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11 septembre 2018 (200) 
Ce Blog et Antigone

Nous voilà parvenus à l'entrée 200 de michelpotayblog.net. qui s'est d'abord appelé freesoulblog.net.
Je conçus ce blog en 2006 en langage HTML. L'été 2018, un informaticien alarmiste me dit que l'HTML va disparaître être remplacé par le PHP avec base de données MySQL comme dans WordPress. Je viens d'entrer dans ma quatre-vingt-dixième année. Devrai-je changer mes habitudes ? Je ne sais pas. J'essaierai si c'est vraiment nécessaire. J'espère, en tout cas, que les navigateurs resteront capables d'afficher ce que j'écris en HTML 4 et 5 depuis 2006.

Christiane, mon épouse qui me vit me morfondre pendant les longues années où mes frères et sœurs de foi me tinrent à l'écart,  me dit parfois : "Votre idée de créer un blog vous a sauvé de l'isolement. Le blog permet aux pénitents et moissonneurs et à d'autres de comprendre La Révélation d'Arès comme il faut la comprendre."

Antigone enterrant Polynice

Antigone surprise à enterrer dignement son frère Polynice.
Comme Antigone mon blog s'efforce de sauver le monde
de la loi des rats (xix/24) qui le prédestine à une indigne corruption.

Il n'existe pas une seule chose sur terre qui plaise à tous les hommes. Il y a aussi des choses qui, quoique capitales, vitales même — à l'aune du temps (Rév d'Arès 12/6) le péché des péchés (38/2) pourrait être une atroce fin des hommes —, ne restent connues que d'un très petit nombre. C'est le cas de ce blog.

Au printemps 2018, un dimanche matin, sœur Christiane partie acheter un poulet au rotisseur du marché de st-Augustin, le téléphone sonne. Je suis seul ; je décroche. Une voix distinguée, un peu lasse d'homme âgé, me dit en substance : "Il y a trois grands livres : 'L'Idiot' de Dostoïevski, 'Robinson Crusoé' de Defoe et 'Don Quichotte' de Cervantes, mais il y a au moins un grand blog, qui vaut un hommage particulier, celui de Michel Potay. Dites-le lui, s'il vous plaît ! Il démasque Dagon l'imposture qui dure encore ; il redresse les colonnes et les murs du temple qui fut philistin [allusion à Juges 16/22-31] et aujourd'hui il le voue au vrai Père." Moi : "Je suis Michel Potay. Qui êtes-vous ?" Lui : "Je suis heureux de vous entendre. Je ne peux pas me faire reconnaître. Je suis désolé." Moi : "Mon frère, voilà bien le problème ! On me connaît comme on connaît Antigone. Un type sympa, mais bof ! un type qui donne une digne sépulture au monde spirituel mort. Ça ne sert à rien, pense-t-on, alors on le laisse emmurer vivant derrière les moellons du silence. Mais je n'enterre pas l'homme spirituel ; je le ressuscite au contraire." Il se tait, puis il raccroche.

Mon blog est mon Antigone. Antigone, moins par tendresse sororale que par amour aigu de la créature sacrée qu'est l'homme, rejeta la loi du roi Créon qui ordonnait que Polynice, son frère mort, fût abandonné aux chiens, aux rats et pourrisse à la vue du monde. Parce qu'elle avait voulu révérer en son frère l'humain, Créon fit emmurer Antigone vivante. Comme Antigone préféra mourir que de renoncer à son amour pour l'homme frère, je préfèrerais mourir que de laisser déchiqueter et pourrir le monde, auquel j'appartiens, et où je pourrais revenir, une fois relevé des morts (Rév d'Arès 31/11), le Jour (31/8) où les humains auront vaincu le mal. Je lutte pour que ce monde déjà spirituellement mourant, peut-être bientôt mort, ne disparaisse dans le péché des péchés (38/2), pour que je ne reste pas indéfiniment une âme — si ma piètre pénitence me vaut une âme — courant entre les étoiles (vi/1-7), mais pour que je sois un vrai co-créateur du monde, un co-créateur entier, chair, esprit et âme (17/7), pour que je sois Un (xxiv/1) dans l’Un.

Pour l'heure, nous Pèlerins d'Arès ne formons parmi sept milliards d'humains qu'une toute petite paroisse de pénitents sur les rivages de la Mer (Rév d'Arès 18/4, xxi/12, etc.) qui nous sépare du Père devenu si lointain. Le blog est notre petit bulletin paroissial. Dans ce monde où même les idées sont techniciennes, systémiques, nous sommes des apôtres sans théorie, ni dogmes, ni système, de simples Enfants (Rév d'Arès 13/5) de la Vie (24/5), rien de plus que des gens de foi. Les gens de foi doutent toujours ; c'est même à cela qu'on les reconnaît, parce qu'ils savent que la Vérité absolue n'est plus accessible au petit cerveau humain  — 10 % du cerveau fonctionnent seulement, disent les uns, un peu plus disent d'autres — encombré par les préjugés, les théories. Ne voit-on pas les Catholiques, les Orthodoxes, les Protestants, les Sunnites, les Chiites, les Juifs de cent sujétions, etc., "enfermés dans leurs donjons, incapables de s'écouter mutuellement ?" disait Gœthe. Gœthe ajoutait : "N'est vrai que ce qui féconde. Rejetez les principes et des dogmes stériles, que proclament les puissants !" Les Français tendent fâcheusement à la modélisation, aux structures, à la sémiologie, aux codes... Nous Pèlerins d'Arès en sommes tout le contraire. Nous, quoique français en majorité, passons ainsi pour ignares et niais, alors que c'est nous qui retrouvons les sentiers libre vers les Hauteurs.
Beaucoup lisent ce blog, parce qu'il dit vrai, mais se gardent d'en parler et de dire qu'ils ils le croient au fond, voire même au Fond (Rév d'Arès xxxiv/6). Ce blog lutte, comme Antigone lutta, contre ce respect humain qui fait que tant de gens se cachent derrière la loi écrite et la loi des habitudes, qui sont toujours celles du roi Créon, contre lesquelles ils maugréent, mais dont ils ont peur. Tant de gens n'osent pas avouer qu'il faudrait — ah ! ce conditionnel — ne plus se cacher du Mal qui gère la société.
Alors, ce blog continue. Il finira par être remarqué par beaucoup.

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Commentaires :
11sep18 200C1 
Vous êtes donc revenu de vacances. Vous êtes maintenant chez vous à Bordeaux (ou à Arès, je n'ai pas très bien compris où vous résidez) et vous installez sur l'Internet votre entrée #200. la transcendence.
J'espère que tout mon cœur que vous vous êtes bien reposé et que vous allez commencer une année spirituelle 2018-2019 énergique avec le très fort professionnalisme prophétique que vous avez acquis pendant quarante-quatre ans.
En lisant votre nouvelle entrée je vois que vous n'êtes pas très satisfait des résultats de votre blog. Ce blog n'a pas le succès étendu que vous auriez espéré. Il est remarquablement bien fait néanmoins. Soyez patient. Je ne dis pas cela par compliment, mais parce que je sais de quoi je parle. Je peux vous dire d'avance que vous n'aurez jamais avec WordPress, que vous citez et que je connais très bien, la qualité et l'originalité praxiques que vous avez créées avec ce blog original en tous points. Vous avez réalisé avec des moyens très simples, une source HTML de base, qui occupe au plus une page A4, quelques CSS et quelques couleurs, quelque chose de clair et d'attrayant. Vous êtes déjà copié, même si vous ne le savez pas.
Surtout ne croyez pas que l'HTML pourrait disparaître ; c'est un langage en constante évolution et qui a été tellement utilisé depuis qu'il existe (vers 1990) que les navigateurs, des plus connus aux plus modestes, ne sont pas près de cesser de le lire. Du reste, PHP a besoin de HTML. La grande ombre du HTML n'est pas à la veille de ne plus s'étendre sur la plaine infinie de l'Internet.
Celui qu'on attend, le vrai Dieu qui a parlé à Arès, viendra. Il reviendra sur le Terre d'où les humains L'ont chassé. Il viendra par les sources que vous avez percées et qui jaillissent déjà : les éditions papier de La Révélation d'Arès, les quelques livres qui contiennent vos premiers écrits ("Le Pèlerin d'Arès") et ce blog, dont la sincérité et la clarté sont telles qu'ils prennent rang sur les rayonnages de la grande bibliothèque du monde.
Sylvester P.K. non localisé

Réponse :
Vous revoilà, frère Sylvester ! Depuis deux ou trois mois je vous vois parmi les premiers commentateurs de mes entrées. Mais je ne sais toujours pas où vous situer. Vos commentaires sont toujours pleins d'encouragements, mais vous ne vous laissez même pas entrevoir.
Non, je ne suis pas encore revenu de vacances. Je ne rentrerai à Bordeaux que demain 12 septembre, Bordeaux où m'attend un gros courrier (et d'autres paperasses moins intéressantes) qu'il va me falloir lire et auquel je vais devoir répondre ces jours prochains.
Mais alors, va-t-on me dire, c'est en vacances que vous avez répondu aux commentaires de l'entrée 199, écrit et installé sur l'Internet cette nouvelle entrée 200 et peut-être travaillé sur d'autres choses ? Je réponds : Eh oui ! En fait, je triche un peu ; ces vacances ne sont pas tout à fait des vacances ; je ne cesse pas vraiment de travailler comme je ne cesse pas de prier, mais chaque jour sœur Christiane m'habille d'un bermuda, d'un tee-shirt, d'un chapeau (pour le soleil) et me tire au dehors quelques heures pour profiter de l'air, du ciel bleu, de la nature.
Merci, frère Sylvester, pour votre bon commentaire, qui me touche.

