Commentaires Français de #210
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24 juillet 2019 (210) 
Ce que je crois

Bien sûr, je crois qu'il y a des arbres sur terre, des poissons dans la mer, des oreilles de part et d'autre de ma tête, des humains qui s'aiment ou qui se nuisent, la religion et son inverse, je crois que Jésus puis le Père me livrèrent La Révélation d'Arès et que je vais mourir. En fait, ces choses et ces faits relèvent du savoir, pas du croire. Ici j'entends croire au sens de croire au Vrai (Rév d'Arès xxxiv/1-4) immesurable, impondérable, intangible, aussi indémontrable que la Vie qui me parla en 1977.
Dans ma misérable contingence à quoi crois-je ? Dans le fouillis de la pensée humaine, c'est difficile à dire. J'ai vergogne à être aussi piètre prophète ; je voudrais tant que ceux qui me voient comme le simple petit télégraphiste aient raison ! Quelle paix ce serait pour moi. Ces renieurs n'ont hélas rien compris ; prophète je le suis. Le Père ou la Vie, qui se méfie des sagaces, a besoin de charger des médiocres du boulot charismatique de Vérité. Je ne suis qu'un type dans le genre de Jésus, si médiocre qu'ils l'ont crucifié sans la moindre perplexité.
Donc, à quoi crois-je ? Je crois qu'existe la Vie impérissable, dont dérive l'homme, auquel elle parle, la Vie que je peux retrouver (Rév d'Arès 24/5) en étant un homme de Bien, un pénitent (30/11). Pour moi tout le reste, bonheur ou malheur, relève du provisoire et du casuel.

Jambes = Mains + Savoir

Suis-je à la fois les jambes, la main, le savoir
qui est dans les livres ?
Non. Je suis tout autre chose que ces matières
matérielles ou immatérielles qui ne vivent
que des temps limités. Je suis un éon.

Au reste, croire n'a pas grande importance.
La Révélation d'Arès
me rappelle que ce n'est pas ce que je crois, mais le bien que je fais
qui me sauve.
Je suis donc pauvre en croyance, n'en ayant pas grande utilité. Le bénéfique usage sur quoi je porte mon attention est celui de la pénitence : J'aime autant que je peux, je pardonne autant que je peux, je fais la paix autant que je peux, je m'efforce autant que je peux d'équilibrer l'outil nécessaire qu'est mon intelligence intellectuelle avec l'intelligence du cœur, je suis autant que je peux libre de peur, de loi et de préjugés.
Mais j'ai un cerveau charnel que je ne peux pas empêcher de fonctionner plus que je ne peux empêcher mes reins et mon intestin de fonctionner et je ne peux m'empêcher de croire certaines choses, comme croire que croire ne me sert pas à grand chose et qu'être bon comme le Bon (Jésus Rév d'Arès ii/3-19, viii/3, xiii/4-17, etc.) assure mon salut post-mortem après cette très courte vie et contribue au changement du monde (28/7), un peu comme Socrate savait qu'il ne savait rien.
La pauvreté de ma croyance doit se comprendre par opposition aux nombreuses diverses croyances très élaborées, religieuses, politiques, économiques, etc., qui s'entrecroisent sur terre.

On ne commettra ni mal ni perversité (ou violence)
sur toute Ma Montagne Sainte,
car la connaissance de Yawhé remplira la terre
comme l'eau recouvre la mer
.
(Isaïe 11/9).

Le sens général de La Révélation d'Arès est très sobre :
Que l'homme cesse de faire le mal et la Vie triomphera.

Ni la religion, ni la politique, ni la loi, ni la guerre n'ont vaincu le mal.
Le mal est toujours là.
C'est parce que le mal ne disparaîtra que par la pénitence person­nellement accomplie par chaque membre de la race (Rév d'Arès 8/3, 25/4, xii/5) pénitente (30/11), quand elle aura grandi en nombre et influence par la Moisson (4/12, 5/2, 15/7, 38/2, etc.).
C'est seulement par la pénitence qu'Adam vaincra son péché et les malheurs que le péché provoque : injustice, tyrannie, asservissement, souffrance, maladie, mort, qui persistent (Rév d'Arès 2/1-5).
Seulement par la pénitence changeront la vie et le monde (28/7).
Dieu est bon au bout de la pénitence (Rév d'Arès 16/17) ne signifie pas que Dieu serait une terrible Entité allogène qui n'aurait de Bonté que pour les pénitents, mais que l'homme ne retrouve en lui la Vie (24/3-5), l'image et ressemblance du Dieu bon, que s'il est pénitent. L'homme est co-Créateur de lui-même, parce qu'il a Dieu en lui-même.
La pénitence ? C'est le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7) encore jamais accompli dans aucune religion, aucune idéologie politique. C'est donc :
L'amour de chaque homme pour tous les hommes qui ne sont que d'autres lui-mêmes.
Le pardon de tous les maux perpétrés sur terre dont chaque homme est nécessairement solidaire par parentage universel — tous les humains, mauvais ou bons, sont Enfants du Père (Rév d'Arès 13/5).
La paix faite avec tous.
L'intelligence du cœur libre de tous préjugés aussi forte que l'intelligence intellectuelle qui n'est qu'un outil.
Mais la pénitence n'a pas force morale, parce qu'une morale n'est qu'une convention, qui change d'un point à l'autre sur la terre ; de là la myriade de morales en ce monde. La pénitence est proactive et réactive face au péché, cause du mal. Quoiqu'inévitablement imparfaite, ma pénitence a une puissance créatrice ; elle contribue à la régénération du lien entre la Vie et la vie humaine. Le pénitent ne se rend pas bon au sens éthique, il se rend bon au sens où Jésus est le Bon (Rév d'Arès i/2-9, ii/3-19, viii/3, xiii/4-17, etc.), au sens où, réveillant l'image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26) en lui, il redevient co-créateur, mini-créateur de toute l'humanité, dont la sienne ipso facto. Il est ainsi très clair que ce n'est pas ce que je crois, la façon dont je prie, la loi que j'honore, qui me sauvent et qui sauveront le monde du péché des péchés (Rév d'Arès 38/2), mais c'est ce que je fais de bon pour tous les humains, miroirs de moi-même. Le salut vient seulement du Bien accompli (35/6).
Alors, si croire ne me sauve pas, être croyant ne me sert à rien. C'est être créateur de Bien que je dois ? Oui, c'est ça. Mais je ne suis qu'un pécheur, un mauvais diapason ; le ton que je donne n'est ni clair ni pur. Je traîne encore derrière moi quelques croyances comme le rabab (Rév d'Arès xLvii/8) traîne son grincement sous l'archet ou la mer sa rage dans le vent. Je voudrais très proprement puiser l'Eau pure du Père au seul réservoir des forces universelles qu'est la Vie, mais je patauge, j'éclabousse, autrement dit, je pense. Je pense inéluctablement mais penser purement et simplement est impossible dans cette génération. Pécheur, je pense imparfaitement. Pensant imparfaitement, à travers les parasites qui sillonnent mon cerveau je ne peux pas ne pas croire plus ou moins. Croire est ma tare (Rév d'Arès 2/12).
Dans ce cas, tant qu'à croire, que crois-je ?

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Contorsionnez-vous en tous sens

Contortionnez-vous en tous sens vous ne trouvrez jamais
qui vous êtes vraiment, parce que votre vrai corps (17/3)
n'est pas cette chair.
Aussi belle soit votre chair, elle vieillira et mourra
sous l'intolérable poids du péché.
La chair ne fait qu'enfermer ce que vous êtes en réalité :
l'immortel Enfant de la Vie,
mais ça, vous devez le retrouver (Rév d'Arès 24/3-5).

Chacun a une tête, deux bras, deux jambes, un tronc. Quelle que soit sa culture (polythéiste, monothéiste, juive, shintô, hindoue, animiste, chrétienne, musulmane, athée, etc.) elle l'enfermera dans son enveloppe charnelle et y ramènera tout, même la foi et la philosophie, jusqu'à sa mort. Platon ou Jésus aussi larges de pensée qu'ils fussent, restèrent l'un grec, l'autre juif, jusqu'au bout. Le poids et l'étanchéité de la chair vivante sont tels qu'aussi longtemps que l'homme n'est pas mort, les évasions vers la Vie sont brèves et médiocres, mais elles sont. C'est ça être. C'est ce que je résume parfois en disant : "Chacun de nous est isolé dans son tube. Chacun est toujours plus ou moins son propre Dieu."
Je suis un Enfant de l'Univers, puisque mon père est le Père de l'Univers (Rév d'Arès 12/4), mais cela je ne le réalise que par bribes espacées, parce que le reste du temps je ne vois qu'avec mes yeux, n'entends qu'avec mes oreilles, ne bouge qu'avec mes membres, ne pense qu'avec mon cerveau, ne travaille qu'avec mes mains. Quand seront morts mes yeux, oreilles, cerveau et membres, comment mon âme percevra-t-elle l'Univers où elle s'envolera depuis mon cadavre ? Je n'en ai aucune idée. Tout est là ! Je dois résister à la tentation de voir Dieu et l'au-delà comme une projection de la vie terrestre, ainsi que fait le Coran, par exemple. J'ai beau le combattre chaque jour par ma pénitence, le péché m'obscurcit, mon pouvoir d'auto-examen métaphysique n'est jamais vraiment au niveau que je voudrais. Je ne suis au mieux qu'un matérialiste qui tente par syncopes de s'évader de la matière lourde dont il est fait. Pourquoi suis-je charnel ? Je crois que c'est parce que Dieu l'a voulu ainsi — je reviens plus loin sur le contraste savoir/croire —, mais en réalité j'ignore pourquoi. La Parole n'en dit rien, sans doute parce que l'explication dépasse nos possibilités d'entendement.
Toutefois, La Révélation d'Arès — bénie soit-elle ! — me permet de comprendre un peu mieux ce dont je sors, ce dont je dépends, ce que je suis, ce que je peux croire.

La Vie et l'homme : l'un (Rév d'Arès xxiv/1)

Un séraphin vola vers moi portant un tison dont il toucha ma bouche.
Il dit : "Ceci a touché tes lèvres, ton péché est oublié.
La Voix de Yawhé s'éleva: "Qui enverrai-Je ? Qui ira pour Moi ?"
"Me voici," dis-je. Dieu dit : "Va !" (Isaïe 6/6-9).

Factuellement, le Père ou la Vie m'appela autrement qu'il n'avait appelé Isaïe, mais fondamentalement ce fut similaire. En octobre 1977, au cœur d'une reten­tisssante éruption de lumière et d'ébran­lements, la Voix me dit : Ta parole est Ma Parole. Justice de juste (Rév d'Arès xxxi/10) et me confirma comme prophète (35/9, xxxvii/2), mais qui ne voit qu'elle confirma aussi l'humain en général comme inséparable de Dieu ? L'humain est un quand il est un avec Dieu (xxiv/1). L'homme et son destin ne sont pas ce que fait d'eux la science — nouvelle religion à dogmes —. La Révélation d'Arès rappelle implicitement que, si l'homme sort bien de Dieu, cette création est lourde d'inconnues. Notamment : Pourquoi fut-il créé dans la chair d'un animal pensant ? Et si ce ne fut pas le cas, est-ce le péché qui enroba de chair l'homme, quoiqu'il fût laissé libre du bien et du mal (10/10) ?
Autre évidence implicite dans La Révélation d'Arès : Dieu a créé l'homme, Son Enfant (13/5), mais l'a laissé libre de lui-même. Autrement dit, Dieu ne fait pas l'homme. À preuve, Adam mène sa vie comme il veut (2/1-5, vii/9). C'est l'homme qui fait l'homme et qui fait ce qu'il appelle Dieu, le Dieu de la religion — Dieu rejeté par l'athée est Dieu quand même, si l'athée le vénère comme matérialisme, scientisme, positivisme ou autrement —. Il y a une multitude de Dieux partout toujours. Alors, qu'est ce Père qu'on flaire dans le vrai christianisme du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7), cet Éternel dans l'image et ressemblance oubliées, quoiqu'emplâtrées au fond de chaque humain (Genèse 1/26) ? Il est tout à la fois la Vie (Rév d'Arès 24/5) et ma vie. Ineffable en vérité.
Mais une chose est sûre : Je ne crois plus dans le Dieu roi et juge du judaïsme, du christianisme d'église, de l'islam, etc. Je sais maintenant que mon Père est aussi près de moi que la gifle qu'il me donna avant de quitter la Scène des Théophanies (Rév d'Arès, édition 1995, p.438, ligne 36). Je ne sais pratiquement rien de Lui, sinon qu'Il parle, qu'il peut être tout à la fois infini (xxii/12) et tout petit (ii/21), mais surtout je sais que Lui et moi ne faisons qu'un et qu'ensemble nous pouvons changer le monde (28/7) en Bien. Je sais qu'il est la Vie que je dois retrouver (24/5).
L'homme est l'artisan de lui-même et donc, par extension, l'artisan des pouvoirs bons ou mauvais qu'il a sur lui-même ; il est ainsi aussi son propre prisonnier, emprisonné par et dans ses propres pouvoirs. De là devrait logiquement surgir vers le Bien en grande affluence les séquestrés, les captifs d'eux-mêmes ; ils devraient courir vers le Libérateur venu à Arès leur montrer le tunnel d'évasion : la pénitence. Eh bien, non, ce n'est pas ce qui se passe. Je ne peux plus, de ce fait, d'une part croire dans le Dieu facteur des destins, puisqu'Il laisse l'homme choisir son destin, ni d'autre part et pour la même raison croire en Dieu comme souverain indépendant de l'homme ainsi que l'enseigne, par exemple, l'Islam. Je crois qu'entre Dieu et l'homme la différence de principe est imperceptible, que les deux sont aussi absolus l'un que l'autre, et qu'il s'agit même peut-être de la même Entité dans de vraiment très différentes formes et tailles. Il y a du vrai dans l'affirmation des athées qui déclarent : "L'homme a inventé Dieu," sauf que Dieu existe quand même. C'est tout l'enjeu de l'humanité qui est affirmé ici.

La descendance d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5, vii/1-16) n'a jamais oublié qu'existe un Principe de Vie (24/5, 25/3, 38/5), mais l'obscurcissement graduel de sa capacité de transcendance lui a fait humaniser, terrienniser la Vie et l'affubler de nombreux faux noms pontifiants : Éternel, Seigneur, Roi, Juge,.. Noms que par manie culturelle je prononce encore ici et là moi aussi.  Dieu au singulier ou au pluriel, base(s) de mille religions. En fait, la Vie, nom que se donne Dieu dans La Révélation d'Arès, va des espaces infinis de l'Univers, dont il est le Père (12/4), à la moindre cellule de ma chair. Dieu est la toile absolue qui enveloppe tout, nous y compris.
Mais le Père parle. Il peut parler, puisqu'il est Père de tout, de l'Univers infini comme de l'étincelle d'un lampyre, de la distance comme de la pensée invisibles et impalpables. Alors, l'homme stupéfié par le péché a humanisé "l'Indonnable donné, le Parlant" (mon exorde sur le lieu de la Théophanie à Arès), mais La Révélation d'Arès, dans un mouvement résolument inverse, est revenue tenter de rediviniser l'homme, qui de toute la Création est la seule créature libre (Rév d'Arès 10/10), parce qu'il est l'Enfant (13/5). La Révélation d'Arès n'instaure pas une spiritualité nouvelle ; elle fait faire à l'instinctive spiritualité humaine un énorme saut dans le Vrai (xxxiv/1-4, xxviii/21) ou Fond des Fonds (xxxiv/6), elle met à nu les formes arriérées et balbutiantes des innombrables religions, d'une conscience surnaturalisante trop faible pour sortir la foi d'une rusticité inexpugnable tantôt artistique, tantôt tyrannique et brutale. La Révélation d'Arès n'apporte aucune idée apostate ou dissidente (35/11), puisqu'elle rappelle que le salut vient du Bien, non des croyances ; elle s'insère dans une longue suite de recherches depuis la plus haute antiquité. De ce fait, elle ne débouche pas sur un dogme, une théologie (16/12, 35/12), une organisation, un chef (16/1) ; elle n'est qu'un grand Vent de libération et de simplification, parce que la Vie est très simple.
Cette simplicité est telle que le langage humain est insuffisant, impuissant à en exprimer la sublimité. Il faudrait que La Révélation d'Arès pût nous prendre par la main comme l'aimé prend la main de l'aimée et fait passer par là, sans mot, une Beauté (Rév d'Arès 12/3) trop intense pour être dicible. Ce n'est pas aujourd'hui possible. Alors, c'est imparfaitement avec des mots que j'essaie d'expliquer qu'il faut revenir à la Source.

Dieu, le Créateur, le Père, le Tout-Autre, la Vie.
Avant que Dieu me parlât je pensais savoir ce qu'était Dieu. Maintenant qu'Il s'est manifesté à moi, je ne sais plus. Dieu se nomme parfois la Vie dans La Révélation d'Arès. Ce mot Vie est la clé de la Vérité, qui est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7), doit revenir à Dieu... ou doit redevenir Dieu ? Pour moi Dieu est la Vie sans commencement ni fin, Sainteté, Puissance et Lumière (12/4). Il est la Vie dont je suis fait tant que dure ma chair éphémère (seulement 90 ans, une étincelle de temps à l'échelle de l'Univers), je suis de la Vie un très bref segment charnel, mais indétachable du Fond infini de la Vie. Raison pour laquelle je suis l'arbre à la pointe toujours verte (xvi/13). Raison pour laquelle ma vie n'a jamais commencé, ne finira jamais. Puisque je suis son image et ressemblance (Genèse 1/26), Dieu est en moi, autrement dit je suis quelque chose de Dieu, mais Dieu est aussi étalé sur l'Univers infini. Bien imprudent est le mortel qui prétend savoir qui est et ce qu'est Dieu.

Le salut, l'au-delà.
Pas de paradis, pas d'enfer ; ces mots sont inconnus dans La Révélation d'Arès. Non, pas de jardin fleuri ou de chaudière projetés dans l'au-delà par l'imagination religieuse. Il n'y a que la Mer infinie des Hauteurs sans limites (Rév d'Arès 18/4, 20/4). La ténèbre des spectres (16/15) n'est, elle, que vide glacé, sans vie. Seule survit et s'envole l'âme (4/5-8, 17/4, etc.) créée par le Bien accompli ; le reste n'est qu'un rien lourd et gris, si tant est que ce soit descriptible.
L'âme retourne à la Vie infinie où "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (Lavoisier).
"Je crois en une vie après la mort, tout simplement parce que l'énergie ne peut pas mourir; elle circule, se transforme et ne s'arrête jamais" (Albert Einstein).
Ma Bouche (dit le Père) est la chambre du frère mort. Le frère mange Ma Dent (Rév d'Arès xLvi/4).
L'homme se nourrira de la Dent, c.-à-d. de l'éternité, du Père. L'homme survit à la mort, c'est une évidence. Les vraies questions sont :
Sous quelle forme ? Sous la forme de l'âme (Rév d'Arès 17/4), que La Révélation d'Arès appelle le vrai corps (17/3), l'âme que génère (ou rend active ?) la pénitence (17/7). Et les autres, ceux qui ne sont pas pénitents ? Ils subsistent comme spectres (4/6-7, 16/15-17, 31/2-12, etc.) ; il ne s'agit pas de fantômes, mais de forme inertes (glacées). Nous ne savons rien de plus.
Où ? Sur ce point nous savions peu de choses avant le chapitre VI de La Révélation d'Arès, avant que je fusse propulsé dans l'Univers ou, comme je dis en souriant, dans les étoiles. Paradis et enfer sont des notions inconnues dans La Révélation d'Arès. L'homme a toujours incliné à imaginer sa mort comme un transfert de sa conscience, de ses sens, de sa vie sociale dans des lieux similaires à ceux de la Terre, mais il en est tout autrement.
Comment ? L'âme s'envole et il est impossible d'imaginer, tant que terrestres nous pensons avec notre cerveau très limité, ce que peuvent être la conscience sans cervelle et la perception sans œil, sans oreille, sans toucher.

L'invisible abrite-t-il des vies autres que la Vie et que les âmes ?
La Révélation d'Arès parle de légions d'anges ou de saints (Rév d'Arès 29/6, 31/6, 37/7). Elle cite aussi un ange qui serait dévolu à m'aider : Aguéla (xxxi/13). La veille de la deuxième Théophanies, le 8 octobre 1977, un être surnaturel, que j'ai qualifié d'ange, m'a parlé sur la plage d'Arès. Était-ce Aguéla ? Bref, j'ai détecté maintes vies extraterrestres autour de moi. On n'est jamais seul, même quand on pense l'être. Il existe bien toute une faune d'invisibles susceptibles d'activités de concert avec celles de l'homme. Mais que peut-on savoir dans le détail ? Pas grand chose.

Les Pèlerins d'Arès
Ceux qui me suivent en tous points.

Les pèlerins d'Arès
Ceux qui me suivent à peu près.

Dans l'ordre de la foi, croire n'est jamais savoir ; croire est supposer ; croire est toujours croire en l'improuvé.
Certains peuvent me dire : "Mais vous, vous avez vu et écouté Jésus en 1974 et vous avez entendu le Père en 1977, donc vous savez." Que sais-je, en fait ? Je sais qu'ils peuvent se rendre apparents, sonores, tactiles, oui, mais à ce qu'ils m'ont dit ou fait éprouver je ne peux que croire, parce qu'ils m'ont parlé de ce qui est réalité pour eux, mais pas ou pas encore pour moi et ce qu'ils m'ont fait éprouver en me montrant le séjour des spectres (Rév d'Arès 17/1) ou en me faisant sortir dans l'Univers (vi/1-5), je ne peux le reproduire. Ces expériences demeurent en moi avec la seule valeur du souvenir.
Une question surgit alors : Qu'est-ce que l'improuvé ? Même si je sais peu, ce peu n'est pas nécessairement pour moi le non prouvé. Ce dont j'ai été témoin à Arès a déclenché en moi un ressenti ; ce ressenti fait pour moi figure de pari, comme il y eut un jour le pari de Pascal ("Pensées" Lafuma 418, Brunschvicg 233), quelque chose proche de l'attestation. C'est la même chose pour mes frères et sœurs du petit reste ; ils me suivent parce qu'ils ont confiance tant en mon souvenir qu'en mon ressenti ; ils ont accepté ce que je crois et ils y croient. Pour le moment il n'y a pas moyen de faire mieux. J'en suis toujours à croire et à être cru. Ici la croyance est une solution, non absolue, mais honorable.
Dans ce monde, personne ne sait rien absolument. Tout est su relativement. Einstein et bien d'autres l'ont montré. Aussi, ceux qui depuis des millénaires, ne voient leurs idées que comme devant s'imposer sont de préoccupants fauteurs de mal.
Tous les humains, donc, quoiqu'il y ait toujours quelques relatives vérités dans ce qu'ils prônent, se trompent dans l'absolu. Pour l'heure, l'inguérissable maladie de l'erreur affecte tous ceux et toutes celles qui passent leur vie à se voir comme pinacles de pensée, à chercher à convaincre, à avoir raison, à dominer. Cette maladie transforme souvent des hommes raisonnables en insensés. Quand on ne fait plus que chercher des partisans, on se déconnecte de la vraie vie, on perd le sentier de la Vie, on n'a que l'impression de dominer. C'est la folie des grandeurs qui affecte tant de monde. Je n'ai pas ce travers. Je n'ai aucun mérite à cela ; le Père m'a simplement dépourvu d'ambition. Je pleure sur ce monde qui n'est ainsi qu'une confusion inextricable d'idées antagonistes et qui ne voient même pas que le Sermon sur la Montagne est la seule ligne de conduite sage.

Chaque jour je me sers, par esprit d'économie, d'un exemplaire de La Révélation d'Arès, édition 2009, qui a été copieusement annotée vers 2010 par je ne sais quel critique anonyme, impitoyable ennemi de cette Sainte Parole, avant d'atterrir je ne sais comment sur mon bureau. Je ne me sers évidemment pas de ces innombrables crayonnements négatifs. Je me sers seulement de la Parole imprimée, mais parfois ces crayonnements rageurs, atroces, me tombent sous les yeux. C’est l’hubris qui jaillit ; l'annoteur avait une très haute idée de lui-même. Il ne pouvait pas réfléchir, parce que d'avance il ne faisait qu'un avec son hostilité dévastatrice ; c'est ce qui fait de cette planète un enfer. C'est contre cet enfer-là que nous sommes apôtres, pour l'heure généralement trop faibles pour dompter la fureur. Alors, quand mourra cet annoteur, adversaire du Père de la Vérité, que deviendra-t-il ? Nul ne sait qui est sauvé et qui n'est pas sauvé (Rév d'Arès  11/3), mais il pourrait bien devenir un spectre lamentable (16/17), parce qu'on ne fait qu'emporter dans la mort ce qu'on a été ; ainsi le tueur est-il tué, le dénieur dénié, le voleur volé, le menteur son propre mensonge, sa propre antiphrase. C'est pourquoi les spectres ne sont rien, je l'ai vu (17/1). Quelle faveur déjà de n'être plus rien après qu'on a été méchant, haineux ! Et puis, quand viendra la Lumière apothéotique, le Jour du Père (31/8) sera probablement le Jour de la glorieuse Miséricorde (31/12). Je crois, pour finir, à la Victoire (26/8) de l'Amour. Les hommes sont tous différents, bons ou mauvais, doux ou durs, brillants ou bêtes, parce que le hasard étant la première propriété du Mal, leurs enveloppes mortelles — leurs "tubes" — naissent différentes, inégales, lourdement tarées (2/12), mais une fois délivrée de ce fardeau sanglante, toute vie rejoindra la Vie. Je crois au Bonheur universel final, si notre mission de pénitence réussit à reconstruire l'humain. Voilà pourquoi le P(p)èlerin d'Arès est apôtre.

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Commentaires
25jul19 210C1
Bravo pour cette nouvelle entrée de blog !
Alain J. du Rhône

Réponse :
Merci, mon frère Alain !

25jul19 210C2
Ce texte est extraordinaire, d'une telle profondeur, d'une si grande intelligence de cœur !
Vous connaissant un peu, Frère Michel, sans la mesurer, je... je n'ai pas de mot pour parler de votre humilité, tellement elle est là, lumineuse...
Merci, Frère Michel.
François J. de Gironde

Réponse :
Ouaou ! J'affiche votre petit commentaire. Je ne devrais pas. Mon humilité  en prend un coup.
Mais je suis tellement heureux d'avoir de vos nouvelles, de vous retrouver. Je me demandais où vous aviez disparu ! Merci, frère François.

25jul19 210C3
C'est un texte fondateur ! Extraordinairement bien écrit.
Vous êtes vraiment le prophète. J'ai honte de ma lâcheté.
Robert M. de Bourgogne

Réponse :
Bonjour, mon frère Robert. Je vous avais oublié. Il y a bien vingt ans que vous avez disparu de mon horizon. Merci pour votre commentaire.

25jul19 210C4
Bien cher Prophète de la Vie,
Du fond du cœur merci, frère Michel, pour cette longue et riche entrée qui redonne toutes les grandes lignes de ce que nous croyons, dans un mode d'expression encore différent — Ne te lasse pas de leur parler (Rév d'Arès 26/15).
J'espère que cela portera à réfléchir les ennemis et les discuteurs de la Parole, même s'ils ont "l'effrayante liberté" comme disait André Gide, de le faire.
Nous aimons évangéliquement tous les hommes, même les ennemis et discuteurs, mais cela rend triste parfois en laissant un sentiment de gâchis, de temps perdu du vivant du prophète, mais nous ne perdons pas  courage. Il y a tant de belles choses à faire !
Je vous embrasse bien affectueusement avec soeur Christiane,
Mon époux-poète m'a remis très vite ce poème pour vous :
Chantal C. d'Aquitaine
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Tout comme lui

Je crois ce qu'il croit
Cela me suffit pour voir
Et apercevoir ses mots.

Je crois ce qu'il croit
Dans l'inexprimable
Tout, Saint et Indéfini.

Je crois ce qu'il croit
Car le Ciel croit en lui
Dans toute la Parole.

Je crois ce qu'il croit
Comme un poisson
Avale et respire l'eau.

Je crois ce qu'il croit
Car je suis Son Image
Et qu'il est Son Miroir.

Je crois ce qu'il croit
Comme le Ciel infini
Épouse l'eau et la terre.

Je crois ce qu'il croit
Car je suis à coup sûr
De Bien voir la Voix.

Je crois ce qu'il croit
Car je défie quiconque
D'écrire Tout comme lui.
Jean-Louis Alexandre C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci du fond du cœur, sœur Chantal et frère Jean-Louis, pour ce commentaire, qui comporte aussi un poème, qui me touche beaucoup.
Vous êtes, frère Jean-Louis, tout à la fois un frère de vraie piété, un artisan qui actuellement fait dans notre local de mission de Tours (rue d'Entraigues) d'importants travaux d'agrandissement... et un poète ! Comme nous sommes le 25 juillet, je ne peux pas ne pas évoquer la mort (sous la guillotine), aussi le 7 Thermidor de l'an II à 31 ans, c.-à-d. le 25 juillet 1794, d'une autre poète : André Chénier. Fouquier-Tinville l'avait fait condamner à mort en disant : "La république n'a pas besoin de poète" après qu'il eut dit en faisant, deux mois plus tôt en mai 1794, condamner à mort Lavoisier : "La république n'a pas besoin de savants ni de chimistes". Ainsi voit-on que la politique, ça ne vole pas haut ! À propos de Lavoisier, que je cite dans cette entrée, je rappelle que sa fameuse formule : "Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme," n'est pas de lui en fait ; Lavoisier l'emprunta à Anaxagore, philosophe grec antique, présocratique, qui, vers 470 avant Jésus Christ, avait écrit : "Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau." Je n'ai pas cité Anaxagore dans l'entrée, parce qu'elle est déjà longue et qu'il faut toujours, dans un blog, plus ou moins abréger. Comme quoi, on est toujours au-dessous de ce qu'il faudrait dire.
Puisque je cite André Chénier, je reproduis ici quelques strophes de "La Belle Captive" qu'il écrivit (je crois, à vérifier) en attendant d'aller à l'échafaud. C'est si beau et moi qui ne suis pas poète, j'ai tant d'admiration pou le souffle poétique  :
Mon beau voyage encore est si loin de sa fin !
Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin
J'ai passé les premiers à peine,
Au banquet de la vie à peine commencé,
Un instant seulement mes lèvres ont pressé
La coupe en mes mains encor pleine.

Je ne suis qu'au printemps, je veux voir la moisson ;
Et comme le soleil, de saison en saison,
Je veux achever mon année.
Brillante sur ma tige et l'honneur du jardin,
Je n'ai vu luire encor que les feux du matin ;
Je veux achever ma journée.

Ô mort ! tu peux attendre ; éloigne, éloigne-toi ;
Va consoler les cœurs que la honte, l'effroi,
Le pâle désespoir dévorent.
Pour moi Palès* encore a des asiles verts,
Les Amours des baisers, les Muses des concerts.
Je ne veux point mourir encore.
* Palès était la déesse des bergers chez les Romains païens, parfois confondue avec Cérès ou Cybèle. Elle était censée protéger les troupeaux et veiller à une bonne économie rurale.

25jul19 210C5 
La religion, n'importe laquelle, aime une idée un peu folle de Dieu, de la mort, de la morale humains, du permis et de l'interdit. Ça la pose !
Vous pas ! Vous avez tout dépouillé de l'inutile et du fictif. Vous nous laissez ici tout ce à quoi l'on peut croire sans avoir l'air idiot.
Vous ne me connaissez pas. Je vous connais. Je pratique votre blog. J'y puise, je l'avoue. Je crois qu'il y a eu peu d'esprits aussi riches que le vôtre qui aient aussi généreusement donné sans attendre de retour sauf cette misérable pénitence. Misérable, oui, parce qu'elle est la plus ingrate activité à laquelle un humain puisse se livrer. C'est aussi le plus beau contrepoids qu'on puisse poser sur votre balance.
J'ai lu dans ces colonnes les diatribes d'Antoine B. et Al Abdal dans une copie imprimée qu'on ma fait passer. L'anonymat d'Al Abdal et la tactique de la confusion des auteurs n'est pas humble, mais cynique. C'est simple : Vous avez fait tout le sale boulot pensant quarante ans et ils pensent que le résultat est maintenant assez mûr pour être récupéré sans frais : le petit peuple réuni, le pèlerinage, les missions, tout ce qui a dépassé le temps de la misère et des avanies. Ce genre de manœuvre est un grand classique de l'Histoire.
Vous êtes un outsider qui se fiche d'arriver le dernier et ils pensent que vous ne vous accrocherez pas au titre émérite de prophète. Mais comme vous dites placidement dans cette entrée : Prophète, vous l'êtes. Irréfragablement. Tournons La Révélation d'Arès de tous côtés, l'Auteur en tous points du texte s'adresse à vous comme à son prophète. Je ne sais comment des gens se figurent que, tout à coup après quarante ans, ils peuvent faire croire à autre chose. Le christianisme d'Église est depuis le troisième siècle un compromis habile du paganisme et de l'Évangile, mais l'Évangile existe toujours; vous le faites ressurgir.
Al Abdal veut créer un compromis entre le Coran et la Parole d'Arès. C'est criard, mais ils échoueront. La seule opposition défendable est et sera toujours de vous faire l'inventeur de La Révélation d'Arès, et, pour l'interprétation, quelque chose comme le mensonge qui dit la vérité. Mais là encore je ne pense pas que vous vous soyez donné un masque. Je vous crois, même si je ne vous rejoins pas. Je me sens dépassé.
Votre pensée excède tout. Vous êtes rudoyé mais personne ne vous fera disparaître. Vos émules veulent émonder, ébrancher La Révélation d'Arès, n'en laisser que le tronc qui à leur avis n'est lisible qu'aux califes d'Al Abdal, mais l'oubli les avalera, tandis que vous sortirez glorieux, indéfiniment, des innombrables discussions qui s'élèveront à votre propos. Vous n'avez pas fini de faire couler de l'encre. Vous ne mourrez jamais, parce que vous la pensée humaine, pour ou contre, vous fera vivre indéfiniment.
J'imprime votre entrée 210. Vous n'avez pas besoin de palais ; elle est votre palais.
Max (vous ne me connaissez pas)

Réponse :
Frère Max, que je ne connais pas, merci pour ce commentaire.
Je n'ai pas écrit l'entrée 210 parce que j'en avais l'envie, mais parce que j'en avais le devoir. Du reste, il n'y a rien là que je n'aie déjà, et depuis longtemps, dit et redit. Mais cette entrée est là comme le noyau dans la fruit, tout y est rassemblé pour faire naître indéfiniment comme vous dites de bons fruits en aussi grand nombre que possible. Un commentateur ce matin, que j'avais oublié et donc que je ne connais pas plus que vous, a écrit : "C'est un texte fondateur." Bonne définition, sauf que ce que je dis là n'est pas nouveau. N'étant pas nouveau, ce que dit mon entrée 210 n'est pas une gloire et ne mérite sûrement pas les compliments qu'on m'en fait ce matin, mais c'est une moi un moment d'altitude. Je me sens au haut d'un pic agitant le petit drapeau du Royaume.
Merci, frère Max, de bien comprendre mon destin, l'empoignant surnaturel de ma petite vie de prophète.

27jul19 210C6
Vos mots et la densité de ce qu'ils décrivent sont pour celui qui sait recevoir l'Eau Vive [Rév d'Arès 30/3], que la Vie renvoit a nos piètres esprits et vies.
Merci du fond de l'âme (si j'en ai une, mais je ressens un petit quelque chose tout de même). Merci pour cette joie sans mots !
J'avais soif et, Père, une fois de plus Tu m'as abreuvé !
Vous êtes éternel. Merci, Nabi [Rév d'Arès xx/1-8].
Balthazar E. actuellement au Canada

Réponse :
Merci, frère Balthazar, pour ce commentaire. Je suis ému en le lisant.
Ce commentaire est de ces propos, qui parfois jaillissent de la main qui pose la pensée sur la papier ou sur le clavier, ces propos qui, si c'était possible, arrêteraient le temps. On voudrait que tout s'arrête là, que s'arrête la pendule sur laquelle tourne le monde...
"Ô temps, suspends ton vol !
"Et vous heures propices suspendez votre cour !
"Laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours" (Lamartine).
Suspendre le temps, dans lequel nous ahanons (Rév d'Arès 12/6), est un de nos rêves.
Mais si le temps ne s'arrête pas, notre conscience, elle, s'arrête. Elle dit : "C'est là qu'est la Vérité. Qu'importe si me carcasse roule encore et meurt ; moi j'ai quitté cette charrette-là, j'ai ouvert la portière, j'en suis descendu. Je sais que la Vie est hors du temps.
Vous êtes au Canada. N'oubliez pas que vous êtes apôtre là-bas comme ailleurs !

27jul19 210C7
Bien aimé prophète, que le Créateur de l'Univers a habité de Sa Vie
en vous parlant par Jésus en 1974 et par les Théophanies en 1977.
Il vous a fait partager son Amour infini pour Ses Enfants [Rév d'Arès 13/5] de l'humanité.
Cette Vie [Rév d'Arès 24/5] qui nous habitera un Jour [31/8].
Frére Michel, oui, la pénitence est vraiment ce qui nous libérera et nous permettra de nous revêtir d'un manteau neuf Rév d'Arès 1/1].
Tout comme Jésus transfiguré nous serons au Jour de Dieu transfigurés par la Vie, imprégné du Créateur, de l'Eau de la Vie.
Vous êtes le prophète de notre humanité de pécheurs.
Prophète de la pénitence ! Prophète de l'amour, de la liberté [Rév d'Arès 10/10] à retrouver en nous. Prophète de l'intelligence spirituelle [32/5]. Prophète du pardon. Prophète du non-jugement et de la libération des peurs qui nous habitent. Le Créateur est en vous !
Comme je suis bienheureuse que le Créateur de l'Univers vous ait parlé.
Car,grâce à Lui en vous, grâce aux P(p)elerins d'Arès, grâce à notre mission/Moisson, nous allons la sauver notre humanité du péché des péchés [Rév d'Arès 38/2].
Je vous souhaite frére Michel, un beau Pèlerinage de Feu et de Paix pour ce mois d'août.
Je prie avec vous 🙏
Vraiment merci pour votre nouvelle entrée du blog "Ce que je crois " qui est un rappel condensé de tout votre enseignement prophétique.
Vous êtes prophète du Créateur.
Que celà plaise oú déplaise, c'est ainsi ✨✨✨✨✨✨✨✨✨
Je vous embrasse bien fraternellement ainsi que votre tendre épouse sœur Christiane.
Patricia C. des Hautes Alpes

Réponse :
Ce commentaire me touche beaucoup. Merci pour lui, ma sœur Patricia.
Hier, quand j'ai lu votre commentaire, il pleuvait. La quinzaine du Pèlerinage du 12 au 25 juillet avait été ensoleillée, il faisait chaud, et puis la quinzaine achevée le ciel s'est mis à pleurer. J'ai vu des bataillons de larmes assaillir la rue ; les anges étaient désespérés. Mais votre commentaire est arrivé et à travers ces larmes lourdes j'ai vu votre sourire. Votre sourire est comme le soleil.

27jul19 210C8
Cher Frère Michel,
Un grand merci pour cet article qui fera sûrement réfléchir — heureux les réfléchis ! — et qui rappelle à tous, croyants et incroyants, une manière qui ne laisse aucune ambiguïté à ceux qui doutent qu'un créateur existe vraiment et qu'il est la Vie visible et invisible sous toutes ses formes, celles que nous vivons et celles qui existent au-delà de nous.
Le vrai problème, sûrement le plus important, dans le rapport céleste et terrestre, est que le regard de Dieu perce toute la matière, puisqu'il en est le Créateur et c'est en dedans de nous au plus profond de notre conscience, quand la chair disparaît, autrement dit notre mort, que notre destin se joue. Rien ne lui échappe, pas même le plus petit mensonge, et c'est à partir de cette prise de conscience que le changement individuel de l'humanité peut commencer car c'est l'unique solution, par la pratique du bien avec comme "fer de lance"  l'amour de son prochain quel qu'il soit.
C'est ce que La Révélation d'Arès appelle pénitence.
Paul S. de Lorraine

Réponse :
Vous dites, frère Paul, que c'est à "notre mort, que notre destin se joue" et vous ajoutez : "Rien ne lui échappe [à Dieu], pas même le plus petit mensonge...". Mais, mon frère, quand nous sommes morts, le mal que pouvait nous faire notre "plus petit mensonge" avait déjà été fait quand nous avions menti, même si nous avioons menti trente ou cinquante ans auparavant. Le Père n'est pas un juge ; il n'ajoute pas de punition au mal que nous nous sommes déjà fait à nous-mêmes ou que nous avons fait aux autres, à ceux à qui nous avons menti. C'est l'homme qui est en somme tant l'artisan de sa grâce s'il fait le bien que l'artisan de sa punition s'il fait le mal. Le Père, Lui, n'est ni juge, ni roi, ni rien de ce que la religion pense qu'Il est. Il est simplement notre Père trop aimant (Rév d'Arès 12/7).
Encore merci pour votre commentaire qui me donne l'occasion de préciser un point important de notre propre responsabilité quand nous faisons le mal.

27jul19 210C9
Chère Frère Michel,
Je vous remercie d'avoir créé ce blog qui, j'avoue, m'a rendu très attentif.
Je ne vais pas écrire un très long commentaire car je ne sais approximativement pas quoi vous dire, mais je sais que ce que je crois est moins important que le bien que je fais jour après jour avec ma famille et mes amis et tous les autres vivants sur terre.
Mais j’espère que vous vous portez bien et par la suite je me réjouis de vous revoir au Pèlerinage en août dans environ une semaine.
Diego B. de Neuchâtel, Suisse

Réponse :
Quel bonheur pour moi d'apprendre que mon blog vous rend "très attentif" à mon enseignement. Merci à l'ange qui se tint derrière Roberts qui, en 1966 ou 1967, conçut Arpanet, ancêtre d'Internet ainsi que derrière d'autres chercheurs comme Donald Davies, Roger Scantlebury, Paul Baran. C'est grâce à ces pionniers qu'Internet existe et me permet d'achemier mon enseignement vers le public.
Oh, je sais que je suis très peu, très très peu sur l'Internet, tout seul avec mon ordinateur HP face aux énormes forces entropiques qui ont colonisé ce media fantastique, forces énormes qui maîtrisent le chaos, l'insignifiance, l'erreur et le mensonge qui circulent d'un bout à l'autre de la planète sur ce qu'on appelle le web, la toile. Mais ce très peu est déjà beaucoup, parce que trouver des hommes de qualité capables de se faire une âme et de se faire apôtres n'est pas facile, de toute façon. J'espère de tout mon cœur que vous êtes des ces hommes-là, mon frère Diego.
Merci pour votre commentaire.

27jul19 210C10
Pas besoin d'un long discours pour vous dire qu'avec cette nouvelle entrée, vous nous offrez une extraordinaire porte d'accès vers la compréhension de l'infini, de la Vie.
Je ne sais si dans l'histoire de l'humanité, il nous a jamais été donné un tel niveau de connaissance.
Et vous nous dites que vous n'êtes qu'un petit prophète... Allons donc !
Avec ça et avec la volonté, si l'humanité n'est pas devenue complètement tarée, elle devrait avoir les clés en main pour s'en sortir.
Vous êtes un grand prophète.
Merci pour votre abnégation.
Richard L. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Richard, pour ce commentaire qui me touche beaucoup.
Je ne pense pas, cependant, avoir "d'abnégation". L'abnégation est un mouvement intérieur de l'humain qui sacrifie volontairement son soi-même, son intérêt. Moi, je n'ai jamais eu à faire ce sacrifice, vu que je n'ai jamais pensé qu'il y eut en moi-même quelque chose de valable à sacrifier. J'ai eu quelques fois dans ma vie des moments où je me faisais valoir comme "patron", mais par un mouvement intérieur inverse, je tombais... disons... dans une sorte de nombrilisme forcé. Cela me coûtait, parce que je suis par nature un médiocre effacé. Une des raisons pour lesquelles je me demande toujours pourquoi le Père est venu, en 1974 et 1977, chercher le petit besogneux que je suis pour une tâche qui demanderait beaucoup de brio.
Je ne pense pas être un "grand prophète" ; je ne pense pas, du reste, qu'il existe de "grands prophètes." Il n'existe que des prophètes tout court. Les prophètes ne font que transmettre par la chair parmi les hommes de chair avec le bruit (Rév d'Arès ii/7-13, vii/4-16, etc.) de leurs gorges et lèvres le Message eu sens très subtilement spirituel du Père. Transmettre signifie tant faire passer la Voix, la Parole, par les mots ou sons entendus par le prophète que de l'expliquer ou plus exactement le traduire, parce qu'aucune langue humaine n'est suffisante pour transmettre la métaphysique claire et instantanée du Vrai, du transcendant, bref, le Fond des Fonds (xxxiv/6). Cette traduction demande un charisme, que le Père donne au prophète. La charisme, c'est, si je peux dire, l'ange qui souffle à l'oreille du prophète ce qu'il lui faut dire et faire.
Mais ce que souffle l'ange ne convient pas beaucoup aux sagaces qui dominent le monde, ceux qui savent mieux que Dieu et les anges, certes honorables et honorés mais irréalistes, les rectifications — les livres d'homme (16/12, 35/12) — qu'ils jugent raisonnable d'introduire dans la Parole pour que les humains se conduisent comme il faut sur terre. Résultat, on ne se trouve nulle part en présence de la Parole pure et de l'interprétation prophétique pure et le Père doit revenir redire et encore redire Ce Qu'il a à dire aux humains. Et c'est ainsi qu'enfin La Révélation, la Vraie, est venue à Arès et que celui qui l'a reçue a été gratfié du charisme nécessaire pour en donner le sens. Ce sens est l'objet de la présente entrée 210.
Comment dire ces choses, encore ? On peut dire par exemple que la Parole tient autant du ressenti et de l'image que du langage dans un cadre qui est tout ce qu'on veut sauf la banalisation, l'intellectualisation, tout sauf ce que les "hommes sérieux" veulent voir figurer dans les "sources". Une image a besoin d'une légende (le langage) et la légende par elle-même perd son sens sans l'image, mais l'image-ressenti-langage qu'est la Parole ne ressemble pas au monde, à ce que dit et représente le monde. De là la tentation qu'éprouvent les interprètes, les théologiens, ceux qualifiés de gouverneurs des âmes, les "éclairés", d'ajouter leur grain de sel, que La Révélation d'Arès appelle livres d'homme (Rév d'Arès 16/12, 35/12).
Il est impossible d'embrasser la Parole d'un seul regard, en supprimant par exemple les parenthèses dans Le Livre, qui ne sont pas — je l'ai expliqué cent fois — des signes typographiques pour ajouter quelque chose, faire une insertion, une digression, un ajout, dans le corps d'une phrase, mais le seul moyen typographique dont je pus disposer pour tenter de montrer la double introduction simultanément dans mon oreille et à travers tout mon être de ce que le Père me disait. C'est quelque chose d'impossible à décrire. Certains, dernièrement, m'ont dit : "Vous pouviez, frère Michel, utiliser au lieu des parenthèses des barres droites | pour éviter les reproches qu'on vous fait aujourdhui." Je réponds : Non, je ne pouvais pas, parce qu'à l'époque les machines à écrire françaises n'avaient pas de barre droite |. C'est un signe typographique anglais. Je ne pouvais pas mettre au propre Le Livre avec des barres droites |  suggérant que le mot ou le sens entre barres droites m'était venu simultanément par le son et d'une autre façon. Au reste, même si l'on veut supprimer du Livre les mots entre parenthèses, il existe dans Le Livre quantité de passages sans parenthèses qui font de moi le prophète, son juste prophète (xxxvii/2), mais certes pas un "grand prophète".
Quand j'ai sous les yeux Le Livre, je ne vois plus les parenthèses, je vois, je lis la Vie, les palpitations du Cœur du Ciel. J'y entends, quand le silence se fait voix tout en restant silence, un harmonieux hyménée, le chant de mariage entre la créature humains co-créatrice d'elle-même et le Créateur.
On peut toujours compter sur les philologues qui depuis quarante ans se manifestent pour nous expliquer que La Révélation d'Arès ne signifie pas ce que le prophète d'Arès dit qu'elle signifie, comme dernièrement frère Antoine B. et l'équipe des éclairés d'Al Abdal, qu'on cite parce qu'eux on les connaissait, on les fréquentait, tandis que les autres on ne les connaissait pas plus qu'on ne connaît les chiens qui aboient quand passe la caravane. Au reste, ce n'est pas ce qu'ils croient qui les sauvera, mais la pénitence et s'ils sont pénitents, ils sont sauvés tout en disant un peu n'importe quoi. La pénitence, l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence libre introduit en eux quelque chose de la Vie.

25jul19 210C11 
Merci pour cette nouvelle entrée si riche, frère Michel.
Le mot libérateur résonne en moi en la lisant.
Je viens de finir cette vidéo qui parle sans mots, pour vous, bien aimé prophète du Créateur, pour votre blog, pour mes frères et sœurs et le monde qui doit changer [Rév d'Arès 28/7].
Je l'accompagne de ces quelques mots car c'est aussi le dernier jour de la deuxième période du Pèlerinage 2019. Avec mon cœur, certes je serai là, mais je viendrai aussi avec mon corps, en août, pour rendre hommage à ce saint lieux où le Saint parla et renouveler mon engagement.
Remercierons-nous jamais assez le Père de l'Univers [Rév d'Arès 12/4] pour être "L'Indonnable Donné" ?
Remercierons-nous jamais assez le prophète de la Vie pour ce que vous donnez et enseignez dans la patience ?
Alors, pénitents et moissonneurs, ici ou ailleurs jusqu'au Jour, nous honorerons votre travail dans l'Amour du Père.
Gloire au Très Haut !
À  la Vie !
Au Bien !
Car la Vérité c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28 /7).
C'est ce que je crois pour la Vie.
Guy I. de l'Hérault


Réponse :
Merci, mon frère Guy, pour ce commentaire et cette petite vidéo.
Il y avait dans mon enfance, avant 1940, un adage qui disait : "Faites de nécessité vertu !" Je n'ai plus jamais entendu cet adage après la guerre. Il me revient aujourd'hui, parce que je crois que la nécessité est de s'épargner de mourir en disparaissant dans un spectre gris, une sorte de néant, si l'on n'a pas d'âme. Or, une âme on peut se la créer n'importe où et même plus facilement comme Robinson Crusoé sur son île ou un prisonnier dans sa prison. Ce blé dans votre vidéo se balance au vent parce qu'il est libre, il va être fauché, battu, réduit en farine, disparaître dans le pain et les gâteaux qui seront mangés, mais c'est notre sort de mourir aussi. Tout, absolument tout meurt sur terre. Ce blé n'est pas plus chose que nous.
Ainsi bien des notions ont changé de sens. Quand j'étais jeune on considérait un homme "privé de liberté" s'il était en prison. Aujourd'hui j'ai l'impression de l'inverse. Un homme en prison est plus libre qu'un homme au dehors, sauf les clochards. Les gens hors de la prison sont sans cesse soumis à des règles, des exigences administratives complexes et pesantes, des décrets, des lois, des redevances, des soucis de toutes sortes (en tout cas, c'est mon cas), alors que les gens en prison ne paient pas d'impôt (au contraire, ce sont ceux qui paient des impôts qui les font vivre), n'ont pas de voiture, pas de charges locatives, pas de souci de se loger, de s'habiller, de se déplacer, de faire vivre la société, puisque c'est elle qui les fait vivre, etc.
La vie peut changer si l'on met en application La Révélation d'Arès. Après tout, le seul Bien n'est-il pas d'atteindre le moment où l'Histoire ne nous demande plus d'être ses pourvoyeurs ? Il faut arrêter l'Histoire, le déroulement de qu'on croit immanquable... ne plus ressembler qu'à ces épis de blé que montre votre vidéo. Je plaisante, oui, mais à peine... Les chœurs de l'humanisme nous chantent que c'est grâce à la planification et à la technicité que nous sommes libres. J'ai plutôt l'impression du contraire. Heureux ces beaux épis !

