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2 septembre 2019 (211) 
Langage 
Tour de Babel par Bruegel l'Ancien

Babel par Pieter Bruegel l'Ancien.
Les bâtisseurs de Babel, ville et tour (Genèse 11/1-9), se mirent-ils à parler différents langages ou tout bonnement à ne plus se comprendre dans la même langue ? L'appauvrissement, le glissement des sens en même temps que la complication et les mensonges d'un même langage le rendent impropres à la subtile Vérité de la Vie.  Dans ce sens, la Tour de Babel n'est pas achevée, son érection continue.

Quelques ankyloses et inhabiletés m'obligent à ralentir. Je me repose après le Pèlerinage. J'en profite pour travailler un peu et réfléchir à l'entrée 211 de mon blog.
Les idées d'entrée ne manquent pas. J'en ai plein le sac de ma cervelle, mais le problème est toujours d'en sortir l'entrée utile. J'ai d'abord eu envie de parler de Léon Bloy, croyant de feu, intéressant zigoto parmi ces fous de Dieu qui ont laissé derrière eux des sentiers abrupts tout droit orientés Hauteurs Saintes, mais très rocailleux. Las ! non seulement ces torpilles de Dieu sont quasi irracontables, parce que le nécessairement lent enchaînement des mots ne permet pas de montrer d'un seul tenant l'arc-en-ciel de leur humanité, mais elles font parfois peur. C'est le cas de Bloy qui, bien qu'homme d'immenses piété, bonté et générosité dans sa réalité intime, pouvait être un effrayant écrivain. Souvent tintamarresque, il passait pour un méchant, insultant, parfois sardonique moqueur à l'égard des tièdes, des bourgeois, des conformistes, des habiles, des prêcheurs mondains — "trombone libérâtre" disait de Lacordaire Léon Bloy, que François Angelier a surnommé "La fureur du juste" (je n'ai pas lu ce livre, mais le titre me semble approprié) —. Beaucoup voyaient et voient encore en Bloy un ennemi irréductible, un esprit dérangé. Mais bon ! je remets à plus pard l'entrée sur Léon Bloy.

Il demeure que Bloy pose de façon caractéristique le terrible problème du langage. Cet accusateur très moqueur offensait ou effrayait, parce que, selon moi, la langue ne lui offrait que peu d'alternatives entre le normal et le vache, le vrai et le faux ; mais la langue n'offre que très peu d'alternative dans mille domaines. Je décide donc de dire quelques mots du langage que je considère comme le plus difficile problème qu'affrontent ceux qui veulent aller au fond des choses, plonger au cœur de la Vérité, Dieu compris, puisqu'Il doit parler un langage humain faible et incomplet pour être compris de l'homme, et encore ! À condition qu'un prophète s'applique à expliquer et développer Sa Parole.
La Vérité n'est déjà pas accessible à l'homme dans l'état actuel des choses, et l'impuissance du langage n'arrange rien. Par exemple, j'ai dit et redit qu'il m'est impossible de décrire le Surnaturel dont je fus témoin a Arès, qu'il s'agisse des apparitions de Jésus ou des Théophanies, parce que les mots qui le permettraient n'existent pas. Tous les éléments des manifestations du Messager et du Père en 1977 furent physiquement visibles, audibles, sensibles, mais tout était autrement que ne m'est physiquement visible, audible, sensible le physique terrestre. Et que dire des sentiments qui me traversèrent alors ! Montaigne eut bien raison d'intituler ses écrits essais au sens de tentatives. Notre parler n'est jamais qu'une tentative d'expression. Nous bredouillons, jargonnons, abrégeons, nous cherchons sans cesse des mots que nous ne trouvons pas. Notre parler est toujours approximatif. Mais bon ! Qu'avons-nous de mieux ?
Le langage n'est pas un aboutissement des balbutiements que furent, suppose-t-on, les premières tentatives de communication entre primitifs ; le langage a pour origine la parole qui est, avec l'individualité, la créativité, l'amour et la liberté, l'un des cinq Dons ou Attributs (Rév d'Arès 21/4, 22/11, 26/17) que le Créateur donna à Adam en le créant par la spiritualisation d'un animal au cerveau bien développé (vii/1-5). Au début c'était certainement le langage des anges, mais le péché le fit dépérir, le délabra (Rév d'Arès 2/1-5, Tour de Babel Genèse 11/1-9). Il n'est plus aujourd'hui qu'une suite instable de mots insuffisants liés entre eux par une grammaire cacochyme.
Les mots varient en signification et, outre qu'ils ne sont plus que le résidu du très ancien trésor de vocabulaire d'Éden, ils ne sont plus qu'indications, ou allusions, ou "traces verbales" (Merleau-Ponty) ; ils ne fixent pas exactement les choses, concrètes ou abstraites. Les étymologistes énoncent comment progressent les mots, mais c'est parce qu'il n'y a personne pour les contredire, vu qu'on ne sait pas grand chose de certain sur ce point. On dit d'Athéna ou de Minerve qu'elles avaient les yeux pers et que Louis XVIII était podagre, mais, en fait, on ne sait plus ce que voulaient dire exactement pers (d'un certain bleu) et podagre (probablement goutteux). Un tiers des mots du Coran, avouent les arabistes honnêtes, n'ont pas de sens clair, voire parfois pas de sens du tout, mais les religieux et les traducteurs, qui ont horreur du vide, remplissent les trous. On peut dire la même chose à propos des Psaumes et d'autres livres bibliques : Comment peut-on encore comprendre Ézéchiel si l'on manque d'un certain esprit d'invention ? Et quand les impressions du lecteur ajoutent leurs couleurs aux couleurs incertaines du texte peut-on vraiment éviter les étonnants coloriages exégétiques et théologiques : la trinité, la rédemption des péchés du monde par la croix, la double prédestination calviniste, le vide entre parenthèse, etc ?
Seule ressource sûre : Se fier au témoin aussi longtemps qu'il sera vivant.

Or, la Bible ou le Coran, qui ont perdu par maints endroits pureté et sens (Rév d'Arès 16/12, 35/12), n'ont pas besoin de sauvetage. Sous la Lumière de La Révélation d'Arès le lecteur passe facilement outre leurs nombreux passages manifestement faussés, puisque La Révélation d'Arès, le Bon Livre d'immense Sagesse, dit clairement que ce n'est ni par la lecture, ni par les idées, mais par la pénitence que l'homme trouve le salut. Au diable le langage ! La pénitence est le char absolu qui nous transporte au Royaume, dans Lequel peuvent même entrer ceux qui ne croient pas en Dieu (28/12). Pas besoin de reconstituer une cathédrale de mots et de s'agenouiller devant. Suffit une vie d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence du cœur libre de préjugés. Là est trouvée l'illumination ; elle n'est pas dans le langage.
Nous ne pouvons penser que dans des formes héritées du langage. Cela signifie donc que penser est aussi déficient que parler, et même plus faible quand s'y mêle l'intuition. L'intuition ne se détaille, ni ne s'énonce, ni ne se grammaticalise. Emprunter à l'intuition c'est prendre ce qui ne laisse pas d'appartenir à quelque chose d'hybride, d'indéterminé, proche de la Vérité ou qui s'en éloigne plus encore ? C'est entrer dans l'alternative : Vérité ou imbroglio ? Penser la Vérité est ainsi une sorte d'oxymore. De là, par exemple, les innombrables variantes de la foi protestante. Preuve que plus un lecteur charge d'intuitions un texte, par exemple l'Évangile Palestinien, moins ce texte est porteur de Vérité.
Imprudents ou hâtifs comme nous sommes, nous ne pensons jamais assez à ce qui, dispersé dans nos cerveaux, reste exact de ce qu'on lit. On n'est jamais assez prudent face à la mobilité, donc à la relativité, inévitable du langage parlé ou écrit. De ce fait, on ne peut en vouloir à ceux qui interprètent de maintes façons différentes La Révélation d'Arès. On peut seulement regretter qu'ils ne me croient pas quand je dis que la Parole d'Arès signifie ceci plutôt que cela, parce qu'étant la cause, la racine de ce qui est imprimé, je suis le seul qui puisse y fixer le sens et la vie des mots. S'ils répugnent à se référer à celui qui a reçu le charisme du sens, mieux vaut pour eux de laisser les mots se mouvoir sans cesse dans leur esprit que d'y assigner arbitrairement à chacun d'eux une place unique définitive. Les mots aussi peuvent aimer comme  aiment les hommes, c.-à-d. de façon souvent difficile à repérer au premier coup d'œil. Il faut apprendre à fréquenter les mots qui déroutent parce que beaucoup d'entre eux vont et viennent autour des idées qu'ils représentent et qui, elles, n'ont pas ou n'ont plus de mots dans le langage. Il arrive aussi aux mots d'être libres, surtout quand, dame ! ils viennent du Père Libre par excellence qui les laisse tourner librement dans nos têtes d'images et ressemblances (Genèse 1/26). La meilleure issue est alors l'oubli des mots et l'entrée en pénitence.
Le prophète existe, parce que les mots ne suffisent pas à tout dire et tout faire.

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Commentaires
02sep19 211C1 
Merci Mikal !
[Merci] pour votre enseignement si précieux sur le web.
Youou [Rév d'Arès xxx/24] vous a fait prophète avec le Don de nous transmettre Sa Volonté [12/4].
Je vous embrasse
Rino F. de Macapa, Brésil 

Réponse :
Merci, mon frère Rino, pour ce commentaire.
Je fais aussi bien que je peux pour transmettre mon enseignement.

03sep19 211C2
Bien aimé prophète de la Vie,
J'espère que vos soucis de santé ne sont pas trop graves et ne seront bientôt plus qu'un souvenir.
Bon rétablissement, frère Michel !
Merci pour cette nouvelle entrée sur laquelle je vais méditer et pour laquelle Jean-Louis me donne un poème à vous transmettre.
Je vous embrasse bien affectueusement avec soeur Christiane.
Chantal C.
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Comme le Vent est Libre
Je veux être...

Je veux être toujours libre.
Conscient de l'impossibilité
De le vivre dans l'immédiateté
Je trace le chemin dans Ses Mots
Comme le Petit Homme du Père.

Faire remonter l'homme libre
À la surface, comme les grumes
Centenaires coupées à la hache
Prisonnières de l'épaisse vase
Des bayous* malgré les dangers.

Millénaire, millénaire est le mal,
Alors sortir de tous les marécages !
L'effort est d'autant plus grand
Pour éviter morsures et poisons
Des lois des rats et des mordeurs.

De la vase comme de la chaire [chair ?]
La Beauté peut enfin renaître
De l'homme comme de l'acajou
Et se fondre avec la Lumière.

Je veux toujours vivre d'amour
Pour me hisser hors des abîmes
Emporté par le Vent du Souffle
Comme une voile par mon vent
Gonflée avec mon petit souffle.

* Méandres du Mississippi sud de l'Etat Louisianais.
Jean-Louis Alexandre C., d'Aquitaine

Réponse :
Merci pour ce commentaire, ma sœur Chantal, et pour le poème, mon frère Jean-Louis.
Rassurez-vous ! Je ne vais pas mal du tout, mais j'ai besoin d'un peu de repos. Il faut dire que je ne me suis pas beaucoup reposé au cours de ma petite vie. Pour mon âge, 90 ans, je ne me plains pas, mais, bien sûr, je vieillis et notamment je subis une inévitable perte de tonus musculaire qui m'oblige à de plus grands efforts pour marcher et remuer en général et ces efforts, sans doute pas toujours faits avec sagesse, entraînent des petits problèmes articulaires et des petites douleurs qui gênent ma mobilité. Grâce à Dieu, me sont épargnées de nombreuses maladies liées à l'âge, comme les maladies dégénératives : maladie d'Alzheimer, maladie de Parkinson, ostéoporose, etc. Je n'ai rien de tout cela, mais des petites pertes d'équilibre m'affectent quand même de temps en temps. Ce n'est pas très grave. Merci de vous inquiéter de ma santé.

03sep19 211C3
Se fier à vous ! Vous avez, durant quarante-cinq ans, depuis le début, tellement dit tout et son contraire, des contradictions énormes avec la Parole, sans parler des changements dans la Parole Elle-même qui en font changer carrément le sens : des parenthèses qui changent, des virgules qui disparaissent ou se déplacent faisant changer totalement le sens des phrases, des mots qui changent, etc. Et ceci dans la Parole même. Vous l'avez pervertie sans parler des sous-titres dans La Révélation d'Arès édition 2009 pour conditionner les gens à "voir" comme vous-même et non comme eux, pourraient voir, mieux voir.
Non, vous avez trompé durant des années. Assumez et n'accablez pas les autres !
Assez de votre intellectualisme ! Pour devenir prophète, dépassez et n'imposez plus cet esprit grégaire ! [?] Est prophète chaque homme et chaque femmes  engagés à changer intérieurement, Dieu a couronné tous ses fidèles (qu'ils croient en Lui ou pas !). De plus il leur a donné un cerveau pour étudier et réfléchir, pas pour ânonner. Assez de bavardages, et désormais des faits, des changements — Ne piquez pas les actes des autres !
Patrick
Nota : Je suis dans une assemblée, mais ne peut donner mon nom de famille, vous auriez trop de joie à suggérer à beaucoup d'esprits malléables de me renvoyer — Horreur ! Vous ne le diriez pas ainsi mais [vous diriez :] "Qui est ce frère ?" ou quelque chose dans ce genre, phrase sybilline qui n'aurait pas l'air d'y toucher mais évidemment contenant un ordre sous-entendu. Donc vous comprenez mon anonymat. Le prénom est vrai, donc c'est pas mentir ! On est nombreux à penser ainsi !

Réponse :
Mon frère Patrick, je connais un certain nombre de Patrick et je ne vois vraiment pas qui vous êtes.
De toute façon, n'étant le chef de personne (Rév d'Arès 16/1) et les assemblées étant souveraines d'elles-mêmes (8/1), je n'ai jamais depuis quarante-cinq ans "suggéré à des esprits malléables de renvoyer" qui que ce fût d'une assemblée. Toutes les assemblées de Pèlerins d'Arès ou de pèlerins d'Arès (il y en a, même si elles sont parfois difficilement localisables) se sont constituées spontanément, librement, et elles fonctionnent comme bon leur semble. La seule assemblée sur laquelle j'ai pu effectuer quelque pression spirituelle (pas autoritaire), c'est celle de Nice que je me suis efforcé de sauver de sa malheureuse décision de vendre son local de mission après les fermetures regrettables, alors récentes, des locaux de mission de Strasbourg et de Nancy.
Je suis vraiment désolé de vous voir penser que "depuis le début" j'aurais "tellement dit tout et son contraire, des contradictions énormes avec la Parole, sans parler des changements dans la Parole." Je n'ai absolument pas changé le Fond de ma conception du sens de la Parole que j'ai reçue en 1974 et 1977 ; je n'en ai qu'affiné, poli, simplifié ou clarifié ma façon de l'exprimer pour bien dégager du carcan des cultures une nouvelle humanité librement pénitente.
Si ma conduite a été aussi discordante que vous le dites, il est facile et il sera toujours facile de constater que je n'ai pas été à la hauteur de ma mission et mon œuvre disparaîtra. Alors, il y aura des frères comme vous, frère Patrick, qui sauveront comme il estimeront devoir en sauver le Dessein tel qu'ils le voient, La Révélation d'Arès. Je souhaite seulement, parce que c'est le Fond de la Parole d'Arès, qu'ils le fassent dans l'esprit de pénitence, c.-à-d. d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence libre de préjugés.
Quant au texte de La Révélation d'Arès, j'ose vous prier de reconnaître quand même que "les parenthèses qui changent" et "les virgules qui disparaissent ou se déplacent faisant changer totalement le sens des phrases" ne m'ont pas été dictées par Jésus ou par le Père, qui ne dictaient pas comme les instituteurs de mon enfance : "Ouvrez les guillemets, alors, virgule, dit-il, virgule, je suis petit, point virgule, je ne suis pas grand, point, fermez les guillemets", et qu'il me revenait à moi, leur témoin, de décider de ces ponctuations et signes typographiques quand il s'est agi de matérialiser et d'éditer. Je ne vois pas en quoi cela a changé le Fond. Mais si je l'ai changé au point que j'en dois être accusé, comme vous le faites, je ne peux douter qu'il y aura des vigiles comme vous pour corriger le pauvre vigile que je suis (Rév d'Arès xxviii/24) et poursuivre le travail qui est le nôtre : faire entrer en pénitence (8/6, 31/2, 33/13) nos frères humains.
Témoin
de Dieu, il m'a fallu devenir ensuite témoin des hommes ; il faut du temps (Rév d'Arès 12/6) pour débroussailler et atteindre le cœur du savoir fondamental. Il ne s'agit pas de contradiction, mais de progression. La vie étant courte, j'ai dû faire cela au pas de charge, parce que j'avais déjà quarante-cinq ans quand Jésus me visita et je ne pensais pas qu'il me resterait encore quarante-cinq autres années pour avancer, progresser, dégager la Lumière des brouillards terrestre qui la masquaient. J'ai été curieux de tout ce qui touche à l'humain ; j'en ai exploré bien des facettes et il m'a fallu du temps pour comprendre ce sur quoi il était inutile d'insister, ce qu'il était inutile de démontrer en termes culturels, et ce qu'il fallait résumer pour dégager l'essentiel, qui est de changer sa vie (30/11) et de changer le monde (28/7). J'ai abondamment écrit, parce que j'ai tenu à montrer que je n'étais qu'un homme, pas un ange, un homme subordonné à ses efforts, un homme qui comme tout humain a besoin d'évoluer. Mais j'affirme que j'ai toujours évolué dans le même sens et — comble de ma hardiesses, pardonnez-moi ! — je suis certain de l'avoir bien fait.

03sep19 211C4 
Bonjour frère Michel,
Merci pour cette entrée sur le langage.
Vous dites : "Les mots aussi peuvent aimer" ou "Il arrive aussi aux mots d'être libres" ou bien ceci encore : "Il faut apprendre à fréquenter les mots qui déroutent parce que beaucoup d'entre eux vont et viennent autour des idées qu'ils représentent et qui, elles, n'ont pas ou n'ont plus de mots pour le langage." Je crois que oui, certains mots peuvent avoir encore une résonnance d'Éden puisqu'ils appartiennent, de loin ou de près, à la Parole, à la Parole qui nous identifie à Dieu.
Maintenant, le langage, qui est le commun de nous tous les humains, peut-être charabia ou envolée spirituelle selon l'intention ou l'âme que nous y mettons. Il y a des silences aussi qui portent une grande force de langage et ils peuvent être le plus souvent une réaction à un autre langage qui n'exprime plus une seule goutte de la Parole. La Parole qui en fait est une composante de la Vie, donc une force de création si elle est reliée à la liberté, à l'amour, au pardon, à la paix, à l'intelligence du cœur, bref à la pénitence.
Le langage de Jésus, de Mouhamad ou de Mikal, portent des mots qui viennent résonner au fond de nous, c'est comme s'ils prennent une forme de renaissance, du moins pour celui qui sait les entendre ou en saisir le sens, ils deviennent alors nourriture, ils nous rendent à nous-mêmes et ainsi nous réactivent, si nous le voulons bien, vers notre recréation personnelle et celle du monde. C'est cela la force du prophète.
Merci frère Michel pour votre enseignement.
Angel D.-C. de Genève, Suisse

Réponse :
Merci, mon frère Angel, pour ce beau commentaire.
Il est bon de s'interroger, à propos de son langage, sur ce qu'est l'homme comme animal pensant ou homme en qui l'image et ressemblance de Dieu n'est plus que moumia (Rév d'Arès xLix/7) et l'homme en qui l'image et ressemblance de Dieu est renaissante et que La Révélation d'Arès appelle frère. Je crois que le terme d'animal n'est pas impropre au premier type d'homme, parce qu'il n'a qu'un langage, celui de sa culture comme le chien n'a qu'un aboiement, tandis que l'autre que j'appelle aussi souvent frère a deux langages, celui de l'animal pensant qu'il lui faut garder pour survivre sur terre dans un monde d'animaux pensants et celui qu'il lui faut acquérir pour passer au stade de pénitent, c.-à-d., d'humain retrouverant l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence libre de préjugés.
J'ai un peu peur que ce que je viens de dire ici paraisse abscons à des frères et sœurs comme Patrick, l'auteur du commentaire 211C3 et qu'ils me prennent pour plus ou moins barjo, mais je vais quand même poursuivre dans ce sens, car il nous faut quand même sortir des concepts "logiques" du tout-venant. Pour cela je vais prendre un exemple simple : ζῷον, le mot du grec ancien zôon, qui a donné dans notre langage moderne le mot zoo et le préfixe zoo- : zoogénie, zoophile, zoolâtre, etc. Zôon il y a vingt-trois siècles ne voulait pas dire animal contrairement à ce que beaucoup croient, mais signifiait ce qui vit en déambulant, en voyant, en mangeant, etc. et s'appliquait aussi bien aux humains, qu'aux animaux, qu'aux insectes, qu'au dieux, etc., sauf aux végétaux. Ainsi un cochon, un humain, un pou ou Zeus étaient chacun un zôon pour un Grec antique, aussi bien Platon ou Euripide que le cordonnier du village. L'homme comme animal pensant impénitent ou l'homme comme animal pensant pénitent aurait été un zôon. Ce mot a disparu. Nous n'avons pas dans le langage moderne de mot équivalent ; nous sommes contraints d'expliquer avec beaucoup de mot ce qui est pourtant très simple. Le langage est bien insuffisant, comme je le dis.
Prenons un autre exemple : le chinois, langage totalement différent du nôtre qui est indo-européen. De là la singularité de la pensée chinoise. Les problèmes qui découlent de nos incompréhensions réciproques, parce que les Chinois ne voient pas comme nous le monde comme un système d'objets clairement définis (ce en quoi nous nous trompons souvent, mais passons !), c.-à-d. qui existent ou qui n'existent pas, qui bougent ou qui restent fixes, qui sont pleins ou qui sont vides, etc. La langue chinoise ne voit pas les choses ainsi opposées, mais complémentaires : de là les fameux Yin et Yang de l'acupuncture. Le chinois ne suit pas notre logique de "non-contradiction" qui fait que pour nous une chose ne peut pas en même temps être et ne pas être, ne peut pas être fausse et vraie à la fois (quoique depuis l'apparition de la science quantique on commence à voir les choses autrement). Les Chinois de ce fait n'ont jamais opposés le domaine matériel au domaine spirituel. La langue chinoise n'a pas de verbe "être" et nous nous demandons comment ils peuvent concevoir le monde sans verbe "être". Ces quelques remarques sur les différences quasi caricaturales entre langage chinois et langage français montrent bien quel problème est celui du langage en général, car le Père qui m'a parlé est aussi le Père des Chinois. On comprend aussi pourquoi le Sage ne m'assigne pas comme Champ de Moisson la Terre entière (Rév d'Arès 5/5-7).

04sep19 211C5
Les mots de La Révélation d’Arès sont un rapport entre un Émetteur et un récepteur, en l’occurrence le Créateur, le Tout-Autre, l’Hors du temps ou du limité et l’homme dans le temps, le limité, limité par ses compréhensions, ses faiblesses, ses dérives imaginaires, ses interprétation, imagination, croyance, systèmes d’idées dominants …
La pensée (parlotte intérieure) qui est aussi un rapport (entre soi et soi, mêmes émetteur et récepteur) semblerait moins problématique, seulement le soi est pécheur, inconscient, donc émet  de la fausseté dans son propos interne, d’où présence de subjectivité, de relativité, d’où l’Appel par La Révélation d’Arès à la désabsolutisation [déradicalisation] des idées, des croyances.
Peut-il y avoir communication sans les mots ? Non bien sûr, mais sans une importance exagérée accordée aux mots ? Oui quand il y a un senti. Quand on est sur la même longueur d’ondes, l’attachement, la fixation aux mots, à la lettre est secondaire. Ainsi je crois  que se demander: "Qui parle par La Révélation d’Arès ?" est probablement la question première  à se poser. Un Dieu punisseur (bâton) et récompenseur [gratififiant] (carotte)  ou un Père trop aimant [Rév d'Arès 12/7] Qui Se prolonge en l’homme (l'Image et Ressemblance, Genèse 1/26, Je suis si proche d’eux, Rév d'Arès 1/11) ?
De cette base, toutes les lectures de La Révélation d’Arès vont produire des effets différents : interdiction d’un côté, suggestion de l’autre, ordre, rigidité ou intimité (comme entre bien-aimés) comme si le Père/Mère s’abandonnait dans un élan, une effusion, un épanchement de Lui-même.
Sous les mêmes mots, je peux avoir deux impressions opposées. Pour prendre un exemple avec les premier et dernier versets, le Redresse-toi homme ! [Rév d'Arès 1/1] peut être ressenti soit d’une façon impérative sans recours possible, soit comme le conseil d’un ami, la main sur l’épaule ; de même, le Désormais, tu n’es plus rien pour toi-même [40/6] peut être ressenti soit comme une perte, soit comme un gain.
Le Père sait très bien qu’Il parle à l’homme toutes catégories — chacun ressentira suivant ce qu’il est —, mais aussi à l’homme ignare, taré [Rév d'Arès 2/12] qui vit dans un chaos culturel extérieur doublé d’un "bordel intérieur en lui-même", ( pas forcément incapable d’appréhender le "mystère de la vie", puisqu’Il lui parle), mais tellement, tellement ignorant, de surcroît tellement inconscient de l’être, qu’Il sait que Sa Parole sera trahie, pervertie (comme nos propres paroles sont trahies, perverties, quand malgré des bonnes intentions bienveillantes, elles sont perçues de travers) .
La Parole est là pour nous libérer (en l’écrivant je pense au sublime "Libera me domine" du requiem de Fauré), pour nous libérer de notre mental qui se dresse en chef, qui analyse, catégorise, critique, juge, rejette, condamne alors que notre cœur (notre méta-mental) accepte tel quel, aide en silence, s’abstient d’être réactif. Elle est là pour nous sortir des concepts engendrés par ce mental dans lequel tout est dualité, pour nous extraire de la vie conceptuelle car, que nous le voulions ou non, nous sommes dans le "non-savoir". Vous avez mille fois raison d’avoir résumé les milliers de mots de La Révélation d’Arès dans un kérygme de quelques mots  pour éviter ces dispersions mentales, intellectuelles qui existent malgré tout.
L’amour n’a pas besoin de mots, de définitions quand on le prend comme guide, boussole, moteur. Mais quand on ne l’a pas en soi, que faire ?
Charlie F. du Nord

Réponse :
Un grand merci, mon frère Charlie, pour ce commentaire qui ajoute d'enrichissantes remarques à mon entrée 211. Voilà des lignes qui permettront aux lecteur du blog de mieux approfondir le problème de l'insuffisance et de l'aléatoire du langage quand il s'agit de réfléchir à ce qui est au-delà de la métaphysique, à ce que j'appelle dans mon petit jargon l'hypermétempirique ou l'hypertranscendant, le domaine, qui est le nôtre, où l'esprit cesse d'user de sa logique apprise et ne trouve plus comment exprimer ce qu'il ressent, voit, espère.
Ce domaine est bien, par excellence, celui de l'amour évangélique, de l'amour du prochain. De là votre question : "L’amour n’a pas besoin de mots, de définitions quand on le prend comme guide, boussole, moteur. Mais quand on ne l’a pas en soi, que faire ?"
Eh bien, il faut apprendre à entrer dans la zone hypertranscendante où le sentiment doit disparaître et où il faut aimer n'importe qui en toutes circonstances, même en circonstances de méfiance ou dégoût personnel, c.‑à‑d. quand il s'agit d'aimer celui ou celle qui a le pus, le ver ou l'hameçon à la lèvre (Rév d'Arès xxii/8), ou d'aimer son ennemi, dit le Sermon sur la Montagne (Matthieu 5/43). Là, l'effort pour sortir de soi, pour être un pénitent digne de ce nom est au-delà du réflexe de retenue et de défense, au-delà du langage, car pour cet amour-là nous n'avons pas de mot, en fait ; il faut parvenir à ce que vous appelez le "désabsolutisation [déradicalisation]".
Voilà bien pourquoi être un Pèlerin d'Arès est ardu. Voilà pourquoi le Père nous place très loin au-delà de la religion, nous projette au cœur de la raison d'être... la raison de redevenir consciemment un Enfant du Père, un co-créateur lié au Créateur.
Voilà pourquoi La Révélation d'Arès parle de héros (xxxv/4-12). Nous voilà en somme dans un état de gageure ou de défi, un état rationnellement vu comme impossibilité qu'il nous faut changer en possibilité (= l'idée que nous devons redevenir cocréateurs) et qu'il nous faut convaincre le monde que possible est l'amour de l'ennemi et que c'est par là que le monde changera (28/7) en Bien.
Voilà pourquoi notre action ne peut qu'être très lente, tout en étant opiniâtre.
Voilà pourquoi nous sommes tristes quand certains "expliquent" pourquoi, selon eux, le mission ne marche pas, alors qu'il est évident que le Père nous place dans la situation où nous devons, d'abord, avant tout, changer nos vies (30/11), ce qui est forcément très lent, avant d'essayer de convaincre le monde qu'il doit changer (28/7), et pourquoi notre mission est pour l'heure apparemment peu productive, parce que nous cherchons d'abord les épis mûrs, c.-à-d. ceux et celles qui ont en eux et en elles conservé l'instinct de pénitence.
Il est évident que dans cette perspective nous devons avoir conscience que le langage est tout à la fois insuffisant et nécessaire, s'il est mesuré, réfléchi. Ce qui est là encore une gageure, puisqu'il nous faut réfléchir à l'aide d'un langage de pensée insuffisant à une façon suffisante d'être et d'agir. Il nous faut atteindre ce que Simone Weil appelait, si ma mémoire est bonne : "un potentiel très limité malgré tout en harmonie avec le monde." Notre vocation est ainsi tout à la fois la plus obscure et la plus audacieuse des conspirations que le Père inspire à ses prophètes et à leurs compagnons et compagnes depuis la faute d'Adam.
Nous ne pouvons évidemment pas expliquer tout cela aux personnes que nous rencontrons dans la rue ou ailleurs, sinon peut-être qu'on peut leur dire que nous sommes avec La Révélation d'Arès dans un tout autre concept de la relation de l'homme à Dieu que se donne pour Nom la Vie.

04sep19 211C6
Bonjour frère Michel,
Merci pour cette entrée sur le "Language", très intéressante comme d'habitude.
Pensez-vous que le language originel d'Adam n'était qu'une seule langue spiritualisée, en contact direct avec le Ciel, ou déjà constitituée de multiples idiomes, de multiples peuples ?
Après le Jour, continuera-t-il de coexister une multitude de langues, de multiples nations humaines continueront-elles de co-exister, ou n'y aura-t-il plus qu'une seule langue absolue, celle des anges et du Ciel ?
Portez-vous bien et à bientôt.
Yannig M. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, frère Yannig, de trouver "très intéressante" mon entrée 211.
Je ne peux pas répondre à votre question. La Parole d'Arès ne donne aucune indication concernant le langage. Personnellement, je peux seulement avoir une opinion, fondée sur la réalité des très nombreux langages qui existent dans le monde, qu'on estime à un nombre allant de 3.000 à 7.000... ce qui est très vague. Il est impossible de savoir avec précision combien de langues sont parlées dans le monde, en raison de la difficulté qu'il y a à tracer des frontières précises entre les langues, notamment à différencier les langues des dialectes. Je pense que la multiplicité des langues est née du péché primaire d'egoïsme, de repli sur soi, d'isolement de chaque peuple ou peuplade. Cette multiplicité a conduit à des logiques linguistiques fort variées qui n'ont fait qu'aggraver la situation d'incompréhensibilité dans laquelle se trouvent les hommes. C'est évidemment pour vaincre cette sorte de malédiction que le Dr Ludwik Zamenhof a créé, non sans grand mérite, une langue artificielle appelée l'espéranto permettant à des humains de cultures très différentes de converser entre eux à l'aide d'un idiome grammaticalement simple. Mais les hommes parleront-ils l'espéranto ou un autre langage issu des racines spirituelles du vivant après le Jour de Dieu ? Je n'en sais rien.

04sep19 211C7
Cher prophète Mikal,
Il y a dix jours, j'étais avec ma femme Monique sur la plage de Berck-sur-Mer, dans le Nord, par un bel après-midi ensoleillé... et venteux. J'étais sur le sable, les genoux posés sur les talons dans la position préférée des Japonais pour s'asseoir. Captivé par le livre que Monique m'avait offert une demi-heure plus tôt, la circulation sanguine fut coupée dans mes jambes peu à peu. Un coup de vent emporta notre joli petit parasol ! Le voilà virevoltant, et même accélérant entre les groupes humains étalés sur l'immense plage. Ma femme m'interpella dans ma lecture attentive : "Le parasol !" (voulant dire : c'est toi le sportif, cours donc et rattrape-le !). N'écoutant que ma fierté de coureur de fond deux fois par semaine, je bondis en lui disant quand-même (pour m'excuser d'avance, peut-être) : "J'ai des fourmis dans les jambes !". Avec mes jambes "coupées", presqu'aucune sensation physique en dessous des genoux... Et me voilà, les jambes écartées de 50 cm, les genous pliés pour être plus stable, à esquisser une drôle de danse en soulevant mes pieds insensibles le plus vite possible derrière ce foutu parasol goguenard... Bien sûr, je me suis effondré après quatre mètres sur un relief imprévu : Entorse à la cheville !
Mon entorse est survenue par manque de sang, de nerf — bref, de vie — dans ma cheville trop rigide. C'est un peu comme les mots de la Parole. Vous nous dites très justement : "Il faut apprendre à fréquenter les mots qui déroutent parce que beaucoup d'entre eux vont et viennent autour des idées qu'ils représentent et qui, elles, n'ont pas ou n'ont plus de mots dans le langage. Il arrive aussi aux mots d'être libres, surtout quand, dame ! ils viennent du Père Libre par excellence qui les laisse tourner librement dans nos têtes d'images et ressemblances (Genèse 1/26). La meilleure issue est alors l'oubli des mots et l'entrée en pénitence." Mon entorse à la cheville, c'est comme "les mots qui déroutent" parce qu'on veut les maintenir trop rigides.
Le langage est comme un squelette avec ses muscles et ses tendons qui sont rigidifiés par le péché, la culture, les intuitions aveugles. Seule un peu de Vie peut assouplir chaque mot-articulation et redonner au pénitent sa liberté spirituelle. La prière, qui passe par le langage, est précieuse pour faire circuler cette Vie dans les nerfs oubliés ou racornis, bouger l'articulation de chaque mot. Et, bien sûr, on peut vite buter sur un mot et se prendre une entorse à vouloir suivre le Vent qui Souffle sur la Parole — Sacré parasol !
Pour guérir, le prophète est alors le guide le plus sûr. Mais attention ! Pas la méthode religieuse, avec une attelle rigide qui bloque la cheville, rabougri les muscles et les tendons... Le prophète n'enseigne pas un dogme. Ces [Ses ?] commentaires des mots de la Parole sont toujours très limités. Non, vous le dites bien : D'abord l'oubli des mots qui déroutent. C'est comme l'oubli de l'articulation blessée, avec la volonté de la maintenir rigide pour un temps et laisser ainsi l'épanchement douloureux se résorber (après 10 jours à marcher ainsi sur mes deux pieds, plus une canne au début, j'ai retrouvé presque toute la mobilité de ma cheville). Et ensuite, l'entrée en pénitence. C'est donc faire circuler cette Vie dans les nerfs, muscles et tendons oubliés ou racornis. C'est bouger et muscler l'articulation de chaque mot qu'on redécouvre alors lentement, afin qu'ils "aillent et viennent autour des idées qu'ils représentent", en faisant confiance à notre squelette d'image et ressemblance (Genèse 1/26).
Patrick Th. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Patrick, pour ce commentaire.
Ah Berck-sur-Mer... Pour un homme de ma génération, c'est le souvenir poignant du lieu où l'on soignait les enfants atteints de poliomyélite, maladie hélas très répandue quand j'étais enfant avant qu'on découvre le vaccin qui a pratiquement vaincu cette terrible maladie, dont fut atteint même le grand président des USA : Franklin Roosevelt. Ceux qui sont antivaccin sont des irresponsables qui n'ont pas vécu au temps de ces maladies épouvantables, ou qui n'ont jamais vu, comme je le vis dans mon enfance, des malades de la variole, pauvres gens restant défigurés quand ils ne mouraient pas, autre maladie qu'a vaincu le vaccin.
Votre entorse de la cheville n'est évidemment qu'un tout petit mal face à ces souvenirs de maladies terribles. Je suis heureux qu'elle soit guérie. Votre comparaison entre l'articulation blessée et les maux d'un langage insuffisant m'a beaucoup fait sourire... Sacré parasol, va !

04sep19 211C8
Je sais que votre blog n'est pas un forum, mais le commentaire 03sep19 211C3 [Patrick] me fait penser exactement le contraire à votre sujet. Même si je suis en dehors de l'assemblée, en dehors de tout groupe missionnaire, même si je ne suis pas du petit reste [Rév d'Arès 24/1], donc pas Pèlerin d'arès avec un grand P,  donc si je suis en tant que personne à la périphérie du petit reste, je témoigne haut et fort de votre parfaite probité. Vous laisserez aux générations qui nous suivront un legs inestimable des Paroles du Créateur et de son envoyé céleste [Jésus]. Le charisme dont vous a doté le Père de l'Univers vous accorde entièrement le bien fondé de déplacer une virgule ici, de reformuler une terminologie là.
Quand j'ai rejoint la fraternité arésienne en 1991, je me souviens, lors d'un atelier du pèlerinage (dans la salle actuellement dévolue aux accueils au Pèlerinage), vous avoir confié mes craintes que cela dégénère en religion, des divisions, des controverses. Vous m'aviez répondu "Qu'il y aurait après votre parcours terrestre, des pèlerins bleus, des pèlerins rouges, etc.
C'est peut être une grâce que cela se produise de votre vivant, car cela armera encore mieux le petit reste. Car ô combien sera puissante la "vieille mécanique humaine" pour que l'Histoire recommence.
L'histoire retiendra que l'homme moderne a vraiment eu beaucoup de peine à intégrer ce qu'est un prophète, comme s'il manquait à l'homme de la modernité une "case".
Pour ma part, je m'insurge ici pour dire que ceux qui s'adonnent à ergoter pour une virgule déplacée, un remodelage de ceci ou de cela, sont des religieux puisqu'ils recommencent en collant aux constantes historiques de discutailler sur la Parole du Créateur.
Non ! Pour ces Patrick, Antoine et d'autres, je réponds que ce n'est pas cela que leur Pàre de l'Univers nous demande. Il n'a pas besoin de dos gris (Rév d'Arès xvi/3) arésiens, mais de vrais pénitents, c'est tout et c'est déjà beaucoup à accomplir.
Roger C., un sympathisant d'Île de France 

Réponse :
Merci, mon frère Roger, pour ce commentaire, qui me fait regretter que vous ne soyez pas membre du petit reste, de notre mission d'Île de France, car vous semblez avoir certaines qualités qui devraient vous y avoir intégré. Mais bon ! C'est votre liberté. Un chrétien d'autrefois se considérait comme "changé en or divin" par le sacrifice de la croix, mais un Pèlerins d'Arès, lui, découvre à la lecture de la Parole qu'il n'est pas encore chrétien, parce que le christianisme au sens social n'a encore jamais existé. Il se considère seulement comme une promesse d'amour et bonté. De même, nous découvrons à travers La Révélation d'Arès que le langage, que la religion a fait passer pour l'Or du Ciel, n'est jamais qu'un moyen de communication très imparfait, une tentative du Père de faire comprendre à Ses Enfants qu'il leur faut changer leur vie et changer le monde pour retrouver une notion suffisante de ce qu'ils sont sur le Fond, des images et ressemblances du Créateur.
Pourquoi n'apporteriez-vous pas votre contribution à cette tâche si difficile certes, mais si noble, que le Père nous a confiée ?

04sep19 211C9 
Merci... merci d 'avoir accepté votre charge et d 'avoir fait de nous vos petites sœurs et petits frères dans la foi agissante !
Farida de Lorraine

Réponse :
Je suis ému par ces mots de reconnaissance, ma sœur Farida. Merci pour eux du fond du cœur.

04sep19 211C10
Cher Mikal,
Je retrouve dans cette nouvelle entrée des choses que vous nous avez dites plusieurs fois concernant le langage et ses insuffisances. C'est toujours utile de répéter et redire, de différentes façons, ce qui vous paraît important et méritant d'être transmis.
J'ai toujours eu une attirance assez forte pour la découverte ou l'apprentissage des langues, essentiellement parce que, comme vous l'illustrez bien dans le dernier paragraphe de votre réponse à Angel (211C4), à travers le langage on touche à la "pâte humaine", on en "explore des facettes" (réponse à 211C3) et on se représente mieux — à défaut de réellement comprendre — la manière dont pensent nos frères et sœurs humains vivant sous d'autres ciels et d'autres cultures. J'ignorais que le chinois n'avait pas de verbe être. Le russe en a un, mais l'omet toujours au présent (autrement dit le verbe être n'existe qu'au passé ou au futur). L'espagnol en a deux, selon qu'il s'agit d'un état permanent ou non (en schématisant). Bizarreries au premier abord ; avec un peu de recul, simples façons de refléter la réalité par le langage parmi les multiples façons inventées par les hommes.
Merci très sincèrement pour vos entrées et pour vos réponses aux commentaires. Bien que nous ayons tous à nous débattre - et vous le premier - avec l'insuffisance du langage, les différences d'interprétation et autres intuitions incitant à lire (voire broder) entre les lignes, ces écrits sont extrêmement précieux et nous permettent aujourd'hui comme pour les années à venir, je l'espère, de ne jamais perdre de vue le sentier vers les Hauteurs [Rév d'Arès 25/4-5].
Je vous embrasse fraternellement ainsi que sœur Christiane.
Caroline B. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Merci, ma sœur Caroline, pour ce beau commentaire.
Oui, c'est vrai, j'ai depuis très longtemps et toujours signalé l'insuffisance du langage et aussi, de ce faut, sa relativité, et particulièrement l'insuffisance du langage d'origine surnaturelle qui doit traduire dans une fruste et incomplète langue humaine, quelle qu'elle soit, des informations pensée par la Vie éternelle et infinie dans un processus signifiant (je ne sais trop comment dire) sans nul doute d'une incomparable richesse et intraduisible. Nous ne sommes que les images et ressemblances du Père très endommagées par le péché. Partant, nos langages ne peuvent qu'être des formes très endommagées, presque résiduelles, du verbe : l'attribut parole donné par le Père, qui fut celui d'Adam avant la chute. Ipso facto, le Père, dans son immense Sagesse, sait qu'il ne peut que donner à l'homme une ligne de conduite simple : la pénitence, pour retrouver le sentier de sa parenté avec Dieu. Aucun texte ne peut par lui-même devenir une condition de salut puisque l'Histoire de la religion montre et remontre que les interprétations diverses, toutes sincères, lui enlève toujours valeur absolue. La sincérité n'est donc pas un critère de Vérité. Tandis qu'aimer son prochain, quel qu'il soit, sans conditions n'a qu'un sens, celui qu'il faut aimer son prochain sans conditions. Aucun texte n'a de valeur absolue ; l'amour sans conditions a valeur absolue.

04sep19 211C11 
Au commencement était le Verbe et le verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu (Jean 1/1).
Le langage, outil délicat et dangereux, dit la Bible (je n’ai plus la référence). Les paroles sont d’une telle importance pour la construction de notre avenir qu’il faut bien réfléchir et méditer longtemps sur ce sujet.
Il faut prendre en considération l’importance de la Parole et en ouvrant la bouche,veillons à ce que cela soit pour le bien !
La Parole fertilise les âmes et les cœurs. Il faut donc comprendre que la bouche est un organe tellement extraordinaire, tellement puissant, qu’on doit trembler et veiller à ne pas laisser sortir des paroles venimeuses mais toujours constructives, éducatives et vivifiantes. Il est écrit dans les Évangiles : Par tes paroles tu seras justifié et par les paroles tu seras condamné Matthieu 12/33 ; c’est à dire  notre avenir sera bon ou mauvais,lumineux ou ténébreux,céleste ou infernal d’après les paroles ou les écrits que nous aurons diffusés pendant notre existence. Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, Mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent (Proverbes 10/19)...
Mais Je suis ton dos, Mes Bras sont tes côtes. Dis : Ma main va sur le bruit, le bruit qui rend sourd, elle le fend. Que la menace vienne du pouvoir religieux et du pouvoir profane, elle n’est que bruit. Dieu assoit et protège le prophète, il est son dos (Rév d'Arès xxxviii/15).
Maryvonne C. de Bretagne-Sud.

Réponse :
En disant : "Le langage, outil délicat et dangereux"', vous pensez peut-être à l'épître de Jacques où il est dit : Que tout homme soit prompt à écouter, mais lent à parler (Jacques 1/19).
La référence que vous donnez de Matthieu n'est pas 12/33, mais 12/37, mais il est bon de rappeler tout ce passage, parmi les plus connus, de l'Évangile de Matthieu : Prenez un arbre bon, son fruit sera bon. Prenez un arbre gâté, son fruit sera gâté. Car c'est au fruit qu'on reconnaît l'arbre. Engeance de vipères, comment pourriez-vous tenir un bon langage alors que vous êtes mauvais ? C'est du trop-plein du cœur que les lèvres parlent. L'homme bon de son bon trésor tire de bonnes choses ; et l'homme mauvais de son mauvais trésor en tire de mauvaises. Or, je vous le dis : De toutes paroles sans fondement que les hommes auront dites ils rendront compte au Jour de Dieu. Car c'est d'après tes paroles que tu seras justifié et c'est d'après tes paroles que tu seras condamné (Matthieu 12/13-17).
Merci, ma sœur Maryvonne, pour ce commentaire, qui montre que vous étudiez beaucoup la Bible.

05sep19 211C12
Je constate depuis quelques années, notamment depuis l’édition 2009 de La Révélation d’Arès qu’un certain nombre de frères semblent s’enliser dans le piège des mots. Le récent commentaires de Patrick en est une bonne illustration : la Vie qui jaillit comme l’eau vive (Rèv d'Arès 30/2) se fige. Au lieu de voler (Rèv d'Arès xLvii/11), le frère se dépossède de l’aigle haut et large (xxviii/11) en se forgeant un corset. Petit à petit, l’être, la parole se bandelette, le bras se tourne en dedans et devient une moumia (xLix/7). Je sens une résistance atavique, un dur retour vers le religieux qui me questionne pour l’avenir, bref tout sauf la Vie !
De ce fait, je sors de ma réserve fraternelle et je tiens à témoigner ici que le prophète est l’agent d’unité par excellence. Certes, nous sommes tous voilés par le bruit de la chair lourde (Rèv d'Arès xxxii/9), mais c’est justement la raison pour laquelle il est si avisé de s’arrimer à Mikal (i/13), bras en feu (Rèv d'Arès xvii/10) comme un phare dans un océan d’incertitude. Se résoudre à cela, c’est simplement lire et comprendre La révélation d’Arès … Michel, dans tes côtes, (J’ouvre) une baie ! Le frère (y) pale son île un lieu sûr (xLii/1-2)
De toute façon, pour l’heure la vérité nous étant inaccessible (voir intro "Nous ne croyons nous ne croyons pas"), elle l’est encore moins avec les seuls mots. Vous résumez très bien cela avec ces deux phrases :
"Seule ressource sûre : Se fier au témoin aussi longtemps qu'il sera vivant" et "Le prophète existe, parce que les mots ne suffisent pas à tout dire et tout faire."
Une fois dit cela, et si cela peut aider des frères qui sincèrement doutent, je partage avec vous un miel de Mikal récolte 2011. Lors du Pèlerinage, cette année-là, frère Michel était à nos côtés, afin de nous former à l’accueil. Il avait rédigé un fascicule "Ce que je crois, Ce que j’affirme" qu’il distribuait au nouveaux ... J’ai toujours été frappé par la justesse et la profonde intelligence qu’il y avait dedans, j’invite ces frères à lire attentivement ces deux paragraphes extraits de ce fascicule :
"J’affirme que, similairement à l’invisibilité totale du Père devant le pécheur, une partiel imprécision ou indiscernabilité, ou parfois même antinomie de sa Parole gêne tout lecteur impréparé ou impatient, mais que le face à face de l’Esprit (33/4) et de l’esprit (17/7), si éloigné peut redevenir fusion."
"J’affirme qu’il faut garder sa paix et sa confiance devant les passages de la parole difficile à comprendre, car de même que l’intelligence (32/5) spirituelle se jauge à sa capacité de ne pas préjugé d’autrui, elle se jauge aux incertitudes qu’elle peut supporter dans la Parole sans en perdre la Lumière, laquelle éclaire le sentier du bien que l’humain réintègre par la pénitence."
En attendant, comme je suis rassuré de lire ma sœur Brigitte de Lorient, poétesse libre des harnais des docteurs (Rèv d'Arès 10/10) et de la ponctuation, Jean-Louis Alexandre de Bordeaux et ses vers, Éric et son phonalphabet [le phonalphabet n'est pas d'Éric mais de Michel Potay] ou plus récemment l’indicible suggéré à travers la vidéo qu’il a produite avec Frédéric (210C90).
Pour finir, cette anecdote lors d’une de vos visites en Bretagne il y a quelques années. Après plusieurs heures, en fin d’après-midi, vous vous êtes tourné vers Ève K. qui ayant 25 ans à l’époque était la plus jeune de l’auditoire : "Vous verrez ma sœur, vos enfants, vos petits-enfants comprendrons cette parole (La Révélation d’Arès) différemment de vous. La vérité comme la Vie est évolutive."
Abel B. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Nous vivons dans un monde inhumain, inhumain au sens inverse d'humain quand il pouvait s'appliquer à l'humain relié aux forces spirituelles d'où il avait jailli — soudainement ou lentement, qu'importe — d'une animalité métabolisée en humanité à partir des cinq dons que lui avait faits, on ne sait quand, le Créateur : la parole, l'individualité, la créativité, l'amour et la liberté. Nous croyons toujours avoir la parole, l'individualité, la créativité, l'amour et la liberté, mais nous n'en avons que les résidus. Nous sommes redevenus des animaux savants, mais des animaux. Les humains, eux, ont disparu sauf chez quelques uns auxquels on donne les noms tantôt de saints, rares, tantôt de génies, rares, tantôt d'originaux quand il s'agit d'inconnus.
Nous, animaux savants, avons gardé des restes des langages ou du langage qu'avaient parlé(s) nos ancêtres très lointains. Comme les animaux savants qu'on appelle aujourd'hui les hommes ont compensé leur terrible déclin par un orgueil inouï (Rév d'Arès 14/2), nous sommes très fiers de nos langages, de nos écrivains, orateurs, grammairiens, encyclopédistes, qui sont les grands manipulateurs du langage, alors que nous devrions pleurer sur ce qu'il en reste si nous avions vraiment conscience du peu que nous savons encore faire.
Je regardais, voilà quelques jours sur la chaîne Arte un documentaire sur les trous noirs, et je fus estomaqué par la faconde très sûre d'elle, l'imperturbable aplomb de l'expert présentateur qui expliquait avec une précision de notaire lisant un acte de propriété le mécanisme de la mort de l'étoile qui va devenir le trou noir, dont le fantome tapi dans l'ombre et muni d'une irrésistible attractivité va attraper et dévorer tout ce qui passe comme la toile de l'épeire attrape le moucheron. En fait, je ne savais pas beaucoup plus quand apparut le mot fin que je ne savais avant qu'apparut le titre, car d'une part je ne vis pas à quoi servirait à l'homme de savoir ça et d'autre part j'eus bien l'impression que l'ensemble était un étalage d'hypothèses, prémisses, théories, etc., auxquels personne ne peut rien opposer, vu que ce que nous pouvons dans ce domaine savoir par nos sens humains est nul, et que, j'en ai bien peur, les moyens techniques dont disposent les astronomes leur permettent seulement des déductions aussi captivantes mais aussi incertaines pour l'esprit adulte que le conte de fée l'est pour l'esprit enfantin.
Mais cette histoire de trou noir me permet une image que je crois juste : La Parole, telle que je l'ai captée au cours de deux événements surnaturels en 1974 et 1977 est un sorte de trou noir. Une sorte de trou noir qui a capté mon attention, qui a été entendu par mes oreilles, noté sur du papier par le crayon que tenaient mes doigts, comme l'invisible puissance quelque part dans le firmament attire ce qui passe à portée de sa force attractive. Je crois que ce qui nous en reste : La Révélation d'Arès, est un signal imprécis mais fantastique, que nous devons suivre comme guide, un Sauveur, même si ce n'est qu'une petite bouée de sauvetage sur l'océan céleste, qu'il nous faut considérer avec intelligence (Rév d'Arès 32/5) à travers nos faibles moyens de compréhension. Mieux vaut une connaissance minuscule mais sûre qu'un savoir énorme mais faux ou qui ne sert à rien. Le salut tant post-mortem actuellement que terrestre après le Jour (31/8) tient à la pénitence et non à la connaissance impossible dans sa plénitude. D'un pas égal, inlassable, sans autres mots que ceux de nos appels au monde, nous voilà partis, sachant peu de choses, mais ne sachant que des choses sûres, nous suivons le rivage de la Source, sur le sentier chevrier de la Vie.
Merci, merci, mon frère Abel, pour votre commentaire qui m'a ému.

