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30 décembre 2022 (247) 
imperceptible Vie ou l'hébétude du Terrien
HansLufft-Bible de Luther

Bible de Luther, Hans Lufft, Dieu enseignant (1534).
Voilà comme on a longtemps représenté Dieu : un vieux barbu, une
sorte d'impitoyable père Noël.
En se nommant lui-même la Vie
Dieu efface cette ridicule charnalité.

J'ai, sans avoir cherché à La retrouver (Rév d'Arès 24/5), vu et entendu la Vie (24/3-5, 25/3, 38/5, xix/26) en 1974 et 1977 et, depuis lors, Elle est venue en moi, qui ne L'ai pas méritée plus qu'un autre humain. Elle est en moi par Amour et murmure en moi sans trêve.
Chaque matin au réveil, la Vie me dit
: "Je suis en toi et tu dois redonner conscience aux hommes que Je suis en eux." Je ne suis pourtant qu'un rhinocéros obtus au front bas et plat que la Vérité ne peut hausser ni bomber, parce qu'elle reste hors la Terre dont moi, fils d'Adam(e) (Rév d'Arès vii/8-16) l'en ai chassée. Je me lève et jusqu'au soir je vaque à cette tâche très difficile parce que depuis longtemps devenue contre nature.
Que suis-je ? Un animal humain, de surcroît amoché par l'âge. Où est mon âme. La Vie
n'a encore posé que Son Pied (Rév d'Arès i/19, xxii/10, xLii/22) dans ma tour de chair. Il faudra plus de quatre générations (24/2) pour que sa Jambe, le Genou, puis son Buste, ses Bras, puis la Tête s'y installent.
Le connu est en ce monde encore inchangé (Rév d'Arès 28/7) perdu dans des questions sans réponse. Je sais et j'oublie souvent ce que je sais. Douleur de l'antilogie.
Et pourtant je peux changer ce monde (28/7) !

____________________________________

Incarnation du Tout

Tout être est une incarnation du Tout,
mais ce concept est encore trop puissant pour ne pas créer
dans cette génération
de faiblesse immense (Rév d'Arès 36/5) plus d'hébétude que de clarté.
Quatre générations ne suffiront pas (24/2),
mais notre confiance est totale. Nous gravirons cet obscur sentier jusqu'aux
lumineuses Hauteurs (25/4).

L'extrême difficulté des retrouvailles de l'Enfant (Rév d'Arès 13/5) avec le Père (12/4) est dans le langage. Dieu parle, mais quelle langue ? Notre pauvre loquèle humaine. Son Verbe est abréviation ou dérourante synonymie — vie et Vie —. Et moi je balbutie, faute de trouver mes mots et faute d'avoir une suffisante intelligence (Rév d'Arès 32/5) spirituelle.
Je ne suis pas Dieu et pourtant je suis Dieu incarné comme n'importe quel humain. Cette antithèse hébète le rhinocéros que je suis. Dieu vit partout mais indistinct et poursuit un Dessein qui, La Révélation d'Arès en fait preuve, diffère totalement de ce que j'avais cru être vérité et visées divines avant 1974. Cependant, même longtemps après 1974, ma vie diverge encore de la Vie, parce que moi, je suis comme un minuscule et stupide animal encabané dans son cuir tandis qu'Elle est majusculement étalée, subtile et piquetée d'étoiles plus loin même que ce que je crois être une infinie limite. Nos libertés sont égales sur la balance scientifique, mais sur le trébuchet des anges elles dissonent et ça me cause une profonde hébétude. Libertés vraies, mais pas dans le même référentiel.
N'être pas Dieu tout en étant Dieu incarné est le dilemme dans quoi se débat l'humain depuis des millénaires et dont la pénitence, au sens qu'en donne La Révélation d'Arès, peut seule nous sortir.
Le christianisme-système a institué Jésus comme Dieu incarné, paqueté dans la trinité avec le saint-Esprit et le Père. Un abrégement catéchistiquement bon pour attirer le païen et tenir coi le chrétien élémentaire, mais un huis de fer lourd, à peine entrouvert, qui laisse au-dehors le gros de la Lumière.
Or, si La Révélation d'Arès dit que Dieu a fait de Jésus un Dieu (Rév d'Arès 2/13, 32/2), c'est pour faire de Jésus le modèle de l'humain pénitent quel qu'il soit, seul ou innombrable, qui redevient l'image et ressemblance (Genèse 1/26) de la Vie. Ce n'est pas le nombre qui fait l'humanité, c'est l'être, qu'il soit un (xxiv/1) ou huit milliards (population humaine au 14 novembre 2022). Tout pénitent accompli (35/6) redevient l'être comme contexture de l'Être ou, si l'on veut, vie comme contexture de la Vie.
Le pénitent s'efforce de pécher le moins possible, de mettre en pratique l'amour du prochain, le pardon des offenses, la paix, l'intelligence spirituelle libre de tous préjugés. La Parole d'Arès appelle cela gravir le sentier des Hauteurs, sachant que les Hauteurs sont l'état de pénitence sous la Lumière (Rév d'Arès 2/13).
Tout humain, quel qu'il soit, est potentiellement Dieu ou la Vie incarné. Ce n'est jamais un état de conscience éclatante chez le terrien charnel. Ce ne peut pour l'heure qu'être un état d'hébétude heureuse, mais c'est un état de confiance, qui fait germer l'âme.

Par la pénitence passent d'autres façons de revêtir la Vie, inattendues, parfois insensibles à la conscience. Le pénitent doit en avoir conscience. Sa pénitence ou ascension produit un effet d'entraînement qui comme le Vent peut coucher, sans qu'ils le veuillent, des arbres vénéneux et malfaisants. Faute de mots appropriés, appelons grâce cet effet d'entraînement. Pour moi la grâce vient des pénitents autant que, voire même parfois plutôt que... de Dieu. Ainsi, par exemple, Tamerlan ou Adolf Hitler ont pu être touchés par le Vent de Jésus, Mouhamad ou François d'Assise, de sorte que ces tyrans sont malgré eux Un avec nous. De là l'obligation que nous avons d'aimer, pardonner même nos ennemis (Matthieu 5/44).
Il y a des vilenies, renoncements, horreurs, que nous détestons, mais que nous partageons, parce qu'ils sont humains. Le fait de subir ou d'être victime n'annule pas le fait de partager et, ne l'oublions jamais, la Vie partage aussi nos péchés, puisqu'Elle les pleure comme toute veuve partage la mort de celui qu'elle enterre. Le problématique drame du Mal, conçu par Adam(e), est fait de cette combustion commune de tous les bois, ceux de la Terre et ceux de l'Univers. C'est la leçon fondamentale de La Révélation d'Arès, le plus beau Feu qu'on ait jamais vu.
Dieu et l'homme, ce n'est pas Lumière et ténèbre. La ténèbre est l'aboutissement du spectre, et si tous les hommes ne finissent pas spectres, tous passent par l'hébétude.

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Commentaires
31déc22 247C1 
J'allais envoyer ce commentaire à l'entrée 246 quand j'ai trouvé que cette entrée 247 l'avait remplacée.
Je vous l'envoie par eMail. Vous l'insérez si vous voulez.
Ce que je voulais vous dire en réponse à 246, c'est que vous avez maintenant l'air de dire que Dieu, le Christ, toute cette Vie au Ciel, ce n'est en fait que de la matière (l'espace-temps), des cailloux, des gaz, de la roche radioactive (étoiles) qui peut parler.
Je ne suis pas d'accord. En 1974 et 1977 avez-vous été visité par des cailloux, des gaz, de la roche radio-active ? Non. C'est Jésus en chair et en os qui vous est apparu en 1974 et c'est Dieu vivant accompagné d'angelots que vous voyiez dans l'air de la chapelle [en 1977]. Qui c'est qui qui vous a frappé à la fin de la dernière Théophanies ? Un cailloux ? Non. C'est une Main.
Je veux bien que Jésus et Dieu vivent au milieu de cailloux, de gaz, de roches radio-actives, mais c'est seulement ce qu'ils appellent Mon Séjour [Rév d'Arès 2/10, 33/18].
J'ai bien l'impression que vous commencez à perdre la tramontane.
Je vous souhaite une année 2023 de raison.
Pierre-Jacques A. actuellement à 66120 [Font Romeu-Odeillo-Via]

Réponse :
J'ai connu à Paris il y a longtemps un Pierre-Jacques dont j'ai oublié le patronyme. C'est peut-être vous. Merci pour votre commentaire, mon frère. Merci pour vos vœux d'année 2023 "de raison". Je vous adresse en retour mes vœux de bonheur, réussite et santé pour 2023 pour vous et tous ceux que vous aimez.
Il existe dans la Bible des phrases ou des passages qui ne peuvent être que des faux ou des erreurs de copistes. Par exemple, quand Dieu est censé dire : Mon esprit ne demeurera pas toujours dans l'homme, car ce dernier n'est fait que de chair (Genèse 6/3), il est impossible qu'Il ait dit cela à propos de son Enfant, car Il créa l'homme en introduisant Son Esprit Spirituel dans un animal pensant ainsi que le dit La Révélation d'Arès (vii/1-6). Dieu ne peut pas avoir donné à l'humain Adam Son Esprit pour le lui retirer peu après.
L'homme est donc déjà, par lui-même, un bâti matériel : os, tissu musculaire, nerfs, tendons, peau, poils, etc., qui se met à penser, parler, échanger grâce à l'introduction du Souffle en lui, Souffle Qui peut même créer dans ce bâti matériel une âme qui devient immortelle. Je ne vois pas pourquoi le bâti matériel du cosmos : "cailloux, gaz, roche radioactive" comme vous dites, ne pourrait pas lui-aussi être infiltré de la moindre cellule à l'immense infini par le Souffle et ne pourrait ni penser ni parler. Tout n'est qu'Un.

02jan23 247C2
Depuis toujours, j’ai été interpellé en effet par l’incipit de notre prière quotidienne : Père de l’univers [Rév d'Arès 12/4]. D’un coup, par rapport au Notre Père [Matthieu 6/9-13), Luc 11/2-4], cela élargissait Dieu à l’immensité infinie, mais en nous intégrant dedans. On trouve également dans le Coran des passages aux résonances cosmiques.
Et puis, vous nous avez appris — depuis longtemps, en fait — que Dieu était partout, dans le plus petit comme dans le plus grand (si tant est que ces notions aient un sens à Son niveau), mais aussi que notre relation avec Lui était non-duelle. Dieu est dans tout, mêlant le temps et l’espace (Lui qui est hors du temps et nous qui l’avons déclenché). Dieu, c’est la Vie, source et force dynamique permanente.
Enfin, grâce à votre expérience personnelle de 1974 et 1977, et votre travail incessant de réflexion, nous avons une définition — non, un essai de définition, compréhensible pour notre faible lumignon, une approche basique mais claire — de ce qu’est Dieu. Du coup, et c’est cela le plus important, la conception que l’on peut avoir de notre relation avec Lui change du tout au tout. Il nous faut revenir à l’image et ressemblance [Genèse 1/26], à la fusion avec Lui comme Jésus — en le fondant en Moi (Rév d'Arès 2/13) — tout en restant comme lui un être propre. Si nous sentons les choses aussi séparées, c’est à cause de la cassure créée par Adam il y déjà longtemps et que nous n’arrivons pas à recoller. C’est un labeur pour les géants des temps anciens (31/6), mais nous y croyons et chaque acte d’Amour que nous produisons est une petite marche de plus vers les Hauteurs individuelles et générales.
(...)
Denis H. de Maine et Loire

Réponse :
Socrate, Zénon de Kition, Jésus de Nazareth, Épictère, le jars François d'Assise et j'en passe, étaient certes des métaphysiciens, mais à mes yeux étaient tout autant des aventuriers. Sortir des sentiers battus est toujours une aventure ; la métaphysique est une aventure. La métaphysique est un champ philosophique particulier qui confine à la spiritualité en cela qu'elle aborde avec courage — de là l'aventure ! — les grands mystères de l’univers et de l’existence : l’être, l’esprit, la conscience, la vie, l’origine du monde et de l'Univers. Si l'on n'aborde pas La Révélation d'Arès dans un esprit métaphysique, on trouve le livre creux, voire même insensé.
Métaphysique signifie "au-delà du physique". La physique observe la nature comprise comme l'ensemble des choses palpables, visibles, mesurables et tout ce qui s'y rattache. La métaphysique observe mais plus encore cherche tout ce qui est au-delà de la nature, invisible, non-mesurable et qui tout en étant au-delà des apparences ou de ce qui est saisissable par les sens a de très fortes chances d'exister. La métaphysique est donc le domaine de l’immatériel et de l’invisible, notamment le domaine de l’esprit. Elle vise à l'observation du suprasensible qui n'est pas forcément irrationnel, mais qui est fondé sur des idées dont la réalité tombe sous le sens à défaut de tomber sous les yeux. La spiritualité est donc un enfant de la métaphysique, elle lance une quête entre raison et intuition ; elle se fonde sur la raison mais va au-delà jusqu'à constituer une démarche de transformation et d’élévation personnelles.
La spiritualité, enfant de la métaphysique, se loge dans ce qu’il y a de plus intime au fond de l'humain. Quand La Révélation d'Arès en parlant de Fond des Fonds (xxxiv/6) pose un problème métaphysique fondamental, essentiel, le problème de la vie face à elle-même et dans son lien avec le Tout, qui peut aussi être appelé Dieu, la Vie, le Père, etc. Tout cela se situe au-delà du temps, de l’espace, de l'éon. Dieu étant l'englobement de Tout on peut le représenter comme Sainteté, Puissance, Lumière (Rév d'Arès 12/4), mais très difficilement comme quelque chose de discernable, quoique que nécessairement existant ou très difficilement élementaire, quoique simple. Ici la métaphysique est antinomique. La métaphysique de Dieu est beaucoup plus difficile à représenter que la métaphysique de l’amour, par exemple. La métaphysique peut approcher l’amour dans ce qu’il a de plus universel comme idéal de vérité dépassant les caractères, les émotions, les circonstances. L'amour idéal, l'évangélique, est l'acte moral d’aimer tous les vivants et Vivants, sans condition,
Alors que les sciences s’inscrivent dans la dualité (étude de ce qui bouge, de ce qui évolue, de ce qui se différencie), la métaphysique s’inscrit dans l’unité de l’absolu. Cette idée d’Un absolu peut poser problème, parce que l'humain ne peut réfléchir qu’en comparant des idées : la réflexion pour fonctionner ne peut pas s’extraire de la dualité ; c’est pourquoi nombreux sont ceux qui considèrent toute réflexion métaphysique comme impossible. En fait, l’unité métaphysique ne s’oppose pas à la dualité, parce qu'elle n'a pas pour but de nier ou d’effacer la matière, mais de la comprendre sous sa forme unitaire. Ce qui oblige à prendre du recul sur tout phénomène manifesté, sur le temps, sur la matière, sur l'être et sur lui-même. Cela nécessite de hausser considérablement son niveau de conscience. Poussée jusqu’aux limites du possible, la conscience propose l’entrée dans un monde de plénitude où l’être fusionne avec l'Univers. C’est là, dans ce présent sans fin, que l’être éveillé atteint l’immortalité. Il ne faut pas aborder cette condition avec une logique de règle de trois, d'équation du second degré ou de calcul intégral ; il faut accepter de dépasser les mécanismes de l'esprit scolaire. Ceci explique la lenteur que j'ai imposée à mon enseignement du Vrai comme antichambre de la Vérité.
Frères et sœurs, ne vous sentez pas perdus ! Ne mettez pas votre cerveau à la torture. Vous comprendrez très bience que je peux dire un de ces jours.
Merci, frère Denis, pour votre commentaire.

02jan23 247C3
J’ai rencontré la Vie en achetant La Révélation d’Arès et en lisant son témoin, cadeau incommensurable !
Prise de conscience : je ne suis rien et encore c’est trop écrire, créé à son image que j’ai dégradée, tout est à faire.
Dans la joie, ne plus passer à côté de l’Amour.
(...)
Christian M. Bouches du Rhône

Réponse :
Voilà un commentaire d'une très grande humilité... Comme je vous comprends, mon frère Christian, car c'est bien quand nous relisons et relisons La Révélation d'Arès, insigne modèle des difficultés démesurées, à la limite de l'impossible, que Dieu ou Son Messager éprouvent pour exprimer dans le très pauvre langage humain tout ce qu'Ils voudraient dire. C'est entre les lignes, en arrière-plan, qu'on entrevoit ou flaire La Révélation d'Arès, car la Lumière qu'elle projette sur nous n'est pas supportable à nos regards que les préjugés et le péché ont obscurcis. Son propos ne devient clair qu'une fois passé l'invisible, l'indiscible ; son propos n'est qu'une pente et une direction par lesquelles la métaphysique prend son élan. C'est cette glissade que vous avez faite sans vous en rendre compte. Alléluia !

