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12 mars 2019 (206)
Pardon
Libération par le pardon

Le pardon seul peut libèrer tout à la fois le pardonneur et le pardonné
et des deux ne plus faire qu'une seule humanité

Il faut mettre fin au cycle de la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9) et commencer le cycle de l'amour (7/5) sans fin. Le pardon est le principal pont entre les deux cycles.

Le problème de la peine de mort est considéré sous de nombreux angles, mais dans le film "La Dernière Marche", que j'ai vu récemment, il m'est apparu sous l'angle le plus rétrograde, celui de l'amour qui se refuse. Or, l'amour, donc le pardon, est la clé du changement et du salut de l'humain. Le film met en scène les parents des jeunes victimes du condamné à mort, des père et mère, qui se déclarent catholiques mais ne respirent que haine et désir de vengeance.
"La Dernière Marche" est un film sur l'échec du "christianisme" d'église, parce que le pardon de toute offense, quelle qu'elle soit, est le Fond même de l'amour, du vrai et pur christianisme, celui du Sermon sur la Montagne.

Le pardon, une grande forceLe pardon des offenses est indissociable de l'amour ou du Bien ; il est donc une composante de la pénitence, laquelle, rappelle La Révélation d'Arès, est l'unique voie du bonheur et du salut personnel (30/11) ou planétaire (28/7). Ainsi la rédemption ne dépend-elle pas de l'obéissance aux exigences d'une religion mais du Bien accompli (35/6).

Je cite continuellement La Révélation d'Arès, il va sans dire, mais je ne la cite pas comme les religions citent leurs propres sources, leurs Écritures ; je ne la cite pas pour désarmer mes frères et sœurs de la Terre, en faire des tremblants, des dociles, mais au contraire pour en faire des créateurs sur les sentiers rocailleux et tortueux qui font d'eux les créateurs de leur propre destin sur les Pas du Père (Rév d'Arès 2/12), et, partant, les cocréateurs du monde et peut-être même de l'Univers, parce que je suis image et ressemblance du Père (Genèse 1/26) ; donc j'ai un lien avec l'Univers. Dans ce cadre, le pardon est existentiel au sens le plus actif et créatif du mot.

Le pèlerin (12/9) fait son ascension conscient qu'il n'est pas limité à la vie terrestre, qui par le péché devient épreuve, douleur, parfois folie, mais il sait que sa brève existence terrestre est comme les rocailles contre quoi il trébuche en montant de la vallée du péché aux Hauteurs du Jour. Au cours de la marche de la vie à la Vie (24/5) chacune des rocailles laissées derrière soi est un préjugé abandonné, une paix faite, une offense pardonnée. L'âme devra peut-être achopper sur d'autres rocailles dans l'au-delà au cours du temps qui la séparera du Jour (31/8) où elle se rhabillera de chair. Ce Jour-là, chacun réalisera que ce qu'il avait cru haïssable et punissable n'avait été que misère de l'existence pécheresse.
Mais la relativité et la brièveté de la misère terrestre peuvent être dès à présent senties par l'homme tendu vers le salut, l'éternité. La perspective du salut n'est refusée à personne, même au fauteur de mal, pour la simple peine d'une pénitence, qui est une joie pour l'homme pieux... plus légère que le joug du riche et du puissant (Rév d'Arès 28/25). Ainsi est relativisé tout mal en ce monde et est pardonnable toute faute, parce que le but est ailleurs. Ce n'est pas le péché qui nous sépare du Père ; à preuve, Jésus puis le Père lui-même qui me parlent à moi un pécheur en 1974 et 1977. Nous sommes pécheurs mais la Lumière nous est renvoyée, les sentiers (25/5) vers les Hauteurs nous sont montrés.

Bien connue est la nature plurivoque du pardon. Il y a le pardon futile ; par exemple, dans le tramway je dis "Pardon !" à ceux que je bouscule. Il y a le pardon créateur ; par exemple au temps où nous vivions seuls à Arès des haineux nous tourmentaient parfois. Si ces "justiciers de la vraie foi" avaient enlevé une de nos filles à la sortie de l'école et nous avaient menacés de la tuer si nous ne déclarions pas officiellement que La Révélation d'Arès était un mensonge, nous avions Christiane et moi décidé de répondre : "La Vérité ne mourra pas par la mort de notre fille, laquelle ne mourra pas davantage. Des anges recueilleront l'enfant et l'emporteront dans la Vie. Nous crierons notre chagrin, mais ne tomberons pas dans le piège de la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9). Nous vous pardonnerons, parce que le mal n'apporte jamais que le malheur et parce que nous espérons que vous trouverez un jour la Lumière."
Il faut pardonner toutes les offenses sans exception.
Pardonner n'est ni oublier ni se livrer au méchant. C'est laisser à tout pécheur, petit ou grand, le temps de la sérénité qui est l'œil de la Lumière. Le retour de la planète à la Vie en dépend.

copyright 2019

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12 février 2019 (205)
Gilets Jaunes   
Réseaux Hertziens France

Réseaux Hertziens de France.
Radio France et France Télévision financées par nos impôts
nous sont inaccessibles. Pas une minute d'antenne ne nous a été
accordée en 45 ans. Par là aussi nous sommes des oubliés.