05sep19 211C13
Le langage de la Parole du Père de l’Univers (12/4), la Vie (24/3), sert à Son Enfant qui L’écoute, l’homme frère, à réveiller sa conscience pour intensifier davantage sa pénitence : amour, pardon, paix, intelligence du cœur, libération des préjugés ; outil nécessaire et urgent (entrée 159) pour que le monde change en Bien en l’utilisant tout de suite dans la vie pratique de tous les jours et en toute circonstances.
Merci, prophète, de nous transmettre votre savoir empli de spiritualité qui évolue et qui s’adapte sans cesse aux changements de l’humanité à l’image de la Vie.
Louis F. du Limousin 

Réponse :
Merci, frère Louis, pour le beau salut que m'adresse, en passant, ce commentaire.
Il me faut aller à Limoges vous voir avec toute l'assemblée de ce lieu qui comporte certains et certaines de nos plus anciens Pèlerins d'Arès. Je prépare ce voyage. Je serai très ému de vous revoir tous.

05sep19 211C14
D'entrée en entrée je quitte mes certitudes, je vais de découverte en découverte face à un vaste horizon de lumière et de légèreté.
Merci, cher frère Michel, Messager du Père (Rév d'Arès 40/6).
Du Père Qui a besoin de Mikal (i/12) parlant le bruit (ii/19) des hommes pour relayer Son Appel auprès d'eux, être compris d'eux, leur permettre l'ascension vers Lui par la pénitence (30/11), la porte étroite (Matthieu 7/13) par où passe le changement du monde (28/7).
Madeleine T. de Bretagne-Sud

Réponse :
Bref mais passionnant commentaire, ma sœur Madeleine, dont je vous remercie.
Ce commentaire est, à quelques mots près... et encore ! un très beau kérygme à employer dans la mission.
Je suis heureux de vous revoir, avec tous nos frères et sœurs bretons, à la fin de ce mois. Alleluia !

05sep19 211C15 
Bien cher Frère Michel,
Je me permets d'appuyer sur ce passage de votre nouvelle entrée concernant "L'intuition"
"Nous ne pouvons penser que dans des formes héritées du langage. Cela signifie donc que penser est aussi déficient que parler, et même plus faible quand s'y mêle l'intuition. L'intuition ne se détaille, ni ne s'énonce, ni ne se grammaticalise. Emprunter à l'intuition c'est prendre ce qui ne laisse pas d'appartenir à quelque chose d'hybride, d'indéterminé, proche de la Vérité ou qui s'en éloigne plus encore ? C'est entrer dans l'alternative : Vérité ou imbroglio ? Penser la Vérité est ainsi une sorte d'oxymore. De là, par exemple, les innombrables variantes de la foi protestante. Preuve que plus un lecteur charge d'intuitions un texte, par exemple l'Évangile Palestinien, moins ce texte est porteur de Vérité."
Ah ! cette "intuition" qui nous souffle des mots doux dès notre réveil du matin 😃
Les voix douces revenues de l'horizon (Rév d'Arès 22/13) que l'on peux croire vraies , nous induisent bien souvent en erreur.
L'intuition est comme un mirage dans le désert 🌵
L'intuition peux brouiller notre faible lumignon"  (Rév d'Arès 32/5) en nous induisant en erreur ou en construisant en nous de fausses idées que nous croyons vraies, parce notre mental sollicité par l'intuition endort 😴 notre conscience du Vrai.
Prononcer Ma Parole pour l'accomplir (Rév d'Arès 35/6) en entrant en pénitence (30/13).
Voilà pourquoi chaque matin,oui chaque matin "je m'espionne" [pour déceler] cette intuition qui, si je m'abandonne à elle, si je lui fais confiance, peut me détourner de la Parole et de votre enseignement qui est celui du juste prophète (Rév d'Arès xxxvii/2).
Parole de Mikal Ma Parole (Rév d'Arès i/12).
Cette Parole de Vérité du Créateur qui nous aidera à accomplir peu à peu cette pénitence qui consiste à aimer, pardonner, nous libérer de nos peurs et de nos préjugés. Cette pénitence qui nous donnera la force de retrouver l'intelligence spirituelle et enfin nous donnera la force de trouver les mots justes qui toucheront dans notre mission quotidienne les que nous croisons ou qui viendra à notre rencontre dans la rue ou devant nos stands de présentation de La Révélation d'Arès.
Patricia C. des Hautes Alpes

Réponse :
Oui, ma sœur Patricia, comme vous le dites avec d'autres mots, il ne faut jamais oublier l'aspect éminemment libérateur de la pénitence. Ne pas se laisser encartonner par le langage comme des publicités dans une revue ou comme des marchandises confiées aux transports "Culture", c'est se libérer. Rappelons-nous sans cesse que la religion a emprisonné la Parole, mis des fers et des chaînes aux chevilles des hommes, et qu'il nous faut nous libérer de cela sans jamais haïr cette culture dont nous venons tous, humains de cette génération, enfants de cette mère-là. C'est une situation qui paraît ambiguë mais qui ne l'est pas. Je n'ai jamais détesté ma mère, avec laquelle j'étais en désaccord sur à peu près tous les points, je l'ai toujours honorée, comme dit le Décalogure, mais quand elle est morte je ne l'ai pas pleurée, parce qu'elle ne m'avait donné que la vie et avec beaucoup d'attention les soins dont l'enfant a besoin.
Aussi ne pleuré-je pas en voyant l'agonie commencée du christianisme, les convulsions de l'islam qui montrent assez les dissonances en son sein, la quasi-momification du judaïsme, la mortelle incapacité du multiforme athéisme, mais je continue de les respecter comme j'ai respecté ma mère. J'ai dans ma bibliothèque quelque vingt-cinq traductions du Coran, parfois différentes les uns des autres sur certains points : Où sont les bons mots parmi les mots différents de ces traductions ? Les Évangiles de Marc, Matthieu et Luc tels que nous les citons sont vraisemblement déjà des traductions, donc inévitablement des "trahisons" (Traduttore, traditore), comme disait Du Bellay : "Mais que diray-je d'aucuns, vrayement mieux dignes d'estre appelez traditeurs, que traducteurs? veu qu'ils trahissent ceux qu'ils entreprennent exposer, les frustrans de leur gloire, et par mesme moyen seduisent les lecteurs ignorans, leur monstrant le blanc pour le noir." Quels mots faut-il retenir des unes et des autres versions de ce qu'on appelle la Parole ?
La Révélation d'Arès est, elle, je l'affirme, le texte de ce que j'ai entendu à Arès en 1974 et 1977. Elle nous apporte certes des informations précieuses concernant, par exemple, l'âme, mais il nous faut bien nous contenter de cette Révélation malgré les plages de silence ou de faibles allusions qu'elle fait sur des sujets qui nous tracassent. On trouve dans l'islam même des pensées qui témoignent de l'impuissance des hommes à comprendre les silences et les contradictions qui les séparent : "Les différences d'interprétation au sein de la communauté est une preuve de la Miséricorde divine" (About Hanifa "plus grand imâm" [الإمام الاعظم, al-Imâm al-A'zam] ou "la lampe des Imams" [sirāj al-aņimma], 8ème siècle), ce qui ne voulait rien dire mais qui était une façon habile de dire son embarras total face aux énigmes et contradictions sans se faire couper la tête.
Il faut être irréfléchi pour être fondamentaliste aujourd'hui, ne serait-ce que parce qu'on ignore où est le fond.
Merci, ma sœur Patricia, pour ce commentaire.

05sep19 211C16
Merci frère Michel pour cette entrée puissante et ces quelques éléments sur Léon Bloy, que je ne connaissais pas du tout. Combien d'autres écrivains, penseurs et philosophes ont été incompris, car le langage les faisait tantôt prendre pour ceci, tantôt pour cela ? C'est la même chose dans notre mission. Notre kérygme aura beau dire, à peu de choses près, la même espérance, personne n'y entend exactement le même son de cloche.
Mais je n'ai pas choisi cette analogie de la cloche pour rien. Certains y entendent un do grave, d'autres un mi bémol cristallin, chacun entend une note différente, mais pourtant émise par la même Cloche, celle de Dieu. Celle que nous entendons depuis la Bible, qui nous a toujours rappelé l'importance du Dessein du Créateur, de l'amour, du bien, de la recréation d'Éden. Cela, ce n'est sans doute pas le langage seul qui le permet, mais une foultitude d'autres choses (le contact physique, le sourire, bref, le "langage non-verbal") qui nous permettent encore de communiquer un tout petit peu. Ce non-verbe qui me permet de comprendre mes parents ou mon frère sur un coup d'œil, de prendre une décision avec mon compagnon sans prononcer le moindre mot, de me sentir devenir une avec tous mes frères et sœurs, lorsque je prie, sans être physiquement avec eux.
Je ne peux m'empêcher de renchérir sur votre réponse au 211C4 sur la langue chinoise, l'ayant moi-même étudiée ! En effet, en chinois, le verbe être n'existe pas, du moins pas comme celui que nous connaissons dans les langues indo-européennes. On peut écrire : 我是法国人, je suis français-e, dans ce cas-là on emploiera le verbe 是, traduit par être (à savoir que 是 peut, comme tous les caractères chinois, prendre un autre sens à côté d'autres idéogrammes, comme dans 可是, qu'on peut traduire par "mais", "néanmoins"). Mais on n'accolera jamais 是 à un adjectif. Par exemple, on ne dira pas "Cet homme est beau". On dira 那个人很帅, que l'on peut traduire mot à mot par : cet homme très beau. On utilise "très", "peu", "plutôt" seuls pour qualifier un objet ou une personne. D'ailleurs, la politesse chinoise veut que, lorsqu'on parle de soi, on évite d'utiliser le mot 很 ("très") pour se qualifier : on ne dira pas 我很好 (je vais très bien), mais 我非常好 (je vais plutôt bien). L'écriture chinoise est bien sûr un monument à elle seule, car entièrement monosyllabique. Un caractère ne correspond pas à un mot, mais à un concept, une idée. Par exemple, le caractère 下 (qui a plus de 3000 ans) signifie à la fois en-dessous, prochain, à venir, mais aussi décidé par le sort.
Je n'oublierai jamais ce petit temple à Nanjing, tenu par des nonnes bouddhistes, que j'ai visité peu après le Nouvel an chinois 2015. J'y suis arrivée en pleine prière. Je me souviens de ces femmes au crâne rasé, avec leurs habits gris, un tableau qui aurait pu paraître triste, mais ces femmes n'avaient pas besoin de leurs cheveux ou de beaux vêtements pour être lumineuses. Leur piété et leur foi, bien que différentes de la mienne, leur conféraient une dignité et une beauté particulières. Pendant quelques minutes, j'ai prié avec elles, j'ai prononcé L'Hôte et le Pasteur [Rév d'Arès 25/5-6], en pensant à tous les pénitents et pénitentes du monde, tous ceux et celles qui accomplissent le bien, quelle que soit leur foi, leur culture et même leur appartenance ou non à notre champ missionnaire.
Je vous remercie encore pour cette très belle entrée. Je prie avec vous.
Alexandra P. d'Île de France

Réponse :
Merci pour ce commentaire, ma sœur Alexandra, et pour vos observations concernant le verbe être en chinois.
En fait, je ne parlais pas du verbe être comme copule, c'est-à-dire comme verbe assumant simplement le lien entre le sujet et un prédicat comme dans "je suis beau" (qui en chinois se construit simplement par "je beau" comme en russe ou en d'autres langues qui n'ont pas le verbe être comme copule), ou "je suis français", "je suis charcutier", etc. Je parlais du verbe être au sens d'exister dans le registre métaphysique comme celui soulevé par Parménide (philosophe et poète grec antique présocratrique, 6ème et 5ème siècle avant J.-C.) disant "l'Être est, tandis que le Non-Être n'est pas." Cette pensée ou réflexion de Parménide, de prime abord une vérité de La Palice, fut en fait à l'origine d'une réflexion philosophique considérable dans les siècles qui suivirent sa mort et serait, selon ce que m'a dit un Chinois il y a déjà assez longtemps, impossible à traduire en chinois. Je me souviens de ce Chinois me disant que l'Être et le Non-Être au sens platonique posait un problème quasi insoluble de traduction, parce qu'il n'existe pas, directement transmissible en chinois, de concept parménidien de l'Être et du Non-Être ou du "Dasein" de Martin Heidegger qui, il y a quelque quatre-vingts ans, s'est aussi beaucoup penché sur la question de l'Être dans la perspective existentialiste. Je répondis à ce Chinois : "Mais enfin, il existe bien des traductions chinoises des philosophes européens antiques ou modernes à l'usage des étudiants chinois en Chine !" Il me répondit : "Oui, mais toutes ces traductions sont inévitablement fausses ou à demi-fausses.". Mais ce Chinois n'était peut-être pas un grand lettré.
De toute façon, cette seule question du mot "être" si difficile, voire impossible, à traduire en chinois montre assez que des concepts d'importance métaphysique et spirituelle profonde sont intransmissibles ou très difficilement transmissibles par le langage. Quelle Vérité exacte Dieu Lui-même cache-t-il derrière chaque mot de sa Parole telle que nous la véhiculons avec nos verbes insuffisants ? Nous n'avons pas de réponse à cela. Nous ne pouvons que nous réfugier dans des propos faciles à concevoir par le senti plutôt que par des mots et c'est pourquoi le sentier de la pénitence est la seule Voie sûre que le Sage nous indique.

05sep19 211C17
Juste prophète [Rév d'Arès xxxvii/7], merci pour cette entrée 211, qui comme toutes les autres nous nourrit et nous apprend beaucoup.
Je suis heureuse d'apprendre que  votre santé n'est pas trop trop mauvaise.

Ce commentaire est une réponse à Patrick [211C3] :
Comment osez-vous, mon frère Patrick, dire que le prophète a "depuis le début dit tout et son contraire", que le prophète a "perverti la Parole," qu'il ne faut plus qu'il impose son esprit grégaire [moutonnier ?].
Frère Michel, Mikal, ne s'est jamais, jamais comporté de la sorte. Il n'a jamais accablé personne.
Lorsque vous dites : "Assez de bavardages, et désormais des faits, des changements," je pense que c'est à vous et à ceux qui pensent comme vous que vous vous adressez.
Ne reproche t-on pas aux autres ce qu'on ne fait pas soi-même ?
Qui êtes-vous ? Enlevez votre masque ! Agissez avec courage et honnêteté, et je suppose — étant donné que vous exprimez sur un blog public — que tous "ceux qui pensent comme vous", ne seront pas gênés que vous les citiez.
Apparemment, vous ne savez pas ce qu'est un prophète et son rôle.
Qui êtes vous ? Allez ! Un peu de courage !
C'est vrai, la lâcheté est peut être plus facile, mais moins confortable que la droiture et l' honnêteté.
Je vous embrasse prophète ainsi que notre sœur Christiane.
Nicole L. d'Aquitaine

Réponse :
Merci pour ce commentaire, ma sœur Nicole. Oui, soyez "heureuse", je ne souffre pas de maladie susceptible de me faire passer rapidement de vie à trépas ou de me réduire vite à l'état de bon à rien. Les années me feront passer de vie à trépas un jour ou l'autre, de toute façon. En fait, je suis surtout surpris par une grande fatigabilité qui m'a affecté très vite et voilà peu de temps au point que j'en suis quand même un peu surpris. Cette fatigabilité est surtout physique, elle n'est pas trop psychique encore. Je vais m'y faire. Il va me falloir marcher moins vite, ne plus parcourir des kilomètres sans m'asseoir ici et là, devenir plus flâneur que marcheur et m'habituer à travailler comme un bigleux. Ma vue baisse... Non ! rien qui ne soit trop étonnant à mon âge.

05sep19 211C18 
Frère Michel, je vous écris en écoutant Rachmaninoff (Piano Concerto) :
https://www.youtube.com/watch?v=yJpJ8REjvqo.
Je vous mets une image tirée de l'intérieure de la Bible Osty que j’intitule : Les frères et les frères (xLi/7).
Les frères et les frèresJ’ai lu tout à l’heure le commentaire 211C3 ; votre réponse est à l’image et ressemblance du Père, j’en avais des larmes de tristesses pour ce Patrick qui se cache derrière un masque, qui n’a pas le courage de se révéler, qui a peur ! La peur et la honte, Patrick, sont salutaires ! Nous sommes tous des pécheurs. Je suis très loin d'être le pénitent que le Roi appelle et je ne le serai certainement pas au moment de ma mort, mais, je fais tout pour me construire une âme (Rév d'Arès Veillées 4.17.18 et chap xxxix) et j'ai absolue confiance en Mikal.
Jésus ne s’est pas donné de masque et le Frère Michel non plus (Rév Arès 3/4). Votre commentaire, Patrick, peut générer des préjugés, mais en êtes-vous conscient !? Des pensées négatives, du bruit (Rév d'Arès chapitre ii) veulent m’envahir, je les stoppe, je prie, ainsi que je dis : "Sortez de moi, ô douceur, ô naïveté, ô mansuétude, ô rémission et bienveillance et ensemble construisons le premier pilier de la Pénitence : le non-jugement.
Le bavard, l’intellectuel, le non déculturé, c’est vous ! Pour preuve votre commentaire ! Vous chipotez, vous vous triturez le cerveau pour des virgules, parenthèses, etc, alors que nous avons la chance que Mikal soit encore vivant qui depuis 1974 transmet La Parole Pure dont il a le charisme d'expliquer et qui  est monté sur le parvis pour s’adresser au monde et à sa suite le petit reste, si rare (Rév Arès 2/16, 26/1, etc.). Mikal qui ne cesse pas de nous transmettre la Parole qu’il a reçue, nous l’enseigne et nous guide vers les Hauteurs Saintes (Veillée 7), il faut être aveugle, orgueilleux pour refuser de le voir et refuser d'accepter que Mikal soit le prophète.
Nous avons une Mission hautement prophétique : restaurer Éden. Vous avez peur de dire qui vous êtes, peut-être avez-vous peur du regard des autres ? Sachez que les membres du petit reste ne vous jugent pas, ils vous aiment, vous prennent comme vous êtes, ils font ce que le Père et Mikal font, ils ont l’espérance que vous pliiez le genoux (Rév d'Arès xxx/19) et que vous les rejoigniez et de toute façon avec ou sans nous, soyez pénitent et vous serez sauvé.
Vous dites que vous n’êtes pas le seul à penser comme vous ! Mais qu’attendez-vous, compagnons de Patrick, pour nous montrer par les actes se que vous savez faire ?! Seriez-vous des champions de la pénitence ? Si oui, on ne demande qu’à voir !  Dans les années 2000, je fus écarté de l’assemblée de Paris, je pensais que cela venait du Frère Michel, j’appris bien plus tard que non et que le Frère Michel avait demandé : "Mais pourquoi avez-vous fait partir le frère Didier !?" Je suis revenu, deux ans après, plus fort. Il faut parfois tomber bas, mordre la poussière, se repentir, pour comprendre certaines choses. J’ai toujours pardonné à mes frères et je les en remerciés ; ils m’ont permis de comprendre beaucoup de choses, d'évoluer, d'aimer évangéliquement. Je ne suis pas toujours compris, peu importe, j'avance et je suit les conseils de Mikal : être patient. Le Frère Michel m’a toujours fait évoluer, le prophète, même si on pense qu’il s’est trompé, on l’écoute, la patience est vertu :
Répugne à la hâte et à la science ; ce sont les portes par où entre le mal dans le monde ! À Moi la Puissance et la Connaissance; à toi la mesure, la patience et la piété (Rév Arès 39/3), On lui fait confiance ou pas et ma confiance, je lui ai donnée dès le jour où je l’ai vue la première fois à l’Espace Moncassin à Paris dans les années 90 pour fêter la Pâque, gravée pour l’Éternité en mon être. Mais, comment des frères peuvent-ils discuter avec l’indiscutable, avec celui qui a vu Jésus et vécu cinq Théophanies qui c'est embrasé d'amour pour l'homme son frère !? Le 14 août à Arès, le Frère Michel, nous disait : "Le plus difficile dans l'exercice de la pénitence, c’est de se libérer des préjugés." Une Lumière est entrée en mon être intérieur, j’ai réalisé combien, j’avais encore des préjugés que je m’applique à me débarrasser. Je me répète, mais, le Frère Michel à dit aussi : "Priez mes frères, mes sœurs et pas que pendant le Pèlerinage, priez chez vous, oui priez, je pense Patrick et les autres que vous ne priez pas assez, parce que, si c’était le cas, vous ne perdriez pas votre temps si précieux en palabres, vous soutiendrez Mikal, vous l’écouteriez et monteriez sur le parvis.
Concernant l’assemblée de Nice, le séjour que j’y ai fait ma considérablement apporté spirituellement, dès que j’ai mis les pieds dans leur local, j’ai senti la prière, j’ai senti l’amour évangélique, l’enseignement de Mikal qui coulait à flot des lèvres de mes sœurs et frères, ils m’ont tellement apporté à l’exemple du Frère Michel, ils sont un exemple à suivre, on sent clairement que le Frère Michel les a spiritualisés, fécondés, j’ai trouvé avec eux, ce que je ne trouve pas encore à Paris, mais, ils m’ont donné assez de force spirituelle, ainsi que mon Pèlerinage 2019, pour que cette année soit sous le signe de l’amour évangélique, de la prière, de la patience avec mes sœurs et frères. Les Niçois me manquent, mais, je suis avec eux tous les jours par mes pensées créatrices. Vous nous avez toujours dis de nous affirmer prophétiquement, le Frère Bernard Lucas est celui qui à Paris est à mes yeux le plus affirmé prophétiquement. Puisse l’assemblée de Paris être à son écoute et lui faire confiance.
Pour finir, j’ai beaucoup aimé le commentaire 210C101 de notre Sœur Malika B. de Lorraine que je n’ai pas vue depuis longtemps, ainsi que ce passage qui me porte à méditer profondément : "L'Être n'existe pas encore au sens idéal qu'est l'Être tel que le Créateur en a eu le projet, parce qu'Il s'est donné un auxiliaire, l'homme, qui a arrêté ce projet (Adam, Rév d'Arès 2/1-5). L'Être n'est pas encore, et même dire cela n'est rien dire aussi longtemps qu'on est aveugle au fait qu'existe le Non-Être. On ne peut pas penser plénièrement si l'on ne voit pas que la Création n'est pas achevée et qu'il faut l'achever et que cela ne peut pas se faire sans l'homme, puisqu'il est par excellence l'inachevé libre (10/10) de s'achever, s'il veut, s'il veut bien faire la Volonté (12/4). Le Non-Être est là, il crève les yeux même si la plupart des humains ne le voient guère, parce qu'il n'y croient guère, parce qu'on ne croit jamais à ce qu'on ne voit pas. Le Non-Être ne peut pas disparaître par l'effet d'un discours rationnel. Il ne peut disparaître que si le Mal disparaît, le Mal qui est actuellement la principale substance du monde, animé par son énergie propre : le péché. Cela me paraît ressortir logiquement de La Révélation d'Arès. Pour l'heure la pensée s'arrête au discours ontologique ; elle ne va pas aussi loin que La Révélation d'Arès souhaite qu'elle aille. L'Être ne peut même pas être pensé comme tel aussi longtemps qu'il reste invisible. C'est comme Dieu. Dieu reste invisible aussi longtemps qu'il est incompatible avec le regard humain tourné sur lui-même, qui ne voit que lui-même. Voyez ce qu'on appelle les sciences humaines ! C'est l'œil fixé sur soi."
Je vous soutiens et affirmerai jusqu’à mon dernier souffle, Frère Michel, Mikal, que vous êtes le prophète des XXe et XXIe siècles envoyé par le Superbe, Le Sage par excellence, prophète de la transfiguration, tout comme Élie, Jésus, vous avez renoncé au vœu d'Adam le premier père de l'humanité de dominer la terre et les nations (Rév Arès 2/10-11), vous êtes pour moi le 3ème fils et vous engendrez maintenant et pour les générations à venir d'autres fils. Pour votre article "Langage" je médite dans la prière.
Je vous aime, je clame avec vous ainsi que sœur Christiane.
Didier Br. d'Île de France.

Réponse :
Ce long commentaire, qui est aussi une réponse au frère Patrick qui m'est inconnu, m'a beaucoup ému et c'est avec des yeux humides que je vous en remercie, mon frère Didier.
Ce commentaire, mon frère Didier, m'arrive comme un vol de beaux oiseaux blancs et je ne m'étonne guère que vous ayez revêtu, des années durant, le blanc d'un ange. Je vis, voilà quelques jours, voler au-dessus d'une plage un oiseau gracieux qui, je crois, était une hirondelle de mer, bien que je fus dans une région où elle n'est pas fréquente, et voyant ses couleurs que l'élégance du vol animait et rendait plus belles encore, où dominait le blanc, je pensai à vous, frère Didier, qui étiez si élégant pendant le pèlerinage. Mêmes couleurs. Je trouve que bien s'habiller pour aller prier est honorer particulièrement ce saint lieu. Bien s'habiller est comme bien dire, c'est toujours dans l'intérêt de l'amour, serait-il l'amour pour Dieu ou l'amour avec lequel vous répondez à Patrick dans votre commentaire.
Votre commentaire est une sorte d'églogue, mais aussi tout un monde, le vôtre, car vous n'êtes pas un frère banal. C'est quelque chose de la comedia del arte qui nous vient avec vous ; il y a même l'accent toulousain, charmant, qui y fait penser. Mais vous avez votre caractère... Du reste, quand vous fûtes congédié de l'Assemblée de Paris, comme vous le rappelez ici, et que je demandai pourquoi, on me répondit : "C'est un frère impossible, un sale caractère..." À quoi je rétorquai : "Si l'on chasse tous les mauvais caractères, on n'a pas fini de chercher des épis mûrs ! Qui n'a pas mauvais caractère dans ce monde impossible ? Rappelez le frère Didier, c'est un grand croyant !" Je suis très heureux que vous soyez des nôtres. Vous étiez vraiment fait pour être un frère du petit reste. Il n'y a, c'est clair, que de la gentillesse chez vous, mais oui, c'est vrai, quand les gens gentils explosent, pouf, c'est un feu d'artifices.

06sep19 211C19
Cela me fait de la peine, de constater, sur la fin de votre vie sur terre, qui durera tant que le Père le jugera nécessaire, de voir encore des frères vous critiquer malgré vos efforts presque surhumains pour nous amener vers les Rivages de la Vie.
Je crois que nous devrions voir avec reconnaissance que vous essayez sans cesse de nous aider à comprendre que notre parole, à cause de la chute ( Rév d'Arès 2/1-5) est devenue le bruit (vii/4-16, etc.) qui tue l'homme et lui bouche les oreilles. Bruit tellement loin du Réel.
"J'ai désiré faire le bien mais je n'ai pas voulu faire le bruit, car j'ai pressenti que le Bien ne faisait pas de bruit et que le bruit ne faisait pas de bien" (Louis Claude de Saint Martin [le "philosophe inconnu" 18e siècle]). Je voudrais alors essayer aussi de dire quelques mots pour ces frères qui ne vous font pas ou qui ne vous font plus confiance et se détourne peut être aussi du Père sans le savoir comme les Juifs du temps de Jésus, parce qu'il croient sans doute que Mikal, par je ne sais quelle projection de leur Idéal spirituel et leur besoin de clarté, que Mikal est différent de vous. Je crois que malgré leur sincérité et la souffrance qui est aussi le lot de chacun et l'accompagne souvent d'illusion, ils ne vous comprennent pas parce qu'ils oublient que les filets des mots de notre monde ne sont que de surface, ne sont qu'image mais non ce qu'ils décrivent.
Pourtant, du seul fait que vous puissiez nous parler du langage même que nous utilisons pour essayer de nous entendre, bien aimé prophète, homme de Dieu, fidèle et de l'Alliance du Créateur (Genèse 9/8-17), comme tous les prophètes venus la rappeler et qui l'ont précédé, est bien la preuve de l'amour infatigable pour le monde fatigant dont nous sommes et la Vie qui essaye sans relâche de nous en délivrer, d'articuler l'Indicible sous tous les angles possible et imaginable pour encore et encore nous aider, ainsi que les générations qui viendront, à dépasser, voire surpasser ce langage déchu et de perdition, nous en arracher pour en retrouver le Fond Vivant, Sa Vérité, Sa Liberté, comme le poisson tout frétillant sorti de l'Eau forte qui se retourne dans tous les sens et tambourine des sursauts de sa queue son refus d'un fond inerte et dur, avant d'être, dans la beauté d'une dernière et magistrale circonvolution d'espérance, rendu à Son Élément.
Guy I. de l'Hérault

Réponse :
Mon frère Guy, de tout temps les prophètes ont eu des contestataire, voire même des adversaires. Il n'est donc pas étonnant que j'en ai. Les hommes, croyants ou incroyants, sont les descendants d'humains créés par la spiritualisation d'animaux sans doute pensants, donc déjà parlants d'une certaine façon, dont la caractéristique sans doute la plus élevée était la liberté qui, même après leur déclin (Rév d'Arès 2/1-5), garde des restes plus ou moins remarquables comme la faculté de dire oui ou non, je crois ou je ne crois pas, etc. Il demeure que ces hommes en désaccord entre eux peuvent être des pénitents. J'espère que ceux qui me contestent ou qui me voient autrement que je ne suis sont des pénitents et qu'ils trouveront ainsi leur salut. N'oublions pas que la recommandation qu'il faut aimer son ennemi (Sermons sur la Montagne, Matthieu 5/43-44) est inévitablement réciproque : votre ennemi peut vous aimer, aimer au sens évangélique ne signifiant pas aimer sentimentalement ou tomber dans les bras les uns des autres.
Je pense que la seule chose qu'on puisse regretter est que mes ennemis ne m'apportent pas leur soutien et qu'ainsi nous perdions des forces qui seraient tellement précieuses.
Merci pour votre commentaire et pour votre video, mon frère Guy. Cette video ne semble pas très bien fonctionner. Je l'ai reconvertie en .mp4 mais je ne suis pas sûr que tout le monde puisse la visionner quand-même. Je ne suis pas assez fort dans ce domaine pour savoir pourquoi.

06sep19 211C20 
Le prophète nous enseigne à ne pas nous arrêter aux mots, mais à vivre [pour retrouver] la Vie [Rév d'Arès 24/5].
"Il faut réveiller l'intelligence spirituelle", dit Michel Potay pour introduire les versets 7 à 13 du chapitre XXIII du Livre [Révélation d'Arès] : Tu parles, tu ris, ta crache est plus forte. Ma Bouche te donne le pain et la pluie. Prépuce Mi'âl est ton nom, parce que ta crache ne vient pas par en bas, elle est donnée par en haut. Ton frère voit la Lumière, il mange dans Ma Main ; l'homme ne voit pas dans ta gorge ; il mange ta langue. L'homme est comme le cheval, il mange là où son pied reste. Le fruit n'est pas l'Arbre ; c'est toi le fruit. Si tu pars, tu ne reviens pas.
Maxime W. d'Île de France

Réponse :
Voilà, mon frère Maxime, un très juste commentaire. Merci pour lui.
En effet, retrouver l'inteligence spirituelle (Rév d'Arès 32/5) implique de comprendre que les mots ne sont que des signes, des "traces verbales" disait Maurice Merleau-Ponty, fameux phénoménologiste, mais enferment comme des noix leur contenu métaphysique, qui, lui, n'est pas visible, pas exprimable, parce qu'il tient en effet de la Vie, laquelle il nous faut retrouver (24/5), et que nous ne retrouverons que quand notre pénitence aura atteint un niveau très élevé. Dans quelques générations (24/2).
La Vérité existe, mais nous ne pouvons pas y accéder. De sorte que celui qui a écrit (j'ai oublié son nom) : "Même en mentant on peut approcher la vérité" n'a pas tort : Beaucoup de mots, surtout les mots abstraits, sont des mensonges ou des à-peu-près qui ne peuvent que suggérer, tout au plus approcher un sens qui ne peut au mieux qu'être senti dans l'état actuel des choses. De sorte que j'ose dire que l'expression de la vérité ne peut très souvent ne sortir que de mensonges, de farces, d'erreurs, etc. Quantité de mots sont comme les rêves des approximations troubles. Le langage n'est qu'une approche de la Vérité ou de choses indicibles. Nous vivons dans la relativité et le relativisme ; les sentiers que nous suivons sont chevriers (Rév d'Arès 25/5), c.-à-d. qu'ils sont, outre rocailleux, mal tracés, peu clairs, mais ce sont eux qui nous conduisent aux Hauteurs.
La mission prophétique qui nous est confiée n'est qu'une suite d'apprentissages qui dureront des générations. Le salut de l'humanité n'est pas trouvé en quelques décennies au bout de quelques obligations religieuses bien respectées, lesquelles forment un état fixe, celui du "fidèle". Le salut de l'humanité sera trouvé au bout d'une longue transformation qui durera plus de quatre générations (Rév d'Arès 24/2). Car il n'est pas de salut individuel qui ne soit associé au Salut global de l'humanité, puisque nous sommes tous frères, c.-à-d. tous associés au même sort, tous interdépendants contrairement à ce que les égotistes superbes prétendent. Le Jour de Dieu (31/8) ne surviendra que comme une excroissance de pénitences nombreuses. Le destin de l'humain ne sera que ce que l'humain est ; soit il niera la Vie et disparaîtra, soit il retrouvera la Vie (24/5) et vivra perpétuellement heureux. Le salut de la race ne résulte pas d'un mouvement, serait-il ascendant, mais d'un changement. Parcourir les routes en voitures sans volant ou le monde en fusées, ce qui se fera sans doute bientôt, ou aller sur Mars ou sur Pluton ne sert à rien, parce que la découverte que doit faire l'humain n'est pas technologique, elle est la découverte du Bien qui gît en lui-même. Plus il y a de mouvement, moins il y a d'intelligence (32/5). L'aventure de l'homme est au-dedans de lui-même, pas au dehors. Ce que nous appelons aventure n'est que l'ombre chinoise ou l'ersatz de l'analyse de soi que demande la pénitence, cette analyse que le recours aux mots ne permet jamais de faire complètement. Si je fais à mon épouse un reproche injuste ou même juste — que suis-je pour faire des reproches ? —, j'en ai le remords, mais ce remords je ne peux l'exprimer en mots, parce qu'il n'y a pas de mot pour décrire l'angoisse que je ressens face à ma bêtise ou à ma méchanceté ; c'est un malaise que je ressens et ce malaise m'en dit beaucoup plus que des mots. C'est seulement au prix de malaises, pas de mots, que je me corrige et que je change.
Encore merci, frère Maxime, pour votre commentaire.

06sep19 211C21
L'impossibilité de traduire en mots est aussi vaste que l'univers.
Quelques exemples en vrac dans ma petite [tête] d'homme: Comment traduire en mots l'attachement et l'amour ? Une vision fugitive de l'avenir réalisée plus tard. Un châtaignier centenaire qui vous parle avec sa vie vibratoire et qui vous raconte son histoire de filiation de millions d'années avec la vie. La découverte derrière un microscope des premières cellules du cœur qui se mettent à battre. Le ou les forces qui vous préviennent d'un accident à venir mais évitable. Au télescope, voir Neptune soutenue dans le système solaire par des forces aujourd'hui inconnues (le graviton est une hypothèse: donc l'existence de l'univers ne repose sur rien de matériel ou de "logique"). Le plongeon des milliers de photons (particule sans masse) dans les molécules dites photosynthétiques qui cassent la molécule d'eau et qui sont à l'origine physique de la vie mais dont on ne sait rien ou presque.10 puissance 23 soleils au minimum et création continue. exprimer avec des mots que la Vie n'est que par : "Que cela soit !" [Genèse 1/11-16-20]  dit par J'ai Je suis [Rév d'Arès ii:1].
Le monde tourne dans ma Main. Ma Main a mille Mains. Impossible ! Milliards de mots humains dérisoires aussi dérisoire que Narcisse. L'homme a plongé dans la nuit noire. Remonter des abysses de l'orgueil se fera. Dieu ne lâche pas Ses Créatures. Un jour, en le suivant,  nous dépasserons et serons de nouveau un avec la Vie et avec Lui.
Jean-Hubert G. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Mais oui, mon frère Jean-Hubert ! Dans le domaine de la science, de l'abstrait, de l'inconnu dont on ne sait qu'une chose... que l'inconnu existe, que de choses sur lesquelles on met des mots qui ne veulent pas dire grand chose parce qu'on n'en connaît pas grand chose et qu'on n'en connaît même rien parfois. Voyez les fantômes ! Ça existe. J'en ai vu et/ou entendu autrefois. Mais c'est quoi un fantôme ? Certains disent un revenant, un défunt dont l'ombre erre quelque part sur terre, mais quelle preuve a-t-on de cela ? Aucune. Je me souviens, quand j'étais ecclésiastique, avoir exorcisé des maisons hantées, certaines devenues inhabitables, mais je n'ai jamais su quelle source était celle des bruits, des "ombres blanches", etc. Il fallait quand même bien donner des noms à ces choses sonores ou visibles. Le nombre de choses, de phénomènes, de sons, etc., auxquels on donne des noms sans savoir ce que recouvrent vraiment ces noms ou mots est considérable.
Vous, qui avez tant cotoyé le végétal : de l'herbe courte aux arbres gigantesques, vous avez dû voir et sentir bien des choses que les mots sont bien insuffisants à décrire et à contenir.
Vous citez un châtaigner centenaire. Cela me rappelle une rencontre que je fis en Suisse avec un pasteur dans un village, dont j'ai oublié le nom, il y a une petite trentaine d'années. C'était un dimanche matin ; nous avions passé la nuit dans une auberge à proximité de la maison qu'habitaient Pascal et son épouse Cécile, l'un des fils de notre frère Claude R. Je me promenais un peu dans le village tandis que Christiane finissait de se préparer et je tombai sur le pasteur parlant à un très vieil arbre qui était, je crois bien, un châtaignier. C'était un arbre avec un tronc impressionnant et extraordinaire en ceci que, quoiqu'encore feuillu, il était pourvu de prothèses nombreuses en bois, en fer, en corde, qui tenaient ses branches dans des positions à peu près naturelles. Je m'approchai du pasteur, homme assez jeune d'une quarantaine d'années, qui m'avait d'abord paru prier en direction de l'arbre perclus. Mais non, il lui parlait. Il m'aperçut et souria largement : "Vous me croyez fou, dit-il ?" Moi : "Non, mais vous m'intriguez." Il désigna l'arbre : "Cet arbre est extrêmement vieux ; il date de la Confédération." Moi : "Oh là là ! Comme vous y allez. La Confédération Suisse remonte à 1310, je crois ! Sept cents ans ? Impossible." Il hocha la tête : "Et pourtant c'est ce que tout le monde dit." Moi : "Mais vous parlez à cet arbre ?" Lui : "Oui, il a vu tellement de choses pendant sept siècles, je profite de son expérience." Il me vit très sceptique ; alors il battit l'air de ses bras en silence et entra dans son temple en balançant la tête comme pour dire : "Inutile d'insister. Ce type ne me croit pas." Mais de toute évidence nous étions, le pasteur et moi, dans un moment où les mots n'étaient plus que les portes d'entrée d'un univers mystérieux.
Merci, frère Jean-Hubert, pour ce commentaire.

06sep19 211C22
Le langage...
Une nouvelle belle et forte entrée, qui nous porte à saisir; peut-être, ce qui aussi de nos partages, de nos rencontres, de nos échanges crée aussi la difficulté de notre mission.
J'en appelle au Gage [morceau du langage ?] sur ce le long et lent chemin que nous suivons, nos forces de pénitents rassemblées pour faire  route  vers l'Image et Ressemblance.
J'aime jouer avec les mots ; je ne le cache pas.
Actuellement, il m'arrive de ressentir un certain... lentgage.
Quand Gaston Bachelard dit : "Dans l'être tout est circuit... tout est chapelet de séjour."
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Que de mes lectures, celles-là ou d'autres, je partage ce que j'en ressens...
que de cela (lectures et textes partagés aussi je vis)...
que de et par Ceux-là aussi — fréres partageurs en leurs retours —, je vis  une belle fraternité,
une fraternité chargée d'amitié dont je sais qu'elle ne nous est jamais indifférente ; vous la citiez récemment,  cela en est bien chaud au cœur.
............
alors l'espoir renait d'un monde où, oui, les mots... "goûteront", comme ils disent au Québec... Goûteront la saveur !
Merci à nouveau prophéte Mikal pour ce que cette entrée nous apporte à penser.
Fraternellement,
Brigitte J. de la T. Lorient, Bretagne-Sud

Réponse :
Vous revoilà, ma sœur Brigitte, poétesse qui comme tous les poètes aime replacer les mots pour les faire s'envoler comme les condors, avec de très grandes ailes déployées pour que le sens s'en trouve accru, dilaté, exhaussé... Je me suis juste permis de donner une certaine tournure, typographiquement pas trop anarchique, un peu sorti de la brume, à votre beau texte pour que ceux de nos lecteurs et celles de nos lectrices lointains, qui ne maîtrisent pas assez le français ne soient pas trop dépaysés. Il n'existe aucune forme poétique, vers ou prose, qui ne soient pas poétique dès qu'un(e) poète(sse) , un(e) vrai(e), saisit le langage et au bout de ses pinceaux le restitue aux hommes sous la forme de l'art. C'est plus que mettre du mascara aux paupières des mots, c'est dire autre chose, c'est la démonstration par excellence que les mots, les mêmes mots, peuvent dire autre chose que ce que l'encyclopédie prétend qu'ils disent. Et que dire des théologiens qui prétendent que les mots disent ceci ou cela ! Les mots ne sont pas des emballages étiquetés, mais des indices. Vous me faites penser à Max Jacob, un autre Breton. "Sur un ongle de pied un cor ! Vous le taillez chaque matin... Savez-vous que ses racines viennent de l'infini ? Si je vous montrais. si je vous montrais cette chaîne de marbre blanc et de corail ! elle est au fond de l'océan et aboutit à un ongle, à un cor sur un ongle !" Dans ces lignes quel sens prend le mot cor ? Un cor que le poète voit "au fond de l'océan". Je ne dis pas que dans La Révélation d'Arès il y a de la poésie, mais ce Verbe descendu du Ciel n'est ni prose, ni poésie, mais autre chose qui, de toute façon, est transcendant.
Merci, ma sœur Brigitte, pour ce beau commentaire.

06sep19 211C23 
Je trouve formidable votre entrée ! Parce qu'elle soulève à la fois le paradoxe et la contradiction qu’apportent les mots, le langage. Les différences de sens et de conscience auxquels nous devons faire face forment selon moi un appel au discernement. Cela m’amène à  "une tentative d’expression" comme vous dîtes.
Par exemple le fait de dire que la Parole me nourrit et cela est effectivement le cas pour moi, car c'est une Parole qui m'ouvre les yeux, les oreilles, le cœur, la tête… L'Eau fera jaillir le sang dans les têtes vides et les fertilisera ! [Rév d'Arès 23/5].
Mais voilà que pour d'autres cela en est tout autrement : Cette Parole est une fuite, une échappatoire de mots, parfois incompréhensibles et donc ceux-là  rejettent la Parole qui ne les concerne pas, parce qu'ils ont en eux même ce qu'il faut : une petite voix qui les guide, une intuition qui ne trompe jamais. Et le jour où ils ne l'entendront plus, ils seront perdus, la peur et de mèche !
C'est important d’entendre ces mots-là, très forts, car pour eux cela leur permet de savoir ce qui est bien et ce qui est mal. D’où la peur de s’en écarter…
Je comprends bien le poids de notre culture dans notre langage,  mais il y a là pourtant tout autant, enfoui : la Vie de notre conscience, qui ouvre un havre de paix dans le cœur !
Je me dis qu'il y a là un brouillard que le langage, le bruit, favorise et finalement je me dis que le langage est perverti, diversifié, certes, mais sans plus de direction surtout et donc il divise ses "employeurs" ! Car au fond n’est-ce pas la direction de Bien qui est passée dans l’oubli ? D’où l’importance, l’urgence de la pénitence pour en montrer les effets concrets.
La Parole, comme une boussole est un rappel de la vocation spirituelle que nous portons et même si cela parait étrange quand le Créateur dit : la Parole, un nerf dans ta tête (Rév d’Arès xiii/ 8)  il y a là dans le nerf : l’énergie, la puissance, la vigueur ! Bien vivants sommes-nous. C’est pourtant clair qu’Il nous a créés d’une certaine façon et que notre lien à Lui est unique dans l’univers.
S’abreuver d’une vie spirituelle libre (choisie)  même si cela n'est pas habituel, paraît pourtant le plus sensé et sage des remèdes ! Pour montrer  l’arc en ciel (diversité riche)  de notre humanité !
Pauline S. d'Île de France

Réponse :
Beau commentaire, ma sœur Pauline, je vous en remercie du fond du cœur.
Ce commentaire est une démonstration parmi d'autres, nombreuses, que les mots par eux-mêmes sont insuffisants. Il vous faut repositionner les mots les uns par rapport aux autres, faire ce qu'on appelle du style, pour faire dire aux mots des choses un peu plus subtiles que ce que les mots seuls ne sauraient exprimer isolément. Dès qu'on veut exprimer ce qui se comprend mieux par le senti que par le mot, il faut procéder à un mélange. Il faut se mettre à cette cuisine, laquelle part toujours des mêmes choses : eau, huile, sel, oignon, carottes, etc., par laquelle des mots qui ne sont guère plus que des choses tirées du dictionnaire comme les ingrédients cuisinés sont tirés du réfrigérateur, de la bouteille, du robinet, pour tenter d'exprimer autre chose. Cependant, le style en soi n'est guère plus qu'un mot, et après tout même le plus beau style ne va pas loin et il atteint vite ses limites. Mais bon ! C'est comme le sel, il en faut. Le style hélas ne fait pas du langage des hommes le langage des anges. Nous sommes toujours face à l'énigme : Que veut dire le Père obligé d'user d'un mot humain sur le sens duquel les humains eux-mêmes ne sont pas d'accord dès lors qu'il faut transformer ce mot en quelque chose qui fera revenir Éden !
La réponse est donnée par le prophète. Merci d'être à son écoute.

07sep19 211C24
On trouve de tout dans l'Internet, des choses d'une subtilité et d'une parure byzantines ou des choses d'une lourdeur et d'un gris de plomb, mais il y a des poisons qui n'en ont pas l'air et qui s'infiltrent comme du sirop doux et alléchant comme votre blog que je classe parmi les grands dangers qui menacent tout le monde.
Je ne sais pas si vous avez vu et entendu des voix que vous attribuez à Jésus Christ et à Dieu le Père et je veux bien croire que vous avez été victime d'illusions ou d'hallucinations — auquel cas il faut vous faire soigner — mais la suite est beaucoup plus nocive que ces contes de bonne femme, que ces mythologies qu'on croyait en bonne voie de fossilisation et que vous faites resurgir et agitez comme des guignols derrière le castelet ; la suite, c'est la théorie qui, benoîtement, chafouinement, prend la forme d'une philosophie qui risque de plaire et d'égarer : "Ce n'est pas ce que vous croyez qui vous sauve, mais ce que vous faites de bien." Alors, tout ce qu'enseignent l'école, l'université, la science politique, la littérature modernes, la vraie philosophie moderne ne seraient que croyances et le beau bitume d'une route qui mènerait l'humanité tout droit à la perdition ?
Mais où voulez-vous conduire les hommes que vous appelez abusivement frères, faux frère Michel ?
Il va falloir vous combattre. Beaucoup haussent les épaules comme pour dire : "Ce ne sont que calembre­daines... Pourquoi s'en inquiéter ?" mais je leur réponds : "Attention ! Vous ne voyez pas la bactérie Yersinia pestis [bacille de Yersin, germe de la peste] qui empoisonne toute cette foi sans nom, sans religion, autrement dit ce désert qu'on croit stérile mais qui fera bientôt bourgeonner des maux très durs à guérir ?"
Anselme, éponyme de la raison

Réponse :
Encore un pseudonyme, autrement dit un anonyme, Anselme ?! Mais ne pouvez-vous pas dire votre nom pour combattre la certitude que j'enseigne et que j'enseigne sans cacher mon nom ? Je ne comprends pas ce besoin de se cacher quand on proteste de son opposition à La Révélation d'Arès, comme vous le faites, alors que votre opinion sur l'Événement Surnaturel d'Arès et son Message au monde est partagée par des milliards contre les quelques milliers que nous sommes ? Quel risque courez-vous en vous attaquant à moi ?
Je suis l'étincelle qui mettra le feu aux mensonges qui égarent l'homme, mais je ne suis encore qu'une étincelle... L'éclat de cette étincelle serait-il déjà si fort qu'il vous fait mal aux yeux ? Si c'est le cas, comme il semble bien, je bénis le Père et l'ange qu'il a placé auprès de moi, Aguéla (Rév d'Arès xxxi/13), pour m'avoir permis de parcourir déjà une si grande distance sur mon sentier (25/5). Vos critiques, les silences assassins des media, de l'officiel, les énormes difficultés de la mission qui consiste à faire bouger la montagne de la culture avec des pattes de fourmi, n'auront jamais raison de ma vie, de mes ferveur et ardeur, de ma volonté de produire une faille dans la muraille de la citadelle du monde pour qu'y entre La Révélation d'Arès.
Opprimé je le fus dès l'instant où Jésus m'apparut et me parla en 1974. L'embryon d'assemblée que j'ai constitué autour de moi est lui aussi opprimé par la silence et la négative sans que paraisse cette oppression. Je suis gardien de la Parole éternelle du Père, qui n'apparaît que déformée dans les Écritures diluées, caviardées et empoisonnées par les religions qui toutes sont nées d'intentions politiques. La Révélation d'Arès est un texte puissant qui fait rejaillir la Vérité très simple, apolitique, areligieuse, celle de l'Amour et de la Vie, qui ne sont d'ailleurs qu'une seule et même chose. De l'intérieur de l'homme la Parole d'Arès fait renaître l'amour et la vie, miroirs de leur Père-Mère divin(e), dont nous humains sommes une part. Il n'existe pas Dieu d'un côté et l'homme de l'autre. Les deux ne sont qu'Un (Rév d'Arès xxiv/1). Les Pèlerins d'Arès sont ces renaissants et Dieu renaît avec eux, car il n'avait que disparu, certes, mais c'était comme s'Il était mort. Nous poursuivrons notre mission sans relâche.
Ce n'est que maintenant que nous saisissons la Lumière de la Parole pure dans La Révélation d'Arès, même si son langage, qui n'est évidemment qu'humain, puisqu'il parle à des humains, n'est qu'un trace de la sublime Vérité que le péché a cachée. Cette Lumière portera des fruits dont vous n'avez pas idée. Dans La Révélation d'Arès il y a peu de place faite à l'intériorité des humains, mais notre intériorité était déjà celle de l'image et ressemblance du Père avant que rejaillisse la Parole à Arès, mais nous l'ignorions. Nous vivons dans un monde obsédé par l'argent et nous avons pour tâche de tourner l'obsession de l'argent en obsession du Bien : amour, pardon, paix, intelligence spirituelle libre de préjugés, et cela, il va sans dire, ne se fera pas en un jour à l'échelle sociale.
Mais l'énormité de la tâche ne nous fait pas peur, frère Anselme. Ceux qui nous dirigent, les politiques, les chefs religieux, les administrateurs, et ceux qui nous bourrent le crâne, les journaux, la télévision, la radio, etc. sont vulgaires et dénués de foi dans les Forces invisibles qui les ont pourtant façonnés. Leurs sourires et leurs plaisanteries, pour ne pas évoquer leurs promesses jamais remplies, ne compensent pas leur vide spirituel. Nous Pèlerins d'Arès nous efforçons de provoquer une ouverture d'esprit, de procéder à une recréation de l'homme. Nous voulons, à défaut de pouvoir mourir hors de ce monde mauvais, au moins mourir hors du péché et pour parvenir à cela le moyen est simple : la pénitence. Pourquoi êtes-vous contre la pénitence ? Vous n'écrivez pas le mot, mais vous êtes contre. Pourquoi ne pas souhaiter que règnent amour, pardon, paix, inteligence spirituelle libre de préjugés ?
Qu'y a -t-il à reprocher à des hommes et des femmes qui veulent seulement opposer l'amour et la générosité à l'indifférence et à l'égoïsme et à la jouissance de dominer ? Le bien au mal ? Où voyez-vous là "la bactérie Yersinia pestis [bacille de Yersin, germe de la peste] qui (selon vous) empoisonne(rait) toute cette foi sans nom, sans religion" ? Nous n'avons pas de religion, parce que nous n'avons pas d'autre ambition que faire renaître justesse et justice, avec certes cette différence considérable que pour nous la justesse n'est pas dans le discours moral officiel et que la justice n'est pas dans la loi des tribunaux, la loi des rats (Rév d'Arès xix/24). Nous voulons aussi faire renaître l'individualité, l'un des cinq Attributs divins donnés à l'homme par le Créateur, car nous sommes consternés par l'apparence uniforme, terne et même triste, précautionneuse, affreusement banale de ceux qui nous dirigent. Pourquoi les imiter ? Pour avoir l'air intelligent ? Comment faire preuve d'audace de cette façon ? Ce spectacle blême, décoloré même, qu'offre la politique est peut-être la cause de la mort de l'espérance dans l'humanité, la cause de l'abus de la morphine financière qui permet d'oublier un peu l'agonie douloureuse de ce monde.
Notre destin, celui que nous avons accepté et que nous nous façonnons, si différent du vôtre, le destin culturel, que vous subissez, est peut-être actuellement difficile — encore que la peur que vous avez de nous semble au contraire montrer que nous le réussissons plutôt bien, ce destin —, notre destin donc ne relève pas de la chance, mais d'un travail sur nous. Nous sommes des humains capables d'enfin vivre de leur espérance fondée sur une Parole venue du Très-Haut et non d'une "hallucination", je l'affirme. Je finis ma vie très confiant dans l'avenir. Je poursuivrai jusqu'à mon dernier souffle ma mission en homme honorable que vos reproches, que vous croyez reposer sur la "raison" (votre signature : "éponyme de la raison") et qui ne repose que sur un manque de curiorité et un manque d'information nous concernant, que je vous encourage à combler. Nous valons d'être connus, je ne peux que vous l'assurer, frère Anselme. Écrivez-moi à Michel Potay, BP 16, 33740 Arès, je ne vous enverrai jamais paître.

