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6 juin 2019 (209) 
Pèlerinage 2019 

En 2018 une nouvelle salle de prière a été bâtie au sud du narthex. Elle prolonge la salle de prière de la Maison de la Sainte Parole historique ; la surface offerte aux priants a pratiquement doublé. Un nouveau clocher latéral double l'ancien dont le poids et le balancement des cloches ont ébranlé le mur nord qui devra être consolidé, mais ce nouveau clocher ne fonctionne toujours pas, les cloches neuves livrées étant désaccordées.
Quelques finitions sont encore en cours.

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Jésus

Cette icône à une ressemblance avec le Bon (Jésus)
apparu à Arès (Gironde) du 15 janvier au 13 avril 1974

La Révélation d'Arès, Parole du Créateur, n’a ni Dieu ni la religion pour propos.
Son propos est l’homme du temps qui vient (30/13), la pénitence (16/17) et la Vie (24/3-4).
Que la Parole fût donnée par Isaïe vers 760 av. JC.,
ou par Jésus en l’an 30 en Galilée (Palestine) ou en 1974 à Arès (France),
ou  par Muhammad en l’an 700 en Arabie,
ou  parle Père Lui-même en 1977 à Arès (France),
deux humains ne la comprennent jamais de la même façon.
C'est pourquoi le Créateur fait du Pèlerinage d'Arès un temps de dépassement,
d’oubli des différences, de repli sur le Fond des Fonds (xxxiv/6) ou sur l'essentiel, d'amour,
un Lieu où les diverses façons de comprendre et de prier disparaissent sous la Vie.

Le petit oiseau du Ciel

Pèlerin en détresse (Rév d'Arès 12/9), écoute !
  Tout petit ou même invisible, l'Oiseau du Ciel te traînera,
peut-être inconscient, jusqu'au Saint Lieu d'où Il lança
au monde son Cri (Rév d'Arès 23/2, 28/11) en 1977.
Le Créateur S'est fait à Arès inaperçu comme l'oiseau
dans l'arbre, mais Ce qu'Il a Crié peut changer ta vie
et même changer le monde :
"Viens prendre le Feu (Rév d'Arès xLi/7)."
Ce n'est pas la religion, c'est le Feu du Bien en toi
qui chassera le Mal.





Le Pèlerinage d'Arès comme La Révélation d'Arès
n'appar­­tiennent à aucune religion.
Les mots tenus pour fondateurs du Pèlerinage furent
prononcés par le Créateur le 22 novembre 1
977 :

Révélation d'Arès xLi/1. Je suis ici.
2. Tu y viens, les frères y viennent.
3. La lèvre prend le Feu dans Ma Main.
4. Le front brûle.
5. Le Feu entre dans l’homme.
6. L’aragne [l’araignée] sucerait-elle le Feu ?
7. Appelle les frères et les frères : "Viens prendre le Feu !
8. "Quand ton pied descendra, ton cri s’envolera haut."
9. Quarante pas nouent Ma Force et Ma Faveur où le front frappe
la pierre, où l’œil pleure comme ton œil pleure,
10. où les piques de Mon Feu percent le mal
11. Ma Main blesse l’homme, l’homme vit,
12. sa main élargie monte à Mon Bras.
13. Ici la main d’homme prend Ma Main

Chaque année, le frère Michel, qui aura 90 ans le 11 juillet 2019, fait son pèlerinage à Arès pour revivre l'Événement surnaturel dont il fut témoin là en 1974 et en 1977 et redonner le Feu à sa pénitence et à son prophétisme. Ceux et celles qui ont foi dans La Révélation d'Arès l'y accompagnent pour les mêmes raisons, car ils sont témoins et prophètes à sa suite. La Révélation d'Arès ne crée pas de religion, elle se situe au-delà des religions, des dogmes, des traditions, etc., elle fonde une suite d'humains recréateurs d'eux-mêmes dans l'amour, qu'elle appelle pénitents (Rév d'Arès 30/11), et par effet de voisinage recréateurs du Bien sur Terre (28/7).
Le Pèlerinage d'Arès n’abolit pas les autres pèlerinages. Il leur donne un sens ultime : Il y a un seul Créateur, le très simple Père du Bien, de quelque façon qu’on le nomme (Créateur, Dieu, l'Éternel, Allah, le Père, Brahmā, etc.). Il est le Saint Qu'il faut suivre pour oublier le péché, le temps et l’Histoire, qui ne sont que fabrications de l’homme. Le Pèlerinage d'Arès rappelle à l’humain, quelle que soit sa religion, sa philosophie, son concept de l'humain, bref, sa meute, qu’il est une espèce unique qui doit changer en bien pour ne pas tomber dans le péché des péchés (38/2), dans le mal sans retour.

Pourquoi faire le Pèlerinage d'Arès ?

Ni un Pèlerin d'Arès ni aucun autre humain en quête de salut n'est soumis à des obligations religieuses. Le seul sentier de salut est la pénitence, qui consiste à aimer son prochain, pardonner les offenses, faire la paix avec tous partout, penser et parler avec l'intelligence du cœur (32/5), être libre (10/10) de tous préjugés, et pour l'avenir à se préparer à tout partager avec tous dans le partage et l'anarkia (voir entrée 207 du blog). Le Pèlerinage n'est pas plus une obligation qu'il n'y a à Arès d'obligation de prier de telle ou telle façon. Le Pèlerinage d'Arès n'est autre qu'une puissante nécessité de la conscience personnelle.

Qui peut être pèlerin ?

Tout humain, pourvu qu'il ne soit pas un pécheur ou impénitent entêté (26/11, 36/6) venant pour perturber ou par pure curiosité. Tout humain, quelle que soit sa  religion ou philosophie, respectueux de l'Événement Surnaturel survenu sur ce lieu en 1974 et 1977 est Enfant du Père (13/5) et appelé (4/4). Nulle autre obligation que l'hommage, donc. Il est seulement suggéré au pèlerin occasionnel d'épouser les habitudes de l'endroit : tunique (prêtée à ceux qui n'en ont pas) et pieds nus. La tunique n'est pas un uniforme, elle recouvre les vêtements pour effacer les différences de sexe et de fortune. Les pieds nus rappellent Moïse face au Buisson Ardent (Exode 3/5).

Qui vous accueille ?

Des Pèlerins d'Arès. L'appellation Pèlerins d'Arès fut d'abord un sobriquet donné par les habitants d'Arès aux premiers pèlerins dans les années 70. Elle est depuis devenue le nom habituel des disciples de La Révélation d'Arès qui assument de leurs deniers, gérés par L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès (Association Loi 1905) l'entretien et le service du Pèlerinage.
Ne formant pas une religion, mais un mouvement spirituel libérateur, les Pèlerins d'Arès ne sont pas jaloux de leur sanctuaire. L’Esprit (33/4-8) de La Révélation d’Arès est d'ouverture. Apôtres de la renaissance de la Vie (24/5) en eux-mêmes par la pénitence et dans le monde par la moisson de pénitents, ils accueillent tous les hommes d'amour, de pardon et de paix, libres de tous préjugés, pour qui n'existe qu'une Vérité, c’est que le monde doit changer (Révélation d'Arès 28/7).

Où êtes-vous reçu ?

Vous entrez dans les locaux du Pèlerinage par la petite porte du 46, avenue de la Libération à Arès. Vous entrez dans la maison face à vous, qui est la maison où apparut Jésus en 1974, qui y dicta, au Nom du Père, L'Évangile Donné à Arès (Première partie de La Révélation d'Arès) et vous entrez. Cette maison ne se visite pas — Tu ne feras pas de ce lieu un sanctuaire (40/2), dit Jésus —, elle n'est qu'un lieu de passage pour aboutir, plus loin, à la chapelle où le Père parla en 1977, mais si vous êtes un nouveau pèlerin ce lieu de passage sera votre première étape où la sœur ou le frère d'accueil vous donnera toutes les indications nécessaires. (voir ci-dessous : Informations utiles)

Quels livres sont-ils mis à votre disposition ?

La Révélation d'Arès constituée de L'Évangile Donné à Arès (1974) et du Livre (1977), la Bible (traduction TOB) et le Coran (traduction de D. Masson). Les autres sortes de révélation, vu leurs diversité et imprévisibilité, ne sont pas disposées dans le hall de prière. Toutefois, tout pèlerin peut apporter les livres dans lesquels il est accoutumé à prier.

Prière libre. Aucune cérémonie ou rituel.

Seuls le respect et la discrétion sont demandés aux pélerins. Le Vrai (xxxiv/1-4) s'épanouit comme les fleurs de printemps partout où le Souffle s’exhale (2/14) et où l'humain n'a d'autre intention que le Bien. Le salut n’est pas donné par les mots, qui ne sont que des aide-mémoire, mais par la pratique du Bien ou pénitence (30/11), dont le pèlerin, quelles que soient ses habitudes de foi, vient à Arès ranimer le Feu.
Le fidèle d'une religion, juif, chrétien, musulman ou autre, est parfois étonné de la latitude qui lui est laissée de prier comme il veut autant que du bonheur qu'ont les Pèlerins d'Arès de partager avec lui leurs habitudes de piété (la tunique, les pieds nus, etc.), quoiqu'ils ne l'y contraignent pas. C'est parce qu'il ne perçoit pas tout de suite que le Pèlerin d'Arès n'est autre qu'un homme ou femme de bien, un pénitent sans religion qui ne différencie pas entre eux tous les pénitents sur terre, quelles que soient leurs métaphysiques personnelles.
Les Pèlerins d'Arès sont eux-même divers. Il y a ceux qui ont choisi d’appartenir au petit reste et qui s’appliquent strictement à la mission spécifique du témoin ou prophète de La Révélation d’Arès, mais qui ne se croient pas pour autant supérieurs. Il y a ceux qui, à des niveaux différents et pour des raisons variées, suivent des sentiers moins stricts. Dans tous les cas, cependant, La Révélation d’Arès ramène la foi à la quête du Bien, à la renaissance de l’image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27) au fond de chaque créature qui s'est mise à aimer (2/12, 25/2-7, 27/4, 28/10-15), parfois même trop (12/7) s'il le faut, à pardonner (12/4), à faire la paix (xxv/11, 13/8, 15/5, 28/15, 36/17), à retrouver l'intelligence (32/5)spirituelle et à se rendre libre (1/10) de tous préjugés. Voilà comment l’homme fera se lever le Jour (31/8) du bonheur (36/23). Ce qui rassemble les Pèlerins d’Arès, ce n’est ni un registre, ni un dogme, ni un signe visible ; c’est la puissante conviction que le Bien seul vainc le Mal, crée l'âme et sauve l'individu comme le monde.

Où et quand a lieu le Pèlerinage d’Arès ?

L'été à Arès en France (33740, Gironde),
46, avenue de la Libération,

Trois périodes :
du 21 juin au 4 juillet,
du 12 au 25 juillet,
du 2 au 15 août. 

Pendant les trois périodes, la Maison de la Ste-Parole (où se manifesta le Créateur en 1977) est ouverte
lundi, mardi, mercredi et jeudi de 18h à 21h
vendredi de 08h30 à 11h30,
samedi, dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s'ils tombent un vendredi) de 17h30 à 21h,

Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.

Informations utiles :
À l’entrée, on ne demande ni son nom, ni sa religion au nouveau pèlerin. On lui pose seulement deux questions : "Croyez-vous que La Révélation d’Arès, la Bible et le Coran viennent du Créateur ?" et "Aimez-vous tous les hommes et leur pardonnez-vous leurs offenses ?"
S’il répond oui aux deux questions il est accueilli par des frères ou sœurs qui lui rappellent le sens de La Révélation d'Arès et du Pèlerinage d’Arès.
S’il répond oui à une seule des deux questions, il est accueilli de façon plus attentive.
S’il répond non aux deux questions, on lui pose une troisième question : "Pensez-vous que quelque chose de spirituellement important et respectable s’est passé sur ce lieu ? Venez-vous pour y méditer et respecterez-vous la paix et les habitudes de ce Pèlerinage ?"
S’il répond oui à cette question, il sera reçu de façon particulièrement attentive et explicative par les frères et sœurs d’accueil avant d’être accompagné jusqu’à l’exèdre, qui est l'antichambre de la salle de prière.
S’il répond non, on regrettera de ne pas pouvoir le laisser entrer.

