Commentaires Français de #221
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1 août 2020 (221) 
sentiers chevriers

La Révélation d'Arès rappelle que croire qu'il faut bien faire suffit.
La voie du changement de l'homme (Rév d'Arès 30/11) et du monde (28/7) n'est ni religieuse, ni politique, ni morale ; elle est factuelle. C'est pourquoi La Révélation d'Arès l'appelle sentier chevrier.
Gravir
les sentiers de la pénitence, c.‑à‑d. aimer, pardonner, faire la paix, avoir l'intelligence du cœur, être libre de tous préjugés tout en moissonnant d'autres pénitents ; rien de plus. 
En lisant
La Révélation d'Arès dépassez les mots et le style, le butoir du langage humain à quoi s'arrêtent l'oreille, l'œil, l'intellect, la curiosité, l'approbation ou la désapprobation !
L'homme ne retrouve la Vie (Rév d'Arès 24/5) qu'en suivant la
fibre transparente qui fend la nuit de ses entrailles, que seule la lumière de l'amour éclaire comme le Ciel (8/8, 17/5, etc.). C'est le sentier qui rejoint le Fond (xLiii/14)gît comme un aigle blessé (28/8) l'image et ressemblance du Créateur. L'amour est le difficile sentier chevrier (20/4, 25/5) par où l'homme sort de lui-même, précède sa mort, fuit sa chair et redevient un Dieu (2/13).
Le sens de l'ascension n'est ni vers le haut ni vers le bas ; l'ascension est dépassement de soi.
La Révélation d'Arès libère. Elle relie les parleurs (Rév d'Arès xLix/5)
qu'elle fait de nous, pénitents (8/4, 13/4, 27/7, etc.), à l'ultime Parleur Qui est Tout Partout, dans l'ongle de mon pied (xxxiv/8) comme dans la vie infinie (17/3).
Mais pour refaire les nœuds, longtemps défaits, qui nous unissaient à la Vie, il nous faut d'abord transformer le Message du Père en action spiritualisante sur la Terre grossière. Ce n'est pas la moindre des diffcultés sur les rocailles de nos sentiers (Rév d'Arès 25/5).

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Grimper vers les
                Hauteurs

Le sens de l'ascension spirituelle n'est ni vers le haut
ni vers le bas, l'ascension est changement de soi en Bien
Les sentiers chevriers sont difficiles
et pourtant il nous faut les emprunter.


Dans ce monde, religieux et/ou politique, les chefs font de leur "vérité" l'unique vérité, énoncent ce qu'ils jugent permis ou interdit, ce qui vaut ou qui ne vaut rien, ce qui peut être discuté et ce qui ne peut pas l'être, bref, pour décider du bien et du mal selon leurs lois, non selon la Vie. Gros problème ! Ils usent des mêmes mots que la Vie dans des sens différents ou opposés. De là une des grandes difficultés de notre mission : la perplexité de ceux qui nous écoutent.
La Révélation d'Arès vient et nous déplace, nous Pèlerins d'Arès, à la lisière (Rév d'Arès 5/2-6, 13/7, 38/2-6) entre ce monde et le Dessein dont il naquit avant d'en devenir un piètre et fragile dérivé.
La Parole d'Arès dit : Changez-vous en Bien ! Moissonnez ceux et celles qui avec vous changeront ce monde en Bien, c.-à-d. un monde d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence spirituelle et de liberté absolue... Tu parles Charles ! Ici et là j'entre en doute (Rév d'Arès 37/9) ; mon enseignement même me semble une paranomase. Religion, politique, philosophie, etc.  usent des mêmes mots dans d'autres sens. Sortir de cette confusion sera, nous le savons, d'une grande difficulté. Le langage est tellement insuffisant qu'il peut tout décliner en morales diverses et opposées ; ce sont les rocailles qui écorchent nos pieds (25/5).
Puisque la Parole d'Arès s'oppose aux processus de ce monde, nous pénitents nous y opposons. Mais l'amour et la sagesse nous commandent d'éviter la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9), nous retiennent de régler des comptes, d'instruire le procès d'hommes auquels nous faisons crédit de leurs idées et de leurs actes. Nous savons que les hommes sont devenus ce qu'ils sont, parce qu'ils ont été scandalisés (28/4), parce que leurs pères ont été pendus aux cordes des rois (xxix/7-8, xxx/3, etc.), mais nous devons sans relâche chercher comment les rassurer, leur faire entrevoir puis comprendre que tout n'est pas perdu, parce qu'ils peuvent changer ce monde (28/7). C'est l'objectif.
Pourquoi des humains se sont-ils mués en clergés excommuniant ou en juges condamnant ceux qui ne pensent pas comme eux ? Pourquoi des humains créés bons sont-ils devenus méchants ? Nous voulons trouver un visible et évident chemin inverse. Nous avons le souci d'être pénitents tout autant que de comprendre pourquoi le monde est devenu ce qu'il est. Le Père ne nous envoie pas seulement changer nos vies (30/11), Il nous envoie humer l'air du temps, parce qu'il est impossible de changer le climat sans discerner ni peser les vents.
Toute idée qui déplaît est déclarée fausse, tout projet qui ne convient pas aux dominateurs est rejeté. Et pourtant nous avons quelque chose en commun avec les condamneurs, les négateurs, les refuseurs qui nous dominent avec l'aide de leurs media. Ce sont des hommes comme nous. Aussi étrangers soyons-nous à ces gens-là, nous partageons avec eux bon nombre de traits humains. De là la nécessité de l'amour. Kafka a écrit quelque chose comme : "Dans ta lutte contre ce monde, tu ne peux moins faire que contribuer à ce monde." Pas plus qu'en écartant une idée on la fait disparaître, on ne pourra faire disparaître les Pèlerin d'Arès. Les Romains crurent éradiquer le christianisme en envoyant les Chrétiens dans les arènes ; ils n'y parvinrent pas. Ce que nous prêchons est un passage obligé pour les hommes, à moins qu'ils préfèrent disparaître comme les dinosaures. La Vie ouvre devant l'espèce humaine les sentiers chevriers dans lesquels elle s'engagera un jour. Pour l'heure, nous Pèlerins d'Arès formons l'avant-garde en commençant lentement mais inexorablement l'ascension vers les Hauteurs. Nous nous écorchons déjà les pieds sur les sentiers chevriers (Rév d'Arès 25/5) et ce n'est pas en vain.
Nous nous efforçons, avec très peu de moyens et d'énormes difficultés, de réveiller la vitalité spirituelle qu'un fort courant froid politico-intellectuel ankylose depuis quelque quarante ans. La religion pensait devoir lutter avec la gente rationaliste contre nous, elle contribua à cet étouffement par le dénigrement et le silence. J'ai lieu de penser qu'elle le regrette aujourd'hui.

