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30 juin 2020 (220) 
du mythe au Vrai

La Révélation d'Arès est le moins mythique de tous les textes dits "révélés".
Alors, même moins mythique que les autres,
La Révélation d'Arès est mythique quand même ?
Oui, parce que parlant à l'homme, elle utilise nécessairement une langue humaine qui, quel qu'elle soit, est toujours trop pauvre pour exprimer les Merveilles (33/8) et la Vérité (28/6-10, 38/5) ; elle doit pour être comprise recourir ici et là à des représentations d'objets, de faits et d'êtres paraboliques, guère plus qu'indicatives, voire même fausses mais communes dans la langue humaine (démons, rite, sacrifice, légions d'anges, Bête, etc.)
Le mythe résout tant bien que mal une extrême difficulté de communication entre les subtils mondes sans heure (sans temps) (Rév d'Arès vi/3) et le lourd et épais monde terrestre.
Toutefois,
La Révélation d'Arès a le considérable et unique avantage d'être seulement faite de ce que le témoin a entendu et de ne pas être faussée par les livres d'hommes (16/12, 35/12), qui encombrent les grandes Écritures. Elle approche de l'expression pour nous inconcevable de ce que sera dans l'espace infini la communication des entités : Vie, anges, âmes.
C'est pourquoi l'Auteur de La Révélation d'Arès a fait de son témoin le Messager Fort (26/7), le prophète qui a vu la Justice (35/9), c.-à-d. celui qui explique ce qui est juste et qui l'enseigne (35/1).

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st-Michel terrassant le démon par Luca Giordano


Michel abat le démon (Apocalypse 12/7-9). Mythe !
Ce mythe cache une vérité : Le Mal est destructible, l'homme
peut abattre le Mal dont il est l'inventeur.
Une seule arme, non la lance, mais la pénitence.


La Révélation d'Arès dit à l'humain ce en quoi il peut vraiment espèrer et ce pour quoi changer sa vie (30/11) vaut la peine, même si sa langue reste dans la broussaille et les épines (31/6-10) du parler humain, elle déblaie assez le terrain grossier des hommes pour laisser transparaître la transcendance, la lumière des non-dits, et elle désigne un prophète pour les enseigner. La Révélation d'Arès nous ouvre à une lisible discipline métaphysique ; elle fait comprendre combien le Vrai, même s'il n'est que lueur accessible et non Vérité ou Lumière inaccessible à l'homme, est sublime autant que très simple.

La simplicité Une (Rév d'Arès xxiv/1) est l'amour. Tout dans la Parole d'Arès émane de lui, repose sur lui. Cette simplicité, est irréductible ; elle efface le mythique dogmatisme religieux, que ses propres énoncés et complexités réduisent à des superstitions, parfois à des fétichismes, et forment la cause principale du scepticisme, de la déspiritualisation et de l'athéisme.

De la religion comme du scepticisme, de la déspiritualisation et de l'athéisme il nous faut sortir le monde pour le changer (Rév d'Arès 28/7). C'est une tâche qui, quoique très simple : vivre en pénitence — amour absolu, pardon de toutes offenses, paix absolue, intelligence du cœur libre de tous préjués —, est ardue et mobilise l'existence.

Le Pèlerin d'Arès superficiellement observé semble ne pas différer de la religion, qu'elle soit théisme (Judaïsme, Christianisme, Islam, etc.) ou antithéisme (scepticisme et athéisme souvent pratiqués comme des religions), mais vu de plus près le Pèlerin d'Arès apparaît très différent quoique déroutant, parce qu'on ne peut que très rarement, faute de visibilité, dire sous quels rapports.
Le vécu arésien est différent du vécu généralement observé chez les croyants. Le Pèlerin d'Arès sait que ce qui sauve n'est pas croire, mais faire. Le Pèlerin d'Arès n'a ni n'enseigne le moindre dogme. La Révélation d'Arès lui apprend que l'humanité est trop déspiritualisée pour percevoir la Vérité, qui régna antérieurement ou règnera ultérieurement (28/7) au péché, mais qui ne règne pas présentement.

L'homme, pécheur entouré d'obscurité ne dispose que d'une faible lumière, relative, sommaire, mais rédemptrice, que La Révélation d'Arès appelle le Vrai (xxviii/21, xxxiv/1-4). Le Vrai, en substance, recommande à l'homme de vivre dans le Bien qui consiste à aimer, pardonner et faire la paix sans condition, trouver l'intelligence spirituelle libérée de tous préjugés. La Révélation d'Arès appelle cela changer sa vie (30/11), entrer en pénitence (8/6, 31/2, 33/13). Tout le reste est mythe. L'homme, au demeurant, est son propre mythe, une machine trop préoccupée de sa propre mécanique pour percevoir les invisibles et immesurables puissance et lumière — l'âme — qu'elle peut engendrer par la pénitence dans le sillage de la Puissance et de la Lumière absolues (12/4). Le mythe, certes idée mais vide, ne damne personne ; il ne sert à rien ; il peut cependant avoir valeur métaphorique, parfois utile en ce monde où l'imagination compense tant bien que mal l'ignorance.
L'âme survit à la chair, on appelle ça le salut ; elle contribue simultanément au changement du monde en apportant l'atome de Vie qu'elle est à la polone (xxxix/12-13), l'âme du monde changé en devenir. On peut dire des Pèlerins d'Arès qu'ils sont réformateurs, mais seulement au sens étymologique, parce qu'ils ne forment pas une religion. On ne comprend le Pèlerin d'Arès qu'en comprenant qu'il a commencé de pénétrer le mystère de sa propre vie sur la Voie de la Vie (24/3-5), le sentier (25/5, xxvii/6, etc.).
De la Lumière de la Vie nous ne voyons que des miettes : le Vrai. La Vérité, elle, n'est encore qu'un rêve ; elle ne peut être que future (Rév d'Arès 28/7). Autour du fragment de Lumière qu'il perçoit, autour du Vrai donc, le pécheur ne voit encore que la grande nuit du mythe. Mais avec La Révélation d'Arès quelque chose d'extrêmement important est arrivé ; maintenant le pécheur distingue clairement la nuit du peu de Lumière, il différencie le mythe et le Vrai. Nous sommes ainsi ramenés au Sermon sur la Montagne, désastreusement oublié, qui affirme déjà que pourchasser le Mal et les mauvais est violence, donc que Mal contre Mal n'engendre que Mal. La Vie, aussi peu de Vie soit-il, ne peut engendrer qu'amour et lumière. La Parole d'Arès rappelle partout implicitement qu'il suffira de répandre le Bien pour que le Mal,  mythifié par la Bête (22/14) disparaisse de lui-même. "Jamais, à aucun moment la mort," disait Bouddha ; c'est ce que dit, sans être un bouddhiste, le Pèlerin d'Arès qui génère et respecte toujours la vie, même celle de l'ennemi (Matthieu 5/44), parce que toute vie vient de la Vie et peut y retourner au prix de la pénitence, qui n'est quand même pas la mer à boire.
Il s'agit, non de suivre une religion, mais d'être le Sel de la Vie. Le Sel invisible mais si fortement senti dans l'aliment désigne l'inexplicable vécu de la Voie, ligne directe de la vie finie à la Vie infinie (17/3). Il n'est pas de mot pour désigner la vie sans-fin, même le terme vie éternelle est insuffisant, mais il est possible de la vivre, parce qu'elle est potentielle dans l'image et ressemblance du Père (Genèse 1/26) qu'est tout humain. L'indescriptible Infini est la Voie du Pèlerin d'Arès. Mieux vaut voler sur ce mystère que sur un dogme.
Le Pèlerin d'Arès prie librement (Rév d'Arès 10/10) ; la prière n'est même pas obligatoire dans l'Assemblée arésienne, pourvu que se construise la pénitence. Prononcer la Parole (d'Arès et toute Parole qui lui ressemble) pour L'accomplir (35/6) est la seule vraie piété. Jésus dit : Quand tu pries entre dans ta chambre, ferme la porte, et là face à ton Père prie (Matthieu 6/6), mais il ne dit pas comment ; le comment découle de la pénitence qui diffère complètement d'un humain à l'autre. Il n'y a qu'une Voie, celle de l'amour, qui a une multitude de sentiers (25/5), pratiquement autant de sentiers que d'hommes sur Terre.

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Commentaires
30jun20 220C1 
Ô que c'est bien ce que vous faites !
J'ai des larmes aux yeux témoignant de ma gratitude en lisant cet enseignement, en ce moment des douze fois sept jours c'est le Ciel [Rév d'Arès xLviii/7-10].
Que c'est bien à propos par rapport à certains événements récents, auxquels il me semble très très bien répondre.
Vous nous guidez à curer nos puits.
Vous nous aidez à voir dans la brume, les nuages, mais aussi les fumées ou fumisteries qu'on rencontre sur la montagne, sur le chemin d'ascension, c.-à-d. en nous-mêmes.
Vous nous aidez à mesurer l'épaisseur de la nuit dans laquelle nous, en tant que particules de l'humanité, sommes enfoncés et, par là,à encore plus clairement identifier l'essentiel, ainsi que les limites de perception actuelles de nous débutants du long chemin, permettant de nous délester de poids encombrants et inutiles.
Ça me fait penser à la colonne de fumée le jour et de feu la nuit [Exode 13/21] qui nous guide, et au bon conseil du prophète éternel, c.-à-d. l'esprit directeur que véhicule tout prophète, cet enseignement harmonieux qu'il exprime et enseigne selon les mondes de leurs temps respectifs qui les entourent, en aidant l'humanité d'aller toujours plus loin vers la simplicité et le bonheur du Centre de Tout.
Merci du fond du cœur.
Peer J. d'Allemagne du Nord

Réponse :
Je suis profondément touché par ce que vous me dites ici, frère Peer. Merci du fond du cœur pour ce commentaire.
Je m'efforce, avant que mon cœur s'arrête et que mes mains ne puissent plus courir sur le clavier, de sortir mes frères et sœurs des habitudes de se voir par rapport aux Sainteté, Puissance et Lumière (Rév d'Arès 12/4), dont ces trois mots mêmes ne peuvent exprimer la transcendance, l'existence éthéréenne. Ils se diluent dans l'espace infini où le marteau des mots humains ne peut plus écraser la Vérité,  ils sont fondus dans la Vie (24/3-5), Qui n'a pas besoin de s'exprimer dans l'éon et qui n'use de la langue des cancrelats, la nôtre donc, que par Amour. Comment la Vie peut-elle Aimer les gros cancrelats que nous sommes quand nous exécrons les petits cancrelats à six pattes qui courent dans nos cuisines ?
En Inde les Jaïns, du moins certains, ont une petite brosse pour écarter d'eux sans leur faire de mal les insectes gênants, par respect. C'est un sauvetage matériel, pas un sauvetage de fond. Pour moi ce que fait la brosse du Jaïn est symboliquement beau, mais n'est pas métaphysiquement significatif. Quand un moustique se pose sur moi je l'écrase ; j'efface ce qui bouge, agit, bruisse, pique sur l'instant ; c'est comme moi mourant un jour ou l'autre, effacé, cessant de penser, d'écrire, de parler, de pisser, de déféquer, mais mon œuvre se perpétuera sur terre et mon âme, si ma pénitence l'a créée, partira dans les étoiles. En écrasant un moustique je ne tue pas la vie au sens absolu ; elle était avant et elle sera après. La vie est fille de la Vie dans la continuité.
Si un moustique se pose sur moi je l'écrase donc sans remords, sachant qu'un moustique biologiquement parlant vit de toute façon très brièvement et que par mon geste je ne tue pas la gente moustique, perpétuelle. Tout vivant meurt tôt ou tard après une vie toujours brève — Que sont quelques décennies, sinon quelques minutes ou quelques heures sur l'échelle cosmique ? — Sauver une vie matériellement parlant ne résout pas l'abyssal problème de la mort toujours irrésolu : Pourquoi des êtres complexes mais brefs se succèdent-ils sur une ligne de vie sans fin, de surcroît liée à la Vie infinie ? Est-ce une maladie de la vie rebelle à sa Mère la Vie ? Je n'ai pas de réponse à cela. La technologie a beaucoup évolué depuis l'âge de pierre, parce que la technologie n'est guère que physique, chimie et mathématique et change vite, mais l'homme, lui, n'a pas fondamentalement changé (Rév d'Arès 30/11) depuis Parménide. Les Juifs et les Romains tuent Jésus de Nazareth, mais que tuent-ils ? Un tas d'os et de chair parcourus de sang ; rien de plus. Jésus vit toujours ; à preuve l'Évangile bimillénaire et la visite que m'a rendue Jésus en 1974. La Vie qui invisiblement palpite derrière chaque mot des Évangiles est immortelle. De même, le Vrai passera, la Vérité ne disparaîtra jamais.

01jul20 220C2 
Je vous salue, bien-aimé frère Michel. La dernière phrase de votre réponse au premier commentaire m'évoque ce proverbe afghan :
''Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du printemps.''
Maxime W. de Paris, Île de France
Le Printemps

Réponse :
Merci, mon frère Maxime, pour ce commentaire et pour la belle image.
Un proverbe français : "Une hirondelle ne fait pas le printemps" est le corollaire du proverbe afghan que vous citez. Certains disent que ce proverbe français signifie que d’un seul élément, on ne peut tirer de conclusions certaines, mais je ne suis pas d'accord avec cette explication. Mon opinion est que le proverbe français a la même signification que le proverbe afghan, à savoir que le printemps arrive toujours en son temps avec ou sans hirondelle.
Nous pouvons dire, par analogie, que la Parole du Père est là, par exemple sous la forme de La Révélation d'Arès, même s'ils tuent son ou ses prophètes. Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés... (Matthieu 23/27, Luc 13/34). Mais, même attaqués, déniés, voire tués, les prophètes n'empêchent pas la Parole de Dieu d'être. Reste que la Parole sans prophète n'est pas appliquée, reste lettre morte, et qu'il faut au Père revenir et revenir, comme le printemps revient et revient, car le Père ou le printemps ne cessera de revenir que le Jour où, la Parole étant enfin accomplie, la Terre cessera de tourner — il n'y aura plus ni jour ni nuit (Rév d'Arès 31/8).