Que savoir, si vous voulez devenir membre du petit reste (24/1) ?
Il n'existe ni registre, ni fichier central, ni rite ou conditions d'admission dans l'Assemblée de ceux qui croient dans La Révélation d'Arès, parce que, par principe, ce seront à terme, au Jouril n'y aura plus ni jour ni nuit, où la Lumière couvrira tout (31/8), tous les Enfants (13/5) du Créateur, tous les hommes de Bien.
De ce fait, on ne peut distinguer que deux sortes de disciples de La Révélation d'Arès : Ceux du petit reste — les Pèlerins d'Arès que le témoin orthographie avec un grand P — et tous les autres, le grand melting-pot des pèlerins d'Arès petit p. Les uns et les autres étant de toute façon des pénitents, le salut n'est pas plus garanti aux uns qu'aux autres, car qui peut savoir qui est sauvé, qui n'est pas sauvé ? (11/3).
Les Pèlerins d'Arès du petit reste sont les seuls définissables, parce qu'ils comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique comme le prophète aussi strictement qu'ils peuvent. Les autres comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique de manières nombreuses et diverses.
Mais tous, Pèlerins d'Arès et pèlerins d'Arès, sont radicalement différents des croyants traditionnels, qui cherchent leur salut dans les dogmes, lois et préjugés d'une religion. Le Pèlerin d'Arès comme le pèlerin d'Arès est une conscience libre (1/10). Il contribue au salut ou changement du monde (28/7) par sa pénitence (pratique de l’amour, du pardon, de la paix, de la libre intelligence du cœur) et par sa continuelle moisson de nouveaux pénitents. Sa foi est conscite (xxii/14), c.-à-d. basée sur la seule conscience que La Révélation d'Arès explique toutes les Écritures historiques encombrées de livres d’hommes (35/12). Pèlerins d'Arès comme pèlerins d'Arès concourent à la renaissance du christianisme originel du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7).

Le Feu de la simple vie spirituelle, qui est la quête du Bien,
voilà ce qu'on vient ranimer au fond de soi à Arès pendant le Pèlerinage.

copyright 2019

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15 mai 2019 (208) 
Les Pèlerins d'Arès dans le mouvement des Gilets Jaunes

Ce dossier a été établi par notre sœur Alexandra P. de Paris à son initiative. J'aime beaucoup le côté vivant de ce travail, que je me fais une joie d'afficher. Je me suis seulement permis de corriger quelques fautes ou inexactitudes ou d'en signaler d'autres commises par Alexandra P., qui a probablement manqué des bonnes informations concernant ma personne ou certains faits.

Dossier d’information :
Pourquoi des Pèlerins d’Arès, croyants libres et apolitiques,
participent-ils aux manifestations des Gilets Jaunes depuis janvier 2019 ?

Pelerins+GiletsJaunes-1 Mars 2019
Contact : Alexandra P.

Sommaire :
● Préambule : Nécessaire visibilité
● Une présence discrète, mais spécifique… de plus en plus visible
● Dans les grandes villes de France, des Pèlerins d’Arès solidaires des Gilets Jaunes
● L’axe spirituel : Le changement de l’homme, pré-requis au changement du monde
● L’axe sociétal : les Petites Unités Humaines Confédérées et Souveraines
● Trois questions à Michel Potay, fondateur naturel des Pèlerins d’Arès
ANNEXES :
La Révélation d’Arès, son témoin et ses disciples : questions fréquentes

Note: Un certain nombre de Pèlerins d’Arès se sentent proches des Gilets Jaunes dans la mesure où ils comprennent que le système français actuel n’est humainement plus supportable pour beaucoup. En revanche, les Pèlerins d’Arès sont apolitiques : ils ne pensent pas que la détresse sociale et économique sera soulagée par des décisions politiques ou par des lois. Se sentant frères et sœurs de tous les humains, ils ne partagent évidemment pas les opinions haineuses qui sont parfois entendues lors des manifestations des Gilets Jaunes. En aucun cas ils ne cautionnent ni ne prennent part aux violences qui émaillent les cortèges.

1
Nécessaire visibilité

Depuis 1974, La Révélation d’Arès, Message du Créateur à l’humanité, est l’objet d’un silence médiatique peu commun : Les journalistes semblent n'avoir pas le droit d’en parler, ni en bien, ni même en mal (voir annexe 2). Médiatiquement invisibles, les Pèlerins d’Arès ont tiré parti de cette situation en développant une expérience de la mission de rue, les yeux dans les yeux, de cœur à cœur. La résurgence des souffrances profondes qui touchent la France depuis la fin 2018 — et l’incapacité apparente de la politique à les résoudre — repose la question de cette (in)visibilité.
Solidaires de tous les humains dont ils se sentent frères et sœurs, des Pèlerins d’Arès se sont joints aux Gilets Jaunes, parce qu’ils partagent leur rejet de la politique et de son système et leur inquiétude face à l’avenir. Pour eux, un seul remède à l’injustice sociale : renoncer aux grandes masses humaines gérées par la politique légaliste, centralisée et autoritaire et s’organiser à des échelles moindres pour que l’humain puisse s’épanouir.
Tout le monde sait, au moins intuitivement, que les hommes s’épanouissent dans l’amour, la solidarité, la paix, le pardon, l’intelligence du cœur libre des préjugés. Cela ne sera possible qu’au sein de petites unités humaines [à l'instar des petits cantons suisses]. C’est pourquoi il est essentiel de faire naître et mûrir le projet d'éclatement de la France en de petites unités ou nations souveraines confédérées.
Pas la politique, pas la religion, la Vie (Révélation d'Arès 9/6, 18/5, 24/3-5, 25/3, 38/5, 39/5, xix/26) !
Spirituel et social à la fois, le message  des Pèlerins d'Arès est bien compris par le public, et nous souhaitons qu'il soit relayé — volontairement ou non — et aussi souvent que possible par les médias. Ce message, ils le transmettent depuis l'année 1974 et plus les années passent, plus il s’avère d’actualité : la faillite annoncée du système du temps des "trente glorieuses" paraissait à l’époque inconcevable, mais ne fit que s’accélérer depuis. La Révélation d’Arès laisse entendre que les risques de la liberté sont moins grands que ceux du pouvoir (politique, religieux, financier, médiatique, etc.), pourvu que cette libération s’accompagne du changement de l’homme en bien que La Révélation d'Arès appelle pénitence (Rév d'Arès 30/11, 33/10), laquelle est simplement le fait d'aimer tous les hommes, de pardonner toutes les offenses, de faire la paix, d'équilibrer l'intelligence intellectuelle par l'intelligence spirituelle (32/5), et d'être libéré (10/10) de tous préjugés.
C'est par la pénitence, pas par des lois, que le monde peut changer (Rév d'Arès 28/7).
Conscients que le silence médiatique n’est pas du seul fait des journalistes, privés eux-mêmes de liberté d’expression et soumis aux ordres impératifs de puissants groupes, ils souhaitent par ce dossier d’information proposer une première base de dialogue et d’échange, à partir de laquelle partager le souci de l’éthique et de la liberté d’expression médiatique — le monde qui doit changer (Rév d’Arès 28/7) est aussi celui des médias — autant que d’un avenir humain et social devenu vraiment trop incertain.

2
L’acronyme PUHC

L'acronyme PUHC [Petites Unités Humaines Confédérées] a été imaginé par des Pèlerins d’Arès de Bretagne et repris par certaines mission de Pèlerins d’Arès en France. Les Pèlerins d’Arès ne fonctionnant pas de façon centralisée, il ne s’agit donc pas d’une initiative engageant la totalité des Pèlerins d’Arès, laquelle totalité n’est et ne sera jamais dénombrable, puisqu’il n’existe aucun registre, aucune adhésion, aucune liste chez les Pèlerins d’Arès.

3
Une présence discrète, mais spécifique, de plus en plus visible

Sauf quelques incidents à Lorient et dans la région, les Pèlerins d'Arès partout en France rencontrent dans les cortèges un accueil positif et une bonne visibilité médiatique. Les incidents sont uniques à la région de Lorient.
Nota : Le premier incident survenu entre les Pèlerins d'Arès de Lorient et une certaine catégorie, non identifiée, de Gilets Jaunes bretons eut lieu le samedi 12 janvier 2019. Ce jour-là des Pèlerins d’Arès de Lorient (Bretagne) participent à des actions avec les Gilets Jaunes et distribuent des tracts sur les Petites Unités Humaines Confédérées (voir ci-dessous). Ces tracts sont d’abord bien reçus, mais certains Gilets Jaunes en colère arrachent les tracts des mains des Pèlerins d'Arès et les déchirent. Le prétexte : les Pèlerins d’Arès feraient une “récupération abusive des Gilets Jaunes”. Le lendemain, 13 janvier 2019, le local des Pèlerins d’Arès de Lorient ("L’Eau Bleue") est envahi par ces mêmes Gilets Jaunes hostiles. Un peu plus tard, un pot de peinture est jeté contre la devanture du local et les lettres PD (sans doute allusion aux prêtres pédophiles) écrites. Cet incident est relayé dans "Ouest France", rompant pour la première fois, de façon inattendue, le voile médiatique jusqu'alors maintenant sur l’existence des Pèlerins d’Arès à Lorient.
Pelerins+GiletsJaunes-2

4
Brève de "Ouest France" sur l'incident de Lorient

Pelerins+GiletsJaunes-3Quelques Pèlerins d’Arès de Lorient rencontreront les Gilets Jaunes hostiles à la Maison du Peuple de Lorient (prêtée par la CGT locale) et échangeront avec eux dans un climat qui n'est pas de réconciliation mais d'apaisement. Ces Gilets Jaunes hostiles sont jacobins et attachés à l’idée d’une France autoritaire et centralisée, à l’opposé de l'idée des Petites Unités Humaines Confédéres (PUHC). D'autres incidents ont lieu ailleurs dans cette région bretonne : tracts déchirés, pancartes brisées. Ce problème breton, auquel nos frères lorientais cherchent actuellement une solution, n'empêchera nullement la mobilisation nationale spontanée des Pèlerins d'Arès partout ailleurs en France, à Paris, Strasbourg, Lille, Metz, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Tours, Nice, etc.
Rappelons que les Pèlerins d’Arès n’ont ni chef, ni structure, ni organisation centrale. La présence active des Pèlerins d'Arès dans les cortèges de Gilets Jaunes a été partout spontanée.

5
Participation des Pèlerins d'Arès au mouvement des Gilets jaunes
logiquement puisée à La Révélation d'Arès

Il est logique que les disciples de La Révélation d'Arès se mêlent aux Gilets Jaunes. Le mouvement des Gilets Jaunes est composé de Français et Françaises qui ne se sentent plus représentés ni par leurs députés, ni par le gouvernement. Ils se sentent délaissés, oubliés. Ils voient comme naturel, essentiel, l’appel à la fraternité, au Bien, à l’amour entre les hommes, ils considèrent que l'éclatement de la France en PUHC (petites unités humaines confédérées) sera un bienfait pour tous les Français, parce que la pénitence se pratique plus facilement en petits nombres qu'en grandes masses. Ils considèrent aussi qu'en payant leurs impôts, ils ont participé à l'installation en France du grand réseau hertzien (radio, télévision, etc.) et qu'ils ont droit à leur part d'expression publique par ce moyen. De ce fait, semaine après semaine, des Pèlerins d’Arès se joignent aux cortèges de nombreuses villes : Nice, Limoges, Paris, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Lyon, mais aussi Tours, Perpignan, Marseille, Gap, etc. Leurs pancartes et banderoles portent des citations de La Révélation d’Arès et de son témoin ou des réflexions personnelles comme “La fraternité est la loi de notre espèce”, “Notre monde se croit moderne ; il est moralement vieux”, “La vraie crise est la crise de l’homme” ou encore “La Vérité c’est que le monde doit changer” (Rév d’Arès 28/7) et.), “Les hommes deviennent les frères et le monde devient le nuage d’or où les nations s’embrassent, où le frère ne vend pas le pain et la laine” (Rév d’Arès xix/22). Les Pèlerins d’Arès se voient interviewés, photographiés, et pour tout dire médiatisés.
Pelerins+GiletsJaunes-4Pelerins+GiletsJaunes-5Pelerins+GiletsJaunes-6Pelerins+GiletsJaunes-7Pelerins+GiletsJaunes-8Pelerins+GiletsJaunes-9Pelerins+GiletsJaunes-10Pelerins+GiletsJaunes-11Pelerins+GiletsJaunes-12Pelerins+GiletsJaunes-13Pelerins+GiletsJaunes-14Pelerins+GiletsJaunes-15

Dans les grandes villes de France, des Pèlerins d’Arès solidaires des Gilets Jaunes
A Lorient, Toulouse, Bordeaux, Tours, Lyon, Limoges, Lille, Strasbourg, Nice, Marseille, Gap, Perpignan, Paris, etc.
les Pèlerins d’Arès présents dans les cortèges des Gilets Jaunes ont provoqué
curiosité, intérêt et sympathie des manifestants.

