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4 octobre 2020 (223) 
pauvres rudéraux que nous sommes !

Le Père ne souffla pas sur moi comme sur un jasmin raffiné le long du Taj Mahal ou sur une rose au pied de la basilique de Vézelay, mais comme sur une rustre cymbalaire des murailles dans les ruines du monde.
Depuis lors, fleurs des ruines nous poussons inaperçus, sauf de quelques randonneurs hasardeux, sur ce que sont
, sans que la masse ne s'en doute, les décombres de la Vie ici-bas.

Cymbalaire des murs

la mission dans le monde comme
une cymbalaire des murs dans les ruines

Nous Pèlerins d'Arès formons sur un monde qui ne se sait pas déjà en ruines, une floraison de plantes rudérales de grande diversité, l'amorce d'une civilisation qui n'a encore jamais existé, la métacivi­lisation agreste où s'aiment tous les contraires.
En mission, n'importe quand, n'importe où, nous ne sommes guère mieux lotis que des cloportes sous des pavés. Très peu soulèvent les pavés pour les voir. Mais toute misère a son avantage : Nous restons ainsi ignorés  des rois blancs et noirs (Rév d'Arès x/6 etc.) et de leurs chiens (x/5-18), dont les apologues-pierre ponce lissent les esprits. Par bonheur, nous restons bruts, impolissables, purs, prêts pour les grands moments qui nous attendent.

Mon œil est rustre au point de ne pas voir l'intérêt d'aller sur Mars, à 78.000.000.000 mètres de nous quand on ne sait même pas ce qu'il y a à 2.000 mètres sous terre ; au point de ne pas saisir le projet d'installer la 5G pour télécharger vingt-sept fois "Ben-Hur" en une seconde, quand un minuscule virus fait qu'une lettre met deux mois pour venir de Brest à Bordeaux. Je suis si rustre que quand l'IA (Intelligence Artificielle) m'expliquera que Dieu, Allah, Brama, le Père-Mère, la Vie, le Tout-Autre, etc., n'existe pas, je ne la croirai pas. Honni comme le scolopendre, qui fuit les éclairages du monde, je sais cependant que la Vie Qui m'a créé est éternelle et que je retournerai à Elle.

L'autre jour j'entendis M. Macron dire : "J'installe la 5G, je ne veux pas revenir à la chandelle..." et je me suis aussitôt dit : "Mais Platon, Aristote, les Évangélistes, Bacon, Descartes, Spinoza, Kant, Dostoïevski, etc. n'écrivaient-ils pas à la chandelle ?" Suis-je rustre !
Au fond, je ne suis qu'un rustique menant une vie de pénitence, de sorte que mon âme (si j'en ai une) commence à ressembler à ce qu'elle sera dans l'au-delà, c'est-à-dire l'inverse de tout ce qui ramène sans cesse la brillante chair humaine à son autosatisfaction, à son profit, à ses succès comme la luciole à sa nuée. Rustre, je crois que c'est seulement le Bien en moi qui préparera correctement ma mort qui approche, parce que mon âme ne cesse de se réchauffer à l'inextinguible Feu (Rév d'Arès xLi/7). Je crois que seule ma pénitence — wouah ah ah ! wouoh oh oh ! s'esclaffe l'humanité branchée — me sauvera, qu'aimer et pardonner tous les hommes détache de moi le péché incrusté en moi. C'est mon antisuperstition à moi — on fait ce qu'on peut —. Pire encore, je suis rustre au point de croire qu'il faut être contre tout ce qui fait de l'homme son autodestructeur satisfait. Si comme moi vous répondez à la question : "Qu'espérez-vous ?" par "J'espère n'être qu'un atome de la Vie infinie", vous dégringolerez aussitôt de l'exquise civilité du monde à l'immense rusticité de la Vie.

Oui, je dirais volontiers que mes espérances paraissent rustiques et rudimentaires, mais à quelle croix me laissé-je clouer ? Aucune. Rien en moi n'exige d'analyses théologiques. Il me suffit d'aimer, de pardonner, de faire la  paix, d'avoir l'intelligence du cœur libre de tous préjugés, bref, d'être un pénitent. Par là même je vole déjà vers l'Infini.
Je suis rustique, parce que je reviens des millénaires en arrière cherchant la Lumière qui couvrait tout sans cesse, quand tous les pouvoirs et tous les gens à la page du monde sont déjà loin, très loin en avant sous les spots des stades ou sur les délicieuses autoroutes du péché des péchés (Rév d'Arès 38/2). Le monde me juge absurde et face à lui je ne tiens "ni debout, ni assis, ni même couché," comme disait Ionesco de l'absurde.
Aux USA un certain David Cope compose de la musique informatique à partir de lignes de code et d'un algorithme qui génèrent des "œuvres" musicales à la manière de Jean-Sébastien Bach. C'est aussi insolite que la messe que les prêtres croient celébrer à la manière de Jésus. "Pourquoi cette invention inutile," se demande le plantain rudéral, la cymbalaire ou l'ortie que je suis, "quand Jean-Sébastien Bach a écrit des œuvres dont la beauté nous comble à l'état naturel ?" Presque tout dans ce monde n'est qu'invention, pensé-je, moi lourd et rustique, sauf l'amour, parce qu'il ne vient pas de moi, mais de la Vie (Rév d'Arès 24/3-5)... de la Vie non biologique. Quand je fais jaillir cette réalité endormie des fonds oubliés de l'Événement Créateur, des millions de regards posés sur moi s'emplissent de pitié.
Pourquoi l'inutile invention politique de l'épidémie par covid-19, pense le rustique que je suis, qui sait que le confinement et le masque ne rendent pas les hommes immortels et que les virus des grippes dites saisonnières rendent aussi malade sans qu'on jette dans la peur de mourir et dans les affres économiques la moitié de la planète ? Ainsi dans ce monde, depuis que mon cœur a mis un pied hors du temps (Rév d'Arès 12/6) et que les yeux de mon âme voient les choses autrement que les yeux de ma tête, je trouve que trop de choses sont artificielles. Artifice est pour moi le blanc de ma peau, je ne me vois pas différent d'un pygmée, d'un eskimau, d'un indien, d'un papou, d'un chinois, d'un khoikhoi. Je m'efforce d'être l'homme sans race, sans coutume, sans mode de penser, de construire, sans haine, sans orgueil national... Bref, j'ai renoncé à exister dans les classements, catégories et statistiques qu'affectionne le monde.

On a demandé au public d'un match de basket-ball de compter non le nombre de paniers mais le nombre de changement de main. Le jeu étant rapide, les changements de main sont difficiles à compter. Tandis que le public suivait atten­tivement les mouvements de la balle, un homme déguisé en gorille entra sur le terrain, se tambourina la poitrine, puis s'en alla. Le match fini, on dit au public qu'un gorille était venu sur le parquet. Le public protesta qu'il n'avait rien vu de tel. On leur passa alors le film du match et ils furent bien obligés de convenir que le gorille avait vraiment été là. On appelle ça "aveuglement inattentionnel." Je suis comme ce gorille, présent mais inaperçu.

Personne n'a jamais vu le Dieu anthropisé, le juge et roi céleste des religions, auquel des milliards croient, mais ces croyances sont prêtées à l'humanité comme l'extralucidité aux évêques, aux ash'arites, aux rabbins, aux lamas, aux gouroux, aux présidents des nations, etc., parce qu'on les a quintessenciés. Ayant depuis longtemps cessé d'être des pruniers sauvages et naturels, leurs laboratoires ont fait d'eux des cultivars compliqués, des fruits desquels ils font des confitures sous mille marques. Et puis un jour une Voix, que je croyais erronément avoir entendue dans mon Église d'alors, m'appela et me parla ailleurs, à Arès, un trou girondin. Pourquoi dans un pauvre village de pêcheurs d'huitres mécréants cerné par d'immenses pinèdes ou court le vent de l'océan et à moi, homme d'église sans mérites exilé là ? J'ai compris pourquoi. N'importe quel rien-du-tout est qualifié pour être l'humanité entière à lui tout seul. Depuis lors, j'affirme que Dieu n'est pas celui des mages, prêtres et théologiens, qu'Il n'est ni juge, ni roi, ni même probablement une personne, mais qu'Il est l'Être de l'infiniment petit à l'infiniment grand, la Puissance dont chacun recèle une part dans les profondes caves de son être. Les religions font de leur mieux et se débrouillent très bien de leur(s) Dieu(x) anthropisé(s), couronné(s), comptabilisant les péchés, comme les républiques se débrouillent très bien de leurs présidents, législateurs et tribunaux comptabilisant les délits. Moi, je n'ai rien fait de plus que rencontrer le Créateur qui m'a paru tout autre que ce que disent les religions — Pouffement général au nez du pauvre rustre qui prétend avoir rencontré l'inrencontrable.
Nombreux sont ceux qui pensent que je ferais mieux de disparaître ; plante rudérale accrochée à des décombres, je ne parfume pas. Je n'impressionne pas plus qu'une touffe de plantain dans les ruines. Mais je tiens, je parle depuis longtemps. Ça gêne ; la gêne forme les premières mesures de l'opéra qui va se jouer. Je ne cesse pas de dire à tout humain de rencontre que Dieu est en lui et même, d'une certaine façon, est lui, tout en étant simultanément un atome de la Puissance qui ne cesse pas de créer l'Univers. La Révélation d'Arès et l'expérience du Surnaturel qu'a vécues le rustique bonhomme que je suis nous permettent de refaire le pari de l'Amour inconditionnel, de trouver le Salut dans la pénitence.

