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10 juin 2021 (231)  
Croire

En religion croire c'est considérer dogmes et règles comme vérité absolue, indiscutable et exclusivement salvatrice.
Mais pour des réfléchis (Qohélet 4/14, Proverbe 16/20), plus nombreux qu'on ne croit, parmi lesquels les P(p)èlerins d'Arès, croire c'est s'interroger.
Croire c'est échanger l'aveugle conviction contre l'intelligence spirituelle (Rév d'Arès 32/5).
Le P(p)èlerin d'Arès tire son espérance des Sources : Veda, Bible, Coran, etc., bien qu'enfouies (Rév d'Arès 24/4) sous des livres d'hommes (16/12, 35/12), et la tire surtout de La Révélation d'Arès, mais il apprend aussi de ses errements et erreurs et de son obstination sans cesse rétablie à garder coûte que coûte la foi dans ce principe très simple : le Salut ne vient pas de ce qu'on croit, mais de ce qu'on fait de bien.

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Le douteur vérifie

Thomas vérifie si le crucifié a bien ressuscité (Le Caravage).
Thomas n'est pas un sceptique ; c'est un homme réfléchi.

Il n'existe de sentier sûr vers les Hauteurs que chevrier et rocailleux (Rév d'Arès 25/5), qui oblige le marcheur à bien voir où il va poser le pied. La Vérité ne nous est pas visible au motif qu'elle est éternelle, car nous avons depuis longtemps cessé de la regarder en face. Nous avons à retrouver la Vérité (28/7) ou la Vie (24/5), qui dans La Révélation d'Arès représentent la même Entité : Dieu dans toutes les acceptions qu'entendent les humains par ce mot.
Le Bien, dont l'unique base est l'amour, ne réapparaîtra que s'il est reconstruit après qu'ait fini de nuire le multimillénaire fléau du péché. Dans ce monde de péché seul le relatif Vrai (Rév d'Arès xxxiv/1-4) reste fiable, parce que la Vérité a disparu. L'homme ne rencontre qu'incertitude.
Croire s'est opiniâtrement s'efforcer de surmonter l'incertitude, mais c'est pour l'heure progresser contre le doute, sans  pouvoir aboutir pour le moment. Je sais l'arduité de cette situation.
La pénitence, que préconise La Révélation d'Arès et qui consiste à aimer tous les hommes, pardonner toutes les offenses, faire la paix avec tous, acquérir l'intelligence spirituelle libre de préjugés, ne peut pas s'en tenir à la seule expérience, parce qu'il n'y a plus depuis longtemps de retours de la part des hommes aimés, pardonnés, acceptés tels qu'ils sont sans préjugé. C'est parce qu'elle ne reçoit que très peu de réponses que l'étoile de l'amour a pâli.
L'Hindou attend tout de la supposée transmigration heureuse des âmes, le Juif attend de l'Éternel rétribution des mitzvot qu'il accomplit, le Chrétien attend le salut d'un Jésus qui serait Dieu, le Musulman trouve en Allah le maître de la providence absolue, du paradis ou de l'enfer. Ça, c'est le train-train de la religion, mieux que rien dans un pis-aller chaotique grâce auquel ce qui subsiste des défunts n'est pas dissous, mais c'est insuffisant pour changer l'homme et le monde.

M'interrogeant depuis quarante-sept ans j'ai compris et je crois que, pour découvrir sa propre fonction co-créatrice dans le Sein de la Vie (24/3-5), l'homme doit d'abord réapprendre qu'il est image et ressemblance du Créateur et qu'il doit s'efforcer d'être plus qu'une molécule ou qu'un débris minuscule de la Puissance Créatrice. Je sais que, dans notre monde spirituellement déchu, l'homme chosifié trouve d'une façon générale insensé de se considérer comme Enfant de la Vie (Rév d'Arès 13/5). Seul, pour l'heure, le rare épi mûri admet qu'il est Enfant de quelque chose lié à l'Univers. De ce lien-mystère même vaguement reconnu l'animal homme peut par la pénitence même confuse et flottante faire naître son âme. Mais, et c'est capital, ce tréfonds a assez de transcendance pour refaire un homme bon de la confuse vapeur (ii/13, xix/18) spirituelle qui traîne dans l'humain comme la brume de l'aube (xxxv/7, xxxviii/12) sur les champs. Par la suite, cet homme bon redeviendra clairement divin de génération en génération, sachant qu'un petit reste d'Eau pure suffira pour sauver toute la Mer humaine. Ce sauvetage ne se fera pas par l'effet de quelque fantastique générosité du Créateur ; c'est l'effet de l'Un (xxiv/1) qu'est tout ce qui vit de la Vie, parce qu'il n'y a qu'Une Vie.

L'incertitude est le problème n°1 de l'humanité pécheresse. Je suis certain, à l'instant même où j'écris cette entrée, que je porte des chaussettes, un caleçon, un pantalon, une chemise, mais demain, ce soir, dans une heure serai-je vivant ? Incertitude. De plus, si je meurs que trouverai-je de l'autre côté du miroir ? Si c'est une autre vie, laquelle vraiment ? Je crois, mais je crois seulement que je partirai dans les étoiles comme la nuit du 2 octobre 1977 (Rév d'Arès vi/1-5). Or, cette nuit-là, me suis-je réellement transporté dans l'Univers ? Oui, absolument oui. Les sceptiques et les négateurs ont voulu m'assommer sous les "Vous avez rêvé !" mais qui pourrait ne pas se souvenir d'une expérience aussi extraordinaire ? Si, au moment où je meurs, ma pénitence n'a pas défailli et tué mon âme, je suis honnêtement certain de survivre. "Mais l'honnêté est-elle certitude ?" va-t-on me demander. Je répondrai oui sans hésitation et je rappellerai qu'on ne peut pas plus atteler honnêteté et certitude à la vérité qu'on ne peut atteler à la même charrette un bœuf et un chien de traction, pour utiles qu'ils soient tous deux.
Ceci dit, rappelons que tous ceux qui ont lu attentivement La Révélation d'Arès et accepté sa véracité — véracité aussi visible mais aussi fragile qu'une fumée — savent qu'elle n'est pas la Lumière allumée tout d'un coup aussi soudainement et crûment que les spotlights sur un stade. La Révélation d'Arès n'est que la porte étroite qui s'entrouvre, le couvercle de la bouillonnante marmite de la Vie qui se soulève un peu sur la Vérité, une pomme tombée de l'immense l'Univers, l'arbre infini. De l'Univers nous humains ne sommes plus que d'infimes graines virevoltantes qu'apporte le Vent (Rév d'Arès ii/3) du Père qui espère que celles qui se planteront (xL/1-5) dans la Terre, finiront par germer et repeupler le Jardin d'Éden qu'elles avaient abandonné (Genèse 3/24). Ce sera alors le Jour, quand la Lumière couvrira tout sans cesse (31/8). Pour croire cela il faut plus que ce qu'en dit la Parole d'Arès. Il faut y réfléchir sans cesse, parce que cette perspective n'est qu'une image fugace aussi immatérielle qu'un conte de fée même dans l'esprit de l'apôtre, qui doit toujours recommencer à l'accepter, en confiance, comme une prémonition assurée.
Dans la société qui n'aime que ses propres idées, quoiqu'elle soit malgré tout aimée par la Vie, et qui, à toute époque, semble se prendre pour le Jugement Dernier de l'Histoire, notre apostolat est très difficile. Comme prophète du Père je dis toute mon admiration aux frères et sœurs qui me suivent. Qu'ils gardent à l'esprit que la réalisation idéale de l'individu humain, son retour sur le sentier du Bien peut vraiment outrepasser le péché d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5). Aucun blocage n'est indépassable. Le Bien peut revenir par un glissement obstiné de l'homme vers ses racines divines. Oui, croire c'est s'interroger sans cesse, c'est lancer la pensée sans cesse à la poursuite d'une Promesse (Rév d'Arès 2/8) qui semble fuir devant nous, mais que nous réaliserons, la Vie et nous, un Jour.

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Commentaires
09jun21 231C1
Croire, c'est aussi réaliser ce que nous Pèlerins d'Arès sommes : des animaux pensants qui se spiritualisent, mais qui sont, que ça leur plaise ou non, des animaux pensants, état auquel nous a ramené le péché, et jusqu'au Jour du Père (Rév d'Arès 31/8), nous devrons assumer notre matérialité.
Nous sommes des renonçants mais dans la mesure ; nous ne sommes pas des moines, moins encore des anges. Les moines chrétiens d'autrefois renonçaient à leur matérialité et le monachisme était, en principe, une sorte d'antichambre de l'au-delà. La bure était comme un linceul. On peut au fond de soi renconcer à son confort et son superflu purement charnels, mais on ne peut pas renoncer aux réalités que sont l'habillement, la nourriture, le logis, la propreté, le travail, le déplacement, etc. sinon l'on risque fort de rater même la moisson, puisque la moisson est la quête de frères humains assumant la même nécessité matérielle.
Il m'a, a cet effet, paru utile de rappeler à mes frères et sœurs qu'il existe un élément absolument inévitable et dont on devrait mieux connaître le fonctionnement dans l'accomplissement de notre matérialité : la monnaie ou l'argent, qu'on ne peut pour l'heure que mépriser par hypocrisie, parce qu'il est nécessaire à notre entretien et à l'acquisition et à l'entretien de tous les outils ou lieux dont notre foi active a besoin. Il ne s'agit évidemment pas de rechercher la richesse, c'est-à-dire, le plus qu'il n'en faut, mais que ce soit pour la richesse ou pour le nécessaire, l'argent a les mêmes caractéristiques et le même fonctionnement.
Il m'a paru, à cet effet, utile, d'afficher ici une vidéo, certes un peu longue (56 minutes) : l'interview récente de Charles Gave par sa fille Emmanuelle Gave, qui nous parle de ce qui survient sans cesse dans la vie économique du monde : l'inflation, et qui, ce faisant, parlent beaucoup de la monnaie d'une manière pas trop rébarbative, me semble-t-il. Il n'est pas inutile de savoir comment fonctionne cet élément que personne ne peut éviter d'utiliser plus qu'il ne peut éviter de manger : la monnaie. La mission en s'élargissant devra elle aussi gérer ses revenus et ses fonds.

Il ne faudra pas tomber, jusqu'au Jour (Rév d'Arès 31/8) qui est de toute façon lointain, dans la métaphysique nihiliste de la dématérialisation. Tout à un coût ; il faut s'y résigner ou disparaître. Le coût de la vie terrestre n'est pas réductible à des théories spirituelles ni même à des idéologies — on a vu l'URSS disparaître pour l'avoir trop souvent mis de côté —. De même que la carte imprimée sur du papier n'est pas le territoire qu'elle représente, la vie que nous commençons à prôner, fondée sur l'amour, n'est pas ce qui est imprimé sur le papier-monnaie, mais nous ne pouvons pas, sans dommages pratiques, oublier le lien existant entre les deux dans l'état actuel des choses. Il est impossible sans se condamner à disparaître de voir la vie spirituelle sur cette terre de péché sans ses réalités matérielles, bonnes tant qu'elles sont vues dans la mesure et la vertu.
La vie, dans un monde matériel, n'est pas égale à elle-même quel que soit le contexte. Les missions ont un coût, le Pèlerinage a un coût, l'édition a un coût, etc. Le siège de notre volonté de changer le monde (28/7) ne réside pas que dans la conscience. Il est, de surcroît, impossible de produire de l'homogénéité à partir de l'hétérogénéité du monde. Je préconise les petites unités humaines qui permettent de mieux approcher l'homogénéité dans un petit nombre d'humains, mais qui ne permettent pas, de toute façon, l'homogénéité elle-même.
Croire ne se résume pas au versant immatériel et spirituel de la vie. Croire a un versant pratique inévitable.
Michel Potay, webmaster

09jun21 231C2
Cher aîné,
Je réagis au rebond de cette nouvelle entrée.
Croire, après avoir découvert La Révélation d'Arès, l'avoir lue et comprise, et s'y être engagé (peu ou prou me concernant, à cause de beaucoup d'épreuves et de difficultés), c’est beaucoup plus qu'une simple motion de conscience. C'est installer en soi la noblesse de la Parole du Créateur, puis opérer de proche en proche (la Moisson) une bénéfique contagion, afin d'opérer une refloraison d'âmes en ce monde qui en a tant besoin.
BizFrat
Roger C. d'Île de France

Réponse :
Mon entrée ne parle pas d'une "simple motion de conscience", au sens que je donne personnellement à conscience qui n'est peut-être pas le sens que vous lui donnez — Le mot conscience a une plutôt large acception, je le reconnais.
Si vous entendez conscience au sens de conviction naturelle, de penchant moral, mon entrée 231 parle plutôt du contraire : Depuis 1974 ma foi ne suit pas tant un penchant, l'émotion suite à l'éblouissement dont j'ai été le témoin, qu'une réflexion et même une longue réflexion.
Je ne sais pas trop, je l'avoue, ce qu'est une motion de conscience. Je sais ce qu'est une motion de censure, une motion d'ordre, une motion de défiance, mais une motion de conscience, je pense que c'est une proposition que fait la conscience à l'humain dont la conscience règle les décisions ; je pense à la conscience comme l'activité psychique dont le sujet a une connaissance intime, personnelle intuitive comme opposée à l'inconscient ? Mon entrée, peut-être mal rédigée, parle d'autre chose ; elle parle de croire en quelque chose de réfléchi, de débattu au fond de soi, par opposition à la conscience comme simple intuition ou comme croyance instinctive.
Mais, pour autant, je ne suis pas du tout opposé à votre façon de voir, qui peut très bien s'ajouter à la réflexion intérieure, cogitée, délibérée au fond de soi. Si vous ajoutez la conviction intime au résultat des supputations, alors c'est idéal. Ce n'est malheureusement pas vraiment mon cas. Tout à l'heure, nous étions, mon épouse Christiane et moi, en train de déjeuner dans un petit caboulot de Bordeaux — dame ! c'est la réouverture des restaurants aujourd'hui — et nous parlions de la question que soulève en moi votre commentaire et Christiane me dit : "Je vous ai toujours connu comme un sceptique." Christiane n'entend pas "sceptique" au sens d'incrédule, mais au sens d'esprit critique, d'analyste. C'est vrai. Je suis un sceptique. Je suis le prophète du Très-Haut parce que l'extraordinaire Événément dont j'ai été témoin en 1974-1977 est impossible à dénier, mais je n'ai pas avancé à l'aveuglette. J'ai réfléchi et je continue de réfléchir à la Parole que j'ai reçue et que je vénère au plus haut point sans me considérer comme aveugle face à elle.

