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4 octobre 2020 (223) 
pauvres rudéraux que nous sommes !

Le Père ne souffla pas sur moi comme sur un jasmin raffiné le long du Taj Mahal ou sur une rose au pied de la basilique de Vézelay, mais comme sur une rustre cymbalaire des murailles dans les ruines du monde.
Depuis lors, fleurs des ruines nous poussons inaperçus, sauf de quelques randonneurs hasardeux, sur ce que sont
, sans que la masse ne s'en doute, les décombres de la Vie ici-bas.

Cymbalaire des murs

la mission dans le monde comme
une cymbalaire des murs dans les ruines

Nous Pèlerins d'Arès formons sur un monde qui ne se sait pas déjà en ruines, une floraison de plantes rudérales de grande diversité, l'amorce d'une civilisation qui n'a encore jamais existé, la métacivi­lisation agreste où s'aiment tous les contraires.
En mission, n'importe quand, n'importe où, nous ne sommes guère mieux lotis que des cloportes sous des pavés. Très peu soulèvent les pavés pour les voir. Mais toute misère a son avantage : Nous restons ainsi ignorés  des rois blancs et noirs (Rév d'Arès x/6 etc.) et de leurs chiens (x/5-18), dont les apologues-pierre ponce lissent les esprits. Par bonheur, nous restons bruts, impolissables, purs, prêts pour les grands moments qui nous attendent.

Mon œil est rustre au point de ne pas voir l'intérêt d'aller sur Mars, à 78.000.000.000 mètres de nous quand on ne sait même pas ce qu'il y a à 2.000 mètres sous terre ; au point de ne pas saisir le projet d'installer la 5G pour télécharger vingt-sept fois "Ben-Hur" en une seconde, quand un minuscule virus fait qu'une lettre met deux mois pour venir de Brest à Bordeaux. Je suis si rustre que quand l'IA (Intelligence Artificielle) m'expliquera que Dieu, Allah, Brama, le Père-Mère, la Vie, le Tout-Autre, etc., n'existe pas, je ne la croirai pas. Honni comme le scolopendre, qui fuit les éclairages du monde, je sais cependant que la Vie Qui m'a créé est éternelle et que je retournerai à Elle.

L'autre jour j'entendis M. Macron dire : "J'installe la 5G, je ne veux pas revenir à la chandelle..." et je me suis aussitôt dit : "Mais Platon, Aristote, les Évangélistes, Bacon, Descartes, Spinoza, Kant, Dostoïevski, etc. n'écrivaient-ils pas à la chandelle ?" Suis-je rustre !
Au fond, je ne suis qu'un rustique menant une vie de pénitence, de sorte que mon âme (si j'en ai une) commence à ressembler à ce qu'elle sera dans l'au-delà, c'est-à-dire l'inverse de tout ce qui ramène sans cesse la brillante chair humaine à son autosatisfaction, à son profit, à ses succès comme la luciole à sa nuée. Rustre, je crois que c'est seulement le Bien en moi qui préparera correctement ma mort qui approche, parce que mon âme ne cesse de se réchauffer à l'inextinguible Feu (Rév d'Arès xLi/7). Je crois que seule ma pénitence — wouah ah ah ! wouoh oh oh ! s'esclaffe l'humanité branchée — me sauvera, qu'aimer et pardonner tous les hommes détache de moi le péché incrusté en moi. C'est mon antisuperstition à moi — on fait ce qu'on peut —. Pire encore, je suis rustre au point de croire qu'il faut être contre tout ce qui fait de l'homme son autodestructeur satisfait. Si comme moi vous répondez à la question : "Qu'espérez-vous ?" par "J'espère n'être qu'un atome de la Vie infinie", vous dégringolerez aussitôt de l'exquise civilité du monde à l'immense rusticité de la Vie.

Oui, je dirais volontiers que mes espérances paraissent rustiques et rudimentaires, mais à quelle croix me laissé-je clouer ? Aucune. Rien en moi n'exige d'analyses théologiques. Il me suffit d'aimer, de pardonner, de faire la  paix, d'avoir l'intelligence du cœur libre de tous préjugés, bref, d'être un pénitent. Par là même je vole déjà vers l'Infini.
Je suis rustique, parce que je reviens des millénaires en arrière cherchant la Lumière qui couvrait tout sans cesse, quand tous les pouvoirs et tous les gens à la page du monde sont déjà loin, très loin en avant sous les spots des stades ou sur les délicieuses autoroutes du péché des péchés (Rév d'Arès 38/2). Le monde me juge absurde et face à lui je ne tiens "ni debout, ni assis, ni même couché," comme disait Ionesco de l'absurde.
Aux USA un certain David Cope compose de la musique informatique à partir de lignes de code et d'un algorithme qui génèrent des "œuvres" musicales à la manière de Jean-Sébastien Bach. C'est aussi insolite que la messe que les prêtres croient celébrer à la manière de Jésus. "Pourquoi cette invention inutile," se demande le plantain rudéral, la cymbalaire ou l'ortie que je suis, "quand Jean-Sébastien Bach a écrit des œuvres dont la beauté nous comble à l'état naturel ?" Presque tout dans ce monde n'est qu'invention, pensé-je, moi lourd et rustique, sauf l'amour, parce qu'il ne vient pas de moi, mais de la Vie (Rév d'Arès 24/3-5)... de la Vie non biologique. Quand je fais jaillir cette réalité endormie des fonds oubliés de l'Événement Créateur, des millions de regards posés sur moi s'emplissent de pitié.
Pourquoi l'inutile invention politique de l'épidémie par covid-19, pense le rustique que je suis, qui sait que le confinement et le masque ne rendent pas les hommes immortels et que les virus des grippes dites saisonnières rendent aussi malade sans qu'on jette dans la peur de mourir et dans les affres économiques la moitié de la planète ? Ainsi dans ce monde, depuis que mon cœur a mis un pied hors du temps (Rév d'Arès 12/6) et que les yeux de mon âme voient les choses autrement que les yeux de ma tête, je trouve que trop de choses sont artificielles. Artifice est pour moi le blanc de ma peau, je ne me vois pas différent d'un pygmée, d'un eskimau, d'un indien, d'un papou, d'un chinois, d'un khoikhoi. Je m'efforce d'être l'homme sans race, sans coutume, sans mode de penser, de construire, sans haine, sans orgueil national... Bref, j'ai renoncé à exister dans les classements, catégories et statistiques qu'affectionne le monde.

On a demandé au public d'un match de basket-ball de compter non le nombre de paniers mais le nombre de changement de main. Le jeu étant rapide, les changements de main sont difficiles à compter. Tandis que le public suivait atten­tivement les mouvements de la balle, un homme déguisé en gorille entra sur le terrain, se tambourina la poitrine, puis s'en alla. Le match fini, on dit au public qu'un gorille était venu sur le parquet. Le public protesta qu'il n'avait rien vu de tel. On leur passa alors le film du match et ils furent bien obligés de convenir que le gorille avait vraiment été là. On appelle ça "aveuglement inattentionnel." Je suis comme ce gorille, présent mais inaperçu.

Personne n'a jamais vu le Dieu anthropisé, le juge et roi céleste des religions, auquel des milliards croient, mais ces croyances sont prêtées à l'humanité comme l'extralucidité aux évêques, aux ash'arites, aux rabbins, aux lamas, aux gouroux, aux présidents des nations, etc., parce qu'on les a quintessenciés. Ayant depuis longtemps cessé d'être des pruniers sauvages et naturels, leurs laboratoires ont fait d'eux des cultivars compliqués, des fruits desquels ils font des confitures sous mille marques. Et puis un jour une Voix, que je croyais erronément avoir entendue dans mon Église d'alors, m'appela et me parla ailleurs, à Arès, un trou girondin. Pourquoi dans un pauvre village de pêcheurs d'huitres mécréants cerné par d'immenses pinèdes ou court le vent de l'océan et à moi, homme d'église sans mérites exilé là ? J'ai compris pourquoi. N'importe quel rien-du-tout est qualifié pour être l'humanité entière à lui tout seul. Depuis lors, j'affirme que Dieu n'est pas celui des mages, prêtres et théologiens, qu'Il n'est ni juge, ni roi, ni même probablement une personne, mais qu'Il est l'Être de l'infiniment petit à l'infiniment grand, la Puissance dont chacun recèle une part dans les profondes caves de son être. Les religions font de leur mieux et se débrouillent très bien de leur(s) Dieu(x) anthropisé(s), couronné(s), comptabilisant les péchés, comme les républiques se débrouillent très bien de leurs présidents, législateurs et tribunaux comptabilisant les délits. Moi, je n'ai rien fait de plus que rencontrer le Créateur qui m'a paru tout autre que ce que disent les religions — Pouffement général au nez du pauvre rustre qui prétend avoir rencontré l'inrencontrable.
Nombreux sont ceux qui pensent que je ferais mieux de disparaître ; plante rudérale accrochée à des décombres, je ne parfume pas. Je n'impressionne pas plus qu'une touffe de plantain dans les ruines. Mais je tiens, je parle depuis longtemps. Ça gêne ; la gêne forme les premières mesures de l'opéra qui va se jouer. Je ne cesse pas de dire à tout humain de rencontre que Dieu est en lui et même, d'une certaine façon, est lui, tout en étant simultanément un atome de la Puissance qui ne cesse pas de créer l'Univers. La Révélation d'Arès et l'expérience du Surnaturel qu'a vécues le rustique bonhomme que je suis nous permettent de refaire le pari de l'Amour inconditionnel, de trouver le Salut dans la pénitence.

copyright 2020

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Commentaires
04oct20 223C1 
Bonsoir Frère Michel,
Voici un intéressant interview d'André Comte-Sponville sur les mesures prises par le gouvernement français.
Bonne soirée
Dominique C. de Nice, Alpes Maritimes

Réponse :
Merci, frère Dominique, pour ce bref commentaire et la vidéo.
Ici André Comte-Sponville parle de la peur que le gouvernement français s'efforce de maintenir dans la population. J'ai déjà raconté dans une précédente réponse que, le 17 mars dernier, M. Emmanuel Macron termina son message annonçant la mise en confinement de la France par : "C'est la guerre", et que j'eus un haut le corps en m'écriant quelque chose comme : "Mais la guerre c'est l'inverse ! C'est le courage devant la mort possible, ce n'est pas la fuite." Et je me souvins de la conférence fameuse : "Le Déclin du Courage",  qu'Alexandre Soljénitsyne avait donnée aux étudiants de Harvard le 8 juin 1978 : "Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant-coureur de la fin ?"

06oct20 223C2
Merci, frère Michel, pour cette nouvelle entrée, qui dénonce si bien le côté théâtral d’une société sérieuse et urbanisée se croyant très forte, alors que le tabou risible qu’elle met sur la mort, l’espérance et le progrès spirituel la fragilise. Ça me rappelle Beckett et Ionesco.
Moi, né dans un milieu rural, il m’arrive souvent d’assumer comme vous ce côté rustre et provocateur, chemin de mission parmi d’autres. Quand on me demande comment ça va, je réponds froidement que j’en ai encore pour entre dix secondes et trente-cinq ans, mais que ce n’est pas grave, que le corps c’est comme une voiture, et qu’on apprend à en faire son deuil.
À part ça, vous touchez une question qui ne me quitte guère, quand vous écrivez : "J'affirme que Dieu n'est pas celui des mages, prêtres et théologiens, qu'Il n'est ni juge, ni roi, ni même probablement une personne, mais qu'Il est l'Être de l'infiniment petit à l'infiniment grand, la Puissance dont chacun recèle une part dans les profondes caves de son être."
"... ni même probablement une personne…"
Je ne sais si je comprends bien le mot personne, mais mon intuition, portée par mon vécu quotidien, par ce que les philosophes et écrivains ont produit de plus élevé, et par ma pratique quotidienne de la Parole, tend comme à me rapprocher d’un  Père-Mère qui n’est pas seulement la Puissance matérielle et énergétique de la Vie, mais en même temps une conscience aimante, joyeuse, exultante  et souffrante, à la ressemblance (Genèse 1/26) de ma propre  conscience aimante, exultante et souffrante.
Ainsi, moi qui n’ai pas lu Spinoza, mais qui le connais indirectement, je m’interroge sans cesse sur ce Dieu Nature ("Deus sive Natura"), confirmé à Arès : Je suis la Mine et l’Eau [Rév d'Arès xxxv/17]... Le soir Je suis, l’Aube Je suis, sur tous les soleils [xxxviii/12].
Le Dieu de Spinoza comporte-t-il un attribut conscience distinct des consciences humaines ? Mes conversations avec un prof de philo communiste m’on laissé le sentiment que non, mais un philosophe musulman m’avait donné l’impression contraire.
En tout cas il est évident à mon "sens" que Dieu est là tout proche (Coran 50/16), qu’Il entend et qu’il sait (Coran, nombreuses réf.), qu’il voit et entend (nombreuses références dans La Révélation d'Arès sans compter le mot Œil). Et il vous a parlé ! Et constamment, moi Job David, je sens ma main qui tient La Main (Rév d'Arès xLv/7). Ainsi mon œil peut pleurer, petit mal (Rév d'Arès xL/10), mais l’Eau reste dans l’œil (xLv). Ainsi pour moi l’homme, n’est pas le seul "Dieu",  l’homme c’est le côté de Dieu enfant (33/8) plus ou moins  à l’écoute et à l’école du Père/Mère de l’Univers.
Mais moi-même je vous ai écrit que comme Socrate, avec mon  intelligence faible lumignon je ne sais rien, et c’est pourquoi sans attribuer à l’intelligence d’aucun prophète une infaillibilité  qui en ferait un roi blanc,  je me sens porté — car je ne saurais vouloir si Dieu ne veut pas, comme dit le Coran — je me sens porté à échanger sur ce mystère : le Père-Mère Vie a mis  un tel désir d’approche dans les cœurs surnageant un peu au péché d’Adam, ceux qui recherchent la face de leur Seigneur,  comme dit le Coran !
Je n’oublie pas que peu importe ce que je crois du moment que je fais… mais "voir et entendre" ?  souhaitez-vous me publier… me répondre ?
Bien fraternellement,
François D. d’Île de France

Réponse :
Merci, frère François, pour ce commentaire qui tourne et retourne encore, comme les pécheurs le font depuis des millnénaires, la question de Dieu non seulement difficile, mais impossible à résoudre, parce que nous ne disposons, pour l'envisager, que de notre cerveau humain et de notre langage humain insuffisant et grossier. Moi aussi comme vous, comme chacun de nos frères et sœurs humains, Pèlerins d'Arès ou n'importe qui parmi les sept milliards et demi d'humains, je tends ma pensée vers cette réalité qui m'échappe comme je tendrais ma main à l'infini, sachant qu'il existe dans l'espace sans limites, sans possibilité de le toucher.
Je ne peux qu'imaginer et réduire au très étroit cadre de mon intellect l'idée que je me fais de Dieu. "Le Dieu de Spinoza comporte-t-il un attribut conscience distinct des consciences humaines ?" demandez-vous. J'irais plus loin dans l'incertitude, je dirais que Dieu n'a pas de conscience aux sens que nous donnons à ce mot, mais que nous, quand nous parlons de Lui, nous passons forcément par notre conscience humaine et que c'est comme vouloir faire passer un éléphant par une entrée d'igloo. Les chercheurs — ce mot "chercheurs" me laisse toujours songeur... J'entendais ce matin le Professeur Raoult interviewé sur CNews dire : "Quand je donne un cours, je dis aux étudiants : Tout ce que je vais vous dire est faux... Ça aura changé dans dix ans." —, les chercheurs donc pensent que les chimpanzés ont un langage ; alors, je me demande : Comment dans leur langage chimpanzé parlent-ils de l'homme ? C'est aussi impossible à dire qu'il ne sert probablement à rien à Dieu de se dire : "L'homme, Mon Enfant obscurci par le péché, me perçoit-il et comment ?" Son rapport à nous est d'un tout autre mode.
La réflexion du Père/Mère, s'Il/Elle a besoin d'une réflexion (ce que je ne crois pas), ne passe pas par les fibres du cerveau pécheur, parce qu'il n'est pas une "personne" (j'y reviens). Cela, je l'ai bien perçu lors de nos cinq rencontres, Il réduisait à un clou (Rév d'Arès ii/21) ce qu'il avait à me dire ; il se réduisait à la dimension du rien‑du‑tout que je suis... par Amour.  L'Amour est sans dimension ni de temps (12/6), ni vocale, ni émotionnelle. Quel est Son Mode de relation avec l'homme, va-t-on me demander ? Je serais bien incapable d'étendre mon esprit si limité à la compréhension de ce mystère, si je n'avais pas saisi au moins une chose : Qu'Il aime l'homme non dans l'individu mais dans sa globalité, son tout. Tous les humains sont l'humanité. Il aime Tamerlan ou Adolf Hitler comme Il aime François d'Assise ou Gandhi, parce que les uns ont le Mal en eux, les autres le Bien, mais ils sont le Mal et le Bien qui se répartissent dans toute la race et qui sont en chacun de nous, qui ressortent chez les uns ou ne ressortent pas chez les autres. La conscience où s'entrechoquent les contraires est humaine ; elle n'est pas divine.  C'est là que j'en arrive à la personne :
Qu'est-ce qu'une personne ? C'est un individu au milieu de milliards d'individus avec ses caractéristiques propres ; l'individu est bon ou mauvais, bête ou intelligent, habile ou maladroit, etc. Le Père/Mère, Lui, ne saurait être une personne. Il-Elle est tout autre chose, que nous connaissons, mais à quoi nous ne pensons pas quand nous parlons du Père/Mère, parce que nous ramenons tout sans cesse à un individu. C'est ainsi que le Père/Mère a été ramené à un roi, un juge, un créateur en pensant au Créateur de l'Univers comme à Mansart bâtisseur de chateaux, mais en beaucoup plus grand. En fait le Père/mère est tout autre chose, Il est comme Il le fait dire par Jésus en 1974 : Sainteté, Puissance et Lumière (Rév d'Arès 12/4). Les Sainteté, Puissance et Lumière ne peuvent pas être une personne ; elles sont Sainteté, Puissance et Lumière, un absolu que ne peut receler une personne. Et tout ce qu'Il est est aussi en chacun de nous, étouffé, réduit à presque rien, mais intrinsèques à nous et ce qui est formidable et que nous apprennent les Évangiles ou La Révélation d'Arès, c'est que l'homme peut développer un contraire plutôt qu'un autre... L'homme est changeable et perfectible, s'il le veut.

06oct20 223C3 
Très cher frère aîné,
Vos mots résonnent en moi comme l'écho d'une goutte transportée sur le sol d'une grotte silencieuse par la gravité du monde terrestre.
Unité de mesure universelle dans notre dimension, une goutte d'eau mesurant 1 cm (je vous invite à le vérifier par vous-même), elle fut instantanément formée par le miracle de la Vie et donc utilisée par nos frères antiques comme référence au monde quantifiable.
https://www.facebook.com/uhem.mesut/videos/756306138113079
Puisse la parole qui vous a été transmise ouvrir cette même perspective d'universalité pour cette humanité qui ne semble plus qu'en avoir que le nom !
Le tumulte grandissant, orchestré par cette crise de folie sanitaire, engendre chaque jour son lot d'incohérences, opposant la bienveillance que nous connaissions (visiter nos aïeux, s'embrasser, se serrer dans les bras, être proche les uns des autres, partager un sourire, une expression du visage, une poignée de main, une danse...) à la soumission ordonnées des gestes barrières, comme si l'éloignement d'avec nos semblables pouvait être source de salut !
La prétention des hommes à vouloir tout contrôler, tout planifier me laisse pantois .
Mon cœur saigne de ces dichotomies sans cesse accentuées par les messages médiatiques anxiogènes et la soumission acquise d'une humanité résignée... mais mon esprit me crie qu'il est encore possible malgré la difficulté, l'apparente immobilité, d'arpenter l'espérance d'un monde meilleur pour que notre vie devienne la Vie, celle où l'on ne meurt plus.
Sans doute ai-je acquis cette confiance en la Vie par le fait d'avoir traversé la mort bien plus de fois qu'aucun d'entre nous ne saurait fêter d'anniversaire sur cette terre, mais j'avoue, mon frère, que je questionne souvent le Créateur ces derniers temps sur cette perspective d'un monde accompli, même si comme chacun d'entre nous, je ressens qu'à chaque instant je suis le bâtisseur de mon éternité.
Vous dites dans votre texte, être le sujet de railleries, d'invectives vous poussant à partir loin de ce monde public. Comme je comprends ce que vous vivez. Je suis moi-même, par mon "petit" rôle public, affublé d'être un gourou au service de La Révélation d'Arès et lorsque je demande aux gens en quoi le message qui y est donné pourrait-il être délétère, on ne me répond rien, juste que je suis le vecteur d'une secte, sans pourtant qu'ils y apportent un quelconque argument objectif.
Ma conscience est à vos côtés, quoi qu'il en coute. Je vous transmet par ces mots et ma pensée quotidienne tout l'amour fraternel que je vous porte.
Je vous souhaite une merveilleuse journée. Merci encore pour tout ce que vous faite et donc ce que vous êtes.
Tendrement, votre frère.
Pascal de Saint-Jean de Luz

Réponse :
Merci, mon frère Pascal, pour ce beau commentaire.
Oui, "la prétention des hommes à vouloir tout contrôler, tout planifier laisse pantois," frère Pascal. C'est vrai, mais le célèbre palindrome "amor" pour "roma" est aussi vrai. Je veux dire que les opposés en nous peuvent se remplacer. L'homme peut, si sa conscience se hausse à cette nécessité, opter pour le contraire de sa "prétention à tout contrôler" qui pourrait être une prétention à tout libérer. Vous y croyez aussi, comme j'y crois, parce que tout dans ce monde est antagoniste ; à preuve, vous avez "traversé la mort bien plus de fois qu'aucun d'entre nous ne saurait fêter d'anniversaire sur cette terre." La vie est si proche de la mort  que, la nuit, nous rêvons à des choses auxquels nous ne penserions même pas une seconde à l'état d'éveil. Nous avons autant de difficultés à raconter nos rêves que nous aurons, morts, des difficultés à nous raconter si énormes qu'elle confineront à l'impossibilité à faire comprendre aux charnels ce qu'est l'état décharnalisé.
Nous passons, dans l'état actuel des choses, des temps où la difficulté de vivre nos états rudéraux est énorme. Nous sommes parfois comme morts à cette existence J'ai souvent eu, quand je missionnais, l'impression très vivante d'être un fantôme de défunt parlant à des charnels surpris d'entendre ma voix comme si elle était d'outre-tombe.
Pèlerins d'Arès, nous avons l'incompréhension des humains pour habitat. Inécoutés, quasi inaperçus, nous sommes comme les touffes de verdure rudérale sur des ruines... Mais les ruines ont toujours un lien avec le présent et l'avenir, car ce sont toujours des ruines qui, il fut un temps, étaient des maison où vivaient, naissaient, mouraient les hommes. La Vie n'est qu'un Éternel Retour ! Nous avons le temps pour ami et pour unique possession une Victoire qui viendra dans les générations.

07oct20 223C4
Cher prophète,
Tout ce que vous écrivez je le ressens profondément.
Nous avons la culture la science mais nous n'avons pas la bon sens, celui  du Créateur.
Je veux vous remercier tout simplement pour vos textes dans ce blog.
Nous avons tous besoin de votre lumière.
Un être infiniment reconnaissant:
Catherine, non localisée

Réponse :
Je connais plusieurs Catherine et je ne vous situe pas sous le seul prénom, mais ça ne fait rien, je suis ému en lisant votre commentaire qui est un simple éloge. "Votre lumière," me dites-vous et ça me touche vraiment, non parce que je me considère comme la Lumière du Père, mais parce que je fais tant d'efforts pour rester l'antenne humaine de la Parole Qui m'est venue que je crois être l'honnête et bon transmetteur des éclats de Vérité qui nous sont perceptibles à travers le voile de notre obscurité pécheresse.
Merci, ma sœur Catherine.

07oct20 223C5
Bien aimé Mikal,
Hier, un de mes passagers*, travaillant dans les grands palaces parisiens, a le chômage partiel... Il a dans la clientèle des gens du ministère de l'intérieur. Il ma dit : "Ils reconfinent, ferment les cinéma, les salles de sport, à présent les cafés, ensuite ce seras les restaurants, etc. Tous les commerces fermés, les gens ne sortiront plus. Où sont les contestataires !?"
Je viens de recevoir cette vidéo  langage cru : https://youtu.be/TQyOzBY6M_k
Je vous embrasse.
Didier Br. d'Île de France

Nota *  : Didier est chauffeur de taxi Uber

Réponse :
Merci pour cette vidéo. Cette vidéo s'ajoute aux très nombreuses vidéos qui circulent aujourd'hui sur le même thème : Finissons-en avec cette crise du coronavirus !
Je vais pour une fois me faire non le défenseur, mais l'explicateur suppositif de l'obstination de notre gouvernement à poursuivre ses lois sanitaires qui risquent de ne jamais connaître de fin, puisque le covid-19 risque fort de s'installer en ce monde comme les nombreux rhinovirus (virus du rhume) contre lesquels on n'a jamais trouvé de vaccin.
Je suppose que le gouvernement ne sait plus comment rester conforme à la loi dite du principe de précaution : Loi (dite Loi Barnier) n° 95-101 du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l'environnement. NOR : ENVX9400049L. ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/1995/2/2/ENVX9400049L/jo/texte. Alias : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/1995/2/2/95-101/jo/texte. JORF n°29 du 3 février 1995. À l'origine de cette loi il y eut le principe de précaution comme disposition définie et entérinée lors du sommet de Rio de 1992. Cette disposition dit que malgré l'absence de certitudes, à un moment donné, dues à un manque de connaissances techniques, scientifiques ou économiques, il convient de prendre des mesures anticipatives de gestion de risques eu égard aux dommages potentiels sur l'environnement et la santé. Plusieurs affaires et débats ont favorisé son déploiement en tant que principe : les OGM, le bisphénol A2, le sang contaminé. Ces affaires ont conduit de nombreux pays, dont la France, à inscrire ce principe dans leurs droits nationaux.
Rappelez-vous M.Fabius assigné en justice pour avoir, quand il était premier ministre, été considéré comme coupable de ne pas avoir pris au sérieux suffisamment à temps l'affaire du sang contaminé (Sida). Je pense que les ministres français d'aujourd'hui, qui en leur for intérieur pensent peut-être personnellement que la Suède a eu raison de ne pas confiné ni rendre le masque obligatoir, ont peur eux aussi d'être traduits en justice comme le fut M. Fabius.
Ceci dit, je comprends la colère de l'auteur de cette vidéo.