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1 septembre 2020 (222) 
La Porette ou la liberté de contester

Cette entrée ne parle pas de la liberté en général ou absolue qu'évoque La Révélation d'Arès 10/10.
Liberté absolue...
Archipel aux innumérables îles, Salive (viii/11, xxx/8) du Père couvrant l'Univers. Cette liberté-là a disparu de la Terre sous la censure de la religion et de sa fille, la politique, dont le prime souci est que le peuple leur obéisse au doigt et à l'œil. Religion et politique ont laissé croire que Dieu ou la loi, vue comme sacrée après la "mort de Dieu", exige du peuple une obéissance totale et charge religion ou politique de punir les insoumis. Nous Pèlerins d'Arès ne pouvons pas nous abandonner à ce simplisme qui empêche toute évolution depuis des millénaires.
Cette entrée parle seulement ici d'une liberté parmi d'autres, la liberté de contestation. Pèlerins d'Arès, nous formons l'inverse d'une religion. Comment serions-nous pénitents, c.-à-d. comment aimerions-nous, pardonnerions-nous, ferions-nous la paix,
ignorerions-nous les préjugés, retrouverions-nous l'intelligence du cœur et rendrions-nous les hommes absolument libres, si nous faisions taire nos contestataires en les condamnant, les rabaissant ou les honnissant ?

"Le miroir des âmes simples et anéanties"Il y a peu, un commentateur de Picardie m'apprit que "beaucoup de divisions fleurissaient tristement sur Youtube au sujet de La Révélation d'Ares" (221C42) et probablement aussi au sujet de son témoin. Au moment où j'écris cette entrée, je ne sais pas de quoi ce commentateur voulait parler, mais je ne cherche pas à connaître les détails de ces "divisions", inévitables autour de la Parole d'Arès ou de moi. Je ne veux pas non plus prendre absurdement la défense de nos contestataires. Je veux seulement rappeler à mes frères et sœurs que c'est dans la paix, l'humilité, le respect de leur liberté et avec intelligence spirituelle que nous devons leur répondre, quand répondre paraît nécessaire non pour convaincre le contestataire qu'on ne convainc pratiquement jamais, mais pour l'enseignement de ceux qui observent la rencontre, pour que vive l'humilité qui est lumière.
On ne sort pas de la nuit du péché simplement en soufflant des chandelles sous prétexte qu'elles n'ont pas la bonne couleur. Le contestataire n'a pas forcément raison ; il n'est qu'une erreur parmi les erreurs que sont même ceux qui s'efforcent de garder sous leurs pieds le sentier très simple, mais rocailleux (25/5) de la pénitence. Le contestataire n'est qu'une voix plus forte, qu'elle dise vrai ou faux, du peuple (Isaïe 9/1) monté des profondeurs (Psaume 129 ou 130/1) où nous vivons tous, pécheurs. C'est un cri déchirant parmi tous les cris déchirants qui ponctuent la vie humaine. La douleur des uns ne guérit pas les douleurs des autres. Nous Pèlerins d'Arès contestons beaucoup ; il est normal qu'on nous conteste. Ce monde n'est finalement que de contestation ; on peut n'y voir qu'un problème, mais moi j'y vois sa richesse
Je cite une contestataire : Marguerite Porete, dite la Porette, béguine du XIIIe siècle, auteur du livre : "Le miroir des âmes simples et anéanties," qui proclamait avec un sens aigu du brouillard métaphysique et un courage rare qu'on pouvait être chrétien sans besoin d'Église, laquelle Église la fit brûler vive le 1er juin 1310. Si l'Église avait laissé Marguerite Porete contester, elle aurait tout à la fois fait preuve d'amour selon le Sermon sur la Montagne et gardé à l'esprit que le dogme n'est qu'une ombre, un repère provisoire sur le sentier de la pensée vivante, parce que le Vrai est vivant, le glaive (Matthieu 10/34) dans sa lutte incessante contre le péché. L'Église aurait progressé en intelligence (32/5). Je pourrais aussi citer Michel Servet et son rejet de l'invention de la trinité, qui lui valut, dans des circonstances particulièrement cruelles, le bûcher à Genève le 27 octobre 1553, et tant d'autres contestataires que toutes les religions ont torturé et fait périr. Crimes atroces qui n'ont fait qu'épaissir la nuit de la barbarie et de la sottise.
"L'homme a plus de traits admirables que de traits méprisables" ; il y a du vrai dans cette pensée d'Albert Camus. Ne perdons jamais de vue qu'il y a chez le contestataire ou le diffamateur du bon comme du mauvais, même si, contrariés par ses critiques, nous ne voyons pas de prime abord qu'il s'exprime en vertu de la liberté (10/10) que la Vie lui a donnée. Le contestataire ou diffamateur n'a pas forcément raison dans le cadre très étroit de nos possibilités humaines, mais soupesons honnêtement le pour et le contre et, même s'il a tort, gardons-le dans notre amour (Matthieu 5/44), parce qu'il est lui aussi image et ressemblance (Genèse 1/26) du Créateur et que le mystère de la contradiction dépasse le pauvre entendement d'un seul pécheur.
Tous les hommes, même ceux qui ont l'air saint, ne mangent jamais que le pain de l'exil spirituel où les a envoyés le péché. Aussi, qui ayant quelques restes d'intelligence, conscient de ses propres brumes, n'écouterait la voix du contradicteur quand elle fuse sans prévenir à travers le brouillard ? Écouter n'est pas forcément approuver, mais l'écoute fait parfois dans le brouillard  quelques déchirures par où peuvent passer, pourquoi pas ? quelques parfums du Ciel. Il arrive aux dénigreurs et aux contestataires de dire deux ou trois choses utiles.
Clémenceau rappela un jour à la tribune de l'assemblée nationale : "On proclama les Droits de l'homme et le lendemain on dressa la guillotine." Mais ce fut bien avant la Révolution Française, en des temps immémoriaux, que les puissants n'hésitèrent plus à se contredire, que disparut le respect entre points de vue divergents et que cessèrent les débats quiets et intelligents. Or, l'intelligence spirituelle (32/5) autant que l'intelligence intellectuelle, la paix et l'amour dans le débat sont nécessaires, parce qu'aucun humain dans ce monde pécheur ne dispose des moyens de tout savoir, tout comprendre, tout maîtriser. Quand les débatteurs cessent de s'informer réciproquement, de s'écouter avec attention, de faire grand cas les uns des autres, l'affichage du schéma réflexif disparaît, son socle s'efface sous leurs pieds ; il risque fort de ne rester que ce qui oppose. Quand n'apparaît entre les débatteurs qu'approximations grossières, intuitions plus caractérielles que fondées et apriorismes, c'est tôt ou tard la colère ou, du moins, une forte contrariété qui prend le dessus, bref, l'obscurité. Il vaut mieux dans ces conditions que le débat se close.
La liberté est un os que tous les vautours, nous compris si fiers de nous-mêmes, n'ont pas fini de picoter et d'écurer. Même si La Révélation d'Arès le pulvérise en Parole, l'os de la liberté absolue n'est encore qu'une poudre mythique. Nous Pèlerins d'Arès savons qu'il ne sert à rien de discuter l'existence d'un Créateur, ou de la Vie (24/3-5), ou du péché comme fléau, ou du Bien comme psychopompe, ou de l'honnêteté de leur témoin, etc., parce que c'est aussi vain que de discuter dans un cimetière, un jour de funérailles, du destin de l'enterré. Ce genre de discussion écrase l'humain sous son étroitesse. Comme des marins de l'espace, prenons le large ! Que nos regards se portent sur les grands horizons ! Que nos pensées prennent leur envol sans nous préoccuper des contestataires, parce que la généreuse Parole d'Arès dit que croire ou ne pas croire ne conduit nulle part et que seul faire le bien ramène au Père par affinité ou homogénéité. Marguerite Porete, dite la Porette, perçut cette affinité avec la Vie, le dit dans son nébuleux français moyen-âgeux et l'Église l'a tuée peut-être plus par peur de n'y rien comprendre que pour l'hérésie.
Le Dessein de la Vie pour l'homme a été gommé. Nous ne sommes plus depuis longtemps libres au sens absolu du verset (10/10) de La Révélation d'Arès : Ma Parole comme un poulain agile courant vers son but, libre du harnais que lui mettent les docteurs, des haies que dressent devant lui les princes du culte (religieux, politique, idéologique, financier, etc.), tous ceux qui tirent bénéfice de le dompter et de l'atteler à leur char.
La parole de Paul de Tarse n'est pas Parole de Dieu, elle n'est que livre d'homme (16/12, 35/12), mais elle nous intéresse, parce qu'il fut apôtre. L'Épître aux Romains 7/19 dit : "Je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal que je ne veux pas." Paul pose ainsi le problème ultime de la conscience humaine, celui de la liberté. Il sait qu'il n'est pas libre (10/10) puisqu'il ne peut pas faire tout le Bien qu'il voudrait, mais il voudrait au moins faire au mieux. Nous aussi.
Contrairement à celle de Paul, ma parole de prophète est la Parole de Dieu (i/12, xxxi/10) ; pour autant je ne peux pas la suivre à la lettre ; elle reste l'étoile sur laquelle je m'oriente comme le marin sans l'atteindre.  Je veux être au minimum libre de suivre l'étoile. Je n'ai pas la prétention de m'identifier au Bien absolu, mais je veux être au moins libre de m'identifier au Bien relatif ; c'est sous cet angle spirituel que j'évoque ma liberté, même si comme tout humain soumis au système politique je suis partiellement privé de cette liberté-là.
Beaumarchais rusa avec la monarchie absolutiste ; Flaubert nargua l’ordre moral du Second Empire ; Oscar Wilde défendit son droit d'être ; Soljenitsyne poursuivit un long duel contre le totalitarisme soviétique ; Kundera incarna la figure du dissident. Salman Rushdie défia le fanatisme. C'étaient des combattants des libertés, mais ils ne réclamaient que le droit d'être eux-mêmes ; il y avait dans leur quête de la liberté quelque chose comme un sens unique. Nous, nous avons compris que l'enjeu de notre mission est tellement grand qu'il nous impose d'accepter les libertés d'autres de nous contredire, parce que personne ne peut être assez intelligent pour tout comprendre ; il vaut mieux ne pas fuir nos détracteurs, sans les rechercher, car tout ce qu'ils disent n'est pas nécessairement faux.

