Commentaires Français de #185
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23 mai 2017 (0185)
Vaincre en moi le solipse

Au 17e siècle, Jules-Clément Scotti, jésuite défroqué, nomma injurieusement solipses — du latin soli ipsi : agissant pour eux seuls — les jésuites, ses anciens congénères. Jules Clément Scotti en rage oublia que comme humain il était lui-même solipse. Le mot solipse a disparu ; seuls, ses dérivés : solipsisme et solipsiste trônent dans le vocabulaire des érudits, mais ils désignent moins clairement ce que je veux dire ici. Alors, je ressuscite solipse, parce que nous vivons dans un monde d'humains solipses.
De même que le plus grand des philosophes ne peut ignorer ses maux de dents, disait Shakespeare, de même que Bouddha ne put pas ne pas souffrir du mal de ventre dont il mourut à Pava chez le forgeron Cunda, je ne peux, moi pécheur, ignorer que je suis un solipse et que ma vie sera trop courte pour que je puisse me délivrer de cette tare (Rév d'Arès 2/12). Mais moi et mon petit reste faisons en sorte que l'humanité entière finisse par en sortir.
Alors ce sera le Jour (Rév d'Arès 31/8).

Le Père, on ne sait pourquoi, S'est prolongé en l'homme. Il souffla Sa Vie spirituelle (Sa Voix) dans un animal pensant (celui qui couchait sur l'ombre, Rév d'Arès vii/1-6) ajoutant ainsi à la chair et à l'esprit l'âme (17/7), que Genèse 1/26 appelle Son Image et Ressemblance, pour que l'homme Vive pleinement, intensément, avec Tout ce qui Vit (Rév d'Arès 24/5).
On ne sait quand, le libre Adam choisit (Rév d'Arès 2/1-5) de réactiver en lui l'animalité pensante. Il devint une créature hybride, mi-spirituelle mi-animale. Depuis lors, le dosage en lui de la vie spirituelle fluctue et, sauf exceptions, elle  est devenue très basse.

L'homm vers la transcendance
L'homme continue d'ignorer ce dont il est capable.
Entre le tango que danse passionnément celui-ci et la transfiguration
il n'y a pourtant qu'un pas, celui de la pénitence.

Ainsi l'humanité aimante et généreuse que Dieu créa n'existe-t-elle plus qu'en puissance ; l'animalité est revenue et a rendu l'homme solipse. L'humanité a, dans son ensemble, perdu conscience du Tout auquel elle appartient, s'est emmurée dans un monde où a à peu près disparu l'amour du prochain, où les uns jouissent, les autres souffrent et quelques uns cherchent à retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5), mais ne peuvent la retrouver dans une seule vie humaine trop courte — Des générations seront nécessaires (24/2).
À présent, l'homme vit en meute. Une meute n'est jamais liée par l'amour ; chaque bête y est soi, s'unit aux autres pour survivre et se reproduire, non pour les aimer ; le mâle dominant est soi et il série selon leurs inégalités ses congénères, dont chacun est soi, un solipse.
L'humain oublie qu'il est d'abord spirituel, frère de tous sur terre, élément du Tout. L'émancipation collective à quoi appelle l'Évangile Palestinien n'a pas eu lieu ; l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle restent rares et strictement  individuels. L'humain ne voit pas qu'être libre n'est pas être seul, que c'est être libre d'aimer, libre de se recréer, de se fondre dans le béton du Bien que façonne l'amour des autres.

Ardu il est de rappeler cela au monde, parce que l'apôtre doit lui-même s'efforcer d'être le moindre solipse possible — Tu n'es plus rien pour toi-même (Rév d'Arès 40/6).

Les hommes se croient souverains, mais  ils ne vivent pas libres (Rév d'Arès 10/10) ; tous pensent, vivent, obéissent comme on leur a dit de penser, vivre et obéir. Je suis né en France et je ne peux éviter de penser en français, d'avoir des mœurs françaises, d'agir en Français même si c'est le moins possible. Nous sommes tous issus d'un formage, dont même les plus affranchis gardent quelques séquelles, qui maintiennent chacun au-dessous de lui-même, au-dessous du grand Dessein pour lequel il fut créé. Depuis des temps immémoriaux il n'existe plus d'humains qui prolongent totalement le Créateur dans la matière vivante.
D'où une crise morale permanente, éparpillante, disloquante, dont personne n'a conscience. Crise par exemple bien ressentie au cours de la dernière campagne électorale présidentielle en France, où pour bien faire il aurait fallu 47 millions de candidats pour 47 millions d'électeurs. La Révélation d'Arès explique cette permanente crise millénaire : Faux est le concept qu'a l'homme de sa raison d'être, de la liberté et de l'amour. L'hubris, orgueil tenace, pousse l'homme à la démesure de l'égoïsme et à l'erreur dans la bassesse comme dans l'élévation, il entrave l'ascension de l'esprit. À cause de cela la pénitence et les âmes sont encore très rares.
L'homme ne peut pas se réaliser.
Le solipse, membre d'une espèce innombrable en ce monde, ne voit de lumière que dans sa seule pensée. De ce mécanisme mental fatalisé par l'hubris, aussi puissant que la pesanteur, quelques élites depuis les millénaires tirent profit en introduisant leurs idées dans le cerveau solipse de telle sorte qu'il les croit siennes. Ainsi le solipse est-il fatalement subjectivé, parce qu'il manque généralement du savoir universel qui lui permettrait de dégager une raison puissante. Étant solipse, je suis subjectivé, mais j'ai le rarissime privilège de l'être par Dieu. Hélas, voyez les grandes idéologies ! Celles des grandes religions : Quand on pense que le Christianisme brûla Jeanne d'Arc, Michel Servet et beaucoup d'autres devant des foules qui ne protestaient pas. Quand on pense que soixante-huit millions d'Allemands crurent sans broncher au Reich d'Adolf Hitler, prévu pour mille ans et qui ne dura que douze ans et finit en désastre après avoir mis l'Europe à feu et à sang. L'URSS de Lénine et Staline dura 72 ans, mais tint tout ce temps au prix de 65 à 93 millions de victimes ("Livre Noir du Communisme", éd. 1997). Si je croyais cette tragique histoire derrière moi, je me tromperais ; l'histoire s'est seulement déguisée de charme.

Je suis un solipse, comme chaque homme sur terre je ne suis que le jésuite de mes propres convictions, seraient-elles aussi proches que possible de celles que m'a insufflées La Révélation d'Arès ; malgré mes efforts je n'atteindrai pas d'ici ma mort son extraordinaire Esprit d'absolu dépassement, car La Révélation d'Arès parle à toute l'humanité — relisez 25/6 ! — Mon pauvre cerveau, après des millénaires d'involution, est rétréci à des limites que je ne peux dépasser, mais ma descendance (24/2) lui redonnera ses dimensions génésiaques. Jamais je ne m'étais à ce point rendu compte que le Père est Liberté absolue. Comment être dans cette génération Sa totale Image et Ressemblance ?
Certes, j'ai beaucoup évolué en bien depuis quarante-trois ans. Je me bats contre moi-même chaque jour pour avoir la force du pardon, de la paix, de l'intelligence du cœur, mais la force de l'amour total et de la liberté totale, on ne peut la conquérir dans cette génération parce qu'on patauge, on colle à la boue du monde, quatre générations ne suffiront pas à s'en dégager totalement. La nuit, quand je prie parmi les âmes qui prient avec moi, je leur dis : "J'ai compris que la mort permet l'évolution qu'empêche ma chair rendue faible et avare au cours des siècles de péché. J'aspire à vous rejoindre, à quitter mon esprit et à ma chair corrompus de solipse et à revivre dans mon âme comme vous, frères, sœurs, parent(e)s, ami(e)s. Le meilleur de moi-même ploie sous la condition humaine. Je devrais être un fou de Dieu, mais les règles du sérieux m'engeôlent. Mes obligations matérielles, pour ne parler que d'elles, m'empêchent d'opter pour l'abandon total, celle du clochard absolu. Oh ! Père, tu es le Clochard Absolu. Appuyé au mur de l'Univers Tu me tends Ta Main et je n'y dépose qu'une piécette alors que je voudrais m'y jeter tout entier."
Homme de Dieu, où es-tu ? Tu n'es ni dans frère rabbin, ni dans frère jésuite ou prêtre, ni dans frère imam, ni dans frère "saint", ni dans frère prophète, qui n'est qu'un écho du Père, mais qui n'est rien lui-même (Rév d'Arès 40/6). Homme de Dieu, tu n'es dans personne dans ce monde de solipses. L'homme a tué l'homme. Comment avons-nous pu étouffer le poumon de l'Univers? L'homme est mort comme Dieu est mort, en quelque sorte, puisque nous ne pouvons même plus Le voir. Telle est la situation. Mais La Révélation d'Arès est descendue dire que sortir de cette mort-là est possible. La sortie est au bout d'un très long couloir, celui de la pénitence. J'y fais et les Pèlerins d'Arès de cette génération y font les premiers pas. D'autres le parcourront, les solipses disparaîtront, le Jour se lévera.

copyright 2017

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Commentaires :
23mai17 185C1
Bonjour Frère Michel.
L'âme ou l'ha et les Hauteurs Saintes (Rév Arès 31/11).
Être Pénitent = Renoncer au Mal et faire le Bien = Création de ton âme.
Ne meurs pas sans âme ton véhicule d'Eternité.
Pensées Fraternelles, je vous embrasse ainsi que Sœur Christiane.
Didier Br. d'Île de France.
Image Didier Br. 23 mai 2017

Réponse :
Merci, mon frère Didier pour cette image. Vous la destiniez à l'entrée 184 "L'âme ou l'ha", mais elle va partout et donc aussi bien dans cette entrée 185.

23mai17 185C2 
Je tombe sur votre nouvelle entrée 185.
Vous n'êtes pas très tendre pour vous-même ou vous êtes tombé dans le pessimisme !
Si j'ai bien compris, solipse, un mot que je ne connaissais pas, veut dire individualiste, égoïste ou égocentrique.
Pourquoi dans ce cas ne pas utiliser les mots individualiste, égoïste ou égocentrique et aller chercher un mot pas seulement rare, mais inconnu ?
Martial P.

Réponse :
Vous demandez : "Pourquoi ne pas utiliser les mots individualiste, égoïste ou égocentrique et aller chercher un mot pas seulement rare, mais inconnu ?" Mais parce que le mot solipse a été utilisé par Jules Clément Scotti pour désigner les Jésuites, qui ne sont ni individualistes, ni égoïstes, ni égocentriques. Les Jésuites agiraient pour eux-mêmes ou plutôt par eux-mêmes selon des traits mentaux et psychologiques qui leur sont propres, ce qui est autre chose. On sait les reproches faits aux Jésuites depuis longtemps : Ils seraient coupables selon les uns de restrictions mentales, de préconiser la direction d'intention, de faire de la casuistique, etc., selon d'autres (comme Voltaire) ils aureient une morale relâchée. Alain, le philosophe, prit cependant leur défense (je tends moi-même à le suivre) en écrivant : "L'esprit jésuite, trop calomnié, cherchait seulement à se garder des conséquences doctrinaires, au nom de la morale la plus commune" ("Les Passions et la Sagesse").
Je crois que les humains dans leur ensemble et dans un monde où marchent au pas en tous sens des légions de "vérités" sont ainsi inévitablement complexes, autodéfenseurs d'eux-mêmes et défenseurs d'idées globales communes bien plus qu'ils ne sont individualistes, égoïstes ou égocentriques. Ce qu'on appelle le réalisme est en fait l'incapacité humaine, dans le présent monde pécheur, à englober toutes les versions d'une même vérité, quand on ne veut en considérer qu'une, ou toutes les vérités quand on se hasarde à porte l'esprit aussi loin. C'est cette démarche de l'homme à la recherche du Vrai, recherche très difficile dans nos générations pécheresses, qui me paraît celle du solipse.
Jules Clément Scotti a fait de solipse un terme outrageux. Je ne pense pas que l'homme puisse s'indigner d'être ainsi outragé, parce qu'il est pécheur et que le péché est un outrage fait au Bien. L'erreur de Jules Clément Scotti fut de penser qu'il n'était pas lui-même solipse : il l'était, peut-être même plus encore que ceux qu'ils accusaient de l'être. Peu d'hommes ont réussi ou plutôt presque réussi à ne plus être des solipses : Peut-être Héraclite, vraisemblablement Socrate, François d'Assise, etc. Le pénitent idéal devrait ne plus être un solipse, mais je doute qu'il y en est dans cette génération, parce que l'adversité qui, à tous les niveaux (personnel, professionnel, spirituel, etc.), est continuelle nous contraint à descendre dans l'arène des conflits, même aussi peu que nous le souhaitons, et notre libération n'est jamais vraiment totale. Ça viendra.
Non, je ne suis pas pessimiste, pas du tout, je lutte pour changer ma vie et changer le monde avec la très ferme espérance que la Victoire viendra, si ce n'est dans cette générations dans une génération future. Nous commençons un processus de changement par la pénitence qui ne trouvera de grands et spectaculaires résultats que beaucoup plus tard.
Je ne suis pas pessimiste, je suis réaliste. Je crois que c'est mon rôle prophétique.