YouGov, société internationale d'étude de marché basée sur Internet, donne comme résultats de ses sondages en France : Le 30 novembre 2018 83 % des Français et le 11 janvier 2019 74% des Francais trouvaient justifiés le mouvement des Gilets Jaunes. Il y a donc beaucoup de sympathisants des Gilets Jaunes. C'est un courant de mécontentement à revendications multiples ; dans ce courant il me semble opportun de lancer nos radeaux.

Les Gilets Jaunes en général demandent un meilleur sort matériel, rejettent les politiciens incapables de le donner, de sorte que leurs revendications restent politiques, limitées. Nous ne leur reprochons pas, mais nous regrettons l'insuffisance de leur vision, le fait qu'ils ne rejettent pas la civilisation des systèmes, qu'ils ne cherchent pas à changer de vie (Rév d'Arès 30/11), à élever l'homme au-dessus du matérialisme et de la loi du talion, lui redonner sa liberté, son génie. Voilà le dilemme pour des Pèlerins d'Arès apolitiques et à l'écoute du Sermon sur la Montagne : On ne peut servir la Vie (Dieu) et le Matérialisme (Mammon)... La Vie est plus que la nourriture... (Matthieu 6/24-25).
Cependant, frères des Gilets Jaunes, nous devons agir comme recourant nous aussi à Mammon, mais de telle façon qu'un Jour (Rév d'Arès 31/8) nous atteignions l'idéal du Bien en incitant la société à passer matériellement par la meilleure porte qui puisse s'ouvrir sur l'idéal du Bien : La reformation de la France en petites régions souveraines confédérées, parce que la pratique du Bien (amour, liberté, vraie démocracie) à la place de la loi ne peut vraiment se faire que dans des petites unités humaines où les hommes se connaissent bien.

Depuis le XIXème siècle les théories évolutionnistes situent tous les peuples du monde sur une unique ligne de développement allant de l'individualisme à l'étatisme, c.-à-d. à la nation-masse obéissante sous une seule autorité politique et sa loi, une uniformisation considérée comme inévitablement planétaire des institutions politiques, du légalisme, des infrastructures économiques et des lignes philosophiques. On a cru et déclaré que c'était le seul schéma général capable de donner la paix et le bonheur. Erreur ! On découvre que les hommes sont restés très divers. On voit rejaillir inconscient un besoin de dignité, d'individualité, de liberté, un besoin certes instinctif, non formulé, n'osant trop sortir des idées à la mode, qui s'habille d'un gilet jaune et qui, parti d'une protestation contre la surtaxation des carburants, se montre maintenant très diversement moral, philosophique. Pas plus qu'autrefois il ne fut humain de "civiliser les colonisés à coups de fusil" (Camille Pelletan, député de 1881 à 1912), il n'est humain de faire marcher et contrôler de nos jours un peuple à coups de lois appliquées à tout le monde "en bloc", comme dit notre frère Éric D. sur une affiche.

Panneau Rachel Flora Lyon

Panneau préparé par frère Thierry Ms.
pour la manif des Gilets Jaunes à Lyon.

Il n'est pas plausible que la parole libérée des Gilets Jaunes soit bientôt entendue par des élus aux projets jacobins, centralisateurs, légalistes. Les Gilets Jaunes peuvent vite obtenir quelques miettes pour grossir leur pain quotidien, c'est bien, mais ils s'en fatigueront sans tarder, parce que rien de fondamentalement humain ne peut renaître d'un mouvement social qui d'épisodique et limité ne deviendrait pas durable et extensif. Un échange de vues constructif n'a pas de sens entre une humanité "réflexive sur soi-même", disait Fénelon, et un pouvoir inflexible par nature, serait-il révolutionnaire, s'il ne fait pas lentement peau neuve et n'assouplit pas peu à peu une pensée depuis longtemps durcie comme cuir. Le "je pense, donc je suis" cartésien n'a de sens que si la pensée est souple, vivante, créatrice.
La surdité est la conséquence de la politique, quand les élus qui contestent les Gilets Jaunes ont la conviction profonde qu'eux seuls voient clair et qu'il faut suivre les us "républicains". La grave sècheresse de vision et le jingle des politiques, bêtes ou intelligents, impérieux ou gentils, depuis des temps immémoriaux marquent le discours des réglemen­tateurs. Emmanuel Macron qui, quoique jeune, ne voit pas qu'il a les pieds pris dans les strates fossiles, ne fait que défendre la place que lui a donnée le système électoral ; il objurgue contre les Gilets Jaunes les appelant "forces du monde ancien", ce qui ne veut rien dire. Ancien peut signifier périmé, vaincu, ou désigner un très lointain bonheur oublié mais récupérable. Ce qu'Emmanuel Macron croit un mal est en réalité un bien, une ancienneté noble, digne, celle de l'homme fondamental, sage, libre, patient, qui ressurgit. Ici commence l'abîme, dont personne ne peut dire qui le comblera sauf des hommes bien avisés, dont les Pèlerins d'Arès qui savent que la pénitence, le lent retour au Bien prescrit par La Révélation d'Arès, effectuera ce comblement. Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2).