Les Pèlerins d’Arès croient à la fraternité entre tous les humains, quelles que soient leurs origines, leurs opinions, leurs positions. Pour eux, aimer tous les humains — même ceux dont ils ne sont pas aimés — est la condition absolue du changement du monde en Bien.
Tous les Pèlerins d’Arès ne sont pas des Gilets Jaunes, mais dans leur ensemble ils n’ont pas de revendications politiques et n’attendent rien des pouvoirs, pas même la satisfaction matérielle, même si celle-ci est la bienvenue. Ils sont tous unis face à la détresse humaine. Ils souffrent de voir l’humain lambda écrasé dans la masse, n’être plus que l’ombre de lui-même.
Pour les Pèlerins d’Arès la crise que leurs frères humains traversent est avant tout spirituelle et ne trouvera pas de solution satisfaisante par les dogmes religieux, les urnes politiques, les manifestations contestataires ou les révolutions violentes. La solution est dans l’amour, le pardon, la paix et le non-jugement, qu'il faut rendre effectifs dans une partie croissante et significative de la population (le petit reste dont parle La Révélation d'Arès 24/1, 26/1), entraînant le reste (ceux moins engagés mais gens de bonne volonté quand même) dans une synergie de Bien.
L’État de masse, qui pilote tout depuis Paris, Bruxelles, New-York, Moscou, Pékin, etc, est inadapté à la très grande diversité des êtres humains.
Aux côtés des messages lancés par les Gilets Jaunes dans les cortèges, le message des Pèlerins d'Arès se démarque de la tonalité générale parce qu'il est spirituel, mais il est bien perçu. L’importance de l’amour et de ses dérivés que sont le pardon, la paix, le dépassement des préjugés est compris par le très grand nombre, et l'amalgame avec la religion ou le sectarisme très rarement exprimé. Le projet de Petites Unités Humaines Confédérées (les PUHC) a aussi rencontré l’intérêt, nécessitant souvent des précisions, car l’idée n’est ni de créer de nouvelles frontières, bien au contraire, ni un retour au Moyen-Âge, mais de redonner à l’humain le "gouvernement" de sa vie et de mettre fin au détournement du salaire de l’ouvrier et la récolte du paysan vers l’échoppe des banquiers et des marchands (Rév d’Arès 27/5), ce qui ne peut se faire qu’à échelle humaine, non dans la masse.
Sur la faisabilité de cet éclatement de la France en petites souverainetés, nos voisins suisses offrent un exemple inspirant de nation moderne qui fonctionne très bien en confédération de cantons souverains, souvent très petits.
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Sur la vitrine de la mission des Pèlerins d’Arès à Lyon,
on peut lire depuis quelques mois :
“Pas la religion, la Vie”.

Il aurait aussi été possible d’écrire: "Pas la politique, pas la religion, pas les lois… la Vie." Ce message, longtemps incompris du fait de la confusion entre foi ou spiritualité et religion semble entrer peu à peu dans les consciences. Il y a derrière les revendications des Gilets Jaunes une souffrance que les solutions politiques toujours à court terme ne soigneront pas : l'accumulation des lois, le collectage des impôts, les subventions, les décisions socio-politiques, ou même l'écologie et la lutte contre le réchauffement climatique ne font pas le bonheur. Nombreux sont ceux qui sentent bien que le bonheur auquel ils aspirent est ailleurs.
Et si c'était le commencement des retrouvailles avec la Vie (Rév d'Arès 24/5) ?
L'Événement d'Arès en 1974-1977 fait partie aujourd'hui de la colonne vertébrale culturelle et historique structurante de notre pays, même si la reconnaissance médiatique ne viendra que plus tard. Le pays est désorienté ? Les Pèlerins d’Arès sont prêts à contribuer à le réorienter. Ils savent faire le lien entre le pratique et le spirituel et affirment que, devant la nécessité de redonner un élan à la France, la réhabilitation de la vertu — la vertu, pas la morale ! — et de l'amour du prochain n'est pas du tout déplacée. Le premier ministre déclare qu'il s'agit de "mieux expliquer" et de "redonner du sens" à la vie sociale. Eh bien ! les Pèlerins d’Arès, même apolitiques, sont prêts à y contribuer et à affronter les questions qui causent le ras-le-bol, qu'expriment les Gilets Jaunes, devant la multiplication des "chantiers de la réforme" qui s'accumulent dans la confusion, impliquent des remises en cause, des efforts et des sacrifices sans qu'on en voit le bout. Ces sacrifices ne peuvent pas se faire en l'absence de vie spirituelle. C'est vital et le gouvernement doit en prendre conscience. Peut-on prétendre gouverner des humains avec justice et les guider vers un nouveau monde dans des conditions purement matérialistes ? Non !
Les Pèlerins d’Arès peuvent, ils l'affirment, contribuer à (re)donner à l’humain le goût d’aimer, de pardonner, de faire la paix, de se libérer de tous préjugés avec le souci de ressusciter ce qu'il y a de meilleur en chacun, l'image et ressemblance de la Puissance Créatrice (Genèse 1/26-27), quel que nom on lui donne.

L'axe sociétal, les Petites Unités Humaines Souveraines Confédérées,
parce qu’on aime, pardonne et fait la paix plus facilement dans des petites unités que dans la masse

Il y a longtemps que les Pèlerins d’Arès suivent un projet de leur frère aîné (Rév d'Arès 16/1) : l’éclatement de la France en Petites Unités Humaines Confédérées (que nos frères bretons appellent PUHC). Noyer les individus dans une masse et les diriger depuis des instances centralisées ne nous sauvera pas des conflits, des différends, des guerres et probablement de la ruine finale. N'oublions pas que l’Histoire nous montre que c’est par la masse que le pouvoir assoit le mieux sa domination et par la masse encore qu’ont éclaté les conflits les plus meurtriers et destructeurs (guerres de 1914-1918, de  1939-1945).
Un État de 67 millions d’habitants ne peut pas jouir d’une véritable liberté. La République Française s’est appropriée le pouvoir total sur tout le pays sans laisser aux populations locales la possibilité de choisir souverainement leurs destins. La gestion de la société ne devrait pourtant reposer que sur quelques règles de logique simple. Voici celles que proposent les Pèlerins d’Arès :

● Éclatement de la France en petites souverainetés indépendantes confédérées (par exemple Bretagne Nord, Bretagne Est, Bretagne Sud, Provence des Montagnes, Provence Maritime-Est, Provence Maritime-Centre, Auvergne des Volcans, etc.) afin de permettre aux groupes d'affinités de vivre ensemble selon le régime qui leur convient.
● Confédération de ces petites unités souveraines indépendantes pour la mise en commun des services, institutions, etc. que chaque petite unité ne pourrait créer seule : Sécurité sociale, sécurité, université, grandes écoles (médecine, etc.), ponts et chaussée...
● Dans chaque souveraineté indépendante, décision par vote ou référendum des règles de fonctionnement communes, des décisions importantes, etc.
● Dans chaque souveraineté indépendante, abolition de la politique et gestion des institutions locales par des gérants et des professionnels, révocables si insatisfaisants, mise en commun des moyens nécessaires (ex-impôt), ponts et routes, etc. Les Pèlerins d’Arès sont conscients que les PUHC ne verront pas le jour sur le court terme, ne serait-ce que parce qu’il est anticonstitutionnel de proposer une mutation de “République une et indivisible” en une Confédération française. Mais il est nécessaire et vital pour les générations à venir de préparer dès maintenant ce projet. C’est une direction qui mérite d’être connue, reconnue et discutée. La modernité sociale n’est pas dans la masse, elle est dans l’affirmation de la liberté absolue de chaque être humain.

