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4 avril 2018 (0195)
le Véda 

J'ai envoyé ma fille Nina chez Mollat à Bordeaux, "première librairie indépendante de France", acheter le "Véda" le matin du 20 mars 2018 après que j'eus commencé le brouillon de cette entrée. Elle est revenue bredouille, me disant: "Ils n'ont pas de Véda. Ils m'ont dit : Personne ne demande ce livre !" Nina conclut : "Bordeaux est vraiment une ville de mécréants !" Le livre sacré d'un milliard d'Hindous est introuvable dans la septième agglomération de France. Stupéfiant, mais très significatif en France de l'indifférence aux Sources sacrées et du désintérêt pour les liens pouvant exister entre elles.

Il faudrait un vaste espace pour parler du Veda, la plus ancienne Révélation connue ou plutôt, à mon humble avis, de ce qu'il en reste, parce que les Appels du Ciel encore contenus dans le Véda depuis le mauvais choix d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5) ont été comme tous les Appels du Ciel ailleurs sur terre altérés, défigurés, manipulés par la religion.
Faute d'espace, je ne fais qu'évoquer ici le Véda. Je le fais pour donner aux lecteurs du blog qui en ignorent l'existence une petite idée de ce qu'il est.

L'ignorer n'est pas blâmable ; on peut ignorer le Véda comme la Bible ou le Coran. Seule La Révélation d'Arès est pure de toute glose, l'Appel inaltéré à la pénitence et à la moisson des pénitents lancé par le Père, par la Vie.
Depuis des millénaires Dieu appelle les humains à revenir à la vertu édénique.  De moins en moins d'humains L'écoutent, hélas, mais les souvenirs les plus lointains de l'Appel demeurent.

Upanishad-Écouter le maître
Upanishad = Leçon du maître à quiconque écoute attentivement

"Pourquoi la Parole de Dieu fut-elle donnée au désert ? Pour que personne n'en réclame la propriété," dit une tradition juive évoquant les temps lointains où les déserts n'appar­tenaient à aucune nation. Le Véda est aussi une Révélation sans hôte ni propriétaire, parce qu'il est seulement connu  dans sa déjà très ancienne traduction en sanscrit, mais on sait qu'il fut révélé immémorialement dans des langues depuis longtemps éteintes. On parle du XIXe siècle avant Jésus Christ pour ses plus anciennes parties. L'universalité du Véda est indiscutable. On s'étonnerait qu'il ait fini par subsister seulement en Inde, si l'on ne savait que chacun des ambitieux fondateurs de religion dans le monde a voulu avoir son propre livre sacré et a écarté tous les autres, le Véda y compris.
Comme toute source divine, même caviardée, déformée, alourdie de livres d'hommes (Rév of Arès 16/12, 35/12), le Véda vibre de Vie (24/5), n'est pas un livre mort. Veda en sanscrit signifie vision et savoir (vision intérieure). Derrière ses formes altérées, paganisées, il continue de donner à ceux qui le lisent libres (10/10) de préjugés une vision intime, intuitive du Créateur ; il échappe aux servitudes du monde pécheur et permet à des pénitents de trouver leur sentier propre vers les Hauteurs (25/5). Notamment, le Veda permet à quantité d'Indiens, s'ils échappent à la superstition, de réveiller l'image et ressemblance du Père, la vie spirituelle en eux et à s'extirper du Mal. Son style extrême-oriental ne doit pas le faire rejeter par l'occidental, car la Vérité est bien plus vaste que l'Écriture qui, partout sur Terre, n'est qu'une façon grossière et maladroite de dire l'Indicible. Le Veda déconcerte un Occidental en mentionnant des "dieux" comme Brahma, Vishnu, Shiva, etc., mais c'est comme La Révélation d'Arès parle du Père et de la Mère, par impossibilité de présenter au pauvre cerveau compartimenté du pécheur le Créateur, le Tout-Autre polymorphe et infini.
Les Upanishads, qui marquent le passage du védisme vers l'hindouisme mais gardent leur fond védique, disent : "La flamme est la même, quel que soit le combustible, et les vaches, grosses ou maigres, blanches ou multicolorées, ont toutes le même lait, et la Vérité est comme le lait." L'homme doit vaincre la dualité (voir "nondualité #171) et notamment vaincre ses basses envies qui le coupent du Vrai et retrouver l'Unité avec le Divin et avec soi (Rév d'Arès xxiv/1). Il faut faire taire le bruit (ii/7-13, vii/4-16, etc.) pour entendre la musique spirituelle. Cela, quoique dit différemment, se trouve dans le Veda comme dans La Révélation d'Arès.

Notons la très importante parenté entre le Veda et l'Avesta, le livre sacré des Zoroastriens qui eurent pour prophète Sarsouchtratame (Zoroastre, Rév d'Arès xviii/3).

On comprend mieux le lien entre Véda et vie terrestre en se rappelant que le Mahatma Gandhi confondait "la lutte pour la liberté sociale" avec "le besoin de rencontrer Dieu face à face". Ce concept actuellement irréalisable en Occident, il nous faut nous aussi l'atteindre ainsi que La Révélation d'Arès le recommande manifestement. Le Veda, masse énorme de textes introuvables en entier en langue française — cette masse existe en anglais : "The Sacred Books" —, est divisé en Hymnes, Charmes, Liturgie, Spéculations, mais ces quatre parties s'interpénètrent dans un classement plutôt incohérent. On peut ainsi parler de Védas au pluriel. L'aspect exotique du Veda, son côté "légende" et "conte de fées" est à oublier. Ce qui multiplie les personnages et divise les idées quand on le lit aujourd'hui n'était sans doute pas ressenti comme multiplié et divisible au temps très lointain de la Révélation ; les mots ont perdu leurs sens primitifs, mais lu sans préjugés on retrouve le chemin de l'Unité.

Mais c'est sur la mort que la découverte, la redécouverte, la lecture régulière du Véda doivent véritablement orienter la réflexion d'un Juif qu'obsède la Bible hébraïque, d'un Chrétien qu'obsèdent les Évangiles, d'un Musulman qu'obsède le Coran, d'un Pèlerin d'Arès qu'obsède La Révélation d'Arès, de n'importe quel croyant exclusivement collé à sa Source sacrée.
Il nous faut tous mourir, car "la vie est courte mais la mort est longue" ("Le Christ Recrucifié" Nikos Kazantzakis) et pratiquer un idéal spirituel est aussi philosopher, donc "apprendre à mourir" (Platon, Cicéron, Montaigne) et, pour finir, tous les croyants de toutes les religions et incroyants de toutes les raisons de ne pas croire, pourvu qu'ils aient cette bonté qu'aspire la Lumière, iront dans ce même espace infini, que le Père, ouvrant ma cage, étala devant moi (Rév d'Arès vi/1-5).
Que s'imagine un Juif mourant ? Lui seul sauvé et les goïm (les non-juifs) au shéol. Que s'imagine un Chrétien mourant ? Lui seul sauvé, les autres dans l'hadès. Que s'imagine un Musulman mourant ? Lui seul au paradis, les autres en enfer. Et ainsi de suite. Mazette ! Que de monde au shéol, en hadès, en enfer, dans toutes sortes de géhennes réservées aux suppliciés.
Mais non ! L'homme une fois mort, la religion disparaît. Ce n'est pas ce que l'on croit, lit, ritualise, qui crée l'âme et qui sauve, mais l'amour, le pardon, la paix, qu'on pratique libre de tous préjugés, de tout système, c'est ce que Dieu à Arès nomme pénitence (Rév d'Arès 30/11). Ce n'est pas le mécréant ou le croyant d'une autre religion qui devient spectre (4/6-7, 16/15-17, 33/32, etc.), mais tout esprit sans âme. Le spectre n'est à peu près rien ; il est malheur (33/32), pas souffrance, car l'homme seul est cruel et fait souffrir, mais Dieu ne torture pas. Au reste, le Jour de Dieu (31/8), Il se souviendra de la plus infime esquille au fond des abîmes, de la moindre cendre (33/29), quoi qu'ait lu le croyant (Bible, Coran, Véda, Tao Te King, Guru Granth Sahib, Kojiki, etc.) ou n'ai pas lu le mécréant, dont elles sont les restes.
Le sort commun à tous les morts démontre que les Sources sacrées sont toutes consubstantielles. Elles sont très dissemblables en surface, parce que marquées par les cultures, les langues pauvres et incapables d'exprimer l'absolu sauf par ellipses et allégories, les routines locales, les événements historiques, les intérêts religieux et politiques, qui caractérisent ce monde pécheur. Cependant, derrière les mots, les styles, les époques, les personnages, les mythes, demeure l'éternel Retour (Rév d'Arès i/1) de notre commune appartenance au Tout, à la Vie absolue, dont Dieu, le Père, Allah, l'Incréé, le Grand Esprit, celui qui a mille Noms, n'est qu'une représentation.

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Commentaires :
05avr18 195C1
Merci beaucoup pour cette entrée.
Elle va permettre à qui s'y intéresse d'avoir une bonne base pour examiner l'histoire de l'islamisation des régions entre les premiers centres des musulmans (umayyades, abbasides, etc.) et ce qui est à l'Est d'eux.
Tant que je comprend l'hérésiologie des musulmans anciens (étant aussi la base pour celle actuelle de certains), elle n'a pas su faire les analyses subtiles et claires tel que vous nous les enseignez, restant dans une brute catégorisation de "bon ou mauvais" au lieu d'explorer les chemins de l'amour et des subtilités des compréhensions de la Parole pour ainsi créer les ponts qui font évoluer part et d'autre vers la Vérité commune. Et comme toujours, ce genre de catégorisation a entrainé des millions de morts en Inde — Et entraîne toujours là comme ailleurs.
Votre enseignement sur les cultures et leurs bases historiques couvre des grandes régions et ères déjà. Reste peut-être à nous enseigner un peu sur la Chine et ses croyances. Tout cela pour écrire votre histoire spirituelle du monde, dont vous avez parlé dans un commentaire blog passé il y a quelque temps déjà, et qui m'intéresse beaucoup. (Ainsi qu'aussi plus de détails sur les liens entre les options spirituelles et opinions politiques des individus, que vous avez évoqué dans un autre commentaire blog.) Qui lit La Révélation d'Arès et connaît un peu l'histoire des shismes, voit si clairement qu'elle apporte les solutions aux questions qui ont divisé l'humanité.
Vous rassemblez enfin, au moins conceptionnellement pour le temps actuel, qui est beaucoup de mission éducative, ce qui a été dispersé, tel que Dieu l'a déjà dit et promis dans la Bible il y a longtemps. Espérons qu'ainsi le péché de la dispersion babylonienne s'arrètera un jour, parce que nous humanité aurons re-compris les liens qui nous unissent, car sous les vagues des incompréhensions mutuelles et leurs effets est bien restée la Seule Mer, la Vie.
Peer J. d'Allemagne

Réponse :
Merci, frère Peer, pour ce commentaire qui sans détours mais avec d'autres mots dit ce que mon entrée dit, à savoir qu'il faut libérer les hommes des geôles religieuses, culturelles, linguistiques, nationales, dans lesquelles on les a enfermés et de leur ouvrir la porte de l'infini espace où s'étend sans limites "la Vérité commune," comme vous dites, pour aller toujours plus loin, infiniment plus loin qu'à "l'Est de nous", pour retrouver la Vie qui n'a pas de géometrie, pas de forme, par de Nord, de Sud, d'Ouest ou d'Est, mais qui est la Mer sans fond ni fin où nous baignons avec le Tout, dont Dieu est comme nous sommes.
Il faut réinventer l'homme, ou le recréer si vous préférez, et on ne le réinventera pas sans re-lire, je veux dire lire tout autrement, les Appels que la Vie lui a adressés depuis des millénaires, le Véda comme La Révélation d'Arès. Dans ce cadre, il est impossible d'ignorer un document aussi ancien que le Véda, que je sors ici de son dossier religieux pour en lancer les pages au Vent, au Bon Vent du Père !
Sartre, si ma mémoire ne me fait pas défaut, a déjà parlé de "réinventer" l'homme, disant que c'est l'objectif idéal de l'action historique. Mais, soudain interloqués par La Révélation d'Arès, nous comprenons qu'il s'agit là plus simplement mais plus sublimement de l'objectif idéal de la Création. Nous sommes, c'est patent, les Enfants de Dieu, donc les co-créateurs du monde. N'est-ce pas dans ce but que le Père a fait de l'homme son Image et Ressemblance (Genèse 1/26) ?
Il est indéniable que l'extraordinaire puissance inventive donnée à l'homme — totalement aveugles sont ceux qui ne voient en l'homme qu'un animal perfectionné ; il est un dieu... J'en ai fait un Dieu, dit le Père (Rév d'Arès 2/13), ce qu'à sa façon le Véda dit aussi — implique pour lui un continuel changement en Bien.
Il est clair que l'époque veut faire de l'homme le contraire de ce que le Père espère et de ce que nous espérons ipso facto. Notre faiblesses est telle que nous croirions impossible une pareille entreprise si elle ne nous était pas inspirée par le Créateur Lui-même. C'est alors que nous comprenons que cette inspiration n'est pas d'aujourd'hui et qu'il y a des millénaires, déjà, la Père envoya aux hommes un Appel, que les hommes ont appelé le Véda, qui avec son langage propre, qui ne nous est plus compréhensible mais qui reste éminemment respectable et compris comme Appel, lançait déjà les hommes à la reconquête de leur vie spirituelle déjà partiellement, mais dangereusement perdue. Au centre du Dessein du Père (Rév d'Arès 28/27, 36/8) on trouve toujours et encore l'homme, l'homme à réadapter au cadre surnaturel qui fut celui de l'Éden, l'homme non plus fasciné par la science, les jeux et gadgets du "progrès" technique, mais fasciné par son Héritage (31/4), qui est spirituel. La voie pour attendre ce but nous est donnée ; elle est toute simple, c'est la pénitence. La même pour tous, qu'ils vivent dans l'Arctique ou sous l'Équateur, au Nord ou au Sud, à l'Ouest comme à l'Est. L'axe parti du Véda, qui passe par La Révélation d'Arès, plonge dans l'infini que nous ne pouvons voir, mais que nous supputons quand, par une belle nuit étoilée, nos yeux plongent dans le Ciel sans fond.

05avr18 195C2
Bonjour Nabi,
Je vous sais débordé de travail et merci encore de tout ce que vous préparez et faites pour la victoire du Bien sur Terre. Vous me posiez la question sur le blog si je suis apôtre. Que dire si ce n est que je ne souhaite que l avènement du plan du Créateur pour sa créature et que j'essaie par mes moyens de diffuser sa Volonté a mon entourage, aux personnes de rencontre, en essayant de ne pas brusquer et en jaugeant les limites de chacun à la compréhension, à l'ouverture de la conscience au Tout, à l'Unité, la joie, l'amour... la pénitence.
Je vous demandais par le biais du blog, il y a de cela deux mois, si vous aviez projeté ou déja réalisé la traduction de La Révélation d'Arès en espagnol. Cette traduction me semble plus que nécessaire pour la diffusion dans un monde hispanophone de cette parole libératrice, monde hispanique qui de plus a culturellement, comme vous le savez, beaucoup d'affinité avec le christianisme religieux ou éthique. J'ai entrepris a la suite de mon séjour à Cuba de traduire comme je le peux avec l'aide d'une professeure d'espagnol L'Évangile Donné à Ares. Pensez vous que ce soit une perte de temps ?
Une seconde question, me trouvant actuellement aux États Unis d'Amérique, je suis soumis à la langue anglaise, chose superbe pour approfondir ma connaissance de la culture et des vues du peuple américain sur l'avenir, son intérêt général sur les questions multiples de la vie sur terre.
J'ai eu a parler deux fois déja de ma foi et de sa provenance ainsi que sa direction, j'aurais aimé pour cela avoir l'appui de la parole traduite en anglais. Je sais que cette traduction existe et j'en ai référé mes interlocuteurs. Cependant, elle est très volumineuse. Avez-vous pensé peut-être à éditer La Révélation d'Arès en anglais au format de l édition française 2009 ? Je sais que cela est plus facile à dire qu'à faire mais je pense que la diffusion de la parole en terre américaine serait simplifiée par sa facilité de transport et d'échange.
Enfin, avons nous des frères et sœurs aux USA, si oui, vous est il possible de me communiquer leur contact ?
Fraternellement
Balthazar E.

Réponse :
Je crois avoir répondu à votre question concernant la traduction de La Révélation d'Arès en espagnol. Mais, mon frère, la traduction est une chose  — comme je vous l'ai dit, plusieurs traductions en espagnol on été faites —, vérifier sa bonne conformité au texte français initial en est une autre, et l'éditer et la diffuser en est encore une autre, qui demande des moyens financiers, une organisation éditrice, une mission dans les pays de langue espagnole (Espagne, Amérique Latine, etc.), mission que nous n'avons pas. Nous avons le même problème avec les traductions en portugais, en polonais, en russe, en danois, en italien, etc. Il faudrait pour assurer les diffusion de la Parole d'Arès dans un grand nombre de langues étrangères des moyens financiers considérables dont nous ne disposons pas. Tout cela viendra plus tard, en son temps.
Pour l'anglais nous avons la bilingue que vous connaissez. Faut-il une édition plus légère ? Sans doute. Mais qui va en payer les frais, en assurer la diffusion sur l'immense aire anglophone de la terre ?
Oui, nous avons des frères et sœurs aux USA, mais tout le mond sait que je ne donne pas d'adresses sans l'assentiment des intéressés. Je vais donner votre adresse eMail à certains d'entre eux ; ils prendront contact avec vous s'ils le souhaitent.

05avr18 195C3
Je ne comprends plus. Vous êtes chrétien ou vous êtes hindou ?
Vous débordez largement de La Révélation d'Arès. Pour le Coran, je comprends, puisque La Révélation d'Arès parle de Mahomet. Mais le Véda ? Le Véda est la base de l'hindouisme et de toutes les religions proches de l'hindouisme.
Quelque respect que l'on ait pour votre très difficile position spirituelle (difficulté commune à tous les prophètes), on n'est pas sans relever plus d'une dérive dans vos raisonnements. Là vous déraisonnez totalement.
À mon avis, il y a une grave remise en question de votre mission. Vous avez perdu toute capacité critique.
La Veillée 5 de La Révélation d'Arès ne vous fixe-t-elle pas les frontières culturelles de votre mission ? L'Inde est de toute évidente hors de votre champ prophétique ; elle est au-delà de l'étendard de Mahomet [Rév d'Arès 5/6].
La déraison c'est le refus de voir clair. Vous vous enfoncez dans un tunnel noir.
Mais où allez-vous donc, frère Michel ?
Marceau Y. du Dauphiné

Réponse :
Mon frère Marceau, je ne suis pas plus hindou que je ne suis juif, orthodoxe, catholique, protestant, musulman sunnite ou musulman chiite,  etc., et je suis chrétien au sens où la pratique du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7) est la base de l'enseignement de Jésus. Autrement dit, je n'ai pas de religion, je n'ai que la vie spirituelle très simple à laquelle m'invite La Révélation d'Arès en me demandant de changer ma vie par la pénitence (Rév d'Arès 30/11) et par là de participer au changement du monde (28/7) en Bien, c.-à-d. par la pratique de l'amour du prochain, du pardon des offenses, de la paix, de l'intelligence du cœur libre de tous préjugés. Je me demande comment vous pouvez ignorer cela, vous qui semblez être un lecteur de ce blog.
Pourtant, vous avez de la chance, frère Marceau. Je suppose que jusqu'à présent vous ne vous êtes pas frayé un chemin qui vous satisfasse dans les voies religieuses ou métaphysiques connues, puisque vous vous êtes mis à lire ce blog qui, d'un bout à l'autre, ramène la foi et l'espérance au sentier chevrier (Rév d'Arès 25/5) du Bien, sentier de la pénitence, sans plus, lequel mène aux Hauteurs Saintes. Si un homme a par surcroît une religion, quelle qu'elle soit : judaïsme, christianisme, islam, hindouisme, cela n'a pas plus d'importance que s'il mangeait du maïs plutôt que du blé ou de l'orge, des tagliatelles plutôt que de la soupe au chou, ou s'il portait les cheveux longs plutôt qu'une coupe en brosse. L'amour est la seule voie du salut qui qu'on soit, où qu'on soit. Autrement dit, ce n'est pas ce qu'on croit qui sauve, mais ce qu'on fait dans l'ordre de l'amour.
Vous avez raison de rappeler que la mission qui m'est assignée concerne grosso modo les régions où les hommes se réfèrent à Abraham et que, donc, elle ne concerne pas les Asiatiques au-delà de l'étendard de Muhammad (Rév d'Arès 5/6). En parlant du Véda, je ne prêche pas pour l'hindouisme ou pour les religions qui lui sont apparentées, je cite seulement une très ancienne Écriture, dont personne n'est propriétaire, dont nous ne connaissons que les déjà très anciennes traductions en sanscrit, mais ignorons en quel langage elle avait été révélée. Le Véda remonte aux temps immémoriaux où les hommes n'étaient pas enfermés dans des langues, des frontières et des religions plus ou moins hermétiques comme aujourd'hui. Partant, le sens religieux aujourd'hui donné au Véda est sans nul doute biaisé, gauchi, recomposé. Le Véda, dont les parties primitives sont beaucoup plus anciennes que la Bible, fut une communication entre le visible et l'invisible, le matériel et l'immatériel, avant que les enfants d'Adam ne l'assignassent aux religions dont ils se serviraient pour faire trembler les hommes qu'ils voulaient dominer. En parlant du Véda je n'invite pas plus le monde à pratiquer l'hindouisme que je ne l'invite en parlant de La Révélation d'Arès à pratiquer le judaïsme, le catholicisme, le protestantisme, l'islam, car, justement, La Révélation d'Arès libère l'homme de la religion sous quelque forme qu'elle ait.
Je crois que face au désastre métaphysique, face à l'effondrement de la vie divine intérieure de l'homme, face à la pollution par le matérialisme épais, face à la raréfaction de l'intelligence spirituelle dévorée par l'intelligence intellectuelle, face à la disparition de l'instinct sacré, tous ces déclins que voient et qui troublent encore les hommes de bien et dont nous pressentons qu'il ne s'agit pas seulement de dysfonctionnements mais de quelque chose de plus profond et plus grave. Le monde, nul doute, s'achemine vers ce que La Révélation d'Arès appelle le péché des péchés (38/2) en prétendant libérer l'homme qu'en fait il enchaîne au Mal. Le péché des péchés c'est la force aveugle du Mal qui continue de se nourrir de ses succès ; le Mal est une puissance de moins en moins contestée, qui ne supporte plus d'être jugée, qui échappe à tout contrôle des quelques hommes de Bien qu'on trouve encore sur terre.
Le Mal menace l'homme libre, l'emprisonne entre ses lois à prétention salutaire mais qui en fait l'abâtardissent, le dégénèrent. La Révélation d'Arès est descendue du Ciel pour nous redonner force et nous pouvons retrouver les plus lointains ancêtres de La Révélation d'Arès, comme le Véda. Ce que le monde appelle le progrès ne sert en fait qu'à faire du profit et à donner de la puissance politique ou religieuse (voyez Al Qaïda, Daech). Que peut comprendre le progès au Véda ou à La Révélation d'Arès ?
La Révélation d'Arès est accueillie par la silence hautain des maîtres du progrès. Vous n'allez tout de même pas accueillir avec un silence aussi hautain le Véda, mon frère Marceau ! Ce qu'il faut, c'est dégager ces Appels des prisons dans lesquelles on veut les enfermer. Si l'on lit le Véda en oubliant l'hindouisme on le voit sous une autre lumière et les mots qu'on y trouve perdent le sens religieux qu'on a voulu leur donner pour simplement rappeler que le sens du Vrai tient au silence et que les mots sont juste là comme une musique, toujours imparfaits pour dire l'indicible... L'indicible Vie. De même, si l'on lit La Révélation d'Arès en oubliant le judaïsme, le christianisme, l'islam. C'est ce monde matérialiste et autoritaire, qui a fait de la politique et de la religion ses boutiques, qui est pervers, c'est lui qui a perverti la Parole sans mots pour en faire la "Parole avec des mots" de la religion, puis de la politique. Quand nous serons morts il n'y aura plus de langage, plus de mots, il y aura d'autres moyens de se pénétrer de la Vie. C'est ce que nous pouvons retrouver dans toutes les formes de la Parole si nous la désintellectualisons. Désintellectualisé, le Véda échappe alors au temps et retourne à l'éternité. N'est-ce pas ce que nous sommes sommes appelés à faire si nous nous pouvoyons, par la pénitence, d'une âme qui nous fera échapper au temps nous aussi.

05avr18 195C4
"Si l'on ne savait pas que chacun des ambitieux fondateurs de religion dans le monde a voulu avoir son propre livre sacré et a écarté tous les autres, le Véda y compris," dites vous dans l’entrée. C'est pour moi une faute et une fontaine de divisions envers l’humanité.
Eh bien ! je me dis qu’un véritable pénitent sait qu’en travaillant inlassablement à se purifier, à développer la sagesse, l’amour, la maîtrise de soi, il atteindra un jour le sommet. Et une fois qu’il est arrivé au sommet, la matière de son être est tellement épurée qu’elle s’imprègne de la quintessence même de l’âme universelle [la polone, Rév d'Arès xxxix/12-13], c’est ainsi que par son travail, il a obtenu la puissance, mais aussi la clairvoyance. Comme le dit si bien le Père de l’Univers, ne pas séparer de La Révélation d’Arès, la Bible et le Coran  et bien d’autre livres comme nous encourage notre Frère Mikal à les lire, qui sont  spirituellement ces derniers dans la continuité de la source Abrahamique.
Qu’elle soit orientale, occidentale ou extrême-orientale, l’Écriture déjà donnée par les prophètes reste la base  pour tout le monde la même. La dualité est un concept qui doit totalement s’effacer de notre conscience tout est unité, nous sommes des frères et des sœurs, tous de l’Un, du Créateur. Retrouver la vérité créatrice: Tu écarteras les livres d’hommes (Rév d'Arès 35/12), vous somme de faire l’Éternel.
Lire ces Écritures anciennes à la Lumière de La Révélation d’Arès, ce qui revient à éliminer ou déclarer douteux les passages en contradiction avec La Révélation d’Arès.
J’adore lire toutes sortes de bouquins spirituels ainsi que des Écrits apocryphes qui nous apportent aussi des vérités, tristement et complètement camouflées par l’église, car j’apprends beaucoup de ces livres mais toujours dans la connaissance et la pratique exclusive de la Parole de Dieu qui celle-ci impose le rejet des fausses révélations ou des révélations gauchies : L’homme pieux se tient devant la Parole de Dieu et ne fait pas un pas de plus en avant de peur de choir dans l’abîme (Rév d'Arès 32/8).
Maryvonne C. de Bretagne-Sud.

Réponse :
Merci, ma sœur Maryvonne, pour ce commentaire.
Vous écrivez : "Je me dis qu’un véritable pénitent sait qu’en travaillant inlassablement à se purifier, à développer la sagesse, l’amour, la maîtrise de soi, il atteindra un jour le sommet. Et une fois qu’il est arrivé au sommet, la matière de son être est tellement épurée qu’elle s’imprègne de la quintessence même de l’âme universelle..." Vous usez ici de mots comme "sagesse, amour, maîtrise de soi, sommet (au sens figuré), matière épurée, quintessence, âme universelle..." autant de choses non-objectives, sans signification matérielle, sans dimension, sans mécanisme, sans mathématique, et cela me rappelle ce que Niels Bohr disait de l'atome : "Quand on parle d'atome, le langage humain n'est que poésie" pour dire qu'on est là dans un domaine qui échappe à l'objectivité linguistique. Comme personne n'a jamais vu un atome, pas plus qu'il n'a vu de quintessence, on ne peut qu'imaginer l'un et l'autre. C'est un exemple parmi tant d'autres de l'impossibilité du langage humaine à décrire l'indescriptible. C'est ce qui explique la langue devenue éminemment poétique du Véda, mais qui poétique n'a sûrement pas toujours été. De même en philosophie ou métaphysique le langage ne peut être objectif, il n'est que subjectif, il ne peut être une fin en soi. C'est pourquoi ceux qui expliquent..; mettons..; Platin, vous disent : "Chez Platon forme signifie ceci, idée signifie cela..." et c'est pourquoi ceux qui décortiquent les textes sacrés pour leur donner un sens par les mots perdent généralement leur temps. Ils doivent laisser le cœur comprendre, parce que ce n'est pas le rôle du cerveau de comprendre le Verbe dans ce qu'il a d'inspirateur. Si les choses étaient si claires, le Talmud, pour ne parler que de lui, ne serait pas l'énorme ouvrage qu'il est devenu, les rabbins y ayant écrit tout et le contraire de tout.
On peut certes écrire sur la foi, mais de tels textes sont matériellement fragiles et incertains, un chat — si le mot chat apparaît — n'y étant jamais un chat au sens du poil et du ronron, mais étant un chat mystique, irreprésentable. Dans le domaine spirituel on ne voit jamais la fin des questions, celles-ci dépassent toujours les limites de l'intellect, tombent dans l'abîme des mystères, et si l'on ne fait pas le grand saut dans la foi, on ne comprend rien, on n'a pas de réponse intellectuellement parlant. Mais on a des réponses  par l'âme, la raison du cœur, l'intuition, l'œil de l'intérieur. On ne peut jamais par le raisonnement matérialiste parvenir aux vérités ultimes, parce qu'elle sont au-delà des mots. Sauf, sauf... je dis bien sauf, si comme vous, ma sœur Maryvonne très intuitive, on voit l'invisible, on comprend l'incompréhensible, car si vous "adorez lire toutes sortes de bouquins spirituels" c'est parce qu'ils sont clairs pour vous. Vous embrassez sans problème une vérité paradoxale. Autrement dit, dans le domaine  spirituel la pensée ne peut être séparée de la personne qui pense. Les ouvrages spirituels, au fond, ne se lisent pas mais se pensent. Paul Claudel avait écrit, au temps où il était diplomate en Chine, quelque chose comme: "On peut toujours donner un sens littéral à tout texte sacré, mais meilleur est le sens anagogique par lequel l'âme est éperdue d'amour et de désir de Dieu." C'est ainsi qu'il faut lire le Véda — si vous le lisez — sans vous arrêter au sens littéral ou même allégorique que vous croirez trouver dans les mots. Le Véda n'est pas un fin en soi, ce n'est qu'un échafaudage parmi tous les échafaudages possibles pour contruire le vaisseau de l'âme.

05avr18 195C5 
Non, tout n'est pas équivalent contrairement à ce que vous laissez entendre dans vos réponses. Le Véda n'est pas La Révélation d'Arès, laquelle n'est pas le Coran et la Bible, mais une Parole unique qui efface toutes les autres parce que toutes les autres sont faussées par l'homme (Révélation d'Arès 16/12).
Je suis un vrai Pèlerin d'Arès, je ne dévie pas comme vous déviez.
Dieu parle et l’homme obtempère, point final.
Vous trahissez la confiance que Dieu a mise en vous.
Serge P.

Réponse :
"Dieu parle et l’homme obtempère, point final" ? Comment pouvez-vous penser que les rapports entre Créateur et créatures humaines soient aussi abrupts ? Pourquoi Jésus aurait-il appelé Père le Créateur s’il n’y avait pas entre le Père et le fils des rapports étroits, intimes, je dirais même fusionnels ; si l’humain n’était pas une sorte d’émanon de son Concepteur ? Quand en 1974 et 1977 je reçus La Révélation d’Arès, il y avait bien sûr les mots qui La composaient, mais un courant souterrain aussi me traversait, quelque chose de commun, bien qu’invisible et muet, entre Jésus ou le Père, qui parlait, et moi.
Je n’ai pas de formation psychologique et je ne sais pas trop quels mots employer, mais disons que, quoique je sois resté silencieux tant devant Jésus (1974) que devant la Théophanie (1977) je me suis en permanence senti transpercé par une réalité commune entre moi et ce que nous appelons le Surnaturel, qui n’était peut-être qu’une certaine forme très rare de naturel. Autrement dit, j’étais passif par la voix, mais je ne l’étais pas en pensée ; ma pensée allait bon train, je peux vous le dire, et elle était... comment dire ?.. résistante, mais c’était comme la lutte de Jacob et de l’ange (Genèse 32/24-32) ou comme une sorte de protodiscussion entre la Voix de la Vie absolue et ma pensée de vie terrestre. Et, pour tout dire, je ne les ai pas senties si éloignées l’une de l’autre, cette Vie-là et ma vie. Il m’est arrivé, pendant ces événements, de songer à mon inconscient et de le voir comme une citadelle (Rév d’Arès 13/7-8) face à la Lumière ou Vérité, mais citadelle ou non, ma pensée était une réalité liée à la Réalité, quelque chose de commun et d'indépendant en même temps, quelque chose d'homologue. Je peux dire cela autrement : Je me sentais libre, libre au sens de La Révélation d’Arès 10/10.
William James — frère de l’écrivain Henry James — en qui les Américains voient l’un des fondateurs de la psychologie disait qu’il y avait toujours une relation entre le tempérament d’un être humain et de ses idées. Eh bien ! mes idées de l’époque luttaient contre la Parole que le Ciel introduisait en moi, un peu comme on lutte contre sa mère sans cesser de la voir comme sa mère.
Ma résistance en 1974 et 1977 prouve que l’homme n’obtempère pas, contrairement à ce que vous dites. Si j’ai obtempéré plus tard, ou plutôt si j’ai accepté la mission que, pour des raisons que je ne connais pas, le Créateur me demandait d’assumer, c’est parce que j’ai réfléchi et réfléchi non sans, je l’admets, avoir été impressionné par le fait imprévisible autant qu’imprévu de l’irruption de l’Invisible dans mon monde visible. Toute décision résulte de circonstances variées, voire même compliquées, de pesées. Une fusion réfléchie, le travail de ma pensée, a été nécessaire, et ce fut un travail complexe. Aurais-je été un esprit inflexible, borné, l’événement aurait eu lieu mais, aussi impressionnant eût-il été, serait resté inconnu, je ne serais pas monté sur le parvis (Rév d’Arès 2/16). J’ai accepté la mission parce que mon esprit était capable de composer avec un Dessein qui contrariait mes idées de l’époque, mais dans lequel j’ai par ma réflexion reconnu la Raison.
Tout passe en ce monde par des épreuves formatrices, des moments où l’homme pèse le pour et le contre. Au reste, pourquoi votre commentaire ne rappelle-t-il pas qu’il existe une humanité pécheresse, une humanité rebelle qui donc n’obtempère pas ? Mais sans doute sous-entendez-vous que soit "l’homme obtempère" et trouve son salut, soit il n’obtempère pas et est jeté dans les ténèbres glacées.
Selon vous, pas de situation intermédiaire. Selon moi, toute solution est toujours plus ou moins intermédiaire et c'est tout le problème...
Tout est difficile à expliquer. Les raisons pour lesquelles certaines idées attirent et les raisons pour lesquelles les même idées répugnent sont des ressorts et des amas de laine différents dans le matelas sur quoi couche l’homme et, contrairement aux doctes explications de "ceux qui savent tout", il n’est pas toujours possible dans notre actuel état de pécheurs débilités de savoir pourquoi. Tous autant que nous sommes, nous sommes marginalisés, et si ça n’était pas le cas, notre mission ne serait pas aussi difficile.
Non, Dieu n’est pas un canon moral impersonnel et automatique, qui vous tire un boulet et vous décapite si vous n’obtempérez pas à ses conditions inflexibles, ou qui vous tire un bouquet de roses si vous vous pliez à ses règles. Dieu, dont nous sommes l’image et la ressemblance (Genèse 1/26), est Amour, c’est-à-dire qu’il voit en l’homme, même dans le pire pécheur, quelque chose d’autre qu’un être à détruire s’il ne suit pas une morale donnée, mais un être complexe souffrant, un dieu déchu, un Enfant dans l’erreur auquel Il évitera, dans des proportions certes variables, mais aussi imprévisibles, de devenir un spectre malheureux. Ce n’est pas pour rien que le Père s’identifie à la Vie. La lutte n'est jamais terminée entre Jacob et l’ange.
Croyez bien que le Véda, si vous savez le lire sans préjugés, vous conduit aux mêmes conclusions.

07avr18 195C6 
Merci pour votre réponse à mon commentaire [195C5]. Vous me rivez mon clou. C’est de bonne guerre.
Je suis surpris de ne trouver que cinq commentaires après trois jours d’affichage de l’entrée 195 "Le Véda". Souvent c’est le double, parfois le triple ; les lecteurs ont tout de suite quelque chose à dire. Cette fois, le sujet ne semble pas inspirer les lecteurs de michelpotayblog.net.
J’admets que La Révélation d’Arès n’institue pas de religion nouvelle, n’appuie pas de religion existante, mais en fixant à votre prophétisme une zone importante mais pas totalement planétaire dans la Veillée 5, je me demande quand même, si vous ne vous aiguillez pas trop loin des rails de la tâche qui vous est fixée.
Dans votre réponse à mon précédent commentaire vous dites : "Partant, le sens religieux aujourd'hui donné au Véda est sans nul doute biaisé, gauchi, recomposé. Le Véda... fut une communication entre le visible et l'invisible, le matériel et l'immatériel, avant que les enfants d'Adam ne l'assignassent aux religions..." Je retiens ces mots : "communication entre le visible et l'invisible, le matériel et l'immatériel". Est-ce que vous considérez comme les auteurs de "Principia Mathematica" que le matérialisme est à reconsidérer, pourrait n’être qu’une partie, peut-être très petite, des choses qu’examinent les sciences, parce que la mécanique quantique (que vous avez évoquée dans une entrée de blog, je ne sais plus laquelle) nous permet d’envisager que les choses, contrairement à ce que pensent les matérialistes ne peuvent pas être enfermée dans un espace-temps précis ? Dieu, les anges, tout le domaine Vivant [Rév d’Arès 24/5] que vous qualifiez d’invisible et d’immatériel ressortiraient-ils en fait de la mécanique quantique ?
Serge P.

