bannière            française
Page PrécédentePage13AccueilEnglishInfoTrait BleuPage Suivante
20 septembre 2017 (0189)
Moisson

Le monde — ainsi Dieu nomme l'humanité — va à force de pécher tomber dans le péché des péchés (38/2), le point de non retour, le Déluge lent dans lequel l'humain pour finir se noiera dans la souffrance et le malheur.
La religion n'a jamais pu changer le monde (Rév d'Arès 28/7) en Bien (xxxiii/11, xxxviii/3).
Il faut la pénitence et, pour y appeler les humains, une action que le Père appelle Moisson
(Rév d'Arès 4/12, 5/2, 6/2, 15/7, 31/6, 35/2) et que nous appelons familièrement mission.
C
omme Dieu visite l'homme, l'homme visité par Dieu devient pénitent et à son tour visite l'homme, et ainsi de suite.

Les Semailles ont été faites,
les épis ont blanchi malgré les mauvaises herbes semées par les docteurs
[des religions comme du rationalisme], les déprédations de leurs princes, qui ont sillonné Mon Champ de haies d'épines et de coulées... stériles.
Les épis les plus lourds seront les plus difficiles à gerber...
Un rempart d'épines les tient loin... un orgueil inouï dresse leurs tiges comme des lances.
Que ton courage ne faiblisse pas devant eux...
Tu devras brûler les épines sans brûler les épis pour L'atteindre
[Mon Champ]... te blesser les mains à leurs barbes raides... gémir sous le poids de leurs gerbes.
Lesquels de tes mérites seraient assez grands pour fournir seulement une petite goutte de sueur à une tâche aussi démesurée pour l'homme ?
Mon Bras sera ton bras,
Ma Parole ta parole (Révélation d'Arès Veillée 14).

Mission dans le mondeLes frères et sœurs du petit reste que j'ai rassemblé (Rév d'Arès 24/1) sont des pénitents (31/11, 35/2, 37/3, etc.) et des moissonneurs (5/2-5, 31/6, 35/1-2, etc.), des apôtres, parce que l'amour du prochain étant la pierre de touche du salut, nul ne se sauve sans chercher à sauver ses semblables.
Tout fut lié autrefois et tout sera lié à nouveau. L'homme à son insu est lié à son Créateur comme l'homme à son insu est lié à tout homme sur terre, et le résultat suprême de ce lien sera la Vie retrouvée (Rév d'Arès 24/5).
Dans nos générations l'effort de certains dans la pénitence et la moisson peut paraître vain, mais cet effort n'est jamais vain ; il rayonne imperceptiblement de Sainteté, de Puissance et de Lumière (Rév d'Arès 12/4). C'est pourquoi l'impiété n'est pas dans l'échec apparent, mais dans le découragement (13/8).
Il faut moissonner sans jamais se décourager.

Le Semeur est passé (Rév d'Arès 5/1, 6/2). Tout humain, même l'athée, porte en lui l'image et ressemblance du Père (Genèse 1/26). Notre mission n'est pas prosélytisme. Elle peut convertir à l'occasion, mais la conversion n'est pas son but. Elle cherche les porteurs de force spirituelle, les germes d'un nouveau monde, conscients ou inconscients, réels ou potentiels, les épis mûris ou pouvant mûrir (Rév d'Arès 5/2), éventuels pénitents et moissonneurs. Ainsi, de proche en proche, la chaîne recréatrice du monde se formera, qu'importe le nombre de générations nécessaire (24/2).

Mais qu'a donc la mission des Pèlerins d'Arès de si particulier ? Est-elle différente des millénaires missions monothéistes ou pseudo-polythéistes à travers la planète ? J'appelle pseudo-polythéistes les croyances qui, devant l'impossibilité de représenter l'Étre Suprême silencieux et invisible, le représentent sous diverses formes appelées les dieux.
La mission des Pèlerins d'Arès a de particulier ce qu'a de particulier La Révélation d'Arès : Elle vole comme l'air jusqu'à Dieu (Rév d'Arès xxxvii/7) et jusqu'à la Vie (24/5) au-delà de la religion, quelle qu'elle soit.
Notre mission porte le sceau de l'universalité, du Tout qui va de la poussière à l'infini, par-delà les haies d'épines et les coulées de pierrailles stériles des religions, des philosophies, des dogmes, des sciences, des synagogues, des églises, des mosquées, des prières, des théories de toutes sortes, etc. Notre mission est simple. C'est la mission de l'immortalité innommée et unanime de l'Être, du Bien, faible braise, insoupçonnée sous la cendre au fond de n'importe quel humain, qui peut en réveiller le Feu (Rév d'Arès xLi/3-10) par la pénitence, c.-à-d. en aimant, pardonnant, faisant la paix, se forgeant une intelligence spirituelle libre de tous préjugés, autrement dit en vivant selon le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7). Notre mission ne répand pas de doctrine religieuse et formelle, mais la Vérité créatrice : Frère humain, tu es libre soit de n'être rien spirituellement et tu finiras en spectre dans les abîmes glacés, c.-à-d. tu ne seras rien en rien, soit de créer ton âme en devenant pénitent et tu finiras comme partie intégrante de la Lumière, la Puissance et la Sainteté (12/4). Ce faisant tu contribueras à changer le mondeLa Vérité, c'est que le monde doit changer en Bien (28/7).

Notre moisson est la récolte des héros (Rév d'Arès xxxv/4-12) pour qui chercher la Vie a un sens. La Vie qui n'est atteinte que par des sentiers (au pluriel = dans la diversité, 25/5) chevriers, rocailleux, difficiles, mais accessibles (7/1). Par ces sentiers nous quittons la religion ou l'idéologie, contre lesquelles nous n'avons rien puisque nous en provenons tous, mais qui sont dépassées, parce que la foi christane des disciples de Jésus, la foi youhdi des descendants d'Abraham et Moïse, la foi mousselmi de ceux qui se réclament de Mahomet sont restées bruit d'homme (xxxii/8).
Notre mission appelle celui capable d'être Un en soi, d'être au Père ce que la dent est à la Lèvre  (xxiv/1-4). L'homme doit restaurer en lui-même ce qu'il a de commun et d'immuable avec le Créateur.
Nous ne suivons et n'enseignons ni dogmes ni tradition ; nous ne répandons pas de catéchisme, pas de prière élaborée, parce que le vrai savoir gît au fond de chaque humain là où gît l'image et ressemblance du Père de l'Univers. C'est la pénitence qui fait passer l'homme du savoir infus ou inné au savoir conçu et exprimable, parce que l'amour patient permet de tout retrouver et tout bien faire.