07oct20 223C6
Rudes héros ruraux
Ayant déserté les réseaux
Pour gravir le rire
Solidariser les campagnes
Jardiner sur la montagne
Et offrir un écho
À votre rencontre de l'inrencontrable

Merci pour votre salutaire cymbalaire!

David B. du Québec, Canada

Réponse :
Merci, frère David, pour ce bref poème. La poésie nous permet non de fuir les réalités, mais de les traduire en langage de l'espérance. À cette idée-là je crois que votre poème est particulièrement conforme. Il ne faut jamais fuir l'inaccompli, parce que si le Père nous invite à ne voir la prière que comme mémoire de Sa Parole pour l'accomplir (Rév d'Arès 35/6), c'est justement parce qu'elle est pour l'heure inaccomplie ; elle n'est encore, comme vous le dites ici, "qu'un écho à ma rencontre de l'inrencontrable." Les églises, les temples, les mosquées, les synagogues, ne sont pour l'heure que des boîtes d'échos. Quand l'Univers se créa il obéit à la Voix du Créateur : "Que ceci ou cela soit !"  Pas à l'écho de la Voix. La Voix, c'est à nous de la retrouver au fonde nos gorges.
Pour l'heure nous marchons en tous sens dans l'immense parc du rien, certes fleuri, mais plein de rien, et il n'est que de contempler l'Histoire pour voir qu'il ne s'est rien passé sur Terre depuis Adam : l'Histoire n'est qu'un perpétuel recommencement ; l'Histoire n'a rien créé. Pour le moment encore les hommes ne créent rien ; au mieux ils envisagent et ne vont pas plus loin.
Nous devons devenir quelque chose d'autre que ce que nous sommes. Il nous faut, oui "gravir le rire" et j'ajoute les pleurs. Il nous faut changer nos vies (Rév d'Arès 30/11)., passer de l'autre côté du mont. Nous devons sortir de ce monde où nous sommes domptés pour devenir les indomptés qui seuls peuvent créer le Bien qui est par-delà le fouet des lois. C'est une très difficile métamorphose qui nous attend. Trouvons la force de résister au pouvoir de la peur sur nous et de devenir des hommes d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence libre de préjugés.

07oct20 223C7
Avec mon groupe missionnaire de Lorient nous avons fait cette affiche pour illustrer une de vos phrases prise sur le blog. C’est une coïncidence, mais nous la trouvons appropriée à cette entrée.
Il y a   une sorte de rudesse dans cette plante qui arrive à percer la croûte du péché de la terre. J’ai fait exprès  d’évoquer soit une route en béton soit un désert soit une vase durcie, parce que c’est : La mémoire des hommes est sous le péché comme sous la sécheresse une vallée fertile, tout y dépérit, l'eau vive s'évapore, l'esprit de l'homme hume l'air comme un âne assoiffé, il boit la fange dans le creux des mares, il boit n'importe quoi qui apaise sa soif un instant (Rév d'Arès 30/2). Et cette croûte est soit à l’extérieur soit à l’intérieur.
Mon groupe : Algia, Louise, Daniel, Guermia, Yannig, Hélène et moi Bernard de la F. de Bretagne-Sud
Affiche Lorient Octobre 2020

Réponse :
Merci, frère Bernard et tous vos frères et sœurs de votre groupe missionnaire, pour cette affiche.
Les hommes défrichent et cultivent cette Terre mais, c'est vrai, peu d'entre eux voient ce travail comme un acte d'amour. Le blé en herbe et les bourgeons qu'on voit partout au printemps constituent un moyen de se nourrir et de gagner sa vie, mais je n'ai encore jamais vu à l'entrée d'un champ une pancarte avertissant : "ici l'amour ! Respectez ce lieu comme l'amour !" Pendant sa campagne électorale des dernières élections municipales Anne Hidalgo à Paris promettait de planter 170.000 arbres et ses supporters parlaient de "créer un poumon vert au cœur de Paris." Mais nulle part le mot amour apparut dans leurs discours et commentaires. Pour eux c'était un poumon vert comme il existe pour les paralysés de la poitrine des poumons d'acier, énormes tubes métalliques inventés à la fin du XIXe siècle qui ont été la seule solution viable pour les personnes atteintes de graves insuffisances respiratoires, comme la poliomyélite. Mais la plante est vue par la municipalité parisienne dans son côté pratique : aider à respirer. Nous, nous voyons autre chose dans la plante, arbre ou fleur, nous lisons un mot d'amour de la végétation, notre sœur vivante. C'est le sens de votre affiche. Je l'aime beaucoup.

07oct20 223C8 
Bonjour Frère Michel et sœur Christiane.
Oui, nous sommes très loin de ce monde. Je me sens plus près de Néandertal et de Cro-Magnon que des journalistes sarcastiques, quand je ressens l'unicité de la vie et de l'incroyable intelligence du vivant, moi, le petit biologiste-jardinier auprès de son arbre.
Patience et longueur de temps font plus que force et que rage. Les civilisations passent mais l'Amour qui donne la magnificence de la vie ne disparaitra pas.
Bien fraternellement
https://www.francebleu.fr/emissions/panier-de-crabes/breizh-izel
Jean-Hubert G. de Bretagne-Ouest
Jean-Hubertà Bleu-France Septembre 2020

Réponse :
Un grand merci, mon frère Jean-Hubert, pour cette émission sur France Bleu Finistère où vous êtes invité pour parler des arbres. En expert ! Grand moment d'émotion pour moi ; je me suis senti projeté de nombreuses années en arrière à Menton, la première fois que vous nous fîtes visiter, à sœur Christiane et à moi, des parcs non ouverts au public de la ville de Menton où se trouvaient des arbres très beaux, certains rares. À moi, qui suis nul en botanique, vous avez alors appris, en quelques heures, quantité de choses que j'avais toute ma vie ignorées sur les arbres dans leur rôle particulier et sans équivalent sur toute la planète, leur pouvoir de stocker le carbone, leur production de matière sèche annuelle, leur rôle dans le cycle de l'eau et de manière générale les écosystèmes arboricoles complexes que sont les forêts, sources et refuges de biodiversité. Dans mon entrée 223 je parle de plantes rudérales très petites, insignifiantes, comparées aux arbres. Mais nous deviendrons des arbres, nous les Pèlerins d'Arès !
Quelques années plus tard vous nous fîtes visiter, toujours à Menton, une olivaie où s'alignaient des oliviers de 2.000 ans, voire davantage. Je ne me souviens plus très bien de l'âge du plus vieux, mais je me souviens que là, face à la mer, tandis que vous m'expliquiez qu'un olivier s'élargit mais ne grandit pas, je pensais à Platon, et je me dis : "Quand le noyau d'olive s'enfonça en terre pour produire cet arbre-là, Platon vivait peut-être encore." Cela ne me parut pas vieux. Au contraire ! Je perçus une fois de plus que non seulement la vie humaine est très brève, mais que l'Histoire est récente : "Gilgamesh", trois mille vers courant sur douze tablettes racontant les aventures d'un roi mésopotamien, Gilgamesh, la première œuvre littéraire jamais écrite, il y a 4.500 ans, à Sumer, au bord de l'Euphrate. C'était hier. Les arbres doivent planter dans nos esprits la certitude que la Vie est là, toute proche et infiniment lointaine, tant en nous que dans les arbres, que dans l'étoile la plus éloignée qu'a découverte le télescope spatial Hubble, une étoile dont la lumière met 9 milliards d'années pour parvenir jusqu'à nous. Mais la Lumière de Dieu (Rév d'Arès 12/4), elle, n'a pas de vitesse, elle est partout parce que sa Source est partout, il est Père de l'Univers.
L'Univers... L'arbre est un univers, mais qui n'inspire pas immédiatement l'idée de Dieu, pourtant l'Univers de Spinoza n'est pas athée contrairement à ce qu'affirment les matérialistes. L'arbre n'est pas une chose. Il est autre chose. "L'Éthique" commence ainsi par définir Dieu de diverses façons, qui permettent de développer par la suite la réflexion de Spinoza sur l'Univers. C'est peut-être le pic de l'extraordinaire, de l'inimitable pensée de Baruch Spinoza. Comme l'arbre il est n'est pas athée, mais comme l'arbre il ne voit pas du tout le Père comme les religions Le voient. On a pris ça pour de l'athéisme. Il ne s'agit que de la négation des religions. Spinoza avait compris, c'est par là qu'on le croit matérialiste, que les religions avaient répondu au besoin d'une explication de l'univers. Ce génie constata que ne pouvait être cause de soi-même que ce qui dépend de soi-même. Dès lors il ignora le principe de la loi "scientifique" de la contradiction de la matière et raisonna en termes de cause-conséquence ; autrement dit, si une chose existe, son existence a une cause. L'existence de cette cause a elle-même une cause et on remonte ainsi de cause en cause selon un processus infini, à moins qu'on s'arrête à une chose qui est sa propre cause dite cause première. Spinoza souligne que l'infinité du pouvoir divin implique une réalité infinie. Eh bien, je vois les arbres comme impliquant eux-mêmes une réalité infinie et c'est si vrai que j'ai noté que cette infinitude les rend inabordables dans les forêts primaires, sortes de chaos végétaux comme ceux que vous, frère Jean-Hubert, avez visitées en Nouvell Zélandre.
Aux religions qui considèrent qu'un Dieu infini a créé un monde fini Spinoza dit quelque chose comme : "De la nature divine ne peuvent suivre qu'une infinité de modes ou une infinité de choses, c'est-à-dire tout ce qui tombe sous un entendement infini." Si une chose n'existe qu'en étant sa propre cause, c'est qu'elle devait forcément exister, puisqu'elle existe. Pour les matérialistes c'est la définition de leur matérialismes et pour moi, qui ai rencontré Dieu, c'est l'inverse, la défintion même du Créateur sans commencement ni fin, la Vie. Comme une chose ou un être n'apparaît qu'en raison de sa cause, elle a toujours existé, car sans elle-même à la base, elle n'existerait pas. L'arbre est, de cette façon, comme éternel ; il porte en lui sa perpétuité. Ce qu'on appelle des forêts primaires sont peut-être en fait des forêts perpétuelles, car avant même que la Terre existât l'arbre existait en puissance dans la Vie.
La seule chose qui pourrait empêcher Dieu d'exister, c'est Lui-même, mais Dieu se supprimant n'a aucun sens. Aussi Spinoza dit-il (de mémoire) : "J'entends par Dieu un être absolument infini, c'est-à-dire une substance constituée par une infinité d'attributs dont chacun exprime une essence éternelle et infinie." Y a-t-il sur terre quelque chose qui inspire cela plus qu'un arbre ? Quand je mourrai, tout en ignorant dans le détail ce qui se passera pour moi, je crois que, de toute façon, je rejoindrai cette "essence éternelle et infinie." Spinoza insiste résolument sur ce point : "Les choses ne sont pas produites par Dieu d'autre manière que de la manière et dans l'ordre où elles ont été produites." Ce sont là des phrases célèbres de "L'Éthique" que je n'arrive pas à détacher de ma méditation sur l'arbre. Je ne sais pas pourquoi les druides de l'antique Bretagne montaient, dit-on, dans les arbres, mais je pense qu'ils procédaient ainsi parce qu'il n'avaient pas besoin d'églises, de salles de prière, mais que les arbres étaient pour eux des lieux très proches du Divin, ce qui s'appelerait sacré.

08oct20 223C9
Grand merci, cher frère aîné, de nous nourrir avec ce blog d'une âme libre !
Je ne connaissais pas l'adjectif rudéral : "qui pousse dans les ruines, dans les décombres."
Alors si vous êtes rustre ou rustique — ce que j'ai bien du mal à imaginer —, je dois ressembler à la chèvre qui dévore ces touffes d'herbes rudérales avec délices.
Sans être botaniste, ma recherche sur les plantes rudérales m'apprend qu'elles sont source de protéines ; leur présence permet d'indiquer soit un enrichissement soit un approvisionnement du sol.
Prenons la cymbalaire ! Consommée crue, elle est riche en vitamine C et aide à soigner le scorbut.
Quant à l'ortie, ses bienfaits sont aujourd'hui valorisés et pas seulement sous forme de purin pour les potagers — Voir le témoignage de déportés ayant survécu en mâchant des feuilles roulées à l'envers.
Passons à l'ambroisie ou armoise, cette plante contient de l'artémisinine, dont les dérivés sont indiqués dans le traitement contre le paludisme. Cette maladie fait bien des ravages dans le monde de l'ordre de 700.000 morts seulement en Afrique. Ses victimes risquent de doubler en 2020. En cause : des mesures de prévention suspendues pour cause de coronavirus... et puis sans doute ce médicament n'est pas assez coûteux et le marché potentiel dispose de peu de moyens financiers.
Bref j'arrête là sur le chapitre de ces herbes bien meilleures qu'il n'y paraît.

"J'affirme, dites vous, que Dieu est l'Être de l'infiniment petit à l'infiniment grand, la Puissance dont chacun recèle une part dans les profondes caves de son être."
En se tournant vers Lui comme en se regardant de l'intérieur, celui qui s'en donne la peine retrouve la lumière au sens propre comme figuré. Là réside l'Amour au sens universel et particulier, l'intelligence spirituelle, la dynamique pour changer ou, à dire vrai, le chemin pour retourner vers et retrouver l'état de grandeur originelle oublié, ses capacités harmonieuses insouçonnées.
Tout cela a été gâté et rapetissé par des comportements nocifs dont nous héritons et participons encore bien malgré nous.
À titre d'exemple, l'émission de la chaîne "Arte" sur la décolonisation de la France (diffusion mardi 6 octobre) en dit long sur les ravages des pouvoirs et l'empilement de haines et de souffrances encore présentes.
Ou encore voir l'état du Liban gouverné par un pouvoir confessionnel réparti entre chrétiens, chiites musulmans et hezbollah... Il s'agit bien en fait du mal les dévorant,  mal et  corruption où aucune voie vraiment spirituelle ne se fait entendre ! Pourtant il doit y avoir des êtres de bien dans les trois partis mais ils ne sont pas audibles pour relativiser toutes ces "différences culturelles" face au Bien qui est "ailleurs". Nous non plus [Pèlerins d'Arès] nous ne sommes pas audibles ni visibles, mais nous leur souhaitons comme à nous-mêmes face au gâchis  commun, d'arriver à semer des graines de concorde par la base pour faire honte à leurs soi- disant sommités.
Secouons nous, ébrouons-nous dans l'eau bienfaisante du Message d'Arès qui le dit : Autre chose est possible, nous commençons, d'autres continueront.
Et puis chacun le sait : Difficile de lutter contre les herbes folles et rudérales, toujours elles reviennent comme les liserons de mon petit jardin.
Oui nous sommes tenaces d'aller par les rues porter témoignage du Rappel de Dieu, de Son Appel au Bien et à l'amour. C'est un combat noble et salutaire, en dehors de toute institution, entrepris librement par qui veut pour affirmer que la paix et l'amour sont à entreprendre ici et maintenant.
Un combat contre sa part d'ombre et son "confort", un don de temps vers d'autres nous-mêmes.
La voie vers un autre monde à habiter sur notre planète bleue est ouverte. C'est un nouveau peuple qui, en se transcendant au delà de sa tradition, de sa culture, de ses habitudes, de son éducation, de sa religion, de ses pouvoirs veut privilégier la bonté et la bienveillance, l'accomplissement et l'incarnation du Bien et relier tous les êtres de bonne volonté où qu'ils soient. C'est à faire partout.
"La métacivilisation agreste où s'aiment tous les contraires."
Loin de l'uniformité, la pénitence ou auto-changement laisse place aux individualités qui ont besoin les unes des autres pour se compléter au lieu de rivaliser.
Oui nous cherchons sans nous lasser le fond humain et divin en nous-mêmes et chez d'autres assez curieux (au sens étymologique de se soigner) pour nous rejoindre.
Sylvie P. du Bourbonnais

Réponse :
Merci, ma sœur Sylvie, pour ce beau et long commentaire.
Oui, je confirme : Aux yeux des observateurs qui collent à la ligne morale de nos temps matérialistes je suis "rustre ou rustique — ce que vous avez bien du mal à imaginer —, et vous, ma sœur Sylvie, si vous les intéressez, vous êtes la chèvre qui dévore ces touffes d'herbes rudérales avec délices." Je considère qu'être une chèvre dans ces conditions est un grand honneur.
Mais, de surcroît, et j'aimerais que mes frères comprennent bien cela, nous vivons des temps où, très visiblement, revient la tyrannie sous une forme débonnaire, bienveillante, ce qui la rend plus redoutable, et simultanément au-dessous d'elle se forment des principes détonants. Lequel d'entre eux détonera-t-il victorieusement ? Celui de la chèvre que vous êtes, sœur Sylvie ? Je l'espère.
Il y a deux mille ans, le principe détonant que Jésus développa fit long feu, hélas. Les puissants du Proche Orient, plus brutaux, malins et retours que ceux d'aujourd'hui, le firent très vite clouer sur une croix, qui n'était pas la mort réservée aux infâmes comme on le croit, mais simplement la mort réservée à tout condamné qui n'était pas citoyen romain. Mais 2.000 ans, qu'est-ce que c'est ? Presque rien vus à l'échelle du temps cosmique. J'ai 91 ans et si je divise 2.000 par 91 je trouve 21,98, et donc Jésus vécut il y a moins de 22 vies comme la mienne ! C'était hier. On confond les progrès techniques et les progrès mentaux de l'homme. Mais le principe détonant de l'Évangile, si le Sermon sur la Montagne avait été vécu, reste à être activé. Cette activation est le programme, étouffé par le christianisme d'Église, que nous propose de reprendre La Révélation d'Arès. Jésus n'est pas l'inventeur de la démocratie, mais il est un des grands générateurs de la liberté qui peut exister, si elle repose sur le Bien.
Il y a très longtemps que les puissants ont compris que laisser les idées se développer, c'était s'empêcher de dominer. Voilà pourquoi l'agora, si l'on appelle ainsi l'espace où la parole est la plus libre, est toujours soit sous surveillance, soit carrément interdite. Et le covid-19 est pour les gouvernements un moyen inespéré, quasi miraculeux, de museler les parleurs (Rév d'Arès xLix/5) de l'agora — les dominateurs doivent avec émotion mettre des cierges à sainte-Prépotence — et les puissants modernes disposent d'un moyen formidable dont leurs ancêtres étaient privés : les ondes radio, les ondes télévisées, qui leur permettent d'organiser des informations soigneusement écrémées, des forums méticuleusement expurgés — il n'y a pas plus menteurs que les mots information et forum — devant les caméras où l'on n'entend que les encenseurs, les flatteurs, les laudateurs du système. Dans les reportages télévisés quand un reporter est envoyé avec son caméraman dans la rue, sur les marché, les plages, etc., interviewé les gens, on n'entend que des approbateurs du système, jamais les autres. Bref, la parole est accaparée par des forces sociales dominantes, qui organisent les faux débats de l'entre-soi. Aujourd'hui, ce qu'on appelle les grandes régions, la commision européenne, les comités d'experts, le conseil scientique, les think-tanks, etc. ne sont que des organismes qui servent à éloigner du système toute participation de la base. De là les Gilets Jaunes qui au départ avaient tenté de redonner sa voix à la base et qui ne sont plus, faute d'amour entre eux, que quelques bandes qui se fâchent et protestent, inécoutées. Tout ce qui tente de lutter contre le pouvoir dominant est systématiquement démantelé au prétexte souverain de "sécurité". Il m'arrive de penser que les fameux black-blocs qui cassent les vitrines sont des créatures du système dont le rôle est de justifier la répression violente.
Actuellement, il est très clair que, sauf accidentellement quelques gens comme le Professeur Didier Raoult qui réussit à s'exprimer grâce à quelques journalistes qui ont des restes de conscience, tout est fait pour briser la réflexion dans le contexte de la pandémie.Toute le monde sait que la démocratie n'existe plus... Comment s'étonner de l'énorme proportion de l'abstention lors des dernières élections ?
Je ne vois plus à la télévision "officielle" que la compétition des égos et la décomposition du débat public. Mais actuellement quelque chose se détraque ; ce n'est pas clair, mais c'est sensible. Je ne crois pas que nous ayons déjà nos chances comme principe détonant, parce que ce que nous demandons à nos frères humains est très difficile : la pénitence, mais nous approchons de la croisée des chemins. Néanmoins, nous ne devons pas cesser d'appeler à la pénitence. Le temps passe plus vite qu'il semble et ce sera un jour notre heure.
Derrière le voile de la pandémie on perçoit un courant de l'intelligence collective qui cherche à reprendre ses droits. On voit s'approcher un affrontement. Visiblement l'égalité et la liberté renforcent leurs rangs face à la "justice, aux lois", bref, aux mandarins, qui gardent leur influence avec peine, parce qu'ils "justifient" trop d'injustifiable. Visiblement, les populations en France tout du moins réclament que le "savoir" politique quittse sa sphère "céleste" et redescende sur terre afin que tous les humains décident ensemble ce qui est bon et ce qui est mauvais. Il y a de la confrontation dans l'air. Ainsi, en découvrant qu'il existe aussi, au dehors des beaux parc soigneusement cultivés, des plantes rudérales qu'on peut qualifier de sauvages, mais que je qualifie de naturelles et libres, l'humanité peut-elle découvrir que le monde comme le végétal est extrêmement vaste et que tout y est possible.

08oct20 223C10
Cher frère Michel,
Messager Fort du Très Haut,
Merci pour cette entrée où sourdent l'humour, l'amour, la lumière, la Force.
Entrée qui conforte vos frères, si insignifiants semblent-ils, à continuer et à renforcer leur travail de pénitence et de moisson malgré les apparences d'un monde qui semble foutu.
Tolstoï, dans sa dernière lettre à Gandhi écrit : "Si minime que soit le nombre des partisans de la non-violence chez vous et des réfractaires chez nous, en Russie, les uns comme les autres peuvent hardiment affirmer que Dieu est avec eux. Et Dieu est plus puissant que les hommes."
Oui dans ce travail de sous-terrain, la Force est avec nous, nous qui semblons si insignifiants.
Par contre, ce travail est à faire. Le danger est de se laisser bouffer ; je l'ai vécu et m'y suis laissée prendre ces temps-ci par toutes les tracasseries de ce monde.
Et je pense à l'entrée 142 "apôtre de l'idéal" :
"Lâchez tout ! Lâchez peur et doutes ; laissez vos affaires, votre ménage, votre vaisselle, votre bricolage, la lettre que vous écrivez, le livre que vous lisez, vos soucis. Lâchez votre petite vie et partez ! Partez une heure, deux heures, souvent, très souvent, et abordez dans la rue les gens ; expliquez-leur — de la façon qui vous sied — qu'ils ne sont pas qu'os et chair menés par la politique, la religion et leur loi comme chiens en laisse.
"Dites à tout humain que vous rencontrez qu'il est l'image et ressemblance d'un sublime Idéal, dont il est l'enfant… L'enfant orphelin, parce qu'il a tué le Père Idéal dans son cœur. Mais le Père Idéal lui laisse à lui, l'humain, le pouvoir de se (re)créer heureux. Encore faut-il qu'il le fasse ! Ce n'est ni la religion, ni la politique qui le fera pour lui. Dites-lui : "Décoincez-vous ! Il faut être absolument libre (Rév d'Arès 10/10) pour retrouver l'Idéal — le Père, l'Éternel, le Créateur, la Vie, le Bonheur, l'Amour, appelez-Le comme vous voudrez."
Madeleine T. de Bretagne-Sud

Réponse :
Je suis très touché par ce commentaire où je vous retrouve soudain comme un vif oisillon (Rév d'Arès xLv/14) de la Vie, échappé des mains rapaces du système par les couloirs duquel il faut passer quand les lois ou l'administration vous y obligent. Je suis heureux que vous ayez senti prestement, j'ai même envie d'écrire passionnément, le puissance apostolique vitale contenue dans la quasi-invisibilité des plantes rudérales que nous sommes dans les ruines de ce monde.
Il nous arrive d'aller voir notre fille Anne qui soigne la polyarthrite de sa maman, sœur Christiane. Il y a à proximité un petit massif calcaire aujourd'hui situé entre mer et ville, qui fut une île aux temps lointains où la ville était port. Quand on traverse ce massif très accidenté, qui serait triste et désolé, planté de pins d'alep et de chênes malingres, s'il n'y avait des vignes ici et là, on voit beaucoup de ruines, parfois si vieilles que je les appelle restes de ruines ou ruines de ruines, couvertes de plantes rudérales. Ces végétations de décombres me font, depuis des années, penser à nous Pèlerins d'Arès, parce que très peu de gens les remarquent et personne ou presque ne les cueille. Il faut des yeux attentifs pour les percevoir sur les pans de ruines les plus anciens. Ma vision n'est plus très bonne mais elle reste attentive et je me dis, en voyant ces vieilles pierres — les plus anciennes remontent peut-être à l'époque gréco-romaine — couvertes de ces verdures typiques des décombres qu'on appelle rudérales. "C'est nous, me dis-je, Pèlerins d'Arès aussi négligés et mal vus que les pucerons dans les haies ! Mais le puceron qui pèse 1 milligramme vit de la même vie que l'argentinosaurus de 80 tonnes ! Ce qui compte en nous en plus de la foi, qui ne pèse rien, c'est la vie, rejeton de la Vie, pas la visibilité qui est pour le moment très petite, mais qui changera."