Trois Questions à Michel Potay, fondateur naturel des Pèlerins d'Arès

"La politique politise, donc organise, donc catégorise, de sorte qu’avec elle il y aura toujours des pauvres et des riches, des gauches et des droites, des pour et des contre… L’humain moderne doit réapprendre que le bonheur et l’équité ne peuvent naître que de l’amour, du pardon, de la paix, de l’intelligence du coeur libre de tous préjugés.”
Michel Potay, né à Suresnes en 1929, est d'abord ingénieur, puis trouvant la foi dans les années 60 devient ecclésiastique dans l'Église Orthodoxe, qui avait été celle de son grand-père Mathurin. En 1974 il s’installe à Arès, petite localité de Gironde où il est témoin de trente-neuf ou quarante apparitions de Jésus. En 1977, toujours à Arès en Gironde, il est témoin de cinq théophanies ou manifestations physiques et sonores du Père de l’Univers (Rév d'Arès 12/4), qu’on appelle communément Dieu, mais qu'on peut appeler l'Éternel, Adonaï, Allah, le Tout Autre, Brahma, la Vie, etc. C'est de ces deux événements surnaturels (1974-1977) que nous vient La Révélation d'Arès.
La Révélation d’Arès ne fonde ni religion, ni dogme. Michel Potay n’est ni chef (Rév d'Arès 16/1), ni gourou, ni prêtre. La Révélation d'Arès l'appelle prophète. Parmi les Pèlerins d'Arès il est le frère aîné (16/1). Âgé de 90 ans en 2019, il vit simplement auprès de son épouse à Bordeaux où il travaille toujours à faire connaître La Révélation d’Arès et à prêcher la pénitence.
Question : Michel Potay, vous n’êtes pas vu comme un homme dangereux, plutôt comme un pacifique rêveur. Que savez-vous de la réalité économique et sociale de la France et de ses 67 millions d’habitants ?
[Réponse supposée de] Michel Potay [réponse imaginée par Alexandra P., personnellement je répondrais autrement, mais bon ! n'est-on pas plutôt comme les autres nous voient que comme on est vraiment ?] : Bien avant la crise des subprimes, les Pèlerins d’Arès et moi-même avons attiré l’attention du public sur l’imminence d’une crise économique et sociale, mais surtout humaine, de grande ampleur. Faute de grands média, nous n’avons pas pu atteindre la masse, mais nous ne nous sommes pas tus. Nous voyons bien que ce monde commence à se chercher : on croyait tout bien établi selon des règles qui forment l’encadrement public, et hop ! arrivent les Gilets Jaunes, qui sortent de nulle part et qui, contrairement à leurs dirigeants [?], sont pragmatiques. Le gouvernement essaie de détourner l’attention des Français des revendications des Gilets Jaunes en lançant quatre problématiques : politique environnementale, démocratie et identité, impôts et organisation de l’Etat. Mais cette démarche se heurte à plusieurs obstacles. Les Gilets Jaunes veulent par exemple moins d’impôts et plus de services publics, ce qui est raisonnable, mais une telle approche budgétaire n’est pas viable dans un pays où la dépense publique atteint 57% du PIB et où le ratio dette/PIB, déjà estimé à 100%, est muet sur d’importants passifs publics hors bilan, tels que les retraites non financées. Les Gilets Jaunes refusent l'annulation de l’ISF, qui rapportait auparavant 5 milliards d’euros en oubliant que c’est peu de chose comparé aux 188 milliards générés annuellement par la TVA.
Les Français pensent que la lutte contre l’évasion fiscale et la réduction des salaires des responsables industriels et politiques apporteraient d’importantes ressources. En fait, aucune de ces croyances ne résiste à un examen des statistiques et des comparaisons internationales. Depuis le XIXe siècle, les théories évolutionnistes situent tous les peuples du monde sur une unique ligne de développement allant de l’individualisme à l’étatisme, c’est-à-dire à la nation-masse obéissante sous une seule autorité politique et sa loi, une uniformisation des institutions politiques, du légalisme, des infrastructures économiques et des lignes philosophiques. On a cru et déclaré que c’était le seul schéma général capable de donner la paix et le bonheur. Erreur ! On découvre que les humains sont restés très divers. On voit rejaillir un besoin de dignité, d’individualité et de liberté.
Dans une France de 67 millions de citoyens, le processus décisionnel est extrêmement centralisé, les politiques sont uniformes, la participation civique est très faible. Le peuple n’est pas formé à y voir clair ! Pourquoi sommes-nous affligés de lourdes taxes ? Pour mettre des sous dans les poches de nos gouvernants ? Non. Mais parce que de tous côtés, ils doivent payer. Cela existera et empirera aussi longtemps que les nations seront de grandes masses. Seules des petites nations souveraines, éventuellement confédérées, peuvent calculer leurs dépenses de façon plus pointue et plus économique, mais les grandes masses ne le peuvent pas.
Question : Qu’avez-vous relevé d’intéressant et d’important dans le mouvement des Gilets Jaunes ?
[Réponse supposée de] Michel Potay [réponse imaginée par Alexandra P.; personnellement, je ne répondrais ainsi] : On ne peut prétendre que les Français sont malheureux. Maintenant, il est sûr qu’ils se sentent glisser vers le malheur, que la pauvreté incarne plus que tout. Les exemples des ménages qui se voient ponctionner de la CSG sur des revenus communs considérés comme copieux se multiplient. Ce système est pervers : nous sommes en train d’engendrer une nouvelle lignée de pauvres considérés comme bien rémunérés par une arithmétique vicieuse. Les Gilets Jaunes veulent sortir de cette politique-là. Au reste, le mouvement me paraît actuellement porteur d’idées très diverses qui traversent des hommes et des femmes qui se rebiffent, qui veulent récupérer leur humanité et leur dignité. Comment ne pas se sentir Gilet Jaune dans ce pays de plus en plus légaliste, taxé, réglementé, etc. ? Les Gilets Jaunes sont des humains qui veulent simplement qu’on leur rendre leur humanité. Si la politique était plus souvent généreuse et intelligente qu’idéologique et peu réfléchie, nous dirions : pourquoi pas ? Mais elle ne l’est pas. À preuve, sa recherche des grandes masses à gouverner parce qu’elle échappe mieux ainsi au jugement populaire. Le bien public est affaire de tous, pas affaire de quelques-uns sous prétexte qu’ils sont élus, parce qu’élus ils forment vite une caste coupée de la base humaine. Des millénaires d’Histoire prouvent qu’il est impossible d’obtenir un changement suffisant et heureux de la classe politique. Alors, supprimons-la !
Question : Pourquoi les Pèlerins d’Arès se sont-ils joints aux cortèges de Gilets Jaunes ? Qu’est-ce qu’un mouvement spirituel peut bien apporter à ces Gilets Jaunes ?
[Réponse supposée de] Michel Potay [réponse imaginée par Alexandra P.; personnellement je ne répondrais pas vraiment de cette façon-là] : Les Gilets Jaunes en général demandent un meilleur sort matériel, rejettent les politiciens incapables de le donner, de sorte que leurs revendications restent politiques, limitées. Nous ne leur reprochons pas, mais nous regrettons l’insuffisance de leur vision, le fait qu’ils ne rejettent pas la civilisation des systèmes, qu’ils ne cherchent pas à changer de vie, à élever l’humain au-dessus du matérialisme et de la loi du talion, à lui redonner sa liberté, son génie. Ces Gilets Jaunes et derrière eux la foule ne comprennent pas quelque chose de capital : c’est qu’il n’y a pas de solution politique à leurs aspirations. La politique politise, donc organise, donc catégorise, de sorte qu’avec elle, il y aura toujours des pauvres et des riches, des gauches et des droites, des pour et des contre, etc. De là notre devoir de dire aux Gilets Jaunes : Oui, ce que vous souhaitez est possible, mais ne l’est que dans des petites unités humaines. Cela, ce sont les Pèlerins d’Arès eux-mêmes des croyants et des apôtres libres — car notre mouvement n’a ni chef, ni dirigeant —, qui ont décidé d’aller le clamer dans les cortèges. L’humain moderne doit réapprendre que le bonheur et l’équité ne peuvent naître que de l’amour, du pardon, de la paix, de l’intelligence du coeur libre de tous préjugés.
Notre revendication d’un éclatement de la France en une confédération de petites souverainetés indépendantes est fondamentale, primordiale même, parce qu’un mouvement de Gilets Jaunes tel qu’il se présente aujourd’hui dans un pays de 67 millions d’habitants n’a aucune chance d’aboutir. Le gouvernement, comme s’il ne savait pas ce que les Gilets Jaunes réclament, fait semblant de procéder à une “consultation populaire”, à une étude approfondie des revendications, mais en fait prépare sa reprise en main de la population et il y a fort à parier que nous allons subir un nouveau tour de vis dans les mois qui viennent. Pour être écoutés, les humains doivent multiplier les oreilles de ceux censés écouter, affaiblir les forces autoritaires, multiplier les constitutions, les parlements, les gouvernements et administrations diverses.
Voilà pourquoi j’ai voulu créer un parti de la Confédération Française, mais les juristes m’ont dit : “Vous ne pouvez pas vous présenter légalement aux élections de cette façon-là, parce que vous ne pouvez présenter un programme que dans le cadre de la Constitution qui déclare que la France est une et indivisible”. Je réalise bien que, pour l’heure, nous ne pouvons que répandre l’idée d’un éclatement de la France en petites sociétés souveraines dans lesquelles un monde de bonté et de bonheur peut beaucoup mieux se réaliser que dans une grande masse hétérogène qu’on rend artificiellement homogène à coup de lois, mais qui ne répond pas à la vocation profonde de l’humain. Nous voulons montrer à un certain nombre d’humains que notre Appel s’accorde avec beaucoup d’aspirations humainement légitimes et justes.

Dossier d'Information.
Annexes.

La Révélation d’Arès,
son témoin Michel Potay et les Pèlerins d’Arès :
Questions et Réponses.
Qu’est-ce que La Révélation d’Arès ?
Qui est Michel Potay, le témoin de La Révélation d’Arès ?
Quel est le message de La Révélation d’Arès ?
Qui sont les Pèlerins d’Arès ?

Qu’est-ce que La Révélation d’Arès ?
La Révélation d’Arès est un Message du Créateur révélé à Michel Potay en deux étapes, en deux messages de style et teneur très différents mais indissociables : L’Évangile Donné à Arès (révélé par Jésus apparu en 1974) et Le Livre (révélé par le Créateur Lui-même en 1977). En 1974, Jésus transfiguré mais corporel, non spectral, parle à Michel Potay trente-neuf ou quarante fois du 15 janvier au 13 avril. Il bouge, il touche le témoin à deux reprises. Michel Potay en prend copie sur le lieu même de l'apparition. Le Livre est également transcrit, quarante-quatre mois plus tard, sur le lieu où Père de l'Univers (Rév d'Arès 12/4) se manifeste ; il est invisible mais sa Voix est très sonore. Il se manifeste cinq fois en 1977 du 2 octobre au 22 novembre 1977, chaque fois au cœur d'une conflagration surnaturelle impressionnante appelée théophanie.
La Révélation d’Arès tient son nom du lieu où elle fut révélée : Arès, une bourgade de Gironde située sur le Bassin d'Arcachon, à 47 Km de Bordeaux.

Qui est Michel Potay, le témoin de La Révélation d’Arès et aussi son diffuseur ?
Né en 1929 à Suresnes (banlieue de Paris), Michel Potay grandit dans cette ville et devient ingénieur. Communiste athée, il
est saisi d’inquiétude philosophique au début des années 60 et s’engage dans le christianisme, plus précisément dans l'église orthodoxe qui avait été celle de son grand-père. Il se marie en 1968 avant d'être ordonné diacre, puis prêtre plus tard. Homme d’église mais gardant certains principes marxiste, de nature pragmatique, rien ne le prépare aux apparitions de 1974 et 1977. De ces événements surnaturels s'ensuivent de longues années de solitude et de difficultés. La Révélation d'Arès est refusée par les 47 éditeurs approchés. Michel Potay doit  l'imprimer et la diffuser lui-même. Toutes les sommités religieuses approchées, sauf Si Hamza Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, rejettent de même La Révélation d'Arès.  C'est Michel Potay lui-même, qui se change en missionnaire de rue, qui recrute ses premiers compagnons et compagnes de foi dès 1975. Michel Potay n'est jamais devenu le chef des disciples de La Révélation d'Arès, qui restent des croyants libres (Rév d'Arès 10/10). L'édition française complète dite "L'Intégrale" de La Révélation d'Arès paraît en 1984 après des éditions de L'Évangile Donné à Arès seule dès 1974. En 1995, La Révélation d’Arès traduite en anglais par Michel Potay lui-même est éditée sous forme bilingue. Elle sera plus tard traduite en allemand par notre sœur Monika de Suisse. L'ensemble a été tiré jusqu'à présent à un peu moins de 400.000 exemplaires. Michel Potay et son épouse Christiane ont eu trois filles : Nina, Anne et Sara. Michel et Christiane Potay vivent aujourd’hui à Bordeaux et se consacrent à la diffusion et à l’accomplissement du Message reçu à Arès en 1974 et 1977.

Quel est le message de La Révélation d’Arès ?
La Révélation d’Arès soutient que le mal n’est pas une fatalité  et que l’humain peut vivre heureux et mourir en paix sans religion ni politique à la seule condition qu’il change en bien, peu importe qu'il ait ou n'est pas de religion et, s'il en a une, peu importe sa religion (Rév d'Arès 28/12). Le salut de l'individu comme du monde tient à une seule nécessité : la pénitence, c.-à-d. la pratique de l’amour, du pardon, du non-jugement, de la paix, de la liberté.
La Révélation d’Arès parle assez peu de Dieu, parce que ce n’est pas son sujet. Elle soutient que ce n'est ni la foi, ni un dogme, ni la prière, qui sauve, mais le Bien acccompli. C’est un formidable appel à la liberté absolue. Bien sûr, La Révélation d’Arès reste un message réaliste : elle ne promet pas le bonheur absolu sur terre dans l'immédiat, mais en plusieurs générations (Rév d'Arès 24/2). C’est une (r)évolution lente, mais qu’il faut commencer maintenant.
La Révélation d’Arès rappelle que nous sommes tous, ne serait-ce qu’un peu, co-responsables de la situation de l’humanité. C’est pourquoi elle s’adresse à tous les humains et les encourage à changer leur vie (Rév d'Arès 30/11).

Qui sont les Pèlerins d’Arès ?
Jésus et Dieu demandent à Michel Potay non pas de convertir, car il doit respecter la liberté de chaque humain, mais de moissonner (4/12, 5/2-5, 6/2, 15/7, etc.) les personnes qui souhaitent spontanément changer leur vie (Rév d'Arès 30/11) et appeler leurs frères et sœurs humains à faire de même ; à ces humains propices à la vie pénitente et apostolique, les missionnaires donnent le nom d'épis mûrs. On appelle Pèlerins d’Arès les hommes et les femmes qui se sont librement engagés sur cette voie. Ce sont des citoyens normaux, qui vivent et travaillent dans le monde, mais qui ajoutent à leur existence une dimension spirituelle et existentielle, afin d'aller toujours plus loin dans l’amour, le pardon, le non-jugement et la liberté vécus. Les Pèlerins d’Arès n’ont ni registre d'inscription, ni dogmes, ni cérémonial, ni culte, ni clergé, ni chef. Ce sont des croyants laïcs apostoliques, mais libres et apolitiques.

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18 avril 2019 (207) 
Anarkia

Anarkia en grec ancien signifie "absence de chef" (dictionnaire d'A. Bailly). Anarkia a donné en français "anarchie" = refus de tout pouvoir. Toutefois, le mot anarchie ayant désigné des courants politiques, furieux, parfois meutriers, alors que nous visons à une réalisation spirituelle, je lui préfère le mot grec anarkia.

La Révélation d'Arès dit : Tu ne seras le chef de personne (16/1), Tu ne commanderas à personne (36/19). Par là le Père rappelle l'état d'anarkia dans lequel Il créa Son Enfant, l'humain, et Il a sans cesse appelé celui-ci à la rétablir.
L'anarkia peut revenir, mais c'est un projet très difficile, parce qu'il touche au fondement même de la société qu'Adam (Rév d'Arès 2/1-5) a voulue : une masse de gouvernés soumis aux vents de quelques gouvernants.
Les humains peuvent-ils redevenir absolument libres (Rév d'Arès 10/10), sans chefs (16/1) ni lois (27/8, xix/24) après avoir vécu des millénaires (en mettant les choses au mieux) dans une liberté réduite par les dominateurs même en démocratie ? L'éventualité d'un tel  renouveau explique, entre autres causes, le rejet de La Révélation d'Arès par les pouvoirs, qui croient ou prétendent insensé de laisser revenir à un monde intelligent (32/5) la base humaine enchaînée dans
la fameuse caverne dont parla Platon dans "La République".
Mais les humains disposent, sans le savoir encore, de l'outil qui peut briser leur chaîne : l'amour. L'anarkia, une des composantes du Bien, se recréera par l'amour.

