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2 septembre 2019 (211) 
Langage 
Tour de Babel par Bruegel l'Ancien

Babel par Pieter Bruegel l'Ancien.
Les bâtisseurs de Babel, ville et tour (Genèse 11/1-9), se mirent-ils à parler différents langages ou tout bonnement à ne plus se comprendre dans la même langue ? L'appauvrissement, le glissement des sens en même temps que la complication et les mensonges d'un même langage le rendent impropres à la subtile Vérité de la Vie.  Dans ce sens, la Tour de Babel n'est pas achevée, son érection continue.

Quelques ankyloses et inhabiletés m'obligent à ralentir. Je me repose après le Pèlerinage. J'en profite pour travailler un peu et réfléchir à l'entrée 211 de mon blog.
Les idées d'entrée ne manquent pas. J'en ai plein le sac de ma cervelle, mais le problème est toujours d'en sortir l'entrée utile. J'ai d'abord eu envie de parler de Léon Bloy, croyant de feu, intéressant zigoto parmi ces fous de Dieu qui ont laissé derrière eux des sentiers abrupts tout droit orientés Hauteurs Saintes, mais très rocailleux. Las ! non seulement ces torpilles de Dieu sont quasi irracontables, parce que le nécessairement lent enchaînement des mots ne permet pas de montrer d'un seul tenant l'arc-en-ciel de leur humanité, mais elles font parfois peur. C'est le cas de Bloy qui, bien qu'homme d'immenses piété, bonté et générosité dans sa réalité intime, pouvait être un effrayant écrivain. Souvent tintamarresque, il passait pour un méchant, insultant, parfois sardonique moqueur à l'égard des tièdes, des bourgeois, des conformistes, des habiles, des prêcheurs mondains — "trombone libérâtre" disait de Lacordaire Léon Bloy, que François Angelier a surnommé "La fureur du juste" (je n'ai pas lu ce livre, mais le titre me semble approprié) —. Beaucoup voyaient et voient encore en Bloy un ennemi irréductible, un esprit dérangé. Mais bon ! je remets à plus pard l'entrée sur Léon Bloy.

Il demeure que Bloy pose de façon caractéristique le terrible problème du langage. Cet accusateur très moqueur offensait ou effrayait, parce que, selon moi, la langue ne lui offrait que peu d'alternatives entre le normal et le vache, le vrai et le faux ; mais la langue n'offre que très peu d'alternative dans mille domaines. Je décide donc de dire quelques mots du langage que je considère comme le plus difficile problème qu'affrontent ceux qui veulent aller au fond des choses, plonger au cœur de la Vérité, Dieu compris, puisqu'Il doit parler un langage humain faible et incomplet pour être compris de l'homme, et encore ! À condition qu'un prophète s'applique à expliquer et développer Sa Parole.
La Vérité n'est déjà pas accessible à l'homme dans l'état actuel des choses, et l'impuissance du langage n'arrange rien. Par exemple, j'ai dit et redit qu'il m'est impossible de décrire le Surnaturel dont je fus témoin a Arès, qu'il s'agisse des apparitions de Jésus ou des Théophanies, parce que les mots qui le permettraient n'existent pas. Tous les éléments des manifestations du Messager et du Père en 1977 furent physiquement visibles, audibles, sensibles, mais tout était autrement que ne m'est physiquement visible, audible, sensible le physique terrestre. Et que dire des sentiments qui me traversèrent alors ! Montaigne eut bien raison d'intituler ses écrits essais au sens de tentatives. Notre parler n'est jamais qu'une tentative d'expression. Nous bredouillons, jargonnons, abrégeons, nous cherchons sans cesse des mots que nous ne trouvons pas. Notre parler est toujours approximatif. Mais bon ! Qu'avons-nous de mieux ?
Le langage n'est pas un aboutissement des balbutiements que furent, suppose-t-on, les premières tentatives de communication entre primitifs ; le langage a pour origine la parole qui est, avec l'individualité, la créativité, l'amour et la liberté, l'un des cinq Dons ou Attributs (Rév d'Arès 21/4, 22/11, 26/17) que le Créateur donna à Adam en le créant par la spiritualisation d'un animal au cerveau bien développé (vii/1-5). Au début c'était certainement le langage des anges, mais le péché le fit dépérir, le délabra (Rév d'Arès 2/1-5, Tour de Babel Genèse 11/1-9). Il n'est plus aujourd'hui qu'une suite instable de mots insuffisants liés entre eux par une grammaire cacochyme.
Les mots varient en signification et, outre qu'ils ne sont plus que le résidu du très ancien trésor de vocabulaire d'Éden, ils ne sont plus qu'indications, ou allusions, ou "traces verbales" (Merleau-Ponty) ; ils ne fixent pas exactement les choses, concrètes ou abstraites. Les étymologistes énoncent comment progressent les mots, mais c'est parce qu'il n'y a personne pour les contredire, vu qu'on ne sait pas grand chose de certain sur ce point. On dit d'Athéna ou de Minerve qu'elles avaient les yeux pers et que Louis XVIII était podagre, mais, en fait, on ne sait plus ce que voulaient dire exactement pers (d'un certain bleu) et podagre (probablement goutteux). Un tiers des mots du Coran, avouent les arabistes honnêtes, n'ont pas de sens clair, voire parfois pas de sens du tout, mais les religieux et les traducteurs, qui ont horreur du vide, remplissent les trous. On peut dire la même chose à propos des Psaumes et d'autres livres bibliques : Comment peut-on encore comprendre Ézéchiel si l'on manque d'un certain esprit d'invention ? Et quand les impressions du lecteur ajoutent leurs couleurs aux couleurs incertaines du texte peut-on vraiment éviter les étonnants coloriages exégétiques et théologiques : la trinité, la rédemption des péchés du monde par la croix, la double prédestination calviniste, le vide entre parenthèse, etc ?
Seule ressource sûre : Se fier au témoin aussi longtemps qu'il sera vivant.

Or, la Bible ou le Coran, qui ont perdu par maints endroits pureté et sens (Rév d'Arès 16/12, 35/12), n'ont pas besoin de sauvetage. Sous la Lumière de La Révélation d'Arès le lecteur passe facilement outre leurs nombreux passages manifestement faussés, puisque La Révélation d'Arès, le Bon Livre d'immense Sagesse, dit clairement que ce n'est ni par la lecture, ni par les idées, mais par la pénitence que l'homme trouve le salut. Au diable le langage ! La pénitence est le char absolu qui nous transporte au Royaume, dans Lequel peuvent même entrer ceux qui ne croient pas en Dieu (28/12). Pas besoin de reconstituer une cathédrale de mots et de s'agenouiller devant. Suffit une vie d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence du cœur libre de préjugés. Là est trouvée l'illumination ; elle n'est pas dans le langage.
Nous ne pouvons penser que dans des formes héritées du langage. Cela signifie donc que penser est aussi déficient que parler, et même plus faible quand s'y mêle l'intuition. L'intuition ne se détaille, ni ne s'énonce, ni ne se grammaticalise. Emprunter à l'intuition c'est prendre ce qui ne laisse pas d'appartenir à quelque chose d'hybride, d'indéterminé, proche de la Vérité ou qui s'en éloigne plus encore ? C'est entrer dans l'alternative : Vérité ou imbroglio ? Penser la Vérité est ainsi une sorte d'oxymore. De là, par exemple, les innombrables variantes de la foi protestante. Preuve que plus un lecteur charge d'intuitions un texte, par exemple l'Évangile Palestinien, moins ce texte est porteur de Vérité.
Imprudents ou hâtifs comme nous sommes, nous ne pensons jamais assez à ce qui, dispersé dans nos cerveaux, reste exact de ce qu'on lit. On n'est jamais assez prudent face à la mobilité, donc à la relativité, inévitable du langage parlé ou écrit. De ce fait, on ne peut en vouloir à ceux qui interprètent de maintes façons différentes La Révélation d'Arès. On peut seulement regretter qu'ils ne me croient pas quand je dis que la Parole d'Arès signifie ceci plutôt que cela, parce qu'étant la cause, la racine de ce qui est imprimé, je suis le seul qui puisse y fixer le sens et la vie des mots. S'ils répugnent à se référer à celui qui a reçu le charisme du sens, mieux vaut pour eux de laisser les mots se mouvoir sans cesse dans leur esprit que d'y assigner arbitrairement à chacun d'eux une place unique définitive. Les mots aussi peuvent aimer comme  aiment les hommes, c.-à-d. de façon souvent difficile à repérer au premier coup d'œil. Il faut apprendre à fréquenter les mots qui déroutent parce que beaucoup d'entre eux vont et viennent autour des idées qu'ils représentent et qui, elles, n'ont pas ou n'ont plus de mots dans le langage. Il arrive aussi aux mots d'être libres, surtout quand, dame ! ils viennent du Père Libre par excellence qui les laisse tourner librement dans nos têtes d'images et ressemblances (Genèse 1/26). La meilleure issue est alors l'oubli des mots et l'entrée en pénitence.
Le prophète existe, parce que les mots ne suffisent pas à tout dire et tout faire.

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Commentaires
02sep19 211C1 
Merci Mikal !
[Merci] pour votre enseignement si précieux sur le web.
Youou [Rév d'Arès xxx/24] vous a fait prophète avec le Don de nous transmettre Sa Volonté [12/4].
Je vous embrasse
Rino F. de Macapa, Brésil 

Réponse :
Merci, mon frère Rino, pour ce commentaire.
Je fais aussi bien que je peux pour transmettre mon enseignement.

03sep19 211C2
Bien aimé prophète de la Vie,
J'espère que vos soucis de santé ne sont pas trop graves et ne seront bientôt plus qu'un souvenir.
Bon rétablissement, frère Michel !
Merci pour cette nouvelle entrée sur laquelle je vais méditer et pour laquelle Jean-Louis me donne un poème à vous transmettre.
Je vous embrasse bien affectueusement avec soeur Christiane.
Chantal C.
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Comme le Vent est Libre
Je veux être...

Je veux être toujours libre.
Conscient de l'impossibilité
De le vivre dans l'immédiateté
Je trace le chemin dans Ses Mots
Comme le Petit Homme du Père.

Faire remonter l'homme libre
À la surface, comme les grumes
Centenaires coupées à la hache
Prisonnières de l'épaisse vase
Des bayous* malgré les dangers.

Millénaire, millénaire est le mal,
Alors sortir de tous les marécages !
L'effort est d'autant plus grand
Pour éviter morsures et poisons
Des lois des rats et des mordeurs.

De la vase comme de la chaire [chair ?]
La Beauté peut enfin renaître
De l'homme comme de l'acajou
Et se fondre avec la Lumière.

Je veux toujours vivre d'amour
Pour me hisser hors des abîmes
Emporté par le Vent du Souffle
Comme une voile par mon vent
Gonflée avec mon petit souffle.

* Méandres du Mississippi sud de l'Etat Louisianais.
Jean-Louis Alexandre C., d'Aquitaine

Réponse :
Merci pour ce commentaire, ma sœur Chantal, et pour le poème, mon frère Jean-Louis.
Rassurez-vous ! Je ne vais pas mal du tout, mais j'ai besoin d'un peu de repos. Il faut dire que je ne me suis pas beaucoup reposé au cours de ma petite vie. Pour mon âge, 90 ans, je ne me plains pas, mais, bien sûr, je vieillis et notamment je subis une inévitable perte de tonus musculaire qui m'oblige à de plus grands efforts pour marcher et remuer en général et ces efforts, sans doute pas toujours faits avec sagesse, entraînent des petits problèmes articulaires et des petites douleurs qui gênent ma mobilité. Grâce à Dieu, me sont épargnées de nombreuses maladies liées à l'âge, comme les maladies dégénératives : maladie d'Alzheimer, maladie de Parkinson, ostéoporose, etc. Je n'ai rien de tout cela, mais des petites pertes d'équilibre m'affectent quand même de temps en temps. Ce n'est pas très grave. Merci de vous inquiéter de ma santé.

03sep19 211C3
Se fier à vous ! Vous avez, durant quarante-cinq ans, depuis le début, tellement dit tout et son contraire, des contradictions énormes avec la Parole, sans parler des changements dans la Parole Elle-même qui en font changer carrément le sens : des parenthèses qui changent, des virgules qui disparaissent ou se déplacent faisant changer totalement le sens des phrases, des mots qui changent, etc. Et ceci dans la Parole même. Vous l'avez pervertie sans parler des sous-titres dans La Révélation d'Arès édition 2009 pour conditionner les gens à "voir" comme vous-même et non comme eux, pourraient voir, mieux voir.
Non, vous avez trompé durant des années. Assumez et n'accablez pas les autres !
Assez de votre intellectualisme ! Pour devenir prophète, dépassez et n'imposez plus cet esprit grégaire ! [?] Est prophète chaque homme et chaque femmes  engagés à changer intérieurement, Dieu a couronné tous ses fidèles (qu'ils croient en Lui ou pas !). De plus il leur a donné un cerveau pour étudier et réfléchir, pas pour ânonner. Assez de bavardages, et désormais des faits, des changements — Ne piquez pas les actes des autres !
Patrick
Nota : Je suis dans une assemblée, mais ne peut donner mon nom de famille, vous auriez trop de joie à suggérer à beaucoup d'esprits malléables de me renvoyer — Horreur ! Vous ne le diriez pas ainsi mais [vous diriez :] "Qui est ce frère ?" ou quelque chose dans ce genre, phrase sybilline qui n'aurait pas l'air d'y toucher mais évidemment contenant un ordre sous-entendu. Donc vous comprenez mon anonymat. Le prénom est vrai, donc c'est pas mentir ! On est nombreux à penser ainsi !

Réponse :
Mon frère Patrick, je connais un certain nombre de Patrick et je ne vois vraiment pas qui vous êtes.
De toute façon, n'étant le chef de personne (Rév d'Arès 16/1) et les assemblées étant souveraines d'elles-mêmes (8/1), je n'ai jamais depuis quarante-cinq ans "suggéré à des esprits malléables de renvoyer" qui que ce fût d'une assemblée. Toutes les assemblées de Pèlerins d'Arès ou de pèlerins d'Arès (il y en a, même si elles sont parfois difficilement localisables) se sont constituées spontanément, librement, et elles fonctionnent comme bon leur semble. La seule assemblée sur laquelle j'ai pu effectuer quelque pression spirituelle (pas autoritaire), c'est celle de Nice que je me suis efforcé de sauver de sa malheureuse décision de vendre son local de mission après les fermetures regrettables, alors récentes, des locaux de mission de Strasbourg et de Nancy.
Je suis vraiment désolé de vous voir penser que "depuis le début" j'aurais "tellement dit tout et son contraire, des contradictions énormes avec la Parole, sans parler des changements dans la Parole." Je n'ai absolument pas changé le Fond de ma conception du sens de la Parole que j'ai reçue en 1974 et 1977 ; je n'en ai qu'affiné, poli, simplifié ou clarifié ma façon de l'exprimer pour bien dégager du carcan des cultures une nouvelle humanité librement pénitente.
Si ma conduite a été aussi discordante que vous le dites, il est facile et il sera toujours facile de constater que je n'ai pas été à la hauteur de ma mission et mon œuvre disparaîtra. Alors, il y aura des frères comme vous, frère Patrick, qui sauveront comme il estimeront devoir en sauver le Dessein tel qu'ils le voient, La Révélation d'Arès. Je souhaite seulement, parce que c'est le Fond de la Parole d'Arès, qu'ils le fassent dans l'esprit de pénitence, c.-à-d. d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence libre de préjugés.
Quant au texte de La Révélation d'Arès, j'ose vous prier de reconnaître quand même que "les parenthèses qui changent" et "les virgules qui disparaissent ou se déplacent faisant changer totalement le sens des phrases" ne m'ont pas été dictées par Jésus ou par le Père, qui ne dictaient pas comme les instituteurs de mon enfance : "Ouvrez les guillemets, alors, virgule, dit-il, virgule, je suis petit, point virgule, je ne suis pas grand, point, fermez les guillemets", et qu'il me revenait à moi, leur témoin, de décider de ces ponctuations et signes typographiques quand il s'est agi de matérialiser et d'éditer. Je ne vois pas en quoi cela a changé le Fond. Mais si je l'ai changé au point que j'en dois être accusé, comme vous le faites, je ne peux douter qu'il y aura des vigiles comme vous pour corriger le pauvre vigile que je suis (Rév d'Arès xxviii/24) et poursuivre le travail qui est le nôtre : faire entrer en pénitence (8/6, 31/2, 33/13) nos frères humains.
Témoin
de Dieu, il m'a fallu devenir ensuite témoin des hommes ; il faut du temps (Rév d'Arès 12/6) pour débroussailler et atteindre le cœur du savoir fondamental. Il ne s'agit pas de contradiction, mais de progression. La vie étant courte, j'ai dû faire cela au pas de charge, parce que j'avais déjà quarante-cinq ans quand Jésus me visita et je ne pensais pas qu'il me resterait encore quarante-cinq autres années pour avancer, progresser, dégager la Lumière des brouillards terrestre qui la masquaient. J'ai été curieux de tout ce qui touche à l'humain ; j'en ai exploré bien des facettes et il m'a fallu du temps pour comprendre ce sur quoi il était inutile d'insister, ce qu'il était inutile de démontrer en termes culturels, et ce qu'il fallait résumer pour dégager l'essentiel, qui est de changer sa vie (30/11) et de changer le monde (28/7). J'ai abondamment écrit, parce que j'ai tenu à montrer que je n'étais qu'un homme, pas un ange, un homme subordonné à ses efforts, un homme qui comme tout humain a besoin d'évoluer. Mais j'affirme que j'ai toujours évolué dans le même sens et — comble de ma hardiesses, pardonnez-moi ! — je suis certain de l'avoir bien fait.

03sep19 211C4 
Bonjour frère Michel,
Merci pour cette entrée sur le langage.
Vous dites : "Les mots aussi peuvent aimer" ou "Il arrive aussi aux mots d'être libres" ou bien ceci encore : "Il faut apprendre à fréquenter les mots qui déroutent parce que beaucoup d'entre eux vont et viennent autour des idées qu'ils représentent et qui, elles, n'ont pas ou n'ont plus de mots pour le langage." Je crois que oui, certains mots peuvent avoir encore une résonnance d'Éden puisqu'ils appartiennent, de loin ou de près, à la Parole, à la Parole qui nous identifie à Dieu.
Maintenant, le langage, qui est le commun de nous tous les humains, peut-être charabia ou envolée spirituelle selon l'intention ou l'âme que nous y mettons. Il y a des silences aussi qui portent une grande force de langage et ils peuvent être le plus souvent une réaction à un autre langage qui n'exprime plus une seule goutte de la Parole. La Parole qui en fait est une composante de la Vie, donc une force de création si elle est reliée à la liberté, à l'amour, au pardon, à la paix, à l'intelligence du cœur, bref à la pénitence.
Le langage de Jésus, de Mouhamad ou de Mikal, portent des mots qui viennent résonner au fond de nous, c'est comme s'ils prennent une forme de renaissance, du moins pour celui qui sait les entendre ou en saisir le sens, ils deviennent alors nourriture, ils nous rendent à nous-mêmes et ainsi nous réactivent, si nous le voulons bien, vers notre recréation personnelle et celle du monde. C'est cela la force du prophète.
Merci frère Michel pour votre enseignement.
Angel D.-C. de Genève, Suisse

Réponse :
Merci, mon frère Angel, pour ce beau commentaire.
Il est bon de s'interroger, à propos de son langage, sur ce qu'est l'homme comme animal pensant ou homme en qui l'image et ressemblance de Dieu n'est plus que moumia (Rév d'Arès xLix/7) et l'homme en qui l'image et ressemblance de Dieu est renaissante et que La Révélation d'Arès appelle frère. Je crois que le terme d'animal n'est pas impropre au premier type d'homme, parce qu'il n'a qu'un langage, celui de sa culture comme le chien n'a qu'un aboiement, tandis que l'autre que j'appelle aussi souvent frère a deux langages, celui de l'animal pensant qu'il lui faut garder pour survivre sur terre dans un monde d'animaux pensants et celui qu'il lui faut acquérir pour passer au stade de pénitent, c.-à-d., d'humain retrouverant l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence libre de préjugés.
J'ai un peu peur que ce que je viens de dire ici paraisse abscons à des frères et sœurs comme Patrick, l'auteur du commentaire 211C3 et qu'ils me prennent pour plus ou moins barjo, mais je vais quand même poursuivre dans ce sens, car il nous faut quand même sortir des concepts "logiques" du tout-venant. Pour cela je vais prendre un exemple simple : ζῷον, le mot du grec ancien zôon, qui a donné dans notre langage moderne le mot zoo et le préfixe zoo- : zoogénie, zoophile, zoolâtre, etc. Zôon il y a vingt-trois siècles ne voulait pas dire animal contrairement à ce que beaucoup croient, mais signifiait ce qui vit en déambulant, en voyant, en mangeant, etc. et s'appliquait aussi bien aux humains, qu'aux animaux, qu'aux insectes, qu'au dieux, etc., sauf aux végétaux. Ainsi un cochon, un humain, un pou ou Zeus étaient chacun un zôon pour un Grec antique, aussi bien Platon ou Euripide que le cordonnier du village. L'homme comme animal pensant impénitent ou l'homme comme animal pensant pénitent aurait été un zôon. Ce mot a disparu. Nous n'avons pas dans le langage moderne de mot équivalent ; nous sommes contraints d'expliquer avec beaucoup de mot ce qui est pourtant très simple. Le langage est bien insuffisant, comme je le dis.
Prenons un autre exemple : le chinois, langage totalement différent du nôtre qui est indo-européen. De là la singularité de la pensée chinoise. Les problèmes qui découlent de nos incompréhensions réciproques, parce que les Chinois ne voient pas comme nous le monde comme un système d'objets clairement définis (ce en quoi nous nous trompons souvent, mais passons !), c.-à-d. qui existent ou qui n'existent pas, qui bougent ou qui restent fixes, qui sont pleins ou qui sont vides, etc. La langue chinoise ne voit pas les choses ainsi opposées, mais complémentaires : de là les fameux Yin et Yang de l'acupuncture. Le chinois ne suit pas notre logique de "non-contradiction" qui fait que pour nous une chose ne peut pas en même temps être et ne pas être, ne peut pas être fausse et vraie à la fois (quoique depuis l'apparition de la science quantique on commence à voir les choses autrement). Les Chinois de ce fait n'ont jamais opposés le domaine matériel au domaine spirituel. La langue chinoise n'a pas de verbe "être" et nous nous demandons comment ils peuvent concevoir le monde sans verbe "être". Ces quelques remarques sur les différences quasi caricaturales entre langage chinois et langage français montrent bien quel problème est celui du langage en général, car le Père qui m'a parlé est aussi le Père des Chinois. On comprend aussi pourquoi le Sage ne m'assigne pas comme Champ de Moisson la Terre entière (Rév d'Arès 5/5-7).

04sep19 211C5
Les mots de La Révélation d’Arès sont un rapport entre un Émetteur et un récepteur, en l’occurrence le Créateur, le Tout-Autre, l’Hors du temps ou du limité et l’homme dans le temps, le limité, limité par ses compréhensions, ses faiblesses, ses dérives imaginaires, ses interprétation, imagination, croyance, systèmes d’idées dominants …
La pensée (parlotte intérieure) qui est aussi un rapport (entre soi et soi, mêmes émetteur et récepteur) semblerait moins problématique, seulement le soi est pécheur, inconscient, donc émet  de la fausseté dans son propos interne, d’où présence de subjectivité, de relativité, d’où l’Appel par La Révélation d’Arès à la désabsolutisation [déradicalisation] des idées, des croyances.
Peut-il y avoir communication sans les mots ? Non bien sûr, mais sans une importance exagérée accordée aux mots ? Oui quand il y a un senti. Quand on est sur la même longueur d’ondes, l’attachement, la fixation aux mots, à la lettre est secondaire. Ainsi je crois  que se demander: "Qui parle par La Révélation d’Arès ?" est probablement la question première  à se poser. Un Dieu punisseur (bâton) et récompenseur [gratififiant] (carotte)  ou un Père trop aimant [Rév d'Arès 12/7] Qui Se prolonge en l’homme (l'Image et Ressemblance, Genèse 1/26, Je suis si proche d’eux, Rév d'Arès 1/11) ?
De cette base, toutes les lectures de La Révélation d’Arès vont produire des effets différents : interdiction d’un côté, suggestion de l’autre, ordre, rigidité ou intimité (comme entre bien-aimés) comme si le Père/Mère s’abandonnait dans un élan, une effusion, un épanchement de Lui-même.
Sous les mêmes mots, je peux avoir deux impressions opposées. Pour prendre un exemple avec les premier et dernier versets, le Redresse-toi homme ! [Rév d'Arès 1/1] peut être ressenti soit d’une façon impérative sans recours possible, soit comme le conseil d’un ami, la main sur l’épaule ; de même, le Désormais, tu n’es plus rien pour toi-même [40/6] peut être ressenti soit comme une perte, soit comme un gain.
Le Père sait très bien qu’Il parle à l’homme toutes catégories — chacun ressentira suivant ce qu’il est —, mais aussi à l’homme ignare, taré [Rév d'Arès 2/12] qui vit dans un chaos culturel extérieur doublé d’un "bordel intérieur en lui-même", ( pas forcément incapable d’appréhender le "mystère de la vie", puisqu’Il lui parle), mais tellement, tellement ignorant, de surcroît tellement inconscient de l’être, qu’Il sait que Sa Parole sera trahie, pervertie (comme nos propres paroles sont trahies, perverties, quand malgré des bonnes intentions bienveillantes, elles sont perçues de travers) .
La Parole est là pour nous libérer (en l’écrivant je pense au sublime "Libera me domine" du requiem de Fauré), pour nous libérer de notre mental qui se dresse en chef, qui analyse, catégorise, critique, juge, rejette, condamne alors que notre cœur (notre méta-mental) accepte tel quel, aide en silence, s’abstient d’être réactif. Elle est là pour nous sortir des concepts engendrés par ce mental dans lequel tout est dualité, pour nous extraire de la vie conceptuelle car, que nous le voulions ou non, nous sommes dans le "non-savoir". Vous avez mille fois raison d’avoir résumé les milliers de mots de La Révélation d’Arès dans un kérygme de quelques mots  pour éviter ces dispersions mentales, intellectuelles qui existent malgré tout.
L’amour n’a pas besoin de mots, de définitions quand on le prend comme guide, boussole, moteur. Mais quand on ne l’a pas en soi, que faire ?
Charlie F. du Nord

Réponse :
Un grand merci, mon frère Charlie, pour ce commentaire qui ajoute d'enrichissantes remarques à mon entrée 211. Voilà des lignes qui permettront aux lecteur du blog de mieux approfondir le problème de l'insuffisance et de l'aléatoire du langage quand il s'agit de réfléchir à ce qui est au-delà de la métaphysique, à ce que j'appelle dans mon petit jargon l'hypermétempirique ou l'hypertranscendant, le domaine, qui est le nôtre, où l'esprit cesse d'user de sa logique apprise et ne trouve plus comment exprimer ce qu'il ressent, voit, espère.
Ce domaine est bien, par excellence, celui de l'amour évangélique, de l'amour du prochain. De là votre question : "L’amour n’a pas besoin de mots, de définitions quand on le prend comme guide, boussole, moteur. Mais quand on ne l’a pas en soi, que faire ?"
Eh bien, il faut apprendre à entrer dans la zone hypertranscendante où le sentiment doit disparaître et où il faut aimer n'importe qui en toutes circonstances, même en circonstances de méfiance ou dégoût personnel, c.‑à‑d. quand il s'agit d'aimer celui ou celle qui a le pus, le ver ou l'hameçon à la lèvre (Rév d'Arès xxii/8), ou d'aimer son ennemi, dit le Sermon sur la Montagne (Matthieu 5/43). Là, l'effort pour sortir de soi, pour être un pénitent digne de ce nom est au-delà du réflexe de retenue et de défense, au-delà du langage, car pour cet amour-là nous n'avons pas de mot, en fait ; il faut parvenir à ce que vous appelez le "désabsolutisation [déradicalisation]".
Voilà bien pourquoi être un Pèlerin d'Arès est ardu. Voilà pourquoi le Père nous place très loin au-delà de la religion, nous projette au cœur de la raison d'être... la raison de redevenir consciemment un Enfant du Père, un co-créateur lié au Créateur.
Voilà pourquoi La Révélation d'Arès parle de héros (xxxv/4-12). Nous voilà en somme dans un état de gageure ou de défi, un état rationnellement vu comme impossibilité qu'il nous faut changer en possibilité (= l'idée que nous devons redevenir cocréateurs) et qu'il nous faut convaincre le monde que possible est l'amour de l'ennemi et que c'est par là que le monde changera (28/7) en Bien.
Voilà pourquoi notre action ne peut qu'être très lente, tout en étant opiniâtre.
Voilà pourquoi nous sommes tristes quand certains "expliquent" pourquoi, selon eux, le mission ne marche pas, alors qu'il est évident que le Père nous place dans la situation où nous devons, d'abord, avant tout, changer nos vies (30/11), ce qui est forcément très lent, avant d'essayer de convaincre le monde qu'il doit changer (28/7), et pourquoi notre mission est pour l'heure apparemment peu productive, parce que nous cherchons d'abord les épis mûrs, c.-à-d. ceux et celles qui ont en eux et en elles conservé l'instinct de pénitence.
Il est évident que dans cette perspective nous devons avoir conscience que le langage est tout à la fois insuffisant et nécessaire, s'il est mesuré, réfléchi. Ce qui est là encore une gageure, puisqu'il nous faut réfléchir à l'aide d'un langage de pensée insuffisant à une façon suffisante d'être et d'agir. Il nous faut atteindre ce que Simone Weil appelait, si ma mémoire est bonne : "un potentiel très limité malgré tout en harmonie avec le monde." Notre vocation est ainsi tout à la fois la plus obscure et la plus audacieuse des conspirations que le Père inspire à ses prophètes et à leurs compagnons et compagnes depuis la faute d'Adam.
Nous ne pouvons évidemment pas expliquer tout cela aux personnes que nous rencontrons dans la rue ou ailleurs, sinon peut-être qu'on peut leur dire que nous sommes avec La Révélation d'Arès dans un tout autre concept de la relation de l'homme à Dieu que se donne pour Nom la Vie.

