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15 Décembre 2019 (214) 
Colère de Dieu

Comme sur beaucoup d'autres sujets, je ne médite ici sur rien de capital. Savoir ce qu'est où ce que n'est pas la Colère de Dieu (Rév d'Arès 24/4, 30/6) ne joue aucun rôle dans l'économie de mon salut. Ma pénitence seule me sauvera. Mais me rappeler que je ne fais pas pénitence par peur de la Colère du Père, mais pour restaurer le règne de l'amour, n'est pas inutile.
Toute religion est une prison avec ses règlements irrécusables et ses geôliers théologiques. Le théologien est cérébral, par là trop loin de la sagesse et trop prêt à croire qu'énoncer et réglementer sauve. Il prie le Souffle de l'inspirer, par là il ignore les belles fleurs pollinisantes du silence et de la simplicité. Trop proche de l'homme, non seulement il donne à Dieu tous les défauts de l'humain, mais il les hypertrophie, considère Dieu comme vétilleux, jaloux et colérique autant que juste et clément sans voir que cette contradiction toute humaine déguise le Père en succédané du polythéisme antique qui faisait de l'Olympe la foire d'empoigne de la Terre et attribuait déjà tous les maux, malheurs, problèmes de l'homme aux colères des dieux.
Le terme Colère de Dieu a forcément pour nous un sens autre que théologique.
La Colère de Dieu a tout à voir avec l'Amour.

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Colère de Dieu par Le Dominiquin

Colère de Dieu vue par Le Dominiquin (vers 1623, Italie)
L'artiste voit la Colère de Dieu comme celle du patron, entouré
de son bureau d'angelots adulateurs, qu'irrite ses subalternes indociles
(ici Adam et Ève s'expliquant maladroitement) et qui les renvoie (Genèse 3/23).


Immensurable est l'importance de La Révélation d'Arès qui réduit l'Écriture (Bible, Coran, Vedas, etc.) à ce que les livres d'hommes (Rév d'Arès 16/12, 35/12) qui l'encombrent et qui y voilent l'Incomparable, l'Inscrutable, ont fait d'elle : la légende d'un Dieu comme surhomme éternel avec toutes les qualités et les défauts de l'homme. Ainsi le terme Colère de Dieu, parmi d'autres, a-t-il reçu dans l'Écriture le sens humain de déchaî­nement soudain, d'extinction de l'Amour, de la Clémence, de la Paix, de l'Intelligence spirituelle, du respect de la liberté. La Révélation d'Arès, elle, porte à lire l'Écriture autrement.
La colère, qu'elle soit extinction de la raison humaine ou tempête planétaire, n'a rien à voir avec la Colère de Dieu. Dieu est l'immuable phare, qui jamais ne s'éteint, sur le remue-ménage des mondes libres, qu'ils soient matière ou vie. L'irritabilité jamais ne trouble ni ne rompt l'Amour et l'Équilibre de la Vie (autre Nom de Dieu, 24/5) qui s'étale (ii/4) de l'infini à nous , mais l'Amour, qui comme tout amour prend des risques, a créé libre (10/10) l'homme, Son Enfant (13/8) et libre la nature comme on le voit dans les volcans ou dans l'agitation stellaire.
Restons-en à l'homme ! À cause de sa complexité — chair, esprit et âme (Rév d'Arès 17/7) — qui a multiplié ses outils, l'homme s'est librement livré à tous les désirs et tous les travers, notamment à la colère qu'agite son  nerf (xviii/7, xxv/8, xxxiv/9) animal qui n'est pas le Nerf de Dieu (xxxix/3). Adame et Haoua (Adam et Ève) furent faits des mêmes fibres spirituelles que la Vie et reliés à Elle par le même Souffle (2/14-19, 4/10, 10/12, etc.), mais dans des corps animaux. La Colère du Père et la colère de l'Enfant n'ont de commun que le mot ; ce sont deux choses très différentes.
Ceux des Stoïciens de jadis qui n'avaient pas suivi les déviances du christianisme d'Occident, voyaient en Dieu un Être de Raison Pure, non irascible, éternel­lement paisible, mais sensible. Je les rejoins, parce que La Révélation d'Arès m'a appris que la Colère de Dieu n'est pas irritabilité, mais plaintes qu'arrachent à Dieu ou à la Vie les plaies ou blessures (30/4-7, 33/13, 35/9) que les pécheurs font à Sa Sensibilité. L'unité entre Dieu et homme n'est pas duale ; le mal perpétré par l'homme retombe tout à la fois sur lui-même et sur Dieu. Les Anciens appelaient apatheia une conjoncture proche de cet état. "Être apathès" signifiait s'être libéré des quatre passions du système stoïcien : la tristesse (lypè), l'envie (epithymia), la peur (phobos), la sensualité (èdonè). L'apatheia était la paix de l'esprit parvenu au détachement, même dans la souffrance. Chez Dieu la Paix est faite d'Amour ; une Paix ni impassible ni insensible, mais jamais punitive. Origène, antique père du christianisme, écrivit qu'il "ne faut voir dans la Colère que quelque chose digne de Dieu" et ce quelque chose est ce que La Révélation d'Arès appelle les Sarments blessés (31/2).

Dans le tonnerre conditionnel du grand légaliste et condamnateur on ne trouve qu'un Dieu inventé.
Les religions se débrouillent de ce Dieu anthropisé ; les incroyants ne s'y laissent plus prendre ; La Révélation d'Arès nous permet de refaire le pari de l'Amour inconditionnel, de trouver dans la pénitence le Salut.
Dans l'Amour inconditionnel on retrouve la Vie (Rév d'Arès 24/5), le vrai Dieu.
Mais l'indébrouillable Fond des Fonds (Rév d'Arès xxxiv/6), c'est que comme la girafe s'est allongé le cou pour brouter les arbres, l'homme s'est fait de la justice une idée tout autre que celle du
Père trop aimant (12/7) Qui, quitte à en souffrir, laisse l'homme libre d'être mauvais et impuni et Qui aime l'homme quand même. Nous avons la tâche thaumaturgique, dans un monde où tout a fini par se vendre et s'acheter, se gagner en faisant peur ou se régler par des lois, des récompenses et des punitions, de ressusciter l'intérêt pour l'Amour gratuit, le Bien gratuit, de changer l'air du temps avant que ne survienne le péché des péchés (Rév d'Arès 38/2).

La crainte (Rév d'Arès 17/6) de Dieu n'est pas la crainte de sa Colère comme punition, mais la crainte d'occasionner à Dieu ou à la Vie comme Mère de notre vie, indissolublement liées, une Peine qui, puisque Vie divine/vie humaine ne font qu'Un (Rév d'Arès xxiv/1) est immanquablement réverbérée en nous. La Colère de Dieu est un émoi qui traverse le Trop Aimant (12/7) et résonne à l'infini dans tout l'Univers, donc en nous. Si je porte au coquelicot une attention particulière, c'est parce que je vois dans son éphémérité la Malédiction que ne veut pas le Père et qui heureusement ne vient pas (36/11), mais qu'Il éprouve à l'évidence à cause de nos péchés, et je vois dans sa couleur rouge le sang des Plaies (8/7, 10/5, 36/16) de l'Amour blessé.
La question de la Colère du Créateur fut débattue  par beaucoup au début de l'ère chrétienne ; parmi les débatteurs passionnés : Marcion, Tertullien, Novatien, Lactance, etc.. Je ne me réfère pas à eux. Je me limite à ce qui pour moi est Source sûre, La Révélation d'Arès. Il n'y a pas d'alternative au fait que Dieu ne peut pas être à la fois bon et irritable.

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13 novembre 2019 (213) 
mon Moi 

Mon Moi comme le Moi de chacun est un souci. Il est le perpétuel frein à la pénitence, mais aussi, puisqu'il est indissociable du pécheur qu'est chacun, le sac où loge le fouillis de la nécessaire conscience. Je ne résoudrai le problème qu'il pose ni par cette entrée, ni par ce blog, ni dans cette génération, mais il est bon de garder le Moi à l'esprit.
Je n'ai pas besoin de science (33/8) pour parler de mon Moi. Je ne parle pas du Moi philoso­phique ; je parle de mon Moi, que j'ai eu tant de mal à rabattre et réduire, sans m'en délivrer, après que le Messager du Père m'eut dit : Tu n'es plus rien pour toi-même (Rév d'Arès 40/6).
Le péché, qui pèse sur moi de l'énorme poids de mes ancêtres depuis Adam (Rév d'Arès 2/1-5), ne m'a pas épargné. Je suis comme tout le monde sur cette planète pécheresse enfermé dans le grand tube en fer de mon Moi.
Le tube de mon Moi, qui m'enclôt, a deux trous pour mes yeux, un trou pour ma bouche. Mes fières pensées y tourneraient continuellement en rond si, à mes heures prophétiques, La Révélation d'Arès ne s'envolait par les trous comme la colombe de Noé me laissant espérer qu'elle puisse, un jour, enfin trouver le monde et ne plus revenir.
La Révélation d'Arès a patiemment limé, aminci le fer de mon tube et même, certains jours, l'allégit jusqu'à l'ajourer.
C'est La Révélation d'Arès qui a fait, à mes heures prophétiques, passer la Parole avant la mienne, passer l'amour à travers le fer de mon Moi. C'est sans doute pourquoi le Père m'appelle la voix de fer (Rév d'Arès iii/3, vi/6, x/1, xvi/6, xvii/2). C'est sûrement pourquoi, sachant que mon Moi parle inéluctablement, le Père dans son immense Bonté accrédite ma parole et la fait Sienne (xxxi/10).

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Mon Moi = cheval sans jambes

mon Moi
est un
cheval
sans jambes,
qui n'irait
nulle part
ailleurs
qu'en
lui-même,
si la Parole du Père
ne le soulevait

Narcisse par Caravage

Narcisse se mirant dans l'eau (peinture du Caravage).
Le Moi est ici vu comme  l'impossibilité de voir
autre chose que soi-même,
mais le Moi peut être autre chose.

Que pensent du Moi les moralistes et penseurs contemporains ? Je n'en ai pas d'échos ; c'est comme si le Moi avait disparu. Si j'oriente sur le Moi une conversation, ce sujet embarrasse ; aucun des rares qui s'y lancent ne semble avoir un Moi, ni une idée du Moi dans ce qu'il a pu lire, que ce soit dans le naturalisme de Nietzsche, l'inconscient de Freud, le principe de réalité répressif de Marcuse... En bref, le Moi n'est plus un sujet de réflexion et de dialogue.
Le Moi fut commenté jadis, généralement déclaré détestable, mais cette détestation fut ou hypocrite ou réfléchissante. Hypocrite parce que les superbes ont toujours aimé paraître modérés. Réfléchissante, parce que je vois surtout le Moi se parler à lui-même.
J'ai beaucoup combattu l'effet réfléchissant de mon Moi. Enfermé dans ma personne comme dans un tube de fer, j'ai forcément un Moi. Dispersé comme tout humain, je ne lance pas la Parole du Père à longueur de temps ; je cogite cent autres choses : comment ranger mon bureau, déboucher l'évier, enfoncer un clou, écrire aux Impôts, me doucher, m'habiller, lacer mes souliers, goûter la soupe, lire, dormir, etc. Le remuage de la vie ! La cogitation et le verbiage étant un continuel auto-retour, je m'adresse plus souvent à mon Moi et au monde-plomb qu'au monde-plume, celui qui peut s'envoler, changer (Rév d'Arès 28/7), qu'il me faut trouver. Autrement dit, je me trompe d'objectif bien plus souvent que je n'atteins le bon, et quand je m'en rends compte je me désole, il m'arrive même d'espérer mourir vite pour me mêler à la Vie (24/5) dans laquelle, simplifié, réduit à l'âme, je me dissoudrais.
Pauvre de moi ! Si je vois dans ma mort un refuge, une délivrance, je suis un sale égoïste. Alors, plutôt qu'à penser à Moi comme à une colombe qui s'évade je m'impose de subir le joug de mon Moi comme le bœuf se mouvant vers le monde, pour le sauver. Je préfère une vie d'apôtre lent et frêle à une vie d'âme là-haut dans les étoiles, ce qui viendra bien assez tôt. Je reste prophète, quitte à ne pas pouvoir autant que je voudrais lancer mon Appel, à ne le pousser qu'à mes heures prophétiques quand, à travers mon tube de fer ajouré, ma parole qui est la Parole (Rév d'Arès ii/12, xxxi/10) s'adresse au monde, même si contrairement à Dieu qui L'envoie sans qu'elle lui revienne, je ne peux pour l'heure l'envoyer sans qu'elle se perde ou ne me revienne comme une gifle.
Les superbes, qui savent toujours ce que je devrais faire, m'admonestent pour que j'efface mon Moi comme un trop lourd bât du Vrai sur l'âne que je suis, mais que puis-je être d'autre qu'un âne ? Je sais que le Vrai n'existera vraiment que répercuté et glissant sans obstacle d'humain en humain plutôt qu'hoqueté de Moi en Moi d'un lent hoquet comme aujourd'hui, mais je ne crois pas cela possible pour l'heure. Mon Moi de fer ne laisse passer le Souffle que par à-coups, c'est tout ce que je peux faire actuellement. Idem pour mes frères et sœurs de Moisson. Il demeure que c'est le commencement : Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2).
L'Écriture (Bible, Coran, Védas, etc.) ne traite pas du Moi comme tel — j'entends le Moi du petit homme, du quidam —. L'Écriture met seulement en scène les gros gros Moi, les orgueilleux, infatués et autres présomptueux notables et vils. Notons qu'à la même époque que l'Écriture un Grec antique (Socrate, Aristote) ignorait aussi le Moi. Pourquoi ? Peut-être parce qu'on ne voyait pas le Moi comme le sac où s'enfermait la conscience. Plus tard, à l'époque chrétienne moraliste, le Moi fut jugé ignoble et condamné. Aujourd'hui de nouveau on parle très peu du Moi, on préfère évoquer les systèmes et les puissants. Le Moi du petit homme qu'en mission dans la rue nous rencontrons est pratiquement inconnu. Cependant, ce n'est pas au petit homme, c'est à son Moi invisible, à son tube de fer inapparent que se heurte l'apôtre.
Le bébé naît sans Moi, il est pur comme Dieu. Si l'on présente un miroir à un bébé, il y voit quelqu'un d'autre. Son Moi éclôt quand il s'y voit lui-même, plus tard. Quand Dieu parle de Ses Enfants (Rév d'Arès 13/8), Il évoque des bébés purs, ce à quoi nous devrons revenir quand le tube de fer du Moi aura complètement rouillé et disparu.
Rien ne sert d'évoquer la fourmillante pensée philosophique à propos du Moi. J'évoque seulement un homme qui a traité le Moi avec une ambiguïté ou un à-peu-près génial, seul registre possible et raisonnable sur ce sujet : Max Stirner, que j'ai déjà évoqué sur ce blog.  Il a fait du Moi la revendication de l'anarchiste, quelque chose de plus qu'un défaut. Je ne suis pas un inconditionnel de Max Stirner, qui se moqua du croyant Georg Hegel. J'évoque seulement à travers Stirner quelqu'un qui a envisagé le Moi non comme l'égo de l'égoïste, mais comme la seule propriété sans partage de l'homme. Dans "L'Unique et sa propriété" il rend à l'homme sa liberté, dégage la souveraineté et l'autonomie de l'unique qu'est l'humain. Stirner place le Moi au-dessus de tout, non comme autosatisfaction, mais comme vie : "Pour Moi, il n'y a rien au-dessus de Moi."  Il voit  l'égo comme honorable, s'il n'est ni vanité ni prétention. Stirner voit, du reste, l'homme comme une généralité abstraite qui n'abstrait jamais l'individualité, parce que chacun est unique et par là est "plus qu'homme". Le Moi unique de Stirner n'appartient d'ailleurs pas à la pensée, est même inaccessible à la pensée, indicible. Stirner s'approche de l'idée troublante de mixage étroit du Créateur avec la créature contenue dans Sois Un dans toi (Rév d'Arès xxiv/1). Stirner disait : "Le Moi est unique et indicible", mais non : "Je suis unique et indicible." Pour lui "l'unique" n'est pas un concept ; c'est seulement une formule qui fait de chaque humain un individu sans pareil, souverain, inimitable, qui peut voir le monde comme sa propriété dans le sens où il s'approprie tout l'Univers. Stirner, qui n'était pas croyant, rejoint inconsciemment l'idée contenue dans le fait que chaque homme est image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26) Qui est unique. Certains ont vu dans "l'Unique" de Stirner un individu asocial ; ils l'ont mal lu. Stirner consacre un long chapitre sur la question des rapports de "l'Unique" avec les autres. À la différence des rapports classiques de la société, placés sous le signe des convenances, de la loi et de l'État, Stirner envisage une forme d'association libre, l'agglomérat d'une myriade de Moi dont la raison d'être n'est pas l'association, mais d'être unique dans l'association, parce que l'association ne soumet pas "l'Unique", elle en multiplie la puissance. C'est une idée proche de l'idée que nous nous faisons de notre assemblée.
Mon Moi n'est pas illégitime, il est seulement un ralentisseur.

Arbre sans racine

mon Moi est un arbre encore sans racines, mais il porte déjà des fruits.

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7 octobre 2019 (212) 
Pourquoi changer ? 

Les hommes fondent les religions, que La Révélation d'Arès appelle superstitions (21/1).
Mais la Vie absolue (Rév d'Arès 24/3-5, 25/3, 38/5, xix/26), qu'on la nomme Père, El Shaddaï, le Tout-Autre, l'Un, Elohim, Yhwh, Brahman, le Dharma,
Esprit du Feu, Dieu, etc., n'a jamais fondé aucune religion.
La Révélation d'Arès ne fonde pas de religion, donc ; elle n'est qu'un long Cri (ii/19, 28/11, 23/2) d'angoisse du Père pour ses Enfants (13/5) égarés dans le mal, un Appel anxieux de la Vie absolue pour son dérivé : la vie humaine. La vie humaine, aussi appelée Adam ou Adame dans La Révélation d'Arès, a fait le libre (10/10), mais malheureux choix (2/1-5) du risque des risques : lier son génie divin aux basses jouissance et voracité de son animalité d'avant sa création spirituelle. Ce mélange détonant de génie divin et d'animalité a déjà détruit la durabilité de l'homme et l'a rendu mortel, mais elle  pourrait tourner à l'extrême douleur du péché des péchés (38/2).
La Révélation d'Arès ne fonde pas plus de religion que la Parole du Père n'en a jamais fondé. Elle rappelle à l'homme qu'il peut changer en destin sublime le piètre destin qu'il a choisi (2/1-5). Elle rengage, une fois de plus, la lutte fondamentalement existentielle (Matthieu 10/34) entre l'homme pécheur et le possible homme sans péché, entre ce monde mauvais et le possible monde changé (28/7) en bien (xxxiii/11, xxxviii/3), entre ce monde de jour et de nuit (31/8) et le Jour (31/5) permanent où reviendront l'inextinguible Lumière et le Bonheur.
À l'heure où naît une nouvelle religion : l'écologie, nous voyons avec joie que l'homme reste ouvert à une espérance métaphysique. Mais ce que ne voient pas les écologistes, c'est qu'empêcher les hommes de mourir trop tôt au prix d'un énorme processus physico-chimique quasi-impraticable ne va pas loin : l'homme mourra encore et encore. Le dieu écologiste : l'air pur, ne leur donnera qu'un court surplus de vie. Ils ne voient pas qu'est possible une autre vie infinie (17/3) : la Vie absolue, qui dort déjà en eux et qui peut, s'ils la réveillent, les empêcher de mourir dans le néant du spectre. L'âme que crée la pénitence s'envolera dans la Vie sans limites ; l'âme sauve.