01jul20 220C3 
Le Christianisme n'existe pas
Claudine F. de Catalogne Française

Réponse :
Bravo, bravo, ma sœur Claudine et mon frère Dominique ! J'aime énormément cette affiche.
Elle reprend le thème de mission qui fut le mien lors du premier "L'Œil S'ouvre" à Paris en 1988. Ce thème a été supprimé l'année suivante, 1989, par la mission de Paris qui, cette année-là, a voulu assumer la rédaction et la confection des tracts et des affiches de "L'Œil S'Ouvre". J'ignore lequel ou lesquels de mes frères et sœurs de Paris en 1989 a voulu ou ont voulu supprimer cet argument fondamental : Le christianisme n'existe pas, c'est pourquoi La Révélation d'Arès existe. Je l'ai beaucoup regretté, mais au nom de la souveraineté des assemblées (Rév d'Arès 8/1), je n'ai pas voulu me mêler de la décision de mes frères et sœurs parisiens de taire ou d'escamoter le fait évident que "le christianisme n'existe pas."
Je connais le talent de dessinateur et de créateur de mon frère Dominique et je devine qu'il est l'auteur de cette affiche que je trouve très réussie et qui, j'espère, sera utilisée par d'autres missions en plus de celle de Perpignan.
Certains ont suggéré que les frères et sœurs parisiens avaient en 1989 supprimé ce thème basique "Le christianisme n'existe pas" par peur de représailles des Églises Catholique, Protestantes, etc. Possible. Mais aujourd'hui, je suis fondé à croire que le pape François est bien d'accord avec cet argument, même s'il ne sait pas comment sortir de l'intellocratie théologique de son Église. Dans les Églises protestantes, nombreuses, dans l'Église Orthodoxe qui fut la mienne, je pense que beaucoup sont également d'accord avec la fait évident qu'un immense tort a été fait au Message de Jésus en donnant un rôle mineur à l'amour, Fond des Évangiles, non éliminé mais relégué derrière l'annonce tromphatriste des dogmes de la Trinité (Dieu en trois personnes), de la Rédemption des péchés par la Croix, etc., qui sont et qui restent des interprétations très hasardeuses, une des causes principales de l'athéisme envahissant.
Je suis très heureux de votre initiative, sœur Claudine et frère Dominique, parce qu'elle s'attaque à la grande plaie qu'est dans l'humanité la prépondérance de l'intellocratie idéologique, religieuse mais surtout politique. Les élections municipales du 28 juin dernier ont été marquées par une abstention record, qui est, en fait, une récusation manifeste de l'idéologie politique par le corps électoral, qui a donné sa préférence à l'écologie, non parce que celle-ci représente un idéal politique largement partagé, mais parce qu'elle est très floue idéologiquement et semble donner sa préférence à la vie, tout simplement à la vie. La politique comme la religion a perdi sa bonne réputation. Je suis attentif à Sartre par certains côtés philosophiques, mais je récuse aujourd'hui Sartre proclamant : "Il ne faut pas désespérer Billancourt (les usines Renault, le monde ouvrier)". Ça, c'est fini ! C'est fini, parce que les ouvriers ont toujours des sorts d'ouvriers, ont compris que ça ne changera jamais par la politique et ses chefs et qu'ils sont maintenant à la recherche d'autre chose, d'une façon autre que marxiste, socialo-communiste, capitaliste, etc., de vivre en société. C'est là que nous ne savons probablement pas trouver notre place apostolique.
J'ai été membre du Parti Communiste, j'ai hurlé avec ces loups, j'ai été complice de ces grands intellectuels athées de la "démocratie" française qui appelaient la Russie stalinienne "un modèle de liberté". J'étais indulgent envers Louis Aragon déclarant qu'il préférait Staline à Proust... Comment ai-je pu accepter autant d'hypocrisie ou d'aveuglement ? Il m'a fallu attendre 1976 ou 1977 pour rejeter Alain Badiou, philosophe marxiste, auteur d'articles approuvant les Khmers Rouges et leurs crimes, et 1980 pour ne plus croire dans la prétendue "inconscience" de Louis Althusser, éminent philosophe marxiste, tuant sa femme, et désapprouver complètement ceux qui appelaient ça un "crime altruiste" ? Que serais-je si Jésus ne m'avait pas parlé en 1977 ? Comment pourrais-je ne pas comprendre que toute l'inteligentzia, de gauche, du centre ou de droite n'est qu'une montagne d'aberrations fondamentales ? Comment pourrais-je ne pas comprendre que notre tâche est d'une immensité apparemment sans mesure ? Pourtant, c'est bien aux pauvres gens, démunis et rares, que nous sommes que le Père confie la tâche de changer le monde !
Encore merci, ma sœur Claudine et mon frère Dominique.

02jul20 220C4
Salutations Frère Michel, prophète,
Vous parlez de mythe et je viens de lire le "Livre de Thot", ce personnage Mythique Égyptien. Livre surprenant qui ne parle que de Lumière et dont on ne sait trop comment il a été transmis à travers les âges.
Connaissez-vous ce livre ? Permettez moi de partager quelques passages, car ils sont beaux et rejoignent le message de La Révélation d'Arès.
Je voudrai aussi, prophète, avoir votre avis sur ces extraits. Ce livre est une curiosité, je trouve, et peut être une source d'enseignement.
Je craignais que ce livre ne parle pas du Père, mais il le fait à la fin.
Extraits :
Homme, la lumière est ton héritage. Sache que l'obscurité n'est qu'un voile.
Scellée dans ton cœur se trouve la clarté éternelle qui attend l'occasion pour conquérir un peu plus de liberté et pour enlever le voile de la nuit.
Sache que la lumière rayonne à partir de toi pour toujours. Sois comme un soleil au centre de son univers.
Tu brilles et tu éclaires le monde que tu as toi-même créé. Reste au centre, ô Soleil de lumière ! Éclaire ta création pour toujours ! Ne vois-tu pas, ô homme, quel est ton héritage ? Ne vois-tu pas que tu es lumière véritable ?
Lève tes yeux vers la lumière du Cosmos et garde ton regard tourné vers le but. C'est seulement par la lumière de la sagesse que tu deviens Un avec le but infini. Recherche sans cesse l'éternel Un et dirige toi sans cesse vers la lumière du But.
La lumière est infinie et l'obscurité n'est qu'un voile fini. Cherche sans cesse à déchirer ce voile d'obscurité. Cette lumière, ô homme, est la grande lumière qui brille à travers l'ombre de ta chair. Mais pour devenir Un avec la lumière il faut t'élever au dessus des ténèbres et des ombres qui t'entourent.
Tu es véritablement un soleil de la grande lumière. Rappelle-toi de cela et tu seras libre. Sors de l'obscurité, ne reste pas dans le monde des ombres ; émerge des ténèbres de la nuit comme un soleil royal du matin. Cherche, ô homme, à trouver la voie qui mène vers ces nouveaux espaces qui se formeront sans cesse dans le temps. Mais rappelle-toi que seule la lumière est ton but véritable ; recherche-la sans cesse et persévère dans ta quête. Ne laisse jamais les ténèbres envahir ton cœur. Que ton âme soit lumière, un soleil sur la voie.
Sache que dans la clarté éternelle ton âme n'est jamais enchaînée par les ténèbres, elle baigne toujours dans la lumière. Elle y brille comme un Soleil.
Au sujet du Père :
J'ai obtenu les clefs pour réaliser mon ascension dans la lumière de ce Grand Monde où je me suis présenté devant le Saint des saints qui siège dans la fleur de feu et qui est voilé par les éclairs de l'obscurité pour éviter que mon âme soit mise en éclat par sa Gloire. Aux pieds de son trône de diamant il y avait quatre rivières de flamme qui se déversaient vers les mondes des hommes à travers les nuages. C'est alors que du milieu du feu une Voix céleste se fit entendre : "Contemple la gloire de la Cause Première !" J'ai vu cette Lumière qui se tient au dessus de toute obscurité et qui reflète mon propre être. J'étais parvenu devant le Dieu des dieux, l'Esprit Soleil, le Souverain qui règne sur les étoiles des sphères. La Voix se fit à nouveau entendre : "Il y a l'Un, le premier, qui n'a ni commencement ni fin, qui a créé toute chose, qui gouverne tout, qui est bon, qui est juste, qui illumine et qui supporte."
Grégory De V. de Bruxelles, Belgique

Réponse :
ThotMerci, frère Grégory, pour ce commentaire, qui présente Thot, l'antique dieu égyptien à tête d'ibis, dans ce le livre que vous citez : "Le livre de Thot". Je n'y vois qu'une des multiples versions qu'au cours des temps se sont fabriquées les humains pour fixer tant bien que mal la mémoire qu'ils ont pu garder du Méconnu, de l'Invisible, de la Création.
Dans son livre intéressant et bien connu, que vous avez peut-être lu, "Dieu était déjà là", Ivar Lissner écrivit ceci : “Avec une énergie stupéfiante, l’homme s’est, à toutes les époques, efforcé de se hausser au-dessus de sa condition. Ses tentatives n’ont jamais eu pour unique objectif la satisfaction des seuls besoins matériels. Il chercha, tâtonna, s’efforça d’atteindre l’inaccessible. Or, cette exigence particulière à l’homme (sa spiritualité), cette force mystérieuse qui le pousse, procède de l’esprit et de l’intelligence perpétuellement en quête d’un idéal qu’elle ne conçoit qu’imparfaitement et qui a pour nom Dieu.” Ivar Lissner soulignait que “ce qui, dès le début, distingue l’homme de la bête, c’est le fait qu’il ne se contente pas seulement de dormir, de manger et de se chauffer”. À la lecture de ce livre on constate que l’homme est animé par un extraordinaire besoin de vie spirituelle. Ivar Lissner dit aussi qu'on "commence de même à s’apercevoir que l’homme primitif n’était pas un sauvage... Les contemporains du Pléistocène n’étaient pas des brutes et encore moins des créatures simiesques au psychisme rudimentaire. Les reconstitutions qui représentent le Néanderthalien ou le Pithécanthrope sont grotesques.”
La Genèse de la Bible, quoique beaucoup plus simple que le Livre de Thot, n'est faite comme lui que d'hyperboles. La Genèse biblique n'est pas plus à prendre à la lettre que le Livre de Thot n'est à prendre à la lettre. Quant à la cosmogonie selon l'hindouisme, c'est très compliqué, parce qu'il faut beaucoup lire pour en avoir une petite idée : la Baghavad Gita et les Védas (du 3ème millénaire au 1er millénaire avant J.C.), les Upanishads, les Brahmanas et le Mahâbhârata (entre 1000 et 600 avant J.C.), les Jatakas (vers 250 avant J.C.) et le Râmâyana (premier siècle avant JC.). Pour abréger, disons qu'on trouve dans toutes les petites ou grandes religions de la Terre, très nombreuses, des descriptions du méconnu et de l'invisible présentant des poétiques, des styles, des grandiloquences similaires à celles du Livre de Thot, lequel Thot, au reste, était considéré par les anciens Égyptiens comme l'inventeur du langage et de l'écriture, lesquels sont partout dans le monde insuffisants pour dire l'indicible.
La Vie (Rév d'Arès 24/3-5) et la Puissance (12/4) sont indescriptibles en langage humain. Paul Valéry a écrit : "La cosmogonie est un genre littéraire d'une remarquable persistance et d'une étonnante variété dans le monde, l'un des genres les plus antiques qui soient. On dirait que le monde est à peine plus âgé que l'art de faire le monde."
N'oubliez pas que selon La Révélation d'Arès ce n'est pas croire, mais c'est faire le Bien, qui change l'homme et changera le monde (Rév d'Arès 28/7). On peut s'intéresser au Livre de Thot, mais il y a dix mille fois plus important, c'est être pénitent.

02jul20 220C5
En disant que La Révélation d’Arès est mythique quand même, étayée de mythes — "représentations même fausses mais communes : démons, rites, sacrifices, légions d’anges..." —, voilà que vous la sortez définitivement du genre religieux qui pourrait encore la plomber.
Après nous avoir sortis, nous les fidèles de La Révélation d’Arès (les P(p)èlerins d’Arès) de l’attachement à la lettre, après nous avoir sortis de l’attachement à un Pèlerinage dans un endroit précis et dans un temps donné (entrée 219), après nous avoir sortis de l’attachement à la croyance en des obligations de prier sous telle ou telle forme, après avoir sorti Dieu de Son confinement dans les églises, mosquées, synagogues, temples et même du Ciel, après avoir sorti le tentateur de l’emprise qu’il porte sur nous en disant que c’est nous qui le créons par l’oubli de la Présence constante du Père, voilà que vous nous sortez aujourd’hui de l’attachement à des sens naïfs mais rudimentaires.
"Hormis entrer en pénitence, tout le reste est mythe," dites-vous. Est-il besoin alors d’ajouter que de se vêtir d’une tunique pure, c’est de se couvrir d’une tunique intérieure, qu’être le porteur de Ma Parole c’est autre chose que de s’occuper de parenthèses pas prescrites par le Créateur (commentaire 219/70 du 27 juin 2020), que le Tabernacle est le lieu de la Présence en soi, etc. etc. ?
Il semblerait que "différencier le mythe du Vrai" soit à rapprocher du conseil des métaphysiques orientales  qui distinguent  l’illusion du Réel.
Ainsi, quel que soit le chemin emprunté, borné de mythes ou de recherche métaphysique (je ne sais si on peut parler à ce sujet de métacognition), le but tout en étant la voie, est l’amour inconditionnel.
Ainsi, petit à petit, se met en place la construction d’un être spirituel qui atteint les étoiles avec les deux pieds sur la terre, parce que l’éternité, c’est déjà maintenant — Ce dont vous nous abreuvez depuis le début de votre enseignement sous cette formulation à première vue très simple, mais qui demande une volonté féroce de se creuser pour se trouver : "Construis ton âme !"
Charlie F. du Nord

Réponse :
Merci, mon frère Charlie, pour ce commentaire qui expose en quelques lignes très bien formulées la grande simplification de la vie spirituelle à laquelle nous invite La Révélation d'Arès.
Je ne connais pas le mot métacognition dans le sens que vous semblez lui donner. J'ai entendu ce mot dans le jargon des psychologues qui, dans les années 1975 et 1976 "m'expliquaient" sur un ton docte et parfois même pédant que je croyais seulement avoir vu et entendu Jésus mais, qu'en fait je n'étais que la victime d'une activité mentale par-dessus mes processus mentaux normaux ou que je pensais sur ou par-dessus mes propres pensées de base. Dans le Larousse, ce matin, je vois que la métacognition est la "connaissance personnelle d'un individu sur ses capacités et ses fonctionnements cognitifs..." Ce qui ne me paraît pas très clair, mais bon ! Résultat, je ne suis pas capable de vous dire si l'on peut parler de métacognition dans le fait de passer par des mythes pour avoir une idée du Vrai.
Ceci dit dit, votre commentaire est un résumé magistral de la vie spirituelle et je vous en remercie au nom de nous tous. Je ferai juste une petite remarque, qui n'est qu'accessoire, à propos de la tunique. La tunique correspond certes à ce que vous dites : "Se vêtir d’une tunique pure, c’est de se couvrir d’une tunique intérieure", j'ajoute que la tunique matériellement parlant, la tunique de toile, est aussi un moyen pratique très simple d'effacer entre pèlerins les différences de fortune, de goût, etc., un moyen de ramener le Pèlerin à son état Un (Rév d'Arès xxiv/1), un moyen de le simplifier.
Encore merci, frère Charlie. Ce commentaire sera utile à beaucoup qui sont des nôtres depuis peu de temps.

