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12 octobre 2018 (201)
Mais où est Dieu ?

Dans l'Église je croyais faire vivre Dieu devant les fidèles à travers le credo, les prières et tropaires, les signes de croix, attitudes et gestes exacts, la consommation du pain et du vin, bref, dans le respect absolu des dogmes et de la tradition, comme un colonel croit assurer la sécurité de la nation dans l'obéissance de ses soldats "sans hésitation ni mumure", dans le bon maniement d'armes.
Et puis advint ce que je n'aurais jamais attendu :  Jésus et son Message en 1974 puis le Père et son Message en 1977. La Révélation d'Arès ! Tout ce que j'avais cru partit en fumée. Je ne savais plus Qui était et Ce Qu'était Dieu.
Je découvris qu'Il n'était pas le suprême roi, juge et maître du sort, mais le Père trop aimant (Rév d'Arès 12/7), le prodigieux Souffle Qui est tout partout de mes bronchioles à l'immesurable infini, l'inimaginable lien entre Sainteté, Puissance et Lumière, l'Étalé absolu de mes ongles à Tout, à la Vie, dont j'étais depuis ma naissance l'image et ressemblance. Je sus qu'il n'y avait pas Lui en-haut et moi ici-bas, le ver infime (Rév d'Arès 2/10), mais que j'étais un fragment indissociable de sa Force créatrice, maître de mon destin comme Il est Maître du Sien. De là le grand démêlé, encore irrésolu, qu'expose La Révélation d'Arès.

Je me jetai passionnément dans le prophétisme qu'au Nom de Dieu Jésus en 1974 m'avait demandé d'assumer pour résoudre le grand démêlé.
Je ne fus pas long à réaliser que les croyants qui me suivaient restaient beaucoup plus assoiffés de protection et/ou d'épopée mystique que soucieux de devenir les co-créateurs d'un monde spirituellement inachevé ; ils pouvaient devenir les proies de ma passion, faire de moi une icône vénérée. Responsable de leur liberté, car nul n'est bon pénitent sans être libre absolument (Rév d'Arès 10/10), je me réduisis à l'humilité totale pour ne peser sur personne, laisser chacun maître de soi.
Alors, mes frères et sœurs de foi commencèrent à vraiment vivre Dieu, car Dieu n'est conçu ni par les sens, ni par la raison, ni par les sentiments. Dieu est, quand la pénitence La réveille, l'ineffable, insensible mais irrésistible Vie Qui s'étale (Rév d'Arès ii/4) sans discontinuer depuis le moindre atome au fond de l'homme jusqu'à l'infini de l'Univers. Il est vraiment au-delà de tout ce qu'on En dit (Coran 6/100).
Il est la Vie qu'il nous faut retrouver (Rév d'Arès 24/5).

Ciel
Dieu étalé de moi à l'impalpable infini du ciel où flottent des poussières appelées étoiles et planètes

Les religieux ont inventé bien des manières de rendre Dieu présent. Pour remplir le vide creusé par Adam (Rév d'Arès 2/1-5, vii/1-5) entre la Main du Créateur (31/5, 32/2, ii/2, iv/1, vii/3... citée 54 fois) et la main humaine (citée quelque 90 fois dans La Rév d'Arès) les religions ont notamment imaginé églises, synagogues, mosquées, prières, chants, pèlerinages, jeûnes, pour que l'homme conjecture l'Invisible, le grand Manquant. La religion, en fait, n'opère qu'un transfert d'attachement comme on va, par exemple, sur une tombe pleurer père et mère ou vibrer d'émotion avec sœur Blanche dans "Dialogues de Carmélites". Dans l'église c'est de cette façon que je croyais approcher Dieu. Après 1977 je découvris qu'il était Sainteté, Lumière et Puissance (Rév d'Arès 12/4), le Tout-Autre insituable et évanescent dont étaient constitués tant la plus infime de mes cellules et la plus petite bribe de mon esprit que l'illimité cosmos. Ce virage existentiel n'est pas facile à négocier. Il faut le faire avec une humilité absolue ; elle seule permet d'y voir un peu clair.
Le secret du bonheur spirituel : Ne pas se poser de questions sur Dieu. Quand je prie j'ignore s'Il m'écoute, mais sachant qu'Il est aussi en moi, dans mes globules, mes atomes, je sais que puisque je m'entends moi-même Il m'entend Lui aussi en quelque sorte.
Il faut chasser de soi toute foi extatique. Pas d'extase possible devant l'invisible Étalé à l'infini, le Grand Discret, le quasi-Muet, Qui parle à peu près une fois tous les mille ans.
Attachez-vous à Dieu pendant votre vie charnelle, parce que, même s'Il est l'idéale transfigurante Vie (Rév d'Arès 24/5), vous êtes aussi ses image et ressemblance (Genèse 1/26) dans cette vie rampante. Ce qui nous lie à Dieu est affectif, quoiqu'Il nous échappe. La Vie plus l'Amour sont invisibles mais présents. Dites-vous aussi qu'en levant les yeux, la nuit, vous voyez le Tout qu'Il crée sans cesse : Le jour où le soleil est dispersé comme plumes de pavot Je (Moi Dieu) cours encore et je fais mille nouveaux soleils (xxii/12).
Dieu ne fait pas mon destin. C'est moi qui fais mon destin, mais en même temps je fais un peu le Sien.
Mystérieuse Non-dualité !

copyright 2018

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11 septembre 2018 (200)
Ce Blog et Antigone   

Nous voilà parvenus à l'entrée 200 de michelpotayblog.net. qui s'est d'abord appelé freesoulblog.net.
Je conçus ce blog en 2006 en langage HTML. L'été 2018, un informaticien alarmiste me dit que l'HTML va disparaître être remplacé par le PHP avec base de données MySQL comme dans WordPress. Je viens d'entrer dans ma quatre-vingt-dixième année. Devrai-je changer mes habitudes ? Je ne sais pas. J'essaierai si c'est vraiment nécessaire. J'espère, en tout cas, que les navigateurs resteront capables d'afficher ce que j'écris en HTML 4 et 5 depuis 2006.

Christiane, mon épouse qui me vit me morfondre pendant les longues années où mes frères et sœurs de foi me tinrent à l'écart,  me dit parfois : "Votre idée de créer un blog vous a sauvé de l'isolement. Le blog permet aux pénitents et moissonneurs et à d'autres de comprendre La Révélation d'Arès comme il faut la comprendre."

Antigone enterrant Polynice

Antigone surprise à enterrer dignement son frère Polynice.
Comme Antigone mon blog s'efforce de sauver le monde
de la loi des rats (xix/24) qui le prédestine à une indigne corruption.

Il n'existe pas une seule chose sur terre qui plaise à tous les hommes. Il y a aussi des choses qui, quoique capitales, vitales même — à l'aune du temps (Rév d'Arès 12/6) le péché des péchés (38/2) pourrait être une atroce fin des hommes —, ne restent connues que d'un très petit nombre. C'est le cas de ce blog.

Au printemps 2018, un dimanche matin, sœur Christiane partie acheter un poulet au rotisseur du marché de st-Augustin, le téléphone sonne. Je suis seul ; je décroche. Une voix distinguée, un peu lasse d'homme âgé, me dit en substance : "Il y a trois grands livres : 'L'Idiot' de Dostoïevski, 'Robinson Crusoé' de Defoe et 'Don Quichotte' de Cervantes, mais il y a au moins un grand blog, qui vaut un hommage particulier, celui de Michel Potay. Dites-le lui, s'il vous plaît ! Il démasque Dagon l'imposture qui dure encore ; il redresse les colonnes et les murs du temple qui fut philistin [allusion à Juges 16/22-31] et aujourd'hui il le voue au vrai Père." Moi : "Je suis Michel Potay. Qui êtes-vous ?" Lui : "Je suis heureux de vous entendre. Je ne peux pas me faire reconnaître. Je suis désolé." Moi : "Mon frère, voilà bien le problème ! On me connaît comme on connaît Antigone. Un type sympa, mais bof ! un type qui donne une digne sépulture au monde spirituel mort. Ça ne sert à rien, pense-t-on, alors on le laisse emmurer vivant derrière les moellons du silence. Mais je n'enterre pas l'homme spirituel ; je le ressuscite au contraire." Il se tait, puis il raccroche.

Mon blog est mon Antigone. Antigone, moins par tendresse sororale que par amour aigu de la créature sacrée qu'est l'homme, rejeta la loi du roi Créon qui ordonnait que Polynice, son frère mort, fût abandonné aux chiens, aux rats et pourrisse à la vue du monde. Parce qu'elle avait voulu révérer en son frère l'humain, Créon fit emmurer Antigone vivante. Comme Antigone préféra mourir que de renoncer à son amour pour l'homme frère, je préfèrerais mourir que de laisser déchiqueter et pourrir le monde, auquel j'appartiens, et où je pourrais revenir, une fois relevé des morts (Rév d'Arès 31/11), le Jour (31/8) où les humains auront vaincu le mal. Je lutte pour que ce monde déjà spirituellement mourant, peut-être bientôt mort, ne disparaisse dans le péché des péchés (38/2), pour que je ne reste pas indéfiniment une âme — si ma piètre pénitence me vaut une âme — courant entre les étoiles (vi/1-7), mais pour que je sois un vrai co-créateur du monde, un co-créateur entier, chair, esprit et âme (17/7), pour que je sois Un (xxiv/1) dans l’Un.

Pour l'heure, nous Pèlerins d'Arès ne formons parmi sept milliards d'humains qu'une toute petite paroisse de pénitents sur les rivages de la Mer (Rév d'Arès 18/4, xxi/12, etc.) qui nous sépare du Père devenu si lointain. Le blog est notre petit bulletin paroissial. Dans ce monde où même les idées sont techniciennes, systémiques, nous sommes des apôtres sans théorie, ni dogmes, ni système, de simples Enfants (Rév d'Arès 13/5) de la Vie (24/5), rien de plus que des gens de foi. Les gens de foi doutent toujours ; c'est même à cela qu'on les reconnaît, parce qu'ils savent que la Vérité absolue n'est plus accessible au petit cerveau humain  — 10 % du cerveau fonctionnent seulement, disent les uns, un peu plus disent d'autres — encombré par les préjugés, les théories. Ne voit-on pas les Catholiques, les Orthodoxes, les Protestants, les Sunnites, les Chiites, les Juifs de cent sujétions, etc., "enfermés dans leurs donjons, incapables de s'écouter mutuellement ?" disait Gœthe. Gœthe ajoutait : "N'est vrai que ce qui féconde. Rejetez les principes et des dogmes stériles, que proclament les puissants !" Les Français tendent fâcheusement à la modélisation, aux structures, à la sémiologie, aux codes... Nous Pèlerins d'Arès en sommes tout le contraire. Nous, quoique français en majorité, passons ainsi pour ignares et niais, alors que c'est nous qui retrouvons les sentiers libres vers les Hauteurs.
Beaucoup lisent ce blog, parce qu'il dit vrai, mais se gardent d'en parler et de dire qu'ils le croient au fond, voire même au Fond (Rév d'Arès xxxiv/6). Ce blog lutte, comme Antigone lutta, contre ce respect humain qui fait que tant de gens se cachent derrière la loi écrite et la loi des habitudes, qui sont toujours celles du roi Créon, contre lesquelles ils maugréent, mais dont ils ont peur. Tant de gens n'osent pas avouer qu'il faudrait — ah ! ce conditionnel — ne plus se cacher du Mal qui gère la société.
Alors, ce blog continue. Il finira par être remarqué par beaucoup.

copyright 2018

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11 août 2018 (199)
sens du Vrai  

Qu'est le Vrai (Rév d'Arès xxxiv/1-4) ? C'est la Parole ou le Livre qui parle quand parle le prophète (i/12, xxxvi/11-14).
Le Vrai est l'écho infini de la Victoire ou du Triomphe (Rév d'Arès 10/7-8) du Dessein (28/27, 36/8) et de la Vie (24/5).
La loi des rats (Rév d'Arès xix/24), même la plus consacrée, ne peut exprimer les Sainteté, Puissance et Lumière (12/4) capables de créer mille nouveaux soleils le jour où s'éteindra notre soleil (xxii/12).

Le Vrai n'a que faire des minuties dont tissent leurs toiles la religion, la politique et de multiples autres organismes, qui épluchent, décortiquent, détaillent, pointillent. Le péché, misérable réducteur de tête !
Le Vrai ne peut être que fondamental, sublime, transcendant comme la Vie, qu'il faut retrouver (Rév d'Arès 24/5).
Le reste n'est que livres d'homme (16/12, 35/12).

Le Point Visé, Paul Klee 1922

Le Point Visé (Paul Klee, 1922)
Le seul point visé par Dieu est la Victoire du Bien

La Révélation d'Arès n'a qu'un sens aussi simple que suprême.
Elle dit qu'avant que le péché des péchés (Rév d'Arès 38/2), le Mal, institution humaine, n'atteigne son paroxysme et que ne disparaisse l'humanité s'autodévorant, l'homme peut encore réanimer en lui l'Image et Ressemblance du Créateur (Genèse 1/26), redevenir par la pénitence (30/11) aussi libre (10/10) que Lui de son destin, retrouver la Vie, faire du Souffle son propre souffle.
Retrouver la Vie n'est pas s'interdire de manger du porc, de la viande non casher ou hillal, lapider celui qui ramasse du bois le jour du Sabbat (Nombres 15/32-36), se faire roi comme David ou Salomon, croire en des dogmes, prier de telle manière mais pas d'une autre. Retrouver la Vie n'est pas finir couché sur des coussins, des lits, servi par des éphèbes et des houris aux yeux noirs (Coran 56/12-22). Retrouver la Vie ou le Vrai, c'est maîtriser totalement amour, pardon, paix, intelligence (32/5) spirituelle libre (10/10) de préjugés, bref, c'est avoir une âme née de la pénitence (30/11) dont les effets rédempteurs persistent éternellement, parce qu'ils nous unissent à l'Un avec Qui l'homme ne fait plus qu'un en lui-même (xxiv/1).

Le Père est sensiblement embarrassé de ne pas avoir d'autre moyen que de parler une langue humaine tarée (2/12), qui a perdu sa transcendance. Par ailleurs, La Révélation d'Arès cite des prophètes. Elle ne cite jamais les livres qu'on leur attribue : Bible, Coran, etc, faussés par la parole d'homme (16/12) ou les livres d'hommes (35/12).
Ayant entendu le Messager (1974) puis le Père (1977), puis comparé le Message d'Arès et les saintes Écritures des religions, je compris que quand des hommes se croient élus (Rév d'Arès 27/1), désignés pour filtrer la Parole de Dieu, ils font de vétilles des lois, prétendent connaître les clés absolues du salut ou de la damnation, le pur et l'impur, bref, ils égarent.
La Révélation d'Arès, le très simple Vrai, nous ramène sur les sentiers du Salut.

N'est image et ressemblance du Père que l'amour, miroir de l'Amour, moteur de la Vie, dont le Bien est déjà sur terre le reflet, l'amour qui se reconnaît à ce qu'il s'attache non à des résultats, mais à l'absolu. L'amour évangélique ne fait qu'un avec l'Amour (Rév d'Arès 32/3). L'absolu est potentiellement en chaque humain et se redéveloppe chez le pénitent, parce que l'Absolu est en Dieu, qui est Un. L'homme de bien ou son âme est fragment divin indécollable de l'Un.
Sois un en toi ! (Rév d'Arès xxiv/1).
Les Enfants du Père (13/5) n'ont pas été créés sociétaux, mais libres (10/10). C'est du péché que l'instinct sociétal s'origine. La société comme machine humaine avec chefs et lois — que méconnaît le Père (16/1, 3/4, 28/8, xix/24) —est une invention d'Adam (2/1-5) retombé dans l'animalité du lion et des boucs (vii/7). Le bloc sociétal mécanique au sens rationaliste, qui prédomine aujourd'hui, oublie que c'est chaque homme individuellement qui répond du Bien ou du Mal, chaque homme qui est responsable et cause de ses péchés ou de sa pénitence. Chaque homme fait l'humanité ; ce n'est pas l'humanité qui fait chaque homme. C'est pourquoi Dieu dit que le monde changera (28/7) grâce à un petit reste d'individus pénitents, parce que la masse ne peut être pénitente.
Dieu parle : "Pourquoi dites-vous : 'Les pères mangent le raisin vert, mais c'est leurs fils qui ont les dents agacées ?' Vous ne le direz plus, car chaque humain est en Moi une personne pleine et entière (qui ne dépend pas d'autres humains). Chaque humain qui pèche ne pèche que contre lui-même (Ézéchiel 18/1-3).
C'est parce qu'il n'est plus qu'une petite masse de la grande masse sociétale que le pécheur ne peut plus évoquer la Miséricorde (Rév d'Arès 16/15). Il n'est plus sur le trajet de la Vie ; il est entré dans l'antichambre du drame final, de la non-existence, dont la mort est déjà prémice. L'homme ne descend pas du singe ; il descend au singe. Oh ! il est libre de devenir singe si tel est son souhait, mais pourquoi ne pas choisir de devenir Dieu (12/13) ? Dans son infinie Bonté le Père propose pour cela une voie praticable et simple : la pénitence, vivre en accomplissant le Sermon sur la Montagne.

Un nombre non négligeable de personnes, qui ont humblement lu La Révélation d'Arès sans préjugés, sans sous-tension culturelle, ont éprouvé l'angoisse étouffante de ne pas la comprendre. Voilà une des raisons pour lesquelles tant de personnes lisent trois ou dix pages de La Révélation d'Arès puis s'arrêtent. L’unique façon de La comprendre est de penser comme pense Dieu, mais combien d'humain pensent-ils encore naturellement comme Dieu ? Peu. On les appelle épis mûrs, que nos moissonneurs recherchent inlassablement parmi les herbes sauvages et les broussailles (Rév d'Arès 5/4).
À mes débuts prophétiques, je voulais qu'il suffît de lire deux ou trois fois La Révélation d'Arès pour La comprendre. Peu à peu je réaliserais qu'à peu d'hommes et femmes était donné de faire le voyage vers l'Ailleurs, l'Autrement-dit, la Lumière que l'immense commun ne perçoit plus, dont le sens est évident, mais dont les humains, gâtés par la culture adamique, ne peuvent plus discerner.
La lecture du Verbe d'Arès est un parcours à travers une Merveille (Rév d'Arès 33/8) indiscernable par l'œil du pécheur. Magrelli, poète italien peut-être quelque peu prophète lui aussi, a chanté dans "Ora Serrata Retinæ" : "Pour parler, je préfère venir du silence, préparer la parole avec soin pour qu’elle aborde à sa rive en glissant, tout bas, comme une barque cependant que le sillage de la pensée en dessine la courbe. L’écriture est une mort sereine : le monde devenu lumineux se dilate et brûle à jamais un de ses angles." C'est très subtil et sans cette subtilité-là... et la plus grand humilité on ne peut pas se fondre dans la Parole pure, dispensée d'ajouts par l'homme (16/12, 35/12). J'ai annoté la Parole, parce que le prophète a le charisme de L'expliquer, mais je n'ai rien ajouté ni changé à la Parole elle-même et je n'ai jamais stigmatisé ceux qui L'ont interprêtée autrement que moi et le petit reste qui a adopté mon exégèse.
La langue du Père, même faite de mots français, n'est pas la nôtre. Elle ne sera vraiment claire que quand nos âmes courront entre les mondes sans heure, les galaxies sans nombre (Rév d'Arès vi/1-4).

