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1 décembre 2012 (0137)  
marie

Dieu pleure Jésus, prophète assassiné.
Mais Dieu n'est pas représentable.
Pour montrer sa Tristesse (13/5) il doit mêler
sa Larme invisible (xxviii/17) à celle visible de Marie.

Pieta

« Peut-on prier Marie, me demande-t-on ? »
Je réponds : « Oui, Le Révélation d’Arès le dit ».
« Donc, Marie existe et peut exaucer une prière ? »
Je réponds : « Non, elle n’existe pas. »
Certains questionneurs me regardent alors comme un égaré.
Donc, j’explique : Quand je reçus La Révélation d’Arès j’étais clerc de l’église orthodoxe qui, comme l’église catholique, est mariale. Ma culture mariale, que fossilisa dans mes piètres pensées la rencontre quotidienne de mes yeux avec le mot Marie dans La Révélation d’Arès (9/6, 11/2, 12/12, 30/5, 32/2, 37/6), prit des années pour disparaître. D’avoir cru avant 1974 que Jésus, un mâle, était Dieu incarné virilisait Dieu dans mon mental, Dieu mâle, donc dissocié de Marie, femelle. De surcroît nom de la mère d’un prophète, pour moi alors la mère du Verbe (Rév d’Arès 11/2), que le Sage, qui voyait mon emprisonnement culturel et le temps qu’il me faudrait pour en sortir, utilisa pour désigner Sa face tendresse et pitié.
Depuis des temps immémoriaux, le Créateur, à cause des faiblesses immenses (Rév d’Arès 36/5) dans quoi Adam (2/1-5) avait jeté l’humanité, distinguait son côté Père en Se nommant Dieu, Yahwé, Allah, Brahma, etc. de son côté Mère en Se nommant Marie ou d’autres noms, présentant ainsi aux petits (33/9) de la Terre une réalité pour eux inintelligible :
Dieu n’a pas de sexe !
Il me fallut vingt-cinq ans pour Le sentir comme le Tout Autre, pour tout à fait Le sentir comme l’Être infini dont je n’avais que l’image et ressemblance spirituelle (Genèse 1/26-27), mais non l’identité de nature.
Même aujourd’hui mon mental ne peut pas, sauf comme axiome trop intellectuel pour être exprimable, se représenter un Être Suprême bien au delà de l’état de Père et Mère. Certes matériel, puisque Créateur de la matière, sa substance et son fonctionnement me sont inconcevables, parce qu’Il peut tout à la fois se réduire à l’état d’un gros clou (Rév d’Arès ii/21) et, plus qu’immense, infini, créer en permanence un univers infini (xxii/12).
Comment et pourquoi cette Sainteté, Puissance et Lumière (Rév d’Arès 12/4) s’intéresse-t-Elle à l’humanité, minuscule mouton de poussières sous Son lit infini, ainsi qu’à moi, à vous, moins qu’infinitésimaux et si engourdis par le péché que nous ne pouvons pas comprendre en moins de vingt-cinq ans qu’Il ou Elle peut être en même temps Seigneur et Marie ? Je ne sais pas, mais c’est ainsi et, de plus, Il ou Elle se fiche éperdument de la façon dont vous priez (Rév d’Arès ,25/6), pourvu que vous soyez pénitents.
Pratiquer la vraie piété n’est ni glorifier ni supplier, mais accomplir (Rév d’Arès 35/6). Toutefois, glorifier et supplier n’est pas interdit. Si vous suppliez — dans la douleur et l’inquiétude extrêmes, c’est irrésistiblement humain —, tournez-vous du côté Mère, Marie, plutôt que du côté Père, mais n’oubliez pas que les hommes supplient depuis des millénaires sans grand succès, parce que n’existe pas ce petit reste de pénitents (24/1, 26/1) capable de jeter entre les âmes et le Ciel ce pont que La Révélation d’Arès appelle polone (Rév d’Arès xxxix/12-13) — quelque chose comme l’âme collective, une autre chose pour nous encore inconcevable.
Pour ma part, je cessai de prier Marie, il y a des années, quand je pris conscience qu’existait une seule et unique Force de Bien, quelles qu’en soient les ramifications. Je m’applique seulement à faire pénitence, à moissonner et à prononcer la Parole pour l’accomplir, mais je comprends que certains aient besoin du côté maternel de Dieu pour se sentir chéris et protégés.
Certains vénérateurs de Marie me demandent, sur un ton de défiance : « Si Marie n’existe pas, quelle est cette Marie qui apparut à Lourdes, à La Salette, etc ? » C’est la Marie, je réponds, qui apparaît de même dans les pays orthodoxes (mais là c’est la vraie, ce n’est pas le louche pâlichon fantôme catholique de Lourdes). C’est celle qui apparaît dans les pays musulmans sous le nom de Fatimah, fille de Muhammad. C’est celle qui apparaît en Inde sous le nom de Kâli, Devî, Usha, etc., toute une flopée de déesses Bref, c’est l’apparition de partout dans le monde sous mille noms, simplement parce que nous les êtres biologiques ne sommes pas les seuls vivants et que la vie invisible autour de nous se manifeste parfois, mais il en va là comme il en va de Marie, l’homme a besoin d’enfermer l’apparition — qui n’est autre que la vie non charnelle — dans un placard avec un nom sur la porte.

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Commentaires:

02dec12 137C1
Cette entrée, contrairement à la précédente, n’est pas faite que de redites très anciennes.
On y perçoit de façon claire une évolution de l’homme de Dieu qui dû se délester progressivement (25 ans, vous dites !) de la culture mariale dont il fut jadis encombré.
Lorsque j’ai lu les nouvelles annotations de l’édition 2009 de La Révélation redonnée à Arès je fus brièvement surpris de constater le changement de sens que vous donniez au nom Marie.
Je dis "brièvement", car j’ai tout de suite adhéré au sens fondamental que Marie prenait sous votre plume.
Je m’explique mal, mais je vous dis merci d’avoir accordé au Père de l’Univers, Créateur infini,  la préséance absolue qui lui revient face à la marie que vous avez su réinterprétée en Marie.
Ici votre rôle prophétique est indéniable: Mikal donne la Parole (i/2).
En 1974, le Créateur par la bouche de Jésus vous parle de Marie, inévitablement votre culture d’alors fit que vous que vous avez compris marie au lieu de Marie. Mais en 1977 [Le Livre, 2ème partie de La Révélation d'Arès], sous la voix de Dieu, le Message devient plus fondamental, beaucoup plus haut, il n’y a ni marie ni Marie, c’est inutile. Le Message des théophanies prend parfois des accents pathétiques (au vrai sens du mot)  et tendre, Dieu vous compare à une mère (Rév d'Arès xix/20) et Lui-même se décrit comme une mère angoissée qui tient la main de l’homme souffrant (xvi/9). Dieu est vraiment l'Origine de tout, sauf de ce qu'il a permis à l'homme de faire, notamment le mal.
Bien plus tard — des années après ! —  votre enseignement m’a ensuite permis de distinguer ce qui relève de la dévotion mariale et ce qui relève de ce côté tendre et maternel du Créateur que l’on retrouve dans Marie.
Votre frère
Salah B. d’Ile de France.


Réponse :
Je suis profondément touché de voir votre commentaire arriver le premier après que j'eus posté mon entrée 137.
Votre citations de La Révélation d'Arès, là où dans Le Livre elles usent de la métaphore de la mère, sont pertinentes.
Oui, je suis touché, je vous dis un grand merci, je vous embrasse Salah, avec Haçina et vos enfants.
Vous dites que mes entrées précédentes ont été faites de "redites".
C'est vrai, encore que je m'efforce de les présenter sous différents angles. Mais le Père m'a dit: Ne te lasse pas de lui parler (au Peuple, Rév d'Arès 26/15).
Pour cette raison, non seulement je ne me lasse pas de répéter, mais je m'applique à référencer et à clarifier les nombreux commentaires non référencés, écrits comme si tout était évident, comme si ce blog n'était lu que par de vieux Pèlerins d'Arès, alors qu'il est lu par quantité d'observateurs, de sympathisants et de nouveaux, auxquels je dois permettre à tout moment de lire en parcourant les pages, les commentaires et les réponses au hasard en y trouvant toujours des propos clairs et bien référencés.
Autrement dit, je suis un infatigable missionnaire.
Encore merci.


02dec12  137C2
D'aprés le Coran, Sourate 19, consacrée à Marie (versets 16 à 40),  cette dernière reçu la visite de l'Ange Gabriel, qui lui fit une annonce:
(Ici le bloggueur remplace la citation du Coran 19 "Marie" faite par le commentateur par la traduction du passage entier de Régis Blachère:)

Sourate 19/16: Et, dans l'Écriture, [il faut que toi, Muhammad, tu] mentionnes Marie quand elle se retira de sa famille dans un lieu à l'Orient

17 et qu'elle disposa un voile en-deçà d'eux. Nous lui envoyâmes Notre Esprit et Il s'offrit à elle [sous la forme] d'un mortel accompli.

18. "Je me réfugie dans le Bienfaiteur, contre toi," dit [Marie]. "Puisses-tu être pieux !"
19. — "Je ne suis," répondit-il, "que l'émissaire de ton Seigneur, pour que je te donne un garçon pur."
20. — "Comment aurais-je un garçon," répondit-elle, "alors que nul mortel ne m'a touchée et que je ne suis pas femme ?"
21. — "Ainsi sera-t-il," dit [l'ange]. "Ton Seigneur a dit: C'est pour moi facile et nous ferons certes de lui un signe pour les gens et une grâce [rahma] [venue] de Nous: C'est affaire décrétée."
22. Elle devint enceinte de l'enfants et se retira avec lui dans un lieu éloigné.
23. Les douleurs la surprirent près du stipe du palmier. "Plût au Ciel," s'écria-t-elle, "que je fusse morte avant cet instant et que je fusse totalement oubliée !"
24. [Mais] l'enfant qui était à ses pieds lui parla: "Ne t'attriste pas ! Ton Seigneur a mis à tes pieds un ruisseau.
25. Secoue vers toi le stipe du palmier: Tu feras tomber sur toi des dattes fraîches et mûres.
26. Mange et bois et que ton œil se sèche ! Dès que tu verras quelques mortels, dis:
27-26. Je voue au Seigneur un jeûne et je ne parlerai aujourd'hui à aucun humain !"

28-27. Elle vint donc aux siens portant [l'enfant]. "O Marie," dirent-ils, "tu as accompli une chose monstrueuse !
29-28. O sœur d'Aaron !  ton père n'était pas un père indigne ni ta mère une prostituée !"
30-29. Marie fit un signe vers [l'enfant]. "Comment" dirent-ils "parlerions-nous à un enfançon qui est au berceau ?"
31/30. Mais l'enfant dit: "Je suis serviteur d'Allah. Il m'a donné l'Écriture et m'a fait prophète !
32-31. Il m'a béni où que je sois et m'a recommandé la Prière et l'Aumône tant que je resterai vivant,
33/32. ainsi que la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux.
34/33. Que le salut soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai et le jour où je serai rappelé vivant !"

35-34. Celui-là est Jésus fils de Marie, Parole de Vérité qu'ils révoquent en doute.
36/35. Il n'était pas séant à Alah de prendre quelque enfant. Gloire à Lui ! Quand il décide quelque chose il dit seulement "Soit !" et elle est.
37-36. Allah est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc ! C'est une voie droite.
38-37. Les factions [ahzab] ont été en opposition entre elles. Malheur à ceux qui ont été incrédules lors de la vue d'un jour terrible !
39-38. Comme ils entendront et comme ils verront le jour où ils viendront à Nous ! Mais les injustes aujourd'hui sont dans un égarement évident.
40-39. Avertis-les du jour de la Lamentation, quand l'Ordre sera décrété, tandis qu'ils sont dans l'insouciance et qu'ils ne croient pas !
41/40. Nous, Nous héritons de la terre et de ceux qui s'y trouvent et vers Nous ceux-ci seront ramenés.

(les doubles numéros de versets suivent des numérations différenteses selon les éditions au cours de l'Histoire et les versets 35-34 à 41-40 en italique ne figurent pas dans toutes les éditions historiques)

Même les chrétiens fêtent la naissance de Jésus, le jour de Noël.
Je voudrait dire que  Marie, mère de Jésus, à bel et bien existé et que ce n'est pas par hasard que Dieu l'a choisie pour enfanter Jésus.
Toujours est-il que je suis d'accord avec vous, Frère Michel, sur le fait que le Créateur a utilisé Marie pour nous dire qu'il est Mère et Père en même temps de toute l'humanité crée à son image et  ressemblance.
Vous avez bien illustré [en mettant] l'image de Marie, tenant dans ses bras son fils, Jésus, mort, ou bien en observant sa mise à mort, dans d'autres images, montrant parfaitement l'énorme douleur que peut subir n'importe qu'elle mère dans le monde devant le supplice et la mort de son enfant.
Dieu veut nous dire qu'il ressent les même douleurs pour sa Création.
Combien de temps nous faudrat-il pour comprendre?
Youcef du Sud de la France.


Réponse :
Je trouve remarquable que les deux premiers commentaires de mon entrée 137 veinent de deux enfants de l'Islam: Salah et vous Youcef.
Je vous prie de pardonner le changement que j'ai effectué dans votre commentaire en citant la traduction de Régis Blachère en entier. De cette façon, je trouve plus clair ce que vous vouliez porter à la connaissance des lecteurs.
Régis Blachère a particulièrement souligné l'énorme difficulté que présente la traduction du Coran en français, difficulté qui n'est pas évidente à la lecture d'autres traductions.


02dec12  137C3
Je m'efforce de vous suivre, parce qu'il y a quand même des éléments intéressants dans votre blog.
Je l'ai fait en silence jusqu'à présent.
Mais mon silence de commentaires n'est pas le silence de mon cœur et de ma foi.
Cette fois, vous allez trop loin. Je ne peux pas m'empêcher d'intervenir.
Marie, bien qu'elle ne fût pas l'objet des débats ecclésiastiques de Nicée [325], en résulte. Jésus étant Dieu, ce qui était la foi la plus antique des apôtres, Marie était Mère de Dieu et il fallait à un moment ou à un autre lui faire une place à part. Marie était un être pour ainsi dire déifié. C'est ce qu'allait expliquer la mariologie au cours des siècles suivants et jusqu'à nos jours.
Croyez-vous que les foules qui chaque année affluent à Lourdes soient des foules d'arriérés et de fous ?
Dieu est Trinité: Jésus est son fils et le Saint-Esprit agit de concert avec le Père et le Fils.
Moi, je suis Chétien. Vous n'êtes pas Chrétien.
Alfonso B. d'Espagne


Réponse :
Nous n'allons pas recommencer ici les querelles sans fin à propos de la trinité:

Les trinitaires des IIIe et IVe siècles prétendaient que les apôtres avaient été trinitaires comme eux, ce qui était parfaitement faux. On ne trouve nulle part dans les Écritures du Ier siècle trace de la trinité.
Jésus est-il Dieu comme disaient au IVe siècle Eutychès et son évêque Dioscore d'Alexandrie ? Est-il tout à la fois parfaitement Dieu et parfaitement homme, comme disait le concile de Nicée (325) ? Est-il homme avec quelque chose de Dieu en lui, mais pas du tout égal au Père, comme disait Arius ? Est-il simplement homme et prophète, comme dit La Révélation d'Arès ?
Jésus était un homme né des entrailles (Rév d'Arès 9/2) d'une femme appelée Marie, comme des milliers de femme s'appelaient, qui grandit, se fortifia et s'emplit de connaissance (Luc 2/40) comme tout homme bien élevé, et qui devint charpentier et travailla, et se fatigua, et mangea, dormit et étudia les Écritures, bref, un homme comme vous et moi, un homme qui était dans le temps comme tout homme et non hors du temps comme Dieu (Rév d'Arès 12/6), mais bon ! si vous croyez qu'il est Dieu, cela ne tire pas à conséquence, parce que, de toute façon, ce n'est pas ce que vous croyez, mais l'homme de bien que vous êtes, le bien que vous faites, qui vous justifie.
Le Père se fiche pas mal de ce que vous croyez et même se ficherait que vous ne prononciez pas son Nom, pourvu que vous ne commettiez pas ce qu'Il a en horreur (Rév d'Arès 28/11-12): le mal, le péché!
Ceci dit, il est vrai qu'on peut poser la question: Les Pèlerins d'Arès sont-ils des Chrétiens, puisqu'il est convenu depuis des siècles d'appeler Chrétiens ceux qui se rangent derrière le Symbole de Nicée, le Credo des églises ? Autrement dit, ceux qui comme les Pèlerins d'Arès ne croient pas que Jésus est Dieu et ne croient pas qu'il est mort sur la croix pour la rédemption des péchés, sont-ils Chrétiens ?
Je prétends que oui.
Oui, nous sommes Chrétiens et nous prétendons que c'est nous qui sommes ainsi bien nommés, mais non les autres, seraient-ils deux milliards, parce que nous croyons que Jésus, un homme, est le Christ de référence, c.-à-d. le pénitent de référence, qui a retrouvé et réanimé en lui l'image et ressemblance du Créateur (Rév d'Arès 2/12, 32/2), et nous croyons que le Père invite tous les hommes à devenir à leur tour des christs.
Nous sommes des Chrétiens, parce que nous nous efforçons de vivre selon le Sermon sur la Montagne (Matthieu 5 à 7), cœur et base de la prédication de Jésus Christ.
Le Credo de Nicée fit de Jésus "un vrai Dieu et un vrai homme"  — une théologie très hasardeuse et pour une bonne part inventée bibliquement parlant —, parce qu'il était indispensable pour les évêques de l'époque de faire de Dieu seul, quitte à transformer Jésus en Dieu, leur références et leur vénération pour rendre leur position sociale et autoritaire ainsi que leurs églises et cathédrales plus sacrées, glorieuses, superbes, vénérables que ne l'aurait permis le respect, même grand et spécial, d'un seul prophète, Jésus, qui, s'il n'était pas Dieu, n'était autre qu'un grand réformateur juif s'ajoutant à Jérémie, Isaïe, Ézéchiel, etc.
Dans ce cas, ce n'était plus Rome ou Constantinople le centre de la foi, mais c'était Jérusalem qu'il fallait restaurer comme centre de la Rencontre et de l'Alliance... brrrr; quel problème!... Restaurer la Jérusalem que les Romains avaient rasée en l'an 100, réduite à une petite bourgade sans intérêt où circulaient des pauvres hères déguenillés assis sur des ânes ? Non, non !
En laissant à Jésus, ce qu'il était, un prophète juif, les églises auraient simplement dû, sous une forme qui n'était plus axée sur la loi de Moïse mais sur le Sermon sur la Montagne, poursuivre le judaîsme, la vénération de l'Éternel de la Bible Juive (Ancien Testament) dans des synagogues réformées où aux rouleaux de la Bible on aurait ajouté les rouleaux des Évangiles. Cela pour les Grecs, les Romains et les Égyptiens ne semblait pas assez glorieux et exaltant, pas davantage assez proche du culte ultra-superstieux des dieux païens, grecs, romains, égyptiens, etc., auquel le peuple était habitué, peuple auquel on allait, de surcroît, donner Marie, certes inférieure à Dieu mais néanmoins déclarée par l'église capable d'écoute et d'exaucement, une sorte de déesse en somme.
La Révélation d'Arès ne vient pas seulement rectifier tout cela, elle vient vous rappeler que, de toute façon — pardonnez-moi de le répéter —, c'est la pénitence que vous poursuivez et non la récitation du credo et la pratique des sacrements catholiques qui vous sauve et qui sauvera le monde.


02dec12  137C4
J'ai tres peu prié Marie.
Peut-être parce que je n'ai pas été élevé dans la religion.
En tous cas, quelque chose me derangeait dans cette "adresse a Marie," et ma priere s'adressait au Tout-Autre.
Prier un être humain me gênait.
Si je me souviens bien, effectivement, mon "adresse à Marie" était souvent due à un besoin de réconfort.
Cédric des Philippines


02dec12  137C5
Quand je m'adresse à Marie, je le fais comme un enfant qui s'abrite sous le jupon de sa mère, à l'abri des regards des inconnus.
Pourtant j'ai conscience que Marie est le côté maternel du Créateur, de l'Étalé [Rév d'Arès ii/4] pouvant se réduire à un clou.
Marie me semble être le dernier vestige humain qui nous sépare de l'homme image et ressemblance de Dieu, l'homme d'une tout autre humanité, d'un tout autre monde.
Marie, elle est pour moi la mère de Jésus, celui-là même qui est venue vous parler en 1974 et vous a préparé à rencontrer le Père de l'univers. [Jésus est] celui-là même qui m'exhorte à entrer en pénitence comme vous le faites à mon égard.
Et là je me sens bien loin de Marie, [je me sens] nu du jupon qui me couvrait et revêtu d'un manteau d'une toute autre nature qui me protège des regards des pécheurs endurcis.
Là, à cet instant où j'écris, j'ai l'impression d'avoir lâché le pan du manteau de Marie pour avancer seul sur le chemin des Hauteurs, l'impression de n'être plus tout à fait un enfant, mais un pénitent.
Bien souvent, lorsque je prononce le mot pénitent, j'ai le sentiment d'être le clou qui s'enfonce dans la terre faisant sourdre l'eau. Et là je me dis: "Où est mon père, où est ma mère ? De qui suis-je le fils ?" Je suis pénitent. J'obéis à une volonté qui parcourt l'univers, qui est aussi hors de l'univers et qui me demande d'obéir à Lui, le Tout Autre, à vous et aux prophètes avant vous pour que je sois pénitent, pour que je devienne le tout autre qui n'est plus rien pour lui-même.
C'est peut-être l'heure tardive de la nuit qui me fait avoir des idées comme ça. Peut-être que la difficile description de mes ressentis aura de plus claires écho chez d'autres.
Je suis votre appui, comme vous êtes le mien.
Tony de Touraine


02dec12  137C6
Quand je repense au personnage qui a vécu en Palestine il y a deux mille ans sous les traits la femme appelée Marie dans la famille abrahamique: la mère de Jésus. Et quand je repense à son fils, cet homme remarquable qui devînt le prophète de l’amour, j’ai de la difficulté à ne serait ce que supporter la vision de ce que pourrait être la souffrance de cette femme et mère lorsqu’elle se trouva au pied d’un tel fils pendant qu’il agonisait sur la croix.
Je ne prie pas la femme qui fût appelé Marie mais je ne doute cependant pas que dans l’invisible, des exemples tout aussi remarquables de pénitence soient devenus des luminaires d’or, puissent se manifester ponctuellement à ceux qui en témoignent et font appel à eux pour les inspirer.
Mais je doute encore moins que le vrai but de la Vie ne soit pas d’enfermer ces sources inspirations dans des cages dorées à adorer pour en faire malgré soi, ou par commodité, une fin en soi et que la Parole donnée à Arès vise tout autre chose: La liberté absolue vis-à-vis de toute dépendance et béquille, si inspirante et réconfortante puisse telle être, pour retrouver l’expression d’une filiation directe de l’Impulsion initiale de Vie du Créateur sur cette terre, dont nous sommes les habitants, fondus dans l’infinitude de Sa Création et voués à retrouver l’image et la ressemblance originelle.
Mais notre langage est limité et si les tropes peuvent tromper au lieu de propulser nos perspectives de transformation évolutive et nous délivrer de ces mêmes limites, pour nous ouvrir et mieux en apprécier la Volonté du Père qui est derrière de nous rendre notre vraie nature Divine, c’est sans doute parce qu’Ils s’adressent à l’âme naissante plus qu’à l’esprit pensant.
Alors je dirais que si "image" consolante et conciliante il peut y avoir, pourquoi l’encadrer en tant qu’image à ressembler pour rassembler ou diviser à moins de convertir et dominer, comme on le voit encore avec les hommes et les femmes qui ne partagent pas les même cadres d’ interprétation et [les mêmes] convictions de ces ressemblances ou rassemblances idéologiques, religieuses ou politiques qui a aussi ses divinités aux mamelles desséchées?
Pourquoi ne pas faire l’effort d’entrapercevoir dés le départ ce qui unifie harmonieusement plutôt que ce qui divise? Ce qui libère plutôt qu'asservit? Entrapercevoir lucidement et avec empathie des lueurs de délivrance en tant que qualité existentielle de la Vérité Vivante? Des Paroles évolutives, rappelées surnaturellement, régénérées d'Eau Vive, clarifiées de surcroît par les prophètes: contre-courants tendanciels dans La Révélation d’Arès par Mikal, le Messager Fort et au fil des siècles par tous les hommes de Dieu qui firent aussi de leur mieux pour raviver, dans le cœur des hommes et des femmes, des âmes.
Des âmes à faire naître et réveiller pour reconstruire, plus dans l’expression de cette Vie nouvelle que dans l’identification à  une "image" d’un cadre de référence que l’esprit peut certes appréhender mais |qui est] non moins figée, dépassée quand elle n'est pas superstitions et à surpasser pour que se vivent (règnent) à jamais sur/en et par elles, la dynamique synergétique de La Sainteté, La Puissance et La Lumière du Père de l’Univers infini, créant et rayonnant, à la fois Père mais tout en s’unifiant à la douceur Mère qui frise la fleur, pour en apprécier et partager ensemble les fruits et les bienfaits?
Unifiées par elles et en elles, de telles âmes retrouveraient leur esprit et leur corps: Complétude capable de Bien et de changement planétaire. Serviteur du Temps qui Vient qui se souviennent et se souviendront, tout à la fois agissant et aimant, du Tout Autre, qui, au delà de toutes les formes conditionnelles et temporelles, peut y entrer temporellement et temporairement pour en rendre intelligible par l'Amour qu'Il porte à Sa créature déchue, un parfum de Vie Divine, un Vent de grâce insurgeante mais bienveillantes qui restait et reste encore à retrouver, et exprimer par filiation directe pour en co-créer ensemble les fruits: Enfants des générations qui viendront activer Son Jour en Éden.
Guy Y. du Languedoc


Réponse :
J'avoue que je n'ai pas très bien saisi tout ce que voulez dire ici, mais je ne suis pas très malin.
Je me suis efforcé de donner un peu de clarté à certains passages pour que l'ensemble soit plus clair pour les lecteurs plus ouverts à votre parler particulier.


