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25 novembre 2017  #191
Héros 

Quand des combattants en passe de subir une défaite tombent dans le doute et le désespoir, ils espèrent un héros pour sauver la situation.
Il est aussi question de héros dans La Révélation d'Arès, à la différence qu'il ne s'agit pas de gagner une guerre, qui répand la mort, mais de lutter contre le péché et de répandre la Vie, et que ce n'est pas un seul héros, mais des héros, voués à être aussi nombreux que l'amour est voué à être grand, que le Père envoie sauver l'humanité.

Désespoir

Si je n'ai rien, je ne peux qu'espérer avoir.
Le héros m'aide à avoir la Vie, l'essentiel ; il ou elle comble mon espoir.
Mais si j'ai déjà beaucoup sauf la Vie, mes tiroirs béent,
je désespère de ne pas avoir plus, toujours plus.
Alors le héros n'est pas celui qui me donne plus,
mais celui qui m'enlève l'inessentiel.
Le héros du Père peut sauver de sa soif inextinguible l'humain
en lui faisant comprendre
que seule la pénitence crée le Bien,
que seul le Bien abreuve, vainc le Mal
et permet l'avènement du Jour d'un autre monde.

L'Histoire est celle d'un illimité champ de bataille où par-ci par-là a surgi un héros, qui de toute façon n'a jamais vaincu le péché ni remporté de définitives victoires.
Mais certains ont fait beaucoup plus. Ils ont évité à l'humain de perdre complètement sa nature spirituelle et de tomber dans l'inimagi­nable souffrance du péché des péchés (Rév d'Arès 38/2). Entre autres Zoroastre (xviii/3), Noé, Bouddha, Abraham, Moïse, Jésus, Mouhamad, les vrais, pas les personnages que reflète le miroir déformant d'une Écriture passée sous le calame. Ce sont les silhouettes de ces héros-là que La Révélation d'Arès fait voir à travers la silhouette du prophète d'Arès, leur émule, que les pénitents sont appelés à suivre (xxxv/4-12).
L'homme n'étant déjà plus que l'ombre de son Créateur, l'inimaginable souffrance du péché des péchés peut commencer à tout moment, à moins que l'homme cesse de se décomposer spiri­tuel­lement, de se couper nûment du Tout de Vie. C'est tout l'enjeu de La Révélation d'Arès et de l'héroïsme des pénitents et mois­sonneurs qu'elle appelle.

Notons que, depuis Adam (Rév d'Arès 2/1-5, vii/1-16), le comble du malheur par le péché a été évité aussi longtemps que pour la plupart des humains la vie a été fruste et précaire, car contrairement à ce qu'on croit le dénuement, tout injuste et regrettable qu'il soit, n'est pas la cause du désespoir ; c'est la profusion qui l'engendre en causant l'insatisfaction.
Toutefois, même si c'est dans la profusion que surviendra la catas­trophe du péché des péchés (Rév d'Arès 38/2), elle n'affligera pas l'homme matériel­lement comblé, puisque Dieu lui avait donné jouissance de la matière ; elle surviendra parce que l'homme comblé, ayant totalement oublié son fond spirituel, aura fait de la matière son unique dieu.
Le Père aura alors perdu tous ses Enfants (Rév d'Arès 13/5). Il abandonnera à sa souffrance une humanité spirituellement morte. Il n'enverra plus de héros. J'ignore si nous sommes les derniers, mais ce n'est pas invraisemblable.
C'est là qu'on voit que La Révélation d'Arès est déjà en elle-même héroïque, parce que c'est l'Amour Qui l'a inspirée et que le monde en la rejetant rejette l'amour.

Quand je vais en mission par les rues, dans la grisaille d'automne, le froid d'hiver ou la chaleur d'été, la Parole à mes lèvres, mes tracts à la main, dans la foule apathique, je me sens misérable comme l'apôtre plutôt que glorieusement héroïque comme Gilgamesh ou Siegfried. Je ne me sens pas héros. Je le suis cependant, parce que le Mal est si fort que seul le vaincra un héros (Rév d'Arès xxxv/4-12).
"La Légende Dorée" raconte le fameux Georges Tropéophore (le porteur de Victoire, 10/7, 29/4 33/2) qui, par la force tirée de sa foi et de sa vertu, tue le mal, métaphorisé en dragon, qui va dévorer l'humanité, allégorisée en fille de roi, et donne au peuple peu éclairé spirituellement la Lumière et la vraie foi. La Révélation d'Arès, en termes tout différents mais suivant un même plan de Fond — Il faut tuer le Mal avant qu'il nous dévore — nous raconte par anticipation notre possible victoire sur le mal par la pénitence et la moisson de pénitents. Tous mes frères et sœurs qui avec moi revêtent la tunique de héros, changeront, ou sauveront, le monde (28/7).

Réussir sa vie de nos jours, c'est faire une bonne carrière, avoir une bonne retraite, une bonne assurance maladie. Nous ne nions pas la légitimité de cette réussite matérielle, mais une vie réduite à cette seule attente nous fait honte, si elle est spirituellement vide et sans âme, sans l'idéal de vaincre le Mal et de changer le monde (Rév d'Arès 28/7), ce que je ne peux faire sans changer ma propre vie (31/11), sans faire pénitence et moissonner des pénitents. Voilà notre épopée ! Le héros se reconnaît à son épopée.
Notre épopée est simple. Le héros de Dieu n'est pas un surhomme puisqu'il peut être fatigué, déçu, contrecarré, persécuté, mais c'est justement parce qu'il supporte tous ces tourments qu'il est un héros. Comment imaginer que le pauvre être, les tracts à la main, sa voix sans charme à peine perçue par les passants, mettra le feu au monde ? Mais oui, c'est ça un héros, l'inattendu, non le merveilleux censé être doué de forces mystérieuses. Le surnaturel n'est pas fantastique ; ce qui me frappa le plus en Jésus qui m'apparut et me parla en 1974, c'est qu'il était, tout en vivant au firmament, un homme comme moi. Je compris alors que le Bien était beaucoup plus proche de nous que nous le croyions. Roger Bacon fut écroué au XIIIe siècle pour avoir dit "qu'aucun sermon ne donne de certitude, parce que seule l'expérience la donne" et pour s'être mis à observer l'ordinaire. C'est lui qui avait raison. L'ordinaire Jésus descendit de l'univers pour me rendre visite en 1974 et, pour impressionnantes que furent les théophanies de 1977, ce n'était quand même pas la guerre des étoiles.  Et que m'ont dit Jésus et le Père ? Que c'est par l'ordinaire — tout juste fait de pénitence et de bien ordinaire, mais total — que moi et mes compagnons, improbables héros, nous vaincrons le Mal.
Nous sommes des héros.

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Commentaires :
25nov17 191C1
Nous avons traversé une longue période d’obscurité, et nous y sommes encore, encore dans cette  confusion ténébreuse, cette ambigüité dans la forme interrogative de ce monde, autour de nous, en nous que nous ressentons comme un malaise grandissant.
La libération ne peut être davantage remise. Il est temps que je libère les nations ;dans la nuit, Je leur ai fait entendre le délire des puissants, des princes et des riches, elles ont compris, elles se sont levées, elles ont rompu les chaines, de leur fer elles ont forgé des armes, de leurs faux elles ont fait des épées, elles ont capté le feu qui lance des traits, elles ont grondé du fond des steppes comme le galop des chevaux marqués de Mon Signe, elles ont repris leur héritage aux voleurs (Rév d'Arès 28/20). L’humanité doit se préparer pour les grandes épreuves inéluctables qui viennent et qui apporteront la fin de l’égoïsme.
Sur terre, quelque chose d’extraordinaire se prépare. L’insurgeance grandiose et absolument inconcevable se manifestera bientôt sur cette terre. Les Pèlerins d’Arès ont décidé de redresser le monde, et nous allons le faire. Je pense à bien d’autres groupes caractéristiques qui agissent aussi de diverses manières dans la même direction de certitude, qui s’élèveront à un degré supérieur de conscience, indispensable à notre entrée dans la nouvelle vie.
Plus de quatre générations s’écouleront avant d’atteindre une région plus spirituelle, plus évoluée, mais c’est à travers les souffrances et les difficultés que la conscience de l’homme va devoir s’éveiller. Ma Main couvre le frère qui va conscit ; il pousse le soleil, les feux, comme la brassée d’épines pousse l’âne (Rév d'Arès xxii/14).
Cessons de pécher et retrouvons le chemin de la vertu, nous sommes les enfants de l’amour. Se  débarrasser du mal de ses parasites… Mais si l’œil s’élève, si la main laisse Ma Main,(l’homme tombe) plus mort que la mort (Rév d'Arès XL/11).
Dieu sait que seul le petit reste (Rév d'Arès 26/1) lui répondra. Alors la chance des autres ? Elle sera paradoxalement dans la violence qui les surprendra, Montée de la steppe (28/20-21), parabole qui n’évoque pas le péril rouge, mais la purification et la justice surgies d’où on ne les attend pas..Dans ce sens le Pèlerin d’Arès sans porter la main sur personne (28/27) participe aussi de la steppe (28/10).
Maryvonne C. de Bretagne-Sud.

Réponse :
Vous ne parlez pas de héros, ma sœur Maryvonne, dans ce commentaire, mais celui-ci n'est pas inopportun, parce que seuls des héros peuvent aider le monde à "atteindre une région plus spirituelle, plus évoluée," et vous avez raison de préciser que  "c’est à travers les souffrances et les difficultés que la conscience de l’homme va devoir s’éveiller." Notre rôle de héros sera d'aider les hommes à comprendre que c'est de l'effort et de la patience dans l'épreuve qu'ils trouveront la voie vers le salut et le bonheur.
Merci, ma sœur Maryvonne, pour ce premier commentaire adressé à mon entrée 191 "Héros".
Les "souffrances et difficultés" forment un très vieux débat qui n'est pas achevé, loin de là, et qui est notamment cause de l'athéisme, en partie du moins. On a donné nom de théodicée à la réfutation par les religieux des épreuves et souffrances de l'homme. Roger Garaudy disait : "La théologie a dégénéré en théodicée comme si elle avait à justifier, à disculper Dieu des désordres de l'Histoire." Mais ça n'a pas de sens, car les athées, les anti-théologiens, n'ont pas manqué de dire le contraire, notamment que "si Dieu existait, les souffrances du monde disparaîtraient". C'est évidemment l'homme (Rév d'Arès 2/1-5) qui est la cause du mal, du péché, des souffrances, sorte de guerre permanente de l'humain contre le mal, dont seuls des héros peuvent sortir le monde. Voilà bien une des raisons qui justifient ce mot : héros, que certains trouvent outrancier sans réfléchir aux "souffrances et difficultés" que ne peuvent qu'attendre les hommes en lutte contre le Mal.
L'homme ! Ses jours sont comme l'herbe.
Comme la fleur des champs il fleurit.
Que lui une souffle passe et alors il n'est plus,
Même l'endroit où il vit ne le connaîtra plus (Psaume 103, 15-16)

25nov17 191C2
Je suis un héros, je suis bien obligé d’en convenir.
Je me regarde dans la glace et je vois un type ordinaire, plus tout jeune, peu rayonnant, pas de gros biceps, pas de combinaison flashy, pas de super-pouvoirs. Je me regarde intérieurement et je me vois encore médiocre, un peu routinier, mal aimant. Pourtant j’ai le Feu qui bouillonne dans mon cœur, le tison dans la moelle (Rév d'Arès xxx/20), et je l’entretiens tous les jours.
Je ris franchement quand ils parlent avec gravité de leurs misérables lois pour "changer les choses.". Comment peuvent-ils encore y croire ? Ma parole, ils ont été ensorcelés !
Comment dire tant de niaiseries avec autant d’aplomb et de sérieux ? Je dois leur parler, c’est impératif. Le monde ordinaire, "normal", m'est devenu quelque peu étranger, je vois la mort partout sous ses airs de fête (Rév d'Arès xxxv/5), c’est que je pense d’ailleurs, de beaucoup plus haut, je vois la vague (qui) bave dessous, (petite) comme un pois (xLv/21).
Oui, j’aborde le grand large, le libre, la Vie, c’est tout intérieur mais c'est plus vivant que vivant. Vertigineux !
Et je plane. Mon front est plat, trois côtés à mon oreille, mon poumon est comme du bois creux (Rév d'Arès xxviii/13), mais j’ai la Lumière que me donnent le Père et son prophète.
Je me regarde encore : pas bien reluisant, le mec. Il faut que je leur dise, c'est urgent, impératif ! Ils sont ma chair, mon esprit ! Que se fondent nos âmes ! La lueur dans l’œil peut-être ? L’eau claire ? La langue rouge (Rév d'Arès xLix/6) ? Le fil à plomb dans la tempe (xx/10) ? Bah... Le soupir de mon soulier mêlé à mon haleine (xxii/17) ? L’énergie ? Oui, tout cela à la fois et puis être parleur.
 Je vous entends encore dans la vidéo "La Voix de fer" assumant d’être un prophète. Permettez que je vous paraphrase : "Oui, je suis un héros, ce n’est pas mégalomanie de le dire c’est tout simplement lire La Révélation d’Arès, la comprendre et la mettre en pratique. Autrement dit, devenir un frère, pénitent et moissonneur de pénitents, aspirer au Bien. Ce que, c’est vrai, je dois bien me l’avouer, aussi peu reluisant que je sois encore, j’ai entrepris de d'être et de faire.
Claude M. d'Île de France

Réponse :
Merci, frère Claude, pour ce beau et juste commentaire.
L'optimisme confiant du héros — sans optimisme confiant comment compenserions-nous nos faibles biceps de gringalets ? —côtoie dans la foi et la sagesse sa résignation. Il faut trouver sans cesse un accomodement entre nos carrures d'avortons et l'énorme tâche de recréateurs du monde que nous avons accepté d'accoimplir. Le pénitents-moissonneur contemple sa vie, sa mission, son sort, avec une prétention angélique de puissance.
Eh dame ! Le Père ne nous-t-il pas promis les légions de saints tout équipées pour nous aider ? Nous savons aussi nous accommoder si — ça arrive — la légion de saints a du retard à arriver. Heureusement, nous savons que nous sommes des atomes du grand Tout et que Celui-ci est, de toute façon, toujours derrière nous. Nous sommes des héros en ceci que, de toute façon, malgré nos faiblesses, la Puissance, la Lumière et la Sainteté nous épaulent. Oh, certes, nous avons notre existence propre, nous ne perdons pas de vue que ce monde est plus fort que nous, et c'est pourquoi nous sommes aussi nécessairement des sages héros.
Chaque homme est image et ressemblance de Dieu, même celui qui crache à la face de Dieu en éructant d'un rire gras. Aucun homme n'est donc un cas du régime général de l'univers; même celui qui se moque de nous aujourd'hui, qui  nous met son poing dans la figure, sera peut-être demain à son tour un héros. Le héros est celui qui dépasse ce qu'on peut attendre d'un homme ordinaire. Chacun de nous peut, à tout moment, sortir de l'ordinaire. Alleluia !

27nov17 191C3
Je ne suis pas ce que vous appelez un Pèlerin d'Arès. D'ailleurs, je suis venu une année au Pèlerinage de l'été où je n'ai pas pu passer la concierge à l'entrée qui a essayé de me sortir les vers du nez pour voir quand même qui je pouvais bien être malgré que vous aviez interdit qu'on demande le nom, la religion (ou la non-religion) et l'adresse. Je passe sur cet épisode bouffon !
Malgré que je ne suis pas un pèlerin d'Arès (je le suis dans mon cœur et, je l'espère, dans mon âme), je ne manque pas une occasion de faire connaître La Révélation d'Arès. En ce moment, je constate que, quand je dis que le pèlerin d'Arès en plus de La Révélétion d'Arès et la Bible lit le Coran, les gens à qui je parle ont un petit sursaut et leurs yeux s'assombrissent. Ce n'est pas parce qu'ils connaissent quelque chose au Coran et qu'ils trouvent qu'il ne cadre pas avec la Bible (ils ne connaissent généralement rien à La Révélation d'Arès), mais parce que les Musulmans sont des assassins ou plus exactement il y a des assassins terroristes qui sont musulmans et qui proclament que c'est Allah qui leur ordonne de tuer.
Le fait de déclarer que vous lisez le Coran est très très négatif. Il faudrait éviter de le dire et notamment de la dire dans votre en-tête de lettre où il est écrit : "Les Pèlerins d'Arès forment une fraternité non structurelle... Ils prient dans La Révélation d'Arès, la Bible et le Coran." Vous devriez plutôt dire : "Ils lisent la Parole de Dieu partout où elle a été donnée" sans nommer les livres.
Le fait d'être musulman est maintenant très improductif d'un point de vue missionnaire. Il faut vous mettre en veilleuse à ce propos.
Je vous souhaite une bonne fin d'année et une bonne période de Noël.
Jean-Jules N. de Lorraine

Réponse :
J'ai chargé notre sœur Ghyslaine de poser quelques questions aux nouveaux à l'entrée du Pèlerinage, afin d'éviter, dans la mesure du possible, qu'entrent des violents, des perturbateurs, des curieux persiffleurs ou des prêcheurs d'idées étrangères aux nôtres et de prévenir les désordres que nous avons eus par le passé. Sœur Ghyslaine n'est pas du tout une concierge. C'est une pieuse sœur qui a accepté ce rôle ingrat et je l'en remercie du fond de mon âme. Je l'appelle le "Portail" et depuis qu'elle est là la paix du Pèlerinage est assurée. C'est tout ce que je souhaite. Je crois que si elle vous a interdit l'entrée du Pèlerinage, c'est que vous y avez mis du vôtre, car il est prévu que les non-Pèlerin d'Arès entrent, quelle que soit leur "religion ou leur non-religion" s'ils promettent de ne pas perturber et de respecter la prière et la paix des pèlerins présents.
Ceci dit, croyez bien que je ne suis pas inconscient du problème causé par le fait que nous appartenions à la grande famille d'Abraham, et que donc nous respections et lisions le Coran, ce qui ne signifie pas que nous soyons musulmans au sens religieux. L'Islam des mosquées est une religion au même titre que le judaïsme des synagogues ou le christianisme d'église et nous Pèlerins d'Arès n'avons pas de religion. Nous formons un courant spirituel fondé sur la recherche du Bien par la pénitence et la moisson de pénitents.
Donc, sur le contexte actuel des attentats terroristes suscités par Al Qaida ou Daech, je ne suis pas inconscient du problème apostolique causé par le fait que nos apôtres lisent aussi le Coran à côté de La Révélation d'Arès et de la Bible. Mais comment pourrais-je renier ma foi, mettre sous le boisseau la lumière (Matthieu 5/15) qui est dans la Coran, même si le Coran contient des hâdiths et problablement aussi, comme la Bible en contient, ce que La Révélation d'Arès appelle des livres d'hommes (16/12, 35/12) ? Pour moi le Coran en usage dans l'Islam est le Coran d'Uthman (ou Othman) mais non le Coran tel que Muhamad l'a reçu de Dieu. Ceci dit, c'est quand même un livre sacré en ceci qu'il a été le compagnon de route, de misère, d'espoir dans les tribulations, de millions de nos frères et sœurs musulmans depuis treize siècles.
Il faudrait peut-être, de prime abord, dire aux profanes de rencontre quelque chose comme : "Nous lisons le Coran, conscients qu'il ne contient pas que la Parole de Dieu, mais sachant qu'il contient aussi la Parole de Dieu," ce que certains de nos missionnaires doivent déjà dire, je pense. Toutefois, personnellement, je crains, d'une part, de scandaliser les Musulmans, que je respecte comme mes frères et que, pour l'heure, je ne veux pas mettre dans une perplexité aux suites imprévisibles. Je crains aussi, d'autre part, que les profanes qui déjà n'y connaissent pas grand chose tombent dans des barguignages intérieurs sans solution et que cela soit pour eux plus négatif encore que d'entendre simplement : "Nous lisons le Coran." Mais peut-être mes craintes sont-elles injustifiées. Très franchement, je ne sais pas, et dans l'attente d'une Lumière du Ciel, je préfère mettre sur ce sujet la prudence que me recommande le Père (Rév d'Arès 35/10).
Tout le problème de la Bible comme du Coran tient en une brève question : Où est la Vérité dans ces livres ? Il n'y a pas de réponse humaine à cette question, car il faudrait pour y répondre avec justesse savoir quand, où, pourquoi des livres d'hommes ont été introduits dans la Parole, d'une part, et, d'autre part, quelles interprétations de la vraie Parole ont été faites, pourquoi, par qui, quand elle a été respectée, car la langue varie avec le temps et le cerveau humain a des limites. C'est pourquoi le Père dans son immense Sagesse n'a pas placé cette Vérité-là comme condition du salut. Il a placé la Vérité non dans le présent mais dans le futur : La Vérité, c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7), et, surtout, il n'a pas donné le respect de la Vérité comme condition du salut. Ce qu'Il a donné comme condition du salut, c'est la pénitence, la pratique du Bien : l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de tous préjugés. Autrement dit, ce n'est pas ce que tu crois qui te sauve, mais c'est le bien que tu fais ! Voilà ce qui différencie complètement le Pèlerin d'Arès de leurs frères chrétiens d'église, juifs de synagogue ou musulmans de mosquée.
Ceci étant dit, je ne suis pas de ceux qui, de façon courte et expéditive, commencent à rejeter les Musulmans. Il n'est d'ailleurs pas certain qu'une majorité d'Européens rejettent les Musulmans. Avez-vous lu la réflexion toute récente de Philippe d'Iribarne sur ce sujet ? Il y a certes quelques petites corrections à apporter à sa pensée, comme à toute pensée humaine, jamais parfaite, mais c'est une réflexion intéressante.
"L'Agence des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne" a publié tout récemment un rapport sur les discriminations envers les musulmans et ce que vous dites ici, frère Jean-Jules, semblerait le confirmer, mais. c'est un rapport, entièrement à charge contre les pays d'accueil et un rapport qui souffre de graves fautes de méthode ainsi que de partis pris très discutables, explique Philippe d'Iribarne.
On affirme que les musulmans seraient dans leur ensemble victimes "d'islamophobie" et vous dites vous-même, frère Jean-Jules, que dès qu'on parle du Coran "les regards s'assombrissent". Une telle approche semble confirmée par le rapport de l'Agence des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne, qui analyse les réponses de 10.527 personnes de religion musulmane dans quinze pays d'Europe. Or, fait remarquer Philippe d'Iribarne, dès qu'on examine de près les données recueillies, on voit qu'elles conduisent à des conclusions bien différentes de ce que le rapport prétend démontrer. L'étude dit que "les musulmans ayant répondu rencontrent de hauts niveaux de discrimination", comme s'il s'agissait d'un fait avéré. Or, en fait, fait remarquer Philippe d'Iribarne on trouve chez les personnes interrogées des conceptions très larges, plutôt différentes les uns des autres, de ce qu'elles entendent par discrimination, en y incluant des différences de traitement liées à la nationalité et aux lois. Rien ne permet en fait d'affirmer qu'il y a discrimination. Ceux qui affirment, comme vous Jean-Jules, que les musulmans en général sont discriminés sont infiniment plus nombreux que ceux qui se déclarent discriminés personnellement. En France, 75 % des musulmans déclareraient qu'il existe une discrimination sur la base de la religion alors que seulement 20 % déclarent s'être sentis personnellement discriminés sur cette base au cours des cinq dernières années. Voilà qui paraît plutôt contradictoire ! On trouve, en réponse aux mêmes questions, 72 % et 30 % en Suède, 59 % et 19 % en Belgique, 26 % et 10 % en Espagne, etc. Je me demande donc si en voyant les "regard s'assombrir" et les gens "sursauter" quand voius parlez du Coran, il ne s'agit pas simplement de gens qui veulent dire : "Je n'y connais rien ; je n'ai pas d'opinion". Des études diverses faites par des organismes très divers montrent qu'on observe en Europe des réactions très différenciées à l'égard de ceux qui se déclarent musulmans. Il n'y a pas vraiment d'islamophobie.
Je ne m'inquiète pas trop. Je crois que Philippe d'Iribarne a raison. Il ne faut tien exagérer. Je ne suis pas sûr que le fait que nous parlions du Coran soit, d'une façon générale, négatif.

27nov17 191C4
"Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin. "
Albert Camus "L'Homme révolté".
J'ai trouvé cette citation d'Albert Camus à propos du héros. Je la trouve assez juste. Notre destin, que nous nous forgeons, est de réanimer en nous par la pénitence l'Image et Ressemblance du Père de l'Univers, et de réveiller par la mission cet homme endormi dans celles et ceux (je fais comme Monsieur Macron en citant le féminin avant le masculin, c'est une façon de rétablir nos sœurs dans leur mérite.) semés.
La tunique du pénitent sera à notre départ notre costume de super -héros de,besogneux de l'amour.
Philippe N. de la Drôme Rhodanienne

Réponse :
Merci, mon frère Philippe, pour cette citation tirée de "L'Homme Révolté" qui est un grand livre d'Albert Camus.
Elle s'applique bien au Pèlerin d'Arès qui est héros, parce qu'il "court jusqu'au bout de son destin."
Concernant la féminisation de certains mots considérés comme machistes quand ils s'appliquent à des femmes, je ne vois pas où en est la nécessité. Je n'ai pour ma part jamais été gêné de dire d'une femme qu'elle est docteur ou professeur (sans -e final) ce qui est quand même plus beau que de dire doctrice ou professerice comme on dit institutrice ou directrice, ce qui est déjà une très vieille féminisation. Je me souviens qu'à Harvard il y avait des étudiants japonais qui me disaient qu'il n'y avait ni masculin ni féminin dans leur langue. C'est sans doute ainsi que notre langue française devrait être, mais elle ne l'est pas. Je crains que si l'on se met à féminiser, on arrive à des résultats d'une laideur ou d'une absurdité évidentes, qui portent à rire plutôt qu'à respecter. De quoi prive-t-on une femme en lisant sur sa plaque : Madame Jeanne Dupont-Durant, Docteur en Médecine, et que lui ajouterions-nous en y lisant : Madame Jeanne Dupont-Durant, Docteure en Médecine ou Doctoresse en Médecine ? Je ne vois pas du tout, même si le mot doctoresse existe déjà. Et pour les femmes officiers, aurons-nous des mots aussi horribles que lieutenante, capitainesse ou commandante ?

27nov17 191C5
Cher Frère Michel,
Un grand merci pour cette nouvelle entrée.
Dieu nous attend de pied ferme :  Combats, entre le pied dans la terre [Rév d'Arès x/19].
Il nous renvoie à nous-mêmes en nous rappelant l'essentiel : que nous sommes son image et ressemblance, capables du pire comme du meilleur, lui, le "super-héros" qui façonne l'univers dont la terre était le joyau qui hélas n'est plus que l'ombre d'elle-même tant l'homme l'a assujettie.
Devrons-nous descendre encore plus bas dans le mal avant de comprendre que, pour se guérir, l'humanité à l'inverse peut se rendre immortelle grâce à un petit reste que Dieu appelle héros ? Cette seule idée devrait nous donner des ailes avec les armes spirituelles que sont la pénitence et la moisson de pénitents en ayant toujours à l'esprit comme un leitmotiv, que nous sommes constamment sous le regard de Dieu et qu'à notre effort pour être meilleur jusqu'à devenir des héros Il nous apporte son soutien insoupçonné mais bien réel :
Je marche en avant avec toi mes pas ne t'accompagnerons pas en arrière et tu sera sans protection.
Le jour où ton âme se perd tes parents et amis ne te servent à rien, ils peuvent courir à gauche et à droite pas plus que l'eau que boit la terre après la pluie, ils ne retiendront ton âme (Rév d'Arès 39/6-7).
Paul S. de Lorraine

Réponse :
Merci, mon frère Paul, pour ce beau commentaire.
L'autorité de la Parole ne suffit pas. La preuve de cela est donnée par la diversité des religions, diversité et antagonismes entre les divers croyants, qui n'auraient jamais dû se produire, parce que la Parole a reposé sur quelques constances qui devaient normalement conduire à une foi unique et simple des enfants d'Abraham.
Cette foi unique et simple, c'est à nous de l'établir. Cela, non seulement le Père Lui-même le dit, mais il nous appelle des héros parce que nous avons à surmonter le dragon des religions comme Georges Tropéophore (le fameux st-Georges, porteur de Victoire, 10/7, 29/4 33/2) qui, par la force tirée de sa foi et de sa vertu, tua le mal, métaphorisé en dragon, qui allait dévorer l'humanité, allégorisée en fille de roi, et qui donna au peuple peu éclairé spirituellement la Lumière et la vraie foi. La Révélation d'Arès, en termes tout différents mais suivant un même plan de Fond — Il faut tuer le Mal avant qu'il nous dévore — nous raconte par anticipation notre possible victoire sur le mal par la pénitence et la moisson de pénitents, mais pour en arriver là il nous faudra remplir une fantastique tâche, raison pour laquelle mes frères et sœurs avec moi revêtent la tunique de héros pour changer leurs vies (30/11) et ce faisant changer le monde (28/7), parce que pour réussir ce plan il ne faut pas moins que des héros.
Quand nous parlons d'être des héros à des profanes de rencontre, ils émettent des doutes, certains rient même. Rien ne garantit, en effet, que nous réussirons. Un tel plan leur paraît de la fiction pure et insensée. Mais avant Archimède plongeant son bras dans l'eau de sa baignoire et formulant mathématiquement sa découverte de la balance hydrostatique, tout le monde aurait pris pour un fumiste s'égarant dans la science fiction un gars ayant une certaine idée juste mais improuvée des raisons pour lesquelles, par exemple, un bateau flottait alors que des bateaux (pirogues, barques, etc.) flottaient sur l'eau depuis des siècles et des siècles. Autrement dit, Dieu parle ainsi aujourd'hui parce que le temps est venu d'une possibilité qui n'était que du rêve jusqu'à maintenant.
Si la foi est bien de croire dans l'improuvable, l'indémontrable, l'idéal irréalisable, c'est bien la foi que nous avons, sauf que cette fois-ci c'est le Père en personne qui a dit que nous pouvons réussir si nous sommes des héros.
Paul de Tarse disait : "Si Jésus n'est pas ressuscité, notre foi est vide (nous perdons notre temps)" (1Corinthiens 15/14). Nous, nous pouvons dire: "Si ce n'est pas le Père qui a parlé à Arès, notre foi est vide, nous perdons notre temps." Mais c'est bien le Père qui a dit : Les héros se lèvent, la mort descend sous les îles (Rév d'Arès xxxv/12).

27nov17 191C6
Un point que j'évoque régulièrement dans la mission : "Le vrai christianisme n'existe pas." Et j'explique : "Le christianisme n'existe pas parce que les chrétiens ont progressivement relativisé l'Appel du Sermon sur la Montage (Matthieu ch. 5 à 7) dans lequel, comme dans toutes la Parole, les suggestions du Père sont sans concession'.
[J'ajoute] : "Tu n'es pas obligé de me suivre, mais si tu choisis de me suivre, je te demande de ne pas juger pour ne pas être jugé, et pour cela d'ôter d'abord la poutre de ton œil avant d'ôter la paille de l'œil de ton frère. Et aussi de ne pas faire aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent. Et aussi de pardonner, non sept fois, non soixante-dix-sept fois, mais soixante-dix fois sept fois. Et aussi de pousser l'amour jusqu'à aimer les ennemis." Ces suggestions sont impérieuses. Le créateur ne tape jamais sur l'épaule de l'homme après avoir dit cela en ajoutant dans un grand éclat de rire : "Non mais je plaisante là ! Tu ne m'as pas cru quand même ! Je te dis ça, mais je sais bien que tu n'es pas capable de le faire, Ha ! Ha ! Ha !"
Généralement, la réponse qui arrive relève l'utopie de mon propos, autour de l'idée suivante : "C'est beau ce que vous dites, mais c'est impossible. Nous devons avoir conscience que nous pouvons peu de choses. Etc."
Je réponds (si il y a encore une trace de foi chez le passant) : "Mais, en disant cela, vous contredisez le message auquel vous faites référence. Vous êtes en train de dire que ce que demandait Jésus il y a 2.000 ans n'est pas réalisable. Mais alors pourquoi le demandait-il ?" La réponse de l'autre est vague ; en substance elle signifie : "C'est une sorte de vision idéale mais pas un projet à accomplir."
De ce manque de foi et du découragement qui en a découlé agonise encore aujourd'hui le christianisme. Mais c'est justement de là que part l'héroïsme des Pèlerins d'Arès, des simples femmes et hommes qui acceptent de faire les efforts que tant d'hommes, sauf rarissimes exceptions, n'ont pas eu le courage de faire.
La foi dans la capacité de l'homme à faire ce que Dieu lui demande est une aide puissante. Ainsi, je sais qu'à chaque fois que je renonce à regarder la paille dans l'œil de mon frère pour me concentrer sur l'effort d'ôter la poutre de mon œil, je ne me trompe pas. Je peux le faire d'autant plus sereinement que je sais qu'autour de moi, mes sœurs et frères n'en font pas moins. Ce qui caille [Rév d'Arès xxxix/8-10] en moi est ce qui s'installe dans la durée : amour (sans concession), pardon (70 x 7 fois), paix (encore et encore), absence de préjugé (vigilance, écoute...), intelligence du cœur (équilibré avec mon intelligence intellectuelle à laquelle il ne m'est pas demandé de renoncer). C'est aussi comme cela que je comprend les verset : l'homme gagne maintenant (V/6)... Écarte le mauvais maintenant (V/4)  !
Installer la constance : "Le Bien pour le Bien" (http://michelpotayblog.net/jPH/jPHtv.html). Revenir par la somme d'effort à la perpétuité perdue : Adame va (alors comme) l'onde (de) la main à Ma Main. Sur son chaume bouillon(ne) la moelle, (se re)plante la jambe encore, la flamme (re)vêt la peau. (xxxy/19-20).
Tout cela me ramène à 1989, alors que j'arrivais dans l'assemblée. Je vous avais demandé de me conseiller un livre en lien avec l'héroïsme, ayant le projet d'écrire un article sur ce thème pour le périodique "Frère de l'Aube", que notre frère Claude M. venait de lancer, et dont j'avais rejoint l'équipe rédactionnelle. Vous m'aviez spontanément répondu : "Terre des hommes" de Saint-Exupéry, que je m'étais empressé d'acheter.
De cette lecture, je n'ai jamais oublié les magnifiques méditations du pilote de l'aéropostale en pensant au contenu des sacs de courriers qu'il transportait : la fiancée déclarant son amour par delà l'océan, le fils prenant des nouvelles de son mère, l'annonce d'un décès, etc. Et bien sûr, l'épique récit d'Henri Guillaumet qui s'était écrasé en pleine Cordillères des Andes avec une espérance de survie proche de zéro, et qui se laissait doucement glisser dans le froid anesthésiant, jusqu'au moment où il pensa à sa femme, ses enfants, ses proches le regardant et se dit : "Que voudraient-ils voir tous s'ils pouvaient me voir à l'heure qu'il est ? Ils voudraient voir un homme qui marche !". Alors, le pilote se releva et mit un pied devant l'autre dans la neige, en pensant à sa femme, ses enfants, ses proches. Pas à pas, dans un périple qui dura sept jours et huit nuits. Plus tard, il confiera à Saint-Exupéry : "Ce que j’ai fait, je te le jure, aucune bête ne l’aurait fait." Et pourtant, on sent un homme n'ayant jamais perdu sa dimension d'homme ordinaire.
Il y a quelque chose de si beau (Rév d'Arès 12/3) dans cet héroïsme qui n'est pas de carton-pâte et de paillettes. C'est aussi parce que nous sommes tous des femmes et des hommes ordinaires que notre héroïsme finira pas donner envie. Si je ne le sens guère visible chez moi, je le vois chez certains de mes sœurs et frères, et tout particulièrement chez vous, que La Révélation d'Arès a laissé comme Guillaumet livré à lui-même, ayant du passer par les affres de la conversion, jusqu'à ce que vous cessiez vos pleurs et tremblements (1/1), pour devenir un homme du temps qui vient (30/12), le Messager Fort (12/7), le premier (16/1) des héros d'Arès.
Jeff P. d'Île de France

Réponse :
Un grand merci, mon frère Jeff, pour ce très beau et pathétique commentaire !
Ah oui, "Terre des Hommes" de Saint-Exupéry. Quel magnifique livre. Ce livre est un récit d'héroïsme raconté par un homme qui était un héros sans avoir conscience d'être un héros. Oui, il y a l'histoire de Gullaumet, mais bien avant cette histoire, il y a qu'après une longue période à travailler au sol dans les hangars froids, "vint enfin le soir où je fus appelé à mon tour dans le bureau du directeur. Il me dit simplement : "Vous partez demain." C'est alors que Saint-Exupéry devient à son tour un héros. Pareil pour moi. Une nuit, dans ma maison aussi froide que les hangars de Latécoère à Toulouse en 1927, une nuit de janvier 1974, je suis appelé dans une pièce qui sert de remise de chantier et là Jésus me dit : Redresse-toi, homme Michel, debout ! (Rév d'Arès 1/1). Là, sans en avoir conscience, je deviens un héros. Puis ce seront, un à un, au cours des ans, mes frères et mes sœurs qui deviendront des héros. Vous et votre épouse Wardia faites parti de ceux-là.
Je paraphrase Michel Foucault en disant qu'être un héros c'est "montrer comment le couplage entre une série de pratiques et un régime de vérité forme un dispositif de savoir-pouvoir." Oui, le héros sait et peut. Il peut parce qu'il sait. Il sait aussi ce qu'il peut. Et ce qu'il peut n'est pas rien, parce que c'est ce que le Créateur Lui-même lui a dit qu'il peut faire.
L'immense majorité des humains se comporte de telle façon que, sans qu'aucune pression ne soit exercée sur eux, ils se conforment à des lois et des manières de vivre qui leur paraissent être la plus raisonnable évidence. On appelle ça la culture. Le héros ? Eh bien c'est celui qui sort volontairement et consciemment de ces lois et manières de vivre, de cette culture, pour suivre d'autres principes et bâtir un nouveau monde. Cela demande un énergie bien au-delà de ce qu'on peut imaginer.

27nov17 191C7

Frère Michel,
Je vous écris cette lettre car il est de mon devoir de le faire. Cette lettre est personnelle. Elle est adressée au frère Michel l’homme, non au prophète Mikal. Si vous voulez la publier sur votre blog cela m’est égal. Mais elle est destinée à être lue par vous seul.
Les images suivantes résument l’objectif de cette lettre :illustration lettre du 27-11-2017
Le Bâton de Lumière domine la couverture de la première édition.
Le Bâton de Lumière devient en arrière-plan dans la deuxième édition.
Le Bâton de Lumière n’apparaît que très partiellement dans la couverture de la Bilingue.
Le Bâton de Lumière disparaît dans la dernière édition et vous apparaissez dominant.
Ces couvertures consécutives sont éloquentes sur l’évolution de votre pensée au cours de ces quarante dernières années.
Frère Michel, avant d’être le prophète Mikal vous êtes d’abord un homme. La prophétie ne vous donne pas une protection ou une armure contre le péché, bien au contraire. Elle vous expose à plus de tentations de pouvoir, de domination, de règne sur vos ouailles. La Révélation d’Arès dans ses deux parties, vous a mis en garde à maintes reprises contre ces dérives :
Tu resteras ce que tu es, moins le prince, moins le discoureur, mais le porteur de Ma Parole, le gardien de Mes Instructions, qui ne gouverne ni ne juge, mais qui rappelle avec amour Ma Volonté́ Qui sauve, et l'anéantissement des âmes rebelles. (7/5).
Tu n'as pas pouvoir, ni plus que toi un autre homme, de dépasser Ma Parole ni d'égaler Ma Force. (8/6).
Mais ce Roi n'a ni ministres, ni gouverneurs, Il règne seul, Il siège seul à Son Tribunal. (7)
Ses Messagers, Il ne les a même pas faits majordomes, pas même officiers de Sa Maison, Il les a aimés comme Messagers. (21/8).
J'ai étendu Mon Bras vers toi pour oindre ta bouche de Ma Main, y déposer Ma Parole, pour que tu sois Mon Messager, non pas un prince du culte. (2/21).
Écoute, homme Michel, tu ne seras le chef de personne ; tu es seulement le premier, comme l'aîné́est premier né de ses frères et sœurs, premier à avoir reçu l'Enseignement du Père.
On viendra pour écouter Ma Parole, on t'appellera pour prendre tes conseils, non pas pour prendre tes ordres. (16/2) .
Ne rebrousse pas chemin ; ne reviens pas sur tes pas, homme Michel, le péché que tu y as abandonné est embusqué dans l'ornière de ta trace comme un serpent ; sa morsure te tuera avec ton âme. Je marche en avant avec toi ; Mes Pas ne t'accompagneront pas en arrière, et tu seras sans Protection. (39/6).
Nabi, tu écris, tu coupes ton ongle (1) Écris le vrai (2) Mon Ongle raye ; ta voix a Mon Ongle (xx/3).
Ton œil sur le frère, ne donne pas le pain avec le pique, l'Eau avec la bave. (11) Le frère, Je ne parle pas ; tu parles. (12) Le Vent ne lève pas ton cheveu une couronne (xx/13).
Plante ton pied ! [ici prend son] essor ta parole où mille œils voient ; ta parole, Ma Parole (xL/5).
Le Bon dit : "Ferme le livre l'homme !" (9) Écris le Livre, l’œil ouvert ! Couvre ta main, le coucou, sa caresse a le bec ! Sa faim est la mer sans rive, tu ne pêches pas. (10) Tu ouvres bon Livre enfin. Tu fermes le livre de siècles. (11) Parole de Mikal, Ma Parole ! (i/12).
Le fou dans toi, plante la fourche ! (18) La paille le lit de coucou. (xxxiii/19).

De ces versets il est clair que vous êtes très exposé à de telles dérives compte tenu de l’insistance des mises en garde de Jésus et ensuite du Père. Vous êtes Messager, porte-Parole du Père. Votre rôle est de vous conformer à cette Parole en évitant l’influence du coucou ou le fou dans vous (Le clerc, le compteur [celui qui compte ?], que vous étiez).
Ta parole Ma Parole. Justice de juste (xxxi/10) veut tout simplement dire qu’en tant que juste Messager, vous devez rendre justice à la Parole du Père en la transmettant fidèlement. Y voir une sorte d’élévation au rang divin est une grave erreur ! Utiliser ce verset pour mieux dominer est une erreur encore plus grave. Je ne conteste pas, Frère Michel que vous êtes le prophète Mikal, Messager du Père, bien au contraire ! Je suis persuadé que vous l’êtes, mais je suis aussi persuadé que le coucou en vous est en train de prendre le dessus. Tout ce qui se passe actuellement est prévu par Le Livre en particulier dans les chapitres de xL à xLiii. Ces chapitres sont chronologiquement enchevêtrés et ils parlent des mêmes sujets mais de quatre perspectives différentes.
Le chapitre le plus détaillé pour le contexte actuel est le chapitre xLii : 1. Michel, dans tes côtes une baie !
Le Père interpelle la dimension de l’homme en vous : Michel (Unique fois dans Le Livre). L’homme Michel à qui est adressé ce chapitre est sujet à des péchés, et à des tentations comme tous les autres hommes. Dans vos côtes, Michel, qui contiennent la Parole, une baie s’est créée. 2. Le frère pale son île, sûr. Un frère qui possède une île (des gens qui sont d’accord avec lui) s’y installe, Il a adopté le message apporté au prophète Mikal mais reste indépendant de vos côtes d’homme. 3. La raie la gueule parle dessous, la raie la vague bave. 4. Vireuse, le fer n'entre pas. La raie [et] la gueule sont dans voscôtes d’homme. Elles parlent à un niveau spirituel en-dessous du niveau spirituel de l’île du frère. La raie dans vos côtes d’homme connait la Parole, mais elle bave sur le frère et son île en s’écartant nettement du sentier de vérité. Infectée, le fer (la bonne compréhension de la Parole) n’entre plus dans cette raie qui est dans vos côtes. 5. Hors ta côte la rage, la rage coiffe la napée. En dehors de vos côtes, c’est la rage qui domine les religions précédentes (Napée = déesse inférieure des forêts et des rivières) 6. couche dans la patelle, dit : « Mange ! », 7. tu manges, la raie boit dans le foie. 8. Ta hanche va droit, le foie dans ta hanche. La rage qui sévit hors de vos côtes, rend la raie dans vos côtes d’homme, attractive. Si vous vous laissez influencer par elle, vous rétrogradez spirituellement. Dans le cas contraire, vous restez dans la bonne Voie. 9. Le frère assoit sur le pal l'île ; Ma Main tire haut. Le frère pose sur le pal l’île, le pal représente le Bâton de Lumière. Donc à ce stade, Le frère est dans la bonne Voie du Bâton de Lumière qui LUI est par conséquent, dans la Baie de vos côtes d’homme et non à l’intérieur de vos côtes. Le frère et son île sont tiré vers le haut, dans le septième Jour. Ce qui veut dire que Michel ne l’est pas à ce stade. 10. Le vent bave ne couvre pas ; la raie ne tue pas le frère. Le vent et la raie qui bavent dans vos côtes d’homme ne tuent pas le frère spirituellement. 11. Juste frère droit sur ta hanche. 12. Le Livre ouvre en face. 13. Dans tes côtes Mouhamad, Yèchou, quatre bras étalés Ma Voix étalée, la Laine file sans nœud. (Unique fois dans la Révélation d’Arès, où Mouhamad est cité avant Yèchou dans le même verset). Les versets de 11 à 20 s’adressent au juste frère qui apporte son île dans la baie de vos côtes. Il est juste car il se conforme à la Parole. Dans ses côtes à lui, il y a la Parole venue à Mouhamad d’abord (Coran), puis la Parole transmise par Yèchou (l’Ev. donné à Arès) et "Ma Voix" (Le Livre), dénoués [?], comme la laine qui file sans nœud. Le juste frère doit ouvrir le Livre dénoué [?] en face. 14. Le Livre de Voix; Iyèchayè pile sur les nœuds, 15. Iyéchayè tranche le jour la nuit. Le juste frère doit faire comme Iyéchayè avec la Torah: dénouer [?] les nœuds du Livre et montrer où se termine la nuit spirituelle des Jours précédents et où débute le septième Jour. 16. Crieur, le chameau le soleil autour. Le juste frère est un crieur [? c'est le chameau ou soleil, non le frère], il porte un message. Le chameau est le symbole qui représente les frères de Mouhamad [?]. Le soleil de la prophétie est ardent autour du crieur et des frères de Mouhamad. 17. dit : Vois ton bras épais, lace la raie, roule sa peau, le livre ment. 18. Le prêtre dégorge. Le message du juste frère consiste à dire à celui qui lace la raie (donc à vous puisque la raie est dans vos côtes d’homme) les choses suivantes : Vois ton bras épais :votre enseignement s‘alourdit et s’épaissit pour les frères.
4 - Lace la raie, roule sa peau : votre enseignement s’accommode des agissements de la raie qui bave dans vos côtes et qui s’écarte du sentier de vérité.Le Livre ment : vous faites mentir le Livre en lui imposant une compréhension figée, si l’on se réfère aux parenthèses rajoutées au Livre : Leur langue sera sans artifice ; leurs marges seront pures de toute glose, Ma Parole comme un poulain agile courant vers son but, libre du harnais que lui mettent les docteurs... (10/10). Nabi, tu écris, tu coupes ton ongle (1) Écris le vrai (xx/2) “. La Parole est comme la Vie, elle doit rester comme un poulain agile qui accompagne l’évolution spirituelle et intellectuelle de l’homme dans le temps. Les parenthèses imposées à la Parole sont des paroles d’hommes (hadiths) prohibées par le Père, qui a prévenu le prophète Mikal de ne pas se laisser influencer par le coucou en l’homme Michel : Le Bon dit : "Ferme le livre l'homme !".10. Écris le Livre, l’œil ouvert ! Couvre ta main, le coucou, sa caresse a le bec ... (i/9) “ - Le prêtre dégorge : Le prêtre en vous est justement ce coucou qui vous éloigne du vrai et vous fige.
Des pensées proches de la religion système et du communautarisme émergent de vous tel que "Le retour à la chrétienté fondamentale et au Sermon de la Montagne, alors que vous avez entre les mains l’Évangile renouvelé apporté par Jésus lui-même. Les chrétiens sont la meilleure récolte. Quoi ? encore un peuple élu ? Voilà un exemple parfait du prêtre qui dégorge : "C’est Jésus qui est venu me voir et non Mouhamad" pour appuyer l’idée du retour à la chrétienté fondamentale ? Or, c’est normal que ce soitJésus le transfiguré qui vous visite et non Mouhamad [?] Ensuite,vous éjectez des pénitents de votre “orbite prophétique“ : Retour à l’excommunication ? Et aussi,vous encouragez une promotion de la pensée du prophète et de la personne du prophète au détriment de la Parole. Etc. Et j’en passe.
Ne rebrousse pas chemin ; ne reviens pas sur tes pas, homme Michel, le péché que tu y as abandonné est embusqué dans l'ornière de ta trace comme un serpent ; sa morsure te tuera avec ton âme. Je marche en avant avec toi ; Mes Pas ne t'accompagneront pas en arrière, et tu seras sans Protection. (39/6). 19. Le fer à ta tête la gueule paît ta tête ; la fureur plein le nez. La bonne compréhension de la Parole est dans la tête du juste frère. Suite à ses remarques, le juste frère est ridiculisé et attaqué par la gueule qui est la raie furieuse, dans vos côtes d’homme. 20. Les saints voient tremblent, s'égaillent ; les anges voyant cet état de fait ne sauront plus quoi faire, à qui apporter leur aide, Ils ne pourront pas choisir leur camp. Ils voleront en s‘éparpillant. Fin des versets qui s’adressent directement au juste frère. 21. Mikal appelle, le bec troue la raie la neige. 22. Iyèchayè parle : "Mikal bâtit Ma Maison sur Ma Maison." Je pose Mon Pied. 23. Mon Œil ferme sur Mikal. Je fais les frères de Mikal. Mikal le prophète reprend le dessus sur l’homme dominé par le prêtre, le coucou. Il appelle les frères et fait stopper la bave de la raie, aussi facilement que trouer la neige. La prophétie de Iyéchayè [Isaïe] se concrétise alors : Mikal bâtit désormais la Maison Spirituelle de tous les fils d’Abraham, unis, et ne doit plus se contenter de la maison spirituelle des frères de Yèchou. Frères de Yèchou entrent dans ta tête la Maison sur l'île. (xvii/15) [?] Le Père atteint Son Objectif qui est le couronnement de Son Plan de l’évolution Spirituelle de l’humanité par le départ du septième Jour de Mikal unissant ses deux ailes Occidentale (Ma Force) et Orientale (Ma Faveur). Ceux qui suivront cette nouvelle voie seront les véritables frères de Mikal.
Je ne suis personne, je n’ai aucune ambition temporelle ni personnelle, car j’essaie de ne pas compter. Tout ce qui me motive est la Parole du Père. C’est Elle qui est mon Guide et nul autre. Je ne remercierai jamais assez le prophète Mikal d’avoir reçu et transmit la Parole et de m’avoir donné les bases de la compréhension de celle-ci. Mais il me faut dénoncer les dérives dues à l’influence de l’homme Michel, imprégné de l’homme d’église de haut rang qu’il a été, de la tentation au retour à la chrétienté fondamentale quand il s’agit en réalité d’évolution vers l’homme du temps qui vient, de la tendance au culte de la personnalité du prophète de la part de pénitents qui apprennent depuis quarante ans à se libérer des idoles de l’esprit. La Parole du Père est l’Essentiel. Le prophète n’est que l’instrument qui a permis de La transmettre. La pensée du prophète est de valeur mais elle n’a aucune commune mesure avec l’importance de la Parole du Père. La pensée du prophète n’est absolument pas infaillible et ne doit pas prendre le pas sur la Parole du Père comme semble le suggérer l’évolution des couvertures d’éditions de La Révélation d’Arès.
Passons au chapitre suivant qui aborde le même sujet vu d’une perspective plus générale. Chapitre xLiii 1 [Révélation d'Arès]. Mikal est dans Mon Poing. 2. Crochée, la raie. Tu lâches, percé. 3. Je suis ton Poing, tu mouds un javeau. Mikal le prophète est dans le poing du Père depuis le début de sa mission et même bien avant. La raie dans ses côtes est maitrisée tant que c’est le prophète qui agit et non l’homme ou le coucou (si l’homme Michel agit et non le prophète, il lâche le poing du Père et la raie peut l’envahir alors). Mikal moud un javeau (javeau = Petite île faite de sable et de limon formé lors d'un débordement d'eau selon le dictionnaire) ou île ou nation spirituelle issue de son enseignement qui s’étend progressivement. 4. Mouhamad foule le javeau ; le cheval sous le pied. 5. Yèchou, le fer, le feu, la mer bout ; verre le javeau. L’enseignement de Mouhamad tasse ou renforce le javeau par la pratique de la lecture du Coran et par la présence de quelques frères de Mouhamad parmi les frères de Mikal ; mais c’est Yèchou et l’Évangile donné à Arès qui ont la primauté dans l’enseignement de Mikal. Le javeau devient plus consistant, mais se durcit en verre cassable. 6. Mille et mille ans, la gouée glacée, le fer en frutte; Depuis des milliers d’années l’enseignement spirituel est cristallisé et la bonne compréhension de la Parole est effritée, non cohérente. 7. Mikal le cœur rouge dans la braise. La braise est la braise de l’enseignement spirituel de Yèchou tiré principalement de L’Évangile donné à Arès. Le cœur rouge est en rapport avec les versets de 1 à 7 du chapitre xiii : 1. Adame frappe l'arbre de Parole. Ouvert ! 2. L’arbre pleure le sang. Le sang sur la tête, la cuisse rouges. 3. Rouges ! Je suis blanc l'Eau. 4. Rouges Adame le fils, et fils et fils, 5. jusqu'à Yèchou percé. 6. Mouhamad lance le fer. 7. Toi, assis sur l'île sèche, là Cha'oul boit la pluie, tord la faim. Le rouge est en relation avec les systèmes religieux précédents qui ont frappé l’Arbre de la Parole. Mikal est encore dans cet esprit, influencé par le coucou qu’il a été. Le rouge a prouvé son inefficacité depuis Adam. Mikal, malgré son cœur vaillant (amour combattant), adopte ce rouge qui frappe l’Arbre de la Parole. Il risque aussi la cristallisation, s’il continue dans cette voie.
6 8. L'homme frère voit, l'homme frère va, écorce au cœur, écorce fer. 9. Un pont dans le froid toi à Ma Main. L’homme frère est le juste frère. Il remarque le cœur rouge de Mikal dans la braise de Yèchou. Il s’arme d’une écorce au cœur basée sur la bonne compréhension de la Parole, pour avoir le courage d'alerter le prophète Mikal (xlii/16 à 21), car il faut que ce dernier en prenne conscience afin qu’un pont se crée dans le froid, du javeau transitoire de Mikal : Tu es la vapeur avant l’aurore (xix/18) “ à la Main du Père ou le 7ème Jour dans lequel se trouve déjà l’homme frère et son île. Le frère assoit sur le pal l'île ; Ma Main tire haut (xlii/9) “ 10. Ma Main la Moelle coule ; De la moelle osseuse se forment toutes les cellules souches du corps humain. Dans le 7ème Jour la moelle spirituelle coule. Cette moelle est le lieu où se forment toutes les cellules souches de la nouvelle spiritualité de l’homme. Progressivement, toutes les cellules de notre corps s’en imprègneront. 11. Le chien noir ne mange pas ton cœur, la Moelle coule. “Chien mouillé, tu jettes les nuits dans la mer ; la mer porte les nuits loin (xvii/9) et  Le noir a trois doigts, père, fils, fumée : sa dent paît le Vent ( xviii/1) “. Chien mouillé est Michel mouillé par la Parole et le Noir est le système ecclésiastique chrétien dont est issu Mikal. Dans le contexte des chapitres xLii et xLiii le chien noir est le coucou, politicien, compteur en l’homme Michel. Celui-ci ne pourra pas dominer le cœur de Mikal prophète de Dieu si la moelle coule, suite à l’action de l’homme frère. 12. La chaux, l’œil, la langue du roi blanc, la bourbe. 13. Le roi noir, son bras la langue du pendu. Entre temps, les systèmes religieux et le système politique continuent à s’embourber et à tourner en rond. 14. Le Feu monte dans le fer, perce la sole ; lève le Fond dans la tête du frère. 15. La Moelle court le long fer à la tête du frère froid. La tête froid parle, la tête chaud est neuf têtes. Par le chemin de la bonne compréhension de la Parole (le Fer), le Feu spirituel perce les barrières spirituelles et fait monter le Fond dans la tête du frère. Avec le temps, la moelle emprunte aussi le même chemin pour arriver à la tête du frère. La tête du frère dans la zone transitionnelle du javeau de Mikal, parle mais elle est froide. La tête du frère qui reçoit la moelle dans le 7ème Jour est chaude et équivaut à neuf têtes froides.

Je ne suis personne, je n’ai aucune ambition temporelle ni personnelle car j’essaie de ne pas compter. Tout
ce qui me motive est la Parole du Père. C’est Elle qui est mon Guide et nul autre. Je ne remercierai jamais
assez le prophète Mikal d’avoir reçu et transmit la Parole et de m’avoir donné les bases de la compréhension
de celle-ci. Mais il me faut dénoncer les dérives dues à l’influence de l’homme Michel, imprégné de
l’homme d’église de haut rang qu’il a été, de la tentation au retour à la chrétienté fondamentale quand il
s’agit en réalité d’évolution vers l’homme du temps QUI VIENT, de la tendance au culte de la
personnalité du prophète de la part de pénitents qui apprennent depuis 40 ans à se libérer des idoles de
l’esprit.
La Parole du Père est l’Essentiel, le prophète n’est que l’instrument qui a permis de La transmettre. La
pensée du prophète est de valeur mais elle n’a aucune commune mesure avec l’importance de la
Parole du Père. La pensée du prophète n’est absolument pas infaillible et ne doit pas prendre le pas sur la
Parole du Père comme semble le suggérer l’évolution des couvertures d’éditions de la Révélation d’Arès.
Passons au chapitre suivant qui aborde le même sujet vu d’une perspective plus générale.
Chapitre xliii
1. Mikal est dans Mon Poing.
2. Crochée, la raie. Tu lâches, percé.
3. Je suis ton Poing, tu mouds un javeau.
Mikal le prophète est dans le poing du Père depuis le début de sa mission et même bien avant. La raie dans
ses côtes est maitrisée tant que c’est le prophète qui agit et non l’homme ou le coucou (si l’homme Michel
agit et non le prophète, il lâche le poing du Père et la raie peut l’envahir alors). Mikal moud un Javeau
(Javeau = Petite île faite de sable et de limon formé lors d'un débordement d'eau selon le dictionnaire) ou
île ou nation spirituelle issue de son enseignement qui s’étend progressivement.
4. Mouhamad foule le javeau ; le cheval sous le pied.
5. Yèchou, le fer, le feu, la mer bout ; verre le javeau.
L’enseignement de Mouhamad tasse ou renforce le Javeau par la pratique de la lecture du Coran et par la
présence de quelques frères de Mouhamad parmi les frères de Mikal ; mais c’est Yèchou et l’Évangile donné
à Arès qui ont la primauté dans l’enseignement de Mikal. Le Javeau devient plus consistant mais se durcit
en verre cassable.
6. Mille mille ans, la gouée glacée, le fer en frutte;
Depuis des milliers d’années l’enseignement spirituel est cristallisé et la bonne compréhension de la Parole
est effritée, non cohérente.
7. Mikal le cœur rouge dans la braise.
La braise est la braise de l’enseignement spirituel de Yèchou tiré principalement de l’Évangile donné à Arès.
Le cœur rouge est en rapport avec les versets de 1 à 7 du chap xiii :
1. Adame frappe l'arbre de Parole. Ouvert ! 2. L’arbre pleure le sang. Le sang sur la tête, la cuisse rouges.
3. Rouges ! Je suis blanc l'Eau. 4. Rouges Adame le fils, et fils et fils, 5. jusqu'à Yèchou percé. 6.
Mouhamad lance le fer. 7. Toi, assis sur l'île sèche, là Cha'oul boit la pluie, tord la faim.
Le rouge est en relation avec les systèmes religieux précédents qui ont frappé l’Arbre de la Parole. Mikal est
encore dans cet esprit, influencé par le coucou qu’il a été. Le rouge a prouvé son inefficacité depuis Adam.
Mikal, malgré son cœur vaillant (amour combattant), adopte ce rouge qui frappe l’Arbre de la Parole. Il
risque aussi la cristallisation, s’il continue dans cette voie.

Frère Michel, cette lettre m’a demandé beaucoup d’énergie et de courage au vu de son contenu et surtout,
de son destinataire qui est à mes yeux l’homme le plus important sur terre mais qui reste un homme.
J’affirme que je ne suis rien par rapport à vous, mais je ne pouvais me résigner à garder pour moi cette
compréhension du LIVRE surtout que celle-ci vous concerne directement ainsi que l’avenir de votre
prophétie.Je sais que vous ne me portez plus dans votre cœur mais, comme je vous l’ai déjà dit, j’ai fait le
choix de privilégier la réussite de notre mission à tous, même si le prix à payer est de perdre votre estime.
J’ai fait ce qu’il fallait car personne ne pouvait le faire à ma place.
J’ai agi selon mes convictions, en harmonie avec ma conscience et en accord avec ma compréhension de la
Parole du Père, mon seul Guide !
La direction que prendra la mission ne dépendra que de vous ! Je sais que vous ferez au final, le bon choix.
Respectueusement
Nazih Nathan H.


Réponse :
J'ai dû supprimer quelques passages de cette lettre qui n'étaient que des copiés-collés de passages précédents. J'espère ne pas avoir dénaturé votre pensée, que je respecte.
Mon frère Nazih, je suis heureux d'avoir de vos nouvelles. Je n'en avais plus depuis longtemps. Notamment, vous ne vous êtes pas exprimé en août lors de ma découverte du projet "droits changeurs" à la suite d'un long message de notre frère Antoine venant en appui d'un message de Daoud, votre frère de sang et de foi.
Je sais que vous ne parlez pas des "droits changeurs" dans votre commentaire d'aujourd'hui, mais je conjecture — si je fais erreur, pardonnez-moi — qu'il en est subjacent. Je vous rappelle donc, très clairement, ainsi que j'en ai largement donné les raison sur la page de commentaire #188 (août 2017), que je ne christianise pas la Parole d'Arès au sens de christianisme d'église, que je ne la judaïse ni ne l'islamise davantage, et que je n'introduirai jamais le projet des "droits changeurs" dans le cadre du petit reste, parce que La Révélation d'Arès est une Parole libératrice, areligieuse, ascripturaire, qui rayonne par son universalité, qui ne saurait considérer que des hommes sont moins pécheurs que d'autres et qui appelle tout le monde à entrer en pénitence et à changer le monde. L'Islam n'a pas de place plus méritante que le Christianisme ou le Judaïsme dans La Révélation d'Arès. Dieu y rappelle seulement à un monde judéo-chrétien obtus et plein de préjugés que Mouhamad est bien un prophète et que les Musulmans ne sont pas des croyants inférieurs.
Mais vous Nazih H. et votre frère Daoud H. n'avez jamais fait partie du petit reste. Je ne peux donc que prendre acte de votre propre interprétation en regrettant qu'elle ne soit pas la mienne. Vous appartenez tous les deux à cette grande nébuleuse de pèlerins d'Arès qui interprètent La Révélation d'Arès selon leurs consciences et qui ne suivent pas mon interprétation du prophète, affirmant soit que je n'ai rien compris à ce que le Père m'a dit, soit que j'outrepasse sa mission prophétique (c'est, semble-t-il, votre position ici), soit qu'au contraire je minore, sous-évalue ou restreint la Parole d'Arès, etc. Seul Antoine B. faisait partie du petit reste, dont il s'est retiré simplement en prêtant à La Révélation d'Arès un sens différent de celui que lui donne le prophète qui rassemble ce petit reste (Rév d'Arès 24/1) autour de lui.
J'ajoute immédiatement que nulle part dans La Révélation d'Arès le Messager du Père ou le Père Lui-même ne donne comme condition du Salut l'interprétation prophétique. Votre interprétation est ce qu'elle est, ni salvatrice ni damnable ; elle n'a de valeur qu'intellectuelle et personnelle. La seule condition de Salut est la pénitence, l'exercice du Bien, et si vous êtes un bon pénitent, frère Nazih, vous serez largement plus justifié que moi qui ne suis qu'un pécheur.

Vous me demandez de ne pas publier cette lettre. Or, comme vous vous en doutiez, je ne peux pas ne pas la publier, parce qu'elle m'arrive en écho tardif à ce projet des "droits changeurs" que vous avez défendu, je m'en doute bien. Je la publie, non parce qu'elle me reproche de ne pas être le prophète que vous souhaitez que je sois — très nombreux, quoique très discordants entre eux, sont les humains qui souhaitent que je sois autre qu'ils ne me voient —, mais parce qu'elle est un long modèle particulièrement émouvant et significatif d'ardente contestation enrobée d'une protestaion de respect.
Vous me dites que je suis le prophète, "l’homme le plus important sur terre", mais vous dites au prophète ce qu'il doit dire et faire et ce qu'il ne doit ni dire ni faire.
Le prophète, en somme, c'est vous !
Ah ! si ça pouvait être vrai, mon frère Nazih ! Si je pouvais vous dire : Soyez prophète à ma place ! Vous allez me délivrer d'une tâche dont je sais combien responsable (Rév d'Arès 39/6-7) elle est, auprès de laquelle votre tâche de critique est légère, voire innocente. Prenez ma place et je pourrai m'allonger dans la caisse qui m'emportera où va tout mortel. Mais je ne peux pas vous dire cela. C'est à moi, à moi seul, que le Messager du Père, Jésus, est venu parler. C'est à moi que le Père Lui-même est venu parler. C'est à moi qu'Il a demandé d'assumer la charge prophétique, que j'ai acceptée. Je suis seul à l'assumer. Je n'ai nul besoin que vous réveilliez ma conscience sur ce point fondamental de mon existence.
Si j'étais l'homme de pouvoir que vous voyez en moi, je serais très entouré. Tous les hommes de pouvoir aiment l'être, avoir autour d'eux une organisation, des transmetteurs d'ordres. Or, je n'ai personne pour transmettre mes ordres tout simplement parce que je ne donne pas d'ordres. Je ne suis le chef de personne (Rév d'Arès 16/1) et je ne crois pas que vous puissiez en douter. Désignez un seul de mes frères à qui j'ai donné un ordre ! Il n'y en a pas. J'ai demandé à mes frères ou à mes sœurs de faire ceci ou cela et s'ils ne l'ont pas fait (c'est très souvent arrivé, croyez-moi), je n'en ai jamais fait une maladie. Je suis tout seul dans mon petit bureau. Ma fille Nina est toute seule dans le sien et a beaucoup à faire. On me lit ou on ne me lit pas, on m'écoute ou on ne m'écoute pas. Quand on ne me suit pas, ce qui est fréquent — Voyez Daoud, je lui ai proposé un certain travail en juin 2016 ; le fait-il ? Non. Je ne le lui reproche pas — je suis parfois chagrin, mais généralement je reste philosophe ; j'ai appris que les hommes n'obéissent que contraints et que, dans le cas contraire, personne n'a autorité sur eux.
Si j'étais un homme de pouvoir, un coucou dominateur, je me contenterais de jeter votre lettre au panier en haussant les épaules et marmonnant : "Qu'est-ce que me reproche ce frère lointain ? Me suis-je jamais comporté avec lui en homme de pouvoir? Jamais." Mais non, voyez, j'ai lu attentivement et gardé cette lettre, elle me soucie, parce que je vous aime et, comme j'ai dépassé depuis longtemps le stade de la susceptibilité et du déplaisir, je serais heureux de pouvoir vous donner raison, mais je ne peux pas, parce que vous avez tort d'un bout à l'autre, mais ce n'est pas ça, de toute façon, qui vous perdra ou vous sauvera, c'est seulement le fait que vous soyiez ou non pénitent et cela ce n'est pas mon affaire, mais la vôtre.
Vous confondez l'esprit de domination que vous me prêtez avec le fait que je sois plus écouté aujourd'hui qu'autrefois. C'est tout.
Ah, que j'aurais voulu être écouté quand je désapprouvais la mission sociale, déspiritualisée, qu'avaient décidé de faire mes frères et sœurs, qui nous a fait tellement de tort. Ce n'est pas si vieux. Mes frères se fichaient pas mal de ce que je leur disais pendant ces treize ans-là. Je ne parle pas aujourd'hui de façon plus impérieuse qu'autrefois, mais je suis seulement plus écouté... Enfin, plus écouté mais pas par tout le monde. À preuve, vous, qui me contestez, vous qui pensez que je ne fais pas ce que je devrais, selon vous, faire.
Notons cependant que vous donnez peut-être un autre sens au mot pouvoir. Je dis "peut-être" sans en être convaincu. Je ne peux cependant pas écarter, puisque vous êtes médecin, un homme de culture, que vous donniez à pouvoir le sens relatif que lui donnait, par exemple, Michel Foucault, quand il disait que le pouvoir était la chose quotidienne probablement la mieux partagée, rappelant qu'il y a du pouvoir en toute famille, entre amis, entre amants, à l'école, à l'atelier, sur le chantier, etc. Dans ce sens, sans être homme de pouvoir, j'exerce un pouvoir sans contrainte ni menace sur ceux qui me suivent et qui ont même plaisir à m'écouter et à vivre comme je leur enseigne de vivre. Et puis, songeons à Nietzsche qui disait autour de 1880 : "Même dans l'obéissance il y a toujours de la résistance" ("Umwertung aller Werte"), ce qui pourrait signifier que même si j'étais homme de pouvoir, je ne serais pas forcément écouté. Qu'importe le pouvoir sans police ni tribunaux, alors !

Vous dites : "Je sais que vous ne me portez plus dans votre cœur," mais qu'est-ce qui vous fait dire cela ? C'est faux. J'aime tous les humains, frères et sœurs du monde, et tout particulièrement ceux qui s'attachent à La Révélation d'Arès, comme vous vous y attachez, car sans nul doute cette lettre vous a donné beaucoup de mal. Vous citez et vous interprétez abondamment La Révélation d'Arès en termes par endroits de fureur contre moi et par endroits de fièvre. Je ne ris pas en vous lisant. Je me tourne vers le Père et lui dis : "Qu'il est difficile d'être prophète, ô Créateur ! Mais qu'il est tout autant difficile de suivre le prophète."
Je passe sur votre interprétation de la Parole, telle qu'elle apparaît dans votre commentaire. Je n'y prête pas attention. Je la respecte sans la partager, comme vous vous en doutez. Depuis bientôt quarante-quatre ans j'ai à peu près tout entendu et tout lu en matière d'interprétation, mais vous y ajoutez quelque chose qui, quoique douloureux comme une vrille, me va droit au cœur : votre amitié et votre respect que je sens bien derrière vos admonestations et de cela je vous remercie, mon frère Nazih.
Non, je ne suis pas homme de pouvoir et domination au sens impérieux. Non, je ne suis pas un coucou. Vous me connaissez fort peu ; cela pardonne largement l'erreur de telles imputations. Je vais vous dire ce que je suis et, si vous avez une télévision, un lecteur de DVD et le film "Les Délices de Tokyo", que j'ai eu le bonheur de revoir hier soir sur une chaîne de télévision. vous verrez dans quoi je me fonds. Je me fonds dans les personnages doux et romantiques de cet admirable film japonais : La vieille Tokoué, le brave gars Sentaro, la douce jeune fille Wakana. Avec eux je suis bien, je travaille à recréer une humanité de cette douceur-là en commençant par moi-même et je crois leur ressembler, au moins un peu, si j'ose prétendre que je leur ressemble, ce qui est peut-être présomptueux. Comme Tokoué, Sentaro et Wakana je vois où est le mal, comme eux je ne m'y associe pas, comme eux je ne m'associe pas à ceux qui font le mal, mais je ne cherche jamais à leur nuire. Je ne sais plus ce que signifie vengeance (Rév d'Arès 27/9). C'est ainsi que je comprends : Tu aimeras même ton ennemi (Matthieu 5/44). Or, de surcroît, vous n'êtes pas mon ennemi, vous êtes seulement mon contestataire. Vous changerez peut-être. On n'arrête pas de changer.

Ajouté :
À propos de votre démonstration de ma déliquescence spirituelle qui serait, selon vous, visible dans les couvertures de La Révélation d'Arès, j'apporte ici quelques précisions.
La première couverture avait été conçue en 1983 par notre sœur Hulda Isserstedt. Son bâton de lumière était trop stylisé ; il ne correspondait pas à ce que j'avais vu d'octobre à novembre 1977. Hulda avait mal interprêté ma description. Aussi ai-je moi-même composé la deuxième couverture, deux ans plus tard, y combinant une peinture des saints lieux par sœur Nicole Propp et, en arrière-plan, le bâton de sœur Hulda mais cette fois en transparence ; de cette façon le dessin inexact me choquait moins. La troisième couverture fut conçue et réalisée par un atelier de graphistes de Poitiers à qui je demandai de placer le bâton de lumière de sœur Hulda sur la tranche du livre (qui ne figure pas sur votre photo) pour qu'on le voit de façon quasi-ininterrompue, parce qu'un livre est vu beaucoup plus longtemps rangé dans la bibliothèque que posé sur une table. Quant à la couverture de l'édition 2009, elle a été conçue par sœur Karine de Genève, qui est une artiste graphiste. Cette couverture, c'est vrai, ne montre pas le bâton de lumière, mais cela n'a pas été fait ainsi par oubli ou par volonté de l'escamoter, mais pour satisfaire à l'idée, très insistante chez la plupart de mes frères, que le public ne me voyait pas assez, ne me connaissait pas et qu'il fallait absolument montrer mon visage, parce que ce monde qui tombe dans l'athéisme ne comprend plus rien à un phénomène surnaturel et est plus attiré par un visage. Le fait est que ce livre se vend beaucoup mieux, livre dans lequel l'acheteur trouve et peut lire le Message Théophanique, de toute façon.
Jamais je n'ai pensé réduire l'importance des Théophanies, de la manifestaion du Père à Arès. Je me réjouis que, dans les commentaires du blog par exemple, le Message Théophanique, Le Livre, soit maintenant cité autant sinon même plus que L'Évangile Donné à Arès.