L'architecte est-il une chef ?

L'architecte et le bâtisseur d'un telle merveille romane (Xe s.),
si belle en proportions et harmonie, étaient-ils des chefs ?

Non, selon moi ils n'étaient que les coordinateurs des frères ouvriers
qu'ils conseillaient dans une œuvre qui était l'affaire de tous.
Le petit bonhomme en bas, c'est moi posant ma main sur l'une
des pierres que des mains d'ouvrier saisirent
il y a onze siècles pour la poser là où elle est encore : Continuité !
L'anarkia, conséquence de l'amour,
nous remettra sur les sentiers de la continuité spirituelle.
(Photo Christiane Potay)

Anarkia n'est pas anarchisme.
Bien que rarement cité dans le discours politique ou par les media, comme s'il avait disparu, l'anarchisme reste d'actualité, mais interminablement vaincu parce qu'il n'est autre que l'agonie illimitée de l'anarkia depuis Adam. L'anarchisme est sans avenir, parce qu'incomplet en visant à une libération qui n'est que sociale, morale et matérielle, quand elle devrait viser à la libération par la floraison absolue de l'âme, donc de l'amour ou du Bien.
Ce n'est pas l'anarchisme, mais l'anarkia que nous ferons revivre par le seul fait que nous faisons pénitence (Rév d'Arès 30/11) en faisant revivre l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de préjugés. L'anarkia ou monde sans chef (16/1) fait corps avec le projet résurrectionnel de l'amour du prochain.
Dans l'Histoire l'anarchisme a pris de nombreux aspects. Ceux-ci aujourd'hui se trouvent par exemple dans l'encombrant altermon­dialisme, les violents Black Blocs, les doux Pink Blocs, les terrifiants Clowns Révolu­tionnaires et d'autres comme la bonne vieille Fédération Anarchiste.
Aucune de ces formes-là n'a d'avenir.

L'anarkia ne vient pas de l'esprit, mais de l'âme.
L'anarkia est tout autre chose que l'anarchisme. Comme l'amour, elle vaincra la terrible nocuité de l'ego devenu énorme parce que c'est dans l'ego et seulement dans l'ego que l'homme placé sous la férule des pouvoirs et de leurs lois peut s'évader, s'isoler, et parce que l'extinction des pouvoirs et des lois fera disparaître l'ego comme actuel refuge de l'homme et s'ouvrir son cœur.

Sous un grand nombre de formes l'anarchisme a cherché à construire une société libre sans classes ni états, sans patries ni frontières. Il a cherché la liberté, l'égalité, la solidarité et la sécurité entre tous sans lois ni pouvoir, ni police, ni juges, ni prisons. Mais il n'a que rarement, brièvement et très localement atteint ce but, parce que son objectif n'a été que moral, social et matériel et n'a pas pu surmonter la disproportion des forces, la force des pouvoirs étant toujours plus élevée. L'anarchisme a oublié la force du spirituel, qui est le propre de l'humain.
Il est faux de dire que l'anarchisme n'est qu'une pagaille destructrice ; il a eu ses stratégies décidées égalitai­rement, participativement et consen­suellement, mais qui ont toujours manqué de puissance et qui n'ont fait qu'étincelles dans des actions inachevées sans jamais allumer le seul Feu (Rév d'Arès xLi/5-7) qui puisse prendre.
Aucune des formes de l'anarchisme rationaliste n'a d'avenir.
La pénitence, donc l'anarkia, ne peut bien fonctionner que dans des petites unités humaines sans chef ni dominateur, pour les tâches publiques desquelles sont désignés d'une façon ou d'une autre des gérants sans pouvoirs politiques et révocables à tout moment. Or, ce principe n'est réalisable que si sont soudés par l'amour les liens humains jusqu'à présent soudés par la loi. L'ordre sociétal hiérarchisé, policé, juridifié, agendé, etc., que l'humain moderne croit infuse et inévitable, n'est en fait qu'une idéologie devenue inconsciente et son opposé : l'anarchisme, n'est de même qu'une idéologie, quoique consciente, parce qu'en perpétuelle et vaine recherche d'existence.

L'anarkia n'est pas idéologique, mais fondamentale :
L'anarkia est le mode naturel de la vie sociétale, que le Père nous incite à retrouver comme Il nous incite à retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5). Le Père par La Révélation d'Arès nous rappelle un fait fondamental : Nous sommes des créatures d'un type particulier, des créatures cocréatrices d'elles-mêmes (rappel déjà donné par Genèse 1/26 : Il créa l'homme à son image et ressemblance). Il nous pousse à préférer notre forme théocréée à notre forme anthropocréée, qui est pécheresse et autodestrutrice, autrement dit à réparer la fracture entre Créateur et co-créateur, donc à abattre le malin (12/14) ou péché du monde d'Adam(e) (2/1-5, vii/6-14).
La renaissance du monde édénique, qui précéda la chute d'Adam, ce monde formellement disparu, mais virtuellement vivant au fond de l'humain, sera longue mais elle est possible (Rév d'Arès 24/2). Ce que nous appelons civilisation n'existe que parce que l'humain n'est plus en mesure d'assumer ses besoins véritables. La liberté comme la beauté et l'éternité, c'est la vie naturelle, celle retrouvée le Jourd'un Geste le Père arrêtera l'astre sous nos pieds,la Lumière couvrira tout sans cesse,l'univers criera sa liesse (31/8-9), mais nous pouvons nous en approcher dès maintenant.
Pour une bonne part, la base de la vie moderne n'est qu'imagination. L'humain vit dans des châteaux en Espagne, caresse des illusions dont certains (les Gilets Jaunes par exemple) comprennent par moments l'inanité, le crient, mais sont inécoutés. Nous savons que la modernité est un leurre en ceci qu'ajourd'hui comme hier sévissent le temps (Rév d'Arès 12/6), le souci, le malheur, la faim, la peur, la maladie et la mort. L'anarkia comme projet de la pénitence permettra de s'en évader ; comme l'amour elle est le sentier vers les Hauteurs, la voie vers le temps arrêté (31/8) quand l'humain (qu'importe que ce soit nous ou nos descendants) s'affranchira des facticités de la vie "civilisée", quand nous assouvirons notre quête inachevée de Bonheur, quand nous nous libérerons du poids de ce que nous appelons le destin.

De surcroît — et combien je regrette de devoir abrégrer ! — il ne s'agit pas que de sortir des pouvoirs et des lois politiques, religieux, etc. Il s'agit aussi de sauver l'homme d'autres pouvoirs, ceux des cultures qui le moulent, des technologies qui l'asservissent, des souffrances variées qu'il ne peut éviter. Il s'agit de le réconcilier avec son humanité qu'il est venu à détester — de là les guerres incessantes, les procès (autre forme de guerre), les injustices sans nombre —, de le faire rompre avec les idéologies, les religions, les perspectives psycho-sociales, devenues des infirmités. Il s'agit de redonner à l'humain sa totale responsabilité spirituelle dans le concert grandiose de l'Univers créé. Il faut faire disparaître l'impudente intronisation des pouvoirs que sont aussi les stars, les modes, les sujets-sentinelles qui occupent les micros, les caméras de télévision, les media, la littérature en réclame dans les "salons du livre" contre celle balayée sous les tapis pour les rendre invisibles ou presque. Est pouvoir tout ce qui fait oublier que les humains sont tous à égalité les créateurs du monde de Bien à venir et les Enfants égaux du Père.

L'anarkia a disparu il y a longtemps, mais quel homme ne cherche pas encore par-ci par-là à revoir son fantôme ? L'anarkia a, comme l'amour, pour obstacle principal le péché et les erreurs et imperfections qui en découlent. L'anarkia comme l'amour demande qu'on vainque le péché.
Au temps de Dostoïevski les anarchistes russes disaient : "Il y a trois moyens de préparer un changement par l'anarchisme : 1. Par l'infiltration à la mode des Jésuites, 2. Par la propagande, 3. Par l'insoumission mise en pratique, mais les trois peuvent être envisagés en même temps." Ils échouèrent. Aujourd'hui, les anars parlent, par exemple, de mouvement "fluffy versus spiky" (le duveteux contre le piquant, c.-à-d. les non-violents contre les violents." Ainsi les Black Blocs sont des spiky et les Pink Blocs des fluffy, mais quelle différence, en fait, entre ceux-là et les pouvoirs qu'ils combattent ? De toute façon, ils échouent de même. Nous Pèlerins d'Arès ne pouvons pas tomber dans les travers violents des spiky ni dans l'impuissance des fluffy. Nous allons forcément dans une tout autre direction, vers une autre forme de monde sans chefs, spirituelle.

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12 mars 2019 (206)
Pardon
Libération par le pardon

Le pardon seul peut libèrer tout à la fois le pardonneur et le pardonné
et des deux ne plus faire qu'une seule humanité

Il faut mettre fin au cycle de la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9) et commencer le cycle de l'amour (7/5) sans fin. Le pardon est le principal pont entre les deux cycles.

Le problème de la peine de mort est considéré sous de nombreux angles, mais dans le film "La Dernière Marche", que j'ai vu récemment, il m'est apparu sous l'angle le plus rétrograde, celui de l'amour qui se refuse. Or, l'amour, donc le pardon, est la clé du changement et du salut de l'humain. Le film met en scène les parents des jeunes victimes du condamné à mort, des père et mère, qui se déclarent catholiques mais ne respirent que haine et désir de vengeance.
"La Dernière Marche" est un film sur l'échec du "christianisme" d'église, parce que le pardon de toute offense, quelle qu'elle soit, est le Fond même de l'amour, du vrai et pur christianisme, celui du Sermon sur la Montagne.

Le pardon, une grande forceLe pardon des offenses est indissociable de l'amour ou du Bien ; il est donc une composante de la pénitence, laquelle, rappelle La Révélation d'Arès, est l'unique voie du bonheur et du salut personnel (30/11) ou planétaire (28/7). Ainsi la rédemption ne dépend-elle pas de l'obéissance aux exigences d'une religion mais du Bien accompli (35/6).

Je cite continuellement La Révélation d'Arès, il va sans dire, mais je ne la cite pas comme les religions citent leurs propres sources, leurs Écritures ; je ne la cite pas pour désarmer mes frères et sœurs de la Terre, en faire des tremblants, des dociles, mais au contraire pour en faire des créateurs sur les sentiers rocailleux et tortueux qui font d'eux les créateurs de leur propre destin sur les Pas du Père (Rév d'Arès 2/12), et, partant, les cocréateurs du monde et peut-être même de l'Univers, parce que je suis image et ressemblance du Père (Genèse 1/26) ; donc j'ai un lien avec l'Univers. Dans ce cadre, le pardon est existentiel au sens le plus actif et créatif du mot.

Le pèlerin (12/9) fait son ascension conscient qu'il n'est pas limité à la vie terrestre, qui par le péché devient épreuve, douleur, parfois folie, mais il sait que sa brève existence terrestre est comme les rocailles contre quoi il trébuche en montant de la vallée du péché aux Hauteurs du Jour. Au cours de la marche de la vie à la Vie (24/5) chacune des rocailles laissées derrière soi est un préjugé abandonné, une paix faite, une offense pardonnée. L'âme devra peut-être achopper sur d'autres rocailles dans l'au-delà au cours du temps qui la séparera du Jour (31/8) où elle se rhabillera de chair. Ce Jour-là, chacun réalisera que ce qu'il avait cru haïssable et punissable n'avait été que misère de l'existence pécheresse.
Mais la relativité et la brièveté de la misère terrestre peuvent être dès à présent senties par l'homme tendu vers le salut, l'éternité. La perspective du salut n'est refusée à personne, même au fauteur de mal, pour la simple peine d'une pénitence, qui est une joie pour l'homme pieux... plus légère que le joug du riche et du puissant (Rév d'Arès 28/25). Ainsi est relativisé tout mal en ce monde et est pardonnable toute faute, parce que le but est ailleurs. Ce n'est pas le péché qui nous sépare du Père ; à preuve, Jésus puis le Père lui-même qui me parlent à moi un pécheur en 1974 et 1977. Nous sommes pécheurs mais la Lumière nous est renvoyée, les sentiers (25/5) vers les Hauteurs nous sont montrés.