23mai17 185C3
Je me demande toujours ce que vous allez nous faire lire. Chaque mois je me dis : Il a tout épuisé. Il dit lui-même que le fond de La Révélation d'Arès est des plus simples : "Ce que tu crois ne te sauve pas ; c'est ta pénitence qui te sauve, le mal auquel tu renonces, le bien que tu fais !". Il dit lui-même qu'il ne fait pas de théologie. Jésus n'en faisait pas non plus. Julien Green à mis ces mots dans la bouche des apôtres : "Qui pensez-vous que je suis ?" leur demande Jésus. Ils répondent : "Tu es le fondement de notre être, le kérygme par lequel nous trouvons le sens ultime de notre vie ." Ce n'est peut-être pas exactement les mots de l'Évangile et de Green, mais c'est l'idée. Je me dis en conséquence : Il ne peut plus rien dire, sinon vous ne pouvez que dire : "J'ai tout dit. Maintenant il vous reste à faire !".
Et puis non ! Vous avez tout le temps quelque chose à dire. Quand on vit dans ce blog, c'est comme quand on vit dans ces vieilles maisons où les pièces ne ferment plus, ni les portes, ni les fenêtres, ni les armoires, ni les tiroirs, on se sent chez soi. Tout déborde de trésors ! Vous ne nous enfermez pas dans un système rigide ; ce blog est très vivant, appétissant. C'est un plateau de fromages variés dans des états d'affinement très divers. Vous savez, ces vieilles maison qui sentent toujours un peu le fromage... On y est bien. rien n'est coupé entre les époques lointaines et le matin où l'on s'éveille. Comme je travaille la nuit, je me réveille tard et je suis tombé sur votre entrée 184 et je suis aussitôt tombé sous le charme.
Solipse... Il n'y a vraiment que Michel Potay pour avoir l'idée d'user d'un mot que personne ne connaît, et pourtant, vous ayant lu, j'ai l'impression que solipse — soli ipsi —, je l'ai toujours entendu. J'ai compris le sens que vous donnez à ce mot. Je suis un solipse...
Salut, solipse Potay, me voilà solipse Anselme D. ! Je vous ai entendu dire que chaque homme est enfermé dans un tube de bronze comme dans une tour, avec deux trous pour les yeux, deux trous pour les bras. On peut se serrey la main, mais chacun est enfermé irrémédiablement... Chacun est solipse.
Je vous relis. Votre écriture cogne, éclate en écume, toute l'année contre le mur du temps comme la mer... la Mer... la Mer sur les Hauteurs contre la falaise de l'Histoire. Vous n'êtes pas écrivain, me dites-vous ? C'est vrai par certains côté. Mais quelle œuvre vous allez laisser !
Vous avez rompu avec la vie mondaine. On m'a dit qu'on ne vous voyait nulle part le soir, ou dans les manifestations du jour. Mais peut-être n'avez-vous jamais aimé la vie mondaine ; peut-être que Dieu depuis longtemps vous a préparé à ouvrir sur le monde la vanne de ce déversoir qui sans rien ménager mais sans rien haïr, déverse tout ce qu'il faut dire à des humains qui à travers vous redécouvrent qu'ils sont des fourmis du Tout. L'Univers est une immense fourmilière.
Ah non, vous n'êtes pas un vieux radoteur du Figaro ou du Monde, ou de la tribune de l'Assemblée, ou du balcon du Vatican. Vous êtes une charnière, une grande porte qui s'ouvre, comme la porte de Balawat au British Museum, sur la Vérité. Rien de ce qu'on lit dans ce blog ne rappelle la religion. Je me redécouvre à travers vous. Figurez-vous qu'avant de lire 184 j'avais peur de la mort. Je n'ai plus peur. Je suis un morceau de Dieu, un petite moreceau, peut-être même qu'une miette... d'éternité.
Rien ici du côté appliqué des thèses universitaires avec de nombreux renvois de notes. Rien ici de la paperasse. C'est un écrit charnel, ce blog, Bon Dieu ! Comment peut-on parler de façon aussi vivante de choses qu'ailleurs on trouve assomantes ? C'est parce que vous les vivez vous-même.
Maintenant je sais qu'existe une autre voie de sortie possible. Parce que sortir il va le falloir. J'ai un petit cancer qu'on me rogne tantôt par la chirurgie, tantôt par la chimio, mais il finira par m'avoir. Mais après tout ne sommes-nous pas tous condamnés ? Vous avez 88 ans. Même si vous faites un beau vieillard, droit comme un i, la tête comme neuve, la voix ferme, vous mourrez tôt ou tard dans relativement peu de temps. Je comprends que vous passiez du temps, la nuit, pour faire mortification, pour copiner avec les âmes qui vous sont précédé et qui vous attendent. Là aussi on est solipse. Chacun a sa mort. Il n'y a pas de mort standard.
J'envie celle qui partage votre lit. Elle peut se serrer contre vous. À vos âges il n'y a plus de sexe, mais il y a plus : une transcendante esthétisation de la vie, une nouvelle étape de l'amour.
Le solipse est le solipse, l'étroit, le limité, l'incapable de se dépasser, mais il est ausi l'incommensurable. Comme dans le carré il n'y a pas chez le solipse de rapport entier ou fractionnaire entre son côté et sa diagonale...  Le rapport est incommensurable. C'est ça l'humanité : pas de solution entière, simple.
Reste que je voudrais devenir pénitent et qu'en dépit de la grande simplicité de la pénitence, je cafouille, je n'arrive pas à aimer simplement, à pardonner simplement, à réfléchir simplement avec intelligence du cœur, mon rapport à la pénitence est incommensurable, mais je me débrouille comme je peux.
Anselme D. des Alpes Maritimes

Réponse :
Voilà un commentaire que j'affiche non pour son aspect flatteur, mais pour son aspect curieux, inordinaire — Inordinaire n'est pas plus français que solipse, mais pourquoi s'en priver ?
Je crois me souvenir que vous avez déjà commenté ce blog, frère Anselme, mais je ne retrouve pas votre nom. Un frère de Paris, Bernard, a conçu un outil de recherche qui fonctionne très bien pour le blog, mais je l'ai perdu. Impossible de le retrouver sur mon disque dur. Je deviens vraiment un vieux chnoque qui commence à ne plus retrouver ses chaussettes. Heureusement, je m'y retrouve très bien dans La Révélation d'Arès. Alors, tant pis pour les chaussettes, j'irai pieds nus... et d'ailleurs j'adore marcher pieds nus.
Qu'est-ce que cherchent les hommes aujourd'hui ? Quels qu'ils soient, intellectuels, politiques, religieux, conformistes ou non-conformistes, savants ou ignorants, puissants ou faibles, ils cherchent un équilibre introuvable. Introuvable, parce que pour le trouver il faudrait sans le moindre préjugé avoir une connaissance absolue de tout ce qui concerne l'homme dans tous les domaines et que c'est tout simplement impossible. Faut-il attendre que l'homme acquière un jour cette connaissance absolue ? Non, cela aussi est impossible et, je pense, inutile, parce que dans la quête du savoir absolu ce qui réussit aux uns perd les autres et quand les autres sont perdus, les premiers ne réussissent plus. L'homme actuel ne peut sortir de ce manège du savoir dont les chevaux montent et desdendent sans arrêt, qui devient folie.
Il faut attendre que l'homme élague, élague, élague, l'arbre de la connaissance pour n'en garder que ce qui vaut d'être gardé : l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence libre de tous préjugés, autrement dit il faudra trouver une immense lucidité. Ce n'est pas encoe pour demain, mais la pénitence nous y mènera, parce que le Père est le Lucide par excellence et que nous, Enfants du Père, redeviendrons lucides par image et ressemblance. Aucun solipse aujourd'hui ne peut être lucide, sinon relativement.

23mai17 185C4 
Heureux sont ils parce qu ils ont été scandalisés.
Heureux sont ils parce qu ils ont été dignement pauvres et qu ils deviendront riches de toute la terre [Rév d'Arès 28/15]
.
Nabi, je suis heureux d'être un clochard du Père, et je suis heureux de connaitre Ses Enfants et son prophete ! Je ne suis rien sans le Tout.
Tu tombes ? Non ! Combats ! [Rév d'Arès x/14]
Étrangle le mauvais maintenant ! [Rév d'Arès v/4]
Je vous aime.
Balthazar E.

Réponse :
Oh, mon frère Balthazar, qu'il est beau d'être "un clochard du Père", Lesquel est le Clochard Absolu comme je l'ai écrit dans mon entrée. Puisque votre nom de famille a une consonance russe, je ne résiste pas à l'envie d'afficher ici cette peinture de Vassili Sourikov, je crois (à vérifier, car la signtaure du tableau ne semble pas correspondre à ce nom) qui représente "Basile le Fol-en-Christ", un clochard superbe, nu dans la neige, en prière !"
Fou de Dieu
Je vous aime, moi aussi, mon frère Balthazar. Soyez un grand pénitent ! Nous avons besoin de grand pénitents dans ce monde qui ne comprend plus qu'on donne sa vie au Père pour retrouver la Vie, mais qui, en ayant sous les yeux, et pas seulement en image ou au cinéma, des hommes et de femmes qui s'oublient au point de ne faire plus qu'un avec le Père de l'Univers, finira peut-être par comprendre que la véritable vocation de l'humain, c'est la transfiguration, le retour dans le cercle sublime du Tout, ce qu'on peut vraiment appeler la Vie Éternelle.
Le vrai clochard pour Dieu n'est plus un solipse ; il enjambe l'espace du temps et entre de plein pied dans la Vie.