28nov17 191C8 
Les héros et héroïnes Pèlerins d’Arès sont debout (Rév. d’Arès 1/1) !
Pénitents et moissonneurs qu’Appelle le Père de l’Univers dans La Révélation d’Arès.
Avec courage, amour, patience et détermination nous supportons tous les tourments de notre état de pécheur, afin d’éviter au monde de tomber dans le péché des péchés (Rév d’Arès 38/2), le mal absolu qui peut surgir à tout moment, comme vous l’écrivez dans cette entrée 191.
Nous sommes faibles, ordinaires, pécheurs, cependant nous avançons vers la Lumière (Rév d’Arès 12/4 ) à petit pas du rat (xviii/4 ) très loin encore d’être des Aigles.
Les héros et héroïnes ont quitté la fête des morts, la fête des hères des hères (Rév d’Arès xxx/5) en suivant le premier héros Mikal et la première héroïne sœur Christiane, pour retrouver la Vie oubliée avec tous les grands héros de l’histoire spirituelle, Jésus, Mouhamad et tous les prophètes. Le héros de Dieu "n’est pas un surhomme puisqu’il peut être fatigué, déçu, contrecarré, persécuté, mais c’est justement parce qu’il supporte tous ces tourments qu’il est un héros.
Rien à voir avec le héros du monde actuel culturellement parlant.
Dieu nous dit en (Deutéronome 30/19)  (Bible Tob) :
C’est la vie et la mort que j’ai mises devant vous, c’est la bénédiction. Tu choisiras la vie pour que tu vives, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix et en t’attachant à Lui ? C’est ainsi que tu vivras et que tu prolongeras tes jours en habitant sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes Pères Abraham, Isaac, et Jacob.
Héroïne de La Révélation d’Arès, il me faut aimer mes ennemis, et notre principal ennemi c’est celui qui refuse d’écouter la Parole du Père enseignée par Jésus dans le Sermon sur la Montagne pour la vivre (Matthieu 5/41-48, Luc 6/27-28 et 32-36).
Dans votre réponse à Nejma H. d’Aquitaine (189C17) vous écrivez pour les moissonneurs que nous sommes des enseignements  importants, je vous cite :
"Il est impossible d'enfermer le missionnaire dans un seul rôle, une seule manière de procéder, de parler, d'argumenter, car nous-mêmes apôtres et les personnes que nous rencontrons sont extrêmement divers. Imposer une façon unique de se comporter et de parler serait diaboliser notre mission. Nous devons au contraire l'angéliser et pour cela la rendre vivante, variable, adaptable à l'infini parce qu'aimer, c'est s'identifier à l'autre et l'autre n'étant jamais pareil notre adaptabilité doit montrer une souplesse et un polymorphisme très étendus."
C’est pourquoi le Créateur nous à créés tous différents, non supérieurs les uns aux autres, mais complémentaires dans nos richesses divines et qu’ils nous faut toujours nous remettre en question pour nous adapter à l’autre, notre frère ou sœur !
Un très grand merci cher prophète du Très Haut.
Simone L. de Touraine

Réponse :
Un grand merci, ma sœur Simone, pour ce beau commentaire.
C'est le déterminisme qui produit le monde, l'homme ordinaire qui nous tourne le dos dans la rue. C'est tout le contraire qui produit le héros : Le héros a réagi à ce déterminisme et il s'est fixé volontairement un autre destin: être un humain de Bien, avoir un destin tout autre que celui auquel tous les hommes seraient prétendument voués. Il est héros parce que cela demande courage et effort. Le héros cherche ainsi à produire sur le monde un effet tout différent de celui considéré comme l'effet correct. Qui dit action dit réaction, prétend-on ; si c'est vrai, alors nous héros sommes des réactionnaires. Nous sortons des règles, y compris et surtout des règles religieuses et politiques, quelles qu'elles soient.

29nov17 191C9
Je vous connais depuis très longtemps, puisque je suis venu à Arès avec mes parents en 1979 quand j'avais dix-huit ans. Je n'ai jamais été membre de votre association, parce que la mission dans la rue imposée à tous ses membres me rebute, mais je vous ai suivi. C'est devenu plus facile depuis que ce blog existe. Mon père Ferhat et ma mère Fatima sont morts. J'ai repris leur commerce. Le commerce me mettant en contact du public continuellement je peux dire que de nos jours une seule chose compte, devenue le Dieu des hommes, le but des hommes, la base d'activité des hommes, c'est l'argent.
Pour moi le héros est d'abord celui qui sait placer d'autres choses au-dessus de l'argent comme Allah, la prière, le pèlerinage à La Mecque. Chez nous musulmans l'amour et la pénitence, dont tout votre discours est brodé (j'aime cela, mais j'en parle très peu avec mon entourage qui ne comprend pas), ne sont pas des principes vus comme vous les voyez. Il y a peu de passages dans le Coran à base d'émotion, d'amour du prochain, de lutte intérieure contre les mauvais penchants, de don de soi et même de philosophie, contrairement à l'Évangile de Jésus. Le Coran est un livre puissant et brutal fait pour des puissants et des brutaux, sauf chez les soufis par exemple. C'est pour cette raison que des soufis ont été massacrés en Égypte il y a quelques jours (c'était une mosquée soufie) par des brutes qui vivent le Coran comme une brutalité en eux, mais auxquels on ne peut pas reprocher la violence. Le Coran, quoiqu'on dise, est un livre violent. Les traducteurs font de gros efforts pour le rendre transcendant, mais en arabe c'est un livre rude. Un vieil oncle, frère aîné de ma mère, m'a dit ces mots que depuis je retiens par cœur et qui m'effraient un peu : "Il y a dans le Qoran une puissante affectivité religieuse mais qui ne donne rien de plus que les plus élémentaires vérités, qu'il ne dépasse jamais. À moins de s'étourdir de piété, on est devant un grand vide." Cela fait penser à ce que vous dites : Des parties des révélations de Mouhamad ont été oubliées ou escamotées dans la transcription d'Uthman. Le Quran a permis aux Arabes de sortir du paganisme et de trouver un idéal, mais le vide explique qu'on soit là, comme vous dites de temps en temps, dans un tout différent registre que celui de l'enseignement de Jésus. C'est d'ailleurs, à mon avis, la raison pour laquelle l'Islam sous sa forme actuelle ne pourra pas durer. Il colle trop à un système de mœurs qui disparaît peu à peu. Daech est une activité criminelle de nostalgiques qui enragent de voir "leur" islam disparaître.
Mais heureusement il y a La Révélation d'Arès et ses héros.
L'argent est roi, mais vous, vous n'êtes pas attaché à l'argent et je trouve ça admirable, parce qu'aussi longtemps que mon père vous a écrit, sans jamais vous adresser la moindre obole, vous lui avez toujours répondu fraternellement, comme si vous étiez de notre famille, sans jamais rien lui demander. Vous êtes un héros. Comment pouvez-vous vivre sans demander la juste rétribution pour votre zèle ? De quoi vivez-vous ? Vous avez un jour cité quelqu'un qui avait écrit que la pensée ne peut pas être mise aux ordres de l’argent, mais je ne retrouve pas qui a écrit ou dit ça.
L’argent est aujourd'hui à l’échelle planétaire le seul centre d'intérêt, qu'on soit riche ou qu'on soit pauvre. Quand les syndicats défilent dans la rue, est-ce pour demander plus d'amour fraternel ? Non. C'est pour demander de l'argent. Vous utilisez l'Internet et vous avez remarqué qu'on y vend même la gratuité ! On vous dit : Tel logiciel est gratuit, mais quand vous procédez à son téléchargement à un moment ou à un autre on vous demande de l'argent. L'argent est l'air que l'homme respire, c'est parfois l'air des cimes ! Vous vous rendez compte qu'à une vente aux enchères à New York on a vendu un tableau de Vinci, dont on ne sait même pas s'il est authentique, 450 millions de Dollars ?! Pendant ce temps-là, des millions d'humains crèvent de faim.
Oui, pour moi le vrai héros est celui qui n'agit pas pour l'argent. Vous en êtes, vos frères et sœurs en sont. Chacun d'eux, même s'il a une situation financière enviable, consacre une part de sa vie à un idéal sans rémunération ni plaisir et ça, qu'on le veuille ou non, c'est héroïque.
Mamoun B. de Charente Maritime

Réponse :
Je me souviens de vos parents. J'étais d'ailleurs allé vous rendre visite au début des années 80 du côté de Rochefort. Merci, mon frère Mamoun, pour ce commentaire.
C'est Breton, Naville, Aragon ou Éluard qui dans "La Révolution Surréaliste" (un périodique qui apparut peu après la Première Guerre Mondiale) avait écrit que "la pensée ne peut pas être mise aux ordres de l’argent". Lequel des surréalistes ? Je ne m'en souviens plus. Mais d'autres en grand nombre ont dit la même chose ailleurs et à d'autres époques. L'opposition du trésor de la pensée et du cœur au coffre des financiers est vieille comme le monde.
Avez-vous remarqué, si vous avez lu les Évangiles bibliques, que Jésus ne demandait jamais d'argent et qu'il n'y est jamais question qu'il en reçût ? Et pourtant, il lui fallait bien vivre. Je vis et j'agis comme lui avec ce qu'on me donne. Si l'on ne me donne plus rien, je ne vis plus, je n'agis plus. C'est tout. Il y a heureusement des frères et des sœurs généreux qui me permettent de vivre correctement. Qu'ils soient loués ! Mais, bien sûr, beaucoup ne me donnent rien, et de ce fait nous n'avons pas les importants moyens modernes dont notre mission pourrait disposer : radio, peut-être télévision, moyens d'édition et de diffusion beaucoup plus puissants que ceux dont nous disposons, etc.
Ceci dit, vous avez raison: L'argent est devenu dieu et roi. Je crois qu'une des plus belles démonstrations de la "pompe à fric", outre les impôts, est ce qu'on appelle aujourd'hui la pyramide de Ponzi. Le fameux Madoff, qui purge en prison une lourde peine exploita ce filon-là dans les années 80. Mais, en fait, énormément de procédés lucratifs partent de ce principe seulement en l'exagérant moins et l'étalant davantage dans le temps pour que le truc soit moins visible. Ponzi dans les années 20 avait fait un montage financier qui consistait à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants. C'est toujours quand il s'écroule que le système apparaît au grand jour, quand l'argent apporté par les nouveaux gogos ne suffit plus à rémunérer les précédents.
Vous citez le tableau attribué à Léonard de Vinci récemment vendu à New York 450 million $. C'est tout à fait manifeste de l'escalade d'intérêts qui a conduit à un résultat aussi fou. Voilà un tableau d'origine douteuse, très abîmé, vaguement attribué à un disciple de Léonard de Vinci, qui en 1958 est vendu 45 £ sterling chez Sotheby’s à Londres. Une broutille. Il ne vaut d'ailleurs pas plus aujourd'hui qu'il ne valait à l'époque. Une succession d’actes de restauration, d’expertises manifestement complaisantes et de bobards (le tableau aurait appartenu à la famille royale d'Angleterre... aucune preuve de cela) qu'on arrive à faire passer pour la vérité font que le tableau en question arrive chez Christie’s en 2017 qui, avec son cynisme commercial bien connu et grâce à un commissaire-priseur de talent, arrive à le vendre une fortune. Cette croûte finit par être le tableau le plus cher du monde. La vanité de posséder une œuvre de Léonard de Vinci a vaincu le bon sens de l'homme d'argent qui l'a acheté ; je ne sais pas qui. Oui, là, c'est le triomphe de l'argent-dieu, de l'argent-roi. Mais ce n'est pas nouveau. Rappelons-nous que la Réforme est venue du scandale des Indulgences : Rome vendait le paradis aux riches assassins, paillards, perfides, méchants, profiteurs, qui pouvaient se l'offrir. Rome se faisait sur terre le courtier de celui que Musil appela "le directeur général de l'univers." Il n'existe pas de directeur général de l'univers. Il n'existe que le Père dont nous sommes les Enfants, dont le Sang coule dans nos veines, et qui est le centre ou cœur de ce Tout auquel nous appartenons.
Pourquoi ne rejoindriez-vous pas notre mission de Bordeaux, mon frère Mamoun ?

29nov17 191C10
Je vous ai fait parvenir le commentaire précédent non pour juger J. M. Vianney, que je ne connais que de réputation, mais parce que nous n'avons qu'une vague "direction de certitude" sur la manière dont il faudrait vivre :
De façon générale pour le Bien, mais c'est une évidence même si personne ou presque ne sait la mettre en pratique, en se contentant de la répétition de formules ou recettes apprises qui ne font de toute façon pas l'unanimité ni dans la foule des hommes ni dans mon cœur individuel .
Alors, quand je tombe sur ce genre de prêches republiés 250 ans après, alors que je cherche l'occurrence  de l'expression "respect humain" dans la Bible je m'énerve comme je m'énerve de la profusion de livres sur la spiritualité qui sont édités : c'est une autre forme de censure par le "bruit de bruit".
Je n'ai pas besoin de suivre des discours avec respect (je ne l'ai que trop fait) mais de réactualiser librement l'"image et ressemblance" qui me porte . Si la vie m'apprend quelque chose, alors c'est en moi que je dois lire, et non dans les prêches écrits par d'autres.
Laurent T. de Lille

Réponse :
Mon frère Laurent, oubliez ce pauvre curé d'Ars et ses sermons.
Il ne vécut pas il y  a 250 ans. Il mourut il y a tout juste 160 ans. C'était une autre époque, un homme confit en dévotion, qui donnait tout ce qu'il avait aux pauvres, mais qui était du témoignage de ses fidèles d'Ars un homme gai, extrêmement serviable, qui même les aidait aux champs, car il était fils de paysans. Homme peu instruit et intellectuellement peu doué, il prononçait des sermons parfois incom­préhensibles, qu'il écrivait d'une plume maladroite, raccordant ses idées comme il pouvait, les entrecoupant d'exclamations pieuses (c'était la mode à l'époque). C'était un esprit simple, voire simplet. Effrayé par le sort des damnés, il avait une peur bleue de l'enfer et en parlait en termes effrayants. Il avait peur du sexe et croyait que les gens mariés seraient damnés, il avait le rigorisme de la perfection, etc. mais c'était un homme d'une bonté, d'une charité très grandes.
Oui, il y avait du bruit, beaucoup de bigoterie inutile, dans ses sermons, mais quel homme dans ce monde pécheur ne fait pas de bruit ? Ce type d'homme a, de toute façon, disparu. Seuls quelques intégristes catholiques l'éditent et le lisent encore. Les gens d'Ars, eux, aimaient leur curé pour son affabilité, sa bonne humeur, sa bonté infinie. Croyez-moi, en dépit de ses excès, s'il n'y avait eu que des curés d'Ars le monde serait aujourd'hui radieux, pieux, tout fait d'hommes de Bien, certes trop puritains, trop intransigeants, mais ce ne sont pas les puritains et les intransigeants qui vous mènent au salut. Vous n'êtes nullement obligé de les suivre et, croyez-moi, il n'y a plus grand monde pour lire les sermons du curé d'Ars. Au salut, c'est votre pénitence qui vous y mène. Ce ne sont pas les sermons du curé d'Ars qu'il faut regretter, mais les guerres, l'exploitation de l'homme par l'homme, la rapacité, etc.
Soyez en paix, frère Laurent. Suivez votre chemin ! Soyez un bon pénitent et oubliez le curé d'Ars.

29nov17 191C11
N'être plus rien pour soi-même (Rév d'Arès 40/6)... voilà un des passage de La Révélation d'Arès qui m'a posé le plus de difficultés. Je pensais : "C'est bon pour le prophète tout ça !" Confortable de penser ça ! C'était mal penser parce que même un peu de soi-même c'est toujours trop quand on se donne à la Parole qui ne se divise ni ne se tait (15/6).
Le discuteur est l'éternel insatisfait qu'il faut nourrir en permanence, qu'il soit mon prochain ou mon double, une pierre sans éclat sertie sur le joyau de la Création. Seule la Lumière donne à la pierre son éclat et cela exige humilité, volonté et vigilance, trois attitudes qui impulsent le changement vers le Bien, qui chauffe en moi le Fond (Rév d'Arès xxxix/8) — Lire l'article "Pénitence" dans "Le Pèlerin d'Arès 1993-1996.
Que de chaleur pour obtenir un diamant de mille feux ! Certains diamants naturels existent depuis plus d'un milliard d'années.
Le pénitent garde toujours le même degré d'exigence qu'importe son niveau de conscience et cela le sauve. Il y a de l'héroïsme à aimer son prochain comme soi-même, comme il y a de l'héroïsme à chercher les épis mûrs. Cela exige une implication totale pour acquérir adresse et goût, fournir l'effort pour achever son œuvre (Rév d'Arès 17/4).
"Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage," disait Nicolas Boileau mais dans le but de briller et d'exceller. Pour le moment pas d'excellence ni d'éclat ou si peu mais la volonté inaltérée d'avancer, coûte que coûte, dans la voie étroite de la pénitence.
Pascal L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Voilà un très beau commentaire dont je vous remercie beaucoup, mon frère Pascal.
Oui, dans ce monde qui repose sur l'égocentrisme, la vie personnelle, le gain personnel, la carrière personnelle, la réussite personnelle, entendre qu'il faut n'être plus rien pour soi-même (Rév d'Arès 40/6) paraît non seulement une gageure, mais une stupidité. Chacun pour soi, voilà le principe de vie aujourd'hui.
N'être plus rien pour soi-même,
c'est réaliser qu'on n'est qu'un atome d'un Tout qui comporte aussi bien l'immense Créateur que le minuscule individu qu'est chacun. C'est en cela qu'on est l'image et la ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27). Être Un en soi (Rév d'Arès xxiv/1) c'est ne faire qu'Un avec la cause première de la Vie, laquelle est un tout, dont chacun de nous et Dieu lui-même est la composante.
Eh oui, revenir à cet état d'unité avec le Tout est un héroïsme, parce qu'il impose à l'homme soudain réveillé par la Vérité d'aller contre le concept tout différent et tout erronné qu'a l'homme de son existence.
Je suis heureux de voir combien lucides vous êtes devenus, vous deux, Pascal et Françoise !

29nov17 191C12
Vous donnez le vrai sens de héros.
Le héros est celui qui entre en pénitence, qui change le monde en Bien à commencer par sa propre vie, qui revêt le manteau neuf, qui écoute Mikal, qui n’est plus rien pour lui-même, qui monte sur le parvis, qui œuvre à son salut et au salut de toute l’humanité. [mots manquants] petit reste à l’écoute de Mikal (xxxv, 30/11, 28/7, 1/1). Voir l'entrée "Savoir" du 11aou12 : 133C29 http://michelpotayblog.net/jMC/jMCtv.html
Le héros pénitent, apôtre de l’idéal, prophète en puissance qui renonce à la culture, au système d’Adam (Rév Arès 2/1-5) pour mettre ses pas dans les Pas du Père de tous les prophètes, pour se libérer du péché, du harnais des princes du culte, des docteurs (Rév Arès 10/10) par sa volonté existentielle de prononcer la Parole pour L'accomplir, voilà la vraie piété. (35/6).
Ton œil va dans la Lumière, Ma Main tire ta langue (comme) le rollet, le frère (y) lit le vrai.
Le frère, envoie(-le) dire (Ce Que Je dis)!
Le Bien (re)tourne dans le frère. (xxxiii/9-11).

Didier.Br. d'Ile de France.
Faucon sans peur de Didier Br.

Réponse :
Merci, mon frère Didier, pour ce commentaire et pour l'image.

29nov17 191C13
Après la liberté, l’héroïsme !
Tout est un problème de valeurs comme disait Nietzsche.
Pour l’ensemble de nos contemporains et j’en fréquente abondamment, les héros sont des sportifs de haut niveau, des chanteurs-rappeurs, des comédiens ou des hommes d’état. Des gens qui se sont fait un nom grâce aux média. Vous, le prophète de Dieu, le maître des héros, n’êtes considéré que comme un habile profiteur de gens faibles et crédules.
Pour moi c’est tout différent. Un héros du quotidien peut rester méconnu du grand public, mais il ne peut pas être médiocre et calculateur au mauvais sens du terme. Il doit n’être plus rien pour lui même [Rév d'Arès 40/6] mais tout pour la grandeur de sa mission. C’est une tension constante et un effort d’intelligence et de bonté soutenu qu’il doit fournir en toute occasion.
Apprendre à ne plus juger les autres est déjà un gros effort. Supporter son entourage et ne pas critiquer autrui en est un second. C’est l’humilité. Mais il est à la portée de tous.
Être des "réactionnaires", dites vous dans un commentaire précédent, c’est bien ce que je me sens être face au monde depuis toujours. C’est pour cela que je suis souvent incompris ou inconnu de ceux qui croient me connaître. La masse est tellement conformiste qu’elle s’arrete aux apparences sociales que vous présentez.
Donc, tous nous pouvons devenir héroïques.
Ma liberté spirituelle, je la trouve dans l’art et dans mes créations (musicales par exemple), mais elle n’est que mon carburant pour avancer vers l’héroïsme de l’homme du temps qui vient [Rév d'Arès 16/10, 30/13].
Cet héroïsme, nous en avons besoin face au déluge d’indifférence qui nous submerge durant la mission de rue. Il en faut de la philosophie et du caractère pour supporter autant d’ignorance et de mépris. Une femme convaincue me disait encore il y quelques jours : "Ce que vous faites est interdit par la loi. Nous sommes dans un pays laïc !" Je lui ai répondu : "Et la liberté d’expression ?" Sans écho ! Elle est partie.
Merci d’être parmi nous et de nous enseigner et de nous soutenir encore pour un temps.
Bien fraternellement.
José O. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère José, pour ce commentaire très réaliste, où vous dites tout de go ce que chacun de nous sait : Ce monde est devenu incroyant et fait de son incroyance la règle. Ainsi cette brave dame tourne-t-elle l'esprit de la loi sur la laïcité, que nous approuvons, pour vous la resservir à sa sauce d'athée militante.
De notre temps, on ne doit croire que ce qu'on voit. À quoi on peut répondre : "Justement, 'homme qui a diffusé La Révélation d'Arès a vu ceux qui la lui ont dictée : Jésus en 1974 et le Père de l'Univers en 1977". À quoi, bien sûr, ils répondent : "Mensonges !" À quoi on peut répondre : "Il est trop facile de traiter de mensonge ce qu'on ne veut pas croire." Etc., etc. On en est toujours là depuis Socrate, dont les propos contrariaient le monde de son temps au point qu'on le condamna à mort. J'ai conscience que si on me convoquait aujourd'hui devant un aréopage similaire, auquel on donnerait le pouvoir de condamner à mort, je serais condamné à mort. Mais de quoi ont eu peur ceux qui ont condamné à mort Socrate, Jésus et tant d'autres ? C'est une question qui aujourd'hui encore n'a qu'un réponse, évidente, à savoir qu'ils se sont dit : "Ces hommes prêchent un autre monde et nous ne voulons pas d'un autre monde." Poursuite en avant de la faute d'Adam ! C'est bien là qu'on voit la pertinence du verset : La Vérité c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7).
Toute pensée, toute idée, ne se précise qu'au fil du temps. Nous-même parlons aujourd'hui de façon plus séante aujourd'hui qu'autrefois. Nous pensons nos propos de héros, de missionnaires, de façon à leur faire traverser les idées générales pour parvenir aux oreilles des épis mûrs, sachant que dans ce monde l'humeur change chaque jour et que rien d'adéquat, d'universel, de bien compris n'est longtemps adéquat, universel, bien compris et qu'il nous faut sans cesse revoir notre façon de parler. Parce que nous vivons dans un monde inconstant, nerveux, incapable de prévisions valables, un monde continuellement en recherche d'un futur qu'il ne trouvera jamais. Mais ce qu'il cherche, nous, nous l'avons. Et cela inquiète les incertitudes mêmes du monde qui, alors, préfère fermer ses oreilles et rester incertain. Mais nous tombons par ci par là sur des oreilles ouvertes. Alors, poursuivons !

29nov17 191C14
Pardonnez mon intervention, mais j'aurai besoin d'un éclaircissement à propos de ce mot héros employé dans Le Livre (deuxième partie de La Révélation d'Arès), dont il est question dans cette belle entrée.
J'avais le sentiment jusqu'à présent en lisant ce mot dans La Révélation d'Arès qu'il caractérisait une phase particulière de l'apostolat et du changement du monde : l'étape où les hommes à la suite du petit reste (Rév. d'Arès 24/1) bien aguerri, commenceront à s'affranchir concrètement du système en place, du sénat des morts (Rév d'Arès xxxv/1), et entreront dans un certain rapport de force avec lui pour faire prévaloir un autre mode d'organisation sociale. J'ai aussi compris de vos annotations que le mot héros ne concernait pas seulement le petit reste mais tous les hommes de Bien qui se soulèveront, entrainé par celui-ci.
Aussi lis-je cette entrée comme un appel à pousser plus loin notre apostolat, à lui donner une vigueur qu'il tarde à acquérir.
Les légions de saints tout équipées (Rév d'Arès 37/7) que vous mentionnez dans votre réponse au commentaire 191C2, promises par le Père, ne seront-elles pas concomitantes de nos propres efforts et actions d'engagement ? De la même manière que le pénitent (30/11) produit lui-même la grâce qu'il reçoit du Ciel, les légions d'anges ne sont elles pas promises en soutien de nos propres efforts ? Si elles tardent à venir, n'est-ce pas parce que nous tardons à nous engager dans des voies qui les solliciteront ?
Certes, il y a de l'héroïsme dans l'apostolat de rue, dans la pénitence telle qu'elle est vécue aujourd'hui, qui même si elle est loin de rayonner perceptiblement, nous fait aller à contre-courant des idées reçues, de la culture ambiante. La libération commence dans nos têtes (et dans les assemblées) à défaut de pouvoir se vivre concrètement dans le monde. Mais de la même manière que vous faites une différence dans l'article "Beauté" du Pèlerin d'Arès annuel 1992, entre la beauté spirituelle qu'il y a déjà dans la mission sèche parce que malgré ses insuffisances elle sert le Dessein (Rév. d'Arès 28/27) du Père, et la beauté transfigurante d'une belle mission, perceptible à l'homme de la rue, je faisais une différence entre l'héroïsme du pénitent-moissonneur d'aujourd'hui et la figure du héros tel qu'il est dépeint par le Créateur dans Le Livre dont l'émergence vaincra la mort elle-même.
Cette nuance est-elle fondée ?
Méditant plus avant sur cette entrée, je me dis que comme la pénitence (Rév d'Arès 8/6, 10/6, etc.), l'héroïsme est ou n'est pas, mais qu'il y a comme des degrés ou une intensité de puissance dans l'héroïsme comme il y en a dans la pénitence. À la fin du film que nous venons de réaliser Frédéric et moi, le personnage déclare : "la pénitence ? c'est l'invasion d'une puissance et non celle d'un pouvoir !", phrase jaillie spontanément lors de l'expérience que nous avons traversée et qui m'a fait entrevoir que c'est à se laisser envahir par la Puissance (Rév. d'Arès 12/4) du Père, comme de Sa Sainteté et Sa Lumière que La Révélation d'Arès nous appelle pour les porter dans l'Univers, car qu'est-ce que l'Univers sinon un amas de cailloux et de feux dispersés plongés dans la nuit interstellaire ? Et qu'est ce que l'homme sinon le prolongement matériel du Créateur, des milliards de mains, bras, épaules, têtes... potentiellement co-créatrices de cet univers,
Mais pour le moment cantonnées à cette petite terre ? Là est l'héroïsme ultime à mon sens, car il recrée l'homme tel qu'il fut conçu par le Créateur, libre et souverain de sa personne, dégagé de tout ce qui l'empêche de manifester sublimement l'image et ressemblance de Dieu (Genese 1/26) déposée en l'homme.
D'avance merci pour votre réponse.
Éric D. d'Île de France

Réponse :
Mais "les légions d'anges promises en soutien de nos propres efforts" ne "tardent" pas "à venir", mon frère Éric ! Ces légions sont là ; elles nous appuient.
"Alors, allez-vous me dire ! C'est donc qu'ils sont bien faibles, ces anges, puisque notre mission peine, trime, sue sang et eau sans grands résultats !" Mais non, mon frère Éric. C'est au contraire la preuve que l'homme est bien l'Enfant de Dieu, a une puissance telle qu'il peut rejeter même ce pourquoi il a été créé !
Il nous faut absolument et rapidement sortir du contexte culturel que nous traînons encore avec nous, il nous faut cesser de penser que soit nous sommes les créatures sujettes, faibles, fragiles, dépendantes et Dieu, soit Dieu n'existe pas. Nous sommes nous-mêmes une part de Dieu ! C'est toute l'affaire.
Voilà bien pourquoi, contre un monde aussi puissant il nous faut être des héros et pourqui nous le sommes.
Les géants sont toujours là depuis les temps anciens. C'est dans ce sens que le Père parle des géants des temps anciens (Rév d'Arès 31/6).
Ceci dit, votre commentaire est juste. Il fait les demandes et les réponses.
Il y  a peut-être un point auquel je peux répondre c'est quand vous dites (ou demandez, je ne sais) : "L'héroïsme est ou n'est pas, mais qu'il y a comme des degrés ou une intensité de puissance dans l'héroïsme comme il y en a dans la pénitence." Tout sur terre a un commencement et une fin, une dimension, une couleur, une distance, une durée, etc. et donc tout est mesurable parce que rien n'est pareil en fait. Il n'y a pas deux arbres semblables; il n'y a pas deux hommes qui soient sosies en tous points. Il y a donc bien des degrés de pénitence et d'héroïsme, ne serait-ce que d'une heure à l'autre selon la fatigue, le sommeil qui vient, la faim qui se fait sentir, l'âge, etc. Il n'y a que dans l'Univers, quand nous y serons, que nous ne trouverons pas de mesure, pas de distance, pas de de poids.
Et c'est là que je ne suis pas d'accord avec vous, frère Éric. Non, "l'Univers" n'est pas "un amas de cailloux et de feux dispersés plongés dans la nuit interstellaire." Il nous paraît ainsi, vu de la Terre avec nos très faibles moyens d'observation : l'œil, les télescopes, les instruments d'exploration. En fait, l'Univers n'est pas un "amas de cailloux dans la nuit interstellaire" mais une infinitude de forces inimaginables, le lieu même de la Puissance que nous partagerons, dont nous serons des atomes.Quand Einstein disait à peu près ceci (je n'ai pas le mot à mot dans la tête) : "Je ne suis pas croyant (au sens religieux), mais je crois qu'il y a une survie après la mort, simplement parce qu'il impossible que l'énergie de la vie n'ait pas de suite, parce qu'aucune énergie ne meurt dans l'univers."

29nov17 191C15 
Si j’avais une définition spirituelle du héros, ce serait celle-là : C’est celui qui triomphe de lui-même et qui sait s’aligner sur les lois universelles d’amour, de paix, de sérénité, de joie, d’abondance, de sagesse, de justice. En ce sens, "je ne suis pas un  héros !" comme le chantait Balavoine.
"Nos ennemis sont à l’intérieur de nous," dit le  Dalaï Lama. Le combattant qui ne sait pas  où, qui et comment combattre ses ennemis intérieurs, c’est ou des coups d’épée dans l’eau ou du donquichottisme. Il n’évitera pas le retour sans cesse à la case départ avec de nouvelles confrontations, "épreuves" qui vont finir par lui faire comprendre la direction, l’éclairer sur sa situation, le mettre dans une recherche de dépassement, car il n’échappera jamais à la relation, la réflexion et l’évolution.
Déceler la première ligne de ses ennemis intérieurs, c’est faisable assez rapidement.  À quoi bon les nommer, ils sont légion. Le problème c’est que  dès que l’un est zigouillé, un autre caché plus en profondeur apparaît. Alors on pourrait dire : "C’est sans fin," et alimenter la lassitude et la résignation, deux costumes qu’on adosserait et de nouveau qu’on aurait à combattre car  celui qui est honnête avec lui-même [...] arrive à être sans complaisance avec lui-même et à ne pas se trouver d’excuses (mon passé, ma précarité, le déterminisme social, l’intransigeance de l’autre, etc.). [Il] a vite fait de prendre conscience que son intériorité dépend surtout de lui. Peut-il se mettre en route et chercher à triompher de chacune de ses entraves ? C’est à la portée de tous sinon l’évolution humaine ne serait même pas à envisager, si des forces intérieures ne nous étaient pas données, inscrites en potentiel en nous, pour évoluer. Évidemment il faut les activer. Est-ce de l’héroïsme ? Je n’en sais rien. Peut-être le début de l’héroïsme. À qui cherche la paix tout cela peut paraître très guerrier.
On peut aborder le sujet de l’héroïsme sur le plan de la construction de soi-même. Au lieu d’armes, on parlera d’outils et de travail sur soi. Tant qu’on voit et verra le mal en l’autre sans le voir en soi, le travail n’a même pas commencé — "Si je me mets en colère, c’est de la faute de l’autre ! Si je suis contrarié, agacé et si je perds ma paix, c’est l’autre qui est responsable" —. Là encore, tant que je ne prends pas conscience que ma réaction dépend de moi, ou par exemple  quand mon idée arrêtée rencontre une idée arrêtée contraire à la mienne,  tant que je ne maîtrise pas mon humeur, il se produit un choc frontal, et là encore  rien ni personne ne peut faire le boulot d’apaisement à ma place. Que faire ? S’arrêter, observer, se centrer, au mieux dans sa profondeur la plus secrète, dans son espace le plus élevé, dans l’au-delà de soi, dans son intimité avec le Créateur (prière). C’est déjà mieux que de s’emporter même intérieurement car sans paix intérieure, je suis déjà éclaté.
Alors en accueillant l’autre et sa part d’ombre qu’il est en train de refouler et de projeter, en m’accueillant avec ma part d’ombre, j’avance dans l’héroïsme de l’acceptation, je peux m’en satisfaire, car j’ai remporté une victoire sur moi-même, mais des victoires sur soi-même, il faut en remporter sans cesse sur d’autres plans quand la paresse, l’impuissance, le sentiment d’être séparé, de ne pas faire corps avec le Tout me submergent.
Et pourtant, je persiste à croire que l’héroïsme, c’est encore plus, c’est aller chercher ou produire l’énergie d’amour inconditionnel pour vivre le Sermon sur la Montagne. Ce sont alors des exigences de qualité, encore beaucoup plus grandes. Penser n’être plus rien pour soi-même alors qu’on l’est encore beaucoup. Penser être l’honneur de Dieu sur terre alors qu’on se hérisse quand on se sent déshonoré ou pas respecté ! Quelle méconnaissance de soi !
Le héros c’est celui qui oublie ce qu’il est, qui monte sur le Parvis du Créateur pour s’adresser au monde en Son Nom (Rév d'Arès 2/16), qui se blesse les mains (14/3), dont les bras sont bleuis de coups reçus (31/7), mais qui passera au milieu des puissants, des princes  comme Daniel au milieu des lions (34/8), qui conduit Son Peuple jusqu’à Ses Hauteurs (38/4), qui devient le Messager du Créateur, qui n’est plus rien pour lui-même (40/6).
Mais encore une fois, il ne suffit pas de le dire, mais de l’être vraiment. Là oui, est le véritable héros. Ce serait me  mentir  à moi-même que de me croire celui-là.
Charlie F. du Nord

Réponse :
Comme souvent, votre commentaire est beau, mais sera difficilement compris par beaucoup. Merci pour lui, mon frère Charlie.
Avec humilité vous dites : "Ce serait me mentir à moi-même que de me croire ce [héros]-là." Mais, de toute façon, frère Charlie, le Père ne dit pas qu'est un héros celui qui se sait être un héros. Vous êtes ou vous n'êtes pas un héros, que vous en ayez conscience ou non. Ainsi beaucoup d'humains sont des pénitents sans avoir conscience de l'être et beaucoup de pénitents ne sont pas les pénitents qu'ils croient être. On est ce qu'on est. On n'est pas ce qu'on déclare être. Dans ce sens vous avez raison de dire que vous vous mentiriez à vous même si vous affirmiez que vous êtes un héros.
Mais peut-être êtes-vous un mauvais pénitent et un mauvais moissonneur et peut-être avez-vous raison. Je ne sais pas. Vous êtes seul à pouvoir le dire.
Il est vrai que quand on descend trop souvent et trop profondément au fond de soi-même, on ne sait plus très bien où l'on en est, parce que la culture moderne nous a appris à tout mesurer : hauteur, largeur, longueur, profondeur, couleur, force, etc.,  et que la chose qu'on mesure avec le plus de difficulté, c'est bien soi-même. L'être humain ne peut se mesurer à partir d'un homme-étalon, qui n'existe pas. L'homme que je mesure en moi est donc d'une trompeuse réalité. Ce que je vaux dépend aussi du hasard de mon devenir, de la concaténation ou, si l'on préfère, de l'enchaînement des causes et effets de mes actes passés et présents, et là j'entre dans un inextricable moi. L'histoire d'un homme n'est pas sous-tendue par des réalités, des rationalités, des fonctionalités mesurables.
Alors, ceci étant vu, je vous comprends. Que suis-je moi-même ? Mais dois-je me compliquer la vie en essayant de savoir ? Non. Je me contente de faire ce que je peux pour aimer, pardonner, faire la pix, parler avec intelligence du cœur libre de tous préjugés. Je me dis : Fais ce que tu peux et ce que tu es n'a pas vraiment d'importance.

30nov17 191C16
Nabi,
Le Nazaréen [Jésus] mettait en garde déjà en son temps contre les dérives et les mauvaises compréhensions de la Torah par les prêtres. Il avertissait déjà des dérive de la loi du talion, issue des cultures paiennes babyloniennes : Œil pour œil dent pour dent, en ramenant le peuple au cœur de ce qu’enseigne Moïse : Aimer son prochain sans chercher à se venger soi-même comme il est écrit : Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel (Lévitique 19.18).
Jésus élargit cela à la multitude en invitant la foule, dans le quotidien de sa vie, à essayer de ne pas répondre a la violence : Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre (Matthieu 5/39). Il prévient ainsi : Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée (Matthieu 26/52). C'est sûrement pour cela que durant le défilé des spectres, pendant les Théophanies [1977] vous vîmes Mouhamad [?], car aussi grands soient ce prophète et ses conseils, il décida de faire couler le sang a l'encontre de la volonté divine qui cherche la Paix absolue.
Le pardon est central dans la résolution des problemes humains et le Coran nous avertit des dérives des chrétiens qui vont détourner la vraie piété (qui est l application des recommandations divines pour mener harmonieusement la vie terrestre) en idolatrie et ainsi créer un systeme religieux qui durant l'histoire ré-appliquera par voies détournées la loi du talion : Ô gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites de Dieu que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager de Dieu, Sa parole qu’Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Dieu et en Ses messagers. Et ne dites pas “Trois”. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. " (Les Femmes sourate IV 171)
Pratique le pardon ; ordonne le bien ; écarte-toi des ignorants. (Sourate "Al Araf", VII /199)
C'est la possible dérive idolatre qui fait aussi dire à Jésus : "Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ? Pierre lui répondit: Tu es le Christ. Jésus leur recommanda sévèrement de ne dire cela de lui à personne." (Marc 8/29).
À la suite de simples enseignements pour vivre heureux et sortir de nos peurs, certains ont fait de ces vérités existencielles universelles des lois  pour  diriger la multitude. Pouvoir par hiérarchisation.
Les religions en systèmes repressionnaires excluent petit a petit le pardon et font naitre les pouvoirs politiques, relayant les règles de gestion par la  force et culpabilité. Cela depuis l'Antiquité et même initialement depuis le [mauvais] choix d'Adam. La Vie fut solidifiée [?] par la vengeance (Cain et Abel), la vie se liquéfiera [?] par la pénitence.
Ainsi le pardon et bien plus largement la pénitence fait de l'homme qui l'applique, non pas un fidèle, mais un héros, car il se fait par cet effort (qui n'en sera plus un un Jour), créateur d'un monde changé de ses impulsives réactions aux diverses souffrances. Le héros, je pense, tend à sortir de sa complicité avec les pouvoirs directeurs (qui implicitement n'existent qu'à cause de la loi du talion) dans tous les aspects de sa vie quotidienne pour suivre son cœur.
Avec amour.
Balthazar E.

Réponse :
Où avez-vous pris, frère Balthazar, que Mouhamed faisait partie du défilé des spectres que je dus traverser en me rendant à la cinquième Théophanie ? Je n'ai jamais écrit ni dit cela (Revoyez la page 428 de La Révélation d'Arès édition 1995 dite bilingue, ou la page 230 de La Révélation d'Arès édition 1989, rééditée de nombreuses fois). Ceci dit, il est vrai que Mouhamad "a fait couler le sang", mais j'imagine qu'il le fit en état de légitime défense contre ceux de La Mecque qui voulaient le tuer pour le faire taire. Je ne peux pas penser que le Messager du Père et le Père lui-même rappellent dans La Révélation d'Arès la dignité prophétique d'un assassin.
Il y a dans le Coran une contradiction qui frappe n'importe quel lecteur qui lit ce livre avec l'intelligence du cœur (Rév d'Arès 32/5), c'est que chaque Sourate (ou chapitre) commence par : Au Nom de Dieu Miséricordieux et Clément, aussi traduit par : Au Nom de Dieu le Miséricordieux plein de Miséricorde, ou par Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux Très Miséricordieux, ou par Au Nom d'Allah le Grâcieux, le Miséricordieux, ou par Au Nom d'Allah le Bénéfique, le Clément, ou par Au Nom de Dieu le Bienfaiteur miséricordieux (Blachère), etc. alors qu'il y a dans le texte plusieurs versets qui mettent en doute l'intention de Miséricorde de celui qui a transcrit cette Parole. Mais il y a aussi, c'est vrai, les versets que vous citez qui incitent à la misércorde et au pardon. Cette contradiction est la marque d'un recueil incomplet ici, revu par l'homme là, tout comme la Bible. Aussi longtemps qu'on ne conviendra pas de cela, les divisions règneront dans la famille d'Abraham.
Il y a quelques obscurités dans votre commentaire, mon frère Balthazar, comme : "La Vie fut solidifiée [?] par la vengeance (Cain et Abel), la vie se liquéfiera [?] par la pénitence." Mais qui ne sent dans votre commentaire une magnifique vie de foi dans l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence libre de préjugés ?
Merci, frère Balthazar, pour ce beau commentaire.

30nov17 191C17
La longue lettre de frère Nazih [191C7] me rappelle cet autre frère qui était venu [il y a des années] vous écouter à Nice et qui avait dans ses mains un exemplaire de La Révélation d'Arès usé par les nombreuses lectures. Chaque page débordait de ses annotations personnelles dans la marge mais il butait sur votre interprétation d'un passage de la Parole. Quelques lignes seulement. Cela créait en lui un blocage qui l'empêchait de vous suivre.
Aujourd'hui, avec l'affaire des "droits changeurs" je me rends compte que des frères qui travaillent beaucoup sur la Parole mais qui restent en marge des assemblées peuvent s'égarer dans leurs interprétations. Alors comment être sûr de ne pas se tromper ?
Vous nous enseignez l'humilité pour y voir clair. Vous dites qu'elle est la source de la lucidité : "L'humilité est mère de la lucidité et de l'intelligence" (note xxiv/9).
La Parole nous présente l'humilité de l'homme sous ses diverses facettes. Il y a ceux qui jouent la comédie de l'humilité et ceux qui acquièrent la vraie humilité. Il y a les hypocrites, ceux qui se sont approprié la Parole et qui miment l'humilité (Rév d'Arès 21/3). Ceux qui profitent de l'humilité des petits, des faiblesses des pécheurs pour les corrompre, les tromper, les voler (27/8). Et il y a ceux qui se rendent compte de leur orgueil, de leurs erreurs et qui se repentent : le Roi écouta son humilité, donna droit à son repentir (18/4).
La force de la Parole, c'est de montrer que l'homme peut à tout moment prendre conscience de ce qui est nécessaire pour changer en Bien et que vous nous rappelez dans vos réponses régulièrement "ce qui vous perdra ou vous sauvera, c'est seulement le fait que vous soyez ou non pénitent". L'humilité, la vraie, associée à l'amour, participe au développement dans le cœur de la vie spirituelle. Cette bonne intelligence qui rééquilibre notre nature humaine de tout excès d'intellectualisme.
Le pénitent doit savoir plier le genou lorsque cela est nécessaire : Bats le(ur) genou, (qu')il plie! (Rév d'Arès xxx/18) et savoir se redresser pour ne pas se laisser vilipender et détruire sous prétexte d'humilité et de douceur! (notes, X/11-12).
Le héros est celui qui redonne l'espérance au monde par son exemplarité. Il se doit d'acquérir bien des qualités qui ne sont pas ou qui ne sont plus à l'honneur dans nos sociétés. Un dur labeur sur bien des fronts.
Si frère Nazih vous voit régresser, à l'inverse, Arièle et moi, nous  vous voyons vous élever constamment et nous tirer sans cesse, toujours plus haut, dans la bonne direction. Comment ne pas voir cette belle espérance s'ouvrir sur le monde ?!
Arièle et Philippe C.-C., Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Réponse :
Merci, frère Philippe et sœur Arièle, pour ce commentaire qui évoque cet homme qui, il y a des années, en 2011 ou 2012, je crois, était venu à l'une de mes causeries à Nice — je me souviens de lui avec un exemplaire de La Révélation d'Arès aux pages écornées, fatiguées et couvertes de ses notes — et qui était bloqué sur l'une de mes annotations qu'il désapprouvait. Il me fit peine parce qu'il était le typique coupeur de cheveux en quatre, qui ne peut pas sortir, quoi qu'il fasse, de ses propres disquisitions.
Je ne vois pas notre frère Nazih ainsi. Il semble certes enferré dans la quête d'une interprétation qui donne raison à sa glose intime, que je respecte tout en regrettant qu'elle ne soit pas la mienne, mais je crois qu'il peut en sortir. Je le vois plutôt dans une période de crise. Qui ne risque pas d'en avoir ? Vous savez, j'ai moi-même tournicoté et retournicoté la Parole d'Arès dans ma tête pendant les quarante mois entre la venue de Jésus et le venue du Père, entre 1974 et 1977. Je sais combien cette Parole peut troubler celui qui ne s'est pas délivré du poids de sa culture.
Voyez-vous, nous vivons dans un monde très différent par beaucoup de côtés du monde antique. Ce monde notamment vit depuis longtemps déjà dans une situation décisionnaire, surtout depuis Adam qui choisit... donc qui décida... de vivre autrement (Rév d'Arès 2/1-5). Le fait de décider, privilège de la liberté, ce qu'aucun animal ne peut faire, a exalté l'homme jusqu'à l'excitation. Cet esprit de décision n'a fait que s'aggraver. Il n'y a pas si longtemps l'adolescent décidait rarement de vivre autrement que ne vivaient ses parents ou ses voisins. Aujourd'hui il doit dès le collège, en tout cas dès le lycée, décider ce qu'il fera plus tard et décider beaucoup d'autres choses : décider pour qui il va voter, décider s'il se marie, décider où passer ses vacances, décider de la marque de sa voiture, etc. L'homme venu m'écouter çà Nice avait décidé que j'avais tort ; c'était sa liberté. Nazih a décidé de voir en moi un mauvais prophète, c'est sa liberté. Le Père sait bien les difficultés dans lesquelles l'homme se met par cette obsession décisionnaire et c'est pourquoi, dans sa Sagesse immense, il rappelle à Arès que le Salut, donc le Bonheur, dépend  seulement d'une chose : le Bien. Tout le reste n'est que décision sans importance. Alors si le contestataire de Nice ou si Nazih est un pénitent, il sera plus justifié que moi un pécheur. Alléluia !
Il demeure que l'esprit de décision qui gouverne aujourd'hui l'homme est problématique. De l'instant de sa décision dépendent tant de choses ! Il peut mettre en jeu la totalité de son existence. Oui, la décision nous met sans cesse en jeu en présence du futur, parce que la décision est une chose, mais ce qui en résultera ne dépend que de l'exécution de cette décision. La décision peut prendre une minute, une heure, un jour, un an, son exécution peut, elle, demander dix ans, une vie. N'est-ce pas là toute la misère de l'homme ? Dans cette situation de décision la continuité normale avec le passé est sans cesse suspendue, du moins elle l'est en puissance. Quand nous sommes en mission, réalisons-nous toujours que nous demandons en fait aux gens de rencontre de décider, décider de changer leur vie. C'est énorme ! Prendre une telle décision est très difficile et peut être long. Il n'est pas donné à tout le monde d'y voir clair sur l'instant. C'est même très rare. De là les épis mûrs, si rares ! La décision n'est pas un pile ou face ou un jeu de dés.
La décision est un problème dont la solution prend du temps. C'est pourquoi je comprends le frère Daoud qui déclare qu'il devient agnostique. Cela lui laisse le temps de décider, s'il doit jamais décider, bien sûr. Je pense que frère Antoine est dans une situation proche de l'agnosticisme actuellement, en tout cas, dans une situation décisionnaire non aboutie, dont l'aboutissement peut prendre du temps, ce qui me paraît sage. Nazih est d'une nature plus activement créatrice et dit : Voilà ce que je pense. Mais penser ne signifie pas décider. Il peut changer et parvenir un jour à décider du sentier qu'il va prendre. S'il doit jouer une rôle important dans le milieu qui est le sien, il est important qu'il continue de penser tout haut, qu'il varie et tergiverse, et que nous ayons la patience de l'aider dans sa réflexion. Tout autour de nous vivent des milliers de gens à qui nous avons parlé et qui n'en sont encore qu'à nous observer parce qu'ils n'ont pas décidé. Patience !
Je sais que vous avez acquis la sagesse de comprendre cela, Arièle et Philippe. Ma réponse n'est pas là pour vous tancer, mais simplement pour faire part à tous les lecteurs d'une pensée plus qu'utile, nécessaire.

30nov17 191C18
Merci, père [Rév d'Arès xxxiii/14], pour votre réponse à mon commentaire [191C14]
qui corrige ma myopie spirituelle.
Je lis toujours
au mot près
votre parole de prophète [i/12, xxxi/10]

Ce mot aussi pour vous dire
que je me sens (un peu) moins seul
depuis que j'ai découvert en Frédéric
une âme sœur aventurière
de l'Univers du Père [Rév d'Arès 12/4].

Je vous embrasse
de toute mon affection fraternelle

Éric D. olibrius dans l'Univers, lent, à la comprenette farouche et défiante, mais fidèle

Réponse :
Ceci n'était pas un commentaire, mais un eMail-écho à ma réponse à votre commentaire 191C14.
Je l'ai beaucoup aimé cet écho et je trouve qu'il a sa place dans mon blog.
Vous parlez de frère Frédéric et cela me rappelle que je dois finir de visionner la vidéo ou le film "Madal", dont Frédéric est l'acteur, peut-être même l'auteur. Je suis sans cesse débordé de tâches et je ne trouve pas les vingt-cinq minutes qu'il me faut pour cela et surtout quelque temps supplémentaire pour y réfléchir, parce que j'ai l'habitude de réfléchir aux films que je viens de regarder, pour en comprendre le message. Le cinéma n'est-il pas un lanceur de messages ? J'avoue aussi que je ne suis pas emballé à l'idée de voir la fin de cette œuvre qui pour moi, mais sans doute pas pour les autres, est désespérément lente, qui n'a peut-être pas pour but le lancement d'un message, mais le tableau, le paysage d'un état d'âme.
Je ne suis ni poète ni artiste, ce qui explique sans doute que je sois comme un barbare moderne devant "Madal". C'est beaucoup moins l'attachement à l'esthétique verbale et visuelle que la compréhension du fond de l'œuvre qui occupe mon pauvre esprit. J'espère que j'ai une âme — si j'ai une âme — plus claire que mon esprit, afin de mieux comprendre le film. C'est votre œuvre à tous deux, Éric et Frédéric, et je suis tellement marqué par la dynamique de La Révélation d'Arès que je vois "Madal" comme statique, stationnaire, passif, et que cela me torture. Comme on dit, je n'arrive pas "à y entrer".
Je vous aime tous les deux et j'essaie de comprendre. À moins qu'il n'y ait rien à comprendre, que "Madal" soit juste un croquis surréaliste, quelque chose d'intérieur s'extériorisant lentement, prudemment, rien de plus, sur le thème de La Révélation d'Arès non comprise comme Appel à la mission, mais comme substrat, le magma clopotant doucement dans les fonds de la terre.
Cet homme qui regarde longuement le monde par un hublot, c'est certes l'individu enfermé dans son tube avec deux trous pour les yeux, mais cette situation est pour moi l'inverse de ce que le Père nous demande à Arès. Il nous demande de sortir de nous-mêmes, d'aller au-devant des hommes, d'entrer dans le monde pour le changer, non de le chercher à travers un trou. Bien sûr, ma pensée tourne autour du sujet de cette entrée 191, et je vois dans l'homme de "Madal" le contraire du héros. À moins qu'il soit le héros de lui-même, non le héros du combat du monde contre le péché. Car le péché est dynamique. Georges le Tropéophore, le st-Georges de la tradition populaire, affronte le dragon du Mal face à face, c'est vif et acrobatique. Georges ne se cache pas dans une citerne pour regarder le dragon par un trou. Il lutte avec fougue ; il n'est pas le mollasson que montre le film, même quand l'acteur sort de la citerne.
Pour nous, notre dynamique apostolique est la dynamique même du Père, nos actions sont assimilées aux Actions du Père que nous ne voyons pas comme une immense limace rampant lentement sur son univers, mais comme une Puissance active, industrieuse, très vivante, que seule tient à distance la liberté qu'il nous a données de La refuser, de La rejeter. Pour nous tout ça fulgure, étincelle ; on connaît toutes les intentions. Dans "Madal" au contraire tout est rentré, retenu, il y a un mystère, quand nous Pèlerins d'Arès nous efforçons d'être tout sauf un mystère pour le monde. Nous sommes une anarchie de pénitents, point. Dans "Madal", du moins dans ce que j'en ai vu, point d'anarchie puisque l'homme est seul, personne autour de lui, personne à qui commander, personne à qui obéir, personne à qui parler, quand il n'y a personne on ne peut faire à personne ni bien ni mal. C'est pourquoi il se ne passe rien.
J'ai comme l'impression que "Madal" est construit sur la notion vétérotestamentaire du pur et de l'impur, qui affecte encore aujourd'hui une bonne partie du judaïsme. L'acteur est le pur qui se cache de l'impur monde qu'il regarde par le trou de la citerne. L'impression qu'un spectateur comme moi — débile comme esthète, abruti comme critique, nul quoi ! mais bon ! je suis ainsi — retient est celle qu'il retient face au pur et impur, au légal et illégal, typique du judaïsme comme de l'islam : au loin il y a peut-être des porcs et d'autres choses à ne pas approcher, surtout à ne pas toucher et ne pas manger. On n'a même pas l'impression que seule la Gloire de Dieu — ni la gloire de l'homme (Rév d'Arès 37/9) qui lui est corrélative — a de l'importance pour l'acteur de "Madal", car celle-ci n'est pas exaltée. Du moins, elle ne l'est pas dans les trente-cinq minutes que j'ai vues. Elle l'est peut-être ensuite. Ce n'est pas par lassitude ou perplexité que j'ai cessé de voir "Madal", mais parce qu'on m'a dérangé.
Pardonnez ce long factum ! Je l'ai écrit simplemet pour montrer que je ne suis pas resté indifférent à "Madal", que j'ai quand même une opinion.

30nov17 191C19 
J'aime beaucoup cette entrée.
Elle aborde de façon très simple la notion de l'héroïsme qui est celui du pénitent apôtre.
Quand on est jeune de nombreuses personnes souhaiteraient être des héros, devenir quelqu'un de bien qui apporte à l'humanité sa part de bienfait ; les jeunes s'identifient  souvent à un  héros repéré dans un récit, une belle lectures ou dans un film. Ils imitent le rôle du sauveur, du justicier.
Je ne pense pas que tous retiennent toujours l'effet de violence  de certaines images qu'ils peuvent rencontrer,  mais surtout l'effet de puissance, de force d'abattre le Mal, et celui de vouloir  triompher de ce Mal
Plus tard, ils veulent gagner leur pain et pour certains ce désir de sauver des vies demeure. Plus nombreux que nous le croyons, nous avons souhaité devenir quelqu'un de bien, quelqu'un de juste sans tout à fait comprendre que l'amour devait se vivre; que cet héroïsme que nous recherchions était enfoui, paraissant inopérable sans la volonté d'aller au-delà de tous les poncifs, sans la connaissance du Beau. La force est énorme, lorsque l'on est jeune !
Bien que longtemps assis sur les bancs de l'école et sur ceux de l'université, attentifs aux leçons des maîtres puis  à celles  des professeurs, assidus et attentifs, certains ont puisé à leur richesse une eau, parfois "l'eau dans l'outre du bédouin"  dont parle le livre "Terre des hommes".
Le lecteur [le héros ?] est celui qui comprend qu'à son tour, par un geste, il peut donner la Vie: un ferment qui  sera utile à tous pour la vie. Parce que tout homme a l'amour de l'Autre en lui — et même tout homme sait, mais ne le dit pas que "l'essentiel est invisible pour les yeux et qu' on ne voit bien qu'avec le cœur" ("Le petit prince", St-Exupéry).
Aimer... Aimer l'autre... Je ne comprends pas bien pourquoi ce mot  accepté il y a un un peu plus d'une dizaine d'années, devient si difficile à vivre en toute sagesse. J'ai une forte pensée pour toute la jeunesse qui ressent que l'amour ne relève pas d'une organisation, mais du vrai Bien vécu, de celle d'une intelligence à sauver au fond de se soi d'abord et qui s'exprime dans la vie librement pour construire la Vie.
Parce que j'ai soif d'elle, c'est la prière qui guide mes actes afin que je les transforme en Vie (Rév d'Arès 24/3-5) le mieux possible auprès de ceux et celles que je rencontre. Étant héritière de générations de guerre, de maltraitance, d'humiliation (24/4); je partage la peine du pénitent, qui est celle d'envoyer au large cet héritage lourd du passé, mais il arrive que sa lourdeur m'écrase, et revienne à ma conscience et me fasse penser : "Que n'ai-je accompli en moi qui m'est possible aujourd'hui d'accomplir ! De pousser plus haut ! Que puis-je faire de beau, d'utile au monde pour porter avec honneur ma mission ?" Je me bats, les bras semblent parfois ne pas vouloir agir pour tenir au loin de déviateur (xxx/23). Mais, ô justice, le Souffle puisé à cette Parole me lève et me rend digne d'être porteuse de Vie et de joie pour marcher vers l'accomplissement d'une  Justice telle que le Créateur nous l'enseigne.
C'est ainsi que me rendant à la Moisson j'ai renconté (40/4) [?] un bel épis qui, dans un échange vif, juste, attentif et aimant malgré la foule (i/15) et l'empressement lié aux achats déjà en cours pour les fêtes à venir. [Nous avons dit :] "Nous avons tous le même Créateur!", [et aussi] que "Tout homme toute femme qui prie, et même celle qui ne prie pas ( 25/6)a la Paix s'il aime ses soeurs et frères et pardonne les offenses."
"Écoute , Israël l'Éternel est Un (le Seul)
Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir
Ces Paroles, qu'elles soient sur ton cœur! (Deutéronome 6/4, Bible Osty)"

Quatre mille ans plus tard, au XXème siècle, le Créateur envoie Sa Parole au monde, à Arès en France !
Aujourd'hui Mikal est le prophète, le gardien de l'Eau, la main fermée sur Sa Parole ; il est l'angle à quatre renforts [Rév d'Arès xix/25], le héros du Créateur Qui dit : Ton bras enlace ta tête, le soupir de ton soulier se mèle à ton haleine... de ta lèvre retire la croûte, lave ta langue, tu as Ma Parole ! [xxii/17-19]
Nous sommes Ses Enfants et même de celui qui s'y refuse et s'indigne à la simple évocation de Son Nom est libre de se taire, de le repousser car nul ne sait qui sera sauvé (Rév d'Arès 11/3), car il existe quelque chose au fond de chacun de nous qui gît comme un aigle blessé (28/6), quelque chose qui étouffe, parce que nous sommes tous Ses héros potentiels...
Des héros peut-être  très médiocres, mais quand même Ses Enfants, qu'on le veuille ou non.
La nature est belle [Rév d'Arès 12/3] et nous avons tous et toutes — autant les faibles que le forts — le droit à la Vie que nous décidons de vivre : Ce qui compte est de faire le Bien : Aimer et même un athée sait aimer et pardonner.
Nous sommes des héros qui souhaiteraient quitter la fête des morts et quitter la fête où l'on chante téfilote les larmes froides ! Car les héros attendent! (Rév d'Arès xxxv/5-10).
Il attendent de réveiller en eux ce Créateur qui parait si éloigné de nous, mais Qui dans cette Parole dit : Ma Lèvre est écrasée sous ton pied lourd (Rév d'Arès xxiii/1) La pierre n'est pas fils de Feu, la lave (l'est) [xxiii/3].
Il n'est nul besoin d'arme ni de force virile pour amener au monde un peu d'air, un sourire. Seul l'amour vécu nous y aide ; la constance suffit ! Avec l'intelligence du cœur [Rév d'Arès 32/5], c'est-à-dire simplement, sans compte ni bruit, seulement avec l'amour qui mène au Vrai,
Un Jour viendra où l'homme aura soif  de ce qu'il souhaite réellement: Exister pour le partage de la Vie (Rév d'Arès xix/26).
Merci d'être là, frère Michel, sœur Christiane votre épouse, mes sœurs et frères par la Vie à re-créer autour de nous !
Danièle G. du Nord

Réponse :
L'éthique juive, puisée à l'Ancien Testament, comme l'éthique du christianisme d'église, comme l'éthique de l'islam, et... disons... l'éthique religieuse en général, quelle que soit la religion, est l'éthique de l'obéissance. Pour nous, Pèlerins d'Arès, que la Main invisible du Père saisit par le colback et sort soudainement de la religion, cette éthique de l'obéissance disparaît et fait place à ce qui aurait toujours dû être : l'éthique de l'identité. L'identité avec le Père, bien sûr, le Père dont chacun de nous est l'image et ressemblance.
Pour des raisons plus ou moins imprécises, des raisons plus flairées que formées, je ressens ce commentaire sorti de votre clavier, nonobstant les nombreuses corrections que j'ai dû lui apporter pour le rendre lisible par tous, comme étant une expression de cette éthique d'identité. En effet, on ne peut aimer que comme le Père Aime, on ne peut parler que comme le Père Parle, etc. Sans cesse, d'un bout à l'autre de ce commentaire, je ressens l'éthique d'identité.
Le Créateur nous a créés libres. Libres (Rév d'Arès 10/10) ! Ce n'est pas rien, parce que cela signifie que l'homme ne Lui est pas redevable. Cela signifie que l'homme est le Créateur Lui-même, d'une certain façon, par sa participation au Tout. On est là dans un tout autre registre.
Oh, je sais qu'on va m'opposer Luc 17/7-8. Ce passage de l'Évangile Palestinien est le suivant : Qui d'entre vous qui a un esclave, qui laboure ou qui garde les bêtes, lui dira à son retour des champs : "Vite, viens te mettre à table !" Ne lui dira-t-il pas au contraire : "Prépare-moi de quoi dîner, ceins-toi pour me servir, jusqu'à ce que j'aie mangé et bu, après quoi tu mangeras et boiras à ton tour" ? (traduction Osty). Et l'interprétation fréquente de ce passage est que l'homme est soumis à Dieu et qu'il doit suivre une éthique d'obéissance. Mais il y a une suite à ce passage ; la voici : (Le maître) sait-il gré à cet esclave d'avoir fait ce qui a été prescrit ? Ainsi de vous, lorsque vous aurez fait tout ce qui vous a été prescrit, dites : "Nous sommes des esclaves inutiles ; nous avons fait ce que nous devions faire" (Luc 17/9-10). Eh bien, j'affirme que ces dernières phrases, certes ambiguës, indiquent que le maître ici cité n'est pas le Père, parce que ce maître a tort de toujours s'imposer aux esclaves, de toujours passer avant eux, parce que les esclaves en fait ne sont pas des esclaves, mais des humains, des participants, des collaborateurs à l'œuvre du maître, des co-propriétaires de cette œuvre. Or, l'œuvre est la Création. Pour moi ce passage, peu cité du fait de son obscurité, indique bien que le croyant qui suit une éthique de l'obéissance se trompe. Il faut suivre une éthique de l'identité.
Merci, ma sœur Danièle, d'avoir bien compris cela. C'est du moins ainsi que je vous interprète.
Merci pour ce commentaire.

01dec17 191C20 
Vers 1890 un célèbre théologien luthérien allemand du nom de Johannes Weiss publia un livre qui fit date dans la sphère du christianisme réformé, dont le titre était "Prédication de Jésus sur le Royaume de Dieu". Par ce livre Weiss réfuta le sens de Royaume de Dieu, expression familière dans la prédication de Jésus Christ, tel qu'il était généralement accepté. Weiss affirma que le Royaume de Dieu comme l'entendait Jésus n'étais pas immanent au monde comme on le croyait, que ce n'était pas une notion rattachée à l'histoire humaine, mais une notion eschatologique, un événement au-delà du cadre historique.
Weiss, autrement dit, disait que ce que La Révélation d'Arès appelle le Jour [Rév d'Arès 31/8] ne résultait pas des efforts de l'homme pour sortir du péché, mais dépendait totalement de l'action surnaturelle de Dieu. C'est d'ailleurs également le point de vue musulman. Dieu mettra tout à coup fin à l'Histoire. L'homme n'y peut rien. L'éternelle félicité surgira sans crier gare.
Alors, qui dit vrai ? Est-ce Jésus il y a 2.000 ans, tel que l'interprète Johannes Weiss, ou est-ce La Révélation d'Arès qui semble bien affirmer que c'est la pénitence des hommes qui mettra Dieu dans les bonnes dispositions nécessaires pour que les fins dernières se réalisent pour que règne l'éternelle félicité ?
Si c'est La Révélation d'Arès qui a raison, le héros est celui qui contribue à l'action qui conduira le monde au Jour de la félicité éternelle.
Paul Sch. d'Alsace

Réponse :
Ne me demandez pas à moi, le témoin de La Révélation d'Arès, qui a raison : La Révélation d'Arès ou l'interprétation ecclésiastique des Évangiles Palestiniens ? C'est évidemment La Révélation d'Arès !
Je reviens sur ce point plus loin. Permettez-moi, d'abord, de m'émouvoir en découvrant un inconnu qui connaît Johannes Weiss. Bigre ! Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu parler de ce théoIogien allemand. Cela me ramène à mes lointaines études théologiques à Paris.
Je donne un bref aperçu du bonhomme pour nos lecteurs qui n'ont jamais entendu parler de Johannes Weiss. C'était un théologien allemand, professeur, penseur et écrivain, très connu en son temps (fin du XIXe et débutogien allemand  du XXe siècle)... Très discuté aussi ! Il est fameux pour avoir fait la première exégèse des Évangiles dans une perspective eschatologique, comme vous dites, ou perspective des fins dernières. Selon Johannes Weiss, le Royaume de Dieu, terme qui revient souvent dans les Évangiles Palestiniens, était le nom que Jésus donnait à ce qu'il croyait être une fin imminente de l'Histoire ou, si l'on préfère, le nom qu'il donnait à la fin du monde, au jour de la résurrection, du bonheur général éternel. Selon Johannes Weiss c'était aussi l'ensemble des enseignements que dispensa l'Église Primitive pour garder à l'enseignement de Jésus sa pertinence lorsqu'elle dut bien constater que la fin de l'Histoire ne s'était pas produit et ne se produirait sans doute pas immédiatement.
Les idées théologiques de Johannes Weiss exercèrent une forte influence sur plusieurs générations d'exégètes bibliques protestants. Weiss pensait que les enseignements du Jésus historique seraient inapplicables pour ceux qui ne partagaient pas sa vision du monde apocalyptique du 1er siècle. Johannes Weiss a également développé la critique de l'histoire des formes dans ses applications au Nouveau Testament. Par exemple, Weiss enseignait que la Première Épître aux Corinthiens n'était qu'une collection d'extraits de lettres de l'apôtre Paul, et non pas une lettre unique.
Enfin, Weiss est aussi connu pour avoir donné le nom de "Q" à une source d'informations, jamais encore découverte, mais manifestement utilisée par Matthieu et Luc, moins par Marc. Il y a en effet dans les Évangiles dits synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) des passages écrits de façon identique, de sorte qu'on ne peut qu'en déduire qu'ils ont été extraits d'un Évangile-Source disparu, que Weiss appela Évangile "Q", du mot allemand "Quelle" (prononcé kvellé) signifiant "Source".
Il y a longtemps que je n'ai plus Johannes Weiss à l'esprit, mais il est vrai, maintenant que vous le dites, qu'il y a dissimilitude entre le point de vue théologique de Johannes Weiss et La Révélation d'Arès, puisque celle-ci parle du Jouril n'y aura plus ni jour ni nuit et où le Père descendra visiter Ses Grandes (31/8-9) comme résultant de la pénitence d'un petit reste de pécheurs qui auront chassé le péché de leur vie. La Révélation d'Arès n'envisage donc pas une irruption inopinée, imprévue, du Royaume de Dieu, mais voit le Jour comme la conséquence des efforts d'un partie de l'humanité pour retrouver la Vie (24/5), pour changer le monde en y restaurant le Bien. Johannes Weiss s'est trompé.
L'idée du Jour comme résultat des efforts humains de vertu était-elle si éloignée de la pensée de Jésus il y a deux mille ans ? Non. Jésus ne s'est jamais étendu sur le sens qu'il donnait à Royaume de Dieu. Pour ma part, je crois que Jésus entendait par Royaume de Dieu la vie spirituelle dès ce monde qui, poursuivie et étendue, conduirait tôt ou tard à la Vie définitive, ce que vous appelez "l'éternelle félicité".
Le héros est donc bien, comme vous dites, celui ou celle qui conduit les hommes à la redécouverte de la Vie, disparue avec Éden.

02dec17 191C21
Cette entrée 191 me rappelle que je suis un héros. C’est ce que je me dis à haute voix quand il fait froid, que je suis à la moisson (Rév d’Arès 6/2) et que mes pieds (surtout le droit) se transforment progressivement en glaçon (rire). Je m’encourage de cette manière.
À la moisson, quand dans la foule les gens presque indifférents, pressés, désespérés les quidams passent devant moi et entendent mon kérygme, me disent quelque chose comme : "Le Créateur revenu parler, je n’y crois pas !", ou "Je n’ai pas le temps !", ou "Ça ne m’intéresse pas !", ou "Encore une chapelle !", ou "Les Pèlerins d’Arès, non merci !", je suis un héros.
Quand au bout d’un moment plus ou moins long une jambe (Rév d'Arès i/16-17) se lève, un quidam écoute mon kérygme et réagit positivement et qu’un dialogue commence entre lui et moi, qu’un héros rencontre peut-être un futur héros, un épi mûr (14/1), j’oublie le froid. Je ne pense plus à mon glaçon en forme de pied (rire) qui pourrait me faire mal mais qui se fait indolore subitement loin de mes préoccupations, parce que lorsqu’on est dans cet instant sacré, le temps est suspendu.
Le frère qui est parleur (Rév d'Arès xLix/6) ne parle pas pour lui-même, il est le messager du Père de l’univers qui a besoin de sa bouche pour transmettre  Sa Parole indispensable pour faire venir le Jour de Dieu (Rév d’Arès 31/8) par le changement de l’homme en bien.
Lorsque face à un épi mûr rencontré, j’affûte mon épée [ou ma faux] d’apôtre (Rév d’Arès 35/14), après m'être préparé le coup tendu (Rév d’Arès 25/10), j’ai conscience que je m’imbrique dans cette lignée de prophètes (Rév d’Arès 16/11) pour participer à cette recréation du monde en bien par ma pénitence (Rév d’Arès 30/11) et par ma moisson.
Marielle J d’Ile de France

Réponse :
Quel grand mérite est le vôtre, ma sœur Marielle, dans votre chaise roulante, oui, quel grand mérite est le vôtre d'être une moissonneuse assidue ! Comment s'étonner que votre pied droit immobile sur le marche-pied de la chaise soit "comme un glaçon" ?! Merci pour ce commentaire, merci surtout au Saint Nom du Père d'être un apôtre, un héros, une sœur constante dans sa volonté de transmettre l'Appel du Père au monde (Rév d'Arès 2/21, 4/4, 28/14). Bien sûr, je n'oublie pas votre époux Éric dans ce compliment.
Nous sommes des humains du monde, vivant dans le monde, comme le monde pour l'apparence, quoique pénitents en réalité, bref, nous ne nous situons pas hors de l'obédience du monde, de ses lois, de ses coutumes, car nous ne sommes pas envoyés abolir le monde, mais changer le monde en nous changeant nous-mêmes, similaires à Jésus qui disait qu'il n'était pas venu abolir les prophètes mais [les] compléter (Matthieu 5/17, traduction Osty). Mais il est vrai qu'une fissure se fait entre nous et le monde et vous la sentez bien, cette fissure, quand vous êtes à la moisson, ma sœur Marielle. Parce que vous vivez désormais votre existence dans La Révélation d'Arès, dans sa pratique qu'est avant tout la pénitence. Nous sommes devenus des humains dissemblables au commun du monde et cela, le monde le sent bien quand vous êtes là sur votre trottoir, un pied "comme un glaçon (rire)", vos tracts à la main, la Parole à la bouche. Cette fissure, c'est le sentiment de désapprobation que ressentent la plupart des gens qui passent devant vous, non parce qu'ils savent ce que vous voulez leur dire (peu se donnent la peine de l'entendre), mais parce qu'ils éprouvent ce qui rend toujours un peuple susceptible : le petit choc interne que leur cause toute personne dérogeant aux idées générales. Nous pouvons alors faire nôtres les versets dans Isaïe 53/4-6, que je paraphrase ici en l'appliquant à vous et à n'importe lequel de nos missionnaires: Ce sont nos maladies que nous portons, les douleurs de tous que nous prenons en charge... à cause des forfaits humains que nous sommes transpercés (par l'indifférence des hommes)... mais par notre meutrissure (votre pied comme un glaçon) tous seront guéris.
Oui, vous êtes un héros, sœur Marielle.

02dec17 191C22
Il suffit que les hommes de bien ne fassent rien pour que le mal triomphe.
La citation du philosophe justifie bien cette entrée indispensable de notre grand frère Mikal.
Christian M. des Bouches du Rhône

Réponse :
Merci, mon frère Christian, pour ce très court commentaire, dont le sens est si lourd et si long qu'il est la longue lance de fer dont est faite toute notre mission, car chacun et chacune de nous a la voix de fer (Rév d'Arès iii/3, vi/6, x/1, etc.), quand il ou elle répercute sur le monde la Parole du Père.
Vous êtes un héros avec les quelques héros de Marseille. Vous allez en augmenter le nombre.