02dec12  137C7
Dans votre entrée 137 le  mot "verbe" apparaît.
Je m’interroge sur celui-ci.
"Au commencement était le verbe et le verbe était Dieu..." Ça veut dire quoi, le verbe ?
Pourriez-vous développer, quelle est sa véritable signification?
Le mot "décision": Peut-être a-t-il décidé qu’un jour il y aurait un commencement dans les commencements.
Maryvonne de Bretagne Sud.


Réponse :
Verbe est tout bêtement synonyme de Parole.
Ce mot "verbe" est aujourd'hui démodé et inutilisé dans la langage courent, mais il est encore utilisé pour parler de la Parole de Dieu, qui est encore en religion appelée Verbe de Dieu.
"Au commencement était le Verbe et le Verbe était Dieu," ce sont simplement les premiers mots de l'Évangile de Jean (Jean 1/1), que la messe catholique utilise et dont vous gardez souvenir. Nous Pèlerins d'Arès ne lisons plus l'Évangile de Jean depuis que le Père nous a dit que ce n'était qu'un livre d'homme (Rév d'Arès 16/12), mais le mot Verbe n'est pas propre à Jean, c'est un terme général que nous pouvons encore l'utiliser ici et là pour désigner la Parole.
Quant au mot "décision", mon entrée 137 ne l'utilise pas. Je ne comprends pas très bien la question que vous me posez à son propos.


02dec12  137C8
Merci pour cette entrée sur Marie.
Il y a longtemps que dans mon petit cerveau trottent des questions sur le concept de Marie et je profite de cette occasion pour vous les soumettre.
Je vous avoue que j’ai du mal avec le concept de Marie que vous exprimez dans les annotations de La Révélation d’Arès édition 2009.
Par endroit je comprends que Marie représente le côté maternel du Créateur mais à d’autres endroits je bute.
Exemples: Veillée 9/6 : Quand Dieu dit par la bouche de Jésus: Marie a fait de son ventre un temple sacré à jamais, ici le mot Marie désigne-t-il la part maternelle du Créateur?
Dans les annotations de La Révélation d’Arès1995 bilingue, 33/13: La femme élevée au dessus de l’Orient,vous dites clairement qu’il s’agit de Marie la mère de Jésus.
33/14: Elle a ravalé son défi, entre ses nerfs, elle a broyé son orgueil, elle a contenu son rire, elle a trouvé la force qui soulève les montagnes, elle est entrée dans l’excellence du Salut. Dans ces annotations  vous écrivez : Marie est un modèle d’existentialisme spirituel, comme Adam, elle fut tentée mais elle a ravalé son défi, broyé son orgueil.
Cela je le conçois aisément.
Dans les annotations de l’édition 2009 vous écrivez: "La femme élevée au-dessus de l’Orient n’est pas Marie au sens que lui donne l’église, mais la phase maternelle, le côté tendresse du Créateur."
Comment le côté maternel, tendresse du Créateur peut ravaler son défi, entre ses nerfs broyer son orgueil, contenir son rire, trouver la force qui soulève les montagnes?
J’avoue que là je ne comprends pas.
Veillée 37/6: "Ève a succombé au tentateur, Marie a triomphé de lui."
Dans les annotations de 2009 vous écrivez: Marie symbolise dans le Créateur comme dans l’homme, le bien, l’effort qui triomphe de cette difficulté par l’amour.
Cela signifie-t-il que le Créateur dans sa part maternelle doit lutter contre le tentateur ?
Mon « faible lumignon »  Révélation d’Arès 32/5 a bien du mal à saisir ces concepts.
Cela me fait penser que jusqu’en 1995, date à laquelle vous avez écrit [les annotations de] La Révélation d’Arès bilingue, vous aviez encore l’image de Marie comme la mère de Jésus.
Qu’est-ce qui vous a fait voir les choses différemment, quel a été si je puis m’exprimer ainsi l’élément déclencheur de votre prise de conscience du concept de Marie, part maternelle du Créateur?
Je pense que les annotations de références pour les générations qui viennent seront les dernières en date pour l’instant celles de l’édition 2009 et votre enseignement sur ce blog.
Pour les expliquer à tous les croyants de cultures mariales et aux anglophones qui auront lu la bilingue, il est important que cela soit le plus clair possible dans notre esprit.
Pour l’instant ce n’est pas le cas pour moi.
Merci pour les éclaircissements que vous pourrez nous apporter sur cette question.
Denis K. de Bretagne Sud


Réponse :
Quand j'explique à des frères et sœurs ce qu'est ma prière je leur dis ceci:
"Si vous souhaitez prier comme moi, mettez l'honnêteté la plus totale dans votre prière comme je le fais pour moi. Le Dieu qui s'est manifesté à moi et qui m'a parlé en 1977, je ne Le vois plus, ne L'entends plus ; j'ignore s'Il est près de moi ou à un milliard d'années-lumière. Il est redevenu l'Invisible et l'Inconnu et quand je prie, j'gnore complètement s'Il mécoute ou s'Il ne m'écoute pas. Il n'y a qu'un seul endroit où je suis à peu près sûr de Le trouver, c'est en moi, dans l'image et ressemblance (Genèse 1/26-27) de Lui qu'Il a mise en moi en me créant. C'est pourquoi, quand je prie, vous voyez mes bras aller et venir, s'étendre vers l'extérieur où peut-être... seulement peut-être et très improbablement se trouve Dieu, et vers moi, vers ma poitrine, à l'intérieur où je m'efforce par la pénitence de réveiller son image et ressemblance."
Pourquoi je vous dis ça ? Parce que le seul moyen que j'ai de m'adresser à Dieu de façon honnête et réaliste, c'est de croire qu'Il est en moi, c'est de croire que je suis Dieu et j'ajoute dans la direction de ceux à qui j'enseigne ma prière: "Quand vous priez, penser que vous êtes Dieu n'est pas "avoir la grosse tête," c'est simplement le seul moyen tout à la fois de réaliser la jonction avec Lui par sa propre Parole et de comprendre que le moment où vous priez est un grand moment sacré, le moment sacré par excellence."
Où vais-je donc en venir ainsi en racontant tout ça ? À ceci: Tout en étant Dieu quand je prie, quand je m'efforce d'être un toujours meilleur pénitent, je triiomphe du tentateur (Rév d'Arès 37/6) — le Père ne dit pas ici que Marie "lutte", comme vous le dites vous, mais qu'elle triomphe —, je triomphe du mal, du péché en moi, je suis Dieu triomphant du mal et alors vous comprendrez que Marie, mère de Jésus ou n'importe qui d'autre: le Côté maternel du Créateur, ou moi, ou vous, ou Marie-Élise, ou tout pénitent, est un point très important de jonction entre le mal et le bien. Marie, c'est la merveilleuse symbolique du tout et du rien, comme je le suis, comme vous l'êtes, comme n'importe qui peut l'être, de la Force et de la faiblesse immense, de la résolution du problème capital, problème du Salut, que vient nous aider à résoudre La Révélation d'Arès.
Vous argumentez sur des mots, sur une logique tout humaine — je ne vous le reproche pas, je comprends, je suis passé par là — mais dites-vous que le Père n'a pas d'autre moyen que des mots absolument insuffisants, pour tenter de nous faire comprendre le dépassement auquel il nous invite.
Marie est un des points les plus transcendants de ce dépassement, de cette transfiguration. Il me faudrait pour parler de Marie et de tout ce qu'elle représente ou me taire ou écrire un gros livre. Ne pouvant ni complètement me taire ni écrire un gros livre, qui ne servirait à rien puisque le Salut ne résulte pas de ce que nous croyons ou ne croyons pas de Marie, mais de la pénitence, je dois recourir à des explications toutes plus insuffisantes les unes que les autres, que ce soit mes annotations ou cette entrée 137, qui a 54 lignes pour un sujet que 540 pages ne suffiraient peut-être pas à épuiser.
Certes, les lecteurs de La Révélation d'Arès peuvent être troublés par mes annotations, comme vous le signalez, mais je trouve préférable qu'ils soient troublés de cette façon plutôt qu'ils ne poursuivent leurs vieilles croyances culturelles. Je me dis que le seul fait qu'ils se demandent où en est le prophète sur le sujet de Marie leur signale un point très délicat de dépassement, de transfiguration de l'homme, car c'est à la transfiguration, c'est-à-dire à une plongée dans l'inconnu que La Révélation d'Arès nous invite. Et je ne suis pas sûr que l'autre plongée dans l'inconnu que je vais connaître: la mort, car je suis un vieil homme et la mort n'est pas si loin, m'éclaire complètement. Je crois que je ne verrai vraiment clair que le Jourla Lumière couvrira tout sans cesse (Rév d'Arès 31/8).
Ceci dit, s'il est vrai qu'au moment de l'édition "bilingue, 1995, je n'avais pas encore abouti complètement à mon actuelle manière d'envisager le rôle de Marie dans La Révélation d'Arès (je n'y suis pas arrivé avant les années 1999 ou 2000) j'étais déjà conscient de l'abyssale ambiguïté, le carrefour d'identités diverses, que le Père, par la voix de Jésus, faisait de Marie, tantôt simple maman humaine de Jésus, tantôt face maternelle de Dieu Lui-même, les deux étant vraies comme il est vrai que je suis et que vous êtes tout à la fois un pauvre bougre et un Dieu (Rév d'Arès (Rév d'Arès 2/11-15), Si vous lisez l'annotation de 33/13 dans la bilingue c'est patent. Par ailleurs, il y a des moment où les impératifs typographiques, les suppressions qu'il faut concéder pour composer un livvre qu'on va imprimer, imposent des raccourcis qui sont effectivement des mutilations. Notamment dans l'édition de 2009 j'avais écrit à 37/6 une note plus longue, plus explicite concernant Marie (Je n'ai pas le temps de la retrouver dans mes vieux brouillons). Néanmoins, je trouve que la petite note actuelle est suffisante et ne fait pas obstacle au sentier du Salut, à l'ascension vers les Hauteurs.
Car, je le répète encore, vous ne serez pas sauvé par ce que vous croyez ou ne croyez pas à propos de Marie, mais par l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et la liberté spirituelles qui constituent la pénitence.


02dec12  137C9  
Je comprends que la nature de Dieu nous dépasse, peut se manifester de diverses façons, est bien au-delà des notions de genre. 
N’a-t-il pas existé donc, une femme physique qui a donné naissance à Jésus, qui s'imposa les souffrances de gratter de sa chair les souillures, d'arracher de son cœur les doutes, pour renaître pure... qui s'est rangée parmi les esprits debout devant Mon Trône, parmi les luminaires d'or (Rév d'Arès 12/12b-13a) dont le Coran dans lequel je prie dit; Un garçon ne pourrait pas être comme a été cette fille ?
djd de Bretagne-Ouest


Réponse :
Oui, vous avez tout à fait raison, ma sœur.
Merci pour ce bref commentaire qui est un beau témoignage de foi et d'humilité face des choses si difficiles à comprendre pour nous, humains.


03dec12  137C10
Plongé dès l’enfance dans une ambiance mariale, dont même mon prénom,garde la trace, j’ai connu La Révélation d’Arès par l’édition bilingue de 1995 qui contraste pour moi par rapport à l’édition 2009 où sans équivoque, Marie n’est pas la Marie de mon enfance bercée de chapelets, de prières et chants à Marie, de pèlerinages, de prières du soir.
L’édition bilingue de 1995 et ses annotations n’ont pas heurté en moi cette culture d’enfance. C’est seulement lors de la lecture de l’édition 2009 que j’ai lu dans les annotations que Marie avait un sens décalé par rapport à celle de mon enfance.
Encore aujourd’hui, chaque fois que je lis un passage parlant de Marie, je dois relire les annotations de l’édition 2009 pour essayer de changer mon regard.
Cette entrée est pour moi bien nécessaire pour poursuivre cette lente déculturation.
Déjà dans "Le Pèlerins d’Arès" n°4 de 1978 (p59), on trouve cette phrase: "Le danger moral qu’offre aux croyants, catholiques et orthodoxes, leur admiration démesurée pour une personne biblique dont ils savent si peu, c’est que l’imagination vienne compenser leur frustration. De là viennent les légendes innombrables ou les développements doctrinaux sans fondement sur Marie."
Un autre article que j’ai dû relire plusieurs fois se trouve dans "Le Pèlerins d’Arès" n°2 de 1984 (p30): "Marie apparaît-elle à Medjugorje ?" Le sous-titre donne tout de suite le ton: "Certainement pas au sens qu’on donne à "apparaître" quand il s’agit d’une inervention du Ciel." L’article souligne notamment la répétition quasi mécanique du phénomène, l’image de l’apparition bien dans la ligne du symbolisme de l’église catholique, la platitude des communications,
L’homme préfère se bercer de douces illusions plutôt que d’entreprendre l’ascension dont vous balisez le chemin: faire pénitence, moissonner et prononcer la Parole pour l’accomplir.
Louis-Marie de Belgique


Réponse :
Mon frère Louis-Marie, je connais bien moi-même le poids considérable de la culture sur l'esprit et le cœur et le temps très long qu'il faut pour s'en délivrer complètement, même quand on l'a fait intellectuellement, et ce n'est pas moi qui reprocherait à un frère d'avoir lui aussi parfois "préféré se bercer de douces illusions plutôt que d'entreprendre l'ascension" difficile de la pénitence.
Tenez ! Pas plus tard qu'hier soir, sœur Christiane, qui venait se lire les 9 commentaires et mes réponses du 2 décembre sur son iPad — celui que mes frères m'ont offert pour mon 83ème anniversaire et qui ne chôme pas entre les mains de mon épouse, encore merci à eux ! — entra dans mon bureau avec son visage des moments d'objection, et me dit d'un ton un peu sec en substance ceci: "Vous avez été direct et dur dans vos réponses à Alfonso d'Espagne (137C3) et à Denis K de Bretagne (137C8)..."
Ce n'était pas la teneur de mes réponses que sœur Christiane me reprochait, mais... disons...  leur inflexibilité, et je sentais derrière ce qu'elle me disait, quelque chose de moins pensé que latent dans ses fins fonds, une mouillure de vieille culture clapotant là comme les derniers gargouillis d'un réservoir qui finit de se vider sans être encore complètement à sec. Je fus, je l'avoue, un peu surpris que sœur Christiane souhaitât encore, en somme, que je ménage un peu plus mes frères et sœurs sur le chapitre de Marie, voire du dieu à trois têtes (la trinité) (Rév d'Arès 23/7).
Sœur Christiane avait-elle tort de me faire ses douces objections hier soir ? Pas vraiment, pensai-je après qu'elle fut sortie de mon bureau, puisqu'après tout ce n'est pas ce qu'on croit, mais c'est ce qu'on fait qui conduit au Salut. J'eus, je l'avoue, un instant de regret d'avoir posté mon entrée 137 "marie", un bref exposé sans ménagement.
Quand je lis votre commentaire où je sens aussi une certaine difficulté à tout effacer trop vite de la culture, je me dis: "Pourquoi ne pas faire comme Dieu, laisser à chacun le temps de conclure comme il ressent ce que le Père dit de Marie, puisqu'en somme sur ce nom, dans sa Sagesse infinie, Il cristallise avec Amour le besoin qu'a l'homme de ce que j'appelerais une protection rapprochée. N'ai-je pas eu moi-même ce besoin, même hésitant, assez longtemps encore ? N'ai-je pas marmonné ici et là pendant vingt-cinq ans quelques tropaires à Marie ? Mes marmonnements n'allaient-ils pas, de toute façon, au Père ?"
Je ne suis pas une brute, quoique sœur Christiane pense quelquefois que je le suis encore, mais elle est si douce et me donne tant de leçons de douceur... Je sais comme elle le sait que notre Créateur Lui-même n'est pas une Brute et sait tenir compte de notre faiblesse immense (Rév d'Arès 36/5). Je vous sais gré quand même d'avoir décelé dès "Le Pèlerin d'Arès" n°4 de 1978 que je savais déjà au fond de moi, quoique le laissant rarement affleurer, quoiqu'y résistant, ce qui est écrit ici à propos de Marie dans mon entrée 137.
Un grand merci, mon frère Louis-Marie.


03dec12  137C11  
Annotations de L'Évangile donné à Arès (37/6): "Marie (nn.9/6,11/2,33/13) n'est pas plus un personnage historique et datable que ne l'est Ève. Toute deux symbolisent des étapes de la vie spirituelle. Ève symbolise la difficulté pour tout homme d'assumer la vie spirituelle qui commence, que ce soit aux jours de la genèse ou aujourd'hui. Marie symbolise,dans le Créateur (33/13-18) comme dans l'homme de bien l’effort qui triomphe de cette difficulté par l'amour."

Prends garde au tentateur !
Je te donne la force pour le vaincre,mais il redoublera de ruse et d'effort.
Ève y a succombé,mais Marie a triomphé de lui.
Fais-toi d'elle une compagne de route !
Ne lâche pas les pans de son manteau !
À sa vue le serpent s'enfuit en sifflant (Rév d'Arès:37/6).

Quand je proclame la Parole, je m'habite de Dieu, soit en tant que Père, soit en tant que Mère. L'homme n'est il pas dans cet état de mère ou de père vis à vie de ses propres enfants ?
Quand la Parole parle de Marie, je me confonds au Père dans son état de tendresse, Mère aimant ses enfants avec tendresse. Mais quand La Parole parle en temps que Père, c'est d'une autorité spirituelle comme souvent le faisait Jésus, ou comme le fait Mikal, à travers l'autorité Prophétique qui transparait au travers d'eux qui sont devenus à Son Image et à Sa Ressemblance, qui deviennent Dieu en eux.
Patricia des Alpes


Réponse :
Oui, l'homme est "mère et père vis à vis de ses enfants." Du moins devrait-il toujours l'être.
Muhammad, orphelin, fut élevé par son grand-père Abd el-Muthalib puis, à 6 ans, par son oncle Abou Thalib, dont il parlait, dit-on, comme s'il avait parlé de ses grands-mères. On voit à notre époque beaucoup de papas s'occuper de leurs enfants comme s'ils étaient des mamans et ce fut l'objet d'un beau film: "Kramer contre Kramer".
Oui, le Père est Tendre, comme une Mère, autant que Péremptoire comme le Puissant.