09jun21 231C3
Très cher Frère Ainé,
Je préfère vous adresser quelques lettres pour vous épargner sur ce blog mes banalités. Il est parfois plus simple de partager une œuvre d'art qui vibre à l'œil, à l'oreille raisonnant à la sensibilité de l'âme.
C'est pourquoi, je vous fait partager cette image de la Franc-maçonnerie qui peut être aussi un des chemins chevriers pour comprendre la Vie.
Votre écriture sur "Croire" est d'une clarté très nourricière comme une étoile filante qui illumine un ciel obscur pour éclairer notre pauvre lumignon [Rév d'Arès 32/5] [de la lumière] du message contenu dans La Révélation d'Arès.
Vous nous faites partager votre finitude d'un espoir immense et nourricier.
Je vous embrasse très fraternellement.
Didier D. en Loire Atlantique
Signal

Réponse :
L'œil se perd dans l'apparent fouillis de cette belle image où l'on ne peut pas d'un seul regard voir tout ce qui y figure, car c'est complexe. On y lit "Regarde en toi" — on pense à "Connais-toi toi-même" — et aussi quelque chose comme Perr 761 u 751 sur la ballon de rugby ou l'outre qui se trouve à gauche du vase de fleurs. Il s'agit, semble-t-il d'un triptyque. Merci du fond du cœur pour votre commentaire, qui me rouche beaucoup, et pour cette image.

09jun21 231C4 
Alleluia !
Didier Br. d'Île de France
Deux mains donnent par Didier Br.

Réponse :
Merci, mon frère Didier, pour cette image "Mes deux Mains donnent (Rév d'Arès xxviii/18)".

10jun21 231C5 
Comment vivre ma spiritualité, mon évolution, selon la lumière de La Révélation d'Arès ?
L'éclaircissement ascensionnel glorifie, magnifie sur l'angoisse du présent et de l'avenir. Le bonheur d'avoir épousé le bon itinéraire expose  mes durées  de vivacité vers une attirance incessante de chérir, d'apprécier, d'aimer. Comme le dit si bien "Antonin Artaud et l’amour" ; "Il faut nous laver de cette crasse héréditaire où notre vermine stellaire continue à se prélasser."
C’est à travers la Création que nous pouvons percevoir Dieu.
Donc, aimer la création et ce qu’elle contient, c’est aimer Dieu. La création, c’est la vie, l’univers, les plantes et les animaux, les êtres humains, la Terre, etc. C’est tout ce qu’on peut percevoir. La Création, c’est aussi ce qu’on ne peut pas percevoir.
"Nous sommes comme les graines sous le sable enfouies, Deux millénaires à attendre la pluie. Nous sommes les étoiles prisonnières de la nuit, La lumière fossile d’un passé évanoui. Princes déchus" (Jérôme Matin "Aux fils de Kémèt").
Je ne suis là que pour exalter la flamme céleste. Guerroyons pour nous améliorer dans cet exode, semé d'embûches, contre les aspects nocifs, sombres et noirs de l'égo. Toutefois, ne jamais se décourager ! L'espérance  est à l'image de la paix et si l'on n'espère pas, on ne rencontrera pas l'inespéré. Et rappelons ces paroles : Dieu combattra pour nous, si nous demeurons calmes et en silence (Exode 14). Le sens de notre vie c'est de rejoindre le Père de l'Univers [Rév d'Arès 12/4], le Dieu de notre salut (37/3) et de Le retrouver en apprenant à aimer.
Mary de Bretagne sud

Réponse :
Je vois que vous aimez lire les poètes, et Jérôme Matin en est un bon.
Merci pour ce commentaire, ma sœur Mary.
Mon entrée 231 parle de croire ; elle ne parle pas de "vivre sa spiritualité", qui est autre chose, car je connais des frères et des sœurs humains qui sont selon moi d'authentiques spirituels, en ceci qu'ils se voient comme plus capables que des animaux intelligents, capables d'exister autrement que physiquement, méthodiquement et logiquement, d'exister par exemple dans l'inspiration artistique : la musique, la peinture, la poésie, l'amour, etc., mais qui ne croient absolument pas en une vie surnaturelle, créatrice, post-mortem, angélique, divine, etc. Ainsi Albert Einstein croyait-il en la vie après la mort, parce que, disait-il, "la vie est énergie et la loi physique affirme qu'aucune énergie ne se perd", mais il ne croyait ni en Dieu, ni en l'évolution du monde vers la transcendance et l'immortalité, etc. J'aurais peut-être dû expliquer cela dans mon entrée 231 mais je pensais qu'étant donnée ma situation prophétique et tout ce qu'a dit et expliqué mon blog depuis février 2006, cela allait sans dire.

10jun21 231C6
"Identité française et souveraineté," sont les mots qui concluent cette "capsule" YouTube que vous nous invitez à regarder sur votre blog [231C1].
Pour quelle raison? Je me le demande. Vous êtes apolitique. La souveraineté de la nation française serait-elle en danger selon vous ? Cela aurait-il un lien de conséquences avec la mission prophétique des pèlerins d’Arès et leur avenir? Quelle relation avec votre entrée sur l’apôtre Thomas le sceptique qui veut toucher ce qu’il voit, en l’occurrence les plaies de Christ ressuscité?
Vous nous invitez sans doute au réalisme d’une économie qui s’échoue dans l’inflation et dont Charles Gave et sa fille mentionnent l’histoire avec un brin d’humour. Les temps de pénurie dont vous parliez en 1978 dans vos premiers bulletins semblent arriver.
Le complot de la monnaie Euro éclate à présent sous le faisceau révélateur du Covid 19 comme un négatif révèle ses couleurs au tirage. Vous nous rappelez que "la mission a un coût" et qu’on ne peut ignorer les crises monétaires qui viendront mathématiquement s’intercaler entre les économies occidentales et asiatiques. Validez-vous réellement le sursaut souverainiste et identitaire de la fille de Charles Gave dans cette vidéo ?
L’état qui nous abreuve d’informations fabriquées (quolifichets) pour nous détourner de la réflexion sur nos valeurs et l’intérêt du peuple, est-il bien selon vous au service des élites de l’Europe et non plus de son peuple ? Est-il "l’ennemi" du peuple et de la liberté d’entreprendre ?
Les pèlerins d’Arès sont de plus en plus conscients de la manœuvre totalitaire mondiale qui augmente sa pression par le biais des gouvernements (souvent illégitimes comme aux USA et ailleurs) sur les peuples depuis la crise du Covid. Leur language doit-il évoluer vers plus de réalisme tout en restant le relai spirituel de La Révélation d’Arès ?
Je crois fermement au Message d’Arès et je crois qu’il ne peut être entendu par le monde que porté par des frères capables de soutenir mentalement le "poids du complot mondial" dont seulement une minorité encore accepte la possibilité.
Comment aurions nous imaginé il y a deux ans être "tracés" par un "QR code" pour changer de pays ou rentrer dans un restaurant ?! Même la peste ne légitimerai pas ces procédés liberticides. C’est une entourloupe totalitaire mondiale et je ne parle pas de leur souhait de vacciner nos enfants pour éradiquer à petit feu les générations futures.
Devons nous détourner le regard comme des agneaux pour ne pas recevoir de coup de bâtons ?
José O. D’île de France.

Réponse :
Merci, frère José, pour ce commentaire.
Il m'a fallu le relire plusieurs fois pour ne pas me tromper sur sa signification. Bien que vous disiez : "Je crois fermement au Message d'Arès" , vous ne parlez pas ici de mon entrée 231, mais de mon codicille 231C1 sans rapport, c'est vrai (j'aurais sû le préciser), avec l'entrée 231 "Croire".
L'idée d'afficher la vidéo de Charles Gave interviewé par sa fille Emmanuelle Gave, dont le sujet est "L'Inflation", mais qui parle aussi dans sa deuxième partie des menaces qui pèsent sur la monnaie, l'Euro notamment, est fondée tant sur l'inquiétude que j'ai moi-même concernant l'aspect économique de notre mission en général, que les inquiétudes de frères et sœurs de France ou d'ailleurs, dont je reçois depuis quelques temps des courriers, lettres postales ou eMails, parce qu'ils sont dans le commerce ou vivent de petites entreprises et qu'ils souffrent — certains avec angoisse — de divers problèmes économiques, qui varient selon leurs activités mais qui tous ont un point commun : l'inquiétude pour leurs possibilités financières à venir. J'aurais probablement dû le préciser au début de 213C1.
Ce n'est pas ce que vous appelez "le sursaut souverainiste et identitaire de la fille de Charles Gave", ni les aspects "identité et souveraineté françaises", que j'ai retenu de cette vidéo, mais le fait que cette vidéo donne un enseignement de fond qui, d'une part, est limpide pour des esprits peu formés à l'économie, et d'autre part intéressant concernant les menaces pratiques qui pèsent sur nos trésoreries. Nous traversons des temps difficiles qui nous demandent autant de foi prophétique que de plomb dans la tête (la tempe) (Rév d'Arès xx/10) pour mener notre barque sans sombrer dans la faillite.
Nous sommes pauvres. Aussi avons-nous, tout P(p)èlerins d'Arès que nous soyons, nous qui croyons comme vous dans La Révélation d'Arès, des inquiétudes pour l'avenir de nos petites finances, notamment en ce qui concerne L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès qui depuis quelques années fait des économies pour permettre à la mission de Paris, trop pauvre par elle-même, d'acquérir un local de mission au nord de la Seine, parce que la mission du sud de la Seine, rue Losserand, est devenue beaucoup trop petite. Et chaque année nous voyons les prix de locaux parisiens augmenter et nous nous demandons si, une forte inflation et une dévaluation de l'Euro menaçant, nous arriverons à acheter un local qui permette tout à la fois d'être une bonne vitrine dans une rue de Paris qui soit passante, une bonne surface pour recevoir du monde et un local adjacent aménageable en salle de prière.
Nul frère ou sœur chez nous n'ignore que la monnaie varie avec ce que vous appelez "le poids du complot mondial", mais le besoin de le déplorer, de changer le monde (Rév d'Arès 28/7) pour que ce "complot" cesse un jour, ne saurait effacer la nécessité de ne pas ignorer que ce complot existe depuis des siècles et qu'il faut faire avec pour des générations encore (24/2).
Au reste, aujourd'hui même je vois sur "Les Echos" (sur l'Internet, je ne suis pas abonné) que l'inflation menace en effet : "Le retour de l'inflation pourrait changer la donne. Avec le retour de l'inflation, l'écart risque de se creuser entre le taux de rémunération de l'épargne et le coût de la vie. Si la tendance se poursuit, le gouvernement risque d'être confronté, en pleine période électorale, à une question hautement risquée politiquement."