08oct20 223C11
Tout est donné à celui qui a des yeux pour voir avec les yeux de l'âme et non les yeux de la chair et, bien sûr, vous êtes celui-là qui nous guidez.
Notre ancêtre Adam, bien-aimé du Père, quitta le Dessein créateur (bonheur et vie perpétuelle), échafauda un plan rival (voir "la Pommeraie" article issu du Pèlerin d'Arès 1989), créa un système qui perdure encore de nos jours, au point qu'il pourrait nous conduire au péché des péchés, pour la bonne raison que nous ne cessons de l'alimenter avec cette énergie qu'Adam aspira du chaos.
"Il faudra faire le bon choix. Les autres s'inventerons des consolations, la réincarnation ou les sacrements, par exemple. Homme, le destin ne sera pas fatalité. Ton destin commencera avec le choix."
L'humanité se dirige vers le péché des péchés et l'on pourrait presque dire c'est tant mieux ! Les contraintes qui s'ajoutent aux contraintes, chaque jour davantage, finiront par provoquer chez l'homme, un besoin impérieux de liberté. Envahis par des frustrations telles qu'il ne pourra plus les combler par des artifices, l'homme se tournera alors vers l'Essentiel, vers la Vie.
Rudéraux, rudes héros...! Envahissons, sans relâche, le vaste champ de ruines du monde! Tous à la Moisson !
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Oui, frère Dominique, "les contraintes qui s'ajoutent aux contraintes, chaque jour davantage, finiront par provoquer chez l'homme, un besoin impérieux de liberté." Que sont ces plantes rudérales qui poussent sur les ruines, les décombres, les talus ? Des plantes libres, pardi !
Il est très important de rappeler aux humains, comme vous le faites, que "le destin ne sera pas fatalité."
Votre commentaire, frère Dominique, est un appel à l'espérance et je ne peux que sentir revenir dans ma pauvre cervelle de mousse collée aux ruines du monde ces lignes fameuses de Charles Péguy. Je retrouve dans un coin de ma bibliothèque ces lignes que je recopie ici :
"Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’Espérance. Et Je n’en reviens pas. L’Espérance est une toute petite fille de rien du tout, qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière. C’est cette petite fille de rien du tout. Elle seule, portant les autres, qui traversa les mondes révolus.
"La Foi va de soi. La Charité va malheureusement de soi. Mais l’Espérance ne va pas de soi. L’Espérance ne va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il faut être bienheureux, il faut avoir obtenu, reçu une grande grâce.
"La Foi voit ce qui est. La Charité aime ce qui est. L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé. Sur la route montante. Traînée, pendue aux bras des grandes sœurs, qui la tiennent par la main, la petite espérance s’avance.
"Et au milieu de ses deux grandes sœurs elle a l’air de se laisser traîner. Comme une enfant qui n’aurait pas la force de marcher. Et qu’on traînerait sur cette route malgré elle. Et en réalité c’est elle qui fait marcher les deux autres. Et qui les traîne, et qui fait marcher le monde. Et qui le traîne. Car on ne travaille jamais que pour les enfants. Et les deux grandes ne marchent que pour la petite.
Charles Péguy, "Le porche du Mystère de la deuxième vertu" (1916).
On est surpris de m'entendre dire que les pauvres plantes rudérales que je vois accrochées aux vieilles pierres du monde sont pour moi des fleurs d'espérance. Il est sûr que quand le monde voit l'extrême modestie des hommes de foi comparée à l'extraordinaire tralala d'une Lady Gaga aux excentricités flamboyantes, qui vend  180 millions  de disques sur la planète, nous nous sentons très très attardés au niveau de l'attraction, et nous doutons que nous puissions nous faire remarquer, faire parler de nous. Mais ce n'est pas par le spectaculaire que nous toucherons le cœur humain, c'est par le feu de notre cœur que comme des lance-flamme nous, qui sommes des lance-foi, nous atteindrons les cœurs.

08oct20 223C12 
Bien aimé prophète,
"Rudéral, Rudérale, Rudéraux  :
Se dit d'une espèce végétale (ortie par exemple) se développant sur des décombres, à proximité des maisons. (Larousse.fr/dictionnaires /français)."
Je n’avais jamais, à ce jour, lu ou même entendu cet adjectif du latin rudus, eris, "décombres".
Mais je trouve que cet adjectif "rudéraux" vous convient et par extension convient parfaitement aux Pèlerins ou P(p)èlerins d’Arès, jeunes pousses ignorées du monde auxquelles vous donnez renaissance par votre prophétisme, montrant le vrai chemin,  même si nous ne voyons pour l’instant que  ruines et décombres, les friches laissée par Adam derrière lui, telles une longue trainée de peines et de souffrances.
Dans les friches et les ruines le long des voies expresses de leur monde nous poussons discrètement nous étendons nos racines pour résister aux bourrasques que nous envois leurs véhicules bruyants et fumants et nous nous grandissont en puisant notre énergie, non de sources fossiles mais  du Fond des Fonds, source inépuisable renouvellée à l'infini par la Vie, sans même qu’ils nous aperçoivent de leur fenêtres.
Quand j’étais adolescent, mon but était de devenir soit prêtre, ou patron ou empereur, j’avais furieusement envie de cette vie de terre.
Mais un jour de contemplation et de méditation en montagne, m’est survenue une petite "révélation", je découvris qu’en fait je ne voulais pas réussir dans la vie, mais réussir ma vie.
C’est cela qui m’a permis d’ouvrir les yeux et de rencontrer bien plus tard La Révélation d’Arès qui de vouloir réussir ma vie m’a donné de vouloir réaliser la Vie en moi.
Pas de flonflons ! Pas de défilés !  Pas de pluies de confettis tombants du ciel, juste une longue ascension qui part de ma vie vers la Vie... Silencieuse, dure, cahoteuse, mais donnant une joie intime à nulle autre pareille.
C’est cette joie que j’ai ressentis en lisant cette entrée #223.
Un immense merci pour cet instant de bonheur.
Je vous embrasse bien fraternellement.
Philippe P.  d'Île de France

Réponse :
Comme je suis heureux que cette entrée 223 vous ait donné tellement de bonheur que vous, frère très discret par nature, vous ayez eu soudain envie de m'adresser ce commentaire, qui m'émeut. Merci, frère Philippe, pour ce beau message.
Vous êtes missionnaire, apôtre de la rue, et vous connaissez très bien les difficultés de l'apostolat. Vous êtes sur un trottoir à une heure d'affluence ; les passant vont viennent à votre gauche, à votre droite, devant et derrière vous et soudain vous élisez l'un d'eux face à vous. Il vient vers vous. De tous ses yeux la créature vous voit la regarder, l'attendre. Vous ne vous sentez pas encore comme à rebours ; vous êtes encore libre, dynamique, prêt à foncer, vous existez pleinement. Mais dès que les yeux de la créature visée s'approchent des vôtres, vous vous sentez vous figer. Elle est le monde. Même sans intention de mainmise, elle est le mystère total dont vous ignorez comment elle réagira. Quelque chose stoppe votre élan, vous avez comme envie de fuir comme une cymbalaire des murailles a envie de s'accrocher plus fort encore à la pierre qu'a grêlée le temps. Qu'est-ce que la mission sinon une combinaison de cache-cache, de mots brefs, de situations, de personnages tous différents, jamais revus, de brefs dialogues, de variations de deux égos, tout un laboratoire où le missionnaire se passe lui-même sous le microscope, se questionne sur ce qu'il va dire dans la seconde qui suit, se réinvente sans arrêt et doit s'arrêter avant que d'avoir solidifié quelque chose... C'est pourquoi la mission est si importante, parce qu'elle amène à connaître les hommes comme on ne les imagine jamais d'avance. Les mots de Kafka à propos de la lecture sont tout à fait valables à propos de la mission : "C'est une hache qui brise la mer gelée en nous," mais j'ajoute : Et la mer vous noie ! Il faut sans cesse et toujours réapprendre à nager. Vous avez dérouté quelqu'un qui montait son chemin bordé d'arbres fruitiers et vous le faites passer par la ruine, dont il ignorait qu'elle fût la sienne, et vous êtes une cymbalaire aux racines qui s'accrochent à elle. Il s'en éloigne, méfiant, se demandant si la plante n'est pas vénéneuse. C'est un moment toujours tragique au sens antique du mot.
Soyez toujours et sans arrêt un missionnaire à Paris, frère Philippe. Vous finirez par gagner.

09oct20 223C13
La cymbalaire n'a l'air de rien sur sa ruine, si ce n'est un signe de vie sur la ruine.
J'ai fait une très courte recherche sur le mot cymbalaire :
Cymba signifie en latin petit bateau, embarcacation légère, civière ; c'est aussi la barque de Charon qui transporte les morts.
Laire signifie en latin larron, voleur, fripon.
En résumé, nous sommes des voleurs débarquant de leurs petites embarcations sur un monde en ruine. Et ceci me fait penser à Matthieu (24/43-44) : À une heure inattendue le fils de l’homme reviendra comme un voleur.
Merci, Mikal, pour votre rusticité quelque peu friponne.
Tony L. de Touraine

Réponse :
Je ne suis pas sûr, frère Tony, que l'étymologie de cymbalaire soit celle que vous donnez, mais c'est charmant et amusant. Merci pour ce commentaire.

09oct20 223C14 
Les aventuriers de la Vie perdue

Rappelles-toi, tout au début.
Mais que puis-je sans mémoire
Retrouver ce que j'étais en Toi ?
Tu ne m'as jamais abandonné
Et moi, j'étais partout ailleurs.

Alors mon coeur et mes yeux
Ont cherché dans la nuit,
J'ai vu l'obscure lumière
Qui éblouit comme l'or
Les brefs moments de vie
Qui mangent la terre des vers
Et les imitent par crainte
Loin de la Vraie Lumière.

Ce monde est fort entêté,
Ce monde est une prison
Enserré de règles et de lois
Frappé par les marteaux
Des juges en robe rouge
Et les mains des bourreaux.
Mais les coeurs du dessous
Puisent l'Eau de là-Haut
Donné par la Mer des mots
Pour enfin retrouver la Vie
Avec les faucons pèlerins.

Où vais-je trouver l'Amour ?
Où aller pour Te retrouver ?
Où es-Tu au fond de moi ?
Tu es là, comme à l'affût
Et je T'imagine plus Haut
Afin de mieux voir en bas.
Sous Ton Regard je m'agite
Comme une girouette au vent
Et pourtant je suis émerveillé
De tout ce que je ne peux voir.
Jean-Alexandre C., d'Aquitaine

Réponse :
Merci, frère Jean-Louis, pour ce poème.
En fait, je trouve que, cette fois-ci, vous avez troqué la poésie pour le réalisme. Certes, c'est toujours un poème, mais je le trouve traversé par lucidité, si je peux dire. Chamfort dit un jour, je crois que ce fut après qu'il eut échappé à la guillotine et fut libéré pendant la Terreur, que "la journée la plus gâchée est celle où l'on n'a pas ri", et je pense que pour vous la plus gâchée des journées est celle où vous n'avez pas poétisé.

09oct20 223C15 
Que j'aime cette entrée, que j'aime les commentaires qui s'y joignent !
Les plantes rudérales, on en voit un peu à Paris, sortir du pavé. Il ne leur faut pas grand-chose pour croître, et pourtant elles sont là, comme autant de fleurs du bitume. J'ai la chance d'habiter à côté de merveilleuses villas du XIVe arrondissement, qui seraient presque des rudérales de la ville. La villa Hallé est un minuscule trou vert au milieu de Paris, mais elle est là et elle me donne de la joie chaque fois qu'un résident a oublié d'en fermer la porte et que je peux m'y promener. Dans la villa Hallé, il y a quelque chose de bien plus beau que dans le jardin du Luxembourg ou même le parc de Montsouris. Une pensée me vient : le petit reste est petit par nature, mais qu'il soit pénitent, fort et aimant, il rayonnera comme la villa Hallé, d'un éclat que n'ont pas les pouvoirs religieux et politiques. J'arrête là ces comparaisons, qui n'ont peut-être aucun intérêt et ne sont sans doute pas très claires.
Je n'ai finalement rien de plus à ajouter, juste l'envie et le besoin de rayonner, éclater, lancer le Feu malgré le masque que je porte pendant la mission, et finalement très peu le reste du temps. Un masque ne me protégera pas de la mort, rien ne saura m'en protéger. Le principe même de la mort — comme le péché, dont elle n'est que conséquence — est qu'elle frappe au hasard : un fœtus, un nourrisson, Gandhi assassiné, mon grand-père tué par le confinement, ma tante emportée en 1980... Rien ne nous en protégera, nous mourrons tous et toutes. En revanche, nous pouvons créer nos âmes et, ce faisant, préparer le Jour, préparer la Résurrection, la fin de la mort, grâce à la pénitence.
Merci encore, frère Michel, pour cette belle entrée.
Je vous embrasse, ainsi que sœur Christiane.
Alexandra P. d'Île de France

Réponse :
Ce commentaire m'émeut. Merci pour lui du fond de mon cœur, ma sœur Alexandra.
Ah, la villa Hallé... Quand j'étais adolescent, elle était un de ces coins de campagne dans Paris que j'appelais les villages de Paris. Je ne comparerais pas la Villa Hallé dans le quatorzième arrondissement de Paris aux plantes rudérales sur des ruines, mais je la comparerais plutôt à une belle clairière dans la forêt sombre des immeubles parisiens — dans ma jeunesses les immeubles de ce quartier étaient vieux et noirs —. J'ai découvert la villa Hallé au printemps 1944, peu de temps après le débarquement allié le 6 juin. Je ne me souviens plus pourquoi j'étais dans cet quartier. Je suis passé par la villa Hallé, heureux de trouver ce coin de campagne (il y en avait d'autres à Paris à cette époque) et je me souviens avoir trouvé là un soldat allemand de la Luftwaffe (armée de l'air), un Unteroffizier (sergent), je crois, dans son uniforme gris-bleu, pantois, bouche bée, devant ces buissons fleurissant, ces petites maisons romantiques. Il rêvait et je me tins à quelques mètres de lui rêvant aussi et nous étions comme sur un nuage, oubliant quelques instants tout ce qui nous séparait, dans une période — la bataille de Normandie — où nous vivions des nuits dantesques sous les sirènes, les escadrilles de bombardiers, les rugissements de la Flak (défense aérienne). Aujourd'hui, soixante-seize ans plus tard, c'est vous qui parcourez ce petit coin champêtre.
Le mal et particulièrement deux des produits du mal : la souffrance et le pessismisme posent un problème qui n'a jamais cessé depuis la faute d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5). À la souffrance et au pessimisme l'humanité n'a jamais pu donner de solution définitive. Les recettes les plus répandues sont celles des religions, notamment du christianisme. Mais aujourd'hui encore le christianisme cherche en vain une explication et un remède au problème du mal. Les autres ont des réactions diverses face au problème : Les Musulmans disent "Mektoub !"  faisant référence au destin, à la fatalité selon l'idée que la destinée de l'homme est entièrement déterminée par Dieu et que l'homme n'a pas de libre arbitre — ce qui est faux —. D'autres pensent qu'il vaut mieux ne croire à rien ; c'est la majorité. La Révélation d'Arès vient en rappelant ce que Jésus avait déjà suggéré, à savoir qu'il y a une évasion possible du mal par la pénitence et qu'en attendant le certitude qu'on appartient à la Vie, quoi qu'il en soit, efface l'angoisse qu’éprouve l’homme face à l'absurde. Nous vivons un temps où la mort de Dieu est presque partout proclamée et faire sortir de cette idée les gens de rencontre est un travail considérable. Nous cherchons sans cesse l'argument qui nous permettra de faire réfléchir l'homme que nous rencontrons dans la rue, qui neuf fois sur dix rejette l'idée que nous sommes intimement liés à un une Force, une Vie suprêmes. Soyez une infatigable et courageuse missionnaire, ma sœur Alexandra, notre heure viendra.

10oct20 223C16
Si je nous vois bien comme les cymbalaires que vous décrivez, je vous vois plutôt comme le faucon (Rév d'Arès xLv/20) déjà si haut qu'il forme dans le ciel un point auquel on ne prête pas attention : Que le prophète laisse les politiques et les religieux régner au milieu des leurs ! Qu'il garde le Ciel et leur laisse la terre ! (Rév d'Arès 23/2) !
Quelques jours avant la parution de cette magnifique entrée, je réfléchissais à notre argumentation missionnaire, et je me disais qu'il pourrait être intéressant de passer par quelque chose comme "Le réveil du courage", quelque chose qui puisse donner envie à une partie du public de rencontre de retrouver la Vie, particulièrement dans cette période où je sens derrière les masques tant de peurs irrationnelles et de lâcheté mal vécues, cette faiblesse qui fait refuser l'Alliance de l'Aigle (Rév d'Arès 23/2) que je viens d'évoquer. C'est du moins ce que je sens/lis dans certains regards que je croise. Cela m'est venu en pensant à ce verset qui ne cesse de me marquer sur le découragement qui est impiété (13/8) et qui implique que le Pèlerins d'Arès, entre autre qualités, réveille son courage.
De ce réveil du courage à l'héroïsme (Rév d'Arès xxxv/4-12) spirituel, il n'y a qu'un pas. Nous parlons d'un héroïsme qui, sans avoir l'apparente flamboyance d'un Marvel [jeu vidéo ?], vole bel et bien au secours du monde pour le sauver, certes pas seul comme le super-héros (Superman, Spiderman, etc.), certes pas en moins de deux heures (durée moyenne d'un film), mais pourtant bel et bien comme sauveurs du monde... Et voilà que vous évoquez dans cette entrée le discours de Soljenitsyne à Harvard en 1978 : "Le déclin du courage" (223C1) . Mon épouse Wardia, qui a acheté le livre dès le lendemain de son évocation sur ce blog, m'en a lu plusieurs passages qui m'ont impressionné par leur lucidité. Je ne pense pas inutile de proposer ici à ceux des lecteurs de ce blog que cela pourrait intéresser deux liens vers ce discours :
https://www.youtube.com/watch?v=WV-xxdPwpiA
https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1680
Il me semble qu'il doit y avoir quelque chose à creuser de ce côté là pour notre mission dans notre incessante recherche de "l'argument qui nous permettra de faire réfléchir l'homme que nous rencontrons dans la rue, qui neuf fois sur dix rejette l'idée que nous sommes intimement liés à un une Force, une Vie suprêmes." (223C15)
J'ajoute à ce commentaire un recto de flyer ou une affichette pour vitrine réalisée dans le cadre d'une autre réflexion missionnaire autour de ce christianisme qui n'existera pas tant que le Sermon sur la Montagne ne sera pas vécu. Je me suis permis d'adapter pour le corps du texte la prière inspirée de celle de François d'Assises que vous avez publié en 215C95 (J'ai intégré d'ailleurs cette prière à ma piété, et j'ai entendu plusieurs frères et sœurs me dirent qu'ils en avaient fait de mêmes). J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur, sinon bien sûr corrigez moi dans l'intérêt de notre mission, et des fondations à laisser aux générations futures.
Jeff P. d'Île de France
Sermon sur la Montagne

Réponse :
Merci, mon frère Jeff, pour ce beau commentaire, jailli comme le cri enthousiaste des poumons d'un grand croyant. La foi a de larges et profonds poumons, oui, alléluia !
Mais, mon frère Jeff, le courage n'est pas un objectif ; ce n'est qu'un outil ! Je ne peux pas proposer la scie et le rabot, aussi excellents soient-ils, sans penser au bois qu'ils vont tailler pour faire une planche de salut.
Il y a une idée dans ce que vous proposez ici, mais alors il faudrait la prolonger, c.-à-d. aller de l'outil à l'objectif ! Par exemple réfléchir à une base comme
le courage (Rév d'Arès 6/1, 7/3, 13/6, 14/3) de la pénitence
ou en développant,
le sens (Rév d'Arès 35/7) et le courage de la pénitence... pour un Dessein enfin digne de l'Enfant (13/5) du Créateur : un monde changé (28/7).
Quant à l'affiche, autant j'aime sa présentation : géométrie, coloris, etc., autant je regrette qu'elle soit si bavarde (quand une affiche propose un opéra à la foule, elle n'en décrit pas l'intrigue ou alors ce n'est plus une affiche, mais un programme) et qu'elle demande (à mon avis) des améliorations et même plutôt des changements : Un texte raccourci et plus juste arésiennement parlant, susceptible de réveiller au fond d'un épi mûr (un Pèlerin d'Arès en puissance) des convictions qui sommeillent et qui pourraient devenir actives. Aujourd'hui, même un épi mûr sur dix ou sur vingt... voire même sur trente ne sait plus ce qu'est le Sermon sur la Montagne ou qui est Matthieu. Je pense que même le mot christianisme aujourd'hui est de moins en moins compris. Pourquoi ne pas commencer par quelque chose comme "Tant que les hommes ne s'aimeront pas par delà tout ce qui les sépare," et ensuite par exemple : "vous ne vous aimerez pas assez vous-même pour devenir un héros du bonheur." Des termes qui intriguent parce qu'ils ne sont pas clairs-clairs et qui incitent peut-être à s'informer. J'ai trouvé, il y a peu de temps, chez Emmanuel Lévinas, grand philosophe qui me fait ressembler à un nain, ces mots : "Seul un athée peut être un bon chrétien" et j'ai été frappé par la pertinence de cette pensée qui était prophétique quand il l'écrivit, car nous entrons dans une période de l'Histoire où cela devient de plus en plus vrai. Remarquable paradoxe ! C'est une formule qui n'a de sens qu'en des temps matérialistes, comme ceux dans lesquels nous nous enfonçons, parce qu'elle est méthodologiquement athées tout en devenant spirituelle. Elle est maintenant partie prenante de la vie spirituelle, autrement dit du discours sur Dieu. La pensée spirituelle n'est pas morte, mais elle s'exprime comme si Dieu n'existait pas, que la vieille Écriture n'est que blabla, ce qui fait que la Vie, le Père, le Créateur devient mieux perçu dans un contexte pratique et d'action, en sorte que, même si nous croyons en Dieu, en sa Sainteté, sa Puissance et sa Lumière, nous devons de plus en plus agir comme s'il n'existait pas. C'est ce que ce pauvre M. Macron n'a pas du tout compris dans ce qu'il dit du "séparatisme" ; ce qui sépare en réalité le christianisme dont est issue la France de l'islam qui s'y installe n'est pas du tout politique, c'est que s'affrontent deux concepts radicalement différents de Dieu, de l'homme, du destin, etc. De là mes lignes sur Spinoza dans ma réponse à Jean-Hubert G. (223C8). Au reste, l'idée de "même si Dieu n'existait pas" se rencontre dans le contexte noétique par exemple. Même si Dieu n'existait pas, toi passant qui lit mon affiche tu es capable de découvrir, et tu es même tenu à suivre selon La Révélation d'Arès, les prescrits de l'amour, du pardon, de la justice, qui te sont accessibles sans révélation divine, parce que, d'une certaine façon, tu es toi-même Dieu, la Vie, le Père, Brama, le Tout Autre.
Si je poursuis, je dis que des mots comme "aujourd'hui plus qu'hier..." ne servent à rien, parce que dans leur ensemble les hommes ne s'aimaient déjà pas entre eux hier, alors comment s'aimeraient-ils plus aujourd'hui ? Tous les citoyens français ne sont pas forgés par "Amour, pardon, liberté" mais par "Liberté, égalité, fraternité". Il se considèrent comme égaux en Droit, mais pas comme liés par l'amour. Je n'ai pas le temps de réécrire un texte pour cette affiche, esthétiquement belle et qui repose l'œil, parce que là il faut des jours et des jours, mais je pense que le tiers en volume de ce qui est écrit là suffirait. Votre affiche ressemble plus à un mode d'emploi qu'à une affiche.
Je ne critique pas le contenu de votre affiche. Il est juste, mais ce n'est pas une affiche, c'est à ma yeux de vieux birbe du prêchi-prêcha, c'est à laisser derrière nous... Pardonnez-moi d'être aussi sévère, mais vous me demandez mon avis, je vous le donne.
Dites-vous, de toute façon, que je ne suis qu'un vieux chnoque pas malin-malin, et que je ne prétends pas connaître le "sésame ouvre-toi !" que nous recherchons.
Encore merci, frère Jeff, car vous proposez quelque chose, vous ne vous limitez pas à critiquer et c'est ainsi qu'un jour nous trouverons une bonne formule. Mais tout changeant très vite, notamment la force d'impact des mots sur le cerveau, cela viendra pour un période courte et plutôt par hasard. Alors, continuez de chercher. Je ne peux que vous y encourager.

10oct20 223C17 
PhénixLes P(p)èlerins d'Arès renaîtront-ils de leurs cendres ?
Dans la mythologie grecque, le phénix est un oiseau qui ressemble à un héron. Il est le symbole de l'immortalité et la résurrection. En effet, il serait mort puis ressuscité dans les flammes, d'où la formule "renaître de ses cendres."
Tout a été fabriqué par notre mental : Éducation, idées restrictives et surtout le fait qu'on nous a aidés jusqu'à aujourd'hui à nous maintenir dans l'obscurantisme le plus total. La destruction de ce système peut avoir un aspect constructif pour les années ou les générations qui viennent. Remplaçons la gloire terrestre par la gloire divine. Tout est en Dieu et si Dieu se retire de l'Univers celui-ci se désagrège et tout tombe en poussière. Dans ses écrits Frère Michel affirme que mille autres facteurs puisés dans d'autres milieux que le nôtre interviendront dans le changement du monde.
Nous sommes arrivés à l'apogée [?] de cette Ère nouvelle et de nombreux bouleversements sont prévus, pour basculer de façon inéluctable vers ce monde merveilleux qui attends chacun d'entre nous. On saura reconnaître les signes, les indices, temps de solidarité, l'entraide. Donnons de l'amour de notre cœur ! Ne nous changeons jamais en moralisateur et accusateurs ! Il est fini le temps de la soumission. Il faut ressentir la Présence de Dieu qui nous invite à avancer faisant nôtre Sa Volonté (Rév d'Arès 12/4).
Comme le dit Mikal, le plus grand crime de la société est le non-partage de la terre. Le partage de l'héritage de la terre et de toute l'économie se mettra en place. Se batailler contre l'ignorance. Nous entrons dans une nouvelle réflexion. Transformons nos mentalités, mais le plan doit être envisagé avec sagesse et en l'enrichissant. La pire chose qui puisse se produire pour une entité est de détourner son attention de son âme et de la rejeter complètement (Rév d'Arès 4/7) : Sans l’âme le spectre erre, tourmenté, aveugle, affamé, par les galeries sombres creusées par les vers et par les enfers glacés, qui le font de givre ; alors il effraie les humains. 4.8 Ne tremble pas à Ma Voix ; tremble d’anéantir ton âme !
Continuons l'Exode et donnons naissance à une nouvelle création.
Mary de Bretagne sud.