Réponse :
Déjà "Spinoza" n'avait pas beaucoup inspiré les lecteurs de mon blog, mais cette fois-ci, oui, "le Véda" semble les interloquer plus encore. Peut-être ne boudent-ils pas, peut-être veulent-ils seulement, avant de m'adresser leurs observations, avoir une certaine idée de ce qu'est le Véda, ce qui n'est pas très facile, vu que ce livre est difficilement trouvable en version française. J'ai évoqué, dans les premières lignes de la présente entrée 195, ma fille Nina revenant bredouille de la librairie Mollat (considéré comme "première librairie de France") qui, le 20 mars 2018, n'avait pas "Le Véda" dans ses rayons. Cela m'a d'autant plus étonné que le Véda n'a été que très partiellement édité en français, des morceaux choisis, et donc n'entraîne pas d'édition coûteuse comme c'est le cas en anglais.
Concernant les propos que je vous ai tenus dans ma réponse 195C5 en évoquant "une communication entre le visible et l'invisible, le matériel et l'immatériel" je n'ai pas fait allusion à la mécanique quantique. Vous évoquez ici quelque chose qui dépasse mes connaissances, encore qu'a prori j'aie la réflexe de vous répondre non avec véhémence vu que la mécanique quantique concerne l'infiniment petit, alors que l'invisible concernant le Créateur et tout ce qui découle de Lui dans l'univers me paraît plutôt concerner l'infiniment grand.
La mécanique quantique est un domaine où l'on étudie les phénomènes fondamentaux actifs dans les systèmes imperceptibles, surtout ceux atomiques et subatomiques. C'est une science récente qui se propose de résoudre certains problèmes que la physique classique n'arrive pas à expliquer, par exemple le rayonnement du corps noir, l'effet photo-électrique, les raies spectrales, etc. Les physiciens quantiques étudient la structure de l'atome, le comportement des particules élémentaires, la dualité onde/corpuscule, la non-localité et des réalités du même genre, très difficiles à percevoir, mesurer, etc. On est donc bien dans l'infiniment petit encore que radicalement physique. Au cours des événements surnaturels que j'ai vécus en 1974 et 1977 j'avais au contraire le sentiment d'être en présence de l'infiniment grand faisant un effort fantastique pour se mettre à ma minuscule dimension : Je serre, je serre comme le clou (sous le marteau) (Rév d'Arès ii/21), je me sentais hors de toute réalité physique au sens scientifique du mot.
Je crois que "Les Principia Mathematica" dont vous parlez ont eu pour auteurs Alfred North Whitehead et Bertrand Russell (édition 1913, je ne l'ai jamais lue). Ce livre avait pour sujet les fondements des mathématiques ; il a été considéré comme fondant la logique moderne. Mais dans ""Les Principia Mathematica" on n'est pas du tout dans le domaine spirituel qui est le mien. Quand vous parlez de physique quantique vous parlez de choses exprimables, d'un domaine où les hommes peuvent décrire, mesurer, etc. Moi, quand je parle de l'invisible et de l'immatériel je ne suis plus dans l'exprimable, mais dans l'inexprimable. On ne peut parler de Dieu et de tout ce qui "célestement" depend de Lui que comme on parle de l'ineffable. Il en sera probablement autrement quand nous ne serons plus que des âmes courant entre les étoiles dans l'Univers, mais étant donné nos très terrestres courtes vue, notre petite compréhension à ras de terre, nos faibles possibilités d'investigation, etc., nous ne pouvons parler de Dieu que par métaphore. Mes mots "immatériel, invisible" sont métaphoriques, je veux dire qu'ils ne désignent par l'invisible et l'immatériel sous certaines conditions qui ne seraient pas vraies dans d'autres conditions, mais qu'ils désignent l'invisible et l'immatériel dans des conditions absolues impossibles à changer, de quelle que façon que ce soit, tant que nous sommes pécheurs sur Terre.
Par exemple, les astrophysiciens sont certains que la matière noire existe et que le seul problème à son propos est qu’on n’a encore jamais réussi à la mettre en évidence (ah ! ah!), quoiqu’ils certifient qu'elle représenterait tout de même 85 % de la matière (bigre !) et 27 % de l’ensemble de l’Univers (où donc sont-ils allés chercher ça ?), mais ils sont convaincus d'y réussir en rappelant qu’il a fallu attendre cinquante ans avant qu'on trouve le fameux boson de Higgs. Mais bon ! dans le domaine scientifique ce qui est invisible n'est considéré que provisoirement invisible et bientôt détectable, tôt ou tard descriptible et mesurable. Il n'en est pas du tout de même concernant la Sainteté, la Puissance et la Lumière qu'est Dieu (Rév d'Arès 12/4) !
Dieu est, c'est on ne peut pas plus évident, victime d'abus de langage. On peut déplorer ces abus, mais ils existent, ils sont ancrés dans la matière intellectuelle humaine, et c'est bien pourquoi il est sage de connaître toutes les Écritures parlant de Dieu sous toutes les formes possibles et imaginables, car elles ont toutes abusives, fausses, mais on n'a qu'elles pour décrire la Sainteté, la Puissance et la Lumière dont parle la prière Père de l'Univers que nous recommande La Révélation d'Arès. La Bible, le Coran sont remplis d'abus de langage concernant Dieu et le Véda et d'autres Écritures en sont de même remplis. La polysémie du mot Dieu s'est étendue dans des proportions incroyables. Voilà pourquoi je trouve que l'usage de mots comme "invisible" ou "immatériel", tout en étant probablement tout aussi abusifs — et faux : Dieu vint me parler en 1977 entouré d'une escorte visible et n'est-il pas le Créateur de la Matière ? Dire de Lui qu'il est immatériel est certainement aussi abusif — est un moindre mal.

08avr18 195C7
SÛR RÉALISTE

Il pose les fondations redonnées du Ciel
Avec l'œil du faucon, il revisite l'essentiel
Sur les sentiers de toutes les Montagnes
Pour tous et dans la trace de ses pas.

Ici-bas presque tout reste à redéfinir
De l'enfant qui crie devant la porte (Rév d'Arès xxvii/10)
Jusqu'à la multitude soumise et passive
En attente du passage au-delà de la vie.

Comme des poissons asphyxiés dans les mailles
Nombreux s'habillent de vérités tronquées
Et s'enorgueillissent des lois pourtant fatales
Devinant à peine la Lumière donnée au Début
Et portée par Son Souffle Mesuré jusqu'à nous.

Alors, ils essaiment, illusions et servitudes,
Pensent être plus forts dans leurs attaques
Mais le Petit Homme sème sa belle pensée
Aux confins et au plus profond des cœurs
Avec les Mots Célestes qui portent sa patience.

Sur cette terre couverte de brume épaisse
Il éclaire le tout-est-dit de la bienséance.
Donne Vie aux fous de la Bonne Pensée
Passé et présent, tout est enfin relié au Tout.
Jean-Louis Alexandre C., d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Jean-Louis, pour ce poème
Le sujet en est, je pense, le prophète.
Dans notre monde moderne les experts, les politiciens, les juges, les fonctionnaires, les syndicats qui font (par exemple en stoppant les trains) payer aux pauvres gens de la base le prix de leurs revendications, sont indispensables, sont considérés comme des gens de confiance, mais pas les poètes ! Pourquoi, au fait ? Je pense (mais ce n'est que mon idée) que c'est parce que les experts, les politiciens, les juges, les fonctionnaires, les syndicats ont des formations et des compétences spécifiques, qui leur permettent de jouer un rôle sérieux... disons, de blocage, de réquisition, de verrouillage, de taxation, de décision, alors que le poète c'est n'importe qui. Comment se fier à n'importe qui ? N'importe qui n'existe pas dans notre monde moderne de spécialistes autorisés, de connaisseurs, d'avertis.
Moi, par exemple, je ne suis pas un expert comme le pape, je ne suis qu'un prophète, c'est-à-dire au mieux une sorte d'équivalent du poète, au pire un gibier de prison. À peu près n'importe quoi déclaré dénué de la moindre importance dans l'un comme dans l'autre cas. Le gouvernement, l'administration, la justice, la police, l'armée, l'éducation, etc. ont des experts, voire même des commissions d'experts dont les rapports peuvent être publiés à la Documentation Française, mais moi, je ne suis qu'un pauvre illuminé ou escroc qui fait passer Dieu pour l'auteur d'un bouquin de son invention consciente ou inconsciente. Que ferait La Révélation d'Arès dans la Documentation Française ? C'est quoi La Révélation d'Arès ? Au pire une fumisterie en l'honneur du Papa du Ciel, Roi des Fumistes, au mieux un poème, et de toute façon un très mauvais poème, puisqu'on ne le cite pas dans les facultés de Lettres.
Les experts, les politiciens, les juges, les fonctionnaires, les syndicats examinent avec sérieux la faisabilité de quelque chose. Mais vous ? Mais moi ? Aucune retombée valable ne saurait sortir de nous. Rien dans ce monde sérieux ne saurait se faire sans des rapports d'experts. Aucune expertise ne saurait sortir de nous, nous ne pouvons que produire poésie et autres chimères. Nous n'avons pas notre place dans l'ossature de la socio-modernité. Dame ! il faut assurer le pilotage très réfléchi de la société pour qu'elle profite avec bonheur d'innovations raisonnables, à bases scientifiques, à base de tout ce que nous, frère Jean-Louis, et moi frère Michel, ne pouvons donner en aucun cas. Des rigolos... Je cherchais le mot... Oui des rigolos, voilà ce que nous sommes.
L'information elle-même — qui est une science, mais oui — a besoin que des experts la répartissent et la programment de façon adéquate — on ne joue pas avec l'information, celle-ci est trop sérieuse pour laisser dire n'importe quoi, par exemple que Dieu (comme s'il existait quelque chose comme Dieu !) a parlé à Michel Potay dans une localité du nom d'Arès. Par contre, hier un syndicaliste cheminot s'indignant de ce que le "dialogue avec le gouvernement n'avait produit que babioles pour orner la cheminée de salon de M. Macron", ça, c'est une information très importante, de plus bellement stylée, éloquemment digne de la télévision. Le nommé Dieu oserait décider que l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur libre vaincront le Mal sans l'avis des experts? Mais les experts préparent des dossiers bien fouillés, qui eux savent bien que seules des lois, des lois et encore des lois peuvent améliorer le bonheur humain.
Bref, seules la science, la loi, etc. disent le vrai. Pas nous.
Cette réponse à votre poème ressemble à une blague d'humoriste mais elle contraste à tel point avec les réalités auxquelles nous nous heurtons que nous comprenons qu'en fait, cette blague d'humoriste montre avec justesse quel combat est le nôtre.
Merci, frère Jean-Louis, pour ce poème.

08avr18 195C8
Cher frère Michel,
Je pense qu’il y a pour le moment peu de commentaires à votre entrée "le Véda" pour deux raisons essentielles.
Tout d’abord, la méconnaissance que nous avons en France de ce texte (moi-même, je ne l’ai jamais lu, j’ai dû être confronté à quelques extraits, c’est tout, à l’époque où, tout jeune avant ma découverte de La Révélation d’Arès, je cherchais le Fond commun à toutes les formes de foi).
L’autre raison me semble correspondre aux interrogations de Serge P. : le champ couvert par La Révélation d’Arès défini dans la Veillée 5 de L’Évangile donné à Arès. On est en droit de se dire : "Mince ! Le prophète parle du Véda." Mais ce n’est pas pour nous enseigner le Véda qu'il nous en parle, c’est pour nous rappeler que le Souffle est partout et de tout temps. Ce n’est d'ailleurs pas la première fois que vous en parlez. Depuis plusieurs entrées et vos réponses, vous l’évoquez, et parfois l’insérez même dans la liste des livres d’inspiration divine.
Comme vous le dites, vous ne demandez pas que nous nous convertissions à un quelconque hindouisme (et encore, vous dites bien que ces écrits sont très anciens, antérieurs à l’hindouisme proprement dit). Comme vous ne demandez pas que nous soyons strictement juifs, même si nous continuons à lire la Bible, etc. Comme toujours, c’est l’esprit qui doit primer et non la lettre.
Il faut se rendre à l’évidence : Dieu ne parle pas qu’aux gens du Livre [Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d'entre eux qui sont injustes. Et dites : "Nous croyons en ce qu'on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c'est à Lui que nous nous soumettons Coran XXIX/46]. Vous avez d’ailleurs envisagé depuis le début que les terres africaines et asiatiques recevraient leurs prophètes propres. On ne peut non plus penser que seuls sont sauvés ces gens du Livre. Il est évident que le Créateur, aimant toutes ses créatures, porte sur toutes ses créatures son attention.
Par cette entrée, vous nous rappelez donc que le Fond est universel, qu’il est de tout temps, mais qu’il a été malheureusement régulièrement pollué par des écrits d’hommes (sauf La Révélation d'Arès nouvellement révélée), mais que la Vie souffle partout et éternellement. Et parce que l’homme est l’homme. Partout.
Votre (et donc notre) mission est cantonnée à la famile d’Abraham. Cela ne veut pas dire qu’il faut s’imposer des œillères sur tout ce qui est à côté. Ne serait-ce que pour comprendre, toujours mieux, le monde. Je suis pour ma part en train de relire, après une pause de plusieurs dizaines d’années, L’Évanglie de Jean. Je vois en quoi l’église a pu s’appuyer sur un certain nombre de phrases assez absconses, voire contradictoires. Mais j’y trouve aussi certains passages fulgurants, tout à fait dans la lignée de la Parole. J’ai été ainsi étonné de trouver un passage quasi identique avec La Révélation d’Arès ("les sarments", début du Chapitre 15 et de la  Veillée 30/7).
Merci de poursuivre cet élargissement de vue vis-à-vis de notre Créateur et de notre vie sur Terre et ailleurs, débuté depuis quelques entrées. Il est absolument nécessaire pour que nous retrouvions en profondeur notre humanité et rejetions un sectarisme toujours possible. Notre mission ne touche que l’aire géographique de la famille d’Abraham, mais nous ne pouvons vivre avec un mur infranchissable entre peuples du monde. Notre vocation est de connaître l’autre, toujours mieux. Parce que l’autre, c’est aussi nous.
Denis H. de Maine et Loire

Réponse :
Vous dites ici, frère Denis, en termes clairs ce qu'il fallait dire à propos de l'attention que, chez mes frères et sœurs, je m'efforce de porter sur l'universalité du Message que le Père a depuis des millénaires adressé aux hommes de toute la Terre. En effet, "ce n’est pas pour enseigner le Véda que j'en parle, c’est pour rappeler que le Souffle est partout et de tout temps..." Enseigner La Révélation d'Arès ce n'est pas "se mettre des œillères pour s'interdire de voir ce qui existe autour".
Il m'est arrivé dans ce blog, je crois, de citer un livre d'Ivar Lissner, ethnologue important, intitulé "Dieu était déjà là", dans lequel l'auteur cite des peuplades vivant très éloignées les uns des autres sur la terre entière dans des conditions qui ne permettent pas de penser qu'elle aient jamais pu communiquer entre elles, et qui ont gardé dans leurs traditions historico-spirituelles des histoires identiques ou similaires qui attestent que, sans nul doute, elles ont reçu, chacune dans son coin (les Yagans de la Terre de Feu, les Toungouzes du fleuve Amour en Sibérie, etc.), un même Message du Créateur. Le Véda est ce qui reste d'une Révélation très ancienne qui, de même, fut planétairement connue, même si elle ne l'est plus aujourd'hui qu'en Inde.
Nous vivons dans un monde presque mort spirituellement sur quasiment toute la surface de la planète. La Révélation d'Arès me demande, certes, d'étendre ma mission sur une zone définie de la Terre, mais il ne s'agit que de l'action apostolique. Notre amour, notre pardon, notre intelligence spirituelle libre de tous préjugés s'adressent quant à eux à la totalité de l'humanité, il va sans dire. De ce fait, nous ne pouvons pas être indifférents ou ignorants de ce que croient tous nos frères humains sans exception, même ceux situés en Asie et en Afrique, parce que la Création de l'homme fut une, unique, et que le péché des uns, où qu'ils soient sur Terre, se répercute sur tous les autres et nous ne pouvons pas ignorer que les bienfaits qu'apportera notre pénitence se répercuteront de même sur toute la Terre. Dieu est le Dieu de toute l'humanité et ce que Dieu a dit à l'humanité où que ce soit sur Terre doit nous intéresser, parce qu'il n'a pas parlé ici autrement qu'il n'a parlé là-bas.
La Révélation d'Arès a vocation universelle. La Vie a vocation universelle. Dieu est le Créateur universel. Il a prévu d'adresser aux frères humains d'Asie et d'Afrique des mission qu'il adaptera d'un point de vue pratique à leurs niveaux de culture, de foi, etc., mais le Fond de son Message ne sera pas différent du Fond de La Révélation d'Arès, parce que son Projet ou Dessein pour l'homme est le même partout. Le Fond du Véda, ce qu'on trouve derrière les mots que les religieux ont codifiés pour se différencier des concurrents, est inévitablement le même partout. Nous avons à réparer le mal fait par les religions à vocations politico-conquérantes. Elles doivent toutes disparaître derrière l'unique Appel à l'Amour !

08avr18 195C9
Ce blog n'est pas un forum. Le commentaire affiché le 8 avril risquant de soulever une discussion est supprimé par sagesse le 13 avril.

08avr18 195C10
Très cher frère aîné et prophète du Très Haut,
J’ai été très heureux de lire votre entrée sur le Véda que je ne connais pas m’étant plutôt intéressé aux Upanishads. Depuis très longtemps j’y avais reconnu le Souffle divin libre, porteur et libérateur que l’on trouve dans La Révélation d’Arès.
Pour moi vous êtes très bien inspiré d’ouvrir notre regard sur ces révélations antiques qui ont donné naissance à des grands mouvements vers la transcendance spirituelle et la reconquête de la non-dualité (l'être adamique avant sa chute), malgré toutes les dérives religieuses qui ont été [en Inde] pratiquement les mêmes qu’ici en Occident. En faisant cela je trouve que vous donnez une dimension de renouveau spirituel planétaire à votre enseignement, et vous nous évitez ainsi le piège de nous considérer comme seuls détenteurs de la bonne Révélation. Vous créez un formidable pont et n’est-ce pas — quoi qu’en disent ceux qu'irrite cette ouverture d’esprit —  tout l’esprit de la Veillé 25 ? Que deviendras-tu à Mes yeux si jusqu’à Mes Rivages tu guides les seules assemblées de ton peuple ?... Dis-leur Étrangers je vous aime avant de vous connaître.
La connaissance de La Révélation d'Arès nous permet d'y voir clair dans cet univers extraordinaire et de revenir toujours aux vérités essentielles de la pénitence et du changement du monde par la Voie spirituelle.
J’ai plusieurs fois cherché le Véda en rayon de librairie, je ne l’ai jamais trouvé !  Pour ceux que cela intéresse je conseil un très bon livre très bien écrit synthétique par une des meilleurs spécialiste française de la spiritualité indienne et du Yoga  (avec Michel Hulin) : Ysé Tardan-Masquelier (professeur à la Sorbonne) : Les maitres des Upanishads, la sagesse qui libère édition Points Sagesse. Ce petit livre (7 euros) donne le contexte historique et toutes les références des textes et de nombreuses citations, ce qui permet de bien situer La Révélation Védique. Il y a une bibliographie à la fin du livre.
À noter que le livre de Michel Hulin "Sankara et la non dualité" a été réédité en 2017, on le trouve à 19 euros.
Pour ceux qui préfère l’audio on trouve une excellente série d’émissions radio sur le sujet avec ces deux spécialistes :
https://www.youtube.com/watch?v=wFycbqbLAfw&list=
PLSsPbDVUhU66ky755F3tlbGG1u9C0WPnI&index=35

https://www.youtube.com/channel/UCR4KKSMowhIvFFlEi8iEohQ
Daniel C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, frère Daniel, pour ce commentaire et pour les informations qu'il donne à ceux qui ont du mal à trouver le Véda en librairie.
Vous dites que vous ne connaissez pas le Véda mais que vous connaissez les Unpanishads. Mais, mon frère, il n'y a pas de différence fondamentale entre le Véda et les Upanishads. Les Upanishad constituent un ensemble de textes spirituels, plus philosophiques ou dogmatiques que spirituels, sur lequel repose tout l'hindouïsme en tant que religion. Beaucoup d'Upanishads sont liées à la śruti ou shruti ou chrouti et consistent en des développements métaphysiques ou des commentaires qui éclairent les textes auquels elles se réfèrent, chacune se rapportant à une partie du Véda. Par exemple, la Kauṣītaki fait partie du cycle du Rig-Veda. La Muktikā dénombre 108 Upanishads dont dix majeures (Mukhya Upaniṣad) associées au Veda : la Kena, la Kaṭha, la Chāndogya, la Muṇḍaka, l'Īśa, la Praśna, la Kauṣītaki, la Śvetāśvatara, la Taittirīya et l'Aitreya Upanishad. Ces Upanishads constituent la conclusion du Veda et représentent le cœur du Vedānta dans la tradition hindoue. Les Upanishad majeures sont les plus anciennes ; elles ont été composées entre 800 et 500 avant Jésus Christ.
En Inde moghole, les Upanishads firent l'objet au XVIIème siècle de traduction en persan par le prince Mohammad Dara Shikoh (1615-1659), qui était musulman ! Historiquement, c'est par les Upanishads que l'Europe a découvert l'hindouisme au début du XIXe siècle. Donc, qui a lu les Upanishads a indirectement lu le Véda, sauf qu'il a affaire à des commentaires du Véda et donc à des écrits beaucoup plus dogmatiques ou religieux que ne l'est le Véda lui-même, dont la lecture, quand elle est possible, est évidemment préférable.
La traduction en anglais des Upanishads comporte un nombre impressionnant de volumes, mais ceux-ci n'ont jamais été traduits en français, pas à ma connaissance du moins.

08avr18 195C11
Salem Frèro,
Cette nouvelle entrée me fait souvenir que la Volonté de Dieu est que l'homme devienne un pénitent, quelqu'un de Bien. Il est revenu [sur Terre] pour nous le rappeler par La Révélation D'Arès, mais par tout autre moyen depuis la chute d'Adam. Que ce soit par La Révélation d'Arès ou une autre Écriture, la Bible, le Coran, ou par un incroyant qui a des principes, des valeurs de paix de pardon, [l'homme qui] fait la Volonté de Dieu [Rév d'Arès 12/4] [est sauvé]. Le But de Dieu c'est que les hommes s'entendent sinon pourquoi vient-il ? Le Salut est [provoqué par] l'accomplissement du Bien même sans La Révélation d'Arès.
Comme par exemple Martin Luther King : cela a fait 50 ans le 4 avril qu'il a été assassiné : car il voulait l'égalité, le même respect pour les hommes noirs que les hommes blancs : ils ne voulait pas la violence pour y arrivé mais par l'amour du prochain. Il a compris le message de Dieu.
Les hommes des steppes, les scandalisés sont évoqués par Dieu dans La Révélation d'Arès, même s'ils ne croient pas en Dieu cela ne leur sera pas reprochés s'ils vivent selon la Volonté de Dieu, s'ils sont des pénitents.
La religion, quelle qu'elle soit, a fait cette erreur là tout au long de l'Histoire de l'Humanité : de dire c'est eux qui ont la Vérité et les autres ont torts sur toute la ligne. Ne nous croyons pas sauvé ou supérieur parce que nous connaissons La Révélation dArès par rapport aux autres qu'ils ne la connaissent pas ou qui ne veulent pas en entendre parler. Ne faisons pas la même erreur. Dieu compte sur nous pour dire au monde son Message qui est qu'il faut devenir quelqu'un de Bien par la Pénitence.
Il m'a fallu beaucoup de temps pour comprendre cela et je n'ai pas fini. La pénitence est une Force Spirituelle qui se travaille chaque jour, sinon elle disparaît.
Grace à ton enseignement, mon Frère, j'ai compris cela. Un grand merci à toi et surtout à Dieu. Il est venu d'éclairer et toi tu éclaire les autres sur la Parole de Dieu. En tout cas pour moi tu est mon repère : Ma Parole, Ta Parole [Rév d'Arès i/12].
Je t'embrasse, Frèro ainsi que toute ta famille et tous les hommes et femmes de cœur.
Ta petite soeur
Malika B. de Lorraine

Réponse :
Je suis très ému, ma sœur Malika, en lisant ce commentaire.
Je vous vois tout à fait mûre pour répandre dans le monde le superbe Message que le Père nous a adressé par La Révélation d'Arès. J'espère que vous êtes une missionnaire assidue à Metz.
Platon donna à un objet aussi trivial, banal, insignifiant qu'une table un sens philosphique, repris par David Hume qui dit quelque chose comme : "Cette table sur laquelle j'écris n'est qu'une perception et toutes ses qualités ne sont pas plus que les qualités d'une perception," voulant dire qu'entre la table et la perception qu'on en a il n'y a pas de différence. De nombreux penseurs se sont cassé la tête sur le problème qui selon eux émane des objets et des perceptions qu'en ont leurs observateurs, mais il n'en est rien dès lors qu'on a assimilé la communauté d'existence entre l'objet et celui qui le regarde ou qui s'en sert. Ainsi vous avez assimilé le salut de l'homme au bien que fait l'homme et tout s'est simplifié pour vous, vous avez trouvé la Voie de l'Éternité heureuse et vous pouvez la montrer à qui a des oreilles pour vous entendre.
Vous avez la lucide humilité de reconnaître qu'il vous "a fallu beaucoup de temps pour comprendre cela et" et que vous "n'avez pas fini", mais vous avez gravi là un grand pan de la Montagne Sainte, vous êtes désormais une auxiliaire du prophète d'Arès. Alleluia !

08avr18 195C12 
Je n'ai jamais lu le Veda, et il probable que ne le lirai pas au cours de ma courte vie.
Je ne vois pas d'égarement à évoquer cette Parole qui ne vient pas d'une région de la Terre mais qui me semble être la première tentative de l'homme pécheur à revenir vers son Créateur
Oui, l'aire de la mission à ses contours déterminés. Oui, vous cherchez le Père de l'univers à travers le vécu les écrits de l'humanité, d'Adam à nous et les générations qui viennent. Vous êtes le vent fou levé d'Arès qui balaie la Terre en étant libre, fou d'amour, de paix et de pardon pour l'homme.
Les frères vous pressent avec douceur ou pas pour savoir de quel jus vous êtes fait. Et nous, de quel jus sommes-nous faits ? Sans doute le même que le vôtre, le même que Yououou [Rév d'Arès xxx/24].
Vous travaillez pour le Bien de tous, pour l'entente avec tous et de tous avec Yououou. C'est aussi  pour moi l'axe, le pivot de mon travail ; là où tournent la Sainteté, la Puissance et la Lumière ; là ou l'alliance des hommes présent-passé-à-venir construit le pont qui relie les hommes à Yououou à en perdre pour ces hommes leurs appartenances à quoi que ce soit.
Que nous puissions être toujours avec vous.
Qu'il en soit ainsi.
Tony L. de Touraine

Réponse :
Merci, frère Tony, pour ce commentaire.
Le Véda n'est pas en soi "la première tentative du pécheur à revenir vers son Créateur", parce que le Véda ne vient pas de l'homme, mais du Créateur. Le Véda, pour ses parties les plus primitives, est très ancien ; parvenu jusqu'à nous dans sa traduction en sanscrit, il avait été longtemps avant d'être traduit révélé dans une langue disparue depuis des temps immémoriaux, une langue dont nous n'avons pas la moindre idée. Le Véda est des premiers Appels du Père à sa créature humaine pour l'inviter à réintégrer l'Éden qu'elle a abandonné ou, pour reprendre l'expression de La Révélation d'Arès, pour l'inviter à retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5).
Cette Vie, la créature humaine, comme masse, ne l'a pas encore retrouvée. Quelques hommes seulement, quelques membres de cette masse, cependant, s'en sont approchés si près qu'ils L'ont certainement atteinte quand, leur cœur s'arrêtant et leur chair mourant, leur âme s'est envolée vers le Salut. C'est le cas d'Élie ou de Jésus.
La Révélation d'Arès
est la nième tentative de Dieu pour décider l'homme à retrouver la Vie.
Le salut est le propre de l'espérance interne, consciente ou inconsciente, de l'homme de trouver l'éternité. Le salut ne se confond pas forcément avec la foi. Des hommes qu'on dit athées ou incroyants peuvent être bons, pénitents sans en avoir conscience, et trouver le salut. Il n'existe pas d'espérance nécessairement liée à la pratique d'une religion. Je crois que tout humain naît avec cette espérance au fond de lui comme il naît avec l'image et ressemblance du Père (Genèse 1/26-27) au fond de lui. C'est pour cette raison fondamentalre que La Révélation d'Arès dit : Qui peut savoir qui est auvé et qui n'est pas sauvé (Rév d'Arès 11/3). Quand, convaincu d'aller tout droit au paradis et d'envoyer l'infidèle en enfer le terroriste musulman tue, il fait seulement preuve d'une religion barbare très arriérée, car c'est plutôt l'inverse qui risque d'arriver.
Mais pour celui qui, au-delà des mots et des avatars que cette Écriture nomme, reconnaît dans le Véda comme dans la Bible, la Coran, La Révélation d'Arès la Parole de la Vie, c'est la Vie qui domine, la Parole lui parle comme nous parlons vous et moi ou comme nous nous parlons à nous-mêmes. La Vie renaît en celui ou celle qui a vécu de telle sorte que ce n'est pas dans les mots, les phrases, les formules, les dogmes, les énoncés qu'il puisé sa renaissance, la vie de son âme, mais dans la pratique du Bien, autrement dit dans l'amour.

09avr18 195C13
Bien aimé prophète du Père,
Je suis heureux que vous nous poussiez sans cesse à élargir notre horizon en nous rappelant que des étincelles de Lumière brillent et illuminent  partout.
Il y avait un livre de Roger Garaudy, qui fut pour moi une étape importante de mon cheminement. Son titre: "Appel aux vivants". Ce livre parle des différentes sources spirituelles qui ont permis aux humains de cheminer hors des ténèbres au sein  desquelles nos propres mains nous ont précipités.
Voilà ce qu'il dit des Védas au chapitre "Indouisme" :
"Dans les Védas l'homme prend conscience de sa dimension divine, de sa parenté intime avec le divin... mais l'apport nouveau et décisif des Védas c'est de dégager la parenté profonde entre l'homme et le divin, les voies de passage d'un état de mort à un état de vie, de naissance à une Vie véritable, éternelle, au-dessus des vicissitudes et des illusions du temps."
À présent, un cours extrait de poésie Védique:
Par qui la chair de l'homme fut-elle réunie ?
Par qui ses doigts sculpteurs ?
Qui a fait planer le ciel si haut ?
Qui déploie à travers le monde son manteau d'océans ?
La fleur des eaux, la déesse de l'aurore,
elle voit par les regards de tous les dieux.
Qui a allumé l'Aurore ?
Qui nous a fait don du soir ?
De qui l'homme a-t-il reçu la puissance d'affronter la montagne et d'affronter les actes?
Qui le réel, qui l'irréel ?
De qui vient la mort ? Et de qui l'immortalité ?"
Ceci me fait penser à la magnifique réponse du Père à Job. Une recherche incessante, dans notre désert une recherche en nous et avec tous ceux qui y travaillent de l'Oasis.
Merci encore, prophète du Tout Autre, de nous sortir de notre étroitesse.
Philippe et Maryse N de la Drôme Rhodanienne

Réponse :
Merci, ma sœur Maryse et mon frère Philippe, pour ce beau message.
Roger Garaudy a beaucoup écrit et je suis loin d'avoir tout lu de lui.De plus, il fut exclu du Parti Communiste en 1970 alors que j'étais encore électeur de ce parti, quoiqu'étant déjà ecclésiastique, diacre à l'époque, dans l'Église Orthodoxe. Pour moi à l'époque il faisait figure de rénégat politique et, comme j'étais encore plus ou moins buté et bête comme tout communiste de l'époque, je boudais cet homme en dépit de la sympathie que j'avais quand même pour lui. Je n'ai donc jamais lu "Appel aux Vivants", livre qui, si ma mémoire est bonne, eut le prix Renaudot en 1978 ou 1979, alors que j'étais déjà le prophète que le Père avait appelé à Arès quelques années plus tôt, en 1974 et 1977. C'est assez dire si je mis du temps pour devenir l'homme libre de tous préjugés que le Père m'avait demandé d'être. L'homme, même l'homme à qui le Père a envoyé son Messager Jésus et auquel Il avait parlé Lui-même, ne change pas aussi vite qu'il serait souhaitable. Notre péché est une crasse longue à disparaître sous la lessive de La Révélation d'Arès et la brosse de la pénitence. Ceci dit, le Père donna à Roger Garaudy longue vie, puisqu'il mourut presque centenaire en 2012 (il était né en 1913) et il put faire beaucoup pour contribuer à sauver ce qui reste de la vie spirituelle dans nos pays d'Occident.
Merci aussi de nous donner un très bel extrait de poésie védique.
Oui, je suis soucieux "d'élargir l'horizon (de mes frères et sœurs) en leur rappelant que des étincelles de Lumière brillent et illuminent  partout." Au-delà de la renaissance de la vie spirituelle, qui ne serait que "religieuse" si elle se limitait à la foi et à la prière, c'est de rendre l'homme libre des camisoles culturelles que nous devons nous efforcer, car la vraie et profonde renaissance de l'intelligence (Rév d'Arès 32/5) passe par la certitude que nous ne sommes pas là pour reformer l'esprit critique dans le domaine chrétien, juif ou musulman, mais nous sommes là pour réveiller l'image et ressemblance de Dieu en nous, pour émanciper la connaissance universelle de l'humain, lui permettre de penser et d'agir librement aux sens les plus larges des verbe penser et agir, pour dégager non plus les beauté, grandeur et amour dans le domaine chrétien, juif et musulman, mais d'envisager ce dégagement à l'échelle planétaire. Autrement dit, la zone missionnaire que le Père m'a assignée doit préparer à son élargissement futur à toute la planète.
Le Feu de l'intelligence spirituelle non seulement doit se rallumer, mais se planétariser. Il faut raviver un Feu qui un jour — un Jour (Rév d'Arès 24/5) — ne s'éteindra plus du Pole Nord au Pôle Sud, du Méridien 0 au même Méridien zéro par la tour complet de la Terre pour assurer la perpétuation du Dessein que le Créateur a mis dans l'humain.
Tous les adeptes de telle culture, de telle religion ou de telle politique sont des adeptes du néant qui menace l'humanité dans le péché des péchés (Rév d'Arès 38/2). Il faut abolir toutes cultures, religions et politiques et n'assurer l'avenir de l'humain que sur les bases de l'amour. Notre rôle est planétaire, oui, je le répète. Son but est de rendre l'homme libre des idées qui l'enchaînent sur mille points du globe et le font se méfier des autres enchaînés ailleurs. Pour cela nous devons combattre nos propres dadas, notre propre lâcheté face aux intimidations des "patriotes" qui sont tous, ne l'oublions jamais, ennemis les uns des autres.
Ainsi le problème qui se pose à nous est-il vertigineux, je sais. Il semble mégalomaniaque, mais c'était le problème même auquel le Père demanda à Jésus de s'attaquer il y a deux mille ans, à Sarsouchtratme il y a deux mille huit cent ou trois mille six cents ans, etc. Nul d'entre nous Pèlerins d'Arès ou pèlerins d'Arès ne sait s'il saura toujours faire face aux difficultés d'un tel Dessein, montrer assez de courage physique et moral, mais le premier entraînement à cette entreprise apostolique gigantesque — reprendre le labeur des géants des temps anciens — est la pénitence personnelle. L'immense Sagesse du Père a réduit à cette dimension du possible l'arme décisive pour vaincre le Mal. Nous ne sommes pas là pour battre nos coulpes, comme la religion invite ses adeptes à le faire, mais pour changer le monde en nous changeant nous-mêmes.
De quoi souffre cette humanité travaillée par des forces centripètes ? Du rejet de ses ambitions les plus hautes considérées comme folles par ceux qui la dominent. La Révélation d'Arès nous ouvre à la grandeur et à l'héroïsme (Rév d'Arès xxxv/4-12) de l'homme devenu un petit lâche minable. L'héroïsme est caché au-dedans de nous, il demeure une des dimensions mystérieuses de l'homme, il est un Feu dont chacun et chacune peut se refaire un phare sur le monde. Nous devons faire renaître un peuple de héros. Nous en sommes capables. Nous vivons sous le joug d'une force que certains appellent Satan, mais qui n'est que le joug de ceux qui préfèrent se donner une puissance très momentanée sur Terre parce qu'ils ne croient pas que la pénitence peut leur donner la puissance perpétuelle dans l'Univers. Et pourtant c'est à retrouver cette Puissance, cette Vie, que nous appelle, sous mille formes, depuis très longtemps (exemple : le Véda), la Parole du Tout-Autre au Tout duquel nous appartenons.
Nous sommes attelés à un travail de Fond pour réarmer spirituellement non seulement la chrétienté, le judaïsme, l'islam, mais le monde, et ce travail passe par un retour en nous de ce que nous avons de meilleur: l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de tous préjugés en chassant tous les cache-misère dont nous pourvoient nos cultures. Voilà pourquoi sont si importantes notre jeunesse délivrée de préjugés et attelée à cultiver le Bien, la connaissance des formes qu'a prise depuis partout et depuis longtemps la Parole, comme le Véda dont j'ai fait mon entrée 195, et nos convictions actives et apostoliques, quelqu'âge nous ayions.
Alléluia !