Les Français donnent leurs opinions sur l'ISF, l'allocation-chômage, la laïcité, la politique migratoire, etc., semblant ainsi affirmer que l'intelligence collective vaut mieux que celle des technocrates, mais il ne s'agit là que de points circonstantiels, pas de Fond. Ce que beaucoup d'entre eux veulent sans le dire, parce que c'est indicible en termes administratifs et même en termes scientifiques, c'est le bonheur. Ils ressentent sous leur gilet jaune cet inexprimable émoi, face auquel les poètes eux-mêmes sont sans mot, cet indescriptible émoi naturel que ressentent parents et enfants, époux et épouses, amants et amantes, en s'étreignant. Oh ! si vous leur dites ça, ils protestent, parce qu'ils mettent encore leur fierté dans la rationalité. Mais moi je vous dis que ce qu'ils cherchent c'est l'intense vie. C'est pour ça qu'ils s'activent à défiler, porter des pancartes, voire casser ici et là. Le problème du Gilet Jaune est le même que celui du politique auquel il s'oppose, c'est l'incapacité à retrouver la profonde réalité de l'être. À la différence du politique, toutefois, il cherche en s'agitant, en criant, en cassant quelquefois, quelque chose d'enfoui que seule la pioche de son cœur peut déterrer et que ne peuvent ou ne veulent voir ni les pouvoirs ni leur police.

Non seulement, comme c'était à prévoir, le gouvernement, les grands partis et syndicats, autrement dit ceux qui fabriquent l'opinion noyautent déjà les Gilets Jaunes et faussent la plainte initiale des oubliés, mais de toute façon aucun débat sur le référendum IC (d'initiative citoyenne), aucune des revendications sociales ou salariales ne résoudra la question du bonheur, parce que — c'est le message central de La Révélation d'Arès —, la solution ne sortira pas d'une décision politique législative, mais de la pénitence de chaque individu concerné. Bref, il y a cent raisons pour que la France qui va de l'avant, qui veut changer sa vie (Rév d'Arès 30/11) et la France qui trône sur la loi et l'autorité ne s'entendent jamais sur ce point aussi longtemps qu'il s'agira de 67 millions d'habitants. Il faut faire éclater la France, et plus tard le monde, en petites souverainetés confédérées. M. Macron fit, dans ses discours électoraux, la promesse d'apporter une "révolution", un  mot dont il avait fait le titre de son  livre-programme, mais il n'ira jamais jusqu'à faire de la République une Confédération. La route à parcourir jusque là sera donc longue : Quatre générations ne suffiront pas (24/2).
Alors, allez-vous demander, si le mouvement des Gilets Jaunes doit échouer, à quoi nous sert-il de le suivre ? Je réponds : Parce que, dans la course au bonheur, le Créateur, donc notre Assemblée, a la solution la plus importante, pour simple qu'elle soit, à proposer. Aussi, pour l'heure, se mêler aux Gilets Jaunes nous permet d'être un peu mieux connus, nous les grands inconnus, et d'apporter notre pierre à un mouvement parti des profondeurs de l'humain. Cela nous permet une petite avancée. La locomotive qui tirera le monde hors du péché et lui permettra de sortir du tunnel, d'arriver à la Lumière, c'est nous, mais le rail à suivre est très long. Nous sommes encore dans le noir du tunnel, une petite avancée vers la Lumière ne peut pas nous faire de mal. Commencer d'inciter les gens à l'amour et à la liberté, également de répandre l'idée de faire éclater la France en petites souverainetés à l'instar des Cantons de la Confédération Helvétique, est nécessaire. Ces idées feront peu à peu leur chemin. N'oublions jamais que c'est seulement dans des petites sociétés que la pénitence pourra un jour être vécue populairement et redonner le bonheur à l'humanité.

copyright 2019

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15 janvier 2019 (204)
Les cailloux du Petit Poucet

Aujourd'hui 45ème anniversaire de l'Apparition de Jésus à Arès et 74ème anniversaire de sœur Christiane.
Ceci étant,

Le Père s'exprime comme le Petit Poucet sème ses cailloux. Qui les voit ?
On croit qu'il suffirait que Jésus apparût et parlât, puis que le Père Lui-même s'exprimât et qu'alors oust ! chassées seraient toutes les vieilles marottes !
"Mais non, mais non !"
Les yeux du siècle sont ceux de milliards d'ogres incapables de voir les cailloux du Petit Poucet. Les idées restent collées aux clichés comme l'égarement reste fatal dans la forêt profonde.
"Nous n'avons pas de dogme, pas de chef, pas de loi, pas de prière imposée, chacun de nous aime, pardonne, est libre de tous préjugés ; nous ne sommes pas une religion," dites-vous au quidam de rencontre et c'est vrai. Or, il vous répond: "Mais vous croyez en Dieu ! Vous êtes une religion." Vous répondez, croyant triompher : "Non, nous ne sommes même pas obligés de croire en Dieu (Rév d'Arès 28/12)." Baste, gros malins ! Il arrivera toujours un moment où le quidam nous demandera quelque chose comme : "D'où vient La Révélation d'Arès ?" et nous devrons répondre : "D'un événement surnaturel." Alors il nous enverra un : "Vous voyez bien que vous êtes une religion !"

Chat
Le chat voit-il un photographe ?
Non, il ne fait que penser, "Tiens, un bipède !"