Réponse :
La vie ne vous ayant pas offert les études adéquates, mais vous offrant aujourd'hui, c'est évident, le loisir de lire beaucoup, vous avez votre façon particulière d'exprimer les choses de la vie spirituelle que nous devons faire renaître sur terre. Merci pour ce commentaire, qui part de l'idée mythologique du phénix, qui pourtant traduit une réalité profonde ancrée en chaque être qui est porteur de son éternité.
Le phénix (le φοῖνιξ ou phoînix grec) était pou les Grecs anciens un oiseau légendaire ayant tout à la fois une très grande longévité et le pouvoir de renaître après s'être consumé dans les flammes. Il symbolise encore aujourd'hui les cycles de mort et de résurrection. C'est l'oiseau de Feu. Vous parlez d'un oiseau fabuleux qui "ressemblait à un héron", mais l'image que vous m'envoyez est celle d'un aigle... Passons ! Le grand savant Georges Cuvier pensait qu'il s'agissait plutôt d'un faisan doré ; d'autres l'ont vu comme un flamant rose. Je ne connais personne qui l'ait vu comme un héron... Passons ! On trouve le phénix ailleurs qu'en Grèce et parfois sous forme d'aigle, en effet : en Arabie, en Égypte, en Perse, en Chine, chez les aborigène australiens, etc. La caractéristique du phénix était remarquable en cela qu'il était l'unique individu de son espèce, il n'avait ni parents, ni compagne ou compagnon, ni enfants ; il se reproduisait lui-même à l'identique. Se sentant mourir il faisait un nid, l'allumait comme un bûcher, battait des ailes pour attiser les flammes, s'y incinérait et renaissait de ses cendres. Belle légende, mais il y a quelque chose de semblable en l'homme : La vie humaine n'est qu'une étincelle sur un inextinguible Feu de Vie.
L'oiseau joue un rôle important dans la représentation spirituelle de la vie...Voyez les anges auxquels on colle des ailes d'oiseau. Qu'envoie Noé comme éclaireurs pour savoir si la Terre réapparaît quelque part ? Des oiseaux. Envoyer l'oiseau est songer à la fin du déluge... Ce que j'appelle ici la ruine. À nous d'en voir ou, mieux encore d'en faire, la fin.
Merci, ma sœur Mary, pour ce commentaire.

11oct20 223C18 
https://www.youtube.com/watch?v=YFzZXpNHckI :
Slam Val Hanouka 10 Oct 2020

11oct20 223C19
Qu'on est bien dans les friches, avec les escargots et les phasmes de la banlieue, avec une petite chartreuse de 40 ans d'âge, à regarder les photos des aïeux le dimanche.
Souvenirs... "Soyez passants !" dit le Christ dans l'apocryphe de Thomas. L'Internet aussi passera.
Le goût de l'essentiel. Souvenirs de joies. Mes aïeux ont passé aussi, mais je sens leurs rires dans les ailes du vent.
Bienvenue dans les phasmes, frère aîné ! Et les coqueliquots...

Fabrice P. loin de la Matrice Virtuelle

Réponse :
Merci, mon frère Fabrice, pour ce touchant commentaire, poétique.
Oui, "l'Internet aussi passera", parce que tout passera, nos vies, l'Histoire, et seule la Vie qui n'a pas eu de commencement ne connaîtra pas de fin et c'est pourquoi nous portons en nous l'éternité parce que notre vie est un atome de la Vie.
Mais en attendant, tout passe, même nos sentiments maintenant dans notre présente petite vie. Un livre n'a pas exactement le même sens si nous le lisons dans un train, ou la nuit au cours d'une insomnie, ou à l'université, ou dans un fauteuil du salon, ou en prison, ou..., ou... La manière dont on accède au contenu d'un livre, à la pensée de l'auteur, ou de l'Auteur, trace dans le cerveau un long paysage d'horizons dont chaque lecteur ne voit qu'une partie. Il y a toujours quelques chose d'inconnu, de voilé, dans ce qu'on voit, ce qu'on lit, ce qu'on pense. C'est notre imperfection de pécheurs. Ainsi, comme vous dites, nos aïeux étaient là, mais ils ne sont plus, nos "aïeux ont passé aussi" et l'on ne peut plus que "sentir leurs rires dans les ailes du vent."
Je suis heureux d'être "bienvenu dans les phasmes et les coqueliquots..." Merci.

11oct20 223C20
Bien aimé prophète du Très Haut,
Je ne finis pas de lire et relire vos entrées et réponses aux commentaires tant il y a de beauté à s’y nourrir, méditer, et accomplir pour ensuite transmettre aux autres. L’exemple est le seul moyen de convaincre, disait Gandhi. Vous nous faites découvrir la belle Vie du Père, auxquelles nous accéderons dans les sentiers sacrés par la pénitence. Ces lieux édéniques que nous ne connaissons plus, oubliés par le péché qui nous a tanné le cœur (Rév d’Arès 23/1) nous pouvons les imaginer en lisant La Révélation d’Arès vi/1-6, cela nous dépasse, pauvres rudéraux que nous sommes.
“Ce que c’est que d’nous !” est une expression populaire du Loir-et-Cher à laquelle j’ai pensé.
Le bon sens, l’honnêteté sont plus importants que les promesses des pouvoirs démagogues.
Dans cette nouvelle entrée, le constat est saisissant de réalité, mais les hommes sont uniquement occupés à fabriquer beaucoup d’inutilités (Rév d'Arès 28/26), à s’enrichir ou encore à se distraire bêtement, sans s’occuper de la Vie à retrouver.
Ne vous excusez pas, frère Michel ! J’aime vos réponses qui sont parfois des loghorrées, cela vient de l’amour qui vous habite dans les Sainteté, Puissance et Lumière (Rév d’Arès 12/4).
Lorsque je me réveille et que la nuit est claire, je regarde le ciel étoilé, cette immensité  avec des milliard et des milliards d’astres (221C24), je pense à toutes ces âmes qui ont contribué à faire le bien. Mes yeux butent (Rév. d’Arès xxxiii/14), mais ma pensée d’amour va vers eux, et vers tous les humains.
P(p)èlerins d’Arès dans notre courte vie, nous ne cesserons de parler aux humains du Message du Père, mais le Jour (31/8) viendra ou le cœur humain deviendra lave et coulera comme l’Eau, la Vérité, la Vie. (Rév. d’Arès xxxiii/3-6)
Nous sommes déjà une grande famille unie par l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence du cœur libre de tous préjugés et peurs, nous grandirons de générations en générations. Les pénitents-moissonneurs d’âmes ne seront jamais arrêtés par la loi des rats.
Dans l’espérance de la parole du prophète qui est la Parole (Rév. d’Arès i/12, xxxi/10).
Merci, prophète Mikal !
Je vous embrasse, ainsi que sœur Christiane.
Simone Le C. de Touraine.

Réponse :
Merci, ma sœur Simone, pour ce beau commentaire.
Je ne saurais évaluer ce qui fait la spécificité d'un commentaire que m'envoie une grande croyante comme vous. Un commentaire à mon blog — blog d'une âme libre pour des âmes libres — ne se soumet pas à des codes. Il y a, c'est vrai, le souffle d'une grande foi, tout particulièrement d'une grande foi mise dans La Révélation d'Arès et dans mon enseignement, mais ça n'a de sens que pour ceux et celles qui y croient. Que sont ceux et celles qui y croient ? Ceux qui font leurs mon histoire, ma voix, mon écriture, mon espérance. Mais les autres sont innombrables, qui ne croient et/ou ne comprennent pas un mot de ce que je raconte. J'essaie de faire passer ce qui est le plus important pour moi : savoir où je vais et comment ; j'essaie d'emmener avec moi des frères humains et des sœurs humaines au-delà de la vie quotidienne qui, quels que soient ses malheurs ou ses bonheurs, passera. Une autre voie est possible que celle du chien, même du chien qui a les meilleures pitance et niche ; une rédemption récompense ceux qui font pénitence et même beaucoup de leurs entourages, même mécréants, car la pénitence rayonne. Dieu m'a mis sur Son Chemin et à mon tour je mets tous ceux et celles qui le veulent bien sur mon chemin... Dieu l'appelle sentier. Vous avez, vous Simone, pris ce sentier. Alléluia !

11oct20 223C21 
Comme j’aime cette entrée de blog en forme d’alégorie végétale !
Les images et les allusions végétales sont assez nombreuses dans la Parole qui vous a été donnée. Il y a bien évidemment la très riche parabole de la Moisson qui se déploie des Semis [Rév d'Arès 5/1-3, 6/2, xv/8] aux Granges [31/7-9], celle non moins riche des Jardins [35/2, ii/18, xxviii/21-22]... L’arbre en particulier est très présent, tant dans L’Évangile d’Arès que dans Le Livre — Votre méditation sur l’arbre en réponse à notre frère Jean-Hubert, quelle joie ! —, mais aussi toutes sortes de plantes, de fleurs, de graines, de racines, qui nous parlent de l’indicible spirituel plus justement que ne le feraient les développements cérébraux des théologiens. Le thym (xixi/19), le lierre (xix/23), l’ortie (xvi/7-10) ou le pavot (xvi/16) nous enseignent plus sûrement que les concepts abstraits des docteurs. L’arbre vert, la jeune pouce saturée de Puissance (12/4) qui se fraie un passage dans la fente d’une oreille (ii/6) ou encore le bourgeon apical perpétuellement régénéré — la pointe toujours verte [xvi/13] — qui sort de la bouche du prophète dont on aura vainement tenté de fermer la mâchoire (xvi/13), nous en disent davantage sur le Bras de la Vie qu’un traité sur l’agir de Dieu.
Votre évocation de la mission sous les traits d’une cymbalaire me touche et me parle. Ma sorcière d’épouse qui connaît les plantes sauvages m’a expliqué que la cymbalaire pouvait déposer ses graines dans des anfractuosités minuscules dans un substrat pauvre et réduit, germer et grandir malgré tout, puis se déployer par stolons afin de marcotter dans des zones plus propices à son développement. Comme les semences patientes et modestes de la cymbalaire nous formons le peuple invisible des interstices, qui se déploiera le moment venu sur les décombres de notre civilisation finissante.
À propos de civilisation : vous parlez d'une "civilisation qui n'a encore jamais existé, la métacivilisation agreste où s'aiment tous les contraires", formulation frappante et originale qui a fortement retenu mon attention.
Je remarque que, depuis quelques mois, vous utilisez de nouveau régulièrement le vocable "civilisation" que vous utilisiez souvent à l'époque où j'ai rejoint la mission, puis que vous aviez pratiquement cessé d’utiliser. Vous écrivez à ce sujet : "Dans les première années de notre mission, je parlais beaucoup de civilisation (on doit retrouver ça dans des écrits, des tracts, etc.), jusqu'à ce que je m'aperçus que c'était trop tôt et que mes frères étaient loin d'être prêts, parce que nous sommes dans le temps (Rév d'Arès 12/6). Alors j'ai laissé et je laisse encore à mes frères et sœurs le temps de comprendre ce que le Père attend d'eux. Il attend d'eux qu'ils soient les co-créateurs et, en l'occurence, les recréateurs du monde. une autre civilisation comme prélude du Jour, que les humains y croient ou non. Qu'on croie ou non à la pluie et au vent, ils viennent tôt ou tard" (222C61). Vous avez maintenant régulièrement recours à des formules comme : "C'est vers une tout autre civilisation que nous mène La Révélation d'Arès" (entrée n°215), "changer de civilisation, changer de monde", "civilisation nouvelle" (entrée n°216), "civilisation du Bien" (entrée n°217), "refaire le monde, créer une autre civilisation" (entrée n°219), "changer la civilisation (ou le monde, Rév d'Arès 28/7, même sens) lentement en se montrant comme civilisés autrement (entrée n°222).
Une metacivilisation, est-ce une civilisation qui se dépasse elle-même ? Une civilisation au-delà de la civilisation ? Une civilisation transcendante portant en elle la logique de sa propre disparition, tout comme l’État marxiste était sensé aller de plein gré vers son dépérissement ? Une civilisation "tremplin" (ou "prélude" pour reprendre votre propre mot) conçue non comme un aboutissement mais comme une porte vers le Jour (Rév d'Arès 31/8) ? C’est ce que je crois comprendre en lisant, notamment, certains de vos propos comme "C'est bien à une toute autre civilisation que nous devrons, nous et les nombreuses générations qui vont nous suivre, mener le monde. Il nous faut bien comprendre qu'il ne peut pas s'agir simplement de remplacer la loi par le Bien. Ça, c'est le résultat lointain. D'ici là il y aura à changer beaucoup de choses dans des manies humaines terriblement incrustées. Il va y avoir tôt ou tard un sentier très difficile à suivre; un temps où notre sentier traversera des champs d'épines" (entrée n°216, Réponse au commentaire n°22) ou encore : "Autrement dit, notre mission va au-delà des mots, de la bonté racine, elle doit proposer rien moins qu'une autre civilisation et chercher les moyens de cette proposition, très difficile parce qu'elle n'est pas dans l'air du temps (entrée n°222, Réponse au commentaire n° 61).
Je l’avoue, j’évite depuis des années le terme "civilisation" dans ma communication missionnaire. Je trouve ce mot très ambiguë et problématique. Mais  le fait que vous y ayez recours me conduit à y réfléchir de nouveau, parce que nous sommes sans cesse en recherche du bon compromis de vocabulaire, parce que nous devons utiliser des mots usés pour traduire des notions ou des perspectives pour lesquels il n’y a pas encore de mots.
"Civilisation" suggère pour moi la domestication de l’humain, le pâquis (Rév d'Arès x/5) de la normalisation politique et religieuse, mais aussi l’antagonisme culturel entretenu (ceux qui sont à l’intérieur des murailles (Rév d'Arès 1/12), qui ont la bonne langue et les bonnes croyances et ceux qui sont dehors, les barbares, les sauvages). "Civitas" renvoie à la cité et à la citoyenneté, donc à l’ordre organisé et même  à la division sociale hiérarchique, mais non à la communauté organique naturelle. La cité est un mot à connotation plutôt négative dans La Révélation d’Arès (1/9 ; 33/11). IL ne s’agit pas bien sûr d’une simpliste opposition ville/campagne (cf votre article "Ville", Le Pélerin d’Arès 1991-92) mais de quelque chose de plus profond.  La "cité", qui m’apparaît presque comme synonyme de civilisation dans la bouche de Jésus, n’est elle pas cet "artifice" que vous évoquez dans votre présente entrée.
L'église catholique utilise l'expression "civilisation de l'amour" depuis la fin des années 1970 (est-ce une coïncidence par rapport au fait que vous utilisiez vous-même ce genre de formule à l'époque ?), mais nos frères catholiques donnent à cette expression un sens qui ne remet pas en cause les soubassements de la civilisation actuelle. Vous si ! Les rudéraux, "bruts et impolissables" selon vos mots, ne sont pas civilisés. Dans une société où "civilisation" est devenue synonyme d’ordre policé, de jugulation de la barbarie par la loi et la pensée unique, n’y a t-il pas difficulté à utiliser un tel mot-piège ?

Merci de me pousser sans cesse à remettre en question mes choix et ma compréhension. "Je te livre un langage qui lui donnera l’intelligence comme Je l’ai livré aux prophètes et aux disciples. Sous ta voix Je répandrai Mon Eau sur les cœurs altérés; ta parole fera jaillir le sang dans les têtes vides et les fertilisera" (Rév d'Arès 23/4-5). Gratitude !
Thierry M de la Drôme des collines.

Réponse :
"Une metacivilisation, est-ce une civilisation qui se dépasse elle-même ?" demandez-vous. Oui, c'est ça, une civilisation par delà ce qu'on appelle aujourd'hui civilisation. Le grec meta- exprime la succession, le changement, la participation, le remplacement. En philosophie, ou mtaphysique, ou dans les sciences humaines méta- prend le sens de "au-delà de".Vous avez raison raison de dire, à la fin de votre commentaire que nous ne sommes pas "civilisés" ; en effet, nous ne reconnaissons pas comme dignes de l'homme "l’ordre policé, la jugulation de la barbarie par la loi et la pensée unique." Il demeure que les mots civilisation, civiliser, civilisés, etc., sont, comme vous le dites, d'un emploi délicat dans la mission parce qu'ils peuvent être compris de façons très diverses. Usez de ces mots en fonction de la personne à laquelle vous vous adressez. C'est une question de ressenti. Il y a dans la mission une perpétuelle question d'adaptation à celui ou celle à qui l'on s'adresse. C'est la raison pour laquelle, contrairement aux Témoins de Jéhovah et à d'autres, nous n'avons pas d'école- ou de formation-type à la mission.
J'ai évoqué Alexandre Soljénitsyne dans ma réponse 223C1 en rappelant son fameux discours "Déclin du courage" prononcé face aux étudiants de Harvard en 1978. Ce n'est pas à mes yeux ce que Soljénitsyne a produit de plus profond dans sa vie de penseur, mais cet homme, à travers une œuvre gigantesque, a eu de grands moments où il s'est posé des questions fondamentales (le courage n'est pas une question fonda­mentale ; le courage n'est qu'outil, il n'est ni fondement ni objectif). La vie de Soljénitsyne passa dans les années 30 déjà par des moments où il se posa des questions de fond comme Tolstoï ou Dostoïevski avant lui : "Que suis-je comme homme ? Qu'est que je fonde comme créature créatrice ? On retrouve par exemple ces questions de fond par des passages, parfois très brefs, dans le "Journal de la Roue Rouge". Eh bien, nous-mêmes, quand nous sommes en mission nous sommes des humains au summum de leur sensibilité humaine qui se posent sans cesse des questions de fond sur eux-même : Que suis-je par rapport à ceux et celles à qui je parle dans la rue ? Ces humains que je rencontre dans la rue sont les miens, ma propre famille ; ils ne le savent pas, mais ils forment ma propre fratrie. Nous missionnons non pour les convaincre, mais parce que c'est en leur nom que nous témoignons du Vrai, du Fond. Nous ne leur communiquons pas des idées, nous essayons de réveiller en eux des idées qui n'auraient jamais dû les quitter, que la civilisation n'aurait jamais dû tuer. Nous sommes les envoyés du Fond des Fonds, pas des agents idéologiques.
Merci, frère Thierry, pour ce commentaire qui m'a beaucoup ému.

12oct20 223C22
Info que je vous transmets mes pensées qui s'envolent vers vous, Frère Michel.
https://youtu.be/XD1XshGL1pU

Comme la vigne Je M'enracine dans ta génération; déjà des bons sarments se sont étendus au-dessus des steppes (Rév Arès 31/1)...
Oui, pauvres rudéraux, comme la larve petit à petit se métamorphose (Rév Arès 24/3), nous commençons à  rayonner par la pénitence, nous infusons la Vie dans l'humanité.
Je suis très touché par le slam de notre sœur Nina "La Pénitence" assistée de notre sœur Anne-Claire. La voix de fer de Nina (Rév d'Arès x/1) me touche au plus profond de mon être, jusqu'à la nostalgie des temps anciens. J'entends la Vie : https://www.youtube.com/channel/UCI8LpUJZiGsBp6Oa9l7dQLw
Je viens aussi de voir avec un groupe de sœurs et frères, le film de notre frère Fabrice C. "Le Retour du Père" et c'est pareil, je suis profondément touché par ce film qui, je n'en doute pas un instant, touchera des âmes. Alléluia pour cet excellente réalisation.
Votre réponse à notre frère Jeff m'a simultanément inspiré cette accroche : Eurêka La Révélation d'Arès.
Mes pensées fraternelles s'envolent vers vous.
Didier Br. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Didier, pour ce beau commentaire.
La première vidéo que vous nous proposez est réalisée par Mika Denissot. Je ne connaissais pas du tout cet homme, dont je n'avais même jamais entendu parler. Vous m'offrez donc une découverte.
Mika Denissot est sympathique, inspire confiance, mais surtout ce qu'il dit est tout à la fois très intéressant et remarquablement bien présenté pour dire en quelque trente-cinq minutes des choses complexes, décrire des mécanismes inaperçus par la masse pour la contrôler de façon maximale.
J'ai écouté entièrement et avec beaucoup d'attention sa vidéo. Je serais heureux que les lecteurs de ce blog en fassent autant. Je ne suis pas sûr que Mika Denissot ait raison en détail sur tous les points dont il parle, mais je dirais que je partage en pensée la ligne générale de son propos : La pandémie actuelle (le covid-19) est sinon un coup monté, du moins une opportunité que certaines puissances de ce monde ont attrapé au vol et sur laquelle ils referment leur poing de fer pour tenter d'en faire le premier maillon d'une chaîne d'événements qui pourraient amener un changement du monde non dans la perspective de La Révélation d'Arès, mais tout au contraire dans la perspective matérialiste la plus déprédatrice de l'humanité libre, du moins de ce qu'il en reste, et amener les hommes à se réduire en bloc sur la planète à une masse cliente à 90 % des grandes puissances économico-politiques. Je ne crois pas qu'un contrôle planétaire puisse être exercé par quelques puissances sur la masse humaines, car l'argent et la mainmise sur les organismes-clés de "l'ordre" : armée, police, justice, banque, etc., ne font pas tout, ne permettent pas tout ; des forces rustiques, brutes, farouches, je les appelle ici rudérales, existent qu'il ne suffit pas de diviser pour les réduire à l'impuissance et qui sont capables de réagir. Cela peut se faire au prix de convulsions terribles, génératrices de haine, de souffrances, de cruautés, etc., mais aussi par des moyens heureux oubliés des des millénaires...
Car, enfin, il nous faut bien comprendre que le Père n'est pas venu en 1974-1977 pour faire de nous des chanteurs de charme, des poètes, des fleurs bleues. Je suis sûr que les Pèlerins d'Arès peuvent jouer un rôle positif, objectivement créateur, dans les moments tragiques qui peut-être nous attendent plus tôt qu'on ne pense. Les Pèlerins d'Arès sont peu nombreux aujourd'hui, mais ils constituent le germe d'une vaste floraison demain, qui se distinguera en conférant à son matériau apparemment ineffectif : la pénitence, le Bien accompli, un dynamisme qui emprunte résolument sa puissance constructrice, pour l'heure cachée, à l’organicité spirituelle de l'humain ou, si l'on péfère, à l'ensemble d'actions, de leviers, de phénomènes produits par l'amour, qui est aussi une arme, comme Gandhi l'a déjà démontré de façon limitée en son temps. L'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de préjugés peuvent s'affirmer comme des proto-organismes sensibles mais puissants capable de s'opposer aux attaques de la tyrannie, de la rapacité. La doxa scientifique les a traditionnellement assignés à l'inactivité organique, à l'abstrait, mais à tort. Nos pénitents ont maintenant assez de recul pour avoir découvert que leur bonté, leur douceur, leur paix sont des réalités agissantes et créatives.
La nuit tombe sur l'humanité masquée — le masque est une sorte de nuit, il masque aussi la lumière de l'esprit —. Cernés par des organisations puissantes : état, préfectures, police, etc., qui obstruent nos vues, nous formons une clairière spirituelle certes parsemée de cailloux, de ruines, de feuilles mortes, de flaques d’eau, mais vivante. Nous ne sommes pas qu'un spiritualisme, nous sommes un biospiritualisme, un spiritualisme avec des bras, des jambes, une voix, un regard, un objectif : le monde changé (Rév d'Arès 28/7). Nous sommes affiliés à une tradition existentialiste ; chez nous le terme d'existence — l'existence que je veux, pas celle quon me fait — ne renvoie pas qu'à une identité, à une pensée, à un caractère, point final, mais elle renvoie à un processus constructif, créatif concret. Quand nous disons : "Que le Bien soit !" nous ne pensons pas qu'à générer de bons sentiments chez les êtres, nous pensons à les faires générateurs charnels et matériels d'un monde effectivement changé.
Nous nous interrogeons sans cesse — du moins, je m'interroge sans cesse — sur la genèse métamorphique de la pénitence, issue au départ de la Parole du Père par les lèvres de Jésus en 1974, mais devenue la force de l'évidence en moi. Le monde ne sortira de la ruine qu'il est en train de devenir que par le Bien réfléchi, consenti, accompli. Ce bien, cet amour est, aussi curieux que ça paraisse, matérialisable. Par là nous résisterons au passage du temps ; c'est la raison pour laquelle nous vivrons après que notre cœur se sera arrêté, parce que nous avons dès ce monde arrêté le temps : le spectre n'est pas seulement rien, c'est le temps prolongé au-delà ; le temps (Rév d'Arès 12/6) est ce qui nous dévore, nous réduit à rien !
Nous sommes chargés par Dieu de remettre à l’œuvre, par l'âme qui n'est pas le vide, la vitalité dans le sillage de la Vie. Actuellement limités à la forme mortifère de la ruine, nous accompagnons une résurgeance spirituelle palpable — certes encore très, discrète mais notable — qui reconsidère la dimension de l'homme. Ainsi rejoignons-nous la grande histoire, oubliée, de la la biologie évolutionniste par le réveil sprituel de l'homme.
Ainsi sommes-nous bien rudéraux. Nous témoignons d’une biogenèse millénaire, nous transcendons les âges et les lieux. L’œuvre pénitente met en jeu la survivante de Dieu en nous. La ruine du monde négociera tôt ou tard avec une Création profondément vivace. La pénitence est un travail de taille artisanale, puisque personnelle, une resculpture de l’humain et de l’espace autour de lui, mais elle introduit dans l'Univers des racines innombrables, pour invisiles qu'elles soient encore. Comme une mousse, une cymbalaire, une ortie, nous installons les conditions d’un dialogue entre la ruine du monde et l'homme ; nous refabriquons l’environnement, nous préparons pour l'humain un nouveau lieu d'accueil. Nous introduisons un jeu de miroir entre la ruine et la vie, entre ce qui s'écroule et le Ciel au-dessus. Il y a interpénétration de l’âme et de l’inanimé — l'inanimé est produit du Mal —, on peut vraiment dire que le rudéral est Bien. Les plantes qui poussent sur les décombres, les ruines ou les déchets sont — comment ne pas le voir ? — l'espérance de la vie demain. Par nous la Vie reprend quasi invisiblement ses droits par la petit porte du négligeable, nous reconquérons le champ du vivant, le Champ du Père (Rév d'Arès 38/2-6).