Bien connue est la nature plurivoque du pardon. Il y a le pardon futile ; par exemple, dans le tramway je dis "Pardon !" à ceux que je bouscule. Il y a le pardon créateur ; par exemple au temps où nous vivions seuls à Arès des haineux nous tourmentaient parfois. Si ces "justiciers de la vraie foi" avaient enlevé une de nos filles à la sortie de l'école et nous avaient menacés de la tuer si nous ne déclarions pas officiellement que La Révélation d'Arès était un mensonge, nous avions Christiane et moi décidé de répondre : "La Vérité ne mourra pas par la mort de notre fille, laquelle ne mourra pas davantage. Des anges recueilleront l'enfant et l'emporteront dans la Vie. Nous crierons notre chagrin, mais ne tomberons pas dans le piège de la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9). Nous vous pardonnerons, parce que le mal n'apporte jamais que le malheur et parce que nous espérons que vous trouverez un jour la Lumière."
Il faut pardonner toutes les offenses sans exception.
Pardonner n'est ni oublier ni se livrer au méchant. C'est laisser à tout pécheur, petit ou grand, le temps de la sérénité qui est l'œil de la Lumière. Le retour de la planète à la Vie en dépend.

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12 février 2019 (205)
Gilets Jaunes   
Réseaux Hertziens France

Réseaux Hertziens de France.
Radio France et France Télévision financées par nos impôts
nous sont inaccessibles. Pas une minute d'antenne ne nous a été
accordée en 45 ans. Par là aussi nous sommes des oubliés.

YouGov, société internationale d'étude de marché basée sur Internet, donne comme résultats de ses sondages en France : Le 30 novembre 2018 83 % des Français et le 11 janvier 2019 74% des Francais trouvaient justifiés le mouvement des Gilets Jaunes. Il y a donc beaucoup de sympathisants des Gilets Jaunes. C'est un courant de mécontentement à revendications multiples ; dans ce courant il me semble opportun de lancer nos radeaux.

Les Gilets Jaunes en général demandent un meilleur sort matériel, rejettent les politiciens incapables de le donner, de sorte que leurs revendications restent politiques, limitées. Nous ne leur reprochons pas, mais nous regrettons l'insuffisance de leur vision, le fait qu'ils ne rejettent pas la civilisation des systèmes, qu'ils ne cherchent pas à changer de vie (Rév d'Arès 30/11), à élever l'homme au-dessus du matérialisme et de la loi du talion, lui redonner sa liberté, son génie. Voilà le dilemme pour des Pèlerins d'Arès apolitiques et à l'écoute du Sermon sur la Montagne : On ne peut servir la Vie (Dieu) et le Matérialisme (Mammon)... La Vie est plus que la nourriture... (Matthieu 6/24-25).
Cependant, frères des Gilets Jaunes, nous devons agir comme recourant nous aussi à Mammon, mais de telle façon qu'un Jour (Rév d'Arès 31/8) nous atteignions l'idéal du Bien en incitant la société à passer matériellement par la meilleure porte qui puisse s'ouvrir sur l'idéal du Bien : La reformation de la France en petites régions souveraines confédérées, parce que la pratique du Bien (amour, liberté, vraie démocracie) à la place de la loi ne peut vraiment se faire que dans des petites unités humaines où les hommes se connaissent bien.

Depuis le XIXème siècle les théories évolutionnistes situent tous les peuples du monde sur une unique ligne de développement allant de l'individualisme à l'étatisme, c.-à-d. à la nation-masse obéissante sous une seule autorité politique et sa loi, une uniformisation considérée comme inévitablement planétaire des institutions politiques, du légalisme, des infrastructures économiques et des lignes philosophiques. On a cru et déclaré que c'était le seul schéma général capable de donner la paix et le bonheur. Erreur ! On découvre que les hommes sont restés très divers. On voit rejaillir inconscient un besoin de dignité, d'individualité, de liberté, un besoin certes instinctif, non formulé, n'osant trop sortir des idées à la mode, qui s'habille d'un gilet jaune et qui, parti d'une protestation contre la surtaxation des carburants, se montre maintenant très diversement moral, philosophique. Pas plus qu'autrefois il ne fut humain de "civiliser les colonisés à coups de fusil" (Camille Pelletan, député de 1881 à 1912), il n'est humain de faire marcher et contrôler de nos jours un peuple à coups de lois appliquées à tout le monde "en bloc", comme dit notre frère Éric D. sur une affiche.

Panneau Rachel Flora Lyon

Panneau préparé par frère Thierry Ms.
pour la manif des Gilets Jaunes à Lyon.

Il n'est pas plausible que la parole libérée des Gilets Jaunes soit bientôt entendue par des élus aux projets jacobins, centralisateurs, légalistes. Les Gilets Jaunes peuvent vite obtenir quelques miettes pour grossir leur pain quotidien, c'est bien, mais ils s'en fatigueront sans tarder, parce que rien de fondamentalement humain ne peut renaître d'un mouvement social qui d'épisodique et limité ne deviendrait pas durable et extensif. Un échange de vues constructif n'a pas de sens entre une humanité "réflexive sur soi-même", disait Fénelon, et un pouvoir inflexible par nature, serait-il révolutionnaire, s'il ne fait pas lentement peau neuve et n'assouplit pas peu à peu une pensée depuis longtemps durcie comme cuir. Le "je pense, donc je suis" cartésien n'a de sens que si la pensée est souple, vivante, créatrice.
La surdité est la conséquence de la politique, quand les élus qui contestent les Gilets Jaunes ont la conviction profonde qu'eux seuls voient clair et qu'il faut suivre les us "républicains". La grave sècheresse de vision et le jingle des politiques, bêtes ou intelligents, impérieux ou gentils, depuis des temps immémoriaux marquent le discours des réglemen­tateurs. Emmanuel Macron qui, quoique jeune, ne voit pas qu'il a les pieds pris dans les strates fossiles, ne fait que défendre la place que lui a donnée le système électoral ; il objurgue contre les Gilets Jaunes les appelant "forces du monde ancien", ce qui ne veut rien dire. Ancien peut signifier périmé, vaincu, ou désigner un très lointain bonheur oublié mais récupérable. Ce qu'Emmanuel Macron croit un mal est en réalité un bien, une ancienneté noble, digne, celle de l'homme fondamental, sage, libre, patient, qui ressurgit. Ici commence l'abîme, dont personne ne peut dire qui le comblera sauf des hommes bien avisés, dont les Pèlerins d'Arès qui savent que la pénitence, le lent retour au Bien prescrit par La Révélation d'Arès, effectuera ce comblement. Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2).

Les Français donnent leurs opinions sur l'ISF, l'allocation-chômage, la laïcité, la politique migratoire, etc., semblant ainsi affirmer que l'intelligence collective vaut mieux que celle des technocrates, mais il ne s'agit là que de points circonstantiels, pas de Fond. Ce que beaucoup d'entre eux veulent sans le dire, parce que c'est indicible en termes administratifs et même en termes scientifiques, c'est le bonheur. Ils ressentent sous leur gilet jaune cet inexprimable émoi, face auquel les poètes eux-mêmes sont sans mot, cet indescriptible émoi naturel que ressentent parents et enfants, époux et épouses, amants et amantes, en s'étreignant. Oh ! si vous leur dites ça, ils protestent, parce qu'ils mettent encore leur fierté dans la rationalité. Mais moi je vous dis que ce qu'ils cherchent c'est l'intense vie. C'est pour ça qu'ils s'activent à défiler, porter des pancartes, voire casser ici et là. Le problème du Gilet Jaune est le même que celui du politique auquel il s'oppose, c'est l'incapacité à retrouver la profonde réalité de l'être. À la différence du politique, toutefois, il cherche en s'agitant, en criant, en cassant quelquefois, quelque chose d'enfoui que seule la pioche de son cœur peut déterrer et que ne peuvent ou ne veulent voir ni les pouvoirs ni leur police.

Non seulement, comme c'était à prévoir, le gouvernement, les grands partis et syndicats, autrement dit ceux qui fabriquent l'opinion noyautent déjà les Gilets Jaunes et faussent la plainte initiale des oubliés, mais de toute façon aucun débat sur le référendum IC (d'initiative citoyenne), aucune des revendications sociales ou salariales ne résoudra la question du bonheur, parce que — c'est le message central de La Révélation d'Arès —, la solution ne sortira pas d'une décision politique législative, mais de la pénitence de chaque individu concerné. Bref, il y a cent raisons pour que la France qui va de l'avant, qui veut changer sa vie (Rév d'Arès 30/11) et la France qui trône sur la loi et l'autorité ne s'entendent jamais sur ce point aussi longtemps qu'il s'agira de 67 millions d'habitants. Il faut faire éclater la France, et plus tard le monde, en petites souverainetés confédérées. M. Macron fit, dans ses discours électoraux, la promesse d'apporter une "révolution", un  mot dont il avait fait le titre de son  livre-programme, mais il n'ira jamais jusqu'à faire de la République une Confédération. La route à parcourir jusque là sera donc longue : Quatre générations ne suffiront pas (24/2).
Alors, allez-vous demander, si le mouvement des Gilets Jaunes doit échouer, à quoi nous sert-il de le suivre ? Je réponds : Parce que, dans la course au bonheur, le Créateur, donc notre Assemblée, a la solution la plus importante, pour simple qu'elle soit, à proposer. Aussi, pour l'heure, se mêler aux Gilets Jaunes nous permet d'être un peu mieux connus, nous les grands inconnus, et d'apporter notre pierre à un mouvement parti des profondeurs de l'humain. Cela nous permet une petite avancée. La locomotive qui tirera le monde hors du péché et lui permettra de sortir du tunnel, d'arriver à la Lumière, c'est nous, mais le rail à suivre est très long. Nous sommes encore dans le noir du tunnel, une petite avancée vers la Lumière ne peut pas nous faire de mal. Commencer d'inciter les gens à l'amour et à la liberté, également de répandre l'idée de faire éclater la France en petites souverainetés à l'instar des Cantons de la Confédération Helvétique, est nécessaire. Ces idées feront peu à peu leur chemin. N'oublions jamais que c'est seulement dans des petites sociétés que la pénitence pourra un jour être vécue populairement et redonner le bonheur à l'humanité.

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15 janvier 2019 (204)
Les cailloux du Petit Poucet

Aujourd'hui 45ème anniversaire de l'Apparition de Jésus à Arès et 74ème anniversaire de sœur Christiane.
Ceci étant,

Le Père s'exprime comme le Petit Poucet sème ses cailloux. Qui les voit ?
On croit qu'il suffirait que Jésus apparût et parlât, puis que le Père Lui-même s'exprimât et qu'alors oust ! chassées seraient toutes les vieilles marottes !
"Mais non, mais non !"
Les yeux du siècle sont ceux de milliards d'ogres incapables de voir les cailloux du Petit Poucet. Les idées restent collées aux clichés comme l'égarement reste fatal dans la forêt profonde.
"Nous n'avons pas de dogme, pas de chef, pas de loi, pas de prière imposée, chacun de nous aime, pardonne, est libre de tous préjugés ; nous ne sommes pas une religion," dites-vous au quidam de rencontre et c'est vrai. Or, il vous répond: "Mais vous croyez en Dieu ! Vous êtes une religion." Vous répondez, croyant triompher : "Non, nous ne sommes même pas obligés de croire en Dieu (Rév d'Arès 28/12)." Baste, gros malins ! Il arrivera toujours un moment où le quidam nous demandera quelque chose comme : "D'où vient La Révélation d'Arès ?" et nous devrons répondre : "D'un événement surnaturel." Alors il nous enverra un : "Vous voyez bien que vous êtes une religion !"

Chat
Le chat voit-il un photographe ?
Non, il ne fait que penser, "Tiens, un bipède !"

Le Vrai et la Vie sont comme les cailloux du Petit Poucet imperceptibles au tout-venant.
Nos espérances sont réduites à une religion, parce que nous n'acceptons pas que soit vide l'Invisible, étroit l'Infini, que soit enterré l'amour du prochain, que nous apportions une réponse au nihilisme métaphysique et parce que tout ça reste indécrottablement religieux pour le commun de la rue.
Apôtres, nous parlons de revenir du mal au bien par l'amour, le pardon, la paix et l'intelligence du cœur libre de tous préjugés, mais nos auditeurs sentent tôt ou tard que nous tenons ces mots et les idées qu'ils désignent d'immatériel Esprit ou Souffle et là, nous sommes cuits dans la bonne vieille cocotte, où mijote depuis l'antiquité le même mironton, la religion. Comment expliquer sur l'instant qu'on peut être croyant sans être religieux, prier sans être dévot, être relié au Créateur sans être mystique, certifier qu'existe la vie après la mort sans être cul-bénit ? C'est encore impossible, mais ça viendra. Pour l'heure on nous rejette virtuellement comme nos frères juifs ou musulmans rejettent le cochon.