02jul20 220C6
Finalement, en y réfléchissant, notre monde, de même notre vie personnelle, avec ses aléas, ses succès, échecs, conditionnements, sont pareils à un mythe, à une miette de vrai, dans une parodie de vie.  Tout ce petit monde n’est qu’une sorte d’imaginaire, pourtant réel : Paradoxe.  
Il n’y a que la simplicité de l’amour qui soit vrai, éternelle, invincible, au-delà du temps, au-delà de nos limitations, tel un parfum unique qui embaume le cœur. La seule chose à laquelle s’accrocher est "Cela" ! Tiens le Livre fortement ! Vous nous faite comprendre que le Vrai, même s’il n’est encore que pâle lueur, cependant accessible,  est tout autant sublime que très simple, de même que nous respirons.  La simplicité Une est l’amour, notre guide au quotidien.
Notre monde se perd dans une obscurité qui se veut raisonnable, elle se perd dans les dédales intellectuels et technologiques sans âme et sans vie [comme fille de la Vie].  J’aime beaucoup ce que vous écrivez : "Ayant délaissé le Bien accompli Le Sermon sur la Montagne — l’homme est tenté de pourchasser le Mal et le mauvais à l’extérieur de lui, chez l’autre.  Or, cela n’est que violence, donc c’est encore ajouter du Mal au Mal. Ce n’est pas comme cela que l’on change le monde en Bien !"
Entre la Vie et la mort, nous pouvons choisir la Vie. Être créatif et créateur de Vie et de Bien. À ce propos, il est intéressant de réfléchir sur la racine hébraïque du mot ‘santé’.  Pour nous, hommes modernes, la santé signifie ‘savoir fonctionner’, voilà qui est bien réducteur ! Tout autre chose selon la racine hébraïque. La santé (briout) comprend trois lettres : Beth, resh et aleph, qui signifie : Créer, Être, Créateur.  Et la maladie, (ma’hala), signifie la circularité, tourner en rond dans un système, qui fait des boucles et qui ne va nulle part. En clair, la véritable santé, de l’homme et du monde, est de retrouver la possibilité de vivre dans un élan créateur, dans une puissance de faire surgir du neuf.  Notre système, notre monde, est malade dans son immobilité, ses censures, sa passivité désespérante à modifier sa vision.  Mais cela peut encore changer, qui sais ?
En tant que prophète, vous nous montrez du doigt la direction du Vrai vers les Hauteurs. Il faut comprendre qu’il y a une multitude de sentiers, "autant de sentiers que d’hommes sur terre".  Vous écrivez : "Il nous suffira de répandre le Bien pour que le Mal,  mythifié par la Bête (22/14) disparaisse de lui-même."  Tout ce que vous écrivez ne peut venir que de la plume légère d’un prophète, qui à la voix de fer [Rév d'Arès iii/3, vi/6, x/1, xvi/6, xvii/2].
Véronique C. de Belgique

Réponse :
Merci du fond du cœur, ma sœur Véronique, pour ce commentaire tout en profondeur.
André Gide disait quelque part : "L'humanité n'est pas simple ; il faut s'y résigner. Toute tentative de simplification, d'unification sera toujours odieuse..." C'est en effet parce que la liberté est quelque chose de trop simple, trop juste et donc jugé odieux par les politiques comme autrefois par les religieux, que des lois sur le confinement ont claquemuré, emprisonné les citoyens dans leurs logis. Résultat : on a eu un tout petit peu moins de morts dans un monde où tout le monde doit de toute façon mourir, mais on a tué l'économie qui elle n'a pas les extraordinaires résilience et vitalité de l'humain. On a fait le mauvais choix, mais démolir l'économie n'est pas quelque chose qui déplaît aux politiques, qui ainsi peuvent s'employer à la redresser et à en tirer gloire. Eux sont en plein mythe et en tirent bénéfice et nous qui sommes dans le Vrai sommes vus comme des "insensés". La bataille que nous livrons n'est pas facile, oh non ! Merci d'être des nôtres, sœur Véronique.
Il n'existe pas d'hommes supérieurs et d'hommes inférieurs, parce que toute pensée est complexe. Celle du balayeur de rue l'est autant que celle du savant. Claude Lévi-Strauss qui, dans "Tristes Tropiques", livre qui en 1956 (j'avais vingt-sept ans et j'étais communiste) fut pour moi un choc, avait observé que les "sauvages" qu'il avait observés avaient en fait établi des structures politiques (la tribu, le village) anarcho-communalistes ennemies de l'abondance, parce que celle-ci est source d'inégalités. À l'époque, je faisais de tout des traductions marxisantes, je ne voyais pas directement l'énorme intelligence (32/5) d'un tel état sociétal. Aujourd'hui, je remercie de loin Claude Lévi-Strauss de m'avoir donné les premiers de tous les éléments qui me permettent maintenant de comprendre que la politique hiérarchisante, administrative, légaliste est une mythe, et que le Vrai est dans ces quelques mots de La Révélation d'Arès (10/10) : Ma Parole comme un poulain agile courant vers son but, libre du harnais que lui mettent les docteurs (ceux qui prétendent savoir), des haies que dressent devant lui les pinces du culte (de la religion, de la politique, de la finance), tous ceux qui tirent bénéfice de le dompter et de l'atteler à leur char. C'est qu'on voit que le Vrai est le Bien et le mythe le Mal.
C'est là aussi qu'on voit que la bataille que nous livrons n'est pas facile, oh non, mais combien belle et noble. Nous sommes sur le sentier de la Grandeur.

02jul20 220C7
Bien cher prophète de la Vie,
Merci pour cette belle entrée par laquelle vous continuez de nous guider, inlassablement, dans notre pénitence en nous invitant à découvrir la puissance et la lumière transformatrices du Bien accompli.
Les mille reflets de la roche étincelante (Rév d'Arès 10/2) unis par l'amour, peuvent s'exprimer dans l'épanouissement de leurs dons propres, mis au service de la Vie, pour, génération après génération, s'approcher de l'aube dune nouvelle civilisation (Rév d'Arès xxxv/7).
Ces mots sont bien maladroits, mais ils veulent exprimer ma profonde reconnaissance à vous, frère Michel,  prophète bâillonné et pourtant si Lumineux et précieux pour ce monde en grande difficulté !
Bon Pèlerinage du cœur!
Jean-Louis et moi vous embrassons bien affectueusement avec sœur Christiane.
Chantal C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, ma sœur Chantal, pour ce beau commentaire.
Une cataracte inépuisable d'images est la vie, et cela a sûrement été le cas depuis que la vie existe. Il m'est arrivé de penser que le Père a eu l'imprudence ou l'étourderie de choisir pour premier homme spirituel, Adam, un animal pensant agité et qu'après lui nous sommes tous agités... sauf vous, Chantal. Je connais votre sensibilité sous votre grand calme : chez vous le tohu-bohu est tout intérieur ; je vous ai fait parfois pleurer et je m'en suis toujours voulu, mais extérieurement vous êtes très posée, en paix, et ça, c'est un trésor. Mais je sais que vous êtes comme le sanglier de l'histoire qui affûtait ses canines et ses grès (défenses), calmement, contre un arbre, et à qui un un renard passant par là demanda s'il se préparait au combat et contre qui, et qui répondit : "Contre personne, mais je pense que si l'adversaire vient, il ne me laissera pas le temps de me préparer." Cette existence est de conflit continuel et j'en suis fatigué, mais je reste sur mes gardes, affûtant le glaive de Jésus (Matthieu 10/34), le glaive du cœur bien sûr, le glaive qui pare le glaive de l'autre, pas le glaive qui tue.
Il nous faut lutter vaillamment, pas par les armes, mais par la pénitence (notre glaive à nous) pour au bout du temps faire triompher la Parole. Notre sens de la lutte, votre sens de la lutte à vous aussi, ma sœur Chantal, n'aboutit pas au meurtre mais à la Vie. Quand le 17 mars dernier j'écoutais M. Macron à la télévision nous mettre en prison chez nous pour nous abriter derrière les murs de nos geôles, je l'entendis dire : "C'est la guerre..." Et là je me marrai intérieurement, lui répondant dans ma tête : "Pauvre Monsieur Macron, vous dites n'importe quoi, vous vous trompez complètement ! La guerre c'est être brave face à la mort, ce n'est pas se planquer chez soi !"
Chez les Pèlerins d'Arès rien d'anecdotique, rien de vraiment historique, une invisible lutte (Matthieu 10/34)... Je pense que Blandine à Lyon était une femme paisible comme vous. Je vous devine disant calmement à vos bourreaux non pas : "Je suis chrétienne ; nous ne faisons rien de mal," mais : "Je suis Pèlerin d'Arès ; nous ne faisons de mal à personne, bien au contraire." Dans l'arène les bêtes ne lui font aucun mal, alors elle est flagellée, placée sur un gril brûlant puis livrée à un taureau qui la brutalise, mais elle survit et on la renvoie en prison, où elle garde une paix impressionnante. Sa quiétude est ébranlée devant le martyre de son ami Pontique, mais Pontique n’apostasie pas et meurt pour sa foi chrétienne. Elle est la dernière de ses quarante-sept compagnons, dont l'évêque de Lyon Pothin, à être suppliciée. Seule dans l'arène, les spectateurs romains s’étonnent de voir que la seule survivante est cette femme qui paraît si fragile et qui est en fait un roc. Ils murmurent : "A-t-on jamais vu une paisible femme souffrir aussi courageusement ?" Ils lui crient : "Abjure donc ! Sacrifie aux dieux ! Tu sera épargnée !" Mais Blandine-Chantal ne répond pas et fixe le Ciel où la Vie l'attend. Elle est finalement égorgée en août 177 par le bourreau. Son corps et ceux des autres martyrs sont brûlés, leurs cendres sont jetées dans le Rhône. Ce Rhône près duquel vous êtes née, vous avez vécu, où nous nous sommes connus il y a longtemps avant que vous deveniez l'une des toutes premières Pèlerins d'Arès. Alleluia !

02jul20 220C8 
Cris et équilibre

Comment revenir à l'Origine
Qui commence par un cri
Répété mille et mille fois
Par tant et tant d'hommes
Passant de la vie à la mort
Comme du jour à la nuit ?

Comment revenir au Cri
Qui perce de part en part,
Toute l'humanité endormie
Et nourrie par les mensonges
Oubliés comme par miracle
À l'aube des beaux matins ?

Comment retrouver la Vie
Par mon pauvre cri étouffé,
Accroché à l'encre invisible
Et se hisser hors de la mort
Qui m'aspire tout doucement.
Alors en son Ciel mes yeux
Se noient dans la nuit bleue ?

Que fais-tu âme en équilibre
Sur les Lignes et Mots du Père ?
Je pars pour la Vie retrouvée,
Ici le Vent est Libre et Puissant.
J'arrive à me tenir malgré tout
Sous les torrents d'Eau Forte
Que donne l'Univers des Mots.
Jean-Louis Alexandre C., d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Jean-Louis, pour ce beau poème. J'aime beaucoup votre poésie.
Je suis trop vieux aujourd'hui pour m'allonger sur l'herbe la nuit, en eté, et contempler les étoiles et autres astres. Mais il fut une époque ou j'aimais ainsi m'évader dans le ciel que je lisais comme on lit un poème. Un poème n'est pas le soleil, qui brûle les yeux, mais un grand voile de soie qui scintille de points de lumière. La poésie me fait l'effet d'une autre forme de vie, qui n'est pas la mienne, et que j'admire. Moi, je suis, contrairement à ce que beaucoup pensent, très pragmatique, très terre-à-terre, alors les artistes m'enchantent. Le poète est un artiste. De l'Univers que nous ne pouvons même pas concevoir nous avons quand même une trace chez les poètes, les artistes peintres, etc. En somme, la poésie, c'est une évasion.

03jul20 220C9
Bonjour cher Mikal,
Si vous en avez le temps (5 minutes) et l'envie, voila un article sur le traitement Raoult analysé par un Médecin des armées.
Tribune du Pr Dominique Baudon, médecin général inspecteur du Service de santé des armées, Commandeur de l’Ordre National du Mérite, Officier de l’ordre de la Légion d’honneur et Chevalier des Palmes académiques. Il est aussi spécialiste en Biologie médicale et ancien professeur en Epidémiologie et Santé publique tropicale.
http://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/analyse-critique-du-protocole-therapeutique-du-pr-raoult?fbclid=IwAR3EOCAxQMpWdnaXq1qDbH_vm4-JU7ObdSU-T65zdiAcErh7Al9IjQdsT_0
Alain J. de Lyon, Rhône
Cette tribune s’adresse avant tout aux citoyens et pas spécifiquement aux « scientifiques »
Afin d'effectuer une analyse critique du Protocole thérapeutique, il faut connaître précisément ce protocole, la population cible qui bénéficie du Traitement, les effets secondaires des médicaments utilisés. Il faut comprendre aussi un minimum de terme scientifique, en particulier ce que sont la mortalité et la létalité.  En fin de cette tribune j’ai donné une liste d’indicateurs référencés dans le texte avec leur mode de calcul, avec les sources pour l’obtention de ces données ; j’ai donné aussi quelques définitions pour la compréhension de ce texte.

La population cible du traitement :
Il s’agit de malades présentant des signes cliniques évocateurs de la Covid 19, sans complications graves, ne nécessitant donc pas une hospitalisation immédiate. Il ne s’agit pas de sujets dépistés sans symptômes appelés « porteurs asymptomatiques ».
Ils ont été suspectés de la maladie par un médecin généraliste qui les a dirigés à l’IHU Marseille (Institut Hospitalo Universitaire Marseille Méditerranées Infection) pour un diagnostic biologique et un éventuel traitement. Parfois, les malades se sont rendus d’eux-mêmes à l’IHU pour un dépistage biologique.
J’appelle cette population :
"Les malades de la médecine générale" ; c’est aussi cette population pour laquelle les autorités de santé ont demandé de rester chez elle après consultation médicale (Physique ou par télé consultation), et d’appeler le "15" en cas de complications (Insuffisance respiratoire en particulier).

Le protocole thérapeutique :
Il est bien connu : c’est l’association "Hydroxychloroquine avec azithromycine"
La posologie dans le protocole du Pr Raoult était au maximum de 6 g d’hydroxychloroquine en 10 jours associée à 1,25 g d’azithromycine en 6 jours (minimum 3 jours de traitement) ; le traitement était en effet adapté à chaque patient selon sa situation clinique.
Les bilans pré-thérapeutiques et le traitement  lui-même ont été réalisés en hospitalisation ambulatoire à l’IHU.

La prise en compte des  effets secondaires de l’Hydroxychloroquine :
Ils sont bien connus et ont été contrôlés aux doses utilisées dans le protocole.  Les troubles du rythme ont été en particulier recherchés (Electrocardiogramme initial et de contrôle) et recherche de la kaliémie. J’ai travaillé comme médecin et chercheur en Afrique intertropicale pendant 20 ans ; j’ai mené de nombreuses études sur le Paludisme et j’ai traité de nombreux patients africains ou expatriés.
Jusqu’aux années 1990, le traitement efficace était la chloroquine (Nivaquine) pour les formes simples, et pour les formes plus graves la  quinine.
La posologie utilisée pour le traitement d’un accès palustre était la chloroquine à une dose totale de 2,4 g en trois jours. (La chloroquine n’est plus utilisée dans le traitement du paludisme en Afrique intertropicale depuis plus de 30 ans car le parasite responsable du paludisme est résistant à la chloroquine)

Ce qu’ont démontrées les études :
Avec ce protocole, le portage viral, une fois le diagnostic de la Covid 19 porté (PCR +), variait de 5 à 10 Jours. Des études chinoises et autres avaient montré que ce portage est habituellement de 15 à 20 jours, parfois même plus long chez les sujets pauci symptomatiques ; cela est aujourd’hui admis et doit être considéré comme la référence. Il y a deux conséquences positives pour l’utilisation de ce protocole : l’une pour le malade qui guérit plus vite, l’autre pour la population puisque le sujet est contagieux moins longtemps. Il n’y a eu aucun trouble cardiaque.

Rien d’autre n’a été démontré. Le Pr Raoult n’a jamais parlé de "médicament miracle" ;
il n’a même jamais préconisé ce traitement ; il a dit ce qu’il avait fait, avec les résultats obtenus.
Au 30 juin, à Marseille, l’Equipe du Pr Raoult a diagnostiqué et traité à l’IHU 3342 patients ; il y a eu 18 décès. Le pourcentage de décès parmi les cas traités a été de 0,5 % (létalité apparente).
(Réf.: www.mediterranee-infection.com/covid-19)
Au 30 juin en France le nombre de cas PCR+ déclarés par les autorités de santé était de 197 885 avec 29734 décès (réf. www.santepubliquefrance), soit une létalité apparente de 15 %. Bien sûr on ne peut comparer ces deux populations différentes.