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11 Juillet 2018 (198)
Libérateurs, vous vaincrez par l'amour  

En apparence le joyau de la Création, l'homme spirituel, a presque disparu.
Mais au Fond, non, il n'a pas disparu. Il est partout peu visible, endormi, pour vivant qu'il puisse paraître.
Sous les broussailles et les épines le sol du Champ n'est pas encore complètement stérile.
L'essence spirituelle de l'humain reste un
(Rév d'Arès xxiv/1), un aussi bien en moi qui en suis conscient qu'en la masse humaine qui en est inconsciente.
Un n'est pas divisible. Un est un, même inconscient.
Quand un ne sera plus, il disparaîtra d'un seul coup, quand le péché des péchés (
Rév d'Arès 38/2) aura définitivement retranché les Enfants (13/5) du Père de l'Univers qu'Il a créé. Mais pour l'heure, l'homme dans lequel demeure un peu de bien est un, un entier, parce que même peu de bien garde le lien absolu avec le Bien ; un petit peu de vie spirituelle lie à la Vie (24/5). Voilà pourquoi un petit reste (24/1, 26/1) de pénitents peut sauver toute l'humanité, parce qu'il la contient et qu'elle le contient.
L'homme coucha sur l'ombre (Rév d'Arès vii/2) avant d'être créé spirituel. Depuis
Adam (2/1-5, vii/8-11) le péché l'a replongé dans l'ombre, mais l'ombre n'est pas la nuit noire. Pour sauver et redévelopper le spirituel qui reste le Père par La Révélation d'Arès engage ceux de Ses Enfants (13/5) que le hasard génétique a gardés conscients de leurs racines surnaturelles, dans une action de libération du monde.
Tel est l'enjeu.

humain-dieu (type femelle)

Un dieu humain (ici le type femelle).
Le Père, sur Qui l'on a tellement menti qu'on ne sait plus rien
de Lui,  est maintenant vu comme la marchandise évanescente
des boutiques religieuses : églises,  synagogues, mosquées.
Ailleurs, Dieu, la Vie, l'Amour, le Souffle, a disparu.
Nous devons travailler dur notre pénitence
pour rendre le Père à nouveau perceptible par l'amour, le vrai,
la liberté, la vraie, et l'humilité qui donne lucidité.

L'enfant chéri de la grosse Bête (Rév d'Arès 22/14), la bête humaine (xxxiii/6), ayant toujours besoin d'un dieu, il se fait un dieu de lui-même. Ce dieu-bête ne s'est jamais autant affiché qu'aujourd'hui. À preuve, les media ne parlent que de lui.
La bête humaine voit Dieu comme un concept tout à la fois risiblement irrationnel, parce qu'Il respecte la liberté de Le haïr ou de Le railler, et impossible, parce qu'Il occuperait, invisible et improuvé, le ciel infini autant que l'infime espace d'un atome.
La bête humaine, elle, sait se faire respecter et se montrer, faire taire le haïsseur, le méprisant ou le railleur, trôner bien en vue comme chef ou propriétaire là où elle règne.
Ainsi Dieu — le Vrai, l'Amour, la Vie — a-t-il pratiquement disparu et le peu qui en reste évoqué est maintenant presque toujours antagoniste de la bête humaine, qui le tolère encore un peu sous les formes affabulées de la religion.

Pour comble de dérision, les pénitents aiment les faibles, les nuls, les pauvres, les laissés pour compte, bref, tout ce que le monde compte de plus inutile et improductif. Les pénitents pour libérer le monde du mal aux dents de fer (Psaumes) n'ont, à l'instar du Père humble et trop aimant (12/7), d'autres armes que l'humilité (27/8) et l'amour (7/5, 25/7), deux misères auxquelles seuls des débiles peuvent se fier.
La religion, qui même sincère est habile combineuse, a très tôt compris que ces misères ne pouvaient que lui faire tort, et a inventé le "jugement" ou "tribunal" de Dieu, l'enfer où les superbes, les mal-enrichis et les méchants sont supposés condamnés à se consumer dans d'atroces éternelles souffrances. La Révélation d'Arès reprend le mot Tribunal inventé par la religion dans un sens comique pour le vider, parce qu'elle affronte le futur ; elle ne fonde pas de religion ; elle refonde la Vérité : le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7). L'homme ne finit ni au paradis ni en enfer. Il finit comme spectre, c.-à-d. comme rien, ou comme âme, c.-à-d. comme promesse de l'homme revenu en Éden le Jour (24/5) où la pénitence aboutit et le péché disparaît. Mais faire entendre cela au monde abusé et surabusé sera long. Pour l'heure nous sommes comme Dieu étouffés, malléés, vilipendés.
L'autosatisfaite bête humaine, actuel maître du monde, changera si nous persistons dans notre mission de libération, car l'Appel lancé d'Arès a pour Dessein de libérer l'homme du mal.
À nous sans armes ni outils religieux ou politiques, aussi faibles que des tarrières pour percer une montagne, le Père assigne un labeur pour géants des temps anciens (Rév d'Arès 31/6). Sans les moyens que nomment moyens les actuels gagnants de ce monde, nous devons devenir les guides de nos frères humains. Pénitents, nous devons émerger dans le monde comme de leurs fourreaux les épées de l'amour au bout du Bras de Dieu (35/14). L'amour... ça fait rire nos adversaires. "L'amour fut l'arme de Jésus, de Gandhi, de Luther King, et ils en moururent," disent en pouffant les "réalistes". "Mais, répondons-nous, les nazis, "réalistes" et anti-amour s'il en fut, moururent aussi. Les princes et les dominateurs ne mènent pas au score."
Libérer le monde de ses illusions sera long (Rév d'Arès 24/2), mais possible. Les princes malgré leur pouvoir n'en sont pas insoucieux, puisqu'ils nous interdisent tous les grands média, sauf la rue, et encore !
Toute grande entreprise terrestre est dirigée par des maîtres (Rév d'Arès 18/1) soit ambitieux et pugnaces, soit riches de connaissances soigneusement sélectionnées pour être celles de l'élite dirigeante. La religion, la politique, l'industrie, l'armée, la loi, etc. toutes rivales du Créateur, sont régies par des élites ambitieuses et/ou savantes en leurs domaines, des pouvoirs qu'on n'atteint qu'après de longues et fiévreuses activités de convoitise ou d'apprentissage pour devenir les chefs que le Père nous dissuade d'être (Rév d'Arès 16/1). C'est la perpétuelle compétition entre les vies terrestres apparemment dominantes et triomphantes mises au point par Adam (Rév d'Arès 2/1-5), et la Vie (24/5) qui est tout le contraire : nivelante, unifiante, égalisante, lissante.

Dieu n'en démord pas, Il a la Volonté (Rév d'Arès 12/4) de nous ré-incorporer à Lui, de nous faire passer d'Image et Ressemblance latentes à Image et Ressemblance Vivantes. De là vient que Dieu et la Vie (24/5) sont Un dans La Révélation d'Arès et que tout ce qu'elle suggère à l'homme de faire pour changer le monde (28/7) en changeant sa vie personnelle (30/11) est affranchissement et libération, n'est jamais contrainte comme dans la religion.

Pour l'heure, les humbles clairvoyants sont inentendus. Impolitiques, ils ne sont pas qualifiés pour se présenter aux élections. Les constitutions démocratiques leur permettent d'exprimer une opinion, mais les politiciens s'efforcent de rendre leurs idées indistinctes. Ainsi n'avons-nous eu jusqu'à présent que rarement et indirectement quelque influence sur le cours du destin sociétal.
Depuis des millénaires, le monde se prive des humains qui auraient pu être leur providence. Qui n'admet que le va-nu-pied Socrate, le pauvre moinillon François d'Assise ou le typographe Pierre-Joseph Proudhon n'aurait fait l'un un bon réformateur de la république athénienne, l'autre le meilleur frère aîné de la chrétienté et le troisième un très bon coordinateur de la société ?

La Révélation d'Arès était très lue dans les années 70 et 80 ; elle est très peu lue aujourd'hui. La popularité d'un livre spirituel doit beaucoup au bouche à oreille, à l'incitation à "boire" des uns aux autres — "Il faut d'abord avoir soif," disait Catherine de Sienne — , mais la désastreuse "mission sociale" des années 90 a stoppé la soif sacrée. Il est très difficile de la réveiller malgré les efforts de l'Adira (Association pour la Diffusion Internationale de La Révélation d'Arès) pour la diffuser. Le lectorat français n'a jamais été grand demandeur de Vérité profonde, qui le rase ou l'agace. Les Écritures traditionnelles : Bible, Coran, etc., déformées par les livres d'hommes (Rév d'Arès 16/12, 35/12) qui les noyautent par dedans, n'inspirent guère à leurs lecteurs d'entrer dans le Souffle d'Arès. Les croyants n'ont d'accès facile qu'aux décryptages officiels de l'Écriture effectué par les autorités ordonnatrices chaudement emmitouflées dans leur manteau (Rév d'Arès 1/1) religieux : le train-train. Les docteurs des pouvoirs religieux, politiques, scientifiques, financiers, ont toujours écarté comme des ignares ou des poètes, ou comme des ratés ou des filous, tous ceux qui déboutonnent ce vieux manteau pour faire voir l'affligeante cachexie qu'il cache. Or, seule vaut d'être entendue la très basale Parole du Père : "La Vie (24/5) vient de l'amour. Lui seul vaincra le Mal et restaurera le Bien naturel et le bonheur d'Éden." Cela seul doit redonner vaillance aux épis mûrs, c.-à-d. à tous ceux et celles qui comprennent que l'amour peut et doit remplacer la loi des rats (xix/24) comme fondement spirituel de la vie terrestre et faire avancer l'humain vers la Lumière et la Vie éternelle.
Les gens que rencontrent nos missionnaires — même des épis mûrs quand sur l'instant ils ne réfléchissent pas — pensent que refonder la société sur l'amour, non sur les lois et la sanction, est un rêve, un projet romantique impraticable. Ils liquident le problème dans leur tête avant même d'y travailler ; ils passent leur chemin. Aussi ne devons-nous jamais nous décourager dans la mission. La plupart des gens ne croient plus au triomphe du Bien. "Si le Bien pouvait régner, marmonnent-il, que pourrait-il bien être  ?" Nous répondons : "L'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur libre de préjugés, rien d'autre, et il n'est pas nécessaire de croire en Dieu, parce que de toute façon Il existe, et croire en Lui ne Le fait pas exister. Ayez la volonté — qui est Sa propre Volonté (Rév d'Arès 12/4) — d'être toujours bon et Dieu reviendra en vous tout naturellement. Mais aimer son prochain n'est pas aussi facile qu'en parler ; nous avons besoin de vous pour avec nous aimer le monde et l'appeler à l'amour. Ça s'appelle l'évangélisation, abandonnée depuis presque 2.000 ans."

Telle est la situation où nous sommes.

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Le Pèlerinage 2018 (197)
6 juin 2018 

Cette année, une nouvelle salle de prière a été bâtie au sud du narthex. Elle prolonge la Maison de la Sainte Parole historique ; la surface d'accueil a pratiquement doublé. Un nouveau clocher latéral double l'ancien dont le poids et le balancement des cloches ont ébranlé le mur nord qui devra être consolidé. Les travaux, du fait d'intempéries et de divers retards des entreprises, sont achevés in extremis au moment où va s'ouvrir le Pèlerinage 2018. Nous prions les pèlerins qui seront à Arès le 21 juin d'être indulgents pour les manques possibles de finition.

____________________________________

Jésus

Icône présentant une ressemblance avec Jésus
apparu à Arès (Gironde) du 15 janvier au 13 avril 1974

La Révélation d'Arès, Parole du Créateur, n’a ni Dieu ni la religion pour propos.
Son propos est l’homme du temps qui vient (30/13), la pénitence (16/17) et la Vie (24/3-4).
Que la Parole fût donnée par Isaïe vers 760 av. JC.,
ou par Jésus en l’an 30 en Galilée (Palestine) ou en 1974 à Arès (France),
ou  par Muhammad en l’an 700 en Arabie,
ou  par la Lumière de Dieu en 1977 à Arès (France),
deux humains ne la comprennent jamais de la même façon.
C'est pourquoi le Créateur fait du Pèlerinage d'Arès un temps de dépassement,
d’oubli des différences, de repli sur le Fond des Fonds (xxxiv/6) ou sur l'essentiel, d'amour,
un Lieu où les diverses façons de comprendre et de prier disparaissent sous la Vie.

Nouveau clocher                2018

5 juin 2018, installation de nouvelles cloches
dans le nouveau clocher.
(photo Christiane Potay)






Le Pèlerinage d'Arès comme La Révélation d'Arès
n'appar­­tiennent à aucune religion.
Les mots tenus pour fondateurs du Pèlerinage furent
prononcés par le Créateur le 22 novembre 1
977 :

Révélation d'Arès xLi/1. Je suis ici.
2. Tu y viens, les frères y viennent.
3. La lèvre prend le Feu dans Ma Main.
4. Le front brûle.
5. Le Feu entre dans l’homme.
6. L’aragne [l’araignée] sucerait-elle le Feu ?
7. Appelle les frères et les frères : "Viens prendre le Feu !
8. "Quand ton pied descendra, ton cri s’envolera haut."
9. Quarante pas nouent Ma Force et Ma Faveur où le front frappe
la pierre, où l’œil pleure comme ton œil pleure,
10. où les piques de Mon Feu percent le mal
11. Ma Main blesse l’homme, l’homme vit,
12. sa main élargie monte à Mon Bras.
13. Ici la main d’homme prend Ma Main.

Chaque année, le frère Michel fait le Pèlerinage à Arès pour revivre l'Événement surnaturel dont il fut témoin là en 1974 et en 1977 et redonner le Feu à sa pénitence et à son prophétisme. Ses frères et sœurs qui ont foi dans La Révélation d'Arès l'y accompagnent pour les mêmes raisons, car ils sont témoins et prophètes à sa suite.
Le Pèlerinage d'Arès n’abolit pas les autres pèlerinages sur terre. Il leur donne un sens ultime : Il y a un seul Créateur, le très simple Père du Bien, de quelque façon qu’on le nomme (Créateur, Dieu, l'Éternel, Allah, le Père, Brahmā, etc.). Il est le Saint Qui fait oublier le péché, le temps et l’Histoire, qui ne sont que fabrications de l’homme. Le Pèlerinage d'Arès rappelle à l’humain, quelle que soit sa religion, sa meute, qu’il est une espèce unique qui doit changer en bien pour s’éviter de tomber dans le péché des péchés (38/2), c’est-à-dire de plonger dans le mal sans retour.

Pourquoi faire le Pèlerinage d'Arès ?

Ni un Pèlerin d'Arès ni aucun autre humain en quête de salut n'est soumis à des obligations religieuses. Le seul sentier de salut est la pénitence, qui consiste, pour l'immédiat, à aimer son prochain, pardonner les offenses, faire la paix avec tous partout, penser et parler avec l'intelligence du cœur (32/5), être libre (10/10) de tous préjugés, et pour l'avenir à se préparer à tout partager avec tous. De sorte qu'il n'y a pas plus d'obligation de faire le Pèlerinage à Arès que de prier de telle ou telle façon.  Le Pèlerinage d'Arès peut cependant être une puissante nécessité de la conscience personnelle.

Qui peut être pèlerin ?

Tout humain, pourvu qu'il ne soit pas un pécheur ou impénitent entêté (26/11, 36/6) venant pour perturber ou par pure curiosité. Tout humain, quelle que religion ou philosophie qu'il ait, respectueux de l'Événement Surnaturel survenu là est Enfant du Père (13/5) et appelé (4/4). Il est toutefois suggéré au pèlerin qui n'a aucune attache avec les Pèlerins d'Arès d'épouser leurs bonnes habitudes sur ce lieu sacré : tunique (prêtée à ceux qui n'en ont pas ; la tunique en recouvrant les vêtements efface les différences de sexe et de fortune), les pieds nus.

Qui vous accueille ?

Des Pèlerins d'Arès. Pèlerins d'Arès, d'abord un sobriquet dans les années 70, est devenu le nom habituel des disciples de La Révélation d'Arès qui assument de leurs deniers, gérés par L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès (Association Loi 1905) l'entretien et le service du Pèlerinage.
Ne formant pas une religion, mais un mouvement spirituel libérateur, les Pèlerins d'Arès ne sont pas jaloux de leur sanctuaire. L’Esprit (33/4-8) de La Révélation d’Arès est d'ouverture. Apôtres de la renaissance de la Vie (24/5) en eux-mêmes par la pénitence et dans le monde par la moisson de pénitents, ils accueillent tous les hommes d'amour, de pardon et de paix, libres de tous préjugés, pour qui n'existe qu'une Vérité, c’est que le monde doit changer (Révélation d'Arès 28/7).

Où êtes-vous reçu ?

Vous entrez dans les locaux du Pèlerinage au 46, avenue de la Libération à Arès dans la maison où apparut Jésus en 1974, qui y dicta, au Nom du Père, L'Évangile Donné à Arès (Première partie de La Révélation d'Arès). Cette maison ne se visite pas — Tu ne feras pas de ce lieu un sanctuaire (40/2), dit Jésus —. Sauf si vous êtes un habitué, vous recevez ici toutes les indications nécessaires. (voir ci-dessous : Informations utiles)

Quels livres sont-ils mis à votre disposition ?

La Révélation d'Arès constituée de L'Évangile Donné à Arès (1974) et du Livre (1977), la Bible (traduction TOB) et le Coran (traduction de D. Masson). Les autres sortes de révélation, vu leurs diversité et imprévisibilité, ne sont pas disposées dans le hall de prière. Toutefois, tout pèlerin peut apporter les livres dans lesquels il est accoutumé à prier.

Prière libre ; aucune cérémonie ou rituel.