27jul19 210C12
Mon père est dans une chaise roulante et plutôt coléreux quand il lit des choses de la foi. J'ai fait lire à mon père cette entrée [210], Michel Potay. Mon étonnement, c'est qu'il n'a pas crié. Il a lu et puis silence. Vous avez fait passer quelque chose. Formidable !
Mon père vous avait déjà lu et à chaque fois il avait crié : "C'est aussi con que répugnant, c'est de la politique au nom du Ciel, etc. Quand auras-tu fini de lire ces trucs dégoulinants de connerie ?!" Je lui répondais : "Je crois que cet homme (Michel Potay) a vécu une expérience qui nous apprend beaucoup sur les égarement de la religion comme de ton athéisme. Il nous replace sur le bon sentier vers le dépassement, dont nous sommes capables. Nous ne mourons pas comme des rats qui n'ont rien derrière. Nous avons quelque chose derrière."  Mon père explosait : "Mais non, il n'y a rien." Je répondais : "Il n'y a rien, si on veut qu'il n'y ait rien." Il a enfin compris (je l'espère) que, si on veut, il y a quelque chose derrière.
Merci.
André G. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère André. Je suis heureux si j'ai permis à votre père d'envisager qu'on ne meurt pas forcément sans rien "derrière". Votre père est dans une chaise roulante. Je ne sais pas pourquoi mais j'imagine qu'il a traversé des souffrances. Son athéisme "coléreux" peut s'expliquer s'il est un grand déçu, s'il avait été, par exemple, l'adepte d'une religion qui lui recommandait de prier pour guérir et si la guérison n'est pas venue. Et pour cause : L'humanité fait son destin ; ce n'est pas Dieu qui fait le destin de l'humanité.

27jul19 210C13 
Vous avez eu raison, frère Michel, de faire une nouvelle entrée d’enseignement sur la croyance.
En 1991/1992 vous avez écrit dans "Le Pèlerin d’Arès"  un article intitulé "Nous croyons, nous de croyons pas." Cet article nous a beaucoup servi et aidé. Mais depuis cette date notre langage de mission à évolué. Pour ma part, je n’emploie pas le mot croyant ou croyante, mais le mot foi.
Notre déculture, c’est aussi sortir complètement de la croyance, parce qu’on peut croire à tout et à n’importe quoi, et surtout c’est un mot associé aux religions. Nous ne sommes pas une religion, mais un courant créatif de Vie spirituelle libre aimant et évolutif.
Dans cette entrée de blog 210 c’est un concentré concis et limpide de foi arésiènne vers les Hauteurs Saintes.
La pénitence transcende l’homme-animal, le fait sortir de la meute, pour [qu'il devienne] le frère de foi individuel, pénitent-moissonneur libre ( blog #166).
Je cite quelques passages parlant à mon âme de pénitente :
1.— "Ici j'entends croire au sens de croire au Vrai (Rév. d'Arès xxxiv/1-4) immensurable, impondérable, intangible, aussi indémontrable que la Vie qui me parla en 1977."
2.— "Donc, à quoi crois-je ? Je crois qu'existe la Vie impérissable, dont dérive l'homme, auquel elle parle, la Vie que je peux retrouver (Rév d'Arès 24/5) en étant un homme de Bien, un pénitent (30/11). Pour moi tout le reste, bonheur ou malheur, relève du provisoire et du casuel."
3.— On ne commettra ni mal ni perversité (ou violence) sur toute Ma Montagne Sainte,
car la connaissance de Yawhé remplira la terre comme l'eau recouvre la mer. (Isaïe 11/9).

"La  Vérité est Sainteté, Puissance et Lumière ; nous œuvrons en Bien pour retrouver la Vie. (Rév. d’Arès 12/4, 24/4-5).c
Merci, frère Michel, de la richesse de votre enseignement, toujours aussi clair et beau, c’est l’Eau qui vient du Séjour du Père : Tes frères boivent l’Eau Forte ( De) (l)eur lèvre coulent les torrents ; les frères (qui) ont soif boivent (Rév. d’Arès xi/12).
Je vous embrasse ainsi que sœur Christiane. Bon Pèlerinage à tous !
Simone Le C. de Touraine.
Merci, ma sœur Simone, pour ce commentaire.
Un verrou millénaire a sauté. La foi a vu le jour, elle s'est évadée de la forteresse des religions. C'était déjà arrivé, mais jamais encore de façon aussi décisive. C'est La Révélation d'Arès qui a fait office de serrurier. Les évadés, dont nous sommes, découvrent avec leur liberté d'autres aspects d'eux-mêmes, à savoir que, comme disait Hegel, le destin est nous-mêmes et nous sommes donc nos propres amis et nos propres ennemis. Ça, c'est la première leçon de la Parole d'Arès.

28jul19 210C14
Insolite la manière dont vous priez, vos gestes, votre attitude, l'expression sur votre visage.
Je suis venu au Pèlerinage et je vous ai regardé prier. C'est un spectacle pas ordinaire et en même temps quelque chose qui m'a interpellé. Je vous ai senti ailleurs.
Puis-je oser vous demander quelle idée vous vous faites de la prière ?
Matthieu (non localisé)

Réponse :
"Quelle idée je me fais de la prière ?" Mais pour moi la prière n'est pas de l'ordre de l'idée. Elle est de l'ordre de la vie, de ma petite misérable vie tendant ses bras à sa Mère, la Vie éternelle et infinie.
La prière au Pèlerinage ou son équivalent, ma prière chez moi le matin avant ou après l'aube, frère Matthieu, sont des moments arrachés, arrachés à répétition, à cette vie de chien qu'est la mienne. Oui, vie de chien dans la niche de mon appartement de Bordeaux ou de n'importe où où je suis en déplacement. Des pattes de mes pensées j'y gratte, toute la journée la terre de ma vie prophétique, celle que m'a demandé d'accepter le Père, pour déterrer les os dont mes frères et sœurs ont faim... Notre vie de chiens pensants pécheurs vaut-elle tellement mieux que celle de chiens de garde à poil et aboiements, les chiens de garde de nos vies. Chacun de nous n'essaie-t-il pas de voler à cette vie de chien des moments d'altitude, de beauté,  voire de rêve ? Ma prière au Pèlerinage, c'est un peu de répit que je vole ou que j'arrache à un monde qui me pend à la vie comme le rondeau pend à la gueule du noir (Rév d'Arès xviii/2). C'est donc un moment de merveille ou d'émerveillement. De là ce qui vous a paru "insolite". Certains ont une prière d'extase. Moi j'ai une prière de "gestes", des getes un peu désespérés de mes pauvres bras, parce qu'il sont trop court, pour saisir la Sainteté, la Puissance et la Lumière qui, dans ce moment de piété, m'habille comme l'invisible manteau neuf (1/1) qu'a jeté le Père sur mes épaules la nuit du 14 au 15 janvier 1974.
Mes responsabilités sont multiples, certaines très préoccupantes ; j'ai besoin d'évasion. Ma meilleure évasion reste la prière. Ma prière n'est pas celle de l'esclave qui s'écrase devant le maître, du sujet qui témoigne de son obéissance au roi, mais celle de l'Enfant qui danse de liesse devant la Père, la Vie, dans l'attente du moment où ma vie terrestre disparaissant j'irai me poser sur les ailes infinies de la Vie. Du moins, je l'espère, n'étant pas sûr d'être le pénitent approprié à la Volonté (Rév d'Arès 12/4). Je jouis cependant de l'extraordinaire faveur de vivre sous le sel de la Vie. Ce sel pique les plaies, petites ou grandes, de mon existence, mais c'est le sel de la terre dont parle Jésus (Matthieu 5/13), le sel vivifiant. Il s'agit chez moi de sensation, de perception de la Vie, d'émotion comme celle de l'Enfant agitant son corps, ses bras dans les bras de la Mère, du Père-Mère ; il s'agit de respect pour la vie que j'ai reçue de la Vie, même si sous le poids de toute ma race pécheresse j'en ai fait une porteuse de mal, mal de sept milliards d'individus comme mal de moi-même quand je fais le mal — comment cela ne pourrait-il pas m'arriver ? —, même poids, du reste. Ma prière est une sorte de poème en gestes et élocutions, un hommage à la Promesse que ma faute adamique empêche de Se réaliser pour l'heure mais qui reste Promesse vivante... Vivante. Par ma prière, même si personnellement je suis un privilégié, un humain nanti d'un charisme qui me lie à la Vie,  j'ai conscience que j'exerce autant que j'évoque l'expérience torturante de tous les êtres humains plongés dans ce mélange d'espoir et de désespoir qu'est leur vie terrestre.
Ma prière, après tout, n'est rien d'autre qu'un élan d'amour vers l'Amour, une gestuelle et une récitation de légèreté et de grâce dans le simple fait d'espérer que ma vie terrestre finira dans l'éternelle Vie qui s'étale sur l'infini, voire plus loin que l'infini, car quand je prie j'ai l'impression de ne plus avoir de limites, d'être hors du temps et de la matière, serait-elle la matière stellaire du ciel.
Ma prière n'est qu'un petit plus pour un immense Tout.

28jul19 210C15
Cher Mikal,
Merci pour cette entrée 2010 ! Oui, vous vous savez que vous avez vu Jésus et Dieu, et nous, nous croyons que vous avez vu Jésus et Dieu ; moi j’y crois "dur comme fer !". Si vous nous disiez prochainement : "Mes frères, je dois vous avouer j’ai tout inventé," je vous répondrais sans une seconde d’hésitation : "Cher frère Michel, je ne vous crois pas! Et puisque la parole vous dit de prendre conseil (Rév d'Arès 35/7), alors je vous dis : Il est temps de faire valoir vos droits à la retraite, de vous taire, de ne rien gâcher de votre œuvre immense de  Messager Fort (26/27), de nabi (xx/1)  »… Petite introduction rigolote.
Seul responsable de tailler la perche (Rév d'Arès xx/6) vous avez toujours opté pour exalter le meilleur de l’homme : Salut du monde et vie spirituelle et plus encore emprunter et gravir le chemin pour retrouver la Vie (24/5): la pénitence. Je vous suis totalement (du verbe suivre).
Un autre prophète avec le même texte aurait pu choisir un chemin plus léger de joyeuse exaltation, c’est-à-dire moins didactique et plus enthousiaste (la joie fend l’escape, Rév d'Arès xxiii/5) ; un autre aurait pu choisir un chemin plus sévère et menaçant : "Ne te lasse pas de dire aux riches, aux puissants (…) le châtiment de ceux qui scandalisent (27/9) Avertis ! Préviens ! Sauve tous ceux que tu peux !" Nombreuses références !
L’essentiel est de s’éloigner du salut par la croyance, "trop facile" et irréaliste, et de prendre le grand virage du salut par l’accomplissement [35/6], le dépassement, l’héroïsme [xxxv/4-12], difficiles mais tellement réalistes!
Vous écrivez dans cette entrée 210 : "Quelle faveur déjà de n’être plus rien après qu’on a été méchant, haineux !' Ici j’ai un peu de mal à vous suivre sur l’explication (savoir ou croyance?) du spectre "rien", sorte de néant, car quand je lis qu’un jour est long comme un siècle, que ses regrets ne font que s’ajouter à ses tourments (Rév d'Arès 36/23), j'y vois une conscience du temps extrêmement douloureuse, pesante, celle du malheur qui est lié à un ego fort, à un détachement faible. Quand Soljenitsyne était au goulag, il a transmuté ses douleur, souffrance, frustration en une création, beauté, chef d’œuvre (son livre "L’archipel du goulag"), rendue possible par sa foi, sa vie spirituelle, son espérance immense. Pour lui je dirais un jour était comme un jour, pas comme un siècle. Bref il vivait.
À l’inverse, un prisonnier désœuvré et désespéré après quelques années qui lui auront paru des siècles se laissera mourir de ce temps lourd et souffrant. Mais donc son néant (ici néant d’espérance, de joie et de création) est certes une forme de "rien", mais malheur et souffrance aigües, pas faveur.
Souvent je me suis dit: je ferais bien une mission de "menace constructive" de type avertissement "Sauvons-nous, sauvez-vous !" où l’épi mûr bousculé se dirait : "Ouahou ! Ça change de la flatterie politico-religieuse ! Je vais essayer d’en savoir plus." Mais je ne la fais pas, cette mission d’avertisseur menaçant, car je sais que je ne suis pas très futé, et je suis fidèle à votre enseignement, à votre charisme de vérité, à votre réflexion permanente, certainement pour ne pas sacrifier vos oisillons sur des pistes trop escarpées qui pourraient mettre en rage les dominateurs et à votre souci d’exalter le meilleur et chercher les épis murs, pas de menacer les puissants et les riches pour qu’ils rendent au peuple pouvoir et biens! Ça a coûté à Jésus sa vie... Si j’écrivais : "Chers dominants, le temps de la domination et du délire (Rév d'Arès 28/20) est bref car la vie, même avec les techniques scientifiques les plus sophistiquées, est très brève, pour longtemps encore! Et après... longue, longue est la souffrance ! Cette menace n’est pas de ma main mais du Créateur. Alors changez, oui changez tant qu’il est temps !" Mais si je dis : "Après c’est le "rien" qui vous attend," ils vont rire : "Yes! Ça me va bien ! Ça correspond à ce que je crois : après il n’y a rien..."
Qu’en pensez-vous? Je vous ai peut être mal compris ou j’ai surinterprété cette courte phrase : "Quelle faveur déjà de n’être plus rien après qu’on a été méchant, haineux !"
Olivier de L. d'Île de France
A
Réponse :
Le langage humain, je ne cesse de le dire, est insuffisant pour faire part de réalités qui sortent de notre minuscule sphère de visions, perceptions, sentiments. Je n'ai pas d'autre mot que "rien" pour décrire le spectre.
Rappelez-vous ! Reprenez la page 428 de La Révélation d'Arès bilingue :
"Je quitte a terrasse, je fais quelques pas, tout à coup apparaissent des spectres. Ils sont en marche, ils sortent du garage à ma droite et traversent le jardin jusqu'au mur d'enceinte à ma gauche où ils s'enfonent et disparaissent. Les spectres semblent nus ; ils portent dans la main une assiette ou un plat vide ; certains ont des faces d'affreux bandits. Parmi eux voilà une femme ; elle tombe ; elle accouche en un instant ; un coup de vent qui m'ébouriffe l'efface comme poussière, elle et l'enfant spectral sorti de son ventre..."
Certes les spectres avancent en semblant marcher, ils portent des sortes de plats comme le discobole porte son disque, mais dans la mur ils "s'enfoncent et disparaissent"... comme des riens, des illusions. Et cette femme parturiente qui n'était que spectre disparaît avec l'enfant... Elle n'est rien. Ces "faces d'affreux bandits" ne sont que les visages d'ombres, de songes, de rien quoi ! Quand Jésus trois années plus tôt me précipita dans le séjour des spectres (Rév d'Arès 17/1), que vis-je ? Des "choses" grises et tristes" vaguement mouvantes mais comme des riens bougent dans un vent. Je n'ai pas d'autre mot que rien pour exprimer le sentiment que j'ai, car même si les spectres que je vois traverser mon jardin le 22 novembre 1977 semblent souffrir ils ne sont que souffrances d'un type que je ne peux ressentir avec mes nerfs, ma propre sensibilité, je ne peux que les qualifier de riens dont l'apparence est de tourmentés que rien ne tourmente plus en fait. Ils sont d'un ordre vide, ou vidé, échappant à la description, au delà du dicible, et mon sentiment, la seule chose que puisse exprimer ma chair parlante, est qu'ils ne sont rien. Alors, seraient-ils autre chose que rien sans être assimilables à ce que nous appelons sensibilité ? Peut-être. Mais alors je n'ai pas de mot. Je n'ai que ma langue insuffisante qui n'a pas de mots pour exprimer ce qui tout à la fois n'est rien ni autre chose... Soljénitsine n'était pas un rien au goulag, certes, mais il était sûrement entouré de mouvances d'apparence charnelle qui n'étaient déjà plus que des riens. Un cadavre a l'air d'un humains, mais n'est déjà rien... C'est Diogène Laërce, je crois, qui disait de Théocrite, l'historien, qu'il n'était qu'un "bijou de pacotille à l'éclat d'ivoire, mais rien en fait." Ne rencontrez-vous pas des tas de gens qui ne sont déjà rien tout en ayant un cœur qui bat ? Rien est un mot qui exprime l'absence de vie... ce qui n'est rien qu'existences passagère. Ne pas confondre non plus, peut-être, rien et rien du tout.
Ceci dit, merci pour ce beau et émouvant commentaire, mon frère Olivier. Merci de me dire que même si je disais: "Je vous ai trompés ; j'ai tout inventé", vous ne me croiriez pas ; vous continueriez de croire en la Parole d'Arès. Ce serait parce que vous auriez compris qu'on peut n'être qu'une chose mouvante et apparemment pensante dont le Créateur peut prendre possession, puisqu'il est, comme créateur, propriétaire de tout, et en faire ses cordes vocales et ses lèvres sans qu'on soit empêché de dire qu'on n'y est pour rien, qu'on "invente". Inventer, toutefois, ce n'est jamais sortir quelque chose de rien du tout, ce peut n'être que la suite d'un message qui a commencé dès le crépuscule de les nuit des temps. Ce qui fait que le prophète, qui est un homme ou une femme qui devient tout à la fois le cerveau et la voix du Père, n'est plus grand chose lui-même ou elle-même quand il ou elle s'exprime pour la Vie et qu'il pourrait — pourquoi pas ? — vivre dans l'idée qu'il n'est qu'un poète, un théologien, l'auteur de ce qu'il ou elle dit. D'ailleurs, le monde semble plein d'inventeurs de ce genre, sincères ou non. Vous n'avez pas idée du nombre de gens qui, depuis quarante-cinq ans, m'écrivent ou me disent qu'il ont eu eux aussi des Messages du Ciel, bien qu'étonnamment différents du mien. La plupart d'entre eux n'ont rien inventé, mais alors pourquoi mon Message à moi, ou celui de la Bible, ou celui du Coran, serait-il le meilleur ? C'est là, évidemment, qu'il faut croire. C'est aussi là qu'on comprend les athées : Qui croire ? C'est cela aussi le pari de Pascal.
Merci de faire ce pari avec moi, frère Olivier. Les autres, avec leurs "témoignages", nous limitent. Au temps de Jésus il y avait beaucoup de prophètes en Israël, dont Jean-Baptiste notamment, mais pourquoi l'attention s'est-elle fixée sur Jésus de Nazareth ? Pour la même raison qui vous fait vous limiter à moi, faire le même pari que je fais : La Révélarion d'Arès est la bonne.
Merci du fond du cœur, mon frère Olivier.

28jul19 210C16
Cher prophète Mikal,
J'aime votre entrée 210 "Ce que je crois" qui insiste sur la "pauvreté de votre croyance".
Elle veut parler lentement, modestement, aux humains dont la tête est trop souvent un pot où le pavot bout (Rév. d'Arès xvi/16). Vous cherchez ainsi à introduire la paix, disant à l'homme : "Sois assis (xvi/17), réfléchis!", et peut-être que la houe entrera dans la tête pour faire un jardin calme (xvi/17).
Mieux ! Vous appelez au jardin qui ne fane pas (Rév d'Arès xvi/17), le Vrai (xxxiv/1-4) "immesurable, impondérable, intangible, aussi indémontrable que la Vie", comme vous dites ! Parce que ce jardin dans la tête est encore pondérable, bien qu'exquis, ce Vrai pousse l'homme, devenu frère qui voit clair, à aller encore plus haut, à sortir de sa tête pour monter dans la Main du Père (xvi/18). C'est une Main au travail, et le frère plein de Vie a alors la tête qui devient de l'or en feu comme le soleil (xvi/18). Pot bouillonnant, jardin, jardin qui ne fane pas, sortie hors la tête, tête ensoleillée... par ces étapes suggérées en quelques lignes du Livre, la pénitence divinise l'humain. C'est le voyage sublime auquel vous invitez chacun, avec les mots très simples de cette entrée, très doux aussi, attentifs aux bouillonnements de nos pauvres têtes.
Merci pour elle.
Patrick Th. d'Île de France

Réponse :
Un grand merci, frère Patrick, pour ce commentaire. Je suis très touché par vos remarques. Vous dites que j'invite mon lecteur au "voyage sublime... avec les mots très simples de cette entrée, très doux aussi, attentifs aux bouillonnements de nos pauvres têtes." Cette douceur est très importante, en effet, parce que la violence des religions — "Cavaliers d'Allah" portant le Coran sur des chevaux fougueux, le sabre à la main, les mains des voleurs coupées, les Croisés partis en armure et brandissant l'épée "délivrer le tombeau du Christ", les tortures et les bûchers de l'Inquisition, etc. —, la violence des religions a laissé penser que Dieu était un Roi belliciste et cruel, alors qu'Il n'est que rude, parce qu'il à peur pour son Enfant rendu fou par les fumées du Mal et que s'il crie : Redresse-toi, homme, debout (Rév d'Arès 1/1), il ne crie pas : "Crois en Moi ou Je te tue !"
La Parole d'Arès ramène l'homme, je ne dirais pas à l'état de nature, mais d'Enfant du Père. Mais l'homme ne sait plus être l'Enfant. Il reste hébété quand on lui parle de sa parenté directe avec la Père, la Vie, dont il a au fond de lui l'image et ressemblance (Genèse 1/26)... Nos missionnaires dans la rue rencontrent ainsi assez d'hébétés pour le savoir. Si l'hébété se ravise et écoute, quoique généralement sans entendre, les paroles de l'apôtre, il peut devenir sévère : "Voyons, voyons... ce que dit cet homme... cette femme... est-il sensé ?" Et il passe son chemin, sérieux, de peur de se tromper. Dieu sait que nous n'avancerons pas avec le bruit et la fureur (Rév d'Arès xLii/19-20), mais avec l'amour. L'amour vrai est douceur : Souvent un baiser de toi fera plus qu'un discours (23/6). .

28jul19 210C17
Cher Mikal,
J’ai passé un magnifique Pèlerinage en juillet ou j’ai eu le bonheur de prier à coté de vous et de Christiane. En attendant de revenir en août avec ma famille, je suis quelques jours au Pays Basque qui est un véritable sanctuaire du surf. Figurez vous que les larmes du ciel (météo dégradé depuis la fin du pèlerinage, 210C7) ont apportées avec elles des superbes vagues qui déferlent sur la cote Atlantique et je me régale !
Je lis et relis attentivement votre entrée, qui est indiscutablement "un moment d’altitude". J’y puise l’Eau (Rév d'Arès i/14). Entre beaucoup d’autres choses fondamentales, vous dites: "Ils me suivent (les frères), parce qu'ils ont confiance tant en mon souvenir qu'en mon ressenti ; ils ont accepté ce que je crois et ils y croient. Pour le moment il n'y a pas moyen de faire mieux."
Certes, dans ce sens nous sommes des êtres d’aperception comme vous le précisiez par courrier suite à votre visite en Bretagne en septembre dernier. Ceci étant dit, je voulais témoigner à tous les lecteur de ce blog que si on est un Pèlerins d’Arès, donc "si l'on vous suit en tous points", on prend aussi de l’altitude grâce à vous. En effet, votre bouillonnement de Vie soulève celui qui vous suit au point qu'il en devient quelque chose de tangible.
Je commence à comprendre pourquoi malgré notre médiocrité, le Père nous désigne tout de même comme des frères hauts et larges comme l’aigle (Rév d'Arès xxviii/11). Simple frère enfermé dans l’étanchéité de ma chair, pourtant quelque chose éclate en moi qui présage d’un orage de Vie (Rév d'Arès vi/6).
Rien n’arrêtera cette Vie, greffée sur l’arbre à la pointe toujours verte (Rév d'Arès xvi/13). Nous serons le prophète multiplié, hallelujah !
Abel B. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Je n'ai pas résisté à la tentation d'afficher "Hallelujiah" par Jeff Buckley.
Merci, mon frère Abel, pour ce beau commentaire. Sœur Christiane et moi nous avons eu aussi beaucoup de pieux bonheur à prier avec vous.
Ainsi, vous aimez le surf sur l'eau, sur la vague plus exactement, au point de vous "régaler". Je pense que si ça avait existé dans ma jeunesse, j'aurais aimé aussi. Mais bon ! les passions deviennent monotones à force... Vous avez aussi la passion de notre foi, la passion du sauvetage de soi-même et de l'humanité, mais celle-ci ne doit jamais devenir monotone. Dans des mémoires fameuses Nicolas de Neufville de Villeroy, proche de Charles IX, Henri III, Henri IV et un peu Louis XIII, dit dans ses mémoires que Richelieu avait la "passion démesurée d'être un jour canonisé", comme quoi on peut avoir la passion d'une chose pour la qualification de quoi on est tout le contraire... Il faut donc être plein de passion mais savoir qu'on est bien fait pour elle. Je pense que vous avez la bonne passion en suivant l'extraodinaire aventure apostolique que le Père nous demande de vivre. Vous êtes fait pour elle, avec quelques corrections à apporter à votre fougue de jeunesse...
Je me fais une joie de vous revoir avec votre famille, Caroline et les deux garçons, en août à Arès.

28jul19 210C18 
Quiconque n'a, de son vivant, connu un prophète, ne sait pas ce qu'est un prophète.
Il ne peut en avoir qu'une vague idée.
Nous, nous avons cette chance. Vous n'êtes pas un philosophe, vous utilisez la pensée des philosophes tout en dépassant les philosophes. Vous n'êtes pas un sagace, néanmoins le Père vous dote d'un charisme de Vérité : Parole de Mikal Ma Parole (Rév d'Arès i/12).
Vous n'êtes pas charismatique [?] et pourtant vos compagnons considèrent comme naturel et salutaire de suivre vos conseils : Tu dis "Va !" La main va (Rév d'Arès xxxvii/13).
Merci d'être ce que vous êtes, le prophète tout simplement, l'égal de Jésus, de Mouhamad,
J'en suis très ému. Vous avez toute mon adhésion.
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Merci, frère Dominique, pour ce commentaire qui me touche beaucoup.
Oui, je cite des philosophes sans être moi-même philosophe, mais parce que je crois que des prophètes il y en a au plein, plein, plein, que ne citent pas les Écritures. Notamment pleins de philosophes qui ont été des prophètes, sans nul doute, non parce qu'ils avaient été visités par Dieu — encore que nous n'en sachons rien... — mais parce qu'ils avaient donné aux humains des conseils qui les auraient rendu heureux, s'ils les avaient suivis. Quelle est l'idée fixe du Père, sinon celle du Bonheur ? C'est pourquoi je dis à un frère dans une de mes réponses sur cette page (je n'ai pas le temps de chercher la référence) que Dieu peut donner sa voix à n'importe qui, qui ne figurera jamais dans les listes officielles des prophètes, mais avec peut-être une certaine préférence pour les philosophes, qui savent bien s'exprimer, en général.
Si les gens ne savent pas reconnaître les prophètes, c'est donc, au fond, parce qu'ils ne savent pas être heureux. Écoutez la radio, la télévision : Que des nouvelles de souffrances à venir : Le gaz carbonique va nous faire crever, la canicule va tuer, utilisez un ventilateur oui, mais attention... ah : ah ! pas n'importe comment, etc;, etc. Tant de femmes (chiffre précis) meurent sous les coups de leurs brutes de maris, amants, petits copains, etc. On ne vous parle jamais avec chiffres à l'appui du nombre de femmes heureuses. Je passe. À croire qu'un vrai et bon prophète ne peut qu'annoncer des catastrophes. Moi non, j'annonce plutôt mon espérance qu'en travaillant bien à notre apostolat nous ramèneront dans ce monde le bonheur d'Éden. Alors, bien sûr, on se pose la question : Est-il un vrai prophète, celui-là ?
Vous-mêmes, Dominique et Claudine, n'êtes-vous pas suspects en étant visiblement heureux tous les deux ? J'ai entendu récemment sur "France Culture", je crois (que par ennui j'écoute dans ma voiture), un type au docte et châtié langage disant quelque chose comme : "Tout le monde veut être heureux ; c'est pour ça qu'il y a tant de malheureux. Le bonheur nous échappe dès qu'on veut l'établir... L'idée de bonheur intoxique, etc." Rien d'étonnant dans le fait qu'on voit si peu de prophètes, alors qu'il en existe plus qu'on ne croit. Moi, je suis prophète d'une certain type, celui face auquel le Ciel s'est ouvert et a parlé et qui s'efforce de rattraper les erreurs des religions, mais il existe beaucoup d'autres prophètes du bonheur, de la bonté, de l'amour, etc. Les hommes sont bien irréfléchis de ne pas les voir. Est-ce parce que le Père parle de héros (Rév d'Arès xxxv/4-12) qu'on s'imagine que le prophète ne peut que lancer les humaisn dans un âpre combat, une lutte sans merci pour la croyance "qui sauve", des comportement sévères et sévèrement surveillés par les écolos et autres poursuiveurs de malheurs ? Ne peut-on monter au Ciel que les sourcils froncés ? Moi à côté de ces gens très sérieux j'ai souvent l'air d'un parasite, d'un rigolo.
Et chacun vogue à l'aveuglette sur son petit désespoir personnel... Mais pas vous. Ô bonheur ! Alors, vous savez forcément où se trouve le vrai prophète. Merci du fond du cœur.

29jul19 210C19
Très cher bien aimé Frère Michel,
Il est 4h10 du matin — Je ne dors que par tranche de trois heures et je me  lève ensuite pendant deux à trois Heures : Effet de la grande paix intérieure qui m'habite sans cesse sûrement.
Vous avez écrit dans votre entrée 210 : "J'ai un grand besoin d'évasion" : Alors, regardez le concert du groupe "2 Cellos : Live at Arena di Verona 2016".
Ce sont deux violoncellistes et un batteur : Ils commencent doucement avec de la musique classique et à partir de la 42ème minute c'est du AC/DC [?] presque tout le temps.
En plus — et c'est là mon "clin d'œil" pour vous — la personne qui filme le concert, filme en permanence les superbes italiennes et, comme je sais que vous aimez et appréciez les belles femmes, vous ne pourrez jamais dire que vous n'appréciez pas les belles femmes car quand vous êtes venu en 1990 à Strasbourg, vous avez parlé assez longuement de votre premier voyage aux USA et à un moment vous avez précisez - c'est du mot à mot car toute le journée où vous étiez avec nous, nous avons enregistrez tout vos propos ! : "Quand je marchais dans les rues aux USA il y avait tellement de belles femmes que je devais me retourner pour continuer à les regarder !" Et je ne dirai rien sur ce qu'on voit quand on se retourne et qu'on regarde une femme qu'on on a croisée et qui est déjà de dos... Vous êtes bien "humain" !
Voilà pour le clin d'œil du jour : Ça restera dans les annales de la personne de Mikal.
Je vous embrasse de mon immense tendresse, de mon immense amour, de mon immense bonté pour vous.
Philippe R. de Strasbourg.

Réponse :
Je crains, mon frère Philippe, que vous ne me connaissiez pas aussi bien que vous le pensez. Oui, bien sûr, je serais enchanté si toutes les femmes dans la rue ou n'importe où ailleurs étaient les nymphes du "Printemps" de Botticelli (puisque vous parlez de belles Italiennes) sur fond d'orangers fleuris réfléchis sur le sol sous la forme de fleurs parsèmant le sol — quoiqu'il y ait aussi des hommes debout aux extrémités du tableau — des nymphes plus gracieuses, à mon sens, que les dames grasses de Rubens, mais je ne suis pas un homme qui "aime et apprécie les belles femmes" au sens concupiscent, au sens où j'aimerais et apprécierais les jolies dames plus que les autres. De visu, j'aurais comme n'importe quel homme préféré l'Ève d'Albrecht Dürer à Édith Piaf, petite et rabougrie, mais quand celle-ci soudain s'animait et chantait sa bouleversante féminité, j'étais tellement ému par cette extraordinaire humanité chaleureuse que l'Ève de Dürer, qui a l'air d'une belle sotte avec sa pomme, aurait peu compté pour moi.
J'aime et apprécie tous les humains, que je voudrais tous voir beaux, jeunes ou vieux, mais qui ne le sont pas tous, loin de là, mais ce que j'aime et apprécie en eux, par-dessus tout, ce n'est pas la beauté physique, mais c'est l'aimant, le pardonnant, le pacifiant, l'intelligent libre. J'ai épousé Christiane non parce qu'elle était belle — elle l'était, une belle nymphe, une belle Ève, si l'on se ramène aux formes —, mais parce qu'il y avait en elle une gentillesse, une obligeance, une douceur peu communes chez les jeunes femmes de son temps : elle ne disait du mal de personne et c'était tellement rare que je tombai amoureux d'elle pour son ménagement des autres.
Ceci dit, je ne sais pas ce que j'entendais par "belles femmes" en parlant des Américaines, quand vous m'enregistrâtes à Strasbourg, mais je n'ai pas souvenir de mon appréciation particulière des Américaines comme "belles femmes" physiquement parlant, parce qu'il y a parmi elles, comme partout ailleurs, une majorité de personnes acratopèges. Ne parlais-je pas plutôt en esthète métaphysique, en homme aimant ce pays où l'on trouvait encore,il y a trente ans, beaucoup, beaucoup plus de croyants qu'ailleurs ? Je ne sais pas.
Merci du fond du cœur pour votre "immense tendresse, votre immense amour, votre immense bonté pour moi", mais j'aimerais tellement mieux que vous ayez un immense courage, un immense dévouement pour notre mission." Je ne juge pas un croyant qui fait son salut sans se soucier du salut des autres, mais ce n'est pas vraiment le type de croyant que je recherche pour élargie mon petit reste.

29jul19 210C20
Puisque vous aimez la poésie, je tente sans grande conviction — il faudrait tant de travail, de minutie, de temps —. J'ai osé reprendre "Le temps, ce mégot éteint collé à la semelle de la Vie." C'est de vous dans le blog, vous êtes prophète, c'est certain, mais aussi poète.

Quelle belle entrée 210 !
Deux sans dix ? Vous voulez dire 190 ?
190... ? Voyons ? "Libre" !?
Hasard ? Bigre !
Métaphysique du blog ! Jubilatoire

210 soit. Viens, libre, écoute la voix de fer [Rév d'Arès iii/3, vi/6, x/1, xvi/6, xvii/2],
Lis, fais avec elle ce nouveau tour du propriétaire
Ce tour de l’homme retrouvant son royaume
Héritage peu à peu repris aux voleurs,
C’est le tien ? Non, il est à tous, à tous il est ouvert,
De la première à la dernière heure,
Je n’ai rien en vérité, je ne suis qu’un atome
Tout est  donné, de toute éternité, à tous, dans l’Univers [12/4].

Dieu ? D’abord ce n’est qu’un mot. C’est Le Tout
Nous sommes en Lui ; C’est la Vie ! Il est en nous.
Viens, virevolte, de toi à moi, de moi à Lui,
De Lui à nous, de nous au Soi, de moi à Moi, jouis !
Qu’importe la logique du langage, cherche la Fusion
Aime ! Pardonne ! Poursuis ton ascension [Rév d'Arès 7/2, 36/14, 38/5, etc.].

Vois les Merveilles [Rév d'Arès 33/8] qu’une conscience humble dévoile,
Simplement, par elle-même, et sans lécher l’étal [xxxiv/16],
Avec patience, soulevant le jupon du temps,
"Ce mégot éteint collé à la semelle de la Vie"
Pour les drogués d’encens, de kafor et d’huile, sans envie !
L’œil s’ouvre [xxxvi/12] : Mer close depuis si longtemps,  
Wouah ! T’y vois pas plus loin que ta main ?
Allons, regarde, prend conscience, fais pas le malin
Avance, suis, serein, le talon du prophète,
C’est la direction sûre. Aie confiance en ta croyance,
Elle s’appuie sur le Vrai, c’est un sentier de l’Espérance :
"Soyez pénitents, retrouvez Qui vous êtes !"

Viens, visitons nos limites, nous savons le connu
Ne craignons ni l’incertitude, ni l’inconnu,
Ce ne sont que voiles éphémères jetés sur de nouveaux trésors,
Tout était déjà là, hors du temps [Rév d'Arès 12/6], derrière l’ange de la mort.
Allons ensemble jusqu’au bord de l’abîme, veux-tu ?
Eh quoi ? Cela te fait-il peur ? Regarde, que vois-tu ?
Rien ? Tout est noir et insondable encore ? Accepte le mystère
Patience ! Assieds-toi sur ton front léger [xxxv/7], frère,
Demain t’apportera toujours plus de lumière,
Jouissons de nos premières lueurs : c’est l’aube qui commence
Dans ton cœur.  Chut ! Écoute... Écoute le Silence.

Rien de nouveau dans cette entrée pourtant...
Oui ! Et tout est neuf, cependant !
Comme rafraîchi, rajeuni, blanchi
A quel Blanchiment ultime serons-nous tous unis ?
Un Jour tout s’enflammera et l’Univers criera sa liesse [Rév d'Arès 31/9]
Vois ! Regarde ! Tout est déjà là. Ce n’est pas vaine Promesse
Le dégel de l’homme avec nous s’est amorcé.
Il faut en convenir, comme si le Signe était donné.
Moumias [xLix/7] figées qui rêvaient leur histoire
Soulevons plus encore le si lourd sarcophage
Qui cadenassa les vies de nos pères dans les âges
La Vie revient, bientôt la fin du monde de Noir [xviii/10-13].

Claude M. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Claude, pour ce beau poème.
Oui, "tout est neuf pourtant dans cette entrée", parce que la Vie est Vie et renaît à chaque sconde. Ainsi la Vérité renaît-elle sans cesse. Le croyant est celui qui donne indéfiniment vie à la Parole.
Ainsi, vous êtes poète, frère Claude ! Je l'ignorais. Je vous connais des talents, mais celui-là, oui, je l'ignorais. La poésie, c'est une façon de dire... que dis-je ?.. une façon de chanter les choses. Au reste, tous ceux qui ont chanté les regrets ou les espérances de la vie, pas seulement en vers, en sonnets ou en alexandrins, mais de toutes les façons possibles n'ont pas forcément sur l'heure reçu ce qu'ils méritaient : Oscar Wilde mourut ruiné, Wolfgang Amadeus Mozart mourut ignoré, jeté dans la fosse commune, Marcel Proust mourut bien avant que son œuvre ne fut reconnues comme un monde fourmillant de réalités peu vues par tout le monde, etc., et comme moi vous mourrez, frère Claude, probablement à peine vu par l'humain comme un bon panneau indicateur... Alors, nous écrivons pour demain, ou plutôt pour après-demain. Au reste, pour qu'un panneau indicateur soit lu, il faut qu'il soit sur une route fréquentée, ce qui n'est pas le cas de La Révélation d'Arès, qui n'est encore qu'un sentier que peu de gens empruntent.
Mais ce qui est écrit demeure. On nous retrouvera peut-être un jour.

29jul19 210C21 
J'ai découvert La Révélation d'Arès, j'ai acheté la toute dernière et on m'a offert la bilingue.
J'ai vu aussi votre vidéo avec Jacques Chancel où vous dites que c'est seulement à la Veillée 2 ou 4 que vous avez compris que vous aviez face à vous Jésus, auparavant vous pensiez qu'il fut Abraham. Comment expliquez-vous que vous écrivez dans la Bilingue que le 15 janvier 1974 Jésus se tient devant vous alors que vous le confondez des années plus tard avec Abraham ? Merci pour vos explications car j'ai peut-être mal compris.
Très fraternellement;
Jean-Marc de l'Oise

Réponse :
Bonjour, Jean-Marc de l'Oise. Je ne vois pas qui vous êtes, mais qu'importe !
À votre question j'ai envie de répondre à la manière d'Agatha Christie à qui l'on demandait : "Comment trouvez-vous vos idées ?" et qui répondait : "En général, je me fournis chez Harrods" (en France on dirait "aux Galeries Lafayette" ou chez "Carrefour"). Je vais quand même vous répondre plus sérieusement.
En parlant de "Jésus se tenant devant moi alors que je le confonds des années plus tard avec Abraham," j'aurais pu écrire ceci :
"Devant moi se tenait un personnage surnaturel que je ne vis pas tout d'abord pour ce qu'il était, ce que je comprendrai seulement plus tard, mais que de prime abord je pris pour un personnage plus ancien et plus rustique comme par exemple Abraham, genre bédouin du désert, le type d'humain qu'on imagine couchant sous la tente au milieu de chèvres et de leurs crottes, rude, très oriental, quoique royal par le visage, grand, vêtu d'une tunique qui lui collait au corps comme s'il sortait d'un bain tout habillé dans l'étang d'une oasis du désert, une tunique sous laquelle on devinait un corps musclé, un homme viril jusque dans la bosse du sexe visible en son bas ventre. Toutefois, ce ne fut qu'un peu plus tard que je distinguerais dans ses bras et sur une jambe les cicatrices d'une crucifixion, les emplacements rouges-noirs des clous et que j'allais comprendre qu'il s'agissait d'un crucifié, donc probablement de Jésus, encore que cela ne me serait confirmé que quand son Message le ferait clairement comprendre etc, etc., etc., etc."
Tout cela aurait été long et fastidieux à écrire et il m'aurait fallu être écrivain pour le raconter avec rigueur professionnelle. À l'époque, les détails étaient les derniers de mes soucis ; je me bornais à raconter l'apparition à mes visiteurs, qui généralement repartaient en se disant : "Ce pauvre type est un illuminé qui raconte n'importe quoi !" Sous la plume, qui n'était vraiment pas ma spécialité de toute façon, je résumais : "C'était Jésus que j'avais d'abord pris pour Abraham," ou "C'était Jésus devant moi" et plus tard : "Au fait, vous ai-je dit que je l'avais débord pris pour Abrahm ?" Etc., etc. Quelle importance peut bien avoir pour vous l'ordre précis de mes souvenirs ? Les souvenirs, c'est toujours un peu le bazar. Pour moi l'ordre des souvenirs n'avait pas d'importance et d'autant moins d'importance qu'il me suffisait de parler d'apparition surnaturelle pour qu'on m'éclata de rire sous le nez. Alors, je n'en étais pas à me soucier des détails...
Je n'étais pas un reporter chargé par son journal de tout raconter par le menu et dans la chronologie absolue. Au reste et de toute façon, j'ai très peu parlé de l'aspect de Jésus d'abord pris pour Abraham ou d'Abraham qui s'avèrerait plus tard être Jésus... Qu'importe l'ordre ! Du reste, je crois même que dans mon liminaire de 1974 je n'évoquais même pas Abraham ; il me faudrait le relire, un jour que j'aurais un quart d'heure à perdre. Tout ça est loin. L'important, c'est le Message, La Révélation d'Arès. C'était Jésus et même je crois que j'ai attendu des années avant de dire : "Au fait, je l'avais d'abord pris pour un autre personnage biblique, plus ancien, peut-être Abraham."
Mon frère Jean-Marc, j'ai besoin d'apôtres, pas besoin de frères ou de sœurs attachés à des détails qui à mes yeux sont sans importance. Ce qui est important, c'est de rappeler au monde qu'il faut entrer en pénitence.

30jul19 210C22
Je vous écris un commentaire dans le terre à terre, même si on a l’impression que je suis dans de la philosophie.
1/ Croire
Face à l’inconnu, à ce qu’on ne connaît pas, on croit. On croit même sans savoir qu’on croit. Je ne pourrais pas  prendre le volant de ma voiture, si je n’avais pas confiance ; croire ça  rassure. Mais est-ce que je sais si je ne vais pas avoir un accident ? Non.  Je prends le volant, parce que je crois aussi au bénéfice que je tire dans le fait de me déplacer en voiture. Croire, ça fait partie de l’existence. On ne peut pas s’empêcher de croire. On est tous croyants, croyants et incroyants. Croire en ceci ou cela dépend du conditionnement dans lequel on rame, on nage, on surnage. Un chinois, un esquimau, un occidental n’ont pas les mêmes croyances. Croire est subjectif. Élever sa croyance en vérité, montre grandement l’illusion dans laquelle on se débat pour ne pas couler.
Oui ! Mais le problème c’est qu’on croit qu’on sait.
2/ Savoir
Face à l’inconnaissable, on s’est tellement auto-conditionné avec des croyances, qu’on s’imagine savoir. Qu’est-ce qu’on sait exactement de Dieu, de la vie, de la mort, de ce qui est après la mort, de  ce qu’il est impossible de connaître tant qu’on ne l’a pas vécu ? Rien. Que sait un enfant de deux ans de la chaleur, tant qu’il n’a pas mis sa main sur le feu ?  Qu’est-ce qu’on sait du pourquoi de la vie, du pourquoi de la vie dans la chair pour ensuite la quitter au moment de la mort ? Rien. Le peu qu’on sait est relatif. Il dépend surtout de nos acharnements à savoir, à comprendre, de nos recherches, parce qu’il y a quand même un besoin d’organiser sa propre existence avec ce qu’il y a au bout, une certitude indiscutable, la mort.
3/ Se construire donc
Qu’est-ce qui va donc me servir dans mon existentialisme ? D’être au-delà de ma condition ? D’être mortel, donc dans ma condition, d’être souffrant, malheureux, victime ? Du "croire" subjectif, exploité par les religions,  du "savoir" relatif exploité par la science, les technologies et les idéologies qui en découlent ? Non de l’expérimentation, de l’expérimentation concrète dans mes moments de vie terrestre. C’est dans cette situation de vivant, qu’on expérimente ce qu’on est (physique et mental), d’une façon pas toujours consciente. On expérimente les suites de ses actions, les effets du mental, les conséquences des émotions négatives, des pensées destructrices, et on oriente sa vie pour enfin comprendre que la pénitence est nécessaire pour se libérer de ce mental inférieur (agité par l’égocentrisme, les pensées destructrices, parasites, les émotions négatives, les illusions, les incompréhensions, les inconsciences, l’imaginaire lui-même noué à l’émotionnel, au culturel partisan, traditionnel, à l’intellectuel relatif, aux idées arrêtées, aux préjugés) et que se libérer est nécessaire pour aimer, pour aller vers un absolu au-delà du "croire" et du "savoir", pour se construire une conscience au-delà de cet enfermement en soi, une âme. Tout l’esprit de La Révélation d’Arès, c’est pour arriver à ce verset 40/6 : Tu n’es plus rien pour toi, disons pour ce que tu crois être, ce personnage d’ailleurs difficile à cerner avec ses crises, ses remises en question, ses dégringolades, ses réussites, ses échecs…..
4/ Se construire pour être
Se construire avec la pénitence, mais pourquoi la pénitence ?
Parce que par la pénitence, il sort de nous-mêmes un autre état d’esprit, indéfinissable. Un autre état d’esprit surgit quand je me mets volontairement en connexion avec Dieu — disons un Au-delà de moi, Inconnaissable que je suppose puisque je ne sais rien —, connexion avec Dieu que je réalise dans des situations telles que le Pèlerinage, la prière, la méditation, les lectures, les réflexions ou rencontres spirituelles, que je me donne, pas pour le plaisir mais pour travailler la main dans la Main avec Lui, et me mettre aussi en connexion avec les autres, Ses Créatures, dans l’amour, l’aide, la bienveillance, la sympathie. Il est à noter qu’inversement la déconnexion de Dieu, de l’Au-delà de soi, produira en moi de l’isolement et sans que je m’en rende compte, du pataugeage dans mon mental inférieur, noué par de la cérébralité, de l’animalité, de l’émotionnel, du rationnel, du culturel, produisant conséquemment de la déconnexion des autres en m’isolant d’eux par indifférence ou haine ou conflit ou distanciation, et que je me retrouverai me débattant inconsciemment dans un égoïsme muet et malheureux.  
5/ N’être plus rien pour ce petit personnage vieillissant, mortel pour être quoi alors ?
Pour me mettre au plus haut de mon humanité, autant que faire se peut,  être une force d’auto  reconstruction, une force aimante, génitrice, procréatrice de vie, dans  ce corps qui est programmé à mourir, ainsi je prendrai conscience que je suis  cette force, que je suis créateur de ce que je deviens, que les autres le sont donc tout autant que moi, et que ma mission c’est de les aider dans leur ascension d’eux-mêmes.
6/ Conclusion :
Aimer, ça dépasse le "croire" et le "savoir", ça permet d’être ce qu’on est en réalité.
Charlie F. du Nord

Réponse :
Vous dites, mon frère Charlie : "Se construire avec la pénitence, mais pourquoi la pénitence ? Parce que par la pénitence, il sort de nous-mêmes un autre état d’esprit, indéfinissable. Un autre état d’esprit surgit quand je me mets volontairement en connexion avec Dieu — disons un Au-delà de moi, Inconnaissable que je suppose puisque je ne sais rien —, connexion avec Dieu." Chaque pénitent ayant son expérience de la pénitence, de la pratique comme des effets de la pénitence, je me garde bien de discuter votre expérience, mon frère. Je dis seulement que ma pénitence à moi engendre un autre effet : Non ma "connexion avec Dieu", mais l'animation de ma conscience ou le réveil de ma conscience d'être image et ressemblance de Dieu, d'être quelque chose de Dieu, d'être l'Enfant (Rév d'Arès 13/5) au sens que je donne à ce mot dans la Parole d'Arès, c'est-à-dire au sens d'être l'héritier, l'hère des hères (Rév d'Arès xxxv/5), la Salive (viii/11) de Dieu. Donc, d'être beaucoup plus qu'en "connexion avec Dieu", d'être Dieu, de coller mon destin à Son Destin, car Lui aussi a choisi Son Destin, Lui aussi peut être Mal ou Bien. Je ne crois pas que Dieu soit Amour parce qu'Il ne pourrait pas être autre chose ; je crois qu'Il est Amour parce que c'est Sa Volonté (12/4) : Je ne maudirai plus jamais la Terre à cause de l'homme, parce que les desseins du cœur de l'homme sont mauvais dès son enfance. Plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme Je l'ai fait (Genèse 8/21, traduction Bible de Jérusalem). Autrement dit, Dieu n'est pas un Créateur automatique, Il est un Créateur avec conscience — conscience : ce qui montre la parité du bien et du mal et qui active un choix — et la pénitence réveille ma conscience dans le sens de l'amour, parce que l'amour auquel je me contrains dans la pénitence agit sur ma nature, qui comme toute nature d'homme est ambiguë, de sorte à changer en moi l'amour égoïste tellement plus facile, donc plus "naturel", en amour-volonté puis avec la constance en amour-nature. Ce n'est pas facile à expliquer avec les mots du langage humain, insuffisants. Certains vont s'écrier que je suis plein d'orgueil en me comparant à Dieu, mais si je suis son image et ressemblance (Genèse 1/26, 9/6), je peux me comparer à Lui et même je dois me comparer à Lui pour bien comprendre ce que je suis.
Votre commentaire étant, en fait, une confession est extrêmement intéressant et susciterait chez moi l'envie d'un grand développement pour comparer nos expériences.
Mais puisque je viens de parler de la conscience, je pense utile d'en dire deux mots. Karl Marx dans "Die Deutsche Ideologie" (l'idéologie allemande) a écrit quelque chose comme : "La conscience est un produit de la société humaine et ne peut pas être autre chose" (dit de mémoire ; souvenir de mes lectures communistes autrefois), mais je ne suis plus du tout d'accord avec ça depuis 1974. La Révélation d'Arès m'a fait découvrir que la conscience n'est pas une produit de la société humaine, mais qu'elle est ce qui par dessus tout typifie l'homme. On me demande quelquefois (assez rarement) : "Qu'est-ce qui à votre avis différencie l'homme de l'animal ?" Il y a plusieurs réponses à cela, mais celle que je donne le plus souvent depuis 1974 est : "La conscience." Marx voyait l'homme comme le membre d'une société dans laquelle certains, peu nombreux, penseraient, pèseraient et décideraient, alors que les autres seraient passifs, ne feraient que suivre et obéir ; autrement dit, Marx voyait la consciences chez quelques uns mais pas chez tout le monde. C'est faux. Tout humain a une conscience et si la masse semble tout juste bonne à suivre ceux qui décident en conscience, ce n'est qu'apparence. Chaque homme a une conscience, donc une opinion, même muette, et si l'homme de base suit la conscience du chef, c'est uniquement parce qu'il est mis dans des conditions qui le contraignent à avoir peur et à ramper, à paresser, ce qui extérieurement ressemble à un automatisme. On peut définir La Révélation d'Arès de diverses façon, mais je pense qu'on peut placer en tête des meilleures définitions celui de réveille-matin de la conscience humaine. La religion, à l'inverse, étouffe ou endort la conscience. C'est pourquoi les Pèlerins d'Arès n'ont pas de dogme et pourquoi la religion en a. Par exemple, votre commentaire expose quel effet a sur vous votre pénitence, et la présente réponse montre quel effet ma pénitence a sur moi, effets différents, et nous voyons bien que l'important est la pénitence, parce qu'elle dynamise l'amour, peu importe avec quels effets. Cela fait ressortir de façon magistrale l'indépendance — la conscience — de chacun de nous qui sommes unis par un seul point commun : la pénitence, qui n'est pas le soi-même de chacun, mais seulement la sagesse qui peut faire vivre dans l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence libre chacun de nous sans jamais faire de chacun de nous le miroir des autres. Chacun est bien un Dieu en cela qu'il est unique : Sois Un dans toi (Rév d'Arès xxiv/1).