04dec12  137C12
Ce devait être entre 1977 et 1979, je n’arrive plus à situer exactement la date.
J’'étais avec un copain de l’époque en vacances en Beauce chez sa grand-mère décédée quelques temps plus tôt. Nous dormions dans la chambre et le lit de cette grand-mère et, une nuit où je n’arrivais pas à dormir, m’apparut une image de femme qui me semblait être vêtue d’une robe ou tunique blanche au pied du lit.
Enfin, je suis encore moins capable aujourd’hui, plus de 30 ans après, de décrire cette lumière et formes mais je me souviens de son côté extrêmement bienveillant et de son sourire et surtout de mon immense malaise face à cette apparition ; j’avais 18 ans à peine alors. Je voulais pousser un cri que je n’arrivai pas à pousser je ne pus que très difficilement faire un hummm ! étouffé.
Je parvins à allumer la lumière électrique au-dessus du lit et je racontai [ce que je venais de voir] à mon copain Fabrice. Il en rigola et me dit alors : "Allez ! Rendors-toi !" sur le ton de : "Arrête ton délire ; ce n’est qu'un rêve ! Sacré farceur !”
Quand j’y repense de temps à autre, je n’en parle pratiquement jamais. J’y repense, parce que comme missionnaire qui parle aussi des apparitions survenues à Arès je sens ce même malaise quelquefois devant celui ou celle qui poliment fait l’effort de m’écouter et je me demande si je ne suis pas moi-même comme une apparition... un revenant... qui parle dans un monde "enculturé", éteint, et qui ne sait pas ou plus du tout comment aborder, incorporer  l’invisible à sa propre réalité.
Et l’inverse est vrai aussi : Le témoin qu’est l’apôtre comme "apparaissant" et devenu étranger pour le quidam ne sait plus comment dialoguer et échanger de façon rapidement et parfaitement adapté, il sait que l’amour est une clef, mais quels mots employer qui soient une résonnance dans l’oreille et le cœur de celui à qui il s’adresse ?
C’est vrai que ce n’est pas si important de croire à la réalité invisible, puisque seuls les actes comptent. Mais jusqu’où l’homme se prive-t-il de quelque chose de fondamental en refusant cette respiration naturelle avec l’invisible ? La peur de tomber dans le délire mystique n’explique pas tout.
Bon ! On est peut-être un peu loin du sujet de Marie dans votre entrée, mais celle-ci m’a fait penser [à l'apparition que j'eus une nuit en Beauce]. Mon mental de jeune à peine sorti de l’adolescence refusait déjà ce genre d’apparition, ma biologie n’était déjà plus capable d’en accepter la simple étreinte maternelle. Alors que dire d’apparitions avec un puissant message qui appelle à l’effort [de la pénitence] !
Je n’ai pas eu ce problème, mais je comprends ceux qui résistent comme d’inconscientes victimes d’un invisible dominateur hyperrationaliste. 
Jean-Claude D. d'Île de France


Réponse :
Non, on n'est pas "un peu loin du sujet de Marie," puisque le dernier paragraphe de mon entrée 137 évoque les très nombreuses apparitions attribuée à Marie dans les pays catholique ou orthodoxes, à Fatimah dans les pays musulmans, à Kâli en Inde, etc. L'invisible monde qui nous entoure nous apparaît ainsi de temps en temps. Ce que vous avez vu une nuit en Beauce entre 1977 et 1979 est rapporté par des milliers de gens chaque jour partout dans le monde.
Quand j'étais dans l'église il m'arriva d'exorciser des maisons dites hantées — il y en a plus qu'on ne le pense ou qu'on ne le dit — et notamment une maison située à Grasse dans les Alpes Maritimes où passaient ce que les propriétaires m'avaient décrit comme des "ombres blanches," des choses pas seulement visuelles et sonores (sans être compréhensibles), mais aussi sensibles à la peau.
L'apparition que vous avez eues en Beauce était douce et bienveillante, l'apparition de Grasse, qui avait forcé les propriétaires, des poissonniers, à évacuer les lieux et habiter ailleurs, était agitée et, de ce fait, faisait plutôt peur.
Mais quand on me dit: "C'était un revenant, le fantôme d'un mort, etc." je réponds: "Je ne sais pas du tout ce que c'était. C'était, c'est tout. Pourquoi parle-t-on toujours de revenants, de morts qui viennent hanter des lieux? Je crois simplement que c'est quelque chose qui se rend visible, sonore, etc. et personne de charnel ne sait vraiment de quoi il s'agit."
Vous n'avez pas nommé l'apparition que vous avez eue et c'est bien, mais si vous aviez été un catholique confit en dévotion vous n'auriez pas manqué de dire que Marie ou quelque autre "sainte" vous avait rendu visite.
Ma petite fille Agar, gamine de onze ans qui n'est pas particulièrement pieuse et émotive, a raconté avant-hier à sa grand-mère, sœur Christiane, qu'il y a quelques nuits elle s'était réveillée et avait vu une apparition aux cheveux longs tout près d'elle lui caressant les cheveux. Elle n'a pas nommé cette "apparition aux cheveux longs," elle n'a rien trouvé de spécial à ce fait, elle était simplement étonnée, et c'est bien.
Ces choses-là sont fréquentes et si les gens n'avaient pas peur de paraître idiots ou gobe-mouches en les racontant, on en entendrait parler beaucoup et souvent, mais la mode est au rationalisme pur et dur, rationalisme qui est le fond de commerce des psy qui vous diront que vous avez eu la berlue. Ces psys sont les produits d'un conditionnement rationaliste, qui tirent quand même profit des patients qui viennent leur raconter très honnêtement les apparitions réelles — et puis-je ajouter: banales ? — qu'ils ont eues.


04dec12  137C13
Suite de mon précédent commentaire (137C7), j'ajoute que Marie est au milieu de nous, et maintes fois représentée et maintes fois reconnue en tant que telle [et qui dit en somme:] "Je ne suis pas une madone mais une femme qui vit parmi vous, qui vous écoute qui vous aime qui vous aide."
Maryvonne de Bretagne-Sud


Réponse :
Je poste ce commentaire, ma sœur Maryvonne, parce qu'il démontre combien il est difficile de se délivrer de la culture mariale catholique.
Certes, vous prêtez à Marie ce propos: "Je ne suis pas une madone," au sens où elle n'est pas une madone magnifiées sous les pinceaux de Raphaël,  Botticelli et d'autres, la madone trônant dans le Ciel, servie par les anges, nantie de pouvoirs d'écoute et de miracle quasi divins , et c'est bien.
Mais vous ajoutez: "Je suis parmi vous, je vous écoute, je vous aime et je vous aide," et vous faites ainsi tout bonnement descendre Marie du Ciel vers la Terre, gardant là tous ses pouvoirs d'aide à ceux qui la prient. Vous montrez par là que vous restez accrochée à une certaine image de la Marie des églises.
Je ne vous le reproche pas, je fais seulement remarquer que vous avez commencé, mais non vraiment réalisé votre délivrance d'un attachement à la culture mariale, resté en vous.
Or, je suis désolé de vous choquer peut-être en vous rappelant que cette Marie-là n'existe pas.
Combien le Créateur est Sage en comprenant qu'il doit donner à son Amour, sa Tendresse, sa Pitié, le nom de Marie — Il n'est pas à un mot ou à un nom près, Lui qui n'a pas d'autre Nom que Nom (Rév d'Arès xv/5, xviii/2-4) — puisque tant d'hommes tiennent tellement encore à ce terme pour humaniser Ses grands Sentiments.


04dec12  137C14
Merci Frère Michel pour cette entrée et vos réponses hautement éclairantes sur  les questions qui peuvent être restées flottantes depuis  votre édition 2009 de La Révélation d’Arès.
J’aime la sincèrité de Denis K. [137C8]. Chacun s’exprimerait avec ses mots certes , mais ces questions traversent encore les esprits même si les cœurs peuvent les mettre en attente de réponse pour faire le Bien, quoiqu’il en soit.
Père -Mère, mère-père... cette réunion de couple divin ou humain en un seul "être" n’est pas aisée à se représenter dans l'état actuel des choses.
Dans le vécu humain, par contre, j’identifie mieux les ressentis. J’ai été mère-veuve très jeune et je vous affirme que ce n’est pas facile d’élever et d’éduquer de jeunes enfants sans la participation effective d’un père. Et même avec un père vivant, mais absent, les mères sont plus souvent amenées à être celles qui disent non et qui frustrent les jeunes enfants qui ne peuvent pas toujours voir au-delà de ce qu’ils vivent dans l’instant.                                                                                                  Alors, à l’évidence, père ou mère,  nous sommes capables de douceur autant que de prises de décisions difficiles. La culture  polarise les attitudes en caricaturant les deux pôles, le féminin et le masculin, avec des attributs fixés mais spirituellement Dieu est très clair: frère à bras ou à cinelle (Revelation d'Arès xLvi/1). Dieu ne connaît que des frères.
De son vivant, j’ai parfois croisé votre mère au pèlerinage sans oser l’aborder. Vous aviez je crois environ 13 ans quand votre père est mort et j’aurais aimé parler avec elle de son vécu dans une époque socio-historique antérieure à la mienne et de son destin particulier de génitrice d’un prophète .Si vous n’aviez pas la même vision du monde et si elle ne fut pas sujet d’amour pour vous (votre réponse dans l'entrée 136), peut-être que vous non plus, vous n’avez pas été un fils idéal pour elle ? Et, à lire les évangiles palestiens  il me semble que la mère de Jésus, le Bon, n’a pas pour autant été épargnée de dureté.
Mais j’en viens à la Mère, représentée par Marie, sujet de cette présente entrée vraiment bienvenue trois ans après l’édition 2009, car à la sortie de cette édition j’ai assisté et participé à de tristes discussions virant à la polémique entre pèlerins... Nous étions proches de la langue d’ivrogne que Dieu déplore [Rév d'Arès 32/9].
"Marie n’existe pas !" "Mais si !" "C’est à la fois la mère de Jésus et la femme claire par parabole !" "Mais non, vous allez continuer à propager la superstition," etc, etc. Ce fut parfois surréaliste de nous entendre.
Aujourd’hui je voudrais juste partager ce que je crois comprendre ou plutôt comment je conçois, après ce temps passé, la Marie que je sens vivre dans la Parole d’Arès: Plutôt que la part Maternelle de Dieu, pour moi c’est, si j’ose dire, la Part humaine du Créateur, qu’Il a Lui-Même voulu engendrer.                 
C’est difficile à exprimer et j’espère ne pas blasphémer aux yeux de certains.
Il ne s’agit évidemment pas de l’humanité en voie de déchéance de petit animal pensant pour quelque temps encore, mais bien de l’humanité que Dieu appelle à revenir à Lui,  transcendante y compris jusque dans sa chair qui sera transfigurée dans une nature telle que la Lumière cuit leur pain, elle presse leur vin et leur huile (Rév d'Arès xxi/10).
Comme vous nous l’aviez enseigné de vive voix à Paris pendant votre long enseignement [1995-1997]: "Marie c’est l’humanité pénitente, quand vous la priez c’est à vous que vous vous adressez.".
L’humanité redevenue Adamique par la pénitence, Marie triomphant du mal, le couple Divin-Humain recréé. Alors, Dieu viendra nous visiter dans le souffle du jour. (Génèse 3/8).
Chaque jour dans ma chambre je regarde ce tableau (en piece jointe) du frère Oliver de Lagausie offert pour des épousailles à Arès, il illustre mieux que des mots mon propos, ces deux mains symbolisent aussi bien une main masculine et une main féminine que la Main du Créateur et celle de l’homme.
Pascale de Rhône-Alpes


Réponse :
Aucun doute, pour ma mère je n'avais jamais été "un fils idéal". Je n'ai jamais très bien compris pourquoi, mais vous n'avez qu'une faible idée de tout ce qui pouvait nous séparer dans le domaine des idées comme dans celui de la vie.
À la fin de sa vie, néanmoins, ma mère souhaita venir vivre dans ma proximité et me demanda de lui trouver une maison à Arès, où elle déménagea et où elle venait régulièrement prier à la Maison de la Sainte Parole en compagnie de son époux, André Bénard. C'est de toute notre vie la seule chose sur laquelle nous sommes tombés d'accord, je crois. Encore n'ai-je jamais su ce qu'elle en pensait en son for intérieur, car jamais, absolument jamais, elle ne m'en parla quand j'allais le soir lui rendre visite.
Ma mère se serait très bien passé de moi. C'est moi qui, par devoir filial, fis toujours en sorte de ne jamais couper les points avec elle. D'ailleurs, elle se débarrassa de moi quand j'étais encore adolescent. Elle me contraignit (la pauvreté aidant, il faut bien le dire) à devancer l'appel, comme on disait alors de ceux qui choisissaient à faire leur service militaire plus tôt qu'à 20 ans. Ce qui me permit de choisir mon arme: la Marine où, hélas, la Sécurité Navale fit barrage à toute éventualité pour moi de devenir officier, parce que mon père avait été membre du Pari Communiste. À l'époque un Communiste était considéré comme un traitre à la patrie en puissance. Je repris mes études ensuite et je devins ingénieur.
Ma mère ne fit jamais rien pour m'y aider. Je dus me débrouiller seul. Assez vite après la mort de mon père, j'avais dû apprendre à m'assumer et à devenir ce qu'on appelait alors un self-made man.
Quand je lis dans les Évangiles Palestiniens le passage où Marie et les frères de Jésus cherchent à lui parler mais se gardent d'entrer dans la maison où il prêche, montrant ainsi leur désaccord avec lui (Matthieu 12/46-50, Marc 3/30-21 et 31-35, Luc 19-21), je pense à moi-même, mais je me dis que le Père a sans doute voulu que je fusse détaché de ma mère très tôt parce qu'il avait déjà mis sa Main sur moi.
Quant à Marie, je ne crois pas du tout qu'elle soit "la Part humaine du Créateur", parce que le Créateur n'a pas de "Part humaine". C'est nous, humains, qui avons une part divine en nous: son image et ressemblance (Genèse 1/26-27).


04dec12  137C15
J'ai prié Marie à une période douloureuse de mon existence.
Chaque soir, durant cette période, c'est avec l'adresse à Marie que je m'endormais. Elle seule me réchauffait. Ce fut un réconfort immense pour ne pas sombrer dans la folie que peut provoquer une intense douleur.
Depuis, je n'ai plus prononcé cette adresse: Seule la Parole du Père est la Parole que je ramène à mes lèvres pour l'accomplir [Rév d'Arès 35/6].
Prononçant la Parole, je suis comme les premiers disciples de Jésus, ceux qui laissèrent sur la berge leurs filets pour devenir pêcheurs d'hommes [Matthieu 4/19], chercheurs d'hommes capables d'entrer en pénitence, capables par souvenir ou par raison de savoir que seule la pénitence transformera lentement mais durablement ce monde en monde heureux.
Oui, nous sommes bien de véritables chrétiens au sens originel du terme. Nous sommes ces disciples contemporains non plus de Jésus mais de Mikal, montrant entre autre comme eux combien le poids des siècles sclérose et enferme l'homme en lui-même et dans les griffes de son système d’habitudes: Jésus déjà en son temps montrait le mal sécrété par le système religieux régnant à son époque ainsi que par le système politique en vigueur.
Nous sommes bien comme les premiers disciples de Jésus qui priaient dans leur chambre intérieure à voix basse ou à haute voix, se reliant au Ciel, s'armant de courage et d'amour pour porter témoignage. Ils ne priaient pas Marie: la dévotion mariale n’étant apparue qu’au moyen Age je crois.
Nous reprenons le même boulot, avec la même difficulté à se délester, à laisser tomber les lambeaux du vieux manteau des idées qui courent, des idées et des réflexes acquis depuis des générations qui nous imbibent depuis notre naissance. Pour ce qui concerne la prière : le réflexe de demander, de faire sa prière pour que "Dieu soit content", de s’adresser à des hommes déclarés saints, de la faire comme une contrition (les neuvaines), de la faire comme un marathon (chapelet) où on escamote les mots et où on ne sait plus si on est au septième ou au huitième "Je vous salue Marie."
Bien d’autres formes de fausse piété m’ont imbibée. J’en ai néanmoins acquis la nécessité de la constance, la certitude d’être pécheresse.
Il m’a fallu attendre La Révélation d’Arès et surtout le miel [Rév d'Arès xii/4-6] lentement donné par Mikal pour comprendre que je pouvais sortir de cet état de pécheresse et que ma prière ne s’adressait désormais plus qu’à moi, non plus à un être extérieur (Marie, Jésus, Jean Baptiste,  etc.) qui ferait pour moi.
Mon Dieu, que l'homme a compliqué et codifié cet acte simple !
Non signé (Il s'agit d'une sœur)


Réponse :
La dévotion à Marie dans les églises d'Orient et d'Occident est bien plus ancienne que le Moyen-äge.
Elle apparut probablement vers le IVe siècle. Après le concile de Nicée (325) qui déclara que Jésus était Dieu on se mit ici et là à appeler Marie, mère de Jésus, la nouvelle Ève, celle qui met fin au péché originel en enfantant le Christ. Ce n'est qu'en 431 au Concile d'Éphèse qu'une définition dogmatique de Marie, "mère de Dieu", fut donnée. Une pureté quasi divine fut prêtée à Marie notamment dans la croyance en "l'assomption", attestée dès la seconde moitié du VIe siècle, croyance dans le fait que Marie aurait été élevée comme Élie ou comme Jésus dans l'Ascension.


04dec12  137C16  
"Marie est un des points les plus transcendants de ce dépassement, de cette transfiguration. Il me faudrait pour parler de Marie et de tout ce qu'elle représente ou me taire ou écrire un gros livre. Ne pouvant ni complètement me taire ni écrire un gros livre, qui ne servirait à rien puisque le Salut ne résulte pas de ce que nous croyons ou ne croyons pas de Marie, mais de la pénitence [réponse 137C8]."
Vous auriez beaucoup à écrire apparemment sur le sujet mais vous ne le faites pas.
Vous êtes le prophète, celui que Dieu a choisi pour parler en son Nom et je ne discute en rien tout votre enseignement — Parole de Mikal Ma Parole (Rév d'Arès i/12) — mais je m'interroge pour plus tard lorsque vous aurez plongé dans cet inconnu qu'est la mort et que des hommes à votre suite seront tentés d'ajouter des écrits à vos écrits parce que il y aura encore à creuser avec La Révélation d'Arès et ainsi de risquer de détourner les hommes de la vraie piété.
D'un mot de moi ils ont écrits des livres, dit La Révélation d'Arès [23/7] à propos des théologiens qui ont préféré se saouler de la Parole plutôt que de s'en abreuver.
Comment faudra-t-il interpréter ces écrits d'hommes qui vous succèderont ? À quoi reconnaît-on la théologie ?
Pascal de Bretagne Sud


Réponse :
Il y a déjà et il y aura bien davantage après ma mort des gens en grand nombre pour interpréter La Révélation d'Arès à leur façon. Cela ne compromet pas et ne compromettra pas leur salut s'ils sont de grands pénitents et vivent d'amour, de pardon, de paix d'intelligence et de liberté spirituelles.
Mais au milieu de ces légions de gens interprétant La Révélation d'Arès à leur façon il y aura le petit reste, que le Père m'envoie personnellement rassembler (Rév d'Arès 24/1) et qui est constitué d'hommes et de femmes qui se conformeront exclusivement à mon enseignement. Ce petit reste se perpétuera. Il aura pour rôle de perpétuer mon enseignement et seulement mon enseignement et de rester une référence prophétique.
C'est à ce petit reste, à sa formation, que je m'attache exclusivement de mon vivant.
Quant à la théologie on la reconnaît surtout à ceci qu'elle essaie toujours d'attacher le salut à des idées au lieu de l'attacher à la vie. C'est pour cela que le Père parle de Vie et non de doctrine.
N'ayez pas peur ! La Vie, si elle ne s'interrompt jamais, tromphera de toutes les doctrines qui se construiront inévitablement sur les mots de La Révélation d'Arès, car il y aura longtemps encore quantité de gens qui ont beaucoup plus à dire (des idées) qu'à montrer (de l'amour).


05dec12  137C17
Cette entrée sur Marie est pour moi une très juste et belle continuité de l'entrée précédente dédiée à l'amour évangélique, parce qu'elle renvoie, de mon point de vue, à la transcendance donc encore et toujours, à la pénitence.
L'entrée 137 est en tout cas une nouvelle occasion de méditer sur ce qu'est Dieu et par voie d'incidence, sur ce qu'est l'homme en tant qu'Adam, image et ressemblance spirituelle, et de se déculturer encore un peu plus de toute façon.
Je tente de développer les quelques associations d'idées qui se sont faites jour dans mon esprit à la lecture de cette entrée et des premiers commentaires qui, comme des pièces d'un puzzle qui s'assemblent, ont abouti en substance, à ce qui suit.
Peut-être estimerez-vous cela farfelu avec d'énormes contre-sens, inepties voire que je me fourvoie complètement ?
Peut-être avez vous déjà enseigné, d'ailleurs, sur ce sujet ?
Si tel est le cas, veuillez me le pardonner, car je cherche simplement et en toute humilité à améliorer ma compréhension de la Parole (qui est simple, mais complexe pour le faible lumignon que je suis), pour mieux l'accomplir.
Ce que vous rappelez concernant le Tout-Autre — et qui prévaudrait pour l'homme en tant qu'image et ressemblance spirituelle [du Créateur] — m'a renvoyé à Genèse (2/18-23): Le Seigneur Dieu dit : Il n'est pas bon pour l'homme d'être seul. Je veux lui faire une aide qui lui soit accordée [= appropriée]... Il prit l'une de ses côtes et referma les chairs à sa place. Le Seigneur Dieu transforma la côte qu'il avait prise à l'homme en une femme qu'il lui amena. L'homme s'écria: "Voici cette fois l'os de mes os et la chair de ma chair ;celle-ci on l'appellera femme, car c'est de l'homme qu'elle a été prise. Aussi l'homme laisse-t-il son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et ils deviennent une seule chair.
L'homme — un Adam en puissance, s'il choisit de revenir à cet état spirituel — est donc ontologiquement et symboliquement à la fois masculin et féminin, [il est donc] Marie — la femme sortie de la côte de l'homme, l'os de ses os, la chair de sa chair —, son aide, et ce faisant seulement, il ne fait qu'un avec emme — une seule chair — s'il y a l'amour.
Stéphanie C. d'Île de France


Réponse :
Le passage que vous citez est des plus intéressants de la Genèse. Votre traduction est tirée d'une vieille Bible où l'on traduisait encore "Seigneur Dieu", alors qu'il s'agit de "Yahwé Dieu" ou "l'Éternel-Dieu".
Certes, vous retenez de ce passage la partie propre à la création de la femme, mais il faut quand même reprendre la totalité de Genèse 2/18-24 pour bien comprendre que, pour commencer, le Créateur propose à Adam comme compagnie des animaux et que, ne trouvant aucun de ces animaux à son goût comme compagnie, le Créateur pour finir tire cette compagnie du propre squelette d'Adam: d'une côte. Voici la traduction rabbinique (d'après le texte massorétique):

Genèse 2/18. L'Éternel-Dieu dit: "Il n'est pas bon que l'homme soit isolé ; Je lui ferai une aide digne de lui."
19. L'Éternel-Dieu avait formé de matière terrestre tous les animaux et tous les oiseaux du ciel; Il les amena devant l'homme pour qu'il avisât (= réfléchît) à les nommer; et telle chaque espèce animée serait nommée par l'homme, tel serait son nom.
20. L'homme imposa des noms à tous les animaux qui paissent, aux oiseaux du ciel, à toutes les bêtes sauvages; mais pour lui-même il ne trouva pas de compagne qui lui fur assortie.
21. (Alors) l'Éternel-Dieu fit peser une torpeur sur l'homme qui s'endormit; Il prit une de ses côtes et forma un tissu de chair à la place .
22. L'Éternel-Dieu organisa en une femme la côte qu'il avait prise à l'homme et Il la présenta à l'homme.
23. Et l'homme dit: 'Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair; celle-ci sera nommée Icha (= hommesse) parce qu'elle a été prise à Ich (= l'homme).
24. (C'est pourquoi l'homme abandonne son père et sa mère ; il s'unit à sa femme et ils deviennent une seule chair.)

nota: Le verset 24 est mis entre parenthèse dans la traduction rabbinique parce que le sens du texte hébreu n'est pas clair.

Vous avez donc tout à fait raison, ma sœur Stéphanie: Ici le texte hébreu n'utilise même pas le mot femme pour désigner la compagne donnée à Adam, mais le mot homme au féminin, donc hommesse. Ainsi l'homme et la femme sont un. Ainsi le Père et la Mère sont-ils un, ainsi Yahwé (ou l'Éternel-Dieu) et Marie sont-ils un.
Comme la culture humaine a complètement séparé l'homme de la femme, leur donnant des destinées et des fonctions complètement différentes en asservissant la femme à l'homme — [Adam] qui de compagnon d'Ève a choisi de devenir son maître (Rév d'Arès 2/3) — nous n'arrivons plus à nous imaginer les deux comme un seul membre, comme deux êtres qui ne font qu'un. C'est pourquoi le Père dans sa Sagesse et dans sa Bonté ne veut pas devenir complètement incompris, complètement étranger à l'homme Son enfant. Il utilise, pour désigner son côté maternel, la théologie ecclésiastique de Marie, en termes presque identiques aux termes ecclésiastiques, quasi païens, en attendant que le croyant revienne avec le temps (Rév d'Arès 12/6) à un concept exact de la nature divine comme de la nature humaine, concept pour le moment très loin d'entrer dans les esprits.
Sur terre et dans l'état actuel des choses terrestres ce retour au concept d'une seule Nature de Dieu comme d'une seule nature humaine n'est pour l'heure qu'aperçu dans l'amour (voir entrée 136), mais l'amour du prochain est rarement constant et chez de rares individus — aimer, c'est en fait s'identifier à l'autre, mais combien aiment ainsi ? — et l'amour romantique est de plus en plus rarement constant comme la multiplication des divorces le montre. On comprend mieux ici pourquoi le Père tonne si fortement contre l'adultère. C'est parce qu'il y a là une destruction de la nature même de la Création de l'homme fait à l'image de Dieu... la pente vers le péché des péchés qui est le point de non-retour du mal !