12oct20 223C23
Bonjour,
Une I.A. [Intelligence Artificielle] ne pourra pas, malheureusement, prouver que Dieu n'existe pas.
1 - Pour cela il faut prouver que l'I.A. a, à disposition, des données complètes sur tous les univers, ce qui est difficile.
2 - Il faut qu'il y est un intérêt socio-culturel et politique, on ne débloque pas de l'argent pour prouver qu'on a tort [?].
Par exemple, imaginons un instant que j'arrive à trouver des hommes qui ont vécu 1000 ans, il y a des millénaires, et que je le prouve. Aujourd'hui, on ne vit qu'une 100taine d'années et donc, ça prouverait qu'on a dévolué. Or comme l'homme ne fait qu'évoluer par sélection naturelle et avec la technologie, ça prouverait qu'on fait n'importe quoi et qu'on peut changer, ce que l'on ne souhaite pas.
Donc si je suis [intellectuellement] intelligent, je ne vais surtout pas faire ce genre d'analyse, c'est trop risqué.
Ensuite, de nos jours, ça ne changerait rien ; il suffit juste d'organiser les médias pour dire que les découvertes ont été faites par des abrutis.
Un peu comme des gens qui ne connaissent rien en infectiologie critiquant la personne faisant des essais avec la chloroquine. (Je peux me tromper mais je croie que c'était un expert et les critiques ne me semblaient pas constructives).
Gaëtan G. (non localisé, peut-être Bretagne)

Réponse :
Merci, frère Gaëtan, pour ce commentaire, que, je l'avoue, je n'ai pas très bien compris. J'ai seulement senti qu'il avait son importance pour vous, parce que vous soulevez des points qui semblent vous toucher de près.
Je tiens à vous dire ma joie de vous retrouver dans ce blog. Il y a si longtemps que je ne vous ai pas rencontré. Quand je vous voyais au Pèlerinage avec vos parents, vous étiez encore très jeune.
Je ne sais commet répondre à votre commentaire, sur le sens duquel je suis hésitant par endroits même sur le point où vous évoquez des temps où des hommes vivaient mille ans (Mathusalem vécut 969 ans selon Genèse 5/27), alors qu'ils vivent tout au plus une centaine d'années aujourd'hui. Comme vous le pensez peut-être (ce n'est pas clair), cette réduction de l'espérance de vie doit être prise comme une "dévolution" (pour reprendre votre mot), car le déclin spirituel de l'homme a entraîné son déclin biologique, encore que l'espérance de vie soit remontée depuis le Moyen Âge où elle était tombée à 25 ou 30 ans — En France l'espérance de vie à la naissance est actuellement grosso modo de 86 ans pour les femmes et de 80 ans pour les hommes.

12oct20 223C24
Cher Frère Michel,
Un grand merci pour ce grand article de vie qui résume avec lucidité matérielle et spirituelle ce qu'est le monde d'aujourd'hui, encore plus éloigné de Dieu, donc de la vraie Vie, que l'histoire passée malgré les apparences trompeuses que sont le progrès despiritualisé, les dogmes, les systèmes, etc., car le vrai progrès est celui qui nous ramènera vers le Créateur de toute vie, de la plus petite à la plus grande dimension : l'Univers que nous cherchons à conquérir par des pensées vaines, qui ne font que nous éloigner de la vraie Source car sans l'amour créateur il n'y a que le vide sidéral.
Nous sommes dans un monde de nèpes  (Rév d'Arès xii/1-6) qui pourtant cherche, mais de quelle manière ! à sortir de sa misérable existence. Combien de temps dureront leurs abominations ? demande Dieu qui [mots pas clairs] condamne toutes les politiques et nous met en garde pour l'avenir qui dépend que de nous en harmonisant les valeurs de la tête et du cœur pour que nous soyons en osmose avec nous-mêmes.
Paul et Marie-Jo S. de Lorraine

Réponse :
Merci, frère Paul et sœur Marie-Josèphe, pour ce commentaire.
C'est peut-être avec raison qu'ici vous choisissez d'évoquer le transcendant, de passer par-dessus les ruines et leurs végétations de décombres pour parler de Dieu, pour vous placer tout de suite face à Lui. Nous ne sommes pas, c'est vrai, appelés à rester les végétaux rudéraux qui poussent sur les pierres grêlées et fendues par le temps des restes maçonnés, que j'évoque dans mon entrée. J'ai compris que mon entrée 223 vous paraît un retour en arrière ou un inutile palier sur des gravats. Sans doute devrais-je éviter de m'asseoir sur la pierre misérable, endommagée par les siècles au point que parfois elle reprend la forme d'un gros caillou, avec nous, les plantes qui y courent comme des petits serpents verts et bruns, qui prennent racine comme des polypes sur une gorgone. Il est vrai que pour nous il n'est pas flatteur d'être comparés à toute cette misère... Après tout, c'est plutôt Jérusalem qui ne nous oublie pas plutôt que nous qui tentons de ne pas oublier Jérusalem. Oui, la ruine a sa vie. On dit que Jérusalem, qui n'est pas une ruine pour qui y vient aujourd'hui, mais qui est bâtie sur des ruines, des décombres des siècles, est la seule au monde à exister en deux endroits : sur la terre et au Ciel. On le dira aussi d'Arès, qui est une future Jérusalem.
"Pour que nous soyons en osmose avec nous-mêmes," dites-vous...C'est par osmose que l'oxygène pénètre dans le sang et que le gaz carbonique s'en dégage à travers les tissus du poumon. C'est par osmose que se fait la nutrition des cellules, par échange continu avec le milieu intérieur. C'est par osmose que l'humidité passe à travers les pierres grêlées, devenues poreuses. C'est l'osmose qui nourrit d'eau les plantes rudérales que nous sommes sur un monde qui se croit fort et qui est, en réalité, effondré. Effondré sur lui-même parce que le péché est très très lourd. Merci de me rappeler qu'il ne faut pas trop insister sur notre misère, mais, après tout, cette page de commentaire ne durera pas plus d'un mois.

12oct20 223C25
Bonjour Frère Michel,
Je vous écris cet e-mail, car dernièrement j'ai réalisé graphiquement un tract (en pièce jointe) pour la mission "Salon Zen à Paris" d'octobre 2020.
Certains frères et sœurs auraient voulu faire paraître le mot "recruter" dans l'accroche du tract et d'autres ne le souhaitaient pas. Moi-même j'ai eu des réticences, car pendant des années vous avez toujours écrit ou expliqué oralement que nous ne recrutions pas "comme les sectes, qui elles recrutent" (vu notamment dans la dernière vidéo "Le prophète"). J'ai bien lu votre réponse dans votre blog concernant le mot recruter.
Pour moi ce serait un virage de "communication" de mentionner sur un tract "nous recrutons" ou d'utiliser le mot "recruter" par écrit.
Du coup une phrase d'accroche à été trouvés : "Cherchons des volontaires pour changer ce monde", que j'ai suggérée — À peu près seize personnes sont venues en au local les 3 et 10 octobre.
Je vous avoue avoir été embarrassé et prudent à communiquer sur un tract tiré à 15.000 exemplaires.
Effectivement nous recherchons des épis mûrs, mais de là à écrire sur un tract "nous recrutons" je trouve ça pas fin spirituellement au niveau de la communication (c'est mon avis et de certains).
Mais je suis la pour apprendre et évoluer.
Qu'auriez-vous fait à ma place, Frère Michel ? Laissez faire ou être prudent pour y réfléchir collectivement ?
Que les gens ne disent pas ensuite : "Les Pélerins disent qu'ils ne recrutent pas, qu'ils n'ont pas de fichier etc...et je viens d'avoir un tract en main ou c'est écrit noir sur blanc "Nous recrutons"? Ce sont des menteurs, manipulateurs etc."
Merci pour votre retour prophétique qui servira à tous.
Nasser B. d'Île de France
Tract de Nasser Octobre 2020

Réponse :
Ce message m'est arrivé par eMail. Ce n'est pas un commentaire à mon entrée 223. Néanmoins, vous concluez votre message par : "Merci pour votre retour prophétique qui servira à tous," alors, je me dis : Puisque frère Nasser me demande un avis qui doit intéresser tout le monde, autant le donner sur mon blog, qui est public.
Ne vous en faites pas pour ce que peuvent penser les gens que vous rencontrez dans votre mission, car quand vous leur avez parlé et leur tendant un tract à lire, il leur vient une variété de pensées en bien ou en mal telle que ce qui, dans le vaste éventail de sentiments que vous laissez eux personnes de rencontre, ceux qui portent sur le "recrutement" sont inévitables, parce qu'il est clair que vous recrutez. Le public sait bien que quand quelqu'un vient vers eux avec des tracts qui leur donne une adresse où vous seriez heureux de les revoir, c'est que vous invitez les gens à vous suivre. Pardi !
Oui, j'ai en effet parler des "sectes qui recrutent" en donnant au verbe recruter un sens plutôt péjoratif, synoyme de draguer, racoler, etc. Mais, pour dire vrai, j'ai été plutôt méchant à l'égard des sectes, parce que ce que nous faisons n'est pas si loin de ce qu'ils font. Je ne suis pas particulièrement hostile au mot "recruter" dont le sens très large donné par Le Grand Robert est : "Amener (qqn) à faire partie d'un groupe (association, parti…). Recruter des adeptes, des prosélytes, des partisans (➙ Attirer, embrigader), des travailleurs (➙ Employer), des clients. ➙ Procurer (se). Il a fini par recruter des collaborateurs. ➙ Découvrir. Les porteurs recrutés par l'administration (→ Portage)." Bref, c'est bien ce que nous faisons à la seule différence que nous ne cherchons pas à convertir, mais à trouver des épis mûrs, des personnes portant en elles-mêmes l'instinct apostolique qui puisse faire d'eux des pénitents et des moissonneurs.
Pour moi utiliser le mot "recruter" n'est pas faux, n'est pas une faute. Le seul inconvénient qu'a ce mot est son écho militaire : "La Marine recrute.. L'Armée de l'Air recrute, etc. ou son écho ouvrier : "Peugeot recrute..." Mais recruter n'a pas de synonyme sans écho de ce genre.
Alors, il n'y a qu'à s'inspirer des tracts que j'ai moi-même utilisés au temps où j'étais missionnaire. Pourquoi ne le faites-vous pas ? Moi je mettais sur mes tracts : "Aidez-nous à appeler le monde à l'amour..." ou : "Dieu a besoin de vous et nous avons besoin de vous pour changer le monde," ou "Soyez apôtre avec vous..." etc. Je n'ai jamais personnellement utilisé le mot recruter. J'ai plutôt appelé à l'aide, à l'apostolat.

12oct20 223C26 
Bon et bien !
Il suffit d’aimer, de pardonner, pour éloigner les lois entre les hommes, ces lois qui masquent la vie, ces lois qui terrifient l’homme, ne lui laissant que le choix de la soumission.
"Abdiquer," seul comportement possible, disent les rationalistes affirmant par là qu’il n’y a pas d’autres solutions à la manière de vivre dans une société "humaine" organisée.
Il suffit d’aimer, mais j’en conviens, ce n'est naturellement pas le cas en soi, le spontané juge, et dit ce que la pensée du moment dit, cette nèpe sans vie radote (Rév d’Arés xii/6). Ainsi ce royaume artificiel qui plane dans nos cerveaux et dicte nos relations, engendre le besoin de lois systématiquement. La représentation de dieu sur terre, du dieu juge comme dit cette entrée : "Depuis lors, j'affirme que Dieu n'est pas celui des mages, prêtres et théologiens, qu'Il n'est ni juge, ni roi, ni même probablement une personne, mais qu'Il est l'Être de l'infiniment petit à l'infiniment grand, la Puissance dont chacun recèle une part dans les profondes caves de son être."
Bon et  bien, me voilà allégé, sans remède (Rév d'Arès xvi/4), seule la pénitence permet à un individu de ressentir sur un champ de bataille un éloignement des agresseurs qui l’entourent, pour lui rappeler la loi des hommes en toute circonstance.
Les voilà pris en eux-mêmes par ce satané bruit qui court sans cesse ne pouvant l’exclure d’eux-mêmes, seul le temps du pénitent qui est notre ami, dites-vous (réponse 223C3) en aura raison.
Bon d’accord ! Alors je patiente car mon ennemi ne pourra pas changer vite lui non plus !
Je suis donc une cymbalaire cool tranquille dans un monde de brutes !
Henri S. de l'Yonne

Réponse :
Merci, frère Henri, pour ce commentaire.
"Bon et bien, dites-vous, me voilà allégé sans remède (Rév d'Arès xvi/4), seule la pénitence permet à un individu de ressentir sur un champ de bataille un éloignement des agresseurs..." La pénitence est comme un voyage dans le futur, sur la planète idéale qui n'existe pas encore mais qui est promise. Votre commentaire me donne envie de me sentir comme vous "allégé. Je me dis : "Mon petit Michel, ta petite utopie est en train de se réaliser." Merci de m'aider à faire le voyage de l'utopie.

13oct20 223C27
"La nuit est proche" écrivez-vous en 221C22.
Je viens de trouver (par hasard ?) une vidéo sur Youtube qui précise cela, pour peut être mieux nous préparer à affronter (sans violence ?) des choses tout à fait effarantes :
Sur Youtube : "Covid-19 : l'étincelle avant le grand reset ? - Pierre Hillard : On veut nous anéantir..." (vidéo à voir avant qu'elle soit censurée ?)
Vous avez écrit en annotations de La Révélation d'Arès : "Si la mission des Pèlerins d'Arès était trop menacée, Dieu pourrait intervenir".
Alors je pense à ce que Dieu vous a dit en cas de menaces trop fortes :
"Dis-Moi, coupe les pieds ! Je coupe les pieds."
Bien fraternellement.
Jean-Luc Q. des Landes

Réponse :
La vidéo de Pierre Hillard, docteur en sciences politiques connu, que vous citez étant longue (cinquante minutes) et traitant de plusieurs sujets, j'ai extrait la partie (huit minutes) qui parle du covid-19. La voici :

Plus nous avançons dans cette affaire de covid-19, plus nous commençons à nous douter que son contexte pourrait vraiment avoir une intention économico-politique malfaisante à laquelle se soumettent avec plus ou moins de bon vouloir les gouvernants de ce monde. Si c'est le cas, la question que je me pose en premier est : Dans quelle mesure ces gouvernants jouent-ils volontairement le jeu de ce complot et combien d'entre eux le jouent‑ils ? Si, comme Donald Trump, ceux qui rechignent à s'associer à ce complot sont plus nombreux que ceux qui s'y associent volontiers, nous avons quelques chances d'en sortir. Dans le cas contraire, où allons-nous ? J'avoue mon inquiétude. M. Macron doit s'adresser à la nation ce soir... Pourquoi le fait-il après que le premier ministre l'a déjà fait hier ? Cela donne l'impression qu'ils sont en désaccord. D'autres hiatus ou décalages de ce genre laissent penser qu'il y a une intention primale cachée que tout le monde ne partage pas, en tout cas pas au même degré.
Ce matin, j'avais prévu d'aller à mon habituel laboratoire d'analyse pour une prise de sang régulière. Je rêvais... En juillet mon laboratoire était encore ouvert, mais ce matin il était fermé au tout-venant, seulement ouvert sur rendez-vous. Les laboratoires d'analyse ne reçoivent plus que sur rendez-vous à Bordeaux. Autrement dit, pour éviter aux gens sous surveillance médicale de mourir du covid-19 on les expose à mourir d'autre chose s'ils sont dans une situation urgente. Je vais téléphoner dans la journée pour voir comment il me sera possible de connaître mon état de santé. Tristes temps ! La mort n'est pas pour moi un tracas ; mon tracas c'est ce que devient la société. Il y a quelques jours j'écoutais une interview du Professeur Didier Raoult à qui un journaliste du nom de Morandini demandait : "Êtes-vous optimiste ou pessimiste ?" et qui répondit à peu près la même chose : "Mon soucis n'est pas le virus, c'est la société !" Dans l'extrait de vidéo qu'on peut voir ici vous entendrez Pierre Hillard, qui je le précise relie l'affaire du covid au complot mondialiste, dire : "Le fond du mondialisme est le refus de la Révélation..." (6,48)... Y compris, cela va sans dire, de La Révélation d'Arès.
Vous dites, mon frère Jean-Luc : "Alors je pense à ce que Dieu vous a dit en cas de menaces trop fortes : Dis-Moi, coupe les pieds ! Je coupe les pieds [Rév d'Arès xxxviii/7]." Je ne veux pas m'étendre sur ce point ; j'en dirai seulement quelques mots : Je ne veux pas être un nouveau Noé ; le Père le sait, mais il m'a quand même appelé et c'est ce fait apparemment étrange qui nous permet d'expliquer un certain nombre de faits métaphysiques : Je n'ai pas cessé de rappeler que le Père vit tant dans l'Univers infini qu'il est au fond de l'homme, qui est son Image et Ressemblance (Genèse 1/26-27). Ainsi est-Il au fond de moi tout particulièrement puisque le sort a fait de moi un prophète. Il s'ensuit logiquement que ce qui peut déclencher un changement eschatologique d'ordre universel tient à la coordination de deux volontés : la Sienne et la nôtre — c'est l'explication de Pour que nous fassions Ta Volonté (Rév d'Arès 12/4) — et la volonté humaine est particulièrement concentrée dans la prophète. Je tremble souvent à la pensée que moi, qui ne suis qu'un rien-du-tout, je recèle une force de destin exceptionnelle pour toute ma famille humaine, bons et mauvais, amis et ennemis, pour et contre, blancs, noirs ou jaunes, etc. Si chaque humain que nous rencontrons dans la mission avait conscience qu'il est lui aussi Dieu au lieu d'être étranger à lui-même comme sont sept milliards et demi d'humains, que de choses changeraient radicalement sous le levier de la Volonté faite !
Embrassez pour moi votre compagne Danièle !

13oct20 223C28 
Note du blogmaster :
La vidéo que voici est proposée par un certain nombre de lecteurs de ce blog et m'arrive par plusieurs voies !