Les trois principales critiques :
Sur l’Efficacité du traitement : Ce qui a été dit et écrit par des médias et des scientifiques : "De toute façon, 98 % des malades guérissent spontanément, et le taux de mortalité de la Covid 19 est de 0,5 %, taux qui aurait été obtenu dans les études du Pr Raoult". Ces deux affirmations sont fausses.
Ce qui est probablement vrai, c’est que 98 % des sujets infectés guérissent spontanément : mais cela comprend non seulement les malades confirmés PCR+, mais aussi les cas suspects qui n’ont pas été dépistés, et surtout les porteurs asymptomatiques. J’ai estimé plus précisément qu’environ 95 % des sujets infectés n’ont pas développé la maladie (*4).
L’affirmation suivante est, elle aussi, fausse : "Le taux de mortalité de la Covid 19 est de 0,5 %, taux obtenu dans les études du Pr Raoult." Je cite un extrait de la lettre ouverte d’un professeur d’Université, Praticien Hospitalier, signé "Sigaps", membre du Think Tank Lisa, publiée le 02-06-2020 : "Le problème ici, c’est que la mortalité naturelle du Covid-19 a été estimée selon une modélisation mathématique difficilement discutable à 0.53 % [0.3 ; 0.9] en France, en période de confinement. En d’autres termes, vous obtenez un taux de mortalité équivalent (et non pas plus bas) de celui attendu. Pas de différence. Qu’en pensez-vous ?"
Il y a là une confusion le taux de mortalité chez les malades, (létalité apparente*1), et le taux de mortalité naturelle chez les sujets infectés (létalité réelle *2)
J’ai estimé la létalité réelle à ce jour à 0,77 % (nombre de décès parmi les sujets infectés) (*4) ; c’est probablement à cette létalité que "Sigaps" se réfère.
Le 0,5 % obtenu dans les études du Pr Raoult porte sur la létalité apparente (mortalité de la population de malades) et non celle parmi les sujets infectés.
Sur la toxicité : Oui cette toxicité existe en fonction des posologies données.  Aux doses préconisées et en prenant les précautions classiques dans la prescription des médicaments, le risque d’effets secondaires est quasi nul.
Je ne comprends toujours pas la virulence des critiques sur ce sujet.

Sur la méthodologie : "Il n’y a pas eu de groupe témoins", je validerai cependant le protocole.  En voilà les raisons :
Il s’agit d’une étude « observationnelle » (*5), sur les malades (stade de début) se présentant à l’IHU pour un éventuel diagnostic de la Covid 19. Toutes les études antérieures avaient montré que le portage viral était de l’ordre de 15 à 20 jours. Pour moi, ce sont les résultats de ces études qui représentent le "groupe témoin", la référence pour la comparaison. En démontrant qu’avec le traitement le portage n’était que de 5 à 10 jours, pourquoi faire un groupe témoin dans cette circonstance d’urgence. Le groupe témoin aurait été nécessaire si au départ on ne connaissait pas la durée du portage viral.

Pourquoi les scientifiques qui ont critiqué le protocole dès la première publication, avec le nombre considérable de malades existants alors, n’ont-ils pas réalisé l’enquête avec groupe témoin pour vérifier l’efficacité du protocole ?
Cette question m’a souvent été posée et je suis étonné de l’absence de réponse.
Et pourtant c’est évident et cela rejoint mes propos du début. Les hospitaliers voient des malades au stade de complications, les médecins généralistes au stade de début. A chacun son rôle.
Le Pr Raoult, homme de terrain, a compris qu’il fallait "recruter" les malades dès les premiers symptômes, et pour cela a travaillé en liaison avec les médecins généralistes.

Ma principale critique à l’égard des médias et de certains scientifiques :
Le protocole du Pr Raoult a été complètement ignoré et tout le monde s’est focalisé uniquement sur l’hydroxychloroquine.
Ainsi, dans tous les travaux de recherche publiés sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine, quelles que soient les conditions d’utilisation de ce produit, (associations ou non avec d’autres produits — doses variables — études conduites uniquement en milieu hospitalier), si l’étude ne montrait pas d’efficacité, la conclusion était tirée que le protocole du Pr Raoult était inefficace !
Aucune autre étude portant sur le protocole Hydroxychloroquine + Azithromycine donné à des malades en début d’infection, sans pathologie grave nécessitant une hospitalisation immédiate, selon les posologies indiquées, n’a été réalisée à ce jour, à ma connaissance.

Pour montrer parfois la mauvaise foi de rares journalistes, je voudrais vous informer des propos tenus le 6 juin dernier par un journaliste d’une chaîne d’information (je ne citerai ni l’un ni l’autre) voulant démontrer, je cite "que sur la toxicité de l’hydroxychloroquine, le Pr Raoult dit tout et son contraire." Sa démonstration était fondée sur deux interviews, l’une en français expliquant que l’hydroxychloroquine aux doses données dans son protocole n’était pas toxique, et une autre en anglais disant que l’hydroxychloroquine à dose très forte pouvait être toxique ; il n’y a bien sûr là aucune contradiction, mais le téléspectateur pas forcément averti sur le sujet, peut croire ce journaliste.

Je souhaitais donner mon avis, seulement sur ce protocole. Le comportement du Pr Raoult, ses déclarations ne doivent pas interférer avec les résultats obtenus.
J’ai employé le terme d’ultra crépidarianisme, comportement qui consiste à donner son avis sur des sujets sur lesquels on n’a pas de connaissances C’est parfois le cas parmi les médias.
En conclusion, je trouve les critiques portant sur le Protocole du Pr Raoult injustifiées et non fondées.

Pr Dominique Baudons

Réponse :
Merci, mon frère Alain. Non seulement j'ai lu attentivement le texte dont vous m'invitez à prendre connaissance, mais je l'ai ajouté à votre commentaire afin que les lecteurs de ce blog qui sont intéressés puissent le lire à leur tour.
Il me paraît clair que le Pr Dominique Baudons, auteur de ce texte, a tenu à prendre la défense du Pr Didier Raoult qui a parfois été traité comme un grossier ignare par le gouvernement appuyé par sa presse, par le fameux Conseil Scientifique dont le gouvernement se serait inspiré et que personne n'a vu s'exprimer à la télévision (du moins, moi je ne l'ai ni vu ni entendu).
Le Pr Dominique Baudons désigne aussi comme adversaires du Pr Raoult ceux des journalistes qui ont oublié que leur travail est d'informer et de vérifier leurs informations et non de prendre parti. Ce n'est pas moi qui m'étonnerais. Si, dans le cadre de ma mission spirituelle, je tiens à l'écart les journalistes depuis de longues années, c'est parce qu'à l'époque où je croyais naïvement en eux, je découvris que ces gens-là pouvaient sans vergogne écrire "noir" quand vous leur aviez dit "blanc" et qu'ils étaient ainsi au service du propriétaire de leur journal ou de leurs propres idées, mais non au service de la vérité.

03jul20 220C10 
Ça faisait aussi un bout de temps que je réfléchissais sur ces notions de mythe et de représentation mystifiée de tout un tas de personnages et d'idées en me demandant, au fond, quand une idée ou une représentation mentale passe du repère simple de la mémoire, comme une balise symbole a une idole, à un système mythique, une dérive superstieuse ?
Ce que je trouve a la fois subtil et bien éclairant sur un des aspects de ce sujet c'est l'indication de Jésus dans La Révélation d'Arès (16/12), l'idée d'une volonté de dépassement mal calibré ou mal appointé comme du passage d'un état humain estimé un peu terne a celui qui pourrait représenter l'âge d'or d'un temps ancien et sur la base de laquelle à la suite des disciples du prophète en question, certains, pas forcément fourbes  forgèrent des couronnes à ces simples hommes, puis plus tard d'autres a la suite de ces travaux d'orfèvres se coiffèrent de ces couronnes forgée.
L'exemple du travail sur plusieurs générations de la mythifiction [mythifiscation ?] qui peut être très sincère au départ dans l'approche, car faite d'admiration, de reconnaissance, mêlé a l'exaltation, l'envie idéalisante de voir une image de la perfection humaine s'incarner vite fait bien fait forme un terreau propice contre quoi la mémoire des hommes sous le péché doit pourtant se  prémunir.
Tête froide, cœur chaud, répugne a la hâte et a la science ! Courage ceint [?], on voit bien le pourquoi des recommandations conseils en contrepoint, comme les images simples du fil à plomb dans la tempe, le bras qui tient la pelle pour fouiller et la faux pour moissonner le blé mur.
C'est clair comme de l'eau de roche en y réfléchissant bien !
Après, oui, il y a tout ce qu'on peut s'imaginer sur le Créateur, ou sur soi ou sur cent mille notions, et les dérapages parfois inévitables, et l'expérience que l'on en tire, les réajustements de visions, les années et la maturation, la sagesse qu'il faut acquérir et léguer. Dans la brièveté du temps alloué, une vie d'homme, on comprend mieux certaines images en raccourcis dans la Parole, car toutes ces explications sont longues a transmettre, longues à comprendre, longues à accomplir. Quatre générations ne suffiront pas !
Quand je pense, par exemple, à la mythologie autour de la politique, au poids considérable que ce colosse inepte a encore sur les esprits, à l'esclavage à la fois sophistiqué et creux qui l'accompagne depuis des millénaires et encore plus criant aujourd'hui, je suis ébahi qu'il n'y ait pas plus d'hommes pour rire de cette fabuleuse farce que l'homme se joue tragiquement et qu'une envie irrépressible de s'en délivrer ne perce pas davantage les murs de la citadelle.
Peut-être le réveil, la fin de la sieste, est proche ? Qui sait ? Et puis, il suffit pas de jeter ses vieilles chaînes, il faut construire en les fondant dans le roc : Ma Maison sur ma Maison (xLii/22) et c'est une autre paire de manches !
Merci. Je vous embrasse. Bon pèlerinage du cœur et de la pensée !
Jean-Claude D. du Rhône

Réponse :
Merci, mon frère Jean-Claude, pour ce commentaire qui plonge à pic dans le sujet de l'entrée 220.
Je suppose que vous avez écrit ce commentaire sans les commodités habituelles de rédaction, peut-être dans des conditions difficiles ou seulement avec un téléphone portable, car j'ai eu plusieurs redressements de texte et corrections orthographiques à effectuer, et j'espère que j'ai bien partout respecté votre pensée. Si je ne l'ai pas fait, je vous en demande pardon ; je ne l'ai pas fait exprès.
Le mythe peut avoir diverses causes, dont la tromperie religieuse ou politique comme vous le faites remarquer, mais pour moi, la cause principale du mythe vient de l'appauvrissement du langage qui s'est effectué peu à peu après qu'Adam se fût séparé du Dessein du Créateur. Les preuves de cela me semblent multiples. Pour simplifier, je n'en citerai que deux : l'enseignement de Bouddha et "L'Éthique" de Spinoza. Bouddha comme Spinoza ont approché de très près le Fond des Fonds, l'ont ressenti, flairé, subodoré, mais n'ont pu l'exprimer de façon claire faute du langage nécessaire : manque de vocabulaire, manque de syntaxe appropriée, brutalité ou rusticité des formes, etc. Leurs dires, tels qu'on les connaît, sont ainsi fatalement pleins de tropes, autrement dit de mythes. Il sont de toute façon plutôt difficiles à assimiler. Il en résulte qu'on peut vivre le bouddhisme ou le spinozisme, mais on ne peut que très difficilement les expliquer et, ipso facto, les faire partager par le commun moins doué pour éprouver la transcendance, la métaphysique, l'abstraction nécessaires.
De là l'apparition, en des temps reculés, de la religion sous ses formes multiples mais toujours grossières, qui toutes, polythéistes ou monothéiste, sont déficientes, lourdes, inévitablement malhonnêtes par fourberie, certes, mais aussi faute de pouvoir dire l'indicible, que ce soit par la théologie, la métaphysique, etc. Même chose pour la politique qui, au fond, n'est qu'une sorte de religion civile. Bouddha, qui peut-être sentait plus que d'autres son incapacité à exprimer en langage humaine ce qu'il savait qu'il était, d'où il venait, où il allait, disait, faute de mieux, que le Bouddha était inconnaissable ici et maintenant et que ni les dieux ni les hommes ne pouvaient le voir : "Je ne suis ni prêtre, ni prince, ni laboureur (des mythes), ni quoi que ce soit ; je parcours le monde comme celui qui sait, mais qui n'est personne et que les qualités humaines ne contaminent plus. Il ne sert à rien de ma demander mon nom de famille." C'est pour ainsi dire "ce corps de mort" dont parla Paul de Tarse, dont les écrits ne sont pas Parole de Dieu (Rév d'Arès 16/12, 35/12), mais dont la pensée est souvent lumineuse.
Depuis des millénaires l'homme se creuse la cervelle pour savoir s'il vivra après la mort. La question reste d'autant plus posée que l'homme a perdu presque la totalité de sa capacité à se jauger métaphysiquement ou spirituellement. Et ceux qui croient qu'il y a une vie après la mort se demandent de quoi elle peut être faite. J'ajoute à cela une autre question, celle que soulève mon entrée 220, quelle sorte de Vérité y a-t-il derrière le mythe ? La Révélation d'Arès répond : le Vrai, présent et accessible, faisant par là une différence avec la Vérité, inaccessible, soit inexprimable soit seulement future (Rév d'Arès 28/7). Mais la vie après la mort, même si on y croit, reste une utopie en ce sens que si l'on a de multiples indices de la vie post-mortem, ce ne sont pas des preuves au sens que donne à preuve la science moderne. Les humains continuent de nager ou de patauger.  La vie après la mort n'est encore, en fait qu'un mythe, mais nous sommes certains qu'il cache une vérité, vérité inexprimable faute de langage approprié et c'est pour cette raison que la Révélation elle-même, qu'elle qu'elle soit, est généralement soit silencieuse, soit très métaphorique sur le sujet. D'un côté la Bible parle, sans nullement s'étendre, de shéol, de géhenne ; d'un autre côté le Coran s'étend sur l'enfer et le paradis avec des propos de conte de fée : les houris aux grands yeux (Sourate 56, versets 22-23), etc., des mythes évidents.
Nous pestons contre les mythes, oui, frère Jean-Claude, mais pour l'heure il est difficile de toujours s'en passer. Après tout, on peut aussi dire que le mythe est une forme de langage, faute de mieux.