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31 juillet 2020 (221) 
sentiers chevriers

La Révélation d'Arès rappelle que croire qu'il faut bien faire suffit.
La voie du changement de l'homme (Rév d'Arès 30/11) et du monde (28/7) n'est ni religieuse, ni politique, ni morale ; elle est factuelle. C'est pourquoi La Révélation d'Arès l'appelle sentier chevrier.
Gravir
les sentiers de la pénitence, c.‑à‑d. aimer, pardonner, faire la paix, avoir l'intelligence du cœur, être libre de tous préjugés tout en moissonnant d'autres pénitents ; rien de plus. 
En lisant
La Révélation d'Arès dépassez les mots et le style, le butoir du langage humain à quoi s'arrêtent l'oreille, l'œil, l'intellect, la curiosité, l'approbation ou la désapprobation !
L'homme ne retrouve la Vie (Rév d'Arès 24/5) qu'en suivant la
fibre transparente qui fend la nuit de ses entrailles, que seule la lumière de l'amour éclaire comme le Ciel (8/8, 17/5, etc.). C'est le sentier qui rejoint le Fond (xLiii/14)gît comme un aigle blessé (28/8) l'image et ressemblance du Créateur. L'amour est le difficile sentier chevrier (20/4, 25/5) par où l'homme sort de lui-même, précède sa mort, fuit sa chair et redevient un Dieu (2/13).
Le sens de l'ascension n'est ni vers le haut ni vers le bas ; l'ascension est dépassement de soi.
Le Révélarion d'Arès libère. Elle relie les parleurs (Rév d'Arès xLix/5)
qu'elle fait de nous, pénitents (8/4, 13/4, 27/7, etc.), à l'ultime Parleur Qui est Tout Partout, dans l'ongle de mon pied (xxxiv/8) comme dans la vie infinie (17/3).
Mais pour refaire les nœuds, longtemps défaits, qui nous unissaient à la Vie, il nous faut d'abord transformer le Message du Père en action spiritualisante sur la Terre grossière. Ce n'est pas la moindre des diffcultés sur les rocailles de nos sentiers (Rév d'Arès 25/5).

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Grimper vers les                Hauteurs

Le sens de l'ascension spirituelle n'est ni vers le haut
ni vers le bas, l'ascension est changement de soi en Bien.
Les sentiers chevriers sont difficiles
et pourtant il nous faut les emprunter.


Dans ce monde, religieux et/ou politique, les chefs font de leur "vérité" l'unique vérité, énoncent ce qu'ils jugent permis ou interdit, ce qui vaut ou qui ne vaut rien, ce qui peut être discuté et ce qui ne peut pas l'être, bref, pour décider du bien et du mal selon leurs lois, non selon la Vie. Gros problème ! Ils usent des mêmes mots que la Vie dans des sens différents ou opposés. De là une des grandes difficultés de notre mission : la perplexité de ceux qui nous écoutent.
La Révélation d'Arès vient et nous déplace, nous Pèlerins d'Arès, à la lisière (Rév d'Arès 5/2-6, 13/7, 38/2-6) entre ce monde et le Dessein dont il naquit avant d'en devenir un piètre et fragile dérivé.
La Parole d'Arès dit : Changez-vous en Bien ! Moissonnez ceux et celles qui avec vous changeront ce monde en Bien, c.-à-d. un monde d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence spirituelle et de liberté absolue... Tu parles Charles ! Ici et là j'entre en doute (Rév d'Arès 37/9) ; mon enseignement même me semble une paranomase. Religion, politique, philosophie, etc.  usent des mêmes mots dans d'autres sens. Sortir de cette confusion sera, nous le savons, d'une grande difficulté. Le langage est tellement insuffisant qu'il peut tout décliner en morales diverses et opposées ; ce sont les rocailles qui écorchent nos pieds (25/5).
Puisque la Parole d'Arès s'oppose aux processus de ce monde, nous pénitents nous y opposons. Mais l'amour et la sagesse nous commandent d'éviter la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9), nous retiennent de régler des comptes, d'instruire le procès d'hommes auquels nous faisons crédit de leurs idées et de leurs actes. Nous savons que les hommes sont devenus ce qu'ils sont, parce qu'ils ont été scandalisés (28/4), parce que leurs pères ont été pendus aux cordes des rois (xxix/7-8, xxx/3, etc.), mais nous devons sans relâche chercher comment les rassurer, leur faire entrevoir puis comprendre que tout n'est pas perdu, parce qu'ils peuvent changer ce monde (28/7). C'est l'objectif.
Pourquoi des humains se sont-ils mués en clergés excommuniant ou en juges condamnant ceux qui ne pensent pas comme eux ? Pourquoi des humains créés bons sont-ilss devenus méchants ? Nous voulons trouver un visible et évident chemin inverse. Nous avons le souci d'être pénitents tout autant que de comprendre pourquoi le monde est devenu ce qu'il est. .Le Père ne nous envoie pas seulement changer nos vies (30/11), Il nous envoie humer l'air du temps, parce qu'il est impossible de changer le climat sans discerner ni peser les vents.
Toute idée qui déplaît est déclarée fausse, tout projet qui ne convient pas aux dominateurs est rejeté. Et pourtant nous avons quelque chose en commun avec les condamneurs, les négateurs, les refuseurs qui nous dominent avec l'aide de leurs media. Ce sont des hommes comme nous. Aussi étrangers soyons-nous à ces gens-là, nous partageons avec eux bon nombre de traits humains. De là la nécessiré de l'amour. Kafka a écrit quelque chose comme : "Dans ta lutte contre ce monde, tu ne peux moins faire que contribuer à ce monde." Pas plus qu'en écartant une idée on la fait disparaître, on ne pourra faire disparaître les Pèlerin d'Arès. Les Romains crurent éradiquer le christianisme en envoyant les Chrétiens dans les arènes ; ils n'y parvinrent pas. Ce que nous prêchons est un passage obligé pour les hommes, à moins qu'ils préfèrent disparaître comme les dinosaures. La Vie ouvre devant l'espèce humaine les sentiers chevriers dans lesquels elle s'engagera un jour. Pour l'heure, nous Pèlerins d'Arès formons l'avant-garde en commençant lentement mais inexorablement l'ascension vers les Hauteurs. Nous nous écorchons déjà les pieds sur les sentiers chevriers (Rév d'Arès 25/5) et ce n'est pas en vain.
Nous nous efforçons, avec très peu de moyens et d'énormes difficultés, de réveiller la vitalité spirituelle qu'un fort courant froid politico-intellectuel ankylose depuis quelque quarante ans. La religion pensait devoir lutter avec la gente rationaliste contre nous, elle contribua à cet étouffement par le dénigrement et le silence. J'ai lieu de penser qu'elle le regrette aujourd'hui.