09avr18 195C14
Il est vrai que les deux dernières entrées de votre blog sont assez déroutantes.
Elles font flotter notre vaisseau (Rév d’Arès 18/1-3) sur la Mer (xLv/22-23) jusqu’à des endroits où peu d’entre-nous se sont aventurés.
Peut-être sommes-nous prêts (Rév d’Arès: Annonce du 17 septembre 1977) à y aller aujourd’hui ?
Lire Spinoza et le Véda reste difficile. Nous devons creuser au fond de nous et retrouver l’essentiel. Cela me rappelle quand j’ouvris la Bible et le Coran pour la première fois. Oh que cela fut difficile, incompréhensible, même. Et puis, peu à peu, grâce à la lecture de cette Parole révélée dans ce coin perdu de Gironde en 1974 et 1977, grâce à la constance, à la pénitence et à l’enseignement du Prophète du Père, peu à peu la Lumière (Rév d’Arès ix/8, xxi/10, xxiii/10, xxvviii/12-13, xxxiii/9) se fit visible. Ma tête se vida (23/5) et mon cœur se remplit de Dieu (4/11).
Qu’il est long et fastidieux d’apprendre à réfléchir autrement et d’être comme les enfants (Rév d’Arès 33/8) devant la Parole du Père.
Cela me fait penser à une expérience que je vis en ce moment à mon travail. (Je suis professeur de cuisine dans une section spécialisée dans un collège pour des jeunes en difficultés scolaires : "troubles persistants des apprentissages," nous disent les textes.
Mickaël a 12 ans. Il en paraît 8. Ce n’est pas mon élève. C’est un élève "ULIS" (autre section pour élève en "situation d’handicap" — On ne dit plus "handicapé", il paraît que ça ne fait pas bien.
Valérie est son AVS... Oh là là ! que de sigles ! (L’Education nationale aime bien…), pour faire simple, Valérie est avec lui pour l’aider en classe. Son premier AVS a démissionné au bout de 3 semaines.
Mickaël est "un cas". Il ne veut pas et ne peut pas aller en classe. Il s’ennuie.
Un psy le "suit" depuis six ans. Disons qu’il le suit de loin avec son télescope, car Mickaël c’est le "Petit Prince" de Saint Exupéry. Personne n’est capable de dire ce qu’il a. Il est libre. C’est tout et il déstabilise toute l’Institution. Il vit sur sa planète. Chacun peut s’y rendre. Mickaël ne s’y oppose pas, mais voilà… c’est un monde inconnu et personne n’ose s’y aventurer.
Personne sauf, Valérie et moi !
Comme je m’entends bien avec elle, elle m’a proposé de venir avec lui une fois dans mon cours.
J’aime les expériences humaines et j’ai dit oui. Depuis cinq mois, Mickaël ne nous quitte plus. Il ne sait ni lire, ni écrire. Parfois il a des réflexions d’un enfant de 4 ans. Parfois, il a des réflexions comment dire, d’un adulte qui réfléchit… Il est déroutant, un peu comme quand on lit Spinoza ou les Veda. On a l’impression de n’y rien comprendre et puis quand on laisse aller son cœur, on y découvre des choses merveilleuses.
Je suis allé sur sa jolie planète. Et j’avoue que ce n’est pas si mal.
Il est un peu le petit frère de mes "grands" (qui ont 16 ans) qui l’accueillent avec beaucoup de bienveillance. Parfois, quand je suis assis  à mon bureau, il se met à côté de moi et il pose sa tête contre mon épaule… Je le regarde et je lui dis : "Tu sais qu’on a pas le droit ?" Puis je m’empresse de lui dire : "Et puis, on s’en fiche !" et on rigole.
Il est drôle. Il aime chanter, danser, faire des gâteaux. Il ne sait pas lire, mais il retient tout par cœur. Comme il est libre, il chante quand il a envie de chanter.
Le jeudi, les élèves vendent les gâteaux que l’on a fait le matin. On passe voir les secrétaires, les surveillants, même certains profs pendant les cours, car tout le monde attend son goûter du jeudi après-midi.
On s’organise, Il y a  ceux qui portent les plateaux avec les gâteaux, celui qui présente ce qu’on a fait, le banquier qui récupère l’argent et le secrétaire qui note le nom du client et qui met une croix dans la case "payé" ou "non payé" — La maison fait crédit !
"Je veux faire le secrétaire," nous dit Mickaël. Aïe ! il ne sait ni ire, ni écrire…
Et bien Mickaël demande : "Ça s’écrit comment votre nom ?" Il met beaucoup de temps à former les lettres comme un enfant de 6 ans, mais le boulot est fait. Voilà, on vit comme ça sur sa planète.
C’est tout de même drôle de constater que Mickaël est un petit bonhomme faible qui abat la citadelle (Rév d’Arès 13/8) de la grue à trois pattes (Rév d’Arès xxii/1-3) à lui tout seul.
Je l’accueille, alors que je n’en ai pas le droit, mais tout le monde ferme les yeux parce que ça arrange tout le monde et c'est très bien comme ça.
Si un jour on m’ait dit que je rencontrerai, en vrai, le Petit Prince…
Alain Le B. d'Île de France

Réponse :
Merveilleux ! Vous avez rencontré le Petit Prince, mon frère Alain. Merci de nous raconter la vie de Mickaël dans votre collège particulier. Si nous vivions dans un monde de profonde humanité on saurait quoi faire d'un garçon que, dans notre monde de "savants", on prend pour un arriéré quasi irrécupérable (que va-ton faire de lui quand il sera grand ? on le mettra dans une "maison pour cas mentaux") alors que dans un monde humain il ne serait pas handicapé, il vivrait avec tout le monde, il ne serait pas "en situation d'handicap" mais seulement différent, accepté comme tel. Quand j'étais adolescent, il y avait encore dans tous les villages de France celui ou ceux qu'on appelait "l'idiot ou les idiots du village". On ne leur demandait pas plus qu'ils pouvaient faire, mais ce qu'ils pouvaient faire on l'exigeait d'eux. À la moisson et au battage par exemple, les fermiers lui ou leur criaient : "Eh ! Aristide ! Prends donc une fourche et aide-nous. On a besoin de toi." De s'entendre dire qu'on avait besoin d'eux, ils étaient fiers, ils s'y mettaient. Le forgeron les embauchaient pour l'aider à tenir les chevaux rétifs, les cuisinières pour aller leur chercher de l'eau au puits, etc. Ils n'étaient jamais réduits à rien. Il y avait toujours quelque chose que même le plus retardé d'entre eux pouvait faire. Comme souvent ce qui manquait à ces frères humains retardataires était la constance, les gens normaux savaient les libérer quand il fallait. Ils le savaient parce qu'ils vivaient ensemble ; ces "idiots" (le mot n'était pas péjoratif alors) étaient seulement des participants disons... plus "spécialisés" que les travailleurs normaux à la vie de la communauté.
C'est la même chose pour le Véda. Le Véda pour nous Occidentaux juifs, chrétiens ou musulmans, c'est un peu l'idiot du village dans nos pays, tellement rare qu'on ne le trouve pas dans toutes les librairies réputées. Mais il existe, il nous dit des choses qui nous permettent de mieux comprendre la profondeur spirituelle de l'être et puis, si l'on creuse, on s'aperçoit que la profondeur spirituelle du Véda vaut bien celle des livres dont nous sommes si fiers : Bible, Évangiles, Coran, etc.

09avr18 195C15
Malika affirme en 195C11 : "Ne nous croyons pas sauvés ou supérieurs, parce que nous connaissons La Révélation d'Arès par rapport aux autres qui ne la connaissent pas ou qui ne veulent pas en entendre parler. Ne faisons pas la même erreur."
Hélas l'erreur a été commise. Durant quarante ans vous avez fait croire de la supériorité des Pèlerins d'Arès par rapport au monde en rabaissant celui-ci par des propos méchants et images dégradantes ; ceci dans vos écrits et notamment dans un de vos propos ci-après (parmi d'autres) : "Il se trouve que le Père nous a logé à un autre étage et nous échangeons avec les autres par-dessus la rampe et palier à palier, de haut en bas et de bas en haut...". Vous devez vous rendre compte (je pense que c'est le cas) de toute l'étendue de vos paroles pernicieuses qui vous a fait perdre un temps précieux. Que de temps perdu à ôter votre esprit religieux rétrograde qui subsiste encore (la notion de votre pardon qui est toute religieuse, le viol qui n'est que physique, etc) mais j'ai bon espoir que vous continuez votre évolution.
Didier Gilles et son épouse

Réponse :
Merci, mon frère Didier Gilles et votre épouse dont j'ignore le prénom, merci de me faire honte et de me montrer mes insuffisances. Je voudrais tant être aussi capable que vous d'être à la hauteur de ma tâche, car vous êtes, je suppose, un pénitent accompli. Je vais avoir 89 ans et je doute qu'à cet âge-là j'y parvienne jamais, mais enfin... je fais ce que je peux.
Mais pourquoi le Père est-il venu chercher un bonhomme aussi incapable que moi d'être à la hauteur de sa mission ? Pourquoi n'est-il pas venu vous parler à vous, Didier Gilles ?
Merci d'avoir "bon espoir que je continue mon évolution."

09avr18 195C16
Merci, Mikal, pour cette très belle entrée sur "le Véda", qui présente à mon avis, le grand intérêt d’éviter, vis-à-vis des peuples lointains qu’on ne connait, un jugement hâtif par ignorance.
Votre entrée a le mérite de rechercher le Fond commun à toutes les spiritualités et non spiritualité, afin que les hommes arrêtent de se diviser, de se disputer le privilège de la Vérité, de s’entretuer parfois.
La Vérité est lovée et cachée en tout être humain, puissions-nous la voir ! S’unir et agir pour le Bien commun, est le sens du message de La Révélation d’Arès.  Si je me considère comme seul détenteur de la Vérité,  et les autres éloignés, il y a quelque part le bât qui blesse, car la Vérité est Une pour toute l’humanité, dans sa diversité d’expression. Quand on lit La Révélation d’Arès, surtout aux premières lectures, on peut se retrouver  déconcertés, déboussolés parfois, car on ne comprend pas les mots et les phrases qui sont alignés sur le papier, tellement ils sortent de notre ordinaire, comme avec la deuxième partie de La Révélation d’Arès : Le Livre.
Mais en cherchant à comprendre, en creusant la signification de chaque mot [de ce qui forme l'Appel du Créateur, la lumière s’allume en soi, et une compréhension spirituelle, large, puissante, universelle se dégage.  C’est la même chose avec le Véda et les upanishads, qui ont un langage très archaïque et métaphoriques.  Ils parlent directement au cœur, à notre âme vivante, notre part immortelle,  et non pas seulement à notre intellect froid et rationnel, limité par nos coutumes passagères. Le Fond du Véda n’a rien de ‘religieux’, il nous éveille à notre véritable identité, nommée chez nous image et ressemblance du Créateur. Voici deux extraits de deux livres que j'ai dans ma bibliothèque.
1) ‘Le Véda’, textes réunis, traduits et présentés sous la direction de Jean Varenne.  Édition "Les deux océans",  Paris :
O Brhaspati, quand fut prononcée à l’origine la première Parole, et qu’on donna des noms aux choses, ce qu’il y avait en celles-ci de meilleur, de pur, et qui était caché, se révéla avec amour.
Quand les Sages eurent formés la Parole en leur âme, comme se purifient les grains par le crible, alors les amis connurent ce que c’est que l’amitié. La beauté s’imprima sur leur langage.
Ils suivaient par le sacrifice les traces de la Parole : Ils la trouvèrent qui était entrée dans les poètes (rishis-voyants). La ramenant ils la partagèrent de multiples façon : les sept Sages l’on fait retentir (...) (Rig véda 10.71).
2) Les Upanishads’ : Textes traduits du sanskrit et présentés et annotés par Alyette Degrâces. Edition Fayard.  Deux oiseaux compagnons unis l’un à l’autre étreignent un même arbre, l’un mange une figue savoureuse, l’autre sans manger regarde intensément.
Sur le même arbre, un homme est immergé, il souffre de la perte de sa souveraineté, égaré. Quand il voit l’autre, le Seigneur, qui est honoré, et sa grandeur, sa souffrance disparait.
Quand le voyant voit l’Homme, couleur d’or, créateur, Seigneur, matrice du Brahman, c’est alors qu’il est connaissant, il rejette le bon et le mauvais, et sans tache, atteint l’identité suprême (...) (Mundaka Upanishad 3.1).
Véronique C. de Belgique

Réponse :
Merci, sœur Véronique, pour ce commentaire et pour les extraits du Véda et des Upanishads que vous portez à notre connaissance.

09avr18 195C17
Elle est astucieuse et finalement bien votre entrée sur le Véda. Elle nous mène à réfléchir intelligemment sur notre devenir basé sur l’amour et la justice. Sans frontières.
Comment unir sans blesser mais au contraire en développant les différences ? "L’homme, répond Teilhard de Chardin, s’il réfléchit a ce qu’il fait se trouve à apercevoir qu’il doit sortir de lui-même pour atteindre un sommet. Nationalistes, fanatismes volontés de séparations anarchiques et d’autonomies périmées autant de tendances régressives et sans avenir."
Méfiez-vous surtout de tout ce qui isole et de tout ce qui rejette et de tout ce qui sépare, chacun dans votre ligne, pensez universel. Je vous envoie un extrait de quelques phrases  du film "Le Missionnaire", acteur Jean- Marie Bigard. Mariage juif et musulman. Un père est juif, l’autre est musulman. Le père juif : "Attendez, attendez ! À une condition que le mariage soit célébré dans une synagogue. " L'autre : "C’est impossible, cette union doit se dérouler selon le rite musulman qui s’accomplit dans une mosquée." La synagogue est le lieu idéal pour célébrer cette union… Oh Oh ! s’écrie Jean-Marie Bigard : "Bon ! Écoutez-moi bien Ping et Poum ! Ça suffit ! On est là pour célébrer l’amour. Vos enfants viennent vous rappeler que l’amour n’à pas de frontières ni de religions, ça fait deux mille ans que vous vous mettez sur la gueule, on peut faire une petite pause… Exclusion, humiliation, cela fait des années que vous subissez ça, tous chacun de votre côté dans la douleur et vos deux enfants ont traversé tout ça sans jamais se plaindre, ils sont restés aussi beaux et grands que vous devez l’être. Le seul péché qu’ils ont commis c’est celui de s’aimer. Plutôt que de vous engueuler sur les principes, vous devriez vous embrasser, vous sentir fiers. Ils ne sont peut-être pas un exemple pour la religion mais ils sont un exemple pour l’humanité." Que c’est beau !
Au sujet du Véda, avez-vous une référence spécifiquement sérieuse vers laquelle on peut se tourner ? Pourriez-vous nous l’indiquer, afin qu'on ne s'égare pas dans diverses publications ressemblantes.
Maryvonne C. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, ma sœur Maryvonne, pour ce commentaire.
Je n'ai pas vu le film "Le Missionnaire". Je n'en ai même jamais entendu parler. Pourtant, avec un titre pareil, ce film aurait probablement retenu mon attention. Merci de nous donner un extrait du dialogue. Voilà des siècles que l'amour s'efforce partout de triompher des idéologies et religions ; voilà des siècles que des hommes sages rappellent qu'au-dessus des idéologies et religions il y a l'amour des jeunes gens qui souhaitent fonder ensemble une famille. Le monde n'est pas encore parvenu à cette situation qui est la seule naturelle, et qui est tout à la fois de cœur et de bon sens. Nous y parviendrons, nous Pèlerins d'Arès.

09avr18 195C18 
En lisant votre réponse à frère Denis H. du Maine et Loire (195C8), je me dis : "Finalement, on se sent un peu moins seuls, en apprenant, en prenant conscience que de tous temps et en tous lieux, il y a eu des Révélations : La Tora, la Bible, le Coran, pour la grande famille Abrahamique, le Véda, qui au départ était universel (il fut révélé en Asie du Sud) et qui dorénavant se rapporte principalement à l'Inde, etc... Pour les peuplades inconnues, comme celles citées dans le livre d'Ivar Lissner, dont vous nous faites part,  les Yagans de la Terre de Feu, les Toungouzes du fleuve Amour en Sibérie, etc., La Révélation d'Arès et toutes celles dont nous n'avons pas connaissance parce que leurs témoins, n'ont pu ou n'ont voulu, s'impliquer et impliquer les autres à en perdre la vie, comme vous. En fait, vous gagnez cette vie et vous nous aidez à la (re)gagner aussi ! L'homme gagne maintenant ! (Rév d'Arès v/6).
Le Père Bienveillant a tout fait pour nous aider à nous en sortir tout de même au final, c'est la planète entière qu'Il appelle et prépare à son Retour... Je me dis : "Voilà sur quoi devrait aussi, reposer la force de ma foi."
Chaque civilisation, chaque époque à son lien au Tout, nous devrions avoir foi que partout, sur toute la surface de la Planète, se trouvent comme nous des pénitents, des apôtres, des humains prêts, des hommes et des femmes de bien. Ce qu'il faut, c'est les faire se retrouver (d'abord dans le Champ défini par Dieu, certes), reformer cette conscience de l'âme, cette chaîne humaine de consciences, l'ha, la polone (XXIX/12-13) qui peut porter le Père en nous et dans le monde, et nous porter au delà du vide.
Christelle A. de Toulouse

Réponse :
J'aime bien les mots de votre commentaires qui disent : "Finalement, on se sent un peu moins seuls, en apprenant, en prenant conscience que de tous temps et en tous lieux, il y a eu des Révélations : La Tora, la Bible, le Coran, pour la grande famille Abrahamique, le Véda, qui au départ était universel (il fut révélé en Asie du Sud) et qui dorénavant se rapporte principalement à l'Inde." C'est en effet dans le but de montrer que le Père est bien le Père de tous les humains de la Terre et pas seulement le Père des Chrétiens, l'Éternel des Juifs, l'Allah des Musulmans, que je parle ici du Véda. Le Père a appelé les hommes à revenir à la vertu partout dans le monde et à toutes les époques. Chaque religion, qui s'est emparée (Rév d'Arès 1/7) de chacun de ces Appels s'est enfermée dans ses temples et ses demeures curiales et a fondé des "écoles" de théologiens qui se sont appliqués à des travaux approfondis et "savants" qui ont servi de murailles aux chefs religieux pour les isoler du reste du monde, convaincre leurs fidèles qu'eux seuls avaient la vérité et la clé du salut éternel.
Et nous voilà maintenant Pèlerins d'Arès, croyants areligieux qui ont abandonné les dogmes et les satisfactions fanatiques, passant aux yeux des théologiens spécialisés pour des béotiens et des proclamateurs de vérités simplistes jugées "sans réponse". Nous nous sommes ralliés au bon sens et à la simplicité de La Révélation d'Arès, mais nous savons que le bon sens et la simplicité sont mal vus des théologiens, des croyants "sérieux", des politiques, bref, de tous ceux qui dominent ce monde et savent qu'on ne domine jamais mieux qu'en embrouillant et compliquant tout. Or, nous sommes conscients que récuser le bon sens et la simplicité, c'est ouvrir la porte au non-sens et à l'embrouillamini. Nous tiendrons ! Nous sommes certains que seule la raison la plus claire, la raison qui dit que le Bien seul vaincra le Mal, doit s'imposer tôt ou tard si ce monde veut s'épargner de grandes souffrances.

10avr18 195C19
Ce matin, alors que je conduisais ma fille au collège, je pensais à cette entrée sur le Veda.
Je me faisais alors la réflexion suivante — qui rejoins ce que vous disent (195C13) avec d'autres mots nos frère et sœur Philippe et Maryse N. — : "Si nous ne disposions pas de vos enseignements pour mieux comprendre la Direction de Certitude qui vous a été donnée pour le monde par La Révélation d'Arès, quel temps infini nous mettrions pour l'accomplir !".
Dans votre écrit, il y a deux points que je ne saisis pas bien, sans doute parce que je ne dispose pas des références historiques et culturelles et sans doute, tout simplement, des connaissances suffisantes pour bien cerner ce à quoi vous faites référence, et que j'aurais souhaité que vous développiez.
Vous écrivez : "On comprend mieux le lien entre Véda et vie terrestre en se rappelant que le Mahatma Gandhi confondait 'la lutte pour la liberté sociale' avec 'le besoin de rencontrer Dieu face à face'. Ce concept actuellement irréalisable en Occident, il nous faut nous aussi l'atteindre ainsi que La Révélation d'Arès le recommande manifestement." Je ne comprends pas bien ce lien que vous faites, ce concept que vous mentionnez et de ce fait, je ne comprends pas ce qu'il nous faut atteindre.
Ensuite, vous écrivez : "Mais c'est sur la mort que la découverte, la redécouverte, la lecture régulière du Véda doivent véritablement orienter la réflexion d'un Juif qu'obsède la Bible hébraïque, d'un Chrétien qu'obsèdent les Évangiles, d'un Musulman qu'obsède le Coran, d'un Pèlerin d'Arès qu'obsède La Révélation d'Arès, de n'importe quel croyant exclusivement collé à sa Source sacrée." Ici, je ne saisi pas précisément pourquoi, tout spécialement par le Veda, la réflexion doit s'orienter sur le sujet de la mort ? Mourir à soi-même pour se revêtir d'un manteau neuf, ce qu'est finalement le chemin de la pénitence, est-ce ce point que vous développez ici ?
Je vous remercie pour vos éclairages et encore merci de vos précieux enseignements.
Stéphanie C. d'Ile-de-France

Réponse :
Vous avez un esprit d'analyse catégoriale, qui est celui de notre formation occidentale moderne à l'analyse des situations et, de ce fait, vous ne voyez pas ce qu'il y a de commun entre "la lutte pour la liberté sociale", "le besoin de rencontrer Dieu face à face" et le Véda. Votre esprit d'analyse vous fait séparer les catégories (pour vous "la libération sociale", "le face à face avec Dieu" et le Véda sont trois catégories radicalement hétérogènes, voire même divergentes) et procéder par comparaisons, quand celles-ci sont possibles, ce qui ne vous paraît pas être le cas.
Nous devons, nous Pèlerins d'Arès, parvenir à l'état inverse : Ne voir dans la liberté de l'homme (au sens de Rév d'Arès 10/10), le face-à-face avec le Père et une de ses Parole comme le Véda comme une seule et unique action ou comme la Vie qui est, il va sans dire, seule et unique. Pour quelqu'un qui finit, comme c'était le cas du Mahatma Gandhi (jaïniste, donc se référant aussi au Véda), par baigner totalement dans le vie spirituelle, laquelle précède la Vie (24/5), il n'y a nullement besoin d'avoir la connaissance de "références historiques et culturelles ni... de "connaissances suffisantes pour cerner ce à quoi" je "fais référence". Comprendre ce que je veux dire par les citations de mes réponses, que vous faites, n'a rien à voir avec la connaissance, mais tout à voir avec ce qu'un(e) analphabète et ignorant(e) peut concevoir au fond de lui-même ou d'elle-même, parce que la Vie n'a pas de catégories. Elle est Une comme chacun de nous doit parvenir à être Un (xxiv/1). Il nous faut voir la nécessité de la lutte et de la justice sociale sur terre, la nécessité de retrouver le sentier vers Dieu ou les Hauteurs Saintes (même chose) par les voies qu'indique la Parole, quelle qu'elle soit, comme une seule et même mouvance de la foi accomplie.
Pensons par exemple à quelqu'un qui a fait un effort très particulier dans ce sens et que nous connaissons tous, de nom du moins, à défaut de la connaître de cœur, c'est Blaise Pascal. Je ne sais plus qui l'a appelé "le philosophe de l'inconsolation", mais c'est un terme qui, quoique généralement mal compris, est très juste, parce que Pascal, qui était mathématicien comme Ghandi serait homme politique, tout en étant tous deux devenus des sortes d'anges sur terre, ne se consolait pas de ce qu'on ne vît pas dans les mathématiques (Attali pense même qu'il découvrit le calcul intégral) quelque chose menant à Dieu, ayant trait à Dieu. Nous vivons comme des êtres en continuelle position d'analyse qui séparent les idées, les catégories, les prédicats, etc. et nous nous trouvons dans l'incapacité de lier entre elles ces choses quand elles sont en apparence par trop différentes, dans l'incapacité de remplir les intervalles entre elles, et par là nous sommes simplement d'horribles matérialistes incapables de comprendre que tout est lié. C'est parce que nous n'avons plus que l'intelligence intellectuelle et qu'il nous manque l'intelligence spirituelle (Rév d'Arès 32/5). Dire que ces intervalles n'ont pas de solution c'est exactement comme dire que Dieu n'a pas de solution ou, si vous préférez, qu'il existe pas. Autrement dit, ce qui n'entre pas dans le système matérialiste analytique a forgé nos temps modernes et ce n'est pas la moindre difficulté de notre mission. Voilà pourquoi le Véda nous apprend à penser si nous l'abordons libres de préjugés, sans esprit d'analyse, le laissant couler comme un fleuve, ce fleuve dont Héraclite disait qu'on n'y pouvait se baigner deux fois, tout simplement parce qu'il s'écoule et que l'eau en est renouvelée à chaque fraction de seconde. L'idée de fleuve s'écoulant n'est pas étrangère à celle de l'Un qui n'est que la totalité du Tout qui ne cesse d'être en mouvement, où tout se combine, puisqu'il est Vie.
Il faut comme un funambule courir sur le fil de la même hypothèse pour comprendre que "c'est sur la mort que la découverte, la redécouverte, la lecture régulière du Véda doivent véritablement orienter la réflexion d'un Juif qu'obsède la Bible hébraïque, d'un Chrétien qu'obsèdent les Évangiles, d'un Musulman qu'obsède le Coran, d'un Pèlerin d'Arès qu'obsède La Révélation d'Arès, de n'importe quel croyant exclusivement collé à sa Source sacrée." Faussé par l'esprit analytique, le croyant classique, qui a fait sa logique de la logique matérialiste, qui n'a pourtant rien à voir avec la vie spirituelle, ne voit pas qu'entre la vie charnelle sur terre et la vie de l'âme après que le cœur s'arrête il n'y pas de rupture. La mort n'est qu'un nouveau stade vers la Vie, cette Vie qu'il nous faut absolument retrouver (Rév d'Arès 24/5). Un jour quelques personnes ou de nombreuses personnes, je ne sais (c'est sans importance), affectées ou joyeuses (je préfèrerai qu'elles soient joyeuses) s'avanceront vers un trou. Pas de cérémonie, pas de discours, peut-être des chants, des fleurs parce que les fleurs c'est la vie. Dans le trou béant devant eux ils jetteront un sac qu'ils auront jusque là porté sur leurs épaules, une tunique ou manteau (xLvi/3) cousu comme un sac dans lequel se trouvera un autre sac de chair se putréfiant qui fut le sac dans quoi pendant quelques dizaines d'années se sera animée ma vie terrestre. Il n'y aura, je l'espère aucune épitaphe. Le corps qu'on jettera ainsi dans le trou comme une vieux bout de viande, ce sera celui-même qui, de ses doigts au bout de deux bras qui bougent encore, tape ces lignes, mais ma vie, elle, sera ailleurs. Ma vie ne s'arrêtera jamais. C'est pourquoi il n'y aura pas lieu de s'attrister. Ma vie se renforcera même de tout ce qui lui permettra de trouver la Vie dans l'Univers. La mort n'est pas vue de la bonne façon chez les croyants et je le déplore. Rien n'est moins significatif de l'espérance de la vie qu'un enterrement ! La mort n'existe pas. Là encore on est dans la continuité, la chair meurt comme la fleur meurt, mais la fleur revient à sa saison ; de même notre vie continuera selon ses saisons. J'ignore si les lois — encore des lois — autoriseront mes frères et sœurs à me jeter comme ça dans un trou, car la loi, qui ne sait même pas foutre la paix aux morts, va jusque dans les cimetières, mais — et je crois que mon épouse Christiane ne souhaite rien d'autre elle-même — c'est la fin très simple de notre étape terrestre, telle que nous la souhaitons en signe de notre foi absolue dans la Vie infinie, perpétuelle, que nous nous efforçons d'atteindre.

10avr18 195C20
Namasté, cher frère ainé Michel !
Ci-dessous quelques informations et extraits du Vedas que j’ai glanés, notamment sur l'internet et aussi dans un livre de Sri Aurobindo.
Le Veda m’apparait similaire à la Bible : un ensemble de textes, une bibliothéque de livres relatant des Révélations reçus à diverses époques en Asie…
Mais quand le Yoga (enseigné dans le Vedas) est pratiqué en occident comme un exercice de bien-être physique et mental, n’est-il pas très éloigné de sa définition de base : Union avec le Divin ?
Encore une fois on ne doit pas confondre la religion et la culture avec la Source du Vivant qui nous appelle a retrouver la Vie…
Pratiquer le Yoga c’est accomplir le bien, se sacraliser par la pénitence…
Oh ! je comprends qu’il ne soit pas facile de lire les Vedas ou la Bible qui sont remplis de livres d’hommes… Heureusement que Dieu nous a encore parlé à Arès : Ce que Je te livre maintenant n’obscurcit pas, mais éclaircit tout Mon Enseignement d’Adam à ce jour (Rév d'Arès 16/11)

Selon la théologie hindoue :
Le Veda a été vu par les Rishis (les voyants ou sages védique), quand il s'est déployé dans les temps anciens. Mais ce que les rishis ont vu, ce n'est pas un texte, mais des réalités invisibles qui constituent la quintessence de la réalité du monde. Ils ont transformé la réalité visible en mots. Mais ils ne sont pas pour autant les auteurs du texte. Leur tâche a été simplement de transmettre par voie phonique les mots du Veda.
Quel est alors l'auteur du texte ? Deux théories s'affrontent :
1.Le Veda est un texte formé par Dieu (Prajâpati, Brahmâ) à partir des éléments du monde (cf. Upanishads), dénué de toute imperfection, absolument transparent, incréé (asrishta) et éternel (nitya).
2. La Doctrine de Çankara (9ème s.) et de la mîmâmsâ: le Veda est auto-révélé, c'est le texte-mère de l'humanité, existant de toute éternité, il est sans auteur personnel (apaurusheya). C'est précisément parce qu'il n'a pas d'auteur qu'il est vrai.

Brahman : le sens le plus ancien est "formule sacrée" . Est devenu l'une des deux désignations de l'Absolu, avec le Purusha (déjà dans les Upanishads). C'est la réalité ultime au-delà de laquelle il n'y a plus rien. Il n'y a évidemment pas de temple du Brahman, car c'est nous qui sommes le sanctuaire du Brahman. Le Brahman habite en nous sous la forme de l'âtman.
Yoga : L’union avec le Divin. La discipline par laquelle l’être s’éveille et entre dans une conscience interne supérieure. (Sri Aurobindo)
‘Comme l'huile dans le sésame, le beurre dans le lait, l'eau dans les rivières, le feu dans les bois de friction, ainsi il trouve en lui-même  [dans son corps, ou dans son propre soi] l'âtman [universel], celui qui le cherche au moyen de la vérité et de l'ascétisme’ ( trad. Ralph Stehly)
Ici encore on nous dit que l'implicite est caché dans l'explicite, comme l'huile est présente potentiellement dans le sésame. En trouvant son propre âtman, on trouve le Brahman.
Ce figuier éternel dont la racine va en haut, les branches en bas, c'est le pur, le Brahman. On l'appelle l'immortel. Tous les mondes reposent en lui. Nul ne peut aller au-delà de lui [où: nul ne peut le transcender]. En vérité, ceci est cela ".
La racine unique, c'est le Brahman, les branches représentent les multiples facettes du monde. Cette image veut donc montrer comment du brahman unique émane la multiplicité du monde phénoménal. Les branches représentent les manifestations du Brahman dans le monde.
En vérité, ceci est cela.
L'âtman est le Brâhman.
Tous les mondes reposent en lui.
Il en est le fondement, la base, la racine. Pourquoi le pluriel ? Parce que dans la cosmologie indienne, on stipule l'existence de plusieurs mondes : le monde physique (qui est le monde apparent dans lequel nous vivons), le monde des mânes c-à-d des ancêtres non réincarnés, le monde des dieux et le monde du Brahman.
En vérité, le Brahman, au commencement, était tout ce (monde). Il existait seul, illimité à l'Est, illimité au Sud, illimité à l'Ouest, illimité au Nord, illimité au-dessus et au-dessous. Cette Âme suprême est illimitée, innée, inscrutable, impensable et son Soi est l'espace.’
Patrick G. Québec (Canada)

Réponse :
Merci, mon frère Patrick, pour ces très beaux extraits du Veda que vous nous communiquez.
Il est difficile aujourd'hui de bien comprendre le combat dans lequel Se lance le Père par La Révélation d'Arès, qu'il a donnée au monde en 1974 et 1977, parce que le monde s'est très bien organisé et s'est forgé une manière solide, qui lui paraît d'une imparable logique, de voir la vie et de vivre cette vie, de sorte qu'il paraît impossible que Dieu Lui-même s'attaque ainsi au produit créatif de sa propre créature. Aussi est-il tout aussi difficile de bien comprendre le combat dans lequel, il y a des millénaires, le Père se lança déjà en donnant au monde le Véda, car ce monde s'était déjà bien organisé, s'était donné des assises idéologiques qu'il estimait déjà raisonnables et suffisantes.
Oui, il est difficile de comprendre ce combat que, depuis des millénaires, poursuit Dieu apparemment sans résultats. Les Paroles données par le Créateur, quelles qu'elles aient été, paraissent des pensées traquées, enfermées, sans espérance sauf l'espérance d'être suivi par deux pelés et trois tondu. Mais cet acharnement divin est dû à l'Amour, son Amour pour ses Enfants. Cette énergie mesurée que le Père avec délicatesse maintient à un niveau qui permette à l'homme de Lui résister, c'est l'Amour qui en est l'artisan. Mais cette énergie mesurée n'est pas exempte d'une extraordinaire éloquence, d'une force poétique, qui ressort bien dans l'extrait que vous nous communiquez ici.
Mais Dieu est hors du temps (Rév d'Arès 12/6) et à cause de cela il nous échappe que pour Lui les millénaires ne comptent pas. Le temps, qui compte tant pour nous, ne compte pas pour Lui. Je commence à le comprendre très bien moi-même. Je vais avoir 89 ans et dès juillet je vais entrer dans ma 90ème année... mais j'ai l'impression d'être né hier, l'impression absolue que ma vie a passé à toute vitesse. J'arrive à un moment de ma vie où je perçois que le temps est à tout le moins une notion très relative. Les millénaires ne sont pas grand chose pour notre Père de l'Univers.

10avr18 195C21
Salem frèro !
Je tiens à répondre au commentaire 195c15 (Didier Gilles et son épouse) : il dit que cela fait quarante ans qu'il apprend de ton enseignement que les Pélerins dArés sont "supérieurs" ce qui est totalement faux, puisque moi en suivant le même enseignement j'ai compris le contraire.
L'erreur vient de vous, Didier Gilles et son épouse.
Si vous, DIdier Gilles et son épouse ) et les penitent, réfléchissez à votre commentaire et à la réponse qu'à faite le frére ainé en réponse à celui ci, savez que celui qui veut écouter avec son cœur comprend ce que l'autre dit.
Fraternellement
Malika B. de Lorraine

Réponse :
Un blog n'est pas un forum et je ne publie pas, en général, les réponses ou observations faites par certains ou certaines à d'autres. Mais je fais ici une exception. Didier Gilles tirera profit, je l'espère, de la remarque que vous faites ici, gentille et pleine de bon sens : "Il (Didier Gilles) dit que cela fait quarante ans qu'il apprend de ton enseignement que les Pélerins dArés sont "supérieurs" ce qui est totalement faux, puisque moi en suivant le même enseignement j'ai compris le contraire."
En effet, j'ai toujours enseigné que les Pèlerins d'Arès ne sont pas meilleurs que d'autres et qu'ils forment seulement une communauté fraternelle qui s'est fixé le but de faire pénitence de façon aussi appuyée que possible et de se faire gardiens de la pureté et de la simplicité areligieuses de La Révélation d'Arès. Mais Didier Gilles n'a pas compris mon enseignement de cette façon-là. Je suppose qu'il a pris mon affirmation que les Pèlerins d'Arès ne sont pas "supérieurs" aux autres humains comme une forfanterie ou fourberie hypocrite au dernier degré sortie de la bouche du Tartufe que je serais selon lui. Il existe un certain nombre de nos frères humains qui tirent de mes écrits des conclusions de ce genre. Je leur pardonne d'autant plus volontiers que je les crois sincères. J'espère quand même qu'ils changeront d'avis.

10avr18 195C22
Merci frère ainé pour cette entrée "Le Véda" qui montre combien Dieu n'a jamais oublié l'homme, alors que l'homme, lui, peut L'oublier sans vergogne.
Maintenant, c'est aux Pèlerins d'Arès que nous sommes, Mikal en tête, qu'il incombe de réhabiliter le Père de l'Univers dans toute sa Dimension, si j'ose dire, sur ce minuscule espace qu'est la terre, où vivent les hommes, pour qu'un jour plus personne ne puisse croire qu'il est orphelin.
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Ne me remerciez pas. Remerciez plutôt le Père de l'Univers de nous rappeler — peu importe que ce soit à travers moi ou à travers d'autres — qu'il n'a jamais oublié l'homme auquel il a toujours au cours des millénaires fourni matière à repenser ses origines et ses fins sublimes, s'il le veut.
Donc, rien ne permt à l'homme de désespérer. L'humanité peut s'évader de sa cage, elle peut échapper à tous les enfermements. L'avènement possible de temps nouveaux, si l'homme devient pénitent, ne cesse jamais d'être annoncé. En considérant l'axe sur lequel on trouve tant le Véda que La Révélation d'Arès et toutes les autres Paroles qui ont été données entre les deux, on voit bien que l'ascension à laquelle l'homme est invité est toujours là face à lui ; devant lui les Hauteurs Saintes se dressent. Il n'a, l'homme, qu'à se mettre en marche. Il ne le fait pas encore, mais ce jour viendra, n'en doutons pas !

10avr18 195C23
La Parole se révèle en fonction des cultures, des possibilités de compréhension, de croyances, sinon la pédagogie céleste n’aurait aucun sens, ni aucune chance d’être perçue, reçue, acceptée. Il est donc raisonnable d’accepter que Ses formes, Ses transcriptions dans des livres comme la bible, le coran, le véda et d’autres, diffèrent d’un lieu à un autre, d’une époque à une autre.
La Parole ! Répond-elle à des demandes formulées ou pas ? Répond-elle à des conditions d’existence ? Répond-elle à des conséquences, des désastres que le pauvre humain, dans son inconscience abyssale, est loin d’imaginer ? Répond-elle à l’évolution des mentalités de la race humaine (si l’on considère l’augmentation des savoirs) ?
Il est sûrement inutile de se poser ces questions car personne ne sait. Il est quand même à remarquer que dans l’infini des possibles accordé au comportement humain, l’infini des diversités d’être, de croire, de penser, de faire, il y a des points communs, le libre arbitre qui fait "le réfléchir" et le mouvement du cœur qui fait "l’aimer".
Ainsi l’interprétation des Textes est inévitable. Elle passe par le culot interprétatif du religieux ou par l’insuffisance interprétative du fidèle. Cependant, il est à comprendre que c’est de sa propre interprétation que chacun crée son existence intérieure.
Très dangereux pour l’ordre qui aime l’identique (par exemple le militaire), le catégorique (par exemple le parti politique ou même l’individu qui aime que l’autre rentre dans sa catégorie à lui), mais indispensable pour l’individu qui se découvre absolument responsable et qui d’expériences en expériences, de recherches en recherches, de synchronicités en synchronicités, verra qu’en conscience,  il n’est pas séparé des autres, qu’il n’est pas séparé de l’Indicible, il verra que tout dépend de lui, de sa fusion de créateur au Créateur et que sa pensée aimante créera du bien pour lui et pour l’autre et que l’inverse aura l’effet inverse.
Alors veda, baghavad gîta, bible, coran, révélation d’Arès et autres textes plus discrets, seront comme des outils pour affiner l’Amour de l’Infini Intelligent Qui Se manifeste sous Sa Forme visible, c’est-à-dire humaine.
Charlie F. du Nord

Réponse :
Très beau commentaire, qui m'émeut. J'en tremble presque en le lisant. Je n'ose pas y répondre, parce qu'il dit tellement de choses puissamment vraies.
"La Parole répond-elle à des demandes formulées ou pas ? Répond-elle à des conditions d’existence ?" Oui, elle y répond, parce que ce qui... disons... hante toute la Parole de Dieu, c'est son souci de l'election. L'homme est élu. Dieu n'arrête pas de le lui dire sous toutes les formes possibles et imaginables, mais qui ont toutes un point commun : "Homme, tu es Mon Élu ! Tu me boudes, tu me craches à la face, mais l'élection demeure. Ne pardonnes-tu pas toi-même, homme, à l'enfant qui t'a bafoué, trahi, abandonné, renié ? Si. Alors pourquoi pas Moi, ton Dieu ? Je t'attends." Jean Calvin avait prodigieusement bien compris ça, même si par ailleurs (la double prédestination théologique... quelle misère !) il pondit des idées qui réduisaient sa fabuleuse vision spirituelle, n'écrivit-il pas un jour : "Pourquoy suis-je parmi les élus ? Pourquoy Dieu m'a-t-Il choisi à Soy ?"
Voilà bien pourquoi notre lutte doit être totale. Voilà pourquoi nous devons, nous Pèlerins d'Arès, être de forts et déterminés lutteurs de Dieu. Ce monde croit avoir trouvé le bonheur parce que quelques uns braillent dans un micro, d'autres font de grands films, la sécurité sociale fonctionne bien, il y a le "restaurant du Cœur" etc., mais en fait l'homme est pris dans la tourmente qu'il a déclenchée : Des humains sont morts de la mort atroce que donnent les gaz chimiques en Syrie, ou écrasés sous les murs des immeubles que les bombes font tomber, et tout cela est proche de chez nous : Vous traversez l'Italie du Nord, la Grèce, un bout de Turquie et vous y êtes et c'est là-bas votre frère, c'est-à-dire vous-même qui est sous la tempête. Il faudra peu de choses, croyez-moi, pour que cette horreur revienne chez nous après seulement soixante-quinze ans sans guerre. Le Mal est toujours, partout, prêt, prompt à resurgir. Faisons-nous sans désemparer les prophètes de la pénitence !