04sep19 211C6
Bonjour frère Michel,
Merci pour cette entrée sur le "Language", très intéressante comme d'habitude.
Pensez-vous que le language originel d'Adam n'était qu'une seule langue spiritualisée, en contact direct avec le Ciel, ou déjà constitituée de multiples idiomes, de multiples peuples ?
Après le Jour, continuera-t-il de coexister une multitude de langues, de multiples nations humaines continueront-elles de co-exister, ou n'y aura-t-il plus qu'une seule langue absolue, celle des anges et du Ciel ?
Portez-vous bien et à bientôt.
Yannig M. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, frère Yannig, de trouver "très intéressante" mon entrée 211.
Je ne peux pas répondre à votre question. La Parole d'Arès ne donne aucune indication concernant le langage. Personnellement, je peux seulement avoir une opinion, fondée sur la réalité des très nombreux langages qui existent dans le monde, qu'on estime à un nombre allant de 3.000 à 7.000... ce qui est très vague. Il est impossible de savoir avec précision combien de langues sont parlées dans le monde, en raison de la difficulté qu'il y a à tracer des frontières précises entre les langues, notamment à différencier les langues des dialectes. Je pense que la multiplicité des langues est née du péché primaire d'egoïsme, de repli sur soi, d'isolement de chaque peuple ou peuplade. Cette multiplicité a conduit à des logiques linguistiques fort variées qui n'ont fait qu'aggraver la situation d'incompréhensibilité dans laquelle se trouvent les hommes. C'est évidemment pour vaincre cette sorte de malédiction que le Dr Ludwik Zamenhof a créé, non sans grand mérite, une langue artificielle appelée l'espéranto permettant à des humains de cultures très différentes de converser entre eux à l'aide d'un idiome grammaticalement simple. Mais les hommes parleront-ils l'espéranto ou un autre langage issu des racines spirituelles du vivant après le Jour de Dieu ? Je n'en sais rien.

04sep19 211C7
Cher prophète Mikal,
Il y a dix jours, j'étais avec ma femme Monique sur la plage de Berck-sur-Mer, dans le Nord, par un bel après-midi ensoleillé... et venteux. J'étais sur le sable, les genoux posés sur les talons dans la position préférée des Japonais pour s'asseoir. Captivé par le livre que Monique m'avait offert une demi-heure plus tôt, la circulation sanguine fut coupée dans mes jambes peu à peu. Un coup de vent emporta notre joli petit parasol ! Le voilà virevoltant, et même accélérant entre les groupes humains étalés sur l'immense plage. Ma femme m'interpella dans ma lecture attentive : "Le parasol !" (voulant dire : c'est toi le sportif, cours donc et rattrape-le !). N'écoutant que ma fierté de coureur de fond deux fois par semaine, je bondis en lui disant quand-même (pour m'excuser d'avance, peut-être) : "J'ai des fourmis dans les jambes !". Avec mes jambes "coupées", presqu'aucune sensation physique en dessous des genoux... Et me voilà, les jambes écartées de 50 cm, les genous pliés pour être plus stable, à esquisser une drôle de danse en soulevant mes pieds insensibles le plus vite possible derrière ce foutu parasol goguenard... Bien sûr, je me suis effondré après quatre mètres sur un relief imprévu : Entorse à la cheville !
Mon entorse est survenue par manque de sang, de nerf — bref, de vie — dans ma cheville trop rigide. C'est un peu comme les mots de la Parole. Vous nous dites très justement : "Il faut apprendre à fréquenter les mots qui déroutent parce que beaucoup d'entre eux vont et viennent autour des idées qu'ils représentent et qui, elles, n'ont pas ou n'ont plus de mots dans le langage. Il arrive aussi aux mots d'être libres, surtout quand, dame ! ils viennent du Père Libre par excellence qui les laisse tourner librement dans nos têtes d'images et ressemblances (Genèse 1/26). La meilleure issue est alors l'oubli des mots et l'entrée en pénitence." Mon entorse à la cheville, c'est comme "les mots qui déroutent" parce qu'on veut les maintenir trop rigides.
Le langage est comme un squelette avec ses muscles et ses tendons qui sont rigidifiés par le péché, la culture, les intuitions aveugles. Seule un peu de Vie peut assouplir chaque mot-articulation et redonner au pénitent sa liberté spirituelle. La prière, qui passe par le langage, est précieuse pour faire circuler cette Vie dans les nerfs oubliés ou racornis, bouger l'articulation de chaque mot. Et, bien sûr, on peut vite buter sur un mot et se prendre une entorse à vouloir suivre le Vent qui Souffle sur la Parole — Sacré parasol !
Pour guérir, le prophète est alors le guide le plus sûr. Mais attention ! Pas la méthode religieuse, avec une attelle rigide qui bloque la cheville, rabougri les muscles et les tendons... Le prophète n'enseigne pas un dogme. Ces [Ses ?] commentaires des mots de la Parole sont toujours très limités. Non, vous le dites bien : D'abord l'oubli des mots qui déroutent. C'est comme l'oubli de l'articulation blessée, avec la volonté de la maintenir rigide pour un temps et laisser ainsi l'épanchement douloureux se résorber (après 10 jours à marcher ainsi sur mes deux pieds, plus une canne au début, j'ai retrouvé presque toute la mobilité de ma cheville). Et ensuite, l'entrée en pénitence. C'est donc faire circuler cette Vie dans les nerfs, muscles et tendons oubliés ou racornis. C'est bouger et muscler l'articulation de chaque mot qu'on redécouvre alors lentement, afin qu'ils "aillent et viennent autour des idées qu'ils représentent", en faisant confiance à notre squelette d'image et ressemblance (Genèse 1/26).
Patrick Th. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Patrick, pour ce commentaire.
Ah Berck-sur-Mer... Pour un homme de ma génération, c'est le souvenir poignant du lieu où l'on soignait les enfants atteints de poliomyélite, maladie hélas très répandue quand j'étais enfant avant qu'on découvre le vaccin qui a pratiquement vaincu cette terrible maladie, dont fut atteint même le grand président des USA : Franklin Roosevelt. Ceux qui sont antivaccin sont des irresponsables qui n'ont pas vécu au temps de ces maladies épouvantables, ou qui n'ont jamais vu, comme je le vis dans mon enfance, des malades de la variole, pauvres gens restant défigurés quand ils ne mouraient pas, autre maladie qu'a vaincu le vaccin.
Votre entorse de la cheville n'est évidemment qu'un tout petit mal face à ces souvenirs de maladies terribles. Je suis heureux qu'elle soit guérie. Votre comparaison entre l'articulation blessée et les maux d'un langage insuffisant m'a beaucoup fait sourire... Sacré parasol, va !

04sep19 211C8
Je sais que votre blog n'est pas un forum, mais le commentaire 03sep19 211C3 [Patrick] me fait penser exactement le contraire à votre sujet. Même si je suis en dehors de l'assemblée, en dehors de tout groupe missionnaire, même si je ne suis pas du petit reste [Rév d'Arès 24/1], donc pas Pèlerin d'arès avec un grand P,  donc si je suis en tant que personne à la périphérie du petit reste, je témoigne haut et fort de votre parfaite probité. Vous laisserez aux générations qui nous suivront un legs inestimable des Paroles du Créateur et de son envoyé céleste [Jésus]. Le charisme dont vous a doté le Père de l'Univers vous accorde entièrement le bien fondé de déplacer une virgule ici, de reformuler une terminologie là.
Quand j'ai rejoint la fraternité arésienne en 1991, je me souviens, lors d'un atelier du pèlerinage (dans la salle actuellement dévolue aux accueils au Pèlerinage), vous avoir confié mes craintes que cela dégénère en religion, des divisions, des controverses. Vous m'aviez répondu "Qu'il y aurait après votre parcours terrestre, des pèlerins bleus, des pèlerins rouges, etc.
C'est peut être une grâce que cela se produise de votre vivant, car cela armera encore mieux le petit reste. Car ô combien sera puissante la "vieille mécanique humaine" pour que l'Histoire recommence.
L'histoire retiendra que l'homme moderne a vraiment eu beaucoup de peine à intégrer ce qu'est un prophète, comme s'il manquait à l'homme de la modernité une "case".
Pour ma part, je m'insurge ici pour dire que ceux qui s'adonnent à ergoter pour une virgule déplacée, un remodelage de ceci ou de cela, sont des religieux puisqu'ils recommencent en collant aux constantes historiques de discutailler sur la Parole du Créateur.
Non ! Pour ces Patrick, Antoine et d'autres, je réponds que ce n'est pas cela que leur Pàre de l'Univers nous demande. Il n'a pas besoin de dos gris (Rév d'Arès xvi/3) arésiens, mais de vrais pénitents, c'est tout et c'est déjà beaucoup à accomplir.
Roger C., un sympathisant d'Île de France 

Réponse :
Merci, mon frère Roger, pour ce commentaire, qui me fait regretter que vous ne soyez pas membre du petit reste, de notre mission d'Île de France, car vous semblez avoir certaines qualités qui devraient vous y avoir intégré. Mais bon ! C'est votre liberté. Un chrétien d'autrefois se considérait comme "changé en or divin" par le sacrifice de la croix, mais un Pèlerins d'Arès, lui, découvre à la lecture de la Parole qu'il n'est pas encore chrétien, parce que le christianisme au sens social n'a encore jamais existé. Il se considère seulement comme une promesse d'amour et bonté. De même, nous découvrons à travers La Révélation d'Arès que le langage, que la religion a fait passer pour l'Or du Ciel, n'est jamais qu'un moyen de communication très imparfait, une tentative du Père de faire comprendre à Ses Enfants qu'il leur faut changer leur vie et changer le monde pour retrouver une notion suffisante de ce qu'ils sont sur le Fond, des images et ressemblances du Créateur.
Pourquoi n'apporteriez-vous pas votre contribution à cette tâche si difficile certes, mais si noble, que le Père nous a confiée ?

04sep19 211C9 
Merci... merci d 'avoir accepté votre charge et d 'avoir fait de nous vos petites sœurs et petits frères dans la foi agissante !
Farida de Lorraine

Réponse :
Je suis ému par ces mots de reconnaissance, ma sœur Farida. Merci pour eux du fond du cœur.

04sep19 211C10
Cher Mikal,
Je retrouve dans cette nouvelle entrée des choses que vous nous avez dites plusieurs fois concernant le langage et ses insuffisances. C'est toujours utile de répéter et redire, de différentes façons, ce qui vous paraît important et méritant d'être transmis.
J'ai toujours eu une attirance assez forte pour la découverte ou l'apprentissage des langues, essentiellement parce que, comme vous l'illustrez bien dans le dernier paragraphe de votre réponse à Angel (211C4), à travers le langage on touche à la "pâte humaine", on en "explore des facettes" (réponse à 211C3) et on se représente mieux — à défaut de réellement comprendre — la manière dont pensent nos frères et sœurs humains vivant sous d'autres ciels et d'autres cultures. J'ignorais que le chinois n'avait pas de verbe être. Le russe en a un, mais l'omet toujours au présent (autrement dit le verbe être n'existe qu'au passé ou au futur). L'espagnol en a deux, selon qu'il s'agit d'un état permanent ou non (en schématisant). Bizarreries au premier abord ; avec un peu de recul, simples façons de refléter la réalité par le langage parmi les multiples façons inventées par les hommes.
Merci très sincèrement pour vos entrées et pour vos réponses aux commentaires. Bien que nous ayons tous à nous débattre - et vous le premier - avec l'insuffisance du langage, les différences d'interprétation et autres intuitions incitant à lire (voire broder) entre les lignes, ces écrits sont extrêmement précieux et nous permettent aujourd'hui comme pour les années à venir, je l'espère, de ne jamais perdre de vue le sentier vers les Hauteurs [Rév d'Arès 25/4-5].
Je vous embrasse fraternellement ainsi que sœur Christiane.
Caroline B. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Merci, ma sœur Caroline, pour ce beau commentaire.
Oui, c'est vrai, j'ai depuis très longtemps et toujours signalé l'insuffisance du langage et aussi, de ce faut, sa relativité, et particulièrement l'insuffisance du langage d'origine surnaturelle qui doit traduire dans une fruste et incomplète langue humaine, quelle qu'elle soit, des informations pensée par la Vie éternelle et infinie dans un processus signifiant (je ne sais trop comment dire) sans nul doute d'une incomparable richesse et intraduisible. Nous ne sommes que les images et ressemblances du Père très endommagées par le péché. Partant, nos langages ne peuvent qu'être des formes très endommagées, presque résiduelles, du verbe : l'attribut parole donné par le Père, qui fut celui d'Adam avant la chute. Ipso facto, le Père, dans son immense Sagesse, sait qu'il ne peut que donner à l'homme une ligne de conduite simple : la pénitence, pour retrouver le sentier de sa parenté avec Dieu. Aucun texte ne peut par lui-même devenir une condition de salut puisque l'Histoire de la religion montre et remontre que les interprétations diverses, toutes sincères, lui enlève toujours valeur absolue. La sincérité n'est donc pas un critère de Vérité. Tandis qu'aimer son prochain, quel qu'il soit, sans conditions n'a qu'un sens, celui qu'il faut aimer son prochain sans conditions. Aucun texte n'a de valeur absolue ; l'amour sans conditions a valeur absolue.

04sep19 211C11 
Au commencement était le Verbe et le verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu (Jean 1/1).
Le langage, outil délicat et dangereux, dit la Bible (je n’ai plus la référence). Les paroles sont d’une telle importance pour la construction de notre avenir qu’il faut bien réfléchir et méditer longtemps sur ce sujet.
Il faut prendre en considération l’importance de la Parole et en ouvrant la bouche,veillons à ce que cela soit pour le bien !
La Parole fertilise les âmes et les cœurs. Il faut donc comprendre que la bouche est un organe tellement extraordinaire, tellement puissant, qu’on doit trembler et veiller à ne pas laisser sortir des paroles venimeuses mais toujours constructives, éducatives et vivifiantes. Il est écrit dans les Évangiles : Par tes paroles tu seras justifié et par les paroles tu seras condamné Matthieu 12/33 ; c’est à dire  notre avenir sera bon ou mauvais,lumineux ou ténébreux,céleste ou infernal d’après les paroles ou les écrits que nous aurons diffusés pendant notre existence. Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, Mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent (Proverbes 10/19)...
Mais Je suis ton dos, Mes Bras sont tes côtes. Dis : Ma main va sur le bruit, le bruit qui rend sourd, elle le fend. Que la menace vienne du pouvoir religieux et du pouvoir profane, elle n’est que bruit. Dieu assoit et protège le prophète, il est son dos (Rév d'Arès xxxviii/15).
Maryvonne C. de Bretagne-Sud.

Réponse :
En disant : "Le langage, outil délicat et dangereux"', vous pensez peut-être à l'épître de Jacques où il est dit : Que tout homme soit prompt à écouter, mais lent à parler (Jacques 1/19).
La référence que vous donnez de Matthieu n'est pas 12/33, mais 12/37, mais il est bon de rappeler tout ce passage, parmi les plus connus, de l'Évangile de Matthieu : Prenez un arbre bon, son fruit sera bon. Prenez un arbre gâté, son fruit sera gâté. Car c'est au fruit qu'on reconnaît l'arbre. Engeance de vipères, comment pourriez-vous tenir un bon langage alors que vous êtes mauvais ? C'est du trop-plein du cœur que les lèvres parlent. L'homme bon de son bon trésor tire de bonnes choses ; et l'homme mauvais de son mauvais trésor en tire de mauvaises. Or, je vous le dis : De toutes paroles sans fondement que les hommes auront dites ils rendront compte au Jour de Dieu. Car c'est d'après tes paroles que tu seras justifié et c'est d'après tes paroles que tu seras condamné (Matthieu 12/13-17).
Merci, ma sœur Maryvonne, pour ce commentaire, qui montre que vous étudiez beaucoup la Bible.

05sep19 211C12
Je constate depuis quelques années, notamment depuis l’édition 2009 de La Révélation d’Arès qu’un certain nombre de frères semblent s’enliser dans le piège des mots. Le récent commentaires de Patrick en est une bonne illustration : la Vie qui jaillit comme l’eau vive (Rèv d'Arès 30/2) se fige. Au lieu de voler (Rèv d'Arès xLvii/11), le frère se dépossède de l’aigle haut et large (xxviii/11) en se forgeant un corset. Petit à petit, l’être, la parole se bandelette, le bras se tourne en dedans et devient une moumia (xLix/7). Je sens une résistance atavique, un dur retour vers le religieux qui me questionne pour l’avenir, bref tout sauf la Vie !
De ce fait, je sors de ma réserve fraternelle et je tiens à témoigner ici que le prophète est l’agent d’unité par excellence. Certes, nous sommes tous voilés par le bruit de la chair lourde (Rèv d'Arès xxxii/9), mais c’est justement la raison pour laquelle il est si avisé de s’arrimer à Mikal (i/13), bras en feu (Rèv d'Arès xvii/10) comme un phare dans un océan d’incertitude. Se résoudre à cela, c’est simplement lire et comprendre La révélation d’Arès … Michel, dans tes côtes, (J’ouvre) une baie ! Le frère (y) pale son île un lieu sûr (xLii/1-2)
De toute façon, pour l’heure la vérité nous étant inaccessible (voir intro "Nous ne croyons nous ne croyons pas"), elle l’est encore moins avec les seuls mots. Vous résumez très bien cela avec ces deux phrases :
"Seule ressource sûre : Se fier au témoin aussi longtemps qu'il sera vivant" et "Le prophète existe, parce que les mots ne suffisent pas à tout dire et tout faire."
Une fois dit cela, et si cela peut aider des frères qui sincèrement doutent, je partage avec vous un miel de Mikal récolte 2011. Lors du Pèlerinage, cette année-là, frère Michel était à nos côtés, afin de nous former à l’accueil. Il avait rédigé un fascicule "Ce que je crois, Ce que j’affirme" qu’il distribuait au nouveaux ... J’ai toujours été frappé par la justesse et la profonde intelligence qu’il y avait dedans, j’invite ces frères à lire attentivement ces deux paragraphes extraits de ce fascicule :
"J’affirme que, similairement à l’invisibilité totale du Père devant le pécheur, une partiel imprécision ou indiscernabilité, ou parfois même antinomie de sa Parole gêne tout lecteur impréparé ou impatient, mais que le face à face de l’Esprit (33/4) et de l’esprit (17/7), si éloigné peut redevenir fusion."
"J’affirme qu’il faut garder sa paix et sa confiance devant les passages de la parole difficile à comprendre, car de même que l’intelligence (32/5) spirituelle se jauge à sa capacité de ne pas préjugé d’autrui, elle se jauge aux incertitudes qu’elle peut supporter dans la Parole sans en perdre la Lumière, laquelle éclaire le sentier du bien que l’humain réintègre par la pénitence."
En attendant, comme je suis rassuré de lire ma sœur Brigitte de Lorient, poétesse libre des harnais des docteurs (Rèv d'Arès 10/10) et de la ponctuation, Jean-Louis Alexandre de Bordeaux et ses vers, Éric et son phonalphabet [le phonalphabet n'est pas d'Éric mais de Michel Potay] ou plus récemment l’indicible suggéré à travers la vidéo qu’il a produite avec Frédéric (210C90).
Pour finir, cette anecdote lors d’une de vos visites en Bretagne il y a quelques années. Après plusieurs heures, en fin d’après-midi, vous vous êtes tourné vers Ève K. qui ayant 25 ans à l’époque était la plus jeune de l’auditoire : "Vous verrez ma sœur, vos enfants, vos petits-enfants comprendrons cette parole (La Révélation d’Arès) différemment de vous. La vérité comme la Vie est évolutive."
Abel B. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Nous vivons dans un monde inhumain, inhumain au sens inverse d'humain quand il pouvait s'appliquer à l'humain relié aux forces spirituelles d'où il avait jailli — soudainement ou lentement, qu'importe — d'une animalité métabolisée en humanité à partir des cinq dons que lui avait faits, on ne sait quand, le Créateur : la parole, l'individualité, la créativité, l'amour et la liberté. Nous croyons toujours avoir la parole, l'individualité, la créativité, l'amour et la liberté, mais nous n'en avons que les résidus. Nous sommes redevenus des animaux savants, mais des animaux. Les humains, eux, ont disparu sauf chez quelques uns auxquels on donne les noms tantôt de saints, rares, tantôt de génies, rares, tantôt d'originaux quand il s'agit d'inconnus.
Nous, animaux savants, avons gardé des restes des langages ou du langage qu'avaient parlé(s) nos ancêtres très lointains. Comme les animaux savants qu'on appelle aujourd'hui les hommes ont compensé leur terrible déclin par un orgueil inouï (Rév d'Arès 14/2), nous sommes très fiers de nos langages, de nos écrivains, orateurs, grammairiens, encyclopédistes, qui sont les grands manipulateurs du langage, alors que nous devrions pleurer sur ce qu'il en reste si nous avions vraiment conscience du peu que nous savons encore faire.
Je regardais, voilà quelques jours sur la chaîne Arte un documentaire sur les trous noirs, et je fus estomaqué par la faconde très sûre d'elle, l'imperturbable aplomb de l'expert présentateur qui expliquait avec une précision de notaire lisant un acte de propriété le mécanisme de la mort de l'étoile qui va devenir le trou noir, dont le fantome tapi dans l'ombre et muni d'une irrésistible attractivité va attraper et dévorer tout ce qui passe comme la toile de l'épeire attrape le moucheron. En fait, je ne savais pas beaucoup plus quand apparut le mot fin que je ne savais avant qu'apparut le titre, car d'une part je ne vis pas à quoi servirait à l'homme de savoir ça et d'autre part j'eus bien l'impression que l'ensemble était un étalage d'hypothèses, prémisses, théories, etc., auxquels personne ne peut rien opposer, vu que ce que nous pouvons dans ce domaine savoir par nos sens humains est nul, et que, j'en ai bien peur, les moyens techniques dont disposent les astronomes leur permettent seulement des déductions aussi captivantes mais aussi incertaines pour l'esprit adulte que le conte de fée l'est pour l'esprit enfantin.
Mais cette histoire de trou noir me permet une image que je crois juste : La Parole, telle que je l'ai captée au cours de deux événements surnaturels en 1974 et 1977 est un sorte de trou noir. Une sorte de trou noir qui a capté mon attention, qui a été entendu par mes oreilles, noté sur du papier par le crayon que tenaient mes doigts, comme l'invisible puissance quelque part dans le firmament attire ce qui passe à portée de sa force attractive. Je crois que ce qui nous en reste : La Révélation d'Arès, est un signal imprécis mais fantastique, que nous devons suivre comme guide, un Sauveur, même si ce n'est qu'une petite bouée de sauvetage sur l'océan céleste, qu'il nous faut considérer avec intelligence (Rév d'Arès 32/5) à travers nos faibles moyens de compréhension. Mieux vaut une connaissance minuscule mais sûre qu'un savoir énorme mais faux ou qui ne sert à rien. Le salut tant post-mortem actuellement que terrestre après le Jour (31/8) tient à la pénitence et non à la connaissance impossible dans sa plénitude. D'un pas égal, inlassable, sans autres mots que ceux de nos appels au monde, nous voilà partis, sachant peu de choses, mais ne sachant que des choses sûres, nous suivons le rivage de la Source, sur le sentier chevrier de la Vie.
Merci, merci, mon frère Abel, pour votre commentaire qui m'a ému.

05sep19 211C13
Le langage de la Parole du Père de l’Univers (12/4), la Vie (24/3), sert à Son Enfant qui L’écoute, l’homme frère, à réveiller sa conscience pour intensifier davantage sa pénitence : amour, pardon, paix, intelligence du cœur, libération des préjugés ; outil nécessaire et urgent (entrée 159) pour que le monde change en Bien en l’utilisant tout de suite dans la vie pratique de tous les jours et en toute circonstances.
Merci, prophète, de nous transmettre votre savoir empli de spiritualité qui évolue et qui s’adapte sans cesse aux changements de l’humanité à l’image de la Vie.
Louis F. du Limousin 

Réponse :
Merci, frère Louis, pour le beau salut que m'adresse, en passant, ce commentaire.
Il me faut aller à Limoges vous voir avec toute l'assemblée de ce lieu qui comporte certains et certaines de nos plus anciens Pèlerins d'Arès. Je prépare ce voyage. Je serai très ému de vous revoir tous.

05sep19 211C14
D'entrée en entrée je quitte mes certitudes, je vais de découverte en découverte face à un vaste horizon de lumière et de légèreté.
Merci, cher frère Michel, Messager du Père (Rév d'Arès 40/6).
Du Père Qui a besoin de Mikal (i/12) parlant le bruit (ii/19) des hommes pour relayer Son Appel auprès d'eux, être compris d'eux, leur permettre l'ascension vers Lui par la pénitence (30/11), la porte étroite (Matthieu 7/13) par où passe le changement du monde (28/7).
Madeleine T. de Bretagne-Sud

Réponse :
Bref mais passionnant commentaire, ma sœur Madeleine, dont je vous remercie.
Ce commentaire est, à quelques mots près... et encore ! un très beau kérygme à employer dans la mission.
Je suis heureux de vous revoir, avec tous nos frères et sœurs bretons, à la fin de ce mois. Alleluia !