02dec17 191C23
L'évocation de Georges le Tropéofore dans cette entrée, ma particulièrement touché.
Elle m'a rappelé à un fort souvenir. Je devais avoir dans les 6 ou 8 ans, ma grand-mère paternelle me gardait chez elle. Il y avait dans le couloir un tableau de Saint-Georges. Il était rectangulaire et comme je passais souvent dans ce couloir, je regardais souvent ce tableau aux couleurs de matières épaisses et généreuses qui lui donnaient consistance et relief. Il y avait Saint-Georges bien sûr mais aussi ce dragon lové comme un serpent, transpercé de la lance et cette femme à l'arrière-plan qui louait son sauveur. Je restais longtemps le menton levé à cause de la hauteur du cadre, silencieux, et je le contemplais. Un jour, j'étais au balcon — Ma grand mère habitait une citée bâtie sur une colline à un troisième étage et la vue donnait sur les petits toits de maisons au loin, l'horizon, les lignes de montagnes, les nuages et les merveilleux couchers de soleil qui me donnaient une impression de liberté —. Un soir, donc, je vis, en bas de la résidence, trois enfants qui couraient dans la rue. Ils se poursuivaient en file indienne et tout en ayant l'impression d'être avec eux, j'ai vécu, c'est peu de le dire, bien peu même, une intense et indescriptible fusion du passé, du présent et du futur. Cela se reproduisit encore quelquefois à différents moment et endroits au cours de ma vie d'adolescent mais dans une intensité décroissante à chaque fois et jusqu'à disparaître totalement de mon expérience et même de mes souvenirs, excepté quand quelque chose me le rappelle comme cette entrée "héros".
La Mer sur les Hauteurs [Rév d'Arès 20/4] est déjà notre élément autant que notre but. Elle chatoie sous les yeux de l'âme. Dans quelque rue que je marche j'en vois les "reflets d'argent", que chantait Trenet, et l'ange qui m'accompagne est la palpitation particulière de mon cœur battant à l'unisson du Cœur Paternel — "L’apôtre sur l’orange pourrissante" #187.
Je vois aussi par moment ces reflets d’argents, frère Michel, où que je me trouve. Je pense que beaucoup de nos frères et sœurs doivent les voir et les sentir aussi. Des forces nouvelles viennent, la poitrine, le cou et les épaules deviennent durs comme le poing, tous les contours environnants sont alors d’une netteté incroyable et tranchante. C’est une lumière d’argent étincelante. Quand ces reflets viennent de votre écho en réponse à nos appels sous forme de commentaire, ils se propulsent à contre courant des idées reçues et sont encore plus puissants, c’est comme un début d’ascension.
Nous somme souvent isolés, mais jamais seuls dans cette noble mission ! En hommage à votre constance, est ce témoignage en toute simplicité, au courage par voie de conséquence de tous les pénitents moissonneurs soulevés par le Souffle. Portés consciemment ou pas par ces reflets d’argent fulgurants. Ces anges qui aident ceux qui travaillent encore pour le Bien, ces héros qui travailleront encore et encore, cœur et âme à sauver le Dessein de la Création du Père en aimant comme Il aime.
Guy I. de l'Hérault
st-Georges par Guy I.

Réponse :
Merci, frère Guy, pour ce commentaire fondé sur un souvenir d'enfance.
L'image de Georges le Tropéophore terrassant et tuant le dragon du Mal est celle de la vitalité prodigieuse que donne la foi active. C'est cette vitalité qui nous porte en avant. On pense tout de suite à la comparaison que fait Jésus de la graine de senevé ou de moutarde, qui, quoique la plus petite des semences, donnera un arbre où les oiseaux viendront nicher. On pense de même à l'état minuscule, dérisoire, insignifiant, qui était celui de la toute petite communauté qu'avait réunie autour de lui Jésus quand il fut, hélas très précocement, arrêté, condamné et crucifié, comparé à l'extraordinaire influence que son enseignement allait avoir dans le monde. Cela aussi est allégorisé en Georges le Tropéophore, faible humain face à un redoutable dragon. Georges, c'est la chétivité humaine soudain emplie d'une prodigieuse force face à la puissance brutale du Mal. Oui, "nous somme souvent isolés, mais jamais seuls dans cette noble mission," parce que la foi et l'espérance changent le rapport de forces.
Au début notre force de foi, minime, peine à s'exercer en-dehors de la plèbe, des petites gens. Nous sommes tous des petites gens et — pensons-y ! — c'est à un petit que le Père, dans sa Sagesse, envoie son Messager en 1974 et vient parler Lui-même à Arès, une plutôt minable localité, en 1977.Nous ne sommes pas dans une phase de notre mission où nous pouvons nous laisser aller à l'emphase littéraire et lyrique, nous avons besoin d'être réalistes. Mais réaliste, Georges le Tropéophore l'était-il ? Non. Derrière notre prudence, notre ascension à très petits pas, comme Georges nous nous tenons l'épée à la main, toujours prêts à tuer le Mal, parce que le Bras du Père est invisiblement derrière nous (Rév d'Arès 35/14). Origène, un des premiers écrivains chrétiens d'importance, dit entre 220 et 250 que les Chrétiens sont encore peu nombreux dans l'Empire. Tertullien qui vécut un peu avant Origène dit qu'on pouvait entendre des gens dire des choses comme: "Untel est un homme bien. Quel dommage qu'il soit chrétien !" Rien n'a changé. Nous en sommes toujours là : "Untel est quelqu'un de bien. Quel dommage qu'il soit Pèlerin d'Arès." Et pourtant nous allons réveiller le christianisme pur du Sermon sur la Montagne et remettre en marche le vrai christianisme. Nous sommes l'espérance du monde.

02dec17 191C24 
Et voilà que le Père vous a choisi ou, comme vous l'écrivez parfois avec humour, "a tiré votre nom d'un grand chapeau."
Prophète Mikal, [Dieu dit] : Mikal (Me) voit, (il) mange dans Ma Main; son frère (est) large (et) haut (comme) l'aigle.(Rév d'Arès xxxviii/ii)
Non, le prophète d'Arès n'est pas un héros en demi-teinte. Pour nous, héros de la première génération, il en va tout autrement. Nous aspirons certes à un monde changé (Rév d'Arès 28/7) comme l'oisillon [du faucon, Rév d'Arès xLv/14] encore au nid aspire au grand envol qui le portera vers les cimes
Ce grand envol, le voulons-nous vraiment ?
Le voulons-nous au point de transcender l'atavisme hérité de l'homme qui couchait sur l'ombre (Rév d'Arès vii/2) ? [Voulons nous faire] ce que Jésus fit en un an, le temps d'un battement d'aile (32/4) ?
Notre pénitence est molle, nos actions sont peu insurgeantes, notre engagement est timoré, notre foi est faible, notre courage chancelant, et pourtant nous sommes déjà des héros, des héros en quête d'autres héros, mille fois plus héros que nous, lesquels iront plus vite et plus loin dans l'accomplissement de la Parole millénaire, pour qu'advienne enfin le Jour ! Alléluia !
Dominique F. du Roussillon

Réponse :
Merci, frère Dominique, pour ce commentaire qui pose une question importante : "[Voulons nous faire] ce que Jésus fit en un an, le temps d'un battement d'aile (32/4) ?"
Comme je le dis dans ma répons à frère Guy de l'Hérault (191C23), il y a disproportion entre notre faiblesses et l'énormité de la tâche. Je pense que "vouloir" faire comme Jésus, oui, nous avons ce vouloir, mais avons-nous les moyens du vouloir ? Apparemment non. Mais, en fait, les promesses d'aide, d'appui, faites par La Révélation d'Arès ont bien été faites et nous devons avoir foi en elles. Nous ne sommes pas seuls, mais nous savons que le Père n'a aucune intention de nous remplacer. Il aidera, ses anges aideront, mais ni le Père ni les anges ne feront le travail à notre place. Le prix du succès qui viendra sera le prix de l'effort.
Parfois, les choses les plus élémentaires ont des conséquences puissantes, qu'on ne pourrait soupçonner dans les actes initiaux qui paraissent ne pouvoir qu'être balayés par le vent du temps sans laisser de trace. Regardez Jésus ! Il n'avait rien écrit ni rien laissé sur les tablettes d'un scribe auquel il aurait dicté sa parole prophétique. Et pourtant après qu'il fut mort, ressuscité et monté vivant au Ciel, en peu de temps l'essentiel de sa vie et de son enseignement apparaissent noir sur blanc, la Parole qu'il devait apporter est sur des papyrus, des hommes nantis de l'intelligence du cœur s'en saisissent et enseignent à leur tour.
De même nous sommes nantis d'une force, insoupçonnée par le monde, force qui développe peu à peu un esprit de conquête... de conquête spirituelle du monde. De cela je suis sûr et je vous réponds : Oui, vous avez les moyens de votre héroïsme, mon frère Dominique, ma sœur Claudine, et déjà au-delà de vous ceux que vous avez enrichi du Trésor de la Parole d'Arès : Je pense à Marie, votre fille, missionnaire à Lyon.

03dec17 191C25
Bien aimé frère Michel,
Plusieurs groupes ont demandé s'ils pouvaient utiliser le montage présentés le 18 novembre 2017 (réalisé par notre frère Tonio P. sur des images filmés par notre frère Éric D.).
Nous ne voyons pas de contre-indication à cette utilisation pourvu que chaque groupe missionnaire conserve en lieux sûr son DVD.
Par ailleurs, l'idée nous est aussi venu de publier cette vidéo sur Youtube afin qu'elle puisse être vue de tous. En effet, ce témoignage, s'il vous a surpris quant à l'image qu'il donnait de vous, ne manque de qualité à nos yeux, notamment parce qu'il vous présente comme un homme humble, sincère, honnête et profondément bon et qu'il semble avoir été apprécié de tous ceux qui l'ont vu.
Sachant que vous restez le premier concerné par ces utilisations, nous ne ferons rien avant d'avoir votre accord préalable et votre avis sur la pertinence des deux utilisations envisagées :
- Utilisation du DVD par les groupes missionnaires dans le cadre de la moisson ?
- Diffusion sur Youtube ?
D'avance merci pour votre réponse, et des recommandations que vous nous ferez, et que nous suivrons.
Avec vous chaque dans la prière et la volonté active de suivre le prophète.
Jeff P. d'Île de France

Réponse :
Cet eMail que j'ai reçu ce matin n'était pas destiné à être un commentaire sur mon blog.
Cependant, je l'affiche sur le blog, parce que vous dites que je suis "le premier concerné par les utilisations (envisagées de la vidéo diffusée le 18 novembre)" et que vous "ne ferez rien avant d'avoir mon accord préalable et mon avis sur la pertinence des deux utilisations" proposées, c'est-à-dire, accepter où refuser que la vidéo du 18 novembre soit laissée à la disposition des missions (lesquelles, vous ne le dites pas) et diffusée sur YouTube.
Là, vous me terrassez sous un dilemme : La question qui se pose après le 18 novembre est-elle seulement celle que vous me posez là ? N'y en a-t-il par une autre, corrective, bonifiante, qui concerne tout le monde ?
Ne voyez surtout pas un reproche dans ma façon de vous répondre, non, non ! Vous avez fait un gros travail, Jeff, Antonio, Éric, et je ne saurais vous le reprocher. Merci pour ce travail. Voyez dans la réponse que je fais ici, mon frère Jeff, ce que je pense être une évolution nécessaire.
Je ne peux pas décider seul ce qu'il faut faire ou ne pas faire. J'ai besoin d'autres avis que le mien. Il s'agit, à mes yeux, de quelque chose d'important qui concerne toute notre mission francophone où il y a quand même beaucoup de monde. Je ne peux pas décider en dehors d'eux.
C'est vous, frère Jeff, qui avez décidé de poursuivre le projet créé par frère Nasser : "Promouvoir le prophète", et, quoique je fusse très réservé, à tout le moins perplexe, je vous ai laissé faire, parce qu'il s'agissait d'une tâche qui me dépassait, que je n'aurais jamais entreprise moi-même. Dès que quelque chose me concerne, je suis désemparé, parce que je suis pas un homme d'ambition. La vie publique ne m'attire pas, devenir un homme connu ne me tente pas, j'avoue que j'en ai toujours détesté l'idée ; j'ai toujours abordé ma vie publique par obligation, avec raison autant qu'humilité, par devoir, parce que le Père me l'a demandé, mais jamais par goût. Vous savez, quand il faut avoir de l'ambition par devoir, mais non par nature, c'est très, très difficile.
La diffusion du 18 novembre a eu lieu. Vous avez, comme on dit, tiré le vin. Il me faut maintenant le boire.
Alors, je bois. Mais je ne bois pas tout seul ; j'ouvre un cabaret ; j'en appelle à tous nos frères et sœurs missionnaires, parce que, franchement, je ne sais pas comment faire pour avaler tout seul le pichet et je vais présenter le problème qui me paraît être le vrai problème. J'ai déjà il y a longtemps posé la question, mais personne n'y a répondu vraiment, c'est : "Un prophète, pour quoi et pourquoi faire ?" S'il est un moment où il faut considérer cette question, c'est bien maintenant. Il serait temps. Je suis un vieux bonhomme qui va sur ses 89 ans et je n'ai plus les forces que j'avais quand mes frères ne cherchaient pas à me promouvoir.
Le nombre de personnes venues me voir parler sur l'écran dans les missions, le 18 novembre  peut être considéré comme moyen, pas mauvais, mais pas vraiment exaltant. Le meilleur résultat a été Lorient avec dix personne venues à la mission pour seulement 4.000 invitation distribuées dans une ville plutôt ouvrière, assez rouge et pas très portée sur la spiritualité. Reste à voir la suite !
Plusieurs frères et sœurs m'ont écrit leurs impressions après le 18 novembre, impressions qui d'ailleurs rejoignent la mienne. Dans l'ensemble celles-ci se ramènent à un question : Qui fallait-il montrer ? Le faucon ou le petit vieux sympa qui raconte sa petite histoire ?
Tout le monde a trouvé sympa le petit vieux, votre eMail le confirme, mais est-ce sous cet aspect sympa, "humble, sincère, honnête" qu'il fallait me présenter au public ? Je réalise aujourd'hui que la grandeur du Père, du Messager du Père, Jésus, leur noblesse, leur puissance, le Bien absolu qu'ils représentent, sont certes involontairement mais totalement escamotés derrière un petit vieux sympa, "humble, sincère, honnête", dans le document diffusé le 18 novembre. On est loin de la grandiosité biblique des Théophanies, et même des apparitions de Jésus, car enfin... c’était quand même surnaturel tout ça ! Je vous l'avoue... J'en ai honte. Mais ce n'est pas votre faute. Vous êtes des gars chouettes cherchant un mec chouette parlant des apparitions sympas qu'il a eues. Est-ce cela qu'il faut exalter ? Ne fallait-il pas ce qu'il y eut vraiment en 1974 et 1977, de la transcendance ? Je ne veux pas dire qu'il ne faut que de la transcendance, mais qu'il faut de la transcendance aussi.
Aussi curieux que ça paraisse après bientôt quarante-quatre ans de profession prophétique, je ne m’étais jamais vu parler comme je me suis vu sur la vidéo, comme le copain se racontant à d'autres copains au coin du feu. On était très loin du moment solennel où le Père fait face à son Enfant, au fils de l'homme dans sa dimension sublime...
Je ne suis pas sûr que le choix fait pour la vidéo du 18 novembre soit le meilleur. Je le repète, ce n'est pas un reproche, il faut bien toujours commencer par quelque chose. Ce que je fais ici est une proposition d'évolution, certes très difficile, mais ne faut-il pas évoluer ?
Je pense que le temps est venu de poser la question à toute l’assemblée. Je le fais sur mon blog, simplement parce qu'il constitue le meilleur moyen de toucher un maximum de frères et de sœurs.
L'ampleur qui manque à la vidéo du 18 novembre, c'est celle de la transfiguration. C’est que le Royaume de Dieu n’est pas la terre seule, ni seulement le petit trottin barbu, "humble, sincère, honnête", bref, sympa qu’on a montré le 18 novembre. On ne peut pas, à mon avis, éviter d'entrer dans une tout autre dimension, celle que le Père m’a donnée. Jacques Chancel n’a pas voulu y entrer, mais c’était normal de la part d’un journaliste. Quand il s’agit de nous, il me semble difficile d’oublier (mais peut-être l’ai-je trop souvent oublié moi-même ?) La Révélation d'Arès 17/1 et vi/1-6 ! Je pense que la façon dont j’avais présenté les choses dans ma vidéo de Nice faite en 2010 était quand même meilleure, elle avait plus de solennité, de gravité, même s'il y avait aussi de la sévérité, mais La Révélation d'Arès n'est-elle pas sévère ? Les spectateurs de Nice, que ça leur plut ou non, prirent la dimension de l’enjeu au cœur duquel nous sommes. Mais cette vidéo de 2010, que j'avais fabriquée avec ma fille Nina, n’a pas plu à mes frères puisque personne ne me l’a demandée, sauf frère Philippe C. qui vit maintenant en Hautes Alpes.
Je résume ma demande : Faut-il plaire, séduire dit La Révélation d'Arès (20/2), en montrant un type sympa ou faut-il donner à ce type-là la dimension prophétique que le Père lui a donnée ? Le côté sympa du vieux bonhomme suffit-elle quand il y a derrière lui l'énormité d'une Vérité d'un Événement Surnaturel et d'un Message difficiles à accepter mais impossible à escamoter, puisqu'ils sont fondamentaux ?
Donc, je soulève ce problème dans mon blog. Je ne sais pas comment nous allons procéder pour consulter l'ensemble des missionnaires. Pour l'heure, j'ouvre mon cœur, je dis ce que je pense.
Je suis très embarrassé en posant ici ces questions, parce que je ne suis pas à l'origine du projet "Promouvoir le Prophète" et je me trouve simplement face à un problème de conscience, qui n'est peut-être qu'une erreur.

03dec17 191C26
Mikal Superman
Auteur et expéditeur inconnu (voir la réponse)

Réponse :
J'ai ouvert un commentaire qu'accompagnait ce dessin. Ensuite, je ne sais pas comment, à la suite d'une fausse manœuvre, je ne trouve plus le commentaire et il ne me reste que le dessin. Le vieux bonhomme que je suis commet ainsi par moments des fausses manœuvres de ce genre. J'en suis désolé.
L'auteur de ce dessin peut-il se faire connaître ? Merci.
Je viens d'apprendre que la Gare Montparnasse à Paris est complètement bloquée par une panne informatique. Les ordinateurs ! "Ce dimanche après-midi l'arrêt complet du trafic à Montparnasse, annonce la SNCF. Des milliers de voyageurs sont actuellement bloqués dans des trains ou en gares." Alors, ça me console... Je me dis que moi, un petit vieux qui fait une fausse manœuvre, c'est quand même peu de chose à côté de la Gare Montparnasse.

Voir la réponse de l'auteur du dessin : Dominique F. du Roussillon en 191C36 !

03dec17 191C27
Les pouvoirs religieux et politiques pensent que nous sommes des zéros. Ils se présentent en héros pour nous sauver et, dociles, nous espérons la venue d’un super héros, le retour de Jésus-Sauveur, du Mâhdi ou d’un Hitler pour reprendre le gouvernail du monde.
Alors le Père revient en France pour nous dire qu’il n’y a aucun super-héros à attendre, que c’est de nous qu’il fait des héros pour la peine d’une pénitence.
Cette pénitence nous conduit à aimer tous nos frères humains, en les appelant à notre tour à devenir pénitents pour former une longue chaîne de héros sur plusieurs générations.
Pour être héros du Père il faut devenir des hérauts de sa Parole dans le monde.
Alors zéros ou hérauts à chacun de nous de choisir !
Louis-Marie J. de Belgique

Réponse :
Ah ! ah ! ah ! (ou Hi, hi, hi !), merci pour ce commentaire, mon frère Louis-Marie.

03dec17 191C28
Bonjour cher Michel,
Nous nous étions rencontrés à Liège, en juin 2013.
Votre enthousiasme pour votre Mouvement de La Révélation d'Arès était marquant, ainsi que votre gentillesse.
J'ai vu que vous étiez interviewé par un la presse dernièrement.
Vous semblez donc en pleine forme !
Je reste à votre disposition au cas où vous voudriez parler de la Bible.
Par exemple, en ouvrant avec vous cette simple brochure, richement illustrée :
Qui Fait la Volonté de Jéhovah ?
Vous savez, nous sommes aussi différents des autres religions chrétiennes, n'est-ce pas ?
Si vous trouvez que cela vaut la peine d'ouvrir la Parole de Dieu, répondez à ce message!
Au plaisir de vous lire !
Avec mes meilleures pensées et que le seul vrai Dieu continue de vous bénir, au nom de Jésus christ.
Michel L.

Réponse :
Cher Michel, Témoin de Jéhovah, ce n'est pas moi que vous avez rencontré à Liège, parce que je n'ai jamais de ma vie mis les pieds à Liège et je ne suis pas allé en Belgique depuis... disons... cinquante-cinq ou cinquante-six ans, si ma mémoire ne me fait pas défaut. À l'époque j'étais ingénieur, je dirigeais une usine, j'avais des bulldogs anglais, très rares en France en ce temps-là, et j'étais allé à Gand à une exposition canine. C'était mon époque vaine, creuse, je commençais tout juste de trouver Dieu. Aujourd'hui je vais sur mes 89 ans, je suis devenu un vieux serviteur de Jéhovah. Je l'appelle tout simplement le Père.
Merci de me proposer vos services comme enseignant de la Bible, mais je connais ce livre et mes frères et sœurs Pèlerins d'Arès la connaissent aussi. Nous avons déjà la Lumière nécessaire concernant ce livre.

03dec17 191C29 
Bonsoir Frére Michel (la photo sur mon commentaire précédent, c'est le Pic de Bure prise en fin d'après-midi).
Ce week-end de décembre 2017, mon dernier week-end de travail social avant "Les grandes vacances" de retraite sociale. Celles ci me permettrons de m'adonner davantage à ma famille ainsi qu'à la mission spirituelle à laquelle nous convie Jésus en 1974, [Messager du] Créateur de l'Univers, son prophète Mikal.
Entre quelques visites à domicile me voilà à la mission dans les rues de froidure hivernale de notre ville de Gap à distribuer quelques tracts pour notre prochaine rencontre de ce Jeudi 7 Décembre avec partage sur la vie Spirituelle au "Petit Saloon ", échange,réflexion sur le théme de "L'Utopie Créatrice".
Depuis bientôt deux années que nous faisons, chaque mois, ces rencontres spirituelles en présentant La Révélation d'Arés dans ce petit café associatif bien fréquenté,avec un piano 🎹 dans un coin, un bar sans alcool, des tables, des divans, un petit coin chaleureux.
Le premier Jeudi de chaque mois, ces rencontres avec un théme touchant au spirituel comme "Le Sacré". Nous travaillons avant chaque rencontre grâce à la Parole en puisant dans votre enseignement du blog. Nous avons eu au tout début de "Nuit debout" une vingtaine de visiteurs puis deux,t trois, voire cinq visiteurs rencontrés lors de la mission sur le stand des marchés ou dans la rue, et grâce à ce café associatif qui envoie l'info à son millier d'adhérents , l'info de son programme mensuel par la voie des adresses mail internet : "Pour retrouver le meilleur dans l'homme."
Il faut contribuer à changer ce monde en bien.
"Les Torrents des Alpes" (nom de notre assemblée alpine) vous invite chaque mois à venir réfléchir, échanger, partager sur un théme de la vie Spirituelle qui est simplement accomplir le Bien avec amour, paix, grandeur, partage !
Petite assemblée des Alpes du Sud, nous entourons notre prophète qui est le maitre des héros (Rév d'Arès xxxv/4) et qui nous donne la Vie (xix/26) en permanence depuis bientôt quarante quatre années.
Vous nous appelez à devenir les héros des générations qui sauveront l'humanité du péché des péchés.
Je vous embrasse ainsi que sœur Christiane
Patricia C. des Hautes Alpes

Réponse :
Un grand remerciement, ma sœur Patricia, pour ce commentaire.
Peut-être me l'avait-on déjà dit, mais je ne m'en souviens pas, j'ignorais que chaque premier jeudi de chaque mois vous réunissez des personne autour d'un thème spirituel dans un établissement appelé "Le Petit Saloon" à Gap.
C'est une très bonne initiative, puisque vous n'avez pas de local dans cette ville. Si je le pouvais, je vous rejoindrais bien là-bas pour vous aider à animer ces moments-là. Hélas, j'habite très loin de Gap.
Je vous souhaite une heureuse retraite, ma sœur Patricia, et j'espère vous revoir à Nice dans les mois qui viennent. J'ai de plus en plus de difficultés à voyager, étant cloué à mon bureau, surchargé de travail. Cela ne m'empêche pas de penser à vous tous dans les Hautes Alpes et de prier avec vous.

04dec17 191C30 
"Notre Père" CatholiqueBien aimé prophète du Très-Haut,
La prière du Notre Père modifiée par la phrase "Ne nous laisse pas entrer en tentation" qui remplace "Ne nous soumets pas à la tentation" pour être plus proche du texte original grec et de la conception qu'ont les protestants de Dieu.
Source:
https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/France/Le-nouveau-Notre-Pere-entrera-vigueur-3-decembre-2017-03-31-1200836321

Le nouveau "Notre Père" entre en vigueur le 3 décembre ...
La Conférence des évêques de France (CEF) avait annoncé, vendredi 31 mars, l’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du "Notre Père".
Je vous embrasse très fort, avec votre dévouée épouse sœur Christiane.
Myriam B. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, ma sœur Myriam, pour ce commentaire qui nous fait part de l'entrée en vigueur de la nouvelle version du "Notre Père" dans l'Église Catholique hier 3 décembre 2017.
Notre sœur Anne-Claire de Paris, le mois dernier, m'avait déjà adressé pour informer les lecteurs de ce changement dans la piété catholique un commentaire que je n'ai pas pu afficher, étant comme toujours débordé et dépassé par la tâche.
Le vrai "Notre Père", c'est Père de l'Univers que nous Pèlerins d'Arès récitons trois fois le jour, une fois la nuit (Rév d'Arès 12/4).
De toute façon, être catholique (orthodoxe, protestant, juif, musulman, etc.) n'empêche pas de trouver son salut si l'on est pénitent, si l'on vit selon le Sermon sur la Montagne, si l'on aime, pardonne, fait la paix, réfléchit et parle avec l'intelligence du cœur libre de préjugés, et si l'on s'efforce de faire régner le Bien sur terre, quelle que soit la version du "Notre Père" qu'on récite".
Ce sont les extrêmes simplicité et universalité de La Révélation d'Arès, qui étaient déjà celles de Jésus il y a deux mille ans qui changeront le monde.

04dec17 191C31 
Nabi, pas un jour sans ressentir le Souffle !
Quelle envolée ! Iyechaïe pile sur les noeuds! Mikal batit Ma Maison sur Ma Maison.
Le monde n'admet le bien qu'en dualité au mal.
Le héros choisit le bien tout seul [en unité avec lui-même].
Sa preuve ? Son effort de pénitence et de moisson, car même s'ils ne peuvent aujourdhui que le bien avec les restes de la tare du mal, ils en acceptent les contraintes et les joies.
Conquête du bien pour le Bien. Merci a tous ! Je vois l'Ile Bleue !
Balthazar E.

Réponse :
Merci, mon frère Balthazar, pour ce très beau commentaire.
Vous avez un sens aigu du dépassement. Votre poitrine s'ouvre sans cesse, à hauteur du cœur, et par là fuit de vous en continu un torrent métaphysique de foi et de Vie vers le monde. Votre cœur est comme un extrême concentré de l'universalité et de l'infini du Père.
Sois Un dans toi, s'écrie Dieu (Rév d'Arès xxiv/1) et vous, frère Balthazar, parvenez à n'être qu'Un avec le Tout du Cœur duquel nous sommes le images et ressemblances répétées à l'infini.
Alleluia !

04dec17 191C32 
Prophète Mikal, frère Michel,
Je ne vais pas vous cacher que je suis intéressé "un peu, beaucoup, écarquillement," par votre avis complet sur le film "Madal" (qui est l'un de mes dédoublements de la personnalité). Voyez, vous aviez vu juste, il y a sûrement de la schizophrénie dans tout ça.
Non, allez, sérieux, donnons-nous les moyens de "trouver la mesure entre l'humour et la gravité," comme le film se veut la représenter.
J'ai bien apprécié votre critique — critique dans le bon sens du terme, bien sûr, puisque nous nous voulons constructif —. Il semble que vous auriez pu avoir une autre vocation. Mais, perso, je préfère que vous assumiez celle de prophète. Que serions-nous devenu sans vous ? Que ferions-nous de notre vie ? Vanité des vanités et poursuite du Vent [Qôhèlet 2/11-17-26].
Alors, pour vous informer, bien que vous l'ayez parfaitement compris, Éric D. et moi-même avons la vocation d'être des artistes. Des apôtres-artistes. Et même des créateurs qui sillonnent le sentier chevrier (Rév d'Arès 25/5) des pionniers. Pionniers sur les chemins de la liberté.
Nous sommes "sur la route" avec Kérouac et, pour ma part, je ne veux plus regarder en arrière. La Vie spirituelle va toujours de l'avant. N'est-ce pas ?
"On the road" |"Sur la route", livre de Jack Kerouac], il y a toujours des hauts et des bas, des rencontres, des stops ou encore des excès de vitesse. Je crois, contrairement à ce que vous exprimez autour de la dynamique dans votre "long factum" comme vous l'appelez, que "Madal" est un excès de vitesse. Et comme c'était bon d'appuyer sur le champignon. Je suis sans gêne pour vous dire : Quel pied !
Bref, quoi qu'il en soit, c'est comme ça qu'Éric et moi l'avons vécu ; nous sommes assez contents du résultat. Et avec si peu de moyen. Un vrai bon pari qu'on aime tenir.
N'avez-vous pas apprécié, à sa juste valeur, cette cuve que j'ai monté pratiquement seul ? Planche par planche de chêne numérotées et reliées comme une bibliothèque. J[e me suis] exalté [à] la construire en hommage à Diogène, l'homme qui symbolise le refus du système. Comme l'avançait Éric, qu'aurait été Diogène si ses dates d'existence lui avait fait rencontrer un prophète comme Jésus ?
De la même manière je crois que "la critique est facile tandis que l'art est difficile" et que Diogène serait une critique que l'art de Jésus aiderait de sortir de la barrique ; que chacun puisse sortir de sa "boîte crânienne" afin d'accéder à son cœur, l'amour fraternel.
Exactement ce que produit les extraits de la Parole sur "Madal".
J'espère que vous comprenez que je ne fais là qu'essayer de partager avec vous un point de vue du film.
D'ailleurs, à ce propos, vous dîtes : "L'homme est seul, personne autour de lui, personne à qui commander, personne à qui obéir, personne à qui parler, quand il n'y a personne on ne peut faire à personne ni bien ni mal. C'est pourquoi il se ne passe rien" (extrait de votre critique 191C18).
C'est très bien vu, car c'est tout à fait cela. On est seul lorsque qu'on reste enfermé dans sa "boîte crânienne", [mot(s) manquant(s)] qu'avec les informations de l'intellect.
Les faits changent lorsqu'on entre dans la relation que produit l'amour fraternel. Perso[nellement], je trouve que, bien que surréaliste comme vous le soulignez encore justement, tout cela apparaît dans l'évolution du film. Mais sans être trop explicite, sans appuyer sur les évidences, c'est le fait de la poésie. Il semble pourtant que vous appréciez plus d'un poète sur votre blog. Vous en affichez régulièrement certains.
La poésie de "Madal", qu'on pourrait définir de post d'avant garde (que je préfère au "post-apocalyptique"), ne semble pas vous ébahir ; ce n'est pas votre tasse de thé. Nous n'allons pas en faire un fromage. Tout cela est bien subjectif. Relatif !
D'ailleurs, dans l'introduction de La Révélation d'Arès, vous dîtes en substance qu'un livre que tout le monde apprécie est un livre de propagande. Ce n'est pas un bon livre. Et bien ! il en est de même avec "Madal", avec ce film comme avec les êtres humains. Un bon livre est celui auquel on adhère
ou qu'on jette. Les prophètes en sont des exemples.
Éric et moi avons donc, pour l'instant, réussi ce pari.
Ce n'est pas un film pour plaire (bien que nous ayons essayé de le rendre attractif à certains égards), c'est un film qui se veut provoquer une réflexion. Une réaction.
Peut-être que ce que vous appelez un "mystère" dans ce film n'est que le moteur de cette réflexion.
Ah ! vous n'avez sûrement jamais vu "Brazil" de Terry Gilliams ou "Dead man" de Jim Jarmush, pour ne citer qu'eux. Éric pourrait vous en citer bien d'autres.
Avez-vous remarqué que nous nous sommes évertués, donc nous nous sommes donnés la liberté de ne pas gaver les oies avec toute une pâtée d'explication ?
À ce propos, prophète, lorsque vous annoncez que vous êtes « tellement marqué par la dynamique de La Révélation d'Arès que vous voyez "Madal" comme statique, stationnaire, passif, et que cela vous torture », je compatis. Pourquoi ?
D'abord parce que "Madal" est une auto-dérision. Celle que nous sommes en tant que larves. Je suis donc heureux que vous ayez ressenti cet état larvaire et qu'il vous torture encore. C'est ce que nous sommes.
Je ne sais pas ce que vous voudriez comme film promotion mais au moins le film "Madal" ne rentre pas dans le cadre de la publicité mensongère. La grossière propagande. Cette expérimentation se veut être ni sectaire ni religieuse.
Lorsque vous dîtes que, pour l'assise de votre critique, dans les premières 35 minutes que vous avez vues, qu'il ne se passe rien, je trouve là que vous exagérez. Mais ne dit-on pas que "l'exagération c'est le mensonge des honnêtes gens" ?
À ce sujet, je préfère retenir ce que vous en disiez en réponse du commentaire 190C93.
Alors, selon moi, il se passe des événements graduels dans le rien de certains épisodes qu'est l'enfermement que représente la "boîte crânienne" (la cuve). Fermez les yeux et mettez-vous dans l'état de vos pensées, vous conviendrez être au rythme (lent ou accéléré) de "Madal".
Puis, "la dynamique de La Révélation d'Arès" dont vous parlez, qui vous fait voir Madal comme "statique, stationnaire et passif", est-elle liée à votre voyage dans l'univers [Rév d'Arès vi/1-6] ou à votre descente dans les abîmes [17/1] ? Car là, c'est sûr, nous sommes à la traîne. On ne fait carrément pas le poids.
Par contre, je dois vous avouer que je ne comprend pas ce que vous projetez en disant que "pour nous (Pèlerins d'Arès), notre dynamique apostolique est la dynamique même du Père, nos actions sont assimilées aux Actions du Père que nous ne voyons pas comme une immense limace rampant lentement sur son univers, mais comme une Puissance active, industrieuse, très vivante."
Veuillez m'excuser, mais je n'avais pas perçu l'énergie de la mission, ni même celle de la voix de fer, vos interviews ou les longues lectures de votre blog comme une "dynamique apostolique" de ce qu'est la dynamique même du Père, dont "les actions sont assimilées aux Actions du Père". Car, justement, je n'y ai jamais vu "une Puissance active, industrieuse, très vivante". J'y ai vu plutôt une série d'excuses littéraires et apostoliques qui fait éviter bizarrement le Vent Fou levé de Nazareth.
Un Vent qu'on ne trouve pas dans l'uniformité de vos rangs.
Alors, pauvre de moi, car j'assimilais ces Actions du Père autrement. Davantage dans l'accomplissement du Sermon sur la Montagne et de la pratique effective de la pénitence.
Puis vous ajoutez que chez "Madal" au contraire tout est rentré, retenu, il y a un mystère, quand nous Pèlerins d'Arès nous efforçons d'être tout sauf un mystère pour le monde."
Pardonnez-moi pour ma franchise, mais ce que j'ai vécu avec mes sœurs et mes frères depuis belle lurette ce n'est pas de l'ordre de cette dynamique que vous exprimez. Dans mon monde, on dit qu'il ne faut pas prendre ses désirs pour des réalités. Chez les Pèlerins d'Arès, en général, tout y est plutôt rentré et en retenue. Mais je sais que cette retenue, chez les grands P, n'exprime qu'une sage prudence. Une prudence qui évite justement tous les risques auxquels invite la liberté.
Et encore, contrairement à votre sensibilité, je vois dans "Madal" une juste expression de ce qu'est l'anarchie ; il n'est point seul au moment décisif de l'amour fraternel. Il n'est point seul lorsqu'il a l'humilité de reconnaître faire de l'ombre à la gente féminine. Une gente représentative de l'Haouah jouée sur une impro [?] par ma compagne Sarah.
Allez, un clin d'oeil (ce n'est pas un mystère), "Madal" c'est l'Adam aussi à l'envers. Désolé de ne pas vous avoir convaincu.
Mais ce n'est pas le cas de tout le monde et c'est pourquoi, encore dans un sens du courant différent au vôtre, je pense que le film "Madal" peut être un bon outil de témoignage.
D'ailleurs ni Éric ni moi n'avons la prétention de parler au nom des Pèlerins d'Arès comme ce qui circule sur le net, entre autres. Cette expérience artistique est belle et bien un vécu personnel et partagé par d'autres affinités. Puisque nous sommes déjà deux.
Le seul fait qui importe donc aujourd'hui à propos de cette expérience qu'est "Madal" (jamais tentée depuis ces quatre décennies au sein du mouvement libre que se veulent représenter les Pèlerins d'Arès), c'est de savoir si ce message dessert La Révélation d'Arès ou non.
Disons : L'expérience "Madal" se met-elle au service de La Révélation d'Arès ? Oui ou non ?
Je crois que oui. Et je crois que nous sommes en plein dans la "déculturation" que vous invoquez.
Vous faîtes le choix d'une forme de logorrhée pour transmettre le Fond. Le film a fait le choix du silence et de l'écoute que vous intitulez [?] par la lenteur et l'ennui.
Alors là, je suis d'accord que vous rejoignez la race des "barbares modernes". Je suis triste pour vous. D'ailleurs c'est tant ce silence et cette écoute qui manque à votre enseignement.
C'est pourquoi, vous l'avez compris, je ne suis pas du petit reste. Je ne vous vois jamais arrêter de parler pour un sourire ou un regard complice. Vous êtes bourru dans vos certitudes dont vous vous défendez être des certitudes.
Ne faîtes pas de tort à "Madal" ! "Madal" est ce qui vous échappe. Laissez "Madal" au reste. Que Mikal se concentre sur le petit reste.
Oui, comme vous le présumez, je suis l'acteur et l'auteur de "Madal". Il faut tout de même que vous sachiez que le résultat de cette "œuvre", comme vous la présentez, est le beau miracle de la fraternité entre Éric et Frédéric. C'est un phénomène artistique autant qu'évangélique.
Je signe votre apôtre non suiveur dévoué.
Frédéric M. d'Aquitaine

Réponse :
Oui, j'ai vu "Brazil" de Gilliam et "Dead Man" de Jarmush. Il y a déjà longtemps. En matière de cinéma je ne suis pas aussi inculte que je pourrais l'être, en effet. J'ai toujours pensé que le cinéma était lanceur de messages et qu'on pouvait exprimer à travers les films des pensées, des points de vue, des espérances, des théories, autant que raconter des histoires édifiantes. Dans les années 80 j'ai imaginé puis travaillé le scénario d'un film, avec une version pièce de théâtre, pour faire passer le message de La Révélation d'Arès autant que pour faire connaître le Message du Père à ses Enfants les hommes.
Sans être du métier, je concevais sans peine qu'il n'y aurait pas de public pour voir sur l'écran, au premier degré, l'histoire de 1974: Michel Potay, joué par un artiste, face à Jésus joué par un autre, puis celle de 1977 : Michel Potay au milieu de l'extraordinaire conflagration des Théophanies reconstituées par tous les trucages dont le cinéma est capable. J'avais conscience qu'un tel film posait de considérables problèmes de mise en œuvre, que je ne trouverais pas d'artistes connus pour jouer de tels rôles, et qu'il n'aurait, de surcroît, que peu de chances d'être distribué. Alors, j'ai imaginé un scénario plus vraisemblable : Un village a un curé, brave type, plutôt intelligent, capable de se poser des questions. Un bruit court dans le village qu'un habitant récemment installé, venu d'ailleurs, a eu des apparitions. Le curé d'abord hausse les épaules : Des bonnes femmes ou des illuminés qui lui racontent des histoires d'apparitions, il en a déjà entendus. Mais la rumeur persiste. Le curé est intrigué, etc., jusqu'au jour où, par hasard, il rencontre le "voyant". La première rencontre est brève et froide, mais l'homme a retenu l'attention du curé. Le curé le revoit ici et là. Les relations se font difficilement mais intriguent de plus en plus le curé, qui admet que le "voyant" est un type tout à fait normal mentalement. Ils se retrouvent une nuit parmi les premiers secours autour d'un incendie dans le village. Cette action de sauvetage en commun les lie. L'incendie éteint, les villageois sauvés, à l'aube, autour d'un café, le "voyant" raconte au curé tout ce qu'il a vu et entendu, le Surnaturel dans sa sublimité, le Message, le sens du Message. Le film se termine non sur la conversion du curé, qui serait inacceptée par le public à l'époque encore fortement catholique, mais sur sa transformation intérieure en vrai pénitent, d'une façon non incompatible avec sa profession ecclésiatique. Il y avait quelque chose de très beau à faire avec un metteur en scène de talent. J'ai ainsi travaillé jusqu'au jour où, rencontrant notre frère Marc Bernol (un des premiers Pèlerins d'Arès, dès 1975), revenu en pèlerinage à Arès, je lui fais part de mon projet. Cinéaste de son métier, assistant de production, correcteur de script, réalisateur de quelques courts métrages, etc., il me dit : "Mais, mon pauvre frère Michel, un film pareil qui, pour passer, devra embaucher des artistes connus et chers, vous n'en avez pas les moyens financiers et, même en admettant que vous trouviez le réalisateur, vous ne trouverez aucun producteur pour un pareil scénario !" Bref, j'étais pauvre et je ne pouvais que renoncer. Je crois même que j'avais déposé le scénario à l'époque pour en avoir les droits éventuellement et pouvoir apporter un peu d'argent à notre mission. En 1992 j'ai déménagé d'Arès à Bordeaux, je ne sais plus du tout où tout le dossier est passé.
Bref, j'ai renoncé, mais je vous raconte tour cela pour vous dire que je me suis beaucoup intéressé au cinéma à une certaine époque de ma mission prophétique. Dès les années 80 j'avais compris que la télévision, dont nous payons de nos impôts l'infrastructure nationale, était en fait devenue la "propriété" d'une poignée de gens qui s'en étaient emparée (Rév d'Arès 1/7), qui en fermaient les portes hermétiquement et qui s'en réservaient totalement la force de propagation. La radio avait été libérée par François Mitterand mais n'avait pas, loin de là, l'impact de l'image en couleur qui bouge. Je savais que le cinéma pouvait représenter une issue dans le grande public, mais bon ! Je n'avais ni les hommes ni l'argent pour mener à bien mon projet. Je me suis rabattu sur "L'Œil S'Ouvre" au Cirque d'Hiver, puis ensuite je ne sais quoi s'est produit qui a fait qu'on me mit plus ou moins à l'écart, pratiquement jusque vers 2006. Je suis bien trop vieux maintenant, et je suis toujours aussi pauvre, pour me lancer dans la production cinémato­graphique.
Ceci dit, mon frère, je comprends très bien que vous défendiez votre œuvre et j'admets volontiers que je n'y ai pas compris grand chose, et je vous demande pardon d'avoir donné mon opiniondans ma réponse 191C18. Je n'ai pas dit que frère "Éric et vous, frère Frédéric, aviez la prétention de parler au nom des Pèlerins d'Arès comme ce qui circule sur le net, entre autres". Si cette opinion circule sur l'Internet, je n'en ai pas entendu parler. Vous dites: "Cette expérience artistique est belle et [elle est] bien un vécu personnel et partagé par d'autres affinités. Puisque nous sommes déjà deux," et je ne doute pas que ce soit vrai.
Je n'ai pas donné de critique de votre film "Madal". Je n'ai donné que mon opinion. Mon opinion ne rejoint pas la vôtre. C'est le propre de l'opinion, quelle qu'elle soit, de ne pas ressembler à une autre opinion. Opinion est, c'est vrai, un mot comme concurrent, qui évoque inévitablement l'existence de quelqu'un d'autre ou d'autre chose.
Je n'ai de mon côté aucun écho du film "Madal". N'importe qui parmi nous peut le voir puisque j'en ai volontiers donné l'adresse ou URL, mais personne ne m'a encore fait part de son opinion. Je souhaite que votre film soit bien accueilli. Croyez bien que je ne veux aucun mal à cette œuvre.

04dec17 191C33 
Bonjour frère Michel,
Dernièrement je vous ai envoyé un petit mail pour vous dire que j'étais sur la fin de mon écrit, cet ouvrage s'intitulera : "Pierre qui roule..." ou "Une tentative de cheminement dans la Bible." J'ai commencé son écriture en octobre 2015. Puis j'ai intégré comme relecteur bénévole, José O. de l'assemblée de Paris. Et pour le remercier je lui ai concocté un rôle d'interviewer, afin de rythmer mon petit essai exégétique.
José se présente donc comme Pèlerin d'Arès actif et moi comme un ancien de l'assemblée. Lui-même [José]  me présente comme un croyant scandalisé.
Évidemment, La Révélation d'Arès est présentée  comme un livre d'inspiration pour moi et pour José comme référence principale, à sa foi personnelle. J'ai utilisé un extrait d'une étude faite sur La Révélation d'Arès par Jean-François Meyer afin de présenter ce mouvement par une personne qui a fait un travail scientifique et donc pour la culture  actuelle, c'est ce type travail qui serait le moins discutable, bien moins discutable que Wikipédia qui voulait présenter des Pèlerins d'Arès comme un mouvement guérisseur.
Je retiens quelques propos que vous m'avez adressé, en réponse à un commentaire du blog, que je trouve très juste pour me positionner vis-à-vis de ce mouvement de foi. Un écrit de votre part, reprenant dans l'esprit, ce que vous  m'aviez adressé  en réponse à un de mes commentaire ferait un très bel avant-propos si toutefois j'avais l'occasion d'éditer cet écrit.
Il faudrait évidemment que vous preniez connaissance de mon travail et que vous ayez une appréciation positive pour que cela se fasse. Je peux vous le faire parvenir la formule qui vous sied le plus. Y compris en fichier audio, je peux ajuster le débit de lecture au rythme qur vous souhaitez. Et découper un fichier selon selon le temps d'écoute que vous désirez.
Maintenant, le principal est de vous dire pour quelle raison j'ai décidé d'écrire le futur livre. C'est évidemment pour parler de l'usage que les gens de ma culture en fait [ont fait ?] de la Bible. Cet usage me plonge dans une vive inquiétude. Est-ce que la lecture de la Bible, des Évangiles est totalement aporétique vide de sens [aporétique ne signifie pas vide de sens" !?] ? C'est ce que d'ailleurs conclut les rationalistes actuels, en s'appuyant sur les préceptes et les comportements des religieux emplis de paradoxes. Il est vrai que les textes de la Bible on était [ont été ?] constitué[es] par des hommes au desseins semblables de nos contemporains. Mais j'ai écrit pour relever la gageure qu'un autre sens pourrait aussi se dégager de la lecture la Bible, dans lequel les Évangiles seraient son apothéose.
Il me restait toutefois à démontrer que c'est même [ce même ?] Évangile n'était pas un écrit totalement aporétique [?]. Comme l'affirme ou des exégètes [?] qui ont relevé des contradictions apparente dans cet écrit. Je me suis efforcée d'expliquer ces contradictions et il m'est resté entre les mains un écrit d'une puissante lumière, qu'il ne fallait pas jeter avec  le bébé avorté de la religion. Car c'est [cet ?] écrit est l'eau d'un cours qui rejoint La Révélation d'Arès. Et actuellement ce sont [des] milliards [et des] milliards d'humains qui y barbotte[nt], s'entrechoc[quent] dans les récifs est compris |?] dans les tourbillons des raisonnement fallacieux. J'ai certainement fait un travail contrariant pour tous ceux qui ont décidé que la Parole donnée par Jésus-Christ il y a 2000 ans doit se tarir et croupir dans les mares des religions. Mais les scandaliser comme moi revisitant ses références religieuses pourrait comme moi être traversé par une grande lumière. Je voudrais vous partager à vous et à vos compagne et compagnon celà.
Fraternellement
Frédéric H. anciennement en Île-de-France

Réponse :
Mon frère Frédéric, vous vous êtes attaqué à "une tentative de cheminement dans la Bible", mais avez-vous pensé que ce livre a déjà inspiré depuis des siècles à des théologiens, des religieux, des rabbins, des prêtres, des pasteurs, des exégètes, des spécialistes, des athées, des sceptiques, un nombre absolument énorme d'ouvrages. Rien que pour le plus connu et le plus ancien de tous les livres écrits sur la base de la Bible : le Talmud du judaïsme, son édition Edmond J. Safra en français pour le seul Talmud de Babylone comporte 26 volumes et coûte quelque 1.200 Dollars US. Il faut une vie pour étudier une pareille somme. Pour les éditions théologiques chrétiennes, la bibliothèque est pharamineusement énorme, si vaste qu'on n'en connait pas le nombre exact. De même pour les anti-Bibles ou les très critiques de la Bible, c'est moins important, certes, mais ça reste énorme. Je me pose la question : Tout ayant été déjà été dit à propos de la Bible : Ancien et Nouveau Testament, pour et contre, hébreu, grec, russe, roumain, latin, arménien, copte, italien, français, espagnol, allemand, anglais, arabe, etc., que va y ajouter "Pierre qui roule..." ? Oh, mon frère, je ne suis pas un défaitiste, mais j'avoue que je suis curieux de savoir ce que vous avez ajouté à cette montagne d'écrits.
L'envie de vous lire ne me manque pas, oh non ! frère Frédéric, mais la possibilité de vous lire me manque. Je suis encore, à 88 ans, au travail douze à treize heures par jour et le nombre de livres que je ne peux lire, de films que je ne peux voir, est considérable, parce qu'il me faudrait des journées de triple durée pour pouvoir réaliser tout ce que je voudrais réaliser. Mais vous pouvez toujours m'adresser sur papier un .pdf relié de votre ouvrage et je pourrai le parcourir et me faire une idée approximative de son contenu. Cela, je peux non vous le promettre, mais affirmer que, si j'en trouve le temps, je le ferai. Je ne peux pas vous en dire plus.

04dec17 191C34 
Cher frère Michel,
Je veux ici donner un avis sur la question que vous posez à l'Assemblée : comment faut-il parler du prophète, le montrer au grand public ?
Je n'ai malheureusement pas vu la vidéo dont vous parlez et qui a fait l'objet, il y a quelques jours, d'une diffusion "nationale".
Je ne me prononcerai donc que sur des principes que me semble soulever votre propos. On ne peut en effet en rester au terre-à-terre, que j'associerais à l'erreur de la mission sociale, qui refusa à tout crin d'évoquer la transcendance.
En même temps, il est important de montrer votre honnêteté, votre situation d'homme parmi les hommes. Alors, ne pourrait-on tout simplement produire une vidéo qui serait un "mix" de vos deux facettes : le côté gars sympa, facette importante parce qu'elle montre que vous n'êtes pas un gourou, et l'autre posant, en termes simples mais profonds (combien de fois ai-je lu une seule phrase de vous dont on comprenait qu'il fallait toute une vie pour la formuler ?), le message arésien, son souffle de liberté, son héroïsme.
Je me demande aussi, puisque vous en êtes à nous (re)poser la question : comment me promouvoir ? S'il ne serait pas temps de réaliser une nouvelle vidéo dédiée à l'image de "La Voix de fer" datant maintenant de plusieurs décennies, plutôt que de partir de causeries existantes non spécifiquement faites pour cela, et que l'on remonte ensuite — quitte, vous l'aviez souligné, à opérer des coupures susceptibles de créer des soucis de compréhension, ou en tout cas de ne pas refléter absolument le propos initial.
Vous avez fait la vidéo de Nice seul, peut-être nos frères et sœurs experts peuvent-ils partir, avec vous, sur un projet de vidéo de référence actuelle.
Avec vous dans la prière,
Denis H. d'Angers, Maine et Loire

Réponse :
Merci, mon frère Denis, pour ce commentaire.
Vous êtes un professeur de musique de haut niveau et je pense que vous avez une idée juste de ce qu'il faut montrer et ne pas montrer, car la bonne musique montre quelque chose, elle le montre par l'oreille, mais l'oreille va au cerveau et c'est là que se forme l'impression ressentie. Vous rejoignez ce que je dis dans ma réponse 191C25 : "Je ne veux pas dire qu'il ne faut que de la transcendance, mais qu'il faut de la transcendance aussi." Comme vous dites, il faudrait un "mix".

04dec17 191C35 
Vous nous dites : "C'est là qu'on voit que La Révélation d'Arès est déjà en elle-même héroïque, parce que c'est l'Amour Qui l'a inspirée et que le monde en la rejetant rejette l'amour".
Aimer même ses ennemis, disait déjà Jésus. Quelle déculture dans un monde essentiellement centré sur lui même, verrouillé sur ses certitudes, égoïste, dominateur...etc !
Mais quel bonheur d'aimer ! Aimer nous donne une grande force, contrairement à ceux qui pensent qu'aimer affaiblit... Ce monde est tellement habitué à la violence, à obéir aux violents, qu'il a perdu sa liberté et sa capacité d'aimer... et que la seule option qu'il lui semble juste d'avoir, en réponse aux agressions, est la violence, la vengeance sans fin [Rév d'Arès 27/9].
Tous vos commentaires invoquent la déculture et nous poussent à cette déculture par la pénitence, l'amour la liberté... Le héros pénitent est le contraire du héros de la culture.   L'homme déifie ce héros de la culture, ce héros qui utilise des outils inappropriés à la construction d'un monde nouveau, l'homme s'identifie à lui, croyant trouver le bonheur par ce subterfuge, mais ce n'est qu'une illusion de bonheur vite éteinte. Seul le message du héros pénitent est compatible avec la création de "l'univers de remplacement qu'offre la pénitence" (190 C 64).
De cette culture nous vivons encore, même si nous sommes sur les sentiers chevriers (Rév d'Arès 25/5), ils montent et nous écorchent les pieds, nous sommes dans la progressivité de la pénitence, puisqu'il nous faut du temps pour changer.
Sur les sentiers chevriers, ce héros pénitent en devenir est le frère qui va conscit (Rév d'Arès xxii/14) ; nous l'expérimentons chaque jour, chacun avec sa personnalité, ses moyens du moment. La pénitence, la persévérance, nous forgent un nouveau mental. Il devient résistant aux  mesquineries du pouvoir : Le roi fort vient, devant lui les reins sont fermés (x/10).
En lisant cette entrée et vos réponses, la Vie de vos mots m'envahit, elle fait vibrer au fond de mon être quelque chose qui me pousse vers le monde, c'est l'amour du prochain !
Il m'est arrivé de rêver que l'argent n'existait plus, parce que le nouveau moyen d'échange était l'amour... Plus de lutte pour l'argent, le pouvoir et le cercle vertueux s'élargit à l'infini ! Juste la paix, la liberté, le partage et l'amour, quelle sensation de légèreté et de bonheur ! C'est notre idéal, il reste à le réaliser.
Merci, très cher prophète, vous nous faites sentir la Vie, à nous de la faire émerger de nos êtres complexes et complémentaires.
Francis M. du Centre

Réponse :
Merci, mon frère Francis, pour ce commentaire profond.
Chacun de nous a sa manière d'exprimer la force trnscendante de la foi qui le traverse ! Vous exprimez ici la vôtre et comment pourrions-nous ne pas l'aimer et ne pas en tirer quelque chose, chacun pour soi ?
Eschyle dans "Les Perses" dit que "le mortel ne doit pas nourrir des pensée au-dessus de sa condition, que Zeus est là pour châtier les pensées trop superbes. Sévère, il demande des comptes à ceux qui en ont," mais c'est tout le contraire avec le vrai Dieu, le Père, le Créateur, le Très-Haut, l'Étalé, l'Infini, car Lui se réjouit de ce qu'un homme dépasse sa condition matérielle, charnelle, pour s'envoler sur les ailes de la transcendance. C'est ce que vous faites dans ce commentaire pourtant simple.
Pour moi la transcendance n'est pas un phénomène magique à la portée de rares individus. Être transcendant, c'est simplement mais complètement comprendre dans ses entrailles ce qui sépare le présent de l'avenir, ou ce qui sépare la vie de sang, de nerfs et d'os qui est la nôtre si brièvement : quelques dizaines d'années, de la mort et de ce qui nous attend ensuite. Pour l'homme moderne rationaliste la transcendance est illusion, n'existe pas. Pour le croyant auquel la Parole d'Arès a ouvert les yeux, elle est plus qu'existante, elle est ce qui nous relie à l'immortalité, à l'éternité. Quand on a est pénétré de ce concept, on est déjà quelque part immortel au fond de soi, la survie est une évidence. C'est ça, la transcendance.

04dec17 191C36 
Perpignan: Invitation au 18-11-2017



Bien-aimé Prophète,
Je suis l'auteur du dessin
que vous publiez en 191C26.
Je profite de cette information
pour vous faire parvenir cet autre dessin
que m'avait inspiré votre réponse
190C3 à Madeleine T.
Croyez bien que de nos petitesses,
je ris et je pleure.
Avec vous dans la prière.

Dominique F. du Roussillon

Réponse :
Merci, mon frère Dominique, pour cette affiche qui invite à la venir voir la projection de la vidéo le 18 novembre.
Une invitation faire par Guignol ? En tout cas, le "pote Michel" est heureux qu'on soit venu le voir et l'entendre ce jour là.
Merci, bien sûr, pour le Mikal Superman de 191C26 ! Vous avez du talent, mon frère Dominique.

04dec17 191C37 
Suite à votre réponse 191C25 à notre Frère Jeff P. d'Île de France, je n’ai pas vu la vidéo du 18 novembre 2017.
Mais j’ai lu ce vos réponses, 190C83, 190C97, cela me suffit.
Je vous avoue que je suis à mon tour perplexe, je me demande pourquoi on vous demande votre avis pour savoir si cette vidéo peut être utilisée par d’autres assemblées ou visible sur Youtube, alors qu'on ne vous a pas demandé d'avis sur la vidéo elle-même !
Concernant la question : "Un prophète pour quoi et pour faire quoi ?" laquelle m’a inspiré un test moisson (500 flyers) : Vivre pourquoi et pour faire quoi ?  Question existentielle. Pour certain, ils se sont posés la question, d'autres non, échanges intéressants.
Je pense à "l'Œil S'Ouvre" ainsi qu'à des projets que vous aviez proposés auparavant : "Sentier", "la Maison des Faucons", des projets qui nous auraient fait décoller pour faire connaître La Révélation d'Arès, Mikal et les Pèlerins d'Arès. Pour vous faire connaitre Frère Michel, il faudrait que vous formiez un groupe sous votre entière guidance prêt à vous écouter.
"Un prophète pour quoi et pour faire quoi ?" Rappeler que l’homme n’est pas un simple animal pensant, mais image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26), devenu un zéro qui peut par sa pénitence, son existentialisme être fait un Dieu (30/11, 2/13-14) être un héros.
Un prophète pour rassembler des apôtres de l’idéal, un petit reste de pénitents (26/1, etc), un prophète pour guider le peuple, pour protéger la Parole, pour défendre la Vérité et la transmettre, pour nous enseigner la vie spirituelle. Mikal le juste prophète est l’ainé des frères (Rév d'Arès xxxvii, 16/1), qui mieux que celui qui a vu et entendu Jésus en 1974 et a été soumis à Cinq Théophanie en 1977, qui retranscrit la Parole pure sait ce qui pourrait-être fait ?
Je pense qu’avec humilité les frères devraient vous demander : "Frère Michel, afin de faire connaitre La Révélation d’Arès, les Pèlerins d’Arès de vous porter haut, de vous faire connaître au monde, que nous conseilleriez-vous de faire ?"
Didier Br. d'Ile de France.

Réponse :
Je comprends votre souhait que les frères, un jour, me demandent : "Frère Michel... que nous conseilleriez-vous de faire ?" Mais, comme je l'ai dit dans ma réponse à Jeff et comme j'y fais allusion ici et là, je ne peux pas répondre à cette question aujourd'hui. Je suis trop vieux, trop écrasé de travail. Autrefois j'ai donné beaucoup de conseils, demandé beaucoup de choses à mes frères. Ils n'ont pas réalisé, loin de là, tout ce que je leur ai demandé. Peut-être avaient-ils de bonnes raisons pour ça, mais, de toute façon je ne suis pas sûr qu'ils seraient plus diligents aujourd'hui. Ils diront : "On ne peut pas travailler avec Frère Michel" pour excuser leurs difficultés à faire ce que je demande, avec quoi ils sont rarement d'accord. J'admets que je ne vois pas souvent les choses comme mes frères et sœurs les voient. Voyez, je commence à recevoir des réponses à 190C25 (Jeff P. d'Ile de France), mais beaucoup ne vont pas dans mon sens sans aller non plus tout à fait dans le sens de Jeff. Il y a pas mal de confusion dans les esprits. J'en déduis que je ne vois pas très clair concernant ce qu'il faut et ne faut pas dans la mission. Je ne fais de reproches à personne ; je me fais beaucoup de reproches à moi-même.

05dec17 191C38 
Je ne suis pas un héros au sens de (Rév d'Arès xxxv/4) car mon idiosyncrasie d’homme libre me rend allergique à l’idée d’avoir un autre maître que Dieu.
Je respecte la Parole, mais Elle me laisse libre de mes choix : Pas de contrainte en religion dit le Coran [Sourate "La Vache" 2/257-256]. Je suis simplement un modeste ouvrier de la Moisson, un porteur de La Révélation d’Arès au pied corné (Rév d'Arès xLvi/3) dans les espaces publics où je peux travailler.
Cette entrée ne me concerne donc pas directement mais me fait sortir du silence conseillé en 188C103 en raison de vos réponses 191C17 et C25.
Après avoir été assimilé à un personnage islamisateur, décidé à débaucher dans le petit reste, un "loup dans la bergerie" dans l’entrée 188, me voilà un agnostique dans l’indécision ! Hasardeuses hypothèses. Mes idées personnelles s’effacent devant Dieu et la mission, mais je n’ai jamais cessé d’être dans l’affirmation quant à Son existence depuis que Sa Présence s’est réaffirmée en moi bien avant de découvrir La Révélation d'Arès. Sans aucune affiliation religieuse, mais avec pour références principales certains sutras et les prophètes de la Bible et du Coran. Mon approche de la Bible et de Jésus était plus émotionnelle, un amour de jeunesse, celle du Coran se fit dans la volonté de comprendre cet immense monde musulman, celle des sutras de Bouddha dans la joie de découvrir la puissante pensée et l’exemple de cet homme exceptionnel et d’utiliser son enseignement comme outil de transformation intérieure. La Révélation d'Arès est venue s’ajouter à cette base spirituelle.
Je vis avec Dieu, Sa Parole, Ses Messagers, et les écrits dont je dispose. Mais il faut contextualiser ces Paroles données à certaines époques, à certains peuples dans leur langue et par un Messager spécifique, première difficulté pour vivre la Parole sans nœuds (xLii/13).
Et il y a deux autres difficultés, l’écart entre la Parole reçue par les prophètes et les écrits restant (écart inexistant pour La Révélation d'Arès) et la coexistence dans la même personne du prophète et de l’homme avec sa culture, son caractère, son vécu. Je ne fais aucune différence de moi-même entre les Messagers de Dieu, mais les écrits en font. Le Coran parle de Moïse comme d’un homme très humble, de Mouhamad comme d’un homme au caractère noble, La Révélation d'Arès dit de Jésus qu’il s’est embrasé d’amour [en fait, il s'est embrassé de l'Amour de Dieu pour l'homme, Rév d'Arès 32/3]. Je ne vois personne suivant La Révélation d'Arès et disant que Michel Potay est un mauvais prophète Mikal. Ce n’est pas ce qu’elle dit.
Si je reprends votre récente réponse 190C76 : "La Révélation d'Arès nous demande seulement de faire alliance fraternelle (Rév d'Arès 35/11) avec les Musulmans, les Juifs, les Chrétiens, elle ne nous demande ni de nous mêler à eux ni de former avec eux un amalgame." Je missionne à Bordeaux où, depuis des années, probablement 2010 avec l’entrée 106, trône dans la vitrine du local une affiche "Les Pèlerins d’Arès sont des chrétiens au sens…". Il faut donc que le maigre effectif des missionnaires actifs change le sens du mot chrétien, très largement mis partout à toutes les sauces, comme il doit changer le sens de pénitence, plus rare, répétitif dans La Révélation d'Arès et qui peut devenir notre spécificité. Je ne suis pas très malin mais je me demande comment ce positionnement peut éviter l’amalgame avec le christianisme d’église, surtout avec une base de Pèlerins où le citron (xxxiii/17) du christianisme culturel me semble encore présent. Se positionner comme anarchie de pénitents en évolution me parait plus judicieux.
L’entrée 188 est déterminante pour ma mission future : après avoir, semble-t-il, décidé d’avancer vers la construction d’une passerelle (entrée 158 d’août 2014), le webmaster semble revenir à l’orientation de l’entrée 106. Les trois apôtres éreintés dans l’entrée 188 s’étaient librement engagés chacun de leur côté et à leur manière dans le sens de la future passerelle et se retrouvent au mauvais endroit au mauvais moment, une situation difficile pour tous. Si cette construction est jugée souhaitable par le Ciel, c’est au prophète qu’Il se manifestera, pas à eux, l’avenir nous éclairera.
Or la situation difficile d’être au mauvais endroit lors d’un changement de direction du porte-avions de la mission prophétique me rappelle celle de la mission US lancée dans le n°36 de décembre 1986 qui me confiait la responsabilité de ses débuts. Tâche non souhaitée, non sollicitée, mais acceptée. Mission soigneusement planifiée par Mikal, démarrant à Detroit avec la traduction bilingue pour fin 87 et un support logistique approprié. Sur cette base je suis parti sur place courant 88 malgré les difficultés rencontrées par le prophète avec la traduction. J’étais plongé dans mon laborieux travail, en informant régulièrement le prophète, quand subitement je découvris "Le Pèlerin d’Arès n°44" qui évoque un personnage inconséquent, un "péril intérieur" qui ne pouvait être que moi, mis en scène à partir d’un quiproquo de travail que je n’ai même pas pu identifier à la lecture de l’article et dont j’appris beaucoup plus tard par Claude M. qu’il s’agissait du copyright ! L’article "conscience collective" remit en scène ce personnage supposé négligent parce que le prophète lui avait parlé du "doux ton de l’amitié" et non comme un chef, description incompatible avec ce que j’avais réellement fait, pensé, vécu. Ces articles furent dévastateurs pour moi en interne et en externe.
Ce qui s’est passé et que je n’avais pas du tout compris à l’époque, le prophète l’explique dans le § de l’édition bilingue, "pourquoi aucune traduction ne fut éditée avant 1995." Après avoir décidé de lancer la mission US, le guide commença à hésiter sur la question de l’accueil des américains et décida finalement de reporter cette mission sine die. L’apôtre allé sur place, convaincu de la pertinence du projet de départ, s’est trouvé au mauvais moment au mauvais endroit, son kayak de mission fut englouti par les remous provoqués par le virage du porte-avions. C’est la Sagesse qui vous a secouru en vous envoyant une maladie en 1991-1993 pour vous décider à accélérer cette tâche d’édition, expliquez-vous. La mission US reprit, mais sans moi.
Dans l’entrée 188, je vois la même logique : un enseignement prophétique sur la vigilance et les déviances illustré avec le même apôtre dont le travail et les projets n’ont pas été « soigneusement cachés » mais laborieusement décrits dans divers courriers probablement oubliés. Mais le prophète, reflet de la conscience collective, est noyé par une avalanche de commentaires de qualités et d’objectivités très variables auxquels il doit répondre rapidement.
En 1988, j’avais décidé de continuer à travailler dans la logique de la conscience collective malgré les lourdes difficultés : la mission avait besoin de moi et j’avais une résilience que je n’ai plus. En 2017, l’identification entre un personnage peu recommandable et ma modeste personne est devenue une post vérité pour les lecteurs du blog. Et ma décision de distanciation du petit reste prend acte d’un ostracisme local renforcé illustré par la récente mission "Promouvoir le prophète". Je n’y fus plus invité à distribuer les tracts de Bordeaux, mais étant sur place pour ma mission bordelaise régulière, j’y ai participé de manière un peu sauvage en me procurant des invitations à l’événement en sus de mes tracts personnels. J’ai pu en donner un nombre significatif quand le contact de rue semblait bon et accompagner deux personnes pour leur montrer l’endroit. Mais le rideau de fer était encore baissé à ce moment, 20 minutes avant l’heure de présentation.
Reste la question de la communication avec le monde de l’Islam. Dans le monde chrétien, contester le texte officiel de la Bible est devenu largement acceptable : c’est étayé par de nombreux travaux d’historiens même si beaucoup de "chrétiens" s’agrippent à l’idéologie de l’autorité d’un texte inspiré et de théologiens infaillibles. Dans le monde de l’Islam, contester abruptement le texte arabe officiel est très clivant, il me semble préférable d’introduire de la bonne manière le fait de La Révélation d'Arès et d’insister sur le Beau dans le Coran. Ainsi avec les chrétiens, vous parlez plus des forces du texte officiel comme le Sermon sur la Montagne que de ses faiblesses comme l’amalgame avec les lettres de Paul ou les allégories de l’Apocalypse de Jean. Avec les musulmans, on peut le cas échéant faire référence à des travaux d’historiens qualifiés donnant de sérieux éléments pour remettre en cause la doctrine officielle d’un texte officiel du Coran totalement fiable.
J’ai fait passer au prophète un petit livre sur les origines du Coran écrit par de Prémare avec beaucoup de références précises. Je ne souhaite pas rentrer sur ce terrain de la contestation de l’écrit officiel, mais s’il faut le faire, autant que ce choix soit étayé par une base de connaissances solides.
Sur ce sujet du texte officiel, je glisse une question. Mon travail d’imprégnation personnelle de La Révélation d'Arès se fit sur la base de l’édition de 1984, et j’ai constaté des différences avec l’édition 1989, évidemment la réinstauration de la magnifique fin du chapitre xix supprimé par erreur de photocomposition, la modification de quelques parenthèses, mais aussi de textes comme la sexte à la fin au lieu de à la fin, vie au soleil au lieu de de soleil, petites modifications logiques pour éviter les erreurs d’interprétation. Tout cela fait partie du charisme prophétique du témoin. Mais j’ai oublié sa réponse sur les modifications mineures de xvii/13 où cendre et ardents deviennent respectivement fumée et blancs ? Préciser ce point peut éviter des difficultés pour l’avenir.
Enfin, je réponds à votre question sur la vidéo que j’ai pu visionner à Bordeaux. Sans hésitation je trouve celle de Nice bien meilleure pour la mission, car elle est riche sur le contenu de La Révélation d'Arès. Ce que nous devons porter au monde, c’est la Parole, le prophète Mikal étant étroitement lié à cette Parole. À titre personnel, même s’il est difficile d’imaginer un autre passé, si j’avais visionné cette vidéo sans connaître La Révélation d'Arès, je ne crois pas que je serais allé plus loin. Je sais que notre époque est aux "personnalités" (une dérive à laquelle j’ai toujours résisté en bon anarchiste), mais il y a tant de personnes qui semblent sincères et racontent des faits extraordinaires ! Quant à l’interview par Jacques Chancel, c’est mieux mais il ne vous laisse pas la liberté de parler que le prophète mérite, c’est un outil à utiliser en première approche dans un cadre permettant un contact approfondi.
Je conclus pour expliciter ma décision de modeste apôtre dans cette logique que vous souhaitez dans l’article "Conscience collective" : réalisme et objectivité. Les gens qui font des passeports m’appellent français, d’autres m’appellent Pèlerin d’Arès, or je n’ai pas d’étiquette. Je suis citoyen de la planète, frère de toute l’humanité, comme tous créé libre par le Père de l’univers, frère de tous Ses Messagers sans distinction.
Le prophète écrit que je suis "sorti de son orbite prophétique" et les groupes locaux de son armée devant toi (Rév d'Arès xxxvii/12) me tiennent à distance, c’est un fait. Depuis 1985 je suis et reste un apôtre indéfectible de Dieu et de La Révélation d’Arès, c’est un fait. La conséquence logique est une solitude apostolique involontaire que j’assume. De plus, mon idiosyncrasie me rend très difficile de mêler les relations personnelles conviviales et les relations de travail. Et ce que j’ai en commun avec les Pèlerins d’Arès, c’est le travail. Donc je suis un compagnon sévère (39/8), toujours prêt à travailler sur des missions bien définies où nous pouvons nous accorder, il ne faut pas compter sur moi ni pour des discussions profanes, ni pour des cajoleries.
Respectueusement,
Antoine B. du lointain

Réponse :
Mon frère Antoine, je vous aime. Vous avez dans mon cœur une place à part, depuis longtemps. Mais je suis quelque peu désemparé.
Votre lettre publiée dans ce blog — 188C17 le 22 août 2017 —  fut pour moi un choc, une découverte. Je ne vous avais pas vu ainsi. Dur fut le choc que je ressentis, le 22 août 2017, en vous lisant. Mais vous n'y êtes pour rien ; vous êtes ce que vous êtes et que je respecte. Je veux simplement dire ici combien s'est creusée pour moi, depuis lors, le mystère du choix que le Père fit de moi en 1974 et 1977. Pourquoi avait-il porté son Regard sur un bonhomme aussi peu perspicace et soucieux de ses frères que moi. C'était votre droit d'être ce que vous vouliez être et de ne pas être ce que j'aurais voulu que vous soyiez.
Croyez bien que c'est moi que j'accuse de m'être tenu trop loin de vous, de vous avoir méconnu, pas assez respecté. De là d'inévitables méprises dont je n'avais pas vraiment eu conscience ; je m'étais posé la question de temps en temps, sans plus, sans répondre. Votre lettre 188C17 du 22 août 2017 me révéla soudain que vous n'étiez pas la sorte de bras droit que j'avais vu en vous ; elle m'apprenait que j'aurais dû être plus attentif à ce que vous étiez, celui que j'aurais dû mieux que n'importe qui savoir être : un homme qui n'est à personne, "allergique à l’idée d’avoir un autre maître que Dieu". Du moins le Dieu qu'il conçoit, car personne ne sait — pas plus moi qu'un autre — ce qu'est et qui est le Créateur
Je n'ignorais pas que vous aviez une forte "idiosynchrasie", ce que vous rappelez ici, que vous étiez indépendant, "anarchiste" même, dites-vous ici, un homme qui donne sans compter quand il veut donner et qui retient ce qu'il veut retenir selon sa conscience. Tout cela, que votre commentaire confirme, je le savais sans me l'avouer, me trouvant bien dans le flou. C'est une faute de ma part.
Vous êtes Antoine B, c'est tout. De cela "la conséquence logique est une solitude apostolique involontaire que vous assumez. De plus, votre idiosyncrasie vous rend très difficile de mêler les relations personnelles conviviales et les relations de travail." C'est clair et net.
Mais que ce préambule, que je crois vous devoir, ne vous trouble pas, mon frère Antoine. Je vous aime aujourd'hui comme hier et je dis ici sans détours le débordant bonheur que j'ai à vous lire.
Oui, ces lignes manifestent mon bonheur, tout simplement, de sorte que je ne soulève pas les quelques points obscurs concernant des faits passés que vous évoquez, auxquels, très franchement, je ne comprends pas grand chose ou que je vois tout autrement que vous, car le passé est passé ; il ne m'intéresse pas. Les sentiers que le Père a tracés devant nous sont déjà assez rocailleux, assez difficiles pour que nous ignorions qu'il nous est impossible de tous marcher la main dans la main comme des enfants. J'ai dépassé depuis longtemps le stade de la complainte ou du réflexe de légitimation et je laisse à chacun le loisir de m'évaluer ou de me dévaluer, et, tout comme La Révélation d'Arès est comme la grande Main du Père qui saisit nos têtes pour les tourner et les tenir fermement fixées sur l'avenir, je ne vois avec vous que l'avenir.
Quel avenir pour nous deux ? Je ne sais pas. Je vous tenais en réserve pour éventuellement prendre le relais. Je sais maintenant que c'est impossible. Vous êtes trop vous-même, votre nature n'est pas collégiale, et pas assez proche de celle du prophète, lequel doit rester l'arbre à la pointe toujours verte (Rév d'Arès xvi/13) qu'il est aujourd'hui. Je ne sais pas très bien ce que nous pouvons faire ensemble, mais il y a tant à faire que nous ne serons jamais, ni vous ni moi, en difficulté de trouver chacun selon sa nature, car la mission est immense.
Dieu par La Révélation d'Arès tient nos têtes tournées vers l'avenir. Là, je suis absolument d'accord avec le contexte de votre commentaire : Cet avenir est aussi le vôtre, vous suivez le destin que vous vous êtes tracé, que je respecte sans m'en mêler. Je vous avais cru pour moi une sorte d'acolyte, et malgré cela, peut-être même en raison de cela, j'ai toujours respecté ce qui vous est propre, personnel dans le quotidien, l'accessoire, la particularité, le comportement, qui ne croisaient pas forcément les miens, mais que je voyais plus proches des miens. Que je le veuille ou non, le Père me demande de tenir un rôle différent de celui que vous pouvez vous permettre d'avoir, je suis astreint au rôle d'aîné (Rév d'Arès 16/1). Cela me contraint à être ce à quoi vous n'êtes pas astreint à être vous-même. Je dois tenir le même et seul fil à plomb pour tous et à manier ensemble l'arc, la pelle et la faux (xx/10). Je dois veiller au maintien de ce que j'appelle la "direction de certitude" dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas", la même direction pour tous, quels que soient leurs particularités, leurs personnalités, leurs pour et leurs contre.
Pour moi La Révélation d'Arès est libératrice, nous ouvre l'immense porte de l'universel, mais le Père qui par amour et sagesse tient compte des tristes clivages humains a envoyé Jésus, mais non Mouhamad, en France, pays chrétien par culture, et non au Moyen Orient ou au Maghreb, pays musulmans par culture. Si ma parole est la Parole du Père (Rév d'Arès i/12), j'affirme qu'il y a là un signe qui dit que le Créateur incline au Sermon sur la Montagne plutôt qu'au Coran. Je comprends très bien le problème que cela peut poser à beaucoup, mais dans ce monde compliqué il fallait ouvrir une voie. Le Père l'a fait.
Vos pour et vos contre ne sont pas forcément les miens, et cela je le respect. Quand je vous ai répondu que vous "sortiez de mon orbe prophétique", ce n'était pas un reproche, c'était simplement le cri du rêveur à son réveil.
Par millions des hommes et des femmes vivent sans rien attendre d'autre qu'un vie matérielle acceptable, quelques joies prosaïques, des soins médicaux, une retraite, sans attente spirituelle ; parfois, ici et là, ils peuvent être par éclairs, les furtifs d'une espérance métaphysique, mais disons que dans l'ensemble l'humanité vit dans un monde spirituellement mort. C'était l'image du cimetière que je donnais parfois du monde, il fut un temps : "Nous circulons dans une nécropole et guettons les bruits rares et à peine audibles des enterrés-vivants que nous courons déterrer." Dans leur ensemble les hommes ferment les yeux sur la détresse spirituelle ; ils se dévouent seulement pour les détresses matérielles ; c'est bien mais très insuffisant. Vous, frère Antoine, êtes tout le contraire, vous êtes, comme nous sommes tous Pèlerins d'Arès et beaucoup d'autres en dehors de nous, de ces rares qui veulent absolument retrouver et réveiller en la créature humaine ses sources de divinité, sa foi et son espérance qu'elle est autre chose qu'un animal pensant. Qui parmi nous pourrait douter que vous fussiez un apôtre, frère Antoine ? Aucun. Qui peut le savoir de vous, Antoine, mieux que n'importe qui, si j'ose me nommer ? Des populations entières vivent inconscients que la vie est brève et la mort interminable, sans l'espoir d'un futur possible après l'arrêt du cœur, et vous, vous vous dévouez, à votre manière, très personnelle, à la tâche de les réveiller. Il y a un autre monde à recréer. Vous et moi savons cela et nous nous savons trop rares pour parler de nos antagonismes et pour oublier tout ce qui nous unit. Nous allons rester unis, je n'en doute pas.
Nous savons aussi que l'homme n'a rien gratis, rien sans conscience active, créatrice. Dieu ne donne rien à son Enfant qui compense ses paresse et aveuglement. C'est à l'Enfant de réaliser qu'il est lui-même source de sa vie terrestre comme éternelle et qu'aussi longtemps qu'il ne se remettra pas en question il vivra comme un chien et mourra comme un chien. Nous voulons un autre monde qu'un monde de chiens et nous comprenons ce que le Père appelle changer le monde. Reste l'énorme tâche de le rappeler aux hommes, devenus sourds et aveugles, et c'est un travail extrêmement difficile auquel vous vous donnez, frère Antoine, comme s'y donnent tous nos frères et sœurs.
Réveiller la pénitence — car, oui, la pénitence dort en tout homme qui, railleur de la foi et de l'espérance, croit qu'il n'est qu'un chien pensant — voilà le but que le Père m'a assigné, voilà votre but, voilà le but que poursuit chacun et chacune d'entre nous, chacun avec sa manière de faire. Qui en doute ? Personne. Vous êtes des nôtres et parmi les nôtres vous n'êtes pas l'avorton (Rév d'Arès 23/1), oh non ! frère Antoine. Mais vous êtes Antoine B., point. Vous n'êtes pas Charles, Paul, Jean, Jacques, Rémy, Thierry, Patrick, Bernard, etc. Vous faites, et vous savez que vous faites comme vous en avez envie, seul parce que très spécifique, original, même si vous souffrez d'être mal suivi, mal compris. Croyez-vous que je ne sois pas moi-même mal suivi et mal compris par beaucoup ? Je n'en fais pas une maladie. Soyez comme moi, impavide, mais aimant ceux qui ne vous aiment pas. Et je sais que vous êtes aimant. Je connais votre stature derrière la souffrance qui par moments vous accable, c'est évident. Je connais votre stature et j'en ai une notion claire. Vous avez des défauts ? Bigre oui ! Moi aussi j'en ai. Mais faites comme moi, efforcez-vous de les corriger.