Seuls le respect et la discrétion sont demandés aux pélerins. Le Vrai (xxxiv/1-4) s'épanouit comme les fleurs de printemps partout où le Souffle s’exhale (2/14) et où l'humain n'a d'autre intention que le Bien. Le salut n’est pas donné par les mots, qui ne sont que des aide-mémoire, mais par la pratique du Bien ou pénitence (30/11), dont le pèlerin, quelles que soient ses habitudes de foi, vient à Arès ranimer le Feu.
Le fidèle d'une religion, juif, chrétien, musulman ou autre, est parfois étonné de la latitude qui lui est laissée de prier comme il veut autant que du bonheur qu'ont les Pèlerins d'Arès de partager avec lui leurs habitudes de piété (la tunique, les pîeds nus, etc.), quoiqu'ils ne l'y contraignent pas. C'est parce qu'il ne perçoit pas tout de suite que le Pèlerin d'Arès n'est autre qu'un homme ou femme de bien, un pénitent sans religion qui ne différencie pas entre eux tous les pénitents sur terre, quelles que soient leurs métaphysiques personnelles.
Les Pèlerins d'Arès sont eux-même divers. Il y a ceux qui ont choisi d’appartenir au petit reste et qui s’appliquent strictement à la mission spécifique du témoin ou prophète de La Révélation d’Arès, mais qui ne se croient pas pour autant supérieurs. Il y a ceux qui, à des niveaux différents et pour des raisons variées, suivent des sentiers moins stricts. Dans tous les cas, cependant, La Révélation d’Arès ramène la foi à la quête du Bien, à la renaissance de l’image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27) au fond de chaque créature qui s'est mise à aimer (2/12, 25/2-7, 27/4, 28/10-15), parfois même trop (12/7) s'il le faut, à pardonner (12/4), à faire la paix (xxv/11, 13/8, 15/5, 28/15, 36/17), à retrouver l'intelligence (32/5)spirituelle et à se rendre libre (1/10) de tous préjugés. Voilà comment l’homme fera se lever le Jour (31/8) du bonheur (26/23). Ce qui rassemble les Pèlerins d’Arès, ce n’est ni un registre, ni un dogme, ni un signe visible ; c’est la puissante conviction que le Bien seul vainc le Mal, crée l'âme et sauve l'individu comme le monde.

Où et quand a lieu le Pèlerinage d’Arès ?

L'été à Arès en France (33740, Gironde),
46, avenue de la Libération,

Trois périodes :
du 21 juin au 4 juillet,
du 12 au 25 juillet,
du 2 au 15 août. 

Pendant les trois périodes, la Maison de la Ste-Parole (où se manifesta le Créateur en 1977) est ouverte
lundi, mardi, mercredi et jeudi de 18h à 21h
vendredi de 08h30 à 11h30,
samedi, dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s'ils tombent un vendredi) de 17h30 à 21h,

Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.

Informations utiles :
À l’entrée, on ne demande ni son nom, ni sa religion au nouveau pèlerin. On lui pose seulement deux questions : "Croyez-vous que La Révélation d’Arès, la Bible et le Coran viennent du Créateur ?" et "Aimez-vous tous les hommes et leur pardonnez-vous leurs offenses ?"
S’il répond oui aux deux questions il est accueilli par des frères ou sœurs qui lui rappellent le sens de La Révélation d'Arès et du Pèlerinage d’Arès.
S’il répond oui à une seule des deux questions, il est accueilli de façon plus attentive.
S’il répond non aux deux questions, on lui pose une troisième question : "Pensez-vous que quelque chose de spirituellement important et respectable s’est passé sur ce lieu ? Venez-vous pour y méditer et respecterez-vous la paix et les habitudes de ce Pèlerinage ?"
S’il répond oui à cette question, il sera reçu de façon particulièrement attentive et explicative par les frères et sœurs d’accueil avant d’être accompagné jusqu’à l’exèdre, qui est l'antichambre de la salle de prière.
S’il répond non, on regrettera de ne pas pouvoir le laisser entrer.

Que savoir, si vous voulez devenir membre du petit reste (24/1) ?
Il n'existe ni registre, ni fichier central, ni rite ou conditions d'admission dans l'Assemblée de ceux qui croient dans La Révélation d'Arès, parce que, par principe, ce seront à terme, au Jouril n'y aura plus ni jour ni nuit, où la Lumière couvrira tout (31/8), tous les Enfants (13/5) du Créateur, tous les hommes de Bien.
De ce fait, on ne peut distinguer que deux sortes de disciples de La Révélation d'Arès : Ceux du petit reste — les Pèlerins d'Arès que le témoin orthographie avec un grand P — et tous les autres, le grand melting-pot des pèlerins d'Arès petit p. Les uns et les autres étant de toute façon des pénitents, le salut n'est pas plus garanti aux uns qu'aux autres, car qui peut savoir qui est sauvé, qui n'est pas sauvé ? (11/3).
Les Pèlerins d'Arès du petit reste sont les seuls définissables, parce qu'ils comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique comme le prophète aussi strictement qu'ils peuvent. Les autres comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique de manières nombreuses et diverses.
Mais tous, Pèlerins d'Arès et pèlerins d'Arès, sont radicalement différents des croyants traditionnels, qui cherchent leur salut dans les dogmes, lois et préjugés d'une religion. Le Pèlerin d'Arès comme le pèlerin d'Arès est une conscience libre (1/10). Il contribue au salut ou changement du monde (28/7) par sa pénitence (pratique de l’amour, du pardon, de la paix, de la libre intelligence du cœur) et par sa continuelle moisson de nouveaux pénitents. Sa foi est conscite (xxii/14), c.-à-d. basée sur la seule conscience que La Révélation d'Arès explique toutes les Écritures historiques encombrées de livres d’hommes (35/12). Pèlerins d'Arès comme pèlerins d'Arès concourent à la renaissance du christianisme originel du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7).

Le Feu de la simple vie spirituelle, qui est la quête du Bien,
voilà ce qu'on vient ranimer au fond de soi à Arès pendant le Pèlerinage.

copyright 2018

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6 mai 2018 (0196)
Le naturel et le voulu, le brouillard !

Le Pèlerin d'Arès du petit reste (Rév d'Arès 24/1) ne s'enferme pas dans des spéculations abstraites ou dogmatiques. Il s'efforce d'accomplir la Parole (35/6) d'Arès. Autant qu'il le peut — chaque Pèlerin d'Arès selon ses moyens —, il est pénitent et moissonneur. Comme pénitent il aime son prochain, c.-à-d. tous les hommes, pardonne toutes les offenses, fait la paix avec tous, tâche d'avoir l'intelligence du cœur libre de tous préjugés ; c'est simple et clair. Comme moissonneur — ou apôtre ou missionnaire — il cherche d'autres pénitents moissonneurs ; mais là il fonce dans le brouilllard, qui ne se dissipera pas avant plusieurs générations (24/2), parce que l'humanité qu'est aujourdhui le Champ (14/1, 35/1, 38/1-3) missionnaire est descendue à un niveau alarmant d'inconscience, de confusion, d'insignifiance et superficialité, quand ce n'est pas de méchanceté. Mais, mes frères et sœurs, courage ! On les aura !

Le Père n'appellerait pas à la pénitence et à la moisson, si l'humain n'avait pas de dispositions naturelles à l'amour, au pardon, à la paix, à l'intelligence spirituelle libre de préjugés et à l'apostolat.
Oui, mais dans quelles proportions ces dispositions naturelles sont-elles encore actives ? Constante incertitude.
Si la personne que rencontre l'apôtre possède encore ces dispositions naturelles, il s'agit d'un épi (Rév d'Arès 13/7, 14/1-3, 31/6, 35/1). Encore l'apôtre ou moissonneur doit-il tomber desssus ! Incertitude du hasard. Une fois rencontré, l'épi s'avére généralement insuffisamment mûri (5/2, 6/4) et devra, s'il rejoint le petit reste, être déterminé à mûrir sans cesse, à être un toujours meilleur pénitent et moissonneur.
Si
— cas commun — la personne que rencontre l'apôtre a perdu par trop de ces dispositions naturelles et si elle accepte d'être convertie (Rév d'Arès 30/12), elle devra vouloir changer entièrement ou presque. Le changement exige alors d'elle tant de volonté que souvent cette personne abandonne ou s'agrége mal au petit reste et peut rester parmi nous comme un perpétuel prosélyte.

Job par Léon
                  Bonnat

Job comme tout humain n'a ni vocation ni volonté de misère
et de maladie. Cependant, il semble tout subir avec une
pieuse résignation. En fait, il y a chez lui des traces profondes
de voulu et des traces profondes de naturel dans des
proportions à jamais inconnues. Job est un cas limite de
pénitence. De là sa rédemption dès ce monde !
(Job, tableau de Léon Bonnat, 1880)

Le voulu s'oppose aux inclinations négatives que sont
    les mœurs,
    la paresse,
    la nervosité,
    les idées reçues, etc.
L'Histoire longue et sombre a réduit l'humain à l'obnubilation, qu'elle soit religieuse, rationnaliste ou neutre. Le poids de la culture est énorme. La part de naturel et la part de voulu varient inévitablement selon les individus.
La science tend à prétendre que la psychologie n'obéirait à rien d'autre qu'au naturel de chaque humain, de sorte qu'elle affaiblit plus encore spirituellement et menta­lement la volonté de l'homme qui prend cette relativité pour une vérité absolue..

Le prophétisme tout au long l'Histoire a dû faire face à ce problème.

La pénitence n'est pas la morale.
La morale est un ensemble de prescriptions établies comme si toutes les réponses avaient déjà été données aux questions du bien et du mal. La pénitence, elle, recherche le triomphe du Bien sur le Mal.
Le Bien ne consiste pas à respecter une morale ; il vise à la Loi Qui vient (Rév d'Arès 28/7) : Ne faire de tort à personne, aimer tout le monde, pardonner toutes les offenses, être libre de tous préjugés. De ce fait, la pénitence est unique ; elle peut être pratiquée par des humains vivant dans des milieux moraux très divers.
Les "gens sérieux" de tout poil, rationalistes, matérialistes, croyants ou incroyants, évitent d'expliquer pourquoi ils trouvent les Pèlerins d'Arès crédules, enfantins, stupides de croire en La Révélation d'Arès et aussi cagots et même plus ou moins artificieux en prêchant la force recréatrice de la pénitence. On se demande pourquoi, parce que les rationalistes et matérialistes, croyants ou incroyants, ne parviennent pas à consolider le monde qu'ils prétendent construire ; tout ce qu'ils ont cru construire leur file entre les doigts, est sans cesse remis en question. Ils veulent un monde sans "croyances", alors qu'ils  croient eux-mêmes à des chimères. C'est ici qu'on perçoit clairement l'abîme qui se creuse entre le monde (celui qu'il faut changer, Rév d'Arès 28/7) et les Pèlerins d'Arès, pénitents et moissonneurs qui apparemment se comportent, s'habillent, travaillent, parlent comme fait n'importe qui, mais dont la vie intérieure et les perspectives sont presque totalement opposées.
Rationalistes et matérialistes ont déteint sur la masse. Comme eux la masse veut maintenant un monde sans attaches spirituelles ni Source immuable. Elle nie toute présence invisible agissante, humaine ou extrahumaine. Comme si toutes les réponses aux grands problèmes métaphysique avaient été données. Aveugle au fait que la question du Bien et du Mal est de plus en plus pertinente, la masse refuse de buter contre cette réalité trop troublante. La masse croit que tout peut être solutionné par la politique et les lois, par le légal et l'illégal. On n'a pas idée de l'abîme que cela creuse entre la masse et nous, un abîme qui explique pourquoi nous sommes encore peu écoutés.

La science triomphante (Rév d'Arès 26/11, 33/8) — si différente de la science absolue — produit des sons, des notes, mais la musique, qui la produit ? La science triomphante peut dire comment est accoustiquement construit un opéra de Mozart, mais pourquoi Mozart a du génie, nous émerveille, nous rend heureux, seule la science absolue pourra le dire quand on l'aura sortie de prison. La science triomphante peut décrire le ciel, nommer et numéroter les astres, mais expliquer mon émerveillement quand je lève les yeux une belle nuit d'été, elle ne le peut. Quelle est la relation entre le naturel et le voulu ? La science triomphante ne peut pas le dire non plus et son incapacité explique la schizophrénie du monde.
J'ai trouvé la foi vers 1963. Quelles furent alors chez moi la part du naturel et la part du voulu ? Pour le communiste impie que j'étais, état acquis de mon père communiste, glisser aux grandes question métaphysiques — Que suis-je ? D'où viens-je ? Où vais-je ? — ne fut pas une action nette et immédiate. Ce fut lent et indécis. J'avais compris par l'observation de faits socio-politiques que je n'avais cru qu'en des demi-vérités, je devinais qu'il n'y avait pas d'issue radicale au Mal, mais j'étais très loin de ce que La Révélation d'Arès quelque dix ans plus tard appellerait découverte de la Vie (24/5) par la pénitence (30/11-13). Je commençais cependant à comprendre que certains humains sur Terre avaient de bonnes raisons de croire en l'origine surnaturelle de la vie humaine et d'autres de ne pas croire dans le Surnaturel barbu et les saints au plafond de la Chapelle Sixtine.
Qu'est-ce qui dans ma foi, jaillie du tréfonds de mon être au début des années 60, fut naturel et qu'est-ce qui par la suite serait voulu ? C'est inchiffrable, parce que ces choses se passent dans un brouillard qui sur la terre des pécheurs ne se dissipe jamais. Comme humain j'étais, même en étant incroyant, image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26) et ma foi, quand elle prit corps, était donc naturelle, mais étant aussi la foi d'un pécheur, elle ne pouvait qu'être partiellement naturelle. Le vide, la part sans foi en moi, je dus pour la remplir décider d'accepter les leçons de la Bible et de l'Église en 1964, puis le Message de Vérité en 1974 et 1977.
Mystérieux sont le comportement du vivant et celui du Vivant (Rév d'Arès 24/5) ! Saurai-je jamais pourquoi pour séduire la paonne le paon fait la roue alors que le colibri tout autrement se pare d'une superbe couleur violette pour séduire la colibrette ? Tous deux sont des oiseaux, cependant. Saurais-je jamais pourquoi je plus à mon épouse Christiane quand je la rencontrai en 1966, alors que je déplaisais à d'autres ? Saurais-je jamais pourquoi le Père m'envoya Jésus en 1974 puis vint à moi Lui-même en 1977 ? Et pourquoi ne visita-t-Il pas chacun des autres humains de la Terre et les laissa-t-Il dans l'ignorance ? Pas de réponse. Et pourquoi, me concernant, cette singularité pour moi inintelligible : Avant que tu n'entres dans le ventre maternel, Je t'avais élu (4/3). Encore ne s'agit-il que d'une disposition de départ, car ensuite je pouvais refuser la Parole du Créateur, je pouvais rebrousser chemin, revenir sur mes pas (39/6). Mystérieuse confrontation de la divine Puissance (12/4) et de l'humaine liberté (10/10), aussi mystérieuse que le naturel et le voulu..
Ceux qui prétendent que le sentiment du vrai et du faux, du juste et de l'injuste est naturel se trompent ; ils font passer leur ignorance pour du savoir. Il faut aussi du voulu pour discriminer entre quelque chose et son contraire. Et c'est là que notre divinité surgit ! C'est là que nous voyons que les injustes et les cruels de la terre ne sont ni injustes ni cruels à leurs propres yeux et que la seule façon de résoudre ce hiatus est l'amour. Tout ce qui tend à faire oublier les contraires est réducteur et dangereux en masquant l'urgente nécessité d'aimer, pardonner, faire la paix, libérer sur une Terre en train de s'autodétruire. Dieu ne condamne pas Adam pour son mauvais choix (Rév d'Arès 2/1-5) ; Dieu ne fait que déplorer ce mauvais choix et il nous demande' de le réparer. C'est tout. Pourquoi ? Vraisemblablement parce que Lui-même a Sa Part de Naturel et Sa Part de Voulu. L'épisode du Déluge (Genèse 7, 8 et 9) le montre.

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4 avril 2018 (0195)
Véda 

J'ai envoyé ma fille Nina chez Mollat à Bordeaux, "première librairie indépendante de France", acheter le "Véda" le matin du 20 mars 2018 après que j'eus commencé le brouillon de cette entrée. Elle est revenue bredouille, me disant: "Ils n'ont pas de Véda. Ils m'ont dit : Personne ne demande ce livre !" Nina conclut : "Bordeaux est vraiment une ville de mécréants !" Le livre sacré d'un milliard d'Hindous est introuvable dans la septième agglomération de France. Stupéfiant, mais très significatif en France de l'indifférence aux Sources sacrées et de l'ignorance des liens entre elles.

Il faudrait un vaste espace pour parler du Veda, la plus ancienne Révélation connue ou plutôt, à mon humble avis, de ce qu'il en reste, parce que les Appels du Ciel encore contenus dans le Véda depuis le mauvais choix d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5) ont été comme tous les Appels du Ciel ailleurs sur terre altérés, défigurés, manipulés par la religion.
Faute d'espace, je ne fais qu'évoquer ici le Véda. Je le fais pour donner aux lecteurs du blog qui en ignorent l'existence une petite idée de ce qu'il est.

L'ignorer n'est pas blâmable ; on peut ignorer le Véda comme la Bible ou le Coran. Seule La Révélation d'Arès est pure de toute glose, l'Appel inaltéré à la pénitence et à la moisson des pénitents lancé par le Père, par la Vie.
Depuis des millénaires Dieu appelle les humains à revenir à la vertu édénique.  De moins en moins d'humains L'écoutent, hélas, mais les souvenirs les plus lointains de l'Appel demeurent.

Upanishad-Écouter le
                maître
Upanishad = Leçon du maître à quiconque écoute attentivement

"Pourquoi la Parole de Dieu fut-elle donnée au désert ? Pour que personne n'en réclame la propriété," dit une tradition juive évoquant les temps lointains où les déserts n'appar­tenaient à aucune nation. Le Véda est aussi une Révélation sans hôte ni propriétaire, parce qu'il est seulement connu  dans sa déjà très ancienne traduction en sanscrit, mais on sait qu'il fut révélé immémorialement dans des langues depuis longtemps éteintes. On parle du XIXe siècle avant Jésus Christ pour ses plus anciennes parties. L'universalité du Véda est indiscutable. On s'étonnerait qu'il ait fini par subsister seulement en Inde, si l'on ne savait que chacun des ambitieux fondateurs de religion dans le monde a voulu avoir son propre livre sacré et a écarté tous les autres, le Véda y compris.
Comme toute source divine, même caviardée, déformée, alourdie de livres d'hommes (Rév of Arès 16/12, 35/12), le Véda vibre de Vie (24/5), n'est pas un livre mort. Veda en sanscrit signifie vision et savoir (vision intérieure). Derrière ses formes altérées, paganisées, il continue de donner à ceux qui le lisent libres (10/10) de préjugés une vision intime, intuitive du Créateur ; il échappe aux servitudes du monde pécheur et permet à des pénitents de trouver leur sentier propre vers les Hauteurs (25/5). Notamment, le Veda permet à quantité d'Indiens, s'ils échappent à la superstition, de réveiller l'image et ressemblance du Père, la vie spirituelle en eux et à s'extirper du Mal. Son style extrême-oriental ne doit pas le faire rejeter par l'occidental, car la Vérité est bien plus vaste que l'Écriture qui, partout sur Terre, n'est qu'une façon grossière et maladroite de dire l'Indicible. Le Veda déconcerte un Occidental en mentionnant des "dieux" comme Brahma, Vishnu, Shiva, etc., mais c'est comme La Révélation d'Arès parle du Père et de la Mère, par impossibilité de présenter au pauvre cerveau compartimenté du pécheur le Créateur, le Tout-Autre polymorphe et infini.
Les Upanishads, qui marquent le passage du védisme vers l'hindouisme mais gardent leur fond védique, disent : "La flamme est la même, quel que soit le combustible, et les vaches, grosses ou maigres, blanches ou multicolorées, ont toutes le même lait, et la Vérité est comme le lait." L'homme doit vaincre la dualité (voir "nondualité #171) et notamment vaincre ses basses envies qui le coupent du Vrai et retrouver l'Unité avec le Divin et avec soi (Rév d'Arès xxiv/1). Il faut faire taire le bruit (ii/7-13, vii/4-16, etc.) pour entendre la musique spirituelle. Cela, quoique dit différemment, se trouve dans le Veda comme dans La Révélation d'Arès.