10avr18 195C24 
Bien-aimé frère Michel,
Pour Maryvonne C. du commentaire195C17,
Il y a la possibilité de télécharger gratuitement au format .pdf, 4 tomes sur le Véda traduit par Alexandre Langlois à partir de ce site :

https://www.notesdumontroyal.com/note/196#telechargements

Guy I. de l'Hérault

Réponse :
Merci, mon frère Guy, pour cette information, qui permettra non seulement à notre sœur Maryvonne C. de Bretagne mais sûrement aussi à beaucoup d'autres de se procurer, s'ils le souhaitent évidemment (rien d'obligatoire), le Véda dans la traduction d'Alexandre Langlois.
Voilà pour ceux que cela intéresse la notice concernant Alexandre Langlois que j'ai trouvée sur l'Internet :
"Alexandre Langlois, né le 4 août 1788 à Paris et mort le 11 août 1854 à Nogent-sur-Marne, est un indianiste et traducteur français, connu surtout pour ses traductions du sanskrit, parmi lesquelles la première traduction en français du Rig-Veda. Il fut professeur de rhétorique au lycée Charlemagne, puis inspecteur de l'Académie de Paris. Il fut élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1835.
Sa traduction du Rig-Veda est parue très peu de temps après la première traduction du Rig-Veda en anglais par Horace Hayman Wilson, publiée entre 1838 et 1851. Au sujet de ses traductions, connues plus pour leurs qualités littéraires que leur rigueur scientifique, il a écrit : "Je veux essayer d'adoucir la sévérité des muses sanscrites et les tirer en quelque sorte du sanctuaire de la science pour les présenter au monde, moins étrangères et plus attrayantes."
Je rappelle que la lecture et la connaissance du Véda n'a rien d'obligatoire.

11avr18 195C25
Face à l'ampleur de l'ouvrage que j'ai téléchargé il y a quelques jours : "Les Rig Védas", et commencé à lire les premières pages du très beau Livre des hymnes qui fait 606 pages, je trouve que c'est une lecture pour chercheur ou retraité(e) que je ne peux pas être depuis que la Parole m'a libérée et me pousse vers le large !
Je voudrais tant honorer et faire la découverte de cette œuvre considérable d'Alexandre Langlois [traducteur du Rig Veda, voir 195C24], mais je crois que je le ferai au travers des commentaires de nos frères connaisseurs, et surtout au travers de votre enseignement, car je me sens trop peu compétente pour en tirer un jour un commentaire intéressant.
J'ai essayé de finir à temps "L’Éthique" de Spinoza mais sans plus de succès ! J'admire les lecteurs rapides qui ont de la disponibilité et leur dis merci pour leur savoir .
Lorsque j'ai lu "L’Éthique", que j'ai admiré tant il y a de la joie et de la Vie dans tous les développements, entre divers passages je souligne ce passage sur L’Être;
"Nul ne peut avoir le désir de posséder la béatitude, de bien agir, sans avoir en même temps le désir d'être, d'agir et de vivre" (Spinoza l’Éthique: proposition xxi). Cela me répond face à l'angoisse de la mort que ce monde perpétue malgré la joie, la Vie et l'âme active des prophètes du passé et, encore aujourd'hui, je les admire dans leur recherche de la béatitude par les actes justes aimants et bons.
Cette recherche de la béatitude je la retrouve dans les chants de Zarathoustra: "Les Gathas"* le livre sublime du  prophète Sarsouchtratame (Zoroastre, Rév d'Arès xviii/3), apôtre de la justesse et de la pensée juste et constante face à ses détracteurs, car il inquièta vivement les dirigeants de la société aryenne de son temps;
Face au découragement qui le guette, mais aussi grâce à sa ténacité dans sa recherche de "la pensée juste", il [Zoroastre] trouve un libérateur bienfaisant, un saoshyant : "une personne bénéfique", Vishtaspa le roi de Bactriane** en la personne de qui il reçoit l'appui politique indispensable à l’expansion de ses idées. C'est ainsi avec  cet appui précieux qu'il put créer et se faire entendre.
C'est ce que je souhaite à Mikal, le prophète du XXIème siècle.
Qu'il soit aimé, protégé et écouté !
En prière, en endurance et patience avec vous.
Danièle G. du Nord

*[Les Gathas sont cinq hymnes, attribués à Zoroastre, qui constituent la première partie de l'Avesta et le cœur de la liturgie zoroastrienne.] La version des Gathas, petit ouvrage facilement lisible de 220 pages, est traduite par Khosro Khazai Pardis
 ** Ville du Nord Ouest de l'Afganistan : Balkh est son nom actuel.

Réponse :
Merci, ma sœur Danièle, pour cet éclectique commentaire, par lequel vous montrez que vous avez bien compris le caractère universel de La Révélation d'Arès, le refus de dogmatisme de ceux et celle qui s'en font les disciples.
J'emploie ici l'adjectif éclectique à dessein. En effet, vous me donnez l'occasion de signaler un événement de ma vie prophétique qui m'a résolument décidé à mieux montrer à quel démesuré élargissement (démesuré par rapport à l'apetissement terrible à quoi les cultures compriment nos cerveaux) du concept de la vie spirituelle qu'apporte La Révélation d'Arès. Je parle de l'événement dont ce blog manifesta largement l'ampleur, en août 2017 ("Chair et Superstition" entrée 188), incident qui me fit comprendre que certains de mes frères, parmi les plus estimés, Daoud, Nazih, Antoine, etc., avaient encore mal vu l'immense portail que le Père par sa Parole d'Arès avait ouvert devant nos yeux, en nous donnant une Parole certes sévère par endroits, parce que la pénitence exige de tout pénitent sévérité sur sa propre conduite, mais dédogmatisée, libérée de tout esprit religieux, de tout sectarisme, le sectarisme et la recherche dans les cadres sectaires, que sont sans exception toutes les religions, forment un mal permanent (retrouvé en politique, en philosophie, etc.) qu'il faut éradiquer.
En ce sens, l'islam, le judaïsme, le christianisme ne sont pas des solutions pour l'homme en quête du Bien, parce qu'à l'évidence le vrai Bien dépasse, et de loin, toute religions, quelle qu'elle soit. Voilà pourquoi tous les lecteurs de ce blog, après août 1988, ont bien senti dans mes entrées et mes réponses aux commentaires mon effort particulier pour faire mieux comprendre et, ipso facto, mieux réalisé où le Père veut conduire l'homme devenu pécheur, c.-à-d. l'homme qui a rétréci son horizon spirituel, l'homme que les idées ont encagé.
Chaque religion a certes son concept du bien et poursuit la recherche de ce bien, mais c'est au prix d'un rétrécissement, d'une dramatique sténose de ce que le Père quant à Lui entend par le Bien ou son Dessein. On est en pleine contradiction entre Bien absolu et bien religieux ou confessionnel. C'est ainsi, par exemple, que de façon tellement manifeste on lit une Parole comme le Coran dont chaque Sourate commence par la magnifique invite : Au Nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux, mais donne parfois dans les versets qui suivent des directives contraires à la Clémence et à la Miséricorde, et c'est pour cette raison que La Révélation d'Arès dit : N'évoque pas à tout propos Ma Miséricorde pour encourager les faiblesses (16/15), parce que la faiblesses prime est celle de la contradiction. Dans son ouvrage "La République" Platon a dit que pour édifier la Cité juste il fallait pour ainsi dire tout refaire, mais pas dans le sens que nous donne de cette réfection La Révélation d'Arès, sinon nous ne serions pas Pèlerins d'Arès, mais pèlerins de Platon. J'ai pour Platon admiration et estime parce que cet homme nous a appris à penser, a donné à l'esprit un outil magnifique, mais je ne suis pas prophète de Platon (ni de Spinoza, etc.). Je suis prophète de l'Auteur de la Parole, sous toutes ses formes (Véda, Sutras bouddhiques, Bible, Coran, Révélation d'Arès quand elles sont épurées des livres d'homme qui les ont polluées), mais pas prophète d'une religion, quelle qu'elle soit. Je vois bien que la base de toutes ces expressions torturées par les religions reste une immense générosité : l'amour sans condition, le pardon sans condition, la paix sans condition, l'intelligence spirituelle libre sans condition. Le Fond de tous les Appels de Dieu, tels qu'on peut les dégager de la gangue des livres d'hommes, est le Dessein de réhausser l'homme au niveau de la Grandeur extrême pour laquelle il fut créé à l'origine, pour laquelle il est image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26).
Quand on lit les ouvrages de Platon on y trouve toujours Socrate comme un des interlocuteurs indispensables dans le cadre de la dialectique. Nous nous exclamons encore aujourd'hui par "Parbleu !" ou "Bou Dieu d'bou Dieu !" tout comme les Grecs antiques s'exclamaient par "Par Zeus !", mais Socrate, lui, s'exclamait par "Par le chien!" Quel irrespect pour le Créateur apparemment ! On ne sait pas pourquoi Socrate montrait autant d'insolence envers la divinité : On a expliqué cela par le fait qu'il invoquait peut-être Anubis, dieu égyptien qui avait une tête de chien, ou qu'il s'écriait " Par le Chien !" par esprit de provocation, ce qui était bien dans son caractère. Mais moi je pense que Socrate voulait simplement dire que l'homme s'est réduit à un chien, qui obéit, qui lèche son maître et aboie contre ceux qu'il n'aime pas, et je suis bien d'accord avec ça. Il nous faut sortir de notre situation de chien. C'est au fond, même si nous gardons cela pour nous (les gens ne comprendraient pas sur l'instant), le but poursuivi par notre mission: Sortir l'homme de son état de chien par la pénitence.
C'est ce que vous faites, c'est ce que manifeste votre commentaire. Merci, ma sœur Danièle.

11avr18 195C26
Suite au commentaire 09avr18 195C17 Maryvonne C. de Bretagne-Sud, voici l’extrait  sur youtube du film le missionnaire : "On est là pour célébrer l'amour" (1,39 minute).
https://www.youtube.com/watch?v=4Fhh-K4zJAE
Didier Br. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Didier, de nous communiquer cet extrait du film "Le Missionnaire" que je ne connaissais pas.

11avr18 195C27 
Une pensée pour vous, bien-aimé frère Michel, avec l'apparition du premier coquelicot de printemps.
Guy et Florence I. de l'Hérault
Coquelicot Printemps 2018

Réponse :
Vous savez combien j'aime le coquelicot, cette fleur très simple, qui me rappelle que je dois être aussi simple qu'elle, mais que je suis hélas aussi éphémère car je ne suis qu'un pécheur dont la vie passe comme un courant d'air à l'échelle de la Vie spirituelle qui, elle, est éternelle. Je souhaite d'avoir assez de pénitence pour donner à mon âme cette simplicité et lui permettre de perpétuer à l'infini la vie que j'ai en moi pour qu'elle devienne la Vie. Aujourd'hui il pleut et il fait très frais... presque froid, une épaisse masse nuageuse grise me cache le ciel, mais quand le soleil revient, que je vois le ciel, je me dis que c'est un immense champ de coquelicots azur, poussant si drus que je ne vois que du bleu.
Dieu a fait toute chose, il n'est pas une chose grande ou petite, petite et simple comme un coquelicot, qu'Il n'ait faite, car finalement Tout est en Lui et Il est en Tout. Et comme Il a Tout fait depuis toujours, l'Écriture nous dit qu'Il a déclaré son Œuvre bonne (Et Il vit que c'était bon, Genèse 1/4, 1/10, 1/12, 1/18, etc.), y compris le très simple coquelicot, n'en doutons pas ! Ce qui est merveilleux dans le coquelicot, c'est que cette fleur n'entre pas dans le détail. C'est l'inverse de la très compliquée et durable orchidée, que sœur Christiane n'aime pas du tout.
Merci pour cette très simple image : un coquelicot, de l'herbe, c'est tout, que j'aime à tel point que je ne résiste pas à la tentation de l'afficher.

11avr18 195C28
Certains renâclent devant votre entrée "le Véda". Pas moi !
Notre marche de Pèlerin se fait-elle vers l’Universel oui ou non ? Uni-vers-El/Al [El ou Al racine sémitique pour Dieu] ! Unis-vers-Dieu.
"Dieu", appelez-Le comme vous voulez, mais ne vous en faites pas une représentation rabougrie, à votre misérable image, ne remettons pas dans des cages toutes neuves ce que nous venons de faire sortir des cages anciennes. Il [Dieu] est au-delà de tout ce qu’on peut décrire » (Coran vi/100) ; Il est la Perfection au fond de vous. Tant qu’elle n’est pas atteinte il faut continuer l’ascension, ne jamais rien arrêter. Il fait lever le soleil sur les bons et les méchants ? Alors, faites donc lever votre amour de même, sur tous.
Ayant été pathologiquement porté à l’acquisition de livres, j’ai souvent acheté des livres d’anthropologie et de sagesse issus d’Afrique, d’Asie (Chine, Japon ou Inde), des Indiens d’Amérique, aborigènes ou autres peuples, qu’ils soient dans notre Champ ou pas. Parce que je me suis toujours dit que leurs mœurs, poésies, mythes, légendes, et en particulier leurs cosmogonies doivent bien référer à Quelque chose de commun à tous, qui fut à l’origine de toute l’humanité, mais vue, assimilée, sous un certain angle.
Rien d’humain ou d’inhumain ne m’étant étranger, a fortiori rien de divin ne l’est. Sous la diversité, non pas la plage, mais l’Unité !
Depuis votre entrée "Non-dualité" je n’ai cessé de chercher dans cette direction où tout communique et, bien que ma recherche ne soit pas prioritairement livresque, mais existentielle, j’ai naturellement fait l’acquisition de l’ouvrage "le Veda", dans sa version française de textes choisis et réunis par Jean Varenne (Il existe aussi une version très épaisse du seul Rig Véda, trop chère pour ma bourse), ainsi que les 108 Upanishads qui trônent désormais sur une étagère de ma bibliothèque à côté d’une Vulgate de la Bible, de la TOB, diverses traductions du Coran, l’enseignement du Bouddha, des Ghâtas de Zarathoustra, du moins ce qu’il en reste, le Tao Te King et, naturellement La Révélation d’Arès. Tous ces textes font bon ménage autant sur l’étagère où il n’y a jamais de dispute, que dans ma tête où la pure Parole de Dieu venue de La Révélation d’Arès et de votre enseignement permet non seulement leur coexistence pacifique mais une complémentarité qui assouplit mon esprit, lui ouvre L’Un toujours plus grand et plus multiple.
Chacun de ces livres ne rend-il pas compte d’un même prototype originel, la Vie d’Adam, qui s’est abîmée dans le péché, jusqu’à se perdre et s’oublier dans "le phénomène humain". Tiens, je viens de paraphraser le titre d’un ouvrage de Teilhard de Chardin, jésuite et scientifique, autre chercheur de l’universel sous le registre de l’évolution. Les ponts entre christianisme et hindouisme ne manquent pas, tels les frères Daniélou qui font "mystère" (voir l’ouvrage d’Emmanuelle de Boysson : "Le cardinal et l’hindouiste"), dont l’un Jean, devint cardinal et l’autre, Alain un adepte de Shiva se voulant un passeur de l’hindouisme en Occident (il récuse d’ailleurs la réincarnation qui est absente du shivaïsme originel et du védisme). Je pense aussi à Henri Le Saux, moine bénédictin français qui, installé en Inde et bouleversé par l’enseignement du sage Ramana Maharshi, chercha au fond de lui à établir une correspondance entre sa part chrétienne et sa part indienne dont relatent des poèmes dans son journal "La montée du cœur". Ou encore dans l’autre sens,  à Gandhi bien sûr qui connaissait le Sermon sur la Montagne ainsi qu’à ce poète, écrivain et philosophe indien Rabindranath Tagore dont l’œuvre littéraire fut couronnée du prix Nobel en 1913. Et que dire de l’influence générale qu’eurent les modes de pensée orientaux issus du bouddhisme, de l’hindouisme et du Zen sur l’Occident et ses grands penseurs au fur et à mesure de leur découverte ? N’oublions pas non plus que nos langues sont issues d’une langue commune l’indo-européen dont certains linguistes attestent qu’il fut parlé. N’était-ce pas la langue des rishi ?
Par Tagore, j’en viens à la poésie. Ah la poésie ! Voilà bien par excellence le domaine du langage qui tente de dire l’indicible sans se ligoter aux catégories intellectuelles, sans tout tronçonner, pensée transversale qui relie tout, cherchant à traduire le vrai, sous le ressenti, le vécu, l’intuitif, le soupçonné, avec les habits naturels du beau, de l’harmonie. Quelque chose de la Vie passe dans la poésie.
Ainsi Rimbaud :
Elle est retrouvée,
quoi ? — L’éternité.
C’est la mer allée avec le soleil.
Ainsi Beaudelaire dans "l'Albatros" :
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
N’en est-il pas de même du faucon ? Du prophète-poète quand il se dépatouille au milieu du grouillis (Rév d'Arès iii/2) dont les jambes portent la faim (comme) le(s) gouet(s) (I/17), qui le blessent de leur raillerie d’ignorants en le prenant pour un rigolo (195C7). Ah oui, c’est rigolo, ces ailes faites pour voler, maladroites, traînées comme des avirons sur le sol, parce qu’il faut bien ramper comme les taupes pour passer dans leurs tunnels et leur parler.
Les hymnes du Véda renvoient à une poésie qui exprimait le Vrai, la Vie. Ses auteurs, les rishi semblent être des bardes directement inspirés qui faisaient entendre leurs chants dans la vie quotidienne, allant de villages en villes, pour une humanité sans doute encore assez proche d’Adam qui en tirait une stimulation. D’après le livre de Jean Bouchart d’Orval (que je vous conseille): "Brûlante clarté". La révélation du Rig Véda » (éd. Almora), la langue védique est beaucoup plus riche et complexe que le sanscrit classique. "Une des difficultés de la traduction des hymnes védiques, dit-il, est que nous, modernes, avons une relation différente avec les mots que celle qu’entretenait le rishi, pour qui tout était extraordinairement vivant." Cité dans le même ouvrage voilà aussi ce qu’en dit Aurobindo :
"Le sanskrit védique représente un étage encore plus ancien dans le développement du langage. Même dans ces traits extérieurs, il est moins fixé que n’importe quelle langue classique : il regorge en variété de formes et d’inflexions, il est fluide et vague et cependant richement subtil dans son emploi des cas et des temps. Et, du côté psychologique, il ne s’est pas encore sclérosé dans les formes rigides de la précision intellectuelle. Le Mot, pour le Rishi védique est toujours une chose vivante, une chose de pouvoir, créative, formative. Il n’est pas encore un symbole conventionnel pour une idée, mais il est lui-même le père et fondateur des idées. Il porte en lui le souvenir de ses racines, il est conscient de sa propre histoire" (Le secret du Véda).
Je ne suis pas en mesure de mettre en balance l’opinion d’Aurobindo, mais tel qu’il en parle, il semble bien qu’il y ait eu là une langue participant d’un état de l’humain ayant encore une vie spirituelle active, dans une certaine proximité à Adam, vraisemblablement avant Babel où le prophète se confondait avec le poète. Quoi qu’il en soit n’est-ce pas ce que notre descendance doit retrouver après avoir fouillé le désert actuel (Rév d'Arès 24/4) ? Comment dès lors ne serions-nous pas intéressés au Véda ?
Mon addiction aux livres je viens de la comprendre récemment, je cherchais par le bas l’autre en moi, or l’autre est innombrable (et hélas j’ai une grande maison pour accumuler) mais ma pénitence aujourd’hui prend enfin le relai et supprime l’addiction en m’offrant une descente dans l’autre par le Haut, par Celui/Celle qui est tous les autres et s’en distingue cependant, qui est Moi et s’en distingue encore cependant. Je soupçonne nébuleusement la coïncidence singulière qui fait mon individualité avec Lui/Elle au Jour comme une liesse qu’aucune poésie ne pourra chanter, juste vivre.
Et j’imagine que notre mission parviendra un jour plus proche celui-là à parler/toucher directement l’image et ressemblance divine chez l’homme de la rue, avec des mots théophores et pleins de poésie qui seront comme un hymne à la Vie, une caresse dans l’oreille de l’homme.
Merci de décloisonner, merci de votre enseignement si riche.
Claude M. d'Île de France

Réponse :
"Comment dès lors ne serions-nous pas intéressés au Véda ?" dites-vous, frère Claude. Rien n'est plus évident. Tout ce que vous dites ici est au contraire précieux. Tout ce que vous dites ici fait comprendre à nos frères et sœurs et au-delà d'eux à toute l'humanité que le "cloisonnage" (allusion à votre encouragement à "décloisonner") des formes diverses qu'a prise la Parole au cours des millénaires a été catastrophique, a fait plus que n'importe quoi d'autre pour répandre le péché et son produit : le Mal.
Mon épouse — et Dieu sait si je l'aime et combien je dois à son extraordinaire dévouement — est de ceux et celles qui, comme vous dites, "renâclent". À midi nous déjeunions et, à table, elle m'avoua ses difficultés à me suivre dans mes efforts pour entraîner avec moi mes frères et sœurs vers ce très large horizon où pour moi se mêlent et s'harmonisent toutes les formes qu'a prise la Parole du Père au cours des temps, mes efforts d'unification du Vrai par-delà les littératures, les écoles métaphysiques, les rapprochements possibles. Christiane découvre qu'il ne s'est jamais pour moi agi de rapprochements, de comparaisons intellectuelles, mais d'une assimilation profonde au Tout de toutes les formes, apparemment étrangères entre elles, de l'imagination religieuse. Elle m'entendait depuis longtemps parler des philosophies, des religions et de leurs sources dans leur multiformité, mais je crois qu'elle avait pris cela non pour un enseignement, mais pour les effets d'une certaine érudition, du plaisir que pouvait avoir un homme qui avait beaucoup observé, écouté, lu, pensé, à faire état de son opinion sur la pluralité des concepts. Tout comme elle n'aurait rien vu de contradictoire dans le fait que je sois, par exemple, tout à la fois prophète et bouliste ou pétanqueur. Mais depuis quelques temps elle réalise que je n'invoquais pas les grandes œuvres et leurs diffuseurs pour faire bon effet dans les conversations, mais que depuis 1974-1977 j'avais compris que la vie spirituelle était Une sous des formes multiples et que ma mission consistait à porter le monde à réaliser l'unique substrat, la non-dualité, sur lequel il vit contrairement aux apparences, et que la Vérité commune, sur toute la Terre, c'est la recherche de l'Amour.
Christiane comprend parfaitement que Jésus ne fonda aucune religion en son temps terrestre et qu'il prêcha l'amour universel, de telle sorte qu'il applanissait tout, effaçait toutes les religions, oui, oui, cela elle l'a bien compris, mais enfin, comme elle m'a dit à midi : "Ce n'est pas mon clocher..." Voilà, le problème est ici dit dans toute sa simplicité : L'homme chérit le son de sa cloche et ce que sonnent les autres cloches, celles d'ailleurs, est comme un tintamarre, contre quoi on n'a rien (il faut être tolérant), mais qu'on préfère laisser là-bas, sur leurs plaines, leurs montagnes, dans leurs vallées lointaines où elles sonnent... C'est pas chez nous, quoi ! À chacun son petit coin où il se sent bien.
C'est ainsi que face à un évidence d'une extrême simplicité : les hommes sont au fond les mêmes partout, ont des religions diverses mais fondées sur un Appel unique en mille langues, ont un Bien commun et n'ont pas vu que tous les petits biens après lesquels ils courent séparément, sectairement aussi, ne sont que des formes diverses, alourdies, déguisées, du même Bien commun et qu'une purification par la pénitence suffit pour tout uniformiser, faire renaître Éden.
Chaque religion est froide comme Noirmoutier est une île ; on y cultive des pommes de terre soi-disant uniques en leur genre et pourtant — à moins de se faire un goût comme on se fait une idée — ce sont les mêmes partout où l'on cultive des pommes de terre sur la planète. Une fois par semaine, au petit déjeuner, Christiane nous prépare un fricot de saumon fumé et de pommes de terre à l'eau (en robe des champs) liés dans un fromage blanc persillé ; "Ce sont des Noirmoutier," dit Christiane en roulant sa langue dans sa bouche, signe de délectation particulière. De même chaque religion est l'unique voie de salut, tout le monde sait ça, et donc le Dieu de chaque religion est un autre comme les pommes de terre hors Noirmoutier ne sont pas les "vraies", car le "vrai" Dieu, Lui, punit ceux des autres religions. Les autres vont toujours en enfer. Toute religion a tendance à croire que sa formule vaut à ses fidèles les Bras ouvert de Dieu devant eux. Toute religion comme toute barbarie est enchantée du chant qu'elle produit. Elle ne conçoit pas le silence comme un outil constructif de la conscience spirituelle. Un jour je rencontrai sur un camping un Marocain avec qui nous parlâmes d'Islam et qui, ravi de voir que je connaissais deux ou trois choses de sa religion, me fit cadeau de quoi ? D'une cassette musicale qu'il avait ramenée de La Mecque où l'on entendait la sourate "Youssouf" (Joseph) chantée par un des meilleurs proclamateurs d'Arabie Saoudite. De même, l'abbé du Plessy, qui logeait à Arès dans l'ancien Aérium, auquel je rendais de temps en temps visite, me fit cadeau de chants grégoriens enregistrés sur bande. Mais moi, quand à leurs questions sur la prière, je leur répondais : "Je prononce la Parole, mais je prie plus souvent en silence, je ne chante jamais ma prière ni la Parole du Père. Que serait mon chant ? Un cri de babouin face au chœur des anges !" ils étaient surpris, perplexes. Je crois qu'il y a entre les chants et le silence l'abîme qui s'est creusé entre la diversité des tribus religieuses de la terre et l'Unité du Bien et de la Vie. Je crois que ce que je vais trouver après que mon cœur se sera arrêté sera le silence.
Si le silence pouvait trouver son expression profonde sur l'Internet, ce blog serait silencieux. Il serait alors idéal.
Merci, frère Claude, pour votre très beau, très riche commentaire.

Rectification : Sœur Christiane qui vient de lire ma réponse sur sa tablette me corrige. Elle vient de me dire : "Pour votre gouverne, je vous dis que je n'achète jamais de pommes de terre de Noirmoutier..." Alors, je rougis de honte. Mais pourquoi vous dis-je qu'elle fait notre fricot de saumon fumé et pommes de terre liés avec du fromage blanc persillé en cuisant des patates de Noirmoutier ? Où suis-je allé prendre ça ? Seigneur, je vieillis, je prends des vessies pour des lanternes. Je ne sais plus si c'est moi qui défaille où si c'est elle. C'est sûrement moi. Je vous en demande pardon. Ce n'est peut-être pas si important après tout. Disons : Supposons que sœur Christiane utilise des pommes de terre de Noirmoutier... Misère ! Qu'est-ce que je deviens ?

11avr18 195C29
Cette entrée incite les "Pèlerins d’Arès" à sortir de leur cocon mental, c’est une bonne chose.
Si elle les aide à relativiser le sentiment de supériorité que manifestent certains d’entre eux, individuellement ou en assemblée, en raison de la connaissance qu’ils ont d’une Parole non altérée par les scribes et prêtres, c’est encore mieux. Le sentiment de supériorité est assez général en Occident et plus particulièrement en France, mais d’autres cultures comme la Chine et l’Inde nous le rendent bien. Ce contexte impacte les attitudes et expressions des "Pèlerins" pour la plupart issus de la culture française-, ce qui ne facilite pas leur mission, mais il leur manque souvent le recul pour en prendre conscience.
Cela prendra du temps et des efforts, surtout si cet effort passe par une meilleure compréhension du sens du sacré en Inde, de ses textes et de ses pratiques. Se déculturer en plongeant dans leurs écritures sacrées est bien, mais sans ignorer la situation spécifique de l’Inde moderne dite "hindouiste", qui intègre deux importantes lignes de fracture dans l’ordre du temps humain : l’Inde dravidienne et l’Inde aryenne d’une part, le Veda oral des rishis et les textes sanscrits produits et revus par les scribes et prêtres aryens d’autre part.
Cette dernière fracture fait écho à celle du christianisme entre les premières communautés et les catacombes où ils devaient parfois se réunir et l’église officielle qui étouffa la diversité à partir du quatrième siècle avec ses princes, ses docteurs et les textes qu’ils forgèrent. Il n’est pas trop difficile de constater l’écart entre l’inspiration sublime des rishis qu’on retrouve çà et là dans le Rig-Véda en particulier et les lourds développements ultérieurs de textes rituels (règles pour les sacrifices) ou intellectuels (qui continuèrent par exemple sous la plume d’Aurobindo, bien connu en Occident mais qui eut peu d’influence en Inde).
Le prophète Jésus parlait déjà de distinguer la loi et des Prophètes ; vous évoquez la forme et le Fond, celui du Sermon sur la Montagne.
Mais la première fracture est essentielle pour comprendre la complexité de l’Inde actuelle : en effet la population du subcontinent est issue de mélanges de grandes vagues migratoires, les plus anciennes identifiées par les recherches modernes dateraient d’environ 60.000 [ans ?] avant notre ère, des migrants de type aborigène dont certains s’implantèrent en Inde et d’autres continuèrent jusqu’en Australie, suivie d’une vague vers 40.000 [ans ?] avant notre ère de type malais qui suivirent la même route et se mêlèrent en Inde à la vague précédente pour constituer la population de langues dravidiennes très majoritaire dans le Sud de l'Inde. La migration passée par la Perse puis le Penjab des populations aryennes est beaucoup plus récente : vers 10.000 [ans ?] avant notre ère, ils ont colonisé le Nord de l’Inde et ont voulu imposer partout leur culture comme les colons anglais l’ont fait plus tard. L’Inde moderne est donc le produit d’un amalgame de ces vagues migratoires et reste très fragmentée en particulier par la diversité des langues, dravidiennes ou indo-européennes, et des apparences physiques, très contrastées.
Mais du côté des textes sacrés, il y a inégalité totale d’énoncé (votre entrée 141) car les aryens sont venus avec le Veda qui leur inspira de nombreux écrits ultérieurs, mais les dravidiens sont restés à des traditions orales sans écrit de référence. Ce n’est que dans le domaine de l’art, de la danse par exemple qu’on trouve certaines de leurs traditions anciennes.
Des notions centrales chez les indiens du peuple comme la réincarnation ou le karma ont à mon humble avis été formalisées par les brahmanes avec un objectif de pouvoir sur leur société, mais certains pensent qu’elles sont aussi dues à des influences dravidiennes. Je constate que ces idées jouent un rôle important dans ce bouddhisme populaire qui est aussi éloigné de la pensée du Bouddha historique que l’hindouisme populaire l’est de la subtilité du Veda. D’où l’importance comme pour l’Évangile et le Coran de travailler sur les textes d’origine pour y retrouver le Fond en s’aidant de la Lumière de la Parole donnée à Arès.
Un autre élément déterminant du subcontinent indien plus tardif est évidemment l’irruption de l’Islam. Sous la double influence des rigoristes musulmans et des colons anglais qui encouragèrent les divisions et furent largement responsables du drame de la partition avec le Pakistan, les rapports entre hindouistes et musulmans sont malheureusement encore placés dans la logique de la confrontation, nos frères musulmans reprochant à nos frères hindouistes un polythéisme qu’ils condamnent, refusant d’y voir un lien avec le Tout Autre sous les innombrables formes que l’esprit humain peut lui donner.
La Lumière aura progressivement raison de ces dramatiques fractures culturelles et spirituelles, nous devons travailler sans relâche à notre propre déculturation.
Antoine B. d'Aquitaine

Réponse :
Un très grand merci, mon frère Antoine, pour cet exposé clair, en quelques lignes, d'une histoire de l'Inde extrêmement longue, puisque vous en datez les débuts repérés par les historiens (ou les archéologues, je ne sais pas) à 60.000 ans d'ici ! Cela paraît énorme, mais à y bien penser, si je me permets de peser le temps à partir du petit poids de ma propre vie, qui aura 90 ans l'année prochaine et qui, si le Père l'estime utile, atteindra 100 ans dans une dizaine d'années (ce sera vite là)... 60.000 ans ce n'est jamais que 600 fois ce que sera ma vie en 2029. Ce n'est rien à l'échelle de la Création. Donc, va pour 60.000 ans ! Je suis heureux que vous insistiez sur la très grande variété des races, des langues, des croyances dans cette Inde que nous Occidentaux voyons encore comme nous voyons la lune, très lointaine, parce que cela fait mieux ressortir le caractère unique, étonnamment homogène du Véda au milieu de ce salmigondis de temps, de langues, d'humains.
Je suis allé en Inde une fois, étant jeune et marin, et je me souviens de gens qui sur les trottoirs de la ville avec indifférence enjambaient d'autres gens, des miséreux, agonisant là. À l'époque je riais grossièrement avec mes camarades en évoquant ce qui nous semblait être dans ce comportement aussi préhistorique que nous aurait paru le cannibalisme. Aujourd'hui, tout penaud d'avoir été choisi, moi un esprit grossier, pour recevoir et diffuser La Révélation d'Arès, je bats ma coulpe en me disant : "Je ne me rendais pas compte qu'en fait, l'indifférence à la mort, fatalité qui frappe tout humain, était un évident signe de supériorité." Comme je l'écris dans une réponse sur cette page (195C19) : "Rien n'est moins significatif de l'espérance de la Vie qu'un enterrement !" Les hommes ont des mains de bourreau ; Dieu a une Main d'Or ; Il fond dans son creuset de Joallier de l'Univers tous ceux qui n'ont pas atteint le comble de l'abomination (Rév d'Arès 33/32) ; je ne crois pas que les abominables soient si nombreux.
On voit bien par le nombre incroyable de religions, grandes, petites et toute petites, qu'il y a dans le monde, que les humains ont eu trop, beaucoup trop d'idées, car les religions, si on les regarde de près, sont des fatras d'idées qu'on retrouve dans ce que La Révélation d'Arès appelle livres d'hommes, gloses, à supprimer. Les hommes dit croyants ont eu trop d'idées et pas assez de piété, de vraie piété (Rév d'Arès 35/6). Les hommes sont rendus fous, parfois fous dangereux (voir Croisades, Inquisition, Al Qaïda, Daech) par leurs idées. C'est avec des idées qu'on change les familles humaines en meutes montrant les dents. Contre cela le Père nous envoie. Notre mission n'est vraiment pas des plus faciles dans un monde qui sous tous les prétextes envoie ses fusées, ses avions, ses bombes, ses obus, sur l'autre. Ainsi Bachar el Assad aurait asphyxié des civils avec du gaz sarin et les Occidentaux envisagent d'envoyer des bombardiers pour le punir... Mais qui va-t-on tuer ? Bachar el Assad ? Mais non. D'autres civils. Ah, Seigneur, ce monde est sourd, aveugle, cruel... Je vous avoue, mon frère Antoine, que j'en suis malade. Mais bon ! je me déroute du thème de cette entrée. Pardon !
Encore merci, frère Antoine, pour ce beau commentaire.