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Sisyphe poussant son rocher

Le cycle indéfiniment répété des vies courtes et des morts,
des actions toujours recommencées des hommes qui veulent un monde
meilleur, mais qui ne le rendent jamais meilleur, ont aussi peu de
sens que l'effort sans fin de Sisyphe poussant son rocher
en haut d'une montagne d'où il retombe sans cesse.
Cette punition éternelle que s'inflige l'homme pécheur peut cesser,
s'il prend conscience de la Vie éternelle logée dans ses tréfonds.

Une hallucination collective saisit, sauf rares exceptions, toute l'humanité depuis des millénaires : Le pécheur se croit une finalité, alors qu'il n'est qu'un accident alogique et calamiteux sur la ligne de la Création, que sa mortalité causée par le péché a interrompue.
L'homme a reçu du Père des Attributs (Rév d'Arès 21/4, 26/17) qui font de lui un co-créateur. La Révélation d'Arès lui rappelle qu'il peut, s'il est pénitent, reprendre sa place dans le processus génésiaque interrompu.
Nous sommes sans cesse en mouvement, certes, mais c'est une erreur de penser que nous nous déplaçons entre passé et futur. En fait, nous faisons des allées et venues entre mal et bien. Le chemin du futur est stoppé ; le Jour (31/8) ne viendra jamais et le péché des péchés (38/2) arrêtera tout, figera l'Enfant (13/5) et le détruira, si l'Enfant (l'homme) par la pénitence ne réactive pas en lui les Attributs du Père : l'amour accompli, la parole de vérité, l'indivi­dualité honnête, la créativité bienfaisante et la liberté (10/10) constructive.
La Révélation d'Arès nous dit à sa manière que, pour l'heure, nous ne sommes que les rouages, en plus ou moins mauvais état, de la réalisation d'un avenir que nous imaginons déjà écrit dans les étoiles. Grave erreur ! De ce fait, aucun effort de réel et continu discernement de la réalité n'est fait, aucun travail pour paver la bonne route jusqu'au bout ; le Bien n'est abordé qu'en pointillé, par brèves velléités. Ce qui paraît seulement compter aux humains qui font l'Histoire, c'est d'améliorer sans cesse leur avance dans la direction supposée immanquable, celle des monnaie, médecine, technologie, jouissances, et de se délivrer des ombres du passé supposé s'effacer pour un avenir considéré comme lumineux. On ne quitte pas le mirage et son lyrisme ; on oublie l'erreur de foncer dans le noir et pourtant dans le noir foncent les gouvernements et leurs antennes espionnes braquées sur le monde. En fait, ceux censés savoir ne savent rien. Quelques jours avant qu'apparussent les Gilets Jaunes, le gouver­nement de France ne savait rien d'eux et les Gilets Jaunes eux-mêmes, aujourd'hui encore, ne savent rien de leurs futurs aboutis­sements, parce qu'en fait ils réclament la restitution de leur humanité, dont ils ont été dépouillés, et qu'un dépouillement de telle ampleur échappe à l'analyse, donc aux mots, donc à la pensée. Les preuves s'accumulent sans cesse pour confirmer que l'avenir des grands absolus est une totale inconnue. 1968, Chaban-Delmas promet la "nouvelle société" ; 1974, Giscard d'Estaing annonce "le changement sans le risque" ; 1981, Mitterand assure qu'il va "changer la vie" ; 2007, Sarkozy proclame "la rupture" ; 2012 Hollande proclame : "Le changement, c'est maintenant." Quoi de plus opaque et dangereux que l'inconnu ? Nous, Pèlerins d'Arès, nous connaissons un avenir qui ne pourra qu'être bon, celui qu'apportera la pénitence.
La disparition du mal nécessite la disparition du mensonge, du cynisme, de la religion, de la politique, de la finance, de l'exploitation de l'homme par l'homme, etc. Pour La Révélation d'Arès la seule rationalité possible est le refus du mal. La gestion raisonnable du monde consistera à servir sans autre ambition que servir. Il faudra que tout change en bien par la pénitence et la vie sociale ne pourra qu'avoir pour plate-forme éthique la pratique de la pénitence. De là la souhaitable réduction des grandes masses en petites unités humaines autogérées dans lesquelles la pratique de la pénitence en société sera possible.
Ce qu'il faut aussi foncièrement comprendre dans La Révélation d'Arès, c'est que quiconque la suivra n'aura pas l'angoisse de l'identité. Celui ou celle qui par sa pénitence se change en homme ou femme de bien reste ce qu'il ou ce qu'elle est autant socialement que fondamentalement. Un pénitent ne perd pas ses repères. C'est l'humain changé par la loi, la contrainte ou par sa propre perversité, qui ne reste pas ce qu'il était et qui devient autre chose, autre chose qui d'ailleurs n'est pas meilleur, même s'il est révolté. Nous Pèlerins d'Arès sommes des "insurgeants", pas des révoltés.
Quel destin voulons-nous ? Nous voulons le destin, qui par la pratique du bien, de l'amour, du pardon, de la paix, de l'intelligence du cœur libre de tous préjugés fonde un autre monde, un monde changé (Rév d'Arès 28/7) en Bien. Ceux qui nous observent et nous étudient ont bien compris notre prospective, mais n'en veulent pas. Alors, ne vous étonnez pas, apôtres, si votre mission est dure. Elle ne peut que l'être. Mais n'oubliez pas que votre pénitence est auto-réalisatrice ; elle est comme le chêne qui part d'à peu près rien, d'un tout petit gland et qui devient lentement un arbre énorme et beau.
Pour finir, nous changeons pour reprendre comme co-créateurs le cours de notre Création, à tout le moins la Création de l'homme, interrompue depuis des millénaires, pour renaître et à nouveau ne plus faire qu'un avec le Créateur dont nous sommes les miroirs (Genèse 1/26-27).

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2 septembre 2019 (211) 
Langage 
Tour de Babel par Bruegel l'Ancien

Babel par Pieter Bruegel l'Ancien.
Les bâtisseurs de Babel, ville et tour (Genèse 11/1-9), se mirent-ils à parler différents langages ou tout bonnement à ne plus se comprendre dans la même langue ? L'appauvrissement, le glissement des sens en même temps que la complication et les mensonges d'un même langage le rendent impropres à la subtile Vérité de la Vie.  Dans ce sens, la Tour de Babel n'est pas achevée, son érection continue.

Quelques ankyloses et inhabiletés m'obligent à ralentir. Je me repose après le Pèlerinage. J'en profite pour travailler un peu et réfléchir à l'entrée 211 de mon blog.
Les idées d'entrée ne manquent pas. J'en ai plein le sac de ma cervelle, mais le problème est toujours d'en sortir l'entrée utile. J'ai d'abord eu envie de parler de Léon Bloy, croyant de feu, intéressant zigoto parmi ces fous de Dieu qui ont laissé derrière eux des sentiers abrupts tout droit orientés Hauteurs Saintes, mais très rocailleux. Las ! non seulement ces torpilles de Dieu sont quasi irracontables, parce que le nécessairement lent enchaînement des mots ne permet pas de montrer d'un seul tenant l'arc-en-ciel de leur humanité, mais elles font parfois peur. C'est le cas de Bloy qui, bien qu'homme d'immenses piété, bonté et générosité dans sa réalité intime, pouvait être un effrayant écrivain. Souvent tintamarresque, il passait pour un méchant, insultant, parfois sardonique moqueur à l'égard des tièdes, des bourgeois, des conformistes, des habiles, des prêcheurs mondains — "trombone libérâtre" disait de Lacordaire Léon Bloy, que François Angelier a surnommé "La fureur du juste" (je n'ai pas lu ce livre, mais le titre me semble approprié) —. Beaucoup voyaient et voient encore en Bloy un ennemi irréductible, un esprit dérangé. Mais bon ! je remets à plus pard l'entrée sur Léon Bloy.

Il demeure que Bloy pose de façon caractéristique le terrible problème du langage. Cet accusateur très moqueur offensait ou effrayait, parce que, selon moi, la langue ne lui offrait que peu d'alternatives entre le normal et le vache, le vrai et le faux ; mais la langue n'offre que très peu d'alternative dans mille domaines. Je décide donc de dire quelques mots du langage que je considère comme le plus difficile problème qu'affrontent ceux qui veulent aller au fond des choses, plonger au cœur de la Vérité, Dieu compris, puisqu'Il doit parler un langage humain faible et incomplet pour être compris de l'homme, et encore ! À condition qu'un prophète s'applique à expliquer et développer Sa Parole.
La Vérité n'est déjà pas accessible à l'homme dans l'état actuel des choses, et l'impuissance du langage n'arrange rien. Par exemple, j'ai dit et redit qu'il m'est impossible de décrire le Surnaturel dont je fus témoin a Arès, qu'il s'agisse des apparitions de Jésus ou des Théophanies, parce que les mots qui le permettraient n'existent pas. Tous les éléments des manifestations du Messager et du Père en 1977 furent physiquement visibles, audibles, sensibles, mais tout était autrement que ne m'est physiquement visible, audible, sensible le physique terrestre. Et que dire des sentiments qui me traversèrent alors ! Montaigne eut bien raison d'intituler ses écrits essais au sens de tentatives. Notre parler n'est jamais qu'une tentative d'expression. Nous bredouillons, jargonnons, abrégeons, nous cherchons sans cesse des mots que nous ne trouvons pas. Notre parler est toujours approximatif. Mais bon ! Qu'avons-nous de mieux ?
Le langage n'est pas un aboutissement des balbutiements que furent, suppose-t-on, les premières tentatives de communication entre primitifs ; le langage a pour origine la parole qui est, avec l'individualité, la créativité, l'amour et la liberté, l'un des cinq Dons ou Attributs (Rév d'Arès 21/4, 22/11, 26/17) que le Créateur donna à Adam en le créant par la spiritualisation d'un animal au cerveau bien développé (vii/1-5). Au début c'était certainement le langage des anges, mais le péché le fit dépérir, le délabra (Rév d'Arès 2/1-5, Tour de Babel Genèse 11/1-9). Il n'est plus aujourd'hui qu'une suite instable de mots insuffisants liés entre eux par une grammaire cacochyme.
Les mots varient en signification et, outre qu'ils ne sont plus que le résidu du très ancien trésor de vocabulaire d'Éden, ils ne sont plus qu'indications, ou allusions, ou "traces verbales" (Merleau-Ponty) ; ils ne fixent pas exactement les choses, concrètes ou abstraites. Les étymologistes énoncent comment progressent les mots, mais c'est parce qu'il n'y a personne pour les contredire, vu qu'on ne sait pas grand chose de certain sur ce point. On dit d'Athéna ou de Minerve qu'elles avaient les yeux pers et que Louis XVIII était podagre, mais, en fait, on ne sait plus ce que voulaient dire exactement pers (d'un certain bleu) et podagre (probablement goutteux). Un tiers des mots du Coran, avouent les arabistes honnêtes, n'ont pas de sens clair, voire parfois pas de sens du tout, mais les religieux et les traducteurs, qui ont horreur du vide, remplissent les trous. On peut dire la même chose à propos des Psaumes et d'autres livres bibliques : Comment peut-on encore comprendre Ézéchiel si l'on manque d'un certain esprit d'invention ? Et quand les impressions du lecteur ajoutent leurs couleurs aux couleurs incertaines du texte peut-on vraiment éviter les étonnants coloriages exégétiques et théologiques : la trinité, la rédemption des péchés du monde par la croix, la double prédestination calviniste, le vide entre parenthèse, etc ?
Seule ressource sûre : Se fier au témoin aussi longtemps qu'il sera vivant.

Or, la Bible ou le Coran, qui ont perdu par maints endroits pureté et sens (Rév d'Arès 16/12, 35/12), n'ont pas besoin de sauvetage. Sous la Lumière de La Révélation d'Arès le lecteur passe facilement outre leurs nombreux passages manifestement faussés, puisque La Révélation d'Arès, le Bon Livre d'immense Sagesse, dit clairement que ce n'est ni par la lecture, ni par les idées, mais par la pénitence que l'homme trouve le salut. Au diable le langage ! La pénitence est le char absolu qui nous transporte au Royaume, dans Lequel peuvent même entrer ceux qui ne croient pas en Dieu (28/12). Pas besoin de reconstituer une cathédrale de mots et de s'agenouiller devant. Suffit une vie d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence du cœur libre de préjugés. Là est trouvée l'illumination ; elle n'est pas dans le langage.
Nous ne pouvons penser que dans des formes héritées du langage. Cela signifie donc que penser est aussi déficient que parler, et même plus faible quand s'y mêle l'intuition. L'intuition ne se détaille, ni ne s'énonce, ni ne se grammaticalise. Emprunter à l'intuition c'est prendre ce qui ne laisse pas d'appartenir à quelque chose d'hybride, d'indéterminé, proche de la Vérité ou qui s'en éloigne plus encore ? C'est entrer dans l'alternative : Vérité ou imbroglio ? Penser la Vérité est ainsi une sorte d'oxymore. De là, par exemple, les innombrables variantes de la foi protestante. Preuve que plus un lecteur charge d'intuitions un texte, par exemple l'Évangile Palestinien, moins ce texte est porteur de Vérité.
Imprudents ou hâtifs comme nous sommes, nous ne pensons jamais assez à ce qui, dispersé dans nos cerveaux, reste exact de ce qu'on lit. On n'est jamais assez prudent face à la mobilité, donc à la relativité, inévitable du langage parlé ou écrit. De ce fait, on ne peut en vouloir à ceux qui interprètent de maintes façons différentes La Révélation d'Arès. On peut seulement regretter qu'ils ne me croient pas quand je dis que la Parole d'Arès signifie ceci plutôt que cela, parce qu'étant la cause, la racine de ce qui est imprimé, je suis le seul qui puisse y fixer le sens et la vie des mots. S'ils répugnent à se référer à celui qui a reçu le charisme du sens, mieux vaut pour eux de laisser les mots se mouvoir sans cesse dans leur esprit que d'y assigner arbitrairement à chacun d'eux une place unique définitive. Les mots aussi peuvent aimer comme  aiment les hommes, c.-à-d. de façon souvent difficile à repérer au premier coup d'œil. Il faut apprendre à fréquenter les mots qui déroutent parce que beaucoup d'entre eux vont et viennent autour des idées qu'ils représentent et qui, elles, n'ont pas ou n'ont plus de mots dans le langage. Il arrive aussi aux mots d'être libres, surtout quand, dame ! ils viennent du Père Libre par excellence qui les laisse tourner librement dans nos têtes d'images et ressemblances (Genèse 1/26). La meilleure issue est alors l'oubli des mots et l'entrée en pénitence.
Le prophète existe, parce que les mots ne suffisent pas à tout dire et tout faire.

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24 juillet 2019 (210) 
Ce que je crois 

Bien sûr, je crois qu'il y a des arbres sur terre, des poissons dans la mer, des oreilles de part et d'autre de ma tête, des humains qui s'aiment ou qui se nuisent, la religion et son inverse, je crois que Jésus puis le Père me livrèrent La Révélation d'Arès et que je vais mourir. En fait, ces choses et ces faits relèvent du savoir, pas du croire. Ici j'entends croire au sens de croire au Vrai (Rév d'Arès xxxiv/1-4) immesurable, impondérable, intangible, aussi indémontrable que la Vie qui me parla en 1977.
Dans ma misérable contingence à quoi crois-je ? Dans le fouillis de la pensée humaine, c'est difficile à dire. J'ai vergogne à être aussi piètre prophète ; je voudrais tant que ceux qui me voient comme le simple petit télégraphiste aient raison ! Quelle paix ce serait pour moi. Ces renieurs n'ont hélas rien compris ; prophète je le suis. Le Père ou la Vie, qui se méfie des sagaces, a besoin de charger des médiocres des boulots charismatiques de Vérité. Je ne suis qu'un type dans le genre de Jésus, si médiocre qu'ils l'ont crucifié sans la moindre perplexité.
Donc, à quoi crois-je ? Je crois qu'existe la Vie impérissable, dont dérive l'homme, auquel elle parle, la Vie que je peux retrouver (Rév d'Arès 24/5) en étant un homme de Bien, un pénitent (30/11). Pour moi tout le reste, bonheur ou malheur, relève du provisoire et du casuel.

Jambes = Mains + Savoir

Suis-je à la fois les jambes, la main, le savoir
qui est dans les livres ?
Non. Je suis tout autre chose que ces matières
matérielles ou immatérielles qui ne vivent
que des temps limités. Je suis un éon.

Au reste, croire n'a pas grande importance.
La Révélation d'Arès
me rappelle que ce n'est pas ce que je crois, mais le bien que je fais
qui me sauve.
Je suis donc pauvre en croyance, n'en ayant pas grande utilité. Le bénéfique usage sur quoi je porte mon attention est celui de la pénitence : J'aime autant que je peux, je pardonne autant que je peux, je fais la paix autant que je peux, je m'efforce autant que je peux d'équilibrer l'outil nécessaire qu'est mon intelligence intellectuelle avec l'intelligence du cœur, je suis autant que je peux libre de peur, de loi et de préjugés.
Mais j'ai un cerveau charnel que je ne peux pas empêcher de fonctionner plus que je ne peux empêcher mes reins et mon intestin de fonctionner et je ne peux m'empêcher de croire certaines choses, comme croire que croire ne me sert pas à grand chose et qu'être bon comme le Bon (Jésus Rév d'Arès ii/3-19, viii/3, xiii/4-17, etc.) assure mon salut post-mortem après cette très courte vie et contribue au changement du monde (28/7), un peu comme Socrate savait qu'il ne savait rien.
La pauvreté de ma croyance doit se comprendre par opposition aux nombreuses diverses croyances très élaborées, religieuses, politiques, économiques, etc., qui s'entrecroisent sur terre.

On ne commettra ni mal ni perversité (ou violence)
sur toute Ma Montagne Sainte,
car la connaissance de Yawhé remplira la terre
comme l'eau recouvre la mer
.
(Isaïe 11/9).

Le sens général de La Révélation d'Arès est très sobre :
Que l'homme cesse de faire le mal et la Vie triomphera.

Ni la religion, ni la politique, ni la loi, ni la guerre n'ont vaincu le mal.
Le mal est toujours là.
C'est parce que le mal ne disparaîtra que par la pénitence person­nellement accomplie par chaque membre de la race (Rév d'Arès 8/3, 25/4, xii/5) pénitente (30/11), quand elle aura grandi en nombre et influence par la Moisson (4/12, 5/2, 15/7, 38/2, etc.).
C'est seulement par la pénitence qu'Adam vaincra son péché et les malheurs que le péché provoque : injustice, tyrannie, asservissement, souffrance, maladie, mort, qui persistent (Rév d'Arès 2/1-5).
Seulement par la pénitence changeront la vie et le monde (28/7).
Dieu est bon au bout de la pénitence (Rév d'Arès 16/17) ne signifie pas que Dieu serait une terrible Entité allogène qui n'aurait de Bonté que pour les pénitents, mais que l'homme ne retrouve en lui la Vie (24/3-5), l'image et ressemblance du Dieu bon, que s'il est pénitent. L'homme est co-Créateur de lui-même, parce qu'il a Dieu en lui-même.
La pénitence ? C'est le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7) encore jamais accompli dans aucune religion, aucune idéologie politique. C'est donc :
L'amour de chaque homme pour tous les hommes qui ne sont que d'autres lui-mêmes.
Le pardon de tous les maux perpétrés sur terre dont chaque homme est nécessairement solidaire par parentage universel — tous les humains, mauvais ou bons, sont Enfants du Père (Rév d'Arès 13/5).
La paix faite avec tous.
L'intelligence du cœur libre de tous préjugés aussi forte que l'intelligence intellectuelle qui n'est qu'un outil.
Mais la pénitence n'a pas force morale, parce qu'une morale n'est qu'une convention, qui change d'un point à l'autre sur la terre ; de là la myriade de morales en ce monde. La pénitence est proactive et réactive face au péché, cause du mal. Quoiqu'inévitablement imparfaite, ma pénitence a une puissance créatrice ; elle contribue à la régénération du lien entre la Vie et la vie humaine. Le pénitent ne se rend pas bon au sens éthique, il se rend bon au sens où Jésus est le Bon (Rév d'Arès i/2-9, ii/3-19, viii/3, xiii/4-17, etc.), au sens où, réveillant l'image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26) en lui, il redevient co-créateur, mini-créateur de toute l'humanité, dont la sienne ipso facto. Il est ainsi très clair que ce n'est pas ce que je crois, la façon dont je prie, la loi que j'honore, qui me sauvent et qui sauveront le monde du péché des péchés (Rév d'Arès 38/2), mais c'est ce que je fais de bon pour tous les humains, miroirs de moi-même. Le salut vient seulement du Bien accompli (35/6).
Alors, si croire ne me sauve pas, être croyant ne me sert à rien. C'est être créateur de Bien que je dois ? Oui, c'est ça. Mais je ne suis qu'un pécheur, un mauvais diapason ; le ton que je donne n'est ni clair ni pur. Je traîne encore derrière moi quelques croyances comme le rabab (Rév d'Arès xLvii/8) traîne son grincement sous l'archet ou la mer sa rage dans le vent. Je voudrais très proprement puiser l'Eau pure du Père au seul réservoir des forces universelles qu'est la Vie, mais je patauge, j'éclabousse, autrement dit, je pense. Je pense inéluctablement mais penser purement et simplement est impossible dans cette génération. Pécheur, je pense imparfaitement. Pensant imparfaitement, à travers les parasites qui sillonnent mon cerveau je ne peux pas ne pas croire plus ou moins. Croire est ma tare (Rév d'Arès 2/12).
Dans ce cas, tant qu'à croire, que crois-je ?