02jan23 247C4
Bonjour cher frère aîné.
(...)
Dans cette entrée, vous écrivez en substance : "Le christianisme-système a institué Jésus comme Dieu incarné, empaqueté dans la trinité... Cet abrégement est bon du point de vue du catéchisme, pour attirer le païen et tenir coi le chrétien élémentaire, mais c’est une porte de fer lourde, à peine entrouverte, qui laisse au-dehors l’essentiel de la Lumière." Ce que vous écrivez là me parle parce qu’enfant, j’étais atterré de cette représentation douloureuse de Jésus cloué ruisselant de sang — Jésus dont les Évangiles nous disaient qu’il n’avait fait que prôner l’amour — comme pour dire : Aimez-vous les uns les autres, regardez où ça vous mènera.
Pour ce que j’en sais, les représentations de Jésus dans les premières communautés chrétiennes le figuraient vivant, debout, souriant, vainqueur de la mort, mains et bras ouverts et accueillants. Même s’il semble que cette représentation abominable de Jésus en croix ait pu être l’effet de négateurs dès l’aube du christianisme, le fait qu’elle soit depuis si longtemps entrée dans les mœurs donne une idée de l’immensité de la tâche à accomplir pour "redonner aux humains conscience que Dieu Est en chacun" comme vous l’écrivez ; redonner conscience que la foi en Dieu, autrement dit la Confiance en la Vie est à même d’amener les humains bien au-delà de la seule vie terrestre et de la mort, d'amener chacun et l'humanité unie vers l’infini et éternel aimant, pacifique et créateur.
Sur la représentation de Jésus en croix, je peux concevoir que l’image de Jésus mort puisse évoquer mourir à soi — "s’arracher à soi," dit Pessoa — pour être Dieu. Mais Dieu, Jésus ne l’était-il pas déjà en ce monde, de son vivant, quand il parlait aux hommes et haranguait les foules de la même façon que vous êtes Dieu vous-même, cher frère aîné [Rév d'Arès 16/1], quand par vos écrits et votre exemple vous ouvrez nos cœurs et nos consciences, nos veines et nos bouches ?
Vous écrivez aussi en substance dans cette entrée : "Hébétés… au pauvre vocabulaire" en parlant du pénitent qu'est peu ou prou chaque lecteur et lectrice de votre blog, et que vous êtes vous-même. Pourtant Dieu ne nous dit-Il pas dans La Révélation d’Arès qu’Il est avec chacun, vous, moi quand nous parlons et agissons en Son Nom ? J’aimerais connaître vos remarques ou vos réponses si vous l’estimez utile.
Dernière chose si vous me permettez : Vous écrivez en substance : "Le dramatique problème du Mal, conçu par Adam(e), est fait de cette combustion que nous faisons (…) de tous les bois, ceux de la Terre et ceux de l'Univers. C'est la leçon fondamentale de La Révélation d'Arès, le plus beau Feu qu'on ait jamais vu." Certainement que je ne comprends rien parce que pourrait-on parler d’un Feu du Mal comme d’un "beau feu" ? Je suis perplexe.
Quoi qu'il en soit, je vous serre avec tendresse comme je serre tendrement chacun en ce monde, "arbres vénéneux" et arbres prolifiques. Prenez grand soin de vous ; aveugle et sourd j’ai besoin de vos lumières à l’aune de La Révélation d’Arès et de votre expérience.
Philippe R. d'Aquitaine

Réponse :
La représentation de Jésus mourant sur la croix est l'illustration par le christianisme d'Église de son dogme du "sacrifice rédempteur volontaire de Dieu fait homme pour la rémission des péchés". C'est naturellement un dogme, une légende, que nous Pèlerins d'Arès ne partageons pas. Pour nous Pèlerins d'Arès la représentation de Jésus mourant sur la croix, que nous n'utilisons pas, est — quand nous la voyons — l'illustration d'un crime perpétré par les cruelles perversité et injustice humaines : la torture (la flagellation et la crucifixion étaient très douloureuses) et la mort non seulement d'un innocent, mais d'un prophète prêchant l'amour, le pardon, la liberté. Quant au Feu, il peut être celui que nous venons prendre (Rév d'Arès xLi/7) au Pèlerinage d'Arès, le Feu vu comme l'énergie nécessaire à la pénitence et à l'apostolat, mais il peut être aussi celui du mal qui brûle l'âme. Le mot feu comme le mot vie n'a pas de synonyme, l'étendue de son uage est quasiment infini ; c'est un de ces mots qui montrent de façon saisissante l'extrême pauvreté de la langue humaine.
Merci, mon frère Philippe, pour votre commentaire.

02jan23 247C5
Cher frère aîné,
(...)
Depuis le Pèlerinage j'ai enfin réussi à reprendre l'apostolat à ma toute petite mesure. Ce fut une joie et une grande libération d'avoir vaincu ma grande appréhension.
J'ai appelé mon fils Elijah (Élie en français), mais je me demande ce qui reste de la vie de ce prophète dans la Bible. Il a l'air un peu trop hargneux pour avoir réussi à vaincre la mort — j'entends dans le texte biblique, bien sûr.
Je crois ce qui est dit de lui dans La Révélation d'Arès. Le juge Samson également, j'ai le sentiment qu'il n'était pas la brute épaisse décrit dans la Bible.
Je suis hors-sujet, je sais.
Je vous aime.
Cédric P. d'Aquitaine

Réponse :
Bravo, mon frère Cédric, je suis très heureux d'apprendre que vous avez repris la mission.
Je ne trouve pas que Samson dans la Bible soit montré comme une "brute épaisse". Il est nazir (= consacré à Dieu) et commence à sauver Israël de la main des Philistins (Juges 13/5). Le jour de son mariage avec une Philistine il propose aux jeunes gens qui festoient une énigme : "De celui qui mange est sorti ce qui se mange et du fort est sorti le doux"  (Juges 14/14). Du fort est sorti le doux, ce n'est pas un propos de brute épaisse. S'il combat les Philistins, c'est comme vaillant guerrier d'Israël et s'il fait s'écrouler sur les Philistins le temple de Dagôn, c'est pour réduire au silence les chefs des ennemis d'Israël (Juges 16/22-31).

02jan23 247C6
Merci, Frère Michel pour l'incroyable enseignement que vous délivrez : La nourriture [Rév d'Arès 12/4] !
Ne pas vous lire c'est se tenir affamé. Et vous lire, c'est prendre des forces pour aborder le vertige "hébétant".
Je sors de trois jours aux urgences pour mon fils d'un an, qui va bien d'ailleurs (son doigt était infecté et il s'est fait opérer avec succès ; ce n'était pas grand chose). J'ai rencontré un homme qui était avec son fils malade et sa femme, et qui n'avait nul part ou aller en sortant. Et je n'ai pas pu lui dire : "Venez chez moi, restez tant que vous voulez, je vous ouvre les bras." Je l'ai écouté et je lui ai souhaité bon courage. Nous avons parlé de Dieu et de notre appartenance aux étoiles. Il était africain et parlait difficilement le français.
J'ai encore été aux prises avec cette tristesse, cette douleur que toute la souffrance ne puisse pas prendre fin maintenant. C'est bête et pourtant ça me prend au ventre. Souvent. Vertige devant le vide qui sépare mon apparente impuissance de la Puissance ? On ne sait presque rien, à part qu'il faut avancer, toujours, coûte que coûte, vers le Bien, tout prisonnier que nous nous sentons de nous-mêmes.
Quelque chose d'immense nous dépasse, en nous, à l'extérieur de nous, chez l'autre, et c'est un ressenti auquel on ne comprend pas grand chose. Nous sommes nombreux à vouloir nous en protéger par des stratagèmes qui ne mènent nulle part. Quel vertige ! Pourtant je n'ai plus peur, et je ne panique plus autant devant l'écartèlement, les vertigineux espaces inconnus que je ressens entre ma faim ou espérance d'absolu et le constat cruel de ma perpétuelle insuffisance.
En prière avec vous. Merci, tellement merci Mikal !
Colette V. de Paris, Île de France

Réponse :
Pourquoi, bien aimée sœur Colette, qualifiez-vous l'enseignement du prophète "d'incroyable" ? Merci, en tout cas, de ne pas parler de "mon" enseignement. Oh ! je sais que par "mon enseignement" j'entends l'Enseignement de Dieu que tout simplement je transmets. Je ne suis qu'une bille que Dieu lance. Quand j'étais gamin et écolier je jouais aux billes dans la cour de l'école Jules Ferry à Suresnes où j'ai appris à lire, à écrire, à compter, Vercingétorix et tous les affluents, rive gauche et rive droite, des fleuves français. Ma mère s'étonnait que je n'apprenne pas comme elle les noms des préfectures, mais ce n'était déjà plus au programme. Jouer aux billes était très simple : on traçait à la craie sur le ciment de la cour un cercle d'environ trente centimètres de diamètre et chacun lançait sa bille cherchant à se placer le plus près possible du centre du cercle. Le joueur le mieux placé ramassait toutes les billes et l'on recommençait. Voilà ! C'est tout ce que je fais comme prophète : je suis la bille de Dieu qu'Il lance le mieux possible pour ramasser toutes les billes et les mettre dans Son Sac. Mais je ne suis pas bien rond, j'ai des ovales, des à-plats, des trous, bref, je ne roule pas très bien. Je ne crois pas que je Lui facilite les choses. Enfin... je fais ce que je peux, de tout mon cœur.
Merci, ma sœur Colette, pour votre commentaire. Vous m'avez ému, car je n'ai pas souvent la bonne occasion de vous rencontrer sur le blog ou autrement.

02jan23 247C7 
Cher Mikal,
Quelle belle suite à votre précédente entrée 246 : Dieu et/ou l’espace-temps.  J’aime beaucoup cette ponctuation "et/ou". Ce n’est pas un détail, cette tournure syntaxique exprime à sa façon l’inexprimable …
Prophète, un Vent souffle particulièrement fort sur toi "dont la vie n'est plus que le contenu d'un compte-gouttes (246c71). À l’instar de l’eau du baptême (Rév. d’Arès 20/4), ce Vent n’est pas d’une nature connue de l’homme, pas celui qui qui balaie très fort nos côtes bretonnes ces jours-ci. La tempête couche sur ton pied, debout ! elle meule la terre (xxxi/14). Elle produit à son tour un effet d'entraînement qui comme le Vent peut coucher les tiges, la citadelle, puis pour finir l’épaisseur de l’inertie humaine (voir entrée n°13 "vertige de la cruauté", parue en 2006).  À travers toi, frêle roseau, arbre à la pointe toujours verte (xvi/13), la Vie est et sera perpétuelle.
Prophète Mikal : bourrins (entrée #243), rhinocéros ? Minuscule et stupide animal encabané dans son cuir ? Oui, inévitablement car fils de père (humain et) de ventre (Rév d'Arès xxxvi/14). Inévitablement, le rollet (xxxiii/9) est emmuré dans la "pauvre loquèle humaine. Inévitablement, il dissone sur le trébuchet des anges", puisque nous n’avons pas su multiplier nos yeux (36/2)... Pourtant, depuis que je suis en âge de comprendre  j’y lis le vrai (entrée n°233), car Mikal est aussi fils de mon bras de Ma parole (xxxvi/14).
Depuis bientôt 50 ans, son charisme est à pied d’œuvre et la lumière se fait jour :
"Le tube de mon Moi, qui m'enclot, a deux trous pour mes yeux, un trou pour ma bouche. Mes fières pensées y tourneraient continuellement en rond si, à mes heures prophétiques, La Révélation d'Arès ne s'envolait par les trous comme la colombe de Noé me laissant espérer qu'elle puisse, un jour, enfin trouver le monde et ne plus revenir.
La Révélation d'Arès a patiemment limé, aminci le fer de mon tube et même, certains jours, l'allégit jusqu'à l'ajourer (Entrée n° 213, "mon moi ")".
Cet "effet Mikal" (voir article "frère de l’aube") est contagieux : tôt au tard il transcendera le cuir épais du rhinocéros qu’il soit figuré en art pariétal sur les grottes de Lascaux, Chauvet, Altamira (246C71) ou confortablement installé à Toulouse (220c25) :
"Je sais combien difficile, particulièrement difficile, est la mission dans votre ville de Toulouse. Mais si c'est une ville à la peau de rhinocéros particulièrement étanche aux rayons solaires dont vous et vos compagnons missionnaires êtes les dispensateurs, l'intérieur du rhinocéros emmagasine peu à peu ce qui entre par l'oreille et par les yeux et, un beau jour, la peau fondra. Vous, les Pèlerins d'Arès toulousains, vous êtes les "mulets opiniâtres" du soleil, vous en tirez la charrette par les rues de votre ville, et les mulets laissent leur crottin — excellent engrais — sur l'asphalte ou les pavés ; la pluie le dissout, l'éparpille, mais il est bien là en petites brindilles."
Pour finir, à propos de l’hébétude comment ne pas repenser à ce passage à propos de notre frère Michel W. décéder il y a 2 ans ? Lui devant la porte (220c60) :
"Il y a, du fait incontournable de l'insuffisance du langage, une coexistence inévitable du mythe et du Vrai. Dans cette coexistence en apparence contradictoire d'une "vérité" subjective, allégorique, métaphorique, que devrait normalement démentir le Vrai tel que La Révélation d'Arès tente de l'aborder, de le clarifier, il y a deux suggestions de la Vérité dont aucune, faute de mieux, ne peut être sacrifiée. Il s'agit d'humblement convenir que notre incapacité à décrire la Vérité, inaccessible à l'homme pécheur de la Terre, ne nous permet, au mieux, que d'établir une sorte de discordance, pas vraiment un mensonge, entre deux tentatives — qui ne restent que des tentatives — d'exposer la Vérité, que nous trouverons ailleurs dans l'espace infini après notre mort charnelle, qui n'est pas notre mort spirituelle. Notre frère Michel W. de Suisse nous a quittés voilà quelques jours et je le sens comme exulter de trouver enfin devant lui une immense porte ouverte sur l'infini qui lui permet de découvrir la Sainteté, la Puissance et la Lumière (Rév d'Arès 12/4) de la Vie. Sur terre et dans notre chair pécheresse nous ne pouvons dans nos pauvres cerveaux qu'avoir conscience qu'il existe une vérité subjective qui nous cache une Vérité objective inatteignable."
Halleylujah !
Abel B. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Merci, frère Abel, pour ce beau commentaire, construit sur un nombre assez impressionnant de citations d'Aguéla (Rév d'Arès xxxi/13), l'ange que le Père en 1977 a placé à côté de moi et qui — le médiocre plumitif que je suis n'en doute guère — a écrit tout ou presque tout "mon" enseignement. Que suis-je, sinon la charrette des mots que Dieu inspire et que je ne fais que tirer comme un âne (Rév d'Arès xxii/14) ?
Vous parlez du vent "qui balaie très fort nos côtes bretonnes ces jours-ci" ; c'est la grogne de la mer poussant ses engueulades contre le rocher breton. La mer fermente, s'échauffe, mord, et le vent la pousse dans le dos : Vas-y ! Plante-lui tes crocs à cette Bretagne, qui nous agace à se dresser comme une fière face à nos tempêtes."
J’ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d’une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.

C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l’azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d’odeurs,

Charles Beaudelaire ("La vie antérieure")
La mer méchante est comme l'homme ; elle a besoin de la mort pour se sentir vivante. Hier 1er janvier les russekofs ont bombardé à Kiev les ukraineskys pour jouir de bonheur ce Premier de l'An. Oui, mais les ukraineskys pas fous vivent maintenant dans leurs caves ou le métro, en attendant les batteries anti-aériennes "Patriot"qui vont dégommer les bombardiers russekofs, et ainsi de suite... Une manne pour les ouvriers des usines d'armement : "C'est la lutte finale..." qui n'en finit pas de finir. Donc, devant vous l'océan actif, qui n'en finit pas de s'activer. Vous êtes quand même bien chez vous. C'est la mécanique du paradoxe dans lequel nous vivons. Il y a deux ou trois jours nous regardionsà la télévision "Les temps modernes" de Charlie Chaplin (j'aime mieux "Les lumières de la ville"... mais bon !). Il y a un passage où Charlot est l'aide d'un mécanicien sur une énorme machine faite d'engrenages, de leviers, de poulies, etc. et je disais à sœur Christiane qui mettatit sa main droite dans ma main pour que je masse ses pauvres doigts arthritiques : "Cette machine, je la baptise Paradoxe ; c'est la figuration électrico-métal du monde... Et nous, nous rêvons de réduire le monde à un spirituello-éon !"

02jan23 247C8
Bien aimé prophète de la Vie,
Je vous présente la nouvelle affiche qui ornera notre vitrine parisienne dès janvier.
Nous souhaitons au monde de grandir en amour, amour du prochain qui n'est pas un sentiment mais une sagesse (Rév d'Arès 25/7), une force créatrice de bien, de paix, de pardon. Une force née de l'humilité.
(...)
Que la Vie accompagne chacun et chacune dans sa quête du Vrai (Rév d'Arès ii/9).
Nous vous embrassons.
Annie L-J pour le groupe vitrine
Affiche Nouvel An 2023 à Paris

Réponse :
Merci, ma sœur Annie, pour cette affiche souhaitant une heureuse année aux Parisiens.