30jul19 210C23
"Le Père n'est pas un juge ; il n'ajoute pas de punition au mal que nous nous sommes déjà fait à nous-mêmes ou que nous avons fait aux autres, à ceux à qui nous avons menti. C'est l'homme qui est en somme tant l'artisan de sa grâce s'il fait le bien que l'artisan de sa punition s'il fait le mal. Le Père, Lui, n'est ni juge, ni roi, ni rien de ce que la religion pense qu'Il est. Il est simplement notre Père trop aimant (Rév d'Arès 12/7)."
Je me réjouis tant de lire cette parole de vous [Rév d'Arès i/12], cher frère aîné.
Ô combien touchant aussi le verset d'Isaïe! Merci tant ! Elles sont nos nourritures célestes, n'est -ce pas ?
Malgré tout,  seuls  nos actes de Bien, de Beau, de Vrai, de Pur encensent en nous des possibles.
Cependant aussi, nous pouvons faire naître en nous, miroir de nos réalités intérieures, des intentions dirigées (énergies de prière ). Semence d'Espérances Nouvelles...
Bien cordialement,
Farida de Lorraine

Réponse :
Merci, ma sœur Farida, pour ce très beau commentaire.
Je vois bien dans ces quelques lignes sous votre main que La Révélation d'Arès a eu sur vous l'effet hautement bienfaiteur et salvateur de vous arracher à l'illusion d'optique de la religion, de la culture, et de vous faires entrer dans le Royaume de la Lumière. Vous êtes délivrée des griffes et autres engrenages des machines de l'industrie humaine, dont font partie la religion et la politique d'ailleurs. Nous vivons dans un monde qui veut nous fabriquer, alors que la Parole d'Arès vient inversement exalter notre indépendance qui est la marque de la divinité que nous abritons. Nous ne sommes plus des produits sociaux. Nous redevenons les Enfants du Père.

30jul19 210C24
Ainsi le Tout est sans nom, Il est au-delà du nom... Et en deçà. Il est un intervalle dans la pensée, mais il occupe tout, tout le temps et hors du temps. Promesse infinie manifestée par la Parole qui dit nos mots pour les dissoudre dans l'étonnement d'une réflexion sans objet.
Stupéfaction ! les mots restent à terre.  Et là-haut, et dessous ? À gauche, à droite, quelle réponse en mots ? Il n'y en a pas.
Regard sur le lointain et plus loin. Où est la fin ? La fin est dans un mot: aimer.
C'est si difficile à accomplir : "Aimer à perdre la raison," dit la chanson.
Retour sur terre en terre: Pénitence et moisson.
Jules C. de Catalogne Française

Réponse :
Très profond et émouvant commentaire que je ne me lasse pas de relire. Merci, mon frère Jules !
Alors que de tous côtés, radio, télévision, presse, livres discutent avec passion religieuse, politique, écologique (ce mot fait actuellement fortune) de tous les dangers qui nous menacent et des moyens de les écarter avec des mots qui ne seraient raisonnable que si des éternels pouvaient débattre des moyens de rester éternels, vous avez déjà les deux pieds dans la Vie qui, elle, n'est pas attachée à ce qui est mortel, à ce qui a peur de mourir, voire même de vieillir... La Parole descendue à Arès nous fait voir que vous savez que nous sommes tant venus de l'éternelle Vie que destinés à la rejoindre si nous savons éviter l'arrêt, l'étape interminable d'endormissement de l'impénitence.
Ce commentaire me porte sur ses ailes... Merci de me faire m'envoler.

30jul19 210C25 
Merci encore une fois pour la réalisation d‘une nouvelle entrée.
On n'en finirait plus de vous remercier, si on ne se disait pas : "Allez ! Je replonge à nouveau dans la recherche du Royaume, ma pénitence circulant dans le péché cherche à transformer ce mal ambiant en bien". Soutenu par le Pèlerinage, comment ne pas persévérer encore à retrouver le Royaume en soi pour devenir un éon comme vous dites ici  !
Vous faite allusion aux prisonniers (réponse 210C11)
Je les ai côtoyés comme intervenant ; je peux vous dire qu’ils sont proches de la vie.
Ils n’ont pas d’internet et autres agitations courantes, sauf la télévision.
Ils ont l’administration et ses règles permanentes comme interlocuteur qui les bloque, les entrave continuellement comme nous au dehors, c’est la même chose ! Bizarrre, ils sont prisonniers donc c’est "normal" que l’administration les tienne, on va dire, mais pour nous le fonctionnement est le même !
Je partage votre analyse que pour nous c’est incessant (Rév d’Ares 32/7) : "Un homme en prison est plus libre qu'un homme au dehors, sauf les clochards." J’ai même rigolé intérieurement, car je leur faisais presque pitié en leur racontant mes difficultés à vivre dans ces complications administratives, qu’eux mêmes avaient connues aussi. Ce qui peut-être les avait amenés à se perdre ?
Une institution n’a pas de bonté qui permettrait à l’homme de rechercher la Vie.
Puis ce ne sont que des petites gens pas des caïds, non des gens qui ont essayé de vivre dans ce monde de malheur.
On se demande pourquoi autant de prisons, d’argent dépensée pour des gens, petite gens, qui humainement vous en apprennent sur la vie. Ils sont simples. Ils sont pécheurs, certes, mais au dehors il y en a aussi, alors le hasard les a pris, ce dieu qui frappe condamne au hasard, sans aimer ?!  Nous devons donc changer. Car nous sommes des esprits institutionnalisés en de multiples croyances doctrinaires, au lieu de chercher le vrai Dieu qui est dans le Vrai (xxxiv/1-4).
Henri S. de l'Yonne

Réponse :
Merci, merci, frère Henri. Je voudrais répondre assez longuement à ce très intéressant commentaire, mais je ne peux pas. Je suis, vendredi 26 juillet, parti me reposer quelques jours, car le Pèlerinage fatigue un peu. Je pensais me reposer dans la calme, la paix, le silence, l'inaction, l'hébétude, voire même la torpeur, et la prière évidemment, mais dès mon arrivée dans un coin supposé tranquille voilà que me tombent dessus — surprise ! me crie-t-on — deux de mes filles, dont l'une venue spécialement de Chine avec son époux, et là depuis quatre jours je suis bousculé, aspiré dans des festivités, libations, gêteries, et autres agitations plutôt faites pour fêter les vingt ans d'un jeune homme que pour fêter les quatre-vingt-dix ans d'un vieux birbe, et voilà pas que ce matin arrive et vient s'ajouter aux autres excités mon petit fils qui depuis hier se sait admis dans une prestigieuse école d'ingénieurs à Paris et qui déborde de joie... Récompense de ses années de travail. Bref, je n'ai plus une minute, sauf des minutes volées par-ci par-là à la liesse autour de moi.
À l'instant, on me dit que j'ai cinq minutes de répit. Vite, je reprends mon air de rombier sérieux pour dire quand même deux trois trucs un peu moins rigaudon. Mais il n'est pas facile d'attraper au vol l'imperceptible force qui meut notre pénitence, nous fait voir la Lumière par la fente dans les murs de la citadelle. Que vous montrer, au reste, frère Henri, qui (c'est clair en vous lisant) avez bien assimilé la Merveille que le Père a mise sous nos yeux à Arès ? Il injecte dans nos machines usées par la routine terrestre un gas-oil nouveau, plein de peps explosif, pour que nous redémarrions au direction du Ciel et de la Vie qui s'y loge. Peut-être que c'est cette même Merveille qui fait des prisonniers, que vous évoquez, des hommes nouveaux et libres. C'est le grand et puissant gas-oil d'affects qui nous relancent vers ce dont nous sommes descendus... et si bas, si bas, pour certains d'entre nous. Vivre est, en fait, un exploit, oui ! Il y a partout (même en prison) un sentier pour rejoindre l'éternelle Lumière, qui n'est pas celle de nos ampoules électriques ou des enseignes clignotantes de Las Vegas, mais celle des profondeurs de l'infini que je devine derrière le ciel quand, une belle nuit étoilée, je plonge mon regard là-haut dans le plafond de la Terre.
Paf ! Ça y est, on revient me chercher pour déjeuner, je vais encore aller sauter comme Polichinelle jouant du tambour dans son assiette avec cuiller et fourchette au milieu de toutes ces joies autour de moi, qui me disent leur amour, leur attachement, et je me demande si tous les vieux mirontons de 90 ans sont comme moi portés par l'enthousiasme des leurs. Je ne sais, ô Père, comment te remercier de me donner tant de bonheur et l'étonnante force d'y participer.

30jul19 210C26
Merci, frère Michel, bien aimé prophète, juste, vrai, humble et aimant.
Ici vous nous répondez en rappelant le Fond et ceci de belle manière.
Certes, vous répétez, mais n'est-ce pas à force de répétition que la Parole peu à peu entre en nous et finit par passer du cerveau, au cœur, sur nos lèvres et dans nos vies ? Et que nous l'accomplissons enfin, car le reste n'est qu'intellectualisme vain.
C'est en accomplissant la pénitence, donc le Sermon Sur la Montagne, que nous créons notre âme et retrouverons l'image divine en nous et que nous changerons le monde [Rév d'Arès 28/7].
Dans ce commentaire vous répondez aussi à Al Abdal et à tous ceux qui croient ou croiront mieux comprendre la Parole que vous,  le prophète élu par Dieu, qui a reçu Sa Parole.
Je vous cite :
"La Révélation d'Arès est un grand Vent de libération et de simplification, parce que la Vie est très simple."
"Je crois qu'existe la Vie impérissable, dont dérive l'homme, auquel elle parle, la Vie que je peux retrouver (Rév d'Arès 24/5) en étant un homme de Bien, un pénitent (30/11). Pour moi tout le reste, bonheur ou malheur, relève du provisoire et du casuel."
Vous écrivez plus loin : "La pénitence est proactive" ; je trouve ce terme très intéressant car il signifie, si j'ai bien compris, que je prends l'entière responsabilité de ma vie et je ne cherche pas des causes dans les circonstances extérieures ou dans les autres personnes, mais je fais les efforts pour me changer.
On entend souvent les gens se plaindre et dire : "Si je suis comme cela c'est à cause de ma vie passée, de mes parents, ou de la société, etc." Tant qu'on est dans ce discours, on ne change pas, assumons d'être totalement responsables de notre vie et de notre changement. Car peu importe pourquoi on en est là ; en fait c'est se créer différent par la pénitence qui importe.
Je vous remercie mille fois pour votre dévouement constant à la cause du Père.
Je vous serre tout contre mon cœur en espérant apporter un peu de bonheur dans la difficile tâche que vous avez acceptée.
Denis K. de Bretagne-Sud

Réponse :
Oui, mon frère Denis, "peu importe pourquoi on en est là ; c'est se créer différent par la pénitence qui importe."
On peut étendre à de nombreuses formes de pénitence — il n'y a pas deux pénitences semblables comme il n'y a pas deux humains semblables — le sentier du salut. Peu importe, parce que ce dont il s'agit, c'est seulement de mettre au clair ou de dévoiler, y compris de nous dévoiler à nous-mêmes, la partie trouble, blèche, méprisable de notre vie, cette partie cachée que recèle tout homme et en la mettant ainsi à la Lumière, de la changer en espérance. Il faut fouiller au fond de soi pour chasser les sales ou médiocres pensées secrètes ou embrouillées.
Nous travaillons, chacun de nous, à la réappropriation de nous-mêmes. Nous apprenons à ne pas fuir nos côtés obscurs, pour mieux les terrasser. Ce n'est pas facile, parce que souvent cela nous oblige à changer nos comportements sociaux, à sortir du factice social, mais tout a un prix. Le salut a le sien.
Merci, frère Denis, pour ce beau commentaire.

30jul19 210C27 
Bonjour, cher prophète,
"Pourquoi suis-je charnel ?" Cette question arrive après le constat de la "lourdeur" de la matière. Avant la chute, l’humanité d’Adam n’était-elle pas déjà charnelle ? À cette époque, le monde étant peut-être en harmonie avec la Création, celui-ci ne provoquait pas de tentations. J’ai le sentiment que la chair n’est pas un problème en soi.
En écho à ce que dit Denis Marquet lorsqu’il parle de la philosophie du Christ (je remercie Denis K. de l’avoir mentionné dans la précédente entrée du blog, car ce fut une belle découverte pour moi), l’homme souhaitant devenir source de lui-même (pour devenir comme Dieu et non plus [n'être que] son image et ressemblance ?) s’est retrouvé dans le cercle vicieux de la souffrance et du mal. L’homme n’est alors plus un frère. La matière qui nous entoure devient source de souffrance et de péché.
La chair me sert aussi. Elle me permet d’agir dans ce monde et ainsi évoluer en bien. Elle me permet de dénouer mes nœuds. Malheureusement et bien souvent, elle m’amène à me créer de nouveaux nœuds et de nouvelles lourdeurs. Un esprit et une âme sans corps [Rév d'Arès 17/7] peuvent-ils évoluer, se grandir ou se diminuer ?
Je soliloque pour essayer d’expliquer comment je vois cette évolution de l’homme depuis la chute [Rév d'Arès 2/1-5]. Cependant, je ne l’ai pas vécu. Il est possible que je me trompe.  Votre question : "Pourquoi suis-je charnel ?" m’a amené à cette réflexion. Je crois faire fausse route et rater l’essentiel. Qu’évoque en vous cette question ? Qu’est-ce qui vous a amené à vous la poser ? Je sens quelque chose sous mon nez et pourtant je ne le vois pas. J’ai l’impression d’être aveugle à une évidence.
Il faudra que je relise cette entrée plusieurs fois car elle est d’une telle densité pour mon faible esprit !
Kevin A. de Bretagne Sud.

Réponse :
"Qu’est-ce qui m'a amené à me poser la question "Pourquoi suis-je charnel ?" Mais tout bonnement parce que je suis charnel, je suis l'image et la ressemblance du Père dans la peau d'un animal. Un animal qui, de surcroît, ne vit pas longtemps : quelques décennies, une étincelle à l'échelle de l'Univers. C'est un mystère pour moi. Je n'ai pas de réponse. Ma vie éphémère est issue d'une Vie éternelle qui n'a jamais commencé, elle ne vit que très peu de temps, puis, si je suis pénitent, elle retrouve la Vie éternelle... Pourquoi ce crochet vers la chair ? J'imagine qu'il y a une logique à ce détour, mais je ne la connais pas. De toute façon, même si je connaissais la logique de ce détour, cela n'y changerait rien.
Peut-être la chair est-elle venue avec l'horloge. Je ne parle pas de l'horloge mécanique, mais de l'horloge du temps (Rév d'Arès 12/6). C'est pourquoi je me dis que, peut-être mais seulement peut-être, la chair a peu à peu enveloppé Adam et ses descendants après ce que vous appelez la chute, comme la neige enveloppe peu à peu la nature quand vient le froid. Bien des penseurs, mais peut-être tout particulièrement Bergson (ah ! quelle plume incomparable !) ont excellé dans la méditation du temps. Chez Bergson le concept de la durée. La durée qui est quelque chose qui paraît, qui se subit, qui est ressenti, bien plus que quelque chose qui se mesure vraiment, Au temps objectif de la montre ou de la pendule Bergson oppose le temps subjectif. Il n'est que de penser à l'impatience, qui peut énerver, faire souffrir, pour voir que le temps a à voir avec la chair et comme la chair a à voir avec le péché... Bon, on peut continuer de raisonner ainsi, on ne fera rien qui ait vraiment quelque chose à voir avec le salut. Votre commentaire, merci pour lui, frère Kévin, me fait penser que j'ai eu tort de me poser cette tout à fait inutile question.

31jul19 210C28
Bonjour Frère Michel,
Votre entrée 210 est d’une rare Beauté ! [Rév d'Arès 12/3]
Y a t-il encore de l’oxygène là où vous vivez ?
Pas à pas, vous suivre, suivre Dieu, est se mettre à nu de tout ce qui nous a construit ; c’est souvent désorientant.
Mais je retrouve de plus en plus — constance ou es tu ? — l’enfant en moi, celui d’avant que je n’accepte de l’endormir pour vivre dans ce monde.
L’enfant en moi avec sa joie d’être, sa simplicité, sa sobriété, toujours neuf et émerveillé de l’instant.
Non l’enfant faible et ignorant.
L’enfant/adulte riche de son expérience de 50 ans qui lui apporte, en plus, gravité, recul, force et paix.
L’enfant/adulte est porteur de cette espérance qu’il peut vivre de nouveau avec la Source.
Alors l’enfant/adulte dit oui à Dieu, oui pour changer ce monde même si cela le dépasse totalement. Et finalement que reste-t-il à l’enfant/adulte si ce n’est que d’être un vaillant et un infatigable apôtre, comme vous me le demandiez ?
Ci-joint une vidéo d’une jeune artiste américaine, qui chante sa foi et fait écho à l’enfant en moi. Sa foi et son amour en Dieu est grand, même si je n’entends pas dans sa chanson que nous sommes tous créateurs (et non passifs) de l’espérance et de la bonté par le Bien que l’on accomplit ; cela c’est La Révélation d’Arès qui l’apporte de nouveau au grand jour.
Je vous aime frère Michel, avec vous dans la prière et la moisson.
Philippe G. de Toulouse 

Réponse :
"I remember, I remember, You have always been faithful to me, I remember, I remember, je traduis pour ceux qui ne comprennent pas : "Je me souviens, "Je me souviens,Tu m'as toujours été fidèle, Je me souviens, Je me souviens." Je ne connaissais pas du tout Lauren Daigle, la chanteuse, mais il faut dire que je connais peu les chanteurs de la présente époque, qui est celle de ma vieillesse. La jeunesse forme l'oreille à une certaine musique, un certain timbre de voix, un mode de chanson, etc., et plus tard tout ce qui n'y ressemble pas peut sembler étranger à l'art, voire plat et braillard. Alors, on s'intéresse moins aux nouveautés, parce qu'elles semblent moins artistiques, moins dignes d'écoute. C'est mon cas. Aussi, je vous remercie de me donner à écouter une chanteuse que je ne connais et de me forcer ainsi à l'estimer.
Ceci dit, merci pour votre commentaire, mon frère Philippe. Je suis cependant perplexe en lisant que, selon vous, mon "entrée est d'une rare Beauté", parce que la Beauté (et moins encore la Beauté rare, dont je suis bien incapable) n'est pas ce que j'ai recherché en l'écrivant. J'ai seulement cherché à bien mettre les points sur les i, à bien fixer ma ligne de foi. Mais après tout, ce que le Père nous dit qu'il suffit de croire est inévitablement beau, c'est vrai, beau au sens spirituel.
Tout frère qui écrit ou parle dans le cadre de la Vérité, soit pour la rappeler et repérer les épis mûrs qui dressent l'oreille, soit pour l'enseigner, est une voix nouvelle pour notre apostolat. Vous êtes un voix nouvelle et je le constate sur ma page facebook, où je vais trop rarement, faute de temps. Pour cela aussi merci au Saint Nom du Père.

31jul19 210C29
Nous devons nous pencher sur cet Immense et mystérieux domaine qu’est la Vie, et pourtant combien peu d’hommes et de femmes savent ce qu’est la Vie !
Lorsque nous nous trouvons dans les difficultés,les malheurs nous nous exclamons ! c’est la Vie, nous comprenons la vie comme quelque chose d’extérieur en nous et que nous devons subir, les insuccès, les accidents, les maladies, les souffrances,c’est la Vie, ils s’aimaient, ils se sont mariés et maintenant ils divorcent, la encore c’est la vie,
Eh bien ! non, la vie ce n’est pas ça .Nous appelons vie un enchaînement d’erreurs,de faiblesses,d’échecs sans se rendre compte que c’est nous-mêmes qui nous fabriquons cette existence lamentable. Le Créateur avait prévu une autre vie. Jésus aurait dit : (Le voleur ne vint que pour voler, égorger, faire périr. Moi,) je suis venu pour qu’ils aient la Vie, qu’ils l’aient en abondance (Jean 10/10).
Il ne suffit pas de vivre, il faut se demander de quelle vie on vit. Crie partout cette vie est courte ! Le bonheur ne se mesure pas en années, mais en éternité ; chacun a juste le temps du repentir, car les regrets du spectre ne font que s’ajouter à ses tourments. Écoutez la Parole que j’ai reçue et sauvez-vous ! (Rév d'Arès 36/23).
Mais spirituellement, intérieurement, notre vie peut prendre des formes et des couleurs infinies. La vie dont parle Jésus et qu’il veut apporter à tous les humains est la Vie divine, ce courant qui jaillit pur et limpide de la Source originelle. La plupart des humains ont une conception de la vie qui les conduit à la mort, la mort physique ou la mort spirituelle, et même souvent les deux.
"Ceux qui ne sont pas pénitents ? Ils subsistent comme spectres (4/6-7, 16/15-17, 31/2-12, etc.) ; il ne s'agit pas de fantômes, mais de forme inertes (glacées). Nous ne savons rien de plus," dites-vous dans votre entrée. Mais pourquoi les humains ne tremblent-ils pas autant à l’idée de perdre leur vie, cette substance divine que Dieu à introduite en nous et qui fait de nous ses fils et filles, nous qui sommes les fils et les filles de Dieu ? Ne demandons rien d’autre que la Vie, mais la vie purifiée, illuminée, l’intelligence, l’amour, la paix, la beauté, la force... car le langage des sciences est comme l’obscurité et Je suis la Lumière, il est comme la mort et Je suis la Vie (Rév d'Arès 38/5).
Maryvonne C. de Bretagne-Sud

Réponse :
Bonjour, ma sœur Maryvonne, et merci pour votre commentaire. Il y a plusieurs jours qu'il m'est parvenu, mais je l'avais égaré et, ce matin, en le cherchant dans le fourre-tout de mon ordinateur, je l'ai retrouvé.
"Mais pourquoi les humains ne tremblent-ils pas autant à l’idée de perdre leur vie, cette substance divine que Dieu à introduite en nous et qui fait de nous ses fils et filles, nous qui sommes les fils et les filles de Dieu ?" Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous : les humains tremblent à l'idée de perdre leur vie ; les humains ont peur de la mort. Mais s'ils n'ont pas peur d'avoir perdu la Vie, autrement dit le Tout-Autre, le Père, Dieu, le Créateur, etc., c'est tout simplement parce qu'ils ne croient pas en cette Vie-là. Vous ajoutez : "Ne demandons rien d’autre que la Vie," mais cette Vie-là n'est pas à "demander". Elle est à retrouver (Rév d'Arès 24/5).
Ceci dit, votre commentaire est très beau, je l'aime. Encore merci.

31jul19 210C30
Beaucoup ont de l'esprit dans le dogmatique, l'impérieux, mais vous vous en avez dans le simple, l'humble, le peu. Quand on a lu votre entrée on se dit : Tiens, il n'a pas dit grand chose finalement, mais comme c'est bien dit, bien clair. J'avoue que je vous ai lu avec plaisir avant de vous lire avec mon âme, si j'en ai une.
Il y a du génie dans cette entrée. On ne peut pas ne croire que vous êtes un homme habité. Habité par la Vérité. Et je ne dis rien de l'entêtememnt. Depuis que je lis ce blog j'admire l'entêtement avec lequel vous insistez sur la pénitence :aimer, pardonner, pacifier, avoir l'intelligence du cœur, être libre de tous préjugés. Vous avez raison : Les humains sont tellement inconstants, oublieux, il faut leur enfoncer dans la tête ces principes sacrés — sacrés puisqu'ils conduisent à Dieu — à coup de marteau. Vous ne lâchez jamais le marteau. Vous êtes un grand ! Un grand intermédiaire entre la Pensée du Créateur, qui prend pour Nom la Vie dans Sa Parole à Arès, et l'homme surmultiplié.
Voir et écouter ce que les autres n'ont ni vu ni entendu, c'est pure imagination. J'ai reçu ce matin une invitation à regarder une vidéo sur YouTube dont l'auteur est un certain Al (Ali ? Albert ? Alexandre ? Al diminutif US d'Alan, Aldrin) Abdal/Droits Changeurs qui présente son laïus (la vidéo n'est qu'un diaporame de textes) ainsi : "Dieu a dicté: Ta parole Ma Parole. Justice de Juste. L'homme Michel a écrit: Ta parole est Ma Parole. Justice de Juste. (R.A xxxi/10) et le "est" a été intégré à la Parole originale, sans mettre des parenthèses. (fait gravissime) !!!" L'auteur de ce texte serait-il Dieu Lui-même gourmandant son prophète pour avoir commis une erreur "gravissime" ? Je suis pris entre l'envie d'exploser de rire et l'envie d'exploser de fureur. Vous avez sûrement, frère Michel, entendu beaucoup de propos de ce genre et je devine que vous regardez ailleurs. J'ai lu ce laïus jusqu'à ces mots : "Cette parole biaisée est d'autant plus injuste qu'elle entre dans le cadre de Paroles comme : Personne n'ajoutera sa parole à Ma Parole..." Mais comment Albert ou Aldrin Abdal peut-il savoir si la phrase : Personne n'ajoutera sa parole à Ma Parole [Rév d'Arès 10/11] ne serait pas "biaisée" elle aussi ? Ce que dit ce diaporama ne résiste pas à la plus élémentaire réflexion ; c'est tout simplement idiot ou sottement prétentieux: L'auteur se prend pour Dieu. Où était-il quand vous, frère Michel, étiez face à la Voix qui vous parlait et vous ordonnait prophète ? Peut-être poupon, peut-être pas même né.
Mais vous en avez sûrement entendu d'autres.
Non signé

Réponse :
Merci, mon frère anonyme... quoiqu'à votre style je devine à peu près qui vous êtes. Merci, mon frère (si vous êtes bien celui-là), dont je n'ai rien lu depuis longtemps, pour ce commentaire qui m'adule trop sans aucun doute, surtout de la part d'un écrivain comme vous. Vous êtes aussi journaliste, à ce que je crois savoir. Notre frère Olivier de L. cherche un journaliste capable de faire objectivement et honnêtement état de l'Événement d'Arès, de La Révélation d'Arès et de notre mission dans le monde. Pourriez-vous me donner votre adresse eMail pour que je vous envoie l'adresse d'Olivier de L ?
Ceci dit, je n'ai pas lu le diaporama de textes signé Al Abdal/Droits Changeurs dont vous parlez. J'en profite pour vous informer qu'à mon avis Al n'est pas le diminutif d'un prénom, mais un article arabe signifiant "le" ou "la" ou peut-être "les" (je ne sais pas). Vous savez comme moi, mon frère, que les lecteurs mettent souvent dans leurs lectures ce qu'il veulent y voir. Je me souviens d'un habitant de Blaye en Gironde qui avait lu la première édition de "L'Évangile Donné à Arès" et qui, ayant fait de bonne heure le trajet de Blaye à Arès, avait sonné à ma porte un matin du printemps 1975 pour me dire, très en colère et brandissant le livre au-dessus de ma tête : "Non, non : Y'en a marre d'entendre dire que Jésus est Dieu" Moi : "Où avez-vous lu ça ?" Il ouvrit le livre à la veillée 32 et mit son droit sur le passage : L'homme Jésus n'est pas Dieu (32/2). "Eh bien !, lui dis-je calmement, vous voyez : Jésus n'est pas Dieu !" Il insista, comme assourdi : "Il est bien écrit qu'il est Dieu, Non ?!" Moi : "Mais pas du tout, mon frère, il est écrit qu'il n'est pas Dieu." Lui : "Je ne suis pas fou ; il est écrit qu'il est Dieu..." et ainsi de suite jusqu'au moment où, pousant un cri comme s'il tombait soudain du haut de la tour Eiffel : "Mai oui... C'est écrit : Jésus n'est pas Dieu." Il repartit, déconcerté, et je ne le revit jamais, probablement parce que, l'objet de sa colère ayant disparu, il ne voyait pas l'intérêt de lire La Révélation d'Arès correctement.
Je ne sais pas si Al Abdal, nom collectif qui recouvre je ne sais qui, est dans le même cas. Je pense plutôt que ces gens-là font semblent de s'indigner de mes "mauvaises interprétations" de la Parole d'Arès pour démolir dans le public l'image de prophète qui m'attribue La Révélation d'Arès et prendre ma place, pour "récupérer sans frais mon travail de quarante-cinq ans", comme disait un commentateur. Mais bon, comme vous dites, j'en ai "entendu d'autres" depuis quarante-cinq ans. Les hypocrites ont le don particulier de poursuivre l'hypocrisie qu'ils pensent déceler chez les autres. Paul Valéry écrivit : "Mes poèmes on le sens qu'on leur prête. Le sens que je leur donne ne convient qu'à moi, mais ne s'oppose à personne."
Al Abdal cherche à donner à La Révélation d'Arès un sens qui condamne son témoin pour forfaiture. Ce n'est pas nouveau dans le principe, c'est seulement nouveau dans l'accusation particulière qui m'est lancée dans l'exemple que vous donnez, mais la diversité des accusations qui ont été formées contre moi depuis plus de quarante ans est telle que leur ensemble n'est plus qu'un amas de contradictions sans queue ni tête ; les accusateurs s'entretuent plus qu'ils ne tuent le prophète.

31jul19 210C31 
L'homme s'engendre lui-même en une autre vie infinie, qu'il bâtit comme un vaisseau pour prendre le large (Rév d'Arès 17/3). Cette profonde et puissante entrée aide la pensée à créer l'amour.
 "Elle n'est qu'un grand Vent de libération et de simplification, parce que la Vie est très simple "
Vous en formez un exemple, frère prophète de la Vie, avec votre épouse sœur Christiane et votre famille.J'aime beaucoup ce passage:
"Cette simplicité est telle que le langage humain est insuffisant, impuissant à en exprimer la sublimité. Il faudrait que La Révélation d'Arès pût nous prendre par la main comme l'aimé prend la main de l'aimée et fait passer par là, sans mot, une Beauté (Rév d'Arès 12/3) trop intense pour être dicible."
Votre entrée est le Souffle même que nous cherchons, La Parole pour gonfler notre voile de moussaillons, avancer sous le Souffle vers notre point de mire : le Vrai, le Beau (12/3-4) à créer. Le Souffle puisé à la Parole nous met en synergie  avec le Père Qui souffre, souffre en nous sûrement de voir que Sa Parole déjà transmise autrefois peine à être accomplie. C'est ce que je ressens en tout cas en voyant ces meutes harnachée pour combattre l'ennemi — des hommes et des femmes qui bien souvent n'ont rien fait — ; ce monde délire, mais Il est indestructible, Il [le Père] Souffle dans nos poitrines.
La Vie perpétuelle indestructible, ramène la Force quand on La cherche dans les moments de fatigue, d'acédie, ces moments où il est bon de sortir de son égo par la "compassion active" (encore puisé à votre exemple:cf."je pense à mon hôpital" p.424)
Passage  de "Nous croyons, Nous ne croyons pas" (p.730 dans l'édition Bilingue 1995):
"Nous croyons, nous pèlerins et beaucoup de ceux que nous rencontrons ou ne rencontrons pas encore que le "projet édénique, le Dessein du Bonheur et de perpétuité (36/23), selon lequel Dieu créa Adame, n'a jamais été annulé. Il ne tient à l'humanité d'y revenir."(....)
"Nous ne croyons pas que le Père ait jamais réservé ses Appels transmis au monde par les prophètes (23/4, 30/1, 31/3, 35/9, , xxxvii/2, + autres références) à l'interprétation et à la garde jalouses de corporations ou de catégories humaines, d'ailleurs rivales.
"Personne ni aucun groupe n'est fondé à se déclarer seul détenteur de la Vérité, guide psychopompe, pardonneur, purificateur, moraliste, parfois juge. Toute appropriation, nationalisation ou culturalisation de la Parole, de ses transmissions et applications produit la religion et son clergé.
"Le sacerdoce est le devoir naturel de tout membre du peuple (36/20), des justes (xxxi/10), la Parole élit tout homme qui la reconnait (1/9-12) au prophétisme universel sans catégorisation, corporatisme, hiérarchie, prérogative, droit héréditaire; le sacerdoce peut être même être par intuition, une vocation d'incroyant (28/5, 28/11, xxxi/19).
La religion n'a pas pu détruire l'indestructible (1/9-12 - on n'enclos ni ne subjugue le Vent — mais elle a masqué détourné, harnaché, elle en a détourné les hommes (.... )"
En actes/prière dans l'Amour avec vous.
Danièle G. du Nord

Réponse :
Merci, ma sœur Danièle, pour ce commentaire. Merci de citer "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" qui est un texte très rarement cité par nos frères et sœurs.
Il m'arrive de me plaindre que mes frères et sœurs ne me lisent pas assez. Mais je suis bête. Comment lire tout ce que j'écris depuis quarante-cinq ans ? Dans "Jaune, Bleu, Blanc" Larbaud disait qu'à son avis le nombre de bons lecteurs dans toute l'Europe n'excédait pas trois ou quatre mille (je ne souviens pas du chiffre exact). Lord Byron, quant à lui, disait qu'il n'y avait pas dans le monde entier quinze cents lecteurs de poèmes.  Alors, je me demande combien de lecteurs attentifs mes écrits peuvent compter. Mais il y a vous, ma sœur Danièle.
Après tout, la foi, la vraie, la dynamique, la créatrice et d'abord créatrice de soi, ne sort pas des livres. Elle sort du cœur, de la vie donc, et par conséquent... pardi ! de la Vie. Mais la Vie, il faut la retrouver au fond de soi.

31jul19 210C32 
Bien aimé prophète,
3000 ans après Moïse, le Créateur se manifeste à nouveau et Il vous parle, à vous, frère Michel, et il fait de vous son Messager et son prophète. Pourquoi vous ? Pas de réponse.
Face à cet événement, un homme rit, un autre aboie, mais la majorité humaine reste indifférente !  Et nous, nous vous avons cru. Pourquoi nous ? Pas de réponse.
Au fil du temps, nous nous sommes nourris de votre enseignement et paradoxalement ce que vous enseignez dans le prolongement de la Parole c'est que ce n'est pas ce à quoi nous aurons cru qui nous sauvera  et sauvera le monde, mais le salut viendra du bien accompli avec les autres ! Une vérité on ne peut plus simple et on ne peut  plus rassembleuse !
Alors pourquoi est-ce si difficile pour l'homme à accepter ?
Probablement parce que le plus difficile pour l'homme est de redevenir l'image et ressemblance du Père. Nous portons nos lourds péchés comme la tortue porte sa lourde carapace. Oui, nous avançons à petit pas, misérablement, nous trainant sur cette terre en espérant pouvoir rejoindre la Mer des Hauteurs, et, avant de partir, nous voulons laisser sur le rivage une descendance qui fera naître et renaitre inlassablement la Vie.
Mais pour retrouver la Vie, l'humanité devra se nourrir de votre enseignement et le mettre en pratique, ce sera très long car nous sommes encore trop faibles pour vous faire un rempart contre les dominateurs (Rév. d'Arès 29/2). C'est la raison pour laquelle à la Veillée 26 de L'Évangile Donné à Arès, Jésus vous demande de ne pas vous lasser de parler à son peuple, le peuple d'Abraham.
Bannie soit la religion qui n'a pas aidé l'homme à entrer en pénitence. Bannie soit la politique qui, sous sa forme actuelle, ne croit plus en l'homme et  l'oppresse par des lois absurdes. L'autre jour, un militant de "la France insoumise" faisait signer une pétition contre la privatisation de l'aéroport de Paris. Je lui dis que je ne croyais plus en la politique, mais en l'homme. Il semblait avoir déjà la réponse toute faite : "L'homme ? Je ne sais pas ce que c'est ! Je connais les hommes qui vivent en société mais l'homme tout seul, pour moi çà n'existe pas." Je n'ai pas su avoir de discussion constructive avec lui. Sur le coup, j'ai trouvé affligeant d'entendre cela ! C'est comme rejeter la goutte d'eau et ne voir que la mer n'est faite que de gouttes d'eau.
Après réflexion, j'ai compris ce qu'il voulait dire : L'homme, sans les autres, çà n'existe pas. Et curieusement, j'ai remarqué que dans la prière des pêcheurs qui nous est recommandé trois fois le jour, une fois la nuit, le "je" n'est pas utilisé, c'est le "nous" qui apparaît et nous tutoyons le Père. 
Écoute, homme Michel, voilà la prière des pécheurs, comme Je l'ai livrée à
Mes Témoins mais qu'ils n'ont pas pu livrer au monde:
PÈRE DE L'UNIVERS,
TOI SEUL ES SAINT.
QUE RÈGNE SUR NOUS TA SAINTETÉ
POUR QUE NOUS FASSIONS TA VOLONTÉ,
POUR QUE NOUS RECEVIONS NOTRE NOURRITURE,
POUR QUE NOUS PUISSIONS PARDONNER
ET RECEVOIR PARDON,
POUR QUE NOUS RÉSISTIONS AUX TENTATIONS
ET QUE SOIT ABATTU LE MALIN,
POUR QUE RÈGNENT À JAMAIS SUR NOUS
TA SAINTETÉ, TA PUISSANCE ET TA LUMIÈRE!
Trois fois le jour,
une fois la nuit,
car le pécheur doit bien à son salut l'instant d'une prière dans les ténèbres
où circulent les démons comme les loups,
le pécheur priera comme Je le prescris.
(Rév d'Arès 12/4-5)

Philippe et Arièle C.-C., Hautes-Alpes.
Tortue

Réponse :
Un grand merci du fond du cœur pour ce très beau commentaire, mon frère Philippe et ma sœur Arièle.
Tout ce que dit ce commentaire est clair et juste. Que répondrais-je ? Peut-être une simple petite réflexion concernant ce représentant de la "France Insoumise" qui vous disait qu'il ne savait pas ce qu'est l'homme et qui ne voyait sur Terre qu'une société. C'est la même chose. L'homme étant social, parler de lui est parler de société. La société de base, c'est le couple : l'homme et la femme ; ils font l'amour, ils font des enfants, les enfants à leur tour font l'amour et des enfants, et la société naît. Dire qu'on ne sait pas ce qu'est l'homme et faire semblant d'ignorer que l'homme est inévitablement société, ce n'est pas très honnête de la part de ce pétitionneur. La politique parvient donc à faire de ses adeptes des idéalistes de ce genre-là, capables d'escamoter l'homme pour ne voir que société ? C'est triste. C'est comme regarder le ciel nocturne sans voir d'étoiles ou comme voir des étoiles sans voir le firmament ou regarder un feu sans voir la fumée ou voir une fumée sans voir qu'il y a un feu quelque part.
Merci aussi pour l'image de la tortue sous sa lourde carapace.

01aou19 210C33
Je ne croyais pas devoir revenir un jour sur ce blog.
Mais ce dernier texte du fràre Michel m'y incite parce que voyez, vous, [que] je suis entiérement d'accord avec ces propos résumés dans cette entrée 210, du moins en ce qui concerne les grandes orientations métaphysiques. Ma conception de Dieu est la même que la sienne sauf qu'il m'a précédé de quelques années....
Cela dit, Michel Potay n'est pas le personnage bon, aimant, de grand coeur et juste qu'il croit être.
Il ne me publie plus et cela alors qu'il l'a fait une bonne quinzaine de fois et cela je ne peux pas lui pardonner. Donc, frére Michel, vous m'avez publié 15 fois et subitement vous trouvez que j'ai cessé d'être intéressant à vos yeux.
Mais peut-être que ça intéresse des fréres ou des sœurs ...
À partir du moment ou il empêche des sympatisants de s'exprimer plus rien ne sera possible avec lui. Et le plus beau c'est qu'il réponds avec désinvolture qu'il n'en a pas envie ...et qu'il fait ce qu'il a envie de faire voilà tout. Et je ne suis pas le seul ! beaucoup ont été victimes de son attitude...
(Et la façon dont il réponds à Julia Marie Cavalli (voir 09 mai 19 207C68) ou il se moque carrément d'elle) N'y a t-il pas une certaine cruauté, frére Michel dans la façon dont vous répondez à Julia Marie Cavalli ?
C'est l'antagonisme voire la haine des religions et des politiques qui le détermine. Un peu comme par exemple je dirais qu'est ce qu'un communiste ? C'est d'abord un anti-capitaliste. Vous êtes d'abord contre, contre la politique, les religions, les lois  (et bien sûr vous avez raison ...mais n'en faites vous pas un peu trop ? ) avant d'être pour.
C'est comme ça que ça c'est toujours passé dans le monde et c'est pour ça que ça ne changera jamais et que les meilleures idées restent stériles. Et puissions-nous espérer un monde ou l'homme communiquera et dialoguera vraiment avec son prochain au lieu d'y voir un adversaire, un concurrent.
J'aurais beaucoup de mal à m'exprimer. Mais voilà Julia Marie Cavalli, certes mystique, exaltée, grandiloquente, qui l'exprime bien mieux que moi quand elle dit : "Vous n'êtes que dans un grand combat d'égos" Oh comme c'est bien dit ! Comme c'est juste ! Elle ne parle pas que de vous mais elle parle un peu de vous quand même dans cette phrase.
Yvan B. d'Ile de France

Réponse :
Oh ! mon frère Yvan, votre évaluation est en-dessous de ce dont vous êtes capable : Vous ne m'avez pas adressé quinze commentaires, mais davantage depuis 2006. Au reste, je n'ai pas affiché tous vos commentaires, non parce que je ne le voulais pas, mais parce que je suis un vieil homme qui travaille encore quelque treize heures par jour et qui, sans cesse débordé, ne peut pas tout voir, tout faire; Je fais seulement le maximum de ce que je peux faire, mais pas plus que le maximum possible. Je ne suis pas un ange avec des possibilités extra-humaines. Il me faut quand même prendre le temps de manger un peu, de dormir un peu. Vous n'avez pas idée de tout ce que je dois délaisser, non faute de bonne volonté, mais faute de temps.
Ce que vous dites dans vos commentaires peut "intéresser des fréres ou des sœurs", mais là, permettez-moi de vous demander de quels frères et de quelles sœurs vous parlez ? Vous ne contribuez à aucune de nos missions, vous ne participez pas à l'aide financière dont notre mission parisienne a besoin,  vous êtes tout seul dans votre coin, de qui dans notre assemblée êtes-vous le frère ? Je ne vous en fais pas le reproche ; je ne vous sollicite pas davantage, mais je me permets de vous faire remarquer que vous n'êtes pas des nôtres, vous êtes un sympathisant que nous aimons bien, mais que nous ne voyons jamais. Nous ne pouvons pas vous faire la place à laquelle vous semblez prétendre.
Quant à "Julia Marie Cavalli, Ambassadeur du Christ dans le Monde entier" (207C68, en effet), qui suis-je à côté d'une personne aussi prestigieuse et sacrée, mais nul doute aussi éloignée du Message que le Père m'a demandé de diffuser ? Je ne vois pas de points communs entre elle et moi. Que puis-je répondre à cette personne, une sœur humaine sans nul doute, comme il en existe quelque trois milliards et demi et à qui je ne souhaite aucun mal, mais ma mission de très humble niveau auprès de la sienne si haut placée ne peut en rien trouver quelque utilité au dialogue de sourds qui ne peut que sortir d'un échange entre elle et moi.
Ceci dit, vous avez raison. Sans nul doute je ne suis "pas le personnage bon, aimant, de grand cœur et juste" que vous pensez "que je crois être." Non, non, je ne crois pas et je n'ai jamais cru être cela. Je suis un pécheur et ma pénitence est si piètre que je ne suis même pas sûr d'avoir une âme.
Ne vous fatiguez pas à me réduire, frère Yvan. Je suis par nature un vieux bonhomme réduit.

01aou19 210C34
Il pleut au moment où je t'écris et ces torrents d'eau du ciel (Dieu qui pisse !) accompagnent mes larmes de rire quand je te lis, espèce de trou d'uc !
J'ai lu des conneries dans ma vie, mais comme celles-là, non, jamais !
Tu annonces la venue du Grand Esprit sur terre sans même l'avoir contacté ni rencontré son imprésario. L'imprésario de la Vie, ça vous fout la chair de poule. Ah ! mais non, c'est toi qui es chargé de déclamer son discours au monde. C'est ce que tu fais dans ce blog, parce que l'entrée 210 n'est pas le premier tas de merde dans quoi on marche. Il y en plein. Va falloir décrotter les baskets !
On va t'envoyer des malabars pour te dérouiller. Ça te remettra les idées en place. Quand on a la gueule en bouillie, crois-moi, on pense à tout sauf à Dieu, on fonce à la clinique se faire ravauder. Ça te rafraîchit.
Tu me connais, sale mec ! Oui, tu me connais, tu as failli faire de moi une de tes lavettes. J'ai raccroché ma guitare et mon bandonéon. Je crois pas plus à la musique qu'à tes conneries. Quand tu me verras, tu débanderas, tu me supplieras de t'épargner, mais je t'en foutrai plein la tronche.
À bientôt !
Jacouille la Fripouille

Réponse :
Salut, vieille branche ! J'vois pas qui tu es, mais d'après ce que tu dis, nous nous rencontrerons bientôt et alors là je te reconnaîtrai probablement et je crierai : "Ah ! mais c'est Jacouille... Jacouille sans guitare ni bandonéon, mais ave des malabars !" Tu sais, mon pote, j'ai quatre-vingt-dix balais maintenant. Alors, "la gueule en bouillie" à mon âge, c'est pas un grand mal, je serai seulement un peu plus déjeté. Au lieu de prier à Arès dans la taule du Grand Esprit j'irai prier sous les pansements à l'hôpital. Ça me reposera. Mais ça ne changera pas grand chose à "ce que je crois" (entrée 210, tu sais, le tas de merde). C'est ça ton problème ! Eh oui, mon pote, ça ne changera rien à ce que je crois, à ce que je jacte aux trèpes, à ce que j'espère voir fleurir dans le monde comme un champ de coquelicots : l'amour ! Eh oui ! l'amour... Tu vas pas me bonir que t'es contre l'amour ?! C'est chouette, l'amour, non ?!

01aou19 210C35 
Ta façon d'expliquer Dieu est mauvaise. Elle frise l'impiété, elle est dangereusement laxiste. Tu ne peux pas être le prophète annoncé après le prophète Mouhamad.
Allah est le Tout-Puissant, Créateur et Soutien de l'univers, Il ne ressemble à rien et rien ne peut lui ressembler. Tu dis qu'Il est la Vie, mais rien dans le Coran n'appelle Allah la Vie. Le Prophète Muhamad fut questionné à propos d'Allah ; la réponse lui fut dictée par Dieu Lui-même sous la forme d'une courte sourate que l'on trouve dans le Coran et qui est considérée comme l'essence-même de l'unité monothéiste. Cette sourate dit:
Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Dis : Lui, Dieu est Un ! Dieu ! l'Impénétrable ! Il n'engendre pas; Il n'est pas engendré; rien ni personne n'est égal à Lui !
Certains non-musulmans comme toi prétendent qu'Allah est différent du Dieu des chrétiens et des juifs et qu'Il est sévère et cruel, exigeant d'être pleinement obéi. Ils prétendent qu'Il n'est pas tendre ni bienveillant, mais rien n'est plus faux. L'Islam enseigne qu'il n'existe qu'un seul Dieu pour tous les hommes et quelles que soient les langues qu'ils parlent. Comment donc les chrétiens et les juifs pourraient avoir un Dieu différent ? Ensuite, il faut savoir que chacune des 114 sourates du Coran, à une exception près, commencent par le verset suivant: Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Dans un hadith, Muhammad nous a enseigné ceci : "Dieu est plus tendre et plus bienveillant qu'une mère envers son fils bien-aimé."
Allah est également Juste. C'est pourquoi les méchants et les pécheurs auront leur part de châtiment, et les vertueux se verront accorder Ses Dons et Sa Grâce. La Clémence comme attribut divin se manifeste pleinement dans l'attribut de la Justice. Ceux qui souffrent tout au long de leur vie pour l'amour de Dieu et ceux qui oppriment et exploitent les autres ne doivent pas recevoir le même traitement de la part de leur Seigneur. Allah n'est pas le créateur indifférent à la vie de l'homme comme tu le montres. Tu parles comme un impie.
Tu dis que l'homme est issu de la Vie éternelle et retournera à la Vie éternelle mais ce n'est pas ainsi qu'il faut voir la Vérité. S'attendre à un traitement semblable reviendrait à nier la responsabilité de l'homme dans la vie future et, de ce fait, nier toute incitation à mener une vie morale et vertueuse en ce monde. Toi, tu parles seulement de pénitence : amour, pardon, paix, intelligence du cœur libre de préjugés, mais que fais-tu de la vie morale?
Le pire, c'est que tu dis que l'homme est image et ressemblance d'Allah, autrement dit, que l'homme et Dieu se ressemblent. Faux ! Le Créateur a une nature différente de celle des choses et des êtres qu'Il a créés, car s'Il était de même nature, il serait d'essence temporelle, et donc Lui-même créé par quelqu'un d'autre. Il s'ensuit qu'il n'a point d'égal. Si le Créateur n'est pas d'essence temporelle, il faut alors qu'il soit éternel. Mais s'Il est éternel, Il n'a pu être engendré par aucun principe, et si rien n'a présidé à sa venue, rien en dehors de Lui n'est à l'origine de Son existence, ce qui signifie qu'il est son propre principe. Et si la continuité de Son existence ne dépend de rien en dehors de Lui, cette existence ne peut avoir aucune limite. Le Créateur est ainsi éternel et perpétuel: Il est le commencement et la fin. Nous hommes n'avons rien de commun avec lui.
Il y a d'autres choses de la Vérité qui sont contraires à ce que tu dis dans cette entrée, mais je ne peux pas m'étendre sur un exposé qui me demanderait des pages et des pages.
Abdérahim B. T. Algérie

Réponse :
Décidément, ce 1er août 2019 n'est pas mon jour. Entre Yvan (210C33), Jacouille (210C34) et toi, mon frère Abdérahim, les reproches diffèrent complètement, mais ils s'unissent dans une totale réprobation de ma pauvre personne.
Quand j'ai accepté la mission prophétique que le Père m'a demandé d'assumer en 1974 et 1977 je ne m'imaginais certes pas que je ne me ferais que des amis, mais certains jours, c'est dur à porter.
Toutefois, c'est en lisant ces trois commentaires qui me fustigent que je comprends plus que jamais combien est précieux et nécessaire l'amour. Frère Abdérahim, je suis triste que tu ne voies pas qu'étant images et ressemblances du Père trop aimant (Rév d'Arès 12/7) mes frères musulmans devraient considérer comme première nécessité le fait d'aimer tous leurs frères humains, amis ou ennemis, de toutes religions, bien avant de croire en Allah, le Tout Autre, Dieu Qui, Lui, aime toutes ses créatures. Ce qui unit Dieu aux hommes et les hommes entre eux, c'est l'amour. L'amour est plus important que la foi quand la foi n'est que foi sans amour. La Vie est Amour ! Le pardon, la paix, l'intelligence du cœur libre de préjugés ne sont en fait que des dérivé de l'amour, des conséquences inévitables de l'amour.
Vous ne pouvez pas, vous mes frères musulmans, citer Jésus qui a sa place dans votre Coran sans mettre en pratique ce qui est au centre de l'enseignement de Jésus : Le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7).

02aou19 210C36
Frère Michel,
Arrêtez d'écrire et d'enseigner que "l'intelligence du cœur libre de préjugés n'est en fait qu'un dérivé de l'amour, une conséquence inévitable de l'amour" !
Car en écrivant — et je ne cesserais pas de le répéter — que "Je ne juge pas un croyant qui fait son salut sans se soucier du salut des autres" (210C19) me concernant, votre préjugé est aussi grand que le plus grand gratte-ciel des USA !
Alors où est votre amour si l'intelligence n'est en fait qu'un dérivé de l'amour ?
C'est à vous de le savoir et non à moi d'en préjuger ou d'en juger, ce qui serait très grave spirituellement — alors que j'ai dédié ma vie, comme vous, au souci constant du salut des autres, et même en n'étant plus Pèlerin d'Arès je continuerai à y dédier toute ma vie jusqu'à mon dernier souffle — à part si la maladie me "frappe".
Mais j'ai une telle immense tendresse, un tel amour, une telle Bonté pour vous que je vous pardonnerai toujours ! Je suis prêt à mourir pour vous s'il le fallait !
Évidemment, j'ai annulé mon Pèlerinage 2019 au mois d'août à Arès : ma Conscience me "dicte" que je ne peux pas être sur le même Lieu qu'un prophète encore rempli de tels préjugés.
Philippe R. de Strasbourg.