13sep18  200C2
Bonjour Frère Michel,
Je crois qu'à la mesure du temps spirituel de l'humanité, nous ne sommes quasiment qu'au début d'une nouvelle ère.
Les ères géologiques ont passé, les ères biologiques ont passé, mais l'ère spirituelle, l'impérieuse nécessité d'atteindre une nouvelle ère Édénique n'en est qu' à ses balbutiements.
Dominer sur une masse n'a pas permis d'élever la conscience du petit nombre nécessaire pour que le monde progresse. Nous ne sommes qu'au début de nous mêmes, je ne suis qu'au début de moi même. Si je donne une échelle sur cent, je dirais que nous sommes à trois ans de l'âge de l'humanité sur le plan spirituel. Je me souviens particulièrement de Chloé , ma deuxième fille et de ses trois ans: À toute question ou proposition la réponse était: Non!
Dans la rue [où se dévouent les missionnaires], les choses ne sont pas aussi claires, mais je devine que c'est ce que se disent intérieurement les gens quand ils devinent ce qu'on souhaite leur présenter : une autre manière d'envisager leurs pensées et la vie: Non ! L'amélioration est notable car il y a peu de temps encore certains pensaient : Il faut tuer ces gens là, ils sont fous et peut être dangereux.
L'Histoire n'a pas été féconde, nous recommençons pratiquement à zéro
Est-ce une raison pour se décourager ? Non plus, car la masse a engendré une telle lourdeur et une telle force du mal que l'humanité aura du mal à réagir sans être au pied de la citadelle du péché. Je crois que c'est l'humoriste Coluche qui disait : "C'est au pied du mur… qu'on voit le mur !" C'est au pied des conséquences du péché que l'on voit l'énormité du péché. En théorie peut être, car le péché a tellement obscurci notre regard que l'on ne le voit même plus et que surtout l'homme ne sait plus comment s'en sortir. Monter sur le parvis du Bien lui parait simplissime. Oui, "Patience et longueur de temps feront plus que force et que rage."
Merci pour votre patience et constance
Jean-Hubert G. de Bretagne

Réponse :
J'ai lu avec émotion votre commentaire. Oui, vous avez raison, frère Jean-Hubert, les missionnaires de La Révélation d'Arès, d'une façn générale, notent ce que vous appelez une "amélioration notable" dans les réactions des persones rencontrées. Cela vient comme un démenti de plus à l'affirmation obstinée des matérialistes qui affirment que l'homme est aussi immuable que le silex ou le granit et que rêver de changement ne peut être que rêve fou. Oui, vous avez raison, l'homme peut changer et, d'ailleurs, change. Hérodote disait : "Le caractère de l'homme est son destin." Donc, si le caractère change, le destin change... Je suis convaincu que notre mission têtue, à tout le moins persévérante, a changé quelque chose dans la pensée des gens de rencontre et que les circonstances qu'offre en ce moment un monde de plus en plus inquiétant aident, bien sûr, à ce changement. C'est évidemment lent, mais c'est sensible après près de quarante ans de mission. Des Musulmans rencontrés cette année me disaient : "L'homme est un roc inaltérable. Le Coran est inaltérable. La rencontre des deux donne un résultat inaltérable. Soyez des soumis de Dieu, adossez-vous aux cinq Piliers de l'Islam et vous restez impérissables." J'ai répondu : "Mais avant que ne vinssent Mouhamad et le Coran, les hommes n'étaient-ils pas différents ? Si ! Ils étaient païens et terriblement arriérés. L'homme n'était donc pas un impérissable païen, puisqu'il devint Musulman. De même il peut relire attentivement le Coran et comprendre qu'il faut en résoudre tôt ou tard les contradictions et pour cela se référer à une Parole pure : La Révélation d'Arès." Ils m'ont répondu : "Non ! La Parole pure est le Coran !" Comme quoi, la route sera longue avant nos frères de l'Islam comprennent que La Révélation d'Arès est la référence.

13sep18 200C3 
Bonjour, frère Michel,
Si, votre blog est plus connu que vous ne le croyez. Mais pas assez en effet. Malgré tout, il est lu par ceux qui se cachent, non de vous, mais de leurs alliés, proches et amis et ennemis, et donc, de vous en conséquence. Vos idées et convictions font réfléchir et émeuvent. Mais chut !
Le temps n'est pas venu, mais il viendra sans doute un jour, quand la peur d'un lendemain que l'on scrute en ouvrant sa fenêtre pour voir, par la vitre, quel temps il fera (Le Pèlerin d'Arès 1982 – n° 4 : "La foi comme explosion"), sera plus forte que la peur d'avouer ses convictions cachées. Quand il sera temps de prendre sérieusement les armes de la pénitence pour défendre le peu qu'il restera à défendre, pour ne pas sombrer complètement tous ensembles.
Cette jeunesse que Dieu et votre pénitence ont préservée en vous pour parler et parler encore, nous fera un jour sortir de nos cachettes pour monter en ligne, ce que j'espère depuis longtemps et que j'attends.
Même nous, Pèlerins d'Arès, avons aussi des cachettes, malgré notre courage et nos actions dans la rue et autrement.
Le temps des cachettes va bientôt être révolu. Celui de la mobilisation est proche, à mon sens. C'est pourquoi vous aurez de plus en plus de petits encouragements des plus cachés d'entre nous. Ceux qui ont plus peur des hommes (avec une certaine raison, je suis obligée de le reconnaître), que de Dieu. Patience !
Nonobstant, Dieu prépare son armée grâce à vous, votre blog et vos écrits. Il nous faut plus de force et de compréhension qu'avant pour que nous soyons prêts et que le tonnerre des chevaux lancés à l'assaut du monde se fasse entendre. Tous les cachés sortiront, surpris, de leurs grottes en entendant hennir de joie le poulain agile (Rév d'Arès 10/10) qui s'élancera devant la horde des cavaliers (28/20-21) encouragés par les trompettes des anges. À leur suite, ils se lanceront avec ferveur.
Certains, surpris, se demanderont s'il faut prendre les armes contre ces fous, d'autres, furieux, ameuteront leurs troupes. Après l'instant d'étonnement et de questions viendra celui d'une rude bataille. Ce n'est pas la mort de nos corps qu'il faudra craindre, mais sans aller jusqu'à s'offrir en sacrifice, qui serait péché à mon sens, c'est de la mort de nos âmes qu'il faudra se garder. Pas le plus petit compromis, pas de peur et de désespérance vaines ; confiance en la Parole, en Dieu et en la force qui nous habite, vigilance et amour qu'il nous faudra sans lâcher le manteau de la femme élevée au dessus de l'Orient (Rév d'Arès 33/13-16). Car au bout du combat, le Jour merveilleux poindra (31/8-13). Cette espérance habite déjà nos cœurs. Elle nous prépare à donner l'assaut.
C'est pourquoi vous n'avez pas besoin de ressembler à Antigone et de vous jeter sous les coups de l'ennemi. C'est de prières que le frère d'Antigone avait besoin, pas que l'on s'occupe de sa pauvre enveloppe (Rév d'Arès 33/26-32). Mais Antigone ne le savait pas. C'est de vous, armé de votre pénitence, de votre blog et de vos écrits que les pauvres morts spirituel et que ceux qui s'éveillent aujourd'hui (pèlerins d'Arès et autres) avons besoin.
Hauts les cœur ! Le jour va bientôt se lever où l'on n'aura pas à se poser la question : "De quoi demain sera-t-il fait ?" (Le Pèlerin d'Arès 1982 n° 4)
Ghislaine V. de Nantes

Réponse :
Merci, ma sœur Ghislaine, pour ce commentaire.
Jamais les hommes n'ont vécu aussi isolés les uns des autres. Jamais il n'y a eu aussi peu de cohésion entre eux. Les conflits sont continuels entre des hommes pourtant d'accord sur le principe de l'Europe par exemple, mais sans cesse en désaccord sur mille points. C'est un fait éprouvé et même souligné que les hommes peuvent se rencontrer et se parler presque indéfiniment sans trouver entre eux des points d'accord. De là la très dangereuse et constante tentation de procéder par lois. Les lois semblent résoudre les problèmes entre humains, mais en fait elles exaspèrent ceux dont elles contrarient les points de vue et qui un jour ou l'autre explosent ou sont écrasés. C'est ce qui arriva à Antigone.
Ce qui me frappe dans la légende d'Antigone, c'est la confrontation brutale entre le désir d'Antigone de voir le cadavre de son frère traité avec dignité et la loi édictée par le roi Créon qui veut voir ce cadavre pourrir dans l'indignité, autrement dit, une confrontation pour quelque chose somme toute de négligeable ou d'accessoire, puisqu'il s'agit d'un mort, Polynice, qui a de toute façon perdu la vie. Qu'on ne s'attarde pas au sort du cadavre, dit Jésus avec sagesse, mais au salut (Rév d'Arès 33/29).
Pour revenir à Antigone, la seule différence, le seul petit problème qui demeure se situe entre deux options de pure forme : enterrer le mort ou le laisser dévorer par les bêtes et pourrir. Aucune des deux options ne ressuscitera Polynice ! Antigone tient à traiter le corps de Polynice avec dignité : linceul et tombe, tandis que Créon veut que Polynice ne soit plus qu'un bout de viande avariée pourrissant à la vue de tous. C'est ce dérisoire, ce très relatif, qui aujourd'hui fait que les hommes se confrontent et c'est là à mes yeux toute la leçon à tirer de la légende d'Antigone et de Créon : Les hommes s'affrontent, se mentent, se battent, se condamnent pour des riens. C'est peut-être leur plus grand péché, la source de la haine, de guerres ou d'erreurs judiciaires navrantes, puisque pour finir Antigone sera condamnée à mort. Mise à mort pour quelque chose de minime. Toute la souffrance des hommes est basée sur du minime, aujourd'hui encore.
Mais ces riens, pour l'heure, ont aux yeux des humains, abrutis par le péché, d'immenses importances. Notre mission doit les aider à ouvrir les yeux, à voir clair, à comprendre qu'ils se font de problèmes de choses qui ne méritent pas tant d'égards, parce que le Bonheur, la Vie sont au bout d'ascensions, non de descentes.
Quand je dis que "Mon blog est mon Antigone" je ne parle évidemment pas d'absolu, car dans l'absolu, quand nous y serons, nous ne serons même plus au niveau des Paroles auxquelles nous donnons tant d'importance et vénération comme les Vedas, la Bible, le Coran, etc., qui ne sont, de toute façon, que des compromis avec ce que l'humain peut encore comprendre dans son état actuel de pécheur obtus. Mon blog est provisoire comme Antigone fut provisoire. Nous dépasserons tout cela. Une petite histoire comme celle d'Antigone et un petit blog comme celui-ci ne seront que des petits points sur une longue ligne de lumière qui se fondra dans la Lumière infinie du Père.

14sep18 200C4 
Bonjour,
Commentaire en deux parties, la première pour les questions techniques, la seconde en réponse à votre billet.
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Ne vous inquiétez pas au sujet de votre site.
Le HTML, c’est le langage de balisage du texte actuellement utilisé par tous les navigateurs. Le HTML ne va pas disparaître, il n’y a tout simplement rien aujourd’hui pour le remplacer.
Il existe, en généralisant outrancièrement, deux manières de concevoir des sites web: une manière statique, une manière dynamique.
Vous, vous avez créé un site statique qui se contente de diffuser des fichiers HTML, CSS et des images. C’est la manière la plus basique de concevoir un site web. Et c’est aussi la plus robuste, la moins susceptible d’avoir des pannes.
Concevoir un site web dynamique consiste à générer à chaque visite du site les pages web demandées les utilisateurs. Les pages n’ont pas d’existence intrinsèque, elles sont générées à la volée par un langage de programmation (comme PHP, Python, JavaScript) en fonction de paramètres divers (comme le langage du navigateur) à partir des données fournées par une base de données (comme MySQL, PostgreSQL, MariaDB). Les sites web dynamiques permettent aussi d’avoir une interaction avec eux (comme poster directement des commentaires qui seront enregistrées dans la base de données et visibles automatiquement pour les internautes).
Quel que soit le choix technique pour générer des pages web dynamiques, au final, votre site va générer du HTML avec du CSS. Si vous utilisiez du PHP et MySQL, vous créeriez du HTML et du CSS.