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Commentaires
01aou20 221C1 
La civilisation toute entière souffre aujourd'hui de l'esprit matérialiste qui a crée le mythe de la mort en l'associant au concept de "vide". Au risque de paraître philosophe je pose cette question : Ne peut on voir [la mort] comme "pleine" ?
La pénitence répond a cette question, grâce au travail de l'amour.
Si la mort est d'un jour, arôme, été clair [Rév d'Arès xL/13].
Créateurs de tous les instants, intraduisible...
Vive la Vie !
Balthazar E. quelque part dans le monde

Réponse :
Oui, frère Balthazar, on peut très bien voir la mort comme "pleine", quand il s'agit de la comparer au "vide", tout comme on peut la qualifier d'existence quand on la compare au néant que voient en elle les matérialistes incroyants, mais pas tous. Albert Einstein qui était incroyant et matérialiste ne voyait pas la mort comme "vide" ; il disait qu'il croyait dans la survivance de quelque chose après la mort, "parce que, disait-il, la vie est énergie et que l'énergie demeure."
L'amour est par excellence un aspect flamboyant de cette énergie qui fuit la chair morte et qui rejoint la Vie (Rév d'Arès 24/3-5). L'homme capable d'aimer au sens évangélique déploie l'amour sans vraiment savoir ce que c'est, parce que l'amour appartient déjà à ce que Jésus appelait le Royaume, lequel enjambe le passage de la mort charnelle pour survivre au-delà. L'amour a déjà un pied de chaque côté. Nul ne peut vraiment dire, parce que le langage est insuffisant, ce qu'est la concept de l'amour comme forme affaiblie de l'Amour du Père ; on sait seulement le reconnaître in situ. On sait, quand il est vécu, qu'il s'agit d'autre chose que l'amour ou qu'aimer qu'on trouve dans "faire l'amour" ou "aimer les mathématiques". En général, chaque homme veut un amour à sa porte, un amour dans l'idée qu'il se fait de la disposition favorable de l'affectivité et de la volonté à l'égard de ce qu'il sent ou recherche comme bon, comme objet de désir ou comme susceptible de satisfaire un besoin affectif. L'amour pour nous est autre chose, c'est la partage de la vie avec les autres dans des profondeurs très au-delà du seul plaisir "d'être avec eux."
Oui, vive la Vie, laquelle est évidemment Amour.

01aou20 221C2
Cher frère aîné,


Je m'aperçois que ce Pèlerinage 2020, même du Pèlerinage du cœur, n'a été placé sous aucun "signe" pour cette année.
Alors, au seuil de cette troisième et dernière période et pour faire le trait-d’union entre votre entrée #220 et #221 ; j’en propose un, même s'il n'y a pas de tradition à instituer en le petit reste (Rév d'Arès 26/1).
Pour ce faire, je reprends un petit extrait de votre réponse à Claude M. au commentaire 220C57, que voici in extenso :
"(…) Les gens que nous rencontrons, eux, ne nous reconnaissent presque jamais. Nous ne sommes même pas pour eux des mythes, dont les musées (Rév d'Arès xxxvi/23) sont pleins, nous n'existons pas. Eux, par contre, sont des mythes parce que la haute idée qu'ils se font d'eux-mêmes est creuse, vide ; leur pensée est aussi vide que celle de cancrelats, qui se nourrissent des déchets de cette petite cuisine de l'Univers qu'est la Terre. L'humanité est tombée très très bas. Les humains comme les cancrelats sont incapables de voir en nous le Vrai, le Salut, le monde changé. Même quand un des humains rencontrés prête un peu d'attention à ce que nous lui disons, il n'a pas le courage de penser — en grec penser se disait noein, dont le sens initial était flairer... flairer comme [le chien] Argos flaire son maître (Ulysse) et le reconnaît —, il n'écoute même pas, il se contente d'entendre puis il repart croyant avoir eu affaire à un des innombrables faiseurs de balivernes dont la Terre est couverte comme ceux qu'on entend à la radio, à la télévision, aux tribunes religieuses, politiques.
Dans un monde creux nous passons forcément pour des esprits creux. 
Mais un jour le quidam de rencontre frémira. Nous commencerons — nous ou nos descendants, qu'importe ! — à entendre chez les humains de rencontre ce hoquet, ce pleur profond, que fait l'esprit quand il se réveille. On disait jadis qu'un lieu merveilleux se révélait en faisant soupirer, pleurer, gémir, son découvreur. Le désir du Bien salvateur se multipliera, se répandra. Quand les humains seront pris d'une espèce de malaise mélangé de liesse, d'exultation, quelque chose renaîtra en ce monde. Tel est l'élan de la pensée réveillée. (…)".
Certes les mythes de ce monde, et plus particulièrement les mythes de cette époque désabusée et critique, sont légions. Mais à cela peut s'ajouter un mythe en notre sein cette fois plus préoccupant encore : celui de la désespérance (Rév d'Arès 13/8, 39/6).

 Alors, piètre apôtre-pénitent que je suis, homme fatigué et usé par les épreuves de santé, de fortes pathologies, d'infortunes à renouer avec l'emploi, etc., je remplis ma pauvre tête de ces certitudes de fer :  Je ne peux pas croire un instant que le Père puisse laisser tomber ses fidèles s'ils restent pénitents et moissonneurs de pénitents en ce monde de plus en plus désespérant. Je ne peux qu'être absolument convaincu (la fameuse "direction de certitude") que, quoiqu'il m'arrive à nouveau d'épreuves, Il sera là, à mes côtés. Il étendra sur moi et mes sœurs et frères, Sa Main secourable. il soufflera sur moi pour disperser les pensées-vermines (30/7) afin que je puisse porter davantage de fruits, afin que mon pied ne se déracine point (x/19) de cette terre sous le souffle puissant des ténèbres s’épaississant, et que je ne finisse dans la clochardise. Ceci afin que, après votre départ terrestre, les braises du Feu de la renaissance spirituelle, ne s'éteignent jamais.


Je propose donc que ce "Pèlerinage du cœur" soit placé sous le "signe du Puissant Souffle du Père de l'Univers", Souffle que nous devrons continuer à incarner coûte que coûte. Souffle qui est, de fait, le signe de chaque pèlerinage de Feu (Rév d'Arès xLi/1-5), certes, mais plus particulièrement mis en exergue cette année, tel est l'objet de ce commentaire. 
Une petite note d'humour avec l'illustration ci-jointe.
Roger C. d'Île de France
Masque Anti-Connerie Rpoger C.

Réponse :
Merci, frère Roger, pour ce commentaire qui me touche beaucoup. Les tribulations que vous avez traversées, j'en connais au moins une part, qui fut douloureuse pour vous, mon frère. Que le Main du Père s'étende sur vous ! Cela ne vous empêche pas d'aimer sourire ou rire : Ah ! le masque anti-connerie médiatique !