05dec17 191C39 
Je ne sais pas si ce mail est bien destiné à être publié dans votre blog mais vos réflexions résonnent en moi très fort :
Oui, la question qui se pose après le 18 novembre doit être à mon sens "corrective, bonifiante, et concerner tout le monde."
[l'expérience de mission du 18 novembre] était une bonne expérience, pas complétement nulle et je me suis toujours posé la question de pourquoi nous ne pourrions pas utiliser votre video crée pour votre mission de Nice et que vous nous aviez présentée à Bordeaux.
Si nous prenons à bras le corps la question : "Un prophète, pour quoi et pourquoi faire ?" alors nous aurons une meilleure direction pour le choix d’outils pour promouvoir le prophète et, du coup, répondre à la question "Que fallait-il montrer ? Le faucon ou le petit vieux sympa qui raconte sa petite histoire ?"
Pour ma part il faut présenter le faucon en premier. "Le petit vieux sympa qui raconte sa petite histoire" est un bon outil de suivi. Nous qui vous connaissons et vous aimons nous apprécions le "copain se racontant à d'autres copains au coin du feu", mais est-ce cela qu’ il faut monter de vous au monde ?
Dans votre video personnelle présentée à Nice, il y a deux parties et la deuxième partie ou vous présenter La Révélation d’Ares Veillée par Veillée à une autre dimension. Oui je suis tout à fait d’accord que l’ampleur qui manque à la vidéo du 18 novembre, c'est celle de la transfiguration. On doit entrer dans une autre dimension, celle que le Père vous a donnée. J’ai assisté a beaucoup de vos conférences, de vos allocutions, je peux témoigner qu il y a des moments ou vous arriver à faire sentir autre chose, cela n’apparait pas dans la video du 18 novembre, non plus dans celle de Jacques Chancel.
Oh, je ne suis pas un grand héros  — pour paraphraser la chanson de Balavoine : "Mes faux pas me collent à la  peau" —  mais je crois que celle réflexion dans l'assemblée me semble nécessaire avant de renouveler l'expérience et de publier quoi ce soit sur l'Internet.
Je suis très surpris lorsque vous dites que votre video de Nice n'a pas plu à vos frères. Elle m'a plu et je regrette maintenant de ne pas vous l'avoir dit, mais j'avais compris le contraire : que vous teniez  à ce  que les assemblées fassent leurs propres vidéos.
Alors je vous le dis , selon moi cette video est bonne sur le fond !  On peut peut-être la perfectionner de-ci de-là, car l’esprit et le souffle y sont bien plus présents (Rév d'Arès 17/1 et vi/1-6 ).
Oui, dans notre façon de présenter les choses  il nous faut monter de la solennité, de la gravité et, oui, il y a de la sévérite tout comme dans La Révélation d’Ares, nous ne devrions pas la cacher.
Et il y a de l’amour aussi, mais l'amour de La Révélation d’Arès n’est pas un amour mollasson ou "bisounours", c’est un amour qui mobilise et nous apporte parfois des épreuves. Nous devons arriver à faire sentir la dimension de l’enjeu au cœur duquel nous sommes fermement :  La Révélation d’Arès est une dynamique de construction, évolutive, pour suivre la conscience du bien retrouvé ; si les gens nous suivent c’est qu’ils vont combattre le mal en eux dans la liberté totale, entrer en pénitence sans aucune recette :  Il n’y a pas de dogme, pas de chef, mais une conscience personnelle du Bien à développer sans ambiguïté et une responsabilité totale face au devenir du monde
Nous ne devons pas avoir peur des mots pour montrer vraiment autre chose et pour montrer cette compénétration de Dieu et de l’homme.
Faire une vidéo qui ne serait que sympa pour avoir l’air raisonnable ? Non, notre apostolat ne consiste pas à séduire les blés mûrs et évaluer les moins mûrs, mais consiste principalement à annoncer la Parole de sorte que les [épis] mûrs y réagissent d’eux-mêmes !
Dans votre video de Nice j'ai ressenti la gravité, mais aussi de cet amour mobilisateur, ou oublié, ou inaccompli.
Article "Amour" ("Le Pèlerin d'Arès 1993-96) : "Le bonheur, l’homme n’a jamais tenté autant qu’aujourd’hui de l’installer par la loi et la force, et jamais avec d’aussi piètres succès. Ne viens par pour toi, mais pour les autres, en te sentant la chair de l’humanité, pour chercher la force de changer pour les autres, de faire changer les autres, par l’amour, non par un rêve de plus, non par l’enrégimentement  dans une nouvelle religion. Viens comme avant-garde d’un monde où l’on ne vivra pas inconscient du prochain, ou le nerf dans la tête (xiii/8) dira oui au bien, et non au péché, ce nerf depuis longtemps desséché,  mais qui peut guérir."

La Révélation d’Ares est la confirmation que le Père n’a pas cessé d’aimer ses Enfants et que c’est un Appel aux hommes à s’aimer fraternellement entre eux. Nous avons en commun avec notre Créateur la même faculté d’amour. Chercher à vivre cet amour universel nous rapproche de la conception initiale de l’humanité : l’Image et Ressemblance avec Le Créateur
Aimer comme Il nous y appelle, ce n'est pas seulement aimer ses enfants, ses parents, son époux, ses amis, les fidèles de son parti, de sa religion, de sa nation, ses amis Facebook… C'est aussi aimer son ennemi  embrasser  la lèvre d’où sort le pus, le ver, l’hameçon (Rév d'Arès xxii/8)
Ce n est pas rien !
C’est par cet amour-là que nous devons faire sentir que celui qui vient à La Révélation d'Arès ne sera pas jugé, même s’il se sent médiocre au fond de lui.
Vos allocutions qui ont été déterminantes pour moi, c’est que j’ai ressenti que je pouvait aller plus loin que ma petitesse actuelle. Et que tout ce que la culture ou les réflexes de protection envers le monde contruit dans mon enfance ne seront plus utiles. Je ne parle pas de petitesse intellectuelle, ou professionnelle, qui peut être fort brillante, mais de la petitesse au niveau du cœur, de l’ouverture vers les autres et le monde, vers ceux qui vous semblent si étrangers, de la capacité d’aller au delà des apparences, des oppositions, pour sentir tout ce qui pourrait nous unir aux autres.
Désespérant de ne pouvoir ouvrir cette prison mentale, ne l’avons-vous pas aménagée avec quelques idées et déductions issues d’expériences superficielles, comme un détenu qui fleurit sa cellule ?
De cela découle la perte des qualités humaines de cœur, de fraternité, de responsabilité. Beaucoup de comportements sont plus moutonniers que réfléchis, il faut suivre et "faire comme tout le monde" (coutumes, cultures, idées établies, etc..), peu d’hommes résistent à ce mal pernicieux. Et dans ce monde hyper-réglementé, le chœur des réclameurs de lois s’élargit sans cesse : "Ceci ne devrait pas être permis, il faut interdire cela, etc."
Chaque jour, les politiciens et l’administration légifèrent, décrètent, réglementent et les citoyens réclament davantage de répression. C’est une absurdité évidente, les lois n’ont jamais éradiqué le mal. C’est par le changement du cœur de l’homme que nous pourrons vaincre les effets du mal : il nous faut modifier notre façon d’exister et réactiver Dieu au fond de nous !
Je me sens bien nul pour trouver des solutions, mais je suis aussi un héros, je dois bien en convenir au sens de La Révélation d’Ares, alors que je suis coresponsable avec tous les autres heros et solidaire
Bref dans une video future il faut arriver à mettre en avant le plus possible ce fond transcendant en premier. Et se servir des autres vidéos pour les activités de suivi. Montrer le plus possible que Dieu par La Révélation d'Arès n'appelle pas au salut personnel par des chemins qui ne concernent que les rares capables de les suivre. Il appelle à la Vie spirituelle et au Salut universels : La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7). Le monde ! Avec d'autres mots Dieu reprend le Sermon sur la Montagne de Jésus (Matthieu ch. 5 à 7) qui universalise la pénitence, et dans ce mouvement même le petit reste de pénitents n'est pas un nec plus ultra promis à une eschatologie privilégiée, mais seulement un rassemblement de frères et sœurs particulièrement dévoués et actifs. L'objectif est des plus simples : L'humanité ne se sauvera jamais par la religion, la politique, la loi, mais par la bonté d'un grand nombre d'humains.
Dieu n'exige même pas qu'on croie qu'Il existe (Rév d'Arès 28/12).
Oui, dans une future video de vous, frère Michel, j’aimerais ressentir Mikal qui donne le message qu'il a reçu du Père et qui dit à chaque homme quel qu’il soit : "Mais oui, homme, qui que tu sois, tu es spirituel. Tu ne le sais pas, c'est tout. Écoute-moi ! La Voie Droite (Coran, "Al Fatiha" 1/6) n'est pas dans les livres, dans les discours, dans les prières, mais en toi-même et elle est toute simple. Viens ! Tu peux te sauver et sauver le monde et devenir un héros !"
Philippe L. de Bordeaux

Réponse :
Je reçois un certain nombre de réponses à ma question : Fallait-il montrer le faucon ou le petit vieux sympa ? Je ne les publie pas, parce qu'elles sont courtes, souvent confuses, et qu'elle dévoreraient l'espace restreint de ce modeste blog. Mais votre réponse à vous, je l'affiche parce qu'elle est d'une qualité exceptionnelle.
Merci, mon frère Philippe, pour ce très beau commentaire.
Vous soulevez avec clarté et courage des questions qui ne sont plus intelligibles dans le monde matériel qui est le nôtre aujourd'hui. Mais vous savez, comme chacun de nous sait, que notre rôle est de redéfinir pour nos frères humains qui l'ont oubliée la finitude du monde.
Notre univers n'est pas la terre avec ses forces physiques, chimiques, mécaniques, son ciel bleu, ses partis écologiques, ses humanismes, ses médecines, ses philosophies, etc., qui lui cachent l'immensité de la Réalité, de la Vérité. Nous sommes une parcelle de l'Univers et nous ne pouvons pas ne pas fonctionner avec l'infini. L'infini commence, quoiqu'on veuille, avec la mort. Il faut donc aussi, outre les côtés sympa, dire avec sévérité où le monde va, aveugle, même si ça fait rire les aveugles qui le gouvernent, car cacher le Fond des Fonds pour avoir l'air plus crédible est non seulement discutable, mais irresponsable. Vous ne le dites pas comme ça, mais votre commentaire va dans ce sens. Encore merci.
Nos frères de "Promouvoir le Prophète" ont fait un gros travail. Il fallait commencer, je les en remercie et félicite encore. Ils ont commencé et c'est bien, parce que nous voyons mieux où il faut aller.

05dec17 191C40 
Voici ce que m'inspire cette entrée sur les héros :
Ce monde aime bien les choses qui se voient. Pour lui, c'est concret. Et il est vrai que le mal est plus spectaculaire et plus visible que le bien qui est plus discret. À côté de cela je me sens un anti-héro si je puis dire. En effet je ne vois pas les fruits de ma mission, ils sont quasi invisibles, les effets de ma pénitence de même et comme la plupart d'entre nous je suis un inconnu quelque part sur cette planète.
Mais Dieu dit que c'est l'odeur discrète de Mikal qu'Il apprécie (Rév d'Arès xxxvi/18) : Le grand roi fume (comme) le kafor (ou) l'huile, (mais) Mikal reste sous la Narine.
Le héros pour Dieu n'est pas du tout le héros pour notre culture, c'est le héros de la vie spirituelle dans son quotidien, quasi inconnu mais dont les effets se feront sentir dans les générations à venir.
C'est pourquoi le Créateur insiste beaucoup sur la patience. Contrairement à ce monde éprit de vitesse, ou tout veut aller de plus en plus vite et  où on perd de vue l'essentiel ?
Car comme disait St Exupéry dans  Le Petit Prince : "Lessentiel est invisible pour les yeux."
Connaissez-vous le Père Henri Boulad. Ce catholique a trois nationalités et connaît bien le monde musulman puisqu'il est Egyptien et réside en Égypte. Il ne mâche pas ses mots. Voici le lien vidéo vers une homélie du dimanche 15 octobre 2017 qu'il a prononcée à Toulon.
https://www.dreuz.info/2017/10/21/toulon-homelie-du-19e-dimanche-apres-la-pentecote-pere-henri-boulad/
Denis K. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, mon frère Denis, pour votre commentaire.
Vous êtes frustré et nous sommes tous frustrés, parce que les effets de nos missions sont quasi invisibles, et nous avons l'impression de nous agiter dans le vide.
Oui, vous avez raison, le Père le savait, puisqu'il nous a incités à la patience. Il a dit aussi : Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2). Le Père sait mieux que personne combien dans l'espace étroit de la bulle matérialiste dans quoi s'est enfermée l'humanité il est devenu difficile de comprendre et plus encore de faire comprendre en quoi la minuscule réalité terrestre et l'infinie Réalité de l'Univers sont différentes. La toute puissance du Créateur est ignorée sous notre beau ciel bleu où volent des avions supersoniques qui, vus de loin, ne sont que des limaces rampant sur la terre. Il nous faut redonner au monde conscience des proportions entre l'immensité qui nous entoure et qui attend nos âmes après la mort et nos chairs temporaires et fragiles qui trottent sur terre comme des cancrelats. Ce n'est pas une tâche aisée.
Je vous sais courageux et obstiné. Merci encore, frère Denis.

05dec17 191C41 
L’image que l’on a habituellement du mot héros c’est l’idée de combat : Combattre le mal ou un supposé mal extérieur.  Héros, c’est aller là où personne n’ose aller.  Combattre le Mal à l’intérieur de soi ne vient pas à l’idée aujourd’hui !
C’est pourtant la direction que donne  le Créateur dans La Révélation d’Arès, et particulièrement dans Le Livre [seconde partie de La Révélation d'Arès]. Il inaugure une autre direction de vie, un nouvel espace à  explorer. Les premiers hommes sur la lune étaient considérés comme des héros. Le Céateur nous indique un autre espace à explorer par la pénitence, intérieur celui-là, un espace au-delà de l’espace/temps. Un espace hors de l’ordinaire, et en même temps dans l’ordinaire, l’espace du cœur dans la main.  C’est le propos des  hommes du temps qui vient, des pénitents.  Les héros qui s’avancent, seuls, en contrées ‘inconnues’, là où peu de personnes s’engagent aujourd’hui : Les héros se lèvent, la mort descend sous les îles (Rév d'Arès xxxv/12).
Dans le passé, on combattait à l’extérieur de soi, tels des guerriers musclés. Les femmes étaient laissées à la maison.  Aujourd’hui, le combat dont parle le Créateur se situe à l’intérieur de soi. Il est pour les hommes et  les femmes. Dans la phrase : Combats, entre le pied dans la terre ! [Rév d'Arès x/19], le Père ne dit pas : Va au combat,  attaque, forme–toi  aux armes de combats, apprends les tactiques de combats, s’il le faut, tue ton frère-ennemi !   Non, le Créateur dit simplement : Combats. Entre ton Pied en terre !
Entre ton pied en terre !?  Qu’est ce que cela veut dire ?  Et pourquoi un seul pied alors que j’en ai deux ?  Avec ‘le Livre’,  nous sortons de l’esprit étroitement rationnel et même analytique.  Le Créateur  cherche à s’infiltrer par l’Amour Un, dans nos âmes qui s’éveillent doucement. Donc, en terre comme sur l’arbre et la fleur,  humilité ! Je reste là où je suis, je prends racine dans la terre.
Là, des portes inattendues s’ouvrent à l’intérieur de moi, et voilà un nouveau chemin qui commence à émerger, à me guider dans le monde, à me pousser avec amour.
Entrant à l’intérieur de moi, dans ces zones terreuses et ténébreuses, je vais y amener la Lumière de la conscience.  Ma Main couvre le frère qui va conscit (Rév d’Arès xxii/14). (Conscit = Qui a conscience). La Conscience va alors labourer et nettoyer ma propre terre intérieure, celle encombrée de conflits oubliés, de traumatismes subis, d’arrogence, d’inconscience, d’égocentrisme, d’instinct animal, etc. Pourquoi faire cela ?  Pour plus que moi.  Pour que règne de façon durable, sur nous tous Ta Sainteté, Ta Puissance, Ta Lumière (12/4). Non pas la lumière du soleil, non pas la puissance des pouvoirs terrestres, mais celles du Père de l’Univers. Ton frère voit la Lumière, il mange dans Ma Main (Rév d’Arès xxiii/10).
La terre est le principe féminin, le combat est une dynamique masculine. Voilà qui invite à unifier les contraires en soi, tel qu'agressivité et douceur. Pour que nos vies deviennent un jardin qui ne fane pas [Rév d'Arès xvi/17], à l’image et ressemblance du Créateur.  Là est toute la différence entre les héros des hommes du temps passé (action principalement extérieure, guerrière, violente, agressive) et les héros des hommes et femmes du temps qui vient, (action essentiellement  intérieure, pacifiante, réconciliante, hors des clichés ordinaires du monde) qui est fondée sur la pénitence : Patience, Amour, Paix, Conscience, respect des différences, Intelligence du cœur etc...
Comme vous le dites si bien dans votre entrée : "Il est aussi question de héros dans La Révélation d'Arès, à la différence qu'il ne s'agit pas de gagner une guerre, qui répand la mort, mais de lutter contre le péché et de répandre la Vie, et que ce n'est pas un seul héros, mais des héros, voués à être aussi nombreux que l'amour est voué à être grand, que le Père envoie sauver l'humanité." On peut espérer qu’un jour le monde change en Bien, que la Vie du Cœur se répande partout, (on ne sait comment)  selon le projet de ‘sauvetage’ du Créateur.   Mais l’homme est créer libre. Va-t-il répondre à l’Appel ?  Là est tout l’enjeu.

Vidéo de 4 mn. http://www.dailymotion.com/video/x4rfya : La terre se réchauffe ?
Pas que la terre.  C'est tout le système solaire qui se réchauffe !  Ce qui veut dire que ce n'est pas nos émissions de CO2 qui pose le vrai problème, mais c’est le soleil lui-même qui se réchauffe. Les hommes auraient-t-il l’arrogance extrême de dire qu’ils peuvent mettre sous contrôle le soleil ?  Encore une fois, cela nous dépasse infiniment.  Le Tout Autre dit à Arès : J’ai, je suis.  Les soleils tournent dans Ma Main, or Ma Main à mille Mains (Rév d’Arès II/1). Ainsi, je choisis de mettre ma main sous Sa Main !
Je pense plus que jamais, que vraiment, grandir en conscience et en amour, ici et mainteant, est la meilleure chose que nous  ayons à faire sur cette terre !
Véronique C. un oisillon du Nord, petite unité humaine côté Belge

Réponse :
Merci, ma sœur Véronique pour ce beau commentaire, qui ré-explique — et jamais on ne l'explique assez — ce qu'est un héros selon La Révélation d'Arès comparé au héros terrestre.
Socrate était un héros selon La Révélation d'Arès. Que dit-il en effet à ceux qui viennent de le condamner à mort ? Qu'on ne sait qui, en fait, va vivre et qui, en fait, va mourir. "L'heure est venue de partir, moi pour mourir et vous pour continuer à vivre. Qui de vous ou de moi a le meilleur destin ? Personne ne le sait, si ce n'est Dieu." Dans le "Phédon" Platon fait dire à Socrate : "Si vraiment l'âme est immortelle, elle réclame des soins, non seulement pour le temps que dure ce que nous appelons vivre (sur terre) mais pour la totalité du temps."
Le héros est celui qui fait prendre conscience à l'humain de ce qu'est "la totalité du temps".

05dec17 191C42 
Bonjour frère Michel,
Pourquoi ne pas parler de l'héroïsme de l'Islam ?
Que serait devenu le monde si l'Islam n'avait pas émergé quelque 500 ans après Jésus ?
Non seulement il a créé une civilisation sur la connaissance, l'ouverture, la tolérance, la beauté, mais il a ouvert de nouvelles perspectives sur la conscience, sur les rapports sociaux et sur les rapports de l'homme à Dieu.
L'Islam, parti d'un homme simple, Mouhamad, qui recentre Dieu, Unique et Créateur, au cœur de l'existence de l'homme. Une idée inconcevable pour le peuple païen dans lequel il évoluait et un défit pour les religions existantes, pour le christianisme construit sur un Dieu à trois têtes et pour le judaïsme convaincu d'être seul détenteur de la Parole de Dieu.
Dieu qui arrive toujours au bon moment et surtout au moment où l'homme le veut le moins !
L'Islam d'aujourd'hui est devenu de ces religions appropriées par le système d'Adam, où la Vraie Parole à fait place au dogmatisme et à l'extrémisme. Mais j'admire toujours cette unicité qui habite en général le musulman, cette foi indestructible, cet amour pour son prophète et cette force contagieuse qui s'en dégage.
L'Islam a ouvert une voie dans laquelle nous nous sommes engouffrés encore de manière inconsciente mais nous Pèlerins d'Arès avons tout à apprendre de ces droits changeurs qui donnent contre fidélité bon change (Rév. d'Arès i/6), mes frères, leur courage et leur abnégation seront peut-être les notre un jour, avec eux et avec tous les hommes de bonne volonté pour devenir les héros d'un monde à changer.
Angel C.-D. de Genève (Suisse)

Réponse :
Vous avez tout à fait raison, mon frère Angel, de rappeler ici la Beauté de ce que l'islam a donné à l'humanité, avant de devenir "dogmatisme et à l'extrémisme", comme vous dites. Cela, nous le savons, mais nous connaissons les causes de l'empire qu'ont pris sur la Beauté le dogmatisme et l'extrémisme, c'est exactement ce qui est arrivé aux peuples de la Bible : Comme la Bible est faussée, le Coran est faussé par des livres d'hommes, dénoncés par La Révélation d'Arès. Il est ainsi toujours possible de donner deux interprétations ou même davantage. Voilà pourquoi, en nous repliant sur la Parole d'Arès nous nous replions sur des positions sûres : La Parole d'Arès est pure, je le confirme.

06dec17 191C43 
Dans la vidéo du 18 novembre vous parlez de votre étonnement premier au mot pénitence.
Ce mot me semble bien convenir dans la mesure où il implique une vigilance de tous les instants. Pas une action ponctuelle, mais un effort continuel de conscience pour s'harmoniser avec les Forces créatrices qui en retour viennent petit à petit vous habiter.
Dans la mission, je vois bien qu'il n'y a pas d'autre méthode que de parler avec son cœur.
Chacun à une parole qui est unique et irremplaçable parce qu'elle est le fruit de notre espoir.
C'est cette diversité de la parole, comprise par les héros, qui donne la Force à la Parole du Créateur.
Mais celui qui écoute aura toujours l'impression d'entendre la même chose, venant de la même étincelle qu'il reconnait d'autant mieux qu'il la possède aussi et qu'au bout du compte on ne lui apprend rien !
Guy B. de Belgique

Réponse :
Merci, mon frère Guy, pour ce commentaire.
Comme vous dites, dans la mission il faut "parler avec son cœur", mais il ne faut pas non plus que le langage du cœur se réduise à des propos sympathiques et à des sentiments désolés face à la dureté, à l'injustice, à la mécréance de cette vie de chien. Il faut aussi, certes avec mesure mais sans escamotage, dire au monde ce que lui dit Dieu dans La Révélation d'Arès. L'expérience montre qu'on ne séduit pas plus en tombant dans tous les poncifs avec lesquels tout le monde est, de tout cœur, d'accord qu'on ne séduit en rappelant au monde que le seul moyen de chasser le Mal et de ramener le Bonheur ou Bien est la pénitence. La résistance à notre propos est ailleurs et il faut, en effet, beaucoup de Forces à la Parole qu'on colporte pour faire comprendre que le Bien ne sort pas d'une simple intention de Bien, mais qu'il est le produit d'un effort sur soi difficile à assumer hors d'un groupe fraternel où tous et toutes se soutiennent et s'adonnent, par la mission, à chercher d'autres pénitents.
Vous dites quelque chose d'important dans votre commentaire c'est que "celui qui écoute aura toujours l'impression d'entendre la même chose, venant de la même étincelle qu'il reconnait d'autant mieux qu'il la possède aussi et qu'au bout du compte on ne lui apprend rien !" C'est tout à fait vrai. L'humain qui nous écoute sait d'instinct qu'il possède au fond de lui, en puissance, le don du Bien, de la pénitence donc. Le problème est qu'il se dit alors qu'il est l'équivalent de l'apôtre qui lui parle et qui, tout compte fait, ne lui apporte rien qu'il possède déjà. Il faudrait donc rappeler qu'il ne suffit de se savoir capable de dépassement, mais qu'il faut réaliser que le dépassement n'est plus possible dans l'humanité ramollie sans le recours de la grâce venue non de Dieu, mais de l'amour fraternel qui commence dans l'assemblée et s'active dans la moisson. Il y a là une formule à chercher et mettre au point.

06dec17 191C44 
Frère Michel, bonjour,
Appendice à mon précédent message : Vous écrivez ceci :
"L'ampleur qui manque à la vidéo du 18 novembre, c'est celle de la transfiguration. C’est que le Royaume de Dieu n’est pas la terre seule, ni seulement le petit trottin barbu, "humble, sincère, honnête", bref, sympa qu’on a montré le 18 novembre. On ne peut pas, à mon avis, éviter d'entrer dans une tout autre dimension, celle que le Père m’a donnée. Jacques Chancel n’a pas voulu y entrer, mais c’était normal de la part d’un journaliste. Quand il s’agit de nous, il me semble difficile d’oublier (mais peut-être l’ai-je trop souvent oublié moi-même ?) La Révélation d'Arès 17/1 et vi/1-6 ! Je pense que la façon dont j’avais présenté les choses dans ma vidéo de Nice faite en 2010 était quand même meilleure, elle avait plus de solennité, de gravité, même s'il y avait aussi de la sévérité, mais La Révélation d'Arès n'est-elle pas sévère ? Les spectateurs de Nice, que ça leur plut ou non, prirent la dimension de l’enjeu au cœur duquel nous sommes. Mais cette vidéo de 2010, que j'avais fabriquée avec ma fille Nina, n’a pas plu à mes frères puisque personne ne me l’a demandée, sauf frère Philippe C. qui vit maintenant en Hautes Alpes."
Jacques Chancel ses questions tournent autour des apparitions de Jésus, mais sur le Message, sa transcen­dance et le Livre, il ne vous a pas posé de questions existentielles.
Or, qui mieux que le prophète Mikal peux le faire et qui mieux que vous peux nous guider sur les sentiers vers les Hauteurs Saintes et qui mieux que vous peux proposer des projets qui nous libèrent du péché, qui nous rendent libres et nous envoyer vers le monde avant que ne survienne le péché des péchés (38/2) ?
C’est ce que vous faite depuis quarante ans et ce que vous avez fait lors de votre enseignement des années 1995/98 à l'Espace des Peupliers à Paris.
Nous cherchons à votre suite un petit reste de pénitents, des épis mûrs qui comprennent ce que Dieu dit dans La Révélation d’Arès et nous rejoignent. J'imagine que vous devez avoir dans vos tiroirs des projets Moisson que vous pourriez nous proposer sous votre entière guidance.
Concernant votre vidéo de Nice, je pensais que Paris vous l’avais demandé. Je vous demande ici, s’il vous plaît, Frère Michel, de la transmettre aux ODLM [Ouvriers de la Moisson] qui la transmettrons aux groupes, ainsi que cette vidéo que vous aviez faite en enseignant, Veillée,par Veillé, L’Évangile onné à Arès, ce sont des outils qui nous permettraient de réfléchir à ce qu’il faut faire.
Didier Br. d'Ile de France.

Réponse :
À Paris il y a plusieurs DVD de ma vidéo de Nice. J'avais laissé au local de la rue Raymond Losserand la vidéo que j'avais montrée à mes frères parisiens en 2013 ou 2014. Plus tard j'en ai laissé une autre et même je crois en avoir laissé une ou deux de plus lorsque j'ai organisé les missions des jeunes à Paris. Donc, ma vidéo de Nice est à Paris en au moins trois ou quatre exemplaires, de cela je suis sûr. La vidéo de l'interview par Jacques Chancel s'y trouve de même et probablement en autant d'exemplaires. Je crois avoir entendu quelqu'un à Paris dire que des copies de ces vidéos circulaient.
En tous cas, absolument personne de Paris ne m'a jamais reparlé de la vidéo de Nice ou de celle de Jacques Chancel pour me dire que ces DVD l'avaient intéressé, personne ne m'a jamais demandé quoi que ce fût à son sujet, pas plus vous, frère Didier, que d'autres.
Personnellement, je n'ai plus ce DVD dans mes affaires, mais nous devons bien avoir le master quelque part. Les Niçois ont quelques DVD de cette vidéo, je pense, de toute façon. Les Parisiens pouvaient la leur demander. À ma connaissance ils ne l'ont jamais fait. J'en ai toujours déduit que ma vidéo de Nice ne leur avait pas plu.
Ceci dit, non, je n'ai pas "dans mes tiroirs des projets Moisson que je pourrais nous proposer sous mon entière guidance." Je travaille déjà douze et treize heures par jour à beaucoup de choses plus ennuyeuses que créatrices ou innovantes. Je ne suis ni Johnny Hallyday ni Jean d'Ormesson qui avaient pour principal souci de se promouvoir pour être produits ou édités. Comme je l'écrivis dans "Raminagrobis" (Le Pèlerin d'Arès 1990) : "Imaginez la présidence de l'Aérospaciale [aujourd'hui Airbus] échue à un balayeur qui devrait veiller à la bonne marche et aux progrès de l'entreprise sans quitter son balai, son goret et son seau." De ce fait, je suis cloué au sol. Réduit à la solitude, je n'ai jamais eu le temps de m'occuper à décoller.

06dec17 191C45 
Très cher frère ainé,
Un petit mot pour vous dire que par rapport à la question dans le post  du 3 décembre 191C25, que vous posez concernant la dernière vidéo de présentation que j'ai vu à Bordeaux, je rejoins globalement  l'avis de Denis H. d'Angers, Maine et Loire (04dec17 191C34) et le vôtre.
Au passage, j’en profite pour dire que j’ai apprécié l’interview de Jacques Chancel mais j’ai regretté comme vous le dîtes qu’il soit passé à côté ou qu'il n’a pas voulu entrer dans le  cœur de votre message prophétique.  
Par ailleurs j'ai vu  passer sur Facebook une présentation vidéo, faites d'un mixage de plusieurs extraits de vidéo fait par des jeunes pèlerins, je crois, avec des extraits de différents vidéo existantes présentant le message d’Arès par vous. Le résultat était intéressant car il montrait différentes facettes de votre existence et prophétisme, le tout présentant dans les grandes lignes le message plus vaste sublime et transcendant que Dieu donne à Arès. Un fil conducteur qui était un peu celui de la "Voix de fer" [vidéo réalisée en 1988 ou 89], mais qui grâce à des extraits d’autres vidéo lui donnait une dimension plus large.
Dès séquence audio d’émission radio comme celle qu’avait réalisée Valérie J. et diffusée sur France culture pourraient être aussi utilisées ou celle de la radio "Ici et maintenant" [en 1988]. Un réalisateur professionnel de talent  comme Tonio.P pourrai réaliser cela il me semble.
J’en profite pour dire que je comprends le projet "Promouvoir le prophète" comme promouvoir le Message incarné et porté par le prophète (son Enseignement prophétique et La Parole qu’il a reçue en dépôt). Le prophète, de toute façon, n’est plus rien pour lui-même (Rév d’Arès 40/6) il ne s’agit pas là il me semble  de promouvoir sa personne en tant que telle mais son œuvre ?
À partir de là, il me semble que c’est le contenu du message qui est important à promouvoir et non pas celui qui le porte sans pour autant qu’il faille négliger cet aspect là. À partir de là, promouvoir le prophète est aussi promouvoir ce qu’il a écrit, l’association Adira est donc très concernée par cette question. Mais peut-être ai-je mal compris l’idée de ce projet. Tout cela relève, il me semble, d’une réflexion d’un groupe de travail spécialisé en relation directe avec vous, et ne peut se régler sans produire plusieurs maquettes à analyser par vous-même et un groupe de travail en prenant le temps du recul.  
Je vous embrasse très fraternellement
Daniel C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Daniel, pour ce commentaire. Il ne répond pas à ma question : "Un prophète pour quoi et pour quoi faire ?" ou plutôt vous y répondez par d'autres questions : "Il ne s’agit pas là, il me semble, de promouvoir sa personne en tant que telle mais son œuvre ?"
Je ne peux pas vous répondre, parce que je ne connais pas le manifeste du projet "Promouvoir le Prophète", si tant est qu'il y eût un manifeste. Je pense que tout est en fait parti d'un mouvement fraternel, un mouvement du cœur, sans objectif précis, parce que rien n'ayant été fait à l'époque où j'étais encore vaillant, tout était à penser, à organiser et, en fait, personne ne savait vraiment par où commencer, je crois. Comme je l'ai expliqué ici dans une de mes précédentes réponses l'idée a été lancée par notre frère Nasser de Paris, il y a quelque trois ans, je crois. Notre frère Jeff a rejoint Nasser dans cette tâche, mais à l'époque il m'a semblé qu'ils étaient surtout consternés de constater que j'étais toujours un inconnu en France, après quarante ans de mision prophétique, et qu'étant donné mon âge, il était plus que temps d'essayer de me faire au moins connaître du public. Très peu de frères et sœurs se sont joints à ce projet pour le moment. Personnellement, comme je l'ai rappelé, j'étais très réservé concernant le projet, notamment en raison de mon âge d'une part (j'ai eu une chirurgie à cœur ouvert en décembre 2014), et en raison de l'impossibilité d'accéder aux grands media : radio, télévision, grande presse, d'autre part. Pour moi l'accès aux grands media est la seule chose qui permettra de rendre le prophète d'Arès plus public qu'il ne l'est.

06dec17 191C46
Franchement, qui voudra venir [à la mission de Perpignan] en voyant une telle affiche ou tract fait par Dominique F. du Roussillon 04dec17 191C36 ?
Ça ne fait pas du tout sérieux. Il est moche ce barbouillage !
Les vraies questions que l'homme de la rue se posent sont sociétales : la spoliation (le travail très rentable pour les puissants mais dont les employés ne touchent aucun dividendes — Trump a dit : "Je ne pensais pas que le travail rapportait autant" —, les femmes tuées par leur mari ou conjoint, et tous les autres problèmes... À partir de là vous pouvez inviter les gens en disant : "Nous avons une solution !" — D'autres utilisent souvent la même solution mais sous diverses formes : la diversité humaine dans toute sa splendeur — et vous pouvez inviter à partir de là.
Et donc ici votre rôle serait celui de prophète pas guignolesque, car cette affiche ne fait pas sérieux !
Et les gens comprendraient qui vous êtes et pourquoi vous existez. Les gens ne veulent pas qu'on résolve les problèmes sociétaux à leur place, mais ils veulent comprendre, ne pas être pris pour des idiots et, à partir de là, ils sauront. Ensuite ils décideront de vous rejoindre ou pas et s'ils ne le font pas merci de comprendre qu'ils agiront à leur façon. Ils n'ont pas à imiter les pèlerins d'arès ni à devenir semblables à eux.
Dieu n'appelle pas à cela !
Les vrais spirituels comprennent cela aisément. Mais il vous faut être clair vous-même sur la vision que vous avez du couple et notamment des femmes. Par exemple : rejetez-vous aujourd'hui ce que vous avez écrit donc inculqué à certains que : "Heureux ceux qui, comme l'église l'a préconisé des siècles durant, ne font l'amour que pour avoir des enfants et restent chastes tout le reste du temps!" ? Ou bien : "L'amour évangélique recommandait de ne pas s'imposer à qui que ce soit, même au conjoint, sauf pour procréer." (il m'a été envoyé par un frère un pdf fait de contradictions que lui-même à reçu d'un autre frère).
Vous-même acceptez-vous aujourd'hui le nom que vous a donné Dieu : Mikal ? Avez-vous dépassé l'horreur qu'il soit féminin : "Oui, c'est vrai, j'étais très contrarié en m'entendant appeler Mikal ou Mikhal, nom de femme. C'est vrai, je suis Mikal, mais le Père utilise quand même une fois mon nom de Michel (Rév d'Arès xLii/1)."
Si vous avez des problèmes avec cela, vos propos ci-dessus se comprennent. Mais avec de telles allégations, il est compréhensible que tout en soit en l'état à l'heure actuelle et que personne ne désire venir.  Plus de religion, mais de la  vraie spiritualité.
Didier Gilles

Réponse :
Mais qui êtes-vous décidément, Didier Gilles ? Ce n'est pas la première fois que vous adressez un commentaire
à ce blog, mais vous vous gardez de vous faire connaître.
Mon frère, s'il y a quelque chose dans vos remarques qui justifie une réflexion, des corrections, permette un progrès, ce ne peut se faire que dans le dialogue. Or, le dialogue est impossible avec un fantôme. Qui êtes-vous ?
Vous déplorez le "moche barbouillage" qu'aurait fait, selon vous, notre frère Dominique F. de Perpignan, si vous le considérez comme négatif, plus propre à repousser qu'à attirer. Moi, je pense que frère Dominique a fait ce qu'il a fait selon son cœur et l'expérience qu'il a des humains de sa région. Mais il est comme moi ouvert à toutes les suggestion. Que proposez-vous vous-même ? Montrez-nous vos tracts, votre ou vos affiche(s) ! Sachez que frère Dominique, maintenant à la retraite, est un vieux missionnaire. Il n'a pas été sans chercher... chercher sans cesse... les causes de l'indifférence des milliers de gens qu'il a déjà rencontrés, auxquels il a déjà parlé, dans sa Catalogne Française.
Vous semblez savoir pourquoi notre mission est difficile et, croyez-moi, nous serons tous tout ouïe, prêts à en parler avec vous, si vous vous faites connaître et si vous nous révélez pourquoi notre apostolat est si ardu et comment vous nous recommanderiez de faire renaître "la vraie spiritualité". Notre mission n'est pas celle d'une "religion", de toute façon. Les difficultés de la mission, comme vous l'imaginez, pose quotidiennement question aux centaines de nos missionnaires qui chaque jour arpentent les rues de leurs villes et, vous pouvez m'en croire, toutes les raisons possibles de la surdité du monde ont déjà, nous semble-t-il, été envisagées. Mais il y a peut-être certaines causes que nous n'avons pas perçues.

06dec17 191C47 
Je n'ai pas les qualités requises pour être un digne successeur de vos enseignements, lesquels possèdent une aura, un charisme à l'échelle de la francophonie ou plus encore.
À quarante-sept ans je ne suis dans mon cœur qu'un grand gamin. Je lis le blog et je constate que des frères prennent avec hardiesse des initiatives qui me paraîssent grandes en comparaison de ce que je pourrais faire. Certaines de ces initiatives me déplaisent, d'autres non. Il y a à la fois un éclatement en direction du reste et un resserrement du tout petit reste autour de vous. Je tiens à remercier la qualité des écrits de certains frères et sœurs qui me font dire que l'espoir du monde est là, et à ceux-là comme pour tous finalement j'en appelle à la Paix de Dieu.
Le grand gamin a bien envie de vous dire de lâcher pour un temps votre travail, le temps de réaliser non pas un film, mais "le film", un testament en image. Faites une collecte de fond, contactez Luc Besson ou d'autres. Après tout, c'est le film "Jésus de Nazareth" qui m'a fait aimer Jésus, c'est le "Le Seigneur des Anneaux" qui m'a fait dire que les hommes réussiront ensemble à vaincre le Mal. Est-ce-que c'est pour vous une perte de temps, je ne sais pas ; sans doute que beaucoup diront que vous vous êtes égaré. Marquer l'imaginaire des hommes à renforts d'effets spéciaux sans poésie peut être une bonne chose.
Y a-t-il un homme sur cette terre autre que vous capable de porter ce projet transcendental ? Vous avez déjà écrit un scénario, votre ange peut peut-être le faire remonter de l'oubli et l'offrir au monde. Est-ce-que les frères et le Père verraient un manquement à la pénitence si vous vous mettiez à moins écrire ? J'ai conscience que ce projet demanderai une énergie que vous n'avez plus, mais il y a de bons auxiliaires autour de vous, connus ou inconnus.
La volonté de l'Assemblée semble orientée sur un film ou plutôt une vidéo intimiste, faite de façon professionnelle, d'une façon où celui qui vous regarde, qui vous écoute, verra et entendra le Ciel à travers vous, ce qui est aussi une très bonne chose.
Un héros qui fait revenir sur le Noir le Blanc. Le Noir ne peut rien créer, il ne fait que souiller et mentir. Quand le Blanc se manifesta sur terre, ce fût pour le Noir une aubaine incroyable. Le Noir pût créer un monde à son image par procuration avec le consentement et la force créatrice du Blanc. Le Bien devînt le Mal, la Vie devint la Mort, l'Éternité devint le temps inscrit dans la chair, le Bonheur devint l'Histoire des vainqueurs rouges. Sur le Blanc s'est invité le Noir envahissant. Sur le Blanc diparaîtra le Noir. Les héros sont de retour.
Tony L. de Touraine

Réponse :
Combien je vous comprends et partage votre souhait, mon frère Tony.
Luc Besson, que vous citez, mais aussi Steven Spielberg, George Lucas, Martin Scorsese, James Cameron et d'autres ont déjà été contactés au cours des années, car ces réalisateurs, s'ils étaient attirés par le sujet de La Révélation d'Arès, pourraient, eux, trouver des financiers, des producteurs. Aucun n'a jamais répondu.
Ces gens de talent sont tellement sollicités ! Il faudrait trouver l'occasion, providentielle, d'en rencontrer un, de pouvoir lui parler, mais comment faire quand on est trop loin des têtes connues et agissantes de ce milieu très particulier du cinéma ? Croyez bien, mon frère Tony, que nous avons déjà, particulièrement de 1990 à environ 2010, moi et les quelques frères et sœurs ayant quelques accès à ce milieu artistique très spécial, fait tout ce que nous pouvons dans ce domaine. Sans succès. Ce n'est peut-être pas ainsi que le Père voit la possibilité de sa Parole de réussir en ce monde, pas pour le moment en tout cas. De toute façon, quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2), et ceux qui viendront après nous pourront peut-être ce que nous ne pouvons pas pour le moment.
Un film avec une bonne distribution coûte aujourd'hui quelques dizaines de millions d'Euros. Si on y ajoute des "effets spéciaux", comme vous dites, il faut des centaines de millions d'Euros. Où trouverions-nous des sommes pareilles ?
Croyez-moi ! Il faut commencer petit. Alors, soyez un missionnaire assidu, même très modeste. C'est par là que tout commence. "C'est le film "Jésus de Nazareth" qui vous a fait aimer Jésus" ? Oui, mais il y a deux mille ans Jésus n'était qu'un petit prêcheur à peine connu et sans défense, qu'on condamna et crucifia sans que personne vînt protester ! Il y a deux mille ans c'était une toute petite mission apparemment sans lendemain... Voyez ce que le christianisme est devenu, malheureusement dans les mains des hommes d'église, mais bon! c'est à nous qu'il incombe de rendre au peuple, sans dogmes, sans diktat spirituel, le Sermon sur la Montagne.

06dec17 191C48 
Vous écrivez dans une réponse : "J'en déduis que je ne vois pas très clair concernant ce qu'il faut et ne faut pas dans la mission. Je ne fais de reproches à personne ; je me fais beaucoup de reproches à moi-même."
La Révélation d'Arès ne vaut rien pour le monde d'aujourd'hui qui ne se nourrit désormais que de science et d'idéologies humaines. Le Père a beau transcrire Son Message en langage de taupe, les valeurs qu'Il transmet ne passent pas...
Pour l'instant !
Parce que le cerveau humain n'est plus apte à recevoir des messages spirituels de cette importance.
Cette situation n'est pas sans rappeler ce qui s'est passé en informatique, dans les années 1970-80. On entendait les enseignants hurler au scandale contre le logiciel Windows et son avatar Internet. Sur le coup, ils avaient bien raison car les ordinateurs qu'ils utilisaient n'étaient pas aptes à recevoir des logiciels nouvelle génération. En introduisant des composants plus puissants le problème a été résolu et les vieux ordinateurs sont partis à la poubelle.
Faudra-t-il greffer des composants dans le cerveau humain pour lui faire admettre La Révélation d'Arès ? Quelle catastrophe ! D'autant que ces composants surpuissants, l'homme les possède déjà, mais à ce jour, on ne sait pas les mettre en activité.
Pour moi, les prophètes sont des plombiers du Ciel qui ont tenté de réparer les connexions du cerveau humain. Pour cela ils utilisent une méthode insolite et surprenante, largement détaillée dans La Révélation d'Arès.
Ce qui est surprenant c'est que les scientifiques connaissent en partie cette méthode. Je l'ai constaté lors d'une conférence d'Axel Kahn, médecin neurologue. À partir de l'exemple célèbre des jumelles birmanes, dont l'une était enfant-loup et l'autre prix Nobel, il a démontré qu'à partir de cerveaux génétiquement identiques, on obtenait des résultats considérablement différents en fonction de l'enseignement reçu.
À la fin de la conférence, j'ai voulu faire une remarque, mais il se faisait tard, je ne l'ai pas faite. Voici cette remarque : L'enseignement humain stimule le cerveau à environ dix pour cent de ses capacités neurologiques, ne pourrait-on pas trouver un enseignement qui stimule le cerveau à cent pour cent de ses capacités ?
Un héros a réussi ce prodige ; il s'appelle Jésus.
Jacques P. de Bretagne-Sud

Réponse :
Vous avez raison, frère Jacques, quand vous dites que "le monde d'aujourd'hui ne se nourrit désormais que de science et d'idéologies humaines." Mais même dans ce domaine, les actifs sont rares. Les hommes s'y intéressent... depuis leur canapé devant la télévision. En fait, les hommes laissent faire, parce qu'ils savent que ce sont des domaines où il y a beaucoup d'appelés mais très peu d'élus ; ils savent qu'ils ne peuvent que subir et accepter le travail d'une toute petite poignée d'humains. Rappelons-nous simplement que pour concevoir, fabriquer et faire exploser la bombe atomique qui a été lancée sur Hiroshima puis sur Nagasaki, il n'a fallu qu'une quinzaine de physiciens atomistes, quatre-vingt ingénieurs, ouvriers... chauffeurs et balayeurs pour réaliser matériellement la bombe, un bombardier avec un équipage de cinq hommes, et un seul décideur : le Président Truman. Le monde, lui, avec ses milliards d'humains, n'a pu qu'être spectateur. Et à qui demande-t-on l'avis, l'opinion, la particupation éventuelle à la course aux astres pour, par exemple, lancer des sondes sur Mars  ou vers Neptune et Jupiter, qui servent on ne sait pas trop à quoi et qui coûtent des fortunes tandis que sur terre des millions de gens meurent encore de faim ?
Je crois qu'en fait, si les hommes "ne se nourrissent désormais que de science et d'idéologies humaines", c'est surtout pour tuer leur ennui, parce que l'immense masse est réduite à des travaux assez rarement passionnants et créateurs. Il y a seulement cent ans même un menuisiers de village à qui l'on commandait une armoire, un coffre, une niche, un lit, créait. Il faisait un dessin, imaginait un meuble différent des autres, ne serait-ce qu'un peu. Il était un artisan au sens complet du mot venu de l'italien "artigiano", de "arte". Aujourd'hui, certes, les gens bricolent encore chez eux, mais peu créent vraiment. Alors le résultat ? Eh bien, nous le voyons partiellement dans notre mission : Les gens ne créent plus et ils ne leur vient même plus à l'idée de se créer ou se recréer eux-mêmes, car la pénitence recrée le pénitent ! De plus elle contribue à recréer le monde.
Je crois qu'il nous faut, dans la mission, redonner un sens au terme création, parce que ce que nous demande Dieu à Arès c'est de reprendre, comme co-créateurs, l'immnse tâche de la Création génésiaque.

06dec17 191C49
Bien aimé frère Michel,
J’ai lu plusieurs fois votre réponse au mail de Jeff du 3dec17 191C25.
Vous finissez  en écrivant : "...et je me trouve simplement face à un problème de conscience, qui n’est peut-être qu’une erreur."
Je suis missionnaire, et  j’ai participé à cette mission et je  pense que ce problème de conscience, que vous posez avec une grande lucidité, n’est pas une erreur.
Ce problème de conscience est également le nôtre, et en tout  cas, il est le mien en tant qu’apôtre. Ce vin, nous le buvons avec vous.
À la demande des missionnaires de Lorient, la vidéo du 18 novembre a été visionnée par ces derniers une semaine avant de commencer vraiment la mission.
Ma première surprise fut la qualité de l’image, très moyenne  notamment au niveau du cadrage, ou nous vous voyons de biais, privant le spectateur de votre regard. Il fallait donc s’accrocher pour rester attentif.
Mais au-delà de la technique, qui est  finalement secondaire, le contenu a provoqué en moi un malaise diffus, que j’ai étouffé pour ne pas perdre mon  enthousiasme.
Votre réponse à Jeff (191C25) a mis des mots sur mon malaise : Oui, cette vidéo tout en contenant une parole juste, honnête, humble  n’est pas à la hauteur ni du faucon,  ni de Celui Qui l’envoie au monde.
Oui,  je confirme, cette vidéo, ne vibre pas de transcendance.
J’affirme comme missionnaire, que les hommes et les femmes de ce pays ont soif de transcendance et  malgré les apparences, sont capables de sentir le Vent des Hauteurs.
Ce pain, que nous avons donné le 18 novembre n’a certes pas de piques [Rév d'Arès xx/11], mais il est mal  réchauffé
Cette expérience a cependant le mérite de nous faire comprendre qu’une évolution est nécessaire.
Avec toute ma fraternité
Algia C. du Morbihan

Réponse :
C'est vrai, dans la vidéo du 18 novembre on ne me voit pas de face, on me voit "de biais, privant le spectateur de mon regard." Toutefois, je ne pensais pas qu'il "fallait s’accrocher pour rester attentif."
La cause de cette mauvaise qualité cinématographique est simple. Il s'agit d'un document tourné, pour les archives, au cours de la conférence que j'ai donnée le 15 octobre 2016 au local de mission de Paris. Il ne s'agit pas d'une vidéo réalisée en vue d'une représentation publique.
Comme je l'ai expliqué ailleurs, la première idée de Jeff était d'utiliser la vidéo tournée 16 octobre 2016 par trois (peut-être même quatre) caméra en studio, mais les questions qui me furent posées ce jour-là ne portaient pas sur l'essentiel. C'étaient des questions de missionnaires et même si je me suis efforcé, dans mes réponses, d'élargir le champ spirituel des questions posées, je dis à Jeff que le document, dans mes souvenirs du moins, n'était pas approprié à un public tout venant. Je craignais que des gens venus de la rue n'y comprennent rien. Je conseillai alors à Jeff, puisqu'il tenait à diffuser une vidéo pour me promouvoir dans le public, d'utiliser la vidéo tournée la veille pour les archives par frère Éric D. parce que là j'étais face à un public venu de la rue et que j'abordais le sujet par la base : les Apparitions de 1974 et 1977.
Les "hommes et les femmes de ce pays ont-ils soif de transcendance et malgré les apparences, sont-ils capables de sentir le Vent des Hauteurs ?" Ici j'ai une hésitation. Il est sûrement vrai que quelques "hommes et femmes de ce pays" laissent là leurs filets et se font pêcheurs d'hommes (Matthieu 4/18-22) et pêcheurs de Bien à la suite du Jésus descendu à Arès. Mais je doute que ce soit vrai pour la majorité.
Je doute, c'est-à-dire que je ne suis pas sûr qu'ils ne sentent pas le Vent des Hauteurs, mais je suis sûr qu'ils ne s'engagent pas facilement sur les sentiers chevriers qui mènent aux Hauteurs. Pas pour le moment en tout cas. La plupart des gens ne peuvent plus sentir la "transcendance" dont il ont abandonné les parages depuis très très longtemps. C'est le gros problème de notre mission. Je rends hommage à tous ceux qui comme vous, ma sœur Algia, et comme votre époux Jacques se font apôtres sans perdre courage, sachant que la transcendance est proche du monde mais qu'il faut avec patience attendre que le monde la voie à nouveau et comprenne la nécessité de se la réapproprier.

06dec17 191C50 
Bonjour frère Michel,
Je vous donne mon opinion concernant la vidéo du 18 novembre.
Voici d’abord mon point de vue sur le projet décidé par quelques frères parisiens. D’abord, j’ai ressenti ce qu’a dit une de vos commentatrices dans le blog, que c’était décidé d’en haut. Ayant été syndicaliste actif dans mon jeune temps, j’ai reconnu là "l’appel du délégué syndical et du tous ensemble". Après avoir fait des remarques concernant le contenu des affiches et tracts, que j’ai transmises au coordinateur lillois, Stéphane, que lui-même a transmises aux frères parisiens, j’ai constaté qu’on n’en avait pas tenu compte pour certaines. Peut-être ne correspondaient-elles pas à l’ensemble, car tout de même, le but était une mission commune réalisée par plus d’une dizaine d’assemblées locales. J’ai donc participé à ce mouvement.
Cela dit, au vu du contexte dans lequel notre mission lilloise s’exerce, un local récent situé dans un environnement proche assez hostile, une police municipale qui risque de nous tomber dessus si jamais des tracts jonchent les trottoirs, une volonté de ne pas passer pour un propagandiste (faire de la propagande sans s’adapter aux personnes rencontrées), j’avais décidé de ne pas distribuer "à tout-va". Mes temps de mission se sont déroulées comme à l’accoutumée, rencontrer et parler de "l’événement, du kérygme, et du livre". J’ai donc comptabilisé (ce que je ne fais pas d’habitude, le nombre de personnes qui m’ont écouté) environ 140 contacts. Sur ces 140 contacts, seulement 80 ont été intéressés, je leur ai donc donné, à ceux là, l’invitation à la video conférence. Aucun n’est venu. Seul est venu quelqu’un, que j’avais déjà rencontré auparavant, à qui j’avais  proposé le visionnement de cette video.
Pour en venir au thème de cette video, le petit vieux sympa ou le prophète ?
C’est le "ou" qui me tracasse. Pourquoi choisir en prenant l’un et en excluant l’autre ? Il me semble que les deux existent dans l’unité de ce que vous êtes, l’un peut parler à  certains, l’autre à d’autres.
Mais vous allez me dire, il y va de l’avenir de notre réussite et que faire passer un prophète pour un type sympa et rien d’autre, c’est assez réducteur. De toute façon, la réponse ne peut pas venir d’une réflexion solitaire et que vous avez raison de faire appel à l’ensemble.
Je reste cependant persuadé que s’adresser à Monsieur Toutlemonde doit passer par le langage de Monsieur Toutlemonde et qu’il faut "mâcher" la Parole comme fait le rapace quand il donne sa bouillie à ses petits. Quelque chose qui n’est pas audible ne peut pas être accepté, quelque chose qui est trop banal, également. La juste mesure... pas simple ! Mais c’est par ce chemin qu’il est possible d’atteindre les cœurs, et vous allez me dire : "Cette mesure que l’on donnera ne sera jamais la même pour l’un que pour l’autre." Bien sûr, l’adaptation à l’auditoire dépend du niveau de conscience de l’auditoire. Si on dit "les évènements surnaturels d’Arès", qui va-t-on appeler, si on ajoute "un événement de taille avec un objectif de taille", et si on ajoute encore à objectif de taille : la création d’une nouvelle civilisation d’amour et de justice ou on peut le dire plus justement "passer d’une civilisation basée sur des pouvoirs à une civilisation basée sur l’amour et lajustice", on filtre déjà les curieux , mais qui sait si les curieux ne peuvent un jour devenir ce qu’ils sont appelés à être.
Vous voyez, je n’ai pas de réponse définitive, je réfléchis par écrit à votre appel.
Je vous embrasse fraternellement
Charlie F. du Nord

Réponse :
Donc, si j'ai bien compris, vous avez été seul à Lille pour distribuer des invitation à la soirée du 18 novembre. Vous avez donné environ quatre-vingt invitations à la vidéo-conférence et vous avez eu un visiteur. Bravo. C'est très supérieur aux statistiques. Les statistiques disent qu'on a un visiteurs pour mille invitation. Normalement, vous auriez dû n'en avoir aucun. Ailleurs en France les statistiques se "péjorativent", si je peux m'exprimer ainsi : À Bordeaux, par exemple, 30.000 invitations on été distribuées et 16 visiteurs sont venus, mais vraiment des gens inconnus, tous venus de la rue. Le rendement a donc été de 1 pour 2000 invitations. Mais le résultat semble prometteur. Quelques personnes sont revenues à la mission et sont maintenant suivies.
Merci pour les remarques que vous nous faites. Il en sera tenu compte, mais jusqu'à présent les avis sont tellement divers qu'il est pour l'heure difficile de dégager une idée pouvant être considérée comme majoritaire. Il y a beaucoup de confusion, notamment beaucoup de frères qui répondent à la question par d'autres questions et qui, de ce fait, ne font rien avancer.
On ne peut pas leur en valoir. Les missions n'ont nulle part formé leurs membres à réfléchir à des problèmes fondamentaux.

06dec17 191C51 
Je viens de lire votre réponse au commentaire d'Antoine B., dont j'avais lu les commentaires en août au moment de l'histoire des "droits changeurs", et je suis en admiration. Quelle aimable et obligeante réponse vous faites à ce frère qui s'adresse à vous certes avec respect mais très sèchement.
Au moment où Jean d'Ormesson nous quitte, cet agnostique qui se disait "agent secret de Dieu", une plume dont on ne peut que regretter la disparition, je me dis : Jean d'O. aurait aimé une si belle page. Si j'avais des patrons qui me répondaient avec autant de tact et de cœur quand je leur fais des observations, je serais un collaborateur plus dévoué que je ne suis.
J'ai bien compris que vous ne considérez pas Antoine comme un collaborateur, quoique vous protestiez de votre amour pour lui. Lui-même ne fait pas allusion à une contribution qu'il apporterait à votre mission. Comment, dans ce cas, pouvez-vous avoir songé à lui "pour prendre le relais éventuellement" au cas où vous vous trouviez indisponible, voire en pire état ? Vous avez évidemment vos raisons, que je ne connais pas. Pardonnez-moi si je me pose ce genre de question, mais comme vous êtes un homme âgé, qui aura 90 ans dans dix-neuf mois, il est difficile de ne pas songer à la suite... Jean d'Ormesson, que j'ai un peu connu (je suis dans l'édition) se portait comme un charme quand la crise cardiaque qui l'a emporté voilà deux jours, est survenue.
J'ai entendu parler de votre vie par un ami qui a été Pèlerin d'Arès et qui, d'ailleurs, l'est peut-être toujours, quoique plus discret. Je flaire ce qu'ont été les rapports entre vous et Antoine, que vous avez hébergé, je crois, plusieurs mois entre 1986 et 1989. Il y a comme ça des mois passés avec d'autres qu'on considère comme les plus heureux de sa vie, des mois pleins de découvertes, de discussions sans fin, de projets, de monde qu'on refait. Et puis la vie vous renvoie au boulot et à l'ennui. On peut revendiquer l'amour fraternel, l'amitié, comme capables de saper les fondations du vieux monde, ce qui est le but premier de La Révélation d'Arès. Même si l'amour fraternel et l'amitié sont des liens fragiles, surtout de nos jours, parce que les humains vont, viennent, circulent et déménagent beaucoup, se séparent et ne se retrouvent jamais comme ils étaient au temps où ils se découvraient. Mais Antoine et vous Michel, vous êtes en réalité faits pour vous entendre.
C'est d'ailleurs, n'en doutez pas, ce qui fait que vous êtes sous surveillance. On n'a sûrement rien à vous reprocher ; l'honnêteté de votre organisation est patente. Mais on a compris que vous allez tôt ou tard déboucher sur un mouvement de société qui, dès qu'il aura pris de la force, tentera de défaire le collier par lequel les tabous et les raideurs de la société des pouvoirs et de l'argent vous tiennent en laisse. Vous prenez actuellement, doucement, sans faire de bruit, position devant cette forteresse politico-bancaire et tous ses temples et autres mythologies adulées. Dans l'état actuel des choses vous pouvez vous permettre quelque discorde.  Les murs de la forteresse sont solides, mais vous avez vos sapeurs... vous passerez par-dessous. On ne s'y trompe pas. Il y a un peu d'eau dans le gaz des tuyaux entre vous et Antoine, par exemple, mais vous deux êtes des libertaires évidents, des indépendants intenses. Vous vous retrouverez toujours pour remplacer le règne des lois et de l'argent par celui du cœur et de l'âme.
Je peux vous dire que ceux qui étudient votre blog ont, en général, compris que, par cet échange entre vous et vos frères et sœurs (j'allais dire vos adeptes) vous musclez, vous faites des gros biceps à ces forces qui un jour ou l'autre vont s'attaquer aux petitesses, mesquinerie, conventions, mensonges et surtout à la connerie, que vous avez bien perçue, du système. C'est ça [la connerie ?] qui met des lunettes noires à ceux qui vous méprisent — tous les dictateurs portent des lunettes noires, n'avez-vous pas remarqué ? —, ils ne verront pas, trop occupés à fixer leur soleil, les galeries que vous creusez par-dessous. Le jour où j'ai lu La Révélation d'Arès, j'ai dit : Si c'est vraiment Dieu Qui a dicté cette philippique, il a compris le point faible du monde qui lui tient la dragée haute : la connerie. Quand on a l'argent le pouvoir, l'armée, la police, les tribunaux, on peut se permettre d'être con, mais il y a toujours une fin à ça. C'est par là que Dieu va s'attaquer aux chefs !
T. P.

Réponse :
Qui pouvez-vous bien être T. P. ? Ces initiales ne me disent rien.
Je n'affiche pas votre commentaire pour les compliments qu'il me fait au début, mais pour ce qu'il dit dans ses deux derniers paragraphes. C'est la première fois qu'on me présente la situation comme ça.

07dec17 191C52 
Bonsoir frère Michel,
Je viens de découvrir sur le blog la réponse que vous accordez au mail que je vous ai adressé [191C50].
Vous m’avez mal compris. J’ai parlé de mon expérience, de ma mission, pas de celle des autres.
Je me suis encore mal exprimé. Je crois que Stéphane a fait de la distribution à tout-va, Joseph aussi, quant à Jean-Luc et Jean-Jacques, ils ont procédé de la même manière que moi. Soria n’a pas participé et Laurent très peu. Danièle restant toujours discrète sur sa façon de faire, je n’en sais rien. Stéphane m’a dit que 850 invitations avaient été données en tout, je ne sais pas trop comment il a fait le décompte.
Fraternellement,
Charlie F. du Nord

Réponse :
Merci, frère Charlie, pour ces précisions.

07dec17 191C53 
Bien aimé frère Michel, prophète du Très-Haut,
En réfléchissant à cette nouvelle entrée : Héros, je disais à mon époux : "Oui, nous sommes des héros avec nos frères et sœurs qui moissonnons depuis plus de 25 ou 30 ans, sans nous décourager,  qui battons le pavé  par vents et marrées, pluie et froid. Notre foi accrochée au corps et au cœur ayant  librement choisi de nous engager à votre suite.  Nous vivons quelque chose d’unique, compagnons d’un prophète envoyé par le Créateur, fait  rare dans l’histoire de l’humanité. D'autant que Jésus lui recommande : Tu ne seras le chef de personne (Rév d’Arès 16/1)." C’est  un nouveau monde à construire libre du harnais (Rév d’Arès 10/10) ! Quel lent apprentissage ! Quel dépassement cela exige de nous  pour nous extirper de nos faiblesses et fragilités, de notre atavisme !
Nous n’avons pas su vous être un rempart (Rév d’Arès 29/2 ) !
À  bientôt  89 ans, vous êtes toujours le maître des héros (Rév d’Arès xxxv/4), qui appelez vos frères et sœurs missionnaires : Ton bras (se) lève (à) gauche (pour rappeler que J’existe). Les héros se lèvent, la mort descend sous les Îles. (xxxv/11-13).
En réponse à notre frère Jeff en 191C25 sur l’expérience de mission  du 18 novembre qui a été suivie avec un certain élan dans plusieurs villes de France ou de pays francophones, vous nous dites que vous ne pouvez pas décider seul, sur les questions que cela pose, qu’il vous faut d’autres avis que le vôtre, que vous n’avez plus les forces que vous aviez auparavant. Et pour cause ! Après tout ce que vous avez porté depuis plus de 40 ans ! Vous nous remettez aussi  face à cette question : "Un prophète pourquoi et pourquoi faire ?"
Comme mon frère Didier (191C37)  je me suis dit de prime abord : "Guidez- nous !" Mais je comprends que vos forces maintenant  devraient être celles de  vos frères et sœurs !
Je ne me souviens pas bien  de la vidéo de Nice ; j’ai dû la visionner une fois  lors de votre venue à Paris sans doute en 2013 ou 2014 comme vous le rappelez.
J’ai participé à la moisson du 18 novembre avec enthousiasme et j’ai  visionné le 14 novembre la vidéo prévue,  à la "veillée d’armes" proposée par les frères et sœurs organisateurs en me disant que sur plus de trois heures d’enregistrement, le montage  était assez cohérent. Et puis, vous nous dites votre honte, de ne pas y percevoir la Grandeur du Père et de Jésus, leur noblesse et leur Puissance, l’exaltation de la Transcendance, la dimension du Sublime ! Alors j’ai honte moi-même, je n’avais pas perçu ces manques. Je n’ai rien fait moi-même pour vous promouvoir, certains frères et sœurs l’ont entrepris et c’est déjà une belle démarche. Vous nous suggérez une évolution, de considérer cette question : Faut-il plaire ou séduire, ou faut-il donner à ce type- là la dimension prophétique que le Père lui a donnée ? Le côté sympa du vieux bonhomme suffit-il quand il y a derrière lui "l’énormité d’une Vérité d’un évènement Surnaturel et d’un Message difficiles à accepter, mais impossible à escamoter puisqu’ils sont fondamentaux ? Pourquoi ne referions-nous pas plusieurs grandes moissons avec la vidéo de Nice, ou en retravaillant des enregistrements que vous avez faits en gardant à l’esprit ce que vous nous dites-là ?
Vous êtes venu l’année dernière à Paris parler le 15 octobre 2016 en "live"  à plus d’une trentaine de personnes, invitées de la rue, mais nous n’avons pas su nous préparer et anticiper pour suivre et accompagner ceux et celles venus vous écouter. Suite au 18 novembre, il y a trois ou quatre  personnes à ma connaissance qui sont revenues plusieurs fois après la présentation, réinvitées par des sœurs et frères qui suivent vos conseils. C’est encourageant.
Nous avons beaucoup à faire pour forger notre apostolat et le suivi de ceux qui viennent nous rencontrer en étant à la hauteur de ce sublime message.
Frère Michel, vous avez une armée devant vous ;  Je ne peux m’empêcher de citer ces deux  passages de la Parole : L’air, ta voix (en) est le maître ; l’air porte ta voix au(x) frère(s). Le(s) frère(s) prennent ta voix. (…) D’oreilles pour M’entendre et de mains pour Me servir tu as une armée devant toi assise sur le fer. (Que) les mains (retournent le monde comme) les houes ! (Que) les lèvres (proclament) Ma Parole ! (Rév d’Arès xxxvii/8-12)... La gent(e )parle( du haut du Mont) : "La Taure entre dans la cuisse" ; (La) pieuse gent(e) choit , le sein devant, le sein dur (comme) Mon Poing (qui) bat la terre.  Le faucon, (don)t les ois(ill)ons ont les serres (par) mille (et) mille ils battent la terre (comme) les haches (ils s’a)battent. (De) haut elle choit, blanc(he comme) l’Eau. Elle bout (quand) elle choit, (elle) frappe  comme le  fouet, (de) haut la pieuse gent(e) choit (elle éclate comme) l’orage ; les oreilles crèvent. Elle crie (comme) les scies. Brume les perles (d’Eau du Ciel) ; (…) Mes pieux (é)lèvent ton signe, le faucon sans peur .» (xLv/12-20)
Faisons évoluer cette expérience  du 18 novembre, unis à vous, avec nos cent, nos (mille) voix de fer (Rév d’Arès xvii/6)  !
Vous êtes encore au milieu de nous. Ne tardons plus !
Je pense que des moissons collectives, où nous unissons nos forces, pour répercuter la Parole du Père de l’Univers, ont un impact non négligeable. Elles sont complémentaires de nos moissons individuelles, et je crois  que nous devrions entreprendre de poursuivre cette expérience en suivant vos conseils. C’est ainsi que je vous donne mon humble avis mais peut-être que le meilleur endroit pour vous le donner n’est pas sous forme de commentaire sur votre blog ?
Je vous embrasse et prie avec vous.
Françoise de L. d'Île de France

Réponse :
Ma bien aimée sœur Françoise, je vous remercie pour ce commentaire. Il ne répond pas, ce commentaire, à ma question : "Un prophète pour quoi et pourquoi faire ?" Enfin, il n'y répond pas directement. Mais indirectement il dit, en proposant des projets avec des points d'interrogations, le fond de votre pensée et je vous en sais gré.
Dans les réponses que j'ai déjà reçues, une tendance, qui rejoint la vôtre, bon nombre disent en substance ceci : "Nous avons l'habitude de vous voir nous parler et nous avons évidemment trouvé charmant 'ce petit vieux sympa' nous racontant l'Événement d'Arès comme à des copains au coin du feu. Notre bonheur a été égoïste, nous nous sommes cru encore seuls avec vous. Vous nous réveillez. Comment ce propos convivial et intime, et même rigolo par moments, pourrait-il inciter des auditeurs nouveaux à lire La Révélation d'Arès qui ne s'attarde pas au côté sympathique du bonhomme ? Elle doit être notre souci n°1. Nous ne fondons pas la religion de Michel Potay, mais nous libérons les hommes en leur redonnant la vie spirituelle. Nous réalisons que ce n'est pas le prophète qui doit plaire mais La Révélation d'Arès."
Comment puis-je moi-même redire cela d'une façon qui soit bien comprise ? Je crois que vous avez bien compris cela, ma sœur Françoise, mais je vais essayer pour ceux qui n'ont pas encore compris d'employer d'autres arguments que ceux que j'utlise d'habitude. Je dis par exemple : Créer un côté sympa, détendu, chaleureux, comme celui que montre la vidéo du 18 novembre, c'est toujours tomber plus ou moins dans les idées ou les habitudes générales. C'est le petit truc des comiques qui racontent des histoires drôles. Dans la vidéo du 18 novembre je ne raconte pas que j'ai rencontré un chat vert avec des oreilles de rhicéros, extraordinaire, me parlant le langage des girafes, parce que ça ferait fuir les auditeurs pouffant et disant: Ce type nous raconte une histoire invraisemblable et pas drôle. Je raconte que j'ai rencontré une bon chat de gouttière tigré descendu des toits avec de bons yeux d'âne gentil qui m'a dit "Miaou !" Et l'auditeur trouve ça un peu bêbête mais mignonnet ; il sourit. Mais ça va rarement plus loin. La Révélation d'Arès, elle, n'arrive pas chargée d'idées et d'habitudes générales et des propos mignonnets ; elle arrive chargée de vérités que les hommes n'entendent pas, et même qu'il n'aiment pas, parce qu'ils en ont depuis longtemps perdu l'habitude et le concept.
Dans La Révélation d'Arès l'homme n'est pas le sujet souverain qui trône au centre des nouvelles du 13 Heures ou du 20 Heures, ou à la une des journaux de papier. De ce fait, La Révélation d'Arès ne fait pas l'effet bœuf que fait ces jours-ci le décès de Johnny Halliday, l'homme. l'Homme... par excellence pour mon concierge, brave type au bord de la retraite, rencontré hier matin tandis qu'il lavait le hall de l'immeuble et qui, la larme à l'œil, la voix tremblante, nous a dit à sœur Christiane et moi: "Je suis en deuil." Nous, aussi compatissants que bêtes : "Vous avez perdu quelqu'un de votre famille?" Lui: "Non. J'ai perdu Johnny Hallyday..." il a ajouté, des sanglots d'émotion dans la voix : "Je me souviens quand j'ai commencé de naviguer (c'est un ancien marin de commerce) je l'ai vu à Lille..." et ses yeux brillèrent comme l'homme qui vit Zeus ou Apollon descendre de l'Olympe pour lui embrasser le front. Non, l'homme n'est pas au centre de La Révélation d'Arès, c'est autre chose qui y est et qui concerne tant les hommes, que les anges, que Dieu Lui-même : la Vie. Ça, je le reconnais, ce n'est pas facile à dire, mais c'est l'architecture même, l'échafaudage complet de la Réalité.
Ce n'est pas, je le sais, quelque chose d'aisé à dire, mais on ne peut éviter de le dire. Du reste, le petit vieux sympa attire-t-il les gens plus facilement que les anges et que la Vérité ? Ce n'est pas démontré.