Notons la très importante parenté entre le Veda et l'Avesta, le livre sacré des Zoroastriens qui eurent pour prophète Sarsouchtratame (Zoroastre, Rév d'Arès xviii/3).

On comprend mieux le lien entre Véda et vie terrestre en se rappelant que le Mahatma Gandhi confondait "la lutte pour la liberté sociale" avec "le besoin de rencontrer Dieu face à face". Ce concept actuellement irréalisable en Occident, il nous faut nous aussi l'atteindre ainsi que La Révélation d'Arès le recommande manifestement. Le Veda, masse énorme de textes introuvables en entier en langue française — cette masse existe en anglais : "The Sacred Books" —, est divisé en Hymnes, Charmes, Liturgie, Spéculations, mais ces quatre parties s'interpénètrent dans un classement plutôt incohérent. On peut ainsi parler de Védas au pluriel. L'aspect exotique du Veda, son côté "légende" et "conte de fées" est à oublier. Ce qui multiplie les personnages et divise les idées quand on le lit aujourd'hui n'était sans doute pas ressenti comme multiplié et divisible au temps très lointain de la Révélation ; les mots ont perdu leurs sens primitifs, mais lu sans préjugés on retrouve le chemin de l'Unité.

Mais c'est sur la mort que la découverte, la redécouverte, la lecture régulière du Véda doivent véritablement orienter la réflexion d'un Juif qu'obsède la Bible hébraïque, d'un Chrétien qu'obsèdent les Évangiles, d'un Musulman qu'obsède le Coran, d'un Pèlerin d'Arès qu'obsède La Révélation d'Arès, de n'importe quel croyant exclusivement collé à sa Source sacrée.
Il nous faut tous mourir, car "la vie est courte mais la mort est longue" ("Le Christ Recrucifié" Nikos Kazantzakis) et pratiquer un idéal spirituel est aussi philosopher, donc "apprendre à mourir" (Platon, Cicéron, Montaigne) et, pour finir, tous les croyants de toutes les religions et incroyants de toutes les raisons de ne pas croire, pourvu qu'ils aient cette bonté qu'aspire la Lumière, iront dans ce même espace infini, que le Père, ouvrant ma cage, étala devant moi (Rév d'Arès vi/1-5).
Que s'imagine un Juif mourant ? Lui seul sauvé et les goïm (les non-juifs) au shéol. Que s'imagine un Chrétien mourant ? Lui seul sauvé, les autres dans l'hadès. Que s'imagine un Musulman mourant ? Lui seul au paradis, les autres en enfer. Et ainsi de suite. Mazette ! Que de monde au shéol, en hadès, en enfer, dans toutes sortes de géhennes réservées aux suppliciés.
Mais non ! L'homme une fois mort, la religion disparaît. Ce n'est pas ce que l'on croit, lit, ritualise, qui crée l'âme et qui sauve, mais l'amour, le pardon, la paix, qu'on pratique libre de tous préjugés, de tout système, c'est ce que Dieu à Arès nomme pénitence (Rév d'Arès 30/11). Ce n'est pas le mécréant ou le croyant d'une autre religion qui devient spectre (4/6-7, 16/15-17, 33/32, etc.), mais tout esprit sans âme. Le spectre n'est à peu près rien ; il est malheur (33/32), pas souffrance, car l'homme seul est cruel et fait souffrir, mais Dieu ne torture pas. Au reste, le Jour de Dieu (31/8), Il se souviendra de la plus infime esquille au fond des abîmes, de la moindre cendre (33/29), quoi qu'ait lu le croyant (Bible, Coran, Véda, Tao Te King, Guru Granth Sahib, Kojiki, etc.) ou n'ai pas lu le mécréant, dont elles sont les restes.
Le sort commun à tous les morts démontre que les Sources sacrées sont toutes consubstantielles. Elles sont très dissemblables en surface, parce que marquées par les cultures, les langues pauvres et incapables d'exprimer l'absolu sauf par ellipses et allégories, les routines locales, les événements historiques, les intérêts religieux et politiques, qui caractérisent ce monde pécheur. Cependant, derrière les mots, les styles, les époques, les personnages, les mythes, demeure l'éternel Retour (Rév d'Arès i/1) de notre commune appartenance au Tout, à la Vie absolue, dont Dieu, le Père, Allah, l'Incréé, le Grand Esprit, celui qui a mille Noms, n'est qu'une représentation.

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8 mars 2018 (0194)
Baruch Spinoza

Je parle ici — en termes bâclés faute de place — d'un monument de la pensée : Spinoza.
Je ne peux pas en quelque soixante-dix lignes présenter en plénitude sa très particulière intelligence, erronément dite athée, des forces qui régissent la vie et de la Force qui régit la Vie (voir entrée 193), mais je ne veux pas, sous prétexte qu'il en faudrait plus pour le faire bien connaître, le soustraire à l'attention de mes frères et sœurs.
Spinoza s'exprima au XVIIe siècle en Hollande, mais sa pensée est perpétuelle. Elle permet d'approcher de plus près l'Inconcevable, le vrai Père, celui de La Révélation d'Arès.
Plus qu'un philosophe, je vois en Spinoza un grand sage, qui n'opposa jamais la raison à la passion, qui distingua subtilement l'actif du passif. Il dut malheureusement délayer des idées simples dans un flot de blabla, curieusement aussi acceptable que peu nécessaire, parce qu'il vivait en des temps où mieux valait cacher sous un brumeux verbiage les idées "suspectes". De là notamment, selon moi — tant pis si l'on me prend pour un gourdiflot — la superflue et lourde forme géométrique euclidienne de "L'Éthique", son œuvre capitale. Spinoza dut aussi comme nous tous pallier à l'insuffisance du langage qui oblige à dire beaucoup sans parvenir à exprimer clairement la réalité la mieux ressentie.

Spinoza

Il existe plusieurs portraits de Baruch Spinoza, qui
ne se ressemblent pas. Celui-ci passe pour proche
de ce qu'il était, un matois génial

Depuis la Théophanie d'Arès (1977), Dieu n'est plus pour moi le suprême et sublime roi et juge de la religion. Je sais seulement qu'Il est. Il EST au plus profond de moi comme Il est dans l'infini, silhouette indistincte. Jacob ne dit-il pas : "Yahweh était là et je ne le savais pas" (Genèse 28/16), Élie ne Le sentit-il pas dans le son d'une brise légère (1Rois 19/12) et Celui Qui crée mille nouveaux soleils (Rév d'Arès xxii/12) ne dit-Il pas aussi : Je serre, Je serre comme le clou (sous le marteau) (ii/21) ?
La religion dit que Dieu est personnel pour que l'homme s'imagine établir avec Lui une relation comme avec une autorité humaine. Faux. Quand j'enseigne à prier, je dis : "Vous priez, mais vous ne savez jamais si Dieu vous écoute. Alors soyez honnête ! Parlez-vous à vous-même, car vous êtes l'image et ressemblance du Très Haut (Genèse 1/26) ; Dieu est en vous." C'est ainsi que Spinoza priait peut-être, s'il priait, ce que j'ignore.
Dieu est et n'est pas extérieur à l'homme. Votre psyché d'Enfant (Rév d'Arès 13/5), de Fils (xi/13) est directement issue du Père de l'Univers (12/4). Votre parenté avec Lui est directe comme elle l'est avec ce que Spinoza appelait Nature ou que La Révélation d'Arès appelle Vie, Souffle. Je ne peux pas définir Dieu, parce que je n'eus de Lui, en 1977, que l'expérience d'une Voix (Rév d'Arès xLii/13) et d'une escorte fantastique ("Récits, Notes et Réflexions du Témoin", Révélation d'Arès éd. 1995 pp 348-441), mais Il est pour moi la Sainteté, la Puissance et la Lumière (12/4), dans lesquelles je vois l'infini et indivisible Bloc "immanent et non transitif" de Spinoza, l'insécable Vie ou Nature.

Baruch Spinoza né juif à Amsterdam en 1632, banni de la synagogue en 1656, mort de phtisie en 1677, fut à peine connu de son vivant. Ensuite il fut mis à l'index par la religion juive ou chrétienne et vu par les intellectuels comme un gentil ratiocineur, guère plus, pendant trois siècles. Il y a peu de temps qu'un certain nombre de livres le biographient avec une quasi-vénération, parce que la vénération jette les feux derrière quoi les interprétations les plus diverses, vraies ou erronées, peuvent se cacher. Mais dans les années 70-80, après que je fus Témoin du Père, j'étais encore un des rares croyants qui citaient Baruch Spinoza comme un esprit très proche du vrai nœud métaphysique central.
Je ne parle pas du Spinoza du "Traité Théologico-Politique", qui prétend nécessaire une loi qui protége l'homme des théologiens — l'intention est louable mais l'homme libre (Rév d'Arès 10/10) n'a pas besoin de loi —, ni de celui du "Traité Politique", bien que son idée sur la multitude y soit assez proche de celle qu'a La Révélation d'Arès (12/8-9, 26/1, 37/2), peut-être une antichambre des petites unités humaines.
Je parle du génial Spinoza de "l'Éthique" qui révèle, sous un délayage trop long mais étonnamment clairvoyant, que Dieu est une "cause immanente mais non transitive". "Par Dieu j'entends un Existant absolument infini, un essentiel fait d'une infinité d'attributs dont chacun exprime une essence éternelle et infinie." Pour lui Dieu n'est pas l'indépendant roi suprême. Il est la cause même de Son propre Être et du Tout qui en découle. Dieu n'est pas au-dessus de l'Univers, de l'homme, de la nature ; Il s'y fond. En bref, Dieu est la Vie (voir entrée 193) qui s'étend à tout ce qui existe, Lumière comprise, même dans la matière où ne circulent ni sang ni sève. Ainsi Dieu ne juge ni ne condamne ni ne récompense personne sur Terre, puisque tout humain est son Image et Ressemblance (Genèse 1/26-27) et puisqu'au-delà de l'humain Tout est Lui et Il est Tout. La Colère (Rév d'Arès 24/4,30/6-9) de Dieu insatisfait de l'homme et celle de l'homme insatisfait de lui-même ne font qu'un.
Le concept de Dieu par Spinoza est parent du concept qu'a de Lui la Parole d'Arès. Quiconque libre de tous préjugés l'étudie avec humilité et sagesse s'en rend bien compte. En d'autres termes, Spinoza ne voit pas en l'homme un être cerné par la nature et dirigé par Dieu, mais il le voit comme partie intégrante de l'Être total, de la Vie au sens universel du mot. À cause de cela les religieux, juifs, chrétiens, musulmans et autres, ont vu dans l'auteur de "L'Éthique" un rationaliste athée comme ils voient en moi un impie, parce que j'enseigne que La Révélation d'Arès voit l'humain comme l'Univers en mouvement et en devenir perpétuels : Tout donc peut changer, le  monde de Mal peut devenir un monde de Bien.
Dans le domaine ontologique, l'idée que Spinoza se fait de l'être humain inverse ou nie l'ordre des causes et effets. Ainsi pour Spinoza l'homme ne fait pas la société, mais la société fait l'homme. De même, La Révélation d'Arès nous fait prendre conscience que ce n'est pas l'homme, mais la culture que le système (autre étiquette pour société) imprime dans le cerveau humain, qui rejette et déforme la Parole et qu'il suffirait de changer l'éducation pour changer l'homme. Immense, long et difficile chantier, celui-même qu'ouvre la Parole d'Arès. Quatre générations n'y suffiront pas (Rév d'Arès 24/2). Nous sommes pour l'heure des hommes du Mal qui ont des velléités de Bien, parce qu'un peu d'atavisme au fond de nous fait remonter à nos cerveaux le souvenir des heureux jours d'Éden.
Mais c'est sans doute plus que dans les autres dans le domaine de l'amour, du pardon, de la paix et de la liberté que Spinoza est un grand modèle de pacifique mais ferme "insurgeance". Parce qu'il remplaçait les dogmes et les croyances par les lumières de la Raison quand celle-ci se manifeste à l'état pur, sans déformation, il fut accusé d'athéisme. Pourtant, bon et pieux est l'homme qui écrivit : "Si les Turcs et les Païens offrent en prière à leur(s) Dieu(x) le culte de la justice et l'amour de leur prochain, ils ont en eux l'esprit de Jésus. Ils seront sauvés."

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29 janvier 2018 (193)
Vie versus vie 

Depuis toujours le monde se cache de la vérité et ignore ceux qui la disent. Le refus de l'exceptionnel n'a jamais cessé d'être une institution chez les pécheurs.
Quand on me demande : "Que faites-vous dans la vie ?" et que je réponds : "Je suis prophète," on me regarde comme on regarda Élie, Jérémie, Ézéchiel, comme si j'étais un crapaud aux grands yeux myopes portant un casque à pointe. Si je réponds : "Je retrouve la Vie et j'aide d'autres à retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5)," on est inquiet et incompréhensif et l'on s'éloigne de moi prudemment. Alors, soucieux de ne pas faire fuir, je réponds: "Je suis pasteur," ce qui n'est pas vraiment faux, mais qui est vraiment très réducteur.

Quiconque change sa vie (Rév d'Arès 30/11) pour changer le monde (28/7) vise à retrouver la Vie (24/5). Ce mot est aussi problématique que pénitence (30/10) par rapport à la pénitence de l'Église ou que (vraie) piété (35/6) par rapport à la piété religieuse.
La masse a donné à ces mots des sens confondants, divergents de ceux que leur donne Dieu ou la Vie, d'où se propage éternellement dans tout l'Univers (Rév d'Arès 12/4) l'impérissable Vie, que la maladie du péché ou du mal a réduite à la périssable vie (2/5, vii/7-10) sur Terre.
De sorte qu'il y a vie et Vie.
Il y a la courte vie de l'éléphant (Rév d'Arès 36/10), de l'araignée (xiii/12, xL/14), du pécheur (12/3) qui vieillit dès qu'il naît. C'est  la vie en masse, le grouillis (iii/2).
Ma vie biologique n'est qu'un soupir, un pâle reflet de la Vie perpétuelle que je m'efforce de retrouver (24/5).

Foule

Le grouillis, c'est ça ! Milliards d'évanescents, de pré-défunts orientés
dans l'unique direction du pouvoir, de la loi, de la culture, de l'urne qui pue.
Dans la masse le Vivant n'est pas reconnu.
Être Vivant est pour longtemps encore anormal.

La Vie, dit dans tout son contexte La Révé­lation d'Arès, est la seule explication naturelle et rationnelle de l'Univers.
La Terre est dimen­sionnellement poussière dans l'Univers infini et l'homme est poussière de cette poussière, mais la Vie, qui n'a ni dimensions ni degrés, qui est ou qui n'est pas, qui peut être tout à la fois étalée (Rév d'Arès ii/4) sur l'infini et réduite au bâton de lumière des Théophanies d'Arès (1977), s'y posa en plénitude jadis.
L'homme, créé libre (Rév d'Arès 10/10) de choisir (Rév d'Arès 2/1-5), pour une raison ou pour une autre — qui n'est pas le sujet ici — tua en lui la Vie, n'en gardant qu'un reflet dans le pauvre miroir de la nature. Mais La Révélation d'Arès rappelle à l'homme qu'il peut retrouver la Vie (24/5).

Quand j'étais athée, ma vie semblait parfai­tement adaptée à la vie de masse comme la mouche est adaptée à l'air. Devenu chrétien et ecclésiastique au cours des années 60, je me sentis déjà détaché de la vie de masse, bien que celle-ci m'admît. Mais après que j'eus été témoin d'un Fait Surnaturel vu comme inconcevable, voire même  inadmis­sible par la masse — quarante visites de Jésus, Messager du Père en 1974, puis cinq visites du Père Lui-même en 1977, pfut ! — je fus considéré tantôt comme un esprit dérangé, tantôt comme un escroc.
Puis, quand on sut que je serais ami de Dieu (Rév d'Arès xxxix/16) et comme Dieu le négateur de la religion, de la politique, de la loi humaine et le prêcheur de la vie quotidienne libre (10/10) comme embryon de la Vie absolue par le Bien accompli (35/6), par l'amour pour tous les hommes, le pardon de toutes les offenses, la paix avec tous et l'intel­ligence du cœur libre de tous préjugés, on me vit comme un fou dyssocial, on me crucifia sur la moderne croix de la folie, de l'inexistence, voire même de la dangerosité.

Je relève aujourd'hui du degré zéro de la société. Plus inclassable et incommodant que moi il n'est pas.
Mais je suis Vivant ; quelque chose de la Vie est entré en moi.

Selon la masse mon souci ne saurait être l'homme, son bonheur et son salut. Pour la masse je suis discordant, négatif, dangereux. La masse prétend qu'elle n'a de sécurité qu'avec ses chefs et leurs lois et que ce que je déclare Parole du Père ne peut être qu'invention ou rêve. Si j'objecte : "Et les guerres de 1914, 1939 et de Syrie dernièrement n'ont-elles pas été provoquées par les chefs et leurs lois ?", on s'indigne. "La société, me réplique-t-on, ne peut pas vivre sans drapeau, sans croix, sans croissant, sans gouvernement, sans armée, sans tribunaux, sans police ; tout le monde sait que la guerre est un inévitable incident sur la voie sacrée du bonheur social." Je réponds : "Tout le monde, c'est la masse. Tout le monde est un terme inconnu de la Parole du Créateur. Celle-ci dit : Sois Un ! (Rév d'Arès xxiv/1)  Elle ne dit pas: Sois comme tout le monde."

La défiance de La Révélation d'Arès, donc la mienne envers la masse ne date pas d'hier. Si le Père nous dit qu'il faut retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5), c'est que ce qu'on appelle ici vie n'est pas la Vie. Les prophètes le rappellent depuis quatre ou cinq millénaires. L'ancrage des prophètes reste sur le Fond (xLiv/1), mais tous les pouvoirs du monde, religieux, politiques, financiers, ont rompu les chaînes qui les reliaient aux vaisseaux (17/3-5), lesquels sont ainsi partis à la dérive vers un monde différent de celui créé par le Père. Ces pouvoirs sont nos adversaires. À preuve, aujourd'hui encore ils ferment hermétiquement devant nous les portes de tout ce qui peut nous aider à changer le monde (28/7).