07sep19 211C25
La Tour de Babel me fait penser à une tentation bien implantée en l’homme, celle de la recherche de pouvoir sur les autres, de la vaine gloire terrestre, du vouloir tout contrôler dans sa vie.  Le mythe dit : "Faisons-nous un nom (Genèse 11/4)."  Il y a bien là une réelle racine d’orgueil dont nous héritons tous. Un peuple à la nuque raide [Exode 33/3].  Il suffit de voir le monde d’aujourd’hui, rien n'a changé sur ce plan.  
Votre phrase : "La tour de Babel n’a pas terminé son érection" est très parlante.  Finalement, l’histoire raconte que cette érection est, à un moment ou un autre, vouée à l’échec et à la dispersion. Il tombe l’homme qui compte, la poule qui à l’œil de chat (Rév d’Arès xxvii/4).
L’idéal compliqué que nous nous fabriquons dans notre tête pour toujours contrôler nos ambitions personnelles n’est, au final, qu’illusion. Illusion qui génère, par la suite, misère et lamentation.  La tentation mentale de vouloir accomplir de grandes choses terrestres nous colle cependant à la peau. Je le remarque dans ma vie.  Certaines choses que je voulais, pensais, construisais, rêvais ou craignais ne sont pas arrivées. Et... il arrive autre chose, qui parfois me met face à la désillusion, certes, mais qui aussi, parfois, n’est pas nécessairement moins bien, au contraire. Il y a des choses que la Vie me donne à vivre qui, de loin, dépassent ce que je pouvais imaginer !  Suivre l’Eau est ce à quoi je m’applique aujourd’hui, car cela me rend la vie plus simple, et plus cohérente avec les autres et avec ma conscience. À Moi la Puissance et la Connaissance ; à toi la mesure, la patience et la piété (Rév d'Arès 39/3).
Quand je lâche cette futile tentation de vouloir tout contrôler dans ma vie, la vie au quotidien est finalement, relativement plus simple à vivre, même dans notre monde qui devient de plus en plus compliqué. Pour autant que je cherche à suivre la voie du Bien, pas à pas, la Voie de l’Amour accomplis, du pardon, de l’intelligence du cœur, de la créativité.  Cela m’apporte apaisement, soulagement, satisfaction, souvent de manière inattendue.  Cela revient à accueillir ce qui est là, et à faire, avec bienveillance.
Le langage du cœur est la Parole que le Créateur nous souffle en silence. Ce que vous nommez sans doute "la subtile Vérité de la Vie" — J’aime cette expression.  On ne peut l’emprisonner dans nos schémas mentaux nécessairement limités, et encore moins dans nos institutions. Elle nous échappera toujours, libre comme un poulain agile (Rév d'Arès 10/10).  Pourtant, en y prêtant attention, loin des bruits du monde, cette petite voix du cœur finit toujours par trouver le moyen de nous souffler dans l'oreille la Voie à suivre, délicatement, sans obligation !  
Face à "Cela", nos stratégies mentales sont comme du vent. Voir cela m’enseigne à accueillir la Vie comme elle vient, dans ma petite vie : Suis l'Eau ! Et ta jambe aura quatre âges. (Rév d'Arès xxxi/18). Ni toi ni aucun homme n'est maître de l'Eau, mais Moi seul (20/1) — Note : "L’Eau : Une image du Fond et de la Force du Créateur comme Source Spirituelle Universelle" (Rév d’Arès 18/3)   
Véronique C. de Belgique

Réponse :
Merci, ma sœur Véronique, pour ce commentaire intelligent.
Il existe un Jean Baptiste que Léonard de Vinci peignit vers 1514-1515, que vous avez peut-être vu au Louvre. C'est un tableau étonnant. Le fond du tableau est très sombre et de cette ombre quasi noire surgit le haut d'un buste avec un bras droit très clair et une main dont l'index montre le Ciel ou plutôt semble dire : "On vous a bien eu, hein, avec des textes compliqués ! Rien n'est plus simple que ce que je vous enseigne: Faites pénitence et c'est tout." Le visage est souriant, beau, imberbe, on ne sait si c'est celui d'une femme ou d'un homme. C'est l'image même du Pèlerin d'Arès parfaitement égal en femme ou en homme. Vous me faites penser à ce Jean Baptiste qui semble dire comme vous que tout est simple en effet, qu'il faut "renoncer à tout contrôler" et qu'il suffit de faire pénitence : "Cela m’apporte apaisement, soulagement, satisfaction, souvent de manière inattendue.  Cela revient à accueillir ce qui est là, et à faire, avec bienveillance."
Il m'arrive de penser que Léonard de Vinci aurait fait un bon Pèlerin d'Arès... s'il avait renoncé, bien sûr, à ses projets de machines de guerre.

07sep19 211C26 
Le langage n’est pas fait que de mots. Les silences peuvent être langage comme le touché ou le non-verbal. Le nouveau-né n’a pas de mots pour communiquer avec sa maman. Les époux qui se prennent la main en silence non plus. Et que dire de l’arbre et du pasteur Suisse (211C21) ? Les visites de Jésus et les Théophanies ne furent pas que des mots (voir récit des événements). Le langage peut prendre bien des formes comme lorsque le Père souffle en silence dans nos poitrines (Rév d'Arès 28/6). S’arrêter aux mots, c’est refuser de laisser la Parole tracer son cours dans ses propres terres glacées (28/3).
Les mots sont aussi liés à l’expérience. Celui qui n’a pas fait l’expérience de la pénitence ne peut pas en percevoir la Force (Rév d'Arès 37/3), ni la joie (28/25).
Le mot lui semblera venu d’un âge révolu. Les mots n’ont de sens que s’ils rejoignent quelque chose au fond de soi : une expérience ou le souvenir du Père (Rév d'Arès 1/10) et de Sa Parole (VII/5). La lecture des mots entre en résonance avec l’espace de vie intérieure comme deux diapasons de mêmes fréquences vibrent à l’unisson. Les mots sont des éveilleurs de la Vérité blessée qui git au fond de nous (Rév d'Arès 28/6). Prier, c’est choisir de laisser les mots nous reconnecter à notre identité d’image et de ressemblance avec le Créateur (Genèse 1/26). Nous sommes bien les inachevés de la Création. Comme l’érection de la Tour de Babel n’est pas achevée (voir légende de l’image de l’entrée 211), le 6ème jour de la Genèse est toujours en cours, en attente du 7ème jour où la Lumière couvrira tout sans cesse (31/8). La création n’est pas achevée. À nous d’y travailler.
Louis-Marie J. de Belgique

Réponse :
Bravo, frère Louis-Marie, vous avez parfaitement compris le Fond très simple, mais d'une extraordinaire Puissance, de la Parole d'Arès : Il faut achever la Création et cela ne peut pas se faire sans le co-créateur : l'homme. Quand je fais pénitence, je travaille à m'achever. Il est normal que dans ce processus l'âme soit créée, naisse alors en moi. Il est donc normal que j'entre dans la Lumière quand mon cœur s'arrête, car alors la vie du cœur se change en vie métaphysique, en aspiration continue de création...Mourir pénitent, c'est entrer dans le subtil, dans ce qui, par excellence, est au-delà des mots, du langage.
Nous vivons un monde bizarre, injuste, incohérent et je dirais même fou... Notre Dame de Paris brûle ! Bon ! C'est dommage mais ce n'est pas la fin du monde, les hommes ont encore le temps de comprendre qu'il leur faut devenir pénitents. La pénitence, surtout si elle se hausse au niveau social, est une cathédrale autrement plus belle que celle de pierre à Paris ! Mais l'aberrance dépasse parfois les bornes : Quelques heures seulement après que la flèche et le toit de Notre Dame se furent effondrés en flamme voilà qu'arrivent sans attendre des millions d'Euros pour la reconstruction. Mais pourquoi pas des millions d'Euros, depuis longtemps, pour, par exemple, nourrir et loger nos SDF et aider tant d'autres humains en détresse ? Ce monde ne sait plus qu'existent sur Terre des êtres qui marchent sur deux jambes, souffrent en silence quelque part, sont souvent clochards ou révoltés ou apathiques, parce qu'ils n'acceptent pas cette société et préfèrent renoncer à se décarcasser pour elle, parce qu'ils ne croient pas qu'elle redémarra un jour sur une autre ligne, celle de l'amour, du pardon, de la justice, la vraie ! À nous de le faire croire au monde. Cela aussi est notre mission.
Merci pour votre commentaire, frère Louis Marie !

08sep19 211C27
Les gens ont du mal à nous définir nous les P(p)èlerins d’Arès. Est-ce un problème de mot ou de sens des mots ? Nous sommes difficiles à comprendre tant qu’on n'a pas eu connaissance de notre axe de référence exprimée dans La Révélation d’Arès.
Notre axe est la pénitence, c’est-à-dire la bonification de nous-mêmes [Rév d'Arès 30/11] et du monde [28/7] et non un parti ou une couleur de foi ; nous rejoignons les premiers Chrétiens et donc nous pouvons nous présenter comme des Chrétiens hors système.
Des chrétiens anarchistes.
Je peux saluer un Renaud aussi bien qu’un Soral sans contredire ma foi. Gauche ou droite n’ont plus cours face au Sermon sur la Montagne — Sujet de l’Oratorio arèsien auquel je m’attèle depuis plusieurs mois et qui avance doucement.
Nous aimons tous les humains comme des frères et plus encore ceux qui accomplissent le Sermon sur la Montagne : le reste et le petit reste.
Pour marquer notre différence il nous faut des projets artistiques et missionnaires forts, bien de chez nous et qui rassemblent. Si les mots qu’on prononce déplaisent au monde [Rév d'Arès 2/18] alors on les leur fera entendre en chanson s’il le faut. Comme disait Nicole P. : "S’il refusent de prendre leurs médicaments en suppositoire, on les leur fera avaler dans du chocolat !"
Bonne rentrée et belle et riche moisson à tous les P(p)èlerins d’Arès.
José O. d’île de France

Réponse :
Voilà bien une façon de présenter les Pèlerins d'Arès qui ne nous est pas habituelle et qui me plaît beaucoup et qu'avec votre permission, mon cher frère José, je resservirai : "Nous sommes difficiles à comprendre tant qu’on n'a pas eu connaissance de notre axe de référence exprimée dans La Révélation d’Arès. Notre axe est la pénitence."
Reste évidemment à expliquer ce qu'est la pénitence selon La Révélation d'Arès, selon le prophète et donc selon tous ses frères et sœurs de foi, et ce n'est pas le plus facile, vu les sens divers qu'a pris ce mot au cours des temps et particulièrement aujourd'hui.
J'ignorais que notre sœur Nicole P. avait dit : ""S’il refusent de prendre leurs médicaments en suppositoire, on les leur fera avaler dans du chocolat !" mais je reconnais bien ici l'espièglerie de notre chère sœur, qui je l'espère, se porte bien dans sa maison de retraite lyonnaise (je n'ai plus de nouvelles d'elle depuis plusieurs années, mais nos frères et sœurs de Lyon m'en donnent de temps en temps). Toutefois, notre sœur Nicole P. en parlant ainsi semblait penser qu'il fallait à tout prix convertir le monde, mais le Père ne nous envoie pas convertir ; Il sait trop bien quels désastres spirituels sont dus à la conversion et plus encore la conversion forcée ou provoquée. Il nous envoie chercher les épis mûrs, ceux qui portent encore en eux, même endormi, l'esprit de La Révélation d'Arès, l'évidence même que seule la pénitence peut changer l'homme. D'un bout à l'autre le Père recherche l'honnêteté, l'authenticité.
Un grand merci, frère José, pour ce commentaire. Un grand merci, au passage, pour le travail que vous donnez à la création de l'oratorio !

08sep19 211C28
Tout d'abord je vous remercie de m'avoir fait connaitre Léon Bloy que je ne connaissais absolument pas.
J'ai pu lire quelques passages de sa pensée au travers du site babelio.com comme celui-ci qui me paraît éloquent :
"Le christianisme, qui n'avait su ni vaincre ni mourir, fit alors comme tous les conquis.
Il reçut la loi et paya l'impôt. Pour subsister, il se fit agréable, huileux et tiède.
Silencieusement, il se coula par le trou des serrures, s'infiltra dans les boiseries,
obtint d'être utilisé comme essence onctueuse pour donner du jeu aux institutions et devint ainsi un condiment subalterne,
que tout cuisinier politique put employer ou rejeter à sa convenance.
On eut le spectacle, inattendu et délicieux, d'un christianisme converti à l'idolâtrie païenne, esclave respectueux des conculcateurs
du Pauvre, et souriant acolyte des phallophores.
Miraculeusement édulcoré, l'acsétisme ancien s'assimila tous les sucres et tous les onguents pour se faire pardonner de ne pas être
précisément la volupté, et devint, dans une religion de tolérance, cette chose plausible qu'on pourrait nommer le catinisme de la piété."
Voila une pensée qui ne manque pas de sel, marqué par l'anticonformisme, un de ces esprit bien trempé, arésien en grande partie avant l'heure, ceux qui ne peuvent supporter qu'on leur cuisine la mort à coup de discours pompeux en leur laissant croire que c'est au service d'une prétendue intelligence des princes qu'il faut s'en remettre, car telle serait la seule voie praticable de la Liberté et de la sagesse.
Au fond, il n'est pas très étonnant que ce genre de penseur soit mis sous le boisseau médiatique, on l'imagine trop génant comme pensée pour les malins pouvoirs,
répugnant pour les dévots, détestables pour les athées dont l'absolu ne peut se revendiquer du Christ. Trop ressenti comme phallo, voire miso [misanthrope ?], donc "politiquement non-compatible" aujourd'hui comme Céline marqué par l'anti-sémistisme de son époque ne peut qu'être tenu à distance encore aujourd'hui, hélas, par ceux qui ne pensent qu'en cases et dimensions bien finies, oubliant que tout se dépasse de générations en générations et qu'aucun homme ne peut franchir sans encombre sans beaucoup de temps toutes les frontières culturelles, traditionnelles, historiques, psychologiques, etc..et se débarrasser totalement de la tare tient du prodige.
Jésus le fit — le temps d'un battement d'aile [Rév d'Arès 32/4] — mais son imprudence dans Jérusalem en se livrant à ses ennemis n'est-elle pas aussi le contre poids d'un excès d'illuminisme ?
La virilité du verbe de Léon Bloy est touchante. Typique, me semble t-il, d'une époque qui vit s'épanouir et se finir dans un bain de sang l'expérience de la commune de Paris, puis peu de temps après déboucher tragiquement sur la première guerre mondiale.
Je suis parti à la FNAC me procurer "Le desespéré" qui est son premier roman.
Merci encore il va sans dire que le langage et son utilisation est un réel gros problème, la parole du Créateur qui n'est pas bruit, mais qui à Arès, comme il le fit certainement à l'Horeb [où Moïse rencontra Dieu], ou à La Mecque, parle le bruit d'homme, elle nécessite d'être portée et traduite comme quelque chose de rafraichissant, nourrissant, une brise dans le désert, un verre d'eau, mais au travers de l'homme, peut aussi devenir bruit de bruit, qu'il nous avertit de ne pas faire.
Je vous embrasse.
Jean-Claude D. de Lyon

Réponse :
Grand merci, frère Jean-Claude, pour ce commentaire qui me parle de Léon Bloy. Je suis heureux que vous vous y intéressiez, car je crois que des Léon Bloy il y en a des milliers et des miliers, qui pour la plupart ont d'ailleurs fourni à l'athéisme moderne ses troupes les plus agressives. Il nous est utile en étudiant un peu L"on Bloy de comprendre pourquoi ce monde ne comprend plus à l'Appel que nous lui lançons.
Léon Bloy m'intéressa déjà beaucoup à l'époque où j'étais clerc de l'Église Orthodoxe. "Le Salut par les Juifs" est probablement celui de ses livres qui m'a laissé des marques profondes, parce que l'ambiguïté du sujet est la racine même du problème, pour l'heure insoluble tant qu'il restera religieux, qui disperse toute la famille abrahamique : judaïsme, christianisme, islam. Nous arriverons, je l'espère du fond de ma foi, à résoudre ce chaos. Mais à l'époque où je lisais Léon Bloy, je le voyais encore sous le jour de la charité ecclésiastique, j'étais un Orthodoxe convaincu, j'étais à mille lieues de penser qu'un Jour le Père viendrait m'appeler à une tout autre mission.
Bloy pour moi est dans le monde quelque chose comme Rancé a été hors du monde : Un fanatique de la "stricte observance". Mais sa "stricte obervance" à lui. Il m'arrive de dire de Léon Bloy qu'il est une sorte d'ermite dans son genre, mais qui au lieu de vivre seul au milieu des arbres et des rochers vit seul au milieu des hommes mais voient ceux-ci aussi peu chrétiens que les arbres et les rochers. Bloy avait, comme c'est dommage ! l'immense défaut de manquer d'amour pour le monde et de trop le dire en termes vraiment méchants parfois. Mais ses excès nous sont de précieux modèles... pour ne pas les imiter justement, pour savoir aussi aimer les ennemis, ceux qui n'aspirent pas aux mêmes choses que nous. Léon Bloy est contenu dans ce qu'il a dit ou écrit à propos du "Salut par les Juifs", je le rapporte de mémoire, de façon sûrement bancale... Quelque chose comme : "Ceux qui voient en moi un juif se trompent. Ceux qui voient en moi un anti-juif se trompent. Ceux qui ne voient en moi ni l'un ni l'autre se trompent aussi." Il y a là quelque chose à quoi nous ressemblons ; nous ne sommes nulle part, nous aussi.

08sep19 211C29
Je suis content que le [deux cent] onzième commentaire arrive mais je ne comprends pas le sens de tout ce qui est dit, car cela est trop philisolophique [philosophique bien sûr, mais j'adore ce mot "philisolophique" qui toune un peu en dérision les scrogneugneux de la pensée "sérieuse"].
Si cela était écrit dans un écrit plus simple, je comprendrais.
L'ange Gabriel le dit lui même dans le Coran : Que la parole de la Bible doit être comprise par tous !
Alors écrivez plus simplement !
Alain Le G. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Pardonnez-moi, frère Alain, si je suis parfois un peu trop littéraire. Je me sens confus, contrit.
Je suis désolé que vous ne me compreniez pas. Comme vous voyez, je dis que nous n'avons pas assez de mots pour dire tout ce que nous voudrions dire, raconter, décrire, et vous me reprochez d'écrire trop de mots... Comme quoi, le problème du langage est vraiment un problème.
Tout est simple, pourtant, comme vous le demandez, mon bien aimé frère : Soyez pénitent ! C'est-à-dire aimez tous les hommes, pardonnez toutes les offenses, faites la paix avec tout le monde, ayez (et il il semble bien que vous l'ayez) l'intelligence du cœur et soyez libre de tous préjugés. Le mot préjugé, que vous comprenez peut-être mal, veut simplement dire : opinion, généralement fondée sur les bruits qui courent, c.-à-d. peu fondée, au sujet de quelqu'un ou de quelque chose, en attendant un examen plus approfondi.
Je suis heureux de vous voir apparaître, mon frère Alain ! Que la Main du Père descende sur vous et vous protège !

08sep19 211C30 
Frère ainé [Rév d'Arès 16/1],

Votre réponse à mon commentaire 211C8 qui m'invite à reprendre mon implication dans le petit reste via l'assemblée de Paris, me fait prendre conscience. Combien je suis devenu triste à l'Appel du Père (Révélation d'Arès 2/21). À ce titre, j'admire l'enthousiasme de Didier [probablement Didier Br.] (qui narre si bien sa "recolle" avec le groupe de Paris) dans le commentaire 211C18. Bel enthousiasme dont je suis dénué depuis quelques années ! Car entre certains membres influents et notables du groupe parisien et moi, il y a eu une impasse de langage qui me fit penser et dire publiquement que ces influents n'ont pas besoin des autres.
Se posait alors pour moi la question torturante (qui se pose toujours aujourd’hui) : "À quoi bon m'échiner à la Moisson des épis murs avec eux, puisque hypothétique épis que je fus, il n'y eut point besoin de ma personne, sauf pour distribuer des tracts pour des missions où je n'étais pas de ceux habilités à faire des suggestions sur la formulation, le langage, les mots à utiliser ou périphrasee pour éviter les connotations religieuses ou perçues comme tel par le tout venant du champ ?" Même si j'ai tout fait pour atténuer en moi mon côté ultra-épidermique à tout ce qui sonne religieux, tant par les mots que par les attitudes et comportements, hélas grégaire, car la "culture arésienne" m’a toujours rebuté et face à elle j’ai eu le verbe très dur, c’est vrai et je m'en excuse ici sincèrement.
 

En tentant une "recolle" avec le groupe de missionnaire de Paris, je ne suis pas certain d'avoir la réussite d'un Didier Br, j'ai plutôt la crainte d'être de nouveau confronté à un certain "autisme" chez les uns et les autres — "autisme" qui se drape des beaux attributs de reprendre à la virgule prête, au copié/collé parfaitement littéral de vos propos et énoncés — car je reste persuadé que, quand on "récite sa leçon bien apprise" aux inconnus rencontrés sur le Champ, que ces derniers sentent que c'est un "truc réchauffé". Hors, c'est le Souffle et la Vie qu'il faut faire passer en remâchant votre enseignement. Et ce, de son propre verbe d'apôtre avec sa propre verve de "moissonneur théophore".
 

 Mais peut être que mes craintes se dissiperont avec le temps, je vais vous obéir et je reprends, pour amorcer concrètement ma réponse à votre bonne invitation, le don de ma demi-dîme (Révélation d'Arès 34/6) en signe de ma bonne volonté et pour faire honneur au Père et à vous, son prophète. Ensuite, ce sera sans doute une phase lente avec un ré-accueil sous votre guidance après le prochain pèlerinage (celui de 2020) que je ferai cette fois, puisque l'ayant boudé depuis 2017 et ne m'y étant pas rendu cette année.
Je vous embrasse affectueusement.
Roger C., pour l'instant encore un [simple] sympathisant en Île de France

Réponse :
Quelle bonne nouvelle vous m'adressez là, mon frère Roger. Vous savez que notre frère Patrick B. a, de son propre chef, quitté l'assemblée de Paris et qu'il est aujourd'hui remplacé par notre frère Bernard L. comme président de l'association et en quelque sorte coordinateur de la mission. J'espère de tout mon cœur que vous trouverez en lui un homme moins rigide et de foi plus chaude que notre frère Patrick B. Mais, de toute façon, nous n'avons jamais imposé — si toutefois mes conseils ont été suivis — à personne de façon rigoriste d'être missionnaire. Vous pouvez aussi vous joindre au groupe des 5x6 que coordonne notre sœur Héliette P. Elle peut peut-être faire une place à part au frère très indépendant que vous êtes. Dans ce cas, allez tout seul à la mission, mais faites partie du groupe où, évidemment, toutes les idées se croisent et ne sont pas forcément les vôtres, mais la pensée unique est inconnue dans notre grande famille. Nous croyons... du moins je crois pour ma part... à la richesse des idées qui se croisent, même parfois très différentes.
Pour moi tout projet de mission ou d'apostolat n'est pas forcément le plus efficace, mais tout projet est grandiose dès qu'il sort d'un cœur pur et humble. Dans le cadre de la mission pratique (quoi dire ? quoi donner ? comment se présenter ? etc.), les idées de nos frères et sœurs sont peuplées de projets fort différents, voire disparates, mais c'est au milieu de ce chaos inévitable que nous finirons pas trouver les bons, les quelques projets vraiment utiles, voire nécessaires, et vos idées, je l'espère, seront accueillies avec la même joie, mais ne seront pas forcément les meilleures... Mais, en dépit d'une certaine susceptibilité, je ne vous crois pas étanche aux critiques, souvent positives et enrichissantes, parce que vous êtes un homme intelligent. De même que nous ne sommes pas gens à suivre la démarche de la société comme nous voyons vivre sur Terre, nous ne sommes pas des êtres sûrs d'eux-mêmes dans un domaine où tout, absolument tout, est à retrouver... Retrouvailles pour lesquelles quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2). Cela nous impose une humilité intelligente.
Pour alléger le gluant de l'existence il faut beaucoup de simplicité, d'effacement, qui n'est pas démission, mais capacité à construire, car on ne construit rien seul. Même ceux qu'on appelle génies et qui paraissent des innovateurs absolus ne sont jamais que le résultat ou l'aboutissement de nombreuses tentatives qui les ont précédés. Il arrive qu'on me demande si je lis beaucoup. Je réponds : "Bien sûr, je lis, pas autant que je voudrais lire, car le temps me manque, mais comment pourrais-je écrire si je ne lisais pas ? Où celui qui doit écrire apprend-t-il à écrire sinon chez ceux qui ont écrit avant lui ? Cela ne signifie pas qu'il les copie, mais que d'une certaine façon il est leur aboutissement. Il n'existe pas d'homme qui ne puisse pas ne pas puiser aux autres hommes ; c'est cela la grande fraternité humaine."
La mission requiert tact, patience, humilité. Si on ne les a pas, il faut les acquérir. C'est parfois douloureux, mais cela apporte un mérite sans égal à l'effort de pénitence. Car avant tout vous devez être pénitent, frère Roger. Pour soutenir ce rythme il faut du courage. Je crois que vous en avez.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt, donc !

08sep19 211C31
Je remercie le Ciel de m'avoir rendu sensible à l'intelligence de vos paroles et écrits, et cela, dès ma première lecture en 1988 des Liminaires de l'édition 1984 de La Révélation d'Arès.
C'est vrai, quand j'y pense, j'aurais pu rester bête !
Merci de tout cœur, cher prophète.
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Pourquoi seriez-vous "resté bête", puisque vous n'étiez pas "bête" du tout quand vous compreniez les Liminaires de La Révélation d'Arès ? Je pense qu'il s'agit plutôt d'une soif de vie spirituelle authentique, que vous aviez en vous, mais non de bêtise ou d'intelligence. Vous aviez soif, vous avez bu, vous avez été désaltéré, vous vous êtes alors attaché, vous et votre épouse Claudine, à cette Eau vivifiante qu'est la Parole d'Arès.
Merci, frère Dominique, pour ce commentaire.

08sep19 211C32 
Cher Prophète,
Une fois de plus, malgré le caractère insuffisant du langage-  — dont le Créateur le premier connaît les limites — vous vous efforcez de nous hisser vers le Haut, les fameux chemins de l'ascension vers les Hauteurs.
Merci de nous faire réfléchir sur le langage, base de tant de choses grâce à la lumière que vous y apportez. Heureux les réfléchis, dit le Sermon sur la Montagne, Sermon que vous nous conseillez d'apprendre par cœur dans la traduction de la Bible Osty.
Sœurs et frères, hommes, femmes, réfléchissons à [tous les moyens de] rendre ce monde meilleur pour notre bonheur à tous.
Cher prophète, je vous embrasse.
Monique C. de Bordeaux, Aquitaine

Réponse :
Merci, ma sœur Monique, pour ce beau commentaire.
"Réfléchir sur le langage", c'est surtout se garder de devenir fondamentaliste ou intégriste en sacralisant les mots. Nous sommes des libérateurs.

10sep19 211C33
Cher frère Michel,
Merci pour cette nouvelle entrée 211.
Vous écrivez : "Je décide donc de dire quelques mots du langage que je considère comme le plus difficile problème qu'affronte ceux qui veulent aller au fond des choses, plonger au cœur de la vérité, Dieu compris, puisqu'il doit parler un langage humain faible et incomplet pour être compris de l'homme et encore ! À condition qu'un prophète s'applique à expliquer et développer Sa Parole."
Plus loin vous écrivez : "Seule ressource sûre : se fier au témoin aussi longtemps qu'il sera vivant."
Imaginons donc que les frères et sœurs aient découvert peu à peu la Révélation d'Arès à l'état brut sans les annotations du prophète.
Imaginons l'absence de vos écrits par la non parution des périodiques le Pèlerin d'Ares ; notamment 1993/1996 avec des thèmes d'une grande richesse comme "Pénitence", "Existentialisme", "Liberté", "Amour".
Imaginons également l'absence du blog depuis février 2006.
Comment donc aujourd'hui, serions nous arrivés devant l'évidence que le changement du monde [Rév d'Arès 28/7] en bien ne pourra se faire qu'avec le changement de vie personnelle [30/11], c'est-à-dire la pénitence.
Quel est le Pèlerin d'Ares grand "P" qui pourrait dire aujourd'hui : "Moi j'aurai trouvé cette sublime solution !" ?
Donc mille fois merci, cher prophète, de nous avoir guidés vers cette magnifique perspective.
Humilité, humilité pour nous tous, nous vous devons absolument tout.
Mille, merci, frère Michel, bonne santé, je vous aime et vous embrasse.
Didier L Haute Savoie

Réponse :
Merci, mon frère Didier, vieux compagnon avec votre épouse Josiane, vieille compagne (tous les deux depuis bientôt quarante ans, si je ne me trompe), pour ce commentaire. Oui, vous avez raison, mon frère, quand vous dites en résumé : Où en serions-nous sans le prophète ?
Jésus m'a dit en 1974 : Je te livre un langage un langage qui lui donnera l'intelligence comme je l'ai livré aux prophètes et aux disciples (Rév d'Arès 23/5). À qui livrait-il ce langage ? Pas au monde, car il me tutoyait et donc il me le livrait à moi, pour que je le transmette. Par là il définissait ce qu'il entendait par langage, ce que le Grand Robert entend par ce mot. Non, pas des mots à vénérer, à encenser, mais la bonne manière "d'expression de la pensée et de communication entre les hommes, mise en œuvre au moyen d'un système de signes vocaux (parole) et éventuellement d'écriture". Autrement dit, il me livrait ou me donnait le charisme de la compréhension et m'introduisait dans ce qui allait être ma fonction prophétique : enseigner (Rév d'Arès 39/1), conseiller (35/10), expliquer, développer. Ce que je ne cesse pas de faire. Je ne communique pas à mes frères humains un message à dogmatiser, des mots à sacraliser, mais seulement la façon spécifique de bien comprendre Ce Que le Père dit et de L'exprimer, car la Parole n'est pas faite de mots, qui du reste varient avec les habitudes locales et personnelles, avec les traductions, etc., mais elle est faite de sens. Ce sens, c'est le prophète qui le donne... Encore faut-il, bien sûr, qu'il soit fidèlement retransmis, que sa parole ne soit pas déformée par les livres d'hommes (16/12, 35/12) ou la routine. Nous avons la chance inouïe de vivre des temps où je suis encore un prophète vivant; je suis comme dit le Père : le juste, la bonne pensée (Rév d'Arès xxxvii/9).
Au reste, langage est lui-même dans La Révélation d'Arès un mot au sens indéfini, puisqu'en français courant il  signifie aussi bien la langue parlée que toute façon particulière de s'exprimer y compris le langage des voyous, des oiseaux, des singes, des éléphants, le langage musical, le langage Morse, etc. Dans La Révélation d'Arès, il ne peu s'agir que du langage prophétique.
Il y a seulement deux jours, le 8 septembre, j'étais en communication avec mes frères et sœurs de Lyon et je leur écrivais, sur leur plateforme d'échange à propos du mot tunique :
"Encore le langage ! Les gens de cœur que nous sommes ne perdent pas leur temps à ces détails sans solution. Voyez le mot tunique dans La Révélation d'Arès ! J'ai donné à la tunique au Pèlerinage une forme et un sens : faire disparaître le sexe et l'état de fortune, mais en réalité je ne sais pas ce que la Parole d'Arès entend par tunique. Ce mot a recouvert des significations très diverses allant du vêtement couvrant tout le corps jusqu'au pieds à la chemise sans manche ! Dans l'antiquité c'était un vêtement de dessous de forme très variée et aujourd'hui, par exemple, la tunique militaire n'est qu'une veste. En somme, tunique = vêtement. Aller à la prière en vêtement est quand même plus digne que d'y aller en maillot de bain... Mais l'énorme inconnue concernant la tunique, le sens du mot, fait que je n'ai jamais rendu le port de la tunique obligatoire. Au Pèlerinage tout le monde met une tunique avec le seul souci de disparaître derrière le magnifique idéal dont nous pare le Père, mais cela n'a rien d'obligatoire et d'ailleurs certains parfois n'en mettent pas."
L'essentiel reste la pénitence. Mais même pénitence n'est pas définie dans La Révélation d'Arès. C'est à moi que le Père demande de définir et je l'ai fait, je l'ai fait animé du charisme que j'ai reçu.
Certains, moqueurs, vilipendeurs, grinçants, me disent : "Vous vous prene pour Dieu, alors ?!" Je réponds: "Bien sûr que non. Dieu me garde de me prendre pour Lui ! Mais il a fait de moi le juste prophète (Rév d'Arès xxxvii/2), celui qui dit avec justesse comment il faut comprendre la Parole du Père, celui qui en donne le sens."

12sep19 211C34
Merci, juste prophète (Rév d'Arès xxxviii/2), pour cette entrée qui met des mots sur l'impossibilité d'exprimer le Fond de l'homme, ce qui rend aléatoire toute communication. Chacun attribue au vocabulaire la mission de dire ce qui est important pour soi, mais en nous il y tant de zones qui échappent à la logique raisonnée que les zélés messagers que sont les mots risquent d’embrouiller, voire d’envenimer les explications plutôt que clarifier. À cela s'ajoutent les préjugés qui compliquent encore la tâche de savoir parler à l'autre en fonction de qui il est.
Mais j'aurais dû commencer par le commencement : Les mots peuvent-ils m'éclairer sur ce que je suis vraiment ? Ma pénitence est basée sur l'analyse de ma vie intérieure mais pour y voir clair — par exemple dans les émotions qui me traversent — je dois choisir le bon langage : La Révélation d’Arès ou (et parfois) des systèmes de pensée (psychologie, psychanalyse, ésotérisme, philosophie etc.), savoirs extérieurs qui m'expliquent comment m’interpréter.  Évidemment les sens varient en fonction des écoles.
Je reste adepte d'une certaine analyse dont j'ai besoin pour me comprendre mais depuis que grâce à vous j'ai retrouvé la boussole du senti, la part intellectuelle retrouve graduellement sa place d'outil (Rév d'Arès xxvi/10).
Je ressens au moins deux centres d'activité en moi : Celle au-dessus de l’œil (Rév d'Arès xix/7) qui peut être perspicace, mais qui aussi sélectionne, organise, référence et voudrait bien être maître. Et une activité que je situe plutôt dans la poitrine qui ressent, perçoit, invite à la bonté, au dépassement, à la légèreté, à la joie. Je perçois bien la présence des deux quand mon mental se sent atteint par un comportement extérieur — bizarrement il s'offusque surtout de ce qu'il subit et moins ce qu'il fait subir — et qu'il produit une charge mentale contre l'auteur de cette "violence". Alors de l'autre part monte un chant — c'est presque sonore — une indulgence, un rire qui se moque légèrement de cette outrance mentale. Je l’écoute ou non, je suis libre.
D'autres perceptions échappent complètement à l'intellect donc aux mots. Celle que produit la musique qui révèle un autre corps que celui qui nous sert de véhicule, domestiqué par l'éducation (il ne fait [sait ?] pas se faire remarquer) et celle que produit la couleur qui insinue de manière beaucoup plus discrète que les sons, une information inaccessible aux mots. Je ne suis pas sportif mais je pense que les effets de la "glisse" doivent être du même ordre.
Ce qu'on peut exprimer dans ces situations c'est l'effet produit sur nous par la perception : ("C'était génial cette descente de ski ou ce concert ou cette expo !"), mais pas la sensation ressentie.
Les situations, les choses portent des sensations, des émotions, des perceptions qui nous surprennent sans crier gare, sans savoir pourquoi on est touché. Les mots ici sont impuissants à nous en dire plus et même inutiles. Cette "information", qui nous parvient par nos sens, peut juste éclairer un détail de notre sensibilité. Comment partager, retraduire, exprimer ces courants de sensibilité qui nous traversent perpétuellement ?   
Par la poésie. Mais la poésie n'échappe pas à la culture et à l'esthétisme (en tout cas chez moi, encore) et n'inspire pas forcément la Beauté servante du Bien [Rév d'Arès 12/3].
Qu'est-ce qui l'inspire alors ? Une activité d'un autre ordre : Donner de l'amour non sentimental, vouloir grandir spirituellement, regretter ses fautes, écouter vraiment, oser le courage du Vrai, pardonner... Là, l’intellect se laisse contaminer, apprivoiser. Il devient doux, bon, attentif, sage et a envie de ne faire qu'un avec l'appel intérieur à la Vie Spirituelle.
Voilà ce que m'inspire cette entrée qui nous tire vers le haut dans des atmosphères ténues. Mais peut-être mon commentaire est-il décalé par rapport au sens de vos propos ? Si c'est le cas, il m'aura au moins poussé à réfléchir sur la place des mots et du ressenti en soi.
Salvator B. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Salvator, pour ce commentaire.
Mon entrée 211 ne porte pas sur le langage comme difficulté qu'a chaque homme ou chaque femme de se décrire et de se connaître lui-même ou elle-même, mais elle porte sur le langage comme difficulté à connaître, à la seul lecture ou au seul énoncé verbal, le sens de la Parole du Père. C'est pourquoi le prophète est nécessaire pour bien comprendre et développer ce que dit le Très-Haut. Mais, évidemment, par dérivation, le langage est de même insuffisant pour se penser soi-même — puisque penser c'est se parler à soi-même, c'est forcément utiliser un langage — comme le dit votre commentaire.
La liberté que nous a donnée le Créateur (Rév d'Arès 10/10) a ça d’extraordinaire qu'elle autorise chacun à donner son avis sur tout, à interpréter ce qu'il lit ou entend à sa manière et à croire que son interprétation ou son avis est meilleur que ceux des autres et vaut bien — voire dépasse — celui d’une personne qui a pour fonction et charisme d'expliquer le sens de ce qui est révélé. Mais évidemment cette liberté s'applique à tous les domaines de l'existence terrestre, dont le jugement de soi, qui est le sujet de votre commentaire. Cette liberté explique pourquoi sur terre les partis sont si divers, les débats si houleux, les rapports d’experts si variés, voire même contradictoires. Il se trouve toujours quelqu’un pour "certifier" que tous les autres se trompent.
La variété des opinions, des jugements, des sentiments, etc., montre combien le langage est insuffisant pour dire par exemple ce que signifie le bonheur. J'ai vécu une partie de ma vie entre 1947 (j'avais 18 ans) et 1990 (j'avais 61 ans) toute la période de la "Guerre Froide", période de tensions et de confrontations idéologiques et politiques entre deux superpuissances : les USA et l’URSS et leurs alliés respectifs. C'est George Orwell qui employa le premier ce terme : "Guerre Froide", popularisé par le journaliste Walter Lippmann; tandis que Raymond Aron parlait de "Paix Belliqueuse" dans un monde bipolaire où les belligérants évitaient l’affrontement direct. Mais chacun des adversaires face à face avait et défendait avec un incroyable acharnement sa conception du bonheur, à laquelle il croyait dur comme fer. Alors, qu'est le bonheur sur terre ? On n'en sait finalement rien. Et, par extension, qu'entend La Révélation d'Arès par bonheur (36/23, 37/9) ? Forcément tout autre chose, mais quoi ? Je ne vais pas ici dans ce blog m'étendre sur ce sujet. Sur ce point que vois-je devant moi sur terre ? Un océan de bonheurs fort divers, dont il m'est impossible de suivre tous les rivages sans parler de l'impossibilité d'en sonder les abîmes. Le seul mot de bonheur donne à notre intelligence ou notre intelligence (32/5) un travail interminable. Pour moi le bonheur tel que la pénitence le vise est la soudure refaite par la pénitence et la disparition du péché ou mal entre la vie humaine et la Vie Tout Court.

12sep19 211C35
Prendre le chemin du soleil, enfin
Lumière de pensée,
Lumière de vie,
Qui es-tu ?
D'où viens-tu?
Que vis-tu sans moi ?
Prends-moi,
Je suis à toi,
J'entre en toi,
Quand tu veux,
Je serai là,
Un vent léger souffle dans mes cheveux,
Bientôt,
Je prendrai l'air,
À pleins poumons,
Et je te rejoindrai,
Partout, en avant, ici,
Sur le chemin de la vie ....
Marc E. du 04 (je suppose qu'il s'agit des Alpes de Haute Provence)

Réponse :
Je ne sais pas ou je ne me souviens pas de qui vous êtes, frère Marc, mais c'est c'est un bien beau poème que vous nous offrez là. Merci du fond du cœur.

12sep19 211C36
Bonjour, Bien-aimé Frère Michel,
A la Pentecôte, quand les apôtres reçurent l'Esprit Saint, ils eurent le feu et ils parlèrent à une grande foule de toutes les nations, et tous les comprenaient.
Est-ce possible ou n'est-ce pas possible ?
Le frère Dominique bénit Mikal.
Dominique C. de Nice, Alpes Maritimes

Réponse :
La pentecôte, rappelons-le, était une fête juive appelée en hébreu Chavouot(e), signifiant semaines, célébrée sept semaines après le deuxième jour de la Pâque. Cette fête à l'origine célébrait les moissons ; elle devint progressivement la célébration de l'Alliance sinaïtique entre Dieu et Moïse et de l'instauration de la Loi mosaïque. Elle est prescrite dans "L'Exode" et dans "Les Nombres".
Voilà le passage des "Actes des Apôtres" qui parle de cette pentecôte (d'après la traduction Emile Osty) :
Et comme s'écoulait le jour de la Pentecôte (juive), ils étaient tous réunis ensemble. Tout à coup vint du ciel un bruit comme un violent coup de vent qui remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des (flammes en forme de) langues comme de feu, qui se partagèrent , et il s'en posa une sur chacun d'eux. Et tous furent remplis de l'Esprit Saint et ils se mirent à parler en d'autres langues selon ce que l'Esprit leur donnait de prononcer. Or, il y avait, de passage à Jérusalem, des Juifs pieux de toutes les nations sous le ciel (de la Méditerranée et d'autres lieux). Au bruit qui se fit (vraisemblablement le coup de vent), la multitude s'assembla et (les Juifs étrangers qui se trouvaient là) furent stupéfaits, chacun entendant parler dans sa propre langue. Étonnés, ils disaient : "Tous ces gens qui parlent ne sont-il pas tout bonnement des Galiléens ? Comment donc les entendons-nous dans nos langues lointaines ? Parthes, Mèdes, Élamites, Mésopotamiens, Judéens, Cappadociens, et ceux du Pont et de l'Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d'Égype et de Lybie, de Cyrène, et des Romains, des Crétois, des Arabes, tous les entendant dans leurs langues (Actes des Apôtres 2/1-11).
Que notons-nous ? Que les juifs étrangers énumérés étaient — si j'ai bien compté — de seize pays différents, mais que les apôtres qui parlaient n'étaient que douze. Il aurait donc fallu qu'un tiers des apôtres parlassent deux langues simultanément... Impossible ! Chaque apôtre n'avait qu'un gosier.
Pour moi il paraît plus vraisemblable que les gens de la multitude rassemblés là, par un miracle particulier, entendirent, au sens de comprirent, un message nouveau, celui de l'Évangile, plutôt que les apôtres, n'étant que douze, parlèrent seize langues simultanément, ce qui est impossible. Pour moi le miracle fut plutôt celui de la compréhension par des Juifs de ce qu'un des leurs, un Galiléen du nom de Jésus, avait prêché et que d'autres juifs, les apôtres, leur transmettaient. Je tends à penser que Jésus n'avait pas perdu son temps et que son Message pouvait se répandre, surtout parmi des Juifs de nations lointaines où les Israëlites étaient beaucoup moins fanatiques que ceux de Jérusalem. Comment cela se fit-il exactement ? Je n'en sais rien. Le texte est un bref résumé, un raccourci des plus sommaires. Les détails sont sans importance ; l'important est que des humains commecèrent à comprendre le message du Sermon sur la Montagne.

12sep19 211C37
Langage musical qui me transporte,  me mouille les yeux, me fait voyager, que je partage :
Pachelbel - Canon In D Major. Best version
https://youtu.be/NlprozGcs80
Un voix, des mots qui me font parfois pleurer de joie, d'émotions et aussi par la pensée voyager hors du temps, c'est bien sur vous Frère Michel-Mikal, la voix de fer (Rév d'Arès iii/3, x/1). En priant dans le Saint Coran, traduction de Si Hamza Boubakeur, je suis tombé sur le verset ci-dessous. (Je changerai Obéissez par Écoutez, et si vous refusez par : si vous n'écoutez pas, ) Sourate XXIV, La Lumière  (an-Nûr)
Verset 54. Dis-[leur]: 《Obéissez (à) Dieu ! Obéissez (à) son Prophète !
Si vous refusez, [le Prophète] n'est responsable que de ce dont il est chargé, et vous, vous êtes responsables de ce dont vous êtes chargés. Si vous obéissez, vous serez bien guidés. Or seule  [la transmission] du message explicite incombe à l'envoyé [de Dieu].

Limpide le prophète Mikal, c'est la voix de fer (Rév d'Arès iii/3, x/1), le juste prophète (xxxvii/2), qui explique et développe la Parole, on l'écoute ou pas. La Révélation d'Arès, c'est la Pensée Pure, Juste du Père, langage de la Vie qu'Il nous demande de retrouver par la pénitence, langage qui nous mène à la transcendance qui fertilise les âmes, rafraîchit les intelligences (Rév d' Arès 23/5), la voix donc le langage prophétique du Frère Michel est amplifiée et multipliée par les frères du petit reste, les cent voix de fer (xvii/6).
J'ai été très touché par le commentaire de notre Frère Roger C. 211C30, belle plume, ainsi que son humilité. De tout mon cœur, je souhaite son retour, ainsi que d'autres qui nous ont quittés qu'elles qu'en soient les raisons.
Je vous embrasse ainsi que Sœur Christiane et clame avec vous.
Didier Br. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Didier, pour ce commentaire et pour la musique qui l'accompagne.
J'aime beaucoup cette musique, qui a sa place à toute époque et partout, aussi bien dans une église que dans une synagogue, un temple, chez soi. Cette musique est de tous les temps comme les psaumes. On attribue les psaumes à David, mais non ! Des psaumes évoquent le temple de Jérusalem qui n'existait pas au temps de David. Les psaumes sont de toujours. C'est une musique sur laquelle on peut même danser ; rien dans la Parole n'interdit la danse, parce qu'on peut prier avec le corps autant qu'avec les tête ou les lèvres.

12sep19 211C38
Michel, arrête d'interpréter !
Quand tu dis "10sep19 211C33 - Jésus m'a dit en 1974 : Je te livre un langage un langage qui lui donnera l'intelligence comme je l'ai livré aux prophètes et aux disciples (Rév d'Arès 23/5). À qui livrait-il ce langage ? Pas au monde, car il me tutoyait et donc il me le livrait à moi, pour que je le transmette... Autrement dit, il me livrait ou me donnait le charisme de la compréhension et m'introduisait dans ce qui allait être ma fonction prophétique : enseigner (Rév d'Arès 39/1), conseiller (35/10), expliquer, développer. "
Le verbe livrer ne veut pas dire "donner le charisme de la vérité". Tu extrapoles, interprètes à ta sauce et tu te trompes, Michel ! Si je te comprends comme tu comprends tout (syn charisme : ascendant autorité charismatisme don force), tout le monde alors doit comprendre comme toi et te suivre aveuglément.
Mais alors où est la liberté de pensée-penser, de réfléchir par soi-même. Tu te contredis.
Zizi gâteaux ou Zizi gâteux (les deux signatures co-existent dans le commentaire)

Réponse :
Encore un anonyme, Zizi Gâteaux ou Gâteux... Mais pourquoi cacher votre nom, frère ou sœur ? Ce qui vous dites n'est pas sacrilège ; ce n'est qu'une hypothèse, certes, mais elle n'est pas illégitime ; elle ne vous déshonore pas. Ce que vous dites ici est peut-être vrai, mais qu'en savez-vous ? Rien.
Vous avez raison : Il est vrai que le mot charisme n'apparaît pas dans La Révélation d'Arès.
De mon côté, je dis seulement ce que je crois, à savoir que si le Père m'envoie au monde comme prophète, ce qui est dit en maints endroits de la Parole d'Arès, je ne m'écarte pas de la vraisemblance en pensnt qu'il me donne quelques outils pour cela, alors qu'il m'apparaît en 1974 puis 1977 à moi, un sombre inconnu, à la fois sans moyens et peu doué pour la fonction qu'il me demande d'accepter (je pouvais la refuser), dans un bled perdu du Sud-Ouest de la France. Et parmi ces outils il me semble que figure, sans avoir à le nommer, l'outil qui fut celui de tous les prophètes : le charisme. Le charisme est simplement un don particulier conféré par Grâce Divine, en l'occurence concernant le prophète le don de comprendre la Parole que reçoit le prophète, de l'expliquer aux hommes, de la mettre en pratique. Il n'y a là-dedans aucune "extrapolation".
De plus, cher Zizi Gâteaux ou Gâteux, vous n'êtes pas obligé d'y croire, parce que la seule voie de Salut qu'indique La Révélation d'Arès est la pénitence. Si vous êtes pénitent, vous serez plus justifié que moi qui ne suis qu'un pécheur.