____________________________________

Contorsionnez-vous en tous sens

Contortionnez-vous en tous sens vous ne trouvrez jamais
qui vous êtes vraiment, parce que votre vrai corps (17/3)
n'est pas cette chair.
Aussi belle soit votre chair, elle vieillira et mourra
sous l'intolérable poids du péché.
La chair ne fait qu'enfermer ce que vous êtes en réalité :
l'immortel Enfant de la Vie,
mais ça, vous devez le retrouver (Rév d'Arès 24/3-5).

Chacun a une tête, deux bras, deux jambes, un tronc. Quelle que soit sa culture (polythéiste, monothéiste, juive, shintô, hindoue, animiste, chrétienne, musulmane, athée, etc.) elle l'enfermera dans son enveloppe charnelle et y ramènera tout, même la foi et la philosophie, jusqu'à sa mort. Platon ou Jésus aussi larges de pensée qu'ils fussent, restèrent l'un grec, l'autre juif, jusqu'au bout. Le poids et l'étanchéité de la chair vivante sont tels qu'aussi longtemps que l'homme n'est pas mort, les évasions vers la Vie sont brèves et médiocres, mais elles sont. C'est ça être. C'est ce que je résume parfois en disant : "Chacun de nous est isolé dans son tube. Chacun est toujours plus ou moins son propre Dieu."
Je suis un Enfant de l'Univers, puisque mon père est le Père de l'Univers (Rév d'Arès 12/4), mais cela je ne le réalise que par bribes espacées, parce que le reste du temps je ne vois qu'avec mes yeux, n'entends qu'avec mes oreilles, ne bouge qu'avec mes membres, ne pense qu'avec mon cerveau, ne travaille qu'avec mes mains. Quand seront morts mes yeux, oreilles, cerveau et membres, comment mon âme percevra-t-elle l'Univers où elle s'envolera depuis mon cadavre ? Je n'en ai aucune idée. Tout est là ! Je dois résister à la tentation de voir Dieu et l'au-delà comme une projection de la vie terrestre, ainsi que fait le Coran, par exemple. J'ai beau le combattre chaque jour par ma pénitence, le péché m'obscurcit, mon pouvoir d'auto-examen métaphysique n'est jamais vraiment au niveau que je voudrais. Je ne suis au mieux qu'un matérialiste qui tente par syncopes de s'évader de la matière lourde dont il est fait. Pourquoi suis-je charnel ? Je crois que c'est parce que Dieu l'a voulu ainsi — je reviens plus loin sur le contraste savoir/croire —, mais en réalité j'ignore pourquoi. La Parole n'en dit rien, sans doute parce que l'explication dépasse nos possibilités d'entendement.
Toutefois, La Révélation d'Arès — bénie soit-elle ! — me permet de comprendre un peu mieux ce dont je sors, ce dont je dépends, ce que je suis, ce que je peux croire.

La Vie et l'homme : l'un (Rév d'Arès xxiv/1)

Un séraphin vola vers moi portant un tison dont il toucha ma bouche.
Il dit : "Ceci a touché tes lèvres, ton péché est oublié.
La Voix de Yawhé s'éleva: "Qui enverrai-Je ? Qui ira pour Moi ?"
"Me voici," dis-je. Dieu dit : "Va !" (Isaïe 6/6-9).

Factuellement, le Père ou la Vie m'appela autrement qu'il n'avait appelé Isaïe, mais fondamentalement ce fut similaire. En octobre 1977, au cœur d'une reten­tisssante éruption de lumière et d'ébran­lements, la Voix me dit : Ta parole est Ma Parole. Justice de juste (Rév d'Arès xxxi/10) et me confirma comme prophète (35/9, xxxvii/2), mais qui ne voit qu'elle confirma aussi l'humain en général comme inséparable de Dieu ? L'humain est un quand il est un avec Dieu (xxiv/1). L'homme et son destin ne sont pas ce que fait d'eux la science — nouvelle religion à dogmes —. La Révélation d'Arès rappelle implicitement que, si l'homme sort bien de Dieu, cette création est lourde d'inconnues. Notamment : Pourquoi fut-il créé dans la chair d'un animal pensant ? Et si ce ne fut pas le cas, est-ce le péché qui enroba de chair l'homme, quoiqu'il fût laissé libre du bien et du mal (10/10) ?
Autre évidence implicite dans La Révélation d'Arès : Dieu a créé l'homme, Son Enfant (13/5), mais l'a laissé libre de lui-même. Autrement dit, Dieu ne fait pas l'homme. À preuve, Adam mène sa vie comme il veut (2/1-5, vii/9). C'est l'homme qui fait l'homme et qui fait ce qu'il appelle Dieu, le Dieu de la religion — Dieu rejeté par l'athée est Dieu quand même, si l'athée le vénère comme matérialisme, scientisme, positivisme ou autrement —. Il y a une multitude de Dieux partout toujours. Alors, qu'est ce Père qu'on flaire dans le vrai christianisme du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7), cet Éternel dans l'image et ressemblance oubliée, quoiqu'emplâtrée au fond de chaque humain (Genèse 1/26) ? Il est tout à la fois la Vie (Rév d'Arès 24/5) et ma vie. Ineffable en vérité.
Mais une chose est sûre : Je ne crois plus dans le Dieu roi et juge du judaïsme, du christianisme d'église, de l'islam, etc. Je sais maintenant que mon Père est aussi près de moi que la gifle qu'il me donna avant de quitter la Scène des Théophanies (Rév d'Arès, édition 1995, p.438, ligne 36). Je ne sais pratiquement rien de Lui, sinon qu'Il parle, qu'il peut être tout à la fois infini (xxii/12) et tout petit (ii/21), mais surtout je sais que Lui et moi ne faisons qu'un et qu'ensemble nous pouvons changer le monde (28/7) en Bien. Je sais qu'il est la Vie que je dois retrouver (24/5).
L'homme est l'artisan de lui-même et donc, par extension, l'artisan des pouvoirs bons ou mauvais qu'il a sur lui-même ; il est ainsi aussi son propre prisonnier, emprisonné par et dans ses propres pouvoirs. De la devrait logiquement surgir vers le Bien en grande affluence les séquestrés, les captifs d'eux-mêmes ; ils devraient courir vers le Libérateur venu à Arès leur montrer le tunnel d'évasion : la pénitence. Eh bien, non, ce n'est pas ce qui se passe. Je ne peux plus, de ce fait, d'une part croire dans le Dieu facteur des destins, puisqu'Il laisse l'homme choisir son destin, ni d'autre part et pour la même raison croire en Dieu comme souverain indépendant de l'homme ainsi que l'enseigne, par exemple, l'Islam. Je crois qu'entre Dieu et l'homme la différence de principe est imperceptible, que les deux sont aussi absolus l'un que l'autre, et qu'il s'agit même peut-être de la même Entité dans de vraiment très différentes formes et tailles. Il y a du vrai dans l'affirmation des athées qui déclarent : "L'homme a inventé Dieu," sauf que Dieu existe quand même. C'est tout l'enjeu de l'humanité qui est affirmé ici.

La descendance d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5, vii/1-16) n'a jamais oublié qu'existe un Principe de Vie (24/5, 25/3, 38/5), mais l'obscurcissement graduel de sa capacité de transcendance lui a fait humaniser, terrienniser la Vie et l'affubler de nombreux faux noms pontifiants : Éternel, Seigneur, Roi, Juge,.. Noms que par manie culturelle je prononce encore ici et là moi aussi.  Dieu au singulier ou au pluriel, base(s) de mille religions. En fait, la Vie, nom que se donne Dieu dans La Révélation d'Arès, va des espaces infinis de l'Univers, dont il est le Père (12/4), à la moindre cellule de ma chair. Dieu est la toile absolue qui enveloppe tout, nous y compris.
Mais le Père parle. Il peut parler, puisqu'il est Père de tout, de l'Univers infini comme de l'étincelle d'un lampyre, de la distance comme de la pensée invisibles et impalpables. Alors, l'homme stupéfié par le péché a humanisé "l'Indonnable donné, le Parlant" (mon exorde sur le lieu de la Théophanie à Arès), mais La Révélation d'Arès, dans un mouvement résolument inverse, est revenue tenter de rediviniser l'homme, qui de toute la Création est la seule créature libre (Rév d'Arès 10/10), parce qu'il est l'Enfant (13/5). La Révélation d'Arès n'instaure pas une spiritualité nouvelle ; elle fait faire à l'instinctive spiritualité humaine un énorme saut dans le Vrai (xxxiv/1-4, xxviii/21) ou Fond des Fonds (xxxiv/6), elle met à nu les formes arriérées et balbutiantes des innombrables religions, d'une conscience surnaturalisante trop faible pour sortir la foi d'une rusticité inexpugnable tantôt artistique, tantôt tyrannique et brutale. La Révélation d'Arès n'apporte aucune idée apostate ou dissidente (35/11), puisqu'elle rappelle que le salut vient du Bien, non des croyances ; elle s'insère dans une longue suite de recherches depuis la plus haute antiquité. De ce fait, elle ne débouche pas sur un dogme, une théologie (16/12, 35/12), une organisation, un chef (16/1) ; elle n'est qu'un grand Vent de libération et de simplification, parce que la Vie est très simple.
Cette simplicité est telle que le langage humain est insuffisant, impuissant à en exprimer la sublimité. Il faudrait que La Révélation d'Arès pût nous prendre par la main comme l'aimé prend la main de l'aimée et fait passer par là, sans mot, une Beauté (Rév d'Arès 12/3) trop intense pour être dicible. Ce n'est pas aujourd'hui possible. Alors, c'est imparfaitement avec des mots que j'essaie d'expliquer qu'il faut revenir à la Source.

Dieu, le Créateur, le Père, le Tout-Autre, la Vie.
Avant que Dieu me parlât je pensais savoir ce qu'était Dieu. Maintenant qu'Il s'est manifesté à moi, je ne sais plus. Dieu se nomme parfois la Vie dans La Révélation d'Arès. Ce mot Vie est la clé de la Vérité, qui est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7), doit revenir à Dieu... ou doit redevenir Dieu ? Pour moi Dieu est la Vie sans commencement ni fin, Sainteté, Puissance et Lumière (12/4). Il est la Vie dont je suis fait tant que dure ma chair éphémère (seulement 90 ans, une étincelle de temps à l'échelle de l'Univers), je suis de la Vie un très bref segment charnel, mais indétachable du Fond infini de la Vie. Raison pour laquelle je suis l'arbre à la pointe toujours verte (xvi/13). Raison pour laquelle ma vie n'a jamais commencé, ne finira jamais. Puisque je suis son image et ressemblance (Genèse 1/26), Dieu est en moi, autrement dit je suis quelque chose de Dieu, mais Dieu est aussi étalé sur l'Univers infini. Bien imprudent est le mortel qui prétend savoir qui est et ce qu'est Dieu.

Le salut, l'au-delà.
Pas de paradis, pas d'enfer ; ces mots sont inconnus dans La Révélation d'Arès. Non, pas de jardin fleuri ou de chaudière projetés dans l'au-delà par l'imagination religieuse. Il n'y a que la Mer infinie des Hauteurs sans limites (Rév d'Arès 18/4, 20/4). La ténèbre des spectres (16/15) n'est, elle, que vide glacé, sans vie. Seule survit et s'envole l'âme (4/5-8, 17/4, etc.) créée par le Bien accompli ; le reste n'est qu'un rien lourd et gris, si tant est que ce soit descriptible.
L'âme retourne à la Vie infinie où "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (Lavoisier).
"Je crois en une vie après la mort, tout simplement parce que l'énergie ne peut pas mourir; elle circule, se transforme et ne s'arrête jamais" (Albert Einstein).
Ma Bouche (dit le Père) est la chambre du frère mort. Le frère mange Ma Dent (Rév d'Arès xLvi/4).
L'homme se nourrira de la Dent, c.-à-d. de l'éternité, du Père. L'homme survit à la mort, c'est une évidence. Les vraies questions sont :
Sous quelle forme ? Sous la forme de l'âme (Rév d'Arès 17/4), que La Révélation d'Arès appelle le vrai corps (17/3), l'âme que génère (ou rend active ?) la pénitence (17/7). Et les autres, ceux qui ne sont pas pénitents ? Ils subsistent comme spectres (4/6-7, 16/15-17, 31/2-12, etc.) ; il ne s'agit pas de fantômes, mais de forme inertes (glacées). Nous ne savons rien de plus.
Où ? Sur ce point nous savions peu de choses avant le chapitre VI de La Révélation d'Arès, avant que je fusse propulsé dans l'Univers ou, comme je dis en souriant, dans les étoiles. Paradis et enfer sont des notions inconnues dans La Révélation d'Arès. L'homme a toujours incliné à imaginer sa mort comme un transfert de sa conscience, de ses sens, de sa vie sociale dans des lieux similaires à ceux de la Terre, mais il en est tout autrement.
Comment ? L'âme s'envole et il est impossible d'imaginer, tant que terrestres nous pensons avec notre cerveau très limité, ce que peuvent être la conscience sans cervelle et la perception sans œil, sans oreille, sans toucher.

L'invisible abrite-t-il des vies autres que la Vie et que les âmes ?
La Révélation d'Arès parle de légions d'anges ou de saints (Rév d'Arès 29/6, 31/6, 37/7). Elle cite aussi un ange qui serait dévolu à m'aider : Aguéla (xxxi/13). La veille de la deuxième Théophanies, le 8 octobre 1977, un être surnaturel, que j'ai qualifié d'ange, m'a parlé sur la plage d'Arès. Était-ce Aguéla ? Bref, j'ai détecté maintes vies extraterrestres autour de moi. On n'est jamais seul, même quand on pense l'être. Il existe bien toute une faune d'invisibles susceptibles d'activités de concert avec celles de l'homme. Mais que peut-on savoir dans le détail ? Pas grand chose.

Les Pèlerins d'Arès
Ceux qui me suivent en tous points.

Les pèlerins d'Arès
Ceux qui me suivent à peu près.

Dans l'ordre de la foi, croire n'est jamais savoir ; croire est supposer ; croire est toujours croire en l'improuvé.
Certains peuvent me dire : "Mais vous, vous avez vu et écouté Jésus en 1974 et vous avez entendu le Père en 1977, donc vous savez." Que sais-je, en fait ? Je sais qu'ils peuvent se rendre apparents, sonores, tactiles, oui, mais à ce qu'ils m'ont dit ou fait éprouver je ne peux que croire, parce qu'ils m'ont parlé de ce qui est réalité pour eux, mais pas ou pas encore pour moi et ce qu'ils m'ont fait éprouver en me montrant le séjour des spectres (Rév d'Arès 17/1) ou en me faisant sortir dans l'Univers (vi/1-5), je ne peux le reproduire. Ces expériences demeurent en moi avec la seule valeur du souvenir.
Une question surgit alors : Qu'est-ce que l'improuvé ? Même si je sais peu, ce peu n'est pas nécessairement pour moi le non prouvé. Ce dont j'ai été témoin à Arès a déclenché en moi un ressenti ; ce ressenti fait pour moi figure de pari, comme il y eut un jour le pari de Pascal ("Pensées" Lafuma 418, Brunschvicg 233), quelque chose proche de l'attestation. C'est la même chose pour mes frères et sœurs du petit reste ; ils me suivent parce qu'ils ont confiance tant en mon souvenir qu'en mon ressenti ; ils ont accepté ce que je crois et ils y croient. Pour le moment il n'y a pas moyen de faire mieux. J'en suis toujours à croire et à être cru. Ici la croyance est une solution, non absolue, mais honorable.
Dans ce monde, personne ne sait rien absolument. Tout est su relativement. Einstein et bien d'autres l'ont montré. Aussi, ceux qui depuis des millénaires, ne voient leurs idées que comme devant s'imposer sont de préoccupants fauteurs de mal.
Tous les humains, donc, quoiqu'il y ait toujours quelques relatives vérités dans ce qu'ils prônent, se trompent dans l'absolu. Pour l'heure, l'inguérissable maladie de l'erreur affecte tous ceux et toutes celles qui passent leur vie à se voir comme pinacles de pensée, à chercher à convaincre, à avoir raison, à dominer. Cette maladie transforme souvent des hommes raisonnables en insensés. Quand on ne fait plus que chercher des partisans, on se déconnecte de la vraie vie, on perd le sentier de la Vie, on n'a que l'impression de dominer. C'est la folie des grandeurs qui affecte tant de monde. Je n'ai pas ce travers. Je n'ai aucun mérite à cela ; le Père m'a simplement dépourvu d'ambition. Je pleure sur ce monde qui n'est ainsi qu'une confusion inextricable d'idées antagonistes et qui ne voient même pas que le Sermon sur la Montagne est la seule ligne de conduite sage.

Chaque jour je me sers, par esprit d'économie, d'un exemplaire de La Révélation d'Arès, édition 2009, qui a été copieusement annotée vers 2010 par je ne sais quel critique anonyme, impitoyable ennemi de cette Sainte Parole, avant d'atterrir je ne sais comment sur mon bureau. Je ne me sers évidemment pas de ces innombrables crayonnements négatifs. Je me sers seulement de la Parole imprimée, mais parfois ces crayonnements rageurs, atroces, me tombent sous les yeux. C’est l’hubris qui jaillit ; l'annoteur avait une très haute idée de lui-même. Il ne pouvait pas réfléchir, parce que d'avance il ne faisait qu'un avec son hostilité dévastatrice ; c'est ce qui fait de cette planète un enfer. C'est contre cet enfer-là que nous sommes apôtres, pour l'heure généralement trop faibles pour dompter la fureur. Alors, quand mourra cet annoteur, adversaire du Père de la Vérité, que deviendra-t-il ? Nul ne sait qui est sauvé et qui n'est pas sauvé (Rév d'Arès  11/3), mais il pourrait bien devenir un spectre lamentable (16/17), parce qu'on ne fait qu'emporter dans la mort ce qu'on a été ; ainsi le tueur est-il tué, le dénieur dénié, le voleur volé, le menteur son propre mensonge, sa propre antiphrase. C'est pourquoi les spectres ne sont rien, je l'ai vu (17/1). Quelle faveur déjà de n'être plus rien après qu'on a été méchant, haineux ! Et puis, quand viendra la Lumière apothéotique, le Jour du Père (31/8) sera probablement le Jour de la glorieuse Miséricorde (31/12). Je crois, pour finir, à la Victoire (26/8) de l'Amour. Les hommes sont tous différents, bons ou mauvais, doux ou durs, brillants ou bêtes, parce que le hasard étant la première propriété du Mal, leurs enveloppes mortelles — leurs "tubes" — naissent différentes, inégales, lourdement tarées (2/12), mais une fois délivrée de ce fardeau sanglante, toute vie rejoindra la Vie. Je crois au Bonheur universel final, si notre mission de pénitence réussit à reconstruire l'humain. Voilà pourquoi le P(p)èlerin d'Arès est apôtre.

copyright 2019

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6 juin 2019 (209) 
Pèlerinage 2019 

En 2018 une nouvelle salle de prière a été bâtie au sud du narthex. Elle prolonge la salle de prière de la Maison de la Sainte Parole historique ; la surface offerte aux priants a pratiquement doublé. Un nouveau clocher latéral double l'ancien dont le poids et le balancement des cloches ont ébranlé le mur nord qui devra être consolidé, mais ce nouveau clocher ne fonctionne toujours pas, les cloches neuves livrées étant désaccordées.
Quelques finitions sont encore en cours.