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30 juin 2020 (220) 
du mythe au Vrai

La Révélation d'Arès est le moins mythique de tous les textes dits "révélés".
Alors, même moins mythique que les autres,
La Révélation d'Arès est mythique quand même ?
Oui, parce que parlant à l'homme, elle utilise nécessairement une langue humaine qui, quel qu'elle soit, est toujours trop pauvre pour exprimer les Merveilles (33/8) et la Vérité (28/6-10, 38/5) ; elle doit pour être comprise recourir ici et là à des représentations d'objets, de faits et d'êtres paraboliques, guère plus qu'indicatives, voire même fausses mais communes dans la langue humaine (démons, rite, sacrifice, légions d'anges, Bête, etc.)
Le mythe résout tant bien que mal une extrême difficulté de communication entre les subtils mondes sans heure (sans temps) (Rév d'Arès vi/3) et le lourd et épais monde terrestre.
Toutefois,
La Révélation d'Arès a le considérable et unique avantage d'être seulement faite de ce que le témoin a entendu et de ne pas être faussée par les livres d'hommes (16/12, 35/12), qui encombrent les grandes Écritures. Elle approche de l'expression pour nous inconcevable de ce que sera dans l'espace infini la communication des entités : Vie, anges, âmes.
C'est pourquoi l'Auteur de La Révélation d'Arès a fait de son témoin le Messager Fort (26/7), le prophète qui a vu la Justice (35/9), c.-à-d. celui qui explique ce qui est juste et qui l'enseigne (35/1).

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st-Michel terrassant le démon par Luca Giordano


Michel abat le démon (Apocalypse 12/7-9). Mythe !
Ce mythe cache une vérité : Le Mal est destructible, l'homme
peut abattre le Mal dont il est l'inventeur.
Une seule arme, non la lance, mais la pénitence.


La Révélation d'Arès dit à l'humain ce en quoi il peut vraiment espèrer et ce pour quoi changer sa vie (30/11) vaut la peine, même si sa langue reste dans la broussaille et les épines (31/6-10) du parler humain, elle déblaie assez le terrain grossier des hommes pour laisser transparaître la transcendance, la lumière des non-dits, et elle désigne un prophète pour les enseigner. La Révélation d'Arès nous ouvre à une lisible discipline métaphysique ; elle fait comprendre combien le Vrai, même s'il n'est que lueur accessible et non Vérité ou Lumière inaccessible à l'homme, est sublime autant que très simple.

La simplicité Une (Rév d'Arès xxiv/1) est l'amour. Tout dans la Parole d'Arès émane de lui, repose sur lui. Cette simplicité, est irréductible ; elle efface le mythique dogmatisme religieux, que ses propres énoncés et complexités réduisent à des superstitions, parfois à des fétichismes, et forment la cause principale du scepticisme, de la déspiritualisation et de l'athéisme.

De la religion comme du scepticisme, de la déspiritualisation et de l'athéisme il nous faut sortir le monde pour le changer (Rév d'Arès 28/7). C'est une tâche qui, quoique très simple : vivre en pénitence — amour absolu, pardon de toutes offenses, paix absolue, intelligence du cœur libre de tous préjués —, est ardue et mobilise l'existence.

Le Pèlerin d'Arès superficiellement observé semble ne pas différer de la religion, qu'elle soit théisme (Judaïsme, Christianisme, Islam, etc.) ou antithéisme (scepticisme et athéisme souvent pratiqués comme des religions), mais vu de plus près le Pèlerin d'Arès apparaît très différent quoique déroutant, parce qu'on ne peut que très rarement, faute de visibilité, dire sous quels rapports.
Le vécu arésien est différent du vécu généralement observé chez les croyants. Le Pèlerin d'Arès sait que ce qui sauve n'est pas croire, mais faire. Le Pèlerin d'Arès n'a ni n'enseigne le moindre dogme. La Révélation d'Arès lui apprend que l'humanité est trop déspiritualisée pour percevoir la Vérité, qui régna antérieurement ou règnera ultérieurement (28/7) au péché, mais qui ne règne pas présentement.

L'homme, pécheur entouré d'obscurité ne dispose que d'une faible lumière, relative, sommaire, mais rédemptrice, que La Révélation d'Arès appelle le Vrai (xxviii/21, xxxiv/1-4). Le Vrai, en substance, recommande à l'homme de vivre dans le Bien qui consiste à aimer, pardonner et faire la paix sans condition, trouver l'intelligence spirituelle libérée de tous préjugés. La Révélation d'Arès appelle cela changer sa vie (30/11), entrer en pénitence (8/6, 31/2, 33/13). Tout le reste est mythe. L'homme, au demeurant, est son propre mythe, une machine trop préoccupée de sa propre mécanique pour percevoir les invisibles et immesurables puissance et lumière — l'âme — qu'elle peut engendrer par la pénitence dans le sillage de la Puissance et de la Lumière absolues (12/4). Le mythe, certes idée mais vide, ne damne personne ; il ne sert à rien ; il peut cependant avoir valeur métaphorique, parfois utile en ce monde où l'imagination compense tant bien que mal l'ignorance.
L'âme survit à la chair, on appelle ça le salut ; elle contribue simultanément au changement du monde en apportant l'atome de Vie qu'elle est à la polone (xxxix/12-13), l'âme du monde changé en devenir. On peut dire des Pèlerins d'Arès qu'ils sont réformateurs, mais seulement au sens étymologique, parce qu'ils ne forment pas une religion. On ne comprend le Pèlerin d'Arès qu'en comprenant qu'il a commencé de pénétrer le mystère de sa propre vie sur la Voie de la Vie (24/3-5), le sentier (25/5, xxvii/6, etc.).
De la Lumière de la Vie nous ne voyons que des miettes : le Vrai. La Vérité, elle, n'est encore qu'un rêve ; elle ne peut être que future (Rév d'Arès 28/7). Autour du fragment de Lumière qu'il perçoit, autour du Vrai donc, le pécheur ne voit encore que la grande nuit du mythe. Mais avec La Révélation d'Arès quelque chose d'extrêmement important est arrivé ; maintenant le pécheur distingue clairement la nuit du peu de Lumière, il différencie le mythe et le Vrai. Nous sommes ainsi ramenés au Sermon sur la Montagne, désastreusement oublié, qui affirme déjà que pourchasser le Mal et les mauvais est violence, donc que Mal contre Mal n'engendre que Mal. La Vie, aussi peu de Vie soit-il, ne peut engendrer qu'amour et lumière. La Parole d'Arès rappelle partout implicitement qu'il suffira de répandre le Bien pour que le Mal,  mythifié par la Bête (22/14) disparaisse de lui-même. "Jamais, à aucun moment la mort," disait Bouddha ; c'est ce que dit, sans être un bouddhiste, le Pèlerin d'Arès qui génère et respecte toujours la vie, même celle de l'ennemi (Matthieu 5/44), parce que toute vie vient de la Vie et peut y retourner au prix de la pénitence, qui n'est quand même pas la mer à boire.
Il s'agit, non de suivre une religion, mais d'être le Sel de la Vie. Le Sel invisible mais si fortement senti dans l'aliment désigne l'inexplicable vécu de la Voie, ligne directe de la vie finie à la Vie infinie (17/3). Il n'est pas de mot pour désigner la vie sans-fin, même le terme vie éternelle est insuffisant, mais il est possible de la vivre, parce qu'elle est potentielle dans l'image et ressemblance du Père (Genèse 1/26) qu'est tout humain. L'indescriptible Infini est la Voie du Pèlerin d'Arès. Mieux vaut voler sur ce mystère que sur un dogme.
Le Pèlerin d'Arès prie librement (Rév d'Arès 10/10) ; la prière n'est même pas obligatoire dans l'Assemblée arésienne, pourvu que se construise la pénitence. Prononcer la Parole (d'Arès et toute Parole qui lui ressemble) pour L'accomplir (35/6) est la seule vraie piété. Jésus dit : Quand tu pries entre dans ta chambre, ferme la porte, et là face à ton Père prie (Matthieu 6/6), mais il ne dit pas comment ; le comment découle de la pénitence qui diffère complètement d'un humain à l'autre. Il n'y a qu'une Voie, celle de l'amour, qui a une multitude de sentiers (25/5), pratiquement autant de sentiers que d'hommes sur Terre.