12sep19 211C39
Sûrement, depuis que ce blog existe, ce que je vais dire s'est déjà produit pour beaucoup d'autres, mais pour mon cas, je le sens plus fortement cette année que les précédentes : Voici donc cette entrée 211 prolongeant cette entrée 210 et avec elles, la vague d'espérance venue de la Mer sur les Hauteurs (xxx/10-12) qui s'ouvre devant "Nos" yeux, "Nos" bras et "Nos" cœurs chaque année, du 21 juin au 15 août, pendant le Pèlerinage.
Mer de Feu (xL/xLi/3-5) et de Vie (24/5) à retrouver, tout à la fois distance infinie et proximité extrême (32/3-4).
J'ose dire "Nous" par Unité, non par uniformité ("Réfléchir sur le langage, c'est surtout se garder de devenir fondamentaliste ou intégriste en sacralisant les mots," comme vous le rappelez en 211C32). J'ose dire "Nous", comme ce "Nous" si souvent présent dans le Coran et qui, pour moi en tout cas, m'évoque tout à la fois le Père aimant et parlant, le pénitent à l'écoute et la communauté des pénitents au côté [de laquelle] et avec laquelle il accomplit et fait son ascension
J'ose dire "Nous" parce que l'amour, qui est le pivot du Sermon sur la Montagne (Matthieu 5 à 7) n'existe pas dans la solitude ou le cercle affinitaire, aussi large soit-il, s'il ne s'étend pas jusqu'à l'amour des ennemis — car le Père fait lever son soleil sur les méchants comme sur les bons [Matthieu 5/45] —, la réconciliation comme préalable à la piétéQuand vous priez, remettez si vous avez quelque chose contre quelqu'un [Marc 11/25] —, le refus du jugement pensé ou colporté — Ôte d'abord la poutre de ton œil [Matthieu 7/5] —, le dépassement de l'humiliation — Si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre joue (Matthieu 5/39] —, la générosité sans calcul — Si quelqu'un te force à parcourir un mille avec lui, fais-en deux avec lui [Matthieu 5/41] —, etc. Ce "Nous" que je ressens comme Tout à la fois le fils que je m'efforce de redevenir chaque jour un peu plus, uni à ce troisième (211C18) Fils (Rév d'Arès xi/13) qu'est Mikal et tout aussi indissociablement à tous les fils à bras ou à cinelle (xLvi/1) dont il est le père (xxxiii/14), et au-delà tous ceux connus ou non, présents, passés ou à venir, multitude dont les os ajoutés dresserait une montagne (24/3) qui retrouvera, génération après génération (24/2), la Vie (24/5).
C'est bien dans cet esprit aussi que je comprend que "Nous" sommes des libérateurs (211C32 encore). Et cette libération commence pour chacun d'entre "Nous" ici et maintenant : "Existentialisme" ("Le Pèlerin d'Arès" 1993-1996) de cette pénitence, qui se fait moins dans les mots que dans la joie (Rév d'Arès 30/11), de cette joie qui est aussi avec le langage une forme de communication, non verbale, mais si communicative. Je vous cite :
"La joie réduit au minimum la part de tension de la vie, inévitable. C’est notre conquête sur un monde trop cérébral. Le joyeux renonce à ses pensées, prend les choses comme elles viennent — la plus sûre esquive est d’ignorer qu’on esquive —. Rien n’est moins métaphysique, moins introspectif que la joie. Elle est un émerveillement, un œil fixé sur Dieu et sur le prochain ; le prochain, qu’elle trouve toujours si beau, si bon, qu’elle n’est pas non plus très réaliste la joie ! Sans foi, sans amour, elle pourrait être niaiserie ; avec la foi et l’amour, elle devient transcendance... Le croyant est peut-être ce qu’est sa joie, tout compte fait, car la piété donne quelques fois à trop bon marché l’image de la foi, mais la joie, elle, ne peut suivre des formules et des attitudes réglées. Si elle demande une règle, c’est plutôt celle de l’abandon. Tout croyant qui révèle sa joie révèle Dieu, Dieu Clément, Miséricordieux, Dieu qui attend l’homme plutôt qu’il ne s’explique avec lui." ("Le Pèlerin d'Arès" Trimestriel, éditorial : "Repli sur la joie").
Jeff P. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Jeff, pour ce commentaire, qui est aussi une sorte d'acte de foi.
Dans le Coran "Nous" est principlement le pronom personnel attribué à Dieu qui parle là comme le roi de France parlait : "Nous, Louis le Quatorzième, décrétons que..." Je suis donc un peu gêné quand vous attribuez le "Nous" à de simples humains, des croyants. Mais bon ! Ce n'est pas grave. C'est encore là une question de langage.
Comme beaucoup d'entrées de ce blog, ce n°211 aspire à lui un belle marée de commentaires, parmi lesquels le vôtre ici. Il est plein de foi, abondamment soulevé comme les vagues de la Mer par la brise de votre cœur et de votre espérance, qui sont immenses. Le langage, oui, pose des problèmes et le Père a demandé au prophète de les rendre aussi clairs que possible, parce qu'heureusement le langage de la Parole d'Arès, s'il pose problème très souvent, n'est pas le rongorongo indéchiffrable de l'Île de Pâques. Le langage de la Parole d'Arès est un ailleurs. Il faut s'éveiller à lui pour s'en remplir. Vous nous aidez à nous en remplir. Merci.

12sep19 211C40 
J'ai été très pris ces dernières semaines, et n'ai même pas encore pu lire votre entrée, mais ma suroccupation est en lien à la fois avec La Révélation d'Arès et l'utilisation du langage.
Organisant pour mes 75 ans une fête de famille où se sont retrouvés une soixantaine de personnes dont une quinzaine de p/Pèlerins d'Arès, j'ai décidé après mûre réflexion de m'administrer publiquement le baptême arésien au cours de mon allocution d'accueil. On m'a su gré de présenter avec naturel ce rite, qui n'a rien d'un sacrement et tout d'une mise en scène symbolique sur le thème de l'eau.
J'ai peu de temps et vous même, frère Michel, détaillerez le sens de ce rite.
Notre ami Christophe E. a enregistré mon allocution, et je vous ferai parvenir cet enregistrement dans une dizaine de jours... Avant je suis en voyage.
Mes fidèles pensées vous accompagnent;
François D. d'Île de France

Réponse :
Cher frère François, je vous présente avant tout mes vœux fraternels chaleureux d'anniversaire heureux. Vous avez 75 ans comme mon épouse Christiane va avoir dans quatre mois (elle est du 15 Janvier 1945). C'est avec joie et grande considération que j'écouterai votre allocution.
Vous vous êtes administré le baptême dont parle La Révélation d'Arès en sa Veillée 20. C'est très bien. Vous en avez très bien compris le sens : Celui d'un engagement. Vous allez me dire que vous êtes plus sûr que moi, moi qui ne me suis pas encore baptisé, de Ce à Quoi vous vous engagez, puisque vous avez dit : "Non, pas l'eau de Jean, mais Ton Eau", vous vous êtes lavé la tête et les mains dans l'eau du vase, vous en avez bu, en avez répandu sur le sol ce qui restait dans le récipient pour témoigner que cette eau-là est un Don pour la soif, le bain, l'arrosage des champs, à cause des péchés d'Adam et des péchés de sa descendance (Rév d'Arès 20/7-8). Ainsi vous avez lié l'eau comme matière sans laquelle notre matière charnelle ne peut vivre à l'Eau du Ciel, l'Eau de la Vie.
J'aime cette façon de faire, qui non seulement n'est pas sacramentelle, mais a priori n'est pas très claire. Pourquoi faire comme ceci ? Pourquoi dire cela ? Encore une question de langage, va-t-on me dire. Peut-être pas en ce qui concerne le baptême. Si ce point n'est pas très clair, c'est à mes yeux voulu, voulu simplement parce que le Père ne souhaite pas que le baptisé prenne une identité religieuse, figée, s'aveugle sur ses propres possibilités supposées de coupable sauvé du "péché originel"... C'est la pénitence qui nous sauve, non un sacrement mais une reconstruction permanente de l'être par la pénitence ; nous reprenons la nature du Père Qui ne cesse pas de créer l'Univers. Chacun de nous est l'Univers. C'est la réorganisation du droit naturel d'Enfant de Dieu.

13sep19 211C41
Cher Frère Michel,
De nouveau une entrée choc contre le langage devenu bruit, que l'homme s'est donné.
Comme je voudrais être à la hauteur, ainsi que Marie-Jo, pour ajouter un commentaire qui satisfasse votre entrée. L'érection de la Tour de Babel continue à travers notre pénitence jusqu'à atteindre Dieu, non pas pour le tuer mais pour le retrouver, puisqu'Il nous attend à travers le prophète qu'il a suscité.
Comme vous le dites si bien à travers les mots, le langage de la tête est une chose et celui du cœur est autre chose. Le mariage des deux dans le sens de la voie droite nous fera redécouvrir Éden.
Quand nous aimons, nous avançons sans discutailler à travers les détails qui ne mènent à rien et qui nous créent un monde de ténèbres où les loups et les démons s'en donnent à cœur joie, mais quand à travers des mots simples comme : "Que la lumière soit !" et la lumière fut [Genèse 1/3], nous redevenons des petits Dieux.
Cette lumière, les gens la voit quand nous allons en mission, car nous supprimons toutes les barrières qui à travers la politique, la religion et tous les baratineurs ont fait ce monde qui continue à s'éloigner de Dieu.
Paul et Marie-Jo S. de Lorraine

Réponse :
Mais, sœur Marie-Jo et frère Paul, ce commentaire "satisfait mon entrée" ! Merci pour lui.
Nous sommes, Pèlerins d'Arès, tous des héros (Rév d'Arès xxxv:4-12) parmi d'autres héros du Bien que nous ne connaissons pas mais qui existent aussi, de la grande aventure humaine qu'a lancée Adam (2/1-5), notre ancêtre, en préférant les petits plaisirs du péché à l'immense et infinie Joie d'Éden. Nous sommes les héritiers d'un Testament âprement disputé depuis des siècles et qui a donné les multiples facettes du judaïsme, les multiples facettes du christianisme, les multiples facettes de l'islam, les multiples facettes de l'athéisme. Derrière ces innombrables visions, pour ne parler que de la famille abrahmique sans parler des autres dans le monde, il y un seul et même Dieu auquel les humains, qui aiment la loi, ont attribué les lois (interdit de traverser hors des clous), les règles (interdit d'être à poil sur une plage et interdit de s'baigner en burka), les tribunaux (le marteau : Ploc ! celui qui brandit le marteau : "Silence ou j'fais évacuer la salle !" Wouahou... frisson dans l'échine), les polices (vot' compte est bon! [pourquoi jamais: vot' compte est mauvais ? pace que c'est bon de régler leur compte aux autres]), les armées (et gardàvous et j'te salue, et scrogneugneu et vous f'rez huit jours ! et, merveille des merveilles, relevé dans le cahier de service sur la "Jeanne d'Arc": "Ai découvert sur le spardeck une flaque d'eau sentant fortement l'urine", signé Second-Maître F. Marine Nationale, fleuron de l'art militaire).
Bref, nous ne sommes depuis des siècles que pérégrinations, entrecoupées tantôt de guerres où l'inventivité décuple, tantôt de périodes économiques fécondes où l'on accumule le pognon et la jeunesse qui permettront d'autre guerres et ainsi de suite. Même Abraham, le chouchou du Père, affronte une coalition de plusieurs rois, mais un jour : Regarde le Ciel ! dit l'Éternel à Abraham. Je te donnerai une postérité aussi nombreuses que ces étoiles. Pour l'heure, de ces étoiles on cherche l'incalculable multitude chez les hommes et on ne la trouve pas. Ce sera donc à nous, Pèlerins d'Arès, de la créer et nous savons que quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2). Car, au fond, rien de ce que le Père a espéré de la descendance d'Adam n'est encore arrivé. Rien ou pas grand chose : Bouddah, Jésus, Adi Shankara, le jars (François d'Assise), Gandhi, et quelques autres nommés dans La Révélation d'Arès, qui suscitent d'autant plus nos admirations qu'ils sont très rares.
Hier soir, après une journée de travail très chargée, nous sommes allés, sœur Christiane et moi, nous promener sur les quais de la Garonne ; là un paquebot (je suis de la vieille école, aujourd'hui on dit "liner", "cruiser", que sais-je ?) appareillait. Amarré étrave au sud-est, il devait éviter. Deux remorqueurs étaient là pour le retourner sur le fleuve, le mettre face au nord-ouest en direction de la mer. La manœuvre avait son charme : nous nous sommes assis pour observer. Je considérais la foule sur le quai de mon côté et face à eux les passagers du grand bateau en partance, accoudés au bastingage. Ils se regardaient réciproquement comme si les uns était bêtes de zoo et les autres spectateurs. Je songeais : "Tous ces gens sont des créatures du Père, mais qui parmi eux pense que, même s'il n'est pas né poisson, il peut traverser les océans, et même s'il n'est pas né oiseau, il peut travers l'air jusqu'en... mettons.. l'Australie ? L'homme seul, parce qu'il est Dieu, peut braver le vide, la profondeur terrestre, l'eau. Combien pensent qu'il y a là une extraordinaire différence d'avec le monde animal ? Combien voient ce qu'ils sont, d'où ils viennent, où ils vont, à savoir que Dieu est eux-mêmes et en eux-mêmes ? Ne comprennent-ils pas qu'il y a un lien entre eux et la Puissance invisible, dont ils forment d'évidents reflets, un lien inévitable ? Où partent-ils ? Apparemment pas loin, dans une autre port, mais savent-ils qu'ils sont de l'Infini et pourraient partir pour l'Infini ? J'ai fait l'expérience de l'Infini (Rév d'Arès vi/1-5). Ont-ils lu La Révélation d'Arès ? Savent-ils qu'il y a là, sur le quai, au milieu d'eux, un vieux bonhomme qui a vu ce qu'ils n'imaginent même pas qu'on puisse voir ? C'est dans ces moments, fréquents chez moi, que je réalise l'ampleur fabuleuse de notre tâche et que j'admire tous ceux et celles qui, comme vous deux, Marie-Jo et Paul, se sont mis à la tâche ardue de réveiller les consciences humaines à la réalité qu'elles forment sans le savoir.

13sep19 211C42
Entre, il y a quoi?

Entre la vie et la mort
Pour beaucoup
Il n'y a rien.
Pas l'ombre d'un mot.
On vit puis on meurt
C'est tout point.
Alors l'ombre d'un point !

Entre la vie et la mort
Pour un petit reste
Il y a Tout.
A la Lumière des Mots
On vit pour ne plus mourir
Et on cherche après Tout.
Alors tout s'éclaire.

Entre la vie et la mort
Il y a la Vie
Et ça c'est pour de Bien
Entre Lumière et ombre
Il y a la vie dans la Vie
Qui touche l'Entre-deux
Afin de changer les deux.

Entre la vie et la mort
Il y a mes mots
Et ce que je suis
Une pierre ajoutée
Pour la Maison
Mes os tout à la fin
Pour la Montagne.
Jean-Louis Alexandre C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Jean-Louis, pour ce poème.

13sep19 211C43 
Cette magnifique tour de Babylone a servi mon enseignement avec succès.
J'ai voyagé suffisamment pour savoir qu'on pouvait communiquer dans toutes les langues, pourvu qu'on connaisse quelques rudiments locaux et qu'on sache à bon escient user du non-verbal (un croisement de jambe pouvait dans certains cas entrainer un assassinat par exemple).
Mais si je vous écris, c'est pour vous confier que je connais un "serial ailler" en liberté. Je l'ai mission, je ne le crois pas capable de tuer à nouveau à cause de mes connaissances sociaux-psychiatriques.
J'ai appris à user de ce langage/non langage avec les animaux (y compris les insectes), mais aussi avec des juges, des puissants, des nourrissons, des terroristes.
Je crois qu'il s'est vraiment passé quelque chose de surnaturel dans la réception de "l'Esprit Saint" par les apôtres, que j'expliquerais par des hypothèses de contextes d'aires linguistiques, associées à des nécessités de transmissions de savoirs comme de marchandises, mais bon, ce n'est qu'un détail.
Le hasard m'a fait voir récemment Alexandre entrant dans Babylone (purée hollywoodienne), ainsi que les tentatives berlinoises de reconstitution des murailles de la citadelle initiées à Berlin ds les années 30 je crois, d'une part ;
D'autre part, ne doutons pas d'un retour au langage édénique (les rares vrais chamans continuent à l'utiliser cahin-caha, je crois)...
Lorsque je méditais sur cette entrée, je vis dans le ciel des êtres lumino-aquatiques se métamorphosant et communiquant par des phénomènes d'osmoses curieux. J'ai repensé à ce que je sais de la vie des coraux, des arbres (un vieux cousin guérisseur vosgien m'avait appris à les entendre) et je sais grâce à vous, cher Mikal, que je garde une indéfectible confiance absolue en Dieu.
Pour finir, la nouvelle religion écologique me confirme que nos petits enfants affronterons des crises terribles.

Vous me pardonnerais si je ne signe pas, comme vous l'écrivez : le monde usera de sa loi contre le prophète (...). On enquêtera sur leur plus infime poil de barbe".
Remarquez, à l'âge que j'ai, je m'en fout un peu.
Je vous embrasse ainsi que votre famille.
L., un vieux loup de mer breton

Réponse :
Voilà "un vieux loup de mer breton" (L ? Loïc ? Lan ? Lanig ? Laou ? Likael ? Loan ? Loeizig ? Louennig ? Luhan ?), qui n'est pas une vieille louve de mer bretonne, qui semble bien me connaître... Qui m'intrigue, sans nul doute, et qui, outre qu'il a écumé les mers, écume l'encrier, car il écrit fort bien... comme la plupart des Bretons d'ailleurs, au point que je me demande si le français n'est pas une langue bretonne. Je vais être en Bretagne bientôt et je poserai la question.
Vous avez, me dites-vous, "voyagé suffisamment"... Quand on parle ainsi, c'est qu'on s'est beaucoup déplacé sur ce globe. C'est bien, mais ce n'est qu'un début. Vivre, je crois que c'est ne pas s'ancrer, c'est naviguer sans cesse. Quand nous vivrons dans l'incommensurable flot de la Vie, nous n'arrêterons pas d'aller et venir; nous serons des super-loups de la mer infinie de l'espace. Gide a eu cette prémonition ; quelque part dans "Les Nourritures Terrestres" il dit à Nathanaël : "Ne demeure jamais !" S'il existe en ce monde des choses et des manières familières, habituelles, c'est parce qu'il y a aussi des choses et des manières inhabituelles, étrangères, mais quand nous vivrons dans l'espace, dans l'Univers qui ne fait qu'un avec son Père (Rév d'Arès 12/4), il n'y aura plus rien de coutumier d'un côté et d'inhabituel de l'autre, il n'y aura plus que la Vie. Partout. Si nous pouvons dès maintenant faire pénitence, c'est-à-dire changer nos vies (Rév d'Arès 30/11), c'est parce que nous commençons de cesser de demeurer, de nous fixer. Chaque jour je change.
Devant moi, dans mon bureau, j'ai une photo, partiellement décolorée, c'est Christiane et moi aux Baux de Provence le jour où en 1968 je lui ai demandé sa main. Je regarde souvent cette image et je dis : "Le type là, ce n'est pas moi ; c'est un autre. Combien de vies ai-je déjà eues ?" Voilà pourquoi chaque matin je vois Christiane comme si je ne l'avais jamais rencontrée, comme si je tombais amoureux d'elle et lui demandais sa main ; chaque matin je lui dis : "Je vous aime," comme si c'était la première fois.
La mer, c'est pareil. C'est la fiancée éternelle... Ce n'est pas à L. vieux loup de mer breton, que je vais apprendre ça ! Chaque fois que je vois la mer, c'est la première fois. Pour moi la fidélité c'est la capacité de revoir sans cesse l'aimé, l'aimée, les aimés, les aimées, pour la première fois à chaque instant. Chaque matin en ouvrant les yeux je découvre Dieu. C'est sans doute pourquoi, quand nos âmes courrons dans l'infini, nous ne rencontrerons jamais deux fois la même étoile. C'est sans doute pourquoi le nombre d'étoiles est infini... comme le nombre de vagues sur l'océan. Dans "Les Fleurs du Mal" Beaudelaire a écrit : "Notre âme est un trois-mats cherchant son Icarie..." L'Icarie est le nom donné par Étienne Cabet, célèbre utopiste, à sa cité idéale basée sur des principes communistes chrétiens.
Merci, frère L. vieux loup de mer breton, pour votre commentaire.

14sep19 211C44
Jean Baptiste par Léonard de VinciRoger ! [voir 211C30] Quel dommage que je sois parti. Si tu avais rejoins les 5X6, on aurait assuré ensemble.
Ce blog n'est pas un forum, mais merci à Louis-Marie, toujours très lumineux et spirituellement nourrissant ; à Véronique dont le fichier ci-joint est un clin d'œil : Quel bonheur dans ce commentaire et la réponse de Mikal ! Surtout quand on se les remémore durant les épreuves !
Ma légende de ce probable tableau-testament de Léonard aurait été : "Hé ?! C'est juste par là que ça se passe ! La crache (force claire d'enthousiasme tendre ?) vient d'en haut dans l'obscurité où nous sommes (Rév d'Arès xxiii/7-9).
Bloy me fait un peu penser à Cioran ou Dieudo [?] ; je crois qu'ils cherchaient tous à "aiguillonner".
Laurent L'H. de Bretagne-Centre

Réponse :
Merci pour frère Roger, frère Louis-Marie et sœur Véronique. Merci pour l'image de Jean Baptiste peint par Léonard de Vinci. Il semble, sans certitude, que Léonard de Vinci ait peint ce tableau quelques trois ans avant sa mort en France alors qu'il était à Rome ; ce tableau serait même, dit-on, une commande du pape Léon X. Il se peut donc qu'il s'agisse, comme vous dites, d'un tableau-testament. Je doute cependant que Léon X l'ait accepté, parce que le personnage représenté est très différent, voire même à l'opposé de la description que la Bible donne de Jean Baptiste.

14sep19 211C45 
Votre réponse au vieux loup de mer breton (211C43), souffle encore une fois un Vent de Liberté infinie sur la Mer, en passant par l'amour et la beauté du couple qui transcende toutes formes de langage.
Merci pour ces paroles, frère Michel. Elles m'ont rappelé un carte que j'avais offert à Florence vers la fin de sa vie terrestre. Sur la couverture il y avait une couple habillé de blanc pédalant à vive allure sur un vélo tandem et le voile de la bien-aimée flottait dans le vent. À l'intérieur je lui avais écrit : "La vraie Ressource du Bien fait de ceux qui s'aiment d’Éternel Nouveaux mariés."
Guy I. de l'Hérault

Réponse :
Merci du fond du cœur, frère Guy, pour ce commentaire et pour la vidéo.

14sep19 211C46 
Bonjour, mon cher frère aîné aimé en l'Amour de Dieu et en mon amour évangélique naissant.
En attendant de nous comprendre les uns les autres par la grâce de la télépathie "sans interaction sensorielle connue" ou de l'énergie spirituelle (Bergson), seuls les mots, le timbre et le chant de la voix, l'expression de visage et de regard, la posture et les habits du corps nous permettent pour l'instant de communiquer à nos semblables le Feu de la Vie en nous.
Jésus vous a confié et par vous nous a confié la mission, non pas de convaincre les malades (Marc 2/17), mais de moissonner les épis mûrs en nombre et influence suffisants afin de changer le monde et de l'ancrer au Plan divin.
Ils sont donc là, le Semeur est passé (Rév d'Arès 5/1). En même temps que parler aux gens en mots cela passe par la Vie [venue] de la pénitence en nous, en chaque missionnaire, dans la joie et le rayonnement les plus communicatifs, afin de susciter les épis mûrs et qu'ils viennent à nous autant que nous devons aller en ce monde à leur recherche par tous les moyens nés de l'intelligence et de la conscience collective des assemblées trempées dans la Parole de Youou [xxx/24] et dans votre enseignement.
Merci, mon frère, de nous avoir éclairés et de continuer de nous éclairer dans ce long chemin !
Je vous aime. Portez-vous bien. Je vous embrasse.
Philippe R. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Philippe, pour ce commentaire jailli de votre foi.
"En attendant de nous comprendre les uns les autres... seuls les mots, le timbre et le chant de la voix, l'expression de visage et de regard, la posture et les habits du corps nous permettent pour l'instant de communiquer à nos semblables le Feu de la Vie en nous," dites-vous et c'est là une observation plus qu'intéressante, une observation pertinente ! Les hommes ont mis au point des moyens de communication comme le téléphone, la radio, l'ordinateur, mais ils ne se comprennent toujours pas. Les mêmes idéologies éculées circulent, divisent, se provoquent comme des lutteurs, et l'homme a toujours le même ennemi : l'autre, l'autre qui parle et pense autrement et qu'il n'arrive même pas à aimer comme ennemi (Matthieu 5/44), comment l'aimerait-il comme ami, comme frère ?
Le téléphone, la voiture, la radio, l'avion, la télévision, l'électricité, l'électronique, les satellites, les modules envoyés sur la Lune, Mars, Pluton, etc. n'ont pas apporté ce que nous, apôtres du Sermon sur la Montagne, appellerions un progrès. L'idée que le monde est en progrès est un leurre ! Le langage est sans doute ce qui progresse le moins, puisqu'il recule au point que je me demande s'il ne sera pas, un jour, une suite d'onomatopées, de cris de singe par téléphone, de sifflements de rat gravés sur C.D., de barrissements par hauts-parleurs, d'aboiements hertziens, etc. Certaines choses qu'on appelle encore "chansons" ou "musique" y font penser. Ce sera peut-être ça le péché des péchés, quand on aura totalement détruit le langage et qu'il n'y aura plus qu'à être animaux et à disparaître comme les dinosaures dans une effroyable entreturie.
Le "bon sens" moderne semble consister à engager une sorte de dialectique éructante entre passé et avenir en prétendant que seul l'avenir compte, alors que pour nous, c'est le passé : Éden, qu'il faut restaurer. Pour le monde moderne, du moins ceux qui y imposent leurs vues, nous sommes complètement rétrogrades. Le "bon sens" moderne prétend que le futur est déjà en marche et que la seule incertitude est de se demander quand le futur sera totalement opérationnel. C'est l'hallucination générale à tel point que le futur semble déjà là. Les débats politiques portent seulement sur la meilleure façon de vivre cet avenir qui existe déjà dans les têtes de ceux qui y croient. De quoi discute le G8... pardon ! le G7 (ils ont viré Poutine parce qu'il s'est approprié la Crimée sans permission... le vilain !) mais parlent-il entre eux des millions d'humains qui souffrent encore de la faim, de l'absence de médecine, etc ? Non, ils ne parlent que de l'argent qu'ils peuvent gagner, eux, les maîtres du "progrès".
Moi, quand j'entre dans un supermarché, la surabondance, la profusion, le déluge de nourritures que j'y vois me donnent presque la nausée. Or, rien n'est défini, tout, absolument tout est à faire ou refaire ! Comment voulez-vous que pour le moment, nos missionnaires soient écoutés ? Nous tirons sur le levier pour renverser la vapeur, mais il est dur, dur, dur à actionner. Mais nous l'actionnerons tôt ou tard.  Le Père ne peut pas nous demander de l'actionner, si cela nous est impossible. Pour résumer, disons que le langage est sans doute la chose qui en "progressant" souffre le plus de son déclin. Les gens comprennent chaque mot que nous prononçons différemment de ce que nous voulons dire. Nous sommes dans une inévitable phase de confusion, notre mission stagne, mais nous en sortirons.
L'avenir n'existe pas, parce qu'il n'est qu'avenir, c.-à-d. rien. L'avenir n'est qu'un spectre au sens que donne à ce mot La Révélation d'Arès. Bouh ! Spectre, quel mot difficile dans la Parole du Père, mot qui dans le monde évoque plus le cinéma dit d'épouvante que le rien, le vide mouvant et glacé que le Père appelle ainsi. L'avenir, comme le langage, est la grande illusion, le mirage à l'horizon du désert. Les grands esprits avaient pensé à tout, sauf au retour de Dieu, de la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) tellement autre que la vie sous le microscope. C'est le grand perturbateur, ce Dieu ; l'ahurissement des gens que rencontrent nos apôtres en fait preuve. "Celui-là, pensent-ils, on ne l'attendait pas. Donc, il vaut mieux penser qu'il n'existe pas," et ils passent. Les gens se disent : "Ce Dieu soi-disant apparu à Arès ?! Un piège intellectuel. Passons !" Ils ne réfléchissent pas une seconde que même le possible, le vraisemblable, doit être créé. Et plus inimaginable pour eux : Même le passé doit être recréé. Le quidam moyen pense que notre appel au Bien, à la pénitence, n'est rien, que du périmé disparu, à côté de leurs prévisions, parce que... dame !.. ils lisent "Science et Vie". La religion du "progrès" a pris la place de la religion juive, chrétienne, musulmane, bouddhique, etc., et les gens y croient sans voir qu'elle ne fait qu'intensifier les causes possibles de conflit : Voyez le très dangereux face-à-face entre Chine et USA en ce moment.
Mais si le monde était déjà prédéterminé, à quoi servirait-il que l'homme croie à cette prédétermination ; il n'aurait qu'à laisser passer le temps jusqu'à ce que tout se produise comme prévu par "Science et Vie". Il faut que l'homme réalise qu'aucun destin n'est, en fait, tracé d'avance. Mon destin, je le fais. Si l'homme de la rue pense que les politiques et les scientifiques sont en train de lui fabriquer un destin heureux, il va se réveiller dans la douleur, parce que lui, l'homme de la rue, il n'est qu'un client pour les politiques, les scientifiques et les philosophes du système. Mais qu'est-ce qui trompe ainsi l'homme de la rue ? Eh bien, le langage, oui, le langage que les religieux, les politiques et les scientifiques veulent qu'il comprenne et qui n'est pas le langage que le Père leur parle. La rue, c'est la Tour de Babel. Gros problème du langage !  De là l'extrême nécessité d'un prophète. Je n'avais jamais tant compris avant aujourd'hui combien lourde, capitale, est ma tâche.

15sep19 211C47
Bonjour frère Michel,
En ce moment je suis en train de relire toutes les entrées ainsi que vos réponses aux commentaires. Je suis surpris de m’apercevoir que je ne lis plus du tout vos propos de la même manière que je le fis à leurs parutions. Je suis tombé sur votre réponse au commentaire 78C12 reproduis ci-dessous qui m’interroge alors qu’à l’époque j’avais glissé dessus :
Commentaire 28Fev08    78C12
Vous écrivez: “De ce fait, tous les Pèlerins d’Arès ne sont pas des croyants” [78c05, Réponse]. Alors là, j’avoue que j’ai du mal à comprendre par quel mécanisme cela est-il possible ?
P. B.
Votre Réponse : 28Fev08 [28 février 2008] 78C12 :
Je connais personnellement nombre de Pèlerins d’Arès non-croyants, qui sont généralement des anciens de l’époque où j’accueillais moi-même les personnes qui venaient à Arès non pour prier, mais pour me rencontrer ou rencontrer d’autres pèlerins pour partager avec eux une espérance commune: un monde changé. Quand ils arrivaient, ils me disaient en substance ceci: “Je suis athée, mais j’ai lu La Révélation d’Arès et je crois que si on l’interprète comme un livre de sagesse, tout le monde y trouve de quoi travailler à un monde meilleur.”
À quoi je répondais: “La Révélation d’Arès elle-même reçoit les athées, s’ils sont des artisans du Bien, quand elle dit: L’équité, mieux vaut qu’elle s’établisse sans Mon Nom plutôt qu’en Mon Nom règne ce que j’ai en horreur (Rév d’Arès 28/11). Si vous devenez un pénitent, un homme bon, aimant son prochain, pardonnant les offenses, libérant les hommes de leurs préjugés, recherchant l’intelligence spirituelle et moissonnant d’autres pénitents, vous êtes des nôtres!  La Révélation d’Arès n’impose pas comme condition impérative qu’on croie en Dieu. Elle comprend même bien, quoique le regrettant, que des hommes soient devenus athées, parce qu’ils ont été scandalisés (28/4).
Quelques uns de ces athées qui nous rejoignirent dans les années 70 et 80 sont devenus croyants sans aucune pression de ma part. La plupart sont restés non-croyants, mais m’écrivent, échangent avec moi des pensées, car nous avons une espérance commune: que le monde change en bien ! Ils admettent comme absolument logique que ce Bien collectif ne vienne que de la somme des biens individuels, la somme des pénitences.
J’ai été athée moi-même autrefois, j’ai vécu dans des milieux athées. D’une part, je sais que des portions entières de population sont athées depuis le XIXe siècle et privées de capacité de foi. Cela reviendra mais quatre générations ne suffiront pas pour y arriver. D’autre part, je comprends très bien qu’on puisse lire La Révélation d’Arès ou même la Bible et le Coran comme de grandioses métaphores ayant un sens de sagesse. Certains Bouddhistes aussi, qui ne croient pas en Dieu, sont restés non-croyants.
Les uns et les autres pensent que j’interprète le Je de la Parole d’Arès comme Dieu s’exprimant lui-même, mais que cela peut-être aussi vu comme d’origine culturelle ou d’inspiration personnelle poétique sans plus et que l’interprétation non transcendante est possible. Des psychologues athées m’ont expliqué que j’avais pu très sincèrement concevoir moi-même La Révélation d’Arès en la croyant venue du Ciel. Bien sûr, ce n’est pas du tout ce que je crois, mais je signale ces faits pour vous expliquer comme il est possible d’accorder à ce livre une grande valeur d’espérance sans croire en son origine divine.
J’admets qu’il y a longtemps que je ne vois plus de nouveaux frères ou sœurs non-croyants. Peut-être cela vient-il d’un accueil qui met trop l’accent sur la foi, pas assez sur la pénitence comme sagesse universelle. Je ne sais pas. D’ailleurs, la prière elle-même, ramenée à la définition qu’en donne le Père: le rappel quotidien de ce qu’il faut accomplir (Rév d’Arès 35/6), peut devenir une pratique athée. Je le vois au Pèlerinage où viennent quelques athées, rarement il est vrai.

De ce que vous dites là, je pensais exactement la même chose du mouvement spirituel prônant la pénitence issu de La Révélation d’Arès, mouvement ne se délimitant pas par une adhésion d’idées ou d’hommes qui deviendrait alors un cercle fermé sur lui-même, mais sur une conscience créatrice du changement du monde par l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence spirituelle libre de tout préjugé, bref, par la pénitence. D’ailleurs la moisson a pour objectif de chercher des postulants à la pénitence que nous appelons épis mûrs. L’épi mûr n’est pas défini par sa foi ou sa non foi, mais par sa pratique de la pénitence.
Mais là où la confusion entre dans mon esprit est que dans votre réponse au commentaire 78C12 vous parlez de "l’accueil qui met trop l’accent sur la foi, pas assez sur la pénitence comme sagesse universelle." Je pensais que dans les missions qui œuvrent dans la direction de certitude montrée par le prophète, missions qui reprennent à votre suite votre mission (rassembler le petit reste [Rév d'Arès 24/1]), devaient accueillir en leurs seins des épis mûrs ayant la particularité d’être membres du petit reste.

Dans votre réponse au commentaire 210C19 vous écrivez ceci :
(...) Merci du fond du cœur pour votre “immense tendresse, votre immense amour, votre immense bonté pour moi”, mais j’aimerais tellement mieux que vous ayez un immense courage, un immense dévouement pour notre mission. Je ne juge pas un croyant qui fait son salut sans se soucier du salut des autres, mais ce n’est pas vraiment le type de croyant que je recherche pour élargir mon petit reste.
Ici vous parlez de croyant, mais c’est peut être une question de langage. Dans votre réponse au commentaire 210C57 reproduit ci-dessous vous expliquez ce qu’est le petit reste, et effectivement vous ne le qualifiez pas par rapport à la foi. Mais, et c’est là mon trouble : vous suivre de la façon dont vous décrivez le petit reste, c’est aussi suivre La Révélation d’Arès ainsi que son Auteur et son Messager, donc les reconnaître et de fait avoir la foi.

Réponse de mikal au commentaire 210C57 :
(...) Un Pèlerin d’Arès grand P, membre du petit reste, est celui ou celle qui me suit en tous points, mais il ou elle n’est pas un autre moi-même. Il est lui-même ou elle est elle-même. Celui ou celle qui me suit en tous points s’efforce de suivre le sens que je donne à La Révélation d’Arès et d’accomplir tous les points sur la ligne de ma propre conduite, mais il ou elle les accomplit comme il ou elle peut selon son âge, son tempérament, sa façon de faire, le temps dont il dispose, sa santé, sa personnalité, sa sensibilité. Moi-même je n’ai pas varié dans les grandes lignes de ma foi et de mes actions prophétiques depuis 1974, mais depuis quarante-cinq ans j’ai louvoyé dans la manière de les exprimer et dans l’ordre d’importance que je leur ai donnés, dans les manières de les accomplir, j’ai vieilli, j’ai acquis de l’expérience, etc. À quel point de mon louvoiement tel ou tel Pèlerin d’Arès se conforme-t-il ? Comme il louvoie lui-même, il s’agit d’un louvoiement dans le louvoiement ; ça élargit considérablement le cadre de sa fidélité à ma personne, parce que de même que tout homme est instable, je souffre de cette instabilité et je la combats sans cesse, mais elle est là, ce qui donne du jeu, de l’aisance, de l’ovalisation, à tout ce que je fais et ce que font mes frères et sœurs du petit reste.
Mes frères et sœurs du petit reste ne sont pas d’autres moi-même, mais ils sont eux-mêmes et c’est heureux. Nous ne sommes pas identiques ; nous formons une force par notre complémentarité. Seulement, cette complémentarité s’exerce sur tous les points de ma propre conduite et c’est en cela que les membres du petit reste me “suivent en tous points”. Nous sommes en état de similitude, pas d’identité. L’utilité et la sagesse du petit reste, que le Père me demande de rassembler (Rév d’Arès 24/1), ne résident pas dans l’uniformité, mais dans la fidélité au sens de La Révélation d’Arès qui est charismatiquement le mien, à un esprit et à un certain nombre d’actions : pénitence, moisson, etc. Après que j’aurai disparu, des chapelles et des tendances, voire des religions, se formeront, chacune s’affirmant fidèle à La Révélation d’Arès. Le petit reste, lui, demeurera et servira de référence à ceux qui auront le souci de savoir ce que le prophète pensait, enseignait ou faisait lui-même sur tel ou tel point ou en telle ou telle circonstance. Le petit reste sera un phare pour des navires qui, de toute façon, resteront maîtres de leurs routes et de leurs manœuvres. Tous les navires qui font route vers le même port ne se suivent pas à la queue leu leu ; chacun a sa manœuvre. Nous cherchons seulement à ce que le but de tous soit l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence spirituelle libre de préjugés.
Je ne vois pas de contradiction dans vos propos, mais plutôt des raccourcis dans les articulations pénitence<->foi<->petit reste dans nos perceptions à nous membres de l’assemblée. Raccourcis (et/ou peut être une certaine rectitude) aussi car nous tenons tant à la réussite du projet arésien et ne pas dévier en religion ou autres.
À la fin de la rédaction de ce texte et après relecture et encore relecture, je comprends aussi une autre source de mon trouble : Je suis convaincu que nos rapports entre nous membres du petit reste, dans nos rapports avec vous, prophète bien aimé, la réalisation de nos œuvres, etc., seront des plus solides, si le socle est l’amour. Et en même temps, plus je sens cet amour, plus je sens ma foi grandir en moi, et moi qui viens de l’athéisme il y a de cela plus de trente ans, cette foi arésienne m’est précieuse et je la chéris.  
Je vous prie de bien m’excusez de la longueur de ce commentaire. Merci pour vos éclaircissements et pour tout ce que vous faites.
Dominique Bo. d’Île de France

Réponse :
Merci pour ce commentaire, mon frère Dominique.
La difficulté qu'on peut avoir a bien comprendre ce blog quand on le relit, c'est qu'il n'est pas un traité, pas un ouvrage de pensée rigoureusement horizontale.
Ce blog, particulièrement dans ses pages de commentaires, n'est qu'une suite plus ou moins disparate, pas capricieuse mais panachée au gré des pensées commentatrices qui elles sont toutes différentes, très inégales. De ce fait, chaque réponse ne suit pas une ligne logique rigoureuse d'un bout à l'autre du blog, n'est pas la suite réfléchie de la réponse précédente, mais chaque réponse est isolée, suit la pensée du commentateur lui-même isolé, auquel elle répond, chaque commentateur étant forcément différent des autres, mes réponses étant elles-mêmes de compositions differentes les uns des autres. Chacune de mes réponses est unique à celui ou celle à qui elle s'adresse.
De ce fait, ma façon de m'exprimer varie parfois assez considérablement. Reste évidemment le Fond, Qui lui ne varie pas, mais ce n'est pas forcément perceptible sur l'instant de la lecture, car — et c'est un des gros problèmes du langage — les mots, la façon de s'exprimer, sont les choses qui frappent le lecteur (ou qui ne le frappent pas du tout) en premier.
Bref, ce blog n'est qu'un blog. Ce n'est pas un ouvrage unique jailli d'une seule et même manière de penser.
Ainsi le premier commentateur que vous citez est un certain ou une certaine P.B., que je ne connais pas, et je lui réponds comme on répond à un(e) inconnu(e) qui n'est pas censé(e) être accoutumé(e) à ma prosodie, à la musique habituelle de ma lyre. Je lui réponds d'une façon un peu lourde, mais parce que je pense qu'il ou elle me comprend mal, sinon sa question serait autre. Le second commentateur est un de nos frères d'Alsace, pas du petit reste, grand sympathisant indépendant et apôtre à sa manière très personnelle, qui d'ailleurs s'est fâché en lisant ma réponse et a exprimé sa contrariété d'une manière que je n'ai pas publiée... Je ne le publie d'ailleurs plus. C'est ma meilleure façon de respecter sa pensée, puique la mienne peut l'irriter. Si l'on ne tient pas compte de la variété considérable de ceux et celles qui commentent, on ne voit pas toujours très bien la nécessité dans laquelle je suis de louvoyer entre tous les écueils.

15sep19 211C48 
Oui, nous sommes toujours dans la tour de Babel, si j’en crois le succès et la publicité pour les écoles en langue régionale. On parle d’enseignement "en immersion". Ne faudrait-il pas plutôt [dire] une immersion dans l’universel et viser une langue commune plutôt qu’un repli sur les particularités locales ? Même très insatisfaisante, cette langue commune permettrait au moins aux humains de mieux se comprendre, de se sentir un peu plus de la même grande famille, rapprochement qui favoriserait nécessairement l’entente et l’envie de paix. Ce fut le rêve impossible de Zamenof, car une langue est vivante et ne peut résulter d’une construction mentale artificielle aussi géniale soit-elle. Cette langue universelle, si elle voyait le jour, dans l’état de l’homme pécheur et de la diversité des cultures, serait vraisemblablement très pauvre, comme l’est le basic english ou le globish, qui remplit plus ou moins bien de fait cette fonction. Mais maintenant que l’Éternel a parlé en français, allez savoir si, la pénitence se généralisant, notre langue ne fera pas des émules ?  Du moins selon la forme laconique et primordiale du Livre, qui, même en bruit d’homme [Rév d'Arès ii/20, xxxii/8] transcende toute culture ?
Rien à voir de toutes façons avec le Verbe qui fut celui des Adames. "Certainement le langage des anges" (entrée 211), qui reçurent la Voix sans le bruit (Rév d'Arès vii/4) ;  les tarés [2/12] que nous sommes ne peuvent plus avoir qu’une très vague idée de ce qu’Elle fut. Nous pèlerins, en somme conscients, parce que nous connaissons les difficultés de l’Eau Forte venue se réduire à un clou pour parler en bruit d’homme (ii/20), tandis que philologues et linguistes, pendant deux–trois siècles, après avoir repéré des filiations linguistiques au long de l’histoire, n’ont cessé de croire pouvoir remonter jusqu’à une langue originelle comme des saumons retournant au sources. Le livre de Maurice Olender "Les langues du paradis" (Essai Seuil) relate l’histoire de la quête de ce "moment privilégié où, entre Dieu, l’homme, les forces naturelles, la transparence n’était pas encore brouillée", résume J.-P. Vernant dans la préface. Belle intuition que ce mot de "brouillage", quand on sait que Dieu utilise le mot bruit pour qualifier le péché s’introduisant dans toutes les activités humaines. L’ouvrage d’Olender montre comment "la langue du paradis" balance entre un "couple providentiel" : Sémites (hébreu oblige) et Aryens (sanscrit), au gré des partis pris religieux, nationaux ou idéologiques concurrents des chercheurs. Que cette histoire des origines — essentiellement occidentales — exclue les deux tiers de la planète n’a pas eu l’air de poser de problèmes. Passons !
Le professeur du Collège de France (Vernant) ne parlait que de l’intérieur de ce qu’il considère comme la "fable" des croyants, ou leur "imaginaire social" et tous ces savants philologues eux-mêmes savaient plus ou moins qu’ils poursuivaient un rêve, puisque, et pour cause, en matière de langue, il n’y a pas de documents ! Il en reste de nos jours la filiation dite indo-européenne des langues européennes chère à Dumézil. Nous voilà replongés dans la problématique rationaliste où l’homme croit s’affranchir de ses préjugés par la méthode dite scientifique et par la seule perspicacité logique de son intellect. Mais c’est oublier que son entendement s’appuie sur une pensée qui se structure selon le langage, en fait une sorte de croyance générale implicite pour ne pas dire le plus souvent inconsciente. Car le langage structure la pensée, et même l’inconscient selon Lacan. En réalité, le préjugé de la méthode scientifique est encore plus énorme, puisqu’il enferme l’homme dans son animalité pensante, considérée comme unique et définitive réalité de l’humain (croyance), ignorant tout de ses possibilités de transcendance. C’est là un des effets de "l’absolutisation" du langage (com. 211C5) qui, insidieusement, donne une apparence naturelle et intemporelle à ce qui n’est en fait que le produit historique d’un homme donné dans un temps donné. L’homme qui ignore qu’il n’est que le produit de sa propre création, va se prendre comme objet d’étude, du dehors, c’est la vache qui de sa gueule trait son sein (Rév d'Arès vii/14), développant sans ambages le préjugé le moins visible, et sans doute pour cela le plus puissant : la méconnaissance de ses origines divines et de ses possibilités de sublime métamorphose, pourtant restées latentes dans les images et ressemblances [Genèse 1/26] du Père très endommagées par le péché" (réponse 211C10) que nous sommes.
Vous posez la question dans la légende de l’image : "Les bâtisseurs de Babel, ville et tour (Genèse 11/1-9), se mirent-ils à parler différents langages ou tout bonnement à ne plus se comprendre dans la même langue ?" Je pencherai pour la deuxième hypothèse, car avec le repli sur soi, l’enfermement égotique, celui qui était un frère se transforme peu à peu en étranger, les proches de la famille formant tribus, clans, puis nations. Quoi qu’il en soit du processus initial, la démultiplication des langues en fut le résultat, puisque quand on commence à ne plus se comprendre, les prononciations des sons changeant, on finit de fait par utiliser d’autres mots, et, par conséquent, à parler une langue étrangère. Le temps accentuant l’œuvre du péché, nos langages actuels "ne peuvent qu'être des formes très endommagées, presque résiduelles, du verbe : l'attribut parole donné par le Père, qui fut celui d'Adam avant la chute"  (réponse 211C10). Ce verbe lui-même devait donc être très différent de ce que nous appelons langue de nos jours.  Dieu ne nous en dit rien mais on peut supputer que la polone (Rév d'Arès xxxix/12), en tant que fusion des âmes, implique des capacités de communication totalement inédites, par tout l’être peut-être comme dans votre expérience théophanique, bien au-delà de ce que nous pouvons concevoir aujourd’hui. La transmission de pensées, par exemple, encore présente chez certains aborigènes, en étant peut-être une sorte de fossile.

Puisque l’homme est la mort d’Adam (Rév d'Arès vii/13), il nous faut faire passer dans notre mission que nous ne sommes que les fossiles sur jambes (i/15) d’une tout autre race (Xii/5), faire sentir ce qui est "au-delà de la métaphysique", ce que vous appelez "dans votre jargon l'hypermétempirique ou l'hypertranscendant" (211C5). Et, avec la pauvreté et la relativité du langage qui reflète de nos jours l’obscurantisme rationaliste et matérialiste, les apôtres que nous sommes sont confrontés à une grande difficulté qui ne peut être franchie que s’ils font sentir quelque chose du Tout Autre en incarnant un peu la Lumière et encore, seulement auprès des seules oreilles, cerveaux et cœurs restés réceptifs, ceux des épis mûrs. N’ayons pas peur de passer pour des Illuminés (23/2).
"L'hypertranscendant", n’est-ce pas par excellence l’Amour ? Mais comme ce mot est faible tant il est galvaudé ! Tant il s’applique dans la langue française sans nuances à des objets très différents. Ce pourquoi en mission il faut toujours s’efforcer d’arracher le mot  amour de l’inévitable gangue de préjugés qui l’enserre, ne serait-ce qu’en précisant aussitôt aimer ses ennemis [Matthieu 5/43], un minimum pour que l’amour perde son caractère sentimental, et encore ! L’idéal étant que l’Amour se sente, transpire du moissonneur, comme une fleur nouvelle, parfumée et inconnue qui perce la tristesse bétonnée du monde. La "langue primordiale" devait sans doute porter l’Amour aussi naturellement que nous respirons l’air et disposer en elle-même d’une fluidité de sens, réceptive de façon singulière à chaque individualité. Peut-être que l’absence de voyelles dans l’hébreu ancien (écrit), qui ouvre tant d’interprétations, traduit un reste; un fossile de cette fluidité, de ces creux que l’Amour remplissait ? La langue primordiale devait être très simple tout comme l’est la langue du Livre.

Comme vous le soulignez, quelle confiance réelle peut-on accorder aux traductions du Coran, des Psaumes, des Védas, etc. dont le sens de beaucoup de mots est perdu, inventés qu’ils étaient par des mentalités très éloignées de la nôtre, la moderne, qui croit tout savoir ? Tant que l’homme s’appuie sur un écrit comme sur une canne (Rév d'Arès xvi/03) et non sur lui-même, sa propre vie, il s’attachera à une chimère abstraite, une projection mentale, un idiome dont l’interprétation est dépendante des subjectivités intuitives. D’où la démultiplication des sectes. Religieuses ou politiques. Les croyants s’attachent à leurs "Écritures saintes", mais les non-croyants sacralisent tout autant leurs Droits de l’homme, chartes, Constitutions... Parmi les suites du mouvement des Gilets Jaunes, certains s’organisent en assemblées pré-constituantes et s’attèlent à vouloir écrire une nouvelle Constitution. Pourquoi pas ? Ce peut être un progrès, mais j’avertis, je rappelle autant que je peux que l’écrit ne résout rien si l’homme ne change pas sa vie [Rév d'Arès 30/11]. Par l’écrit le passé jette son conservatisme sur le futur. Nous réitérons le passé, nous emprisonnons et empoisonnons l’avenir. Ici en France, la Constitution de 1958, vieille de 70 ans, domine encore notre présent. Nous ne sommes pas tout entiers sur la création de l’avenir mais sur la perpétuation d’un passé jugé glorieux qu’on module indéfiniment jusqu’à la prochaine crise. C’est la différence avec la Parole de La Révélation d’Arès, pourtant elle aussi texte écrit, mais dont nous savons qu’elle n’a rien de sacré en tant que livre, que le sacré n’apparaît que lorsqu’elle prend Vie en nous. Sa compréhension profonde ne s’ouvre que par sa mise en pratique, cette révélation devrait en fait s’appeler "Le révélateur de l’Humain universel" avec pour sous-titre : "À condition qu’il s’y immerge !" La conséquence va de soi : "Pas besoin de reconstituer une cathédrale de mots et de s'agenouiller devant." (entrée 211). Vous répondez ainsi indirectement à ceux qui regrettent encore que vous ne vous soyez pas mis au travail de ré-écriture que vous demandait Dieu comme directement aux détracteurs qui s’attachent encore pointilleusement à la lettre, à peser la moindre virgule, à récuser des parenthèses, à ajouter des intertitres, à changer des mots (un crime !), etc. En réalité il ne s’agissait pas de ré-écrire la Bible et le C,oran mais d’inscrire, d’inscrire l’instinct du vrai dans l’humain, dans vos sœurs et frères du petit reste, d’impulser l’Être par une autre façon d’exister. Ce que vous avez fait.
Merci. Reste à accomplir.
Claude M. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Claude, pour ce commentaire qui se trouve être un très bon complément de mon entrée 211. Je souhaite que tout le monde le lise.
Nous sommes dans un monde où le langage des robots est en passe de devenir la langue commune de la population, parce que le langage que les fabricants de robots donnent à leurs machines ne pouvant pas être aussi riche, beau, subtil, intelligent que celui des hommes, ces derniers adoptent le langage robotique dont la supériorité est de n'avoir besoin ni de cerveau ni de gosier. En voici un exemple vécu :
L'année dernière, revenant de Bretagne où j'étais allé parler à nos missionnaires (je me demande pourquoi je ne me modernise pas et n'envoie pas un robot à ma place) nous avons voulu éviter une partie de la voie rapide de Lorient à Nantes et avons pris un raccouri par la campagne. Ayant déjeuné vers st-Lyphard dans un bouchon quand même plus gai qu'une station-service, nous avons repris la route vers Bordeaux, nous aidant du GPS, robot merveilleux s'il en est ! À un mompent donné, nous voyons devant nous le pont de st-Nazaire. Il est là, presque à bout de bras, superbe chef d'œuvre d'ingénierie à haubans multicâbles en éventail qui enjambe l'estuaire de la Loire, 720 mètres sublimes, voire féériques, comme suspendus dans le firmament, qui avec les viaducs d'accès représente une longueur totale de 3.356 mètres — le plus long pont de France, oui oui —, à vous griser d'admiration... Le pont de st-Nazaire est là, face à nous, majestueux, nous tendant son dos puissant pour nous faire passer en quelques instants l'estuaire si large... Et puis, paf ! La fatifiquement autoritaire voix robotique du GPS dit : "Tournez à gauche !" Christiane, qui tient le volant (moi, un vieux qui paraît-il s'emmêlerait les bras, les pédales et ne verrait plus les panneaux, je suis interdit de volant par la famille, passons !) ; Christiane, disciplinée, assujettie dans son obéissante rigidité à la voix mécanique, tourne à gauche (les ordres sont les ordres) et nous revoilà au milieu des champs verts et des bosquets, observés par les vaches, et nous filons pour un détour de 30 km (d'après mes calculs... oui, mais obéissant au robot au doigt et à l'œil) pour rejoindre l'autoroute de l'autre côté du pont, et ainsi ce qui nous aurait demande quelques instants se multiplie et nous fait bien perdre une bonne demi-heure. Un robot, ça se méprend, ça se gourre, ça aberre, ça se fout dedans, mais bon... ça a le bon langage, le langage qui ne supporte pas la contradiction. Et moi, le rebelle, le poussiéreux passé de mode, je dois subir les errements du robot. Mais le robot sait ce que je ne sais pas, à savoir qu'il faut obéir à l'automate, à l'un des ornements admirables du transhumanisme.
Passons ! Passons !
Le gros problème du langage, notamment des mots qui changent de sens quand ils nagent dans une Eau  différente de l'eau de Jean (Rév d'Arès 20/7), trouve sa source dans un contexte très anciens, celui tout bête et toujours en vigueur du choix. Faut-il choisir le parti de ce qui passe par la tête ou celui du prophète ? Ce qu'on sait des enseignements des prophètes anciens est malheureusement passé par les mains des scribes et des "hommes de Dieu" et se trouve trop fortement sujet à caution. Or, voilà que nous vivons un temps où vit un prophète, qui, par surcroît, écrit et parle encore ; cependant, certains estiment qu'il se trompe, qu'il ne fait pas ce qu'il faut. Mais si le prophète se trompe et ne fait pas ce qu'il faut, qui croire ? Personnellement je ne mets aucune susceptibilité dans le fait qu'on me critique ou qu'on ne me suit pas. Je suis seulement un peu triste devant ceux qui ne me croient pas, ne m'écoutent pas, ne m'aiment pas, mais bon ! Qu'y faire ?
Je ne peux pas en vouloir à ceux qui ne me suivent pas, parce que pour connaître le Vrai il faut aller au-delà de ce qu'on sait ou croit savoir, il faut relier le Vrai à ce par quoi il peut être connu. Et ce par quoi le Vrai peut être connu, c'est moi, uniquement moi. Mais qu'est-ce qui en moi inspire assez de confiance pour que tout le monde fasse ce lien et me suive ? Je suis un homme d'apparence commune auquel on n'a aucune raison impérative de faire confiance.
Comment reconnaîtrait-on Dieu dans un bonhomme comme moi ? On ne peut pas, sauf intuition heureuse. Les Sadducéens et les Pharisiens ne reconnurent pas Dieu dans le prophète Jésus. Les Hindouistes ne reconnaissent pas le Vrai dans la personne et les sutras de Bouddah. Il faut donc se forcer à voir au-delà des êtres, des choses, des mots, et c'est pourquoi j'ai écrit l'article 210 "Ce que je crois" parce que ce que je crois est très simple et que n'importe qui peut accéder sans problème de conscience à cette vérité très simple fondée sur le fait qu'entre Dieu et moi les différences ne doivent pas être considérées et que le bien, si je l'accomplis, engendre mon âme comme atome créé de la Vie qui est aussi bien la mienne que celle du Créateur, qui est en moi autant qu'il est à l'infini. Je ne suis que le reflet, et n'importe quel homme d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence, n'est que le reflet de la Vie. Je ne dois pas m'arrêter à l'accident de parcours qu'est ma vie charnelle, dont j'ignore la raison, comme le coquelicot naît, pousse, s'épanouit, puis meurt vite sans avoir conscience de ce qu'il est, mais qui en fait ne change jamais, n'est jamais qu'un coquelicot comme il y en a depuis des millénaires et qu'il y en aura dans l'avenir.
Allons, je vais te dire — prête l'oreille à ma parole et garde-la bien en toi — quelles sont les seules voies de recherche, les seules que puisse concevoir l'intelligence ?
L'une, que l'être est et que le non-être n'est pas, chemin de la certitude qui accompagne la vérité.
L'autre, que l'être n'est pas et que le non-être est forcément, chemin auquel, je te le dis, tu ne dois pas du tout te laisser séduire (Parménide, poète et philosophe grec du Vème siècle avant Jésus Christ, d'après la traduction de Paul Tannery, 1887).