04jul20 220C11
La Révélation d’Arès est mythique parce nous avons une langue très pauvre, elle ne peut pas exprimer les Merveilles de la Parole du Créateur, dîtes-vous dans cette entrée 220 "du mythe au Vrai".
Nous essayons de comprendre par la prière et votre enseignement la langue du Livre de La Révélation d’Arès, les frères prennent la voix du juste prophète Mikal (Rév. d’Arès xxxvii/2).
Il nous faut arriver à vivre la Parole dans l’absolu, ce n’est pas encore le cas. C’est pourquoi nous ne comprenons pas encore tout, il y a tant de beauté, de subtilité, d’amour, de merveilles que nous en sommes encore loin... Là, je parle pour moi.
À chaque entrée, vous ouvrez des zones d’ombres en chacun de nous afin que la Lumière soit.
L’Amour, la beauté, la subtilité sont des sources de joie, mais aussi de bonne souffrance du cœur — La joie fend l’escape comme fait le coin ; l’œil qui brille de joie brûle l’escape ; la rondelle la bat des pieds ; le Vent de ta lèvre la répand comme poussière (Rév d’Arès xxiii/5 )
L’homme souffre de blessure psychologique et physique et il cherche par tous les moyens de se guérir de ces maux ; la médecine évidemment, c’est compréhensible et nécessaire, mais pour autant il ne s’interroge pas sur lui-même qui est la source de ses maux : "Quelle est ma vraie nature ?" Il ne conçoit pas ou ne veux pas voir les effets de ses actes, bons ou mauvais, et les conséquences sur lui et sur les autres.
Dans son livre "Divine blessure" Jacqueline Kelen écrit  :
La mortelle erreur du monde actuel — qui clame que Dieu est mort ou qui invoque Dieu pour perpétrer des infamies — est de croire qu’il suffit, que l’homme est le recours de l’homme comme il a été le loup pour l’homme. Ce faux humanisme dont se targuent de nombreux modernes et qui est l’inversion même de l’humanisme de la Renaissance n’étale qu’une suffisance tellement insuffisante… Tant que les humains penseront que l’Amour, la Beauté, le Bien, la Vérité viennent d’eux et sont des biens terrestres à partager, tant qu’ils nieront que ce sont des Réalités divines à honorer et à manifester ici-bas, le monde ira à vau-l’eau, s’affamant toujours plus.
Le frère de la pieuse gente (Rév d’Arès xLv/12-17) souffre dans son corps, et plus encore il souffre de blessure spirituelle, conscient qu’il peut encore prendre les sentiers encore accessibles (7/1) et les parcourir pour la moisson : Les anges sont avec toi cata (xxxvi/10).
Il sait que sa guérison ne sera pas totale à sa mort. Mais que le Père tiendra compte de ses efforts de pénitence,  s’il ne se décourage pas, pour se changer en homme d’amour pour l’humanité.
Le mythe, la légende ont ceci de particulier qu’il font aussi réfléchir à travers des héros légendaires  : Ulysse le grand manipulateur que vous citez quelquefois, frère Michel, c’est l’imaginaire, l’irréel, le rêve. Antigone la rebelle à Créon qui a payé de sa vie (blog entrée 200).
Les grands spirituels mystiques tels Thérèse d’Avila, François d’Assise, etc., nous ont aussi apporté leurs témoignages par leur vécu,  afin d’accéder à la paix, la plénitude ou la transcendance, le courage du héros, dans l’épreuve et l’effort.  
Autre exemple à suivre et pas des moindres : Jésus prophète de l’amour devenu Christ, crucifié par son propre peuple, nous enseigne Le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7). Nous voulons retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5).
En pensée, en prière avec vous et tous nos frères et sœurs,  nous sommes dans la bulle miraculeuse qu’a soufflée Dieu sur la terre en 1974-1977.
Dans l’amour et la joie, je vous embrasse et je vous souhaite un très bon anniversaire de bonheur, de santé, pour vos 91 ans le 11 juillet (avec la fin du confinement) avec toute votre famille.
Simone Le C. de Touraine

Réponse :
Merci, ma sœur Simone, pour ce beau commentaire. Je l'ai lu avec joie.
Oui, le langage insuffisant, quel qu'il soit, est lié à la déficience spirituelle de l'homme et de la nécessité de mythes pour exprimer l'inexprimable. Je dis "lié", parce que je ne sais pas quelle part de cause et quelle part d'effet le langage représente dans le très complexe processus de déclin spirituel de l'homme.
Cette nuit, au cours d'une de ces brèves insomnies que je traverse parfois par besoin de prier ou de réfléchir ou parce que "quelque chose" ou "quelqu'un" me murmure à l'oreille, je me mis à repenser à quelqu'un qui m'était complètement sorti de la mémoire : Elias Canetti. Quand il reçut le prix Nobel de littérature, je lus, à l'époque, un de ses ouvrages. Je vivais déjà à Arès. Je ne me souviens plus du titre. J'avais été frappé par la finesses abstractive de cet écrivain. Ce livre était accompagné d'une petite biographie de l'auteur né en Bulgarie près de la frontière avec la Roumanie et je me souviens avoir alors appris que dans sa ville natale, alors sous domination turque, vivaient des gens venus d'un peut partout et l'on y parlait quelque sept ou huit langues : Le bulgare bien sûr, mais aussi le turc, le ladino (langue des juifs séfarades espagnols exilés là, le grec, l'albanais, l'arménien, le romani tzigane, le roumain et un peu le russe. À ces langues Elias Canetti  ajouta l'anglais, le français et évidemment l'allemand qui fut sa langue d'écrivain — Je me souviens d'une phrase de lui : "Je n'ai jamais regretté de lire Gœthe, même ennuyeux, ce qu'il est souvent" —. La finesse abstractive d'Elias Canetti doit beaucoup à son polyglottisme, car il est certain que ce qu'on peut dire ou ressentir en telle langue ne peut pas se dire ou se ressentir en telle autre et qu'il faudrait pouvoir mélanger toutes les langues du monde pour arriver à un langage moins insuffisant et aborder les grands sujets métaphysiques avec un peu moins d'obscurité... Avec des difficultés quand même, de toute façon. Hélas, j'en suis réduit à baragouiner en français comme je peux ce que je voudrais dire sans pouvoir le dire dans ce blog tout comme le Père a baragouiné comme Il pouvait l'indicible à Arès en 1974 et 1977. Il nous faut quand même faire le passage entre notre grossière lourdeur humaine et l'expression sans mots, l'angélique musique (comment dire ?) de la Vie.
Mais je trouve évident, comme Platon ou comme Bouddha, qu'il y ait en l'homme un soi mortel et un soi immortel. Quand le soi mortel aura disparu dans le cervueil ou le four crématoire ou chose mangée par les poissons au fond de l'océan, comment le soi immortel, l'âme, si nous l'avons recréée par notre pénitence, percevra-t-il la pensée qui traverse l'au-delà ? Nous l'ignorons, parce que notre langage ne permet pas de l'expliquer et donc de le comprendre intellectuellement, mais on peut l'intégrer en silence. Le soi immortel est tout ce qu'on veut sauf un humain (au sens anthropologique) qui survit. Nous ignorons ce qui remplacera la conscience qui, sur terre, dépend entièrement de notre cerveau. Quid après que le cerveau n'est plus ? Il est probable que ce que nous serons alors soit comme Bouddha le laissait entendre, légèreté perçue par transparence à travers des mots lourds, un soi qui se souvient de lui-même : "Quel homme monte au Ciel sinon celui qui est descendu du Ciel ?" Comment ? Par la pénitence, car la pénitence n'est pas une morale, elle est un retour à la Vie ; c'est en cela que npous sommes image(s) et ressemblance(s) du Père (Genèse 1/26-27). Dans les "Ennéades" de Plotin on trouve cette pensée : "[Le Salut n'est autre que] l'envol du solitaire vers le Solitaire." Nous sommes Un ! La pénitence nous ramène à l'Un (Rév d'Arès xxiv/1).

04jul20 220C12 
Le bien le mal, le mal le bien, le dualisme, ce fameux balancier infernal s'est installé sur la terre depuis que l'homme à été créé. Le désordre continuel entre nous, les terriens, n'est que conflit permanent .On ne s'aime pas, la compétition est de rigueur, l'ambition du pouvoir de domination sur son semblable est férocement maintenue depuis des milliers d'années. Même avant que l'homme ne fût créé il y avaient assurément — dans les bouquins mythologiques qui s'expriment sur nos origines et que je lie passionnément — de la barbarie, dans le Ciel (la guerre des étoiles), qui n’était pas une fiction, mais une réalité historiquement machiavélique dans le système solaire [?]. Les véritables reptiliens qui transcendantalement se réclamaient de la Source Père-Mère et ces quelques autres indisciplinés qui dangereusement s'en éloignaient [mot(s) manquant(s)] de la Parole donnée.
Malgré que certains anges comme Azel (Samaël) ou Asaël connaissaient indubitablement de très près leur Créateur, ils savaient consciencieusement [que ?] ce qu'ils faisaient était mal. Ils défiaient Dieu. Dans la Genèse 6/4 les Nephilim (ou les déchus ) de l’en-haut) étaient sur terre ces jours-là [?]. Eux et leurs chefs prirent tous des femmes parmi celles qui avaient été choisies. Ils s'unirent à elles et se souillèrent à leur contact. Les Anges veilleurs d'Élohim leurs enseignèrent la magie, la sorcellerie,l'usage des racines et ils leur montrèrent les herbes. Elles devinrent enceintes d'eux et enfantèrent des Nephilim (Géants) hauts de trois mille coudées ; ils furent enfantés sur la terre. Ils dévorèrent le fruit du labeur de tous les humains, si bien que ceux-ci ne furent plus en mesure de les approvisionner. Les géants se liguèrent alors pour tuer les hommes et les dévorer. Ils se mirent à pécher contre tous les oiseaux, les animaux terrestres ceux qui se meuvent sur la terre,dans l'eau,dans le Ciel ,et les poissons de la mer; ils se mirent à se dévorer les uns des autres et ils burent du sang. Si Adam est responsable de sa désobéissance envers Dieu, comme l'affirme le Père de l'Univers dans La Révélation d’Arès, d'autres espèces humanoïdes ont contribué à la chute du plan de Dieu confirment certaines lectures se réclamant de l’Éden. Genèse 6/6 : Yahvé se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre et Il s'affligea dans son cœur. Genèse 6/7 : Et Yahvé dit : Je vais effacer de la surface du sol les hommes que J'ai créés-et avec les hommes les bestioles et les oiseaux du ciel, car Je Me repens de les avoir faits. Finalement, le Père a choisi une autre voix, celle d’envoyer patiemment des prophètes triés sur le volet, des hommes capables de parler en Son Nom : Abraham, Azor, Moïse,Jésus,Mouhamad, Mikal (Michel Potay), afin de purifier la terre de tous ses crimes et bien d’autres prophètes inconnus en ce jour dont la traçabilité nous échappe. Donc c’est l’homme qui est responsable de la Création décadente du monde. Cette image représente Azaêl répudié par un Ange de Yahwé (Gustave Doré).
Élevons notre conscience et amenons-la  à s'épanouir.
Maryvonne C. de Bretagne sud
Nephilim ?

Réponse :
Vous évoquez là, ma sœur Marvonne, un des passages les plus mythiques de l'Ancien Testament biblique, donc un des passages les plus obscurs, un de ceux qui échappent à la compréhension humaine, car il semble evident que l'hébreu, langage humain, est totalement incapable d'expliquer l'inexplicable, de raconter l'inracontable, car déjà au moment où l'homme tenta de fixer dans sa mémoire ces événements, il était déjà incapable, faute d'un verbe subtil approprié, de rendre compte de faits déjà devenus impénétrables.
Nephilim est typiquement mythique et de la façon la plus obscure qui soit. Que sont les nephilim (הנּפלים) de la Bible ? On n'en sait rien. On traduit ce mot tantôt par "géants," tantôt par "déchus" comme vous dites ; on le trouve deux fois dans la Torah : Genèse 6/4 et Nombres 13/33. Nephilim pourrait signifier "ceux qui tombent, ou ceux qui sont tombés, ou  ceux qui font tomber (qui effacent les âmes), ce qui reste énigmatique.
Pour moi ces Néphilim ne présentent qu'un sel intérêt, celui d'indiquer par un point noir, par l'obscurité totale, à ceux qui lisent la Bible qu'une autre existence a totalement disparu à nos regard et conscience, celle dans laquelle l'humain, l'Adam avant la chute, était étroitement lié à une Vie céleste devenue invisible, inexplorable, bref, inconnaissable en d'indescriptibles causes, et que la seule voie pour tenter de retrouver le lien est la pénitence, c.-à-d. la seule manière de vivre qui rappelle, même vaguement, la Vie, et qu'il est vrain de tenter de La comprendre. C'est pour cette raison que La Révélation d'Arès nous fait bien comprendre que ce n'est pas par ce qu'on croit, mais seulement par ce qu'on fait, qui nous pourrons retrouver la Vie (24/5).

04jul20 220C13 
Magnifique paroles de justesses et de vérités. Voici un texte partagé sur Facebook que je trouve adapté en commentaire ici. À vous de voir. Merci de votre enseignement. Une chanson "prophétique"
Deep Purple. Child In Time
(Enfant Dans Le Temps)
https://youtu.be/2tsUn2UreZc
Une chanson "prophétique", ou plutôt un cri venu des tripes et du cœur, qui parle du mal que nous faisons, du mal que nous ne voulons pas voir dans le monde, du mal qui forcément reviendra en "ricochet" sur nous un jour où l'autre. Comme quoi la spiritualité peut jaillir même des personnes les plus improbables aux yeux des conformistes où de ceux qui ont des jugements acerbes et irréfléchis.
Quand les hommes comprendront-ils qu'il n'y a qu'une seule famille humaine que toute l'humanité est interconnectée et interdépendante dans sa destinée commune et même dans son existence ?
Quand les humains comprendront-ils que tout bien ou tout mal que l'on fait, rejaillit sur nous et sur le monde ?
Quand les humains comprendront-ils que le but de l'existence n'est pas de jouir égoïstement et d'accumuler des biens mais de procéder à son auto-transformation en dieu vivant, à sa fusion avec le Divin ?
De là l'impérieuse nécessité d'abandonner sa veille carcasse pleine de jugements, de rancœurs, de rejets, pour le manteau neuf [Rév d'Arès 1/1] de l'acceptation de l'amour inconditionnel universel. Alors notre âme nait ou renaît, elle déploie ces ailes et s'envole pour les Hauteurs Saintes (Rév d'Arès 31/11, 33/27, 36/19, 37/9,  40/5], les Hauteurs sublimes de la grandeur dont l'humain est capable.
Traduction :
Sweet child in time
Cher enfant un jour enfin
You'll see the line
Tu verras la ligne
The line that's drawn between
La ligne tendue entre
The good and the bad
Le bien et le mal

See the blind man
Vois l'aveugle
Shooting at the world
Qui tire sur le monde
Bullets flying
Des balles qui volent
Taking toll
Faisant mouche
If you've been bad
Si tu as été mauvais
Lord I bet you have
Seigneur je parie que tu l'as été
And you've not been hit
Et que tu n'as pas été frappé
By flying lead
Par le plomb qui vole
You'd better close your eyes
Tu ferais mieux de fermer les yeux
And bow your head
Et, tête baissée,
And wait for the ricochet
d'attendre qu'elle ricoche
Daniel C. d'Arès, Aquitaine

Réponse :
Merci, frère Daniel, pour ce commentaire. Je ne vois pas très bien le rapport qu'il y a entre cette chanson et mon entrée 220, mais je vois le rapport qu'il y a avec l'état actuel du monde, le duel dangereux chaque jour livré entre bien et mal. Je ne connaissais pas du tout le groupe Deep Purple et je vous sais gré de me le faire connaître ; je suis tellement ignorant concernant le domaine de la musique et de la chanson contemporaines. Je suis vraiment un vieux birbe. De toute façon, les moyens d'expression, artistiques ou autres, changent mais le tragique, le bonheur ou le burlesque qu'ils expriment ne changent pas.
La poésie qui constitue les paroles de la chanson "Child in time" est d'une facture très moderne, d'une traduction difficile, parce que très dépouillé,très ananlogique. Je me suis permis d'apporter ma contribution à votre traduction, déjà bonne. En fait, ce poème est comme un nuage d'été, du sombre se mouvant sur l'immobile azur, quelque chose qui passe sans laisser à personne le temps de se l'expliquer. Il échappe, pour le coup, à sa propre intention, sa signification est par-delà les mots alignés, c'est une marche rapide pieds nus sur des cailloux vers la tragédie indicible du siècle. Ce poème a quelque chose à voir avec la grande difficulté du langage que je soulève dans cette page.