Donc, non, le HTML ne va certainement pas disparaître. En tout cas, pas avant qu’une solution de rechange soit prévue, et pour l’instant ce qui est prévu c’est l’amélioration du HTML, pas son remplacement.
Par ailleurs, la solution PHP+MySQL, c’était plutôt à la mode il y a dix ou quinze ans. Aujourd’hui, de plus en plus de sites dynamiques sont faits avec d’autres solutions (d’autres langages que PHP, d’autres bases de données que MySQL).
Et rien, absolument rien, ne peut égaler la robustesse d’un site statique, même si c’est moins pratique pour publier les commentaires comme vous le faites (en modifiant vous-même la page web).
Bref, inutile de vous inquiéter pour votre site. Il n’y a aucune honte à faire un site web statique. Et il ne va pas disparaître. La simplicité technique, c’est même le meilleur moyen de faire un site aussi pérenne que possible, même si ce n’est pas la mode (il y a beaucoup de modes en informatique, aussi surprenant que ça puisse paraître).
Soit vous avez mal compris ce que vous a dit votre «informaticien alarmiste», soit ce n’est qu’un amateur qui s’y connaît peut-être plus que la moyenne mais pas un expert.
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En ce qui concerne Antigone, je ne suis pas d’accord avec vous. Antigone est une figure de rébellion contre l’autorité arbitraire et abusive, mais elle n’est certainement pas une figure de rébellion contre la loi et les dogmes. Au contraire, dans son pays, l’usage veut qu’on enterre les morts, et elle s’indigne que son frère ne reçoive pas les rites prescrits par l’usage.
C’est par conformisme à ces usages qu’Antigone se rebelle contre son oncle Créon, parce qu’il refuse une sépulture décente à son frère. Antigone pourrait se contenter d’aimer son frère mort, et se dire qu’être mangé par des charognards n’est pas plus indigne qu’être mangé par des vers de terre. Mais ce n’est pas ce qu’elle croit. Elle croit aux usages. Dans le fond, Antigone et Créon croient la même chose, qu’être sans sépulture est indigne. C’est pourquoi Créon punit post-mortem un homme, se figurant se venger de lui en le privant de sépulture, et Antigone y croit aussi. Comme si la présence ou l’absence de sépulture changeait quoi que ce soit à l’affaire.
Si ces personnages étaient déculturés, comme vous le préconisez, ils verraient l’absurdité totale de cette situation.
Antigone, c’est une mort absurde par rébellion contre une décision qui n’a qu’une portée symbolique, c’est une rébellion conformiste contre l’arbitraire tyrannique d’un roi. Et la portée symbolique de cet acte (le refus de sépulture) n’existe que parce qu’il y a une culture qui pense qu’il est indigne de ne pas enterrer un mort.
Pourtant, dans d’autres cultures, les morts on les brûle. En Chine et d’autres régions du monde, on pratique aussi "l’inhumation céleste", c’est-à-dire qu’on offre les corps à manger aux vautours et aux aigles. Ce n’est pas considéré comme indigne.
Le roi Créon est ici, finalement, un tout petit peu moins conformiste qu’Antigone puisqu’il transgresse l’usage.
À vrai dire, le fait que vous ayez choisi Antigone comme personnage pour illustrer votre situation est assez symptomatique de votre mouvement à mon avis.
Quelqu’un de déculturé dirait: “Qu’importe d’être enterré, brûlé, oublié dans l’océan ou mangé par les charognards?” Si j’ai bonne mémoire, c’est d’ailleurs ce que vous dit Jésus: qu’importe ce qui advient au corps, il ne faut pas s’en soucier.
Si je dis cela, c’est parce, à mes yeux, vous prêchez une déculturation, mais vous ne me semblez pas toujours capable de la mettre en œuvre, comme en témoignent parfois vos commentaires, parfois porteurs de jugements à l’importe-pièce, allant à l’encontre de vos textes (en général bien mieux pensés).
Cordialement,
Olivier (informaticien anonyme qui vous lit depuis 2006, non pèlerin)

Réponse :
Merci, mon frère Olivier, pour ce commentaire. Ne vous formalisez pas si je vous appelle "frère", quoique vous ne soyez pas pèlerin d'Arès. J'appelle "frère" ou "sœur" tout humain, même mon ennemi, que vous n'êtes pas et je m'en réjouis. Vous m'apportez même un avis technique amical, qui me rassure et me réjouit, confirmant de façon plus élaborée ce que me dit déjà Sylvester P.K. (200C1) sur mon mode de facture du présent blog. Je vous sais gré, frère Olivier, d'apaiser l'inquiétude qu'avait soulevée chez moi, cet été, une personne dont le métier est l'informatique, qui sans hésiter me dit sur un ton alarmiste, à tout le moins tranchant, en gros ceci : "Votre blog est très bien fait, mais vous n'en avez plus pour longtemps. L'HTML va disparaître. L'avenir est à WordPress, etc." Son avertissement m'avait rendu très soucieux. Vous me rendez la sérénité.
Concernant Antigone, votre commentaire est intéressant. Je l'ai lu avec intérêt. Non seulement je ne le conteste pas, mais il me donne l'occasion de préciser un point — point très important — concernant le personnage d'Antigone et l'histoire ou plutôt les histoires dont elle est l'héroïne malheureuse.
Voici ce point à mes yeux si importanti : Antigone est une légende, un personnage mythique, la fille d'Œdipe et qui a pour mère sa grand-mère en fait, puisque la légende dit qu'Œdipe, lui même légendaire et mythique, mit sa propre mère enceinte. Antigone deviendra le guide de son père quand celui-ci se sera crevé les yeux. Passons ! Antigone n'ayant aucune historicité, personnage d'affabulation pure, totalement imaginaire, a été mise à diverses sauces dans les plats théâtraux, poétiques, etc. servis par une quantité d'auteurs, dont on peut citer Eschyle, le premier je crois (Vème siècle avant J.C.), Sophocle, Sénèque, Robert Garnier (vers 1580), Friedrich (1922), Salvador Espriu (193_), Jean Anouilh (1943), Bertolt Brecht (1947), Marguerite Yourcenar (1959), María Zambrano (1967), Henry Bauchau (1997), Yvonne Besson (1998), Jean-Louis Sagot-Duvauroux (1998), Femi Osofisan (2000), Seamus Heaney, Irlandais et prix Nobel (2004) et j'en passe, car Antigone a inspiré un nombre considérable d'auteurs, de poètes, de dramaturges, avec des variantes infinies de vision et de récit. Même Dante Alghieri dans sa "Divine Comédie" parle d'Antigone (dans "Le Purgatoire", si ma mémoire ne défaille pas trop). Il y a donc des manières très variées de présenter ce personnage et je m'en rends tellement compte aujourd'hui que je ne suis pas très sûr d'avoir bien fait de dire que "mon blog est mon Antigone". Quelle Antigone ? est-on en droit de me demander.
Ceci dit, quand vous dites que nous ne sommes "pas toujours capable de mettre en œuvre la déculturation" à laquelle La Révélation d'Arès nous invite, vous ne pouvez pas être plus vrai. Quatre générations ne suffiront pas, dit la Parole d'Arès (24/2). Comme il va sans dire que le Message d'Arès ne parle pas des générations administratives de 25 ans, de groupes de personnes d'une même classe d'âge, mais qu'elle parle de générations au sens ancien : tous ceux vivant encore, nous ne sommes guère que la première génération, c'est-à-dire l'ensemble des vivants actuels : Moi le plus ancien, les frères et sœurs qui m'ont rejoint depuis 1974, nos enfants, nos petits enfants et les enfants des petits enfants qui ne vont pas tarder. Tout cela à nos yeux forme une seule génération, la première. De plus, le verset de La Révélation d'Arès dit : ...ne suffiront pas. Donc quatre générations plus un nombre indéfini de générations. Nous voilà très loin d'être déculturés. Le terme génération est purement nominal dans La Révélation d'Arès.
Ainsi, la différence entre votre façon de voir ma situation ou celle des Pèlerins d'Arès et ma façon de la voir provient-elle inévitablement de ce flou créé par toutes les manières de voir Antigone qu'ont eues ceux qui ont écrit en la prenant comme héroïne. Et c'est très intéressant, parce que c'est justement le flou qui est à la base de tous les conflits du monde et notamment les conflits qui existent entre les religions et entre les factions à l'intérieur de chaque religion. Innombrables sont les façons de sentir, de voir, de réfléchir, etc. à l'origine de toutes les directions qui prévalent entre les hommes dans ce monde. Si on lit attentivement La Révélation d'Arès, c'est une vérité qui est le fond même du grand problème des incompréhensions, heurts, tiraillement, méfiances entre les humains. C'est la raison fondamentale de la préconisation de faire éclater les grandes masses pour refaire la société en petites unités humaines. Rétablir la communion entre les hommes est un terrible problème. Voilà bien pourquoi le Sermon sur la Montagne est l'action de base nécessaire: amour, pardon, paix, intelligence spirituelle libre de préjugés. On imagine aussi facilement pourquoi un tel changement demandera des générations et des générations. Mais au fond, à l'échelle de la cosmologie, le temps demandé, aussi grand paraisse-t-il, est petit et même très petit.
Encore un grand merci, frère Olivier, pour votre commentaire.