12avr18 195C30
Bien cher Frère Michel,
Merci pour cette belle entrée "Le Véda" qui nous informe que cet enseignement est l'un des plus anciens puisqu'il daterait bien de quatre mille ans, voir même plus avant l'avènement de la venue et moisson du prophète Jésus en terre de Palestine voilà deux mille ans.
Je découvre que du temps de l'âge Védique,la famille constitue la cellule de base de la société, telle une confraternité d'affinité. Le village, tout comme ceux du Lac des quatre cantons en Suisse au Pays de Guillaume Tell, ce village est fréquemment décrit comme le regroupement d'une lignée familiale.
Le mouvement spirituel Védique est un mouvement social et non individuel. Dès l'âge de sept ans l'enfant, élevé jusque là par les femmes, reçoit l'initiation spirituelle du Véda et doit commencer à apprendre ses devoirs spirituels. Un maitre lui enseigne les rites en lui faisant répéter des formules tout en relatant les mythes qui les expliquent. À dix-sept ans, alors qu'il maitrise le savoir spirituel du Véda, il se marie. Les filles ne sont pas exclues de l'initiation, du moins dans la haute antiquité, car à l'époque Védique la femme a, à tous égards, été tenue pour légale de l'homme. Au même titre que l'homme, elle était investie du "cordon sacré", comme l'homme elle recevait l'enseignement spirituel (plusieurs Upanishads ont été composés par des femmes). Ce qui rejoint La Révélation d'Arès : Établis partout les femmes dans leurs mérites! (9/5) !
Dieu souligne l'esprit clairvoyant et pacifique de la femme dans la vie spirituelle. Dans des temps très anciens, comme ceux du Véda, la femme et l'homme étaient pleinement reliés pour recevoir l'enseignement spirituel.La femme n'en était pas écartée. Grâce au Père de l'Univers qui vous a parlé par Jésus en 1974 puis directement en 1977 à Arès, la femme n'est plus exclue de Son Enseignement. Ensemble avec l'homme son frère, ils peuvent l'un et l'autre œuvrer librement par la pénitence dans l'amour, la paix, le pardon, du non-jugement, la liberté, en conduisant notre humanité vers la Source Divine qui circulera dans les veines d'un peuple de géants des temps nouveaux. Même si quatre génération ne suffisent pas pour trouver cet envol en Dieu.
Grace à La Révélation d'Arès, à votre enseignement de prophète de Dieu, frère Michel.
Nous parviendrons à sauver notre humanité du péché des péchés. Tout est dans notre devoir d'engagement à vos cotés avec " Le Créateur de l'Univers" qui nous habite, grâce à Sa Parole que nous proclamons chaque jour pour l’accomplir.
Je vous embrasse bien fraternellement avec votre épouse, sœur Christiane,
ainsi que votre fille, notre sœur Nina qui œuvre chaque jour à vos cotés.
Patricia C. des Hautes-Alpes

Réponse :
Merci, ma sœur Patricia, de souligner ici que la femme, aux temps du védisme ancien, avait même rang social et moral que l'homme. J'avoue ne pas être aussi bien informé que vous semblez l'être, ma sœur, car je n'ai pas étudié les temps anciens du védisme, à supposer qu'on en sache vraiment quelque chose de précis concernant le rôle de la femme. De toute façon, en des temps très durs où la lutte pour la vie était un souci de tous les instants les humaisn devaient faire appel à toutes les forces possibles et ils ne pouvaient s'offrir le luxe de réduire la femmes à l'état de servante et de mère au foyer. Ils devaient utiliser toutes les têtes, tous les bras, tous les réflexes défensifs pour se maintenir et, de ce fait, la femme avait autant d'importance que l'homme et partant avait les mêmes droits. On fait remonter certaines traditions de l'Inde antique à des périodes de 8000 à 9000 ans avant Jésus-Christ sans pouvoir apporter de ce qu'on croit en savoir les preuves matérielles. Le Rig Veda, la plus ancienne source du védsme, a été traduit en sanscrit aux alentours du Xème siècle avant J.C. mais on sait qu'il avait été jusque là transmis oralement depuis très longtemps dans une langue ou des langues aujourd'hui disparue(s). Les historiens indiens parlent de "période indéfinissable" d'un peuple à la peau sombre : les Dravidiens et les Moundas (on parle encore mounda dans certaines régions de l'Inde). La vie spirituelle de l'Indus est la plus ancienne connue de toute l'humanité, bien avant qu'apparussent aux alentours de l'an 3000 les civilisations égyptiennes et mésopotamiennes. La tradition dit que les Dravidiens formaient un peuple très sociable et pacifique et il n'est pas invraisemblable que les femmes aient eu chez eux une position sociale aussi forte que la position sociale masculine. Hélas, aux alentours de 1700 avant J.-C. leur civilisation disparut devant des envahisseurs aryens venus du Nord qui les réduisirent, dit-on, "à l'état de bétail". Que s'était-il vraiment passé plus au Nord pour entraîner vers l'Inde, tant d'envahisseurs  de différentes teintes de peau ? On n'en sait fichtre rien.
On dit que comme les Égyptiens et les Assyriens, la société archaïque indienne honorait le Soleil et la Lune, considérée comme une divinité féminine, vue comme la compagne du Soleil et la Grande Mère de la vie et de l'Univers. Cette conception très ancienne du culte féminin disparut sous la pression des Aryens, agressifs et barbares, qui instituèrent la suprématie masculine, alors que les Dravidiens qu'ils décimèrent avaient, en leur temps, confié aux femmes la défense de la communauté du village et de la famille. Oui, la tradition dit que les femmes dravidiennes avaient eu autant sinon plus d'importance que les hommes.
Je trouve dans mes carnets ce texte que j'ai recopié, il y a longtemps, d'une source dont je n'ai pas noté et dont j'ai oublié le titre : "Comme un père et une mère, la Nature principielle et la Personne Cosmique donnent naissance à toutes les formes de l'Être. En ce monde, les hommes fécondent les femmes. De même l'Être Suprême féconde la nature pour se multiplier. Comme un œuf qu'on coupe en deux laisse apparaître deux éléments distincts : le blanc étant le ciel avec la terre en son centre (le jaune), l'Œuf Cosmique devient le symbole de l'Univers et la représentation des éléments mâle et femelle qui s'unissent en deux natures complémentaires pour faire jaillir une nouvelle source de vie. La Mère universelle devient l'autel, le phallus (organe mâle en érection) lui-même représente la pure-conscience source de vie. Quiconque vénère le phallus comme cause première, la source de la conscience, la substance de l'Univers est plus proche de Moi qu'aucun être (Conceptions primitives des croyances religieuses de l'Inde Archaïque)."
Autrement dit, le féminin et la masculin sont mêlés dans le Déva (nom générique désignant la divinité en Inde. Déva est de la même famille que Theos, Deus, Divus, Dieu, Dia, Dewas, etc.) comme ils sont mêlés dans La Révélation d'Arès sans pouvoir s'exprimer parce que la langue humaine, par quoi elle passe pour être entendue, ne dipose ni de mot ni de genre pour désigner le Créateur qui n'a pas de sexe, et qu'elle doit parler séparément de Père et de Mère pour désigner la même source de Vie. N'allons pas imaginer que Dieu de nos jours dispose de meilleurs moyens d'expression qu'il n'en avait disposé en révélant le Véda pour parler de choses devenues incompréhensibles pour le pécheur terrestre. Le Créateur de la Vie n'est ni mâle, ni femelle, ni hermaphrodite ; Il est tout autre chose que seules des tournures poétiques peuvent traduire tant bien que mal dans une langue humaine devenue langue de pécheurs. Voilà pourquoi dans une précédente réponse je dis que le silence serait la forme idéale de mon blog... Des pages blanches — Mais comment remplirais-je ma mission prophétique alors ? Il nous faut, de toute façon, dépasser les religions et leurs exposés simplistissimes pour sentir, à défaut de pouvoir exprimer, ce que nous comprenons de la Vie.
Des pages blanche et le silence ne sont pas rien, puisque mon œil peut voir la page blanche et mon oreille vérifier qu'il n'y a pas de son... Et je crois que là je me rapproche de ce que sera mon état après ma mort charnelle. La page blanche ou le non-écrit et le silence ou le non-dit dépendent directement de mon être spirituel qu'il me faut chaque jour un peu plus distinguer du bruit et du compte (le compte est écrit, lisible) et cela je le sens dans mes vieilles années en me rapprochant du moment où il me faudra vous quitter... sans vous quitter, car tout cela restera. Ainsi la physique quantique, dont je parlais ces jours-ci dans quelque réponse (à quoi bon la chercher ?!), est-elle la phalangue d'une doigt, ou peut-être seulement l'ongle ou le bout de l'ongle d'un doigt que l'homme, par faveur de la Vie, met dans l'Univers où tout ce qui est principal se joue à l'insu des "savants" qui ne sont qu'ignorants, ce qui se fait sur terre n'étant que très peu, très peu de chose, car elle, la physique quantique, découvre des particules de Vie bel et bien présentes sans exister physiquement. Pour qu'elles existent réellement il faut leur redonner l'énergie qui va les faire vivre, et cela, c'est la pénitence qui le donne. La pénitence est source d'énergie nouvelle ! Dans ce domaine-là il n'y a plus de sexe, l'homme et le femme ne font qu'un être, fragment de l'Être, — ce n'est pas à la grande Thérèse d'Avila que je vais apprendre ça, elle qui avait perçu l'imperceptible — et c'est peut-être ce que savaient nos ancêtres dravidiens, ceux qui eurent la joie d'entendre les premiers accents du Véda, l'ancêtre de toute Écriture jusqu'à La Révélation d'Arès.

12avr18 195C31
Depuis deux ans, tous les matins à l’aube et tous les soirs au crépuscule très précisément, juste après avoir proclamé le Père de l’Univers, avec mon époux Peter nous faisons un rituel védique qui s’appelle Agnihotra. Dans une petite pyramide renversée, une ziggourat en cuivre, nous brûlons des galettes de bouse de vache séchées au soleil et enduites de ghee (beurre clarifié). Au moment précis où le rayonnement solaire (qui donne la vie à notre terre plate, comme décrite dans les Védas) nous atteint le matin, chez nous, nous jetons une offrande de riz dans le feu en chantant des versets du Rig Véda :
Voici le chant du matin:
Sooryaya Swaha Sooryaya Idam Na Mama
Prajapataye Swaha Prajapataye Idam Na Mama
Et voici le chant du soir:
Agnaye Swaha Agnaye Idam Na Mama
Prajapataye Swaha Prajapataye Idam Na Mama.
Agni pourrait signifier Feu et Hotra Purification. En fait il y a tant de traductions différentes de ces versets que nous faisons simplement confiance à la force vibratoire des mots que nous chantons. Il y a même deux mots en Sanscrit, l’un ’Swaha’ et l’autre plus connu ‘Om’ qui n’auraient pas de signification connue mais qui ont un pouvoir positif, bénéfique quand ils sont prononcés de bouche humaine.
Cette cérémonie Agnihotra est toujours suivie par un temps de méditation. Nous pratiquons Agnihotra car cela nous rapproche de nos ancêtres lointains. En effet, la culture védique était répandue sur toute la terre (contrairement à ce que l’histoire conventionnelle voudrait nous faire croire, rappelons-le) et en même temps, le feu dans notre ziggourat nous rapproche de la Lumière Divine qui est apparue à Arès en 1977 au frère Michel, béni soit-il ! Viens prendre le Feu. Le Feu entre dans l’homme, lui dit le Père (Rév d'Arès xLi/5-7).
Nos voisins et nos amis se joignent facilement à cette célébration et tous l’apprécient. Les cendres sont employées pour faire des remèdes ayurvédiques, pour purifier l’eau et au jardin pour les plantes. Nous voyons cette cérémonie comme un don a la Terre-Mère et un rappel au Dessein du Père, pas au nôtre, à Sa Volonté et pas à la nôtre.
C’est la science actuelle et la religion qui se vantent de tout savoir, de tout expliquer et d’imposer leurs théories aux masses. Le Créateur n’impose rien, Il suggère la Voie du Bien à travers Sa Parole qui est toujours Universelle.  Alors, oui, les Védas ne sont pas facile à comprendre ! Cette Parole fut livrée en des temps antédiluviens à une humanité bien plus spirituelle et intelligente [Rév d'Arès 32/5] que la celle de notre époque car les dominateurs, de tout temps, ont essayé de diminuer l’intelligence et les pouvoir divins des hommes qu’ils dominent.  Pourquoi ne pas Lui faire confiance, tout simplement et chanter notre amour pour le Créateur ou la Création dans toutes les langues, même en sanscrit. Car en fin de compte n’est-ce pas notre intention alliée à la vibration des mots que l’on proclame qui a du pouvoir ?  Le pouvoir de nous mettre en marche sur les Sentiers du Père vers les Hauteurs Saintes (36/19), qui est une pénitence joyeuse et qui sauve par nos actes de bien, de pardon, notre liberté de jugements et la paix que l’on installe autour de nous.
Aujourd’hui, nous voulions aussi vous donner de bonnes nouvelles de notre mission et de notre vie en Australie et voilà que nous n’en avons pas le temps, ce sera pour bientôt.
Mais voici un avant-goût: sur la photo attachée, on peut me voir peindre le visage d'une grande statue de Jésus intitulée "Rise up" faite par Peter.
Rosie et Peter L. en Australie
Jésus en forme de croix Peter Laszlo

Réponse :
J'ai grande joie à recevoir de vos nouvelles, Rosie et Peter, mais en même temps votre matinal et vespéral "rituel védique : l'Agnihotra" quand "dans une petite pyramide renversée, une ziggourat en cuivre, vous brûlez des galettes de bouse de vache séchées au soleil et enduites de ghee..." me laisse dubitatif. Je ne vous le reproche pas, car La Révélation d'Arès, à part la prière du pécheur Père de l'Univers (Rév d'Arès 12/4), ne fixe pas de manière de prier. Elle dit seulement : Prononcer Ma Parole pour L'accomplir, voilà la vraie piété (35/6). De ce fait la prière du Pèlerin d'Arès est libre, pourvu qu'elle ramène chaque jour à l'esprit ce qu'il faut accomplir pour changer sa vie (30/11) et changer le monde (28/7), à commencer, bien sûr, par la pénitence. Je ne doute pas que vous soyez pénitents.
Je vais vous paraître lourdaud, voire même profane, mais mon avis est que cet Agnohotra ne sert à rien. Oui, oui, je sais, je suis un horrible béotien, mais bon ! passons !
Toutefois, en disant que vous voyez dans ce rituel "un rappel au Dessein du Père, pas le nôtre, à Sa Volonté et pas à la vôtre," n'oubliez pas que c'est nous humains qui devons faire la Volonté du Père (Rév d'Arès 12/4), que donc notre volonté joue un rôle équivalent à la Volonté du Père puisque Sa Volonté n'est faite que si notre propre volonté humaine lui répond. C'est cette synergie, ou association des deux volontés, qui doit être accomplie !
Ceci dit (sans vous offenser j'espère), je suis admiratif devant l'œuvre de Peter : ce Jésus les bras en croix. Bravo, mon frère, pour cette belle œuvre et bravo à Rosie pour sa mise en peinture. En imaginant que Rosie, qui est une grande femme, mesure 1,75 m et en la prenant comme étalon, j'évalue à quelque 3,5 m la hauteur de Jésus. Avez-vous une idée de l'endroit où il sera installé ?
Merci pour votre commentaire. Je vous embrasse tous les deux.

12avr18 195C32 
Il y a trois ans j'ai acheté le livre "le Véda" sur l'Internet. J'ai essayé de le lire et j'ai pu comprendre des bribes. J’ai pensé à un autre champ mental, comme nous le dit La Révélation d’Arès et à la traduction… Il y a une Force c’est évident mais peu accessible. Merci de préciser que le cœur lit d’abord, je comprends cela.
Et j’ai aussi lu "le Pancatantra" sources de traditions orales, inspiré de manuscrits du Cachemire, de l'Inde du sud et du Rig-Veda (monument littéraire le plus ancien de l’Inde disent les historiens…)
Ce livre est daté de façon très aléatoire puisqu'il s'inspire de plusieurs termes du début de l'ère chrétienne jusqu’au VIe siècle. C’est une série de contes divisés en 5 livres. C'est extrêmement instructif, éducatif même, un va-et-vient permanent entre l'homme et l'animal, c'est vraiment un livre sur l'art de conduire les hommes et d’apprendre en s'amusant, "des leçons" comme vous dites : "Leçons du maître à qui écoute attentivement", c'est un livre de sagesse, dont je perçois personnellement des similarités avec le Véda.
Je dirais même que, comme les contes juifs qui s'inspirent de la Bible, des paraboles de la Bible, il y a une profondeur reconnaissable quand on connaît l'origine spirituelle. Et comme La Révélation d'Arès nous éclaire à ce sujet, nous pouvons sentir cette présence forte. Même si les historiens parle du didactisme inhérent au génie indien qui serait proche de la fable, de la poésie...
Pauline S. d'Île de France

Réponse :
Merci, ma sœur Pauline, pour ce commentaire.
En lisant le Véda vous avez "pensé à un autre champ mental" et en cela vous avez raison, ma sœur. C'est une Révélation très ancienne donnée dans une langue inconnue et disparue à des humains qui, à l'évidence, vivaient dans un "champ mental" tout autre que le nôtre. La lecture du Veda demande, de ce fait, a lecteur moderne une certaine posture de naïveté que tout le monde n'est pas capable de prendre. Il n'est pas aisé quand on vit en 2018 de retrouver l'œil ou l'oreille d'un Dravidien de l'an 2000 avant Jésus Christ. En quatre mille ans le fonctionnement du cerveau humain a inévitablement changé, la perception des mots est inévitablement très différente.
Pas plus qu'un homme et une femme ne font un enfant en suivant un mode d'emploi, mais dans un moment de désir passionné, un lecteur moderne et le Véda qu'il lit ne peuvent donner naissance à un trésor spirituel à l'aide de l'intellect. Il faut autre chose, passer par un profond puits perdu, un couloir vertical qui peut être retrouvé à la longue, par exemple par quelqu'un qui a découvert qu'on ne peut pas comprendre La Révélation d'Arès par les mots, parce que les mots ne sont que des échelles qui nous permettent de descendre à des profondeurs métaphysiques considérables. Il faut aussi l'effort de vaincre le vertige, la difficulté de rallumer des torches intérieures, de s'habituer au tremblement de passion... Il s'agit de donner de l'existence au texte.
Il faut en somme supprimer la distance entre la surface de la page et la profondeur extrême des combinaisons de mots. Le Véda ne peut plus désigner, car ses mots ont perdu leur impact sur le cerveau et sur le cœur, mais il peut faire sentir, il ne peut plus décrire parce que la plupart du temps on ne sait plus de quoi il parle, mais il peut être, Être "au sens fort" comme vous dites. On ne peut plus aborder le Véda autrement que comme on aborde une poésie, en supprimant la distance de ce qui est décrit à sa description, ce qui revient à oublier les mots pour lire ou mieux écouter à leur place l'indicible nomen qu'ils recouvrent.
Pour cela je vous recommande de lire et relire, sans chercher à comprendre intellectuellement, et peu à peu vous verrez "danser" sous vos yeux le sens profond. Le secret est là. Mais bon ! Rien ne vous oblige à lire de Véda. Vous avez La Révélation d'Arès et — j'en sais quelque chose — votre vie ne sufira pas à La vivre.

13avr18 195C33 
Une petite précision sur l'analyse des populations et les datations de migrations en Inde et ailleurs :
Ce sont les progrès extraordinaires de la biologie, en particulier l'étude des gènes et des mitochondries, qui a permis de grands progrès récents dans la connaissance de l'histoire humaine.
Beaucoup de découvertes restent encore à faire, et la plupart du temps elles gênent considérablement toutes les idéologies réductrices qui fracturent l'humanité.
Il n'y pas si longtemps, nous avons appris que l'humanité moderne porte un petit héritage biologique de Néanderthal, ce qui confirme votre récit fait dans le Pèlerin d'Arès 1989 de ce que vous avez vu et entendu quand le Bras du Père vous a transporté en Eden :
"Une rumeur court dans la pommeraie dépérissante, l'homme serpent aurait engrossé Ève du bâtard Caïn. Celui-ci engrosse des filles enlevées aux troglodytes bancals à tête de dogue, abâtardit plus encore la race d'Éden, engendre des hommes à cœur de chien" ("La Pommeraie", Le Pèlerin d'Arès 1989 p. 230).
Antoine B. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, frère Antoine, pour cette précision.
Je vois maintenant d'où proviennent les datations de -40000 et -60000 avant J.C. dans votre commentaire 195C29. J'ignorais que de telles datations pouvaient être obtenues à partir de "l'étude des gènes et des mitochondries," mais cela paraît logique après tout.
Je rappelle qu'on appelle mitochondrie un organite ou cellule minuscule (taille : 0,00075 à 0,003 millimètre) de forme et structure variable jouant un important rôle métabolique. Leur étude est plus facile par le microscope électronique qui possède une bien meilleure résolution que le microscope optique. Le mot mitochondrie provient du grec μίτος (mitos=fil) et χόνδρος (chondros = granule). Quant au gène, beaucoup savent déjà que c'est une unité de base d'hérédité qui prédétermine un trait précis de la forme d'un organisme vivant. Un gène est un fragment du locus déterminé d'une séquence d'ADN. Le génotype d'un être vivant (qu'il soit animal, végétal, bactérien ou autre) est la somme ou addition des gènes qu'il possède. Le phénotype, quant à lui, correspond à la somme des caractères morphologiques, physiologiques, cellulaires ou comportementaux observables du dehors. Ainsi, deux êtres vivants peuvent avoir le même génotype, mais pas forcément le même phénotype, et inversement, en fonction des conditions d'expression des gènes, qui confèrent un aspect extérieur identifiable, visible.

14avr18 195C34
Cette entrée me rappelle que c’est par nos échanges réguliers avec une sœur touchée par La Révélation d’Arès que mon ouverture au Véda s’est lentement faite.
Comme ses recherches spirituelles l’avait conduite à trouver sa nourriture dans les enseignements de l’Inde (upanishad, yoga sutras,…), cette sœur me partageait régulièrement les liens qu’elle faisait avec La Révélation d’Arès. Au départ, je cherchais systématiquement ce que La Révélation d’Arès avait de mieux, pensant que si le Créateur était revenu c’était pour dire quelque chose de mieux et oubliant qu’il est écrit : Ce Que Je dis Je L'ai déjà dit (Rév d’Arès 30/01). Je compris assez vite que mes réponses conduisaient à des échanges animés mais stériles, qu’il était inutile de pousser l’autre, d’essayer de le convaincre ou de vouloir le déraciner pour le planter ailleurs. Je choisis donc d’entrer dans la patience et de préserver le lien.
Aujourd’hui, je me rends compte que choisir la patience est une sagesse. Par la patience, j’ai pu commencer à écouter ce que cette sœur disait et je me suis rendu compte que les liens qu’elle faisait étaient riches d’enseignements. C’est sans nul doute elle qui était dans la patience avec moi attendant que je laisse tomber un à un mes préjugés…
Dernièrement, elle m’a partagé un livre que j’ai lu avec joie tant je pouvais faire des parallèles avec La Révélation d’Arès. Il s’agit du livre "Au cœur du Tantra – Le culte de la féminité" d’André Van Lysebeth (2017), un des pionniers dans l’enseignement du yoga en Europe. "Notre corps est bien plus qu’une admirable mécanique biologique ou un merveilleux instrument de manifestation : il est divin."
L’auteur reprend l’histoire des Dravidiens et des Aryens dont parle notre frère Antoine (195C29), explique la spiritualité des Dravidiens dont la place du féminin et leur déformation par les Aryens pour prendre le pouvoir. Il fait aussi une comparaison intéressante entre ce qui s’est passé en Inde et ce qui s’est passé chez nous. Qu’y avait-il sur nos terres de la Gaule avant la christianisation sur le plan spirituel ? Il montre qu’il n’y avait pas rien. Il souligne que la femme était déjà celle qui protégeait la vie et que le culte de la fécondité était présent dans nos régions bien avant la dévotion mariale. Il explique comment la femme a été pourchassée, traitée de sorcière et tuée à moins qu’elle accepte de se soumettre au christianisme. Des béliers montèrent des ténèbres, ils encornèrent les loups avec fureur, puis rassemblèrent Mes Brebis en troupeaux et se les partagèrent, qui au levant, qui au couchant, qui au septentrion, qui au midi (Rév d'Arès 22/2)… Bref ! Partout sur la terre, il y a eu ce même processus de prendre le pouvoir sur les petites unités humaines par la force et la violence. C'est le monde qui l'a établie, comme l'envahisseur s'installe sur l'héritage des nations conquises par sa violence… (3/2). Le livre souligne que pour prendre le pouvoir, il faut faire taire la femme.
Le livre montre aussi que le mot "Tantra" n’a rien à voir avec ce que l’occidental dans ses préjugés en a fait. Il aborde le thème de la Mère universelle, l’autel symbolisé par le lotus et le phallus (lingam) dont parle la réponse au commentaire 195C30 : La Taure entre dans la cuisse (Rév d'Arès xLv/12). À l’image du Père-Mère universel, il rappelle la dimension sacrée des joies réservées aux époux (pas uniquement limitées au coït) vécues dans la patience et la dignité (33/37). Il parle de méditation à deux, source d’élévation et de communion profonde, dans un équilibre entre la part féminine et masculine de chacun d’entre nous : J'envelopperai leurs joies d'innocence, J'en ferai une œuvre sacrée (33/22).
Tout cela montre qu’il y a beaucoup de choses à découvrir lorsque je mets en lumière mes préjugés pour mieux les dépasser. En regardant en arrière, ce qui m’a permis de m’ouvrir aux enseignements de l’Inde, c’est finalement la pénitence qui m’a invitée à la patience, à l’écoute et à la paix. C’est finalement la pénitence qui m’a guidé dans le lacis des préjugés, des peurs de me perdre, des peurs de déformer la Parole pour oser m’ouvrir un peu plus à la Vie qui ne peut être qu’universelle. Merci pour cette entrée qui confirme cette direction vers le grand large (RA 17/4).
Louis-Marie J. de Belgique


Réponse :
Il n'y a pas "d'enseignement de l'Inde", il n'y a que l'Enseignement du Père/Mère adressé partout sur Terre, mais tel qu'il a été conservé dans cette région du globe appelé l'Inde.
Merci, mon frère Louis Marie, pour ce très beau commentaire que j'ai lu avec joie et intérêt et que de nombreux lecteurs liront de même avec joie et intérêt.
Le Fond de la Parole fut, il y a des temps immémoriaux, d'une simplicité devenue inconcevable, mais qu'un esprit libre (Rév d'Arès 10/10) de tous préjugés retrouve sous des bribes d'Écriture dans le fatras des livres d'hommes (16/12, 35/12), livres des religions, sous des formes exotiques diverses. Le gros problème de notre temps est que ce qui est le plus pur et simple, le plus sobre et élémentaire — ce qu'est la Vie — a disparu, parce que les ambitieux pour paraître supérieurs aux autres hommes ont inventé des variantes innombrables qu'ils ont imposées comme "sources indiscutables". Ils ont ainsi tout déformé, tout compliqué, rendu méconnaissable la pure Simplicité originelle. Comme vous l'avez compris, c'est la raison pour laquelle La Révélation d'Arès nomme des prophètes, car ceux-ci ont existé, mais elle dénonce les prétendues relations ou éditions religieuses de leurs propos en se refusant de nommer une Écriture quelle qu'elle soit (ni Bible, ni Évangile, ni Coran, etc., ne sont nommés dans la Parole d'Arès), parce que toute Écriture dite sacrée n'est en fait qu'un méconnaissable avatar d'une Parole initiale prophétique perdue, déformée, surchargée, pliées aux intérêts des pouvoirs politico-religieux. De ce fait, nous ne devons donc jamais mépriser ce qui reste ailleurs dans le monde des bribes de la Parole primordiale, quand nous les abordons avec un esprit non religieux, mais pur de toute culture. Il n'y a qu'un seul Dieu, il ne peut y avoir qu'une seule Parole. Dans un sens nous devons concilier la scolastique (du moine Thomas d'Aquin, dominicain) et le nominalisme (du moine Guillaume d'Occam ou d'Ockham, franciscain).
Thomas d'Aquin dit que c’est indépendamment de l’esprit humain que toute chose existe : sa nature essentielle lui vient de Dieu ("réalisme métaphysique"), selon lui le monde et tout ce qui le compose font partie d’un ensemble harmonieux ordonné par Dieu et débordant de sens. Selon lui toute chose est un signe qui pointe vers Dieu ; la société se fonde sur cette réalité supérieure et le monde est saturé de puissance spirituelle.
Guillaume d'Occam (quelque cinquante ans après Thomas d'Aquin, vers 1310) de son côté dit à peu près l'inverse, à savoir que Dieu est une entité toute-puissante entièrement séparée de la Création. Selon lui cette séparation est nécessaire, sans quoi Sa liberté d’agir serait soumise aux lois qu’Il a édictées ; or, un Dieu omnipotent ne saurait souffrir aucune restriction et de ce fait une chose est bonne parce que Dieu en a décidé ainsi et il en découle que la volonté de Dieu est supérieure à Son intelligence et que la volonté humaine peut s'opposer à celle de Dieu ou la suivre selon le bon vouloir humain.
Les deux ont raison ou ont tort suivant l'angle sous lequel on les considère. En fait, il est plus simple de voir les choses sous un troisième angle, à savoir que nous humains sommes les Enfants du Père-Mère comme dit La Révélation d'Arès (13/5) et donc formons avec Lui-Elle un Tout : Sois Un dans toi ! (Rév d'Arès xxiv/1). Un est Dieu, la Vie, l'homme son Enfant, le Bien, bref, le Tout. Mais nous n'allons pas nous remettre à faire de la théologie, car celle-ci complique, embrouille, alors que la Vérité est d'une simplicité déconcertante. (déconcertante pour l'homme moderne). La Volonté de Dieu (12/4) et la volonté humaine sont interdé­pendantes, l'une étant l'image et ressemblance de l'autre (Genèse 1/26).
Nul doute que si l'homme, où qu'il soit sur Terre, avait vécu à la lumière de cette Révélation initiale, que La Révélation d'Arès nous rappelle, plutôt que sur la foi qu'il a mise dans la rationalisme et l'individualisme et ses extensions : nationalisme, religion, régime politique, etc., il n'aurait pas dévié (voir Adam, Rév d'Arès 2/1-5) et ne serait pas en butte à tous les problèmes insolubles face auxquels il est confronté et que les guerres ou les luttes sociales ne résolvent jamais.
En voyant les choses sous cet angle, nous sommes abasourdis, perplexes. Nous nous demandons comment éviter à l'humanité sa course vers le péché des péchés, comment nous, une poignée de Pèlerins d'Arès, d'humains recevant la Lumière (du moins ce que nos pauvres yeux en cillant et clignant peuvent en voir) face à un humanité de sept milliards vieille de millénaires d'erreur. Cela serait évidemment impossible si la Parole d'Arès ne nous rassurait pas en nous disant que des légions d'anges ou de saints (Rév d'Arès 31/6, 37/7) seront avec nous et que la patience est absolument nécessaire : Quatre générations ne suffiront pas (24/2).

14avr18 195C35 
Qui peut écrire comme vous écrivez avec certitude et amour assortis d’une connaissance gigantesque de l’Histoire du monde ? Personne. Vous êtes bien ma référence, mon guide qui me montre comment mettre ma main dans la Main de l’Étoile géante qui créa l’univers et l’homme, dont je suis un maillon — C’est ma vision du Père, il m’en faut une.
Par les dernières entrées, vous me faites penser à un pêcheur qui jette son filet sur le passé des humains pour en ramener des petits poissons argentés frétillant de vie qui figurent ce qui reste des écritures anciennes échappées à la bave (Rév d'Arès xx/11) des hommes.
Parce que tout le problème de l’Adam déchu est de retrouver le paradis perdu.
Et il ne peut le retrouver qu’en apprenant à mêler les salives divines laissées dans les Écritures de nos plus anciens prophètes. Cette fusion des unités pour l’unité, dégage une force telle que les larmes du repentir nous emportent sur la Volonté divine vers la sortie du péché en entrant en pénitence. Les appels ininterrompus du Père à ses enfants dérangent l’homme peureux habitué aux chaînes de sa culture, ses traditions, ses fausses sagesses.
Dieu dérange toujours ceux qui ne veulent pas de Lui. Est-ce que Dieu m’a dérangée ? Non ? Il m’a consolée,  mise debout, montré la Voie droite, Il m’encourage dans ma pénitence si difficile par moment, mais je me sens vivre, même si je ne suis qu’un petit arbrisseau tout riquiqui, je crois au changement du monde en suivant les conseils du meilleur des coachs qui ne juge jamais, ne trompe jamais, qui conduit ses Enfants avec de douces attaches vers la sortie définitive du péché.
Chaque prophète envoyé aux humains est une chance inouïe, il est la chair par laquelle le Créateur s’exprime en direct, il est une pépite de connaissance spirituelle, de beauté, de certitude, une Force intérieure si puissante qu’elle se donne à fond pour guérir l’œil crevé (Rév d'Arès xxx/22) de l’homme malade du péché.
Mais pourquoi l'homme est-il aussi résistant ?
L’histoire révèle que chaque prophète eut à faire face avec ses disciples à la surdité de la multitude et à la dangerosité, des crudes (xxxii/14), parce que le péché l'a rendu égoïste au point que Dieu la compare à une vache qui boirait son propre lait. et dangereuse.
Votre enseignement me fait l’effet d’une saignée salutaire, un sang rouge sort, un sang blanc entre dans ma petite cervelle qui frémit sous les effets de mots venus de temps très anciens mais qui chantent avec La Révélation d’Arès et sa Parole pure, la plus belle langue venue des mondes lointains pour nous échauffer, nous crier son amour et nous engrosser d’espérance et de volonté d’en finir avec le mal, mon mal et le mal de toute l’humanité. 
Il restait des petites flaques d’eau pure quelque part sur la terre et vous les rassemblez pour que nos cœurs se relient à l'univers où la Mère-Mer des Hauteurs nous attend. Je n’ai jamais autant saisi qu’il est indispensable de se sentir relié aux géants des temps anciens (je pense aux Adams) et au Tout. C’est comme si une sensation de solitude s’atténuait en moi parce que soudain je me sens reliée à toute l’humanité, celle d’hier, celle d’aujourd’hui et celle de demain ; c’est une  toute petite sensation mais elle m’émotionne, me pousse à me dépasser davantage.
J’ai vu sur Arte il y a quelques jours un commentaire sur Confucius et appris que les Chinois reprenaient l’enseignement de ce prophète pour le diffuser à leur jeunesse sans repères. Puisse l’Occident reprendre le Sermon sur la Montagne s’il ne veut pas de La Révélation d’Arès tout de suite.
Je vous embrasse ainsi que votre épouse, sœur Christiane en vous tendant un coquelicot en remerciement de la Lumière que vous jetez dans nos yeux.
... l’ignorance travestit toutes les réalités. Cette illusion est ahamkara, le sens de séparativité égoïste qui fait que chaque être se pense comme une entité personnelle et indépendante.
Son résultat est l’inaptitude de l’être à entrer dans des rapports d’unité et d’harmonie avec l’univers, et par suite, l’inaptitude à le posséder et à en jouir. Cependant le désir de posséder et de jouir demeure l’impulsion maîtresse de l’ego qui, obscurément, se connaît comme le Seigneur, bien qu’il soit incapable dans ses limitations relatives de se réaliser comme tel. Les conséquences en sont le conflit avec soi-même et avec les autres, la souffrance physique et mentale, le sentiment de la faiblesse, de l’impuissance, de l’obscurité, la tension excessive de l’énergie dans le désir et la passion de manifestation personnelle, puis le recul de l’énergie épuisée, déçue, vers la désintégration de la mort.
Le désir, signe d’assujettissement, est inséparable du conflit et de la souffrance.
Ce qui est libre, un, souverain ne désire pas, mais de façon inaliénable  contient, possède et jouit.
(extrait des 3 upanishads de Aurobindo)
Andréa J. d'Île de France

Réponse :
Vous me faites des compliments que je ne mérite pas, ma sœur Andréa, en écrivant notamment : "Qui peut écrire comme vous écrivez avec certitude et amour assortis d’une connaissance gigantesque de l’Histoire du monde ? Personne." Vous vous trompez. Je n'ai pas une "connaissance gigantesque de l'Histoire du monde." Je fais seulement ce que je peux avec le peu que je connais, car l'Histoire du monde est quelque chose d'énorme, que très peu d'humains ont été capables de connaître et de rédiger... Je pense à Will (William) et son épouse Ariel Durant, qui ont écrit "L'Histoire des Civilisations" (17 millions d'exemplaires vendus dans le monde, colossal !). Mais moi, je ne sais pas grand chose, peut-être assez pour apporter quelques arguments et exemples à mes propos prophétiques.
La tâche que j'ai accepté d'accomplir est tout à la fois considérable et très simple. Très simple, parce qu'elle se résume à prêcher le Bien qui seul vaincra le Mal et à montrer les sentiers vers le Bien, les Hauteurs, la Vie, les sentiers de la pénitence laquelle se réduit à aimer, pardonner, faire la paix, dégager l'intelligence spirituelle de l'énorme tour d'intelligence intellectuelle qui encombre mon cerveau et de la rendre libre de tous préjugés. Considérable, parce que trouver dans la masse des innombrables frères humains englués dans la rationalisme, le modernisme confortable, l'individualisme, les épis mûrs qui constitueront le petit reste nécessaire pour changer le monde s'avère d'une difficulté impressionnante, voisine de l'impossibilité. De plus, une difficulté incalculable en ceci qu'on ne peut même pas se dire : "Quelles sont grosso modo nos chances de réussites ? Petites, minuscules, insignifiante ?" C'est sans réponse. La seule réponse est celle de la foi : "Le Père a demandé. Mettons-nous au travail !"
Nous sommes des réformateurs appelés à un travail immensément ardu. Nous n'avons pour tout accréditement que la ferme et puissante Révélation d'Arès. Le monde, lui, soit en a peur, soit préfère ne pas l'ouvrir, soit la lit un peu et la referme vite. Notre pensée, elle, doit donc être précise, assurée, d'une fermeté inusitée. La source demeure l'Évangile, ce que le Père confirme en envoyant Jésus me parler en 1974, mais les principes de base ayant largement été dogmatisés en contes de fée (l'enchanteur Merlin dit la messe en changeant le vin en sang pour faire tomber la grâce en confettis sur l'assemblée agenouillée) ou bien oubliés et négligés, nous n'avons que le Sermon sur la Montagne pour nous appuyer sur ce qui a été dit déjà, il y a longtemps. La lucidité exceptionnelle du Père qui nous parle à Arès n'est reconnue que par une rareté d'épis mûrs. Nous prêchons presque pro domo pour l'heure avant de prêcher vraiment aux autres, ce qui — j'en suis heureux — commence à se faire, je l'ai constaté en parlant personnellement en janvier à chacun et chacune de 73 missionnaires parisiens. Bref, nous devons compenser nos faibles moyens de propagation de la vraie foi par des propos simples, rigoureux, incisifs, d'une clarté... si possible éblouissante. Bon ! Je sais, je rêve un peu. Disons que l'éblouissement est plutôt pour demain, mais que nous devons viser à ce qu'il surgisse un jour ou l'autre et se disant que le plus tôt sera le mieux.
Luther et Calvin pensaient que la loi (la thora) révélait notre propre condamnation, car, pensaient-ils, nous sommes incapables de faire le Bien. C'est tout le contraire que vient nous dire La Révélation d'Arès. Luther et Calvin disaient que tenter d'observer la Loi, c'était aller à l'échec immanquablement et, pour finir, à la désespérance. C'est pour combattre cette vision fausse que le Père nous dit à Arès que cette loi-là, comme toutes les lois humains, n'est que la loi des rats, parce que la vraie Loi, celle du Bien, n'existe pas encore, elle est la Loi Qui vient (Rév d'Arès 28/7). Et les fondateurs de cette Loi-là, c'est nous. Nous sommes les apôtres d'une ère spirituelle nouvelle. Comme vous assurez, ma sœur Andréa, avec sœur Anne-Claire et sœur Ghyslaine, l'accueil à Paris, n'oubliez jamais de rappeler ce point à ceux et celles qui rejoignent notre petit reste en Île de France.

15avr18 195C36 
Extrait d'un post sur la page Facebook Michel Potay :

"Rien n'est moins significatif de l'espérance de la Vie qu'un enterrement!" Michel Potay
Voici un extrait du film Rêves de Akira Kurosawa où un enterrement devient un cortège qui exprime une célébration de la Vie. C'est en tout cas comme ça que je l'ai compris.
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Extrait de Dreams (Rêves) de Akira Kurosawa - 1990


Jean-Luc C. d'Aquitaine

Réponse :
J'aime tellement cet enterrement joyeux que je ne résiste pas à l'envie de l'afficher.

16avr18 195C37
Florence m'apprend que la France, l'Angleterre et les État-Unis ont attaqué la Syrie.
Comment l'homme encore aujourdhui peut il être aussi manipulé par la folie et inconscient des conséquences de la vengeance sans fin [Rév d'Arès 27/9].
Il semble tellement loin de nous écouter et nous suivre, cet homme là ! Pleurer ne sert à rien et se mettre en colère de fait que le jeu du Mal.
Je suis triste en y pensant. Soyons forts !
Guy I. de l'Hérault

Réponse :
Comme vous je suis "triste en y pensant". Qui a pondu cette "loi" — encore une loi des rats ! (Rév d'Arès xix:24) — qui interdit de tuer avec des gaz asphyxiants ? Quelle horreur en effet, la suffocation, les brûlures du système respiratoire, etc ! Par contre, tuer en vous criblant le ventre d'une rafale de mitraillette (j'ai vu et entendu mourir des blessés du ventre en Indochine... Ce n'est pas mal non plus comme douleur et horreur, mais c'est autorisé, alors...), oui, ou en vous faisant tomber un pan de mur sur les jambes avec une bombe afin de vous tuer à petit feu, les jambes écrasées, ça c'est humain, donc autorisé.
Ah ! Seigneur ! Mais de qui se moque-t-on ? Ces gens n'ont donc jamais vu la guerre ! J'ai vu et vécu la guerre tant pendant l'occupation allemande dans mon adolescence que durant mon temps militaire en Indochine et j'ai pu voir que les armes, la violence constituent toujours une mauvaise solution. Que de malheurs ces violences entraînent... C'est affreux, cela rabat l'homme au niveau du barbare le plus bestial. Et surtout, surtout, l'Histoire ne cesse de nous le dire, ça ne sert à rien.
Les pacifistes, les non-violents que nous sommes sont aussi des combattants, mais des combattants de l'amour, du pardon, de la paix, de l'intelligence spirituelle. D'autres avant nous l'ont dit et l'ont dit de façon plus développée : Thoreau, Gandhi, Adin Ballou, etc. Nous devons être très fermes sur ce point. Il s'agit essentiellement pour nous de la vie des autres, c'est-à-dire de la possibilité qu'il faut laisser à tout homme vivant de changer sa vie (Rév d'Arès 30/11) et ce n'est jamais en le tuant qu'on lui donne cette chance et qu'on donne au monde la chance de changer (28/7). Dans quelle circonstance puis-je user de violence ? Si un forcené menace mes enfants ou ma femme et va les tuer, je ne dois pas hésiter à leur sauver la vie, et si je ne peux assommer le forcené ou le neutraliser d'une façon ou d'une autre, je dois me résoudre à tuer le tueur et sauver sa victime. On appelle ça "légitime défense". Mais dans tous les autres cas, je ne peux pas exiger de faire mourir mes frères pour mes idées ou de faire mourir l'adversaire de mes idées.
Le grand malheur du monde, c'est que l'homme est devenu une chiffe molle. Sous des apparences de fermeté l'homme, très humble citoyen ou dirigeant suprême, est flexible et malléable tant quand il subit que quand il réagit, et MM. Trump, Macron et May nous en donnent des exemples. La plupart de nos maux humains sont en raccourcis dans la violence, violence de l'autorité, de la loi, des armes, etc. Les passion ont cela d'affreux qu'elles se croient justifiées par les faits... Mais quels faits ? Alain dans un livre que j'ai lu il y longtemps déjà "Mars ou la Guerre Jugée" disait quelque chose comme: "Les guerres n'ont d'autres causes qu'elles-mêmes." Des hommes sui ont la guerre dans leur cœur ne peuvent que faire la guerre. Oui, vous le dites bien, frère Guy : "Il semble tellement loin de nous écouter et nous suivre, cet homme là (M. Macron) !