01aou20 221C3 
Bien aimé frère Michel, dans l'Amour du Père,
Magnifique entrée très inspirée !
La phrase ci-dessous m'a profondément émue par sa justesse et sa pertinence dans ce que je vis parfois.
"L'homme ne retrouve la Vie (Rév d'Arès 24/5) qu'en suivant la fibre transparente qui fend la nuit de ses entrailles, que seule la lumière de l'amour éclaire comme le Ciel (8/8, 17/5, etc.). C'est le sentier qui rejoint le Fond (xLiii/14)gît comme un aigle blessé (28/8) l'image et ressemblance du Créateur. L'amour est le difficile sentier chevrier (20/4, 25/5) par où l'homme sort de lui-même, précède sa mort, fuit sa chair et redevient un Dieu (2/13).
Le sens de l'ascension n'est ni vers le haut ni vers le bas ; l'ascension est dépassement de soi."
J'aimerais partager ici une chose qui revêt à mes yeux une grande importance.
Parfois je lis la Parole ou votre enseignement et je ne ressens rien de particulier ; je lis parce que je me force à lire, par volonté.
Et parfois après une prise de conscience et un effort de pénitence, c'est le ciel, le voile s'envole et la Parole comme votre enseignement prend vie en moi.
Et c'est comme si beaucoup de choses s'éclairent tout à coup, comme vous dites si joliment, par la fibre transparente qui fend mes entrailles ou l'amour diffuse sa lumière.
C'est à ce moment critique que je dois rester vigilant et garder l'humilité, car je pourrais facilement devenir mystique. C' est là que la Parole et tout votre enseignement me reviennent à l'esprit et m'aident dans cette étape de mon ascension sur les sentiers chevriers à garder la mesure.
[...]
Je trouve que l'image que vous avez choisie traduit plutôt des escalades abruptes et escarpées que des sentiers chevriers.
Ne le pensez-vous pas ? A moins que vous pensiez vu l'état du monde qu'il est pour nous temps d'ascensionner plus vite.
Merci mille fois pour cette belle entrée et je m'excuse pour les corrections que je vous propose.
Je vous embrasse de toute mon affection fraternelle ainsi que sœur Christiane, votre épouse très attentionnée.
Denis K. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, mon frère Denis, pour votre beau commentaire, qui m'émeut.
Je ne sais pas si 221 est une "magnifique entrée très inspirée", mais je l'ai écrite comme ça avec le clavier fait du matériau de mon cœur, de mon âme et de mon espérance. Quant au bonhomme qui monte, il est vrai qu'il semble plutôt faire une escalade éprouvante (Rév d'Arès 7/1) que gravir un sentier chevrier, mais j'ai écrit cette entrée en voyage sans grandes facilités pour trouver une autre image. J'ai assez aimé celle de ce gars qui, sac au dos, grimpe par des échelons de fer le long d'une paroi abrupte, mais, vous savez, des chèvres en montagne font souvent des grimpettes de ce genre sur les rochers. Les chèvres sont des caprinés de la même famille animale que les chamois !
J'ai toujours pensé que les sentiers chevriers n'étaient pas que d'étroits chemins pentus, mais aussi carrément, par-ci par-là, des passages difficiles, des escalades présentant des difficultés particulières. En tous cas, pour moi la pénitence a parfois été aussi ardue que certains passages éprouvants en montagne et j'ai parfois failli dévisser ou dérocher.
Merci pour la coquille et l'oubli que vous avez repérés et que vous me suggérez de corriger dans mon texte.

02aou20 221C4
Personnellement, je ne vois aucun partage d’amour de la vie avec les autres au-delà du seul plaisir d’être avec eux, en France ou ailleurs. Peut être dans certaines familles.
Par contre, le passage : "L'amour est le difficile sentier chevrier (Rév d'Arès 20/4, 25/5) par où l'homme sort de lui-même, précède sa mort, fuit sa chair et redevient un Dieu (2/13)," c’est-à-dire avec l’image et ressemblance que l’homme a avec Dieu, et [parce] qu’il doit faire un effort pour se rapprocher de la Vie m’a interpellé, ce passage explique tout. Mais, à ce jour, personne n’a eu les capacités pour réussir cet exploit, sauf Jésus et Élie.
Je comprend mieux maintenant les vrais sens des mots se transcender et sentiers chevriers.
Youcef des Bouches du Rhône

Réponse :
Merci, mon frère Youcef, pour ce commentaire qui m'émeut, parce que je vois que cette entrée 221 vous aide à mieux comprendre "les vrais sens des mots se transcender et sentiers chevriers." Vous et moi sommes déjà de vieux compagnons de foi et de mission, mais nous humains avons la tête dure, une vie tellement stéréotypée et agitée que nous ne cessons pas de nous délivrer du poids des scories du monde et d'apprendre, et cette entrée 221 vous aide à retrouver plus largement le sens de La Révélation d'Arès. C'est un pas en avant pour retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5). Alleluia !

02aou20 221C5
Cher frère Michel,
J'ai bien conscience que ce commentaire est en lien avec l'entrée précédente, je n'ai pas été assez réactive !
Une chose qui m'a beaucoup étonnée, lorsque j'ai découvert le Coran, c'est que des récits de la Bible a priori mythiques (et je pense d'origine humaine ?), comme par exemple les plaies d'Égypte, la virginité de Marie, etc., y étaient repris.
Comment l'interpréter ? S'agit-il de paroles de Muhammad ajoutées, d'ajouts d'autres hommes ou le Père a-t-il repris ces mythes parce qu'ils servaient Son Message à ce moment-là ?
Dans La Révélation d'Arès, il n'y a pas trace de ces histoires.
Je vous serre sur mon cœur.
Christelle L. d'Île-de-France

Réponse :
Merci, ma sœur Christelle, pour ce commentaire qui pose une bonne question à propos des mythes bibliques comme "les plaies d'Égypte, la virginité de Marie, etc." qu'on retrouve dans le Coran. "Comment les interpréter ? S'agit-il de paroles de Muhammad ajoutées, d'ajouts d'autres hommes ou le Père a-t-il repris ces mythes parce qu'ils servaient Son Message à ce moment-là ?"
Prenons l'exemple d'un passage de nature mythique trouvé dans La Révélation d'Arès :
Je suis Celui qui a parlé par Jésus, Mon Second Fils
(mythe), celui qui après Élie déjà glorifié a renoncé au vœu d'Adam de dominer la terre et les nations pour prix d'un tombeau glacé où M'attendre (mythe) et qui fut plus glorifié encore. Celui Que J'ai oint moi-même (mythe). Celui dont J'ai effacé la tare à cause de ses exploits pour mettre ses pas dans Mes Pas, pour aimer Mon Peuple, en effaçant des registres de César son nom (mythe) et le nom de sa mère des registres du temple (mythe), pour qu'il n'ait plus de génération, pour que sa mère restât une jeune fille, qu'aucune inscription de fiançailles ne demeurât, pour l'enlever à tout ascendant et le faire entrer dans Ma Maison Royale (mythe), en faire un Dieu (mythe) en le fondant en moi sans retour (mythe) comme l'argent s'allie à l'or, pour former un miroir qui serait plus ébrlouissant que mille soleils (mythe), si Je n'y faisais passer Mon Souffle pour en ternir l'éclat (mythe) et le rendre supportable aux anges et aux élus, Mon Souffle Que J'exhale pour Me rendre visible (mythe) (2/11-14).
Ce passage de La Révélation d'Arès est entièrement fait de métaphores, catachrèses, symboles, allégories, tropes, images, analogies, rapprochements, paraboles, etc., tout simplement et même (j'ose dire) dramatiquement, parce que le Père me parlant par les lèvres de son Messager Jésus en Janvier 1974 ne peut pas dire les choses telles qu'elles sont faute d'un langage approprié que puissent percevoir nos pauvres cerveaux de pécheurs devenus tellement paresseux qu'ils ne peuvent plus depuis très longtemps percevoir autre chose que ce langage pour bébés ou pour crétins. Il doit, de plus, passer par des formes mythiques traditionnelles pour être quelque peu compris. Ce passage de La Révélation d'Arès est des plus mythiques, mais s'il n'était pas, il n'y aurait rien.
Eh bien ! c'est la même chose pour les dix plaies d'Égypte (Exode 7/8-11/9). Il s'agit là pour l'Égypte de souffrances imposées à sa population, entière ou partielle (le phraron et son entourage), probablement seulement psychogénétiques, d'une nature indescriptible, impossibles à percevoir par la langage (j'abrège). Même chose pour la naissance dite virginale de Jésus, une genèse indescriptible. Notez à ce propos que La Révélation d'Arès ne parle pas de vierge, mais de jeune fille, de femme non mariée. Bref, la déchéance issue de la chute adamique (Rév d'Arès 2/1-5) nous a ramenés à un état d'être plus proche de l'animal que de l'homme édénique et donc notre langage est en fait plus apparenté au cri animal qu'au chant des anges, si l'on me permet cette image. Quand le Père envoie Mouhamad aux Arabes, ceux-ci sont tombés dans un état d'hébétement tel qu'ils sont proches de la bête comparés à l'homme d'Éden et l'énorme charge mythique du Coran en fait preuve. Il fallait pourtant en passer par là.
La Révélation d'Arès n'a pas que le but de nous parler au sens grossier de parler ; elle tente de nous faire remonter à un niveau existentiel au-delà du parler, autrement dit elle est pour le lecteur très attentif une porte d'évasion vers son Fond oublié ; c'est particulièrement sensible dans sa seconde partie : Le Livre. La Révélation d'Arès comme les Écritures est une porte vers la transcendance, la Vie retrouvée (24/5). Si l'on pouvait s'arrêter aux mots, il n'y aurait pas besoin de prophète, d'interprète. Plus j'avance plus je me rends compte que seul le silence peut apporter un sens à la foi. Mais on ne peut pas commencer par le silence, car alors on devient, comme missionnaire, mystique, totalement hermétique, on ne fait pas le passage du Ciel à la Terre. Bref, il nous faut passer par des mythes, parce qu'ils sont depuis la plus haure antiquité le seul moyen de nous évader en aidant le monde à s'évader à son tour, parce que c'est dans ce sens que le monde doit changer (28/7). Comme vous voyez, ce n'est pas une mince affaire.