15sep18 200C5
Mon grand-père jouait Créon et ma grand-mère Antigone. "Je te déteste et tu me détestes !" criaient-ils en public devant les parterres de fleurs qui entouraient la scène improvisée en pleine nature que les "Comédiens routiers" inauguraient dans les années 30 sous la direction de Léon Chancerel, le disciple favori de Jacques Copeau. Et oui, ils se sont connus en jouant Antigone de Sophocle. Finalement ils eurent cinq enfants et dix petits enfants.  
Le roi Créon aujourd’hui c’est celui de la justice humaine qui fait emprisonner des "innocents". Dans les prisons, même nos contradicteurs ont pourtant le droit d’être entendus et défendus contre cette justice qui "ne reviens pas sur sa première opinion", quand elle croit trouver un coupable. C’est le cas des condamnés "préjugés innocents" qui font des mois de prisons préventives sur la parole de quelques "victimes" ou semblants de preuves et subissent la peine avant même d’avoir été jugés et défendus par un avocat. Voici la justice de ce monde : Perte de la santé ! Claustration ! Mort civile et pourtant innocents. Un reportage en a fait état cette semaine à la Télévision.
Votre blog que je suis depuis 2006 à démarré avec la fin de votre participation active au bulletin trimestriel "Frères de l’Aube" auquel nous étions quelques uns à participer. Depuis ce temps vous en êtes devenu le maître en profusion et clarté d’enseignement pour des générations.
Qu’Antigone vous inspire encore !
José O. d'Île de France

Réponse :
Je vous ai souvent dit combien j'aimais comme acteur votre grand père Bernard Lajarrige, dont Michel Galabru dit : "Bernard Lajarrige est de cette espèce si précieuse, faite d'indulgence, d'humanité et d'amitié. Et qui ne semble avoir été créée que pour donner de la joie, du plaisir et du bonheur aux autres, aux siens, à son public!" Une opinion que je partage complètement. Mais bon ! Nos jeunes et même beaucoup de moins jeunes ne l'ont jamais vraiment connu. J'ignorais qu'il avait joué dans la troupe des "Comédiens Routiers" avant la deuxième guerre mondiale.
Mais comment votre grand-père fit-il, si jeune, pour jouer Créon, un roi d'âge mûr ?
Passons ! Je ne me suis pas inspiré totalement de la pièce de Sophocle pour dire que "mon blog est mon Antigone", parce que Sophocle fait mourir Antigone par le suicide. Anouilh aussi la fait mourir par suicde, d'ailleurs. Au reste, "Antigone" de Sophocle n'est qu'une suite de drames sanglants, également repris par Jean Anouilh.
Dans Sophocle Antigone affirme l'illégitimité de l'édit royal et se réclame des lois divines, non-écrites et éternelles, tandis que le roi Créon déclame de son côté que les lois humaines ne peuvent être enfreintes pour des convictions personnelles (rien n'a changé aujourd'hui dans la politique : la loi de la masse, en fait édictée par un ou quelques uns, est imposée à tous). Créon par surcroît prétend que Polynice était un vaurien, le complice des ennemis de la cité. Antigone affirme qu'elle lutte par l'amour fraternel — "Je ne suis pas faite pour vivre avec ta haine, mais pour être avec ceux que j'aime" —, Créon tempête et déclare : "Ce n'est pas une femme qui fera la loi" et fait enfermer Antigone et sa sœur Ismène. Mais Hémon, fils de Créon est fiancé de la condamnée, sa cousine. Il accuse son père Créon de commettre un abus de pouvoir, une injustice, et de rester sourd au peuple qui demandee qu'on épargne Antigone. Bref, ça va très mal entre le père et le fils et, par-dessus le marché, Tirésias, un devin, prophétise au roi que les dieux n'approuvent pas son action et que les choses vont mal tourner si Antigone n'est pas libérée et Polynice dignement enterré. Créon accuse ignoblement Tirésias d'être vendu aux comploteurs, etc., mais pour finir Créon se ravise et ordonne finalement qu'on fasse de belles funérailles à Polynice. Il veut délivrer Antigone de la grotte où elle a été emmurée vivante, mais c'est trop tard, Antigone s'est pendue à l'aide de ses vêtements. Hémon se plonge sa propre épée dans le corps pour mourir auprès de sa bien-aimée. Et voilà pas qu'Eurydice, femme de Créon, vient elle aussi de se tuer en apprenant le suicide de son fils Hémon. C'est une vraie boucherie, cet "Antigone" de Sophocle. Bref ! C'est en jouant ce drame que Bernard a connu son épouse, votre grand-mère! C'est beau.
Merci, mon frère José, pour votre commentaire et l'encouragement à poursuivre que vous me prodiguez. Je suis heureux que les quelque 199 entrée de mon blog vous aient apporté toutes les raisons de croire et d'être épôtre.

15sep18 200C6 
Bien cher Prophète du Très-Haut,
Heureuse que vous ayez pu prendre quelques jours de détente en famille, même si, depuis que le Ciel a surgi dans votre vie en 1974, vous n'êtes jamais vraiment en vacances, toujours au labeur pour le Père qui vous donne toute Sa Tendresse, encouragé par notre merveilleuse sœur Christiane qui, de sa tendresse d'épouse dévouée, vous réconforte 24 heures sur 24.
De la part de Jean-Louis, je vous envoie ce poème qui m'émeut beaucoup par certains passages.
Je vous embrasse bien affectueusement avec soeur Christiane, Bonne rentrée, si je peux dire !
Chantal C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, ma sœur Chantal, pour ce commentaire affectueux.
De poème il n'y a point, mais bon ! c'est une erreur de manipulation. Vous me l'enverrez plus tard.
Oui, c'est vrai, je n'ai pas vraiment de vacances et quand j'en prends un peu, comme c'est le cas en 2018 parce que j'étais vraiment sur les genoux le 15 aoûts, je trouve tellement de travail à faire à mon retour que j'y perds toutes les forces que j'avais reconstituées en me reposant un peu. Alors, en fait, je ne prends jamais de vrais vacances. Notamment, je ne pars jamais sans mon ordinateur de voyage. C'est comme ça. Je ne suis pas à plaindre.

16sep18 200C7
Cher Frère Michel,
Notre Frère Jeanick vient de me transmettre cette vidéo, je la partage.
Ce frère indien [dont il est question dans la vidéo] est la preuve que Mohamad est le messager le plus écouté (Rév Arès 2/9) peut-être pas par tous, mais par ce frère oui et cela quel que soit le statut social, riche ou pauvre, l'humilité est la porte à la lucidité, à la vertu Dieu en soi [?].
Didier Br. d'Ile de France

Réponse :
Je n'ai pas pu charger la vidéo. Quand je la télécharge j'ai une fenêtre qui dit :

Mais ce que raconte la vidéo est simple : Un Saoudien, après avoir prié dans la Mosquée sacrée à La Mecque, fait une aumone à un balayeur de la mosquée. Le balayeur lui répond en gros : "Merci, frère, mais garde ton argent. Je n'en ai pas besoin. J'ai plus d'argent qu'il ne me faut. Je suis propriétaire d'une chaîne d'hôtels en Inde. Je suis ici parce que je me fais régulièrement embaucher pour une durée de six mois comme ouvrier d'entretien à la Mosquée de La Mecque pour servir Allah avec le plus d'humilité possible."
Merci, frère Didier, pour ce commentaire.

16sep18 200C8 
Le mot Antigone me rappelle le jour où je suis arrivé à Montpellier sans argent, sans logement et sans travail. Je ne connaissais pas La Révélation d’Arès à l’époque et ce blog n’existait pas encore. C’est ma grand-mère qui m’hébergea. Elle habitait dans les quartiers d’Antigone place du Nombre d’Or.
C’était en 2001, un dimanche. Je lui avais passé un coup de téléphone pour lui expliquer ma situation et demander si je pouvais venir. Le temps d’arriver de Perpignan à Montpellier, elle m’avait trouvé un travail dans le journal et après m’avoir envoyé frapper au domicile même de l’employeur, qu’elle avait appelé sans me dire, pour réserver la place à son petit-fils qu’elle avait couvert d’éloge, je fus embauché et je commençai à travailler le lendemain à 7h 30.
Le jour ne s’était pas encore levé, ma grand-mère habitait un troisième étage et sa fenêtre était juste au centre de ce beau quartier d’Antigone en forme d’arc. Je n’avais pas fait 50 mètres que j’entendis ma grand-mère m’appeler en criant ! Son appel retentit si fort que même les gens aux alentour se sont retournés. Eh oui ! c’est çà une grand-mère pied noir qui aime et veut protèger son petit fils. Il faut dire que le quartier d’Antigone où elle se trouvait est non seulement en forme d’arc mais la place entière forme un cercle et on avait une acoustique naturelle et claironnante, surtout de bon matin…Que pouvais-je faire ? Revenir sur mes pas en courant pour éviter la honte et me mettre en retard pour mon premier jour d’embauche ou bien rester là et lui faire un petit coucou pour confirmer que je l’avait bien entendu ? Et mémé me cria encore plus fort : "T’as mis l'bonnet ?!" Les éboueurs qui cherchaient dans la trajectoire du cri de mémé pour savoir qui était l’heureux élu, attendaient la suite du spectacle. Alors, foutu pour foutu, en arborant un grand sourire j’enlevai le bonnet et le lui montrai avec de grands signes de gauche à droite et je lui criai presque aussi fort qu’elle : "J’ai le bonnet méméééé ! Toooout vaaa bieeeen !" C’était une sacrée grand-mère quand même !
C’est quatre ans plus tard en 2005 que j’ai entendu parler de La Révélation d’Arès pour la première fois grâce à Jean-Michel J. Avant que ma grand mère quittât ce monde, j’avais écrit en gros la prière du Père de l’Univers sur une feuille et l'avais affichée sur le mur de sa chambre pour qu’elle pense à la dire tous les soirs. Mémé, c’était plutôt avec Marie qu’elle avait des atomes crochus — elle s’appellait d’ailleurs Marie-Louise —, mais la prière du Père venait de son petit fils et donc elle l’avait accueillie et la disait le soir avant de fermer les yeux. Et puis, un jour, elle les a fermés pour la dernière fois…
Je ne connaissais pas l’histoire d’Antigone et d’où venait le nom du quartier de ma grand-mère. C’est grâce à vous que que l’ai apprise et je vous en remercie. Pour moi vous utilisez tout ce que vous pouvez pour rappeler la Vérité (Rév d’Arès 28/7) comme vous insufflez ici la Vie aux vieux tableaux du monde pour faire passer un Message hors du temps (12 /6).
Ce blog, cet humble forme de pont entre le Ciel et la terre est vivant, bien aimé frère Michel, il conduit ceux qui le veulent vers les rivages de la Mer (Rév d'Arès 20/4). Comment faire comprendre qu’il fait passer plus que des mots : le Souffle, la VieDes rémiges sont tes mains (xLiv/3) —.
Puisse-t-il, ce blog, être suivi par beaucoup pour l’accomplir, car la Vérité c’est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7) !
Guy I. de l'Hérault

Réponse :
Combien je suis touché, frère Guy, par cette belle histoire de votre vie, que vous nous racontez.
Je ne suis jamais allé dans le quartier d'Antigone à Montpellier, ville que je connais très peu, du reste. Mais je me souviens de ce qu'on voyait dans les journaux quand quand Ricardo Bofill conçut ce quartier à la demande de Georges Frêche, homme politique connu à l'époque. Ce n'est pas si vieux, puisque le quartier fut bâti dans les années 80. Bofill s'inspira de l'architecture grecque antique. La photo que vous joignez à votre commentaire montre un bâtiment d'une forme cruciforme typique dont j'ai oublié le nom en architecture, que je me souviens avoir vue comme ouverture dans de vieilles églises. Je ne sais pas pourquoi le nom d'Antigone a été donné à ce quartier, qui, je crois, fut construit à la place d'un champ de tir militaire qui n'avait pas porté ce nom.
Mais ce qui me touche, c'est l'histoire, si bien racontée, de vos débuts à Montpellier où vous fûtes hébergé par votre grande-mère Marie-Louise, à laquelle vous feriez un peu plus pard réciter Père de l'Univers chaque soir. Vous dites : "Mémé, c’était plutôt avec Marie qu’elle avait des atomes crochus." À cela je réponds : "Qu'importe ! Qui prie vers Marie prie inévitablement vers le Créateur, car il n'existe qu'une seule Sainteté, Lumière et Puissance créatrice dans l'Univers, qu'on L'appelle Dieu, Allah, Père, Très-Haut, Mazda, Brahma, Vie, Souffle, ou Marie, Mère, etc., car le Créateur n'a pas de sexe et dans nos langues humaines, avec notre culture encombrée de concepts masculins et féminins, de "il" et de "elle", de pénis ou de vulves, de papas et de mamans, nous ne pouvons pas exprimer l'Existence d'une Puissance qui, Elle, peut tout à la fois s'exprimer dans une langue humaine et être totalement étrangère à notre animalité sexuée, un Tout Qui est donc d'une Nature pour nous aussi inconnue qu'invisible. Quand on me dit : "Vous, frère Michel, qui avez rencontré Dieu, vous savez maintenant qui Il est," je réponds : "Justement non ! Depuis que Dieu me parla en 1977 je ne sais du tout Ce Qu'il est ni Qui Il est."
Merci, frère Guy, pour ce beau commentaire.