16avr18 195C38
Vous écrivez, "On comprend mieux le lien entre Véda et vie terrestre en se rappelant que le Mahatma Gandhi confondait "la lutte pour la liberté sociale" avec "le besoin de rencontrer Dieu face à face". Parfois la moisson s'articule mieux avec en toile de fond le théâtre d'une confrontation ou d'un désordre social comme pour mieux appuyer notre propos. Ce fut le cas samedi dernier à Nantes car il ne s'agissait pas là seulement d'un cortège bien rangé de syndicalistes et de manifestants réclamant leurs droits qu'ils estiment légitime mais d'une jeunesse emmenée par des zadistes, ces irréductibles opposants à la création de l'aéroport des Landes, véritables troublions à l'ordre républicain (la république est une et indivisible, pas question d'attribuer du terrain pour vivre une expérience collective sans rentrer dans les rangs pensent ceux que l'ordre rassure). Je dois dire que la détermination des zadistes a forcé mon admiration face à une armée de CRS. Beaucoup de gens se sont retrouvés aux abords du centre ville pour fuir les gaz lacrymogènes mais sans pour autant partir. Il y avait du spectacle. On pouvait lire sur les visages de l'inquiétude mais aussi un grand besoin de vivre. J'ai failli arrêter ma moisson au moment des échauffourées , mais j'ai poursuivi dans ce tintamarre en me postant sur une des artères principales qui mène au centre ville. Quelle ne fut pas ma surprise ! C'était comme si les hommes retrouvaient soudain la raison et le goût pour l'essentiel. Dieu a complètement sa place dans ce genre d'évènement même si très vite les visages se refermeront, il restera quand même quelque chose de cette rencontre, le contexte aidant bien sûr. La confrontation violente inquiète l'homme, qui sent pointer le retour de quelque chose de plus redoutable encore, une guerre civile peut-être. Cela permet aussi à la Parole de passer dans ces moments là. Ainsi
  l'appel à la pénitence prenait tout son sens dans cette ambiance surchauffée ou les passions des uns obligeait les autres à retrouver la raison. La barbarie n'est pas éteinte, elle bouillonne sous le couvert, mais que le couvercle saute… Il était facile de voir que la barbarie organisée était le moins rassurant  face à de jeunes idéalistes turbulents mais qui ne demandaient que d'exister.
Pascal L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Comment pouvez-vous écrire : "Dieu a complètement sa place dans ce genre d'évènement (les violence à Notre Dame des Landes et à Nantes) même si très vite les visages se refermeront, il restera quand même quelque chose de cette rencontre, le contexte aidant bien sûr. La confrontation violente inquiète l'homme, qui sent pointer le retour de quelque chose de plus redoutable encore, une guerre civile peut-être. Cela permet aussi à la Parole de passer dans ces moments là."
C'est complètement faux. Dieu n'a pas "sa place dans ce genre d'événement".
Frère Pascal, de telles circonstances certes justificent notre Appel à l'Amour, mais elles ne permettent pas à la "Parole de Dieu de passer dans ces moments-là." Il faut, il faut absolument que les hommes trouvent d'autres moyens que la confrontation pour faire entendre leurs idées, leurs espérances. Ces autres moyens nous les leur donnons : l'amour, l'intelligence... Dieu certes aime tous les hommes, violents compris, toutes idées confondues, mais je nie, je nie absolument qu'Il ait "complètement sa place dans ce genre d'événement". Je pleure sur ces événemnts, tous mes frères (je l'espère) pleurent, comme le Père de l'Univers pleure, comme la Vie pleure.
Dieu aime tous les hommes, violents compris, mais il pleure sur des affrontements qui ne peuvent que faire naître la haine ou des sentiments proches de la haine chez les hommes faibles (les faibles gendarmes et CRS qui obéissent aveuglément à leurs officiers lesquel obéissent aveuglément à leurs pilotes politiques et les faibles zadistes qui n'ont pas la forte intelligente de comprendre qu'ils perdent leur temps à lutter par la violence ou les cris contre plus forts qu'eux) . Pourquoi Madame la Préfète de Loire Atlantique n'est-elle pas venue s'asseoir, seule, dignement, au milieu des zadistes en disant : "Parlons, réfléchissons ! Ce sera difficule mais nous sauvegarderons la dignité qui est toujours le socle d'une bonne réflexion" ? Oui, pourquoi ? La seule justification — et encore ! — d'avoir recours à des forces de police pacifiques, non armées, contre les zadistes est qu'elle, la prégète, ait constaté qu'il s'agissait de brutes avinées ou au bord de la folie. Car ce sont des êtres humains comme elle qui étaient là avec leurs familles... Comment ne pas comprendre que le "recours à la loi" est la pire solution, quand des humains qui souffrent, qui ont des problèmes, seraient-ils antagonistes, sont les enjeux d'une Histoire dramatique depuis toujours ?  Dans toute confrontation violente les deux partis ont tort, sauf folie... des deux bords ! Pour moi Madame la Préfère de Loire Atlantique est aussi folle que le sont les zadistes. Il ne peut y avoir de solution équitable dans une perspective comme celle-là.
Ce genre d'événement est pour nous l'occasion de démontrer que l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur libre de préjugés est dans tous les cas la seule solution digne et équitable.
Je suis désolé de vous tancer ainsi, frère Pascal, mais je crois de mon devoir de ramener nos intentions à la base sur laquelle le Père les fait reposer.

16avr18 195C39
Merci frère Michel pour cette entrée sur le Véda, que je ne connaissais pas, sinon de nom.
J'avais une image plutôt négative de l'hindouisme avec toutes ces divinités que j'assimilais à des idoles, mais en lisant ce que vous dites et en ayant lu un peu sur l'origine des Védas, je vois que ces divinités ont été introduites plus tard et ne signifient pas comme on pourrait le penser à priori plusieurs divinités. Mais une façon de réprésenter Celui qui est au-delà de toute description.
Par ailleurs j'ai une amie qui pratique la religion hindoue et qui est une belle personne très spirituelle.
Merci encore, frère Michel, d'ouvrir nos esprits cloisonnés par la culture à tous les messages divins sans exception. On peut se demander pourquoi Dieu dans La Révélation d'Arès ne parle pas des védas et de Bouddha, mais si on lit entre les lignes, on comprend qu'il en parle indirectement en définissant votre zone de moisson, il laisse entendre qu'il a délivré des messages dans les autres. Mais c'est seulement la culture, vernis superficiel, qui nous sépare car au fond tous les messages venant de l'Être par Excellence, Celui Qui Est, sont identiques sur le Fond. L'homme sur terre étant partout le même crée à l'image de son Créateur et relié à Lui.
Merci aussi aux commentateurs pour la qualité de leurs interventions Malika, Denis H.,Daniel, Andréa, etc. Merci aussi à Serge 195C5-6 qui a le courage d'afficher ses opinions et qui vous donne l'occasion de nous enseigner tous et d'ouvrir nos esprits et nos cœurs.
C'est vrai que quand j'ai lu votre entrée sur le Véda, une pensée au fond de moi a dit : "Mais où nous emmène encore le prophète ? On a déjà assez à faire avec les chrétiens et les musulmans pourquoi nous parle-t-il des védas ?" Mais vous connaissant depuis longtemps, cette pensée primaire a vite fait place à la question : "Quel enseignement veut nous livrer le prophète dans cette nouvelle entrée ?"
Nos esprits ont vite tendance à vouloir simplifier tout, pour réduire : "La Révélation d'Arès nous suffit. N'allons pas nous compliquer la vie !" Mais c'est oublier que nous sommes frères de tous les hommes et que par amour pour eux nous avons à nous intéresser à leurs croyances surtout si elles leur permettent de devenir meilleurs, car au fond c'est cela le but. Les moyens utilisés sont secondaires. Seul le résultat compte: Il faut que l'homme devienne bon, retrouve la Vie. La veillée 25 de La Révélation d'Arès ne dit-elle pas en gros : "Peu importe la manière dont on prie ou même si on ne prie pas ce qui importe c'est d'être pénitent, d'être un homme ou une femme de bonté."
On rencontre dans la moisson beaucoup de personnes qui déçues par les religions, instaurées en système hiérarchique et dogmatique en Occident, se sont tournées vers la spiritualité orientale, plus libre, surtout le bouddhisme qui lui aussi finalement prend sa source dans les Védas. Car Sirddhartha Gautama ou le Bouddha s'en est inspiré pour aller plus loin ; il peut être de cette façon comparé à Jésus qui lui aussi a pris sa source dans l'ancien testament qu'il connaissait bien pour aller plus loin et en faire ressortir l'Essence Spirituelle.
Vous nous enseignez sans cesse ce Fond pour nous éviter de figer les choses, comme dit Malika 195C11, de  nous sentir "supérieurs" parce que nous avons reçu si je puis dire les nouvelles les plus récentes et les plus pures du Ciel . Mais il ne faut pas oublier que cette Parole n'est utile que si nous la mettons en pratique en étant pénitents d'une part et, d'autre part, en sachant des hommes peuvent suivre d'autres voies et être meilleurs que nous. Il ne faut pas oublier aussi que vous avez un rôle fondamental en tant que prophète, car sans vous les interprétations de La Révélation d'Arès pourraitent être aussi très diverses. Vous en porter le véritable sens. Parole de Mikal, Ma parole (Rév d'Arès i/12).
Vous nous rappelez sans cesse que seuls les actes comptent et non les croyances. Cela pour nous éviter de retourner à l'esprit de religion en nous croyant élus et meilleurs que les autres. Tendance qui peut nous reprendre facilement. L'amour est la seule lumière qui doit conduire nos pas [Rév d'Arès 28/6].
L'autre jour à la moisson nous avons rencontré avec Julien un homme répondant au prénom de Daniel qui nous a dit : "Pour moi Dieu, si je pouvais le définir, je le définirais par un mot : Amour." Cet homme nous a dit qu'il lirait La Révélation d'Arès. Au début il se disait athée, puis nous a avoué finalement qu'il était croyant mais il se définissait athée par rejet de Dieu tel que les religions le présentent mais était convaincu qu'il existait une puissance d'Amour et qu'il était attaché à la personne de Jésus et que pour cela il portait autour du cou cachée sous ses vêtements, une belle croix ornée d'une perle qu'il nous a montrée.
Denis K. de Bretagne-Sud

Réponse :
"On peut se demander pourquoi Dieu dans La Révélation d'Arès ne parle pas des védas..." mais, frère Denis, La Révélation d'Arès ne parle d'aucune Écriture. Elle nomme des prophètes, mais elle ne nomme ni la Bible, ni l'Évangile, ni le Coran, ni aucun livre dans lequel les religions ont copié ou imprimé les paroles des prophètes revus et corrigés par elles.
On parle partout aujourd'hui de science, de critique, scientifique, etc., mais en fait on voit bien — il suffit pour ça de jeter un coup d'œil du côté de la Chine, de la Syrie, de l'Afrique — que partout dans le monde, aujourd'hui encore et toujours, la religion et la politique sont plus fortes et même beaucoup plus fortes que la science.
La science a cela de désolant qu'elle limite ses recherches à ce qui se voit, se mesure et se répète — elle croit que j'ai vu Jésus mais ne s'y intéresse pas parce que ça ne se répète pas, l'exceptionnel n'est pas son domaine —. Mais la science a pour elle de rechercher toujours la vérité, limitée dans son cas au vu, au mesuré, au répété, tandis que la religion et la politique ont contre elles de ne voir comme vérités que celles qui satisfont les ambitions des puissances religieuses et politiques.
Pourquoi vous dis-je tout ça ? Parce que vous me dites avec justesse ceci : "Vous nous enseignez sans cesse ce Fond pour nous éviter de figer les choses, comme dit Malika 195C11, de  nous sentir "supérieurs"..." et je pense qu'il me faut rappeler que dans le domaine du Fond, il y a une sorte d'échelle de valeurs. Il y a ceux qui se considèrent comme "supérieurs" et ce sont généralement, — sauf quelques exceptions — les religieux et les politiques, aveuglés par leurs ambitions ou leurs certitudes,, et il y a ceux qui ont l'humilité de la Vérité et du Bien et ce sont généralement les scientifiques pour la part matérielle de la Vérité et du Bien et les hommes de Bien spirituel, les vrais, comme nous essayons de l'être et comme d'autres hommes que nous ne connaissons pas essaient de l'être parce qu'ils ont du cœur, l'intelligence du cœur et qu'ils sont libres de préjugés. C'est probablement le cas de ce frère humain Daniel que vous avez rencontré dans la mission, vous Denis et notre frère Julien.
Autrement dit, il y a presque toujours dans l'homme de bien comme la simplicité ouvrière, qui manque terriblement à ceux qui dirigent ce monde et qui perdent le jugement parce qu'ils ne jugent que par leur culture, leurs souhaits, leurs désirs, leurs projets, qu'ils croient bons contre le labeur des hommes de bien qu'ils croient sincères mais égarés dans des rêves sans lendemain. Ce n'est pas par hasard que les religieux et les politiques préfèrent compter sur la force militaire (gendarmes, CRS, etc.) — comme je le dis à Pascal 195C39 — car ils ne croient qu'à la force pour conduire à la "sagesse" les populations égarées. C'est pourquoi ce monde continue d'avancer sous le fouet autoritaire de l'erreur, de l'imprévoyance, de l'infatuation, de la théologie politico-légalo-religieuse.
Merci, mon frère Denis, pour ce beau commentaire.

16avr18 195C40
Dans la haute antiquité, car à l’époque Védique la femme a, à tous égards été tenue pour l'égale de l’homme, (195C30 de Patricia) : C’est justement ce que dit Marie, la maman de Jésus, nous sommes tous égaux aux yeux de Dieu. La femme a la paix entre les dents de la femme coule la Parole, le soleil descend de son sein (Rév d’Arès xxvii/13).
Puis subtilement, désastreusement, tristement la misogynie devint rampante ; la Mère est foulée aux pieds, les Madeleines qui ont porté les enfants de Yeshua [Jésus] et qui ont soutenu son ministère sont réduites au silence et les femmes en général sont jugées inférieures aux hommes. C’est là exactement l’opposé de ce que Maître Yeshua a enseigné et de ce qu’il vivait. J’ai entendu dire que certains des enseignements oraux, originaux qui furent mis par écrit par ceux qui connaissent Yeshua ont été détruits, d’autres sont corrompus par leur traduction en grec et en latin qui reflète le préjugé philosophique hellénique et le manque de prise de conscience spirituelle des traducteurs nous le fait savoir notre (Frère Jeoffrey dans le livre "Anna la voix des Madeleines" [de Claire Heartstrong]).
Il y à une blessure dans la conscience collective qui implique se sentir muselé et d’avoir l’impression de ne pas être entendues, nous les femmes, sur le plan personnel contre le plan universel. Elle est inséparable de notre propre besoin d’éveiller notre conscience personnelle causée par la séparation ; la blessure de communication pour certaines raisons ; on est contraint au silence par une force extérieure, elle apparaît aussi dans les cultures patriarcales dominées par les hommes, lesquelles censurent les femmes et dans les sociétés qui sont indifférentes aux femmes, qui les déprécient ou qui sont hostiles envers les femmes en général et envers tous les genres d’expression féminine en particulier que cette dernière vienne des femmes ou des hommes, l’angoisse collective, le chagrin et la rage de tous les êtres (l’étreté) avait été muselée au cour des âges.
Nous révélons ce qui fut tenu en suspens et caché durant des millénaires et nous l’accomplissons. Activons de l’énergie chez les hommes comme les femmes. Ensemble, nous dévoilerons au grand jour ce qui fut enterré, caché et piétiné. La voix la mieux entendue sera le cri du féminin abandonné, tenu d’obéir et de servir le masculin déséquilibré. La polygamie, cette ancienne tradition patriarcale qui a opprimé les femmes durant des milliers d’années a donné à trop de souffrance. L’importance capitale d’élever la voix du Divin féminin pour que tous les êtres puissent connaître l’harmonie et l’équilibre, il y à 2000 ans Marie parle du dénigrement grandissant et du bâillement du féminin divin de la Mère divine parmi les frères et de la misogynie qui émerge dans les doctrines enseignées [par] les prêtres.
C’est le pouvoir d’une prêtresse Madeleine qu’ils craignent. L’ignorance et la méfiance qui entourent le féminin divin et son union avec le masculin divin car une réelle union alchimique du féminin divin et du masculin divin voudrait dire la cessation du jeu dramatique de la dualité et de la séparation. Tout ce qui sera caché sera révélé. Pouvons-nous simplement nous aimer mutuellement  comme notre Créateur Père/Mère affectueux nous aime sans qu’aucun de nous ne soit placé au-dessus de l’autre ? Harmonie et la paix. Joignez ce qui est au — dessus et en dessous — et  connaissez ainsi l’Unité du dedans et du dehors. Rendez à la masculinité sa féminité et à la féminité sa masculinité. Soyez tout ce qui est l’Amour manifeste (Yeshua = Jésus).
Les hommes comme les femmes ont perdu leur connexion avec le cœur des compassions féminines et leur interconnexion avec tous les êtres selon la Loi de l’Unité. Dès lors, nous souffrons tous (Anna la voix des Madeleines de Claire Heartsong.
Mary de Bretagne-Sud

Réponse :
Je ne sais pas si un peu de mysticisme et des histoires plus ou moins légendaires ne tapissent pas ce commentaire, mais je comprends en gros ce que ce commentaire veut dire : Il faut réhabiliter la femme, lui redonner son importance absolument équivalente à celle de l'homme. Peut-être ce commentaire est-il fait de bribes — mal reliées entre elles — de textes glanés dans ce livre que vous citez, que je connais de nom, mais que je n'ai jamais lu : "Anna, la voix des Madeleine."
Il y a dans votre commentaire comme le cri de révolte d'une femme qui a été frustrée de la place qu'elle mérite dans cette société et qui compte bien la retrouver. Au reste, ma sœur Mary, La Révélation d'Arès redonne bien à la femme la place qui est la sienne et qui doit jouer un rôle essentiel dans la reconquête du monde pour le Bien par le Bien. Merci d'inviter chacun à lire et relire la Veillée 9 dans l'Évangile Donné à Arès et le Chapitre xxvii dans Le Livre.
En fait, il s'agit simplement de rappeler avec force qu'homme ou femme il s'agit simplement de l'humain dans La Révélation d'Arès et vous avez bien raison de crier : "Rendez à la masculinité sa féminité et à la féminité sa masculinité. Soyez tout ce qui est l’Amour manifeste" ! Du reste, la question est à la mode, car on entend un peu partout en ce moment les diatribes des femmes "harcelées sexuellement". Je n'aime pas trop la fixation faite sur le sexe, parce qu'elle est faite, on le devine aisément, par les journalistes pour exciter et cette fixation sur un point plus ou moins polisson fait oublier que les femmes sont bien plus harcelées encore que d'autres points professionnels, sociaux, etc. où les hommes veulent garder leur domination.
La domination de l'homme est très ancienne, se perd dans la nuit des temps. "Femme, retourne dans tes demeures, remets-toi à tes travaux, ceux de la toile et de la quenouille, et mets tes servantes à leur tâche. Le souci de la guerre appartient aux guerriers qui sont nés dans Ilios, et surtout à moi." (176, Chant 6) Ayant ainsi parlé, l’illustre Hector reprit son casque à flottante queue de cheval. Et l’épouse bien-aimée retourna vers ses demeures, regardant en arrière et versant des larmes, " chanta Homère dans "L'Iliade" huit siècles avant J.-C. Et dans l'Odyssée Homère fait dire à Télémaque (fils d'Ulysse) : "Mère, retournez dans vos appartements, reprenez votre travail, le métier à tisser, la quanouille... La parole sera l'affaire des hommes, de tous les hommes, de moi surtout, car j'ai le pouvoir dans cette maison," dit Télémaque à sa mère Pénélope. Et les bonnes femmes de se taire ! L'écrasement de la parole des femmes est très ancien.
Je ne vous affiche pas parce que vous êtes un femme défendant le sort social des femmes, mais je vous affiche parce que vous êtes un Pèlerin d'Arès rappelant ce que la Parole du Père elle-même nous rappelle, à savoir que la parole d'un Pèlerin d'Arès n'est pas mesurée à la masculinité ou à la féminité de celui qui s'exprime, mais à l'amour du prochain, au pardon des offenses, à la paix, à l'intelligence spirituelle libre de tous préjugés.
Merci, ma sœur Mary, pour ce commentaire.

16avr18 195C41 
L'Éternel trace la lisière du Champ où Il vous et nous envoie (Rév Arès 5/6-7), annotations Bilingue : "L'aire tracée par Dieu couvre grosso modo la famille abrahamique: juifs, chrétiens et musulmans. Les peuples hors de ce Champ ne sont pas ignorés par le Père de toute l'humanité, mais il a pour eux d'autres projets prophétiques. Par exemple, il est clair que les problèmes d'évolution spirituelle en Inde hindoue sont différents de ceux posés dans la famille abrahamique."
La Parole est Éternelle, ce que L’Aimant nous dit dans La Révélation d’Arès, Il l’a déjà dit (Rév Arès 30/1). Depuis la chute d’Adam (Rév Arès 2/1-5), le Père envoie des prophètes, La Parole qui fut révélée à Noé, Azor, Moïse, Abraham, Elie, Isaïe, Bouddha, Zarathoustra, sous les formes écrites du Véda, de la Bible, du Coran ne sont pas arrivée, jusqu’à nous dans leurs  pureté.
La Révélation d’Arès,
quant à elle, est pure
Et les enseignements de Mikal font la Lumière sur les Livres, nous aide à les nettoyer des gloses (Rév Arès 10/10). Lire et relire La Révélation d’Arès, c’est comprendre que le Père Aimant à toujours dis la même chose à diverses époque selon la mentalité du moment et appelé l’humanité à entrer en pénitence afin de restaurer Éden, le jardin qui ne fane pas (Rév d'Arès 30/11, xvi/17.).
Quelle que soit notre croyance, incroyance, religion, etc, l’important c’est de faire le Bien,  de créer notre âme (Rév d'Arès 4/5-8,16/15, 17/4-7, 20/4, 33/27,39/6-7, xxxix).
Nabi (prophète), à travers votre article le Veda et tout votre blog, nous voyons  le fil d’Ariane que vous tracez qui nous guide et entraîne vers les Hauteurs Saintes tout ceux ouvert à la Parole, à l'accomplissement du Bien (Rév d'Arès 7/1, 20/4, 25/4, 26/1, 26/3, 26/8, 26/15, 28/11-14, 28/26, 31/11, 33/27, 36/14, 36/19, 37/9, 38/4, 40/5). Je vois l’appel universel à rassembler un petit reste de pénitents, à faire alliance avec toutes les femmes, les hommes au service du Bien (24/1, 26/1 ,29/2, 33/12, 35/11-12) à vivre le Sermon sur la Montagne (Matthieu 5/1-7) avant que ne pleuve le péché des péchés (38/1).
Je pense aux Gathas [Hymnes], le livre sublime de Zarathoustra dont je mets ici un extrait : Gatha Ahounavaïti XXVIII Verset 8) et un lien ou l’on peut le lire :
http://data0.eklablog.com/ae-editions/perso/bibliotheque%20-%20pdf/les%20gathas%20de%20zoroastre.pdf
"Pureté! Bénis ma vie, Donne-moi ton Bon Esprit! Parmi nous, Humilité, Dispense ton harmonie! O Pouvoir divin suprême, Donne-moi la connaissance De Tes lois! Leur observance m'apporte le vrai bonheur. Je m'adresse avec ferveur à Toi, Pouvoir des pouvoirs!".
"Je vous le dis : il faut encore porter en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante (Ainsi parlait Zarathoustra)."
Voici un autre enterrement Joyeux. Cercueil dansant de Grand Ma (Dancing coffin for Granmother) :
https://www.youtube.com/watch?v=WRd_SkUu1eQ
Didier Br. d'Île de France


Réponse :
Je ne sais plus où j'ai vu, il y a longtemps, un film montrant un enterrement dans une peuplade plutôt primitive (peut-être des Papous, mais je suis loin d'être sûr de ça) où les gens en deuil avaient habillé le cadavre avec un beau pagne, des plumes, des peintures sur le viage et le corps, et le tenant debout dans leurs bras et se le passant les uns aux autres le faisaient danser avec eux. C'était saisissant de voir ce mort remué comme un pantin mais auquel, par moments, semblait revenir la vie. J'aime mieux les porteurs du cercueil de la grand-mère faisant danser le cercueil. Indéniablement, ces gens en deuil tout habillés de blanc célèbrent la vie, témoignent par là de leur conviction que la grand-mère trépassée sur terre vit ailleurs. Merci pour cette vidéo, mon frère Didier.
Tous les événements de ce monde forment une immense dystopie ! Dans ce monde certes des humaisn connaissent des brefs moments de bonheur, mais dans l'ensemble et sur la continuité ce monde est malheureux. Comment défier les manœuvres continuelles du Mal, personnifié en Satan, qui n'est qu'un produit de l'homme.
Nous devrions défiler dans les cortèges de syndicalistes protestataires, qui ne manquent pas, mais pas pour protester contre des maux sociaux inévitables car l'injustice est installée dans ce monde et y vit comme l'air que l'humanité respire, mais pour brandir des pancarte où l'on lirait simplement : "Rendez le bonheur aux hommes !" pour relayer l'inquiétude muette mais générale des hommes que menacent le Mal et le malheur. Je rève du jour où les humains feront de La Révélation d'Arès le guide errant qu'ils emporteront dans le métro, le bus, le sac à dos, le sac de plage, Lire La Révélation d'Arès, c'est refuser la soumission à ce monde qui engloutit l'humain, ce monde qui comme Cronos dévore ses propres enfants.
Merci, frère Didier, pour votre commentaire.

17avr18 195C42 
Je suis journaliste dans un grand quotidien de France que je préfère ne pas nommer sur un blog.
Je suis passé à votre siège parisien, rue Raymond Losserand. J'ai dit à la personne de permanence que je souhaitais être reçue par vous. Cette personne m'a répondu que vous habitiez Bordeaux mais que personne ne connaissait votre adresse, pour des raisons de sécurité. J'ai demandé votre n° de téléphone et/ou votre adresse eMail, mais il semble qu'il s'agisse aussi d'informations non dilvulguées. Le meilleur moyen de communiquer avec vous serait de passer par votre blog michelpotayblog.net, m'a-t-on dit pour finir.
Je connais ce blog que je visite de temps en temps. C'est la grande table ronde de votre famille spirituelle.
Ma question est simple : Pouvez-vous me recevoir ? Si oui, où et quand.? À Paris, de préférence, si vous passez par la capitale ces jours-ci.
Les questions que je souhaite vous poser portent sur vos réactions aux interviews de M. Macron, Président de la République, par M. Pernaut puis MM.Bourdin et Plenel.
[...]
E. T.

Réponse :
Chère Édith, je n'ai pas de projet à Paris en ce moment et vous risqueriez de m'y voir longtemps après l'événement à propos duquel vous voudriez vous entretenir avec moi. Ça n'aurait plus d'intérêt.
Par ailleurs, et je vous demande de ne pas le prendre mal, je ne rencontre plus de journalistes depuis plusieurs années. Je me garde d'eux avec une très attentive prudence, que m'a dictée une longue suite d'expériences malheureuses. Au sens évangélique j'aime tous les journalistes et ne leur souhaite aucun mal, comme j'aime tous les humains et ne ferais de mal à personne. Mais dans le cadre de la propagation du grand Message spirituel que j'ai à envoyer au monde depuis les Apparitions de Jésus en 1974 et les Théophanies de 1977, je n'ai eu qu'à regretter mes contacts avec la presse à travers ceux qui la font  Mon interview par Jacques Chancel en 2010 a marqué la seule rencontre heureuse que j'ai pu avoir avec un professionnel de la radio et de la télévision. Malheureusement Jacques Chancel est mort assez peu de temps après cet interview. Si vous ne connaissez pas déjà cet interview, je pense qu'au local de mission où vous êtes passée, rue Raymond Losserand, on pourra vous en montrer la vidéo.
Pour en venir aux questions que vous souhaitez me poser à propos des deux interviews de M. Macron par M. Pernaut puis par MM. Bourdin et Plenel je dois vous dire que j'étais en voyage la semaine dernière et que je n'ai vu ni l'une ni l'autre. C'est seulement hier 16 avril que j'ai pris connaissance dans la presse de l'interview — plutôt bagarreuse si j'ai bien compris — entre le Président et MM. Bourdin et Plenel dimanche soir.
Comme vous le savez, si vous visitez de temps en temps le présent blog, je ne fais pas de politique et je m'intéresse surtout à la politique dans l'espoir qu'elle disparaisse un jour, car la politique est la grande partenaire des grands malheurs du monde depuis des millénaires. Quand des politiques (j'en ai rencontré quelques uns en quarante-quatre ans depuis 1974) me disent : "Le monde a besoin de politique," je leur réponds : "Pour faire deux guerres mondiales comme au vingtième siècle ? 1914-1918 et 1939-1945, près de soixante-dix millions de morts au total sans compter les destructions, les veuves, les orphelins, la masse des éclopés. Vous appelez ça une politique nécessaire ?"
Pour en revenir à M. Macron j'ai cherché s'il avait parlé de renaissance de la vie spirituelle. Non, rien ! Alors, que voulez-vous que je vous dise ? Pour moi la renaissance spirituelle de l'humanité, la réapparition de l'amour, du pardon, de la paix, de l'intelligence du cœur libre de tous préjugés est infiniment plus importante que la réforme de la SNCF. Alors ? Je fais un très morose constat : la politique de M. Macron est la même qu'on sert au peuple depuis des siècles. M. Macron a dit qu'il irait "jusqu'au bout". Au bout de quoi ? D'après ce que j'ai compris il ne s'agissait même pas de démocratie, au sens que je donne à ce mot, mais il s'agissait des idées de M. Macron qu'il compte bien réaliser. J'ai bientôt 89 ans et j'ai toujours entendu ça dans la bouche des politiques depuis que je suis assez grand pour comprendre leur langage. Il s'agit de réaliser quoi ? Rien de fondamentalement nouveau pour les hommes, car le fondamentalement nouveau ce serait voir le prochain avec les yeux du cœur, chérir le frère humain comme on chérit son frère de sang, voir l'autre autrement que ne le voit Zeus interviewé par MM. Bourdin et Penel.
Oh ! Il n'a pas l'air mauvais, cet homme, et c'est sûrement ce qu'on appelle un brave homme, mais dans ses propos je n'ai rien lu d'autre que la continuité totale, aux détails et à la mise à jour près, de ce qu'on me propose, à gauche ou à droite, depuis les décennies de ma petite vie. J'ai lu que le Président a soigneusement rappelé que "depuis vingt ans, on sait que ceci et que cela" et que "depuis trente ans, tout le monde est d'accord pour dire que ceci et cela". Alors, non seulement il n'apportait rien de nouveau, mais M. Macron rappelle que ce qu'il fait aujourd'hui est ce sur quoi tout le monde est d'accord depuis toujours. Vu l'état plutôt inquiétant du monde, j'ai trouvé ça plutôt triste.
Vous allez me dire que je ne suis qu'un vieux bougon. Mais non, je n'ai lu qu'une ritournelle au long de l'interview. Il y a près de soixante-dix ans que j'entends des politiciens dire : "Le monde bouge... accélère... change." Moi, je ne vois rien bouger, rien accélérer, rien changer, sinon que l'ignorance, la sottise, la cupidité, la paresse, l'égoïsme gagnent du terrain, ça oui. Mais pourquoi ces gens-là ne se rendent-ils pas compte que l'âme meurt, le cœur s'éteint, le monde meurt spirituellement, le péché gagne du terrain et c'est dramatique. Péché n'est pas forcément un mot religieux, c'est aussi un synonyme de mal, de mensonge, de violence, etc. "Les organismes qui ne s'adaptent pas mourront, il faut être compétitif" dit M. Macron. Mais s'adapter à quoi ? Être compétitif contre quoi, contre qui ? À la même chose que l'on voit depuis des siècles ? Contre les usines à gaz asphyxiants de Syrie ? Ces usines, c'est triste et affligeant, mais ce qui menace la race humaine est autrement plus général, important. Ce qui la menace c'est l'oubli de sa grandeur et de son intelligence spirituelles, de son appartenance à un Tout qui s'étend sur l'infini de l'univers.
Emmanuel Macron a employé l'image d'une maison dont il ne faudrait pas construire les murs avant d'avoir consolidé les fondations. Jésus disait déjà cela il y a deux mille ans et d'autres avant lui l'avaient dit. M. Macron a aussi dit qu'il "préparait le progrès des cinquante prochaines années." On pourrait lui rappeler que même sans parler de spiritualité, il suffit de voir que les trois mots gravés sur nos facades : Liberté, Égalité, Fraternité n'ont jamais, jamais été depuis la Révolution Française, depuis deux-cent-trente ans, réalisé politiquement.
Voilà ! Pour l'homme que je suis il n'y a rien de nouveau dans ce qu'a dit M. Macron. Mais si vous pouviez m'obtenir une entrevue avec lui pour que je lui explique ce que le Père de l'Univers m'a dit, j'en serais très heureux.

19avr18 195C43
Merci, frère Michel, pour votre réponse instructive (195C39) concernant la comparaison entre les différents ressorts qui animent l'esprit des sciences, de la politique ou de la religion et de nous expliquer qu'il y a une échelle de valeur dans le domaine du Fond. Notamment merci de nous rappeler l'importance de l'humilité pour celui qui cherche la vérité.
Toutefois, il y a un point dans votre réponse que je ne saisis pas clairement :
"On peut se demander pourquoi Dieu dans La Révélation d'Arès ne parle pas des védas..." mais, frère Denis, La Révélation d'Arès ne parle d'aucune Écriture. Elle nomme des prophètes, mais elle ne nomme ni la Bible, ni l'Évangile, ni le Coran, ni aucun livre dans lequel les religions ont copié ou imprimé les paroles des prophètes revus et corrigés par elles."
Pourtant dans La Révélation d'Arès 35/11-12, il est écrit : Tu feras alliance fraternelle avec les assemblées des synagogues, celles des soumis de Dieu, nul de Mes Fils ne seront pour toi des étrangers.  Sur le chancel de l'assemblée tu disposeras Ma Parole, comme ils la proclament , tu n'écarteras aucun de Mes Livres, mais tu écarteras les livres d'hommes, ceux de Pierre, de Paul, d'at-Tabarî et des rabins, car dans Ma Parole réside la seule piété.
Les soumis de Dieu sont les musulmans (sens littéral du mot) et les assemblées des synagogues (les juifs) et les livres dont il est question ici ne sont-ils pas la Bible et le Coran débarrasés des écrits d'hommes ?
Dans les annotations (35/11) de l'édition bilingue vous écrivez que la Bible et le Coran et La Révélation d'Arès sont une seule Parole.
Dans celles de l'édition 2009 vous écrivez : "Les livres sont La Révélation d'Arès, ultime référence de la Vérité, la Bible des prophètes et le Coran de Mouhamad. D'autres livres pourraient être ajoutés comme le Véda ou les Sutras bouddhiques, si ceux-ci n'étaient pas situés hors du champ de mission fixés aux Pèlerins d'Arès."
Donc je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire quand vous écrivez  que La Révélation d'Arès ne parle d'aucune Écriture. Elle parle pourtant de Livres.
Merci d'éclairer mon faible lumignon.
Denis K. de Bretagne-Sud

Réponse :
Quand La Révélation d'Arès parle des Livres, elle parle des Livres de Dieu purs, ceux dont on aura écarté les livres d'hommes, ceux de Pierre, de Paul, d'at-Tabarî et des rabins, car dans Ma Parole réside la seule piété (Rév d'Arès 35/11-12). Oui, de cela nous sommes bien d'accord, mon frère Denis.
Mais la raison pour laquelle la Bible et le Coran ne sont nommés nulle part dans le grand Message d'Arès, c'est tout simplement parce que, dans l'état actuel des choses, les seuls livres imprimés, reliés, achetés dans le commerce de librairie, que je peux disposer dans la salle de prière, le Lieu des Théophanies, sont la Bible et le Coran tels qu'ils sont édités par la religion. On y trouve certes ici et là la Parole de Dieu, mais au milieu d'un fatras de paroles d'hommes qui en déforment, en faussent le Message.
Ce que je dispose dans la salle de prière ce ne sont pas la Bible et le Coran tels qu'ils devraient être. De ce fait Jésus, Messager de Dieu et Dieu Lui-même ne les nomme nulle part.
La Bible et le Coran idéaux, délivrés des livres d'hommes, des déformations, ajouts, etc., ne peuvent pas être disposés sur le chancel de l'assemblée tout simplement parce qu'ils n'existent pas. Pour l'heure les frères et sœurs en prière dans ces livres doivent eux-même faire le tri dans leur tête de ce qui est conforme à La Révélation d'Arès et de ce qui ne l'est pas. Ce n'est d'ailleurs pas un mauvais exercice.
Mais les Bible et Coran épurés existeront un jour. De même la pénitence idéale n'existe pas, mais elle existera un jour ; pour l'heure elle est seulement la pénitence en marche dans nos vies de Pèlerins d'Arès.
Je ne sais pas si je suis clair... Je l'espère tout du moins.