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30 mai 2020 (219)  
Pèlerinage d'Arès fermé en 2020
(sauf peut-être en août... seulement peut-être)

Le Pèlerinage d'Arès comme tout rassemblement public, qu'il s'agisse d'un stade de football ou d'un lieu de pèlerinage spirituel, n'a pas de nature privée. C'est un lieu et un événement publics soumis à des autorisations et sous surveillance préfectorale. Le Pèlerinage d'Arès est limité par les lois du moment et ne pourra pas s'ouvrir en 2020 dans l'esprit de piété, méditation et rencontres libres qui lui est typique, sauf à risquer des interventions policières et de perdre ses titre et droits d'Association loi 1905, son autorisation d'accueil de public, ses contrats d'assurances, etc., toutes choses que nous avons eu beaucoup de difficultés à obtenir et que nous tenons à garder. Il nous est impossible de faire respecter la distance entre pèlerins (1 mètre), d'obliger les pèlerins à porter un masque, de limiter les rassemblements à 10 personnes au plus, de laver les tuniques prêtées après chaque usage, etc.
Le Pèlerinage est donc fermé en 2020.

Peut-être, seulement peut-être, si un allègement des règles sanitaires survient d'ici le mois d'août, le Pèlerinage d'Arès s'ouvrira-t-il du 2 au 15 août 2020 à des heures et des conditions que nous pourrons alors préciser. Toute prévision est pour l'heure impossible, de toute façon.

Notons que la fermeture du Pèlerinage d'Arès en 2020 n'est pas un drame spirituel pour les Pèlerins d'Arès, parce qu'ils ne forment pas une religion. Ils n'ont ni dogmes, ni clergé, ni loi autre que celle de la conscience. C'est un mouvement libre de réarmement de la vie spirituelle, de retour à la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) infinie, de changement du monde en Bien (28/7) par la pratique de l'amour (7/5, 25/7), du pardon (10/14, 12/4), de la paix (13/6, 36/17, xxvii/13), de l'intelligence (32/5) spirituelle libre (10/10) de tous préjugés — ce que La Révélation d'Arès appelle pénitence (28/25, 30/11, etc.) — ainsi que de l'apostolat ou moisson (5/2-5).
Le Pèlerinage d'Arès sur le lieu où Jésus en 1974 puis le Père en 1977 ont parlé au monde n'a rien d'obligatoire. Il n'est qu'un adjuvant libre de la pénitence et de l'apostolat ou moisson ainsi que de la vraie piété (Rév d'Arès 35/6) qui les sustente, mais la vraie piété, la pénitence et la moisson sont des actes personnels que chacun peut pratiquer où il vit. Les Pèlerins d'Arès n'ont pas de sanctuaire (40/2).

__________________________________

Généralités sur le Pèlerinage d'Arès quand il peut avoir lieu :

  Jésus

Cette icône à une ressemblance
avec le Bon (Jésus)
apparu à Arès (Gironde)
du 15 janvier au 13 avril 1974

La Révélation d'Arès, Parole du Créateur, n’a ni Dieu ni la religion pour propos.
Son propos est l’homme du temps qui vient (30/13), la pénitence (16/17) et la Vie (24/3-4).
Que la Parole fût donnée par Isaïe vers 760 av. JC.,
ou par Jésus en l’an 30 en Galilée (Palestine) ou en 1974 à Arès (France),
ou  par Muhammad en l’an 700 en Arabie,
ou  parle Père Lui-même en 1977 à Arès (France),
deux humains ne la comprennent jamais de la même façon.
Le Pèlerinage d'Arès n'est pas obligatoire. C'est seulement un temps de dépassement,
d’oubli des différences, de repli sur le Fond des Fonds (xxxiv/6) ou sur l'essentiel, d'amour,
un Lieu où les diverses façons de comprendre et de prier disparaissent sous la Vie.

Le petit oiseau du Ciel

Pèlerin en détresse (Rév d'Arès 12/9), écoute !
  Tout petit ou même invisible, l'Oiseau du Ciel te traînera,
peut-être inconscient, jusqu'au Saint Lieu d'où Il lança
au monde son Cri (Rév d'Arès 23/2, 28/11) en 1977.
Le Créateur S'est fait à Arès inaperçu comme l'oiseau
dans l'arbre, mais Ce qu'Il a Crié peut changer ta vie
et même changer le monde :
"Viens prendre le Feu (Rév d'Arès xLi/7)."
Ce n'est pas la religion, c'est le Feu du Bien en toi
qui chassera le Mal.




Le Pèlerinage d'Arès comme La Révélation d'Arès
n'appartiennent à aucune religion.
Les mots tenus pour fondateurs du Pèlerinage furent
prononcés par le Créateur le 22 novembre 1
977 :

Révélation d'Arès xLi/1. Je suis ici.
2. Tu y viens, les frères y viennent.
3. La lèvre prend le Feu dans Ma Main.
4. Le front brûle.
5. Le Feu entre dans l’homme.
6. L’aragne [l’araignée] sucerait-elle le Feu ?
7. Appelle les frères et les frères : "Viens prendre le Feu !
8. "Quand ton pied descendra, ton cri s’envolera haut."
9. Quarante pas nouent Ma Force et Ma Faveur où le front frappe
la pierre, où l’œil pleure comme ton œil pleure,
10. où les piques de Mon Feu percent le mal
11. Ma Main blesse l’homme, l’homme vit,
12. sa main élargie monte à Mon Bras.
13. Ici la main d’homme prend Ma Main

Chaque année, le frère Michel, qui aura 91 ans le 11 juillet 2020, fait son pèlerinage à Arès pour revivre l'Événement surnaturel dont il fut témoin là en 1974 et en 1977 et redonner le Feu à sa pénitence et à son prophétisme. Ceux et celles qui ont foi dans La Révélation d'Arès l'y accompagnent pour les mêmes raisons, car ils sont témoins et prophètes à sa suite. La Révélation d'Arès ne crée pas de religion, elle se situe au-delà des religions, des dogmes, des traditions, etc., elle fonde une suite d'humains recréateurs d'eux-mêmes dans l'amour, qu'elle appelle pénitents (Rév d'Arès 30/11), et par effet de voisinage recréateurs du Bien sur Terre (28/7).
Le Pèlerinage d'Arès n’abolit pas les autres pèlerinages. Il leur donne un sens ultime : Il y a un seul Créateur, le très simple Père du Bien, de quelque façon qu’on le nomme (Créateur, Dieu, l'Éternel, Allah, le Père, Brahmā, etc.). Il est le Saint Qu'il faut suivre pour oublier le péché, le temps et l’Histoire, qui ne sont que fabrications de l’homme. Le Pèlerinage d'Arès rappelle à l’humain, quelle que soit sa religion, sa philosophie, son concept de l'humain, bref, sa meute, qu’il est une espèce unique qui doit changer en bien pour ne pas tomber dans le péché des péchés (38/2), dans le mal sans retour.

Pourquoi faire le Pèlerinage d'Arès ?

Ni un Pèlerin d'Arès ni aucun autre humain en quête de salut n'est soumis à des obligations religieuses. Le seul sentier de salut est la pénitence, qui consiste à aimer son prochain, pardonner les offenses, faire la paix avec tous partout, penser et parler avec l'intelligence du cœur (32/5), être libre (10/10) de tous préjugés, et pour l'avenir à se préparer à tout partager avec tous dans le partage et l'anarkia (voir entrée 207 du blog). Le Pèlerinage n'est pas plus une obligation qu'il n'y a à Arès d'obligation de prier de telle ou telle façon. Le Pèlerinage d'Arès n'est autre qu'une puissante nécessité de la conscience personnelle.

Qui peut être pèlerin ?