Le Vrai et la Vie sont comme les cailloux du Petit Poucet imperceptibles au tout-venant.
Nos espérances sont réduites à une religion, parce que nous n'acceptons pas que soit vide l'Invisible, étroit l'Infini, que soit enterré l'amour du prochain, que nous apportions une réponse au nihilisme métaphysique et parce que tout ça reste indécrottablement religieux pour le commun de la rue.
Apôtres, nous parlons de revenir du mal au bien par l'amour, le pardon, la paix et l'intelligence du cœur libre de tous préjugés, mais nos auditeurs sentent tôt ou tard que nous tenons ces mots et les idées qu'ils désignent d'immatériel Esprit ou Souffle et là, nous sommes cuits dans la bonne vieille cocotte, où mijote depuis l'antiquité le même mironton, la religion. Comment expliquer sur l'instant qu'on peut être croyant sans être religieux, prier sans être dévot, être relié au Créateur sans être mystique, certifier qu'existe la vie après la mort sans être cul-bénit ? C'est encore impossible, mais ça viendra. Pour l'heure on nous rejette virtuellement comme nos frères juifs ou musulmans rejettent le cochon.

Pourtant de la religion comme des comportements qui s'y moulent nous ne voulons plus. Parce que la religion, quelle qu'elle soit, est système de dogme(s), loi(s), obligation(s), habitude(s), préjugés, culture, parfois hiérarchie ; elle brise les création et progrès continus de soi, qui est le propre de l'humain, image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26). D'un tel carcan La Révélation d'Arès nous libère. Prier pour nous est aussi naturel que penser, aimer son prochain aussi naturel qu'aimer la chaleur ou la lumière du soleil, mourir est aussi naturel que passer à la Vie.
La brève existence terrestre est le court tremplin, quelques décennies de chair, vers la Vie (Rév d'Arès 24/5). La chair n'est qu'une étape de la naissance. Chaque humain naît chenille dans les entrailles de sa mère, puis devient cocon — sa vie terrestre — où Dieu ou le Père-Mère, ou la Vie, ou le Tout met à mûrir un de Ses Atomes. Il s'envolera, danaus sublimé, vers la Vie, l'Infini, par la porte qu'on appelle communément mort et que nous appellerons passage, libération, vraie naissance.
Pas la religion, la Vie, c'est tout.

En l'étroite coquille qu'est ce monde le vocabulaire est rabougri, très pauvre, l'horizon de l'homme minuscule, le registre d'idées ridicules, le ciel étroitement logé dans l'exigu œil humain, auquel on met un C majuscule pour le sacraliser. Piètre illusion. Le Père-Mère est en fait aussi naturel que l'herbe des champs. Comment sortir de la triste restriction née des concepts du pauvre Adam ?
Peut-être, par exemple, en dépassant la religion, en disant : "Une religion ? Nous sommes beaucoup plus que ça. Les petits cailloux que le Père a par La Révélation d'Arès mis dans nos poches pour baliser nos sentiers nous conduisent beaucoup plus loin, à la Vie, parce que la Vie n'a jamais commencé, ne finira jamais, et nous pour des raisons que nous ignorons nous ne sommes qu'un très bref épisode, charnel, de cette Vie.
Peut-être aussi en répondant : "Religion ? Non, c'est dépassé. Pour nous il n'y a pas Dieu d'un côté, l'humain de l'autre, Dieu et l'humain ne font qu'Un. Nous reprenons l'enseignement de Jésus qui était de refaire du monde la patrie de l'amour, uni à l'Amour Qui soude ensemble l'Univers et tout ce qui s'y trouve. Être homme, c'est dans le cœur et dans la tête, ce n'est pas sur des registres, des papiers, des diplômes, des titres, des pierres tombales."
Des moyens de remplacer la religion par l'amour, il y en a sûrement d'autres.

La Révélation d'Arès, la Voix du Ciel, parle de retrouver la Vie (24/5), non la religion.

copyright 2019

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19 décembre 2018 (203) 
le blog de Léonidas

Hier matin, 18 décembre 2018, ma boîte de commentaires était vide. Aucune nouvelle déclaration d'assidue fidélité à mon blog ne faisait suite à mon message 202C44 du 4 décembre.
Je m'étais fixé comme limite de réflexion le jour où je trouverais tari le petit filet de déclarations d'assidue fidélité à mon blog. J'y étais. J'avais vu la part du feu. Quelques tardives déclarations de fidélité viendront encore ensuite ; ce sera la part des braises. Le silence quant à lui est-il la part des cendres ? Oui et non, parce que j'étais cendre quand Jésus en 1974 me visita et il mit le Feu à ce qui était mort en moi. Tout peut donc renaître, rien n'est jamais désespéré, même la mort ne l'est pas, puisque nos âmes volent comme les grands migrateurs d'étoile en étoile en attente du Jour (Rév d'Arès 31/8) où la Création s'achèvera.

Léonidas

Léonidas et 300 des siens arrêtent aux Thermopyles
la vaste armée du plus puissant empire d'alors :
la Perse de Xerxès 1er.
Moi et 300 Pèlerins d'Arès nous vaincrons le plus
puissant empire de notre temps : le péché
au fond de l'humain et le Mal auquel il contribue.