25mai17 185C5
Bien aimé Prophète du Père.
Voilà une entrée qui me fait l'effet de J'ouvre la fenêtre et un grand Vent frais venu des Hauteurs fait voler chapeaux et cheveux et l'on respire en faisant, wouff !
Je pense que quand dans ma jeunesse je me suis sdf-isé, il y avait quelque chose de cette recherche du clochard céleste, mais j'avais trop d'ombres rampantes en moi pour en faire un voyage pur.
Ceci dit, c'est quand même ainsi que je suis tombé sur cette Lumière que vous nous avez fidèlement transmise : La Révélation d'Arès.
Je me pose toutefois une question : Si nous étions tel ce clochard de Dieu sur cette magnifique peinture que vous nous faites partager [185C4] (l'on ressent l'exaltation du personnage central, son Feu intérieur.), ne ferions-nous pas plus peur dans ce monde, dont le sérieux et la raison ont tanné le cœur [Rév d'Arès 23/1] ? Et ne fermerions-nous pas des cœurs à ce Sublime Appel ? Cœurs que nous devons aider à sortir de la peur dans laquelle les médias, les pouvoirs et autres l'enferment ?
Je vous embrasse de toute ma fraternelle affection.
Philipps N. dela Drôme Rhodanienne

Réponse :
Je me souviens de vous, mon frère Philippe, quand vous veniez au Pèlerinage avec votre guitare. Vous n'aviez pas vraiment l'air d'un sdf, mais il y a avait quelque chose du clochard de Dieu en vous, en effet. Et vous êtes toujours là, non embourgeoisé, parce que vous n'êtes pas d'une nature "embourgeoisable" mais heureux et, disons... "rangé des voitures" avec une épouse qui vous aime et que vous aimez : Maryse, que je salue fraternellement!
Vous posez une question importante et grave sur laquelle j'ai longuement médité : "Si nous étions tel ce clochard de Dieu sur cette magnifique peinture que vous nous faites partager [185C4] (l'on ressent l'exaltation du personnage central, son Feu intérieur.), ne ferions-nous pas plus peur dans ce monde, dont le sérieux et la raison ont tanné le cœur [Rév d'Arès 23/1] ? Et ne fermerions-nous pas des cœurs à ce Sublime Appel ? Cœurs que nous devons aider à sortir de la peur dans laquelle les médias, les pouvoirs et autres l'enferment ?"
Jésus

Icône russe fameuse de Basile le Bienheureux.

Moi, frère Michel, j'aimerais être ce genre de pénitent extrême,
mais pour parler à un monde de solipses, je dois êtres solipse
moi-même. Si je cesse de l'être, je deviens comme étranger
aux humains, je suis chassé du monde.

Ma réponse est un oui-non. Oui, je suis clochard de Dieu intérieurement, mais non, je ne suis pas clochard de Dieu extérieurement, parce que je ne pourrais pas être écouté d'humains qui me mépriseraient
Voyons les choses en face :
Le "fol-en-Dieu" que montre l'image que j'affiche dans ma réponse à Balthazar Elkine, est seul avec Dieu, aucun doute, au point qu'il ne sent pas le froid, il parle à Dieu. Mais regardons bien l'image qui reflète parfaitement la situation de ce pieux humain au milieu du village d'isbas :
Ce pieux humain a existé. Il s'appelait Basile et il a donné son nom à la Cathédrale st-Basile de Moscou, qui, contrairement à ce qu'on croit, n'a pas pour "saint patron" le grand théologien et métropolite Basile de Césarée, mais un clochard : Basile le Bienheureux, typiquement russe ; il vécut au XVIe siècle sous le tsar Ivan le Terrible qui lui vouait une admiration profonde. Ce Basile-là a suscité en Europe de l'Est quantité de vocations semblables au cours des siècles, mais pour autant le monde ne s'est pas amélioré.
Revenons à l'image en 185C4 : Basile est agenouillé dans la rue, les yeux au Ciel. Au fond on aperçoit une église avec son clocher surmonté d'une croix: Le "fol-en-Dieu" ne prie pas dans l'église, probablement parce que le pope doit l'en chasser, le trouvant sale et risible. Sur la place derrière lui deux femmes font des achats indifférentes à la présence de ce priant et un homme à gauche s'occupe de son cheval, également indifférent au priant. Sauf l'enfant et un chien qui le regardent — et encore ! sans le rejoindre —, c'est dans le monde indifférent à sa foi de Feu qu'on voit Basile le "fol-en-Dieu"...
Croyants profonds, je crois que nous sommes tous, Pèlerins d'Arès, plus ou moins "clochards de Dieu", autrement dit, portés à placer notre foi au-dessus de tout et notamment de notre confort. À preuve, hier matin, mon épouse sœur Christiane, qui venait de visiter le blog, me dit : "Si vous mourez, je me ferai clocharde, sdf dans la rue où je prierai." Mais moi aussi, figurez-vous, j'aimerais mieux être clochard de Dieu. Alors, pourquoi ne pas en venir à cet état de pénitent extrême ? Eh bien, parce que le monde d'Adam, tombé dans le mal, connaît très bien le danger que représente le spectacle de ce renoncement et n'en veut pas. "L'ordre" du monde nous enfermerait (par "humanitarisme") dans des hôpitaux psychiariques où nous serions abrutis par des injections de drogues. Autrement dit, comme vous le dites, nous serions certes des pénitents extrêmes mais sûrement pas des moissonneurs. Or, nous devons être les deux. Et pour cela il nous faut ce que le Père appelle la mesure, les chemins du milieu (Rév d'Arès 7/6-7).
Jésus n'était pas un clochard. Il habitait à Génésareth et il était bien habillé : Les légionnaires romains qui garderaient sa croix joueraient son manteau aux dés : Preuve que ce manteau était un bon vêtement. Je crois qu'il n'aurait jamais été suivi d'apôtres et de disciples s'il avait été une cloche déloquetée.
Vous avez donc raison, en fin de compte, mon frère Philippe. Ce monde est beaucoup plus embarrassé par nous comme humains vivant comme tout le monde qu'il ne le serait si nous étions des "moins que rien".

25mai17 185C6
Cher frère Michel,
Ce n'est pas que je veuille vous voir marcher en chaussettes [185C3], c'est tellement meilleur la liberté et les pieds nus sur la terre sacrée, mais en tapant tout simplement: "anselme michelpotayblog" dans la fenêtre d'adresse (URL) de mon navigateur (je n'en fais pas la pub, c'est Google-Chrome), j'ai trouvé que notre frère Anselme du commentaire 185C3 (au passage quel beau commentaire !) avait dû commenter déjà en en 134C25 (Anselme de M région PACA)…
Avec vous dans la prière.
Merci pour votre nouvelle entrée "Vaincre en moi le solipse"...
À vos côtés pour m'y attaquer,
Bernard L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Un grand merci, frère Bernard, pour ce commentaire qui m'indique que je n'ai pas eu tout à fait la berlue : Un Anselme avait déjà envoyé un commentaire en septembre 2012.
J'ignorais (mais j'ignore tellement de choses) qu'on pouvait faire une recherche par la case des URL. Vous me l'apprenez et je vous en suis reconnaissant.

25mai17 185C7
Ce commentaire était destiné a l'entrée 184 "l'âme ou ha", j'ai un wagon de retard, mais tout est lié, alors peut être me publierez-vous.
L'homme terreau d'Adame (Rév d'Arès vii/1) qui ne pouvait pas développer d'âme ou d'ha, a reçu la Vie, l'Oasis (Rév d'Arès 24/3), les Dons Divins (verbe, liberté (libre arbitre et conscience), individualité, création, amour) lui furent insufflés par les narines, l'haleine de vie, et l'homme devint un être vivant (Genèse 2/7), Adame en Éden. Ce qui sous-entend que l'homme pré-Adamique* était un être mort.
C'est l'âme (Le Salut réside seulement dans le Bien qu'on fait : amour, pardon, paix etc. acquis par la pénitence en usant droitement des Dons Divins qui nous furent faits (Rév d'Arès 12/7 + Annotation) qui caractérise Adame et qui le fait image et ressemblance de son Créateur.
Adame en Éden n'est plus l'homme frustre qui meurt, qui couche sur l'ombre (Rév d'Arès vii/2), mais Adame : 'ha-(d')âme', ha ou âme qui est éternité, Vie infinie, puisqu'elle est image et ressemblance du Père qui est éternel.
L'homme fut fait Adame puis par le Mal (péché) Adame redevint [un animal pensant] (peut être pire que celui qui avait précédé Adame, j'en doute) et depuis la chute d'Adame, l'homme peut par l'excellence de sa pénitence (son embrasement de l'Amour du Père pour l'homme, son frère Rév d'Arès 32/3) être Christ.
Le Christ a t'Il (besoin d') une âme ? Question a priori incongrue, voir idiote ou tordue !
Oui car l'homme (Christ potentiel) est de chair, d'esprit et d'âme (17/7), et non car Le Christ, révèle Dieu, Je l'ai fondu en Moi ; J'en ai fait un Dieu, il est devenu Moi" (Rév d'Arès 32/5) et je ne pense pas que Youou (Rév. d'Arès xxx/24) ait (besoin) d'âme.
L'homme Jésus n'est pas Dieu; c'est le Christ Qui est Dieu (Rév d'Arès 32/2).
Quelle intelligence d'homme, faible lumignon, peut comprendre cela ? (Rév d'Arès 32/5).

J'espère ne pas faire un pas de trop en avant, et m'en tenir à Sa Parole (Rév d'Arès 32/8) et à votre enseignement (39/1 - i/12).
Peu-t-on dire que Dieu est Grande Âme et nous La rejoindront par l'âme ou ha éternellement constituant de la Vie ?
Je suis la Vie (Rév d'Arès 38/5). Le Grand Esprit nous appelle (encore) a retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/5).
Yawh est aussi Lumière (Rév. D'Arès 38/5) prise dans le piège d'homme (Rév. D'Arès ix/8).
L'homme nait sans âme ou ha, Son âme, c'est sa bonté (ce que vous avez écrit en tête des versets 17/3-7 de La Révélation d'Arès, édition 2009). .
Après une première lecture rapide de votre entrée 185, en lisant "Oh ! Père, tu es le clochard Absolu," j'ai pensé à Diogène dans son tonneau !
Alain M. de la plèbe d'Ile de France

* Pascal dans sa pensée 478 cite les préadamites, d'après l'ouvrage d'Isaac de la Peyère "Les Préadamites" (1655).

Réponse :
Non, l'animal pensant avant la Création, qui est qualitative, spirituelle, n'était pas "un être mort", c'était un être vivant avec un petit v. Le Souffle de Dieu qui passa par ses narines en fin un être Vivant avec un grand V comme Vie (Genèse 2/7, Rév d'Arès 24/5), Adame en Éden.
Ceci dit, un grand merci, frère Alain, pour ce beau commentaire. Comme vous dites : "Tout est lié".
Vous ne pensez "pas que Youou (Rév. d'Arès xxx/24) ait (besoin) d'âme." Mais, quoique cela ne soit pas expressément dit dans la Prole, je crois personnellement que Dieu est l'Âme par excellence, et que chacune de nos âmes nées de la pénitence est l'image et ressemblance de cette Âme suprême. Voilà pourquoi je dis que "l'âme, c'est Dieu en moi", l'âme c'est un constituant du Tout. Oui, on peut dire, comme vous le dites, "Dieu est Grande Âme et nous La rejoindront par l'âme ou ha éternellement."
Peut-être que Dieu en courant après l'homme ne fait que courir après Lui-Même. Je sais que je vais loin en disant cela, mais je ne crois pas être ici loin de la Vérité absolue... dans la mesure ou les mots du langage humain me permettent de L'approcher. Pourquoi serait-il le Père, s'il n'avait pas parenté de sang avec nous ? Le frère, il répand son sang, mais sous sa peau Ma Salive coule (Rév d'Arès xxx/8). Le sang et la Salive du Père, n'est-ce pas plus ou moins la même chose ?
Quant aux "Pensées" de Blaise Pascal, celles que j'ai dans ma bibliothèque ont été établies et annotées par Jacques Chevalier. Leur numérotation est différente de celles dont vous diposez. Dans mes "Pensées" le n°478 comporte seulement trois mots : "Cœur, instinct, principe", magnifiques à mon sens, car celui qui cesse d'être solipse retrouve en totalité son cœur de pénitent, son instinct d'image et ressemblance du Père et le principe du retour absolu au Bien, au Tout. Dans "L'homme révolté" Albert Camus écrivit : "Ainsi, au cœur du vice, la vertu, la vie rangée, ont une odeur de nostalgie" et j'aime à renverser cette phrase et dire : "Ainsi au cœur de la pénitence, c'est la vie d'amour qui a une odeur de nostalgie."