La Vie est libre (Rév d'Arès 10/10) de toute religion ou Églises. Je suis croyant, mais libre. Justement parce que je suis libre, je ne fais rien d'inconsidéré, je me sens responsable du Bien tel que le conçoit le Créateur, dont je suis l'Enfant. Mon identité ne repose pas sur des gribouillis dans un registre, mais sur la conscience, qui est la matrice de l'âme. Je n’entretiens aucun rapport institutionnel avec des communautés religieuses, philosophiques ou politiques, même si je regarde avec un  intérêt familial tout ce qui se passe chez mes frères humains.
J’ai un idéal spirituel libre, le corridor vers la Vie. J'appartiens à une Assemblée qui se constitue spontanément. Certains me décrivent agnostique, d’autres même incroyant, parce que je ne me plie aux règles d'aucune religion et que j'affirme trouver la Lumière et le Salut et contribuer à changer le monde (Rév d'Arès 28/7) seulement par ma pénitence qui est une joie pour les hommes pieux (28/25) et en cheminant sur mon sentier vers les Hauteurs (25/4-5).
J'accomplis La Révélation d'Arès (Rév d'Arès 31/6), qui ne contraint personne à rien, qui propose seulement à l'humain d'échapper au péché des péchés (38/2) et à la triste fin du spectre (16/17) en pratiquant la pénitence, le Sermon sur la Montagne, cœur de l'Évangile.

"Et Dieu dans tout ça ? me demande-t-on. Dieu n'est pas la Personne, unique en son genre ou bicéphale, ou tricéphale, des religions. Il est Sainteté, Puissance et Lumière en permanence créatrices (Rév d'Arès 12/4), sur Son Fond est copié mon fond (Genèse 1/26), il est en moi autant qu'il est l'Univers, c'est-à-dire Tout, même le vide entre les astres. Il fait plus qu'exister, donc ; Il est Ce qui est. Mais savoir ce qu'est ou n'est pas Dieu n'est pas plus fondamental que savoir ce que je suis comme homme, car si je n'étais pas, je n'existerais pas, la question ne se poserait pas ; comme je suis je suis et me demander pourquoi je suis ne change rien à ce que je suis.
Mon existence n'est qu'un atome, mais un atome nécessaire de la Vie qui est absolue partout. Aussi conçois-je tout à fait que n'importe quel humain puisse sans l'avoir cru être promis à la vie éternelle.

Voilà qui n'est peut-être pas facile à comprendre. Si vous n'avez pas compris, relisez lentement. Merci.

Cette rarissime méduse Halitrephes vit normalement à de grandes profondeurs (1.000 à 2.000 mètres).
On la voit ici filmée exceptionnellement près de la surface au large de la Californie.
Elle ne vit pas spirituellement, c'est vrai, elle ne vit que biologiquement, mais sa grande beauté et
dans l'immense océan sa solitude font penser à l'unicité de la Vie,
la Vie comme nécessité absolue, la Vie sans commencement ni fin,
la Vie perpétuelle qui est le Père de la Vie lui-même.
Les pécheurs sont des alinéas sur l'inépuisable rouleau de la Vie,
où Tout est écrit pour l'Éternité, mais Tout, même avec alinéas, garde son sens.
LÉternité que Basile le Grand ne décrivait pas comme temps jamais commencé ni fini, mais intense.
C'est parce qu'en tombant dans le Mal ils perdirent le sens de cette intensité, laquelle ne vit que dans le Bien,
que les hommes vieillissent, meurent et entraînent dans ce cycle vie-mort tout ce qui respire sur terre.
Mais en triomphant du Mal par le Bien l'homme retrouvera la Vie éternelle,
tout simplement Ce qu'on a cassé en mille morceaux appelés : Dieu, le Père,
le Créateur, Adonaï, l'Éternel, Allah, Brama, Mazdâ, Grand Esprit, Kidjé Manitou, etc.

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24 décembre 2017  #192
Espérance 

Nous du petit reste croyons en La Révélation d'Arès en oubliant parfois que nous avons besoin comme apôtres d'être crus nous-mêmes.
Plus encore, nous espérons mais en oubliant que nous sommes espérés.

       Vaisseau mortVaisseau vivant
       La désespérance est un vaisseau mort                           L'espérance est sous la voile de l'âme un vaisseau vivant


Le langage est toujours insuffisant.
Chacun de nous ressent sous un même mot quelque chose "d'autre", qui fait que chacun, au fond, a sa propre langue, sa propre compréhension de ce qui est dit. De là l'inévitable part d'incommunicabilité ou de difficulté d'entente entre humains.
De sorte que pour certaines personnes foi et espérance signifient la même chose, par exemple la non-possession consciente de vérités que par ailleurs ils croient voir exister sans preuve.
Mais pour le témoin du Père que je suis foi et espérance ne signifient pas la même chose.

La foi est ce que j'ai avec preuve.
L'espérance est ce que je n'ai pas, mais que je pourrais avoir
sans preuve que je l'aurai un jour.

J'ai la foi parce que j'ai tout à la fois La Révélation d'Arès et sa preuve, puisqu'elle m'a été dictée sonorement par Jésus, Messager du Père, puis par le Père Lui-même, tous deux venus physiquement du Ciel.
J'ai la foi, parce que j'ai la preuve du Père de l'Univers (Rév d'Arès 12/4) qui s'est manifesté à moi dans une fantastique conflagration et qui m'a parlé.
J'ai la foi, parce que j'ai acquis la vraie piété (Rév d'Arès 31/6) et la preuve qu'en prononçant la Parole je me rappelle effectivement chaque jour mon indissoluble lien avec le Tout et le Tout Autre, l'Univers, la Vie.
J'ai la foi, parce que je pratique la pénitence (Rév d'Arès 30/10-11) qui m'a permis de vraiment changer ma vie et qu'ainsi j'ai la preuve qu'un homme peut changer.

Espérance évoque ce que je ne peux qu'espérer avoir déjà sans certitude : mon âme (Rév d'Arès 4/4-8, 17/4) ou mon salut (11/2, 17/6, 32/4) par exemple, parce que je ne peux jamais être sûr que ma pénitence soit suffisante.
Aussi, si la foi est mon état évident, l'espérance n'est-elle pour moi que tension, mouvement vers le but.
L'espérance est un grand et merveilleux voyage dont je connais le but, mais pas les péripéties.



Les Pèlerins d'Arès ne fêtent pas la naissance de Jésus à Noël, parce que rien ne dit qu'il naquit un 25 décembre. Il naquit plutôt aux beaux jours selon plusieurs indices. Mais pour les Pèlerins d'Arès Noël célèbre l'espérance. L'espérance était déjà célébrée dans l'Antiquité au solstice d'hiver quand allait croître la lumière du jour : On donnait aux pauvres, on accordait aux esclaves un moment où les maîtres les servaient, on comblait les enfants parce qu'ils représentaient l'espérance par excellence. Les hommes antiques manifestaient déjà l'espérance qu'un jour il n'y aurait plus de misère, d'esclavage, de malheur et que la vie serait une enfance heureuse sans fin.
Inversement, dix siècles plus tard, Dante Alighieri dans sa "Divine Comédie" imaginerait au-dessus du portail de l'Enfer une pancarte disant : "Abandonnez toute espérance, vous qui entrez !" Il appliquerait à espérance le sens que lui donnerait la théologie de l'époque, chrétienne ou musulmane. L'enfer était alors vu comme éternel. Quelle absurde disproportion entre un péché ou quelques péchés sur terre, même terribles, et une atroce douleur éternelle ! Invraisemblance qui dure encore à notre époque moderne, où minoritaires sont encore les croyants qui réfléchissent à cette absurdité avec l'intelligence du cœur (Rév d'Arès 32/5).
J'ignore quel sera mon sort quand mon cœur s'arrêtera, mais j'espère qu'il sera clément, parce que l'espérance des humains n'est autre que le miroir de l'Espérance du Père, Laquelle est généreuse.
"Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme," dit Anaxagore vers 440 avant Jésus-Christ, termes repris par Lavoisier vers 1780. En effet, tout est en transformation perpétuelle (Rév d'Arès xxii/12) dans l'Univers du Père (12/4).
Donc, tout est perpétuelle espérance dans la Création.

L'angoisse, la peur, l'affliction, le rationalisme, marquent des manques ou des problèmes d'espérance. L'espérance apparaît à l'intersection de la santé et de la maladie, de l'heur et du malheur, de la vie et de la mort. L'espérance, telle que je l'entends, n'appartient pas à ceux qui ne se fient qu'à ce qu'ils voient, qu'à ce qu'ils sentent ou qu'aux probabilités mathématiques. Voir et sentir froidement ou calculer, c'est se résigner. L'espérance n'appartient qu'à ceux qui crient dans le désert, qui chantent dans la détresse, qui tiennent bon dans la tempête.

Tous les grands obstinés, Brutus, Colomb, Zénon,
Ont ce mot flamboyant qui luit sous leur paupière :
Espérance ! — Il entr'ouvre une bouche de pierre
Dans l'enclos formidable où les morts ont leur lit,
Et voilà que don Juan pétrifié pâlit !
Il fait le marbre spectre, il fait l'homme statue.
Il frappe, il blesse, il marque, il ressuscite, il tue ;
Nemrod dit : "Guerre !" alors, du Gange à l'Illissus,
Le fer luit, le sang coule. "Aimez-vous !" dit Jésus.
Et ce mot à jamais brille et se réverbère
Dans le vaste univers, sur tous, sur toi, Tibère,
Dans les cieux, sur les fleurs, sur l'homme rajeuni,
Comme le flamboiement d'amour de l'infini !
("Les Contemplations") Victor Hugo

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25 novembre 2017  #191
Héros 

Quand des combattants en passe de subir une défaite tombent dans le doute et le désespoir, ils espèrent un héros pour sauver la situation.
Il est aussi question de héros dans La Révélation d'Arès, à la différence qu'il ne s'agit pas de gagner une guerre, qui répand la mort, mais de lutter contre le péché et de répandre la Vie, et que ce n'est pas un seul héros, mais des héros, voués à être aussi nombreux que l'amour est voué à être grand, que le Père envoie sauver l'humanité.

Désespoir

Si je n'ai rien, je ne peux qu'espérer avoir.
Le héros m'aide à avoir la Vie, l'essentiel ; il ou elle comble mon espoir.
Mais si j'ai déjà beaucoup sauf la Vie, mes tiroirs béent,
je désespère de ne pas avoir plus, toujours plus.
Alors le héros n'est pas celui qui me donne plus,
mais celui qui m'enlève l'inessentiel.
Le héros du Père peut sauver de sa soif inextinguible l'humain
en lui faisant comprendre
que seule la pénitence crée le Bien,
que seul le Bien abreuve, vainc le Mal
et permet l'avènement du Jour d'un autre monde.

L'Histoire est celle d'un illimité champ de bataille où par-ci par-là a surgi un héros, qui de toute façon n'a jamais vaincu le péché ni remporté de définitives victoires.
Mais certains ont fait beaucoup plus. Ils ont évité à l'humain de perdre complètement sa nature spirituelle et de tomber dans l'inimagi­nable souffrance du péché des péchés (Rév d'Arès 38/2). Entre autres Zoroastre (xviii/3), Noé, Bouddha, Abraham, Moïse, Jésus, Mouhamad, les vrais, pas les personnages que reflète le miroir déformant d'une Écriture passée sous le calame. Ce sont les silhouettes de ces héros-là que La Révélation d'Arès fait voir à travers la silhouette du prophète d'Arès, leur émule, que les pénitents sont appelés à suivre (xxxv/4-12).
L'homme n'étant déjà plus que l'ombre de son Créateur, l'inimaginable souffrance du péché des péchés peut commencer à tout moment, à moins que l'homme cesse de se décomposer spiri­tuel­lement, de se couper nûment du Tout de Vie. C'est tout l'enjeu de La Révélation d'Arès et de l'héroïsme des pénitents et mois­sonneurs qu'elle appelle.

Notons que, depuis Adam (Rév d'Arès 2/1-5, vii/1-16), le comble du malheur par le péché a été évité aussi longtemps que pour la plupart des humains la vie a été fruste et précaire, car contrairement à ce qu'on croit le dénuement, tout injuste et regrettable qu'il soit, n'est pas la cause du désespoir ; c'est la profusion qui l'engendre en causant l'insatisfaction.
Toutefois, même si c'est dans la profusion que surviendra la catas­trophe du péché des péchés (Rév d'Arès 38/2), elle n'affligera pas l'homme matériel­lement comblé, puisque Dieu lui avait donné jouissance de la matière ; elle surviendra parce que l'homme comblé, ayant totalement oublié son fond spirituel, aura fait de la matière son unique dieu.
Le Père aura alors perdu tous ses Enfants (Rév d'Arès 13/5). Il abandonnera à sa souffrance une humanité spirituellement morte. Il n'enverra plus de héros. J'ignore si nous sommes les derniers, mais ce n'est pas invraisemblable.
C'est là qu'on voit que La Révélation d'Arès est déjà en elle-même héroïque, parce que c'est l'Amour Qui l'a inspirée et que le monde en la rejetant rejette l'amour.

Quand je vais en mission par les rues, dans la grisaille d'automne, le froid d'hiver ou la chaleur d'été, la Parole à mes lèvres, mes tracts à la main, dans la foule apathique, je me sens misérable comme l'apôtre plutôt que glorieusement héroïque comme Gilgamesh ou Siegfried. Je ne me sens pas héros. Je le suis cependant, parce que le Mal est si fort que seul le vaincra un héros (Rév d'Arès xxxv/4-12).
"La Légende Dorée" raconte le fameux Georges Tropéophore (le porteur de Victoire, 10/7, 29/4 33/2) qui, par la force tirée de sa foi et de sa vertu, tue le mal, métaphorisé en dragon, qui va dévorer l'humanité, allégorisée en fille de roi, et donne au peuple peu éclairé spirituellement la Lumière et la vraie foi. La Révélation d'Arès, en termes tout différents mais suivant un même plan de Fond — Il faut tuer le Mal avant qu'il nous dévore — nous raconte par anticipation notre possible victoire sur le mal par la pénitence et la moisson de pénitents. Tous mes frères et sœurs qui avec moi revêtent la tunique de héros, changeront, ou sauveront, le monde (28/7).

Réussir sa vie de nos jours, c'est faire une bonne carrière, avoir une bonne retraite, une bonne assurance maladie. Nous ne nions pas la légitimité de cette réussite matérielle, mais une vie réduite à cette seule attente nous fait honte, si elle est spirituellement vide et sans âme, sans l'idéal de vaincre le Mal et de changer le monde (Rév d'Arès 28/7), ce que je ne peux faire sans changer ma propre vie (31/11), sans faire pénitence et moissonner des pénitents. Voilà notre épopée ! Le héros se reconnaît à son épopée.
Notre épopée est simple. Le héros de Dieu n'est pas un surhomme puisqu'il peut être fatigué, déçu, contrecarré, persécuté, mais c'est justement parce qu'il supporte tous ces tourments qu'il est un héros. Comment imaginer que le pauvre être, les tracts à la main, sa voix sans charme à peine perçue par les passants, mettra le feu au monde ? Mais oui, c'est ça un héros, l'inattendu, non le merveilleux censé être doué de forces mystérieuses. Le surnaturel n'est pas fantastique ; ce qui me frappa le plus en Jésus qui m'apparut et me parla en 1974, c'est qu'il était, tout en vivant au firmament, un homme comme moi. Je compris alors que le Bien était beaucoup plus proche de nous que nous le croyions. Roger Bacon fut écroué au XIIIe siècle pour avoir dit "qu'aucun sermon ne donne de certitude, parce que seule l'expérience la donne" et pour s'être mis à observer l'ordinaire. C'est lui qui avait raison. L'ordinaire Jésus descendit de l'univers pour me rendre visite en 1974 et, pour impressionnantes que furent les théophanies de 1977, ce n'était quand même pas la guerre des étoiles.  Et que m'ont dit Jésus et le Père ? Que c'est par l'ordinaire — tout juste fait de pénitence et de bien ordinaire, mais total — que moi et mes compagnons, improbables héros, nous vaincrons le Mal.
Nous sommes des héros.

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23 octobre 2017 (0190)
Libre
Liberté-Freedom
Libre comme le poulain agile (Rév d'Arès 10/10), les oiseaux ou le soleil l'homme fut créé.
Il se recréera ainsi.

Dans le présent monde nous ne sommes pas libres. Nous n'avons que des autorisations.
Dans La Révélation d'Arès le sens de libre est absolu ; de surcroît, libre (10/10) n'est pas séparable de doux et pacifique (35/14) ; il ne signifie pas révolté ou révolutionnaire. La liberté arésienne est une hypostase, une entité ou force spirituelle, une image du Créateur (Genèse 1/26) réifiée dans tout pénitent.
Il y a vingt-huit ans, je n'avais que 60 ans ; j'étais jeune. Je conçus le mot insurgeance (voir "Et ce que tu auras écrit", Le Pèlerin d'Arès 1989) pour distinguer l'aspiration à sortir du péché de l'insurgence synonyme de révolte ou de révolution. Mais insurgeant (geant), trop proche d'insurgent (gent) était ambigu.
Ayant vieilli, je lui préfère le mot sorti des lèvres du Messager (Rév d'Arès 32/2) : Libre (10/10).
L'insurgence, synonyme de révolte ou révolution, n'est que vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9), violence, elle ne fait que remplacer un dominateur par un autre, une loi par une autre, qui reste loi des rats, comme dit le Père (xix/24) pour rappeler l'extraordinaire prolificité des rats et évoquer ce qui est sans cesse de retour dans l'Histoire. L'Histoire à laquelle il faut mettre fin, car elle n'est que l'Histoire des esclaves et des maîtres.
L'homme insurgeant, c'est simplement l'homme libre. Libre absolument.
.
Comme l'Évangile l'homme libre n'existe encore que dans les profondeurs (Rév d'Arès 25/4) de son être.
Notre mission consiste, entre autres, à faire remonter l'homme libre à sa propre surface !

En surface, l'humanité reste une humanité d'esclaves, même s'ils ne sont plus des esclaves "dans les fers" (Rousseau), châtiés ou pendus s'ils ont fui, même quand ils sont bien payés, bien nourris, bien logés et ont de bonnes retraites.
Notons bien la raison pour laquelle depuis Adam (Rév d'Arès 2/1-5) rien ne change dans la masse, à savoir que l'esclave révolté d'aujourd'hui comme l'esclave révolté de jadis "ne se préoccupe pas de nier son maître en tant qu'être ; il le nie en tant que maître... Notons encore que tout révolté ou révolutionnaire d'aujourd'hui ou de jadis aspire à un autre pouvoir et à une autre loi" (Camus), ce qui est lourdement paradoxal.
Tout au contraire, l'homme libre se préoccupe de tout humain, même de son maître, en tant qu'être ; par là il est apôtre du Bien et n'aspire à aucun pouvoir.
L'homme libre met ses pas dans les pas du Père (Rév d'Arès 2/12), de Qui vient La Révélation d'Arès. L'homme libre rejette donc les livres d'homme (16/12, 35/12) glissés dans l'Écriture par les pouvoirs au temps où dominer au nom de Dieu leur  donnait l'irrécusabilité, mais les démocraties ne sortent-elles-pas elles-mêmes que d'irrécusables livres d'hommes ?
L'homme spirituellement, donc absolument, libre certes obtempère à la loi des dominateurs, mais en son for intérieur il a rejeté tous les livres d'hommes, partant toutes dominations, même les démocraties (mot-piège, mot à tiroirs), et il se fait de l'amour, du pardon, de la  paix, de l'intelligence spirituelle libre de tous préjugés les armes qui gagneront la guerre métaphysique contre le Mal. Cela fait rire gras les matérialistes et autres rationalistes, mais en toute guerre l'adversaire commence par rire gras.
Or, au Jour du Père (Rév d'Arès 24/5) l'homme libre sera même libéré de la mort.