17sep18 200C9
Merci à sœur Christiane "de vous habiller d'un bermuda, d'un tee-shirt, et d'un chapeau (pour le soleil)" et peut-être de vous servir à boire (Rév d'Arès 38/6).
"Beaucoup lisent ce blog parce qu'il dit vrai mais se garde d'en parler et de dire qu'ils le croient au fond, voire même au Fond" (Rév d'Arès xxxvi/6).
Oh que oui! Ce blog dit vrai, il dit même beaucoup de choses qu'un moissonneur aguerri peut utiliser à la mission. Entrée après entrée, ce blog représente une source intarissable, une nourriture vivifiante pour l'âme qui redonne de la grandeur à l'homme que le péché a rapetissé, et que j'ai la joie d'aller partager dans la rue, à la rencontre de mes frères humains.
Bien sûr, il y a l'évènement hautement historique La Révélation d'Arès, le kérygme : Jésus en 1974 et Dieu en 1977 ont parlé là, et cet homme représenté sur la couverture du livre qui est le témoin, un homme honnête et sensé qui a vu et entendu ce qu'il transmet en tous points au monde. C'est bien le prophète, l'égal de Jésus, l'égal de Mouhamad, il est donc raisonnable de croire ce qu'il dit et de suivre son enseignement prophétique... Écoutez comment parle Dieu dans les Théophanies ! Là, j'ouvre au hasard et je leur lis quelques lignes du Livre.
Si certains passants se fichent de ce que je voudrais partager avec eux, sans même savoir de quoi il retourne (une minorité à vrai dire), il m'arrive de vivre avec d'autres un moment intense, si particulier et si profond, que je voudrais qu'il s'éternise. N'est-ce pas ça la transcendance ?
Chapeau bas, Mikal ! Soyez béni ! Merci de me permettre de m'exprimer, "moi l'infime, l'injuste", sur ce blog prestigieux.
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Je suis très ému en lisant votre commentaire, mon frère Dominique. Voilà bien des compliments à l'adresse d'un Mikal pas toujours sûr de faire ce qu'il lui faut faire. Vos compliments sont donc des encouragements à poursuivre ma mission de la façon même dont je l'assume et qui vous semble être la bonne.
L'été court vers sa fin, mais l'air est encore très tiède, le ciel qui était d'azur sur ma tête à Bordeaux tôt ce matin se couvre un peu mais l'Atlantique et son humidité sont là, tout proches. Les arbres sont encore très verts... juste quelques feuilles commencent à roussir. Les oiseaux exultent encore ; ils suffiraient à réjouir mon cœur.
Dans votre commentaire certains mots m'ont frappé plus que d'autres, par exemple : "...certains passants se fichent de ce que je voudrais partager avec eux... (une minorité, à vrai dire)," et je suis interloqué avec bonheur, car cela signifie que la majorité vous écoute.
Merci, frère Dominique, pour ce bon et beau commentaire

17sep18 200C10
Tout d'abord je vous souhaite une superbe année de bonheur, de santé, de profonde piété, de pénitence et de moisson, de réussite ainsi qu'à Sœur Christiane et à toute votre grande famille.
Parmi les raisons de résistance à notre Appel d'Arès, comme la peur de l'opinion de l'autre sur soi quand on est à contre sens du monde, le respect humain, il y a une autre raison vachement coriace, en tout cas me semble-t-il, c'est que d'une part l'homme ne prend pas conscience de la gravité du péché des péchés, et que d'autre part, chacun pense son salut personnel indépendamment du salut collectif et est convaincu qu'il est dans le bon camp, et qu'il sera  sauvé. Le chiite pensera être sauvé parce qu'il est chiite, le sunnite parce qu’il est sunnite, le juif parce qu'il est juif, le catholique parce qu’il est catholique, l'évangéliste parce qu'il est évangéliste, le témoin de Jéhovah parce qu’il est témoin de Jéhovah, etc. Même l'athée, en tout cas celui qui pense encore, peut se dire : si Dieu existe, il me sauvera. Comment pourrait-Il me réduire à un spectre lamentable ? (Rév d'Arès 16/7)
De plus, l'homme ne sachant plus où est le Bien et où est le Mal, voit très souvent  l'injuste, le salaud  dans l'autre, pas dans soi, chacun convaincu d'être du coté du Bien, et que "Dieu reconnaitra les siens."
Alors pour fissurer cette résistance, je me dis qu'il faut inciter à lire La Révélation d'Arès, la parole de Mikal puisque parole de Mikal est Parole de Dieu (Rév d'Arès i/12), et bien sûr inciter à la pénitence. C’est alors doucement que l'homme comprendra.
Mais que me recommandez-vous d'améliorer, de faire, pour inciter à cela ?
Xavier H de Nice

Réponse :
Que vous "recommander pour inciter à" devenir pénitent et à assumer le changement du monde en Bien par le changement personnel ? Je ne peux que vous recommander ce que je ne cesse pas de recommander par ce blog : Être pénitent, c.-à-d. aimer, pardonner, faire la paix, avoir l'intelligence spirituelle libre de préjugés et continuer de chercher dans la masse humaine les épis mûrs dont le petit reste a beoin pour grandir et remplir sa mission. Parbleu ! frère Xavier, vous le faites déjà avec constance, il me semble. Alors, continuez !
Merci pour ce beau commentaire, mon bien aimé frère. Je vous redis ici toute la joie que j'ai eue de prier avec vous si souvent cet été à Arès.

17sep18 200C11
Mon bien aimé frère Michel,
Je voulais juste vous dire (comme le Père vous dit : Tu es Mon Honneur, Rév d'Arès xxxvi/16) que vous êtes mon honneur.
Aucun prophète avant vous n'aura laissé un enseignement d'une si grande puissance libératrice et créatrice, simplement parce que leurs enseignements ont été perdus.
Je pense à des articles comme "Vertu", "La Pommeraie", "Beauté" etc... : Merveille des merveilles ! Éveil à la splendeur ! Sans parler de votre enseignement à Paris qui à l'époque [1996] (nous étions présents aux quatre dernières réunions avec Bettina) m'a transfiguré sur place, à mon petit niveau d'ascension.
Depuis mon arrêt cardiaque où j'étais à deux doigts de la mort, j'ai vraiment mis "un sacré coup de collier" à ma pénitence et à ma moisson. Quand on a 48 ans on croit toujours qu'on a encore pas mal de temps pour vraiment changer, mais la mort peut vous frapper à n'importe quel moment !
Je finirais par vous dire, frère Michel : Je suis vous. Il n'y a plus aucune dualité entre un "moi" et un "vous".
Avec La Révélation d'Arès je vis une véritable idylle, mais comme vous m'appelez "l'éclectique" c'est vrai que je m'inspire d'autres voies spirituelles. Cela fait plus de quinze ans que j'ai lu quatre-vingt livres sur le Bouddha-Dharma (Dharma signifiant entre autre" la Loi Cosmique") — je n'aime pas le mot bouddhisme, car tout "isme" est tombé dans la division avec les autres "ismes", chacun croyant à tord détenir la vérité ; [cela] crée une véritable division entre les homme : la division est quelque chose de terrible !
Je me suis d'abord intéressé au Bouddha-Dharma parce que dans les quatre Nobles Vérités (le premier enseignement du Bouddha au parc des Gazelles) le Bouddha dit : "Je n'enseigne qu'une chose : la souffrance et le sentier (octuple) pour sortir de la souffrance". En tant que psychothérapeute cela, bien sûr, m'intéressa au plus haut point. Et puis j'ai découvert, comme vous le dites vous-même, "un enseignement d'une grande subtilité dans l'enseignement du Bouddha."
Mais je suis surtout tombé amoureux de la Non-Dualité (L'Advaita-Vedanta). Ça ne va quand même pas jusqu'à l'idylle comme avec La Révélation d'Arès. J'ai lu plus de soixante livres sur cette voie spirituelle depuis au moins dix ans. Depuis je peux passer dix à quinze minutes sans qu'aucune pensée ne traverse ma conscience — La graisse et le vinaigre tuent l'homme. Le bruit dans la tête le tue ! —. Mais je peux aussi être l'autre quand je moissonne par exemple. Je dit "être l'autre" ou "je suis ma soeur, mon frère humain", "je suis un avec lui" parce que quand on dit : "J'ai de l'amour et de la bonté pour tous les autres hommes," il y a encore un "moi" d'un côté et un "autre" de l'autre côté. Il y a encore une distance. Or ce que nous devons vivre c'est une communion, une union, une fusion totale avec tous les êtres !   
Et celà c'est grâce à l'Advaita-vedanta que j'ai pu le Vivre !
Mais jusqu'à mon dernier souffle je ne servirai que La Révélation d'Arès et le prophète Mikal, car sans un petit reste prophétique [Rév d'Arès 24/1], jamais le reste [voir "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas"] ne pourra changer le monde à lui seul.