03jan23 247C9
Bien cher prophète avançant en aîné (Rév d'Arès 16/2) vers la non-dualité (entrée #171) fusionnante,
[...] Nous savons bien qu'un jour ou l'autre, ce sera à nous, vos contemporains, puis à tous ceux qui se joindront à nous, générations repentantes (Rév d'Arès 24/4), d'incarner le prophétisme du grand passage de la religion millénaires à la métaphysique perpétuelle et triomphante de l'Amour.
Transfigurations !
Pour autant, nous n'oublions pas que tout Retour (Rév d'Arès i/1), toute ascension (25/6), passe aussi par l'existentialisme de l'instant : L'homme gagne maintenant (v/6). Alors, nous souhaitons d'être l'un comme l'autre, pour cette nouvelle année, de bien meilleurs pénitents, donc de bien meilleurs aimants, pardonnants, pacificateurs, non-jugeurs, spirituellement intelligents.
Le prophète charnel ne vit-il pas aussi de ce que ses sœurs et frères réalisent en termes de dépassement ? Rien n'interdit de l'envisager. Oui, puissent toutes les pénitences du petit reste, premiers concernés au fond puisqu'ils ont choisis de vous suivre, contribuent à entretenir en vous, prophète vivant, ce Feu (Rév d'Arès xL/3) que nous avons commencé à allumer ensemble — nous ne dissocions plus entre la Vie, la Parole, le prophète, son enseignement et ceux qui s'efforcent de le suivre — progressant vers cette non-dualité qui ne sera un Jour que Puissance, Sainteté et Lumière d'Amour.
Jeff P. de Paris, Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Jeff, pour ce commentaire qui consiste en un souhait général de réussite pour toute notre communauté arésienne, particulièrement pour le petit reste qui réunit ceux et celles qui partagent les convictions, l'enseignement, les changements actifs du prophète, qui reviennent à l'accomplissement de La Révélation d'Arès, lequel revient à l'accomplissement du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7).
Je crois que le monde peut, un Jour, vivre heureux. Ce n'est pas un rêve, puisque pour le Messager du Père ce n'est pas un rêve, c'est un Dessein à accomplir. Quand le Père m'appelle par les lèvres de Jésus en 1974 : homme de Mon Dessein (Rév d'Arès 28/27), Il appelle ainsi chacun et chacune ceux et de celles qui mettent leurs pas dans mes pas. Ce monde peut connaître le bonheur, un bonheur profond et stable. Un monde changé (28/7) dont toutes les sources de douleur, de conflit, de mort auront disparu. Qu'on m'explique, oui, qu'on m'explique pourquoi l'Ukraine est jetée dans la malheur, la souffrance, la destruction ! Jamais la méchante stupidité d'une guerre n'a à ce point été plus manifeste. Le monde a un besoin urgent d'amour, c'est l'évidence même ! Croire en Dieu est une chose qui n'est pas sans importance, mais c'est croire en l'amour qui est l'urgent besoin absolu.

03jan23 247C10
Même pas peur du rhino !
Juste prophète [Rév d'Arès xxxvii/2], cette nouvelle entrée 247 risque de ne pas plaire à tout le monde : L'homme (qui se croit) fort a quatre cotés de fer;  il rouille sous Ma Larme (xxviii/17).
En somme, la meilleure attitude du Pèlerin d'Arès prudent (Rév d'Arès 35/10) serait celle de l'ignorant bienheureux : Je sais que je ne sais rien [Socrate], mais j'ai confiance, cela me suffit pour me mettre en joie !
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Oui, frère Dominique, l'homme qui se croit de fer (Rév d'Arès xxviii/17) oublie qu'avec le temps il sera vaincu de toute façon, si ce n'est par la violence, ce sera par la rouille. L'homme peut se sauver et défier le temps qui le détruit, s'il se dématérialise par l'amour. La seule force qui rende tout simple et calme est l'amour.
Merci pour votre bref mais beau commentaire.

03jan23 247C11
L'humanité devra savoir pourquoi les êtres humains sont véritablement sur la Terre, c'est-à-dire pour y faire leur propre et personnelle évolution spirituelle !
Nous n'avons pas la mémoire de nos vies antérieures, puisque notre [cerveau, tiroir des souvenirs,] ne survit pas à la mort corporelle. En revanche l'Esprit, lui, s'est nourri continuellement et graduellement de toutes les connaissances et les expériences de vie, de connaissances qu'il a eues, au cours de quelques milliers d'années! C'est quand même assez extraordinaire.
L'homme fou compte les vies mais l'homme à une seule vie (Rév d'Arès v/1). Même si la réincarnation n'existe pas, nous avons dû vivre des expériences de vies qui n'ont aucun lien avec la réincarnation, qu'on appelle nos mémoires akashiques*. Les mémoires akashiques sont des vibrations éthérés ou énergétiques qui stockent des informations-vécus de nos existences concernant nos vies passées et présentes, les annales akashiques également appelés akashiques.
Les mémoires ancestrales sont encodées en nous, elles contiennent les histoires de nos ancêtres, leurs croyances, leur façon d'appréhender le monde. Nous trouvons aussi l'histoire et les traumatismes du peuple auquel nous appartenons. Selon ce qui est dit (Jérémie 1/5). (Avant que je t'eusse formé) dans le ventre de ta mère, (Je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein), Je t'ai consacré, (Je t'avais établi prophète des nations.) Toi, homme Michel, Je t’ai reconnu avant que de ton père tu n’entres dans les entrailles maternelles (Rév d'Arès 2/20 [citation très libre]). Dieu me connaissant aussi avant que je ne vienne en ce  monde, Je cherche désormais des réponses claires et précises sur mes mémoires ancestrales et personnelles que je ne connais pas du tout et qui restent mystérieuses, bien difficiles à comprendre, dont la nature, le contenu sont tenus cachés. Qu'étais-je avant de venir sur la terre ? Un atome de la vie sûrement mais quoi encore ?  En attendant de m'aérer et de m'élever dans les compétences cognitives et métaphysiques, notre futur dépend de nous ici et maintenant. Puisque  chez l'homme régénéré il y à conscience.
Mary de Bretagne-Sud

* Note du webmaster : Terme qu'utilisent des ésotéristes occidentaux s'inspirant de la philosophie hindoue connue comme akasha (mot sanskrit), quelque chose comme la lumière astrale. Cet influx, mentionné dans le Brihadaranyaka Upanishad, était vu par René Guénon ("L'homme et son devenir selon le Védanta") comme celui d'un yogi ayant atteint la délivrance : "Cet homme est comme l'éther (akasha) répandu partout, et qui pénètre simultanément l'extérieur et l'intérieur des choses ; il est incorruptible et impérissable ; il est même dans toutes choses, pur, impassible, inaltérable."

Réponse :
Merci, ma sœur Mary, pour ce commentaire, qui me complimente sans raison réelle. Je n'ai pour ma part aucun souvenir lointain de ce que me dit Jésus dans La Révélation d'Arès 2/20. Peut-être vous souvenez-vous, quant à vous Mary, que "Dieu vous connut aussi avant que vous ne veniez en ce  monde", mais ce n'est pas mon cas. J'avoue même ne pas bien comprendre le verset que vous citez (Rév d'Arès 2/20) comme une sorte d'hommage, parce que si j'avais été désigné il y a longtemps pour la mission prophétique qui est la mienne, je pense que le Père avait depuis longtemps un projet général de Message au monde, mais que le pauvre bonhomme aujourd'hui désigné pour remplir cette tâche était depuis toujours n'importe qui et n'a été choisi qu'au hasard (tirage au sort d'un nom au fond d'un grand chapeau), parce que tous les humains sont pécheurs, moi autant que tous les autres.
Merci quand même, ma sœur Mary.

03jan23 247C12
Cher frère Michel,
Ce commentaire s’adressait à l’entrée précédente, mais le temps d’y réfléchir et de le rédiger, une nouvelle entrée est apparue ! Je vous l’envoie quand même, en espérant que mon propos ne soit pas hors sujet de l’entrée 247.
Votre précédente entrée 246 sur le lien entre l’espace-temps et le Père de l’Univers a émoustillé mes vibrisses de physicien, passionné, comme Jérôme du Canada ou de mon bien aimé frère Abel de Bretagne, d’épistémologie, et de toute la métaphysique de l’espace, du temps, de la matière, de l’énergie, de leurs origines et de leurs fins. Par ailleurs, n’ayant pas reçu d’éducation religieuse, uniquement celle, spirituelle, d’un parent Pèlerin d’Arès (mon père) et d’un autre parent (ma mère) sympathisante et ouverte à toutes les formes de spiritualité, je n’ai jamais eu de conception anthropomorphe du Créateur, pas de barbu roi et juge siégeant sur son trône céleste, ni de "superandroïde" régentant la vie des humains. L’image que vous nous offrez du Tout-Autre, présent dans les deux "bords" de l’infini et à toutes les échelles intermédiaires, dans chaque atome de la matière et dans le vide qui les sépare, est celle qu’avait forgé en moi cette trajectoire de vie, sans parvenir à la mettre en mots, et pour cause, le langage est si pauvre pour cela. Vous y êtes parvenu, alors merci du fond du cœur pour cela !
À travers la Parole de La Révélation d’Arès, ce que vous décrivez me fait penser à "l’apeiron" d’Anaximandre de Milet (vers -600 av JC), considéré par certains comme le père de la démarche scientifique, qui, paradoxalement, en essayant d’expliquer les phénomènes naturels hors de toute intervention divine, avait développé une vision du Père de l’Univers beaucoup plus proche du Créateur qui parle dans La Révélation d’Arès que ne l’on fait beaucoup de religions. L’apeiron d’Anaximandre est un concept flou, désignant la substance ou le principe originel, illimité dans le temps et dans l’espace, réceptacle de tout, éternel et indestructible. Dieu serait donc une sorte d’apeiron doué de conscience et ayant fait de l’homme le réceptacle particulier de quelques-uns de ses attributs, à son image et ressemblance [Genèse 1/26-27].
Vous dites dans quelques commentaires, notamment 246c68 en réponse à Didier D., qu’on ne peut pas relier simplement espace et temps, et vous avez raison dans le sens où on ne peut pas "ajouter des patates et des carottes", certes, mais on peut les diviser ! Et en divisant de l’espace par une durée on obtient une vitesse. En l’occurrence, dans le cadre de la relativité générale que vous évoquez, ou même dans celui de la relativité restreinte, il peut s’agir d’une vitesse toute particulière, coïncidant avec l’un des attributs du Père de l’Univers : celle de Sa Lumière, notée c. On la retrouve dans l’équation d’Einstein dans le coefficient G ou bien dans le facteur de Lorentz "gamma" en relativité restreinte qui donne la façon dont le temps se dilate lorsque la vitesse v d’un système se rapproche de celle de la lumière.
Notons qu’aujourd’hui encore, après des millénaires de réflexion sur ce sujet, et plusieurs révolutions dans les théories physiques, dont celle "quantique" de l’infiniment petit, et l’autre "relativiste" de l’infiniment grand, du début du XXème siècle, on ne sait toujours pas très bien ce qu’est la lumière, tantôt corpuscule, tantôt onde, tantôt pure énergie, on tourne autour du pot en se grattant la tête sans bien comprendre pourquoi ce concept si omniprésent dans l’univers nous cause tant d’embarras. Mais Dieu ne nous dit-il pas : Les soleils tournent dans ma Main, or Ma Main a mille Mains. Ton œil se tend, il bute (Rév d’Arès ii/2) ? Me voilà comme vous hébété, pris de stupeur devant un tel mystère.
Mais qu’importe ! L’essentiel est de se voir et de se vivre au quotidien, aussi frustrant et difficile que ce soit, comme un atome de la Vie, participant mutuel du tout, du péché comme du Bien, attracteurs et vecteurs de grâces comme de malédictions, inséparables de l’existence passée, actuelle et à venir de toute l’humanité.
(...)
Morgane, Claire (bébé qui rit d’un bon rire franc, tout sourire et yeux malicieux, en me regardant conclure, c’est la Joie incarnée, quel bonheur !) et moi-même vous serrons fort en pensée contre nos cœurs.
Florian L. d’Aquitaine.

Réponse :
Un grand merci, mon frère Florian, pour ce commentaire d'impeccable physicien qui, par surcroît, est enseignant. Je suis certain que vous aiderez beaucoup de ceux qui ont quelque difficulté à digérer l'entrée 246 qui montre, pour accéder à Dieu, les rails de l'espace-temps mais qui, je sais, s'engouffrent dans un tunnel noir, noir, dont l'humain commun ne voit pas le bout. Au reste, même les physiciens le voient-ils... le bout ? Pas encore, parce que, justement, il leur manque l'élément métaphysique par excellence : la Puissance créatrice. Mais ça viendra.

03jan23 247C13
Cette entrée perce imperceptiblement la sole de mon hébétude (Rév d'Arès xLiii/14) découvrant le Fond commun à tous. Une fragrance ténue, à la fois familière et étrange, monte par mon nez (xix/19), impressionne mes cellules, mes côtes s'ouvrent, je m'adoucis.
Le pauvre rhinocéros que je suis, soudain en alerte, redresse son crâne, remue ses oreilles, tourne sa corne vers l’Esprit, hume l'air mais ne boit pas la fange dans le creux des mares (Rév d'Arès 30/2). Saisi par le cri (33/5) différent du faucon, qu’il entend régulièrement pourtant, il se laisse soulever comme une cigogne au-dessus des bêtes sauvages par le Souffle silencieux et puissant de la Vie que répercute de façon malhabile et touchante ce cri d’aigle jailli des profondeurs.
"N'être pas Dieu tout en étant Dieu incarné est le dilemme dans quoi se débat l'humain depuis des millénaires et dont la pénitence, au sens qu'en donne La Révélation d'Arès, peut seule nous sortir."
Comment le dire mieux en dépit de notre langage handicapant ?
Magistral Mikal !
Claude M. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, frère Claude, pour ce commentaire, qui m'entre par tous les pores de la peau. Il sèche mon hébétude. Je ne pense pas être "magistral", et par ce mot je sens bien là votre bonté, mais enfin, vous m'encouragez. Merci. De mon enfance à mon adolescence j'ai bien connu les chars à bœufs, encore nombreux à l'époque, qui traversaient de leurs pas lents tous les chemins de la campagne en traînant des charrettes, chars, chartils, gerbières, haquets, charrues, herses, etc. Devant marchait le bouvier, chaussé de lourds croquenots, portant sur l'épaule son aiguillon. Mais la peau du rhinocéros est plus épaisse que celle du bœuf, il doit falloir un aiguillon particulièrement piquant pour "percer la sole" de notre hébétude. Mais la pénitence est cet aiguillon. Nous ne cessons pas d'être pénitents.

03jan23 247C14 
Cher prophète bien aimé en l'Amour du Père,
L'esprit de votre entrée se noie une fois encore dans le grand espace de votre appréhension de l'au-delà toujours dans l'idée du dépassement .
Le corps et la pensée ne peuvent se résoudre à l'expression de ce qu'ils voient ou comprend d'un simple présent qui lui-même n'est pas simple et c'est à l'infini : Ton œil se tend il bute (Rév d'Arès ii/2), tu ne vois pas le fond il bute, tu cherches le fond, même Mikal ne voit pas le fond.
Une de vos phrases, ma préférée, c'est que vous comparez le Grand Tout à un Fugitif ; chacun s'en approche à sa manière.
Ceux qui caractérise pour moi le Fugitif c'est le moyen le plus sûr de ne pas se faire idolâtrer, ce serait nier Sa Grandeur ; Il est totalement insaisissable .
J'ai une bague d'assez grand prix perdu dans le jardin, tellement vaste que je renonce a en faire la recherche.
Ce grand Créateur se fait aimer tant les milles formes d'amour qu'il nous témoigne [mots manquants ?] et nous sommes reconnaissant pour tous les bienfaits dont il nous gratifie en permanence .
La seule beauté d'un soir obscur à travers les carreaux où l'on devine les grands saules... qui n'en sont pas ; d'ailleurs ce  sont des chênes ! Et c'est cela à l'infini.
Merci, Mikal, de nous conduire vers les magnificences infinies [Rév d'Arès 4/6], que nous allons porter à bout de bras pour que d'autres les recherchent à leur tour jusqu'au grand Jour [31/8].
(...)
Je vous embrasse fraternellement ainsi que sœur Christiane, notre mère de pénitence.
Anne V. de Bretagne-Centre
Saules-chênes par Anne V.

Réponse :
Merci pour cette belle image de saules-chênes, je suppose, qui semblent bondir comme des walkiries. Merci pour ce commentaire, qui me touche profondément, ma sœur Anne ! C'est toujours avec bonheur que je vous retrouve. Ce que j'aime dans votre dessin, c'est le mouvement. Pour les grands rêveurs  l'apparence n'est jamais qu'une parcelle de la vérité et c'est bien le cas ici. On sent que vous n'êtes de nulle part, sinon de la vie qui rebondit sans cesse en dedans de vous. L'apparence, en fait, est le miroir que vous vous mettez comme les carnavaliers de Venise se mettent de beaux masques. Vous êtes une artiste ; ce qui est sur votre papier est pour vous plus vrai que le vrai.