copyright 2017

Commentaires publiés    (58)    Ajouter un commentaire
18 août 2017 (0188)
Chair et superstition

Seule la chair transfigurée, celle de Jésus face à moi à Arès en 1974, a une vision réelle et totale du Tout.
La chair pécheresse, la mienne, la vôtre, est un enfermement ; sa vision ne peut être pure et totale.
L'imagination seule permet à la chair pécheresse de se représenter l'inaccessible.
Or, l'imagination, inséparable de la chair pécheresse, est le moteur de la superstition.
Aussi la superstition est-elle inévitable chez le pécheur, mais elle doit être minimale. Ce minimum, par exemple, oblige au mieux à voir Dieu comme un vide ou un trou dans la pensée, quoique Dieu ne soit ni vide ni trou et qu'il remplisse tout au contraire, puisqu'il est l'Étre par excellence. Ce vide dans votre pensée est donc superstitieux, mais mille fois préférable au grand-père barbu au plafond de la Sixtine, à l'hostie censée être corps du Christ-Dieu, aux médailles de la Vierge ou de st-Christophe, au signe de croix ou aux neuvaines.

Tu aboliras toutes les superstitions, surtout celles venues de la malice des princes du culte, de leurs docteurs et de leurs prêtres... (Révélation d'Arès 21/1). Cette superstition religieuse, je l'ai abolie de ma vraie piété (35/6). Depuis longtemps j'ai tranché hardiment la corde qui m'attachait au monde et aux princes du culte... j'ai fermé les portes du temple... puis après que le Père m'eut élevé comme une tour... et que comme l'aigle je me fus ri du vertige (33/2-5), j'ai ouvert à nouveau le temple devant le Peuple (33/10) pour une vraie piété (35/6) d'esprit non-superstitieux.
Cependant, même si je suis passé par-dessus le soleil (Rév d'Arès xxii/18), ce n'est qu'une première étape sur le très long sentier vers le Jour (31/8), je clope (je boite) sur l'os (xxii/3-18). Pécheur, même si la pénitence m'a fait beaucoup moins pécheur que je le fus, je reste un infirme spirituel, Je ne peux pas chasser complètement de ma vue les idoles de l'esprit (23/8) et de mes oreilles le bruit de la chair lourd (xxxii/9), car je suis fait de chair, que le péché a rendue myope et mortelle, et mon rapport à l'invisible Éternel passe par mes sens d'animal transitoire.
Jusqu'au Jour du Père aucun humain, même pénitent, ne sera une image et ressemblance (Genèse 1/26) parfaite du Créateur, parce que, jadis créé perpétuel, il marche maintenant dans l'ombre d'Adam qui a choisi d'être maître de la terre en passant par les plaies de Job et par la fosse (Rév d'Arès 2/1).

ste-Geneviève Jean-Gabriel Doyen
Exemple de superstition de dimension maximale :
Les Parisiens implorant le secours de "sainte" Geneviève.
Matérialité, charnalité et théâtrale misère humaine emplissent la toile ;
quand même un tout petit peu de spiritualité en haut,
mais Geneviève pourrait aussi bien être Héra, Gaïa, Athéna ou Tyché
(œuvre de Jean-Gabriel Doyen, église st-Roch, rue st-Honoré, Paris)

Ma chair n'est pas transfigurée comme celle de Jésus qui m'apparut en 1974. Je ne peux pas faire de ma vie spiri­tuelle un idéal absolu, parce que quantité de problèmes pratiques et grossiers hantent ma portion animale. Je pense à l'invisible, immen­surable et sublime Être dont j'émane : le Père, mais l'idée que mon cerveau s'En fait est un signe visible, circonscrit, désublimé. Ma pensée est matière mortelle comme l'onde hertzienne ou l'énergie solaire, qui a un commencement et une fin ; elle a l'étroitesse du cercueil qui m'attend. Quand je serai âme comment penserai-je ? Ma chair m'empêche de le savoir ; mystère de la mort.
L'autre nuit je fis un cauchemar : On me condamnait à être décapité, j'étais pieds et poings liés, on allait me trancher la tête et j'avais peur. Me réveillant angoissé, je me dis: "Toi, mon gars, tu es superstitieux. Être superstitieux, c'est être impres­sionné par les signes. Or, la matière n'étant que signes, le mort est signe par excellence puisque c'est la précipitation dans la matière la plus réductible à ses propres principes."
C'est à ces principes-là que la science (Rév d'Arès 26/3) voue l'humain, mais Dieu voue l'humain à la Vie, rappelle La Révélation d'Arès. Cette opposition de deux visions de l'homme est tout le problème. Ici la gigantesque citadelle du monde, dont nous ne sous-estimons pas la force, là la pénitence et la volonté d'Être, dont nous connaissons l'actuelle faiblesse, mais la fantastique capacité de croissance. Je ne peux des murailles de la citadelle éviter l'ombre faite de ma propre chair, de ma propre peur, mais je suis pénitent et j'ai une âme.
Mon pied est planté (Rév d'Arès xL/1) dans cette ombre noire, mais mon âme cherche la Vie, la pure Entité du Tout, que je ne pressens qu'à travers un écran de signes. Insatiablement je cherche la vie spirituelle jour et nuit, au travail, au Pèlerinage, dans mon lit ou dans la nature. Je tends ma pensée pour pénétrer jusqu'au cœur du Tout Puissant. Je ne cherche pas l'intériorité propre aux philosophes, mais la transfiguration propre à l'homme bon. Je la sens me pénétrer un peu pour l'heure, je la sentirai m'emplir entièrement un Jour.