11jun21 231C7 
Merci, frère Michel, pour cette riche et profonde entrée : "Croire".
Quel mérite a l'oiseau de voler ? Aucun puisqu'il a des ailes !
Ah ! s'il suffisait d'écarter les bras pour que le monde change ! Mais non, et que ceux qui voudraient croire cela, s'essayent à partir de la fenêtre du troisième étage... Gare à la chute !
"Croire c'est chercher" avez-vous écrit quelque part. Il y a comme ça, des phrases qui marquent l'esprit et qui poussent à la réflexion, laquelle réflexion pousse à l'action et voilà que le monde commence à changer... et la mouche y boit (déjà) (Rév d'Arès xix/18)
PS : Les restaurants ont donc réouvert, ouf ! Après une aussi longue fermeture, je craignais que les gens aient perdu définitivement l'appétit !
À nous maintenant de leur faire découvrir l'appétit pour la Vie !
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Oui, frère Dominique, croire c'est chercher et j'ajoute ici : c'est croire qu'il faut chercher.
Il y a longtemps que je m'efforce d'épanouir l'esprit critique des croyants qui me suivent et dont le mérite est, très souvent, de sortir de l'irréfragable abandon à une croyance pour entrer dans la persistante recherche des raisons de croire. C'est évidemment dans ce sens que le Père parle de ranimer le faible lumignon de notre intelligence quasi éteinte (Rév d'Arès 32/5). Merci, frère Dominique, pour ce commentaire.
Quand j'étais un clerc de l'Église Orthodoxe je lisais un livre de Paul Evdokimov "Les âges de la vie spirituelle", que je viens de retrouver dans ma bibliothèque. Le livre est éculé, preuve que je le lus beaucoup autrefois. Dans la chapitre "La foi", Evdokimov écrit :
"La foi porte en elle-même un obstacle inhérent à sa très énigmatique nature ; il est exactement à la mesure de sa grandeur :  Dieu est au Ciel et les hommes sont sur la Terre [Osty traduit par : Dieu est au Diel et toi sur la Terre, Ecclésiaste 5/1]. Cette distance invivable à la longue, faisait jardis pousser à Isaïe ce cri profondément humain : Ah ! si tu déchirais les cieux et descendais [sur terre] (Isaïe 64/1) — Je fais remarquer : 63/19 dans certaines Bibles —.
L'optimisme souvent forcé de nos cantiques ne résout pas ce sentiment secret d'une absence que l'on craint d'avouer.
Comment d'une connaissance abstraite, lointaine, catéchétique, passer à la rencontre personnelle, à la communion vivante ? Comment la foi en Dieu peut-elle entrer dans la vie des hommes ? "Pourquoi Dieu rend-il la foi si difficile ?" se demande l'homme en proie au doute."
Paul Evdokimov se lance alors sur une perspective, qui est loin d'être fausse, car cet homme était un très intelligent orthodoxe, un des meilleurs analystes de Dostoïevski. Il tourne autour du fait que "toute preuve contraignante viole la conscience humaine", mais je ne pense pas que nous, apôtres, puissions argumenter de cette façon face à un monde tombé très bas dans les couches inférieures de la lumière psychique.
Je prends le problème autrement, je le prend à la façon qu'à mon avis a La Révélation d'Arès d'aborder le très difficile problème de la foi pour ceux, les rares, qui n'ont pas au fond d'eux l'évidence que la Vie Créatrice existe et que nous en dépendons d'autant plus étroitement que nous en sommes une part.
Pour moi, du moins tel que je comprends La Révélation d'Arès, croire se réduit à agir, faire, créer, ce n'est pas un sentiment. Nous vivons dans un monde moderne, qu'à l'évidence l'Auteur de La Révélation d'Arès connaît bien, où le concept de la vie se réduit à la biologie moléculaire qui prétend percer tous les secrets de la chair humaine qui est, il faut l'admettre, la seule chose de l'homme qu'on puisse voir, palper, peser, analyser, etc. Dans ce contexte la cervelle et la pensée qui en émane sont réifiées, chosifiées, objets d'étude ; l'objet de nos affects n'est plus qu'un bout de chair de plus, point final. Que deviennent les profondeurs insondables de notre psychè ?
Nous ne sommes pas des machines plus ou moins perfectionnées qui réagisent à des tableaux de bord plus ou moins complexes. À la question byzantine : "Qu'est-ce que Dieu ? Qu'est-ce que les anges ? Etc ?" nous devons répondre : "D'abord, qu'est-ce que l'homme ? Une machine ? Un Enfant de Dieu ? Une machine fonctionne. Un Enfant de Dieu crée. C'est très différent." L'homme n'est pas une machine, mais il n'est pas non plus un créateur sans réflexion, sans pensée précréatice. Je ne peux pas croire que Dieu, le Père, la Vie, le Très-Haut, etc. ait déclenché la Création sans avoir réfléchi à ce qu'Il allait faire vivre. L'homme digne de ce nom doit s'interroger de même : Je suis créé, mais pourquoi crois-je que je suis créé ? Il ne peut pas croire n'importe quoi sans se poser cette question. L'intention et l'affect ne sont pas des purs signaux, chiffrables, analysables dans des plans théoriques. L'intention et l'affect sont la vie comme molécule, multipliée à l'infini, de la Vie. Je ne suis pas un individu seulement créé comme une marionnette ; je suis un être transparent et prédictible ; je tire moi-même mes ficelles. Des chaînes, oui, j'en ai, mais ma caractéristique est que je peux leur échapper. Je décide, mais pas sans penser.

13jun21 231C8
Je ne suis pas un fidèle de votre blog, parce que d'autres topiques (mot que vous utilisiez beaucoup il y a dix ans et plus et qui a disparu de votre clavier) retiennent aussi mon attention, mais j'y reviens régulièrement. En y revenant après des laps de temps assez long ailleurs, j'y observe mieux la richesse de votre bagage intellectuel et l'évidence de la méthode que vous avez décidée pour, j'imagine, former vos troupes apostoliques.
Vous développez depuis l'origine du blog une conception de la foi qui dédaigne l'extase machinale, la dévotion irréfléchie devant l'événement surnaturel déclencheur de la révolution potayenne de la foi  (1974-1977) pour une méthodologie réflexive, qui n'est quand même pas sans charme. Cet accès à la foi fait de vous quelqu'un qui fera date plus tard, mais qui ne peut pas sur le moment agiter ou confondre les esprits, parce que dans votre métaphysique il n'y a rien de la superficialité et de l'immédiateté qui forment le fond (ou plutôt la surface, hélas) des idées qui courent actuellement.
Je regardais hier le G7 à Londres et j'étais contrit de voir sep esprits creux devant moi : Merkel, Macron, Johnson et Biden et trois autres dont je n'ai pas retenu les noms (Italie, Canada et Japon) autour de la pauvre reine Elisabeth II. Je me disais : Mais pourquoi ces gens vont-ils imaginer des stratégies d'épicier pour contrer la Chine alors qu'il faudrait définir à une philosophie de l'homme, une ontologie existentielle profonde que probablement peu d'humains sont actuellement capables de dresser de façon claire. Je crois que vous, Michel Potay, êtes de ces conseils que ce gens-là devraient consulter.
Je ne suis pas étonné que vous soyez un admirateur de Platon (et de Socrate, mais on ne connaît Socrate que par Platon dont il n'est peut-être qu'un prétexte), mais je suis étonné que vous ne parliez jamais d'Aristote, que vous connaissez inévitablement de même. Pourquoi l'esquivez-vous ?
José-Maria F. d'Espagne

Réponse :
Votre signature me fait penser à José-Maria Flotats, ce catalan qui a été sociétaire de la Comédie Française. Mais bon ! ce n'est probablement qu'une coïncidence. Merci pour votre commentaire qui m'encense plus que je ne le mérite, mon frère José-Maria. En tous cas, vous résidez en Espagne, ce qui n'est pas sans m'émouvoir, parce que dans ce pays j'ai très peu de correspondants.
Est-ce que je "connais inévitablement Aristote" ? Oui, je connais Aristote, mais comment expliquer qu'il m'attire moins que Socrate et Platon ? Je crois qu'Aristote n'a existé par par Platon, à l'Académie duquel il avait étudié. Mais c'est un peu comme les aciéries n'existent que par le feu : feu dans les hauts-fourneaux, feu dans les forges, etc. ; je suis beaucoup moins attiré par les aciéries que par le feu. Pour moi le feu, c'est Platon, qui a eu pour étincelle de départ Socrate. Il m'arrive de dire, injustement je le reconnais, qu'Aristote est le plombier de Platon. En fait, je trouve qu'Aristote a eu tort d'exprimer son désaccord avec la philosophie des "idées" de Platon, car c'est sur ce point qu'ils différaient vraiment.
Ceci dit, Aristote avait quand même été un étudiant de l'Académie de Platon pendant vingt ans, je crois, même si à l'époque les étudiants n'apprenaient et ne répétaient pas comme des perroquets les leçons du maître, mais en discutaient avec lui. L'Académie antique n'était pas l'académie d'aujourd'hui. D'après Warner Jäger, grand helléniste, Aristote fut même, un temps durant, plus avide de spiritualité que Platon, allant même jusqu'au mysticisme : "La meilleure chose est de ne pas naître ; la mort est préférable à la vie" (Éthique à Eudème). Mais Aristote a aussi écrit : "Il n'y a pas de justice dans les prérogatives au nom desquelles chacun réclame le pouvoir pour lui-même et l'asservissement pour les autres."
Oui, vous avez raison, Aristote reste un très grand bonhomme. Mais enfin, je ne peux pas citer tous les penseurs qui méritent d'être cités. Je n'en finirais pas. Je note votre remarque, malgré tout.

13jun21 231C9
Cher prophète,
Croire est donc une "dynamique" ; un état permanent actif, en mouvement constant. Ce n'est pas une agitation, mais une "chose vivante" (comme la nature, un jardin, un couple...), qui nous oblige à être dans ce mouvement pour le sentir et le comprendre.
Si on cherche a le figé [?] (c'est "rassurant") comme on nous a éduqués, formatés... cela meurt et nous avec, n'est-ce pas ?
Est-ce bien cela que vous voulez nous enseigner sur ce qu'est le sens profond de croire ?
Est-ce que je comprends bien ce que vous écrivez à ce sujet ?
Je vous embrasse et vous remercie pour votre lumière.
(la photo, une de plus dans votre collection j'imagine: m'amène à un vœu, celui d'être à la fois épi de blé et coquelicot, nourricier et flamboyant, les deux sont nécessaires à la vie et apportent de la beauté)  
Gaël L., Région Nantaise
Coquelicots par Gaël Langevin

Réponse :
Merci pour la belle image : un champs de coquelicots ! Vous savez donc combien j'aime cette fleur des champs.
Bigre ! Je vous croyais partis loin de nous, mon frère Gaël et sans doute votre épouse Véronika. J'étais sans nouvelles de vous deux depuis des années. Et puis, tout d'un coup, voilà un commentaire signé de vous. Je vous avoue ma grande émotion en vous lisant.
Je suis heureux que cette entrée "Croire" vous ait soudainement réveillé.
Oui, croire est un acte dynamique comme tout ce qui ressort de notre mouvement de pénitence, croire est en somme un acte créateur permanent. Ce n'est pas une situation statique définitive, puisque le croyant est quelqu'un qui s'interroge sans cesse. Je pensais avoir déjà dit cela de diverses façons, mais le Père a raison de me recommander de ne pas me lasser de parler, car le vrai n'est pas compris de toutes les façons possibles. Selon les dispositions intellectuelles des uns et des autres il faut présenter le vrai de toutes les façons possibles et il arrive alors que, soudain, une façon de dire parmi toutes les autres "fait tilt", comme disaient mes filles quand elles étaient gamines.
Nous sommes des vivants charnels humains. Mais qu'est-ce qu'un vivant charnel humain ? Qu'est cet animal pensant auquel chacun de nous, pécheur et pécheresse, est revenu de façons diverses après avoir presque oublié son Fond spirituel, sa ressemblance divine ? Je dirais que le vivant charnel avec ses débris ou résidus de spiritualité qui parfois s'agitent au fond de lui, comme c'est votre cas aujourd'hui, est avant tout un acteur du devenir conscient, de l'agir conscient, de l'autocréer conscient, ce que n'est jamais un animal, une plante, un insecte, un microbe. Le vivant charnel n'est pas seulement ce qui s'exprime dans le temps (Rév d'Arès 12/6) et dans l'espace (32/3), parce que cela les animaux le font aussi, mais le vivant charnel est aussi ce qui produit le temps et l'espace, ce que ne peuvent pas faire les animaux. C'est cela le propre de l'homme comme Enfant du Créateur. Car le temps et l'espace ont été déclenché par le péché. Pour se livrer au péché il fallait être créateur, parce que créer c'est créer le bon comme le mauvais. La Vie ne crée que le bon, parce que c'est sa Volonté (12/4), mais l'homme a créé le mal par surcroît, parce qu'il en avait le pouvoir, comme il a le pouvoir de revenir au bon. C'est cela la dynamique du croire ; le croire n'est pas l'admettre, point final, le croire est l'agir.
Le croire s'exprime, en somme, par l'interaction du vouloir-faire avec la résistance animale.