Dernièrement encore je me croyais un homme libre. Hélas, je n'étais plus, les pattes en l'air, que le chien auquel les habitudes pépères de vivre comme des doigts papouillent le ventre. Je fus brutalement remis debout. Un logiciel récemment téléchargé dans l'ordinateur même sur quoi je réalise cette entrée 190, s'avéra incompatible avec autre chose, je ne sais quoi qui ne m'intéresse pas — la technologie informatique, autre maître parmi mille maîtres, me sort par les yeux —. Se disloquèrent l'arborescence et des applications dans ma machine. La grosse tuile ! La remise en ordre de l'ordinateur fut une longue corvée et, comme je suis seul sans personne pour faire ce sale travail à ma place, j'eus tout le temps de me répéter que cet ordinateur n'était pas mon outil, mais mon maître. Cela fit re-érupter en moi le volcan de la Parole d'Arès (Rév d'Arès L/6). Je trouvais quelque triste amusement à me dire que les dominateurs et spoliateurs (Rév d'Arès 27/9) religieux, politiques, médiatiques, etc., avaient maintenant des émules redoutables dans les maîtres de l'informatique, sachant que, de toute façon, domination et spolation ne résultent que de la folie de fabriquer, instituer, imposer... Et je riais d'un rire amer, quoique consolateur.
En septembre je roulais vers la Bretagne dans ma nouvelle voiture bourrée d'électronique, monstrueuse geôle aux barreaux impalpables d'ondes, plus nombreux et plus difficiles à desceller que les barreaux de fer. J'écoutai France Culture. Un rombier de l'Université de Jérusalem, Youval Noah Harari, affirmait qu'en 2050 nous serions gouvernés non plus par des humains, mais par des algorithmes, ces formules mathématiques complexes que l'homme fabrique, institue, impose. Harari parlait comme un fakir disant la bonne aventure et j'étais abasourdi par la vénération qui lui portaient comme à un dieu céleste ou politique les présentateurs — le matérialisme rationaliste est nouvelle religion —. Mais le vrai derrière ces élucubrations, c'était l'immuable prévision que l'homme exploitant l'homme se perpétuerait plus fortement que jamais.
Des puissances informatiques règnent maintenant sur l'Internet, dont nous ne pouvons plus nous dispenser. Jusqu'à la folie ! Voilà pas que les déclarations de revenus et le paiement des impôts sont maintenant obligatoires rester par l'Internet. Misère ! Que vont faire les gens sans ordinateur ? Un certain nombre de mes frères et sœurs de foi en sont dépourvus et lisent ce blog sur le papier. Mais ce n'est qu'un exemple, pas le pire, parmi dix mille de la domination qui accable l'homme, qui continue d'accepter comme une bête définitivement domptée.

On va me dire : Quoi ? Il vous suffit d'un crash informatique et des propos téméraires d'un académicien israëlien pour conclure que l'Histoire restera, sous quelque forme que ce soit, l'Histoire d'esclaves et de maîtres ? Mais non, les progrès sociaux feront que ce monde, tôt ou tard, deviendra merveilleusement égalitaire et fraternel par la politique.
Je réponds: J'espère avoir assez de charisme pour affirmer qu'en ce monde les crashs et autres désastres causés par les dominateurs en tous domaines et les élucubrations pondues ou soutenues par eux sont et resteront légion (Marc 5/10) jusqu'au péché des péchés, si l'on ne change pas le cours des choses. La Révélation d'Arès m'a rappelé que le monde heureux ne se fera pas par la religion, la politique ou la science, mais par la pénitence individuelle. Le monde ne changera (Rév d'Arès 28/7) en bien que si chaque membre d'un petit reste (24/1) de pénitents change en bien (30/11). La vertu seule peut procurer la liberté absolue et le bonheur absolu est impossible sans liberté absolue. Je pense aux mots de Socrate prêt à boire la ciguë : "Je rirais de moi-même si je devais continuer de coller à cette vie-là" ("Phédon" Platon). Comme lui je préférerais mourir que devoir vivre empêché de travailler pour le Bien.

Dieu comme dominateur, roi ou juge suprême est une invention des religieux et de leurs associés politiques. Ils ont inventé ce Dieu-là pour se faire passer pour comparativement doux et indulgents.
Le Père est au contraire le libérateur suprême et nous devons le crier au monde.
La Révélation d'Arès nous place devant un choix simple : Ou bien nous recréer images et ressemblances (Genèse 1/26) du Père trop aimant (Rév d'Arès 12/7) par la pénitence (30/11) ou bien continuer de servir nos maîtres : politiques, religieux, etc.
Qu'est-ce qu'un homme libre ? Un qui dit oui ou non quand il veut, mais qui, pour dire oui ou non intelligemment (Rév d'Arès 32/5) s'est fait pénitent. Les autres restent esclaves ou maîtres, parfois alternativement, leurs disparitions historiques ne se font jamais que provisoirement. Mais leur énorme poids comme une montagne liée à nos pieds nous entraine vers le fond. Les nœuds de l'attache sont intranchables et pour les dénouer, car ils sont compliqués, nous devons former un nombreux petit reste (24/1, 26/1) de pénitents.
Les pénitents dans la mesure du possible évitent de vivre dans la même Histoire que les pécheurs contrairement aux esclaves et maîtres que l'Histoire a unis dans un conflit qui établit indéfiniment leur inséparable existence. Pour les pénitents il n'y a pas de conflit. Parmi les pécheurs nous circulons sans cesse comme libres apôtres. Tous sont nos frères, même si, adversaires du péché, nous ne partageons pas leur sort. Nous cherchons parmi eux ceux qui inclinent à être comme nous.
Le Créateur, le Père, laisse chaque homme libre d'être selon son choix pécheur ou pénitent.
Mais seuls les pénitents libres prévaudront au bout du temps.

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20 septembre 2017 (0189)
Moisson

Le monde — ainsi Dieu nomme l'humanité — va à force de pécher tomber dans le péché des péchés (38/2), le point de non retour, le Déluge lent dans lequel l'humain pour finir se noiera dans la souffrance et le malheur.
La religion n'a jamais pu changer le monde (Rév d'Arès 28/7) en Bien (xxxiii/11, xxxviii/3).
Il faut la pénitence et, pour y appeler les humains, une action que le Père appelle Moisson
(Rév d'Arès 4/12, 5/2, 6/2, 15/7, 31/6, 35/2) et que nous appelons familièrement mission.
C
omme Dieu visite l'homme, l'homme visité par Dieu devient pénitent et à son tour visite l'homme, et ainsi de suite.

Les Semailles ont été faites,
les épis ont blanchi malgré les mauvaises herbes semées par les docteurs
[des religions comme du rationalisme], les déprédations de leurs princes, qui ont sillonné Mon Champ de haies d'épines et de coulées... stériles.
Les épis les plus lourds seront les plus difficiles à gerber...
Un rempart d'épines les tient loin... un orgueil inouï dresse leurs tiges comme des lances.
Que ton courage ne faiblisse pas devant eux...
Tu devras brûler les épines sans brûler les épis pour L'atteindre
[Mon Champ]... te blesser les mains à leurs barbes raides... gémir sous le poids de leurs gerbes.
Lesquels de tes mérites seraient assez grands pour fournir seulement une petite goutte de sueur à une tâche aussi démesurée pour l'homme ?
Mon Bras sera ton bras,
Ma Parole ta parole (Révélation d'Arès Veillée 14).

Mission dans le mondeLes frères et sœurs du petit reste que j'ai rassemblé (Rév d'Arès 24/1) sont des pénitents (31/11, 35/2, 37/3, etc.) et des moissonneurs (5/2-5, 31/6, 35/1-2, etc.), des apôtres, parce que l'amour du prochain étant la pierre de touche du salut, nul ne se sauve sans chercher à sauver ses semblables.
Tout fut lié autrefois et tout sera lié à nouveau. L'homme à son insu est lié à son Créateur comme l'homme à son insu est lié à tout homme sur terre, et le résultat suprême de ce lien sera la Vie retrouvée (Rév d'Arès 24/5).
Dans nos générations l'effort de certains dans la pénitence et la moisson peut paraître vain, mais cet effort n'est jamais vain ; il rayonne imperceptiblement de Sainteté, de Puissance et de Lumière (Rév d'Arès 12/4). C'est pourquoi l'impiété n'est pas dans l'échec apparent, mais dans le découragement (13/8).
Il faut moissonner sans jamais se décourager.

Le Semeur est passé (Rév d'Arès 5/1, 6/2). Tout humain, même l'athée, porte en lui l'image et ressemblance du Père (Genèse 1/26). Notre mission n'est pas prosélytisme. Elle peut convertir à l'occasion, mais la conversion n'est pas son but. Elle cherche les porteurs de force spirituelle, les germes d'un nouveau monde, conscients ou inconscients, réels ou potentiels, les épis mûris ou pouvant mûrir (Rév d'Arès 5/2), éventuels pénitents et moissonneurs. Ainsi, de proche en proche, la chaîne recréatrice du monde se formera, qu'importe le nombre de générations nécessaire (24/2).

Mais qu'a donc la mission des Pèlerins d'Arès de si particulier ? Est-elle différente des millénaires missions monothéistes ou pseudo-polythéistes à travers la planète ? J'appelle pseudo-polythéistes les croyances qui, devant l'impossibilité de représenter l'Étre Suprême silencieux et invisible, le représentent sous diverses formes appelées les dieux.
La mission des Pèlerins d'Arès a de particulier ce qu'a de particulier La Révélation d'Arès : Elle vole comme l'air jusqu'à Dieu (Rév d'Arès xxxvii/7) et jusqu'à la Vie (24/5) au-delà de la religion, quelle qu'elle soit.
Notre mission porte le sceau de l'universalité, du Tout qui va de la poussière à l'infini, par-delà les haies d'épines et les coulées de pierrailles stériles des religions, des philosophies, des dogmes, des sciences, des synagogues, des églises, des mosquées, des prières, des théories de toutes sortes, etc. Notre mission est simple. C'est la mission de l'immortalité innommée et unanime de l'Être, du Bien, faible braise, insoupçonnée sous la cendre au fond de n'importe quel humain, qui peut en réveiller le Feu (Rév d'Arès xLi/3-10) par la pénitence, c.-à-d. en aimant, pardonnant, faisant la paix, se forgeant une intelligence spirituelle libre de tous préjugés, autrement dit en vivant selon le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7). Notre mission ne répand pas de doctrine religieuse et formelle, mais la Vérité créatrice : Frère humain, tu es libre soit de n'être rien spirituellement et tu finiras en spectre dans les abîmes glacés, c.-à-d. tu ne seras rien en rien, soit de créer ton âme en devenant pénitent et tu finiras comme partie intégrante de la Lumière, la Puissance et la Sainteté (12/4). Ce faisant tu contribueras à changer le mondeLa Vérité, c'est que le monde doit changer en Bien (28/7).

Notre moisson est la récolte des héros (Rév d'Arès xxxv/4-12) pour qui chercher la Vie a un sens. La Vie qui n'est atteinte que par des sentiers (au pluriel = dans la diversité, 25/5) chevriers, rocailleux, difficiles, mais accessibles (7/1). Par ces sentiers nous quittons la religion ou l'idéologie, contre lesquelles nous n'avons rien puisque nous en provenons tous, mais qui sont dépassées, parce que la foi christane des disciples de Jésus, la foi youhdi des descendants d'Abraham et Moïse, la foi mousselmi de ceux qui se réclament de Mahomet sont restées bruit d'homme (xxxii/8).
Notre mission appelle celui capable d'être Un en soi, d'être au Père ce que la dent est à la Lèvre  (xxiv/1-4). L'homme doit restaurer en lui-même ce qu'il a de commun et d'immuable avec le Créateur.
Nous ne suivons et n'enseignons ni dogmes ni tradition ; nous ne répandons pas de catéchisme, pas de prière élaborée, parce que le vrai savoir gît au fond de chaque humain là où gît l'image et ressemblance du Père de l'Univers. C'est la pénitence qui fait passer l'homme du savoir infus ou inné au savoir conçu et exprimable, parce que l'amour patient permet de tout retrouver et tout bien faire.

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18 août 2017 (0188)
Chair et superstition

Seule la chair transfigurée, celle de Jésus face à moi à Arès en 1974, a une vision réelle et totale du Tout.
La chair pécheresse, la mienne, la vôtre, est un enfermement ; sa vision ne peut être pure et totale.
L'imagination seule permet à la chair pécheresse de se représenter l'inaccessible.
Or, l'imagination, inséparable de la chair pécheresse, est le moteur de la superstition.
Aussi la superstition est-elle inévitable chez le pécheur, mais elle doit être minimale. Ce minimum, par exemple, oblige au mieux à voir Dieu comme un vide ou un trou dans la pensée, quoique Dieu ne soit ni vide ni trou et qu'il remplisse tout au contraire, puisqu'il est l'Étre par excellence. Ce vide dans votre pensée est donc superstitieux, mais mille fois préférable au grand-père barbu au plafond de la Sixtine, à l'hostie censée être corps du Christ-Dieu, aux médailles de la Vierge ou de st-Christophe, au signe de croix ou aux neuvaines.

Tu aboliras toutes les superstitions, surtout celles venues de la malice des princes du culte, de leurs docteurs et de leurs prêtres... (Révélation d'Arès 21/1). Cette superstition religieuse, je l'ai abolie de ma vraie piété (35/6). Depuis longtemps j'ai tranché hardiment la corde qui m'attachait au monde et aux princes du culte... j'ai fermé les portes du temple... puis après que le Père m'eut élevé comme une tour... et que comme l'aigle je me fus ri du vertige (33/2-5), j'ai ouvert à nouveau le temple devant le Peuple (33/10) pour une vraie piété (35/6) d'esprit non-superstitieux.
Cependant, même si je suis passé par-dessus le soleil (Rév d'Arès xxii/18), ce n'est qu'une première étape sur le très long sentier vers le Jour (31/8), je clope (je boite) sur l'os (xxii/3-18). Pécheur, même si la pénitence m'a fait beaucoup moins pécheur que je le fus, je reste un infirme spirituel, Je ne peux pas chasser complètement de ma vue les idoles de l'esprit (23/8) et de mes oreilles le bruit de la chair lourd (xxxii/9), car je suis fait de chair, que le péché a rendue myope et mortelle, et mon rapport à l'invisible Éternel passe par mes sens d'animal transitoire.
Jusqu'au Jour du Père aucun humain, même pénitent, ne sera une image et ressemblance (Genèse 1/26) parfaite du Créateur, parce que, jadis créé perpétuel, il marche maintenant dans l'ombre d'Adam qui a choisi d'être maître de la terre en passant par les plaies de Job et par la fosse (Rév d'Arès 2/1).

ste-Geneviève
                Jean-Gabriel Doyen
Exemple de superstition de dimension maximale :
Les Parisiens implorant le secours de "sainte" Geneviève.
Matérialité, charnalité et théâtrale misère humaine emplissent la toile ;
quand même un tout petit peu de spiritualité en haut,
mais Geneviève pourrait aussi bien être Héra, Gaïa, Athéna ou Tyché
(œuvre de Jean-Gabriel Doyen, église st-Roch, rue st-Honoré, Paris)

Ma chair n'est pas transfigurée comme celle de Jésus qui m'apparut en 1974. Je ne peux pas faire de ma vie spiri­tuelle un idéal absolu, parce que quantité de problèmes pratiques et grossiers hantent ma portion animale. Je pense à l'invisible, immen­surable et sublime Être dont j'émane : le Père, mais l'idée que mon cerveau s'En fait est un signe visible, circonscrit, désublimé. Ma pensée est matière mortelle comme l'onde hertzienne ou l'énergie solaire, qui a un commencement et une fin ; elle a l'étroitesse du cercueil qui m'attend. Quand je serai âme comment penserai-je ? Ma chair m'empêche de le savoir ; mystère de la mort.
L'autre nuit je fis un cauchemar : On me condamnait à être décapité, j'étais pieds et poings liés, on allait me trancher la tête et j'avais peur. Me réveillant angoissé, je me dis: "Toi, mon gars, tu es superstitieux. Être superstitieux, c'est être impres­sionné par les signes. Or, la matière n'étant que signes, le mort est signe par excellence puisque c'est la précipitation dans la matière la plus réductible à ses propres principes."
C'est à ces principes-là que la science (Rév d'Arès 26/3) voue l'humain, mais Dieu voue l'humain à la Vie, rappelle La Révélation d'Arès. Cette opposition de deux visions de l'homme est tout le problème. Ici la gigantesque citadelle du monde, dont nous ne sous-estimons pas la force, là la pénitence et la volonté d'Être, dont nous connaissons l'actuelle faiblesse, mais la fantastique capacité de croissance. Je ne peux des murailles de la citadelle éviter l'ombre faite de ma propre chair, de ma propre peur, mais je suis pénitent et j'ai une âme.
Mon pied est planté (Rév d'Arès xL/1) dans cette ombre noire, mais mon âme cherche la Vie, la pure Entité du Tout, que je ne pressens qu'à travers un écran de signes. Insatiablement je cherche la vie spirituelle jour et nuit, au travail, au Pèlerinage, dans mon lit ou dans la nature. Je tends ma pensée pour pénétrer jusqu'au cœur du Tout Puissant. Je ne cherche pas l'intériorité propre aux philosophes, mais la transfiguration propre à l'homme bon. Je la sens me pénétrer un peu pour l'heure, je la sentirai m'emplir entièrement un Jour.

Je flotterai jusqu'à ma mort dans quelque chose qui me dépasse, ma pensée vire et piaille (Rév d'Arès 13/1) dans le grand mystère de ma vie spirituelle, que j'ai voulue — pour que nous fassions Ta Volonté (12/4) —. Un Jour je retrouverai la Vie (24/5) au-delà de ma chair actuelle, dans une autre chair comme Jésus descendu me parler en 1974. Je vais vers une autre matière que les mots insuffisants de la langue appellent résurrection. Mais pour l'heure je volète, je ne vais pas loin. Je fais ce qu'il faut cependant. Mes béquilles sont ma propre matière ; je lui donne force, même si je vague dans un injetable, inévitable reste de superstition inhérente à ma chair, mes sens, tous les organes de ma faiblesse immense. Mais celle-ci est prévue dans le plan que nous propose La Révélation d'Arès (36/5)..
Toute religion sépare l'individu de la collectivité ; elle ne promet le salut qu'à l'individu exemplaire selon ses régles. Toute autre est la perspective de La Révélation d'Arès : L'individu n'est pénitent et ne se sauve qu'en vue du salut collectif : La Vérité, c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7). Tantôt la religion dogmatise en feulements et rauquements d'hébreu le triomphe de Yhwh Sabaoth (Dieu des Armées) et de son peuple, les enfants d'Israël. Tantôt elle dogmatise par la Croix qui rachète les péchés et par la gloire des saints et des anges sur des vitraux au son des orgues. Tantôt elle dogmatise par les Piliers de l'Islam et la charia qui, vénérés et accomplis, donnent au fidèle un paradis de coussins verts et de sources cristallines avec un service d'houris aux beaux yeux. Pour ne citer que quelques triomphantes superstitions où la Vie est réduite à de grossières matérialités féériques ! Ainsi les religions se sculptent-elles de grandes et faciles renommées et donnent-elle cohérence à l'impossible, alors que le seul possible après le mort est une primaire participation à la Lumière, quelque chose d'une extrême simplicité, que la religion trouve fade et inattractive.
Ce qui me reste, à moi, de superstition n'est plus que bribes de ces énormes superstitions-là et ne m'empêche pas d'avancer dans la pénitence vers le salut, mais ça me pèse, quoique je m'en défende.