Tout humain, pourvu qu'il ne soit pas un pécheur ou impénitent entêté (26/11, 36/6) venant pour perturber ou par pure curiosité. Tout humain, quelle que soit sa  religion ou philosophie, respectueux de l'Événement Surnaturel survenu sur ce lieu en 1974 et 1977 est Enfant du Père (13/5) et appelé (4/4). Nulle autre obligation que l'hommage, donc. Il est seulement suggéré au pèlerin occasionnel d'épouser les habitudes de l'endroit : tunique (prêtée à ceux qui n'en ont pas) et pieds nus. La tunique n'est pas un uniforme, elle recouvre les vêtements pour effacer les différences de sexe et de fortune. Les pieds nus rappellent Moïse face au Buisson Ardent (Exode 3/5).

Qui vous accueille ?

Des Pèlerins d'Arès. L'appellation Pèlerins d'Arès fut d'abord un sobriquet donné par les habitants d'Arès aux premiers pèlerins dans les années 70. Elle est depuis devenue le nom habituel des disciples de La Révélation d'Arès qui assument de leurs deniers, gérés par L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès (Association Loi 1905) l'entretien et le service du Pèlerinage.
Ne formant pas une religion, mais un mouvement spirituel libérateur, les Pèlerins d'Arès ne sont pas jaloux de leur sanctuaire. L’Esprit (33/4-8) de La Révélation d’Arès est d'ouverture. Apôtres de la renaissance de la Vie (24/5) en eux-mêmes par la pénitence et dans le monde par la moisson de pénitents, ils accueillent tous les hommes d'amour, de pardon et de paix, libres de tous préjugés, pour qui n'existe qu'une Vérité, c’est que le monde doit changer (Révélation d'Arès 28/7).

Où êtes-vous reçu ?

Vous entrez dans les locaux du Pèlerinage par la petite porte du 46, avenue de la Libération à Arès. Vous entrez dans la maison face à vous, qui est la maison où apparut Jésus en 1974, qui y dicta, au Nom du Père, L'Évangile Donné à Arès (Première partie de La Révélation d'Arès) et vous entrez. Cette maison ne se visite pas — Tu ne feras pas de ce lieu un sanctuaire (40/2), dit Jésus —, elle n'est qu'un lieu de passage pour aboutir, plus loin, à la chapelle où le Père parla en 1977, mais si vous êtes un nouveau pèlerin ce lieu de passage sera votre première étape où la sœur ou le frère d'accueil vous donnera toutes les indications nécessaires. (voir ci-dessous : Informations utiles)

Quels livres sont-ils mis à votre disposition ?

La Révélation d'Arès constituée de L'Évangile Donné à Arès (1974) et du Livre (1977), la Bible (traduction TOB) et le Coran (traduction de D. Masson). Les autres sortes de révélation, vu leurs diversité et imprévisibilité, ne sont pas disposées dans le hall de prière. Toutefois, tout pèlerin peut apporter les livres dans lesquels il est accoutumé à prier.

Prière libre. Aucune cérémonie ou rituel.

Seuls le respect et la discrétion sont demandés aux pélerins. Le Vrai (xxxiv/1-4) s'épanouit comme les fleurs de printemps partout où le Souffle s’exhale (2/14) et où l'humain n'a d'autre intention que le Bien. Le salut n’est pas donné par les mots, qui ne sont que des aide-mémoire, mais par la pratique du Bien ou pénitence (30/11), dont le pèlerin, quelles que soient ses habitudes de foi, vient à Arès ranimer le Feu.
Le fidèle d'une religion, juif, chrétien, musulman ou autre, est parfois étonné de la latitude qui lui est laissée de prier comme il veut autant que du bonheur qu'ont les Pèlerins d'Arès de partager avec lui leurs habitudes de piété (la tunique, les pieds nus, etc.), quoiqu'ils ne l'y contraignent pas. C'est parce qu'il ne perçoit pas tout de suite que le Pèlerin d'Arès n'est autre qu'un homme ou femme de bien, un pénitent sans religion qui ne différencie pas entre eux tous les pénitents sur terre, quelles que soient leurs métaphysiques personnelles.
Les Pèlerins d'Arès sont eux-même divers. Il y a ceux qui ont choisi d’appartenir au petit reste et qui s’appliquent strictement à la mission spécifique du témoin ou prophète de La Révélation d’Arès, mais qui ne se croient pas pour autant supérieurs. Il y a ceux qui, à des niveaux différents et pour des raisons variées, suivent des sentiers moins stricts. Dans tous les cas, cependant, La Révélation d’Arès ramène la foi à la quête du Bien, à la renaissance de l’image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27) au fond de chaque créature qui s'est mise à aimer (2/12, 25/2-7, 27/4, 28/10-15), parfois même trop (12/7) s'il le faut, à pardonner (12/4), à faire la paix (xxv/11, 13/8, 15/5, 28/15, 36/17), à retrouver l'intelligence (32/5)spirituelle et à se rendre libre (1/10) de tous préjugés. Voilà comment l’homme fera se lever le Jour (31/8) du bonheur (36/23). Ce qui rassemble les Pèlerins d’Arès, ce n’est ni un registre, ni un dogme, ni un signe visible ; c’est la puissante conviction que le Bien seul vainc le Mal, crée l'âme et sauve l'individu comme le monde.

Où et quand a lieu le Pèlerinage d’Arès a-t-il normalement lieu ?

L'été à Arès en France (33740, Gironde),
46, avenue de la Libération,

Trois périodes :
du 21 juin au 4 juillet,
du 12 au 25 juillet,
du 2 au 15 août. 

Pendant les trois périodes, la Maison de la Ste-Parole (où se manifesta le Créateur en 1977) est ouverte
lundi, mardi, mercredi et jeudi de 18h à 21h
vendredi de 08h30 à 11h30,
samedi, dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s'ils tombent un vendredi) de 17h30 à 21h,

Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.

Informations utiles :
À l’entrée, on ne demande ni son nom, ni sa religion au nouveau pèlerin. On lui pose seulement deux questions : "Croyez-vous que La Révélation d’Arès, la Bible et le Coran viennent du Créateur ?" et "Aimez-vous tous les hommes et leur pardonnez-vous leurs offenses ?"
S’il répond oui aux deux questions il est accueilli par des frères ou sœurs qui lui rappellent le sens de La Révélation d'Arès et du Pèlerinage d’Arès.
S’il répond oui à une seule des deux questions, il est accueilli de façon plus attentive.
S’il répond non aux deux questions, on lui pose une troisième question : "Pensez-vous que quelque chose de spirituellement important et respectable s’est passé sur ce lieu ? Venez-vous pour y méditer et respecterez-vous la paix et les habitudes de ce Pèlerinage ?"
S’il répond oui à cette question, il sera reçu de façon particulièrement attentive et explicative par les frères et sœurs d’accueil avant d’être accompagné jusqu’à l’exèdre, qui est l'antichambre de la salle de prière.
S’il répond non, on regrettera de ne pas pouvoir le laisser entrer.

Que savoir, si vous voulez devenir membre du petit reste (24/1) ?
Il n'existe ni registre, ni fichier central, ni rite ou conditions d'admission dans l'Assemblée de ceux qui croient dans La Révélation d'Arès, parce que, par principe, ce seront à terme, au Jouril n'y aura plus ni jour ni nuit, où la Lumière couvrira tout (31/8), tous les Enfants (13/5) du Créateur, tous les hommes de Bien.
De ce fait, on ne peut distinguer que deux sortes de disciples de La Révélation d'Arès : Ceux du petit reste — les Pèlerins d'Arès que le témoin orthographie avec un grand P — et tous les autres, le grand melting-pot des pèlerins d'Arès petit p. Les uns et les autres étant de toute façon des pénitents, le salut n'est pas plus garanti aux uns qu'aux autres, car qui peut savoir qui est sauvé, qui n'est pas sauvé ? (11/3).
Les Pèlerins d'Arès du petit reste sont les seuls définissables, parce qu'ils comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique comme le prophète aussi strictement qu'ils peuvent. Les autres comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique de manières nombreuses et diverses.
Mais tous, Pèlerins d'Arès et pèlerins d'Arès, sont radicalement différents des croyants traditionnels, qui cherchent leur salut dans les dogmes, lois et préjugés d'une religion. Le Pèlerin d'Arès comme le pèlerin d'Arès est une conscience libre (1/10). Il contribue au salut ou changement du monde (28/7) par sa pénitence (pratique de l’amour, du pardon, de la paix, de la libre intelligence du cœur) et par sa continuelle moisson de nouveaux pénitents. Sa foi est conscite (xxii/14), c.-à-d. basée sur la seule conscience que La Révélation d'Arès explique toutes les Écritures historiques encombrées de livres d’hommes (35/12). Pèlerins d'Arès comme pèlerins d'Arès concourent à la renaissance du christianisme originel du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7).