13jun21 231C10
J'aimerais partager avec vous et les lecteurs du blog ce dessin réalisé par ma belle fille Julie, à l'occasion de mon anniversaire.
Julie m'a dit que contrairement à l'aigle qui a le regard sévère, le faucon a un regard à la fois doux et perçant. C'est bien le regard du prophète.
Avec toute ma reconnaissance pour votre enseignement.
Algia C. de Lorient , Bretagne-Sud
Faucon par Julie

Réponse :
J'aime beaucoup cette représentation du faucon (Rév d'Arès xvi/14, xix/24, xLv/14-26) par votre belle-fille Julie. Il a la tête dans le ciel : étoiles, lune, le "regard à la fois doux et perçant". Je suis profondément touché. Dites bien à Julie que je la remercie.
Le faucon n'a rien à voir avec le processus mythique de l'imagination, qui estompe tout. Le faucon est l'oiseau du grand Fauconnier qu'est la Vie, l'oiseau de la réalité ; il est là, il regarde et voit, il survole le monde et la quotidienneté, il a tous ses frères et sœurs dans son nid, il les nourrit de son enseignement. Le faucon est l'éveillé qui éveille. Héraclite disait que "les hommes endormis ont chacun leur monde ; seuls, les hommes éveillés n'ont qu'un monde," et n'avoir qu'un monde est la condition nécessaire pour pouvoir changer le monde (Rév d'Arès 28/7). Dans mon entrée 230 "Socrate et Platon" j'ai évoqué de Platon la parabole de la caverne, où le prisonner de la caverne libéré de ses chaînes est arraché au faux-semblant des apparences sensibles auxquelles le soumettait la politique pour parvenir, pas sans certaines souffrances certes, au vrai monde intelligible. Parvenu sur les hauteurs, comme le faucon, il comprend alors que les ombres chinoises qu'il voyait s'agiter sur la paroi de la caverne n'étaient que des ombres très lointaines de la réalité. C'est alors qu'il commence à distinguer les vérités éternelles et qu'il peut voir en face la Lumière. C'est l'espace jaune que Julie a dessiné et peint dans le haut de son image.
Le faucon n'est que le premier d'une longue lignée de colporteurs de la réalité : Ceux qui ne sont encore pour l'heure que les oisillons du faucon (Rév d'Arès xLv/14) et qui deviendront un jour faucons à leur tour. Nous sommes les générateurs d'une longue lignée de prophètes.

13jun21 231C11
Je trouve que c'est une bonne idée de mettre le lien avec la vidéo de Charles Gave [interviewé par sa fille Emmanuelle] sur votre entrée car c'est un homme qui connaît très bien son sujet, la finance, un domaine où la réflexion intellectuelle objective sur des informations fiables est une nécessité, alors que dans le domaine de la foi, l'intelligence intellectuelle n'est qu'un des éléments d'une vie spirituelle dynamique et elle n'est pas indispensable.
Car réfléchir à l'avenir et aux difficultés que nos enfants devront surmonter et donc la mission pour la Parole dictée à Arès est important pour vos lecteurs.
Par contre les idées politiques ou philosophiques de Gave sont très contestables, et sa réflexion sur ces sujets est très limitée.
Je signale deux livres à vos lecteurs :
1 Un livre écrit par Gave, "Un libéral nommé Jésus", facile à lire et décoiffant pour la pensée commune. Il montre à quel point le texte des évangiles pris isolément est interprétable, ici avec un biais de pensée dite "libérale"
2 Un livre beaucoup plus profond de Georg Simmel, "La philosophie de l'argent" qui a influencé beaucoup de sociologues et penseurs modernes. Il est plus difficile à lire, mais le côté parfois "café philosophique de votre blog" est un encouragement bienvenu à stimuler nos neurones qui en ont bien besoin dans ce monde agité qui les stérilise trop souvent. Simmel a également écrit sur la religion.
Antoine B. du Languedoc

Réponse :
Merci, mon frère Antoine, de trouver que l'affichage de la vidéo de Charles Gave — pas Grave, je me suis permis de corriger—, interviewé par sa fille Emmanuelle, était une bonne idée. Oui, nous ne devons jamais perdre de vue les réalités pratiques de la vie, dont font partie les affaires d'argent, de monnaie, d'économie.
Je n'ai jamais lu "Un libéral nommé Jésus" de Gave ni "La philosophie de l'argent" de Simmel. On me propose un tel nombre de livres à lire qu'il me sera probablement impossible de les lire tous d'ici ma sortie de la chair, mais j'essaierai de lire les ouvrages que vous me recommandez ici.

13jun21 231C12  
Ne plus croire et croire

Écorché et accroché j'étais
Tous les jours à ce mot
Croire pour rester vivant.
Seule espérance, croire
Fil invisible mais solide
Du pauvre homme errant.
J'ai cru à bien des choses
Blessé sur des sentiers tordus
Pour donner sens à ma vie.

Croire et s'abandonner
A la Vie qu'Il me donne.
Je n'ai plus besoin de croire,
Parce que je lui dis : Entre !
Alors mon cœur retiendra
Ce qu'il pourra de la Vie.
Je n'ai plus besoin de croire
Car ce qu'il dit est le Vrai,
Comme un oiseau, je mange
Toute la Vérité de ses mots.
Je n'ai plus besoin de croire
Parce qu'Il est tout en moi
Et tout en Lui est de Lui.
Alors je le crois sur parole.

Oh ! Pauvre mémoire
Je ne peux retenir
La Mer de ces mots.
Oh ! Pauvre de moi
Je ne peux bien réfléchir
Et heureux, je ne suis pas
Car Elle entre et sort
Par les grandes mailles
De ma pauvre tête.
Jean-Louis Alexandre C., d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Jean-Louis, pour ce poème qui comme beaucoup d'œuvres poétiques est un aveu.
Je vous propose, si vous en avez le temps, de lire le discours de récepton du prix Nobel de littérature Saint-John Perse, prononcé à Stockholm en 1960.
La poésie, sans vous, ne serait pas souvent à l’honneur. C’est que la dissociation semble s’accroître entre l’œuvre poétique et l’activité d’une société soumise aux servitudes matérielles. Écart accepté, non recherche par le poete, et qui serait le même pour le savant sans les applications pratiques de la science. [...]
Quand on mesure le drame de la science moderne découvrant jusque dans l’absolu mathématique ses limites rationnelles ; quand on voit, en physique, deux grandes doctrines maîtresses poser, l’une un principe général de relativité, l’autre un principe quantique d’incertitude et d’indéterminisme qui limiterait à jamais l’exac­titude même des mesures physiques ; quand on a entendu le plus grand novateur scientifique de ce siècle, initiateur de la cosmolo­gie moderne et répondant de la plus vaste synthèse intellectuelle en termes d’équations, invoquer l’intuition au secours de la raison et proclamer que "l’imagination est le vrai terrain de germina­tion scientifique", allant même jusqu’à réclamer pour le savant le bénéfice d’une véritable "vision artistique" — n’est-on pas en droit de tenir l’instrument poétique pour aussi légitime que l’instrument logique ?
Au vrai, toute création de l’esprit est d’abord "poétique" au sens propre du mot ; et dans l’équivalence des formes sensibles et spirituelles, une même fonction s’exerce, initialement, pour l’entre­prise du savant et pour celle du poète. De la pensée discursive ou de l’ellipse poétique, qui va plus loin et de plus loin ? Et de cette nuit originelle où tâtonnent deux aveugles-nés, l’un équipé de l’outillage scientifique, l’autre assisté des seules fulgurations de l’intuition, qui donc plus tôt remonte et plus chargé de brève phosphorescence ?
La réponse n’importe pas. Le mystère est commun. Et la grande aventure de l’esprit poétique ne le cède en rien aux ouvertures dra­matiques de la science moderne. Des astronomes ont pu s’affoler d'une théorie de l’univers en expansion ; il n’est pas moins d’expan­sion dans l’infini moral de l’homme — cet univers. Aussi loin que Ia science recule ses frontières, et sur tout l’arc étendu de ces frontières, on entendra courir encore la meute chasseresse du poète. Car si la poésie n’est pas, comme on l’a dit, "le réel absolu", elle en est bien la plus proche convoitise et la plus proche appréhension, à cette limite extrême de complicité où le réel dans le poème semble s'informer lui-même. Par la pensée analogique et symbolique, par l’illumination lointaine de l’image médiatrice, et par le jeu de ses correspondances, sur mille chaînes de réactions et d’associations étrangères, par la grâce enfin d’un langage où se transmet le mou­vement même de l’Être, le poète s’investit d’une surréalité qui ne peut pas être celle de la science. Est-il chez l’homme plus saisissante dialectique et qui de l’homme engage plus ? Lorsque les philosophes eux-mêmes désertent le seuil métaphysique, il advient au poète de relever là le métaphysicien ; et c’est la poésie, alors, non la philoso­phie, qui se révèle la vraie "fille de l’étonnement", selon l’expression du philosophe antique à qui elle fut le plus suspecte.
Mais plus que mode de connaissance, la poésie est d’abord mode de vie — et de vie intégrale. Le poète existait dans l’homme des cavernes, il existera dans l’homme des âges atomiques, parce qu'il est part irréductible de l’homme. De l’exigence poétique, exigence spirituelle, sont nées les religions elles-mêmes, et par la grâce poétique, l’étincelle du divin vit à jamais dans le silex humain.
Quand les mythologies s’effondrent, c’est dans la poésie que trouve refuge le divin ; peut-être même son relais. Et jusque dans l’ordre social et l’immédiat humain, quand les Porteuses de pain de l’antique cortège cèdent le pas aux Porteuses de flambeaux, c'est a l'imagination poétique que s’allume encore la haute passion des peuples en quête de clarté.
Fierté de l’homme en marche sous sa charge d’éternité ! Fierté de l'homme en marche sous son fardeau d'humanité, quand pour lui s'ouvre un humanisme nouveau, d’universalité réelle et d’intégralité psychique... Fidèle à son office, qui est l’approfondis­sement même du mystère de l’homme, la poésie moderne s’engage dans une entreprise dont la poursuite intéresse la pleine intégration de l’homme. Il n’est rien de pythique [= apollonien] dans une telle poésie. Rien non plus de purement esthétique. Elle n’est point art d’embaumeur ni de décorateur. Elle n’élève point des perles de culture, ne trafique point de simulacres ni d’emblèmes, et d’aucune fête musicale elle ne saurait se contenter. Elle s’allie, dans ses voies, la Beauté, suprême alliance, mais n’en fait point sa fin ni sa seule pâture. Se refusant à dissocier l’art de la vie, ni de l’amour la connaissance, elle est action, elle est passion, elle est puissance, et novation toujours qui déplace les bornes. L’amour est son foyer, l’insoumission sa loi, et son lieu est partout, dans l’anticipation. Elle ne se veut jamais absence ni refus. Elle n’attend rien pourtant des avantages du siècle. Attachée à son propre destin, et libre de toute idéologie, elle se connaît égale à la vie même, qui n’a d’elle-même à justifier. Et c’est d’une même étreinte, comme une seule grande strophe vivante, qu’elle embrasse au présent tout le passé et l’avenir, l’humain avec le surhumain, et tout l’espace planétaire avec l’espace universel. L’obscurité qu’on lui reproche ne tient pas à sa nature propre, qui est d’éclairer, mais à la nuit même qu’elle explore ; celle de l’âme elle-même et du mystère où baigne l’être humain. Son expression toujours s’est interdit l’obscur, et cette expression n’est pas moins exigeante que celle de la science.
Ainsi, par son adhésion totale à ce qui est, le poète tient pour nous liaison avec la permanence et l’unité de l’Être. Et sa leçon est l’optimisme. Une même loi d’harmonie régit pour lui le monde entier des choses. Rien n’y peut advenir qui par nature excède la mesure de l’homme. Les pires bouleversements de l’Histoire ne sont que rythmes saisonniers dans un plus vaste cycle d’enchaînements et de renouvellements. Et les Furies qui traversent la scène, torche haute, n’éclairent qu’un instant du très long thème en cours. Les civilisations mûrissantes ne meurent point des affres d’un automne, elles ne font que muer. L’inertie seule est menaçante. Poète est celui-là qui rompt pour nous l’accoutumance. Et c’est ainsi que le poète se trouve aussi lié, malgré lui, à l’événement historique. Et rien du drame de son temps ne lui est étranger. Qu’à tous il dise clairement le goût de vivre ce temps fort ! Car l’heure est grande et neuve, où se saisir à neuf. Et à qui donc céderions-nous l’honneur de notre temps ? [...]
Au poète indivis d’attester parmi nous la double vocation de l'homme. Et c’est hausser devant l’esprit un miroir plus sensible à ses chances spirituelles. C’est évoquer dans le siècle même une condition humaine plus digne de l’homme originel. C’est associer enfin plus largement l’âme collective à la circulation de l’énergie spirituelle dans le monde... Face à l’énergie nucléaire, la lampe d'argile du poète suffira-t-elle à son propos ? Oui, si d’argile se souvient l’homme.
Et c’est assez, pour le poète, d’être la mauvaise conscience de son temps.