Je flotterai jusqu'à ma mort dans quelque chose qui me dépasse, ma pensée vire et piaille (Rév d'Arès 13/1) dans le grand mystère de ma vie spirituelle, que j'ai voulue — pour que nous fassions Ta Volonté (12/4) —. Un Jour je retrouverai la Vie (24/5) au-delà de ma chair actuelle, dans une autre chair comme Jésus descendu me parler en 1974. Je vais vers une autre matière que les mots insuffisants de la langue appellent résurrection. Mais pour l'heure je volète, je ne vais pas loin. Je fais ce qu'il faut cependant. Mes béquilles sont ma propre matière ; je lui donne force, même si je vague dans un injetable, inévitable reste de superstition inhérente à ma chair, mes sens, tous les organes de ma faiblesse immense. Mais celle-ci est prévue dans le plan que nous propose La Révélation d'Arès (36/5)..
Toute religion sépare l'individu de la collectivité ; elle ne promet le salut qu'à l'individu exemplaire selon ses régles. Toute autre est la perspective de La Révélation d'Arès : L'individu n'est pénitent et ne se sauve qu'en vue du salut collectif : La Vérité, c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7). Tantôt la religion dogmatise en feulements et rauquements d'hébreu le triomphe de Yhwh Sabaoth (Dieu des Armées) et de son peuple, les enfants d'Israël. Tantôt elle dogmatise par la Croix qui rachète les péchés et par la gloire des saints et des anges sur des vitraux au son des orgues. Tantôt elle dogmatise par les Piliers de l'Islam et la charia qui, vénérés et accomplis, donnent au fidèle un paradis de coussins verts et de sources cristallines avec un service d'houris aux beaux yeux. Pour ne citer que quelques triomphantes superstitions où la Vie est réduite à de grossières matérialités féériques ! Ainsi les religions se sculptent-elles de grandes et faciles renommées et donnent-elle cohérence à l'impossible, alors que le seul possible après le mort est une primaire participation à la Lumière, quelque chose d'une extrême simplicité, que la religion trouve fade et inattractive.
Ce qui me reste, à moi, de superstition n'est plus que bribes de ces énormes superstitions-là et ne m'empêche pas d'avancer dans la pénitence vers le salut, mais ça me pèse, quoique je m'en défende.

Reste que le Bien ce n'est pas Dieu qui me le donne ; c'est moi qui me le donne.
La transfiguration, le pénitence s'efforce de l'approcher, mais il ne peut pas se débarrasser de sa lourde chair (Rév d'Arès xxxii/9). Comme rappelé ci-dessus, il ne peut pas concevoir le Père ; il ne peut que l'imaginer. S'il voit Dieu dans la nature, il Le voit en poète ; il ne voit pas la Vérité. La Vérité absolue n'est pas comme la mathématique, elle échappe au pécheur et à son cerveau de chair.
Dieu en 1977 vint à moi escorté du visible et du sonore : brasillements et cliquements dans l'air, lumière coulant le long des murs, explosions dans la charpente et le bâton de lumière, parce que, pécheur, je ne pouvais pas Le sentir autrement. Mais, sauf la Parole qu'Il m'a dictée et qui constitue la seconde partie de La Révélation d'Arès, rien de ce spectacle surnaturel n'exprimait la réalité profonde de Dieu. Je n'ai pu expérimenter Dieu que par une sorte de superstition, des signes matériels, seul subterfuge idéographique par quoi je pus Le percevoir.
Comme quoi, même délivré des superstitions majeures, grossières, j'ai besoin d'une entremise figurative pour trouver le Père. L'entremise de ma pensée au minimum. Suffirait-il que je me mire dans une glace pour voir Dieu ? Je dois être honnête : Qu'est Dieu dans mon image ? Qu'est Dieu dans la nature qui m'entoure, me nourrit, me réjouit ? Je peux juste Le comprendre comme les pèlerins d'Emmaüs comprirent qu'ils avaient partagé un repas avec le prophète ressuscité d'entre les morts après qu'il les eut quittés (Luc 24/31). J'ai bien conscience qu'en voyant Dieu dans la nature je suis seulement imaginatif, au mieux je suis ingénieux, superstitieux décidément. Je ne peux réduire totalement la superstition.
Je peux juste rejeter la superstition religieuse, excessive. La superstition religieuse, c'est l'adoration de la matière, des livres, des reliques, des symboles, des codes qui ont fait du salut une procédure légaliste : Tel rite, telle récompense. Tel manquement au rite, telle punition, etc. La superstition excessive, c'est l'oubli que Dieu est d'abord Amour.
Comment, autrement que par la pénitence, nous évader du monde orwellien, dans lequel le mensonge est la vérité, où le rationalisme et la loi sont des religions, où l'apparence est la réalité ? Il est urgent de changer le monde (Rév d'Arès 28/7).

copyright 2017

Commentaires publiés    (172)    Ajouter un commentaire
19 juillet 2017 (0187) 
L'apôtre sur l'orange pourrissante

Quand Jésus en 1974 puis le Père en 1977 parlèrent au monde à Arès, qui parmi nous imaginait qu'un jour il ou elle serait apôtre ?
Personne.

Vie et Mort
Vie ou mort, il faudra choisir !

Or, apôtres nous sommes maintenant, cherchant les humains capables de pénitence, de réparer l'erreur d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5).
La Révélation d'Arès ne fonde pas de religion. Elle relance la vie apostolique. Les apôtres ont disparu, parce qu'ils ou elles s'adaptent à la vie avec ses hauts, ses bas, ses péripéties, alors que la religion statufie, rigidifie, momifie (Rév d'Arès xLix/7).
Qui ouvre tout grand l'esprit au monde des brochures touristiques réalise qu'il n'est qu'un trompe-l'œil, un arbre à moitié vivant et à moitié mort ou une grosse orange encore belle au dehors, mais corrompue en dedans.
Sur l'orange pourrissante du monde s'est refermée la main de l'homme, devenu son rusé (Rév d'Arès 15/1), ladre, irritable, mais libre (10/10) maître (18/1) à la place du génésiaque et prodigue Maître (18/3), dont la Main ne fait plus que l'effleurer. Le Pèlerin d'Arès, trop rare encore, s'efforce de pénétrer entre les doigts serrés des pécheurs pour sauver l'orange par l'intérieur.
L'apôtre est l'ouvrier du salut, il ou elle ouvre la porte de la Vie (24/5).

Terre-Orange pourrissanteLe monde est une orange pourrissante.
Sur sa peau, belle encore, rampent en tous sens les escargots dorés nacrés de la religion et de la politique, dans le sillage baveux de leurs prédécesseurs. Ils donnent à leur bave le nom d'Ordre, qui n'est que désordre, puisque, si j'en crois les discours, l'ordre doit toujours être rétabli et donc n'existe jamais.
Nous sommes des apôtres dans la rue. Comment attirer l'attention d'oreilles gâtées, de cerveaux sans jus de Vie ? Les humains survivent plus qu'ils ne vivent et ne s'en rendent pas compte. Fiers de leurs créations, ils ne voient pas que Paris, New York ou Tokyo dans leur illusoire splendeur sont pauvres, tristes, fragiles comparés au bonheur (Rév d'Arès 36/23, xxvi/12) constant et perpétuel auquel il faudrait viser. Les plus belles villes, les plus beaux musées (Rév d'Arès xxxvi/23) sous le plus beau soleil, qu'ils croient resplendissants, sont des poussières sales, dans l'Univers, des ruines latentes (Coran "L'Araignée" 29/35).
Ouvrez grand les yeux ! Vous n'êtes que les piètres restes d'un dépassement oublié. Les chasseurs de grandiose ne voient pas que rien ne réveillera la sublime créature humaine aussi longtemps que la Terre ne sera qu'un cimetière, un sol qui engloutit de la chair morte, des générations qui vivent quelques décennies tout au plus comme les moucherons vivent quelques heures. Comment l'humain comprendrait-il, si le Père ne le lui rappelait, qu'une vie qu'a raccourcie le péché ne lui laisse pas le temps de retrouver la Vie (Rev d'Arès 24/5) naturellement, que ce monde n'est plus que l'ombre de ce que le Père avait sorti du chaos (Genèse 1/2) et qu'il lui faut forcer le temps par la pénitence ?