02aou20 221C6 
Vous nous enseignez dans cette entrée fondamentale : "La Révélation d'Arès libère. Elle relie les parleurs (Rév d'Arès xLix/5) qu'elle fait de nous, pénitents (8/4, 13/4, 27/7, etc.), à l'ultime Parleur Qui est Tout Partout, dans l'ongle de mon pied (xxxiv/8) comme dans la vie infinie (17/3)."
Parce que le Parleur est "Tout Partout", il y a de l'infini où que soit le pécheur qui s'engage dans un sentier chevrier pour se libérer du péché. Chaque pas de son ascension est porté par un infini localisé, en quelque sorte, qui l'appelle plus ou moins confusément. La vie infinie (17/3) à retrouver suit un sentier d'une distance infinie, celle qui sépare la terre du Ciel (32/3). C'est cela que la religion a eu peur de regarder en face, d'où votre prophétisme qui, une fois activé par le petit reste, fera que les prêtres dégorgent l'Eau qu'ils ont bue indûment (xvii/18). Je trouve que la seconde théophanie parle sublimement de l'ascension individuelle en xvi/17-20 et de l'ascension collective en xix/18-22.
Patrick Th. d'Île de France

Réponse :
Je dois procéder graduellement, parce que, par exemple, cette entrée n'aurait pas été accueillie comme vous l'accueillez, frère Patrick, si je l'avais affichée quelques années plus tôt. Même aujourd'hui, c'est peut-être encore trop tôt, mais je vieillis, je dois achever ma tâche avant de m'éteindre corporellement. Je suis heureux que vous trouviez qu'il s'agit d'une "entrée fondamentale," qui enseigne au sens que le Père donne à enseigner.
Il est très difficile de parler de la transcendance aux hommes de ce monde. Leurs préoccupations sont tellement éloignée de la Voie, des sentiers, que leur Père du Ciel souhaiterait qu'ils prennent. Son Souhait est d'Amour, mais Il sait mieux que quiconque dans l'Univers que cette idée d'Amour créateur ne fait plus partie depuis longtemps de la boîte à outils idéels de l'homme. Qui ne sait que la mission, de ce fait, est devenue très difficile et qu'il faut énormément de patience — patience parente de l'inépuisable Patience de la Vie — pour poursuivre sans relâche. La transcendance ou le dépassement nous est immanent, mais cette immanence n'est plus qu'un petit noyau de prunelle au fond de l'humain. Patience donc. Soyez un apôtre très patient, mon frère, vous ferez de quelques prunelles des prunes... C'est déjà plus gros.

03aou20 221C7
Ah, les sentiers chevriers !
Ils ne sont pas toujours en pente douce, et même lorsque celle-ci s’adoucit les chèvres cherchent à grimper, vu leur amour pour la hauteur (ou le dépassement).
Bises fraternelles,
Rachel-Flora G. du Jura

Chêvres1. Rachel-FloraChêvres2-Rachel-FloraChêvres3-Rachel Flora

Réponse :
Merci, ma sœur Rachel-Flora, pour ce bref commentaire et les images qui confirment ce que je réponds à frère Denis K. de Bretagne (221C3).

03aou20 221C8
Lorsqu’on atteindra le chemin spirituel, nous nous réjouirons et nous dirons qu’il valait tous les moments difficiles du sentier rocailleux et cahotant qui sera alors à jamais derrière nous.
Nous deviendrons les fondateurs d’un nouvel ordre sur terre, lequel sera l’avant-garde d’une nouvelle vague d’évolution spirituelle.
Appliquons la conscience christique en tous temps et abandonnons toutes ces croyances archaïques !
Toutefois suivre la direction de certitude missionnaire, êtres d’accord entre nous dans nos assemblées sur la façon d’appliquer la Parole, puisque les innombrables personnalités de pénitents, divers et créateurs, sont inimaginablement d’une complexité  humaine qui  échappe  à notre intelligence [intellectuelle], car nos intentions sont variées comme les reflet des roches, aussi nombreuses que les étoiles (Rév d'Arès 27/6).
Comment  exécuter  certaines idées collectives ou qui constitueraient une étape dans une progression missionnaire  : Certains  interviendront  positivement et d’autres dans la négative. Que  faire ?
Eh bien, se  référer, se fier à  l'arbitrage, à la consultation de La Révélation d'Arès dans l'assemblée, afin d'assurer la stabilité et la solidité de nos piliers  arésiens.
Afin de ne pas commettre d'erreurs d'appréciation dans nos comportements agités, puisque je pense que le troisième pilier de la non-confusion n'est pas encore mis en évidence, se reporter à La Révélation d'Arès, qui nous donnera les justes réponses que nous attendons, afin de ne pas nous égarer par nos propres paroles d'hommes. Le risque, l’éventualité d’un danger qui ne serait plus la Parole de Dieu dans toute Sa Splendeur qui nous éclaire magnifiquement de Sa Lumière, mais [qui serait] nous-mêmes, notre propre obscurité.
Attention aux retours de la vieille Histoire ! Plus jamais de princes, ni prêtres, nidocteurs et la Bête, qui agonisera longtemps derrière l’horizon, mourra (Rév d'Arès 22/14).
Gravir les sentiers de la pénitence n'est pas de tout repos ; c'est un combat permanent avec nous-mêmes. On passera sans doute par des expériences difficiles et perturbantes avant d’atteindre notre véritable but. Nous passerons par des moments de joie merveilleuse et des moments où nous aurons le cœur lourd et où nos émotions nous bouleverseront, parce que nous aurons l’impression qu’une barrière impénétrable nous sépare de la transcendance divine.
Syntonisons-nous [mettons-nous à l'unisson] avec la conscience christique, notre raison de vivre. Notre boussole salutaire qu'est La Révélation d'Arès. Dans nos interrogations toutes les réparties sont dans La Révélation d'Arès  et  dans l'enseignement de Michel Potay : Tu ouvres le Bon Livre enfin ! (Rév d'Arès i/11). Il suffit d'ouvrir le Livre. Nous ne pouvons pas nous tromper si nous vérifions nos allégations quotidiennes dans les versets de la Parole. Toujours vérifier ! Notre responsabilité vis à vis du Message que nous avons accepté nous oblige à dire le Vrai.
Prononcer Ma Parole pour l'accomplir, voilà la vraie piété (Rév d'Arès 35/6).
Maryvonne C. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, ma sœur Maryvonne, pour ce commentaire.
Vous y décrivez, tel que vous l'anticipez, non l'objectif de notre tâche, mais seulement une certaine étape de notre sentier vers l'objectif qui nous est fixé : la respiritualistaion de nous-mêmes et du monde, ce que La Révélation d'Arès appelle les Hauteurs (25/4). Seulement une certaine étape, parce que l'avenir qu'ici vous imaginez ne peut qu'être celui d'un stade notre mission avant le Jour, car après le Jour, quand il n'y aura plus ni jour ni nuit (Rév d'Arès 31/8), nous ne pouvons même pas imaginer ce que sera l'humanité retrouvant la Vie (24/5).
La Révélation d'Arès
est un seul texte, certes, mais il a deux entrées, l'une ouverte, l'autre encore fermée. Par l'entrée actuellement ouverte nous accédons à une compréhension de la Vie, dont nous émanons, limitée à ce que notre pauvre cerveau et notre pauvre langage peuvent actuellement atteindre. Nous ne percevons pas vraiment d'adéquation de la Parole à notre vie terrestre telle qu'elle est actuellement. Nous ne pouvons pas lire La Révélation d'Arès, même si c'est un peu moins qu'on ne le fait en religion, autrement que nous lisons depuis des siècles les Écritures hypervulgarisées et surtout hyper-récupérées de mille façons. Il nous est encore impossible de fluidifier le texte, d'en faire disparaître les mots, la syntaxe, pour ne plus en sentir que le Souffle. Autrement dit, le Fond des Fonds (Rév d'Arès xxxiv/6) qu'apporte la Parole d'Arès est encore inacesssible à nos grossiers moyens d'entendement.
Ce que vous appelez "conscience christique" est certes un progrès en vue, mais ne me paraît être qu'une stade socioculturel sur le long et difficile sentier vers la Lumière, encore très lointaine. Notre mission aujourd'hui est encore plus une affaire de société ou culturelle qu'une ascension vers la nature et le sens cachés de l'Être. Lequel de nos missionnaires ne le sent pas ? De là une des grandes difficultés de l'apostolat. Autrement dit, les réponses que nous pouvons trouver dans le texte lui-même qui, vu par la seule entrée ouverte pour le moment, reste lourd, voire même grossier par endroits, ne sont pas encore idéales : ce sont néanmoins nos premiers pas sur le sentier chevrier.
Nos vraies racines sont encore trop profondément noyées dans la nuit du péché, mais si nous ne perdons jamais patience, nous verrons la Lumière se lever peu à peu. Voilà pourquoi il ne sert pas à grand chose de convertir, car il n'est de conversion que cérébrale ou intellectuelle, mais nous cherchons les épis mûrs, ceux qui ont gardé des traces du Souffle. Le Souffle qui nous permet, quand nous en happons quelques soupirs, de disperser le péché comme les aigrettes de l'akêne.