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Jésus

Cette icône à une ressemblance avec le Bon (Jésus)
apparu à Arès (Gironde) du 15 janvier au 13 avril 1974

La Révélation d'Arès, Parole du Créateur, n’a ni Dieu ni la religion pour propos.
Son propos est l’homme du temps qui vient (30/13), la pénitence (16/17) et la Vie (24/3-4).
Que la Parole fût donnée par Isaïe vers 760 av. JC.,
ou par Jésus en l’an 30 en Galilée (Palestine) ou en 1974 à Arès (France),
ou  par Muhammad en l’an 700 en Arabie,
ou  parle Père Lui-même en 1977 à Arès (France),
deux humains ne la comprennent jamais de la même façon.
C'est pourquoi le Créateur fait du Pèlerinage d'Arès un temps de dépassement,
d’oubli des différences, de repli sur le Fond des Fonds (xxxiv/6) ou sur l'essentiel, d'amour,
un Lieu où les diverses façons de comprendre et de prier disparaissent sous la Vie.

Le petit oiseau du Ciel

Pèlerin en détresse (Rév d'Arès 12/9), écoute !
  Tout petit ou même invisible, l'Oiseau du Ciel te traînera,
peut-être inconscient, jusqu'au Saint Lieu d'où Il lança
au monde son Cri (Rév d'Arès 23/2, 28/11) en 1977.
Le Créateur S'est fait à Arès inaperçu comme l'oiseau
dans l'arbre, mais Ce qu'Il a Crié peut changer ta vie
et même changer le monde :
"Viens prendre le Feu (Rév d'Arès xLi/7)."
Ce n'est pas la religion, c'est le Feu du Bien en toi
qui chassera le Mal.





Le Pèlerinage d'Arès comme La Révélation d'Arès
n'appar­­tiennent à aucune religion.
Les mots tenus pour fondateurs du Pèlerinage furent
prononcés par le Créateur le 22 novembre 1
977 :

Révélation d'Arès xLi/1. Je suis ici.
2. Tu y viens, les frères y viennent.
3. La lèvre prend le Feu dans Ma Main.
4. Le front brûle.
5. Le Feu entre dans l’homme.
6. L’aragne [l’araignée] sucerait-elle le Feu ?
7. Appelle les frères et les frères : "Viens prendre le Feu !
8. "Quand ton pied descendra, ton cri s’envolera haut."
9. Quarante pas nouent Ma Force et Ma Faveur où le front frappe
la pierre, où l’œil pleure comme ton œil pleure,
10. où les piques de Mon Feu percent le mal
11. Ma Main blesse l’homme, l’homme vit,
12. sa main élargie monte à Mon Bras.
13. Ici la main d’homme prend Ma Main

Chaque année, le frère Michel, qui aura 90 ans le 11 juillet 2019, fait son pèlerinage à Arès pour revivre l'Événement surnaturel dont il fut témoin là en 1974 et en 1977 et redonner le Feu à sa pénitence et à son prophétisme. Ceux et celles qui ont foi dans La Révélation d'Arès l'y accompagnent pour les mêmes raisons, car ils sont témoins et prophètes à sa suite. La Révélation d'Arès ne crée pas de religion, elle se situe au-delà des religions, des dogmes, des traditions, etc., elle fonde une suite d'humains recréateurs d'eux-mêmes dans l'amour, qu'elle appelle pénitents (Rév d'Arès 30/11), et par effet de voisinage recréateurs du Bien sur Terre (28/7).
Le Pèlerinage d'Arès n’abolit pas les autres pèlerinages. Il leur donne un sens ultime : Il y a un seul Créateur, le très simple Père du Bien, de quelque façon qu’on le nomme (Créateur, Dieu, l'Éternel, Allah, le Père, Brahmā, etc.). Il est le Saint Qu'il faut suivre pour oublier le péché, le temps et l’Histoire, qui ne sont que fabrications de l’homme. Le Pèlerinage d'Arès rappelle à l’humain, quelle que soit sa religion, sa philosophie, son concept de l'humain, bref, sa meute, qu’il est une espèce unique qui doit changer en bien pour ne pas tomber dans le péché des péchés (38/2), dans le mal sans retour.

Pourquoi faire le Pèlerinage d'Arès ?

Ni un Pèlerin d'Arès ni aucun autre humain en quête de salut n'est soumis à des obligations religieuses. Le seul sentier de salut est la pénitence, qui consiste à aimer son prochain, pardonner les offenses, faire la paix avec tous partout, penser et parler avec l'intelligence du cœur (32/5), être libre (10/10) de tous préjugés, et pour l'avenir à se préparer à tout partager avec tous dans le partage et l'anarkia (voir entrée 207 du blog). Le Pèlerinage n'est pas plus une obligation qu'il n'y a à Arès d'obligation de prier de telle ou telle façon. Le Pèlerinage d'Arès n'est autre qu'une puissante nécessité de la conscience personnelle.

Qui peut être pèlerin ?

Tout humain, pourvu qu'il ne soit pas un pécheur ou impénitent entêté (26/11, 36/6) venant pour perturber ou par pure curiosité. Tout humain, quelle que soit sa  religion ou philosophie, respectueux de l'Événement Surnaturel survenu sur ce lieu en 1974 et 1977 est Enfant du Père (13/5) et appelé (4/4). Nulle autre obligation que l'hommage, donc. Il est seulement suggéré au pèlerin occasionnel d'épouser les habitudes de l'endroit : tunique (prêtée à ceux qui n'en ont pas) et pieds nus. La tunique n'est pas un uniforme, elle recouvre les vêtements pour effacer les différences de sexe et de fortune. Les pieds nus rappellent Moïse face au Buisson Ardent (Exode 3/5).

Qui vous accueille ?

Des Pèlerins d'Arès. L'appellation Pèlerins d'Arès fut d'abord un sobriquet donné par les habitants d'Arès aux premiers pèlerins dans les années 70. Elle est depuis devenue le nom habituel des disciples de La Révélation d'Arès qui assument de leurs deniers, gérés par L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès (Association Loi 1905) l'entretien et le service du Pèlerinage.
Ne formant pas une religion, mais un mouvement spirituel libérateur, les Pèlerins d'Arès ne sont pas jaloux de leur sanctuaire. L’Esprit (33/4-8) de La Révélation d’Arès est d'ouverture. Apôtres de la renaissance de la Vie (24/5) en eux-mêmes par la pénitence et dans le monde par la moisson de pénitents, ils accueillent tous les hommes d'amour, de pardon et de paix, libres de tous préjugés, pour qui n'existe qu'une Vérité, c’est que le monde doit changer (Révélation d'Arès 28/7).

Où êtes-vous reçu ?

Vous entrez dans les locaux du Pèlerinage par la petite porte du 46, avenue de la Libération à Arès. Vous entrez dans la maison face à vous, qui est la maison où apparut Jésus en 1974, qui y dicta, au Nom du Père, L'Évangile Donné à Arès (Première partie de La Révélation d'Arès) et vous entrez. Cette maison ne se visite pas — Tu ne feras pas de ce lieu un sanctuaire (40/2), dit Jésus —, elle n'est qu'un lieu de passage pour aboutir, plus loin, à la chapelle où le Père parla en 1977, mais si vous êtes un nouveau pèlerin ce lieu de passage sera votre première étape où la sœur ou le frère d'accueil vous donnera toutes les indications nécessaires. (voir ci-dessous : Informations utiles)

Quels livres sont-ils mis à votre disposition ?

La Révélation d'Arès constituée de L'Évangile Donné à Arès (1974) et du Livre (1977), la Bible (traduction TOB) et le Coran (traduction de D. Masson). Les autres sortes de révélation, vu leurs diversité et imprévisibilité, ne sont pas disposées dans le hall de prière. Toutefois, tout pèlerin peut apporter les livres dans lesquels il est accoutumé à prier.

Prière libre. Aucune cérémonie ou rituel.

Seuls le respect et la discrétion sont demandés aux pélerins. Le Vrai (xxxiv/1-4) s'épanouit comme les fleurs de printemps partout où le Souffle s’exhale (2/14) et où l'humain n'a d'autre intention que le Bien. Le salut n’est pas donné par les mots, qui ne sont que des aide-mémoire, mais par la pratique du Bien ou pénitence (30/11), dont le pèlerin, quelles que soient ses habitudes de foi, vient à Arès ranimer le Feu.
Le fidèle d'une religion, juif, chrétien, musulman ou autre, est parfois étonné de la latitude qui lui est laissée de prier comme il veut autant que du bonheur qu'ont les Pèlerins d'Arès de partager avec lui leurs habitudes de piété (la tunique, les pieds nus, etc.), quoiqu'ils ne l'y contraignent pas. C'est parce qu'il ne perçoit pas tout de suite que le Pèlerin d'Arès n'est autre qu'un homme ou femme de bien, un pénitent sans religion qui ne différencie pas entre eux tous les pénitents sur terre, quelles que soient leurs métaphysiques personnelles.
Les Pèlerins d'Arès sont eux-même divers. Il y a ceux qui ont choisi d’appartenir au petit reste et qui s’appliquent strictement à la mission spécifique du témoin ou prophète de La Révélation d’Arès, mais qui ne se croient pas pour autant supérieurs. Il y a ceux qui, à des niveaux différents et pour des raisons variées, suivent des sentiers moins stricts. Dans tous les cas, cependant, La Révélation d’Arès ramène la foi à la quête du Bien, à la renaissance de l’image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27) au fond de chaque créature qui s'est mise à aimer (2/12, 25/2-7, 27/4, 28/10-15), parfois même trop (12/7) s'il le faut, à pardonner (12/4), à faire la paix (xxv/11, 13/8, 15/5, 28/15, 36/17), à retrouver l'intelligence (32/5)spirituelle et à se rendre libre (1/10) de tous préjugés. Voilà comment l’homme fera se lever le Jour (31/8) du bonheur (36/23). Ce qui rassemble les Pèlerins d’Arès, ce n’est ni un registre, ni un dogme, ni un signe visible ; c’est la puissante conviction que le Bien seul vainc le Mal, crée l'âme et sauve l'individu comme le monde.

Où et quand a lieu le Pèlerinage d’Arès ?

L'été à Arès en France (33740, Gironde),
46, avenue de la Libération,

Trois périodes :
du 21 juin au 4 juillet,
du 12 au 25 juillet,
du 2 au 15 août. 

Pendant les trois périodes, la Maison de la Ste-Parole (où se manifesta le Créateur en 1977) est ouverte
lundi, mardi, mercredi et jeudi de 18h à 21h
vendredi de 08h30 à 11h30,
samedi, dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s'ils tombent un vendredi) de 17h30 à 21h,

Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.

Informations utiles :
À l’entrée, on ne demande ni son nom, ni sa religion au nouveau pèlerin. On lui pose seulement deux questions : "Croyez-vous que La Révélation d’Arès, la Bible et le Coran viennent du Créateur ?" et "Aimez-vous tous les hommes et leur pardonnez-vous leurs offenses ?"
S’il répond oui aux deux questions il est accueilli par des frères ou sœurs qui lui rappellent le sens de La Révélation d'Arès et du Pèlerinage d’Arès.
S’il répond oui à une seule des deux questions, il est accueilli de façon plus attentive.
S’il répond non aux deux questions, on lui pose une troisième question : "Pensez-vous que quelque chose de spirituellement important et respectable s’est passé sur ce lieu ? Venez-vous pour y méditer et respecterez-vous la paix et les habitudes de ce Pèlerinage ?"
S’il répond oui à cette question, il sera reçu de façon particulièrement attentive et explicative par les frères et sœurs d’accueil avant d’être accompagné jusqu’à l’exèdre, qui est l'antichambre de la salle de prière.
S’il répond non, on regrettera de ne pas pouvoir le laisser entrer.

Que savoir, si vous voulez devenir membre du petit reste (24/1) ?
Il n'existe ni registre, ni fichier central, ni rite ou conditions d'admission dans l'Assemblée de ceux qui croient dans La Révélation d'Arès, parce que, par principe, ce seront à terme, au Jouril n'y aura plus ni jour ni nuit, où la Lumière couvrira tout (31/8), tous les Enfants (13/5) du Créateur, tous les hommes de Bien.
De ce fait, on ne peut distinguer que deux sortes de disciples de La Révélation d'Arès : Ceux du petit reste — les Pèlerins d'Arès que le témoin orthographie avec un grand P — et tous les autres, le grand melting-pot des pèlerins d'Arès petit p. Les uns et les autres étant de toute façon des pénitents, le salut n'est pas plus garanti aux uns qu'aux autres, car qui peut savoir qui est sauvé, qui n'est pas sauvé ? (11/3).
Les Pèlerins d'Arès du petit reste sont les seuls définissables, parce qu'ils comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique comme le prophète aussi strictement qu'ils peuvent. Les autres comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique de manières nombreuses et diverses.
Mais tous, Pèlerins d'Arès et pèlerins d'Arès, sont radicalement différents des croyants traditionnels, qui cherchent leur salut dans les dogmes, lois et préjugés d'une religion. Le Pèlerin d'Arès comme le pèlerin d'Arès est une conscience libre (1/10). Il contribue au salut ou changement du monde (28/7) par sa pénitence (pratique de l’amour, du pardon, de la paix, de la libre intelligence du cœur) et par sa continuelle moisson de nouveaux pénitents. Sa foi est conscite (xxii/14), c.-à-d. basée sur la seule conscience que La Révélation d'Arès explique toutes les Écritures historiques encombrées de livres d’hommes (35/12). Pèlerins d'Arès comme pèlerins d'Arès concourent à la renaissance du christianisme originel du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7).

Le Feu de la simple vie spirituelle, qui est la quête du Bien,
voilà ce qu'on vient ranimer au fond de soi à Arès pendant le Pèlerinage.

copyright 2019

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15 mai 2019 (208) 
Les Pèlerins d'Arès dans le mouvement des Gilets Jaunes

Ce dossier a été établi par notre sœur Alexandra P. de Paris à son initiative. J'aime beaucoup le côté vivant de ce travail, que je me fais une joie d'afficher. Je me suis seulement permis de corriger quelques fautes ou inexactitudes ou d'en signaler d'autres commises par Alexandra P., qui a probablement manqué des bonnes informations concernant ma personne ou certains faits.

Dossier d’information :
Pourquoi des Pèlerins d’Arès, croyants libres et apolitiques,
participent-ils aux manifestations des Gilets Jaunes depuis janvier 2019 ?

Pelerins+GiletsJaunes-1 Mars 2019
Contact : Alexandra P.

Sommaire :
● Préambule : Nécessaire visibilité
● Une présence discrète, mais spécifique… de plus en plus visible
● Dans les grandes villes de France, des Pèlerins d’Arès solidaires des Gilets Jaunes
● L’axe spirituel : Le changement de l’homme, pré-requis au changement du monde
● L’axe sociétal : les Petites Unités Humaines Confédérées et Souveraines
● Trois questions à Michel Potay, fondateur naturel des Pèlerins d’Arès
ANNEXES :
La Révélation d’Arès, son témoin et ses disciples : questions fréquentes

Note: Un certain nombre de Pèlerins d’Arès se sentent proches des Gilets Jaunes dans la mesure où ils comprennent que le système français actuel n’est humainement plus supportable pour beaucoup. En revanche, les Pèlerins d’Arès sont apolitiques : ils ne pensent pas que la détresse sociale et économique sera soulagée par des décisions politiques ou par des lois. Se sentant frères et sœurs de tous les humains, ils ne partagent évidemment pas les opinions haineuses qui sont parfois entendues lors des manifestations des Gilets Jaunes. En aucun cas ils ne cautionnent ni ne prennent part aux violences qui émaillent les cortèges.

1
Nécessaire visibilité

Depuis 1974, La Révélation d’Arès, Message du Créateur à l’humanité, est l’objet d’un silence médiatique peu commun : Les journalistes semblent n'avoir pas le droit d’en parler, ni en bien, ni même en mal (voir annexe 2). Médiatiquement invisibles, les Pèlerins d’Arès ont tiré parti de cette situation en développant une expérience de la mission de rue, les yeux dans les yeux, de cœur à cœur. La résurgence des souffrances profondes qui touchent la France depuis la fin 2018 — et l’incapacité apparente de la politique à les résoudre — repose la question de cette (in)visibilité.
Solidaires de tous les humains dont ils se sentent frères et sœurs, des Pèlerins d’Arès se sont joints aux Gilets Jaunes, parce qu’ils partagent leur rejet de la politique et de son système et leur inquiétude face à l’avenir. Pour eux, un seul remède à l’injustice sociale : renoncer aux grandes masses humaines gérées par la politique légaliste, centralisée et autoritaire et s’organiser à des échelles moindres pour que l’humain puisse s’épanouir.
Tout le monde sait, au moins intuitivement, que les hommes s’épanouissent dans l’amour, la solidarité, la paix, le pardon, l’intelligence du cœur libre des préjugés. Cela ne sera possible qu’au sein de petites unités humaines [à l'instar des petits cantons suisses]. C’est pourquoi il est essentiel de faire naître et mûrir le projet d'éclatement de la France en de petites unités ou nations souveraines confédérées.
Pas la politique, pas la religion, la Vie (Révélation d'Arès 9/6, 18/5, 24/3-5, 25/3, 38/5, 39/5, xix/26) !
Spirituel et social à la fois, le message  des Pèlerins d'Arès est bien compris par le public, et nous souhaitons qu'il soit relayé — volontairement ou non — et aussi souvent que possible par les médias. Ce message, ils le transmettent depuis l'année 1974 et plus les années passent, plus il s’avère d’actualité : la faillite annoncée du système du temps des "trente glorieuses" paraissait à l’époque inconcevable, mais ne fit que s’accélérer depuis. La Révélation d’Arès laisse entendre que les risques de la liberté sont moins grands que ceux du pouvoir (politique, religieux, financier, médiatique, etc.), pourvu que cette libération s’accompagne du changement de l’homme en bien que La Révélation d'Arès appelle pénitence (Rév d'Arès 30/11, 33/10), laquelle est simplement le fait d'aimer tous les hommes, de pardonner toutes les offenses, de faire la paix, d'équilibrer l'intelligence intellectuelle par l'intelligence spirituelle (32/5), et d'être libéré (10/10) de tous préjugés.
C'est par la pénitence, pas par des lois, que le monde peut changer (Rév d'Arès 28/7).
Conscients que le silence médiatique n’est pas du seul fait des journalistes, privés eux-mêmes de liberté d’expression et soumis aux ordres impératifs de puissants groupes, ils souhaitent par ce dossier d’information proposer une première base de dialogue et d’échange, à partir de laquelle partager le souci de l’éthique et de la liberté d’expression médiatique — le monde qui doit changer (Rév d’Arès 28/7) est aussi celui des médias — autant que d’un avenir humain et social devenu vraiment trop incertain.