07dec17 191C54 
Bien aimé frère Michel,
“Si je n'ai rien, je ne peux qu'espérer avoir.
Le héros m'aide à avoir la Vie, l'essentiel ; il ou elle comble mon espoir.”
À mes enfants, à mes parents, à mes sœurs et frères : Quand je dis : "Soyez heureux du vrai bonheur, vous rayonnez ce bonheur et j’en suis heureux. Par contre, attachez-vous seulement à un bonheur relatif, superficiel, passager, à l’inessentiel. Ne soyez pas attentifs à fortifier votre vrai bonheur en le laissant aller au malheur (jugement, rancœur, division) et j’en suis malheureux. Dans le cas de votre travail au vrai bonheur, votre travail et votre bonheur me comble. Dans le cas de votre abandon à la division, de votre suffisance en relation avec les seules matière et intellect, votre absence de construction de l’âme me creuse, me fait souffrir. Dans le premier cas vous êtes des héros qui m’aident à avoir la Vie, qui comblent mon espoir. Dans le deuxième, vous me retenez avec vous dans la cohorte innombrable des pécheurs."
De ma vie, je veux autre chose. Je veux être ce héros qui fait se lever des héros de l’amour au plus haut niveau du sens d’aimer : la Vie, le monde en mouvement, la création, les autres et leur vie, le Tout Autre qui nous emplit tous, que nous le sachions ou non.
Je vous aime, mais je ne vous connais pas, je ne sais pas qui vous êtes autrement que d’être comme moi des enfants de la Création, des sœurs et frères en devenir d’aimer la Vie au point de La retrouver un Jour et de redevenir le nuage d’or où les nations s’embrassent (Rév d'Arès xix/22).
Mon amour de héros embrasse l’utopie du Créateur venu à Arès embraser notre frère aîné pour qu’il nous embrase à son tour de l’Amour du Père pour toute sa Création.
Je vous embrasse mes frères, ce n’est pas un poème, c’est mon cri de héros aujourd’hui et comme Jean d’Ormesson disait : "Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu", je dis avec Mikal : "C’est ça, le héros, l’inattendu ». Soyons autre chose que ce que le monde attend, soyons l’inattendu, soyons des héros de la pénitence, de la recréation à l’image et ressemblance de Celui Qui est venu dans le Buisson que Moïse n’attendait pas, dans la Maison aux quarante pas où Mikal ne L’attendait pas, soyons Un avec Sa Parole !
Oui, “c'est par l'ordinaire — tout juste fait de pénitence et de bien ordinaires, mais total — que moi et mes compagnons, improbables héros, nous vaincrons le Mal.”
La mission c'est l'inattendu qui se répète à l'infini.
Bernard L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, mon frère Bernard, pour cette belle envolée sur le thème des héros.
Les gens du monde, qui veulent être comme tout le monde dans le monde, sont tous enfermés comme des foetus dans des bocaux. Les fausses généralités et les propos de tous les jours varient selon les modes, mais à chaque fois qu'ils sont à la mode, même pâles et ratatinés comme foetus dans le formol, ils passent pour vrais. Vos propos ici ne passeront pas pour vrais tant que nous n'aurons pas réussi à mettre à la mode non pas forcément le fait qu'on les reconnaissent pour vrais, mais le fait qu'on accepte de les écouter en disant : "C'est à voir... C'est peut-être vrai." Là nous entrerons dans l'antichambre d'un grand changement.
Aujourd'hui, la vérité se réduit à dire ce qu'il est convenu de reconnaître comme vrai sur l'instant. Elle n'en est pas à transcender l'être qui s'en pénètre, à le recréer. Nous, nous avons à travailler sur la Vérité absolue, tout comme nous travaillons à rendre l'homme absolument libre.
La vérité sous Aristote n'était pas la vérité sous Auguste, sous Dagobert ou sous Louis XIV, laquelle n'était pas la vérité sous la Convention ou Napoléon, ou Hitler, ou Staline, pu Macron, etc. L'Histoire n'est qu'une immense catacombe de squelettes de vérités. C'est sans doute une des raisons pour lesquelles le Père ne nous adresse pas la Vérité sous forme de formule, mais nous l'adresse sous forme d'action créatrice : La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7). Chaque philosophie, chaque idéologie, chaque religion, chaque parti politique pense qu'il achève à jamais les millénaires d'errements, qu'il est le bout du tunnel. Or, le bout du tunnel est simple : C'est un monde en pénitence. Quand ? Nous l'ignorons et nous savons que nous pouvons échouer, mais nous savons tout autant que nous devons commencer et c'est ce que nous faisons.

07dec17 191C55 
Bien cher prophète, serviteur du très Haut,
Ce soir je suis inquiète, car Donald Trump a déclaré reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël : On ne pouvait pas faire mieux pour mettre le feu aux poudres dans cette région déjà sous vive tension.
Jérusalem est la ville de tous les croyants: juifs, chrétiens et musulmans. Bien sûr, toutes les nations ont poussé des cris de désapprobation, mais nos frères musulmans sont bel et bien martyrisés un peu partout dans le monde, et que faisons-nous pour leur venir en aide? Rien, car nous sommes sans cesse le jouet de manipulations et de mensonges qui nous font prendre les victimes pour des bourreaux et inversement.
Le but des "pouvoirs", sous des dehors policés, est de garder le monde tel qu'il est: sauvage et incertain, toujours sous une menace quelconque. C'est ce qui leur assure leur trône. Nous avons arrêté d'écouter ces "fous" qui gouvernent les peuples,
Nous savons que nous ne pouvons qu'intensifier notre pénitence et nos efforts à la moisson et promouvoir le prophète qui est contemporain de tous ces événements, mais comment faire pour vous donner votre véritable place dans ce monde ? Je n'ai pas la réponse.
Je suis assez désemparée ce soir je l'avoue. Je pleure d'impuissance. Les héros aussi pleurent parfois, n'est-ce pas ?
Demain sera un autre jour. Prières et réflexions me donneront sans doute des idées plus claires pour répondre à la question : "Un prophète pourquoi et pour quoi faire ?" Nous aurions dû faire et nous n'avons pas fait ce qu'il fallait. J'espère qu'il n'est pas trop tard et qu'avec tous nos frères et sœurs, nous trouverons bientôt la réponse à cette question cruciale.
Françoise L. de Bretagne-Sud

Additif survenu ce matin :
S'il vous plait, ne publiez pas mon commentaire d'hier. J'étais fatiguée. Il y manque quand même beaucoup d'éléments que des relectures de vos dernières entrées et les éclairages apportés par vos réponses aux derniers commentaires auraient dû m'inspirer.
Cela manque de hauteur, vraiment. Excusez-moi pour le temps que je vous ai pris. Avec vous dans la prière et l'accomplissement.
Françoise L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Oui, en effet, Donald Trump ne va-t-il pas rallumer le conflit qui, de toute façon, couve entre Israël et les Arabes des alentours qui ont autant de droits sur cette terre que n'en ont les Israëliens ? Sans doute que oui, mais les combattants du conflit, d'un bord comme de l'autre, n'attendent que des occasions de lutter à nouveau. Je ne suis pas sûr que Donald Trump rallume le brasier ; ce brasier couve sous les cendres de toute façon ; Trump ne fait que lui donner un grand coup de soufflet. Peut-être Donal Trump ne fait-il, du reste, qu'anticiper quelque chose qui se fera tôt ou tard, et qui est déjà un fait : Israël considère depuis longtemps Jérusalem comme son centre, depuis la Bible, depuis Abraham...
Jérusalem comme capitale d'Israël ; rien de nouveau de ce côté. Jérusalem n'est pas gérée par un consortium international à ce que je sache. Les Arabes, quand ils géraient Jérusalem, en faisaient une ville musulmane y tolérant tous les acteurs religieux. Je ne crois pas qu'Israël fasse autrement : Ce sera une ville israëlienne y tolérant tous les acteurs religieux. Jérusalem est déjà gérée par Israël, patrouillée par la police israëlienne, placée sous la loi israëlienne. Ça ne va pas changer grand chose, sauf, bien sûr, en tant que symbole politique.
Nous, nous sommes indifférents à ces revendications politico-religieuses, parce que la capitale de l'humain conscit n'est pas une ville, mais son âme, ce qui le relie à la Sainteté, à la Lumière et à la Puissance. Nous pourrions, avec de bonnes raisons pour ça, déclarer qu'Arès est la capitale du monde, puisque le Créateur du monde y est venu parler au monde. Mais à quoi cela servirait-il, puisqu'en fait Dieu n'est nulle part et il est partout : Il est surtout en chaque homme qui est, en général sans en avoir conscience, son image et ressemblance (Genèse 1/26-27).
Voilà, ma sœur Françoise, notre véritable position. Nous sommes déjà loin en avant de toutes ces chinoiseries. Voilà aussi, nous en sommes conscients, ce qui est si difficile à expliquer aux hommes.

Concernant votre additif, pas de problème ! Nous sommes tous en pénitence, donc emportés sur la toupie de la transformation, et nous changeons du soir au matin. C'est bon, je crois de penser tout haut ; je ne m'en prive pas, croyez-le. J'ai aimé votre commentaire d'hier soir et j'aime votre correctif de ce matin. Je n'y vois rien de contradictoire ; je n'y vois que de l'évolutif.
Nous sommes des êtres de chair et d'esprit et, de ce fait, nous partons toujours de l'Histoire pour arriver au Ciel en réalisant un court instant que nous avons aussi une âme, puis nous redégringolons jusqu'à l'Histoire avant de repartir pour un petit tour au Ciel. Nous ne serons définitivement au Ciel qu'après le Jour.
Dans les années 60 on parlait de "linguistic turn" qui signifiait que "le sens de tout change avec le temps et l'interprète", mais ce "linguistic turn", c'est la toupie dont je parle plus haut. Tant que nous vivons dans l'Histoire nous ne pouvons rien faire d'autre que tout relativiser, tout ré-interpréter sans cesse. Vous ré-interpréter ce matin ce que vous pensiez hier soir. Cela prouve que votre esprit est très actif.
Le rôle du prophète, en somme, c'est d'essayer, autant qu'il est possible à l'humain, d'arrêter la toupie de l'Histoire et de faire voir des constantes qui nous mèneront au Bien, au Bonheur, sachant que le Mal est totalement fait d'inconstances. C'est très simple, mais aussi très difficile.

07dec17 191C56 
Pardon pour cet impromptu, Frère Michel !
Pardon aussi pour les "nombreuses fautes" de mon texte précédent (191C19) J'ai modifié mon texte, en brouillon mis en place depuis la réception de votre entrée... je l'ai corrigé et recorrigé, et je l'ai re-modifié le jour même de son expédition, lu et relu, mais j'ai omis une relecture sur mon traitement de texte.
Je vous remercie de les avoir corrigées.
Je ne sais pas grand chose mais il y a des faits — des moments de bonheur, de partage, que  l'on ne peut oublier.
Je reviens du Champ. Il est plus de 20 heures. J'étais seule encore. Ce n'est pas un reproche, mais un simple constat. Heureuse comme chaque jour après avoir chauffé un peu deux pièces dans la maison, je me relie par votre blog à nos sœurs et frères, à vous, et là je suis surprise parce que je ne comprends pas du tout !
Je ne comprends pas l'état des lieux que fait notre frère Charlie lors de son commentaire sur la Moisson du 18 Novembre.
Ce n'est pas très grave, car nous n'avons pas à nous vanter, mais je croyais que le coordinateur [qui ?] qui a fait un travail très patient de coordination, de temps passé autour de cette Moisson se serait manifesté, mais c'est une personne très discrète. Cette Moisson et sa préparation, et ce frère, qui a dû s'y reprendre à quatre reprises pour présenter la mission, aura eu au moins un point fort, celui de rapprocher chaque frère et chaque sœur et de faire quatre présentations selon les dispositions des un(e) et des autres, ce qui fait que j'ai pu me retrouver en réunion dans la joie au tout départ de son lancement avec le groupe et aussi la joie de retrouver trois des anciens frères regroupés en mission comme autrefois. L'ambiance était joyeuse et fair play. Il y a eu une interruption un peu brutale [?], mais le meilleur est à retenir.
Pour le compte de tracts :Je sais que notre frère Stephane a distribué 250 tracts. Pour ma part, je n'ai pas pu dépasser la centaine ayant l'habitude de mener une Moisson qualitative et moissonnant le jour, (je préfère éviter la nuit). Donc, le compte à approximatif est plutôt 500 tracts, mais là aussi ce n'est pas important ce qui est important, c'est le nombre de visiteurs pour si peu de moissonneurs par jour pour une équipe de cinq (en tout sur la semaine).
Ceci dit, un jeune homme que notre frère Charlie avait invité est venu et  la petite réunion, le jour du film — tel qu'il était — était de toute fraicheur, touchante. Il y eut encore deux personnes ensuite ; l'une le soir même, un passant, un habitué des Pélerins d'Arès de Lille: un homme touché par notre groupe (homme d'un certain âge, un connaisseur du domaine religieux, très courtois) et aussi un autre visiteur venu lors des permanences de suivi le jeudi, reçu par notre frère Stéphane. Je trouve que trois visiteurs pour une équipe plus réduite les trois dernier jours (Charlie, Stephane et moi- même), ce n'est pas trop mal ! Belle promesse qui dit : la présence au champ mérite d'être fortifiée.
Je suis reconnaissante du travail qu'ont fait nos frères et sœurs de Paris.
Dès le départ, j'ai ressenti qu'il fallait emboiter le pas, même si cette Moisson manquait de préparation en amont et s'il manquait de l'avoir pleinement spiritualisée par son approche de départ.
Le film ne me paraissait pas de bonne qualité, un mauvais contraste lié à des couleurs plutôt fades, vous présentant souvent de biais, et ne montrant pas le "prophète"en tant que prophète mais un homme (ce par défaut, parce qu'il fallait réduire le film). En fait ce n'était pas ce film qu'il aurait peut être fallu utiliser ; c'est que vous nous avez expliqué déjà plusieurs fois.
Par ailleurs, je ne comprends pas bien cette entreprise de consultation par le blog alors que vous êtes submergé de travail, travail que la période des fêtes accentue.
Pour reprendre vos termes — en 1999 ou après — la question du prophète, il me semble demandait une réflexion "suffisamment longue et sérieuse". Vous êtes âgé et il y a un moment (2011) dans un commentaire abordant "étrange solitude et afférence de notre foi" en 2011; commentaire 30), la question du prophète était abordée par un nommé HR.
La question du prophète est une question qui "demande un consensus", écrivez vous dans votre article "conscience collective et prophète." Il y a un Tout à envisager : le prophète — qui est le petit reste revient et l'assemblée en tant que petit reste de pénitents et moissonneurs engagés dans et vers une direction de certitude: un  changement à opérer en soi d'abord afin qu'autour de nous il y ait du bonheur, de la joie, et du respect de la liberté spirituelle de l'autre .
Nous  étions quelques un(e)s dans l'Assemblée à avoir travaillé sur cet article "Conscience collective et prophète" ; vous avez dit : "Il manque encore un lien entre l'Assemblée et le prophète, un lien différent d'une association. Sentir l'Assemblée, c'est sentir toute l'humanité. L'Assemblée est une évasion fantastique vers une humanité idéale... mais on ne pourra jamais écrire un livre : Voilà l'Assemblée parce que nous défendons la Vie... Tavailler sur cette évolutivité sort de l'individualisme... mais pour le moment il est difficile de ne pas passer par l'intellect, sinon nous prenons le risque de nous isoler. Les frères trottent sur l'os, dit le Père" (Vos propos tenus lors de l'atelier Assemblée en 2001).
Nous pouvons aller dans cette direction , un mouvement, tellement différent d'une organisation qu'il pourrait être un "véritable mouvement de l'âme"  un lien qui vous permette justement de montrer au monde, par notre amour-  qui est l'Envoyé du Père et doncQui est le Père
Avec vous j'avance frère Michel Envoyé du Créateur.En effort ,en paix pour le monde
Danièle G. du Nord

Réponse :
Il y a beaucoup de profondeur en vous, j'aime cela, et vous savez l'estime que je vous porte. Profondeur n'est qu'une métonymie ; il y a en fait un Feu de foi, d'espérance ! Mais aussi quelque chose, un ineffable grincement, en vous, ma sœur Danièle. C'est probablement ce qui a causé ce trou entre vous et les frères du Nord.
Comme votre caractère n'a pas toujours été des plus abordables, un fossé d'incrompréhension s'est creusé, vous y avez mal réagi, les frères n'ont pas eu l'amour patient et la galante impassibilité qui auraient permis à l'orage de passer sans dommages... Alors, le trou reste. Vous êtes seule. Ils sont entre eux. Cette situation est très dommageable. Je crois qu'il faut que cesse cette situation, parce que la mission du Nord a besoin de tout le monde.
Aimez vos frères, prenez-les du bon côté, avec philosophie, riante si possible, et qu'ils en fassent de même de leur côté. Quel espérance avez-vous de retenir quelqu'un de nouveau dans votre mission, un frère, une sœur, bref, des nouveaux, dans de sembables conditions. Qu'est-ce qui compte ? Vos personnes ou la sublime Cause du Père ? Si nous sommes des pénitents, nous aimons, nous pardonnons, nous faisons la paix, nous voyons les choses avec l'intelligence du cœur, le respect de la liberté de l'autre.
Oh ! je sais que nous sommes tous des humains de chair et de nerfs, non des phénix n'obéissant qu'à la Voix profonde du Créateur, au service d'une Parole qui dépasse l'humain pour le moment, mais que l'humain sait ou peut sentir son sentier solide, rocailleux mais solide sous les pieds. Nous avons besoin de nous soutenir les uns les autres pour monter vers les Hauteurs. Si nous ne montons pas, qui nous suivra ? L'Histoire n'est qu'une succession de ruptures, mais nous avons accepté de cesser de rompre, de monter sans tomber.
Merci, ma sœur Danièle, pour ce beau commentaire. Montrez-vous avec grandeur, courage et humilité à la hauteur de votre foi. Vous en êtes capable. J'ai besoin de vous.

07dec17 191C57 
Bonjour frère Michel
Je suis surpris de votre réponse au commentaire 191C44. Vous dites que vous avez laissé à Paris quatre exemplaires de votre vidéo de Nice et que vous pensez qu’elle n’a intéressé personne.
Ce n’est pas le cas. Je fais partie de ces nombreux frères et sœurs qui, si je ne m’abuse forment la totalité de ceux qui composent le groupe des 5x6, qui ont souhaité utiliser votre vidéo.
On nous a répondu d’une manière tranchée et sans appel : "Frère Michel ne veut pas céder sa vidéo !" Nous étions très déçus d’être privés ainsi d’un si bon travail. Nous ne vous l’avons pas réclamé directement, car nous nous sommes pliés à ce qu’on nous a dit être votre souhait.
Si ma mémoire ne me fait pas défaut, il a été ajouté : "Il veut que nous fassions nous-mêmes nos propres outils !" Je pense qu’il s’agit simplement d’un problème de communication qui est préjudiciable.
Sachant maintenant que nous pouvons utiliser votre vidéo, je serais très heureux de pouvoir le faire.
Dominique Bo d’Ile de France

Réponse :
Vous confirmez bien que personne ne m'a jamais demandé à Paris de lui montrerr ou de voir avec lui comment il peut utiliser ma vidéo de Nice. Ne pouvais-je en déduire qu'elle n'intéressait personne ?
Vous dites : "On nous a répondu d'une manière tranchée et sans appel : Frère Michel ne veut pas céder sa vidéo." Mais qui appelez-vous on ? Qui a demandé à on ?
Il est tout à fait vrai que j'ai dit aux frères de Paris auxquels j'ai montré ma vidéo de Nice : "Toute mission est affaire de terrain, de terrain humain s'entend. Cette vidéo a été faite pour Nice. Elle n'a pas été faite pour Paris ou une autre ville. De plus, elle a été adaptée à ma propre manière de m'adresser à des visiteurs au local. Chaque mission de telle ou telle ville doit préparer ses outils les plus appropriés pour s'adresser aux gens de leur région," mais je n'ai jamais dit que l'on ne pouvait pas s'inspirer de ma vidéo niçoise.
N'importe qui pouvait très bien reprendre pour son compte ce que ma fille Nina et moi-même y prononçons, Nina pour raconter mon histoire et moi pour expliquer le sens de La Révélation d'Arès. Quelqu'un m'a dit (frère Didier Br. je crois) que frère Claude M. à Paris travaillait sur une vidéo inspirée de ma seconde vidéo (j'en avais deux), celle qui donne rapidement le sens des Veillées de L'Évangile Donné à Arès et des Chapitres du Livre en quelques phrases courtes pour chaque Veillée ou Chapitre. Je n'ai jamais vu ce travail, mais je suis heureux que quelqu'un m'ait suivi.
Le jour où j'ai montré cette vidéo à un groupe d'une quarantaine de Parisiens (les 4x9, je pense, je ne me souviens plus très bien), j'ai laissé dans le lecteur le DVD que j'y avais mis et j'ai laissé dans le local, peut-être sur une table, un autre exemplaire de cette vidéo. Cela faisait deux exemplaires. Ceci dit, ce n'est quand même pas moi l'homme de ménage du local de Paris, je ne sais pas qui a rangé le matériel après mon passage. Plus tard, lors des missions des jeunes, j'avais apporté à Paris un autre exemplaire de la vidéo et je l'ai laissé au local. Cela en fait trois et je crois bien en avoir laissé un autre exemplaire sur place avant de partir.
Ceci dit, je n'ai jamais refusé les exemplaires qu'on m'a demandés pour s'en inspirer. Je n'ai plus de DVD de cette vidéo dans mes affaires aujourdhui, mais si quelqu'un m'en avait reparlé quand j'en avais encore, je lui aurais répondu en lui recommandant de s'en inspirer mais de faire quelque chose bien adapté à sa propre mission locale et surtout meilleur que ce que j'ai fait moi-même, car beaucoup de mes frères sont cent fois plus talentueux que moi.
Avez-vous vu cette vidéo de Nice ? Je ne sais pas. Vous me dites que vous auriez été heureux de l'utiliser  j'en déduis que vous l'avez vue. Pourquoi alors n'avez-vous pas fait vous-même l'équivalent en vous mettant vous-même en scène à partir d'un texte de votre cru tout en l'inspirant du mien ? Vous savez qu'il suffit d'un appareil photo sur un pied comme ceux que nous avons utilisés, ma fille Nina et moi. Vous savez aussi qu'il s'agit d'une vidéo qui était conçue pour être interrompue, pour permettre mes intermèdes verbaux comme présentateur. Ce n'était ni un film élaboré, ni un film de superqualité. Nina et moi ne sommes pas des pros.
Pourquoi toute cette passivité ? Vous m'adressez votre commentaire comme si vous étiez un enfant attendant de moi tous les outils de votre mission. Mieux que ma vidéo de Nice il était aisé de faire, je vous l'assure. J'ai assez dit, quand je la présentais, qu'on pouvait faire mieux, car je m'y trouvais plutôt mauvais. Je suis un très mauvais acteur et je n'ai pas une belle voix. Ce n'est pas un documentaire pour montrer le prophète et le faire parler, puisque c'était moi-même, le prophète, qui m'en servais, qui allumais la télé et qui appuyais sur le bouton du lecteur. Comme j'avais déjà quatre-vingt-un ans quand je la fis, cela soulageait ma voix qui déjà donnait des signes de fatigue, et qui s'éteignait même parfois. C'était seulement un outil missionnaire, moi-même étant missionnaire comme chacun de vous, ni meilleur ni plus mauvais.
Si j'ai parlé de cette vidéo dernièrement, après le 18 novembre, c'est seulement pour dire que les propos que j'y tiens ne sont pas ceux d'un petit vieux sympa qui parle, mais qu'il y avait quand même dedans plus de profondeur, de transcendance, d'appel au dépassement, bref, c'est une vidéo plus proche de ce que dit La Révélation d'Arès.
Mais bigre ! La Révélation d'Arès vous la connaissez aussi bien que moi ! Qu'est-ce que vous attendez pour faire vos propres outils ?! Et dans ce blog n'y a-t-il pas une mine de propos à ré-utiliser ?!

07dec17 191C58 
Contrairement à ce qu’imaginent des contestataires extérieurs, mal informés, qui ne vous connaissent pas, la relation entre vous comme maître et les héros [Rév d'Arès xxxv/4] n’est pas une relation de maître à esclave ou à serviteur. Même avec Dieu, il n’en est pas ainsi et vous vous qualifiez justement de prophète de la liberté.
Ceux qui vous aident sont comme vous des serviteurs du temps qui vient (Rév d'Arès 16/10). Comme l’homme Jésus produisit le Christ par son effort de pénitence et fut aidé dans sa moisson par les disciples besogneux qui l’accompagnaient, l’homme Michel produit le prophète Mikal et est aidé par des Pèlerins qui ne sauraient être des cajoleurs (39/8), ni entre eux, ni avec leur guide.
De son vivant, l’homme Michel peut constituer des équipes pour l’aider, des frères à bras ou à cinelle (Rév d'Arès xLvi/1) "chargés de corvées et non d’honneurs", comme vous le dites dans vos conseils de 1990 pour les associations et que "la sagesse de l’assemblée laisse travailler en paix". Avec l’association cultuelle, vous avez formé un collectif dévoué sous votre étroite guidance qui veille au présent et à l’avenir des Lieux Saints et d’un pèlerinage public non sectaire. Je pense qu’il faut aussi constituer un équipage pour vous aider à piloter le porte-avions prophétique de la mission, maintenant que les Pèlerins vous écoutent davantage et passent d’une attitude de marmots (xxx/13) à celle d’oisillons (xLv/14) prêts aux envols d’exploration de la large plateforme de décollage du porte-avions.
J’espère pour vous comme pour moi que j’aurai depuis longtemps quitté cette planète quand vos fidèles pleureront sur vos mains glacées (24/1). Le pilote du porte-avions restera le même, le prophète Mikal vivant par ses instructions et son exemple. Un prophète n’a ni successeur ni "acolyte" mais les prophètes historiques ont probablement mal préparé la suite : après Moïse il y eut Josué et les conquêtes barbares ont commencé, après Jésus mort trop tôt, les chrétiens ont composé avec des anciens mal formés auxquels ils ont érigé des couronnes, et après Mouhamad qui eut soin de ne pas établir de calife, la communauté sombra dans des luttes d’influence puis des guerres fratricides, et les conquêtes barbares ont rapidement commencé, très loin de la sagesse du prophète qui limita comme Moïse le recours à la lutte aux situations de défense pour survivre.
Nous sommes à une autre époque mais les luttes d’influence, la Bête agonisante (22/14), resteront longtemps un risque qu’il faut évaluer et contrecarrer. Nous pouvons déjà observer sur ce blog comme dans le travail en assemblée certains qui cherchent à être vu et entendu plus que les autres sans que cela soit toujours conscient, d’autres qui tissent un réseau d’influence ou de copinage plus que de concertation, d’où l’importance de constituer de votre vivant quelques équipes besogneuses dédiées à certaines tâches bien spécifiques à l’image de l’association cultuelle. Dieu vous a donné beaucoup de talents, et les circonstances et un travail acharné ont fait de vous un homme-orchestre efficace de la mission. Contrairement à d’autres je ne m’inquiète pas de ce qui se passera après votre départ de cette planète, d’autant moins que j’espère vivement que vous dépasserez le record de Jeanne Calment ; il est temps que les hommes s’attaquent à quelques nobles records des femmes. Alors on parlerait aussi de vous comme homme et peut-être comme prophète, qui sait ?
Pour la vidéo de Nice, j’avais demandé à votre secrétaire Nina s’il était possible de l’utiliser pour les assemblées avec qui je travaillais étroitement comme Lille et Metz, elle m’avait répondu que tel n’était pas votre souhait. Je crois avoir compris qu’il fallait encourager les assemblées à la créativité ? Comme l’illustre le choix de vidéo, il faut éviter toute confusion entre l’homme Michel qui aime bavarder au coin du feu avec quelques-uns de ses frères — c’est une détente légitime — et le prophète Mikal qui récuse, instruit, parfois lance des éclairs (36/17). Vous développez ce sujet dans vos articles "option solitude" et "Conscience collective", toujours d’actualité. Mikal ne commande pas, mais ne suggère pas : il affirme, parle sans détours, fait des propositions claires à des héros ou à des collectifs de Pèlerins. Il faut aussi éviter toutes les ambiguïtés, en particulier celles qui résultent de vos interrogations répétées sur le choix de Dieu dans son très grand chapeau de tirage de noms.
Oui, Dieu vous a choisi avant que vous n’entriez dans les entrailles maternelles (2/20). Il vous a donné une énergie physique et mentale exceptionnelle, il vous a fait passer par le lacis des vanités (4/3) des rois noirs et blancs, il vous a donné une épouse éprise, dévouée et d’une très grande rigueur spirituelle. Il vous parle à vous et pas aux frères et Il continue à vous aider de nombreuses manières visibles et invisibles. Je prie chaque jour pour qu’Il ajoute des jours à vos jours. Comme tous les prophètes, vous ne pouvez pas éviter les erreurs de pilotage, mais vous auto-accabler ou parler de vos fautes n’est pas constructif. "Promouvoir le prophète" (plus que de l’homme) est un beau projet, il faut savoir communiquer au monde à quel point vous êtes un homme modeste et dévoué à sa tâche, mais il faut aussi parler sans croûte (xxx/ii/19) de ce sort de prophète que vous n’avez pas choisi.
Chaque prophète se place dans une continuité prophétique, celui du troisième millénaire aussi, mille ans grands après Mouhamad, 2000 après Jésus. C’est le prophète Jésus qui vous a passé le relais, il vous écoute et parle de votre bonne pensée (xxxvii/9) car vous êtes l’uni et le mêlé (xxxvi/12), la plèbe (xxxiii/14) ne butte pas contre vous ; vous savez évoluer avec les générations de Pèlerins. Jésus corrigea les erreurs de transmission des disciples, mais le prophète actuel, c’est vous dont l’enseignement prime comme parole de Mikal pour les hommes à qui vous avez été envoyé. La référence au Sermon sur la Montagne est une tactique possible de communication vers une société où Jésus est la référence quasi universelle, mais c’est La Révélation d’Arès et son prophète qu’il faut promouvoir avant tout. Il est vrai que c’est bien Jésus et non Mouhamad, l’ange Gabriel ou un autre Messager que le Père a envoyé en 1974, mais il peut y avoir plusieurs raisons à ce choix. Pour vous, un clerc qui vénérait l’homme Jésus comme un Dieu, le choc de déculturation nécessaire fut puissant et le témoignage de la rencontre avec un homme ressuscité fait partie des Événements d’Arès.
Ceci pose un problème pour la communication apostolique vers le frère de Mouhamad, le francophone que la mission actuelle peut imprégner et surtout l’arabophone situé dans un contexte social dont les Pèlerins sont absents à quelques rares exceptions près, précieuses de ce fait même. Surtout si l’un d’eux, guidé par le "faisceau d’Inspiration du Maître des mondes" (entrée 158) pour relire le Coran à la Lumière de La Révélation d'Arès, commence à écrire le Zabour et à développer des outils de mission adaptés au peuple plus qu’aux intellectuels. Mais cet inspiré a un fort décalage avec vous sur plusieurs points, et ce n’est pas comme vous quelqu’un qui peut et veut initier et accompagner un mouvement spirituel avec des compagnons formés progressivement.
Or, dans ma lecture vraie ou fausse de La Révlation d'Arès, surtout depuis mes premières découvertes de ses analyses, je vois l’importance pour le futur combat contre le Mal que le frère de Yëchou et le frère de Mouhamad luttent en étroite synergie, bien plus que dans une simple alliance fraternelle. Il faut donc que notre mission se répande de manière appropriée, prudente mais efficace, et dans le monde dit musulman cela pose évidemment une grande difficulté. Comme je l’ai constaté dans ma récente tentative de rechercher quelques volontaires pour réfléchir à cette question et proposer des stratégies et des outils, nos ressources actuelles sont très limitées et rien n’avancera si ce n’est pas le prophète lui-même qui encourage clairement ce travail. Vous avez écrit que vous ne pensiez pas que cela devrait se faire de votre vivant. Je pense que le Dessein de Dieu est bien que Mikal vivant pilote cette mission avec probablement un autre vaisseau que le porte-avion de la mission chrétienne, mais le même pilote. La taille du vaisseau et sa configuration dépendront de l’équipage qui sera trouvé, le timing et les modalités de construction de l’échafaudage dépendront du prophète, mais mon modeste avis est et reste que le moment est venu d’y travailler.
Respectueusement,
Antoine B. D’Arès

Réponse :
C'est en frère ému que je vous dis merci pour ce commentaire, mon frère Antoine, mon ami.
Ne pensez pas que je sois sans réfléchir au point que soulève votre commentaire dans ses deux derniers paragrpahes. Mais les troubles considérables qui agitent actuellement le Moyen Orient qui, quoi qu'on veuille, même si d'autres aires terrestres abritent l'islam, invitent à la plus extrême prudence. Peut-être que le Mal, qui n'a pas besoin de Satan, qui se suffit des hommes qu'il anime, sentant venir d'Occident une Lumière qui peut le bousculer et le vaincre, se déchaîne-t-il particulièrement. Je n'oublie pas que l'aire de mission que le Père m'a fixée recouvre les immenses régions sur lesquelles flotte l'étendard de Mouhamad (Rév d'Arès 5/6). Je ne suis pas sans y penser, mais comme vous le dites vous-même, nos "moyens sont très faibles" pour l'heure. Je ne veux en aucun cas exposer inutilement à de trop terribles épreuves nos quelques frères en ces lieux.
Il y a pour l'heure au Moyen Orient un discours affreusement violent ; il changera, mais il faut rester très prudent. Pour le moment, je vois avec quelle prudence des frères musulmans de haut rang comme le recteur de l'universiré islamique Al-Azhar du Caire, la plus haute autorité de l'Islam Sunnite, considère les événements qui bouleversent le Proche et le Moyen Orient. Ce n'est pas nous, avec un poids tellement moindre, qui allons nous aventurer dans ce guêpier.
Je vous dis merci du fond du cœur pour ces très belles lignes ; je vous redis mon émotion.

08dec17 191C59 
Que m’évoque le mot héros ? Mais d’abord comment répondre à votre question concernant le rôle du prophète et votre parole publique. Celle-ci doit-elle gentiment rassurer, ou au contraire bouleverser ? Je partage la sagesse des réponses apportées : question de mesure, mais surtout question jamais définitivement résolue à cause de la diversité extrême du public.
Je prendrai un exemple. La vidéo de votre interview avec jacques Chancel m’a beaucoup plu. J’avais apprécié la beauté des couleurs, la division en séquences assez courtes pour encourager le lecteur pressé, et bien sûr, le climat de confiance et de bienveillance qui s’en dégageait.
J’ai montré ça à ma femme, qui n’a rien dit,  puis à ma petite sœur et à un ami,  qui ont réagi à l’inverse.
Ma petite sœur, 62 ans, est une femme d’une grande bonté et d’une grande profondeur spirituelle, mais en même temps éloignée de tout ce qui peut donner de la foi une image trop précise ou trop liée à tel ou tel. Et comme elle est médecin, elle m’a dit : "Le délire mystique, ça existe," considérant que la question est à se poser pour tout prophète, y compris pour Jésus, dont pourtant bien des mots et actes la touchent. Elle ajoute aussi que parler de "délire mystique" ne résout rien.
Eh bien ! pour elle, la vidéo de l’entretien avec Jacques Chancel était tout à fait adaptée, car elle montre en vous un homme qui visiblement n’a rien à voir avec un malade mental. Ma sœur a été percutée par ce contraste entre l’étrangeté de l’expérience racontée et l’équilibre de cet homme simple et souriant interviewé par le journaliste.
Du coup, j’ai invité un vieil ami militant communiste à voir la même vidéo, et lui a réagi complètement à l’inverse. Il a trouvé ça niais.
Quant à la question plus vaste : "Un prophète pour quoi et pour quoi faire ?" je tendrais comme notre frère Antoine B. en191C58, à la centrer plus précisément. Car au-delà du même Fond (Rév d'Arès xxiv/7, etc.), tout message prophétique se distingue par un contexte particulier  auquel le Créateur doit faire l’effort de réduire sa Parole, de L’emprisonner comme la planche emprisonne le clou (ii/21).
À quoi  un prophète est-il donc appelé ?
À éclairer les hommes de son temps sur la pratique du bien ? Moïse, Jésus, Mouhamad, vous-même et d’autres y avez été invités, chacun en des termes adaptés aux circonstances.
À avertir des malheurs qui menacent le monde? C’est très net chez Jérémie, chez Jonas, mais absent dans le Coran. Chez vous c’est plus flou mais présent également. Mais au-delà l’avertissement concerne aussi le malheur de l’enfer, très insistant dans le Coran, présent aussi chez Jésus, et chez vous  avec le spectre  (Rév d'Arès 4/6-7, 17/1, etc.) .
À témoigner des écrasantes Puissance et Lumière (Rév d'Arès 12/4 etc.) ? Moïse, Ezéchiel, vous-même (vi/1-8) y avez été appelés, chacun à votre façon.
A insister sur la réalité quasi personnelle et omniprésente d’un Dieu unique ? Histoire de Moïse, miracles de Jésus, kaléidoscope obsédant de la Parole coranique, invitation d’Arès à "voir", à ouvrir "l’œil" ou "les yeux" (Rév d'Arès 36/2 et des dizaines d’autres occurrences) .
A être le prophète de son temps ou seulement un prophète de son temps, comme apparemment Osée et Isaïe (Iyëchayë xLii/4 etc .) ? Ils sont appelés tous deux "aux jours d’Ozias, de Yotam, d’Akhaz et d’Ezekias rois de Juda" (Isaïe 1/1 et Osée 1/1), dans la seconde moitié du 8ème siècle  avantJésus-Christ. Et corollairement à qui est destinée la forme particulière du Fond universel confiée à tel ou tel prophète ? À tous les hommes ou à tel ou tel peuple ?
Ô vous les hommes ! Servez votre Seigneur qui vous a créés ! (Coran 2/21).

Je n’ai pas connaissance d’un autre verset prophétique explicitement et universellement adressé à tous les êtres humains, ni chez les prophètes d’Israël, ni chez Jésus, ni chez vous Mikal, envoyés à un Champ particulier de la planète (Rév d'Arès 5/6). Il y a là, je crois,  une spécificité du Coran.
Mais la grande particularité du message d’Arès, qui me turlupine,  me semble la suivante : À la différence  des autres messages prophétiques adressés prioritairement à un public, même si le prophète y est parfois personnellement interpellé (Jérémie 1/5, Osée I /2, etc.), le destinataire principal du message arésien, c’est bien le prophète lui-même, comme si, après tant de siècles d’incroyance, Dieu ne se sentait plus crédible : Je parle à l’homme, l’oreille se ferme (Rév d'Arès viii/1).
L’homme Michel, Mikal, interpellé des dizaines de fois et nommé prophète (Rév d'Arès 35/9, xxxvii/2, etc.), est bien appelé à transmettre. Oui, mais comment ? Venant en janvier1989 d’achever la lecture de L’Évangile Donné à Arès [première partie de La Révélation d'Arès], j’ai pensé ceci : "Ça y est, en éditant ce livre cet homme a  transmis le message reçu, il a fait son travail. Et maintenant que peut-il faire de sa vie ?" C’est peu à peu que j’ai compris que le prophète avait à accompagner les lecteurs pour qu’ils mettent collectivement en pratique l’appel du Message (4/11, etc.). Beaucoup d’autres Pèlerins, à l’inverse de moi, me semblent avoir les yeux fixés plus sur la personne du prophète que sur le Message, et je vous suis  reconnaissant, frère Michel, de restituer les priorités dans votre réponse à Françoise de L., ligne 12 : "Ce n’est pas le prophète qui doit plaire, mais La Révélation d’Arès."
Je me résume : Un prophète pour quoi et pour quoi faire ? Pour transmettre le Fond aux hommes du temps et du Champ auxquels il est envoyé. Quelles sont les limites et les spécificités de ce temps et de ce Champ ? Sur cette question,  où j’aurais trop à dire, à côté de certaines évidences comme par exemple l’usage pratique de l’informatique et l’intime volonté pénitente d’aller de l’avant, je crois, notamment au vu de nos extrêmes difficultés à grossir le petit reste, que notre réflexion collective n’en est encore, oserais-je dire, qu’à ses débuts…
Revenons au héros ! Un grand merci à Véronique C .,  qui en 191C41 précise le sens du mot héros dans le Message d’Arès. Nous rencontrons ici la même difficulté qu’avec le mot pénitence, la difficulté à "donner un sens nouveau aux mots de la tribu" comme disait Mallarmé… Et encore ! le sens arésien du mot héros me semble ouvert, selon qu’on insiste sur la mission par tous les temps, que je connais également (Marielle 191C21, Françoise de L. 191C53), ou comme Véronique sur la pénitence, "action essentiellement intérieure, pacifiante, réconciliante, hors des clichés ordinaires du monde" et qui fait sa part "au féminin". Et moi, dans quelle mesure suis-je un héros ? Je ne me sens pas à la hauteur de Marielle et d’autres, mais quand je regarde ma vie, ma constance de pénitent moissonneur,  tout ce à quoi je renonce pour privilégier dans mon action ce qui peut contribuer à changer le monde,  je me dis que oui, il y un peu de ça !
Ne serait-ce que de claironner que pour moi le problème de l’argent, ce n’est pas le toujours plus, mais à l’inverse de discerner le meilleur usage possible de mon superflu de retraité enseignant pour que le monde change… Ne serait-ce que de croiser souvent dans la rue une voisine qui systématiquement évite mon regard parce qu’après une bonne randonnée pédestre avec elle et son mari,  je m’étais librement ouvert à eux de ma foi arésienne.
À vrai dire, jusqu’à présent, le mot héros, je n’aimais pas. Je considérais que dans Le Livre d’Arès (xxxv/4 à 12), les héros, c’était une catégorie très particulière de pénitents, par exemple ces jeunes ayant tellement besoin d’absolu qu’il se laissent séduire par l’État islamique. Je prenais le mot "héros" en son sens traditionnel.
C’est la faute à Corneille, ce grand auteur français qui a su dans Cinna magnifier l’héroïsme du pardon, mais qui, à côté de ça, a fait la part trop belle au ronflant héroïsme militaire du Cid et d’Horace. Ce dernier tue sa sœur Camille, une héroïne en son genre aussi. Il la tue parce qu’elle s’emporte contre cet héroïsme patriotique qui a fait de son frère le meurtrier de Curiace, son fiancé. Et au ronflant héroïsme de son frère elle oppose sa ronflante colère à elle, qui va lui vaudra la mort… Une colère qui me fait toujours penser au démarrage d’une moto avec ses vrombissements : "Vrom… vrom…"
"Rome, l’unique objet de mon ressentiment,
"Rome à qui vient ton bras d’immoler mon amant
"Rome qui t’a vu naître et que ton cœur adore,
"Rome enfin que je hais parce qu’elle t’honore !" (Horace, acte IV, scène 5).
Guerre, colère, vengeance… tout cela est loin du véritable héroïsme auquel la Parole nous appelle.
François D. d’Ile de France.

Réponse :
Cher frère François, voilà encore un commentaire de vous, très travaillé, très bien pensé, que j'aime, auquel je n'ai rien à répondre, puisqu'il est votre propre réponse au sens du mot héros et à la question: Un prophète pour quoi et pour quoi faire ?
Tout ce que vous dites ici est juste. Je dirais seulement que pour moi le prophète n'a qu'un seul rôle : Traduire en termes compréhensibles pour tout le monde, le Fond de la Parole du Père souvent sybilline pour l'humain commun. Le prophète n'a aucun pouvoir, mais reste, pensent certains, à définir son autorité.
Eh bien ! mon avis est qu'il n'a aucune autorité, parce que Dieu Lui-même, dans sa Bonté Paternelle, n'en a aucune. L'homme est libre d'écouter ou de ne pas écouter Dieu selon qu'il croit ou ne croit pas dans cette Parole ou selon ses envies ou paresses à faire ce qu'il croit, quand il croit. On est dans un domaine d'absolue liberté.
Je n'ai jamais compris ce que croyaient résoudre, quand ils sont sincèrement croyants, les gens qui assassinent au nom de Dieu, qu'ils soient juifs, chrétiens, musulmans, etc. ou au nom de leur métaphysique, s'ils sont bouddhiste, etc. Parce qu'ils croient, par exemple, envoyer leur victime en enfer ? Mais, la vie étant courte, n'ira-t-elle pas, cette victime, en enfer tôt ou tard, si c'est ce que croient les tueurs ? Pourquoi tuer alors ? — Tu ne tueras point, dit le très sage et très économique Décalogue — Pourquoi ne pas laisser, au contraire, le temps à "l'infidèle", au "gentil ou au païen", à "l'hérétique", etc., le temps de se convertir ? Les assassins au Nom de Dieu ne sont vraiment que des barbares qui aiment la guerre, c.-à-d. faire souffrir et couler le sang. Par ailleurs, sont très obtus et stupides les intégristes de toutes sortes, qui méprisent et envoient aux gémonies ceux qui ne croient pas comme eux. Votre ami communiste qui m'a trouvé "niais" est un intégriste. Votre sœur n'est pas une intégriste. On peut être ou ne pas être intégriste en toutes choses.
Mais l'important dans tout cela est quelque chose qui se passe invisiblement dans les mystérieuses profondeurs de la vie, dans laquelle agit silencieusement la Vie, cette chose est la germination au sens où La Révélation d'Arès entend le mot germer (6/4, 9/2, iv/5, xi/13). Dès que commence ou recommence (comme à Arès) la germination s'annonce un changement de perspective :
La Révélation d'Arès redonne au croyant libre et vrai, en fait à celui qui gît potentiellement dans les profondeurs de très nombreux hommes, pleine conscience de ses possibilités. Ses possibilités de chasser le péché et le mal et de revenir au Dessein initital de Bonheur ou Bien. En cela le prophète n'est pas seulement le témoin de l'Événement Surnaturel qui fait revenir la Parole, la Parole sans cesse recommencée comme la mer du "Cimetière Marin" : "Ce toit tranquille, où marchent des colombes, entre les pins palpite, entre les tombes. Midi le juste y compose de feux la mer, la mer, toujours recommencée ! Ô récompense après une pensée qu’un long regard sur le calme des dieux !" (Paul Valéry) — je m'aperçois que je connais encore par cœur ce superbe poème, moi, grossier personnage pas poète pour deux sous.
Oui, n'importe qui qui reprend le flambeau de la Vérité simple, qui l'arrache des mains de la religion, des idéologies qui ont toutes échoué ; n'importe qui répercute le prophète qui fut témoin devient a son tour témoin. C'est pourquoi je ne comprends pas ce que me dit frère Dominique Bo d'Île de France (191C57), à qui on aurait dû dire ou qui aurait dû comprendre : Le prophète Mikal a dit que chacun doit fabriquer ses outils, parce que chaque répercuteur du prophète Mikal est prophète, chaque oisillon du faucon étant évidemment faucon, parce que les chats ne font pas des chiens, les éléphants ne font pas des lions, les souris ne font pas des blattes, les Zoulous ne font pas des Eskimaux. Le faucon fait fatalement des faucons et chaque faucon a son bec, ses ailes, ses serres ; chaque faucon est faucon, mais n'est pas l'autre faucon. Chaque faucon est le faucon. Je me suis éreinté depuis quarante-quatre ans à expliquer cela mais ça passe mal à travers les mailles très serrées des idées générales.
Oui, tout part d'une graine de sénevé, mais au bout de la graine il y aura l'arbre avec toutes ses branches où les oiseaux du ciel viennent habiter (Matthieu 13/31-32). Le prophète c'est l'homme et tous les compagnons et compagnes qui le répercutent, qui répercutent avec lui l'extraordinaire richesse de la Pensée très simple du Père : Moi le Père j'ai créé le Bien, l'homme mon fils a créé le Mal, mais du Mal il meurt et continuera de mourir s'il y persiste, parce que dans le Bien seul réside l'éternité.
Nous savons que nous Pèlerins d'Arès sommes tout petits, quasi invisibles, mais que nous avons pour nous l'épreuve des faits. Les faits démontrent que le Mal ne crée que problèmes, maladies, malheurs et mort, et que le Bien est le fondement de la Création parce que celle-ci ignore le temps (Rév d'Arès 12/6). Ainsi le prophète et tout le peuple du Vrai sont-ils très forts en dépit des apparences.

08dec17 191C60
Cher Prophète,
[Fallait-il montrer le faucon ou le petit vieux sympa ?] Pour moi pas d'hésitation, c'est le faucon.
Deux raisons principales :
1. - On a toujours tendance à rapetisser les choses, c'est une conséquence de la culture et de notre tare. Soit en prenant des exemples qui souvent ne considèrent qu'une partie des choses, soit repris par le brouhaha quotidien, les tracas et les soucis, on abaisse le débat. Cela a souvent été le cas lorsque vous êtes venu nous parler, à Paris ou ailleurs, et où nos questions et réflexions abaissaient immédiatement le niveau, la hauteur à laquelle vous veniez de nous parlez.
Autant partir de Haut, pour avoir une chance de garder quelque hauteur et ne pas décevoir. Plus difficile de parler haut quand on est parti de quelquechose certes de sympa, vrai,  mais qui devient souvent rapidement moins sympa : une moissonnée du 18 novembre, revenue pour le suivi du lendemain pour la prière, m'a dit en recopiant l'Evangile ( elle avait amené un beau cahier pour le faire) : "Jésus, il continue à tonner comme ça tout le long, ou il s'arrête à un moment ?"
Je me souviens aussi au début de l'expérience missionnaire des 4X9 à Paris,  avoir rencontré dans la rue deux personnes ayant lu La Révélation d'Arès après être venues nous voir et exprimer "la sévérité et la critique" faites par ce Livre, comme si nous n'avions pas fait passer lors de nos présentation cette sévérité et ce tonnement fait par le Créateur.
Ni Jésus , ni le Créateur ne sont venus un soir au coin du feu papoter avec vous ou juste effleurer certains problèmes style : il faudrait peut être changer un peu, modifier quelques bricoles de notre comportement. Non dès la première veillée, première visite de Jésus, tout ce que vous croyiez et viviez est totalement chamboulé. Ce n'est même pas lors de la deuxième ou la troisième visite — le temps que vous vous habituiez déjà un peu à sa venue — qu'il vous chamboule totalement, non c'est d'entrée de jeu comme on dit.
Et ça devient vite moins sympa tout simplement, parce que La Parole vient contrarier inévitablement au moins un point auquel on croit dur comme fer.
2. - Ensuite, en deuxième raison, me reviennent toutes les allocutions faites pendant des années aux ouvertures et fermetures de chaque période de Pèlerinage : Je me souviens de quelque chose de Haut, transcendant vraiment. Oh je n'en saurais redire les termes, c'est peut être le propre de la transcendance, ne pas pouvoir redire du mot à mot mais sentir qu'on va hors du domaine connu , mais pas hors du possible, comme l'Air encore jamais inhalé (Rév d'Arès XXXII/4), qui résonne et vivifie ou tout du moins tire nos entrailles, notre cœur, tout mon être, le fond de mes cellules et les relie au Beau, au Haut.
Toute cette sensation ne déclenchait pas une admiration mais une mobilisation des tripes : J'y vais ou j'y vais pas ? Ce qui m'a secoué, je continue moi même à le secouer ou je fais comme si je n'avais pas été remuée de l’intérieur ? Tout en sachant que même si j'optais pour ce deuxième choix de ne pas bouger d'un iota , le souvenir de mon chamboulement serait à jamais gravé en moi.
 
D'autres raisons puisées à la Parole me font opter pour le faucon : le nerf de poisson que Dieu met dans votre bouche,  la pointe de l'arbre , le fil du Fer, le frère qui vole au dessus avec toi.
Je prie avec vous chaque jour, bien aimé Prophète.
Nicole D. du Rhône

Réponse :
Très beau commentaire, ma sœur Nicole. Il me laisse attendri d'admiration devant votre grande foi.
Oui, "autant partir de Haut", comme vous dites, puisque partir de bas, partir du petit vieux sympa qui raconte sa petite histoire n'est peut-être pas ce qui fera lire et surtout suivre La Révélation d'Arès à ceux qui l'ont écouté. Quand on vend un yaourt, la forme et le décor du pot et la publicité sont sûrement aussi importants, sinon plus importants, que la lègère et blanche préparation de lait non égouttée et fermentée, qu'on trouve à l'intérieur. Mais est-ce vrai pour quelqu'un qui apporte au monde une chose aussi transcendante, vivifiante, transfigurante, sublimante que la Parole du Père ?
L'Histoire de notre époque est indiscutablement celle d'une décadence — on crie après Trump, Poutine, Kim Jong Eun, Pierre, Paul, Jacques, etc., mais ces gens ne sont pas là par hasard, ils ont été élus ou ils ont succédé à leur prédécesseur selon des règles constitutionnelles, mais ils  glissent tous sur la même pente —, décadence qui s'accentue, décadence qui nous fait de mieux en mieux comprendre pourquoi Jésus est envoyé par le Père en 1974 et pourquoi le Père Lui-même parle en 1977, à la veille d'un période qui va être une épreuve pour les hommes.
Oh, les puissances religieuses et politiques savent encore interrompre par instants cette décadence, faire croire que tout peut s'arranger, mais nous voyons bien lucidement que ce temps va vers sa fin sans que nous sachions quoi d'autre va commencer. Nous nous efforçons de dire au monde que nous savons quel "quoi d'autre" serait souhaitable pour tous. C'est la pénitence et c'est notre mission de le rappeler.
De toute façon, l'homme est atteint d'une maladie spirituellement mortelle et en cela... je dirais... pire que la mort de la chair, une maladie pour laquelle l'homme n'a qu'un remède : la pénitence. Jésus le disait déjà, et les prophètes bibliques avant lui, il y a des millénaires. Pour dire quel "quoi d'autre" est souhaitable, le petit vieux sympa ne suffit pas. Comme je l'ai dit, j'ai été surpris moi-même, le soir du 18 novembre (je n'avais pas vu la vidéo auparavant) de voir... comment dire ?.. si peu ! C'était sympa, sans plus. Ce n'était pas notre message, ce message que malgré tout je crois avoir moi-même crié depuis quarante-quatre ans le mois prochain. Ce n'était que son faible écho lointain.
Oh, je sais que j'ai ma responsabilité là-dedans. Hier aprés-midi, sœur Christiane est entrée dans mon bureau, s'est campée devant moi et m'a dit : "C'est de votre faute si cette vidéo est insuffisante. C'est quand même bien vous qui parlez là." À quoi je ne pouvais que répondre: "Oui, vous avez raison, mais enfin ! depuis quarante-quatre ans bientôt j'ai dit et redit bien d'autres choses plus sublimes et profondes... Pourquoi ne montrer, quand on veut organiser une mission générale dans toute la francophonie, que le petit vieux sympa que je peux être par moments, mais que je ne suis pas toujours ?"
Merci encore, ma très chère sœur, pour la façon supérieure que vous avez d'expliquer cela.

08dec17 191C61 
Cher frère aîné, dans l’Amour du Père
[Voici depuis le Nord] quelques nouvelles concernant le projet mission "40 ans des théophanies" du 18 novembre dans lequel nous nous étions lancés.
 Après avoir été convié cet été durant le pèlerinage d’août à cette proposition de mission par le groupe parisien de promotion dont Jeff et Alain, j’ai invité ensuite nos frères de Lille vers la fin septembre. Auparavant nous étions à Lille occupés par la mission braderie du  premier week-end de septembre.
J’ai présenté la proposition de mission à plusieurs reprises en me tenant à la disposition des frères et sœurs qui n’étaient pas tous disponibles en même temps. Ainsi une première réunion a eu lieu le 16/9/17 avec Danièle, Charlie et Jean-Luc qui se sont prononcés favorables. Ensuite une deuxième présentation le 30/9/17 à  Jean-Jacques et Laurent qui se sont prononcés également favorables. Fort de ce constat avec six frères et sœurs partants j’ai pu confirmer fin septembre aux frères parisiens que nous nous lancions dans le projet et naturellement les frères et la sœur m’ont désigné comme correspondant avec Paris.
Ensuite il restait Joseph et Soria. Au final seul Joseph était présent et s’est prononcé également favorable au projet en précisant qu’il ne serait pas disponible pour la préparation car occupé avec le Salon du Livre au Liban, mais il fut de retour pour le début de la mission le 12/11/17.
Donc jusqu’au 4/11/17 nous étions sept pour cette mission. Pendant deux mois nous n’avons pas vu Soria au local et sur le champs. Elle souhaitait, semble t il, se mettre en retrait suite à l’affaire Antoine B ; affaire qui nous a plus moins affectés, car ce dernier a réglé quelques compte par eMail interposé avec Jean-Luc notamment.
Entre temps, les communications se sont succédées avec Paris pour les propositions de tract, affichette, affiche vitrine, mise au point du nombre de tracts, échange video et de notre côté préparation, animation, réponses aux questions du public ainsi que le suivi missionnaire.
Bien que Paris nous proposait une mission quantitative ciblée avec la règle des 1 pour 1000 sur le nombre de tracts, nous avions prévus au départ 1500 tracts, puis finalement 2500 (sur proposition de Joseph) ceci pour être cohérent avec l'installation récente dans la rue [rue de Paris à Lille] de notre local et avec le faible nombre de missionnaires sur une semaine de mission. Nous voulions éviter le jetage des tracts sur la chaussée et dans les rues proches piétonnes interdites à la distribution. Nous avions pour objectif la venue d’environ cinq personnes pour le jour J.  
Entre temps affichettes et tracts nous ont été livrés dans la semaine du 1/11/17 et nous avions pu commencer dans notre mission habituelle à distribuer façon qualitative.
Sur l’affiche vitrine il y a eu un désaccord de Jean Luc sur la dernière version de l’affiche vitrine finalisé par Paris et qui mentionnait "Des Pèlerins d’Arès de Lille vous invitent à la projection vidéo d’une conférence de Michel Potay témoin de la Révélation d’Arès » au lieu de la 1er version « Diffusion vidéo d’une conférence de Michel Potay témoin de la Révélation d’Arès en 1974 et 1977 suivie d’un échange fraternel." Sur le motif que le terme "Pèlerin d’Arès" est connoté "religion" pour le public et sachant de plus le problème actuel du co-propriétaire se plaignant auprès du syndic contre l’affichage du livre La Révélation d’Arès en vitrine. À la réception de l’affiche vitrine Jean-Luc et Charlie se sont accordés avec l’aide du graphiste Joseph pour adapter celle-ci. Je vous mets en copie ci-joint la photo de la vitrine. Ci-joint également le tract et l’affichette version lilloise.
Nous avons fait ensuite trois autres réunions de préparation. Le samedi 4/11/17 nous nous sommes préparés à la future mission et avons désignés les trois animateurs accueillant pour le jour de la présentation ainsi que la préparation du suivi. Ainsi moi pour la technique (vidéo, et son amplifié) et l’introduction de la vidéo conférence, Charlie pour les réponses aux questions du public et Danièle pour l’accueil et la prise de contacts à la fin des échanges pour le futur suivi.
Le samedi 11/11 nous avons pu visionner en avant première la vidéo et lancer la mission quantitative le même jour.
Nous avons été perturbé par le retour inattendu de Soria le 4 et le 11 sur des questions n’ayant aucun rapport avec la préparation en cours et n’a d’ailleurs pas été dans le soutien de la mission qui a suivi.
Mercredi 15/11/17 Charlie, Danièle et moi nous nous sommes revus pour préparer plus sereinement l’animation et les éventuelles questions du public.
Durant la semaine du 11 au 18/11/17 nous avons été six missionnaires au final, Charlie, Jean-Luc, Jean-Jacques, Joseph, Danièle et moi ; Laurent n’aura pas pu finalement participer à cause d’un décès dans sa belle famille. La mission s’est faite principalement dans le centre : un marché le dimanche à Wazemmes, les autres jours à proximité des métros et de nos lieux de mission habituels.
Le 18/11 nous avons finalement eu une personne (un contact de Charlie).
Danièle avait prévu des cartes d’invitation pour le suivi missionnaire avec rendez vous le mercredi ou samedi suivant à 16h30 pour l’approfondissement des éventuelles questions ci-joint une photo du carton d’invitation.
Sur le bilan que nous faisons actuellement. Il y a eu un gros travail de nos frères parisien pour mettre au point la vidéo et la confection des tracts, affiche, affichettes et la logistique de livraison sans compter les communications inter assemblées avec Jeff, Alain et ensuite Annie L. pour les conseils sur le suivi et les retours d’expérience. Il n’a pas été évident pour eux de se caler sur les dates qu’ils s’étaient fixés au départ du projet. Par rapport au timing des livraisons espacées il a fallu se rendre disponible au local pour les réceptions à tour de rôle notamment Charlie et Jean-Luc.
La première version de la vidéo est arrivée dans la semaine du 11/11/17 pour pouvoir tester notre matériel et la dernière version dans la semaine du 18/11.
Sur le nombre de tracts nous avons distribué environ 850 tracts.
Pour ma part j’avais commencé à distribuer dans ma mission qualitative habituelle dés le 4/11 puis à partir du 11/11 plus intensément quantitative ciblée en m’obligeant à être bref  en variant des accroches très courtes du type : "Le bien viendra de l’homme, qu’en pensez vous ? Êtes-vous intéressé par la conférence vidéo de Michel Potay le témoin des événements révélés à Arès ?" , "L'homme est créateur du bien .. ", "Le Créateur a parlé en France à Arès …" et cela de façon répété dimanche au marché pendant 1 heure, après le boulot mardi environ 2h, jeudi 2h, et grâce à un congé vendredi toute l’après midi et samedi un peu avant le début de la vidéo.
Voici quelques commentaires de frères à propos de la mission et le nombre de tracts :
"Bonjour Stéphane
Voici mon commentaire à propos de la mission du 18 novembre.
Commentaire personnel de Charlie. Au vu du contexte dans lequel notre mission lilloise s’exerce, un local récent situé dans un environnement proche assez hostile, une police municipale qui risque de nous tomber dessus si jamais des tracts jonchent les trottoirs, une volonté de ne pas passer pour un propagandiste (faire de la propagande sans s’adapter aux personnes rencontrées), j’avais décidé de ne pas distribuer à tout-va. Mes temps de mission se sont déroulées comme à l’accoutumée, rencontrer et parler de l’événement, du kérygme, et du livre . J’ai donc comptabilisé ce que je ne fais pas d’habitude, le nombre de personnes qui m’ont écouté/ environ 140 contacts. Sur ces 140 contacts, seulement 80 ont été intéressés, je leur ai donc donné l’invitation à la video conférence. Aucun n’est venu. Seul est arrivé quelqu’un, que j’avais déjà rencontré, qui est revenu me voir  et à qui j’avais quand même proposé un visionnement de cette video.
Tu peux transmettre selon ta convenance.
Charlie"
 
"Personnellement j'ai travaillé avec deux sortes de tract, le nôtre pour arrêter et tester l'intérêt des passants (distribué entre150 et 200 environ) et une trentaine concernant les tracts d'invitation à la vidéo projection, j'ai donné des invitations qu'aux personnes vraiment ouvertes et intéressées par le message.
Voilà pour moi
Bizfrat
J.-L."

"J'ai procédé différemment de Jean-Luc,
J'ai distribué environ 150 flyers d'invitations (peut être plus) aux personnes que j'arrêtais et à qui j'expliquais le contenu. Je m'assurais le plus possible qu'ils recevaient l'info et qu'ils avaient compris le contenu. Et si l'intérêt y était forte j'approfondissais. Mais je ne restais jamais plus de 10 min avec elles.
Joseph"
 
"Bonsoir mon frère Stéphane.
J'ai distribué les tracts d'invitation toute la semaine avant le 18/11. Je  ne les ai donnés qu'aux personnes intéressées après les avoir informées verbalement. Sur 130 tracts donnés environ 10 personnes se sont montrées vraiment désireuses de venir. Bise fraternelles .
J.-J
."
La semaine qui a suivi le 18/11 nous n’avons pas eu de retour de la personne en suivi.
J’ai ensuite prévu deux autres visionnages de la vidéo le samedi le 25/11 et le 2/12 à nos heures de permanence pour un contact envoyé par Annie L. de Paris (personne Lilloise vu à Paris intéressé par la vidéo mais pas présente le 18/11) que nous n’avons pas encore revue. À la permanence du 2/12 c’est une autre personne de passage attirée par l’enseigne du local "L’Appel au Bien" qui a pu voir la vidéo. Elle avait un intérêt pour les mouvements qui se réclament du Bien et projetait à la fin de la vidéo et de notre échange de lire le livre et de vous écrire notamment à propos de l’évangile. C’est une personne d’origine africaine européanisée de tendance chrétienne protestante.
Pas évident d’être synthétique n’hésitez pas à me reposer des questions si c’est nécessaire.
Avec vous dans la prière et la Moisson.
Je vous embrasse bien fraternellement.
Stéphane L. de Lille, Nord

Réponse :
Merci, mon frère Stéphane, pour ce commentaire qui me raconte par le menu la mission dont l'aboutissement était le présentation de la vidéo le 18 novembre dans toute la francophonie.
C'est évidemment un récit beaucoup plus complet que celui de frère Charlie (191C52).
Statistiquement parlant, vous ne pouviez pas avoir de visiteurs, vous pouviez avoir tout au plus un visiteur, pour seulement 850 tracts distrbués. Au passage, je note que vous parlez de tracts. Ne s'agissait-il pas d'invitations, plutôt, comme celles que nous distribuions à Nice (un in-folio assez bien présenté pour que les gens ne le jettent pas) ? Nous avons utilisé le même type d'invitation à Tours en septembre de cette année. Très peu de gens les ont jetés. Ces invitation de qualité sont quand même faites pour une diffusion quantitative, car pour avoir 10 visiteurs il faut au moins 10.000 ou 15.000 invitations, parfois 20.000 comme à Bordeaux où il y a eu le 18 novembre 16 visiteurs pour une distribution de 30.000 invitations ou tracts (je ne sais pas). Une distribution qualitative n'apporte pas davantage de visiteurs en général, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Si on me l'avait demandé, j'aurais donné mon opinion là-dessus ; j'ai une certaine expérience. Si vous ne pouviez pas faire de distribution quantitative, vous auriez pu vous dispenser de participer à cette mission. Vous semblez être dans un cas particulier d'animosité contre vous à Lille. Étonnant de la part de Mme Martine Aubry qui se déclare sans cesse pour la liberté d'expression et de conscience.
Quelque chose me frappe et me réjouit : C'est la participation continuelle de sœur Danièle à cette mission, alors que je croyais qu'elle s'était tenue plutôt à part... Charlie me dit : "Danièle restant toujours discrète sur sa façon de faire, je ne sais pas" [ce qu'elle a fait]. En fait, c'est Soria qui s'est tenue à part. Je suis très heureux d'apprendre que Danièle a toujours été là. Tout va beaucoup mieux de ce côté et j'en suis très heureux.
Je demande pardon à sœur Danièle pour l'instance de ma réponse 191C56.

08dec17 191C62 
Un prophète pour quoi aujourd'hui ? Pour continuer à être le pont solide [Rév d'Arès xLiii/9] et qui met en confiance, entre la terre et le Ciel. Pour quoi faire, aujourd'hui ? Pour continuer à aider ceux qui le souhaitent à sortir de leur schizophrénie spirituelle et retrouver l'Essence de la Vie et installer en eux l'image et ressemblance du Père de l’univers, individuellement par vos innombrables réponses à la multitude des courriers recus et collectivement directement dans les locaux de ceux où vous sentez votre présence indispensable pour la bonne évolution des petites assemblées de Pèlerins d'Arès, et poursuivre votre blog qui nous nourrit et nous aide à avancer toujours plus justement dans notre Vie Spirituelle.
Nous avançons à pas de fourmi mais nous avançons ! " On ne fait pas grandir un brin d'herbe en tirant dessus" dit l'autre. C'est notre cas, ce n'est pas le vôtre, car quand le Père vous prit par la main  Il vous arracha quasiment le bras.
C'est à nous, maintenant avec les Forces Spirituelles qui nous reviennent à nous mettre en avant et réaliser concrètement ce que cette Vie Spirituelle retrouvée nous inspire ! Et vous êtes encore là heureusement pour nous aider lorsque nous faisons des faux pas. Et tout cela en fonction de vos forces physiques qui hélas diminuent.
Grand merci, frère Michel, d'avoir accepté le travail que l'Éternel vous a demandé et qui nous permet de rejoindre le sentier du Salut.
Rémy G. de l’Avignonnais

Réponse :
Merci, mon frère Rémy, pour ce commentaire qui répond d'une façon inhabituelle à la question: "Un prophète pour quoi et pour quoi faire ?"
"Aider ceux qui le souhaitent à sortir de leur schizophrénie spirituelle," dites-vous. La schizophrénie étant une psychose caractérisée par une désagrégation psychique : l'ambivalence des pensées, des sentiments, une conduite paradoxale, la perte du contact avec la réalité et le repli sur soi, il est vrai que ce monde, là où il est encore spirituel, l'est de façon souvent schizophrène. D'ailleurs, ce monde est devenu schizophrène d'une façon générale, mais c'est là une autre question, très vaste, fondamentale...
Je pense, toutefois, que l'existence du prophète a aussi d'autres utilités, déjà abordées dans cette page de commentaires.
Il demeure qu'il n'était pas inutile de rappeler l'utilité éventuelle du prophète pour aider les schizophrènes spirituels à trouver un sentier praticable vers les Hauteurs.