L'orange du monde pourrit.
Les siècles n'ont pas mordu sur l'Univers qui continue sa ronde, mais ils ont asséché Éden. Seul l'apôtre, tracts à la main, sur un trottoir sale, sait cela. Il a l’insignifiance de l’endroit, mais il a la connaissance du Bonheur oublié.
Comment dire aux hommes leur malheur ? Comment dire aux vers leur misère ? Ils rient dans l'orange pourrissante qu'ils croient être paradis. Ce ne sont ni les jardiniers, ni les écologistes qui redonneront à la Terre son cachet perdu, effacé depuis que le péché pourrit tout. Plus rien de sublime dans la chair qui s'altère ; très peu d'anges s'aventurent encore entre les fibres ou pépins et Dieu. "Dieu est mort", disait Nietzsche, qui ne faisait qu'honnêtement parler de ce qu'il ne voyait plus. Il ne voyait que le monde où nous vieillissons, souffrons et mourons, tués par l'âge, par la maladie ou par l'homme. Que l'homme nous tue à la guerre, sur la route ou que l'âge nous tue plus tard, c'est la même chose. Même la Beauté (Rév d'Arès 12/3) a fui avec Adame et Haouha (Ève). On peut certes encore voir la Beauté dans le Bien, mais qui fait le Bien ? Le Bien est aujourd'hui confondu avec l'humanitaire, l'aide sociale, c.-à-d. la solidarité, tout autre chose comme le contrepoids compense le poids. Le Bien, lui, est sublîme, il est dépassement, transfiguration, mais ce qui est bien plus encore, c'est qu'il est à la portée de tout homme. Hélas l'humanité ne le sait pas.
La science et la technologie font croire à l'homme qu'il vainc le mal, comme le miroir fait croire aux alouettes que le piège est l'Éden. Les barbares sont toujours là, cependant. Il y a seulement soixante-quinze ans les nazis massacraient les juifs, les tsiganes, les Polonais, les Russes, par millions. On croit que c'est fini ? Non. Le massacre se fait maintenant en douceur, mais il peut redevenir spectaculaire demain.
L'apôtre rappelle aux hommes la possibilité d'un vrai bonheur pour la peine d'une pénitence (Rév d'Arès 28/25). Certes, il faudra plus de quatre générations (24/2) de pénitents pour changer le monde (28/7). Combien de générations en plus ? Dix, vingt ou trente générations sont peu après des millénaires de mal, mais les humains sont trop pressés ; ils veulent tout très vite comme les chiens frémissants, balançant la queue, dressant les oreilles, au pied de la table où ils attendent des miettes.
N'allez pas imaginer, frères humains, que notre apostolat n'est plus qu'une pratique arriérée ! Abraham, Isaïe, Bouddha, Jésus, Mouhamad, c'était hier. Leur message n'est même pas encore accompli, de sorte que la vraie piété (Rév d'Arès 35/6) n'existe pas encore et qu'entre temps l'orange de la terre pourrit entre les mains de l'homme. Si le Père est revenu en 1974-1977 appeler l'homme à Arès, c'est parce que le pourrissement gagne et que le péché des péchés (38/2) laisse apercevoir sa perspective noire.

L'apostolat, c'est la pénitence plus la moisson de pénitents, c'est le seul moyen de s'en sortir.Terre-Orange 2
Pourquoi l'orange du monde est-elle gatée par des vers humains non idiots, loin de là, mais faits comme des Ferrari puissantes et très technologiques pour aller très vite, pas pour aller loin. Seulement voilà, c'est de loin qu'il faut revenir et c'est loin qu'il faut aller.
Nous ne jugeons pas les vers humains qui gâtent l'orange — tu ne jugeras personne (Rev d'Arès 36/16) —, mais nous ne comprenons pas pourquoi ils ne voient pas que la politique n'a jamais satisfait

le besoin de vaincre le mal (23/1), le malheur (2/18), la détresse (23/3) et d'accomplir (35/6) le Bien (12/3, xxxiii/11),
le besoin d'amour (7/5) qui écrase la méchanceté et la cupidité,
le besoin de pardon (12/4) qui écrase le barbare esprit de vengeance,
le besoin de paix (28/15), qui écrase la violence,
le besoin d'intelligence (32/5) spirituelle qui écrase les dommages de l'intelligence intellectuelle,
le besoin d'être libre (10/10), qui écrase la contrainte et l'idiotisation ?

et pourquoi ils ne voient pas que seule la vie spirituelle, que La Révélation d'Arès appelle pénitence, même si elle ne peut revenir et agir que très lentement (24/2), remplira ces besoins.

Qu'on ne nous croie pas impitoyables envers les vers humains ! Puissent-il comprendre, cependant, que c'est l'orange qui les portent qu'ils détruisent, comme des vaisseaux boiraient la Mer Qui les porte. Toutes choses que refouillent à qui mieux mieux romans, cinéma, théâtre. Tragique cette passivité de l'humain face au Mal, dont il pleure sur l'instant, oh oui, mais qu'il oublie vite ! Dès 1950 on ne parlait déjà plus des 50 millions de morts de 1939-1945. Le sort du monde est surtout un grand drame de l'aveuglement, parce qu'Adam rejeta consciemment le Dessein du Père mais que personne ne s'en soucie plus consciemment aujourd'hui ? Le péché a gardé à l'homme intelligence intellectuelle et ruse, mais en a fait un ver aveugle (Rév d'Arès 16/15) à la Lumière comme les spectres que j'ai vus défiler, qui se cramponnaient les uns aux autres comme des aveugles, le 27 novembre 1977 entre ma maison et la chapelle où Dieu m'attendait. Le ver humain sans nul doute reste incomparablement supérieur à l'immense gente animale, mais il lui manque tous les moyens d'être le Dieu (2/13) de la terre qu'il ambitionne d'être. À nous apôtres de les lui donner, s'il les veut bien évidemment ! Le péché des péchés (38/2) menace ; jamais l'apostolat n'a été plus urgent qu'à présent.
Nous ne disposons pas des technologies médiatiques. On nous en refuse l'accès, et comme Sénèque disait qu'être "pauvre parmi les riches est la pire pauvreté", être démuni de media dans un monde suréquipé de media est désolant. Mais cela nous apporterait-il vraiment quelque chose ? Apôtres, nous manquons de moyens, si nous nous comparons aux religions, à la politique, à l'industrie, au commerce, mais nous avons le puissant vouloir de changer le monde (Rév d'Arès 28/7) et nous savons que le Bien se construit par la volonté, pas par les caméras, ni par les journaux, ni par les tables de mixage.