16sep19 211C49
[Vous dites :] "Mon entrée 211... porte sur le langage comme difficulté à connaître, à la seule lecture ou au seul énoncé verbal, le sens de la Parole du Père. C'est pourquoi le prophète est nécessaire pour bien comprendre et développer ce que dit le Très-Haut" (réponse à 211C34).
Les premières années de ma conversion à La Révélation d’Arès, je lisais la Parole comme un enfant sans trop comprendre le sens, mais je sentais un Souffle Libérateur contenu dans ce Livre, et votre authenticité m’a poussé à m’abandonner rapidement dans la confiance au prophète et à tout ce qu’il représente.
En retour vous m’avez fait confiance en vous appuyant sur moi pour différentes responsabilités, je vous en remercie. Vos annotations n’ont cessé d’évoluer dans les différentes éditions de La Révélation d'Arès 1989 - mon premier livre -, la bilingue de 1995 et la dernière de 2009. Elles n’ont cessé de nous éclairer et nous recentrer en permanence sur le Fond grâce à ce charisme dont vous a doté le Père. C’est une première dans l’histoire qu’un prophète vive aussi longtemps auprès de ses apôtres même si nous n’avons pas su vous mettre au milieu de nous, mais c’est un autre débat.
Nous sommes d’une grande diversité humaine avec toute sa richesse où chacun peut percevoir différemment la Parole, d’où l’importance de votre enseignement — et tout ce que vous avez écrit — un testament pour les générations à venir. En présence du Créateur vous entendiez par vos oreilles dites-vous, mais aussi par d’autres sens de votre être qui en étaient imprégnés — ce qui est difficile à décrire avec des mots — et à votre tour vous nous imprégnez de votre Vie. Ce monde fait d’idoles de l’esprit — que nous devons abattre comme les idoles de bois (Rév d'Arès 23/8) — reste attaché aux mots qui génèrent beaucoup de maux en oubliant l’essentiel qu’est la Vie.  Vous êtes le prophète incontournable choisi par le Créateur — Rév d'Arès xxxiii/14 : Mikal est leur père ; les frères montent depuis les confins de la plèbe, ils ne butent pas contre Mikal .
Nous ne pouvons que vous faire confiance, même si c’est difficile, mais qu’est ce qui ne l’est pas aujourd’hui dans ce monde devenu compliqué ? Écouter le prophète c’est gagner du temps dans l’accomplissement de la Parole ; par expérience à chaque fois que nous avons suivi vos conseils, des résultats missionnaires n’ont pas tardé, j’en témoigne. En écrivant ces quelques lignes je pense aussi à sœur Christiane et toute votre famille qui vous ont soutenu dans tous ces moments d’épreuves difficiles, mais vous n’êtes pas seul, nous sommes à vos côtés à fouiller notre désert  pour retrouver la Vie ! (Rév d'Arès 24-5).
Patrick Le B. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, mon frère Patrick, pour ce commentaire, qui me touche beaucoup.
Pour vous La Révélation d'Arès a été sur certains points obscure au début, mais vous avez perçu tout de suite quelque chose de fondamental, quelque chose au-delà des mots, sa dynamique libératrice ! À partir de là vous avez compris qu'il ne fallait pas s'attarder aux mots que le prophète suffisait à expliquer, mais qu'il fallait rejoindre son Souffle de délivrance, d'émancipation, de lumière. Dès l'origine — la genèse — tout ce qui vient du Créateur est libérateur. Sa Création ? Une délivrance de l'obscurité et du chaos. Son Amour pour l'homme, Son Enfant ? L'appel réitéré de se délivrer du Mal et de vivre dans le Bien.
À la suite du Père, et sans même qu'ils en aient totalement conscience, les humains n'ont jamais cessé de chercher la délivrance : La religion, la politique, les idéologies, la philosophie, etc., sont toutes, bien qu'antagonistes parfois, en quête d'une délivrance. Combien d'hommes en ce monde ont le sentiment d'avoir trouvé leur place ? Peu. En fait, tous les humains sont emportés dans le mouvement invisible et irrésistible de la Vie. Mais la puissance de notre mouvement n'est pas dans la philosophie morale ; elle est dans une pulsion qui n'est pas dans l'intellect, mais dans le ressenti, le vécu, la force vitale qui est au-delà du langage, de l'analyse. C'est cette impulsion, celle qui a fait pousser, germer, mûrir l'épi, que nous cherchons chez les gens que nous rencontrons.
Nous sommes apôtres, parce que la Vie est essentiellement mouvement. C'est ce que vous avez très bien et très vite compris et c'est pourquoi vous êtes un bon coordinateur.

16sep19 211C50 
À propos de langage, je trouve que la langue du Kazakhstan ressemble à un moteur diesel qui tente de démarrer par -40 degré (voir la vidéo, mdr 😂 ):
https://youtu.be/DfIc5CX7mF4
Roger C. d'Île de France

Réponse :
Vous vous moquez, mon frère Roger. Il est vrai que l'élocution porte un peu à rire car on la perçoit comme un bafouillage — vous pensez à un diesel qui cafouille dans le froid —, mais personnellement je n'en ris pas, parce que je me dis toujours que j'aurais pu naître au Kazakhstan et parler le kazakh. C'est le hasard qui m'a fait naître en France selon moi... D'autres pensent autrement... Passons ! Je ne sais d'ailleurs pas si le présentateur de télévision dans la vidéo parle kazakh, ouzbek, turkmène ou kirghize, qui sont aussi des langues parlées au Kazakhstan, qui toutes appartiennent au groupe de langues agglutinantes turques. Je suis aussi pris d'inquiétude quand je me demande comment, par exemple, un mot comme pénitence peut être traduit en kazakh et comment il peut être perçu, à moins qu'on explique bien qu'être pénitent consiste à aimer tous les hommes, pardonner toutes les offenses, faire la paix avec tout le monde, réfléchir sans omettre d'user de l'outil qu'est l'intelligence du cœur à côté de l'intelligence intellectuelle, si différente, et être libre de tous préjugés.
Vous savez, frère Roger, si les Kazakhstanais parlent russe dans leur immense majorité, ce n'est pas seulement  parcequ'ils formaient une République Soviétique avant 1990, c'est aussi parce que la langue russe offre des possibilités d'évocation que le kazakh n'offre pas ; le kazakh n'a pas d'écrivains de la sensibilité et de la richesse de pensée de Pouchkine, Gogol, Tourgueniev, Dostoïevski et de tant d'autres. Ce n'est évidemment pas sans raison que le Père limite géographiquement ma mission.
Mais ce n'est pas parce que nous parlons tous français en France que nous comprenons tous cette langue de la même façon dans La Révélation d'Arès. Si je m'adresse en français à certaines familles mentales francophones, ils me rient au nez comme vous riez au nez de ce présentateur kazakhstanais ; c'est comme si je leur parlais kazakh ou kirghize. Prenons l'exemple de nos frères et sœurs lorientais aux prises, à Lorient même, avec les gilets jaunes qui ont souillé de peinture la façade de leur mission ; leurs tentatives de conciliation avec ces anarcho-gauchistes ont été grosso modo vaines. C'est exactement comme s'ils avaient parlé des langues inintelligibles, réciproquement grotesques.

17sep19 211C51 
Quelqu'un il y a peu de temps me dit : "Seuls les prophètes hébreux sont censés parler aux croyants. Cela explique pourquoi vous ne vous intéressez pas à Michel Potay et à La Révélation d'Arès". Je lui répondis que c'était faux. D'une part, les prophètes hébreux ne sont pas les seuls prophètes reconnus par le texte massorétique. Balaam fut donné par le Saint, béni soit-Il, aux païens. "Les Nombres" disent que Balaam est appelé par Balak, roi de Moab, pour maudire les Israélites qui traversent son royaume en route vers Canaan. Chevauchant une ânesse Balaam se rend chez Balak, mais en chemin un ange brandissant une glaive empêche l'ânesse d'avancer. Balaam trique l'animal pour le faire avancer, mais l'ânesse subitement douée de la parole reproche à son maître sa dureté. Le Saint, béni soit-il, ouvre alors les yeux de Balaam, qui bénira par trois fois les Hébreux que Balak lui demandait de maudire et qui prophétisera : Un astre s'élance de Jacob, une comète surgit du sein d'Israël, qui écrasera les gouvernants de Moab et renversera les enfants de l'orgueil, fera ses proies de l''Idumée et de Séïr, ses ennemis ; Israël triomphera, un dominateur naîtra de Jacob (Nombres 24/17). Il y a aussi Job, prophète qui n'est pas hébreu. D'autre part, il est faux qu'on ne s'intéresse pas à La Révélation d'Arès, mais pour plusieurs raisons le texte de ce livre pose de nombreux problèmes à la foi juive.
Alors, Michel Potay, au prénom qui peut être d'origine hébraïque : Micha, diminutif de Michaèl. homme de la tribu de Benjamin, Michaèl qui signifie "Qui Demande", ou Mikha, diminutif de Mikhaèl, ou Mikhaèl qui signifie "Qui est comme Dieu", mais au nom : Potay, qui est celte, par lequel vous vous faites peu appeler, il est vrai, êtes-vous un prophète ? Tout le problème du langage peut tourner autour de cette question. Rien ne presse. Des hommes y réfléchissent.
Itiel d'Israël

Réponse :
Merci, frère Itiel, pour ce commentaire. Ce blog a-t-il déjà reçu des commentaires venus d'Israël ? Je ne me souviens  pas en avoir reçus, ou alors un ! Un peut-être, jusqu'à présent. J'ai eu des contacts avec des Israëliens dans les années 1975 à 1980-82, mais ils se sont tus par la suite, je ne sais pas pourquoi. Parmi eux il y eut Nathan André Chouraqui, traducteur de la Bible.
Dieu a fait passer Ses Révélations par des prêcheurs talentueux, appelés prophètes. J'ai tout à la fois l'honneur insigne et la tâche extrêmement difficile d'être prophète, expressément désigné par le Créateur Qui m'a parlé à Arès par son Messager en 1974 et par Lui-même en 1977. Mais moi, je ne suis pas du tout un prêcheur talentueux et je suppose que si le Saint, béni soit-il, a recours à un bonhomme aussi peu doué et capable que moi, c'est parce qu'il n'a vraiment trouvé personne d'autre. Je remplis cette tâche aussi bien que je peux et je la remplirai aussi longtemps que je le pourrai, mais je ne cache pas qu'elle m'est très lourde. Quand certains, depuis quarante-six ans bientôt, me jettent à la face : "Tu n'es pas prophète, espèce de ballot !" ils ne peuvent pas imaginer à  quel point je voudrais qu'ils aient raison ! Mais je suis prophète.
Dans le Talmud, ouvrage énorme qu'il peut m'arriver de parcourir, j'ai vu que le plus grand prophète selon les rabbins, co-rédacteurs de cet ouvrage déroutant, parce qu'on y trouve de tout, est Osée, (Hosea, הושֵעַ), premier des douze petits prophètes du Tanakh, alors qu'on penserait plutôt à Moïse. Osée, époux d'une prostituée du nom de Gomer (prononcer Gomère), inattendu comme personnage reconnu comme le plus grand. Et moi donc comme bonhomme plus qu'inattendu, très improbable, on ne fait pas mieux, même si je suis l'époux d'une femme qui est tout le contraire de cette marie-couche-toi-là de Gomer ! Mais il est vrai que, globalement, La Révélation d'Arès revient, une fois de plus, à lancer au monde l'Appel que lança Osée avec une exceptionnelle éloquence :
Allons ! Retournons à l'Éternel, car a-t-il déchiré ? Il nous guérira. A-t-il frappé ? Il pansera nos blessures !
Déjà après deux jours, Il nous aura rendu la Vie,
le troisième jour Il nous aura relevés, pour que nous Vivions devant Lui.
Tâchons de connaître, hâtons-nous de connaître l'Éternel :
Son Apparition est aussi certaine que celle de l'aube,
Il vient à nous comme la pluie, comme la pluie qui abreuve la terre ! (Osée 6/1-3, d'après le texte massorétique de la Bible, traduit sous la direction du grand rabbin Zadoc Kahn, 1967).
Quelle envolée ! Il faut reconnaître que le texte d'Osée est très beau ; il vibre de ce frémissement de l'homme de foi criant son Appel à un peuple qui, alors (VIIIème siècle avant L.-C.) comme aujourd'hui, n'a plus qu'une croyance tiède ou n'a plus de croyance du tout.
Quarante-huit prophètes et sept prophétesses ont prophétisé aux Hébreux après Moïse. Le Talmud affirme qu'ils n'ont rien enlevé ni rien ajouté à la Tora (la Loi de Moïse), mais c'est évidemment là que le texte de La Révélation d'Arès pose problèmes aux hommes du judaïsme. La Révélation d'Arès réduit son Message à la pénitence et oublie tout le reste. Tout le reste est oublié au sens qu'il est sans importance, au sens que le salut de l'individu et du monde n'est pas attaché aux dogmes, à ce qu'on croit, aux lois que mes frères juifs respectent, ni aux sacrements que mes frères catholiques réclament, ni aux cinq piliers à quoi mes frères de l'islam s'adonnent, etc. Toutes ces pratiques ne sont pas interdites, mais ne servent pas à grand chose, parce que le point fondamental vers lequel doivent converger les humains pour changer leur vie et changer le monde est la pénitence, l'amour autrement dit.

20sep19 211C52
Bien aimé prophète du Très-Haut,
Votre entrée d’enseignement est très importante pour rappeler que tous les humains ne se comprennent pas toujours. Les moissonneurs et ceux qui lisent votre blog peuvent aussi s’en inspirer. Par notre travail de Moisson à la recherche des âmes ou épis-mûrs, le langage est primordial pour bien se faire comprendre par notre interlocuteur, mais aussi au sein de nos assemblées de P(p)èlerins d’Arès, et tous les domaines où il faut s’exprimer.
(L(eur) oreille (a) le nerf, le(ur) jarret (a) le genou du cheval, l(eur) poignet tient la scoute ; il(s) parle(nt) dans le guichet (Rév d’Arès xvii/4).
Sans doute n’expliquons-nous pas assez dans le détail !
Question de patience, d’écoute, d’amour, donc de pénitence !
Le Père nous dit  : Je te donne un langage qui lui donnera l’intelligence ( Rév. d’Arès 23/4 ), et Il nous dit aussi : Je suis la Lumière (Rév d’Arès 38/5 ).
Être simple et clair, avoir le langage du cœur de l’amour pour l’autre.
Nous devrions bien nous inspirer de cette entrée et méditer sur elle, comme toutes les autres, bien entendu.
(Que) les mains (retournent le monde comme) les houes ! ( Que) les lèvres (proclament) Ma Parole (Rév d’Arès xxxvii/12).
Soyons patients ! Nous y arriverons par le travail sur soi, par la pénitence suivie d’actes envers le monde. Nos âmes deviendront fortes, et donneront au monde l’envie de vivre l’Appel du Créateur.
Pour moi, vous êtes un prophète talentueux (votre réponse à Itiel, 211C51).
Et Mikal (quoique fragile comme) la soie, Mikal (dont) la gorge est la fontaine (où) Ma parole nage, monte (comme) la trombe ; (Mikal devient) dur (comme ) l’Eau (qui) pile sur la terre (Rév d’Arès xLvii/9-10 )
Les paroles, même belles, dithyrambiques, sans efforts ni actes de Bien, d’amour, de pardon, de paix… ne vont pas forcément pousser à accomplir celui qui les entend ou les lit. Je dirais même que cela peut parfois aussi impressionner, et inciter à voir dans celui qui les prononce quelqu’un qui se veut supérieur à celui qui ne sait pas toujours bien s’exprimer pour être compris.
Il y a longtemps, quelques personnes m’avaient dit : "Vous parlez Bien !" Je l’avais pris comme une réponse mitigée de ma mission.
Aujourd’hui dans ma mission, en phrase d’accroche j’ai dit  : "L’Appel du Créateur qui nous demande de nous aimer les uns les autres et d'être bons, et de faire vivre ce que vous avez de beau dans votre cœur vers les autres." Beaucoup ont pris mon tract avec un beau sourires. Deux personnes se sont arrêtées : Un monsieur de 30/40 ans qui connaissait La Révélation d’Arès pour un court échange et une dame plus âgée qui viendra peut-être en novembre. Mais peu s’arrêtent ensuite pour échanger un peu plus longuement ou pour venir à notre local.  
Mes paroles viennent du Père dites par mon cœur, mais si je n’étais pas pénitente, ça ressemblerait à une morale.
Un grand merci, frère Michel.
Je vous embrasse ainsi que sœur Christiane.
Simone Le C. de Touraine.

Réponse :
Loin des grands projets politiques, écologistes, économiques, loin des trônes d'où discourent ceux qui font l'opinion ou qui gouvernent, des quantités énormes de gens ne savent plus très bien où ils vont ; ce sont ceux qu'on rencontre, qui nous écoutent puis passent pour ne plus jamais nous revoir, sauf hasard, ce sont les millions de frères et sœurs humains de la rue et des chemins de traverse qu'ignorent les media. C'est dans cette masse, qu'ont abrutie les discours, que se trouvent les épis mûrs — en général les épis mûrs ne sont pas encore des âmes, mais sont des possibles pénitents, de possibles âmes —. La vie sociale et médiatique leur mène la vie dure ; ils ne savent plus qui et quoi croire ; ils ne sentent aucune nécessité de changer. Même la cloche de l’église ne sonne plus pour eux ; elle ne sonne plus que pour quelques rares. Notre Appel a énormément de mal à être entendu dans cette masse atone, presque éteinte. Pour tout dire crûment, les humains en ont plein les bottes et  leur redonner une tonicité spirituelle n'est pas une mince affaire, mais je suis très heureux que vous vous échiniez depuis bien des années pour y réveiller la Vie !
Merci, ma sœur Simone, pour ce beau commentaire.

20sep19 211C53
Bien aimé frère Michel dans l'Amour du Père,
Merci pour cette nouvelle entrée qui nous amène à réfléchir sur le langage et ses limites pour exprimer le Vrai.
Le langage est une chose, mais le non verbal est aussi porteur de sens et d'ailleurs quand vous étiez face à Jésus ou au Créateur, vous perceviez bien autre chose que des mots et des phrases mais une Vie que vous seul pouvez retransmettre. Notamment dans le ton de la voix, on peut ressentir les intentions par delà les mots.
Car les mots après tout peuvent prendre des sens bien divers suivant le contexte et être compris différemment par chacun en fonction de ses conditionnements sociaux-culturels. C'est pourquoi vous nous enseignez sans cesse pour faire passer le Fond au delà des mots en vous adaptant à chaque interlocuteur, pour qu'enfin nous accomplissions la pénitence, dont l'amour inconditionnel pour tous est l'apex, qui conduit à la Vie.
Même vos propos sont compris et interprétés différemment par chacun et cela est inévitable, c'est pourquoi la compréhension intellectuelle doit s'accompagner d'humilité et d'intelligence du cœur.
Parmi les multiples passages qui évoquent votre rôle de prophète j'ai sélectionné  les suivants :
Parole de Mikal, Ma Parole ! (Rév d'Arès i/12)
Mikal boit Mon Eau. Sa langue, l'Eau (en) lave le cal, (elle est comme) une
main blanche. La boue coule (de) sa tête ; l'Eau va dans un pli d'argent
(Rév d'Arès i/13)
(A son tour) Mikal lave ses frères ; il donne l'Eau
(Rév d'Arès i/14])
Non seulement vous donnez la Parole mais aussi l'Eau qui lave le frère.
Comment un autre que le prophète qui a reçu le charisme de vérité pourrait-il le faire ?
Garde la Parole ; lie ton poignet (avec) ! Parle aux frères, les frères parlent (à leur tour aux hommes) (Rév d'Arès xxviii/26)
Le Bon (est) Mon Vent, Mikal (est) Mon Vent. Le frère ouvre l'oreille (au Vent), son poil est (comme) la terre ; pleine (de) l'Eau Bleue, (de) la graine (qu'apporte le Vent) (Rév d'Arès ii/5).

Michel, dans tes côtes (J'ouvre) une baie ! (Rév d'Arès xLii/1)
Le frère (y) pale son île, (un lieu) sûr... (Rév d'Arès xLii/2)

Se fier à sa propre compréhension ou interprétation (la compréhension n'est-elle pas toujours plus ou moins une interprétation étant donné que nos cerveaux ont été façonnés par la culture), n'est-ce pas courir le risque de s'égarer ?
Faire confiance au prophète est le bon sens même, sinon la Parole aurait autant d'interprétations que de lecteurs.
Gardien (de) l'Eau, tu es (le) lieu haut, l'angle (à) quatre (ren)forts ; la lèvre, l'œil, l'oreille, la main ferm(é)e sur Ma Parole. Le frère bénit Mikal (Rév d'Arès xix/25)
Tu (leur) donnes la Vie (Rév d'Arès xix/26)

Merci du fond du cœur, frère Michel, de nous apporter l'Eau qui donne la Vie.
Denis K. de Bretagne-Sud

Réponse :
Je suis très touché par ce commentaire, mon frère Denis.
Il m'arrive de penser que si, par-ci par-là depuis quarante-cinq ans, des personnes me dénient tant le titre que la fonction de prophète, c'est parce qu'à une certaine époque, qui dura plusieurs années, dix ans au moins et sans doute davantage, je ne supportais pas qu'on m'appelât prophète et j'évitais par le silence de passer pour tel. Quand j'étais contraint de justifier mon refus d'être appelé prophète, j'avouais que je me sentais totalement indigne et incapable d'être l'égal de Moïse, d'Isaïe, d'Ézéchiel, de Jésus, de Mouhamad. Je me sentais plutôt un rien-du-tout. Je ne dis pas que je me sens aujourd'hui plus capable qu'un rien-du-tout, mais j'ai compris qu'il me fallait accepter d'être ce que je suis et que, peut-être, après tout, Moïse, Isaïe, Ézéchiel, Jésus, Mouhamad ne valaient pas mieux que moi et s'étaient eux aussi contraints à remplir la fonction à laquelle le Père les avaient appelés de façon apparemment inexplicable. C'est parce qu'il y a là quelque chose d'inexplicable que je dis qu'à mon avis mon élection n'est due qu'au hasard : le Père a mis dans un grand chapeau des petits papier pliés en quatre portant les noms de tous les humains et en a tiré un comme à la loterie en se disant : "Il me faut un humain... Comme ils sont tous pécheurs et incapables, prenons-en un au hasard !"
Seulement voilà, une fois le bonhomme désigné, il est nanti d'un charisme qui est comme une nouvelle création de l'homme spirituel à partir d'un quelconque animal pensant.
Merci, mon frère Denis.

20sep19 211C54
Frère Michel, prophète du Tout-autre,
Ta voix, tes mots donnent la Vie et l'amour de vivre, dans son propre cœur et simultanément dans le cœur immense des autres, nos frères humains, partageant la détresse de l'homme perdu.
Le cœur exulte et les yeux se mouillent de savoir que l'Amour existe et à tout moment peut raviver notre âme ternie de cette horizontalité sans espoir. Vous répondez en 211C51: "Le point fondamental vers lequel doivent converger les humains pour changer leur vie et changer le monde est la pénitence, l'amour autrement dit."
Je le dis sans mots : Prophète, merci !
Jules C. de Catalogne Française

Réponse :
Comme il est beau ce commentaire, frère Jules !
Confucius a écrit ! "La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents..." La Vie voulait peut-être aussi dire Confucius, Kong Qiu Zhongni, lumière envoyée à la Chine au VIème siècle avant J.-C. J'ai, il y a longtemps, reconnu en vous, frère Jules, un homme de Vie. Lorsque nous allions chez vous avant 1996 prendre, mon épouse et moi, des cours de tai-chi-chuan, cours interrompus, parce que je m'étais brisé la jambe au ski (eh oui ! je cherchais encore, quand j'en avais le temps, l'ivresse idiote des godilles sur les pentes de montagne) et que le médecin m'avait interdit plusieurs mois durant le tai-chi-chuan où l'on pèse trop sur la jambe, j'avais compris que pour vous  cet art martial chinois réduit à une gymnastique de santé, comportait une forte dimension spirituelle. Vous nous avez initiés au travail de l'énergie appelée chi, mais pour vous il y avait un envol vers le Tout-Autre. J'ai toujours compris le tai-chi-chuan comme un envol.
Nous aurions dû reprendre nos cours après que ma jambe fût réparée, mais la mission commençait alors à m'absorber de plus en plus... Le temps me manquait. Je l'ai toujour regretté, mais je n'ai jamais cessé de vous être reconnaissant de nous avoir initié à tout autre chose qu'à une gymnastique, de nous avoir fait prendre conscience que nous avons un corps ailé, quelque chose d'angélique en nous, et qu'il était possible, dès ce monde, dès notre chair lourde et maladroite, de se sentir partir vers les étoiles.
Comment douterais-je que vous soyez, frère Jules, ainsi que votre épouse Petra, des pénitents-moissonneurs sur cette Côte Vermeille ?
Merci, mon frère, pour ce beau commentaire.

20sep19 211C55 
Bonjour, mon frère aîné, aimé en l'Amour du Père et en l'amour des frères.
Voici un échange que j'ai eu ce matin avec un pasteur protestant, qui n'a pas grand chose à voir avec le sujet de votre entrée sur le langage. Je comprendrais de ce fait que vous ne le publiiez pas et que vous l'ignoriez mais je trouve intérêt à porter à votre connaissance les échanges que j'ai ou que d'autres frères à bras ou à cinelle [Rév d'Arès xLvi/1] peuvent avoir avec les serviteurs des rois blancs, dans la perspective d'élargir leur connaissance — peut-être leur conscience — au sens des Messages d'Arès, et aussi de connaître votre enseignement sur le fait de tels échanges.
Je leur parle bien entendu [aux serviteurs des rois blancs] des évènements surnaturels ; j'essaie surtout auprès d'eux comme de tous d'Être, d'accomplir et d'incarner autant que faire se peut la Parole.
Voici le message du pasteur : "La Bible dit: Ayez confiance en l'Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis (2Chroniques 20/20). Dans les difficultés de la vie, les choix à faire, Dieu t'éclaire, te fortifie, te rend inébranlable. Cette fameuse  confiance nous maintient sur le chemin de la paix et cette paix provoque la joie et l'espérance, cette prise de position s'appelle aussi la foi. Car rien n'est impossible à Dieu. Bonne semaine. Pasteur Paul B."
Voici ma réponse : "Oui mon frère. Tout est possible à Dieu parce que Dieu Est Tout. Lui sont même possibles toutes choses qui dépassent notre imagination et peut-être même la Sienne, et auxquelles Il nous invite à participer. Un Créateur  marche dans le Bonheur quand Il Est entouré d'autres créateurs. Dieu attend de devenir ce à quoi Il aspire depuis toujours, et ce pour quoi Il nous a créés : que nous devenions co-créateurs avec Lui d'Univers à venir. La matière même de la Création c'est l'Amour. Aimons-nous vraiment et sincèrement les uns les autres, comme Dieu par Christ et par tant d'autres prophètes nous y appelle. Et Tout devient possible. Je t'aime mon frère et te souhaite une belle journée."
Je vous aime mon cher frère aîné. Portez-vous bien.
Philippe R. d'Aquitaine

Réponse :
La traduction par Émile Osty du passage de Chroniques2, que le pasteur, votre interlocuteur a cité, est différente de celle qu'il utilise et qui doit être Louis Segond. Osty traduit ainsi : Croyez en Yahwé votre Dieu et vous subsisterez. Croyez en ses prophètes et vous réussirez. Sens qui est quand même notablement différent. Mais bon ! L'hébreu est souvent très difficile à traduire.
Votre réponse au pasteur est très bonne.
Merci, frère Philippe, pour ce commentaire.

20sep19 211C56
Jésus avait le bon langage :  Il était chaque jour à enseigner dans le temple. Les grands prêtres et les scribes cherchaient à le faire périr et aussi les chefs du peuple ; mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire, car tout le peuple, suspendu à ses lèvres l’écoutait (Luc 19/47).
Quand nous aurons trouvé le bon langage, les gens rencontrés en mission nous écouteront davantage ; mais nous parlons peu, car nous voulons aussi qu’ils parlent pour que nous les écoutions, pour mieux les connaitre, pour que nous trouvions ensemble comment changer le monde en Bien par la pénitence, qui est amour, pardon, paix, intelligence libre de préjugés.
Le Père décrit le langage de ceux qui voient la Vérité et qui La disent, ceux qui parlent Vrai : Nous ne voyons que des os blanchis (Rév d’Arès 22/6 ). Certes les pillards les tuent, mais la Vérité, Elle, ne mourra jamais (entrée 206).
Le langage de la pieuse gente  [Rév d'Arès xLv/13], qui clame la Vérité, frappe comme le fouet (xLv/15) ceux qui ont volé les Attributs du Peuple (21/4, 22/11, 26/17), les Attributs donnés à tous par le Créateur (27/5).   
Vous, prophète Mikal (Rév d’Arès i/12), annoncez le Vrai (xxxiv/1), le frère bénit Mikal (xix/25).
Louis F. du Limousin

Réponse :
Oui, frère  Louis, le bon langage, celui qu'il nous faut acquérir, est celui que les gens de la rue peuvent comprendre, mais pour l'heure il y a encore un grand écart entre le sens que La Révélation d'Arès et mon enseignement donnent aux mots et celui qu'ils ont l'habitude de percevoir. De ce fait, une sorte de vide se fait entre nos lèvres et les oreilles des personnes que nous rencontrons.
Il y a, autrement dit, une problème linguistique dans notre mission, à savoir que le glissement des sens ou ce que j'appelle le "vécu des mots" se fait beaucoup plus vite chez nous qu'il ne peut se faire dans la masse populaire.
La linguistique est l’étude du langage. Elle se distingue de la grammaire, parce que contrairement à cette dernière elle n'est pas prescriptive, mais descriptive. La linguistique se contente de décrire la langue telle qu'elle est et non telle qu'elle devrait être.
On découvre qu'il y eut des réflexions sur le langage dès l'Antiquité, par exemple chez Platon. Il a cependant fallu attendre très longtemps, en particulier Ferdinand de Saussure (1857-1913), pour que l'on procède enfin à une description intelligente du langage. Ferdinant de Saussure a imposé la conception structurale du langage qui domine largement la linguistique contemporaine en dépit des conflits d'écoles. On peut également citer, beaucooup plus proche de nous, Noam Chomsky, qui a posé les bases de la linguistique générative, qui est un modèle parmi d'autres. La description du langage peut se faire, de façon linguistique, selon différents axes sur lesquels je ne peux pas m'étendre ici, mais on découvre très vite qu'un même langage peut être entendu comme une langue étrangère selon l'époque du locuteur quand l'auditeur est d'une autre époque. Ainsi La Révélation d'Arès peut être linguistiquement entendue comme le parler d'une époque, ou très ancienne ou plutôt très en avance sur son temps, s'adressant à des humains d'une autre époque. De là le brouillard dans lequel ont l'impression d'entrer de nombreux lecteurs de la Parole d'Arès. L'écart entre les deux "époques" peut disparaître si l'intelligence spirituelle (Rév d'Arès 32/5) est encore présente et agit en compensant l'intelligence intellectuelle. C'est le cas d'assez nombreux frères et sœurs qui ont compris tout de suite — en une nuit ou en quelques jours — le sens et l'importance exceptionnelle de La Révélation d'Arès, alors que d'autres frères et sœurs nous suivent parce qu'ils me font confiance, mais ont encore vingt ans après des difficultés à lire cette Parole.
C'est un problème auquel je suis très attentif depuis l'origine de l'ère arésienne, mais je sais que sa solution tient au temps — quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2) —, mais ce temps nous est aussi nécessaire à nous, Pèlerins d'Arès, pour accomplir notre pénitence.
Merci, frère Louis, pour votre commentaire.

20sep19 211C57 

Annonce :
Les lecteurs de ce blog qui n'ont pas connaissance et qui n'ont que de faibles connaissances de La Révélation d'Arès et de l'action des Pèlerins d'Arès peuvent venir au local de la mission "L'Eau Forte", le vendredi 20 septembre à 19h30 et le samedi 21 septembre 2019 à 18h00, 5 rue Montbazon à Bordeaux, rue latérale à l'Hôtel de Ville en plein centre de Bordeaux (vidéo empruntée à Facebook).

21sep19 211C58
Un commentaire en anglais trouvé par hasard, pour illustrer l'étrangeté des rapports que peuvent tisser entre eux les êtres humains :
When Albert Einstein met Charlie Chaplin in 1931, Einstein said, “What I admire most about your art is its universality. You do not say a word, and yet the world understands you.“ “It’s true,” replied Chaplin, “but your fame is even greater. The world admires you, when no one understands you.”
(traduction par le blogger) Quand Albert Einstein [le savant, la relativité] rencontra Charlie Chaplin en 1931, il lui dit : "Ce que j'admire dans votre art c'est son universalité. Vous ne dites pas un mot, et pourtant le monde vous comprend." "C'est vrai," répondit Chaplin, "mais votre prestige est plus grand encore. Le monde vous admire, alors que personne n'y comprend goutte."
Bien à vous Frère Michel.
Michel M. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Michel.
Et le nombre incroyable de quiproquos, coq-à-l'âne et autres dialogues de sourds qui traversent le monde à chaque instant ! C'est quelque chose d'énorme, à l'origine de quantité de conflits, de méfiances, etc. Et même dans la vie commune.
Mes parents, qui n'étaient pas des croyants au sens qu'on donne à ce mot, avaient un ami qui était un missionnaire des Missions Étrangères bloqué en France, empêché de partir pour la Chine, à cause de la guerre, le père Charles B. Il venait de temps en temps à la maison. Dès 1944 il put partir en Chine où il resta près de trente ans. À son retour il vint nous voir, sœur Christiane et moi, à Bourges en 1973, je crois. J'appartenais alors au clergé orthodoxe. Je lui demandai comment s'était passée sa mission en Chine. Il me répondit à peu près ceci : "Le problème n°1 là-bas est de langage et la métamorphose qu'il produit ! Les missionnaires français qui font une immersion complète dans la langue chinoise et ne cessent plus de la parler subissent un changement profond de leur psychisme, ils deviennent autre chose, c'est très difficile à expliquer mais dans les faits ils ne sont plus français, d'une certaine façon ils ne sont plus catholiques, ils ressentent Jésus Christ autrement, ce sont des hybrides indéfinissables... On ne peut pas traduire l'Évangile en chinois ; on peut seulement le refléter comme à travers un vieux miroir tout désargenté. Moi je n'ai pas voulu devenir comme ça, perdre ma gréco-latinité, j'ai voulu rester français, européen, je suis resté par bonheur dans une mission avec un confrère et nous nous parlions sans arrêt français. Le résultat fut que nous avons toujours parlé chinois très mal, mais nous n'avons jamais voulu nous siniser à fond. Ça tue un homme."
Ces mots me reviennent encore de temps en temps : "Ça tue un homme." Changer de langue est un problème et j'imagine que pour le Père lui-même le choix de la langue dans laquelle il va s'exprimer est probablement une affaire épineuse. Mais changer de domaine de l'esprit l'est tout autant ; ainsi Einstein et Chaplin, l'un artiste de théâtre ou de cinéma, l'autre savant physicien, deux domaines totalement étrangers l'un à l'autre. En fait, si Chaplin dit à Einstein que son prestige est "plus grand encore" même si sa théorie de la relativité est du "chinois" pour le commun des Occidentaux, ce n'est que le résultat du battage mediatique. Cela ne correspond à rien de réellement conçu, compris. On est là dans le domaine de l'information, des media, mais plus du tout dans la psychologie des profondeurs... On se fait beaucoup d'illusions sur les raisons pour lesquelles on adule ou l'on honnit un humain. Nous sommes comme des chiens devant un os. Qu'importe qu'il vienne d'un mouton, d'un bœuf, d'une girafe, d'un humain, etc., on se réduit à l'idée d'os, de boustifaille, sans même savoir ce que c'est qu'un os... Le langage, c'est notre nonos !

21sep19 211C59
Bien aimé prophète en Son Amour, pardon pour tant de lenteur !
Ce thème  "langage" est si vaste (Rév d'Arès L/3-6), si puissant et subtil à la fois, sensible et mobile, que j'y pense, y travaille en moi, puise à la Parole, à ma recherche, et je bute sur ma recherche qui me transporte et ouvre des portes et me mène de ce fait, à la question de l'indifférence — ce que je ne veux pas être —, aux divers silences entre les humains, à celui des médias sur de tant de sujets soulevés par des faits au quotidien où la compréhension est tellement nécessaires... Je me surveille de plus près encore — Pénitence !
Alors que je voudrais avancer plus efficacement, mais face à mon prochain, dans mes démarches mes difficultés face aux leurs, leurs souffrances à apaiser... des bienfaits riches de réponses attentives et belles, tellement belles m'enrichissent, m'honorent !
Je ne veux surtout pas dépasser la Parole (Rév d'Arès 39/2-3, 32/8, 35/14), afin d'honorer cette Vie si nécessaire à transmettre avec le plus de soin possible.
À cet égard, j'appose ici votre écrit (la fin de l'entrée 199: "Sens du Vrai") concernant cette difficulté de dire ou d'écrire:
"La lecture du Verbe d'Arès est un parcours à travers une Merveille (Rév. d'Arès 33/8) indiscernable par l'œil du pécheur. Magrelli, poète italien peut-être quelque peu prophète lui aussi, a chanté dans "Ora Serrata Retinæ" :
"Pour parler, je préfère venir du silence, préparer la parole avec soin pour qu’elle aborde à sa rive en glissant, tout bas, comme une barque cependant que le sillage de la pensée en dessine la courbe..."
"La langue du Père n'est pas la nôtre," nous devons la vivre, l'enfanter avec grand soin , prudence afin de mieux ressentir les difficultés, les accepter afin de mieux les aimer. "Elle ne sera vraiment claire que quand nos âmes courront entre les mondes sans heure, les galaxies sans nombre (Rév d'Arès vi/1-4)." (entrée 199).
Soyons pour l'autre ce que nous souhaiterions recevoir. Un partage tissé de moments riches et joyeux...
Merci, frère Michel. Merci, sœur Christiane, pour ce partage.
Danièle G. du Nord

Réponse :
Merci, ma sœur Danièle, pour ce commentaire tourné selon votre sensibilité spirituelle si particulière.
Le langage, même celui que nous croyons le mieux tourné, le plus clair, le plus pénétrant, le mieux rédigé en vocabulaire et grammaire, ne peut pas se faire le témoin de ce que nous cherchons à dire, à atteindre. Même s'il croit que la vérité qu'il déploie et l'amour qu'il développe sont les meilleurs, tout humain ignore s'il sera sauvé ou ne sera pas sauvé (Rév s'Arès 11/3), parce que le langage même de sa pensée ne lui permet pas d'évaluer avec précision où il en est.
Aucun langage n'accomplit de miracle sur terre. C'est du cœur invisible que vient le miracle. Le soir, quand nous nous allongeons l'un auprès de l'autre, sœur Christiane me tend ses doigts déformés par l'arthrite et me demande de les soulager. Je prends ses doigts dans mes mains, longuement, je ne dis rien, je ne prononce pas un mot, et elle est soulagée, sans rien dire. Parfois elle me dit : "Vous me faites du bien," mais ces mots n'égalent jamais l'apaisement, la consolation que je sens en elle.
Un jour, il y a très longtemps, je disputai méchamment Christiane, je ne sais plus pourquoi — j'ai eu moi aussi mes jours de mauvaiseté et je m'en veux encore, j'y pense encore et j'en frémis de honte — et, offensée, Christiane détruisit les lettres que je lui avaient écrites quand nous étions fiancés. Elle fit bien. Ça n'avait été que langage, de ces mots d'amour précaires auxquels, un jour, la colère allait enlever tout sens. J'appris par la suite à aimer mon épouse comme il fallait et c'est ce faisant que j'ai appris qu'une vie humaine ne pouvait suffire à construire un amour de dépassement, qu'il faudrait beaucoup plus de temps et que donc nous avions tout déréglé, que notre vie de quelques décennies n'était qu'ineptie, l'avorton de nos bêtise et orgueil, que nous n'étions que des êtres imparfaits, tronqués, et qu'il fallait que ça cesse. C'est peut-être en construisant mon amour pour Christiane, en lui ajoutant chaque jour une brique, que j'ai compris que le péché en réduisant notre existence avait tout faussé, tout grippé, tout arrêté. J'ai compris la véritable raison de l'Appel que j'ai reçu en 1974-1977.
La vie est compliquée et souvent douloureuse, mais quel langage résout ses complications et ses douleurs ? Aucun. Des procès où l'on a parlé beaucoup et où l'on a réuni de très épais dossiers, où donc l'on a beaucoup écrit, aboutissent à d'affreuses erreurs judiciaires ; le langage n'a pas sauvé la vérité.
Pourquoi ? Peut-être tout simplement parce que nous n'avons pas été créés pour parler, pour écrire, mais pour Vivre (Rév d'Arès 24/3-5) tout simplement, et que le langage n'étant qu'une fleur du péché, il est inévitablement tant séduisant que trompeur, mauvais, plus ou moins certes, comme nous sommes plus ou moins pécheurs, mais mauvais, oui. Vivement le moment où nous retrouverons le langage du Silence infini du Royaume.
Mais, va-t-on me dire, il n'y a pas compatibilité entre silence et langage ! Si, puis-je répondre, parce qu'un langage est un moyen de s'exprimer, rien de plus. Ainsi, si je prends la main de mon épouse dans ma main, sans rien dire, j'use d'un langage qui en dit plus que des mots. Il faut savoir que le son de la voix n'est pas un but en soi. C'est sans doute pourquoi le Père parle abondamment de bruit dans Le Livre. Le langage, quel qu'en soit le moyen, n'est soucieux que d'atteindre son point d'arrivée ; or, le langage parlé, celui des lèvres, de la langue, des cordes vocales, n'atteint pratiquement jamais son point d'arrivée. S'il y a des poètes, c'est bien parce que la prose ne suffit pas, mais le poème lui-même ne va jamais jusqu'où le poète voudrait aller. La Création n'est pas achevée et le Créateur attend que son co-créateur se remette au sublime pour l'achever ; rien n'est achevé, aucune vie n'est achevée sur Terre, nous mourons tous avant l'arrivée. Le langage est lui-même inachevé ; il se perds dans le sonore et l'écrit, moyens barbares, grossiers, qu'il va falloir dépasser. C'est pour cela que nous sommes appelés par le Père à changer le monde (Rév d'Arès 28/7).

21sep19 211C60 
Très cher et bien aimé frère Michel, prophète du Très Haut
Le Père dit : "Que cela soit !" et cela fut (Genèse). Ses mots créent par leur Puissance et leur Vérité absolue.
Vous nous avez enseigné que le Père, parlant notre langage, est prisonnier de nos mots mais Il les fait vivre, les élargit, les ouvre à la Vérité. Ils vivent et peuvent changer de sens… Le Père crée, Il ne  fige jamais rien, une fois créée, cette Création évolue librement. Nous en avons la preuve, notre langage est devenu bruit, mensonge… etc. Il a évolué avec le péché, mais il peut évoluer, également vers la Vérité.  
Nous avons beaucoup de mal a être compris dans la mission. Les mots s'éparpillent, volent dans des directions où ils se perdent dans le bruit ; les oreilles se ferment et la communication est coupée, c'est Babel !  En transformant la Parole en bruit, nous avons construit des murs et non des ponts entre les mots et la Vie qu'ils génèrent. À nous de trouver comment construire ces ponts, en premier lieu au fond de nous ! L'Eau du Père, pleine d'Amour, a disparu au profit de l'agitation qui bloque et enferme les cerveaux dans des soliloques sans fin.
Seulement voilà, recréer la rencontre entre la Parole et le monde, décider l'autre à devenir libre et aimant, n'est pas facile, mais c'est une mission sublime. Nous y parviendrons, si nous sommes nous-mêmes libres et aimants et capables de susciter, chez l'autre, avec une patience infinie, bienveillante, d'en faire autant et en respectant sa liberté… C'est ce que vous faites avec nous. Nous pouvons l'expérimenter dans nos groupes, prémices du monde changé !
Nous sommes avec vous sur ces sentiers chevriers [Rév d'Arès 25/5}, et nous vous souhaitons ainsi qu'a sœur Christiane une excellente santé et notre amour vous accompagne dans votre tâche et votre vie de prophète.
Francis M. du Centre.

Réponse :
Je suis très touché, frère Francis, par ces lignes. Merci pour elles, merci du fond du cœur, pour ce commentaire qui vient du fond de votre cœur, sans nul doute..
Je me permets toutefois de rectifier quelque chose qui me paraît peut-être à côté de la ligne de conduite que nous donne le Père. Vous écrivez : "Nous avons beaucoup de mal a être compris dans la mission. Les mots s'éparpillent, volent dans des directions où ils se perdent dans le bruit ; les oreilles se ferment et la communication est coupée... Décider l'autre à devenir libre et aimant, n'est pas facile." Vous parlez comme un missionnaire dont le but est de convertir. Or, le Père dans Sa Sagesse sait que ce monde n'est pas prêt pour une conversion à la pénitence, c.-à-d. à l'amour et à ses voies d'expression : pardon, paix, etc. Pour cette raison le Père nous envoie seulement moissonner. Et que peut-on moissonner, sinon des épis mûrs ?
Si vous orientez votre mission dans le sens de la conversion, vous allez vers un échec inévitable. Il vous faut certes expliquer ce qu'entend le Père par La Révélation d'Arès, rappeler donc la nécessité de changer ce monde par la pénitence, de reconstituer un collège d'apôtres pour réunir un petit reste d'hommes et de femme d'amour cherchant d'autres hommes et femmes d'amour pour grossir leurs rangs, mais dans le but de déceler des humains portant en eux les moyens naturels d'assumer à leur tout cet apostolat. Vous allez me dire qu'il faut parler comme si l'on cherchait à convertir pour déceler les convertis qui s'ignorent. Ce n'est pas tout à fait vrai. Il y a quelque chose de différent dans le ton.
Nous ne cherchons pas à convertir, c.-à-d. à convaincre à une nouveauté des gens qui en ignorent tout au point de ne pas sentir le moins du monde de quoi vous parlez. Nous cherchons à réveiller quelque chose de confusément tapi au fond de certains hommes qui, certes, ne sont pas nombreux au milieu des abondantes broussailles, mais qui existent. Nous cherchons en somme des nostalgiques d'un monde disparu, mais qui peut renaître. Nous ne cherchons pas des aventuriers, mais des Ulysse que les charmes ou les nécessités du monde ont retenus sur des îles, des humains "qui promènent, sans en avoir vraiment conscience, leurs regards nostalgiques sur la mer inféconde du monde" pour reprendre en termes libres la poésie du vieil Homère. Ceux que nous cherchons ne sont pas à la recherche de la mer, mais à la recherche de leur patrie, la vraie, sur la Mer du Père. C'est le sens que nous devons donner à notre apostolat.

22sep19 211C61
Sardines "Dieu"Sardines "Dieu" boîte ouverteÀ la Moisson, à Perpignan, depuis plusieurs années, avec autour du cou cette phrase — ci-joint photos — qui interpelle des passants. Et puisque c'est écrit au verso, c'est bien Lui, Dieu, Qui a créer les sardines !
Je vous embrasse cher Prophète ainsi que sœur Christiane
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Merci, frère Dominique, pour ce commentaire.
Nous adorons les sardines à l'huile d'olive, sœur Christiane et moi, et les sardines "Dieu"... alors là ! Ce sont sûrement les meilleures du monde. N'oubliez pas de nous en apporter quelques boîtes, au Pèlerinage 2020 ! D'ici là nous allons en rêver.