Sur ces quelques mots, je vous serre contre mon cœur et je vous embrasse de toute mon immense tendresse pour vous. À bientôt.
Je ne devrais même pas dire "à bientôt" car vous êtes toujours en "moi".
Philippe R. de Strasbourg en Alsace

Réponse :
Le monde est devenu une masse humaine en majorité tantôt fidèle à des superstitions, tantôt fidèle au refus d'autre chose que de l'animalité réduite à la mécréance. Dans ce monde où les religions, les politiques et les medias pensent pour tous les humains seul domine l'abalourdissement ou l'hébètement dans l'avoir et le croire uniquement consacrés à ce qu'on appelle la "science" et à côté d'elle quelques maîtres de pensée rationaliste qu'on appelle "bon sens". Le résultat est l'attachement des uns à des idées ou des occupations qu'on peut qualifier aujourd'hui de mésologiques qu'ils se gardent de dépasser sans se poser les questions fondamentales sur la vie, sa raison d'être, ses perspectives au-delà de l'immédiat et l'attachement des autres à des poncifs politiques, religieux, fictionnels, qui ne vont généralement pas très loin. Ces deux attachements sont des alternatives pauvres. Le nivellement ontologique que l'humain s'impose en général de nos jours est de niveau vraiment très bas. Alors, bien sûr, dès qu'on aborde d'un peu haut le quidam-type de la rue, il ne peut généralement pas lever les yeux ou ne peut que les lever un bref instant. Ses paupières sont ou retombent comme du plomb. Les hommes ne voient plus ce qu'il y a d'existentiel derrière la porte fermée de leurs idées claquemurées ; ils ne voient plus qu'ils peuvent reprendre en main leur destin, se construire une nouvelle existence. Notre mission consiste en somme à aider l'humain à échapper au piège où on les a enfermés. Nous nous efforçons de rechercher ceux et celles au fond desquels le questionnement spirituel n'est pas complètement éteint, que nous appelons les épis mûrs.
Les systèmes de domination, religieux, politiques, commerciaux, scientifiques, etc., emploient des narcotiques puissants et disposent, pour les administrer au monde, des meilleurs systèmes d'application.
La libération spirituelle n'a rien à voir avec les "libération" religieuses, politiques, idéologiques, consumérites, etc. C'est, au fond, ce que vous avez aimé dans les livres de sagesse extrême orientale que vous avez lus. La libération spirituelle se détache des contraintes affectives — de là vient que je dis : l'amour évangélique est un amour-devoir, pas un amour sentimental — alors que les "libérations" autres que spirituelles utilisent au contraire ces contraintes affectives. Autrement dit, nous mettons en garde l'humain contre le relatif ou le passif et nous l'armons de l'absolu et de l'actif, nous lui rappelons qu'il est créateur et qu'au lieu de subir l'aliénation du monde par les systèmes et les pouvoirs nous lui permettons, au Nom du Créateur, de retrouver les sentiers de la réappropriation de soi, donc de sa nature divine et, partant de là, du Bien au sens absolu.
Il ne s'agit pas pour nous d'ouvrir une discussion, un débat, entre les hommes et de considérer comme vrai l'idée consensuelle, car il ne peut exister de bon consensus entre des humains égarés, mais il s'agit de retresser ensemble le tissu spirituel dont la Puissance créatrice habilla l'homme à l'origine, car ce tissu est unique, il ne peut être choisi — choisir c'est choisir comme Adam choisit (Rév d'Arès 2/1-5), c.-à-d. n'importe quoi, mais ce n'est pas ça la liberté ! —, il est ce qu'il est et qui se retrouve dans les actes sans défaillance que sont aimer, pardonner, faire la paix, être libre de tous préjugés. Là est cette Non-Dualité que vous évoquez.
Merci, frère Philippe, pour votre commentaire. Je vous redis ici ma joie d'avoir prié tous les jours avec vous au Pèlerinage cet été.

17sep18 200C12
Vous dites à votre interlocuteur anonyme : "Mais je n'enterre pas l'homme spirituel ; je le ressuscite au contraire." Cette affirmation pourrait paraître bien prétentieuse à certains. C’est pourquoi je souhaite vous rendre hommage également : Je suis un miraculé ! Oui je l’affirme, vous m’avez ressuscité par votre enseignement ! Votre enseignement est mon deuxième moteur de vie après la Parole, de toute façon inséparables l’un de l’autre.
J’étais un être plus que médiocre et je suis encore aujourd’hui bien en dessous de ce que je devrais être, ce qui me vaut parfois des moments de "fatigue". En général c’est en replongeant dans votre enseignement — les annotations, "Le Pèlerin d’Arès", le blog, vos lettres, et tout ce que vous avez pu nous enseigner verbalement — que je ressuscite ma foi et mon espérance, que je relance le moteur de mon action.
Dommage que des personnes qui auraient certainement les moyens intellectuels, financiers, etc. de nous aider dans notre difficile mission ne trouvent pas le courage de s’affirmer et d’apporter leur soutien si nécessaire à la Parole du Bien et à la mission qui en découle. Pourquoi ne pas se faire connaître ? Ils me font penser au Parole de Jésus : Celui qui a honte de moi dans ce monde... [Luc 9/26].
Et puis le danger* que vous nous rappelez et qui me glace le sang n’est-il pas suffisant pour trouver le courage de monter sur le parvis de Dieu ? J’ai envie de dire à votre interlocuteur : "N’ayez pas peur, engager-vous pour ce combat de Lumière ! Qu’avez-vous à perdre ?! Voulez-vous vous aussi porter la responsabilité de laisser sombrer ce monde dans le péché des péchés sans retour. Ce combat à besoin de tous ceux qui en comprennent l’enjeu." Mais peut être cette personne a-t-elle de très bonnes raisons pour cela, je ne la juge pas, alors qu’elle trouve d’autres moyens de nous aider.
Grand merci à vous très cher envoyé du Père et père spirituel [Rév d'Arès xxxiii/14], votre enseignement circule dans mes veines comme la Vie renaissante.

* "...Je préfèrerais mourir que de laisser déchiqueter et pourrir le monde, auquel j'appartiens, et où je pourrais revenir, une fois relevé des morts (Rév d'Arès 31/11), le Jour (31/8) où les humains auront vaincu le mal. Je lutte pour que ce monde déjà spirituellement mourant, peut-être bientôt mort, ne disparaisse dans le péché des péchés (38/2), pour que je ne reste pas indéfiniment une âme — si ma piètre pénitence me vaut une âme — courant entre les étoiles (vi/1-7), mais pour que je sois un vrai co-créateur du monde, un co-créateur entier, chair, esprit et âme (17/7), pour que je sois Un (xxiv/1) dans l’Un."

Daniel C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Daniel, pour ce beau commentaire.
Vous me parlez d'un "interlocuteur anonyme" et je pense que vous citez Olivier qui commente en 200C4. Je n'en vois pas d'autre sur cette page, à moins que vous fassiez référence à un autre anonyme dans una eutre page de commentaires.
Ce frère Olivier, qui n'est pas pèlerin d'Arès selon son propre aveu, est quand même lecteur de mon blog et se donne la peine de me dire que ce blog, que je continue de tenir en langage HTML, est très bien comme il est et que l'HTML n'est pas un système de balisage près de disparaître. Je ne connais pas ce commentateur, mais je lui suis reconnaissant de m'apporter des lumières.
Vous lui auriez répondu autrement que je ne l'ai fait, mais de toute façon lui et moi ou lui et vous, nous ne sommes pas aux mêmes altitudes, nous ne recevons pas les mêmes lumières, lui se réfère à la lumière du monde, vous et moi nous référons à la Lumière d'En-Haut, en tout cas nous essayons.
Merci encore, frère Daniel.

17sep18 200C13
ENTENDEZ-VOUS

Elle est toujours à ses côtés
Comme les anges au Père.
Il est au centre de la terre
Debout sur son blog ailé.

Il a vidé tout son cœur
Pour le remplir de Lui.
Il ne marche pas sur l'eau
Mais il boit l'Eau du Puits.

Il ira tout au bout de sa vie
Pour souffler ses beaux mots
Aux oreilles si précieuses
Vidées de tous les maux.
Elles sont pour le peintre
Si naturelles et sensuelles
Mais pour lui existentielles
Au plus haut du Ciel.

Alors écoute !.
Jean-Louis Alexandre C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Jean-Louis, pour ce beau poème..

17sep18 200C14
Nabi bien aimé,
Mon père me disait souvent : "Francis que tu sois Einstein ou le simplet du village le dénominateur commun, chez l'homme, c'est qu'il sent bien lorsqu'il se brûle !"
Alors, aujourd'hui, l'homme comprend qu'il "se brûle" à la politique et à la religion.
Quatre génération ne suffiront pas ..[Rév d'Arès 24/2], mais l'homme sent déjà "la brûlure" et l'homme (après ces quatre générations) passera sur un "mode nouveau" et le message divin reçu à Arès "brûlera" de toute Sa divine puissance !
Bien fraternellement Nabi.
Francis C. d'Aquitaine

Réponse :
Frère Francis, votre père était un sage. Mais oui, le dénominateur commun c'est la souffrance — la brûlure en est une parmi mille autres — que ressent tout homme à tout âge, alors que la joie tous les hommes ne la ressentent pas forcément. Je n'ai pas connu d'humains qui n'aient pas souffert, mais j'en ai connu qui semblaient n'avoir jamais eu une gaieté quelle qu'elle fût.
Avant que le souffrance ne passe, nous n'avons aucune difficulté à convenir qu'un long temps — plus de quatre générations, donc quatre générations + X générations — passera avant que l'absence de souffrance devienne une réalité.
Merci, mon frère Francis, pour ce commentaire.

17sep18 200C15
Bien cher prophète de notre Créateur, frére Michel,
J'espère du plus profond de mon coeur ❤️ que le péché des péchés (Rév d'Arés 38/2) n'adviendra jamais.
Si c'était le cas, alors c'est que votre mission, qui est aussi notre mission de transmettre la Parole que le Créateur vous a donnée par Jésus, quand il s'est montré quarante fois à vous en 1974 et par les cinq théophanies en 1977, aurait échoué.
Il y a, sur le Champ que Le Pére nous a donné de moissonner, des fréres et sœurs qui attendent de rencontrer nos missionnaires. Ce sont des épis mûrs qui n'ont pas conscience encore de votre existence.
C'est pourquoi votre blog ainsi que votre nouvelle entrée et toutes celles qui viendront montrent votre existence de prophète de Dieu.
Votre blog est une mine d'or spirituelle.
Qui mieux que vous, le prophète de Dieu, est à même de transmettre Son Enseignement par votre blog qui doit être trés lu, même par les puissants de ce monde 🌎,mais aussi par nous qui ne sommes encore qu'un petit peuple de vos fidéles compagnons de la premiére génération de pénitents d'Arés.
Puisse notre mission ne pas échouer ! C'est un risque.
Puissions-nous être vus et entendus !
Puissions-nous être remplis d'amour fraternel déjà entre nous dans nos assemblées que ceux qui nous regardent vivre et nous écoutent parler de cet amour ❤️ trouvent l'éveil, le besoin vital de faire l'ascension avec nous vers Les Hauteurs Saintes.
Ce nouvel Exode que Le Créateur nous invite à effectuer grâce à vous, frére Michel, ainsi qu'à votre épouse, sœur Christiane, qui depuis les visites de Jésus vous a soutenu de toute la force de son amour.
Ce  nouvel Exode va sauver notre humanité du péché des péchés (Rev.d'Ares 38/2).
Je le souhaite du plus profond de mon cœur  💝 .
Patricia C. des Hautes Alpes

Réponse :
Merci, ma sœur Patricia, pour ce commentaire qui, comme tous vos commentaires, m'arrive comme un réconfort et une forte stimulation.
Vous me dites que mon "blog est une mine d'or spirituelle". Je vois bien là l'amour fraternel que vous me portez et pourtant je me dis sans cesse que tous autant que nous sommes devrions faire mieux, toujours mieux. Pourquoi ne mettons-nous pas plus d'application à notre prophétisme ? Le temps nous manque et ce monde qui sans arrêt revient sur nous comme un gros animal gluant qui nous colle à la peau, exige sans cesse de nous que nous nous occuptions de lui, le monde. "Nous ne sommes pas doués", me disent parfois des frères ou des sœurs, mais je leur réponds : "Doués nous le sommes beaucoup plus que nous le coyons. C'est l'application qui nous manque. L'insuffisance d'application provient souvent d'un doute qu'on a de sa propre importance. Nous corrigeons ce défaut chaque jour un peu, mais nous n'allons pas assez vite.
Cependant, des progrès se font. Il y a eu au Pèlerinage, cet été 2018, des nouveaux exceptionnellement nombreux. C'est la preuve que la mission se fait plus efficace. Mais il faut poursuivre, il faut augmenter l'efficacité, mettre de plus en plus d'application à notre prophétisme.
Je ne doute pas que vous ne cessiez vous-même de vous remettre en question, de vous "fertiliser", de vous compléter, d'embellir votre propos missionnaire.