05sep19 211C15 
Bien cher Frère Michel,
Je me permets d'appuyer sur ce passage de votre nouvelle entrée concernant "L'intuition"
"Nous ne pouvons penser que dans des formes héritées du langage. Cela signifie donc que penser est aussi déficient que parler, et même plus faible quand s'y mêle l'intuition. L'intuition ne se détaille, ni ne s'énonce, ni ne se grammaticalise. Emprunter à l'intuition c'est prendre ce qui ne laisse pas d'appartenir à quelque chose d'hybride, d'indéterminé, proche de la Vérité ou qui s'en éloigne plus encore ? C'est entrer dans l'alternative : Vérité ou imbroglio ? Penser la Vérité est ainsi une sorte d'oxymore. De là, par exemple, les innombrables variantes de la foi protestante. Preuve que plus un lecteur charge d'intuitions un texte, par exemple l'Évangile Palestinien, moins ce texte est porteur de Vérité."
Ah ! cette "intuition" qui nous souffle des mots doux dès notre réveil du matin 😃
Les voix douces revenues de l'horizon (Rév d'Arès 22/13) que l'on peux croire vraies , nous induisent bien souvent en erreur.
L'intuition est comme un mirage dans le désert 🌵
L'intuition peux brouiller notre faible lumignon"  (Rév d'Arès 32/5) en nous induisant en erreur ou en construisant en nous de fausses idées que nous croyons vraies, parce notre mental sollicité par l'intuition endort 😴 notre conscience du Vrai.
Prononcer Ma Parole pour l'accomplir (Rév d'Arès 35/6) en entrant en pénitence (30/13).
Voilà pourquoi chaque matin,oui chaque matin "je m'espionne" [pour déceler] cette intuition qui, si je m'abandonne à elle, si je lui fais confiance, peut me détourner de la Parole et de votre enseignement qui est celui du juste prophète (Rév d'Arès xxxvii/2).
Parole de Mikal Ma Parole (Rév d'Arès i/12).
Cette Parole de Vérité du Créateur qui nous aidera à accomplir peu à peu cette pénitence qui consiste à aimer, pardonner, nous libérer de nos peurs et de nos préjugés. Cette pénitence qui nous donnera la force de retrouver l'intelligence spirituelle et enfin nous donnera la force de trouver les mots justes qui toucheront dans notre mission quotidienne les que nous croisons ou qui viendra à notre rencontre dans la rue ou devant nos stands de présentation de La Révélation d'Arès.
Patricia C. des Hautes Alpes

Réponse :
Oui, ma sœur Patricia, comme vous le dites avec d'autres mots, il ne faut jamais oublier l'aspect éminemment libérateur de la pénitence. Ne pas se laisser encartonner par le langage comme des publicités dans une revue ou comme des marchandises confiées aux transports "Culture", c'est se libérer. Rappelons-nous sans cesse que la religion a emprisonné la Parole, mis des fers et des chaînes aux chevilles des hommes, et qu'il nous faut nous libérer de cela sans jamais haïr cette culture dont nous venons tous, humains de cette génération, enfants de cette mère-là. C'est une situation qui paraît ambiguë mais qui ne l'est pas. Je n'ai jamais détesté ma mère, avec laquelle j'étais en désaccord sur à peu près tous les points, je l'ai toujours honorée, comme dit le Décalogure, mais quand elle est morte je ne l'ai pas pleurée, parce qu'elle ne m'avait donné que la vie et avec beaucoup d'attention les soins dont l'enfant a besoin.
Aussi ne pleuré-je pas en voyant l'agonie commencée du christianisme, les convulsions de l'islam qui montrent assez les dissonances en son sein, la quasi-momification du judaïsme, la mortelle incapacité du multiforme athéisme, mais je continue de les respecter comme j'ai respecté ma mère. J'ai dans ma bibliothèque quelque vingt-cinq traductions du Coran, parfois différentes les uns des autres sur certains points : Où sont les bons mots parmi les mots différents de ces traductions ? Les Évangiles de Marc, Matthieu et Luc tels que nous les citons sont vraisemblement déjà des traductions, donc inévitablement des "trahisons" (Traduttore, traditore), comme disait Du Bellay : "Mais que diray-je d'aucuns, vrayement mieux dignes d'estre appelez traditeurs, que traducteurs? veu qu'ils trahissent ceux qu'ils entreprennent exposer, les frustrans de leur gloire, et par mesme moyen seduisent les lecteurs ignorans, leur monstrant le blanc pour le noir." Quels mots faut-il retenir des unes et des autres versions de ce qu'on appelle la Parole ?
La Révélation d'Arès est, elle, je l'affirme, le texte de ce que j'ai entendu à Arès en 1974 et 1977. Elle nous apporte certes des informations précieuses concernant, par exemple, l'âme, mais il nous faut bien nous contenter de cette Révélation malgré les plages de silence ou de faibles allusions qu'elle fait sur des sujets qui nous tracassent. On trouve dans l'islam même des pensées qui témoignent de l'impuissance des hommes à comprendre les silences et les contradictions qui les séparent : "Les différences d'interprétation au sein de la communauté est une preuve de la Miséricorde divine" (About Hanifa "plus grand imâm" [الإمام الاعظم, al-Imâm al-A'zam] ou "la lampe des Imams" [sirāj al-aņimma], 8ème siècle), ce qui ne voulait rien dire mais qui était une façon habile de dire son embarras total face aux énigmes et contradictions sans se faire couper la tête.
Il faut être irréfléchi pour être fondamentaliste aujourd'hui, ne serait-ce que parce qu'on ignore où est le fond.
Merci, ma sœur Patricia, pour ce commentaire.

05sep19 211C16
Merci frère Michel pour cette entrée puissante et ces quelques éléments sur Léon Bloy, que je ne connaissais pas du tout. Combien d'autres écrivains, penseurs et philosophes ont été incompris, car le langage les faisait tantôt prendre pour ceci, tantôt pour cela ? C'est la même chose dans notre mission. Notre kérygme aura beau dire, à peu de choses près, la même espérance, personne n'y entend exactement le même son de cloche.
Mais je n'ai pas choisi cette analogie de la cloche pour rien. Certains y entendent un do grave, d'autres un mi bémol cristallin, chacun entend une note différente, mais pourtant émise par la même Cloche, celle de Dieu. Celle que nous entendons depuis la Bible, qui nous a toujours rappelé l'importance du Dessein du Créateur, de l'amour, du bien, de la recréation d'Éden. Cela, ce n'est sans doute pas le langage seul qui le permet, mais une foultitude d'autres choses (le contact physique, le sourire, bref, le "langage non-verbal") qui nous permettent encore de communiquer un tout petit peu. Ce non-verbe qui me permet de comprendre mes parents ou mon frère sur un coup d'œil, de prendre une décision avec mon compagnon sans prononcer le moindre mot, de me sentir devenir une avec tous mes frères et sœurs, lorsque je prie, sans être physiquement avec eux.
Je ne peux m'empêcher de renchérir sur votre réponse au 211C4 sur la langue chinoise, l'ayant moi-même étudiée ! En effet, en chinois, le verbe être n'existe pas, du moins pas comme celui que nous connaissons dans les langues indo-européennes. On peut écrire : 我是法国人, je suis français-e, dans ce cas-là on emploiera le verbe 是, traduit par être (à savoir que 是 peut, comme tous les caractères chinois, prendre un autre sens à côté d'autres idéogrammes, comme dans 可是, qu'on peut traduire par "mais", "néanmoins"). Mais on n'accolera jamais 是 à un adjectif. Par exemple, on ne dira pas "Cet homme est beau". On dira 那个人很帅, que l'on peut traduire mot à mot par : cet homme très beau. On utilise "très", "peu", "plutôt" seuls pour qualifier un objet ou une personne. D'ailleurs, la politesse chinoise veut que, lorsqu'on parle de soi, on évite d'utiliser le mot 很 ("très") pour se qualifier : on ne dira pas 我很好 (je vais très bien), mais 我非常好 (je vais plutôt bien). L'écriture chinoise est bien sûr un monument à elle seule, car entièrement monosyllabique. Un caractère ne correspond pas à un mot, mais à un concept, une idée. Par exemple, le caractère 下 (qui a plus de 3000 ans) signifie à la fois en-dessous, prochain, à venir, mais aussi décidé par le sort.
Je n'oublierai jamais ce petit temple à Nanjing, tenu par des nonnes bouddhistes, que j'ai visité peu après le Nouvel an chinois 2015. J'y suis arrivée en pleine prière. Je me souviens de ces femmes au crâne rasé, avec leurs habits gris, un tableau qui aurait pu paraître triste, mais ces femmes n'avaient pas besoin de leurs cheveux ou de beaux vêtements pour être lumineuses. Leur piété et leur foi, bien que différentes de la mienne, leur conféraient une dignité et une beauté particulières. Pendant quelques minutes, j'ai prié avec elles, j'ai prononcé L'Hôte et le Pasteur [Rév d'Arès 25/5-6], en pensant à tous les pénitents et pénitentes du monde, tous ceux et celles qui accomplissent le bien, quelle que soit leur foi, leur culture et même leur appartenance ou non à notre champ missionnaire.
Je vous remercie encore pour cette très belle entrée. Je prie avec vous.
Alexandra P. d'Île de France

Réponse :
Merci pour ce commentaire, ma sœur Alexandra, et pour vos observations concernant le verbe être en chinois.
En fait, je ne parlais pas du verbe être comme copule, c'est-à-dire comme verbe assumant simplement le lien entre le sujet et un prédicat comme dans "je suis beau" (qui en chinois se construit simplement par "je beau" comme en russe ou en d'autres langues qui n'ont pas le verbe être comme copule), ou "je suis français", "je suis charcutier", etc. Je parlais du verbe être au sens d'exister dans le registre métaphysique comme celui soulevé par Parménide (philosophe et poète grec antique présocratrique, 6ème et 5ème siècle avant J.-C.) disant "l'Être est, tandis que le Non-Être n'est pas." Cette pensée ou réflexion de Parménide, de prime abord une vérité de La Palice, fut en fait à l'origine d'une réflexion philosophique considérable dans les siècles qui suivirent sa mort et serait, selon ce que m'a dit un Chinois il y a déjà assez longtemps, impossible à traduire en chinois. Je me souviens de ce Chinois me disant que l'Être et le Non-Être au sens platonique posait un problème quasi insoluble de traduction, parce qu'il n'existe pas, directement transmissible en chinois, de concept parménidien de l'Être et du Non-Être ou du "Dasein" de Martin Heidegger qui, il y a quelque quatre-vingts ans, s'est aussi beaucoup penché sur la question de l'Être dans la perspective existentialiste. Je répondis à ce Chinois : "Mais enfin, il existe bien des traductions chinoises des philosophes européens antiques ou modernes à l'usage des étudiants chinois en Chine !" Il me répondit : "Oui, mais toutes ces traductions sont inévitablement fausses ou à demi-fausses.". Mais ce Chinois n'était peut-être pas un grand lettré.
De toute façon, cette seule question du mot "être" si difficile, voire impossible, à traduire en chinois montre assez que des concepts d'importance métaphysique et spirituelle profonde sont intransmissibles ou très difficilement transmissibles par le langage. Quelle Vérité exacte Dieu Lui-même cache-t-il derrière chaque mot de sa Parole telle que nous la véhiculons avec nos verbes insuffisants ? Nous n'avons pas de réponse à cela. Nous ne pouvons que nous réfugier dans des propos faciles à concevoir par le senti plutôt que par des mots et c'est pourquoi le sentier de la pénitence est la seule Voie sûre que le Sage nous indique.

05sep19 211C17
Juste prophète [Rév d'Arès xxxvii/7], merci pour cette entrée 211, qui comme toutes les autres nous nourrit et nous apprend beaucoup.
Je suis heureuse d'apprendre que  votre santé n'est pas trop trop mauvaise.

Ce commentaire est une réponse à Patrick [211C3] :
Comment osez-vous, mon frère Patrick, dire que le prophète a "depuis le début dit tout et son contraire", que le prophète a "perverti la Parole," qu'il ne faut plus qu'il impose son esprit grégaire [moutonnier ?].
Frère Michel, Mikal, ne s'est jamais, jamais comporté de la sorte. Il n'a jamais accablé personne.
Lorsque vous dites : "Assez de bavardages, et désormais des faits, des changements," je pense que c'est à vous et à ceux qui pensent comme vous que vous vous adressez.
Ne reproche t-on pas aux autres ce qu'on ne fait pas soi-même ?
Qui êtes-vous ? Enlevez votre masque ! Agissez avec courage et honnêteté, et je suppose — étant donné que vous exprimez sur un blog public — que tous "ceux qui pensent comme vous", ne seront pas gênés que vous les citiez.
Apparemment, vous ne savez pas ce qu'est un prophète et son rôle.
Qui êtes vous ? Allez ! Un peu de courage !
C'est vrai, la lâcheté est peut être plus facile, mais moins confortable que la droiture et l' honnêteté.
Je vous embrasse prophète ainsi que notre sœur Christiane.
Nicole L. d'Aquitaine

Réponse :
Merci pour ce commentaire, ma sœur Nicole. Oui, soyez "heureuse", je ne souffre pas de maladie susceptible de me faire passer rapidement de vie à trépas ou de me réduire vite à l'état de bon à rien. Les années me feront passer de vie à trépas un jour ou l'autre, de toute façon. En fait, je suis surtout surpris par une grande fatigabilité qui m'a affecté très vite et voilà peu de temps au point que j'en suis quand même un peu surpris. Cette fatigabilité est surtout physique, elle n'est pas trop psychique encore. Je vais m'y faire. Il va me falloir marcher moins vite, ne plus parcourir des kilomètres sans m'asseoir ici et là, devenir plus flâneur que marcheur et m'habituer à travailler comme un bigleux. Ma vue baisse... Non ! rien qui ne soit trop étonnant à mon âge.

05sep19 211C18 
Frère Michel, je vous écris en écoutant Rachmaninoff (Piano Concerto) :
https://www.youtube.com/watch?v=yJpJ8REjvqo.
Je vous mets une image tirée de l'intérieure de la Bible Osty que j’intitule : Les frères et les frères (xLi/7).
Les frères et les frèresJ’ai lu tout à l’heure le commentaire 211C3 ; votre réponse est à l’image et ressemblance du Père, j’en avais des larmes de tristesses pour ce Patrick qui se cache derrière un masque, qui n’a pas le courage de se révéler, qui a peur ! La peur et la honte, Patrick, sont salutaires ! Nous sommes tous des pécheurs. Je suis très loin d'être le pénitent que le Roi appelle et je ne le serai certainement pas au moment de ma mort, mais, je fais tout pour me construire une âme (Rév d'Arès Veillées 4.17.18 et chap xxxix) et j'ai absolue confiance en Mikal.
Jésus ne s’est pas donné de masque et le Frère Michel non plus (Rév Arès 3/4). Votre commentaire, Patrick, peut générer des préjugés, mais en êtes-vous conscient !? Des pensées négatives, du bruit (Rév d'Arès chapitre ii) veulent m’envahir, je les stoppe, je prie, ainsi que je dis : "Sortez de moi, ô douceur, ô naïveté, ô mansuétude, ô rémission et bienveillance et ensemble construisons le premier pilier de la Pénitence : le non-jugement.
Le bavard, l’intellectuel, le non déculturé, c’est vous ! Pour preuve votre commentaire ! Vous chipotez, vous vous triturez le cerveau pour des virgules, parenthèses, etc, alors que nous avons la chance que Mikal soit encore vivant qui depuis 1974 transmet La Parole Pure dont il a le charisme d'expliquer et qui  est monté sur le parvis pour s’adresser au monde et à sa suite le petit reste, si rare (Rév Arès 2/16, 26/1, etc.). Mikal qui ne cesse pas de nous transmettre la Parole qu’il a reçue, nous l’enseigne et nous guide vers les Hauteurs Saintes (Veillée 7), il faut être aveugle, orgueilleux pour refuser de le voir et refuser d'accepter que Mikal soit le prophète.
Nous avons une Mission hautement prophétique : restaurer Éden. Vous avez peur de dire qui vous êtes, peut-être avez-vous peur du regard des autres ? Sachez que les membres du petit reste ne vous jugent pas, ils vous aiment, vous prennent comme vous êtes, ils font ce que le Père et Mikal font, ils ont l’espérance que vous pliiez le genoux (Rév d'Arès xxx/19) et que vous les rejoigniez et de toute façon avec ou sans nous, soyez pénitent et vous serez sauvé.
Vous dites que vous n’êtes pas le seul à penser comme vous ! Mais qu’attendez-vous, compagnons de Patrick, pour nous montrer par les actes se que vous savez faire ?! Seriez-vous des champions de la pénitence ? Si oui, on ne demande qu’à voir !  Dans les années 2000, je fus écarté de l’assemblée de Paris, je pensais que cela venait du Frère Michel, j’appris bien plus tard que non et que le Frère Michel avait demandé : "Mais pourquoi avez-vous fait partir le frère Didier !?" Je suis revenu, deux ans après, plus fort. Il faut parfois tomber bas, mordre la poussière, se repentir, pour comprendre certaines choses. J’ai toujours pardonné à mes frères et je les en remerciés ; ils m’ont permis de comprendre beaucoup de choses, d'évoluer, d'aimer évangéliquement. Je ne suis pas toujours compris, peu importe, j'avance et je suit les conseils de Mikal : être patient. Le Frère Michel m’a toujours fait évoluer, le prophète, même si on pense qu’il s’est trompé, on l’écoute, la patience est vertu :
Répugne à la hâte et à la science ; ce sont les portes par où entre le mal dans le monde ! À Moi la Puissance et la Connaissance; à toi la mesure, la patience et la piété (Rév Arès 39/3), On lui fait confiance ou pas et ma confiance, je lui ai donnée dès le jour où je l’ai vue la première fois à l’Espace Moncassin à Paris dans les années 90 pour fêter la Pâque, gravée pour l’Éternité en mon être. Mais, comment des frères peuvent-ils discuter avec l’indiscutable, avec celui qui a vu Jésus et vécu cinq Théophanies qui c'est embrasé d'amour pour l'homme son frère !? Le 14 août à Arès, le Frère Michel, nous disait : "Le plus difficile dans l'exercice de la pénitence, c’est de se libérer des préjugés." Une Lumière est entrée en mon être intérieur, j’ai réalisé combien, j’avais encore des préjugés que je m’applique à me débarrasser. Je me répète, mais, le Frère Michel à dit aussi : "Priez mes frères, mes sœurs et pas que pendant le Pèlerinage, priez chez vous, oui priez, je pense Patrick et les autres que vous ne priez pas assez, parce que, si c’était le cas, vous ne perdriez pas votre temps si précieux en palabres, vous soutiendrez Mikal, vous l’écouteriez et monteriez sur le parvis.
Concernant l’assemblée de Nice, le séjour que j’y ai fait ma considérablement apporté spirituellement, dès que j’ai mis les pieds dans leur local, j’ai senti la prière, j’ai senti l’amour évangélique, l’enseignement de Mikal qui coulait à flot des lèvres de mes sœurs et frères, ils m’ont tellement apporté à l’exemple du Frère Michel, ils sont un exemple à suivre, on sent clairement que le Frère Michel les a spiritualisés, fécondés, j’ai trouvé avec eux, ce que je ne trouve pas encore à Paris, mais, ils m’ont donné assez de force spirituelle, ainsi que mon Pèlerinage 2019, pour que cette année soit sous le signe de l’amour évangélique, de la prière, de la patience avec mes sœurs et frères. Les Niçois me manquent, mais, je suis avec eux tous les jours par mes pensées créatrices. Vous nous avez toujours dis de nous affirmer prophétiquement, le Frère Bernard Lucas est celui qui à Paris est à mes yeux le plus affirmé prophétiquement. Puisse l’assemblée de Paris être à son écoute et lui faire confiance.
Pour finir, j’ai beaucoup aimé le commentaire 210C101 de notre Sœur Malika B. de Lorraine que je n’ai pas vue depuis longtemps, ainsi que ce passage qui me porte à méditer profondément : "L'Être n'existe pas encore au sens idéal qu'est l'Être tel que le Créateur en a eu le projet, parce qu'Il s'est donné un auxiliaire, l'homme, qui a arrêté ce projet (Adam, Rév d'Arès 2/1-5). L'Être n'est pas encore, et même dire cela n'est rien dire aussi longtemps qu'on est aveugle au fait qu'existe le Non-Être. On ne peut pas penser plénièrement si l'on ne voit pas que la Création n'est pas achevée et qu'il faut l'achever et que cela ne peut pas se faire sans l'homme, puisqu'il est par excellence l'inachevé libre (10/10) de s'achever, s'il veut, s'il veut bien faire la Volonté (12/4). Le Non-Être est là, il crève les yeux même si la plupart des humains ne le voient guère, parce qu'il n'y croient guère, parce qu'on ne croit jamais à ce qu'on ne voit pas. Le Non-Être ne peut pas disparaître par l'effet d'un discours rationnel. Il ne peut disparaître que si le Mal disparaît, le Mal qui est actuellement la principale substance du monde, animé par son énergie propre : le péché. Cela me paraît ressortir logiquement de La Révélation d'Arès. Pour l'heure la pensée s'arrête au discours ontologique ; elle ne va pas aussi loin que La Révélation d'Arès souhaite qu'elle aille. L'Être ne peut même pas être pensé comme tel aussi longtemps qu'il reste invisible. C'est comme Dieu. Dieu reste invisible aussi longtemps qu'il est incompatible avec le regard humain tourné sur lui-même, qui ne voit que lui-même. Voyez ce qu'on appelle les sciences humaines ! C'est l'œil fixé sur soi."
Je vous soutiens et affirmerai jusqu’à mon dernier souffle, Frère Michel, Mikal, que vous êtes le prophète des XXe et XXIe siècles envoyé par le Superbe, Le Sage par excellence, prophète de la transfiguration, tout comme Élie, Jésus, vous avez renoncé au vœu d'Adam le premier père de l'humanité de dominer la terre et les nations (Rév Arès 2/10-11), vous êtes pour moi le 3ème fils et vous engendrez maintenant et pour les générations à venir d'autres fils. Pour votre article "Langage" je médite dans la prière.
Je vous aime, je clame avec vous ainsi que sœur Christiane.
Didier Br. d'Île de France.

Réponse :
Ce long commentaire, qui est aussi une réponse au frère Patrick qui m'est inconnu, m'a beaucoup ému et c'est avec des yeux humides que je vous en remercie, mon frère Didier.
Ce commentaire, mon frère Didier, m'arrive comme un vol de beaux oiseaux blancs et je ne m'étonne guère que vous ayez revêtu, des années durant, le blanc d'un ange. Je vis, voilà quelques jours, voler au-dessus d'une plage un oiseau gracieux qui, je crois, était une hirondelle de mer, bien que je fus dans une région où elle n'est pas fréquente, et voyant ses couleurs que l'élégance du vol animait et rendait plus belles encore, où dominait le blanc, je pensai à vous, frère Didier, qui étiez si élégant pendant le pèlerinage. Mêmes couleurs. Je trouve que bien s'habiller pour aller prier est honorer particulièrement ce saint lieu. Bien s'habiller est comme bien dire, c'est toujours dans l'intérêt de l'amour, serait-il l'amour pour Dieu ou l'amour avec lequel vous répondez à Patrick dans votre commentaire.
Votre commentaire est une sorte d'églogue, mais aussi tout un monde, le vôtre, car vous n'êtes pas un frère banal. C'est quelque chose de la comedia del arte qui nous vient avec vous ; il y a même l'accent toulousain, charmant, qui y fait penser. Mais vous avez votre caractère... Du reste, quand vous fûtes congédié de l'Assemblée de Paris, comme vous le rappelez ici, et que je demandai pourquoi, on me répondit : "C'est un frère impossible, un sale caractère..." À quoi je rétorquai : "Si l'on chasse tous les mauvais caractères, on n'a pas fini de chercher des épis mûrs ! Qui n'a pas mauvais caractère dans ce monde impossible ? Rappelez le frère Didier, c'est un grand croyant !" Je suis très heureux que vous soyez des nôtres. Vous étiez vraiment fait pour être un frère du petit reste. Il n'y a, c'est clair, que de la gentillesse chez vous, mais oui, c'est vrai, quand les gens gentils explosent, pouf, c'est un feu d'artifices.

06sep19 211C19
Cela me fait de la peine, de constater, sur la fin de votre vie sur terre, qui durera tant que le Père le jugera nécessaire, de voir encore des frères vous critiquer malgré vos efforts presque surhumains pour nous amener vers les Rivages de la Vie.
Je crois que nous devrions voir avec reconnaissance que vous essayez sans cesse de nous aider à comprendre que notre parole, à cause de la chute ( Rév d'Arès 2/1-5) est devenue le bruit (vii/4-16, etc.) qui tue l'homme et lui bouche les oreilles. Bruit tellement loin du Réel.
"J'ai désiré faire le bien mais je n'ai pas voulu faire le bruit, car j'ai pressenti que le Bien ne faisait pas de bruit et que le bruit ne faisait pas de bien" (Louis Claude de Saint Martin [le "philosophe inconnu" 18e siècle]). Je voudrais alors essayer aussi de dire quelques mots pour ces frères qui ne vous font pas ou qui ne vous font plus confiance et se détourne peut être aussi du Père sans le savoir comme les Juifs du temps de Jésus, parce qu'il croient sans doute que Mikal, par je ne sais quelle projection de leur Idéal spirituel et leur besoin de clarté, que Mikal est différent de vous. Je crois que malgré leur sincérité et la souffrance qui est aussi le lot de chacun et l'accompagne souvent d'illusion, ils ne vous comprennent pas parce qu'ils oublient que les filets des mots de notre monde ne sont que de surface, ne sont qu'image mais non ce qu'ils décrivent.
Pourtant, du seul fait que vous puissiez nous parler du langage même que nous utilisons pour essayer de nous entendre, bien aimé prophète, homme de Dieu, fidèle et de l'Alliance du Créateur (Genèse 9/8-17), comme tous les prophètes venus la rappeler et qui l'ont précédé, est bien la preuve de l'amour infatigable pour le monde fatigant dont nous sommes et la Vie qui essaye sans relâche de nous en délivrer, d'articuler l'Indicible sous tous les angles possible et imaginable pour encore et encore nous aider, ainsi que les générations qui viendront, à dépasser, voire surpasser ce langage déchu et de perdition, nous en arracher pour en retrouver le Fond Vivant, Sa Vérité, Sa Liberté, comme le poisson tout frétillant sorti de l'Eau forte qui se retourne dans tous les sens et tambourine des sursauts de sa queue son refus d'un fond inerte et dur, avant d'être, dans la beauté d'une dernière et magistrale circonvolution d'espérance, rendu à Son Élément.
Guy I. de l'Hérault

Réponse :
Mon frère Guy, de tout temps les prophètes ont eu des contestataire, voire même des adversaires. Il n'est donc pas étonnant que j'en ai. Les hommes, croyants ou incroyants, sont les descendants d'humains créés par la spiritualisation d'animaux sans doute pensants, donc déjà parlants d'une certaine façon, dont la caractéristique sans doute la plus élevée était la liberté qui, même après leur déclin (Rév d'Arès 2/1-5), garde des restes plus ou moins remarquables comme la faculté de dire oui ou non, je crois ou je ne crois pas, etc. Il demeure que ces hommes en désaccord entre eux peuvent être des pénitents. J'espère que ceux qui me contestent ou qui me voient autrement que je ne suis sont des pénitents et qu'ils trouveront ainsi leur salut. N'oublions pas que la recommandation qu'il faut aimer son ennemi (Sermons sur la Montagne, Matthieu 5/43-44) est inévitablement réciproque : votre ennemi peut vous aimer, aimer au sens évangélique ne signifiant pas aimer sentimentalement ou tomber dans les bras les uns des autres.
Je pense que la seule chose qu'on puisse regretter est que mes ennemis ne m'apportent pas leur soutien et qu'ainsi nous perdions des forces qui seraient tellement précieuses.
Merci pour votre commentaire et pour votre video, mon frère Guy. Cette video ne semble pas très bien fonctionner. Je l'ai reconvertie en .mp4 mais je ne suis pas sûr que tout le monde puisse la visionner quand-même. Je ne suis pas assez fort dans ce domaine pour savoir pourquoi.

06sep19 211C20 
Le prophète nous enseigne à ne pas nous arrêter aux mots, mais à vivre [pour retrouver] la Vie [Rév d'Arès 24/5].
"Il faut réveiller l'intelligence spirituelle", dit Michel Potay pour introduire les versets 7 à 13 du chapitre XXIII du Livre [Révélation d'Arès] : Tu parles, tu ris, ta crache est plus forte. Ma Bouche te donne le pain et la pluie. Prépuce Mi'âl est ton nom, parce que ta crache ne vient pas par en bas, elle est donnée par en haut. Ton frère voit la Lumière, il mange dans Ma Main ; l'homme ne voit pas dans ta gorge ; il mange ta langue. L'homme est comme le cheval, il mange là où son pied reste. Le fruit n'est pas l'Arbre ; c'est toi le fruit. Si tu pars, tu ne reviens pas.
Maxime W. d'Île de France

Réponse :
Voilà, mon frère Maxime, un très juste commentaire. Merci pour lui.
En effet, retrouver l'inteligence spirituelle (Rév d'Arès 32/5) implique de comprendre que les mots ne sont que des signes, des "traces verbales" disait Maurice Merleau-Ponty, fameux phénoménologiste, mais enferment comme des noix leur contenu métaphysique, qui, lui, n'est pas visible, pas exprimable, parce qu'il tient en effet de la Vie, laquelle il nous faut retrouver (24/5), et que nous ne retrouverons que quand notre pénitence aura atteint un niveau très élevé. Dans quelques générations (24/2).
La Vérité existe, mais nous ne pouvons pas y accéder. De sorte que celui qui a écrit (j'ai oublié son nom) : "Même en mentant on peut approcher la vérité" n'a pas tort : Beaucoup de mots, surtout les mots abstraits, sont des mensonges ou des à-peu-près qui ne peuvent que suggérer, tout au plus approcher un sens qui ne peut au mieux qu'être senti dans l'état actuel des choses. De sorte que j'ose dire que l'expression de la vérité ne peut très souvent ne sortir que de mensonges, de farces, d'erreurs, etc. Quantité de mots sont comme les rêves des approximations troubles. Le langage n'est qu'une approche de la Vérité ou de choses indicibles. Nous vivons dans la relativité et le relativisme ; les sentiers que nous suivons sont chevriers (Rév d'Arès 25/5), c.-à-d. qu'ils sont, outre rocailleux, mal tracés, peu clairs, mais ce sont eux qui nous conduisent aux Hauteurs.
La mission prophétique qui nous est confiée n'est qu'une suite d'apprentissages qui dureront des générations. Le salut de l'humanité n'est pas trouvé en quelques décennies au bout de quelques obligations religieuses bien respectées, lesquelles forment un état fixe, celui du "fidèle". Le salut de l'humanité sera trouvé au bout d'une longue transformation qui durera plus de quatre générations (Rév d'Arès 24/2). Car il n'est pas de salut individuel qui ne soit associé au Salut global de l'humanité, puisque nous sommes tous frères, c.-à-d. tous associés au même sort, tous interdépendants contrairement à ce que les égotistes superbes prétendent. Le Jour de Dieu (31/8) ne surviendra que comme une excroissance de pénitences nombreuses. Le destin de l'humain ne sera que ce que l'humain est ; soit il niera la Vie et disparaîtra, soit il retrouvera la Vie (24/5) et vivra perpétuellement heureux. Le salut de la race ne résulte pas d'un mouvement, serait-il ascendant, mais d'un changement. Parcourir les routes en voitures sans volant ou le monde en fusées, ce qui se fera sans doute bientôt, ou aller sur Mars ou sur Pluton ne sert à rien, parce que la découverte que doit faire l'humain n'est pas technologique, elle est la découverte du Bien qui gît en lui-même. Plus il y a de mouvement, moins il y a d'intelligence (32/5). L'aventure de l'homme est au-dedans de lui-même, pas au dehors. Ce que nous appelons aventure n'est que l'ombre chinoise ou l'ersatz de l'analyse de soi que demande la pénitence, cette analyse que le recours aux mots ne permet jamais de faire complètement. Si je fais à mon épouse un reproche injuste ou même juste — que suis-je pour faire des reproches ? —, j'en ai le remords, mais ce remords je ne peux l'exprimer en mots, parce qu'il n'y a pas de mot pour décrire l'angoisse que je ressens face à ma bêtise ou à ma méchanceté ; c'est un malaise que je ressens et ce malaise m'en dit beaucoup plus que des mots. C'est seulement au prix de malaises, pas de mots, que je me corrige et que je change.
Encore merci, frère Maxime, pour votre commentaire.