22sep19 211C62 
Quand le Créateur veut que quelque chose soit, il lui suffit de dire "Qu'elle soit !" et elle est.
Le langage du Père de l’Univers est directement créateur et ne passe ni par un poumon (Rév d'Arès ii/20) ni par une syntaxe. D’un autre côté le Père entend la pierre (qui)crie dans son oreille (xxiv/6), vibration sans syntaxe. Moi qui crie dans mon oreille, ma plainte passe par des idées, mêmes non prononcées par les lèvres, une logique de mot. Le Coran dit que toute la Création chante la louange de Dieu, mais nous ne l’entendons pas. En réfléchissant sur votre entrée, moi qui aime les mots, j’ai l’impression d’être un muet qui lasse l’œil (i/3), un gesticulateur verbal qui tente de se faire entendre en vain, parce que tout ce qui nous reste de notre héritage créateur c’est se dire [mot manquant ?], d’une manière ou d’une autre.
Heureusement, La Révélation d'Arès institue la vraie piété : Prononcer la Parole pour l’accomplir (35/6), moisson et pénitence, joie pour l’homme pieux (28/25) et je deviens le frère parleur (XLIX/5). Je me fouille, je prie, je vais sur le talon du prophète (xxii/6), je vais chercher des hommes qui peuvent ré(h)animer leur essence divine et ma vie spirituelle sort de la tragédie de l’homme limité aux mots.
Salvator B. d'Île de France

Réponse :
Merci, frère Salvator, pour ce commentaire.
Vous parlez de tous ces mots que mouline notre bouche, ou que moulinent nos pensées, ou que mouline notre stylo ou notre clavier,et je pense que si nous en moulinons tant, c'est parce qu'ils sont toujours très en-dessous de ce que nous voudrions dire, insuffisants tant en nombre qu'en sens, mais que nous espérons quand même qu'ils en "diront" plus, qu'ils seront comme le Créateur qui dit : "Que cela soit !" et cela sort du chaos et est !
Voilà, vous l'avez dit, nous sommes des "hommes limités aux mots".
J'ai la dernière édition du Merriam Webster Dictionary de quelque 480.000 mots qui est un bouquin énorme de format 33 x 22 cm, d'épaisseur 8 cm, 2.663 pages, imprimé en corps 5 et 6 que je dois ligne avec une loupe et  qui ne comporte aucun nom propre, qui n'est pas une encyclopédie, mais un dictionnaire de mots anglais de base, de substantifs, adjectifs, verbes, adverbes, pronoms, etc., avec beaucoup d'abbréviations. C'est toute la langue anglais de base parlée aux USA. Je m'en sers pour choisir un mot plutôt qu'un autre en guettant les nuances innombrables entre les mots parlés en Grande Bretagne et ceux parlés en Amérique pour traduire des mots qui, en français, ne sont eux-mêmes assez souvent qu'insatisfaisants. C'est assez dire que si écrivant en français pour des français on est ici et là dans l'incertitude du bon mot, quand il faut de surcroît traduire, les incertitudes s'ajoutent aux incertitudes... Bref, c'est assez dire que le langage n'est jamais qu'un pis-aller.
Au lycée Hoche, où je faisais ce qu'on appelait à l'époque mes humanités, et que j'étudiais le latin, obligatoire — sept heures de latin par semaine —, je me souviens des discours de Cicéron dans un latin très châtié, qu'il nous fallait étudier, et un jour j'ai demandé au professeur, qui s'appelait (je crois) Pujol : "Le latin n'est plus parlé depuis des siècles et le latin d'église est pour vous, latinistes, un sabir. Alors, quelle certitude a-t-on aujourd'hui du sens exact des écrits de Cicéron ?" Pujol me regarda comme on regarde un "emmerdeur", garda le silence quelques instants, et me répondit : "On n'a pas de certitude. C'est impossible ; c'est une langue morte, mais toute langue évolue sans arrêt et toute langue est déjà morte cent ans après qu'un de ses écrivains a écrit. Pour le latin, il y a une école qui dit que c'est ce que voulait dire Cicéron ; on n'a rien de plus. Mais, Monsieur Potay, c'est la même chose pour l'Histoire. Quelle certitude a-t-on que tel ou tel événement s'est passé comme il vous est enseigné ? Aucune." J'avais oublié Pujol depuis des décennies quand un problème de mots de La Révélation d'Arès a surgi. J'ai repensé à ce brave prof et à son accent chantant de Provençal.

23sep19 211C63
https://youtu.be/wx_6bhUemYo
Voici une très belle chanson de Noa (Achinoam Nini) : "Babel".
Et vous je vous dis grand merci pour votre réponse tellement libératrice ainsi que tout ce que vous faites.
Oui, nous changerons le monde par le cœur, l'amour qui chante, qui construit la Vie, j'en suis convaincue !
En marche avec vous, sœurs et frères. !
Danièle G. du Nord

Réponse :
Merci, ma sœur Danièle, pour cette belle chanson d'une artiste que je ne connaissais pas.

23sep19 211C64 
Ah, prophète ! ce n'est pas mon genre ni de vous féliciter ni de vous remercier sur  la teneur de chacune de vos nouvelles entrées car, même si "les idées d'entrée ne manquent pas ; que vous en avez plein le sac de votre cervelle", comme vous le faîtes remarquer, "le problème est toujours d'en sortir l'entrée utile" (entrée 211). Utile pour votre programme d'enseignement (28/10) — "Telle est la dynamique perpétuelle de l'Évangile : Allez enseigner (c.-à-d. transformer, changer) les nations (Marc 16/15)" (annotation Révélation d'Arès Veillée 6) !
À ce propos, je vous suis reconnaissant d'avoir souligné que nous avions beaucoup à enseigner (réponse 210C57). C'est-à-dire à transformer, à changer. Mais (vous en savez quelque chose) ce n'est pas une mince affaire que de transmettre ; ce sacerdoce est une tâche particulièrement ardue dans un monde où chacun se dit se suffire à lui-même.
C'est avec un certain soulagement que nous, Éric D. et moi-même, avons pu bénéficier de votre réponse 210C99 : "En fait c'est le frère ou la sœur qui sait s'il ou elle est ou n'est pas membre du petit reste, puisque personne mieux que lui ou qu'elle ne peut savoir où il ou elle en est de sa fidélité à ma personne et à mon enseignement".
L'auto-évaluation est, semble-t-il, l'une des facettes de la pénitence, la plus complexe à mettre en pratique car, comme l'humilité (sœur de la lucidité), elle demande une totale honnêteté, de la transparence — Le frère qui voit clair sort de sa tête, monte dans Ma Main. Sa tête devient de l'or en feu comme le soleil, sa salive verse la pluie, la forêt couvre sa jambe (Rév d'Arès xvi/18).
C'est avec une grande joie que j'accueille cette nouvelle entrée car, comme l'entrée précédente, elle participe directement à la déstructuration des certitudes (entrée 183). C'est-à-dire à la déculturation.
Dieu, contrairement à la religion (l'idéologie qui parle en son Nom ou contre son Nom), n'est pas de l'ordre de la culture, puisque le principe de celle-ci est de figer un concept. La Vie ne fige rien ; elle est le mouvement par excellence. Ce qui différencie radicalement le prophétisme de la religion (et c'est pourquoi le mouvement des Pèlerins d'Arès ne devrait pas être assimilé à une religion), c'est l'intelligence (Rév d'Arès 23/4) de faire ressentir le Vrai (xviii/21) et la force (8/2) de ne rien avoir à figer pour se sentir rassuré ou confiant. D'ailleurs, l'espérance et la confiance, probablement, sont les deux seules assises qui restent à celui qui a ouvert l'œil (xxviii/27). Pas le choix, il faut bien s'accrocher à quelque chose comme la patelle s'accroche au rocher. Ou plutôt ne faut-il pas s'accrocher comme la véprelle — il tient à Ma Lèvre, il devient le frère, il boit l'Eau Grasse — Elle Qui ne sèche pas —, il survole haut la fosse (22/16) ?  La patelle ou la véprelle ? S'accrocher aux valeurs du monde ou s'accrocher à la Valeur de la Parole ?
Au-delà du fait qu'un prophète existe "parce que les mots ne suffisent pas à tout dire et tout faire" (entrée 211), il existe surtout pour réconcilier l'homme avec lui-même. Avec son Dieu. Avec l'Univers (Rév d'Arès 12/4). Et cela, quelque soit la façon dont il s'y prend. Mais quelle intelligence d'homme, faible lumignon, peut comprendre cela (32/5) ? Alors, l'homme a des artifices pour paraître comprendre, pour opiner devant le mystère comme devant le babil des enfants; son illusion adoucit sa détresse (23/3).
Je comprends pourquoi, lorsque "vous vous étiez levé, magistral et décisif, pour rappeler que les Pèlerins d'Arès n'avaient pas de culture et qu'une sœur de Suisse se leva à son tour et vous répondit simplement : "Vous croyez ? Mais non ! Dans quelques temps vous serez vous-mêmes une culture", vous vous êtes tu. Et vous vous êtes senti tomber par terre comme une crotte du cul d'une chèvre" (réponse 210C53).
Mais, bien que cette sœur ait raison sur le court terme (la preuve en est que le mouvement des Pèlerins d'Arès actuel garde, pour le moment, son cap à travers une "culture arésienne" comme l'homme doit "se réfugier/s'évader dans l'ego" (entrée 207) pour faire face aux  pouvoirs et tromperies du monde et même "compenser son terrible déclin par un orgueil inouï (Rév d'Arès 14/2), nous ne pouvons pas lui donner raison sur le long terme, car cela signerait l'échec de votre mission. Et, par là, l'échec du grand Pari de Dieu : Celui de libérer la Création.
Pour réaliser cette Œuvre, cela demande "d'être beaucoup plus qu'en connexion avec Dieu", c'est "être Dieu, [c'est] coller mon destin à Son Destin, car Lui aussi a choisi Son Destin" (réponse 210C22) ; Il est lié au nôtre — Pourquoi Mes Plaies restent-Elles ouvertes? Pourquoi refuse-t-on qu'Elles guérissent (Rév d'Arès 30/4) ?
Alors pour mettre un terme à la souffrance des étoiles, aux larmes du firmament, de l'univers qui ni ne crie sa liesse ni ne tremble de plaisir (Rév d'Arès 31/9) en se reflétant  en nous, ce n'est ni l'autel où on brûle l'encens (31/2) ni la fête où l'on chante téfilotes en versant des larmes froides (xxxv/6) que nous devons exalter, mais c'est la table du mémorial (10/3) que notre race (25/4, xii/5)  doit dresser — D'huile comme d'un baume sur Mes Plaies le pécheur oindra Mon Corps, mouillera Mon Sang, avant de Les porter à ses lèvres (10/5). N'est-ce pas ce langage que le pénitent doit adopter ? — De ta lèvre retire la croûte ! Lave ta langue ! Tu as Ma Parole (xxii/19).
Si nous étions vraiment incapables de nous désenchaîner du boulet de la culture (comme le suppose notre Suissesse), ne serions-nous pas en droit de se demander pour quelles raisons eurent lieu les événements surnaturels à Arès ?
"Comment sortir de cette sorte de fatalité de l'absolu qui habille toute affirmation ? Pas de réponse. Et je compris que cette absence de réponse signifiait tout bêtement : "Rien ne vient en un jour. Seule la patience et l'amour vaincront ce problème." En fait, la réponse n'a pas les mots pour se formuler : "L'homme n'est pas encore maître de son destin. Nous y travaillons par la pénitence, mais la maîtrise du destin, notamment du destin d'être sans culture n'est pas quelque chose dont un humain puisse déjà avoir l'idée" (suite de la réponse 210C53).
Ce qui est particulièrement parlant dans vos deux dernières entrées, c'est qu'elles contrarient sérieusement les assises mêmes de la religion : La croyance et le langage — car ils excellent à faire un murmure étrange, un langage inconnu (la science que les discuteurs impose en respect au peuple, Rév d'Arès 1/3), de Ce Que J'ai livré au monde dans l'éclat des Cors Célestes, dans les accents harmonieux de Mes Messagers (3/8).
Stop ! Arrêt sur image – Reste assis, écoute-Moi !
L'homme sonne comme la casse [la casserole], sa tête a le plomb. Le noir chante au son de la casse et du plomb (Rév d'Arès xviii/6). Nous entrons-là dans le dilemme de ce qu'est, en fait, la réalité ; quelle réalité ? La réalité que l'homme se veut décrire par le langage ? Ce langage des sciences qui est comme l'obscurité et Je suis la Lumière. Il est comme la mort et Je suis la Vie (38/5) ?
Pourtant n'est-ce pas Dieu Lui-même qui commande à Son premier Fils (Rév d'Arès 1/10) de nommer les choses (Genèse) ? De la même manière, n'a-t-Il pas commandé que nous soyons "féconds (spirituellement)" (Genèse 1/28) ? Alors qu'y avait-il à nommer "spirituellement" ? Comment devrions-nous nommer les choses ? En les figeant comme, sur l'homme, la Parole est couronne de glace (vii/15) ? Ou en laissant s'écouler la Parole dans notre jardin (2/9) comme le Tigre, le Pichône, le Guihône en Assour (35/2) ? Pourquoi le langage fige-t-il la substance vivante en la nommant ? Alors que la Parole donne vie, crée. Voilà où Je suis : Ma Parole comme un fleuve s'écoule à nouveau sur les steppes, Elle trace son cours dans les terres glacées où J'ai suscité des hommes rudes (28/3). Le Père n'hésite pas à changer son fusil d'épaule.
Blablabla blablablou. Arrêtez tout ! Éteignez les projecteurs ! Ils n'éclairent pas la bonne scène.
La réalité que l'homme décrit par le langage ne reflète pas la vraie réalité ; il ne fait qu'adapter la réalité à ses croyances. Voici la description d'une autre forme de perception → Pour moi, Frédéric M., la réalité à retenir c'est qu'aucun d'entre nous ne sait, de l'union d'un spermatozoïde et d'un ovule, d'où il vient. Nul ne sait, une fois mort, où il va.  Et, dans cet Univers "d'espaces infinis", qui peut savoir où il est [réminiscence d'une pensée célèbre de Blaise Pascal].
Tout ça pour dire que notre ami Socrate ne s'est pas trop foulé lorsqu'il a annoncé qu'il savait qu'il ne savait pas grand chose. Mais sûrement savait-il que pour donner vie aux choses que nous articulons, il est préférable d'être d'abord vivant soi-même ? Et seul le dépassement permet d'atteindre ce vivant. Sinon c'est au niveau de son insipide arrogance que le muet lasse vraiment l'œil (Rév d'Arès i/3). Et il peut scandaliser (27/9) tant ses propos sont creux en les comparant à ses actes.
Être Vivant, c'est donner Vie aux choses ! Il  n'y a pas de secret : En restant figé soi-même, on fige les choses. Logique, non ? L'Appel (Rév d'Arès 4/4 et autres références) consiste donc, en substance, à se défiger au lieu de se débattre en mimant (21/3) la sagesse patiente.
Face à l'angoissante réalité de notre position actuelle dans l'univers (une angoisse qui peut être une torpeur), plongé dans une situation de survie où la planète comme l'esprit ont été minutieusement parcellisés, le frère qui a le bras fort, le frère qui a le fil à plomb dans la tempe, celui-là même qui tient l'arc, la pelle, la faux (Rév d'Arès xx/10) est celui qui peut changer la donne. Alors, que nos mains retournent le monde comme les houes (xvi/17, xxx/7) ! Que les lèvres proclament la Parole (xxxvii/12) !  Ce doit être pour cette raison que le Père vous a mis la Main (maintes références) dessus, puisque vous êtes le prophète de l'effort. Pas facile dans un monde où le courage et l'esprit d'effort ont été réduit au minimum syndical. Mais nous sommes bel et bien "condamnés à réussir".
Notre alternative, contrairement au langage de Léon Bloy qui semblerait se situer "entre le normal et le vache" (entrée 211), se trouve plutôt être entre le bruit (Rév d'Arès ii/8, etc. etc.) et la Parole (maintes références), entre le granulé du poisson dans le bocal et la nourriture (Matthieu 4/4) de la Mer (Rév d'Arès 20/4), entre l'animal pensant et la créature aux attributs du Créateur, entre le monde de Sodome et celui d'Éden (commentaire 207C26) — Le "frère a deux langages, celui de l'animal pensant qu'il lui faut garder pour survivre sur terre dans un monde d'animaux pensants et celui qu'il lui faut acquérir pour passer au stade de pénitent..." (réponse 211C4). Mais un pénitent ne doit-il pas justement être plus "prompt à écouter qu'à parler" (Jacques 1/19) ? Pas entendre, mais écouter ; ouvrir bien grand les écoutilles ! Car, tout de même, le Père nous livre un langage qui donne l'intelligence (23/4). Oui ou non ?
Bien sûr, nous pourrions envisager que le langage ne soit pas propre aux hommes ; les animaux communiquent aussi. Nous avons même appris à communiquer avec certains d'entre eux, avec des oiseaux. Mais, contrairement au jars (Rév d'Arès xxvi/3) et son langage de terrestre extra, c'est en nous armant de nos appeaux ou de notre bouche en "cul de poule" que nous sifflotons. Et avec les gorilles aussi, nous communiquons en se grattant le mou. Même avec les dauphins ... Ou sont-ce les dauphins qui communiquent avec nous ? Michel-Ange aurait certainement pu répondre à cette question. Mais la musique, les mathématiques et toutes les autres formes de langages constituées, en fait, par des signaux changent-elles le monde (28/7) en profondeur ? Non. Seul le langage du prophétisme peut assumer cette tâche — La Parole, un nerf dans ta tête (xiii/8). "Changer, c'est se recréer" !
Le langage est un outil de communication. Alors que la Parole est un attribut de Dieu dont Il a partagé le privilège avec Son Enfant (Rév d'Arès 13/5)Ma Voix entre dans l'homme ; Ma Parole est dans la parole d'homme. Il tète la force dans Ma Force (vii/5). La Parole est l'Outil de la Création — Prononcer Ma Parole pour L'accomplir, voilà la vraie piété (35/6). Piété ? Ah, ah ! Oh, oh ! Qu'est-ce que le sens de ce mot ? (réaction sur votre réponse 211C33 autour du sens du mot "tunique").
Le langage, dans la bouche de l'homme, est comme une crampe dans la jambe ; il s'articule avec difficulté (et même douleur parfois) ; il faut se détendre et le masser pour qu'il passe bien.
Tandis que la Parole a une rondeur bienveillante comme le bon vin (Rév d'Arès 10/4) qu'on met en bouche ; le vin aigre qu'est le langage de bruit (vii/11) n'est-il pas ce même vinaigre (vii/14) qui tue l'homme ? Tout compte fait, afin de garder la langue propre (xLvii/6), vaut mieux partager les pommes aigres des montagnes (26/5).
Comment saisir que "le langage n'est pas un aboutissement des balbutiements que furent, suppose-t-on, les premières tentatives de communication entre primitifs" (entrée 211) ?
Si "le langage a pour origine la Parole" (entrée 211), alors les dessins magnifiques des hommes rupestres (réponse 209C80), comme poèmes, ne sont pas un langage ?! Ils ne sont qu'un moyen de communication. La communication précède donc le langage.
Avec le langage ayant pour origine la Parole, peut-on qualifier l'homme primitif d'animal pensant ?
L'animal pensant, a-t-il pour origine Adame ou l'homme primitif ? Il est une combinaison des deux, un assemblage. Notre Père Spirituel est un Sacré Bricoleur ; Il a changé un grognement (la langue humaine) en un langage sublime et créateur. Que la Parole soit à l'origine du langage n'empêche pas d'en déduire aussi que le langage est la mort de la Parole comme l'homme est la mort d'Adame (Rév d'Arès vii/13) — Le bruit entre dans la tête d'Adame comme le sable ; le bruit vient dans l'homme. L'homme met le bruit dans la terre. L'homme met le bruit dans le ventre. L'homme met le bruit dans le fer (vii/8-9). Le bruit (vii/4), vous savez, toutes ces choses qui se sont figées en les nommant ! Et qui tue (vii/14).
Rythme — Le bruit ouvre la bouche mais ferme l'oreille (vii/16) !
Refrain — Le bruit ferme l'oreille (xi/6).
Parole — La Voix n'est pas le bruit ; l'oreille est un jardin sans le bruit (vii/4).
Écoute homme (maintes références), n'y aurait-il pas une différenciation à faire entre l'homme qui couche sur l'ombre (vii/2), celui d'avant sa spiritualisation (entrée 211) et l'homme après qu'Adame ait frappé l'Arbre de la Parole (xiv/1) ? Ce n'est tout de même pas une créature identique. L'un a bénéficié d'un monde sans le bruit. Et l'autre a mis le bruit (vii/9) absolument partout.
En fait, n'est-ce pas pour cette raison-là, pour cette démesure, que le Père trop aimant s'est retrouvé en dette vis-à-vis de Ses créatures (12/7) ?
Le frère, lui, selon l'Enseignement (16/1), est celui qui retrouve son lien avec la Parole — Repose ton pied, pose ton œil sur le lointain ! Les frères viennent, ceux qui ont le jardin dans la tête où l'Eau monte comme dans l'arbre, dans la fleur (xvii/3)... Le vrai est un jardin dans la tête (ii/9).
Où sont-ils ces frères ? Sont-ce ceux à qui vous adressez le sens général, très sobre, de La Révélation d'Arès : "Que l'homme cesse de faire le mal et la Vie triomphera" (entrée 210) ? Pourtant nous savons pertinemment que "l'absence de mal n'est pas le Bien" puisque le Bien est actif par nature. Donc la Vie triomphera lorsque le Bien sera retourné dans le frère (Rév d'Arès xxxiii/11) Le frère ouvre l'oreille au Vent, son poil est comme la terre pleine de l'Eau Bleue, de la graine qu'apporte le Vent (ii/5). "Que l'homme cesse de faire le mal" est un conseil avisé pour le siffleur que le Père ne repousse pas (xxxi/19) ; bien sûr, vos frères peuvent chanter cet air-là avec lui.
J'ai donc un peu de mal à admettre que vous puissiez expliquer ainsi, très sobrement à vos frères, le sens général de La Révélation d'Arès. Mais peut-être est-ce ainsi parce que vous auriez fait, après 45 ans de prophétisme, le lourd constat d'un état spirituel lamentable et que vous vous sentez obligé de revoir les exigences auxquels appelle l'Enseignement (Rév d'Arès 16/11) ? À ce rythme, la perche (xx/6) risque de finir en cure-dent.
Ah, que les mots qui forment notre langage sont insuffisants, qu'ils sont trompeurs si on y attache trop d'attention. Alors, où porter toute notre attention, avec confiance ? Quel langage faut-il adopter ? Oui, peut-être est-ce celui de l'illuminé (Rév d'Arès 23/2) : Le langage des anges restauré.
N'est-ce pas déjà assez de ne pas savoir d'où on vient, où on va et où on est, puis de devoir accepter que "la Vérité n'est pas accessible à l'homme dans l'état actuel des choses, et que l'impuissance du langage n'arrange rien" (entrée 211), pour, en plus, rester suspendu au milieu des morts-vivants ou à bonne distance de demi-frères en tranches ? Offrons-nous les Ailes d'un langage ! Un langage pas trop gras (Rév d'Arès vii/14) pour qu'il puisse se mélanger avec l'Eau du Père. Sinon comment sous ta voix, l'Eau se répandra sur les cœurs altérés ? Comment ta parole fera-t-elle jaillir le sang dans les têtes vides et les fertilisera-t-elle (23/5) ?
Le péché des péchés (38/2), n'est-ce pas plutôt l'extinction de la Parole ? Le langage actuel, lui, avec ses signaux, ses codifications et son vide nous a déjà réduit à l'état d'animaux pensants ; alors, si nous nous en tenons au constat de son impact sur nous, nous sommes déjà morts et notre disparition, comme les dinosaures, ne saurait tarder (référence à votre réponse 211C46).
Mais personne n'est indispensable, n'est-ce pas ? Bien que ce ne soit pas l'individu qui soit indispensable, mais sa fonction. Et la fonction prophétique est indispensable.
Vous nous avez situé, Éric et moi-même, dans la sphère des "Fous de Dieu" (réponse 210C62). Comme vous vous y trouvez différemment vous-même. Et nous vous en remercions (notre "Nous" a pour valeur une union fraternelle et humaine active (en écho à la réponse 211C39)). C'est trop de compliment face à notre carence en piété (28/10) — car dans Ma Parole réside la seule piété (35/12).
Mais, en ce qui me concerne, je suis de ces "Heureux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle" (les béatitudes, Matthieu 5/3-11). C'est à ce niveau que s'exerce mon humilité. Car, sans le rafraîchissement (Rév d'Arès 10/12) dont je bénéficie, il ne me resterait plus qu'à faire face à ma débilité (33/20).
Je me définirai plutôt comme étant un "Athée de Dieu". Car, en plus de ne pas croire dans le Dieu des religions, je considère que tout vit en Dieu absolument sans que j'aie besoin d'Y(ouou) (Rév d'Arès xxx/24) croire.
Espérons qu'un jour, nous pourrons mieux comprendre le silence des mots que les mots eux-mêmes que nous ne faisons que comprendre plongés dans le noir. Et alors Babel comme Sodome disparaîtront du paysage obscurci par le mauvais choix de vouloir dominer (Rév d'Arès 2/11), d'avoir cherché à revêtir une peau qui nous a emprisonné. Mais voilà que ta tête, ta peau sont la Maison ! (xvii/14) ; l'Éden à restaurer ne sera pas identique à l'Éden d'Adame (qui fut peut-être assez bref). Il sera, cette fois-ci, pleinement libre. Libre de choisir son langage ; le langage qui nous fera communiquer avec les saints (37/7) et toutes les choses que nous rendrons vivantes. En attendant ce jour (31/8), où nous ferons agoniser la bête derrière l'horizon (22/14), ne perdons surtout pas notre cœur à l'ouvrage (lost heart = découragement), notre cœur à l'Œuvre. Donnons-nous les moyens de chanter en chœur sous la lanterne droite (xvi/19-20) !
Frédéric M. solidaire d'Éric D. (qui, pour le moment, a d'autres préoccupations)

Réponse :
Bigre, frère Frédéric, vous n'avez pas peur des difficultés ! Vous en soulevez une belle quantité dans ce commentaire, dont je vous remercie.  J'aime ce commentaire, mais je ne suis pas sûr que tous les lecteurs le comprendront bien. Il contribuera, en tout cas, à les faire évoluer, s'ils ont la sage patience de vous lire.
Faute de temps et de place (ceci n'est qu'un blog) je ne peux pas répondre à toutes les difficultés que vous évoquez, mais seulement à quelques unes.
À un certain point de votre texte vous parlez de "réalité", frère Frédéric, et vous avez raison de mettre ce mot en question, car c'est un mot moderne et il me paraît intéressant de souligner sa modernité. Modernité non parce que nous sommes devenus de plus en plus intelligents, mais au contraire parce que nous sommes devenus de moins en moins sages. On ne trouve pas le mot réalité dans les textes français avant le XVIe siècle, je crois, et encore ! car ce mot "réalité" est tiré d'un mot de latin de cuisine fabriqué par (John) Duns Scot, franciscain philosophe écossais, au XIIIe siècle : "realitas". Il n'y avait pas de mot équivalent à "réalité" dans l'antiquité, au temps où les humains avaient plus de sagesse et de sagacité. Jamais les anciens n'avaient l'imprudence de parler de "réalité" au sens que nous donnons à ce mot aujourd'hui.
Réalité, mot moderne, est lui-même une fabrication à partir du mot déjà fabriqué "realitas" (j'y reviens plus loin). Aussi incroyable que cela paraisse aux pédants que nous sommes, il n'existait pas de mot en grec ou en latin antiques pour exprimer ce que nous appelons réalité. En grec ancien, ἀλήθεια, qu'on traduit parfois erronément par réalité, signifiait en fait "ce qui n'est pas faux" (de l'adjectif ἀληθής). En latin antique aucun mot ne signifiait réalité ; on trouve seulement deux mots : "veritas" qui signifiait vérité et "res", qui en fait avait de multiples sens et signifiait à la base : bien, avoir, chose concrète ou abstraite, mais aussi événement, circonstance, ce qui accompagne un fait, objet concret (chose maniable), affaire au sens de procès. Du reste, Duns Scot en inventant le mot "realitas", qui n'existait pas en latin pur, ne pensait pas à "réalité" au sens moderne, mais à quelque chose comme "effectivité" au plan de l'essence, non de l'existence ; c'était donc un mot essentiellement métaphysique. Littéralement, si nous voulons traduire "realitas" au plus près, nous devrions dire "choséité". La realitas est toujours realitas d’une res (latin antique : chose, bien, etc. voir ci-dessus) ; par exemple Duns Scot entendait realitas chez Socrate au sens d'animalité, de rationalité, de socratéïté, mais pas de réalité à proprement parler selon l'usage qu'on fait de ce mot de nos jours.
Bref. En fait, on ignore si la notion moderne de réalité existât jamais avant le XVIe siècle. À mes yeux du moins c'est très important, parce que ça montre combien les notions que nous avons aujourd'hui de la réalité sont fragiles, n'offrent pas de certitude en vérité absolue et cela nous interpelle, car nous nous demandons comment les anciens pouvaient considérer que, par exemple, le fait d'avoir deux mains et deux mains était une réalité, fait qui est évident pour nous hommes modernes, mais qui pour eux, les anciens, n'était que vérité. On découvre alors qu'il existe un écart métempirique entre vérité et réalité — "Une réminiscence prénatale et un voeu métempirique plus grands que tout désir sensible" (Vladimir Jankélévitch, "Je-ne-sais-quoi"). "Un sacrement est un geste à double face, un symbole, non d’absence, mais de plénitude métempirique" (Théologie Catholique) —, un écart auquel nous devenons de plus en plus insensibles, parce que le langage perd énormément en nuance et subtilité et donc en sens pour nous modernes humains. Autrement dit, si nous posons la question : Où est pour nous la réalité ? Notre réponse ne peut être que matérialiste ; elle ne peut pas être spirituelle, parce que là nous touchons au domaine immense de l'inexplorable : Qu'est Dieu ? Il n'y a pas de réponse satisfaisante au plan de la réalité dans le cadre des possibilités humaines. Dieu, puis-je répondre, est autant en moi-même qu'il est dans l'infini, mais c'est une notion que ne peut pas concevoir dans sa réalité précise un pauvre esprit humain. Ce que je dis là n'est pas faux, mais est-ce réel ? Je ne saurais et personne ne saurait le démontrer.
Par ailleurs, vous demandez : "Peut-on qualifier l'homme primitif d'animal pensant ? L'animal pensant a-t-il pour origine Adame ou l'homme primitif ?" Je réponds : Il est clair que si l'homme était depuis longtemps sur terre avant Adame et couchait sur l'ombre, l'homme était autre chose que l'Adame qu'il deviendrait quand la Voix du Père entrerait en lui (Rév d'Arès vii/1-6), et cette autre chose ne pouvait être qu'un homme physiquement et psychiquement, mais un homme non spirituel, ce que j'appelle un animal pensant. Si l'homme que transforme la Voix du Père devient spirituel, c'est que s'ajoute l'âme à ses chair et esprit (17/7). La Création est l'attribution d'une âme à l'homme animal pensant. Mais cette âme Adam l'a à l'évidence perdue (2/1-5). Nous pouvons la recréer en nous par la pénitence, mais nous pouvons aussi la perdre à nouveau et quand nous la perdons nous redevenons des animaux pensants. L'homme peut être alternativement l'un ou l'autre, mais pas les deux en même temps, sinon de façon purement métaphorique. Alors là, par la métaphore on tombe dans le micmac du langage : Une métaphore... Brrr... C'est une de ces figures de rhétorique qui peut être claire comme chez Chamfort : "Toute métaphore fondée sur l'analogie doit être également juste dans le sens renversé. Ainsi, l'on a dit de la vieillesse qu'elle est l'hiver de la vie, renversez la métaphore et vous la trouverez également juste, en disant que l'hiver est la vieillesse de l'année," mais aussi très obscure, à multiples sens, ce qui fit dire à Renan : "Ce fut lui [Jésus] que l'on mangea [sous forme de l'hostie ou du pain] et que l'on but [sous forme du vin] ; il devint la vraie Pâque, l'ancienne ayant été abrogée par son sang. Impossible de traduire dans notre français essentiellement déterminé, où la distinction rigoureuse du sens propre et de la métaphore doit toujours être faite, des habitudes de style dont le caractère essentiel est de prêter à la métaphore, ou pour mieux dire, à l'idée, une pleine réalité." Si le prophète n'est pas là pour guider, La Révélation d'Arès elle-même pleine de métaphores devient une forêt d'incertitudes.
Vous dites aussi : "J'ai un peu de mal à admettre que vous puissiez expliquer très sobrement à vos frères le sens général de La Révélation d'Arès. Mais peut-être est-ce ainsi parce que vous auriez fait, après 45 ans de prophétisme, le lourd constat d'un état spirituel lamentable et que vous vous sentez obligé de revoir les exigences auxquels appelle l'Enseignement (16/11) ? À ce rythme, la perche (Rév d'Arès xx/6) risque de finir en cure-dent." Si "j'explique très sobrement" ce qui sauve l'homme et ce qui simultanément le fait contribuer au sauvetage du monde, c'est parce qu'est très sobre le moyen que le Père donne à l'homme pour effectuer ce sauvetage : la pénitence. Heureusement d'ailleurs, parce que si la pénitence est l'unique et sobre moyen du retour du Jour sur le monde, elle est très difficile.
Je reviens sur le mot réalité. Le langage est comme ces très beaux masques du Carnaval de Venise. Le masque enlevé, on s'interroge, sans réponse possible à moins de préjugés, donc d'erreurs, sur ce que peut signifier le visage qu'il cachait. L'incertitude du langage, pas forcément la langue, mais tous les moyens d'expression, est sans cesse présente, mais l'est plus encore chez les dominateurs. M. Macron ou le pape François s'entourent de conseillers, d'experts, ils pensent qu'ils maîtrisent par l'information tous les événements qui se produisent dans les domaines qu'ils dominent en rois, mais en fait ils ne comprennent goutte à la plupart des messages qui leur sont adressés comme celui des gilets jaunes en France, celui des croyants éperdus ailleurs. C'est pourquoi ils n'y peuvent donner de réponse intelligente (Rév d'Arès 32/5) — on ne peut répondre qu'à ce qu'on comprend honnêtement c'est-à-dire complètement, libre (10/10) de préjugés, on ne peut pas répondre à ce qu'on croit comprendre ou n'ose comprendre —. M. Macron et le pape François ne sont pas de mauvais hommes, mais ils souffrent d'indigence en compréhension honnête et ils devraient comme moi se résoudre à faire éclater leurs domaines en une multitude de petites unités humaines dans lesquelles les langages, quoique toujours incertains, présenteraient quand même moins n'énigmes. Nos frères humains Macron et François détestent le chaos, les fluctuations des idées et des projets, les contestations ; ils rêvent de vastes sociétés et de vastes églises bien réglées, dont les rouages s'emboîtent bien, qui tournent sans gripper, mais ça n'existe pas. Alors ce qu'ils appellent réalité n'est pas la factualité, mais ce qu'ils considèrent comme devant exister et se soumettre à eux et ils imposent leur réalité, laquelle n'est que fiction ou incertitude. Pour eux la réalité est l'existence "nécessaire" de lois, de règles, de directives, d'ordre moral comme public, d'autorité. Ils prennent des décisions rigides et impérieuses dans ce sens sans voir qu'ils ne font que fabriquer la fiction, qu'ils appellent réalité, qu'il font régner par les tribunaux, les polices, les armées, les administrations, et qui par la rigidité des chaînes dont ils saucissonnent les humains leur paraît être la "raison", la "réalité" par excellence. Ainsi pour eux, le droit fondamental de l'humain, qui est la liberté — tout autre chose que la liste des autorisations —, n'est qu'irréalité, folie, et ne doit pas, ne "peut" pas exister. Ils pensent que tout ce qui va contre eux va contre la réalité. Alors ils légalisent, dogmatisent leur réalité qui s'impose et qui, depuis des millénaires, va contre l'ordre naturel. C'est là que nous voyons combien ce mot "réalité" pose problème. Pour ne parler que de ce mot-là.

24sep19 211C65
La Tour de Babel, [Genèse]11/4 : …Faisons-nous un nom afin de n’être pas dispersés sur toute la surface de la Terre.
[Genèse] 11/5-8 : Eh, dit le Seigneur, ils ne sont tous qu’un peuple et qu’une langue, et c’est là leur première œuvre ! Maintenant, rien de ce qu’ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible ! Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres ! De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface de la Terre et ils cessèrent de bâtir la ville.
Ce n’était donc pas la volonté du Père que son Enfant bâtisse une ville pour toucher le ciel, que pouvait-Il donc bien vouloir ? Ce n’était pas sa priorité que les hommes construisent une œuvre matérielle extérieure à eux-mêmes. Le Père n’étant pas malveillant envers ses Enfants, ce n’est donc pas par méchanceté, ni même pour se moquer, qu’Il les empêcha d’accomplir ce projet. Réfléchissons un peu ! Pourquoi le Père trop aimant réduirait-Il à néant le premier projet terrestre des fils d’Adam ? Sans doute pour les remettre sur le droit chemin ? Et, s’ils parvenaient effectivement à construire tout ce qu’ils désiraient sur Terre, quel en aurait pu être le danger ? Cherchons l’erreur, car erreur il y eut, pour que le Père provoque exactement l’inverse de ce que désirait son Enfant. Pourquoi ne serait-Il point heureux que son enfant accède sur Terre à tout ce qu’il désirait ? Certainement parce que l’Enfant se trompait… Les premiers pas de l’homme sur Terre étaient en fait comme les premiers pas, les premières actions décisives d’un enfant qui deviendrait adulte ? Les parents sont là pour le guider et l’instruire, mais visiblement, l’enfant Adam n’a ni écouté ni entendu son Créateur. Et pourquoi ? Il n’y avait déjà plus le langage ou le bon mode de communication entre eux ? Nous n’étions plus en Éden, le langage n’était plus celui de l’origine, celui des anges, et la communication avec le Ciel était donc coupée. Le Père ne cherchait-Il donc qu’à rétablir cette bonne connexion, en poussant l’homme à se construire intérieurement et non extérieurement par sa réaction, car ce n’était là que le seul cheminement possible pour retrouver les Attributs qu’il avait déjà perdu ? Parole, individualité, créativité, amour, liberté ? Attributs Divins dédivinisés, alors ? Et, s’Il ne les a pas laissé utiliser ces Attributs de cette manière, était-ce donc qu’Il cherchait effectivement à les orienter vers l’intérieur d’eux-mêmes en brouillant ainsi leurs moyens de communication ? Serait-ce, aujourd’hui encore, la priorité des priorités, que nous retrouvions nos Attributs Divins intérieurs, seule architecture solide, pour l’homme,  moulé au Père comme l’arbre poussé contre le mur du Temple se moule au contour de ses pierres, se courbe selon l’arc de son porche (Rév d'Arès 1/11) ?
Fallait-il donc revenir au chaos, pour que l’homme, "petit poucet inconscient", retrouve les bonnes pierres du bon Temple, si proche d’eux, qu’ils avaient aussi perdu la vue en plus de l’ouïe ? Et lequel, ou lesquels de ses Enfants, assez nostalgiques de ces premiers temps édéniques, furent-ils assez curieux et zélés envers leur Créateur, pour effectuer cette recherche, cette réflexion, vers laquelle Il voulait, vraisemblablement les diriger ? Lequel ou lesquels ont-ils  "tenté" cette introspection ? Et si effectivement, il y en eut, se sont-ils trouvés confrontés à l’adversaire, déjà plus prompt à se satisfaire de son œuvre comme un Dieu ? Comme de nos jours, l’homme préfère se sentir un Dieu, même illusoirement, et refuse de perdre cette jouissance en empêchant quiconque souhaiterait revenir au vrai ?
Alors, je comprends là votre propos : "La Tour de Babel n’est pas achevée, son érection continue." Les hommes ne comprennent pas, ou ne veulent pas comprendre leur erreur. Comment les amener à regarder cette réalité en face, afin de la traverser pour s’en affranchir enfin ? C’est d’autant plus difficile que nous sommes encore plus éloignés d’Éden, que ces fils d’Adam dans le pays de Shinéar (La Tour de Babel, Genèse 11/2). Le Père Lui-même à l’époque n’a pas réussi ce prodige ! Il ne le pouvait, car ce devait être à l’homme seul de parcourir ce chemin, par sa propre volonté, il devait revenir vers le Père en lui-même. Comme nous devons revenir individuellement et intérieurement vers Dieu aujourd’hui, nous-mêmes. Il y aurait donc tout un travail de déconstruction à faire, proportionnel à la construction de  l’homme sur les siècles. C’est sans doute pourquoi cela prendra beaucoup de temps, et que tous ne pourront parvenir à se remouler à leur Créateur, mais ceux qui y parviendront le feront pour tous. Comment les libérer de la peur ? Comment faire d’eux nos alliés ? Comment les amener au dépassement ? Par notre pénitence personnelle…
"Nous ne pouvons penser que dans des formes héritées du langage. Cela signifie donc que penser est aussi déficient que parler, et même plus faible quand s’y mêle l’intuition. L’intuition ne se détaille, ni ne s’énonce, ni ne se grammaticalise. Emprunter à l’intuition, c’est prendre ce qui ne laisse pas d’appartenir à quelque chose d’hybride, d’indéterminé, proche de la vérité, ou qui s’en éloigne plus encore ? C’est entrer dans l’alternative : vérité ou imbroglio ? Penser la Vérité, est ainsi, une sorte d’oxymore."
Je comprends là que la fin du langage n’est pas de dire la Vérité (Rév d'Arès 28/7) ou le vrai (ii/8.9), car il ne fait que nous en éloigner davantage, que penser la Vérité est un contresens, ou une contradiction, car la cognition a ses limites, celles du cerveau, et de l’intellect, alors que nous sommes appelés à retrouver la Vie (245), laquelle n’est limitée par aucun contenant.
Car la Vérité, c’est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7).
Penser le changement du monde sans s’impliquer personnellement et socialement n’est d’aucune utilité.
La Voix n’est pas le bruit, l’oreille (qui l’entend) est un jardin sans le bruit (Rév d'Arès vii/4) ; annotations : "La parole n’est pas faite pour mentir ou blablater, mais pour créer."
Nous faut-il donc revenir au silence pour trouver la bonne expression, et peut-être la bonne intuition ?
La bonne expression est-elle une fleur ?
La bouche fait le bruit, le bruit est à côté du vrai (Rév d'Arès ii/8).
Le vrai est un jardin dans la tête. L’œil du dedans voit les fleurs, l’œil du dehors compte les fleurs,
Alors le jardin est fauché, vendu (Rév d'Arès ii/9).

Nous trouvons ici, les thèmes de l’intériorité et de l’extériorité, qui n’étaient pas explicitement abordés lors de l’épisode de la Tour de Babel, cette œuvre que l’homme a voulu construire en dehors de lui, et que le Père aimant a détruit.
Christelle A. de Touraine

Réponse :
Ma sœur Christelle, je vois que vous vous intéressez de très près à La Révélation d'Arès, comme l'atteste ce commentaire, mais aussi, bien sûr, à la Bible. Et justement vous tombez, dès le début de votre commentaire, sur un de ces plis d'argent (Rév d'Arès i/13) qui cassent en deux la Parole, font d'une seule feuille d'argent deux feuilles en la pliant... D'argent parce que vénérées l'une et l'autre, mais hélas contradicoires. Il faut alors opter pour celle dont l'authenticité n'offre pas de doute et c'est, je l'atteste, La Révélation d'Arès. La Bible, l'autre feuille, a ici été manifestement déformée par la main de l'homme (Rév d'Arès 16/12, 35/12).
Vous posez un grand nombre de questions. Mais la première que vous posez est celle ci :
"Ce n’était donc pas la volonté du Père que son Enfant bâtisse une ville pour toucher le ciel, que pouvait-Il donc bien vouloir ? Ce n’était pas sa priorité que les hommes construisent une œuvre matérielle extérieure à eux-mêmes. Le Père n’étant pas malveillant envers ses Enfants, ce n’est donc pas par méchanceté, ni même pour se moquer, qu’Il les empêcha d’accomplir ce projet. Réfléchissons un peu ! Pourquoi le Père trop aimant réduirait-Il à néant le premier projet terrestre des fils d’Adam ?"
Il n'y a pas de réponse à cette question, parce que vous tombez justement là sur un point où la Bible et La Révélation d'Arès sont en contradiction totale et manifeste. Pourquoi, d'un côté, le Père empêcherait-Il ses Enfants d'accomplir la Tour de Babel (Bible, Genèse 11/1-9), et pourquoi, d'un autre côté, le Père ne les empêcherait-Il pas d'enfanter le mal, de devenir des pécheurs et d'engendrer pour eux-mêmes un système de vie injuste, douloureux et mortel totalement différent de la Vie dans et pour laquelle Il les avait créés (Rév d'Arès 2/1-5) ? Si Adam (l'humanité) peut opter pour le mal, c'est parce qu'il est libre (10/10) de le faire. Pourquoi ne serait-il pas libre de construire la Tour de Babel, alors ?
On voit du côté biblique Dieu intervenir dans les décisions humaines et on Le voit du côté arésien s'interdire d'intervenir parce qu'il a conféré à Ses Enfants Ses Attributs, dont la liberté, outre la parole, l'amour, l'individualité, la créativité. Il est clair que la liberté permet à l'homme de corrompre les autres Attributs que sont la parole, l'amour, l'individualité, la créativité. Il faut donc que le Bible ait sur ce point été déformée, d'une part, et que La Révélation d'Arès, dont j'atteste l'authenticité, soit conforme à la vérité, d'autre part, puisqu'elles sont inconciliables sur ce point.
Nous voyons bien là l'Immense Sagesse du Père, qui voit dans ce genre de contradiction une cause de problèmes sans solution entre les hommes, et qui dit : Une seule chose vous sauve, c'est la pénitence et non ce que vous pensez ou croyez. C'est, du reste, ce que vous rappelez à la fin de votre commentaire, et je m'en réjouis.

24sep19 211C66
Vous écrivez : "Je décide donc de dire quelques mots du langage que je considère comme le plus difficile problème qu'affrontent ceux qui veulent aller au fond des choses, plonger au cœur de la Vérité, Dieu compris, puisqu’il doit parler un langage humain faible et incomplet pour être compris de l'homme, et encore ! À condition qu'un prophète s'applique à expliquer et développer Sa Parole." Cette entrée montre clairement que l’homme déchu a perdu le langage. Dieu lui même vient lui parler, c'est que  quelque chose d'essentiel ne va pas. L'homme ne lui parle plus ? Il vient trouver un homme pour construire un langage fraternel (l’être Mikal), pour retrouver l'intelligence universelle pour retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5).
L’homme déchu a inventé un langage pour expliquer ce que l’on doit comprendre (Rev d’Arès 3/8). L’esprit religieux a voulu faire croire qu'il avait trouvé le secret, le dogme à appliquer, évitant ainsi que chacun ne "s'égare" à chercher à comprendre que la vie est à réveiller en soi !
Comme les publicités (qui ne font que se multiplier sur le net) nous narguent avec un "beau langage" qui prétend avoir trouvé le bien pour nous, par un produit, une atmosphère ? Ce langage répandu dans le monde comme celui des politiques et ses promesses.
Voici donc venue la réflexion de trouver un langage dans les accents harmonieux de Mes Messagers (Rèv Arès 3/8). Changer l’eau de ce monde en Eau de Vie.  Intensité de Vie à donner, plutôt que des mots justes à trouver.
Un langage qui interroge sur le Fond des choses !
Henri S. de l'Yonne

Réponse :
Merci, frère Henri, pour ce commentaire.
Mais oui, "les publicités (qui ne font que se multiplier sur le net) nous narguent avec un "beau langage" qui prétend avoir trouvé le bien pour nous, par un produit, une atmosphère ? Ce langage répandu dans le monde comme celui des politiques et ses promesses."
Nous vivons dans un monde de plus en plus complexe en cela qu'il est de plus en plus "connecté", "numérisé", "ubérisé", "publicisé", mais de ce fait de plus en plus pauvre côté langage qui, dans ce magma de complications, devient aussi ennuyeux que mortifère. Cette planète, que retissent les continuels progrès technologiques qui sont autant de reculs de l'intelligence, devient en réalité de moins en moins habitable et de moins en moins compréhensible. Je vis à Bordeaux, ville qui devient impraticable, où je dois faire chaque jour ma promenade hygiénique sur des trottoirs à l'abandon, pleins de trous et de bosses, entre d'innombrables barrières de chantiers, percés de béances au fond desquelles passent des tuyaux pourris et purants, où les cycles et patinettes vont en tous sens et me frôlent à toute vitesse, manquant de me faire tomber (ce qui va arriver tôt ou tard), où j'ai l'impression qu'une personne sur trois seulement parle ma langie et la parle très très mal, les autres parlant tous les baragouins de la planète. Alors, la publicité est, inévitablement, à cette image sauf que là le son est châtié, les couleurs sont brillantes, les scénarios sans rapport avec ce que ces camelots vendent (voitures, culottes anti-pisse, biscuits, assurances, banques, etc.), bref, la publicité est tout compte fait aussi creuse que les trottoirs bordelais.
Ce monde, vraiment, je tente de le comprendre, puisque le Père m'envoie à lui pour le réactiver dans le Bien, le réinventer comme Éden, bref, le recréer, et, je l'avoue honteusement, je me demande parfois si le Père ne souffre pas de myopie et a bien vu où ce monde en est. Entre ce monde aux dents de fer, comme dit le psaume, ses problèmes et nos insignifiantes possibilités, je me demande comment notre fraternité naissante de pénitents peut se tirer d'une telle mission. Ce n'est évidemment possible que si nous réalisons qu'il y a Dieu Lui-même en nous. Il nous faut, d'une certaine façon, redevenir Dieu comme l'avait été Adam avant sa chute. Il nous faut, dans nos cerveaux, reconstituer l'être humain tel qu'il devrait être pour, comme le sculpteur devenat son modèle, pouvoir l'aider à retrouver le sentier vers les Hauteurs et le décider à le grimper à nos côtés. Jamais peut-être nous n'avions, ainsi, réalisé que nous ne sommes pas une religion. Nous sommes des réhumanisateurs, si je peux me permettre ce mot.
Courage, frère Henri, nous réussirons si nous avons sagesse et patience.

24sep19 211C67
Si seulement Greta Thunberg pouvait dire ceci au monde entier : "Bon, voilà, en fait c'est le cœur de l'homme qui doit changer. Ainsi, l'homme qui change [Rév d'Arès 30/11] dans le Bien change par surcroît le mal qu'il fait sur terre. Ainsi, l'homme cesse de détruire la planète dès l'instant qu'il aime et respecte son prochain. Voilà en fait ce que je devrais plutôt vous dire ici à la tribune de l'ONU plutôt que de condamner. Moi, comme nous tous, vous tous, sommes tous responsables du dérèglement climatique..."
David B. du Limousin

Réponse :
J'ignore qui est Greta Thunberg. Je viens donc de chercher quelques informations sur l'Internet et j'ai trouvé ceci : "Greta Thunberg, née le 3 janvier 2003 à Stockholm [elle a 16 ans donc], est une militante suédoise pour la lutte contre le réchauffement climatique. À l'âge de 15 ans, elle proteste devant le Parlement suédois contre l'inaction face au changement climatique malgré l'urgente nécessité d'agir" (Wikipédia). C'est donc une enfant écologiste bon teint, jeune prêtresse de cette nouvelle religion qu'est l'écologie militante aussi appelé écologisme (comme on dit catholicisme, judaïsme, islamisme). Je ne saurais dire du mal de qui que ce soit, à plus forte raison d'une enfant. Je m'étonne seulement qu'on accorde autant de prix à une jeune personne qui probablement est remplie de bonnes et sincères intentions, mais qui, d'une part, ne fait que réciter les dogmes de sa religion, et qui, d'autre part, ne me paraît pas avoir l'âge d'une connaissance suffisante des vraies causes du fameux réchauffement.
Je suis très réservé quant à la théorie écologiste, parce que je n'ignore pas que la Terre a connu plusieurs glaciations et réchauffements et je ne suis pas sûr que le réchauffement actuel ne soit pas tout bonnement la continuation logique du réchauffement survenu après la dernière glaciation... en attendant la prochaine glaciation, si tant est qu'elle survienne. Je sais que, depuis les années 50, époque où je faisais mes études de physicien et où je commençais ma carrière comme ingénieur, précisément dans les transferts thermiques, l'étude des rapports entre les différents isotopes de l'oxygène dans les sédiments prélevés par carottage au fond des océans a avéré l'existence de nombreuses fluctuations climatiques cycliques. Ces recherches ont permis de définir des stades isotopiques marins, qui ont servi de base à l'établissement d'une chronologie ou d'un calendrier isotopique (les isotopes sont des éléments de même numéro atomique, mais de masse atomique différente (même nombre de protons, mais nombre différent de neutrons). J'abrège. On ignore pratiquement tout des causes vraies des variations climatiques ; c'est un question toujours très débattue. Il semble qu'un glaciation ait un rapport avec des oscillations périodiques de l'orbite de la Terre associées à des variations hypothétiques et périodiques du rayonnement solaire. Il semble aussi que des grands évènements volcaniques, éventuellement déclenchés par une chute de météorite, y ajoutent leurs conséquences. Des savants chevronnés n'ont pas de réponse scientifique à ces causes, seulement des hypothèses... Alors que peut en savoir Greta Thunberg ?
Sur cet horizon d'ignorance, quel rôle peut jouer Greta Thunberg ? Sûrement celui que vous lui suggérez ici : Prendre conscience que la cause du mal qui menace l'humanité n'est pas dans les gaz d'échappement des moteurs thermiques, des chaudières, des pets des bovins, mais elle est dans le cœur de l'homme, dans la méchanceté, le mensonge, bref, le mal.
Je vous recommande, si vous trouvez son adresse, d'écrire à Greta Thunberg.