J'ai donc eu deux semaines pour réfléchir au fait que j'avais découvert à Paris le 30 novembre, le fait que ce n'était pas par mon blog, comme je m'étais hasardé à l'espérer, que je gravais dans le cœur de mes frères ma ligne de pensée. La question se repose, alors, à moi une fois de plus : Comment garder le contact avec mes frères et sœurs ?
Ceux et celles qui ne me lisent pas ne sont pas en faute. Les Pèlerins d'Arès ne sont pas plus obligés de lire ou d'écouter le prophète, ses livres, ses causeries, son blog, qu'ils ne sont obligés de prier, de faire le Pèlerinage, etc., puisqu'il n'y a plus sur terre, depuis que la pensée d'Adam y remplace celle du Père, aucune loi (Rév d'Arès xix/24) qui vaille d'être obéie. C'est pourquoi La Révélation d'Arès réveille la conscience tellement supérieure à la soumission. C'est du Jour (31/8) et de la Loi qui sera (28/8) que nos consciences ont faim, mais sans se nourrir elles n'avanceront que très lentement, peut-être trop lentement avant que ne survienne le péché des péchés (38/2).
J'ai compris que demeure le problème de la prophétisation, c.-à-d. de l'engendrement de prophètes par le prophète. Vieillissant et isolé, je ferai ce que je pourrai pour aider, si l'on souhaite mon aide que mon isolement et mon âge m'obligent à donner si mal, mais j'ai compris que l'action de mon blog ne saurait être centrale.

Comme Dieu je prends les hommes comme ils sont, non comme je souhaiterais qu'ils soient.
Environ 200 frères et sœurs ont en deux semaines répondu à mon déconcertement et peut-être quelque 100 de plus y répondront qui n'ont pas pu me répondre vite pour des raisons irrépressibles.
Soit quelque 300 en tout ! Ça paraît peu.
Mais c'est Léonidas et ses 300 Spartiates aux Thermopyles !
C'est assez pour triompher du péché.
Quant aux autres je les aime tout autant, et je promets de ne plus être déçu. La déception, je le découvre aussi, est un vilain et bête péché. La sagesse hindoue dit : "Veux-tu savoir ce que quelqu'un a dans le cœur ? Vois comment il se comporte avec ceux qui ne lui donnent rien ou peu."

Je poursuis mon blog et j'écrase ma propension, déraisonnablement grandie en moi depuis quelques années, à penser que ce blog était le bon moyen d'enseigner en continu mes frères du petit reste et particulièrement leurs coordinateurs. J'ai compris mon erreur ; rien ne permet d'échapper ni aux vacillements des mille façons dont est compris ou ressenti le dit ou l'écrit de quiconque ni au désordonnement des rythmes humains.
Je ramène ainsi ce blog à ce qu'il était à son origine : strictement personnel. Au reste, sa définition est affichée sur la page index depuis 2006 : "Un blog est un mémoire non périodique, un journal de l'âme. Dans celui-ci le témoin de La Révélation d'Arès, Michel Potay, note ce que l'actualité du monde ou de la fraternité arésienne, la vie arésienne ou seulement ses pensées lui inspirent." Ceci n'est que le blog d'un pénitent, d'un homme qui combat en lui-même le tentateur qu'il est autant qu'il est l'ange, un pénitent qui n'est le chef de personne (Rév d'Arès 16/1), qui ne commande pas (36/19), qui n'est rien d'autre que la parole qui est la Parole (xxxi/10), parole et Parole qui n'ordonnent rien à personne, qui attendent seulement d'être entendues. Chacun fait le mal qu'il veut, en pâtit et rend le monde un peu plus mauvais qu'il n'est, ou fait le bien qu'il veut, se sauve et contribue à changer le monde en bien (28/7). Mes frères proches, moins proches ou même ennemis pensent de ce blog tout ce qu'ils sont libres (10/10) de penser.
Un blog comme tout langage est une sorte de toile d'araignée dans quoi l'auteur comme le lecteur peut être pris comme une mouche. L'araignée — la pensée — l'encoconne. Chaque mouche est prise dans les fils des mots et des phrases tels qu'elle les comprend et que les autres comprennent autrement dans leurs cocons respectifs. Nietzsche, je crois me souvenir, compara le langage à un columbarium romain, que chaque visiteur ou utilisateur voit à sa façon en scellant dans une niche parmi les milliers de niches le sens en lui fixé de chaque mot ou de chaque expression comme une urne funéraire. Or, le Vrai est tout le contraire ; il fait exploser le colombarium, les niches partent en poussière, en fumée, en vapeur avant l'Aurore (Rév d'Arès xix:18). Dans La Révélation d'Arès les mots sont inenfermables et flottants. Si la Parole d'Arès dit pénitence, c'est parce qu'il n'y a pas en français d'autre mot pour désigner le pont qui fait passer du mal au bien, mais cet abrégé fait que l'auteur et les lecteurs le comprennent chacun à sa façon ; le prophète Mikal essaie seulement de le mieux circonscrire, mais qui écoute les prophètes ? La définition d'un mot n'est pas une explication ; ce n'est qu'une idée. La Révélation d'Arès, que je confirme exacte quand à l'énoncé — y compris l'énoncé des mots entre parenthèses dans Le Livre, irremplaçables et inescamotables —, n'est pas construite autrement qu'une suite de concepts et de perspectives. C'est une architecture vivante, modulante, musicale même, ce n'est pas un cimetière comme l'est l'intellection du grammairien ou du théologal ou la science, que la Parole qualifie de vaniteuse (33/8).
On peut lire le blog par le commencement, la fin ou le milieu, on y entrera par n'importe où. On peut ne pas le lire. La Révélation d'Arès nous fait vivre dans l'incertitude :  Qui peut savoir qui est sauvé qui n'est pas sauvé ? (Rév d'Arès 11/3). Certains ont trouvé que des commentaires sont "trop longs", "pénibles à lire", etc. Eh bien ! qu'ils ne les lisent pas ! C'est sans importance, s'ils sont pénitents, s'ils vivent selon le Sermon sur la Montagne, en aimant, en pardonnant, en faisant la paix, en cherchant l'intelligence du cœur, en se voulant libre de tous préjugés.