25mai17 185C8
Où est notre liberté ? Nous sommes ligotés de tous cotés !
L’être humain s’est déformé par la culture abrutissante dans laquelle il a été élevé.
Ne nous décourageons pas de nos peines. Écoutons les vérités célestes qui nous permettront de nous libérer et de faire quelque chose de glorieux pour le monde entier.
Retrouvons notre visage originel par un travail spirituel[, ce qui] sous-entend des activités d’une nature particulière, c’est l’activité d’un être libre [Rév d'Arès 10/10], noble, grandiose pour l’avenir, puisque le futur c’est maintenant.
Le mal appartient au passé, puisque le passé n’est que le désordre, le vice, la maladie, l’animalité.
L’avenir au contraire, c’est l’amélioration, le perfectionnement, car tous nous marchons vers la perfection. Si nous projetons ce qui est beau, lumineux, le futur sera beau
Ne laissons pas entrer n’importe quoi inconsciemment et sans aucun contrôle sinon ces forces-là, ténébreuses, arriveront un jour à nous dominer.
Les Pèlerins d’Arès ne sont plus des solipses, puisque le croyant sauvé individuellement annonce le retour de toute l’humanité à la vie spirituelle : Nul ne se sauve sans vouloir sauver les autres hommes (Avec son ha, le prophète avance, comme un guerrier avec sa lance, à la tête des peuples dans les voies de la civilisation spirituelle annoncée, pour la gagner de haute lutte sur les possédants, les puissants et les idées, qui maintiennent le monde sous les ténèbres., Rév d'Arès xxxix/12.)
Plus on va vers le Père de l’Univers plus on devient libre. Dieu, c’est la Vérité.
Aimons les autres efficacement. Unir au lieu de diviser.
Maryvonne C. de Bretagne-Sud.

Réponse :
Très beau commentaire, ma sœur Maryvonne, sorti d'un cœur brûlant de foi ! Merci pour lui.
Vous dites : "Les Pèlerins d’Arès ne sont plus des solipses, puisque le croyant sauvé individuellement annonce le retour de toute l’humanité à la vie spirituelle : Nul ne se sauve sans vouloir sauver les autres hommes." Hélas, hélas, si vous n'êtes plus une solipse, ma sœur Maryvonne — je ne sais pas, je ne suis pas juge de vous — moi, pauvre frère Michel, je suis un solipse. Il le faut, du reste, car si je ne suis pas solipse, comment puis-je parler à un monde de solipses ?

25mai17 185C9
Jusqu'à présent, Frère Michel, vous m'avez toujours apporté sur votre blog des réponses sous formes de clé de voûte sur ma recherche sur Jeanne d'Arc.
Par exemple, que ce fût bien elle qui fût brûlée vive et pas une autre personne envoyée au dernier moment à sa place. Par contre (suis-je un solipse, un sylapse, un solstice ou une éclipse ?), je dois vous dire que vous vous trompez, Frère Michel, quand vous dîtes que c'est le Christianisme qui a brûlé Jeanne d'Arc. Non. Ce sont les militaires anglais (et par extension les anglais) qui l'ont brûlée. Surtout pour l'énorme humiliation militaire qu'elle leur infligea à Orléans et divers lieux au bord de la Loire, et qui sera nettement confirmée bien après sa mort, lorsque le dernier anglais sera sommé de rentrer chez lui en 1452 à Castillon-la-Bataille (près de Bordeaux) par Dunois, le bâtard d'Orléans.
Le 24 au cimetière de st-Ouen les instances chrétiennes (alors que le bûcher était prêt) lui rendirent la vie sauve, car elle avait abjuré. Puis, une semaine plus tard le 31 (pardonnez moi j'écris de mémoire, j'ai oublié le mois de cette année 1431 à Rouen), les choses se sont passées très vite dans sa goêle tenue exclusivement par des soldats anglais. Ce qui me laisse penser, par maintes déductions, que les Anglais qui avaient payé en sonnante et trébuchante [monnaies ?] Cauchon et d'autres et donc, l'Université de Paris, etc. simplement pour "ne pas se salir les mains", laissant cette basse besogne aux autorités chrétiennes représentatives de la France de cette époque. Sans oublier que la France avait vu son nouveau roi anglais Charles VI couronné en 1436 (à vérifier) à Notre-Dame de Paris !
Bref, les anglais étaient complétement décidés de la supprimer. Et voyant que les autorités chrétiennes (malgré leur couardise et leur mollesse - à la française, mais ce qui les honorent) renoncèrent à la brûler vive, alors les choses allèrent très vite. Désolé pour un exposé aussi (?... je ne trouve pas le mot), je réagis en écrivant des caractères gros comme des pattes de mouches sur mon smartphone dans mon lit à 4h40 du matin.
Pour mémoire. Pour l'histoire. In memoriam. Pour les dates exactes et mon investigation historique, tout cela est formalisé dans mon livre "À la conquête d'Éden", dans lequel il est question de bien d'autres choses encore ! Raison pour laquelle je dis souvent: "Achetez-le, même si vous ne le lisez pas !"
Guy P. d'Île de France

Réponse :
Vous revoilà, mon frère Guy, après un long silence. Je vous salue, vieux frère !
Mais bon ! Votre commentaire a-t-il pour but de nous parler de Jeanne d'Arc et des Anglais qui l'ont brûlée vive ou a-t-il pour but de faire une petite publicité pour votre livre "À la conquête d'Éden" ?
Si vous avez lu le procès de Jeanne d'Arc vous ne pouvez pas douter qu'elle a été victime de l'évêque Pierre Cauchon. Vous oubliez que Jeanne la Lorraine ne fut pas prise par les Anglais mais par de bons Français. Capturée par les Bourguignons à Compiègne en 1430, elle fut vendue aux Anglais par Jean II de Luxembourg, comte de Ligny, un bon Catholique, pour la somme de dix mille livres. Jeanne fut condamnée à être brûlée vive en 1431 après un procès en hérésie conduit non par les Anglais, mais par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et ancien recteur de l'université de Paris. Grâce à deux procès, le procès la condamnant et le procès ordonné par le pape la réhabilitant, dont les minutes ont été conservées, elle est l'une des rares personnalités les mieux connues du Moyen Âge. Aucun doute, elle a été condamnée par des Chrétiens. Les Anglais dont vous parlez n'étaient-ils pas chrétiens, catholiques à l'époque ? L'Angleterre ne deviendrait anglicane-protestante que beaucoup plus tard, sous Henry VIII. Je ne me trompe pas : Jeanne d'Arc a été condamnée au bûcher par le Christianisme et personne parmi les Chrétiens venus là en foule, sur la place où elle flamba, ne protesta.

25mai17 185C10
Socrate clame sa pauvreté extrême parce qu'il se met au service de Dieu : "Voilà donc qu'aujourd'hui encore je vais cherchant de tous côtés, en me réglant sur le dieu, questionnant le premier venu des gens d'Athènes ou des étrangers qui me paraissent être sages. Et quand il me semble que l'étranger ne l'est pas, me portant au secours du Dieu, je lui démontre qu'il n'est pas sage. Avec tout cela, plus de loisir, et je n'ai donc pas eu le temps d'intervenir sérieusement ni dans les affaires de la cité ni dans mes affaires personnelles: et je suis d'une pauvreté extrême, parce que je suis au service du dieu " (Extraits de la défense de Socrate, Apologie de Socrate par Platon).
Comme un guide de justesse et de rectitude, Socrate invite chacun à se demander si l'existence qu'il mène est juste, c'est-à-dire si elle est bien celle qu'il doit mener : à se soucier d'abord de son âme : est-elle en accord avec elle-même ?
Il cherchait une lumière dans la pensée des autres et n'en trouvant pas il tire la conclusion juste et très constructive "Je sais que je ne sais pas", socle de sa pensée.
La démarche par la question a dû être passionnante pour Socrate et avec l'humilité lui ouvrir les courants puissants de l'intelligence. Son humilité, mère de la lucidité, première exigence qu'il a dû s'imposer me fait penser à trois principes fondateurs de la pénitence fortement imbriqués l'un dans l'autre: humilité, vigilance et volonté (Le Pèlerin d'Arès 1993-96).
"La vertu ne naît pas de l'argent mais c'est de la vertu que naissent et l'argent et tout le reste des biens utiles aux hommes" disait-il. Aujourd'hui encore, l'argent et les biens accumulés sont le paravent des vanités et on accuse l'argent de tous les maux. Mais qui cherche les vraies causes du mal ? Et le remède contre le mal ? Socrate fut condamné par des calomniateurs, ceux qui ne supportaient plus de voir leurs propres fautes et leurs erreurs dévoilées et qui ne voulaient pas entendre son appel à la vertu. Comme les chiens qui bavent et les singes qui rient (Rév d'Arès ix/1-2), ceux-là le condamnèrent à mort.
Aujourd'hui on ne tue pas le prophète, les méchants et les lâches s'en chargent par la calomnie et le silence.
Soyons prophètes (Rév d'Arès 28/5) dans les pas du juste prophète [xxxvii/2].
Pascal L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Quel beau commentaire vous nous adressez là, mon frère Pascal. J'en suis ému et je vous en remercie.
Vous connaissez bien Socrate et je suis heureux d'avoir un frère, conchyliculteur, pêcheur de coquillages, qui se plonge de temps en temps dans la littérature antique qui nous apprend beaucoup et notamment, comme vous le soulignez ici, que le monde n'a pas changé depuis lors. C'est à changer le monde que nous appelle La Révélation d'Arès et nous nous y appliquons déjà dans cette première génération de Pèlerins d'Arès.
Vous n'êtes pas le seul, frère Pascal, mais vous êtes un des déjà nombreux frères qui parmi nous ont compris ce qu'est ce monde et pourquoi nous devons lancer le mouvement qui, de génération en génération (Rév d'Arès 24/2), permettra de le sortir de ce qu'il est, ce monde auquel l'humain "raisonnable et sérieux" est heureux d'appartenir et de se soumettre. Ce monde, on peut le personnifier sous les traits d'un certain humain, comme les États Unis sous les traits d'un certain Oncle Sam, par exemple sous les traits de Joseph Kramer, commandant du camp de concentration de Bergen-Belsen, de sinistre mémoire. Figurez-vous que ce haut fonctionnaire nazi (il était policier, je crois), homme d'ordre et de discipline, ne supportait pas que les gens qu'on envoyait à la mort ne se missent pas en rang trois par trois et au pas cadencé. Il est ainsi magnifiquement, et personne ne s'en rend compte, l'image du monde dans les lois, les impôts, les culturels, les écoles, les idées et principes nous fonçons dans l'ordre impeccable d'un défilé, comme les prisonniers de Kramer fonçaient vers ses fours crématoires, au cours d'une vie très courte — j'ai bientôt 88 ans mais l'impression d'être né hier — en rangs pas trois, disciplinés, sérieux, tout à fait comme il faut.
Mais Dieu nous a parlé et nous disons : Non ! Vous ne nous aurez pas, parce que vous êtes solipses et nous le sommes aussi et par là vous pensez que nous sommes de toute façon ligotés, soumis, mais en-dedans de nous (Rév d'Arès 4/11), nous sommes des pénitents, nous savons que les idées du monde sont mauvaises et mortelles, nous fabriquons nos âmes, nous coulons en béton les fondations du Salut, nous travaillons à nous changer et à changer le monde (28/7). Un combat titanesque est commencé et nous, petites ombres de missionnaires dans la rue où l'on nous regarde avec dérison ou pitié, mais nous sommes les héritiers des géants des temps anciens (31/6) !
Le Mal date de la plus haure antiquité ; il se caractérise par la soumission, la souffrance, la mort au bout, même pour le plus heureux apparemment. Au reste, pour un petit nombre dans la félicité qu'on voit dans les films de cinéma, dans les publicités chatoyantes, combien en très grand nombre peinent, souffrent, vivent des vies grises ?! L'illusion n'est pas dans Dieu, dans la pénitence que nous pratiquons, elle est — contrairement à ce que prétendent nos frères humains "raisonnables" — dans la vie du monde.
Nous Pèlerins d'Arès dépassons, et de loin, l'image qu'on essaie de faire de nous : des rêveurs ! Nous sommes au contraire des réalistes terriblement bien éveillés. Cette lucidité que je retrouve dans le peu que je lis de vous, frère Pascal, que ce soit dans vos lettres ou dans vos quelques commentaires. Nous savons que la grande faillite du monde religieux, politique, financier, légaliste, moraliste, n'est pas pour demain, mais qu'elle est inscrite. Où ? Dans La Révélation d'Arès, comme elle l'était déjà dans l'Évangile d'il y a deux mille ans. En écoutant les candidats à l'élection présidentielle, des frères humains que j'aime et pardonne comme frères, mais que je ne peux plus suivre, je me disais : "La tragédie suprême ? C'est que le monde est devenu amoureux de son propre mal." Oui, le mal est toujours parfaitement bien peigné, à l'heure, poli, la voix douce, soumis aux lois ; le mal est très important en ce monde... Il est le monde ! La "raison" le réclame. L'Histoire le met en scène avec respect. Le mal est devenu la grande nécessité de l'homme et c'est ça qu'il nous faut bouleverser, renverser, changer. Rien d'étonnant à ce que notre tâche soit difficile.
Voilà de quoi vous avez conscience, mon frère Pascal.