Reste que le Bien ce n'est pas Dieu qui me le donne ; c'est moi qui me le donne.
La transfiguration, le pénitence s'efforce de l'approcher, mais il ne peut pas se débarrasser de sa lourde chair (Rév d'Arès xxxii/9). Comme rappelé ci-dessus, il ne peut pas concevoir le Père ; il ne peut que l'imaginer. S'il voit Dieu dans la nature, il Le voit en poète ; il ne voit pas la Vérité. La Vérité absolue n'est pas comme la mathématique, elle échappe au pécheur et à son cerveau de chair.
Dieu en 1977 vint à moi escorté du visible et du sonore : brasillements et cliquements dans l'air, lumière coulant le long des murs, explosions dans la charpente et le bâton de lumière, parce que, pécheur, je ne pouvais pas Le sentir autrement. Mais, sauf la Parole qu'Il m'a dictée et qui constitue la seconde partie de La Révélation d'Arès, rien de ce spectacle surnaturel n'exprimait la réalité profonde de Dieu. Je n'ai pu expérimenter Dieu que par une sorte de superstition, des signes matériels, seul subterfuge idéographique par quoi je pus Le percevoir.
Comme quoi, même délivré des superstitions majeures, grossières, j'ai besoin d'une entremise figurative pour trouver le Père. L'entremise de ma pensée au minimum. Suffirait-il que je me mire dans une glace pour voir Dieu ? Je dois être honnête : Qu'est Dieu dans mon image ? Qu'est Dieu dans la nature qui m'entoure, me nourrit, me réjouit ? Je peux juste Le comprendre comme les pèlerins d'Emmaüs comprirent qu'ils avaient partagé un repas avec le prophète ressuscité d'entre les morts après qu'il les eut quittés (Luc 24/31). J'ai bien conscience qu'en voyant Dieu dans la nature je suis seulement imaginatif, au mieux je suis ingénieux, superstitieux décidément. Je ne peux réduire totalement la superstition.
Je peux juste rejeter la superstition religieuse, excessive. La superstition religieuse, c'est l'adoration de la matière, des livres, des reliques, des symboles, des codes qui ont fait du salut une procédure légaliste : Tel rite, telle récompense. Tel manquement au rite, telle punition, etc. La superstition excessive, c'est l'oubli que Dieu est d'abord Amour.
Comment, autrement que par la pénitence, nous évader du monde orwellien, dans lequel le mensonge est la vérité, où le rationalisme et la loi sont des religions, où l'apparence est la réalité ? Il est urgent de changer le monde (Rév d'Arès 28/7).

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19 juillet 2017 (0187) 
L'apôtre sur l'orange pourrissante

Quand Jésus en 1974 puis le Père en 1977 parlèrent au monde à Arès, qui parmi nous imaginait qu'un jour il ou elle serait apôtre ?
Personne.

Vie et Mort
Vie ou mort, il faudra choisir !

Or, apôtres nous sommes maintenant, cherchant les humains capables de pénitence, de réparer l'erreur d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5).
La Révélation d'Arès ne fonde pas de religion. Elle relance la vie apostolique. Les apôtres ont disparu, parce qu'ils ou elles s'adaptent à la vie avec ses hauts, ses bas, ses péripéties, alors que la religion statufie, rigidifie, momifie (Rév d'Arès xLix/7).
Qui ouvre tout grand l'esprit au monde des brochures touristiques réalise qu'il n'est qu'un trompe-l'œil, un arbre à moitié vivant et à moitié mort ou une grosse orange encore belle au dehors, mais corrompue en dedans.
Sur l'orange pourrissante du monde s'est refermée la main de l'homme, devenu son rusé (Rév d'Arès 15/1), ladre, irritable, mais libre (10/10) maître (18/1) à la place du génésiaque et prodigue Maître (18/3), dont la Main ne fait plus que l'effleurer. Le Pèlerin d'Arès, trop rare encore, s'efforce de pénétrer entre les doigts serrés des pécheurs pour sauver l'orange par l'intérieur.
L'apôtre est l'ouvrier du salut, il ou elle ouvre la porte de la Vie (24/5).

Terre-Orange pourrissanteLe monde est une orange pourrissante.
Sur sa peau, belle encore, rampent en tous sens les escargots dorés nacrés de la religion et de la politique, dans le sillage baveux de leurs prédécesseurs. Ils donnent à leur bave le nom d'Ordre, qui n'est que désordre, puisque, si j'en crois les discours, l'ordre doit toujours être rétabli et donc n'existe jamais.
Nous sommes des apôtres dans la rue. Comment attirer l'attention d'oreilles gâtées, de cerveaux sans jus de Vie ? Les humains survivent plus qu'ils ne vivent et ne s'en rendent pas compte. Fiers de leurs créations, ils ne voient pas que Paris, New York ou Tokyo dans leur illusoire splendeur sont pauvres, tristes, fragiles comparés au bonheur (Rév d'Arès 36/23, xxvi/12) constant et perpétuel auquel il faudrait viser. Les plus belles villes, les plus beaux musées (Rév d'Arès xxxvi/23) sous le plus beau soleil, qu'ils croient resplendissants, sont des poussières sales, dans l'Univers, des ruines latentes (Coran "L'Araignée" 29/35).
Ouvrez grand les yeux ! Vous n'êtes que les piètres restes d'un dépassement oublié. Les chasseurs de grandiose ne voient pas que rien ne réveillera la sublime créature humaine aussi longtemps que la Terre ne sera qu'un cimetière, un sol qui engloutit de la chair morte, des générations qui vivent quelques décennies tout au plus comme les moucherons vivent quelques heures. Comment l'humain comprendrait-il, si le Père ne le lui rappelait, qu'une vie qu'a raccourcie le péché ne lui laisse pas le temps de retrouver la Vie (Rev d'Arès 24/5) naturellement, que ce monde n'est plus que l'ombre de ce que le Père avait sorti du chaos (Genèse 1/2) et qu'il lui faut forcer le temps par la pénitence ?

L'orange du monde pourrit.
Les siècles n'ont pas mordu sur l'Univers qui continue sa ronde, mais ils ont asséché Éden. Seul l'apôtre, tracts à la main, sur un trottoir sale, sait cela. Il a l’insignifiance de l’endroit, mais il a la connaissance du Bonheur oublié.
Comment dire aux hommes leur malheur ? Comment dire aux vers leur misère ? Ils rient dans l'orange pourrissante qu'ils croient être paradis. Ce ne sont ni les jardiniers, ni les écologistes qui redonneront à la Terre son cachet perdu, effacé depuis que le péché pourrit tout. Plus rien de sublime dans la chair qui s'altère ; très peu d'anges s'aventurent encore entre les fibres ou pépins et Dieu. "Dieu est mort", disait Nietzsche, qui ne faisait qu'honnêtement parler de ce qu'il ne voyait plus. Il ne voyait que le monde où nous vieillissons, souffrons et mourons, tués par l'âge, par la maladie ou par l'homme. Que l'homme nous tue à la guerre, sur la route ou que l'âge nous tue plus tard, c'est la même chose. Même la Beauté (Rév d'Arès 12/3) a fui avec Adame et Haouha (Ève). On peut certes encore voir la Beauté dans le Bien, mais qui fait le Bien ? Le Bien est aujourd'hui confondu avec l'humanitaire, l'aide sociale, c.-à-d. la solidarité, tout autre chose comme le contrepoids compense le poids. Le Bien, lui, est sublîme, il est dépassement, transfiguration, mais ce qui est bien plus encore, c'est qu'il est à la portée de tout homme. Hélas l'humanité ne le sait pas.
La science et la technologie font croire à l'homme qu'il vainc le mal, comme le miroir fait croire aux alouettes que le piège est l'Éden. Les barbares sont toujours là, cependant. Il y a seulement soixante-quinze ans les nazis massacraient les juifs, les tsiganes, les Polonais, les Russes, par millions. On croit que c'est fini ? Non. Le massacre se fait maintenant en douceur, mais il peut redevenir spectaculaire demain.
L'apôtre rappelle aux hommes la possibilité d'un vrai bonheur pour la peine d'une pénitence (Rév d'Arès 28/25). Certes, il faudra plus de quatre générations (24/2) de pénitents pour changer le monde (28/7). Combien de générations en plus ? Dix, vingt ou trente générations sont peu après des millénaires de mal, mais les humains sont trop pressés ; ils veulent tout très vite comme les chiens frémissants, balançant la queue, dressant les oreilles, au pied de la table où ils attendent des miettes.
N'allez pas imaginer, frères humains, que notre apostolat n'est plus qu'une pratique arriérée ! Abraham, Isaïe, Bouddha, Jésus, Mouhamad, c'était hier. Leur message n'est même pas encore accompli, de sorte que la vraie piété (Rév d'Arès 35/6) n'existe pas encore et qu'entre temps l'orange de la terre pourrit entre les mains de l'homme. Si le Père est revenu en 1974-1977 appeler l'homme à Arès, c'est parce que le pourrissement gagne et que le péché des péchés (38/2) laisse apercevoir sa perspective noire.

L'apostolat, c'est la pénitence plus la moisson de pénitents, c'est le seul moyen de s'en sortir.Terre-Orange 2
Pourquoi l'orange du monde est-elle gatée par des vers humains non idiots, loin de là, mais faits comme des Ferrari puissantes et très technologiques pour aller très vite, pas pour aller loin. Seulement voilà, c'est de loin qu'il faut revenir et c'est loin qu'il faut aller.
Nous ne jugeons pas les vers humains qui gâtent l'orange — tu ne jugeras personne (Rev d'Arès 36/16) —, mais nous ne comprenons pas pourquoi ils ne voient pas que la politique n'a jamais satisfait

le besoin de vaincre le mal (23/1), le malheur (2/18), la détresse (23/3) et d'accomplir (35/6) le Bien (12/3, xxxiii/11),
le besoin d'amour (7/5) qui écrase la méchanceté et la cupidité,
le besoin de pardon (12/4) qui écrase le barbare esprit de vengeance,
le besoin de paix (28/15), qui écrase la violence,
le besoin d'intelligence (32/5) spirituelle qui écrase les dommages de l'intelligence intellectuelle,
le besoin d'être libre (10/10), qui écrase la contrainte et l'idiotisation ?

et pourquoi ils ne voient pas que seule la vie spirituelle, que La Révélation d'Arès appelle pénitence, même si elle ne peut revenir et agir que très lentement (24/2), remplira ces besoins.

Qu'on ne nous croie pas impitoyables envers les vers humains ! Puissent-il comprendre, cependant, que c'est l'orange qui les portent qu'ils détruisent, comme des vaisseaux boiraient la Mer Qui les porte. Toutes choses que refouillent à qui mieux mieux romans, cinéma, théâtre. Tragique cette passivité de l'humain face au Mal, dont il pleure sur l'instant, oh oui, mais qu'il oublie vite ! Dès 1950 on ne parlait déjà plus des 50 millions de morts de 1939-1945. Le sort du monde est surtout un grand drame de l'aveuglement, parce qu'Adam rejeta consciemment le Dessein du Père mais que personne ne s'en soucie plus consciemment aujourd'hui ? Le péché a gardé à l'homme intelligence intellectuelle et ruse, mais en a fait un ver aveugle (Rév d'Arès 16/15) à la Lumière comme les spectres que j'ai vus défiler, qui se cramponnaient les uns aux autres comme des aveugles, le 27 novembre 1977 entre ma maison et la chapelle où Dieu m'attendait. Le ver humain sans nul doute reste incomparablement supérieur à l'immense gente animale, mais il lui manque tous les moyens d'être le Dieu (2/13) de la terre qu'il ambitionne d'être. À nous apôtres de les lui donner, s'il les veut bien évidemment ! Le péché des péchés (38/2) menace ; jamais l'apostolat n'a été plus urgent qu'à présent.
Nous ne disposons pas des technologies médiatiques. On nous en refuse l'accès, et comme Sénèque disait qu'être "pauvre parmi les riches est la pire pauvreté", être démuni de media dans un monde suréquipé de media est désolant. Mais cela nous apporterait-il vraiment quelque chose ? Apôtres, nous manquons de moyens, si nous nous comparons aux religions, à la politique, à l'industrie, au commerce, mais nous avons le puissant vouloir de changer le monde (Rév d'Arès 28/7) et nous savons que le Bien se construit par la volonté, pas par les caméras, ni par les journaux, ni par les tables de mixage.

La Mer sur les Hauteurs est déjà notre élément autant que notre but. Elle chatoie sous les yeux de l'âme. Dans quelque rue que je marche j'en vois les "reflets d'argent", que chantait Trenet, et l'ange qui m'accompagne est la palpitation particulière de mon cœur battant à l'unisson du Cœur Paternel. L'une de nos singularités est notre hostilité au Mal. C'est une singularité rare et bizarre dans ce monde qui ne voit plus dans le Mal qu'un problème non encore résolu mais qui, selon lui, devrait toujours l'être sous peu, comme le répètent les sermons religieux et politiques. Ce n’est pas à nous qu’il faut vanter les "miracles" de la technologie. On m'a opéré à cœur ouvert, mais qu'a-t-on fait de plus que reculer de quelques années mon inévitable mort ? On va sur Mars ? Belle affaire ! Combien de souffrants que martyrise le Mal sur Terre pendant ce temps ? Des milliards, renouvelés par des myriades de naissances ininterrompues, naissance de futurs malheureux et souffrants.
La technologie, nous l'utiliserions si nous l'avions, mais nous arrivons à faire sans. Après tout, la science est utile, mais aussi notre ennemie, parce qu’elle a apporté aux hommes d'innombrables prédateurs. Notamment, la mort, prédatrice par excellence. Je vais mourir, vieux bonhomme, et qu'ai-je fait dans ma vie ? Tout à la fois pas grand chose et beaucoup. Beaucoup parce que je rouvre le sentier du Bien absolu : l'âme, mais ma vie trop courte, le temps manquant, réduit à pas grand chose mon action personnelle. Seulement voilà, je prépare les générations qui viennent à l'apostolat très long qu'il leur faudra assumer.
Les hommes trouvent la mort naturelle, alors qu'elle est un non-sens après une vie de chair passée comme un soupir, mais avec un esprit capable de se porter des millénaires en arrière ou en avant. Atroce contradiction qui prouve l'inanité de la mort. C'est l'âme qui permet de jeter un pont sur ce tragique hiatus. Nous apôtres allons à l'encontre de ce contre quoi s'esclaffent les hommes narquoisement, eux qui vont s'éteindre demain. Quand tournerons-nous le dos à la mort ? Il n'est pas confortable de dire à l'homme rencontré dans la rue : "Rappelez-vous ! La pénitence seule vous prolongera dans la Lumière."
Peu de gens nous écoutent, quelques esprits encore animés d'espérance, les épis mûrs. Combien tendent une demi-oreille puis se sauvent en courant pour se réfugier dans un isolement illusoire, là où la souffrance et la mort iront les chercher !
Nous suivent des sages, fort peu nombreux dans ce monde sans sagesse, des hommes et des femmes qui se moquent d’être moqués, qui préfèrent la contemplation de la Lumière à la distraction de la télévision, des balladeurs. Quand comprendront-ils, comme Baudelaire, qu’il n’y a rien de plus ennuyeux que de s’amuser ?
Amer le jus de l'orange pourrissante qu'est le monde que ses pouvoirs tiennent dans leurs mains.
Oui, amer ! Et la plupart pensent qu'une orange pourrie ne se régénère pas, qu'elle poursuit son pourrissement inéluctablement. Mais il n'y a pas entre les mains de l'homme une orange, mais l'orange, l'orange qui renaît sans cesse dans le bourgeon, dans la fleur, dans la sève de l'arbre. L'arbre à la pointe toujours verte (Rév d'Arès xvi/13) qu'est le pénitent ne meurt jamais, il contient son fruit en puissance, toujours.

copyright 2017

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Le Pèlerinage (186)
20 juin 2017
Jésus

Icône présentant une ressemblance avec Jésus
apparu à Arès (Gironde) du 15 janvier au 13 avril 1974

La Révélation d'Arès, Parole du Créateur, n’a ni Dieu ni la religion pour propos.
Son propos est l’homme du temps qui vient (30/13), la pénitence (16/17) et la Vie (24/3-4).
Que la Parole fût donnée par Isaïe vers 760 av. JC.,
ou par Jésus en l’an 30 en Galilée (Palestine) ou en 1974 à Arès (France),
ou  par Muhammad en l’an 700 en Arabie,
ou  par la Lumière de Dieu en 1977 à Arès (France),
deux humains ne la comprennent jamais de la même façon.
C'est pourquoi le Créateur fait du Pèlerinage d'Arès un temps de dépassement,
d’oubli des différences, de repli sur le Fond des Fonds (xxxiv/6) ou sur l'essentiel, d'amour,
un Lieu où les diverses façons de comprendre et de prier disparaissent sous la Vie.

Chapelle des
                Théophanies

Enceinte du Pèlerinage
La Maison de la Sainte Parole où le Créateur se manifesta à Michel Potay
cinq fois du 2 octobre au 22 novembre 1977 à Arès (Gironde)







Le Pèlerinage d'Arès comme La Révélation d'Arès
n'appar­­tiennent à aucune religion.
Les mots tenus pour fondateurs du Pèlerinage furent
prononcés par le Créateur le 22 novembre 1
977 :

Révélation d'Arès xLi/1. Je suis ici.
2. Tu y viens, les frères y viennent.
3. La lèvre prend le Feu dans Ma Main.
4. Le front brûle.
5. Le Feu entre dans l’homme.
6. L’aragne [l’araignée] sucerait-elle le Feu ?
7. Appelle les frères et les frères : "Viens prendre le Feu !
8. "Quand ton pied descendra, ton cri s’envolera haut."
9. Quarante pas nouent Ma Force et Ma Faveur où le front frappe la pierre, où l’œil pleure comme ton œil pleure,
10. où les piques de Mon Feu percent le mal
11. Ma Main blesse l’homme, l’homme vit,
12. sa main élargie monte à Mon Bras.
13. Ici la main d’homme prend Ma Main.