05jul20 220C14
Prophète Mikal, vous aviez écrit dans la bilingue en tête d'annotation de la Veillée 3 ceci : "Chimériques sont les chefs religieux, leurs clergés et théologiens, et même leurs rebelles qui se croient plus près de la Vérité mais qui ne dispensent pas plus de lumière." Ainsi, se balancent au bout d'une corde les chimères dans la nuit, des êtres qui se refusent à la Lumière, prodiguant au peuple des actes et des paroles en vertu d'une fausse sagesse (Rév d'Arès 1/3) qui se refusent au Dessein de Dieu.
Nous sommes les hommes du Dessein de Dieu (Rév d'Arès 28/27) et encore une fois vous mâchez la poussière pour nous, vous faites le miel, le fort (xii/5). Restera-t'il de la poussière à mâcher, quand vous serez parti ? Vous nous faites voir la nuit parce que vous êtes l'actuelle lumière du monde, le fer de lance sur la raie (xLii, xLiii). Vous avez construit la lanterne à Arès où est venu le frère chanter (xvi/19-20) et aujourd'hui la lanterne se place dans le cœur du frère, Yërouch'lim la tour debout partout où se trouve le frère.
A travers votre entrée je nous vois comme des fragments de Lumière descendus dans la nuit noire au fond du trou du cul du monde (pardon pour l'expression), l'urne funéraire qui pue (Rév d'Arès xix/15). Les fragments de Lumière devenus pieds se plantent dans la terre, se mêlent à la terre et l'eau pour devenir les mains, les âmes qui font les tours qui éclairent le monde et ceci par la grâce de votre enseignement. Nous sommes les théophores venus apporter par notre pénitence la Lumière dans ce qui est peut-être le lieu le plus noir de la Création, là où l'envers se termine — le mensonge — , là où l'endroit commence — le Vrai.
Teste ! Donne (la Parole) aux fils de tes frères (pour que) l(eur) œil n’arrête pas la Lumière ; (la Lumière) cuit le(ur) pain, (elle) presse le(ur) vin, l(eur) huile (xxi/10). Les frères de Mikal tournent [comme les animaux promus au battage] dans Mon Œil ; la canne à leur poignet (est) la Lumière de Mon Œil (xxii/7). Le pénitent le pèlerin, son bâton est de Lumière, ses chaussures de Vent et ses vêtements impeccables comme neufs. Il parcourt le monde, il parle la langue décousue. La Lumière, c'est sa boîte à outil, il peut tout réaliser ; avec Elle il fait entrer la Vie, il démystifie le monde. Notre monde appartient au Père et à nul autre.
Je suis Lui et Il est moi, ensemble ! Comme dans la nuit du 2 octobre 1977 "le bouclier et les épées s'entrechoquent" au moment où j'écris ; n'ai-je pas encore lâché toutes les armes ? J'ai l'impression que je suis entrain de faire le mytho.
Viens me conquérir Seigneur ! Je me rends à Toi ; j'ouvre mes veines sur Toi pour qu'entre la Vie. Là encore je fais le mytho, me prenant pour une victime de mon mal. Sans jugement, dans Sa Miséricorde, c'est le Père Qui ouvre Sa Veine Sur moi pour qu'entre en moi l'Eau, la Force (Rév d'Arès vi/5) ; c'est moi qui ouvre mes veines sur Lui pour qu'Il entre en ma demeure pour que je trouve le Fond (xxxiv/12) ; et puis, à mon tour, l'Alliance faite, j'ouvre mes veines pour que le Sang sorte et parcoure le monde (xxviii/15) ; le sang rouge devient le sang or qui avec les frères forment le nuage d'ors'embrassent les nations (xix/22). Avec la Force c'est fort simple, simplement fort, pas de chichis ; le pilote dans l'avion c'est la Parole du Père, la Vie qui s'infiltre dans toutes les commandes.
Des hommes deviennent des frères, des frères deviennent des fils, des fils deviennent comme Dieu ; il n'y a pas de mérite à ça, c'est dans l'ordre de la Vie.
Je vous aime tous comme le Père aime tous ses enfants.
Tony L. de Touraine

Réponse :
Ce commentaire, très bien écrit, poignant, m'a beaucoup ému. Merci pour lui, mon frère Tony.
Vous  citez le chapeau de la Veillée 3 dans l'édition bilingue (1995) de La Révélation d'Arès. Eh oui ! ce que je dis ici à propos des mythes, je l'ai déjà dit de diverses façons, avec d'autres mots, depuis 1974. Le Père par les lèvres de Jésus me dit : Ce Que Je dis, Je L'ai déjà dit, Mes Prophètes et Mes Témoins l'ont livré au monde. Si tu les avais écoutés, homme Michel, je ne serais pas descendu vers toi (Rév d'Arès 30/1). Je peux semblablement dire à ceux et celles qui découvrent mes propos : "Frères, sœurs, ce que je dis aujourd'hui, je l'ai déjà dit, peut-être avec d'autres mots, mais si vous m'aviez bien lu, je n'aurais pas par ce blog à revenir sur mon enseignement." Mais j'ai retenu la recommandation du Père : Ne te lasse pas de parler à Mon Peuple (26/15). Je suis heureux, frère Tony, que vous fassiez votre ascension dans la connaissance de la Parole Que j'enseigne. Meilleur est le missionnaire qui connaît bien le Fond des Fonds, au reste très simple.

05jul20 220C15 
Très cher Frère Michel,
Vous semblez ignorer des recherches scientifiques de pointe, car la science sait aujourd'hui comment seront captées les pensées dans l'au-delà. Elle a prouvé que la conscience — contrairement à ce que (frère Michel affirme) — perdurera dans l'au-delà, etc, etc.
Mais bon ! Votre charisme prophétique — que je n'ai jamais nié ! — va nier d'un revers de mots — qui ne sont que maux — ce que je viens d'écrire.
Je vous embrasse tendrement.
Philippe R. de Strasbourg (Alsace)

Réponse :
Oui, en effet, j'ignorais que la science savait "aujourd'hui comment seront captées les pensées dans l'au-delà" et "a prouvé que la conscience — contrairement à ce que frère Michel affirme — perdurera dans l'au-delà, etc, etc."
À ce que je sais, ayant eu moi-même autrefois une formation scientifique, la science ne s'intéresse pas à ce qui se passe dans l'invisible, l'impalpable, l'immesurable ; elle ignore l'au-delà dont l'existence ne répond pas à ses critères et ses bases de travail. Je ne vois pas comment le corps des scientifiques qui se bornent à travailler sur l'ensemble des connaissances et études de valeur universelle vérifiable, caractérisées par un objet et une méthode fondée sur des observations objectives reproductibles et des raisonnements rigoureux peuvent s'intéresser à ce qui se passe dans l'éther, l'esprit, hypothétique aux yeux de la science, qui anime l'univers.
Mais je ne demande qu'à apprendre. Donnez-moi les références.
Comme pour un cordonnier une chaussure est une chaussure, une botte une botte, une sandale une sandale, point final, pour le scientifique n'est scientifique que ce qui est vérifiable à tous moments, pesable, mesurable, observable et reproductible et tout le reste fait partie des choses dont certains parlent mais qui échappent à l'observation systématique, ce que les scientifiques appellent pseudo-science. Une pseudo-science est une démarche prétendument scientifique qui ne respecte pas les canons de la méthode scientifique, dont celui de réfutabilité. Ainsi, par exemple, l'astrologie est-elle considérée comme une pseudo-science. La conscience dans l'au-delà, puisqu'il s'agit d'elle, n'est pas vérifiable par la méthode expérimentale, à moins que des progrès aient permis qu'elle le soit. Karl Popper relèguait même la psychanalyse au rang de pseudo-science, au même titre que, par exemple, la phrénologie, la divination, la cartomancie, le miracle, les charismes, hé ! hé ! etc. Mais je n'ignore pas qu'existe un mouvement dit zététique qui travaille à mettre à l'épreuve ceux qui affirment réaliser des actions scientifiquement inexplicables. Voilà pourquoi je vous demande quelles sont vos sources.

06jul20 220C16
Bien aimé prophète du Très-Haut,
La petite équipe "vitrine" vient de terminer une affiche. Nous avons la joie de vous la présenter, étant à l'écoute de toutes vos remarques.
Le dessin a été réalisé par notre sœur Colette V.
Pour le texte nous nous sommes largement inspirés de cette phrase du commentaire 39 de l'entrée 216 Dormition du Bien :
"La Révélation d'Arès ne fait rien d'autre que montrer à l'homme qu'il n'est pas étranger au mal, parce que le mal n'est pas une calamité venue d'ailleurs ; le mal, c'est toi, homme ! Et donc, homme, le remède du mal, c'est tout bonnement toi-même. Voilà pourquoi ta pénitence est le seul chemin possible vers le Bien."
À vos côtés dans la vraie piété [Rév d'Arès 35/6].
Nous vous embrassons.
Katia K., Béatrice B., Colette V., Annie L.
Affiche Paris Juillet 2020

Réponse :
Voilà une belle réalisation ! Cette affiche fera sûrement un très bon effet sur les passant de la rue Raymond Losserand, Paris 14 ; je l'aime vraiment beaucoup. Les couleurs gaies et paisibles, le bonheur qui émane de ce dessin. Après l'affiche de notre frère Dominique F. de Catalogne Française, nous sommes vraiment gâtés cet été côté affiche. Certaines missions de France et d'ailleurs ne manqueront pas de vous la demander pour leurs vitrines. J'affiche l'affiche avec grande joie dans mon blog.
Mes compliments, "petite équipe vitrine" de Paris, pour votre travail et mes encouragements pour toutes vos réalisations d'hier, de maintenant, de demain !
Une simple remarque : Je n'aurais pas mis de majuscule à "Amour" et j'aurais mis "pénitence", "Bien", "Bonheur" et "amour", bien sûr, en italique pour détacher un peu ces mots. J'entends par Amour l'Amour du Père, et par amour notre amour à nous humains.

09jul20 220C17
Si "la pénitence diffère complètement d'un humain à l'autre" (entrée), a fortiori il en va de même de l’entrée en pénitence (30/13). Mon expérience de moissonneur m’incite à penser que l’idéal serait une révélation spécifique à chaque missionné car, au fond, chaque humain n’accomplit que lui-même par sa pénitence.
Ceci dit, même une telle révélation "personnelle" au départ n’invaliderait pas la nécessité du choix initial d’être.
À la moisson, le temps de la rencontre dans la rue est très bref et le moissonneur ne peut que renvoyer son contact à le revoir lui-même, à rencontrer l’assemblée et à la lecture du livre bien entendu qui doivent finaliser son coup de faux pour engager un éventuel suivi. Pour moi, le renvoi au livre n’est pas aussi évident qu’il l’était il y a 30 ans, quand La Révélation d’Arès missionnait toute seule bien des épis préparés.
Nombreux parmi mes contacts positifs, ayant une oreille au Bien, seront rebutés par la lecture de L’Évangile [Donné à Arès] qu’ils trouveront trop religieux ou dans une langue trop sophistiquée désormais, et ils seront stupéfiés par Le Livre où ils n’entreront a priori pas. Prenant par préjugé culturel (même prévenus) cette Parole qu’on leur montre pour la "vérité absolue" puisqu’elle est censée venir de Dieu, y cherchant qui un brûlot, qui d’alléchantes révélations sur les arcanes du monde, qui la confirmation de ce qu’ils croient déjà, qui je ne sais quel autre mythe car le mythe est tapi dans la tête de n’importe quel humain, la plupart s’en détournent déçus.
Nul doute que la Parole est pourtant ce qu’on pouvait dire de mieux dans le Vrai (Rév d'Arès xiii/5), en bruit (xiii/6), au moment où elle fut donnée et en fonction de l’interlocuteur auquel elle s’adresse, en l’occurrence vous. Sans perdre le Fond dont elle est pleinement chargée, elle changerait dans les termes avec un autre récepteur, dans un autre moment de l’histoire et dans une autre langue. La Vérité sans détours (38/5) est bien obligée de composer avec le langage humain si imparfait, avec votre entendement, et, parlant à travers vous à toute l’humanité, de sinuer son chemin dans l’esprit tortueux de l’entendement moyen d’un humain moyen d’une époque donnée comme l’eau des rivières compose pour s’écouler avec le relief.
Si "La Révélation d’Arès est le moins mythique de tous les textes dits révélés" (entrée), elle reste aussi marquée par une historicité à laquelle s’ajoute le fait que l’écrit présente un caractère figé qui, offert à l’imagination humaine, aux filtres des croyances déjà là, confine facilement au mythe, ou se prête à la sacralisation momifiante, autre face du mythe, origine de toute religion.
Hormis le Souffle de Dieu en silence dans les poitrines, une révélation externe individuelle est évidemment inenvisageable, c’est donc au moissonneur de jouer au mieux le rôle d’adaptateur-traducteur de La Révélation d’Arès avec la personne rencontrée dans la mission telle qu’il a pu la percevoir. Rôle prophétique par excellence, qu’il joue d’autant mieux qu’il n’est plus rien pour lui-même (Rév d'Arès 40/6) et qu’il est, autant que faire se peut, par amour, par identification, tout l’autre, dont il doit pouvoir situer où en est Dieu en lui ou elle. Le frère parle : L’œil a l’Eau claire, la langue (est) rouge ; entre ! (Sinon il dit :) Le front (a) un trou, la langue (est comme) la cire, le bras (se) tourne (en-)dedans (comme le bras de) la moumia ; va-t’en ! (xLix/6-7)
Ce rôle échu à chaque moissonneur n’est-il pas celui que le premier d’entre eux, vous, a initié ? N’est-ce pas le rôle fondamental du prophète comme exemple d’accomplissement et adaptateur-traducteur de l’Esprit qui doit prendre Vie ? D’où la profusion de "ce que tu auras écrit" (Rév d'Arès 33/10), de la trace du Messager fort, où il y a de quoi se perdre, si on s’attache à la lettre et où l’on se retrouve seulement et seulement si l’on y découvre pour soi le pain, l’huile et le vin de l’infinitude merveilleuse de la Vie, qui permet de se hisser soi-même un peu plus haut. Il n’y a donc pas lieu de sacraliser les mots de La Révélation d’Arès, comme Antoine B. a l’air encore de le faire (219C70). Qu’il pénètre, avec ces mots-là et votre enseignement, "le mystère de sa propre vie sur la Voie de la Vie" (entrée) ! Nous Pèlerins d'Arès savons bien désormais que tout cela nous mène — s’il y a pénitence effective — à notre transfiguration qui mûrit par notre accomplissement personnel et notre participation à des assemblées de pénitents, relèves d’un monde qui s’effondre, avant-postes de la polone (xxxix/12-13).
Parallèlement à la Parole, la science de l’homme, réputée de nos jours pour être un critère de vérité, est tout aussi tributaire du langage, mais autrement. Craches jetées dans le monde toutes les deux, tandis que l’Une vient d’en haut, l’autre vient d’en bas (Rév d'Arès xxiii/9). Comment la crache venue d’en haut, du hors du temps, ne se flétrirait-il pas par son passage sous le pouce (xiv/12) ? Si Dieu souffre à se réduire à un bâton de Lumière c’est que la Vérité étalée, éblouissante, doit se comprimer et se voiler dans le goulot d’étranglement du cerveau et du cœur des hommes, pour y enfoncer le Clou (ii/21) de l’Amour. La science, elle, a beau s’en tenir aux faits et à une logique en théorie sans faille, la manière de voir ces faits et de les interpréter reste bridée par un certain état spirituel de la raison humaine, l’œil ne pouvant voir que ce qu’il connaît déjà ou croit savoir, l’invention restant l’exception, la part divine. La culture, les préjugés d’une époque, ne serait-ce que sur ce qu’est l’homme lui-même qui "est son propre mythe", jouent sur sa science qui n’énonce dès lors que des vérités assujetties à son être. On le voit dans le rapport avec la matière, aux limites ténues du très petit ou du très grand, qu’il s’agisse de virus ou de trous noirs, où la science, prisonnière de la fiction du monde est incapable de discerner le vrai du faux, où il n’y a que des probabilités, des approximations de vérité relatives à un temps, un langage, une mentalité et… des intérêts puissants. Existe-t-il seulement un virus SARS-CoV-2 ayant été isolé, séquencé ? Y a-t-il eu une véritable épidémie en arrivent à se demander certains, ou n’est-ce que l’exploitation éhontée et montée en épingle par de grands intérêts des mortalités naturelles de nos jours aggravées par la pollution, la nourriture, les médications, les ondes, les modes de vie de plus en plus artificiels, etc. éloignés de la nature, perturbant les systèmes immunitaires ? Si l’œil voit bas, l’homme noir a beau allonger le nerf sur l’étal (xxxiv/16), des détails nouveaux surgiront seulement comme des nuances de gris dans la nuit noire, ils ne donneront jamais La Lumière qui ne peut émaner que d’Elle-même, qui ne sortira jamais d’un trou noir. Quelle conscience pourraient avoir les physiciens de la Singularité que l’homme a fait de lui-même dans la Création, si Dieu n’était pas venu nous la révéler ?
Il ne s’agit pas de théoriser le monde mais de le changer nous dit le Père. Il est temps de rentrer à la Maison ! Comment ? En incitant chaque humain, micro-univers, à changer son être, à tracer son sentier à lui(elle) vers les Hauteurs. Soyons sûrs d’une chose, nous y verrons peu à peu plus clair, covid ou pas, nous respirerons mieux : (l’homme s’a)dou(cit), s(es) côte(s) s’ouvre(nt) (xix/19).
Pour le Pèlerin de "l’indescriptible Infini", le traçage de son propre sentier traduit la disparition de la part mythique de la Parole pour la consistance si légère de l’hâ [l'âme]. Le Vrai est sa torche personnelle allumée dans la noirceur qui n’illuminera un Jour de Lumière le monde qu’ajoutée à celle de tous ses frères. Le Messager fort (26/7) est fort dans le Vrai (xxviii/21).
Oui, "il n’y a qu’une Voie", celle de l’Amour, qui a une multitude de sentiers (25/5), pratiquement autant que d'hommes sur Terre."
Claude M. d'Île de France