25mai17 185C11 
Magistral !
Daniel C. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Daniel. Mais ce n'est pas vraiment ce blog, c'est ce que nous faisons dans le monde, tous autant que nous sommes Pèlerins d'Arès, qui est magistral. Que serait ce blog sans tous mes frères et sœurs?

26mai17 185C12
Cent quatre vingt cinquième entrée de ce blog. Une nouvelle proposion de réflexion vient pousser sur ce site. Ce blog devient un immense aéroport où atterrissent à peu près tous les mois des idées souvent très puissantes, des gros-porteurs venus de l'autre bout... non du monde, mais de votre cœur ou de votre âme.
Il n'y a pas de sujets réservés. Pour vous la foi est un énorme caillot de sang... ou de Salive de Dieu [Rév d'Arès xxx/8] avec des millions de cellules. Les sujets, les commentaires et les réponses se croisent comme des avions au-dessus de la piste et vous, vous êtes la tour de contrôle. Tout s'envole et atterrit sans arrêt en tous sens, mais vous ordonnez tout cela avec la maîtrise du prophète.
Il y a évidemment un rapport constant entre la pensée humaine et la foi, et les rationalistes forcenés seuls le nient, mais nous visons au siècle des cerveaux comprimés, encagés, réduits à des balles de golf. Quoique je considère les deux comme indépendants.
Ainsi vous avancez un mot autour duquel s'enroule votre entrée : solipse (mot que je ne connaissais pas), qui vient de votre mémoire, donc de votre pensée, et puis ce mot passe au laminoir de la foi et il en sort quelque chose d'autre. Maintenant j'ai compris que le solipse n'est ni un égoïste, ni un individualiste, ni un avare, ni un chef, mais autre chose : quelqu'un qui est bien obligé de marcher avec le monde, de vivre comme le monde, de parler comme le monde, mais qui n'est pas du monde.
Votre idée est de ne pas remettre en marche les discussions autour de la place de l'homme dans la société des hommes ; il s'agit de comprendre que le solipse c'est le moustique qui ne voudrait plus être moustique mais qui n'étant pas un ange non plus est quand même forcé de voler avec les moustiques et de piquer les humains, désolé de les faire se gratter. Et voilà la cent quatre vingt cinquième piqure du moustique Potay qui ne veut plus être moustique et qui, c'est indiscutable, ne l'est plus, mais qui n'est pas un ange non plus, qui est nulle part ou plutôt dans un espace indéterminé entre Dieu et l'homme, bref, qui est un solipse. Le solipse c'est l'homme qui n'est ni un saint ni un démon, mais qui est ce qu'Adam en a fait : L'être indéfini, ni image de Dieu, ni image de Satan, dont l'humanité se détourne parce qu'il n'est ni l'icône ni la caricature dont elle a besoin. Ainsi, M. Emmanuel Macron est pour l'heure l'icône avant de devenir immanquablement la caricature. Mais vous, vous êtes, comme toutes les personnes qui s'efforcent d'être vraies, indéfinissable. Forcément inaperçu par conséquent. Basile le Saint Russe, dont vous avez publié deux images, était au contraire très aperçu. Vous dites que les gens figurés en arrière plan dans le tableau sont indifférents, mais c'est faux ; ils regardent Basile, mais ils ne le rejoignent pas. Ils sont avec lui et loin de lui, nulle part, ce sont des solipses, des humains de la génération Adam (Rév d'Arès 2/1-5).
Guillaume L.de Lozère

Réponse :
Bigre, quelqu'un de Lozère ! J'ai traversé la Lozère d'Ouest en Est en 1969. Un ami que je venais de quitter en Aveyron m'avait recommandé cette traversée : "Vous verrez le désert français, m'avait-il dit. Ça vaut le voyage." À l'époque c'était vrai. Est-ce toujours le cas 48 ans après ? Je ne sais pas. En tout cas, j'aime votre commentaire, frère Guillaume. Vous avez compris ce qu'est un solipse.
Je n'ignore pas que mon blog se prête à diverses sortes de lectures. Il y a ceux qui le comprennent comme ceci et ceux qui le comprennent comme cela. Je crois que c'est le sort de toutes les générations d'humanité depuis Adam (Rév d'Arès 2/1-5) et c'est le drame profond de l'Histoire.
Je m'efforce de parcourir les thèmes et concepts fondamentaux de La Révélation d'Arès telle que je la comprend. Certains me disent encore aujourd'hui : "Vous n'avez rien compris" ; je leur répond : "Si le Père, qui m'a adressé son Messager en 1974 et Qui est venu me parler lui-même en 1977, pense que je ne le comprend pas, pourquoi me laisserait-il en vie si longtemps ? Je crois qu'il m'aurait pas disparaître. Je me permets de croire que s'Il me maintient en état d'être prophète, c'est parce qu'Il me voit comme quelqu'un qui ne le trahit pas." C'est peut-être pourquoi le monde est de plus en plus acharné à m'isoler dans un énorme édredon de silence. On ne trouve ni onirisme ni système philosophique et on ne trouve que très peu de métaphores dans La Révélation d'Arès, dont le sens me paraît très clair dès lors qu'on veut bien comprendre que le Père s'adresse d'abord à moi, mais que tout compte fait, Il s'adresse à tout un chacun, parce que je suis un solipse parmi les solipses. Longtemps j'ai pensé que La Révélation d'Arès semblait totalement hermétique au commun des mortels, mais je commence à penser que les mortels fuient ce livres après quelques pages, parce qu'ils sentent qu'il s'adresse à chacun d'eux.

26mai17 185C13
Bien aimé prophète,
Je me sens de plus en plus enfermé dans un langage rationalisé, culturé, analytique, intellectualisé et même masculinisé et coupé de l'autre, et du coup il m'est très difficile de m'exprimer avec.
Quand j'essaye de parler d'amour, de lien à l'autre, de compénétration, il n'y a plus de mot qui permette de s'évader du mental et d'atteindre le cœur. Parfois il arrive que l'on réussisse à s'éloigner du rivage du mental pour toucher à la vie, peut être à la Vie et là les mots s'effacent, ne sont plus la base de ce que l'on exprime, deviennent les transporteurs de la Vie. Mais même dans ce transport, je ressens encore toute une culture de la séparation d'avec l'autre, de la relation dominant/dominé et je suis obligé de m'excuser en exprimant que mon intention ne se situe pas dans l'expression de cette séparation, mais qu'elle est une constituante de ce langage non une constituante de ma vie.
Et là, voilà que vous renouvelez un mot, solipse, qui nous indique l'absolu auquel nous devons tendre par son opposé, qui est notre état actuel. Ma difficulté dans mon langage n'est qu'une des limites que ce monde a posées qui rend notre retour à la Vie compliqué, ou simplement long.
L'évidence au milieu de ces difficultés est que plus j'avance et plus ma conscience s'ouvre sur des horizons qui me disent, c'est la bonne direction, continue !

Quel magnifique tableau montrant Basil, à priori de Sergei Kirillov, que l'on voit à l'adresse internet suivante :
https://01varvara.wordpress.com/2010/04/22/sergei-kirillov-st-basil-the-blessed-at-prayer-part-3-of-the-triptych-holy-rus-1994/sergei-kirillov-st-basil-the-blessed-at-prayer-part-3-of-the-triptych-holy-rus-1994/

Bernard L. d'Île de France

P.S. Je vous redonne l'adresse internet de mon outil de recherche, qui, si vous le souhaitez, peut être diffusée sur votre blog afin que tous puissent l'utiliser.
http://searchmpblog.net

Réponse :
Un grand merci du fond du cœur pour ce commentaire, mon frère Bernard.
Je me doutais bien que le tableau affiché dans ma réponse à Balthazar E. (185C4) n'était pas de Vassili Sourikov, et je vous sais gré d'avoir trouvé sur l'Internet l'original avec le nom du peintre : Sergei Kirillov.
"Ma difficulté dans mon langage n'est qu'une des limites que ce monde a posées qui rend notre retour à la Vie compliqué, ou simplement long," dites-vous, frère Bernard. C'est notre difficulté à tous. C'est probablement la raison pour laquelle le Père me dit : "Ne te lasse pas de leur parler !" parce que, le langage étant très insuffisant pour exprimer la transcendance, il faut beaucoup dire pour dégager l'essentiel qui lui, n'est pas exprimable en mots. On ne doit pas cesser de nourrir le brouhaha dans lequel, quelque part dans ce bruit, vit la Vérité ; c'est dans les carrefours, les encombrements, qu'on finit par entendre bruire la Parole et son extrême simplicité: Sois bon et tu seras l'image du Ciel ! Il y a des personnes qui quelquefois me demandent : "Pensez-vous que les anges parlent ?" Je réponds, quand le contexte de la question est général, ceci : "Non. Au reste, qu'auraient-ils à se dire ? Rien."

26mai17 185C14
Je prête ma voix et ma plume à Flaubert après les avoir prêtées à Bubber.
Il s’agit d’une œuvre de jeunesse, du Sieur Gustave intitulée "Smarh (Vieux Mystère)" qui après quelques tâtonnements deviendra "La tentation de "Saint" Antoine". Je cite un extrait :
L’archange Michel avait vaincu Satan lors de la venue du Christ.
Le Christ est venu sur la terre comme une oasis dans le désert, comme une lueur dans l’ombre et l’oasis s’est tarie, et la lueur n’est plus. Tout n’était que ténèbres. L’humanité, qui, un moment, avait levé la tête vers le ciel, l’avait reportée sur la terre ; et elle avait recommencé sa vieille vie, et les empires allaient toujours, avec leurs ruines qui tombent, troublant le silence du temps, dans le calme du néant et de l’éternité.
Les races s’étaient prises d’une lèpre à l’âme, tout s’était fait vil.
On riait, mais ce rire avait de l’angoisse, les hommes étaient faibles et méchants, le monde était fou, il bavait, il écumait, il courait comme un enfant dans les champs, il suait de fatigue, il allait se mourir.
Mais avant de rentrer dans le vide, il voulait vivre bien sa dernière minute ; il fallait finir l’orgie et tomber ivre, ignoble, désespéré, l’estomac plein, le cœur vide.
Satan n’avait plus qu’à donner son dernier coup, et cette roue du mal qui broyait les hommes depuis la création allait s’arrêter enfin, usée comme sa pâture.
Le ciel en tressaillit. La terre demandait-elle un nouveau Messie ? tournait-elle, dans ses agonies, ses dernières espérances vers le Christ ? Non, la voix répéta plusieurs fois : "Michel, à moi ! Réponds ici !" Cette voix était triomphante, pleine de colère et de joie.
Ah ! si Flaubert avait lu La Révélation d’Arès…
Françoise S. de Bretagne-Sud

Réponse :
Quand j'étais au lycée nous trouvions des extraits de "La Tentation de st-Antoine" dans nos manuels. Mais je n'ai jamais lu l'œuvre en son entier et je ne me souviens pas d'avoir lu l'extrait dont vous parlez ici. Alors, je vous en remercie infiniment. En effet, vous avez bien raison de vous exclamer : "Ah ! si Flaubert avait lu La Révélation d’Arès…"
"
Le Christ est venu sur la terre comme une oasis dans le désert, comme une lueur dans l’ombre et l’oasis s’est tarie, et la lueur n’est plus. Tout n’était que ténèbres. L’humanité, qui, un moment, avait levé la tête vers le ciel, l’avait reportée sur la terre," mais ces mots, vous l'avez très bien compris, ma sœur Françoise, nous craignons tellement qu'ils s'appliquent à La Révélation d'Arès comme ils se sont appliqués au Christ que nous faisons en sorte que jamais notre foi ne devienne une religion, donc une politique pour finir, et ainsi ne disparaisse. Voilà il est indispensable que le petit reste demeure à jamais !
Mais si "Flaubert avait lu La Révélation d'Arès" serait-il pour autant devenu un Pèlerin d'Arès ? Je veux dire : Un Pèlerin d'Arès avoué, actif ? C'est très loin d'être sûr, car on n'a pas idée du nombre de gens qui ont lu La Révélation d'Arès, qui se sont dit en leur for intérieur : "Voilà la Vérité" et qui n'ont jamais bougé !
Voilà pourquoi nous qui ne sommes pas des Flaubert, qui n'avons aucun talent de plume, nous nous acharnons, tout minables et inconnus que nous soyons, à être les disciples avoués et actifs de la Parole qu'a fait descendre Dieu à Arès.
Encore merci pour votre commentaire, ma sœur Françoise.