03aou20 221C9
Les mots sont de la matière sonore qui lie pendant un moment deux êtres distincts. Il y a le langage d’éternité, celui de La Révélation d’Arès et le langage du monde, celui d’une époque donnée, d’un lieu donné.
Les mots de La Révélation d’Arès mettent en union deux niveaux de conscience distincts : le Père bien au-delà de l’intelligence humaine et le fils, l’humain, ignorant, qui se croit quelque chose ou rien du tout, mais de toute façon séparé (éloigné) de la Sainteté, de la Puissance, de la Lumière divines.
Or, les mots de La Révélation d’Arès touchent le Fond des humains qui sont emmenés au Ciel dans la Pensée divine, s’ils s’arrêtent et s’attachent au sens de ce que dit le Père, quand Il leur dit : Je suis si proche d’eux qu’ils peuvent ne pas Me voir mais qu’ils sont moulés à Moi [Rév d'Arès 1/11], et bien d’autres choses encore.
Seulement, dès qu’on revient sur la terre, avec les mots du monde, ceux-ci manifestent les séparations, les différences de points de vue, les rejets. Et pourtant les mots sont neutres, on peut les utiliser comme on utilise des outils (le couteau qui coupe le pain) ou comme des armes (le couteau qui blesse, qui tue). De toute façon, ils sont insuffisants pour dire totalement à l’autre ce qu’on ressent, pense, veut, peut, croit et même pour se le dire à soi-même... Ainsi les mots humains  perdent de leur importance. Le mot "secte" qu’on nous balance, en quoi nous dérange-t-il dans la mesure où on ne s’attache pas aux mots, où on situe au-delà d’eux ? Le tout c’est de savoir à quoi on s’attache : aux mots de La Révélation d’Arès ou à ceux du monde.
Sous les mots, il y a l’intention.
L’intention du Père est de nous ramener à Lui, l’intention de l’humain ordinaire est variée comme le reflet des roches (Rév d'Arès 27/7, discerne les bonnes des mauvaises intentions). L’intention de l’homme spirituel (être plus qu’un humain ordinaire) est d’évoluer dans le Bien et d’aider à évoluer dans le Bien. S’il suit La Révélation d’Arès, l’homme spirituel aime parce qu’il a conscience qu’en chacun, il y a du divin (qui gît comme un aigle blessé, 28/8). Il est parmi les humains avec ce que donc produit  La Révélation d’Arès : un état d’esprit aimant et non un état d’esprit dogmatique, doctrinaire, attaché à telle ou telle forme verbale, organisationnelle, structurelle…
L'intention est liée au conditionnement.
C’est un fait, la société conditionne à des façons de vivre, à des manières de se comporter. Il importe au parleur spirituel de percevoir l’intériorité de l’humain à qui il s’adresse et d’utiliser les mots en rapport avec la perception qu’il a de lui. Par exemple, le mot lutte pour un homme qui travaille sur lui-même, c’est lutter contre ses défauts (djihad intérieur), pour un homme matérialiste, c’est lutter contre les autres (compétitivité). Il importe au parleur spirituel surtout de savoir ce qu’il veut dire avec tel mot, donc d’être clair en lui-même, mais aussi de prendre en compte la personne qui ne recevra pas forcément le sens qu’il met dans sa formulation. Bref, même en y ayant beaucoup réfléchi, même avec la foi, on se sent souvent impuissant dans la communication profonde. Au mieux,  il nous reste la confiance car le Père nous soutient, puisqu’Il l’a affirmé.
Charlie F. du Nord