14jun21 231C13 
Cher Frère Michel,
Merci pour cette nouvelle entrée qui nous rappelle que croire en la vie est d'abord croire en l'homme, car l'homme est image et ressemblance du Père.
Partant de là pour accomplir ce à quoi nous croyons, c'est-à-dire au retour en Éden, nous devons, avec le reste et le petit reste, avoir beaucoup d'humilité par notre exemple.
Devant les difficultés de plus en plus oppressantes de la vie terrestre uniquement accès sur la matière, que nous nous sommes donnée ou que nous avons subie.
L'interrogation demeure : Comment sortir de ce tunnel une bonne fois pour toutes, en amenant avec nous un maximum d'image et de ressemblance de Dieu. Il nous faudra beaucoup de patience dans ce chantier que nous devons mettre en route par la pénitence sans cesse renouvelée par la réflexion spirituelle, qui doit retrouver sa place dans la lucidité et surtout l'amour du prochain.
D'autres horizons s'ouvriront à nous praticables dans le concret puisque nous devons retrouver la vraie Vie. Encore merci frère Michel pour cette magnifique entrée.
Paul et Marie-Josèphe S. de Lorraine

Réponse :
Merci, ma sœur Marie-Josèphe et mon frère Paul, pour ce distingué commentaire.
Lorsqu'un homme moderne s'interroge sur le sens de la vie et sur ce qu'il faut rechercher dans l'existence, les premières choses qui lui viennent à l'esprit sont à peu près toujours le bonheur, la justice, la santé. Mais ces faveurs de la vie ne durent que quelques décennies. Il en existe d'autres plus valables encore, qui sont devenues, hélas, insensibles au commun matérialiste, mais qui deviennent sensibles, voire même très sensibles au rare spirituel qui sent que dans la pénitence s'opère un début de fusion entre sa vie et la Vie, entre son séjour terrestre et un futur séjour post-terrestre qui, lui, va durer beaucoup, beaucoup plus longtemps. Au Moyen-Âge, qui n'est pas si vieux, quelque sept ou huit siècles, l'espérance de vie terrestre était courte — 25 ans au XIIIe siècle — mais ceux de ces humains de vie brève morts avec une âme séjournent dans l'espace infini depuis neuf siècles déjà. Penser à sa vie post-mortem n'est pas vain. Jésus qui m'a visité en 1974, pénitent de très haut niveau, était l'hôte de l'espace depuis plus de vingt siècles ! "La vie est brève, la mort est longue" (Nikos Kamantzakis).
Le pénitent ne prépare pas que sa vie post-mortem ; il contribue au changement du monde (Rév d'Arès 28/7), et c'est là que, comme vous dites : "D'autres horizons s'ouvriront à nous praticables dans le concret, puisque nous devons retrouver la vraie Vie."

15jun21 231C14
Merci de nous enseigner [Rév d'Arès 39/1] et de nous guider [25/1, 38/5] sans relâche sur les sentiers chevriers [25/5].
Dans l'entrée précédente sur Socrate et Platon vous nous invitez à nous remettre en question plus profondément, à aller au-delà de ce que nous ressentons et percevons. car souvent nous en restons là et déclarons : "C'est  vrai," puisque nous le ressentons. Mais nos ressentis ne sont-ils pas conditionnés par notre culture et donc sujets à erreurs ?
Nous croyons parfois fortement et sincèrement à des choses, car nous les avons ressenties au fond de nous mais sont-elles vraies pour autant ?
Seule l'humilité de celui qui dit : "Je sais que ne sais rien", ce que je crois savoir je dois le remettre sans cesse en question, même ce que je ressens, car la vérité est au-delà .
La seule boussole avec laquelle je suis sûr de ne pas me perdre, c'est l'amour ou la pénitence, qui est cet effort constant d'aimer, de pardonner. Dès que je m'éloigne de l'amour je m'égare, car je m'éloigne de la Vie.
Cela me fait penser à cette phrase de La Révélation d'Arès (37/6) : Prends garde au tentateur ; Je te donne la force pour le vaincre mais il redoublera de ruse et d'efforts. Ève y a succombé, mais Marie a triomphé de lui, fais-toi d'elle une compagne de route, ne lâche pas les pans de son manteau..." Marie plus qu'une simple femme, est le symbole de l'Amour, le côté Mère du Créateur .
Dans cette nouvelle entrée vous nous invitez à réfléchir sur notre foi.
Croire ? Pour beaucoup de gens croire c'est ressentir et s'accrocher à ce qu'on ressent quitte à gober n'importe quelle ânerie derrière. On le voit bien avec toutes les croyances inutiles et superstitieuses qui encombrent les religions (chez les chrétiens : Jésus mort sur la croix pour nous sauver, la trinité (dieu à trois têtes, Rév d'Arès 23/7), la confession pour effacer les péchés, etc. Chez les musulmans : un paradis pour les hommes avec de belles femmes... et les femmes, alors, auront-elles des apollons ou des bijoux, etc ?
Si au départ le ressenti, l'émotion  jouent un rôle dans la foi, ensuite il nous faut réfléchir pour rendre cette foi active et constructive, sinon on risque de tomber dans la superstition [Rév d'Arès 21/1] ou le mysticisme qui est pour moi une recherche de sensations et d'émotions spirituelles qui ne sont ni constructives, ni créatrices.
C'est pourquoi l'humilité et la réflexion : Heureux les réfléchis [Qohélet 7/14], est essentielle à l'ascension [Rév d'Arès 7/2, 38/5], si nous ne voulons pas tomber dans le piège de l'orgueil et de l'autosatisfaction.
Je trouve très pertinent ce que souligne ce frère Jose-Maria F. dans son commentaire (231C8) : En gros, qu'une meilleure vision de l'humain entraînerait de meilleures décisions politiques .

PS: J'ai relevé dans votre entrée et le commentaire 231C1 quelques fautes d'orthographe; je m'excuse d'être casse-pieds. C'est très rare que vous faites des fautes dans vos entrées, que vous soignez.
Aussi,  j'aime bien que vos entrées soient parfaites. Il est vrai que dans vos réponses il y a plus de fautes, mais je ne crois pas important de les rectifier sauf s'il s'agit de fautes de sens :
le juifs et le chrétiens
L'incertitude est la problème n°1
Dans votre commentaire 231C1, j'ai relevé :
ne peut pas renoncer à aux réalités
bonnes tant qu'elle sont vues dans la mesure et la vertu.
Autres remarques :
Quand vous écrivez : "Or, cette nuit-là, me suis-je réellement transporté dans l'Univers ?"
le faites vous volontairement ou bien auriez-vous du écrire :
"ai-je été transporté dans l'univers par le Créateur? "
Vous êtes vous transporté tout seul ?
Dans le 231C1 vous employez  le mot codicille . J'ai recherché dans le dictionnaire et j'ai trouvé la définition suivante:
Un codicille est un document qui amende plutôt qu'il ne remplace un testament précédemment écrit.
Vous employez le terme codicille, le faites-vous ici à dessein, en pensant que votre départ pour l'au-delà est proche et que ce que vous écrivez ici est une sorte de testament?
Merci pour tout le travail que vous faites pour nous laisser une mine d'enseignements qui nous nourrit et nourrira les générations à venir.Je vous embrasse de toute mon affection fraternelle.
Denis K.de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci pour les corrections que j'ai effectuées aussitôt que je vous ai lu. Il me faut souvent écrire vite sans me relire, ou en me relisant trop vite pour voir toutes les fautes, j'en suis contrit. Pardonnez-moi. Dans les maisons d'édition il y a des correcteurs pour donner aux manuscrits retenus une tournure orthographique et syntaxique correcte avant d'être envoyés à l'imprimerie, car tous les auteurs, quels qu'ils soient, font des fautes. C'est inévitable : Quand la pensée importe plus que l'écriture, l'auteur ne peut pas voir toutes ses fautes. Moi, je suis tout seul, je ne jouis pas de l'aide d'un correcteur.
Oui, un codicille est un écrit postérieur à un testament le modifiant, le complétant ou l'annulant. Ici le texte de 231C1 complète mon entrée.
Par ailleurs, j'ai écrit en effet : "Or, cette nuit-là, me suis-je réellement transporté dans l'Univers ?" Aurais-je dû écrire à la place : "Ai-je été transporté dans l'univers par le Créateur? " Vous me demandez : "Vous êtes vous transporté tout seul ?" Mon réponse est : Je n'en sais rien. J'ignore si, soudainement mort pour un petit moment, je me suis retrouvé naturellement dans les étoiles, ou si j'y ai été "transporté par le Créateur". C'est à mes yeux sans importance. Seul le fait de m'être retrouvé dans les étoiles, de quelle que façon que ce fût, compte à mes yeux.
Merci, mon frère Denis, pour ce pertinent commentaire.

15jun21 231C15
Bien aimé frère Michel,
C’est la première fois que j’ose parler sur votre blog.
Car je viens de découvrir une vidéo que je souhaite faire connaître, l’interview de l’économiste Gunter Pauli, un homme remarquable dans le "faire", qui, me semble-t-il, a sorti le bout de son nez de la caverne [de Platon], un homme qui cherche et que "l’impossible" n’arrête pas. Il propose un modèle économique pour le futur, inspiré de la nature, en faveur de "la meilleure solution", dans le partage avec tous, et qui veut tendre à "l’économie du bonheur". Vidéo longue, certes, mais plus j’ai avancé dans la vidéo, plus je me suis régalée… d’espérance et d’enthousiasme contagieux.
https://www.francesoir.fr/videos-le-defi-de-la-verite/gunter-pauli-lentretien-essentiel#.YMZRO7GyzoM.whatsapp
Car comme vous le dites si bien dans votre entrée "Finitude", « la Terre est loin d’être achevée. Nous avons tout juste commencé… »
Quand je crois, alors, l’impossible n’est plus là.
Parce que je cherche les solutions… et qu’elles se concrétisent dans le faire… ce qui ne fait que renforcer mes possibilités.
Ai-je vraiment conscience de mes capacités co-créatrices infinies ? De ma nature, car je suis — nous sommes — relais de la Puissance créatrice infinie, et qui par Son Souffle me relaie et me porte quand je tombe dans le doute ou dans mes fragilités. Ce Souffle de Vie Qui me relève et par Lequel je reprends encore et encore le chemin sur la distance infinie qui sépare la Terre du Ciel. Alors s’ouvre l’inattendu, que mon esprit faible et réduit ne pouvait concevoir, encorseté qu’il était dans ses propres limites. Car en fait, je n’ai pas de limites… hormis celles que je m’inflige — par manque de foi, ou encore par l’étroitesse de ma vue — et celles que m’imposent ma chair et ses besoins (matériels, financiers), et mon temps.
Je veux aussi que vous sachiez, frère Michel, que votre parole est pour moi plus qu’un enseignement, elle m’a "ré-éduquée." Vous êtes mon pont de Lumière. Vous êtes le pont de Lumière entre ma vie, qui court au raz des pâquerettes, et les Hauteurs Saintes Auxquelles j’aspire, auxquelles nous sommes appelés, Que j’entrevois parfois au loin, loin…
Pont de Lumière entre ma petite vie quotidienne et l’Indicible Tout…
Ta parole (est) Mon Jardin.(Rév d’Arès ii/19).
Un Cri le jour, un (autre) Cri la nuit (Rév d’Arès ii/19).
Que de tourments !
Mais cela n’efface pas tout ce que vous avez fait, vos efforts continuels à mâcher la poussière pour le frère (Rév d’Arès xii/5), sans relâche.
Oui, moi qui avais poussé comme une herbe sauvageonne, comment aurais-je compris et vécu cette Parole d’En-Haut si vous ne m’aviez pas si patiemment abreuvée de la Vie, nourrie de la Lumière, Iavée à l'Eau Que votre langue comme une main blanche donne (Rév d’Arès i/13-14) ?
Merci pour cet héritage énorme, qui nous transporte sur le long chemin, infini, qui relie la Terre au Ciel, dont nous ne voyons pas la fin, et ce que vous avez écrit nous aide à avancer pour qu’ensemble nous atteignions un jour le Jour [Rév d'Arès 31/8] !
La Parole et votre parole ouvrent nos cœurs, nos têtes, comme la terre, elles les fertilisent.
Merci.
Merci à vous, nabi, et merci à vous mes sœurs et frères de faire vivre ce blog !
Je vous aime.
Pascale A. d’Île de France