26mai17 185C15 
Deux brèves remarques sur vos réponses à 184C103 et 184C05.
Sur Macron et Ricoeur, moi aussi la différence d'âge m'a étonné.
J'ai découvert qu'en fait le vieux Ricoeur a demandé au jeune Macron de lui relire une œuvre avant publication, ce qui a été à l'origine d'une profonde amitié. Source : un article très détaillé dans le journal le Monde.
Sur purgatoire et aide procurée par la mortification des vivants aux "âmes qui ont des difficultés à s'élever". Votre ardeur à opposer les deux m'étonne, car dans les deux cas il s'agit pour le décédé d'une difficulté et d'une souffrance provisoire avant d'accéder à la sérénité que peut atteindre une âme privée de son corps et de son cerveau.
Ce qui me choque, dans la religion, ce n'est pas l'idée de purgatoire, mais le fait de lier magiquement le salut aux "sacrements" ou à d'autres pratiques plus ou moins magiques.
Je ne sais dans quelle mesure vous souhaiterez me répondre.
Bonne vie à vous et tous ceux que vous aimez...
François D. d'Ile de France

Réponse :
Merci, mon frère François, pour les précisions que vous apportez concernant les relations entre Paul Ricœur et Emmanuel Macron. Je ne les ignorais pas... enfin, pas totalement. Mais, je vous avoue que pour des raisons sans fondement factuel, des raisond de pure déduction intellectuelle, donc (je l'avoue) tout à fait discutables, je n'y ai pas cru. Je continue de ne pas y croire.
Que dit-on ? On dit que quand Paul Ricœur, alors déjà âgé de plus de 80 ans et en deuil de sa femme, eut à achever un projet de publication très difficile, François Dosse —  historien et épistémologue français, spécialisé en histoire intellectuelle — le met en relation avec Emmanuel Macron, alors étudiant à Sciences-Po. Ainsi Emmanuel serait-il entré au service du grand penseur protestant en tant qu’assistant éditorial — terme plutôt vague — jusqu’à la parution du travail en cours (On ne sait pas vraiment, semble-t-il, de quel travail il s'agit). François Dosse évoque un phénomène de "fascination mutuelle". C'est son point de vue ; ce n'est pas l'avis d'autres témoins. En l'absence de précisions fondées (je passe sur le récit que Macron a souhaité voir circuler... dame ! il était candidat !), comment cela peut-il se faire entre deux hommes non seulement séparés par un grand écart d'âge, mais séparés par deux vies, l'un ayant eu une longue vie, très connue, de labeur et célébrité philosophiques, l'autre n'ayant encore rien, sinon beaucoup de choses à apprendre encore.
Je sais bien que "aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années" ("Le Cid", Pierre Corneille) mais de là à ce qu'un savant philosophe aussi chevronné que Paul Ricœur se fasse relire et annoter par l'étudiant Macron, non ! je n'y crois pas. J'avoue avec humilité que cela ne correspond pas à ce qu'on peut lire ici et là (pas partout) et je reconnais que je peux me tromper. Macron est peut-être doué d'un génie authentique. Ce que je dis ici n'est pas partisan ; je n'ai rien contre Macron ni rien spécialement pour Ricœur.
Quant à l'idée de purgatoire, elle ne repose pas sur la seule situation "d'âmes qui ont des difficultés à s'élever", ce qui est la situation des défunts pour lesquels La Révélation d'Arès demande qu'on fasse mortification quarante jours. Quarante jours, c'est certes une durée nominale, mais même dans le cas où elle dépasse de beaucoup quarante jours, cette situation peut être réglée rapidement par des vivants terrestres faisant mortification. Tel n'est pas du tout le cas du purgatoire, dans l'imagination catholique.
Pour le catholicisme le purgatoire ne saurait être réglé par la mortification de vivants. Le purgatoire est, selon le dogme catholique, un lieu de purification où les âmes des défunts vont expier les péchés dont ils n'ont pas fait avant de mourir une pénitence suffisante (c.-à-d. au sens catholique, dont ils n'ont pas fait pour eux-même mortification de leur vivant terrestre). L'idée de purgatoire a d'ailleurs été refusée par les courants chrétiens comme le protestantisme ou l'orthodoxie. Les catholiques avancent certains versets de la Bible pour justifier ce dogme, ainsi que j'en ai parlé dans une réponse. Les âmes du purgantoire, selon le dogme catholique, sont celles de défunts "morts dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, c'est-à-dire avec des résistances à l'amour de Dieu, bien qu’assurés de leur salut éternel, mais en attente de trouver dans l'au-delà la sainteté nécessaire pour entrer au paradis".
Par la bulle "Exsurge Domine", dans laquelle Léon X exprime sa colère contre Martin Luther, l'Église catholique reconnaît quand même que le purgatoire ne peut être prouvé par aucune autorité scripturaire qui soit canonique. On ne sait pas exactement quand l'idée de purgatoire est venue. Les spécialistes hésitent entre une datation dite "haute", qui fait apparaître l'idée de purgatoire dès Augustin d'Hippone (354-430) et une datation dire "basse" qui place l'idée de purgatoire vers l'an 1200. Les premières représentations picturales du purgatoire apparaissent en effet au milieu du XIIIe siècle.
Je résume : L'idée de purgatoire est fondée sur une action post-mortem très mal définie dans le dogma, mais d'origine céleste où les défunts "expient" sans que les vivants puissent intervenir malgré les braves religieuses qui ont passé leur vie à prier pour les âmes du purgatoire, comme sœur Faustine, de son vrai nom Helena Kowalska, nonne de Notre-Dame de la Miséricorde et mystique polonaise. On ne trouve rien de tel dans l'Écriture et moins encore, bien sûr, dans La Révélation d'Arès. L'idée de mortification est tout autre, elle est trouvée dans La Révélation d'Arès et elle laisse aux vivants l'initative de l'aide apportée aux âmes des défunts par la mortification des vivants. On est là face à des concepts très différents.

28mai17 185C16
Quand les contacts de mission permettent un échange de réflexions, je constate comme vous que l’immense majorité des personnes rencontrées "pensent, vivent, obéissent comme on leur a dit de penser, vivre et obéir". Sans même s‘en rendre compte car ils défendent les idées qui courent comme s’ils les avaient eux même élaborées. Nous rencontrons très rarement une pensée idiosyncratique, autonome, disposée à revisiter certaines de ses idées.
Il ne faut donc jamais s’enliser dans l’intellectuel et il est ardu de glisser notre Message spirituel dans une fente de leur oreille. Comment faire ?
Dès le premier contact par le regard, une ouverture peut se faire si nous apparaissons plutôt normal de l’extérieur — cela évite la mise en marche des préjugés — tout en rayonnant de quelque chose d’indicible qui les interpelle.
Mais quand il s’agit de passer aux mots, à la sémantique, tout se complique. Ouvrir les oreilles et le cœur plus que la bouche (votre entrée 115), garder une parole sobre pour limiter les blocages réflexes déclenchés par un mot ou une tournure de phrase mal comprise, pour éviter que le dialogue ne se brise en monologues parallèles. Et surtout trouver un fil qui recentre constamment l’échange vers le spirituel, fil variable comme l’est la pensée de la personne.
Dans ma mission actuelle, après l’accroche : "Construisez votre âme !" qui interpelle et teste l’état d’humeur du passant, en cours d‘échange j’introduis souvent un inattendu qui le fait réfléchir.
Par exemple la non-dualité entre le Dieu Immanent et le Dieu Transcendant pour les agnostiques : "Faites le Bien, c’est ainsi que brillera la Lumière du Dieu qui vit en vous, peu importe si vous ne le voyez pas aussi comme Celui Qui crée et envoie des prophètes".
Ou la fragilité de la frontière qui sépare le moi des autres en citant Bouddha : "La théorie selon laquelle le moi existe est vaine et fausse, mais la théorie suivant laquelle le moi n’existe pas est vaine et fausse, la Vérité est entre les deux, c’est le juste milieu que le Bouddha enseigne".
Ou: "Je suis à la fois chrétien et musulman et souffre de cette faille artificielle et douloureuse entre les deux masses humaines antagonistes qui se réclament respectivement de ces traditions".
Cela permet de dépayser le passant et de le laisser perplexe.
Parfois je procède par une suite de questions en me greffant sur ce que le passant exprime.
À chaque fois, l’échange est comme la Vie, imprévisible, enrichissant mais je ne le laisse pas durer trop longtemps et j’y réfléchis ensuite pour faire mieux la prochaine fois. Car notre apostolat a besoin de beaucoup de contacts pour progresser (votre réponse 130C35).
La constance apostolique est un excellent remède, à la portée de tous, contre la glace du solipsisme. Comme vous le faites dans le blog en réfléchissant sur la base du commentaire avant de répondre, nous partons de la pensée, de l’expression du passant, l’autre nous-même, et essayons de faire le pont avec la Pensée du Tout Autre, avec Sa Parole.
Antoine B. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, frère Antoine, pour ce commentaire qui nous fait plonger au fond de ce chaos qu'est l'humain, quand nous nous faisons apôtres, que nous rencontrons dans la rue. Car c'est ça, selon moi, selon ce que je ressens personnellement, c'est ça, cet humain, homme ou femme, parce que c'est du chaos que le Créateur va faire l'Univers (Genèse 1/2). Mais nous, qu'arrivons-nous à faire de ce chaos humain, même quand il nous écoute ? L'humain que nous rencontrons n'est pas un(e) idiot(e), mais il est régi par des principes irrrationnels autant qu'intelligibles, que l'École, dont la République est si fière, lui a inculqué. Cette École que l'État est acharné à faire si laïque qu'elle dérationnalise et imbécillise tout sans s'en rendre compte. Car le rationnel est dans l'évidence que l'humain n'est pas un animal, en tout cas pas un animal comme les autres : l'humain vient d'ailleurs, il est spirituel autant que matériel, ça ne fait aucun doute, mais l'École voulant à tous crins qu'il vienne de l'amibe, du serpent, du singe, n'en fait qu'un chaos. La mission nous fait entrer dans un conte hallucibatoire !
L'homme que nous rencontrons est le chien qui court après son ombre. Comment voulez-vous qu'il interrompe cette course en rond, qui le conduit à la mort, pour s'arrêter sur la réalité, le Vrai, que nous lui montrons hors de son circuit centrifuge ? L'humain que nous rencontrons est celui qui veut vérifier les nouvelles que lui apporte son journal en en achetant un second exemplaire. Autrement dit, il ne sort pas de son monde illusoire, imprimé noir sur blanc et qui, pour cela, lui paraît plus vrai que vrai. Il ne voit pas que la Vérité peut s'écrire mais est appréhendée plus fortement par la pensée, le cœur, l'amour, et pour finir l'âme. Nous ne parlons pas la même langue, l'humain de la rue et nous. Il s'ensuit que notre mission ne communique pas des idées, elle s'efforce de ressusciter... C'est une tout autre affaire.
Quand l'apôtre — et vous en êtes un, Antoine ! — a quelque expérience, il sait à qui il a affaire dans la rue. Vous le montrez bien dans ce commentaire. Nous avons affaire à des vivants d'aspect humain mais qui mènent une vie qui, à nos yeux, n'a pas de contenu ou n'a pas grand contenu. À nos yeux qu'a ouverts La Révélation d'Arès ou les prophètes qui l'ont précédée — vous citez à juste titre Bouddha —, une vie qui vise d'avoir un bon salaire, un bon conjoint, de bonnes vacances, une bonne santé, une bonne retraite, n'a pas de contenu. Nous nous efforçons soit de rappeler à cet humain qu'elle en a un, soit de lui apprendre qu'elle en a un.
Pour cela il faut que l'humain rencontré accepte de faire entrer dans sa cervelle les paradoxes logiques qui bouleversent évidemment la logique formelle que l'École lui a donnée. Le paradigme du paradoxe logique est : "Vous n'êtes pas un animal. Devenez ce que vous êtes et dont vous n'avez pas conscience : Un être de vie spirituelle ! Il faut changer ce monde (Rév d'Arès 28/7) et pour cela vous devez changer votre propre vie (30/11)." Que faisons-nous alors ? Référence à la renaissance vers l'infini, l'éternel, et cela donne le vertige à l'humain rencontré, homme ou femme. Il s'en va abasourdi. C'est là que tout capote. Il nous reste l'espérance que ce que nous lui avons dit va faire lentement son chemin en lui, en elle, et nous poursuivons notre mission vers les prochain humain rencontré. Il n'y a quand même pas de quoi être satisfait de ça. C'est là aussi que nous nous rendons compte qu'il ne sert à rien d'avoir l'air de parler "raisonnablement" car l'humain rencontré ne réagit pas à notre souci d'avoir l'air comme tout le monde qu'il ne réagit si nous avons l'air fou. Basile le Bienheureux, dont j'ai affiché deux images, avait l'air d'un fou, mais les autres, qui avaient l'air raisonnable, sérieux, apparemment plus convaincant,n'ont pas fait mieux. Alors ? Alors, il faut chercher, chercher l'idée et les mots pour la dire qui nous donneront l'air fou, mais l'air qui touche sa cible ! Je crois que nous finirons par trouver.