Réponse :
Décidément, je continue d'être visé par la réprobation comme dans les commentaires 210C33, 210C34 et 210C35. À chacun le loisir de me juger approchable ou inapprochable ; je n'en fais le reproche à personne.
Toutefois, je  ne comprends pas pourquoi vous annulez votre Pèlerinage en août, puisqu'avec "une immense tendresse, un tel amour, une telle Bonté" vous me pardonnez l'erreur que je commets en développant en moi "l'intelligence du cœur libre de préjugés" par amour pour les autres — Je pense que mon "intelligence du cœur" n'a d'utilité que pour mon prochain, la société de mes frères les hommes, parce que je ne vois pas l'intérêt de réfléchir pour moi tout seul.
Donc, je ne comprends pas votre annulation de Pèlerinage, parce que personne ne va à Arès en Pèlerinage au frère Michel. Tout le monde y va en Pèlerinage au Père venu parler là en 1977. Si c'est ma présence qui brouille et perturbe la pureté de votre prière, il y a une solution facile : Ne venez prier qu'après mon départ de la Maison de la Sainte Parole, environ une heure après l'ouverture. Ça vous laisse deux bonnes heures pour prier ou méditer dans une atmosphère purifiée.

02aou19 210C37
Bonjour, très cher frère aîné, prophète du Créateur,
J'aime beaucoup cette entrée qui redit et synthétise certains points de votre enseignement. C'est à la fois déjà entendu et nouveau par les nuances qui apportent quelques choses de plus. C'est un beau tableau et surtout très clair, ce qui fait enrager ceux qui vous sont hostiles. J'ai toujours été émerveillé par cette phrase d'Isaie que vous citez :
On ne commettra ni mal ni perversité (ou violence)
sur toute Ma Montagne Sainte,
car la connaissance de Yawhé remplira la terre
comme l'eau recouvre la mer."
(Isaïe 11/9).

J'apprécie aussi tout particulièrement ce passage de  Daniel (12/1-4) :
En ce temps-là se lèvera Michel, le grand chef, qui tient pour les enfants de ton peuple, et ce sera un temps de détresse telle qu'il n'y en a point eu de pareille, depuis qu'il existe une nation jusqu'à ce temps-là. Et en ce temps-là, ton peuple sera sauvé, quiconque sera trouvé inscrit dans le livre. Et beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière se réveilleront, les uns pour une vie éternelle, les autres pour l'opprobre, pour la réprobation éternelle. Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du firmament et ceux qui en auront conduit beaucoup à la justice seront comme les étoiles, éternellement et toujours. Et toi, Daniel, serre les paroles et scelle le livre jusqu'au temps de la fin. Beaucoup le scruteront, et la connaissance s'accroîtra.
Ce passage contient déjà la notion de connaissance du Créateur à répandre (et non de croyance à répandre), autrement dit de moisson dynamique, intelligente.
Je vous embrasse très fraternellement, et vous remercie pour tout ce que vous faites.
Puissions nous un jour (nous ou nos enfants) égaler votre dévouement au bien commun de toute l'humanité et à son Salut final.
Daniel C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Daniel, pour ce commentaire réconfortant.
Je ne suis pas aussi sûr que vous que le Livre de Daniel soit dépourvu de livres d'hommes. Je trouve en tout cas très hasardeux de penser que Michel, le grand chef, y désigne l'homme Michel, le prophète d'Arès, parce que celui-ci n'est le chef de personne (Rév d'Arès 16/1), comme chacun sait.
Je suis heureux que vous songiez à égaler mon "dévouement au bien commun de toute l'humanité et de son Salut final," et je vous souhaite même de le dépasser !

02aou19 210C38
Frére Michel, vous savez, et je le sais aussi (nous sommes tous si différents) : Il y en a parmi nous et  n'ayez   crainte — certes peut être font-ils peu de bruit — qui connaissent bien votre écrit "Nous croyons, Nous ne croyons pas."
Ils en ont même tiré quelques exemplaires. Ils le propose à l'occasion d'un passage [de visiteur] au local. Ils l'offrent quand ils sont en mission.
Il n'est pas rare qu'il ["Nous croyons, Nous ne croyons pas"] fasse  l'objet  en "ouverture" sur la vitrine du local de "L'Eau Bleue" à L'Orient [Lorient].
Nos fréres peuvent ainsi en avoir un exemplaire facile à transporter dans leur sac à dos, en transport, pendant leur break/cantine du midi, en balade, en refuge, en nuitée, etc., et cela en est un bien bon partage... juste à côté de la Parole.
Belles heures de Pélerinage en aout 2019, le temps se déroulant dans l'Espérance
Fraternellement,
Brigitte J. de la T. de Bretagne-Sud

Réponse :
Un grand merci, ma sœur Brigitte, pour votre commentaire qui m'apprend qu'à Lorient "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" est un écrit lu et diffusé par tous les missionnaires. Je suis heureux de l'apprendre, parce que les citations qui me sont faites de cet écrit sont si rares que je m'imaginais qu'il était peu lu, peu consulté, peut-être même peu connu.

02aou19 210C39
Le mot "croire/croyant" est toujours utilisé pour montrer les égarements de l’homme dans La Révélation d’Arès (quinze occurrences pour L’Évangile donné à Arès et six pour Le Livre). Il est très difficile de s’empêcher de croire en ceci ou en cela (Rév d'Arès xx/5) dans ce corps d’animal-pensant dont le menton tremble devant la mort et la faim (xxii/15). J’ai besoin sans cesse de me rassurer, d’adoucir ma détresse (23/3).
Trop souvent, je préfère me bercer d’illusion plutôt que de faire alliance avec l’Aigle (Rév d'Arès 23/2), d’oser quitter tous les ports d’attache pour prendre le grand large et rejoindre la flotte du Roi (18/4). Les croyances sont comme des bittes d’amarrage dans un port. Le voilier s’y sent en sécurité mais est-ce là sa vraie fonction ? À quoi sert un voilier, s’il reste au port et ne risque pas le grand large, la Vie (19/1) ?
Croire, c’est comme amarrer mon voilier dans un port plutôt qu’un autre. La Vie m’appelle à oser prendre le grand large pour rejoindre la flotte du Roi, à laisser sans cesse mes croyances se briser sous le grand Souffle du Père, à vider ma tête des sciences vaniteuses (Rév d'Arès 33/8) pour y laisser entrer Sa Parole pour qu’Elle coule à nouveau comme un fleuve dans mes terres glacées (28/3). Oser le grand large, c’est aussi ce que fait l’apôtre quand il part à la recherche des épis mûrs dans la marée humaine, dans le flot des gens de la rue pour appeler à la pénitence.
Louis-Marie J. de Belgique

Réponse :
Merci, frère Louis-Marie, pour ce commentaire  J'aime cette image : "Croire, c’est comme amarrer mon voilier dans un port plutôt qu(e dans) un autre..." De même que beaucoup de lecteurs donnent aux livres où ils se plongent le sens qu'ils souhaitent qu'ils aient, beaucoup de croyants ne croient qu'aux choses auxquelles ils souhaitent croire. La subjectivité a envahi ce monde, elle est comme la flotte ennemie vainqueur dont les escadres occupent presque tout les ports. Le monde est en déblâcle ; toutes ou presque toutes les défenses objectives ont cédé ; la débâcle, c'est l'effondrement. La subjectivité a défait le monde.
Cela me rappelle, pas très clairement parce que c'est trop loin, un passage du discours d'Albert Camus à Stockholm lors de sa réception du prix Nobel un peu avant 1960 ; il disait quelque chose comme : "La jeunesse croit toujours qu'elle est appelée à refaire le monde, mais moi je ne crois pas que nous ne referons pas le monde. Peut-être empêcherons-nous le monde de se défaire..." Ce passage, je ne sais plus pourquoi exactement, m'avait frappé à l'époque. C'est un peu ce que le Père nous demande de faire aujourd'hui. Au moins arriverons-nous à empêcher le sauve-qui-peut. Pour cela le Père use d'une astuce que je crois particulièrement subtile : Faire remplacer croire pour changer, c.-à-d. sauver la fourmilière humaine, la planète.
Je ne sais si l'humanité ne va pas de très près frôler sa fragilité et la voir. Je ne sais si elle a compris que croire au Bien ne sert pas à grand chose. C'est faire le Bien qu'il faut. Et faire le Bien est se faire une âme, comprendre qu'il faut aller dans une tout autre direction que celle de l'intellect, de la géométrie, du rationnel, qui certes permettent de construire des ponts, des tours, des opéras, des fusées, de régir le commerce, de fabriquer des médicaments, de mesurer le cholestérol qui tue (de toute façon on meurt même sans cholestérol, puisque c'est le péché qui tue). Il faut aller dans le sens de l'âme. C'est la puissance invisible qui tromphera du mal.
Encore merci, frère Louis-Marie. Vous poussez plus loin la réflexion sur le "croire" et le "faire".

02aou19 210C40 
Frère Michel,
Quelle merveilleuse et belle entrée qui résume La Révélation d'Arès en si peu de mots. Cela m’a beaucoup touché. Cette simple phrase : "Que l’homme cesse de faire le mal et la Vie triomphera" et ce passage d’Isaïe 11/9 : On ne commettra ni mal ni perversité (ou violence)
sur toute Ma Montagne Sainte,
 car la connaissance de Yawhé remplira la terre
 comme l'eau recouvre la mer.

Nous sommes tellement pauvres spirituellement, parce que nous sommes beaucoup trop intellectuels.
Chantal M. d'Angers en Maine et Loire

Réponse :
Merci, mon frère Chantal, pour ce bref mais très beau commentaire.
Oui, "nous sommes pauvres spirituellement, parce que nous sommes beaucoup trop intellectuels." L'intellect, c'est comme une bagnole : On appuie sur des boutons, ça démarre, ça roule, le volant tourne les roues dans la direction désirée, les freins permettent de ralentir. Oui, mais au fond ça ne vas pas loin. Avec un plein de gas-oil (diesel ! eh oui ! quelle horreur ; je suis anti-écolo), je ne fais pas Bordeaux-Nice et si je compare ma bagnole à l'Univers, je ne fais avec ma Peugeot guère plus que quelques pas de microbe et surtout ce n'est pas mon voyage sur autoroute en fonçant (ou croyant foncer... encore croire !) qui va changer le monde. Pour changer le monde en Bien j'ai besoin d'autre chose que l'intellect, j'ai besoin de quelque chose qui ne s'achète ni se vend, qui ne marche pas avec des bielles, un villbrequin, des boutons, un volant, des roues, j'ai besoin d'amour.

03aou19 210C41
Vous répondez à Abdérahim [210C35] : "Vous ne pouvez pas, vous mes frères musulmans, citer Jésus qui a sa place dans votre Coran sans mettre en pratique ce qui est au centre de l'enseignement de Jésus : Le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7)" et vous avez bien raison.
Mais s'ils ne mettent pas en pratique le Sermon sur la Montagne, c'est parce que le Coran est son contrairePar exemple : Quand les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles où que vous les trouviez, etc. (Sourate Al-Tawba ou Barâ'a, IX/5), alors que le Sermon sur la Montagne dit : Vous aimerez même vos ennemis (Matthieu 5/44). Je pourrais vous citer d'autres exemple, ils sont multiples, même s'ils ne sont pas toujours aussi flagrants.
Il faut choisir entre le Coran et le Nouveau Testament (et La Révélation d'Arès). On a beau tourner et retourner les comparaisons dans tous les sens pour se mettre d'accord, montrer que les deux sont pareils, c'est faux. L'ontologie et la pneumatologie de l'Islam ne sont pas les mêmes que celles du Christianisme. Vous avez raison de souligner que La Révélation d'Arès parle de Mouhammad mais pas du Coran, de même qu'elle parle de Moïse (Moché) mais pas de la Bible.
Je ne suis pas un Pèlerin d'Arès actif, mais j'ai maintenant La Révélation d'Arès dans mon cœur. Pour moi elle est la Parole. Le Coran est une Parole impure. Le webmaster d'Al Abdal essaie de lier les deux, mais c'est impossible. À mon avis, Adam (2/1-5) désigne ce que vous appelez un "animal pensant" pas assez spiritualisé, une sorte d'Al Abdal qui s'est torturé la cervelle pour parvenir à un compromis mal taillé entre l'animalité et l'amour et il a appelé ça la religion. Je suis d'accord qu'il faut en sortir.
Il est beau et juste votre article 210. Comment peut-on être en désaccord avec lui ?
Chahine de Lorraine

Réponse :
Merci, mon frère Chahine, pour ce commentaire. Le temps me manque pour y répondre, mais après tout il ne demande aucune réponse.

03aou19 210C42
C'est le commentaire du frère Louis-Marie J. de Belgique (210C39) qui m'a inspiré cette nouvelle image animée hier soir. La parabole du Souffle et de la voile est si belle, frère Michel, qui plus est en cette nouvelle période de pèlerinage !
Puissions-nous tous un beau Jour rejoindre la Flotte Céleste (Rév D'Arès 17/4).
Ton témoignage aidera à surmonter les faiblesses de ce siècle, mais Je suis au milieu de tous ceux réunis en Mon Nom pour accomplir Ma Parole depuis toujours et jusqu'à Mon Jour (Rév d'Arès 40/4).
Guy I. de l'Hérault


Réponse :
Merci, frère Guy, pour cette nouvelle vidéo. Je l'aime bien. Vous proposez là un accomodement entre voile sur la mer et ciel étoilé, accomodement qui se rapproche de ce dans quoi nous entrerons quand nous quitterons la prison de la chair.

04aou19 210C43
Au commentateur qui signe "Le Petit Poucet"
Un commentateur qui signe Le Petit Poucet a adressé hier 3 août à ce blog un commentaire intéressant, que malheureusement j'ai effacé par maladresse en voulant l'afficher.
Aurait-il la bonté de le renvoyer ? Merci d'avance.
Michel Potay
Voir 210C48.

04aou19 210C44
Bonjour Frère Michel,
Faut il exprimer parfois sa colère ou son dégoût face à une humanité irresponsable de ses actes ?
Violence permanente, catastrophes irrémédiables sur le plan écologique, nous sommes des parasites toxiques pour notre environnement et nos semblables, indifférents à la disparition des espèces animales, mais désolés pour le moindre bobo sur la papatte d'un footballeur surpaye... Quelle dérision !
Il y a quelques années, Yves Paccallet écrivait un ouvrage "L'humanité va disparaître, bon débarras." Faut-il lui donner raison ?. J'ai découvert La Révélation d'Ares il y a un an, et la Parole me fait songer à la musique du groupe Magma. Un torrent de lave , une éruption devastant tout sur son passage.
Frère Michel, que faire quand tout devient si triste dans le chaos humain ?
Les dégâts me semblent trop importants pour espérer un avenir pour les générations futures.
Bernanos disait que les pessimistes étaient des imbéciles malheureux, peut être en suis un ?
C'est con mais je vous admire sincèrement. Je viendrais au Pèlerinage si je peux.
Franck B. (non localisé)

Réponse :
Magma ? Je connais très peu, mais j'ai entendu une fois et j'ai aimé. Je regrette beaucoup de manquer du temps qu'il me faudrait avoir pour écouter tous les musiciens ou groupes musicaux qui ont quelque chose de beau et profond à faire entendre. Peu de ces groupes, sauf les Pink Floyd, ont eu le succès qu'ils méritaient. Pensez-vous que Magma causent une "éruption dévastant tout sur son passage" ? Je pense plutôt que c'est une sorte de nerf qui vibre de la tête aux pieds. Il y avait une humanité poignante, parfois tonitruante, c'est vrai, dans leur musique, d'après ce j'ai encore en mémoire.
Quant à Yves Pascallet, oui, j'aime le souffle libre de cet auteur-là. Cependant, je ne le connais qu'en surface, je suis loin d'avoir tout lu de lui. Je n'ai pas lu "L'humanité va disparaître (ou disparaîtra ?), bon débarras !", notamment. Je lui donne raison et je ne lui donne pas raison ; je me pose seulement une question : De quelle humanité, parle-t-il ? Avant que Jésus vint me parler en 1974 j'appartenais à une humanité. Depuis lors j'appartiens à une autre.
Il est vrai que "les dégâts (sont) trop importants pour espérer (à coup sûr) un avenir pour les générations futures". C'est la triste éventualité dont parle La Révélation d'Arès en prévenant les hommes d'aujourd'hui que le péché des péchés (38/2) les menace. Mais, justement, c'est pour enrayer le processus de déclin qui conduirait au péché des péchés — le mal sans retour — que le Père à Arès lance son Appel à la pénitence.
"C'est con," comme vous dites, mais je pense que vous êtes peut-être un épi mûr, un futur membre du petit reste. En tout cas, je vous encourage à approfondir votre connaissance de La Révélation d'Arès, notamment en ayant la patience de trouver dans ce blog déjà très abondant des réponses à vos questions. Et, bien sûr, je vous souhaite un Pèlerinage fécond en éveil spirituel. Je souhaite que vous y rencontriez des frères et des sœurs qui puissent vous aider.
Vous pouvez m'écrire à Michel Potay, B.P. 16, 33740 Arès.

04aou19 210C45
Bien aimé prophète,
Je suis toujours peiné quand je lis les commentaires de ceux qui viennent étaler leurs réprobations ou menaces sur ce blog, tant je sais, comme la plupart de mes frères et sœurs du petit reste qui suivent ce blog depuis 2006 et votre enseignement depuis que vous avez reçu La Révélation d'Arès en 1974 et 1977, combien vous aurez donné à votre mission.
Peiné je suis, mais aussi soulagé, car votre attitude et vos réponses à certains de ces réprobateurs fait partie intégrante de votre enseignement, nourrit et inspire la réflexion de ceux et celles qui se retrouve(ro)nt tôt ou tard face à l'adversité. Sur cette grand corde de la résistance à la Vie (Rév d'Arès 24/5) — les réprobateurs publiés — n'oublions pas tout ceux qui ne sont pas publiés. Les réprobateurs publiés ne sont que la face visible du grand iceberg de la résistance à l'Eau (Rév d'Arès 20/1-7) qui retient la grande majorité de l'humanité dans la vallée grasse (Rév d'Arès 7/1) de la non-évolution. De là, l'évidence de notre mission, rejoignant l'évidence de la mission des prophètes qui vous précédèrent : libérer la multitude, encore et toujours prisonnière de la matrice (notre frère Randy C. avait écrit une chanson sur ce thème avec son premier groupe je crois, un rap bien envoyé que j'écoute encore parfois sans me lasser) du système, de ses lois, de ses dogmes et de ses cultes. Face au mystère de la résistance irrationnelle au Bien — Pourquoi l'homme se complaît dans la souffrance et la malheur ? — notre pénitence (fruit du sermon sur la montagne vécu avec obstination, persévérance et constance) est la porte étroite (Matthieu 7/13).
Le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7) qui ne fut pas prononcé d'une traite, mais compile des recommandations du Christ essentiellement tourné sur l'amour du prochain, reste le texte le plus commenté du christianisme, et ne fut pas remis sous le boisseau (Mathieu 5/16), et jamais totalement d'ailleurs jusqu'au siècle dernier, par le christianisme. Dans les premiers temps, il était considéré comme base de la vie du chrétien quelle que soit son origine (on retrouve l'équivalent du Sermon sur la Montagne sous l’appellation Sermon dans la Plaine dans l’Évangile de Luc [Luc 6/1-49], qui s'adressait vraisemblablement à une communauté païenne au contraire de Mathieu qui s'adressait vraisemblablement à une communauté juive, au même titre que l'application des principes d'une religion naissance que Jésus, s'il était resté plus longtemps avec ses disciples n'aurait jamais laissé faire (Relire la didachée, http://michelpotayblog.net/jOG/jOGtv.html).
Personne n'était dupe de la difficulté que présentait son accomplissement, mais pas au point d'en relativiser la nécessité. Au regard de mes faibles connaissances, le Sermon sur la Montagne a rencontré ensuite sur le chemin de son accomplissement, plusieurs écueils : d'abord, le retour du Christ qu'on pensait imminent ne se produisit pas. L'effort pénitentiel devrait reposer sur une autre dynamique que l'imminence de la libération. Ensuite, l'accélération des conversations [?], notamment dans les milieux païens, rendait les exigences du Sermon sur la Montage inaccessibles à beaucoup. Les responsables de la communauté commencèrent à se dire que le Sermon sur la Montage ne pouvait présenter pour tout chrétien le même niveau d'exigence (pour certains ce serait des préceptes et pour d'autres de simples conseils). Mais c'est peut-être des thèses pauliennes [pauliniennes] placées au même niveau que l'enseignement du Christ que viendra l'obstacle majeur, notamment renforcé avec le développement du protestantisme. Le salut par la foi de Paul [Éphésiens 2/8] entre alors en contradiction directe avec le salut par les œuvres du Sermon sur la Montagne. Le premier prenant le dessus dans toute la chrétienté, il fallut bien donner à ce Sermon sur la Montagne et aux œuvres une justification de leur relativisation.
Certains penseurs chrétiens allèrent même jusqu'à avancer l'idée que le Sermon sur la  Montagne ne concernait que Jésus (qui l'aurait prononcé pour lui-même ?!) ou ne s'appliquerait qu'à la résurrection (à vivre oui, mais après le Jour de Dieu ?!). Aujourd'hui, force est de constater qu'il n'en reste pas grand chose au sein du Christianisme. La majorité des chrétiens ne connaissant plus les Évangiles, confondent Sermon sur la Montagne avec Béatitudes (qui n'en sont que les premiers versets, plus poétiques et tellement moins exigeantes que la suite du Sermon) et perçoivent le Sermon sur la Montagne comme étant, au mieux, une utopie — si beaux soient ses préceptes, ils ne sont pas applicables dans le monde moderne —, au pire l'expression d'un péché d'orgueil — prétendre pouvoir vivre selon ces préceptes alors que la foi nous appelle à une si grande humilité devant Jésus [supposé être] mort sur la Croix pour nous sauver —. De cet inaccomplissement, le Christianisme n'en finit pas de s'éteindre... Mais pourquoi le pape n'a-t-il pas écouté votre proposition d'ajouter à son credo ces neuf mots "et vous vivrez selon le Sermon sur la Montagne" ?
Les Pèlerins d'Arès ne font ni plus ni moins que de retourner au charbon de l'accomplissement du Sermon sur la Montagne, qui est la pénitence vécue, le christianisme des origines, et en ligne de mire l'Île Bleue [Rév d'Arès xiv/13].
Voilà pourquoi, comme vous le dites si bien dans cette entrée 210 que je lis et relis depuis sa parution, les Pèlerins d'Arès sont "pauvres en croyance" mais riches en action. Et c'est pourquoi je ne comprends pas ce que veulent dire ceux qui, comme récemment notre frère Antoine B., s'en prennent aux béni-oui-oui du prophète. Mais béni-oui-oui de quoi ?! De l'effort d'aimer quand je suis tenté de ne pas aimer, de l'éffort de pardonner, quand je suis tenté de ne pas pardonner, de faire la paix quand je suis tenté de ne pas faire la paix, de me libérer de mes peurs et de mes préjugés, quand je suis tenté de ne pas m'en libérer ? Tout cela n'est que vue de l'esprit. La Vie n'est pas dans les idées mais dans la réalité, dans le temps, ici et maintenant. Encore merci pour tout ce que vous avez apporter à notre mission, frère Michel.
Jeff P. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Jeff, pour ce commentaire qui s'étend sur le Sermon sur la Montagne d'une façon pertinente, qui explique bien que nous Pèlerins d'Arès sommes conscients que ce qu'il fallait retenir et accomplir de l'enseignement de Jésus a été escamoté par le christianisme d'église.
L'erreur fatale de l'Église a été le Concile de Nicée qui en haussant au sommet de ce qu'il faudrait, selon elle, croire pour être sauvé :  la trinité (Dieu en Trois Personnes : Père, Fils et Sint Esprit), la rédemption par la Croix, etc., a inévitablement dû rabaisser à un niveau de comportement purement moral et accessoire le Sermon sur la Montagne.

04aou19 210C46 
Suite à votre réponse a notre Frère Louis-Marie J. de Belgique 210C39 voici la vidéo du discours d'Albert Camus à Stockholm, prix Nobel.
Les pénitents sont comme des éons qui par leur accomplissement de la  Parole, de la Vie,  rayonnent d'énergie du Bien. En cela nous sommes éons.
Que cette troisième période de Pèlerinage de Feu soit pour tous féconde.
Que La Lumière de la Vie se pose sur tous les P(p)èlerins en prière sur les Saints Lieux ou par le cœur.
Alleluia !
Didier Br. d'Île de France, actuellement à Bordeaux.
https://youtu.be/M5QD-32MCv4

Réponse :
Merci infiniment, mon frère Didier. J'ignorais qu'on pût trouver ce document sur YouTube.
Je suis heureux de pouvoir ainsi faire entendre à tous les lecteurs du blog la voix disparue d'Albert Camus.
Albert Camus est de tous les écrivains et penseurs français l'un des plus universellement connus. Peu d'écrivains et penseurs auront cependant été aussi dénigrés et conspués que lui. On se moquait de la méfiance de Camus face au matérialisme épais qu'il sentait envahir son temps, on lui attribuait au mieux une "morale de Croix Rouge" ; il passait pour un minable. Et Il a été Prix Nobel ! Ce n'est évidemment pas ce qui me fait me sentir proche de lui, le prix Nobel ne m'intéresse guère, mais pour moi l'auteur de "L'Étranger" est celui qui a bien compris ce qu'est aujourd'hui le problème de l'humanité. Camus n'était pas croyant, mais peut-être l'Événement d'Arès l'aurait-il fait revoir son athéisme. Je suis comme Camus un adversaire de l'intel­lectualisation des sentiments humains qui se tirent de profondeurs autres que celles de la psychologie.

05aou19 210C47
Merci, bien-aimé prophète, pour cette belle entrée qui éclaire mon sentier d’une lumière si précise !
Je fais le lien avec l’entrée 201 : "Mais où est Dieu ?", qui fut pour moi une étape importante dans le dépouillement de ma culture. Jusque-là, ne voyant pas d’autres façons de me représenter Dieu que celles proposées – imposées, devrais-je dire – par la religion, il m’arrivait très souvent de douter de ma foi et de l’existence de Dieu même.
Je n’ai jamais vécu d’expérience surnaturelle ; je ne ressens rien de particulier quand je prie dans la Maison de la Sainte Parole. Lorsque je prie chez moi, je ne me demande pas si le Père m’écoute, je prie pour me remémorer la Parole et l’accomplir et pour me relier aux autres priants. Tout cela m’amenait à douter souvent de ma foi et, je dois bien l’avouer, à avoir un peu honte de cette si piètre foi… Aujourd’hui, je peux dire que j’ai une foi que je qualifierais d’athée ou d’agnostique, ne trouvant pas de mots plus adaptés. Je ne sais pas qui est Dieu et petit à petit, grâce à votre enseignement, frère Michel, je l’accepte ainsi, me débarrasse de mes doutes et m’affirme dans cette foi qui, j’ai l’impression, n’est pas celle du monde.
En revanche, j’ai une certitude — ah, ça ! oui : la pénitence — l’amour de tous les hommes, le pardon de toutes les offenses, la paix, la liberté par rapport aux préjugés et aux pouvoirs, l’intelligence du cœur activée dans mes pensées et mes actes – est la seule voie pour changer le monde ! La Révélation d’Arès et vous, son prophète, me permettent de désépaissir le brouillard de mes croyances et de "comprendre un peu mieux ce dont je sors, ce dont je dépends, ce que je suis, ce que je peux croire", comme vous l’écrivez dans votre entrée.
Quelle chance et quelle joie ce fut de prier à vos côtés et ceux de votre épouse, sœur Christiane, pendant la période de juillet du Pèlerinage !
Marie A. du Rhône

Réponse :
Un grand merci, ma sœur Marie, pour ce précieux commentaire, précieux parce que nombreux sont les humains, parmi lesquels des Pèlerins d'Arès, qui cachent dans l'écrin de leurs questions secrètes la question de Dieu. Qu'est Dieu ? Que suis-je par rapport à Lui, s'Il existe ? C'est la question que je me posais tandis que Jésus poursuivait ses visites entre le 15 janvier et le 13 avril 1974, parce que Jésus parlait du Père, parlait pour le Père, et quoique je comprisse qu'il n'était pas lui-même Dieu, il y avait en lui et dans son verbe une sorte d'emmêlement de lui et du Créateur,  de lui et de la Vie.
Dans mon entrée 65 du 6 août 2007 (douze ans déjà !) j'écrivis : "Dès que des mots humains paraissent, le mot Dieu notamment, tout se brouille: Jésus fut fait un Dieu (Rév d'Arès 2/13), mais n'est pas Dieu (32/2), et le flou s'accroît… C'est un Christ qui est Dieu né de Jésus, ce qui, pris au pied de la lettre, paraît dire que Dieu est né de l'imagination d'un homme nommé Jésus né d'une femme nommée Marie (32/2). En fait, il s'agit d'autre chose, que l'intelligence d'homme, faible lumignon, ne peut plus comprendre (32/5)." C'était un aveu parmi d'autres que je ne savais plus ce qu'était Dieu depuis les Événements Surnaturels d'Arès.
En 1977, pendant les Théophanies, la question de Dieu se creusa en moi plus profondément encore. Bien que, du côté factuel, je ne pus pas ne pas penser au Buisson Ardent (Exode 3/2-21 et 4/1-9) et ne pas concevoir un peu mieux ce qu'avait probablement été la rencontre de Moïse et de Celui Qui est (la Vie, en somme), du côté sensitif je vécus quelque chose qu'il m'est impossible de décrire puisque je percevais le Message du Très Haut tout à la fois par le son et par une pénétration muette du sens dans tout mon être, les deux pénétrations en moi se confondant simultanément. La partie muette du Verbe est imprimée entre parenthèses. La sensation, si je peux tenter de la décrire un peu, était que je réalisais que le Père utilisait simultanément un son extérieur et quelque chose de Lui en moi. En fait, je n'ai pas les mots pour décrire ce que je vécus alors. Une vérité s'ancra alors en moi, à savoir que Dieu ou la Vie va des illimités confins de l'Univers au moindre atome de mon être, y compris de ces éons invisible et indétectables qui génèrent ma pensée.
J'ai été heureux de prier avec vous au Pèlerinage en juillet, ma sœur Marie. Le premier jour, je vous ai vue avec une petite fille qui, je l'ai supposé, était Sidonie, votre enfant, et j'étais heureux que vous soyez venue avec elle. Bien sûr, comme tous les enfants de son âge, elle ne réalisait pas où elle était et s'amusait plutôt des circonstances, mais j'étais heureux de vous voir ensemble.

05aou19 210C48
Paix, shalom, Salem.
Les compagnons de Jésus n’ont même pas été capables de transmettre le "Père" [le "Notre Père" ?] dans son intégrité au monde : Comment prétendre que le sermon sur la montagne palestinien tel qu’il nous est parvenu est tout et seulement tout ce qui a été dit par Jésus sur le mont des "béatitudes" ?
Fait extraordinaire : le texte du sermon sur la montagne tel que rapporté par les évangiles canoniques ne fait pas mention du joug romain, le pouvoir politique alors même qu’il fait référence au pouvoir religieux.
Or, précisément nous savons que le christianisme originel (juif) s'est transformé en christianisme romain (le pagano-christianisme) sans capacité de changement, car le germe de rébellion ou de folie levée de Nazareth y a été éteint (n’y a subsisté que la partie intériorisé, spirituelle de grande valeur mais tel que, valable que pour les moines ou les troupeaux qu’on se déchirent [?])
Le sermon sur la montagne est repris dans l’évangile européen (d’Arès).
Force est de constater qu’il se poursuit par une partie de versets beaucoup moins pacifiques, qui risque[nt] malheureusement de s’accompagner même de débordements et d’injustice ou être récupérés, salis, etc. Comment peut-on lire la parole renouvelée à Arès et passer à côté de ça ?
(Chapitre [ou Veillée ?] 28 : pour les versets voir ci-dessous)
Les idolâtres donnés en référence dans la sourate du "Désaveu" ont été combattus non pour leur croyance, car leur religion était mauvaise (même si elle l’était [?]), mais pour leur injustice envers les hommes et par légitime défense.
Ils n’auraient jamais consenti à  épargner les soumis de Dieu car Allah n’était qu’une des 365 divinités de Bekka. Ce n’était pas juste un problème de croyance mais de contrat économique, social et culturel.
Ce qui protégeait encore les nouveaux croyants jusque là était l’appartenance tribale.
Mais mêm ce réflexe millénaire étai sur le point de voler en éclat sous la pression des intérêts reconnus.
Ce qu’il faut comprendre est que l’Arabie avait développé une société de classes et les nantis était servis par le commerce intimement lié aux cultes des idôles qui rythmait les grands moments d’échanges entre les tribus.
Il n’était nullement question pour eux d’établir la justice en échange de la tolérance religieuse.
Bien au contraire.
Cette Tolérance admise du côté musulman est  clairement inscrite dans le Coran même pour les idôlatres (voir référence el Al-an’am 6-108).
Parmi les idolâtres se trouvaient certainement des personnes du commun du peuple sincères mais envoûtés et entichés de superstitions, mais une autre frange de la population était constituée de profiteurs sans scrupules. (Ils troquent à vil prix les versets d’Allah (le Coran) et obstruent Son chemin :
C’est-à-dire logiquement puisqu’ils ne sont pas croyants :qu’ils déforment sciemment les dires de Mohamed (que je profite de saluer ici) afin de tromper les peuplades : ces pelés et ces tondus !
On connaît les années d’embargo, de confiscation, d’humiliation et de misère que les nouveaux croyants dans leur grande majorité avaient subi.
Puisqu’il n’y a avait pas de solution spirituelle quelle était la solution ?
La difficulté et la solution du problème résident dans l’abolition des chefs  et de la hiérarchie des chefs, formant des structures comme l’araignée tisse sa toile, conduisant à des décisions coupés des réalités, chaque chef ayant des ambitions personnelles qui l’empêchait d’évoluer et de laisser le peuple évoluer dans le bon sens.
Il est assez facile alors aux démons de faire appliquer leur dessein: en ciblant les chefs.
Il aurait fallu tenter d’autres voies, fomenter la rébellion de l’intérieur en rachetant par exemple les idôles pour les détruire etc...rien ne nous dit d’ailleurs que cela n’avait pas été envisagé.
"Vous le peuple; vous êtes innocents de ce que  vos chefs ont décidé (c’est à dire leur refus de respecter leur pactes, leur racisme etc...): Remette-nous vos chefs pour qu’ils soient jugés ; destitués, dans certain cas exilés etc...»
Les chefs, bien sûr, avaient beaucoup de soutien parmi le peuple : Notamment les marchands (liés les uns aux autres par une chaîne de compromis et de compromissions). Rien n’aurait été facile. Rien n’avait été facile.
Puisque les adorateurs d’idôles ne voulaient céder sur aucun point.
En fait il aurait fallu même abolir l’idée de chef : mais l’humanité ne s’y était pas préparé à cette date là.
Bref,une page n’était pas encore tourné,c’était encore la nuit de l’humanité (après la "nuit obscure, plus obscure à son déclin qu’à son lever": les guerres mondiales particulièrement) et tout cela nous ramène au Jour éclatant de La Révélation d’Arès.
Références évoquées plu haut:
Al-An'am 6.108. N'insultez pas ceux qui invoquent d'autres divinités que Dieu, car ils seraient tentés, dans leur ignorance, d'insulter à leur tour Dieu, par esprit de vengeance. C'est ainsi que Nous embellissons aux yeux de chaque peuple ses propres actions. Puis ils retourneront tous à leur Seigneur, qui les informera de leurs actes passés.
Le désaveu :
7. Comment y aurait-il pour les associateurs un pacte admis par Allah et par Son messager ? À l’exception de ceux avec lesquels vous avez conclu un pacte près de la Mosquée sacrée (5). Tant qu’ils sont droits envers vous, soyez droits envers eux. Car Allah aime les pieux.
8. Comment donc! Quand ils triomphent de vous, ils ne respectent à votre égard, ni parenté ni pacte conclu. Ils vous satisfont de leurs bouches, tandis que leurs cœurs se refusent; et la plupart d’entre eux sont des pervers.
9. Ils troquent à vil prix les versets d’Allah (le Coran) et obstruent Son chemin. Ce qu’ils font est très mauvais !
10. Ils ne respectent, à l’égard d’un croyant, ni parenté ni pacte conclu. Et ceux-là sont les transgresseurs.
Comment ne pas rapprocher ces versets cités du coran à ceux du chapitre [Veillée] 28 de l’Évangile d’Arès :
14. Le temps est venu où Ma Parole s'accomplit.
Des hauteurs qui dominent les rivages
devant Génésareth
Mon Appel est enfin entendu
par des hommes qui Me haïssent.
15. Heureux sont-ils parce qu'ils ont été scandalisés.
Heureux sont-ils parce qu'ils ont été dignement pauvres et qu'ils
deviendront riches de toute la terre.
Heureux sont-ils parce que leurs pères sont morts esclaves et que leurs os
sont aujourd'hui consolés.
Heureux sont-ils parce que la faim et l'injustice les enserraient et qu'ils
vivront justifiés et rassasiés.
Heureux sont-ils à cause de leur vertu parce qu'ils connaîtront Dieu.
Heureux sont-ils parce qu'ils aiment leurs frères, qu'ils font la paix avec
eux.
Heureux sont-ils parce qu'ils distribueront entre tous Mon Héritage.
20. Il est temps que Je libère les nations;
dans la nuit Je leur ai fait entendre le délire des puissants, des princes et des
riches,
elles ont compris, elles se sont levées,
elles ont rompu les chaînes, de leur fer elles ont forgé des armes,
de leurs faux elles ont fait des épées,
elles ont capté le feu qui lance les traits,
elles ont grondé du fond des steppes
comme le galop des chevaux marqués de Mon Signe,
elles ont repris leur héritage aux voleurs.
21. J'ai effacé leurs violences comme des nuages,
Mon Souffle a purifié le ciel au-dessus d'elles.
Les nations reviendront vers Moi.
D'autres nations se libéreront;
Je laisse à leurs dominateurs le temps du repentir, Je patiente encore,
22. J'appelle encore les prêtres à la Vérité.
Selon Ma Promesse il leur sera laissé la paix, la nourriture et l'abri;
celui qui restituera à Mon Peuple
qui ses biens
qui sa piété
s'éteindra heureux au milieu des siens;
23. mais qu'il tarde, qu'il prenne des détours, il subira la violence.
Beaucoup seront persécutés,
leurs rescapés seront traqués,
leurs femmes se prostitueront
et leurs enfants seront dépouillés.
24. Qu'ils méditent vite Ma Parole
ceux qui fixent le prix de la terre,
le prix du fer et du feu, le prix de la prière,
le salaire de l'ouvrier, l'intérêt de l'argent,
qui tirent de Mon Héritage pour eux seuls des profits;
qu'ils prennent garde avant qu'il soit trop tard !

Pour résumer :
Les hommes sont libres de croire ce qu’ils veulent tant qu’ils sont justes avec l’intégrité des personnes et des biens. Ils ne peuvent être combattus par une lutte violente ou armé uniquement, car ils adorent des idôles de pierres ou de bois ou autre : "la vérité se distingue  de l’erreur". On doit pouvoir raisonner pour montrer que tel ou tel croyance est fausse ou semble l’être donc en utilisant des moyens pacifiques.
Il faut abolir l’organisation de la société fondée sur l’autorité d’un chef ou de plusieurs chefs en hiérarchie, puisque cela aboutit toujours à la spoliation. Les gestionnaires sont des serviteurs de l’État (ou des États confédérées de taille humaine) payé comme un ouvrier, redevables et révocables à  tout moment.
Aujourd’hui (mais pour combien de temps encore ?)nous bénéficions de moyens extraordinaires pour faire germer la nouvelle société de justice tel qu’appelée dans La Révélation d’Arès : c’est une occasion rêvée — a priori sans précédent — pour rétablir la justice entre les peuples (peuplades).
Sa fondation est la justice, sa structure une composition de petites unités confédérées, sa décoration — l’amour — et  son faîte la sainteté.
Bisous.
Le Petit Poucet

Réponse :
Bonjour, Petit Poucet. Êtes vous capon au point de cacher votre nom ? Ou bien cachez-vous votre nom parce que vous n'êtes pas sûr de tout ce que vous dites ? Vos références au Coran suggèrent-elles que vous êtes de côté d'Al Abdal, cette société secrète ? Je ne sais pas. J'avoue cependant que ça me gêne, non parce que je suis curieux de savoir qui vous êtes, mais parce que je crois comme Hegel, Alain et tant d'autres qu'on ne parvient à rien sans dialectique, et que je pense qu'il n'est de dialectique qui vaille qu'entre gens identifiés.
Car, enfin, vous écrivez dans ce blog en sachant que je réponds aux commentaires et que, donc, il y a normalement dialectique ici. Au lieu de ça, ce que je vous réponds va partir dans le vide, à Monsieur ou Madame Personne n'habitant nulle part. Cela me laisse un sentiment de pénibilité. La pénibilité a toujours été définie conformément aux valeurs viriles, notamment du courage de supporter les coups ; est pénible ce qui demande du courage, n'est pas pénible ce qui se fait en cachette. Passons !
Votre commentaire, comme je l'ai écrit en 210C43, est intéressant en ceci qu'il appelle une réponse qui est selon moi — mais je ne suis pas assez sot pour croire qu'il me suffit d'écrire pour convaincre — la clé de toutes les questions que vous vous posez, questions qui ne sont pas sottes, mais qui ont le tort de ne pas dépasser 2+2=4 et donc, puisque 2=1+1, 2+2=2+1+1. Vous pourchassez le sens littéral comme on pourchasse le chiffre. Vous avez tort ; ça ne va pas assez loin quand il s'agit de chercher ce qui est impossible à trouver sur cette terre avec nos petites cervelles : la Vérité. La Vérité absolue n'est pas atteignable en ce monde, comme la Vie n'est pas atteignable. Il faut la retrouver et pour l'heure nous n'avons que quelques panneaux indicateurs.
Vous commencez par une question intéressante, bien posée : "Les compagnons de Jésus n’ont même pas été capables de transmettre le "Père" [le "Notre Père" ?] dans son intégrité au monde : Comment prétendre que le sermon sur la montagne palestinien tel qu’il nous est parvenu est tout et seulement tout ce qui a été dit par Jésus sur le mont des béatitudes ?" J'adhère à votre remarque et je pense qu'il n'existe pas un Pèlerin d'Arès digne de ce nom qui prétende que le mot à mot du Sermon sur la Montagne tel que nous pouvons le lire, traduit du grec, dans nos Bibles, soit exactement ce que Jésus a dit. Comme la Bible en général, comme le Coran en général, comme les Véda en général, etc., tous ces textes ne sont plus que des débris de la mémoire. Seulement voilà, nous n'avons qu'eux. Le Père le sait. Alors il réitère Sa Parole en espérant qu'enfin elle sera gardée intacte et comme elle n'est que langue humaine, faible et insuffisante, Il prend un homme, en fait un prophète, lui donne un charisme, le charisme de Vérité, pour qu'il explique cette Parole. Je suis prophète et je vous dis donc qu'il est bon pour votre salut de suivre le Sermon sur la Montagne tel qu'il est, à défaut de plus d'exactitude qui ne vous mènerait pas plus loin, tant est déjà difficile à accomplir ce que dit la Bible d'aujourd'hui.
Nous savons que Jésus disait la Vérité, même si elle n'est connue que grosso modo, même si nous ne connaissons pas l'exacte teneur de son verbe, en supposant que nous soyons capables de la comprendre, parce qu'il n'existe pas de langue qui ne subisse au cours des siècles des glissements de sens. Autrement dit, Petit Poucet, vous n'avez pas d'autre moyen, d'autre clé, pour bien comprendre, que de recourir à cet homme-là, qu'on appelle prophète. Pour La Révélation d'Arès c'est moi, Michel Potay, le prophète, et croyez- bien que je n'en tire pas gloire, que je ne vous dis pas ça pour vous impressionner, m'imposer. J'en tire plus de soucis que de béatitude, et en récolte plus de critiques que de prestige. Mais c'est comme ça.
Par ailleurs, vous citez la Sourate Al Aman du Coran et la Veillée 28 de La Révélation d'Arès, mais ces versets ne donnent que des informations, que dans les rouages salvateurs actifs de la Parole je considère seulement comme ce que j'appelle des horizons de situation, des confidences du Père trop aimant (Rév d'Arès 12/7) à l'Enfant (13/5), Père trop aimant, c'est-à-dire enclin aux confidences au coin du feu, si je peux dire, à ce qu'il n'est pas nécessaire de dire pour préparer l'Enfant au Salut, mais qui témoigne de l'extrême promiscuité de la créature et de son Créateur ? Ces versets ne sont quand même pas inutiles. Ce sont des identifiants de la Salive commune à Dieu et à l'homme, qui ont le même ADN si je peux dire en reprenant un terme à la mode, mais non des lignes de conduite pour retrouver la Vie (24/5). Vous pouvez escamoter ces versets et c'est sans conséquence si vous êtes pénitent, car c'est la pénitence qui crée l'âme et qui conduit au salut. Ces versets ne sont utiles, et là ils le sont hautement, que si on les voit comme des ponts qui nous permettent de franchir l'obstacle entre le Père et nous, d'oser nous croire de la même Vie que la Sienne. On peut dire aussi — et en métaphysique ce n'est pas rien — que la pénitence c'est le fond, qui dépend de nous, et le reste du Verbe la forme.
On ne peut négliger cette confrontation de la dynamique salvatrice et de son cadre humain concret, de même qu'on ne peut dire comme certains le disent que Platon n'est qu'un rêveur ignorant la nature humaine, parce que Platon a ses côtés pratiques aussi, ne serait-ce que parce qu'il et dialecticien. La Parole de Dieu n'est qu'une dialectique entre sa Pensée et les faits de l'Histoire humaine. Ainsi ne puis-je être amour sans voir les hommes, pourtant très divers, bons ou méchants, bêtes ou futés, pieux ou impies ;  il ne peut y avoir d'amour sans objet, quel que soit l'état et l'apparence de l'objet, il n'y a pas davantage de pénitence sans objet, quel que soit l'état et l'apparence de l'objet. Tout est relatif, et la relativité est le pont qui nous permet le passage vers le Tout-Autre. Ainsi je lis moi aussi le Coran, sans être Musulman, mais parce qu'il contient une Vérité relative qui vaut tellement mieux que pas de Vérité du tout. Nous n'avons pas d'autre moyen de faire notre salut.

05aou19 210C49
Un veritable chef d'œuvre qui apaise ma soif de métaphysique. Celle d'un assoiffé de l'Être.
Merci a vous et aux freres et sœurs.
L'Être insaisisable et dynamique qui enveloppe tout et dont tout découle. L'Être au caractère évanescent ("le Tout-Autre insituable et évanescent ." Frere Michel, #201).
Dieu est en moi, en vous et tout en-dehors même. Il couvre tout absolument tout jusqu'au mécanismes de la pensée, des idées qui tournent dans la tête et de la conscience de chaque individu... En gros, tout est constitué de l'Être et rien n'existe en dehors de l'Être. Pas même la pensée !
Et pourtant il y a dans La Révélation d'Arès quelquechose qui revèle un aspect de la nature de Dieu... qui me paraît inestimable et qui le rend tellement "humain",  le caractere puissament existentiel de sa Volonté. Le Père peut se réduire à la dimension d'un bâton de lumiere, mais au prix d'un considérable effort [Rév d'Arès ii/21], qui implique une Volonté tendue et soutenue. Quoi de plus humain ?  Ça veut bien dire que Dieu ou l'Être n'est pas comme le génie dans Aladin qui crée tout en cliquant simplement des doigts comme par magie.
Ça correspond par contre au dieu inexistant de la religion.
Sa Volonté est donc celle qui à chaque instant, à chaque fraction de seconde, prend sur elle-même pour maintenir l'extraordinaire équilibre de l'Univers Infini dont il est le Père [Rév d'Arès 12/4].
Pour que Nous fassions Ta Volonté !
Dieu parait si proche sous cet angle... et l homme ne paraît pas si faible face à son existence sous ce même angle.
Je pense qu'entre l'Être et le Tout il y a une relation d'immanence. Et pourtant le Père, bien qu'il soit dans le tout, semble Être quelque chose de plus encore. Quelque chose que la conscience de l'homme n'a plus la capacité de concevoir.
Mon frère  Abdérahim a tort de parler au prophète de facon si légère et désabusée. Le prophète est miroir de l'Amour d'Allah. Écouter le prophète fera de vous un meilleur Musulman. Il y a dans le Coran des passages qui deviennent particulièrement lumineux s'ils sont lus sous la lumiere de La Révélation d'Arès.
Quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire : "Sois !", et c'est (Coran Yâ Sin : 36/82).
"Il Se connaît parfaitement à toute création" (Coran Yâ Sin : 36/79).
Tout ce qui est se tire de l'Être. Toute vie découle de la Vie [Rév d'Arès 24/5]. L'Être, c'est celui qui couvre tout et dont tout découle. Ce ne sont pas des mots magiques simplement prononcés pour le style ; ils attestent d'une Vérite et d'un Lien Éternel qui lient le Père à sa Création, quelle qu'elle soit.
De plus, seul La Révélation d'Arès explique le processus de l'âme. Pas le Coran, mon frère Abdérahim.
"Et ils t'interrogent au sujet de l'âme. Dis : "L'âme relève de l'Ordre de mon Seigneur" et on ne vous a donné que peu de connaissance (Coran Bani Israil 17/85)".
Le prophète ne veut que le bien de l'humanité. Suivons-le comme des humbles petits frères, tout simplement.
Léon Amos O. de Leeds, Grande Bretagne

Réponse :
Merci, frère Léon Amos, pour ce profond commentaire.
Abdérahim (210C35) est le pur produit de la religion, en l'occurence l'Islam. Ce qui dans la religion est probablement le plus regrettable est la très sincère, mais très étroite limitation du croyant à ce qu'on lui a appris et sa peur de comprendre autrement. C'est ainsi qu'on voit des frères humains qui seraient capables de s'ouvrir à une Vérité plus pénétrée et pénétrante, même si elle est plus difficile à intégrer, protester avec indignation contre tout ce que leur religion ne leur a pas appris. Il faut savoir que la culture a borné leurs esprits pour comprendre leur colère. La foi des autres ne les impressionne pas ; pour eux elle est a priori forcément fausse. Ils se considèrent infaillibles et règnent sans se soucier de ce qu'ont pu comprendre les autres, qui peut être faux, c'est vrai, mais aussi qui peut être vrai. La culture a érigé en eux cette citadelle. C'est à nous d'en fissurer les murailles et c'est ce que vous faites ici. Merci, mon frère.