Réponse :
Je remercie les divers lecteurs du blog qui pensent que je devrais afficher la vidéo que voici.
Mais je ne me prononce pas sur ce que peut valoir ou ne pas valoir ce document. Cette vidéo est en fait un travail de regroupement de vidéo variées sur le même thème : Notre liberté est en danger ; il faut défendre la société, lutter pour maintenir les acquits.
Le contenu de la vidéo est le suivant :
Akina (nom de l'association qui a réalisé la vidéo)
Sélection d'articles peu médiatisés pour se construire son opinion personnel, présenter d'autres représentation du monde et développer son esprit critique !
Douze bonnes nouvelles avec tous les liens dans la description pour regarder les vidéos en intégralité :
✅ Discord "Le Front Médiatique" : https://discord.gg/gvQGXPN
✅ Odysée : https://odysee.com/@AKINA:7
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✅ Twitter : https://twitter.com/akina_schira
✅ Instagram : https://www.instagram.com/_akinaschira
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🔎 LES SOURCES :
— Covid 19 & tests PCR : Crimes contre l'humanité 🌍 Reiner Fuellmich - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=UQFZH...
— Parlons de la Sécurité Sociale de l'Alimentation ! - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=LqC4S...
— Macron appelle à la révolte du peuple - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=ItbQv...
— Le plus grand massacre de l'histoire de l'humanité - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=wtjx2...
— Désinformation scientifique : quand la raison est instrumentalisée par des intérêts privés - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=-ATSe...
— Les gardiens de la raison - Stéphane FOUCART, Stéphane HOREL, Sylvain LAURENS - Éditions La Découverte
https://editionsladecouverte.fr/catal...
— Discovery, une faute grave de la recherche française en plus d'une faute médicale ?
http://www.francesoir.fr/politique-fr...
— Biobiobiobio sur Twitter : "Marseille, 07 Octobre: “La réalité est que nous ne sommes pas du tout en tension aujourd’hui!” (Dr Fouché - Réanimateur) #VeranDemission #Raoult #Marseille #CoronavirusFrance #COVID__19 #COVID19france https://t.co/L22ozVWKC7" / Twitter
https://twitter.com/biobiobiobior/sta...
— CoVid19/Covid aéroporté ? Vraiment ? - Bulletin de Silvano TROTTA du 06/10/2020 - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=xXyME...
— Macron+Hollande = La trahison au carré ! Nos données MEDICALES et STRATEGIQUES en Pâture à Microsoft - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=WkyJP...
— #IDI - «Il y a un test grandeur nature de contrôle d’une population et une répression épouvantable» - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=9vEea...
Son invention classée Top Secret Défense, il demande des explications - Canal FM
https://www.canalfm.fr/news/son-inven...
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Quand Jésus m'apparut du 15 janvier au 13 avril 1974 et me dicta ce que j'allais intituler L'Évangile Donné à Arès (1974, épuisé), première partie de ce que serait quelques années plus tard La Révélation d'Arès, rien ou à peu près rien ne permettait de penser que le monde tel qu'il était alors allait connaître les problèmes et les pressions oligarchiques dont tout le monde peut s'inquiéter aujourd'hui. Ce que fait apparaître en 2020 la crise dite du Covid-19, tout particulièrement la façon dont les choses se passent au cours d'une pandémie causée par une grippe sévère mais qui ne menace en rien l'avenir de l'humanité, soulève chez de nombreux humains, dont je suis, des questions importantes, probablement même fondamentales, mais encore floues. Je ne peux donc pas pour l'heure faire autre chose que noter tout ce qui est dit dans cette vidéo, tenter de le garder en mémoire, pour peut-être plus tard y voir plus clair et peut-être alors donner à notre mission dans le monde une orientation plus ciblée "civilisation" qu'elle n'est aujourd'hui.
J'affiche donc cette vidéo dans mon blog en demandant à ceux et celles qu la regarderont de garder la tête froide, de ne pas perdre le sommeil à cause de tout ce qui y est dit, mais de noter que, décidément, de plus en plus de nos frères humains s'inquiètent du tour singulier que prend l'actualité.
Cette vidéo ne peut pas, pour l'heure, faire autre chose en nous que réveiller un peu plus notre vigilance.
L'Histoire offre continuellement énormément de surprises ; jamais rien ne se passe exactement comme prévu et parfois ce qui se passe est très différent des prévisions, voire même contraire au prévisions. Les exemples fourmillent. Je pense à Marc Ferro et à son livre récent "Les Ruses de l'Histoire", dont je cite ici un long passage qui ne peut que calmer les prévisionnistes trop hâtifs. J'espère que Marc Ferro ne m'en voudra pas de le citer ici très longuement :
Oui, l’histoire a aussi ses "ruses". Par ce terme, on n’entend pas ici l’art de tromper habilement pour parvenir à ses fins : ainsi, les ruses de guerre, fausses nouvelles et bobards d’hier, fake news d’aujourd’hui. Comme cette information non vérifiée donnée par le généralissime Weygand au Conseil des ministres du 13 juin 1940 : "Maurice Thorez a pris le pouvoir à Paris." De même, les rumeurs, dont Edgar Morin a su analyser le fonctionnement (La Rumeur d’Orléans, Seuil, 1969).
Par "ruses de l’histoire", il faut plutôt comprendre ces situations qui n’avaient pas été prévues ou se trouvaient l’aboutissement quasiment inverse de ceux attendus. Hegel cite Napoléon qui, modernisant l’organisation politique de l’Europe, voit celle-ci, à sa surprise, s’ouvrir à un violent nationalisme identitaire. Autre exemple : au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on instaure en Grande-Bretagne et en France un welfare state, ou État-providence, pour assurer une sécurité de vie et de bonne santé à tous les citoyens. Ruse de l’histoire : les progrès de la science et de la santé prolongent la durée de vie des habitants et font grimper du même coup le coût de la réforme. Les conséquences du welfare state ont fini par ruiner le budget de la nation, avec les suites économiques et sociales que l’on connaît.
Dernier exemple, puisé dans l’histoire coloniale. Au temps des empires, le sort des colons ou des colonisés ne préoccupait guère les métropolitains. Plusieurs décennies après les indépendances, cette histoire-là, tel un retour de bâton, occupe dans les anciennes puissances coloniales le devant de la scène. De Gaulle aurait de quoi se retourner dans sa tombe !
Ces ruses peuvent concerner les croyances les plus enracinées du roman de la nation, et nombre d’entre elles émanent, bien sûr, des acteurs de l’histoire. On les retrouvera.
Identifier les "ruses de l’histoire", c’est aussi s’intéresser au "sens" que celle-ci pourrait avoir. Cette expression de " sens de l’histoire" renvoie à une explication que l’on voudrait trouver à ce qui a eu lieu ou à ses développements : sont-ils, d’une manière ou d’une autre, déterminés ? Et, dans ce cas, dans quel sens ? Mais le "sens de l’histoire", c’est également la signification que l’on pourrait donner à ce qui s’est produit. Comment le comprendre et quelles leçons en tirer pour les décisions à venir ?
Par le passé, l’histoire nous a souvent prouvé qu’elle n’avait pas beaucoup de logique… Voyez les lendemains de la chute du mur de Berlin. Un jour de 1991, Vaclav Havel, premier président de la République de Tchécoslovaquie, converse avec Adam Michnik, un des fondateurs de Solidarnosc en Pologne. Ils observent le rejet dont, avec leurs compagnons, ils ont été victimes, alors même qu’ils ont œuvré à la chute des régimes communistes. Les hommes politiques de la "page blanche" étaient demeurés tapis à l’heure des crises ; ils ont su se saisir du pouvoir lorsque celles-ci étaient passées.
La même chose s’est produite en Russie où, après un retour poliment honoré, Alexandre Soljenitsyne et quelques autres opposants ont disparu du paysage. Ils ont été devancés par les groupes dits "informels", puis absorbés dans le camp démocratique où ils ont perdu leur voix.
Or, Michnik et Havel se sont interrogés : est-ce que dix ans plus tôt, comme un "précédent passé inaperçu", les démocrates de la révolution iranienne n’avaient pas été absorbés par le courant des mollahs, antimodernistes, voire fondamentalistes ? Élargissons leur réflexion : en Israël et en Palestine semblent s’être respectivement judaïsés et islamisés, dans un mouvement parallèle, les régimes laïcs portés par David Ben Gourion et Yasser Arafat.
L’histoire paraît manquer de sens également lorsque, une quinzaine d’années auparavant, en Algérie, les leaders laïcs du mouvement national furent écartés des fêtes de l’indépendance par des rivaux, Ben Bella, puis Boumédiène, qui représentaient pourtant une tendance moins inspirée des droits de l’homme et plus tentée par l’arabo-islamisme. Qui donc a alors entendu cette phrase venue d’ailleurs : "Le tour de l’islam est arrivé" ?
Même évolution en Inde où Gandhi et Nehru avaient puisé dans le philosophe anglais Locke, puis le républicain italien Mazzini et l’exemple parlementaire anglais l’argumentaire qui leur avait permis de revendiquer pour le pays indépendant un régime de cohabitation tolérante. Or, aujourd’hui, c’est un parti hindouiste intégriste, celui de Narendra Modi, qui se trouve au pouvoir. Que dire aussi de l’Europe centrale actuelle où, tout membres de l’Union européenne que soient leurs pays, les dirigeants de la Hongrie, de la Pologne, de la Slovaquie, obéissent à un discours populiste et manifestent une xénophobie que réactive la pression de réfugiés à leurs frontières ?
Décidément, effet croisé du rejet du communisme, puis du modèle politique occidental, des conséquences perverses de la mondialisation et des exigences de la construction européenne, le populisme ne cesse de gagner du terrain, survolté par la victoire de Donald Trump aux États-Unis. Qui l’aurait prédit il y a encore vingt-cinq ans ?
Tout cela, vous l’avouerez, ne paraît pas avoir beaucoup de sens. Mais l’histoire en a-t-elle jamais eu ? Les hommes des siècles précédents, quant à eux, en avaient trouvé un. Traditionnellement, c’était la providence qui donnait un sens à l’enchaînement des événements, et c’était en son nom que chacun agissait. Puis, au XVIIIe siècle, les dirigeants du monde occidental ont substitué la raison à la providence. Là encore, non seulement celle-ci procurait un sens, mais elle servait de moteur aux actions. Les sociétés suivaient des programmes fondés sur la raison et appelés à bénéficier des progrès de la science : ainsi s’accompliraient les principes élaborés par les Lumières. Ces principes étaient les droits de l’homme, et ils devaient conduire le monde.
Soulignons toutefois que ces principes étaient déniés aux femmes et aux peuples colonisés. Déjà des philosophes tel Jean-Jacques Rousseau jugeaient que le programme des Lumières ne pouvait concerner toutes les sociétés, tant celles-ci étaient différentes les unes des autres… "Je sais ce qu’est un Français, un Anglais, disait Rousseau, mais pas ce que serait un homme universel."
Avec la révolution industrielle, une réflexion nouvelle encadre l’héritage des Lumières. D’un côté, Saint-Simon montre que les oisifs gouvernent la société alors que ce devrait être les producteurs – on trouve là, volens nolens, un des fondements du capitalisme. D’un autre côté, le socialisme des débuts incarne une révolte morale devant les horreurs que sécrète la société industrielle et qu’ont décrites Charles Dickens, Émile Zola et d’autres. Voilà qui porte en soi un projet dirigé vers un ordre raisonnable et humain pour gouverner les sociétés.
Karl Marx, fasciné par le darwinisme, se voulait scientifique et élaborait sa démonstration sur les contradictions de l’économie. Plus que thème et principe de la révolution, le socialisme marxiste devenait une science du développement social qui attendait que le prolétariat soit assez massif et conscient de lui-même pour abattre le régime capitaliste.
Cette réflexion n’était pas qu’académique. Elle armait intellectuellement organisations et partis politiques, du monde ouvrier en particulier. Au point que, au début du XXe siècle, développement capitaliste aidant, la masse ouvrière s’affirmait, une internationale socialiste agissait d’un bout à l’autre du monde. Parti social-démocrate allemand en tête, le mouvement de l’histoire semblait irréversible.
Mais, en 1914, au croisement des rivalités impérialistes et d’un sursaut patriotique débridé, voilà que la guerre éclata. Le processus se trouvait brutalement interrompu. Le mouvement révolutionnaire perdait d’un coup quelques-uns de ses éléments constitutifs. Son arme, d’abord, la grève générale : l’Internationale jugea qu’elle aurait avantagé les régimes autocratiques. Il perdait ses arguments : le socialisme "scientifique" avait affirmé la force déterminante des intérêts économiques ; or, c’était la passion patriotique qui manifestait sa puissance. Le mouvement révolutionnaire perdait aussi sa légitimité : au premier coup de clairon, il apparut, selon la formule de Benedetto Croce, fondateur du parti libéral italien, que "si le socialisme était un idéal, la défense de la terre natale était un instinct". Il perdait enfin ses espoirs : comme objectif, la victoire avait pris la relève de la révolution. Les analyses et espérances marxistes concernant le sens de l’histoire se voyaient privées de tout fondement.
Trois ans plus tard, une révolution éclatait en Russie, provoquée par la défaite, la pénurie, la répression, la haine de l’autocratie. Elle emporta tout : le tsarisme, les classes dirigeantes, les institutions. S’étendrait-elle à l’Europe entière ? L’histoire avait-elle repris son cours ?
Quoi qu’il en soit, on allait pendant plusieurs décennies après 1917 appeler "conflit du siècle" celui qui opposerait l’Union soviétique et le monde capitaliste : or, cet affrontement avait bien un sens.
La chute du régime soviétique en 1991 marquait la "fin de l’histoire", proclamaient les Américains par la voix de Francis Fukuyama, conseiller au département d’État : la démocratie libérale et l’économie de marché avaient vocation à s’installer partout dans le monde. Repris à l’époque par quelques moutons de Panurge de la presse internationale, ce jugement était émis de façon aussi péremptoire qu’une résolution de Staline et du Komintern en 1933 déclarant que le national-socialisme était une anomalie éphémère, alors que le régime soviétique était supposé éternel…
L’histoire enseigne au moins que l’invulnérabilité des régimes de violence n’a pas plus de réalité que l’harmonie éternelle de l’économie de marché. Et il n’a pas fallu plus de douze ans (1989-2001) pour que les cris de joie à la chute du mur de Berlin soient couverts par les cris de détresse face à l’attaque contre le World Trade Center. Les accompagne cette information que la Chine est devenue la deuxième puissance économique, à trois encablures des États-Unis.
Tout un monde est bel et bien en train de changer. Il hérite de situations et de conflits que cette "fin de l’histoire" n’avait pas résolus. Qu’il s’agisse des conséquences des affrontements en ex-Yougoslavie ou en Asie centrale, du conflit israélo-palestinien, des séquelles du terrorisme irlandais, du ressentiment dans les pays à population musulmane, etc. Ou encore de la renaissance hindouiste dans sa relation conflictuelle avec l’islam, celle des soulèvements de la Corne de l’Afrique ou du Nigeria…
Le socle des Lumières est démantelé – quelle ruse de l’histoire… La civilisation occidentale est en passe de perdre son hégémonie. La mondialisation, qu’elle semblait devoir conduire sans obstacles, voit de grandes ambitions inverser son cours, son sens.
Dès la deuxième moitié du XXe siècle, c’est Sayyid Qutb, des Frères musulmans, qui assurait : "Voici donc l’Occident, après avoir semé l’injustice, l’asservissement et la tyrannie, qui gigote dans ses contradictions. Il suffit qu’une puissante main orientale se tende à l’ombre de l’étendard de Dieu et le monde retrouvera paix et calme." Bientôt, la couverture de l’ouvrage d’Abdessalam Yassine intitulé Islamiser la modernité (1998) (et non "moderniser l’islam"…) représentait un gratte-ciel bâti en chiffres numériques avec à son sommet le drapeau de l’islam. On connaît la suite, prélude à un projet de domination du monde." Le christianisme et l’islam sont les seules religions qui proposent de convertir l’humanité", souligne Michel Onfray dans Décadence.
En Chine, c’est à prendre la relève des États-Unis et à retrouver sa place de première puissance mondiale que l’on rêve. En 2010, un ouvrage de Liu Mingfu publié à Pékin, Le Rêve chinois, montrait le Capitole se détachant dans un ciel d’apocalypse…
Polarisé sur ce double défi, l’islam radical et la Chine, le monde occidental est resté aveugle à une autre volonté de puissance : celle qui ouvrait un boulevard à l’imaginaire des Turcs voyant accessible, à la chute de l’Empire soviétique – un "don d’Allah" –, la possibilité de retrouver pied en Asie centrale. Sans parler de l’Inde, de la Corée du Nord… Les ambitions sont nombreuses aujourd’hui à vouloir inverser le cours de la mondialisation, ce sens que l’Occident avait cru pouvoir donner à l’histoire.
Comme vous voyez, mes frères et mes sœurs qui m'avez adressé cette vidéo, il faut être patients et attendre d'y voir un peu plus clair. Merci quand même.

14oct20 223C29 
Moi non plus, je n’y vois pas très clair. Je ne suis pas certain du complot du ou des pouvoir(s). Sinon, comment considérer le fait que la grande majorité des pouvoirs, qui sont par définition antagonistes, suivent à peu près le même chemin que la Chine au début de la pandémie ?
Je ne pense pas qu’une concertation à une aussi grande échelle soit possible ou faisable. Je penche plutôt pour la sottise, la lourdeur, la certitude d’avoir toujours raison et d’être le salut du peuple [Rév d'Arès 22/6-8] — le Ils ne savent pas ce qu’ils font [Luc 23/34], ce qui n’enlève rien à la nocivité de ce qu’ils font. Et le système de santé ? Car c’est aussi lui qu’on essaye de "sauver". Parce qu’il ne fonctionne plus. Où sont les médecins généralistes qui maillaient le territoire français ? Disparus ou presque (les campagnes !). La gestion de l’épidémie depuis mars les a de plus quasiment mis de côté. Qu’a-t-on fait depuis mars pour pallier les carences constatées ? On sait aussi combien l’arrivée des 35 heures a désorganisé ce système de santé et l’on est toujours sous ce contre-coup. Mais de cela, il ne faut pas parler, etc. Et le concept de l’État-Providence, qui fait croire depuis des décennies que l’argent tombe du ciel comme par miracle et n’est pas nécessairement généré ? Le "quoi qu’il en coûte" de M. Macron au début du confinement était dans cette veine : l’argent coulera à flots, bien ou mal, peu importe, nous sommes là, dormez braves gens ! Mais beaucoup de braves gens sont très satisfaits d’entendre cela.
Je ne suis pas complotiste (même si vous avez évoqué les Illuminati autrefois, entrée 143) et je ne suis pas tellement intéressé par cette vidéo (223C28), où la personne qui parle fait plusieurs fautes dès les premières phrases prononcées — à trop vouloir convaincre… — Prendre des bouts à droite et à gauche (même si ensuite les adresses des vidéos entières sont mentionnées, ce qui est bien), et ne prendre que ce qui va dans le sens de notre propos, c’est facile : Comment dès lors développer l’esprit critique comme proposé, même si on peut répondre qu’en face, la propagande à outrance fournit tous les documents qu’on veut ?
Le complot a remplacé la providence dont Ferro parle (223C28 réponse). Tout ce qui se passe est désormais pensé par certains à travers le prisme du : Les puissants [Rév d'Arès 28/18-20] l’ont voulu. Mais, les puissants, le Père nous rappelle qu’en fait, ils sont aussi "pauvres types" que nous. Ce sont nos frères et sœurs à qui l’on donne un pouvoir tel qu’ils sont incapables de le maîtriser, qui les dépasse, comme il nous dépasserait si nous en disposions. Ferro le montre bien : tout ce que l’on prévoit, que l’on met en théorie bien savante, explose en morceaux à un moment. Car la Vie n’entre pas dans des cases. Elle invente [au sens de créer, forger, bâtir]. Et elle est trop complexe pour pouvoir tout prendre en compte — surtout si on n’intègre pas le spirituel dans nos données —. Nous avons vraiment un trop faible lumignon [32/5].
Le discours : les gouvernants ont toujours tout faux, le peuple a toujours raison me gêne. Il me semble justement que La Révélation d’Arès porte à équilibrer ce genre de jugement : Non, le riche n’est pas nécessairement le mauvais, le pauvre n'est pas nécessairement le glorifié. Il peut y avoir des lumières chez les puissants et des ombres chez les faibles : la Vérité, c’est que le monde doit changer [Rév d'Arès 28/7], c’est le système qu’il faut changer. Que l’on soit croyant ou non, tout est question de Vie, du sens spirituel, transcendant, que l’on met dans chacun de nos actes. C’est cela qui leur donne leur vraie valeur.
Que des personnes aient anticipé la possibilité d’une gouvernance autoritaire consécutive au surgissement d’une pandémie ne veut pas dire qu’ils en sont les instigateurs. Un peu d’analyse suffisait à parvenir à cette conclusion : La peur a toujours été l’agent facilitateur de tout régime autocratique, il suffit de trouver la bonne. De nos jours, la guerre, c’est assez mal vu, et puis cela casse tout, faire plus soft c’est mieux. Pour ce qui concerne une pandémie. Il y avait déjà eu des prémices, avec le SRAS et la H1N1. Malheureusement, ces épidémies n’étaient pas parvenues avec suffisamment de force chez nous. Mais déjà à l’époque, je me souviens de mes instances universitaires s’arrachant les cheveux pour organiser les choses, anticipant ce que nous vivons aujourd’hui.
Plutôt qu’un réel complot, je penche donc pour une sorte de corruption de la pensée. Vous rappelez la question du principe de précaution (223C5 Réponse), et je pense comme vous qu’il est au centre du problème actuel. Poussé à l’extrême, il rend la vie impossible, parce que la vie, c’est le risque (on ne peut tout prévoir, cf. Ferro) – calculé certes, mais le risque tout de même. Faire croire qu’on peut être protégé à 100 %, c’est mentir, et c’est même scandaleux, car cela fausse toute réflexion complète. Mais ce principe de précaution, cela fait des années qu’il entre progressivement dans les têtes, avec toutes les bonnes volontés du monde, il n’est pas l’apanage que des seuls puissants. Au point que dans certaines institutions, on ne peut plus changer une ampoule défectueuse soi-même et qu’il faut parfois attendre une semaine que la personne habilitée puisse le faire. Ou qu’on ne fait plus ceci ou cela, au cas où… Les régimes alimentaires entrent dans cette catégorie (je ne parle pas des allergies, mais des décisions de ne plus manger tel ou tel aliment) : sous prétexte que tel aliment provoque telle chose, il est honnit, en oubliant qu’il apporte aussi en général autre chose. La [vie comme fille de la] Vie est équilibre entre de nombreux éléments.
Néanmoins, ce que nous vivons actuellement doit stimuler notre vigilance. Je sens de tous côtés les injonctions pour passer encore plus de temps sur les outils numériques qui, globalement, peuvent être surveillés. Je note que maintenant, nombre de commerçants rechignent quand on sort un billet de banque ou de la monnaie, ou quand on n’a pas de carte "sans contact". Un bon moyen, là encore, de lâcher une petite part de notre contrôle. Il n’est donc pas impossible que les banques poussent à la roue et profitent de la situation — mais elles profitent ; elles n'ont pas généré la situation —. Et le mendiant qui fait la manche ? Si cela continue, nous n’allons bientôt plus avoir d’argent liquide dans nos poches. Faudra-t-il qu’il investisse dans un terminal de paiement ? Le geste du don ? Disparu ? Quelle déshumanisation ! Dans cette histoire de la Covid-19, l’homme n’est plus vu que comme un cobaye de laboratoire, qu’il faut protéger sans tenir compte de la globalité de sa vie. Depuis longtemps (mais c’est un réflexe ancien, je pense), l’homme est prêt à sacrifier sa liberté au facile. Actuellement, nombre de sociétés du numérique investissent des sommes considérables pour nous fournir des outils "gratuits" sur lesquels, parce qu’ils sont pratiques, nous sommes nombreux à nous jeter sans réfléchir. Je suis très attentif à ces pertes actuelles et permanentes de liberté. Je te facilite la vie, en contrepartie, je te la vole, c’est un peu le schéma de beaucoup de sites et réseaux sociaux. Nous sommes suivis de partout. Le temps va décanter les choses. Mais restons vigilant sur nos pertes de liberté, en cela je rejoins quand même les dernières vidéos que vous avez postées. La phrase de Comte-Sponville (223C1): "Je préfère attraper la covid-19 dans une démocratie plutôt que de ne pas attraper la covid-19 dans une dictature" fait même son chemin, je l’ai entendue citée par quelqu’un d’autre à la radio ces derniers jours.
En même temps donc, et je trouve cela salvateur, on sent se lever une vraie résistance. Je vois des employés ou des jeunes étudiants se renfrogner à l’évocation d’un passage de travail ou cours en "distanciel", comme l’on dit. Merci, les jeunes, qu’on accuse tellement en ce moment, et même si quelques-uns, apeurés par une vraie propagande, voudraient passer tout à distance — mais où serait l’apprentissage de la sociabilité, de notre rapport à l’autre ? — Notre société, contrairement à ce qu’on croit, est violente, parce qu’on n’a presque plus jamais de vrai dialogue, chair à chair. Vous avez un problème ? Vous avez en face de vous une machine, qui ne comprend rien, mais qui demande à ce que vous, humain, vous pliez à ses commandes plutôt qu’elle le fasse — le monde à l’envers.
Qu’on ne s’étonne pas qu’alors, certains aient envie de cogner : ils n’ont plus accès au dialogue, à une vraie réponse qui ne serait formulée que pour eux. Le plus incroyable est lorsque vous demandez maintenant à acheter un timbre à la Poste et que l’employé(e) ne vous le délivre pas, mais vous accompagne à la machine pour faire la démarche auprès d’elle. La machine, plus forte que l’homme qui lui sert de faire-valoir, quelle folie ! On idéalise ces outils, qui ne devraient être que des outils, alors qu’ils nous dominent et qu’un outil utile, c’est vous qui le maîtrisez. Combien de commandes cachées derrière les actions que nous menons sur le net ? Qui enregistre tout sans espoir d’un effacement réellement efficace un jour (sauf, peut-être, un futur black-out qui surviendra tôt ou tard, ces technologies étant autant puissantes que fragiles).
Des pans entiers de l’économie sont en train de s’effondrer : aéronautique, voyages, sport, culturel, etc. Vous avez été, je crois, l’un des premiers à dire aussi clairement que l’économie allait être exagérément mise à terre, et qu’elle représente aussi une grande part de la vie des hommes (pensée mal vue dans un pays comme la France qui ne la regarde souvent que comme le mal). Je vous cite, dès le 13 mars (216C48 Réponse): "Je trouve totalement irresponsable d'avoir laissé sombrer l'économie et l'activité comme le politique les laisse sombrer actuellement. Qu'un virus rende certains malades ou même tue, personne n'en doute, mais quand il y a un malade ou même un mourant dans la famille, la famille ne s'arrête pas de travailler. Empêcher l'humanité d'aller de l'avant, faire peur aux hommes sous prétexte qu'il y aura quelques victimes, qu'y a-t-il de pire ? Des victimes, il y en a toujours et quant à mourir, nous mourrons tous, oui tous. C'est le péché qu'il faut vaincre." Les puissants auraient dû vous écouter.
Denis H. du Maine et Loire

Réponse :
Que pourrais-je ajouter à ce commentaire qui dit ce qu'il faut dire ? Merci pour lui, mon frère Denis.
Ce matin au petit déjeuner, qui pour nous est un repas complet (nous ne dînons pas le soir), j'ai demandé bêtement à mon épouse Christiane tout en avalant ma côtelette d'espadon : "Qu'est-ce que M. Macron a raconté hier soir à la télévision ?" Christiane m'a répondu : "Il n'a pas parlé hier soir. C'est ce soir mercredi que son intervention est prévue..." Voyez ! je ne sais plus (ou je préfère ne plus savoir) où j'en suis. On nous enterre vivants dans un tel imbroglio que l'image de la vie nationale devient pour moi une énigme. Hier, à la télévision un restaurateur : "Je sers jusqu'à minuit environ. Du moment que mes clients ont quelque chose à manger je peux toujours leur servir à boire..." Le reporter : "Mais vous devez fermer à 22 heures !" Le restaurateur : "Non, la loi ne nous demande pas de fermer à 22 heures." Le reporter : "Si !" L'autre : "Non !" "Si !" Non !" "Si !" "Non !" "Si !" "Non !", etc. Qui a tort, qui a raison, qui sait vraiment ce qui se passe ? Comment s'étonner que je ne voie plus sur l'écran que des mirages ? Comment s'étonner que quarante gamins, ensorcelés par cette folie, attaquent au mortier d'artifice un commissariat de police dans lequel ils voient un morceau, une tranche, un fragment, un bout, une parcelle un tronçon de l'État ? Et d'abord, y a-t-il un État quelque part ? Probablement non, parce que ces gamins croyaient attaquer une image : "Et que seraient alors les images  ? Ce qui, une fois, et c'est chaque fois la seule fois..." Paul Celan !
Je repense au savant méli-mélo de Paul Celan s'écriant lors de sa fameuse conférence appelée "Le Méridien" :
"Mesdames et Messieurs, j’ai écrit il y a quelques années un petit quatrain. Le voici :
Voix venues du chemin d’orties [tiens, tiens, un rudéral !] :
Viens à nous sur les mains !
Celui qui est seul avec la lampe
N’a que sa main pour y lire.
Et l’an dernier, en mémoire d’une rencontre manquée en Engadine [Suisse], j’ai mis sur le papier une petite histoire dans laquelle il y avait un homme qui comme Lenz marchait dans la montagne. Dans l’un et l’autre cas, je me suis daté d’un 20 janvier, de mon 20 janvier.
Je me suis... rencontré."
Voilà ! Moi qui ne suis pas poète je finis comme le poète par préférer me rencontrer tout seul, de moi à moi, et j'évite les magnifiques temps ubuesques que nous traversons. Votre commentaire me fait du bien, parce qu'il délimite la zone d'aberration qu'on nous fait traverser. J'apprends ce matin que le Salon de l'Agriculture qui doit se tenir normalement du 27 février au 7 mars 2021 est supprimé. Ils savent donc, ces fakirs qui nous gouvernent, que dans quelque cinq mois le coronavirus fera (que dis-je ? pourrait faire) encore ses "ravages" (taux de mortalité dans le monde : 0,0005 %, pour eux une intolérable hécatombe) ? Ils ont un conseil scientifique qui lit dans la boule de cristal ou qui se tire les tarots. Je me sens vraiment un rien-du-tout, incapable de dire ce qui se passera dans cinq mois, je suis le nul prophète par excellence.
Refusant de voir "l'évidence", je suis aveugle. Je ne vois pas que ce coronavirus, c'est l'ultime passant absolu, c'est la mort qui passe pour la dernière fois sur le monde. Après la crise sanitaire, la vie deviendra éternelle ! Oui, disent les thuriféraires des Affoleurs en balançant leurs encensoirs... Mais alors, demandé-je (vraiment, quel mauvais esprit je fais !), qu'allons-nous faire d'une population qui, sans le moindre décès grâce au Conseil Scientifique, va augmenter, augmenter, augmenter... Il faut absolument conquérir la Lune et Mars au plus tôt !
Mais je suis un mauvais Français, comme vous, frère Denis, je n'ai jamais dansé devant les "effrayantes" nouvelles télévisées: depuis hier 13 octobre 756.472 cas confirmés, 87 morts (sur 1678 décès en moyenne journalière) qui ne m'effraient pas. Mais ces morts, dit le Professeur Raoult, sont des personnes à très faible espérance de vie (vieux et malades), mais Raoult est un mauvais sujet, un type qui ne dit jamais ce qu'il faut dire ; fi, quel vilain ! je ne suis qu'un pauvre vieux qui écoute n'importe qui.