Réponse :
Vous, ma chère sœur Pascale, qui êtes cependant une ancienne compagne de foi, une sœur depuis longtemps avec moi sur les sentiers vers les Hauteurs Saintes, voilà que vous commentez pour la première fois dans ce blog, que cependant vous semblez bien lire assidûment. Et quel commentaire ! J'en suis tout ému. Merci du fond du cœur.
Je suis d'autant plus fortement touché que vous attestez ici, une fois de plus parmi quelques milliers de preuves similaires pendant les quarante-sept années passées, qu'il est possible à l'homme de changer (Rév d'Arès 30/11). Vous l'affirmez : Ma "parole est pour vous plus qu’un enseignement, elle vous a "ré-éduquée." Je suis votre pont de Lumière." Oh non ! Ce n'est pas mon enseignement qui vous a ré-éduquée, c'est la Lumière dont je ne suis que le trou de serrure qui La laisse passer. C'est vous qui avez mis l'œil à la serrure ! La Lumière se suffit à Elle-même, Elle n'a pas besoin d'un pont pour attendre l'homme ; c'est à l'homme d'ouvrir les yeux et de passer le pont... Disons plutôt de lorgner par le trou de serrure. Oui, vous l'avez fait. Vous lisant, j'en tomberais de bonheur si je n'avais pas derrière moi le dossier de mon fauteuil de bureau. Je ne suis qu'un prophète ; je ne suis pas le Père. Que suis-je comparé à la Vie Qui est sans limites de temps ou d'espace ?
La Vie ne change pas ; Elle est immuable. Nous, nous ne retrouvons la Vie que si nous changeons, c'est-à-dire si nous nous acheminons vers le Bien immuable. Nous Pèlerins d'Arès, dont vous êtes, ma sœur Pascale, sommes des changeurs éveillés, réfléchis, sémillants. Je crois, cependant, que beaucoup plus d'hommes qu'on ne pense changent leur vie de façon seulement instinctive ou somnolente tout au long de leur existence terrestre ; l'immense majorité d'entre eux sont incroyants, d'autres croient à des dogmes religieux fondés sur des écritures douteuses parce que l'homme y a mis sa main (Rév d'Arès 16/12, 35/12). La plupart des belles histoires circulant parmi les humains sont des histoires de changement. En commençant par l'histoire très ancienne — plus de 2500 ans avant J.-C., je crois —, qu'on dit être la plus vieille œuvre littéraire connue : l'histoire de Gilgamesh. Gilgamesh est roi d'Uruk (Ourouk) ou Irak. Mauvais et cruel, il fait souffrir ses sujets. Arourou, une déesse, crée un bonhomme du nom d'Ènekidou, un prophète en somme, qu'elle charge de changer Gilgamesh. Ènekidou affronte Gilgamesh, mais une grande amitié finit par unir ces deux hommes — miracle de l'amour —. Ènekidou meurt, ayant en somme remplit sa mission. Gilgamesh ne comprend pas la mort de son ami et va chercher, à l'autre bout du monde, à s'informer auprès d'un immortel du nom d'Outa-Napishtim qui lui révèle l'existence d'une plante de jouvence. Pour finir Gilgamesh, que l'amitié d'Enkidou a transformé, devient bon et il comprend que l'homme, pécheur, doit accepter sa mort.
Je suis entré dans mon jardin,
ma sœur,
J'ai cueilli ma myrrhe,
J'ai mangé mon miel,
J'ai bu mon vin avec mon lait,
— Mangez, compagnons !
Buvez et ennivrez-vous d'amour !
(Cantique des cantiques 5/1)

15jun21 231C16 
Cher Michel,
Si vous le permettez, je voudrais témoigner ici que vous avez répondu à la totalité des commentaires brouillons, pas clairs et mal orthographiés que j'ai envoyés à votre blog alors que je ne suis pas missionnaire, exprimant ainsi votre égard pour chacun !
Si on m'avait dit qu'un jour je serais associé à une discussion entre un prophète et des futurs prophètes et que cette discussion serait stockée dans un serveur binaire, j'aurais eût du mal à le croire.
Alors merci au labeur humain, à vos frères, à vos sœurs et à vous Michel.
Vianney L. de l'Yonne

Réponse :
Je suis très touché, frère Vianney, vieux correspondant, vieux donateur de notre mission, par ce commentaire.
Vous n'êtes pas missionnaire, je sais. Je n'ai toutefois jamais douté que vous ne vous refusiez pas à l'apostolat, mais que comme de nombreux lecteurs de La Révélation d'Arès vous ne vous êtes pas encore senti prêt à la mission. Je crois savoir que vous avez rencontré notre frère Henri d'Auxerre. Peut-être accepterez-vous, un jour, d'aller en sa compagnie au devant des hommes aveugles et sourds parmi lesquels on trouve quand même par ci par là de rares épis mûris ?

15jun21 231C17
Tract-MarquePage Mission Paris 2021Bonjour frère Michel,
Lors de notre semaine du groupe A (mission de Paris, du 24 au 29/05), nous (sœur Marielle, frère Jeff et moi-même) avons reproduit notre mission intitulée "Cap sur le Bien" de l’année dernière (voir blog 16jun20 219C41). Malheureusement, cette année, nous avons finalement renoncé à faire une présentation, vu les conditions drastiques du protocole sanitaire du moment. Une personne est venue de la mission de notre frère Daniel. Nous envisageons de renouveler l'expérience dans de meilleures conditions d'ici la fin de l'année. Vous pouvez voir en pièce jointe le tract et l'affiche réalisés.
J'aimerais vous faire part d'une anecdote concernant l'élaboration de ce tract.
Le tract en pièce jointe est une deuxième version finale.
Le texte ci-dessous est une première version finale qui concerne le texte de la page 3 :
Ni roi ni juge, le Créateur relance, à Arès (1), le christianisme pur !
Homme, le changement du monde commence par vaincre le mal en toi.
Fais le Bien (= soit pénitent) : aime, pardonne, fais la paix, libère-toi de tes préjugés et de tes peurs, retrouve l’intelligence du cœur.
Vis le Sermon sur la Montagne (2) de Jésus pour redonner figure humaine à la France et participer à son destin spirituel.
Les notes (1) et (2) sont sur le tract.
Pour en arriver à ce texte ci-dessus, moi et Marielle, avons pris conseil auprès de frères et sœurs de province et de quelques frères et sœurs de notre groupe. Nous avons échangé sur son écriture sur l'intranet de notre groupe et nous sommes tombés d'accord sur ce qui pouvait être un reflet des roches y compris avec notre sœur Annie mais finalement ce texte ne lui convenait pas. Ce qu'elle a commenté ainsi :
"Je ne comprends toujours pas pourquoi cela est gênant de dire que vivre selon le Sermon sur la Montagne restaure au fond de soi l'Image et Ressemblance de Dieu et restaure Éden. Il y a des raisons et des réticences que je ne partage pas. Nous cherchons des épis mûrs, pas le quidam ! Pour l'épi mûr qui a déjà en lui le Fond du Message, la dimension universelle, le monde n'est pas un cap infranchissable, même en première étape ! Bref, nous voilà encore en train de réduire l'objectif qui est ; La Vérité c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7), en croyant être mieux compris et accepté par le quidam ! J'aurais essayé de combattre cette vieille tendance, mais je vois que je n'y peux rien. Je vous embrasse tous et toutes."
Sur le coup j'ai mal vécu ce renversement de situation. Encore une fois, nous ne cherchons pas les épis mûrs ! J'ai attendu que le calme et la réflexion reviennent en moi. Vous nous enseignez en 229C29 que "la vie de l'autre est la mienne." Je me dis bon comment pouvons-nous aller l'un vers l'autre. Si Annie ne peut venir vers moi (puisque, ce qu'elle semblait accepter comme mon reflet ne l'est plus le lendemain de façon forte), moi, puis-je aller vers elle ? Je prends mon téléphone : "Ma sœur Annie, je ne comprends pas ce que tu écris, peux-tu m'expliquer ton point de vue ?" Elle me parle principalement de votre réponse 229C1 et me dis, je répète avec mes mots, l'affiche que nous avons mise en vitrine n'est pas satisfaisante et c'est pour cela que frère Michel écrit : "Dans votre argumentation élevez le cœur à son niveau le plus idéal : changer le monde, préparer une autre humanité, placer l'amour au centre de toute action, retrouver Dieu au fond de soi, car chacun est une parcelle de Dieu." Je réponds : "Mais frère Michel n'a pas écrit qu'il ne l'aimait pas ou qu'elle n'était pas bien." Annie me répond que l'affiche n'est pas bien, puisqu'elle ne s'adresse qu'à la France.
À la suite de cela, je réécris le texte du tract (pour aboutir à celui qui est en pièce jointe) me disant bon je ne fais pas cela pour moi mais je suis tout de même interrogatif.
Le texte de la première version finale qui était correct pour un certain nombre de frères et sœurs, qui considéraient que le Fond y était, se trompaient-ils avec moi ?
Le reflet de ce texte voulait plus s'adresser aux gens et aux chrétiens du quartier, se rapprocher d'eux en leur disant : "Oui, le Sermon sur la Montagne vous pouvez le vivre ici et maintenant en France, sauvez déjà votre pays et ainsi devenez un exemple pour le monde,"
Ai-je bien fait de vouloir un consensus ou ai-je abdiqué mon libre arbitre (Rév d'Arès 10/10) en mettant de côté mon reflet des roches ?
Aurait-on pu garder cette première version finale qui n'était pas le reflet de notre sœur Annie pour qui on ne peut pas utiliser ainsi le Sermon sur la Montagne ?
Est-ce une grossière erreur d’écrire : "Vis le Sermon sur la Montagne (2) de Jésus pour redonner figure humaine à la France et participer à son destin spirituel" ?
Moment de fraternité délicat, s'il n'y qu'une façon d'écrire, d'utiliser certains mots, entre le "n'être plus rien pour soi-même" et être "un reflet des roches".
Je n'exprime pas cette anecdote pour me plaindre mais pour apprendre. Si je juge notre sœur Annie à travers ces lignes merci de me le dire.
L'affiche, quant à elle, n'a pas été retenue par le groupe affiche de Paris.
Marielle se joint à moi pour vous embrasser. Nous prions avec vous.
Éric J. d'Île de France
Affiche "Sois pénitent !"

Réponse :
Je suis heureux que le groupe affiche de Paris n'ait pas retenu votre affiche. Pas du tout parce que je ne l'aime pas, mais parce qu'on est "soit pénitent", soit autre autre que pénitent", ce qui n'est pas clair sur votre affiche, puisqu'on y lit seulement "Soit pénitent..." mais si vous pensiez au mode impératif, c'est "Sois pénitent !" qu'il fallait écrire, c'est-à-dire "sois" avec un s et un point d'exclamation à la fin. Autre chose sur cette affiche : "Vas" est de même une faute d'orthographe ; ça s'écrit "Va" sans s. Eh oui, le français n'est pas facile. Ceci dit, j'aime bien cette affiche : un bateau sur la mer, le vaisseau, la voile (Rév d'Arès Veillée 17). Le texte aussi est bon... les fautes étant corrigées.
Je ne vois pas très bien ce que notre sœur Annie peut reprocher à votre projet. Je ne vois pas en quoi ce tract (qui me paraît être plutôt un marque-page) ne s'adresse pas tant à des épis mûrs qu'à des personne qu'on tente de convertir. Il est vrai que je dis toujours, et depuis très longtemps, que nous ne sommes pas envoyés convertir mais moissonner, c'est-à-dire moissonner ce qui est mûri. Ici, dans l'affiche et le marque-page je ne vois que des arguments polyvalents, qui conviennent aux deux catégories humaines visées.
À moins qu'Annie parle d'un projet différent de celui que vous m'adressez ici, autre chose que je ne connais pas. Annie a raison en cela que je recommande toujours de viser les épis mûris avant tout, car il s'agit avant tout de durcir et grossir le petit reste, qui sera l'irremplaçable fer de lance de la foi et de la mission, le petit reste sans la référence duquel je crains qu'il y ait plus tard une terrible pagaïe due à de très controversées différences dans la compréhension de La Révélation d'Arès. Le petit reste ne sera pas le chef, parce qu'il n'y a pas de chef parmi nous, mais sera le point de référence, l'arbitre des désaccords et des polémiques.
Mais pour en revenir à ce que je dis plus-haut, je ne vois pas en quoi l'affiche et le tract (marque-page) ne s'adresse qu'à la France, ni en quoi ils ne conviennent pas à la moisson des épis mûrs.
Ceci étant, même s'il y a manque de goût commun entre vous concernant cette mission et les outils qu'elle se donne, je ne vois rien ici qui soit contraire au sens de La Révélation d'Arès, et chacun est libre d'organiser sa mission comme il l'entend. Rappelez-vous de l'époque où je rappelais que les familles d'affinités étaient légitimes. Si Annie, qui  n'est le chef de personne (Rév d'Arès 16/1), n'est pas d'accord avec vous, qu'elle soit missionnaire à sa manière et vous laisse l'être à votre manière à vous, pourvu que rien dans vos arguments ne fausse le sens de la Parole d'Arès. Faire partir d'un même groupe n'impose pas que tous soient unanimement d'accord sur tout. L'important, c'est le sens profond : Ce n'est pas ce que l'on croit mais c'est ce qu'on fait qui sauve ; la pénitence, donc l'amour, est la condition unique du changement de la personne et du monde.