06sep19 211C21
L'impossibilité de traduire en mots est aussi vaste que l'univers.
Quelques exemples en vrac dans ma petite [tête] d'homme: Comment traduire en mots l'attachement et l'amour ? Une vision fugitive de l'avenir réalisée plus tard. Un châtaignier centenaire qui vous parle avec sa vie vibratoire et qui vous raconte son histoire de filiation de millions d'années avec la vie. La découverte derrière un microscope des premières cellules du cœur qui se mettent à battre. Le ou les forces qui vous préviennent d'un accident à venir mais évitable. Au télescope, voir Neptune soutenue dans le système solaire par des forces aujourd'hui inconnues (le graviton est une hypothèse: donc l'existence de l'univers ne repose sur rien de matériel ou de "logique"). Le plongeon des milliers de photons (particule sans masse) dans les molécules dites photosynthétiques qui cassent la molécule d'eau et qui sont à l'origine physique de la vie mais dont on ne sait rien ou presque.10 puissance 23 soleils au minimum et création continue. exprimer avec des mots que la Vie n'est que par : "Que cela soit !" [Genèse 1/11-16-20]  dit par J'ai Je suis [Rév d'Arès ii:1].
Le monde tourne dans ma Main. Ma Main a mille Mains. Impossible ! Milliards de mots humains dérisoires aussi dérisoire que Narcisse. L'homme a plongé dans la nuit noire. Remonter des abysses de l'orgueil se fera. Dieu ne lâche pas Ses Créatures. Un jour, en le suivant,  nous dépasserons et serons de nouveau un avec la Vie et avec Lui.
Jean-Hubert G. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Mais oui, mon frère Jean-Hubert ! Dans le domaine de la science, de l'abstrait, de l'inconnu dont on ne sait qu'une chose... que l'inconnu existe, que de choses sur lesquelles on met des mots qui ne veulent pas dire grand chose parce qu'on n'en connaît pas grand chose et qu'on n'en connaît même rien parfois. Voyez les fantômes ! Ça existe. J'en ai vu et/ou entendu autrefois. Mais c'est quoi un fantôme ? Certains disent un revenant, un défunt dont l'ombre erre quelque part sur terre, mais quelle preuve a-t-on de cela ? Aucune. Je me souviens, quand j'étais ecclésiastique, avoir exorcisé des maisons hantées, certaines devenues inhabitables, mais je n'ai jamais su quelle source était celle des bruits, des "ombres blanches", etc. Il fallait quand même bien donner des noms à ces choses sonores ou visibles. Le nombre de choses, de phénomènes, de sons, etc., auxquels on donne des noms sans savoir ce que recouvrent vraiment ces noms ou mots est considérable.
Vous, qui avez tant cotoyé le végétal : de l'herbe courte aux arbres gigantesques, vous avez dû voir et sentir bien des choses que les mots sont bien insuffisants à décrire et à contenir.
Vous citez un châtaigner centenaire. Cela me rappelle une rencontre que je fis en Suisse avec un pasteur dans un village, dont j'ai oublié le nom, il y a une petite trentaine d'années. C'était un dimanche matin ; nous avions passé la nuit dans une auberge à proximité de la maison qu'habitaient Pascal et son épouse Cécile, l'un des fils de notre frère Claude R. Je me promenais un peu dans le village tandis que Christiane finissait de se préparer et je tombai sur le pasteur parlant à un très vieil arbre qui était, je crois bien, un châtaignier. C'était un arbre avec un tronc impressionnant et extraordinaire en ceci que, quoiqu'encore feuillu, il était pourvu de prothèses nombreuses en bois, en fer, en corde, qui tenaient ses branches dans des positions à peu près naturelles. Je m'approchai du pasteur, homme assez jeune d'une quarantaine d'années, qui m'avait d'abord paru prier en direction de l'arbre perclus. Mais non, il lui parlait. Il m'aperçut et souria largement : "Vous me croyez fou, dit-il ?" Moi : "Non, mais vous m'intriguez." Il désigna l'arbre : "Cet arbre est extrêmement vieux ; il date de la Confédération." Moi : "Oh là là ! Comme vous y allez. La Confédération Suisse remonte à 1310, je crois ! Sept cents ans ? Impossible." Il hocha la tête : "Et pourtant c'est ce que tout le monde dit." Moi : "Mais vous parlez à cet arbre ?" Lui : "Oui, il a vu tellement de choses pendant sept siècles, je profite de son expérience." Il me vit très sceptique ; alors il battit l'air de ses bras en silence et entra dans son temple en balançant la tête comme pour dire : "Inutile d'insister. Ce type ne me croit pas." Mais de toute évidence nous étions, le pasteur et moi, dans un moment où les mots n'étaient plus que les portes d'entrée d'un univers mystérieux.
Merci, frère Jean-Hubert, pour ce commentaire.

06sep19 211C22
Le langage...
Une nouvelle belle et forte entrée, qui nous porte à saisir; peut-être, ce qui aussi de nos partages, de nos rencontres, de nos échanges crée aussi la difficulté de notre mission.
J'en appelle au Gage [morceau du langage ?] sur ce le long et lent chemin que nous suivons, nos forces de pénitents rassemblées pour faire  route  vers l'Image et Ressemblance.
J'aime jouer avec les mots ; je ne le cache pas.
Actuellement, il m'arrive de ressentir un certain... lentgage.
Quand Gaston Bachelard dit : "Dans l'être tout est circuit... tout est chapelet de séjour."
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Que de mes lectures, celles-là ou d'autres, je partage ce que j'en ressens...
que de cela (lectures et textes partagés aussi je vis)...
que de et par Ceux-là aussi — fréres partageurs en leurs retours —, je vis  une belle fraternité,
une fraternité chargée d'amitié dont je sais qu'elle ne nous est jamais indifférente ; vous la citiez récemment,  cela en est bien chaud au cœur.
............
alors l'espoir renait d'un monde où, oui, les mots... "goûteront", comme ils disent au Québec... Goûteront la saveur !
Merci à nouveau prophéte Mikal pour ce que cette entrée nous apporte à penser.
Fraternellement,
Brigitte J. de la T. Lorient, Bretagne-Sud

Réponse :
Vous revoilà, ma sœur Brigitte, poétesse qui comme tous les poètes aime replacer les mots pour les faire s'envoler comme les condors, avec de très grandes ailes déployées pour que le sens s'en trouve accru, dilaté, exhaussé... Je me suis juste permis de donner une certaine tournure, typographiquement pas trop anarchique, un peu sorti de la brume, à votre beau texte pour que ceux de nos lecteurs et celles de nos lectrices lointains, qui ne maîtrisent pas assez le français ne soient pas trop dépaysés. Il n'existe aucune forme poétique, vers ou prose, qui ne soient pas poétique dès qu'un(e) poète(sse) , un(e) vrai(e), saisit le langage et au bout de ses pinceaux le restitue aux hommes sous la forme de l'art. C'est plus que mettre du mascara aux paupières des mots, c'est dire autre chose, c'est la démonstration par excellence que les mots, les mêmes mots, peuvent dire autre chose que ce que l'encyclopédie prétend qu'ils disent. Et que dire des théologiens qui prétendent que les mots disent ceci ou cela ! Les mots ne sont pas des emballages étiquetés, mais des indices. Vous me faites penser à Max Jacob, un autre Breton. "Sur un ongle de pied un cor ! Vous le taillez chaque matin... Savez-vous que ses racines viennent de l'infini ? Si je vous montrais. si je vous montrais cette chaîne de marbre blanc et de corail ! elle est au fond de l'océan et aboutit à un ongle, à un cor sur un ongle !" Dans ces lignes quel sens prend le mot cor ? Un cor que le poète voit "au fond de l'océan". Je ne dis pas que dans La Révélation d'Arès il y a de la poésie, mais ce Verbe descendu du Ciel n'est ni prose, ni poésie, mais autre chose qui, de toute façon, est transcendant.
Merci, ma sœur Brigitte, pour ce beau commentaire.

06sep19 211C23 
Je trouve formidable votre entrée ! Parce qu'elle soulève à la fois le paradoxe et la contradiction qu’apportent les mots, le langage. Les différences de sens et de conscience auxquels nous devons faire face forment selon moi un appel au discernement. Cela m’amène à  "une tentative d’expression" comme vous dîtes.
Par exemple le fait de dire que la Parole me nourrit et cela est effectivement le cas pour moi, car c'est une Parole qui m'ouvre les yeux, les oreilles, le cœur, la tête… L'Eau fera jaillir le sang dans les têtes vides et les fertilisera ! [Rév d'Arès 23/5].
Mais voilà que pour d'autres cela en est tout autrement : Cette Parole est une fuite, une échappatoire de mots, parfois incompréhensibles et donc ceux-là  rejettent la Parole qui ne les concerne pas, parce qu'ils ont en eux même ce qu'il faut : une petite voix qui les guide, une intuition qui ne trompe jamais. Et le jour où ils ne l'entendront plus, ils seront perdus, la peur et de mèche !
C'est important d’entendre ces mots-là, très forts, car pour eux cela leur permet de savoir ce qui est bien et ce qui est mal. D’où la peur de s’en écarter…
Je comprends bien le poids de notre culture dans notre langage,  mais il y a là pourtant tout autant, enfoui : la Vie de notre conscience, qui ouvre un havre de paix dans le cœur !
Je me dis qu'il y a là un brouillard que le langage, le bruit, favorise et finalement je me dis que le langage est perverti, diversifié, certes, mais sans plus de direction surtout et donc il divise ses "employeurs" ! Car au fond n’est-ce pas la direction de Bien qui est passée dans l’oubli ? D’où l’importance, l’urgence de la pénitence pour en montrer les effets concrets.
La Parole, comme une boussole est un rappel de la vocation spirituelle que nous portons et même si cela parait étrange quand le Créateur dit : la Parole, un nerf dans ta tête (Rév d’Arès xiii/ 8)  il y a là dans le nerf : l’énergie, la puissance, la vigueur ! Bien vivants sommes-nous. C’est pourtant clair qu’Il nous a créés d’une certaine façon et que notre lien à Lui est unique dans l’univers.
S’abreuver d’une vie spirituelle libre (choisie)  même si cela n'est pas habituel, paraît pourtant le plus sensé et sage des remèdes ! Pour montrer  l’arc en ciel (diversité riche)  de notre humanité !
Pauline S. d'Île de France

Réponse :
Beau commentaire, ma sœur Pauline, je vous en remercie du fond du cœur.
Ce commentaire est une démonstration parmi d'autres, nombreuses, que les mots par eux-mêmes sont insuffisants. Il vous faut repositionner les mots les uns par rapport aux autres, faire ce qu'on appelle du style, pour faire dire aux mots des choses un peu plus subtiles que ce que les mots seuls ne sauraient exprimer isolément. Dès qu'on veut exprimer ce qui se comprend mieux par le senti que par le mot, il faut procéder à un mélange. Il faut se mettre à cette cuisine, laquelle part toujours des mêmes choses : eau, huile, sel, oignon, carottes, etc., par laquelle des mots qui ne sont guère plus que des choses tirées du dictionnaire comme les ingrédients cuisinés sont tirés du réfrigérateur, de la bouteille, du robinet, pour tenter d'exprimer autre chose. Cependant, le style en soi n'est guère plus qu'un mot, et après tout même le plus beau style ne va pas loin et il atteint vite ses limites. Mais bon ! C'est comme le sel, il en faut. Le style hélas ne fait pas du langage des hommes le langage des anges. Nous sommes toujours face à l'énigme : Que veut dire le Père obligé d'user d'un mot humain sur le sens duquel les humains eux-mêmes ne sont pas d'accord dès lors qu'il faut transformer ce mot en quelque chose qui fera revenir Éden !
La réponse est donnée par le prophète. Merci d'être à son écoute.

07sep19 211C24
On trouve de tout dans l'Internet, des choses d'une subtilité et d'une parure byzantines ou des choses d'une lourdeur et d'un gris de plomb, mais il y a des poisons qui n'en ont pas l'air et qui s'infiltrent comme du sirop doux et alléchant comme votre blog que je classe parmi les grands dangers qui menacent tout le monde.
Je ne sais pas si vous avez vu et entendu des voix que vous attribuez à Jésus Christ et à Dieu le Père et je veux bien croire que vous avez été victime d'illusions ou d'hallucinations — auquel cas il faut vous faire soigner — mais la suite est beaucoup plus nocive que ces contes de bonne femme, que ces mythologies qu'on croyait en bonne voie de fossilisation et que vous faites resurgir et agitez comme des guignols derrière le castelet ; la suite, c'est la théorie qui, benoîtement, chafouinement, prend la forme d'une philosophie qui risque de plaire et d'égarer : "Ce n'est pas ce que vous croyez qui vous sauve, mais ce que vous faites de bien." Alors, tout ce qu'enseignent l'école, l'université, la science politique, la littérature modernes, la vraie philosophie moderne ne seraient que croyances et le beau bitume d'une route qui mènerait l'humanité tout droit à la perdition ?
Mais où voulez-vous conduire les hommes que vous appelez abusivement frères, faux frère Michel ?
Il va falloir vous combattre. Beaucoup haussent les épaules comme pour dire : "Ce ne sont que calembre­daines... Pourquoi s'en inquiéter ?" mais je leur réponds : "Attention ! Vous ne voyez pas la bactérie Yersinia pestis [bacille de Yersin, germe de la peste] qui empoisonne toute cette foi sans nom, sans religion, autrement dit ce désert qu'on croit stérile mais qui fera bientôt bourgeonner des maux très durs à guérir ?"
Anselme, éponyme de la raison

Réponse :
Encore un pseudonyme, autrement dit un anonyme, Anselme ?! Mais ne pouvez-vous pas dire votre nom pour combattre la certitude que j'enseigne et que j'enseigne sans cacher mon nom ? Je ne comprends pas ce besoin de se cacher quand on proteste de son opposition à La Révélation d'Arès, comme vous le faites, alors que votre opinion sur l'Événement Surnaturel d'Arès et son Message au monde est partagée par des milliards contre les quelques milliers que nous sommes ? Quel risque courez-vous en vous attaquant à moi ?
Je suis l'étincelle qui mettra le feu aux mensonges qui égarent l'homme, mais je ne suis encore qu'une étincelle... L'éclat de cette étincelle serait-il déjà si fort qu'il vous fait mal aux yeux ? Si c'est le cas, comme il semble bien, je bénis le Père et l'ange qu'il a placé auprès de moi, Aguéla (Rév d'Arès xxxi/13), pour m'avoir permis de parcourir déjà une si grande distance sur mon sentier (25/5). Vos critiques, les silences assassins des media, de l'officiel, les énormes difficultés de la mission qui consiste à faire bouger la montagne de la culture avec des pattes de fourmi, n'auront jamais raison de ma vie, de mes ferveur et ardeur, de ma volonté de produire une faille dans la muraille de la citadelle du monde pour qu'y entre La Révélation d'Arès.
Opprimé je le fus dès l'instant où Jésus m'apparut et me parla en 1974. L'embryon d'assemblée que j'ai constitué autour de moi est lui aussi opprimé par la silence et la négative sans que paraisse cette oppression. Je suis gardien de la Parole éternelle du Père, qui n'apparaît que déformée dans les Écritures diluées, caviardées et empoisonnées par les religions qui toutes sont nées d'intentions politiques. La Révélation d'Arès est un texte puissant qui fait rejaillir la Vérité très simple, apolitique, areligieuse, celle de l'Amour et de la Vie, qui ne sont d'ailleurs qu'une seule et même chose. De l'intérieur de l'homme la Parole d'Arès fait renaître l'amour et la vie, miroirs de leur Père-Mère divin(e), dont nous humains sommes une part. Il n'existe pas Dieu d'un côté et l'homme de l'autre. Les deux ne sont qu'Un (Rév d'Arès xxiv/1). Les Pèlerins d'Arès sont ces renaissants et Dieu renaît avec eux, car il n'avait que disparu, certes, mais c'était comme s'Il était mort. Nous poursuivrons notre mission sans relâche.
Ce n'est que maintenant que nous saisissons la Lumière de la Parole pure dans La Révélation d'Arès, même si son langage, qui n'est évidemment qu'humain, puisqu'il parle à des humains, n'est qu'un trace de la sublime Vérité que le péché a cachée. Cette Lumière portera des fruits dont vous n'avez pas idée. Dans La Révélation d'Arès il y a peu de place faite à l'intériorité des humains, mais notre intériorité était déjà celle de l'image et ressemblance du Père avant que rejaillisse la Parole à Arès, mais nous l'ignorions. Nous vivons dans un monde obsédé par l'argent et nous avons pour tâche de tourner l'obsession de l'argent en obsession du Bien : amour, pardon, paix, intelligence spirituelle libre de préjugés, et cela, il va sans dire, ne se fera pas en un jour à l'échelle sociale.
Mais l'énormité de la tâche ne nous fait pas peur, frère Anselme. Ceux qui nous dirigent, les politiques, les chefs religieux, les administrateurs, et ceux qui nous bourrent le crâne, les journaux, la télévision, la radio, etc. sont vulgaires et dénués de foi dans les Forces invisibles qui les ont pourtant façonnés. Leurs sourires et leurs plaisanteries, pour ne pas évoquer leurs promesses jamais remplies, ne compensent pas leur vide spirituel. Nous Pèlerins d'Arès nous efforçons de provoquer une ouverture d'esprit, de procéder à une recréation de l'homme. Nous voulons, à défaut de pouvoir mourir hors de ce monde mauvais, au moins mourir hors du péché et pour parvenir à cela le moyen est simple : la pénitence. Pourquoi êtes-vous contre la pénitence ? Vous n'écrivez pas le mot, mais vous êtes contre. Pourquoi ne pas souhaiter que règnent amour, pardon, paix, inteligence spirituelle libre de préjugés ?
Qu'y a -t-il à reprocher à des hommes et des femmes qui veulent seulement opposer l'amour et la générosité à l'indifférence et à l'égoïsme et à la jouissance de dominer ? Le bien au mal ? Où voyez-vous là "la bactérie Yersinia pestis [bacille de Yersin, germe de la peste] qui (selon vous) empoisonne(rait) toute cette foi sans nom, sans religion" ? Nous n'avons pas de religion, parce que nous n'avons pas d'autre ambition que faire renaître justesse et justice, avec certes cette différence considérable que pour nous la justesse n'est pas dans le discours moral officiel et que la justice n'est pas dans la loi des tribunaux, la loi des rats (Rév d'Arès xix/24). Nous voulons aussi faire renaître l'individualité, l'un des cinq Attributs divins donnés à l'homme par le Créateur, car nous sommes consternés par l'apparence uniforme, terne et même triste, précautionneuse, affreusement banale de ceux qui nous dirigent. Pourquoi les imiter ? Pour avoir l'air intelligent ? Comment faire preuve d'audace de cette façon ? Ce spectacle blême, décoloré même, qu'offre la politique est peut-être la cause de la mort de l'espérance dans l'humanité, la cause de l'abus de la morphine financière qui permet d'oublier un peu l'agonie douloureuse de ce monde.
Notre destin, celui que nous avons accepté et que nous nous façonnons, si différent du vôtre, le destin culturel, que vous subissez, est peut-être actuellement difficile — encore que la peur que vous avez de nous semble au contraire montrer que nous le réussissons plutôt bien, ce destin —, notre destin donc ne relève pas de la chance, mais d'un travail sur nous. Nous sommes des humains capables d'enfin vivre de leur espérance fondée sur une Parole venue du Très-Haut et non d'une "hallucination", je l'affirme. Je finis ma vie très confiant dans l'avenir. Je poursuivrai jusqu'à mon dernier souffle ma mission en homme honorable que vos reproches, que vous croyez reposer sur la "raison" (votre signature : "éponyme de la raison") et qui ne repose que sur un manque de curiorité et un manque d'information nous concernant, que je vous encourage à combler. Nous valons d'être connus, je ne peux que vous l'assurer, frère Anselme. Écrivez-moi à Michel Potay, BP 16, 33740 Arès, je ne vous enverrai jamais paître.

07sep19 211C25
La Tour de Babel me fait penser à une tentation bien implantée en l’homme, celle de la recherche de pouvoir sur les autres, de la vaine gloire terrestre, du vouloir tout contrôler dans sa vie.  Le mythe dit : "Faisons-nous un nom (Genèse 11/4)."  Il y a bien là une réelle racine d’orgueil dont nous héritons tous. Un peuple à la nuque raide [Exode 33/3].  Il suffit de voir le monde d’aujourd’hui, rien n'a changé sur ce plan.  
Votre phrase : "La tour de Babel n’a pas terminé son érection" est très parlante.  Finalement, l’histoire raconte que cette érection est, à un moment ou un autre, vouée à l’échec et à la dispersion. Il tombe l’homme qui compte, la poule qui à l’œil de chat (Rév d’Arès xxvii/4).
L’idéal compliqué que nous nous fabriquons dans notre tête pour toujours contrôler nos ambitions personnelles n’est, au final, qu’illusion. Illusion qui génère, par la suite, misère et lamentation.  La tentation mentale de vouloir accomplir de grandes choses terrestres nous colle cependant à la peau. Je le remarque dans ma vie.  Certaines choses que je voulais, pensais, construisais, rêvais ou craignais ne sont pas arrivées. Et... il arrive autre chose, qui parfois me met face à la désillusion, certes, mais qui aussi, parfois, n’est pas nécessairement moins bien, au contraire. Il y a des choses que la Vie me donne à vivre qui, de loin, dépassent ce que je pouvais imaginer !  Suivre l’Eau est ce à quoi je m’applique aujourd’hui, car cela me rend la vie plus simple, et plus cohérente avec les autres et avec ma conscience. À Moi la Puissance et la Connaissance ; à toi la mesure, la patience et la piété (Rév d'Arès 39/3).
Quand je lâche cette futile tentation de vouloir tout contrôler dans ma vie, la vie au quotidien est finalement, relativement plus simple à vivre, même dans notre monde qui devient de plus en plus compliqué. Pour autant que je cherche à suivre la voie du Bien, pas à pas, la Voie de l’Amour accomplis, du pardon, de l’intelligence du cœur, de la créativité.  Cela m’apporte apaisement, soulagement, satisfaction, souvent de manière inattendue.  Cela revient à accueillir ce qui est là, et à faire, avec bienveillance.
Le langage du cœur est la Parole que le Créateur nous souffle en silence. Ce que vous nommez sans doute "la subtile Vérité de la Vie" — J’aime cette expression.  On ne peut l’emprisonner dans nos schémas mentaux nécessairement limités, et encore moins dans nos institutions. Elle nous échappera toujours, libre comme un poulain agile (Rév d'Arès 10/10).  Pourtant, en y prêtant attention, loin des bruits du monde, cette petite voix du cœur finit toujours par trouver le moyen de nous souffler dans l'oreille la Voie à suivre, délicatement, sans obligation !  
Face à "Cela", nos stratégies mentales sont comme du vent. Voir cela m’enseigne à accueillir la Vie comme elle vient, dans ma petite vie : Suis l'Eau ! Et ta jambe aura quatre âges. (Rév d'Arès xxxi/18). Ni toi ni aucun homme n'est maître de l'Eau, mais Moi seul (20/1) — Note : "L’Eau : Une image du Fond et de la Force du Créateur comme Source Spirituelle Universelle" (Rév d’Arès 18/3)   
Véronique C. de Belgique

Réponse :
Merci, ma sœur Véronique, pour ce commentaire intelligent.
Il existe un Jean Baptiste que Léonard de Vinci peignit vers 1514-1515, que vous avez peut-être vu au Louvre. C'est un tableau étonnant. Le fond du tableau est très sombre et de cette ombre quasi noire surgit le haut d'un buste avec un bras droit très clair et une main dont l'index montre le Ciel ou plutôt semble dire : "On vous a bien eu, hein, avec des textes compliqués ! Rien n'est plus simple que ce que je vous enseigne: Faites pénitence et c'est tout." Le visage est souriant, beau, imberbe, on ne sait si c'est celui d'une femme ou d'un homme. C'est l'image même du Pèlerin d'Arès parfaitement égal en femme ou en homme. Vous me faites penser à ce Jean Baptiste qui semble dire comme vous que tout est simple en effet, qu'il faut "renoncer à tout contrôler" et qu'il suffit de faire pénitence : "Cela m’apporte apaisement, soulagement, satisfaction, souvent de manière inattendue.  Cela revient à accueillir ce qui est là, et à faire, avec bienveillance."
Il m'arrive de penser que Léonard de Vinci aurait fait un bon Pèlerin d'Arès... s'il avait renoncé, bien sûr, à ses projets de machines de guerre.

07sep19 211C26 
Le langage n’est pas fait que de mots. Les silences peuvent être langage comme le touché ou le non-verbal. Le nouveau-né n’a pas de mots pour communiquer avec sa maman. Les époux qui se prennent la main en silence non plus. Et que dire de l’arbre et du pasteur Suisse (211C21) ? Les visites de Jésus et les Théophanies ne furent pas que des mots (voir récit des événements). Le langage peut prendre bien des formes comme lorsque le Père souffle en silence dans nos poitrines (Rév d'Arès 28/6). S’arrêter aux mots, c’est refuser de laisser la Parole tracer son cours dans ses propres terres glacées (28/3).
Les mots sont aussi liés à l’expérience. Celui qui n’a pas fait l’expérience de la pénitence ne peut pas en percevoir la Force (Rév d'Arès 37/3), ni la joie (28/25).
Le mot lui semblera venu d’un âge révolu. Les mots n’ont de sens que s’ils rejoignent quelque chose au fond de soi : une expérience ou le souvenir du Père (Rév d'Arès 1/10) et de Sa Parole (VII/5). La lecture des mots entre en résonance avec l’espace de vie intérieure comme deux diapasons de mêmes fréquences vibrent à l’unisson. Les mots sont des éveilleurs de la Vérité blessée qui git au fond de nous (Rév d'Arès 28/6). Prier, c’est choisir de laisser les mots nous reconnecter à notre identité d’image et de ressemblance avec le Créateur (Genèse 1/26). Nous sommes bien les inachevés de la Création. Comme l’érection de la Tour de Babel n’est pas achevée (voir légende de l’image de l’entrée 211), le 6ème jour de la Genèse est toujours en cours, en attente du 7ème jour où la Lumière couvrira tout sans cesse (31/8). La création n’est pas achevée. À nous d’y travailler.
Louis-Marie J. de Belgique

Réponse :
Bravo, frère Louis-Marie, vous avez parfaitement compris le Fond très simple, mais d'une extraordinaire Puissance, de la Parole d'Arès : Il faut achever la Création et cela ne peut pas se faire sans le co-créateur : l'homme. Quand je fais pénitence, je travaille à m'achever. Il est normal que dans ce processus l'âme soit créée, naisse alors en moi. Il est donc normal que j'entre dans la Lumière quand mon cœur s'arrête, car alors la vie du cœur se change en vie métaphysique, en aspiration continue de création...Mourir pénitent, c'est entrer dans le subtil, dans ce qui, par excellence, est au-delà des mots, du langage.
Nous vivons un monde bizarre, injuste, incohérent et je dirais même fou... Notre Dame de Paris brûle ! Bon ! C'est dommage mais ce n'est pas la fin du monde, les hommes ont encore le temps de comprendre qu'il leur faut devenir pénitents. La pénitence, surtout si elle se hausse au niveau social, est une cathédrale autrement plus belle que celle de pierre à Paris ! Mais l'aberrance dépasse parfois les bornes : Quelques heures seulement après que la flèche et le toit de Notre Dame se furent effondrés en flamme voilà qu'arrivent sans attendre des millions d'Euros pour la reconstruction. Mais pourquoi pas des millions d'Euros, depuis longtemps, pour, par exemple, nourrir et loger nos SDF et aider tant d'autres humains en détresse ? Ce monde ne sait plus qu'existent sur Terre des êtres qui marchent sur deux jambes, souffrent en silence quelque part, sont souvent clochards ou révoltés ou apathiques, parce qu'ils n'acceptent pas cette société et préfèrent renoncer à se décarcasser pour elle, parce qu'ils ne croient pas qu'elle redémarra un jour sur une autre ligne, celle de l'amour, du pardon, de la justice, la vraie ! À nous de le faire croire au monde. Cela aussi est notre mission.
Merci pour votre commentaire, frère Louis Marie !