15oct20 223C30
Vous dites le 13oct20 en 223C27 : "Je tremble souvent à la pensée que moi, qui ne suis qu'un rien-du-tout, je recèle une force de destin exceptionnelle pour toute ma famille humaine, bons et mauvais, amis et ennemis, pour et contre, blancs, noirs ou jaunes, etc."
Non ! Vous n'avez pas une force de destin pour toute la famille humaine. Votre rôle est d'expliquer et de démontrer aux gens (afin qu'ils redeviennent Un en eux) leur puissance interne et leur capacité lorsqu'ils s'unissent à cette Force en Eux, cette Oasis, de devenir libre, autonome, non soumis à aucun humain serait-ce le prophète.
Cette "force de destin exceptionnelle" tout humain, tout homme, toute femme, l'a, la possède et peut faire de grandes choses pour toute la famille humaine, ses frères et sœurs.
Ainsi ils (sur)volent haut la fosse ! [Rév d'Arès xxii/16]
Vous inversez les choses ou plutôt tendez à les rendre acceptables que si et seulement si tout passe par vous. Et c'est là où vous vous trompez et pire où vous mentez. Car vous osez dire aussi : "La volonté humaine est particulièrement concentrée dans le prophète". Non, c'est faux, ici vous demandez aux humains de voir à l'extérieur d'eux puisqu'ils doivent se concentrer uniquement sur un homme : le prophète.
Non ! Chaque homme et chaque femme dirige sa volonté sur son objectif, notamment divin — appliquer les préceptes divins —, mais à condition qu'ils se connaissent totalement, entièrement, sinon ils risquent de suivre et répéter sans réfléchir et avec risque d'adulation ce que dit le "prophète".
Dans cette phrase, vous conditionnez les gens à vous suivre inconditionnellement, ce qui est une faute envers les humains, envers leur libre-arbitre. Arrêtez, s'il vous plaît, votre fausse humilité : "Moi qui suis un rien du tout" : vous finissez par le devenir ! Relisez Maimonide, il vous dira ce que doit être un prophète : "Tant que celui-ci est malade, n'a pas le courage de ses opinions, etc, il faut l'éloigner pour lui laisser le temps de guérir, d'évoluer et c'est seulement ainsi qu'il peut réintégrer et guider son groupe".
Lise-Marie D. du Nord

Réponse :
Merci, ma sœur Lise-Marie D., pour ce commentaire.
Vous avez raison de dire que chaque humain est libre de son propre destin, est libre du harnais que lui mettent les docteurs (Rév d'Arès 10/10). Le Père envoie un Messager, Jésus, ou parle Lui-même et fait peser sur un prophète l'énorme charge de transmettre sa Parole, et l'humain qui est absolument libre écoute ou n'écoute pas celui-ci. Vous êtes pénitente et moissonneuse ou vous ne l'êtes pas selon ce que vous décidez, ma sœur Lise-Marie ; je ne suis pas votre juge ; c'est vous seule que cela concerne. Le prophète n'a pas d'autre autorité que celle de transmetteur ou rappeleur et je ne vois pas du tout en quoi je "conditionne les gens à vous suivre inconditionnellement." Si j'étais un homme comme ça, ma sœur Lise-Marie, cela se saurait depuis bientôt quarante-sept ans.
Mais vous avez omis de vérifier le contexte de la réponse que j'ai faite à frère Jean-Luc Q. des Landes et c'est là que votre commentaire tombe hors-sujet. Vous m'avez lu trop vite sans bien cadrer l'entour ; ça arrive à tout le monde, ce n'est pas un reproche. Dans ma réponse 223C27, rappelez-vous que je répliquais aussi à un passage de frère Jean-Luc disant : "Vous avez écrit en annotations de La Révélation d'Arès : "Si la mission des Pèlerins d'Arès était trop menacée, Dieu pourrait intervenir". Alors je pense à ce que Dieu vous a dit en cas de menaces trop fortes : Dis-Moi, coupe les pieds ! Je coupe les pieds [Rév d'Arès xxxviii/7]." Ici frère Jean-Luc faisait référence à l'une de ces sentences léonines surprenantes que m'adresse ici et là La Révélation d'Arès, qui n'ont jamais cessé de me poursuivre, mais qui ont été dites lors des Événéments Surnaturels de 1974-1977 et que je suis bien contraint d'accepter, même si je me sens toujours personnellement, même des décennies après, très en deçà des attributions qu'elles me donnent — quand je me qualifie de rien-du-tout je ne pèche pas par fausse modestie, je suis vraiment un rien-du-tout vis-à-vis de ma fratrie humaine et, à plus forte raison, vis-à-vis du Père —. Ces phrases existant, je ne peux pas faire semblant de les ignorer et, tout en les sachant métaphoriques, il me faut bien expliquer leur sens quand des frères ou des sœurs les invoquent. Voilà pourquoi je dis à Jean-Luc : "Il s'ensuit logiquement que ce qui peut déclencher un changement eschatologique d'ordre universel tient à la coordination de deux volontés : la Sienne [de Dieu] et la nôtre — c'est l'explication de Pour que nous fassions Ta Volonté (Rév d'Arès 12/4) — et la volonté humaine est particulièrement concentrée dans la prophète. Je tremble souvent à la pensée que moi, qui ne suis qu'un rien-du-tout, je recèle une force de destin exceptionnelle pour toute ma famille humaine, bons et mauvais, amis et ennemis, pour et contre, blancs, noirs ou jaunes, etc. Si chaque humain que nous rencontrons dans la mission avait conscience qu'il est lui aussi Dieu au lieu d'être étranger à lui-même comme sont sept milliards et demi d'humains, que de choses changeraient radicalement sous le levier de la Volonté faite !" Autrement dit, ma sœur Lise-Marie, je crois qu'il faut une vaste humanité et le seul frère Michel, prophète du Père, pour enclencher une action d'ordre général. C'est d'ailleurs le sujet de toute La Révélation d'Arès. Peut-être ne la connaissez-vous pas assez.
Merci de citer Moïse Maïmonide, que Thomas d'Aquin appelait "l’Aigle de la Synagogue." Mais La Révélation d'Arès dépasse Maïmonide.

15oct20 223C31
Extraits de "The Covidian Cult", par C.J. Hopkins, 13 octobre 2020 :
(Traduction libre)
"[...] C’est pourquoi autant de gens n’arrivent pas à percevoir le totalitarisme qui s’installe directement sous leurs yeux, ou plutôt dans leur esprit. Ils ne peuvent percevoir non plus la nature illusoire du narratif du Covid-19, pas plus que les Allemands ne la percevaient dans le narratif de la "race supérieure" dans les années 1930. Ces personnes ne sont ni ignorantes ni stupides. Elles ont simplement été initiées au culte qu’est essentiellement le totalitarisme.
Cette initiation au culte covidien a débuté dès le mois de janvier, quand les autorités médicales et les médias ont déclenché la propagande de peur en parlant de projections de centaines de millions de morts Covid et en montrant des photos truquées de personnes qui tombent et meurent subitement dans les rues en Chine. Le conditionnement psychologique s’est poursuivi durant des mois, en continu, avec exagération, montrant le confinement, les hôpitaux qui débordent, les morgues mobiles, les statistiques gonflées, la panique, le tout sous une mise en scène très théâtrale.  
Huit mois plus tard, le portrait est clair.  Le chef du programme d’urgence sanitaire de l’OMS confirme un taux de mortalité de 0,14% pour le Covid-19, taux similaire à la grippe saisonnière. Selon le CDC, les taux de survie par tranche d’âge sont :
Age 0-19 … 99.997%
Age 20-49 … 99.98%
Age 50-69 … 99.5%
Age 70+ … 94.6%
L’argument scientifique est donc essentiellement terminé.  D’ailleurs, un nombre croissant de médecins brisent maintenant le silence pour dénoncer le discours narratif officiel qui met maintenant l’emphase sur les "cas" (qui incluent des personnes en parfaite santé), discours principalement de propagande.  
De plus, il y a la Suède et certains autres pays qui ont décidé de ne pas embarquer dans le jeu, ce qui rend encore plus absurde l’hystérie actuelle.
Je ne vais plus continuer de réfuter le narratif dominant. Les faits sont très clairs, disponibles, non pas de sources obscures, mais bien de sources officielles comme le CDC, mais cela ne change plus rien pour le culte des Covidiens. Les faits ne comptent pas pour les fanatiques. La seule chose qui compte pour eux, c’est la loyauté envers le gourou ou envers le parti.
Cela signifie que nous avons un sérieux problème, nous pour qui les faits sont importants et qui avons essayé tant bien que mal depuis des mois de convaincre les Covidiens qu’ils sont dans l’erreur concernant la compréhension du virus.
Malgré qu’il soit crucial de continuer d’exposer les faits et de les partager le plus possible, ce qui devient de plus en plus difficile avec l’omniprésence de la censure, il est important de reconnaître ce à quoi on fait face.  On n’est pas dans un dialogue rationnel ou une argumentation entourant les faits. On est face à un mouvement idéologique fanatique, un mouvement totalitaire global... Le premier en son genre dans l’histoire de l’humanité.
Il ne s’agit pas d’un totalitarisme national comme ce fut le cas dans le passé, impliquant un État-Nation parmi un ensemble d’États-Nations, mais plutôt d’une gouvernance totalitaire provenant d’entités supranationales.  Ainsi, le paradigme culte/culture a été inversé. Au lieu d’avoir un culte au milieu d’une culture dominante comme on l'a vu dans le passé, on se retrouve avec le culte qui est devenu la culture dominante et ceux parmi nous qui n’adhèrent pas à ce culte se retrouvent isolés.    
Le plus proche parallèle historique de ce phénomène remonte à l’époque où les Chrétiens ont converti les Païens...  Pendant le confinement à la maison, c’est peut-être un bon moment pour revoir cette période de l’histoire de l’humanité.
Lien de l'article original en commentaire.
Richard J. (non localisé)

Réponse :
Merci, frère Richard J., pour nous transmettre un extrait de ce document que je ne connaissais pas : "The Covidian Cult" (Le culte covidien ou la religion covidienne).
Je connais un peu le dramaturge américain C.J. Hopkins, mais j'ignore si c'est la même personne que vous citez. Selon le document que vous reproduisez dans votre commentaire le covid-19 serait le voile sous lequel se tramerait un complot international de tyrannisation de la population mondiale, dont "le plus proche parallèle historique... remonte à l’époque où les Chrétiens ont converti les Païens..." Le christianisme n'avait absolument rien d'un complot international. C'était au départ un mouvement apostolique, non une machination impérialiste. C'est l'empereur Constantin qui en 314 (édit de Milan) puis 325 (concile de Nicée) en a fait une machination impérialiste en fondant une église qui est encore celle qui, qu'elle soit catholique, orthodoxe, protestante, copte ou autre, représente encore aujourd'hui ce qu'on appelle le christianisme.
Je ne crois pas que ce soit quelque chose tout à la fois d'aussi simple et d'aussi vaste. Mais je pense que c'est une occasion pour quantité d'états, et pour des raisons autoritaires diverses — tous les gouvernements sont autoritaires, mais tous ne suivent pas la même perspective, loin de là — de tenter de mettre à genoux quelques temps les coteries turbulentes dans leurs populations et, peut-être surtout, de créer un nouveau climat économique pour en finir avec une philosophie du travail et du revenu devenue ingérable. Cela me semble être la tentation à laquelle cède M. Macron. Je reconnais que la philosophie "de papa" (comme disait Charles De Gaulle) ne peut pas durer indéfiniment et qu'il va falloir passer à autre chose pour arrêter ce recours continuel et indéfini aux emprunts et pour gérer tout autrement le coût énorme du progrès social, mais j'aimerais tant que M. Macron convienne enfin qu'il est impossible de garder la France une et indivisible longtemps et qu'il va falloir faire éclater la masse en petites unités humaines. Il y a longtemps que je préconise une Confédération de France.

15oct20 223C32 
Quelle beauté, quelle fierté dans les ruines que celle de ces rustres cymbalaires des murs !
Nous sommes de même par les rues avec un Message très simple : Aimez, pardonnez, faites la paix, réfléchissez avec votre cœur sans préjugés et vous sauverez le monde ! Cette simplicité nous expose à être incompris par les cerveaux qui n’enregistrent que le rabâché et le compliqué !
Accrochés aux pavés des rues, le cœur en joie d’aller vers nos frères et sœurs humains pour leur dire qu’ils sont des Dieux qui s’ignorent, nous sommes beaux (Rév d'Arès 12/3) comme ces rudéraux aux Yeux du Père pour qui notre insignifiance d’aujourd’hui est déjà Sa Victoire (10/7, 26/8, etc.) et notre gloire (37/9).
Faire fi du respect humain, de l’embourgeoisement, du conventionnel, du formalisme et parler avec vigueur pour Dieu aux hommes pour les réveiller est un bonheur que ressentent comme un baume, les rustiques, les cœurs et les têtes simples qui savent résister aux sirènes du monde civilisé et faire fleurir les graines de bonté, de paix, d’amour qui un jour recouvriront et embaumeront les ruines du monde.
Annie L.-J. de Paris, Île de France

Réponse :
Merci du fond du cœur, ma sœur Annie, pour ce commentaire qui encourage ceux de nos lecteurs lancés dans l'apostolat à être des apôtres plus vaillants que jamais.
Nous vivons des temps d'inquiétude, des temps assurés de rien. Beaucoup de personnes qu'on rencontre ne sont en fait ni contre ni pour les mesures anti-covid : elles se demandent : "Que faut-il faire, alors ? Faut‑il obéir et attendre que la vérité se présente d'elle-même  et nous apporte des idées plus claires ?" Je réponds : On sait ce qu'il en est du covid-19, on le connaît maintenant assez pour savoir ce qu'il faut en craindre et ainsi éviter de mettre la société dans un état économique dramatique. Il faut comme en Suède arrêter de prendre des décisions péremptoires à partir de simples "si" et "peut-être".
J'ai l'impression que M. Macron hier soir n'a rien fait d'autre que lancer une expérience pour voir. Mais on ne paralyse pas ainsi vingt millions de Français uniquement pour voir ce qui va se passer. J'ai pris connaissance tout à l'heure de ce qu'il a dit hier et je n'ai trouvé rien, absolument rien de médicalement fondé. Or, contre quoi lutte-t-on ? N'est-ce pas une maladie ? Cela me rappelle une réflexion de Charles Beaudelaire sur "la morale du joujou", quand les marmots uniquement pour "voir l'âme" de leurs jouets les ouvre, les démonte. J'ai vraiment l'impression que nous Français sommes les joujoux de M. Macron ; il nous démonte pour voir si par hasard il n'aurait pas raison de nous tourmenter Nous sommes gouvernés par un enfant ! Contre ça, il nous faut par la mission faire comprendre aux humains qu'ils sont maîtres de leurs destins et peuvent calmement, paisiblement mais avec la dernière fermeté dire : Ça va bien comme ça. Ce monde tombe en ruines, nous "rustres cymbalaires des murs", reprenons la quête du Bien car nous savons que de se claquemurer chez soi de 21 h à 6 h n'est pas ce qui fera triompher le Bien.

17oct20 223C33
Voici des citations à connaître.
Nous comprenons comment les peuples sont manipulés, mais ceux qui dirigent ou croient soumettre à outrance, trouveront une force puissante et invincible, non armée ou plutôt armée d'amour et de tendresse, qu'ils ne pourront vaincre ! Citations : (c'est un peu long mais important à connaître)
"Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial,"  David Rockefeller.
"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés," David Rockefeller
"Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l'entité adéquate pour le faire." David Rockefeller.
"Peu importe le prix de la Révolution Chinoise, elle a réussie de façon évidente; non seulement en produisant une administration plus dévouée et efficace, mais aussi en stimulant un moral élevé et une communauté d'ambitions. L'expérience sociale menée en Chine sous la direction du Président Mao est l'une des plus importante et des plus réussie de l'histoire humaine," David Rockefeller commentant sur Mao Tse-tung, cité dans le New York Times du 8 octobre 1973.
"Le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière le rideau,"' Benjamin Disraeli, Premier Ministre Britannique de 1874 à 1880.
'"Je suis inquiet pour la sécurité de notre belle nation ; pas tant à cause d'une quelconque menace de l'extérieur, mais d'avantage à cause des forces incidieuses qui y opèrent de l'intérieur," Général Douglas Mac Arthur.
"Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Super capitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. [...] Est-ce que j'entends par là qu'il s'agit d'une conspiration ? Oui, en effet. Je suis convaincu qu'il y a un tel complot, d'envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique," Lawrence Patton McDonald (1935-1983), congressiste américain tué dans l'attaque d'un vol de la Corean Airlines.
"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique," Marshall Macluhan (1911-1980), auteur et chercheur canadien.
"Qu'est-ce que l'histoire sinon une fable sur laquelle tout le monde est d'accord ?" Napoléon Bonaparte.
"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain," Napoléon Bonaparte.
"Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité," Nicholas Murray Butler, membre du CFR [probablement Council on Foreign Relations, un think tank aux États-Unis].
"En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi," Franklin D. Roosevelt, président des États-Unis de 1932 à 1945.
"Depuis l'époque des Spartacus, Weishaupt, Karl Marx, Trotski, Belacoon, Rosa Luxembourg et Ema Goldman, cette conspiration mondiale a connu une croissance constante. Cette conspiration a joué un rôle décisif et identifiable dans la Révolution Française. Elle a été le berceau de tous les mouvements subversifs pendant le 19e siècle. Et finalement, ce groupe de personnalités extraordinaires du monde secret des grandes villes d'Europe et d'Amérique ont saisi le peuple Russe par les cheveux, et sont maintenant devenus les maîtres incontestables de cet énorme empire," Winston Churchill (1874-1965), Premier Ministre de la Grande-Bretagne de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955.
"Nous sommes convaincus que nous créons la base d'un Nouvel Ordre Mondial, qui émerge de l'effondrement des antagonismes Américains-Soviétiques," Brent Scowcroft, Conseiller à la Sécurité Nationale Américaine sous Gerald Ford et Georges H W Bush, et membre du CFR.
"Il est aussi dans l'intérêt d'un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu'il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu'il soit si occupé à ses tâches quotidiennes qu'il n'ait pas le temps pour la rébellion," Aristote (philosophe, 384-322 avant J.-C.), extrait de "Aristote sur la Politique" traduction de J. Sinclair, publié en 1962.
"La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions," John Fitzgerald Kennedy (1917-1963), dans un discours fait à l'Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours avant son assassinat.
"Pour obtenir le contrôle total, deux ingrédients sont essentiels : Une banque centrale, et un impôt progressif, pour que les gens ne s'en rendent pas compte," Karl Marx (1818-1883).
"Il y a deux histoires: l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où se trouvent les véritables causes des évènements," Honoré de Balzac (1799-1850), écrivain français.
"Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croiront," Adolf Hitler (1889-1945).
"Le terrorisme est la meilleure arme politique, puisque rien ne fait réagir davantage les gens que la peur d'une mort soudaine." Adolf Hitler
Pierre-Yves Delaunay non localisé (peut-être Château-Renault, Touraine).

Réponse :
Merci, mon frère Pierre Yves, pour cette liste de citations qui montrent que les pensées des hommes influents, principalement politique, sont aussi variées qu'elles voudraient être appliquées. Rien ici ne nous étonne. On pourrait allongre cette liste indéfiniment.
Chaque humain entend silencieusement dans les arrières-plans des pensées qui, jour et nuit, encombrent son cerveau des discours sur ce qu'il peut penser de la vie du moment. Les Romains appelaient ça consciencia ; ce mot avait plus de significations que le mot français conscience, mais des significations floues, puisqu'il voulait dire selon le contexte connaissance, complicité, conviction, conscience intellectuelle, conscience morale et même remords, regrets. Cette pensée tourne en rond comme un hamster dans la tête chez tous le monde ; cette voix intérieure est une sorte de fil d'Ariane qui assure à chacun un aller et retour entre les situations ou les points éloignés des sujets qui leur passe par la tête. Chaque humain parcourt ainsi sans arrêt et généralement très confusément en pensée toutes les façons, notamment celles qu'il préfèrerait, de se tirer des problèmes difficiles qui encombrent l'existence individuelle, sociale, mondiale. C'est un murmure incessant et secret qu'entend chaque humain au fond de lui, ce que je traduirais par un mot grec qui, par lui-même, est une sorte de marmelade : des apomnèmoneumata. Pourquoi certaines traduisent-ils apomnèmoneumata par mémorables chez Xénophon, entretiens chez Épictète, commentarii chez les Romains, etc ?  Je ne sais pas (je ne suis pas fort en métaphysique antique), mais les idées forment comme une roue de la fortune qui tourne sans cesse, chez tout le monde, Je m'étends sur ce carrousel d'idées pour conclure tout simplement que, si chez tout le monde le moulin des pensées et des idées se meut sans arrêt dans le crâne, une pensées tout à coup, par-ci par-là, jaillit de cette foire intérieure et se fixe sur le papier notamment ceux des humains qui ont, par fonction, le plus de chances d'être lus.
Vous donnez quelques unes des milliers et milliers de pensées qui depuis des millénaires jaillissent des cervaux humains. Ces pensées parfois ouvrent les portes de l'angoisse, d'autres fois les portes de l'espérance ; elles se mêlent pour former des suites différentes, notamment les idéologies, les dogmes, les précepts, les lois. Si je me répands sur ce sujet, c'est parce qu'étant un banal être humain je suis moi aussi naturellement sujet à ce défilé continuel manège de pensées dans ma tête, mais je me trouve dans la situation particulière d'être désigné par le Père comme propagateur de ses Pensées à Lui, pas propagateur de mes pensées. J'ai donc dû lutter pour freiner ce carrousel d'idées et ne laisser sortir de ma bouche que les Pensées du Très-Haut. Je ne suis donc plus relié à l'inconnu que véhiculent généralement les idées humaines. Mon cerveau n'est plus que l'organe par lequel passe le Dessein du Père. Mes pensées personnelles — j'en ai évidemment encore, car tout homme subit l'activité de sa chair — s'enroulent autour de la Vérité, c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7) comme la barbe à papa autour du bâtonnet. Ma différence avec mes frères humains vient de ce que je ne suis pas le père de mes pensées.

17oct20 223C34 
C’est marrant, votre entrée 223 "rudéraux" peut s’entendre aussi "rudes héros [Rév d'Arès xxxv/4-12]."
Bien qu’agronome de formation, j’ignorais ce mot "rudéral". Oh ! rien d’étonnant car voué à l’agriculture industrielle, l’ingénieur ne s’intéresse pas aux plantes sauvages, isolées, qui sortent toutes seules au bout des Doigts de Dieu sans recours à la science de l'homme.
La métaphore de la cymbalaire est jolie certes, mais à bien y méditer, j’aurais tendance à me voir plutôt dans un genre animal, fut-ce une nèpe comme l’évoque le commentaire 223C24, quoique de préférence une mouche (Rév d'Arès xix/18) ou une abeille (xii/5). Mais à tout prendre dans le registre de l’entomologie je préférerais encore le grille (grillon, xxxix/13). Parce que je retrouve ma corne ! Parce que je sens se délier mes antennes disparues, qui se tendent vers le Ciel, branchées sur la Vie. Autonome, courant sur les décombres du monde, au milieu de mes frères en épouvantails masqués, Vivant, ce grille dont la musique moissonneuse est encore un mauvais cricri sait qu’il représente malgré tout l’avenir, le redémarrage du monde.
Ce qui me gêne un peu dans la métaphore végétale c’est la fixité des plantes dans l’espace ; elles attendent "passivement" faute de mobilité propre, alors que mon accomplissement nécessite le mouvement, même si je soupçonne que l’immobilité apparente de l’espèce botanique est compensée par d’extraordinaires facultés de communication, invisibles, qu’on commence juste à soupçonner, notamment chez les arbres (cf. 223 C8, voir le best-seller «La vie secrète des arbres »).
La fleur, la tige et la feuille ne sont que les parties en quelque sorte "montrables" par la Vie, d’un tout végétal bien plus complexe, multiforme et puissant, qui puise son énergie des profondeurs sombres du sol. Les plantes arborent la beauté colorée de leurs fleurs et de leurs formes sur un fond apaisant de verts variés qui tourne au cri [?] du jaune et de l’orange avant de s’évanouir pour l’hiver. Elles sortent du sol où se digèrent les cadavres, les excréments et l’urine, où se tire l’eau et le minéral, là où grouille sous la pierre une vie obscure d’iule, de scolopendre, d’aragnes mémères aux fortes chélicères, de braves cloportes, là où s’active une incroyable vie microscopique, dévouée, de tétrapodes et de microbes infinis qui recycle tout pour réveiller la graine et pousser la tige vers le haut.
C’est du femier que sort le Jardin (Rév d'Arès xxii/9). Merveilleux tropisme, qui re-raconte de mille façons nouvelles le passage originel des ténèbres à la lumière, afin que s’ouvre la corolle dans sa gloire d’un matin dont l’offrande finale sera le fruit. La plante, qui donne le pain et offre l’oxygène vital à tout ce qui respire en bougeant, jusqu’à l’homme promulgué jardinier dans le Jardin de Dieu. Quelle incomparable Intelligence a pu "penser" l’entretien perpétuel et complexe de la vie, son recyclage génial sans ennui, sans anicroche, sans défaut, selon une harmonie dynamique qui exulte sans cesse sa joie d’exister, sinon le Créateur dont la Main grisse sous l’écorce (xxxiv/2) mais plus dans le coude de l’homme ?
Oh ! Père, je pleure sur ces jardiniers, dont je suis, qui ont tant salopé la jument du soleil (la Terre, Rév d'Arès xix/15), qui ne comprennent plus rien à leur existence et leur lien intime à Toi, qui s’entêtent dans leurs tunnels obscurs, boudeurs sots du Bonheur offert, qui s’enfoncent dans l’eau noire (xxxii/1) de leurs illusions. Ils préfèrent leur magie chimique vaniteuse qui empoisonne tout et dont ils souffrent pourtant au point de risquer de s’anéantir physiquement après s’être anéantis spirituellement. Oui, je comprends que l’ortie puisse devenir roi si Tu le mouilles de Ta larme (xvi/10) pour remplacer notre espèce dégénérée.
À l’heure où le roitelet du royaume de France explique comme un maître d’école à ses sujets soumis qu’ils ne sont plus "une société d'individus libres", à laquelle "ils s’étaient habitués" (comment ? Ils avaient osé y croire ? les insensés !) mais "une nation de citoyens solidaires", entendez une masse uniforme où rien ne doit dépasser, une armée de petits soldats marchant au pas des confinements et couvre-feux, dans leurs uniformes masqués, obéissant au doigt et à l'œil, sinon pan pan cul-cul ! À l’heure où ce roi bien noir, encore un enfant pourtant, leur intime de rentrer dans leurs bouges tous les soirs comme des cloportes dans leurs trous, rendant chaque jour plus concrète la réalité de la fête des morts (Rév d'Arès xxxv/05), béni sois-Tu, Père, d’avoir anticipé la tempête et prévu ces  rudes héros que nous sommes, rassemblés laborieusement, patiemment et méticuleusement par ton juste prophète (xxxvii /2) depuis plus de quarante ans, avec quelques autres, encore éparpillés qui viendront plus tard. Merci parce qu’ils ont déjà un peu retrouvé adresse et goût (17/4) à ton Omniprésence éblouissante, rieuse, bonne, généreuse, sainte, à ta Présence transcendante en eux, parce que leur joie s’apprête à fendre l’escape (xxiii/5). Merci d’avoir fait monter ces petites fleurs sauvages qui recommencent la Vie sur les ruines rocailleuses, et ces grilles [grillons] qui courront entre leurs tiges, ou ces abeilles qui s’activent dans la ruche, préservant le miel sous l’écorce, tous ceux qui retrouvent l’Osmose première avec l’Ha-nimé, Ce qui Est. Tout ce qui respire ton Air, boit ton Eau, entretient Ton Feu, qui a déjà un pied, une radicelle, dans le nouveau monde et appellent sans cesse d’autres à les rejoindre.
Une des conséquences heureuses de cette déraison au pouvoir c’est qu’elle discrédite lentement mais sûrement un État central aux responsabilités démesurées, qui n’est plus à la hauteur de la situation, laissant mieux concevoir des unités de remplacement beaucoup plus petites. Plus encore, ce micmac fou de la Covid-19 permet à notre foi de se montrer beaucoup plus sensée, ayant les pieds sur terre (x/19 ; x/7 ;  xL/1, xLiv/4...), concrète, réaliste mais aussi résistante, aux yeux de ceux qui souriaient encore avec condes­cendance il y a quelques mois quand on leur parlait de Jésus et de Dieu.
Le chant de la cymbalaire [que traverse le Vent], la stridulation du grillon se font plus naturels auprès des broussailles luxuriantes qui en découvrent avec étonnement l’unité dans la diversité et, du coup, y donnent une pointe d’intérêt. Il nous reste à former des massifs encore plus attirants où viendront butiner quantité de polinisateurs qui répandront le Vrai jusqu’où mille œils voient (xL/05).
Claude M. d'Île de France

Réponse :
Beau commentaire, dont je vous remercie, mon frère Claude.
Vous dites : "Ce qui me gêne un peu dans la métaphore végétale c’est la fixité des plantes dans l’espace ; elles attendent "passivement"..." Je vous comprends, mon frère Claude, mais ce que j'ai voulu dire dans mon entrée 223, c'est que dans l'état actuel des choses le public ne nous voit pas bouger. Pour le public nous ne représentons guère plus que des cymbalaires ou des orties dans les ruines. Le travail imperceptible que nous effectuons est indiscerné comme la germination des graines dans la terre ; il est cependant aussi nécessaire que précieux. Notre action étant inaperçue, nous donnons l'impression d'être aussi immobiles et inintéressants que les plantes rudérales dans les décombres ou contre les vieux murs, c'est vrai. Vous le dites, d'ailleurs, plus loin : C’est du femier que sort le Jardin (Rév d'Arès xxii/9).