05dec12  137C18
Dieu est l’Étalé [Rév d'Arès ii/4].
Sa Volonté est de faire circuler Sa Conscience partout dans Sa Création et donc, bien entendu, dans l'humanité.
Marie, après Jésus, après Élie, est un des rares êtres humains à avoir compris cela.
Et pourtant il y a quelque chose d'assez effrayant dans ces personnages: ils n'ont plus de conscience personnelle comme chacun de nous ; en tout cas, ils ne l'expriment plus.
Quand Frère Michel nous décrit en détails Jésus en 1974, on a l'impression de retrouver le Jésus de la Bible, mais quand on lit le discours, on éprouve un certain malaise: Cet homme est possédé par la conscience de quelqu'un d'autre.
Un psychiatre de goulag stalinien dirait que Marie et Jésus ont subi un terrible lavage de cerveau, puis un enseignement très orienté. Je ne sais pas si Marie ou Jésus existent ou n'existent pas, mais ce qui est sûr c'est que leur conscience d'être humain a été laminée. Quand on pense que c'est le chemin que l'on propose aux Pèlerins d'Arès, ça demande un temps de réflexion.
J'ai moi-même comparé le mouvement d'Arès à un mouvement fasciste. Quand on proclame: Que règne sur nous Ta Sainteté ! [Rév d'Arès 12/4], cela signifie que l'on renonce sur le champ à notre liberté de conscience et à notre libre-arbitre, deux notions qui sont si chères à nos démocraties où circulent librement tous les mensonges.
Après avoir dit cela, vous vous étonnerez que je perde mon temps sur ce blog. C'est que voilà, le totalitarisme de Dieu n'est pas un totalitarisme ordinaire. Contrairement aux autres, Il est libérateur. Contrairement aux autres, Il n'emploie pas la force, mais l'amour.
Si Marie et Jésus sont dans l'état où ils sont c'est qu'ils l'ont choisi. Ils ont compris qu'ils gagnaient au change pour l'éternité. Il nous reste donc maintenant à faire aussi bien qu'eux, c'est à dire prononcer la Parole plutôt qu'exprimer nos idées dont nous sommes pourtant si fiers.
Alors nous deviendrons progressivement des intermittents du Divin pour espérer devenir un jour, comme Jésus et Marie, des permanents du Divin. C'est là que se situe la victoire de l'Humanité.
Jacques P. de Bretagne Sud


Réponse :
Vous décrivez "Marie, Jésus, Élie" comme n'ayant "plus de conscience personnelle,"  "possédés par la conscience de quelqu'un d'autres", étant à tel point dépouillés de leur "conscience personnelle" que c'en est "effreyant", ou ayant "subi un terrible lavage de cerveau", mais ayant "choisi l'état où ils sont", ayant choisi de suivre un "Dieu libérateur", parce qu'ils sont "des rares êtres humains à avoir compris" Dieu.
Que de contradictions ! J'ai du mal à vous suivre.
De plus, vous avez "comparé le mouvement d'Arès à un mouvement fasciste." Là vous allez trop loin.
Vous n'avez vraiment rien compris au "mouvement d'Arès" qui n'a ni chef, ni règlement, ni lois, ni doctrine, bref, qui est tout le contraire d'un mouvement fasciste, qui est un mouvement de consciences libres, tout le contraire de ce qu'est le fascisme.
Le fascisme est une idéologie qui entend faire de la communauté humaine une communauté unique rassemblée derrière un chef (culte de la personnalité et importance de la hiérarchie), une communauté où l'individu doit s'effacer devant l'État. En outre, le fascisme rejette les droits de l'homme et s'accompagne d'un État policier fort et sécuritaire, d'une organisation verticale des métiers en corporation, d'une méfiance envers les étrangers et d'une politique réactionnaire.
Où voyez-vous le fascisme chez les Pèlerins d'Arès qui sont sont l'opposé d'une telle conception de l'homme et de la société ?
Est-ce le désir d'écrire quelque chose de frappant qui vous fait ainsi écrre ?
Si c'est cela, reprenez-vous !  Vous n'êtes certes pas du petit reste, vous avez votre interprétation personnelle de La Révélation d'Arès, mais là vous êtes dans les contradictions et le n'importe quoi.


05dec12  137C19
Bien que silencieuse depuis longtemps, surtout à cause des contraintes imposées par la maladie à mon emploi du temps, je n’ai pas cessé de lire votre blog, même si c'est souvent en décalé.
Vos annotations de l’édition 2009 ont créé dans notre famille une situation critique, puisque l’un d’entre nous a quitté le mouvement arésien, mais sans que jamais l’amour et l’estime que nous nous portons n’en soient atteints.
Bien que vous l'ayez fait de façon abrupte (la différence entre les annotations de l'édition bilingue et celles de l’édition 2009, est marquée) vous nous avez donné la bonne direction, sans ménagement, mais obéissant au Père qui vous dit:  Abats les idoles de l'esprit  (Rev d’Arès 23/8) !
Le culte marial a une importance très grande [dans la religion] et il est trop souvent empli de superstition. Je garde de mon enfance le souvenir des corbeilles remplies de pétales de roses dont nous les enfants inondions la chapelle dédiée à Marie, pure et inaccessible icône .
En 1995 j’ai fait avec mon époux un voyage à Séville où la dévotion à Marie est très grande. La statuaire dans les églises est chargée de l’or des conquistadors, mais à l’époque nul ne s’en souciait et aujourd’hui c’est le tourisme qui en profite !
J’ai vécu pendant ce séjour un moment bizarre: Entrant dans une chapelle qui abrite une statue célèbre de Marie, brûlante de la lumière des cierges, de l’or de la robe de la statue et de celui qui couvrait les murs, vibrante de la dévotion des personnes agenouillées qui étaient là, je me suis affaissée sur les genoux, irrésistiblement. Me relevant presque aussitôt, très étonnée, j'ai pensé que tant de ferveur  pouvait charrier une grande énergie, je n’ai pas vraiment ressenti de l’amour.
À la même époque, vous parliez déjà des sept bras de Marie qui implorent (Rev d’Ares 33/13) aux frères parisiens, commençant à nous tirer vers les hauteurs où le frère de Mikal devient large et haut comme l’aigle (Rév d'Arès xxviii/11). On leur faisait redire ce que vous aviez dit, et nous en parlions ensemble. Je disais souvent l’adresse à Marie, votre prière, surtout quand j’avais besoin de consolation, de force ; je témoignais aussi que la réponse à ma prière était rapide et disais: "Marie et son équipe sont d'une remarquable efficacité et on peut s’adresser à eux avec confiance !"
Je pensais aussi que le Père était le grand superviseur, toujours présent dans le cœur de Marie, sa  servante.
Aujourd’hui, je suis très touchée de tout ce que vous nous dites très simplement, avec beaucoup d’amour et de sincérité sur Dieu que vous avez rencontré, puis sur son silence, et votre questionnement sur l'après-mort et la présence du Créateur.
Toutes proportions gardées, car je ne suis pas le prophète à qui Il s'est adressé pour une grande mission, je ressens la même chose .
Plus que jamais compte la pénitence !  Merci pour tout ce que vous nous donnez
Chantal des Corbières.


Réponse :
Je suis toujours heureux d'avoir de vos nouvelles, Chantal, l'une des plus anciennes sœurs de notre assemblée.
Merci pour ce beau commentaire.
Je ne suis pas sûr que Marie soit la raison pour laquelle un membre de votre famille nous a quittés à la suite de l'édition 2009 de La Révélation d'Arès. Cet homme intelligent et estimable, qui nous a rendu de grands services pendant 18 ans, pouvait comprendre que la forme abrégée que je donnai à l'édition 2009 m'obligeait à des raccourcis brusques.
Mais je reconnais, de toute façon, que cette édition 2009 constituait un virage radical sur le sujet de Mari, une forte contradiction dans les fomes.
Sur le fond, j'avais compris depuis longtemps déjà pourquoi le Divin Auteur de La Révélation  d'Arès utilisait Marie dans des termes parfois calqués sur la théologie mariale catholique ou orthodoxe. Il savait ô combien ! que l'humanité pécheresse mais souffrante et peureuse réclamait la consolations d'une proximité secoureuse à visage humain, quasi païenne, que Marie constituait dans le milieu chrétien.
La divine "philosophie", si je peux dire, en cette occurence témoignait bien de la Sagesse patiente du Créateur sur ce point secondaire mais important, parce que la souffrance est toujours importante. Secondaire parce qu'il n'y avait pas de risques de Fond, sachant qu'on peut faire son salut en croyant dans la Marie de l'église comme en croyant en Marie comme face maternelle du Père (La Révélatyion d'Arès). La Voie vers les Hauteurs, c'est la pénitence, mais non la prière (Voyez dans Rév d'Arès 25/6 combien le Père se soucie peu de nos façons humaines de prier). C'est pourquoi, imitant les Patience et Prudence mêmes du Père, je ne m'étais pas pressé d'écrire sur ce sujet. J'en avais parlé ici et là, mais le membre de votre famille qui nous a quittés n'avait pas eu beaucoup d'occasions de m'entendre.
Merci à vous, Chantal, d'avoir fait le passage avec confiance.


05dec12  137C20  
Voici une image de Marie que j'ai peinte récemment.
Elle est exposée dans un magasin de décoration (juste à côté de 2 volumes bilingues de La Révélation d'Arès — Ce qui est une petite victoire pour nous car les librairies et bibliothèques à qui nous avons demandé de mettre en rayons la plus récente Parole du Tout Autre ont jusqu'à maintenant refusés de L'exposer.
Cette image me fut inspirée par l'icône qui se trouvait [jusqu'en 2006] dans La Maison de La Sainte Parole à Arès.
C'est juste une petite peinture sur bois, mais je trouve que c'est ma meilleure tentative de représentation de la tendresse de la mère qui seule donne audience à ses enfants (Rév d'Arès 39/5) ainsi que de l'origine ethnique de Marie, la femme élevée au-dessus de l'Orient (Rév d'Arès 33/13).
Elle a certainement l'air triste et, entre deux expositions, j'ai même essayé de la rendre un peu plus gaie en modifiant son regard et les commissures de ses lèvres, mais apparemment sans grand succès.
Il faut dire que sur la tranche de la planche de bois j'ai calligraphié (en anglais): Je ne t'envoie pas abolir les assemblées de culte, mais les nettoyer des princes (Rév d'Arès 7/4). Comme pour expliquer que cette tristesse proviendrait aussi d'un pressentiment des souffrances que son enfant, Jésus, subira quand sa mission échouera [sur la croix].
Mais c'est aussi une tristesse universelle qui perdure, car Marie a des oreilles innombrables tendues vers le monde, et vers Moi elle étend ses sept bras qui implorent; elle se lamente comme une femme au travail. Quand les pécheurs la libéreront-ils ? Quand guériront-ils Mes Plaies, en entrant en pénitence ? (Rév d'Arès 33/13).
Maintenant, je comprend mieux 'ma' Marie et sa tristesse en lisant cette dernière entrée et en faisant des recherches dans les annotations de l'édition bilingue de 1995: "Marie est l'écho céleste du malheur terrestre".
Un malheur clairement entretenu par la fierté et l'ignorance des princes de cultes.
Ces princes, dont il faut nous éloigner (Rév of Arès 31/4) et qu'il nous faut pardonner en entrant en pénitence, car qui d'entre nous peut tout savoir et ne plus pécher ?!
Ainsi, dans quelques générations, tous les croyants deviendrons princes selon la volonté du Père et avec les efforts de tous les pénitents, le bonheur se rétablira dans l'univers et dans le regard de la Mère.
Rosie de Victoria en Australie

Marie par Rosie d'Australie


05dec12  137C21  
Vous ménagez le chèvre et le chou, vous dites la Parole et le contraire de la Parole en disant désinvoltement: Marie n'existe pas, il faut arrêter de la prier, et en même temps: Prier Marie est sans importance, parce que de toute façon c'est la pénitence qui conduit au Ciel.
Il faudrait savoir ! Je suis d'accord avec vous sur le vrai sens à accorder à Marie dans La Révélation d'Arès, mais c'est peut-être parce que je suis d'origine protestante. De toute manière, ce que Dieu interdit il faut l'interdire tout de suite.
Vous devez interdire de prier Marie, point.
Maxime Q.-D.


Réponse :
Je ne suis pas désinvolte.
Il faut, comme le Créateur le fait Lui-même, prendre en compte les réalités humaines, et ce n'est pas de la déinvolture. C'est de la sagesse. Nous sommes descendus très bas dans le temps (Rév d'Arès 12/6) et les considérabes lourdeurs et lenteurs que le temps a produites dans nos vies, nos habitudes. Les hommes sont devenus obtus dans le système d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5) et ils évoluent très lentement.
Je prends un exemple du passé: les sacrifices humains.
Ces sacrifices humains constituaient un rituel répandu dans l'antiquité sur tout le pourtour méditerranéen. Ce rituel a été stoppé net lors de l'épisode fameux du sacrifice qu'Abrahm allait faire de son fils Isaac quand, ayant saisi le couteau pour sacrifier son fils, l'ange de Yahwé l'appela du Ciel: "Abraham, Abraham, n'étends pas ta main sur l'enfant ! Ne lui fais aucun mal !" (Genèse 22/10-12). Pensez-vous qu'à partir de ce moment-là le peuple Hébreu cessa de faire des sacrifices humains comme les faisaient tous les peuples antiques. Non. Il fallu des siècles pour que l'interdiction des sacrifices humains fût enfin totalement respectée ! Mille ans après Abraham Jephté, chef des Israélites, sacrifia encore sa fille (Juges 11/29-40). Même à des époques tardives de l'histoire des Hébreux apparaissent des preuves que les sacrifices humains étaient toujours en pratique ; on a retrouvé sous les fondations de bâtiments en Israël des ossements prouvant qu'on sacrifiait encore des jeunes enfants rituellement quand on débutait un chantier de construction.
Les prophètes n'ont pas cessé de tonner contre ces sacrifices-là.
Alors, on n'est pas au bout des rituels que les hommes exécutent à l'adresse de Marie. J'ai eu moi-même, moi cependant concerné au premier chef, de grandes difficultés à me délivrer complètement de l'habitude d'en appeler à la Marie des églises de façon superstitieuse, dans mes moments d'inquiétude ou d'angoisse. Ce n'est vraiment que dans les années 1999 ou 2000 que je m'en suis totalement débarrassé, bien que j'eusse su depuis longtemps déjà que Marie dans La Révélation d'Arès était une métaphore pour la Tendresse et la Pitié de Dieu.


06dec12  137C22
Note du blogger :

Il s'agissait d'un message personnel tombé dans ma boîte webmaster@freesolblog.net (cette mauvaise redirection d'eMails arrive de temps en temps), que j'ai posté par erreur comme commentaire

Je l'ai effacé.
Je présente toutes mes excuses à la personne concernée.


06dec12  137C23
Voilà le fruit d'une réflexion longue. J'avais compris mais j'ai réalisé seulement avec cette entrée.
En critiquant et racontant les faiblesses des autres, je ne fais que fortifier mon orgueil de me croire au-dessus d'eux et j'appuie le mal, j'aide le malin qui est en eux, en moi, en ceux à qui je raconte l'histoire; j'aide le mal à s'implanter, à tuer la Vie. C'est le péché des péchés à un niveau qui semble ridicule comparé aux conflits d'états mais au contraire, c'est bien pire car je les atteins les yeux dans les yeux.
On peut raconter que l'on est blessé, attristé, déçu, surpris de voir ce que quelqu'un a dit ou fait mais je pense aujourd'hui que de raconter les détails, sauf dans certains cas d'Histoire, ne fait que transporter le mal et son malaise dans mon cœur et celui des autres.
On peut montrer la Voie (libre des préjugés) en ne se prêtant pas aux agissements de l'autre, en se mettant à son niveau (pourquoi pas avec humour), en restant paisible, même si ce qui se passe ou se dit nous affecte. Cependant, ne rien dire, c'est collaborer. Il faut dire, agir contre le mal mais intelligement, avec le cœur et non le cerveau.
C'est grâce à cette image que je me fais de l'amour et votre descritpion de l'amour évangélique que je comprends et change plus rapidement, plus efficacement. ça "percute" en moi.
On ne juge pas l'autre, on ne le condamne pas. On l'aide seulement s'il le souhaite.
Vos mots sont d'une précision éclatante: "J'ai pour l'humanité la compréhension, la patience, l'écoute et la compassion que j'ai pour moi- même". Simple et vrai
Encore faut-il faire son chemin et se connaître soi- même, se juger à sa juste valeur pour prendre conscience de ses dons (on en a tous) et de ses faiblesses, afin d'estimer son orgueil, son humilité. J'ai compris que sans estime de soi, il n'y a pas de pénitence, mais que sans humilité et questionnement constant sur ses actes et pensées, il n'y a pas non plus de pénitence. Ce qui est figé est inexistant. La pénitence est évolutive.
Nous, pélerins d'Arès, avons:
un guide: la foi,
une voie: la pénitence,
le courage: par la prière,
la détermination: la moisson,
l'aide, le secours: par les pélerins,
notre force est la détermination de croire qu'il n'existe qu'une seule voie et qu'il faut s'aider avec les courageux.
Il n'y a pas de niveau dans la pénitence, le salut, vous pouvez changer et sauver le monde.
Lecteur qui doute: ouvre ce Livre, là est l'unique Vérité et clé du bonheur éternel.
Mymy la Guéparde


Réponse :
J'ignorais que guépard eût un féminin, mais pourquoi pas?
Ma sœur Myriam, je suis heureux de vous voir revenir à nous avec plus de maturité et de force.


06dec12  137C24
Dans votre entrée, vous dites "Dieu n'a pas de sexe ! ".
Cette remarque est peut-être à rapprocher d'une théophanie, où vous décrivez des dormeurs passant devant vous, ces mêmes dormeurs étant de sexe.
Mais le Créateur étant Créateur de Tout, comment pourrait-Il avoir une différenciation sexuelle ?.
Il est le féminin et le masculin réunis, le ying et le yang des chinois, le positif et le négatif, comme les pôles positif et négatif d'un même aimant, le passif et l'actif, etc...
Ce sont des différences de genres que notre chair met à jour.
Le passif dicte l'action à l'actif et en retour l'actif, par l'action, permet au passif de ne pas se perdre par la reconnaissance de l'acte et de ces conséquences.
C'est une symbiose permanente et évolutive profitable à tous. En tous cas, ce devrait être ainsi...
Bien sûr, l'homme n'est pas qu'actif ou positif, ni la femme passive et négative, surtout de nos jours où la frontière et la délimitation de l'activité est moins marquée qu'auparavant, une femme pouvant très bien faire le travail et prendre les responsabilités d'un homme et inversement.
Je ne veux parler que de valeurs liées aux différences entre l'homme et la femme, non culturelles mais seulement physiologiques, différences entrainant de manière naturelle les différences dans l'activité.
Pour donner une idée simple, je vois personnellement mal des femmes travailler dans le bâtiment et porter des charges lourdes, faire de la boxe ou faire la guerre armes à la main, même si çà existe malheureusemment. Au risque de me faire traiter de macho, je dirais que ce n'est pas bien sa place et j'imagine mal aussi l'homme donner le sein à son enfant.
Avez-vous déjà eu l'occasion de voir une femme culturiste montrant ces muscles ? Pour moi, c'est le summum de la laideur et du grotesque.
Bref !
Les différences existent, pourquoi vouloir les ignorer et passer outre ?
C'est bien se faire violence à soi-même inutilement, les féministes intégristes n'ont pas fait que du bien, pour sûr.
Mais comme vous le signalez justement, et s'il est très diffiçile de nos jours de sortir de l'image mentale d'un Dieu uniquement masculin, la raison est que notre civilisation est depuis longtemps avant tout patriarcale, et a donc donnée une part moins importante à la femme et à la féminité.
En niant l'importance de la femme et de la féminité, naturellement génératrice de paix et de retenue, les générations d'Adam se sont endurcies et ont évacué les principes de douceur, de tendresse et d'intuition, pour ne garder qu'une masculinité guerrière et stupide, source de bien des maux.
En laissant faire celà, la femme a malheureusement aussi perdu la vraie féminité .
C'est Ève recherchant son bonheur perdu à [force de] mimer les comportements masculins coupables.
De plus, les églises, en instaurant le mariage, ont transformé une union naturelle en une cérémonie grotesque devenue une entreprise moralisatrice n'ayant plus rien avoir avec la notion de complémentarité, mais simplement un contrat entre deux êtres où pratiquement seulement l'apparence de la différenciation entre les deux sexes importait .. Peut importe leur véritable être intérieur !  Union contractée de surcroit devant des prêtres qui ne connaissaient pas grand chose, si ce n'est le pouvoir illusoire que leur donnait cette "fonction" sur des êtres impressionnables.
Et dire que certains "homosexuels" militent pour avoir le droit à cette mascarade, pour l'égalité disent-ils... et dire que d'autres s'y opposent... mais pas pour les bonnes raisons.
Ceci en est presque risible !
Ah pardon, il faut rester charitable...
Je rajouterai que pour moi, Marie symbolise la douceur, la patience, la tendresse, que chaqu'un, pas seulement la femme, mais aussi l'homme tempéré, devrait avoir en lui.
Marie est l'exemple vivant de la féminité retrouvée dans notre humanité .
Olivier G.


06dec12  137C25
Les annotations de l'édition 2009 de La Révélation d'Arès concernant Marie ne m'ont pas étonnée.
J'avais eu l'occasion de vous lire à plusieurs reprises sur ce sujet.
J'y étais donc préparée.
Ayant bien conscience que je devais me libérer de ma culture religieuse, j'ai seulement constaté que, par vos annotations, vous nous emmeniez plus loin.
Même si, comme pour Denis K (137C8), certains passages restaient incompréhensibles, je glissais dessus, me disant que ce que je ne comprenais pas maintenant finirait bien par s'éclairer un jour. D'ailleurs la réponse que vous apportez au commentaire de Denis est un éclaircissement et de surcroît enrichit ma prière. Merci frère Michel.
Mais ce qui me touche dans cette entrée 137 "marie", c'est l'amour absolu du Créateur pour l'homme, Sa créature.
Le Père utilise notre réalité, ici en l'occurrence notre foi en Marie mère de Jésus, pour nous faire passer de la foi passive à la pénitence.
Dans la seconde partie du "Je vous salue Marie" des catholiques nous disons: "Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort". Dans l'adresse à Marie que vous avez écrite en reprenant les phrases de la Parole il y a par exemple: "Dispense-moi le conseil et livre-moi le secret de ta force pour m'aider dans ma pénitence et mon ascension vers les Hauteurs". Entre le "Je vous salue Marie" des catholiques et "l'adresse à Marie" que beaucoup d'entre nous ont dite à un moment de leur ascension, j'y vois, pour moi: "Redresse-toi, Madeleine, debout ! (allusion à Rév d'Arès 1/1)"
Je ne sais pas si je peux dire que le Père est le premier moissonneur — au fond, Il a moissonné Mikal et les autres prophètes avant lui —, mais cette entrée 137 est un exemple pour moi [de la Vérité à laquelle] je dois parvenir, parce que je ne parviens pas encore à écouter celui à qui je m'adresse dans la mission pour, comme fait le Père, sans dénoncer ce qu'il dit, l'orienter en partant de sa réalité vers la pénitence. Quand j'aimerai vraiment, j'y arriverai.
Madeleine


Réponse :
Simple et beau commentaire. Merci, Madeleine.