19avr18 195C44
Le gourou Sri Sri Ravi Shankar, à la tête d’une fondation prônant la non violence, a joué un rôle méconnu dans le processus de réconciliation entre Bogota et la guérilla des Farc. De passage à Paris, il a été reçu à l’Assemblée et au Sénat.
https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=AzThRZ3dowQ
Et si Manuel Santos, le président de la Colombie, devait une bonne partie de son prix Nobel à un gourou indien ? Sri Sri Ravi Shankar (aucun rapport avec le célèbre musicien décédé) est à la tête de la "Art of Living foundation" qui revendique 300 millions d’adeptes dans 150 pays.
En juin 2015, à La Havane, à la demande du président colombien, il a rencontré une délégation de l’état-major des Farc conduite par son chef, Ivan Márquez. En trois jours à peine, il réussit à convaincre ces guérilleros marxistes d’abandonner la lutte armée pour adopter la "voix gandhienne", c’est-à-dire la méthode non violente qui permit au Mahatma Gandhi de libérer le sous-continent de la tutelle britannique. Au terme de ces trois jours de discussions à bâtons rompus avec le maître spirituel, les Farc annonçaient un cessez-le-feu unilatéral qui pava la voie à la signature, le 26 septembre dernier, de l’accord de paix de Bogota prévoyant une amnistie générale et un processus de réinsertion politique des guérilleros. Malgré l’échec du référendum populaire – un conflit armé de 52 ans ayant fait 260 000 victimes – pourrait bientôt connaître une issue pacifique.
Cela ressemble à un pur miracle. Mais cela n’en est pas un, comme le montre d’ailleurs le scepticisme de nombreux Colombiens qui estiment que des Farc à bout de souffle s’en tirent un peu trop à bon compte. De l’autre côté, il est certain que le président Santos, élu en 2010, était décidé à rompre avec l’intransigeance de son prédécesseur Álvaro Uribe. Il fallait quand même mener l’affaire à son terme et c’est surtout le ralliement spectaculaire de la guérilla à la "voie gandhienne", officialisée à La Havane, qui force l’admiration.
L’histoire est intégralement racontée dans ce documentaire dans lequel la mission du gourou est suivie pas à pas.
http://www.yoganova.fr/colombie-le-gourou-indien-qui-a-desarmer-les-guerilleros/
Daniel C. d'Aquitaine

Réponse :
Le Véda ne semblant pas inspirer beaucoup les commentateurs j'affiche les commentaires qui parlent d'autre chose. Merci pour cette information qui nous apprend que le le prix Nobel qui, si j'ai bien compris ce que vous nous dites ici, a été décerné à Manuel Santos, président de la Colombie, pour la paix qu'il a signée avec les Farc aurait du être décerné à Sri Sri Ravi Shankar.
Vous savez, frère Daniel, beaucoup de décorations et autres récompenses décernées à des personnages gradés ou de haut rang auraient en fait dû être décernées à des petits, des sans-grade, qui furent les vrais artisans d'exploits, de réussites, de hauts faits remarquables. C'est bien pourquoi les rosettes et autres rubans de boutonnière qui ornent les poitrines ne me font jamais trémuler d'émotion. Étant militaire de très bas grade, j'eus par mes mérites l'heur de valoir à mon officier, qui lui s'était au contraire montré en-dessous de tout en la circonstance, une croix de guerre TEO (théâtres extérieurs d'opération), croix qui me fut décernée un peu plus tard pour un autre fait dont, inversement, je n'avais pas le mérite. Confucius avait bien raison d'exprimer son admiration pour son disciple préféré Yen Hoei que les duretés de la vie forçaient à loger dans des circonstances aussi piètres que possible, mais malgré cela rayonnant de bonheur. Le présentant comme un modèle de sagesse Confucius disait de lui : "Il est plus difficile de se défendre du regret dans la misère que de l'orgueil dans l'opulence, mais le sage ne se laisse pas prendre aux mirages des beaux discours ; il ne se laisse pas impressionner par les actes glorieux mais inutiles."Jésus lui disait : Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton geste reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra (Matthieu 6/3-4). Finalement rien ne mérite récompense. Seule doit demeurer la joie de servir le Bien.

19avr18 195C45
Nabi,
En appui a votre reponse au commentaire 195C42.
Liberté, Égalité, Fraternité ? !
La liberté se gagne à la force d'un travail exterieur, sur le monde certes, aussi bien qu'intérieur, sur soi-même. L'Égalité est un idéal, presque un concept qui mis en pratique avec l'intelligence du cœur amène la sérénité sociale et un bon sens général.
La Fraternité est le socle, le lien initial de tous les hommes entre eux. Il est logique que la politique n'accepte pas cela, son rôle est de diviser pour mieux régner. Si elle acceptait fondamentalement la Fraternité, ce serait comme si elle acceptait sa propre disparition en tant que pouvoir.
Alors Fraternité pour rêver ensemble l'Égalité et peut-être atteindre la Liberté commune et personnelle !
À tous nos sœurs, frères et enfants qui souffrent de tant d'injustices en ce monde violent.
Balthazar E.

Réponse :
Eh oui, frère Balthazar ! On peut toujours "rêver ensemble de la fraternité" afin de peut-être "atteindre la liberté commune aussi bien que personnelle", mais rêver, les hommes ne cessent de le faire depuis toujours. Tous les discours religieux ou politiques sont des rêves. C'est du rêve, que matérialise dérisoirement comme un nuage dans le ciel les trois mots Liberté, Égalité, Fraternité gravés dans le fronton sous quoi l'on passe en entrant dans un établissement public, que veut justement nous sortir La Révélation d'Arès. En gros, elle nous crie : "Cessez de rêver ! Devenez enfin vraiment fraternels, égaux et libres ! Pour cela un seul chemin : la pénitence personnelle de chacun." C'est la pénitence seule qui désagrégera les structures du système qui gouverne le monde depuis des millénaires. Ce monde a des riches et des pauvres, des dominateurs et des dominés, des injustices, des guerres, etc., bref, il est très peu fraternel, très peu égalitaire, très peu libre, depuis des millénaires, et cet état de choses fait que l'apocalypse n'est pas devant nous, elle est l'actuel état du monde depuis des temps immémoriaux. Au fond, la Parole de Dieu n'est autre qu'un manifeste insurgeant et libérateur et c'est bien pourquoi elle est déformée dès le moment où elle est écrite, parce qu'elle est toujours écrite sous la surveillance des puissants, qui toujours veulent garder leur puissance.
Nous Pèlerins d'Arès n'attendons pas la fin de temps comme les Esséniens dans leurs cavernes du désert. Nous savons que l'attente seule ne sert à rien, il faut faire pénitence, mais nous poursuivons le même but que les Esséniens qui avaient compris que l'Exode n'était pas terminé, nous avons aussi compris que le véritable Exode, l'Exode spirituel n'est pas achevé et que la Terre Promise n'est pas encore atteinte, cette Terre où devront régner la Liberté, l'Égalité et la Fraternité.

19avr18 195C46
Bien aimé frère Michel,
Voici un article que vous aviez rédigé à l'attention d'un éventuel journaliste qui accepterait de porter, sans déformation ou interprétation personnelle, la présentation de La Révélation d'Arès au monde et pourquoi pas au représentant actuel de notre pays.
Je me demande quel est le nom du grand quotidien, dont E.T. est journaliste ? Mais si E.T.  (195c42) est sincère, si elle le veut, elle peut aussi en informer l'épouse de M. Macron, qui a récemment visité une école de Krishnamurti en Inde. Peut être fera t-elle bonne accueil de La Révélation d'Arès, souhaitera vous rencontrer et en parlera à son époux.
Nous sommes tous un ! Puisse t il nous entendre !
Guy I. de l'Hérault
Article aux Journalistes

Réponse :
Merci, mon frère Guy. J'espère qu'E.T., la journaliste qui m'a adressé un message en 195C42 le lira.

19avr18 195C47 
Cher Frère Michel
Je suis extrêmement fier de votre réponse à cette journaliste [195C42].
Vous êtes non seulement l'Honneur de Dieu, mais vous êtes aussi l'honneur de tous ceux qui ont placé leur confiance en vous depuis les Évènements d'Arès.
Vous êtes le prophète de Dieu.
Affectueusement.
Michel M. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Michel, pour ce compliment.
Je ne sais s'il est mérité, car je n'ai fait que répondre à cette personne ce que je devais lui répondre, rien de plus, rien d'exceptionnel.
Mais je suis touché parce que cela resserre notre vieille amitié, notre amour fraterneL

21avr18 195C48 
Je pars pour la mission en laissant ma Florence, hisse-et-haut ! Santiaaaano 😊 si Dieeeu veut toujours droit deevant,
nous iroooons jusqu'au Jour du Très-Haut !
Tiens booon la vaaaague et tiens boooon le Vent hisse et haut Santiaaaano.
Guy I. de l'Hérault

Réponse :
Je fus marin dans ma jeunesse et je ne peux qu'aimer cette chanson inspirée, c'est évident, des chanson à virer d'autrefois, que chante Hugues Aufray et que je ne connaissais pas. C'est très beau.
J'ai toujours été ému d'entendre Jésus citer la Mer sur les Hauteurs et me donner des paraboles qui ont trait aux vaisseaux, aux voiles, comme images de l'âme naissant et voguant sur l'infini.
La nuit, dans leurs rêves, les humains sont jetés dans l'inconcevable, que seul le rêve peut concevoir. Alors, l'humain dérive dans un espace inconnu, mais il est sur l'eau, il tangue et roule comme sur les vagues de l'océan, son âme est ainsi malmenée, mais elle existe... Elle existe et c'est l'essentiel, car c'est elle qui emmènera l'homme vers son salut, vers les rivages de l'autre côté.
Au fond, quand il n'y a plus rien de matériel, ce qui arrive dans les rêves, qui précèdent la mort, qui sont une sorte de mort, il reste l'amour ! Comment l'homme trouverait-il cet amour s'il ne s'était pas déjà entraîné à l'avoir quand, charnel, il faisait pénitence ? L'amour n'est pas un sentiment. C'est la matière même de la Création. Quand Jésus parut devant moi il portait une tunique qui cloquait "comme s'il sortait de la mer", ai-je dit maintes fois. Il y a toujours quelque chose qui se rapporte à la mer... à la Mer. La Mer et l'Amour sont parents.

22avr18 195C49
J'avais commencé "L’Éthique" de Spinoza dans sa version originale, traduction de A. Guérinot. Au tiers de la lecture et je me suis arrêté, car je ne comprends que la moitié de ce que je lis ! Autant l'ouvrage "Le miracle de Spinoza", de Frédéric Lenoir, m'était compréhensible, autant celui de Guérinot m'est inassimilable. L'écart de temps et les codages intellectuels qui séparent ces deux ouvrages y sont probablement pour beaucoup.
En revanche, Je viens de terminer le livre de Primo Levi "Si c'est un homme" que vous évoquiez dans votre entrée précédente (194c10). Un livre qui fait froid dans le dos. Je connaissais l'inhumanité des kapos et SS allemands, mais j'ai découvert une autre forme d'inhumanité, celles des prisonniers entre eux qui, bien que se sachant tous condamnés à mort, cherchent à survivre au dépend de l'autre. Une forme de civilisation de survie, avec ses clans, ses règles, s'organise au milieu de la barbarie dans le camp d'Auschwitz.
Je me suis demandé pourquoi Primo Levi, un rescapé de la Shoa, dont on sent la puissance de vie en lui, avait pu se suicider 40 ans plus tard ? Je me suis informé et j'ai appris qu'il est mort suite à une chute dans l'escalier de son immeuble et que le suicide n'est en fait qu'une hypothèse qui sera par la suite controversée.

Dans une upanishad, toujours à propos de lecture, je ressens ces belles paroles :
"Que l'homme ne cherche pas à comprendre la parole, mais qu'il connaisse celui qui parle.
Qu'il ne cherche pas à comprendre l'odeur, mais qu'il connaisse celui qui sent.
Qu'il ne cherche pas à comprendre la forme, mais qu'il connaisse celui qui voit.
Qu'il ne cherche pas à comprendre le son, mais qu'il connaisse celui qui entend.
Qu'il ne cherche pas à comprendre la saveur, mais qu'il connaisse celui qui savoure.
Qu'il ne cherche pas à comprendre l'acte, mais qu'il connaisse celui qui agit.
Qu'il ne cherche pas à comprendre plaisirs et douleurs, mais qu'il connaissent celui qui les ressent.
Qu'il ne cherche pas à comprendre voluptés, jouissances et puissance créatrice, mais qu'il connaisse celui qui les ressent.
Qu'il ne cherche pas comprendre la faculté de mouvement, mais qu'il connaisse celui qui se meut.
Qu'il ne cherche pas à comprendre le mental, mais qu'il connaisse celui qui pense."
C'est un extrait de "Kaushitari Brahmana Upanishad" (une des dix upanishads majeurs), mais je dois avouer qu'en parcourant les deux ouvrages sur le Veda que j'ai commandé sur internet, je me suis dis : "Mon pauvre Philippe ! Tu te retrouves comme la grenouille qui veut devenir aussi grosse que le bœuf :
Une Grenouille vit un bœuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n'était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse s'étend, et s'enfle, et se travaille
Pour égaler l'animal en grosseur,
....Disant : "Regardez bien, ma sœur ; Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?"
Nenni. — "M'y voici donc ?" — Point du tout. — "M'y voilà ?"
— Vous n'en approchez point !
La chétive pécore
s'enfla si bien qu'elle creva.
Jean de La Fontaine, "La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf".
Car je dois me rendre à l'évidence, ces livres sont bien trop volumineux pour ma capacité de lecture et de mémorisation ; 1300 pages ! Rien que pour le livre les "108 upanishads" auquel faut y rajouter le plaisir d'une police de caractère oscillant, à mon avis, entre 8 et 9 !
Bigre, il faut des lunettes loupes pour lire tout çà ! Alors pour ne pas éclater comme la grenouille, je crois que je vais suivre vos conseils et ne pas me donner l'obligation de tout lire.
Je me contenterais, dans un premier temps, des 10 upanishads majeurs et de l'enseignement qui est donné sur la page de votre blog.
En tout cas, j'ai bien fait rire Arièle et mes sœurs de l'assemblée avec mon gros bouquin entre les mains !

Ceci étant dit, tout un chacun peut ressentir ce souffle divin au cours de ses lectures, la force d'évocation de certaines phrases témoignent de l'universalité de l'humanité et de cette fusion des éléments avec le Tout. Les grands malheurs de l'homme, qui jalonnent l'histoire de l'humanité, viennent lorsqu'il se réduit à une vie d'animal et c'est bien ce qui nous menace encore aujourd'hui.
Cette perte de la vie spirituelle qui nous fait nous comporter comme des bêtes féroces et même parfois pire que des bêtes.
Je comprends mieux  le sens de La Révélation d'Arès 22/14 : Que ta descendance se souvienne de Ma Parole, plus jamais de princes, ni prêtres, ni docteurs, et la Bête, qui agonisera longtemps derrière l'horizon, mourra.

Alors nous y réfléchissons, Arièle et moi, nous en parlons et nous nous encourageons pour que nos paroles et notre esprit se reflètent dans nos actes pour ne faire qu'un avec le Créateur et sa création. Avec réalisme nous mesurons que chercher à vivre dans l'amour, le pardon, la paix et le partage n'est pas une mince affaire.
Pour nous, c'est tout à la fois une joie, un labeur de tous les jours et une grande espérance qui nous plongent dans le temps et hors du temps. Dans le temps car il faut arriver à le vivre sur cette terre avec le plus de cohérence possible et hors du temps car nous avons bien conscience que tout continue après la  mort sous une autre forme de vie qui nous est inconnue mais que nous savons étroitement liée [aux conséquences de] notre vie terrestre.
En écrivant cela, nous repensons à la visite récente, dans notre région, de Philippe et Maryse de la Drôme Rhodanienne.  C'est avec joie que notre petite assemblée a revu Philippe, ce vieux compagnon qui chemine avec une grande foi sur les sentiers des Hauteurs. Son épouse, Maryse, enviait ceux qui sont engagés depuis longtemps, mais nous nous sommes dit, après réflexion, que lorsqu'on s'engage dans La Révélation d'Arès, le temps n'a plus cours, il n'est pas un critère de qualité et d'évolution.
Car en vérité, nous sommes tous des frères et sœurs qui débarquent avec, dans nos bagages, notre vécu, notre souffrance, notre joie, notre expérience de la vie, et c'est bien notre engagement dans la voie du Bien qui fait notre force et notre cohésion.
C'est ce que nous retrouvons dans la parabole de l'Évangile avec l'ouvrier de la onzième heure (Matthieu 20/2-15).
Merci, frère Michel, d'avoir ce soucis de nous emmener toujours plus haut...
Philippe et Arièle C.-C. des Hautes-Alpes.

Réponse :
La traduction d'André Guérinot parut en 1930. J'ignorais que cette édition, au tirage strictement limité, devenue introuvable, avait été rééditée. Le français classique recréé par Guérinot correspond, dans son objectivité, au latin de Spinoza, dit-on. Mais bon ! L'Éthique n'est pas facile à lire. Il faut la lire rapidement sans s'arrêter, sinon on croque et mâche les mots et on n'y comprend plus rien (même chose pour les Upanishads). Je n'ai pas lu le livre de Frédéric Lenoir, mais je sais que ce n'est pas une traduction, c'est un récit biographique et un exposé de la doctrine de Spinoza rédigés pour des leteurs modernes, donc plus facile à lire évidemment. Je trouve très bon que vous ayez tenté de lire "L'Éthique" dans le texte d'après une traduction, mais lire Spinoza n'a rien d'obligatoire et vous avez raisonnablement décidé d'y renoncer.
Ce qui est bon, c'est que vous ayez constaté qu'à des époque diverses et dans des pays éloignés les uns des autres, dans des langues et des cadres culturels aussi très divers, des hommes se soient efforcés de voir quelque chose derrière le voile qui est tombé devant les yeux de l'humanité pécheresse et se sont exprimé tant bien que mal pour exprimer l'inexprimable. Vous constatez ainsi qu'il n'existe qu'un Créateur pour tous, que nous sommes des fragments d'un Tout infini sur quoi court le Tout-Autre comme l'esprit de Dieu planait au-dessus des eaux primordiales (Genèse 1/2).
Je suis de plus en plus inquiet du tour que prend actuellement la politique dans le monde : Un nombre de plus en plus réduit d’individus exerçant des puissances d’une inquiétante énormité : Trump, Poutine, Xi Jinping (Chine) et quelques autres d’un niveau inférieur de possibilités militaires, économiques, mais diversement alliés des précédents. Il y a une différence de plus en plus grande et essentielle entre l’idée qu’on peut avoir de l’humain comme puissant politique avec à sa base le citoyen soumis à la loi du précédent et l’idée de l’humain qu’on peut avoir tel que La Révélation d’Arès le voit. Nous avons l’impression que nous allons être dévorés par les premiers et que notre mission est vouée à l’échec et que donc le péché des péchés va survenir et l’humanité disparaître dans une catastrophe planétaire... comme les dinosaures disparurent autrefois.
Jamais je n’avais mieux compris l’importance de La Révélation d’Arès. Apparemment, que perdrait le Père par l’autodestruction de ses Enfants ? Apparemment rien. L’univers est immense ; la Terre semble pouvoir disparaître sans laisse de trace et sans affecter le moins du monde l’espace infini et ses milliards de milliards d’astres. Mais est-ce si sûr ? La Révélation d’Arès ne vient-elle pas donner aux choses un autre aspect de la réalité ? L’esprit humain est l’image et ressemblance du Souffle du Créateur... Nous semblons bien posséder des capacités sensorimotrices très développées, très indépendantes, pour tout dire extraordinaires, divines, du fait du segment de divinité au fond de chacun de nous. Notre victoire n’est donc pas impossible pour finir. C’est ce que dit la lettre d'un de nos frères, qui habite les Alpes pas très loin de chez vous : "Un match de football se gagne parfois à la 93ème minute". Il parle donc des prolongations.
Restez de vaillants missionnaires. Ne baissez pas les bras.
Merci pour votre commentaire, sœur Arièle et frère Philippe !

22avr18 195C50
Bonjour,
Je vous écris cet email, pour vous demandez conseil.
Comment auriez-vous agi et prié si vous étiez la cible d'attaque démoniaque de la part des rosicruciens, franc-macons et autres animistes (hindouistes).
Ils ont essayé à plusieurs reprises de me faire adhérer a leurs cultes. J'ai toujours refusé. À l'heure actuelle ils utilisent des esprits démoniaques.
Je continue de prier de faire penitence. Cependant, je me retrouve à lutter contre un groupe d'occultistes bien plus nombreux que je ne le suis. Quels conseils pourriez-vous me donner ? Comment gagner ce combat contre le diable ?.
NB: Excusez mon clavier anglais !
Merci d'avance.
Anonymement vôtre

Réponse :
Cher anonyme, je ne vous connais ni ne vous identifie, évidemment, mais bon ! je n'ai pas voulu jeter cet eMail au pannier. Je pense que vous souffrez d'une situation qui ne vaut pas la peine qu'on souffre pour elle.
Si vous êtes vraiment pénitent, vous aimez, pardonnez, faites la paix, êtes libre de tous préjugés, vous êtes forcément philosophe au sens où vous restez impavide et tranquille devant les propagandes que, comme tout le monde, vous entendez de tous côtés, que ce soit politique, religieux, commercial, etc.
Tout cela ne peut que vous faire hausser les épaules, continuer d'aimer tous ceux qui essaient de vous enrôler, leur pardonner leurs insistances, leur répondre avec intelligence spirituelle que vous avez déjà vos propres convictions qui vous suffisenr, rester libre de tous préjugés les concernant. Ils ne font, j'imagine, que vous exposer les buts qu'ils poursuivent pour voir si, par hasard, l'un d'eux vous conviendrait et vous convaincre de le suivre. Ce ne sont ni des diables ni des démoniaques, mais tout simplement des propagateurs d'idées de toutes sortes. Le monde en est plein. Même chose de la part de ceux qui essaient de vous vendre un smartphone, un yaourt, des carottes, une bicyclette, une voiture. Soyez en paix, c'est tout.

22avr18 195C51
Bonjour frère Michel,
Le Véda me fait penser à toute cette multiplicité de formes et de croyances qui colorent toute la culture hindoue et qui pourtant se rejoignent toutes justement par cette diversité.
Mais comme nous en sommes loin dans notre monde harponné, bâillonné, uniformisé, nous vivons comme un immense banc de poissons pris dans le filet du profit et de la surconsommation, de l'orgueil et de la vanité, prisonniers et condamnés à nourrir un système jusqu'à ce que mort s'en suive. Heureusement, certains çà et là arrivent à sauter assez haut pour échapper au filet et même à s'organiser pour ronger les mailles et libérer le plus possible de leurs congénères.
Sans doute, puisque l'homme est image de son Créateur, le Véda nous dit-il à sa manière, comme La Révélation d'Arès, que l'homme possède en lui une part féminine aussi équivalente à sa part masculine, et que les faire vivre toutes les deux c'est donner place au dieux qui est en lui et activer donc la vraie Vie qui l'habite.
Nous vivons dans une masculinité à outrance qui même imprègne les femmes et la jeunesse de plus en plus. C'est notre propre matrice de Vie, que nous condamnons [?]. Comme il me manque de ne plus voir de femmes, quelque soient leur formes, habillées en robes et promenant leur grâce et leur charme aux quatre vents ! Comme il nous manque à nous les hommes le regard et le sourire de la femme qui elle seule, la première, peut nous démystifier et nous rendre à nous-mêmes.
Meilleurs salutations, frère Michel.
Angel C.-D. de Genève en Suisse

Réponse :
Votre commentaire n'est pas très clair — notamment, comment pouvons-nous "condamner notre propre matrice de Vie" ? — mais je devine tout ce qu'il veut nous dire. Merci pour lui, mon frère Angel.
Oh oui, vous avez raison de dire que nous vivons "harponnés, bâillonnés, uniformisés comme un immense banc de poissons pris dans le filet du profit et de la surconsommation, de l'orgueil et de la vanité, prisonniers et condamnés à nourrir un système jusqu'à ce que mort s'en suive." Mais mourir nous ne le voulons pas et nous nous protégeons de la mort par la pénitence et même nous appelons, par la moisson, les autres hommes à entrer en pénitence à leur tour.
Quand Christiane Singer, une écrivain, penseur et essayiste française, fut atteinte d'une cancer et apprit qu’il lui restait six mois à vivre (elle mourut en 2007), elle commença à rédiger ses "Derniers Fragments d’un Long Voyage", témoignage bouleversant à l’approche de la mort. Elle y raconta notamment que "son père décelait dans toute religion le germe d'une violence historique," tant "il est vrai que tout système sied mal à la spiritualité." C'est justement pour défendre la pureté et la simplicité de la vie spirituelle que nous sommes disciples de La Révélation d'Arès et moissonneurs de pénitents. Par là nous nous désharponnons, nous nous débaillonnons, nous nous désuniformisons, nous sortons du banc de poisson pris dans le filet du système.
Merci, frère Angel, pour votre commentaire et pour votre fidélité à la pénitence et à la moisson.

22avr18 195C52 
"Pourquoi la Parole de Dieu fut-elle donnée au désert ? Pour que personne n'en réclame la propriété," dit une tradition juive évoquant les temps lointains où les déserts n'appar­tenaient à aucune nation. Le Véda est aussi une Révélation sans hôte ni propriétaire, parce qu'il est seulement connu  dans sa déjà très ancienne traduction en sanscrit, mais on sait qu'il fut révélé immémorialement dans des langues depuis longtemps éteintes.
Je ne fais que recopier ce que vous avez écrit, sans le commenter, par soucis du respect  de Ce Qui se vit de Ce Qui Existe: La Parole, le Vrai, le Beau non banalisés.
Merci frère Michel pour cette très belle entrée qui vit en moi.
Danièle G. du Nord

Réponse :
Merci, ma sœur Danièle, pour ce commentaire très simple, mais important.
Dans le monde désacralisé où nous sommes parvenus, la foi est vue comme dénuée de toute valeur. Notre mission a le mérite de remettre en valeur la valeur créatrice, ou plutôt recréatrice, de la vie spirituelle simple, sans religion. La pénitence, si elle ne devient jamais routine et reste une quête ininterrompue de la Vie, porte le pénitent au sentiment de vivre en permanence dans l'activité créatrice du monde.

24avr18 195C53
Votre entrée évoque côte à côte Veda, Bible et Coran et dans votre commentaire 195C43 vous réitérez votre opinion que ces Paroles sont encombrées de livres d’hommes [ou paroles d'hommes, Rév d'Arès 16/12, 35/12]. L’hétérogénéité des textes biblique et védique est une évidence historique et textuelle mais le texte du Coran est censé transmettre la Parole donnée à un seul prophète reçue et transcrite par écrit sur un temps relativement court. Que pouvons-nous dire des textes attribuables au prophète Mouhamad, Coran et hadiths ?
Pour les hadiths, nous en connaissons l’immense complexité, la non fiabilité de beaucoup, et savons qu’il faut distinguer ce qui y est parole circonstancielle de l’homme Mouhamad et enseignement du plus écouté des Messagers (Rév d’Arès, 2/9). Mais pour le Coran, ni vous ni moi ne maîtrisant l’arabe classique, nous ne pouvons avoir qu’une vague idée des richesses possibles de sens de son texte "canonique", même si nous savons que son processus de mise par écrit a soulevé des contestations à l’époque dans la petite umma, en particulier en provenance d’Aïcha, une mémoire vivante.
Sur le blog apparaissent de nouveaux commentateurs. Certains me touchent davantage comme ceux venus de la mission libanaise qui commence à s’enraciner et dont j’espère qu’il deviendra un verger selon la prophétie d’Isaie (Isaïe 29/17). Je suppose que les lecteurs du blog sont maintenant beaucoup plus nombreux que les commentateurs et a fortiori que les Pèlerins d’Arès, la partie émergée de l’iceberg de son influence pour reprendre une de vos images. Contrairement à ses débuts, l’impact du blog sur l’extérieur du petit reste deviendrait ainsi plus important qu’en interne.
La question du statut du blog dans l’enseignement du prophète d’Arès continue donc à se poser à mon faible lumignon. J’ai bien conscience, à la Lumière de la Parole donnée à Arès, qu’en vous coexistent d’une part le Messager Fort (Rév d'Arès 26/7) et d’autre part l’homme Michel du (au pied lourd, Rév d'Arès xxxiii/1). C’est une situation complexe que vous n’avez pas choisie et qui est une lourde charge : "Redoutable le sort des prophètes !" [entendu par le témoin des Théophanies en 1977 lors du défilé des prophètes pantelants brancardés].
En suivant l’évolution de votre blog et la variabilité des propos de son webmaster et des commentateurs et en naviguant dans des entrées comme 106, 158, 188 et 195, j’essaye d’y retrouver mon latin. Je n’y réfléchis pas pour discerner l’Indicible — ce qui n’est pas à ma portée —, ni agiter des idées, mais comme outil pour mieux accomplir ma mission terrain, pour répondre aux passants après les avoir écoutés et les encourager dans leur recherche. Puis-je leur parler du blog sans créer de blocage prématuré dans leur esprit ?
Ces passants sont de diverses cultures, le plus souvent chrétiens, musulmans et athées/agnostiques, plus rarement hindouistes ou bouddhistes. Les passants d’origine musulmane posent une difficulté particulière, surtout dans le contexte actuel et je suis très attentif à eux, ayant en permanence devant ma lucarne la perspective de l’alliance entre le frère de Yëchou et le frère de Mouhamad, si importante pour l’accomplissement du Dessein du Père et sur laquelle la cinquième théophanie du bon Livre [Rév d'Arès i/5-11, ii/16, iv/11] insiste fortement. Leur parler de livres d’hommes dans le Coran crée un blocage immédiat dans leur esprit ce qui n’est pas bon pour notre mission qui est d’abord de faire connaître La Révélation d’Arès. Et pour le musulman culturel qu’obsède le Coran, nous pouvons passer pour des ennemis de l’Islam.
Je salue avec espérance votre évocation de l’entrée 188 comme d’un " événement de votre vie prophétique", (votre réponse à C25), tournant salutaire même s’il a été décidé sur la base d’un quiproquo sur le travail et les intentions des apôtres qui y ont été éreintés.
Je vous suis tout à fait sur l’indivisibilité de la Parole, sur le décalage entre la Parole et l’écrit, sur la nécessité de replacer les écrits dans leurs contextes historiques. Je vous suis aussi quand vous évoquez en R188C46 la perspective à l’aide du travail fait pour le Zabour de « donner un éclairage nouveau au Coran », mais je ne vous suis pas (désolé !) quand vous parlez à nouveau de livres d’hommes dans le Coran.
La Parole donnée à Arès vous donne pour instruction : "Ferme, sauf Mouhamad !" (Rév d’Arès, i/6). Je considère donc comme sage pour notre mission de garder un noble silence -pour reprendre l’expression du Bouddha- sur ce qui est source de blocage et de divisions et de laisser des croyants arabophones compétents traiter des sujets délicats que soulève la relecture du Coran à la Lumière de la Parole donnée au prophète Mikal. Les déformations de la Parole donnée au prophète Mouhamad sont essentiellement à trouver dans les préjugés culturels de ses lecteurs, musulmans ou non, pas dans le texte arabe du Coran.
Ce n’est que mon modeste avis de chemineau au ras des pâquerettes de printemps.
Antoine B. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Antoine, pour ce commentaire.
Vous me dites : "Je ne vous suis pas (désolé !) quand vous parlez à nouveau de livres d’hommes dans le Coran." Et moi je dis : Non seulement je crois, mais je suis sûr, absolument sûr, qu'il y a des livres d'hommes dans le Coran, je suis, par exemple, sûr que les descriptions puériles du paradis ou de l'enfer dans le Coran ne sont pas ce que Dieu a dit à Muhammad, parce que c'est faux, la survie de l'âme est tout autre chose, mais je ne prétends pas improbable que ce fût la façon que Muhammad eut d'essayer de faire comprendre à des archaïques païens, des Arabes arriérés, comme à des enfants quelque chose qui dépassait de très loin leur piètre capacité à comprendre. Je suis aussi absolument sûr, autre exemple, que Dieu n'a jamais dit à Muhammad que l'homme est supérieur à la femme, parce que La Révélation d'Arès dit tout le contraire (veillée 9 et ch. xxvii) et que je crois à Ce Que dit la Parole d'Arès  et je ne crois pas ce que dit le Coran sur ce point. Etc., etc. Passons ! Les points sur lesquels le Coran diffère de La Révélation d'Arès ne sont pas rares, de même les points sur lesquels le Coran se contredit. Je sens bien la patte humaine dans tout ça.
Vous ne me suivez pas et de toute façon cela ne menace pas votre salut, mon frère Antoine, si vous êtes pénitent, ce que je crois. Être pénitent, vous le savez, n'est pas croire le prophète d'Arès, mais aimer, pardonner, faire la paix, penser et parler avec intelligence du cœur libre de tous préjugés.
Existe-t-il en ce monde deux croyants non religieux, deux croyants en quête de Vérité et de Vie, qui soient d'accord sur tout ? Non, cela n'existe pas, parce que chaque humain étant image et ressemlblance du Père est un monde, un univers même, à lui seul, et que deux humains qui seraient d'accord sur tout seraient les clônes absolus l'un de l'autre et que cela n'existe pas, ne peut pas exister, parce que Dieu est unique et que chaque humain, qui est image et ressemblance de Dieu (Genèse 1/26-27), est unique dès lors qu'il est Un en lui-même — Sois Un en toi ! (Rév d'Arès xxiv/1) — et qu'il a cessé de ne plus vivre comme les autres. Donc, va-t-on me dire, il n'existe pas de Vérité. Si, elle existe, mais elle n'est pas la bête répétition d'une formule unique, elle est elle-même une création permanente, un fragment actif de la Création continue (xxii/12). C'est quelque chose que l'humaine "rationnel" de la Terre ne peut comprendre.
Alors, demandez-vous, faut-il encourager l'humain tout venant, notamment celui rencontré dans la mission, à lire mon blog ? Pour moi ne pas encourager l'humain de rencontre, particulièrement le Musulman, à lire michelpotayblog.net, c'est comme ne pas l'encourager à lire La Révélation d'Arès. Je ne dis pas dans mon blog autre chose que ce que dit La Révélation d'Arès. Je développe certes dans mon blog ce que dit La Révélation d'Arès mais développer, rendre plus claire la Parole, c'est la fonction même du prophète.
Je n'ai pas pour mission particulière de ne pas choquer mes frères musulmans, pas plus que je n'ai pour mission de ne pas choquer les Chrétiens des églises que je scandalise quand je rappelle que Jésus n'est qu'un simple prophète et non le Fils de Dieu incarné, mort sur la croix pour la rachat des péchés.

24avr18 195C54
Le principe de non-dualité dans les Védas et le principe de non-jugement dans l'enseignement de Jésus se rejoignent : Ne pas juger mon frère humain me permet de saisir le vivant au-delà des apparences. Différences et contradictions disparaissent alors, on ne s'y attache plus du moins et on peut alors voir ce qui est commun et essentiel, plutôt que ce qui est autre, mais superficiel.
Si nous abattons en nous-mêmes ces murs épais que constituent la dualité et le jugement, on peut véritablement voir les grandes beautés et richesses de la vie qui n'existent que grâce à sa prodigieuse diversité. L'orchidée est certes une fleur magnifique, mais imaginez-vous un monde où il n'y aurait plus que des orchidées en guise de fleurs ? Quelle tristesse ! Ou alors un monde où l'espèce animale se limiterait aux grizzlis ou, pour plus de tranquillité, disons aux moutons. On deviendrait neurasthénique ! comme disait ma grand-mère : "Il y a la force du torrent et aussi la douceur du ruisseau, nous avons besoin des deux, il me semble."
Soyons humbles ! Notre compréhension de la Vie et de la Parole divine est encore bien petite, heureusement que vous nous éclairez : Mikal annonce le Vrai. Ma Main grisse sous l'écorce et dans le coude; l'homme ne l'entend pas (Rév d'Arès xxxiv/ 1). La seule chose qui peut nous ramener au Tout, c'est l'amour. Consciente que l'amour laisse toujours la liberté totale à l'autre et que nous pêchons souvent à ce niveau dans nos relations, je me suis permise de changer un peu la prière du midi, depuis un an ou deux, je récite : En vérité, l'homme qui oublie l'amour et la liberté pour tout homme est dans la perdition, sauf ceux qui se repentent, font le bien et se recommandent entre eux  la Vérité et la constance" (Le Coran, sourate CIII). Amour et liberté sont indissociables, alors pourquoi ne fait-on pas l'effort d'une  compréhension profonde de la diversité humaine ?
C'est pourtant pour cela que l'humanité est passionnante. Je crois qu'il ne faut jamais essayer de faire l'autre à notre image en tentant de le faire entrer dans notre petit moule étroit (notre culture, notre religion ou notre athéisme, ainsi que nos idées érigées comme des dogmes), pas plus que tenter de lui faire prendre la voie droite, s'il préfère prendre un chemin plus sinueux; mais au contraire lui donner toute sa liberté, ce qui est le signe de l'amour divin, puisque qu'Il/Elle [le Père/Mère] ne force jamais l'humain à aller dans une direction, Il/Elle [le Père/Mère] l'y invite.
Françoise L. de Bretagne sud.

Réponse :
Voilà un beau commentaire, ma sœur Françoise, et je vous en remercie de tout mon cœur.
C'est un très beau témoignage de libération que vous nous adressez là, ma sœur Françoise. Les peurs nous habitent tous, notammentles la peur de ne pas être comme tout le monde, la peur de sortir des sentiers battus, de contredire les idées reçues. Les foules sur les sentiers battus et les idées reçues qui vont et viennent en volant en tous sens comme les pigeons dans les villes nous narguent de loin. À force de pénitence, à force d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence du cœur libre de préjugés, nous arrivons à nous délivrer des peurs et à regarder la Lumière, la vraie Lumière, en face. Ce commentaire, oui, est bien un témoigange de délivrance.
C'est la foi dans La Révélation d'Arès et l'espérance solide d'un changement du monde qui vous a libérée. Vous avez compris qu'aucun bonheur collectif ne sera possible si nous ne décidons pas nos frères humains à changer leurs vies. Les politiques parlent sans cesse de misère sociale, d'injustice, oui, mais que font-ils en réalité pour changer le monde ? Pas grand chose. Mais voilà que le Père sort un petit reste de pénitents de la grisaille où ils avançaient tant bien que mal avec la masse pour faire d'eux des apôtres qui crient : Il faut changer. Alors, malgré nos peurs, nos faiblesses, nos blessures, nous allons par les rue et nous crions aux hommes comme Dieu est descendu crier à moi, un homme sans mérites parmi les humains les plus ordinaires. Dans "L'Idiot" de Dostoïevski le prince Michtine crie prémonitoirement : "La beauté sauvera le monde !" et voilà que nous vient La Révélation d'Arès qui nous dit : La Beauté est servante du Bien (12/3), ce qui veut dire aussi que la Beauté spirituelle sauvera le monde puisqu'elle sert le Bien qui est notre but ultime. Qu'est-ce qui s'installera sur Terre le Jour de Dieu ? Le Bien.
Votre commentaire est beau, ma sœur Françoise, et il sert le Bien.