À tous je souhaite un beau Noël d'espoir !

copyright 2018

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17 novembre 2018 (202)
Pas la religion, la Vie  

Notre société légaliste a horreur de l'inclassable. Elle nous classe impérieusement, nous Pèlerins d'Arès, parmi les religions, parce qu'elle classe religion toute société qui considère la vie douloureuse et mortelle comme passagère et affirme que l'humain appartient à une Vie immortelle vers laquelle il va ou revient, et dont les membres par la pensée et par la prière s'évadent des perspectives du monde immédiat.

Dans quelle religion classer Noé ou d'Abraham ? Aucune. Ils n'appartenaient à aucun système organisé avec dogmes et règles. Dieu leur parlait et ils vivaient selon Lui. C'est notre cas avec La Révélation d'Arès.
Pourquoi a-t-on inversement classé Spinoza parmi les athées ? Il n'est pas athée, il est inclassable. Inclassables sont de même tous les humains, plus nombreux qu'on ne croit, muets de peur ou de respect humain, mais intimement libres (Rév d'Arès 10/10) comme nous qui affirmons, comme l'affirme le Créateur, que l'homme fut créé pour jouir de la Vie sans pouvoirs ni lois au-dessus de lui.
Le passage à la liberté spirituelle, que prêchait Jésus et que prêche La Révélation d'Arès, restera inaccompli aussi longtemps qu'un nombre suffisant de pénitents n'aura pas retrouvé la Vie (Rév d'Arès 24/5), l'autonomie totale sur la base de l'amour, non de la loi, dans une unanime grandeur d'âme : la polone (xxix/12-13). Redeviendra le poulain agile libre de... tous ceux qui tirent bénéfice de le dompter et de l'atteler (10/10) l'humanité qui contrebalancera le gros poids des impénitents (13/4, 27/7). Le contrepoids nécessaire, appelé pénitence dans La Révélation d'Arès, est fait d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence libre de tous préjugés. Le contrepoids, c'est en somme le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7) une fois accompli (35/6).

L'homme et l'infini

L'homme et l'Amour Infini dont il émane. C'est tout.

Une religion (culte, confession, etc.), quelle qu'elle soit, a des spécificités qu'ignorent La Révélation d'Arès et les Pèlerins d'Arès. Non seulement La Révélation d'Arès, qu'on pourrait appeler Le Souffle Renvoyé à Arès, et son prophète ne fondent pas de religion, mais ils libèrent l'homme de la religion, tout comme Bouddah, Jésus et d'autres témoins du Souffle ont toujours libéré l'homme de la religion. C'est la libre (Rév d'Arès 10/10) Vie absolue qu'il faut retrouver (24/5).

Nous avons la foi, mais pas de religion. Chez nous les actes pieux : foi, pénitence, apostolat, prière sont librement aimés ; aucun d'eux n'est obligatoire.
Nous aimons, étant miroirs de l'Amour du Père.
Être tendus vers la Vie est notre seule logique d'être.
Être ! Ce n'est pas ce que l'homme croit mais ce que l'homme est qui sauve l'homme des ténèbres où il s'enfonce sans cesse.
Les religions sont des systèmes qui ont volé à la foi ses grands moteurs pour concocter leurs dogmes, lois, règles, cultures et se faire craindre. Elles sont tout le contraire de la liberté absolue (Rév d'Arès 10/10) que projettent sur l'homme la Sainteté, la Puissance et la Lumière (12/4), lesquelles étant à Dieu sont sublimement libres comme furent créés libres Ses Images et Ressemblances, les hommes (Genèse 1/26-27). Chaque religion promet à ses fidèles la Miséricorde (16/15), mais Dieu l'accorde même aux incroyants. De plus, la religion ne change pas l'homme, parce que seul l'homme peut se changer (30/11). Or, c'est là tout le problème : La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7).

Il est probable que sur La Révélation d'Arès la religion, juive, chrétienne, musulmane et d'autres, toujours expertes en réinterprétation, s'installera quand même, mais c'est justement pour garder face au concasseur religieux un noyau incassable de Pèlerins d'Arès purs que le Père me demande de rassembler le petit reste (Rév d'Arès 24/1). C'est le petit reste le fer de lance de la pénitence qui fera disparaître la religion et ses dogmes censés donner le salut par le seul fait d'y croire et d'obéir à ses règles. Le petit reste enseignera qu'il n'y a de parenté avec le Père que la conscience quand elle retrouve par la pénitence son image et ressemblance avec Lui (Genèse 1/26-27). Seul l'amour ranime au fond des aimants et des aimés la Vie, laquelle par le langage ne peut pas être expliquée.