05aou19 210C50
Bonjour frère Michel,
Merci pour cette nouvelle entrée. Les contours de l'Île Bleue (Rév d'Arès xvi/13) deviennent de plus en plus précis.
Je m'efforce de transmettre La Révélation d'Arès à mes enfants, mais ce n'est pas facile. Comme l'immense majorité des jeunes des nouvelles génération, je le constate souvent dans la mission, ils ont du mal à concevoir ce qu'est la vie spirituelle, et encore plus un Créateur de l'Univers. Les jeunes occidentaux ont un esprit très formaté par le rationalisme appris à l'école et omniprésent dans notre culture, mais la plupart d'entre eux ont gardé un cœur généreux et écoutent le Père présent en eux  sans en avoir conscience. Beaucoup sont sensibles à toutes formes d'injustice et aussi effrayés par la destruction de plus en plus massive de la nature à l'échelle de la planète, l'effondrement de la biodiversité et le changement climatique dont le mode de vie actuel de la civilisation occidentale serait directement responsable.
Donc, de plus en plus certains d'entre eux pensent sérieusement à des actions radicales, pour hâter la chute du système actuel et lancer les bases d'un nouveau mode de vie, créer de nouvelles communautés humaines où les valeurs du cœur et le respect de la vie sous toutes ces formes en serait les bases.
Voici les liens d'un texte appelant à cette résistance verte que vient de m'envoyer mon fils ainé :
"Une introduction à Deep Green
Resistance (par Derrick Jensen)"
https://www.partage-le.com/2015/12/une-introduction-a-deep-green-resistance-par-derrick-jensen/
De tout cœur.
Yannig M. de Bretagne-Sud

Réponse :
Oh ! mon frère Yannig, quelle joie de vous lire ! Oui, c'est vrai, à toute époque les enfants sont de leur époque et les plus vieux de l'époque précédente croient qu'ils ne suivront pas les leçons de l'expérience, serait-elle l'expérience spirituelle. Quand j'étais jeune homme, j'entendais les vieilles personnes murmurer qu'elles ne comprenaient pas où nous allions mener ce monde — forcement à sa perte, pensaient-elles sans toujours le dire — mais en réalité ce que nous croyons très différent des réalités du monde telles que nous les voyons, n'est pas si différent, hélas ! Hélas, parce qu'il faudrait beaucoup changer le monde et, en fait, il ne change pas : les écolos ne changeront pas grand chose, les hommes seront longtemps encore individualistes, jaloux, envieux, ambitieux, cupides, méchants, butés, compétitifs, etc.
Il ne faut pas croire que chaque génération modifie le monde profondément, elle fait varier les couleurs un peu et les formes un peu, mais les drames humains restent du même ordre, les yeux pleurent toujours de la même façon, les rires bêtes ou cruels éclatent toujours comme autrefois, l'envie d'en découdre revient toujours. La banalité et le train-train grisaillent toujours l'existence. Le théâtre de Sophocle, Plaute, Aristophane et les superproductions d'Hollywood, c'est aux détails techniques près la même chose sur le fond.
Vos enfants, dites vous, "ont du mal à concevoir ce qu'est la vie spirituelle," mais ils ont raison : Quelle est votre vie spirituelle à vous, frère Yannig ? Que leur dites-vous, que leur montrez-vous ? Quelque chose d'exceptionnellement beau, émérite, saisissant, qui les ferait basculer sans hésitation dans votre sens, leur ferait se dire : C'est ça qu'il faut ? Non. Nous sommes tous trop ternes, trop pâles et décolorés, trop ordinaires et calés sur la vie du monde pour faire envie à tous les jeunes. Ils ont raison de douter. Il faut leur dire : "Vous avez raison. La vie spirituelle n'est pas dans les idées, dans les textes, dans les principes. Nous ne sommes que de piètres exemples de vie spirituelle, mais ce que nous ne pouvons pas être, vous, vous le pourrez, je l'espère. La vie spirituelle est dans la vie intérieure éclatante de générosité, la volonté d'être autre chose que le commun, elle est dans  la beauté des sentiments, la recréation de la vie, la grandeur, le courage de dire non, le dépassement, autre chose que ce que je suis. Devenez meilleurs que moi !"

05aou19 210C51
Très cher et bien aimé frère Michel, prophète du Très Haut,
Cette entrée 210 me laisse une sensation identique à celle de votre enseignement donné à Paris, lorsque vous nous avez parlé de la puissance de Vie du Père de l'univers, si bien que vous l'avez comparée à celle d'un trou noir… Et vous avez précisé que cette Vie, nous la percevrons par le retour à notre divinité.
"Ce que je crois" me donne ce même ressenti, par la force qui s'en dégage, elle condense l'énergie de votre enseignement. Elle débouche, entre autres, sur un domaine physique particulier, la création de l'âme, hors des connaissances de l'homme qui pourtant prétend tout connaître !
Et il y a votre humilité. Vous vous efforcez de nous la transmettre ; elle vous éclaire, elle vous donne cette lumière, qui transparait dans vos mots  empreint de Vie.  C'est "être", qui est important, et non pas paraître. Le Père dit : J'ai. Je suis (Rév d'Arès ii/1). Nous tendons vers… par la pénitence.
Ce monde, dans le paraître, dans le calcul, s'appuie sur des opinions et des positions verrouillées, quel que soit le domaine. Pourtant, nous savons que tout est évolutif, rien n'est jamais acquis ou définitif, tout est  quasiment relatif à part la Vie, fluide et libre. C'est la liberté vivante qui nous empêche de tout figer et qui nous permet d'aimer.
Vous nous avez souvent dit que ce qui comptait c'était les verbes d'action comme "changer", "accomplir". C'est une invitation adressée à chacun de nous : Changer mon mental de signe, passer du passif à l'actif. Il s'agit du Bien et du mal que je porte en moi, je dois tout transformer, relation directe avec le "je crois" passif et "j’accomplis" actif… Être capable d'aimer. Le Père et votre enseignement invitent, d'une manière permanente, à Vivre cette liberté d'aimer, d'aimer même nos ennemis.
Nous sommes avec vous, très cher prophète du Très Haut, nous ne sommes les ennemis de personne, même si nous devons nous protéger des croyances, très opposées, qui souhaitent nous détruire.
Francis M. du Centre.

Réponse :
Que puis-je répondre à un si beau commentaire ? Il dit tout avec verve ; j'ai pris un très grand plaisir à le lire ! Je ne peux rien répondre, sauf des babioles, à ce commentaire qui est en soi une exhortation. Merci pour ces très belles lignes, frère Francis, et je sens, penchée sur votre épaule votre épouse Jeanine qui a elle aussi ce grand souffle de foi.
Nous vivons dans un monde qui veut avoir raison sur tout, qui prétend tout savoir et... je viens d'apprendre, pas plus tard que vendredi, que les œufs ne contiennent pas de cholestérol nocif contrairement à ce qu'on me répétait sur le ton de Jupiter imposant du haut de son nuage orageux son savoir auguste à la fourmi humaine écrasée par tant de "vérités incontournables". Le toubib me disait depuis vingt ans : "Attention ! Vous avez les artères du cœur encombrées d'athérome et autres plaques lipidiques. Alors, pas d'œuf ! Surtout pas d'œuf... ou c'est la mort !" Alors, depuis vingt ans, plus de bons petits œufs à la coque avec des bonnes mouillettes beurrées, plus de bonnes omelettes au lard, plus de soufflé au chocolat, plus d'œufs mortels, assassins ! Et puis, paf ! il y a trois jours je vais à ma visite trimestrielle de mourant en répit et le toubib me dit : "Il n'y a pas de cholestérol dans les œufs. Mangez-en! C'est bon pour la santé." Moi, stupéfait :  "Alors, les poules ne pondent plus d'œufs à choléstérol ?" Lui: "Si, si, mais on sait maintenant qu'il ne se fixe pas dans les artères. C'est un bon cholestérol." Lui : "Les études récentes montrent qu’un régime riche en cholestérol avec une consommation fréquente d’œufs n’augmente pas le risque cardiovasculaire, même chez les personnes prédisposées génétiquement. Globalement, le cholestérol alimentaire affecte peu les niveaux de cholestérol dans le sang." D'ici qu'on nous dise : "Des études récentes montrent que le CO2 est très bon pour la santé. On s'est trompé. Il faut des diesels bien puants, avec des échappements bien noirs bien lourds..." Ce monde qui veut avoir raison sur tout se trompe continuellement. J'espère que ce monde dira bientôt : "Allons, plus d'ennemis politiques... Et d'ailleurs plus de politique. Plus que de la joie, des amis, de l'amour ! Plus de tribunaux avec des juges ! Que du pardon ! Etc. Bon! On n'en est pas là, mais d'apprendre que ce monde "sérieux" se trompe tout le temps, ce n'est pas désagréable.

06aou19 210C52
Dans votre nouvelle entrée vous osez dire que Jésus est médiocre et vous le comparez à vous : "Je ne suis qu'un type dans le genre de Jésus, si médiocre qu'ils l'ont crucifié sans la moindre perplexité." Quelle honte ! Vous osez le rabaisser à votre niveau.
De plus, en 210C18 pour expliquer que les médias parlent plus de mal que de bien, vous mélangez le gaz carbonique, le ventilo avec les femmes battues. Quel mépris ici aussi !
Vous n'êtes pas humble et n'avez pas le respect de tout le féminin, loin s'en faut. Où est le mérite des femmes que Dieu vous demande d'établir partout, pas que dans vos assemblées ?l Je ne l'ai vu nulle part. Ce mérite n'est pas établi comme vous le faites croire : ce n'est pas parce que Dieu en parle que le boulot est fait. L'assassinat de femmes prouve bien le contraire. C'est dans le monde que vous devez l'établir.
Vous avez encore la soutane, plus sur le corps, certes, mais dans la tête ! — Ne me parlez pas que vous êtes entouré de femmes, etc, cela ne prouve absolument rien ! — Ce mouvement restera fermé sur lui-même longtemps encore et reste toujours religieux ! Vous aurez beau montrer une autre image de Dieu (copiée sur le web grâce à des gens qui ont évolué) et écrire bien, cela n'empêche qu'il y a quelque chose de pas ôté en vous, ce qui vous fait mal croire.
Richard S. de la région de Strasbourg

Réponse :
Mon frère Richard, que je ne connais pas, je me suis en effet permis de penser que si le Sanhédrin et l'occupant romain en la personne de son procurateur Ponce Pilate ont liquidé Jésus de Nazareth en un tournemain, l'arrêtant, le jugeant, l'emprisonnant, le fouettant et le crucifiant en quelques heures comme un égorgeur de rue pris en flagrant délit, s'ils se sont montré si peu perplexes à lui régler son sort, c'est parce qu'ils le voyaient comme quelqu'un qui ne poserait aucun problème public, politique ou moral, quelqu'un d'aucune importance sociale pouvant soulever des complications, un médiocre, quoi ! Étant comme Jésus jugé un pauvre type, vu comme lui comme un médiocre vendeur d'illusions vivotant sur un pauvre discours tenu pour pseudo-religieux, pseudo-philosophique  je ne suis pas mieux considéré que Jésus par les pouvoirs publics que par leurs media. Ceci dit, aucun prophète n'a jamais ressemblé à un autre, aucun n'est comparable à un autre (Rév d'Arès xxviii/6-11). Je ne me compare pas à Jésus. Ma mission est autre que la sienne.
La prière étant libre chez les Pèlerins d'Arès, personne ne saurait être contraint de prononcer, selon la liturgie juive, Deutéronome 6/4-9, Deutéronome 11/13-21 et Nombre 15/37-41, et pour ma part je ne prononce que Deutéronome 6/4-9, qui me paraît contenir tout le Souffle des deux autres, mais chacun peut puiser dans la Parole ce qu'il considère comme nécessaire à sa nature pour devenir un pénitent.
Je ne méprise aucune femme. Je ne fais aucune différence entre hommes et femmes et je dirais même qu'il y a plus de femme que d'homme pour coordonner la mission, le pèlerinage, etc. Ici vous dites absolument n'importe quoi. Mais bon ! Si vous êtes pénitent, ce que vous pensez n'a aucune importance.

06aou19 210C53
Je ne dirais pas que cette entrée propose un texte fondateur, mais plutôt un texte d’étape, car il résume, synthétise, nombre de choses énoncées précédemment sur ce blog et ailleurs (hormis, peut-être, cette interrogation sur la nature de l’homme et la présence de sa chair soulevée en 210C27).
Je voudrais maintenant faire plusieurs remarques suite au commentaire de notre frère musulman Abdérahim (210C35), ainsi que celui de notre frère Chahine (210C41).
Nos frères chrétiens, venant à la suite de nos frères juifs (non pour abolir les prophètes, mais pour les accomplir, disait Jésus [Matthieu, 5/17]), n’ont pas occulté pour autant l’Ancien Testament, constituant la Bible en un tout, et l’intègrent dans leurs offices même si c’est à un degré moindre que l’Évangile qui a bien évidemment la première place. Il est ainsi dommage que nos frères musulmans, venus eux-mêmes après les juifs et les chrétiens, et lisent pourtant dans le Coran nombre de références à Moïse ou à Jésus, aient pour leur part mis de côté les textes juifs et chrétiens sans plus s’y référer, considérant que le Coran en contenait le seul résumé nécessaire. C’est oublier toute la filiation qui nous lie, et c’est l’une des raisons pour lesquelles les ouvrages de la Bible et du Coran sont également présents à Arès (réponse 209C73). Tu feras alliance fraternelle avec les assemblées des synagogues, celles des soumis de Dieu, nuls de mes fils ne seront pour toi des étrangers, nous dit La Révélation d’Arès (35/11), qui ajoute : Sur le chancel de l’assemblée tu disposeras la Parole comme ils la proclament (35/12). C’est la communion fraternelle nécessaire, qui reconnaît que chacun a apporté successivement sa part de vérité (pour reprendre un terme plusieurs fois employé par notre frère Abdérahim, mais dans un sens malheureusement exclusif). Ismaël n’était-il pas lui aussi fils d’Abraham, tout comme Isaac ?
Votre commentaire [mon entrée 210 ?], frère Michel, n’est pas laxiste, il est au contraire d’une très grande profondeur, et exigeant. Il essaye de retrouver et de nous faire retrouver le Fond de la Parole divine, qui est beaucoup plus basique – et donc fondamental – que l’on ne croit généralement derrière tout le vernis que les rites et rituels ont ajouté au fil des religions successives. Comment prétendre en effet posséder, seul, la vérité (Certitude de l’incertitude, entrée 183) ? Elle existe, bien sûr, mais est inaccessible à l’homme dans sa totalité, lequel doit ne jamais s’asseoir en pensant qu’il la possède et peut désormais s’abstenir de tout effort de réflexion. Son application est de plus sans cesse à réinventer, car la vie (ou la Vie au plus haut degré) n’est pas figée, elle avance, toujours, évolue, change, nécessite des adaptations et donc de la réflexion, ne serait-ce que par rapport à des nouveautés apportées par la vie moderne par exemple, techniques en particulier. Nous placer activement face à cette immensité universelle, ce que vous essayez ici de nous faire faire, c’est à la fois très intimidant, voire angoissant, mais cela nous permet surtout de retrouver notre humanité pleine et entière (vous dites que la tâche de La Révélation d’Arès est précisément de reconstruire l’homme, qui oublie de nos jours sa part spirituelle pour ne plus se concentrer que sur la part matérielle, pour ne pas dire animale).
Se situer face à cet infini, c’est vertigineux, mais beaucoup plus exigeant — et non laxiste, car beaucoup moins confortable —, que d’appliquer à la lettre une Parole qui ne peut d’ailleurs l’être : Dieu étant transcendant, un mot de sa Parole est toujours à rattacher au tout et ne peut jamais être isolé du reste, sous peine de graves contresens. Si vous trouvez une parole négative, voire agressive dans la Parole divine, concernant en particulier la condamnation des péchés du monde, que ce soit dans la Bible, le Coran ou La Révélation d’Arès, elle est immédiatement contrebalancée par une autre Parole modérante, de pardon, de miséricorde, etc. On sait par ailleurs combien un nombre donné dans la Parole ne doit jamais être pris au pied de la lettre, il est toujours symbolique (cf. la phrase fameuse de Jésus sur le pardon : Ce n’est pas sept fois que je te dis de le faire, mais soixante-dix fois sept fois (Matthieu 18/22, trad. de Lamontagne et Myre), image reprise en écho à Arès en 1974 évoquant le labeur, les peines et les larmes du travail divin soixante-dix fois sept fois plus durs que les tiens (Rév d'Arès 6/4) : Quel sens aurait-on à dire : "J’ai fini mon quota de pardons (70 fois 7 fois), maintenant, je ne pardonne plus" ? Ce n’est pas le nombre qui compte, c’est l’idée qui est derrière. En conséquence, il ne faut jamais rien prendre au pied de la lettre dans la Parole de Dieu. Je ne vois par ailleurs pas très bien ce que notre frère Abdérahim entend par vie morale, si cette dernière diffère de l’amour, du pardon, de la paix, ou de l’intelligence du cœur libre de préjugés. S’acquitter de la Zakât (3e pilier de l’Islam), par exemple, n’est-ce pas justement faire preuve d’amour, d'élan de Vie, envers son frère humain ?
J’aborde maintenant la question de l’image et ressemblance [Genèse 1/26-27, 9/6] : vous n’avez jamais enseigné, frère Michel, que Dieu serait homme, ou que l’homme serait Dieu — il peut redevenir un Dieu, c’est très différent. Lorsque le Coran dit : Nous sommes plus près de lui [l’homme] que sa veine jugulaire (Sourate 50/16, trad. éd. Albouraq), c’est cela, faisant écho à : Je suis si proche d’eux qu’ils peuvent ne pas Me voir, mais qu’ils sont moulés à Moi comme l’arbre contre le mur du Temple se moule au contour de ses pierres (Rév d’Arès, 1/11). Dieu et l’homme ne sont pas équivalents, mais ils possèdent des propriétés communes et uniques, quoique celles de l’homme soient tellement moindres : l’homme peut parler comme Dieu peut le faire, il est aussi capable de créer, d’être libre (de choisir, justement, le Bien, ou le Mal), toutes choses qui sont l’apanage de Dieu et qu’il nous a permis de partager en nous créant spirituels. C’est cela, l’image et ressemblance, concept présent dès la Genèse, premier livre de la Bible ; c’est cela, la non-dualité. Dieu est bien un, et l’homme doit retrouver sa part divine ; c’est tout l’enjeu de la pénitence, de se remettre progressivement dans l’axe de la Vie pour lequel l’homme a été créé. Il n’est donc pas faux de dire que Dieu est la Vie, puisqu’il est le Créateur de toutes choses. Or, toute chose, l’univers entier, vit, est animé, même la pierre dont on croirait qu’elle ne l’est pas : J’entends la pierre (Rév d'Arès xxiv/6).
Tout cela ne me semble pas contredire la Sourate 112 évoquée par notre frère Abdérahim (que vous aviez vous-même citée en 189C36, en précisant : "Cette invisibilité [de Dieu], qui est même plus qu'invisibilité : inconnaissance, me paraît bien représentée par la prière coranique que je récite agenouillé et incliné pour manifester mon impossibilité de Le voir." Dieu est un, comme le dit cette sourate, et toute La Révélation d’Arès rejette le principe de trinité, ajoutant d’ailleurs en miroir, pour l’homme cette fois-ci : Sois un dans toi (Rév d'Arès xxiv/1). Quant à l’assertion : Il n’engendre pas ; il n’est pas engendré, elle fait très probablement partie des nombreuses phrases du Coran venant contredire le concept de trinité (le Credo catholique, Symbole de Nicée, dit en parlant de Jésus :  "Il est Dieu, né de Dieu […] engendré, non pas créé", et le Coran réagit à cela.
Vous n’avez enfin jamais affirmé, frère Michel, "qu'Allah [était] différent du Dieu des chrétiens et des juifs et qu'Il [était] sévère et cruel, exigeant d'être pleinement obéi." Vous avez même toujours dit l’inverse, y compris ici, dans cette entrée : "Je ne crois plus dans le Dieu roi et juge du judaïsme, du christianisme d'église, de l'islam, etc." Quant à affirmer qu’il y aurait un Dieu différent chez les musulmans, chrétiens et juifs, c’est là aussi contraire à la Parole donnée à Arès : Dieu est le Dieu de tous les hommes, il est le même partout, mais les hommes, soumis à leurs cultures, Le voient, eux, de manière différente et Lui-même doit s’adapter à la mentalité de la société à laquelle Il parle, à travers le prophète à qui Il donne pour mission d’enseigner et de traduire la Parole pour son temps (cf. Jésus disant à propos de la répudiation prescrite par Moïse : C’est en raison de votre dureté de cœur qu’il a écrit pour vous cette prescription. Mais dès l’origine de la création, [Dieu] les fit homme et femme.» (Marc, 10/5-6 trad. Bible de Jérusalem).
Dieu/Allah n’est donc pas indifférent à la vie de l’homme, absolument pas — sinon, il n’enverrait pas régulièrement des prophètes aux hommes, qui ont souvent de grandes difficultés pour faire reconnaître un message qui va toujours à l’encontre de ce que croit une société donnée. En revanche, Dieu laisse l’homme libre [Rév d'Arès 10/10], et c’est sans doute cela que notre frère Abdérahim traduit par indifférence dans ce qu’il a lu de cette entrée. Chose étonnante, si Dieu était ce juge impitoyable pensé par certains, lorsque l’homme commet un péché, il n’est pas foudroyé sur le champ — même un meurtrier ; c’est en fait parce que Dieu laisse l’homme libre de faire le mal ou le bien — c’est d’ailleurs tout l’enjeu de ses différentes Paroles révélées : rappeler la voie droite. Et Dieu ne cesse de redire à l’homme, par l’intermédiaire de ses prophètes et à travers différentes images, que celui qui fait le Bien aura de meilleures chances d’avoir une vie agréable dans l’au-delà que celui qui fait le mal. Nulle part La Révélation d’Arès n’indique que, dans l’au-delà, le traitement sera semblable entre le fauteur de mal et le faiseur de bien : elle parle des ténèbres glacées pour tous ceux qui auront fait trop de mal sur Terre, c’est-à-dire qui n’auront pas accepté leur analogie, leur image et ressemblance avec Dieu, qui est en effet clément et miséricordieux. En revanche, une phrase laisse penser à un espoir pour tous les humains à la fin des temps (du temps) : Des abîmes glacés les regards creux et blancs des spectres M’imploreront, chacun verra alors ce que je ferai (Rév. d’Arès, 31/12). Mais ce n’est qu’hypothèse future.
Après, il n’appartient pas aux hommes de juger du sort de chacun — nous sommes tellement aveugles —. Car un mal peut se cacher derrière un bien, un bien derrière mal ; un homme soi-disant de bien peut dissimuler un grand malfaisant ou vice-versa, etc. Seul Dieu le sait, car il sonde les reins et les cœurs (Jérémie 17/10) et, de l’homme, connaît ce que son âme lui suggère (Coran 50/16, trad. éd. Albouraq). C’est pourquoi il faut s’abstenir de juger [Matthieu 7/1, Rév d'Arès 36/16], et nos frères croyants (il n’y a pas que les musulmans) qui pensent régler le compte d’un fauteur de mal en lui ôtant la vie devraient y réfléchir à deux fois : pourquoi Dieu ne l’a-t-il pas fait Lui-même sur le champ ? Serions-nous plus rigoureux qu'Il ne l’est ? S’Il laisse la vie à un mécréant, c’est peut-être pour lui laisser le temps d’un changement de vie [Rév d'Arès 36/10] ; personne n’est prédestiné à être bon ou méchant, chacun peut évoluer, toute la Parole divine est faite de cet espoir.
Je termine sur l’argument réfutant la parenté de Dieu et de l’homme, car, nous dit notre frère Abdérahim, "s'Il [Dieu] était de même nature, il serait d'essence temporelle, et donc Lui-même créé par quelqu'un d'autre." Une nouvelle fois, il faut mieux vous lire, frère Michel. La Révélation d’Arès rappelle que Dieu est hors du temps : Je suis hors du temps, mais toi qui es dans le temps (Rév d'Arès 12/6). Vous écriviez vous-même dans deux réponses de l’entrée 201 ("Mais où est Dieu ?") : "Pour Dieu le passé, le futur, le présent, c'est la même chose. Il est hors du temps (201C18)", puis vous précisiez : "Mais où est Dieu ? En tout cas il n'est pas dans le temps (Rév d'Arès 12/6) comme nous. Savoir qu'Il n'est pas là est déjà savoir quelque chose de sûr. Par là Il se présente à nous comme intégralement intact à tout moment tant depuis son non-commencement que jusqu'à sa non-fin. Comme il n'est pas situable, localisable, on ne peut en faire le tour, Il est partout des confins de l'Infini jusqu'au plus profond de chacun de nous, bons ou mauvais humains, puisque nous sommes Sa Création." (201C58).
Il faut vraiment vous lire… libre de préjugés... que nous avons tous plus ou moins, malheureusement.
Denis H. de Maine et Loire

Réponse :
Magistral commentaire, mon frère Denis ! Je suis admiratif. Je ne sais pas si notre frère Abdérahim sera convaincu par ce que vous lui expliquez ici, mais il ne peut pas ne pas comprendre la Vérité que vous exposez là clairement, même en la rejetant. Merci, frère Denis.
Merci surtout, frère Denis, de rappeler au frère Abdérahim qu'il faut me lire. Ma réponse à son commentaire 210C35 a, peut-on dire, précéder son commentaire de quelque quarante-cinq ans. S'il m'avait lu, cependant, il aurait quand même écrit son commentaire parce qu'il n'est pas d'accord avec La Révélation d'Arès. C'est aussi le cas d'Al Abdal, qui a pris le bizarre et absurde biais de déclarer que je ne suis pas prophète, alors que mon prophétisme est écrit partout de A à Z dans La Révélation d'Arès. Je ne leur reproche d'ailleurs pas cela. Je leur ai reproché d'éditer sous une forme faussée, corrompue, un texte publié sous le protection du copyright accordé au prophète, agissant comme locum tenens du Père. S'ils sont pénitents, qu'importe ce qu'ils croient. La vraie question est alors : Peut-on être pénitent et repousser le prophète d'Arès qui est, c'est le moins qu'on puisse dire, le prophète de la pénitence après que Jésus eut été prophète de l'amour, Mouhammad le prophète de l'antipolythéisme ? La réponse est difficile, puisque ce n'est pas ce que je crois, mais ce que je fais qui me justifie.
Dès qu'un homme s'accroche à sa culture religieuse et la défend bec et ongle, même en semblant accorder quelques petites licences à d'autres formes de la Révélation, il n'y peut que très rarement renoncer. L'attachement borné à une religion fait de son fidèle actif une sorte de tyran. Il faut dire aussi qu'il n'y a rien de plus facile que de juger et décider "infailliblement" selon ce à quoi l'on croit dur comme fer, parce qu'on se sent protégé par une tradition partagée par une large part de l'humanité, laquelle part attend de vous cela même. Plus vous affirmez, plus vous êtes adulé par votre religion, ses hauts représentants comme sa base. C'est une position forcément aveuglante. Il faut beaucoup de courage, une raison puissante pour y renoncer. Ainsi, comme il n'y a point de difficultés à affirmer ce que des centaines de millions d'humains (juifs, catholiques, protestants, coptes, arméniens, sunnites, chiites, hindouistes, etc. chacuns de leur côté) affirment, plus vous affirmez, plus vous vous persuadez vous-même que la Vérité unique et donc le salut sont là.
Cette auto-persuasion est évidente chez Abourahim. C'est pourquoi dans ma réponse 210C35 je n'ai pas pris le même chemin que vous, me disant qu'il ne servirait pas à grand chose, mais en vous lisant, je me suis dit : Frère Denis a raison, il faut aussi ne pas se lasser de dire ce que l'on croit. Mais tous les croyants ultras sont dans cette situation, chaque groupe défendant sa cuisine, nous compris. En matière de foi nul n'est tout à la foi joueur et arbitre. J'ai toujours eu, après 1974 et 1977, ce sentiment pénible d'avoir, en dépit de mon prophétisme libérateur, un côté affirmatif, qui me laisse le désagréable sentiment d'être absolu, ne serait-ce que parce qu'il m'oppose inévitablement à d'autres frères humains nourrissant de leurs côtés des convictions absolues, y compris, bien sûr, les convictions matérialistes qui constituent, c'est évident, une véritable religion. Je me souviens très bien, dans les années 90 quand nous organisions des ateliers au Pèlerinage, d'un après-midi où je m'étais levé, magistral et décisif, pour rappeler que nous Pèlerins d'Arès n'avions "pas de culture". Alors, une sœur de Suisse, dont j'ai oublié le nom, se leva et me répondit simplement : "Vous croyez? Mais non, dans quelques temps vous serez vous-mêmes une culture." Et sachant qu'elle avait raison, je me suis tu. Je me senti tomber par terre comme une crotte du cul d'une chèvre. Je n'étais pas fier. Au cours de ma prière dans la Maison de la Sainte Parole ce jour-là, je me sentis malheureux, je cherchai le Père dans le vide entre moi et la charpente au-dessus de ma tête et lui dis : "Père, comment sortir de cette sorte de fatalité de l'absolu qui habille toute affirmation ?" Pas de réponse et je compris que cette absence de réponse signifiait tout bêtement : "Rien ne vient en un jour. Seule la patience et l'amour vaincront ce problème." En fait, la réponse n'a pas les mots pour se formuler : L'homme n'est pas encore maître de son destin. Nous y travaillons par la pénitence, mais la maîtrise, du destin, notamment du destin d'être sans culture n'est pas quelque chose dont un humain puisse déjà avoir l'idée. Cela nous viendra en nous changeant peu à peu. Pour l'heure, nous devons avoir la volonté d'un parvenir dans X générations (Rév d'Arès 24/2).
L'heure n'est pas encore venue où nous pourrons mettre un point final à un débat millénaire. Nos erreurs, nos incapacités à y voir clair ? Elles sont pour l'heure encore dominantes, elles sont les pouvoirs qui dominent nos esprits qui n'ont pas de moyens de se libèrer de tout, car l'amour absolu demande cette libération totale. Et l'amour absolu nous manque encore. Nous en sommes encore à avoir un jugement du jugement et c'est encore sans fin. Mais nous savons que nous sommes enfin entrés sur le bon sentier, tout en sachant que nous ne sommes qu'au début du sentier ; les Hauteurs Saintes sont encore loin, mais nous les voyons !

06aou19 210C54
Bonjour, très cher frère aîné, prophète du Créateur,
J'aime beaucoup cette entrée comme beaucoup d’autres et qui redit et synthétise certains points de votre enseignement avec brio
"Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" est un écrit lu et diffusé aussi à Bordeaux
Nous nous en sommes servi à plusieurs reprises dans le cadre de suivi de missionnés
Je peux témoigner depuis que je vous connais — cela fait quand même quelques années que vous incarner très bien cet amour qu’il nous faut déployer en nous et dans la société. J’ai pu observer une ascension constante de votre part.  Mais je crains que les frères et ceux qui vous apostrophent vous reprochant votre manque d’amour n’aient pas réussi à briser quelque chose en eux, n’ont pas l’humilité qui apporte la lucidité, du coup ils vous reprochent ce qu’il devraient se reprocher à eux-mêmes.
C’est lorsque l’homme s’engage librement dans la bienveillance envers les autres et qu’il chasse le mal qui est en lui (l’égoïsme, le mensonge, les préjugés, l’orgueil, la hâte, la convoitise, la lâcheté) et qu’il s’efforce d’être bon, pacifique, mesuré, attentif, honnête qu’il se dépasse. Cette vocation spirituelle est créatrice de soi et du monde ; elle naît de l’existence même et se déduit de la liberté donnée par le Créateur à l’homme. De l’existence s’engendre l’essence, laquelle peut être notre foi ou un quelconque mauvais choix à partir d’une même existence. La foi arésienne est active : créatrice de soi et de la société. C’est sous cet angle positif et constructif qu’elle se montre le mieux opposée à la foi religieuse qui est une foi passive et attentiste. La plupart des croyants du monde attendent leur salut de la déclaration d’un credo et de pratiques morales et pieuses. Ils ne croient pas qu’ils peuvent surmonter leur tendance au mal et pensent par conséquent qu’ils ne trouveront leur salut que dans la grâce et/ou la miséricorde.
On transformera le monde par la volonté d’aimer son prochain en exaltant sa nature aimante et en étouffant sa nature mesquine. C’est l’existentialisme de l’amour évangélique.
Je trouve les reproches qui vous sont faits un tantinet mesquins.
Oui, pour changer le monde en Bien j'ai besoin d'autre chose que l'intellect, il me faut agir, faire, j'ai besoin de quelque chose qui ne s'achète ni se vend, d’amitié, de coudées franches
Je me réjouis de à l’avance de prier à vos côtes en août et je vous serre fort très fort dans mes bras, mon frère aîné.
Philippe L. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Philippe, pour ce commentaire.
Comme je le dis à notre frère Denis H. dans ma réponse précédente c'est la dynamique libératrice de la Parole d'Arès qu'il nous est le plus difficile à mettre en marche. Nous sommes encore des hommes de la vieille culture, même si nous croyons nous en être délivrés, qui ont au moins décidé d'en sortir. Ce sont les générations qui viennent qui y parviendront mais c'est parce que nous, leurs ancêtres encore vivants, nous nous sommes mis à la pénitence génératrice d'un autre monde qu'ils auront l'idée et la volonté de poursuivre notre œuvre. La libération totale est une œuvre collective, collective au-delà du vivant, collective de la race (Rév d'Arès xii/5) où et quand elle vit, la race hors du temps, si je peux dire.
Jean-Françoi Paul de Gondi cardinal de Retz a écrit vers 1650, je crois, que les relations entre le roi et ses eujets ne devait jamais être examinées. Cette pensée de de Retz m'a toujours rendu songeur, même au temps où j'étais rouge. En fait, ces relations ne le sont jamais examinées, sauf dans le blabla des journalistes et des essayistes publiés. Pour l'heure les hommes râlent, manifestent, mais, au fond, ils n'examinent pas les rapports entre eux et tout ce qui les gouverne : les idées du temps, les idéologies, les religions, les pouvoirs politiques. Pour les hommes tout ça va de soi parce que c'est "comme ça". Personne ne s'est vraiment demandé comment quelqu'un d'aussi peu saillant que François Hollande ou un vulgaire inconnu, Emmanuel Macron, se retrouvent présidents de la République. On ne fait pas passer à M. Macron d'examens pour voir s'il est bien capable du boulot attribué. Il a été élu grâce à l'argent de ceux qui ont besoin de M. Macron pour protéger leurs affaires, mais on préfère n'en pas parler beaucoup. Mais arrive l'inattendu : La Révélation d'Arès et le petit bonhomme qui la publie, Michel Potay, alors là on ne sait dans quelle case les mettres... Si l'on ne parle pas d'eux, c'est parce qu'on cherche dans quelle catégorie on va les loger pour les faire entrer dans le système. Personne ne s'avisera de faire payer aux présidents et autres ministres et hommes politiques leurs fautes, certaines très lourdes (les guerres, les dettes nationales, etc.), mais à nous, oui, on nous vera payer le seul fait de notre existence, si nous résistons à l'introduction dans le système, nous serons sévèrement jugés. Ce n'est plus la croix qui fait disparaître l'importun, mais il y a d'autres oubliettes. Alors, là, il faudra bien que Celui Qui menvoie à vous fasse quelque chose pour nous défendre et nous maintenir. Pour l'heure nous avons notre placidité. Les gens placides sont durs à déplacer. Nous devrons quand même faire face, car il est toujours difficile de fuir en présentant le dos sans risque, comme disait Socrate.
Bon, j'arrête ! J'écris comme si j'étais dans mes jours tristes. Mais non ! Je me sente heureux d'être en Pèlerinage. Je pense surtout que nous sommes devenus un poids plus important que nous croyons et je sens poindre le moment où le monde ne pourra plus nous ignorer sans bien soir comment nous ferons ce passage, que je souhaite fait avec bonheur.

06aou19 210C55
Bonsoir Frère Michel,
Ci après une prose, que je viens d'écrire :
Oh Amour ! Pourquoi me fais tu danser ?
Oh Amour ! Pourquoi transformes tu tout en merveille ?
Oh Amour ! Je ne suis plus rien en m'abandonnant à toi, pourtant je deviens tout, je deviens Joie !
Oh Amour ! Tout devient plus dense et plus léger, tu unis les opposés en moi !
Oh Amour ! Les différences n'existent pas en ta présence !
Oh Amour ! Tu me brûles, tu me consumes pourtant je ne disparais pas, je vis !
Oh Amour ! Dis moi que les croyances en moi ne sont que des chimères qui m'éloignent de toi !
Oh Amour ! Je prends ta main, je ne veux plus qu'agir en ta présence !
Oh Amour ! Je suis toi, plus rien ne ma fera peur, j'agirai en ton nom !
Oh Amour ! Tu es moi, le temps s'arrête !
Oh Amour ! Pourtant je sais que je te quitterai de nouveau, je me laisserai orphelin de toi !
Oh Amour ! Nous sommes liés dans ce mouvement d'absence et de présence, comme l'ombre l'est à la lumière
Oh Amour ! Je veux disparaître en toi et ne plus revenir !
Non, me dit elle, transforme ce monde, par moi, en merveille !
Alors, oh Amour, un jour nous ne ferons plus qu'un !
Dans la joie de vous voir samedi au Pèlerinage !
Merci Frère Michel.
Philippe G. du Midi Toulousain

Réponse :
Merci, frère Philippe, pour cette prose... très poétique. Il est vrai qu'aujourd'hui on n'écrit la poésie en prose...
C'est très beau. Merci, mon frère.
Oh amour ! Comme tu nous fais composer avec toi, nous mêler à toi, nous composer en toi, te voir comme le médecin qui guérit beaucoup des maux qui meurtrissent ce monde éparpillé. Ces maux guéris s'unissent dans un pacifisme qui augure, mais qui augure seulement pour l'heure, d'un monde changé un jour.Un jour on m'a demandé : "Pour vous, c'est quoi l'amour ?" et j'ai répondu quelque chose comme : "Tout ce qui ne peut rien détruire." Car il faut reconstruire ce monde, qu'a détruit Adam (Rév d'Arès 2/1-5).
Encore merci, frère Philippe, de chanter l'amour.

06aou19 210C56 
Je relis actuellement Chateaubriand. Un monument que preque tout le monde néglige et qui fait rire ceux qui ne le lisent jamais, parce qu'ils pensent a priori que ce type serait un crétin. Alors, je tourne mes pensées vers vous, dont m'avait parlé Jacques Chancel, qui vous avait découvert. Il n'était pas un grand cultivé mais il pensait qu'avant d'être comme Chateaubriand devenu un vieux qu'on ne lit plus, vous soyez une exception, un qui ne sera jamais passé. Je lis votre blog. Comme d'autres je dis réglièrement : "Assez comme ça !" et puis j'y reviens. Mais des dizaines à qui j'ai recommandé de le lire n'ont même pas tenté de l'ouvrir. Vous n'intéressez quasiment personne et ceux qui vous flétrissent, les inévitables malmeneurs, inciteront moins encore le monde de les ouvrir. Ils se suicident en vous critiquant !
Vous me semblez incomparable à personne. Cela montre votre authenticité. Soit vous avez du génie, mais vous vous en défendez et vous avez raison, soit vous êtes réellement un être habité par Dieu... Enfin, ce qu'on appelle Dieu ! Qu'est-ce que Dieu ? Vous avez plusieurs fois posé cette question dans votre blog et je trouve vos réponses d'une passionnante honnêteté. Mais après tout, si les gens vous tiennent à l'écart, c'est parce que vous êtes honnête ! Regardez à la télévision, les sujets qui ont du succès sont ceux qu'animent des malhonnêtes, des assassins, des vicieux, des bloodsuckers, des ringards du téléshow.
Ne vous plaignez pas que la presse vous ignore. Imaginez que La Révélation d'Arès devienne un livre dont on parle, les critiques se mettraient aussitôt à vous démolir. Les critiques ne s'arrêteraient pas au texte remarquable de cette entrée 210 — oui, un "texte fondateur", plus je le relis, plus il allume en moi quelque chose —, ils s'arrangeraient pour qu'elle soit ignorée et avec elle tout le blog, votre exhalaison, votre respiration, on a l'impression d'être sous votre nez, quand on le lit. Les critiques n'aiment pas ce qui vit. Ce sont des morts qui s'appliquent à compter les os des squelettes, parce que les squelettes, c'est du sûr, ça ne peut pas surprendre, ça ne change pas, au pire ça pourrit, mais ça ne bouge pas. Quand les critiques vomissent, ça sent très mauvais. Les critiques sont au service des affaires et il faut que les affaires continuent. Les critiques défendent les cours de la Bourse, pour ne parler que d'elle. Vous,  vous vous foutez de la Bourse pour ne parlez que d'elle. Crime impardonnable. La croix ! Vite la croix pour qu'y expire l'anti-affairiste, l'irraisonnable que vous êtes.
Vous n'êtes certainement pas le premier que la Force envoie changer le monde, mais n'avez-vous pas remarqué qu'ils ont tous échoué ? Vous échouerez probablement aussi, quoique la Vie vous donnant une étonnante vigueur pour votre âge, vous puissiez peut-être poser les fondements solides d'un mouvement dynamiquement subversif et capable de faire émerger la pureté et l'amour de la crasse et de la perversité qui forme le fond boueux du monde depuis des millénaires. Si je me fonde sur les lois de l'évolution, il n'est pas impossible que vous soyez à la racine d'un arbre qui sauvera cette planète du mal. C'est peut-être ça que La Révélation d'Arès appelle l'arbre à le pointe toujours verte.
Fulbert (c'était le prénom de mon arrière-grand-père)

Réponse :
Bonjour, arrière-petit-fils de Fulbert ! Comme j'aurais aimé connaître votre vrai nom. Mais vous aussi, hélas,  tout en me faisant des compliments, vous ménagez vos arrières, vous vous arrangez pour passer inaperçu, pour vous éviter qu'on vous identifie. Mais pourquoi simultanément me souhaiter de réussir et ne rien faire pour m'aider ?
Je n'ignore évidemment rien de ce que vous me dites ici. Oui, j'ai eu avec Jacques Chancel d'excellentes relations. Oui, je sais que si demain La Révélation d'Arès commençait une belle carrière de librairie, nous verrions se dresser contre nous ceux qui se donnent pour mission de faire l'opinion favorable, en tout cas pas trop défavorable, au matérialisme épais qui forment la table du monde sur laquelle les peuples posent leurs écuelles. Je n'ignore pas que nous aurions à lutter contre des forces méchantes auprès desquelles nos quelques détracteurs actuels sont des petits minets.
Merci quand même, mon frère, pour ce commentaire réconfortant.

07aou19 210C57
Après le mur, la balène (Révélation d'Arès xL/4).
La balène ne serait-ce pas en quelque sorte l'opposé de la polone (xxxix/12-13) ) ?
N'y aurait-il pas les prémices d'une polone, à notre insu, au sein du Lieu Saint ?
Car, seulement en ce Lieu, nous y sommes tous avec une même conscience, dans la clameur d'un potentiel ha (xxxix/5 à 11) collectif : Le Père de l'Univers (Rév d'Arès 12/4) est venu là.
Oui, Il s'est matérialisé en un Bâton de Lumière où ma lèvre peut prendre le Feu (xLi/3) et, où mon front frappe (xxviii/16), il peut être étalé (ii/4). À cet endroit précis — Je suis ici. Tu y viens, les frères y viennent (xLi/1-2), nos fronts et nos lèvres s'assemblent et se rejoignent.
Ils peuvent s'assembler et se rejoindre même sous la balène, où que nous soyons, car justement le front peut être étalé (comme la mer Rév d'Arès xxviii/16). Nous nous rejoignons "au banquet de la vie à peine commencé, un instant seulement mes lèvres ont pressé la coupe en mes mains encor pleine" (A. Chénier "La belle captive" 210C4).
Même ceux qui ne prient pas viennent là, sur le sol d'Hanouka la langue propre (Rév d'Arès xLvii/6), par espoir. Dans l'espoir d'y trouver quelque chose. D'ailleurs le mot espoir n'apparaît pas dans votre entrée 210. Pourtant, même si nous sommes si pauvres en croyance (contrairement au monde qui croit beaucoup et surtout en n'importe quoi), nous sommes si riches en espoir.
La balène, n'est-ce pas une force "catapultante", faisant pleuvoir le bruit (Rév d'Arès xi/4-6) partout, au point qu'elle puisse empêcher la naissance (ou la croissance) de notre vrai corps (Rév d'Arès 17/3) : l'âme ? Et surtout une force qui cherche à se faire s'éviter l'union des has [âmes] ?! Cette union indispensable à la bonne marche du changement du monde à laquelle nous sommes appelés. Nous, la race (25/4) de ceux qui dressent la table (10/3).
Comme vous le dites : "Ma pénitence a une puissance créatrice ; elle contribue à la régénération du lien entre la Vie et la vie humaine". Ce lien, dont vous parlez, n'est-il pas cette Union sans laquelle l'humanité continuera à tourner en rond ? Pour finir par s'entre-dévorer comme le Catoblépas (R.Barjavel - "La faim du tigre"), cet animal mythologique qui n'est jamais rassasié et qui se dévore lui-même après avoir tout englouti autour de lui. De la même manière, cette humanité ne s'est-elle pas déjà éternisée à s'entretuer au nom de ses croyances ? Ah, faites vos jeux ! Rien ne va plus ! Le compte (Rév d'Arès iv/11) n'est pas bon.
"Y'en a marre de vivre et mourir pour des idées, moi j'veux vivre par amour et mourir ... peut-être" ! s'exclame le poète Madal-Youou (Rév d'Arès xxx/24), poil au genou !
Oh, cette tuerie ne dure que depuis quelques milliers d'années; ce n'est pas grand chose à l'échelle de l'Univers ! Pourrions-nous argumenter !? Et d'ajouter : "Tout ne fait que commencer" ! Mais cela n'en reste pas moins un concentré d'épreuves et de souffrances à l'échelle humaine. Et même à une échelle spectrale, combien de belles âmes ont vu le jour (Rév d'Arès 33/2) ? Presque aucune (12/6) à moins que Je ne l'aie abattu de force dans la honte pour que le pêcheur connaisse, ployant sous Mon Genou, l'horreur de ses fautes, la grande détresse du pèlerin qui apaise le Père (12/9). N'oublions surtout pas (18/3) que beaucoup ont redressé leur tête fière et M'ont défié (12/10). Ah, l'orgueil ! Et l'autosatisfaction. Des plaies !
Devons-nous traverser les temps abominables (Rév d'Arès 22/12, 27/8) et toutes les calamités (22/3) pour ne pas oublier (35/14) que le bon livre (Rév d'Arès i/5) est, depuis trop longtemps, sous le péché comme sous la sécheresse une vallée fertile (30/2) ? Et qu'il doit s'ouvrir enfin (i/11) ? Garder en vue que les plaies du monde et de l'Univers tout entier resteront ouvertes (30/4) et que la Bête agonisera longtemps derrière l'horizon avant de mourir (22/14) tant que le livre des siècles (ii/15) sévira en restant la vedette de l'actualité.
Et tout ce ramdam pour enfin atteindre le Nirvana ? Est-ce notre choix ? Ou Celui de notre Créateur après le mauvais choix de Sa créature ? Ce choix maudit de vouloir dominer (Rév d'Arès 33/31).
On dirait que nous avons été créés dans un tube de teinte blanche et que, en appuyant dessus, une longue traînée rouge a giclé sur la toile de l'Univers – Rouges sont d'Adame le fils, et les fils et les fils (Rév d'Arès xiv/4). Mais, nom d'une pipe, qu'est-ce qui a appuyé sur ce foutu tube ? Non, c'est une blague, ne prenez pas cette image au sérieux.
L'espoir, contrairement à la croyance, a-t-il son utilité ? Tandis que la croyance semble bien laisser des traînées de sang derrière elle, ne dit-on pas que l'espoir fait vivre ?
Ce que je crois (entrée 210) ? Tout comme vous, prophète. En tous cas, plus grand chose ! Oui, c'est ça, en fait : plus on entre dans la Raison créatrice (réponse 207C29), moins on ressent le besoin de croire ! Et, quitte à croire, nous ne croyons pas que la pénitence, comme l'énonce Max (210C5), soit misérable parce "qu'elle serait la plus ingrate activité à laquelle un humain puisse se livrer." Au contraire, au delà du fait qu'elle soit une joie pour les hommes pieux, qu'elle ne soit pas plus lourde que le souci de l'usurier et qu'elle soit plus légère que le joug du riche et du puissant (Rév d'Arès 28/25), elle est la seule dynamique intéressante de l'existence et l'unique garantie de liberté absolue ; elle est la sauvegarde de notre humanité.
La pénitence permet aussi les retrouvailles avec le hors-temps (Rév d'Arès 12/6) — le tempss'écoulaient dans Mes Jardins le Tigre, le Pichône, le Guihône en Assour, qu'on reverra entre les chaumes (35/2). Elle installe la patience et le recul nécessaire pour rester en paix. Cette existence terrestre affublée d'une trompeuse liberté est bien ennuyeuse pour tous ceux qui n'apprécient guère s'activer uniquement dans des passe-temps éphémères. Mais nous sommes rentrés de plein fouet dans l'ère de la "vie jetable", l'ère du consumérisme et de l'abrutissement généralisé. Ensuite nous risquons d'entrer dans une nouvelle pré-histoire. Bel avenir ! Que vive la pénitence ! Sans elle, nous sommes bel et bien foutus.
La pénitence, c'est la transfusion sanguine de Dieu en nous ; le Sang (Rév d'Arès 8/6) du Christ qui circule à nouveau dans nos veines et fait palpiter le cœur de la Bonté du monde.
La pénitence est toute petite dans l'homme qui voudrait qu'elle soit écrite avec une encre invisible. Mais, en fait, elle est sympathique cette encre chez celui qui a conscience que la pénitence seule permettra à Jérusalem de regagner l'Aire Céleste (Rév d'Arès 27/8) ; en restaurant Éden en soi, elle permet de se retrouver soi-même — Le vrai est un jardin dans la tête (ii/9). Rendons visible l'encre avec laquelle nous écrivons l'histoire de notre pénitence ! Elle ne peut être ingrate que pour celui qui perçoit sa propre amélioration comme une contrition ; l'ascension (25/6) comme une escalade éprouvante (7/1) — Chausse-toi, prends ton bâton (25/10) pour entreprendre enfin la grande marche intérieure ! Celle qui fera de toi une lumière au milieu des hommes.
Ah, "je chanterai devant les hommes" (Psaumes) les bienfaits de la pénitence !
L'ingratitude à soulever est peut-être celle de devoir reprendre le flambeau d'une mission inachevée, celle du vent venu de Nazareth ; un Vent Fou (Rév d'Arès 25/7) dont nous devrions être les ressuscité(ur)s. Mais là, nous nous devons de revoir les bases de A à Z, remettre en avant un Sermon (sur la Montagne Matthieu 7 à 9) inaccompli. Alors que le Reste-revient (Rév d'Arès xxx/10), la racine du peuple de Dieu, aurait pu être davantage enraciné et voir ses rémiges (xLiv/3) plus développées vers les Hauteurs ; ces mêmes "Hauteurs qui ne peuvent pas être atteintes par des ascensions individuelles séparées, aussi méritantes soient-elles" (annotations 7/2).
C'est d'ailleurs pour cette raison, en écho à ce que cette entrée 210 nous inspire, que nous partageons avec vous ce commentaire d'un genre "kéourac [Kérouac ?] j'te fais mien".
À nos yeux, c'est-à-dire aux yeux de la petite assemblée que nous incarnons, cette dernière entrée en matière ne manque pas de matière. Loin de là ! Elle a le mérite d'être claire. Pour synthétiser, que dit-elle en substance : ce que nous croyons est une chose mais ce que nous faisons en est une autre ? Pourtant, dans votre enseignement, "croire" et "faire" se veulent être des synonymes. Peut-être avez-vous ressenti que, chez les (P)pèlerins d'Arès, la croyance prenait encore trop de place par rapport à l'action ? La pratique du Bien, même au stade d'un exercice ou d'une expérimentation, semble s'étouffer, donner des signes de suffocation, malgré les sentiments fraternels et les bonnes résolutions de chaque Pèlerinage. La vertu, n'en parlons pas ; elle n'est plus du tout un sujet d'actualité ni dans les conversations ni sur le blog d'une âme libre. Est-ce bon ou mauvais signe ? Peut-être est-ce une preuve de maturité. Ou de résignation ?
Nous entendons par "action" un synonyme de dépassement "bonificateur" – Ton œil a le Feu ; l'homme qui te suit voit l'Île Bleue au loin (Rév d'Arès xiv/13) ? Comment ça ? Y aurait-il des Pèlerins d'Arès qui vous suivraient « en tous points » ? Alors réjouissons-nous : Hé, mon frère, vois-tu l'Île Bleue au loin ?!
Pour nous, cette nouvelle entrée nous a fait sentir les effluves d'une certaine déception, d'un "quelque part dans l'irréalisé" (paraphrase de "quelque part dans l'inachevé" de M. Kundera), d'un contrat entre vous et le petit reste (24/1, 26/1) qui n'aurait pas été respecté.