06dec12  137C26
Merci pour votre réponse à mon commentaire 137C8. Je ne l’ai pas du tout trouvé dur.
Au contraire, en le lisant, j’ai ressenti quelque chose de nouveau. Je n’étais plus attaché spécialement à Marie, la mère de Jésus depuis longtemps, du moins c’est ce que je pensais.
Mon intellect avait toutefois du mal à concevoir ce nouveau concept de Marie et après votre réponse j’ai le sentiment de mieux comprendre certaines subtilités qui échappaient à mon faible lumignon.
Je pense que même si je le savais intellectuellement, parce que jj’avais déjà lu de votre part que quand je prie, je suis Dieu, je ne le vivais pas vraiment. Après avoir lu votre réponse, j’ai décidé de faire l’effort de prier en étant Dieu et là j’ai ressenti la différence. D’être Dieu ne laisse plus de place au tentateur et à la lutte, mais dans cet instant sacré au triomphe du Bien, à faire vivre Dieu en moi, à être Lui, ne serait-ce que quelques instants dans ma prière ?
Dieu ne dit-il pas: Ouvre tes veines, Dis Moi entre (Rév d’Arès xxiv/12)
Même si cela ne va pas sans efforts pour briser mon orgueil, ravalé mon défi pour trouver la force qui soulève les montagnes, trouver la Force de Dieu.
Merci, frère Michel, de nous guider vers les Hauteurs, nous qui sommes comme ces ânes un peu têtus (en plus bretons) que parfois un petit coup de bâton fait avancer.
Dites à sœur Christiane que le bâton que Dieu vous a donné est rempli d’amour. La lumière est prise dans le piège d’homme. Mikal libère la Lumière. Si le piège mord ta main, avec le bâton tu casses le piège (Rév d’Arès ix/8)
En lisant votre réponse à mon commentaire 137C8, je découvre que je gardais encore en moi inconsciemment une espèce de culture mariale au fond d’un placard, comme sœur Christiane et bien d’autres.
Cela me suggère plusieurs réflexions :
Quand nous lisons un livre, notamment La Révélation d’Arès, nous sommes tous imprégnés d’une culture et derrière les mots, les phrases, nous associons des idées en référence à ce que l’on connaît et à ce que l’on croit. Ainsi moi-même, j’avais compris la Parole en fonction de ma culture de catholique un peu scandalisé. Mais cette compréhension n’est que ma propre interprétation de la Parole qui est influencée par mon vécu et est bien diverse selon les cultures, nous le voyons ici clairement avec nos frères issus de la culture musulmane qui sont imprégnés de la notion du Dieu unique, Dieu absolu, qui n’ont pas connu cette dévotion mariale comme nous qui sommes baignés depuis notre enfance dans la culture catholique, même si nous avons rejeté cette religion.
Je comprends mieux pourquoi vous nous appelez à nous déculturer pour retrouver l’essence de la Parole, l’Eau vive.
Vous avez écrit quelque part ou dit lors d’allocutions que la Parole n’était pas évidente, que la prière était une école d’humilité, c’est pourquoi il est important de La psalmodier sans cesse.
Si les croyants n’ont pas accompli la Parole, c’est qu’ils ont cru en posséder mille fois le sens final, achevé et l’ont figée. Alors que la Parole c’est la Vie.
Votre réponse à mon commentaire m’invite à revoir ma façon de prier, et je commence à percevoir une autre dimension à ma prière, passer de la lutte au triomphe. Cela n’est encore en moi qu’une conscience floue mais perceptible.
Je comprends de plus en plus que Marie, la mère de Jésus était une femme comme les autres qui d’ailleurs n’a pas tout de suite compris son fils. Je crois qu’au fond de moi j’avais encore une sorte de vénération inconsciente d’une marie humaine.
Je perçois aussi qu’en mettant entre moi et Dieu des intermédiaires, Marie, Jésus ou d’autres soit disant saints, je me coupe de ma nature divine, il y a comme une sorte de polythéiste en moi, alors que Dieu est Un et nous dit: Sois un dans toi ! (Rév d’Arès xxix/1)
Je pense que nous sommes encore tous plus ou moins imprégnés d’une culture d’idolâtrie. Ces idoles qui nous consolent, mais qui peuvent nous éloigner de notre pénitence et de notre Essence. Je pense que c’est dans ce sens que vous nous mettez en garde aussi contre le fait de diviniser qui que ce soit, Marie, Jésus, Bouddha. D’ailleurs ces derniers rappelaient sans cesse qu’ils étaient des hommes comme nous, c’est ce que nous rappelle la Parole aussi en vous appelant sans cesse homme Michel. Ils ne voulaient surtout pas qu’on les divinise, mais que nous assumions notre divinité. Il en est de même pour vous qui nous dites sans cesse que vous êtes un homme comme nous.
J’ai encore quelques questions sur Jésus et Marie qui traînent dans mes placards. Je sais très bien que mon salut et celui du monde ne dépendent  pas des réponses à ces questions, mais de ma pénitence et de ma moisson.
J’essaie simplement d’y voir plus clair, si c’est possible avec vos lumières.
D’après la Bible, Luc (1/26-38) et Matthieu (1/18-25), Joseph n’a pas connu Marie (dans le sens où il n’a pas eu de relation  intime avec marie) avant la naissance de Jésus, donc Joseph n’est pas le père biologique de Jésus. Ceci est également confirmé dans le Coran (Sourate "Maryam" versets 16-21). Dieu a mis enceinte Marie par un miracle après lui avoir envoyé l’ange Gabriel.
Et n’est-ce pas l’une d’entre elle qui a prêté ses entrailles, en a fait abandon au Père, Qui les a remplies de Sa Puissance pour que le fils y germe en homme [Rév d'Arès 9/2] ?
Vous écrivez d’ailleurs dans l’édition bilingue de 1995 dans les annotations 9/2 que ce verset confirme la fécondation sans coït de Marie. Est-ce que ce passage signifie cela ou bien prend-il un autre sens ?
Surtout que dans l’édition 2009 vous écrivez dans la note 2/12: La Révélation d’Arès ne dit pas si la mère de Jésus fut ou ne fut pas vierge. C’est parce que cela n’a aucune conséquence sur la droiture et l’amour prophétique de Jésus qu’il dut à ses seuls exploits pour mettre ses pas dans les Pas du Père.
Jésus avait-il des frères et sœurs ? Ce que semble confirmer les évangiles. Matthieu (13/54) et Marc(6/2)  Ou bien le mot frère a-t-il le sens de cousins comme certains exégètes le prétendent ? Vous semblez affirmer dans votre réponse au commentaire 137C14 que Jésus avait des frères.
Merci d’avance pour vos éclaircissements.
Denis K. de Bretagne Sud


Réponse :
La virginité de Marie est une chose, attestée par la Bible, le Coran et La Révalation d'Arès, mais la dévotion à Marie, dont il s'égit ici en est une autre.
Marie n'existe pas comme objet de dévotion, laquelle dévotion va de toute façon au Créateur.
Par contre, Marie, mère de Jésus a existé, parce qu'il avait bien fallu qu'un homme, Jésus, sortit du ventre d'une femme.
Le problème tient à ceci, qu'il a plu à l'homme croyant de confondre les deux.
C'est une erreur, mais le Créateur en tient compte avec Prudence et Patience et même utilise cette erreur, parce qu'il sait combien l'homme est plein de faiblesse immense et peut être profondément affecté par sa culture. Il sait le temps qu'il faut pour s'en délivrer: Je suis hors du temps, mais toi tu es dans le temps (Rév d'Arès 12/6).
Concerne la virginité, que signifie ce mot exactement ?
Virginité physique ? Marie avait encore son hymen quand elle devint enceinte de Jésus ?
Virginité spirituelle ? Marie n'était pas affectée du tout, ou pas affectée profondément, par une culture qui l'aurait empêchée d'accepter l'annonciation par l'ange ?
Les deux: Virginité physique et virginité spirituelle ?
Je pense personnellement qu'il s'agit sûrement d'une virginité spirituelle et peut-être d'une virginité physique, mais croire ceci ou cela dans cette matière est sans importance pour mon salut. Alors, je n'y pense jamais.
Jésus avait-il des frères ? C'est la Bible elle-même qui le dit. Cela n'a aucune importance pour notre salut, de toute façon.
Exégétiquement, où en sommes-nous sur ce sujet ?
Exégétiquement, nous ne disposons que d'Évangiles en langue grecque.
Or, en grec évangélique le mot "frères" utilisé est exactement le mot pour frères de sang de Jésus, donc pour enfants de Marie. Mais des exégètes ont dit, sans preuve aucune, que la langue évangélique d'origine, l'araméen, qu'on n'a jamais retrouvée (la fameuse version "Q"), utilisait un mot qui tout à la fois voulait dire frères de sang, proches parents et même amis, concitoyens, voisins. Moi, je crois dans la version grecque, car si l'on met en doute la bonne traduction de "frères", on ouvre la porte à la mise en doute de quantité d'autres traductions de mots dans les Évangiles synoptiques. On n'en sort plus. Et de toute façon c'est là encore sans importance pour notre salut.


06dec12  137C27  
Il se trouve que je m'identifie, jusqu'à un certain point, au commentaire 137C18 de Jacques P. surtout lorsqu'il dit : "C'est que voilà, le totalitarisme de Dieu n'est pas un totalitarisme ordinaire. Contrairement aux autres, Il est libérateur. Contrairement aux autres, Il n'emploie pas la force, mais l'amour."
Et je suis tout à fait en accord avec lui lorsqu'il ajoute: "Si Marie et Jésus sont dans l'état où ils sont c'est qu'ils l'ont choisi. Ils ont compris qu'ils gagnaient au change pour l'éternité. Il nous reste donc maintenant à faire aussi bien qu'eux."
J'avais moi-même choisi (qui ne choisit pas, subit) d'adhérer librement (sans infantilisme) au mouvement de conscience des Pèlerins d'Arès qui devrait découler, sans interprétation personnelle, de la Parole de Dieu donnée à Arès. N'est-ce pas ?
Il se trouve que vous répondez au commentaire de Jacques P comme quoi il n'a vraiment rien compris au "mouvement d'Arès" qui n'a ni chef, ni règlement, ni lois, ni doctrine.  Et je dis : ce n'est pas correct.
C'est vrai que la seule loi qui sera est celle de l'amour et qu'il n'y a aucune doctrine, aucun dogmatisme, au sein du mouvement des Pèlerins d'Arès (que je porte pleinement dans mon coeur), par contre il y a un chef et c'est vous et vous vous comportez comme tel, peut-être malgré vous, mais vous arrondissez les angles, alors qu'un guide est un guide, un chef est un chef. Vous m'avez écarté de l'assemblée comme un chef et non pas comme un guide.
Il y a aussi un règlement et ce sont des règles qui sont imposées au Pèlerinage et ailleurs, ce sont celles que les assemblées, souveraines d'elles-mêmes, imposent et celles que vous imposez dans les conditions de ce qu'est le petit reste.
Vos conditions avec lesquelles je ne puis être en accord. De ce fait, je ne suis pas du petit reste, mais, selon vous, je ne peux pas non plus être considéré comme un Pèlerin d'Arès. Pourtant, dans votre enseignement,  vous dîtes que mieux vaut les risques de la liberté absolue (sans infantilisme) que ceux des règles établies.
Je considère que, dans votre stratégie, vous ne prenez pas ces risques de votre vivant et qu'il ne seront donc pas pris en considération à votre suite, post mortem. Sous cette logique, les Pèlerins d'Arès, sans s'en rendre compte, œuvrent avec votre aval pour un nouveau système dit arésien ou disons pour la quatrième religion monothéiste.
Je considère donc que vous nous trompez.
Le totalitarisme de Dieu est un totalitarisme sans détour (Oui mais avons-nous le choix de toute façon ?). Malgré tout, c'est un totalitarisme qui nous amène coûte que coûte au bien-être, au bonheur absolu. Il nous propose un combat avec nous-mêmes, contre nos faiblesses. Il veut nous voir maîtres de nous-mêmes, forts et encore plus que cela, sans aucune limite restrictive. Alors oui, je vote pour Lui, pour le dépassement qu'Il propose et conseille de façon avisée. Avisé, car je pense qu'Il ne voudrait pas nous voir tous faiblir sinon Il aurait eu bien tort de nous choisir, nous créature insignifiante qu'Il a fait à Son Image & Ressemblance.
Mais je ne pense pas que vous projetez la même vision que le Père, désolé.
Je fais parti de ceux que vous avez détruits. Non, c'est un peu fort !
Disons que votre vision existentielle n'est pas tout à fait au point dans le détail (le détail est pourtant la source des énormités) et que vos propos sur l'amour sont les bons dans l'excellence, excellent dans le bon, mais malheureusement vous êtes beaucoup plus dans le discours que dans l'acte, j'en suis la preuve vivante. Discutons-en si vous le voulez bien ! Mais disons seulement que vous n'avez détruit personne, puisque la destruction est personnelle comme la construction d'ailleurs. Bref, votre rôle n'est que de rassembler le petit reste (s'il existe actuellement un petit reste), n'est-ce pas ? Alors qui se préoccupe des dommages collatéraux, sûrement pas vous.
Je suis tout à fait en accord avec Jacques P. lorsqu'il exprime les choses telles que: "Alors nous deviendrons progressivement des intermittents du Divin pour espérer devenir un jour, comme Jésus et Marie, des permanents du Divin. C'est là que se situe la victoire de l'Humanité."
J'ai pensé m'adresser à notre sœur Christiane en ce qui concerne vos erreurs car je me suis dit qu'elle serait sûrement la balance de votre carence, la carence de votre sensibilité, de votre côté maternel, de votre Marie qui dort en vous. Et puis je n'ai pas osé la déranger.
Aujourd'hui, je pense que c'est votre Ève qui domine en vous et non pas votre Marie. Alors je fais appel à la Christiane qui est en vous.
Frédéric d'Aquitaine


Réponse :
Les commentaires comme le vôtre ici, ou similaires, que je reçois ne sont pas rares, mon frère Frédéric. Si je réponds à Jacques P. ou à vous, c'est parce que nous avons un passé assez ancien de relation et d'espoir d'entente, espoir inaccompli, impasse, mais cela crée des sympathies et je pense courtois de vous répondre à tous les deux ce que je pense. Si je désapprouve, je ne me fâche pas, je ne rejette pas. Toutefois, je n'ai jamais rencontré Jacques P. et vous, je vous connais peu. Je crois seulement avoir répondu avec patience et fraternité à vos lettres.
Vous n'approuvez pas ma façon d'être, c'est votre droit, que je ne discute pas. Si je discutais avec vous, il me faudrait discuter avec des centaines d'autres, dont les griefs sont, par surcroît, tous très différents les uns des autres. Cela m'est impossible dans la pratique et ne nous conduirait nulle part, je pense.
Moïse fut énormément contesté par les siens dans le désert et s'en plaignait (moi, je ne m'en plains pas, je trouve ça normal, inévitable), mais Moïse conduisit quand même les Hébreux aux frontières de Canaan où Yahwé lui avait demandé de les conduire. 3.300 and après Moïse, chargé d'un Nouvel Exode (terme que j'utilisais dans les années 70 et 80) spirituel, je conduis malgré tout, cahin caha, les Pèlerins d'Arès à la pénitence et aux frontières du changement du monde.
Mon frère Frédéric, je ne vous ai jamais chassé. C'est vous qui, refusant légitimement de me suivre, vous êtes écarté.
Je ne vous juge pas. Je crois votre contestation tout à fait sincère. Vous parlez de choses que vous ressentez comme vous les ressentez, je n'y peux rien, et d'autres choses — comme le Pèlerinage — dont vous ne connaissez pas les raisons anciennes et profondes.
En résumé, j'ai depuis bientôt 39 ans rencontré beaucoup plus de personnes qui me contestent comme vous, mon frère Frédéric, que de personnes qui me suivent. Le petit reste est vraiment un tout petit reste, si je peux dire en riant..
Concernant les assemblées, elles sont bien, comme vous le dites, souveraines d'elles-mêmes (Rév d'Arès 8/1).
Si l'assemblée qui vous a proposé de lui appartenir ne vous convient pas, vous êtes libre de créer votre propre assemblée et de lui donner des formes de souveraineté qui vous paraissent partageables. J'ai toujours, depuis plus de trente ans, encouragé les familles d'affinités, même au sein d'une même assemblée, pourvu que règne la cohérence hors de laquelle plus rien n'est possible dans la pratique.
Vous êtes missionnaires, vous et votre épouse Sarah, vous avez donc probablement déjà réuni autour de vous quelques frères et sœurs. Pourquoi ne créez-vous pas une assemblée avec eux ? Connaissant la complexité des hommes de nos générations, leurs difficultés à trouver l'harmonie, j'encourage non seulement les familles d'affinités mais aussi les petites unités humaines.
Vous pouvez également rejoindre d'autres frères et sœurs contestataires comme Pierre G., Jean-Claude L., Michel M., Yvan B., Maryse V., Cécile D., Jacques P. (que vous avez cité) et beaucoup d'autres. Yvan B., Maryse V., Cécile D et sans doute d'autres ont des sites sur l'Internet ("L'Abeille", "Ontologie", etc.) où l'on parle de mes torts et de mes erreurs. Vous pouvez vous sentir heureux et à l'aise avec eux. Ces personnes, si elles sont pénitentes, seront plus justifiées que moi qui ne suis qu'un pécheur.
Mais moi avec mes torts et mes erreurs je continue comme Moïse ma route comme je peux. Personne ne vous oblige à me suivre. Soyez tout à fait à l'aise. Notre grande Assemblée du petit reste ou du reste n'a ni chef, ni lois, ni doctrine, je l'affirme, et en disant le contraire, vous vous trompez simplement.
Ceci dit, votre contestation reste pour moi un mystère, très sincèrement, mais je reste reconnaissant au Frédéric que j'ai un peu mieux connu pendant deux ou trois ans, de la route qu'il a consenti à faire avec moi et de l'aide qu'il a, pendant ce temps, apporté à notre mission. Que le Père vous en fasse grand Bien !


06dec12  137C28  
J’avoue avoir souffert en lisant vos annotations de 2009 sur Marie. J’ai souffert car j’étais personnellement attaché à la dimension humaine de Marie (Maryam de son vrai nom hébreux et arabe), mère du prophète Jésus. Je considérais le plus souvent Marie comme une grande sœur exemplaire, une pénitente de référence, un modèle d’existentialisme spirituel comme l’écrit notre frère Denis K.
Cette femme, plus faible que tout autre, mais parvenu, par son courage et sa volonté, à se ranger parmi les esprits debout devant le Trône (Rév d’Arès 12/13), stimulait en moi l’espérance de triompher un jour de ma propre faiblesse abyssale. Je ne la priais pas ou rarement, mais je la contemplais dans les icônes en me disant: "Puisqu’elle y est arrivé, pourquoi n’y arriverais-je pas ?"
J’appréciais également que la Parole nous donne une femme comme modèle, dans une monde régi et dominé par la masculinité… Je me disais souvent que Marie n’était pas pour rien dans le fait que son fils soit devenu le Bon (elle fut tout de même son éducatrice principale) et j’y voyais comme un hommage aux mères de l’humanité, dévouées dans l’ombre, alors que les bonshommes paradent comme des coqs.
Bref !
Et puis, patatra, arrive 2009, et Marie n’était plus une femme, une pécheresse battante entrée dans le salut, mais un concept, une représentation de la phase maternelle de Dieu. Il m’a fallu du temps pour avaler ça… et encore, je ne l’ai pas pleinement avalé… c’est un peu coincé dans la gorge, je l’avoue.
Mais aujourd’hui, ce qui domine dans mon esprit n’est plus le sentiment d’avoir été "privé" de ma grande sœur Maryam (d’ailleurs votre nouvelle approche exclue-t-elle totalement la précédente ou l’intègre-t-elle dans une vision plus vaste ?),  mais l’admiration devant votre évolution permanente, la dynamique de vie spirituelle qui émane de vous et vous conduit à ne jamais rien figer dans votre compréhension et votre enseignement.
Vous remettez toujours tout en question. Votre pensée est vivante, elle est un mouvement qui communique le mouvement.
En cela vous nous donnez la Vie (Rév d’Arès xix/26). Merci.
Thierry de la Drôme des collines.


Réponse :
Mon frère Thierry, ne chassez surtout pas de vos pensées la Marie dont vous parlez ici en termes beaux et justes.
Cette Marie-là, moi aussi, je la considère comme vous le faites comme "une pénitente de référence, un modèle d’existentialisme spirituel... l’espérance de triompher un jour de ma propre faiblesse abyssale."
Cette Marie-là douta de son fils Jésus et en compagnie de ses autres fils, considéra Jésus comme égaré ainsi que le montrent les passages évangéliques de Matthieu 12/46-50, Marc 3/30-21 et 31-35, Luc 19-21, et puis, par un effort existentiel exeptionnel, elle évolua et au pied de la croix elle comprit le message de Jésus et c'est pourquoi j'ai légendé l'image de mon entrée en ces termes: "Dieu pleure Jésus, prophète assassiné, mais Dieu n'est pas représentable et pour montrer sa Tristesse (13/5) il doit mêler sa Larme invisible (xxviii/17) à celle visible de Marie."
La Marie dont vous parlez, c'est celle dont La Révélation d'Arès nous invite à regarder et méditer l'image (Rév d'Arès 11/1-2).
Mais cette Marie-là n'existe plus depuis deux mille ans. Cette Marie-là "n'existe pas" comme dit mon entrée 137. Il ne faut pas la confondre avec l'idôle, la déesse, dont parle notre sœur Chantal des Corbières (137C19), l'idôle qu'en a fait l'église, couverte de "l'or des consquitadors".
Il y a dans La Révélation d'Arès une Marie, qui est la maman de Jésus, admirable femme partie au cimetière comme nous partirons tous et dont l'âme circule avec les autres âmes dans l'univers comme le Père m'y a fait circuler quelques instants (Rév d'Arès vi/1-4), et une Marie dont on a fait une idôle, mais qui n'est en fait que la Tendresse de Dieu. Il y a dans La Révélation d'Arès une Marie et une Marie tout comme il y a un maître et un Maitre (Rév d'Arès 18/1-3).
Le Créateur nous parle comme il peut en usant de notre langue tout à fait insuffisante à travers notre culture tout à fait obscurcissante, mais Il parle rapidement, et s'Il prend un prophète, c'est pour que celu-ci apporte lentement les lumières nécessaires aux hommes qui ne peuvent comprendre que lentement.
Et, croyez-moi, j'aurais vraiment préféré qu'Il prenne un autre prophète que moi, parce que le rôle est des plus difficiles. Lisez le commentaire précédant le vôtre, le 137C27, de Frédéric d'Aquitaine et vous aurez une idée de la difficulté.
C'est bien pourquoi je vous dis mille mercis, Mon frère Theirre, pour votre reconnaissance et pour les termes chaleureux avec lesquels vous me remerciez vous-même de vous "donner la Vie." Encore merci.