2
L’acronyme PUHC

L'acronyme PUHC [Petites Unités Humaines Confédérées] a été imaginé par des Pèlerins d’Arès de Bretagne et repris par certaines mission de Pèlerins d’Arès en France. Les Pèlerins d’Arès ne fonctionnant pas de façon centralisée, il ne s’agit donc pas d’une initiative engageant la totalité des Pèlerins d’Arès, laquelle totalité n’est et ne sera jamais dénombrable, puisqu’il n’existe aucun registre, aucune adhésion, aucune liste chez les Pèlerins d’Arès.

3
Une présence discrète, mais spécifique, de plus en plus visible

Sauf quelques incidents à Lorient et dans la région, les Pèlerins d'Arès partout en France rencontrent dans les cortèges un accueil positif et une bonne visibilité médiatique. Les incidents sont uniques à la région de Lorient.
Nota : Le premier incident survenu entre les Pèlerins d'Arès de Lorient et une certaine catégorie, non identifiée, de Gilets Jaunes bretons eut lieu le samedi 12 janvier 2019. Ce jour-là des Pèlerins d’Arès de Lorient (Bretagne) participent à des actions avec les Gilets Jaunes et distribuent des tracts sur les Petites Unités Humaines Confédérées (voir ci-dessous). Ces tracts sont d’abord bien reçus, mais certains Gilets Jaunes en colère arrachent les tracts des mains des Pèlerins d'Arès et les déchirent. Le prétexte : les Pèlerins d’Arès feraient une “récupération abusive des Gilets Jaunes”. Le lendemain, 13 janvier 2019, le local des Pèlerins d’Arès de Lorient ("L’Eau Bleue") est envahi par ces mêmes Gilets Jaunes hostiles. Un peu plus tard, un pot de peinture est jeté contre la devanture du local et les lettres PD (sans doute allusion aux prêtres pédophiles) écrites. Cet incident est relayé dans "Ouest France", rompant pour la première fois, de façon inattendue, le voile médiatique jusqu'alors maintenant sur l’existence des Pèlerins d’Arès à Lorient.
Pelerins+GiletsJaunes-2

4
Brève de "Ouest France" sur l'incident de Lorient

Pelerins+GiletsJaunes-3Quelques Pèlerins d’Arès de Lorient rencontreront les Gilets Jaunes hostiles à la Maison du Peuple de Lorient (prêtée par la CGT locale) et échangeront avec eux dans un climat qui n'est pas de réconciliation mais d'apaisement. Ces Gilets Jaunes hostiles sont jacobins et attachés à l’idée d’une France autoritaire et centralisée, à l’opposé de l'idée des Petites Unités Humaines Confédéres (PUHC). D'autres incidents ont lieu ailleurs dans cette région bretonne : tracts déchirés, pancartes brisées. Ce problème breton, auquel nos frères lorientais cherchent actuellement une solution, n'empêchera nullement la mobilisation nationale spontanée des Pèlerins d'Arès partout ailleurs en France, à Paris, Strasbourg, Lille, Metz, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Tours, Nice, etc.
Rappelons que les Pèlerins d’Arès n’ont ni chef, ni structure, ni organisation centrale. La présence active des Pèlerins d'Arès dans les cortèges de Gilets Jaunes a été partout spontanée.

5
Participation des Pèlerins d'Arès au mouvement des Gilets jaunes
logiquement puisée à La Révélation d'Arès

Il est logique que les disciples de La Révélation d'Arès se mêlent aux Gilets Jaunes. Le mouvement des Gilets Jaunes est composé de Français et Françaises qui ne se sentent plus représentés ni par leurs députés, ni par le gouvernement. Ils se sentent délaissés, oubliés. Ils voient comme naturel, essentiel, l’appel à la fraternité, au Bien, à l’amour entre les hommes, ils considèrent que l'éclatement de la France en PUHC (petites unités humaines confédérées) sera un bienfait pour tous les Français, parce que la pénitence se pratique plus facilement en petits nombres qu'en grandes masses. Ils considèrent aussi qu'en payant leurs impôts, ils ont participé à l'installation en France du grand réseau hertzien (radio, télévision, etc.) et qu'ils ont droit à leur part d'expression publique par ce moyen. De ce fait, semaine après semaine, des Pèlerins d’Arès se joignent aux cortèges de nombreuses villes : Nice, Limoges, Paris, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Lyon, mais aussi Tours, Perpignan, Marseille, Gap, etc. Leurs pancartes et banderoles portent des citations de La Révélation d’Arès et de son témoin ou des réflexions personnelles comme “La fraternité est la loi de notre espèce”, “Notre monde se croit moderne ; il est moralement vieux”, “La vraie crise est la crise de l’homme” ou encore “La Vérité c’est que le monde doit changer” (Rév d’Arès 28/7) et.), “Les hommes deviennent les frères et le monde devient le nuage d’or où les nations s’embrassent, où le frère ne vend pas le pain et la laine” (Rév d’Arès xix/22). Les Pèlerins d’Arès se voient interviewés, photographiés, et pour tout dire médiatisés.
Pelerins+GiletsJaunes-4Pelerins+GiletsJaunes-5Pelerins+GiletsJaunes-6Pelerins+GiletsJaunes-7Pelerins+GiletsJaunes-8Pelerins+GiletsJaunes-9Pelerins+GiletsJaunes-10Pelerins+GiletsJaunes-11Pelerins+GiletsJaunes-12Pelerins+GiletsJaunes-13Pelerins+GiletsJaunes-14Pelerins+GiletsJaunes-15

Dans les grandes villes de France, des Pèlerins d’Arès solidaires des Gilets Jaunes
A Lorient, Toulouse, Bordeaux, Tours, Lyon, Limoges, Lille, Strasbourg, Nice, Marseille, Gap, Perpignan, Paris, etc.
les Pèlerins d’Arès présents dans les cortèges des Gilets Jaunes ont provoqué
curiosité, intérêt et sympathie des manifestants.

Les Pèlerins d’Arès croient à la fraternité entre tous les humains, quelles que soient leurs origines, leurs opinions, leurs positions. Pour eux, aimer tous les humains — même ceux dont ils ne sont pas aimés — est la condition absolue du changement du monde en Bien.
Tous les Pèlerins d’Arès ne sont pas des Gilets Jaunes, mais dans leur ensemble ils n’ont pas de revendications politiques et n’attendent rien des pouvoirs, pas même la satisfaction matérielle, même si celle-ci est la bienvenue. Ils sont tous unis face à la détresse humaine. Ils souffrent de voir l’humain lambda écrasé dans la masse, n’être plus que l’ombre de lui-même.
Pour les Pèlerins d’Arès la crise que leurs frères humains traversent est avant tout spirituelle et ne trouvera pas de solution satisfaisante par les dogmes religieux, les urnes politiques, les manifestations contestataires ou les révolutions violentes. La solution est dans l’amour, le pardon, la paix et le non-jugement, qu'il faut rendre effectifs dans une partie croissante et significative de la population (le petit reste dont parle La Révélation d'Arès 24/1, 26/1), entraînant le reste (ceux moins engagés mais gens de bonne volonté quand même) dans une synergie de Bien.
L’État de masse, qui pilote tout depuis Paris, Bruxelles, New-York, Moscou, Pékin, etc, est inadapté à la très grande diversité des êtres humains.
Aux côtés des messages lancés par les Gilets Jaunes dans les cortèges, le message des Pèlerins d'Arès se démarque de la tonalité générale parce qu'il est spirituel, mais il est bien perçu. L’importance de l’amour et de ses dérivés que sont le pardon, la paix, le dépassement des préjugés est compris par le très grand nombre, et l'amalgame avec la religion ou le sectarisme très rarement exprimé. Le projet de Petites Unités Humaines Confédérées (les PUHC) a aussi rencontré l’intérêt, nécessitant souvent des précisions, car l’idée n’est ni de créer de nouvelles frontières, bien au contraire, ni un retour au Moyen-Âge, mais de redonner à l’humain le "gouvernement" de sa vie et de mettre fin au détournement du salaire de l’ouvrier et la récolte du paysan vers l’échoppe des banquiers et des marchands (Rév d’Arès 27/5), ce qui ne peut se faire qu’à échelle humaine, non dans la masse.
Sur la faisabilité de cet éclatement de la France en petites souverainetés, nos voisins suisses offrent un exemple inspirant de nation moderne qui fonctionne très bien en confédération de cantons souverains, souvent très petits.
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Sur la vitrine de la mission des Pèlerins d’Arès à Lyon,
on peut lire depuis quelques mois :
“Pas la religion, la Vie”.

Il aurait aussi été possible d’écrire: "Pas la politique, pas la religion, pas les lois… la Vie." Ce message, longtemps incompris du fait de la confusion entre foi ou spiritualité et religion semble entrer peu à peu dans les consciences. Il y a derrière les revendications des Gilets Jaunes une souffrance que les solutions politiques toujours à court terme ne soigneront pas : l'accumulation des lois, le collectage des impôts, les subventions, les décisions socio-politiques, ou même l'écologie et la lutte contre le réchauffement climatique ne font pas le bonheur. Nombreux sont ceux qui sentent bien que le bonheur auquel ils aspirent est ailleurs.
Et si c'était le commencement des retrouvailles avec la Vie (Rév d'Arès 24/5) ?
L'Événement d'Arès en 1974-1977 fait partie aujourd'hui de la colonne vertébrale culturelle et historique structurante de notre pays, même si la reconnaissance médiatique ne viendra que plus tard. Le pays est désorienté ? Les Pèlerins d’Arès sont prêts à contribuer à le réorienter. Ils savent faire le lien entre le pratique et le spirituel et affirment que, devant la nécessité de redonner un élan à la France, la réhabilitation de la vertu — la vertu, pas la morale ! — et de l'amour du prochain n'est pas du tout déplacée. Le premier ministre déclare qu'il s'agit de "mieux expliquer" et de "redonner du sens" à la vie sociale. Eh bien ! les Pèlerins d’Arès, même apolitiques, sont prêts à y contribuer et à affronter les questions qui causent le ras-le-bol, qu'expriment les Gilets Jaunes, devant la multiplication des "chantiers de la réforme" qui s'accumulent dans la confusion, impliquent des remises en cause, des efforts et des sacrifices sans qu'on en voit le bout. Ces sacrifices ne peuvent pas se faire en l'absence de vie spirituelle. C'est vital et le gouvernement doit en prendre conscience. Peut-on prétendre gouverner des humains avec justice et les guider vers un nouveau monde dans des conditions purement matérialistes ? Non !
Les Pèlerins d’Arès peuvent, ils l'affirment, contribuer à (re)donner à l’humain le goût d’aimer, de pardonner, de faire la paix, de se libérer de tous préjugés avec le souci de ressusciter ce qu'il y a de meilleur en chacun, l'image et ressemblance de la Puissance Créatrice (Genèse 1/26-27), quel que nom on lui donne.

L'axe sociétal, les Petites Unités Humaines Souveraines Confédérées,
parce qu’on aime, pardonne et fait la paix plus facilement dans des petites unités que dans la masse

Il y a longtemps que les Pèlerins d’Arès suivent un projet de leur frère aîné (Rév d'Arès 16/1) : l’éclatement de la France en Petites Unités Humaines Confédérées (que nos frères bretons appellent PUHC). Noyer les individus dans une masse et les diriger depuis des instances centralisées ne nous sauvera pas des conflits, des différends, des guerres et probablement de la ruine finale. N'oublions pas que l’Histoire nous montre que c’est par la masse que le pouvoir assoit le mieux sa domination et par la masse encore qu’ont éclaté les conflits les plus meurtriers et destructeurs (guerres de 1914-1918, de  1939-1945).
Un État de 67 millions d’habitants ne peut pas jouir d’une véritable liberté. La République Française s’est appropriée le pouvoir total sur tout le pays sans laisser aux populations locales la possibilité de choisir souverainement leurs destins. La gestion de la société ne devrait pourtant reposer que sur quelques règles de logique simple. Voici celles que proposent les Pèlerins d’Arès :

● Éclatement de la France en petites souverainetés indépendantes confédérées (par exemple Bretagne Nord, Bretagne Est, Bretagne Sud, Provence des Montagnes, Provence Maritime-Est, Provence Maritime-Centre, Auvergne des Volcans, etc.) afin de permettre aux groupes d'affinités de vivre ensemble selon le régime qui leur convient.
● Confédération de ces petites unités souveraines indépendantes pour la mise en commun des services, institutions, etc. que chaque petite unité ne pourrait créer seule : Sécurité sociale, sécurité, université, grandes écoles (médecine, etc.), ponts et chaussée...
● Dans chaque souveraineté indépendante, décision par vote ou référendum des règles de fonctionnement communes, des décisions importantes, etc.
● Dans chaque souveraineté indépendante, abolition de la politique et gestion des institutions locales par des gérants et des professionnels, révocables si insatisfaisants, mise en commun des moyens nécessaires (ex-impôt), ponts et routes, etc. Les Pèlerins d’Arès sont conscients que les PUHC ne verront pas le jour sur le court terme, ne serait-ce que parce qu’il est anticonstitutionnel de proposer une mutation de “République une et indivisible” en une Confédération française. Mais il est nécessaire et vital pour les générations à venir de préparer dès maintenant ce projet. C’est une direction qui mérite d’être connue, reconnue et discutée. La modernité sociale n’est pas dans la masse, elle est dans l’affirmation de la liberté absolue de chaque être humain.

Trois Questions à Michel Potay, fondateur naturel des Pèlerins d'Arès

"La politique politise, donc organise, donc catégorise, de sorte qu’avec elle il y aura toujours des pauvres et des riches, des gauches et des droites, des pour et des contre… L’humain moderne doit réapprendre que le bonheur et l’équité ne peuvent naître que de l’amour, du pardon, de la paix, de l’intelligence du coeur libre de tous préjugés.”
Michel Potay, né à Suresnes en 1929, est d'abord ingénieur, puis trouvant la foi dans les années 60 devient ecclésiastique dans l'Église Orthodoxe, qui avait été celle de son grand-père Mathurin. En 1974 il s’installe à Arès, petite localité de Gironde où il est témoin de trente-neuf ou quarante apparitions de Jésus. En 1977, toujours à Arès en Gironde, il est témoin de cinq théophanies ou manifestations physiques et sonores du Père de l’Univers (Rév d'Arès 12/4), qu’on appelle communément Dieu, mais qu'on peut appeler l'Éternel, Adonaï, Allah, le Tout Autre, Brahma, la Vie, etc. C'est de ces deux événements surnaturels (1974-1977) que nous vient La Révélation d'Arès.
La Révélation d’Arès ne fonde ni religion, ni dogme. Michel Potay n’est ni chef (Rév d'Arès 16/1), ni gourou, ni prêtre. La Révélation d'Arès l'appelle prophète. Parmi les Pèlerins d'Arès il est le frère aîné (16/1). Âgé de 90 ans en 2019, il vit simplement auprès de son épouse à Bordeaux où il travaille toujours à faire connaître La Révélation d’Arès et à prêcher la pénitence.
Question : Michel Potay, vous n’êtes pas vu comme un homme dangereux, plutôt comme un pacifique rêveur. Que savez-vous de la réalité économique et sociale de la France et de ses 67 millions d’habitants ?
[Réponse supposée de] Michel Potay [réponse imaginée par Alexandra P., personnellement je répondrais autrement, mais bon ! n'est-on pas plutôt comme les autres nous voient que comme on est vraiment ?] : Bien avant la crise des subprimes, les Pèlerins d’Arès et moi-même avons attiré l’attention du public sur l’imminence d’une crise économique et sociale, mais surtout humaine, de grande ampleur. Faute de grands média, nous n’avons pas pu atteindre la masse, mais nous ne nous sommes pas tus. Nous voyons bien que ce monde commence à se chercher : on croyait tout bien établi selon des règles qui forment l’encadrement public, et hop ! arrivent les Gilets Jaunes, qui sortent de nulle part et qui, contrairement à leurs dirigeants [?], sont pragmatiques. Le gouvernement essaie de détourner l’attention des Français des revendications des Gilets Jaunes en lançant quatre problématiques : politique environnementale, démocratie et identité, impôts et organisation de l’Etat. Mais cette démarche se heurte à plusieurs obstacles. Les Gilets Jaunes veulent par exemple moins d’impôts et plus de services publics, ce qui est raisonnable, mais une telle approche budgétaire n’est pas viable dans un pays où la dépense publique atteint 57% du PIB et où le ratio dette/PIB, déjà estimé à 100%, est muet sur d’importants passifs publics hors bilan, tels que les retraites non financées. Les Gilets Jaunes refusent l'annulation de l’ISF, qui rapportait auparavant 5 milliards d’euros en oubliant que c’est peu de chose comparé aux 188 milliards générés annuellement par la TVA.
Les Français pensent que la lutte contre l’évasion fiscale et la réduction des salaires des responsables industriels et politiques apporteraient d’importantes ressources. En fait, aucune de ces croyances ne résiste à un examen des statistiques et des comparaisons internationales. Depuis le XIXe siècle, les théories évolutionnistes situent tous les peuples du monde sur une unique ligne de développement allant de l’individualisme à l’étatisme, c’est-à-dire à la nation-masse obéissante sous une seule autorité politique et sa loi, une uniformisation des institutions politiques, du légalisme, des infrastructures économiques et des lignes philosophiques. On a cru et déclaré que c’était le seul schéma général capable de donner la paix et le bonheur. Erreur ! On découvre que les humains sont restés très divers. On voit rejaillir un besoin de dignité, d’individualité et de liberté.
Dans une France de 67 millions de citoyens, le processus décisionnel est extrêmement centralisé, les politiques sont uniformes, la participation civique est très faible. Le peuple n’est pas formé à y voir clair ! Pourquoi sommes-nous affligés de lourdes taxes ? Pour mettre des sous dans les poches de nos gouvernants ? Non. Mais parce que de tous côtés, ils doivent payer. Cela existera et empirera aussi longtemps que les nations seront de grandes masses. Seules des petites nations souveraines, éventuellement confédérées, peuvent calculer leurs dépenses de façon plus pointue et plus économique, mais les grandes masses ne le peuvent pas.
Question : Qu’avez-vous relevé d’intéressant et d’important dans le mouvement des Gilets Jaunes ?
[Réponse supposée de] Michel Potay [réponse imaginée par Alexandra P.; personnellement, je ne répondrais ainsi] : On ne peut prétendre que les Français sont malheureux. Maintenant, il est sûr qu’ils se sentent glisser vers le malheur, que la pauvreté incarne plus que tout. Les exemples des ménages qui se voient ponctionner de la CSG sur des revenus communs considérés comme copieux se multiplient. Ce système est pervers : nous sommes en train d’engendrer une nouvelle lignée de pauvres considérés comme bien rémunérés par une arithmétique vicieuse. Les Gilets Jaunes veulent sortir de cette politique-là. Au reste, le mouvement me paraît actuellement porteur d’idées très diverses qui traversent des hommes et des femmes qui se rebiffent, qui veulent récupérer leur humanité et leur dignité. Comment ne pas se sentir Gilet Jaune dans ce pays de plus en plus légaliste, taxé, réglementé, etc. ? Les Gilets Jaunes sont des humains qui veulent simplement qu’on leur rendre leur humanité. Si la politique était plus souvent généreuse et intelligente qu’idéologique et peu réfléchie, nous dirions : pourquoi pas ? Mais elle ne l’est pas. À preuve, sa recherche des grandes masses à gouverner parce qu’elle échappe mieux ainsi au jugement populaire. Le bien public est affaire de tous, pas affaire de quelques-uns sous prétexte qu’ils sont élus, parce qu’élus ils forment vite une caste coupée de la base humaine. Des millénaires d’Histoire prouvent qu’il est impossible d’obtenir un changement suffisant et heureux de la classe politique. Alors, supprimons-la !
Question : Pourquoi les Pèlerins d’Arès se sont-ils joints aux cortèges de Gilets Jaunes ? Qu’est-ce qu’un mouvement spirituel peut bien apporter à ces Gilets Jaunes ?
[Réponse supposée de] Michel Potay [réponse imaginée par Alexandra P.; personnellement je ne répondrais pas vraiment de cette façon-là] : Les Gilets Jaunes en général demandent un meilleur sort matériel, rejettent les politiciens incapables de le donner, de sorte que leurs revendications restent politiques, limitées. Nous ne leur reprochons pas, mais nous regrettons l’insuffisance de leur vision, le fait qu’ils ne rejettent pas la civilisation des systèmes, qu’ils ne cherchent pas à changer de vie, à élever l’humain au-dessus du matérialisme et de la loi du talion, à lui redonner sa liberté, son génie. Ces Gilets Jaunes et derrière eux la foule ne comprennent pas quelque chose de capital : c’est qu’il n’y a pas de solution politique à leurs aspirations. La politique politise, donc organise, donc catégorise, de sorte qu’avec elle, il y aura toujours des pauvres et des riches, des gauches et des droites, des pour et des contre, etc. De là notre devoir de dire aux Gilets Jaunes : Oui, ce que vous souhaitez est possible, mais ne l’est que dans des petites unités humaines. Cela, ce sont les Pèlerins d’Arès eux-mêmes des croyants et des apôtres libres — car notre mouvement n’a ni chef, ni dirigeant —, qui ont décidé d’aller le clamer dans les cortèges. L’humain moderne doit réapprendre que le bonheur et l’équité ne peuvent naître que de l’amour, du pardon, de la paix, de l’intelligence du coeur libre de tous préjugés.
Notre revendication d’un éclatement de la France en une confédération de petites souverainetés indépendantes est fondamentale, primordiale même, parce qu’un mouvement de Gilets Jaunes tel qu’il se présente aujourd’hui dans un pays de 67 millions d’habitants n’a aucune chance d’aboutir. Le gouvernement, comme s’il ne savait pas ce que les Gilets Jaunes réclament, fait semblant de procéder à une “consultation populaire”, à une étude approfondie des revendications, mais en fait prépare sa reprise en main de la population et il y a fort à parier que nous allons subir un nouveau tour de vis dans les mois qui viennent. Pour être écoutés, les humains doivent multiplier les oreilles de ceux censés écouter, affaiblir les forces autoritaires, multiplier les constitutions, les parlements, les gouvernements et administrations diverses.
Voilà pourquoi j’ai voulu créer un parti de la Confédération Française, mais les juristes m’ont dit : “Vous ne pouvez pas vous présenter légalement aux élections de cette façon-là, parce que vous ne pouvez présenter un programme que dans le cadre de la Constitution qui déclare que la France est une et indivisible”. Je réalise bien que, pour l’heure, nous ne pouvons que répandre l’idée d’un éclatement de la France en petites sociétés souveraines dans lesquelles un monde de bonté et de bonheur peut beaucoup mieux se réaliser que dans une grande masse hétérogène qu’on rend artificiellement homogène à coup de lois, mais qui ne répond pas à la vocation profonde de l’humain. Nous voulons montrer à un certain nombre d’humains que notre Appel s’accorde avec beaucoup d’aspirations humainement légitimes et justes.