18oct20 223C35 
Message parvenu par eMail :

Bien aimé frère Michel,
Suite à la diffusion de la vidéo “Une Prophète” (plus de 9.000 vues sur notre chaîne “l’Île Bleue”), plusieurs missionnaires nous ont suggéré de réaliser pour les besoins des missions locales exclusivement une version d’environ 30 minutes de votre vidéo.
Après plusieurs semaines de travail, et tentatives infructueuses, nous avons finis par trouver un montage qui nous paraît bon pour une utilisation lors d’une présentation à un public ou lors d’un suivi.
Comment sommes-nous arrivés à une version de 30 minutes ?
Nous avons considéré que les missionnaires présentant la vidéo à un public ou lors d’un suivi pourrait compléter certains points que la version de 30 minutes n'aborderait pas et nous avons procédé à partir de cette considération à une sélection des questions dont l’enchaînement permet de couvrir l’ensemble des fondamentaux de notre message (origine et contenus de La Révélation d’Arès, Appel à la pénitence, Mission, Dieu).
Ces question sont :
Qu’est-ce que Dieu ?
Qu’est-ce que La Révélation d’Arès ?
Quel sens donner à l’Image et Ressemblance du Créateur ?
Pourquoi les Pèlerins d’Arès ont-ils une mission ?
Ce Message est-il irréalisable ?
Nous avons ensuite sur chacune de ces questions procéder à quelques réductions qui n’altèrent pas le sens général du propos.
Dans le cadre de cette utilisation, nous laisserions donc aux moissonneurs le soin de présenter notre mouvement (Qui sont les Pèlerins d’Arès ?) et de répondre aux questions diverses comme celle sur les sectes (Question qui n’est pas toujours posée par le public se rendant dans un local missionnaire).
Comment valider ce montage sans peser sur votre tâche prophétique ?
Sœur Nina [fille aînée et secrétaire de frère Michel] faisant partie des demandeurs de cette version de trente minutes, nous suggérons, qu’elle en fasse un premier visionnage et nous transmette ses retours éventuels avant que vous n’en fassiez vous-même le visionnage final avant diffusion.
Dans l’attente de votre retour même très bref, nous prions avec vous bien aimé prophète.
Jeff P. et Nasser B. d'Île de France

Réponse :
Un grand merci pour ce message et la vidéo qui me sont parvenus par Email, mais non par le formulaire normal des commentaires du blog.
Hier 17 octobre et aujourd'hui 18 octobre je fais mon courrier, comme je m'y applique généralement les samedi et dimanche, jours où, étant moins dérangé qu'en semaine, je peux lire à tête reposée les lettres que je reçois et réfléchir à ce que je vais leur répondre, mais ce matin je trouve dans ma boîte de courrier Email votre message et la vidéo "Un Prophète" version courte. J'ai interrompu mon travail de courrier et j'ai pris le temps de visionner entièrement la vidéo que j'ai trouvée très bien faite. Le seul reproche que je fais à cette vidéo est dans le titre tout au début : Je pense qu'il faut spécifier "version courte" sous le titre "Un Prophète", de sorte que le public spectateur sache qu'il existe une version longue de cette vidéo et puisse éventuellement demander à la voir un autre jour.
Ma fille Nina ne m'avait pas dit qu'elle participait à l'élaboration d'une version raccourcie de la version longue de "Un Prophète", que j'ai déjà vue il y a quelques mois. C'est donc pour moi une heureuse surprise ; je pense que c'est un bon outil pour les missions. Je vous fais mes compliments, frère Jeff et frère Nasser.
Je pense qu'il existe une irradiation de la pensée qui va au-delà des mots du discours et qui, parfois, frappe les auditeurs plus que ne les frappe l'allocution. Je crois que les quelque trente minutes de cette vidéo permettent une irradiation de mon témoignage... Je suis toujours étonné de voir combien je bouge, remue, gesticule, en parlant et j'ai l'impression que ce que je dis irradie par mes gestes et mouvements, par ma vie quoi ! autant que par les mots que je prononce.
C'est tout mon être qui s'exprime. Je ne fais pas exprès de remuer autant que je le fais, au point de m'en étonner, mais puisque je suis ainsi fait aujourd'hui, j'ai maintenant l'impression que parler sans gestes, droit comme un piquet, c'est comme souffler la chandelle du Père. Freud disait que l'habitude prépotente de la vie psychique est d'étouffer toute tension d'excitation. Mon discours dans la vidéo en question montre donc assez que je n'ai pas de vie psychique, parce que je n'étouffe rien de ce que je ressens, mais j'ai une vie spirituelle ! C'est la première fois que je sens avec autant de force toute la loyauté de mon propos devant vos caméras en 2019. Je ne m'en étais jamais rendu compte. Dans l'enseignement du Bouddha le mot nibbāna (en pali qui est langue du canon bouddhique ; on dit  nirvāṇa en sanscrit) est un concept métaphysique également hindouiste et jaïniste, qui signifie "extinction" (extinction du feu ausi bien que des passions, de l'ignorance, des illusions, du désir, de la peur) ou "libération".Oui, mais pour naître à autre chose ! Je serais ainsi mort au désir de parler pour plaire, mort à la passion de convaincre, et que je commence à naître à la passion de vivre au sens de Vie (Rév d'Arès 24/3-5). Je ne dis pas cela par orgueil ou autosatisfaction mais par joie de me voir autre et d'avoir la conviction approfondie d'avoir changé. Merci, ô Père, de m'avoir ouvert à la possibilité de changer, comme Tu le préconises. En 2019 j'avais 90 ans ; il n'est jamais trop tard pour bien faire.
J'espère, en conséquence, que ma vie fera des émules, qu'elle se transmettra à quelques spectateurs de cette vidéo. Peut-être que les mouvements de mes bras autant que ceux de ma pensée en rendront quelques uns heureux et les réveilleront à la nécessité de rappeler aux hommes qu'ils sont autre chose que des animaux pensants. Peut-être que d'autres comprendront que le contenu de la pensée (les noèmes, la noèse) du prophète du Vrai n'est pas l'important, mais que l'important est l'effervescence de la Vie spirituelle et que s'endormir pauvre sur une paillasse comme une plante rudérale sur une ruine, mais aimant, pardonnant, pacifiant, réfléchissant libre de tout préjugé vaut d'y sacrifier sa vie, prémisse de la Vie, plutôt que s'endormir riche sur un matelas d'argent, de diplômes, de médailles.

19oct20 223C36
Bien cher frère Michel,
Nous voilà, quelques rustres Cymbalaires des murs du Dauphiné et de la Provence-Alpes-Côte d’Azur à venir arpenter  les rues de cette belle ville de Lyon pour chercher des sœurs et des frères parmi les jambes qui se serrent, les jambes serrent [Rév d'Arès i/15].
Comme Mikal nous ne voyons que les jambes, les jambes. Nous cherchons comme l’oiseau cherche l’herbe (Rév d’Arès i/15) des épis mûrs qui, nous l’espérons vivement, viendront  grandir l’assemblée spirituelle d’apôtres de La Révélation d’Arès de cette belle ville de Lyon de quelques nouvelles rustres cymbalaires 🌸🌸🌸🌸🌸
Patricia C. deq Hautes-Alpes
Lyon côté Saône

Réponse :
Merci, ma sœur Patricia, d'être venue avec d'autres frères et sœurs non-lyonnais prêter main forte à nos Pèlerins d'Arès de Lyon pour leur mission d'automne. J'espère que votre apostolat pendant ces journées portera ses fruits. Merci aussi pour la photo, qui a été prise tout près du local côté Saône. J'ai habité non loin de là, rue Dubois, à Lyon, également tout près de la Saône. Je suis ému en voyant cette image.

19oct20 223C37
Cher frère Michel,
Pour ce qui tient de la ruderale ruderie j'aurais plutôt tendance en pareille circonstance a sévériser plus ruderalement avec les petits chefs, voire border trivial, bon ce n'est pas de la cuvée de l'Évangile grand cru, mais la période actuelle me... comment dire ?.. troue la paillasse. Car même si je partage le côté crétin de service genre innocent qui ne veut pas aller se faire condamner pour cause de non respect du principe de précaution et compromettre sa longue carrière politique de quelques années de bonimenteur, j'ai beaucoup de mal a solidariser avec la tête de la fourmilière politique discoureuse.
Parce que, tout en ne connaissant rien à la virologie et autres joyeusetés des morbidités diverses et variées, je sais qu'il ne fait pas bon mourir d'un cancer ou d'un infarctus en ce moment pas davantage de déposer le bilan de sa boîte en déprimant, ou recevoir un texto de licenciement, à la limite un accident de la route serait intéressant et gonflerait l'argument du besoin de radar et servirait "notre" gouvernement qui pourrait, le pauvre, au passage trouver une source de financement supplémentaires à sa dispendieuse dépense de renfloueur créateur de dettes.
OrtieLà où je vous rejoins c'est que je me trouve plus d'accointance moi aussi avec Donald Trump ces derniers temps, à côté de Biden qui fait vraiment image de mec sympa, vous savez le gars "premier de la classe",  "copain" des pauvres et de tous ceux que le système laisse de côté, le même Biden qui en est le serviteur esclave, dominateur par excellence dans le pur style de la démagogie clownesque, qu'on se demande si le terme de asshole [connard] en terme cru américain ne lui convient pas tout compte fait.
Pardonnez moi ! Disons que l'atmosphère délétère de cette pression covidienne genre bal masqué des vampires et des andouilles est tellement insupportable pour un con comme moi que  des fois je me transformerais bien en ortie, mais pas la blanche jolie avec des petites fleurs blanches clochettes, non, plutôt la basique qui pique vous savez celle que nos pères rustres nous faisait goûter quand on faisait vraiment trop les cons !
Ne le prenez pas mal ! Je mets de la forme dans tout ça, une pincée d'amour dans le "j'essaie de te comprendre l'ami" même si je diverge dans l'appréciation et la souffrance du contexte, bref je n'expliquerai pas les choses tout a fait pareillement. Je rudoierais de façon moins "j'arrondis tous les angles", je dirai que la patience n'interdit pas le refus clairement énoncé, parce que l'arrogance de la bêtise fait parfois si mal qu'un gars comme Michel Audiard avec son "Les cons ça ose tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnaît" fait très consensuel dans le tableau présent ; tout le monde peut s'y reconnaître et ça déride le sérieux qui nous en impose vraiment too much ! J'ai beau me dire qu'on va en sortir de ce rudéral débilement ; je suis chaque jour hébété par la formidable force de négation de la vie et de la liberté que parviennent à imposer les politiques. Le mal viral est dans la sphère privée ! La contagion par les embrassades et des poignées de main, les rencontres familiales entre amis sont a bannir ! Restez cloîtrés chez vous, pauvres hères ! Tuons l'économie et nous aurons sauvé le monde du covid-19 ! Gardez les masques, sinon amendes !  C'est-y pas merveilleux ça les gars comme programme ?! Je ne suis ni cynique, ni désespéré. Mais oui, quelque chose gronde au fond de moi comme un immense malaise !
Je vous embrasse depuis le TGV entre Paris et Lyon.
Jean-Claude D. du Rhône

Réponse :
Je comprends, bien aimé frère Jean-Claude, vieux compagnon de foi, que vous en ayez assez de ces lois sanitaires : port du masque, interdiction de réunions, couvre-feu, distanciation, etc., comme nous tous et tout particulièrement parce que je pense que ne pas menacer l'économie prévalait sur sauver un petit nombre de vies qui, de toute façon, trouveront un jour ou l'autre leur fin, tandis que l'économie ne retrouvera pas forcément les moyens de faire vivre tout le monde. Je n'avais pas connu de couvre-feu depuis l'occupation de la France par l'Armée Allemande. Je suis éberlué que M. Macron pense par là trouver un moyen de réduire la petite épidémie du covid-19, qui ne fait pas plus de morts qu'une grosse grippe saisonnière. Les Allemands qui occupaient la France croyaient eux aussi par leur couvre-feu vaincre la résistance souterraine, mais ils n'ont rien empêché du tout et, pour finir, ont perdu la guerre.
Mais ces mesures despotiques forment un spectacle que les puissants se croient toujours obligés de donner. Guy Debord, penseur, écrivain, polémiste de style révolutionnaire, fondateurs de l'Internationale Situationniste, avait conceptualisé la notion sociopolitique de spectacle et laissé sur ce sujet des pensées célèbres comme : "L'art est mort ; il est de ce fait facile de déguiser les policiers en artistes" (de mémoire). Nous aussi nous avons de temps en temps notre côté polémiste — à preuve, votre commentaire — et nous pourrions dire en paraphrasant Debord : "L'intelligente gestion de la société est morte ; il est de ce fait facile de déguiser les lois en décisions intelligentes." Mais nous refusons de signer les yeux fermés l'achèvement définitif de l'intelligence sociale sous prétexte que les peuples nombreux ne pourraient plus vivre en paix sans que les abus de pouvoir ne les protège. La Révélation d'Arès nous confirme qu'il existe des solutions intelligentes à tous problèmes et qu'il suffirait pour cela de ranimer le lumignon (Rév d'Arès 32/5) et de refaire briller la chandelle du bon sens. Dans une société de Bien il ne sert à rien de demander aux humains de prendre soin de leurs semblables, parce que cela va sans dire. Quand je vois les publicités de l'État sur la télévision à propos du covid-19 je dis que l'État ferait mieux de reprendre les propos du Lévitique et de Jésus : "Aimez-vous les uns les autres... Aime ton prochain comme toi-même" et les mesures de pécautions se feraient sans qu'on ait besoin d'infantiliser la population, de la traiter comme une bande d'irresponsables sots.

19oct20 223C38
Très cher "Gorille",
Je viens de relire attentivement votre entrée 223 à la lumière de La Révélation d'Arès et des évènements actuels et elle prend tout son sens et sa pertinence, que je n'avais pas perçus en première lecture.
Elle nous invite à nous préparer aux grands moments qui nous attendent et qui approchent plus vite qu'on ne pense. Notre heure approche. Ce monde tombe en ruine, normal puisqu'il est fondé essentiellement sur des valeurs matérialistes périssables. Mais dans ses ruines poussent ici et là des plantes rudérales fondées sur des valeurs spirituelles impérissables et éternelles, elles, qui finiront par se multiplier et féconder ce monde.
Je relève certaines phrases que j'ai trouvé très pertinentes :
"Je crois que seule ma pénitence me sauvera, qu'aimer et pardonner tous les hommes détache de moi le péché incrusté en moi."
"Et puis un jour une Voix... m'appela et me parla à Arès, un trou girondin. Pourquoi dans un pauvre village de pêcheurs d'huitres mécréants cerné par d'immenses pinèdes ou court le vent de l'océan et à moi, homme d'église sans mérites exilé là ? J'ai compris pourquoi. N'importe quel rien-du-tout est qualifié pour être l'humanité entière à lui tout seul. Depuis lors, j'affirme que Dieu n'est pas celui des mages, prêtres et théologiens, qu'Il n'est ni juge, ni roi, ni même probablement une personne, mais qu'Il est l'Être de l'infiniment petit à l'infiniment grand, la Puissance dont chacun recèle une part dans les profondes caves de son être."
Vous êtes ce Gorille que la foule encore distraite par le bruit du monde ne voit pas, mais le jour ou leurs yeux s'ouvriront, ils verront et s'écriront mais oui bien sur comme ces spectateurs du match de basket.
Cela me fait penser à cette phrase du Livre : Tu es la vapeur avant l'Aurore. L'œil de(s) roi(s) ne (la) voit pas (encore, mais) la mouche y boit (déjà) (Rév d'Arès xix/18).
Je viens de mettre en ligne un site pour notre local "l'Eau Bleue"de Lorient.
Voici le lien pour ceux qui veulent le visiter :
http://www.eaubleue-lorient.info
J'espère le faire évoluer au fur et à mesure avec nos différentes créations .
Je remercie les autres sites sur La Révélation d'Arès de l'ajouter à leurs liens et à ceux qui le souhaitent sur leur page facebook et autres réseaux sociaux afin d'en améliorer son référencement pour les moteurs de recherche.
Denis K. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, mon frère Denis, pour ce commentaire.
Oui, "notre heure approche", encore que nous ignorions à quelle vitesse elle approche — sûrement très lentement — mais pour l'heure nous sommes soumis à l'impérialisme des forces médiatiques, nous ne sommes pas classés parmi les condamnables, oh non ! mais nous sommes rangés parmi les importuns ou inacceptables par ceux qui décident ce qui se dit et ce qui ne se dit pas. C'est par là que la société tombe en ruine et que nous ne devons vivre parmi cette ruine comme plantes rudérales. Nous survivons à quelque vingt et un siècles de plomb depuis Jésus, puisque son Évangile n'a jamais été mis en application. Depuis la crois et l'ascension rien n'a vraiment bougé, en fait, sauf chez quelques individus dont on conte les histoires, la larme à l'œil, mais dont on n'a jamais appliqué socialement les enseignements. Oh ! il n'est pas question pour ceux que nous embarrassons d'instruire notre procès, parce qu'ils nous font bien crédit de nos bonnes intentions et de notre sincérité. Mais pour l'heure nous ne sommes pas, loin de là, de beaux bouquets dans les vases qui ornent les réceptions données par les uissants et leurs media. Nous sommes de ces orties, dont frère Jean-Claude nous adresse une image (223C37).
Mais notre patience va être inaltérable, indissoluble, et cette fois-ci, les générations de Pèlerins d'Arès succédant aux Pèlerins de Jérusalem inécoutés, réussiront à faire comprendre à l'humanité qu'elle n'est pas qu'une horde d'animaux pensants mais qu'elle participe de et à une Puissance créatrice d'une patience inextinguible et garante du Bien qui peut s'installer sur cette Terre.
On peut changer le monde, puisque la Voix même du Créateur le dit. Du reste, les puissants ont-ils jamais été capables de maintenir harmonieuse et constante leurs ambitions parmi es peuples qu'ils gouvernent ? Non. L'Histoire n'est que la succession de leurs échecs et de leurs retours toujours plus ou moins brefs. Jamais l'énonciation politique dominante n'a entraîné une approbation unanime. Seule le Bien l'entraînera. Et le Bien va naître d'une action personnelle et apparemment naïve, la pénitence.

19oct20 223C39 
https://video.lefigaro.fr/figaro/video/enorme-coup-de-massue-sur-instagram-le-coup-de-gueule-de-fabrice-luchini-contre-le-couvre-feu/?fbclid=IwAR32EiPWh0R_22sx18J0VQNclpMD_Xrj9I7W-SmVB05e3kjIoo5RNSJ3HWc.
Mes pensées fraternelles s'envolent vers vous.
Didier Br. d'Île de France

Réponse :
Ah, ça , c'est très bon : Comparer la loi sur le couvre-feu à la dictature médicale que Knock installe sur la petite ville où il exerce : "Il est 20 heures, 250 thermomères glissent dans (là où il faut)..." Je suis en déplacement et je ne dispose malheureusement pas de ce qu'il me faudrait pour copier cette vidéo et l'afficher ici, mais je pense que les lecteurs du blog se feront une joie d'écouter Fabrice Luchini.
Complété dans la soirée : J'ai réussi à enregistrer la vidéo. J'ai pu l'afficher ; j'en suis très heureux.

20oct20 223C40

Réponse :
Tous nous nous interrogeons de plus en plus vivement sur la façon dont cette crise sanitaire est politiquement gérée. Ici le Professeur Christian Perronne exprime plus clairement encore qu'il ne l'a fait par le passé les questions qu'il se pose. M. Christian Perronne n'est pas le seul, très loin de là ; de plus en plus nombreux sont les médecins qui mettent en doute partiellement ou totalement les recommandations du "conseil scientifique", dont le gouvernement suivrait les prescriptions, mais qu'on ne voit ni n'entend jamais.

20oct20 223C41
Sœur Nina M.-P. m'a fortement inspiré avec ses slams. Je lui en suis infiniment reconnaissant et je me réjouis d'avance d'écouter les slams quelle mettra en ligne.
J'ai enregistré le très bel article "Prison Mentale" que vous aviez écrit, cela doit bien faire 30 ans et qui est toujours d'actualité. Nous somme en plein dedans :



Par ailleurs, j'ai trouvé cette belle image d'un bel arbre qui a poussé dans des conditions incroyables, qui me fait penser à ce passage du Livre: l'arbre (à) la pointe toujours verte (Rév d'Arès xvi/13), où qu'il soit, comme la vigne il s'enracine dans notre génération (Rév Arès 31/1).
Je vous assure de mes pensées fraternelles qui s'envolent vers vous et sœur Christiane.
Didier Br. d'Île de France
L'Arbre à la Pointe Toujours Vertes

Réponse :
Merci, mon frère Didier, pour votre récitation de ce petit article que j'ai écrit ily a longtemps et qui, comme vous dites, n'a pas pris une ride.
Merci aussi pour l'image de cet arbre qui a poussé dans des conditions acrobatiques à peine croyables.

20oct20 223C42 
Les meilleurs gouvernements actuels sont élus par la majorité pour réaliser le désir de la majorité.
Le résultat est loin d'être parfait, mais il garantit toujours un pays contre la tyrannie en le conduisant sur la voie de la sécurité, dit-on ?. La voie de la sécurité n'est pas toujours la vraie, me semble t-il.
Comment une minorité éveillée est-elle supposée procéder aux changements ? Vous vous dites : "Comment pourrai-je changer un peuple aussi faible et orgueilleux qu'il est vaste quand le courage me manque de changer ma propre vie ?" {Dieu] a dit :  "Le Semeur est passé ; Je ne t'envoie pas aux Semailles mais a la Moisson (Rév d'Arès 6/1-2)."
Si une minorité se rend compte qu'elle possède une vision plus élevée de la façon d'administrer une nation. que devrait-elle faire ?
Faciliter, démontrer et enseigner en assimilant sa clairvoyance. C'est difficile pour quelqu'un qui n'a pas une position au sein du pouvoir d'influencer la majorité.
Il a fallu un effort colossal pour amener la majorité à voir la valeur de l'ampoule électrique ou du téléphone.
Aucun changement ne se fait aisément, mais il y à toujours moyen d'y procéder pour peu que le changement soit sensé. Car la vérité c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7).
À nous Pèlerins d'Arès de faire bon usage de notre patience et de notre amour évangélique envers cette humanité égarée, déboussolée dans laquelle nous sommes collectivement concernés. C'est de la bouche des doux et des petits que partent les flammes qui consumeront les méchants, les faux et les cupides. Obéis-Moi comme un petit enfant et avec ta descendance tu nettoieras le monde et prépareras Mon Jour (Rév d'Arès 33/9).   
Dans la mission arésienne nous les rudéraux d'aujourd'hui, nous savons superbement déjà par notre pénitence que des trésors spirituels enfouis en nous restent à découvrir. Des richesses missionnaires insoupçonnées qui nous surprendront comme un éclair traversa le ciel et on entendit un coup de tonnerre (Rév d'Arès L/4 :  La pierre de feu = la lave, l'éruption volcanique). En dépit de l'adversité, les pièges des ennemis du prophète et de ses frères, la Parole à Arès se répandra irrésistiblement comme la lave d'un volcan par toute la terre,qu'elle purifiera et dont elle renouvellera les assises spirituelles en se solidifiant.
Soyons la Lumière infinie, libérateurs nous vaincrons par l'amour. Tu pourras dire: J'ai vu Dieu, le Dieu de mon salut; maintenant j'ai confiance,car j'ai vu le Salut du pénitent et sa Force (Rév d'Arès 37/3).
Maryvonne C. de Bretagne-Sud.

Réponse :
Non, il n'a pas "fallu un effort colossal pour amener la majorité à voir la valeur de l'ampoule électrique ou du téléphone." Immédiatement décelé a été le progrès formidable que présentaient l'ampoule électrique qui supprimait la corvée d'allumer les chandelles et les becs de gaz et le téléphone qui évitait de se déplacer pour faire une communication à distance. Par surcroît, les tracas de l'adversité, de la rivalité, de la compétition, ne sont pas pour déplaire aux descendants d'Adam ! Par contre, beaucoup moins évidente est l'espérance de progrès et même de miracle que peut produire la pratique de l'amour, du pardon, de la paix, de l'intelligence du cœur libre de préjugés. Oui, le changement que peut produire l'amour mettra du temps pour être vu, compris, adopté. Voilà pourquoi il nous faudra énormément de patience et de ténacité.
Merci, ma sœur Maryvonne, pour votre commentaire.
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Xxxx xx xxxx xxx xx x xxxxxxxx xxx xxxxx xx xxx .
Signature.

Réponse :
Xxxx xx xxxx xxx xx x xxxxxxxx xxx xxxxx xx xx.