03jan23 247C15
Frère Michel,
Vos entrées sont de plus en plus intimidantes. Je n’ose écrire,mais si je le fais, c’est uniquement pour alimenter votre blog.
"Tout être est une incarnation du Tout," dites-vous ; "quel que soit l’endroit où tu regardes, se trouve la face de Dieu," dit le Coran ; "où se tourne mon regard, je suis cela", dit un sage indien dont j’ai oublié le nom.
Écrire, dire, intellectualiser ces phrases, c’est une chose, les intégrer, les ressentir, c’est une tout autre affaire.
Voilà donc trois phrases que je mâche et qui me laisseraient plus ou moins dans un mal-être intérieur, si je n’avais pas confiance dans le Souffle qui pénètre tout. Mon Souffle rafraîchira sans cesse tes pensées (Rév d’Arès 12/3).
Mon travail ou mon effort consiste donc à m’accrocher à l’idée que "tout est Un avec nous" pour la ressentir peu à peu et pour qu’elle prenne racine en moi. Sentir le Tout en soi, au plus profond du profond de la conscience, c’est probablement cela êtreJe suis celui qui est (Exode 3/14) —, c’est  beaucoup plus puissant que de dire ou de savoir que tout est relié dans l’existence, c’est être capable de se fusionner à ce qui est, sans lui mettre de nom, au-delà du mental de surface qui cherche toujours à nommer, analyser, catégoriser, interpréter et qui parasite l’état d’être fondamental.
J’espère ne pas être à côté du sens que vous avez voulu développer.
Charlie F. du Nord

Réponse :
Merci, frère Charlie, pour ce commentaire. Je, ne crois pas que mes entrées soient "de plus en plus intimidantes". Je les crois seulement de plus en plus formatives. Il nous faut absolument abandonner tous les clichés traditionnels ou religieux qui faussent encore nos pensées. Oui, Tout est Un, Dieu et nous compris ; on retrouve à l'infini les corps simples qui composent notre propre organisme humain et notre propre système solaire et le vide qui les sépare. Je pense que si autre chose existait dans l'Univers, Dieu m'aurait dit, à Sa Manière que je ne peux pas imiter, que d'autres matières ou flux immatériels existent ailleurs, d'autres mondes incomparables à ton monde existent.
Mais non, Il m'a parlé comme si ce qu'on trouve à des milliards de milliards de lieues à la ronde était ce qu'on trouve ici. Les chiens ne faisant pas des chats, Dieu Se recrée Lui-même où que ce soit sur l'éon sans limites. Ce qui trompe est l'immensité, l'illimité, parce qu'on imagine mal que sur la vasteté tout soit pareil, parce qu'on hésite à croire que Charles Darwin eut raison de dire que toute vie animale, aussi variée soit-elle, vie humaine comprise, est issue d'une même souche. Il n'existe qu'un seul état d'être, comme vous l'affirmez vous-même, frère Charlie. Dieu n'a pas besoin d'édicter des lois, de dire : "Mangez des cuisseaux de veau et vous irez au paradis, mais si vous mangez des cuissots de porc vous irez en enfer." Absurde ! Au reste, les végétariens montrent qu'on peut ne pas manger de cuissots du tout. Étrange égarement de l'esprit que les dogmes ! Nous ramenons tout à la simplicité initiale, qui n'a rien "d'intimidant". Encore merci, frère Charlie.

03jan23 247C16 
Bonjour frère Michel,
Nous avons lu votre entrée, Léon O. de Leeds, Louis F. de Brive, Gurvan L. d'Île-de-France, Ghislaine V. de la région nantaise et Rachel-Flora du Jura et moi-même par visioconférence, et nous n'étions pas sûr de ce que vous entendiez par : "Nos libertés sont égales sur la balance scientifique, mais sur le trébuchet des anges elles dissonent et ça me cause une profonde hébétude... Libertés vraies, mais pas dans le même référentiel."
Pouvez-vous nous donner plus de précisions ?
(...)
Maxime W. de Paris, Île de France

Réponse :
Il me faudra, si j'en ai le temps avant que mon cœur ne s'arrête, faire une entrée "liberté". C'est dans une telle entrée que je pourrais développer ce que La Révélation d'Arès entend par là. Ma phrase dans l'entrée 247 est, je vous l'accorde, trop brève, mais votre question est plus brève encore : Qu'entends-je par là ?
Ce serait assez long à développer, mais je pense que le pensée des libertariens américains, vue rapidement, est une réponse au sens scientifique de la liberté. La liberté est conçue par le libertarianisme comme une valeur fondamentale des rapports entre vivants, c'est-à-dire comme une valeur naturelle. Ce qui est naturel rejoint le scientifique, car la science n'a rien à voir avec l'élaboration des lois qui brisent la liberté. Mais sur le trébuchet des anges, c'est-à-dire sur la balance extratemporelle des valeurs absolues dans l'Univers il y a non des différences de valeur, mais des dissonances : Indiscutablement la valeur Vie (Rév d'Arès 24/3-5) sans avoir de différence de traitement de la liberté comme Espéranve absolue détonne ou dissone de la valeur vie, qui est actuellement la nôtre, parce qu'elle est provisoire et pécheresse. 

04jan23 247C17
Bien aimée frère Michel,
Permettez-moi de commencer par une citation :
"Si l'âme était capable de connaître Dieu sans le monde, le monde n'aurait jamais été créé pour elle. Le monde a été créé pour l'âme afin que l'œil de l'âme s'exerce et se fortifie pour supporter la Lumière Divine. Comme l'éclat du Soleil ne tombe pas sur la Terre avant d'avoir été, au préalable, atténué dans l'air et répandu sur d'autres choses, parce qu'autrement l'œil de l'homme ne pourrait la supporter, la Lumière Divine est d'une Puissance et d'une Clarté telles que l'œil de notre âme ne pourrait La supporter si notre regard n'était pas affermi par la matière, élevé par des images, dirigé vers la Lumière Divine et progressivement habitué à Elle. L'œil dans lequel je vois Dieu est le même que Celui dans lequel Dieu me voit. mon œil est l'Œil de Dieu sont un seul et même œil, une seule et même vision, une seule et même connaissance, un seul et même amour." Maître Eckhart (Sermon 32)
J’ai lu ces jours-ci ce sermon de Maître Eckhart et j’ai trouvé qu’il résonnait particulièrement avec ce que vous nous enseignez sur la métaphysique, plus particulièrement depuis l’entrée 171 Non-dualité, dans laquelle vous nous parliez de Adi Shankara pour la première fois. Ayant commencé à lire quelques textes de Shankara, j’y ai trouvé des similitudes avec Maître Eckhart dont j’avais déjà lu quelques extraits.
Shankara et Maître Eckhart n’avaient pas la même tradition, l’un hindou de l’advaita vedanta au VIIIe siècle, l’autre chrétien dominicain au XIIIe siècle. Mais sur le fond, ils se rejoignent dans l’essentiel et l’universel, et rejoignent le vrai que vous nous enseignez à partir de La Révélation d’Arès.
J’ajoute que vous avez mentionné à plusieurs reprises ce penseur chrétien hors du commun, Maître Eckhart, notamment dans vos commentaires 140C12 et 157C65.
À la suite de votre enseignement, et de ceux qui avaient déjà eu les bonnes intuitions comme Shankara ou Maître Eckhart, il est fondamental que nous nous familiarisions avec l’approche non-dualiste de Dieu, de l’espace-temps, de l’image et ressemblance, qui nous éloigne du paganisme, dont finalement les religions dites monothéistes ne se sont pas autant éloignées qu’on pouvait le croire.
Il y a là une potentielle évolution de notre mission. Pas forcément en citant Maître Eckhart ou Adi Shankara ou même La Révélation d’Arès, mais en vulgarisant cette pensée profonde et finalement assez simple que la Vie est Une, qu’elle est aussi bien dans l’univers, la pomme, l’âme, la pierre, l’amour, mais qu’on peut aussi la déceler dans ce qui rompt l’harmonie créatrice perpétuelle, elle est alors à contre-sens, et sans doute encore capable de retrouver le Dessein Premier qui sous-tend toute la Création, et donc tout l’Univers.
(...)
Vincent L. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Vincent, pour ce commentaire qui évoque l'Unicité Dieu-Enfant de Dieu par une citation connue — "mon œil et l'Œil de Dieu sont tout Un" — d'Eckhart von Hochheim, dit Maître Eckhart (né vers 1260, mort vers 1328), célèbre moine et philosophico-théologien de l'Ordre Dominicain en des temps où la liberté d'interpréter l'Écriture était plus large qu'elle ne l'est aujourd'hui quoique pas sans problèmes quand même... Maître Eckhart a été tracassé par les tribunaux ecclésiastiques. Oui, j'ai déjà cité Maître Eckhart dans ce blog, mais parler de ce frère en foi et de sa grande audace spirituelle serait ici beaucoup trop long.
Notons cependant que l'égalité Dieu = Enfant de Dieu n'existe pas ; c'est plutôt Enfant de Dieu Dieu, comme dans le roman de Vladimir Klavdiyevich Arsénièv "Darsou Ouzala" du nom d'un vieux chasseur des impénétrables forêts sibériennes, qui a vraiment existé et pour lequel ours, loups, tigres, renard, etc. gens. Voyez l'univers comme une gigantesque forêt ou plutôt une forêt sans limites où il y a l'espace-temps Vie, dont nous sommes des atomes dégénérés mais regénérables. Maître Eckhart ne voyait pas vraiment les choses ainsi mais les aurait volontiers acceptées ainsi s'il avait eu le savoir qui aujourd'hui est nôtre... Savoir qui évoluera encore, sans nul doute, car infinie est l'étendue de la découverte, puisque infinie est la Vie.

04jan23 247C18
Hébétude.
Voilà qui sonne comme un gong à mes oreilles en ces temps difficiles où ma vie vacille, où les épreuves traversées m'ont conduit dans les parages de l'insondable et l'innommable, où même l'élémentaire perçu par mes sens se dérobe. Jamais je ne m'étais senti aussi nèpe [Rév d'Arès xii/1-6] et ver aveugle face à la vie, aussi misérable pour ainsi dire, incapable de comprendre avec mon cerveau ratiocinant de coucou, ce que je vois et vis de ma propre vie, débordé par l'impensable et l'impensé qui s'impose toujours in fine en dépit de tout ce que j'ai conçu et entrepris de réaliser. "J'écris, je trace, je creuse. Dieu efface !" écrivais-je à l'aube de mes 20 ans. J'en suis plus que jamais là aujourd'hui.
Vous vous dites "rhinocéros" face à ce qui se dérobe sans cesse. Au moins avez-vous le sentiment d'une certaine force et contenance. Je me sens tout autre, mais je vous rejoins dans le sentiment d'une certaine grossièreté face à ce qui est, travaillé en creux par l'oubli de ce que je sais qui revient sans cesse, comme travaillé en plein par ce que je m'efforce chaque jour de reconquérir en moi-même pour moi-même par mes efforts pour maintenir à flot la frêle existence qui me sert de rafiot.
"Le langage structure la pensée". Cette phrase de vous, puisée à votre enseignement, combien de fois l'ai-je médité, jusqu'à en faire un leitmotiv que ma propre fille qui l'a entendu en boucle pendant son enfance, a repris en pierre de touche pour faire le choix de ses études (sciences du langage) et de son avenir (aide auprès des enfants en difficulté d'apprentissage scolaire).
Quel langage pour exprimer cette "imperceptible Vie", la partager entre nous et la faire grandir ? Le Livre [deuxième partie de La Révélation d'Arès] très certainement nous y ouvre, mais qu'il est plein de silence comme d'étendues de sens. Notre français analytique et précis, qui pointe et qui fixe, qui statue et qui fige, ne semble retrouver vie qu'en courant et fusant ligne après ligne, comme pour laisser derrière lui ce qu'il vient d'énoncer, et ouvrir le champs à tout ce qui pourrait s'ensuivre, à tout ce qui pourrait encore être dit et qui ne peut pas se dire, comme pour signifier que le vrai perceptible reste toujours en suspens, en devenir. Pour laisser hébétés lecteurs et auditeurs pour ainsi dire ?
Raison pour laquelle peut être, j'inscris toujours mes œuvres dans un cercle, une boucle, qui appelle une reprise, une relance, un retour, et remâche sans cesse mes lectures jusqu'à épuisement du sens, course éperdue jusqu'à ce que ce que je n'aie fait que cerner, surgisse d'évidence à la pensée et rende caduque tout ce que j'ai écrit, lu ou filmé.
C'est paradoxalement par épuisement du sens et des sens que je parviens à voir et me tenir face à ce qui Est comme un nouveau né émerveillé. Je comprends mieux pourquoi Ce qui vous a parlé en 1977 s'est fait économe en mots. Pour que l'on puisse sans trop de peine faire revenir en boucle en bouche ses mots clés. Qu'en serait-il avec un flot déversé ?! Ce flot c'est vous, fontaine et mer profonde, à qui je souhaite en ce début d'année civile, la force et la santé pour continuer d'irriguer ce monde qui part à vau-l'eau et qui laisse sur le carreau, hébétés et sans repères, un plus grand nombre de pauvres hères chaque jour. Réjouissons-nous ! C'est peut-être cette hébétude grandissante qui nous permettra de nous faire entendre. Puissions nous alors trouver les mots justes pour faire force d'évidence.
(...)
Éric D. de Bretagne-Nord

Réponse :
Vous lisant je me dis : Frère Éric devrait écrire des livres, car c'est un philosophe qui a une belle plume et qui peut enrichir l'esprit tout en faisant passer des moments forts. Et puis je me dis : Tout compte fait, non, pas pour l'heure ! Il y a en lui de la sombreur encore. Il n'empêche que j'aime vous lire, regrettant cependant que l'égo malheureux vous colle à vos problèmes et vous empêche de nous rejoindre dans la mission qui demande espérance et optimisme. Les choses peuvent changer cependant...
La Révélation d'Arès est un moulin dont la roue est mue par un tumultueux courant de changement. Souvent, quand j'ouvre la Parole d'Arès plusieurs fois par jour, je me dis : Héraclite avant raison : on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, on ne lit jamais deux fois la Parole du Père au même point de changement. J'avais en 1974 l'idée d'intituler la Parole d'Arès "Le livre du changement", mais la sagesse me glissa dans l'oreille : C'est trop tôt pour parler ainsi, les gens ne comprendront pas. J'ai peut-être eu tort. Quoi qu'il en soit, je ne désespère pas de vous voir changer.
La religion fixe ses fidèles. Elle les colle à ses dogmes et à ses lois. La Révélation d'Arès les fait sans cesse avancer. Nous sommes mouvement tout comme l'espace-temps est expansion.
Merci, frère Éric, pour votre participation à ce blog.

04jan23 247C19
Magnifique montage de notre sœur Nina :
https://youtube.com/watch?v=uNSDNQD41n4&feature=share
Il y a de la joie, de l'amour. Enfant lorsque je siflais maman Madeleine disait : "Mon fils est heureux."
Mes pensées fraternelles s'envolent vers vous, frère Michel et sœur Christiane.
Didier Br. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Didier, de nous fare connaître cette vidéo "Nouvelle Année 2023" réalisée par sœur Nina.

04jan23 247C20
✨ Bien cher Prophète de la Vie ✨
Nous sommes allés voir hier soir avec mon époux le film 🎥 "Avatar" du producteur Jame Cameron,
qui a rempli les salles de cinéma en France pendant ces fêtes 🥳 en cette fin d’année 2022.
Ce film 🎞 est  juste magnifique 😍 de beauté concernant
ce peuple des géants des temps anciens et futurs qui est une merveille.
Ils n’ont aucune haine en eux.Tout n’est qu’harmonie et intelligence spirituelle,amour,paix,
liberté ✨
Nous ressentons bien que dans cette influence de femmes,d’enfants et d’hommes qui ont été voir ce film 🍿 il y a en eux la recherche d’un monde 🌎 de bien et de beauté.
Bien sûr il y a dans ce film un bémol avec des pouvoirs militaires provenant du peuple des hommes 😱qui veulent détruire ce peuple habité d’Amour  et de Lumière .
Le producteur de ce film 🎥 James Cameron est très fort concernant cette réalisation.
Tout ne pourrait être qu’harmonie et beauté dans les rapports entre tous nos sœurs et frères de l’humanité. Cela viendra 🌤☀️
Mais nous nous sommes tellement éloignés de la Vie Créatrice,qu’il nous faudra des générations pour la faire revivre en chacun de nous ⚡️ Souhaitons que nos enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants, etc., y parviennent. C’est là le fond du merveilleux Message que la Vie vous a donné de transcrire dans Le Livre 📖 seconde partie de La Révélation d’Arès
Pour cela il nous faudra retrouver la force d’aimer toujours, afin de retrouver la liberté spirituelle et la paix intérieure, de pardonner même nos détracteurs, de nous libérer de tous nos préjugés, car sans s’en libérer, nous ne pourrons jamais retrouver l’amour, ni la puissance créatrice de l’amour 🌈
C’est ce qu’enseignèrent tous les prophètes d’Adam à vous aujourd’hui, frère Michel 💫
Puissiez vous être entendu !
Puissions nous être entendus de par notre mission d’apôtres de La Révélation d’Arès qui est une mission de libération ✨
Les prophètes n’ont jamais été écoutés et leur parole est restée inaccomplie.
Elle reste à accomplir.
La Vie Créatrice est Amour.
Installons cet Amour en nous et l’humanité resplendira à nouveau de paix, de beauté, de bonheur partagé ✨
C’est mon vœu le plus cher pour chaque jour de cette nouvelle année 2023 ✨
Je vous embrasse bien fort ainsi que soeur Christiane 😘
Patricia C. des Hautes Alpes

Réponse :
Merci, ma sœur Patricia pour ce commentaire plein de gaîté et d'espérance.
Je me souviens d'avoir vu le premier "Avatar" de James Cameron, il y a quelque dix ou onze ans. Donc, le second actuellement à l'affiche est fait dans le même esprit. C'est un dessin animé plein de charme et d'espoir. Je ne vais plus au cinéma depuis longtemps et je n'irai pas spécialement pour voir ce film, mais je pense qu'un de ces jours j'aurai le plaisir de le voir à la télévision.
Il est vrai que le cinéma excelle aujourd'hui à montrer le bonheur d'un monde d'amour autant qu'il se surpasse à montrer l'horreur, la violence, la haine.