La Mer sur les Hauteurs est déjà notre élément autant que notre but. Elle chatoie sous les yeux de l'âme. Dans quelque rue que je marche j'en vois les "reflets d'argent", que chantait Trenet, et l'ange qui m'accompagne est la palpitation particulière de mon cœur battant à l'unisson du Cœur Paternel. L'une de nos singularités est notre hostilité au Mal. C'est une singularité rare et bizarre dans ce monde qui ne voit plus dans le Mal qu'un problème non encore résolu mais qui, selon lui, devrait toujours l'être sous peu, comme le répètent les sermons religieux et politiques. Ce n’est pas à nous qu’il faut vanter les "miracles" de la technologie. On m'a opéré à cœur ouvert, mais qu'a-t-on fait de plus que reculer de quelques années mon inévitable mort ? On va sur Mars ? Belle affaire ! Combien de souffrants que martyrise le Mal sur Terre pendant ce temps ? Des milliards, renouvelés par des myriades de naissances ininterrompues, naissance de futurs malheureux et souffrants.
La technologie, nous l'utiliserions si nous l'avions, mais nous arrivons à faire sans. Après tout, la science est utile, mais aussi notre ennemie, parce qu’elle a apporté aux hommes d'innombrables prédateurs. Notamment, la mort, prédatrice par excellence. Je vais mourir, vieux bonhomme, et qu'ai-je fait dans ma vie ? Tout à la fois pas grand chose et beaucoup. Beaucoup parce que je rouvre le sentier du Bien absolu : l'âme, mais ma vie trop courte, le temps manquant, réduit à pas grand chose mon action personnelle. Seulement voilà, je prépare les générations qui viennent à l'apostolat très long qu'il leur faudra assumer.
Les hommes trouvent la mort naturelle, alors qu'elle est un non-sens après une vie de chair passée comme un soupir, mais avec un esprit capable de se porter des millénaires en arrière ou en avant. Atroce contradiction qui prouve l'inanité de la mort. C'est l'âme qui permet de jeter un pont sur ce tragique hiatus. Nous apôtres allons à l'encontre de ce contre quoi s'esclaffent les hommes narquoisement, eux qui vont s'éteindre demain. Quand tournerons-nous le dos à la mort ? Il n'est pas confortable de dire à l'homme rencontré dans la rue : "Rappelez-vous ! La pénitence seule vous prolongera dans la Lumière."
Peu de gens nous écoutent, quelques esprits encore animés d'espérance, les épis mûrs. Combien tendent une demi-oreille puis se sauvent en courant pour se réfugier dans un isolement illusoire, là où la souffrance et la mort iront les chercher !
Nous suivent des sages, fort peu nombreux dans ce monde sans sagesse, des hommes et des femmes qui se moquent d’être moqués, qui préfèrent la contemplation de la Lumière à la distraction de la télévision, des balladeurs. Quand comprendront-ils, comme Baudelaire, qu’il n’y a rien de plus ennuyeux que de s’amuser ?
Amer le jus de l'orange pourrissante qu'est le monde que ses pouvoirs tiennent dans leurs mains.
Oui, amer ! Et la plupart pensent qu'une orange pourrie ne se régénère pas, qu'elle poursuit son pourrissement inéluctablement. Mais il n'y a pas entre les mains de l'homme une orange, mais l'orange, l'orange qui renaît sans cesse dans le bourgeon, dans la fleur, dans la sève de l'arbre. L'arbre à la pointe toujours verte (Rév d'Arès xvi/13) qu'est le pénitent ne meurt jamais, il contient son fruit en puissance, toujours.

copyright 2017

Commentaires Publiés   (62)         Ajouter un commentaire
Le Pèlerinage (186)
20 juin 2017
Jésus

Icône présentant une ressemblance avec Jésus
apparu à Arès (Gironde) du 15 janvier au 13 avril 1974

La Révélation d'Arès, Parole du Créateur, n’a ni Dieu ni la religion pour propos.
Son propos est l’homme du temps qui vient (30/13), la pénitence (16/17) et la Vie (24/3-4).
Que la Parole fût donnée par Isaïe vers 760 av. JC.,
ou par Jésus en l’an 30 en Galilée (Palestine) ou en 1974 à Arès (France),
ou  par Muhammad en l’an 700 en Arabie,
ou  par la Lumière de Dieu en 1977 à Arès (France),
deux humains ne la comprennent jamais de la même façon.
C'est pourquoi le Créateur fait du Pèlerinage d'Arès un temps de dépassement,
d’oubli des différences, de repli sur le Fond des Fonds (xxxiv/6) ou sur l'essentiel, d'amour,
un Lieu où les diverses façons de comprendre et de prier disparaissent sous la Vie.

Chapelle des Théophanies

Enceinte du Pèlerinage
La Maison de la Sainte Parole où le Créateur se manifesta à Michel Potay
cinq fois du 2 octobre au 22 novembre 1977 à Arès (Gironde)







Le Pèlerinage d'Arès comme La Révélation d'Arès
n'appar­­tiennent à aucune religion.
Les mots tenus pour fondateurs du Pèlerinage furent
prononcés par le Créateur le 22 novembre 1
977 :

Révélation d'Arès xLi/1. Je suis ici.
2. Tu y viens, les frères y viennent.
3. La lèvre prend le Feu dans Ma Main.
4. Le front brûle.
5. Le Feu entre dans l’homme.
6. L’aragne [l’araignée] sucerait-elle le Feu ?
7. Appelle les frères et les frères : "Viens prendre le Feu !
8. "Quand ton pied descendra, ton cri s’envolera haut."
9. Quarante pas nouent Ma Force et Ma Faveur où le front frappe la pierre, où l’œil pleure comme ton œil pleure,
10. où les piques de Mon Feu percent le mal
11. Ma Main blesse l’homme, l’homme vit,
12. sa main élargie monte à Mon Bras.
13. Ici la main d’homme prend Ma Main.