15jun21 231C18 
Merci frère Michel pour cette nouvelle entrée intitulée "Croire".
✨ Ne sommes pas, nous P(p)élerins d’Arès, sans ignorer l’aspect matériel de notre engagement spirituel ? Nous y croyons, ainsi nous y contribuons par esprit de conscience. Nous croyons vraiment que notre humanité se sauvera si elle installe en son sein la pénitence pour le Bien.
Oui, 🧚 croire à un versant pratique inévitable.
On ne peut ignorer l’aspect matériel qui nous permet d’accepter que l’argent où la monnaie, dans le contexte matériel de nos existences, est vraiment nécessaire pour développer la mission dans nos assemblées.
"Parce qu'il est nécessaire à notre entretien, à l'acquisition et à l'entretien de tous les outils ou lieux dont notre foi active a besoin" comme vous le dites si bien frère Michel dans votre commentaire en 230C1.
Jamais vous n’avez demandé d’argent à qui que ce soit. Mais c’est à la liberté de conscience de chacun(e) de comprendre que vous avez besoin de la demi-dîme du prophète, vous qui travaillez depuis quarante sept années en discontinu avec votre épouse, notre soeur Christiane, et depuis quelques années avec notre sœur Nina, votre fille qui fait un travail de secrétariat, dévouée à votre mission prophétique depuis que Dieu vous a parlé par Jésus en 1974 . Notre mission a besoin d’un soutien financier pour avancer et grandir.
"Tout à un coût ; il faut s'y résigner ou disparaître," dites-vous en 231C1.
Si nous voulons vivre, si nous croyons que La Révélation d’Arès est le Message libérateur de notre humanité, alors n’ignorons pas qu’elle a un coût !
"Les missions ont un coût, le Pèlerinage a un coût, l'édition a un coût, etc. Le siège de notre volonté de changer le monde (28/7) ne réside pas que dans la conscience" (230C1). Ne l’ignorons pas.
Croire en notre engagement spirituel n’est pas sans ignorer la nécessité matérielle dont ont besoin pour vivre et continuer d’exister les Saints Lieux d’Arès qui accueillent chaque année des milliers de Pèlerins de Feu 🔥 et/ou de cœur 💓. Grâce l’aide financière que nous donnons à l’Œuvre du Pélerinage qui demande de l’entretien, ce Saint Lieu pourra continuer à vivre.
Grâce à nos contributions financières, des locaux d’assemblées pourront à nouveau voir le jour, à Paris, à Strasbourg, dans les villes où grandissent de nouvelles assemblées d’apôtres de La Révélation d’Arès. Notre prophète, son épouse ainsi que leur fille Nina ont besoin aussi de vivre et de contribuer à développer leur mission (voyages pour aller visiter les assemblées qui sont réparties sur le territoire de France, en Belgique, en Suisse, etc.)
Les manifestations de Dieu indiquent une direction qui rejoint la direction de certitude que vous nous avez transmise en 1991 et dont vous êtes l’auteur, frère Michel. Tu as Ma Parole (Rév d’Arès xi/1)
La Parole qui accompagne ces manifestations, Sa Parole, est un miracle ininterrompu. Depuis des générations de prophètes la Parole a été falsifiée, détournée, son plan retardé par des pouvoirs dominants. La Parole a été trafiquée par des docteurs. Mon Peuple ne sait plus où Je Suis,où Je ne Suis pas [Rév d'Arès 23/8].
Nous n’avons de rapports permanents avec Dieu qu’à travers Sa Parole et le témoignage des prophètes qui l’ont reçue. Dieu s’attache à la purifier régulièrement.
Le salut est moins dans ce que "je crois" ou ce que "je sais" que dans ce que "je fais."
Tout réside dans le mot "faire" en mettant en pratique dans nos coeurs 💕 la Parole du Créateur, en aimant, en pardonnant, en nous libérant de nos peurs et de nos préjugés, en retrouvant la liberté et l’intelligence spirituelle. Sois un dans toi ! vous dit le Créateur dans La Révélation d’Arès xxiv/1.
En faisant pénitence et en cherchant des épis mûrs qui vont croire en La Révélation d’Arès pour installer chaque jour la pénitence en eux.
Car nous sommes créés à Son Image et à Sa Ressemblance (Genèse 1/27).
Oui, croire c’est s’interroger sans cesse.
Nous sommes en éveil car notre volonté est de penser et d’accomplir.
On croit vraiment à cette Parole de la Vie, un cri lancé par la Vie pour que nous puissions redevenir des êtres de lumière grâce à l’amour que nous installons en nous-mêmes chaque jour. L’Amour que le Père /Mère porte à tous ses Enfants qui se succèdent sur la Terre depuis Adam et Ève.
Un jour, quand la pénitence fera partie de notre quotidien, quand nous serons redevenus des êtres à l’Image et Ressemblance du Créateur comme du temps d’Éden, grâce au bien que nous générerons en permanence, la mort 💀 disparaitra et la Vie provoquera le Jour où il n’y aura plus ni jour, ni nuit, où Sa Lumière couvrira tout sans cesse ( Révélation d’Arès 31/8).
Tout comme Jésus nous serons transfigurés.🧖🏻‍♀️
L’Eau de la Vie circulera en permanence dans nos veines. Nous aurons le Feu 🔥 de la Vérité, de la recréation de soi, du Retour (Rév d'Arès i/1) à la Vie Spirituelle.
Nous serons un phare pour nôtre humanité, tout comme Mikal est le phare, mais en même temps la Force Spirituelle qui rayonnera. La Vie nous habitera en permanence ✨
Je vous embrasse bien fraternellement ainsi que soeur Christiane 💕
Patricia C. des Hautes Alpes

Réponse :
Merci, ma sœur Patricia, pour ce commentaire plein d'enthousiasme, qui est comme presque toujours chez vous une revue des fondements de notre foi et de notre apostolat.
Pour tout humain qui, s'éveillant sous le faisceau de Lumière que braque sur lui La Révélation d'Arès, s'engage dans le petit reste des disciples de la Parole d'Arès et de son prophète, la possibilité d'être la Parole de la Vie peut aussi bien se dire le devoir d'être la Parole de la Vie. Dès lors que la conscience d'être un atome de Dieu, de la Vie, du Père-Mère, du Créateur, etc., surgit au fond d'un homme, il a tant la possibilité que le devoir de devenir une épée contre le Mal et de se laisser soulever par le Bras du Très-Haut (Rév d'Arès 35/14). La soudure des mots possibilité et devoir marque l'identité du contenu. Alléluia !

17jun21 231C19
Bien aimé Mikal,
Oui, l'on peut croire en ce qu'on veut. La finalité, c'est l'action au delà des mots, c'est agir, faire le Bien, créer son âme, renoncer au mal et faire le Bien, être pénitent conscient ou pas de la liberté absolue de l'image du Père de l'Univers qui aime tous Ses Enfants capables du meilleur comme du pire.
Je remercie au passage notre Frère Vincent O. d'Aquitaine pour la réalisation de la compilation de votre blog, relire me transporte dans la Mer Éternelle. Le Père à bien raison de vous dire : Et ce que tu auras écrit (33/10).
Infiniment merci de continuer votre blog. Bien plus qu'un testament, c'est une mine intarissable d'amour évangélique, d'enseignements qui fertilisent les âmes, un guide vers les Hauteurs Saintes.
Je vous mets en lien le très beau flyer réalisé par les frères Bernard W. et Patrick T. des 6x5 [groupe de mission à Paris] : "Le destin des oiseaux, c'est de voler, le destin des humains, c'est d'aimer" (Pour les intéressés une vitrine est disponible).
Je missionne avec ce flyer, de bon contacts qui nous amène en 30 seconde à l'essentiel, au Sermon sur la Montagne (Matthieu 5 à 7), à la pénitence, à l'amour du prochain croyant ou athée.
Je vous mets aussi en lien ma dernière création.
Mes pensées s'envolent vers vous et toutes mes sœurs et frères.
Dans quelques jours le Pèlerinage du cœur. Je souhaite à tous un très grand Pèlerinage du cœur.
Avec vous dans la prière.
Didier Br. d'Île de France
Images Didier 16-06-2021

Réponse :
Merci, mon frère Didier, pour le commentaire et pour les images.
Oui, "la finalité, c'est l'action au delà des mots, c'est agir, faire le Bien, créer son âme, renoncer au mal et faire le Bien, être pénitent conscient ou pas de la liberté absolue de l'image du Père de l'Univers qui aime tous Ses Enfants capables du meilleur comme du pire." C'est un principe fondamental dans La Révélation d'Arès, quoiqu'il y ait des pèlerins d'Arès, des frères et sœurs hors petit reste, qui pensent que je me trompe et que les termes de foi prédominent sur les actes dans la conception du salut. Ce point de vue est typiquement religieux ; longtemps ceux qui ne croyaient pas que Jésus fût Dieu et qu'il fût crucifié pour la rédemption des péchés étaient jugés comme blasphémateurs et brulés vivants sur un bûcher, même s'ils pratiquaient le Sermon sur la Montagne.
Croire dans certaines religions a toujours valeur d'être au sens fort et qui ne croit pas ou ne croit plus à la doctrine en vigueur mérite de ne plus être, est condamné à disparaître. Nous Pèlerins d'Arès sommes considérés par certains comme impies ou égarés, parce que pour voyons dans la démarche empirique du Bien accompli le seul sentier sur le parcours duquel se crée l'âme, et qui conduit au salut, et qui participe au changement du monde en Bien. C'est le renversement qu'apporte La Révélation d'Arès qui rend non nécessaires les religions, sans condamner ceux qui y demeurent, pourvu qu'ils s'activent à accomplir le Bien : amour, pardon, paix, intelligence du cœur libre de préjugés. La foi n'est ni nécessaire ni inutile, car elle est souvent un bon adjuvant, mais elle n'est qu'abstraction ou inefficience dans l'économie du salut individuel ou général. Pour autant les œuvres de Bien telles que les dessine La Révélation d'Arès ne sortent pas de la métaphysique, car nos perspectives restent au-delà des perspectives matérielles terrestres, mais dans un cadre non dogmatique, en ceci que même celui ou celle dont les concepts restent prisonniers des perspectives matérielles terrestres sont sauvés et travaillent au salut général s'ils sont d'actifs humains de Bien. En résumé : Ce n'est pas ce que tu crois, c'est ce que tu fais qui te sauve et qui sauvera le monde.
La Révélation d'Arès
fait bien comprendre que la foi réduite à elle-même est source de disputes, par nature interminables, parce qu'elle ne porte que sur des mots et des concepts. Seul le Bien effectif fait par amour rejoint l'Amour dont nous sommes les Enfants. Seul l'amour accompli est doué de sens et peut unir : Sois un dans toi ! (Rév d'Arès xxiv/1) n'est réalisable que dans l'amour.