24avr18 195C55
J'avais étudié l'éthique de Spinoza pour intégrer une école d'ingénieur pour "gagner ma vie" et je l'avais aussitôt oubliée. Les années suivantes, c'étaient plutôt les livres de Nietzsche qui me passionnaient et m'ont fait comprendre que continuer ainsi dans l'obéissance n'était qu'esclavage et vie gâchée par le conformisme et la peur du danger : Je n'ai fait ma crise d'adolescence qu'à 21 ans et je l'ai transformée en première victoire en publiant mon "appel à la révolution individuelle" dans le journal des élèves, mais dans ce monde il faudrait marcher droit (on finit toujours dans ce cas par tomber sur un précipice) ou "crever" on finit toujours par crever comme un con. Et les sentiers chevriers [Rév d'Arès 25/5] ne sont pour le moment que rêves d'enfant ou réalité marginalisée. S'aimer, se pardonner, faire la paix en soi (quitte à utiliser la colère ou la fuite : La "maladie" mentale est une excellente et radicale échappatoire quand la prison des préjugés et des allégeances aux pouvoirs est trop inhibante). Et je crains que pour moi m'intégrer à un groupe, fusse-t-il de Pélerins d'Arès ne soit qu'une allégeance de plus : Les papillons ne butinent pas le pistil des fourmis et les poulains même agiles [Rév d'Arès 10/10] ne peuvent pas voler.
Soulagement ? Proposition 21 : L’esprit ne peut rien imaginer, ni rien se rappeler des choses passées, que durant la durée du corps. Et comme je l'avais déjà dit lors de mon premier commentaire sur ce blog les maladies de l'âme (qui ne sont que connexions synaptiques renforcées par l'habitude née de l'argoule [Rév d'Arès xxxvii/3] intérieure) disparaîtront dans les nouveaux et futurs corps que n'habiteront pas nos prisons égotiques actuelles.
Je conclus en entendant la chanson de France Gall : "Il jouait du piano debout" pour aller me coucher à côté de ma "belle".
Laurent du Nord

Réponse :
Mon frère Laurent, je suis garant de la liberté de chacun et donc garant de la vôtre de dire ce que vous avez envie de dire. Vous dites que "les poulains même agiles [Rév d'Arès 10/10] ne peuvent pas voler," mais vous, vous volez. Vous êtes le poulain agile par excellence qui dit ce qu'il a envie de dire et notamment que "vous intégrer à un groupe, fusse-t-il de Pélerins d'Arès, ne serait qu'une allégeance de plus." Frère Laurent, personne ne vous contraint à vous y intégrer. Si vous êtes un pénitent vous serez même probablement plus justifié, plus sûrement promis au salut porst-mortem que je ne le suis, moi qui ne suis qu'un pécheur.
Mais alors pourquoi lisez-vous ce blog, mon frère Laurent, pourquoi lui adressez-vous vos commentaires, si vous ne "vous intégrez pas", ne serait-ce qu'en intention si ce n'est en action, à l'appel qu'il lance sans cesse : Nous avons besoin de pénitents et de moisonneurs ?! Je respect votre liberté de penser et de dire, mais j'avoue ne pas très bien vous comprendre. "On finit toujours par crever comme un con," dites-vous. Pour ma part, en dépit de mes péchés et défauts, je m'efforcerai de ne pas "crever comme un con", mais de crever comme un frères des hommes appelant l'humanité à reprendre la route de la Vie, la route du Bien.
Vous considérez le fait de vous intégrer à un groupe comme celui des Pèlerins d'Arès comme "une allégeance de plus". Une allégeance à quoi, à qui ? Au Créateur qui suggère à ses créatures de devenir apôtres ? Ce n'est pas ainsi que les Pèlerins d'Arès du petit reste voient leur participation à la mission. Ils la voient au contraire comme une libération des contraintes de l'existence terrestre pour se mettre naturellement, librement, non par contrainte (l'allégeance suppose une contrainte), au service d'un superbe idéal. De même qu'on a besoin d'un marteau pour enfoncer un clou, il tombe sous le sens que plus on est nombreux comme missionnaires plus on a de chances de peser sur la déchéance spirituelle vers lequelle va le monde afin de la faire rejaillir comme espérance.
Vous parlez de "maladie mentale comme une excellente et radicale échappatoire quand la prison des préjugés et des allégeances aux pouvoirs est trop inhibante." Pourquoi "maladie mentale" ? Est-ce votre cas ? Jouez-vous la comédie de la "maladie mentale" pour échapper aux contraintes de l'amour du prochain ? Car, c'est vrai, l'amour du prochain n'est pas un amour-sentiment, mais un amour-devoir. J'aime mon prochain, y compris celui ou celle qui n'a rien pour attirer mon amitié ou seulement ma sympathie. C'est là tout le message de l'Évangile : le Sermon sur la Montagne ne préconise pas de bien se comporter avec certains et pas avec d'autres. Il est de votre droit et de votre liberté de ne pas suivre le Sermon sur la Montagne, mais alors, je le répète, pourquoi suivez-vous mon blog ?
À moins que j'aie mal compris votre commentaire... Ce n'est pas impossible. Je ne suis pas très futé. Cela me permet de garder ma porte toujours ouverte.

24avr18 195C56 
"Le livre sacré d'un milliard d'Hindous est introuvable dans la septième agglomération de France. Stupéfiant, mais très significatif en France de l'indifférence aux Sources sacrées et du désintérêt pour les liens pouvant exister entre elles." ecrivez-vous au début de cette entrée.
J’ai grandi dans la montagne thiernoise là où les usines de coutellerie, d’acier puis de plastique ont attiré beaucoup d’ouvriers turcs et algériens. Pourtant au cathéchisme que je suivais avec passion, aimant dessiner ces prophètes sans visage — on ne leur faisait jamais les yeux, la bouche à Moïse, à Abraham —, vibrant aux récits des miracles de Jésus , jamais jamais je n’ai entendu prononcé le nom de Mahomet. C’est vers l’âge de dix ans je pense, ouvrant les yeux sur le monde, très attirée par l’Inde notamment, dont je découvrais la misère au travers des magasines catholiques, que j’ai compris que d’autres croyants que les catholiques existaient. Longtemps je me suis dis que ce n’était pas possible que ceux qui avaient été chargés de mon éducation religieuse, qui parlaient qu’il fallait aimer tout le monde, ne m ‘aient jamais parlé de la croyance de mes frères camarades nord  Africains, des Chinois, des Indiens.
Longtemps j'en ai réellement voulu [à mes éducateurs religieux] pour leur manque d’universalité, eux qui pourtant avaient un panel de croyants très pieux et bons sous leurs fenêtres. Longtemps j’ai eu la conviction qu’ils m’avaient retardé dans mon désir d’amour universel, que j’aurais pu aller beaucoup plus vite dans son acquisition. La sensation qu’ils étaient en faute. Ensuite, j’ai dit à ma mère : "Mais, maman, comment peux-tu dire que ceux qui ne sont pas baptisés ne sont pas enfants de Dieu, alors qu’on récite : Je crois en un seul Dieu, etc. ( credo)  Si tu nais ailleurs, en Inde par exemple et que tu ne connais pas le baptême, alors tu n’es pas enfant de Dieu ? Tu es quoi alors ? Et quand eux meurent, sont ils damnés parce qu’ils n’auront pas été baptisés, parce qu’ils n’auront pas communié ?"
Mon Dieu qu’il aurait été simple si j’avais entendu ou lu [à cette époque ce que vous dites aujourd'hui] : "Ce n'est pas le mécréant ou le croyant d'une autre religion qui devient spectre (4/6-7, 16/15-17, 33/32, etc.), mais tout esprit sans âme. Le spectre n'est à peu près rien ; il est malheur (33/32), pas souffrance, car l'homme seul est cruel et fait souffrir, mais Dieu ne torture pas. Au reste, le Jour de Dieu (31/8), Il se souviendra de la plus infime esquille au fond des abîmes, de la moindre cendre (33/29), quoi qu'ait lu le croyant (Bible, Coran, Véda, Tao Te King, Guru Granth Sahib, Kojiki, etc.) ou n'ai pas lu le mécréant, dont elles sont les restes." (extrait de cette entrée 195)
"Le Véda est aussi une Révélation sans hôte ni propriétaire, parce qu'il est seulement connu  dans sa déjà très ancienne traduction en sanscrit, mais on sait qu'il fut révélé immémorialement dans des langues depuis longtemps éteintes. On parle du XIXe siècle avant Jésus Christ pour ses plus anciennes parties. L'universalité du Véda est indiscutable."
Je me souviens que lorsque vous étiez venu à Paris nous parler de votre prière en 2010 il me semble, vous aviez dit que vous  prononciez au début de votre prière certainement les premières Paroles révélées, celles du Véda : "Au commencement il n’y avait rien, ni jour ni nuit , que le silence …" Je ne me souviens plus de la suite mais je sais que je ne les avais pas faites miennes, comme si me relier au temps d’Abraham était déjà me relier à la Source, je n’avais pas compris que ce n’était pas seulement se relier temporellement mais aussi spatialement, je dirais, à toutes les formes de Révélations, quelque chose d’encore plus étendu que je ne pouvais l’imaginer : la Vie qui est hors du temps, Étalée sur l’Univers. Certainement, m’étais-je dit, que je n’avais pas besoin de "ça" en plus, un peu comme la sœur Christiane. Samedi en mission j’ai rencontré une femme bouddhiste qui m’a frappé par le naturel avec lequel elle exprimait le prophétisme, universel, cette "longue amarre montée du Fond longtemps avant Adam … De cette amarre, montant de l’Ancre invisible sur le vaisseau humain, nous sentons plus que nous comprenons les vibrations, les appels, les nœuds qui la parcourent." (Article du Pelerins d’Arès1991/1992 : "Nous Croyons Nous Ne Croyons Pas")? Elle, elle sentait cette amarre qui nous relie tous, où les prophètes communiquent entre eux, se font écho, partout sur toute la terre et de tous temps, sans limites de temps ou d’espace. Elle a acheté La Révélation d’Arès disant que cela faisait trente ans qu’elle attendait cela.
Ce naturel de non dualité commence à redevenir naturel chez moi, je défais patiemment les nœuds qui me coupent du Tout, de mon prochain.
Je commence à sentir l’impatience de me retrouver à Arès, sur le lieu même où cette Vie est venue reparler en 1977, prononcer et faire vivre sa Parole à travers moi, la porter au monde .
Nicole D. du Rhône

Réponse :
Avec quelle attention et quelle joie j'ai lu votre commentaire, ma sœur Nicole, qui est lui aussi (je fais allusion à d'autres commentaires de libérés) un témoignage de délivrance, un témoigange d'élargissement de votre âme et de votre cœur à la non-dualité, aux infinies Sainteté, Puissance et Lumière qui chatoient de couleurs très diverses mais sur la même soie de Fond. Face aux variations religieuses, philosophiques et politiques qui mettent sans cesse l'humanité cul par-dessus tête, renversant les convictions pour faire croire à chacun que sa conviction est la seule bonne au monde, le Père par La Révélation d'Arès nous parle de sentiers et de Hauteurs au pluriel (Rév d'Arès 25/4-5), mais pour nous dire que leurs variations forment une infinie et sublime harmonie, et qu'elles sont, ces variations, les constituants ou composants d'une seule Vie, d'un seul Bien, qu'il faut retrouver (24/5). Le Père à Arès nous ramène à la Vérité unique, très simple, que les religions, les philosophies, les politiques ont brisée, dispersée. La Vérité, c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7) en Bien, en Vie.
Dès lors, les petites "vérités" préremptoires des uns et des autres ne nous disent plus rien, elles ne sont plus que les échos d'un Cri (Rév d'Arès 28/11) unique que renvoient les mille parois d'une même et seule caverne ou d'un même et seul canyon. La Révélation d'Arès nous porte à réévaluer la façon dont se forment nos préférences, nos préjugés, nos affections, nos convictions et pour finir nos réflexes intellectuels. Ainsi s'évanouissent les religions et autres idéologies, rassurantes mais mensongères, qui nous tenaient lieu d'espérance, y compris l'idéologie athée sous ses mille formes. Comment avons-nous humains pu prendre au sérieux — et quel sérieux ! — tous ces dogmes, toutes ces postures, règles, lois, espérances et dénis ?! Tout cela a pu parler à notre intelligence tant qu'elle n'a été que le faible lumignon qu'évoque La Révélation d'Arès, mais quand la flamme se ravive et redevient l'intelligence du cœur (32/5), la Lumière revient. Nous apprenons à lire en nous-mêmes, à ne voir en chacun de nous que le miroir des autres humains quels qu'ils soient, et de retrouver dans ce bouquet de fleurs de toutes les couleurs, que sont les humains de partout et leurs convictions apparemment antagonistes, une seule et unique Vie.
Merci, ma sœur Nicole, pour ce très beau commentaire.

25avr18 195C57
Je suis un Français converti à l'Islam comme Antoine B.
Je suis tout à fait d'accord avec Antoine B. (195C53). Le Coran est la pure Parole d'Allah. Il ne contient pas de parole d'homme, pas de livre d'homme [Rév d'Arès 16/12, 35/12]. Il est la pure émanation de son Saint Auteur, bénit soit-Il !
Dire que lr Coran est infecté par des hadiths et d'autres textes de la main de l'homme est blasphématoire. Vous pouvez en être puni de mort, en tout cas accusé d'infidèlité avec toutes les conséquences que cela entraîne. Je m'étonne (mais je suis peut-êre mal renseigné) que des fatawa n'aient pas encore été lancées contre vous. Je sais que vous avez beaucoup contribué à faire connaître le Coran en France et en Europe à partir de 1974 et que l'Islam vous doit beaucoup dans ce domaine. Mais pourquoi vous êtes-vous fourvoyé dans l'entreprise dangereuse et sacrilège de déclarer le Coran impur comme vous avez déclaré la Bible impure ? N'est-il pas évident que La Révélation d'Arès donne à Mouhammad une place particulièrement brillante et glorieuse dans l'ordre du prophétisme ?
Ibrahim Jean M. de Paris

Réponse :
Oui, mon frère Ibrahim Jean, "La Révélation d'Arès donne à Mouhammad une place particulièrement brillante et glorieuse dans l'ordre du prophétisme." Mais où est la parole pure de Mouhamad tout comme je demande où est la parole pure de Jésus et, plus lointaine et quasi disparue, celle de Zoroastre (Sarsoutratame, Rev d'Arès xviii/3) ? Je vais vous le dire. Elle est dans La Révélation d'Arès, parce que le Père ne peut pas dire des choses contradictoires. La contradiction, dont notamment la Bible est pleine et qui n'est pas rare dans le Coran, est le signe d'une pollution par la pensée et la main humaine.
Mon frère Ibrahim Jean, aucune vérité absolue n'est accessible aux pécheurs que sont devenus les humains depuis le mauvais choix d'Adam, notre commun ancêtre (Rév d'Arès 2/1-5). Le Père, dans sa Sagesse, le sait, puisqu'il donne comme sentier du salut non la vérité inaccessible, mais la pénitence accessible, c.-à-d. l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur libre de tous préjugés. Le Père à Arès donne à Vérité un sens dynamique, de mouvement vers le futur, mais non un sens radical et souverain : La Vérité c'est que le monde doit changer (28/7), autrement dit la Vérité n'est pas ; elle sera.
Voilà pourquoi vous pouvez lire votre Coran faute de mieux (je le lis moi-même), si vous ne le prenez pas comme vérité absolue, mais simplement comme guide, comme document émouvant en ceci qu'il contient la Parole du Créateur, même s'il ne contient pas que la Parole du Créateur. Le Coran n'est qu'un guide et comme tout guide il est imparfait, parce que comme toute Écriture (sauf La Révélation d'Arès, je l'atteste), il n'est, comme la Bible, comme le Véda, etc., qu'une compilation de Parole du Créateur et de paroles d'hommes (Rév d'Arès 16/12, 35/12). Le compile qu'est devenue l'Écriture a de graves conséquences. Prenons de celles-ci un exemple actuel :
En France l'islam est actuellement pris dans les remous d'une communauté de foi dont les vues sont antagonistes sur certains points comme l'antisémitisme, la place de la violence pour servir Allah, la place de la femme dans la communauté humaine, etc. Albin Michel publie "Le Nouvel Antisémitisme" écrit par un panel de personnalités. On m'a confié à lire un brouillon de ce livre pour recevoir mon avis (que je n'ai pas donné, parce que je ne veux pas que soit politisé mon avis dans un domaine qui pour moi est bien plus que sécuritaire, un domaine sacré). Ce livre notamment dit : "La France est le théâtre d'un antisémitisme meurtrier. Onze juifs viennent d'être assassinés — et certains torturés — parce qu'ils étaient  juifs, par des islamistes radicaux... Il faut que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d'obsolescence par les autorités théologiques musulmanes."
Je n'ignore pas que le souhait d'une réforme du texte même du Coran — quand même signée par quelques Musulmans dont Hassen Chalghoumi, imam de Drancy — soulève de terribles colères dans la communauté musulmane. Antoine B. dans son dernier commentaire le rappelle avec justesse, du reste. Le Coran ne dirait pas exactement de tuer les juifs, les chrétiens et les infidèles, soutiennent de très nombreux responsables musulmans. Ce sont les hadiths de Mouhamad, qui sont plus explicites. Anouar Kbibech, vice-président du Conseil français du culte musulman, homme pourtant très modéré, dit : "Il est hors de question de toucher une seule virgule du texte du Coran, qui est sacré et révélé." D'autant, ajoute-t-il, qu'il est "trop facile de sortir des versets de leur contexte". On retombe ici dans le problème de l'interprétation, qui est la cause de tant de désaccords. Je n'ignore pas que c'est un problème très difficile et c'est pourquoi j'avais conseillé à notre frère Daoud H. de procéder par le principe d'un "Coran parallèle" dans l'esprit de la "Bible parallèle" américaine, où l'on trouve sans correction le texte traditionnel de l'Écriture.
Vous ne pouvez pas nier, frère Ibrahim Jean, qu'il y a un problème de Fond. Allez, par exemple, sur le site Internet de l'Observatoire du Moyen-Orient — qui serait, il est vrai, noyauté par Israël —  pour constater l'ampleur prise par les propos antisionistes et antisémites qu'on peut lire chaque jour sur les sites Internet des pays musulmans. Il y a là sans nul doute le terrible problème, encore non solutionné, de la Palestine et d'Israël, mais les Musulmans trouvent dans le Coran les raisons non de leur colère contre Israël en quoi il ont raison (il est indiscutable que les Israëliens ont spolié les Palestiniens), mais les raison de leur antisémitisme, ce qui est tout autre chose, parce que cela conduit à des crimes contre les Israëlites dans le monde entier..
Je suis heureux que quantité de mes frères musulmans soient muets de sidération face à ce qui est appelé "la confiscation de leur religion par des criminels." Je sais que quantité de Musulmans sont perturbés en voyant une partie de leur jeunesse ignorante, naïve, perturbée et désœuvrée, proie des idéologues de la géopolitique du chaos qui exploitent son désarroi, lui inculquent un sens dévoyé du martyre en promettant le paradis, mais on ne peut pas nier que ces inpirateurs criminels puisent leurs arguments dans le Coran ! Je ne vais pas à nouveau citer ici les versets qui autorisent l'assassinat des infidèles, des juifs et des chrétiens. Il y a historiquement très longtemps, des siècles, que des interprétations subversives et criminelles de ces versets sévissent dans la communauté musulmane, divisant et gangrenant celle-ci. Si certains imams malheureusement ont contribué à cette manière de djihad, c'est bien parce qu'ils l'ont lue dans le Coran. Cette contradiction n'est pas près de trouver son terme aussi longtemps que l'on ne veut pas reconnaître que le Coran a été déformé par des écrits humains.
Je sais qu'Amar Lasfar, président de Musulmans de France, dit (je cite) : "Il est aberrant et offensant de laisser penser que l'islam, le Coran et les musulmans de France seraient antisémites. C'est même un blasphème ! Connaissez-vous un génocide perpétré par des musulmans contre des juifs? Il n'y en a pas. Merci de ne pas confondre l'Islam avec ces voyous et ces repris de justice... Où se réfugièrent les juifs persécutés d'Espagne et du Portugal ? Au Maroc ! Dans tout le Maghreb, où ils vivent paisiblement depuis dix siècles."
Dispensez-moi de reprendre le Coran sur d'autres thèmes comme l'infériorité prétendue de la femme et sa soumission obligatoire à l'homme et d'autre choses.
Moi aussi, frère Ibrahim Jean, je lis le Coran, comme je lis la Bible, mais le filtre de ma lecture est et restera jusqu'à mon dernier souffle La Révélation d'Arès.

25avr18 195C58
Cher frère Michel,
Vous regrettiez il y a quelques jours de ne pas avoir beaucoup de commentateurs pour cette entrée 195 sur le Véda. Ce n'est guère surprenant si, comme moi, les lecteurs de ce blog ne savent à peu près rien sur ce sujet.
J'avais bien entendu parler du Véda mais sans pousser la curiosité jusqu'à tenter de le lire. Je me suis aventuré dans la Bhagavad gîtâ, de nombreux passages résonnent et touchent avec des accents de révélation monothéiste mais pour l'occidental que je suis il est difficile d'appréhender toute la portée du texte tant  il y a de références à un contexte mental ou culturel auquel je reste étranger.
Il y a aussi le problème de la traduction, j'en possède trois versions, la plus dépouillée donne l'impression de passer à côté de l'essentiel, les deux autres valent par les volumineux commentaires mais donnent l'impression de refléter la pensée d'un homme ou d'une école. Pour le Véda il faudrait se plonger dans des écrits qui occupent des rayons entiers de bibliothèque.
De mes quelques voyages en Asie j'ai été frappé par la distance énorme entre ce que j'avais pu lire en France sur le bouddhisme ou l'indouisme et ce qu'un étranger voit dans les temples et pagodes. J'y ai très souvent ressenti une grande spiritualité ou même une sorte de présence du divin, mais l'écart culturel et le pittoresque me tenaient à distance comme si l'intelligence du cœur était tirée en arrière par celle de l'esprit.
Pour en revenir au sujet de cette entrée, l'incroyable antiquité du Véda pose la question de la façon dont le Père s'est adressé à sa création et plus spécialement aux hommes, depuis la nuit des temps.
Pour Héraclite d'Ephèse si la nature est douée de lois immuables cela revient à dire qu'elle est dotée d'une sorte de raison (lu dans Braudel Mémoires de la Méditerranée), manifestation de l'unicité du Père et de sa création dont vous parlez souvent.
Pour Baha'U'llah l'instinct est la Parole de Dieu à l'animal.
Et pour nous les humains ? Dieu souffle dans nos poitrines [Rév d'Arès 4/11], encore faut-il y être attentif, et il y a les Paroles données à tous au travers des prophètes mais nous savons que beaucoup se sont tu de gré ou de force. J'ai du mal à penser que le monde gréco-romain païen de l'antiquité n'ait pas reçu lui aussi quelque écho prophétique, la religion de ces gens, telle que nous la percevons, est peut-être déformée par ce que nous avons retenu du foisonnement de sa mythologie.
À la relecture je trouve ces élucubrations bien superficielles et je me demande si elles ont bien leur place dans ce blog...
Bien fraternellement à vous Frère Michel, et à tous vos lecteurs si vous jugez utile de me publier.
H.R. Ritondoc en Saône et Loire

Réponse :
Mon frère, je ne vois pas du tout "d'élucubrations superficielles" dans ce commentaire que je trouve au contraire d'une belle honnêteté.
Qui, ayant voyagé en Extrême Orient et compte tenu qu'un voyage est généralement plus ou moins court et ne permet pas d'approfondir ce qu'on découvre, n'a pas été comme vous "frappé par la distance énorme entre ce que" l'ont peut "lire en France sur le bouddhisme ou l'hindouisme et ce qu'un étranger voit dans les temples et pagodes." Il peut comme vous "ressentir une grande spiritualité ou même une sorte de présence du divin, mais l'écart culturel et le pittoresque" tient l'observateur "à distance comme si l'intelligence du cœur était tirée en arrière par celle de l'esprit."
Peut-être le cinéma permet-il de mieux percevoir, dans l'épaisse hétérogénéité (voire même l'incohérence) du théâtre religieux, les points communs à tous les hommes, même originaires de régions du globe et de cultures fort éloignées les unes des autres. Il existe ce que j'appelle parfois une métaphysique basale ou essentielle qu'on retrouve partout derrière les mœurs et que le cinéma rend parfois assez bien. Je me souviens d'un film, dont le titre était, je crois: "Sept ans au Tibet", dans lequel Brad Pitt tient le rôle d'un alpiniste autrichien qui a vraiment existé — Heinrich Harrer, qui vit peut-être encore —, coincé dans l'Himalaya par l'irruption de la guerre de 1939 et forcé à une errance qui le mène à Lhassa, la capitale du Tibet, où il devient l'ami du 14ème dalaï lama, mais l'invasion du Tibet par la Chine en 1950 l'oblige à fuir et à retourner en Europe. Dans ce film on perçoit peu à peu que les différences entre des hommes vivant dans des régions et dans des cultures extrêmement différentes ne sont en fait qu'apparentes et que tous les humains sont poursuivis par les mêmes questions de Fond.
C'est ce que je m'efforce de faire comprendre à mes frères et sœurs de foi en leur parlant du Véda, livre apparemment très exotique, voire même vu comme sélénite, descendu de la lune, qui parle de choses qui tiennent plus du conte de fée païen ou d'un film de Méliès que des écrits "sérieux" de la Bible pour leur faire comprendre que derrière ce rideau de théâtre indien, derrière les mots et le pittoresque exotiques du sanskrit, est venu aux homme un Appel à sortir de leur animalité pour retrouver en eux l'image et ressemblance du Créateur, le Tout et le Tout Autre.
Il faut évidemment, si l'on veut bien vraiment voir derrière tout le cabotinage culturo-religieux, commencer par se dire qu'aux yeux des Indiens et Hindous attachés au Véda nous sommes nous aussi des cabotins culturo-religieux ou athées, et qu'il faut oublier tout ce théâtre pour voir le Fond. Le Fond est de toute façon partout très diversement perverti par le langage humain qui, sous mille modes, grammaires, phonétiques, etc., est sur toute la terre incapable d'exprimer le Vrai, parce que le Vrai n'a pas besoin de langage. Il est, il EST au sens le plus fort possible. Il EST ce que nous serons si, pénitents, nous entrons dans la Lumière après la mort, là où on ne parle plus.
Une année, c'était je crois en 1996, vous m'avez offert, mon frère, un très bon livre, "Dieu Immédiat" d'Eugen Drewermann, que j'ai toujours dans ma bibliothèque et qui perce à sa manière le voile des différences entre dogmatiques religieuses. Sa notion ironique de "bureaucrate consacré", qu'il a développée dans ses livres, nous devons nous aussi l'abattre. Je ne suis pas, vous n'êtes pas, aucun vrai Pèlerin d'Arès n'est un "bureaucrate consacré" car la bureaucracie se caractérise par le respect vétilleux du règlement du bureau, qu'ils soit chrétien, juif, musulman, hindou, bouddhiste au sens dogmatique... Nous, nous sommes libres, nous nous envolons sur les ailes de La Révélation d'Arès, nous fuyons les théologiens, les dogmatistes, les technocrates de tous poils, de toutes religions, de toutes politiques, les technologues et autres technolâtres et théolâtres, dont les discours nous enveloppent sans cesse, sont répercutés dans les journaux, et dont les journalistes, qu'ils soient croyants ou incroyants, sont les prêtres. Alors, nous voyons clair !
Nous voyons clair dans le Véda comme dans la Bible, comme dans le Koshinto, le Tao Te King, le Coran, etc. pour imparfaits que soient ces livres impurs. Nous ne voyons plus leur exotisme, mais nous trouvons le Fond derrière leurs mots.

25avr18 195C59
Vous dites qu’il y a peu de commentaires pour le moment,  alors  voici :
Dans mes notes, je viens de lire la parabole des deux oiseaux,  que j’aime beaucoup, racontée par un auteur, dont je ne connais plus le nom, mais qu’importe ! Une traduction originale de cette parabole se trouve en  195C16.  
Il est à remarquer que dans cette parabole on retrouve le symbole fort du fruit et de l’arbre, comme dans la Genèse, mais sans aspect culpabilisant ou religieux. Il y a aussi l’idée de l’image et la ressemblance du Créateur à retrouver, à réintégrer par un long cheminement, passant de désirs en déceptions. Et il y a l'idée d'un exode non pas désertique mais  "arboricole", en sautant d’une branche basse vers une branche toujours plus haute.  
"Deux oiseaux magnifiques vivaient sur le même arbre. L’un sur une branche au faîte de l’arbre, l’autre sur une branche basse. L'oiseau de la branche la plus basse était occupé à goûter les fruits de l’arbre alors que celui du haut regardait seulement, demeurant calme et majestueux, absorbé dans sa propre gloire. Lorsque le premier goûta, à l’occasion, des fruits amers, il sauta sur une branche plus haute et nota le détachement de l’autre oiseau qui ne s’occupait ni des fruits sucrés, ni des fruits amers, satisfait en lui-même, ne cherchant rien au-delà.
"L'oiseau du bas chercha à approcher l’oiseau du haut, mais alors qu’il sautait sur une branche plus haute, par habitude, il gouta un fruit amer et regarda en haut, constatant la sérénité de l’autre oiseau. Il sauta de plus en plus haut, goûtant toujours les fruits amers, jusqu’à ce qu’il parvienne près du second oiseau dont le plumage lumineux se refléta sur lui.
"Quand le premier oiseau dont le plumage commençait à se dégarnir  arriva enfin sur la branche où l’oiseau du haut était posé, sa vision changea totalement. Il découvrit qu’en fait il avait toujours été l’oiseau du haut. La dualité apparente n’avait existé que parce qu’il avait déserté son vrai Soi pour les fruits de l’arbre.  Ce qu’il avait cru son Soi n’était qu’une réfection déformée de son vrai Soi."
Notre monde technologique semble nous mener par le bout du nez, vers une forme de monotonie et de passivité, qui isole les gens plutôt que de les rassembler en un bouquet de joie, qui seul, peut satisfaire notre désir profond de réalisation spirituelle, de fraternité, de liberté conquise, de coopération.
Comme vous l’écrivez, l’écriteau "Liberté, Égalité, Fraternité" est loin d’être accompli. Le Bien est à construire en toute liberté. C’est le message fort et que nous insuffle La Révélation d’Arès. Cela seul peut booster nos énergies vivantes pour dépasser la passivité et l’esprit de matérialité qui nous habite. Cela seul peut nous apporter le bonheur réel que nous cherchons, que nous espérons, cette joie profonde, qui inclut le sens d’une conscience collective, sans frontières géographique, ni spirituelle.
Véronique C. de Belgique

Réponse :
Belle parabole que celle des deux oiseaux ! Merci, ma sœur Véronique. Cette parabole est tirée de la "Mundaka Upanishad". Elle était racontée par le Swami Vivekananda qui fut l'un des principaux disciples de Râmakrishna et le fondateur de la Ramakrishna mission. Voici la version de cette "Légende des deux oiseaux" telle que je l'ai retrouvée dans ma bibliothèque :
"Sur le même arbre se trouvent deux oiseaux, l’un perché tout en haut, l’autre en bas dans les branches. Celui qui est en haut est calme et silencieux, resplendissant d’un merveilleux plumage aux reflets d’or.
"Celui d’en bas mange tour à tour les fruits aux brillantes couleurs, soit amers, soit sucrés. Il saute de branche en branche, tantôt heureux, tantôt malheureux. Lorsqu’il goûte un fruit particulièrement amer, il est très déçu et inconsciemment son regard s’élève vers le faîte de l’arbre où l’éblouissant oiseau ne bouge ni ne mange.
"L’oiseau du bas envie cette paix, mais se remet à manger des fruits et oublie l’oiseau du sommet, jusqu’au jour où un fruit vraiment trop amer le fait sombrer dans le désespoir. Alors de nouveau il lève les yeux, et dans un effort il parvient tout près de l’oiseau magnifique. Les reflets dorés de son plumage l’enveloppe lui-même dans un flot de lumière, le pénètrent et le dissolvent en une brume diaphane. Il se sent fondre et disparaître.
"En fait, il n’y a toujours eu qu’un seul oiseau, celui du bas n’était que le reflet, le rêve de celui du haut. Les fruits doux et amers qu’il mangeait, ces joies et ces peines qu’il a vécues tour à tour, n’étaient que vaines chimères. Le seul oiseau véritable est toujours là, au faite de l’arbre de la Vie, calme et silencieux. Il est l’âme humaine au-delà des bonheurs et des peines."
Je me suis permis d'ajouter à votre version la mienne, parce qu'il faut avoir les deux pour, dans leurs contrastes ou dans leur mise en relief comme dans un anaglyphe, on sente mieux, le sens fondamental de cette histoire, parce qu'aucune vérité profonde n'est accessible par le langage seul. Il faut le ressenti.
Tout vrai discours de foi doit être fondé sur le primat de l'homme moulé à Dieu (Rév d'Arès 1/11), l'homme comme Eau de la Source divine, l'homme comme fragment du Tout, comme composant de l'Un. Tout vrai discours de foi aborde bien en face le problème de la réalisation pleine et entière de l'homme. L'homme placé très haut, l'homme avec rien au-dessus de lui. La Révélation d'Arès nous lance dans une nouvelle Odysée, non plus celle d'Homère, fût-elle poétique, où l'on voyait Ulysse affronter "la mer violette" pour voguer d'île en île, mais celle gigantesque— odyssée des géants des temps anciens (31/6) — où l'on voit l'humain, commençant par le Pèlerin d'Arès, hisser la voile de son vaisseau, son âme, depuis les rivages de la Mer sur les Hauteurs (20/4) jusqu'à l'horizon infini de la Vie. C'est à une aventure passionnante et salvatrice — salvatrice de toute l'humanité — que le Père nous envoie, nous et les générations qui viennent (13/7). Alors, qu'importe les couleurs bizarres, les mots étrangers, les apparences de paganisme exotique, qu'importe le Véda ou n'importe quelle autre Écriture : Bible, Coran, etc., tout ça, ce n'est que la fusée peinturlurée avec des mots écrits en hébreu, en latin, en arabe, en dévanagari, en chinois. L'étrangeté disparaît, nous ne regardons pas la fusée mais l'objectif : la galaxie Salut !

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Bien aimé frère Michel en l'amour du Père,
Il y a deux mois nous avions mis cette fresque "Puzzle du monde éclaté éclairé par La Révélation d’Arès" dans la vitrine de notre local de mission pour la remplir, la vitrine (2m sur 2m) de "L'Eau Bleue" de Lorient et nous venons de la remettre cette semaine.
La petite pièce au milieu du puzzle représente le Bassin d’Arcachon, mais c’est vrai qu’elle fait penser à un coquillage ou à une coupe, certains ont aussi dit à un casque (mais ceux là pensent au dieu grec Arès).
Hier un de nos sympathisants qui a acheté La Révélation d’Arès a été frappé de voir figurer le Véda qu’il ne connaît pas au milieu de tous ces concepts humains ou messages divins. La photo que je joins a été prise alors que la fresque était accrochée en plein vent rue du Port à Lorient il y a un mois.
Merci pour le lien que vous cherchez à nous faire renouer entre nous tous au Nom du Père.
De toute mon âme dans la pénitence et à la moisson de pénitents !
Bernard L. de Bretagne-Sud
Panneau de la Mission de Lorient

Réponse :
Les passants qui s'arrêtent un instant devant la vitrine de votre local de mission, rue du Port  à Lorient, doivent se poser beaucoup de questions en contemplant cette image qui, me dites-vous, mesure 2 mètres sur 2 mètres. 4m², c'est évidemment très grand, fait pour être vu de loin  !
Ce panneau a peut-être le défaut de nous faire paraître éclectiques, alors que ce n'est pas le cas. Éclectique signifie qui n'a pas de goût exclusif et qui ne se limite pas à une seule catégorie d'objets, de sujets, d'objectifs, etc. Or, nous avons un goût exclusif pour la Vie, pour l'Un que nous formons avec le Créateur — complexe Créateur/créature pour l'heure antagonique mais visant à retrouver l'unité — nous poursuivons un seul objectif : changer l'homme et le monde par la pénitence.
N'avez-vous pas peur que nous passions pour des croyants cherchant à réaliser une synthèse de toutes les religions, philosophies, etc ? Ce n'est pas du tout notre but. Bref, j'ai peur que cette image complique ce que nous représentons : un effort maximal de simplification, l'effort de tout ramener à la base révélée : Poursuivez le Bien et le Jour viendra, point final.
L'humain étant image et ressemblance de Dieu (Genèse 1/26-27) et Dieu étant Un, l'homme est Un — Sois un en toi ! (Rév d'Arès xxiv/1) — sous une apparence de diversité. Le destin de la Terre est soumis à l'homme, quel qu'il soit : Papou, pigmée, indien caraja, suédois, chinois, zoulou, eskimo, etc. La Révélation d'Arès a pour but de réussir le grand rassemblement de l'humain, car les variétés humaines apparentes viennent en fait d'emprisonnements locaux dans les cultures, les langues, les races apparemment diverses et-souvent adverses — il n'y a qu'une seule race (xii/5) — et l'Appel d'Arès est un Appel à la libération générale, il a pour but de retirer partout aux hommes les harnais qui leur ont été mis (10/10). La Parole d'Arès fait exploser les chaînes qui séparent les humains en catégories. Je ne suis pas sûr que l'image que vous nous montrez ici inspire cette libération, même si je sais que vous auriez voulu exprimer cette libération. Les allégories ne sont pas des choses faciles à créer, c'est sûr.

25avr18 195C61 
Alors, en lisant un de vos derniers commentaires je comprends qu'il faut respirer le bonheur, bonheur du Créateur, bonheur de La Révélation d'Arès, ou des Vedas, ou des sourates, ou des psaumes, etc.
Le bonheur des libérés vivants comme disent les upanishads que je lis en ce moment. Le bonheur de l'amour du prochain, le bonheur de l'amour de la terre en ce beau printemps.
Hier ce fût pour le bonheur de manger quelques pennes près de la rue de Picardie où je me rappelais des bons souvenirs en terrasse.
Les Upanishads parlent de ceux qui ont tué l'Atman, Dieu en eux, leur âme. La pénitence nous rend des âmes fortes et aimantes et amoureuses du monde entier, par la participation spirituelle à la spiritualité de la terre. Tout devient si simple quand on aime son prochain et sa terre et son Dieu.
Je suis heureux de comprendre cela. Je vous embrasse.
Fabrice P. de Paris

Réponse :
Merci, mon frère Fabrice, pour ce commentaire.
Oui, le redéveloppement en l'homme de l'amour pour tous, du sens du pardon, de la nécessité de la paix, de l'intelligence du cœur libre de préjugés, voilà qui recentre l'humain sur l'humain, non sur les objets de ses convoitises : l'argent, le pouvoir, la force technique. Rien que l'humain pour l'humain et non l'humain pour ses seules envies. Voilà, comme vous l'avez bien vu, la source du bonheur. L'humain est à nouveau pris comme la seule mesure de toute création ou action, car il faut absolument qu'il s'évade de cet univers technique, financier, intellectuel, dans lequel il s'enferme, la pire prison que l'humanité ait jamais inventée. La technique, la finance, l'intellect ne doivent plus être que des outils, elles doivent cesser d'être des fins.
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Signature.

Réponse :
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