Pourtant de la religion comme des comportements qui s'y moulent nous ne voulons plus. Parce que la religion, quelle qu'elle soit, est système de dogme(s), loi(s), obligation(s), habitude(s), préjugés, culture, parfois hiérarchie ; elle brise les création et progrès continus de soi, qui est le propre de l'humain, image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26). D'un tel carcan La Révélation d'Arès nous libère. Prier pour nous est aussi naturel que penser, aimer son prochain aussi naturel qu'aimer la chaleur ou la lumière du soleil, mourir est aussi naturel que passer à la Vie.
La brève existence terrestre est le court tremplin, quelques décennies de chair, vers la Vie (Rév d'Arès 24/5). La chair n'est qu'une étape de la naissance. Chaque humain naît chenille dans les entrailles de sa mère, puis devient cocon — sa vie terrestre — où Dieu ou le Père-Mère, ou la Vie, ou le Tout met à mûrir un de Ses Atomes. Il s'envolera, danaus sublimé, vers la Vie, l'Infini, par la porte qu'on appelle communément mort et que nous appellerons passage, libération, vraie naissance.
Pas la religion, la Vie, c'est tout.

En l'étroite coquille qu'est ce monde le vocabulaire est rabougri, très pauvre, l'horizon de l'homme minuscule, le registre d'idées ridicules, le ciel étroitement logé dans l'exigu œil humain, auquel on met un C majuscule pour le sacraliser. Piètre illusion. Le Père-Mère est en fait aussi naturel que l'herbe des champs. Comment sortir de la triste restriction née des concepts du pauvre Adam ?
Peut-être, par exemple, en dépassant la religion, en disant : "Une religion ? Nous sommes beaucoup plus que ça. Les petits cailloux que le Père a par La Révélation d'Arès mis dans nos poches pour baliser nos sentiers nous conduisent beaucoup plus loin, à la Vie, parce que la Vie n'a jamais commencé, ne finira jamais, et nous pour des raisons que nous ignorons nous ne sommes qu'un très bref épisode, charnel, de cette Vie.
Peut-être aussi en répondant : "Religion ? Non, c'est dépassé. Pour nous il n'y a pas Dieu d'un côté, l'humain de l'autre, Dieu et l'humain ne font qu'Un. Nous reprenons l'enseignement de Jésus qui était de refaire du monde la patrie de l'amour, uni à l'Amour Qui soude ensemble l'Univers et tout ce qui s'y trouve. Être homme, c'est dans le cœur et dans la tête, ce n'est pas sur des registres, des papiers, des diplômes, des titres, des pierres tombales."
Des moyens de remplacer la religion par l'amour, il y en a sûrement d'autres.

La Révélation d'Arès, la Voix du Ciel, parle de retrouver la Vie (24/5), non la religion.

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19 décembre 2018 (203) 
le blog de Léonidas

Hier matin, 18 décembre 2018, ma boîte de commentaires était vide. Aucune nouvelle déclaration d'assidue fidélité à mon blog ne faisait suite à mon message 202C44 du 4 décembre.
Je m'étais fixé comme limite de réflexion le jour où je trouverais tari le petit filet de déclarations d'assidue fidélité à mon blog. J'y étais. J'avais vu la part du feu. Quelques tardives déclarations de fidélité viendront encore ensuite ; ce sera la part des braises. Le silence quant à lui est-il la part des cendres ? Oui et non, parce que j'étais cendre quand Jésus en 1974 me visita et il mit le Feu à ce qui était mort en moi. Tout peut donc renaître, rien n'est jamais désespéré, même la mort ne l'est pas, puisque nos âmes volent comme les grands migrateurs d'étoile en étoile en attente du Jour (Rév d'Arès 31/8) où la Création s'achèvera.

Léonidas

Léonidas et 300 des siens arrêtent aux Thermopyles
la vaste armée du plus puissant empire d'alors :
la Perse de Xerxès 1er.
Moi et 300 Pèlerins d'Arès nous vaincrons le plus
puissant empire de notre temps : le péché
au fond de l'humain et le Mal auquel il contribue.

J'ai donc eu deux semaines pour réfléchir au fait que j'avais découvert à Paris le 30 novembre, le fait que ce n'était pas par mon blog, comme je m'étais hasardé à l'espérer, que je gravais dans le cœur de mes frères ma ligne de pensée. La question se repose, alors, à moi une fois de plus : Comment garder le contact avec mes frères et sœurs ?
Ceux et celles qui ne me lisent pas ne sont pas en faute. Les Pèlerins d'Arès ne sont pas plus obligés de lire ou d'écouter le prophète, ses livres, ses causeries, son blog, qu'ils ne sont obligés de prier, de faire le Pèlerinage, etc., puisqu'il n'y a plus sur terre, depuis que la pensée d'Adam y remplace celle du Père, aucune loi (Rév d'Arès xix/24) qui vaille d'être obéie. C'est pourquoi La Révélation d'Arès réveille la conscience tellement supérieure à la soumission. C'est du Jour (31/8) et de la Loi qui sera (28/8) que nos consciences ont faim, mais sans se nourrir elles n'avanceront que très lentement, peut-être trop lentement avant que ne survienne le péché des péchés (38/2).
J'ai compris que demeure le problème de la prophétisation, c.-à-d. de l'engendrement de prophètes par le prophète. Vieillissant et isolé, je ferai ce que je pourrai pour aider, si l'on souhaite mon aide que mon isolement et mon âge m'obligent à donner si mal, mais j'ai compris que l'action de mon blog ne saurait être centrale.

Comme Dieu je prends les hommes comme ils sont, non comme je souhaiterais qu'ils soient.
Environ 200 frères et sœurs ont en deux semaines répondu à mon déconcertement et peut-être quelque 100 de plus y répondront qui n'ont pas pu me répondre vite pour des raisons irrépressibles.
Soit quelque 300 en tout ! Ça paraît peu.
Mais c'est Léonidas et ses 300 Spartiates aux Thermopyles !
C'est assez pour triompher du péché.
Quant aux autres je les aime tout autant, et je promets de ne plus être déçu. La déception, je le découvre aussi, est un vilain et bête péché. La sagesse hindoue dit : "Veux-tu savoir ce que quelqu'un a dans le cœur ? Vois comment il se comporte avec ceux qui ne lui donnent rien ou peu."

Je poursuis mon blog et j'écrase ma propension, déraisonnablement grandie en moi depuis quelques années, à penser que ce blog était le bon moyen d'enseigner en continu mes frères du petit reste et particulièrement leurs coordinateurs. J'ai compris mon erreur ; rien ne permet d'échapper ni aux vacillements des mille façons dont est compris ou ressenti le dit ou l'écrit de quiconque ni au désordonnement des rythmes humains.
Je ramène ainsi ce blog à ce qu'il était à son origine : strictement personnel. Au reste, sa définition est affichée sur la page index depuis 2006 : "Un blog est un mémoire non périodique, un journal de l'âme. Dans celui-ci le témoin de La Révélation d'Arès, Michel Potay, note ce que l'actualité du monde ou de la fraternité arésienne, la vie arésienne ou seulement ses pensées lui inspirent." Ceci n'est que le blog d'un pénitent, d'un homme qui combat en lui-même le tentateur qu'il est autant qu'il est l'ange, un pénitent qui n'est le chef de personne (Rév d'Arès 16/1), qui ne commande pas (36/19), qui n'est rien d'autre que la parole qui est la Parole (xxxi/10), parole et Parole qui n'ordonnent rien à personne, qui attendent seulement d'être entendues. Chacun fait le mal qu'il veut, en pâtit et rend le monde un peu plus mauvais qu'il n'est, ou fait le bien qu'il veut, se sauve et contribue à changer le monde en bien (28/7). Mes frères proches, moins proches ou même ennemis pensent de ce blog tout ce qu'ils sont libres (10/10) de penser.
Un blog comme tout langage est une sorte de toile d'araignée dans quoi l'auteur comme le lecteur peut être pris comme une mouche. L'araignée — la pensée — l'encoconne. Chaque mouche est prise dans les fils des mots et des phrases tels qu'elle les comprend et que les autres comprennent autrement dans leurs cocons respectifs. Nietzsche, je crois me souvenir, compara le langage à un columbarium romain, que chaque visiteur ou utilisateur voit à sa façon en scellant dans une niche parmi les milliers de niches le sens en lui fixé de chaque mot ou de chaque expression comme une urne funéraire. Or, le Vrai est tout le contraire ; il fait exploser le colombarium, les niches partent en poussière, en fumée, en vapeur avant l'Aurore (Rév d'Arès xix:18). Dans La Révélation d'Arès les mots sont inenfermables et flottants. Si la Parole d'Arès dit pénitence, c'est parce qu'il n'y a pas en français d'autre mot pour désigner le pont qui fait passer du mal au bien, mais cet abrégé fait que l'auteur et les lecteurs le comprennent chacun à sa façon ; le prophète Mikal essaie seulement de le mieux circonscrire, mais qui écoute les prophètes ? La définition d'un mot n'est pas une explication ; ce n'est qu'une idée. La Révélation d'Arès, que je confirme exacte quand à l'énoncé — y compris l'énoncé des mots entre parenthèses dans Le Livre, irremplaçables et inescamotables —, n'est pas construite autrement qu'une suite de concepts et de perspectives. C'est une architecture vivante, modulante, musicale même, ce n'est pas un cimetière comme l'est l'intellection du grammairien ou du théologal ou la science, que la Parole qualifie de vaniteuse (33/8).
On peut lire le blog par le commencement, la fin ou le milieu, on y entrera par n'importe où. On peut ne pas le lire. La Révélation d'Arès nous fait vivre dans l'incertitude :  Qui peut savoir qui est sauvé qui n'est pas sauvé ? (Rév d'Arès 11/3). Certains ont trouvé que des commentaires sont "trop longs", "pénibles à lire", etc. Eh bien ! qu'ils ne les lisent pas ! C'est sans importance, s'ils sont pénitents, s'ils vivent selon le Sermon sur la Montagne, en aimant, en pardonnant, en faisant la paix, en cherchant l'intelligence du cœur, en se voulant libre de tous préjugés.

À tous je souhaite un beau Noël d'espoir !

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17 novembre 2018 (202)
Pas la religion, la Vie  

Notre société légaliste a horreur de l'inclassable. Elle nous classe impérieusement, nous Pèlerins d'Arès, parmi les religions, parce qu'elle classe religion toute société qui considère la vie douloureuse et mortelle comme passagère et affirme que l'humain appartient à une Vie immortelle vers laquelle il va ou revient, et dont les membres par la pensée et par la prière s'évadent des perspectives du monde immédiat.

Dans quelle religion classer Noé ou d'Abraham ? Aucune. Ils n'appartenaient à aucun système organisé avec dogmes et règles. Dieu leur parlait et ils vivaient selon Lui. C'est notre cas avec La Révélation d'Arès.
Pourquoi a-t-on inversement classé Spinoza parmi les athées ? Il n'est pas athée, il est inclassable. Inclassables sont de même tous les humains, plus nombreux qu'on ne croit, muets de peur ou de respect humain, mais intimement libres (Rév d'Arès 10/10) comme nous qui affirmons, comme l'affirme le Créateur, que l'homme fut créé pour jouir de la Vie sans pouvoirs ni lois au-dessus de lui.
Le passage à la liberté spirituelle, que prêchait Jésus et que prêche La Révélation d'Arès, restera inaccompli aussi longtemps qu'un nombre suffisant de pénitents n'aura pas retrouvé la Vie (Rév d'Arès 24/5), l'autonomie totale sur la base de l'amour, non de la loi, dans une unanime grandeur d'âme : la polone (xxix/12-13). Redeviendra le poulain agile libre de... tous ceux qui tirent bénéfice de le dompter et de l'atteler (10/10) l'humanité qui contrebalancera le gros poids des impénitents (13/4, 27/7). Le contrepoids nécessaire, appelé pénitence dans La Révélation d'Arès, est fait d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence libre de tous préjugés. Le contrepoids, c'est en somme le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7) une fois accompli (35/6).