17sep18 200C16 
Dieu manifesté à Arès nous guide de toute Sa Magnificence, de toute Sa Splendeur.
Tu vois le Retour, dit La Révélation d’Arès (i/1). Changeons donc notre façon de voir les choses !
Sortons des régions basses, de la vallée grasse (Rév ’Arès 26/4).
La Parole de Dieu nous apprend à nous élever très haut au-dessus de notre personnalité inférieure, là où l’on ne dépend plus de rien ni de personne, où l’on est inattaquable !
Mais oui, il faut monter plus haut, toujours plus haut. Dis leur : Le-Dos-Porte-la Mer est en Haut (Rév d'Arès xxx/13). [Il faut] s’approcher du Seigneur,  s’approcher tellement qu’on arrive à Le placer au-dedans de soi, à Le rendre si proche, si intérieur à soi-même que l’on est tout le temps baigné par Sa Présence — Je suis si proche d’eux qu’ils  peuvent  ne pas Me voir (Rév d’Arès 1/11).
La Divinité est en nous et nous devons la rejoindre. Imaginons cet Être sublime, le Père de l’Univers (Rév d'Arès 12/4), qui habite en nous, qui cherche à se Manifester à travers nous. Tout cet amour en nous irrésistible  qui ne demande qu’à aller vers que ce qui est noble. [Chacun doit] s’enfoncer profondément ses racines dans le monde Divin.
Il t’emmènera très haut vers le septième pilier gloire et sommet. Maintenant ça va, tu es sur le bon chemin. Sans Dieu nous prenons le risque de nous égarer dans les régions obscures et dangereuses car le langage des sciences est comme l’obscurité et je suis la Lumière, IL est comme la mort et Je suis la Vie (Rév d'Arès 38/5). Ne retourne pas sur tes pas ! Fais comme Jésus, il a mis ses pas dans les Pas de Dieu, il ne s’en ait jamais écarté, il s’est embrasé de Mon Amour pour l’homme son frère et comme une fumée pure il s’est élevé vers Moi (12/3).
Que tu sois athée ou croyant la purification est la même elle commence par le cœur. Dieu seul sait que le petit reste (Rév d'Arès 26/1) Lui répondra. Alors la chance des autres ? Elle sera paradoxalement dans la violence qui les surprendra, montée de la steppe (28/20-21).
Maryvonne C. de Bretagne sud.

Réponse :
Voilà un commentaire, une exaltation de foi de haut niveau, quasi mystique, un bouillonnement !
Vous bramez vers le Ciel comme le cerf au fond des forêtes, mais ce brame n'est plus celui de l'animal humain. C'est celui recréé de la créature de Dieu, de la soif de communion avec l'Amour et la Lumière du Très-Haut. Le monde n'est plus habitué, dans nos régions occidentales, à ces envolées ferventes. Je ne sais si vous utilisez cette façon de vous exprimer dans votre mission, mais il est possible qu'en Bretagne, terre encore imprégnée de Vie, vous éveilliez quelques épis mûrs que cachent les épines et broussailles épaisses autour de nous.
Nous cherchons parfois trop à être de notre époque, de "moderniser" notre propos missionnaire, croyant être mieux entendus, mais récoltons-nous ainsi plus d'épis mûrs ? Non. Ne cherchons pas à être "de notre époque", mais de déborder notre époque. Et là nous sommes contraints d'admettre que nous ne disposons, de toute façon, que de la langue qui est la nôtre et déborder l'époque, c'est souvent simplement retrouver le Feu des exaltations anciennes.
Merci, ma sœur Maryvonne, pour ce beau commentaire.

17sep18 200C17
J'ai appris le départ de notre sœur Danielle, épouse de notre frère Thierry A. de Bretagne-Nord.
De grosses larmes d'émotions ! L'une des nôtre a quitté sa chair, mais nous savons que la vie continue.
Notre sœur Danielle était pieuse, une femme forte, aimante et malgré sa cécité toujours une grande missionnaire. Je la vois encore cet été en prière écoutant la Parole enregistrée et la voyant aussi réciter par cœur la prière du prophète ou assise a l'entrée de la Maison de la Révélation ou sœurs et frères allaient la saluer.
Je vous mets en lien une photographie. C'était par une belle journée ensoleillée en Bretagne ou avec Danielle et Thierry nous avions missionnés ensemble. Je ne doute pas un instant que notre sœur Danielle, une belle âme rejoigne la Flotte Céleste (Rév d'Arès, Veillée17 et 18).
Mes pensées s'envolent vers notre frère Thierry que j'embrasse affectueusement et serre contre mon cœur. Didier Br d'Île de FranceDanièle et Thierry A.

Réponse :
Merci, mon frère Didier, pour cette image. Je n'avais jamais eu de photos de Danielle et Thierry en mission ni même dans d'autres circonstances.
J'ai appris le départ de ce monde de notre sœur Danielle quelques heures après que son cœur s'arrêtât de battre. Je savais qu'elle était en mauvaise santé, mais rien ne laissait prévoir son départ. Elle a, comme vous le rappelez, fait un très pieux Pèlerinage cet été à Arès où elle est restée longtemps avec son époux Thierry. Danielle est partie comme nous partirons tous et toujours plus tôt que nous le pensons, car la vie humaine est courte, elle dure tout juste quelques décennies.
Danielle était une sœur déjà ancienne. Je la revois quand elle venait seule au Pèlerinage avec son petit garçon Kévine, qui dormait sur son siège. Elle venait d'Ille et Vilaine, où elle résidait alors, restait très longtemps dans la salle de prière dans les années 80. Elle semblait dans une pieuse contention, parlant peu, donnant l'impression qu'elle sortait d'épreuves douloureuses. Au fond, je la connaissais peu. Elle m'écrivit aussi longtemps que ses yeux le lui permirent.

17sep18 200C18
Je me suis demandé pourquoi Antigone... si peu la connaissent. Il m’a fallu me creuser un peu pour voir que ce blog est destiné aussi à un futur dans lequel des "post-universitaires" puiseront matière à penser.
La comparaison avec l’actuel et le constant état de la société des hommes est probablement plus juste que je ne le pensais. Antigone dont l’étymologie est anti-descendance, représenterait-elle la sortie de cet état de dépendance du pouvoir et de ses lois, jusqu’à mourir pour l’amour ? Déjà avec le fait qu’Œdipe, le père d’Antigone (dont la psychologie n’a retenu qu’un aspect, celui qu’elle a érigé en "complexe d’Œdipe"  et qui l’a rendu ainsi accessible aux gens ordinaires) ait  tué son propre père, épousé sa propre mère Jocaste, se soit crevé les yeux pour ne plus voir, est-il possible de dire que  tout ceci  manifeste  aussi ce rejet d’un arbitraire érigé en absolu pouvoir ? Chacun le recevra à ce qu’il croit.
Et là apparaît le problème de la croyance.  
La loi des rats [Rév d'Arès xix/24] n’est pas indépendante du conditionnement qui la produit, conditionnement qui abrutit dans tous les sens du terme (autant Œdipe que Créon, l’oncle d’Antigone). Seulement (pour rester dans l’analogie que vous avez voulue), en tant que "descendant" d’Œdipe,  on ne le voit pas. Alors on erre de croyances en croyances face à l’évidence. Et pourtant qui ne sait que les croyances ne changent rien à la réalité de la Vie, et même plus terre à terre, à la réalité de la vie. La vie qui nous habite tous, est une, il n’y a pas deux vies, la mienne et la vôtre. Cela devrait suffire à nous faire prendre conscience que la "non-séparation" est le principe fondamental, le carburant pour nous animer,  pour nous a(n)imer.
Sois un [Rév d'Arès xxiv/1] tous les plans ! Au niveau de moi-même, si déjà je suis divisé, au lieu de m’unifier, d’unir mes pensées, mes paroles, mes actions à mes besoins profonds de bien, de beau, de bon, de juste, de vrai, de libre, si je ne suis plus un, je ressens du mal-être.
Au niveau relationnel, si je me sépare dans ma conscience, de l’autre, quel qu’il soit, déjà vont apparaître les premiers ferments même imperceptibles qui vont transformer ma pensée en désaccords, oppositions, conflits même secrets mais perceptibles, car rien n’est séparé dans la réalité. Au niveau métaphysique, si je peux dire, si j’oublie que je n’existe que parce que la vie est en moi, que cette vie est plus grande que ce que je peux en penser ou ressentir ou exprimer, en somme, si je me sens seul, indépendant, bien vite, viendront des crises intérieures. Et c’est dans ces failles que les croyances, toutes sortes de croyances, pénètrent mais aussi la Vie.
Les croyances sont censées panser ces crises ; elles ne le font pas, car elles divisent (il suffit de regarder le monde des croyances), pire elles accentuent le problème. Le remède est dans l'Un ou [dans] l’amour ou [dans] la conscience que tout communique avec tout.
On va nous rétorquer que croire à La Révélation d’Arès est une nouvelle croyance, mais La Révélation d’Arès nous dit qu’on n’a plus besoin de croyance, qu’il suffit d’aller au-delà des croyances pour s’aimer.
Ce temps encore trop soumis aux influences artificielles n’est pas encore prêt à recevoir ce genre de discours, mais, n’en doutons pas, viendra un autre temps.
Charlie F. du Nord