04jan23 247C21 
Au fond, notre mission ne consiste pas à amener Puissance, Sainteté et Lumière de l'extérieur, mais à le faire de l'intérieur. La personne à qui l'on parle ne le savait pas ou l'avait oublié et ce que nous allons lui dire dans ce bref moment de la rencontre l'éclaire, mais de l'intérieur, de par cette Lumière qui est en lui et dont parlait déjà Jésus il y a 2000 ans (Sermon sur la Montagne, Matthieu 6/22).
Nous avons développé et nous allons développer cette capacité à n'être suffisamment plus rien pour nous-mêmes pour nous rendre disponibles au tout-autre (image du Tout-Autre) qui habite notre prochain, à ce qu'il Est donc, autant si ce n'est plus qu'à ce qu'il n'Est pas encore (246C43).
Si nous l'éclairons, ce sera de l'intérieur. D'où la nécessaire bascule de notre mission du parareligieux à une mission métaphysique — non-dualité entre l'être que je suis et l'être qu'est mon prochain —, bascule aux conséquences qui nous dépassent — les vivants ne peuvent comprendre ces chose (Rév d'Arès 17/6) —. Pour autant, on mesure que ce contrepoids ne pourra se produire qu'à partir d'une assemblée forte, et donc soudée par une pensée faites de moins en moins de mots et de plus en plus de Vie.
Nous avons bien une mission intérieure — retourner le grain dans la grange (Rév d'Arès 6/3), etc. — parallèle et indissociable de notre mission extérieure. Prendre conscience de cela à la lumière de votre enseignement participe pour ma part de mon hébétude.
Jeff P. de Paris, Île de France

Réponse :
Il va sans dire, mon frère Jeff, que "notre mission ne consiste pas à amener Puissance, Sainteté et Lumière de l'extérieur, mais elle à le faire de l'intérieur." C'est le changement personnel de chaque pénitent qui provoque le changement global.
Les pères de l'Église ont eu au départ l'heureuse intuition que la pénitence de Jésus de Nazareth — pénitence que la férocité politiques du temps a poussé jusqu'au supplice de la croix mais qui aurait pu n'être qu'une pénitence par l'amour, le pardon, etc. — contribuait à elle seule au salut général, autrement dit qu'un petit nombre d'humains bons pouvait sauver toute la masse humaine. Cette heureuse intuition a malheureusement dégénéré plus tard en l'invention du dogme de Dieu incarné se sacrifiant pour sauver les pécheurs, mais le principe d'un petit nombre capable de sauver un grand nombre est demeuré. On retrouve ce principe dans La Révélation d'Arès et c'est bien la démonstration que le chiffre fait l'Histoire, mais que l'Un fait le Salut, et par extension que la Vie est un Tout. Mais ce Tout a la Sagesse de ne pas tout occuper, de laisser la place pour s'étendre ; si l'on peut "retourner le grain dans la grange (Rév d'Arès 6/3)" comme vous dites, c'est que la grange est assez grande pour laisser la place au retournement.
Nous sommes en plein Vent... La religion est enfermée dans ses confessionnaux, ses mosquées, ses temples. Nous disons à nos frères humains : "Aimez, pardonnez, ne faites de tort à personne... Pour le reste, croyez ce que vous voulez, priez comme vous le sentez, mangez ce qui vous plaît ! Aimer et pardonner libère." Quand en 1977 je sortais de la Maison de la Sainte Parole où venait d'avoir lieu uneThéophanie éprouvante, j'avais le bonheur inracontable de me retrouver dans la plus belle des Églises : la nature, les arbres et dans leurs feuillages le vent chuchotant du petit matin. Un matin, j'ai même rencontré le chat, un chat sans queue inattrapable, que j'ai ce matin-là failli attraper... Failli... Il faut un temps pour tout ; je l'attraperai dans l'au-delà où, si ça se trouve, il m'attend.

05jan23 247C22
Cher frère aîné,
La dernière fois que nos regards se sont croisés, j'ai vu un aperçu d'Éden dans vos yeux pleins d'amour.
J'intègre petit à petit vos explications sur la métaphysique comme l'humanité est un seul être humain par exemple. Mon faible lumignon est dépassé, mais il y a quelque chose au delà de l'intellect que j'intègre : l'espace-temps.
Mon intellect ne comprends pas, mais je commence à l'intégrer. Cet état d'intégration est nouveau pour moi et au delà des mots et du raisonnement. Il y a un petit début de la Vie qui s'anime en moi comme des retrouvailles, je commence enfin à avoir trouvé mes mesures — Je mets mesure au pluriel, car elle n'est pas la même d'un jour à l'autre ; elle n'est pas figée comme un planning ; tout bouge, la Vie quoi !
Je vous aime.
Cédric P. d'Aquitaine

Réponse :
Ouillouillouille ! Vous avez "vu un aperçu de l'Éden dans mes yeux" ? Vous avez vu dans mes yeux le loup habiter avec l'agneau, la panthère se coucher avec le chevreau : le veau, le lionceau, et le bétail qu'on engraisse ensemble et un petit enfant les conduire ? (Isaïe 11/6). J'en suis tout hébété, c'est la cas de le dire.
Merci, mon frère Cédric. Vous avez commencé la mission ; poursuivez-la sans relâche et je formule le vœu que ce soit dans vos yeux que les personnes que vous abordez voient l'Éden !
"Il y a quelque chose au delà de l'intellect que j'intègre : l'espace-temps," me dites-vous. Je n'en doute pas, mon frère Cédric, car le savoir ne vient souvent pas d'autre chose que des habitude d'entendre des idées ou des savoirs se développer autour de soi ; c'est ce qui explique que les personnes nées et/ou élevées dans des milieux cultivés paraissent plus tard plus intelligentes et fines que celles nées et/ou élevées dans des milieux incultes et agrestes. J'espère souvent qu'en parlant aux lecteurs de ce blog de choses moins communément citées dans le monde je les familiarise tout simplement avec des idées ou des connaissances qu'elles n'ont pas eu l'occasion de partager jusqu'alors. C'est notamment le cas de l'espace-temps, en effet. Et voilà — j'en suis très heureux — que vous ne voyez plus de mystère ou de langage codé dans le fait de rapprocher l'Idée de Dieu de l'idée d'espace-temps. Alléluia !

05jan23 247C23
Pensant aux personnes pour qui un texte écrit représente un obstacle à sa compréhension et aux personnes aveugles ou malvoyantes, j'ai fait un essai d'enregistrement de l'entrée 247.
Pour plus de fluidité, j'ai pris le parti de ne pas citer les mentions de La Révélation d'Arès ou de la Bible.
Je vous embrasse.
Marie A. du Rhône


Réponse :
Votre vidéo m'est parvenue sous le format .m4a, parce que vous devez l'avoir enregistré sur un Apple et je n'ai pas pu l'enregistrer en .mp3 pour mon PC Windows. J'ai donc fait un enregistrement d'écran et votre lecture se présente sous forme d'une vidéo. Cela n'enlève rien à la qualité du son.
Merci, ma sœur Marie, pour cette contribution à une possible lecture par les malvoyants.

05jan230 247C24 
Cher frère prophète,
(...)
Je vous mets en lien une émission sur le philosophe Plotin qui m'a beaucoup intéressée et surpris. Une philosophie de vie et une métaphysique assez proches de celle de Shankara que vous citez régulièrement.
L'intitulé de l'émission est le suivant :  
Ce voyage intérieur de l’âme qui sort de son corps pour atteindre le divin, c’est celui d’un philosophe né en Égypte au début du troisième siècle, dont la culture est essentiellement grecque et qui porte un nom latin, Plotin. Plotin fait partie de ceux que l’on nomme les néo-platoniciens, ceux qui, longtemps après la mort de Socrate, ont donné un nouvel élan aux dialogues de Platon, en sachant, pour le meilleur, prendre leur distance avec la pensée de leur maître. En commentant Platon, Plotin insuffle du mouvement dans les formes, met en branle les idées et estompe la séparation nette entre l’intelligible et le sensible, entre l’âme et le corps, entre le principe, et la matière.
D’un regard, Plotin dépasse le dualisme et touche le point le plus difficile d’accès, le plus éloigné de nous, le plus ardu à saisir par la pensée qui pourtant le recherche tant. Ce point porte un nom : la simplicité. Et comme elle est à l’origine de tout, Plotin la nomme, tout simplement, l’Un. L’Un est l’ineffable simplicité, ce dont on ne peut rien dire, ce à quoi on ne peut rien attribuer sans le dénaturer. Comment fonder une philosophie sur ce dont on ne peut parler ? et comment l’Un, s’il est absolument simple, peut-il engendre les âmes, le monde, la matière, le multiple, tout en restant Un ?
Plotin et les mystères de l’Un, c’est ce que nous allons explorer cette semaine.
1/4 [?]
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-chemins-de-la-philosophie/les-enneades-de-plotin-1-4-au-commencement-etait-l-un-1010663
Daniel C. d'Aquitaine

Réponse :
Bien aimé frère Daniel, merci pour ce commentaire.
Comme tous les clercs de l'Église qui ont étudié la théologie, je connais Plotin. Plotin est un penseur néo-platonicien, mais surtout un des maîtres de la glose. Par là c'est un homme brillant mais très difficile à lire d'une part, et qui d'autre part mélange beaucoup de choses. Si, d'un côté Il voyait en Dieu l'Un en effet, il a par ailleurs versé dans des théories qui frisent l'occultisme, l'ésotérisme, parfois même la pensée sacrée hindoue. Je n'en fais pas un maître à penser pouvant se placer dans la ligne libératrice et simplificatrice de La Révélation d'Arès. Vous dites : "Plotin et les mystères de l’Un, c’est ce que nous allons explorer cette semaine..." Qu'entendez-vous par "nous" ? Quoi qu'il en soit, vous avez bien le droit d'étudier et de croire ce que vous souhaitez, car ce n'est pas ce que vous croyez qui vous donnera le salut, mais l'amour et le pardon que vous pratiquez. Par ailleurs, pour nous l'Un concernant la Vie ou le Créateur n'est pas un "mystère".

09jan23 247C25
https://www.youtube.com/watch?v=H62XPr-E9YA
Je vous envoie le briefing vidéo du dernier numéro de l’Antipresse (n°371) où Slobodan Despot, son éditorialiste, fait de 2023 "l’année du rhinocéros". Il m’a paru savoureux que ces journalistes suisses lucides fassent écho aux propos du prophète dans l’entrée 247 de son blog, je suppose, sans les connaître.
Slobodan évoque toute une série de mesures politiques internationales contradictoires ou d’autres infos aberrantes de par le monde, comme les transhandicapés qui se mutilent eux-mêmes par solidarité envers les vrais handicapés ou la proposition de Brigitte Macron de sexe érigé avec deux boules d’or à la base pour remplacer la flèche de Notre-Dame de Paris (si, si … selon les mémoires de Roselyne Bachelot). J’ajouterais comme cerise sur le gâteau le maire de Pantin qui rebaptise sa ville "Pantine" par solidarité envers les femmes… L’esprit wokiste fait des ravages.
Le problème est moins dans ces inepties, qui pourraient être isolées et fortuites et dont on rirait allègrement, que dans leur banalisation, apparaissant comme les symptômes d'une maladie chronique touchant peut-être définitivement la race humaine, les prémices du péché des péchés (38/2).
Bref, nous sommes en une "période de vache maigre de l’intelligence et de la fraternité" qui fait que "l’animal puissant, blindé et pas très intelligent" qu’est le rhinocéros devient de plus en plus clairement la figure de l’humain.
Certes, ce n'est pas nouveau, de notre point de vue spirituel, nous sommes depuis longtemps déjà des rhinocéros devant la Vie, mais il semble que la "rhinocérisation" — épidémie de "rhinocérite" — comme le prophétisait Eugène Ionesco dans sa pièce "Rhinocéros" est en passe de devenir beaucoup plus aiguë. Slobodan considère que la France est particulièrement touchée et ne sait pas pourquoi. Nous, nous savons. Peut-être que notre mission pourrait utiliser : " Résistez à la rhinocérite !" ou " Sortez du rhinocéros, devenez pénitent, devenez humain" ?
Claude René M. d'Arès, Gironde

Réponse :
Oh là là ! Il y a très longtemps déjà que la rhinocérisation de l'humanité a commencé. On pourrait aussi parler d'hippotamisation, car l'animal, le bel esprit duquel tant d'humains se réjouissent d'emprunter, ne me paraît pas plus malin que son parent à corne(s) sur le nez. Au reste, l'hippopotame du Nil a prêté son rustre et grossier visage à la "grande" Taouret, déesse hippopotame de l'Égypte antique, mais aussi, ne l'oublions pas, au monstre Béhémoth (Job 40/15-20) des Hébreux. Dans l'Égypte antique, l'hippopotame mâle prêta son visage à Seth (pas l'ancêtre de Noé, mais le dieu égyptien), tout aussi agressif ; Horus et Seth se muèrent en hippopotames pour se livrer à un concours de plongée en apnée. Je n'ai pas connaissance, par contre, que le rhinocéros inspira la religion, mais j'ai conscience que je ne suis qu'un rhinocéros niquedouille et myope comparé à ce que je devrais être. Si j'ai une âme qui, libérée du cuir, de la corne et de l'œil bigle, s'envole dans l'éon le jour où mon cœur s'arrêtera, je commencerai à m'alléger et à "translucider". Dans l'attente, je m'aplatis de reconnaissance devant le Père Qui me fait l'honneur de me considérer comme son ami (Rév d'Arès xxxix/16).

09jan23 247C26
Extrait d'un courrier postal :


Cher frère Michel,
En ces fêtes de fin d’année, je lis : "Le Yoga de la prière" de Yogi Babacar Khan.
Je me permets de vous envoyer deux poèmes de sa main :
L’un, "Qui attendre ?", a pour moi tout de suite fait résonnance, à sa manière, avec La Révélation d’Arès. J’ai eu envie, tout simplement, de le partager avec vous.
L’autre, "Deviens celui que tu veux être", m’apparaît comme un vœu universel que l’on pourrait souhaiter à tout humain. Au seuil de cette nouvelle année, j’aimerais le partager avec mes frères et sœurs pèlerins d’Arès.
Or, je ne sais comment leur faire parvenir dans un cadre adéquat.
Aussi, je me tourne vers vous pour, éventuellement, bien vouloir leur transmettre — Si cela, bien sûr, vous convient et si vous en avez l’occasion.
De tout cœur, mes vœux de santé et bonheur vont vers vous et votre famille.
Pensées fraternelles.
Qui attendre ?

Dans quelques générations
On saura que Je suis venu,
Mais on ne m’aura pas reconnu
Car je suis une idée, une ouverture du cœur.

Dans quelques générations
On apprendra que tout était inscrit
Dans le tréfonds du cœur de chaque être,
Que celui qu’on attendait
Etait là, de toute éternité.
Qui attendre ? Et qui attend ?
Le Soi est la voie la plus directe.
 Qui cherche et qui chercher ?
Je suis là, avant toute attente.
Je n’ai jamais quitté ici-bas,
Je suis l’éternelle Présence
Qui attend derrière tes soupirs,
Derrière tes pensées.

     Yogi Babacar Khane

Deviens celui que tu veux être !

Le malheur ne vient jamais sans raison.
De tes haines, de tes amours, de tes pensées,
Tu composes à chaque instant le portrait de ta destinée.
Tu es ce que tu crées.

Veux-tu connaître le bonheur ? Alors oublie les racines du passé, Oublie ceux qui t' on fait du mal
Et envoie-leur des pensées d'amour, de pardon.

Ne laisse pas la barque de ton âme dériver Sur l’océan des haines, des tempêtes.
Cherche la paix en ton cœur et qu'elles te servent d'ancre.