24sep19 211C68 
Cher prophète,
Je suis désolé que votre page pour envois de commentaires fasse disparaitre les italiques, car cela doit vous faire faire un travail considérable que les commentateurs peuvent faire eux-mêmes et que j'avais fait sur ce commentaire qui en comporte beaucoup…
Par le Livre le Trop-Aimant [Rév d'Arès 12/7] nous parle sans trop s’inquiéter de notre état de phénix intellectuels et de nains spirituels ! Mais il nous donne un  prophète pour faire le pont.
Quand on lit le Créateur, qui est hors du temps [Rév d'Arès 12/6] c’est époustouflant ! le Créateur qui vous  apparaît et vous parle s’exprime dans un temps nouveau, un non-temps… un présent permanent, un présent perpétuel, qui couvre tout, comme Sa Lumière [12/4]. Même quand Il brosse à grand trait l’histoire humaine Il va rester au présent : "Avant Adame l’homme est long", écrivez-vous en annotation. Il a tout digéré dans sa lumière, il se fiche tellement du passé, qu’il en parle au présent ; oui, qu’en retenir? Presque rien, comme vous dites. Le  jars beau et fort  ? Le jars est dans la cage [xxxvi/3]. C’est  François d’Assises et tous les François d’Assise passés et futurs… Dieu a son "raminagrobis" (allusion à votre article du Pèlerin d’Arès trimestriel  1990, que j’invite les lecteurs du blog à découvrir).
"Ha ! ha ! ha ! votre Père de l’Univers ne connaît pas les temps futurs et passés, diront goguenards nos détracteurs... Il est donc analphabète ?" Oui, en quelques sorte, en réalité il est hors du temps et son langage sera perçu par les petits de l’Évangile, par les êtres non encombrés de la lourde carapace de l’intellection désincarnée ! Ceux qui avanceront d’abord en confiance, ensuite en compréhension, avec l’aide du Messager Mikal.  
En ce moment , beaucoup de chercheurs scientifiques ou pseudo-scientifiques s’expriment sur le temps: Yves Klein, Jean-Pierre Garnier-Malet, Jean-Pierre Petit, Nassim Haramein, Roch Sauquere, Jacques Collin, etc. J.‑P. Garnier‑Malet est particulièrement intéressant, le futur c’est du temps qui défile très vite, le passé du temps qui défile lentement, le présent du temps qui défile à notre rythme… Il évoque à sa façon la tant annoncée "fin des temps" comme fusions des temps: futur, présent et passé et expose les "ouvertures temporelles" vers le hors-temps qui existent dans le temps.  La clef pour lui ? "Ne pensez pas à faire aux autres ce que vous ne voudriez pas que les autres pensent à vous faire ! C’est le meilleur moyen, dit-il, pour arranger ses futurs." Alleluia ! un grand pas sur les chemins de convergence des chercheurs spirituels. Bref, je lui ai écrit pour lui demander s’il connaissait La Révélation d’Arès ; il m’a répondu que non, je lui ai alors envoyé divers passages sur ce hors-du-temps, tirés de L’Évangile Donné à Arès et du Livre, pour qu’il saute de joie et revienne à la première simplicité des choses. Il ne m’a plus répondu. Depuis il m’invite sans cesse à des formations payantes, dont je n’ai que faire.
Bon ! Je reviens à mon sujet, ce présent permanent du Livre. Dieu nous rapproche de cet éternel présent qu’on peut sentir déjà comme une brise légère  et les prophètes, Mikal surtout, puisque vous seul avez pu livrer son Message dans sa pureté, nous aident à franchir le long pont pour qu’un beau Jour, oui, Ma Lumière couvre tout sans cesse [Rév d'Arès 31/8]. Plongeons dans la puissance du Livre pour en rapporter un peu de force pour être ancrés dans le temps, sans faux désirs ni vaines craintes ! Juste la pénitence et la moisson. Lire Le Livre, c’est faire un pèlerinage quotidien dans ce présent, cette toute présence. Ça nous nourrit sur les rocailles, ça nous prépare. Pour aider vos frères à comprendre ce langage vous avez placé dans le Livre quelques légers liens au temps ; ainsi "devient" assez souvent  ajouté : L’homme (devient) un nain (xxiv/1), L’homme (devient) le bœuf au champ (xi/5), mais aussi (Rév d'Arès xiv/23, xvi/12, xvi/15, xvi/18), la très fameuse L(es)homme(s de)vien(nent) les frères, (le  monde devient) le nuage d’or (où) les nations (s’)embrassent, où le frère ne vend pas le pain (et) la laine (xix/22, xxi/9, xxvi/8), xxvii/1, xxxix/10, xL/3), xL/17, xLiii/5, xLiii/8, xLiii/13, xLvii/10).  
D’autres façons de remettre un peu de temps dans ce présent permanent du Livre :
Temps au futur : Suis l’Eau ! Ta jambe (aur)a quatre âges (Rév d'Arès xxxi/18),  (Quand) ton pied descend(ra), ton cri (s’en)vole(ra) haut (xli/8), (Mais quand) Mikal vole(ra, il sera comme) le Vent chaud (xLiv/6, xLiii/7).
Temps au passé :  (Rév d'Arès xLii/8) (Par) Iyéchayé [Isaïe] (J’ai) parl(é). 
Autres compléments : Le mort (re)vient (Rév d'Arès xix/21), Adame va (alors comme) l’onde (de) la main à Ma Main (xxxi/18).
Je vous avais reproché dans un courrier, en 1988, ces parenthèses du Livre, vous m’aviez répondu simplement : "Mon frère, ne vous posez pas autant de questions !" Je m’étais senti tellement penaud de vouloir faire la leçon à un prophète qui réfléchissait depuis 14 ans,  24 heures sur 24, à ces choses alors que j’arrivais comme un cheveu sur la soupe avec mes idées superficielles. Oui  j’ai vraiment eu honte ce jour-là.
Merci frère Michel pour votre travail.
Olivier de L. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Olivier, pour ce commentaire par lequel votre belle foi éclate dans un magnifique bouquet de citations. Ne me plaignez pas d'utiliser un formulaire Drive qui ne permet qu'un très sommaire traitement de texte sans italique, ni gras  ni souligné. Cela ne me gêne pas, parce que cela m'oblige à ne pas lire trop rapidement, à relire le texte du commentaire avec beaucoup d'attention tant pour bien le comprendre que pour placer les italiques et corriger ou compléter un certain nombre de mots ou de phrases. Notamment, votre présent commentaire avait besoin d'un certain nombre de corrections et de compléments en plus des italiques.
Je ne connais pas les personnes que vous citez : "Yves Klein, Jean-Pierre Garnier-Malet, Jean-Pierre Petit, Nassim Haramein, Roch Sauquere, Jacques Collin, etc." Merci de m'en parler.
Merci de reconnaître que le Père donne à mes frères et sœurs "un prophète pour faire le pont". Si le langage était quelque chose de clair, précis, frappant, dont la lumière du sens éclate comme un beau phare sitôt la lecture commencée, vous n'auriez pas à vous évertuer à faire connaître La Révélation d'Arès à "Yves Klein, Jean-Pierre Garnier-Malet, Jean-Pierre Petit, Nassim Haramein, Roch Sauquere, Jacques Collin, etc.", qui, du reste, ne vous répondent pas. Soit ils ne la lisent pas, soit ils n'y comprennent rien, parce que pour comprendre, il faut vouloir comprendre. Si quelqu'un lit un manuel de mathématiques sans vouloir le comprendre, ce qu'il essaie de lire lui paraît aussi obscur que de l'hébreu ou du chinois. Il ferme le manuel après trois pages. C'est la même chose pour La Révélation d'Arès. Rien que par là, par l'absence d'intérêt des lecteurs.
La lecture voulue, celle seule qui réveille la compréhension, l'intérêt, change le paysage ! Ce que Jésus, Messager du Père, ou le Père Lui-même y dit n'est pas ce que dit le mode d'emploi d'un presse-purée ou le journal lu machinalement dans l'autobus en allant au boulot et oublié dans le quart d'heure qui suit. C'est la raison pour laquelle seuls la lecture voulue et l'intérêt auquel s'oblige le lecteur déclenchent une pensée fondatrice de la foi. Savoir ce que dit La Révélation d'Arès est nécessaire pour bien comprendre l'Appel que le Père lance aux humains mais, dans le fond, c'est encore insuffisant car il faut, en plus, la volonté d'êtrePour que nous fassions Ta Volonté (Rév d'Arès 12/4).
Dieu est un Père qu'on ne cesse pas de servir, ou bien il ne sert à rien de croire en lui. Mieux vaut être simplement pénitent, puisque cela suffit pour changer sa vie (Rév d'Arès 30/11), changer le monde (28/7) et trouver le salut. Mais nous Pèlerins d'Arès nous allons plus loin que la pénitence, nous la faisons revenir à sa Source, nous nous relions à la Vie par un cordon ombilical invisible mais vrai, nous réveillons la conscience totale du co-créateur. La conscience totale, le réveil intentionnel, clairvoyant, lucide et même réfléchi ne s'épanouit et ne devient source efficace du miracle re-créateur que dans l'expérience totale combinée de l'homme et de l'image et ressemblance du Père en lui (Genèse 1/26). Oui, nous prenons le risque d'une traversée de la Mer jusqu'au Tout-Autre.

25sep19 211C69

Les mots de la jeune suédoise sont forts émotionnellement, ils ne sont pas intelligents.
Elle ne peut reprocher aux dirigeants du monde entier le "vol de ses rêves et de son enfance" sur la seule raison du changement climatique, il faudrait remettre en cause toute l'histoire, l'économie mondiale, et derrière l'économie, le type d'homme rationaliste, matérialiste, cupide, égoïste, orgueilleux,... qui fait l'immense majorité de la population mondiale de nos jours, en particulier chez les dirigeants, ce que La Révélation d'Arès appelle l'homme noir, l’homme (qui) compte, la poule (qui) a l’œil de chat, que l’air (et) la pluie (vaincront)" (Rév d'Arès xxviis/4), dont elle annonce la disparition.
Je me demande aussitôt par quelle aberration de notre monde, du même "homme noir" est-ce une jeune fille qui s'adresse à l'ONU et non Michel Potay, âgé maintenant de 90 ans, porteur de La Révélation d'Arès et prophète de la pénitence ?
Claude M. d'Île de France

Réponse :
Je me permets, frère Claude, de publier sur mon blog cette vidéo et ce commentaire que vous avez affichés sur ma page Facebook, parce qu'il s'agit de GretaThunberg dont parle notre frère David B. (211C67). Je n'avais encore jamais vu ni entendu cette jeune fille. Ce personnage est évidemment, comme vous le dites, sans le moindre poids personnel pour appuyer son appel dramatique, mais dans sa théatralité... quel talent ! Je pense qu'elle est faite pour être actrice. C'est "Phèdre" ou "Macbeth" et elle l'interprète sur le ton de la Comédie Française. Mais, je pense de surcroît — il me faudrait en voir plus pour mieux comprendre — qu'elle est une actrice de la veine de Sarah Bernard, je veux dire qu'elle croit à ce qu'elle dit, elle est habitée, elle vit la morceau de tragédie qu'elle interprète.
À mon avis, on ne peut rien lui reprocher à elle, mais à ceux qui l'écoutent et qui la publient comme manifestant le sentiment de l'enfance et de l'adolescence, là oui, on peut leur faire le reproche de nous offrir un peu de cinéma sous la forme d'une incantation écologiste aussi creuse que pathétique. Mais le creux et le pathétique, c'est le propre de la politique et de leurs media.

25sep19 211C70
Malgré tous les langages connus ou pas dans le monde, les hommes et les femmes savent très bien communiquer et marchander, lorsque il est question d’intérêts, d’argent, de richesses, des prix du pétrole, du gaz, de l’or, et ils utilisent les religions pour tromper les peuples et les plus naïfs.
Youcef E. des Bouches du Rhône

Réponse :
Comme c'est vrai, mon frère Youcef ! Quand les hommes trouvent des avantages à la communication, ils se comprennent étonnamment bien. Même en parlant des langues différentes; ils trouvent soudain le même langage. C'est ce qu'on voit sur tous les champs de foire du monde et dans tous les lieux d'affaires.
Et puis, dès qu'ils ne trouvent plus d'intérêt à rien ou dès que leurs intérêts divergent, ils ont tout à coup d'énormes difficultés à se comprendre ou ils prétendent que noir signifie blanc, vide signifie plein, etc.
Merci, frère Youcef, pour ce commentaire.

25sep19 211C71
Suite aux différents commentaires et à vos réponses, voici quelques réflexions qui me viennent sur le langage et la moisson.
S'il y a un domaine dans lequel le langage joue un rôle important, c'est bien la moisson .
D'ailleurs vous écrivez en réponse au 211C46 : "Pour résumer, disons que le langage est sans doute la chose qui en "progressant" souffre le plus de son déclin. Les gens comprennent chaque mot que nous prononçons différemment de ce que nous voulons dire. Nous sommes dans une inévitable phase de confusion, notre mission stagne, mais nous en sortirons."
Les mots que nous utilisons résonnent différemment pour chaque personne rencontrée suivant sa culture (société, milieu familial). Quand nous employons des mots comme révélation, apparition, amour, pardon, paix, Jésus, Créateur, pénitence, etc...(pourtant incontournables)  tout de suite la personne à laquelle on s'adresse nous associe dans son mental à une religion ou secte car ces mots sont ceux du registre religieux. À moins que notre attitude, retienne l'attention de la personne, qu'elle n'aie pas trop de préjugés et accepte de nous écouter pour comprendre au delà des mots, le message libérateur et civilisateur que nous voulons lui transmettre.
Les mots ne sont finalement que des supports pour transmettre une intention, aussi la manière de les exprimer revêt une très grande importance.
Quand le Créateur vous parlaient en 1977, vous sentiez bien  au-delà des mots employés (qui ne sont que des images, des supports) le sens du message  et l'intention du Père.
Il faut du temps pour bien faire sentir le sens de La Révélation d'Arès. Car elle apparait à première vue comme une religion ou secte qui enferme mais en fait c'est l'inverse, car elle libère l'homme, le met face à sa conscience et sa responsabilité. C'est pourquoi j'essaie de mettre en avant rapidement le côté libérateur du message ainsi que la Vie, le changement, la dynamique et l'espérance qui s'en dégage. Cela ne se fait pas sentir que par les mots mais aussi par une attitude.
La difficulté de la rue c'est que nous n'avons pas toujours le temps de développer et il faut trouver le langage qui va toucher l'épi mûr rapidement.  
Justement, y a-t-il un langage qui va permettre de faire réagir l'épi mûr ? Car c'est ceux-là qu'on cherche comme l'oiseau cherche l'herbe (Rév d'Arès i/15).
Vous écrivez également à Francis : "Ceux que nous cherchons ne sont pas à la recherche de la mer, mais à la recherche de leur patrie, la vraie, sur la Mer du Père."
C'est bien pour cette Mer que nous allons à la recherche d'une espèce de poissons rares appelés épis-mûrs.
Je n'y connais pas grand chose en pêche, mais je crois que suivant le poisson que l'on veut pêcher on va choisir tel ou tel appât.
Comme nous ne cherchons pas à convertir nous cherchons donc les épis-mûrs. Ne faut-il pas utiliser l'appât correspondant, c'est-à-dire employer directement les mots qui vont l'attirer, surtout dans la rue. Même si ces mots peuvent varier d'un épi à un autre et déranger la masse, n'y a-t-il pas des mots incontournables par lesquels l'épi-mûr quel qu'il soit va être attiré ?
Vous nous disiez il y a quelques années : "Allez à la moisson, bille en tête !" Aller directement au but en employant des mots comme pénitence (en l'explicitant), amour, Créateur, même si cela peut déranger certains passants.
Ce langage direct ne va-t-il pas attirer les épis-murs et peut être aussi les anges ? Si, bien entendu, nous les prononçons avec conviction et cœur en faisant un avec la Parole.
J'ai le sentiment qu'en tournant autour du pot nous perdons du temps à la moisson.
Le Créateur vous dit : Dis la Parole, elle est, les dents arrêtent la Parole (Rév d'Arès i/2) ; ce que tu as vu et entendu, publie le sur les toits et dans les assemblées (37/4).
Soyons audacieux et n'ayons pas peur de déranger ce monde par nos propos.
Osons monter sur le Parvis du Père pour parler en Son Nom sans craindre les incrédules et les moqueurs... (Rév d'Arès 2/16).
Dans votre réponse à notre frère Francis (211C60) vous écrivez : "Vous allez me dire qu'il faut parler comme si l'on cherchait à convertir pour déceler les convertis qui s'ignorent. Ce n'est pas tout à fait vrai. Il y a quelque chose de différent dans le ton."
Vous voulez dire par là qu'il vaut mieux employer un ton affirmatif plutôt que le ton de séduction de celui qui cherche à convaincre, car l'autre peut le ressentir et s'en aller.
Merci encore pour tout l'enseignement que vous nous prodiguez pour toujours mieux accomplir la Parole.
Au plaisir de vous voir avec sœur Christiane bientôt en Bretagne.
Denis K. de Bretagne Sud

Réponse :
Vous abordez là une question qui revenait très fréquemment à une certaine époque dans mes conversations avec les frères et sœurs missionnaires. Il fut un temps, surtout pendant la triste période de la "mission sociale", où très fréquemment un frère ou une sœur me disait : "Il ne faut surtout jamais prononcer les mots Dieu, révélation, péché, pénitence, etc. parce que ce sont des mots ou des notions que les gens n'acceptent plus." À quoi je répondais : "Ah bon ? Vous croyez qu'avancer masqué(e) comme vous le faites est plus productif que d'avancer à visage découvert ? Dites-moi combien de personnes vous ont suivi(e) depuis que vous vous interdisez de prononcer des mots que vous considérez comme affligés d'une arrière-pensée religieuse ?" Le frère ou la sœur tournait la tête et ne me répondair rien, évidemment, puisque la "mission sociale" était totalement improductive. Je poursuivais alors : "Vous évitez de parler de Dieu, révélation, péché, pénitence, etc., mais vous jetez aux oubliettes, vous trahissez complètement  La Révélation d'Arès que vous vous êtes engagé à promouvoir dans le monde à ma suite, vous vous lancez dans une entreprise totalement étrangère à notre objectif. Vous n'êtes pas un Pèlerin d'Arès. Je ne sais vraiment pas ce que vous êtes." Ce fut une période très pénible pour moi, mais je n'ai jamais cessé d'encourager mes frères et sœurs à rappeler que, même si l'on évite de prononcer certains mots, on ne peut éviter de rappeler que "Ce monde meurt de manque d'amour, de pardon, de paix, de liberté" et que "l'homme bon à une âme et que cette âme non seulement le sauve mais en se sauvant contribue à changer le monde en Bien." Il y un minimum  qu'on ne peut masquer sans trahir notre foi. Je ne peux donc que confirmer ce que vous pensez vous-même, mon frère Denis.
Merci, frère Denis, pour ce commentaire.

25sep19 211C72
Merci, frère aîné, pour cette entrée qui prolonge "Ce que je crois" (précieuse entrée 210 que je relis et relis).
Ce que nous croyons n’est pas décisif, seul ce que nous vivons en bien ou en mal est décisif. Les croyances et les mots nous divisent, nous dressent les uns contre les autres ; seule l’ha partagée, la polone (Rév d'Arès xxxix/12) redonnera à l’humanité — et au-delà à la Création entière — une unité harmonieuse et féconde. Non l’unité nivelante et artificielle d’un système de lois (xix/24) et de dominateurs (9/4, 27/4, 28/21, 29/2...) mais l’unité du Fond (xxxiv/7-12) qui est Un en tous, le Fond dont la chaleur activée caille l’ha (xxxix/8 ) en chaque frère engagé obstinément (28/12) dans la pénitence. Les hommes aujourd’hui clivés par les idées et les mots trouveront demain leur fondement commun dans l’amour, universel parce qu’au-delà des concepts et des cultures.
Vous êtes pour moi le rabot du Père, le fer qui fait voler en éclats, en copeaux (Rév d'Arès ii/17), la lourde carapace formée de la poussière des siècles accumulée et durcie, la gangue des conditionnements culturels et psychologiques qui enferment l’image et ressemblance génésiaque [Genèse 1/26]. Vous éliminez l’inutile et le faux et faites revenir à la lumière la forme originelle du dieu que je suis, pris dans le piège (Rév d'Arès ix/8) du temps et de l’Histoire.
Cette taille n’est pas indolore et parfois me blesse (Rév d'Arès xLi/11). Mais je sais que cette blessure n’est que celle du carcan qui se déchire pour libérer la Vie.
J’envie ceux et celles qui se sentent spontanément en osmose avec vous. Ce n’est pas mon cas. Il m’arrive régulièrement d’être heurté par vos propos (par exemple vos propos sur l’écologie, j’y revient plus bas)… Mais j’ai fais le choix de vous faire confiance, parce que vous faire confiance revient à faire confiance au Créateur qui, Lui, vous fait confiance — Mon œil se ferme sur Mikal (Rév d'Arès xvii/23) —.  Oui, frère Michel, je gémis parfois en vous lisant mais je sais que mes gémissements sont dérisoires au regard de la Mer que le Créateur à introduit dans votre vessie (xxi/12), au regard du rollet de votre langue où le Père a déposé le Vrai (xxii/9).  Alors je ravale mes gémissements comme ma sœur Marie de Nazareth qui ravala son défit et son doute (12/12).
Ceux qui cherchent des poux dans la tête du prophète pour des broutilles ne voient pas que, sans vous, l’Eau descendue du Ciel serait déjà souillée de bave et le pain de la Parole criblé de piques immangeables (Rév d'Arès xx/11). Alors, oui, peu importe mes émotions du moment, ma sensibilité différente de la vôtre — parfois très différente —, je fais le choix, conscit (xxii/14) et sans cesse réitéré, d’avancer avec vous, dans la direction que vous montrez, parce que vous êtes notre seule chance de voir enfin s’accomplir la Parole et d’éviter le péché des péchés.
Concernant la jeune suédoise Greta Thunberg et le mouvement actuel d’une partie de la jeunesse au sujet du climat : La religion montante qu’est l’écologisme est un greffon d’une religion plus ancienne, le scientisme. Un des leitmotiv du discours de Greta Thunberg est de s’en remettre à la science et aux scientifiques qui doivent nous guider vers le salut. Il est clair que l’inquiétude écologique d’une partie de la jeunesse est aujourd’hui instrumentalisée et récupérée par  des groupes d’intérêt divers aux intentions douteuses (je ne développe pas mais j’ai certaines raisons de penser qu’il y a même des collusions d’intérêt entre certains chercheurs du GIEC et le milieu industriel et politicien, qui n’ont pas grand-chose a voir avec la sauvegarde de la planète...). Il est clair aussi que le réchauffement climatiques est amplement multi-factoriel et que la part due aux activités humaines n’est qu’un élément parmi d’autres, lesquels nous échappent en grande partie — Ce qu’avouent rarement les scientifiques.
Pour autant, l’inquiétude écologique grandissante de la jeunesse, n’est pas illégitime. La biosphère se dégrade très rapidement, c’est une évidence pour qui s’informe et observe. Je vis une grande partie de mon temps en contact avec la nature et je constate, d’année en année, l’effondrement de la biodiversité végétale et animale. Cet effondrement se répercutera inévitablement sur l’humanité. De plus en plus de jeunes se disent que leur descendance va vivre sur une immense décharge d’ordure où ne subsisteront que les rats et les cafards et cela à des températures ingérables. Il est possible de balayer cette angoisse de la jeunesse d’un revers de la main ou d’un haussement d’épaule en affirmant que ce n’est pas le cœur du problème et que la jeunesse se trompe de priorité. Ce qui est vrai. Mais pour ma part, je refuse de mépriser cette angoisse de la jeunesse car elle révèle une angoisse bien plus profonde et un pressentiment de la trajectoire catastrophique actuelle de l’humanité. Bien sûr, la jeunesse ignore que la catastrophe est avant tout spirituelle et c’est a cette prise de conscience que nous devons la mener. Mais nous ne le ferons pas en dédaignant ou moquant la peur de ceux qui ne perçoivent pas les enjeux spirituels de notre époque, mais sentent, à juste titre, que notre planète pourrait bien devenir un désert aride où toute vie aura été exterminée.
Je ne partage pas les solutions prônées par Greta Thunberge (s’abandonner à la Science divinisée et lui confier les leviers de l’avenir), je suis lucide sur l’impasse de l’écologisme (qui n’est autre que l’impasse de tous les "ismes"). Mais j’ai en commun avec beaucoup de ces jeunes de souffrir de la destruction de la Création. Cette souffrance est certain jour très forte et je comprend pourquoi Greta pleurait à la tribune de l’ONU il y a quelque jours (je ne crois pas que ce soit une simulation de sa part). Moi aussi je pleure et parfois dès le réveil, avant que la prière ne me donne la force et le courage d’affronter la journée. Je m’efforce de vous suivre dans vos priorités frère Michel, de m’en tenir à la direction de certitude que vous montrez, mais je suis incapable d’être indifférent ou froid vis-à-vis du sort que nous faisons à la vie, vie humaine mais aussi non humaine, je me sens relié aux bêtes et aux plantes que l’on extermine, parce que les végétaux et les animaux font aussi partis du Tout et que je les porte dans mon cœur blessé comme tout ce que le Père a voulu pour notre planète bleue.
Vous m’en faite baver, frère Michel, mais je marche à vos côtés et j’espère marcher à vos côtés jusqu’à mon dernier souffle.
Thierry M. de la Drôme des Collines

Réponse :
Merci, mon frère Thierry, pour ce commentaire.
Merci d'être des nôtres, frère Thierry, merci de croire en la nécessité de l'amour, du pardon, de la paix, de changer la vie et de changer le monde, et pardonnez-moi de ne pas croire en l'écologisme. Pour moi les calamités sont innombrables et infiniment plus importantes que celles dont parlent les écologistes... Il y a d'un point de vue matérialiste l'affolante démographie galopante (un milliard sur Terre sous Napoléon, plus de sept milliards aujourd'hui, combien en 2119 ?.. l'alcoolisme, le tabac ou ses imitations, l'usage inconsidéré de matières imputrescibles, les armes (plus de 50 millions de morts par la Guerre 1939-1945, combien à la prochaine ?), etc., et d'un point de vue moral et spirituel, le mensonge, la voracité, la méchanceté, la haine, l'injustice, etc. Passons !
La Révélation d'Arès nous dit qu'il y a un espoir pour la Terre ; elle a en elle des forces puissantes, qui ne sont pas celles qu'envisagent ceux qui dominent, pour chasser le Mal, dont le vieillissement et la mort sont les tristes éloges. Le vieillissement et la mort sont à combattre et vaincre, car pour moi mourir à 40 ans comme mon père (décédé en 1942) ou à je ne sais quel âge en ce qui me concerne, même si c'est 100 ans, il n'y a pas de différence : Mourir c'est mourir de toute façon. Comme l'écrivit Nikos Kazantsakis dans "Le Christ recrucifié" : "La vie est courte, la mort est longue..." C'est donc le vieillissement et la mort qu'il faut vaincre et pour en arriver là l'objectif est désigné clairement dans la Parole d'Arès : C'est faire poindre le Jour (31/8) en mettant le monde en pénitence. Nous n'avons pas besoin, je suis heureux que vous le confirmiez, de mots sonores en -isme. Il faut seulement resacraliser la Terre, revenir aux fondamentaux.
C'est ce que nous faisons. Merci d'être des nôtres, mon frère.

25sep19 211C73 
Les Petits Cailloux sont Blancs

Crise, absence et silence
Instants tant redoutés
De chercher en vain
Les mots plus que parfaits.

Comment décrire et crier
Ce qu'il y a tout au fond
Quand la question Temps
Enveloppe Tout le Fond.

J'ai hélas si peu compris
Et sans vraiment le sentir
O combien le vide et Lui
Pauvre en équilibre je suis.

La Montagne s'ouvre encore
Je veux y mettre mon coeur
Et devenir plumes légères
Pour d'autres lendemains.

Avec Grands Mots guéris,
Il affine, cisèle et précise.
Déborde de Beaux  Silences
Prémisse du Jardin caché
Par les cascades d'Eau Forte.

Alors, je me découvre autre
Et j'aime ce que je ressens
Etre ici et ailleurs ensemble
Dans un ballet de mots légers
Entre pages noires et blanches.

Jean-Louis Alexandre C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, frère Jean-Louis, pour ce poème.

25sep19 211C74                                
Video conçue et réalisée pour leur mission par les Pèlerins d'Arès de Bordeaux !

Réponse :
Belle vidéo, percutante, qui passe en boucle sur l'écran de vitrine du local de mission de Bordeaux.
Bravo, les frèes et sœurs d'Aquitaine !

26sep19 211C75
J'ai fait, ce matin 26 septembre, une copie d'écran de cette vidéo de Natacha Polony à propos de Greta Thunberg. Cette video peut en quelque sorte compléter ma réponse à Claude M. (211C69).
La qualité de la vidéo peut laisser à désirer ; je ne suis pas un expert dans ce genre de manipulation, mais le document peut être intéressant pour ceux et celles que la question de Greta Thunberg intéresse.
Le blogmaster Michel P.

Réponse :
Notons que Natacha Polony parle de la sécheresse actuelle qui serait due au dérèglement climatique, mais je regrette de ne pas être d'accord avec elle et avec tous ceux qui pensent que nos industries et véhicules, avions, bateaux en sont responsables.
La fameuse famine à Rome en 439-441 avant Jésus Christ fut provoquée par une sécheresse dramatique et dans les siècles suivants plusieurs famines en Italie, relatées par des historiens romains, furent  dues à la sécheresse. En Amérique du Sud, entre 800 et 1000 de notre ère plusieurs millions de Mayas moururent de famines dues à une sécheresse prolongée catastrophique. Je ne vais pas afficher ici la longue liste des famines célèbres de l'Histoire du monde, dont beaucoup furent dues à la sécheresse, dont certaines en France même entre le XVIème et le XXème siècle. Parfois ce fut inversement l'excès de pluie, des froids intenses. Autrement dit, les dérèglements climatiques ne datent pas de notre époque nucléo-mécanico-chimique.
On dit que le niveau de la mer monte ? Mais oui, et il y a longtemps que la mer monte ! La grotte Cosquer est ornée de dessins paléolithique de main humaine, elle est située dans la calanque de la Triperie, à Marseille, près du cap Morgiou. Les datations des peintures situent  entre 27 000 et 19 000 avant J.C. Son entrée est aujourd'hui à 37 mètres sous la surface de la Méditerranée ! En gros, la mer a monté de 37.000/20.000 = 1,85 millimètres par an. Il y a plusieurs autres cavités paléolithiques, qui furent de habitats humains, à plusieurs dizaines de mètres de profondeur dans le même secteur des calanques : la grotte du Figuier, la grotte du Renard. Bref, rien de nouveau ! La pauvre jeune fille Greta Thunberg est exhibée par les marchands de drame, de peur, de sensationnel.
En fait, cette Terre ne cesse pas de se modifier. J'ai lu qu'il a été calculé que la seule éruption de l'Eyjafjöll en Islande de mars à octobre 2010 a dégagé en six mois dans l'atmosphère l'équivalent, en poison, de cent ans d'échappements de voitures, avions, navires. Et combien d'éruptions volcaniques dans le monde depuis que la Terre est Terre ? Et cependant la Terre est toujours là et les humains s'y multiplient à une vitesse extraordinaire, preuve naturelle que tout ne va pas si mal du côté physico-chimique. Par contre, je n'en dirais pas de même du côté spirituel. Là est le danger.

26sep19 211C76

Réponse :
Pour tous les lecteurs de ce blog qui habiteraient ou seraient de passage dans la région de Lyon le 12 octobre 2019 : Si vous souhaitez en savoir plus sur La Révélation d'Arès et sur les Pèlerins d'Arès, venez ce jour-là à la mission lyonnaise rue d'Algérie à 15 heures.

26sep19 211C77
Cher frère Michel, bonjour, j'ai joué hier au Celebrity Center à Paris, toujours fraternellement accueilli.
Qu'est ce que l'homme ? Il y a tant à dire. Ceci est un premier test sur public qui va évoluer.
Je vous mets la vidéo filmée par Rachel K. Les sœurs Colette-Rachel.K et Marie sont venues m'encourager. Elles me sont précieuses, de très bon conseils, j'ai grande joie d'être en leur compagnie et de les écouter. Elles vont m'écrire des textes.
Je vous espère en bonne santé ainsi que sœur Christiane.
Je vous embrasse très fort et je vous aime.
Didier Br. d'Île de France

Réponse :
Merci, frère Didier, pour cette vidéo, que j'ai dû reconvertir en .mp4 car l'original ne fonctionnait pas très bien sur mon blog.
Vous avez trouvé là une façon très rapide, subreptice, de faire passer dans le public à le suite de grosses blagues auxquelles les oreilles sont aisément ouvertes le sens de pénitence : aimer et agir dans toutes les manières d'aimer : pardonner, faire la paix, ne pas juger, etc.
Je ne doute pas que vous allez affiner cette manière de rappeler à un public, qui n'écouterait pas dans d'autres circonstances, les principes de base du Sermon sur la Montagne.

26sep19 211C78 
Cher Prophète,
Le "Faisons-nous un nom !" [Genèse 11/4] des bâtisseurs de la Tour de Babel me semble s’être dressé contre le Nom absolu, la Vie infinie, cet Amour hors du temps Qui nous rappelle à Arès : Quand on te demandera : "Quel nom faut-il porter pour plaire au Seigneur ?", réponds : "Qu’importe que tu t’appelles Lentille ou Chèvre, car si tu te fais une vie pour Dieu, un renom de bonté, de pénitence et de piété, ton nom deviendra aussi grand que celui de Moïse ou d’Élie." (Rév d'Arès 36/19)
Ces ancêtres-là, nos si lointains ancêtres dont quelque chose travaille toujours au fond de nous, avaient déjà perdu leur être spirituel et tentèrent matériellement, c’est tout ce qu’il leur restait en bon païens qu’ils étaient devenus, de toucher ou rejoindre le Ciel. Mais dans quelle intention ? "Se faire un Nom ?", comme certains dans leur langage cru "se font un pédé, un nègre ou une meuf", comme si c’était l’exploit confirmant leur "splendide" identité ? Si le noir crache le Nom, le Nom lourd pend (à) sa gueule (comme) le rondeau (Rév d'Arès xviii/2). Conscients de ça ou non, quoi qu’ils fassent, l’acceptant ou le rejetant, les humains sont inséparables de la Source créatrice de tout ce qui existe naturellement !
La peur des bâtisseurs de la Tour de Babel d’être dispersés sur toute la Terre montre leur rupture avec l’Universel Bienveillant, nous montre tout simplement leur vie sans âme ! Je ne suis pas sûr que la Vie ait eu à les disperser, Elle qui aime trop ses enfants et cherche continuellement à les éveiller à leur vraie nature, la Sienne ! Dans l’état de mort spirituelle qu’ils étaient, ils s’en sont chargés eux-mêmes !
Même pour un individu lambda comme moi, fragile pénitent, casser en soi l’Un(ité) avec la Source amène à de multiples langages internes. Je ne parle pas de langues, mais de langages, de circonvolutions, d’états et vaticinations du mental ! Sois un dans toi ! nous dit la Vie. Si ta dent mord Ma Lèvre, elle tient (...) si ton ventre creuse sous la peur, tu es dix. (Rév d'Arès xxiv/1-3)
Voilà à mes yeux pourquoi le monde, d’abord un avec l’Un, l’Unique, l’Amour, la Vie, s’est finalement éclaté en milliards d’étrangers !
La pénitence, cette tension permanente vers le Bien et le Beau en soi et pour les autres, commencée dans cette génération par ceux qui acceptent d'être mal- ou non-achevés, construira l’inverse de la Tour de Babel. Elle réintroduit peu à peu dans chaque véritable pénitent un chant d’amour sans mots, sans paroles, un hymne à la Vie accompagné par la sonnette des anges (Rév d'Arès 10/2) qui, parce que l’on change vraiment, acceptent de nous aider !
Avec vous, cher prophète, et tous nos frères passés, présents et à venir vers les Hauteurs de l’Être.
Morya T. d'Île de France

Réponse :
Très beau commentaire, frère Morya. Vous avez, outre la beauté (Rév d'Arès 12/3) de ce que vous nous dites là, un remarquable talent d'écriture. Pour moi qui souvent peine à écrire et qui, plus souvent encore, écrit mal (ou voudrais mieux écrire, je ne sais), oui, pour moi qui souvent ai les mains suspendues sur mon clavier, la cervelle en tire-bouchon ou comme une toupie, cherchant mes mots, ma phrase, bref, pour moi plutôt nul je suis heureux de trouver des frères et des sœurs qui écrivent bien. Merci du fond du cœur. J'aime évidemment et je remercie tous les frères et toutes les sœurs  qui participent à cette page de commentaires, y compris ceux qui m'y disent des choses pas très agréables, mais j'apprécie particulièrement ceux qui y apportent du lustre.
J'aime ce qui est beau — et notamment, puisqu'on est dans le langage, le beau langage — mais je ne suis pas ce qu'on appelle un esthète. Je suis né et j'ai passé mon enfance dans une banlieue alors très usinière de Paris, Suresnes, justement dans le quartier le plus usinier, et j'ai pris le côté prompt et fruste de mes copains, tous fils d'ouvriers, copains que ma mère appelait "voyous" (évidemment elle avait été élevée au couvent st-Joseph de Lyon ; ça la changeait). De ce fait, je n'ai jamais pu sans difficultés entendre jusqu'au bout de longs concerts "crincrin" (= classique) et pourtant, si l'on me demande quel musicien je préfère, je réponds spontanément et sans la moindre affectation : Mozart ! Je suis donc une sorte d'hybride anti-mondain mozartien, toujours très porté à essayer de toucher les gens simples, les petits, les mal-dégrossis. Je suis plutôt mauvais pour rencontrer des personnes raffinées. Je suis conscient de la brutalité de ce monde, conscient que tout a toujours commencé par elle, qu'il n'y a pas eu de noblesses et de classe raffinée qui n'ait commencé par le ruisseau. Moi j'y suis toujours, dans le ruisseau, j'ai conscience de ce que le ruissellement d'eau, ce gazouillis dans le caniveau, a eu de poids sur ma sensibilité  la plus profonde. Je sens en vous cette simplicité primordiale, je la comprends, j'en conçois la grandeur.

01oct19 211C79
Léon Tolstoi
"C'est seulement quand tu aimes vraiment Dieu, c'est à dire tout le monde, et quand tu connais la félicité que donne un tel amour, c'est seulement alors que tu peux ne pas enrager contre les hommes, contre les mauvais hommes, et que tu peux, en les plaignant, les aimer véritablement. L'amour ne donne de joie que lorsqu'il est plein, Divin, c'est à dire quand tu aimes tout le monde, quand tu aimes Dieu et quand tu n'attends pour cela aucune récompense, ni de Dieu, ni des hommes, quand personnes ne le sait. Dès lors qu'il y a ne serait ce qu'un homme que tu n'aimes pas, ou que tu as le souci qu'on te loue, que ton amour te soit utile, alors il n'y a pas de félicité de l'amour.
".../...c'est pourquoi l'humilité est la condition la plus indispensable de la vie.
".../...Aimer ses ennemis, faire du bien à ceux qui nous font du mal, n'est pas un acte méritoire, mais seulement la tendance naturelle de l'homme qui a compris l'essence de l'amour. Faire du bien à ceux qui aiment, aimer ceux qui vous aiment, n'est pas l'amour et ne donne pas la félicité particulière, unique et suprême, propre à l'amour..../....L'amour ne donne de joie que lorsqu'il est un amour divin, c'est à dire un amour pour tout le monde et en actes et surtout en pensées. Tous tes efforts doivent être dirigés à ne pas enfreindre en toi l'amour."
Léon Tolstoï : Journaux et Carnets/ 31 janvier 1908
Alain J. du Rhône

Réponse :
Je suis revenu de Bretagne hier soir lundi 30 septembre après avoir, dimanche 29 septembre, passé une journée avec soixante-deux frères et sœurs de Bretagne, une journée où j'ai pu oublier qui j'étais et pourquoi j'étais là et me laisser aller à la simple nature spirituelle que le Tout Autre, qui est aussi l'Un (Rév d'Arès xxiv/1) avec moi et l'Un avec tous ceux et celles réunis là. Après cette journée bonhomme, huit heures et demie de grand bonheur avec ma famille humaine de Bretagne, celle que notre Père du Ciel qui m'a enfanté en 1974 et 1977 m'a permis d'enfanter à mon tour, cette belle famille spirituelle, laquelle a déposé dans mon cœur tout son amour fraternel, qui m'a bouleversé dimanche, je trouve sur l'intranet de notre mission lyonnaise qui prépare sa mission d'automne, ce beau message de notre frère Alain J. : Une citation de Léon Tolstoï. Et lire cette citation me rend si heureux que je ne peux pas ne pas l'afficher ici.
Ainsi, de retour de Bretagne, je trouve notre frère Lev (Léon) Nikolaïevitch Tolstoï (Лев Никола́евич Толсто́й) pour ces phrases qui sonnent comme le Sermon sur la Montagne, comme les humbles cloches de la Maison de la Sainte Parole à Arès, toi frère Lev qui a quitté ta chair il y a peu de temps, en novembre 1910, je crois, il n'y a guère que cent neuf ans, c'était hier. L'amour est une énigme tant dans sa simplicité que dans son infinie immensité, mais il est le Feu qui nous brûle sans jamais nous consumer, parce qu'il est le Feu éternel qui anime la Vie. C'est ce Feu que j'ai senti nous consumer dimanche 29 septembre à Lorient. Ce Feu qui est au-dessus de la Bible, du Coran, ce Feu qui sous forme de braises — braises mais ardentes — nous est revenu par La Révélation d'Arès.
Merci, mes frères et sœurs ou sœurs et frères bretons pour votre accueil chaleureux. Merci, frère Alain J. pour cette citation de Lev Tolstoi, qui naquit russe, mais qui méritait bien de naître breton.

01oct19 211C80


Frère Michel (Rév d'Arès 16/1), mon père (xxxii/14), juste prophète (xxxvii/2),
Le temps est venu de vous envoyer l’enregistrement promis en 211C40,  œuvre de notre frère Christophe E. Le voici https://we.tl/t-CtTZ7DwZ84.
C’est mon allocution du 8 septembre pour l’accueil des invités à la fête de mes 75 ans, au cours de laquelle je me suis autoadministré le baptême arésien [Rév d'Arès Veillée 20].
S’agissant d’un simple enregistrement audio et non d’un film, on peut regretter le long silence de l’épisode où je me lave la tête et les mains dans l’eau du vase. Et puis il faudrait retravailler la fin, où je donne la parole à un ami et que nous avons dû couper, ce qui supprime l’épisode final du baptême, celui  de l’arrosage des champs [Rév d'Arès 20/8]. Et puis je ne me suis pas toujours tenu à bonne distance du micro.
Malgré tout, grâce à Dieu et aux nombreux conseils dont j’ai bénéficié, j’ai réussi à garder trace de ces instants où j’ai pu avec naturel partager ma foi arésienne.
La question qui m’était posée, c’était bien celle du langage, propre à cette entrée 211 : tenter de monter sur le Parvis (Rév d'Arès 2/16) en parlant à mon public dans sa langue, tout en réveillant en lui ce "souvenir" de l’Eden  entretenu en chacun de nous par la Puissance du Souffle divin  (1/10). Souhaitant que cette première expérience ait des suites, je suis heureux de venir, dans la mesure où vous le jugerez opportun, solliciter vos conseils, non vos ordres (16/2) sur la façon de témoigner devant un public un peu large.
Ce blog est un autre Parvis [Rév d'Arès 2/16]; y monter me répugne quand l’étendue de ce que j’ai à dire me renvoie à ma propre lassitude devant les interventions longues de mes frères. Et puis, frère Michel, je tiens à respecter votre grand âge, et souhaiterais ne pas empiéter sur votre tranquillité. Et pourtant, je me décide : ces échanges, c’est votre vie. Et puis, même si Je ne suis qu’un frère parmi d’autres, un simple artisan d’humanité, voire un prophète (28/5) parmi des milliers, dois-je déserter mon poste dans cette multitude dont les os ajoutés dresseraient une montagne et qui trouvera la Vie (24/3-5) ? Et cette fois encore ma souffrance intérieure devant ce que j’ai lu me presse. Je me lance donc.
Il est question de langage. Parler la langue de l’autre, c’est bien le défi constant de notre moisson. Avant que l’autre puisse envisager de rejoindre d’autres épis mûrs que lui-même, il faut déjà qu’il se sente concerné, et puis aimé et apprécié pour ce qu’il est. Nous sommes tous de piètres apprentis moissonneurs, mais j’ai à cœur comme vous,  et d’autres, tels les apôtres à la Pentecôte, de parler la langue de l’interlocuteur, qu’il soit catho, fêtard, musulman ouvert ou religieux, juif, athée au grand cœur, bouddhiste, ou vieux routier sceptique…
Cette diversité, nous la connaissions déjà… mais voici que cette entrée 211 nous  remémore l’émergence d’un autre public, avec son langage propre, le public écolo. Ce public, pour qui visiblement, vous frère Michel, n’avez pas d’affinité, non seulement j’éprouve à son égard une grande sympathie, comme notre frère Thierry de la Drôme en 211C71,  mais j’observe à Paris que la rue nous confronte maintenant davantage à ce nouveau public, et ce serait je crois du gâchis d’en ignorer les potentialités spirituelles.
A Paris, le groupe missionnaire que vous avez invité à s’organiser librement a constitué en son sein une équipe de sept, dont je fais partie, et qui  a décidé de se retrouver dans la rue  tous les lundis au métro Convention.
Hélas, ce lieu de mission  se trouve déserté par une de nos sœurs, que la pollution automobile de ce carrefour affecte trop brutalement. Deux autres étant également empêchés pour raisons personnelles, nous ne moissonnons qu’à cinq, (quatre plus un frère qui aime rejoindre notre groupe). Premier constat, donc, la pollution nuit à notre mission de rue.
Second constat : Il y a dix jours, ma sœur Marcelline m’y fait observer que notre tract sur papier glacé a choqué une passante ; elle m’a donc incité à imprimer désormais nos tracts sur papier recyclé, de manière à ne pas rebuter a priori ce genre de public, qui nous est cher à tous deux.
À [la station de métro] Convention toujours, autre constat : Parmi les passants touchés par nos propos on trouve beaucoup d’écolos maintenant, souvent à vrai dire plus sentimentaux que réfléchis, un peu comme ces femmes dont, nous disiez vous, Michel Tournier [plutôt Jean-Marie Gustave Le Clézio] déplorait le militantisme pro-éléphants.
Mais, cerise sur le gâteau, parmi mes deux "suivis" en attente d’entrée éventuelle dans le petit reste, l’une, Cathy, nous renvoie instamment à la dernière encyclique du pape sur la question écolo. Lui, semble-t-elle nous dire, il a pris la mesure du lien entre l’amour des hommes et l’amour de la terre dont ils sont solidaires ; et vous, Pèlerins d’Arès, qu’attendez-vous ? Même sensibilité chez une toute dernière recrue  de notre petit reste parisien.
Mais pourquoi ce public m’intéresse-t-il tant?
La vérité c’est que le monde doit changer  (Rév d'Arès 28/7). Or les mouvements politiques écolo et communiste ont en commun de partager cette espérance… et en même temps d’en chercher à tort la solution dans la loi. Mais on n’aide pas un communiste ou un écolo  en méprisant ses nobles aspirations à l’égalité fraternelle (28/13) ou au "Bleu" du jardin fauché, vendu devenu buée de plomb (ii/11, xviii/12). Écolos et communistes forment ensemble une bonne part du reste des hommes pour qui le bien-être personnel ne peut se dissocier du bonheur collectif. Aidons-les à comprendre que le royaume égalitaire et le jardin (ii/9-11) dont ils rêvent, ces belles utopies  — au sens non de choses impossibles, mais d’idéaux en attente de réalisation —, nous les partageons, mais ne les créerons pas par les lois, contrôles et contraintes, mais par l’amour engagé.
Oui, semblez-vous dire, mais les écolos sont des naïfs à qui l’on fait gober tous les bobards de la science, comme cette pauvre Greta Thunberg (votre réponse à 211C67 et votre commentaire 211C75).
Serait-ce si simple ?  Là-dessus, avec les années, ma foi évolutive m’aide à progresser sans cesse dans la mesure [Rév d'Arès 7/6, 25/9, etc.]. Spontanément amoureux de verdure, d’air et de grands monts, je souffre profondément, comme notre frère Thierry de la Drôme, de voir  la nature abîmée. Je souffre de voir par exemple, près du Mont Blanc, la belle pyramide face nord des Grands Charmoz désormais dépouillée des somptueuses blancheurs neigeuses formées en son cœur par le récemment fondu glacier de la Thendia… Et, en humain cocréateur, comme vous le dites, je crois avec bien d’autres pouvoir à terme  ralentir cette fonte des glaciers par mon comportement… Mais en même temps, je vous lis fidèlement …
Vous nous dites que pour le réchauffement climatique, l’homme ne vous semble  pas en cause, et deuzio, qu’il y a des problèmes plus graves : vous citez par exemple dans votre réponse à 211C72 "l'affolante démographie galopante (un milliard sur Terre sous Napoléon, plus de sept milliards aujourd'hui, combien en 2119 ?..), l'alcoolisme, le tabac ou ses imitations, l'usage inconsidéré de matières imputrescibles, les armes…".  Bien d’accord avec vous sur la réalité et la gravité de ces maux, mais que penser de cette  argumentation par le recours à d’autres priorités ? Moi qui ai longtemps et patiemment milité contre le tabagisme en public, j’ai eu droit à la même argumentation... retournée… de la part d’une collègue fumeuse, par ailleurs charmante, et morte peu après d’un cancer du poumon : "Tu es bien gentil, François, de te soucier de notre santé dans cette salle des profs, mais tu sais, cette pollution tabagique, c’est pas grand-chose pour nos poumons à côté de ce qu’on peut respirer en voiture à la sortie du tunnel de Saint-Cloud…"
Quant à "l’affolante démographie galopante", dont je mesure comme vous les effets, on la retrouve justement dans la panoplie des moyens prônés par les écologistes pour freiner pollution, réchauffement climatique et surexploitation de nos ressources… Sinon, pourquoi cette démographie serait-elle "affolante" ?
Bon, reprenons notre boussole : pénitence… amour du prochain… agir envers lui comme on  voudrait qu’il agisse envers nous…. Mais entre gens de croyances différentes, quel défi de regarder la croyance de l’autre sans condescendance, dans le respect et la considération avec lesquels nous souhaitons qu’il regarde la nôtre! C’est le difficile exercice auquel je tente de me livrer ici. Comme Arès et  les religions, communisme et écologie mettent en effet en jeu, au-delà de leur vernis rationnel, les passions de la croyance, car de plus en plus ballotée depuis Einstein par le mystère du réel — quelle intelligence d’homme, faible lumignon, peut comprendre cela ? (Rév d'Arès 32/5) —  la "science" doit faire le deuil de  la toute simple "mécanique"  dont rêvait Descartes. On le voit notamment en médecine. Il y a donc une part de foi dans les  idées sur la pollution ou le réchauffement, et donc, face à ces idées, un même besoin de respect et de considération que pour nos idées propres.
Ainsi J’ai récemment beaucoup souffert en entendant ma jeune sœur Elisabeth [?] me parler de vous avec condescendance sans même vous connaître. Et j’ai ressenti exactement la même souffrance ces derniers jours en croyant retrouver dans votre réponse à 211C67 une condescendance analogue sur l’idée d’un réchauffement climatique imputable à l’homme.
Je m’en expliquerai plus loin, mais cette  souffrance morale devant la condescendance anti-écolo — déjà évoquée par Thierry de la Drôme en 211C71 — quand j’ai lu 211C67, elle m’a… comment dire… fondu dessus, momentanément anéanti. J’avais soudain la tête vide et ne sentais plus, sur un fond d’insondable tristesse, que le carré de ma poitrine où s’agitait comme  dans une grisaille mouvante.  Alors que faire dans ce vide ? À l’esprit m’est revenue cette phrase : (Si) la main tient Ma main, l’œil (peut) pleure(r), l’Eau reste dans l’œil (xL/16). Et alors vint  la Lumière : "François, témoigne."
Je le fais ici.
Le mot qui a déclenché ma crise, c’est le mot "cause", lu trois fois dans votre réponse à 211C67. C’est comme ça, mais ce gros problème de "langage" demande explication.
Commençons par les derniers mots de Thierry de la Drôme en 211c72 : "Il est clair aussi que le réchauffement climatique est amplement multi-factoriel et que la part due aux activités humaines n’est qu’un élément parmi d’autres, lesquels nous échappent en grande partie — ce qu’avouent rarement les scientifiques." Ce point de vue, c’est bien celui auquel je suis parvenu après des années de "foi évolutive" à vos côtés, mais ce que je retiens dans ces lignes de notre frère, c’est le mot "multifactoriel". Combien de décennies se sont-elles écoulées depuis que l’honnêteté de la recherche, notamment en médecine,  a remplacé le mot "cause" par le mot "facteurs"?
Mais pourquoi ce changement de vocabulaire?
Si j’attrape un cancer, ça tiendra à un ensemble complexe de facteurs. Et quand germe le petit pois mis en terre, pareillement : la graine, l’eau, la tiédeur de l’air et toutes les richesses du sol. Bien prétentieux serait le jardinier se croyant la "cause" de ce bout de verdure sortant de terre, tel le charpentier de la veillée 18 se croyant seul créateur de son âme, ou, au chapitre XVI [de La Révélation d'Arès], le fier athée croyant l’homme cause de tout sur la terre et narquoisement comparé à la poule (qui) rugit [Rév d'Arès xvi/10].
Hélas ! Cette conversion de la science au mot "facteur", le roi noir s’en est méfié, préférant les facilités langagières du mot cause, qui pare la croyance d’un vernis scientifique.
Vous êtes perplexe ?
Ecoutons le débat entre la "droite" et la "gauche". L’une dira "la cause du marasme économique, c’est le manque de liberté, ce fatras administratif qui corsète la liberté d’entreprendre et sa créativité."  Et l’autre : "La cause du marasme économique, c’est l’insuffisance de la demande, et l’accumulation de la plus-value par les patrons à qui on laisse la bride sur le cou." Oui, (L’)homme, son œil saute ; il lit deux livres (pou)r un livre (Rév d'Arès v/8).
Ce mot cause, à 20 ans, il m’a beaucoup turlupiné. Après Aristote posant une "cause première du monde", Saint Thomas distingue Dieu, Cause première de tout, et les "causes secondes" de ce monde concret. Ce mot cause, en fait latin "causa", illustre fort bien la capacité humaine à pervertir le langage. Pourquoi en effet, en latin puis en français, le même mot a-t-il servi pour expliquer le réel et pour désigner un procès, lieu d’affrontement entre adversaires ?
Pourquoi ? C’est déjà la question à laquelle veut répondre  le petit enfant qui se brûle et crie "vilaine bouilloire !" La douleur invite à chercher une "cause"… qui par anthropomorphisme devient un méchant coupable.  Le procès, la cause, c’est justement l’espace où, dans la complexité du réel, on va isoler le méchant, le responsable en qui voir la cause du mal, et en faire même un bouc émissaire.
Or il y a de ça je crois dans vos propos en réponse à 211C67  sur le réchauffement climatique inspirés d’Allègre, avec à trois reprises [non pas trois, mais quatre] cette utilisation qui me semble perverse du mot "cause(s)". Ça part d’une question implicite : "Le responsable, la "cause" du réchauffement,  c’est l’homme ? ou c’est la nature ?". Or cette manière de poser la question renvoie à un règlement de compte trop humain entre industriels et amoureux de la nature. C’est cette façon d’abuser du mot cause pour cacher ses préférences sous les oripeaux de l’apparence scientifique qui m’a mis hors de moi. Cette apparence scientifique vous en usez de deux façons : d’un côté vous vous référez avec des mots techniques aux recherches des " années 50" sans prendre en compte sur la question les avancées qui depuis ont largement souligné la contribution très vraisemblable de l’homme au réchauffement, et ensuite votre double emploi de l’expression "les vraies causes" sous la plume d’un prophète écouté laisse croire au lecteur que votre hypothèse niant le rôle de l’homme est la vraie, cette pauvre Greta n’offrant, elle, que la foi du charbonnier en soutien à son moi affectif.
Mais n’est-elle pas comme les enfants (Rév d'Arès 33/8) ? et vous, vous lui opposez le sérieux adulte d’un discours à prétention scientifique marqué par cet "à peu près intellectuel" qu’à la Poterne des Peupliers [Lieu ou frère Michel donna une longue conférence à Paris en 1996] vous reprochiez fort justement à la théologie chrétienne.
Peut-être pressentez-vous maintenant pourquoi elle m’a mis hors de moi, en 211C67, votre manière de disqualifier avec condescendance cette enfant en lui opposant le sérieux adulte ?
Qu’est-ce qu’une cause ? Qu’est-ce qu’un prophète ? et comment se poser avec "intelligence spirituelle" face à la question de la Vérité ? Si, "faible lumignon" (32/5), on se montre dogmatique à l’instar des religions, on trahit cette intelligence spirituelle. Mais rester dans le scepticisme passif à cause de cette faiblesse, c’est aussi trahir, car notre "intelligence d’homme" a tout de même "assez de force" (32/6) pour avancer dans le bien.
Mais alors quelle voie choisir quand on ne sait pas tout ?
Je n’ai pas d’autre choix que la confiance au plus probable. Ma réflexion historique et philosophique sur la notion de prophète rendent à mes yeux plus probable qu’improbable la nature prophétique de la Révélation d’Arès et de votre mission. Et la prise en compte de tout ce que je vis et lis sur la nature rendent à mes yeux plus probable qu’improbable l’idée que la nature est souillée par les ordures, appauvrie par l’homme (eau, abeilles, poissons…), et que celui-ci contribue au réchauffement actuel, gravement inquiétant par sa rapidité. J’ai eu tendance, longtemps, à considérer, comme par exemple Natacha Polony (211c75), cette mienne foi comme une évidence scientifique, mais votre exemple, comme celui de Donald Trump, montre que ce n’est pas le cas pour tout le monde.
Pourtant, puisque la Révélation d’Arès nous appelle à devenir co-créateurs du monde pour restaurer l’Eden, pourquoi douter a priori que l’homme puisse quelque chose pour réembellir notre jardin (II/9-11 etc.) ? Ceci dit , frère Michel, j’apprends  avec vous à respecter la foi de M. Allègre qui semble aussi la vôtre, et j’espère avoir pu éviter la condescendance dans ce cours sur le mot cause dont je vous ai gratifié. Quant à  la longueur de ce message, il est un puissant hommage à vos capacités de dialogue et d’attention. De telles qualités, une telle puissance de travail, je vous le redis, ne me semblent pas étrangères au choix que Dieu a fait de vous.