08sep19 211C27
Les gens ont du mal à nous définir nous les P(p)èlerins d’Arès. Est-ce un problème de mot ou de sens des mots ? Nous sommes difficiles à comprendre tant qu’on n'a pas eu connaissance de notre axe de référence exprimée dans La Révélation d’Arès.
Notre axe est la pénitence, c’est-à-dire la bonification de nous-mêmes [Rév d'Arès 30/11] et du monde [28/7] et non un parti ou une couleur de foi ; nous rejoignons les premiers Chrétiens et donc nous pouvons nous présenter comme des Chrétiens hors système.
Des chrétiens anarchistes.
Je peux saluer un Renaud aussi bien qu’un Soral sans contredire ma foi. Gauche ou droite n’ont plus cours face au Sermon sur la Montagne — Sujet de l’Oratorio arèsien auquel je m’attèle depuis plusieurs mois et qui avance doucement.
Nous aimons tous les humains comme des frères et plus encore ceux qui accomplissent le Sermon sur la Montagne : le reste et le petit reste.
Pour marquer notre différence il nous faut des projets artistiques et missionnaires forts, bien de chez nous et qui rassemblent. Si les mots qu’on prononce déplaisent au monde [Rév d'Arès 2/18] alors on les leur fera entendre en chanson s’il le faut. Comme disait Nicole P. : "S’il refusent de prendre leurs médicaments en suppositoire, on les leur fera avaler dans du chocolat !"
Bonne rentrée et belle et riche moisson à tous les P(p)èlerins d’Arès.
José O. d’île de France

Réponse :
Voilà bien une façon de présenter les Pèlerins d'Arès qui ne nous est pas habituelle et qui me plaît beaucoup et qu'avec votre permission, mon cher frère José, je resservirai : "Nous sommes difficiles à comprendre tant qu’on n'a pas eu connaissance de notre axe de référence exprimée dans La Révélation d’Arès. Notre axe est la pénitence."
Reste évidemment à expliquer ce qu'est la pénitence selon La Révélation d'Arès, selon le prophète et donc selon tous ses frères et sœurs de foi, et ce n'est pas le plus facile, vu les sens divers qu'a pris ce mot au cours des temps et particulièrement aujourd'hui.
J'ignorais que notre sœur Nicole P. avait dit : ""S’il refusent de prendre leurs médicaments en suppositoire, on les leur fera avaler dans du chocolat !" mais je reconnais bien ici l'espièglerie de notre chère sœur, qui je l'espère, se porte bien dans sa maison de retraite lyonnaise (je n'ai plus de nouvelles d'elle depuis plusieurs années, mais nos frères et sœurs de Lyon m'en donnent de temps en temps). Toutefois, notre sœur Nicole P. en parlant ainsi semblait penser qu'il fallait à tout prix convertir le monde, mais le Père ne nous envoie pas convertir ; Il sait trop bien quels désastres spirituels sont dus à la conversion et plus encore la conversion forcée ou provoquée. Il nous envoie chercher les épis mûrs, ceux qui portent encore en eux, même endormi, l'esprit de La Révélation d'Arès, l'évidence même que seule la pénitence peut changer l'homme. D'un bout à l'autre le Père recherche l'honnêteté, l'authenticité.
Un grand merci, frère José, pour ce commentaire. Un grand merci, au passage, pour le travail que vous donnez à la création de l'oratorio !

08sep19 211C28
Tout d'abord je vous remercie de m'avoir fait connaitre Léon Bloy que je ne connaissais absolument pas.
J'ai pu lire quelques passages de sa pensée au travers du site babelio.com comme celui-ci qui me paraît éloquent :
"Le christianisme, qui n'avait su ni vaincre ni mourir, fit alors comme tous les conquis.
Il reçut la loi et paya l'impôt. Pour subsister, il se fit agréable, huileux et tiède.
Silencieusement, il se coula par le trou des serrures, s'infiltra dans les boiseries,
obtint d'être utilisé comme essence onctueuse pour donner du jeu aux institutions et devint ainsi un condiment subalterne,
que tout cuisinier politique put employer ou rejeter à sa convenance.
On eut le spectacle, inattendu et délicieux, d'un christianisme converti à l'idolâtrie païenne, esclave respectueux des conculcateurs
du Pauvre, et souriant acolyte des phallophores.
Miraculeusement édulcoré, l'acsétisme ancien s'assimila tous les sucres et tous les onguents pour se faire pardonner de ne pas être
précisément la volupté, et devint, dans une religion de tolérance, cette chose plausible qu'on pourrait nommer le catinisme de la piété."
Voila une pensée qui ne manque pas de sel, marqué par l'anticonformisme, un de ces esprit bien trempé, arésien en grande partie avant l'heure, ceux qui ne peuvent supporter qu'on leur cuisine la mort à coup de discours pompeux en leur laissant croire que c'est au service d'une prétendue intelligence des princes qu'il faut s'en remettre, car telle serait la seule voie praticable de la Liberté et de la sagesse.
Au fond, il n'est pas très étonnant que ce genre de penseur soit mis sous le boisseau médiatique, on l'imagine trop génant comme pensée pour les malins pouvoirs,
répugnant pour les dévots, détestables pour les athées dont l'absolu ne peut se revendiquer du Christ. Trop ressenti comme phallo, voire miso [misanthrope ?], donc "politiquement non-compatible" aujourd'hui comme Céline marqué par l'anti-sémistisme de son époque ne peut qu'être tenu à distance encore aujourd'hui, hélas, par ceux qui ne pensent qu'en cases et dimensions bien finies, oubliant que tout se dépasse de générations en générations et qu'aucun homme ne peut franchir sans encombre sans beaucoup de temps toutes les frontières culturelles, traditionnelles, historiques, psychologiques, etc..et se débarrasser totalement de la tare tient du prodige.
Jésus le fit — le temps d'un battement d'aile [Rév d'Arès 32/4] — mais son imprudence dans Jérusalem en se livrant à ses ennemis n'est-elle pas aussi le contre poids d'un excès d'illuminisme ?
La virilité du verbe de Léon Bloy est touchante. Typique, me semble t-il, d'une époque qui vit s'épanouir et se finir dans un bain de sang l'expérience de la commune de Paris, puis peu de temps après déboucher tragiquement sur la première guerre mondiale.
Je suis parti à la FNAC me procurer "Le desespéré" qui est son premier roman.
Merci encore il va sans dire que le langage et son utilisation est un réel gros problème, la parole du Créateur qui n'est pas bruit, mais qui à Arès, comme il le fit certainement à l'Horeb [où Moïse rencontra Dieu], ou à La Mecque, parle le bruit d'homme, elle nécessite d'être portée et traduite comme quelque chose de rafraichissant, nourrissant, une brise dans le désert, un verre d'eau, mais au travers de l'homme, peut aussi devenir bruit de bruit, qu'il nous avertit de ne pas faire.
Je vous embrasse.
Jean-Claude D. de Lyon

Réponse :
Grand merci, frère Jean-Claude, pour ce commentaire qui me parle de Léon Bloy. Je suis heureux que vous vous y intéressiez, car je crois que des Léon Bloy il y en a des milliers et des miliers, qui pour la plupart ont d'ailleurs fourni à l'athéisme moderne ses troupes les plus agressives. Il nous est utile en étudiant un peu L"on Bloy de comprendre pourquoi ce monde ne comprend plus à l'Appel que nous lui lançons.
Léon Bloy m'intéressa déjà beaucoup à l'époque où j'étais clerc de l'Église Orthodoxe. "Le Salut par les Juifs" est probablement celui de ses livres qui m'a laissé des marques profondes, parce que l'ambiguïté du sujet est la racine même du problème, pour l'heure insoluble tant qu'il restera religieux, qui disperse toute la famille abrahamique : judaïsme, christianisme, islam. Nous arriverons, je l'espère du fond de ma foi, à résoudre ce chaos. Mais à l'époque où je lisais Léon Bloy, je le voyais encore sous le jour de la charité ecclésiastique, j'étais un Orthodoxe convaincu, j'étais à mille lieues de penser qu'un Jour le Père viendrait m'appeler à une tout autre mission.
Bloy pour moi est dans le monde quelque chose comme Rancé a été hors du monde : Un fanatique de la "stricte observance". Mais sa "stricte obervance" à lui. Il m'arrive de dire de Léon Bloy qu'il est une sorte d'ermite dans son genre, mais qui au lieu de vivre seul au milieu des arbres et des rochers vit seul au milieu des hommes mais voient ceux-ci aussi peu chrétiens que les arbres et les rochers. Bloy avait, comme c'est dommage ! l'immense défaut de manquer d'amour pour le monde et de trop le dire en termes vraiment méchants parfois. Mais ses excès nous sont de précieux modèles... pour ne pas les imiter justement, pour savoir aussi aimer les ennemis, ceux qui n'aspirent pas aux mêmes choses que nous. Léon Bloy est contenu dans ce qu'il a dit ou écrit à propos du "Salut par les Juifs", je le rapporte de mémoire, de façon sûrement bancale... Quelque chose comme : "Ceux qui voient en moi un juif se trompent. Ceux qui voient en moi un anti-juif se trompent. Ceux qui ne voient en moi ni l'un ni l'autre se trompent aussi." Il y a là quelque chose à quoi nous ressemblons ; nous ne sommes nulle part, nous aussi.

08sep19 211C29
Je suis content que le [deux cent] onzième commentaire arrive mais je ne comprends pas le sens de tout ce qui est dit, car cela est trop philisolophique [philosophique bien sûr, mais j'adore ce mot "philisolophique" qui toune un peu en dérision les scrogneugneux de la pensée "sérieuse"].
Si cela était écrit dans un écrit plus simple, je comprendrais.
L'ange Gabriel le dit lui même dans le Coran : Que la parole de la Bible doit être comprise par tous !
Alors écrivez plus simplement !
Alain Le G. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Pardonnez-moi, frère Alain, si je suis parfois un peu trop littéraire. Je me sens confus, contrit.
Je suis désolé que vous ne me compreniez pas. Comme vous voyez, je dis que nous n'avons pas assez de mots pour dire tout ce que nous voudrions dire, raconter, décrire, et vous me reprochez d'écrire trop de mots... Comme quoi, le problème du langage est vraiment un problème.
Tout est simple, pourtant, comme vous le demandez, mon bien aimé frère : Soyez pénitent ! C'est-à-dire aimez tous les hommes, pardonnez toutes les offenses, faites la paix avec tout le monde, ayez (et il il semble bien que vous l'ayez) l'intelligence du cœur et soyez libre de tous préjugés. Le mot préjugé, que vous comprenez peut-être mal, veut simplement dire : opinion, généralement fondée sur les bruits qui courent, c.-à-d. peu fondée, au sujet de quelqu'un ou de quelque chose, en attendant un examen plus approfondi.
Je suis heureux de vous voir apparaître, mon frère Alain ! Que la Main du Père descende sur vous et vous protège !

08sep19 211C30 
Frère ainé [Rév d'Arès 16/1],

Votre réponse à mon commentaire 211C8 qui m'invite à reprendre mon implication dans le petit reste via l'assemblée de Paris, me fait prendre conscience. Combien je suis devenu triste à l'Appel du Père (Révélation d'Arès 2/21). À ce titre, j'admire l'enthousiasme de Didier [probablement Didier Br.] (qui narre si bien sa "recolle" avec le groupe de Paris) dans le commentaire 211C18. Bel enthousiasme dont je suis dénué depuis quelques années ! Car entre certains membres influents et notables du groupe parisien et moi, il y a eu une impasse de langage qui me fit penser et dire publiquement que ces influents n'ont pas besoin des autres.
Se posait alors pour moi la question torturante (qui se pose toujours aujourd’hui) : "À quoi bon m'échiner à la Moisson des épis murs avec eux, puisque hypothétique épis que je fus, il n'y eut point besoin de ma personne, sauf pour distribuer des tracts pour des missions où je n'étais pas de ceux habilités à faire des suggestions sur la formulation, le langage, les mots à utiliser ou périphrasee pour éviter les connotations religieuses ou perçues comme tel par le tout venant du champ ?" Même si j'ai tout fait pour atténuer en moi mon côté ultra-épidermique à tout ce qui sonne religieux, tant par les mots que par les attitudes et comportements, hélas grégaire, car la "culture arésienne" m’a toujours rebuté et face à elle j’ai eu le verbe très dur, c’est vrai et je m'en excuse ici sincèrement.
 

En tentant une "recolle" avec le groupe de missionnaire de Paris, je ne suis pas certain d'avoir la réussite d'un Didier Br, j'ai plutôt la crainte d'être de nouveau confronté à un certain "autisme" chez les uns et les autres — "autisme" qui se drape des beaux attributs de reprendre à la virgule prête, au copié/collé parfaitement littéral de vos propos et énoncés — car je reste persuadé que, quand on "récite sa leçon bien apprise" aux inconnus rencontrés sur le Champ, que ces derniers sentent que c'est un "truc réchauffé". Hors, c'est le Souffle et la Vie qu'il faut faire passer en remâchant votre enseignement. Et ce, de son propre verbe d'apôtre avec sa propre verve de "moissonneur théophore".
 

 Mais peut être que mes craintes se dissiperont avec le temps, je vais vous obéir et je reprends, pour amorcer concrètement ma réponse à votre bonne invitation, le don de ma demi-dîme (Révélation d'Arès 34/6) en signe de ma bonne volonté et pour faire honneur au Père et à vous, son prophète. Ensuite, ce sera sans doute une phase lente avec un ré-accueil sous votre guidance après le prochain pèlerinage (celui de 2020) que je ferai cette fois, puisque l'ayant boudé depuis 2017 et ne m'y étant pas rendu cette année.
Je vous embrasse affectueusement.
Roger C., pour l'instant encore un [simple] sympathisant en Île de France

Réponse :
Quelle bonne nouvelle vous m'adressez là, mon frère Roger. Vous savez que notre frère Patrick B. a, de son propre chef, quitté l'assemblée de Paris et qu'il est aujourd'hui remplacé par notre frère Bernard L. comme président de l'association et en quelque sorte coordinateur de la mission. J'espère de tout mon cœur que vous trouverez en lui un homme moins rigide et de foi plus chaude que notre frère Patrick B. Mais, de toute façon, nous n'avons jamais imposé — si toutefois mes conseils ont été suivis — à personne de façon rigoriste d'être missionnaire. Vous pouvez aussi vous joindre au groupe des 5x6 que coordonne notre sœur Héliette P. Elle peut peut-être faire une place à part au frère très indépendant que vous êtes. Dans ce cas, allez tout seul à la mission, mais faites partie du groupe où, évidemment, toutes les idées se croisent et ne sont pas forcément les vôtres, mais la pensée unique est inconnue dans notre grande famille. Nous croyons... du moins je crois pour ma part... à la richesse des idées qui se croisent, même parfois très différentes.
Pour moi tout projet de mission ou d'apostolat n'est pas forcément le plus efficace, mais tout projet est grandiose dès qu'il sort d'un cœur pur et humble. Dans le cadre de la mission pratique (quoi dire ? quoi donner ? comment se présenter ? etc.), les idées de nos frères et sœurs sont peuplées de projets fort différents, voire disparates, mais c'est au milieu de ce chaos inévitable que nous finirons pas trouver les bons, les quelques projets vraiment utiles, voire nécessaires, et vos idées, je l'espère, seront accueillies avec la même joie, mais ne seront pas forcément les meilleures... Mais, en dépit d'une certaine susceptibilité, je ne vous crois pas étanche aux critiques, souvent positives et enrichissantes, parce que vous êtes un homme intelligent. De même que nous ne sommes pas gens à suivre la démarche de la société comme nous voyons vivre sur Terre, nous ne sommes pas des êtres sûrs d'eux-mêmes dans un domaine où tout, absolument tout, est à retrouver... Retrouvailles pour lesquelles quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2). Cela nous impose une humilité intelligente.
Pour alléger le gluant de l'existence il faut beaucoup de simplicité, d'effacement, qui n'est pas démission, mais capacité à construire, car on ne construit rien seul. Même ceux qu'on appelle génies et qui paraissent des innovateurs absolus ne sont jamais que le résultat ou l'aboutissement de nombreuses tentatives qui les ont précédés. Il arrive qu'on me demande si je lis beaucoup. Je réponds : "Bien sûr, je lis, pas autant que je voudrais lire, car le temps me manque, mais comment pourrais-je écrire si je ne lisais pas ? Où celui qui doit écrire apprend-t-il à écrire sinon chez ceux qui ont écrit avant lui ? Cela ne signifie pas qu'il les copie, mais que d'une certaine façon il est leur aboutissement. Il n'existe pas d'homme qui ne puisse pas ne pas puiser aux autres hommes ; c'est cela la grande fraternité humaine."
La mission requiert tact, patience, humilité. Si on ne les a pas, il faut les acquérir. C'est parfois douloureux, mais cela apporte un mérite sans égal à l'effort de pénitence. Car avant tout vous devez être pénitent, frère Roger. Pour soutenir ce rythme il faut du courage. Je crois que vous en avez.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt, donc !

08sep19 211C31
Je remercie le Ciel de m'avoir rendu sensible à l'intelligence de vos paroles et écrits, et cela, dès ma première lecture en 1988 des Liminaires de l'édition 1984 de La Révélation d'Arès.
C'est vrai, quand j'y pense, j'aurais pu rester bête !
Merci de tout cœur, cher prophète.
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Pourquoi seriez-vous "resté bête", puisque vous n'étiez pas "bête" du tout quand vous compreniez les Liminaires de La Révélation d'Arès ? Je pense qu'il s'agit plutôt d'une soif de vie spirituelle authentique, que vous aviez en vous, mais non de bêtise ou d'intelligence. Vous aviez soif, vous avez bu, vous avez été désaltéré, vous vous êtes alors attaché, vous et votre épouse Claudine, à cette Eau vivifiante qu'est la Parole d'Arès.
Merci, frère Dominique, pour ce commentaire.

08sep19 211C32 
Cher Prophète,
Une fois de plus, malgré le caractère insuffisant du langage-  — dont le Créateur le premier connaît les limites — vous vous efforcez de nous hisser vers le Haut, les fameux chemins de l'ascension vers les Hauteurs.
Merci de nous faire réfléchir sur le langage, base de tant de choses grâce à la lumière que vous y apportez. Heureux les réfléchis, dit le Sermon sur la Montagne, Sermon que vous nous conseillez d'apprendre par cœur dans la traduction de la Bible Osty.
Sœurs et frères, hommes, femmes, réfléchissons à [tous les moyens de] rendre ce monde meilleur pour notre bonheur à tous.
Cher prophète, je vous embrasse.
Monique C. de Bordeaux, Aquitaine

Réponse :
Merci, ma sœur Monique, pour ce beau commentaire.
"Réfléchir sur le langage", c'est surtout se garder de devenir fondamentaliste ou intégriste en sacralisant les mots. Nous sommes des libérateurs.

10sep19 211C33
Cher frère Michel,
Merci pour cette nouvelle entrée 211.
Vous écrivez : "Je décide donc de dire quelques mots du langage que je considère comme le plus difficile problème qu'affronte ceux qui veulent aller au fond des choses, plonger au cœur de la vérité, Dieu compris, puisqu'il doit parler un langage humain faible et incomplet pour être compris de l'homme et encore ! À condition qu'un prophète s'applique à expliquer et développer Sa Parole."
Plus loin vous écrivez : "Seule ressource sûre : se fier au témoin aussi longtemps qu'il sera vivant."
Imaginons donc que les frères et sœurs aient découvert peu à peu la Révélation d'Arès à l'état brut sans les annotations du prophète.
Imaginons l'absence de vos écrits par la non parution des périodiques le Pèlerin d'Ares ; notamment 1993/1996 avec des thèmes d'une grande richesse comme "Pénitence", "Existentialisme", "Liberté", "Amour".
Imaginons également l'absence du blog depuis février 2006.
Comment donc aujourd'hui, serions nous arrivés devant l'évidence que le changement du monde [Rév d'Arès 28/7] en bien ne pourra se faire qu'avec le changement de vie personnelle [30/11], c'est-à-dire la pénitence.
Quel est le Pèlerin d'Ares grand "P" qui pourrait dire aujourd'hui : "Moi j'aurai trouvé cette sublime solution !" ?
Donc mille fois merci, cher prophète, de nous avoir guidés vers cette magnifique perspective.
Humilité, humilité pour nous tous, nous vous devons absolument tout.
Mille, merci, frère Michel, bonne santé, je vous aime et vous embrasse.
Didier L Haute Savoie

Réponse :
Merci, mon frère Didier, vieux compagnon avec votre épouse Josiane, vieille compagne (tous les deux depuis bientôt quarante ans, si je ne me trompe), pour ce commentaire. Oui, vous avez raison, mon frère, quand vous dites en résumé : Où en serions-nous sans le prophète ?
Jésus m'a dit en 1974 : Je te livre un langage un langage qui lui donnera l'intelligence comme je l'ai livré aux prophètes et aux disciples (Rév d'Arès 23/5). À qui livrait-il ce langage ? Pas au monde, car il me tutoyait et donc il me le livrait à moi, pour que je le transmette. Par là il définissait ce qu'il entendait par langage, ce que le Grand Robert entend par ce mot. Non, pas des mots à vénérer, à encenser, mais la bonne manière "d'expression de la pensée et de communication entre les hommes, mise en œuvre au moyen d'un système de signes vocaux (parole) et éventuellement d'écriture". Autrement dit, il me livrait ou me donnait le charisme de la compréhension et m'introduisait dans ce qui allait être ma fonction prophétique : enseigner (Rév d'Arès 39/1), conseiller (35/10), expliquer, développer. Ce que je ne cesse pas de faire. Je ne communique pas à mes frères humains un message à dogmatiser, des mots à sacraliser, mais seulement la façon spécifique de bien comprendre Ce Que le Père dit et de L'exprimer, car la Parole n'est pas faite de mots, qui du reste varient avec les habitudes locales et personnelles, avec les traductions, etc., mais elle est faite de sens. Ce sens, c'est le prophète qui le donne... Encore faut-il, bien sûr, qu'il soit fidèlement retransmis, que sa parole ne soit pas déformée par les livres d'hommes (16/12, 35/12) ou la routine. Nous avons la chance inouïe de vivre des temps où je suis encore un prophète vivant; je suis comme dit le Père : le juste, la bonne pensée (Rév d'Arès xxxvii/9).
Au reste, langage est lui-même dans La Révélation d'Arès un mot au sens indéfini, puisqu'en français courant il  signifie aussi bien la langue parlée que toute façon particulière de s'exprimer y compris le langage des voyous, des oiseaux, des singes, des éléphants, le langage musical, le langage Morse, etc. Dans La Révélation d'Arès, il ne peu s'agir que du langage prophétique.
Il y a seulement deux jours, le 8 septembre, j'étais en communication avec mes frères et sœurs de Lyon et je leur écrivais, sur leur plateforme d'échange à propos du mot tunique :
"Encore le langage ! Les gens de cœur que nous sommes ne perdent pas leur temps à ces détails sans solution. Voyez le mot tunique dans La Révélation d'Arès ! J'ai donné à la tunique au Pèlerinage une forme et un sens : faire disparaître le sexe et l'état de fortune, mais en réalité je ne sais pas ce que la Parole d'Arès entend par tunique. Ce mot a recouvert des significations très diverses allant du vêtement couvrant tout le corps jusqu'au pieds à la chemise sans manche ! Dans l'antiquité c'était un vêtement de dessous de forme très variée et aujourd'hui, par exemple, la tunique militaire n'est qu'une veste. En somme, tunique = vêtement. Aller à la prière en vêtement est quand même plus digne que d'y aller en maillot de bain... Mais l'énorme inconnue concernant la tunique, le sens du mot, fait que je n'ai jamais rendu le port de la tunique obligatoire. Au Pèlerinage tout le monde met une tunique avec le seul souci de disparaître derrière le magnifique idéal dont nous pare le Père, mais cela n'a rien d'obligatoire et d'ailleurs certains parfois n'en mettent pas."
L'essentiel reste la pénitence. Mais même pénitence n'est pas définie dans La Révélation d'Arès. C'est à moi que le Père demande de définir et je l'ai fait, je l'ai fait animé du charisme que j'ai reçu.
Certains, moqueurs, vilipendeurs, grinçants, me disent : "Vous vous prene pour Dieu, alors ?!" Je réponds: "Bien sûr que non. Dieu me garde de me prendre pour Lui ! Mais il a fait de moi le juste prophète (Rév d'Arès xxxvii/2), celui qui dit avec justesse comment il faut comprendre la Parole du Père, celui qui en donne le sens."