Réponse :
Merci, frère Charlie, pour ce commentaire qui repose d'une autre façon le problème du sens de la Parole, auquel je répond déjà partiellement dans ma précédente réponse à Maryvonne C. de Bretagne.
Vous utilisez une formule qui me plaît : "Le tout c’est de savoir à quoi on s’attache : aux mots de La Révélation d’Arès ou à ceux du monde. Sous les mots, il y a l’intention." C'est une autre façon de dire l'opposition entre ce que la Parole, telle que nous la lisons ou l'entendons, a d'accessible et ce qu'elle a d'inaccessible à nos nos pauvres facultés actuelles. Quelle intention (ou Intention) est détectable ou encore indétectable "sous les mots", en effet ?
Il y a actuellement une impossibilité de dialogue Cœur à cœur entre la Vie  Universelle et le vivant terrestre ; presque tous les tuyaux de notre perception sont bouchés par le péché. Nous humains ne sommes pas libérés de la Bête, nous croyons l'oublier en nous réfugiant dans l'intellect, nous nous perdons dans le labyrinthe philologique, les haies de l'exégèse, mais tout cela ne fait que nous boucher la vue ; c'est de la plomberie, rien de plus. Même si nous Pèlerins d'Arès, rares encore, commençons à comprendre, le monde est très loin d'avoir compris l'exigence de notre époque qui n'est pas d'être des super-plombiers allant sur Mars voir s'il y a ou s'il y a eu quelque vie microbienne, mais qui est de réveiller la vie spirituelle ici-bas. L'Intention du Père, qui est  de respiritualiser le monde, n'est pas dans les mots, mais sous ou derrière les mots. C'est bien pourquoi l'amour et la pénitence sont autrement plus importants que la rhétorique, la théologie, la philosophie, les idéologies, la science (Rév d'Arès 28/19, 33/6, etc.).
La recherche intellectuelle du sens des textes est un outil qui ne touche qu'à une très faible partie du Message que nous adresse le Père-Mère, la Vie, le Créateur, l'Un, le Tout-Autres, etc. En fait ce que la Parole a de sacré est au-delà du texte qui la contient sur le papier profane ; c'est le patrimoins sacré du cœur, elle est déjà en nous, mais pas dans les mots ; elle est en nous, entités dérivées de l'Entité créatrice infinie. Reste à retrouver le sentier qui conduit à la Vie, le sentier tracé par le prophète ; c'est son rôle de petit cantonnier du Père.
Comme vous dites : "Il nous reste la confiance, car le Père nous soutient, puisqu’Il l’a affirmé. Quand je relis pour la nième fois La Révélation d'Arès, je ne suis jamais sans dire : "Père, le plus important est derrière les mots, je sais, mais j'ai confiance que je n'ai même pas à le connaître. Si j'aime, je recevrai la Lumière et l'éternel Bonheur sans que j'ai besoin de savoir d'où ils sortiront."

03aou20 221C10 
Très cher et bien aimé frère Michel, prophète du Très Haut,
Vous écrivez :  
1 - "En lisant La Révélation d'Arès dépassez les mots et le style, le butoir du langage humain à quoi s'arrêtent l'oreille, l'œil, l'intellect, la curiosité, l'approbation ou la désapprobation !" Rechercher la vérité absolue, dépasser les mots est une remise en cause profonde de ce que nous portons comme un boulet : la culture… Quels que soient nos "pauvres mots" employés pour l'exprimer. Souvent le silence dans le cœur, produit de la paix intérieure, est le moteur qui guide nos actes : Douce sera ta voix, sobres tes paroles ; souvent un baiser de toi fera mieux qu'un discours (23/6). Bien sûr, il nous faut bien parler pour transmettre, mais avec le moins de bruit et d'agitation possible, réduire l'agitation qui est très  souvent prise pour de la vie, parce que ce monde nous assaille de partout par des mots tellement nombreux que ce n'est plus qu'un bruit qui rend sourd… le bruit des bruits ! Si le cœur et l'âme s'embrasent, tourbillonnent, grâce à la pénitence, ils découvrent ce qu'est la vraie Vie… un monde d'amour !
 2 - "L'amour est le difficile sentier chevrier (Rév d'Arès 20/4, 25/5) par où l'homme sort de lui-même, précède sa mort, fuit sa chair et redevient un Dieu (2/13)." Tant que l'amour n'est pas vécu, c'est considéré comme utopique — "L'utopie n'est pas l'irréalisable, c'est l'irréalisé," Théodore Monod —, pourtant vécu, il se rapproche du rêve d'un monde ou le monde devient le nuage d'or où les nations s'embrassent xix/22). C'est un monde d'amour.
3 - "Le sens de l'ascension n'est ni vers le haut ni vers le bas ; l'ascension est dépassement de soi." La Parole nous invite à l'humilité : Tu n'es plus rien pour toi-même" (Rév d'Arès 40/6)… à suivre l'enseignement du prophète à qui Elle dit : Tu tiens la perche, tu la tailles longue ou courte (xx/6), et également : Je te livre un langage qui lui donnera l'Intelligence (23/4). Nous recherchons la Vie, enfouie sous la culture d'Adam. Tout cela nous incite à vivre un déconfinement qui n'est visible que par l'œil du dedans… vers la liberté, pas seulement celle de se mouvoir, mais celle qui habite  le siège de l'intelligence du cœur (32/5).
Nous sommes dans le temps [Rév d'Arès 12/6], la patience nous permet de renouer avec la paix, l'écoute, l'intelligence du cœur, la créativité, la liberté et l'amour. C'est, peut-être ce que l'œil du dedans de l'épi mûr pourra voir, provoquant le choc de l'éveil de son envie de vivre cette Vie et de devenir pénitent/moissonneur à son tour.
Vous êtes dans nos cœurs et nos pensées, nous prononçons, avec vous, cette Parole pour retrouver la Vie.  Nous vous souhaitons une excellente santé ainsi qu'à sœur Christiane qui vous accompagne fidèlement.
Francis M. du Centre.   

Réponse :
Un grand merci, frère Francis, pour ce beau commentaire.
Quand je lis votre commentaire je viens de regarder les images du nouveau pont de Gêne inauguré aujourd'hui 3 août. L'ancien pont s'est effondré en 2018. Il n'a fallu aux Italiens que deux ans pour dynamiter et évacuer ce qui restait de l'ancien pont, concevoir et construire le nouveau qui passe à 45 mètres au-dessus de la ville autant que pour reconstruire ce que l'effondrement de l'ancien pont avait détruit au-dessous. Combien nous aimerions nous aussi dynamiter et évacuer en peu de temps ce qui resterait du monde tel que nous le connaissons, tout fait de mensonges, de contradictions, d'erreurs, de matérialisme, d'injustices, etc., et reconstruire le monde à neuf : La Vérité, c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7). Cela ne viendra pas aussi vite, hélas. Mais cela viendra. Si je n'y croyais pas, je ne serais pas encore au travail, à 91 ans, pour apporter à mes frères et sœurs pénitents-moissonneurs le plus possible de lumière, d'encouragement, pour commencer l'ascension des sentiers chevriers.
Plus fortement que jamais depuis les visites et le Message de Jésus en 1974, depuis qu'il me mit le nez dans l'amère et âpre soupe qu'avale par énormes cuillerées le monde depuis la faute d'Adam, plus que jamais donc je rejette le système de ce monde qui "bâillonne l'intelligence" comme disait Simone Weil et comme avaient dit beaucoup d'autres avant elle. Car, après que m'eut réveillé l'Appel en 1974, je conçus qu'il y avait déjà longtemps, des siècles, que des hommes et des femmes incitaient le monde à changer. Ma première grande stupeur fut peut-être moins que Jésus m'eût apparu que découvrir que ce que me disait L'Évangile Donné à Arès n'était pas nouveau. Je sortis d'un long tunnel, je découvris tout bêtement le ciel en levant les yeux. Moi qui dans l'Église avait chaque jour lu l'Évangile je n'avais jamais vraiment réalisé que rien de ce que Jésus nous avait appelés à réaliser n'avait été commencé socialement parlant, en particulier le Sermon sur la Montagne. Depuis lors je me tiens aussi loin que possible du moralisme, du rigorisme, de l'absurde et mesquine loi des rats du monde autant que de la religion et de sa fille, la politique. Ce que je découvrais dans L'Évangile Donné à Arès c'est qu'il me fallait cesser de croire sans chercher à comprendre comme je l'avais fait au temps où j'avais été communiste ou au temps où javais servi l'Église. Il nous faut maintenant non seulement accepter mais voir comme clair, évident et logique, comprendre quoi ! oui, comprendre que le seul sentier qui conduit aux Hauteurs est celui de l'amour, que nous appelons pénitence, autrement dit, aussi niais et bêbête que ça paraisse, que le seul moyen de faire disparaître le Mal est d'installer le Bien. Rallumons la chandelle de notre intelligence (Rév d'Arès 32/5). L'Appel d'Arès ne fait pas de nous des bénis-oui-oui, mais des esprits réveillés.