De notre côté, comme vous avez dû vous en douter, nous ne faisons pas grand cas du grand P ou du petit p (entrée 97). Disons que le seul p qui nous parle et qui semble nous concerner, c'est peut-être celui du poète/pénitent. Et encore, nous n'en sommes pas certains, nous considérant plus proche du Pouet-pouet Pp. Mais, comme vous l'aurez compris, le "turlututu chapeau pointu" qui nous met un peu la rate au court-bouillon c'est que vous puissiez écrire : "Les Pèlerins d'Arès - Ceux qui me suivent en tous points" et "Les pèlerins d'Arès - Ceux qui me suivent à peu près." Car les pèlerins d'Arès qui vous suivent en tous points n'existent pas. Ou bien, pour arrondir les angles, il faudrait faire les présentations avec une certaine réserve car les Pèlerins grand P finiront bien par exister un jour. Mais, pour le moment, ils sont absents du paysage prophétique. Nous espérons ne rien vous apprendre à ce propos. Pour celui qui se plonge corps et âme dans la confiance de vos écrits et dans la réalité du mouvement arésien, entendre qu'il pourrait exister des Pèlerins d'Arès grand P qui vous suivent "en tous points" participe davantage à provoquer un scandale plutôt qu'une prise de conscience constructive.
Vous êtes, vous prophète, le seul Pèlerin d'Arès grand P. Et sur ce P de Prophète/Pèlerin chacun d'entre nous y met son échelle pour pouvoir y grimper. Nous, on ne va pas vous le cacher, comme Pierrot allongé sur la tranche de la lune nous avons attaché une balançoire sur l'arrondi de votre P et, parfois, en cherchant à nous balancer un peu trop haut, nous nous faisons des frayeurs. Combien de fois avons-nous failli nous vautrer ?! Mais ce n'est pas notre casse-gueule qui peut être considéré comme une expression de votre échec (réponse 198C51).
Quoiqu'il advienne, nous sommes avec vous et, qu'on le veuille ou non, nous sommes une expression de votre prophétisme. En plus de vivre véritablement un laboratoire à travers notre relation fraternelle, nous sommes un des légumes de la grande potée prophétique mijotant sur le feu.
Nous considérons que chacun doit pouvoir bénéficier de sa liberté à exprimer ses priorités. Justement, c'est peut-être le sens que chacun donne à sa priorité qui souligne une différence entre le petit reste et les autres !? Un Pèlerin d'Arès grand P devrait consentir à suivre librement le sens de la priorité du frère prophète. Pourtant, en de nombreuses occasions, nous pouvons constater que chacun suit d'abord le sentiment qui le guide vers ses propres priorités.
Pour simple exemple, il y a de cela bien des années, "Reprenons la lutte !" lancé comme un appel, "une direction à suivre", était l'une de vos priorités. A-t-elle été respectée ? Non.
Des exemples, nous pourrions vous en citer des tas et des tonnes. Alors soyons sages et arrêtons de "croire" qu'il puisse exister un petit reste fait de ceux "qui vous suivent en tous points" — Ta tête reposera sur la dalle du tombeau, tes fidèles pleureront sur tes mains glacées avant que tu n'aies vu même le petit reste que Je t'envoie rassembler accomplir la Parole Que Je te livre (Rév d'Arès 24/1).
Arrêter de nourrir des chimères nous évitera une croyance de plus. Et, par chez nous, nous allons jusqu'à penser que cette croyance est d'autant plus inutile qu'elle est dangereuse pour la bonne marche et l'avenir du mouvement de conscience que vous avez lancé.
Nous nous expliquons : Chez beaucoup de végétariens, végétaliens ou végans, la priorité est de respecter le monde animal et de bien le traiter. C'est tout à fait honorable. Face à eux, puissions-nous être considérés comme des animaux ! Oh ! Oh ! Dans bien des cas, le mangeur de viande est vu comme un monstre, un participant au génocide animal. Mais c'est le sens de leur priorité.
Sauf si c'est une question de goût, nous savons que pour la majorité de ces défenseurs de pauvres bêtes ce n'est qu'un pis-aller, un échappatoire pour se sentir utile à quelque chose, à la défense d'une cause. Et nous nous devons de le respecter. Nous savons que, dans tous les domaines (sauf celui de l'exercice fraternel), seul l'abus ou le manque de mesure apporte la disgrâce. Votre article "votre drogue, c'est quoi ?" est très convaincant à ce sujet : « Droguez-vous de Vie ! Droguez-vous d'Amour ! Comment faire comprendre que c'est la vie spirituelle qui résoudra tous les dérèglements ?
Bref, nous pourrions dérouler le tapis sans fin des priorités des uns et des autres et nous aurons vite fait le tour du globe terrestre plusieurs fois, répétant sans cesse les mêmes erreurs ; sans être capables d'apporter de solution durable s'il n'existait le prophétisme. Le prophétisme — "Un prophète pourquoi et pour quoi faire ?", ne représente-t-il pas la ligne de conduite à adopter pour enfin retrouver le Vrai (Rév d'Arès xxviii/21) Bonheur ? Le Vrai comme "le mot Vie est la clé de la Vérité" qui est que le monde doit changer (28/7). Qu'avons-nous changé ? Même si la larve en se hâtant rejoint-elle l'abeille ? et que quatre générations ne suffiront pas (24/2) (ce refrain devenu la douce et apaisante berceuse arésienne), nous n'avons pas changé grand chose. Pourquoi ? Parce que, pour l'instant, tout nous porte à "croire" qu'au lieu de faire voler en éclats "l prison des siècles", nous n'avons fait qu'adapter l'Enseignement (16/1) à nos propres systèmes. Et cela tout comme vous adaptez les entrées de votre blog à notre médiocrité et à nos faiblesses immenses (36/5). Ah oui, pardon, mais certains rétorqueront à cela, en nous mettant le livre en face du pif : Tu resteras ce que tu es moins le prince, moins le discoureur, mais le porteur de Ma Parole, le gardien de Mes Instructions (7/5). Intéressant ce verset, n'est-ce pas ? Mais nous n'allons pas nous y attarder cette fois-ci.
Même si "cette entrée est là comme le noyau dans le fruit" (réponse 210C5), nous aurions tant espéré voir naître une entrée (surtout à la suite de vos quarante-cinq années de prophétisme) d'Eau pure du Père puisée "au seul réservoir des forces universelles qu'est la Vie." Mais à cause d'un manque évident d'interaction profonde entre vous et nous, vous "pataugez" dans la boue de notre argoule (Rév d'Arès xxxvii/3), vous "éclaboussez" de répétitions insistantes. On vous rassure tout de même, c'est sans gnagnagna (réponse 209C25) ; c'est net, précis, sans ambages. Mais, "autrement dit, vous devez penser". Penser et non pas naviguer en nous invitant à entendre le clapotis des flots bleus sur la coque de votre voilier. Sans pouvoir nous convier à marcher sur les eaux. Au lieu de cela, nous continuons à sauter dans des flaques ; l'eau y est assez claire pour y voir notre reflet mais non pas pour y voir l'Eau pure que vous pourriez nous offrir en La puisant du divin réservoir.
La croyance ne devrait-elle pas juste être considéré comme un échafaudage (Rév d'Arès 17/4) ? Mais il ne doit pas être dressé comme un étendard, qui plus est, si c'est pour se rendre compte que tout reste sec autour de soi (18/3). La croyance peut permettre à notre éponge de s'humidifier. À l'éponge de la foi de gonfler ! Mais l'éponge ne doit-elle pas servir à nettoyer quelque chose ? Le mal. Qu'il soit sous la forme du train-train, de l'indifférence ou de la lâcheté.
Hum ! Ne faut-il pas se battre en toutes circonstances ? "Défendre son beefsteak", comme on dit ? Ou défendre sa pastèque pour ceux qui ne mangent pas de viande.
Donc, ceci dit, où sont-ils ceux qui n'interviennent jamais sur votre blog, mais qui pourtant s'expriment très bien et ont de la conversation lorsqu'ils obtiennent des oreilles attentives ?
Où sont-ils ces membres du petit reste qui n'interviennent que trop rarement ? Pourtant, "en tous points", vous nourrissez, prophète, cette page d'enseignement. La lisent-ils, au moins, vraiment ? Aujourd'hui, on peut sérieusement en douter.
Peut-être ne veulent-ils pas trop s'exposer ? Craignent-ils que le prophète découvre qu'un abysse d'incompréhension face à ce qu'est la Vie s'interpose entre ce qu'ils croient qu'ils sont et ce qu'ils font croire qu'ils sont ? Craignent-ils que Mikal réalise qu'ils n'ont rien à voir, en fait, avec ce petit reste dont ils se targuent d'être parfois avec une arrogance mortifère ? Qu'ils arrêtent de prétendre, une bonne fois pour toute, être ce qu'ils ne sont pas ; nous leur laissons allègrement la place sur votre blog pour que, s'ils ne peuvent pas encore subjuguer de leur lumière, ils puissent au moins nous transpercer de leur verbe autrement que par des poses icôniques et de la pieuse gestuelle. Ppèpère, c'est avec un grand ou un petit p ?! Nous leur crions : Libérez-vous ! Puisqu'ils se veulent le crier (Rév d'Arès 36/23) aux autres. Merci à Louis-Marie J. (210C39) d'avoir partagé avec nous cette excellente image pour évoquer le "croire" et le "faire". Nous lui en sommes reconnaissants. Mais la question est de savoir si nous devons rentrer au port après chaque échappée. Ne pouvons-nous pas jeter l'ancre à bonne distance des croyances ?
Allez, il faut savoir percer les abcès avant qu'une petite plaie ne s'infecte et empoisonne tout le corps. Voyez-vous, chez ces pèlerins d'Arès dit grand P cités plus haut, un poison contamine la bonne Eau de Source où tous les hommes sont appelés à venir s'abreuver : dans un état d'esprit sans nuance (puisque la nuance est réclamée pour la finesse d'esprit), leur priorité est avant tout focalisée sur le fait d'être ou ne pas être (encore ce sacré William !) considéré comme un membre du petit reste. Ô tristesse prophétique ! Pourvu que la jeunesse d'Hanouka puisse garder la langue propre.
"Nous sommes comme des indiens," avez-vous dit, prophète. Oui, nous sommes comme des "primitifs" dans un monde où la "civilisation" est obligatoire . "Civilisation" !? C'est la pilule de jus de fouace (Rév d'Arès xxx/16) qu'on fait passer pour un vaccin préventif. Si tu n'avales pas la pilule, tu es supposé être contagieux. Tu es contagieux car "l'effet de masse" n'a pas d'accroche sur toi. Ah oui ?! Yop ! Comment s'exprime-t-elle cette contagion ? Eh bien tu plantes le grand totem de tes préoccupations où tu veux (puisque tu es libre) pourvu qu'il soit "un arbre qui porte des fruits."
La qualité prophétique n'est pas réservée à un unique sens de la priorité, pas plus qu'à l'ancienneté ni à la proximité avec le prophète ; surtout si ces atouts servent à conforter autre chose que le vie spirituelle — "Si le fait d'Arès vire à l'idéologie, si ma vie passe au romanesque, des constantes aberrantes suivront, à la base de toutes les religions-systèmes" (introduction à La Révélation d'Arès).
En ce qui nous concerne, nous souhaitons que tous les prophètes en herbe réfléchissent différemment que leurs aînés. Des aînés qui ont, eux aussi, "une très haute idée d'eux-mêmes" pour se croire du petit reste sans en vérifier honnêtement l'authenticité. Sans en découvrir la véracité au-delà du fait que le prophète l'ait dit. Peut-on tirer de l'orgueil à se "croire" du petit reste ? Bien sûr que non, pas plus qu'on ne peut tirer d'orgueil à aimer (réponse 209C41). Ce petit reste qui doit être  là, en fait, pour donner un avant-goût d'Éden.
Peut-être devriez-vous écrire une charte sur ce que vous êtes "en tous points" afin de permettre, à ceux qui le choisissent, de vous suivre en toute conscience et circonstance. Ou bien, tout simplement, rappeler à ceux qui veulent vous suivre "en tous points" ce que vous attendez d'eux, comme l'indiquait Jésus : "Va, partage ! Et, quand tu auras partagé, viens et suis-moi !" Pour faire court, vous répondriez sûrement : "J'essaie d'être, en tous points, un pénitent."
Mais ces quelques grands P continuent pourtant à regarder "l'annoteur" (entrée 210) et beaucoup d'autres, ceux qui ne sont pas ou plus du petit reste, comme traître (Rév d'Arès 37/9), paria ou apostat. Et cela avant de se donner la peine d'essayer de les découvrir en tant qu'être humain et de se demander : Comment en sont-ils arrivés là ? N'y suis-je pas pour quelque chose ? Ô tristesse évangélique ! — Ne dis pas : "Celui-ci est perdu!" Dis: "Quel frère s'attachera aux pas de celui-ci pour le détourner de l'erreur ?" Sauve, ne juge pas (Rév d'Arès 27/3). Libère ! N'enferme pas !
Grand P, dîtes-vous ?! Restons honnêtes ! Et plus qu'honnêtes, soyons justes !
Ce qui est d'autant plus déstabilisant dans cette nouvelle entrée c'est que vous dites que vos frères du petit reste vous suivent parce qu'ils ont confiance tant en votre souvenir qu'en votre ressenti ; ils ont accepté ce que vous croyez et ils y croient. Si cela sert à quelque chose de vous croire, alors pour vous croire nous vous croyons ! Pas de doute là-dessus ; ça ne vaut pas son pesant d'or mais ça vaut c'que ça vaut ! Mais pour ce qui est de la confiance, nous la plaçons avant tout dans notre ressenti. Le ressenti que nous a donné à vivre La Révélation d'Arès à son premier contact et dans la suite du programme ; bien que notre ressenti penche en votre faveur, nous vous suivons d'abord parce que La Révélation d'Arès vous nomme prophète. De la même manière, nous allons faire notre Pèlerinage, parce que La Révélation d'Arès nous y appelle. Notre foi est fondé sur la confiance que nous avons dans la Promesse (Rév d'Arès 2/8) du Créateur de toutes choses et, par effet de miroir, une confiance est établie avec Ses Messagers (1/2), qu'ils apparaissent sous les noms de Moché (xxviii/8), de Yéchou (xxviii/9), de Mouhamad (xxviii/10) ou de Mikal (xxviii/11).
Le Père vous ayant commandé de n'être le chef de personne (Rév d'Arès 16/1), nous ne voyons pas d'autre mot que Maestro pour vous désigner et nous cherchons par tous les moyens, soyez- en sûr, à joindre nos instruments à votre orchestre. La difficulté de la chose c'est que la partition n'est pas écrite d'avance. Mais ne l'écrivons-nous pas ensemble ?
Sinon, s'il existe vraiment quelques "non croyants" au sein du mouvement des pèlerins d'Arès, eux ne peuvent pas vous croire sur tous les points puisqu'ils ne conçoivent pas l'existence de Dieu. Cela les empêche-t-il de faire le choix de la pénitence ? Absolument pas.
Justement le sujet de cette entrée 210 n'est-il pas d'aller au-delà de ce que nous croyons ? De vous suivre au-delà ? Alors cher(e)s passager(e)s, nous allons bientôt décoller. Veuillez fermer vos tablettes et mettre vos ceintures de sécurité, les masques à oxygène se trouvent juste au-dessus de vous et les sorties de secours sont sur les côtés ! Préparez-vous pour le décollage !
Notre jeune assemblée dite "petit p du pas petit reste" ressent ce que vous dites et abonde complètement dans votre sens, prophète. Bizarre, non, pour des huluberlus ?! Sauf, bien sûr, lorsque votre "ressenti" est induit en erreur par votre confiant petit reste ou par votre précipitation à vouloir trancher dans le vif et qu'il qualifie l'un de nous de schizophrène et l'autre de malade mental. Nous n'abondons plus mais nous n'abandonnons pas non plus. L'avez-vous remarqué, prophète ? Pourtant plusieurs frères ont abandonné déjà. Et ils étaient pourtant des Pèlerins d'Arès grand P ; de petit reste aujourd'hui ils sont donc en reste.
Mais peut-être que cette ridicule petite assemblée que nous représentons aujourd'hui devait voir le jour à travers les confusions et les raideurs de votre petit reste !? Ou peut-être encore que la Création, qui a permis à Éric et Frédéric de se rencontrer, garde-t-Elle d'autres atouts dans sa manche ? Disons une marge (réponse 184C81) sur la grande page que vous écrivez. Qui sait ?
Nous pensons (puisqu'il faut bien penser) que c'est assez réducteur de concevoir l'extraordinaire Message venu d'Ailleurs en une seule façon d'agir. Même si celle-ci est articulée comme étant celle du Bien — "Le salut vient seulement du Bien accompli (35/6)." La Création ne laisse-t-elle pas à l'homme un éventail de choix pour l'amener à comprendre le sens même de sa Création ? Le sens même de ce Bien à accomplir ? Le Mal s'est tant sophistiqué à travers les âges que nous nous devons de nous donner les moyens de regarder le Bien sous toutes ses coutures, sous tous les angles possibles. Et, pour cela, il faut accepter de prendre des risques.
De notre côté, nous avons fait le choix de la liberté pour priorité. Et nous l'assumons sans l'arrogance de se "croire" ce que nous ne sommes pas, c'est-à-dire des prophètes avant l'heure. Sans nous cacher la face (Rév d'Arès 3/4) en mimant l'humilité (21/3) et la sagesse à laquelle les siècles donnent majesté (1/3), nous considérons être au rendez-vous de notre lente progression. Dès lors, nous ne gardons plus vos parenthèses puisque nous les effaçons. Puis nous avons décidé d'améliorer aussi le texte du Livre et d'y inclure nos propres parenthèses car il y a des lacunes et des oublis, c'est évident. Dorénavant ce ne sera plus : (Les) frères de Yëchou entrent dans ta tête (qui est) la Maison (du Père) sur l'île (xvii/15). Mais ce sera : "Les frères Mousselmi (se) prennent la tête pour entrer dans la Maison du Père en disant à Yëchou d'aller (se faire) voir sur une autre île (si) J'y suis parce que J(e l)'ai dit et que c(e n)'est pas autrement;" Adjugé ? Vendu ! Dès à présent nous nous déclarons être les "changeurs pas droits", c'est-à-dire ceux qui marchent de travers ; nous sommes ceux qui vont droits dans le mur. Youpi ! Oh non, mince, "youpi" c'est "youpin" dans notre "livre pas en face des trous". Comment ça, vous ne l'avez pas lu ? Nous vous l'envoyons derechef par mail ; y fait que 350 pages dont 349 trous. Mais sur la première page, y a le titre, c'est déjà pas mal. De toute façon, nous n'avons qu'un clic à faire pour l'envoyer à tout le monde, le prophète nous a préparé le terrain. Ah, sacré frère prophète, il nous facilite la tâche pour entrer en contact avec tous les pélos [?] que nous cherchons à convertir à notre lecture du Livre.
Alors, pour vous mettre l'eau à la bouche (sinon vous ne nous lirez pas), ce ne sera pas "Je (ne) suis (pas là)" (du livre pas en face des trous) mais, comme petit avant goût, ce sera : "yhoudi, mousselmi, christane, youpi." Mmm ! Qu'en dîtes-vous ? Discutons-en ! Demain 16h c'est bon ? Ne vous occupez de rien, prophète, nous apportons les p'tits gâteaux ; on vous doit bien ça. C'est important d'en parler ensemble, les yeux dans les yeux, parce qu'y a ceux qui revendiquent le "youpi tralala." Nous devons trancher au plus vite car, pour nous, le "tralala" n'est pas cachère. Puis on pourra vous apprendre aussi que, dans un autre passage du livre à côté de la plaque, y a "boudibouda", c'est un cousin de Sarsouchtratame (Zoroastre, Rév d'Arès xxviii/3). Et pi kamasutra, lui c'est un copain d'école. Pourrait-on l'amener avec nous au rendez-vous ? Allez, on s'fait une bouffe ?!
Non, sans rire, pour le coup, nous croyons qu'un jour le véritable petit reste saura tout naturellement se reconnaître et ainsi saura être capable d’œuvrer pour la même Cause : Celle du Bien accompli, dans l'écoute, l'honnêteté et la complémentarité. Par contre, il est vrai que nous suintons déjà d'une matière grasse et vinaigrée (Rév d'Arès vii/14) qui nous colle à la peau lorsque nous nous disons qu'une catégorie de pèlerins pourrait avoir un jour la charge de décréter qui fait partie ou non du petit reste. Serez-vous là, l’œil aux aguets entre deux nuages, afin de superviser ces énormités ? Dont certaines sont déjà actives de votre vivant.
Dans notre assemblée (ou famille d'affinités, si vous préférez), nous n'avons pas été toujours raccord sur le sujet des priorités mais le ciel s'est éclairci. Notre aventure a commencé avec "Madal"(entrée 190C93 et 201C1) (Il fallait bien poser la première pierre), même si nous admettons son côté hermétique c'était, à nos yeux, un hymne à la liberté. Ensuite, il y eut ce que, par chez nous, nous appelons la "vidéo noiraude" (197C50), un autre cri au nom de la liberté. Les adieux (à notre individualisme), soit par écrit (207C26) soit par vidéo (208C26), furent un autre souffle de la liberté. Depuis ces adieux, nous avons arrêté de chipoter religieusement et, dès lors, nous nous écoutons suffisamment avec confiance pour signer nos interventions sur le blog de nos deux noms (qui se transformeront peut-être en une seule entité). Notre traversée parmi les Gilets Jaunes, les commentaires et la vidéo (209C10) qui en découlent, est une action pour la liberté (si minime soit-elle !). Et, "Ailleurs" (209C80), ce bref hommage à vos quarante-cinq années de prophétisme, fut un baiser de liberté. D'ailleurs, cet épisode de "Madal & Keudal" qui accompagne ce long commentaire est aussi un clin d’œil à la liberté.
La liberté est notre élément. Donc elle est notre priorité ; on s'épanouit mieux quand on a trouvé son élément. Notre dilemme fut mince et de courte durée ; l'un disait que pour être libre il fallait aimer. Et l'autre répondait que pour pouvoir aimer il fallait être libre. Bien sûr, sachant que la seule consigne est que notre corps tout entier doit se dévouer à l'amour fraternel tandis que l'esprit est invité à se tendre entièrement vers la liberté absolue, nous nous sommes retrouvés un peu idiots.
De la même manière, on pourrait se retrouver encore plus bête devant cette nouvelle entrée 210 (qui, comme La Révélation d'Arès, ne cite pas le mot liberté), si nous commencions à discutailler autour de "Je crois à la Victoire de l'Amour" ou "J'ai espoir que l'amour puisse vaincre le Mal."
Bien que c'est "imparfaitement avec des mots que vous essayez d'expliquer qu'il faut revenir à la Source", peut-être faudrait-il cesser d'essayer d'expliquer ?! Car celui qui ne veut pas entendre n'entendra pas (surtout après plus de quatre décennies d'enseignement). Mais, nous vous en prions, puissiez-vous davantage nous faire ressentir la Source. Ce ressenti pourra peut-être permettre de faire passer votre enseignement de la tête jusqu'au cœur.
Nous avons compris, de façon explicite, que la locomotive qui entraînera le changement du monde en Bien est la pénitence. Mais de quoi chargeons-nous les wagons qu'elle tire ? De rationalisme ? De raison raisonnante ? Peut-être de Raison créatrice (réponse 207C29) ? Mais qu'est cette Raison-là pour celui qui ne veut pas tendre l'oreille à la pierre qui crie (Rév d'Arès xxiv/6) ?
Cette nouvelle entrée est-elle une longue lamentation, un manifeste ou un testament ? Est-ce une façon de retailler la perche (Rév d'Arès xx/6)? Peut-être est-ce le train fou qui va partir sans savoir jusqu'où vont les rails, vers l'inconnu ? Peut-être ce train va-t-il encore rester à quai ?
En tout cas, pèlerin d'Arès ou non, il semble n'y avoir en fait que deux catégories d'hommes : Ceux qui se contentent de la "liberté d'esclaves" et ceux qui recherchent la "liberté des hommes libres." La liberté de l'esclave est celle qui se satisfait de ce qu'un système (son maître) lui octroie ; c'est la liberté de celui qui reste debout, mais comme un pendu (Rév d'Arès xxx/3). Même ceux qui s'activent dans l'ombre, se croyant au dessus des lois, sont prisonniers puisqu'ils se sont cantonnés à tirer sur la corde du pendu.
Et l'autre, la vraie liberté, se donne les moyens de comprendre, d'approcher et de vivre une union vitale, urgente, entre les hommes, entre les frères, entre les has [âmes] qui ne peut trouver sa force que dans l'amour, le flux et le reflux entre moi et l'autre, une preuve de l'harmonie. Un signe de l'intelligence (10/12) retrouvée ; de la responsabilité vécue, celle à laquelle l'existentialisme appelle.
Il n'y a pas d'existentialisme constructif dans le mauvais choix des priorités. Là où il n'y a pas d'existentialisme, la religion se faufile. Et comme une anguille, elle se glisse partout. Mais même si la tête de l'homme est faible ; qu'un nœud la tient serrée au cou, il peut trancher hardiment la corde qui l'attache au monde (Rév d'Arès 33/1-2) de la pendaison.
Ici, chez nous, nous considérons que la liberté des esclaves "c'est ce qui fait de cette planète un enfer. C'est contre cet enfer-là que nous sommes apôtres." Parce que, en plus de provoquer des aberrations et des abominations à répétition, leur liberté cherche à nous prendre en étau et, dans cet étau, nous ne pouvons pas pratiquer librement le Bien. Pourtant ce sont les hommes libres qui ont toujours fait avancer l'histoire bénéfique pour le genre humain. Pourquoi les esclaves ne l'ont-ils pas encore admis ? Parce que la liberté fait peur. Et c'est d'ailleurs sur ce sujet que la "vidéo noiraude" (197C50) interpelle lorsqu'on cherche à voir plus loin que la grossièreté de premier abord. "L'homme est esclave parce que la servitude est facile tandis que la liberté est difficile" (N.Berdiev). Alors, pour conserver et défendre la liberté des hommes libres, Éric et Frédéric ont entendu la Voix du Retour (Rév d'Arès i/1) : Combats ! Entre le pied dans la terre (Rév d'Arès x/19) !
Pèlerin d'Arès ou non, grand ou petit, sympathisant ou détracteur, seul cette "liberté libre" pourra conduire (Rév d'Arès 20/4) les autres hommes vers la Lumière de la Création. Et non pas la liberté de ceux qui enferment dans des cases où ils ont gravé au burin du sectarisme : Petit reste, pas petit reste, grand P et petit p en oubliant promptement le grand P de Prophétisme. Évitons de nous calfeutrer dans une vision malvenue de l'élitisme. Surtout lorsque ceux-là mêmes qui la prônent sont nuls et "non avenus" sur ce qu'un prophète représente.
D'ailleurs, où étaient donc encore le petit reste pour vos quatre-vingt-dix ans ? Nous aurions beaucoup apprécié un morceau de musique, une interview de vous ou ne serait-ce qu'un petit diaporama nous démontrant la dimension de vos années prophétiques à travers le regard de ce petit reste. Avez-vous offert votre image à Nice ou à Paris, dont vous restez le propriétaire, pour qu'elle soit archivée par des scribes ? Mais peut-être que ces prudents détenteurs (comme il y a des impudents annotateurs) croient-ils avoir un pouvoir en détenant (comme on conserve une tranche de cabillaud dans son congélateur en cas de disette) un morceau de prophète en image qu'ils prêtent à voir ou refusent de partager ? D'ailleurs, lorsque ces images seront enfin exploitées à leur juste valeur, feront-ils de vous un petit vieux sympathique ou un prophète bien vivant ? Feront-ils passer votre vie "pour romanesque" ou comme celle du faucon dont les oisillons auront les serres par mille et mille et battront la terre comme les haches qui s'abattent (Rév d'Arès xLv/14) ?
Nous attendons leur partage avec une certaine impatience et nous leur souhaitons suffisamment de clairvoyance et de concision pour nous offrir un beau travail.
En attendant, avec ses petits moyens, notre assemblée de funambules va continuer à s'évertuer à faire connaître et reconnaître la Parole du Créateur et son prophète, celui que nous tenons comme étant un facteur indispensable à la bonne distribution du courrier. Paix à tous (avec un grand P) !
Éric D. & Frédéric M. d'Ailleurs.

Réponse :
Il faut "se farcir" ce très long commentaire. Je l'ai fait.
Je suis embourbé dans un travail incessant, qui chaque jour encombre mon bureau, auquel ajoute votre très long commentaire, qu'il m'a fallu relire attentivement, non par méfiance envers vous, les "hurluberlus" — vous ne l'êtes pas,  vous vous attachez seulement à le paraître, c'est votre théâtre —, mais parce que j'ai toujours à apprendre de tout le monde, et vous avez beaucoup à enseigner ; j'ai donc les pieds pris dans le ciment d'une tâche qui n'a pas fléchi depuis 1974 mais je ne suis pas engourdi par l'âge. Et ça, c'est une faveur dont je suis chaque matin reconnaissant au Père. Alors, je peux vous lire avec attention. Je ne vais pas vous commenter. Vous vous commentez vous-mêmes abondamment.
Ce commentaire est plein des cris, des élans et autres tourbillons qui forment vos moyens d'expression sur un fond qui a l'air brindezingue par endroits, mais qui reste partout sérieux, et même ici et là sévère à l'égard de certains des nentrôtres. Vous entrez dans les grandes profondeurs face axquelles le Père nous place du même mouvement que vous faites semblant, comme des clowns, de vous en retirer. Cela vous rend assez difficile à lire. Il faut beaucoup d'attention pour vous apprécier à votre juste valeur. Votre importance est toute à l'intérieur ; il faut l'extirper de vous. Ce n'est pas facile, je le redis, mais j'espère que certains des lecteurs de ce blog le feront. Mais quel sourire ensoleillé sur vos visages qui sortent de l'eau... de l'Eau ? Une des vues de votre vidéo.
Un Pèlerin d'Arès grand P, membre du petit reste, est celui ou celle qui me suit en tous points, mais il ou elle n'est pas un autre moi-même. Il est lui-même ou elle est elle-même. Celui ou celle qui me suit en tous points s'efforce de suivre le sens que je donne à La Révélation d'Arès et d'accomplir tous les points sur la ligne de ma propre conduite, mais il ou elle les accomplit comme il ou elle peut selon son âge, son tempérament, sa façon de faire, le temps dont il dipose, sa santé, sa personnalité, sa sensibilité. Moi-même je n'ai pas varié dans les grandes lignes de ma foi et de mes actions prophétiques depuis 1974, mais depuis quarante-cinq ans j'ai louvoyé dans la manière de les exprimer et dans l'ordre d'importance que je leur ai donnés, dans les manières de les accomplir, j'ai vieilli, j'ai acquis de l'expérience, etc. À quel point de mon louvoiement tel ou tel Pèlerin d'Arès se conforme-t-il ? Comme il louvoie lui-même, il s'agit d'un louvoiement dans le louvoiement ; ça élargit considérablement le cadre de sa fidélité à ma personne, parce que de même que tout homme est instable, je souffre de cette instabilité et je la combats sans cesse, mais elle est là, ce qui donne du jeu, de l'aisance, de l'ovalisation, à tout ce que je fais et ce que font mes frères et sœurs du petit reste.
Mes frères et sœurs du petit reste ne sont pas d'autres moi-mêmes, mais ils sont eux-mêmes et c'est heureux. Nous ne sommes pas identiques ; nous formons une force par notre complémentarité. Seulement, cette complémentarité s'exerce sur tous les points de ma propre conduite et c'est en cela que les membres du petit reste me "suivent en tous points". Nous sommes en état de similitude, pas d'identité. L'utilité et la sagesse du petit reste, que le Père me demande de rassembler (Rév d'Arès 24/1), ne résident pas dans l'uniformité, mais dans la fidélité au sens de La Révélation d'Arès qui est charismatiquement le mien, à un esprit et à un certain nombre d'actions : pénitence, moisson, etc. Après que j'aurai disparu, des chapelles et des tendances, voire des religions, se formeront, chacune s'affirmant fidèle à La Révélation d'Arès. Le petit reste, lui, demeurera et servira de référence à ceux qui auront le souci de savoir ce que le prophète pensait, enseignait ou faisait lui-même sur tel ou tel point ou en telle ou telle circonstance. Le petit reste sera un phare pour des navires qui, de toute façon, resteront maîtres de leurs routes et de leurs manœuvres. Tous les navires qui font route vers le même port ne se suivent pas à la queue leu leu ; chacun a sa manœuvre. Nous cherchons seulement à ce que le but de tous soit l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de préjugés.

07aou19 210C58
Bonjour Frère Michel,
C'est avec satisfaction que j'ai pris connaissance de la définition du terme "pénitence" formulée ainsi dans le "Littré" : "Retour du pécheur à Dieu avec une ferme résolution de ne plus pécher à l'avenir. Dieu absout aussitôt qu'il voit la pénitence dans le cœur."
Selon moi, cette explication rejoint en tout point la pénitence arésienne.
Dans certains dictionnaires le terme pénitence n'est même pas mentionné.
Merci, Monsieur Émile Littré ! Voilà un vrai retour aux sources !
Bonne continuation du pélerinage auquel je me joins par le cœur.
Affectueusement,
Dominique C. de Nice

Réponse :
Merci, mon frère Dominique, pour ce commentaire qui rappelle à ceux qui connaissent le Littré quelle définition a été donnée de la pénitence dans ce monument de la langue française qu'est son lexique.

07aou19 210C59
Voici un résumé de la vidéo "quantic planéte" insérée par vous dans le commentaire 208C71 de  Marie N. de Nice du 4 juin 2019:
Il s'agit d'une très longue (2 heures) et très intéressante (à partir de la soixantième minute) interview de Geneviéve Delpech, veuve du chanteur Michel Delpech(1946-2016), où elle explique avoir eu une expérience du "Tout" :
"Un jour en buvant mon café appuyée à la rambarde, mon esprit s'est ouvert, j'ai senti la sève battre dans l'arbre à coté de moi, j'ai senti que la fourmi à cinquante mètres et moi ne faisions qu'un [...] j'étais un devenir en puissance [...] je crois que pendant cette expérience j'avais oublié mon égo [...] retourner dans mon corps fut comme rentrer dans un gan en latex mouillé et trop petit [...] me réadapter à la vie quotidienne fut long et difficile [...]."
De cette expérience non verbale Geneviéve Delpech a gardé un enseignement très profond :
"C'est l'erreur humaine qui aujourd'hui me parait vertigineuse [...] Il y a un ordre profond caché derrière le chaos du monde [...] Nos pensées sont créatrices dans ce monde et dans l'Autre Monde [...] Nos pensées ont une répercussion dans l'Univers [...] La pensée est créatrice et nous engendrons notre propre chaos [...] Il existe quelque part un Modèle qui détermine notre monde [...] Notre vision du temps est fausse, en fait nous vivons  nos vies passées et nos vies futures ici et maintenant [...] Il n'y a rien de plus grand que le pardon: ne pas avoir de rancune, n'en vouloir à personne, aimer d'autant plus les personnes qui vous veulent du mal [...] Pardonner ce n'est pas accepter c'est faire prendre conscience sans jugement [...] Nous sommes les cellules d'un corps vivant qui est l'Univers [...] Le chaos actuel c'est la séparation alors que nous ne faisons qu'un."
Voilà, comme une fenêtre ouverte sur l'Univers le temps d'une pause café.
Fraternellement,
Vianney L. d'Auxerre dans l'Yonne   

Réponse :
Merci, mon frère Vianney, pour ce résumé de l'expérience vécue par Madame Geneviève Delpech.
Ce qu'elle a ainsi découvert n'était pas nouveau, bien sûr, et je ne vais pas citer tous les penseurs, auteurs, philosophes, spirituels, etc., qui longtemps avant elle ont dit les mêmes choses. Je suis heureux qu'elle ait pu s'exprimer aujourd'hui sur des vérités dont ce monde ne sait que faire parce qu'ils continue de les considérer dans l'ordre de l'abstrait sans utilité. C'est à nous de faire en sorte que cet abstrait devienne un concret, en commençant par l'amour, comme je le rappelle sans cesse.

07aou19 210C60
Quelle entrée !
Au premier abord une avalanche de mots propre à notre condition terrestre, et par laquelle la lave du coeur se répand … (L). Pareil chez moi, chez beaucoup de commentateurs, d’artistes, d’écrivains… pour dire cette pression intérieure de la Vie, grand écart entre l’atroce — le péché des péchés (38/2) — et l’indicible illumination émerveillée (Rév d'Arès ch. vi). Nos mots tournent comme la mouche autour de la Lumière.
A quoi bon en rajouter ? Presque tout ce que vous redites ici me paraît admirablement juste et profond, reflet de ce Fond où si peu de nos contemporains ont l’habitude de se mouvoir… Et en même temps, je le sens, vous reconnaissez humblement que nos mots ne sont que parabole… à l’image, dirais-je, de la Parole elle-même qui s’enserre comme le clou (Rév d'Arès ii/21) dans la prison des mots, adaptés à l’interlocuteur et au mieux paraboliques.
Et en même temps, vous le dites, nos individualités et sensibilités sont encore différentes. Jésus n’est pas Muhamad et je ne suis pas vous. D’où ces reflets des roches (Rév d'Arès 27/6).
D’où une question. Dans quelle mesure puis-je et dois-je utiliser ce blog, "qui n’est pas un forum", pour faire partager ce que peut m’inspirer ma vocation prophétique commune à tout frère,  parler des reflets que je porte en moi ?  À vous de voir en conservant ou non ce qui suit.
Comme chez bien d’autres, mon intelligence spirituelle lit la Vie, autant que dans les Prophètes, dans ce lien à notre Univers qui à chaque instant percute nos sens et notre raison … "le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie" (Pascal).
Et puis en la Vie,  cette incompatibilité apparente  entre "capacité de transcendance" et statut  d’une même "Entité" avec l’homme, elle s’unifie à mes yeux dans la relation dont vous parlez entre Enfant et Père ; l’enfant, qui doit tant à son Père/Mère (Coran, Arès 26/8-10 et 28/25/26), il tient la Main (Rév d'Arès xL/16), voire, comme Élie, il se sent poussière portée par les anges (2/10). Ainsi, sans tout comprendre, à notre humble niveau de pauvres pénitents moissonneurs, nous voilà partie prenante du Tout, indicible dans son éclat (vi).
Plus besoin de mots, dans cette relation « toute occupée à être heureux », et bêtement cassée par Adam….
A côté donc de la dimension sartrienne de la pénitence, je suis sensible, côté intelligence spirituelle, à la confiante humilité de l’enfant qui rit et pleure en tenant la Main, sans  voir grand-chose de sa propre contribution à la Vie ainsi engendrée.
Pour finir, une citation de l’écrivain hongrois Istvàn Sigmond : "Je ne crois pas en Dieu, je fais partie de ceux en qui Dieu croient. Et il n’y a pas en ce monde de plus haute distinction."
François D. d’ile de France

Réponse :
Eh oui, frère François, "nos mots tournent comme la mouche autour de la Lumière." Comme c'est bien dit, merci. Je ne fais, c'est vrai, dans une "avalanche de mots", que redire te redire la même chose depuis si longtemps. Je me qualifierais moi-même de lancinant, voire même d'obsédant, si je ne me trouvais pas régulièrement face à des revirements, de brusques changements de cap, qui me contraignent à réaffirmer la constance de ma foi face aux nutations et variations ou aux fuites, parfois aux agressivités de certains de mes frères qui, à d'autres moment de leur vie, furent ou semblèrent être mes proches compagnons. Je pense aussi à nos nouveaux compagnons de foi et d'apostolat, car notre mission est une pompe de puits à chapelet, certes lente mais continuelle, et il me faut enseigner sans cesse. Chaque année des nouveaux frères et sœurs arrivent au Pèlerinage et chaque année je dois me répéter. Ne te lasse pas de dire, de parler (Rév d'Arès 26/15, 27/8).
"
Dans quelle mesure puis-je et dois-je utiliser ce blog ?" me demandez-vous. J'ai dit tellement de choses dans ce blog, je n'ose pas dire : Faites-le lire !, parce qu'il y a trop à lire. Par ailleurs, ce qu'on lit tend à paraître une bride, ce que n'est pas ce blog, mais il peut en avoir l'aspect, et qui ne refuse la bride, surtout spirituelle, aujourd'hui ? Peut-être pouvez-vous extraire du blog ce qui vous paraît propre à nourrir spirituellement ceux et celles que vous rencontrez, chacun selon sa préparation, sa sensibilité, ses possibilité de compréhension.
Ce blog me paraît finir par être une œuvre foisonnante, tout à la fois infatigablement répétitive et étonnamment imprévisible. Plus tard, des gens d'étude en tireront des morceaux choisis utiles dans la mission. Pas plus que La Révélation d'Arès n'apporte beaucoup de vérités nouvelles, je n'apporte dans mon blog d'idées qui révolutionnent le monde de la foi. Pour moi la foi est le sentier qui mène au salut — les Hauteurs Saintes perçues au loin ne sont que le Salut — et la révélation d'une notion qui s'était perdue comme celle de l'âme qui ne naît pas avec l'homme mais que l'homme fait naître par son amour accompli, n'apporte rien de plus à la condition du salut qui tient non à l'existence de l'âme mais à la pratique de la pénitence.
C'est donc bien encore et toujours la pénitence qu'il faut mettre en avant, et mon blog n'est guère qu'un rabâcheur incitateur à la pénitence. Vous pouvez faire ça sans mon blog. Voilà des gens, Antoine, Al Abdal, qui proclament que je ne suis pas le prophète, que je ne suis que le facteur postal, et d'autres choses de ce genre, mais cela ne me vexe guère et s'ils savaient que c'est sans importance, ils ne se donneraient pas tant de mal. La seule chose importante est la pénitence. S'ils sont pénitents, ils sont sauvés. Que demander de plus ? Vous allez me dire : Oui, mais vous parlez d'autres choses, de beaucoup d'autres choses... Bah ! C'est comme les coquelicots dans les blés ou dans la vigne. Ça égaie, c'est plaisant, mais pas essentiel ; reste l'essentiel : le grain et le raisin.

07aou19 210C61 
Mon frère Michel en l'Amour du créateur aimant,
Ce n'est pas ce que vous croyez qui vous sauveras, je ne vous demande pas de croire mais juste d'agir :
Voulez-vous s'il vous plaît enlever l'icône de Jésus et la remplacer par une parole de Dieu*(conformément au commandements voir citation ci-dessous) de votre choix:
par exemple:
Je suis au milieu de tout ceux réunis en mon Nom depuis toujours et jusqu'à mon Jour... Avec tes frères des steppes tu établiras l'équité , mieux vaut qu'elle s'établisse sans mon nom plutôt qu'en mon nom règne ce j'ai en horreur,  etc.
Concernant l'agrandissement horizontal de la maison de la sainte Parole dont j'avais entendu parler dans les années 90 : je désapprouvais, car la sourate Eltohr (52) parle de la maison de la sainte parole au plafond élevé. ce qui m'avait fait penser que la construction devrait se faire verticalement. Mais cela coûterait énormément !
La prière Shema Israël est le texte principal de la liturgie juive. Composé de trois extraits de la Tora, on le récite matin et soir accompagné de bénédictions. C’est ce texte qui se trouve dans la Mezouza.
[...] (Voir commentaire de Richard S. qui dit la même chose, 210C52)
Je vous aime mon frère Joseph ... euh ... Michel
Benjamin (non localisé)

Réponse :
Vous me demandez "d'enlever l'icône de Jésus". Quelle icône ? Il n'y en a nulle part à Arès, ni dans la Maison de la Sainte Parole (Pèlerinage), ni ailleurs... Vous voulez dire dans l'entrée 209 sur le Pèlerinage ? Mais pourquoi l'enlever ? C'est celle qui ressemble plus ou moins au Jésus qui m'apparut et me parla en 1974. Je vous rappelle que Jésus vint à moi transfiguré mais en chair et en os et non dans un courant d'air. Pourquoi ce que j'ai vu, parce que Jésus voulut que je le visse, mes frères ne pourraient-ils pas le voir ? Du moins, voir une icône ressemblant à lui.
Quand à la prière Shéma Israël, je sais que la liturgie juive la dit en trois parties: Deutéronome 6/4-9, Deutéronome 11/13-21 et Nombre 15/37-41, mais pour ma part je ne prononce que Deutéronome 6/4-9, qui me paraît contenir tout le Souffle des deux autres, mais la prière est libre à Arès et chacun peut puiser dans la Parole ce qu'il considère comme nécessaire à sa nature pour devenir un pénitent.
Mais pourquoi m'appelez-vous Joseph ? Parce que vous vous appelez Benjamin, comme le fils de Rachel, et que vous pensez à l'histoire de Joseph, qu'Israël aimait plus que tous ses autres fils ? (Genèse 37/5). Cela m'honore. Merci.

08aou19 210C62
Le monde est en guerre. Il paraît en paix, mais il est en guerre, en guerre pour trouver de l'argent, toujours de l'argent, encore de l'argent. Même un état communiste comme la Chine n'a qu'un souci : S'enrichir. Non s'enrichir de grands principes moraux, mais d'argent, de technologie, d'acier, de bateaux, d'avions. Qui, de Xi Dada [Xi Jinping], de Trump, de Poutine, par ce que disent les journaux du moins, en appelle à une émergence métaphysiques de l'homme, s'angoisse pour la question noble du libre choix de l'existence humaine, des forces qui font l'homme par rapport à l'animal : l'amour en tête, comme vous le faites, Michel Potay ? Personne de ceux qui dominent. Qui se soucie du bien être moral de l'être, du respect de sa position dans la jeu social, de la condition humaine qui a bien plus besoin de considération que d'argent ? Entendons-nous un seul de nos ministres parler de φιλοσοφία, qui est l'amour de la sagesse, se lancer dans une réflexion critique sur l'homme comme être sensible au mépris, à la vexation, au chagrin, aux questions fondamentales de la vie, de la mort, du malheur et du bonheur, de l'existence humaine par le fond ?
Moi, ce qui me sidère dans les propos aberrants et grotesques de ceux qui cherchent à vous réduire à rien, c'est qu'ils ne voient pas l'extraordinaire et profonde beauté (Rév d'Arès 12/3) de votre combat métempirique — ce mot oublié, opposé à empirique, que vous réndez intéressant —, qu'ils sont bien incapables d'engager. Quelle stupide lésinerie qu'est dire que vous êtes le "facteur", pas le prophète, vétiller sur des parenthèses que la pauvreté typographique vous a contraint d'utiliser pour baliser l'ineffable. Ne pas voir la courageuse grandeur de votre foi, si bien dessinée dans cette entrée, qui demande à la grande âme que vous êtes le courage de dire : Voilà tout ce qu'on sait, tout ce qu'on peut croire et encore ! croire relativement. Je pleure sur la bête tristesse de vos ennemis.
Mais vous, vous ne les enterrez pas. Vous laissez à ciel ouvert la fosse au fond de laquelle ils s'allongent. Vous souhaitez qu'ils se relèvent et en sortent, parce que vous dites, en homme d'espérance : Avant d'Être au sens sublime on a tous été au fond d'un trou ; ceux-là y sont encore. Je tiens d'un témoin que vous avez laissé en juillet entrer sur le saint lieu d'Arès celui qui vous réduit à un écouteur, à un miteux, celui qui nie votre prophétisme, qui pense sans doute que s'il peut vénérer cet endroit c'est parce que des chérubins l'ont bâti, pas vous, que si La Révélation d'Arès atteint aujourd'hui un chiffre de tirage respectable et se trouve en librairie contre tous ceux qui voudraient vous en empêcher, c'est parce que des séraphins l'ont imprimée et distribué dans les boutiques, que si les missions où il va répandre son fiel existent, c'est parce que le Père-Mère en personne les a installées, mais que vous vous n'êtes que le bigorneau du baladeur à cassettes par où le Créateur lance son Appel au monde. Pauvre homme que celui-là. A-t-il seulement lu La Révélation d'Arès ?
Quiconque de sensé a lu attentivement ce Message ne peut dire que deux choses : Soit vous l'avez inventé, soit il faut y entendre le Créateur Lui-même. Pour ma part, j'ai assez longtemps pensé que vous en étiez le fabricateur, mais maintenant, beaucoup grâce à ce blog qui respire l'authenticité, je crois que ce Message vient authentiquement du Créateur et que vous en êtes le prophète. Je pense, par contre, que les choses du Surnaturel ne se sont pas vraiment passées comme vous les décrivez. Je pense que quelque chose d'indescriptible (quelque chose entre parenthèses, si je peux dire) s'est passé en vous ou dans votre vie, que vous n'avez pu raconter qu'avec le bruit, les mots humains, qui sont toujours les mots des contes de fée. Je pense que vous avez eu contact avec l'Indicible : Lui et Son Séjour (Rév d'Arès 26/12), mais qu'on est là dans l'inénarrable.
Jean M. (non localisé)

Réponse :
Je suis très ému par votre commentaire, frère Jean, que je ne connais pas, mais ami ou parent d'un "témoin" que lui je connais peut-être, encore que je ne sache pas qui sont tous ceux et celles qui viennent maintenant au Pèlerinage. Je ne parlerai pas ici de ceux que vous appelez mes "ennemis", parce que, comme vous le dites, "avant d'Être au sens sublime on a tous été au fond d'un trou ; ceux-là y sont encore." Ils sortiront ou ne sortiront pas du trou, je ne sais pas. C'est leur affaire, pas la mienne.
Je dirai seulement quelques mots sur la conclusion de votre commentaire. Non, en effet, je ne suis pas le "fabricateur" de La Révélation d'Arès, mais oui, il y a inévitablement quelque chose "d'inénarrable" dans ce que je vécus entre 1974 et 1977. Dans les premiers temps de l'ère arésienne certains me disaient : "Pourquoi n'avez-vous pas apporté avec vous un magnétophone et un appareil photographique pour rencontrer Jésus ?" Je leur répondais ce qui était la vérité simple : "Cela ne m'est jamais venu à l'idée." Mais si j'y repense, je me dis qu'après tout, cela ne m'est jamais venu à l'idée parce que cela n'aurait sans doute servi à rien. J'aurais peut-être braqué sur Jésus mon Rolleiflex en lui disant : "Ne bougez plus !", car, dame ! il y avait quand même peu de lumière sur le lieu de la rencontre et à l'époque la sensibilité photographique n'était pas ce qu'elle est devenue. Mais qu'aurais-je eu sur le négatif en développant la pellicule ? Peut-être rien. C'était peut-être seulement dans mon œil humain, mais pas dans l'objectif Angénieux de mon Rolleiflex que se formait l'image de Jésus. Et que dire de l'extraordinaire spectacle et du tumulte en dehors de ou en dedans de ce qui n'était alors qu'une chapelle lors des Théophanies de 1977 ? Peut-être nauraient-ils pas été perçus par d'autres que moi ? Je n'en sais rien. Peut-être que ce qui existe n'existe pas forcément pour tout le monde.
Le visible et le sonore et l'invisible et l'insonore sont-ils parallèles ? Je ne pense pas. Face à un groupe humain certaines choses sont vues et entendues par certains, mais pas par d'autres. Il y a de cela bien des exemples comme le "miracle" du soleil dansant annoncé par les pastoureaux de Fatima au Portugal, phénomène qui fut couvert par la presse et même par un photographe professionnel. Ce miracle impressionna grandement le public présent là en 1917, mais tous ceux qui étaient là ne le virent pas. Il n'y a pas de parallélisme entre les états de perception, contrairement à ce qu'affirme la science pour qui n'existe que ce qui est perceptible à tous et reproductible. Un œil ne voit et une oreille n'entend que ce qu'ils sont capables de voir et d'entendre sur l'instant. C'est notamment une chose que de parler de foi, qui dans la religion s'appuie sur des sources sacralisées par l'homme et des dogmes qui ne sont que théologie, bref, une chose qu'on trouve entièrement dans les bouquins, et une autre que de vivre réellement la vie spirituelle. Vivre la vie spirituelle, c'est ce que s'efforça de faire le jars (le spirituel d'Assise Rév d'Arès xxxvi/3) et nous P(p)èlerins d'Arès nous efforçons de le faire, chacun à sa manière, car la perception du Vrai est aussi variée qu'est variée l'humanité. Les "sources" et les dogmes ne sont que signes, qui ne renvoient à rien qui leur soit extérieur. La vie spirituelle renvoie à une Vie extérieure. On est alors dans des conditions de perception totalement différentes. Je pense que nos frères Éric et Frédéric qu'on voit dans la vidéo 210C57 sont dans un état apparemment fou ou braque, mais qui est leur manière d'exprimer "l'inénarrable" qui les habite. Il y a là une sorte de transsubstantation, que tout le monde ne peut pas percevoir. Ce sont des "fous de Dieu". Je suis à ma manière, différente, un "fou de Dieu".
Ce n'est pas tant aux faits qu'aux significations que le vrai croyant a affaire. Aussi est-il inutile de chercher ce qui est et n'est pas significatif dans ma façon de relater le Surnaturel et le Message d'Arès, il n'y a qu'un moyen de construire une autre monde sur eux, c'est d'écouter en moi le prophète. C'est par l'instrument de la transcendance que s'opère le passage vers le Vrai, que se construit le pont qui nous mène de la rive de la vie à la rive de la Vie. Pour parler comme Hegel, disons que les mots sont l'inessentiel face à la Vérité qui est l'essentiel. Oui, ma parole est la Parole (Rév d'Arès i/12), mais dans la mesure où l'homme la lit spirituellement, non rationnellement. Voilà aussi pourquoi je ne saurais condamner et rejeter ceux que vous appelez mes "ennemis", ils ne sont simplement pas capables de me lire, du moins pour le moment, mais s'ils sont pénitents, ce qui est à la portée de n'importe qui, nous nous retrouverons sinon en ce moment, du moins dans l'au-delà.
Alléluia !