Le Feu de la simple vie spirituelle, qui est la quête du Bien,
voilà ce qu'on vient ranimer au fond de soi à Arès pendant le Pèlerinage, quand il peut avoir lieu.

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28 Avril 2020 (218) 
Héros

Le héros de La Révélation d'Arès (xxxv/4-12) n'est pas le sauveur occasionnel ou ponctuel des folklores ou de l'Histoire. L'héroïsme arésien n'est pas l'extraordinaire d'un exploit, mais l'ininterrompue, humble et invisible pénitence. La force du héros arésien est dans la permanence, antichambre de l'Éternité.
Le pénitent normal est inconstant, variable, ce qui, vu l'effort considérable qu'exige la pénitence, ne rompt ni l'âme qu'il s'est créée ni sa participation au changement du monde (Rév d'Arès 28/7), parce qu'il se ressaisit régulièrement.
Le héros, lui, est
le pénitent absolu, non l'humain parfait, quasi impossible puisqu'il est pécheur, mais celui dont la pénitence et le travail à la moisson ne cessent jamais, l'humain armé de l'infaillble intention de se prolonger sans fin comme la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) est sans fin. La pénitence du héros se poursuit dans la consciente incapacité humaine de concevoir l'idée de l'infini. Cette antinomie révèle le héros.
Il demeure que le héros selon La Révélation d'Arès est un pénitent et moissonneur ininterrompu, mais mesuré, patient, intelligent, pour qui il ne s'agit pas de briller, mais de durer de génération en génération (24/2) pour gagner la bataille du Bien à jamais, parce que le temps n'existe déjà plus pour une âme bien faite.

____________________________________

Ruth

Le héros classique est glorifié, mythifié. Le héros arésien, lui,  n'est
qu'une sorte de Ruth vertueuse glanant pour rassembler un
petit reste sur le Champ de Booz la Vie, et c'est ainsi humblement
qu'il sauvera non une situation, mais le monde.


Le héros arésien n'est ni Samson ou Judith de la Bible, ni Siegfried de l'Edda Poétique ou Dankwart des Nibelungen, ni Jules Vallès, l'héroïque journaliste de la Commune (1871). Leur bravoure n'eut d'éclat que provi­soire, parce qu'ils ne sauvèrent pas l'humanité du Mal à jamais. Samson armé d'une mâchoire d'âne met en déroute mille Philistins ; plus tard prisonnier, les yeux crevés, il ébranle les colonnes du temple de Dagon qui s'écroule sur ses ennemis, mais les malheurs des Hébreux  ne s'arrêtèrent pas là. Judith décapita le général Holopherne et sauva Bethulia de l'attaque babylonienne, mais les épreuves des Juifs ne n'arrêtèrent pas là. Dankwart, chevalier d'une force supérieure tua Galpfrat, Siegfried tua le dragon Fafnir et Jules Vallès, superbe communard, défia le pouvoir qui le condamna à mort par contumace et les épreuves de ceux qu'il défendait continuèrent. L'Histoire est ainsi pleine de héros qui jamais n'apportèrent sur terre de Bien définitif.

Le héros arésien se range dans une lignée à peine amorcée, mais qui sera très longue, de générations pénitentes d'apparence modeste, voire même fragile, mais recelant une force de foi volcanienne. Le héros est mû par l'insaisissable et Puissante Volonté (Rév d'Arès 12/4) de la Vie (24/3-5) qui — c'est le Fond des Fonds (xxxiv/6) de La Révélation d'Arès — commence de recréer le très petit noyau de l'Univers qu'est la Terre sans égard au temps nécessaire. Le Dessein est simple quoique gigantesque : Réinstaller dans l'humanité le Bien définitif par l'amour après des millénaires de mal.
Dans cette perspective, contrairement au héros traditionnel, le héros arésien ne doit pas s'exposer ; avec réalisme il doit rester prudent (35/10), parce qu'il ne s'agit pas de briller un moment ; il s'agit de durer sans fin. Le renouveau spirituel ne commencera pas comme une héroïque tragédie : Ni croix, ni arène, ni martyre ! Le héros arésien n'est pas une victime, mais un créateur. Pas de mythe fondateur, mais une histoire aussi douce et ordinaire que celle de Ruth. Notre mission n'est pas une épopée, mais un chantier lent et intelligent, car on ne peut donner au monde conscience de lui-même par des coups d'éclats, mais par une lente œuvre de persuasion. Le pénitent et moissonneur est fait de la chair même de ceux et celles auxquelles il s'adresse ; il est leur double ; c'est précautionneusement, parce qu'il est aussi fragile que ses doubles, qu'il s'élève au-dessus de la fadeur et des déceptions du quotidien.
Il en ira du commencement du changement du monde (Rév d'Arès 28/7) comme du commencement lent et discret de toute vie. Sur le sentier de l'amour, du pardon, de la paix, de l'intelligence libre de préjugés ne défilent pas de fanfares. Certes, des circonstances inordinaires peuvent, un jour, amener le pénitent-moissonneur à crier le Feu de sa foi à un moment fatal : "Plutôt mourir debout que vivre à genoux sous le Mal," mais ce sacrifice ne doit jamais être recherché, parce que le Père a besoin d'hommes pour sauver les autres hommes et chacun doit s'épargner autant qu'il peut. Donner sa vie pour que nos frères humains finissent par ne plus mourir, et être heureux, demande la mesure que recommande La Révélation d'Arès (7/6-7). L'amour sans grandes orgues ni tambours ni trompettes prime toujours sur les  moyens.

"Si Dieu existe, comment peut-il tolérer la souffrance des innocents ?" s'écrie Ivan Karamazov (Dostoïevski "Les frères Karamazov"). Ce raisonnable cri des athées s'entend, parce que la religion a fait croire que Dieu avait une oreille tendue vers le monde et qu'Il pouvait être appelé au secours, alors qu'il n'y répond jamais. Si l'on lit attentivement La Révélation d'Arès, on apprend que Dieu n'est pas sourd aux propos de Ses Enfants (Eév d'Arès 13/8), mais qu'Il les laisse librement décider d'eux-mêmes et de leur race. L'homme est libre (10/10) ; autour de cette réalité pivote tout le problème humain. La Justice divine existe, mais Elle ne se manifeste pas dans le monde, parce que l'homme ne peut La demander au Dieu-Dieu sans la demander simultanément au Dieu-Homme. L'homme a oublié qu'il est co-créateur du monde, image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27). En bref, l'homme est Dieu, mais n'est pas Dieu sans Dieu. Adam (2/1-5, vii/1-6) a brisé l'Un, la Vie ; il s'est isolé sur sa petite planète. Il ne redeviendra Dieu qu'avec Dieu ; il doit se résigner à l'abandon total de son orgueilleuse indépendance, de sa "glorieus" autosatisfaction. C'est pourquoi notre héroïsme est humble par excellence. Le héros a compris qu'il n'est qu'un Dieu escamoté, rejeté comme le Père, mais aussi palpitant que la Vie (24/3-5), et s'il peut sans bruit finir par faire réapparaître le Bien, c'est parce que le Père put en des temps immémoriaux faire apparaître la Création sans bruit. Tandis que le héros historique est une sorte de sportif aux exploits exceptionnels et chantés, le héros est un vrai Dieu retrouvé sur terre.

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29 mars 2020 (217) 
Question de civilisation
Pape absolvant les pécheurs

Annonce sur RTL : "Mars 2020. Sous certaines conditions [être catholique, mais pas juif, musulman ou pèlerin d'Arès], l’Église Catholique accorde l'indulgence plénière, le pardon total des péchés, aux croyants frappés par le nouveau coronavirus Covid-19."

François, je sais que tu surveilles tes mots, car c'est par eux que ta curie te contrôle, mais que ta pensée peut être différente, si tu penses à tous les humains sans discrimi­nation.
Mais tu n'absous personne, prends garde !
(Rév d'Arès 30/15).
Seule la pénitence vainc le péché, qu'importe ce que croie ou ne croie pas le pécheur. Quiconque aime, pardonne, fait la paix, réfléchit avec cœur et libre de tous préjugés, est sauvé et contribue à changer le monde en bien.
François, mon frère, avec toi, premier de la plus belle récolte (14/3), nous pouvons amorcer une nouvelle civilisation : la civilisation du Bien (Rév d'Arès 12/3, xxxiii/11, xxxviii/3) ou de la Vie (24/3-5). Attarde-toi à des manières religieuses inutiles, si tu ne peux pas faire autrement, mais aide-nous à avancer. Même si nous Pèlerins d'Arès sommes rares encore, même si le changement est encore à peine discernable depuis Jésus et Mouhamad (je ne dis pas depuis la Bible et le Coran, que La Révélation d'Arès ne cite pas), inaccomplis, quelque chose bouge
depuis la Parole d'Arès, la trace d'une civilisation capable d'écraser la Bête (Rév d'Arès 22/14) se dessine.