17jun21 231C20 
Ce n’est pas un commentaire en rapport direct avec "croire", encore qu’il traîne partout du "credo" parce que croire semble être inhérent à l’humain comme le souligne le titre d’un ouvrage de Julia Kristéva : "Cet incroyable besoin de croire." Mais, tandis que croire se déposait depuis des lustres comme fange morte et stérile au fond des mares, vous lui redonnez vie avec la foi dynamique, évolutive, du pénitent et moissonneur, qui réaccroche l'homme à son Créateur comme à lui-même.
Je vous joins cette vidéo où Michel Maffesoli dans une ITW à France-Soir présente son nouveau livre "L’ère des soulèvements" :
https://www.francesoir.fr/videos-le-defi-de-la-verite/maffesoli
Cette vidéo me paraît apporter le volet social à celle de Charles Gave qui porte sur la monnaie que vous avez publiée en 231C1. L’auteur, professeur émérite à la Sorbonne, que vous connaissez sûrement, a toujours fait preuve d’une pensée originale, atypique et clairvoyante, à contre-courant des pensées plus convenues. Il annonce depuis cinquante ans la fin de la modernité avec ses trois piliers : individualisme, rationalisme, progressisme qui font encore le credo de la société officielle pour une "postmodernité" (appelée ainsi faute de mieux) d’une société officieuse, mais réelle, synergie de l’archaïque et de la technologie, développant un "nous" à travers différents types de tribus, aspirant à l’émotionnel, à l’affect, à la communauté et vivre, en l’instant présent, quelque chose de plus senti et vivant que la société officielle qui voudrait tout rationaliser, imposant depuis longtemps ce que l’auteur appelle un "totalitarisme doux", sur un mode soviétique light, autrement dit l’asepsie ou hygiénisation de la vie sociale par une rationalisation à outrance qui ne peut déboucher que sur une bureaucratie inefficace. Évidemment, la gestion de la crise dite sanitaire offre aujourd’hui une démonstration particulièrement éclatante des thèses de ce sociologue. En réalité, c’est parce que la classe politique est désemparée dans nombre de pays développés qu’elle utilise l’épidémie pour reprendre son emprise sur les esprits.
J’aime particulièrement son "cause toujours", que je ressens également dans mon apostolat, même s’il subsiste encore beaucoup de considération ou de servilité de la part du peuple envers ceux qui dirigent, qu’ils croient supérieurs, mais ça se détériore à vitesse grand V. J’aime aussi le passage où il dit qu’il faut voir "le roi clandestin d’une époque" qui m’a aussitôt fait penser à vous : (Toi, (tu es) déjà sous la paille Mon Eau, (tu es) le roi debout sans le fouet, (sans) les fort(eresse)s (Rév d'Arès xix/24), qui me fait mieux comprendre : (Dans) le fossé Je descend(rai comme) l’Eau sur le ronc(i)e(r), ainsi que : Le faucon n’a pas (besoin de) la loi de(s) rat(s), phrases qui encadrent la première.
Mieux que "postmodernité" ne faudrait-il pas inventer pour traduire les idées de notre mouvement pour le monde intellectuel qui aime bien les étiquettes (je sais bien entendu que notre lutte n’est pas d’idées mais notre insertion sur la scène publique passe aussi par ça), quelque chose comme "transmodernité" qui, tout en utilisant le même trans-, racine qui transcende, s’opposerait au transhumanisme qui, lui, dans les faits et les espérances, n’a plus rien ni d’humaniste ni de transcendant ?
René M. d'Île de France

Réponse :
Oui, je connais Michel Maffesioli. Cet homme est un des rares penseurs libres du registre paisible qui nous restent. Je ne connaissais pas la vidéo "France soir" dont vous donnez l'URL ; je l'ai écoutée tout à l'heure. C'est Meffesioli, égal à lui-même. Il a raison, l'ère de la modernité, qui dure grosso modo trois cents ans et qui va du "Discours de la Méthode" 1637 (Descartes) à la fin de la Seconde Guerre Mondiale: 1945, est terminée. On ne sait pas trop ce qui va suivre la modernité, que Maffesioli appelle postmodernité "à la rigueur", mais pour le moment on ne voit pas trop ce qui va dominer dans cette ère où, selon moi, vont dominer deux influence sur Terre :
D'une part, celle de la Chine et sans doute de l'Inde (pas encore bien dégagée du fait du très lourd magma hétérogène du peuple indien) ; je ne pense pas que l'Afrique joue un grand rôle créateur dans cette postmodernité, mis elle jouera sûrement un rôle économico-social.
D'autre part, nous, les Pèlerins d'Arès, du moins (je l'espère) le petit reste comme fidèle pierre de touche de La Révélation d'Arès, dont je m'efforce de préciser le sens par ce blog avant que je ne meure.
C'est assez dire que cette postmodernité va se former très lentement, puisque nous Pèlerins d'Arès ne sommes encore qu'une poignée d'âmes et que je ne crois pas que la Chine en reste au communisme, mais qu'elle va être très importante.
Il me paraît très probable que l'Europe est entrée en fort déclin, pas seulement politique mais aussi intellectuel et spirituel, et que c'est le cas pour les États Unis d'Amérique — ça fait d'ailleurs un effet bizarre que la descente périclitante des Américains — comme pour la Russie, que le passage par l'URSS a fortement épuisée cérébralement (quel penseur, quel écrivain, quel savant de renom la Russie donne-t-elle au monde actuellement ?). Ce bloc américano-européo-russien est en passe de devenir un vide.
On dit que "la nature a horreur du vide". Est-ce exact ? La question vaut surtout dans le domaine matériel, mais mon âme est-elle matérielle ? Le vide équivaut à absence d'air, à non-existence. Pascal a montré que si l'on renverse une bouteille d'eau, goulot vers le bas, dans un bassine d'eau, rien ne se passe : l'eau ne circule pas ; elle reste dans la bouteille, parce qu'on ne laisse pas l'air jouer son rôle d'activateur. Mais j'ajoute aussitôt que Pascal a fait nombre d'expériences sur le vide qui parfois frisaient le contre-exemple... C'est que je passe pour un méchant contradictoire — Pascal, en fait, voulait surtout contrer les Aristotéliciens — et je crois — croire est ici le cas de dire croire — qu'en fait nous visons à une évasion métaphysique inexprimable en mots, qui va, je l'espère, commencer à se réaliser dans cette postmodernité qui attend encore son nom. Maffesoli reste rationaliste, sinon il ne serait plus professeur à la Sorbonne. Nous, nous ne le sommes pas ou plutôt nous sommes des espèces de métarationalistes, non encore décrits académiquement... Ça viendra avec l'obligation qu'aura l'homme, tôt ou tard, à admettre que la Terre n'est pas le seul séjour de la conscience humaine, même si j'ignore de quelle façon ma conscience fonctionnera quand je n'aurai plus de cerveau.
Le Seigneur Dieu dit : J'existe. Et qui en dehors de Dieu peut aussi dire :J'existe ? L'homme. Aucun animal, aucun poisson, aucun insecte ne le peut. Cigito ergo sum, dit Descarte (je pense, donc je suis), mais cogito ne signifie pas que "je pense" ; il signifie aussi : "je réfléchis", "je crois",je "conjecture", je "prévois". En fait, Descarte dote l'homme de cette caractéristique qui n'est propre qu'à l'homme : la liberté (Rév d'Arès 10/10), car même le poulain, qui ne sert que d'apologue, n'est pas libre en fait : il est inapprivoisé. Or, je pense que l'homme va vers ce qu'il n'a encore jamais eu : la liberté, la vraie, la liberté réfléchie. Il y a en l'homme une constante, qui n'est qu'en germe, qui n'est pas encore vraiment éclose, qui est la remise en question de son être. C'est dans cette direction-là que nous avons à guider le monde.
Contrairement à ce que vous pensez, il y a une relation entre votre commentaire et le "croire".

17jun21 231C21
Les Français sont appelés à élire dimanche prochain et le dimanche suivant leurs représentants régionaux et départementaux. Une large abstention est attendue, pour différentes raisons, mais peut être que beaucoup qui comme vous et moi ne croient plus dans la politique, l'enjeu plus localisé peut tout de même s'avérer utile.
Au fond, la politique a tous les niveaux, comme mécanique du pouvoir constitue un sénat des morts (Rév d'Arès xxxv/1) spirituel et les élections une passerelle pour les futurs chefs et leurs équipes inféodés à tel ou tel intérêt ou telle idéologie, telle ou telle méthode arbitraire.
Mais dans le contexte relatif du temps et des aléas ou la masse enrégimentée peut se disperser en ensembles moins important en nombre, s'éclater en plus petites unités, à l’instar de l'échelle régionale permettant davantage d’expériences de partage, de proximité et de contrôle d’abus, un dérisoire bulletin de vote peut représenter un tout petit pas. Surtout si, comme je le crois, en lisant ce que promeuvent les listes "Union Essentielle" se présentant en Auvergne Rhône-Alpes et Occitanie, ces listes émergent comme une petite brèche improvisée, laquelle forcément est obligée de se structurer dans les termes auxquels la constitution française les contraint, tout cela semble à première vue à la fois limité et une brève, incomplète occasion de ré exprimer des "fondamentaux" vite jetés aux oubliettes.  
En effet, des hommes et des femmes cherchent une autre voie ou plutôt aspirent à mettre en application les termes mêmes dont se gargarisent les politiciens occidentaux sans jamais les accomplir : la démocratie, les décisions non plus entre les mains de quelques professionnels centralisant tous les choix de la gestion publique et les moyens de mettre en œuvre celle-ci, mais un panel plus largement diversifié [de gens] issus de tous les composants de la société, ce qui paraît encore aujourd’hui une utopie. Au sein d'une sphère humaine moins nombreuse, cette utopie paraît déjà plus facilement praticable.
Alors ce programme d’"Union essentielle", se revendique dans le circuit politico-judiciaire évidemment, mais en rappelant que chacun de nous est essentiel ! Cette liste d'"Union essentielle" par réaction au slogan simpliste et liberticide que le pouvoir central sous la direction d'Emmanuel Macron imposa au pays pendant de nombreux mois décrétant qu'hormis quelques grandes surfaces et quelques produits et services centré sur la santé ou le circuit médiatique... étaient seuls dignes de représenter les commerces essentiels, et par conséquent lesquels devaient s’arrêter de fonctionner et lesquels pouvaient encore avoir cours, tout cela imposé à plusieurs dizaines de millions d’individus ! Un rétrécissement cruel de la vision de l'homme qu’on n’imaginait pas, s'imposa à nous, téléguidé par une équipe rikiki de ce qui ressemblait parfois aux Pieds Nickelés préparant un casse mais attention ! avec une combinaison complexe d'intervenants émanant de hautes instances, hauts conseils et super-experts !
Bref le programme de la naturopathe lyonnaise Shella Gill n'est pas tout à fait celui des vieux briscards et jeunes loups de la politique. Mais son appel simple et nécessaire : "Remettre la démocratie directe au centre de la cité" sonne comme une volonté ni nouvelle ni éculée, mais un principe mis au rebut depuis plusieurs années, et que j'irai personnellement soutenir en remerciant ceux et celles qui en sont à l'initiative pour leur courage. Tout en n’oubliant pas la portée limitée d'un tel geste.
Cette liste n’a aucune chance de l’emporter, archi minoritaire, n’ayant même pas les moyens de fournir des bulletins de vote dans tous les bureaux des deux régions où se présentent ses candidats, elle demande à ses soutiens d’imprimer eux-mêmes leur bulletin de vote en couleur !  Ce qui me pousse davantage à les soutenir !
Il y aurait beaucoup à dire sur le relatif du monde et ses lourdes contraintes et l'absolu lointain que dessine La Révélation d'Ares en images heureuses comme : Le monde devient le nuage d'or ou les nations s'embrassent où le frère ne vend pas le pain et la laine (Rév d'Arès xix/22) et donc les sentiers personnels et collectifs qui permettent l'avènement de ce bonheur.
Quelles étapes possibles et dans quelle mesure telle collaboration avec telle ou telle organisation est temporairement constructive ?  La pénitence ouvrira d’autant mieux les portes, qu’elle s’accroîtra en nombre et qualité. Ce ne sera plus la couleur de la vitrine politique et les cache-misère que s’inventent l’homme qui prévaudront, mais quelque chose d’une lointaine intelligence disparue qui réapparaitra lentement au travers des brumes de l’histoire et des enfumades des rois.
La réflexion que vous avez égrenée sur le sujet et les quelques esquisses tout au long de votre blog et précédents écrits, en constitueront j'espère une précieuse aide dans l'avenir.
Ce commentaire n’est qu'une toute petite contribution à celle-ci.
Je vous embrasse
Jean Claude D.  de Lyon, Rhône

Réponse :
En fait, par votre commentaire vous faites un peu de battage pour ce petit parti "Union Essentielle" qui se présente dimanche aux élections régionales. J'ai hésité à vous afficher, parce que je n'accompagne aucune campagne politique, quelle qu'elle soit, mais finalement je vous affiche, vu les chances minuscules qu'a cette "Union Essentielle" de décrocher un siège ou quelques sièges dans des conseils régionaux, ces assemblées délibérantes des régions. Je ne soutiendrais qu'une liste des PUHCs si celles-ci trouvent un jour le moyen de se présenter aux élections pour défendre le principe d'un éclatement de la masse française en petites unités de type cantonal. Pour l'heure, d'après les informations que j'ai prises auprès d'hommes de loi, tout ce qui tend à diviser "la France constitutionnellement une et indivisible" ne peut prendre part à une élection. Mais je me demande si juridiquement nous ne pourrons pas trouver un jour un juriste capable de trouver une échappée légalement possible à ce programme.
Je ne crois pas que la démocracie, même aussi sincère que l'envisage Madame Shella Gill, ait une chance de se pratiquer hors de petites unités humaines.
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Signature.

Réponse :
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