04aou20 221C11
Vertigineux escalierBien cher Frère Michel,
Merci pour le bel enseignement que vous nous donnez là dans votre nouvelle entrée 221.🕊
Notre pénitence nous fait emprunter les sentiers chevriers (Rèv d’Arès 25/5) encore accessibles (7/1).
Les sentiers de la pénitence du Bien ainsi que les sentiers de la moisson d’épis mûrs, à gravir et à emprunter chaque jour de notre vie sur terre 🌍🌎🌏
L’enfant 👶, les marmots de Mikal (Rév d'Arès xxx/13) se sont engagés par la pénitence à réactiver en eux les attributs de la Vie (Père /Mère) :
l’amour accompli,
la parole de vérité,
l’individualité honnête,
la créativité bienfaisante,
la liberté (Rèv d’Arès 10/10) constructive.
Frère Michel, vous nous montrez la Voie qui nous conduit à la Vie 🌈 (Rév d’Arès 24/3).
Déjà en nous parlant de Marie ainsi que d'Ève dans l’édition 2009 de La Révélation d’Arès, vous nous faites voir plus en profondeur au travers de vos annotations la Parole que Dieu par Jésus a déposé dans votre cœur de prophète éveillé.
Marie (Rév d'Arès 9/6,11/2, 33/13, etc.) n’est pas plus un personnage historique et datable que ne l’est Ève (37/6). Toutes deux symbolisent des étapes de la vie spirituelle.
Ève symbolise la difficulté pour tout homme où toute femme d’assumer la vie spirituelle, que ce soit aux jours de la Genèse ou aujourd’hui.
Marie symbolise dans le Créateur (33/13-18) comme dans l’homme de bien l’effort qui triomphe de cette difficulté par l’amour.
Le péché nous a plongé dans un tel brouillard que le Créateur de la Vie [?] ne peut nous parler que dans la limite de notre faible lumignon [Rév d'Arès 32/5]. Sinon, nous ne pourrions supporter Sa Lumière dans l’état de brouillard dans lequel nous nous trouvons. Mais puissions-nous, grâce à vous, à l’aide de votre clairvoyance prophétique, grâce à l’effort de nos ascensions sur les sentiers chevriers (Rev d’Arès 25/5), puissions-nous triompher de cette difficulté par l’amour accompli 💫
Je vous souhaite, frère Michel, ainsi qu’à tous ceux qui vous lisent, un beau mois d’août bien ensoleillé spirituellement 🌼
Patricia C. des Hautes Alpes

Réponse :
Merci, ma sœur Patricia, pour ce commentaire.
J'ai mis un point d'interrogation [?] après "Créateur de la Vie", parce que le Créateur est la Vie ; Il ne s'est pas créé Lui-même. Mais bon ! C'est sans gravité, sans importance. L'important est ce qui nous concerne, nous pécheurs : la pénitence dont vous parlez avec une belle vigueur de foi !
C'est sans importance, parce que les mots dans le registre spirituel, moral, abstrait, etc. mentent souvent plus ou moins, parce qu'ils sont presque toujours insuffisants pour dire ce qu'on veut dire même dans les formes négatives ou positives qui disent parfois leurs propres contraires. Ce n'est pas connu d'hier, d'ailleurs, c'est même très vieux... Rappelez-vous le mensonge crétois ! L'homme qui dit : "Je mens toujours, je mens sans cesse", ne ment pas, puisqu'en disant "je mens", il dit la vérité. On appelle ça le paradoxe d'Épiménide qui vécut quelque six siècles avant J.-C., que cite Paul de Tarse : "L'un des Crétois, leur propre prophète (Épiménide), dit : "Les Crétois mentent toujours, méchantes bêtes, ventres paresseux" (Épître à Tite, 1/12). D'une part, Épiménide est crétois, donc selon sa réputation il ment, mais s’il dit qu'il ment, il dit la vérité. D’autre part, en disant que les Crétois mentent toujours, il ment. L’énoncé est vrai et faux, ce qui est illogique. Dit-il vrai ou dit-il faux ? On ne peut en décider, ce qui trouble complètement l’esprit à tel point qu'un logicien Philatos de Cos, désespéré de ne pas trouver la solution, se suicida vers 330 avant J.‑C. Ce qui a été appelé l'antinomie du menteur : une phrase qui aboutit à une contradiction. Bertrand Russell, mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue et moraliste britannique quelque 2.500 ans plus tard, dirait que cette antonomie crétoise n'est pas forcément antinomique et que mentir ne signifie pas forcément de dire une chose fausse. On en a pas fini de cogiter sur ce problème insoluble, insoluble parce que le langage est très loin de n'offrir pas que des solutions solubles. Voilà bien pourquoi le Père dans sa Sagesse immense nous demande de ne pas perdre de temps aux textes, de nous borner à la pénitence : aimer, pardonner, faire la paix, acquérir l'intelligence du cœur libre de tous préjugés.
Merci, ma sœur Patricia, de l'occasion que vous me donnez ici de rappeler l'insuffisance du langage et l'immense sagesse de la pénitence.

04aou20 221C12
Un fou du Père sur un sentier boueux

Quelle étrange sensation!
Comment trouver les mots
En ce jour si particulier
Pour cette nouvelle entrée !
Je n'ai pas à mes doigts
Des griffes pour creuser
Comme un chien affamé
La terre qui cache l'os.
Et pourtant sur mon cœur
Je sens les serres du Faucon
Me serrer et me relâcher.
Alors une vague blanche
Roule et brouille le tout,
Le temps pourtant solide
Devient autre, transparent.

A chaque battement de vie
Assis,  je m'imaginais mourir.
L'apprentissage était de vide
Et tout espoir pouvait s'arrêter
Quand la voix de mon maître
Portait mon nom  aux oreilles.
Je le recevais en plein coeur.
Il en suivait une frappe rapide
De règle en métal ou en bois
Sur le bout de mes doigts.
Mes yeux, alors à la fenêtre
Humides et tristes s'envolaient
Comme les larges feuilles rouges
Des grands platanes de la cour,
Sous le vent de fin d'automne.
Tout était, au-delà des carreaux.

Enfant de ville, alors je rêvais
D'être juste un enfant bouseux.
Un sans vache et sans  mouche
S'imprimait inexorablement
Sur le livre d'une vie imposée.

Les vacances étaient de février,
J'adorais sur ma brouette de bois
Trop lourde pour mes petits bras
Porter le fumier encore chaud,
Parfum sublime de sortie d'étable,
Sur le château de merde empaillée
Dressé à la grande fourche trois dents
Au-dessus de la fosse aux pipis
Qui faisait la gloire des super coqs.

C'est le petit homme bouseux
Que le Père appelle à changer
Pour aider à changer le monde.
Quelle est lourde ma brouette,
Mais qu'est-ce que je l'aime !
Jean-Louis Alexandre C. d'Aquitaine

Réponse :
J'aime beaucoup ce poème, mon frère Jean-Louis, je vous dis merci pour lui.