Chaque année, le frère Michel fait le Pèlerinage à Arès pour revivre l'Événement surnaturel dont il fut témoin là en 1974 et en 1977 et redonner le Feu à sa pénitence et à son prophétisme. Ses frères et sœurs qui ont foi dans La Révélation d'Arès l'y accompagnent pour les mêmes raisons, car ils sont témoins et prophètes à sa suite.
Le Pèlerinage d'Arès n’abolit pas les autres pèlerinages sur terre. Il leur donne un sens ultime : Il y a un seul Créateur, le très simple Père du Bien, de quelque façon qu’on le nomme (Créateur, Dieu, l'Éternel, Allah, le Père, Brahmā, etc.). Il est le Saint Qui fait oublier le péché, le temps et l’Histoire, qui ne sont que fabrications de l’homme. Le Pèlerinage d'Arès rappelle à l’humain, quelle que soit sa religion, sa meute, qu’il est une espèce unique qui doit changer en bien pour s’éviter de tomber dans le péché des péchés (38/2), c’est-à-dire de plonger dans le mal sans retour.

Pourquoi faire le Pèlerinage d'Arès ?

Ni un Pèlerin d'Arès ni aucun autre humain en quête de salut n'est soumis à des obligations religieuses. Le seul sentier de salut est la pénitence, qui consiste, pour l'immédiat, à aimer son prochain, pardonner les offenses, faire la paix avec tous partout, penser et parler avec l'intelligence du cœur (32/5), être libre (10/10) de tous préjugés, et pour l'avenir à se préparer à tout partager avec tous. De sorte qu'il n'y a pas plus d'obligation de faire le Pèlerinage à Arès que de prier de telle ou telle façon.  Le Pèlerinage d'Arès peut cependant être une puissante nécessité de la conscience personnelle.

Qui peut être pèlerin ?

Tout humain, pourvu qu'il ne soit pas un pécheur ou impénitent entêté (26/11, 36/6) venant pour perturber ou par pure curiosité. Tout humain, quelle que religion ou philosophie qu'il ait, respectueux de l'Événement Surnaturel survenu là est Enfant du Père (13/5) et appelé (4/4). Il est toutefois suggéré au pèlerin qui n'a aucune attache avec les Pèlerins d'Arès d'épouser leurs bonnes habitudes sur ce lieu sacré : tunique (prêtée à ceux qui n'en ont pas ; la tunique en recouvrant les vêtements efface les différences de sexe et de fortune), les pieds nus.

Qui vous accueille ?

Des Pèlerins d'Arès. Pèlerins d'Arès, d'abord un sobriquet dans les années 70, est devenu le nom habituel des disciples de La Révélation d'Arès qui assument de leurs deniers, gérés par L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès (Association Loi 1905) l'entretien et le service du Pèlerinage.
Ne formant pas une religion, mais un mouvement spirituel libérateur, les Pèlerins d'Arès ne sont pas jaloux de leur sanctuaire. L’Esprit (33/4-8) de La Révélation d’Arès est d'ouverture. Apôtres de la renaissance de la Vie (24/5) en eux-mêmes par la pénitence et dans le monde par la moisson de pénitents, ils accueillent tous les hommes d'amour, de pardon et de paix, libres de tous préjugés, pour qui n'existe qu'une Vérité, c’est que le monde doit changer (Révélation d'Arès 28/7).

Où êtes-vous reçu ?

Vous entrez dans les locaux du Pèlerinage au 46, avenue de la Libération à Arès dans la maison où apparut Jésus en 1974, qui y dicta, au Nom du Père, L'Évangile Donné à Arès (Première partie de La Révélation d'Arès). Cette maison ne se visite pas — Tu ne feras pas de ce lieu un sanctuaire (40/2), dit Jésus —. Sauf si vous êtes un habitué, vous recevez ici toutes les indications nécessaires. (voir ci-dessous : Informations utiles)

Quels livres sont-ils mis à votre disposition ?

La Révélation d'Arès constituée de L'Évangile Donné à Arès (1974) et du Livre (1977), la Bible (traduction TOB) et le Coran (traduction de D. Masson). Les autres sortes de révélation, vu leurs diversité et imprévisibilité, ne sont pas disposées dans le hall de prière. Toutefois, tout pèlerin peut apporter les livres dans lesquels il est accoutumé à prier.

Prière libre ; aucune cérémonie ou rituel.

Seuls le respect et la discrétion sont demandés aux pélerins. Le Vrai (xxxiv/1-4) s'épanouit comme les fleurs de printemps partout où le Souffle s’exhale (2/14) et où l'humain n'a d'autre intention que le Bien. Le salut n’est pas donné par les mots, qui ne sont que des aide-mémoire, mais par la pratique du Bien ou pénitence (30/11), dont le pèlerin, quelles que soient ses habitudes de foi, vient à Arès ranimer le Feu.
Le fidèle d'une religion, juif, chrétien, musulman ou autre, est parfois étonné de la latitude qui lui est laissée de prier comme il veut autant que du bonheur qu'ont les Pèlerins d'Arès de partager avec lui leurs habitudes de piété (la tunique, les pîeds nus, etc.), quoiqu'ils ne l'y contraignent pas. C'est parce qu'il ne perçoit pas tout de suite que le Pèlerin d'Arès n'est autre qu'un homme ou femme de bien, un pénitent sans religion qui ne différencie pas entre eux tous les pénitents sur terre, quelles que soient leurs métaphysiques personnelles.
Les Pèlerins d'Arès sont eux-même divers. Il y a ceux qui ont choisi d’appartenir au petit reste et qui s’appliquent strictement à la mission spécifique du témoin ou prophète de La Révélation d’Arès, mais qui ne se croient pas pour autant supérieurs. Il y a ceux qui, à des niveaux différents et pour des raisons variées, suivent des entiers moins stricts. Dans tous les cas, cependant, La Révélation d’Arès ramène la foi à la quête du Bien, à la renaissance de l’image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27) au fond de chaque créature qui s'est mise à aimer (2/12, 25/2-7, 27/4, 28/10-15), parfois même trop (12/7) s'il le faut, à pardonner (12/4), à faire la paix (xxv/11, 13/8, 15/5, 28/15, 36/17), à retrouver l'intelligence (32/5)spirituelle et à se rendre libre (1/10) de tous préjugés. Voilà comment l’homme fera se lever le Jour (31/8) du bonheur (26/23). Ce qui rassemble les Pèlerins d’Arès, ce n’est ni un registre, ni un dogme, ni un signe visible ; c’est la puissante conviction que le Bien seul vainc le Mal, crée l'âme et sauve l'individu comme le monde.