Il faudra quitter la civilisation du plus fort, de son dogme ou de sa loi, et restaurer la civilisation du Bien.
La pénitence (Rév d'Arès 30/11) est la houe (xvi/17, xxx/7, xxxvii/12) sur le seul terrain de la renaissance du Bien.
Le Bien est au-delà de tout ce que ce monde de mal, qui rétrécit l'esprit et fait de l'homme un captif, peut appréhender aujourd'hui, mais l'homme n'accède pas au Bien par la Miséricorde, même si elle existe aussi (4/2, 8/7, 12/11, 16/15), ni par la Grâce, les sacrements (superstitions, 21/1) ou les prières, mais par sa pénitence.
S'évader de l'actuelle condition humaine, si éprouvante pour beaucoup d'humains, voilà l'objet du Sermon sur la Montagne (Matthieu 5 à 7) et de La Révélation d'Arès !
N'importe qui, croyant ou non, peut approcher le Bien par l'amour et plus il en approchera, plus il sera Un (Rév d'Arès xxiv/1) avec le Bien qui  ne fait qu'Un avec la Vie, le Père, Dieu ; le Bien est la Déité dont Maître Eckhart eut l'intuition ainsi que d'autres spirituels avant lui. Le Bien n'est pas altérité, n'a pas d'ipséité, il est amour et paix absolus, il est humanité comme Enfant (13/8) du Père de l'Univers (12/4), image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27). Le Bien fait de l'homme le co-créateur de lui-même. C'est le Bien qui en l'homme est miracle, quand il y a miracle sur cette Terre ou hors d'elle, car l'âme qui vit après la mort, mais oui, est miracle.
Plus l'homme s'approche du Bien, plus il s'éloigne de la Bête (Rév d'Arès 22/14) dont Adam a revêtu la peau (2/1-5, vii/7-16). C'est quand l'homme échappe à l'esclavage des systèmes qu'il retrouve son propre être, proche de l'Être, mais pour l'heure il a rarement conscience de cette possibilité. Nous devons, frère François qui est à Rome, multiplier les humains conscients de cette possibilité. Tout humain ré-avoisine le Bien, quand son je redevient nous ou même quelquefois Il (Dieu), même si ce n'est pas constant parce que l'humain charnel est toujours dans le temps (12/6), donc inconstant. Il passe ainsi le premier barrage vers ce qu'il croyait inaccessible ; par l'amour il perce le barrage. Il découvre alors que tout ce qu'il croyait insaisissable est saisissable ; il découvre que l'Univers n'est pas vraiment hors de sa portée. Je m'y envolerai bientôt quand mon cœur s'arrêtera de battre, même si le Jour (31/8) où la chair sortira du temps est, quant à lui, encore très loin. L'Univers est Tout et le Tout est plus que ses parties, il est la Vie qui anime Tout dans la paix : éléments chimiques, gravitation, lumière, vie biologique.
Je suis un être fini et relatif qui ne peut que sentir l'infini et l'absolu, mais je sais, puisque l'Appel d'Arès le dit, que je peux m'évader de cet enfermement. Pour l'heure je ne peux pas contenir tout Dieu, l'Incommensurable, mais par l'amour je lui donne de moi pour être un peu d'Un avec Lui, je m'approche de Sa Réalité absolue, je découvre qu'il n'est pas une Personne, mais la Vie. Je La frôle. Elle est infiniment proche tout en étant infiniment lointaine. Ma pénitence rend cette distance supportable.

Frère François, qui est à Rome, revenons à nos moutons ! Assez de métempirique ; la métaphysique, quand elle quête la vérité ultime, devrait être muette, parce que ce qu'elle veut dire est au-delà des mots, tout comme Ce Que le Père veut nous dire est au-delà des mots. Mais nous, mon pauvre François, nous devons tirer comme des mûles la charrette de la parlure. Avec des mots formulés, François, tu envoies à ceux de tes ouailles que tue le coronavirus (pourquoi pas ceux que tuent le cancer, le diabète, l'infarctus du myocarde, le suicide, la vieillesse, etc ? passons !) l'absolution : "Dominus noster Jesus Christus te absolvat et ego auctoritate ipsius te absolvo, etc.," et moi aussi avec des mots, mais pas formulés, j'essaie d'habiller mes frères humains de la Pensée de la Vie. Tu es encore, François, dans la civilisation de la formule comme l'est la politique (elle appelle ça la loi). Je suis déja dans celle du Bien Vivant.
Il semble que la civilisation dominante brigue l'immortalité ; pour elle la mort est erreur, le péché. Nous sommes dans la civilisation inverse, celle des mortels conscient que le péché cause la mort. C'est peut-être, François, le point où nous sommes au coude à coude contre le matérialisme qui n'a rien compris à la nature humaine.
Contre Covid XIX, roi-virus récemment couronné, les puissants de quelques pays, France comprise, sont "entrés en guerre". Ces puissants voient leurs sujets comme de potentiels éternels qu'ils doivent abriter d'une mort vue comme scandaleux accident. Sans doute considérés comme ne pouvant pas mourir d'autre chose que de Covid-19, les citoyens sont emprisonnés au fond de leurs appartements et maisons comme on compressait autrefois dans des boîtes les pieds des Chinoises pour qu'elles soient plus belles. Soudain privés de liberté et par là même de vie, certains de ces confinés s'interrogent. Ils croyaient que le monde suivait l'irrésistible voie du progrès et de l'amélioration de la condition humaine, ils découvrent qu'il suit la voie de la peur ; certains d'entre eux découvrent même ce que la masse n'a pas vu, c'est que vaincre le Mal commence par vaincre la peur du Mal et particulièrement la peur de la mort.
La peur de mourir pour préserver la vie charnelle de toute façon très courte marque la civilisation dominante, que ses illusions vont éteindre. Cette peur-là, notons-le, est récente en France ; notre pays n'a pas perdu depuis longtemps son roman national, longtemps celui d'impavidité face au malheur, à la souffrance et à la mort.
Le courage de mourir pour rejoindre la Vie oubliée de la masse, marque la civilisation qui s'annonce.
François, nous commençons d'apercevoir la charnière de deux civilisations. Votre Église est apparemment vaste et forte encore et nous nous sommes tout petits et faibles, mais dans la lutte contre le matérialisme épais qualité et spécificité vaudront la taille. Tôt ou tard, vous ne pourrez pas vous passer de nous.

Pour le matérialiste ce qui se passe entre naissance et mort est tout, la mort est la fin, le mur au-delà de quoi l'homme ne va pas. La peur de la mort du matérialiste est une sorte de peur du vide, qu'il recule le plus loin possible, quitte à perdre le sens de l'infini et de l'éternel, auxquels il ne croit pas d'ailleurs. Toutefois, certains que confine la loi flairent un défaut systémique : La vie est toujours trop courte pour réaliser le rêve d'un monde heureux. Les matérialistes ne réalisent jamais que rien d'idéal n'est réalisable en ce monde de péché, que la Vérité est ailleurs, que l'homme n'est pas limité par son cerveau, sa peau, ses os, mais qu'il est le décideur de la transcendance, de l'invisible immortalité qui fulgure pourtant en lui comme l'arc, la décharge entre deux pôles : Bien et Mal, l'universelle et impérissable puissance créatrice de l'Étre allant toujours vers le Bien. Notre vie de tribulations n'est que le champ de bataille où s'affrontent Bien et Mal.
Rousseau a écrit : "Je sais ce qu'est un Français, un Anglais, mais pas ce que serait un homme universel." Nous Pèlerins d'Arès savons ce qu'est l'homme universel, l'Enfant (Rév d'Arès 13/8) du Père de l'Univers (12/4). Ce n'est ni un Juif, ni un Chrétien d'Église, ni un Musulman, c'est l'homme bon, roi de lui-même, qui n'a pas besoin de roi noir ou blanc au-dessus de lui. L'homme bon, que nous disons pénitent, roi de lui-même, ne dépend plus que de l'Un, du Tout, de la Vie, et c'est à cette seule condition qu'il retrouve toute sa puissance contre le Mal, qu'a déchaîné l'ancêtre Adam.
François, catéchise et distribue tes sacrements si tu veux, mais n'oublie pas que ce n'est pas ce que tu crois, mais que c'est ce que tu fais, qui sauve. Dans ce domaine, ne penses-tu pas qu'il y a beaucoup à faire ensemble ?

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