Dossier d'Information.
Annexes.

La Révélation d’Arès,
son témoin Michel Potay et les Pèlerins d’Arès :
Questions et Réponses.
Qu’est-ce que La Révélation d’Arès ?
Qui est Michel Potay, le témoin de La Révélation d’Arès ?
Quel est le message de La Révélation d’Arès ?
Qui sont les Pèlerins d’Arès ?

Qu’est-ce que La Révélation d’Arès ?
La Révélation d’Arès est un Message du Créateur révélé à Michel Potay en deux étapes, en deux messages de style et teneur très différents mais indissociables : L’Évangile Donné à Arès (révélé par Jésus apparu en 1974) et Le Livre (révélé par le Créateur Lui-même en 1977). En 1974, Jésus transfiguré mais corporel, non spectral, parle à Michel Potay trente-neuf ou quarante fois du 15 janvier au 13 avril. Il bouge, il touche le témoin à deux reprises. Michel Potay en prend copie sur le lieu même de l'apparition. Le Livre est également transcrit, quarante-quatre mois plus tard, sur le lieu où Père de l'Univers (Rév d'Arès 12/4) se manifeste ; il est invisible mais sa Voix est très sonore. Il se manifeste cinq fois en 1977 du 2 octobre au 22 novembre 1977, chaque fois au cœur d'une conflagration surnaturelle impressionnante appelée théophanie.
La Révélation d’Arès tient son nom du lieu où elle fut révélée : Arès, une bourgade de Gironde située sur le Bassin d'Arcachon, à 47 Km de Bordeaux.

Qui est Michel Potay, le témoin de La Révélation d’Arès et aussi son diffuseur ?
Né en 1929 à Suresnes (banlieue de Paris), Michel Potay grandit dans cette ville et devient ingénieur. Communiste athée, il
est saisi d’inquiétude philosophique au début des années 60 et s’engage dans le christianisme, plus précisément dans l'église orthodoxe qui avait été celle de son grand-père. Il se marie en 1968 avant d'être ordonné diacre, puis prêtre plus tard. Homme d’église mais gardant certains principes marxiste, de nature pragmatique, rien ne le prépare aux apparitions de 1974 et 1977. De ces événements surnaturels s'ensuivent de longues années de solitude et de difficultés. La Révélation d'Arès est refusée par les 47 éditeurs approchés. Michel Potay doit  l'imprimer et la diffuser lui-même. Toutes les sommités religieuses approchées, sauf Si Hamza Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, rejettent de même La Révélation d'Arès.  C'est Michel Potay lui-même, qui se change en missionnaire de rue, qui recrute ses premiers compagnons et compagnes de foi dès 1975. Michel Potay n'est jamais devenu le chef des disciples de La Révélation d'Arès, qui restent des croyants libres (Rév d'Arès 10/10). L'édition française complète dite "L'Intégrale" de La Révélation d'Arès paraît en 1984 après des éditions de L'Évangile Donné à Arès seule dès 1974. En 1995, La Révélation d’Arès traduite en anglais par Michel Potay lui-même est éditée sous forme bilingue. Elle sera plus tard traduite en allemand par notre sœur Monika de Suisse. L'ensemble a été tiré jusqu'à présent à un peu moins de 400.000 exemplaires. Michel Potay et son épouse Christiane ont eu trois filles : Nina, Anne et Sara. Michel et Christiane Potay vivent aujourd’hui à Bordeaux et se consacrent à la diffusion et à l’accomplissement du Message reçu à Arès en 1974 et 1977.

Quel est le message de La Révélation d’Arès ?
La Révélation d’Arès soutient que le mal n’est pas une fatalité  et que l’humain peut vivre heureux et mourir en paix sans religion ni politique à la seule condition qu’il change en bien, peu importe qu'il ait ou n'est pas de religion et, s'il en a une, peu importe sa religion (Rév d'Arès 28/12). Le salut de l'individu comme du monde tient à une seule nécessité : la pénitence, c.-à-d. la pratique de l’amour, du pardon, du non-jugement, de la paix, de la liberté.
La Révélation d’Arès parle assez peu de Dieu, parce que ce n’est pas son sujet. Elle soutient que ce n'est ni la foi, ni un dogme, ni la prière, qui sauve, mais le Bien acccompli. C’est un formidable appel à la liberté absolue. Bien sûr, La Révélation d’Arès reste un message réaliste : elle ne promet pas le bonheur absolu sur terre dans l'immédiat, mais en plusieurs générations (Rév d'Arès 24/2). C’est une (r)évolution lente, mais qu’il faut commencer maintenant.
La Révélation d’Arès rappelle que nous sommes tous, ne serait-ce qu’un peu, co-responsables de la situation de l’humanité. C’est pourquoi elle s’adresse à tous les humains et les encourage à changer leur vie (Rév d'Arès 30/11).

Qui sont les Pèlerins d’Arès ?
Jésus et Dieu demandent à Michel Potay non pas de convertir, car il doit respecter la liberté de chaque humain, mais de moissonner (4/12, 5/2-5, 6/2, 15/7, etc.) les personnes qui souhaitent spontanément changer leur vie (Rév d'Arès 30/11) et appeler leurs frères et sœurs humains à faire de même ; à ces humains propices à la vie pénitente et apostolique, les missionnaires donnent le nom d'épis mûrs. On appelle Pèlerins d’Arès les hommes et les femmes qui se sont librement engagés sur cette voie. Ce sont des citoyens normaux, qui vivent et travaillent dans le monde, mais qui ajoutent à leur existence une dimension spirituelle et existentielle, afin d'aller toujours plus loin dans l’amour, le pardon, le non-jugement et la liberté vécus. Les Pèlerins d’Arès n’ont ni registre d'inscription, ni dogmes, ni cérémonial, ni culte, ni clergé, ni chef. Ce sont des croyants laïcs apostoliques, mais libres et apolitiques.

copyright 2019

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18 avril 2019 (207) 
Anarkia

Anarkia en grec ancien signifie "absence de chef" (dictionnaire d'A. Bailly). Anarkia a donné en français "anarchie" = refus de tout pouvoir. Toutefois, le mot anarchie ayant désigné des courants politiques, furieux, parfois meutriers, alors que nous visons à une réalisation spirituelle, je lui préfère le mot grec anarkia.

La Révélation d'Arès dit : Tu ne seras le chef de personne (16/1), Tu ne commanderas à personne (36/19). Par là le Père rappelle l'état d'anarkia dans lequel Il créa Son Enfant, l'humain, et Il a sans cesse appelé celui-ci à la rétablir.
L'anarkia peut revenir, mais c'est un projet très difficile, parce qu'il touche au fondement même de la société qu'Adam (Rév d'Arès 2/1-5) a voulue : une masse de gouvernés soumis aux vents de quelques gouvernants.
Les humains peuvent-ils redevenir absolument libres (Rév d'Arès 10/10), sans chefs (16/1) ni lois (27/8, xix/24) après avoir vécu des millénaires (en mettant les choses au mieux) dans une liberté réduite par les dominateurs même en démocratie ? L'éventualité d'un tel  renouveau explique, entre autres causes, le rejet de La Révélation d'Arès par les pouvoirs, qui croient ou prétendent insensé de laisser revenir à un monde intelligent (32/5) la base humaine enchaînée dans
la fameuse caverne dont parla Platon dans "La République".
Mais les humains disposent, sans le savoir encore, de l'outil qui peut briser leur chaîne : l'amour. L'anarkia, une des composantes du Bien, se recréera par l'amour.

L'architecte est-il une chef ?

L'architecte et le bâtisseur d'un telle merveille romane (Xe s.),
si belle en proportions et harmonie, étaient-ils des chefs ?

Non, selon moi ils n'étaient que les coordinateurs des frères ouvriers
qu'ils conseillaient dans une œuvre qui était l'affaire de tous.
Le petit bonhomme en bas, c'est moi posant ma main sur l'une
des pierres que des mains d'ouvrier saisirent
il y a onze siècles pour la poser là où elle est encore : Continuité !
L'anarkia, conséquence de l'amour,
nous remettra sur les sentiers de la continuité spirituelle.
(Photo Christiane Potay)

Anarkia n'est pas anarchisme.
Bien que rarement cité dans le discours politique ou par les media, comme s'il avait disparu, l'anarchisme reste d'actualité, mais interminablement vaincu parce qu'il n'est autre que l'agonie illimitée de l'anarkia depuis Adam. L'anarchisme est sans avenir, parce qu'incomplet en visant à une libération qui n'est que sociale, morale et matérielle, quand elle devrait viser à la libération par la floraison absolue de l'âme, donc de l'amour ou du Bien.
Ce n'est pas l'anarchisme, mais l'anarkia que nous ferons revivre par le seul fait que nous faisons pénitence (Rév d'Arès 30/11) en faisant revivre l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de préjugés. L'anarkia ou monde sans chef (16/1) fait corps avec le projet résurrectionnel de l'amour du prochain.
Dans l'Histoire l'anarchisme a pris de nombreux aspects. Ceux-ci aujourd'hui se trouvent par exemple dans l'encombrant altermon­dialisme, les violents Black Blocs, les doux Pink Blocs, les terrifiants Clowns Révolu­tionnaires et d'autres comme la bonne vieille Fédération Anarchiste.
Aucune de ces formes-là n'a d'avenir.

L'anarkia ne vient pas de l'esprit, mais de l'âme.
L'anarkia est tout autre chose que l'anarchisme. Comme l'amour, elle vaincra la terrible nocuité de l'ego devenu énorme parce que c'est dans l'ego et seulement dans l'ego que l'homme placé sous la férule des pouvoirs et de leurs lois peut s'évader, s'isoler, et parce que l'extinction des pouvoirs et des lois fera disparaître l'ego comme actuel refuge de l'homme et s'ouvrir son cœur.

Sous un grand nombre de formes l'anarchisme a cherché à construire une société libre sans classes ni états, sans patries ni frontières. Il a cherché la liberté, l'égalité, la solidarité et la sécurité entre tous sans lois ni pouvoir, ni police, ni juges, ni prisons. Mais il n'a que rarement, brièvement et très localement atteint ce but, parce que son objectif n'a été que moral, social et matériel et n'a pas pu surmonter la disproportion des forces, la force des pouvoirs étant toujours plus élevée. L'anarchisme a oublié la force du spirituel, qui est le propre de l'humain.
Il est faux de dire que l'anarchisme n'est qu'une pagaille destructrice ; il a eu ses stratégies décidées égalitai­rement, participativement et consen­suellement, mais qui ont toujours manqué de puissance et qui n'ont fait qu'étincelles dans des actions inachevées sans jamais allumer le seul Feu (Rév d'Arès xLi/5-7) qui puisse prendre.
Aucune des formes de l'anarchisme rationaliste n'a d'avenir.
La pénitence, donc l'anarkia, ne peut bien fonctionner que dans des petites unités humaines sans chef ni dominateur, pour les tâches publiques desquelles sont désignés d'une façon ou d'une autre des gérants sans pouvoirs politiques et révocables à tout moment. Or, ce principe n'est réalisable que si sont soudés par l'amour les liens humains jusqu'à présent soudés par la loi. L'ordre sociétal hiérarchisé, policé, juridifié, agendé, etc., que l'humain moderne croit infuse et inévitable, n'est en fait qu'une idéologie devenue inconsciente et son opposé : l'anarchisme, n'est de même qu'une idéologie, quoique consciente, parce qu'en perpétuelle et vaine recherche d'existence.

L'anarkia n'est pas idéologique, mais fondamentale :
L'anarkia est le mode naturel de la vie sociétale, que le Père nous incite à retrouver comme Il nous incite à retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5). Le Père par La Révélation d'Arès nous rappelle un fait fondamental : Nous sommes des créatures d'un type particulier, des créatures cocréatrices d'elles-mêmes (rappel déjà donné par Genèse 1/26 : Il créa l'homme à son image et ressemblance). Il nous pousse à préférer notre forme théocréée à notre forme anthropocréée, qui est pécheresse et autodestrutrice, autrement dit à réparer la fracture entre Créateur et co-créateur, donc à abattre le malin (12/14) ou péché du monde d'Adam(e) (2/1-5, vii/6-14).
La renaissance du monde édénique, qui précéda la chute d'Adam, ce monde formellement disparu, mais virtuellement vivant au fond de l'humain, sera longue mais elle est possible (Rév d'Arès 24/2). Ce que nous appelons civilisation n'existe que parce que l'humain n'est plus en mesure d'assumer ses besoins véritables. La liberté comme la beauté et l'éternité, c'est la vie naturelle, celle retrouvée le Jourd'un Geste le Père arrêtera l'astre sous nos pieds,la Lumière couvrira tout sans cesse,l'univers criera sa liesse (31/8-9), mais nous pouvons nous en approcher dès maintenant.
Pour une bonne part, la base de la vie moderne n'est qu'imagination. L'humain vit dans des châteaux en Espagne, caresse des illusions dont certains (les Gilets Jaunes par exemple) comprennent par moments l'inanité, le crient, mais sont inécoutés. Nous savons que la modernité est un leurre en ceci qu'ajourd'hui comme hier sévissent le temps (Rév d'Arès 12/6), le souci, le malheur, la faim, la peur, la maladie et la mort. L'anarkia comme projet de la pénitence permettra de s'en évader ; comme l'amour elle est le sentier vers les Hauteurs, la voie vers le temps arrêté (31/8) quand l'humain (qu'importe que ce soit nous ou nos descendants) s'affranchira des facticités de la vie "civilisée", quand nous assouvirons notre quête inachevée de Bonheur, quand nous nous libérerons du poids de ce que nous appelons le destin.

De surcroît — et combien je regrette de devoir abrégrer ! — il ne s'agit pas que de sortir des pouvoirs et des lois politiques, religieux, etc. Il s'agit aussi de sauver l'homme d'autres pouvoirs, ceux des cultures qui le moulent, des technologies qui l'asservissent, des souffrances variées qu'il ne peut éviter. Il s'agit de le réconcilier avec son humanité qu'il est venu à détester — de là les guerres incessantes, les procès (autre forme de guerre), les injustices sans nombre —, de le faire rompre avec les idéologies, les religions, les perspectives psycho-sociales, devenues des infirmités. Il s'agit de redonner à l'humain sa totale responsabilité spirituelle dans le concert grandiose de l'Univers créé. Il faut faire disparaître l'impudente intronisation des pouvoirs que sont aussi les stars, les modes, les sujets-sentinelles qui occupent les micros, les caméras de télévision, les media, la littérature en réclame dans les "salons du livre" contre celle balayée sous les tapis pour les rendre invisibles ou presque. Est pouvoir tout ce qui fait oublier que les humains sont tous à égalité les créateurs du monde de Bien à venir et les Enfants égaux du Père.

L'anarkia a disparu il y a longtemps, mais quel homme ne cherche pas encore par-ci par-là à revoir son fantôme ? L'anarkia a, comme l'amour, pour obstacle principal le péché et les erreurs et imperfections qui en découlent. L'anarkia comme l'amour demande qu'on vainque le péché.
Au temps de Dostoïevski les anarchistes russes disaient : "Il y a trois moyens de préparer un changement par l'anarchisme : 1. Par l'infiltration à la mode des Jésuites, 2. Par la propagande, 3. Par l'insoumission mise en pratique, mais les trois peuvent être envisagés en même temps." Ils échouèrent. Aujourd'hui, les anars parlent, par exemple, de mouvement "fluffy versus spiky" (le duveteux contre le piquant, c.-à-d. les non-violents contre les violents." Ainsi les Black Blocs sont des spiky et les Pink Blocs des fluffy, mais quelle différence, en fait, entre ceux-là et les pouvoirs qu'ils combattent ? De toute façon, ils échouent de même. Nous Pèlerins d'Arès ne pouvons pas tomber dans les travers violents des spiky ni dans l'impuissance des fluffy. Nous allons forcément dans une tout autre direction, vers une autre forme de monde sans chefs, spirituelle.

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12 mars 2019 (206)
Pardon
Libération par le pardon

Le pardon seul peut libèrer tout à la fois le pardonneur et le pardonné
et des deux ne plus faire qu'une seule humanité

Il faut mettre fin au cycle de la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9) et commencer le cycle de l'amour (7/5) sans fin. Le pardon est le principal pont entre les deux cycles.

Le problème de la peine de mort est considéré sous de nombreux angles, mais dans le film "La Dernière Marche", que j'ai vu récemment, il m'est apparu sous l'angle le plus rétrograde, celui de l'amour qui se refuse. Or, l'amour, donc le pardon, est la clé du changement et du salut de l'humain. Le film met en scène les parents des jeunes victimes du condamné à mort, des père et mère, qui se déclarent catholiques mais ne respirent que haine et désir de vengeance.
"La Dernière Marche" est un film sur l'échec du "christianisme" d'église, parce que le pardon de toute offense, quelle qu'elle soit, est le Fond même de l'amour, du vrai et pur christianisme, celui du Sermon sur la Montagne.