Où et quand a lieu le Pèlerinage d’Arès ?

L'été à Arès en France (33740, Gironde),
46, avenue de la Libération,

Trois périodes :
du 21 juin au 4 juillet,
du 12 au 25 juillet,
du 2 au 15 août. 

Pendant les trois périodes, la Maison de la Ste-Parole (où se manifesta le Créateur en 1977) est ouverte
lundi, mardi, mercredi et jeudi de 18h à 21h
vendredi de 08h30 à 11h30,
samedi, dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s'ils tombent un vendredi) de 17h30 à 21h,

Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.

Informations utiles :
À l’entrée, on ne demande ni son nom, ni sa religion au nouveau pèlerin. On lui pose seulement deux questions : "Croyez-vous que La Révélation d’Arès, la Bible et le Coran viennent du Créateur ?" et "Aimez-vous tous les hommes et leur pardonnez-vous leurs offenses ?"
S’il répond oui aux deux questions il est accueilli par des frères ou sœurs qui lui rappellent le sens de La Révélation d'Arès et du Pèlerinage d’Arès.
S’il répond oui à une seule des deux questions, il est accueilli de façon plus attentive.
S’il répond non aux deux questions, on lui pose une troisième question : "Pensez-vous que quelque chose de spirituellement important et respectable s’est passé sur ce lieu ? Venez-vous pour y méditer et respecterez-vous la paix et les habitudes de ce Pèlerinage ?"
S’il répond oui à cette question, il sera reçu de façon particulièrement attentive et explicative par les frères et sœurs d’accueil avant d’être accompagné jusqu’à l’exèdre, qui est l'antichambre de la salle de prière.
S’il répond non, on regrettera de ne pas pouvoir le laisser entrer.

Que savoir, si vous voulez devenir membre du petit reste (24/1) ?
Il n'existe ni registre, ni fichier central, ni rite ou conditions d'admission dans l'Assemblée de ceux qui croient dans La Révélation d'Arès, parce que, par principe, ce seront à terme, au Jouril n'y aura plus ni jour ni nuit, où la Lumière couvrira tout (31/8), tous les Enfants (13/5) du Créateur, tous les hommes de Bien.
De ce fait, on ne peut distinguer que deux sortes de disciples de La Révélation d'Arès : Ceux du petit reste — les Pèlerins d'Arès que le témoin orthographie avec un grand P — et tous les autres, le grand melting-pot des pèlerins d'Arès petit p. Les uns et les autres étant de toute façon des pénitents, le salut n'est pas plus garanti aux uns qu'aux autres, car qui peut savoir qui est sauvé, qui n'est pas sauvé ? (11/3).
Les Pèlerins d'Arès du petit reste sont les seuls définissables, parce qu'ils comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique comme le prophète aussi strictement qu'ils peuvent. Les autres comprennent La Révélation d'Arès et la mettent en pratique de manières nombreuses et diverses.
Mais tous, Pèlerins d'Arès et pèlerins d'Arès, sont radicalement différents des croyants traditionnels, qui cherchent leur salut dans les dogmes, lois et préjugés d'une religion. Le Pèlerin d'Arès comme le pèlerin d'Arès est une conscience libre (1/10). Il contribue au salut ou changement du monde (28/7) par sa pénitence (pratique de l’amour, du pardon, de la paix, de la libre intelligence du cœur) et par sa continuelle moisson de nouveaux pénitents. Sa foi est conscite (xxii/14), c.-à-d. basée sur la seule conscience que La Révélation d'Arès explique toutes les Écritures historiques encombrées de livres d’hommes (35/12). Pèlerins d'Arès comme pèlerins d'Arès concourent à la renaissance du christianisme originel du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7).

Le Feu de la simple vie spirituelle, qui est la quête du Bien,
voilà ce qu'on vient ranimer au fond de soi à Arès pendant le Pèlerinage.


copyright 2017

Commentaires publiés  (40)  Ajouter un commentaire
23 mai 2017 (0185)
Vaincre en moi le solipse

Au 17e siècle, Jules-Clément Scotti, jésuite défroqué, nomma injurieusement solipses — du latin soli ipsi : agissant pour eux seuls — les jésuites, ses anciens congénères. Jules Clément Scotti en rage oublia que comme humain il était lui-même solipse. Le mot solipse a disparu ; seuls, ses dérivés : solipsisme et solipsiste trônent dans le vocabulaire des érudits, mais ils désignent moins clairement ce que je veux dire ici. Alors, je ressuscite solipse, parce que nous vivons dans un monde d'humains solipses.
De même que le plus grand des philosophes ne peut ignorer ses maux de dents, disait Shakespeare, de même que Bouddha ne put pas ne pas souffrir du mal de ventre dont il mourut à Pava chez le forgeron Cunda, je ne peux, moi pécheur, ignorer que je suis un solipse et que ma vie sera trop courte pour que je puisse me délivrer de cette tare (Rév d'Arès 2/12). Mais moi et mon petit reste faisons en sorte que l'humanité entière finisse par en sortir.
Alors ce sera le Jour (Rév d'Arès 31/8).

Le Père, on ne sait pourquoi, S'est prolongé en l'homme. Il souffla Sa Vie spirituelle (Sa Voix) dans un animal pensant (celui qui couchait sur l'ombre, Rév d'Arès vii/1-6) ajoutant ainsi à la chair et à l'esprit l'âme (17/7), que Genèse 1/26 appelle Son Image et Ressemblance, pour que l'homme Vive pleinement, intensément, avec Tout ce qui Vit (Rév d'Arès 24/5).
On ne sait quand, le libre Adam choisit (Rév d'Arès 2/1-5) de réactiver en lui l'animalité pensante. Il devint une créature hybride, mi-spirituelle mi-animale. Depuis lors, le dosage en lui de la vie spirituelle fluctue et, sauf exceptions, elle  est devenue très basse.

L'homm vers la transcendance
L'homme continue d'ignorer ce dont il est capable.
Entre le tango que danse passionnément celui-ci et la transfiguration
il n'y a pourtant qu'un pas, celui de la pénitence.