08aou19 210C63 
Vivre selon sa foi.
Merci frère Michel pour cette entrée. Elle me conforte dans mes idées. Je pense qu'il n'est pas important de savoir si l'on croit ou non en Dieu et en quoi en croit (ou en qui on ne croit pas), mais que c'est vivre selon sa foi qui est important. C'est ainsi que l'on peut mieux changer et participer à changer le monde.
Je pense que croire c'est quelque fois se consoler de ne pas se donner les moyens d'être en se disant : "Je serai sauvé si je crois !" Mais c'est à mon sens un leurre. Croire aussi divise et attise l'orgueil. "J'ai la meilleure croyance !" L'homme revient toujours à la loi du plus fort et il s'autosatisfait.
Vivre pour accéder à la Vie, vivre avec et selon l'amour spirituel, avec le désir et l'agir pour rendre la vie belle pour tous, que l'être soit transformé par la pénitence, par le bien, pour devenir Image et Ressemblance [du Père] ou un simple être plein d'humanité pour les non-croyants, peuvent rapprocher le croyant du non-croyant s'ils vivent ainsi. Ils aboutiront ensemble à changer le monde. C'est pourquoi je ne me sens pas différente d'un non croyant juste, ni surtout, supérieure par ma foi.
Et c'est pourquoi j'ai choisi de me battre pour vivre selon ma foi, même si c'est compliqué dans notre monde, et de laisser derrière moi le croire endormeur, le croire consolateur, le croire diviseur, le croire orgueilleux, le croire satisfait....
Autrement, vous dites renoncer au croire si j'ai compris, mais avant, vous dites croire que vous allez mourir. (Rév d'Arès 24/1) : Ta tête reposera sur la dalle du tombeau, tes fidèles pleureront sur tes mains glacées avant que tu n'aies vu même le petit reste que je t'envoie rassembler accomplir la Parole Que Je te livre, [mais ce verset] ne signifie pas, pour moi, que vous allez mourir. Vous serez sur et non enfermé sous la dalle du tombeau. Il n'y est pour moi question que de repos (xxxv/20 et notes dans la version bilingue de La Révélation d'Arès). Les frères sont appelés à survoler haut la fosse (xxii/15-16) et je ne vois pas pourquoi vous en seriez dispensé vous, le juste prophète béni par Yououh ! Dieu est le Juste des justes.
À mon sens, ne nous posons pas la question de savoir si nous allons mourir ou non. Vivons notre pénitence avec force, vivons selon notre foi avec sincérité et ne pensons pas à la mort, mais à Vie.
Isaïe : (Les nouveaux nés et la nouvelle terre 65/20) Là, plus de nouveaux nés [qui ne vivent que] quelques jours ; ni de vieillard qui n'accomplisse ses jours ; car le plus jeune mourra à l'âge de cent ans, et qui n'atteindra pas cent ans sera maudit. Pour les cent ans, je pense que les chiffres et nombres de Dieu, hors du temps, n'ont pas la même valeur que pour nous, et sans doute pour Isaïe inspiré par Dieu.
La lecture d'Isaïe m'avait déjà conforté dans cette idée. Nous sommes appelés à Vivre, à accomplir nos jours.
Je pense ainsi que, plus nous vivrons suivant notre foi, plus nous trouverons de bonheur à vivre ainsi, plus nous étonnerons et influencerons le monde, plus des changements importants s'opérerons et plus nous vivrons plus facilement selon notre foi. Alors, plus nous serons pénitents, plus nous vivrons longtemps ; la force de notre pénitence, la force de nos âmes caillées [Rév d'Arès xxxix/8-10] feront reculer même la vieillesse en nous et en tous ceux qui nous écoutent, même sans croire en Dieu ; et c'est ainsi que les sceptiques, ceux qui vous sont hostiles aujourd'hui, ceux qui vous haïssent, comprendront et voudront eux aussi changer. Oui nous vaincrons le mal malgré ceux qui crient contre vous, contre nous. Ils n'ont pas compris que le combat est de vaincre le mal et d'entamer l'exode vers Éden.
L'Image et Ressemblance [du Créateur] n'est pas physique, Dieu est unique et n'est pas comme nous ; l'Image et Ressemblance est dans la force d'âme que l'homme va se créer par sa pénitence, cette âme qui fera de l'homme le frère, ce frère qui aimera son prochain comme Dieu nous aime, ce frère qui sera juste comme Dieu l'est car il aura compris pleinement le sens de la justice. Le vrai corps du frère sera son âme (Révélation d'Arès 17). C'est par elle qu'il sera Image et Ressemblance.
Beaucoup de frères musulmans m'ont dit que le corps et l'âme sont la même chose. Je pense que, si tous le croient, c'est la raison pour laquelle ils ne nous comprennent pas.
Dans notre monde actuel, le croyant rejoint le non-croyant. Ils attendent tout des hommes de pouvoir, des scientifiques, des pouvoirs économiques, du rationalisme et n'imaginent pas un changement de société. Les croyants attendent donc de Dieu qu'Il les sauve et les non-croyants attendent de la société moderne triomphante un avenir meilleur et même l'immortalité.
Nous aurons du mal à convaincre. C'est pour cela qu'aujourd'hui, je pense qu'il y a beaucoup de croyants, mais peu, pas assez de pénitents.
La Révélation d'Arès xxxiv/15-19 dit : L'homme noir n'a pas la paupière. L'homme noir lèche l'étal, son cil (le) balaie. (S')il guérit le bubon, il monte (sur) le nuage. (Il n'est) debout (qu')un matin après le matin de mort. La mort couche dans l'homme. La mort (se) lève avant (ou) après.
Mikal dit : 15. "L'homme noir... ici, plutôt le rationaliste, le scientifique ou l'homme d'argent, sceptique ou cynique. Malgré sa courte vue (vv. 4-10), l'homme de raison et de "sérieux" est toujours en éveil (n'a pas la paupière), il veille sur ses acquis. 16. Étal : table de dissection, laboratoire, auquel le scientifique est religieusement dévoué (il le lèche), auquel il colle son œil attentif (son cil le balaie), mais aussi par extension, la caisse du banquier, le bureau de l'homme d'affaires, du dirigeant, etc., objets de soins aussi sérieux. 17-18. [...] Quoique les maux humains (notamment maladie, vieillissement et mort (v. 19)) soient inévitables tant que règne le péché, la science tire gloire (monte sur le nuage) du moindre remède (guérison d'un bubon) qu'elle découvre, donne l'illusion qu'elle vaincra la souffrance et la tombe, alors qu'elle prolonge seulement un peu la vie humaine (un matin). L'homme reste voué à la mort, que seule la vie spirituelle, non la science, vaincra. Dieu ne rejette pas la science comme savoir – il souhaite même que l'homme devienne plus savant –, Il la démythifie. La science n'est qu'une petite part de la Vérité."
C'est pour cela qu'il faut atteindre cent ans. Un moyen imparable de convaincre croyants et incroyants.
Heureusement pourtant, il y a beaucoup d'êtres qui vivent et tentent d'appliquer les principes humains auxquels ils sont attachés : humanitaires, écologistes... Tout est possible.
Il nous faut convaincre le croyant que seule la pénitence peut l'aider à vivre en Éden où nul ne doit pécher. Il faut d'abord être pénitent, sinon nous serons tentés et Dieu devra nous chasser comme Adam. Imaginer que Dieu puisse nous accueillir comme nous sommes par le seul fait que nous sommes croyants est très naïf et n'est surtout pas réaliste.
Il faudra aussi combattre le temps de parvenir à atteindre cent ans, ce qui prendra du temps, pour faire tomber quelques barrières comme d'établir l'équité pour qu'une grave crise économique ne vienne ralentir ou empêcher notre évolution. Il faudra combattre pour que le péché des péchés ne vienne stopper notre évolution.
Et si nous y parvenons, vivre selon sa foi permettra, pour moi, de montrer le triomphe de Dieu, l'éclosion de nombreuses âmes et la possibilité indiscutable pour l'humanité de changer.
Merci, frère Michel ! Que tout notre amour pour vous vous console et vous porte comme l'amour de Dieu vous porte.
Ghislaine V. de Loire Atlantique

Réponse :
Non, ma sœur Ghislaine, ce n'est pas "vivre selon sa foi," mais vivre selon la pénitence "qui est important".
Vous donnez sûrement au mot "foi" un sens qui n'est pas celui de la langue, et je devine bien dans quel sens vous dites "foi", mais attention ! Vous êtes missionnaire à Nantes et si vous parlez de foi à des quidams dans la rue, ils ne comprendront pas ce mot dans quel sens que vous lui donnez. Nous avons déjà bien du mal à faire entendre ce que nous entendons par pénitence, alors prenons garde aux autres mots que nous prononçons dans ce langage si insuffisant qu'est le nôtre. Nous avons la foi, vous et moi, mais ce n'est pas cette foi que nous voyons comme chemin vers le Salut, mais la pénitence. Je trouve votre commentaire très confus autour de l'idée de foi.
La pénitence est une toupie qui n'existe qu'en mouvement ; qu'elle s'arrête et la toupie n'est plus rien qu'une chose inerte, tombée. Le cordonnier peut chausser le soulier qu'il vient de marteler et coller, le tailleur peut revêtir le costume qu'il vient couper et de coudre, mais le pénitent ne peut pas s'habiller de la pénitence qu'il vient de faire tourner. Il doit sans cesse la faire tourner.  Si la pénitence cesse d'être action sans fin, elle n'est pas ; elle a pu tourner par le passé, mais si elle retombe, elle n'est rien. La pénitence ne fabrique rien. Elle est la Vie qui commence en soi. Tandis que la foi peut être quelque d'achevé, d'écrit, de su, la pénitence est sans cesse en gestation comme une toupie n'est toupie qu'en tournant.
Merci, ma sœur Ghislaine, pour ce commentaire.

09aou19 210C64
En quête du Jardin

Je marche seul dans ce beau jardin
Est-ce l'Image de ma recherche ?
Illusion ou perte de connaissance ?
Je suis convaincu de mes lacunes.
Saut en avant dans le Grand Passé !
Hélas rien de tout cela, vraiment.

Je regarde et la Vie n'est pas là.
Oh certes, la vie est ici -bas, hélas.
Je croise un pauvre en guenilles
Assurant ses chaussettes déformées
Et j'aime l'enfant peut-être innocent,
Jouant, que pense-t-il ? Que voit-il ?
Je ne sais pas mais je l'imagine
À la porte entre les deux jardins.
Comment mettre la Majuscule?

Non, ce jardin n'est pas Eden
Car aucun échange d'amour en vue
Enfermés dans des cages de verre
Parlant à voix haute à leurs mains.
Alors je pense à d'autres poètes
Décrivant les incroyables frondaisons.

O cher Léopold* tu as marché ici
Comme moi vers ta vraie liberté.
Dans ce " jardin des prébendes"
Je te vois debout à la quête
De l'Ami au son des trompettes
Que j'imagine fort aisément
Ne pouvant venir que du Ciel.
Oh! Léopold, maintenant tu le vis
Et moi je le crois et le vis aussi.

Oh! Jardin tu es trompe - coeur
Car je peux tomber et mourir
Sous tes ombres déstructurées
Et sur tes incroyables fleurs.
Qu'importe, je suis le chemin
Sur terre, cœur contre cœur
Mots contre mots enfin libres.
Comme j'aurais aimer te connaître
Heureusement aujourd'hui tu es là

Porté par le Vent de la Voix.
*Léopold Sédar Senghor à écrit le poème, "Jardin des Prébendes" à Tours.
Jean-Louis Alexandre C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Jean-Louis, pour ce beau poème.

09aou19 210C65
Voilà une journée de mission bien particulière. Aurions-nous soulevé un mouvement de sympathie chez les gens de l’ordre à Lorient (gendarmerie, police…) ? Posté sur le seuil du local de Lorient (L’Eau Bleue), dont la vitrine a été vandalisée par quelques Gilets Jaunes Cégétistes en début d'année, je reçois un geste de sympathie de la part d’un policier dépêché là pour assurer la bonne marche du Festival interceltique. Ce geste s’adressait à nous les Pèlerins d’Arès de Lorient et cela m’a fait chaud au cœur.
Et second temps fort, quelques instants après, je me trouve, lors de ma mission, en présence de C., capitaine de gendarmerie à la retraite qui me dit ne plus croire dans la justice humaine et qui reçoit avec bienveillance mon appel à la pénitence pour installer un monde d’amour. Rien, dans ce que je lui dis ne le choque, aimer, pardonner, faire la paix, se libérer des préjugés, retrouver l’intelligence du cœur pour équilibrer l’intelligence intellectuelle omniprésente et tellement fière d’elle-même !
Dépasser ce monde de pouvoirs et de lois pour un monde d’amour avec pour seul outil la pénitence ! Sortir de la cage système, mais pour une liberté maîtrisée par l’amour ! Ce gendarme à la retraite semble bien nous connaître et partager avec nous notre espérance arésienne. Ouf ! ça bouge dans les têtes ! Je me permets de signaler ce fait, car il rassurera mes frères et sœurs de Lorient et d’ailleurs, de l’impact de notre mission sur les esprits et particulièrement d’une classe d’hommes et de femmes censés nous surveiller et qui pourraient un jour être de ceux qui nous défendront.
Pascal L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Ce commentaire me cause une grande joie. Merci pour lui, mon frère Pascal.
Contrairement à ce que veut la politique, toujours légalisante, donc uniformisante, qui cherche à ce que les citoyens gouvernés à l'intérieur des frontières se comportent tous avec similitude, nous P(p)èlerins d'Arès voyons l'humanité comme celle d'entités libres (Rév d'Arèsn 10/10), non comme la juxtaposition de citoyennetés enchaînées à la loi. Nous ne voulons pas d'une unité conférée par l'action d'un parti ou d'une religion, mais nous cherchons un unité conférée par l'action transcendante de l'amour. Heureux donc ce capitaine de gendarmerie retraité qui "ne croit plus dans la justice humaine", et qui ipso facto conçoit que l'amour puisse être la solution. Chaque homme doit être laissé dans son autarcie originelle construite sur l'amour, non dans une communion mystique. Si nous ne perdons jamais ce fil conducteur nous resterons dans la ligne d'Enseignement que nous donne la Parole d'Arès, nous réussirons notre mission prophétique, nous bâtirons lentement mais sûrement, de génération en génération, ce que la philosophie a parfois appelé la cité des fins.
Pour l'heure, la cité des fins est une abstraction, parce qu'elle n'est pas réalisable sans une modification profonde de l'Histoire. Jésus par son Sermon sur la Montagnes et des philosophes par leurs réflexions l'ont bien vu. Notammant Emmanuel Kant qui parfois espérait en l'irruption d'un nouveau sujet moral ou spirituel, ce qu'est, je l'espère, chacun de nous, et qui d'autres fois désespérait de jamais rencontrer un seul homme de bonne volonté. Survient La Révélation d'Arès qui nous demande de réveiller la beauté (12/3) au fond de l'humain, afin que les hommes soient de plus en plus nombreux à pouvoir être traités comme des fins. Mais nous savons que nous avons pour l'heure à lutter, pacifiquement, contre cette société oppressive. C'est le paradoxe de notre existence d'apôtres : devoir obéir à la contrainte politico-légale et en même temps en délivrer nos frères humains.
Alors, bien sûr, nous nous réjouissons quand nous rencontrons des humains propices à ce changement de l'Histoire, ce changement du monde (Rév d'Arès 28/7), autrement dit.

09aou19 210C66 
Le Pèlerinage que je suis en train de vivre m’apporte tant !
L’inarrable quand on le narre s’en trouve rabougri et sans vie car la Vie, quand Elle Souffle en nos poitrines n’est pas de l’humain mais de l’Être qui S’engouffre dans l’être et qui ne fait plus qu’Un [Rév d'Arès xxiv/1].
Un instant... l’espace d’un souffle, mais c’est si intense si Autre que cela laisse une trace que nous rapportons dans nos cœurs pour se raviver et trouver la force d’affronter la balène, le léviathan, les barbes raides qui nous heurtent. Je me sens si proche de la terre ici et de la mer du tout Vivant.
Il y a quelque chose d’organique qui passe dans mon sang, dans la tête dont les bruits cessent enfin... Parole qui au delà des mots que je/Je prononce me fertilise et entre profondément pour m’enraciner, m’ancrer dans l’arbre à la pointe toujours verte que vous nourrissez de votre prophétisme et que grâce à votre volonté et bravoure vous avez redonné à l’homme... Piètre homme qui n’est plus que l’ombre d’une ombre adamique, qui ne ressent plus son affiliation avec le Vivant, mais qui demeure potentiellement ce vivant.
Je me sens ici aussi heureuse que triste, remplie que je suis de la tristesse du Vivant à sentir Ses Enfants si loin de Son Souffle de Vie et en même temps si émerveillée et profondément heureuse de La sentir, la Vie, si proche de nous... Cette espérance à accomplir que je veux pour l’humanité ma fille, celle que je n’aurai pas eu dans ma chair, mais que je vois comme ma propre chair lorsque mes yeux retrouvent la couleur et la clarté du Ciel. Ici, là où se noue Sa Force. C’est une profonde introspection et le seul moment de l’année où je sens le bruit cesser. Le Tout Autre et Sa Force veillent sur nous , sur ceux qui accomplissent Sa Parole.
Voici un Souffle que je vous envoie caressant de sa brise la terre d’ou je viens et que je suis.
Instant d’éternité que je veux garder pour fendre de mon épée, que le Souffle m’aide à porter ce qui me/nous sépare de Toi la Vie.
Merci bien aimé Mikael, juste prophète
Yaël P. de l’Univers (et aussi d’Alsace)

Réponse :
C'est une vivante méditation que provoque en moi le moment où dans votre commentaire je lis que le Pèlerinage est "le seul moment de l’année où vous sentez le bruit cesser." Je me cale dans mon fauteuil, je lève mon regard vers un haut infini au-delà du plafond, et j'écoute le silence. Ce n'est pas vraiment le silence. Il y a des bruits dans la rue, mais ce sont des sons mécanique amortis, du boucan étouffé de ferraille et d'échappement ; pas des bruits de voix qui perturbent ; rien d'émotionnel. À Arès sur le lieu du Pèlerinage il y a les voix des priants, mais ce n'est pas de l'émotion non plus. C'est plus qu'émotion. C'est Vie. Pas la Vie comme nous la connaîtrons dans l'au-delà, mais la Vie étouffée, amortie, derrière les fenêtres du train-train humain terrestre. Au Pèlerinage il n'y a pas de bruit au sens de La Révélation d'Arès. Et ça, je vous l'accorde, c'est bon !
Merci pour votre commentaire, ma sœur Yaël.

11aou19 210C67 
Bonjour mon cher frère aîné [Rév d'Arès 16/1],
Puisse le Père vous aider à maintenir en vous le nerf (Rév d'Arès xii/8, xxxvii/3) pour les mots que vous nous écrivez et qui tous nous édifient chaque fois davantage — merci ! — sans autre frein que l'obscurité qui parfois vous parasite, ainsi que vous le dites vous-même ! Puissions-nous nous autres, moi-même, par notre pénitence constante — que sur le Saint Lieu nous prions le Père d'agréer — parvenir à nous laisser parasiter le moins possible, identiquement à vous !
Le Père nous appelle constamment à redevenir Son Image et Ressemblance [Genèse 1/26-27], en même temps qu'il conspue le système des rois noirs et des rois blancs qui excellent à nous en détourner. Ils sont affaire de Sa Justice [Rév d'Arès 22/12]. Nous, nous resterons justes et doux assistés dans notre apostolat par une légion d'anges (29/6) mais avant tout guidés par notre prudence (35/10).
Je profite de ce mot — si vous décidez, frère aîné, de le publier — pour remercier mes frères et sœurs, et Dieu Auquel ils font place en eux, de me fortifier dans mon ascension par leurs propos, leurs conseils, leurs gestes, leur fraternité qui ne sont pas forcément bisounours dans la forme mais tellement édifiants et justes sur le Fond.
Longue Vie à vous, frère aîné bien-aimé ! Et longue Vie aussi à mes frères et sœurs bien-aimés !
L'Engagement du Père à Arès en 1974 et 1977 est clair et puissant : Soyons actifs ! Parlons — le muet lasse l'œil (...), dis la Parole, elle Est ! (Rév d'Arès i/3-4) —, ayons confiance ! Prenons Sa Main et le monde changera en ce en quoi nous le créerons aux côtés de Dieu !
Philippe R. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Philippe, pour ce commentaire. Il nous apporte vos vœux qui, pour pieux qu'ils soient, se réaliseront un jour. C'est bien à cela que nous travaillons. Si nous doutons que nous pouvons changer nos vies (Rév d'Arès 30/11) et changer le monde (28/7), chacun de nous, au mieux, redescend au niveau du fidèle d'une religion qui n'espère rien de pluss que quelque aide céleste ante-mortem et son salut post-mortem personnel. Nous comme co-créateurs —  images et ressemblances du Père (Genèse 1/26) — nous espérons la fin du péché, le retour à la génésiaque Terre heureuse, déjà annoncé par Isaïe 11/6 il y a 2.700 ans. Nous savons qu'il faudra du temps (Rév d'Arès 12/6, 24/2), mais nous croyons que l'objectif est possible parce que le Père nous appelle à cette tâche par La Révélation d'Arès.
Quand le Jour (Rév d'Arès 31/8) surviendra-t-il ? Nous l'ignorons, parce que comme tout pécheur, comme l'artiste: l'écrivain, le poète, le peintre, etc., nous ne savons jamais quand l'œuvre est achevée. Paul Valéry célébra quelque part dans son œuvre le privilège de l'infini en cela que l'artiste n'est pas capable d'y mettre fin tout en étant capable d'en faire un travail sans fin, capable de cet inachèvement par quoi se développe la maîtrise de la création. Il se trouve que ce matin de bonne heure l'image du Taj Mahal (ताजमहल "le palais de la couronne" à Agra), vu depuis la rivière Yamuna se présenta sur l'écran de mon ordinateur et je contemplai cette merveille d'architecture, à laquelle l'architecte que vous êtes, frère Philippe, doit être sensible, mais je me disais que son architecte, Ustad Ahmad Lahauri, avait probablement considéré cet édifice, qui nous paraît merveilleux, comme l'ébauche, rien de plus que l'ébauche de ce qu'il avait rêvé, rêve beaucoup plus beau. La beauté (12/3) idéale est inaccessible en ce monde pécheur. Mais nous, nous visons à revoir sur Terre la beauté idéale disparue. Ce n'est pas un rêve plus mirifique que, de croire en la Vie, de l'existence de Qui nous avons tant de preuves.
Tout en ce monde de péché est inachevé, à commencer par l'homme lui-même devenu incapable de s'achever, de résister au mal, à la maladie, au vieillissement, à la mort. Pour l'heure, l'infini de l'œuvre humaine n'est que l'infini d'un mortel lui-même incapable de s'achever avant de mourir après une vie brève. Mais soudain La Révélation d'Arès sous une succession de phrases, dont rient les sots, nous apporte la connaissance d'un monde inachevé — inachevé peut être un synonyme de pécheur — mais qui potentiellement est, au sens le plus fort d'être, d'Être. En dehors d'Être La Révélation d'Arès n'est rien. De là les rires des sots qui ne savent plus ce que signifie Être. Mais la Parole d'Arès s'avère Être parce qu'elle est communicable et compréhensible par des humains qui ont gardé en eux quelques racines de la Vie. On les appelle épis mûrs.
Notre œuvre, c'est le changement de nos vies par la pénitence (Rév d'Arès 30/11) et ipso facto notre contribution au changement du monde (28/7). Comme un livre ne devient une œuvre non parce qu'il est écrit, mais parce qu'il trouve des lecteurs, qu'il passe de l'intimité de l'auteur — qui peut être l'Auteur — à l'intimité du lecteur, notre pénitence ne deviendra une œuvre créatrice qu'en étant le commencement d'une Recréation de notre planète Terre. C'est l'énorme différence de dimension comme d'objectif qui existe entre La Révélation d'Arès et les Sources, dont la Bible et le Coran, qu'a réduites l'homme en les édulcorant ou affaiblissant par ses ajouts pour les plier à ses courtes vues et ambitions terrestres.
Nous sommes un événement agissant et créant du monde. Je suis heureux, frère Philippe, que vous soyez devenu un des rouages de cet événement agissant et créant.
Je vous souhaite un heureux Pèlerinage. Que se ranime le Feu de votre pénitence et de votre mission !

11aou19 210C68 
J'ai lu quatre fois cette entrée 210. Je  la relirai... Combien de fois ? C'est bien plus qu'un "texte fondateur" comme l'écrit un commentateur au début de cette page, c'est quelque chose qui pénètre l'être jusque dans ses extrémités intérieures, là où se fait sa vie, disons pour être mieux compris de tous, où bat son cœur. C'est la première que, vous ayant lu, j'ai le sentiment que ma vie est reliée à la Vie par des métastases heureuses. Mon épouse, qui est l'amour de ma vie, est en train de mourir, justement d'une maladie à métastases, je suis auprès d'elle toute la journée, auprès d'elle qui dort tandis que j'écris ce commentaire, et pour la première fois s'évanouit mon angoisse à l'idée qu'elle va me quitter, pour la première fois je réalise que nous ne sommes pas des animaux qui s'éteignent en ne laissant que souvenirs, je réalise que j'irai la rejoindre bientôt "dans les étoiles" comme vous dites. Soixante ans de mariage, mais surtout soixante ans d'amour. Ayant lu et relu "ce que je crois", je sais que cet amour ne mourra jamais, même si, comme vous le dites, "il est impossible d'imaginer, tant que terrestres nous pensons avec notre cerveau très limité, ce que peuvent être la conscience sans cervelle et la perception sans œil, sans oreille, sans toucher." Jamais je n'ai lu, de toute ma vie d'enseignant, quelque chose qui aussi simplement dit que nous ne savons pas, mais que ce sera bonheur !
L'espérance revient me visiter.  Peut-être vient-elle seulement me visiter pour la première fois. Ai-je jamais eu l'espérance ? Ou plutôt, ai-je jamais une idée exacte de l'espérance ? L'espoir me visite. Ma cœur est son territoire désormais. Mon épouse dort... sous morphine. Elle est au bout. Mais j'ai maintenant la certitude que notre amour ne mourra pas. Il ne mourra jamais. La mort m'a hanté, mais maintenant elle me paraît une espérance, celle d'un couloir sans fin où le bonheur peut ne jamais mourir. L'amour, c'est moi et c'est Mathilde (c'est son nom). Indifféremment. Cela ne relève pas de l'empathie, mais d'une certitude.
Merci.
Raymond J. (non localisé)

Réponse :
Je suis tellement ému en lisant ce commentaire que je suis sans réaction, sans réponse. Vous m'avez vidé le crâne, mais rempli le cœur. J'imagine ce qu'est le départ de l'être aimée. Soixante ans ! C'est tellement vite passé. Je n'en suis qu'à cinquante-et-un ans, mais j'ai l'impression que nous nous sommes mariés hier, Christiane et moi.
Vous vous demandez si l'espérance "vient seulement vous visiter pour la première fois." Et vous vous demandez encore : "Ai-je jamais eu l'espérance ?" N'a d'espérance que celui né avec l'espérance, frère Raymond. C'est-à-dire tout humain ; seuls les animaux n'ont pas d'espérance, comme ils n'ont pas la parole. Oui, mais voilà, rares sont les humains qui la laissent sortir, qui l'expriment ; ils sont trop fiers, trop coincés entre les machoires de la culture, cet étau. Les épis mûrs sont ceux qui, à un moment ou à un autre, se décoincent. C'est ce qui vient de vous arriver. Alléluia !

12aou19 210C69
Bien aimé prophète,

Merci pour cette entrée qui pour moi, comme pour beaucoup des commentateurs précédents, figure comme un des textes-piliers de votre enseignement par son côté synthétique et puissant.
Depuis maintenant quarante-cinq ans de prophétisme vous nous répétez inlassablement les mêmes choses mais vous ne vous lassez pas de le faire toujours de manière différente, sous d’autres angles, avec d’autres mots et toujours avec ce Souffle de Vie qui nous permet d’apercevoir l’espace d’un instant l’Univers infini dont nous sommes l’Enfant.
Ainsi vous faites sauter petit à petit les verrous de nos consciences réduites à l’état de faibles lumignons (Rév d'Arès 32/5) par nos croyances : la culture tout à la fois religieuse, politique, matérialiste, scientifique, sociale… qui nous imprègne de toutes parts et nous réduit à guère plus qu’un bout de viande égocentrique. Vous nous donnez les clés pour poursuivre avec vous — même quand vous aurez rejoint votre "nuage doré" (réponse 180C30) — ce travail de réactivation de l’intelligence spirituelle pour toujours mieux accomplir la Parole et retrouver la Vie, notre Source pure, l’Oasis (24/3-5).
Pendant une période, il y a maintenant plusieurs années, beaucoup de questions me taraudaient notamment sur le Tout Autre, Dieu, les anges ou encore les djinns mentionnés dans le Coran. Puis un jour, j’ai lu ce passage dans la Bible : Réfléchis sur les commandements qui t’ont été donnés, tu n’as pas besoin des choses cachées. […] Ce qui t’as déjà été montré est plus que ne peut concevoir l’esprit humain. Car beaucoup ont été égarés par leurs spéculations, leur imagination perverse a faussé leurs pensées (Siracide [ou Ecclésiastique ou Sagesse de Ben Sira] 3/22-24), qui me rappelle également : L’homme pieux se tient devant Ma Parole et ne fait pas un pas de plus en avant pour ne pas choir dans l’abîme (Rév. d’Arès 32/8).
 J’ai compris quelle Sagesse résidait dans La Révélation d’Arès qui nous dit : "Laisse tomber les débats sur la foi : Vous êtes trop loin de la Vérité pour la comprendre toute entière. Aime de tout ton être comme le Vent Fou levé de Nazareth (Rév d'Arès 25/7), tout le reste viendra de surcroît."
Maintenant les seules questions qui me taraudent sont celles qui pourront m’aider à mieux accomplir ma pénitence et ma Moisson. M'efforcer par exemple de prendre conscience que je fais Un avec la Vie, l’Univers, le Tout et notamment tous mes sœurs et frères quels qu’ils soient malgré nos apparentes différences de chair, de pensées, de logique, etc., m'aide à sortir de mon égoïsme (qui me dit qu'il y a moi, personnage principal de l’histoire, et "les autres" et donc que mes pensées, ma logique, mes désirs à moi ont de l’importance) pour sans cesse aimer de plus en plus et de mieux en mieux. Finalement n’être plus rien pour [soi]-même (Rév. d’Arès 40/6) ne signifie-t-il pas simplement se repositionner comme élément indissociable du Tout, de la Vie ? Être tout pour son prochain, l'humanité; en somme être tout pour le Tout !
Bien sûr, comme vous dites dans cette entrée : "J'ai un cerveau charnel que je ne peux pas empêcher de fonctionner", donc "tant qu’à croire, que crois-je ?"
Je crois simplement ce que le prophète croit. Parce que j’ai librement mis toute ma confiance en lui autant que j’ai librement choisi de mettre toute ma confiance dans la Vie qui lui a fait totalement confiance en lui confiant cette mission !
Cette Vie Qui me dit de faire mon salut et le salut du monde par la pénitence sans m’en dire beaucoup plus sur ce qui nous attend après. Mais après tout, Elle m’a déjà tellement donné alors que j’ai encore fait si peu pour Elle que je ne peux que Lui faire confiance pour la suite !
Randy C. d'Île de France

Réponse :
Oh ! combien j'ai aimé et apprécié ce commentaire, mon frère Randy.
Nous vivons dans un monde dont les dirigeants pensent (du moins, je suppose qu'ils pensent) aller dans le sens de l'Histoire — ce qui n'est déjà pas rassurant, vu ce qu'est l'Histoire quand on l'étudie un peu —, de là viennent des actions politiques, religieuses, etc. à contresens ; ils oublient qu'il y a prééminence de la recréation du monde sur ce qu'on croit être l'acquit : la politique, la science, l'art, la Bible le Coran, les Écritures de toutes sortes, bref, toutes ces choses qui n'ont pas fait ce qu'on croit qu'elles pourraient faire pour installer le bonheur sur Terre. C'est cette prééminence que La Révélation d'Arès vient rappeler et vous, frère Randy, qui n'étiez pas né quand Jésus puis le Père descendirent me parler, et vous avez bien compris le sens de la mission que la Vie nous confie afin que nous ramenions le monde à ses origines idéales.
La Révélation d'Arès, quoiqu'encore largement ignorée, domine toute l'Histoire, et même si l'on veut en voir la Lumière au-delà de son point d'atterrisage : Arès, un atome, c.-à-d. à peu près nulle part, La Révélation d'Arès domine l'Univers. C'est particulièrement frappant dans sa seconde partie : Le Livre. C'est ainsi que nous voyons que nous, Enfants du Père (Rév d'Arès 13/8), avons un rôle à jouer dans l'Univers. On n'a pas idée de ce que l'homme a d'importance à l'échelle de l'infini. Nous avons donc pour mission d'œuvrer à la justice universelle, autrement dit à remettre toutes choses et toutes vies à leurs places. Il faut pour cela parvenir à une maîtrise totalement dépassionnée des enjeux, et c'est pourquoi l'amour est si important. Car l'amour du prochain n'est pas un amour passionné, mais un amour intelligent. Il faut stopper la progression fatale des lois mémorielles qui nous mènent au péché des péchés. C'est assez dire le travail énorme que le Père nous confie, travail que nous venons seulement d'ébaucher et où vous, Randy, Aïcha votre épouse, tous ceux de votre génération vont avoir un rôle capital à jouer. Oui, vous serez de ceux qui auront un rôle probablement important à jouer.
Rien ne changera avec les prochaines élections, qu'elles aient lieu en France, aux USA, en Russie, n'importe où, parce que les hommes au pouvoir n'ont rien qui puisse changer l'homme. Martin Luther King le disait : "Aucune loi n'a jamais rendu un homme meilleur." Notre rôle consiste donc, entre autres, à nous libérer du passé et du présent. Je ne suis pas sûr que tous mes frères et sœurs aient encore bien compris cela, mais vous, je pense, vous l'avez compris. Vous ignorez encore, bien sûr, comment vous allez vous y prendre, mais avant de faire il faut comprendre et donc chercher ce qu'on va faire et vous n'en êtes pour le moment qu'à ce stade.
Pour l'heure le son de La Révélation d'Arès paraît aussi fade, plat, décoloré que paraît, disons, le son de l'esperanto, si cher à notre frère François D., ce que je ne lui reproche pas, bien au contraire. La Révélation d'Arès manque pour l'heure de couleur, de drapeau, d'éclat pour tout dire ; elle n'est encore qu'un cri en devenir, ce cri parcourt l'espace, mais aussi peu rapide que le son, il n'est pas encore arrivé à l'oreille de l'humain — les quelques milliers que nous sommes représentent-ils l'humain ? Pas encore, —. Vous, vous êtes de ceux qui la feront arriver aux oreilles du monde, à moins que ce soient vos enfants, mais bon ! tout ça viendra vite.
Encore merci, frère Randy.

12aou19 210C70
Frère Michel,
En Marc 8/34/38, Jésus nous enseigne sur l'importance de l'âme. Plus tard, il est écrit [dans Jean 18/36] que son Royaume n'est pas de ce monde.
Toutefois, il nous faut vivre en ce monde de boom-boom incessant avec pour mission l'accomplissement du Bien, partout et toujours. Soyons à la hauteur de cette mission !
Vous êtes là pour nous rappeler qu'un jour Jésus et le Créateur parlèrent à un homme pour lui confier Sa Parole. Soyons en dignes et réjouissons nous !
(Re)créons notre âme et diffusons cette Bonne Nouvelle sans l'enfermer à nouveau dans un carcan.
Comme vous l'écrivez dans l'introduction de l'édition 2009,  notre vocation spirituelle est irrémédiable.
Merci à vous, à votre épouse et à toutes les sœurs et tous les frères.
Franck B. de Picardie

Réponse :
Au Pèlerinage cette année vous vous êtes présenté à moi, frère Frank, en disant : "Je suis picard." J'ai aimé cette façon simple de vous désigner. Oui, on est picard, breton, normand, provençal, auvergnat, gascon, alsacien, lorrain, ch'timi, vendéen, catalan, franc-comtois, etc., parce qu'on naît rougi dans le feu local et trempé dans l'eau locale d'un "petite unité humaine", comme je dis, et parce qu'on n'échappe pas plus à ces noyaux de cousins que les fruits n'échappent à leurs noyaux d'origine où se stocke le génome nucléaire et se cache le processus nécessaire à la réplication des chromosomes et à tout ce que contiennent les gènes. Le noyau disparait quelques temps pendant la division cellulaire mais se reconstitue dans les cellules filles et ainsi de suite. Et, qu'on le veuille ou non, qu'on sache ou qu'on ignore qu'un jour on ne sera plus qu'âmes, c'est aussi mystérieux que notre bref passage dans la chair sur l'infinie ligne de la Vie, c'est probablement un des signes de l'infinie richesse d'Être. Vous êtes donc un gemme humain de Picardie. Mais les choses peuvent se compliquer. Je suis ainsi breton par mon père, déjà mélangé d'une belle Morlaisienne rousse (queue-de-bœuf) aux yeux bleux (bretonne du nord) qui fit fondre d'amour un bel Alréen ou Pontivyen au yeux et cheveux sombres (breton du sud), mais je suis vosgien par ma mère et encore ! car de ce côté les origines sont brouillées ; suite à la Guerre de Trente Ans (1618-1648) l'ancêtre local de ma mère, chevalier, qui n'était probablement ni lorrain ni franc-comtois, fut doté de terres (où naîtrait ma mère 250 ans plus tard) par Louis XIII en gratitude pour services (sans doute militaires) rendus à la couronne. Ainsi suis-je une sorte de mélange est-ouest, mais c'est mon noyau à moi, celui d'un arbre greffé, regreffé et re-regreffé. Je suis dans mon "tube" en alliage complexe, mais c'est mon ADN à moi, heureux de rencontrer votre ADN à vous.
Bon! assez plaisanté ! Il m'arrive comme ça de m'attarder à des vétilles. En fait, nous sommes des humains comme les toungouzes, les yagans et les alakalufs, les papous, les hottentots, les aïnous, le nivkhs, les pigmées, les lapons, etc. Tous nous avons pour Père la Vie sans commencement ni fin, au-delà de toute description, dit le Coran. Tous nous nous retrouverons courant dans les étoiles... Enfin, oui, si nous avons vécu comme des êtres bons, sûrement pas aussi bons que Yëchou le Bon (Rév d'Arès i/1-9, ii/3-19, xiii/4-17, etc.), cependant assez bons pour que nos âmes survivent à notre mort, mais pour redonner conscience de cette singularité qu'est la nôtre, à nous Enfants (13/5) du Père, à nos semblables humains, pour les faire entrer en pénitence, donc, nous avons besoin de reconstituer le fort apostolat disparu au cours des deux siècles qui suivirent la mission de Jésus.
Mais pour l'heure nous vivons sur une poussière de la poussière de matière appelée Terre où nous a avons à constituer des missions. Hélas, pas de mission en Picardie où je pourrais vous adresser. Mais qui sait ? C'est peut-être vous, frère Franck, le noyau des apôtres du Pays Picard. Vous me semblez en avoir l'étoffe.
Merci, frère Frank, pour ce commentaire.

12aou19 210C71
Je reviendrai un peu plus tard sur votre entrée 210, capitale pour moi, autant que votre article « Nous croyons, Nous ne croyons pas", que je relis avec grand intérêt régulièrement et où je vais vérifier ma bonne compréhension de la Parole, comme dans vos notes aux diverses éditions de La Révélation d’Arès.
Mais il a été question d’Albert Camus dans votre réponse au commentaire 210C39, complétée par le commentaire 210C46, et j’ai trouvé cette citation dont la première partie est bien connue et la seconde beaucoup moins :  "Si j’avais à écrire ici un livre de morale, il aurait cent pages et quatre-vingt-dix-neuf seraient blanches. Sur la dernière, j’écrirais : “Je ne connais qu’un seul devoir et c’est celui d’aimer.” Et pour le reste, je dis non. Je dis non, de toutes mes forces, car l’amour est le seul vrai sentiment." (Albert Camus Carnets -1937)
Cette citation me semble une manière de dépasser la morale pour aboutir à la vie spirituelle manifestée dans l’amour-devoir, caractéristique du Sermon sur la Montagne et du Message de La Révélation d’Arès. Car si l’on devait résumer La Révélation d’Arès par un seul mot, celui-ci serait "pénitence". Et si l’on devait résumer la pénitence par un seul mot qui définisse le sens de son effort, celui-ci serait amour ou amour spirituel pour être plus précis.
La référence à Camus n’étant qu’un épiphénomène de cette entrée, je ne vais pas plus loin dans la pensée pourtant très riche et très évolutive (un modèle du genre) de "celui qui a bien compris ce qu'est aujourd'hui le problème de l'humanité" (selon votre réponse au commentaire 210C39). Je confie simplement à votre intelligence prophétique ce que cette citation m’a inspiré, voici une semaine sur ma page Facebook.
"Quelle sobriété, simplicité et force dans cette sagesse. L'amour comme 'seul vrai sentiment' " !
Pour moi, il faudrait, pour être plus exact, ajouter "comme seul vrai sentiment spirituel" !
En effet, tous les autres sentiments (et même bien des amours) sont émotionnels, charnels, comptables de leur économie affective et nerveuse, ce qui n'est pas un défaut mais une considérable limite. Ils ne sont donc pas de ce fait "spirituels", mais bien terrestres avec les beautés, l’instabilité et les fragilités et extinctions des saisons de la vie.
L'amour seul en effet est spirituel, il est alors l'Amour qui puise sa source à l'Un et à son infinité et rien ne peut faire mourir cet Amour-là.
La transfiguration nous rendra sur terre perpétuels, toujours recommencés, toujours en construction et en évolution, mais nous ne serons pas immortels. Seul l'Amour est véritablement immortel, parce qu'il "est le matériau de l'Univers" comme dit le frère Michel Potay, et qu'il est, selon moi, la substance même que Dieu se choisit pour exister et créer.
Alors aimons, aimons, non "à en crever", comme disent les passionnés, mais aimons à en revivre et à en Vivre, perpétuellement heureux, quand cet amour nous aura permis de retrouver la Vie perdue par mésamour, certainement !
Didier D. du Pays catalan

Réponse :
Merci, mon frère Didier, pour ce beau commentaire, qui évoque Albert Camus, ce frère humain qui court dans les étoiles aujourd'hui, soit âme, comme dit la Parole d'Arès, soit énergie, comme disait Einstein, mais qui nous a laissé en héritage ses pensées si profondément mariées à nos sentiments communs, si humaines, donc si proches de nos douleurs comme de nos joies, et par là apparemment très loin d'autres philosophes que certes nous connaissons et apprécions, mais qui à l'exemple d'Edmund Husserl et de son immense projet phénoménologique se sont portés de façon beaucoup plus compliquée et hermétique sur le "sens de l'être" (voir "Être et Temps" [Sein und Zeit] d'Heidegger, ouaouh ! pour lire ça il faut d'épais verres grossissants). À l'écart de la philosophie moderne qui échappe à la pensée du charbonnier, Camus n'a pas, contrairement à ce qu'on lui a reproché, "enfermé la métaphysique dans une philosophie de concierge", mais il a eu souci de rester clair pour une bonne part du commun des mortels. Je l'appelle pour cette raison le troubadour des philosophes. Certes, Sartre, Beaufret, Levinas, Derrida, Merleau-Ponty, Foucault ne voyaient pas vraiment Albert Camus comme un vrai philosophe, mais qui n'a pas plus de plaisir à lire Camus qu'à lire ces pontes de la pensée obscure ? Oh, certes, nous avons aussi besoin de cette philosophie abstruse, mais il nous faut la traduire pour qu'elle serve au peuple, et alors, la traduisant, nous nous rapprochons toujours plus ou moins des récits humains au coin du feu, racontés à la Camus.
Pour le reste, vous nous parlez d'amour. Sujet dont vous montrez bien l'importance centrale, fondamentale, dans la recréation de ce qui fait le monde : l'humanité. Merci. Hier soir, pour éviter les coups de poing, les coups de révolver, les "graves" conversations dans les salles d'autopsie entre policiers futés-futés (mais alors, plus futé tu meurs !) et le toubib à la perçante perspicacité, qui bruitaient les autres choses sur l'écran comme si le crime était la grandiose symphonie du monde, nous nous sommes contentés d'un navet très creux : "La femme de mon pote". Là, au moins pas de violence, mais le discours sur l'amour le plus élémentaire qui soit. Exemple, Thierry Lhermitte : "Je ne suis plus amoureux d'elle (elle, c'est Isabelle Huppert), maintenant je l'aime," et Coluche joue alors le type aussi renversé d'entendre ça qu'il le serait en découvrant la quadrature du cercle. Il est clair qu'en voyant l'amour sous cet angle, on n'est pas près de changer le monde.
Nous, nous avons écouté le Père et pour nous l'amour n'est pas celui de "La femme de mon pote" ou des romans-photos mais celui de la Puissance créatrice du monde, l'amour qui peut recréer le monde, s'il est repris par la créature. Dans les mots : le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7), changer signifie recréer. C'est donc pour nous le vital per excellentiam, le devoir du citoyen du monde. Les humains ne voient plus à quel point l'amour, l'amour total s'entend, le miroir de l'Amour du Père, façonne la vie, nous permet de comprendre d'où nous venons, quels sont nos problèmes et où nous allons. De là nous semble nécessaire que l'amour du prochain, qui est bien autre chose que la charité ou "l'humanitaire", doive devenir la rationnalité par excellence. Les hommes ne voient-ils pas que le façonnage des lois ou la course vers Mars et Pluton sont inversement irrationnels absolument ? Ne voient-ils pas qu'il n'y a rien là qui puisse faire de cette planète un lieu habitable pour tous. Oui, tous ! Non, ils ne voient pas, étant tombés dans l'égoïsme le plus abyssal qui ait été. La cause ? L'égoïsme scientifique, peut-être le pire égoïsme, a abstrait les minorités humaines nanties des besoins énormes de l'humanité dite "primaire" qui, plus que tout, a besoin de se refaire une âme. Le Père nous donne pour ambition de redonner aux hommes les grands acquis de l'amour. L'amour est la substance de base du seul remède au péché, qui va tuer le monde. La connaissance ne doit jamais être un savoir désincarné ; elle est, si elle est, le produit de la grande aventure humaine comme créature composante du Tout. Notre ambition ultime est de faire aimer l'amour à tous.

12aoul19 210C72 
"Quand seront morts mes yeux, oreilles, cerveau et membres, comment mon âme percevra-t-elle l'Univers où elle s'envolera depuis mon cadavre ? Je n'en ai aucune idée. Tout est là !" écrivez vous dans cette superbe entrée 210 que j’ai relue et relue.
Elle me fait penser à un échange que j’ai eu il y a peu avec mon beau frère JM.
Lors d’un repas Shabeuthdique (shabbat est le samedi jour de repos pour les juifs) qui réunissait ma famille j’eu une discussion avec JM., époux de ma sœur aînée. Tous deux pratiquants juifs orthodoxes. JM est sépharade. Comme tous les shabbats ou repas de famille il y a des échanges comme sur la paracha du moment (portion de la Torah que les juifs lisent chaque semaine), le Talmud et autres points de discussions. je suis assise en face de lui. Je m’abstiens de participer à la discussion entre mes deux frères aînés et ma sœur aînée par sagesse.
Car ma famille accueille mal ma pensée arésienne et lorsque je m’en ouvre à eux, la passion aiguisant les sens de mes deux frères qui sont à ce moment là tels des coqs à l’œil de chat hurlant à la mort, cela entraîne colère et dissensions. Cela a même eu pour conséquence que mes parents, souhaitant éviter les heurts, me mettent de côté et ne m’invitent pas à certaines fêtes et repas familiaux. La paix étant le plus important, je demeure donc à présent à l’écoute et interviens plus parcimonieusement et subtilement.
Ce fut le cas avec JM qui, pour la première fois, entrouvrit une porte. Pendant que mes frères et sœurs "tonitruent" à qui mieux mieux sur le mot du mot du mot, j’entends JM dire à mon père, qui marche avec une canne, qu’il voit parfois à la shule (synagogue) un vieil homme marchant avec une étonnante canne. Une canne offerte par ses enfants dont le pommeau est une main sculptée de squelette. Une main de mort. "Quel étrange présent fait par ses enfants que d’offrir une canne avec cette main rappelant la mort," dit-il. Je le regarde alors et lui demande : "Pourquoi ?". Il me répond que c’est vraiment étrange d’offrir quelque chose qui rappelle la mort à son père. S’ensuit un échange très intéressant avec JM. J’en retransmets là l’essentiel :
Je lui demande ce qu’il pense de la mort, car il n’y a rien d’écrit dans la Torah. Il me répond que c’est une des raisons pour lesquelles il y eut nombreuses discussions et dissensions entre les  sadducéens et les pharisiens et une des raisons pour lesquelles il y a eu naissance du christianisme. Les sadducéens disant que comme il n’y avait rien d’écrit à ce sujet (la vie après la Mort, la résurrection) dans la Torah, alors il n’y avait rien après la mort et que tout se passait ici bas. Les pharisiens croyant au contraire, qu’il y a une vie après la mort, une résurrection, le messie. Bref ! Je lui demande alors : "Mais toi JM, que crois tu toi ?" Il me regarde et dis  "Comment a été créé Adam ?" "De la terre, Ashem lui a donné son Souffle de Vie et l’a créé à Son Image et Ressemblance," lui dis-je. JM me demande : "Penses-tu que la terre a une nature ?" "Oui, car le Créateur l’a créée," lui répondis-Je. "Si la terre a une nature et que nous venons d’elle,  l’homme aspire à retourner à elle, à retrouver cette nature dont il a été pris. Il est issu de la terre et il retourne à la terre... Il y a quelque chose d’éternel."
Et moi de lui répondre : "Mais si le corps revient à la terre, que devient le Souffle que Dieu a donné à l’homme ? il y a quelque chose de l’éternité que Le Créateur nous a donné." "L’homme a chuté. Il fait n’importe quoi. La vie d’ici est souffrance et l’homme aspire à retrouver cette nature dont il est issu," dit JM. "N’as-tu jamais pensé alors que, si l’homme avait chuté, c’est qu’il pouvait également retrouver cet état adamique ? Retrouver cet éternité et sa ressemblance divine qu’il a perdue en faisant le mal et ainsi retrouver le bonheur ?" lui demandais-Je ? JM me regarde tout à coup comme interloqué par cette question. "Mais comment ?" me demande t’il .
Et là je sais que j’arrive à un point crucial et que j’arrive aussi à la limite où, si je réponds comme je l’ai déjà fait auparavant (l’important n’est pas de croire mais ce sont les actes qui comptent de bien. Aimer...) je risque de créer tensions et colère dans ma famille et de rompre la paix. En effet, parler de pénitence, d’amour au sens évangélique quand il n’y a pas de réel écoute et réflexion est, de façon général pour un Juif, assimilé à parler de christianisme, de religion et les portes se ferment. Je choisis alors de lui demander : "Qu’en penses-tu ?" Et là il me répond : "C’est en appliquant les Hok (loies juives)."
Je le regarde et j’aimerais aller plus loin, mais je me retiens car je sens bien que je suis arrivée devant le nœud qui empêche la vie de circuler et que ce n’est pas le bon moment. Je lui dis, car je vois venir la fin du repas et traîner les oreilles de ma sœur aînée, "Je te propose d’y réfléchir et que nous en reparlions la prochaine fois."  J’espère que j’ai laissé en lui quelque chose qui germera.
Je me sentais profondément triste, car je n’avais jamais autant perçu la souffrance de mon beau-frère qui, aspirant à retrouver sa véritable nature, la cherchant chaque jour par ses libations, ses prières, ses études... mais prisonnier dans son tube religieux. Pour la première fois depuis trente-cinq ans, entre lui et moi, une porte s’était entrouverte. Un échange honnête d’humain à humain. Ce n’était plus le docteur m’assenant ses vérités. Je sais que c’est parce qu’il s’est senti vraiment écouté et que je n’ai pas voulu lui asséner mes propres croyances et vérités, mais que je suis parti de lui pour poser quelques petits cailloux sur un cheminement que j’essaierai de reprendre avec lui la prochaine fois que je le verrai.
C’est si simple pourtant :
Qu’importe ce que tu crois mon frère l’importance c’est que tu deviennes un homme vraiment Bon, vraiment aimant, vraiment libre de tous préjugés et de tout système, pardonnant et faisant la paix, retrouvant l’intelligence du cœur. C’est tout ! Je voudrais lui crier : "Garde tes Hok, garde tes croyances, mais change ! Ouvre la fenêtre de ta cage et deviens un autre homme !"
Yaël P d’Alsace

Réponse :
Ce commentaire est plutôt le beau récit d'un moment de sagesse, le récit de ce moment toujours difficile qu'est la rencontre avec le fidèle d'un très vieille croyance à laquelle, pense-t-il, les siècles donnent majesté (Rév d'Arès 1/3). Oui, un très bel exemple de sagesse dans la mission. Vous pouviez dire à JM quand même, peut-être ceci : "Tu est sûrement un homme bon, je ne m'en fais pas pour ton salut. Ce qui fait la vie est dans le cœur, pas dans les mots, à preuve le Créateur dit : "Que la terre produise de la verdure, de l'herbe, des arbres !" (Genèse 1/11), quelques mots, rien pour ainsi dire, et jaillissent des végétaux tellement nombreux que les dictionnaires eux-mêmes, des dizaines de miliers et des diraines de milliers de mots ne peuvent les décrire. À preuve, qu'on ne cesse pas de découvrir de nouveaux végétaux... Alors tu reviendras dans la Cœur de la Création, où est la Vie, où la terre elle-même se trouve, la terre très loin d'être stérile, très loin d'être rien. Elle est pleine de vers, de bactéries, de vie ! Mets quelques grains de terre sous ton microscope, tu n'en reviendras pas. Oui, JM, tu vivras comme tout cela vit et de la terre aux étoiles, quelle différence ? Qu'en sais-tu ? Dans la mort les distances n'existent plus."
Merci, ma sœur Yaël, pour ce très beau commentaire.
Je connais ces discussion avec mes frères juifs... ou d'autres religions. C'est d'une effrayante étroitesse d'esprit, mais rien d'étroit n'existe qui ne puisse un jour s'élargir !