07dec12  137C29
Merci pour cette entrée qui continue avec régularité de nous enseigner, d[e nous faire] avancer.
Mais je suis peu inspiré par la question de Marie qui me paraît compliquée dans sa forme.
Je retiens qu'on est trop loin de la nature féminine, de la tendresse et de la miséricorde dans ce monde et en nous mêmes. Je tâcherai d’y penser quand je prierai ces passages de la parole.
Je bute sur l’expression "le Tout autre" qui ne m’a jamais plu. Je ne comprends pas sa logique, parce que comme on est  l’image et ressemblance, je me dis que Dieu est tout au plus le "Beaucoup autre." Moi je pensai qu’être l’image et ressemblance, c’était beaucoup et dans votre texte cela semble très peu. Est-ce pour montrer l’importance de l’accomplissement, de l’âme qu’on doit se créer ?
On se connaît si peu, nous les hommes, qu’on se fait toutes ces vacheries, qu’on se dit toutes ces blagues méchantes, partout. Ne sommes-nous pas déjà à nous-mêmes un peu des tout autres de ce qu’on devrait être ? Est-ce dans ce sens-là que Dieu est le "Tout Autre" ? Passage radical du mal au bien ?
Ceux qui voient Dieu comme un totalitaire oublie que l’homme n’est pas au service de la Parole, mais que c’est le contraire — (comme ce que disait Jésus à propos du Sabbat (Marc 2/27) — et que tout ce qui vient de Dieu est comme cela. Mais c’est vrai qu’il y a des passages ambigus dans la Parole, si on les lit trop vite  [Par exemple:] Désormais tu es Mon Messager, tu n’es plus rien pour toi-même (Rév d'Arès 40/6). qui a un sens créatif, ambigu aussi la manière dont vous subissez l’événement, mais comment parler à des hommes plongés dans une nature de mal ?
Il n’y a, semble-t-il, pas de recettes qui ai encore marché jusqu’au bout.
Dès qu’on moissonne [qu'on pratique la mission] on se retrouve un peu dans le cas de Dieu qui vient vous parler et on se rend coompte qu'il est difficile de se faire comprendre par quelqu'un qui ne nous attend pas.
La Parole, c’est une aide, [mais] dès que l’on inverse le rapport de force on se perd soi-même et on perd l’intention de libération initiale que Dieu y a mise. Elle [la Parole] donne ce qu’elle a à donner, quand on est soi même dans le choix libre, qu’on choisit la contrainte de l’accomplissement librement en cohérence.
Personnellement, j’ai beaucoup progressé pour comprendre où était mon libre arbitre. D’ailleurs, il est venu en moi comme une force en soi (quoique ce fût peut-être autre chose ?), en me posant la question pendant un grand nombre de jours et en faisant un tableau à deux colonnes:  Une colonne "Qu’est-ce que j’ai choisit dans ce que j’ai vécu aujourd’hui?" et une autre colonne "Qu’est-ce que j’ai subi?" On s’aperçoit que même dans ce qu’on subit il y a moyen de revivre la liberté absolue, de rester dans le bien et d’accepter provisoirement la soumission, parcequ’on est dans un monde compliqué qu’on ne changera pas du jour au lendemain. [On ne changera pas] la soumission extérieure au système par exemple, mais c’est tout de même important de se rendre compte où est-ce qu’on le subit.
Je crois qu’être clair sur cette question du libre arbitre (d’ailleurs j’avais appelé cela "bilan de libre arbitre") est le garant de ne pas reproduire de religion qui est dans la soumission, l’extinction à un moment ou à un autre du choix propre pour une raison ou une autre. À un moment donné on vous impose un truc contre votre volonté. Cela permet d’avancer avec prudence, de se créer très consciemment, de maîtriser la latitude dans ce qu’on s’impose, qu’on ne comprend pas complètement tout de suite, ce qui est fréquent dans la foi.
J’avais fait cela à cause de la petite phrase du "libre arbitre à la liberté absolue" (en-tête de votre article "Liberté" (Le Pèlerin d'Arès 1993-1996), parce que j’avais, moi, du mal à y voir clair,. Je ne savais pas exactement ce qu’était le libre arbitre et puisque frère michel dit cela en en-tête, c’est que si je veux trouver ma liberté absolue, je dois passer par mon libre arbitre, il est incontournable.
Je dois avouer que j’avais du mal avec la question "Qu’est ce que je veux être?" (La Pèlerin d’Arès 1989) et que d’avoir clarifié cette question du libre arbitre me l’a rendu beaucoup plus simple. Je trouve que c’est difficile d’être dans la volonté libre dans un monde où tout le monde subit beaucoup. Se rappeler le choix qu’on fait en permanence est fondamental, si on veut vivre sa foi sereinement.
Car il est important de rester dans la mesure et de comprendre dans chaque chose de quelle latitude de mouvement nous disposons, quel acte nous pouvons faire pour rester nous-mêmes dans le bien. L’homme déraille dès qu’il se sent privé de libre arbitre, ce n’est pas Dieu, qui le lui a donné, qui viendrait le lui disputer. Il y aurait probablement beaucoup moins de suicide si était partagée universellement le respect du libre arbitre, parce que quand on subit la volonté en soi d'un homme mauvais qui vous infiltre on a envie de mourir, c'est comme si il vous dévolontarisait.
Bernard dlF de Bretagne Sud

Ajout à ce commentaire, arrivé quelques heures plus tard:

C'est un tract recto verso.
Deux jeunes filles catholiques sont revenues me parler après l'avoir lu.
Je vais rejoindre Edmond en Mission dans 30 minutes
je vous embrasse bien fraternellement
 
Bernard dlF de Bretagne-Sud

Tract Solidarité de Pénitents


Réponse :
Mon frère Bernard, voilà une réflexion profonde et juste sur le libre arbitre. Le libre arbitre est en effet un acte essentiellement humain — aucun animal ne peut même l'effleurer — dont on se demande s'il est vraiment praticable en nous, même chez l'homme le plus volontaire. C'est un sujet immense, cette liberté, laquelle est, même chez l'homme qui se croit le plus libre, soumise à quantité de pressions extérieures: l'époque, la faim et la soif, l'âge, les sentiments, etc. Il faudrait beaucoup de place pour y revenir ici. Ce n'est pas une question simple pour un blog, quoiqu'il me faudra bien un jour écrire une entrée sur la liberté, ne serait-ce que pour dire que c'est une question... impossible à traiter en cinquante lignes.
Concernant le Tout Autre, terme que vous n'iamez pas:
Ce terme: le Tout Autre, n'est pas de moi. Il est très vieux, si vieux qu'il a été plus ou moins figé dans la culture monothéiste biblique depuis l'antiquité. Il revient fréquemment dans les textes patristiques (Pères de l'église). La Bible ne nous révèle pas qui Dieu est en soi, mais qui Il veut être pour nous. Dieu y est désigné comme le Kadosh (= le Sacré), le Tout-Autre. Le seul chemin d’accès à son mystère est la voie apophatique, parce que pour quiconque se rend compte, comme je m'en suis rendu compte en 1977, qu'il est vraiment l'Inconnaissable, capable d'être en même temps réduit à la taille d'un clou (Rév d'Arès ii/21) et de dimension infinie sur un univers infini, il est bien le Tout Autre, Il est bien ailleurs de tout ce qu'on peut imaginer, le Transcendant, l'Inaccessible. Dieu n'est pas à notre mesure, nous ne pouvons avoir de mainmise sur lui, nous ne pouvons l'enfermer dans notre compréhension, nos dogmes, nos institutions. Comme le dit Maître Eckhart, le mystique : "Un dieu que je pourrais comprendre n'est pas Dieu".
D'où, quand a lieu la rencontre avec le Dieu Saint, la stupéfaction permanente de l'être humain qui réalise qu'il est toujours en inadéquation face à Dieu. Voilà ce que j'entends par le Tout Autre (Tout Différent, Tout Ailleurs, etc.), terme que je préfère à tous les autres: Dieu, Père, Créateur, etc. Mais bon! je respecte tout à fait vos propres sentiments à cet égard. Je n'impose pas de nom pour l'Innommable.
Il n'y a pas que les hommes de Dieu qui ont utilisé l'appellation Toiut Autre. Un philosophe comme Emmanuel Lévinas l'a utilisé de même. Les carmélites dans l'église catholique accordent à cette appellation Tout Autre une importance partiqulière: Ce sens d’un Dieu tout autre, les carmélites l'ont puisé au prophète Élie, témoin et champion de la Sainteté (au sens niblique) de Dieu, que rien ne peut contenir ni mesurer.
Mais la sainteté de Dieu ne l’éloigne pas des pécheurs. Le Tout-Autre est aussi le Tout-Proche. Si proche qu’il vient habiter dans nos cœurs où il peut renaître comme image et ressemblance.
Ce tract, bien que verbeux, a quelque chose qui, en effet, peut attirer l'attention de Catholiques. Intéressant. Je le publie.


07dec12  137C30  
Je demande à mon fils Jean-Henri de vous envoyer ce message par son ordinateur.
Je suis profondément troublée, parce que j'ai obtenu tellement de miracles en priant Marie.
Marie est la sainte par excellence, celle dont on peut à peu près tout obtenir.
Elle est tellement puissante que je crois que Dieu lui-même se repose sur elle pour secourir l'humanité et c'est ainsi que je lis La Révélation d'Arès dans ses passages qui concernent Marie.
Marie au fond c'est le Salut.
La preuve, dans le chapelet on a 10 x 10 = 100 "Je vous salue Marie" et seulement 10 "Notre Père".
Je dirais même qu'on peut se passer de l'Église quand on a Marie dans ses dévotions.
Chez moi j'ai un crucifix, parce qu'il faut bien en avoir un si on ne veut pas passer pour païen, mais j'ai plus de vingt images de Marie aux mur des pièces de ma maison.
Cela ne m'empêche pas du tout d'être Pèlerin d'Arès,d'être une pénitente, de lire La Révélation d'Arès tous les jours, de croire que les curés, la messe, l'eucharistie, la confession, tout ça, c'est des blagues, mais Marie, non, elle reste au centre de ma piété et cela j'affirme que La Révélation d'Arès elle-même m'y encourage.
Que le Père vous protège contre la tentation de blasphème contre Marie.
Solange G. d'Auvergne


Réponse :
Vous êtes l'exemple typique de la personne dont le Père sait qu'elle pourra rejeter " les curés, la messe, l'eucharistie, la confession, tout ça" qui n'est que "des blagues", mais qu'elle restera fidèle à la dévotion à Marie, parce que celle-ci, dans son esprit comme dans son cœur, peut faire "tellerment de miracles."
Au point où vous en êtes, je fais comme le Sage Père lui-même, je vous laisse à votre dévotion, en vous rappelant que de toute façon vos prières, vos chapelets, s'adressent en réalité au Créateur.
Je vais essayer ici de présenter les choses d'une façon qui peut vous faire comprendre ce qu'il y a de pernicieux derrière Marie, même si le Créateur Lui-même ne voit pas d'inconvénient à ce que vous priiez Marie, pourvu que vous soyez pénitente, ce que vous êtes. J'ai déjà eu l'occasion de mesurer votre amour, votre pardon, votre paix, etc.
Comme je l'ai déjà expliqué, de très bonne heure dans l'antiquité chrétienne, dès lors qu'on considéra Jésus comme Dieu Lui-même, auquel étaient associés les douze apôtres, on pensa que lui était également associé Marie, sa mère, qui offrait le côté féminin de l'association de l'homme et de Dieu.
On alla loin dans ce domaine. Dans l'Apocalypse, attribuée à Jean, que nous ne lisons plus depuis que le Père nous a dit que ses écrits n'étaient pas Parole de Dieu (Rév d'Arès16/12), Marie (ici confondue avec l'Église) est représentée comme la femme qui apparaît dans le soleil, la tête couronnée d'étoiles et la lune sous ses pieds. Image délirante, quasi païenne. L'Église s'est toujours plus ou moins confondue avec Marie. La mariologie va loin dans ce délire (Rév d'Arès 32/9).
De cet ensemble d'idées l'Église en arriva à convaincre ses fidèles que Marie était associée à l'œuvre de salut universel de Jésus-Dieu, son fils. Voilà pourquoi on appela Marie Mère du Sauveur et même Mère de Dieu. Dès lors, la virginité de Marie fut considérée comme l'élément suréminent d'une fécondité surnaturelle capable de sauver les hommes autant que Jésus-Dieu, fils du Père et fils de Marie, le pouvait. On ira évidemment jusqu'à dire qu'elle ne pouvait pas pécher, qu'elle était donc surhumaine, divine... De là le dogme de l'immaculée conception.
Autrement dit, Marie dans l'église catholique ou l'église orthodoxe n'est pas seulement une sainte qu'on prie en pensant qu'elle peut obtenir de Dieu des miracles plus facilement que les autres saints et saintes. Dans ces églises Marie est beaucoup plus. Elle est littéralement associée à l'œuvre christique rédemptrice. Ainsi, quand je dis qu'elle est une sorte de déesse, je n'exagère rien, sauf que la mariologie n'est jamais allée jusqu'à écrire ou prononcer le mot "déesse", mais j'affirme qu'elle l'a pensé. La seule et unique œuvre christique rédemptrice est, en fait, l'enseignement de Jésus: le Sermon sur la Montagne, qui était déjà un sermon sur la pénitence salvatrice
Peut-être comprendez-vous qu'il y a derrière Marie le Bien ou le Mal. Vous, ma sœur Solange, n'y voyez que le Bien et j'en suis heureux, mais il y a aussi le Mal du paganisme, de la croyance en une sorte de magie. Autrement dit, si vous cessiez demain de prier Marie, vous n'en tirerez que du bien.


09dec12  137C31
J'ai supprimé de mes prières l'Adresse à Marie.
Maintenant, le verset 11/2 de La Révélation d'Arès me perturbe.
Je vous le cite: Parce que Je Me suis fait image pour Mes témoins,qui ont senti Mon Haleine,entendu Ma Voix,vu la couleur de Mon Regard,tu n'aboliras pas Mes Images Que tu feras fidèlement recopier 11/2.  Tu en feras de même de Marie.
Je m'interroge: Si on ne prie pas Marie puisque Dieu seul est prié, je constate que dans L’Évangile donné à Arès ce verset   me déconcerte...
Je suis dans l'étonnement.
Je ne saisis pas très bien.
Mary de Bretagne Sud.


Réponse :
Vous pouviez continuer de réciter à la Mère l'Adresse à Marie. De toute façon, si quelqu'un vous entend, ce ne peut être que le Père, le Créateur.
Mais d'avoir supprimé cette Adresse à Marie de vos prière va vous aider à mieux comprendre d'une part que cette prière n'est pas nécessaire, et que d'autre part le Créateur nous aime tant qu'il a toutes les faiblesses d'un Père trop aimant (12/7) pour les accoutumances religieuses que ses enfants se sont données depuis la haute antiquité païenne au point qu'elles sont devenues comme leur seconde nature. Le Père sait que ces accoutumances pour disparaître ont besoin de beaucoup plus qu'une raison intellectuelle de disparaître, parce qu'elles sont enracinées en nous, cachées dans les cironvolutions de nos cerveaux. Alors, le Père est patient. Il sait que nous sommes des êtres évolutifs qui évoluent lentement. La Révélation d'Arès cependant nous aide tous et va vous aider, Mary, à évoluer plus vite.
De toute façon, Mary, le passage de La Révélation d'Arès que vous citez ne parle pas de prières, mais d'images.
Il s'agit ici des images de Jésus et de l'image de Marie, car en ce qui concerne Jésus, il y a aussi, par endroits, dans La Révélation d'Arès des passages où il s'agit de Jésus et non du Créateur. Dans ces passages on retrouve cette sorte de dualité que nos cerveaux "rationnels", qui veulent toujours savoir qui est qui et quoi est quoi, ont du mal à bien concevoir, mais qui est sans importance puisque Jésus est porteur de la Parole du Père.
Le Père n'est nullement fâché qu'on confonde Jésus ou Marie avec Lui tant qu'il ne s'agit que d'une confusion. Confusion de Jésus avec Dieu, ou de Marie avec Dieu, ou de n'importe quel prophète avec Dieu, ce n'est pas gênant. Ce qui devient grave, déviant, ténébreux, c'est l'identification (dans le sens de transfert) de Jésus, de Marie ou d'un prophète à Dieu.
Autrement dit (j'essaie de mieux expliquer, parce que vous semblez, pieuse Bretonne, souffrir pour comprendre), le porte-Parole n'est pas la Parole, le héraut de Dieu n'est pas Dieu, mais il est quand même porteur de Dieu en lui ou en elle. Ainsi, si vous parvenez à l'excellence de la pénitence, vous devenez un christ, un christ qui n'est certes pas Dieu, mais qualque part vous êtes Dieu quand même en faisant rejaillir de vous l'image et ressemblance de Dieu.
C'est dans ce sens d'excellence qu'il faut comprendre ce que sont Jésus et Marie. Mais les prier ne sert à rien. D'ailleurs, prier Dieu ne sert à rien non plus dans le sens de supplier ou de glorifier, car la vraie piété, c'est uniquement prononcer la Parole pour L'accomplir (Rév d'Arès 35/6).
Tout cela suit une même logique. Il n'y a pas de contradictions dans la Parole, il n'y a qu'une difficulté, que le Créateur rencontre Lui-même en utilisant notre langage humain insuffisant.
Ne vous inquiétez pas si vous ne saisissez pas très bien aujourd'hui. Vous saisirez demain.


09dec12  137C32
Cela n’est qu’un simple témoignage.
En 1991, quand par hasard, je trouvais La Révélation d'Arès dans une librairie, j’avais une telle dévotion à Marie, que je n’aurais jamais lu ce livre en entier, si le Père n’avait pas eu la sagesse de présenter Marie comme modèle  de pénitence. Oui, ma culture catholique malgré mon désaccord profond avec l’église n’avait rendu idolâtre d’une  Marie déesse.
Je n’ai pas tout de suite vu la Marie du message Arésien différente de la Marie que je vénérais. Pour moi, Marie était la mère parfaite, la mère de mes rêves. Elle me comprenait, me consolait, m’aimait, me regardait avec bienveillance, elle était mon réconfort, nul n’avais le droit de l’insulter sans recevoir mon courroux.
J’ai toujours eu un grand respect envers le Père, mais il me paraissait si loin, si inaccessible que je n’osais lui parler.
Marie, elle, me paraissait plus proche, je me sentais moins gêné en lui parlant. Pour elle, je suis allé seul à Lourdes, à la Salette, pour la remercier de la force qu’elle me donnait dans mon combat contre mes excès.
Le fait d’être allé au pèlerinage à Arès, le fait de vous entendre à chaque clôture de pèlerinages et le fait d’avoir lu vos écrits ("Et ce que tu auras écrit" Le Pèlerin d'Arès) ont fait que le jour ou vous avez parlé de Marie comme vous le faites aujourd’hui, je n’ai même pas eu de réticence envers votre explication.
Ma confiance absolue en ce livre et en son messager a fait que j’ai de suite compris mes erreurs passées et aussi j'ai pris la mesure du  comment cela pouvait être ressentit par mes frères chrétiens, par la difficile remise en cause de la sacralisation de cette icône.
Je trouve même, grâce à vos explications, qu’une Marie humaine même pécheresse donne plus de mérite à cette femme et de mérite à tous ceux qui comme elle on lutté toute leur vie contre le mal pour établir le bien, tous ces pénitents inconnus hommes et femmes qui sont représentés par cette image [Rév d'Arès 11/1-2] de grande pénitente qu’a été Marie.
Le Tout Autre qu’est le Créateur me montre bien qu’il me faut me repenser pour parvenir à Le retrouver en chacun de nous.
Alain J. de Rhône-Alpes


09dec12  137C33
C'est mieux que Marie et Dieu ne soient pas deux personnes distinctes.
C'est plus pratique quand on a qu'une place dans son cœur spirituel.
Quand je pense qu'il y en a qui se compliquent la tâche avec l'histoire de la "Trinité"... Les malheureux, y ne sont pas sortis de l''auberge !
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?
Franchement, je trouve que c'est plus simple de vivre avec Dieu et Marie qui ne font qu'Une seule et même personne.
Par exemple, je n'ai plus à me culpabiliser si je pense et obéis plus à Dieu qu'à Marie et inversement, parce-que pour une même personne, les deux en profiteront au final... Question de fidélité.
Marie et Dieu... Comment vous dire, Frère Michel... C'est un peu comme si je rêvais d'être chez un concessionnaire automobiles représentant plusieurs marques de voitures. Me voyant indécis devant deux modèles de voitures neuves, le vendeur me dit ceci: "Prenez la berline et le camping-car, je vous les laisse pour le prix d'un seul véhicule. En fait, je vais vous dire: C'est le même constructeur, avec le même moteur d'origine et surtout, ils vous sont garantis à vie."
Heureux de cette bonne nouvelle, comme dans un couple constitué d'un homme et d'une femme qui ne forment qu'une seule chair, je dis au concessionnaire: "Super ! Alors 1+1=1 !"
Et le concessionnaire, comme pour sceller l'acte d'union de mes deux voitures neuves, me répond avec le sourire du vendeur satisfait mais un peu étonné: "Ben oui, c'est super. Comme vous venez curieusement de le dire: 1+1=1."
David patati et patata du Limousin.


09dec12  137C34
La prière que vous enseignez ramène à l' humilité autant qu' à la volonté de changement : force de la pénitence et de l' accomplissement par le don de la Parole : le pain du Ciel qui ravive par la proclamation et du tréfond de nous même, la vie pour en faire peu à peu la Vie. C'est ce que je ressents.
Suite au commentaire de Solange 137C30 , j'ai voulu ce matin partager cet extrait de Pia. page 76 ("Et Ce Que Tu Auras Écrit" Le Pèlerin d'Arès 1991/1992.)
En l'Amour du Père :

"[...] D'avoir perdu l'illusion d'une prière "merveilleuse", ne m'empêche pas, quand je prie, de me sentir remuer des forces considérables. La prière n'est pas magique, elle ne dompte pas l' Eléphant puissant (36/10) pour s' assurer ses services de bénédiction, d' absolution, recours, guérison et salut. La prière n' est pas suppliante ; le Père n' attend pas nos implorations pour s'informer et s'inquièter du péché et de son sillage de douleur. La prière n'est pas louangeuse ; Dieu n'est pas Jupiter ou Baal, suseptible et menaçant s'Il n'est pas couvert d'éloges chaque matin. Mais la prière est miraculeuse. Seulement, c'est dans un sens tout à fait différent de ce que le commun croyant attend du miracle. La prière ne s' adresse pas à Dieu, elle écoute Dieu; le priant n'attend pas le miracle, il participe au miracle et l'accomplit en quelque sorte. [...]
"Maintenant la prière m' envoie à l'assaut de la citadelle. Elle me crie chaque jour: "Vaincs le péché ! Chaque péché que tu vaincs, chaque péché que tu permets à un homme de vaincre, fait une brèche dans la muraille. Chaque péché vaincu fait plus de bien que des milliers de formules, de supplications et de louanges rabâchées."
"La prière est d'apôtre, d'apôtre de soi et d'apôtre des autres — de pénitent et de moissonneur — . Accepter la foi et la tâche d'apôtre, cette salutaire déraison du prophète dit la Bible, afin de convertir le rationnaliste, le logistique, le mécaniste, l'institutionnaliste, le moraliste, le cynique, le scandalisé, le jouisseur et le désespéré si semblables, est miracle. Je me croyais faible, je me découvre créateur du monde."