Réponse :
Merci pour ce commentaire qui, en somme, fait un état des lieux.
État des lieux... et puis cela ne change rien à notre mission que nous devons poursuivre coûte que coûte, même si La Révélation d'Arès devient difficile à lire pour les cerveaux modernes, même si l'échange est de plus en plus difficile avec les personnes que nous rencontrons dans la mission, même si nous paraissons de plus en plus éloignés chaque jour du mode de penser, d'observer, d'analyser de nos contemporains donc de plus en plus étrangers aux préoccupations des humains, même si nous ne parlons plus leur langage et sommes chaque jour un peu plus incompris. Quand je regarde un film moderne, les acteurs parlent si vite, mangent leurs mots, la langue entre les dents, que le vieux bonhomme que je suis ne comprend que 50 % (évaluation à vue de nez) de ce qu'ils disent et je suis triste de devoir éteindre la télévision, parce que je ne comprends pas l'intrigue et que j'ai la triste impression de visionner un film étranger. Alors je me dis que l'inverse doit être vrai ; ils ne doivent pas bien comprendre mon verbe lent, mon vocabulaire suranné, bien articulé et je me dis que toute allocution de moi ne doit être comprise que par ceux qui me comprenaient d'avance, qui savait avant que je le dise ce que j'allais dire... Croyez bien, mon frère Claude, que je comprends mieux que personne le problème auquel vous faites allusion en écrivant que pour vous "le renvoi au livre n’est pas aussi évident qu’il l’était il y a 30 ans, quand La Révélation d’Arès missionnait toute seule bien des épis préparés. Nombreux parmi nos contacts positifs, ayant une oreille au Bien, seront rebutés par la lecture de L’Évangile [Donné à Arès] qu’ils trouveront trop religieux ou dans une langue trop sophistiquée désormais, et ils seront stupéfiés par Le Livre où ils n’entreront a priori pas."
Mais il ne faut pas s'impatienter, car la même chose s'est produite après Jésus. Pendant quelque cent ans son Message parut tomber dans l'oubli, comme incompris, comme devenu un charabia, et puis des hommes et des femmes qui ne parlaient pas l'araméen, langue de Jésus, et qui n'étaient plus très ouverts au koïnè (grec véhiculaire) des apôtres auteurs des Évangiles, comprirent ce qui alors ne pouvait plus passer par leur oreille et leurs habitudes mais devait être filtré par leur intellect et par des traductions, donc analysé, et ils s'enflammèrent pour la Parole du prophète de Nazareth et ce fut la période du vrai christianisme avant que l'église asservie à Constantin ne le déforme et l'étouffe. C'est selon moi pourquoi il est vrai que quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2).
Poursuivons la mission. Notre verbe tourne autour d'oreilles bouchées, mais elle s'installe dans l'éther, et quand les oreilles de la descendance se déboucheront la Parole d'Arès sera captée, telle que nous l'aurons transmise, et les choses changeront d'un coup.

10jun 220C18
Cher prophète,
Je vous joint une magnifique photo d'une comète visible en ce moment à l'aube.
Messagère des espaces infinis, porteuse de vie, éclairant de sa lueur la nuit, elle nous rapproche de l'immensité de l'univers et de son intemporalité...
Ayant découvert cette photo aujourd'hui, j'ai de suite pensé à vous...
Fraternellement
Olivier G. du Rhône
Comète juillet 2020

Réponse :
Merci, frère Olivier, pour cette magnifique image de la comète Neowise qui sera visible tout le mois de juillet.
Je ne suis pas un passionné d'astronomie et, du reste, cette comète est un astre minuscule comparé aux corps géants innombrables qui peuples l'Univers, maisje ressens un peu ce qu'écrivit Blaise Pascal : "Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie." C'est pourtant dans cette infinitude que nos âmes libérées par la mort corporelle s'envolent (Rév d'Arès vi/1-7). Nous de devrions pas être effrayés par l'immensité glaciale de notre futur habitat ; c'est l'incommensurable Royaume de la Vie, Qui nous y attend.

10jun 220C19
Bien cher Frère Michel , notre prophète de la Vie 👋
Mardi 7 Juillet 2020 à 11 heures nous avons enfin signé devant le notaire l’acquisition de notre nouveau local d’assemblée de Pélerins d’Arès des "Ouvriers de la Moisson en Gapençais", situé dans la douce capitale de des Hautes Alpes : Gap.
C’est pour notre petite assemblée familiale un jour vraiment magnifique ! 🌈
À nouveau nous remercions Sœur Christiane, 💕notre prophète, ainsi que tous les frères et sœurs de la Grande Assemblée des Pélerins d’Arès qui nous ont soutenus dans cette belle acquisition 💫
Grâce au Créateur de l’Univers, grâce à notre prophète Mikal (Frère Michel) grâce à notre assemblée fraternelle et spirituelle de Pélerins d’Arès nous espérons toucher le cœur de nombreux nouveaux épis mûrs, qui viendront grandir notre assemblée de Pélerins d’Arès 🙏 pour grandir avec nous dans la pénitence ainsi que dans la mission — Moisson — jusqu’au Jourla Vie couvrira tout sans cesse, où l’humanité sera à nouveau reliée à la Vie Spirituelle Infinie, où la mort, la décrépitude, bref, le temps n’auront plus lieu d’exister.
Quelques mois vont nous être nécessaires pour faire de ce nouveau local d’assemblée, un lieu d’acceuil chaleureux, un beau lieu d’échanges spirituels lié à La Révèlation d’Arès.
Unie chaque jour dans la prière de coeur 🙏 avec vous.🌈 et tous nos frères et sœurs.
Nous vous embrassons de toute la force de notre coeur  bien fraternellement.💕
Daniéle C. 💕, Patricia C., Philippe C. 💕, Arièle C. 💕 des Hautes Alpes 🏔
local de Mission àGap

Réponse :
Comme je suis heureux, les sœurs et mes frères de Gap, de voir s'ouvrir un local de mission dans les Hautes Alpes grâce à votre longue obstination de missionnaires infatigables dans cette région des Alpes. Que le Père étende sa Main au-dessus de votre initiative apostolique et la bénisse !
La réalité d'une vitrine où l'on annonce l'espérance d'un monde changé (Rév d'Arès 28/7), d'une porte que n'importe qui puisse ouvrir, de quatre murs entre lesquels on puisse faire asseoir la personne qui entre et converser fraternellement avec elle, cette réalité à laquelle on a longtemps rêvé, qu'on était incapable de situer dans l'avenir, soudain se matérialise, entre en existence. On était en mission pendant de longue années sur les marchés, dans les rues, dans les villages, sans avoir le sentiment de pouvoir le vivre et soudain on le vit ! Vous n'êtes pas nombreux et il sera difficile d'assurer de fréquentes ouvertures de ce local, mais vous allez vous y mettre. C'est comme ça, d'un petit œuf, que de grands beaux faucops naissent. Puissiez-vous faire naître dans ce nid beaucoup de faucons ! Je vous embrasse tous.

10jun 220C20
Cher Michel,
La Révélation d'Arès et votre prophétisme m'ont ouvert à ce texte où Victor Cousin (philosophe et homme politique français 1792-1867) fait un bel effort pour passer du mythe au Vrai :
Victor Cousin, "Cours d'histoire de la philosophie moderne", tome 2, édité en 1847, extraits des pages 214 et 215 :
Dieu ne se connaît qu'en se prenant comme objet de sa propre connaissance. Et l'intelligence introduit dans l'unité divine la dualité condition nécessaire à la pensée, caractère essentiel à la conscience. Ou il faut se résigner à un Dieu sans conscience ou il faut consentir à la dualité dans l'unité primitive.
Il y a plus, Dieu n'est pas une puissance abstraite, Il agit, Il produit inépuisablement; la puissance introduit dans celui qui la possède et l'exerce une multiplicité indéfinie. Or l'école d'Alexandrie prétend que la multiplicité, la  diversité et la dualité, qui commence la diversité, est inférieure à l'unité absolue [...] d'où il suit en général que la puissance et l'action, l'intelligence et la pensée, sont inférieures à l'unité absolue.
Là est le principe qui dans ses conséquences a perdu l'école d'Alexandrie.
Non, il n'est pas vrai que l'unité soit supérieure à la dualité et à la multiplicité quand la multiplicité et la dualité dérivent de l' unité et s'y rattachent. Car qu'est-ce que la dualité et la multiplicité produites par l'unité, sinon la manifestation de l'unité ? [...] Ou l'unité est purement abstraite, et elle est comme si elle n'était pas, ou elle est vivante et elle porte en elle la dualité et la multiplicité.
Et c'est exactement le sens de ce que vous avez répondu, cher Michel, au commentaire d'Eric D. d'île de France le 29 Novembre 2017  (191c14} : "Nous sommes nous-mêmes une part de Dieu ! C'est toute l'affaire."
Fraternellement,
Vianney L. d'Auxerre, Yonne

Réponse :
Merci, frère Vianney, pour ce beau commentaire.
Quelques mots sur Victor Cousin, que beaucoup de lecteurs de ce blog ne connaissent pas ou connaissent peu. Fils d'ouvrier, il devint professeur à la Faculté des Lettres en 1815. Son cours fut supprimé à cause de ses idées libérales, mais il fut rappelé en 1827. Ancien élève de l’École Normale Supérieure, il y devint maître des conférences puis directeur en 1830. En 1843 il publia un Mémoire sur les Pensées de Pascal. Philosophe spiritualiste, chef de l'école éclectique, il édita les œuvres de Descartes, traduisit Platon et Proclus, écrivit une Histoire générale de la philosophie. Il fut pair de France après 1830, conseiller d’État, ministre de l'Instruction publique en 1840. Élu à l'Académie Française en remplacement de Joseph Fourier le 18 novembre 1830. Il fut aussi nommé à l'Académie des Sciences morales et politiques et il fit partie de la Commission du Dictionnaire.
Par certains côtés Victor Cousin était naturellement proche des grands principes qui étayent La Révélation d'Arès. Il fut particulièrement influencé par Emmanuel Kant.