08dec17 191C63   
À votre question : "Un Prophète pourquoi et pour quoi faire ?" J’ai fait une réponse et, la nuit dernière, n’arrivant pas à dormir, cette question revenait sans cesse et je pensais à la vidéo "La Voix de Fer" [réalisée par frère David N. à Arès à la fin des années 80], le plus bel outil numérique qui a été réalisé. Le passage dans "La Voix de Fer" où le Frère David vous demande : "Mais vous êtes un prophète !" et où vous répondez : "Oui... et c’est lire La Révélation d’Arès et la comprendre. Jésus et Dieu, c’est à vous qu’ils ont parlé et qui mieux que vous peux transmettre :
Tu tiens le Livre fort(ement). (Quand) tu parles, le Livre parle.
 (Tu es) l'uni, l'oeil (qui s')ouvre (et) l'oeil (qui) ferme, le mêlé, la lèvre jaune
(et) la lèvre noire, la pluie (et) la grêle.
(Tu es) devant (et au) revers, fils de père (humain et) de ventre, (et pourtant)
fils de Mon Bras (et) de Ma Parole.
Debout (sur) ta jambe, entends (et) parle!
Tu fends le front (dur comme) le mur.
(Tu es) Mon Honneur. (Rév d'Arès xxxvi/11-16).

Vous êtes l’Ainé des Frères (Rév d'Arès 16/1) Celui qui mâche la poussière (xii/4-5).
Je me souviens lors d’un Pèlerinage de Feu, vous sortiez de la prière, je faisais l’accueil, de service aux tuniques [de prêt pour les pèlerins] et je vous remerciais pour tout ce que vous faites. Vous m’avez montré de la main la Maison de La Sainte Parole [où le Créateur s'est manifesté en 1977] et vous m’avez dit :
"Ce n’est pas moi qu’il faut remercier mais Dieu ! Nos frères Juifs ne font pas la promotion d’Abraham, de Moïse, d’Élie, d’Isaïe, etc, mais de la Thora, de ce que Dieu aurait dit. Nos frères Chrétiens ne font pas la promotion de Jésus, mais de ce que Dieu aurait dit dans le Nouveau Testament et des enseignements de Jésus, nous savons que les Evangiles de Matthieu, Marc et Luc dont le sommet est le Sermon sur la Montagne (Matthieu 5/1-7) sont de Dieu. Nos frères Musulmans ne font pas la promotion de Mouhamad mais du Coran, ce que Dieu aurait dit et des enseignements — hadiths — de Mouhamad. Nous savons que la Thora, le Nouveau testament, le Coran ne sont pas la Parole pure et qu’ils contiennent des livres d’homme (Rév d'Arès 35/12). La Révélation d’Arès, elle, est pure et le prophète Mikal l’enseigne aux frères qui à leur tour l’enseignent au monde en cherchant d’autres pénitents."
J’évolue donc dans ma réflexion. "Un Prophète pourquoi et pour quoi faire ?" La Révélation d’Arès, Jésus, Dieu vous l'on dictée à vous l’homme Michel — Mikal, l’Ainé des frères qui l’enseignent au petit reste et s’il y a bien une promotion que nous devons faire bille en tête c’est celle de La Révélation d’Arès.
Vous n’êtes plus rien pour vous-même [Rév d'Arès 40/6], vous ne parlez pas de vous-même, ni pour vous-même, mais vous parlez toujours de Dieu. Vous ne faites pas votre promotion, mais celle de La Révélation d’Arès.
Votre fonction prophétique est fondamentale avant que ne pleuve le péché des péchés [Rév d'Arès 38/2], vous êtes envoyé au monde rassembler un petit reste de pénitents pour qu’enfin soit restauré Éden, tous vos enseignements parlent de Dieu, de Sa Parole et lorsque nous prions, c’est Dieu qui parle en direct par nos lèvres car nous sommes son image et ressemblance
Vous avez cette responsabilité prophétique de transmission, de bien former les apôtres de l’idéal prophète en puissances à votre suite et à tout homme, toute femme qui ont reçus, lu  La Révélation d’Arès Dieu demande de se convertir, c.-à-d. d’entrer en pénitence, d’être moissonneurs et rejoindre le petit reste. (Jésus 1974, Dieu 1977,16/1, 40/6, 38/1, 31/8-13, 26/1, 30/11 Genèse 1/26, xLvii, 30/12).
J'espère que d'autres sœurs et frères répondrons ici à votre question
Didier Br. d'Île de France

Réponse :
Voilà une assez longue, mais bonne définition du prophète. Merci, mon frère Didier, pour ce commentaire.
Il m'arrive d'avoir, la nuit, des insomnies pendant lesquelles je prie, je réfléchis à la Parole, je pense à mes frères et sœurs, etc. Vous aussi — et c'est bien — vous avez, la nuit, des moments sans sommeil pendant lesquels vous passez en revue dans votre tête des questions fondamentales concernant La Révélation d'Arès, la Bible, le Coran, leur sens, notre mission, les grandes questions du péché dans le monde, etc., et évidemment les points concernant le prophète, ce qu'on peut attendre de lui. Cela vous permet d'y répondre ici dans mon blog. MercI, mon bien cher frère Didier.

09dec17 191C64 
Il me semble que c’est la première fois qu’un groupe missionnaire recevant le prophète transmette une vidéo aux assemblées qui n’ont pas la possibilité de l’accueillir directement chez eux. Ainsi, pouvoir recevoir les enseignements visuels et sonores du prophète sous forme de vidéo me semble intéressant pour ceux qui cherchent à répondre à l’appel de La Révélation d’Arès sans appartenir à l’assemblée visitée.
Frère Michel n’ayant pas la possibilité de se rendre partout, la parole transmet une énergie que n’a pas l’écrit. Par contre, je reste perplexe sur le fait de "jeter à la figure" des nouveaux venus quarante-cinq minutes de prophète en conserve. Car, d’une part, le prophète qui parle ne peut pas s’adapter aux personnes présentent et les personnes présentent doivent subir patiemment les quarante-cinq minutes même si elles sont en colère, si elles sont en question ou si elles sont en réaction.
Nous ne sommes donc pas dans une relation de patience, d’amour, d’accompagnement, à laquelle nous invite la pénitence, mais plutôt dans les moyens que le monde utilise pour assoupir les foules. Par ailleurs, en montrant la vidéo, j’ai l’impression que je contourne mon rôle de porteur de la Parole. Il est facile d’appuyer sur le bouton et de m’assoir dans un fauteuil et de laisser le témoin raconter son histoire. Bien que ce soit un outil missionnaire qui peut servir, je pense que le premier média reste bien le missionnaire lui-même. En outre, comme cela a été souligné, nous mettons le prophète directement en première ligne, là où nous avons à essayer de lui faire un rempart (Rév d'Arès 29/2).
L'homme frère voit (Mikal), l'homme frère va (vers lui) ; (il s'y attache comme l')écorce au cœur ; (l')écorce (devient) fer (affûté). (Rév d'Arès xLiii/8). C’est donc chacun de nous qui choisit de s’engager dans le petit reste afin de former l’écorce qui protège le cœur et, en retour, le cœur nourrit l’écorce. C’est l’écorce qui devient le fer affûté, c’est le fer affûté qui va vers le monde et non directement le prophète. Cela donne vraiment du sens au terme "en dehors" utilisé dans la réponse au commentaire 191C25 à notre frère Jeff : "Je ne peux pas décider en dehors d'eux." Car nous sommes l'écorce entourant le prophète.
Je tire pour ma part trois conclusions :
1. Merci à l’équipe préparatrice du 18 novembre d’avoir inclus dans ce projet notre petite assemblée belge et de nous permettre de vivre ce questionnement de fond suite à cette expérience. Sans cette initiative, nous ne serions pas en train de réfléchir aux enseignements à tirer.
2. Pouvoir lorsque c’est possible, visionner des enseignements du témoin donnés dans une assemblée par les assemblées qui n’ont pas la possibilité de l’accueillir directement. Il faut bien entendu que des frères de l’assemblée accueillante aient l’énergie pour faire la vidéo (aucun montage n’est nécessaire, car cela resterait des vidéos internes sauf couper les passages spécifiques à l’assemblée visitée). Ces vidéos nous permet­traient de sentir la transfiguration et d’affûter nos faux. Elle ne surchargerait pas le témoin d’un travail supplémentaire. N’étant le chef de personne, c’est une suggestion. Ce serait porter la voix du prophète à ceux qui souhaitent l’entendre plutôt que de conserver ces vidéos pour archive.
3. Prendre réellement notre place de prophètes à la suite du prophète pour parler au monde. Cela sous-entend l’utilisation de tous les moyens disponibles en fonction des compétences des uns et des autres, de la spécificité du terrain. La vidéo n’est pas le seul outil comme le montre les nombreuses autres expériences et le missionnaire transfiguré reste le principal média.
(Re)pose ton pied, pose ton œil (sur le) loin(tain)! Le(s) frère(s) vien(nen)t, (ceux qui ont) le jardin dans la tête (où) l'Eau monte (comme) dans l'arbre, (dans) la fleur. L(eur) oreille (a) le nerf, le(ur) jarret (a) le genou du cheval, le(ur) poignet tient la scoute ; il(s) parle(nt) dans le guichet. Il(s) ouvre(nt) la main pour toi. Le(ur) poumon fait cent voix de fer (Rév d'Arès xvii/3-6).
Louis-Marie J. de Belgique

Réponse :
Merci, mon frère Louis-Marie, pour ce commentaire, qui apporte une note particulière et très intéressante au débat qui s'ouvre dans cette page de réflexion, laquelle est connexe et quelque peu étrangère au sujet de cette entrée Héros.
Ce commentaire émane d'un frère appartenant à une assemblée à laquelle je n'ai jamais rendu visite, faute de temps et de moyens : la mission de Belgique, dont les membres ont évidemment de moi une image différente de celle (ou décalée par rapport à celle) qu'ont ceux qui m'ont vu chez eux, parfois même souvent.
De là le début de votre commentaire, inattendu mais logique : "Ainsi, pouvoir recevoir les enseignements visuels et sonores du prophète sous forme de vidéo me semble intéressant pour ceux qui cherchent à répondre à l’appel de La Révélation d’Arès sans appartenir à l’assemblée visitée." Vous avez donc vu et écouté cette vidéo comme si je vous rendais visite et vous parlait à Bruxelles, alors qu'en fait cette vidéo n'a pas été prise dans une assemblée qui me recevait, mais dans le local d'une assemblée qui en était absente et qui avait laissé ses murs aux gens de la rue à qui je parlais ce jour-là. Dans cette vidéo je m'adresse à un public de la rue (trente-cinq ou trente-sept personnes, je crois), non à une assemblée. Autrement dit, l'idée des frères et sœurs travaillant à "Promouvoir le Prophète" est de la promouvoir chez ceux qui ne le connaissent pas du tout, mais non de la promouvoir chez ceux chez qui il est censé être déja promu.
Voilà qui va peut-être apporter apporter de l'eau ou du vent au moulin de notre frère Jeff, promoteur de la mission dont l'apogée eut lieu le 18 novembre. Cela ne répond pas à la question qui nous occupe ici : Fallait-il montrer au public du dehors le faucon ou le petit vieux sympa ?, mais fait voir, dans la spontanéité, un autre aspect de la question : Ne faudrait-il pas d'abord — ou également — que le prophète s'adresse aux missionnaires qui ne le voient jamais chez eux ou qui l'ont très rarement vu ? J'avoue que je suis focalisé, que la mission est focalisée, sur le monde, le public, les autres, depuis si longtemps et si intensément que je n'ai jamais pensé à ça et que personne ne m'y a fait penser ou ne me l'a demandé. Hélas, je deviens vieux et j'ai de moins en moins l'énergie qu'il faudrait pour concevoir et réaliser des vidéos.
Nous ne sommes vraiment qu'à l'aube (Rév d'Arès xxxv:7) de notre mission ; nous découvrons tous les jours nos carences, lacunes, insuffisances, oublis, etc. Le Père a raison de nous dire que quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2).
La fin de votre commentaire voit les choses sous un angle plus proche de celui de "Promouvoir le Prophète dans le monde" (je trouve maintenant cette précision: "dans le monde", plus approprié) sans y entrer de la façon simpliste envisagée par les initiateurs du 18 novembre. Cela va me demander plusieurs relectures et une certaine réflexion.
Encore un grande merci, frère Louis-Marie, pour ce commentaire qui apporte quelque chose de neuf.

09dec17 191C65 
Pardonnez-moi mais je n'ai rien compris à la réponse que vous faites au commentaire du bonhomme qui s'emeut sur la mort de Johnny Halliday ! (ref 191C53).
Je vais essayer de traduire avec ma conscience le problème que soulève en moi un tel dilemme homme histoire<--> homme prophète dans ce type de situation, à partir de la réalité des évènements tels que les ai perçus
j'ai 57 ans dans quelques jours c'est la durée de la carrière de Jean Philippe Smet alias Johnny Hallyday pour qui j'ai une certaine tendresse pour certaines de ces chansons et son parcours. Comme j'en ai pour vous,  ce sont deux axes d'appréhension de la réalité humaine très complexes à fusionner.
J'avais 8 ou 9 ans quand le juke box du bistrot de mon père jouaient "Noir c'est noir" que chantait Johnny Hallyday et le "Travail c'est la santé" chanté par Henry Salvador ou encore "You can’t always get what you want" par Mick Jagger des Rolling Stones, et combien d’autres chansons qui bercèrent ma jeunesse.
J'ai aimé comme j’aime encore chanter et danser comme un enfant du rock n'roll des années 60 et dans  l'euphorie qui a suivi la fin de la 2ème guerre mondiale qui plus de 20 ans après l’armistice étaient encore perceptible en France.
Le passage de l'accordéon à la guitare électrique, le lino posé à même  le sol boueux de notre maison et le bain dans la cuvette une fois par semaine, de la cuisinière à charbon au chauffage centrale et au carrelage, du 110 volts au 220, d'une chaine TV en noir et blanc à la couleur et à la pléthore de chaînes  et j’en passe .
Je n'oublie rien de ces passages comme sur un autre plan ceux du catholicisme rigide à l'athéisme autosatisfait avant de croiser La Révélation d'Ares. Ces anecdotes qui ne sont que des détails au regard du salut universel, certes, mais attention de ne pas donner à son semblable l’impression que l’on traite la réalité du temps comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Pardonnez-moi, mais la mesure est la clef pour avancer !
Et l'amour du prochain, combien c’est compliqué, notamment pour faire le tri entre le futile et le canal de la nostalgie qui sédimente si rapidement dans l'être, la lave [Rév d'Arès xxiii/3] qui met en mouvement, c’est l’amour qui voit loin et qui partage la chaleur et les difficultés du présent, qui peut comme une pâte s’étendre jusqu’à des limites difficilement perceptible. Parce que là, dans les poches sombres de l’être, perlent quelquefois les eaux du Ciel, inconscient de ses origines. Et puis l’eau noire du monde peut aussi sous l’effet de la pénitence à terme devenir une eau claire, ou dit autrement une référence. C’est peut-être ce qui manqua à Moïse très difficilement capable de comprendre ses frères juifs à son époque : une adaptation multi formelle, pluri-êtres comme une mosaïque ou reflets des roches, une cavité intérieure qui fusionne l’infime et l’infini et la traduction sobre et généreuse, en langage simple : qui file la pêche.
Hallyday c’était du rêve en scène, des mirages et de l’illusion sur un nuage technologique, à l’image de ce monde si on regarde froidement les choses. Mais quel type de réalité les Pèlerins d’Arès ont-ils à proposer virtuellement encore ? Comme vous l’avez écrit : "un star system" où chacun est une star qui enrichira tous les autres
Je comprends aussi à quel point la récupération du roi noir est immense d’habileté pour gouverner, face à tout ce qui crée ou peut représenter de la légende et du mythe et qu’il exploite savamment, en amuseur de foire et comédien, il trône sur le monde à coups de discours et convoque des pleureuses dont les sanglots émeuvent les affaiblis et trouvent écho dans le prolongement inconscient de l’esclavage conditionné depuis des millénaires. Sommes-nous jamais sorti du culte des idoles ? Roi noir au passage dont je n’ai entendu aucune référence dans votre témoignage vidéo qui a servi le 18 novembre à moins que je ne l’ai pas bien entendu.
Esclavage que vous dépassez et appelez à fouler patiemment comme un javeau [Rév d'Arès xLii/3-5, xLvii/7], par le simple Bien vécu avec les autres, mais il faut aborder le problème avec tout le paradoxe et le subtil mix que l'homme réalise très lentement dans ses profondeurs. Tâche difficile, sentiers rocailleux [25/5], environnement épineux ! Les titres des chansons de Johnny Hallyday comme "Que je t’aime" : "Toute la musique que j’aime, je te promets, Marie, retiens la nuit où si j’étais un charpentier moins médiatisé, etc." spectaculairement mis en scène par l'artiste Hallyday parti comme un orphelin, dans la vie à la conquête de l’inconnu et qui s’est fait avec le rêve américain en toile de fond, dans une certaine idée de la liberté hippie, dans lequel s’identifient des centaines de milliers de braves gens en France, me pose un grave et profond questionnement. Car tout cela a cours dans le pays que le créateur a aussi choisi pour parler. On est plus dans les années 70. L’urgence du changement [28/7, 30/11] se fait plus pressante.
Et les épis murs sont-ils vraiment au delà de ces influences culturelles ? Échappent-ils à la citadellisation des êtres grâce à d’invisibles failles dans leurs fonds ? Tel qu’un chant de pure libération peut l'atteindre sans passer par les lacis de l'Histoire ? Je sais que notre génération est encore largement empreinte du penchant téfilotes, hymnes plutôt funèbres [Rév d'Arès xxxv/6] en versant des larmes froides davantage que par la pénitence comme tension réflexe héroïque à la conquête d’Éden pour tous.
C’est de l'héroïsme aussi de comprendre au-delà des mots ses frères humains. On n'explique pas sans aimer et penser, je n’oublie pas ce que vous m'avez appris! Je vous embrasse comme je salue mon frère Johnny Jean Philippe, défunt, qui par la scène m'a aussi montré quelque chose dans l'homme que j'admire la générosité et le travail. Et cela même si ces textes n’avaient pas la profondeur de ceux de Brassens ou de Brel, car il était avant tout un interprète avec un certain talent. ça vaut un petit hommage, mais comme la mesure n'est pas encore de ce monde c'est la grosse artillerie qui sort dans les rues et les écrans,. Dame ! Faut bien remplir le vide. Il est temps de faire le plein d'autre chose la Vie avec l’âme !
Je ne suis pas un héros militaire, j’essaie d’être un héros avec mon cœur et ma réflexion.
Jean-Claude D. de Lyon

Réponse :
Mais, mon frère Jean-Claude, je n'ai pas fait de réponse au bonhomme, le concierge de mon immeuble, qui s'émouvait de la port de Johonny Hallyday (191C53)... Ma réponse 191C53 est faite à notre sœur Françoise de L. d'Île de France, que vous devez bien connaître, du reste.
Par ailleurs "Moïse" n'a pas été "très difficilement capable de comprendre ses frères juifs à son époque," parce qu'il n'y avait pas de Juifs à l'époque de Moïse ; il n'y avait que des Hébreux (yahvistes ou élohistes, disciples d'Abraham, Isaac et Jacob appelé aussi Israël), Le judaïsme, la religion juive, n'a commencé que beaucoup plus tard avec Esdras (et Néhémie : dans la Bible hébraïque, Esdras et Néhémie ne forment qu'un seul livre). Esdras, en hébreu עזרא, Ezra, est le fondateur du judaïsme, il vécut quelque huit cents ans après Moïse. C'est lui qui a imposé la Loi, laquelle est, ainsi que je le souligne ici et là, fondée sur des livres d'hommes ajoutés au récit de l'Exode longtemps après Moïse. C'est aussi Esdras qui fonda "L'Assemblée des 120 Sages" qui allait devenir le Sanhédrin de Jérusalem qui condamnerait Jésus à mort. Pardonnez-moi cet aparté, mais je crois utile de rappeler ces points-là.
Ceci dit, voilà un magnifique et juste commentaire ! Merci pour lui, mon frère Jean-Claude. Merci de me dire que Johnny Hallyday vous a fait voir "quelque chose dans l'homme que vous admirez : la générosité et le travail," que vous me faites l'honneur d'admirer aussi dans ma personne de témoin de La Révélation d'Arès. Je fais tout ce que je peux dans mon domaine comme Johnny Hallyday fit tout ce qu'il put dans le sien.
Aujourd'hui samedi on va faire, à Paris, descendre les Champs Élysées jusqu'à la Concorde et la Madeleine au cercueil de Johnny Hallyday come s'il avait été un général victorieux d'une guerre invisible mais réelle : la lutte du tout un chacun pour trouver un peu de bonheur, même dans une chansonnette, ce qui est sans nul doute très supérieur au mérite d'un général qui aurait fait un guerre où auraient souffert et/ou seraient morts tant d'Enfants du Père. Moi, j'ignore ce qu'on fera de moi, mais je ne demande qu'à disparaître comme Jean Calvin dans une fosse commune, ma carcasse oubliée physiquement, parce qu'elle n'aura été que la boîte où se seront déroulées quelques décennies — pour ainsi dire rien — de la vie que le Père m'a donnée et qui continuera. Si ma parole prophétique demeure dans les cœurs jusqu'au Jour de Dieu, c'est que j'aurai fait correctement mon travail et je serai comblé. Comme vous dites : Restent toujours le travail et la générosité.

09dec17 191C66 
"Les gens", voilà ce que nous sommes devenus !
À nous laisser englober dans la masse quitte à nous en isoler, accrochés à nos portables comme des noyés à une boussole individualiste en allant prendre notre transport en commun pour nous entasser comme du bétail ; ou les oreilles bouchées par des écouteurs qui diffusent toujours le même type de musique ; la tête tellement saturée de bruits, de mots, d’informations, d’idées, de musiques, et de pensées qui tournent dans nos têtes, qu’il ne reste plus aucune place pour ce petit bout de papier, cette amorce d’échange verbal qu’un type bizarre propose dans la rue…
"Ah non, moi je ne m’identifie pas à la masse. Je suis un héros. Je vais dans la rue pour parler aux hommes..." Suis-je vraiment un héros ?
Car, quand les fantômes que je croise dans la rue daignent m’accorder un regard, ils se fendent d’un sourire poli et me répondent : "Merci vous êtes gentil !" Voilà, tout est dit. Je suis un "gentil". Ma mission est "gentille". C’est-à-dire que je ne dérange personne. Ma mission n’a pas pour objectif de tirer ces jeunes de leur bonheur Apple ou Samsung avec si peu de considération pour l’humain qu’ils me doublent, méprisants, sans doute parce, qu'habitués à la communication virtuelle, ils sont déroutés par une communication les yeux dans les yeux. Et peu importe si dans cet indifférent se cache un épi mûr.
Ma mission n’a pas pour objectif de faire prendre conscience à des femmes et des hommes qu’ils sont en train de se couler doucement dans des ténèbres glacées en plein jour, parce que la vie fout le camp, remplacée par des automatismes et des obligations. Et peu importe si dans cette foule volage (Rév d'Arès 13/1), il y a un ou deux épis mûrs. Ma mission "gentille" ne les arrêtera pas.
Héros et gentil est-ce compatible ?
Voilà la question qui me tarabuste depuis mes dernières missions intensives. Mais qu’est-ce que je fous dans la rue ? Il ne s’agit pas tant de découragement que de se demander si depuis toutes ces années je suis vraiment monté sur le Parvis ? (Rév d'Arès 2/16). Nos frères humains sont enfermés dans une des prisons les plus terribles que l’Histoire a inventée pour rendre les foules dociles. Notre voix douce et nos propos sympa glissent sur les parois de cette citadelle (13/7). Mais bon ! Il ne faut pas se décourager et on continue comme avant. De temps en temps on change une phrase d’accroche, on fait un nouveau tract et puis basta ! De toute façon, c’est normal que ça ne marche pas.
Alors quand je vous vois réagir à l’image du "bonhomme sympa" que donne la vidéo du 18 novembre, je me dis: "Bienvenue au club ! Un prophète-bonhomme-sympa et un missionnaire gentil on peut s’entendre !"
C’est là qu’entre le prophète ! Pourquoi et pour quoi faire ?
Mais pour me tirer de mon confort arésien. Bien sûr la mission, c’est dur, mais une fois qu’on a franchi le pas, ça roule. Cette présence dans la rue, ne me dédouane-t-elle pas de la difficulté de faire évoluer la mission, le suivi, l’assemblée, les projets de créations pour trouver de nouveaux angles de sensibilisation, une vie apostolique, la construction de laboratoire du Vivant ?
Nos assemblées sont-elles si évolutives ? Y sent-on la Force, la Joie, l’Audace des créateurs de l’avenir ? C’est vrai, on a nos boulots, nos familles, nos tracas mais hélas, changera-t-on quelque chose à la pente où glissent des millions de femme et d‘homme, si on ne transcende pas ce quotidien ? — C’est une vraie question —. Pour l’instant le seul vecteur de cette transcendance c’est le prophète, c’est vous. Que mon commentaire ne trompe personne, je suis comme mes frères.
Le prophète est la Source de notre manière de lire, de dire, d’expliquer, de vivre La Révélation d’Arès. Vous êtes la référence. Mais sur ce point il me semble qu’il y a un paradoxe, car on ne peut pas la "mettre en bouteille" et la faire goûter à ceux qui ont soif, même avec un puits, une chaîne d’embouteillage, un système de distribution totalement adaptés au "marché". Cela ferait du prophète un produit. Le prophète dans l’inconscient collectif reste un homme exceptionnel. Il peut être difficile à l’homme de la rue de s’identifier à lui. Ou plutôt il y a un espace trop grand entre l’homme de la rue et le prophète. Il faut un certain nombre de marches pour l’atteindre. Je crois que ces marches sont les frères, personnes ordinaires comme celles qu’on croise dans la rue et qui par leur transcendance montre que se recréer est possible.
Suis-je un héros ? En devenir peut-être mais tant que la force d’amour n’a pas dépassé mes habitudes, mes préjugés je suis en devenir. J’ai tant besoin d’une Assemblée vivante, évolutive pour passer du vent froid au Vent chaud (Rév d'Arès xxi/8). J’ai tant besoin du prophète et de son œil qui moud la Lumière pour dépasser mes peurs.
Salvator B. d'Île de France

Réponse :
Je ne sais pas si la mission de la mi-novembre, aboutie le 18 novembre, est un arbre qui portera beaucoup de fruits, mais on peut au rendre hommage à Jeff et à sa petite équipe du problème très important qu'il a soulevé.
Vous dites ici des choses saisissantes de vérite et propres à faire prendre conscience, avec une précision très intéressante, du problème face auquel nous sommes. Vos derniers paragraphes me semblent bien dire ce qu'il faut dire, que d'autres frères ont déjà exprimé autrement : "Nos assemblées sont-elles si évolutives ? Y sent-on la Force, la Joie, l’Audace des créateurs de l’avenir ? ... Changera-t-on quelque chose à la pente où glissent des millions de femme et d‘homme, si on ne transcende pas ce quotidien ? — C’est une vraie question —. Pour l’instant le seul vecteur de cette transcendance c’est le prophète... Le prophète est la Source de notre manière de lire, de dire, d’expliquer, de vivre La Révélation d’Arès. Vous êtes la référence."
Et vous ajouter ces pensées remarquables, qui doivent fixer l'attenbtion : "Mais sur ce point il me semble qu’il y a un paradoxe, car on ne peut pas la "mettre en bouteille" [la référence] et la faire goûter à ceux qui ont soif, même avec un puits, une chaîne d’embouteillage, un système de distribution totalement adaptés au "marché". Cela ferait du prophète un produit. Le prophète dans l’inconscient collectif reste un homme exceptionnel. Il peut être difficile à l’homme de la rue de s’identifier à lui. Ou plutôt il y a un espace trop grand entre l’homme de la rue et le prophète. Il faut un certain nombre de marches pour l’atteindre. Je crois que ces marches sont les frères, personnes ordinaires comme celles qu’on croise dans la rue et qui par leur transcendance montre que se recréer est possible."
Oui, frère Salvator, vous avez dit là ce qui est le point difficile, essentiel, le nœud, disons plus familièrement : le hic, de la question qui nous préoccupe actuellement. Vous avez raison raison de dire, je le répète : "Il y a un espace trop grand entre l’homme de la rue et le prophète. Il faut un certain nombre de marches pour l’atteindre. Je crois que ces marches sont les frères." Et c'est bien pourquoi, entre autres arguements que j'ai donnés pour cela, j'espère que des frères s'inspireront de ma vidéo de Nice pour constituer eux-mêmes, les frères et les sœurs, ce que vous appelez "les marches" de l'escaier qui porte le commun de la rue ou de la vie quotidienne à un niveau au-dessus de ce à quoi il est accoutumé.
Je viens de raccrocher mon téléphone. J'étais en liaison avec notre frère Dominique de Genève, qui est le président d'Adira, l'association de diffusion de La Révélation d'Arès et, entre autres questions, nous avons assez brièvement abordé la question soulevée ici : Fallait-il montrer le faucon ou le petit vieux sympa ? Il est clair pour tout le monde semble-t-il, qu'il est très difficile de faire pénétrer dans l'homme de la rue le concept du prophète. Pour les croyants les prophètes de la Bible sont des personnages quasi-mythiques entrés dans la légende des siècles, qu'il est impossible de retrouver à notre époque, et pour les non-croyants le prophète moderne, c'est plutôt Johnny Hallyday, l'adulé qui chantait des choses qui touchaient le cœur, hélas, sans pousser les humains à entrer en pénitence et changer le monde, ou Steve Jobs, son iPhone et son iPad, ce n'est déjà même plus Karl Marx ou Lénine.
Je connais bien ça. En quarante-trois ans j'ai pu constater et reconstater que quand je dis à quelqu'un qui n'a plus aucune idée de ce que peut être une Révélation surnaturellement venue du Ciel, que j'ai vu et écouté Jésus en 1974 et Dieu en 1977, cela l'étonne, mais ne l'étonne pas plus d'effet que si je lui disais que j'avais vu passer un métro blanc ou violet au lieu d'un métro vert, bleu, gris." Seul un épi mûr risque de sentir là quelque chose de transcendant, de capital pour le destin humain. Oui, si quatre générations ne doivent pas suffire (Rév d'Arès 24/2), c'est parce que la seule façon de procéder est très probablement, comme vous dites, frère Salvator, de monter peu à peu les marches de l'escalier jusqu'au prophète, ce que peuvent faires les missionnaires de cette génération et des générations qui viennent.

09dec17 191C67 
Salem Fréro,
Encore une entrée qui pousse à réfléchir sur la nature humaine : Décider d'être quelqu'un de bien ou non.
Tu dis :
"Le héros m'aide à avoir la Vie, l'essentiel ; il ou elle comble mon espoir.
Mais si j'ai déjà beaucoup sauf la Vie, mes tiroirs béent,
je désespère de ne pas avoir plus, toujours plus.
Alors le héros n'est pas celui qui me donne plus,
mais celui qui m'enlève l'inessentiel.
Le héros du Père peut sauver de sa soif inextinguible l'humain en lui faisant comprendre
que seule la pénitence crée le Bien,
que seul le Bien abreuve, vainc le Mal
et permet l'avènement du Jour d'un autre monde."
C'est ce que je ressens des personnes qui m'ont apporté leur soutien et une réflexion sur l'attitude à avoir face à un problème [de foi et d'espérance]. Être croyante m'a aidée énormément, mais la Parole de Dieu et ton enseingment m'ont aidé plus encore.
Concernant la vidéo diffusée le 18 novembre, je n'ai pu regarder que la deuxième partie de 15 minutes : Sublime ! Les paroles, les mots que tu as prononcé ont fait écho en moi.
Si cela n'a pas convaincu alors il n'y avait pas d'épis mûrs lors de la diffusion. Personnellement, que rajouter plus après ces Paroles ? Rien. La vidéo est simple mais efficace.
Je t'embrasse Frèro, continuons à parler, à être pénitents, cela vaut vraiment vraiment la peine.
Fraternellement
Malika B. de Lorraine.

Réponse :
Voilà qui va faire plaisir à frère Jeff et frère Tonio :
Vous dites que la seconde vidéo du 18 novembre était "sublime". Et vous ajoutez quelque chose d'important : "Si cela n'a pas convaincu alors il n'y avait pas d'épis mûrs lors de la diffusion."
Vous avez raison , ma sœur Malika : Nous ne sommes pas là pour convaincre, mais pour trouver les épis mûrs. Il est possible qu'il n'y en eut pas parmi les quelques dizaines de personnes venues, en France, visionner les vidéos le 18 novembre. Morale : Il faudrait que le battage avant la projection soit d'une dimension tout autre, disons dix fois plus important que celui qui a été fait entre le 8 et le 18 novembre.
Toutes les nobles et généreuses valeurs de l'homme ont disparu, ou presque. Elles n'existent plus que dans des îlots, battus des océants et des vents d'égoïsme, de revendications, de méchanceté, de scandales. Quandt aux valeurs créatrices, sauf celles des choses qui peuvent "faire de l'argent", elles sont en voie d'extinction. Quand je pense que Johnny Hallyday... Oh, je l'aimais bien moi aussi, sympathique, pas génial — "Ah que... coucou !" — mais, disons les choses comme elles sont, comparé aux voix sublimes de... la Callas, ou de Placido Domingo ou même de Frank Sinatra qui vivaient il n'y a pas si longtemps encore, ce n'était qu'un braillard classé chanteur. Donc valeurs créatrices en plein déclin, mais n'oublions pas que valeur crétrice et foi vont de pair; on ne replace pas Dieu, l'amour, la beauté au fond de soi sans les y recréer ! Croit-on vivre dans un pays jeune ? J'ai plutôt l'impression que tout est frappé de sénilité.
On va me dire que je divague... Après tout, peut-être ; je ne sais pas. Toujours est-il que non seulement la vie spirituelle me paraît tarie, mais bien au-delà de la vie spirituelle la vie de qualité me paraît tarie. Tout ce qui fait la grandeur de l'homme se désagrège. Et l'on nous parle de l'arrivée du règne des robots... Les hommes deviennent fous. Qui va créer à nouveau ? L'homme va-t-il devenir l'employé de sa machine ? Quand je pense à ça, je m'étonne de moins en moins que la mission soit si difficile.
Mais puisque le Père Lui-même nous dit que changer le monde est possible, croyons-Le ! Continuons !

09dec17 191C68 
Une question existentielle qui ne pourra trouver sa réponse seulement par des mots, mais qui prendra son sens au fur et à mesure que les Assemblées grandiront en vertu : "Acquérir la vertu est célébrer l'héroïsme qui triomphera du péché du monde, la vertu seule peut réussir l'incroyable." ("Le Pèlerin d'Arès" 1990, "Vertu").
Ce n'est pas pour rien que vous vouliez créer la Maison des faucons.
Vous auriez travaillé avec vos frères et sœurs, les yeux dans les yeux, pour les faire passer de la vie à la Vie.
À part quelques très rares qui ont partagés un moment de vie avec vous, tous autant que nous sommes, nous ne vous connaissons qu'à travers vos écrits: courrier, livres, blog, et par quelques rencontres lorsque vous venez vers nous.
Votre solitude démontre notre responsabilité à ne pas avoir répondu en ce temps-là, à la question : "Un Prophète pourquoi et pourquoi faire?"
Si nous avons préféré vous tenir à l'écart, c'est parce que nous n'étions pas prêts à recevoir votre lumière en direct, cette fameuse transcendance que l'on peine encore à montrer.
Rien de tout cela n'est de votre faute. C'est de notre responsabilité, à présent, de faire vivre les assemblées telles que Dieu le souhaite (Rév d'Arès xLv/19).
Donnons-nous les moyens d'accomplir cette noble tâche. Vous avez tout, tout donné, prophète Mikal !
Claudine F. du Roussillon

Réponse :
Merci, ma sœur Claudine, pour ce commentaire. Il me touche.
À quoi bon regretter ce qui n'a pas été et qui n'a pas été pour la raison simple que vous donnez : "Nous n'étions pas prêts à recevoir votre lumière en direct, cette fameuse transcendance que l'on peine encore à montrer" ?
Je le répète et répète : Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2). Si le Père a dit cela, c'est parce qu'il savait bien que réveiller les vivants, leur faire voir qu'un autre destin, heureux, est possible pour l'humain, prendra du temps, beaucoup de temps !
La perspective d'une société humaine qui décline, qui risque même d'aller, dans la souffrance, vers sa fin : le péché des péchés (Rév d'Arès 38/2), est une telle gêne pour l'intelligence humaine que quand nous parlons de cela nous faisons sourire sceptiquement ou fuir. Les dangers imminents sont souvent les plus ignorés ; l'homme efface de son esprit ce qui lui fait peur..L'agonie d'une humanité n'est pas plus consciente que ne l'est, la plupart du temps, l'agonie d'un seul être humain.
Nous sommes entrés dans un épais brouillard.
C'est pourtant là, dans ces moments gris et décourageants que se prépare, très discrète, la renaissance. C'est ce que nous faisons, nous du petit reste. C'est dans la putréfaction en la terre des cimetières que germe la réalité de demain. Nos missions sont des germinateurs. Nous sommes d'apparence dérisoire mais nous sommes engagés dans une lutte contre le mal et la mort, nous allons percer les ténèbres qui peu à peu recouvrent l'humanité. Alleluia !

09dec17 191C69 
Lorsque j'ai découvert votre entrée 191 Héros, l'équipe de France de tennis venais de remporter la coupe Davis (je ne ferai pas ici un mauvais jeu de mots !) face à la Belgique, et les médias, curieusement et comme par hasard les qualifiait de "héros" !
C'est presque scandaleux ! "C'est plutôt inapproprié," ma dit  tout en nuance sœur Anne V.
Les héros se redressent (Debout ! Rév. d'Arès 1/1), combattent leurs faiblesses, les héros sont résistant à la culture, à la censure du monde, des mœurs, des traditions, des idées reçues, du "penser correct", des concepts "officiels" des "autorités compétentes" qui autorisent, surveillent, contrôlent, jugent, condamnent suivant les lois des "élus" que notre époque impose (phrase largement inspiré de votre réponse 188C132).
Les héros sont vigile(s) (Rév d'Arès xxviii/27), idéalistes, conscits (xxii/14), ils ont un jardin dans la tête (II/9 - xvii/3). Vifs (dans la) paix (xxii/21) et sans préjugés ils tiennent tête au fatalisme, au légalisme, à la désespérance, a la raison raisonnante, aux calamités, aux dominateurs, aux railleries, gouailleries, moqueries, aux persécuteurs, mais aussi à l'indifférence, à la déception, à l'incompréhension, à la trahison, aux méchants (33/9), aux mensonges (30/4 - 32/6-7), aux médiocrités, et à la peur, à la paresse, au doute, au découragement (13/8), à la fatigue, à la tristesse, à l'injustice, à la souffrance, au froid.
Les héros font face au vide spirituel, et ils se jettent dehors (Rév d'Arès xLiv/1-3 + annotation) quel que soit le temps, L(eur) oreille (a) le nerf, le(ur) jarret (a) le genou du cheval, le(ur) poignet tient la scoute; il(s) parle(nt) dans le guichet (agir sans grands discours et bavardages) (xvii/4).
Les héros restent droits (Rév d'Arès xLii/11) comme un nerf (xii/11) devant le rationnalisme, le matérialisme grossier, les puissants et les riches assourdis par les fracas de leurs cités, et devant les princes et les prêtres dont les têtes sont dans des sacs épais (33/11)
Évidemment, les héros sont pleins de soleil, d'espoir (le cœur est empli de son Dieu, Rév d'Arès 4/11), d'amour, de pardon, de paix, de simplicité, de vérité, de liberté, de Bien, et au Jour (Bible, Coran, Révélation d'Arès) ils seront des Christs.
Le monde tient à un fil (Rév d'Arès xxxix/3, xx/10) !
Il faut sortir de la nuit des temps, entrer dans le Jour (Rév d'Arès 17/7), hors du temps (12/6).
Héroïsme, hardiesse, force, intelligence, mesure, patience, réalisme, objectivité, piété (Rév d'Arès 35/5-6), Moisson, pugnacité sans polémique, confiance, conscience et grandeur d'ha (xxxix/1-11) à tous.
Joyeux Noël.
Alain Georges M. de la plèbe d'île de France

Réponse :
Voilà un liste complète des qualités et des travaux des héros. Rien à ajouter. Merci, mon frère Alain.
Si le Père est revenu vers les hommes en janvier 1974 par son Messager Jésus, puis Lui-même en 1977, c'est parce qu'Il savait que quelque chose se terminait lentement mais définitivement sur terre et ne pourrait plus jamais renaître. Avec un danger, celui du découragement total qui peut jeter l'homme dans le pire et aboutir au péché des péché. S'il avait vu dans l'islam l'issue heureuse il serait revenu en disant aux hommes sans ambages : Devenez musulmans ! Il n'a pas dit cela. Il n'a pas davantage dit qu'il fallait suivre les religions juives ou chrétiennes. Bref, c'est clair, La Révélation d'Arès ouvre la porte d'un renouvellement total de la vie spirituelle qui, certes, a quand même eu par moments quelques sursauts, à Jérusalem, à La Mecques, ailleurs aussi, et Il le rappelle, non sans compliments, mais il est maintenant formel : C'est fini pour la religion, quelle qu'elle soit, il faut autre chose. Le héros est l'artisan de cet autre chose.

09dec17 191C70 
Frère Michel,
Suite à mon commentaire, voici les fichiers "Un prophète pour faire le passage".
Je vous embrasse.
Didier Br. d' Ile de France
Prophète Pourquoi ? - 1Prophète Pourquoi ? - 2
Prophète Pourquoi ? - 3Prophète Pourquoi ? - 4
Prophète Pourquoi ? - 5

Réponse :
Merci, frère Didier. Ces images pourront intéresser ceuxqui n'ont pas "Le Pèlerin d'Arès" trimestriel.

10dec17 191C71   
Moi aussi je fais des insomnies. Alors, cette nuit je me lève, je me mets à ma table de travail pour m'adresser à cet homme qui laissera un nom à la postérité, Michel Potay, mais qui pour l'instant peine beaucoup à remplir sa tâche. Ne me reprochez pas d'être rude par endroits !
J'ai vu la vidéo diffusée le 18 novembre par votre équipe de publicité, disons plutôt de persuasion.
Vous dites dans une de vos dernières réponses que votre prosélytisme ne consiste pas à convertir mais à "trouver les épis mûrs". Je comprends par là "trouver les personnes dont les amarres personnelles s'arriment au vaisseau de La Révélation d'Arès". Cela doit parler à l'ancien marin que vous êtes. Mais la vidéo que j'ai vue sous des dehors bonhommes essaie de plaire, de séduire donc ; elle ne se contente pas d'informer. J'ai noté que ce n'est pas vous qui l'avez réalisée, mais ce qui m'intéresse surtout, c'est de savoir qu'elle a été façonnée par des hommes qui vous aiment et qui veulent vous "promouvoir" dans le public. Ils se sont trompé, mais on se trompe toujours quand on va à rebours du temps.
Il n'y a pas encore si longtemps, au temps de votre jeunesse, les stratégies de séduction étaient localisées, pour ainsi dire ritualisées, d'importance limitée. L'ordre global était commandé par le besoin, voire même par la morale, pas par le désir. Les choses ont changé. Aujourd'hui, les opérations de séduction — toute recherche d'adeptes est une opération de séduction — ont gagné tous les grands secteurs: consommation, médias, politique, éducation, culture, vacances, sexe, etc. — Le principe de la publicité repose sur une logique omniprésente et généralisée, de réorganisation permanente des sphères dominantes de la vie sociale ainsi que les manières de vivre.
Nous assistons à de grands changements dans la manière de séduire: les attitudes, les formes, les images. La publicité ne cesse pas de se renouveler, de se pluraliser, de s'individualiser (modes d'approche, façons de plaire, design, etc.). Johnny Hallydays, qui nous a quittés, savait très bien trouver la coiffure, la voix, le vêtement, bref, le spectacle qu'il devait incarner pour ne jamais cesser de plaire. Comme il était plutôt nigaud, ça ne lui était pas trop difficile. Et dans son domaine Jean d'Ormesson, pas nigaud celui-là, qui est pour ainsi dire un co-décédé de Johnny, savait aussi très bien plaire.
Toutes les sociétés depuis toujours ont cherché à accroître le pouvoir de plaire par des artifices (parures, chants, danses... et dans le domaine religieux : la componction, la piété, le céleste), mais toutes ont aussi fait un travail inverse de contrôle et d'accaparement de la séduction par des modes soigneusement administrées d'en-haut, des procédés, empêchant les attirances vers des domaines que leurs pouvoirs religieux, seigneuriaux, gouvernementaux, caméraux, ont toujours voulu écarter. On croit que ce frein a sauté, mais c'est une erreur. Ne passe que ce que les puissants laissent passer et cela ne change que quand les puissants deviennent débonnaires, obligeants, bref, quand ils sont foutus. De toute façon, le besoin de plaire contrôlé, surveillé, disons "officiel", reste souverain ; il s'applique à barrer la route aux inclinations différentes ou personnelles.
Je crois avoir compris en vous lisant, Michel Potay, que cela, vous l'avez bien compris aussi et c'est pourquoi vous revenez souvent sur le gros problème de votre "mission", celui des "portes hermétiquement fermées devant vous des grands medias." Votre petite opération du 18 novembre ne pouvait avoir aucun succès notable. J'ai vu aussi votre interview par Jacques Chancel. C'est bien meilleur mais, même si vous aviez vu juste en cherchant à intéresser ce présentateur qui avait été fameux, vous êtes arrivé trop tard : Chancel en 2010 ne disait déjà plus grand chose aux 20-40 ans, qui sont ceux que vous deviez impérativement intéresser.
Vous avez une mission très difficile, car aujourd'hui l'information se localise dans l'hédonisme ou dans le sensationnel, ce qui fait peur. C'est ce qu'on compris les "terroristes" : Quand on ne peut pas plaire, il faut faire peur et ça plaît aussi aux politiques qui comme ça "protègent" les populations et en même temps protègent leurs situations.
Mais ne perdez pas de vue également que ce sont aussi les procédés de séduction qui font vendre, comme vous dites, un yaourt plutôt qu'un autre qui est aussi bon, sinon meilleur, qui contribuent à l'avènement de tout mouvement contestataire et libérateur... ce que vous êtes ! Mais vous y prenez-vous bien ? Aucun grand professionnel n'acceptera de travailler pour vous parce que les grands pros savent que, de toute façon, on ne va plus vite que la musique. Votre heure n'est pas arrivée et vous avez la sagesse d'appeler vos missionnaires à la patience.
La morale traditionnelle n'existe plus. La religion traditionnelle non plus. L'islam ne présente aucun danger. Si on dit qu'il séduit c'est pour faire peur, mais c'est faux. Il ne peut pas plus séduire que vous ne pouvez. Voit-on des gens supplier qu'on les laisse entrer dans les mosquées ? Prier les imams de leur enseigner l'Islam ? Pas du tout. Ce n'est pas parce qu'on voit par-ci par-là une Auvergnate ou une Parisienne convertie au mahométisme s'exhiber voilée et habillée de noir jusqu'aux pieds que l'Islam prolifère. Ces femmes sont des repoussoirs, d'une laideur rassurante pour leurs maris, mais qui font fuir toute la population féminine. Ce n'est pas davantage en prônant l'amour, la charité, la paix, la bonté, etc. que vous attirerez l'attention et proliférerez. Il vous faut trouver autre chose. Avez-vous vu les énormes difficultés qu'ont les "Restaurants du Cœur" à trouver des bénévoles ? L'Église a compris ça depuis un bon moment sans trouver, du reste, le bon joint avec la popularité. Une certaine presse prétend qu'on assiste à un retour de la religion et des bonnes œuvres, c'est faux. Vous n'êtes pas une religion, c'est patent pour qui vous connaît bien, mais vous avez quand même beaucoup de mal pour grossir vos rangs.
Vous n'êtes pas une religion, mais ce n'est pas patent pour les passant qui voient vos diffuseurs de tracts dans la rue. Vous prêchez la vertu, l'amour du prochain, dans le cadre d'une assemblée qui, quoique vous disiez, ressemble à une église. Or, en fait, ce qui caractérise l'époque c'est la foi libre, mais totalement libre, sans directives d'aucune sorte, devenue libre mais pas au sens que vous donnez à libre dans votre précédente entrée 190. Les gens croient, mais de façon totalement affranchie, autonome, privée. L'invitation à cette liberté-là est partout.
La pénitence que vous prêchez est un rigorisme, qui pas plus que le rigorisme islamique ne pourra triompher de l'irrésistible dynamique d'individualisation du bien-être intérieur qui est maintenant le courant majeur.
L'art oratoire était important il y a encore cinquante ans, mais votre art oratoire personnel aujourd'hui ne porte plus. Aujourd'hui, on assiste à la professionnalisation de la communication politique, qu'imite la religion catholique par exemple, mais aussi la religion protestante. On ne plaît plus par le verbe et l'éloquence comme autrefois, mais en collant à une manière de s'exprimer qui est celle de la presse, des présentateurs télé et radio: On plaît aussi par le look, les manières, le physique. Vous pouvez être sûr que cela a joué énormément dans l'élection d'Emmanuel Macron. La rhétorique donna autrefois de la "gueule" à la parole publique. Elle produit l'inverse aujourd'hui, elle produit une méfiance généralisée. Vous semblez vous moquer de Johnny Hallyday par son "Ah! que coucou" des Guignols de l'Info, mais c'est justement cette niaiserie qui plaisait.
La façon "con" de parler aujourd'hui — Macron parle "con", ça tranquillise, il a très bien compris ça —  a ruiné les grandes religions et les grandes politiques au beau verbe, désagrégé les encadrements collectifs qui parlent trop bien, fait disparaître la majesté de certains personnages. Parler "con" promeut l'individualisation, aujourd'hui hypertrophique, du rapport au monde, marquée par la primauté de la quête du bonheur libre, personnel, totalement privé. Trump et Macron sont ainsi des séducteurs en politique, parce qu'ils parlent "con". Macron a un charme glamour, le Luis Mariano de la politique moderne, Trump réussit par l'insulte et la grossièreté. Il s'est fait élire président en rejetant les discours politiquement correct des élites américaines et en faisant de la politique un spectacle vulgaire et agressif. Vous ne pouvez pas les imiter, évidemment, mais ne cherchez pas pourquoi vous ne plaisiez qu'à une élite spirituelle intelligente, rare.
Indéniablement, la valeur "esprit" dont parlait Paul Valéry n'existe quasiment plus face au triomphe des valeurs matérialistes, de la culture du business, des loisirs, du sport, du divertissement. L'Internet contribue à mettre en danger les esprits de qualité. Des loisirs sans efforts, des gens qui lisent moins ou qui lisent des livres sans profondeur, qui soit apportent des solutions utiles à la vie psychologique et relationnelle, soit font vibrer au-dessous du nombril. Tout devient médiocre.
Vous avez raison de prêcher la vie spirituelle, l'ascension vers les Hauteurs, parce qu'il n'y a pas de vie digne, pas de désir digne, pas de passion digne sans cela. Reste que faire accepter cet idéal est actuellement impossible, ou presque. Je pense que vous ajouteriez quelque chose de bon, bon en publicité spirituelle, en ajoutant de l'art. Je ne parle pas de "Madal", que j'ai vu. C'est très privé et sans la moindre chance de plaire. Je parle d'art, je ne parle pas de théâtre d'amateur.
Je vous aime, Michel Potay. La plupart des noms célèbres de notre temps auront disparu quand votre nom sera, un jour lointain, un très grand nom promis à l'immortalité. Jésus ou Mahomet n'ont rien prêché qui ne fût déjà dans l'air de leurs temps ; rien de ce qu'ils disaient n'était vraiment nouveau, mais ils ont fixé des concepts qui n'étaient pas fixés. C'est la même chose pour vous. La Parole, elle, est éternelle. L'orgasme n'est qu'un instant d'intense joie et c'est pour ça que les hommes l'aiment, parce qu'ils peuvent désirer un autre orgasme, et, le désir étant meilleur encore que l'objet du désir, ils détestent l'idée d'un orgasme éternel. Vous prêchez le Bien éternel, vous avez inévitablement des difficultés à faire désirer le Bonheur constant à des humains qui préfèrent, de loin, la recherche du bonheur que le bonheur lui-même.
Jean-Marie

Réponse :
Je ne sais qui vous êtes, Jean-Marie, mais je vous dis merci, un grand merci, pour ce commentaire de qualité.
Mon programme de travail, ce dimanche, envisageait de faire du courrier toute la journée, non d'afficher des commentaires et d'y répondre dans mon blog, mais en lisant votre message trouvé ce matin j'ai quand même envie de l'afficher, parce qu'il vaut la peine d'une lecture complète.
Rien de ce que vous dites ici n'est inconnu de mes frères et sœurs. C'est encore moins inconnu de mes frères et sœurs missionnaires parce qu'ils sont chaque jour aux prises avec une mission extrêmement difficile, mais ils ne se découragent pas, parce qu'ils savent qu'ils sont l'avant-garde, avant-garde absolument nécessaire, des générations qui viennent. Celles-ci trouveront leur heure à un moment ou à un autre. Je ne crois que le Père serait venu parler au monde si cette éventualité était inenvisageable. Nous ne travaillons pas en espérant changer le monde dans cette génération, mais nous travaillons en ayant foi dans la réussite future du Bien retrouvé sur terre.
Je ne crois pas que mes frères et sœurs du comité "Promouvoir le Prophète" se soient jamais imaginé que leur vidéo ferait courir les foules le 18 novembre. Ce sont des missionnaires qui connaissent déjà très bien les considérables difficultés de la Moisson. Mais ils ont travaillé en cherchant, comme nous cherchons tous, à donner un peu plus d'efficacité à l'apostolat qu'a fait renaître La Révélation d'Arès. Quel grand chef aurait inventé la cuisine ? Aucun. Un grand chef, c'est seulement quelqu'un qui met dans des plats archiconnus un petit plus qui le distingue des millions de cuisiniers et cuisinières du monde.
Il y a un mot qui n'apparaît pas dans votre commentaire et j'ai trouvé ça assez curieux, c'est le mot vérité. Notre but est de permettre à l'homme de la rue de distinguer la Vérité des fausses vérités qui courent par ce monde et des mensonges évidemment. Nous ne pensons pas que l'humain soit devenu indifférent à la Vérité. Nous pensons seulement que l'humain a entendu tellement de mensonges qu'il est devenu ultrasceptique quand on lui parle de Vérité et qu'il préfère nager dans les profondeurs obscures de son scepticisme et de sa méfiance que de remonter à la surface et de se trouver pris dans les filets d'une nouvelle vérité-mensonge. Pour l'homme de la rue toutes les vérités du monde sont tôt ou tard promises au rebut. Nous vivons dans un monde pour lequel plus rien d'absolu n'existe, mais nous, Pèlerins d'Arès, nous arrivons avec la prétention inverse de faire comprendre qu'il existe au moins une absolue Vérité, c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7) et que pour atteindre le Bien il n'y a qu'une voie : la pratique du Bien, que La Révélation d'Arès appelle pénitence.
Autrement dit, pour le Père, donc pour nous, le Bien est actuellement une chose qui n'existe que par brefs moments et dans d'étroits espaces, autrement dit quelque chose qui n'existe pas vraiment, qui est souvent et non sans raisons aux yeux des humains une erreur, une illusion, une idéologie, bref, un rêve, mais nous prenons avec La Révélation d'Arès le parti de déclarer : Le Bien n'existe qu'en rêve, soit ! Mais il est inscrit dans le réel, il relève d'un régime de Vérité qui a disparu avec l'Éden, mais qui peut revenir si l'homme, pour qui l'Éden fut créé, le veut.
Nous savons que nous circulons dans un monde nietzschéen, parce que Nietzsche affirmait que le mensonge était une des conditions fondamentales de l'existence humaine, mais nous affirmons que ce monde nietzschéen n'existe qu'à l'ombre de la Vérité, qui certes n'est plus qu'ombre, mais qu'il n'y a pas d'ombre sans l'objet qui la provoque, même si cet objet est pour l'heure invisible. Le faire réapparaître est question de Volonté. De ce fait, nous savons que nous ne pouvons qu'attirer une élite de la vie spirituelle, ce que nous appelons les épis mûrs.
Pourquoi, frère Jean-Marie, ne rejoindriez-vous pas nos rangs ? Vous m'aimez, dites-vous, et cela me touche, mais m'aimer vraiment c'est partager ma mission.
Au fond, la mission organisée par les frères et sœurs de "Promouvoir le Prophète" le 18 novembre a quand même réussi à vous faire m'écrire, à vous faire commenter sur ce blog, vous un homme clairement de qualité, ce n'est déjà pas si mal.

11dec17 191C72 
"Il y a un espace trop grand entre l’homme de la rue et le prophète. Il faut un certain nombre de marches pour l’atteindre. Je crois que ces marches sont les frères" (191c66).
Dans cette idée, il s'agit autant de monter que de descendre ; [il s'agit] plus d'approcher la fonction du prophète, qui est un travail en soi et qui nous échappe en grande partie, que d'approcher le monde peu enclin à nous écouter.
Deux démarches qui nous rebutent en fait, parce qu'elle malmènent nos idées et notre confort bourgeois et nous remettent constamment en question. Je crois qu'un projet futur et d'envergure a toujours un effet mobilisateur sur nous et nous aide à mieux saisir dans ces moments tout l'enjeu du prophétisme.
"Pour moi l'accès aux grands media est la seule chose qui permettra de rendre le prophète d'Arès plus public qu'il ne l'est," dites-vous dans votre réponse 191C45. Pourquoi cet objectif ne pourrait-il pas être l'objectif à atteindre, quitte à interpeller les grands média dans la rue pour leur demander de faire leur job : informer et non taire ? Et de prendre la rue à témoin ?
Ne nous faudra-t-il pas un moment ou à un autre être impossible pour le monde et le faire sortir de ces gongs ?
Mais à cela sommes-nous prêts ?
Franchement, je préfère préparer, de votre vivant, ces lendemains difficiles, où la confrontation sera inévitable, mais où des étincelles de ces confrontations rallumeront une grande espérance.
Pascal L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, mon frère Pascal, pour ce commentaire.
Comme toujours ce commentaire est le fruit tout à la fois d'une réflexion intellectuelle et de l'intelligence du cœur (Rév d'Arès 32/5) chez vous, mon frère, ce qui vous conduit à une concision que j'aime.
Mais il y a quelque chose que je ne comprends pas bien, c'est quand vous dites : "...interpeller les grands média dans la rue pour leur demander de faire leur job : informer et non taire ? Et de prendre la rue à témoin ?"
Comment procéderiez-vous pour attendre les grands media par la rue ? Nous le faisons déjà quand à des passants qui nous demandent comment il se fait que nous ne soyons pas plus connus nous devons répondre: "Les grands media : Presse, radio, télévision nous ferment leurs portes, parce qu'ils sont entre les mains de quelques uns qui dirigent l'information et qui nous dissimulent sous une chape de silence." Mais peut-être pensez-vous à une autre façon d'atteindre les media par la rue ?
Les journalistes qui voudraient parler de nous ne sont pas légion, mais ils existent. Il faut cependant savoir qu'un journaliste est l'employé salarié d'un organe d'information : presse écrite, radio ou télévision et qu'il doit s'en tenir à la politique éditoriale de son employeur et passer par le rédacteur en chef pour être publié. Or, tous les grands media sont entre les mains d'un petit nombre de propriétaires ou administrateurs qui sélectionnent rigoureusement les informations et nomment les rédacteurs en chef. N'avez-vous pas remarqué qu'à l'heure des informations, sur quelle que chaîne que ce soit, vous entendez toujours les mêmes nouvelles au même moment dans un monde pourtant très vaste ? C'est une preuve parmi d'autres preuves qu'il y a une centralisation aussi rigide qu'implacable de l'information. N'avez-vous pas remarqué, un exemple entre cent, qu'on nous parle abondamment de la guerre en Syrie, mais jamais de la guerre du Donbass en Ukraine ? Cette guerre qui se déroule assez près de chez nous a pourtant causé beaucoup de morts et de ruines.
Rappelez-vous qu'entre 1974 et 1976 j'ai consulté quarante-sept (47) éditeurs — ce n'est quand même pas rien — pour éditer La Révélation d'Arès mais qu'aucun d'entre eux n'a accepté de le faire, même à compte d'auteur, c'est-à-dire même si j'assumais les frais de l'édition. Il n'était donc pas question de rentabilité dans leur refus. Il existe bien une censure occulte, silencieuse, mais réelle.
Toutefois, vous avez peut-être raison, frère Pascal, il y a peut-être un moyen par la rue de forcer les media à parler de nous. Encore ne faudrait-il pas qu'étant forcés, ils soient mis de mauvaise humeur et qu'ils décident de dire du mal de nous plutôt que du bien.

11dec17 191C73 
Bien aimé frère Michel,
Depuis que le Créateur est venu vous parler en 1974 et en 1977, vous avez livré abondamment votre enseignement notamment par le magazine trimestriel "Le pèlerin d’Arès" de 1978 à 1988,  puis par les quatre volumes de "Et ce que tu auras écrit" de 1989 à 1996, et pour finir par votre blog de février 2006 à aujourd'hui. [Mots manquants] tous les liminaires et les annotations des éditions successives de la Parole révélée : La Révélation d'Arès.
Et donc à la question "Un prophète pourquoi et pour quoi faire" je ne peux que répondre en vous citant : "Le prophétisme est lié à l'explication autant sinon plus qu'au témoignage. Il faut attirer moins d'hommes friands de merveilleux, et moins "d'amalgameurs" comme je dis, et plus d’esprits en quête d'une direction de certitude, d'une raison bien fondée de changer leurs vies (Rév d'Arès 30/10-11) et le monde (28/7). Rares ont été ceux qui ont bien interprété La Révélation d'Arès tout seuls en évitant les pièges de la culture religieuse, idéologique, parfois ésotérique. Pourquoi demander aux gens de tout découvrir comme frère Michel dut tout découvrir ? À quoi serviraient la compréhension et l'expérience acquises depuis 1974 ? " (extrait de "Et ce que tu auras écrit" 1993-1996, pages 15 et 16.
Votre rôle, bien aimé prophète, est d'expliquer toujours plus clairement le sens de la Parole d'Arès et de la vie spirituelle telle qu’elle y apparaît, d'expliquer au monde que seule la pénitencel'accomplissement du Bien — est le vrai remède aux maux du monde, que par notre propre transformation, comme l'aube (Rév d'Arès xxxv/7), une autre vie est possible.
Votre rôle est de redonner au monde le vrai sens de la Création et de la foi créative, évolutive et civilisatrice. Comme vous le dite : "Ma pensée seule est froide et stérile comme la bise de mars derrière la baie de mon bureau. Si Dieu m'investit — Père, envahis ma tête ! —, ma pensée s'enroule dans Sa Lumière, se réchauffe, se charge de Vie, et cet ouvrage ressemblera à son propos." (extrait de "Et ce que tu auras écrit" 1991/1992, article "Ville", page 14.
À votre suite, c'est ce que nous, frères et sœurs du petit reste, devons nous appliquer à vivre (Rév d'Arès 12/6) et à transmettre au monde pour qu'il change enfin.
À vos côtés et aux côtés de tous mes frères et sœurs
Marie-Christine L. d’Île de France

Réponse :
Merci du fond du cœur, ma sœur Marie-Christine, pour ce commentaire qui ne fait que rappeler quelques définitions parmi beaucoup d'autres que j'ai données de la tâche prophétqiue qui est le mienne depuis 1974.
Devant ceux et celles de mes frères et sœurs qui semblent ne pas pouvoir donner une définition du prophète — ils sont plus nombreux qu'on ne pense — je me fais souvent des reproches. Je me dis : Soit j'ai trop écrit et la somme de mes écrits est trop grande pour que beaucoup de s'y perdent pas ; on remarque une abeille sur une fleur, on ne la remarque plus dans un essaim ; le nombre crée la confusion. Soit je n'ai pas assez écrit, je me suis lassé de parler contrairement à ce que me recommande le Père (Rév d'Arès 26/15) et j'aurais dû insister davantage, car mes frères et mes sœurs sont les répercuteurs du prophète dans le monde et par là sont eux-mêmes prophètes.
La mission des frères et sœurs est le lien vivant qui rattachera le monde futur à la Parole, à l'Appel qui lui a été lancé depuis Arès en 1974-1977. Il ne sera possible à l'homme de ce XXIème siècle ou du XXIIème siècle de se représenter ce qu'auront été la foi, la vie intérieure et extérieure, l'espérance, de la première génération actuelle, autrement dit de se faire une idée concrète du sens de La Révélation d'Arès que s'il y a continuité inaltérée du prophète. Il faut bien pour cela que les générations qui me suivront respectent la parole prophétique (Rév d'Arès i/12). Le rôle du prophète est donc bien de faire en sorte qu'il soit perpétué. J'essaie de faire tout ce que je peux pour respecter la continuité Révélation d'Arès --> Prophète --> Pèlerins d'Arès jusqu'au Jour. Sinon, tout se perdra dans un avenir nébuleux.

11dec17 191C74 
On n’arrête pas le progrès !
Abraham, il y a 4.000 ans détruisit des idoles de bois qui ne parlaient pas.
De nos jours on adore des idoles défuntes qui chantaient et roulaient en moto

                                       « ----> 0 <---- »

Notre frère Antoine avait bien compris la mutation de notre Société :
Les Catholiques ferment des églises,
Les Musulmans construisent des "salles de prières".
Voilà aussi pourquoi les Pèlerins d’Arès sont des héros,
Ils parlent d’un Dieu ni juif, ni chrétien, ni musulman, etc.
Ils parlent simplement d’un Père  aimant tous Ses enfants.
Bernard R. de Nice, Alpes-Maritimes

Réponse :
Merci, mon frère Bernard, pour ce commentaire, qui ne demande aucune réponse.
De même qu'il nous est difficile de comprendre ce qui se passait vraiment dans l'esprit et dans le cœur des premiers chrétiens, comme dans l'esprit et le cœur des premiers musulmans, parce que les perspectives historiques, circonstantielles, intellectuelles, psychologiques, etc., ont beaucoup trop changé depuis, il nous est difficile de savoir ce que seront l'esprit et le cœur de ceux qui vivront longtemps après nous. Aussi, comme vous le dites ici, le Père dans son immense Sagesse se présente-t-il "simplement comme un Père aimant tous ses Enfants."
"Vienne la grâce et que ce monde passe !" écrivit avec une foi fougueuse l'auteur inconnu de "La Didaché". Mais ce sont ces perspectives que La Révélation d'Arès nous remet à l'esprit : La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7), qui signifie à peu près la même chose avec d'autres mots.

11dec17 191C75 
Entre le petit vieux sympa et le faucon, je préfère le deuxième.
Votre réflexion entraîne la mienne vers de nouveaux rivages (Rev d'Arès17/4).
Je tire un bilan de presque une année de mission quasi quotidienne avec le kérygme où je dis que Dieu a envoyé un messager Jésus en 1974 et qu'Il est venu Lui-même en 1977 et qu'ils ont libéré la vie spirituelle des erreurs de la religion et que c'est un appel à la pénitence et que le salut vient du Bien qu'on fait etc. J'ai rajouté depuis six mois cette accroche sur le péché qui est notre ennemi commun.
Vos références nombreuses à la transcendance dans les commentaires de cette entrée Héros m'interrogent sur les personnes que nous rencontrons (je suis missionnaire avec Florence), qui s'arrêtent, qui nous écoutent et qui trouvent qu'aimer, pardonner, faire la paix, etc.. est un beau message, mais depuis ces derniers jours, je me dis est-ce bien suffisant ?
Notre message n'est-il pas trop immanent à la Terre ? Est-ce que nous ne faisons pas du "spirituel social" auprès des... disons... 600 personnes rencontrées (dont 400 ont accepté un tract) qui nous ont écouté jusqu'au bout cette année 2017 sur les 1200 qui se sont arrêtées et qui ont fui en entendant péché et Jésus sur un total de 28.000 personnes accostées (100 personnes x 280 jours/mission sans les dimanches, vacances, maladie etc..)  et au final seulement deux à trois sont venues au local et ils font l'objet d'un suivi.
Le Sermon sur la Montagne (Matthieu chap. 5 à 7) n'est-il pas trop immanent lui aussi [à la terre] et qu'il serait à dépasser du moins dans sa formulation, ou est-ce Jésus lui-même qui est à dépasser ? Ne manque-t-il pas une dimension supérieure dans ma mission ? [Ne faut-il pas] un clou (Rev d'Arès II/21) pour percer tout ça ?
Lorsque je relis tous les trois ans [vos lignes racontant] les conditions dans lesquelles se sont passées les Théophanies [de 1977], je suis à la fois exalté et pétrifié par cet effet magistral, mais tout cet univers est complètement délaissé dans mon kérygme bien carré dont je connais chaque mot, chaque souffle, chaque silence, qui laisse entendre la possibilité d'une autre civilisation, notion encore très terrestre elle-aussi, alors qu'en fait ce passage de Dieu est une véritable explosion, dont la dernière Théophanie me paraît être un paroxysme; et tout ça, j'ai l'impression que je ne le dis pas [pas clair].
Du coup, en lisant cette dernière entrée et les commentaires, j'ai envie de lancer aux personnes que je rencontre dans ma mission des slogans (qui se retiennent plus facilement) du style : "Vous n'êtes pas seulement fils et fille de votre mère mais du Cosmos. Votre vie est infinie…" Je n'ai pas encore trouvé la bonne formule. Florence me dit que ça risque d'aller trop loin. Peut-être mais puisque ça patine, je me demande, si la transcendance y est ?
Depuis les passages de Jésus et de Mahomet on a quand même été sur la Lune, Mars, etc. Même si ça ne sert à rien, c'est quand même une autre perspective dans la tête de nos contemporains, même rationalistes. Être théophore, n'est-ce pas arriver à leur faire ressentir que le Ciel est là, qu'il descend là sous leurs yeux ? Sans tomber dans la niaiserie, dans l'angélisme ou le shoot d'héroïne, [il faut] trouver une formule qui engloberait le tout !  N'est-ce pas ce que fait Dieu? Il nous donne des métaphores énormes : (Rev d'Arès: les portes du monde(L/6); la Taure (xLv/12) ; Ma maison sur Maison et j'y pose Mon pied (xLii/22) ; la trombe (xLvii/9) etc... Alors un prophète pourquoi et pourquoi faire ? Certainement aussi pour faire décoller nos missionnés avant que les cheveux des petits vieux sympas des assemblées soient blancs de chez blancs comme la neige qui vient de tomber ici.
L'autre jour à la mission, je pensais à Jésus, l'exploit (Rev d'Arès 2/12) et je me disais qu'avec son activité missionnaire si courte, comment avait-t-il fait pour évoluer si vite ? Est-ce qu'assis sur sa brouette, il y a 2.000 ans, les pieds dans le sable, tenant le calame et estimant à vue d'œil la perspective de la prochaine charpente qu'il allait poser, il n'avait pas déjà la tête au Ciel et qu'il a fait passer quelque chose de cet ordre-là que la Bible a perdue ? Voilà ! Je pense à Jésus et du coup une jolie fille vient de passer, à qui le missionnaire que je suis a oublié de parler, mais grrrr ! une jolie fille qui passe… encore une perception trop terrestre (lol).
Tobie de M. de Genève en Suisse

Réponse :
Très intéressant commentaire qui est une confidence précieuse sur vos réflexions de missionnaire de la rue, qui pense forcément à beaucoup de choses tandis qu'il guette la personne qu'il pourra arrêter, à qui il pourra parler. Je prends ces pensées, qui flottent sur ces lignes comme sur l'Eau du Père, comme un trésor. J'ai été moi aussi un grand missionnaire dans les premières années de l'ère arésienne et je me souviens de tout ce qui me passait par la tête, à moi à l'époque comme à vous aujourd'hui, et je me souviens d'avoir alors avancé au fil de mon expérience apostolique comme vous avancez vous-même aujourd'hui.
Mais l'époque qui fut celle de ma mission dans les années 70 et 80 et l'époque qui est la vôtre aujourd'hui sont très différentes. Les difficultés de la mission ainsi que l'état d'esprit chez les gens de rencontre étaient vraiment autres. On n'a pas idée de l'abîme qui s'est creusé entre les deux, au cours de cette trentaine d'années.
Dans les années 70 et 80 beaucoup des gens rencontrés étaient croyants, catholiques, et vous envoyaient promener avec des : "Je suis catholique. Jésus est Dieu. Les sacrements sont nécessaires, etc. Ce que vous dites ne peut qu'être mensonge." Il n'était pas alors nécessaire de faire comprendre aux gens qu'ils étaient aussi des âmes liées à l'univers infini, car ils pensaient cela naturellement en ce temps-là. Tous ces gens doivent être morts ou ils sont passés je ne sais où, car les réactions des gens de rencontre ont complètement changé. Mon impression est que nous vivons sur une autre planète aujourd'hui.
Indiscutablement, le matérialisme épais de notre époque a oblitéré les esprits à tel point que nous ne nous adressons plus à des Catholiques ou des Protestants obtus et arriérés, mais à des chiens pensants. Alors, vous avez raison. Il est important de se dire que le Sermon sur la Montagne est peut-être devenu "insuffisant", pour la simple raison que les gens le voient maintenant d'un point de vue moral, mais non d'un point de vue spirituel, et qu'il faut rappeler aux humains le lien étroit qu'ils ont avec l'image et ressemblance de Dieu au fond d'eux, l'indissoluble lien métaphysique donc qu'ils ont avec le Ciel, l'Éther de l'infini. Florence, prudente comme toute femme, pense que c'est peut-être trop hardi, mais je ne le pense pas. Allez-y ! mon frère Tobie.
Je profite de ma réponse à votre commentaire pour revenir quelques secondes sur mon entrée Héros et vous dire que je suis heureux, Tobie et Florence, de vous savoir tous deux des héros. Car vous l'êtes, sans nul doute.

11dec17 191C76 
Cher frère Michel,
Je rapporte le témoignage d’une personne qui a vu la vidéo le 18 novembre et qui depuis ce jour-là revient chaque samedi.
La vidéo du 18 Novembre lui a plu mais l’a laissée sur sa faim .Elle aurait bien visionné les trois heures [de votre conférences au public du 15 octobre 2016 à Paris]. Nous l’avons invitée  le samedi suivant, a un exposé sur la pénitence.
Toujours intéressée, le troisième samedi, nous lui avons présenté votre vidéo niçoise et plus particulièrement la deuxième partie (résumé veillée par veillée de La Révélation d'Arès). Elle a exprimé clairement : "C’est cela qui me manquait le 18 novembre !" Dans la discussion qui a suivi, elle a bien compris que La Révélation d’Arès lui demanderait un changement radical. Ensuite elle a acheté La Révélation d’Arès.
Depuis début septembre nous proposons, chaque samedi, aux personnes qui viennent au local suite à la mission : d’abord la première partie de votre vidéo, puis la pénitence,  puis la deuxième partie de votre vidéo, puis la prière, etc. Nous procédons ainsi pour alimenter un mouvement spirituel permanent.
Les résultats sont encourageants ; cette semaine nous avions trois personnes.
Je vous embrasse avec soeur Christiane
Évelyne R. des Alpes Maritimes

Réponse :
Je suis très heureux d'apprendre que les outils missionnaires (deux vidéos) et peut-être ma façon de procéder qui furent les miens à Nice de 2010 à 2014 s'avèrent finalement bons, puisque grâce à eux, que vous venez de reprendre si j'ai bien compris, vous retenez maintenant l'attention de certaines personnes qui feront peut-être un de ces jours de bons Pèlerins d'Arès. Alléluia !
Au passage, je note que vous possédez bien et que vous utilisez encore mes vidéos et qu'il suffisait à nos frères parisiens, qui m'interpellent aujourd'hui comme si j'avais interdit qu'on les utilise, de vous en demander des copies et d'envoyer quelqu'un à Nice pour en faire des copies. Quitte à ce que vous m'en demandiez l'autorisation pour que ces vidéos ne tombent pas entre des mains malveillantes. De surcroît, je rappelle que j'ai laissé à Paris, comme je l'ai expliqué dans d'autres réponses sur cette page, des copies de ces mêmes vidéos, disparues ou perdues je ne sais ni comment ni pourquoi.
Un grand merci, ma sœur Évelyne, pour ce commentaire. Je profite de cette réponse pour vous embrasser avec Bernard et vos enfants. Je sais depuis peu que David est revenu à Nice ; je lui souhaite de préparer vec succès sa thèse de doctorat.