12sep19 211C34
Merci, juste prophète (Rév d'Arès xxxviii/2), pour cette entrée qui met des mots sur l'impossibilité d'exprimer le Fond de l'homme, ce qui rend aléatoire toute communication. Chacun attribue au vocabulaire la mission de dire ce qui est important pour soi, mais en nous il y tant de zones qui échappent à la logique raisonnée que les zélés messagers que sont les mots risquent d’embrouiller, voire d’envenimer les explications plutôt que clarifier. À cela s'ajoutent les préjugés qui compliquent encore la tâche de savoir parler à l'autre en fonction de qui il est.
Mais j'aurais dû commencer par le commencement : Les mots peuvent-ils m'éclairer sur ce que je suis vraiment ? Ma pénitence est basée sur l'analyse de ma vie intérieure mais pour y voir clair — par exemple dans les émotions qui me traversent — je dois choisir le bon langage : La Révélation d’Arès ou (et parfois) des systèmes de pensée (psychologie, psychanalyse, ésotérisme, philosophie etc.), savoirs extérieurs qui m'expliquent comment m’interpréter.  Évidemment les sens varient en fonction des écoles.
Je reste adepte d'une certaine analyse dont j'ai besoin pour me comprendre mais depuis que grâce à vous j'ai retrouvé la boussole du senti, la part intellectuelle retrouve graduellement sa place d'outil (Rév d'Arès xxvi/10).
Je ressens au moins deux centres d'activité en moi : Celle au-dessus de l’œil (Rév d'Arès xix/7) qui peut être perspicace, mais qui aussi sélectionne, organise, référence et voudrait bien être maître. Et une activité que je situe plutôt dans la poitrine qui ressent, perçoit, invite à la bonté, au dépassement, à la légèreté, à la joie. Je perçois bien la présence des deux quand mon mental se sent atteint par un comportement extérieur — bizarrement il s'offusque surtout de ce qu'il subit et moins ce qu'il fait subir — et qu'il produit une charge mentale contre l'auteur de cette "violence". Alors de l'autre part monte un chant — c'est presque sonore — une indulgence, un rire qui se moque légèrement de cette outrance mentale. Je l’écoute ou non, je suis libre.
D'autres perceptions échappent complètement à l'intellect donc aux mots. Celle que produit la musique qui révèle un autre corps que celui qui nous sert de véhicule, domestiqué par l'éducation (il ne fait [sait ?] pas se faire remarquer) et celle que produit la couleur qui insinue de manière beaucoup plus discrète que les sons, une information inaccessible aux mots. Je ne suis pas sportif mais je pense que les effets de la "glisse" doivent être du même ordre.
Ce qu'on peut exprimer dans ces situations c'est l'effet produit sur nous par la perception : ("C'était génial cette descente de ski ou ce concert ou cette expo !"), mais pas la sensation ressentie.
Les situations, les choses portent des sensations, des émotions, des perceptions qui nous surprennent sans crier gare, sans savoir pourquoi on est touché. Les mots ici sont impuissants à nous en dire plus et même inutiles. Cette "information", qui nous parvient par nos sens, peut juste éclairer un détail de notre sensibilité. Comment partager, retraduire, exprimer ces courants de sensibilité qui nous traversent perpétuellement ?   
Par la poésie. Mais la poésie n'échappe pas à la culture et à l'esthétisme (en tout cas chez moi, encore) et n'inspire pas forcément la Beauté servante du Bien [Rév d'Arès 12/3].
Qu'est-ce qui l'inspire alors ? Une activité d'un autre ordre : Donner de l'amour non sentimental, vouloir grandir spirituellement, regretter ses fautes, écouter vraiment, oser le courage du Vrai, pardonner... Là, l’intellect se laisse contaminer, apprivoiser. Il devient doux, bon, attentif, sage et a envie de ne faire qu'un avec l'appel intérieur à la Vie Spirituelle.
Voilà ce que m'inspire cette entrée qui nous tire vers le haut dans des atmosphères ténues. Mais peut-être mon commentaire est-il décalé par rapport au sens de vos propos ? Si c'est le cas, il m'aura au moins poussé à réfléchir sur la place des mots et du ressenti en soi.
Salvator B. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Salvator, pour ce commentaire.
Mon entrée 211 ne porte pas sur le langage comme difficulté qu'a chaque homme ou chaque femme de se décrire et de se connaître lui-même ou elle-même, mais elle porte sur le langage comme difficulté à connaître, à la seul lecture ou au seul énoncé verbal, le sens de la Parole du Père. C'est pourquoi le prophète est nécessaire pour bien comprendre et développer ce que dit le Très-Haut. Mais, évidemment, par dérivation, le langage est de même insuffisant pour se penser soi-même — puisque penser c'est se parler à soi-même, c'est forcément utiliser un langage — comme le dit votre commentaire.
La liberté que nous a donnée le Créateur (Rév d'Arès 10/10) a ça d’extraordinaire qu'elle autorise chacun à donner son avis sur tout, à interpréter ce qu'il lit ou entend à sa manière et à croire que son interprétation ou son avis est meilleur que ceux des autres et vaut bien — voire dépasse — celui d’une personne qui a pour fonction et charisme d'expliquer le sens de ce qui est révélé. Mais évidemment cette liberté s'applique à tous les domaines de l'existence terrestre, dont le jugement de soi, qui est le sujet de votre commentaire. Cette liberté explique pourquoi sur terre les partis sont si divers, les débats si houleux, les rapports d’experts si variés, voire même contradictoires. Il se trouve toujours quelqu’un pour "certifier" que tous les autres se trompent.
La variété des opinions, des jugements, des sentiments, etc., montre combien le langage est insuffisant pour dire par exemple ce que signifie le bonheur. J'ai vécu une partie de ma vie entre 1947 (j'avais 18 ans) et 1990 (j'avais 61 ans) toute la période de la "Guerre Froide", période de tensions et de confrontations idéologiques et politiques entre deux superpuissances : les USA et l’URSS et leurs alliés respectifs. C'est George Orwell qui employa le premier ce terme : "Guerre Froide", popularisé par le journaliste Walter Lippmann; tandis que Raymond Aron parlait de "Paix Belliqueuse" dans un monde bipolaire où les belligérants évitaient l’affrontement direct. Mais chacun des adversaires face à face avait et défendait avec un incroyable acharnement sa conception du bonheur, à laquelle il croyait dur comme fer. Alors, qu'est le bonheur sur terre ? On n'en sait finalement rien. Et, par extension, qu'entend La Révélation d'Arès par bonheur (36/23, 37/9) ? Forcément tout autre chose, mais quoi ? Je ne vais pas ici dans ce blog m'étendre sur ce sujet. Sur ce point que vois-je devant moi sur terre ? Un océan de bonheurs fort divers, dont il m'est impossible de suivre tous les rivages sans parler de l'impossibilité d'en sonder les abîmes. Le seul mot de bonheur donne à notre intelligence ou notre intelligence (32/5) un travail interminable. Pour moi le bonheur tel que la pénitence le vise est la soudure refaite par la pénitence et la disparition du péché ou mal entre la vie humaine et la Vie Tout Court.

12sep19 211C35
Prendre le chemin du soleil, enfin
Lumière de pensée,
Lumière de vie,
Qui es-tu ?
D'où viens-tu?
Que vis-tu sans moi ?
Prends-moi,
Je suis à toi,
J'entre en toi,
Quand tu veux,
Je serai là,
Un vent léger souffle dans mes cheveux,
Bientôt,
Je prendrai l'air,
À pleins poumons,
Et je te rejoindrai,
Partout, en avant, ici,
Sur le chemin de la vie ....
Marc E. du 04 (je suppose qu'il s'agit des Alpes de Haute Provence)

Réponse :
Je ne sais pas ou je ne me souviens pas de qui vous êtes, frère Marc, mais c'est c'est un bien beau poème que vous nous offrez là. Merci du fond du cœur.

12sep19 211C36
Bonjour, Bien-aimé Frère Michel,
A la Pentecôte, quand les apôtres reçurent l'Esprit Saint, ils eurent le feu et ils parlèrent à une grande foule de toutes les nations, et tous les comprenaient.
Est-ce possible ou n'est-ce pas possible ?
Le frère Dominique bénit Mikal.
Dominique C. de Nice, Alpes Maritimes

Réponse :
La pentecôte, rappelons-le, était une fête juive appelée en hébreu Chavouot(e), signifiant semaines, célébrée sept semaines après le deuxième jour de la Pâque. Cette fête à l'origine célébrait les moissons ; elle devint progressivement la célébration de l'Alliance sinaïtique entre Dieu et Moïse et de l'instauration de la Loi mosaïque. Elle est prescrite dans "L'Exode" et dans "Les Nombres".
Voilà le passage des "Actes des Apôtres" qui parle de cette pentecôte (d'après la traduction Emile Osty) :
Et comme s'écoulait le jour de la Pentecôte (juive), ils étaient tous réunis ensemble. Tout à coup vint du ciel un bruit comme un violent coup de vent qui remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des (flammes en forme de) langues comme de feu, qui se partagèrent , et il s'en posa une sur chacun d'eux. Et tous furent remplis de l'Esprit Saint et ils se mirent à parler en d'autres langues selon ce que l'Esprit leur donnait de prononcer. Or, il y avait, de passage à Jérusalem, des Juifs pieux de toutes les nations sous le ciel (de la Méditerranée et d'autres lieux). Au bruit qui se fit (vraisemblablement le coup de vent), la multitude s'assembla et (les Juifs étrangers qui se trouvaient là) furent stupéfaits, chacun entendant parler dans sa propre langue. Étonnés, ils disaient : "Tous ces gens qui parlent ne sont-il pas tout bonnement des Galiléens ? Comment donc les entendons-nous dans nos langues lointaines ? Parthes, Mèdes, Élamites, Mésopotamiens, Judéens, Cappadociens, et ceux du Pont et de l'Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d'Égype et de Lybie, de Cyrène, et des Romains, des Crétois, des Arabes, tous les entendant dans leurs langues (Actes des Apôtres 2/1-11).
Que notons-nous ? Que les juifs étrangers énumérés étaient — si j'ai bien compté — de seize pays différents, mais que les apôtres qui parlaient n'étaient que douze. Il aurait donc fallu qu'un tiers des apôtres parlassent deux langues simultanément... Impossible ! Chaque apôtre n'avait qu'un gosier.
Pour moi il paraît plus vraisemblable que les gens de la multitude rassemblés là, par un miracle particulier, entendirent, au sens de comprirent, un message nouveau, celui de l'Évangile, plutôt que les apôtres, n'étant que douze, parlèrent seize langues simultanément, ce qui est impossible. Pour moi le miracle fut plutôt celui de la compréhension par des Juifs de ce qu'un des leurs, un Galiléen du nom de Jésus, avait prêché et que d'autres juifs, les apôtres, leur transmettaient. Je tends à penser que Jésus n'avait pas perdu son temps et que son Message pouvait se répandre, surtout parmi des Juifs de nations lointaines où les Israëlites étaient beaucoup moins fanatiques que ceux de Jérusalem. Comment cela se fit-il exactement ? Je n'en sais rien. Le texte est un bref résumé, un raccourci des plus sommaires. Les détails sont sans importance ; l'important est que des humains commecèrent à comprendre le message du Sermon sur la Montagne.

12sep19 211C37
Langage musical qui me transporte,  me mouille les yeux, me fait voyager, que je partage :
Pachelbel - Canon In D Major. Best version
https://youtu.be/NlprozGcs80
Un voix, des mots qui me font parfois pleurer de joie, d'émotions et aussi par la pensée voyager hors du temps, c'est bien sur vous Frère Michel-Mikal, la voix de fer (Rév d'Arès iii/3, x/1). En priant dans le Saint Coran, traduction de Si Hamza Boubakeur, je suis tombé sur le verset ci-dessous. (Je changerai Obéissez par Écoutez, et si vous refusez par : si vous n'écoutez pas, ) Sourate XXIV, La Lumière  (an-Nûr)
Verset 54. Dis-[leur]: 《Obéissez (à) Dieu ! Obéissez (à) son Prophète !
Si vous refusez, [le Prophète] n'est responsable que de ce dont il est chargé, et vous, vous êtes responsables de ce dont vous êtes chargés. Si vous obéissez, vous serez bien guidés. Or seule  [la transmission] du message explicite incombe à l'envoyé [de Dieu].

Limpide le prophète Mikal, c'est la voix de fer (Rév d'Arès iii/3, x/1), le juste prophète (xxxvii/2), qui explique et développe la Parole, on l'écoute ou pas. La Révélation d'Arès, c'est la Pensée Pure, Juste du Père, langage de la Vie qu'Il nous demande de retrouver par la pénitence, langage qui nous mène à la transcendance qui fertilise les âmes, rafraîchit les intelligences (Rév d' Arès 23/5), la voix donc le langage prophétique du Frère Michel est amplifiée et multipliée par les frères du petit reste, les cent voix de fer (xvii/6).
J'ai été très touché par le commentaire de notre Frère Roger C. 211C30, belle plume, ainsi que son humilité. De tout mon cœur, je souhaite son retour, ainsi que d'autres qui nous ont quittés qu'elles qu'en soient les raisons.
Je vous embrasse ainsi que Sœur Christiane et clame avec vous.
Didier Br. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Didier, pour ce commentaire et pour la musique qui l'accompagne.
J'aime beaucoup cette musique, qui a sa place à toute époque et partout, aussi bien dans une église que dans une synagogue, un temple, chez soi. Cette musique est de tous les temps comme les psaumes. On attribue les psaumes à David, mais non ! Des psaumes évoquent le temple de Jérusalem qui n'existait pas au temps de David. Les psaumes sont de toujours. C'est une musique sur laquelle on peut même danser ; rien dans la Parole n'interdit la danse, parce qu'on peut prier avec le corps autant qu'avec les tête ou les lèvres.

12sep19 211C38
Michel, arrête d'interpréter !
Quand tu dis "10sep19 211C33 - Jésus m'a dit en 1974 : Je te livre un langage un langage qui lui donnera l'intelligence comme je l'ai livré aux prophètes et aux disciples (Rév d'Arès 23/5). À qui livrait-il ce langage ? Pas au monde, car il me tutoyait et donc il me le livrait à moi, pour que je le transmette... Autrement dit, il me livrait ou me donnait le charisme de la compréhension et m'introduisait dans ce qui allait être ma fonction prophétique : enseigner (Rév d'Arès 39/1), conseiller (35/10), expliquer, développer. "
Le verbe livrer ne veut pas dire "donner le charisme de la vérité". Tu extrapoles, interprètes à ta sauce et tu te trompes, Michel ! Si je te comprends comme tu comprends tout (syn charisme : ascendant autorité charismatisme don force), tout le monde alors doit comprendre comme toi et te suivre aveuglément.
Mais alors où est la liberté de pensée-penser, de réfléchir par soi-même. Tu te contredis.
Zizi gâteaux ou Zizi gâteux (les deux signatures co-existent dans le commentaire)

Réponse :
Encore un anonyme, Zizi Gâteaux ou Gâteux... Mais pourquoi cacher votre nom, frère ou sœur ? Ce qui vous dites n'est pas sacrilège ; ce n'est qu'une hypothèse, certes, mais elle n'est pas illégitime ; elle ne vous déshonore pas. Ce que vous dites ici est peut-être vrai, mais qu'en savez-vous ? Rien.
Vous avez raison : Il est vrai que le mot charisme n'apparaît pas dans La Révélation d'Arès.
De mon côté, je dis seulement ce que je crois, à savoir que si le Père m'envoie au monde comme prophète, ce qui est dit en maints endroits de la Parole d'Arès, je ne m'écarte pas de la vraisemblance en pensnt qu'il me donne quelques outils pour cela, alors qu'il m'apparaît en 1974 puis 1977 à moi, un sombre inconnu, à la fois sans moyens et peu doué pour la fonction qu'il me demande d'accepter (je pouvais la refuser), dans un bled perdu du Sud-Ouest de la France. Et parmi ces outils il me semble que figure, sans avoir à le nommer, l'outil qui fut celui de tous les prophètes : le charisme. Le charisme est simplement un don particulier conféré par Grâce Divine, en l'occurence concernant le prophète le don de comprendre la Parole que reçoit le prophète, de l'expliquer aux hommes, de la mettre en pratique. Il n'y a là-dedans aucune "extrapolation".
De plus, cher Zizi Gâteaux ou Gâteux, vous n'êtes pas obligé d'y croire, parce que la seule voie de Salut qu'indique La Révélation d'Arès est la pénitence. Si vous êtes pénitent, vous serez plus justifié que moi qui ne suis qu'un pécheur.

12sep19 211C39
Sûrement, depuis que ce blog existe, ce que je vais dire s'est déjà produit pour beaucoup d'autres, mais pour mon cas, je le sens plus fortement cette année que les précédentes : Voici donc cette entrée 211 prolongeant cette entrée 210 et avec elles, la vague d'espérance venue de la Mer sur les Hauteurs (xxx/10-12) qui s'ouvre devant "Nos" yeux, "Nos" bras et "Nos" cœurs chaque année, du 21 juin au 15 août, pendant le Pèlerinage.
Mer de Feu (xL/xLi/3-5) et de Vie (24/5) à retrouver, tout à la fois distance infinie et proximité extrême (32/3-4).
J'ose dire "Nous" par Unité, non par uniformité ("Réfléchir sur le langage, c'est surtout se garder de devenir fondamentaliste ou intégriste en sacralisant les mots," comme vous le rappelez en 211C32). J'ose dire "Nous", comme ce "Nous" si souvent présent dans le Coran et qui, pour moi en tout cas, m'évoque tout à la fois le Père aimant et parlant, le pénitent à l'écoute et la communauté des pénitents au côté [de laquelle] et avec laquelle il accomplit et fait son ascension
J'ose dire "Nous" parce que l'amour, qui est le pivot du Sermon sur la Montagne (Matthieu 5 à 7) n'existe pas dans la solitude ou le cercle affinitaire, aussi large soit-il, s'il ne s'étend pas jusqu'à l'amour des ennemis — car le Père fait lever son soleil sur les méchants comme sur les bons [Matthieu 5/45] —, la réconciliation comme préalable à la piétéQuand vous priez, remettez si vous avez quelque chose contre quelqu'un [Marc 11/25] —, le refus du jugement pensé ou colporté — Ôte d'abord la poutre de ton œil [Matthieu 7/5] —, le dépassement de l'humiliation — Si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre joue (Matthieu 5/39] —, la générosité sans calcul — Si quelqu'un te force à parcourir un mille avec lui, fais-en deux avec lui [Matthieu 5/41] —, etc. Ce "Nous" que je ressens comme Tout à la fois le fils que je m'efforce de redevenir chaque jour un peu plus, uni à ce troisième (211C18) Fils (Rév d'Arès xi/13) qu'est Mikal et tout aussi indissociablement à tous les fils à bras ou à cinelle (xLvi/1) dont il est le père (xxxiii/14), et au-delà tous ceux connus ou non, présents, passés ou à venir, multitude dont les os ajoutés dresserait une montagne (24/3) qui retrouvera, génération après génération (24/2), la Vie (24/5).
C'est bien dans cet esprit aussi que je comprend que "Nous" sommes des libérateurs (211C32 encore). Et cette libération commence pour chacun d'entre "Nous" ici et maintenant : "Existentialisme" ("Le Pèlerin d'Arès" 1993-1996) de cette pénitence, qui se fait moins dans les mots que dans la joie (Rév d'Arès 30/11), de cette joie qui est aussi avec le langage une forme de communication, non verbale, mais si communicative. Je vous cite :
"La joie réduit au minimum la part de tension de la vie, inévitable. C’est notre conquête sur un monde trop cérébral. Le joyeux renonce à ses pensées, prend les choses comme elles viennent — la plus sûre esquive est d’ignorer qu’on esquive —. Rien n’est moins métaphysique, moins introspectif que la joie. Elle est un émerveillement, un œil fixé sur Dieu et sur le prochain ; le prochain, qu’elle trouve toujours si beau, si bon, qu’elle n’est pas non plus très réaliste la joie ! Sans foi, sans amour, elle pourrait être niaiserie ; avec la foi et l’amour, elle devient transcendance... Le croyant est peut-être ce qu’est sa joie, tout compte fait, car la piété donne quelques fois à trop bon marché l’image de la foi, mais la joie, elle, ne peut suivre des formules et des attitudes réglées. Si elle demande une règle, c’est plutôt celle de l’abandon. Tout croyant qui révèle sa joie révèle Dieu, Dieu Clément, Miséricordieux, Dieu qui attend l’homme plutôt qu’il ne s’explique avec lui." ("Le Pèlerin d'Arès" Trimestriel, éditorial : "Repli sur la joie").
Jeff P. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Jeff, pour ce commentaire, qui est aussi une sorte d'acte de foi.
Dans le Coran "Nous" est principlement le pronom personnel attribué à Dieu qui parle là comme le roi de France parlait : "Nous, Louis le Quatorzième, décrétons que..." Je suis donc un peu gêné quand vous attribuez le "Nous" à de simples humains, des croyants. Mais bon ! Ce n'est pas grave. C'est encore là une question de langage.
Comme beaucoup d'entrées de ce blog, ce n°211 aspire à lui un belle marée de commentaires, parmi lesquels le vôtre ici. Il est plein de foi, abondamment soulevé comme les vagues de la Mer par la brise de votre cœur et de votre espérance, qui sont immenses. Le langage, oui, pose des problèmes et le Père a demandé au prophète de les rendre aussi clairs que possible, parce qu'heureusement le langage de la Parole d'Arès, s'il pose problème très souvent, n'est pas le rongorongo indéchiffrable de l'Île de Pâques. Le langage de la Parole d'Arès est un ailleurs. Il faut s'éveiller à lui pour s'en remplir. Vous nous aidez à nous en remplir. Merci.

12sep19 211C40 
J'ai été très pris ces dernières semaines, et n'ai même pas encore pu lire votre entrée, mais ma suroccupation est en lien à la fois avec La Révélation d'Arès et l'utilisation du langage.
Organisant pour mes 75 ans une fête de famille où se sont retrouvés une soixantaine de personnes dont une quinzaine de p/Pèlerins d'Arès, j'ai décidé après mûre réflexion de m'administrer publiquement le baptême arésien au cours de mon allocution d'accueil. On m'a su gré de présenter avec naturel ce rite, qui n'a rien d'un sacrement et tout d'une mise en scène symbolique sur le thème de l'eau.
J'ai peu de temps et vous même, frère Michel, détaillerez le sens de ce rite.
Notre ami Christophe E. a enregistré mon allocution, et je vous ferai parvenir cet enregistrement dans une dizaine de jours... Avant je suis en voyage.
Mes fidèles pensées vous accompagnent;
François D. d'Île de France

Réponse :
Cher frère François, je vous présente avant tout mes vœux fraternels chaleureux d'anniversaire heureux. Vous avez 75 ans comme mon épouse Christiane va avoir dans quatre mois (elle est du 15 Janvier 1945). C'est avec joie et grande considération que j'écouterai votre allocution.
Vous vous êtes administré le baptême dont parle La Révélation d'Arès en sa Veillée 20. C'est très bien. Vous en avez très bien compris le sens : Celui d'un engagement. Vous allez me dire que vous êtes plus sûr que moi, moi qui ne me suis pas encore baptisé, de Ce à Quoi vous vous engagez, puisque vous avez dit : "Non, pas l'eau de Jean, mais Ton Eau", vous vous êtes lavé la tête et les mains dans l'eau du vase, vous en avez bu, en avez répandu sur le sol ce qui restait dans le récipient pour témoigner que cette eau-là est un Don pour la soif, le bain, l'arrosage des champs, à cause des péchés d'Adam et des péchés de sa descendance (Rév d'Arès 20/7-8). Ainsi vous avez lié l'eau comme matière sans laquelle notre matière charnelle ne peut vivre à l'Eau du Ciel, l'Eau de la Vie.
J'aime cette façon de faire, qui non seulement n'est pas sacramentelle, mais a priori n'est pas très claire. Pourquoi faire comme ceci ? Pourquoi dire cela ? Encore une question de langage, va-t-on me dire. Peut-être pas en ce qui concerne le baptême. Si ce point n'est pas très clair, c'est à mes yeux voulu, voulu simplement parce que le Père ne souhaite pas que le baptisé prenne une identité religieuse, figée, s'aveugle sur ses propres possibilités supposées de coupable sauvé du "péché originel"... C'est la pénitence qui nous sauve, non un sacrement mais une reconstruction permanente de l'être par la pénitence ; nous reprenons la nature du Père Qui ne cesse pas de créer l'Univers. Chacun de nous est l'Univers. C'est la réorganisation du droit naturel d'Enfant de Dieu.

13sep19 211C41
Cher Frère Michel,
De nouveau une entrée choc contre le langage devenu bruit, que l'homme s'est donné.
Comme je voudrais être à la hauteur, ainsi que Marie-Jo, pour ajouter un commentaire qui satisfasse votre entrée. L'érection de la Tour de Babel continue à travers notre pénitence jusqu'à atteindre Dieu, non pas pour le tuer mais pour le retrouver, puisqu'Il nous attend à travers le prophète qu'il a suscité.
Comme vous le dites si bien à travers les mots, le langage de la tête est une chose et celui du cœur est autre chose. Le mariage des deux dans le sens de la voie droite nous fera redécouvrir Éden.
Quand nous aimons, nous avançons sans discutailler à travers les détails qui ne mènent à rien et qui nous créent un monde de ténèbres où les loups et les démons s'en donnent à cœur joie, mais quand à travers des mots simples comme : "Que la lumière soit !" et la lumière fut [Genèse 1/3], nous redevenons des petits Dieux.
Cette lumière, les gens la voit quand nous allons en mission, car nous supprimons toutes les barrières qui à travers la politique, la religion et tous les baratineurs ont fait ce monde qui continue à s'éloigner de Dieu.
Paul et Marie-Jo S. de Lorraine

Réponse :
Mais, sœur Marie-Jo et frère Paul, ce commentaire "satisfait mon entrée" ! Merci pour lui.
Nous sommes, Pèlerins d'Arès, tous des héros (Rév d'Arès xxxv:4-12) parmi d'autres héros du Bien que nous ne connaissons pas mais qui existent aussi, de la grande aventure humaine qu'a lancée Adam (2/1-5), notre ancêtre, en préférant les petits plaisirs du péché à l'immense et infinie Joie d'Éden. Nous sommes les héritiers d'un Testament âprement disputé depuis des siècles et qui a donné les multiples facettes du judaïsme, les multiples facettes du christianisme, les multiples facettes de l'islam, les multiples facettes de l'athéisme. Derrière ces innombrables visions, pour ne parler que de la famille abrahmique sans parler des autres dans le monde, il y un seul et même Dieu auquel les humains, qui aiment la loi, ont attribué les lois (interdit de traverser hors des clous), les règles (interdit d'être à poil sur une plage et interdit de s'baigner en burka), les tribunaux (le marteau : Ploc ! celui qui brandit le marteau : "Silence ou j'fais évacuer la salle !" Wouahou... frisson dans l'échine), les polices (vot' compte est bon! [pourquoi jamais: vot' compte est mauvais ? pace que c'est bon de régler leur compte aux autres]), les armées (et gardàvous et j'te salue, et scrogneugneu et vous f'rez huit jours ! et, merveille des merveilles, relevé dans le cahier de service sur la "Jeanne d'Arc": "Ai découvert sur le spardeck une flaque d'eau sentant fortement l'urine", signé Second-Maître F. Marine Nationale, fleuron de l'art militaire).
Bref, nous ne sommes depuis des siècles que pérégrinations, entrecoupées tantôt de guerres où l'inventivité décuple, tantôt de périodes économiques fécondes où l'on accumule le pognon et la jeunesse qui permettront d'autre guerres et ainsi de suite. Même Abraham, le chouchou du Père, affronte une coalition de plusieurs rois, mais un jour : Regarde le Ciel ! dit l'Éternel à Abraham. Je te donnerai une postérité aussi nombreuses que ces étoiles. Pour l'heure, de ces étoiles on cherche l'incalculable multitude chez les hommes et on ne la trouve pas. Ce sera donc à nous, Pèlerins d'Arès, de la créer et nous savons que quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2). Car, au fond, rien de ce que le Père a espéré de la descendance d'Adam n'est encore arrivé. Rien ou pas grand chose : Bouddah, Jésus, Adi Shankara, le jars (François d'Assise), Gandhi, et quelques autres nommés dans La Révélation d'Arès, qui suscitent d'autant plus nos admirations qu'ils sont très rares.
Hier soir, après une journée de travail très chargée, nous sommes allés, sœur Christiane et moi, nous promener sur les quais de la Garonne ; là un paquebot (je suis de la vieille école, aujourd'hui on dit "liner", "cruiser", que sais-je ?) appareillait. Amarré étrave au sud-est, il devait éviter. Deux remorqueurs étaient là pour le retourner sur le fleuve, le mettre face au nord-ouest en direction de la mer. La manœuvre avait son charme : nous nous sommes assis pour observer. Je considérais la foule sur le quai de mon côté et face à eux les passagers du grand bateau en partance, accoudés au bastingage. Ils se regardaient réciproquement comme si les uns était bêtes de zoo et les autres spectateurs. Je songeais : "Tous ces gens sont des créatures du Père, mais qui parmi eux pense que, même s'il n'est pas né poisson, il peut traverser les océans, et même s'il n'est pas né oiseau, il peut travers l'air jusqu'en... mettons.. l'Australie ? L'homme seul, parce qu'il est Dieu, peut braver le vide, la profondeur terrestre, l'eau. Combien pensent qu'il y a là une extraordinaire différence d'avec le monde animal ? Combien voient ce qu'ils sont, d'où ils viennent, où ils vont, à savoir que Dieu est eux-mêmes et en eux-mêmes ? Ne comprennent-ils pas qu'il y a un lien entre eux et la Puissance invisible, dont ils forment d'évidents reflets, un lien inévitable ? Où partent-ils ? Apparemment pas loin, dans une autre port, mais savent-ils qu'ils sont de l'Infini et pourraient partir pour l'Infini ? J'ai fait l'expérience de l'Infini (Rév d'Arès vi/1-5). Ont-ils lu La Révélation d'Arès ? Savent-ils qu'il y a là, sur le quai, au milieu d'eux, un vieux bonhomme qui a vu ce qu'ils n'imaginent même pas qu'on puisse voir ? C'est dans ces moments, fréquents chez moi, que je réalise l'ampleur fabuleuse de notre tâche et que j'admire tous ceux et celles qui, comme vous deux, Marie-Jo et Paul, se sont mis à la tâche ardue de réveiller les consciences humaines à la réalité qu'elles forment sans le savoir.

13sep19 211C42
Entre, il y a quoi?

Entre la vie et la mort
Pour beaucoup
Il n'y a rien.
Pas l'ombre d'un mot.
On vit puis on meurt
C'est tout point.
Alors l'ombre d'un point !

Entre la vie et la mort
Pour un petit reste
Il y a Tout.
A la Lumière des Mots
On vit pour ne plus mourir
Et on cherche après Tout.
Alors tout s'éclaire.

Entre la vie et la mort
Il y a la Vie
Et ça c'est pour de Bien
Entre Lumière et ombre
Il y a la vie dans la Vie
Qui touche l'Entre-deux
Afin de changer les deux.