Ne laisse pas les herbes de la haine, du ressentiment envahir le jardin de ton âme.
Ne laisse pas les ronces de l’orgueil, de la jalousie
Étouffer la générosité de ton cœur.
    
Mais cultive les fleurs de l'amour, du pardon,
Développe les roses de la lucidité et de la sérénité.
Pardonne et on te pardonnera. Donne à tous et on te donnera.
Aime et on t’aimera.
Fais du pardon ta force, ton rempart, ton bouclier,
Et tu seras à jamais délivré du mal,
Le Royaume de la Paix sera avec toi pour toujours.
Deviens des à présent celui que tu veux être.

     Yogi Babacar Khane

Marie-José L., Isère

Réponse :
Voilà ce que vous avez souhaité : Transmettre ces deux poèmes de Babacar Khane (yogi d'origine sénégalaise) à vos frères et sœurs pèlerins d'Arès.
Merci pour vos vœux, ma sœur Marie-José. En retour je vous adresse les miens.

09jan23 247C27
Je réfléchis à la phrase de cette entrée : "Ce ne peut pour l'heure qu'être un état d'hébétude heureuse, mais c'est un état de confiance, qui fait germer l'âme."
Un état qui, devrait nous rendre mieux identifiable ? Permettre aux épis blanchis (Rév d’Arès 14/1) de se reconnaître, se reconquérir, avec le vent (15/4) de l’ascension. Bien entendu, ce vent ne sera pas du "tout cuit" à consommer sur place comme une vérité dite pour se croire sauvé, mais plutôt sentir une voie de salut (19/1) possible.
Les élus du peuple politique, religieux, eux, prétendent être les figures de proue admirables du système providentiel de l’or (Rév d'Arès 26/5-6 ). De son côté, le pénitent, moissonneur, cherche à remettre en route, le Dessein (28/27) du Père dans l’homme déchu. La finalité n’est pas la même ; l’une cherche à rester un animal performant, l’autre confiant et fondamentalement changeant, se protégeant des pensées vaines qui sont devenues les groupies de l’homme. Grâce à cet état d’ hébétude l’homme sentira peut-être qu’il est pécheur et simultanément créateur de Bien, pour changer le monde (28/7).
En prière avec vous dans un état d’imperceptible vie de consentement recherché.
Henri S. de l'Yonne

Réponse :
Merci, mon frère Henri, pour ce commentaire.
Mieux vaut citer le paragraphe en enttier pour mieux comprendre le passage de l'entrée, que vous citez : "Tout humain, quel qu'il soit, est potentiellement Dieu ou la Vie incarné. Ce n'est jamais un état de conscience éclatante chez le terrien charnel. Ce ne peut pour l'heure qu'être un état d'hébétude heureuse, mais c'est un état de confiance, qui fait germer l'âme."
En effet, aucun humain n'est effectivement "Dieu ou la Vie incarné" ; il l'est seulement mais toujours "potentiellement", c.-à-d. qu'il a en lui, parce qu'il naît avec, la virtualité de devenir Dieu ou la Vie incarné. Chaque humain, enfant, homme ou femme, est sans s'en apercevoir escorté tout le long de sa vie par le cortège de tout ce qui peut faire de lui ou d'elle un Dieu ou la Vie incarné. Tout humain est Enfant de Dieu (Rév d'Arès 13/5), est à la fois un fluide créé qui cherche à se solidifier en fluide Créateur, généralement inconsciemment, quelquefois consciemment, une personnalité divine qui se crée, généralement médiocrement ou très incomplètement. très rarement quasi complètement. Mais même si la divinisation n'est jamais complète, vu l'état de pécheur de l'humain, le seul fait que l'homme a confiance qu'il est Dieu en lui-même, ne serait-ce que son propre Dieu, fait au fond de lui germer l'âme.

09jan23 247C28 
Cher Frère Michel,
Merci pour cette nouvelle entrée qui réveille, quand on y réfléchit, l'extraordinaire vie de dépassement, voire de transfiguration qui somnole au fond de l'homme.
Oui, nous sommes des christs endormis d'une manière naturelle (animal pensant plus dons divins), mais aussi par le mode de vie que nous choisissons souvent sans le savoir ou le vouloir : éducation, culture, religion, politique etc. Gageons que la pénitence nous fera retrouver ce qui s'est perdu depuis longtemps (l'image et la ressemblance de Celui Qui nous a tout donné).
Un grand merci Frère Michel (...)
Paul et Marie-José S. de Lorraine

Réponse :
Voilà un commentaire qui vient comme un trou, un orifice, percé sur l'abîme sans fond de la Vérité. Si l'on se penche sur l'orifice et qu'on y jette un coup d'œil, on ne voit rien, tout est sombre et invisible dans cet abîme mais la Vérité est là, tout au fond, et à défaut de la voir, on sent les pulsations de son Cœur éternel. Merci du fond du cœur, ma sœur Marie-José et mon frère Paul, pour ce bref mais riche commentaire. Il faut se méfier de la tristesse qui nous prend quand nous croyons ne rien voir... car on sent. Et vous sentez ! Comme je le dis dans l'entrée 247  je ne suis qu'un rhinocéros benêt et myope, peut-être pas le pire mais rhinocéros quand même. Heureusement, le charisme dont le Père m'a gratifié me permet de sentir. Il me semble ici et là que derrière mon cuir rhinocérossien très épais tous les sens, toutes les facultés stimulés par l'aura charismatique se tendent à l'extrême pour percevoir des choses qui n'appartiennent qu'au monde invisible et étalé jusqu'à l'infini. Comme Jean Cocteau "il faut croire au coup d'œil rapide... C'est quand on examine longuement ensuite qu'on se trompe." À moins, bien sûr, d'avoir comme vous deux les yeux de Chimène ; c'est là et seulement là qu'on peut regarder longuement ; j'ai aussi les yeux de Chimène pour tous les hommes, même ceux que la morale commune rejette. Changer le monde (Rév d'Arès 28/7), c'est sauver le monde.

10jan23 247C29
Suite à la vidéo proposée par notre frère Jérôme de Montréal (246C54), j’ai visionné avec intérêt les huit vidéos de la série. J’ai trouvé cela passionnant. Cela me suggère notamment deux pensées :
La première, c’est le tenseur métrique de Minkowski (Vidéo 4 de la série : https://www.youtube.com/watch?v=NVOEnu2X71s à 12 min30) qui s’applique aux distances à taille humaine de la physique classique. Le temps et l’espace sont alors complétement séparés. En outre, la constante c² liée à la vitesse de la lumière est entièrement du côté du temps. Cela me fait penser à la parabole de la taupe et de l’aigle (Rév d'Arès 23/2). Si je maintiens mon regard au niveau de petite vision limitée de taupe, je n’ai pas accès à la lumière et le temps reste résolument figé. A l’extrême, l'instant est long comme un jour, le jour long comme un siècle, tant est cruel le froid qui le transperce, apeurante l'obscurité où il erre (Rév d'Arès 16/16). Si au contraire, j’élève mon regard pour le rendre perçant comme celui de l’aigle, pour embrasser d’un seul regard l’humanité passée, présente et avenir, alors le temps et l’espace se fondent, mon œil s’élève vers l’Œil du Père (xxxix/2), vers Sa Lumière pour qu’Elle couvre tout sans cesse (31/8).
La deuxième réflexion, est que dans l’espace-temps, la vitesse de la lumière est nulle. C’est un peu comme si la position de l’observateur s’inversait en se faisant depuis la lumière elle-même alors fixe observant les objets se mouvoir à la vitesse de la lumière. Cela fait à nouveau penser à l’Œil du Père qui est hors du temps et nous qui sommes dans le temps (Rév d'Arès 12/6).
Face à tout cela comment ne pas être dans l’hébétude. J’écoutais une interview sur l’énergie libre ou système surunitaire qui produirait plus d’énergie qu’il n’en consommerait :
https://www.auserviceduvivant.info/lenergie-libre-revolution-derange
Je ne pense pas que ce type d’invention à lui seul libérerait l’homme tant que le cœur ne change pas. Par ailleurs, il me semble évident que la pénitence, l’amour créateur permettent justement d’engendrer une énergie surunitaire. Certes, il faut un effort de départ pour la peine d’une pénitence (Rév d'Arès 28/25), mais qui conduit l’homme vers les magnificences infinies (4/6), ce qui semble malgré tout peu d’énergie pour un tel voyage. Alors comment ne pas rester dans l’hébétude devant une telle perspective ?
Comme vous l’écrivez : "Ce ne peut pour l'heure qu'être un état d'hébétude heureuse, mais c'est un état de confiance, qui fait germer l'âme."
Louis-Marie J. de Belgique

Réponse :
Merci, mon frère Louis-Marie, pout ce commentaire qui porte le lecteur à réfléchir sur la bonne manière de considérer le rapport entre Dieu comme Tout ou enveloppe totale de l'Un, de l'Unité que forme tout ce qui existe à l'exception peut-être du vide... et encore ! je dis peut-être parce qu'il ne me paraît pas improbable que le vide fasse partie du Tout ; ainsi les deux bords d'un fossé qui n'existe que parce qu'il y a un trou nécessaire pour le passage des eaux.
Cela m'amène à bien rappeler aux Pèlerins d'Arès — afin qu'ils n'oublient pas que Dieu n'est pas un roi et juge anthropophile hors-dimensions et sublime, mais un Tout de matière et d'esprit brillant comme le Feu autant que Voyant et Parlant — que le concept de Dieu ne saurait être un concept mathématique ou philosophique ou un système théologique clos sur lui-même. La trinité des Églises est un concept clos sur lui-même, Allah comme Dieu de la providence et du jugement l'est de même, etc., mais pour nous Pèlerins d'Arès Dieu c'est tout le contraire, Dieu est le Tout allant de l'imperceptiblement petit à l'inimaginablement infini, un concept indéfinissable, ouvert, libérateur.
Dans mon entrée 246 je montre l'équation d'Einstein, mais celle-ci n'est pas vraiment soluble quoiqu'exprimant une inévitable vérité. Si j'étudie les équations de Maxwell de l'électromagnétisme, je vois qu'elles sont linéaires par rapport aux champs électriques et magnétiques — la somme de deux solutions est aussi une solution —. Même chose pour l'équation de Schrödinger en mécanique quantique, qui est aussi linéaire par rapport à la fonction d'onde. L'équation d'Einstein, elle, donne lieu à dix équations aux dérivées partielles non-linéaires pour les composants métriques. Cette particularité distingue la relativité générale de l'ensemble des autres théories physiques. On se trouve face à la même insolubilité concernant Dieu, la Vie. On sait qu'on ne trouvera jamais, concernant Dieu ou la Vie, de résultat simple fixant un niveau de valeur. On ne peut penser à Dieu que comme un état de dépassement ! Autrement dit, moins on distingue avec notre système de décomposition, plus on approche la Vérité.
Frères et sœurs, ne désespérez pas de "ne pas comprendre" ! Formez votre esprit à l'idée que notre petit cerveau ne peut pas concevoir Dieu, parce qu'il échappe à tout descriptif, toute comparaison. Il est Autre. Nous pourrons très probablement un jour nous lier au concept du Créateur, dans l'au-delà, lequel est déjà par lui-même non-situable, quand autre chose que le cerveau nous fera sortir de notre état de nescience (inverse de la conscience claire) et assimiler le Milieu des Sainteté, puissance et Lumière (Rév d'Arès 12/4). C'est une situation de conscience qui nous sépare résolument, parmi d'autres éléments séparateurs, de la religion, quelle qu'elle soit.
Pour l'heure nous paraissons donc insolites, voire un peu trop schématique, alors qu'en fait nous ne faisons que rajeunir nos vieux cerveaux défraîchis, au sens où nous nous rapprochons de la Pensée fraîche, que j'appelle parfois l'oxygène, d'Éden (Genèse 2/4-25). Shankara (entrée 171) utilisa le concept — exact, du reste — de non-dualité pour parvenir à ce rajeunissement. C'est une méthode qui se tient dans notre situation de malcompréhension par des cervelles usées. Mais on peut quand-même, par un effort de neutralité absolue, dépasser le concept de non-dualité, un concept pour lequel je n'ai pas de mot.
Pour l'heure, je n'ai pas d'autre possibilité que de dire que La Révélation d'Arès cache sous des termes simples un surpassement de tout ce que l'homme peut imaginer depuis qu'il ne croit plus aux idoles, qu'elles soient de matières ou d'idées. La diversité sensible du monde et des actes visible ou invisibles qui sont commis sur Terre ne figurent pas dans cette Parole, ce qu'on y prend pour des faits et des actes n'est qu'approche, évocation qui peut faire rêver, sans plus. Aucun fait ou acte descriptible humain n'est assez grand pour atteindre la plante des pieds de la Puissance ; les faits sont celés derrière les lignes — de là sans doute le peu d'intérêt que les lecteurs prêtent à ce saint livre —. Ce qu'il faut détecter à sa lecture, c'est la substance unique, indifférenciée, perpétuelle, du Divin dans ses rapports avec le divinisé ou l'espérant qu'est l'homme. Autrement dit, Dieu qui est l'auteur de La Révélation d'Arès qu'il nous fait apporter par un Messager portant les traits et les stigmates du prophète Jésus, est aussi improuvable que l'équation d'Einstein est insoluble parce que la Vérité, qui nous échappe, est terrestrement indémontrable, improuvable. Voilà pourquoi ce n'est pas ce qu'on croit qui sauve, mais l'amour.
Par certaines nuits, sur mon oreiller, je m'angoisse et je pleure, je sens la Présence du Créateur et je Lui dis : "Père ou Vie, pourquoi m'as-Tu confié la tâche de faire comprendre l'incompéhensible ?" Je tends l'oreille mais me répond un silence de tombe, car, oui, quand il s'agit de Dieu on entend le silence. Je me souviens alors des bruits de nuit qui m'atteignaient dans mon lit d'enfant. Pourtant le silence de Dieu est plus bruyant encore, mais cette bruyance est comme Dieu, de l'ordre de l'inatteignable. Cette bruyance a un sens : Dieu existe, Dieu est une réalité, Dieu est partout et en vous, et en moi, et en chaque homme. Alleluia !

10jan23 247C30 
Bien cher frère Michel,
Voici deux poèmes liés et une conclusion :

Mémoire
Ô Mémoire ! Qui suis-je ?
Les mots vivent et tombent
Coulent du Tout, des hauts,
Des torrents aux lacs et mers
Pour noyer de joie mon cœur.
Aux rythmes des battements
L'Amour s'écoulera sans fin
Comme l'eau par les feuilles
Un Jour depuis l'arbre éternel.
Je patauge les pieds dans l'Eau
Heureux d'être juste un enfant,
Juste la mémoire de mon cœur.

Opale noire
Ô Eau ! Très patiente,
Tu serres dans la faille.
Oh ! Belle opale noire
Tu t'habilles de rouge
De bleu, de vert et d'or.
Tu brilles en nuit noire,
Dans l'homme endormi
Comme Ton Ciel infini.
Oh! Mineur du Fond
Tu es la belle gemme.
Ô Mémoire du Fond !
Tu es celle du Prophète.

"Tout est dans ce mot
Et ce mot est tout simplement
D'une complexité indéfinissable." *

* Trou noir de mémoire, est-ce de moi ?
Le doute s'installe et jaillit comme ces mots entre guillemets.

Jean-Louis C. d'Aquitaine

Réponse :
Un grand merci, frère Jean-Louis, pour ces poèmes que j'aime.
Cet après-midi, alors que nous marchions dans un grand jardin — marche quotidienne médicalement prescrite —  Christiane me dit que vous avez changé deux choses dans le logis des gardiens de nos Saints Lieux à Arès : les persiennes de la fenêtre de la salle à manger-séjour et la hotte de la cuisine. Je m'étonne : "Il y avait des persiennes à la fenêtre de la salle à manger ? Je ne m'en souviens pas." Christiane : "Oui, il y en avait, mais c'est moi qui chaque soir les fermais." Voilà ! Nos épouses font tellement de choses que nous en perdons conscience. Moi, rhinocéros au crâne creux, je me suis tu. Merci, frère Jean-Louis, pour ces travaux et encore merci pour les poèmes.