11dec17 191C77 
Promouvoir le prophète Mikal !
Cette mission du 18 novembre 2017 pour promouvoir le prophète avec la participation de toute les assemblées francophones des Pèlerins d’Arès était une bonne idée.
Mais ce n'était pas une initiative à la Hauteur du prophète-faucon. À Tours trois personnes pour 5000 invitations distribuées.
Après cette mission médiocre, chacun s’est exprimé sur cette expérience et a fait des remarques, et notre frère Francis fait un compte rendu qui sera donné ultérieurement.
Nous avons tous de gros efforts à faire pour provoquer une évolution vers la transcendance.
Autre réflexion de taille  :  Un prophète pour quoi et pour faire quoi ?
Si chaque pèlerin veut y répondre peut-être que cela fera prendre conscience de ce qu’il est au fond de lui et ce qu’il veut vraiment.
Pour s’éloigner de plus en plus de l’homme-animal pour l’homme spirituel vers la transcendance, le Bien absolu, tout en ayant les pieds dans la réalité pour la moisson.
Un prophète, ici et maintenant, c'est simplement grandiose pour nous les humains ! Ce que nous transmet le prophète du Message divin du Créateur par son enseignement est d’une Hauteur inimaginable, la pure Parole du Créateur en 1974 et 1977 redonnée à Arès : La Révélation d’Arès.
La vraie connaissance de la nature spirituelle de l’homme, oubliée et inégalée depuis la chute du peuple adamique !
Car tous les hommes sont appelés à retrouver cette nature oubliée, et elle peut être ranimée tout simplement par le Bien absolu.
Malheureusement le peuple du Créateur est devenu sourd, aveugle, orgueilleux, menteur, cupide, violent...
Malgré l’Appel du Père par la voix des prophètes depuis Noé, ils mangent le Fruit néanmoins...  Une jambe te suit ( Rév.d’Arès ii/18).
Le Créateur veut notre bonheur durable et éternel, pour cela il a besoin d’un prophète, parce que celui-ci est dans le temps et peut faire certaines choses que le Créateur, qui est hors du temps (12/6) et loin des complications humaines ne peut pas faire.
Je consulte ta voix, réponds ! (Rév d’Arès xxxviii/4-5)
Jusqu’à  maintenant le Créateur n’est pas écouté : Je parle depuis mille et mille ans l’oreille se ferme (Rév d’Arès xLvii/1).
Les prophètes de tous temps ont transmis aux hommes [la Parole du Père Qui leur demande] de s’aimer, de se pardonner, de vivre en paix, d’être libres de préjugés, de suivre le Bien en leur conscience avec intelligence spirituelle, bref, d'aimer son prochain comme soi même  !
Ma voix entre dans l’homme, Ma Parole est dans la parole d’homme, il tête la force dans Ma Force. Adame sort de Ma Bouche avec la lime affilée (Rév d’Arès vii/5-6 ).
Le Créateur nous a créés à Son image [Genèse 1/26] ; Il nous a donné la parole, l’amour, la liberté, l’individualité et le pouvoir de créer, nous avons  perverti tous ces dons en faisant le Mal.
La Vérité c’est que le monde doit changer. ( Rév d’Arès  28/7).
Nous les Pèlerins d’Arès, femmes et hommes de tous horizons reprenons l’exode, la moisson pour crier au monde  : changez, devenez pénitents, vous vous sauverez et sauverez cette humanité du péché des péchés.
L’école, la culture les religions les idéologies ont formaté les hommes depuis des millénaires dans le péché. Pour percer cette carapace épaisse, il faut être pénitent chaque jour sans faiblir, un héros (votre présente entrée) et petit à petit voir la Lumière Sacrée.
Le faucon nous aide (Rév d'Arès xvi/13-14), le Père nous aide, la pieuse gente travaille sans relâche avec le faucon (Rév.d’Arès xLv/13-23 ) pour vaincre le Mal par la pénitence.
Les bègues mangent la poussière, Quand Mikal parle, la poussière devient le miel. Le miel fait le fort. Parle !
Nous le consommons avec bonheur et délice, (le Miel = la Parole d’Arès)
Nous devons à Mikal un profond respect pour son enseignement qu’il nous transmet du Père et des remerciement éternels, parce que la Parole nous redonne la Vie.
Ta parole pèse comme une balle de laine sur les reins; tu n’entres pas dans les reins, mais ils sont pleins. (Rév d’Arès x/9 )
Le prophète que choisit Dieu est indispensable, il voit loin avec l’Aigle, il sait parler à chacun pour qu’il évolue et avance à son rythme en homme-frère libre, dans la Voie du Très Haut vers l’image et ressemblance, notre éthique d’identité avec le Père de l’Univers.
J’ai donné ma vision :  Pourquoi un prophète et pour faire quoi ?
La nourriture spirituelle de ce blog est riche pour celui qui veut !
Merci à tous les sœurs et frères qui commentent et évoluent dans la direction des sentiers  vers Éden.
Je prie avec vous, cher prophète, pour l’accomplissement de la Parole.
Simone L. de Touraine

Réponse :
Merci, ma sœur Simone, pour les nouvelles concernant la mission du 18 novembre à Tours et pour votre opinion concernant "Un prophète pour quoi et pour faire quoi ?".
Concernnant la mission du 18 novembre il est bien dommage que vous n'ayez pu distribuer que quelque 5.000 invitations. Il aurait fallu en distribuer le double, au moins. Il est vrai que vous n'étiez que sept pour ce travail. Vous avez eu trois visiteurs; c'est dans la bonne moyenne statistique pour 5.000 invitations.
J'ai eu tout récemment quelques informations par frère Francis concernant votre mission à Tours. Il me dit ces choses surprenantes, dont il a fait part à Frère Jeff :
Remarques par rapport aux tracts, affiches, eMails de cette période : Nous ne comprenons pas pourquoi figurent sur le tract une adresse email et un site internet de contact hors de l'assemblée locale qui a assuré la mission.
L'adresse du local n'a pas été spécifiée au recto du tract, elle se trouvait uniquement au verso. Quelques  personnes, tract en main, nous ont demandé où cela avait lieu.
Nous vous avions signalé qu'il y avait trop de textes, compacts donc difficiles à lire (petits caractères), rien n'a été corrigé ! Le mot "théophanie" es mal compris par les gens de la rue, il en faudrait un autre.
Le tract, fait par le prophète, lors de notre précédente mission à Tours, comportait l'adresse sur le recto, à l'intérieur sur la face opposée au texte de l'invitation et sur le verso du volet. Il y avait beaucoup moins de texte, le tout était facilement lisible.
Il eut été souhaitable que chaque groupe réalise son tract, plus en harmonie avec le terrain du lieu concerné, nécessitant une participation à l'élaboration de la mission.
Remarques par rapport à l'affiche :
Son format a découragé un certain nombre de commerçants, ils acceptent plutôt le format A4.
Les mails :
Nous avons reçu un grand nombre de mails de conseils sur une période très courte. Ils nous ont surpris ! Par exemple lorsque vous nous parlez de la "collation" à plusieurs reprises, peut être en avez vous préparé une lors des conférences du prophète à Paris ? À nous il nous a toujours dit : "Pour le café, le thé...etc. c'est au bar d'à côté, ce n'est pas au local".
Pour les rencontres au local, le prophète nous a toujours encouragés à soigner notre accueil, par notre bienveillance, notre capacité d'écoute, notre capacité à transmettre clairement le message, et à répondre avec honnêteté aux questions posées, sachant que nous ne pouvons pas répondre à tout.
Pour ce qui est du contact lors de la distribution des tracts, le prophète nous a dit qu'à Nice, pour une distribution massive, soit ils distribuaient sans parler, soit ils demandaient :"Êtes-vous de Nice ? Si un oui lui était répondu il disait : " voila une invitation à une conférence". Il nous a conseillé d'être très brefs. Bien sûr si des questions sont posées, il faut y répondre, mais brièvement.
Points importants suite à cette mission.
Nous avons participé à cette mission parce qu'elle concernait la grande Assemblée et que pour nous cela faisait appel à la conscience collective.
Cette mission a plus fait connaître les évènements surnaturels (30 minutes) que le message (15 minutes) ou le prophète. Or, aucune question ne nous a été posée sur le prophète mais plutôt sur le message lui même.
Il est bien dommage que les frères du Comité "Promouvoir le Prophète" aient cru devoir innover sans penser que d'autres, hors de Paris, pouvaient avoir depuis longtemps une expérience des missions faites notamment avec moi comme à Nice, à Tours, etc. Nos frères de France ne sont pas des demeurés, quelque missions ont déjà fait des opération apostoliques du même ordre. Il y a une surprise certaine : On croyait les Parisiens en avance et l'on voit qu'ils seraient plutôt en retard.
Concernant "Un prophète pour quoi et pour faire quoi ?", merci de me donner votre avis, qui rejoint, à votre manière, plusieurs avis que j'ai reçus et qui ne sont pas affichés ici.

11dec17 191C78 
Cher prophète,
Quand je lis La Révélation d’Arès, je trouve des choses qui sont demandées au prophète de façon unique, c'est-à-dire qui ne concernent que lui.
Par exemple, le Père lui dit: Je te parle et toi tu parles aux frères (Rév d'Arès xxxvii/6). Le(s) frère(s), Je ne (leur) parle pas ; tu (leur) parles. (xx/12).
Donc si moi, Olivier, j’attends que Dieu me parle, c’est par paresse : Je ferais mieux d’accomplir ce que je proclame dans ma prière et de suivre les conseils du prophète.
Deuxième assertion : Tu parles aux frères les frères parlent aux hommes (Rév d'Arès xxviii/26), et là  je remarque qu'il n’est pas dit : Tu parles aux frères et aux hommes, mais : Tu parles aux frères, les frères parlent aux hommes. Et aussi : Tu écris , le frère parle (xxxiii/10) . La dimension héroïque du frère saute aux yeux.
Mais le prophète dit  depuis vingt-six ans : "J’attends que vous m’appeliez au milieu de vous, et au lieu de cela vous m’avez mis dans un bocal à cornichons comme un fruits confit, et vous avez posé avec beaucoup de respect la bocal à cornichons sur la cheminée en chêne massif du salon." Ici je paraphrase "Le Pèlerin d’Arès 1990 et 1991/92). Et là je m’interroge, car vous dites aussi : "Mes frères, vous ne faites quasiment rien de ce que je vous demande !"
Cette situation est pratique [pour les frères], elle leur convient à un niveau bas, trop bas. Facile, puisque vous n’imposez rien, jamais. Par exemple, dans notre groupe des 4x9 (moisson Paris "Eau Bleue") vous nous avez donné des conseils précieux pour sortir de l’ornière dans laquelle nous nous étions mis et nous n’avons pas suivi votre conseil… avec plein de "bonnes" raisons.
Donc je synthétise : Le prophète ne peut pas faire tout ce que Dieu lui demande à cause de ses frères qui l’en empêchent non par méchanceté mais par paresse et par peur. Peur ? Oui, peur qu’il [le prophète] soit proche d’eux  après qu’ils aient demandé dans un enthousiasme consensuel:: "Guidez-nous !"
Apparemment, beaucoup ne demandent qu’à faire ce que le guide, le frère ainé leur préconisera. De son côté le prophète est patient, car il écrit ses conseils et se dit : "Si cette génération proche de moi me rate, celle d’après ne me ratera pas." On en revient à la case départ : Les frères de la première génération n’ont pas encore été capables de dépasser leurs peurs (pour mettre le prophète au milieu d’eux), c’est un retard dans la pénitence.
L’assemblée est donc en retard. Comment combler le retard ? Avec des projets au pis-aller pour le transformer en un vieux bonhomme ultra sympa et convivial, ou en le jetant tout cru dans la fosse aux lions des médias ? J’écris cela alors même que je suis en charge avec quelques sœurs et frères du contact avec les journalistes de grands médias. N’est-ce pas là où nous en sommes aujourd’hui.
Nous rebondissons sur le côté "boy scout, toujours prêt !" du prophète. Exemple : L’opération du 18 novembre qui confond exposer notre prophète  "ultra sympa"  et le mettre au juste niveau de l’immensité de notre mission!
Mais qui a le grand mérite de relancer cette réflexion d’assemblée contemporaine du prophète : Le prophète avance avec nous car il est "ce que nous faisons de lui." Comment progresser ?
Si je vous dis : "Demandez-moi ce que vous voulez, car je veux accomplir la Parole au maximum de mes possibilités, malgré mon faible lumignon !" je me dois de réfléchir par avance, pour éviter de vous faire perdre votre temps. Votre réponse, je la formule ainsi : "Mon frère, relisez-moi : c’est à vous de faire de beaux projets." Moi : "Un prophète pour quoi et pour faire quoi ?" Lui : "Je suis là pour le rôle fondamental… Si vous ne créez pas, dans la direction que j’ai préconisée, je ne pourrai pas vous accompagner, vous enseigner, pour que les futurs générations aillent beaucoup plus loin que nous. Vous qui me parlez de grands journalistes, qu’avez-vous engagé pour créer un bureau de relations publiques dont je parle depuis au moins 27 ans ? Pour devenir efficaces sur ce sujet au meilleur niveau spirituel de guidance prophétique ? Rien ou presque rien. Vous voyez, vous en êtes à une recherche de journalistes, que j’ai encouragée certes, mais avec un vrai comité médiatique je pourrai déjà avoir contribué à former une profusion de porte-paroles vers  tous les styles de médias, de façon totalement novatrice car non hiérarchisée, non autoritaire, mais organisée !"
Ce cheminement  de la réflexion me met au final  face à mes propres manquements. Je peux avancer. Je sais
Et ce faisant j’ai l’impression d’avoir progressé dans  le cheminement naturel de la « promotion du  que vous que vous me corrigerez si ma réponse n'est pas satisfaisante.
Olivier de L. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Olivier, pour ce commentaire de contrition. Moi vous corriger ? Mais j'ai déjà tant dit, parfois même écrit à propos de tout ce que vous pourriez faire pour que nous formions un bloc parleur (Rév d'Arès xLix/5), vous les héros et moi maître des héros, que je me demande bien ce que je peux encore corriger.
Il est vrai que nos frères de Paris, qui me paraissaient les plus proches des relais médiatiques, n'ont pas fait ou n'ont pas pu faire ce que je leur ai suggéré de faire. Il est vrai que je me disais, face à cette immobilité, "Ce qui ne se fera pas dans cette génération se fera dans une autre." J'employais aussi parfois la formule de Qohélet: Il y a un temps pour tout sous le soleil... Le temps n'est pas venu. Mais, bien sûr, je ne serai probablement plus de ce monde alors.
Je sais que des frères, certains influents dans le groupe, ont pensé ou ont dit, peut-être avec raison (je ne suis pas du tout une bête de radio ou de télé), que je n'étais pas le meilleur interlocuteur de la mission avec les medias et je n'aurais jamais été vexé que quelqu'un de plus capable que moi, ayant meilleure prestance, meilleure voix, meilleur à-propos, prenne ma place pourvu que ce soit pour le succès de notre mission. Mais cela non plus ne s'est pas fait. C'est cette immobilité totale que je regrette le plus et que, j'avoue, je ne comprends pas. Mes frères ont-ils été paralysés par "la paresse", par "la peur", comme vous dites ? Je ne sais pas.
Comme j'essaie toujours d'avoir des explications pour tout, ou de me forger une explication personnelle quand je ne trouve pas d'explication extérieure, je me dis ceci : Mes frères et sœurs de cette générations appartiennent aux petits, aux gens sans importance, exactement comme ce fut le cas des apôtres et des disciples après que Jésus eut quitté la terre. Pas plus que les premiers disciples du christianisme n'appartenaient, il y a 2.000 ans, aux classes dirigeantes ou influentes ou n'avaient d'accointance avec despersonnes dirigeantes ou influentes, mes frères et sœurs d'aujourd'hui n'ont d'influence ni d'accointance avec des gens influents. Mes frères et sœurs sont donc très gênés, voire très timides, face aux catégories humaines auxquelles ils devraient s'adresser pour nous permettre de déchirer le voile du silence dont on nous recouvre. La culture française est celle d'un peuple très hiérarchisé depuis toujours ! De plus, les gens du dehors nous voient nous réunir dans nos locaux de mission pour des activités d'apparence religieuse, alors qu'en fait nos activités ont d'autres significations et un autre but, et ils n'ont pas de curiosité particulière pour des gens qui à leurs yeux ne forment qu'une religion parmi les autres avec une révélation, un pèlerinage, une mission. Ils ne cherchent pas, de ce fait, à nous connaître mieux.

11dec17 191C79 
Merci de votre Sagesse. Excusez mes "délires mystiques" qui comme vous devez déja le savoir n'ont rien d'intégriste, mais la Parole est si envoûtante que je me laisse souvent emporté par le nerf qu elle active en moi. Vous me faites mieux ressentir le tison dans ma poitrine, que je vais m'appliquer à partager avec mes frères à la moisson.
En ce qui concerne le sens du sanhédrin, ma définition non explicitée dans mon dernier commentaire est bien sûr comme lorsque le Père utilise le terme Juif par les lèvres de Jésus.
Vous me permettez d'entrevoir mieux ce qu'est la polone [Rév d'Arès xxxix/12-13], c est comme magique, c'est pourquoi je me demande s'il m'est nécessaire de vous écrire ici, faucon que vous êtes.
Pour encore vous remercier de ne pas vous lasser de m enseigner. J'ai entendu votre appel et celui de nos freres. Je vois de plus en plus clair et je ne dois pas laisser s'échauffer ma tête. Je m'y prépare, Nabi.
Il subsiste neanmoins encore un doute profond en moi, fondamental, pour m'accomplir et accomplir. J'ai besoin de ma moitié, ma côte [Genèse 2/21], besoin de ne former qu'une seule chair avec ma femme. Je ressens profondément que le Père m'a uni à une femme qui m a répudié. Voulant l'oublier pour m'empecher de souffrir j'ai cependant a plusieurs reprises senti le souffle me ramener à l'esprit et dans le corps cette union. Ce fut une relation passionnée, trop sûrement, tellement qu'un voile m'empêcha de cerner le malin qui réussit finalement à nous séparer. J'ai ma part de responsabilité et je ne suis qu'un pécheur. Seulement, je me suis senti lésé et j'ai eu des visions et sensations d'une union future avec elle, d'un enfantement, d'une puissante aventure à venir que je m'évertuaient à oublier et qui me sont revenues.
C'est cette relation qui me mena indirectement à La Révelation d'Arès. J'en remercie aujourd'hui le Ciel. Il me semble qu il y aurait une suite logique de la retrouver, elle ne me répond pas. Suis je en train de poursuivre un fantôme ? Son nom est Fanella Westerveld. Je l'ai aimée, je l'aime encore et l'aimerai toujours. Elle est comme une muse pour moi. Mais nous sommes libres. J'ai besoin de cette unité supplémentaire pour vivre les trois amours harmonieusement. J'ai besoin de cet amour romantique, et pour l instant je ne perçois qu'elle. Pouvez vous m éclairer?
Avec tout mon amour fraternel.

A l homme de la rue : "Dieu n'est pas une éventualité, il est une certitude. Et personne d'autre que toi ne peut te le prouver. Il est inscrit sur ton coeur pas dans ta tête.
Vrai ou faux? Cherchons et nous trouverons. Mais si nous fermons cette porte, comment peut-on en être certain ?  Au prophete et a mes soeurs et freres : Yââââââhhâââââ !
Balthazar E.

Réponse :
Mon frère Balthazar, je n'ai aucune qualité, aucun pouvoir pour vous ramener Fanella.
Je comprends que vous l'aimiez et désiriez vivre auprès d'elle, mais si elle vous a "répudié" comme vous dites, c'est qu'elle ne voulait plus de vous et maintenant elle a très probablement fait sa vie autrement. N'y pensez plus! Faites comme si elle était morte, car les femmes, même celles qu'on aime, meurent aussi.
Rien, en effet, ne s'oppose à ce qu'un homme de grande foi comme vous vive auprès d'une femme qu'il aime et dont il est aimé, mais selon La Révélation d'Arès cet amour romantique doit bien être réciproque (Rév d'Arès 33/21). Si cette femme revenait vers vous, cet amour serait-il vraiment partagé ? De toute façon, ce n'est pas quelque chose d'obligatoire.
N'y pensez pas. Penser à elle ne la fera pas revenir et, si elle doit revenir, cela se fera tout seul, un jour, sans que vous l'ayez prévu.
Je prie avec vous, je vous dis toutes mes fraternelles pensées, frère Balthazar.

11dec17 191C80 
Cher prophète Mikal (Rév d’Arès i/12-14),
Un prophète pourquoi et pour quoi faire?
Pour moi le prophète Mikal est là pour mâcher (Rév d’Arès xii/5) le message du Père de l’univers (12/4), La Révélation d’Arès, pour ses frères les Pèlerins d’Arès (28/16), les héros.
Le prophète Mikal est garant de la "direction de certitude" de ce Message avec ses frères du petit reste (Rév d’Arès 24/1, 29/2).
Le prophète est là pour rassembler le petit reste, pour relancer la dynamique des prophètes depuis Adam selon La Révélation d’Arès par la pénitence (Rév d’Arès 30/16), qui consiste à pardonner, aimer, faire la paix, se libérer de préjugés et retrouver l’intelligence spirituelle.
Frère Michel est le prophète de la pénitence qui relance de ce fait le christianisme vrai du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch.5 à 7).
Un prophète pour nous libérer par son enseignement (Rév d’Arès 33/10) de notre culture aux comportements religieux.
De par son enseignement, le prophète nettoie la Bible, le Coran et d’autres livres sacrés des enseignements trompeurs et des pouvoirs illusoires (Rév d’Arès 7/4).
Concernant la vidéo, je partage la réflexion de notre sœur Nicole de Lyon (191C60). Je préfère moi aussi toujours partir du faucon. J’ai aussi le souvenir de votre vidéo à "L’Œil S’Ouvre" ou votre vidéo de Nice. J’y vois de la transcendance. N’est-ce pas un état à atteindre lors de nos moments de moisson (Rév d’Arès 6/2) pour faire sentir le souffle et le sacré qu’il y a dans cette Parole Divine, La Révélation d’Arès ?
Marielle J. d’Ile de France

Réponse :
Un grand merci, ma sœur Marielle, pour cette réflexion concernant la question "Un prophète pour quoi et pour quoi faire ?" et la vidéo du 18 novembre. Comme le plupart de nos frères et sœurs c'est le faucon plutôt que le petit vieux sympa que vous auriez préféré qu'on montre.

13dec17 191C81 
Un prophète, pour quoi et pourquoi faire ?
Un prophète pour guider un peuple, transmettre, enseigner, expliquer, traduire la Parole pour rafraîchir les intelligences (Rev. d'Arès 10/11).
Un prophète pour montrer la voie de la libération spirituelle, la voie étroite, la voie droite, la direction de certitude.
Un prophète comme agent d'unité.
Fallait-il montrer au public du dehors le faucon ou le petit vieux sympa ?
Je ne sais si je fais bien, mais dans ma tête je mets côte à côte les "hommes et les femmes de ce pays" et je demande : "Ont-ils soif de transcendance et malgré les apparences, sont-ils capables de sentir le Vent des Hauteurs ?" (réponse 191C49). Et aussi cette question que vous nous posiez: "Devons-nous suivre le populisme, suivre la doxa, la masse ou faut-il innover, chercher la bête rare, s’adresser à une élite ? On ne trouve la réponse qu’en contact avec le public" (19 mai 2012 à Paris).
À l'élite il nous faut montrer le faucon sans nul doute.
Ce faisant, dans la rue nous croisons pêle-mêle l'élite et la doxa. L'un et l'autre peuvent être sensibles au bien spirituel mais pas à la Source (le Créateur). Lorsque l'on revendique la Source seule l'élite reste à écouter. Mais alors ensuite comment fera l'élite pour parler à la doxa, pour l'entraîner vers les Hauteurs ? Puisque bon nombre sont appelés ! Il faudra sans doute se mettre à la hauteur de la doxa d'où l'envie ou le besoin de passer par le petit vieux sympa pour faire passer la pilule du faucon (formule encore à trouver si retenue).
Parle à Mon Peuple selon ses faiblesses ! (Rev. d'Arès 23/3). Donc là le choix est de montrer les deux facettes du prophète dont le faucon toujours.
Est-ce de la séduction (Rev. d'Arès 20/2) ?
Comment voit-on l'élite spirituelle, l'épi mûr ? Cela peut-il être des uns qui sont prêts et des autres qui ont besoin d'un coup de pouce ? La cible est-elle strictement étroite ou quelque peu élargie ?

Aparté : Pour ceux qui ont un souci avec de petits caractères sur smartphone et tablette android, utilisez le navigateur 'Opéra' (attention pas la version mini) et dans les paramètres (symbolisé par un engrenage) activez la fonction 'adaptation du texte'. Vous pourrez ensuite zoomer comme bon vous semble, le texte se réajuste à la taille de l'écran.

Éric J. d'Ile de France

Réponse :
Merci, mon frère Éric, pour cette réponse qui rejoint l'opinion générale telle qu'elle se dessine actuellement dans les réponses que je reçois. Il faudrait montrer les deux : le faucon et le petite vieux sympa.
Oui, mais peut-on les montrer tous deux dans la même présentation ? C'est là, je pense, la difficulté. C'est le travail de l'artiste.

13dec17 191C82 
Cher frère Michel,
Je crois qu’il faut présenter le prophète comme le faucon dans sa Grandeur et dans le Sublime et non comme le petit vieux sympa.
Quand je prie en récitant la prière que vous nous avez enseigné qui fait suite à la Chéma Israël : "...Tu as parlé par Adam, ton premier fils, par Noé, Abraham, Isaac et Jacob, à Moïse, Élie, tous les Prophètes, par Jésus ton second fils, par Muhammad le plus écouté le plus sage et Tu as encore parlé sur le lieu d’Arès" et là je rajoute "par Mikal". J’aime cette prière qui me sort du temps, et qui me rappelle chaque jour la lignée prophétique depuis Adam, et je me sens reliée à cette grande Histoire.  Et vous vous êtes le prophète contemporain de cette lignée prophétique qui rappelle le Fond, qui mâche la poussière pour le frère (Rév d'Arès xii/5) et qui "répercute l’extraordinaire richesse de la Pensée très simple du Père (191C59)", mais cette notion de prophète ne passe plus dans le public sans doute aussi parce que la bonne image des prophètes n’est pas passée. [Les prophètes dont je parle sont] "les vrais, les réels, pas les personnages que reflète le miroir déformant d'une Écriture passée sous le calame. Ce sont les silhouettes de ces héros-là que La Révélation d'Arès fait voir à travers la silhouette du prophète d'Arès, leur émule, que les pénitents sont appelés à suivre (xxxv/4-12)," dites-vous dans cette belle entrée 191.
Il est bien difficile tout en étant des gens ordinaires de faire passer le Sublime.
J’aime ce que dit notre frère Tobie en 191C75. Il exprime bien les réflexions que je me faisais récemment concernant ma mission qui, d’après moi, manque de dimension, même si je rappelle que l’homme n’est pas qu’un animal pensant mais l’Image et Ressemblance du Père qu’il a au fond de lui et que nous sommes faits pour la grandeur, le Sublime.
Dernièrement un jeune rencontré dans la mission, (qui connaissait l’histoire de la soucoupe volante à Arès) me répondait : "Mais quel bel Idéal vous avez !" en me disant qu’avec ses amis ils cherchent au niveau spirituel et d’après lui beaucoup de jeunes se posent des questions profondes sur le sens de leur vie.
A Toulouse pour la mission du 18 novembre nous avons accepté et suivi cette mission, mais nous avons fait preuve comme je pense un peu partout d’un manque de réflexion évidente sur le fait de "Promouvoir le Prophète" et d’un manque d’autonomie prophétique (nous aurions pu faire nos propres tracts et affiches). Pour réaliser une mission nationale et internationale Il aurait fallu y réfléchir ensemble plusieurs mois avant et avec vous. Je salue le gros travail de nos frères parisiens, mais il me semble que tout a été précipité donc avec inévitablement beaucoup de couacs
Cette action a cependant permis de réfléchir plus profondément aujourd’hui.
Je vous ai envoyé quelques informations par courrier sur le résultat de cette mission: dix-neuf personnes venues (plus une dans la semaine qui a suivi ) pour 18.500 tracts distribués avec douze frères et sœurs se relayant pendant neuf jours. Peu d’échos pour le moment.
Nous utilisons la vidéo que vous avez faite pour Nice qu'Anne, votre fille, apporte quand elle vient à nos présentations mensuelles au local. Personnellement je la trouve très complète et plus profonde même s’il y a quelques améliorations à faire, et je vous préfère dans cette vidéo que celle de Paris. Le plus souvent nous ne passons que la première partie, par manque de temps nous passons rarement la deuxième partie où vous développez les veillées et les théophanies mais je trouve cette deuxième partie très riche et peut être plus faite pour le suivi.
Avec vous et tous mes frères et sœurs dans notre difficile mais héroïque Moisson.
Marie Odile O. de Toulouse

Réponse :
Ma sœur Marie-Odile, merci pour ce commentaire qui m'apporte votre réponse à la question : "Fallait-il montrer le faucon our le petit vieux sympa ?" Tant il est évident que "Promouvoir le prophète" comporte un choix : Quelle facette du prophète faut-il montrer ?
À Toulouse vous avez eu dix-neuf visiteurs pour 18.500 tracts distribués. C'est dans la bonne moyenne statistique. Je suis heureux que ma fille Anne vous rejoigne lors de vos présentations mensuelles et qu'à cette occasion vous utilisiez encore toujours ma vidéo de Nice. Vous me dites que les deux vidéos demandent à votre avis trop de temps et que vous n'utilisez généralement que la première (35 minutes, si ma mémoire ne fait pas défaut). Peut-être faudrait-il la raccourcir. Nous l'avons déjà fait, mais il doit être encore possible de rogner quelques minutes. Il serait également possible de scinder les deux parties qu'elle comporte : le début qui est un documentaire historiques et la suite où je développe le sens de La Révélarion d'Arès et de l'action qu'elle lance dans le monde. Je vais en parler avec ma fille Nina qui avait réalisé le montage.

13dec17 191C83 
Je voudrais répondre à 191C3 de Jean-Jules :
Le probléme est que la plupart des Musulmans n'ont jamais lu le Coran et je suis bien placé pour le savoir.
Comme le précise frére Michel, le Coran comporte des incertitudes liées au contexte de la succession de Mohamed.
Merci.
Djemel T. de Lorraine

Réponse :
Merci, mon frère Djemel pour ce commentaire. Il y a longtemps que nous n'avons pas eu de contact vous et moi et je suis heureux de vous lire.
Qu'entendez-vous par "contexte de la succession de Mohamed" ? Je suppose que c'est l'antagonisme qui s'est manifesté, d'après une tradition, après qu'Uthman ibn Affan, troisième calife, eut fait transcrire par écrit le Coran jusqu'alors conservé mnémoniquement (de mémoire). Certains Musulmans qui avaient bien connu et entendu Mouhamad, dont Aïcha veuve du prophète, protestèrent en affirmant que le prophète n'avait jamais dit certaines choses et que d'autres choses avaient été oubliées. Ibn Uthman ou Othman n'aurait tenu aucun compte de ces protestations, ce que je crois personnellement sans difficultés

13dec17 191C84 
Bien aimé frère aîné, Messager du Père de l’Univers, manifesté à vous à Arès en 1977,
Premièrement, je remercie chacun ici de redonner des points de vue sur la question ; "Un prophète pour quoi et pour faire quoi ?", notamment notre frère Didier Br pour l’article du Pèlerin d'Arès 38 de 1987 : "Un prophète pour faire le passage" :
"Je dois travailler à mettre l’assistance en présence d’un Événement qui lui donne la possibilité de changer d’espérance et l’envie de se lancer avec nous vers l’avenir. J’incarne cet Événement. C’est la définition du prophète, j’appartiens à l’avenir, je ne dois pas sortir de là. Je souhaite, dans ma vie trop laborieuse, trouver enfin le temps de méditer ma place dans le monde pour le dynamiser.
Sans mépriser les questions posées, sans repousser le cœur de l’homme, il faut faire du durable.
C’est en ce qu’il ouvre le passage vers l’avenir et l’éternité, et en cela seul, que Le Livre méritera d’être republié indéfiniment.
Et le prophète d’Arès ne doit être regardé et consulté qu’en tant que messager du grand et perpétuel courant prophétique parti de Noé."
Le prophète, c’est un peuple autour de lui, des frères rassemblés [Rév d'Arès 24/1] pour accompagner le passage du monde de sa culture fossile (religion, politique, loi) à la Vie plénière avec le Créateur. Oui, le prophète est aussi bien un être humble, simple, dévoué à sa tâche, qu’un être exceptionnel, comme est exceptionnel l’Événement qu’il a vécu pour lui ouvrir la conscience. Et le petit reste des frères qui l’accompagnent dans le changement peut être vu comme composé de gens communs, sans qualités exceptionnelles, aussi bien que comme des héros cherchant à faire passer l’homme de la larve technico-intellectuelle qu’il est aujourd’hui au frère d’un monde où la lumière sortira des ses mains et où le temps cessera de fuir.
Cette assemblée avec le prophète, c’est une armée [Rév d'Arès xxxvii/12], un poumon qui fait sortir le Vent dans toutes les directions des activités humaines.
"Notre but est de permettre à l'homme de la rue de distinguer la Vérité des fausses vérités qui courent par ce monde et des mensonges évidemment. Nous ne pensons pas que l'humain soit devenu indifférent à la Vérité. Nous pensons seulement que l'humain a entendu tellement de mensonges qu'il est devenu ultrasceptique quand on lui parle de Vérité et qu'il préfère nager dans les profondeurs obscures de son scepticisme et de sa méfiance que de remonter à la surface et de se trouver pris dans les filets d'une nouvelle vérité-mensonge" (191C71).
"De plus, les gens du dehors nous voient nous réunir dans nos locaux de mission pour des activités d'apparence religieuse, alors qu'en fait nos activités ont d'autres significations et un autre but, et ils n'ont pas de curiosité particulière pour des gens qui à leurs yeux ne forment qu'une religion parmi les autres avec une révélation, un pèlerinage, une mission. Ils ne cherchent pas, de ce fait, à nous connaître mieux." (191C78)
L’action collective de nos assemblées doit devenir un exemple de comportement spirituel dans la société en accord total avec les propos que nous tenons dans la mission, à commencer par la vie de nos assemblées, de nos missions. Nos outils et nos actions vont évoluer sur les bases que nous apporte le frère aîné : tract, vidéos, la mission quotidienne bonne et innovante dans notre cœur, courage et perspicacité dans la prise de contact avec des personnes "dirigeantes ou influentes."

Suite à la mission collective ébauchée le 18 novembre dernier, je vois deux sujets possibles pour la "Promotion du Prophète et l’Appel du Créateur à Arès", sans entrer dans les détails, ce blog étant public d’une part, et d’autre part parce qu’il s’agit de prendre nos responsabilités respectives pour l’action à mener dans la conscience collective à vos côtés, frère Michel.
1.- Je reviens à ce que je pense avoir été le projet initial des promoteurs du prophète (Nasser et Jeff), projet qui n’a pas pu être réalisé en 2017 par manque de disponibilité de votre part et manque de temps pour le mettre en œuvre au niveau de l’assemblée : une vidéo conférence en direct (live) de vous s’adressant à travers tous les locaux francophones en même temps à un public invité pour cela ; ce qui n’a pas pu avoir lieu en 2017 pourrait-il se faire en 2018 ?
Reprenant divers constats, dont celui de notre mission de Tours (191C77), si cette nouvelle mission conférence en direct avait lieu, nous avons à faire une préparation par les assemblées avec vous pour en fixer les modalités et les moyens (tracts, affiches A4, annonces presse, radio, TV, passage en radio-TV locales, etc.), puis enregistrement de la conférence, diffusion sur des chaînes Internet, etc.
2.- Pour aborder les grands médias, comme vous l’avez souvent rappelé, il est nécessaire de créer quelque chose comme un Bureau de relations publiques : Interface humaine et physique entre l’assemblée et le prophète d’une part et le monde de la culture, des media, de la science, d’autre part. Il s’agit de rassembler dans un lieu accessible (Paris vraisemblablement) un pool de travail au service des deux parties pour les informer réciproquement sur leur fonctionnement et leur rôles, les recevoir et permettre leur rencontre, ainsi que la recherche d’un travail en commun : Information et promotion de La Révélation d’Arès et de l’enseignement de son prophète pour l’avenir. Le rôle de ce bureau serait d’informer sur La Révélation d’Arès et le mouvement qui en découle, mais aussi de solliciter des audiences pour présenter des projets : interview du témoin, émission, film, les inviter à travailler avec nous sur des scénarios, des processus, passer l’info.
Il s’agit bien, comme je le retrouve à travers les commentaires et vos réponses, d’avoir le cran de chercher à rencontrer des personnes influentes (patrons de chaînes, d’organes de presse, de diffusion, autant que journalistes, écrivains, réalisateurs, éditeurs, producteurs, etc.) par tous les moyens honorables, mais avec imagination, persévérance, audace, originalité, l’expérience permettant de chercher de nouveaux biais au fur et à mesure. Nous sommes des personnes honorables, des pénitents et notre façon d’aborder les relations est aussi importante que l’audience visée, la réponse attendue, l’accord espéré pour préparer une interview, un reportage, un film, une émission…
Je n’ai jamais compris que l’Exode [Bible : Ex ode, Lévitique, Nombres, Deutéronome] finisse en confrontation sanglante en Canaan, mais j’ai toujours pensé que l’intelligence et la persévérance des hommes pouvaient s’inspirer de celles du peuple de Josué trompétant autour de Jéricho pour en faire tomber les murailles de l’indifférence et, comme le dit TP en 191C51, du pouvoir de la "connerie".
Formons un bloc parleur (Rév d'Arès xLix/5), nous les héros et vous maître des héros (191C78).
"Nous nous retrouverons toujours pour remplacer le règne des lois et de l'argent par celui du cœur et de l'âme (191C51 T.P.)
Je suis à vos côtés, de tout coeur, de toute même.
Bernard L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, mon frère Bernard, pour ce long commentaire très intéressant. Vous faites plus que répondre à la question "Un prophète pour quoi et pour quoi faire ?", vous proposez une organisation. La "Maison des Faucons" n'ayant pas pu exister, il a toujours été difficile, voire impossible, de mettre sur pied une organisation générale qui comprendrait entre autres tâches celle d'établir et maintenir un lien avec les grands media. Ce qu'on appelle dans certains milieux un "bureau de presse".
Pour l'heure, on voit bien que les frères et sœurs du projet "Promouvoir le Prophète" s'en tiennent à leur petit cercle parisien comme s'il était le seul centre dynamique de la mission, alors qu'on voit bien dans les quelques commentaires que je publie ici que la majorité des avis bien construits sur la question viennent en fait de villes loin de Paris.
Je pense que si les frères et sœurs du projet "Promouvoir le prophète" — qui ne sont déjà que quelques uns au demeurant au milieu d'une communauté pourtant nombreuse — avaient consulté les missions de France, de Belgique, de Suisse, ils ne se seraient pas limités à la petite vidéo montrée le 18 novembre, ils auraient cherché ailleurs s'il n'y avait pas aussi d'autres documents pouvant la compléter, afin de réaliser un montage qui, complexe, aurait certes demandé beaucoup de travail, mais aurait sans nul doute été beaucoup plus intéressant, car, quitte à mobiliser toutes les missions de France, un film mieux construit et beaucoup plus représentatif de ce qu'est le prophète aurait sans doute été réalisé.
Notamment, il y a la vidéo que j'avais réalisé avec ma fille Nina en 2010 pour la mission de Nice, vidéo dont je me suis servi quatre ans durant, qu'il suffisait de demander à ceux qui la possèdent et qui s'en servent, puisqu'il semble que les copies que j'avais laissées à Paris aient été perdues. Je pense qu'elles ont été perdues, parce que mes frères et sœurs parisiens n'avaient pas aimé ce document, ce qui est leur droit, mais peut-être ne l'avaient-ils pas assez visionnée. C'était un travail qui pour une présentation de 32 ou 35 minutes nous avait pris quatre mois et qui donc avait été très réfléchi.

13dec17 191C85 
Cher et bien aimé prophète,
Je me dois de sortir de mon silence, car je suis nommément citée sur cettepage de commentaires 191 par les frères lillois Charlie et Stéphane (191C52 et 191C61).
Je suis une sœur discrète engagée dans la mission depuis 2013, année de ma re-découverte de La Révélation d’Arès, immense et inestimable cadeau du Ciel qui a changé ma petite vie de demi-poussière, et qui m’a amenée à lire la Bible et le Coran dans lesquels je prie aussi aujourd’hui.
Je ne me manifeste pas souvent auprès de vous, c’est un tort, je le reconnais, probablement parce que je suis prise dans un tourbillon professionnel, personnel et missionnaire qui jusqu’à présent ne me l’a pas simplement permis, ou parce que ce n’était peut-être pas le moment. La larve en se hâtant rejoint-elle l’abeille ? (Rév d'Arès 24/2). Il est inutile que je me trouve des excuses !
Le temps n’est pas aux regrets, mais à la dynamique que nous pouvons lancer dans le Souffle du Créateur et avec Lui à nos côtés, plus près de nous que n'est notre veine jugulaire (Coran, 50/16). Qu’Il soit éternellement loué !
Au-delà du discours égocentré, vous constaterez que je suis aussi la compagne sévère dans l'assemblée et ne veux pas être la sœur cajoleuse qui ne sème que la faiblesse (Rév d'Arès 39/8).
Il m’a semblé aujourd’hui important de prendre le temps de rédiger un commentaire et de vous transmettre, cher prophète, l’écho de mon humble réflexion qui est une tentative de condensé de quelques constats et d’éléments factuels subjectivement observés.
Le prophète, reflet de la conscience collective, est guide des héros et des assemblées qu'ils constituent, mais il doit pouvoir le faire dans les meilleures conditions possibles.
Par exemple, les commentaires personnels lillois (191C52, 191C56, 191C61) sur le sujet de la mission collective du 18 novembre sont révélateurs du manque de conscience collective qui plombe le travail prophétique. La question d’une communication collective, pertinente et objective vers le prophète se pose ainsi que celle de la concertation en amont. Sommes-nous conscients d’envahir son blog, son courrier, ses oreilles, d’informations filtrées et souvent déformées par la subjectivité, particulièrement lorsqu’il s’agit de sujets collectifs ? "Les croyants font de Dieu ce qu’ils veulent... Ils font de même ce qu’ils veulent du prophète de Dieu. C’est une grande question posée à la conscience des croyants," écrivez-vous dans "Conscience Collective" ("Le Pèlerin d’Arès" 1989).
L’A/assemblée est le laboratoire du monde à changer.
Vu de ma lucarne, je pense que l’expérience de la mission du 18 novembre, dans le laboratoire apostolique de Lille, a été le révélateur de certains de ses propres dysfonctionnements comme vraisemblablement de ceux de la grande Assemblée.
Plusieurs questions m’ont semblé intéressantes à poser concernant la mise en place en amont de cette mission, notamment celle de la prise en compte du terrain local, terrain plutôt instable, difficile et complexe de l’assemblée de Lille, qui — certains membres du petit reste n’étaient pas sans l’ignorer — mêlé au projet précipité de cette mission a fini par constituer un cocktail molotov explosif dû à la présence concomitantes de substances dangereuses telles que les incompréhensions, la méconnaissance mutuelle, les préjugés, la logique d’influences et de pouvoir, les habitudes individuelles et collectives ancrées ainsi que l’accaparement des aînés d’un espace missionnaire, qui parfois trop oublié, devrait davantage constituer un outil au service de la mission. Nous parvenons, avec le recul suffisant aujourd’hui, à mesurer le déséquilibre que cela a généré.
Il n'était peut-être pas opportun, dans ces conditions, de maintenir cette mission à Lille. Ce qui est fait est fait et n’est-ce pas du femier que sort le jardin (Rév d'Arès xxii/9) ?
Par ailleurs, la question de la communication collective, pertinente et objective des actions de terrain est à soulever. Par exemple, j'apprends que je n'ai pas participé à la mission du 18 novembre. Or, j’affirme que j’y ai participé, peut-être pas de la manière que les frères souhaitaient et pouvaient constater, mais se sont-ils donné la peine de me le demander ?
La question également concernant la restitution objective de certains faits n’est pas à négliger. Par exemple, j'apprends que j'aurais perturbé nos réunions de travail des 4 et 11 novembre. Le fait est que ces réunions ont été interrompues par le comportement déplacé de certains membres de l’assemblée, ce qui a engendré un manquement. Est-ce cohérent avec vos conseils dans "Liberté et Infantilisme" ("Le Pèlerin d’Arès" 1989) de fragmenter subitement et sans concertation un travail commun en cours pour tenir deux réunions simultanées dans deux pièces différentes (réunion du 4) ?
Des réunions ainsi avortées et/ou plus ou moins bien organisées ne peuvent produire que du chaos ou simplement un déséquilibre dont l’assemblée de Lille est aujourd’hui le reflet. Il y a de l’eau dans le gaz, je dirais.
Le manque de temps n’explique pas tout : le choix du coordinateur, son expérience collective, ses capacités, sa personnalité sont des paramètres primordiaux. En plus, du contexte local particulier qu'il aurait été sage de prendre en compte : à Lille par exemple, la difficulté pour un frère, même si cette mission fut l’occasion pour lui de révéler des qualités très utiles à l’assemblée, fut d'éviter la confusion entre les rapports de travail fraternel et celui d'une mère/sœur qui a sans doute pesé, sans oublier le besoin d’exister exprimé par la mise en scène savamment orchestrée dont chacun s’est fait l’écho dans les commentaires respectifs ainsi publiés (191C56, 191C61) qui montraient tout un art de "noyer le poisson" ou de jeter de la poudre aux yeux.
Je constate, et cela n’est que mon avis, que l’importance n’a pas été perçue d'une vraie dynamique collective pour l'efficacité de notre mission, ce qui a englué un collectif possible qui s'est auto stérilisé, parce que les anciens n'ont jamais su gérer la très difficile et ancienne problématique locale d'un travail cohérent avec sœur Danièle, problématique pour laquelle je n’ai cessé de tirer la sonnette d’alarme sans être entendue, tout en reconnaissant la grande piété et le dévouement de cette sœur. Qu'est-ce qui empêchait les frères d'être dans l'affirmation et l'unité en refusant la tactique du local à part dans l’ancien local et surtout en affirmant, après avoir constaté le problème posé par mon accueil, qu'il était impératif de changer les modalités et de ne pas en rester à une sœur "désignée" ? Ce qui depuis, il est vrai, a changé, puisque le prophète l’a déchargée officiellement en 2013 [pas plutôt 2014 ?] de l’accueil à Lille et qu’il a proposé un accueil tournant. Le prophète s’est retrouvé à gérer à notre place une situation qu'il ne peut voir que de loin. Prophète du Très Haut, je vous demande pardon au nom de l’assemblée.
La responsabilité est partagée, nous ne formons qu’une seule chair. Pour ce qui est de la mission du 18 novembre et ce qu’elle a mis en évidence et a accentué à Lille, la responsabilité est celle du "groupe de promotion du prophète" et aussi celle des aînés et la mienne, j’ai encore beaucoup de défauts à corriger. La responsabilité des aînés est celle de leur silence complice, l’absence d’égalité de concertation, le copinage, le jeu des loyautés, la pagaille comme méthode de travail, la mise à l’écart plus ou moins consciente de certains membres de l’assemblée, les habitudes individuelles et collectives ancrées avec risque de décourager voire d’écœurer et d’éloigner ceux venus rejoindre l'assemblée, la difficulté d’installer la prière, l’autosatisfaction individuelle et collective, les résistances au changement, le besoin de bien se faire voir du prophète, la paresse, le manque de réflexion et de courage, l'absence d'une communication collective et objective vers le prophète, la fragmentation ou la carence de conscience collective due à l’absence de prise de recul et de conseils, de réflexion, de concertation et aussi du fait d’une dynamique collective très peu active compromise par l’idéologie du tout local ou des affinités, l’insuffisante métabolisation de la Parole et la négligence, si ce n’est le simple désintérêt, pour la lecture et sa mise en pratique de votre enseignement ("Liberté et Infantilisme", Le Pèlerin d’Arès 1989) que je n’ai cessé de prôner jusqu’à en faire des photocopies et/ou l’envoyer par mail.
Ce n’est pas de moi qu'il s’agit ici, je ne veux être rien pour moi-même (Rév d'Arès 40/6) même si, et cela vous le savez, bien aimé prophète, que lors de ma découverte de la mission de Lille, je me retrouvai projetée dans une assemblée qui piétinait et dont la situation s’était enkystée. C’est donc humblement et avec ma foi de charbonnière que je voulus agir sur le plan opérationnel missionnaire et du rapprochement apostolique de ses membres, non sans difficultés. Faire avancer les décisions collectives demande beaucoup de temps et d’énergie particulièrement dans ce contexte.
Je fus donc humblement à l’origine de plusieurs initiatives et participai à leur mise en œuvre : changement de local (dossier), introduction de la vidéo, présentation publique de La Révélation d’Arès, exposition de tableaux personnels (dossier), bilans écrits de missions braderie de Lille et réalisation d’autres outils pratiques tels qu’un planning de permanences, l'agenda braderie... Comme la construction d’une maison, les frères et sœur y contribuèrent chacun à sa façon, que Dieu les bénisse !
Je remercie d’ailleurs les sœurs et frères apôtres du petit reste, qui se reconnaîtront, de leur fraternelle attention et de leur généreuse participation, et particulièrement frère Antoine B, frère dévoué à la mission et à la conscience collective, pour son soutien et son accompagnement depuis 2013.
La priorité à Lille est l’avenir de la mission qui aujourd’hui dispose d’un magnifique nouveau local bien situé dans la ville de Lille, mégapole du Nord de la France, et qui a besoin d’un nouveau souffle et de la venue de nouveaux missionnaires.
Concrètement, j’ai proposé ces derniers temps et deux fois à certains frères l’idée d’établir un planning de mission et que sœur Danièle tienne dans la semaine une permanence ouverte à tous dans le nouveau local. Pour l’heure, la recherche de consensus est encore en cours.
Par ailleurs, concernant le sujet du bail de location du local à Lille, vous aviez évoqué l’idée d’un bail emphytéotique pour Lyon. À Lille, il semble intéressant de peut-être y réfléchir, si bien-sûr notre frère Jean-Luc, le propriétaire, l’acceptait pour ne pas laisser l'assemblée dans une situation précaire à terme.
Au sujet de notre bien aimé frère Jean-Luc, frère généreux et dévoué mentionné dans le commentaire de frère Stéphane (191C61), je souhaite rectifier ce qui est devenu pour certains une post-vérité. Je pense particulièrement à la suite donnée à ma demande de respect de discrétion et de communication collective avec le prophète (04aou17 187C34) qui a déclenché à l’interne de l’assemblée une avalanche de mails agressifs de frère Jean-Luc personnellement contrarié parce que frère Antoine B demandait à respecter mon légitime souhait, avalanche suivie d'un redoutable commentaire (29aou17 188C72) de sa part qui a conduit frère Antoine B à quitter l’assemblée, l’accablant ainsi à être jugé comme le mouton noir qu’il n’était pas, mais cela est un autre sujet.
À l’évidence, la mission de Lille est dans une situation de grave danger, un état de crise qu’il s’agit de prendre à bras le corps sans tergiverser.
Gravons dans nos consciences votre magnifique réponse donnée le 7 décembre 2017 (191C56) aux Lillois et à travers eux à toute la grande assemblée :
"Qu'est-ce qui compte ? Vos personnes ou la sublime Cause du Père ? Si nous sommes des pénitents, nous aimons, nous pardonnons, nous faisons la paix, nous voyons les choses avec l'intelligence du cœur, le respect de la liberté de l'autre. Oh ! je sais que nous sommes tous des humains de chair et de nerfs, non des phénix n'obéissant qu'à la Voix profonde du Créateur, au service d'une Parole qui dépasse l'humain pour le moment, mais que l'humain sait ou peut sentir son sentier solide, rocailleux mais solide sous les pieds. Nous avons besoin de nous soutenir les uns les autres pour monter vers les Hauteurs. Si nous ne montons pas, qui nous suivra ? "
Le héros n’est-il pas celui qui réfléchit, qui vainc ses péchés par la pénitence, qui va réveiller au fond de lui l'Image et Ressemblance du Père, qui a la volonté de se changer [Rév d'Arès 30/11] pour changer le monde (28/7) et de chercher efficacement d'autres pénitents ?
Le héros n’est-il pas celui qui a la volonté d’affronter la réalité, d’assumer ses responsabilités ?
Que Dieu vous prête longue vie.
Je prie avec vous et je vous embrasse sœrellement ainsi que sœur Christiane en l’Amour et au service du Père.
Soria du Nord

Réponse :
Un grand merci, ma sœur Soria, pour ce très courageux commentaire qui tourne autour de la situation de la mission de Lille. Il y a toujours un moment où il est nécessaire d'enfoncer le bistouri dans le furoncle spirituel qui vient inévitablement ici et là dans la chair de notre première génération qui a tout à la fois l'immense mérite de reconnaître en La Révélation d'Arès un Appel du Père et la grande difficulté d'être à la hauteur de cet Appel.
Il n'est pas facile d'aimer, pardonner, faire la paix, réfléchir avec intelligence spirituelle libre de tous préjugés dans cette génération née dans un milieu humain où ces actifs sentiments ne sont plus de mise et où, quand ils sont activés, ils ne sont plus considérés comme des dynamiques créatives, mais seulement comme des états affectifs.
Tout tourne évidemment autour de la question dont La Révélation d'Arès vient changer le sens : Qu'est-ce que signifie être un humain ? Comment l'homme de la rue voit son avenir et comment le voyons-nous ? De quoi l'homme de la rue se souvient-il et de quoi nous souvenons-nous ? Comment l'homme de la rue ressent-il autrui et comment sentons-nous chez autrui le frère, le sœur, l'autre soi-même ? Comment l'homme de la rue communique-t-il avec les autres et comment communiquons-nous ? Que signifie pour l'homme de la rue vivre, aimer, parler, espérer et que cela signifiet-t-il pour nous ? Que signifie le mot "moi" pour l'homme de la rue et que signifie-t-il pour nous ? À l'évidence, en vous lisant, je comprends que les réponses à ces questions n'ont pas encore été données par tout le monde à Lille. Chaque peuple, chaque culture, chaque groupe humain, chaque époque a répondu à ces questions avec ses propres formules, ses propres platitudes ou grandeurs, ses propres banalités ou originalités, ses propres dogmes ou libertés. J'abrège pour dire que la question posée à l'humain : Qu'es-tu ? Où vas-tu ? est reposée par La Révélation d'Arès et que c'est à l'humain, que le Père laisse libre, d'y répondre. Je pense que c'est sous cet angle-là, fondamental, que vous devez à Lille présenter le problème, car si je vous comprends bien le problème là-bas est de Fond, non d'organisation.
Il n'existe aucun modèle de l'humain, aucun modèle qui puisse contenir la complexité de la réalité humaine, qu'on puisse présenter à un groupe d'humains aussi dissemblables, en tout cas inhomogènes, que ceux qui composent votre fraternité lilloise, si j'ai bien saisi tout le contexte de votre commentaire. Il leur faut sortir d'eux-mêmes, renoncer au "moi" qui est actuellement le leur et trouver un autre "moi" qui colle à la conscience d'être la chair et l'esprit de chaque autre, car si chacun de nous n'a pas conscience d'être un atome du Tout, un point de Vie dans l'Univers, quelque chose empêchera toujours cette mission d'avancer. Quand l'un d'entre vous trouvera un épi mûr, cet épi mûr trouvera ensuite un autre ou d'autres membre(s) de la mission tout à fait différent de celui qui l'aura trouvé en premier et cette dichotomie sera catastrophique, destructrice. Il faut que l'épi mûr rencontre en chacun de vous l'alter ago d'un autre d'entre vous.
Je crois qu'au moins dans le domaine étroit de la mission de base un dialogue uniforme est possible, si on le veut possible, si les petits quant-à-soi disparaissent, devraient-ils résulter d'un renoncement personnel, je crois que les propos distincts, voire même antagonistes, peuvent être unifiés par une exposition simple et claire des idées qu'apporte La Révélation d'Arès. Ce que vous me racontez, à savoir que dans le même groupe lillois deux réunions ont été faites, au même moment, dans deux salles différentes m'abasourdit, me laisse presque hébété. Peut-être cela a-t-il été fait par respect de la liberté des uns pour les autres ? Mais dans la mission si l'on perd le bon sens, qui dicte que l'union fait la force, il faut renoncer à la mission.
Je propose que vous fassiez, avec l'aide de notre sœur Danièle par exemple, quelque chose qui amène le groupe lillois à une conclusion bonifiante de leurs divergences. Ce serait, il me semble, une bonne initiative que laisser les femmes faire ce que les hommes semblent peu capables de réussir. Vous semblez être une bonne analyste et je crois que cet esprit d'analyse enrichi par la très grande foi de Danièle pourrait aboutir.
Si vous entreprenez ce travail difficile — oh ! j'ai bien conscience de la difficulté — restez en contact avec moi.

13dec17 191C86 
Cher frère aîné
Simplement quelques lignes pour remercier Jeff et ses frères d'être allés jusqu'au bout de leur projet "Promouvoir le prophète."
Bien sûr, la concrétisation de ce projet a des failles que chacun peut constater.
Mais ces failles permettent, sur votre blog, tous ces commentaires et vos réponses que nous n'aurions pas eus sans elles. Je les lis avec grand intérêt.
Je faisais un blocage sur "Un prophète pourquoi et pour quoi faire ?" Grâce aux frères — merci à eux — qui s’expriment sur le sujet et aux réponses que vous nous apportez, frère Michel, je commence, et sans doute ne suis-je pas la seule, à y voir plus clair.
Nous avançons.
Mais nous devons travailler, travailler, travailler et ne pas nous installer dans une routine d’action — ce que je ressens : on s’aime mais ça ne suffit pas — qui empêche la transcendance. Nous devons toujours chercher et concrétiser. Pas facile ! Enfin pour moi ça n’est pas facile parce que je suis comme face à un vide.
Avec vous dans la prière
Je vous embrasse
Madeleine T. de Bretagne-Sud

Réponse :
Un grand merci, ma sœur Madeleine, pour ce commentaire.
Je vois avec joie que vous sortez des questions troublantes et sans réponses pour commencer à "y voir clair."
Chez nous il n'y a pas de sérail. Je veux dire il n'y a pas de groupe de frères que je place comme modèles de bonne compréhension de la Parole d'Arès et de la mission. Je dirais même que ce qui caractérise chaque Pèlerin d'Arès, c'est que sociétalement parlant il ou elle n'appartient à aucun sérail, que chacun et chacune est une sorte de chemineau intellectuel, dépourvu(e) d'appartenance à un ordre religieux, qui se retrouve chaque jour sur un territoire spirituel inattendu, ne serait-ce qu'en rencontrant des gens très divers pendant la mission, et qui contemple chaque jour un peu plus étonné les multiples paysages humains qui peuplent cette planète. Mais en même temps ces voyages spirituels les ramènent à l'extrême simplicité de l'évidence qui s'élargit chaque jour : Nous sommes tous les membres d'un même Tout, en chacun de nous se trouve la même image et ressemblance du Créateur, et nous sommes unis, soudés par l'amour, à défaut de l'être par des lois, des mots d'ordre, des slogans.
Vous êtes, ma sœur Madeleine, le type même de ce Pèlerin d'Arès polymorphe, mais fondu dans la bronze unique du Père. Contrairement aux idées simplistes que beaucoup se font de nous, nous sommes des êtres très nouveaux sur cette terre et nous sommes l'espérance de la Terre.

13dec17 191C87   
Le pardon est une action et une force héroïque, il efface la dette, renonce à la vengeance et au châtiment. Il transcende toute justice.Le pardon est un acte de volonté,de lucidité et de liberté.
J’en profite pour dire au commentateur 191C71 [et à mon frère Philippe] que je n’aime pas qu’on qualifie Johnny Halliday de "nigaud".
Tu es bien orgueilleux, cher frère, de te croire moins nigaud que lui.
Des milliers de français de tous bords ont aimé avec ferveur cet immense et talentueux artiste qui attirait les foules par milliers et qui à su toucher le cœur des Français par l’amour qu’il a su transmettre à son public et de toutes les énergies de vie qu’il a déposées dans nos maisons.
Serions-nous aussi des "nigauds" nous, la majorité des Français, de l’avoir aimé ?
Je suis peinée. Je salue l’artiste. Je vais même faire une mortification pour lui.
Oui nous n’avons que la liberté d’aimer, tout ça me renvoie encore et toujours a ma propre pénitence et ma responsabilité d’apôtre.
Mary de Bretagne-Sud

Réponse :
Je suis désolé d'avoir affiché ce commentaire de Jean-Marie (191C71) qui qualifie Johnny Hallyday de "nigaud".
Je n'y ai pas vu le mal que vous y voyez.
Étant nigaud moi-même, j'ai trouvé plutôt gentil que Jean-Marie voie en Johnny Hallyday un nigaud. Je suis souvent moi-même un peu sot, cornichon, couillon, cruche, gourde et nounouille, bref, nigaud. C'est peut-être parce que j'ai cette parenté avec Johnny Hallyday que je n'ai pas trouvé méchante la remarque de Jean-Marie.
Mais il est vrai que je suis sûrement une exception, rare semble-t-il si je vous comprends bien, parmi "les Français" dont Johnny sut "toucher le cœur."
Je vous avoue que, sans jamais avoir trouvé à redire à Johnny, sans avoir jamais déconseillé à quiconque de l'aller écouter, je l'ai personnellement toujours trouvé une sorte de braillard sympathique dont le succès phénoménal m'a toujours étonné. Mais comme je vous dis plus haut, je suis nigaud. J'ai aimé Piaf, Brel et même Elvis Presley en ses débuts (que Johnny a beaucoup imité, me semble-t-il) et quelques autres, mais Johnny ? Non. Je suis vraiment un béotien grossier qui ne sait pas ce qui mérite l'admiration.
Mais, je corrige peut-être ma nigauderie, en vous disant (vous allez sauter de joie !) que je préfère mille fois qu'on ait fait descendre les Champs Élysées au cercueil de Johnny plutôt qu'à un quelconque général ou maréchal qui aurait gagné une guerre, c'est-à-dire une tuerie ignoble.
Pardonnez-moi d'avoir affiché le commentaire d'un Jean-Marie si irrespectueux.

14dec17 191C88 
Lundi 4 décembre, j'ai regardé à la télé le film "Imitation Game" qui narre l'histoire d'Alan Turing, ce mathématicien et cryptologue chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable. J'ai trouvé ce film captivant et il m'a  conduit  à méditer plusieurs leçons. D'abord le travail acharné et passionné, la persévérance face à l'adversité environnante, le combat contre les préjugés à l'égard des femmes, puis envers les façons de faire innovantes car l'idée géniale peut sortir d'où on ne l'attend pas, l'entraide qui remplace la concurrence du départ entre les scientifiques, la responsabilité une fois Enigma décrypté. Choisir qui on va sauver sans alerter le soupçon des allemands sur le décryptage de leur code secret.
Puis finalement la loi des rats, qui condamne pour son homosexualité un homme qui a sauvé des millions de gens. Tristes pouvoirs ; triste justice.
Du coup m'est venu l'idée de faire un parallèle avec notre mission.
Nous aussi avons un ennemi le péché ou mal, qui peut conduire l'humanité à la mort spirituelle et à sa perte. Nous avons entre les mains la Parole du Père et un prophète qui est en quelque sorte la clé, pour la déchiffrer, la lumière pour l'éclairer. À nous de remplacer la concurrence par l'entraide et la complémantarité et de décider de l'usage que l'on va faire du prophète sachant que le salut du monde en dépend.

Dans votre réponse à Jeff vous nous reposez la question : "Un prophète pour quoi et pour quoi faire ?"
Je me demande pourquoi vous nous posez cette question aujourd'hui? En fait, si vous nous la poser c'est parce que vous avez le sentiment que nous ne faisons pas encore un usage correct du prophète que vous êtes. Notamment, en utilisant cette vidéo pour "promouvoir le prophète", nous ne lui donnons  pas le rôle qu'il devrait tenir conformément à ce que le Créateur lui demande dans La Révélation d'Arès. Le prophète n'est pas le gentil papy qui raconte sa petite histoire à ses enfants au coin du feu. Il est aussi Mikal l'ami [de Dieu] (Rév d'Arès xxxix/16),  mais pas dans le cadre d'une grande moisson pour le promouvoir.
Là, il serait plutôt le faucon et l'écho du tonnerre (Rév d'Arès 33/10) qui avertit et corrige ce monde.

Nous poser cette question, c'est aussi une façon de ne pas nous donner d'ordres, mais de nous ramener à la Parole pour que nous prenions conscience de l 'importance de ce que vous nous dites ici. C'est aussi nous amenr à réfléchir à notre rôle prophétique à la suite du prophète, car les ois(ill)ons (Rév d'Arès xLv/14) sont appelés à grandir.
J'en conclue que vous souhaitez que nous réfléchissions à l'usage que nous pourrions faire de vous. Aujourd'hui en tenant compte de votre âge que peut-on encore vous demander d'essentiel pour la mission que vous ne fassiez déjà ? Peut-être que vous pourriez nous faire avancer plus vite ou nous aider plus efficacement dans la moisson, si nous savions mieux utiliser vos compétences et surtout si nous évitions de vous faire perdre du temps en vous sollicitant pour des affaires sans importance et aussi en nous efforçant d'être suffisamment pénitents et autonomes pour nous entendre entre nous et travailler ensemble en bonne intelligence [Rév d'Arès 32/5].
Le prophète, c'est la clé de  la Parole ; il nous révèle son sens profond. Il est aussi le maître des héros qui va donc décider avec nous de la meilleure stratégie pour la réussite de la mission.
Il doit donc y avoir une collaboration intelligente. Jusqu'à présent j'ai plus le sentiment qu'il y a soit une contestation du prophète, soit une obéissance sans réflexion approfondie. Mais nous peinons à mettre en place une complémentarité harmonieuse et intelligente.
Je pense que c'est le résultat d'une culture  de la soumission et de son inverse : la contestation.

J'avoue que je me pose rarement ces questions de fond sur la stratégie à adopter dans la mission, je m'efforce de suivre ce que je comprends de la Parole et des conseils du prophète. Mais ici j'ai le sentiment que le prophète lui-même souhaite que nous participions avec lui à une réflexion plus profonde sur l'avenir de notre moisson et à sa stratégie.
Il souhaite nous impliquer et nous responsabiliser davantage, sachant que son passage sur terre n'est pas éternel.
J'ai le sentiment souvent de ne penser encore qu'à court terme.
Mais comment penserons-nous collectivement quand le prophète ne sera plus auprès de nous pour nous guider ? Il est temps que nous apprenions à réfléchir collectivement avec intelligence spirituelle.
N'y aurait-il pas besoin "d'un conseil des assemblées" qui serait constitué par des hommes d'amour et de sagesse reconnus pour leurs vertus pour prendre le relais du prophète ou autre chose afin d'éviter des erreurs qui pourraient ralentir ou mettre la mission en péril par des actions irréfléchies, stériles ou prématurées (exemple : mission sociale, mission prématurée au coeur de l'islam, etc.) La mesure et la douceur ont disposé les bans du grand conseil de Mes Assemblées (Rév d'Arès 25/9) (Annotations : hommes d'amour et de bons conseils, guide d'âmes qui remplaceront les pouvoirs.)
Mais comment constitué ce conseil ? Peut-être se constituera-t-il de façon naturelle par les frères et les sœurs qui seront reconnus par tous, simplement pour leur exemple d'amour, de vertu et de sagesse ?
Je poursuis ma réflexion sur la question fondamentale : Un prophète pourquoi  et pour quoi faire ?
Denis K. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, mon frère Denis, pour ce commentaire.
Vous répondez à ma question : "Un prophète pourquoi et pour quoi faire ?" par d'autres questions auxquelles je ne saurais répondre moi-même, ou plutôt auxquelles j'ai déjà répondu autrefois sans être écouté, par exemple au temps où de graves problèmes se sont posés comme la mission sociale, qui dura vraiment trop longtemps et qui nous fit grand tort. Serais-je mieux écouté aujourd'hui ? Je n'en suis pas sûr. Vous en donnez la raison du reste par cette phrase qui résume le problème : "Je pense que c'est le résultat d'une culture  de la soumission et de son inverse : la contestation," à quoi on pourrait ajouter que les humains ne se soumettent qu'à ce à quoi ils acceptent de se soumettre — ce qui complique les choses énormément — et qu'ils ont très souvent et en même temps le réflexe de contester, parce qu'un instinct de liberté, un instinct de bête pensante sauvage, demeure au fond d'eux. Ce n'est pas pour rien que le Père nous demande de changer... oui, pour ainsi dire de changer... d'intelligence ! (Rév d'Arès 32/5).
Là vous tentez d'aller au fond de la question de lien étroit entre le faucon et les oisillons du faucon, lien qui en fait n'est jamais aussi étroit qu'on croit du fait de l'individualisme profond qui inconsciemment conditionne chaque êtrel, car dès que l'oisillon est devenu faucon il abandonne l'aire natale et va faire sa vie ailleurs où il n'a plus avec ses parents que la biologie de son espèce, mais où il suit en fait un destin différent, parce qu'il fera son aire ailleurs, chassera ailleurs, aura une femelle ou un mâle différent, aura son caractère, sa santé, ses facultés, ses forces et ses faiblesses propres, etc.
Je pense qu'il y a autre chose qui ne fonctionne pas, c'est l'étude. Étudier ce que je dis — à travers quoi on voit ce que je suis — n'est pas bien compliqué (rien à voir avec les mathématiques et la physique dont Alan Turing s'était empli la tête), mais encore faut-il le faire. Je crois par exemple que la vidéo vue le 18 novembre 2017 dans toute la francophonie est le produit de l'idée que se sont faite de moi les frères qui l'ont réalisée au moment où ils l'ont réalisée et non le produit d'une étude approfondie et complète de ce que je suis en réalité, ce qui leur aurait demandé, par exemple, la longue tâche de relire sans préjugés tous mes écrits depuis que j'édite, et aussi de consulter tous les frères et sœurs pour savoir ce qu'ils en pensent, etc., ce qu'ils ne pouvaient pas faire. Je ne peux le leur reprocher. En résumé, il me paraît évident que les instaurateurs de "Promouvoir le prophète" n'avaient dans l'idée qu'instaurer l'idée qu'ils se font, eux, du prophète et non l'idée que se font d'autres. Autrement dit ils ont agi en artistes qui réalisent leur œuvre selon l'idée qu'ils se font de ce qu'elle représente. Ainsi les biographes sont-ils des artistes qui peignent une bonhomme ou une bonne femme comme ils le voient ou la voient. J'ai lu par exemple dix biographies de Mouhamad (Watt, Lings, Rodinson, Georgiu, Boubakeur, Essad Bey, etc.), dont aucune ne m'a donné de l'homme et du prophète qu'il fut la même image. De là également l'énorme éventail des représentateurs de Jésus qui l'ont dessiné, peint, filmé sous mille traits différents, ou l'énorme éventail des théologiens qui, concernant la Bible seule, ont abouti à une multitude d'interprétations des Écritures, etc.
A tout moment de la vie du prophète il y a un climat... disons... rhétorique, argumentatif particulier et ceux qui le "promeuvent" s'en tiennent à ce climat momentané. Il me paraît difficile de sortir de là. C'est pourquoi je ne reproche pas aux réalisateurs de la mission du 18 novembre 2017 de m'avoir représenté comme ils l'ont fait, laquelle représentation n'est pas fausse, mais n'est qu'épisodique, momentanée. J'essaie seulement maintenant, pour éviter une mobilisation générale autour d'un document insuffisant et pour certains très insuffisant, de chercher comment on pourrait étaler davantage cette représentation, dresser dans l'avenir un tableau plus large et général de l'homme et surtout de son enseignement.
Je ne suis pas un homme enclin à faire sa publicité. J'essaie, certes, de le faire, parce que le Père m'a confié une tâche qui me contraint à un minimum de représentativité, mais je le fais mal. Non volontairement mal, mais mal parce que pas doué pour me promouvoir moi-même. Pourquoi, bigre ! le Père est-il venu chercher un discret comme moi ? Passons ! Mais j'ai conscience que la façon dont on me représente importe quand même, en cela que l'image qu'on fait de moi exprime la Vérité dominante de La Révélation d'Arès, événement d'une importance spirituelle majeure, et qu'elle peut l'exprimer bien ou l'exprimer mal. J'ai l'impression que la vidéo du 18 novembre 2017 n'est pas fausse, puisque c'est bien moi qu'on y voit, mais qu'elle laisse dans le brouillard. De là sans doute le fait qu'elle n'a déplu à personne. Mais ne pas déplaire suffit-il ?
La manipulation de l'image du prophète a des fins théologiques, idéologiques ou spirituelles n'a rien de nouveau. Je pense qu'il ne faut jamais tomber dans la manipulation, mais simplement que plus juste et complète est cette image mieux elle peut créer dans le système limbique ou cerveau de l'émotion du spectateur une forme propre à rejoindre les sentiments profonds de celui-ci et à révéler un épi mûr, qui peut s'ignorer. Autrement dit, je pense qu'il est toujours préférable de mettre de notre côté tous les éléments capables de provoquer une empathie avec certains spectateurs, ceux qu'on cherche. Mais bien sûr cela demande réflexion et travail. Ce n'est pas facile, j'en ai conscience.