Chaque année, le frère Michel fait le Pèlerinage à Arès pour revivre l'Événement surnaturel dont il fut témoin là en 1974 et en 1977 et redonner le Feu à sa pénitence et à son prophétisme. Ses frères et sœurs qui ont foi dans La Révélation d'Arès l'y accompagnent pour les mêmes raisons, car ils sont témoins et prophètes à sa suite.
Le Pèlerinage d'Arès n’abolit pas les autres pèlerinages sur terre. Il leur donne un sens ultime : Il y a un seul Créateur, le très simple Père du Bien, de quelque façon qu’on le nomme (Créateur, Dieu, l'Éternel, Allah, le Père, Brahmā, etc.). Il est le Saint Qui fait oublier le péché, le temps et l’Histoire, qui ne sont que fabrications de l’homme. Le Pèlerinage d'Arès rappelle à l’humain, quelle que soit sa religion, sa meute, qu’il est une espèce unique qui doit changer en bien pour s’éviter de tomber dans le péché des péchés (38/2), c’est-à-dire de plonger dans le mal sans retour.

Pourquoi faire le Pèlerinage d'Arès ?

Ni un Pèlerin d'Arès ni aucun autre humain en quête de salut n'est soumis à des obligations religieuses. Le seul sentier de salut est la pénitence, qui consiste, pour l'immédiat, à aimer son prochain, pardonner les offenses, faire la paix avec tous partout, penser et parler avec l'intelligence du cœur (32/5), être libre (10/10) de tous préjugés, et pour l'avenir à se préparer à tout partager avec tous. De sorte qu'il n'y a pas plus d'obligation de faire le Pèlerinage à Arès que de prier de telle ou telle façon.  Le Pèlerinage d'Arès peut cependant être une puissante nécessité de la conscience personnelle.

Qui peut être pèlerin ?

Tout humain, pourvu qu'il ne soit pas un pécheur ou impénitent entêté (26/11, 36/6) venant pour perturber ou par pure curiosité. Tout humain, quelle que religion ou philosophie qu'il ait, respectueux de l'Événement Surnaturel survenu là est Enfant du Père (13/5) et appelé (4/4). Il est toutefois suggéré au pèlerin qui n'a aucune attache avec les Pèlerins d'Arès d'épouser leurs bonnes habitudes sur ce lieu sacré : tunique (prêtée à ceux qui n'en ont pas ; la tunique en recouvrant les vêtements efface les différences de sexe et de fortune), les pieds nus.

Qui vous accueille ?

Des Pèlerins d'Arès. Pèlerins d'Arès, d'abord un sobriquet dans les années 70, est devenu le nom habituel des disciples de La Révélation d'Arès qui assument de leurs deniers, gérés par L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès (Association Loi 1905) l'entretien et le service du Pèlerinage.
Ne formant pas une religion, mais un mouvement spirituel libérateur, les Pèlerins d'Arès ne sont pas jaloux de leur sanctuaire. L’Esprit (33/4-8) de La Révélation d’Arès est d'ouverture. Apôtres de la renaissance de la Vie (24/5) en eux-mêmes par la pénitence et dans le monde par la moisson de pénitents, ils accueillent tous les hommes d'amour, de pardon et de paix, libres de tous préjugés, pour qui n'existe qu'une Vérité, c’est que le monde doit changer (Révélation d'Arès 28/7).

Où êtes-vous reçu ?

Vous entrez dans les locaux du Pèlerinage au 46, avenue de la Libération à Arès dans la maison où apparut Jésus en 1974, qui y dicta, au Nom du Père, L'Évangile Donné à Arès (Première partie de La Révélation d'Arès). Cette maison ne se visite pas — Tu ne feras pas de ce lieu un sanctuaire (40/2), dit Jésus —. Sauf si vous êtes un habitué, vous recevez ici toutes les indications nécessaires. (voir ci-dessous : Informations utiles)

Quels livres sont-ils mis à votre disposition ?

La Révélation d'Arès constituée de L'Évangile Donné à Arès (1974) et du Livre (1977), la Bible (traduction TOB) et le Coran (traduction de D. Masson). Les autres sortes de révélation, vu leurs diversité et imprévisibilité, ne sont pas disposées dans le hall de prière. Toutefois, tout pèlerin peut apporter les livres dans lesquels il est accoutumé à prier.

Prière libre ; aucune cérémonie ou rituel.

Seuls le respect et la discrétion sont demandés aux pélerins. Le Vrai (xxxiv/1-4) s'épanouit comme les fleurs de printemps partout où le Souffle s’exhale (2/14) et où l'humain n'a d'autre intention que le Bien. Le salut n’est pas donné par les mots, qui ne sont que des aide-mémoire, mais par la pratique du Bien ou pénitence (30/11), dont le pèlerin, quelles que soient ses habitudes de foi, vient à Arès ranimer le Feu.
Le fidèle d'une religion, juif, chrétien, musulman ou autre, est parfois étonné de la latitude qui lui est laissée de prier comme il veut autant que du bonheur qu'ont les Pèlerins d'Arès de partager avec lui leurs habitudes de piété (la tunique, les pîeds nus, etc.), quoiqu'ils ne l'y contraignent pas. C'est parce qu'il ne perçoit pas tout de suite que le Pèlerin d'Arès n'est autre qu'un homme ou femme de bien, un pénitent sans religion qui ne différencie pas entre eux tous les pénitents sur terre, quelles que soient leurs métaphysiques personnelles.
Les Pèlerins d'Arès sont eux-même divers. Il y a ceux qui ont choisi d’appartenir au petit reste et qui s’appliquent strictement à la mission spécifique du témoin ou prophète de La Révélation d’Arès, mais qui ne se croient pas pour autant supérieurs. Il y a ceux qui, à des niveaux différents et pour des raisons variées, suivent des entiers moins stricts. Dans tous les cas, cependant, La Révélation d’Arès ramène la foi à la quête du Bien, à la renaissance de l’image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27) au fond de chaque créature qui s'est mise à aimer (2/12, 25/2-7, 27/4, 28/10-15), parfois même trop (12/7) s'il le faut, à pardonner (12/4), à faire la paix (xxv/11, 13/8, 15/5, 28/15, 36/17), à retrouver l'intelligence (32/5)spirituelle et à se rendre libre (1/10) de tous préjugés. Voilà comment l’homme fera se lever le Jour (31/8) du bonheur (26/23). Ce qui rassemble les Pèlerins d’Arès, ce n’est ni un registre, ni un dogme, ni un signe visible ; c’est la puissante conviction que le Bien seul vainc le Mal, crée l'âme et sauve l'individu comme le monde.

Où et quand a lieu le Pèlerinage d’Arès ?

L'été à Arès en France (33740, Gironde),
46, avenue de la Libération,

Trois périodes :
du 21 juin au 4 juillet,
du 12 au 25 juillet,
du 2 au 15 août. 

Pendant les trois périodes, la Maison de la Ste-Parole (où se manifesta le Créateur en 1977) est ouverte
lundi, mardi, mercredi et jeudi de 18h à 21h
vendredi de 08h30 à 11h30,
samedi, dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s'ils tombent un vendredi) de 17h30 à 21h,

Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.

Informations utiles :
À l’entrée, on ne demande ni son nom, ni sa religion au nouveau pèlerin. On lui pose seulement deux questions : "Croyez-vous que La Révélation d’Arès, la Bible et le Coran viennent du Créateur ?" et "Aimez-vous tous les hommes et leur pardonnez-vous leurs offenses ?"
S’il répond oui aux deux questions il est accueilli par des frères ou sœurs qui lui rappellent le sens de La Révélation d'Arès et du Pèlerinage d’Arès.
S’il répond oui à une seule des deux questions, il est accueilli de façon plus attentive.
S’il répond non aux deux questions, on lui pose une troisième question : "Pensez-vous que quelque chose de spirituellement important et respectable s’est passé sur ce lieu ? Venez-vous pour y méditer et respecterez-vous la paix et les habitudes de ce Pèlerinage ?"
S’il répond oui à cette question, il sera reçu de façon particulièrement attentive et explicative par les frères et sœurs d’accueil avant d’être accompagné jusqu’à l’exèdre, qui est l'antichambre de la salle de prière.
S’il répond non, on regrettera de ne pas pouvoir le laisser entrer.

Que savoir, si vous voulez devenir membre du petit reste (24/1) ?
Il n'existe ni registre, ni fichier central, ni rite ou conditions d'admission dans l'Assemblée de ceux qui croient dans La Révélation d'Arès, parce que, par principe, ce seront à terme, au Jouril n'y aura plus ni jour ni nuit, où la Lumière couvrira tout (31/8), tous les Enfants (13/5) du Créateur, tous les hommes de Bien.
De ce fait, on ne peut distinguer que deux sortes de disciples de La Révélation d'Arès : Ceux du petit reste — les Pèlerins d'Arès que le témoin orthographie avec un grand P — et tous les autres, le grand melting-pot des pèlerins d'Arès petit p. Les uns et les autres étant de toute façon des pénitents, le salut n'est pas plus garanti aux uns qu'aux autres, car qui peut savoir qui est sauvé, qui n'est pas sauvé ? (11/3).
Les Pèlerins d'Arès du petit reste sont les seuls définissables, parce qu'ils comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique comme le prophète aussi strictement qu'ils peuvent. Les autres comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique de manières nombreuses et diverses.
Mais tous, Pèlerins d'Arès et pèlerins d'Arès, sont radicalement différents des croyants traditionnels, qui cherchent leur salut dans les dogmes, lois et préjugés d'une religion. Le Pèlerin d'Arès comme le pèlerin d'Arès est une conscience libre (1/10). Il contribue au salut ou changement du monde (28/7) par sa pénitence (pratique de l’amour, du pardon, de la paix, de la libre intelligence du cœur) et par sa continuelle moisson de nouveaux pénitents. Sa foi est conscite (xxii/14), c.-à-d. basée sur la seule conscience que La Révélation d'Arès explique toutes les Écritures historiques encombrées de livres d’hommes (35/12). Pèlerins d'Arès comme pèlerins d'Arès concourent à la renaissance du christianisme originel du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7).

Le Feu de la simple vie spirituelle, qui est la quête du Bien,
voilà ce qu'on vient ranimer au fond de soi à Arès pendant le Pèlerinage.


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23 mai 2017 (0185)
Vaincre en moi le solipse

Au 17e siècle, Jules-Clément Scotti, jésuite défroqué, nomma injurieusement solipses — du latin soli ipsi : agissant pour eux seuls — les jésuites, ses anciens congénères. Jules Clément Scotti en rage oublia que comme humain il était lui-même solipse. Le mot solipse a disparu ; seuls, ses dérivés : solipsisme et solipsiste trônent dans le vocabulaire des érudits, mais ils désignent moins clairement ce que je veux dire ici. Alors, je ressuscite solipse, parce que nous vivons dans un monde d'humains solipses.
De même que le plus grand des philosophes ne peut ignorer ses maux de dents, disait Shakespeare, de même que Bouddha ne put pas ne pas souffrir du mal de ventre dont il mourut à Pava chez le forgeron Cunda, je ne peux, moi pécheur, ignorer que je suis un solipse et que ma vie sera trop courte pour que je puisse me délivrer de cette tare (Rév d'Arès 2/12). Mais moi et mon petit reste faisons en sorte que l'humanité entière finisse par en sortir.
Alors ce sera le Jour (Rév d'Arès 31/8).

Le Père, on ne sait pourquoi, S'est prolongé en l'homme. Il souffla Sa Vie spirituelle (Sa Voix) dans un animal pensant (celui qui couchait sur l'ombre, Rév d'Arès vii/1-6) ajoutant ainsi à la chair et à l'esprit l'âme (17/7), que Genèse 1/26 appelle Son Image et Ressemblance, pour que l'homme Vive pleinement, intensément, avec Tout ce qui Vit (Rév d'Arès 24/5).
On ne sait quand, le libre Adam choisit (Rév d'Arès 2/1-5) de réactiver en lui l'animalité pensante. Il devint une créature hybride, mi-spirituelle mi-animale. Depuis lors, le dosage en lui de la vie spirituelle fluctue et, sauf exceptions, elle  est devenue très basse.

L'homm vers la
                transcendance
L'homme continue d'ignorer ce dont il est capable.
Entre le tango que danse passionnément celui-ci et la transfiguration
il n'y a pourtant qu'un pas, celui de la pénitence.

Ainsi l'humanité aimante et généreuse que Dieu créa n'existe-t-elle plus qu'en puissance ; l'animalité est revenue et a rendu l'homme solipse. L'humanité a, dans son ensemble, perdu conscience du Tout auquel elle appartient, s'est emmurée dans un monde où a à peu près disparu l'amour du prochain, où les uns jouissent, les autres souffrent et quelques uns cherchent à retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5), mais ne peuvent la retrouver dans une seule vie humaine trop courte — Des générations seront nécessaires (24/2).
À présent, l'homme vit en meute. Une meute n'est jamais liée par l'amour ; chaque bête y est soi, s'unit aux autres pour survivre et se reproduire, non pour les aimer ; le mâle dominant est soi et il série selon leurs inégalités ses congénères, dont chacun est soi, un solipse.
L'humain oublie qu'il est d'abord spirituel, frère de tous sur terre, élément du Tout. L'émancipation collective à quoi appelle l'Évangile Palestinien n'a pas eu lieu ; l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle restent rares et strictement  individuels. L'humain ne voit pas qu'être libre n'est pas être seul, que c'est être libre d'aimer, libre de se recréer, de se fondre dans le béton du Bien que façonne l'amour des autres.

Ardu il est de rappeler cela au monde, parce que l'apôtre doit lui-même s'efforcer d'être le moindre solipse possible — Tu n'es plus rien pour toi-même (Rév d'Arès 40/6).

Les hommes se croient souverains, mais  ils ne vivent pas libres (Rév d'Arès 10/10) ; tous pensent, vivent, obéissent comme on leur a dit de penser, vivre et obéir. Je suis né en France et je ne peux éviter de penser en français, d'avoir des mœurs françaises, d'agir en Français même si c'est le moins possible. Nous sommes tous issus d'un formage, dont même les plus affranchis gardent quelques séquelles, qui maintiennent chacun au-dessous de lui-même, au-dessous du grand Dessein pour lequel il fut créé. Depuis des temps immémoriaux il n'existe plus d'humains qui prolongent totalement le Créateur dans la matière vivante.
D'où une crise morale permanente, éparpillante, disloquante, dont personne n'a conscience. Crise par exemple bien ressentie au cours de la dernière campagne électorale présidentielle en France, où pour bien faire il aurait fallu 47 millions de candidats pour 47 millions d'électeurs. La Révélation d'Arès explique cette permanente crise millénaire : Faux est le concept qu'a l'homme de sa raison d'être, de la liberté et de l'amour. L'hubris, orgueil tenace, pousse l'homme à la démesure de l'égoïsme et à l'erreur dans la bassesse comme dans l'élévation, il entrave l'ascension de l'esprit. À cause de cela la pénitence et les âmes sont encore très rares.
L'homme ne peut pas se réaliser.
Le solipse, membre d'une espèce innombrable en ce monde, ne voit de lumière que dans sa seule pensée. De ce mécanisme mental fatalisé par l'hubris, aussi puissant que la pesanteur, quelques élites depuis les millénaires tirent profit en introduisant leurs idées dans le cerveau solipse de telle sorte qu'il les croit siennes. Ainsi le solipse est-il fatalement subjectivé, parce qu'il manque généralement du savoir universel qui lui permettrait de dégager une raison puissante. Étant solipse, je suis subjectivé, mais j'ai le rarissime privilège de l'être par Dieu. Hélas, voyez les grandes idéologies ! Celles des grandes religions : Quand on pense que le Christianisme brûla Jeanne d'Arc, Michel Servet et beaucoup d'autres devant des foules qui ne protestaient pas. Quand on pense que soixante-huit millions d'Allemands crurent sans broncher au Reich d'Adolf Hitler, prévu pour mille ans et qui ne dura que douze ans et finit en désastre après avoir mis l'Europe à feu et à sang. L'URSS de Lénine et Staline dura 72 ans, mais tint tout ce temps au prix de 65 à 93 millions de victimes ("Livre Noir du Communisme", éd. 1997). Si je croyais cette tragique histoire derrière moi, je me tromperais ; l'histoire s'est seulement déguisée de charme.

Je suis un solipse, comme chaque homme sur terre je ne suis que le jésuite de mes propres convictions, seraient-elles aussi proches que possible de celles que m'a insufflées La Révélation d'Arès ; malgré mes efforts je n'atteindrai pas d'ici ma mort son extraordinaire Esprit d'absolu dépassement, car La Révélation d'Arès parle à toute l'humanité — relisez 25/6 ! — Mon pauvre cerveau, après des millénaires d'involution, est rétréci à des limites que je ne peux dépasser, mais ma descendance (24/2) lui redonnera ses dimensions génésiaques. Jamais je ne m'étais à ce point rendu compte que le Père est Liberté absolue. Comment être dans cette génération Sa totale Image et Ressemblance ?
Certes, j'ai beaucoup évolué en bien depuis quarante-trois ans. Je me bats contre moi-même chaque jour pour avoir la force du pardon, de la paix, de l'intelligence du cœur, mais la force de l'amour total et de la liberté totale, on ne peut la conquérir dans cette génération parce qu'on patauge, on colle à la boue du monde, quatre générations ne suffiront pas à s'en dégager totalement. La nuit, quand je prie parmi les âmes qui prient avec moi, je leur dis : "J'ai compris que la mort permet l'évolution qu'empêche ma chair rendue faible et avare au cours des siècles de péché. J'aspire à vous rejoindre, à quitter mon esprit et à ma chair corrompus de solipse et à revivre dans mon âme comme vous, frères, sœurs, parent(e)s, ami(e)s. Le meilleur de moi-même ploie sous la condition humaine. Je devrais être un fou de Dieu, mais les règles du sérieux m'engeôlent. Mes obligations matérielles, pour ne parler que d'elles, m'empêchent d'opter pour l'abandon total, celle du clochard absolu. Oh ! Père, tu es le Clochard Absolu. Appuyé au mur de l'Univers Tu me tends Ta Main et je n'y dépose qu'une piécette alors que je voudrais m'y jeter tout entier."
Homme de Dieu, où es-tu ? Tu n'es ni dans frère rabbin, ni dans frère jésuite ou prêtre, ni dans frère imam, ni dans frère "saint", ni dans frère prophète, qui n'est qu'un écho du Père, mais qui n'est rien lui-même (Rév d'Arès 40/6). Homme de Dieu, tu n'es dans personne dans ce monde de solipses. L'homme a tué l'homme. Comment avons-nous pu étouffer le poumon de l'Univers? L'homme est mort comme Dieu est mort, en quelque sorte, puisque nous ne pouvons même plus Le voir. Telle est la situation. Mais La Révélation d'Arès est descendue dire que sortir de cette mort-là est possible. La sortie est au bout d'un très long couloir, celui de la pénitence. J'y fais et les Pèlerins d'Arès de cette génération y font les premiers pas. D'autres le parcourront, les solipses disparaîtront, le Jour se lévera.

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