11jan230 247C31
Cher Mikal, voici un petit texte que j'ai concocté de mon côté, qui parle un peu d'hébétude mais pas trop non plus. J'ai pensé qu'il pourrait vous plaire, je l'insère donc ici. Vous jugerez s'il est susceptible d'être publié :

La graisse s'est emparée de la hanche sautante. Tous la pleurent, mais le volcan dort. L'anomie l'a violée, cette sainte peinturlurée de tristes pensées. Ses mélanomes en vibrent de plaisir, de voir sa mort inassouvie, que la putréfaction se soit déplacée pour l'occasion, mais elle leur survit, encore quelques instants, dans la nuit. Quelques virtuoses veulent la ranimer, montrent ses cendres accumulées, preuves qu'au-delà de la mort, la Fosse [Rév d'Arès v/9 ?] n'est pas, et que l'être s'évade ; pour disparaître dans les nuées du néant, éparpillé par le temps. Le hanche se débat. Elle gigote contre le thorax, se met dans tous ses états, pour l'alerter qu'enfin, voici venue la fin. Certains pleurent, d'autres geignent, mais la plupart se rendent à leur travail sans s'imaginer que quelque part, c'est le trépas. Il y en a d'autres encore, qui la pèsent la tamisent l'étudient, puis l'oublient, par crainte que leur réputation ne se fasse toute petite ; voulant la conserver dans une éternité illusoire, emportés par le soir ils n'ont pas le temps de comprendre, que la vie s'effrite et nous fuit, comme un homme battant sa femme d'idolâtre folie. Se succèdent les incestes, crimes d'impiété intarissables, mais la hanche abjure déjà tout l'amour emmagasiné, vient s'échouer sur une rive diaphane, illimitée ; se complaît dans le non-être, rit de tous ces folâtres activés autour de son cadavre, qui ne savent pas le décès si agréable, puis se pâme de glace lorsqu'elle sent, que sentir et bouger ne sont plus de son sang, inspire une dernière fois avant de voir, que la paralysie sera son tombeau, vaste gueuloir teinté de noir.
Élie P. de Paris, Île de France

Réponse :
Merci, frère Élie, pour ce commentaire, auquel le pauvre rhinocéros niquedouille que je suis n'a pas compris grand chose. Je l'ai relu plusieurs fois depuis tôt ce matin et j'ai fini par mieux accepter cette pensée si je la réécris en poème, sans n'y rien changer autre que les renvois à la ligne :
La graisse s'est emparée de la hanche sautante.
Tous la pleurent, mais le volcan dort.
L'anomie l'a violée, cette sainte peinturlurée de tristes pensées.
Ses mélanomes en vibrent de plaisir,
de voir sa mort inassouvie,
que la putréfaction se soit déplacée pour l'occasion,
mais elle leur survit, encore quelques instants,
dans la nuit.
etc... etc...
vaste gueuloir teinté de noir.
Je n'y trouve pas l'hébétude — du moins, pas la mienne d'hébété de naissance comme tout rhinocéros — mais la mort. La mort par "abjuration" ? "Mort inassouvie... putréfaction... certains pleurent, geignent... éternité illusoire (trépas de mécréants ?)... la vie s'effrite et nous fuit... se complaît dans le non-être... cadavre... décès si agréable... tombeau, vaste gueuloir teinté de noir."
Vous avez finalement écrit un poème à la manière de Saint-John Perse, connu pour sa particulière dureté d'accès avec un vocabulaire si recherché qu'il manque de clarté. Votre écriture ne manque pas d'une puissance dans les images, dans la cadence. Breton appelait Saint-John Perse un surréaliste à distance. Vous êtes un peu, du moins ce commentaire est un peu, surréaliste à distance aussi.
Mais, bien sûr, comme vous l'avez vu vous-même, quand vous dites : ça "parle un peu d'hébétude mais pas trop non plus", on ne comprend pas vraiment ce que ce poème, qui n'évoque nulle part la spiritualité, vient faire sous cette entrée 247. Je l'affiche quand même, parce que s'il rate quelque peu son entrée dans mon blog, il est une expression de votre pensée qui se cherche... qui se cherche... qui se cherche, mais qui se trouvera.
Il faut bien se lancer un jour. Cela me rappelle un très vieux souvenir. J'étais dans la Marine à Saïgon pendant la guerre d'Indochine et je reçue un jour l'ordre de rejoindre le Tonkin pour des opérations militaires spéciales sur le Fleuve Rouge. Comme je devais faire le voyage, pour une fois, par hydravion (Catalina de la Marine) on me dit : "Vous n'êtes que passager mais vous devez recevoir une brève instruction en parachutisme, histoire de sauter si l'avion est abattu." Cela se faisait à la Base Aéronautique Navale de Tan-Son-Nhut près de Saïgon. On me fit d'abord sauter d'un mur de 2 mètres (à l'époque c'était à peu près le choc à l'arrivée au sol ; les parachutes n'étaient pas ce qu'ils sont devenus). Je fis ce saut sans problème, puis on me mit avec trois autres dans un petit avion qui nous largua je ne sais plus de quelle altitude avec un parachute : "Vous comptez lentement Un, Deux, Trois et vous tirez la poignée !" Un, deux, trois secondes en somme avant de sentir la toile sortir du sac, s'ouvrir dans un bruit de vent et freiner la chute d'un coup. Eh bien, pendant ces trois secondes de chute libre (drôle de mot... on chute à 200 km/h, prisonnier de la pesanteur, où était la liberté là-dedans) je crois que me sont passé par l'esprit tout ce qui peut, pendant des mois ou des années, vous passer par la tête quand vous cherchez votre voie. "Que suis‑je ? Qu'est-ce que je fous dans ce vide ? Suis-je à la hauteur ? Sont-ce mes dernières secondes de vie ? J'ai vécu si peu... La vie n'est qu'un produit de l'imagination ! etc." L'avenir, même dans quelques secondes, est un mur infranchissable. Alors, travaillez, travaillez, et simplifiez ! On n'a pas idée de ce qu'avoir le temps est important.

11jan23 247C32
Cher prophète Mikal,
En 247C29 vous répondez à notre frère Louis-Marie : "Dans mon entrée 246 je montre l'équation d'Einstein, mais celle-ci n'est pas vraiment soluble quoiqu'exprimant une inévitable vérité. Si j'étudie les équations de Maxwell de l'électromagnétisme, je vois qu'elles sont linéaires par rapport aux champs électriques et magnétiques — la somme de deux solutions est aussi une solution —. Même chose pour l'équation de Schrödinger en mécanique quantique, qui est aussi linéaire par rapport à la fonction d'onde. L'équation d'Einstein, elle, donne lieu à dix équations aux dérivées partielles non-linéaires pour les composants métriques. Cette particularité distingue la relativité générale de l'ensemble des autres théories physiques."
Voici un article récent sur le web qui peut vous intéresser. Il commence ainsi : "Les équations de la physique quantique sont déraisonnablement efficaces pour décrire les propriétés de la matière et du rayonnement. Mais le débat dure toujours quant à savoir à quelle image du monde et de la réalité elles correspondent. Ce n'est pas qu'un problème de physique théorique mais aussi de philosophie, comme les découvreurs de la mécanique quantique le savaient bien.
Les éditions Flammarion publient aujourd'hui un livre pour le grand public où l'un des grands chercheurs de notre temps nous explique pourquoi c'est en marchant dans les pas de Heisenberg, et non de Schrödinger, que l'on peut plus facilement donner sens au vertigineux monde quantique. Il nous invite à le suivre dans son exploration." L'article commente donc un ouvrage intitulé Helgoland, dont l'auteur n'est rien de moins que Carlo Rovelli, l'un des créateurs de la théorie de la gravitation quantique à boucles, une des théories physiques qui actuellement tentent, sans avoir convaincu, de réunir la relativité générale et la physique quantique :
https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mecanique-quantique-helgoland-pas-heisenberg-quete-sens-mecanique-quantique-77007/
Suivant une idée directrice de cet ouvrage de Rovelli, l'article distingue deux formulations mathématiques de la physique quantique : la formulation matricielle de Heisenberg en 1925 et la formulation ondulatoire de Schrödinger en 1926. Une différence est qu'avec la formulation matricielle, il n'y a plus de commutativité des opérations. Cet article indique : "Il est digne d'intérêt de rappeler que la mécanique matricielle de Heisenberg résonne avec la géométrie non commutative découverte en étudiant les équations de la mécanique quantique par le lauréat de la Médaille Fields Alain Connes, qui s'en sert pour tenter d'unifier les lois de la physique des hautes énergies et tenter de construire une théorie quantique de la gravitation."
Il n'y a pas de contradiction avec vos propos. Vous parliez de non-linéarité et ici il s'agit de non-commutativité, qui par définition mathématique ne sont pas du tout la même chose. Mais est-ce relié en profondeur ? Je n'en sais rien. J'ai commandé le livre de Rovelli, que je n'ai pas encore lu. Tous mes vœux de bonheur et d'accomplissement spirituel en 2023 à vous, vos proches et tous les lecteurs de ce blog, que la physique les intéresse ou non.
Patrick Th. de la Vienne

Réponse :
Oh ! mon frère, je vous remercie pour ce commentaire, mais ce commentaire (lui, pas vous, mon frère) me fait comme regretter d'avoir introduit dans ma quête du mystère de Dieu un élément mathématique, certes symbolique de la difficulté de "comprendre l'incompréhensible" comme je dis parfois : l'équation d'Einstein, mais qui, je m'en aperçois, a l'inconvénient de laisser penser qu'il existe peut-être une sorte de preuve mathématique de la réalité de notre Père, de la Vie. Ce n'est pas du tout à ce résultat que je vise.
Je vise à faire comprendre à nos frères et sœurs que Dieu n'est pas plus existant dans l'équation d'Einstein qu'il ne l'est dans la photographie de la galaxie GN-z11 qui est le plus lointain des agglomérats stellaires visible depuis la Terre, distante d'environ 13,4 milliards d'années-lumière. Cette image existe, prise par le télescope-satellite, mais ne fait qu'exprimer la vasteté sans limites de l'espace et admirer la Puissance Qui selon moi ne peut qu'en être l'Auteur, quelle qu'elle soit, tout comme l'équation d'Einstein exprime ce qui nous dépasse dans l'observation des mystères, dont celui de Dieu, qui règne dans l'espace-temps autant que Dieu règne dans le lien invisible mais inévitable qui règne entre Dieu et nous, Ses Enfants. Pour ma part, je ne lirai pas le livre de Rovelli, qui pour moi, quelles que soient ses démonstrations mathématiques, n'a d'intérêt qu'en mathématique quantique dont nous nous foutons complètement comme telle et n'a plus rien à voir avec Dieu sous le jour de la mathématique ; la mathématique ne fait que nommer Dieu en hiérogramme, un hiérogramme qui n'a pas encore trouvé son Champollion. Dieu est invisible, généralement insensible, voire proche d'insensé, et pour ces raisons nié par l'athée. En fait, rien ne l'indique formellement, pas plus que le nuage à l'horizon n'annonce l'orage qui  nous tombera dessus bientôt, même si un calcul mathématico-météorologique nous donne une idée de ce qui se prépare : la foudre et le tonnerre ne sont pas des signifiants mathématiques quand on les subit. Dieu n'a pas de signifiant mathématique quand Il Vit en nous, autour de nous ou à l'infini.

11jan23 247C33 
Cher frère Michel,
Dans votre réponse à frère Louis-Marie (10jan23 247C29) vous écrivez : "Frères et sœurs, ne désespérez pas de "ne pas comprendre" ! Formez votre esprit à l'idée que notre petit cerveau ne peut pas concevoir Dieu, parce qu'il échappe à tout descriptif, toute comparaison."
Ne pas vouloir comprendre à tout prix !  Le ‘Dieu’ tel qu’enseigné et imaginé par nos religions judéo-chrétiennes est révolu…  Oui, mais alors où est Dieu ? Qui est Dieu ?  Il n’est pas une personne ? Bon, d’accord…  Mais pour moi il existe quand même ! J’ai écouté dernièrement,  à la lumière de La Révélation d’Arès  : "Élohim ~ La Bible n'est pas un livre sacré / Mauro Biglino & Paul Wallis" Jeanne traduction : https://www.youtube.com/watch?v=jLRK9jzq7KM
Peut-être connaissez-vous ces deux érudits ? Je ne sais si vous aurez le temps de les écouter… Si oui, je serais très intéressée de connaitre votre point de vue, à l’occasion. Ils parlent sur base solide et honnête, c’est remuant dans le sens qu’on ne peut pas situer Dieu avec précision…  Ainsi,  L’intellect étroit nous enferme.  
Vous écrivez : "Dieu est le Tout allant de l'imperceptiblement petit à l'inimaginablement infini, un concept indéfinissable, ouvert, libérateur." Cela résonne en moi.  Aussi l’idée que  Dieu soit "action créatrice’ (actions à l’intérieur de soi et à l’extérieur de soi)  me parle bien, tout en sachant intellectuellement que cela est  encore limité. K. Graf Dürckheim — le philosophe —  à son retour du Japon (10 ans au japon) écrivait dans son livre  "L’expérience de la transcendance" :  "Notre existence, qui est tendue entre la vie et la mort, a ses racines dans l'Être, (Dieu) selon le zen, le tir à l’arc, etc... L'Être n'est pas conceptualisé au Japon, comme étant quelque chose ou Quelqu'un. L'Être est action  — pour nous P(p)èlerins d’Arès : J’ai, Je suis [Rév d'Arès ii/1] — Le propos est donc de se mettre en accord et en résonance avec cette ‘action créatrice qui fait que tout ce qui vit … vit !  Là est la dimension spirituelle de la Noble Voie."
Conclusion : Il nous faut arrêter de croire aux idoles du passé, encore en vigueur aujourd’hui, dans la religion, dans les idéologies diverses, dans la politique, etc.  Il nous faut retrouver le divin vivant et invisible dans  le cœur. Que reste-il alors du Dieu que l’on croyait connaitre ? Il reste Un. L’invisible Amour en expansion, l’action créatrice dans le flot de la Vie : Lumière, Puissance, Sainteté. Pas simple à comprendre, mais libérateur.  Véronique C. de Belgique    

Réponse :
Vous citez Karlfried Graf Dürckheim (à ne pas confondre avec Émile Durckheim, le sociologue), qui devint au Japon un bouddhiste zen. C'est un homme passionnant qui fut aussi un lecteur assidu de Maître Eckart, mais on ne peut ici s'étendre sur une vie et une pensée d'une richesse considérable mais complexe.
Ma sœur Véronique, voilà — et je m'en réjouis — que vous avez intégré dans votre esprit le fait évident que Dieu n'est pas plus facilement soluble pour l'homme ou la femme qui Le cherche que n'est facilement soluble l'équation d'Einstein qui cependant dit une réalité, mais ne permet pas de voir celle-ci. On l'accepte quoiqu'elle ne soit acceptable que par la bande, mais pas prouvée de front. Du moins pas de front actuellement et pour l'homme vivant sur terre, parce que sa vie est trop brève pour qu'il puisse de sitôt trouver une autre manière d'exprimer l'obscur, le contourné, le complexe. Nous sommes d'ailleurs très loin de concevoir facilement.
Si j'ai écrit : "Frères et sœurs, ne désespérez pas de "ne pas comprendre" ! Formez votre esprit à l'idée que notre petit cerveau ne peut pas concevoir Dieu, parce qu'il échappe à tout descriptif, toute comparaison," c'est parce que depuis un peu plus d'un mois je reçois des courriers ou des communications de sœurs et frères que mon entrée 246 a mis dans un état d'incertitude et qui soit en souffrent, soit (concernant quelques uns) nous quittent se plaignant de ne plus me comprendre. J'en suis tourneboulé sans pour autant revenir en arrière, mais en m'efforçant d'expliquer que je ne mets pas Dieu en équation, mais qu'un équation peut être un hiérogramme, le signe d'une idée sublime, une image qui n'a pas encore trouvé son Champollion et que cet état d'irrésolution est en tout cas préférable à des affirmations théologiques largement publiées et vénérées mais infondées. J'ai eu aussi la bonne idée d'expliquer à frère Louis-Marie que dire que Dieu doit être pensé non comme "un système théologique clos sur lui-même (la trinité des Églises est un concept clos sur lui-même, Allah comme Dieu de la providence et du jugement l'est de même, etc.), et que pour nous Pèlerins d'Arès Dieu est même tout le contraire, Dieu est le Tout allant de l'imperceptiblement petit à l'inimaginablement infini, un concept indéfinissable, ouvert, libérateur."
Ouvert ! de sorte qu'on peut aussi dire parmi bien d'autre choses, par exemple, que la foi telle qu'elle découle de La Révélation d'Arès ne peut en aucun cas concevoir Dieu en état de dualité, dualité comme dans le cas du fidèle priant d'un côté en imaginant Dieu trônant d'un autre côté, ou comme la souris dans son trou voit en tremblant le chat qui passe devant le trou. Dans l'état de dualité les vis-à-vis s'opposent, sont dissociés, parfois se heurtent. Cette situation de dualité, religieuse, ne peut être perçue par un P(p)èlerin d'Arès, lequel est  inévitablement non-duel et cela change tout ! Le Pèlerin d'Arès est en Dieu et Dieu est en lui.

12jan23 247C34
Bonjour Frère Michel,
MvettJe vous tiens ce message en toute confidentialité car les érudits du Mvett* (voir image) n’aiment pas qu’on parle de ce genre de choses par emails.
Je tenais simplement a vous faire part d’une belle analyse que j’avais dans un ouvrage de [Angèle] Christine Ondo, chercheuse de Mvett*, ou elle expliquait que le processus pour obtenir l’immortalité est comparable au travail des métaux et qu’il y a donc un lien entre la parole sacrée et la métallurgie.
D’ailleurs, en fang* il y a un verbe "aluin adzo" qui signifie forger la parole et sur lequel l’auteur Christine Ondo dit : "La stance 'forger la parole' [aluin adzo] enseigne la réflexion, la concentration avant la profération."
Dans La Révélation d’Arès Dieu vous appelle d’ailleur la Voix de Fer [iii/3, vi:6, x/1, etc.] et concernant Jésus Il parle d’argent : comme l’argent s’allie à l’or [2/14] et même quand je le [transpose] dans la mythologie fang, le peuple Ekang***, les immortels se dénommaient aussi "peuple de Fer".
Je n’avais jamais compris pourquoi Jésus ne pouvait pas être l’or, pourquoi Dieu n’avait tout simplement pas dit : "comme l’or qui s’allie a l’or", mais je suppose que c’est parce qu'il est aussi résistant que le fer, mais il rouille alors que l’or ne rouille pas. Cela sous-entend, je suppose, que même l’immortel est vulnérable même dans toute sa gloire.
(...)
Cordialement,
Un frère africain quelque part, pas en France.