10jun 220C21
Il me semble que, par moments, l’œil du dedans (Rév d'Arès ii/10) peut percevoir confusément le ballet qui se joue en soi entre le mythe et le Vrai. Il se produit comme le flux et le reflux de la marée. Le mythe monte et recouvre de ses illusions toute la plage de ma vie : je suis beau, intelligent, généreux, courageux, aimant, libre… Puis la marée finit par redescendre parce que toute énergie s’use. Alors la plage découvre la réalité d’une vie où mon image et ressemblance avec le Père est entachée par mes faiblesses.
Pourquoi ce ballet ? "L'homme, est son propre mythe, écrivez-vous, une machine trop préoccupée de sa propre mécanique". Il a des raisons de l’être parce que cette machine ne connaît pas les éléments qui la constituent et donc fonctionne de manière mystérieuse, paradoxale, voire destructrice. Mais alors pourquoi ne pas regarder cela en face et entrer en pénitence ? Est-ce que me reconnaître violent, possessif, menteur, peureux blesse l’essence de ma divinité ? Même pour les pénitents, quatre générations ne suffiront pas (24/2).  L’enfant est une page blanche sur laquelle va s’inscrire un mode d’emploi un fonctionnement qu’il ne pourra lire que bien plus tard. Le Père en a décidé ainsi. Pourquoi ? Nul ne le sait vraiment et votre questionnement : "Mais pourquoi sommes-nous des entités habillées de chair ?" rajoute sans doute un chapitre à la métaphysique pour que les générations futures comprennent cette construction paradoxale mythe/Vrai et trouvent la Lumière ?
L’animal fonctionne de manière rationnelle. Il s’affaire à de simples besoins qui, une fois satisfaits, le laissent tranquille. Moi, je suis rarement tranquille. Le Père a mis en moi une flamme [Rév d'Arès viii/8] : l’absolu. À partir de là j’erre dans le cosmos à la recherche d’étoiles (xx/15). Tous les hommes cherchent sans le savoir des étoiles. Mais la sienne est toujours plus brillante que celle des autres. Ainsi naît la guerre des étoiles. Pourquoi ? Qui le sait vraiment ? Personne réellement, car nos raisons sont habillées de mythe. Ce paradoxe d’une humanité irrésistiblement attirée par les étoiles et plombée par un corps de chair qui nous colle à la planète par des désirs, des besoins, des envies est une véritable tragédie. On comprend que le Père se sente en dette envers Ses Créatures (12/7).
Pour nous permettre de résoudre cette tragédie le Père envoie régulièrement des prophètes qui viennent réactualiser le Vrai, permettre la construction de l’âme et engager vers la Polone (xxxix/12-13). Ainsi La Révélation d’Arès nous met-elle notamment en garde contre une erreur d’interprétation sur le tentateur, le menteur (IV/6), le fabricateur de mythes. L’homme n’est pas tenté par une entité extérieure. Il est son propre tentateur. Oui, mais comment se fait-il que je puisse me tenter moi-même ? Me détourner de mon chemin. Comment se fait-il que je tisse mon propre mythe plutôt que guider ma vie par le Vrai ?
La religion a donné de ce terrible mystère une interprétation toute technique : "C’est pour t’éprouver, pour que tu gagnes le paradis que tu es tenté !" Mais non, Dieu ne tente pas l’homme et le Salut n’est pas un examen. Le Père n’est pas un comptable qui présente l’addition à la fin de la vie. En fait je me tente moi-même parce que je suis Dieu et que je peux choisir le mythe ou le Vrai. Après des millénaires d’obscurantisme on peut comprendre que l’idée d’un Retour (Rév d'Arès i/1) de Dieu fasse peur.
La religion (monothéiste, polythéiste, antithéiste) est mythique par méconnaissance du Vrai qu’au cours des siècles elle a fait reculer dans les limbes de la conscience. Elle a présenté le mythe sous des dehors séduisants : il suffit de croire, de voter, d’adhérer, de consommer, pour être sauvé, pour être un bon citoyen… et le vrai devient d’accession difficile.
La Révélation d'Arès vient restituer la quête de l’étoile (Rév d'Arès xxiv/9), de l’absolu, du Vrai en dedans de soi : le Vrai est un jardin dans la tête (ii/9). Elle nous demande de tracer les contours mouvants du mythe et du Vrai et d’en comprendre la géographie complexe pour bâtir une autre humanité. Chaque frère est alors ouvreur d’un chemin chevrier. Tous bénéficient de balises : l’enseignement du prophète. Mais cette quête de son destin entre le mythe est le Vrai est irréductible et dangereuse (19/2) bien que passionnante et glorieuse. Plus je fouille en moi, plus je regarde et plus j'apprends à aimer les hommes, plus je comprends pourquoi La Révélation d’Arès qualifie cette quête d’héroïque. Mais nous ne sommes pas seuls. À Arès, le Père offre de conduire qui le veut et [qui veut] prendre Sa Main (xLi/13).
Salvator B. d'Île de France

Réponse :
Ce commentaire est à l'évidence l'aboutissement d'une réflexion aussi riche que pieuse sur la question du mythe et du Vrai. Merci pour lui, mon frère Salvator.
Je pense que le mythe le plus terrible et mensonger qui soit est celui du mal quand il est porté au pinacle, qu'il atteint les plus hauts degrés de l'honneur, voire même de l'humanité comme c'est, par exemple, le cas de militaires en temps de guerre, de bourreaux au cours des grandes hécatombes, de grands financiers dans les débâcles etc. C'est là qu'on voit que le mal ne condamne pas un homme nécessairement ; des quantités d'humains commettent le mal et gardent les caractères de la supériorité et de l'exemple. Et dans maintes circonstances d'une tristesse des plus affligeantes des hommes décorés ne valent pas plus que des pucerons. Et ce qui est le plus terrible, c'est que le mensonge fait parfois moins de mal que la vérité. Tout cela est rempli de mythes accrochés aux murs des grands musées ou dressés sur des  piédestals de pierre dans des postures augustes.
Et nous, nous sommes du côté des Hauteurs et nous passons pour des minus, voire même des nuisibles. Mais comment aller vers les Hauteurs sans se détacher du grouillis (Rév d'Arès iii/2) qui pèse sur la masse ? Impossible. Le Bien nous tiendra toujours lieu de tout... Tout ! Le Bien est pour nous une patrie suffisante. Il nous faut être fous de Bien, même si cette "folie" fait de nous des gens vus comme sans intérêt et sans avenir, parce que nous ne cultivons pas le contraste.
Il nous faut prêcher contre tout en aimant ce monde fait d'une armée d'Héliogabales ! Héliogabale, type même du mythe humain. Il y en a eu beaucoup d'autres, mais prenons l'exemple de celui-là, une caricature de mythe. On disait de lui qu'il était "né dans un berceau de sperme." Au troisième siècle après J.C. en Syrie. Toute son existence sera un long mythe rouge et noir de sexe et de sang ; il baignait dans le stupre, la débauche et la démesure. Il conquis Rome et s'assit sur un trône de sang. Anarchiste couronné selon Antonin Artaud : "Héliogabale comme roi se trouve à la meilleure place possible pour réduire la multiplicité humaine et la ramener par le sang, la cruauté, la guerre, jusqu'au sentiment de l'unité." Ça, c'est typiquement politique ! Paradoxe, oui, mais le mythe est paradoxe ! Que voulait-il réunir, cet Héliogabale ? Tous les contraires. Notre politique moderne est ainsi faite d'Héliogabales en veston-cravate qui ont des airs d'instituteurs, mais qui sont des puissants qui aiment dominer. Comme Héliogabale ils réalisent à leur façon l'identité des contraires, même si ce n'est pas sans mal. Le Vrai, lui ne supporte pas les contraires qui typifient les mythes, et c'est notre voie d'ascension. Ce qu'il faut voir, c'est l'incompatibilité complète entre mythe et Vrai, que pourtant nous devons changer en unité de Bien.

10jun 220C22 
On s’est habitué à la vie dans les tunnels et à leurs langages de cavernes et de trous, comme des borborygmes. Les jappements que nous prononçons nous font parfois souffrir quand la conscience mesure leur insuffisance, ramène à notre être la barbarie comme les vagues ramènent au rivage les immondices jetés plus loin dans la mer. Parfois la réalité des incompréhensions nous gifle. Tu prends ta cervelle tu la manges, ton œil mange ta cervelle, ton œil allonge le nerf  mais tu ne vois pas le fond (Rév d'Arès xxxiv/9) ; je suis à la fois l’homme de cette époque et la phase de la vie aspirant comme le poisson à sortir hors des abysses vers la lumière. Double vie, double peine ! Ne doit-on pas en assumer le lourd tribut tel Job sur son tas de poussière ou fumier ?
Le monde environnant est plein de ces Eliphaz de Teman, de Bildad de Choua ou de Çophar de Naama, nous susurrant leur morale étroite, tissé de convictions mythifiée au sens fossilisé du terme, celle qui vous impose de ployer l’échine devant les traditions et les valeurs vénérés de la conscience qui s’est arrêté à la surface des choses, à l’illusion des apparences, souvent devenus des mythes dont on peut se glorifier en philosophant dans son humidité mouvante et tiède (Rév d'Arès 2/5). Pardonnez-moi la rudesse du propos !
Et toi, prophète du Vrai, tu te trouves comme désemparé dans cette habitacle de souffrance comme une matrice originelle que le temps a rendue stérile, toi que le temps avait empaillé, encorné sur le bois, qui n’enfantais plus, tu tournes tes yeux de l’intérieur vers la grande Lumière, qui te parle une langue disparue de la surface de la terre, tu te sens  comme le sourd-muet dont l’histoire a bandé les yeux et les oreilles, tu émets des signes celle de ta vie recroquevillée et tendue vers l’autre, un maillon de quelques millénaires dont tu vois malgré tout réapparaitre quelques enfants dans le brouillard de la nuit, cette nuit qui te bats (Rév d'Arès i/16).
Et l’amour et la lumière que tu donnes comme une eau remonte des profondeurs. Tu donnes la vie !
"La lumière est elle vraiment une vibration, comme croient le savoir les physiciens ? N’est-elle pas plutôt le tremblement et la sueur de Dieu dans l’effort de nous visiter par éléments de lui-même, pour ne pas nous laisser dans la ténèbre totale ?" (Notes et réflexions en présence de Dieu,  3ème théophanie page 217, Edition intégrale 1989) .
Nous retrouverons le langage cosmique quand nous aurons retrouver la Vie en plénitude, non ?
En attendant, oui, il faut tout de même pousser la nuit (xiii/17) par tous les moyens que le langage humain actuel permet, ce qui est presque toujours insuffisant. Alléluia ! à ceux qui goûteront du bonheur à leur peine.
Merci à vous d’avoir prit le temps de récrire le premier commentaire que je vous ai envoyé en effet depuis un Smartphone. J’espère que celui-ci sera de meilleure facture.
Je vous embrasse
Jean-Claude D. du Rhône

Réponse :
Ah oui, ce commentaire est "de meilleure facture" que le précédent. Merci pour lui.
SisypheMon frère Jean-Claude, vous voyez assez bien ces jeux d'ombres et de lueurs dans les profondeurs du monde. Les ombre, ce sont les épreuves qui nous attendent ; les lueurs sont les victoires, petites, à peine visibles, mais solides, plus solides que les régimes de ce monde qui ne cessent de changer.
Il m'arrive de me réveiller la nuit, plus ou moins angoissé, en murmurant : "ô Père, comment pouvons-nous changer un monde (Rév d'Arès 28/7) tombé si corrompu ?" Histoire de Sisyphe et de son rocher tellement lourd qu'il redescend en roulant chaque fois que Sisyphe parvient à le pousser jusqu'en haut. C'est le mythe par excellence... Il y a tant de mythes par excellence que je pense que le mythe est globalement une excllence... Un frère d'Alsace m'a récemment écrit que notre mission c'est de la gnognotte compatée aux concerts de Madonna qui ferait en un seul concert plus de spirituels que nous n'en avons faits en quarante-cinq ans. C'est évidemment faux, mais le mythe est toujours plus crédible que la vérité, car quelqu'un peut s'émerveiller quelques instants, mais nous, nous cherchons des épis mûrs pour la vie entière. La seule chose qui compte est l'engagement. Que de travail devant nous !
Mais nous réussirons, j'en suis sûr. Nous préparons un triomphe qui aura peut-être lieu dans une avenir assez lointain mais qui aura lieu, je n'en doute pas. Nous sommes bien partis.

12jul20 220C23
Happy Birthday de David B.
David B. du Limousin

Réponse :
Merci, mon frère David pour vos bons vœux d'anniversaire.

Je profite des vœux de frère David du Limousin, que j'ai connu jeune enfant, pour remercier avec émotion toutes celles et tous ceux qui m'ont adressé depuis hier par divers vecteurs : Email, blog, etc., une avalanche de vœux  d'anniversaire auxquels il m'est impossible de répondre individuellement.
Merci du fond du cœur à tous pour leurs souhaits de vie plus longue qu'elle n'est déjà.

De tous les postulats qui forment notre prêt-à-penser, l'élan des vœux heureux est sans doute un de ceux qui depuis la nuit des temps sont le mieux parvenus jusqu'à nous. Dans un monde qui presque entièrement a oublié l'amour, qu'il a remplacé par la politesse et l'humanitaire, qui ne sont que les bonnes les manières et la charité qui étayent le mythe du meilleur des mondes, il n'y a rien là que de très émouvant. J'en suis, je le répète, profondément touché. Encore merci.
"L'union fait la force" dit l'adage, mais cette union n'a plus beaucoup des liens qui firent sans doute à une époque très lointaine la force des unions prophétiques, que je ne retrouve nulle part dans les Écritures, car aussi loin connaît-on la vie des prophètes ont voit que ceux-ci ont toujours été seuls, particulièrement seuls dans les épreuves. La raison en est simple : le prophète vient toujours contrarier "l'ordre" établi et donc menace celui-ci ; alors la peur de l'autorité saisit très vite son audience.
Mais je crois avoir l'honneur d'être entouré de sœurs et de frères courageux qui acceptent avec moi de courber le dos et de faire front tout d'un bloc — comme jadis les légions faisaient la tortue — sous les chocs des contradicteurs de mon enseignement. Ces contradicteurs sont, pour certains, d'anciens frères, qui parfois s'étaient même engagés à nos côtés dans la mission. Aujourd'hui ils compliquent tout par des revendications d'autant plus véhémentes qu'elles ont moins d'intérêt fondamental, parce qu'ils n'ont pas compris ou pas admis que l'enjeu est extrêmement simple. Il n'est ni comportemental ni intellectuel : il suffit d'être pénitent pour préparer son salut personnel et contribuer au salut du monde évidemment beaucoup plus distant dans l'avenir. L'amour suffit pour changer l'homme (Rév d'Arès 30/11) et changer le monde (28/7). Pour moi le fait d'adresser à un frère humain, prophète ou non, des vœux venus du cœur, non des convenances,est un acte d'amour. C'est sans prix, parce que les vœux ne sont pas que des mots ; ils ont une force réelle, la force réelle qui déplace les montagnes.
Beaucoup plus que les leçons que me font ceux qui m'attaquent — je ne publie que ceux que nous connaissons, mais il y en a beaucoup d'autres —, ce qui frappe mon esprit est le statut exorbitant, d'apparence quasi sacrée (c'est le propre de la colère ou de l'entêtement), que semblent prendre chez mes ou nos contradicteurs les arguments de leurs reproches ou de leurs offensives. Leurs propos, dont la sincérité est respectable, sont malheureusement rédigés comme des pensées sans réplique possible, ils ont l'impression d'échapper à tout questionnement. Ils ne voient pas que, quelles que soient les maladresses ou les méprises que j'ai pu commettre comme être humain inévitablement faillible, je suis le seul recours du Père pour développer la Pensée qu'Il a communiquée au monde en 1974 et 1977 à Arès et cela, c'est le Fond même de La Révélation d'Arès, qui s'adresse d'abord à moi, aussi indigne puissé-je avoir été à l'époque. Aussi de tous les vœux que l'on m'adresse celui que je valoriserai le plus est le vœu que je voie revenir à nous ces frères éloignés ou qu'ils deviennent, s'ils demeurent au loin, de vrais pénitents. Que m'a personne n'ait pas l'heur de leur plaire est sans importance.
Généralement, on ne choisit pas plus d'être homme ou femme, d'être chrétien, musulman, hindou, shinto ou athée qu'on ne choisit de respirer. Dans l'état d'imperfection du monde il est inévitable que des humains ne cherchent pas à être proches les uns des autres. Il demeure que la demande de bonheur reste forte partout dans le monde. Et c'est pourquoi l'on choisit d'être Pèlerin d'Arès et de mettre ses pas dans les pas de la Vie. C'est un acte de suprême volontariat par-dessus les déterminismes auxquels la vie terrestre nous soumet — pour que nous fassions Ta Volonté (Rév d'Arès 12/4) —. C'est à cette demande que répond le Père en adressant à l'humanité La Révélation d'Arès. Pourquoi dans ces conditions ne serais-je heureux, à un point qu'on peut à peine imaginer, de recevoir les vœux de tous mes frères et sœurs ? Ceux qui ne nous aiment pas, auxquels vivre avec nous ne plaît pas, ne sont pas interdits de parole par La Révélation d'Arès, pourvu qu'ils deviennent pénitents. Je répercute vers eux tous les vœux que je reçois.

Je remercie encore tout le monde pour les vœux que j'ai reçus à l'occasion de mon 91e anniversaire.
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