14dec17 191C89 
Bien aimé frère ainé,
Un petit mot concernant les vidéos.
Je me demande si il ne serait pas bienvenu de placer beaucoup plus de vidéos aussi de vous sur l'Internet. Même si elles restent toutes insuffisantes et que rien ne remplace un échange non virtuel.
Les grands médias ne sont plus le seul moyen efficace de communication.
Dans la vidéo dont il est question vous ne semblez pas dans la séduction, peut-être que vous pouvez apparaitre pour certains comme séduisant ou sympa, ce qui est tout diffèrent. Plusieurs thèmes intéressants sont abordés : Témoignage de vos rencontres avec Jésus puis le Créateur, l'homme préexiste à Adam, les dons de Dieu à l'homme, la pénitence... Je détaille pour lancer l'idée de créer plusieurs petites vidéos avec des liens entre elles pour que toutes personnes puissent choisir librement quoi regarder et qu'il puisse être ajouté d'autres thèmes appelant plus au dépassement. À moins de réaliser une très longue vidéo pour que celle-ci ou d'autres soient plus complète.
Je n'ai pas vu la vidéo de Nice, mais il me semble que certains extraits de "la Voix de fer" auraient aussi leur place.
J'espère que dans quelques décennies vos films (je parle des images, pas de vous) laisseront percevoir une sorte d'homme des cavernes de la pénitence, ce qui révélera que l'humanité a réalisé une très belle avancée, mais pour l'instant vous pouvez être inspirant pour beaucoup. Et même si internet est très limité et que votre rôle est plus efficace dans un partage orale face à face, pour que puisse se transmettre l'intelligence de la transcendance, grandir le feu du changement, je ne peux qu'encourager au partage.
J'en profite pour encourager aussi notre frère Éric D. pour ses vidéos et sa créativité, je trouve qu'il a du talent et il est de ceux qui m'ont le plus clairement parlé de La Révélation d'Arès.
Bien fraternellement,
Rachel-Flora G. du Jura

Réponse :
Merci, ma sœur Rachel-Flora, pour ce commentaire.
"Une sorte d'homme des cavernes de la pénitence", ah ! ah ! Nous sommes la préhistoire de la pénitence, oui, mais une préhistoire très différente de celle des cavernes par le fait qu'elle part d'éléments connus par voie de culture: amour, pardon, paix, intelligence du cœur et liberté absolue, alors que l'homme des cavernes, qui était très probablement l'homme qui couchait sur l'ombre (Rév d'Arès vii/2), l'animal pensant qui existait avant qu'il fût empli de la vie spirituelle et devint Adam, l'Enfant de Dieu.
Des "vidéos sur l'Internet" ? Vous voulez dire, par exemple, sur YouTube ? Cela a-t-il l'efficacité que vous dites? Je ne le crois pas. Ne va-t-on pas sur YouTube que pour y chercher quelque chose de précis, qu'on a déjà en tête, et non au hasard ? Je pense que l'Internet, c'est comme l'église, le temple, la synagogue ou la mosquée. Il y en a partout dans le monde, mais n'y entrent que ceux que ce qui s'y passe intéresse.
Il y a un an ou deux, alors que nous marchions, mon épouse et moi, place Pey-Berland à Bordeaux, qui est la place de la cathédrale, où circule sans cesse une foule importante, nous avons subitement reçu une pluie diluvienne accompagnée d'un fort vent. Nous nous sommes réfugiés dans la cathédrale, à dix mètres. La cathédrale était vide, totalement vide, pas même une petite mémé récitant son chapelet dans un coin. J'ai pensé que les gens sur la place, surpris par ce déluge subit, allait comme nous entrer s'y réfugier. Eh bien non ! Personne n'est entré. La foule est restée dehors, des milliers de gens trempés sous l'averse et transis sous la bourrasque. J'ai été alors frappé tant par le vide de ce lieu religieux où, à 17 heures, il n'y avait personne pour prier, que par la sorte d'incapacité collective de la foule du dehors d'y entrer. Autrement dit, pour les gens sur la place la cathédrale n'existait pas ; ils ne la voyaient pas ; pour eux la réalité était la pluie, le vent, c'était tout. Je crois que l'Internet c'est la même chose. Pour les gens n'existe que ce qui est devant eux sur l'écran de leur ordinateur, ce que l'ordinateur permet de voir mais qu'il faut demander en tapant l'URL ou en remplissant le cartouche "Recherche", ils ne le voient pas. Ils ne voient que ce qu'ils veulent voir.

14dec17 191C90 
Héros, moi ? Dans tes côtes [Mikal] respirent Mouhamad, Yëchou [Jésus] (Rév. d'Arès xLii/13).
Le héros prend le chemin de la Sainteté individuelle, avec Jésus en premier exemple, le chemin de la Puissance collective, avec Mouhamad en premier exemple, et le chemin de la Lumière prophétique, avec Mikal (Michel Potay) en premier exemple pour retrouver Sainteté et Puissance (Rév. d'Arès 12/4). Car la Lumière est dans le piège d'homme. Mikal libère la Lumière (Rév d'Arès ix/8) pour les générations qui viennent.
Les premiers frères, dès aujourd'hui, sentent la Lumière qui les appellent par Mikal. Le frère qui le suit fait les premiers pas. C'est en ce sens un petit héros par le résultat, et un grand héros par le courage. La [vraie] piété est dans le courage de changer sa vie et son être vers le Bien, malgré nos limites et l'échec apparent.
De l'échec apparent, mais continu, émergera les plus lumineuses réussites !
Vous répondez en 191C64 à Louis-Marie J. de Belgique :
"Voilà qui va peut-être apporter de l'eau ou du vent au moulin de notre frère Jeff, promoteur de la mission dont l'apogée eut lieu le 18 novembre. Cela ne répond pas à la question qui nous occupe ici : Fallait-il montrer au public du dehors le faucon ou le petit vieux sympa ?, mais fait voir, dans la spontanéité, un autre aspect de la question : Ne faudrait-il pas d'abord — ou également — que le prophète s'adresse aux missionnaires qui ne le voient jamais chez eux ou qui l'ont très rarement vu ?"
Je rejoins l'avis de Louis-Marie, et en particulier : "3. Prendre réellement notre place de prophètes à la suite du prophète pour parler au monde". Dans l'idéal, l'assemblée aurait besoin de "vidéos du frère ainé devenu petit vieux sympa", de "vidéos du faucon parlant au monde" et de "vidéos de Mikal parlant à l'assemblée". Les deux premiers types auraient des durées assez courtes (quelques minutes) pour être facilement utilisées au fil de nos dialogues missionnaires. Le troisième type me semble moins urgent, car vos écrits depuis quarante ans donnent tout l'enseignement nécessaire au cheminement de l'Assemblée.
Vous répondez en 191C72 à Pascal L. de Bretagne-Sud :
<"Toutefois, vous avez peut-être raison, frère Pascal, il y a peut-être un moyen par la rue de forcer les media à parler de nous. Encore ne faudrait-il pas qu'étant forcés, ils soient mis de mauvaise humeur et qu'ils décident de dire du mal de nous plutôt que du bien."
Il me semble que nous pourrions prendre le risque de faire parler de nous en mal dans un premier temps. Cela devra probablement arriver un jour. Je pense toutefois que nous ne sommes pas prêts à cela pour le moment. Je rejoins Tobie de M. de Genève en Suisse et vous, lorsque vous répondez en 191C75 :
"Il est important de se dire que le Sermon sur la Montagne est peut-être devenu "insuffisant", pour la simple raison que les gens le voient maintenant d'un point de vue moral, mais non d'un point de vue spirituel."
Enfin, vous dites en 191C78 à Olivier de L. d'Île de France :
"C'est cette immobilité totale que je regrette le plus et que, j'avoue, je ne comprends pas. Mes frères ont-ils été paralysés par "la paresse", par "la peur", comme vous dites ? Je ne sais pas... Mes frères et sœurs sont donc très gênés, voire très timides, face aux catégories humaines auxquelles ils devraient s'adresser pour nous permettre de déchirer le voile du silence dont on nous recouvre. La culture française est celle d'un peuple très hiérarchisé depuis toujours !"
Il me semble que vous avez tous deux raison. Un élément important de notre "peur" est celle de nous évaluer les uns les autres fraternellement, dans la franchise et la douceur, pour désigner les personnes les plus compétentes parmi nous pour une tâche donnée. C'est l'expérience de Paris dans des groupes de plus de, disons, 10 personnes : la peur de mettre en place des chefs.
Patrick Th. d'Île de France

Réponse :
Merci pour ce commentaire, mon frère Patrick.
Je suis heureux que vous ayez bien lu et tiré profit de mes réponses dans cette page de commentaire.

14dec17 191C91 
"L’escalier de Mikal" !
Je me permets de revenir sur l’image des marches du commentaire 191C66, parce que le prophète a insisté à deux reprises sur ce passage. Et je me suis demandé quelles seront les marches successives. On ne peut en faire un croquis comme un architecte le ferait de l’escalier d’une maison, car l’escalier qui conduit le public vers Mikal est existentiel, vivant. Il évoluera en fonction des contributions de chaque génération.
Dans ma lecture de La Révélation d’Arès et dans votre enseignement, je vois le prophète — Mikal en l’occurrence — comme un processus de création continu, toujours en renouvellement, greffé sur un porte greffe — La manière de vivre La Révélation d’Arès, l’enseignement de Michel Potay — autour duquel se greffe un tissu organique, le petite reste.
Donc poser la question : "Un prophète pourquoi et pour faire quoi ?" équivaut à cette autre question : "Comment voulons-nous vivre ensemble, appliquer ensemble l’enseignement du Témoin Premier, du frère aîné ?"
Voilà qui dessine la première marche, de cet escalier de Mikal. Nous qui lisons ce blog, et d’autres qui ne le lisent pas encore, nous en sommes les fibres. Personnellement, je la vois comme un laboratoire dans le regroupement de sœurs et frères qu’on appelle l’assemblée. Un laboratoire de l’amour : un amour différent que l’on acquiert par la volonté de travailler à changer ce monde par la pénitence et la Moisson.
Avec des frères qui non seulement s’écoutent (tendent l’oreille vers) mais surtout se reçoivent ; ce que dit mon frère change ma manière de voir les choses ; où chacun a la confiance, le temps, l’espace pour parler et agir ; ou ce que dit, fait, vit l’autre est aussi important que ce que je vis moi-même ; où on ne cherche pas à avoir raison ; où toute bonne idée est acceptée, puis modifiée par la bonne idée d’un autre et à la fin on ne sait plus à qui appartient quoi mais tous sont heureux de l’avancée du projet ; où on laisse sa susceptibilité à la porte, parce que ce qui remplit ce n’est pas d’avoir raison ou de briller mais d’avancer ensemble ; où l’on découvre la chaleur d’un amour évangélique qui devient sentiment, parce que l’on a partagé l’effort…
Cette perspective répond aussi à une question posée dans mon précédent commentaire : Qu’est-ce qu’on peut transcender de nos vies pour intéresser le monde à la pénitence ? Ce dépassement de soi, ce début probant, patent, visible par tous d’amour fraternel est justement là : Cesser de ne s’intéresser qu’à soi et à ce qui nous est proche. Le gros problème des hommes, c’est qu’en évacuant Dieu, chacun a évacué l’autre de son cœur. Mais très franchement, je ne suis pas, nous ne sommes pas différent(s). Même dans nos assemblées, nous ne sommes pas intéressés par l’autre, celui qui ne pense pas, ne vit pas comme nous. Au mieux on se côtoie mais on ne va pas piocher chez l’autre la richesse.
Dans l’état actuel de notre faiblesse, je ne sais pas si cet intérêt est possible avec tous. Mais, à l’intérieur de nos assemblées, nous pouvons commencer à faire des laboratoires qui cherchent à créer cet amour en nous regroupant par des affinités de projets missionnaires, d’accueil, de suivi, etc.
Et peut-être qu’une deuxième marche sera d’étendre cette qualité d’amour à toute l’assemblée. Mais n’anticipons pas, vivons ! Vivons Mikal et alors nous ne nous poserons peut-être plus la question de savoir que faire d’un prophète, parce que nous lui aurons donné dans nos cœurs son ampleur et que l’arbre à la pointe toujours verte parlera par nous.  Il sera alors aisé d’en citer la source : La fontaine où la Parole nage (Rév d'Arès xLvii/9).
Salvator B. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Salvator, vieux frère, pour ce commentaire qui me semble dépasser le cadre dans lequel j'enfermai et modérai la question "Un prophète pour quoi et pour faire quoi ?"
Je limitai cette question au choix de la vidéo à montrer lors d'une mission générale. Je précise: Quel prophète faut-il montrer aux personnes de l'extérieurs, aux humains du dehors qui ne connaissent ni La Révélation d'Arès ni son témoin ?
Vous ne répondez pas à cette question, mais il n'est pas non plus inutile de penser, comme vous le faites, au prolongement de cette image chez ceux, les héros, objets de cette présente entrée 191, qui forment déjà et formeront mieux encore, je l'espère, le prophétisme à la suite du prophète.

14dec17 191C92 
Référence : la fin de votre commentaire à notre soeur Soria 191C85.
Vous dites dans votre réponse à Soria  :
"Peut-être cela [deux réunions de la même assemblée dans deux pièces] a-t-il été fait par respect de la liberté des uns pour les autres ? Mais dans la mission si l'on perd le bon sens, qui dicte que l'union fait la force, il faut renoncer à la mission.
Je propose que vous fassiez, avec l'aide de notre sœur Danièle par exemple, quelque chose qui amène le groupe lillois à une conclusion bonifiante de leurs divergences. Ce serait, il me semble, une bonne initiative que laisser les femmes faire ce que les hommes semblent peu capables de réussir. Vous semblez être une bonne analyste et je crois que cet esprit d'analyse enrichi par la très grande foi de Danièle pourrait aboutir.
Si vous entreprenez ce travail difficile — oh ! j'ai bien conscience de la difficulté — restez en contact avec moi."
Je suis d'accord pour travailler avec Soria, cela ayant été ébauché dès notre rencontre. C'était un travail évolutif qui devait prendre un peu de temps !
Bien aimé prophète :  Notre sœur sait ce qu'il s'est passé !
Je sais que je ne suis qu'une femme ordinaire, qui, comme tout un chacun — le pèlerin d'Arès n'est pas très loin du tout, de nos frères et sœurs en humanité — sait que l'Union (je mets ici un "U" majuscule volontairement),  commence par l'humilité.
L'humble montre ce qui est bon, ce qui assemble ou évite les difficultés dont il sait qu'elles vont déboucher sur un abîme (Rév d'Arès 32/8); et ce qui assemble c'est la mise en œuvre et qu'est ce par excellence la mise en œuvre d'une assemblée de Dieu. C'est la Moisson (Moisson tant intérieure qu'extérieure) que ce soit à Nice à Paris ou ailleurs ! Et qu'est-ce qui fait que la Moisson apporte de Beaux épis, c'est l'amour en allant retrouver sur le Champ du Père ses frères ou ses sœurs là où l'on sait qu'ils sont le plus souvent pour œuvrer à la Moisson !
Cette action — très simple et très humble — généralement dissout les malentendus, car il y a une altérité avec le monde qui dégage la Vie, qui fait chacun se voir petit, mais non au-dessus de l'autre. Il est nécessaire de s'y adonner.
A chacun(e) de nous de s'emboîter le pas, de s'ouvrir à l'autre et pas toujours au même. Il existe un savoir qui unit. Servons-nous de ce bon sens! Ceci a déjà été proposé.
Faisons en sorte que tous ne se mêlent pas de la même tâche. Ceci a déjà été dit aussi;
C'est en tout cas ce qu'il s'est passé grâce à cette Belle initiative de nos frères et sœurs de Paris!
Merci encore à elles/eux !
Si notre humanité a choisi d'écouter le prophète que notre Créateur nous offre : Le plus grand cadeau qui puisse nous être donné en ce siècle de turpitudes, posons-nous cette question sage, non magique : "Un prophète pourquoi et pour quoi faire?"
Posons-nous cette question et nous verrons bien qu'il [le prophète] est le guide par l'excellence de Celui Qui lui a donné Son Souffle, [le Souffle] du salut promis aux nations. Donc le prophète qui est la parole de La Parole (Rév d'Arès i/12)
La mesure (Rév d'Arès 7/6) étant un acte d'assemblée (allocution de l'année 2000), celle-ci est indispensable en temps de guerre.
Une année civile se termine, notre année spirituelle a débuté il n'y a que quelque mois.
Notre prophète maintenant aimerait pouvoir nous transmettre ce qu'il peut encore transmettre;
Donnons-lui la qualité, celle de notre intelligence spirituelle, et celle qui fait de nous de fervents moissonneurs afin qu'il se sente porté pour nous enseigner.
Serrons-nous les coudes, par le cœur dans cet effort; des soeurs et frères qui nous lisent par delà l'océan!
Je vous embrasse.
Danièle. G. du Nord, qui se repent de ne pas toujours être à la hauteur de sa tâche.

Réponse :
Merci, ma sœur Danièle, pour ce commentaire qui me confirme que vous êtes prête à travailler avec Soria à donner à la mission du Nord une cohésion bienfaisante.
Les mots amour, paix, pardon et libre ont depuis assez longtemps disparu des conversations entre humains au sens plénier et positif qu'ils pouvaient avoir au temps de Jésus et du christianisme dans sa première période. Ils ont été remplacé dans le parler commun par des doubles réduits et négatifs prononcés comme des signaux d'alarme: Il faudrait aimer son prochain (conditionnel montrant que l'amour du prochain n'existe plus, remplacé par l'humanitaire, la charité matérialiste) ; il faut défendre nos libertés. Pour raccourcir, je dirais que ces mots évangéliques ne sont plus que des contre-vérités. Nous, Pèlerins d'Arès, ne pouvons plus voir amour, paix, pardon et libre ainsi, pour nous il ne peut s'agir que de termes revenus à leur sens créatif, qui ne sont plus des vœux, mais des réalitéss contructives. Autrement dit, les vœux sont pour les néophytes, les pèlerins d'Arès en devenir, mais non pour les Pèlerins d'Arès du petit reste. J'espère que vous parviendrez à rappeler au petit groupe de Lille qu'ils forment un groupe de vrais Pèlerins d'Arès, non seulement un groupe de frères unis autour d'une orientation commune, en quoi ils mettent leur espérance, mais non encore aboutie spirituellement.

15dec17 191C93   
  "Comment faut-il montrer le prophète?" Demandez-vous en substance ?
J'interviens ici comme l'auteur des images qui ont servi de base au montage réalisé pour la mission du 18 novembre.
D'abord un rappel nécessaire. La rencontre du 15 octobre 2016 ne devait pas être filmée. La caméra était là pour assurer un retour vidéo dans la salle du fond attenante à la salle principale. J'ai pris la décision au dernier moment d'enregistrer ces images en accord avec le frère Jeff, coordinateur de l'évènement, dans le but de  garder une trace vidéo de cette présentation. L'assemblée dispose de peu d'enregistrements du prophète et j'ai vu là une occasion d'avoir un document d'archive complet et de qualité documentaire potentiellement exploitable par la suite dans l'hypothèse où le résultat serait probant.
Les contraintes de tournage étaient très fortes : caméra sur pied au milieu des visiteurs m'obligeant à cadrer serré le visage du frère Michel pour donner à voir et entendre le prophète comme si le public dans la salle d'à coté "assistait à la présentation", exiguïté des lieux, lumière changeante, impossibilité de filmer le public pour des raisons de confidentialité, présentation interrompue par les questions du public. Il en a résulté des rushes de qualité moyenne, ayant un cadre et sujet unique (le frère Michel et sa parole) sans contre-champs, ce qui rend très difficilement perceptible la nature de la rencontre (un échange à bâtons rompus entre un public néophyte et très disparate, venu en partie par curiosité) et la contextualisation des propos.
J'ai par la suite tiré de ces 2 heures et 40 minutes un premier montage de 1 heure et 10 minutes dans le but de reproduire une "présentation de La Révélation d'Arès par son témoin" à des fins missionnaires. J'ai adressé ce document à Jeff début novembre 2016 (ainsi qu'à vous même [?] et plus tard à Nina) pour avis, assorti d'une longue note de travail dans laquelle je faisais part de mes doutes et réticences à utiliser ces images telles quelles dans un montage destiné à nos missions. Je fais ici un copié-collé de la conclusion de ce document de travail qui disent assez mes craintes et réticences d'alors malgré mon enthousiasme à l'idée de réaliser pour nos missions un document inédit : "Pour le moment j'ignore encore l'usage que nos pouvons raisonnablement faire de ces rushes sans trahir le propos et la pensée du prophète (...). Je vais donc poursuivre ma réflexion et mon travail de montage en ce sens. Le plus difficile dans cela c'est de rester fidèle au fond de La Révélation d'Arès, ne  pas travestir les propos du prophète qui parle pour les jours et les jours à venir. Pas de risque de lui faire dire des choses qu'il ne dit pas, mais risque d'être incomplet, ou de donner une image de lui qui ne corresponde pas à son charisme et sa mission prophétique par le truchements de certains propos, une image par trop dénaturée ou un montage inapproprié. C'est tout cela qu'il va me falloir méditer dans ma prière pour restituer le plus fidèlement possible, dans l'aboutissement de ce premier document vidéo (je n'ose pas dire "film"), l'image et la pensée du prophète."
À ce jour, je n'ai eu aucun retour (sauf celui de Nina) sur ce travail et ces notes. J'ai donc poursuivi seul ma réflexion. J'ai montré ce montage à plusieurs frères de passage à mon atelier à cette époque, mais ils n'avaient pas la distance critique pour me faire un juste retour sur ce document. J'ai donc pris sur moi de montrer des extraits de ce montage à un ami de longue date  (qui connait le message d'Arès par mon entremise depuis que je l'ai découverte), monteur de films documentaire de métier que j'apprécie pour son regard acéré et son verbe sans complaisance. Son verdict fut sans appel et a confirmé ce que je pressentais. Il m'a dit en substance : "Tu ne peux pas montrer ces images à un public néophyte sans les introduire, les recontextualiser et les accompagner d'un commentaire. Ton montage est au mieux un document-témoignage pour votre fraternité. Elles montrent un petit vieux sympa, alerte et volubile, habité par ce qu'il dit mais elles ne disent rien par elles-même de l'ampleur du bonhomme et de sa mission. Elles peuvent servir à un montage à base d'archives qui te permettra de montrer toutes les facettes de ton prophète pour faire passer le message de La Révélation d'Arès. Mais pour cela, il faudrait que tu filmes plusieurs de ses conférences pour en extraire le meilleur et le filmer en d'autres circonstances. Il te manque surtout une interview-clé du frère Michel qui permettrait de sertir ces propos avec brio et un point de vue de réalisateur qui fera pont avec le public du film". "Sans point de vue, pas de film ! Dans un documentaire, le passeur c'est le réalisateur" m'a t-il rappelé avec justesse.

J'ai donc commencé à plancher sur un script à base d'archives qui exploiterait toutes les ressources vidéo disponibles de votre personne, complétées par une interview appropriée pour présenter La Révélation d'Arès et son prophète. J'ai imaginé plusieurs scénarios et possibilité de missions collectives. Mais les dissensions déjà fortes avec le frère Jeff se sont compliquées lorsqu'il a présenté son projet pour les "40 ans des Théophanies" sur la plateforme "Promouvoir le prophète" après que j'eus exprimé les plus vives réserves à l'encontre de son projet. Les réserves que j'avais émises n'ayant suscité aucune réaction sur la plateforme et m'ayant valu des remarques négatives en aparté, j'ai pris la décision de me retirer de ce groupe de travail et de lui laisser le champs libre pour ne pas nuire à l'Assemblée. J'ai fait la paix avec Jeff et me suis tenu à l'écart de la mission du 18 novembre 2017. Je n'y ai pour ainsi pas participé. J'ai mis mes projets pour les 40 ans au placard et je m'en suis retourné à mes pinceaux et ma caméra. N'en déplaise au commentateur 191C71, je suis un artiste et ce que je fais c'est de l'Art, avec un grand A s'il vous plait. J'ai plus que jamais conscience aujourd'hui de qui je suis et de ce que je fais. L'avenir parlera pour moi.
Cela ne m'empêche pas cependant de vous rester fidèle (et ô combien!) et de continuer de porter le soucis de la Mission, n'en déplaise à certains [?]. Voici quelques unes des idées et réflexions qui m'ont traversé ces dernières années sur le sujet qui nous préoccupe ici :

De la même manière que Le Coran est identifié à un homme, Mouhamad, la Thora à Moïse et l'Évangile à Jésus, La Révélation d'Arès est identifiée à l'homme Michel (pour L'Évangile Donné à Arès), à Mikal (pour le Livre) et au frère Michel (pour votre enseignement). On ne peut pas présenter La Révélation d'Arès sans parler de vous et montrer peu ou prou ces trois facettes. Vous êtes la porte par les oreilles, les yeux, les mains, la chair duquel cette Révélation est passée. Vous et La Révélation d'Arès ne faites qu'Un. Mais n'étant plus rien pour vous même (Rév. d'Arès 40/6) et Dieu vous ayant commandé de ne pas vous prêter à la curiosité (16/6), je pense qu'il ne faut montrer de vous que ce qui peut servir à mieux comprendre le sens de La Révélation d'Arès en veillant en tous points à respecter ce verset capital : Tu es Mon Honneur (Rév. d'Arès xxxvi/16) ! vous dit le Créateur. Je n'ai pas vu le montage vidéo du 18 novembre 2017, mais je connais les rushes du 15 octobre : j'y vois l'homme de Dieu certes, mais je ne suis pas sûr que ces images seules donnent à en voir avec éclat l'Honneur, celui dont le bras se lève à gauche pour montrer le Créateur (xxxv/11). Mon opinion est que vous vous êtes présentés à Paris ce jour là en supplétif de la mission parisienne incapable de produire et porter elle-même ses propres fruits. Le prophète n'est-il pas aussi le produit de la conscience collective ? Vous vous êtes en quelque sorte ce jour-là, réduit à ce qu'elle porte de vous en elle avec ce plus que vous portez en vous qui transparait cependant quoique vous fassiez, car prophète ((Rév. d'Arès xxxvii/2) vous êtes et prophète vous restez en toutes circonstances.  Il y a d'ailleurs dans les toutes premières minutes de cet enregistrement un bref regard furtif de faucon, dense et pénétrant, lancé à la caméra qui dit toute votre perplexité et votre interrogation face à la présence de ce drôle d'oiseau mécanique monoculaire qui le fixe. Ce regard m'a saisi dans l'instant même où je l'ai capté à travers l'œilleton de la caméra. Il a résonné en moi pendant toute la captation d'autant plus fortement qu'il me fut adressé directement au moment ou vous prononciez ces mots "Ce que je vais vous dire..." C'est lui qui a probablement réveillé mes scrupules à l'égard de ces images et pousse à me questionner encore aujourd'hui sur leur bien-fondé. Comme je m'en veux aujourd'hui d'avoir cédé à une certaine précipitation, pour ne pas dire "excitation" ce jour-là. J'ai songé tout détruire de ces images mais je ne les ai gardées (et me suis battu comme le savez pour les garder) que parce que j'ai conscience (je reviens à la fin de ce long post sur ce point) du poids que peuvent avoir des images et que si archives il doit y avoir au sein de l'Assemblée, il faut bien réfléchir à la manière dont elles seront sauvegardées et utilisées. "Archives" mot si commun que l'on confond trop aisément avec "mémoire" et dans lequel on oublie qu'on y entend aussi le mot "pouvoir" (archeos en grec). malgré ce que je viens d'écrire, je pense quand même que ces images de la conférence sont intéressantes. Elles montrent une certaine réalité de notre mission et notre descendance devra les conserver mais les regarder sans complaisance.

Le Père vous commande "d'écrire" : Écris pour les générations qui viendront car elles oublieront ce qui n'est pas écrit (Rév. d'Arès 22/3). Écris, homme Michel (22/12), écris pour les enfants de tes enfants (22/13)... Et ce que tu auras écrit (33/10)... Nabi tu écris (xx/1)... Tu écris le frère parle (xxxiii/13) .... Il précise même dès qu'il vous donne le pied de fer qui va sur le papier (machine offset à imprimer, Rév. d'Arès xxxvi/7). Phrase lourde de sens que notre mission n'a probablement pas assez médité malgré la présence de la tournette (xxxvi/9) sur les Lieux Saints ou nous venons chaque été nous recueillir et prier. "Sur le papier!" L'invention de Gutenberg a permis par la reproduction mécanique, la reproduction à l'identique d'un original typographié. Je suis convaincu pour ma part que c'est le Créateur qui en a inspiré l'invention pour permettre à Sa Parole d'échapper aux erreurs des copistes et aux manipulations des pouvoirs qui ont permis toutes les dérives dans le passé.
Pour moi, c'est le papier qui doit primer dans la transmission et la sauvegarde de votre enseignement. Notre époque est riche et futile et ne se soucie guère de manquer de quoi que ce soit mais (je me trompe peut-être) viendront des heures où les frères devront veiller à ce que la Parole transmise sur le papier le soit en toute fidélité à l'original pour ne pas reproduire les erreurs du passé et devront se donner les moyens de maîtriser toute la chaine de production et et distribution de La Révélation d'Arès et de vos écrits. Je rejoins là le propos que je vous ai tenu à Arès cet été face à la tournette : "Cette machine historique est peut-être là pour nos yeux et nos consciences mais des tournettes comme celle-ci, il y en aura d'autres à faire tourner".

Quelle place dans ce schéma pour l'audiovisuel et les autres médiums ? Notre époque se gave d'images et de sons jusqu'à la nausée comme pour mieux s'étourdir. Combien de temps cela durera t-il ? Ne viendra t-il pas un moment où les hommes s'en détourneront par lassitude ou par dégoût ? Regardez comme ils déconsidèrent déjà aujourd'hui la télévision et les médias dans leur ensemble ? Le Sage qui vous commande avec insistance d'écrire ne l'a t-il pas entrevu ? Je ne vois dans la Parole que deux allusions possibles à d'autres procédés de transmission qui peuvent faire allusion à un enregistrement audio voire vidéo : Les frères prennent ta voix (Rév. d'Arès xxxvii/9), et Ta voix comme l'écho du tonnerre et ce que tu auras écrit parviendront à ceux qui doivent se repentir (33/10). Mais dans ce cas, il faut prendre toute la mesure du propos : c'est l'écho du tonnerre qui doit être relayé, pas le "gentil petit vieux qui vient s'assoir dans une assemblée pour raconter son histoire". Désolé de vous présenter les choses ainsi, ce n'est que mon opinion même si je pense que l'homme Michel affable et sympathique a aussi sa place dans un film (comme il en a dans la vie réelle) mais seulement en contrepoint pour montrer le coté humain du prophète, comme ce passage où vous présentez votre famille dans le film de 1989, "La voix de fer" car cela souligne le verset "Vis auprès de ton épouse et de ta descendance pour montrer où est ma Volonté" (Rév d'Arès 38/8). C'est pour faire entendre l'écho du tonnerre que j'avais commencé à travailler de possibles vidéos de vous pour les "40 ans des Théophanies", projets restés en carafe car ils demandaient plus qu'une simple mission collective même minutieusement organisée : un branle-bas de combat, impossible à mettre en œuvre étant donné la faiblesse de la conscience collective et de ce qui la porte, l'intelligence spirituelle (32/5).

Le rappel que c'est d'abord la Parole du prophète et ses écrits qui porte son témoignage ayant été fait et qu'il ne faut pas attendre grand chose de cette première génération, sinon de poser les fondations ("génération sacrifiée" avez-vous dit un jour), venons en maintenant à évoquer plus spécifiquement l'image et ce qu'elle porte. Je parle en réalisateur et graphiste professionnel qui officie pour la télévision et de grandes enseignes commerciales depuis plus de 20 ans. Je parle aussi en artiste qui s'évertue depuis qu'il a découvert La Révélation d'Arès (en 1990) à ouvrir une voie et un champs d'expression spirituel pour ceux qui le suivront, conscient qu'il ne parviendra probablement tout juste qu'à jeter quelques petits cailloux sur le long sentier vers les Hauteurs. Je ne suis pas le premier. Je porte en moi notre sœur Nicole Propp, artiste peintre bien connu parmi les Pèlerins d'Arès, avec laquelle j'ai tissé au fil des ans une relation toute particulière puisque je la considère comme ma mère dans cette Assemblée.

L'outil vidéo me pose un gros problème problème vous concernant. Il est très facile de nos jours de manipuler des images et de faire dire n'importe quoi à n'importe qui en agençant savamment les images. Avec la facilité qu'offre le numérique de copier des images et sons de surcroit, il est aujourd'hui pratiquement impossible de maitriser le destin d'une vidéo d'un personnage public. Prenons un exemple : un contradicteur peut sur la base de vos écrits falsifier vos propos. Il vous nuira c'est sûr. Mais il peut toujours être contredit. On peut aussi apporter la preuve tangible que les mots que l'on vous prête ne sont pas les vôtres ou qu'ils ont été mal interprétés. Ce sera d'ailleurs le rôle premier du petit reste après votre départ, de veiller à la pureté de ce qui sera transmis et de la défendre. Or l'image a une capacité de diffusion et de persuasion quasi immédiate que n'a pas l'écrit qui offre une certaine résistance si je puis dire. Si je trahis votre pensée par le montage à l'image, il me sera quasiment impossible de corriger le tir. Voilà pour quoi je suis de plus en plus réticent à l'idée de vous filmer et de faire des films et des vidéos avec votre personne et que j'ai pris en définitive, le parti  de n'utiliser vos images qu'avec parcimonie, et de tout miser à l'inverse sur ce que moi ou mes frères pourront incarner et dire. Autrement dit, je peux en tant que frère prendre le risque de m'exposer et de dire des bêtises mais je ne peux pas prendre le risque de dénaturer votre personne et votre témoignage par l'image. Parce que vous devez en tous points incarner la pureté du sublime message que vous avez reçu.

Autre point concernant la vidéo qui me dérange vous concernant : L'écrit résiste plus facilement au temps, car il est une émanation de la pensée. Il est construit par et sur le langage qui la structure. Beaucoup moins l'image toujours fortement marqué par l'époque, à son corps défendant dont elle prend la lumière, les objets, les costumes, les gestes... bref,  le bruit de son temps pour exister. Le cinéma n'est pas un langage, car la relation entre le signifiant et le signifié qui est arbitraire dans le signe écrit, est pour ainsi dire directe dans une image. La relation à la pensée abstraite n'est pas la même. Très difficile il est de rendre une image "atemporelle", de la charger de cet Abstrait qui la détemporalise car il faut pour ce faire faire décoller le réel filmé, autant que dé-coller le réel de l'image (comprenne qui pourra). La photo, la vidéo comme le cinéma sont des arts de consommation courante. Une image ne traverse le temps que si elle résiste au regard du spectateur, que si elle garde en réserve sa puissance pour les jours où elle pourra vraiment être perçue dans son essence. Sa force est dans sa "poétique", dans ce qui en elle échappe à l'imagerie représentative. Sa vraie force est plus dans sa puissance de suggestion que dans sa capacité de monstration ou de démonstration. De combien d'œuvres filmiques discursives et narratives se souvient-on aujourd'hui ? La plupart meurent avec leur époque parce qu'elle ne font pour la plupart que faire vivre que ses rêves et ses mythes d'apparat. L'image vidéo, seul médium que notre mission puisse se permettre est pauvre de surcroit et fragile. Une technologie nouvelle apparait et c'est tout un pan de patrimoine qu'il faut copier, remasteriser, restaurer pour qu'elle puisse continuer à vivre. Et à quel coût ! J'ai débuté dans l'audiovisuel à L'INA en réalisant une étude approfondie sur l'exploitation commerciales des archives. Je sais de quoi je parle. C'est pourquoi je ne prends guère mon métier de vidéaste au sérieux. Je joue avec les images, je les malmène et je filme en sauvage pour libérer ma main du polissage professionnel qui rend ces images si aisément consommables, épuisables pour ainsi dire. Et une fois sur ma table de montage, je les passe au feu comme je dis. Le cinéma ce ne sont pas des mots mais des images avant tout et ces images ne vivent que par les images qu'elles font naitre inconsciemment dans le cerveau du spectateur. Elles ne prennent force que lorsqu'elles deviennent signes. Le fond d'un film n'est pas dans la succession des images qui défilent à l'écran, mais dans la permanence de ce qui s'imprime en inversé sur le fond de la rétine du spectateur presque inconsciemment. N'oublions pas que le film est né d'un négatif. Certes vous concernant, il s'agit moins de vous regarder que de vous écouter car votre force est dans votre parole. Parole de Mikal Ma Parole (Rév d'Arès i/12) ! On peut se contenter de vos mots ou tout miser dessus pour faire une vidéo, mais impossible d'oublier que c'est l'image qui retient l'attention dans un film ou un document audiovisuel.

Tout cela étant dit, comment filmer un prophète qui signe la présence du Tout-Autre en ce monde, pour faire passer quelque chose de lui qui échappe au regard et porte le public à voir en lui même autre chose que l'homme avec sa bouille, sa démarche, sa gestuelle ? Peut-on par ailleurs, raisonnablement montrer un prophète sans montrer le monde auquel il s'adresse ? La beauté se révèle dans un combat (article "Beauté" dans "Le Pèlerin d'Arès 1992") avez-vous écrit. Peut-on dès lors montrer le prophète sans le montrer aux prises avec le monde auquel il est envoyé pour le changer ? Peut-on de même le montrer sans montrer des hommes qui ont accepté de le suivre  ?  Le prophète n'est-il pas aussi dans une certaine mesure le produit de la conscience collective ? Si l'on veut faire un film avec vous il faut coller dans une certaine mesure à la réalité pour avoir une chance d'en faire ressortir un pan de vérité. Or quelle est votre réalité aujourd'hui ? Est-elle montrable ? Ne risque t-on pas de rendre plus manifeste encore la solitude et la misère dans laquelle vous avez été laissé et de desservir ainsi le mouvement qui doit vous survivre ? Toutes ces questions me taraudent depuis des années. J'avais d'ailleurs depuis longtemps renoncé à vous filmer, conscient que je n'étais pas (que nous n'étions pas devrais-je dire) à la hauteur de la tâche, jusqu'à ce jour du 15 octobre 2016 où l'occasion s'est présentée sans que je la recherche vraiment.

En 2012 quand vous êtes venus à Paris pour lancer la mission des 4x9, je n'ai même pas cherché à savoir si je pouvais ou non me procurer votre vidéo réalisée pour Nice. J'ai réalisé avant que vous nous réunissiez la seconde fois pour créer les groupes de mission, un film de présentation de La Révélation d'Arès avec mes propres moyens et ma sensibilité. J'ai compris derechef que ce que vous nous demandiez c'était de nous mettre au travail nous-mêmes. Les rushes du 15 octobre 2016 ont relancé mon intérêt pour le sujet mais j'ai compris des difficultés traversées avec l'Assemblée à ce moment là que je faisais fausse route. Quand Frédéric m'a proposer de le filmer, j'ai envoyé au placard tous mes projets et j'ai repris mes pinceaux et ma caméra. Filmer la pénitence d'un frère voilà ce que je dois faire. C'est à nous qu'il appartient de nous exposer, de vous faire un rempart (Rév. d'Arès 29/1) pour ainsi dire. L'usage de la vidéo ne vaut, me concernant, que si je le transforme en outil de combat. Et dans ce monde où les médias sont à prendre comme une arène, qui faut-il envoyer au front ? Si je suis terrassé demain par les mots cruels et les coups portés à mon nom ou à mon image, un autre frère pourra prendre ma place. Mais si c'est vous qui tombez sous les coups de la flétrissure et de la calomnie, qui parmi nous s'en relèvera ? Je repense à Jésus qui est entré imprudemment dans Jérusalem. Même Pierre l'a renié quand il eut fallu peut-être une seule voix pour changer la donne et soulever le peuple en sa faveur. On connait la suite.
Le fond de ma réflexion repose sur ceci : Quel est la spécificité de votre prophétisme me suis-je demandé ? "Je suis le prophète de l'accomplissement, de la pénitence, de "l'insurgeance", de la sortie de la religion..." avez-vous écrit sur votre blog (je ne sais plus où mais j'ai gardé en mémoire cette citation de vous qui est restée longtemps imprimée au dessus de ma table de travail à l'atelier). Contrairement à tous les prophètes qui vous ont précédé et qui n'ont, je crois, fait que préparer votre venue, et qui ont pour cette raison engendré des peuples de masses plus ou moins figées dans une attente, votre prophétisme a cela de spécifique qu'il doit engendrer des prophètes actifs, créateurs au plus haut point de leur personne et de leur action dans le monde pour le changer. Vous êtes le prophète de l'existentialisme, de l'advenue de l'homme souverain de sa personne, le maitre des héros (Rév. d'Arès xxxv/4). Cet exemple fut annoncé par Jésus mais il a échoué à réveiller cela dans son peuple. C'est pour relancer sa mission qu'il est revenu et il vous l'a confié. Sa mission était davantage au demeurant de relativisation de la loi juive, de retour à Dieu par la pratique immanente du Bien dans la vie de tous les jours. Il est l'annonce de l'Heure en vérité (Le Coran 43/61). Et voici qu'avec La Révélation d'Arès,  le temps est venu où la Parole s'accomplit (28/14). Et avec Mikal, le Mont sur le Fond se referme (xxiv/1). Le Bien soulevé, levé ou relevé dans le frère, retrouve le Saint, l'Un, la transcendance.

Poursuivons avec votre prophétisme tel que je le perçois aujourd'hui à travers ce que vous donnez à voir et entendre de votre personne. Il y a dans l'effacement de votre personne, effacement que vous recherchez et que vous rappelez régulièrement, récemment encore d'une manière qui peut heurter vos fidèles quand vous dites vouloir finir dans une fosse commune, quelque chose qui signe votre prophétisme au plus haut point  : Votre effacement devant ceux qui se lèveront et surgiront en leur noms propres pour incarner la Vie que Dieu a voulu pour l'homme. Paradoxe, bien sûr, car effacé vous ne le serez jamais. Vous continuerez de vivre dans la mémoire de ceux que vous aurez germés, et qui engendreront le monde changé (Rév. d'Arès 28/7). Le prophète vous êtes et resterez. Ceux qui se feront prophètes à votre suite, ne le seront qu'en référence et lien avec vous. Mikal est leur père (xxxiii/14), il germe les Fils de l'Eau (xi/13). Même si le Créateur élargit Mikal au reste-revient (xxxiii/10), donc potentiellement à tous ceux qui vivront votre enseignement, il précise que c'est dans les côtes de Michel qu'il ouvre une baie où le frère pale son île (Rév. d'Arès xLii/1). Dans les côtes de Michel, pas dans les côtes d'Éric, de Tartempion ou de n'importe quel autre frère-prophète à votre suite. Celui qui a à cœur de vivre cette Parole, ne peut que s'attacher à vous comme l'écorce au cœur (xLiii/8). Mais il doit prendre ses responsabilités, décider de sa mission et s'en donner les moyens, forger sa propre faux et s'avancer, seul s'il le faut vers le monde pour y engager le combat armé de sa pénitence avec tous les risques que cela comporte. Je n'oublie pas que dans cette lutte, le petit reste n'est pas seul à agir et à être appelé à se mobiliser. Le Créateur lui même n'envisage t-il pas une alternative à l'échec des Pèlerins d'Arès quand il dit : Devrai-Je étendre Ma Main vers le Levant pour appeler les hommes rudes des steppes (31/5) ? N'avez-vous pas rappelé dans votre enseignement qu'il y a reste et petit-reste ? Et les héros comme je le rappelais dans mon précédent commentaire se sont-ils pas tous ceux qui se lèveront pour faire advenir un autre monde ?

Voilà. J'ai écrit ce mot [ce commentaire] pour ainsi dire d'une traite cette nuit. Je le reprends ce matin pour le finir. Il y a bien d'autres points que j'aurai aimé aborder sur ce sujet délicat, à commencer par ce que l'assemblée devra faire de ces documents de vous qui deviendront tôt ou tard des "archives". Mais je ne veux pas alourdir cette page. Je me contenterai juste pour le moment de cette citation de Derrida pour lancer la réflexion : "il n'y a pas d'archives sans pouvoir politique" et de rappeler que toute religion s'est fondé sur un corpus de textes qu'elle a savamment manipulé et imposé. Or je le rappelle la vidéo a une force d'impact et de propagation quasi immédiat et qu'elle est aisément manipulable de surcroit. Beaucoup plus que l'écrit qui résiste à la pensée et traverse le temps plus surement. Écrit-Racine, Write-Root... même en anglais la consonance des mots rappelle ce verset : Comme la Vigne je m'enracine dans ta génération (Rév. d'Arès 31/1). De Derrida je retiens aussi l'idée de dissémination et d'absence de centre, idée parente de La Révélation d'Arès qui appelle à fonder des assemblées souveraines d'elles-même. C'est la dynamique de dispersion et de multi-polarité qui a permis à nos frères juifs de maintenir vivante leur foi par delà les soubressauts de l'Histoire. À l'inverse c'est la centralité imposé par l'Église catholique qui a repris le réseau administratif de l'Empire romain pour s'édifier, qui a dogmatisé la pensée. Centralité hélas dont j'ai retrouvé trace au verso du tract parisien de la mission du 18 novembre 2017 dans le schéma de la France qui occupe un tiers de l'image où seul Paris est signalé par le logo des Pèlerins d'Arès. Même Bordeaux, ville du prophète, y figure par un simple emplacement secondaire. C'est peu dire que les réserves que j'avais émises dès le mois de janvier sur ce projet étaient fondées. Je n'y vois pas qu'une maladresse, mais le poids inconscient de la culture médiatique, centralisatrice sur les esprits. Raison de plus qui me fait dire que nous ne sommes pas encore à la hauteur pour relayer par la vidéo votre pensée et votre message, à moins de se rendre complètement disponibles pour n'être que main et oreille à votre service, comme l'ont montré votre fille Nina, Chantal C. de l'Œuvre du Pèlerinage d'Arès et ceux qui s'occupent d'ADIRA.

J'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur des passages un peu rudes de ce long texte. Je l'ai écrit avec mon cœur en toute honnêteté. Je me tiens à l'écart aujourd'hui car j'ai beaucoup à faire pour retrouver ma paix et fonder les assises de ma nouvelle dynamique. Le film "Madal" dont vous avez accepté d'indiquer le lien sur votre blog (je vous en remercie!) est un jaillissement, longtemps retenu. Il signe ma singularité, mon idiosyncrasie pour ainsi dire et mon retour en création filmique. À l'image du Père unique et individuel je suis, même si j'ai conscience que pour naître et vivre dans Sa Lumière, je dois pour ainsi parvenir à me jeter dehors (Rév. d'Arès xLiv/2) et n'être plus rien pour moi-même (40/6). Mais  fidèle à vous je suis et fidèle je resterai.
Éric David D. d'Île de France

Réponse :
Vous dites, cher frère Éric : "À ce jour, je n'ai eu aucun retour (sauf celui de Nina) sur ce travail et ces notes", que vous m'auriez adressés par eMail en novembre 2016. Personnellement, je n'ai pas vu votre envoi. De la fin d'octobre à la mi-novembre 2016 j'étais en voyage, je n'avais que mon portable et son petit écran sur lequel je lis assez mal. Comme je suis un vieux bonhomme qui maintenant a mauvaise vue, et qui est souvent assez fatigué en voyage, aurais-je effacé votre envoi sans me rendre compte de ce qu'il représentait ? Cela m'étonne, mais ce n'est pas impossible. Nina, en tout cas, ne m'a pas parlé de ce qu'elle a reçu de son côté et qui était, si j'ai bien compris, une copie de ce même envoi.
Ceci dit, je savais, et je crois l'avoir dit quelque part, que votre prise de vue de la soirée du 15 octobre 2016 était d'abord destinée à montrer en "live" ma conférence sur un écran dans l'arrière-salle de la mission rue Raymond Losserand à Paris. Je savais que ces images n'étaient pas prévues pour un montage en vidéo-documentaire. Ne vous inquiétez donc pas pour les reproches de médiocrité faits par certains à ces images.
Je n'ai trouvé dans ce très long commentaire aucun "passage un peu rude." Je vous remercie au contraire pour les précieuses conseils que vous donnez ici. J'ai bien conscience que ce long commentaire n'est pas écrit pour l'ensemble des lecteurs de ce blog. Il va paraître un peu ennuyeux à beaucoup, mais il est écrit pour ceux de nos frères et sœurs qui comme vous ont le souci de donner quelque chose de moi à la postérité qui soit aussi peu éloigné que possible de ce que je suis. Or, ce que je suis, j'en ai bien conscience, est complexe comme tout être humain est complexe.
Vous avez raison de souligner l'importance de l'écrit. L'écrit, dit le dicton, reste, mais la voix comme l'image s'envole. Surtout une image qui bouge, l'image d'un film reste fugitive. L'image n'est qu'un moment de l'être, tandis que l'écrit fixe sa pensée et tout ce qu'il a à transmettre, que la postérité peut reprendre et faire revivre. Quand je lis les "Pensées" je revois mieux Blaise Pascal, ou si je lis "l'Éthique" je vois mieux Baruch Spinoza, que je ne les verrais en regardant leurs bouts de nez, leurs regards, sur des bouts de films. Ce qui compte dans l'archive, c'est la vie qu'on y peut trouver et l'image filmée n'est pas la vie à proprement parler, ce n'est que quelques minutes d'une vie qui peut durer des décennies. Toutefois, l'image filmée n'est pas toujours inutile quand elle est ancienne et qu'elle permet à la postérité d'avoir une petite — toute petite — idée de ce que fut la personne à un moment donné de ses années de vie et d'activité. J'ai vu, il y a quelques mois, un bon documentaire qu'illustraient des bouts de film, muets bien sûr, de l'époque de la Révolution Russe où l'on voyait Lénine, Staline,le général Kornilov, Kerensky, Trotsky, etc., et j'étais curieux de voir bouger ces gens-là. Mais vous avez raison, ça ne disait rien sur le fond de leurs pensées, sur leurs caractères, leurs espérances, bref, sur ce qu'ils représentaient en réalité à l'époque, car un homme ce n'est pas un instant de vie, c'est toute une vie, une existence longue et complexe. C'est vers leurs écrits qu'il faut se tourner pour que leurs noms recouvrent des projets, des théories, des sentiments, des observations, etc., qui leur a pris du temps pour naître et qui aient quelque utilité.
Quand j'étais à l'hôpital ou dans l'établissement de rééducation cardiaque avant, pendant ou après mon opération à cœur ouvert en décembre 2014, je regardais beaucoup la télévision depuis mon lit ou mon fauteuil  et il m'arrivait de penser ceci : Au fond, le nombre de gens qu'on voit bouger et parler sur l'écran au cours d'une journée est phénoménal, mais duquel ou desquels se souvient-on ensuite? En ce qui me concerne : D'aucun pratiquement. Je me plains de ne jamais paraître à la télévision, mais si j'y apparaissait par-ci par-là, qui se souviendrait de moi ? Très peu de gens au fond.
L'activité mentale que nous appelons mémoire ou imagination participe d'un seul et unique processus. La mémoire et l'imagination sont liées à l'émotion, enseignent les psychologues, les psychiatres ; elles sont importantes dans la conscience, mais elles ne sont importantes que quand elles y laissent ou y ont déjà laissé des traces. En fait, les paysages mentaux, ceux qui reviennent dans les têtes humaines à un moment donné sont à peu près toujours les mêmes. Très peu, vraiment très peu de gens subissent des chocs de la force ébranlante de ceux que je reçus quand Jésus m'apparut et me parla en 1974 (L'Évangile Donné à Arès) et que le Père se manifesta et m'entretint en 1977 (Le Livre). En général, ce sont à peu près toujours les mêmes paysages mentaux qui se promènent dans les cerveaux de milliards d'humains, jamais ou presque jamais renversés par des chocs psychiques violents. Ce sont ces milliards aux paysage mentaux fixes et inchangeables, les vastes broussailles luxuriantes, que rencontrent nos missionnaires.
N'est-ce pas là que nous reconnaissons l'immense Sagesse du Très-Haut quand il nous pousse à chercher les épis mûrs rares au milieu de l'immense et épaisse jungle de broussailles luxuriantes qu'est le monde (Rév d'Arès 5/4) ? Autrement dit, il est normal que la moisson soit difficile et que le but poursuivi par les frères et sœurs de "Promouvoir le Prophète" soient peut-être illusoire, étant donné la rareté des épis qu'on peut trouver dans la foule innombrable, laquelle selon le verset 25/4 de La Révélation d'Arès n'est pas perdue parce qu'on y prie quand même de toutes les façons possibles et imaginables ou l'on y espère quand même sans prier.
Ce que nous cherchons, nous, c'est le petit reste (Rév d'Arès 24/1). Rien d'autre. L'autre peut quand même surgir, mais ce n'est pas lui que nous cherchons. À qui pouvons-nous nous adresser, en fait ? Non à des humains capables de comprendre sur l'instant ce qu'est le péché, ses grands dangers, les maux qu'ils engendre, et la nécessité de changer de vie. Nous nous adressons à une vaste foule d'humains incapables d'avoir une perception directe de ces choses-là en espérant que parmi eux il y aura par-ci par-là quelques rares spécimens d'humanité qui ont déjà compris, même si ce n'est qu'une amorce de compréhension, qu'il leur faut réveiller au fond d'eux l'image et ressemblance du Créateur la plus proche possible du Créateur. Il faut trouver ceux qui ont conscience, ne serait-ce que par un début de conscience, qu'il sont les atomes d'un Tout — d'un Tout-Autre — où la Vie peut triompher.
Nous sommes évidemment ici très loin de la religion. La religion est une sorte de spacieuse poésie, chantée dans les églises, les synagogues, les mosquées, les temples, spécieuse poésie qui certes contient comme une pâte quelques grumeaux de vérité et dont on gave la masse humaine comme des oies ou des canards, mais Platon comprit très bien que le poids énorme de cette poésie-là pesait insupportablement sur l'estomac social et c'est pourquoi il bannit les poètes de sa république pour ouvrir l'être humain à une vision infiniment plus légère de sa participation à l'univers. C'est du moins ainsi que je vois Platon et que j'ai pour lui un respect particulier. Ce n'est que de la seule vision légère qu'a l'homme, quand il l'a — c'est rare — de sa participation à la Création ou à l'Univers — Père de l'Univers ou Père de la Création, c'est la même chose — que peut sortir la volonté qui autrement est empridonnée, immobilisée dans les bas-fonds humains, autrement dit, c'est seulement de cet allègement que la Volonté du Père (Rév d'Arès 12/14) qui est en nous se dégage, car il est impossible de changer sa vie (30/11) si l'on n'en a pas la volonté. C'est donc seulement quand on trouve la volonté de quitter la religion — la religion n'est pas forcément religieuse, l'athéisme, le rationalisme sont aussi des religions —, c'est-à-dire de se libérer du système, quelle que forme qu'il ait, qu'on peut entrer dans le petit reste des Pèlerins d'Arès. Tout ça pour en venir à dire que je ne suis pas sûr, je n'ai jamais été sûr, qu'un film, une vidéo, puisse amener du monde à nous. Le processus de libération que provoque La Révélation d'Arès est d'une toute autre complexité, s'appuie sur d'autres articulations.
Nous Pèlerins d'Arès lisons la Bible et le Coran sans être des fidèles de la Bible et du Coran, n'étant au fond que des fidèles de Dieu, des atomes de Dieu, rien d'autre. Nous lisons la Bible et le Coran et d'autres Écritures comme les Veda, les Sutras Bouddhiques, le Tao Tö King, etc., parce qu'ils sont les antichambres de la Foi tout court, toute simple, la Foi en la Vie, qui est celle des Pèlerins d'Arès et parce qu'on n'entre dans la chambre du Vrai (Rév d'Arès xxxiv/1-4) qu'en passant par l'antichambre, mais nous ne nous y arrêtons pas. Je dois pour me muscler et faire fonctionner mon cerveau manger et boire, mais je ne m'arrête pas au manger et au boire. Hélas, un monde qui s'arrête au manger et boire comme il s'arrête à la Bible et au Coran ne peut évoluer comme La Révélation d'Arès, Parole de Dieu, nous demande d'évoluer, ce qu'elle appelle changer. Qu'est-ce qui dans un film, une vidéo, poussera le spectateur à changer, si celui-ci n'a pas déjà passé l'antichambre ? Même s'il n'est pas encore entré dans la chambre, il doit avoir passé l'antichambre.
La foi est comme la pensée. Dépasser la pensée pour être un Autre, qui est plus qu'il ne pense qu'il est, n'est pas impossible, mais c'est rare ; cela m'arrive mais rarement. Restons-en à la foi comme pensée. On ne peut avoir la foi sans penser et penser c'est écrire, compter ou se faire des images dans la tête ; donc on voit ici que l'image est importante, mais l'image d'une vidéo a-t-elle quelque chose à voir avec l'image de la foi ou de la pensée ? Avoir la foi, c'est, dans notre chair de sang, de nerf, de muscle, visualiser par les yeux de l'esprit ce à quoi on aspire. La foi est visualisation intérieure, les vues extérieures, celles d'un film, n'y ajoutent rien, les images d'un film, d'un album, d'un tableau, ne sont, quand la foi est là, que postérieurement représentatives de celle-ci. Autrement dit, les images extérieure ne provoquent pas l'image intérieure de la foi. Combien de gens sortent des musées de Florence, où la peinture est à 80 % religieuse en ayant tout à coup acquis  la foi ? Aucun. Ces images intérieures dont je viens de parler sont les projets par lesquels notre imagination et notre mémoire, liées, vont parvenir à nous sortir de notre chair pour une anticipation de la Vie, de l"Univers, du Tout, de l'Infini en nous, anticipation précurseur ou annonciatrice de la Vie, de l'Univers qui nous attendent. Elles sont, si je peux m'exprimer ainsi, la réplique de la Vie qui nous attend.
C'est assez dire si l'on est là loin des dogmes, lois, règles, prescriptions de piété, d'alimentation, etc. des religions. Seuls les épis mûrs vivent en eux-mêmes, déjà, cette imagerie au moment où on les rencontre. Ne nous arrêtons pas ici à ce qui a provoqué cette imagerie en eux... on n'en finirait pas. Ce que je veux dire ici c'est que la vidéo peut tout au plus leur rappeler qu'ils la vivent, cette imagerie du Vrai, déjà en eux-mêmes. Autrement dit, une image ne convertit pas, elle permet au mieux de se découvrir parent de ce qui est sur l'image. C'est comme la rencontre de deux frères qui savent qu'ils existent mais qui furent séparés étant tout petits et qui se rencontrent tout à coup à l'âge de la conscience.
J'abrège. Voilà pourquoi je pense qu'il vaut mieux montrer le faucon que le petit vieux sympa racontant son histoire.

15dec17 191C94 
Je suis fasciné par votre réponse à Éric David D. [191C93] postée ce matin.
La surprenante clarté de ce que vous y dites à propos de chose très spéculatives, normalement abstruse, et difficiles à exprimer en peu de mots bien intelligibles me dit que vous êtes décidément quelqu'un "hors du commun" comme on a pu dire de Mohandas Karamchand Gandhi, ou de Martin Luther King Junior ou de Maharishi Mahesh Yogi.
Mais mon commentaire ne vient pas avec ces compliments, que vous ne cherchez pas, je sais.
Je viens vous dire que ceux qui vous filment pour faire de vous des documents vivants persuasifs ont quand même oublié quelque chose de fondamental : Parler devant une caméra, sur scène ou devant un pupitre s'apprend. Vous, vous n'avez manifestement jamais appris. Il me semble curieux que personne ne vous parle de cet impératif qu'on appelait autrefois et qu'on appelle encore parfois rhétorique, éloquence, diction, jeu, comédie, (on utilise aujourd'hui plutôt des mots anglais). Savez-vous que François lui-même, quand il était archevêque ou comme pape a pris des cours de comportement et de déclamation en public ?
Certes, on est doué ou on ne l'est pas. J'ai vu votre interview par Jacques Chancel, mais Chancel était un professionnel qui savait donner sans qu'il s'en doute à son interviewé un maintien correct. J'ai vu "La Voix de Fer" et c'est par contre, pardonnez ma dureté, n'importe quoi. Il aurait fallu au moins répéter tout ça.
Parler pour la confection d'une vidéo prosélytique ou à la télé, c'est la même chose : Cela demande d'abord un message précis, ensuite de savoir le transmettre. Le public retient très peu de ce qu'on lui dit. Que faire pour qu’il retienne au moins l'essentiel de ce que vous dites ? Pour qu'un message ait des chances d'être mémorisé, il faut se mettre à la place de ceux qui le reçoivent.
D'abord, le message doit être courts ou assez court. La stratégie "Mini-Mir" s’impose : Maximum d’info dans un minimum de temps. Sur une fiche que vous garderez avec vous notez par avance vos mots-clefs et tout ce qui fera appel au vécu : anecdotes, témoignages exemples. Toujours prévoir quelque chose d'évocateur pour le plus grand nombre. Ce n'était pas le cas dans "La Voix de Fer". Ne parlez pas qu'aux initiés. S’exprimer devant une caméra nécessite e hiérarchiser ses propos. Lors d’un reportage pour le journal télévisé, un reporter cherchera toujours ce que vos réponses apportent de neuf, d’intéressant pour ceux qui vous regardent ; vous devez prévoir, c'est impératif, ce que demandent les gens, même s'il ne s'agit que de chose qui vous semblent secondaires, superficielles comme les vacances, le repos, l'argent, etc. Il faut classer les informations des plus importantes aux secondaires sur le modèle d’une pyramide inversée. faites toujours en sorte que le téléspectateur, qui décroche au bout de vingt secondes environ (temps moyen de l'attention) reçoive l'essentiel avant ce laps de temps. C’est la règle du "droit au but". Mais attention à ne pas transformer votre message en spot publicitaire ! Vous devez toujours vous montrer pédagogue, concret et naturel devant la caméra. Si ces conditions sont rassemblées, vous deviendrez vite un "bon client" pour les rédactions de l’audiovisuel. En fonction de l’actualité, elles n’hésiteront pas à vous rappeler pour obtenir votre éclairage en tant qu'expert ou votre témoignage en tant que professionnel.
Il y a aussi des règles à respecter. Attention au son ! Il doit être impeccable et comme vous avez une voix qui passe difficilement à une époque où les voix graves et chaudes occupent tout l'espace sonore, il faut un ingénieur du son expérimenté pour donner à votre voix la percussion nécessaire. Toujours regarder la caméra si vous êtes seul ou celui qui vous parle si vous êtes interviewé. Ne jamais être agressif ou impérieux, ce qui se retournera toujours contre vous contre vous. Gardez à l’esprit lors d’un échange entre plusieurs que même lorsque vous n’intervenez pas vous êtes filmé ! Devant une caméra il faut savoir être un homme du temps. Si l'on ne voit jamais parler le roi d'Arabie, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, c'est parce qu'il n'est pas un homme du temps et que cela pourrait lui nuire. Quand vous êtes malgré tout obligé d'affronter les caméras et les micros et que le trac vous assaille, parlez plus fort, mais ça ne semble pas être votre cas. Attention ! vos gestes et vos intonations comptent autant que ce que vous dites. N'oubliez jamais qu'il suffit de quelques secondes à un spectateur pour se forger sur vous une opinion durable, généralement définitive !
Certaines couleurs ne passent pas bien comme le rouge satin ou le blanc. Même s’il fait chaud et que le maquillage vous dérange, ne vous épongez pas !
Ne laissez jamais penser au spectateur que vous passez un moment difficile…
Il y a bien d'autres recommandations à vous faire, mais je pense que vous devriez prendre contact avec un coach, un media coach ou media trainer. je sais ce que vous vous dites . Vous vous dites: "Je suis un homme de Dieu, je ne fais pas partie du monde de la communication. Je reste naturel." C'est faux ! Personne ne vous verra jamais comme ça à notre époque, que ce soit à travers une vidéo ou sur un écran de télévision.
Je finirai en acquiesçant à certaines chose que vous dites à propos du Coran. Indiscutablement Le Saint Livre présente des anomalies et des lacunes sur lesquelles l'Islam devra tôt ou tard se pencher avec courage. C'est actuellement le problème de fond dans les déchirements qui dressent les uns contre les autres des factions importantes de l'Oumma [Peuple]. On peut dire que l'Islam est en pleine guerre civile. Beaucoup en pleurent. Beaucoup aussi s'en réjouissent en espérant que le moment va venir de résolutions qui provoqueront au départ de graves division, mais qui peu à peu s'imposeront. Demain, si l'on ne veut pas que les ruines d'Alep et de Rakka s'étendent jusqu'à Bagdad, Ryad, Sanaa, Le Caire peut-être, il faut regarder notre problème en face. Vous n'avez pas tort en disant que, sans entrer dans le détail, pour vous le Coran actuel est le Coran d'Uthman, mais non le Coran que reçut et prêcha Muhamad, qu'Allah le bénisse et le salue !
Anas ibn Malik (Qu’Allah soit Contentt de lui) disait : "Quand Abû Bakr As-Siddiq (Qu’Allah soit Content de lui) voyait le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) venir, il citait ce vers poétique :
"L'honnête, l’élu, celui qui invite au Bien est apparu. Brilllant comme la lumière de la pleine lune avec un beau nimbe sur lui."
Ossama ibn M.

Réponse :
Merci, mon frère Ossama, pour ce commentaire. Je ne vous connais pas. Pourquoi me parlez-vous du roi d'Arabie ? Êtes-vous arabe saoudien ?
J'ai tout à fait conscience que je ne suis pas une bête de communication. Je me souviens d'un contact que j'avais eu dans les années 78 ou 79 avec un retraité de la radio, vivant en Provence, que j'étais allé voir un soir vers Draguignan, qui m'avait dit en substance : "J'ai lu l'Évangile Donné à Arès. C'est un texte peu fait pour la récitation et vous-même n'avez pas la voix pour la faire passer. Prenez un professionnel pour ce travail, si vous avez dans l'idée de le fixer sur une bande sonore." Il avait qualifié ma voix de "fluette ou gringalette", quelque chose comme ça, et ma physionomie de "pas très avantageuse". J'aurais bien suivi son conseil à l'époque, mais un récitant professionnel, ayant aussi de la prestance, demandait une rétribution dont je n'avais pas les moyens. Ensuite, j'ai dû faire face à tant de problèmes que cela ne fut pas le premier de mes soucis. J'ai oublié le conseil, j'ai sans cesse paré au plus pressé. J'ai aussi compté sur la "Maison des Faucons" pour s'occuper de ça, mais celle-ci n'a jamais existé.
J'ai maintenant 88 ans, je ne vais pas prendre des cours pour "faire l'artiste" devant une caméra tout en ayant conscience, croyez-le bien, que je ne fais pas le poids. Après l'interview par Jacques Chancel en 2010, celui-ci me dit que j'étais très bien devant les caméras et que je valais la peine qu'on me montre et qu'on me fasse parler publiquement. J'étais étonné, mais cela me rassura sur mes moyens très limités comme orateur et acteur même pour jouer mon propre personnage. Chancel, lui, pensait que faire valoir quelqu'un qui ne savait pas se faire valoir était le travail des techniciens du spectacle ou de la télévision et qu'il n'y avait pas à s'en faire pour ça. Il est certain que quand, comme ce fut le cas les 15 et 16 ctobre 2016; je suis réduit à moi-même devant des caméras, le secours d'ingénieurs du son, de maquilleurs, d'éclairagistes, etc. ne serait pas de trop.
Je suis reconnaissant à mes frères de leur bonté de ne pas me faire remarquer que je suis comme témoin parlant et se présentant devant une caméra très en-dessous de ce que je devrais représenter comme témoin de La Révélation d'Arès. Je ne suis pas dupe de tout ce qui me manque dans ce domaine. Vous me parlez de Gandhi dans votre commentaire. Je crois qu'il était un peu comme moi un tocard — Churchill l'appela "fakir au cul nu" ou "à demi-nu" —  devant les caméras et les micros qui existaient déjà de son temps.
Que faire ? Une fois de plus, je me demande bien ce que le Père a pu voir en moi qui le représente sur terre.

16dec17 191C95 
Je connais Ossama. Ce n'est pas son nom, mais il est musulman, ibanais, pas saoudien. Il a vécu en Arabie Saoudite où il a travaillé au Studio One.fm (Saudi Aramco). Il a été formé aux USA. Les conseils qu'il donne [191C94] sont bons, mais je pense qu'il ne conviennent pas à Mikal. À partir d'un certain âge, et plus encore à 88 ans, on est ce qu'on est. C'est au réalisateur d'assurer le faire-valoir, ce n'est pas à l'intéressé de se faire valoir. Si vous n'avez pas de professionnels parmi vous, les frères font ce qu'il peuvent pour vous faire connaître et on ne peut pas les critiquer si leur travail n'est pas au top.
Je connais La Révélation d'Arès que j'ai achetée à Beyrouth il y a déjà des années. Je crois que vous avez eu La Révélation d'Arès d'origine céleste. Cela se fit pour vous "comme l'aurore" pour Muhammad. Comme vous le dites dans vos confidences, ce n'est pas racontable. Vous l'avez raconté mais c'est à côté de tout descripftif possible. Après quoi comme Muhammad vous avez connu les anxiétés de la solitude et des questions que vous vous posiez comme Muhammad dans la grotte au Mont Hira. La Vérité vous arriva comme à lui. Elle ne vous dit pas : "Ô Muhammad, tu es l'apôtre d'Allah" ; elle vous dit : Debout, cesse de pleurer et de trembler, Je te déshabille et Je t'habille de neuf ! [Rév d'Arès 1/1]. Exactement comme Muhammad dont les épaules tremblèrent. Puis vous avez trouvé en votre femme Christiane un refuge comme Muhammad entrant dans la chambre de Khadija en criant : "Cache-moi, cache-moi jusqu'à ce que je n'aie plus peur." Je n'ai pas à portée de ma main le texte en français, je me réfère à une traduction arabe, que vous ne connaissez probablement pas. Le début de La Révélation d'Arès fut pour vous comme pour Muhammad une vision véridique. Le Messager de Dieu dit : "J'étais debout, mais je tombai à genoux." Jésus vous apparut comme l'ange à Muhammad : "Mahomet ! Je suis Gabriel, et tu es le Messager de Dieu." L'ange lui ordonna : "Récite !" Mumammad dit : "Je ne peux pas réciter." Alors l'ange le prit prit et le serra violemment trois fois jusqu'à ce qu'il tombe comme mort. Alors l'ange ordonna encore : "Récite au Nom de ton Seigneur le Créateur." Et il récita. Pour vous, Michel, la suite des événements a été différente, mais c'était dans une confrontation similaire entre l'homme et l'Envoyé d'Allah.  Votre épouse Christiane vous crut tout de suite comme Khadidja crut tout de suite Muhammad. Comme pour Muhammad les Mecquois pour vous le monde fut tout de suite hostile. Comme Muhammad vous avez tout de suite menacé l'ordre établi du monde, la prospérité des pouvoirs et des maîtres de l'industrie, vous avez menacé les religions. Ils ont tout de suite compris le danger que vous représentiez. Les quarante-sept éditeurs sollicités ont refusé d'éditer le Message du Créateur. Votre mission vous vaut les haines les plus tenaces comme cela l'avait valu à Muhammad. Vous êtes comme lui sans protection. La constitution de votre pays vous protège, mais c'est aléatoire. Peut-être bientôt la liberté que vous avez encore sur l'Internet vous sera retirée (nouvelle loi Trump qui va être reprise dans le monde). Les fournisseurs d'accès vous refuseront peut-être le droit de publier votre blog ou vous demanderont un prix que vous ne pourra pas payer. La paix n'est pas dans ta main [Rév d'Arès xix/6].
Mais c'est ça qui vous grandit. C'est dans sa lutte contre les Mecquois — le monde de son temps — que Muhammad a pris l'immense stature qui fut et qui reste la sienne. Le calife Othman fit écrire un Qoran qui glorifia la lutte du prophète, plein de cris vengeurs, et écarta ou changea (qui peut savoir après treize siècles ?) des termes qui auraient montré le fond généreux, bon, patient, prudent et sage de Muhammad (ce que vous appelez l'équivalent du Sermon sur la Montagne d'Isa [Jésus]) malvenu en ces temps très troublés (Othman lui-même périt assassiné). De là le déséquilibre, les porte-à-faux que vous voyez dans le Saint Qoran. Cela ne me gêne pas ; je vois la vérité à travers les mots "toujours insuffisants" comme vous dites. C'est dans l'adversité que vous subissez que vous êtes vous aussi l'homme de grandeur et d'envergure que vous êtes, car votre foi ne varie pas d'un cheveu. Vous êtes réduit à parler sans écho, mais même sans résonance vous dites sans rien changer ce que vous appelez de mots que j'aime parce que simples mais impressionnants  : la direction de certitude. Mots modestes, Vérité absolue. Si vous accomodiez votre confession de foi aux intérêts de ceux qui vous détestent autant qu'ils vous craignent on vous ouvrirait les portes des grands media. Mais cela vous le refusez. Il est tellement évident que vous le savez et que vous vous refusez à trahir la Parole que comme tous les Trésors du Ciel le Père a mise entre vos mains. Je pense, pour ma part, que vous ne pouvez pas tomber plus bas que [là où] l'adversité muette mais efficace vous a mis. Alors, pourquoi ne pas refaire une vidéo où vous feriez prendre conscience au monde du martyre auquel on vous soumet ? À mon avis, c'est ça qu'il faut faire. Mais je ne suis pas concerné. Le concerné c'est vous, ce n'est que vous qui pouvez peser le pour et le contre et voir si la contre-coup que vous pouvez recevoir d'un pareille déclaration est encore supportable et contrôlable. Je comprends que vous ayez aussi le souci de la paix qu'on laisse à votre communauté.
Vous avez beaucoup écrit et cela on ne pourra jamais vous le retirer. L'écriture est une traduction solide de la parole. Pourquoi ne prépareriez-vous pas une très belle édition de La Révélation d'Arès comme certaines édition du Quran sur papier de luxe, très belle typographie, sous couverture magnifique avec des dorures ou des argentures ? Un livre cher, mais très original tant en éclatant de beauté, il se vendrait beaucoup mieux que les éditions ordinaires bon marché. Je me demande si un livre qui soit en même temps un livre de collection, recherché, ne ferait pas mieux qu'une vidéo, parce qu'il le ferait entrer dans des milieux élitistes, et parce que des vidéos l'Internet en déverse une avalanche sur le monde qui en est tellement éclaboussé qu'il ne les voit plus. Pour moi la lecture passe dans le corps humain, dans le cerveau humain et s'y installe plus solidement.
Qu'Allah vous bénisse et vous salue, Mikail !
Saïd

Réponse :
Je suis pris par le courrier de fin d'année et j'ai peu de temps à consacrer à mon blog.
Mais, frère Saïd, je ne peux pas ne pas afficher votre commentaire, même si le temps d'y répondre me manque.
Ce commentaire apporte des idées nouvelles qui, tout le monde en conviendra, méritent une réflexion.
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Signature.

Réponse :
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