Le pardon, une grande forceLe pardon des offenses est indissociable de l'amour ou du Bien ; il est donc une composante de la pénitence, laquelle, rappelle La Révélation d'Arès, est l'unique voie du bonheur et du salut personnel (30/11) ou planétaire (28/7). Ainsi la rédemption ne dépend-elle pas de l'obéissance aux exigences d'une religion mais du Bien accompli (35/6).

Je cite continuellement La Révélation d'Arès, il va sans dire, mais je ne la cite pas comme les religions citent leurs propres sources, leurs Écritures ; je ne la cite pas pour désarmer mes frères et sœurs de la Terre, en faire des tremblants, des dociles, mais au contraire pour en faire des créateurs sur les sentiers rocailleux et tortueux qui font d'eux les créateurs de leur propre destin sur les Pas du Père (Rév d'Arès 2/12), et, partant, les cocréateurs du monde et peut-être même de l'Univers, parce que je suis image et ressemblance du Père (Genèse 1/26) ; donc j'ai un lien avec l'Univers. Dans ce cadre, le pardon est existentiel au sens le plus actif et créatif du mot.

Le pèlerin (12/9) fait son ascension conscient qu'il n'est pas limité à la vie terrestre, qui par le péché devient épreuve, douleur, parfois folie, mais il sait que sa brève existence terrestre est comme les rocailles contre quoi il trébuche en montant de la vallée du péché aux Hauteurs du Jour. Au cours de la marche de la vie à la Vie (24/5) chacune des rocailles laissées derrière soi est un préjugé abandonné, une paix faite, une offense pardonnée. L'âme devra peut-être achopper sur d'autres rocailles dans l'au-delà au cours du temps qui la séparera du Jour (31/8) où elle se rhabillera de chair. Ce Jour-là, chacun réalisera que ce qu'il avait cru haïssable et punissable n'avait été que misère de l'existence pécheresse.
Mais la relativité et la brièveté de la misère terrestre peuvent être dès à présent senties par l'homme tendu vers le salut, l'éternité. La perspective du salut n'est refusée à personne, même au fauteur de mal, pour la simple peine d'une pénitence, qui est une joie pour l'homme pieux... plus légère que le joug du riche et du puissant (Rév d'Arès 28/25). Ainsi est relativisé tout mal en ce monde et est pardonnable toute faute, parce que le but est ailleurs. Ce n'est pas le péché qui nous sépare du Père ; à preuve, Jésus puis le Père lui-même qui me parlent à moi un pécheur en 1974 et 1977. Nous sommes pécheurs mais la Lumière nous est renvoyée, les sentiers (25/5) vers les Hauteurs nous sont montrés.

Bien connue est la nature plurivoque du pardon. Il y a le pardon futile ; par exemple, dans le tramway je dis "Pardon !" à ceux que je bouscule. Il y a le pardon créateur ; par exemple au temps où nous vivions seuls à Arès des haineux nous tourmentaient parfois. Si ces "justiciers de la vraie foi" avaient enlevé une de nos filles à la sortie de l'école et nous avaient menacés de la tuer si nous ne déclarions pas officiellement que La Révélation d'Arès était un mensonge, nous avions Christiane et moi décidé de répondre : "La Vérité ne mourra pas par la mort de notre fille, laquelle ne mourra pas davantage. Des anges recueilleront l'enfant et l'emporteront dans la Vie. Nous crierons notre chagrin, mais ne tomberons pas dans le piège de la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9). Nous vous pardonnerons, parce que le mal n'apporte jamais que le malheur et parce que nous espérons que vous trouverez un jour la Lumière."
Il faut pardonner toutes les offenses sans exception.
Pardonner n'est ni oublier ni se livrer au méchant. C'est laisser à tout pécheur, petit ou grand, le temps de la sérénité qui est l'œil de la Lumière. Le retour de la planète à la Vie en dépend.

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12 février 2019 (205)
Gilets Jaunes   
Réseaux Hertziens France

Réseaux Hertziens de France.
Radio France et France Télévision financées par nos impôts
nous sont inaccessibles. Pas une minute d'antenne ne nous a été
accordée en 45 ans. Par là aussi nous sommes des oubliés.

YouGov, société internationale d'étude de marché basée sur Internet, donne comme résultats de ses sondages en France : Le 30 novembre 2018 83 % des Français et le 11 janvier 2019 74% des Francais trouvaient justifiés le mouvement des Gilets Jaunes. Il y a donc beaucoup de sympathisants des Gilets Jaunes. C'est un courant de mécontentement à revendications multiples ; dans ce courant il me semble opportun de lancer nos radeaux.

Les Gilets Jaunes en général demandent un meilleur sort matériel, rejettent les politiciens incapables de le donner, de sorte que leurs revendications restent politiques, limitées. Nous ne leur reprochons pas, mais nous regrettons l'insuffisance de leur vision, le fait qu'ils ne rejettent pas la civilisation des systèmes, qu'ils ne cherchent pas à changer de vie (Rév d'Arès 30/11), à élever l'homme au-dessus du matérialisme et de la loi du talion, lui redonner sa liberté, son génie. Voilà le dilemme pour des Pèlerins d'Arès apolitiques et à l'écoute du Sermon sur la Montagne : On ne peut servir la Vie (Dieu) et le Matérialisme (Mammon)... La Vie est plus que la nourriture... (Matthieu 6/24-25).
Cependant, frères des Gilets Jaunes, nous devons agir comme recourant nous aussi à Mammon, mais de telle façon qu'un Jour (Rév d'Arès 31/8) nous atteignions l'idéal du Bien en incitant la société à passer matériellement par la meilleure porte qui puisse s'ouvrir sur l'idéal du Bien : La reformation de la France en petites régions souveraines confédérées, parce que la pratique du Bien (amour, liberté, vraie démocracie) à la place de la loi ne peut vraiment se faire que dans des petites unités humaines où les hommes se connaissent bien.

Depuis le XIXème siècle les théories évolutionnistes situent tous les peuples du monde sur une unique ligne de développement allant de l'individualisme à l'étatisme, c.-à-d. à la nation-masse obéissante sous une seule autorité politique et sa loi, une uniformisation considérée comme inévitablement planétaire des institutions politiques, du légalisme, des infrastructures économiques et des lignes philosophiques. On a cru et déclaré que c'était le seul schéma général capable de donner la paix et le bonheur. Erreur ! On découvre que les hommes sont restés très divers. On voit rejaillir inconscient un besoin de dignité, d'individualité, de liberté, un besoin certes instinctif, non formulé, n'osant trop sortir des idées à la mode, qui s'habille d'un gilet jaune et qui, parti d'une protestation contre la surtaxation des carburants, se montre maintenant très diversement moral, philosophique. Pas plus qu'autrefois il ne fut humain de "civiliser les colonisés à coups de fusil" (Camille Pelletan, député de 1881 à 1912), il n'est humain de faire marcher et contrôler de nos jours un peuple à coups de lois appliquées à tout le monde "en bloc", comme dit notre frère Éric D. sur une affiche.

Panneau Rachel Flora Lyon

Panneau préparé par frère Thierry Ms.
pour la manif des Gilets Jaunes à Lyon.

Il n'est pas plausible que la parole libérée des Gilets Jaunes soit bientôt entendue par des élus aux projets jacobins, centralisateurs, légalistes. Les Gilets Jaunes peuvent vite obtenir quelques miettes pour grossir leur pain quotidien, c'est bien, mais ils s'en fatigueront sans tarder, parce que rien de fondamentalement humain ne peut renaître d'un mouvement social qui d'épisodique et limité ne deviendrait pas durable et extensif. Un échange de vues constructif n'a pas de sens entre une humanité "réflexive sur soi-même", disait Fénelon, et un pouvoir inflexible par nature, serait-il révolutionnaire, s'il ne fait pas lentement peau neuve et n'assouplit pas peu à peu une pensée depuis longtemps durcie comme cuir. Le "je pense, donc je suis" cartésien n'a de sens que si la pensée est souple, vivante, créatrice.
La surdité est la conséquence de la politique, quand les élus qui contestent les Gilets Jaunes ont la conviction profonde qu'eux seuls voient clair et qu'il faut suivre les us "républicains". La grave sècheresse de vision et le jingle des politiques, bêtes ou intelligents, impérieux ou gentils, depuis des temps immémoriaux marquent le discours des réglemen­tateurs. Emmanuel Macron qui, quoique jeune, ne voit pas qu'il a les pieds pris dans les strates fossiles, ne fait que défendre la place que lui a donnée le système électoral ; il objurgue contre les Gilets Jaunes les appelant "forces du monde ancien", ce qui ne veut rien dire. Ancien peut signifier périmé, vaincu, ou désigner un très lointain bonheur oublié mais récupérable. Ce qu'Emmanuel Macron croit un mal est en réalité un bien, une ancienneté noble, digne, celle de l'homme fondamental, sage, libre, patient, qui ressurgit. Ici commence l'abîme, dont personne ne peut dire qui le comblera sauf des hommes bien avisés, dont les Pèlerins d'Arès qui savent que la pénitence, le lent retour au Bien prescrit par La Révélation d'Arès, effectuera ce comblement. Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2).

Les Français donnent leurs opinions sur l'ISF, l'allocation-chômage, la laïcité, la politique migratoire, etc., semblant ainsi affirmer que l'intelligence collective vaut mieux que celle des technocrates, mais il ne s'agit là que de points circonstantiels, pas de Fond. Ce que beaucoup d'entre eux veulent sans le dire, parce que c'est indicible en termes administratifs et même en termes scientifiques, c'est le bonheur. Ils ressentent sous leur gilet jaune cet inexprimable émoi, face auquel les poètes eux-mêmes sont sans mot, cet indescriptible émoi naturel que ressentent parents et enfants, époux et épouses, amants et amantes, en s'étreignant. Oh ! si vous leur dites ça, ils protestent, parce qu'ils mettent encore leur fierté dans la rationalité. Mais moi je vous dis que ce qu'ils cherchent c'est l'intense vie. C'est pour ça qu'ils s'activent à défiler, porter des pancartes, voire casser ici et là. Le problème du Gilet Jaune est le même que celui du politique auquel il s'oppose, c'est l'incapacité à retrouver la profonde réalité de l'être. À la différence du politique, toutefois, il cherche en s'agitant, en criant, en cassant quelquefois, quelque chose d'enfoui que seule la pioche de son cœur peut déterrer et que ne peuvent ou ne veulent voir ni les pouvoirs ni leur police.

Non seulement, comme c'était à prévoir, le gouvernement, les grands partis et syndicats, autrement dit ceux qui fabriquent l'opinion noyautent déjà les Gilets Jaunes et faussent la plainte initiale des oubliés, mais de toute façon aucun débat sur le référendum IC (d'initiative citoyenne), aucune des revendications sociales ou salariales ne résoudra la question du bonheur, parce que — c'est le message central de La Révélation d'Arès —, la solution ne sortira pas d'une décision politique législative, mais de la pénitence de chaque individu concerné. Bref, il y a cent raisons pour que la France qui va de l'avant, qui veut changer sa vie (Rév d'Arès 30/11) et la France qui trône sur la loi et l'autorité ne s'entendent jamais sur ce point aussi longtemps qu'il s'agira de 67 millions d'habitants. Il faut faire éclater la France, et plus tard le monde, en petites souverainetés confédérées. M. Macron fit, dans ses discours électoraux, la promesse d'apporter une "révolution", un  mot dont il avait fait le titre de son  livre-programme, mais il n'ira jamais jusqu'à faire de la République une Confédération. La route à parcourir jusque là sera donc longue : Quatre générations ne suffiront pas (24/2).
Alors, allez-vous demander, si le mouvement des Gilets Jaunes doit échouer, à quoi nous sert-il de le suivre ? Je réponds : Parce que, dans la course au bonheur, le Créateur, donc notre Assemblée, a la solution la plus importante, pour simple qu'elle soit, à proposer. Aussi, pour l'heure, se mêler aux Gilets Jaunes nous permet d'être un peu mieux connus, nous les grands inconnus, et d'apporter notre pierre à un mouvement parti des profondeurs de l'humain. Cela nous permet une petite avancée. La locomotive qui tirera le monde hors du péché et lui permettra de sortir du tunnel, d'arriver à la Lumière, c'est nous, mais le rail à suivre est très long. Nous sommes encore dans le noir du tunnel, une petite avancée vers la Lumière ne peut pas nous faire de mal. Commencer d'inciter les gens à l'amour et à la liberté, également de répandre l'idée de faire éclater la France en petites souverainetés à l'instar des Cantons de la Confédération Helvétique, est nécessaire. Ces idées feront peu à peu leur chemin. N'oublions jamais que c'est seulement dans des petites sociétés que la pénitence pourra un jour être vécue populairement et redonner le bonheur à l'humanité.

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15 janvier 2019 (204)
Les cailloux du Petit Poucet

Aujourd'hui 45ème anniversaire de l'Apparition de Jésus à Arès et 74ème anniversaire de sœur Christiane.
Ceci étant,

Le Père s'exprime comme le Petit Poucet sème ses cailloux. Qui les voit ?
On croit qu'il suffirait que Jésus apparût et parlât, puis que le Père Lui-même s'exprimât et qu'alors oust ! chassées seraient toutes les vieilles marottes !
"Mais non, mais non !"
Les yeux du siècle sont ceux de milliards d'ogres incapables de voir les cailloux du Petit Poucet. Les idées restent collées aux clichés comme l'égarement reste fatal dans la forêt profonde.
"Nous n'avons pas de dogme, pas de chef, pas de loi, pas de prière imposée, chacun de nous aime, pardonne, est libre de tous préjugés ; nous ne sommes pas une religion," dites-vous au quidam de rencontre et c'est vrai. Or, il vous répond: "Mais vous croyez en Dieu ! Vous êtes une religion." Vous répondez, croyant triompher : "Non, nous ne sommes même pas obligés de croire en Dieu (Rév d'Arès 28/12)." Baste, gros malins ! Il arrivera toujours un moment où le quidam nous demandera quelque chose comme : "D'où vient La Révélation d'Arès ?" et nous devrons répondre : "D'un événement surnaturel." Alors il nous enverra un : "Vous voyez bien que vous êtes une religion !"

Chat
Le chat voit-il un photographe ?
Non, il ne fait que penser, "Tiens, un bipède !"

Le Vrai et la Vie sont comme les cailloux du Petit Poucet imperceptibles au tout-venant.
Nos espérances sont réduites à une religion, parce que nous n'acceptons pas que soit vide l'Invisible, étroit l'Infini, que soit enterré l'amour du prochain, que nous apportions une réponse au nihilisme métaphysique et parce que tout ça reste indécrottablement religieux pour le commun de la rue.
Apôtres, nous parlons de revenir du mal au bien par l'amour, le pardon, la paix et l'intelligence du cœur libre de tous préjugés, mais nos auditeurs sentent tôt ou tard que nous tenons ces mots et les idées qu'ils désignent d'immatériel Esprit ou Souffle et là, nous sommes cuits dans la bonne vieille cocotte, où mijote depuis l'antiquité le même mironton, la religion. Comment expliquer sur l'instant qu'on peut être croyant sans être religieux, prier sans être dévot, être relié au Créateur sans être mystique, certifier qu'existe la vie après la mort sans être cul-bénit ? C'est encore impossible, mais ça viendra. Pour l'heure on nous rejette virtuellement comme nos frères juifs ou musulmans rejettent le cochon.

Pourtant de la religion comme des comportements qui s'y moulent nous ne voulons plus. Parce que la religion, quelle qu'elle soit, est système de dogme(s), loi(s), obligation(s), habitude(s), préjugés, culture, parfois hiérarchie ; elle brise les création et progrès continus de soi, qui est le propre de l'humain, image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26). D'un tel carcan La Révélation d'Arès nous libère. Prier pour nous est aussi naturel que penser, aimer son prochain aussi naturel qu'aimer la chaleur ou la lumière du soleil, mourir est aussi naturel que passer à la Vie.
La brève existence terrestre est le court tremplin, quelques décennies de chair, vers la Vie (Rév d'Arès 24/5). La chair n'est qu'une étape de la naissance. Chaque humain naît chenille dans les entrailles de sa mère, puis devient cocon — sa vie terrestre — où Dieu ou le Père-Mère, ou la Vie, ou le Tout met à mûrir un de Ses Atomes. Il s'envolera, danaus sublimé, vers la Vie, l'Infini, par la porte qu'on appelle communément mort et que nous appellerons passage, libération, vraie naissance.
Pas la religion, la Vie, c'est tout.

En l'étroite coquille qu'est ce monde le vocabulaire est rabougri, très pauvre, l'horizon de l'homme minuscule, le registre d'idées ridicules, le ciel étroitement logé dans l'exigu œil humain, auquel on met un C majuscule pour le sacraliser. Piètre illusion. Le Père-Mère est en fait aussi naturel que l'herbe des champs. Comment sortir de la triste restriction née des concepts du pauvre Adam ?
Peut-être, par exemple, en dépassant la religion, en disant : "Une religion ? Nous sommes beaucoup plus que ça. Les petits cailloux que le Père a par La Révélation d'Arès mis dans nos poches pour baliser nos sentiers nous conduisent beaucoup plus loin, à la Vie, parce que la Vie n'a jamais commencé, ne finira jamais, et nous pour des raisons que nous ignorons nous ne sommes qu'un très bref épisode, charnel, de cette Vie.
Peut-être aussi en répondant : "Religion ? Non, c'est dépassé. Pour nous il n'y a pas Dieu d'un côté, l'humain de l'autre, Dieu et l'humain ne font qu'Un. Nous reprenons l'enseignement de Jésus qui était de refaire du monde la patrie de l'amour, uni à l'Amour Qui soude ensemble l'Univers et tout ce qui s'y trouve. Être homme, c'est dans le cœur et dans la tête, ce n'est pas sur des registres, des papiers, des diplômes, des titres, des pierres tombales."
Des moyens de remplacer la religion par l'amour, il y en a sûrement d'autres.

La Révélation d'Arès, la Voix du Ciel, parle de retrouver la Vie (24/5), non la religion.

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19 décembre 2018 (203) 
le blog de Léonidas

Hier matin, 18 décembre 2018, ma boîte de commentaires était vide. Aucune nouvelle déclaration d'assidue fidélité à mon blog ne faisait suite à mon message 202C44 du 4 décembre.
Je m'étais fixé comme limite de réflexion le jour où je trouverais tari le petit filet de déclarations d'assidue fidélité à mon blog. J'y étais. J'avais vu la part du feu. Quelques tardives déclarations de fidélité viendront encore ensuite ; ce sera la part des braises. Le silence quant à lui est-il la part des cendres ? Oui et non, parce que j'étais cendre quand Jésus en 1974 me visita et il mit le Feu à ce qui était mort en moi. Tout peut donc renaître, rien n'est jamais désespéré, même la mort ne l'est pas, puisque nos âmes volent comme les grands migrateurs d'étoile en étoile en attente du Jour (Rév d'Arès 31/8) où la Création s'achèvera.

Léonidas

Léonidas et 300 des siens arrêtent aux Thermopyles
la vaste armée du plus puissant empire d'alors :
la Perse de Xerxès 1er.
Moi et 300 Pèlerins d'Arès nous vaincrons le plus
puissant empire de notre temps : le péché
au fond de l'humain et le Mal auquel il contribue.