Réponse :
Quoique je ne sois pas un helléniste — j'en suis loin — je ne dirais pas qu'Antigone sognifiât "anti-descendance". Je crois plutôt que le sens est anti (αντι) "à l'encontre de", et "goné" (γονη) = semence ou origine, en gros "qui s'oppose à l'origine" et par extension "sans origine" ou "sans famille".  Mais bon ! Ce n'est pas important et je me trompe peut-être.
À l'origine de cette entrée il y eut deux entrées.
Une entrée avait pour objet mon blog, simplement mon blog, son origine, son but, sa valeur présumée dans la suite de mon enseignement.
L'autre entrée avait pour objet Antigone comme sujet fondamental de l'opposition entre la valeur métaphysique constante et immortelle de réalités proches du mystère profond de la Vie et la loi des rats qu'est la loi humaine incapable de descendre aux sous-sols de la métaphysique ou vérité intense, insondable et immuable. C'est cette vérité métaphysique que défend Antigone contre le grossier roi Créon.
En travaillant sur les deux je me rendis compte que dans les profondeurs, les abysses, de l'âme il y avait fusion entre le blog comme miroir du Vrai contre la science qui émeut (Rév d'Arès 26/3) et Antigone, personnage mythique mais héroïne d'une légende d'une rare profondeur métempirique, qui échappe aux codes habituels de la raison raisonneuse. Dans un sens La Révélation d'Arès est une sorte d'Antigone, sauf qu'Antigone disparaît, perpétuelle proie de l'imbécillité animale du pouvoir et que je suis chargé au contraire de faire vivre la Parole d'Arès et plus que vivre, je suis chargé de préparer le terrain métaphysique qui la fera triompher.
Il m'arrive de repenser à mes années de potache au lycée, quand, pendant la Seconde Guerre Mondiale nous devions travailler l'allemand et qu'on nous faisait apprendre et réciter avec l'emphase adéquate le "Roi des Aulnes", der Erlkönig de Göthe. C'était la guerre, les nuits dans les abris sous les bombardements — et nous entonnions: "Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ? Es ist der Vater mit seinem Kind. Er hat den Knaben wohl in dem Arm, Er fasst ihn sicher, er hält ihn warm. "Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht?" "Siehst Vater, du den Erlkönig nicht! Den Erlenkönig mit Kron' und Schweif?" "Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif." Qui chevauche si tard à travers la nuit et le vent ? C'est le père avec son enfant. Il porte le garçon dans ses bras. Il le tient ferme bien au chaud. "Mon fils, pourquoi cette peur, pourquoi te cacher le visage ?" "Père, ne vois-tu pas le roi des Aulnes, le roi des Aulnes, avec sa couronne et ses longs cheveux ?" "Mon fils, ce n'est qu'un brouillard qui traîne." Etc. Et je pensais aux humains que nous étions si souvent transis de peur comme l'enfant. Et aujourd'hui je pense aux humains que nous rencontrons dans la rue ; ce n'est plus la guerre, mais les hommes ont tout aussi peur des réalités métaphysiques que nous étalons devant eux que nous avions peur des bombes. La Révélation d'Arès, Antigone, Le Roi des Aulnes, les bombes qui tombent, tout cela est du même ordre entre fantomal et fantastique, en tout cas inquiétant. J'ai alors eu l'idée de mêler mon blog, miroir de La Révélation d'Arès, et Antigone, sans trop pousser sur l'inquiétude et l'effroi du cauchemar. J'ai en fait atténué le tourment, le malaise, afin d'écrire une entrée abordable par tout le monde et je crois avoir réussi, puisqu'Olivier, l'anonyme commentateur (200C4) qui n'est pas pèlerin d'Arès l'a lue et a trouvé une réponse qui a un faciès humain, tout juste un peu "impatient". Ne pas être d'accord tout à fait avec moi décrispe l'inquiétude, ouvre un dialogue. J'espère que j'ai visé juste, que mon dosage est bon.
Je retrouve dans les sermons de Maître Eckhart : "Un homme bon ne peut pas être celui qui refuse de faire ce que Dieu lui demande de faire, tout simplement parce que Dieu ne veut que le bien et que refuser la Parole de Dieu est refuser le bien. Sénèque, qui était païen, demandait : Quelle est la meilleure consolation dans la souffrance et le malheur ? Il répondait : Que l'on accepte tout comme si on l'avait voulu," parce que c'est là que le mal rejoint le bien. C'est exactement le position d'Antigone, même si au premier coup d'œil on ne voit pas les choses ainsi. Elle accepte les conséquences de son défi à la loi, même si au départ elle était loin d'imaginer que Créon la condamnerait à l'emmurement.

17sep18 200C19 
Cher Frère Michel,
Quel travail ! Quelle constance dans ce blog !
Nous sommes toujours derrière vous à vous suivre, du mieux qu'on peut du moins.
Nous l'espérons. Grâce à ce blog vous maintenez le monde sur la voie droite dans le vrai, contre vents et marées et dans ce tumulte, notre pénitence pointe déjà le bout de son nez. Elle apporte la solution à ceux qui se plaignent toujours de leurs problèmes mais qui évitent de voir la solution qui est en eux, car cela ne leur est pas encore perceptible.
Le navire prend l'eau et nous sommes là pour colmater les brèches avec pour capitaine le prophète du vingt et unième siècle.
Merci encore pour cette nouvelle entrée très vivifiante.
Paul S. de Lorraine

Réponse :
Merci, frère Paul, pour ce commentaire qui m'encourage.
En paraphrasant l'adage protestant qui dit : "Il est difficile d'être riche et de garder un cœur de pauvre," je dis qu'il est difficile d'être croyant et de conserver un cœur de pénitent. C'est pourquoi, comme vous le dites, même "le navire de la religion prend l'eau et nous sommes là pour colmater les brèches." C'est pourquoi la fréquentation des croyants du judaïsme, de la chrétienté ou de l'islam qui font sans cesse étalage de leurs certitudes, qui évidemment ne se ressemblent pas, m'ennuie teriblement, parce que je flaire dans toutes ces convictions une violence qui pourrait à tous moments remonter à la surface. C'est pourquoi je ne cesse pas de donner l'alerte : "Aimez, pardonnez, faites la paix, délivrez-vous des préjugés, et vous sauverez le monde du pire péché, lequel est d'être convaincu que seules les idées, les codes, les lois sauvent. C'est faux. L'amour seul sauve : Souvent un baiser de toi fera plus qu'un discours (Rév d'Arès 23/6).
Dire au monde que le Créateur Lui-même se fiche complètement de ce que vous croyez et n'espère qu'une chose, que votre amour rejoigne Son Amour, est incroyablement difficile. Jamais je ne me serais imaginé que le monde fût si rétif à un principe aussi simple que celui de l'amour.

18sep18 200C20 
Frère Michel,
Dans votre dernière réponse (200C19) vous écrivez "L'amour seul sauve : Souvent un baiser de toi fera plus qu'un discours (Rév d'Arès 23/6)."
Je vous propose de visionner deux vidéos concernant votre propos ci-dessus.
La première est "The River of Love (2) - Mooji", que vous pouvez aussi regarder Frère Michel car cette vidéo ne dure que 9 minutes maximum. Elle illustre très bien le verset que vous citez concernant l'amour qui seule sauve : Souvent un baiser de toi fera plus qu'un discours (Rév d'Arès 23/6).
La deuxième vidéos ce sont des bhajans (chant indien). Il vous suffit de taper "18.03.2017 Bhajans - Mooji".
Cette vidéo est plus longue (45 minutes), alors je ne sais pas si vous aurez le temps de la visionner, Frère Michel, mais les sœurs et frères le pourront. Cette vidéo renvoie au versets : L'œil qui brille de joie fend l'escape. La joie fend l'escape. La rondelle (la danse) la bat des pieds [Rév d'Arès xxiii/5], et aussi le pénitent...chantant aux sons des flûtes et des trompettes [30/11].
Voilà ! J'espère, Frère Michel, que vous afficherez ce commentaire car celà vaut vraiment, vraiment la peine de regarder ces vidéos, surtout la première de 9 minutes à peine. Un frère de Paris m'a dit hier au téléphone qu'il y avait une assemblée où les sœurs et frères n'arrivaient même plus à s'embrasser quand ils se rencontraient tellement il y avait de discordes. Qu'ils regardent la première vidéo : cela les fécondera, je l'espère !
Je vous embrasse toutes et tous de mon immense tendresse.
Philippe R. de Strasbourg en Alsace

Réponse :
Merci pour ce commentaire, mon frère Philippe.
Je suis désolé de l'afficher pour expliquer que les vidéos que vous nous proposer de visionner — je n'ai pas vu la seconde, mais j'ai vu la première, celle de 8 minutes 29 secondes — sont exactement celles qui ne nous apprennent rien, des vidéos qui ne correspondent pas à l'amour que le Sermon sur la Montagne nous demande d'atteindre et de pratiquer, qui est tout sauf embrassades, effusions par trop démonstratives ou expansives pour ne pas paraître quelque peu théâtrale. Ce n'est pas la vie.
La vie, c'est : Aimez vos ennemis (qui sont nombreux) et priez pour ceux qui vous persécutent... car votre Père fait lever le soleil sur les bons comme sur les méchants et pleuvoir sur les justes comme sur les injustes (Matthieu 5/44-45). La Révélation d'Arès (25/2) dit : Partout les pères aiment leurs enfants, les prêtres aiment leurs fidèles. Où est leur mérite ? Ce que l'amour évangélique nous demande fondamentalement, c'est d'aimer ceux qui nous nous aiment pas, qui ne répondent pas à notre amour, qui ne nous sourient pas, qui nous persécutent même. À ceux-là, qui ne nous sourient jamais, qui ne nous prennent jamais dans leurs bras, il faut non seulement donner de l'amour évidemment très discret pour ne pas prendre plus de coups qu'on n'en reçoit déjà, car l'amour exaspère ces gens-là et les rend plus méchants encore, mais à ceux-là il faut pardonner, avec ceux-là il faut faire la paix, contre ceux il faut être libre de préjugés, car ces gens-là, qui sont légions, nous détestent et nous prennent pour des rigolos, des charlots, des comiques. Bref, nous ne sommes pas du tout dans l'exhibitionnisme de la vidéo que j'ai vue. L'amour que nous demande d'avoir la Parole est très difficile.
Vous me dites qu'un "frère de Paris vous a dit hier au téléphone qu'il y avait une assemblée (de Pèlerins d'Arès, je suppose), où les sœurs et frères n'arrivaient même plus à s'embrasser quand ils se rencontraient tellement il y avait de discordes." Mais pourquoi ne dites-vous pas de quelle assemblée il s'agit. Quand on parle de choses comme ça sans les nommer, ça me fait l'horrible effet d'entendre un racontar, un cancan, un propos perfide. Qu'on vous dise à vous, Philippe, mais qu'on ne le dise pas à moi, le frère aîné (Rév d'Arès 16/1) de tous, le prophète qui aime tous ses frères et s'efforce de faire régner entre eux la concorde, me paraît vraiment très triste ou très faux. Je ne vois pas de quelle assemblée il peut s'agir, mais même si cette assemblée existe, si la discorde et la méfiance entre eux sont tombées si bas, je ne crois pas que "regarder la première vidéo les fécondera." Il faut tout autre chose.
Un missionnaire de notre cause ne peut être que réaliste. Soyez réaliste, frère Philippe. Je vous embrasse moi aussi.
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Xxxx xx xxxx xxx xx x xxxxxxxx xxx xxxxx xx xxx.
Signature.

Réponse :
Xxxx xx xxxx xxx xx x xxxxxxxx xxx xxxxx xx xxx.