Guy de l'Hérault


09dec12  137C35  
Ce que vous nous révélez est beau, censé et véridique à la fois.
J'ai beau lire et relire vos annotations sur Marie, mon faible lumignon en comprend peu, mais là vous m'éclairez un peu plus. Disons que je comprends mieux votre approche à la Vérité.
Cela révèle ce que j'ai toujours pensé de l'église. Elle nous trompe. Disons-le pour ma part.
Je voudrais raconter une petite histoire de mon enfance.
Quand j'étais petite fille, vers l'âge de 9-10 ans, quand j'avais du chagrin à l'école ou chez mes parents, je me faufilais en cachette dans l 'église de mon village.
La première fois que j'entre dans ce lieu méconnu — car j'étais curieuse de savoir ce qui se passait dans cette maison pour être bien plus grande que la mienne — je regarde en hauteur à gauche une statue de femme en bleu, figée sans sourire, mais en même temps elle me rassure.
Je lui parle à voix haute, mais elle ne me répond pas. Ça ne me plait pas beaucoup.
Derrière moi se trouve un homme sur le bois. Lui je ne peux pas le regarder, car des larmes coulent naturellement sur mes joues. Pourquoi il se trouve dans cette position ? Il doit avoir mal. 
À chaque fois que je revenais dans cette église, lui je ne le regardais pas. J'ai dû y retourner quatre à cinq fois. J'avais trop peur que ma mère découvre où j'allais après l'école pour arriver en retard d'une demi heure à la maison.
Je cachais une image de la dame en bleue derrière un présentoir, pour que personne ne me la prenne et je l'embrassais en partant en demandant pardon à l'homme sur le bois de ne pas pouvoir le regarder et de ne pas pouvoir l'embrasser, même sur une image.
Pourquoi les appelais-je ainsi ? Personne ne m'avait jamais dit ou appris qui ils étaient. Je viens d'une famille athée ou les mariages et les enterrements se font hors de l'église et se passent au bistrot.
Vers l'âge de 28 ans, j'ai osé demander à un curé qui était la dame en bleu et l'homme sur le bois.
Je ne vous dis pas le regad du curé ! Quand il m'a dit qu'elle s'appellait Marie, j'ai répondu: " Oh, c'est un joli prénom ; ça lui va bien." Le curé était scandalisé par ma réflexion, pour lui je blasphémais.
Alors je lui ait expliqué ma démarche. Ayant été élevé avec des grands parents, une grande famille athée, un père communiste. Quand le curé a su que dans mon enfance j'étais attirée par la dame en bleu il m'a appelé "ma fille," ce que je n'étais pas, et lui était encore moins "mon père". Je ne comprenais pas l'attitude du curé. Pour moi c'était du théâtre ; j'étais scandalisée parce que je ne comprenais pas le sens de fille et père.
Quelques années plus tard je rencontrais La Révélation d'Arès qui était d'une fraîcheur ! et où il n'y avait pas de contrainte, juste une direction à suivre. J'y ai trouvé ma place et une liberté.
La première fois que suis allée au Pèlerinage d'Arès avec une amie, je suis repartie joyeuse et même plus encore... Cela ne peut être raconté par des mots.
En rentrant d'Arès, donc, mon amie me bassine avec un collier (j'appris plus tard qu'ils appellaient ça un chapelet ) et veut m'apprendre à réciter des prières qui me paraissaient abracadabrantes. Donc jai mis de côté ces récitations et j'ai bien fait, car La Révélation d'Arès pour moi était plus juste dans mon cœur et dans ma tête.
Je ne regrette pas de ne pas avoir goûté à la religion qu'elle qu'elle soit.
Non signé (probablement une sœur)


10dec12  137C36
Dieu ne peut pas rayer d'un coup de crayon un culte à Marie qui remonte aux origines du christianisme.
Il appartient à Dieu, s'Il le veut et Il l'a voulu, de donner à une humaine transfigurée par son Assomption, qui remonte à l'origine des temps chrétiens, des pouvoirs équivalents aux siens... Enfin presque! Le pouvoir de créer l'univers en moins.
D'ailleurs, depuis des siècles, les Chrétiens prient Marie bien plus encore que son fils Jésus.
On peut même dire que Marie est le culte n°1 de l'église catholique, parce que si on examine les noms des paroisses et des églises de paroisse, on trouve un nombre énorme de "Notre Dame de..."
Dieu ne peut pas ignorer les pouvoirs de miracle qu'il a donnés à Marie.
Pour ma part je continue de croire en La Révélation d'Arès, mais elle me passe par-dessus la tête. Je n'y comprends pas grand chose. Je continue de prier surtout Marie et je vais à Lourdes comme brancardier chaque année.
D'ailleurs, à Lourdes il y a les miracles officiellement reconnus par l'Église, mais il y en a en fait un nombre considérable non homologués. On est plus sûr de guérir à Lourdes qu'à l'hôpital.
Gaston D. de Normandie


Réponse :
Non, le culte marial ne remonte pas aux origines du christianisme. Il n'est nullement question de Marie dans les Actes des Apôtres et dans les écrits chrétiens les plus antiques. Certains écrits apocryphes, difficile à dater d'ailleurs (au plus tôt du IIe siècle, mais plutôt du IIIe siècle), magnifient Marie, mais par difficulté de renoncer complètement à la protection rapprochée que recherchaient les païens et qu'on va retrouver dans le culte des saints en général jusqu'à aujourd'hui.
Comme je crois l'avoir dit dans une de mes réponses, le culte de Marie ne remonte pas aux origines de la chrétienté.
Je ne suis pas un expert dans ce domaine, mais je crois me souvenir que c'est chez Ambroise de Milan (le fameux st-Ambroise de l'église) qu'on date en Occident les premiers écrits "officiels" sur la "maternité divine de Marie." Toutefois, Ambroise ne parlait pas de culte marial.
De toute façon, le besoin de vénération d'une protection humanoïde très proche — Dieu Tout Puissant a toujours paru trop lointain, inaccessible, à beaucoup — s'est assez tôt fait sentir chez des chrétiens très arriérés et encore imprégnés de paganisme pour la plupart. Marie a été assez vite leur cible préférée.
En France, ce n'est pas avant les temps mérovingiens (VIe siècle) que le culte de Marie s'est développé de façon officielle, crois-je me souvenir, sous l'influence de cette semi-barbarie encore très superstitieuse qu'avaient ramenée en Occident Mérovée, Clovis, Childebert, Clodomir et compagnie après le chute définitive de Rome.
Le dogme de l'Assomption de Marie est tout récent. Il a été décrété par le pape Pie XII en novembre 1950 !  Il y a tout juste soixante-deux ans. L'Église Orthodoxe, qui fut la mienne, protesta alors en accusant Rome de séparer carrément Marie du sort de l'humanité commune et, en quelque sorte, de la diviniser ou de l'angéliser.
La Révélation d'Arès vient avec Sagesse résoudre la question: Que ceux imprégnés d'un besoin incoercible de prier Marie le fassent! Qu'ils sachent, cependant, que leur prière ne se dirige réellement que vers le Tout Autre, le Puissant, le Saint et la Lumière: le Père de l'Univers vers qui va toujours la prière des pécheurs (12/4)..


10dec12  137C37
Vous avez raison, l’important, c’est que le Bien que nous faisons qui crée notre âme, qui nous sauvera des ténèbres glacés [quand nous serons dans l'au-delà] en attente du jour de la résurrection (Rév Arès 16/16, 31/9-13)
Il y a ceux qui comprennent tout de suite et mettent leurs pas dans les Pas du Créateur et ceux qui ont beoin de plus de temps. Comme tous pécheurs, il y a des choses que je comprends, d’autres pas (Rév Arès 32/5). Je m’en tiens à la Parole du Père Aimant, dont la Sagesse est démesure pour nous (Rév Arès 12/7-8) et à votre enseignement: Juste prophète, (va) les mains devant! (xxxvii/2), parce que tu es Mon Messager Fort (Rév Arès 26/7), faible lumignon que je suis.
Ce que je sais, j’ai le devoir comme tous apôtres, moissonneurs, pénitents, l'avant-garde du Bien, le petit reste ((Rév Arès 26/1) de le transmettre.
Or tu enseigneras, homme Michel, que l'homme pieux se tient devant Ma Parole, et ne fait pas un pas de plus en avant pour ne pas choir dans l'abîme. (Rév Arès 32/8).
Le mal (le péché) à tanné nos cœurs (Rév Arès 23/1). Je pense à la parabole du Semeur (Luc 8/5-8 et Rév Arès Veillée 5).
À mes yeux, vous êtes Mikal le prophète des XX et XXIème siècles, l’égal de tous les prophètes envoyés depuis la chute d’Adam. [Vous êtes celui] qui ne fait que rappeler tout ce qu'ont dit les prophètes avant vous, l’appel à la pénitence (Rév Arès 30/11) que vous transmettez et à votre suite vos apôtres, la Parole Pure, texte Sacré venant du Créateur (Rév Arès 2/1-5) et cherchant les épis.
Vous êtes notre modèle vivant de pénitence (30/11). Lorsque je prononce la Parole: Tu pourras dire: "J'ai vu Dieu, le Dieu de mon salut; maintenant j'ai confiance, car j'ai vu le Salut du pénitent et sa Force!" (Rév Arès 37/3), je vois en vous Mikal, sœur Christiane et en toutes femmes, hommes de Bien, la force du pénitent, la force de l'amour évangélique, qu’ils soient croyants ou pas, laquelle force me pousse à aller plus loin dans ma pénitence, l’amour Evangélique.
Je vous ai toujours fait confiance et cela sera ainsi jusqu’à ce que la mort m’emporte, que serions-nous sans vous ?!
Je témoigne que la prière, nous transforme, suivie de la Moisson, de la pénitence. Tous les jours prononcer la Parole pour L'accomplir, voilà la vraie piété (Rév Arès 35/6).
Il y a quelques semaine, j’ai subi une anesthésie générale pour un examen, je vois encore ces infirmières, ces Marie qui m’ont apporté tant et tant de réconfort, toutes les fois où une femme m’a apporté réconfort, écoute, douceur, amour à commencer par Madeleine ma maman, etc, j’ai senti au fond de mon être que c’est bien la partie féminine du Père et cela je perçois bien que toutes les fois où j’apporte cela à des frères, sœurs, c’est le Père qui passe à travers moi, que je laisse s'exprimer à travers moi.
Marie: La femme (a) la paix. Entre les dents (de la femme) coule la Parole, le soleil descend (de) son sein; sa gorge parle, l'oeil ferme l'œil (xxvii/13-14), La femme, la main du Bon (est) dans sa main. Yëchou tremble, la femme tremble; Yëchou pleure, la femme pleure.(xxviii/1-2).
Lorsque, je pris connaissance de l’édition 2009 de La Révélation d’Arès sur Marie (9/6, 33/16-18, 35/4, 37/6), mon faible lumignon perçut à la lecture de vos annotations que vous confirmiez que Dieu est absolument Tout l’Univers: J’ai, Je Suis (Rév d'Arès ii/1), Il est le Créateur, le Père, la Mère, l’Oasis, la Vie, le Frère, la Sœur, le Prophète, l’Apôtre, l’Ange.
Notre chair est le tabernacle du Créateur, Lui, l’Invisible en nous: Mon Souffle Que J'exhale pour Me rendre visible. J’ai parlé par Jésus et Je parle encore par lui à toi aujourd'hui. (Rév Arès 2/14-15).
Dieu qui parle par tous les prophètes, Dieu qui parle par Mikal, qui parle par tous les pénitents, moissonneurs, apôtres, qui parle par tous les hommes qui font le Bien. Je témoigne que plus j'entre en pénitence, plus j’accomplis La Parole, plus je m’embrase d’amour évangélique pour l’homme mon frère, plus je mets en action l’intelligence spirituelle, plus je suis humble, plus, je vois clair, plus, je ré-hânime l’image et ressemblance. Je peux voir, sentir, écouter, être Marie, le Père, la Mère, la Vie (Veillée 25), quelle extraordinaire création sommes-nous, oui, en comparaison avec l’Univers infinie une poussière et pourtant une structure unique dans l’Univers créées à l’image et ressemblance (Genèse 1/27-28).
Vous écrivez: "La Révélation d’Arès appelle polone (Rév d’Arès xxxix/12-13) quelque chose comme l’âme collective, une autre chose pour nous encore inconcevable." Voici la réflexion de mon faible lumignon : il y a les âmes sur terre: chair, esprit, âme (17/7) et les âmes en attente du Jour de la résurrection: les prophètes, les justes invisibles.
Les âmes sur terre et celles dans l’autre dimension invisible travaillent à la restauration d’Éden, je sais que le monde invisible, nous aide, nous inspire, nous guide dans la Voie du Royaume de Dieu (Rév d’Arès 4/3, 29/6), dans la façon de transmettre la Parole, de toucher les âmes et ceux qui n’en ont pas. Souvent, lorsque je fais de travaux pour la Parole, photo, vidéo, écritures, que je moissonne, témoigne, etc, je sens bien sans pouvoir le définir que ce n’est pas seulement l’homme Didier à la préhistoire de la vie spirituelle qui s’exprime, réalise tout cela seul, c’est Dieu là en moi en synergie qui agit, Il me dit : Ouvre tes veines! Dis(-Moi): "Entre!" (Rév d'Arès xxxiv/12), par l’action de prononcer la Parole, d’aimer, pardonner, me rendre libre de tous préjugés, pouvoir, je dis au Père de l’Univers : Entre ! et Il entre.
Le Bon (est) Mon Vent, Mikal (est) Mon Vent. Le frère ouvre l’oreille (au Vent), son poil est (comme) la terre ; pleine (de) l’Eau Bleue, (de) la graine (qu’apporte le Vent). (II.5)
Didier Br. d'Île de France


10dec12  137C38  
Vous oubliez de parler de Marie qui est la grande accueillante aux portes de la mort.
L'Église Catholique a développé des théories de l'au-delà: Paradis, Purgatoire et Enfer. C'est évidemment au Paradis que nous voyons Marie dans sa Gloire, qui nous accueille, mais au Purgatoire, la voit-on ? La Révélation d'Arès est somplètement muette sur le sujet, pourtant si important, du Paradis, du Purgatoire et de l'Enfer... Pour l'Enfer elle parle de ténèbres ou de ténèbres glacées, ce qui n'est déjà pas très précis, mais pour le reste rien ! Le Coran, par contre, est très descriptif.
Je suis d'origine juive, converti au catholicisme vers l'âge de 23 ans, maintenant complètement adhérent à La Révélation d'Arès. Mais mes parents, qui m'ont fait circoncire et qui allaient à la synagogue, ne me parlaient jamais de l'après-mort, de l'au-delà. Dans la Bible cet au-delà est désigné sous le nom de shéol.
Je ne sais rien du shéol... Pourriez-vous me dire deux mots sur ce que mes parents ne m'ont pas dit ? Et par la même occasion du Paradis, du Purgatoire et de l'Enfer, je veux dire des ténèbres, et me dire la place Marie occupe dans tout cela ?
Que le Créateur vous garde à nous de très longues années encore. Nous avons tellement à apprendre !
Jonathan B. d'Île de France


Réponse :
La Parole, passée ou présente, ne dit rien sur l'accueil que Marie serait susceptible de nous réserver quand nous passons de la vie à la mort.
Vous parler du shéol? Puisque vous avez été circoncis et que vos parents allaient à la synagogue, n'avez-vous pas eu votre bar mitsva à l'âge de 13 ans ? Celle-ci est généralement précédée (comme la première communion chez les chrétiens catholiques) d'une formation religieuse par le rabbin et je m'étonne que vous n'ayez jamais entendu parler du shéol.
Dans la Bible Juive, que nous appelons Ancien Testament, il n'y presque rien sur l'immortalité personnelle, mais on sait par d'autres sources que les Hébreux avaient des convictions bien établies sur ce qui se passait après la mort.
Dans la Bible juive shéol et mort sont indistinctement confondus et utilisés l'un pour l'autre. O mort, où sont tes ravages (ou tes pestes ou tes calamités)? O sheol où est ton fléau (ou ta contagion ou ta destruction)? (Osée 13/14) — Les variantes entre parenthèses montre que certains passages de la Bible sont très difficiles à traduire —. Au midi de mes jours (ou au meilleur moment de ma vie) il faut que je parte aux portes du sheol; j'y serai assigné pour le reste de mes années (Cantique d'Ézéchias, Isaïe 38/10).
Les Hébreux avaient coutume de dire de quelqu'un qui était mort: "Il est parti pour le shéol." Mais qu'est-ce que cela voulait dire ? La Bible juive n'est pas bavarde sur ce terrain-là. On sait seulement qu'il n'y avait pas d'extinction de la vie mais sa poursuite dans un autre lieu où se reproduisaient plus ou moins les événements de cette vie dans un monde sombre. La nation juive s'y retrouvait intacte, pour ainsi dire et c'est pourquoi la Bible dit en parlant d'Abraham, Jacob, Aaron, etc.: "Il fut réuni aux siens," également traduit par : "Il fut accueilli par sa nation" (Genèse 25/8, etc.). Même l'enfant mort-né, le fœtus avorté allaient au shéol.

Les Hébreux croyaient en un univers à trois niveaux. En haut le Ciel. Ici bas la Terre. Au-dessous de la Terre les eaux (Exode 20/4) et dans les eaux le shéol, quelque chose dans les entrailles de la Terre en somme. C'était en somme la conception sémitique de l'Hadès grec. On disait que les morts y étaient nourris de poussière. Il est même des cas où les hommes descendaient vivants au shéol (Nombre 16/33).
Bref, la description du shéol est tout sauf attrayante, c'est une sorte de lugubre caverne souterraine où l'on retrouve un très morne reflet de la vie sur terre. Ceux qui y habitent sont appelés repha'im, qui signifie ombres, entités inconsistantes ayant de lointaines ressemblances avec ce qu'elles ont été sur terre. On peut rapprocher ces repha'im des spectres dont parle La Révélation d'Arès, ces spectres dont j'ai vu dans un défilé gris d'une tristesse infinie dans mon jardin quand je dus, une nuit, me rendre à la Maison de la Sainte Parole pour la dernière Théophanies.(22 novembre 1977).
Autrement dit, pour moi le shéol correspond aux ténèbres ou ténèbres glacées de La Révélation d'Arès.(12/5, 31/2, 33/32, etc.). Mais alors la Bible juive ne parle pas de séjour des morts heureux? Non. La Bible juive ne dit pas où pouvaient aller les justes, comme le prophète Élie élevé au ciel dans un char de feu tiré par des chevaux de feu (2Rois 2/1-13), Élie glorifié comme dit La Révélation d'Arès (2/11).
Maintenant, puisque vous me le demander, quoi penser du "Paradis, du Purgatoire et de l'Enfer"?
Il n'est pas question de paradis dans l'Ancien Testament, comme je viens de le dire, mais pas davantage dans le Nouveau Testament. Le mort paradis vient d'un mot persan "paradaiza" passé en grec et qui a servi à traduire en "paradaisos" l'éden hébreu. Paradis a toujours désigné un jardin magnifique où l'on ne peut qu'être heureux. C'est donc le lieu où, dans la Genèse, vécut Adam, c'est-à-dire la première humanité heureuse jusqu'à son choix malheureux (Rév d'Arès 2/1-5). Par suite, le mot paradis désignera aussi bien la réintégration de l'homme dans sa destinée originelle et c'est ainsi qu'il faut comprendre ce que Jésus crucifié dit au bon larron: Tu seras avec moi au paradis aujourd'hui même (Luc 23/43). Mais, cette phrase mise à part, il n'est pas question de paradis dans le Nouveau Testament. Pour moi donc le paradis est ce que nous connaîtrons après la résurrection, après le Jour, quand l'univers criera sa liesse et tremblera de plaisir (Rév d'Arès 31/9).
Le Purgatoire, lui, est une "institution" récente de l'église, mais pour moi il correspond assez au séjour des morts que nous connaîtrons vous et moi entre les ténèbres, auxquels nous échapperons si nous sommes pénitents, et le Jour où le paradis reviendra, quand nous ressusciterons. L'idée de purgatoire vint assez tôt, dès le XIIe siècle, à des hommes de foi qui pensaient qu'il y avait un nombre considérable d'humains encore trop pécheurs pour le paradis, mais pas assez infects pour l'enfer. Toutefois, c'est au concile de Trente en 1563 que le purgatoire, lieu où les morts achevaient de se parfaire, si je peux dire, fut officialisé. À mes yeux, il s'agit tout simplement, comme je le dis quelques lignes plus haut, de quelque chose d'assez proche à ce que nous allons connaître, nous humains de ces générations.

Quant à l'enfer, ce sont les ténèbres glacées de La Révélation d'Arès. Je sais que le Coran parle inversement de chaleur: de feu et d'eau bouillante, mais ça ne me dérange pas. Je crois que cela indique simplement un séjour triste et douloureux, une sorte d'inexistence pas complètement inconsciente.
Dans tout cela: shéol, paradis, purgatoire, enfer, je ne vois nulle part Marie.