J'ai donc eu deux semaines pour réfléchir au fait que j'avais découvert à Paris le 30 novembre, le fait que ce n'était pas par mon blog, comme je m'étais hasardé à l'espérer, que je gravais dans le cœur de mes frères ma ligne de pensée. La question se repose, alors, à moi une fois de plus : Comment garder le contact avec mes frères et sœurs ?
Ceux et celles qui ne me lisent pas ne sont pas en faute. Les Pèlerins d'Arès ne sont pas plus obligés de lire ou d'écouter le prophète, ses livres, ses causeries, son blog, qu'ils ne sont obligés de prier, de faire le Pèlerinage, etc., puisqu'il n'y a plus sur terre, depuis que la pensée d'Adam y remplace celle du Père, aucune loi (Rév d'Arès xix/24) qui vaille d'être obéie. C'est pourquoi La Révélation d'Arès réveille la conscience tellement supérieure à la soumission. C'est du Jour (31/8) et de la Loi qui sera (28/8) que nos consciences ont faim, mais sans se nourrir elles n'avanceront que très lentement, peut-être trop lentement avant que ne survienne le péché des péchés (38/2).
J'ai compris que demeure le problème de la prophétisation, c.-à-d. de l'engendrement de prophètes par le prophète. Vieillissant et isolé, je ferai ce que je pourrai pour aider, si l'on souhaite mon aide que mon isolement et mon âge m'obligent à donner si mal, mais j'ai compris que l'action de mon blog ne saurait être centrale.

Comme Dieu je prends les hommes comme ils sont, non comme je souhaiterais qu'ils soient.
Environ 200 frères et sœurs ont en deux semaines répondu à mon déconcertement et peut-être quelque 100 de plus y répondront qui n'ont pas pu me répondre vite pour des raisons irrépressibles.
Soit quelque 300 en tout ! Ça paraît peu.
Mais c'est Léonidas et ses 300 Spartiates aux Thermopyles !
C'est assez pour triompher du péché.
Quant aux autres je les aime tout autant, et je promets de ne plus être déçu. La déception, je le découvre aussi, est un vilain et bête péché. La sagesse hindoue dit : "Veux-tu savoir ce que quelqu'un a dans le cœur ? Vois comment il se comporte avec ceux qui ne lui donnent rien ou peu."

Je poursuis mon blog et j'écrase ma propension, déraisonnablement grandie en moi depuis quelques années, à penser que ce blog était le bon moyen d'enseigner en continu mes frères du petit reste et particulièrement leurs coordinateurs. J'ai compris mon erreur ; rien ne permet d'échapper ni aux vacillements des mille façons dont est compris ou ressenti le dit ou l'écrit de quiconque ni au désordonnement des rythmes humains.
Je ramène ainsi ce blog à ce qu'il était à son origine : strictement personnel. Au reste, sa définition est affichée sur la page index depuis 2006 : "Un blog est un mémoire non périodique, un journal de l'âme. Dans celui-ci le témoin de La Révélation d'Arès, Michel Potay, note ce que l'actualité du monde ou de la fraternité arésienne, la vie arésienne ou seulement ses pensées lui inspirent." Ceci n'est que le blog d'un pénitent, d'un homme qui combat en lui-même le tentateur qu'il est autant qu'il est l'ange, un pénitent qui n'est le chef de personne (Rév d'Arès 16/1), qui ne commande pas (36/19), qui n'est rien d'autre que la parole qui est la Parole (xxxi/10), parole et Parole qui n'ordonnent rien à personne, qui attendent seulement d'être entendues. Chacun fait le mal qu'il veut, en pâtit et rend le monde un peu plus mauvais qu'il n'est, ou fait le bien qu'il veut, se sauve et contribue à changer le monde en bien (28/7). Mes frères proches, moins proches ou même ennemis pensent de ce blog tout ce qu'ils sont libres (10/10) de penser.
Un blog comme tout langage est une sorte de toile d'araignée dans quoi l'auteur comme le lecteur peut être pris comme une mouche. L'araignée — la pensée — l'encoconne. Chaque mouche est prise dans les fils des mots et des phrases tels qu'elle les comprend et que les autres comprennent autrement dans leurs cocons respectifs. Nietzsche, je crois me souvenir, compara le langage à un columbarium romain, que chaque visiteur ou utilisateur voit à sa façon en scellant dans une niche parmi les milliers de niches le sens en lui fixé de chaque mot ou de chaque expression comme une urne funéraire. Or, le Vrai est tout le contraire ; il fait exploser le colombarium, les niches partent en poussière, en fumée, en vapeur avant l'Aurore (Rév d'Arès xix:18). Dans La Révélation d'Arès les mots sont inenfermables et flottants. Si la Parole d'Arès dit pénitence, c'est parce qu'il n'y a pas en français d'autre mot pour désigner le pont qui fait passer du mal au bien, mais cet abrégé fait que l'auteur et les lecteurs le comprennent chacun à sa façon ; le prophète Mikal essaie seulement de le mieux circonscrire, mais qui écoute les prophètes ? La définition d'un mot n'est pas une explication ; ce n'est qu'une idée. La Révélation d'Arès, que je confirme exacte quand à l'énoncé — y compris l'énoncé des mots entre parenthèses dans Le Livre, irremplaçables et inescamotables —, n'est pas construite autrement qu'une suite de concepts et de perspectives. C'est une architecture vivante, modulante, musicale même, ce n'est pas un cimetière comme l'est l'intellection du grammairien ou du théologal ou la science, que la Parole qualifie de vaniteuse (33/8).
On peut lire le blog par le commencement, la fin ou le milieu, on y entrera par n'importe où. On peut ne pas le lire. La Révélation d'Arès nous fait vivre dans l'incertitude :  Qui peut savoir qui est sauvé qui n'est pas sauvé ? (Rév d'Arès 11/3). Certains ont trouvé que des commentaires sont "trop longs", "pénibles à lire", etc. Eh bien ! qu'ils ne les lisent pas ! C'est sans importance, s'ils sont pénitents, s'ils vivent selon le Sermon sur la Montagne, en aimant, en pardonnant, en faisant la paix, en cherchant l'intelligence du cœur, en se voulant libre de tous préjugés.

À tous je souhaite un beau Noël d'espoir !

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17 novembre 2018 (202)
Pas la religion, la Vie  

Notre société légaliste a horreur de l'inclassable. Elle nous classe impérieusement, nous Pèlerins d'Arès, parmi les religions, parce qu'elle classe religion toute société qui considère la vie douloureuse et mortelle comme passagère et affirme que l'humain appartient à une Vie immortelle vers laquelle il va ou revient, et dont les membres par la pensée et par la prière s'évadent des perspectives du monde immédiat.

Dans quelle religion classer Noé ou d'Abraham ? Aucune. Ils n'appartenaient à aucun système organisé avec dogmes et règles. Dieu leur parlait et ils vivaient selon Lui. C'est notre cas avec La Révélation d'Arès.
Pourquoi a-t-on inversement classé Spinoza parmi les athées ? Il n'est pas athée, il est inclassable. Inclassables sont de même tous les humains, plus nombreux qu'on ne croit, muets de peur ou de respect humain, mais intimement libres (Rév d'Arès 10/10) comme nous qui affirmons, comme l'affirme le Créateur, que l'homme fut créé pour jouir de la Vie sans pouvoirs ni lois au-dessus de lui.
Le passage à la liberté spirituelle, que prêchait Jésus et que prêche La Révélation d'Arès, restera inaccompli aussi longtemps qu'un nombre suffisant de pénitents n'aura pas retrouvé la Vie (Rév d'Arès 24/5), l'autonomie totale sur la base de l'amour, non de la loi, dans une unanime grandeur d'âme : la polone (xxix/12-13). Redeviendra le poulain agile libre de... tous ceux qui tirent bénéfice de le dompter et de l'atteler (10/10) l'humanité qui contrebalancera le gros poids des impénitents (13/4, 27/7). Le contrepoids nécessaire, appelé pénitence dans La Révélation d'Arès, est fait d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence libre de tous préjugés. Le contrepoids, c'est en somme le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7) une fois accompli (35/6).

L'homme et l'infini

L'homme et l'Amour Infini dont il émane. C'est tout.

Une religion (culte, confession, etc.), quelle qu'elle soit, a des spécificités qu'ignorent La Révélation d'Arès et les Pèlerins d'Arès. Non seulement La Révélation d'Arès, qu'on pourrait appeler Le Souffle Renvoyé à Arès, et son prophète ne fondent pas de religion, mais ils libèrent l'homme de la religion, tout comme Bouddah, Jésus et d'autres témoins du Souffle ont toujours libéré l'homme de la religion. C'est la libre (Rév d'Arès 10/10) Vie absolue qu'il faut retrouver (24/5).

Nous avons la foi, mais pas de religion. Chez nous les actes pieux : foi, pénitence, apostolat, prière sont librement aimés ; aucun d'eux n'est obligatoire.
Nous aimons, étant miroirs de l'Amour du Père.
Être tendus vers la Vie est notre seule logique d'être.
Être ! Ce n'est pas ce que l'homme croit mais ce que l'homme est qui sauve l'homme des ténèbres où il s'enfonce sans cesse.
Les religions sont des systèmes qui ont volé à la foi ses grands moteurs pour concocter leurs dogmes, lois, règles, cultures et se faire craindre. Elles sont tout le contraire de la liberté absolue (Rév d'Arès 10/10) que projettent sur l'homme la Sainteté, la Puissance et la Lumière (12/4), lesquelles étant à Dieu sont sublimement libres comme furent créés libres Ses Images et Ressemblances, les hommes (Genèse 1/26-27). Chaque religion promet à ses fidèles la Miséricorde (16/15), mais Dieu l'accorde même aux incroyants. De plus, la religion ne change pas l'homme, parce que seul l'homme peut se changer (30/11). Or, c'est là tout le problème : La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7).

Il est probable que sur La Révélation d'Arès la religion, juive, chrétienne, musulmane et d'autres, toujours expertes en réinterprétation, s'installera quand même, mais c'est justement pour garder face au concasseur religieux un noyau incassable de Pèlerins d'Arès purs que le Père me demande de rassembler le petit reste (Rév d'Arès 24/1). C'est le petit reste le fer de lance de la pénitence qui fera disparaître la religion et ses dogmes censés donner le salut par le seul fait d'y croire et d'obéir à ses règles. Le petit reste enseignera qu'il n'y a de parenté avec le Père que la conscience quand elle retrouve par la pénitence son image et ressemblance avec Lui (Genèse 1/26-27). Seul l'amour ranime au fond des aimants et des aimés la Vie, laquelle par le langage ne peut pas être expliquée.

Voici ma réponse à notre frère Alain Le B. dans la page de commentaire #201 du présent blog. Écrite d'un seul jet, elle dit, avec d'autres mots, que nous ne sommes pas les hérauts de la religion, mais les hérauts de la Vie :

Il n'y a rien qui ne soit chez nous obligatoire ; tout n'y est qu'exigence de la conscience. Ainsi le Pèlerinage n'est-il pas obligatoire. Le Père me dit : Appelle les frères et les frères : "Viens prendre le Feu !" (Rév d'Arès xLi/7), mais il n'ajoute pas : Et ceux qui ne viendront pas seront punis. Il dit seulement : Appelle ! Et le frère vient ou ne vient pas, ce n'est pas une obligation. C'est seulement une exigence de sa conscience et il est sauvé si tout bonnement il est un humain de Bien, un pénitent, ce qui n'est pas non plus une loi, mais une logique.
La logique, c'est quoi ? C'est : Si j'ai faim je mange ou si je ne mange pas je finis par mourir de faim. C'est tout. Voilà pourquoi vous êtes, frère Alain, le premier serviteur de notre Pèlerinage, qui n'a rien d'obligatoire, qui n'est qu'une exigence de la logique de La Révélation d'Arès que suit votre conscience. Voilà pourquoi je tiens moi-même à faire mon pèlerinage, à être là chaque jour du 21 juin au 15 août. Je pourrais ne pas le faire.
Chez moi suivre la logique de La Révélation d'Arès tombe sous le sens. Chez vous aussi, c'est évident, et je suis heureux de vous trouver chaque année premier serviteur du Pèlerinage en me disant : "Alain pourrait ne pas être là. Je pourrais ne pas être là. Nous ne serions pas pour autant perdus. Ma conscience est un Dieu qui comme Dieu fait ce qu'elle veut ; sa conscience est aussi un Dieu Qui fait ce qu'Il veut. Notre présence ici est un acte gratuit. Si nous ne venions pas prendre le Feu nous serions aussi sauvés, puisque nous sommes pénitents, et ce Salut serait gratuit.
Chacun est un Dieu s'il est un être de Bien comme Dieu, c'est tout ce qui tombe sous la logique de la Parole d'Arès. Voilà aussi pourquoi nous ne savons pas plus ce qu'est la conscience de chacun que nous ne savons où est Dieu. Il est Tout du Bien et Il est partout ; elle est tout du bien et elle est partout. Alors, de ce fait, nous ne sommes évidemment pas une religion.
La foi est une tâche rigoureuse de Bien que dicte à chacun et chacune sa conscience. Pour cette raison on ne trouve nulle part dans la Parole de description totale du Bien. Le Sermon sur la Montagne décrit quelques actes de Bien, mais on sent — comme on sent Dieu — qu'il pourrait se conclure par "ad libitum", c'est-à-dire "à volonté, sans limitation pourvu que ce soit le Bien." Le Bien ne peut pas être une religion, parce que le Bien pour une conscience ressemble généralement au Bien pour une autre conscience mais n'est jamais vraiment le même. Quel thermomètre, quel baromètre, quel manomètre peut-il mesurer l'amour, le pardon, la paix ? Aucun. Pourtant l'amour, le pardon, la paix peuvent être partout et c'est pour qu'ils le soient que le Père nous demande de changer le monde (Rév d'Arès 28/7). Ma conscience sent la nécessité de Bien, mais votre conscience, mon frère, en sent nécessairement une autre, même si ces nécessités sont proches. Ces nécessités varient d'un humain à l'autre. Si elles ne variaient pas, il n'y aurait pas de foi ; il n'y aurait qu'une loi.
Le shabbat est un repos brûlamment recommandé par l'Éternel et nos frères juifs le respectent du vendredi au coucher du soleil jusqu'au samedi au coucher du soleil rigoureusement parce que pour eux c'est une loi. Mais pourquoi le samedi ? Pourquoi pas le lundi, le mardi, le mercredi, etc ? Pourquoi pas une fois par mois, une fois par an, selon que chacun compte le temps différemment ? Nous aussi nous respectons le shabbat mais chacun selon son temps. La Beauté (12/3) du shabbat réside justement dans le fait qu'il est libre (10/10). Nos frères juifs ont une religion. Pas nous. Nous, nous avons la Vie.
La définition du Bien exige une perpétuelle redéfinition du Bien, lequel est la nature même de Dieu et comme nous ne savons pas où est Dieu, ou plutôt comme nous savons qu'Il est partout, le Bien a une myriade de formes partout. Une religion a des formes précises. Nous, nous n'avons que le Bien avec une myriade de formes, rien de plus, comme la Vie.
Oui, il faut vraiment changer ce monde.

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12 octobre 2018 (201)
Mais où est Dieu ?

Dans l'Église je croyais faire vivre Dieu devant les fidèles à travers le credo, les prières et tropaires, les signes de croix, attitudes et gestes exacts, la consommation du pain et du vin, bref, dans le respect absolu des dogmes et de la tradition, comme un colonel croit assurer la sécurité de la nation dans l'obéissance de ses soldats "sans hésitation ni mumure", dans le bon maniement d'armes.
Et puis advint ce que je n'aurais jamais attendu :  Jésus et son Message en 1974 puis le Père et son Message en 1977. La Révélation d'Arès ! Tout ce que j'avais cru partit en fumée. Je ne savais plus Qui était et Ce Qu'était Dieu.
Je découvris qu'Il n'était pas le suprême roi, juge et maître du sort, mais le Père trop aimant (Rév d'Arès 12/7), le prodigieux Souffle Qui est tout partout de mes bronchioles à l'immesurable infini, l'inimaginable lien entre Sainteté, Puissance et Lumière, l'Étalé absolu de mes ongles à Tout, à la Vie, dont j'étais depuis ma naissance l'image et ressemblance. Je sus qu'il n'y avait pas Lui en-haut et moi ici-bas, le ver infime (Rév d'Arès 2/10), mais que j'étais un fragment indissociable de sa Force créatrice, maître de mon destin comme Il est Maître du Sien. De là le grand démêlé, encore irrésolu, qu'expose La Révélation d'Arès.

Je me jetai passionnément dans le prophétisme qu'au Nom de Dieu Jésus en 1974 m'avait demandé d'assumer pour résoudre le grand démêlé.
Je ne fus pas long à réaliser que les croyants qui me suivaient restaient beaucoup plus assoiffés de protection et/ou d'épopée mystique que soucieux de devenir les co-créateurs d'un monde spirituellement inachevé ; ils pouvaient devenir les proies de ma passion, faire de moi une icône vénérée. Responsable de leur liberté, car nul n'est bon pénitent sans être libre absolument (Rév d'Arès 10/10), je me réduisis à l'humilité totale pour ne peser sur personne, laisser chacun maître de soi.
Alors, mes frères et sœurs de foi commencèrent à vraiment vivre Dieu, car Dieu n'est conçu ni par les sens, ni par la raison, ni par les sentiments. Dieu est, quand la pénitence La réveille, l'ineffable, insensible mais irrésistible Vie Qui s'étale (Rév d'Arès ii/4) sans discontinuer depuis le moindre atome au fond de l'homme jusqu'à l'infini de l'Univers. Il est vraiment au-delà de tout ce qu'on En dit (Coran 6/100).
Il est la Vie qu'il nous faut retrouver (Rév d'Arès 24/5).

Ciel
Dieu étalé de moi à l'impalpable infini du ciel où flottent des poussières appelées étoiles et planètes

Les religieux ont inventé bien des manières de rendre Dieu présent. Pour remplir le vide creusé par Adam (Rév d'Arès 2/1-5, vii/1-5) entre la Main du Créateur (31/5, 32/2, ii/2, iv/1, vii/3... citée 54 fois) et la main humaine (citée quelque 90 fois dans La Rév d'Arès) les religions ont notamment imaginé églises, synagogues, mosquées, prières, chants, pèlerinages, jeûnes, pour que l'homme conjecture l'Invisible, le grand Manquant. La religion, en fait, n'opère qu'un transfert d'attachement comme on va, par exemple, sur une tombe pleurer père et mère ou vibrer d'émotion avec sœur Blanche dans "Dialogues de Carmélites". Dans l'église c'est de cette façon que je croyais approcher Dieu. Après 1977 je découvris qu'il était Sainteté, Lumière et Puissance (Rév d'Arès 12/4), le Tout-Autre insituable et évanescent dont étaient constitués tant la plus infime de mes cellules et la plus petite bribe de mon esprit que l'illimité cosmos. Ce virage existentiel n'est pas facile à négocier. Il faut le faire avec une humilité absolue ; elle seule permet d'y voir un peu clair.
Le secret du bonheur spirituel : Ne pas se poser de questions sur Dieu. Quand je prie j'ignore s'Il m'écoute, mais sachant qu'Il est aussi en moi, dans mes globules, mes atomes, je sais que puisque je m'entends moi-même Il m'entend Lui aussi en quelque sorte.
Il faut chasser de soi toute foi extatique. Pas d'extase possible devant l'invisible Étalé à l'infini, le Grand Discret, le quasi-Muet, Qui parle à peu près une fois tous les mille ans.
Attachez-vous à Dieu pendant votre vie charnelle, parce que, même s'Il est l'idéale transfigurante Vie (Rév d'Arès 24/5), vous êtes aussi ses image et ressemblance (Genèse 1/26) dans cette vie rampante. Ce qui nous lie à Dieu est affectif, quoiqu'Il nous échappe. La Vie plus l'Amour sont invisibles mais présents. Dites-vous aussi qu'en levant les yeux, la nuit, vous voyez le Tout qu'Il crée sans cesse : Le jour où le soleil est dispersé comme plumes de pavot Je (Moi Dieu) cours encore et je fais mille nouveaux soleils (xxii/12).
Dieu ne fait pas mon destin. C'est moi qui fais mon destin, mais en même temps je fais un peu le Sien.
Mystérieuse Non-dualité !

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