Voici ma réponse à notre frère Alain Le B. dans la page de commentaire #201 du présent blog. Écrite d'un seul jet, elle dit, avec d'autres mots, que nous ne sommes pas les hérauts de la religion, mais les hérauts de la Vie :

Il n'y a rien qui ne soit chez nous obligatoire ; tout n'y est qu'exigence de la conscience. Ainsi le Pèlerinage n'est-il pas obligatoire. Le Père me dit : Appelle les frères et les frères : "Viens prendre le Feu !" (Rév d'Arès xLi/7), mais il n'ajoute pas : Et ceux qui ne viendront pas seront punis. Il dit seulement : Appelle ! Et le frère vient ou ne vient pas, ce n'est pas une obligation. C'est seulement une exigence de sa conscience et il est sauvé si tout bonnement il est un humain de Bien, un pénitent, ce qui n'est pas non plus une loi, mais une logique.
La logique, c'est quoi ? C'est : Si j'ai faim je mange ou si je ne mange pas je finis par mourir de faim. C'est tout. Voilà pourquoi vous êtes, frère Alain, le premier serviteur de notre Pèlerinage, qui n'a rien d'obligatoire, qui n'est qu'une exigence de la logique de La Révélation d'Arès que suit votre conscience. Voilà pourquoi je tiens moi-même à faire mon pèlerinage, à être là chaque jour du 21 juin au 15 août. Je pourrais ne pas le faire.
Chez moi suivre la logique de La Révélation d'Arès tombe sous le sens. Chez vous aussi, c'est évident, et je suis heureux de vous trouver chaque année premier serviteur du Pèlerinage en me disant : "Alain pourrait ne pas être là. Je pourrais ne pas être là. Nous ne serions pas pour autant perdus. Ma conscience est un Dieu qui comme Dieu fait ce qu'elle veut ; sa conscience est aussi un Dieu Qui fait ce qu'Il veut. Notre présence ici est un acte gratuit. Si nous ne venions pas prendre le Feu nous serions aussi sauvés, puisque nous sommes pénitents, et ce Salut serait gratuit.
Chacun est un Dieu s'il est un être de Bien comme Dieu, c'est tout ce qui tombe sous la logique de la Parole d'Arès. Voilà aussi pourquoi nous ne savons pas plus ce qu'est la conscience de chacun que nous ne savons où est Dieu. Il est Tout du Bien et Il est partout ; elle est tout du bien et elle est partout. Alors, de ce fait, nous ne sommes évidemment pas une religion.
La foi est une tâche rigoureuse de Bien que dicte à chacun et chacune sa conscience. Pour cette raison on ne trouve nulle part dans la Parole de description totale du Bien. Le Sermon sur la Montagne décrit quelques actes de Bien, mais on sent — comme on sent Dieu — qu'il pourrait se conclure par "ad libitum", c'est-à-dire "à volonté, sans limitation pourvu que ce soit le Bien." Le Bien ne peut pas être une religion, parce que le Bien pour une conscience ressemble généralement au Bien pour une autre conscience mais n'est jamais vraiment le même. Quel thermomètre, quel baromètre, quel manomètre peut-il mesurer l'amour, le pardon, la paix ? Aucun. Pourtant l'amour, le pardon, la paix peuvent être partout et c'est pour qu'ils le soient que le Père nous demande de changer le monde (Rév d'Arès 28/7). Ma conscience sent la nécessité de Bien, mais votre conscience, mon frère, en sent nécessairement une autre, même si ces nécessités sont proches. Ces nécessités varient d'un humain à l'autre. Si elles ne variaient pas, il n'y aurait pas de foi ; il n'y aurait qu'une loi.
Le shabbat est un repos brûlamment recommandé par l'Éternel et nos frères juifs le respectent du vendredi au coucher du soleil jusqu'au samedi au coucher du soleil rigoureusement parce que pour eux c'est une loi. Mais pourquoi le samedi ? Pourquoi pas le lundi, le mardi, le mercredi, etc ? Pourquoi pas une fois par mois, une fois par an, selon que chacun compte le temps différemment ? Nous aussi nous respectons le shabbat mais chacun selon son temps. La Beauté (12/3) du shabbat réside justement dans le fait qu'il est libre (10/10). Nos frères juifs ont une religion. Pas nous. Nous, nous avons la Vie.
La définition du Bien exige une perpétuelle redéfinition du Bien, lequel est la nature même de Dieu et comme nous ne savons pas où est Dieu, ou plutôt comme nous savons qu'Il est partout, le Bien a une myriade de formes partout. Une religion a des formes précises. Nous, nous n'avons que le Bien avec une myriade de formes, rien de plus, comme la Vie.
Oui, il faut vraiment changer ce monde.

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12 octobre 2018 (201)
Mais où est Dieu ?