28mai17 185C17
Cher Prophète du Très-Haut,
Le temps est venu où Ma Parole s’accomplit (Rév d'Arès 28/14), dit le Père. Peut-être est-ce pour cette raison impérieuse que le Père, qui vous visita à Arès en 1977, semble vous avoir pénétré au plus profond de vous-même, plus profondément que ne le fut aucun prophète avant vous, ce qui ferait de vous quelque chose comme le "troisième fils" après Adam et Jésus ?
Ton cœur lance le feu (Rèv d'Arès xxi/16). N'écrivez-vous pas vous-même : "Étant solipse, je suis subjectivé mais j'ai le rarissime privilège de l'être par Dieu". Le Sage connaissait le niveau aggravé de "solipsitude" de vos contemporains, vous alliez devoir vous armer de patience et d'amour pour rassembler le petit reste (Rév d'Arès 24/1).
Je veux dire que pour aussi délicat que soit le thème que vous abordez, tel celui de cette entrée 185 qui n'est point flatteur pour l'homme actuel dont l'hubris n'a pas d'égal dans la création, je n'y lit nulle part aucun préjugé ou reproche. Vous ordonnez votre pensée de sorte qu'elle se déroule pour trouver les mots justes et enveloppants, pareils à un baiser (Rév d'Arès 23/6).
La somme que représente vos écrits, est pour moi un encouragement à toujours aller de l'avant. Ainsi que le dit frère Bernard L. en 185C13 : "Plus j'avance et plus ma conscience s'ouvre sur des horizons qui me disent: C'est la bonne direction, continue!"
Oui, je suis solipse parmi les solipses, mais je me soigne... par la pénitence.
Dominique F. du Roussillon

Réponse :
Merci, frère Dominique, pour ce commentaire qui, comme toujours, montre vos grande foi et engagement dans la Voie Droite d'Arès, l'ascension vers les Hautes Saintes.
Oui, depuis quarante trois ans, je "m'arme de patience et d'amour pour rassembler le petit reste" et pour ce faire j'ai, paradoxalement besoin des non-croyants, des anti-Révélation d'Arès, des autres quoi ! pour faire ce petit reste tout comme l'athéisme militant ne peut se passer des croyants qu'il combat. Ainsi le monde se croise et s'affronte en tous sens, et nous ne sommes que des "gladiateurs" nouveaux dans cette arène où les paradoxes s'affrontent, parce que l'homme depuis qu'il est pécheur ne peut se passer des autres pour ou contre. Le monde qui croit savoir où est la bonne voie, la morale, la bienséance, la raison, ne sait pas qu'il ne sait rien, comme le faisait remarquer Socrate tous les jours. Voilà pourquoi nous sommes des solipses parmi les solipses. Ce que ne voient pas ceux qui ne veulent pas de nous et nous ferment les portes des medias, croyant à tort nous étouffer sous l'oreiller de leur "pouvoir", c'est qu'ils ne pourraient pas vivre dans un monde qui ne serait pas fait d'antagonismes. Par exemple, la sottise de l'athéisme vient de ce qu'il veut l'impossible, mais nous, nous ne pouvons pas espérer que tout le monde croie, parce que c'est tout aussi impossible et ce sera ainsi jusqu'au Jour, le Jour du Père, quand tout changera vraiment, complètement, en fait.
Alors, avant que le monde comprenne bien cela, il passera de l'eau sous le pont. Nous, nous sommes la première eau. Alleluia !

28mai17 185C18 
Il est impossible de passer de notre liberté relative à la liberté absolue pour la simple raison que nous sommes des êtres relatifs, avec des histoires spécifiques, des vécus, des égos — "L’égo est une histoire que l’on se raconte à soi-même," disait Montaigne —, des êtres relatifs soumis ou plutôt sous l’emprise de conditionnements (nés à Pékin ou à Paris ou à Dakar, nos pensées seraient différentes).
Alors, quelle liberté ?
Tant qu’on ne va pas contre ses mauvais penchants, ses mauvaises habitudes, ses mauvaises tendances, non seulement on les amplifie mais encore on n’évolue pas vers le bien, tant qu’on ne va pas contre le conditionnement de la société dans laquelle on vit, qu’on soit à Pékin, Paris ou Dakar, il suffit de voir les conséquences de tels conditionnements. On n’évolue pas vers le bien.
Admettons que l’on fasse le choix de le faire, de se grandir en conscience et en humanité. On s’auto-conditionne à une autre compréhension, un autre comportement, tout en restant dans le conditionnement relatif qui a fait de nous un Français, un Chinois ou un Sénagalais, c’est sûrement cela que vous avez voulu dire par être solipse (je connaissais le terme ispéité, mais pas solipse, que je n’emploie jamais pour ne pas faire peur, petite parenthèse, ne croyez-vous pas que le type qui ne cherche pas ne serait-ce qu’à se cultiver, soit effrayé ou laisse cela de côté en disant : "Ça n’est pas pour moi tout ce bazar," et qui de ce fait rend contre-productives nos tentatives d’approche. Mais vous allez me répondre : "On cherche des épis mûrs, mon frère." Bon ! je ferme la parenthèse).
Je reviens à mon bien relatif, en regardant les conséquences de mes pensées, paroles, actions, consé­quences sur moi et sur mon environnement humain. Si ce que j’appelle "mon bien" ne produit pas du bien, c’est que ce n’est pas le bien que je fais. La rectification se fait alors avec un peu de réflexion pour passer d’un bien relatif à un bien supérieur — puis-je l’appeler absolu ? —, que vous avez défini et que vous nous répétez depuis des lustres : Effort pour aimer, pardonner, faire la paix, agir avec une intelligence intellectuelle autant qu’avec une intelligence spirituelle. Passer du bien au Bien. En faisant le Bien, on laisse Dieu "entrer" dans nos pensées, mais seulement en faisant. C’est à la fois se mettre sous une action et sous un objectif, sous un moyen et sous une finalité.
J’allais même presque dire : "Se mettre sous l’emprise du Père." C’est dans cette condition-là (une forme d’auto-conditionnement ) qu’on est libre. Est-ce de la liberté absolue ? Je veux dire par là, n’y a-t-il rien au-dessus ? Par contre, j’ai peur d’être compliqué. Je vais donc terminer ce petit commentaire du solipse que je suis, en restant bien dans la ligne du Pèlerin d’Arès, qui a à se dépasser sans cesse pour essayer de penser et d’agir au-delà de lui-même (peut-être même penser contre lui-même), au moins penser et agir au-delà de ses réflexes, de ses réactivités, de ses interprétations, qui a à élargir en permanence sa conscience, à grandir en relation bienveillante avec autrui, mais tout cela c’est du rabâchage. On le sait, mais on l’oublie.
Le dépassement résout tout.
Charlie F. du Nord

Réponse :
Bien sûr, "le dépassement résout tout" et, en particulier pour en revenir à la présente entrée 185, le dépassement résout de problème qu'élève le fait d'être solipse. Tout le problème est donc : Comment se dépasser et se dépasser complètement. Je me dépasserai complètement, je cessari d'être solipse, quand il ne restera plus en moi la moindre trace de culture humaine (française, chinoise, sénégalaise, eskimo, etc.), quand je serai tout autre, tout autre en Vie avec le Tout Autre. Autrement dit, pour user du mot dont use La Révélation d'Arès, quand j'aurai changé ma vie humaine complètement, quand je n'accepterai plus aucune donnée de la vie humaine telle qu'elle se présente où que je sois sur Terre. Je sais qu'à cela on me répond :Impossible ! La Révélation d'Arès : C'est possible ! Elle le dit autrement, bien sûr, de façon beaucoup plus populaire, mais moins claire, tout compte fait. Mais comment trouver les moyens de dissoudre complètement en moi l'homme de l'habitus terrestre ? La Révélation d'Arès répond très simplement : par la pénitence. La pénitence, objecte-t-on? Mais non ! Parce que pratiquer l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence libre de préjugés c'est déjà quelque chose qui, certes très rare, fait encore partir de l'habitus humain.
Là est l'erreur.
Il est faux que l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence libre de préjugés, même rares, même rarissimes, existent de la façon complète que parviendront, un Jour (Rév d'Arès 31/8), à pratiquer les générations qui viendront. La Vie qu'il nous faut retrouver (24/8) n'existe pas et n'existera pas avant longtemps, même relativement. Elle n'existe pas du tout. Pourquoi ? Parce que nous sommes des solipses, tous autant que nous sommes. On n'est pas autre un peu ou autre plus ou moins ou autre relativement. Même si l'ascension qui nous conduit à être un autre doit se faire avec mesure, on ne devient jamais un autre que complètement ou pas du tout le jour où l'on devient un autre. De même on a ou on n'a pas d'âme ; on n'a pas de petite âme, ou d'âme moyenne, ou d'âme grandiose ou glorieuse. L'ouvrier de la onzième heure reçoit le même salaire que celui de la première ou de la troisième heure. Autrement dit, on n'est plus dans le concept de la justice pratiquée par les enfants d'Adam  ; on est dans le concept d'une autre Justice : Être ou ne pas Être.
Nous sommes dans un domaine totalement étranger, conceptuellement parlant, à ce que nous dit ou nous fait penser la raison logique telle qu'on nous la fabrique à l'École. Je suis dans mon système. Dieu est dans Son Système, si je peux dire et si tant est qu'il ait un système. Le problème est donc de passer d'un système à l'Autre. J'émets cette hypothèse pour tenter d'expliquer. Qu'est ce que je veux dire ainsi ? Que j'ai beau aimer, pardonner, faire la paix, parler et réfléchir avec l'intelligence la plus spirituelle et la plus libre de préjugés, je ne serai pas capable d'aimer, pardonner, faire la paix, parler avec l'intelligence la plus spirituelle et la plus libre de préjugés comme Dieu peut le faire ; autrement dit, je ne serai son image et ressemblance (Genèse 1/26) totale qu'en Éden restauré, après le Jour. Autrement dit encore, je ne cesserai d'être solipse que ce jour-là. Mais quelques hommes ne sont-ils pas capables de ne plus être solipses dès ce monde? Oui : Probablement Élie (2/10), Jésus, François d'Assise (le jars xxxvi/3), Basile le Bienheureux, mais leur extrême rareté même démontre l'impossibilité pour l'homme de quitter son état solipse.
C'est désespérant, va-ton me dire ? Non, puisque le salut est garanti même au pénitent faible. Mais le salut est le salut : Vous êtes ou vous n'êtes pas sauvé. Pas d'état intermédiaire. "C'est pas juste," me rétorque-t-on, "un pénitent mou et inconstant n'a-t-il pas moins de mérite qu'un Français d'Assise et Basile de Bienheureux ? Mérite-t-il autant que ces deux admirables-là ?" Eh bien oui. Il n'empêche que l'exemple de ces deux admirables-là n'est pas du tout inutile à beaucoup.
C'est ça la Miséricorde, et l'on comprend pourquoi il ne sert à rien de l'évoquer à tous propos (Rév d'Arès 16/15).
Dans ce cas, allez-vous poursuivre, à quoi sert-il de s'inquiéter de l'état de solipse dans lequel on est ? Il n'est pas primordial de s'en inquiéter, certes, et beaucoup atteindront le salut sans même savoir que le mot solipse existe. Mais il existe des pécheurs qui sont des pénitents qui s'ignorent et qui ne savent même pas ce qu'est le péché. Toutefois, le savoir ne leur nuit pas non plus.