Entre la vie et la mort
Il y a mes mots
Et ce que je suis
Une pierre ajoutée
Pour la Maison
Mes os tout à la fin
Pour la Montagne.
Jean-Louis Alexandre C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Jean-Louis, pour ce poème.

13sep19 211C43 
Cette magnifique tour de Babylone a servi mon enseignement avec succès.
J'ai voyagé suffisamment pour savoir qu'on pouvait communiquer dans toutes les langues, pourvu qu'on connaisse quelques rudiments locaux et qu'on sache à bon escient user du non-verbal (un croisement de jambe pouvait dans certains cas entrainer un assassinat par exemple).
Mais si je vous écris, c'est pour vous confier que je connais un "serial ailler" en liberté. Je l'ai mission, je ne le crois pas capable de tuer à nouveau à cause de mes connaissances sociaux-psychiatriques.
J'ai appris à user de ce langage/non langage avec les animaux (y compris les insectes), mais aussi avec des juges, des puissants, des nourrissons, des terroristes.
Je crois qu'il s'est vraiment passé quelque chose de surnaturel dans la réception de "l'Esprit Saint" par les apôtres, que j'expliquerais par des hypothèses de contextes d'aires linguistiques, associées à des nécessités de transmissions de savoirs comme de marchandises, mais bon, ce n'est qu'un détail.
Le hasard m'a fait voir récemment Alexandre entrant dans Babylone (purée hollywoodienne), ainsi que les tentatives berlinoises de reconstitution des murailles de la citadelle initiées à Berlin ds les années 30 je crois, d'une part ;
D'autre part, ne doutons pas d'un retour au langage édénique (les rares vrais chamans continuent à l'utiliser cahin-caha, je crois)...
Lorsque je méditais sur cette entrée, je vis dans le ciel des êtres lumino-aquatiques se métamorphosant et communiquant par des phénomènes d'osmoses curieux. J'ai repensé à ce que je sais de la vie des coraux, des arbres (un vieux cousin guérisseur vosgien m'avait appris à les entendre) et je sais grâce à vous, cher Mikal, que je garde une indéfectible confiance absolue en Dieu.
Pour finir, la nouvelle religion écologique me confirme que nos petits enfants affronterons des crises terribles.

Vous me pardonnerais si je ne signe pas, comme vous l'écrivez : le monde usera de sa loi contre le prophète (...). On enquêtera sur leur plus infime poil de barbe".
Remarquez, à l'âge que j'ai, je m'en fout un peu.
Je vous embrasse ainsi que votre famille.
L., un vieux loup de mer breton

Réponse :
Voilà "un vieux loup de mer breton" (L ? Loïc ? Lan ? Lanig ? Laou ? Likael ? Loan ? Loeizig ? Louennig ? Luhan ?), qui n'est pas une vieille louve de mer bretonne, qui semble bien me connaître... Qui m'intrigue, sans nul doute, et qui, outre qu'il a écumé les mers, écume l'encrier, car il écrit fort bien... comme la plupart des Bretons d'ailleurs, au point que je me demande si le français n'est pas une langue bretonne. Je vais être en Bretagne bientôt et je poserai la question.
Vous avez, me dites-vous, "voyagé suffisamment"... Quand on parle ainsi, c'est qu'on s'est beaucoup déplacé sur ce globe. C'est bien, mais ce n'est qu'un début. Vivre, je crois que c'est ne pas s'ancrer, c'est naviguer sans cesse. Quand nous vivrons dans l'incommensurable flot de la Vie, nous n'arrêterons pas d'aller et venir; nous serons des super-loups de la mer infinie de l'espace. Gide a eu cette prémonition ; quelque part dans "Les Nourritures Terrestres" il dit à Nathanaël : "Ne demeure jamais !" S'il existe en ce monde des choses et des manières familières, habituelles, c'est parce qu'il y a aussi des choses et des manières inhabituelles, étrangères, mais quand nous vivrons dans l'espace, dans l'Univers qui ne fait qu'un avec son Père (Rév d'Arès 12/4), il n'y aura plus rien de coutumier d'un côté et d'inhabituel de l'autre, il n'y aura plus que la Vie. Partout. Si nous pouvons dès maintenant faire pénitence, c'est-à-dire changer nos vies (Rév d'Arès 30/11), c'est parce que nous commençons de cesser de demeurer, de nous fixer. Chaque jour je change.
Devant moi, dans mon bureau, j'ai une photo, partiellement décolorée, c'est Christiane et moi aux Baux de Provence le jour où en 1968 je lui ai demandé sa main. Je regarde souvent cette image et je dis : "Le type là, ce n'est pas moi ; c'est un autre. Combien de vies ai-je déjà eues ?" Voilà pourquoi chaque matin je vois Christiane comme si je ne l'avais jamais rencontrée, comme si je tombais amoureux d'elle et lui demandais sa main ; chaque matin je lui dis : "Je vous aime," comme si c'était la première fois.
La mer, c'est pareil. C'est la fiancée éternelle... Ce n'est pas à L. vieux loup de mer breton, que je vais apprendre ça ! Chaque fois que je vois la mer, c'est la première fois. Pour moi la fidélité c'est la capacité de revoir sans cesse l'aimé, l'aimée, les aimés, les aimées, pour la première fois à chaque instant. Chaque matin en ouvrant les yeux je découvre Dieu. C'est sans doute pourquoi, quand nos âmes courrons dans l'infini, nous ne rencontrerons jamais deux fois la même étoile. C'est sans doute pourquoi le nombre d'étoiles est infini... comme le nombre de vagues sur l'océan. Dans "Les Fleurs du Mal" Beaudelaire a écrit : "Notre âme est un trois-mats cherchant son Icarie..." L'Icarie est le nom donné par Étienne Cabet, célèbre utopiste, à sa cité idéale basée sur des principes communistes chrétiens.
Merci, frère L. vieux loup de mer breton, pour votre commentaire.

14sep19 211C44
Jean Baptiste par Léonard de VinciRoger ! [voir 211C30] Quel dommage que je sois parti. Si tu avais rejoins les 5X6, on aurait assuré ensemble.
Ce blog n'est pas un forum, mais merci à Louis-Marie, toujours très lumineux et spirituellement nourrissant ; à Véronique dont le fichier ci-joint est un clin d'œil : Quel bonheur dans ce commentaire et la réponse de Mikal ! Surtout quand on se les remémore durant les épreuves !
Ma légende de ce probable tableau-testament de Léonard aurait été : "Hé ?! C'est juste par là que ça se passe ! La crache (force claire d'enthousiasme tendre ?) vient d'en haut dans l'obscurité où nous sommes (Rév d'Arès xxiii/7-9).
Bloy me fait un peu penser à Cioran ou Dieudo [?] ; je crois qu'ils cherchaient tous à "aiguillonner".
Laurent L'H. de Bretagne-Centre

Réponse :
Merci pour frère Roger, frère Louis-Marie et sœur Véronique. Merci pour l'image de Jean Baptiste peint par Léonard de Vinci. Il semble, sans certitude, que Léonard de Vinci ait peint ce tableau quelques trois ans avant sa mort en France alors qu'il était à Rome ; ce tableau serait même, dit-on, une commande du pape Léon X. Il se peut donc qu'il s'agisse, comme vous dites, d'un tableau-testament. Je doute cependant que Léon X l'ait accepté, parce que le personnage représenté est très différent, voire même à l'opposé de la description que la Bible donne de Jean Baptiste.

14sep19 211C45 
Votre réponse au vieux loup de mer breton (211C43), souffle encore une fois un Vent de Liberté infinie sur la Mer, en passant par l'amour et la beauté du couple qui transcende toutes formes de langage.
Merci pour ces paroles, frère Michel. Elles m'ont rappelé un carte que j'avais offert à Florence vers la fin de sa vie terrestre. Sur la couverture il y avait une couple habillé de blanc pédalant à vive allure sur un vélo tandem et le voile de la bien-aimée flottait dans le vent. À l'intérieur je lui avais écrit : "La vraie Ressource du Bien fait de ceux qui s'aiment d’Éternel Nouveaux mariés."
Guy I. de l'Hérault

Réponse :
Merci du fond du cœur, frère Guy, pour ce commentaire et pour la vidéo.

14sep19 211C46 
Bonjour, mon cher frère aîné aimé en l'Amour de Dieu et en mon amour évangélique naissant.
En attendant de nous comprendre les uns les autres par la grâce de la télépathie "sans interaction sensorielle connue" ou de l'énergie spirituelle (Bergson), seuls les mots, le timbre et le chant de la voix, l'expression de visage et de regard, la posture et les habits du corps nous permettent pour l'instant de communiquer à nos semblables le Feu de la Vie en nous.
Jésus vous a confié et par vous nous a confié la mission, non pas de convaincre les malades (Marc 2/17), mais de moissonner les épis mûrs en nombre et influence suffisants afin de changer le monde et de l'ancrer au Plan divin.
Ils sont donc là, le Semeur est passé (Rév d'Arès 5/1). En même temps que parler aux gens en mots cela passe par la Vie [venue] de la pénitence en nous, en chaque missionnaire, dans la joie et le rayonnement les plus communicatifs, afin de susciter les épis mûrs et qu'ils viennent à nous autant que nous devons aller en ce monde à leur recherche par tous les moyens nés de l'intelligence et de la conscience collective des assemblées trempées dans la Parole de Youou [xxx/24] et dans votre enseignement.
Merci, mon frère, de nous avoir éclairés et de continuer de nous éclairer dans ce long chemin !
Je vous aime. Portez-vous bien. Je vous embrasse.
Philippe R. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Philippe, pour ce commentaire jailli de votre foi.
"En attendant de nous comprendre les uns les autres... seuls les mots, le timbre et le chant de la voix, l'expression de visage et de regard, la posture et les habits du corps nous permettent pour l'instant de communiquer à nos semblables le Feu de la Vie en nous," dites-vous et c'est là une observation plus qu'intéressante, une observation pertinente ! Les hommes ont mis au point des moyens de communication comme le téléphone, la radio, l'ordinateur, mais ils ne se comprennent toujours pas. Les mêmes idéologies éculées circulent, divisent, se provoquent comme des lutteurs, et l'homme a toujours le même ennemi : l'autre, l'autre qui parle et pense autrement et qu'il n'arrive même pas à aimer comme ennemi (Matthieu 5/44), comment l'aimerait-il comme ami, comme frère ?
Le téléphone, la voiture, la radio, l'avion, la télévision, l'électricité, l'électronique, les satellites, les modules envoyés sur la Lune, Mars, Pluton, etc. n'ont pas apporté ce que nous, apôtres du Sermon sur la Montagne, appellerions un progrès. L'idée que le monde est en progrès est un leurre ! Le langage est sans doute ce qui progresse le moins, puisqu'il recule au point que je me demande s'il ne sera pas, un jour, une suite d'onomatopées, de cris de singe par téléphone, de sifflements de rat gravés sur C.D., de barrissements par hauts-parleurs, d'aboiements hertziens, etc. Certaines choses qu'on appelle encore "chansons" ou "musique" y font penser. Ce sera peut-être ça le péché des péchés, quand on aura totalement détruit le langage et qu'il n'y aura plus qu'à être animaux et à disparaître comme les dinosaures dans une effroyable entreturie.
Le "bon sens" moderne semble consister à engager une sorte de dialectique éructante entre passé et avenir en prétendant que seul l'avenir compte, alors que pour nous, c'est le passé : Éden, qu'il faut restaurer. Pour le monde moderne, du moins ceux qui y imposent leurs vues, nous sommes complètement rétrogrades. Le "bon sens" moderne prétend que le futur est déjà en marche et que la seule incertitude est de se demander quand le futur sera totalement opérationnel. C'est l'hallucination générale à tel point que le futur semble déjà là. Les débats politiques portent seulement sur la meilleure façon de vivre cet avenir qui existe déjà dans les têtes de ceux qui y croient. De quoi discute le G8... pardon ! le G7 (ils ont viré Poutine parce qu'il s'est approprié la Crimée sans permission... le vilain !) mais parlent-il entre eux des millions d'humains qui souffrent encore de la faim, de l'absence de médecine, etc ? Non, ils ne parlent que de l'argent qu'ils peuvent gagner, eux, les maîtres du "progrès".
Moi, quand j'entre dans un supermarché, la surabondance, la profusion, le déluge de nourritures que j'y vois me donnent presque la nausée. Or, rien n'est défini, tout, absolument tout est à faire ou refaire ! Comment voulez-vous que pour le moment, nos missionnaires soient écoutés ? Nous tirons sur le levier pour renverser la vapeur, mais il est dur, dur, dur à actionner. Mais nous l'actionnerons tôt ou tard.  Le Père ne peut pas nous demander de l'actionner, si cela nous est impossible. Pour résumer, disons que le langage est sans doute la chose qui en "progressant" souffre le plus de son déclin. Les gens comprennent chaque mot que nous prononçons différemment de ce que nous voulons dire. Nous sommes dans une inévitable phase de confusion, notre mission stagne, mais nous en sortirons.
L'avenir n'existe pas, parce qu'il n'est qu'avenir, c.-à-d. rien. L'avenir n'est qu'un spectre au sens que donne à ce mot La Révélation d'Arès. Bouh ! Spectre, quel mot difficile dans la Parole du Père, mot qui dans le monde évoque plus le cinéma dit d'épouvante que le rien, le vide mouvant et glacé que le Père appelle ainsi. L'avenir, comme le langage, est la grande illusion, le mirage à l'horizon du désert. Les grands esprits avaient pensé à tout, sauf au retour de Dieu, de la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) tellement autre que la vie sous le microscope. C'est le grand perturbateur, ce Dieu ; l'ahurissement des gens que rencontrent nos apôtres en fait preuve. "Celui-là, pensent-ils, on ne l'attendait pas. Donc, il vaut mieux penser qu'il n'existe pas," et ils passent. Les gens se disent : "Ce Dieu soi-disant apparu à Arès ?! Un piège intellectuel. Passons !" Ils ne réfléchissent pas une seconde que même le possible, le vraisemblable, doit être créé. Et plus inimaginable pour eux : Même le passé doit être recréé. Le quidam moyen pense que notre appel au Bien, à la pénitence, n'est rien, que du périmé disparu, à côté de leurs prévisions, parce que... dame !.. ils lisent "Science et Vie". La religion du "progrès" a pris la place de la religion juive, chrétienne, musulmane, bouddhique, etc., et les gens y croient sans voir qu'elle ne fait qu'intensifier les causes possibles de conflit : Voyez le très dangereux face-à-face entre Chine et USA en ce moment.
Mais si le monde était déjà prédéterminé, à quoi servirait-il que l'homme croie à cette prédétermination ; il n'aurait qu'à laisser passer le temps jusqu'à ce que tout se produise comme prévu par "Science et Vie". Il faut que l'homme réalise qu'aucun destin n'est, en fait, tracé d'avance. Mon destin, je le fais. Si l'homme de la rue pense que les politiques et les scientifiques sont en train de lui fabriquer un destin heureux, il va se réveiller dans la douleur, parce que lui, l'homme de la rue, il n'est qu'un client pour les politiques, les scientifiques et les philosophes du système. Mais qu'est-ce qui trompe ainsi l'homme de la rue ? Eh bien, le langage, oui, le langage que les religieux, les politiques et les scientifiques veulent qu'il comprenne et qui n'est pas le langage que le Père leur parle. La rue, c'est la Tour de Babel. Gros problème du langage !  De là l'extrême nécessité d'un prophète. Je n'avais jamais tant compris avant aujourd'hui combien lourde, capitale, est ma tâche.

15sep19 211C47
Bonjour frère Michel,
En ce moment je suis en train de relire toutes les entrées ainsi que vos réponses aux commentaires. Je suis surpris de m’apercevoir que je ne lis plus du tout vos propos de la même manière que je le fis à leurs parutions. Je suis tombé sur votre réponse au commentaire 78C12 reproduis ci-dessous qui m’interroge alors qu’à l’époque j’avais glissé dessus :
Commentaire 28Fev08    78C12
Vous écrivez: “De ce fait, tous les Pèlerins d’Arès ne sont pas des croyants” [78c05, Réponse]. Alors là, j’avoue que j’ai du mal à comprendre par quel mécanisme cela est-il possible ?
P. B.
Votre Réponse : 28Fev08 [28 février 2008] 78C12 :
Je connais personnellement nombre de Pèlerins d’Arès non-croyants, qui sont généralement des anciens de l’époque où j’accueillais moi-même les personnes qui venaient à Arès non pour prier, mais pour me rencontrer ou rencontrer d’autres pèlerins pour partager avec eux une espérance commune: un monde changé. Quand ils arrivaient, ils me disaient en substance ceci: “Je suis athée, mais j’ai lu La Révélation d’Arès et je crois que si on l’interprète comme un livre de sagesse, tout le monde y trouve de quoi travailler à un monde meilleur.”
À quoi je répondais: “La Révélation d’Arès elle-même reçoit les athées, s’ils sont des artisans du Bien, quand elle dit: L’équité, mieux vaut qu’elle s’établisse sans Mon Nom plutôt qu’en Mon Nom règne ce que j’ai en horreur (Rév d’Arès 28/11). Si vous devenez un pénitent, un homme bon, aimant son prochain, pardonnant les offenses, libérant les hommes de leurs préjugés, recherchant l’intelligence spirituelle et moissonnant d’autres pénitents, vous êtes des nôtres!  La Révélation d’Arès n’impose pas comme condition impérative qu’on croie en Dieu. Elle comprend même bien, quoique le regrettant, que des hommes soient devenus athées, parce qu’ils ont été scandalisés (28/4).
Quelques uns de ces athées qui nous rejoignirent dans les années 70 et 80 sont devenus croyants sans aucune pression de ma part. La plupart sont restés non-croyants, mais m’écrivent, échangent avec moi des pensées, car nous avons une espérance commune: que le monde change en bien ! Ils admettent comme absolument logique que ce Bien collectif ne vienne que de la somme des biens individuels, la somme des pénitences.
J’ai été athée moi-même autrefois, j’ai vécu dans des milieux athées. D’une part, je sais que des portions entières de population sont athées depuis le XIXe siècle et privées de capacité de foi. Cela reviendra mais quatre générations ne suffiront pas pour y arriver. D’autre part, je comprends très bien qu’on puisse lire La Révélation d’Arès ou même la Bible et le Coran comme de grandioses métaphores ayant un sens de sagesse. Certains Bouddhistes aussi, qui ne croient pas en Dieu, sont restés non-croyants.
Les uns et les autres pensent que j’interprète le Je de la Parole d’Arès comme Dieu s’exprimant lui-même, mais que cela peut-être aussi vu comme d’origine culturelle ou d’inspiration personnelle poétique sans plus et que l’interprétation non transcendante est possible. Des psychologues athées m’ont expliqué que j’avais pu très sincèrement concevoir moi-même La Révélation d’Arès en la croyant venue du Ciel. Bien sûr, ce n’est pas du tout ce que je crois, mais je signale ces faits pour vous expliquer comme il est possible d’accorder à ce livre une grande valeur d’espérance sans croire en son origine divine.
J’admets qu’il y a longtemps que je ne vois plus de nouveaux frères ou sœurs non-croyants. Peut-être cela vient-il d’un accueil qui met trop l’accent sur la foi, pas assez sur la pénitence comme sagesse universelle. Je ne sais pas. D’ailleurs, la prière elle-même, ramenée à la définition qu’en donne le Père: le rappel quotidien de ce qu’il faut accomplir (Rév d’Arès 35/6), peut devenir une pratique athée. Je le vois au Pèlerinage où viennent quelques athées, rarement il est vrai.

De ce que vous dites là, je pensais exactement la même chose du mouvement spirituel prônant la pénitence issu de La Révélation d’Arès, mouvement ne se délimitant pas par une adhésion d’idées ou d’hommes qui deviendrait alors un cercle fermé sur lui-même, mais sur une conscience créatrice du changement du monde par l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence spirituelle libre de tout préjugé, bref, par la pénitence. D’ailleurs la moisson a pour objectif de chercher des postulants à la pénitence que nous appelons épis mûrs. L’épi mûr n’est pas défini par sa foi ou sa non foi, mais par sa pratique de la pénitence.
Mais là où la confusion entre dans mon esprit est que dans votre réponse au commentaire 78C12 vous parlez de "l’accueil qui met trop l’accent sur la foi, pas assez sur la pénitence comme sagesse universelle." Je pensais que dans les missions qui œuvrent dans la direction de certitude montrée par le prophète, missions qui reprennent à votre suite votre mission (rassembler le petit reste [Rév d'Arès 24/1]), devaient accueillir en leurs seins des épis mûrs ayant la particularité d’être membres du petit reste.

Dans votre réponse au commentaire 210C19 vous écrivez ceci :
(...) Merci du fond du cœur pour votre “immense tendresse, votre immense amour, votre immense bonté pour moi”, mais j’aimerais tellement mieux que vous ayez un immense courage, un immense dévouement pour notre mission. Je ne juge pas un croyant qui fait son salut sans se soucier du salut des autres, mais ce n’est pas vraiment le type de croyant que je recherche pour élargir mon petit reste.
Ici vous parlez de croyant, mais c’est peut être une question de langage. Dans votre réponse au commentaire 210C57 reproduit ci-dessous vous expliquez ce qu’est le petit reste, et effectivement vous ne le qualifiez pas par rapport à la foi. Mais, et c’est là mon trouble : vous suivre de la façon dont vous décrivez le petit reste, c’est aussi suivre La Révélation d’Arès ainsi que son Auteur et son Messager, donc les reconnaître et de fait avoir la foi.

Réponse de mikal au commentaire 210C57 :
(...) Un Pèlerin d’Arès grand P, membre du petit reste, est celui ou celle qui me suit en tous points, mais il ou elle n’est pas un autre moi-même. Il est lui-même ou elle est elle-même. Celui ou celle qui me suit en tous points s’efforce de suivre le sens que je donne à La Révélation d’Arès et d’accomplir tous les points sur la ligne de ma propre conduite, mais il ou elle les accomplit comme il ou elle peut selon son âge, son tempérament, sa façon de faire, le temps dont il dispose, sa santé, sa personnalité, sa sensibilité. Moi-même je n’ai pas varié dans les grandes lignes de ma foi et de mes actions prophétiques depuis 1974, mais depuis quarante-cinq ans j’ai louvoyé dans la manière de les exprimer et dans l’ordre d’importance que je leur ai donnés, dans les manières de les accomplir, j’ai vieilli, j’ai acquis de l’expérience, etc. À quel point de mon louvoiement tel ou tel Pèlerin d’Arès se conforme-t-il ? Comme il louvoie lui-même, il s’agit d’un louvoiement dans le louvoiement ; ça élargit considérablement le cadre de sa fidélité à ma personne, parce que de même que tout homme est instable, je souffre de cette instabilité et je la combats sans cesse, mais elle est là, ce qui donne du jeu, de l’aisance, de l’ovalisation, à tout ce que je fais et ce que font mes frères et sœurs du petit reste.
Mes frères et sœurs du petit reste ne sont pas d’autres moi-même, mais ils sont eux-mêmes et c’est heureux. Nous ne sommes pas identiques ; nous formons une force par notre complémentarité. Seulement, cette complémentarité s’exerce sur tous les points de ma propre conduite et c’est en cela que les membres du petit reste me “suivent en tous points”. Nous sommes en état de similitude, pas d’identité. L’utilité et la sagesse du petit reste, que le Père me demande de rassembler (Rév d’Arès 24/1), ne résident pas dans l’uniformité, mais dans la fidélité au sens de La Révélation d’Arès qui est charismatiquement le mien, à un esprit et à un certain nombre d’actions : pénitence, moisson, etc. Après que j’aurai disparu, des chapelles et des tendances, voire des religions, se formeront, chacune s’affirmant fidèle à La Révélation d’Arès. Le petit reste, lui, demeurera et servira de référence à ceux qui auront le souci de savoir ce que le prophète pensait, enseignait ou faisait lui-même sur tel ou tel point ou en telle ou telle circonstance. Le petit reste sera un phare pour des navires qui, de toute façon, resteront maîtres de leurs routes et de leurs manœuvres. Tous les navires qui font route vers le même port ne se suivent pas à la queue leu leu ; chacun a sa manœuvre. Nous cherchons seulement à ce que le but de tous soit l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence spirituelle libre de préjugés.
Je ne vois pas de contradiction dans vos propos, mais plutôt des raccourcis dans les articulations pénitence<->foi<->petit reste dans nos perceptions à nous membres de l’assemblée. Raccourcis (et/ou peut être une certaine rectitude) aussi car nous tenons tant à la réussite du projet arésien et ne pas dévier en religion ou autres.
À la fin de la rédaction de ce texte et après relecture et encore relecture, je comprends aussi une autre source de mon trouble : Je suis convaincu que nos rapports entre nous membres du petit reste, dans nos rapports avec vous, prophète bien aimé, la réalisation de nos œuvres, etc., seront des plus solides, si le socle est l’amour. Et en même temps, plus je sens cet amour, plus je sens ma foi grandir en moi, et moi qui viens de l’athéisme il y a de cela plus de trente ans, cette foi arésienne m’est précieuse et je la chéris.  
Je vous prie de bien m’excusez de la longueur de ce commentaire. Merci pour vos éclaircissements et pour tout ce que vous faites.
Dominique Bo. d’Île de France

Réponse :
Merci pour ce commentaire, mon frère Dominique.
La difficulté qu'on peut avoir a bien comprendre ce blog quand on le relit, c'est qu'il n'est pas un traité, pas un ouvrage de pensée rigoureusement horizontale.
Ce blog, particulièrement dans ses pages de commentaires, n'est qu'une suite plus ou moins disparate, pas capricieuse mais panachée au gré des pensées commentatrices qui elles sont toutes différentes, très inégales. De ce fait, chaque réponse ne suit pas une ligne logique rigoureuse d'un bout à l'autre du blog, n'est pas la suite réfléchie de la réponse précédente, mais chaque réponse est isolée, suit la pensée du commentateur lui-même isolé, auquel elle répond, chaque commentateur étant forcément différent des autres, mes réponses étant elles-mêmes de compositions differentes les uns des autres. Chacune de mes réponses est unique à celui ou celle à qui elle s'adresse.
De ce fait, ma façon de m'exprimer varie parfois assez considérablement. Reste évidemment le Fond, Qui lui ne varie pas, mais ce n'est pas forcément perceptible sur l'instant de la lecture, car — et c'est un des gros problèmes du langage — les mots, la façon de s'exprimer, sont les choses qui frappent le lecteur (ou qui ne le frappent pas du tout) en premier.
Bref, ce blog n'est qu'un blog. Ce n'est pas un ouvrage unique jailli d'une seule et même manière de penser.
Ainsi le premier commentateur que vous citez est un certain ou une certaine P.B., que je ne connais pas, et je lui réponds comme on répond à un(e) inconnu(e) qui n'est pas censé(e) être accoutumé(e) à ma prosodie, à la musique habituelle de ma lyre. Je lui réponds d'une façon un peu lourde, mais parce que je pense qu'il ou elle me comprend mal, sinon sa question serait autre. Le second commentateur est un de nos frères d'Alsace, pas du petit reste, grand sympathisant indépendant et apôtre à sa manière très personnelle, qui d'ailleurs s'est fâché en lisant ma réponse et a exprimé sa contrariété d'une manière que je n'ai pas publiée... Je ne le publie d'ailleurs plus. C'est ma meilleure façon de respecter sa pensée, puique la mienne peut l'irriter. Si l'on ne tient pas compte de la variété considérable de ceux et celles qui commentent, on ne voit pas toujours très bien la nécessité dans laquelle je suis de louvoyer entre tous les écueils.