12dec12  137C39
J'espère ne fâcher personne à cause de ce petit commentaire qui n'engage que moi et qui n'est qu'une réflexion.
Je ne suis pas superstitieux dans le sens ou je ne pense pas être sauvé de mes mauvais choix par une intervention miraculeuse de Marie, ni de Jésus d'ailleurs, mais que simplement j'évite au maximum d'avoir besoin d'un miracle en ne me mettant pas dans des situations impardonnables.
Je n'ai jamais été attiré par les cultes des statues des vierges, ni par les évènements qui ressembleNT a un culte d'une déesse protectrice et salvatrice, par ce qu'il est écrit: Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face (Exode 20/3)
Mais dire que Marie n'existe pas reviendrait selon moi à dire que Jésus n'existe pas non plus, ou alors il y a un problème d'interprétation, c'est d'ailleurs bien le problème entre les gens du Livres, les divergences d'interprétation.
Je ne crois pas dans l'interprétatio: "Jésus est Dieu, Marie est la mère de Dieux sinon Jésus n'est pas Dieu et nous ne serons pas sauvés, parce nous n'avons pas l'Esprit Saint et que nous sommes des hérétiques." Plus personne ne croit cela non plus je pense.
Je ne crois pas que Marie ait été préservée du pêché originel, car je ne crois pas au pêché originel d'Adam qui mange la pomme, car selon moi ce passage désigne la sortie de l'humanité de la condition animal, bien sûr avec tous les problèmes que cela va provoquer.
En revanche, je penche pour l'idée que Marie est une prophétesse, une personne choisi de Dieu au même titre que les prophètes sont des dons de Dieu.
Cela ne veux pas dire que les prophètes ne sont rien. Ils sont sacrés comme l'humanité, mais à un niveau supérieur proche de Dieu ou Dieu lui même puisque parlant par Jésus, Dieu dit dans La Révélation d'Arès: ...et le faire entrer dans Ma Maison Royale, en faire un Dieu en le fondant en Moi sans retour comme l'argent s'allie à l'or pour former un miroir, qui serait plus éblouissant que mille soleils si Je n'y faisais passer Mon Souffle pour en ternir l'éclat et le rendre supportable aux anges et aux élus (2/13).
C'est pourquoi je dit que Dieu est Un, ceux qui sont de Dieu sont Un également.
Un jour un homme de confession Musulmane m'a dit en parlant de Marie ou Jésus que les gens s'adressent à eux plutôt qu'a Dieu car il est plus facile de demander une audition à son chef de service plutôt qu'au directeur de l'usine, je travaillais alors en usine.
Mais bon ! je ne suis pas un prophète comme vous, que pensez vous de non interprétation, pensez vous que Marie puisse être une prophétesse ?
Aminadab d'Ile de France


Réponse :
Votre commentaire m'est extrêmement précieux pour montrer quelles sont nos difficultés, à nous Pèlerins d'Arès, de surmonter l'apport culturel profondément ancré dans les natures humaines, même celle qui ont depuis déjà longtemps, comme c'est votre cas, lu et adopté comme Vérité La Révélation d'Arès.
À ce propos, je vous redis toute la joie que j'ai eue de vous recevoir à L'Eau Bleue, rue Raymond Losserand à Paris, le 21 novembre dernier, pendant cette semaine où je formais à la mission un groupe de jeunes.
Vous êtes l'exemple typique de l'homme qui voudrait faire partie de notre grande famille arésienne, mais qui ne le peut pas en raison d'hostilités familiales ouvertes.
Et pourtant vous auriez plus que personne besoin de bien comprendre cette Parole, La Révélation d'Arès, qui est votre livre de chevet, parce que vous dites ici beaucoup de choses qui sont exactement le contraire de ce que cette Parole dit et, par conséquent, de ce que nous croyons.
Quand, par exemple, vous dites que vous croyez que "Marie a été préservée du péché originel," vous vous déclarez adepte du dogme catholique de l'Immaculée Conception. Or il n'y a nulle trace de ce dogme dans La Révélation d'Arès. En citant ce dogme, vous vous montrez encore attaché à une superstition catholique, qu'il faut abolir comme toutes les superstitions (Rév d'Arès 21/1).
Je me répère ici, mais je ne dois pas me lasser de parler (Rév d'Arès 26/15).
La Révélation d'Arès
place sous le nom de Marie deux réalités différentes:
D'une part, Marie, mère de Jésus (38/3), femme qui a atteint l'excellence du salut (Rév d'Arès 11/2) par une pénitence exemplaire après qu'elle eut, elle et ses autres fils, d'abord douté de son fils Jésus (Matthieu 12/46-50, Marc 3/30-21 et 31-35, Luc 19-21). Cette Marie-ci est pour nous hommes et femmes un modèle d'être humain et il est bon d'en garder l'image (comme celle de Jésus, autre exemplaire pénitent) dans son cœur (11/1)..
D'autre part, Marie, la Mère (33/16-18), nom qu'emprunte Dieu pour se nommer Lui-même comme Père trop aimant (12/7), comme Mère des hommes autant qu'il est Père, car Il dit bien: Tu t'adresseras à Moi seul (39/4), montrant que toute prière, quelle qu'elle soit ne peut que Lui être adressée.
Comme je l'explique ci-dessous à Didier il y a dans la Parole homme et homme, Marie et Marie, maître et Maître, etc.
Dieu n'est pas Marie, mais il lui plaît en empruntant ce nom de montrer quelle ultime intimité il a avec l'humain, qu'il a créé à son image et ressemblance (Genèse 1/26-27).
Il ne sert à rien d'en dire plus et de vouloir expliquer plus. Nous ne pourrions pas nous comprendre nous-mêmes.
De toute façon, ce n'est pas ce que vous croyez ou ne croyez qui, dans ce domaine, vous assure le salut, mais seulement ce que vous faites: votre pénitence, c.-à-d. votre amour, votre pardon, votre paix et vos efforts pour acquérir l'intelligence sprituelle et vous rendre libre de tous préjugés et toutes peurs.


12dec12  137C40
Suite à votre réponse à Stéphanie Ile de France [137C17], concernant Ich et Icha, je connaissais les termes Ich et Icha. J'aime beaucoup. Merci pour ces Lumières et enseignements.
Concernant le passage de Genèse 2/18-24, je me pose une question: Il n'y est question que de l'homme:
L'Éternel-Dieu dit: "Il n'est pas bon que l'homme soit isolé ; Je lui ferai une aide digne de lui.", etc.
Ne serait-il pas plus juste de dire: "Adam (vii), qui prit le nom, d'homme, lorsqu'il pécha. L'Éternel-Dieu dit: "Il n'est pas bon qu'Adam soit isolé ; Je lui ferai une aide digne de lui" etc ?
Le Bon (est) Mon Vent, Mikal (est) Mon Vent. Le frère ouvre l’oreille (au Vent), son poil est (comme) la terre ; pleine (de) l’Eau Bleue, (de) la graine (qu’apporte le Vent). (Rév d'Arès ii/5)

Didier Br. d'Ile de France


Réponse :
Pourquoi écrire Adam au lieu d'écrire homme dans la Bible, quand la Bible écrit homme ?
Il y a dans la Parole homme et homme. Adam était un homme avant et un homme après son mauvais choix. Jésus était un homme, aujourd'hui transfiguré, tout comme Adolf Hitler était un homme, mais pas de la même qualité évidemment, tout comme il y a Marie et Marie, maître et Maître dans La Révélation d'Arès. Le Père ne choisit pas d'autre nom que celui de Marie pour désigner tout à la fois une simple humaine qui fut une grande pénitente et pour Se désigner Lui-même comme Amour, Tendresse, Pitié, Mère.
Je crois m'être efforcé d'expliquer tout cela dans mes réponses précédentes qu'il faut peut-être lire plus attentivement.


12dec12  137C41
Je m'éloigne du sujet initial sur Marie et revient sur votre réponse 137C38, car après ma prière je relisais les annotations de la veillée 33 et du chapitre xvii, qui parlent justement du séjour des morts et des prophètes, un sujet que je ne domine pas et qui revient de temps à autres lors de décès de parents ou voisins.
(Mais si) l'œil (s'é)lève, (si) la main laisse Ma Main, (l'homme tombe) plus mort (que) la mort. Avalée la cendre, le cri (est tout ce qui) reste (à l'homme perdu) ; le cri court sous la terre. (Rév d'Arès xL/12)
Un passage de La Révélation d'Arès parmi d'autres qui nous parle du triste sort des spectres malheureux et inconscients.
Les ténèbres (Géhenne, enfers glacés,) constituant le périgée [?] et le paradis futur après le Jour de Dieu, l'apogée de l'évolution possible de l'âme, il me semblait qu'il existait entre ces deux extrêmes, non pas différents lieux fixes mais plusieurs niveaux possibles dans l'au-delà, où l'on puisse y poursuivre son ascension.
Les morts ne découvrent pas nécessairement Dieu dans l’au-delà. Ils y emportent ce qu’ils firent d’eux-mêmes. Les vivants incroyants font des morts incroyants, mais s’ils n’ont pas ici bas atteint le comble de l’abomination (Rév d’Arès 33/32-34), ils peuvent évoluer spirituellement /.../ la mort peut être, entre temps, un état évolutif, je l’affirme. (Entrée 122 «la force logique»)
J'assimilais les trois périodes post-mortem décrites en Rév d'Arès XL/11-17 non seulement à des changements d'état mais à des passages en des lieux différents, puisque Dieu nous recommande de faire mortification pour celui/celle qui vient de mourir, afin qu'un ange porteur de lumière (l'effort du pénitent qui fait mortification) guide l'âme vers d'autres lieux ?
(Si) la main tient Ma Main, l'œil (peut) pleure(r), l'Eau reste dans l'œil. L'os (devient comme) la craie, (l'homme sauvé est) moins mort (que) la mort (xL/17) .
Cependant le lieu (purgatoire) où vont les justes dans une paix relative en attendant le Jour de Dieu (xL/17), semble encore différent du lieu des prophètes morts ("redoutable, le sort des prophètes", La Rèvélation d'Arès 2009 annotation p.116).
Et il semble qu'il y ait encore d'autres lieux de séjour possibles pour des prophètes plus justifiés comme le prophète Élie élevé au ciel (dans quel ciel?). Ce lieu est-t-il seulement réservé aux prophètes encore chargés de mission, tels Élie et Moïse qui reviennent voir Jésus sur le Mont Tabor (transfiguration, Matthieu 17/1-9) et Jésus, le Bon marche comme l'araignée marche (xiii/12) qui vint à Arès en 1974 et n'est donc pas cantonné à un lieu dans les tréfonds de la terre, puisqu'il se promène dans l'univers, ou bien ce séjour des bienheureux est-il accessible à tout pénitent ?
N'avez-vous pas vu comment Dieu a créé sept cieux superposés ? (Coran, 71/15, 41/12; 2/29) Est-ce que les sept cieux correspondent à différents lieux hiérarchisés accessibles aux luminaires d'or, les esprits debout devant le Trône (Rév d'Arès 12/13) qui peuplent le Séjour de Dieu.
Dieu par la bouche de Jésus dit dans La Révélation d'Arès 33/33 : Qui sait qui est dans Mon Lieu ?
Parmi tous ces lieux existants je me demandais celui qui, de façon réaliste, est accessible pour moi pauvre pécheur ? Cette question n'est pas fondamentale et je suis plus préoccupé par ma pénitence et ma mission, c'est juste un peu de curiosité pour un monde qui existe et me concernera tôt ou tard et qui me fait honnêtement plus peur qu'envie.
Marc V. de Suisse


Réponse :
Il arrive, rarement mais il arrive, que des messages personnels tombent dans ma boîte webmaster@freesoulblog.net.
Excusez-moi pour le commentaire 137C22. Je l'ai effacé.
Je n'ai pas de réponses aux questions que vous me posez.
Je n'en sais pas plus que n'en dit l'Écriture et surtout La Révélation d'Arès. Vous en savez donc autant que moi.
Les deux expériences de l'au-delà que le Père m'a fait vivre, l'une dans les ténèbres (Rév d'Arès 17/1-2) et l'autre parmi les mondes sans heure qui tournent comme des poissons dans l'Eau de Dieu (vi/1-4) ne m'ont pas laissé des souvenirs tels qu'ils aient quelque intérêt pour les vivants: Ils sont indescriptibles. Je suis vivant et je m'occupe de ma personne vivante. J'aurai tout le temps nécessaire de voir ce qui se passe de l'autre côté quand j'y serai.
Dans ma réponse 137C38 j'ai donné à Jonathan mon interprétation des passages de La Révélation d'Arès concernés.
À 83 ans je suis évidemment plus près de la fin que du commencement. Je peux disparaître à tous moments. Il suffit de lire les notices nécrologiques pour voir qu'à mon âge beaucoup d'humains disparaissent.
Mais je n'ai pas peur contrairement à vous. Je m'efforce comme vous d'être pénitent et moissonneur.


12dec12 137C42  
La vie est simple.
Je suis un sac [Rév d'Arès xxx/1]: ma chair, avec un contenu: mon esprit.
Qu'importe que le sac s'appelle Jésus ou Marie !
Ainsi,la pénitence change mon esprit par l'acquisition de l' Amour par le pardon.
C'est à dire le dieu (le bien) qui grandit dans le sac subsistué [?],
l'homme (le mal) de ce sac.
Alors qu'importe que je m'appelle Lentille ou Chèvre [Rév d'Arès 36/19]...
Ensuite ce Dieu (homme et femme) n'est donc plus rien pour lui-même [40/6].
Sébastien d'Île de France (Lentille ou Chèvre)


Réponse :
J'espère que vous serez raisonnable à l'avenir. Vous savez de quoi je parle.
Je prie avec vous, Sébastien.


13dec12  137C43
Vous écrivez dans la réponse au commentaire 137C38 :
"Le Purgatoire, lui, est une "institution" récente de l'église, mais pour moi il correspond assez au séjour des morts que nous connaîtrons vous et moi entre les ténèbres, auxquels nous échapperons, si nous sommes pénitents, et le Jour où le paradis reviendra, quand nous ressusciterons. L'idée de purgatoire vint assez tôt, dès le XIIe siècle, à des hommes de foi qui pensaient qu'il y avait un nombre considérable d'humains encore trop pécheurs pour le paradis, mais pas assez infects pour l'enfer. Toutefois, c'est au concile de Trente en 1563 que le purgatoire, lieu où les morts achevaient de se parfaire, si je peux dire, fut officialisé. À mes yeux, il s'agit tout simplement, comme je le dis quelques lignes plus haut, de quelque chose d'assez proche à ce que nous allons connaître, nous humains de ces générations."
Du coup j'ai du mal à comprendre certains passages de La Révélation d'Arès concernant les moissonneurs :
Comme La Révélation d'Arès 37/9 : Mais ceux qui goûteront jusqu'au bout du bonheur à leur peine dont l'ardeur et la piété ne failliront pas, J'en ferai une constellation éclatante sur Mes Hauteurs Sacrées , Il y aura un temps pour leur peine et une éternité pour leur gloire.
Et comme La Révélation d'Arès 28/27 :  Celui qui Me crie : Seigneur, ne sera pas sauvé s'il reste sourd à Ma parole, et que celui qui M'a oublié sera réchauffé par l'éclat de Ma Gloire s'il suit Ma parole.
La Révélation d'Arès vi/6 : Tu plonges par la pluie noire au fond de la terre mais la barque des croubis (anges) t'attend en haut. Je pensais qu'après votre mort, vous retourneriez dans l'au-delà ici décrit, qui était un lieu de félicité tel que vous le décrivez.
Donc je pensais qu'après leur mort les moissonneurs ne seraient peut-être pas au paradis, mais quand même dans un lieu de bonheur avec Dieu.
Denis K. de Bretagne Sud


Réponse :
Vous avez raison, il y a des moissonneurs, des prophètes, des très grand pénitents, dont l'ardeur et la piété n'auront jamais failli (37/9), qui connaîtront la transfiguration de la Gloire et qui se trouveront dans une situation post-mortem particulièrement heureuse et lumineuse.
Mais de qui s'agit-il ? De Jésus, d'Élie certainement, peut-être aussi de la Marie dont Rév d'Arès 11/1-2 nous demande de montrer l'image, Mouhamad, Isaïe (Iyëchayë, Rév d'Arès xLii/14/17), Zoroastre (Sarsouchtratame xviii/3), etc., et d'autres dont nous ne connaissons pas les noms, mais qui ne forment sûrement pas encore une constellation.
Notez bien que La Révélation d'Arès parle de constellation au futur. Mais ce futur concerne-t-il les présentes générations et celles qui les suivront immédiatement ? Je ne peux pas réponse à cela.
Peut-être y serez-vous, vous, frère Denis, dans la Gloire ! Mais moi, pauvre homme Michel ? Je ne me considère pas comme un pénitent et moissonneur du niveau de Jésus et de ces quelques géants du prophétisme qui ont gagné un salut particulièrement glorieux.
Je me range parmi les pénitents et moissonneurs qui font tout ce qu'ils peuvent sans atteindre le niveau d'excellence du salut dont ils rêvent certes, mais qui atteignent ce niveau très rarement.
Rappelez-vous du défilé des prophètes morts ou engourdis, auquel j'ai assisté dans la Maison de la Sainte Parole pendant les Théophanies en 1977: "Redoutable le sort des prophètes," me disait une voix derrière moi, tandis que je contemplais cette triste procession. Je me considère plutôt dans ce lot-là que dans celui des rares qui ont mérité de constituer une constellation éclatante sur les Hauteurs Sacrées (37/9).
Si vous l'avez remarqué, je me solidarise avec tous les défauts de mes frères et je dis généralement "nous", quand j'en parle.
Je me range dans le gros de l'humanité sur terre ou au-delà de la terre.
Et puis, si j'ai un jour la surprise de me voir mériter la Gloire sur les Hauteurs Sacrées, alors tant mieux. Ce sera un grand moment de bonheur. Il sera bien temps pour moi de voir, avec ébahissement, que je fus meilleur que je ne le pensais.


13dec12  137C44  
Dans votre réponse au commentaire de Stéphanie C d'Ile de France (137C17) vous dites :"On comprend ici pourquoi le Père tonne si fortement contre l'adultère. C'est parce qu'il y a là une destruction de la nature même de la Création de l'homme fait à l'image de Dieu... la pente vers le péché des péchés qui est le point de non-retour du mal !"
"Le point de non-retour du mal" !
Pourquoi "le point de non-retour du mal" et non "le point de non retour dû au mal",
où "le point de non retour du Bien."
Le mal serait si envahissant, le spirituel disparaissant par la destruction de la nature même de la Création de l'homme fait à l'image de Dieu, entrainerait par là même ce point de non retour de l'homme fait à l'image de Dieu.
Alors,l'homme ne pourra plus redevenir à l'image et ressemblance du Père, puisque nous sommes fusionnels avec le Père qui nous a donné Sa Force, qui nous aime comme un père et une mère peut aimer son enfant.
Le fait même que nous disparaissions spirituellement pourrait il aussi anéantir le Père de l'Amour absolu ?
La disparition de l'enfant-dieu pourrait-elle par là même entrainer la disparition, l'anéantissement de notre Créateur de l'Univers, de notre Père Youououou [év d'Arès xx/24] ?
Patricia des Alpes


Réponse :
En effet, "point de non-retour" est une expression toute faite qui indique le point au delà duquel un aéronef ne peut plus revenir à son point de départ et, par extension, le moment où il n'est plus possible de revenir en arrière (dans une série ordonnée d'actes, de décisions).
Tout dépend alors comme un comprend ma phrase et, vous avez raison, je devrais grammaticalement dire: point de non-retour du bien. Mais il y aurait là, illogiquement j'en conviens, une ambiguïté pour ceux qui lisent ou écoutent.
Quand je dis "point de non-retour du mal ou du péché, tout le monde comprend qu'il s'agit du "point" où l'on ne reviendra pas du mal ou du péché, où le mal ou le péché sera définitif, et je pense que c'est ce que vous avez compris. Cela fait partie de ces bizarreries de la compréhension du français comme "Une personne vous attend" et "Personne ne vous attend" avec "personne" dans chaque phrase mais un sens opposé.
Il y a très longtemps que je parle de "point de non-retour du mal (ou du péché)" et vous êtes la première parmi des milliers qui m'ont lu à me faire aujourd'hui cette remarque, mais je vais tâcher de trouver une expression différente.
Je pourrais par exemple dire: "le point où l'image et ressemblance du Père s'éteindra dans l'homme et où il redeviendra définitivement un animal pensant." Autrement dit, le point où le création de l'homme, qui est une création spirituelle, disparaîtra pour ne le laisser que la création de l'animal pendant antécédent, la création psycho-physique préalable. Alors l'humanité redeviendra définitivement ce que pour le moment seulement un certain nombre d'individus redeviennent: une animalité totale et, comme les dinosaures ont disparu, un jour toute l'animalité terrestre disparaîtra sans laisser d'autres traces que quelques fossiles.
Par contre, je ne vois pas du tout pourquoi la disparition de la chose créée ferait disparaître le Créateur. Là je ne comprends pas votre question: "Le fait même que nous disparaissions spirituellement pourrait il aussi anéantir le Père de l'Amour absolu ?" Le Père de l'Univers est éternel et Il a de toute façon fort à faire avec un univers infini au milieu duquel la Terre n'est qu'une poussière.


13dec12  137C45
Merci, Créateur de l'univers, Tout-Autre et Tout-Proche, d'être une Force : Je suis la Force ; la Force est dans le frère comme dans l'homme mauvais  (Rév d'Arès xxvii/5). Vous êtes infiniment plus qu'une Force, car Votre côté maternel oriente cette Force et nous permet de vivre l'amour évangélique (entrée précédente) par "un effort constant de représenter en moi-même toute l'humanité afin que les contradictions négatives de celle-ci deviennent antinomies positives, constructives" (votre réponse en 136C3).
Toute forme d'amour sentimental nous relie aussi les uns aux autres.
Il est puissant : Souvent un baiser de toi fera mieux qu'un discours (Rév d'Arès 23/6).
Mais il peut enchaîner l'aimant et l'aimé, selon le schéma classique de toute relation humaine qu'on trouve dans les religions : Les prêtres aussi aiment leurs fidèles (Rév d'Arès 25/2). Ce n'est pas vrai pour l'amour évangélique qui a broyé l'orgueil (Rév d'Arès 33/14), suivant l'image de Marie. L'amour évangélique avant tout, par la pénitence qui maîtrise et même multiplie la Force brute du Créateur en nous: Marie (...) a trouvé la force qui soulève les montagnes (Rév d'Arès 33/14).
À propos de votre avenir personnel de prophète, après nous avoir quitté (votre réponse en 137C43), je pense au prophète Élie qui a été glorifié (Rév d'Arès 2/10). Pourtant, selon la Bible, il s'assit un jour sous un genêt, dans un moment de désespoir, et dit au Créateur: C'est assez!  Maintenant, Éternel, prends-moi la vie, car je ne suis pas meilleur que mes ancètres (1 Rois 19.4). Il semble que ce pénitent à l'envergure immense ne savait pas, tout comme vous, évaluer avec lucidité sa force spirituelle. C'est sans doute le lot de tous les pénitents.
Le Créateur recommande à Mahomet: Dis : "Je ne détiens pour moi ni profit ni perte, mais ce que décide Allah. Si j'étais à connaitre le mystère, je surabonderais de bien, le mal ne me toucherait pas, mais je ne suis qu'un alerteur, qu'un annonciateur pour un peuple qui adhère (Coran 7/188)".
Mahomet n'a pas été glorifié comme Élie, mais peut-il être parmi les prophètes endormis que vous avez vus ? Par exemple, lorsque le Livre dit: Mais quand Mikal volera, il sera comme le Vent chaud. Ta bouche étale la braise de Yëchou [Jésus] ; ton bras a la lance de Mouhamad [Mahomet].(...) Tu voles ; alors Mouhamad, son cheval vient sous toi ; son crin vole à ta droite. A ta gauche, le Bon [Jésus] tourne autour de la Terre. Mikal vole. (Rév d'Arès xLiv/6-12).
Votre commentaire dans l'édition 2009 dit: 'Ces deux prophètes aideront Mikal à voler par-dessus les difficultés qu'il va rencontrer'. Notons que le futur de "Mikal volera" vient de vous.
Alors que nous savons que Jésus est loin d'être endormi, qu'il est glorifié et toujours actif dans sa mission pour le Tout Autre et Tout Proche, Jésus semble ici placé au même niveau que Mahomet et vous-même, prophète Mikal. Cependant, nous devons comprendre dans ces versets le terme Mikal comme une image du mouvement collectif que vous lancez.
Nous devons exclure avec prudence l'avenir de votre personne, de même que nous ne savons pas quelle est la situation actuelle du prophète Mahomet. Tel que je comprends votre enseignement, cet usage extensif des noms Mikal et Mouhamad, dans les versets xLiv/6-12, ressemble un peu à la relation entre la Marie historique et la Marie qui est la Tendresse du Créateur.
Même si vous n'avez pas le temps d'écrire 540 pages sur Marie, merci, prophète Mikal, de me faire mieux sentir le dépassement auquel le Tout-Autre nous invite.
Patrick JoursDeGris d'Ile-de-France


13dec12  137C46  
Une fois de plus, vous nous montrez humilité et mesure dans vos réponses aux nombreuses questions teintées d’inquiétude’ concernant la mort et l’au-delà.
L’important n’est-ce pas le salut ?
Il est beaucoup question de salut dans La Révélation d’Arès (37/3 et nombreuses références).
Dans l’article "Je m’espionne", page 312 du "Pèlerin d'Arès annuel 1990", vous écrive: ” Depuis la Genèse, la Parole a pour fonction de me redonner l’intelligence, or il n’y a pas d’intelligence sans confiance absolue en Dieu”.
La force , le frère la tire de l’accomplissement de la Parole et de la confiance qu’il met en Dieu.
Dominique du Roussillon.


XXxxxXX  137C47
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