04aou20 221C13 
Le frère est parleur [Rév d'Arès xLix/5], mais pas discoureur (7/5).
Dans la version que vous en avez éditée dans votre bulletin n°4 de 1980, la Parole entendue est : La gent Me parle, la taure, le Bras entre la cuisse, pieuse gent choit, le sein devant (xLv/12-13).
Pour le pieux, la piété, c'est proclamer Ma Parole pour l'accomplir (Rév d'Arès 35/6).
Comme vous l'enseignez, l'homme pieux ne parle pas au Père avec des prières de louanges et de supplications et comme vous devez l'enseigner (Rév d'Arès 32/8) : l'homme pieux se tient devant Ma Parole et ne fait pas un pas de plus en avant pour ne pas choir dans l'abîme.
Quand la gent parle au Pasteur [Rév d'Arès 25/5] avec la Parole et sans bruits de bouche devant le livre (ii/15), alors elle est fécondée par le Livre de la Voix (xLii/14), elle devient la taure et féconde le monde, elle n'est plus le bœuf au champ (xi/5) ni le jars qui n'a pas l'œuf (xxxvi/3).
L'hôte et le Pasteur est au-dessus de moi ; Il conduit les pécheurs qui s'engagent dans les sentiers chevriers (25/5).
Que j'aime notre Pasteur et Sa Parole !
Antoine B. de Montpellier

Réponse :
Je suis en voyage et je n'ai pas avec moi les ouvrages qui me permettraient de retrouver les mots que j'ai cités dans un numéro du "Pèlerin d'Arès" trimestriel en 1980. Au reste, je ne me souviens plus des raisons pour lesquelles les mots imprimés dans "Le Pèlerin d'Arès" trimestriel ne sont pas exactement ceux parus dans "L'Intégrale". Retenez, s'il vous plaît, frère Antoine, que si les mots de 1980 n'étaient pas exactement ceux qui figureraient plus tard dans l'édition intégrale de La Révélation d'Arès de 1984, ce sont ces derniers qu'il vaut mieux citer, car "Le Pèlerin d'Arès" trimestriel avait été rédigé dans une période de ma vie, solitaire, très difficile, surchargée de travail et autres soucis, qui me faisaient parfois travailler la nuit et/ou citer de mémoire ce que je n'avais pas le temps de vérifier, alors que quand j'ai composé le texte de La Révélation d'Arès intégrale, tâche qui n'a pas été sans perturbations, j'ai vérifié beaucoup de choses ou dans le doute j'y ai réfléchi dans la prière : Ne réponds rien de toi-même, demande un délai pour la prière, attends que Je te parle (Rév d'Arès 39/2).
Vous perdez votre temps en même temps que vous perdez le sens des difficultés humaines, des inévitables brumes qui gênent la marche, font parfois trébucher, mais n'empêchent pas d'avancer dans la bonne direction. Vous perdez votre temps à chercher une rigueur mathématique chez un homme qui n'a jamais cessé d'être dépassé par une tâche considérable, l'énorme tâche qu'il a dû assumer pendant quarante-six ans jusqu'à aujourd'hui. Ce qu'il faut voir c'est l'œuvre prophétique d'ensemble, celle qu'il m'a fallu réaliser seul pendant presque un demi-siècle, et qui m'étonne moi-même. Je suis parfois éberlué devant la somme de tout ce qu'il m'a fallu faire, écrire, préciser, circonstancier, etc. pour fixer le sens de la Parole d'Arès et donner à mes frères et sœurs qui continueront ma tâche ce que j'appelle la "direction de certitude".
Et je suis sûr que cette direction de certitude est la bonne et qu'elle se trouve aussi dans les mots entre parenthèses, que vous croyez devoir effacer doctement. C'est votre liberté, certes, et je me garderai bien de vous la dénier, mais, mon frère Antoine, je vous ai connu plus spirituel, plus intelligemment relatif, métaphysique, stimulé par le Fond, non par la surface, et stimulant, moins vétilleux, plus près du cœur, siège du senti et de l'émotion qui survivra. Vous étiez alors moins près de la matière grise qui compte les fourmis, qui ne voit pas le miracle de vie, la force transcendante qu'est la fourmilière spirituelle que nous commençons de former. Comme c'est dommage, à moins qu'il y ait en vous quelque chose de caché, que j'ignore, mais bigre ! de toute façon, où votre formalisme vous conduit-ils, mon frère, sinon ailleurs que sur les Hauteurs ? Je vous aime et je suis malheureux de vous voir ainsi vous attarder aux poussières sans voir la belle construction que nous élevons vers le Ciel.
Je sais que vous êtes un homme par nature indépendant, je le respecte, je me garde bien de vous juger. Je vous garde dans mon cœur, mais je suis désolé de devoir me passer de vous au plan pratique. La question fondamentale soulevée par La Révélation d'Arès n'est pas dans les mots ; elle est dans l'amour, que le Père lui même trop aimant (Rév d'Arès 12/7) demande à l'homme de prendre. Il y a deux directions à la lecture de la Parole d'Arès comme de toute Parole de la Vie, la rikiki rigoriste, qui est celle que vous semblez prendre, et l'infinie, généreuse jusqu'à la prodigalité, qui nous ramène à l'image et ressemblance (Genèse 1/26) intégrale que nous avons du Créateur plus immense que l'immensité. Le Bien est au-delà des mots. Vous aviez bien compris ça chez Bouddha dont vous me parliez au temps où vous partagiez notre vie de famille dans les années 80. Pourquoi l'avez-vous perdu ? Je ne sais pas. Ce que je sais c'est que tout texte attribué à Dieu ment (voir ma réponse à Patricia 221C12) en ce sens qu'il n'est pas interprétable littéralement ; le mot à mot n'est pas lumière. Le sens de la Parole est au-delà des mots et c'est au prophète de faire faire ce bond dans la sacré aux hommes ses frères. Le texte dans l'Écriture n'est jamais qu'une interprétation d'une Vérité qu'il est impossible à l'homme pécheur de connaître. On le voit bien dans La Révélation d'Arès où le mot Vérité n'a pas de sens présent, mais futur, un sens qui n'existe pas encore : La Vérité c'est que le monde doit changer (28/7). C'est pourquoi la Bible comme le Coran sont remplis de contradictions, d'anachronismes, d'illogismes. Mais chacune de ces contradictions est l'avant-signe d'une lumière symbolique, qu'on ne peut percevoir qu'avec amour et humilité et confiance mise dans le prophète, qui n'est pas prophète par plaisir, mais par devoir sacré, devoir de transcendance, de transfiguration. Ce ne sont pas les mots mais les contradictions entre mots qui peuvent nous conduire à l'intelligence du texte à travers l'enseignement du prophète. Pourquoi croyez-vous que je continue d'enseigner à 91 ans, parce que cela satisferait mon petit orgueil ? Non, je le fais parce que le Père m'a demandé de le faire et je m'y applique avec beaucoup de foi, de cœur et pour tout dire d'espérance. J'ai cette espérance pour vous, frère Antoine, comme pour n'importe quel homme, y compris moi-même.
Les peuples de Dieu qui ont pesé les mots, les virgules et les points n'ont pas fait mieux que les autres peuples, païens ou ratio-matérialistes sur Terre. Aucun des peuples de Dieu ne s'est montré plus transcendant que ses voisins rationalistes ou philosophiques. Manger casher ou hallal parce que quelques mots disent que c'est seulement ainsi qu'on peut manger sans péché n'a pas rendu les peuples soumis à ces dérisoires détails meilleurs que leurs voisins qui bouffent n'importe quoi. Les frères et sœurs qui lisent comme vous Le Livre sans les parenthèses ne sont pas plus promis au salut, s'ils ne vivent pas une existence d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence du cœur libre des chaînes des préjugés.
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XXxxxXX 221CX
Xxxx xx xxxx xxx xx x xxxxxxxx xxx xxxxx xx xxx .
Signature.

Réponse :
Xxxx xx xxxx xxx xx x xxxxxxxx xxx xxxxx xx xx.