15sep19 211C48 
Oui, nous sommes toujours dans la tour de Babel, si j’en crois le succès et la publicité pour les écoles en langue régionale. On parle d’enseignement "en immersion". Ne faudrait-il pas plutôt [dire] une immersion dans l’universel et viser une langue commune plutôt qu’un repli sur les particularités locales ? Même très insatisfaisante, cette langue commune permettrait au moins aux humains de mieux se comprendre, de se sentir un peu plus de la même grande famille, rapprochement qui favoriserait nécessairement l’entente et l’envie de paix. Ce fut le rêve impossible de Zamenof, car une langue est vivante et ne peut résulter d’une construction mentale artificielle aussi géniale soit-elle. Cette langue universelle, si elle voyait le jour, dans l’état de l’homme pécheur et de la diversité des cultures, serait vraisemblablement très pauvre, comme l’est le basic english ou le globish, qui remplit plus ou moins bien de fait cette fonction. Mais maintenant que l’Éternel a parlé en français, allez savoir si, la pénitence se généralisant, notre langue ne fera pas des émules ?  Du moins selon la forme laconique et primordiale du Livre, qui, même en bruit d’homme [Rév d'Arès ii/20, xxxii/8] transcende toute culture ?
Rien à voir de toutes façons avec le Verbe qui fut celui des Adames. "Certainement le langage des anges" (entrée 211), qui reçurent la Voix sans le bruit (Rév d'Arès vii/4) ;  les tarés [2/12] que nous sommes ne peuvent plus avoir qu’une très vague idée de ce qu’Elle fut. Nous pèlerins, en somme conscients, parce que nous connaissons les difficultés de l’Eau Forte venue se réduire à un clou pour parler en bruit d’homme (ii/20), tandis que philologues et linguistes, pendant deux–trois siècles, après avoir repéré des filiations linguistiques au long de l’histoire, n’ont cessé de croire pouvoir remonter jusqu’à une langue originelle comme des saumons retournant au sources. Le livre de Maurice Olender "Les langues du paradis" (Essai Seuil) relate l’histoire de la quête de ce "moment privilégié où, entre Dieu, l’homme, les forces naturelles, la transparence n’était pas encore brouillée", résume J.-P. Vernant dans la préface. Belle intuition que ce mot de "brouillage", quand on sait que Dieu utilise le mot bruit pour qualifier le péché s’introduisant dans toutes les activités humaines. L’ouvrage d’Olender montre comment "la langue du paradis" balance entre un "couple providentiel" : Sémites (hébreu oblige) et Aryens (sanscrit), au gré des partis pris religieux, nationaux ou idéologiques concurrents des chercheurs. Que cette histoire des origines — essentiellement occidentales — exclue les deux tiers de la planète n’a pas eu l’air de poser de problèmes. Passons !
Le professeur du Collège de France (Vernant) ne parlait que de l’intérieur de ce qu’il considère comme la "fable" des croyants, ou leur "imaginaire social" et tous ces savants philologues eux-mêmes savaient plus ou moins qu’ils poursuivaient un rêve, puisque, et pour cause, en matière de langue, il n’y a pas de documents ! Il en reste de nos jours la filiation dite indo-européenne des langues européennes chère à Dumézil. Nous voilà replongés dans la problématique rationaliste où l’homme croit s’affranchir de ses préjugés par la méthode dite scientifique et par la seule perspicacité logique de son intellect. Mais c’est oublier que son entendement s’appuie sur une pensée qui se structure selon le langage, en fait une sorte de croyance générale implicite pour ne pas dire le plus souvent inconsciente. Car le langage structure la pensée, et même l’inconscient selon Lacan. En réalité, le préjugé de la méthode scientifique est encore plus énorme, puisqu’il enferme l’homme dans son animalité pensante, considérée comme unique et définitive réalité de l’humain (croyance), ignorant tout de ses possibilités de transcendance. C’est là un des effets de "l’absolutisation" du langage (com. 211C5) qui, insidieusement, donne une apparence naturelle et intemporelle à ce qui n’est en fait que le produit historique d’un homme donné dans un temps donné. L’homme qui ignore qu’il n’est que le produit de sa propre création, va se prendre comme objet d’étude, du dehors, c’est la vache qui de sa gueule trait son sein (Rév d'Arès vii/14), développant sans ambages le préjugé le moins visible, et sans doute pour cela le plus puissant : la méconnaissance de ses origines divines et de ses possibilités de sublime métamorphose, pourtant restées latentes dans les images et ressemblances [Genèse 1/26] du Père très endommagées par le péché" (réponse 211C10) que nous sommes.
Vous posez la question dans la légende de l’image : "Les bâtisseurs de Babel, ville et tour (Genèse 11/1-9), se mirent-ils à parler différents langages ou tout bonnement à ne plus se comprendre dans la même langue ?" Je pencherai pour la deuxième hypothèse, car avec le repli sur soi, l’enfermement égotique, celui qui était un frère se transforme peu à peu en étranger, les proches de la famille formant tribus, clans, puis nations. Quoi qu’il en soit du processus initial, la démultiplication des langues en fut le résultat, puisque quand on commence à ne plus se comprendre, les prononciations des sons changeant, on finit de fait par utiliser d’autres mots, et, par conséquent, à parler une langue étrangère. Le temps accentuant l’œuvre du péché, nos langages actuels "ne peuvent qu'être des formes très endommagées, presque résiduelles, du verbe : l'attribut parole donné par le Père, qui fut celui d'Adam avant la chute"  (réponse 211C10). Ce verbe lui-même devait donc être très différent de ce que nous appelons langue de nos jours.  Dieu ne nous en dit rien mais on peut supputer que la polone (Rév d'Arès xxxix/12), en tant que fusion des âmes, implique des capacités de communication totalement inédites, par tout l’être peut-être comme dans votre expérience théophanique, bien au-delà de ce que nous pouvons concevoir aujourd’hui. La transmission de pensées, par exemple, encore présente chez certains aborigènes, en étant peut-être une sorte de fossile.

Puisque l’homme est la mort d’Adam (Rév d'Arès vii/13), il nous faut faire passer dans notre mission que nous ne sommes que les fossiles sur jambes (i/15) d’une tout autre race (Xii/5), faire sentir ce qui est "au-delà de la métaphysique", ce que vous appelez "dans votre jargon l'hypermétempirique ou l'hypertranscendant" (211C5). Et, avec la pauvreté et la relativité du langage qui reflète de nos jours l’obscurantisme rationaliste et matérialiste, les apôtres que nous sommes sont confrontés à une grande difficulté qui ne peut être franchie que s’ils font sentir quelque chose du Tout Autre en incarnant un peu la Lumière et encore, seulement auprès des seules oreilles, cerveaux et cœurs restés réceptifs, ceux des épis mûrs. N’ayons pas peur de passer pour des Illuminés (23/2).
"L'hypertranscendant", n’est-ce pas par excellence l’Amour ? Mais comme ce mot est faible tant il est galvaudé ! Tant il s’applique dans la langue française sans nuances à des objets très différents. Ce pourquoi en mission il faut toujours s’efforcer d’arracher le mot  amour de l’inévitable gangue de préjugés qui l’enserre, ne serait-ce qu’en précisant aussitôt aimer ses ennemis [Matthieu 5/43], un minimum pour que l’amour perde son caractère sentimental, et encore ! L’idéal étant que l’Amour se sente, transpire du moissonneur, comme une fleur nouvelle, parfumée et inconnue qui perce la tristesse bétonnée du monde. La "langue primordiale" devait sans doute porter l’Amour aussi naturellement que nous respirons l’air et disposer en elle-même d’une fluidité de sens, réceptive de façon singulière à chaque individualité. Peut-être que l’absence de voyelles dans l’hébreu ancien (écrit), qui ouvre tant d’interprétations, traduit un reste; un fossile de cette fluidité, de ces creux que l’Amour remplissait ? La langue primordiale devait être très simple tout comme l’est la langue du Livre.

Comme vous le soulignez, quelle confiance réelle peut-on accorder aux traductions du Coran, des Psaumes, des Védas, etc. dont le sens de beaucoup de mots est perdu, inventés qu’ils étaient par des mentalités très éloignées de la nôtre, la moderne, qui croit tout savoir ? Tant que l’homme s’appuie sur un écrit comme sur une canne (Rév d'Arès xvi/03) et non sur lui-même, sa propre vie, il s’attachera à une chimère abstraite, une projection mentale, un idiome dont l’interprétation est dépendante des subjectivités intuitives. D’où la démultiplication des sectes. Religieuses ou politiques. Les croyants s’attachent à leurs "Écritures saintes", mais les non-croyants sacralisent tout autant leurs Droits de l’homme, chartes, Constitutions... Parmi les suites du mouvement des Gilets Jaunes, certains s’organisent en assemblées pré-constituantes et s’attèlent à vouloir écrire une nouvelle Constitution. Pourquoi pas ? Ce peut être un progrès, mais j’avertis, je rappelle autant que je peux que l’écrit ne résout rien si l’homme ne change pas sa vie [Rév d'Arès 30/11]. Par l’écrit le passé jette son conservatisme sur le futur. Nous réitérons le passé, nous emprisonnons et empoisonnons l’avenir. Ici en France, la Constitution de 1958, vieille de 70 ans, domine encore notre présent. Nous ne sommes pas tout entiers sur la création de l’avenir mais sur la perpétuation d’un passé jugé glorieux qu’on module indéfiniment jusqu’à la prochaine crise. C’est la différence avec la Parole de La Révélation d’Arès, pourtant elle aussi texte écrit, mais dont nous savons qu’elle n’a rien de sacré en tant que livre, que le sacré n’apparaît que lorsqu’elle prend Vie en nous. Sa compréhension profonde ne s’ouvre que par sa mise en pratique, cette révélation devrait en fait s’appeler "Le révélateur de l’Humain universel" avec pour sous-titre : "À condition qu’il s’y immerge !" La conséquence va de soi : "Pas besoin de reconstituer une cathédrale de mots et de s'agenouiller devant." (entrée 211). Vous répondez ainsi indirectement à ceux qui regrettent encore que vous ne vous soyez pas mis au travail de ré-écriture que vous demandait Dieu comme directement aux détracteurs qui s’attachent encore pointilleusement à la lettre, à peser la moindre virgule, à récuser des parenthèses, à ajouter des intertitres, à changer des mots (un crime !), etc. En réalité il ne s’agissait pas de ré-écrire la Bible et le C,oran mais d’inscrire, d’inscrire l’instinct du vrai dans l’humain, dans vos sœurs et frères du petit reste, d’impulser l’Être par une autre façon d’exister. Ce que vous avez fait.
Merci. Reste à accomplir.
Claude M. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Claude, pour ce commentaire qui se trouve être un très bon complément de mon entrée 211. Je souhaite que tout le monde le lise.
Nous sommes dans un monde où le langage des robots est en passe de devenir la langue commune de la population, parce que le langage que les fabricants de robots donnent à leurs machines ne pouvant pas être aussi riche, beau, subtil, intelligent que celui des hommes, ces derniers adoptent le langage robotique dont la supériorité est de n'avoir besoin ni de cerveau ni de gosier. En voici un exemple vécu :
L'année dernière, revenant de Bretagne où j'étais allé parler à nos missionnaires (je me demande pourquoi je ne me modernise pas et n'envoie pas un robot à ma place) nous avons voulu éviter une partie de la voie rapide de Lorient à Nantes et avons pris un raccouri par la campagne. Ayant déjeuné vers st-Lyphard dans un bouchon quand même plus gai qu'une station-service, nous avons repris la route vers Bordeaux, nous aidant du GPS, robot merveilleux s'il en est ! À un mompent donné, nous voyons devant nous le pont de st-Nazaire. Il est là, presque à bout de bras, superbe chef d'œuvre d'ingénierie à haubans multicâbles en éventail qui enjambe l'estuaire de la Loire, 720 mètres sublimes, voire féériques, comme suspendus dans le firmament, qui avec les viaducs d'accès représente une longueur totale de 3.356 mètres — le plus long pont de France, oui oui —, à vous griser d'admiration... Le pont de st-Nazaire est là, face à nous, majestueux, nous tendant son dos puissant pour nous faire passer en quelques instants l'estuaire si large... Et puis, paf ! La fatifiquement autoritaire voix robotique du GPS dit : "Tournez à gauche !" Christiane, qui tient le volant (moi, un vieux qui paraît-il s'emmêlerait les bras, les pédales et ne verrait plus les panneaux, je suis interdit de volant par la famille, passons !) ; Christiane, disciplinée, assujettie dans son obéissante rigidité à la voix mécanique, tourne à gauche (les ordres sont les ordres) et nous revoilà au milieu des champs verts et des bosquets, observés par les vaches, et nous filons pour un détour de 30 km (d'après mes calculs... oui, mais obéissant au robot au doigt et à l'œil) pour rejoindre l'autoroute de l'autre côté du pont, et ainsi ce qui nous aurait demande quelques instants se multiplie et nous fait bien perdre une bonne demi-heure. Un robot, ça se méprend, ça se gourre, ça aberre, ça se fout dedans, mais bon... ça a le bon langage, le langage qui ne supporte pas la contradiction. Et moi, le rebelle, le poussiéreux passé de mode, je dois subir les errements du robot. Mais le robot sait ce que je ne sais pas, à savoir qu'il faut obéir à l'automate, à l'un des ornements admirables du transhumanisme.
Passons ! Passons !
Le gros problème du langage, notamment des mots qui changent de sens quand ils nagent dans une Eau  différente de l'eau de Jean (Rév d'Arès 20/7), trouve sa source dans un contexte très anciens, celui tout bête et toujours en vigueur du choix. Faut-il choisir le parti de ce qui passe par la tête ou celui du prophète ? Ce qu'on sait des enseignements des prophètes anciens est malheureusement passé par les mains des scribes et des "hommes de Dieu" et se trouve trop fortement sujet à caution. Or, voilà que nous vivons un temps où vit un prophète, qui, par surcroît, écrit et parle encore ; cependant, certains estiment qu'il se trompe, qu'il ne fait pas ce qu'il faut. Mais si le prophète se trompe et ne fait pas ce qu'il faut, qui croire ? Personnellement je ne mets aucune susceptibilité dans le fait qu'on me critique ou qu'on ne me suit pas. Je suis seulement un peu triste devant ceux qui ne me croient pas, ne m'écoutent pas, ne m'aiment pas, mais bon ! Qu'y faire ?
Je ne peux pas en vouloir à ceux qui ne me suivent pas, parce que pour connaître le Vrai il faut aller au-delà de ce qu'on sait ou croit savoir, il faut relier le Vrai à ce par quoi il peut être connu. Et ce par quoi le Vrai peut être connu, c'est moi, uniquement moi. Mais qu'est-ce qui en moi inspire assez de confiance pour que tout le monde fasse ce lien et me suive ? Je suis un homme d'apparence commune auquel on n'a aucune raison impérative de faire confiance.
Comment reconnaîtrait-on Dieu dans un bonhomme comme moi ? On ne peut pas, sauf intuition heureuse. Les Sadducéens et les Pharisiens ne reconnurent pas Dieu dans le prophète Jésus. Les Hindouistes ne reconnaissent pas le Vrai dans la personne et les sutras de Bouddah. Il faut donc se forcer à voir au-delà des êtres, des choses, des mots, et c'est pourquoi j'ai écrit l'article 210 "Ce que je crois" parce que ce que je crois est très simple et que n'importe qui peut accéder sans problème de conscience à cette vérité très simple fondée sur le fait qu'entre Dieu et moi les différences ne doivent pas être considérées et que le bien, si je l'accomplis, engendre mon âme comme atome créé de la Vie qui est aussi bien la mienne que celle du Créateur, qui est en moi autant qu'il est à l'infini. Je ne suis que le reflet, et n'importe quel homme d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence, n'est que le reflet de la Vie. Je ne dois pas m'arrêter à l'accident de parcours qu'est ma vie charnelle, dont j'ignore la raison, comme le coquelicot naît, pousse, s'épanouit, puis meurt vite sans avoir conscience de ce qu'il est, mais qui en fait ne change jamais, n'est jamais qu'un coquelicot comme il y en a depuis des millénaires et qu'il y en aura dans l'avenir.
Allons, je vais te dire — prête l'oreille à ma parole et garde-la bien en toi — quelles sont les seules voies de recherche, les seules que puisse concevoir l'intelligence ?
L'une, que l'être est et que le non-être n'est pas, chemin de la certitude qui accompagne la vérité.
L'autre, que l'être n'est pas et que le non-être est forcément, chemin auquel, je te le dis, tu ne dois pas du tout te laisser séduire (Parménide, poète et philosophe grec du Vème siècle avant Jésus Christ, d'après la traduction de Paul Tannery, 1887).

16sep19 211C49
[Vous dites :] "Mon entrée 211... porte sur le langage comme difficulté à connaître, à la seule lecture ou au seul énoncé verbal, le sens de la Parole du Père. C'est pourquoi le prophète est nécessaire pour bien comprendre et développer ce que dit le Très-Haut" (réponse à 211C34).
Les premières années de ma conversion à La Révélation d’Arès, je lisais la Parole comme un enfant sans trop comprendre le sens, mais je sentais un Souffle Libérateur contenu dans ce Livre, et votre authenticité m’a poussé à m’abandonner rapidement dans la confiance au prophète et à tout ce qu’il représente.
En retour vous m’avez fait confiance en vous appuyant sur moi pour différentes responsabilités, je vous en remercie. Vos annotations n’ont cessé d’évoluer dans les différentes éditions de La Révélation d'Arès 1989 - mon premier livre -, la bilingue de 1995 et la dernière de 2009. Elles n’ont cessé de nous éclairer et nous recentrer en permanence sur le Fond grâce à ce charisme dont vous a doté le Père. C’est une première dans l’histoire qu’un prophète vive aussi longtemps auprès de ses apôtres même si nous n’avons pas su vous mettre au milieu de nous, mais c’est un autre débat.
Nous sommes d’une grande diversité humaine avec toute sa richesse où chacun peut percevoir différemment la Parole, d’où l’importance de votre enseignement — et tout ce que vous avez écrit — un testament pour les générations à venir. En présence du Créateur vous entendiez par vos oreilles dites-vous, mais aussi par d’autres sens de votre être qui en étaient imprégnés — ce qui est difficile à décrire avec des mots — et à votre tour vous nous imprégnez de votre Vie. Ce monde fait d’idoles de l’esprit — que nous devons abattre comme les idoles de bois (Rév d'Arès 23/8) — reste attaché aux mots qui génèrent beaucoup de maux en oubliant l’essentiel qu’est la Vie.  Vous êtes le prophète incontournable choisi par le Créateur — Rév d'Arès xxxiii/14 : Mikal est leur père ; les frères montent depuis les confins de la plèbe, ils ne butent pas contre Mikal .
Nous ne pouvons que vous faire confiance, même si c’est difficile, mais qu’est ce qui ne l’est pas aujourd’hui dans ce monde devenu compliqué ? Écouter le prophète c’est gagner du temps dans l’accomplissement de la Parole ; par expérience à chaque fois que nous avons suivi vos conseils, des résultats missionnaires n’ont pas tardé, j’en témoigne. En écrivant ces quelques lignes je pense aussi à sœur Christiane et toute votre famille qui vous ont soutenu dans tous ces moments d’épreuves difficiles, mais vous n’êtes pas seul, nous sommes à vos côtés à fouiller notre désert  pour retrouver la Vie ! (Rév d'Arès 24-5).
Patrick Le B. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, mon frère Patrick, pour ce commentaire, qui me touche beaucoup.
Pour vous La Révélation d'Arès a été sur certains points obscure au début, mais vous avez perçu tout de suite quelque chose de fondamental, quelque chose au-delà des mots, sa dynamique libératrice ! À partir de là vous avez compris qu'il ne fallait pas s'attarder aux mots que le prophète suffisait à expliquer, mais qu'il fallait rejoindre son Souffle de délivrance, d'émancipation, de lumière. Dès l'origine — la genèse — tout ce qui vient du Créateur est libérateur. Sa Création ? Une délivrance de l'obscurité et du chaos. Son Amour pour l'homme, Son Enfant ? L'appel réitéré de se délivrer du Mal et de vivre dans le Bien.
À la suite du Père, et sans même qu'ils en aient totalement conscience, les humains n'ont jamais cessé de chercher la délivrance : La religion, la politique, les idéologies, la philosophie, etc., sont toutes, bien qu'antagonistes parfois, en quête d'une délivrance. Combien d'hommes en ce monde ont le sentiment d'avoir trouvé leur place ? Peu. En fait, tous les humains sont emportés dans le mouvement invisible et irrésistible de la Vie. Mais la puissance de notre mouvement n'est pas dans la philosophie morale ; elle est dans une pulsion qui n'est pas dans l'intellect, mais dans le ressenti, le vécu, la force vitale qui est au-delà du langage, de l'analyse. C'est cette impulsion, celle qui a fait pousser, germer, mûrir l'épi, que nous cherchons chez les gens que nous rencontrons.
Nous sommes apôtres, parce que la Vie est essentiellement mouvement. C'est ce que vous avez très bien et très vite compris et c'est pourquoi vous êtes un bon coordinateur.

16sep19 211C50 
À propos de langage, je trouve que la langue du Kazakhstan ressemble à un moteur diesel qui tente de démarrer par -40 degré (voir la vidéo, mdr 😂 ):
https://youtu.be/DfIc5CX7mF4
Roger C. d'Île de France

Réponse :
Vous vous moquez, mon frère Roger. Il est vrai que l'élocution porte un peu à rire car on la perçoit comme un bafouillage — vous pensez à un diesel qui cafouille dans le froid —, mais personnellement je n'en ris pas, parce que je me dis toujours que j'aurais pu naître au Kazakhstan et parler le kazakh. C'est le hasard qui m'a fait naître en France selon moi... D'autres pensent autrement... Passons ! Je ne sais d'ailleurs pas si le présentateur de télévision dans la vidéo parle kazakh, ouzbek, turkmène ou kirghize, qui sont aussi des langues parlées au Kazakhstan, qui toutes appartiennent au groupe de langues agglutinantes turques. Je suis aussi pris d'inquiétude quand je me demande comment, par exemple, un mot comme pénitence peut être traduit en kazakh et comment il peut être perçu, à moins qu'on explique bien qu'être pénitent consiste à aimer tous les hommes, pardonner toutes les offenses, faire la paix avec tout le monde, réfléchir sans omettre d'user de l'outil qu'est l'intelligence du cœur à côté de l'intelligence intellectuelle, si différente, et être libre de tous préjugés.
Vous savez, frère Roger, si les Kazakhstanais parlent russe dans leur immense majorité, ce n'est pas seulement  parcequ'ils formaient une République Soviétique avant 1990, c'est aussi parce que la langue russe offre des possibilités d'évocation que le kazakh n'offre pas ; le kazakh n'a pas d'écrivains de la sensibilité et de la richesse de pensée de Pouchkine, Gogol, Tourgueniev, Dostoïevski et de tant d'autres. Ce n'est évidemment pas sans raison que le Père limite géographiquement ma mission.
Mais ce n'est pas parce que nous parlons tous français en France que nous comprenons tous cette langue de la même façon dans La Révélation d'Arès. Si je m'adresse en français à certaines familles mentales francophones, ils me rient au nez comme vous riez au nez de ce présentateur kazakhstanais ; c'est comme si je leur parlais kazakh ou kirghize. Prenons l'exemple de nos frères et sœurs lorientais aux prises, à Lorient même, avec les gilets jaunes qui ont souillé de peinture la façade de leur mission ; leurs tentatives de conciliation avec ces anarcho-gauchistes ont été grosso modo vaines. C'est exactement comme s'ils avaient parlé des langues inintelligibles, réciproquement grotesques.

17sep19 211C51 
Quelqu'un il y a peu de temps me dit : "Seuls les prophètes hébreux sont censés parler aux croyants. Cela explique pourquoi vous ne vous intéressez pas à Michel Potay et à La Révélation d'Arès". Je lui répondis que c'était faux. D'une part, les prophètes hébreux ne sont pas les seuls prophètes reconnus par le texte massorétique. Balaam fut donné par le Saint, béni soit-Il, aux païens. "Les Nombres" disent que Balaam est appelé par Balak, roi de Moab, pour maudire les Israélites qui traversent son royaume en route vers Canaan. Chevauchant une ânesse Balaam se rend chez Balak, mais en chemin un ange brandissant une glaive empêche l'ânesse d'avancer. Balaam trique l'animal pour le faire avancer, mais l'ânesse subitement douée de la parole reproche à son maître sa dureté. Le Saint, béni soit-il, ouvre alors les yeux de Balaam, qui bénira par trois fois les Hébreux que Balak lui demandait de maudire et qui prophétisera : Un astre s'élance de Jacob, une comète surgit du sein d'Israël, qui écrasera les gouvernants de Moab et renversera les enfants de l'orgueil, fera ses proies de l''Idumée et de Séïr, ses ennemis ; Israël triomphera, un dominateur naîtra de Jacob (Nombres 24/17). Il y a aussi Job, prophète qui n'est pas hébreu. D'autre part, il est faux qu'on ne s'intéresse pas à La Révélation d'Arès, mais pour plusieurs raisons le texte de ce livre pose de nombreux problèmes à la foi juive.
Alors, Michel Potay, au prénom qui peut être d'origine hébraïque : Micha, diminutif de Michaèl. homme de la tribu de Benjamin, Michaèl qui signifie "Qui Demande", ou Mikha, diminutif de Mikhaèl, ou Mikhaèl qui signifie "Qui est comme Dieu", mais au nom : Potay, qui est celte, par lequel vous vous faites peu appeler, il est vrai, êtes-vous un prophète ? Tout le problème du langage peut tourner autour de cette question. Rien ne presse. Des hommes y réfléchissent.
Itiel d'Israël

Réponse :
Merci, frère Itiel, pour ce commentaire. Ce blog a-t-il déjà reçu des commentaires venus d'Israël ? Je ne me souviens  pas en avoir reçus, ou alors un ! Un peut-être, jusqu'à présent. J'ai eu des contacts avec des Israëliens dans les années 1975 à 1980-82, mais ils se sont tus par la suite, je ne sais pas pourquoi. Parmi eux il y eut Nathan André Chouraqui, traducteur de la Bible.
Dieu a fait passer Ses Révélations par des prêcheurs talentueux, appelés prophètes. J'ai tout à la fois l'honneur insigne et la tâche extrêmement difficile d'être prophète, expressément désigné par le Créateur Qui m'a parlé à Arès par son Messager en 1974 et par Lui-même en 1977. Mais moi, je ne suis pas du tout un prêcheur talentueux et je suppose que si le Saint, béni soit-il, a recours à un bonhomme aussi peu doué et capable que moi, c'est parce qu'il n'a vraiment trouvé personne d'autre. Je remplis cette tâche aussi bien que je peux et je la remplirai aussi longtemps que je le pourrai, mais je ne cache pas qu'elle m'est très lourde. Quand certains, depuis quarante-six ans bientôt, me jettent à la face : "Tu n'es pas prophète, espèce de ballot !" ils ne peuvent pas imaginer à  quel point je voudrais qu'ils aient raison ! Mais je suis prophète.
Dans le Talmud, ouvrage énorme qu'il peut m'arriver de parcourir, j'ai vu que le plus grand prophète selon les rabbins, co-rédacteurs de cet ouvrage déroutant, parce qu'on y trouve de tout, est Osée, (Hosea, הושֵעַ), premier des douze petits prophètes du Tanakh, alors qu'on penserait plutôt à Moïse. Osée, époux d'une prostituée du nom de Gomer (prononcer Gomère), inattendu comme personnage reconnu comme le plus grand. Et moi donc comme bonhomme plus qu'inattendu, très improbable, on ne fait pas mieux, même si je suis l'époux d'une femme qui est tout le contraire de cette marie-couche-toi-là de Gomer ! Mais il est vrai que, globalement, La Révélation d'Arès revient, une fois de plus, à lancer au monde l'Appel que lança Osée avec une exceptionnelle éloquence :
Allons ! Retournons à l'Éternel, car a-t-il déchiré ? Il nous guérira. A-t-il frappé ? Il pansera nos blessures !
Déjà après deux jours, Il nous aura rendu la Vie,
le troisième jour Il nous aura relevés, pour que nous Vivions devant Lui.
Tâchons de connaître, hâtons-nous de connaître l'Éternel :
Son Apparition est aussi certaine que celle de l'aube,
Il vient à nous comme la pluie, comme la pluie qui abreuve la terre ! (Osée 6/1-3, d'après le texte massorétique de la Bible, traduit sous la direction du grand rabbin Zadoc Kahn, 1967).
Quelle envolée ! Il faut reconnaître que le texte d'Osée est très beau ; il vibre de ce frémissement de l'homme de foi criant son Appel à un peuple qui, alors (VIIIème siècle avant L.-C.) comme aujourd'hui, n'a plus qu'une croyance tiède ou n'a plus de croyance du tout.
Quarante-huit prophètes et sept prophétesses ont prophétisé aux Hébreux après Moïse. Le Talmud affirme qu'ils n'ont rien enlevé ni rien ajouté à la Tora (la Loi de Moïse), mais c'est évidemment là que le texte de La Révélation d'Arès pose problèmes aux hommes du judaïsme. La Révélation d'Arès réduit son Message à la pénitence et oublie tout le reste. Tout le reste est oublié au sens qu'il est sans importance, au sens que le salut de l'individu et du monde n'est pas attaché aux dogmes, à ce qu'on croit, aux lois que mes frères juifs respectent, ni aux sacrements que mes frères catholiques réclament, ni aux cinq piliers à quoi mes frères de l'islam s'adonnent, etc. Toutes ces pratiques ne sont pas interdites, mais ne servent pas à grand chose, parce que le point fondamental vers lequel doivent converger les humains pour changer leur vie et changer le monde est la pénitence, l'amour autrement dit.
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Signature.

Réponse :
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