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Bien aimé frère Michel en l'Amour du Père,
Voici [...] les éléments de la vitrine de l’Eau Bleue pour le festival interceltique de Lorient qui vient de s’achever dimanche 11 (voir précédent commentaire à ce sujet par Pascal L. 210C65) : La petite toile a été peinte par notre frère Robert B de Metz à l’occasion de l’édition 2009 du festival ; les 2 autres panneaux l’un textuel donnant le thème et l’autre en forme de guitare énonçant sur les cordes les éléments de la pénitence ont été accrochés à des fils nylon et reliés à un petit automate électrique pour faire une animation.
La vitrine a eu plus qu’un franc succès pendant les neuf jours de sa mise en place, et aujourd’hui encore elle attirait les passants qui lisaient son contenu ainsi qu’assez souvent la page de L’Évangile donné à Arès posé sur un lutrin et ouvert à la Veillée 30 sur la pénitence.
Des contacts très variés avec des gens de partout en France, dont beaucoup de notre Bretagne, des locaux qu’on ne voit jamais dans l’année, mais aussi de ceux qui n’osent pas nous aborder ou qui ne voient pas le local ouvert et qui ont profité de l’occasion pour demander ce que représente en fait L’Eau Bleue [Rév d'Arès ii/5]. Plusieurs accueils constructifs, des suivis en vue, des livres en lecture, du bon grain…
Tracts distribués alentours : environ 3.000 sur ces neuf jours ; onze sœurs et frères avec un bon esprit d’équipe pour nous relayer de 15h à 20h. Afin de donner une idée de la vitrine j’essaye de vous communiquer ici une vidéo. Bonne fin de pèlerinage au Val Hanouka [Rév d'Arès xLvii/5] avec tous nos sœurs et frères et bonne année spirituelle pleine du Feu de la pénitence et de l’apostolat.
Bernard L. de Lorient

Réponse :
Merci, mon frère Bernard, pour ce commentaire et la vidéo qui nous montre la vitrine du local de notre mission de Lorient pendant le Festival Interceltique de 2019. Bravo pour votre activité apostolique pendant ce festival.
Sœur Christiane tet moi, qui sommes bretons par nos pères, essayons toujours d'apercevoir sur l'écran de la télévision quelque chose de ce festival quand il se tient à Lorient en août et il nous a semblé qu'en 2019 il a été particulièrement brillant.

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Il n’est pas utile de savoir si vous êtes un grand prophète.
Vous avez répondu à l’Appel du Père de l’Univers (Rév d’Arès 12/4) et vous vous évertuez à conduire le peuple vers les Hauteurs Saintes où la Vie nous attend (40/5). Une fois de plus, avec cette nouvelle belle entrée, vous écrivez le Vrai (xx/2). Cela nous suffit et cela suffit au monde pour qu’il change (28/7).
La vraie question est pour moi de savoir si je suis le disciple que le Père attend que je sois. Non, pas un grand disciple, mais un juste apôtre, un membre de la pieuse gente (Rév d’Arès xLv/13) qui ésuit la petite voie" comme disait Thérèse de Lisieux, la voie de l’amour.
Le frère (Rév d’Arès xvi/17, xvii/3, xx/10-12, xxii/4-7, etc) vous fait confiance, parce que vous êtes le juste prophète (xxxvii/2), parce que votre parole est la Parole et que vous donnez la Vie (Rév d’Arès xix/26).
Je sais que j’ai raison d’y croire parce que depuis vingt-sept ans je sens bien que l’homme à l'œil crevé (Rév d’Arès xxx/22) que je suis sent peu à peu son œil s’ouvrir (xxxvii/7) en vous écoutant et en vous suivant, en buvant le vin à votre bouche, en mangeant le pain face à vous et en faisant couler l’huile sur votre tête (xxxiii/15). En faisant cela, je me sens certes un maillon fragile comme la soie (xLvii/9) mais aussi un héros (xxxv/5) participant au retour d’Éden.
Alain Le B. d'Île de France

Réponse :
Outre, évidemment, notre sœur Chantal Combe-Poncet, actuelle présidente de L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès, vous avez été, mon frère Alain, le premier auquel j'ai demandé d'assurer le service d'accueil à la Maison de la Sainte Parole et pendant quelques années vous avez même été le seul à assurer cet accueil avec sœur Christiane et moi. Vous y avez, avec un dévouement hors de pair, consacré une part de vos étés. Partant, vous êtes aussi de ceux qui avez consacré une part de votre vie à l'étude de La Révélation d'Arès. Vous êtes parmi nos frères et sœurs de ceux qui la connaissent le mieux, de même que vous connaissez bien mon enseignement. Vous êtes donc, de façon éminente, l'un des plus représentatifs membres du petit reste. Vous êtes donc des quelques uns et quelques unes sur lesquels reposera la pérennité si nécessaire du petit reste.
Le petit reste (Rév d'Arès 24/1, 26/1) est le noyau à partir duquel l'arbre à la pointe toujours vertes (xvi/13) se reproduira sans cesse, indéfiniment, et longtemps servira de référence centrale à toutes les controverses, déjà commencées (Al Abdal, Antoine B., d'autres encore qui n'ont pas encore fait leur publicité), qui ne feront que proliférer pendant un temps quand j'aurai disparu. J'ai 90 ans et, quoique le Père me donne encore de la vigueur et garde dans ma tête solidement accroché le fil a plomb (xx/10), mes années sont comptées. Certains, beaucoup peut-être, attendent que je ne sois plus là, d'autres que nous ne soupçonnons même pas apparaîtront,  pour déformer le sens de La Révélation d'Arès et mon enseignement (39/1), pour s'approprier ce que nous aurons bâti et qui doit, coûte que coûte, se perpétuer. Alors, vous, petit reste, dont vous, frère Alain, serez certainement l'un des "pères conscrits", vous vous dresserez — dans la justice et l'amour, ce qui rendra la défense très difficile — pour représenter la pureté de tout ce que nous devons à cette première génération qui s'est développée sous la houlette du prophète. Plus tard, passée la maladie infantile de tous ceux qui prétendrons avoir mieux compris que moi La Révélation d'Arès, le petit reste, vos propres descendants, restés solides sur la hanche du prophète (xLii/11), continueront aussi longtemps que nécessaire à représenter La Révélation d'Arès et l'enseignement du prophète dans leur très simple pureté.
On entendra beaucoup de ceux qui essaieront de se faire une place dire : "Le prophète m'a dit que..." Or, il se trouve que j'ai à peu près tout écrit de ce que j'ai dit. Il vous sera alors facile de répondre "C'est vrai" ou "C'est faux" en me citant. Mais cela n'empêchera pas que tout ce que vous direz et publierez sera contestable et contesté. On donnera à La Révélation d'Arès et à mon enseignement un grand nombre de sens, qui seront du reste incompatible les uns avec les autres. Mais vous, petit reste, tiendrez le cap ! Fermement, sans colère mais sans faiblesse. Les cultures et les ambitions ne sont pas prêtes à cesser de gouverner les humains. Mais vous tiendrez le cap de génération en génération (Rév d'Arès 24/2) et pour finir vous gagnerez.
L'héritage arrivera au Jour !

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François d'Assise (le jars Rév d 'Arès xxxvi/3) était capable d'évangéliser de manière neuve, plein de vie (de Vie ?) ; il insistait longuement sur les dangers de la science et de la culture, qui font s'enorgueillir et oublier l'esprit de charité et la pure simplicité (Extrait de "François D'Assise", éditions Noésis).
Jérémie (23/29): Ma Parole ne ressemble-t-Elle pas à un Feu  — oracle du Seigneur — , à un marteau qui fracasse le roc ?  La Révélation d'Arès (xLvii/12) : Ton front (est) le marteau sur les nations.
Je crois que seule la pénitence : l'amour devoir, l'amour fraternel, l'amour évangélique, transcende, [est] libérateur. L'amour universel fera venir le Jour, quand Sa Lumière couvrira tout sans cesse (Rév d'Arès 31/8).
Trois lignes extraite du livre "Le Pèlerin d'Arès 1993-1996", article: "Amour", page 476, 496 et 510.
"C'est dans la pénitence que l'amour évangélique devient Vie."
"N'est-ce pas pour établir la pénitence, la mission, et leur grand moteur puissant : l'amour, que Dieu vous appelle ?!" 
"L'Amour doit être reconnu demain comme sagesse suprême, comme politique pour vaincre le mal, changer le monde [Rév d'Arès 28/7]."
Les délices de Tokyo, film japonnai que vous aviez cité dans votre blog est passé a la télévision dernièrement, alors j'ai regardé ! C'est un hymne à la patience, à l'écoute, au non-préjugé, à l'intelligence du cœur, à la simplicité. Que de délicatesse, de douceur, d'humilité clairvoyante !
Je  (je prend mes responsabilités en écrivent "Je") crois que le(s) jardin(s) en Éden sera aussi avec matière, même si le vrai corps est aussi léger qu'une fumée pure (Rév d 'Arès 17/3), la fumée n'est-elle pas matière ?! Toutefois: Le vrai (est) un jardin dans la tête (Rév d'Arès ii/9) et peu importe ce que je crois !
Ce petit commentaire juste pour vous souhaiter (à tous) une merveilleuse et même incroyablement bonne nouvelle année spirituelle 2019-2020, 45ème année de l'ère Arésienne.
Alain M. de la plèbe d'île de France

Réponse :
La Révélation d'Arès dit à propos de l'âme qu'elle est le vrai corps aussi léger qu'une fumée pure (Rév d 'Arès 17/3), mais elle ne dit pas que l'âme est une fumée. Aussi ne crois-je pas que l'âme est matière, mais après tout serait-elle matière, une matière pour l'heure inconnue de nous, qu'est-ce que cela changerait ? L'âme est l'âme et comme vous dites : "peu importe ce que je crois".
Vos commentaires, toujours très particuliers parce que vous êtes un frère très particulier, sont généralement de jolies pièces de grande foi, intensément vécue, et d'intime émotion. Chacun de vos commentaire est un peu pour moi comme une borne milliaire ou un poteau indicateur le long de mon sentier quand votre sentier le croise, frère Alain. Ces commentaires sont parfois un peu rugueux, rustiques, mais ne laissent jamais indifférent. Merci pour ce commentaire, merci pour vos vœux de "merveilleuse et même incroyablement bonne nouvelle année spirituelle 2019-2020, 45ème année de l'ère Arésienne. Je vous adresse en retour mes vœux de grande année spirituelle.

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Votre réponse au commentaire 210C74 d'Alain Le B. m'a ému.
Quand vous dites : "Plus tard, passée la maladie infantile de tous ceux qui prétendront avoir mieux compris que moi La Révélation d'Arès, le petit reste, vos propres descendants, restés solides sur la hanche du prophète (Rév d'Arès xLii/11), continueront aussi longtemps que nécessaire à représenter La Révélation d'Arès et l'enseignement du prophète dans leur très simple pureté." C'est émouvant !
Bon, bref ! Je ne prétends pas avoir mieux compris que vous La Révélation d'Arès. Je voudrais juste vous demander, c'est le moment ou jamais, un éclaircissement concernant cette formule à l'emporte pièce, qu'on entends souvent chez les Pélerins d'Arès : "Une société sans chefs, sans lois, sans hiérarchie..."
Qu'entendez vous par sans chefs, sans lois ? sans lois ? Faut -il le prendre au pied de la lettre ? Pouvez vous donner des exemples précis afin qu'aucun malentendu ne soit possible ?
Michel T. d'Île de France

Réponse :
Si vous connaissiez bien La Révélation d'Arès, vous ne poseriez pas cette question.
La Révélation d'Arès dit : Tu ne seras le chef de personne (16/1), Tu ne commanderas à personne (36/19). Donc pas de pouvoir, pas de leader, pas de dirigeant, pas de souverain ou de roi blanc ou de roi noir, etc.
Quant à la loi humaine, que le Père appelle la loi des rats (Rév d'Arès xix/24), elle doit disparaître : ils ont fait faussement de Ma Parole la loi qui est, ; Elle est la Loi Qui sera (28/8), autrement dit la loi politique ou religieuse doit disparaître et remplacée par la Loi du Père, laquelle ne peut être que la Loi d'Amour, une tout autre conception du mode de vie que l'humain s'imposera de suivre.
Faut-il prendre ces recommandations du Père "à la lettre" ? Je ne vois pas comment prendre ces préceptes autrement qu'à la lettre. Comment être pénitent autrement qu'à la lettre ? Comment appliquer le Sermon sur la Montagne autrement qu'à la lettre , etc ?
Je ne vous connais pas, mon frère Michel T., mais je suppose, en vous lisant, que vous n'êtes pas un épi mûr, c.-à-d. quelqu'un qui sent déjà en lui-même toutes ces choses, mais un converti ou plutôt quelqu'un en train de se convertir. Dans ce cas, vous avez encore énormément de choses à apprendre, car la question que vous me posez là dénote une personne qui ne connaît même pas les bases fondamentales du grand Enseignement de La Révélation d'Arès. Mais, si vous sentez  que La Révélation d'Arès est la ligne de conduite pour redonner à l'humanité le Bonheur, atteindre votre salut personnel comme pour contribuer au changement du monde, alors prenez parmi nos frères de Paris un mentor qui vous guidera dans la connaissance de la Parole, comme notre frère Bernard L. ou d'autres parmi nos anciens ou nos jeunes très avertis.

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"L'humain est Un quand il est Un avec Dieu (Rév d'Arès xxiv/1)."
M'efforçant d'appliquer le Sermon sur la Montagne, d'être pénitente au mieux que je peux, la "Parole" coulant dans mes veines  [Rév d'Arès xxviii/15, xxxiv/12] pour guider mes pas sur les sentiers chevriers [25/5] vers les Hauteurs Saintes [31/11, 36/19, etc.], étudiant l'enseignement du prophète pour en porter correctement la trace, le synthétisant  (dont le fameux fil rouge "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas") pour nourrir à la moisson en ouvrant les jambes pour trouver celui qui accepte de changer sa vie et le monde selon la parole du juste prophète [i/12, xxxi/10, xxxvii/2], je connais de brefs moments où, n'étant plus rien pour moi-même [40/6], je retrouve des bribes de l'unité avec le Père de l'univers [12/4] dont je suis l'Enfant [13/5]. Je baigne dans la Vie par instants éclairs, porteurs de bonheur et de questionnement pour qui observe le phénomène qui peut parfois l'accompagner, susciter un réveil de la conscience sur la véritable nature humaine divinisée qui est alors là !
Il y a quelquefois de minuscules épiphénomènes qui sont Signes de l'Amour du Tout Autre ou de sa Présence "En fait, la Vie, nom que se donne Dieu dans La Révélation d'Arès, va des espaces infinis de l'Univers, dont il est le Père (12/4), à la moindre cellule de ma chair. Dieu est la toile absolue qui enveloppe tout, nous y compris." Ainsi, sortant de la voiture alors qu'il pleuvait, dès que j'eus mis le nez dehors je fus accompagnée comme par une main tendue tel un parapluie au-dessus de moi pour traverser le parking ; après quoi, à l'abri, la pluie repris son cours ; au retour, sortant de l'immeuble ce fut identique ! L'amour est la force de Vie pour changer le monde, absolument !  
Depuis que notre bien aimé frère Alain est parti de l'autre coté du voile de l'invisibilité, il y a six mois, — "Je ne meurs jamais, moi," avait-il dit sur son lit aux urgences —, j'ai relu ce que vous avez dit sur la mort, j'ai regardé des témoignages audiovisuels de personnes ayant eu une expérience de passage dans l'au-delà (EMI) et arrive cette puissante et sublime entrée qui nous apporte le "Fond" (à lire et relire). J'en ai eu des larmes d'émotion tellement ce que vous écrivez avec limpidité est Beauté [Rév d'Arès 12/3], fait la race de frères forts, tellement cela m'a touchée à en ressentir l'amour pour Dieu et tous mes frères à bras et à cinelle [hommes et femmes, xLvi/1], tellement je vous suis reconnaissante d'être notre Bon prophète, l'aigle qui vole haut.
Votre parole tout comme la Parole donnée par La Révélation d'Arès laisse une empreinte indélébile dès qu'on l'a lue. Cette entrée est une apothéose : J'en ressens le besoin impératif d'entrer en pénitence et de changer le monde. Vous fertilisez nos faibles lumignons [Rév d'Arès 32/5] : "Surtout je sais que Lui et moi ne faisons qu'Un et qu'ensemble nous pouvons changer le monde (28/7) en Bien. Je sais qu'il est la Vie que je dois retrouver (24/5).» le Père est avec/en nous, nous réussirons à faire lever le Jour !
Comme l'a dit l'ange qui vous visita sur la plage, vous avez "le pouvoir de transmettre" : "Ce mot Vie est la clé de la Vérité, qui est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7), doit revenir à Dieu... ou doit redevenir Dieu ?" — Oh, oui ! Que le monde change par/pour/avec/en Vie ! — "Pour moi Dieu est la Vie sans commencement ni fin, Sainteté, Puissance et Lumière (12/4). Il est la Vie dont je suis fait tant que dure ma chair éphémère (seulement 90 ans, une étincelle de temps à l'échelle de l'Univers), je suis de la Vie un très bref segment charnel, mais indétachable du Fond infini de la Vie. Raison pour laquelle je suis l'arbre à la pointe toujours verte (xvi/13). Raison pour laquelle ma vie n'a jamais commencé, ne finira jamais. Puisque je suis son image et ressemblance (Genèse 1/26), Dieu est en moi, autrement dit je suis quelque chose de Dieu, mais Dieu est aussi étalé sur l'Univers infini."
"Jésus est toujours au boulot," nous disiez-vous. Je me dis qu'Alain doit continuer d'agir comme il peut là où il est, comme nos frères décédés qui nous accompagnent probablement aussi. J'ai connu un moment de décorporation lors d'une septicémie en 2000 ; à chaque fois que le médecin à l'hôpital de Bordeaux me demandait de faire un mouvement, je clamais en silence dans ma tête en toute confiance "yououou !" et je pliais la main, je levais le bras… alors que j'avais plus de 40 de fièvre ; puis mon cœur s'est arrêté quelques instants, j'étais au-dessus de mon corps allongée, je voyais les enfants et Alain qui étaient inquiets… puis, j'ai “réintégré” mon corps, et le médecin qui m'auscultait dans les yeux, la vie revenant dans "l'œil", surpris, fit un bond d'un mètre en arrière ; j'avais totale confiance en Dieu. Cette expérience m'a confortée sur la réalité de l'âme que l'on se construit en faisant le Bien, notre vrai corps aussi léger qu'une fumée pure qui ne naît pas du ventre de la mère, mais de la vie de l'homme déjà né qui s'engendre lui-même en autre vie infinie qu'il bâtit comme un vaisseau pour prendre le large (Rév d'Arès 17/1-3)".
J'ai totale confiance en vous, vous nous portez à changer nos vies et le monde.
Je vous souhaite une belle année spirituelle à venir, ainsi qu'à tous mes frères et sœurs, et vous embrasse affectueusement avec sœur Christiane.
Danny G. de Belgique

Réponse :
Ce commentaire est construit comme un oratorio, ma sœur Danny, c'est un hymne à l'espérance ! C'est rempli d'émotion que je l'ai lu. Je vous entends peu écrire, ce qui équivaut à parler, mais là, quand vous parlez, alors ça retentit dans le cœur. Dans mon cœur, en tout cas.
Je ne savais pas qu'Alain, qui n'avait plus beaucoup de temps à vivre dans sa chair et qui attendait de vivre dans les étoiles a dit, sur son lit d'hôpital : "Je ne meurs jamais." C'est magnifique. C'est l'un des plus beaux actes de foi que j'ai entendus. Le vrai croyant n'attend pas le Tribunal du Père, qui n'existe pas au sens de la justice terrestre, parce qu'il n'est pas un juge, mais il siège à son Tribunal pour aimer les Siens (16/13, 21/7), il est dans un tout autre contexte de Vie. Ainsi Tribunal dans La Révélation d'Arès a comme pénitence ou piété un tout autre sens que celui que lui donne le français moderne. Ainsi chacun de nous en devenant pénitent se fait-il lui-même comparaître devant ses propres assises intérieures, celles dont la balance est l'amour.
Nous ne cessons pas de fermer ou plutôt de nous efforcer de fermes nos oreilles au déclic hâtif des opinions préétablies, des préjugés. Se rendre libre (Rév d'Arès 10/10) des préjugés, c'est presque plus difficile qu'aimer. Alain n'était plus dans le tourment des courants contraires, des préjugés contradictoires ; il savait : Il ne mourrait jamais. Nous devons tous atteindre à cette imperturbable tranquillité que nous donne la pénitence : C'est le seul vrai sentier, la voie. Mais le sage véritable est celui qui sort avec facilité de sa contemplation. Pourquoi, ma sœur Danny, ne rejoindriez-vous pas nos frères missionnaires de Bruxelles ? Nous avons tellement besoin d'apôtres.

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Bien cher frère Michel, notre prophète du Créateur,
Plus que deux jours et l'endroit où apparut en 1977 le Bâton de Lumière dans la Maison de la Sainte Parole sera à nouveau entouré de son Voile (Rév d'Arès xLviii/5) blanc jusqu'au prochain Pèlerinage de Feu à Arès en 2020.
Je suis toujours profondément touchée de larmes intèrieures chaque année par cette fin de Pèlerinage.
J'aimerais tant que le Créateur soit pleinement relié en nous perpétuellement 🌈
Mais nous sommes dans la lourdeur du péché, donc du temps.
Nous triompherons de ce péché qui nous englue 🤢
D'où la nécessité de repartir avec notre bâton de Pèlerin sur les chemins de France 🇫🇷 et du champ d'Abraham à moissonner 🌾
Puissions-nous provoquer, grâce à notre pénitence et à notre mission/moisson, ce Jour où le Père/Mère de l'Univers se montrera à nouveau aux hommes (Rév d'Arès 36/2) qui seront alors vraiment redevenus Ses Enfants [13/5]  à  Son Image et à Sa Ressemblance en ayant retrouvé la Force créatrice de Son Amour 💝 en ayant retrouvé la Vie.🕊
Je souhaite à tous mes frères et sœurs P(p)èlerins d'Arès une belle Année Spirituelle de Pénitence et de Moisson.
Je vous embrasse bien fraternellement, frère Michel ainsi que sœur Christiane, sœur Nina, notre sœur Guislaine, ainsi que tous les fréres et sœurs qui ont assurés un service d'accueil, d'entretien des Saints Lieux pendant toute la durée de ce Pèlerinage de Feu 🔥 à Arès.
Patricia  C. des Hautes Alpes

Réponse :
Comme toujours, ma sœur Patricia, un commentaire plein de foi et d'enthousiasme. Merci pour lui.
Oui, le Pèlerinage se fermera demain et sur le saint lieu où se dressa en 1977 le Bâton de Lumière l'on replacera le voile (Rév d'Arès xLviii/5). Nous, sœur Christiane et moi, sommes tout comme vous nostalgiques qu'en s'achève le Pèlerinage. Cette année, celui-ci a connu un afflux inhabituel en juin et en août et même en juillet il y a eu du monde. C'est un très beau Pèlerinage que celui de 2019 avec un chiffre record de nouveaux frères et sœurs, qui montre que la mission croît en fertilité !
Plus heureux que les lecteurs des poètes qui doivent comprendre les langues sur quoi fleurit la poésie, les pèlerins à Arès n'ont pas besoin de comprendre les mots pour se pénétrer du sens qu'a ce saint lieu dans un village inconnu des rivages du Bassin d'Arcachon. Quelque chose de la Force est là et celui ou celle qui se vide complètement de son orgueil le sent. Ce lieu dit muettement, silencieusement, mais incessamment, des vérités graves autant qu'étincelantes ; il dit : "Il y a Autre Chose. Cet Autre Chose est aussi en vous. Faites-le ressortir par l'exercice de l'amour."
De même qu'à 90 ans je me sens toujours vivre comme à 8 ans, quand j'allais par les rues rêver que j'étais maître de tout, de toutes les maisons aux murs gris et vérolés bombés, de guingois, aux fenêtres losangées par le temps, du vieux Suresnes, de même je me sens vivre hors du temps sur ce saint lieu où le Père vint parler au monde en 1977. Ici le temps s'arrête. Il faut se vider de soi et s'emplir de Dieu pour le sentir. Le Pèlerinage ferme ses portes, le voile est replacé sur l'espace théophanique, mais la Vie ne s'arrête pas dans l'espace sublime de la Présence. Pendant dix mois des voitures passeront et repasseront sur l'avenue de la Libération — nom qui ne pouvait être mieux trouvé là où le Père est descendu nous libérer des religions, des lois humaines, des angoisses de la vie, du mal... — mais la Présence luit et égrène son Appel sourdement, jour et nuit, derrière les murs, elle est le Fond d'or que ne voient pas les automobilistes, motocyclistes, piétons, cyclistes, camionneurs aussi longtemps que le bruit et le compte du monde persistent en eux. Pas besoin d'encens et de myrrhe, pas besoin de rois mages, de soiries, d'orgues, de chœurs, le Tout Autre est là plus particulièrement que partout où il est aussi, le Tout Autre qui est plus près de nous que notre veine jugulaire, dit le Coran.
Alleluia !

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Une nouvelle animation vidéo pour essayer d'illustrer ce profond paragraphe (12/4).
Comme ma croyance dans le fait que rien ne saurait s'arrêter nulle part,
Comme le Créateur ou la Vie, ne s'arrête jamais de créer,
Comme la Terre deviendra une étoile de Vie en Son Jour
Comme nos pénitence et moisson auront porté leurs fruits.
Guy I. de l'Hérault

Réponse :
Merci, frère Guy, pour ce commentaire et la vidéo.

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Après avoir lu cette entrée et un long trajet il me vient à l'esprit :
[Ils] ont fait faussement de Ma Parole la loi qui est. Elle est la Loi qui sera (corrigez moi si ma mémoire flanche) [Rév d'Arès 28/8].
Dans ces conditions, pourquoi s'écharper sur l'énoncé de croyances, reflets plus ou moins précis et évocateurs d'une réalité aussi vaste qu'un univers dont notre jument [Rév d'Arès xix/15, xx/15), la Terre, pourtant bien plus massive que toute l'humanité n'est qu'une poussière perdue au milieu d'un vide sidéral et sidérant (Pascal) ["Pensées" probablement : "Le silence éternel des espaces infinis m'effraie."] ?
J'ai jeté l'eau du baptème catholique quand on m'a dit que je devais croire à un crédo dont l'énoncé me faisait sourire gentiment ou cyniquement selon les jours.
La découverte de La Révélation d'Arès m'a permis de conserver le "bébé" et je me sens moins seul et plus en confiance depuis, et vu que les quelques "années qui me restent ne sont que minutes et jours" (J.-J. Goldman). Je suis heureux de vous lire quand vous écrivez : "Au reste, croire n'a pas grande importance. La Révélation d'Arès me rappelle que ce n'est pas ce que je crois, mais le bien que je fais qui me sauve."
Dès lors, si "l'amour, c'est ce qui ne peut rien détruire", pourquoi perdre du temps à discutailler stérilement sur de vieux textes trahis par les traductions ou pire : contraindre, ou encore pire : tuer au nom de Dieu ?
Laurent de Lille, Nord

Réponse :
Bonjour, mon frère Laurent, que j'ai été heureux de rencontrer à Lille en mars 2019.
Merci pour ce commentaire. Non, votre mémoire n'a pas "flanché", vous citez bien La Révélation d'Arès (28/8).
De tous temps les puissants ont cherché à légitimer les lois qu'ils imposaient pour justifier leurs méfaits. Aujourdhui on invoque la légitimité démocratique, encore que bien des lois promulguées par des députés qui agissent à leur guise ne seraient jamais adoptées par référendum populaire. Mais autrefois la légitimité la plus recherchée  était celle de Dieu ; alors on attribuait abusivement à Dieu des lois qu'Il n'aurait jamais édictées, Lui Qui est Bonté, Amour et Miséricorde. Comment imaginer que Dieu ait décrété que la  femme adultère serait lapidées, que toucher un mort rendrait impur, qu'on soit mis à mort pour avoir ramassé du bois un jour de sabbat, etc ?
Au reste, pas seulement pour la promulgation de fausses lois, mais dans quantité de circonstances toute l'Écriture est faussée par des ajouts de la main de l'homme — que La Révélation d'Arès appelle parole d'homme (16/12) ou livres d'homme (35/12) — et il n'est pas facile d'effacer tout en lisant l'Écriture ce qui n'y est clairement pas possible ou ce qui est romancé. Le récit de la passion de Jésus, par exemple, est exemplaire du besoin d'en rajouter pour mieux dramatiser ou "dithyrambiser" les faits. On sait aujourd'hui physiologiquement, comment la mort survenait par crucifiement. Principalement par asphyxie (blocage du diaphragme par la position du crucifié), quoique d'autres causes puissent survenir (rupture cardiaque, embolie pulmonaire). Un des symptômes de l'asphyxie exhaustive par crucifiement est que la victime trouve progressivement de plus en plus difficile d'avoir assez de souffle pour parler. Il est ainsi impossible que Jésus poussa un grand cri avant d'expirer (Marc 15/37, Matthieu 27/50), et tout aussi impossible qu'au moment d'expirer il pût prononcer : "Τετέλεσται" (tetélestai, bible grecque, Jean 19/20), qu'on traduit par "Tout est accompli", qui est à l'évidence un ajout. Le désir de théâtraliser et même de théologiser, ajouté au désir de légiférer, est ici manifeste.
Il est manifeste, quand on étudie l'Histoire, même superficiellement, que le souci perpétuel du pouvoir, quel qu'il soit, est, de façon plus ou moins cachée, de détacher des possibilités d'action autoritaire existentielle et évidentes de la réalité universelle de la vie. Le pouvoir est toujours l'exercice d'un projet qui est sous tous les prétextes possibles, mais invariablement, d'obtenir la soumission de la base dominée. Seules les petites unités humaines peuvent éviter ce schéma en subtilisant à l'exercice du pouvoir et de ses lois le simple exercice de quelques conventions et de leur bonne gestion. Le pouvoir et sa loi, même quand ils veulent paraître bonhommes, sont toujours égoïstes, vengeresses et impétueux et ne reculent jamais devant ce qui les favorise ; seule la gestion et la convention qu'elle gère est généreuse et paisible. C'est pourquoi notre action ne pourra pas rester seulement personnelle ou idéaliste, mais elle devra changer l'ordre social. C'est cela changer le monde en Bien.

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C.D. trouvé dans mon courrier, réalisé et offert par Éric D. et Frédéric M.
Titre : Anniversaire de Mikal : 90 ans

Réponse :
Je crois reconnaître la voix de notre frère Frédric M. au début de cette vidéo.
Que Frédéric M. et Eric D. soient chaudement remerciés !

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Fin du pèlerinage. Trop court et pourtant hors du temps.
L'année aussi est trop courte. Paradoxes. Le temps s'accélère ou est de plus en plus occupé.
Je vous ai toujours entendu dire à vos frères, concernant votre mission : "Ne cherchez pas à diviser mon travail, multipliez-le !" Oui, devenons prophètes à votre suite, dans le prolongement de votre prophétisme, dans la ligne du petit reste.
En 1987, année de mon troisième Pèlerinage de Feu et année de ma naissance spirituelle à votre contact, une sœur — Geneviève M. de la Drôme des collines — me fit un cadeau, ma tunique. C'est encore la même que je porte aujourd'hui et un lien particulier et de plus en plus présent en moi me lie à elle, chaque fois que je la revêt. J'espère un jour avoir des nouvelles de sa part.
Et cette entrée, on ne peut plus claire, sur des points déjà bien connus, mais toujours avec un angle différent qui finit par donner un relief rare et exceptionnel. En quoi crois-je encore ? Ces dernières années ont mis à mal beaucoup de croyances superstitieuses, quantité de constructions mentales, afin de laisser place nette à une Vie qui peut germer sur ce fumier. Fumier, interrogations permanentes, questions sans réponses, "Mais où est Dieu ?" entrée 201, "Certitude de l'Incertitude" entrée 183 pour démarrer sur de nouvelles bases, sur des bases saines : "Libérateurs, vous vaincrez par l'amour" entrée 198.
Amour, compénétration, transfiguration, transcendance, merveilles de la Vie. Comment ne pas aller toujours plus haut, plus loin quand on goûte à ces merveilles ? Comment transmettre au passant dans la rue le goût de ce merveilleux et l'appeler à nous rejoindre pour partager ce repas duquel il deviendrait ipso-facto co-créateur ? Nous sommes à la fois si loin comme la larve qui doit accomplir son temps (Rév d'Arès 24/2) et si proches comme Jésus qui, en un an, le temps d'un battement d'ailes devint Dieu (Rév d'Arès 32/4).
Oui, quatre générations ne suffiront pas (Rév. d'Arès 24/2), bien que nous puissions surprendre le Créateur par un accomplissement hors pair, mais il nous faut tenir compte de notre faiblesse immense (Rév. d'Arès 36/5). Et de tout cela, nous ne connaîssons que peu de choses, sommes-nous loin ? Sommes-nous près ? Est-ce un point absolu dans le lointain ou juste un point relatif à notre faiblesse ? Dieu ne nous demande que d'accomplir, de retrouver la Vie à notre mesure, en aimant, aimant, aimant, encore et toujours plus chaque soir et chaque matin (Genèse 1/8).
Je vous aime mes frères, je vous aime prophète.
Grandissons-ensemble !
Bernard L. d'Île de France

Réponse :
Mon bien aimé frère Bernard, je suis très ému en lisant ce très beau commentaire.
Comment vous remercier d'être ce que vous êtes, vous et votre épouse Annie, comment vous remercier des services que vous m'avez rendus depuis les années 80, quand vous viviez à Arès, quand nous travaillions ensemble, quand est née votre fille Aïcha, cette Arésienne que je regarde toujours avec tendresse, arésienne comme ma fille Sara. Vous êtes de ceux qui connaissez le mieux La Révélation d'Arès, de ceux qui avez un rôle fondamental à jouer au sein de notre Assemblée. Frère Bernard, vous êtes maintenant président des "Ouvriers de la Moisson en Île de France", vous êtes très justement apte à ce rôle difficile, bien entouré par un panel de frères et d'une sœur capables de vous apporter tous les conseils et tous les services que cette tâche vous impose désormais. Cette place vous récompense des années difficiles que vous avez passées, plus ou moins mis de côté, périodes d'épreuve et de solitude où vous auriez pu perdre la foi, à tout le moins tomber dans une certaine indifférence, mais vous êtes là avec votre foi de Feu que d'aucuns voyaient comme âpre et critique mais qui ressurgit lumineuse, généreuse, clairvoyante, sage.
Je ne vais pas rabâcher, mais tiens à redire ici combien vous nous faites penser, à sœur Christiane et à moi, à l'un des hommes que l'Église Orthodoxe, qui fut la nôtre, honore le plus : Ἰωάννης ὁ Χρυσόστομος, Jean Chrysostome (Bouche d'Or), qui fut comme vous un homme d'apparence chétive, mais qui contre toute attente s'avéra être un des hommes les plus grands et plus forts dans la défense de la capacité qu'a l'homme de se transfigurer et de trouver la vertu. Il fut un Feu de foi, un grand défenseur de l'amour, de la rectitude, de la transcendance. Selon que son histoire est racontée du côté catholique ou du côté orthodoxe, elle diffère. Je ne connais que celle du côté orthodoxe. En l'an 397, Nectaire, archevêque de Constantinople, très mal vu déjà par l'empereur de Byzance, perd la vie. L'empereur Arcadius fait rechercher, pour remplacer Nectaire, un prêtre qu'il pût avoir à sa botte. On lui proposa Jean, moine chétif à la maigre barbe, dont Arcadius pensait qu'il ferait ce qu'il voudrait. Jean fut tout le contraire : un foudre de piété et de fermeté. Il s'élèva avec une grande force contre la corruption des mœurs et la vie licencieuse des grands, notamment de la cour où régnaient Arcadius et sa femme Eudoxie. Il destitua les prêtres ou les évêques qu'il jugeait indignes, parmi lesquels l'évêque d'Éphèse, et ramèna de force à leur couvent les moines vagabonds et rigolards. Il jouit au début de la faveur du couple impérial, mais s'attira rapidement leur inimitié et celle des classes supérieures et des évêques par ses critiques sévères de leur mode de vie non conforme à l'idéal évangélique. Il alla jusqu'à comparer l'impératrice à l'infâme reine Jézabel de l'Ancien Testament et finit par être déposé et condamné à l'exil. Son départ provoqua des émeutent à Byzance ; elles firent peur à l'empereur qui le fit rappeler. Mais les accusations reprirent contre lui. Quand la tension avec la cour fut à son comble, Jean Chrysostome se montra implacable, en commençant un sermon par une allusion à Hérodiade réclamant la tête de Jean Baptiste : "De nouveau Hérodiade est en démence. De nouveau elle danse. De nouveau elle réclame la tête de Jean sur un plat" (rapporté par l'historien Socrate le Scolastique). Il est alors une deuxième fois condamné à l'exil en Arménie. Affaibli par la maladie, Jean meurt en l'an 407. Ses derniers mots furent : "Doxa to Theo pantôn eneken" (Gloire à Dieu en toutes choses).

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De retour à Paris avec notre Frère Gurvan, nous sommes arrivés ce vendredi à 3h30. Levé à 11 heures, j’ai travaillé jusqu’à 17h, rentré à la maison, j’ai mis ma tunique, j'ai prononcé La Parole pour l’accomplir et je prends mon clavier pour vous adresser ce message.
Il y a plusieurs années, je souhaitais, vous parler, je sollicitais un rendez-vous, vous m’aviez répondu : "Je vous ai déjà tout dit mon frère Didier !" Oui, j’ai reçu votre enseignement, comme tous ceux qui l’ont reçu, nous devons le mettre en application selon notre personnalité, notre perception, nos ,prises de consciences de la Parole et à votre suite, nousn devons être des prophètes, paler notre île autour de la vôtre (xLii/1-2). Ce que je crois me fait voyager dans les Bras du Père, m’ouvre encore plus la conscience, un article qui fera date, il fait s’envoler en tous sens, toutes formes de croyances religieuses, idéologiques, politiques, etc, pour dire simplement: faites simplement le Bien, aimez-vous les uns les autres, soyez pénitents et vous serez sauvés.
Il m’arrive parfois de dire lors de mission : "Vous pouvez croire aux oignons, aux poireaux, aux carottes, aux radis, etc., l’important, c’est de faire le Bien, aimer, pardonner, se libérer des préjugés, agir avec intelligence du cœur, être un pénitent et pour ceux qui ne croient pas [ajouter une] note d’humour, comme dit notre frère Dominique de Nice plein d’imaginations : "Dieu est à tes côtés, un humour débordant, une simplicité qui ne laisse pas indifférent."
J’ai été très heureux lors de ce Pèlerinage de Feu de prier avec mes sœurs et frères, de partager avec certain(e)s des moments fraternels, conviviaux, de découvertes, de connaissances des uns des autres. Avec des frères, sœurs, nous avons eu grande joie de partager un diner avec notre Frère Guy I. de Montpellier, partage spirituel fort, je suis toujours admiratif par la Beauté du verbe, de la vie spirituelle, du rayonnement, de la simplicité, de la grande connaissance de La Révélation d’Arès de notre Frère Guy dont l’épouse Florence était tout amour évangélique et me touchait particulièrement pour son dévouement à son prochain, à La Parole. Pendant mon Pèlerinage.
J’ai senti mon regard changer ; j’avais des préjugés vis-à-vis de certains. La Lumière Divine me les a fait voir, j’ai vraiment eu joie de découvrir des sœurs et frères avec des yeux différents. À ce sujet, le 14 août à la Maison de La Sainte Parole, vous disiez que le plus difficile, c’est de nous libérer des préjugés. Très juste, ô combien, on croit s’en être débarrasser et des pensées négative, du bruit se forme en nous, c’est là qu’il faut être vigilant ne pas se laisser envahir et faire taire le bruit. Vous l’avez toujours dit, mais, vous avez rappelé aux Pèlerins présents : "Priez ! Mais pas qu’ici au Pèlerinage. Priez chez vous !" Personnellement, je ne peux pas me passer de la prière quotidienne, [je dois] la prononcer, elle est notre nourriture spirituelle, la Pain du Ciel. Tous les jours, que ce soit au Pèlerinage de Feu ou à la maison, dans ma voiture, où que je sois, avant de plonger dans La Révélation d’Arès, le Coran, la Bible, je clame ! Je clame au Pèlerinage votre prière que vous nous avez enseignée, afin que nous la faisions [?], la transmettions. Cette courte prière nous met au cœur de la Pensée Créatrice du Père, elle unie, comme toute La Parole.
La Révélation d’Arès enseignée par Mikal, l’ainé des frères, et à sa suite par les apôtres de l’idéal, c’est la Pensée Créatrice du Père, la Beauté servante du Bien (Rév d'Arès 16/1, 12/4), ce n’est pas le blablabla du système d’Adam, encore moins le guide Michelin de la bonne bouffe terrestre, les informations catastro­phiques, la politique, le rationalisme, les guerres, la religion, etc.  La Révélation d’Arès, c’est le Souffle Divin, la Vie, le guide dans son état de pureté absolue pour restaurer Éden ainsi que les enseignements de Mikal qui en découlent, c’est le retour d’Adam sur terre.
Dieu par Sa Parole, prononcée par Mikal, tous les prophètes, les témoins, depuis Noé pour l’accomplir (35/6), nous appelle à sortir du système d’actions, de pensées destructrices d’Adam (2/1-5) et à faire refleurir le jardin qui ne fane pas (xvi/17). La Parole Pure révélée à Arès, c’est le retour sur terre de la Parole primordiale qui dit : (Que) La Lumière soit ! (Genèse 1/3), qui dit aussi : Tu clames : "(C’est) Je (Qui) parle !" (xLviii/3).
Que cette année soit féconde, fertile pour tous les apôtres, que le prophétisme des sœurs et frères s’accomplisse, se révèle, que l’amour évangélique et que la pénitence soient plus grands ainsi que l’unité, la fraternité du reste et du petit reste.
Je clame avec vous.
Didier Br d'Île de France.

Réponse :
Bien aimé frère Didier. Encore merci pour le service que vous avez assuré au Pèlerinage du 21 juin au 15 août. Et merci pour ce beau commentaire qui vient sur ce blog dans le sillage de votre Pèlerinage 2019.
Depuis des siècles les hommes, pas tous, mais quand même beaucoup d'entre eux, les hommes donc ont confondu le spirituelle et le cérébral, la foi et l'abstrait, la prière et les quémandages,et aujourd'hui la foi est plus ou moins considérée comme une forme de folie. Le résultat est évident : l'homme a perdu le contact avec la Vie, le Tout Autre, le Père.
Heureusement, des frères et des sœurs, pas ,seulement nous Pèlerins d'Arès, mais d'autres, quelles que soient leurs religions ou leurs motivations internes, dont vous êtes avec une ferveur et une volonté remarquables, n'ont rien perdu de cette réalité : Nous ne sommes pas seuls. Il n'y a que les aveugles du cœurs pour ne pas s'en rendre compte. Une Vie de Puissance, de Sainteté et de Lumière nous accompagne. Chez vous vous savez que vous n'êtes pas seul et quand vous mettez votre tunique et priez, c'est parce que vous ouvrez la porte au Père Qui vient d'y sonner.

18aou19 210C84
[...]
Vous proposez le regroupement de pénitents comme action présente visant indirectement le changement de l'ordre social.
Je constate (exemple des SELs ou des alternatives style NDDL [?]) que l’action sociale concrète ne sert à rien car elle a toujours besoin de respecter la loi pour s’implanter de façon non confidentielle et la loi ou sa propagande n’autorise que ce qui respecte le pouvoir  qui l’a édictée pour se protéger .
Même des manifestations aussi légitimes que celles des GJ ont été assimilées par “la voix de son maître” à des réunions de casseurs ou à des colères infantiles et stériles.La même voix nous parle de pays “lointains” où elles seraient interdites.
il me semble que le pouvoir anticipe l’utilisation du “dirigisme” comme remède à la faillite en cours de “libéralisme”.
Remplacer la carotte qui se rétrécit par le “big stick” : N’est-ce pas lui qui a précédé puis utilisé l’essor  capitaliste comme carotte dans le plus peuplé de ces pays lointains ?
Il faudra que la notion d'amour évangélique ait une influence significative, si nous voulons passer de cette banale histoire du mal présentée par Hegel comme l'avancée de "l'esprit dans l'histoire" mais qui n'est pour moi qu'histoires de vies broyées.
Laurent T. de Lille

Réponse :
Mon frère Laurent, je ne me souviens pas avoir "proposé le regroupement de pénitents comme action présente visant indirectement le changement de l'ordre social," ou alors je me suis mal exprimé et je vous en demande pardon.
J'ai assez constamment parlé de notre action présente, dont le cœur est la pénitence comme chacun sait, comme devant inévitablement aboutir un jour ou l'autre à un "changement de l'ordre social", autrement dit à un changement du monde, comme dit La Révélation d'Arès (28/7). Autrement dit, notre "action présente" ne "vise" pas le changement de l'ordre social, mais aura pour résultat, par le changement de l'individu pénitent, le changement de l'ordre social.
Si c'est la réponse que je vous ai faite récemment qui vous a fait me comprendre de travers, je suis confus, vraiment confus. Je vous ai fait inverser la causalité.

18aou19 210C85 
Le prophète est coulé dans le bronze de la Parole. L’un et l’autre sont indissociables.
L’ainé (Rév. d’Arès 16/1) rassemble le petit reste (24/1) qui, en grossissant tout au long des générations, recréera tout. Il est l’origine d’un prophétisme dont chaque apôtre-pénitent est un atome. Sa fonction, capitale, est sans substitut. Vous êtes le prophète, la fontaine qui court (xx/8) et ce sont vos frères, votre descendance spirituelle, les fils de l’Eau (xi/13), qui défonceront la vallée (xx/8) et y feront repousser Éden, le jardin qui ne fane pas (xvi/17).
Je crois à ce que je crois mais je sais ce que je vis. Je le sens lorsque je m’adoucis et que mes côtes s’ouvrent (Rév d'Arès xix/19), lorsque je cesse d’être ce cruel (xix/20) qui reste tapi dans l’ombre, survivance archaïque au fond de moi, et que j’éprouve une grande tendresse pour tous mes frères humains, quand bien même auraient-il le pus ou l’hameçon à la lèvre (xxiipu/8). Je les aime comme ils sont, pas toujours pour ce qu’ils sont, souvent pour ce qu’ils peuvent être. N’est-ce pas encore ainsi que moi-même je mérite d’être aimé ?
Mais je les aime. Le mal ne trouve plus en moi un allié. Le moraliste n’est plus, qui jugeait et condamnait. Je me sens la chair de la chair du bon comme du mauvais (Mathieu 5/45), quels qu’ils puissent être. L’amour vibre d’espérance. il cherche, impavide, les voies ascendantes ; il crée.
On peut exister sans être — ou si peu —. On peut penser et croire sans retrouver la Vie. Notre civilisation planétaire est  un idéal avorté, un méchant rêve qui se poursuit. Qu’est-ce qui mérite d’être cru ? La religion ? Non. La politique ? Non. La science ? Très relativement et sûrement pas comme voie de salut. La vie ? Elle n’est que ce qui de la Vie filtre à travers la matière épaisse du péché, écrivez-vous quelque part il me semble…
Je crois que la pénitence refera tout et je sais qu’elle commence à me refaire.
Je vous souhaite une grande année spirituelle !
En aparté : Je lis en ce moment "Le Phèdre" après avoir lu "Le Banquet' de Platon. Je suis ému par ces textes qui me semblent tellement inspirés. C’est une cure de noblesse et de grandeur.
Laurent R. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Laurent, pour ce commentaire.
Oui, on peut "exister sans être", comme vous dites, et vous remontez là au fond de la pensée de Parménide — "Non-être n'est pas" —, qui vécut plus de deux siècles avant Platon. Au reste, puisque vous lisez Platon, n'oubliez pas qu'il a aussi écrit "Le Parménide"; vous le lirez peut-être un de ces jours. Il traite aussi de l'Être.
Oui, "la pénitence refera tout" et chacun de nous, Pèlerins d'Arès pénitents, peut dire comme vous : "Je sais qu’elle commence à me refaire."

19aou19 210C86 
MIRACLE
Y croire n’est pas à la mode ..
"La matière  spirituelle
n’est plus que momie
qu’il faut ranimer.
La résurection
spirituelle"

Avec un lien sur mon site d’artiste .
9 février 2006 (0004)
pénitent ou faiseur de miracle
votre toute première entrée du blog
 Une approche au fil du temps m’a  permis cette année d’afficher
une image d’une de mes peinture en taille réelle couleur modifier
sur la façade d'une chapelle au bord du canal de Nantes à Brest à Rohan.
J’aurais aimé faire un tract avec mission dans le coin, mais j’ai réfléchi avec les frères de Lorient et renoncé par prudence. Trop d'élus autour de ce "Patrimoine" qu’ils appellent.
Beaucoup de promeneurs y circulent en cette saison.

Votre blog immense éon !
Potay comme un pot où vous le prophète qui enseigne la pénitence nous plonge
et nous remue dans ce tourbillon incessant qui nous ramènera vers le Père de l’Univers [Rév d'Arès 12/4].

Je vous embrasse de toute mon affection FRATERNELLE.
NaNWach (Anne.V) apparemment de Bretagne
NaNWach Chapelle à RohanAffichage sur chapelle à Rohan

Réponse :
Merci, ma sœur Anne, pour ce commentaire et pour les images.
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XXjul19 210CX
Xxxx xxx xxx Signature

Réponse :
Xxxx xxx xxx