Ainsi l'humanité aimante et généreuse que Dieu créa n'existe-t-elle plus qu'en puissance ; l'animalité est revenue et a rendu l'homme solipse. L'humanité a, dans son ensemble, perdu conscience du Tout auquel elle appartient, s'est emmurée dans un monde où a à peu près disparu l'amour du prochain, où les uns jouissent, les autres souffrent et quelques uns cherchent à retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5), mais ne peuvent la retrouver dans une seule vie humaine trop courte — Des générations seront nécessaires (24/2).
À présent, l'homme vit en meute. Une meute n'est jamais liée par l'amour ; chaque bête y est soi, s'unit aux autres pour survivre et se reproduire, non pour les aimer ; le mâle dominant est soi et il série selon leurs inégalités ses congénères, dont chacun est soi, un solipse.
L'humain oublie qu'il est d'abord spirituel, frère de tous sur terre, élément du Tout. L'émancipation collective à quoi appelle l'Évangile Palestinien n'a pas eu lieu ; l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle restent rares et strictement  individuels. L'humain ne voit pas qu'être libre n'est pas être seul, que c'est être libre d'aimer, libre de se recréer, de se fondre dans le béton du Bien que façonne l'amour des autres.

Ardu il est de rappeler cela au monde, parce que l'apôtre doit lui-même s'efforcer d'être le moindre solipse possible — Tu n'es plus rien pour toi-même (Rév d'Arès 40/6).

Les hommes se croient souverains, mais  ils ne vivent pas libres (Rév d'Arès 10/10) ; tous pensent, vivent, obéissent comme on leur a dit de penser, vivre et obéir. Je suis né en France et je ne peux éviter de penser en français, d'avoir des mœurs françaises, d'agir en Français même si c'est le moins possible. Nous sommes tous issus d'un formage, dont même les plus affranchis gardent quelques séquelles, qui maintiennent chacun au-dessous de lui-même, au-dessous du grand Dessein pour lequel il fut créé. Depuis des temps immémoriaux il n'existe plus d'humains qui prolongent totalement le Créateur dans la matière vivante.
D'où une crise morale permanente, éparpillante, disloquante, dont personne n'a conscience. Crise par exemple bien ressentie au cours de la dernière campagne électorale présidentielle en France, où pour bien faire il aurait fallu 47 millions de candidats pour 47 millions d'électeurs. La Révélation d'Arès explique cette permanente crise millénaire : Faux est le concept qu'a l'homme de sa raison d'être, de la liberté et de l'amour. L'hubris, orgueil tenace, pousse l'homme à la démesure de l'égoïsme et à l'erreur dans la bassesse comme dans l'élévation, il entrave l'ascension de l'esprit. À cause de cela la pénitence et les âmes sont encore très rares.
L'homme ne peut pas se réaliser.
Le solipse, membre d'une espèce innombrable en ce monde, ne voit de lumière que dans sa seule pensée. De ce mécanisme mental fatalisé par l'hubris, aussi puissant que la pesanteur, quelques élites depuis les millénaires tirent profit en introduisant leurs idées dans le cerveau solipse de telle sorte qu'il les croit siennes. Ainsi le solipse est-il fatalement subjectivé, parce qu'il manque généralement du savoir universel qui lui permettrait de dégager une raison puissante. Étant solipse, je suis subjectivé, mais j'ai le rarissime privilège de l'être par Dieu. Hélas, voyez les grandes idéologies ! Celles des grandes religions : Quand on pense que le Christianisme brûla Jeanne d'Arc, Michel Servet et beaucoup d'autres devant des foules qui ne protestaient pas. Quand on pense que soixante-huit millions d'Allemands crurent sans broncher au Reich d'Adolf Hitler, prévu pour mille ans et qui ne dura que douze ans et finit en désastre après avoir mis l'Europe à feu et à sang. L'URSS de Lénine et Staline dura 72 ans, mais tint tout ce temps au prix de 65 à 93 millions de victimes ("Livre Noir du Communisme", éd. 1997). Si je croyais cette tragique histoire derrière moi, je me tromperais ; l'histoire s'est seulement déguisée de charme.

Je suis un solipse, comme chaque homme sur terre je ne suis que le jésuite de mes propres convictions, seraient-elles aussi proches que possible de celles que m'a insufflées La Révélation d'Arès ; malgré mes efforts je n'atteindrai pas d'ici ma mort son extraordinaire Esprit d'absolu dépassement, car La Révélation d'Arès parle à toute l'humanité — relisez 25/6 ! — Mon pauvre cerveau, après des millénaires d'involution, est rétréci à des limites que je ne peux dépasser, mais ma descendance (24/2) lui redonnera ses dimensions génésiaques. Jamais je ne m'étais à ce point rendu compte que le Père est Liberté absolue. Comment être dans cette génération Sa totale Image et Ressemblance ?
Certes, j'ai beaucoup évolué en bien depuis quarante-trois ans. Je me bats contre moi-même chaque jour pour avoir la force du pardon, de la paix, de l'intelligence du cœur, mais la force de l'amour total et de la liberté totale, on ne peut la conquérir dans cette génération parce qu'on patauge, on colle à la boue du monde, quatre générations ne suffiront pas à s'en dégager totalement. La nuit, quand je prie parmi les âmes qui prient avec moi, je leur dis : "J'ai compris que la mort permet l'évolution qu'empêche ma chair rendue faible et avare au cours des siècles de péché. J'aspire à vous rejoindre, à quitter mon esprit et à ma chair corrompus de solipse et à revivre dans mon âme comme vous, frères, sœurs, parent(e)s, ami(e)s. Le meilleur de moi-même ploie sous la condition humaine. Je devrais être un fou de Dieu, mais les règles du sérieux m'engeôlent. Mes obligations matérielles, pour ne parler que d'elles, m'empêchent d'opter pour l'abandon total, celle du clochard absolu. Oh ! Père, tu es le Clochard Absolu. Appuyé au mur de l'Univers Tu me tends Ta Main et je n'y dépose qu'une piécette alors que je voudrais m'y jeter tout entier."
Homme de Dieu, où es-tu ? Tu n'es ni dans frère rabbin, ni dans frère jésuite ou prêtre, ni dans frère imam, ni dans frère "saint", ni dans frère prophète, qui n'est qu'un écho du Père, mais qui n'est rien lui-même (Rév d'Arès 40/6). Homme de Dieu, tu n'es dans personne dans ce monde de solipses. L'homme a tué l'homme. Comment avons-nous pu étouffer le poumon de l'Univers? L'homme est mort comme Dieu est mort, en quelque sorte, puisque nous ne pouvons même plus Le voir. Telle est la situation. Mais La Révélation d'Arès est descendue dire que sortir de cette mort-là est possible. La sortie est au bout d'un très long couloir, celui de la pénitence. J'y fais et les Pèlerins d'Arès de cette génération y font les premiers pas. D'autres le parcourront, les solipses disparaîtront, le Jour se lévera.

copyright 2017

Commentaires publiés    (74)   Ajouter un commentaire
Page PrécédentePage13AccueilEnglishInfoTrait BleuPage Suivante

ALLER À : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15