L'homme et l'infini

L'homme et l'Amour Infini dont il émane. C'est tout.

Une religion (culte, confession, etc.), quelle qu'elle soit, a des spécificités qu'ignorent La Révélation d'Arès et les Pèlerins d'Arès. Non seulement La Révélation d'Arès, qu'on pourrait appeler Le Souffle Renvoyé à Arès, et son prophète ne fondent pas de religion, mais ils libèrent l'homme de la religion, tout comme Bouddah, Jésus et d'autres témoins du Souffle ont toujours libéré l'homme de la religion. C'est la libre (Rév d'Arès 10/10) Vie absolue qu'il faut retrouver (24/5).

Nous avons la foi, mais pas de religion. Chez nous les actes pieux : foi, pénitence, apostolat, prière sont librement aimés ; aucun d'eux n'est obligatoire.
Nous aimons, étant miroirs de l'Amour du Père.
Être tendus vers la Vie est notre seule logique d'être.
Être ! Ce n'est pas ce que l'homme croit mais ce que l'homme est qui sauve l'homme des ténèbres où il s'enfonce sans cesse.
Les religions sont des systèmes qui ont volé à la foi ses grands moteurs pour concocter leurs dogmes, lois, règles, cultures et se faire craindre. Elles sont tout le contraire de la liberté absolue (Rév d'Arès 10/10) que projettent sur l'homme la Sainteté, la Puissance et la Lumière (12/4), lesquelles étant à Dieu sont sublimement libres comme furent créés libres Ses Images et Ressemblances, les hommes (Genèse 1/26-27). Chaque religion promet à ses fidèles la Miséricorde (16/15), mais Dieu l'accorde même aux incroyants. De plus, la religion ne change pas l'homme, parce que seul l'homme peut se changer (30/11). Or, c'est là tout le problème : La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7).

Il est probable que sur La Révélation d'Arès la religion, juive, chrétienne, musulmane et d'autres, toujours expertes en réinterprétation, s'installera quand même, mais c'est justement pour garder face au concasseur religieux un noyau incassable de Pèlerins d'Arès purs que le Père me demande de rassembler le petit reste (Rév d'Arès 24/1). C'est le petit reste le fer de lance de la pénitence qui fera disparaître la religion et ses dogmes censés donner le salut par le seul fait d'y croire et d'obéir à ses règles. Le petit reste enseignera qu'il n'y a de parenté avec le Père que la conscience quand elle retrouve par la pénitence son image et ressemblance avec Lui (Genèse 1/26-27). Seul l'amour ranime au fond des aimants et des aimés la Vie, laquelle par le langage ne peut pas être expliquée.

Voici ma réponse à notre frère Alain Le B. dans la page de commentaire #201 du présent blog. Écrite d'un seul jet, elle dit, avec d'autres mots, que nous ne sommes pas les hérauts de la religion, mais les hérauts de la Vie :

Il n'y a rien qui ne soit chez nous obligatoire ; tout n'y est qu'exigence de la conscience. Ainsi le Pèlerinage n'est-il pas obligatoire. Le Père me dit : Appelle les frères et les frères : "Viens prendre le Feu !" (Rév d'Arès xLi/7), mais il n'ajoute pas : Et ceux qui ne viendront pas seront punis. Il dit seulement : Appelle ! Et le frère vient ou ne vient pas, ce n'est pas une obligation. C'est seulement une exigence de sa conscience et il est sauvé si tout bonnement il est un humain de Bien, un pénitent, ce qui n'est pas non plus une loi, mais une logique.
La logique, c'est quoi ? C'est : Si j'ai faim je mange ou si je ne mange pas je finis par mourir de faim. C'est tout. Voilà pourquoi vous êtes, frère Alain, le premier serviteur de notre Pèlerinage, qui n'a rien d'obligatoire, qui n'est qu'une exigence de la logique de La Révélation d'Arès que suit votre conscience. Voilà pourquoi je tiens moi-même à faire mon pèlerinage, à être là chaque jour du 21 juin au 15 août. Je pourrais ne pas le faire.
Chez moi suivre la logique de La Révélation d'Arès tombe sous le sens. Chez vous aussi, c'est évident, et je suis heureux de vous trouver chaque année premier serviteur du Pèlerinage en me disant : "Alain pourrait ne pas être là. Je pourrais ne pas être là. Nous ne serions pas pour autant perdus. Ma conscience est un Dieu qui comme Dieu fait ce qu'elle veut ; sa conscience est aussi un Dieu Qui fait ce qu'Il veut. Notre présence ici est un acte gratuit. Si nous ne venions pas prendre le Feu nous serions aussi sauvés, puisque nous sommes pénitents, et ce Salut serait gratuit.
Chacun est un Dieu s'il est un être de Bien comme Dieu, c'est tout ce qui tombe sous la logique de la Parole d'Arès. Voilà aussi pourquoi nous ne savons pas plus ce qu'est la conscience de chacun que nous ne savons où est Dieu. Il est Tout du Bien et Il est partout ; elle est tout du bien et elle est partout. Alors, de ce fait, nous ne sommes évidemment pas une religion.
La foi est une tâche rigoureuse de Bien que dicte à chacun et chacune sa conscience. Pour cette raison on ne trouve nulle part dans la Parole de description totale du Bien. Le Sermon sur la Montagne décrit quelques actes de Bien, mais on sent — comme on sent Dieu — qu'il pourrait se conclure par "ad libitum", c'est-à-dire "à volonté, sans limitation pourvu que ce soit le Bien." Le Bien ne peut pas être une religion, parce que le Bien pour une conscience ressemble généralement au Bien pour une autre conscience mais n'est jamais vraiment le même. Quel thermomètre, quel baromètre, quel manomètre peut-il mesurer l'amour, le pardon, la paix ? Aucun. Pourtant l'amour, le pardon, la paix peuvent être partout et c'est pour qu'ils le soient que le Père nous demande de changer le monde (Rév d'Arès 28/7). Ma conscience sent la nécessité de Bien, mais votre conscience, mon frère, en sent nécessairement une autre, même si ces nécessités sont proches. Ces nécessités varient d'un humain à l'autre. Si elles ne variaient pas, il n'y aurait pas de foi ; il n'y aurait qu'une loi.
Le shabbat est un repos brûlamment recommandé par l'Éternel et nos frères juifs le respectent du vendredi au coucher du soleil jusqu'au samedi au coucher du soleil rigoureusement parce que pour eux c'est une loi. Mais pourquoi le samedi ? Pourquoi pas le lundi, le mardi, le mercredi, etc ? Pourquoi pas une fois par mois, une fois par an, selon que chacun compte le temps différemment ? Nous aussi nous respectons le shabbat mais chacun selon son temps. La Beauté (12/3) du shabbat réside justement dans le fait qu'il est libre (10/10). Nos frères juifs ont une religion. Pas nous. Nous, nous avons la Vie.
La définition du Bien exige une perpétuelle redéfinition du Bien, lequel est la nature même de Dieu et comme nous ne savons pas où est Dieu, ou plutôt comme nous savons qu'Il est partout, le Bien a une myriade de formes partout. Une religion a des formes précises. Nous, nous n'avons que le Bien avec une myriade de formes, rien de plus, comme la Vie.
Oui, il faut vraiment changer ce monde.

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12 octobre 2018 (201)
Mais où est Dieu ?

Dans l'Église je croyais faire vivre Dieu devant les fidèles à travers le credo, les prières et tropaires, les signes de croix, attitudes et gestes exacts, la consommation du pain et du vin, bref, dans le respect absolu des dogmes et de la tradition, comme un colonel croit assurer la sécurité de la nation dans l'obéissance de ses soldats "sans hésitation ni mumure", dans le bon maniement d'armes.
Et puis advint ce que je n'aurais jamais attendu :  Jésus et son Message en 1974 puis le Père et son Message en 1977. La Révélation d'Arès ! Tout ce que j'avais cru partit en fumée. Je ne savais plus Qui était et Ce Qu'était Dieu.
Je découvris qu'Il n'était pas le suprême roi, juge et maître du sort, mais le Père trop aimant (Rév d'Arès 12/7), le prodigieux Souffle Qui est tout partout de mes bronchioles à l'immesurable infini, l'inimaginable lien entre Sainteté, Puissance et Lumière, l'Étalé absolu de mes ongles à Tout, à la Vie, dont j'étais depuis ma naissance l'image et ressemblance. Je sus qu'il n'y avait pas Lui en-haut et moi ici-bas, le ver infime (Rév d'Arès 2/10), mais que j'étais un fragment indissociable de sa Force créatrice, maître de mon destin comme Il est Maître du Sien. De là le grand démêlé, encore irrésolu, qu'expose La Révélation d'Arès.

Je me jetai passionnément dans le prophétisme qu'au Nom de Dieu Jésus en 1974 m'avait demandé d'assumer pour résoudre le grand démêlé.
Je ne fus pas long à réaliser que les croyants qui me suivaient restaient beaucoup plus assoiffés de protection et/ou d'épopée mystique que soucieux de devenir les co-créateurs d'un monde spirituellement inachevé ; ils pouvaient devenir les proies de ma passion, faire de moi une icône vénérée. Responsable de leur liberté, car nul n'est bon pénitent sans être libre absolument (Rév d'Arès 10/10), je me réduisis à l'humilité totale pour ne peser sur personne, laisser chacun maître de soi.
Alors, mes frères et sœurs de foi commencèrent à vraiment vivre Dieu, car Dieu n'est conçu ni par les sens, ni par la raison, ni par les sentiments. Dieu est, quand la pénitence La réveille, l'ineffable, insensible mais irrésistible Vie Qui s'étale (Rév d'Arès ii/4) sans discontinuer depuis le moindre atome au fond de l'homme jusqu'à l'infini de l'Univers. Il est vraiment au-delà de tout ce qu'on En dit (Coran 6/100).
Il est la Vie qu'il nous faut retrouver (Rév d'Arès 24/5).

Ciel
Dieu étalé de moi à l'impalpable infini du ciel où flottent des poussières appelées étoiles et planètes

Les religieux ont inventé bien des manières de rendre Dieu présent. Pour remplir le vide creusé par Adam (Rév d'Arès 2/1-5, vii/1-5) entre la Main du Créateur (31/5, 32/2, ii/2, iv/1, vii/3... citée 54 fois) et la main humaine (citée quelque 90 fois dans La Rév d'Arès) les religions ont notamment imaginé églises, synagogues, mosquées, prières, chants, pèlerinages, jeûnes, pour que l'homme conjecture l'Invisible, le grand Manquant. La religion, en fait, n'opère qu'un transfert d'attachement comme on va, par exemple, sur une tombe pleurer père et mère ou vibrer d'émotion avec sœur Blanche dans "Dialogues de Carmélites". Dans l'église c'est de cette façon que je croyais approcher Dieu. Après 1977 je découvris qu'il était Sainteté, Lumière et Puissance (Rév d'Arès 12/4), le Tout-Autre insituable et évanescent dont étaient constitués tant la plus infime de mes cellules et la plus petite bribe de mon esprit que l'illimité cosmos. Ce virage existentiel n'est pas facile à négocier. Il faut le faire avec une humilité absolue ; elle seule permet d'y voir un peu clair.
Le secret du bonheur spirituel : Ne pas se poser de questions sur Dieu. Quand je prie j'ignore s'Il m'écoute, mais sachant qu'Il est aussi en moi, dans mes globules, mes atomes, je sais que puisque je m'entends moi-même Il m'entend Lui aussi en quelque sorte.
Il faut chasser de soi toute foi extatique. Pas d'extase possible devant l'invisible Étalé à l'infini, le Grand Discret, le quasi-Muet, Qui parle à peu près une fois tous les mille ans.
Attachez-vous à Dieu pendant votre vie charnelle, parce que, même s'Il est l'idéale transfigurante Vie (Rév d'Arès 24/5), vous êtes aussi ses image et ressemblance (Genèse 1/26) dans cette vie rampante. Ce qui nous lie à Dieu est affectif, quoiqu'Il nous échappe. La Vie plus l'Amour sont invisibles mais présents. Dites-vous aussi qu'en levant les yeux, la nuit, vous voyez le Tout qu'Il crée sans cesse : Le jour où le soleil est dispersé comme plumes de pavot Je (Moi Dieu) cours encore et je fais mille nouveaux soleils (xxii/12).
Dieu ne fait pas mon destin. C'est moi qui fais mon destin, mais en même temps je fais un peu le Sien.
Mystérieuse Non-dualité !

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