Dans l'Église je croyais faire vivre Dieu devant les fidèles à travers le credo, les prières et tropaires, les signes de croix, attitudes et gestes exacts, la consommation du pain et du vin, bref, dans le respect absolu des dogmes et de la tradition, comme un colonel croit assurer la sécurité de la nation dans l'obéissance de ses soldats "sans hésitation ni mumure", dans le bon maniement d'armes.
Et puis advint ce que je n'aurais jamais attendu :  Jésus et son Message en 1974 puis le Père et son Message en 1977. La Révélation d'Arès ! Tout ce que j'avais cru partit en fumée. Je ne savais plus Qui était et Ce Qu'était Dieu.
Je découvris qu'Il n'était pas le suprême roi, juge et maître du sort, mais le Père trop aimant (Rév d'Arès 12/7), le prodigieux Souffle Qui est tout partout de mes bronchioles à l'immesurable infini, l'inimaginable lien entre Sainteté, Puissance et Lumière, l'Étalé absolu de mes ongles à Tout, à la Vie, dont j'étais depuis ma naissance l'image et ressemblance. Je sus qu'il n'y avait pas Lui en-haut et moi ici-bas, le ver infime (Rév d'Arès 2/10), mais que j'étais un fragment indissociable de sa Force créatrice, maître de mon destin comme Il est Maître du Sien. De là le grand démêlé, encore irrésolu, qu'expose La Révélation d'Arès.

Je me jetai passionnément dans le prophétisme qu'au Nom de Dieu Jésus en 1974 m'avait demandé d'assumer pour résoudre le grand démêlé.
Je ne fus pas long à réaliser que les croyants qui me suivaient restaient beaucoup plus assoiffés de protection et/ou d'épopée mystique que soucieux de devenir les co-créateurs d'un monde spirituellement inachevé ; ils pouvaient devenir les proies de ma passion, faire de moi une icône vénérée. Responsable de leur liberté, car nul n'est bon pénitent sans être libre absolument (Rév d'Arès 10/10), je me réduisis à l'humilité totale pour ne peser sur personne, laisser chacun maître de soi.
Alors, mes frères et sœurs de foi commencèrent à vraiment vivre Dieu, car Dieu n'est conçu ni par les sens, ni par la raison, ni par les sentiments. Dieu est, quand la pénitence La réveille, l'ineffable, insensible mais irrésistible Vie Qui s'étale (Rév d'Arès ii/4) sans discontinuer depuis le moindre atome au fond de l'homme jusqu'à l'infini de l'Univers. Il est vraiment au-delà de tout ce qu'on En dit (Coran 6/100).
Il est la Vie qu'il nous faut retrouver (Rév d'Arès 24/5).

Ciel
Dieu étalé de moi à l'impalpable infini du ciel où flottent des poussières appelées étoiles et planètes

Les religieux ont inventé bien des manières de rendre Dieu présent. Pour remplir le vide creusé par Adam (Rév d'Arès 2/1-5, vii/1-5) entre la Main du Créateur (31/5, 32/2, ii/2, iv/1, vii/3... citée 54 fois) et la main humaine (citée quelque 90 fois dans La Rév d'Arès) les religions ont notamment imaginé églises, synagogues, mosquées, prières, chants, pèlerinages, jeûnes, pour que l'homme conjecture l'Invisible, le grand Manquant. La religion, en fait, n'opère qu'un transfert d'attachement comme on va, par exemple, sur une tombe pleurer père et mère ou vibrer d'émotion avec sœur Blanche dans "Dialogues de Carmélites". Dans l'église c'est de cette façon que je croyais approcher Dieu. Après 1977 je découvris qu'il était Sainteté, Lumière et Puissance (Rév d'Arès 12/4), le Tout-Autre insituable et évanescent dont étaient constitués tant la plus infime de mes cellules et la plus petite bribe de mon esprit que l'illimité cosmos. Ce virage existentiel n'est pas facile à négocier. Il faut le faire avec une humilité absolue ; elle seule permet d'y voir un peu clair.
Le secret du bonheur spirituel : Ne pas se poser de questions sur Dieu. Quand je prie j'ignore s'Il m'écoute, mais sachant qu'Il est aussi en moi, dans mes globules, mes atomes, je sais que puisque je m'entends moi-même Il m'entend Lui aussi en quelque sorte.
Il faut chasser de soi toute foi extatique. Pas d'extase possible devant l'invisible Étalé à l'infini, le Grand Discret, le quasi-Muet, Qui parle à peu près une fois tous les mille ans.
Attachez-vous à Dieu pendant votre vie charnelle, parce que, même s'Il est l'idéale transfigurante Vie (Rév d'Arès 24/5), vous êtes aussi ses image et ressemblance (Genèse 1/26) dans cette vie rampante. Ce qui nous lie à Dieu est affectif, quoiqu'Il nous échappe. La Vie plus l'Amour sont invisibles mais présents. Dites-vous aussi qu'en levant les yeux, la nuit, vous voyez le Tout qu'Il crée sans cesse : Le jour où le soleil est dispersé comme plumes de pavot Je (Moi Dieu) cours encore et je fais mille nouveaux soleils (xxii/12).
Dieu ne fait pas mon destin. C'est moi qui fais mon destin, mais en même temps je fais un peu le Sien.
Mystérieuse Non-dualité !

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