François D. d’Ile de France

Réponse :
Mon frère François, je n'ai pas "disqualifié avec condescendance cette enfant en lui opposant le sérieux adulte ?" La jeune fille Greta Thunberg n'est qu'une adolescente en fin d'enfance. Une enfant-ado qui a subi une culture d'adultes qui me paraît transparente a travers elle, mais qui peut ne pas le paraître à d'autres plus compétents que moi, je l'admets volontiers. Je ne parle que pour moi. Pour moi une phrase lancée avec intonation dramatique comme "Vous avez volé mon enfance..." n'a pu venir naturellement à Greta Thunberg ; c'est (pour moi toujours et je n'en fais pas un enseignement) une fabrication de "dramaturge" adulte, d'un ou d'une de ces fabricants de grandes phrases qui "voient de grands arcanes dans les aventures les plus communes" comme disait Mauriac. Je n'ai pas disqualifié cette enfant-ado. J'ai disqualifié ceux qui l'ont préparée, exhibée et applaudie comme un singe savant. Je trouve ça d'autant plus honteux que ça fait d'une enfant-ado, dont il faudrait respecter l'âge, un objet d'exhibition sans rien ajouter à l'idéologie écologique, à moins que les applaudissements qu'on entend soient sortis d'un disque de bravos comme les utilisent quantité de montages audio. Je n'ai pas vu, c'est vrai, la salle de l'ONU devant laquelle elle a parlé. J'ai cherché des vues complètes de l'événement et de cette salle sans rien trouver, mais j'ai pu mal chercher. Au fait, pourquoi a-t-on à l'ONU appelé et écouté cette jeune fille et pourquoi depuis quarante-quatre ans ne m'appelle-t-on pas, moi, témoin de La Révélation d'Arès qui s'adresse à toute l'humanité, pour mécouter ? Passons !
Je ne suis pas contre l'écologie, je ne suis pas sans ignorer que l'homme envoie dans l'air des poisons. Je suis contre l'écologisme, qui est une religion qui voit en l'homme celui qui empoisonne l'air un peu comme le croyant voit dans le diable le gardien des enfers. Je ne suis pas contre l'écologie, je suis seulement un humain qui pense que si demain l'homme cesse de conduire des voiture, de voler dans des avions, de naviguer sur des bateaux mus par des moteurs à explosion, de faire fumer ses cheminées d'usine, de fumer du tabac, de péter, de roter, d'emplir les décharges, la mer, les fosses d'aisance de ses déchets, on ralentira peut-être un peu, mais on n'empêchera pas le réchauffement climatique.
Quand nous roulons dans la campagne, mon épouse et moi, allant à notre mission, nous voyons les arbres bien verts, superbes de feuillage de mars à novembre, de fleurs au printemps, les vaches dans les champs sont bien rondes, en bonne santé, et nous sommes heureux de pouvoir nous rendre sur les lieux où logent nos missions, de pouvoir nous y rendre en voiture... diesel par surcroît (ça consomme moins, c'est plus dans mes moyens). Au printemps j'étais à Lyon, Strasbourg, Metz, Lille, Tours. L'été, je peux chaque jour, deux mois durant, aller de mon bureau à Bordeaux au Pèlerinage d'Arès en voiture diesel. Je reviens de Bretagne en voiture diesel, je repars la semaine prochaine en voiture diesel à Nice, puis en Suisse...etc. Pourrais-je y aller en bicyclette ? Non. Alors, je suis heureux d'avoir une voiture diesel qui certes pollue (moi aussi quand je pète, eh oui, ça m'arrive, je pollue) me permet de rencontrer mes frères et sœurs, les hommes et les femmes. Et comment pourrais-je solliciter le privilège de rouler voiture diesel sans me réjouir que tous mes frères humains puissent en faire de même... J'en profite pour signaler au passage que mon épouse et moi avons été auditeurs, il y a peu de temps, d'un haut-fonctionnaire des impôts à qui l'on demandait les chiffres de la taxe carbone et qui répondait que les moteurs à essence payaient plus de taxte carbone que le diesel. "Pourquoi ? demanda, surpris, le journaliste" Le fonctionnaire des impôts : "Parce que les moteurs à essence polluent plus." Qui dit vrai ? Qui ment ? Allez savoir ! Le temps presse, je poursuis ma réponse !
Dame, les humains sont sept milliards, évidemment ! On devrait déjà manquer de tout, mais quand j'entre dans un supermarché, je suis abasourdi en voyant la quanté de produits offerts aux humains, qui prouvent au sens le plus fort du mot preuve que la fameuse pollution n'empêche nullement de produire tout cela. Quand je vois les étaux des poissonniers, je suis logiquement étonné qu'on me dise que la mer se vide. Je suis forcément sceptique quand on me dit que j'ai "volé l'enfance" des enfants. Je suis forcément sceptique quand on me dit que si l'on n'arrête pas la pollution, nos petits enfants vont plus ou moins rapidement dépérir, crever d'empoisonnement, pleurer sur nos glaciers fondus, sur les Pôles liquéfié (qui déjà fondaient et se liquéfiaient avant que l'homme n'apparaisse). Je suis triste en apprenant qu'une sœur de Paris ne peut aller à la mission au carrefour Convention parce qu'elle souffre de la pollution des voitures, mais moi aussi je vais par les rues polluées, moi aussi je respire des gaz, des miasmes, moi aussi j'ai mal à la tête, des malaises et des difficultés respiratoires dans les villes où je vais, mais j'y vais parce que réveiller l'homme à sa nature spirituelle, à l'amour du prochain, à sa vocation divine, est à mes yeux autrement plus important que de le réveiller aux dangers des effluences délétères. Au reste, mourir plus tôt ou plus tard, c'est toujours mourir ; la vie humaine est brève, de toute façon.
Je suis le prophète du Père qui nous dit : Vous pouvez arrêter la mort. C'est d'un autre poids ! Alors, je polluerai le monde de tout mon pot d'échappement ! vroum vroum ! pour lui crier : Changez ! Mais changez d'abord spirituellement. Le reste, la pollution chimique suivra automatiquement puisque des hommes devenus aimants et généreux ne peuvent que prendre garde aux désagrément et au danger que présentent pour les autres leurs déchets.
Autrement dit, je prends les choses dans l'ordre où elles me semblent devoir être prises. Je ne prends pas les écologistes pour des "naïfs", mais pour des frères et sœurs humains qui ne prennent pas les dangers dans le bon ordre. Des dangers, il y en a partout. Quand à Bordeaux, ville où le traffic automobile est intense, je traverse une rue, je cours toujours un danger. Arrêté-je de traverser les rues pour autant ? Non. Je redouble d'attention. Si les écologistes redoublent d'attention pour éviter tout ce qui encombre, salit et empoisonne, alors je suis moi aussi écologiste, car je me suis toute ma vie efforcé de ne pas encombrer, salir et empoisonner. Mais je ne fais pas de cela une religion, une idéologie, je fais cela parce que je suis propre. Voilà, c'est tout, je suis propre.

01oct19 211C81
Ce n'est pas le réchauffement climatique qui menace notre humanité.
C'est le refroidissement spirituel. 😢
Patricia C. des Hautes Alpes

Réponse :
Merci, ma sœur Patricia, pour ce commentaire aussi bref que vrai.

01oct19 211C82
Bonjour prophète,
Je tiens à vous nommer prophète, même, si à vos yeux je suis un être insignifiant, je crois que vous revêtez cette fonction depuis que Dieu s’est physiquement révélait à vous.
Je me fais un honneur d’être insignifiant d’avoir une écriture amphigourique. Et je sais que peu me liront tant mieux, le langage est un instrument si pitoyable, que peu me chaud, si on me zappe.
Je vais être un peu dans le sujet du blog et aussi je vais être hors-sujet, c’est fait exprès.
Parce que premièrement je veux parler de prophète, cette notion, qu’étonnamment vous n’approfondissez pas trop. Alors, je dis 'je veux" à défaut de pouvoir goûter au calice de votre sagesse, le bon miel de Mikal.
Je veux parler de prophète pour me départir de vos contradicteurs, qui s’offusquent. Je ne suis pas offusqué par ce que vous êtes ; je remercie Dieu de vous garder parmi nous ; même si je ne tiens pas mon rang et que je galope comme un poney sauvage, épris d’amour pour la figure de Jésus (j’aime aussi Sadhguru 😉).
Je parlerai de langage puisqu’assurément c’est un sujet primordial. Ce langage qui nous assaille, nous rompt à l’art de mentir, nous rompt à l’art d’accuser et de fustiger, ce langage qui justifie les affects les plus immondes, alors que si je m’observai dans le silence, je les bannirais avant de prononcer un traitre mot. Non-jugement, intelligence du cœur, parler avec vérité ou se taire.
Et puis je me ferais déprécier, en me questionnant, là où les questions ne doivent pas être posées. Mais tant pis, je préfère ma solitude que d’être en mauvaise compagnie.
Commençons ! Votre personne ne vous intéresse pas, vous n’avez jamais aspirer à être un personnage public, juste à un être un bon père et un bon chrétien. Mais Dieu vous a fait prophète et cela, ça n’arrive pas à tout le monde, c’est un euphémisme que le dire. Là-dessus, je n’invente rien.
Le petit reste ne semble avoir aucune ambiguïté sur ce que revêt le mot prophète, je me rappelle quelques articles parus dans "Le Pèlerin d’Arés" : "Option solitude" m’a énormément marqué, et nourri encore mes méditations à ce jour. En revanche, l’article prophète je ne m’en souviens plus. Certainement, parce que la forme que vous avez employée n’a pas été très évocatrice. Un ou une du petit reste ne présente pas ce genre de lacune. Certain de vos propos m’éveille, mais pas tous… Donc je ne suis pas du petit reste, j’ai quelques cases vides et j’entend encore les courants d’air siffler dans mon crâne de mauvais dévot. Le pire c’est que j’aime bien cela ! On peut m’en faire le reproche, mais les reproches me plaisent aussi ; il se produit un écho dans ma boîte crânienne, qui rentre en harmonie avec les sifflements du vide.
Mais quand je vois l’un des vôtre, qui dans leur dévotion se prennent le pied dans le tapis ou loupent une marche imaginaire qui ornais un trône tout aussi imaginaire. Alors j’ai assez de place dans mon crâne, pour accueillir cet événement et y réfléchir.  Et je me dis que la fonction de prophète est malheureusement inconciliable avec la notion d’amour et de proximité, n’en déplaise à Jésus, qui s’en était défié par l’amour du prochain, et c’est cela, il me semble, qui a fait péricliter sa première mission terrestre. L’humain ne peut être comme Dieu proche et en même lointain, au centre de tout et en même temps nulle part. Votre prêche est à votre détriment, aux antipodes de la position que vous tenez, je parle de la position de prophète du Père de l’Univers. L’amour, qui doit être nôtre, serait de pouvoir aller au plus proche de l’autre sans s’imposer comme un centre. Mais vous, vous ne pouvez pas être trop proche à cause des transferts affectifs que les autres ne manqueraient de faire, je parle de ce désir d’exclusivité que l’on peut avoir avec un père ou avec son meilleur ami. Vous, vous restez l’ami ou le père dans l’absolu, mais pas dans la proximité, à l’exception de votre propre famille, évidemment. Vous êtes un être discret, mais vous êtes aussi au centre de toutes les attentions de vos disciples. Et vous ne pouvez pas sortir de ce centre, car vous transmettez votre enseignement, une obligation prophétique, pour que la Parole puisse être assimilée et comprise.
Et, en définitive, au lieu d’être proche des autres, tout en étant dépourvu d’égocentrisme, vous restez à l’écart, distant, l’article "Option solitude" illustre cela, n’est-ce pas ?
Et vous êtes un centre, quitte à être adulé. Cela me donne le vertige, mais il me reste heureusement, ma voie de solitude, qui est de concilier, la proximité, la discrétion fraternelle, la droiture… et là-dessus je me dis : Pas besoin d’être un dévot pour être guidé.
Oui, mais le renom de bonté dont parle La Révélation d’Arés, n’implique pas que d’aimer les autres mais aussi d’être aimé par eux ; c’est le charisme qui enrobe la pilule amère du message divin, on n’abandonne pas ses ambitions sociales, pour ne rien avoir en retour, il faut pour être crédible incarné la contrepartie divine. C’est la promesse d’une transformation, qui rend le message acceptable. Je m’en passe à tort, je préférerais incarner un prophétisme sans charisme. Je me dis que la pire des choses, c’est comme le fait dire, le torchon Charlie [probablement le journal de ce nom], dans la bouche du prophète Mouhammad : "C’est dur d’être aimé par des cons !" Là j’acquiesce, car, je suis pour plus d’amour et moins de bêtise et je crois que ce n’est pas trop demander à l’humanité de ne plus se comporter en mouton, en dévot, en adulateur.
Mais le prophète n’écarte ni le dévot, ni le mouton, ni l’adulateur, ni le béni-oui-oui, il les accepte parmi les siens, il les enseigne pour que tous prennent leur destin en main pour qu’il en devienne responsable à défaut d’en être maître. C’est ce qu’à fait Jésus, en appelant à lui les brebis égarées.
Mais Jésus s’en est allé, et les brebis ne sont pas restées assez longtemps égarées, pour se poser les bonnes questions. Et une quantité de faux bergers ont repris en main le troupeau. Jusqu’au jour du Bon berger, qui a fait son retour à Arès, et les brebis ont reconnu la voix de l’authentique. Et elles sont là, et elles mangent dans votre main. Alors c’est peut-être bis repetita. Mais dû à l’effondrement des religions, dû à l’étouffoir cynique des systèmes. Les égarés, les délaissés ont en plein le c… de se faire tondre. Et voilà où se trouve le véritable espoir prophétique, voilà, vers où souffle le Vent à travers le champ de la Moisson, et voilà la nécessité absolue, pour nous tous de sortir du prêchi-prêcha.
Je vous embrasse.
Frédéric H. non localisé

Réponse :
Vous n'êtes pas du tout "à mes yeux un être insignifiant", frère Frédéric. J'ignore où vous habitez aujourd'hui (de là le "non localisé"), mais je vous connais et je vous apprécie depuis longtemps et je vous revois, à la Poterne des Peupliers en 1996 à Paris, me faisant passer un livre incroyablement fatigué d'avoir été lu, relu, compulsé, sur les Hopis, après que j'eus parlé de ce peuple amérindien des Pueblos d'Amérique du Nord, voisins des Navajos, les Hopitu-shinumu (= le peuple de la paix). J'ai compris, ce jour-là, que vous étiez un humain assoiffé de savoir sur vos frères humains du monde et j'ai toujours regretté que vous ne vous fussiez pas engagé à fond dans la mission parisienne. Vous aviez vos raisons ;  je ne vous juge guère, mon frère.
Ceci dit, je n'ai pas compris tout ce que me dit votre commentaire, mais j'ai compris que soit vous me reprochiez d'être un prophète trop privé, modeste mais trop distant, soit vous me disiez que vous préféreriez que je sois plus ouvert et accessible à tous mes frères et sœurs. Je suis un peu surpris, parce que je n'ai pas l'impression de me dissimuler trop derrière les lignes de ce blog.
Il est vrai que je ne suis pas un homme public, que je ne recherche pas du tout et que je fuis la renommée, que je ne saurais pas comme d'autres qui aiment paraître, s'afficher, me comporter au milieu d'une foule à l'inverse de Billy Graham — mort il y a un peu plus d'un an, presque centenaire —, qui aimait prêcher dans des stades devant 20.000 ou 50.000 personnes. Cela je ne saurais le faire, peut-être parce que je rechignerais à dire ce que j'ai à dire à un trop grand nombre de mes frères humains, dont je connais les extrêmes diversité et inégalité d'âge, d'expérience, de perception, auxquelles aucun prêcheur ou orateur ne peut adapter son langage pour être compris unaninement. Pourquoi Dieu Lui-même s'adresse-t-Il à un seul et non à cinq ou vingt ? Parce qu'Il adapte son langage à celui qui L'écoute. À l'époque où, pendant le Pèlerinage, je m'adressais aux pèlerins les premiers et derniers jours de chaque quinzaine, on me reprochait mon parler fade, voire inconsistant, et je répondais à cela: "D'abord, c'est parce que je suis un mauvais prêcheur. Ensuite, quoi dire à un public où il y a des vieux briscards de la mission comme des pèlerins de trois jours, des vieux comme des jeune, des chrétiens, des musulmans, des juifs comme des athées ? Le prêcheur est alors contraint d'aplatir son langage et de l'aplatir différemment selon le jour, d'en faire une bouillie à peu près consommable par tous, mais qui ne satisfait finalement personne quand cette personne est noyée dans un groupe humain hétérogène."
Anaximandre, philosophe présocratique contemporain de Thalès et peut-être d'Héraclite, différemment de la plupart de ses contemporains ne pensait pas qu'il y eût à l'origine des choses et de la vie les éléments traditionnels de la philosophie antique, toujours les mêmes : l'eau, l'air, le feu et la terre. Il pensait à une autre racine, qu'il qualifiait d'apeirôn, adjectif grec ancien (ἄπειρον) très difficile à traduire, disons : "indéterminé, non-circonscrit" (mais non "infini" comme on le traduit parfois erronément). Anaximandre introduisait ainsi une tout autre problématique au mystère de la vie et il avait raison, parce que la vie est fluctuation.  En quelque sorte, Anaximandre pensait que naître pour un homme c'était entrer dans la finitude et mourir était retourner au principe, pourrait-on dire.
Mais le va-et-vient ou cycle de la vie entre le commencement de la finitude et le retour au principe est, si on l'accepte, une inévitable progression ou oscillation vivante, qui fait que chaque homme est à tout instant et par degrés différent des autres et demande un langage d'enseignement adapté à son instant et à son degré de lumière. J'accepte plus ou moins ce schéma ; pour moi la façon d'enseigner diffère déjà selon qu'on est le matin ou le soir, selon que j'ai telle ou telle audience, à plus forte raison d'un jour à l'autre, d'une année à l'autre, d'une pensée auditrice à une autre. Cela démolit évidemment le principe du dogme ou de la loi, qui meurent à l'instant même où ils naissent, puisque dès qu'on les fige, ils cessent de vivre et donc de s'adapter à la vie. Ils ne peuvent conduire à la Vie qui est Elle-même oscillante.
Il faut tout réadapter à tous moments, et cela introduit dans l'esprit de celui qui enseigne l'idée évidente (évidente pour moi en tout cas) qu'il est impossible de partir d'un stéréotype pour enseigner quelque chose, parce que les oreilles chengent sans arrêt. C'est une des fonctions du prophète d'être le ré-adaptateur incessant. Par exemple, et indiscutablement, l'idée que se fait de Dieu un croyant varie sans cesse et l'enseignant doit être attentif à ces variations. Notre mission a cela de difficile qu'elle doit sans cesse se faire variable et adaptable. Heureusement, notre Père dans Sa Sagesse a considérablement simplifié notre kérigme.
Quand, en l'an 325 de notre ère, le concile de Nicée rédige un credo et le rend obligatoire et immuable, elle tue ce qu'elle voudrait enseigner à l'instant même où elle le fait naître. C'est une des raisons pour lesquelles nous ne formons pas une religion, mais une vie spirituelle sans cese évolutive. C'est parce que je crois impossible de "rationaliser" mon enseignement sans risque de créer une doctrine morte à l'instant où je la fait naitre que, par sagesse, je me tiens un peu à l'écart.

01oct19 211C83 
Jacques Chirac, qui vient de mourir, va bénéficier d'un deuil national. Rien que ça pour ce magouilleur de première, on dit cet "animal politique", pardon ce "dernier grand homme politique à l'ancienne" (La Croix) par ailleurs condamné par la justice du pays qu'il présida. Passons, il a fait aussi des choses bien comme le refus de la guerre en Irak. Là n'est pas la question, mais celle du deuil national lui-même comme signe de soumission envoyé à la populace.
Voilà bien une manière de langage de la part des puissants. Un langage permanent, soigneusement entretenu. En érigeant ses "grands hommes", comme des idoles devant lesquelles tous devraient unanimement s'incliner, le roi noir entretient le mythe de son incontournable nécessité, d'une manière qui ressemble à celle du roi blanc, quand l'Église catholique par exemple érige ses grands hommes en "saints". Le roi blanc, le roi noir, même cuisse (Rév d'Arès xxxvii/14) (et la suite du verset, l'enfant qui en sort, me fait penser à Greta Thumberg mais c'est un autre sujet). Un deuil national... c'est aussi creux qu'une messe de funérailles, car rien ne fera plus pour son salut que la pénitence du défunt (33/30) de son vivant, dont nous ne savons rien, c'est donc une manière d'élever le pendu (xxx/5), d'entretenir l'esprit du peuple dans une dévotion envers ses princes, même si Chirac lui-même, qui n'avait pas sa langue dans sa poche, aurait été capable de reprendre à son compte la formule populaire : "Ça va me faire une belle jambe !" (un deuil national).
Quoi qu'il en soit, Chirac aurait dit : "On apprend plus d'un homme dans une poignée de main que dans un discours." Par ces mots, se découvre en effet tout le domaine du langage non verbal. Jésus nous dit également que souvent un baiser de toi fera mieux qu'un discours (23/06) et nous appelle à une sobriété de paroles. Or, pour le moment, notre moisson se limite à un discours, plus ou moins bien reçu, selon la "théophorité" du moissonneur et selon le degré de mûrissement de l'épi. Et les choses se compliquent encore puisque, pour résumer, disons que le langage est sans doute la chose qui, "en progressant, souffre le plus de son déclin. Les gens comprennent chaque mot que nous prononçons différemment de ce que nous voulons dire. Nous sommes dans une inévitable phase de confusion, notre mission stagne, mais nous en sortirons" (Réponse au 211C46, passage souligné et cité par Denis K. au 211C71).
Autrement dit, si notre mission se limite au langage oral dans la rue, même sobre, du fait de sa faible efficacité, augmentée encore de son incommunicabilité croissante, nous en avons pour... hum ? Sauf que les choses évoluent, les mentalités aussi, des événements se produiront, une crise grave surviendra, mais, même dans ce cas extrême, les actes — de solidarité, d'entraide, de protection de secours, d'aide, d'assistance, de consolation, d'espérance...— seront bien plus parlants que les paroles. Si les princes savent utiliser des événements — deuils nationaux, commémorations, défilés, fêtes nationales, élections, etc. — comme signes, comme langage donc, en apparence anodin tant c'est rentré dans les mœurs, en guise de rappel régulier qu'on est sous leur botte, pourquoi pas nous, Pèlerins, en faire autant, mais à notre manière fraternelle ? Dieu Lui-même, place sa Communication à Arès au cœur d'un Evénement, que nous qualifions, nous, de surnaturel, mais qui, pour Lui est naturel à l'Amour d'un Père, s'il n'était pas aussi difficile de descendre dans la fosse à purin. L'Événement surnaturel d'Arès est incontournable parce qu'il est en lui-même une forme de communication, donc un langage qui dirait : Regardez Jésus ! Que vous avez érigé en idole, en Dieu, en Fils intentionnellement sacrifié par son Père, regardez bien sa "réalité" d'homme ressuscité, de transfiguré permanent, fondu en Dieu (Rév d'Arès 32/5), et pourtant toujours au boulot, à finaliser son prophétisme : Regardez-le, il n'était qu'un homme, comme vous, vous aussi pouvez devenir un Christ comme lui ! Maintenant j’ai confiance, car j’ai vu le Salut du pénitent et sa Force ! (37/3). Extraordinaire Message, factuel, que le moissonneur ne fait passer que par ses pauvres mots qui, du coup, fait fuir les gens d'un monde bétonné de rationalisme étroit, où le surnaturel n'a plus droit de cité, ou il est devenu impossible, incompréhensible, hors d'entendement, y compris pour des croyants qui ont oublié que leur foi repose sur des faits du même genre, oui, mais dont la réalité s'est évaporée dans les brumes féériques de leur pensée, masquée par les bondieuseries sur les images pieuses des communiants, une légende dorée intégrée à la "réalité" ici et maintenant, d'aujourd'hui, le téléphone portable à la main, de ce que tous croient vrai, dur comme fer, comme l'apôtre Thomas, parce qu'on le voit, que c'est matière, c'est touchable.
Bon ! Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2), on est averti, mais enfin, on aimerait bien voir notre mission évoluer un peu plus vite. Les Gilets Jaunes nous ont mis l'eau à la bouche (d'ailleurs, ce n'est pas fini). Alors pourquoi pas créer un événement nous-mêmes ? Un événement à la hauteur de Ce que nous représentons. Le climat est à l'honneur ? Tant mieux ! Servons-nous en ! Dieu vous donne le pouvoir de commander la tempête, Il dit qu'elle couche sur votre pied comme un chat (xxxi/14), ce n'est sans doute pas pour rien. L'avez-vous jamais caressé ce chat-là ? Ne pourrions-nous pas nous en servir pour nous faire connaître à une grande échelle ? On sait bien que ça ne créera pas des conversions en masse, mais ce n'est pas l'objectif. L'objectif consisterait à nous faire sortir du trou de silence médiatique par une action incontournable, que les médias ne pourraient pas taire, même s'ils faisaient tout pour en minimiser la portée, voire en cacher l'auteur. Il faudrait, bien entendu, choisir un moment opportun, hautement symbolique, et qui plus est, utile, voire salutaire ou profiter de circonstances exceptionnelles qui dépendent sans doute du Ciel. Un seul tire Mon Bras (xxxi/15). À tout le moins faudrait-il s'y préparer, en préparer la communication, en faire un langage cosmique ? Peut-être même le mettre un peu en scène ? Son Pacte ne serait pas déçu (xxxi/14). Ainsi ferions-nous connaître notre existence à des épis mûrs que notre mission de rue mettra 10.000 ans à atteindre là où ils sont au rythme actuel. C'est vrai, nous sommes dans le temps long, mais enfin, il faut profiter qu'il reste encore quelques vivants sur cette planète avant que ne pleuve le péché des péchés. Je sais, vous n'aimez pas être mis en avant, mais Dieu vous parle comme à Moïse, est-ce que vous ne pourriez pas aussi, de votre vivant, agir à la manière spectaculaire de ce grand prophète, conduire quelque chose à main forte ? Ce pouvoir qui vous est donné par l'Éternel devra-t-il rester main morte ? Descendra-t-il dans la tombe avec votre cadavre ? "Faisons-nous un nom !", à l'envers du peuple de Babel, en refaisant (parler/tonner) Le Nom !
Mes frères s'écrieront peut-être : "Voilà un langage de déraison !" Peut-être, sans doute, ne sommes-nous pas vraiment prêts, mais c'est aussi un autre langage qu'on peut commencer à réfléchir.
Claude M. d'Île de France

Réponse :
Je ne crois pas à l'efficacité du coup d'éclat que vous proposez de monter. Je ne crois pas une seconde que les media en feront état pour notre profit. Il est plus probable, dans l'état actuel des choses, qu'ils en profiteront pour nous écraser.
À l'heure actuelle, certes, ils ne parlent pas de nous, c'est désolant, mais si ce silence ne nous fait pas de bien, il ne nous fait pas de tort. Nous ne leur donnons pas d'occasions de nous nuire, parce que nous sommes de fermes mais paisibles croyants qui font part de leur espérance au monde discrètement, poliment, conve­nablement, de façon irréprochable. Le silence des media nous irrite, parce que nous sommes impatients, mais ne tombons pas dans le piège de la précipitation.
Que nous commettions, nous qui sommes si faibles et démunis d'un bon encadremet du public, l'erreur d'une démonstration trop visible et bruyante, les media feront en sorte que le monde ait peur de nous. Dans l'état actuel des choses, il nous faut être très prudents face à ceux qui font l'opinion, qui possèdent les media, quels qu'ils soient, et qui pour la plupart sont des illuminati politiques, maçonniques ou militants religieux ou qui sont à leur service. Moïse était un grand prophète, comme vous dites, nul doute. Mais où a-t-il conduit son peuple, les Hébreux ? À très peu de chose : le judaïsme, des synagogues dispersées, ou par effet secondaire les églises qui sont en voie de disparition et Israël qui est loin de constituer une nation exemplaire. Moïse a débouché sur la religion, ce que je veux absolument éviter au mouvement arésien. La religion est une prison, et nous nous sommes des libérateurs. Je cherche une autre voie. Je cherche à faire des Pèlerins d'Arès un mouvement vivant d'amour, d'intelligences, de sagesses et de patience, qui gagneront par ce qu'ils sont, mais non par des démonstrations publiques, à moins que celles-ci viennent naturellement parce que les Pèlerins d'Arès auront préparé leur public. Ce n'est pas du tout le cas aujourd'hui.
Nos résultats sont petits, mais ils sont bons ; notamment on ne nous voit plus comme une secte et c'est un gain énorme. Ne tombez pas dans la désespérance, mon frère. Notre "mission de rue mettra 10.000 ans à atteindre là où ils sont au rythme actuel" ? Qu'en savez-vous ?!
Ce que vous proposez engage la bataille avec le monde. Nous sommes bien trop faibles encore pour l'affronter. Il nous écrasera. Nous lancer dans une aventure démonstrative, c'est donner prise au hasard sur nous et nous ne sommes pas en état de courir ce risque énorme. Je n'exposerai pas mes frères et mes sœurs à une crucifixion aussi inutile que fatale.
Ne pensez pas que votre mission qui vous paraît peut-être popote et sans effet soit inutile. Elle est au contraire plus qu'utile, nécessaire. C'est elle qui prépare patiemment le monde à nous recevoir un jour.
Je vous aime et vous apprécie, frère Claude. Je compte sur vous pour être un moissonneur patient.

02oct19 211C84 
"Sans la liberté". Un cri d'alarme, magnifique, intelligent, brillant et même drôle ! A partager massivement de mon point de vue. Cela me rappel des articles du pèlerins d'Arès trimestriel et annuel. Il y a encore en France de vrais défenseurs de la liberté.. Ouf !
Daniel C. (sur facebook)

Réponse :
Je ne connaisais pas François Sureau. Merci, frère Daniel, de me le faire connaître.
François Sureau est plus jeune que moi, puisque j'avais déjà 28 ans quand il naquit. La liberté n'était déjà plus tout à fait celle de mon enfance et de mon adolescence (j'exclus bien sûr la période d'occupation de la France par l'Allemagne où il n'y avait pas de liberté du tout), mais elle était beaucoup plus grande qu'elle n'est devenue aujourd'hui où elle s'est considérablement réduite au point que je dis assez souvent : "Nous n'avons plus de liberté ; nous n'avons que des autorisations."
Pour moi il ne fait aucun doute que l'absence des Pèlerins d'Arès des grands media publics qui n'existent que parce que nos impôts ont permis de les construire et de les entretenir : Radio, Télévision, etc., est due à la mentalité politico-administrative qui dit muettement quelque chose comme : "Pas de liberté de parole pour ceux qui n'ont pas la pensée correcte", qui rappelle les fameux mots :"Pas de liberté pour les ennemis de la liberté" d'Antoine Saint-Just qui entendait par liberté la liberté de ses idées et non celle d'autres idées et qui par là justifiait la Terreur et légalisait le crime politique.
Notre pensée n'est pas correcte pour le gouvernement, son administration, ses media rationalistes, et donc nous sommes tout juste tolérés comme missionnaires dans le rue ou dans des salles de location" et — fort heureusement — sur l'Internet que l'État regrette bien de ne pas pouvoir contrôler... Mais ça va venir ! Quand je vois le beau sourire de M. Macron s'adressant "aux Français" à la Télévision, je me dis : "Ce n'est pas à moi qu'il sourit." Autrement dit, le gouvernement de la France qui a pratiquement tous les media importants à sa botte fait et contrôle l'opinion et nous laisse le minimum que nous autorise la Constitution et que prescrivent les Droits de l'Homme.
C'est assez dire si je suis heureux d'entendre un technocrate et haut-fonctionnaire, François Sureau, réclamer le retour de la liberté qu'il considère comme devenue quasi inexistante en France "sous prétexte d'assurer la sécurité". Chacun sait que c'est toujours la sécurité publique qui est invoquée par un gouvernement pour se faire pardonner toutes ses entorses à la liberté.

02sep19 211C85
Je me laissais envahir par mes "préoccupations",
lové dans les sous-pentes de mes souvenirs,
quand la douleur qui me poussait au ventre
perça mes côtes entre mes nerfs et dans un cri d'embruns sauvages fouettés par l'écume,
libéra dans un cri primal, la souffrance qui meurtrissait d'impuissance ma chair,
roulant dans ses explosions de fraîcheur, ses bulles
de parfum hurleurs bruissant comme des océans
de printemps houloulant leur Joie sous les assauts du Vent...
Broyés dans la houle embrassante le résidu de mes désirs amers !
Je suis ressorti de ces bourrasques sans nom et sans visage,
rincé comme une serpillière, cisaillé de toute part,
avec ce film-histoire (M&K à Babel-Oued) et ce grommellementaire
qui poursuit à sa manière, l'ébauche charpentée de Frédéric
(nous faisons réflexion et Cause communes)
en guise d'esquisse fil-Air...
Je tisse, il pose, nous tressons ;  je défaille, il mitraille, nous tressaillons ;
je rebondis, il m'arme, nous avançons...

Cap sur les Amériques, là où le parler est malléable et direct, les enjeux clairs. J'y ai débarqué à 13 ans de ma banlieue natale (banlieue de beaufs, de ploucs et de marauds) avec dans la bouche un français courant aillé à la sauce verlan et des manières pétaradantes de sauvageon vitupérant. Mon univers culturel se limitait à la bande-dessinée, au western du mardi soir et à la musique (forcément ringarde pour moi à l'époque) qu'écoutait mon père et celle qui faisait mes délices (AC/DC en tête).
Débarqué aux "Staitses", en plus de l'anglais international qu'il m'a fallu apprendre en accéléré, j'ai du me faire et me farcir dans ces contrées, un tout autre français : celui du milieu racé des expatriés francophones au parler sibyllin toute en finesse et sans anicroches, plus portée sur le fleuret ou le silence subtil que le gourdin ou la rime gaillarde et la franchise. Une plongée dans un multilinguisme acéré et chantant, devenu fluide et léger avec le temps, qui durera près de dix ans et s'enrichira progressivement de toutes les langues parlées en Europe, après en prime (Dame, je m'le suis farci!), une relative maîtrise de ce "haut-français", riche de son vocabulaire et des nuances subtiles que permet de saisir au vol "sa logique serpentine mais rigoureuse".
Merci prophète pour cette saillante saisie de la langue française piochée dans votre enseignement et gravée dans ma mémoire qui m'accompagne depuis avec cette autre pensée de vous gravée : "le langage structure la pensée" ! La pensée ou la Pensée ?

Que me reste t-il aujourd’hui (presque 30 ans après) de ces nombreuses ramures qui ont étendu leurs frondaisons un temps dans mon esprit et que je revisite encore par moments, le temps d'une rencontre avec un étranger de passage ou de retrouvailles avec de vieux amis ? Des bribes d'accents et de sonorités exotiques qui resurgissent ici et là au détours d'une conversation, des interjections amicales en italien, anglais, espagnol ou en "chmelbek", ce parler proche du "wourdouf" que l'on pratique communément (et avec quel suavité!) chez Frédéric :  "Yeah Man ! WOURDOUF MIK MIK MOUK MOUK ? Barouf Barouf... STUNGA !"
Il m'est arrivé ainsi de me retrouver plongé en prière dans la Maison du Père et de clamer sa Parole avec en bouche un accent russe (mon préféré pour le Sermon sur La Montagne) ou méridional (idéal pour la veillée 28 qu'elle adoucit de son sourire chantant) ou de m'exprimer dans la vie de tous les jours dans un parler idiomatique proche du parler du Livre qui mélange un peu toutes les langues que je connais et pratique avec mon entourage proche (tous des binationaux au minimum). Rien d’arrêté dans mes filets, tout est mouvant et se plie aux interlocuteurs selon l'humeur, l'inspiration et les circonstances. Je le vis comme une modulation de mon propre véhicule qu'est le langage. J'en change comme on change de vêtement, parfois même simplement de casquette ou de couleur de bandana.  
Ce que je retiens de ces pratiques sauvages et auditives ? Que l'on habite une langue que l'on arpente comme un paysage (pas toujours aisément accessible) que l'on investit de nos idées, nos émotions, notre "chose à dire", quand ce n'est pas lui qui nous dit quoi dire. Après tout, que peut dire un inuit de la chaleur four d'un désert et de la sensation de sable dans la tête ? Et quels mots peuvent jaillir de la bouche d'un homme qui ne regarde pas plus loin que le bout de son nez ou qui ne regarde que ses pieds ? Selon le tailleur que l'on se choisit ou que l'on nous a attifé, on peut passer pour un plouc ou un gentleman, viser dans le mille ou prendre un mouchoir pour une queue de pie. Pour aller à la fête je préfère de loin me vêtir d'italien. Au boulot j'carbure au russo-anglais ; le français habile (et habillé), je le garde pour mes séances de "représentation" (la vie en société) ou mieux, la "mets-ta-physique" endimanchée et la "lis-des-ramures" la nuit, attelé au clavier ou au phono-filmographe, mon outil de création qui ressemble à s'y méprendre à la cathédrale brinquebalante qui me tient lieu de cerveau dans laquelle tintent mille voix autours de la grosse cloche qui résonne en silence dans mon poitrail.

"Y'a du monde l'dedans !" s'est exclamé not' frère Philippe D. quand il a plongé ses yeux dans mon "chest" [torse en englais], j'allais dire "dans mon char" pour dire ma "breast" [poitrine en anglais], le coffre de ma "vox" dans lequel résonne les tréfonds de mon "ethos" [mon caractère, ma manière d'être,mles habitudes] ! Yes Mey ! Quelques pousses de latin et grec mijotent aussi dans ma caboche ! La fille au zoo fit quelques tours dans mon lit et j'ai gardé de son passage quelques souvenirs parfumés de sonorités en "us" et en "os" ; mais à tout prendre, je préfère de loin les clameurs de gorge, les franches vocalises et les peaux aimantes de la vie, celles qui fleurent bon la flamme d'Eau Vive [Rév d'Arès 30/3] et humectent votre palais d'une fraîcheur qui purifie votre haleine et porte vos naseaux à humer les embruns plutôt que la grisaille moribonde quotidienne... Ah les poètes..! La Parole de Dieu m'a arraché à leur compagnie après que je m'eusse gorgé des vers de Michaux, Rimbaud, Verlaine, Claudel, Hölderlin et d'autres qui ont accompagné ma descente en moi-même...
Quels mots pouvaient rivaliser avec la Sublime Expression que je venais de découvrir, qui en plus de m'emplir les naseaux, explosait dans mon torse d'une force de chêne pour irriguer mon corps d'une grave sève montante qui promettait de percer la sole (Rév d'Arès xLiii/14) et d'irriguer ma tête d'or en feu (xvi/18), si j'en emplissais tout mon être ?
La Révélation d'Arès ! Elle m'apparut d'emblée comme ce langage fait de "sons primordiaux lancés comme des jets de lumière" que je recherchais dans ma propre écriture, cette parole créatrice qui fait corps avec les choses qu'elle nomme et les fait vivre en les nommant en recevant d'elle le suc de leur essence crée ensemble en partage. La Parole de Celui qui crée et fait vivre mille nouveaux soleils (Rév d'Arès xxii/12) dans l'univers en permanence et dont le Silence contient en réserve toutes les parole-vies à venir et en germe, le réveil des forces enfouies en l'Homme qui se sait vivre pour vivre en libre (10/10).

Je me suis jeté à corps perdu dans cette Parole et les écritures qu'elle salue. Plus je m'en imprègne, plus elle développe sa vie en moi comme un organisme presqu'autonome qui surgit dans mes pensées pour l'irriguer là d'une inspiration, là d'un verset, toujours à bon escient sans que j'ai à  "chercher". Elle a fini par former une mer vivante qui fluctue dans mon être et qui s’interpénètre parfois placidement parfois orageusement avec les autres eaux de pensée sur lesquels j'ai tendu mes filets de langage, échafaudages de savoirs nécessaires pour appréhender l'espace ample et infini qui s'étend devant soi et qui appelle la voile du vaisseau.

La Pensée (à la différence de l'édifice de mots et de concepts qui sert à l'énoncer, que j'écris "pensée" avec un petit p), je la perçois plutôt comme une Mer immense peuplée de mille vies qui tournoient sans heurts, s’interpénètrent et se fécondent sans se nuire, à la manière dont les formes mouvantes dansent dans les peintures du bolivien Jorge Carrasco qui a peint l’Église du Menoux dans le Berry. Le choc reçu en voyant dans la voute de cet édifice (une simple reproduction imprimée !), la vision intérieure de mes propres flux et reflux de pensée qui s'animent dans l'espace au dessus de ma tête quand j'hume l’atmosphère invisible à la recherche de l'Air, flux et reflux qui m'envahissent ma boite crânienne comme des poussées de sève qui modeline mon cerveau et finissent leur chemin en bouche pour former mots. Mots qui se chargent ainsi de tout ce que véhicule sang et eaux : émotions, souvenirs, mémoire, vécu,... et qui tous ensemble tressent la peau et le sens que je donne ma vie.

"Arrête de te raconter des histoires ! T'en a pas marre de construire des châteaux en Espagne ? Fais, au lieu de projeter !", me tance Fred à chacune de nos rencontres. Faire m'inscrit dans la matière, dans "la réalité" m'assène t-il. Mais de quelle réalité parle t-on ? Celle que l'on m'oppose ? Ce visible matériel qui s'offre à ma vue et à mes sens, que je modèle par mon action présente et qui me permet de me construire moi même comme de m’inscrire "dans les réalités", entendez par là, "le monde" ! Monde, mais qui passera lui aussi, remodelé sans cesse par mes actes (ou mon non-faire) comme ceux des autres, pour moi un total aléatoire arbitraire ?  Ou celle que je construis dans ma tête et qui me permet une prise sur ce devenir "maître de mon destin", jeux de prises et filets dont j'use comme d'un jeu de représentations, miroir provisoires qu'il me faudra déchirer comme un voile ou faire voler en éclat un jour pour accéder à un autre Voir mais qui sur le moment, me permet d'avancer comme un aveugle à tâtons dans le noir et qui faute de confiance absolue dans la Vie, donne un sens à ma vie, la construit en dedans, là où je capte et me capte ? Cette réalité intérieure m'est propre, et j'ai appris à mes dépends il y a peu, que peu de cette ré"alité est partageable avec d'autres hommes, presque si peu que l'on peut douter du bien fondé de vivre en société... alors, la réalité...

La Réalité, si tant est que ce mot puisse faire sens, si je devais en parler telle que je la conçois aujourd'hui, contiendrait tout, le visible et l'invisible, le connu et l'inconnu, le perçu et le non-perceptible, l'Être et son revers, mais en réalité, comme c'est impossible d'en parler, le plus souvent, elle se réduit dans mon langage, à ce mur contre lequel je me cogne face au Réel, bref, le dur de l'existence.
Le langage est similaire à ce "dur de l'existence" en cela qu'il est comme ce mur qui nous fait face et qu'il faut défaire pierre par pierre pour laisser filtrer la lumière qui est derrière et s'en emplir. Reste que ce qui s'offre à moi, cette "réalité réelle" que je me cogne, a sa vie propre qui nourrit sa résistance active à mon action, à l'inverse du langage qui n'a pas de vie propre en soi, pas de vie autre que celle que je lui insuffle ou laisse vivre en moi-même, comme celle qui entre en moi comme le sable (vii/8) en provenance de tous les émetteurs de sens que je capte du dehors, ce dehors sans lequel je ne peux être au sens fort. "le vrai Moi est du dehors" (votre enseignement encore)... Le langage, de surcroît, a ses propres insuffisances inhérent à sa genèse. Émanant de l'homme lui même, de ses possibilités physiologico-biologiques comme de ses propres arcanes intérieurs, il ne peut engendrer autre chose en nature que lui-même, à moins de se faire vecteur ou véhicule d'Autre Chose qui ne lui appartient pas et qu'il ne peut de ce fait décrire, puisque tout organisme est limité dans sa possibilité de connaissance par ce qu'il est capable de percevoir et de rendre conscient pour lui même avec ses propres sens. Raison pour laquelle il me faut l'ajuster et l’affûter sans cesse... sans jamais parvenir à modéliser avec ces outils le réel dans sa totalité.

Pour sortir de cette situation qui se mord la queue en quelque sorte, situation qui nous fait voir la réalité sans cesse se dérober, dès que l'on tente de l'approcher ou de s'en saisir, comme cet ange sur la plage dont vous ne saviez pas à quelle distance il se tenait et que vous vous rapprochiez de lui ou que vous vous en éloigniez, il vous paraissait toujours non-localisable, inatteignable, et pourtant bien "réel", je ne connais qu'un seul remède : sauter dans le vi(d)e. Mikal se jette dehors (Rév d'Arès xLiv/2). Il faut passer par ce trou de verre ou les pressions se font telles que les lois de notre matière s'en trouvent comme inversées, disloquées. Et le miracle opère. L'entortillement de la chair sur elle-même à son point ultime produit un retournement de la chair elle même sur elle même qui l'engendre à la Vie. Elle se sauve non en trouvant la force de se ré-engendrer en même, mais en devenant enveloppe du même. Peau pour ainsi dire. Transmutation du même. Le langage qui se fait parole emprunte un passage similaire.

Je pourrais poursuivre ainsi pendant des lignes, mais la brièveté m'appelle. Vous le voyez bien, "j'en saigne pas comme Fred mais je m'en vole", comme y dit si bien. Il me voit comme le cambrioleur de ma propre maison. Y'a du vrai. Je passe mon temps à jouer à cache-cache et à saute-mouton avec les mots et les sons qui culbutent en chœur (et en cœur) dans ma caboche et dans mon "chest", un Tout mêlé que j'appelle "mon char", char ailé cela va sans dire. La prochaine fois que je vous écris, promis, je ressors ma clavinette pour monter en gamme ! Je vous enverrai ma prose en fonalfaby. Je me suis remis à faire des étincelles... Allez un p'tit pour la route quand même : du pur jus 1990, deux mois avant que ma tête ne décroche les Ciels et que je m'embringue pour La Révélation d'Arès. J'ai sabré il y a peu, à coups de larmes, mon cœur de midinette... Je l'ai mangé avec des Zart-ich-Ôhh ..Ôh-oh, alors je peux livrer mon fond de cuve : un vieux papier retrouvé à fond de carton. Un poème humide et net pour les yeux tendres, suivi d'une ritournelle à bulles bois-sans-soif... Champagne pour le grand Jacques ! À toi mon Go ! :(o)
"Voyage

Je marche à la rencontre de deux mondes
Je chevauche Monts et Mers
Je pénètre jungles et traverse steppes
Je marche pour que de paysage en paysage
vers l'avenir se tourne mon regard
et puise dans mes origines
le feu sacré de ma Mémoire

Le Monde est vaste et petit est mon pas
mais grande est ma volonté et infinie ma Joie."

"Sans queue ni fin. Sans foi, sans roi. Sans phare, sans lune, sans ruine, sans cœur, cent fois, sans toi. S'enlise, s'enfonce, s'embrasent sans feu cent phores ; ça et là !

Mare quant à toi je te défie. Chante à la Mer La si dol fi !"

Eric D. de part