29mai17 185C19
Tout autour de chez moi les champs sont pleins de coquelicots.
Je sais que c'est une fleur que vous aimez particulièrement.
Pourquoi, vous un témoin direct de Dieu, aimez-vous tant les coquelicots ?
Hervé P. de Normandie

Réponse :
Les coquelicots, je les aime pour leur beauté très simple. C'est une des plus simples fleurs que je connaisse.
Surtout le coquelicot est pour moi le symbole de l'éphémère de notre vie. Je vais avoir 88 ans et j'ai réellement l'impression que j'étais encore enfant hier, jeune homme et marin hier, ingénieur hier, homme d'église hier et que Jésus et le Père m'ont visité hier, et je sais que je vais mourir — qu'importe que ce soit dans deux ans, cinq ans ou dix ans, ce sera bientôt — comme le coquelicot après une vie brève, dans laquelle je n'aurai même pas eu le magnifique éclat-éclair du coquelicot, car j'ai vécu inconnu et mourrai inconnu. Mais l'important n'est pas que je sois connu, mais que La Révélation d'Arès le soit. Alors, pour moi le coquelicot est le symbole vivant d'une attente de l'humain, seulement de l'humain, car la Parole, elle, est éternelle. C'est l'attente du jour où les coquelicots ne mourront plus après qu'un nombre suffisant d'humains seront devenus pénitents et que le monde changera. En somme, le coquelicot est pour moi le baromètre du changement.
En certains lieux ou au bord des routes au printemps c’est l’explosion des coquelicots. Les coquelicots écarlates ondulent doucement dans le vent, promesses du bonheur qui viendra, mais preuve que le bonheur n'est encore que très éphémère. Sonne à mon oreille cette comptine enfantine : "Gentil coquelicot, Mesdames, gentil coquelicot nouveau." Je me souviens de Mouloudji chantant "Comme un petit coquelicot, mon âme, comme un petit coquelicot," une chanson qui se terminait tragiquement : "Sur le corsage blanc, juste à la place du cœur, y avait trois gouttes de sang qui faisaient comme une fleur." Mais pour l'heure le coquelicot est si bref qu'il est tout autant la mort que la naissance.

29mai17 185C20 
Bonjour frère Michel,
Bonjours à tous mes frères et sœurs qui habitez sur cette terre si belle et si généreuse.
Martin Luther King Jr. disait : "Il est toujours temps de faire le bien."
Un homme de terrain donc, tout comme vous frère Michel, Mandela, Gandhi, comme Jésus, comme Mouhammad, et toute la lignée des prophètes.
Comme tous les Pèlerins d'Arès qui battent le pavé en continu.
Notre cœur nous le dit aussi, puisque nous somme images du Créateur [Genèse 1/26].
Faire le bien ne peux pas être agissant pour moi seul, mais agissant pour nous tous puisque je suis toi et tu es moi.
C'est vrai qu'aujourd'hui le bien se cantonne dans des chemins de traverses, évitant les grands boulevards du "C'est moi et personne d'autre".
Il est devenu le grand prétexte des pouvoirs du monde : (Si) le noir crache le Nom, le Nom lourd pend (à) sa gueule (comme) le rondeau. Dolent, le noir (re)mâche le Nom, il (le) roule dans sa dent (Rèv. d'Arès xviii/2-3).
Dans l'Islam l'individualisme est mal vu, il doit faire partie d'un tout plus grand, il ne peut se vivre que dans le partage, même dans les situations extrêmes...
Mais l'homme reste bon tout au fond de lui-même, il a juste perdu ce fil jaune que le prophète d'Arès lui tend pour voir l'Œil avec son œil.
Bon jeûne du Ramadan à tous mes frères et sœurs de Mouhammad.
Meilleurs salutations frère Michel.
Angel C.-D. de Genève (Suisse)

Réponse :
Merci pour ce commentaire, frère Angel. Vous dites : "Aujourd'hui le bien se cantonne dans des chemins de traverses, évitant les grands boulevards du "C'est moi et personne d'autre," et c'est très bien dit.
Toutes les émotions humaines se retrouvent au centre de la question des rapports entre mon bien et ton bien. Le pauvre homme qui s'est fait sauter à Manchester en tuant des enfants et leurs parents à l'issue d'un concert de chansonnettes était convaincu, convaincu au point de mourir et de faire mourir, d'agir pour le bien, alors que pour les autres le bien aurait été qu'il assistât lui aussi au concert comme un enfant aimant les autres enfants. Ma propre vie a été si courte — comme je le souligne dans le précédent commentaire sur les coquelicots — que, tout bien réfléchi, il n'eût pas été un malheur que je meure étant enfant sous quelque bombe, qu'elle vint du ciel ou de quelque combattant au sol pendant la guerre 1939-1945. Un autre aurait été pris comme prophète et ç'aurait été aussi bien, sûrement mieux même. Que le Père me pardonne de m'interroger encore sur le choix qu'il a fait de ma personne, en qui je ne vois toujours pas le phénix, l'aigle, l'as qu'il eut fallu. Mais je me console en me disant que c'était peut-être ce que se disait Jésus sur la croix, et ce que se disait Isaïe...
Ah ! Isaïe, en voilà un qui s'est aussi demandé bien des fois ce qu'il faisait comme prophète du Très Haut: "Malheur à moi, je suis perdu car je suis un homme dont les lèvres sont impures ; j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées..." "Et j'entendis la voix de l'Éternel disant : "Qui enverrai-Je, et qui marchera pour Nous ?" Je répondis : "Me voici, envoie-moi." Il dit alors : "Va et dis à ce peuple : Vous entendez, mais vous ne comprenez pas ; vous voyez, mais vous ne saisissez pas. Le cœur de ce peuple est devenu insensible, ses oreilles sont dures et ses yeux sont fermés ; autrement ses yeux verraient, ses oreilles entendraient, et son cœur comprendrait ; alors, il se repentirait et serait guéri..." "Cieux, écoutez ! Terre, prête l'oreille ! Car l'Éternel a parlé : J'ai nourri et élevé des enfants, mais ils se sont révoltés contre Moi. Le boeuf connaît son possesseur, et l'âne la crèche de son maître. Mais Israël ne connaît rien, Mon peuple n'a pas de discernement...." 'Et les gens demandent (en me voyant) : "Qui c'est ?"
Un enfant qui meurt dans ce monde de péché et de souffrance, tout bien réfléchi, ce n'est pas si grave. L'enfant est encore pur, il n'est pas encore pécheur, il retourne dans l'Espace comme un ange ! Les enfants morts ? Ce sont des visages de chérubins que je voyais dans l'air et la lumière agités comme par un grand Vent, un Souffle Puissant, dans l'enceinte de la Maison de Prière où le Père me visité en 1977 et où nous faisons Pèlerinage aujourd'hui ! Le meurtrier de Manchester s'est trompé de cible, si l'on peut dire, mais aurait-il tué des adultes, qu'est-ce que ça aurait changé ? Ça aurait sur le moment privé des enfants de papas, de mamans, pour les nourrir, les élever, de soutiens de famille, d'êtres aimés dont la disparition déchire le cœur, mais vu dans l'absolu, quelle dérision ! Dans ce monde de péché tout passe vite. La dernière guerre mondiale 1939-1945 a fait, en moins de six ans, 50 millions de morts, oui, cinquante millions de morts. Qui les pleure aujourd'hui ? Personne. Qui pousse aujourd'hui des hurlements d'indignation pour cette hécatombe ? Personne, parce que de toute façon la plupart d'entre eux, même survivants de la guerre, seraient tous morts aujourd'hui d'une autre mort. Quand les hommes comprendront-ils que le plus grave n'est jamais la mort, c'est l'état de pécheur !
Oui, la pénitence est l'action le plus urgente que l'humanité ait à accomplir ! Oui, le meurtrier de Mancester s'est trompé de cible et de bombe. La bonne bombe, c'était la pénitence, mais il ne le savait pas. Quand donc les Musulmans comme les Chrétiens et les Juifs comprendront-ils que le Père appelle au Bien, au vrai Bien accompli, parce qu'il donne la Vie, pas la mort dérisoire.
Déjà, vers 2005 ou 2006, sœur Christiane et moi avons cru notre dernière heure arrivée. L'avion — assez petit, quelque cinquante sièges — dans lequel nous volions était en grande difficulté, "Plus d'essence," avait annoncé le pilote ; plus de possibilité de gagner un autre aéroport, alors que celui de notre destination était fermé à cause du mauvais temps. L'avion volait dans un ciel apocalyptique, affreusement sillonné de longs et sinistres nuages noirs, de vent, de tornades d'eau, bref, de tempête, et nous pensions qu'il allait s'abattre, il volait déjà tout près du sol, mais nous n'avions pas peur, nous priions : "Père, si c'est le bout de la route, nous pensons avoir fait notre possible, donc nous avons plutôt fait peu, mais si nous n'avons pas fait ce qu'il fallait, pas même le peu, alors qu'il en soit fait pour nous comme Tu dis : dans la ténèbre glacée. Nous sommes si peu capables, si faibles, nous ne sommes rien et nous retournerons au rien, car le péché et le mal sont notre invention. Qu'importe qu'il fut promu par l'ancêtre Adam... L'ancêtre Adam c'est nous. Mais si nous avons mérité la Lumière, alors de toute façon nous entrerons dans la Lumière. Alleluia!" Et puis, contre toute attente, l'avion s'est posé sur le tarmac de l'aéroport fermé, il a roulé dans je ne sais combien de centimètres d'eau comme dans une rivière... Quand nous sommes descendus par l'échelle du bord, nous avions de l'eau plus haut que les chevilles, la pluie tombait en cataracte, énorme et drue, je n'avais jamais vu ça. Mais bon! Le Père avait décidé que nous avions encore de la route à faire sur Terre. Mais nous n'avions pas eu peur. Nous étions prêts et puis, si je peux dire, heureux de mourir tous deux ensemble comme nous nous étions aimés.
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