Notes
:
* Mvett : Instrument de musique africain à cordes accompagnant des chanteurs ou récitateurs de chants ou récits spécifiques ; le mot désigne également la philosophie exprimée par les chants ou récits qu'accompagne le Mvett.
** Fang : groupe de langues africaines parlées au Cameroun, en Guinée équatoriale, au Gabon, au Congo-Brazzaville, et à Sao Tomé et Principe. Ses dialectes nigéro-congolais sont parlés par les Fangs.
*** Au Cameroun

Réponse :
Merci, mon frère, pour ce commentaire, qui nous plonge dans les trésors spirituels et philosophiques de l'Afrique Subsaharienne. Je comprends que vous ne souhaitiez pas être reconnu par "les érudits du Mvett". Comme notre grande famille arésienne comporte un certain nombre de nos frères et sœurs d'Afrique Subsaharienne je ne cite aucun prénom, nom ou lieu où vous pourriez être identifié. Mais j'ai tenu à afficher votre commentaire dans mon blog pour montrer que le Message envoyé par Dieu en 1974-1977 et que j'ai appelé La Révélation d'Arès ne connaît nullement les ethnies, les nationalités, les lieux géographiques, les héritages spirituels, mais s'adresse à tous les humains.

12jan23 247C35 
La chute de l'humanité par les anges déchus. Il est uniquement question de tromper le genre humain pour faire oublier à l'homme son origine divine. L'esclavage de l'humanité se voit alors directement associé à la chaîne de l'adultère et de la procréation ainsi qu'à des connaissances perverses jusqu'à maintenant (Rév d'Arès 2/3).
Créé à l'image de Dieu [Genèse 1/26], le genre humain doit recouvrer sa part divine et mener la quête de la réunification afin de restaurer l'unité des origines.
Le cycle diabolique aurait du être rompu grâce à la descente du prophète, le Christ Jésus. Je suis Celui Qui a parlé par Jésus (Rév d'Arès 2/11) ; mais sa généreuse mission n'a pas abouti, le christianisme n'a pas commencé ; cela se verrait.
L'appel de la dernière chance, le prophète Michel Potay  (Rév d'Arès 2/20) vient depuis 48 ans à notre secours, et nous transmet La Révélation d'Arès dictée par Dieu lui-même. Cette force de Lumière étant descendue de l'espace en 1974-1977, nous voilà de nouveau remplis de confiance dans le but de sortir du chaos dans lequel nous nous  sommes placés volontairement en voulant vivre des expériences sans connaître les conséquences de notre désobéissance.
Les inventions et la fourberie de l'adversaire ne manquent pas, les sortilèges qu'il utilise sont variés, d’où le discernement du serpent et l'innocence de la colombe, de peur que l'adversaire n'entre chez nous sous la forme du flatteur, comme s'il était un véritable ami.
Construisons nos âmes à la Lumière des Lumières ! Que celles-ci nous guident de nouveau dans les régions supérieures !
Nous possédons la clé pour remonter au ciel auprès du véritable Dieu.
Ne rejetons pas Dieu loin de nous, le Père Saint, la Vie véritable, la Source de la Vie, le Divin est en nous. Ne lui causons ni chagrin, ni peine !
Maryvonne C., de Bretagne-Sud.

Réponse :
Merci, ma sœur Maryvonne, pour ce commentaire, un appel de votre cœur de Pèlerin d'Arès pour rappeler l'Appel qui nous est parvenu à Arès, France, en 1974 et en 1977.
Je songe chaque jour à notre communauté arésienne, j'y songe de façons diverses, car je l'espère tantôt comme avant-garde de sauvetage de l'humanité assiégée par le péché, tantôt comme arrière-garde des appeleurs à l'amour salvateur, tantôt comme le monde autour de moi que je vois comme le radeau de la "Méduse". Je n'ai jamais lu "Le naufrage du radeau de la Mésuse" par deux des rescapés du radeau : Henri Jean-Baptiste Savigny, chirurgien de Marine, et Alexandre Corréard, ingénieur géographe, mais je connais pour les avoir lues par ailleurs l'horreur qu'a été la dérive de ce radeau au large de la Mauritanie. Toutes les infortunes et cruautés possibles ont eu lieu sur ce radeau comme elles ont lieu dans le monde : trahison, férocité de l'égoïsme, passions morbides, pulsions, haines, lâchetés, petitesses... Partis de l'épave de la "Méduse" à 147, ils restèrent 15 survivants. Le vrai naufrage, c'est la bassesse humaine. La pente que nous avons à faire regravir par l'homme est raide et sera longue à parcourir. Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2), mais je sais le courage de beaucoup de nôtres. J'ai confiance dans l'avenir, serait-il lointain.
Comme nous sommes petits en nombre, il nous faudrait acquérir quelque chose qui nous agrandisse, non en nombre car le nombre ne peut se faire que peu à peu, mais autrement : en renom, en éclat, en sériosité, etc. Je réfléchis à ce qui peut faire de nous une image avant qu'on parle de nous comme nombre. Nous devons nous faire plus grands que la vie. Bref, je rêve qu'on fasse de nous une sorte de matrice où un autre monde puisse se préparer une autre origine que celle du péché, puis renaître.

13jan23 247C36 
Ne vous tourneboulez pas trop, frère aîné !
Ne revenez pas en arrière car c’est Aguéla (Rév d'Arès xxx/13 ) qui vous pousse dans le dos et la Vie entrée en vous, Elle-même, "qui murmure sans trêve" comme vous l’écrivez au début de cette entrée 247.
Je fais allusion à votre réponse à notre sœur Véronique C. de Belgique (247C33).
Oui, votre entrée 246 était bousculante et il est bien normal que nous en soyons bousculés, plus ou moins.
Voilà un certain temps maintenant que vous nous incitez à faire le passage de la religion duelle à la métaphysique non duelle, que vous nous y préparez par touches successives, par approche variées depuis votre entée "Non-dualité" [#171], qui remonte à 2016. Mais on sent que vous appuyer quelques peu sur l’accélérateur depuis quelques mois en prenant sagement en compte votre âge. Vous avez raison.
Que cela nous mette, à différents degrés, dans l’incertitude. C’est inévitable. Mais vous écriviez dans votre entrée "Certitude de l'incertitude" [#183] : "Homme, aie la certitude de l'incertitude ! L'incertitude te laisse un large espace de liberté, elle est un libérateur fort, elle est le grand propulseur vers l'heureux changement du monde (Rév d'Arès 28/7)."
Nous restons confiants, frère Michel (je me permets d’écrire "nous" parce que j’imagine que la plupart de mes frères et sœur gardent confiance). Nous acceptons de ne pas tout comprendre, de laisser entrer en nous l’indéfinissable, l’antinomique, un degré important d’agnosticisme… tout le contraire des certitudes doctrinales, dogmatiques et des systèmes, faussement rassurants parce qu’ils donnent l’illusion de comprendre et d’expliquer, donc de maîtriser. Nous acceptons de vivre notre foi et notre espérance dans la direction de certitude, qui n’est que le vrai atteignable par le pécheur — vrai relatif mais suffisant — . La Vérité  étant indémontrable, non conceptualisable.  
L’incertitude est inconfortable. Mais l’incertitude est féconde, libératrice. En plus d’être lucidité, humilité… donc une des bases de l’intelligence spirituelle. Et je pressens que l’inconfortable incertitude devient peu à peu agréable, quelque chose comme l’innocence de l’enfance, comme la sensation d’être enfin déchargé de tout le poids de la culture, des idées toutes faites, des poncifs, des préjugés… et de bondir, léger et libre (Rév d'Arès 10/10), dans les pas du Père/Mère (32/3).
Peu à peu notre esprit  va s’ouvrir et s’assouplir. Le sang va se remettre à circuler et va fertiliser nos têtes vides (Rév d'Arès 23/5). Mais aussi nous allons mieux ressentir à travers notre cuir épais... Nous émergeons d’un monde qui ne pense et ne sent que du très grossier, du bruyant, du spectaculaire. Nous ré-apprenons à penser et à sentir le fin, le délicat, le subtil...
Notre force est dans notre patience (35/7).
Nous reposons, avec vous, notre œil sur le lointain (Rév d'Arès xvii/3).
La Vie vous dit à la toute fin de la seconde théophanie : Teste! Donne (la Parole) aux fils de tes frères; l(eur) œil n’arrête pas la Lumière. (Elle) cuit l(eur) pain, (elle) presse le(ur) vin, l(eur) huile. Mer profonde; tu (n’y) vois (guère plus loin que) ta main (Pourtant) la mer entre dans ta vessie. (Rév d'Arès xxi/10-12).
La mer déposée en vous par la Vie ne révélera toute sa richesse et sa justesse que progressivement. Ce qui nous contrarie ou nous déroute aujourd’hui nous éclairera demain. Et si ce n’est nous, se sera la génération spirituelle qui nous prolongera...
Laissez jaillir la fontaine (Rév d'Arès xx/8, xLvii/9), frère Michel, car vous n’êtes pas source que pour abreuver vos contemporains, vous êtes aussi source pour ceux qui viennent et qui vous comprendrons de mieux en mieux : Mikal (est) le(ur) père, le(s) frère(s) monte(nt depuis) les (con)fins de la plèbe, (ils) ne bute(nt) pas (contre Mikal) (xxxiii/14).
Thierry M. de la Drôme des Collines

Réponse :
"Ne vous tourneboulez pas trop !" me dites-vous, mon frère Thierry.
Merci, mon frère. J'aime le côté affectueux du verbe "se tournebouler", qui sent la niquedouillerie rhinocérossienne (ou rhinocérossière, ou rhinocérossesque [éléphantesque], ou rhinocérossique, ou rhinocérossérologique, etc.), qui est la mienne. Je me tourneboule quand même. Il faut que je veille à ne pas faire perdre la foi ou à ne pas interrompre l'acquisition difficile de la foi à des sœurs et frères qui parfois ont eu bien du mal à acquérir ce qu'ils ont acquis. Je me souviens avoir lu, je ne sais plus dans quel bouquin, sous la plume de Sylvain Tesson, quelque chose comme : "J'ai relu le Coran. Je crois cette œuvre plus réussie que l'œuvre de Michel Onfray (philosophe athée patenté) pour faire perdre la foi." Certaines formes de langage sont parfois catastrophiques. Je m'efforce de n'en pas commettre. Malgré cet effort il semble qu'avoir voulu finir d'éloigner le dieu juge et roi de la religion de l'esprit de Pèlerins d'Arès qui traînent encore de la culture et pour ce faire rapprocher Dieu, le Vrai, de l'espace-temps, dont j'ai expliqué la nature à travers l'équation d'Einstein, n'ait pas été une pédagogie infaillible.
Mais mon entrée #246 est le miroir de ma conviction. Je n'y changerai rien. C'est ce qu'il y a de bien dans le fait de n'être qu'un rhinocéros niquedouille : l'obtusion. Je poursuis ma route dans le sens que m'indique La Révélation d'Arès.
Je vous laisse. Depuis hier soir j'ai une crise de Ménière carabinée (vertiges, maux de cœur, grande fatigue) et je dois aller me reposer.

14jan23 247C37
Cher prophète Mikal,
Je ne commente pas souvent les entrées de votre blog même si mon premier travail de la journée est de consulter celui-ci, car je n'ai rien de plus à ajouter aux commentaires des sœurs et frères bien plus compétents que moi en matière de rédaction.
Je le fais aujourd'hui, parce que mon cœur comprend très bien votre enseignement ; je ne peux pas expliquer pourquoi (serait-ce métaphysique ?)
Même si je ne peux mettre des mots sur le ressenti que j'éprouve, je tenais à vous en faire part pour vous dire que je ne suis certainement pas le seul frère qui doit comprendre par le cœur ce que vous nous enseignez. Vous pouvez être rassuré sur l'impact de votre enseignement sur nous. Le plus difficile pour moi étant de trouver les mots justes pour diffuser le message que vous nous adressez à chaque entrée du blog. Mais là, c'est mon travail de transformation qui résoudra le problème.
(...)
Merci beaucoup pour votre amour.
Thierry B., Pays Basque

Réponse :
Merci, mon frère Thierry, pour votre commentaire. Non, mon frère Thierry, vous n'êtes "pas le seul qui comprend par le cœur ce que j'enseigne". Vous êtes nombreux à me comprendre. L'éloignement que décident certains, contrariés par mon enseignement depuis quelques temps, ne tient malheureusement pas compte d'une précision importante que j'ai à quelques reprises pris le soin de rappeler dans quelques unes de mes réponses : Ce n'est pas ce qu'on croit qui sauve, mais l'amour dont on fait preuve dans la vie terrestre. Refuser que la nature du Père, de la Vie, du Créateur, de Dieu (appelons-Le comme on veut) soit celle dont je parle dans mon blog ne menace pas l'âme, car la naissance comme l'existence de celle-ci tient à l'amour et à rien d'autre.
C'est essentiellement à l'usage de mes frères et sœurs du petit reste que j'insiste sur la bonne façon de voir Dieu, car c'est là la question qui leur est posée quand les personnes qu'ils rencontrent dans leur mission voient qu'ils sont des croyants : Qu'est-ce que Dieu ? Il faut rejeter la vision que la religion a de Dieu comme personne suprême, sublime de nature transcendante qui serait le Créateur de l'Univers dont la Terre et qui placerait l'humanité de celle-ci sous sa gouvernance absolue, le roi et juge suprême en somme. Dieu n'est absolument pas cette personne avec ou sans un P majuscule. Il me paraît absolument clair que l'explication de Dieu est toute autre : le Père et l'Univers total, humanité comprise, forment un apparentage unique, une consubstantialité sans défaut, une similitude sans faille bien qu'une fourmi et un caillou nous semnlent deux choses différentes, qui fait que Dieu et tous les éléments de Sa Création — Tout ce qui est — sont comme l'espace-temps dans lequel les notions d'espace et de temps sont incompatibles-inséparables (qualiticatif que j'invente pour l'occasion, faute d'en trouver en français) s'influençant l'une l'autre, appartenant à une même entité. Le Tout qui forme l'Univers, Dieu y compris, est fait de versions et portions de la Vie formant une même entité. Cette conception de Dieu, qui est une combinaison de la matière avec l'Esprit universel qui tient tout en équilibre, Lui permet aussi de parler, communiquer. Autrement dit, la relativité générale d'Einstein renferme, bien que n'en parlant pas, une relativité générale Dieu-Vie-Matière-Esprit-Pensée-Etc.

14jan23 247C38
Bien cher prophète du Très-Haut, de la Vie, de l’Étalé, etc. Il y a tant d’attributs de Dieu,
Votre blog n’est pas un forum et pourtant comment ne pas être touché(e) par les réponses que vous faites aux commentaires 247C29 et 247C18 ?
Le Père sait que votre (notre) mission est difficile : Tu as la larme du soir la larme du matin (Rév d'Arès i/16).
Soyez consolé, frère Michel, en repensant à ce que vous a dit l’ange sur la plage le 9 octobre 1977: "Tu as le pouvoir de transmettre". Ce que vous avez fait avec courage, droiture et honnêteté, mais aussi sagesse et prudence car, même si vous aviez de suite compris le bouleversement que Dieu vous envoyait annoncer à nos frères humains, vous avez choisi  d'évoluer très progressivement vers la métaphysique, et nous avez  guidés vers une autre notion de Dieu, en le déreligiosant.
Déjà en Palestine, les évangiles relatent que Jésus n’était pas toujours compris des personnes auxquelles il s’adressait, on peut lire par exemple : Et ils furent saisis d’étonnement (Matthieu 22/22).
Depuis 1974 et 1977, le Ciel a surgi dans votre vie, bouleversant vos convictions profondes.
À la question "qui est Dieu ?" vous dites maintenant courageusement : "Je ne sais pas. Il n’est pas ce qu’on avait imaginé. C’est la Vie qui n’a jamais commencé et qui ne finira jamais (vidéo "Le Prophète" 2020).
Les notions que vous abordez dans les dernières entrées nous emmènent encore plus loin. Nous pouvons être étonnés, ou hébétés, nous aussi, mais peu importe si la raison ne comprend pas maintenant, elle comprendra peut-être plus tard, et si ce n’est pas nous directement, ce seront nos enfants, nos petits-enfants, car vous écrivez pour les générations qui viennent (Rév d'Arès13/7). Un jour, ce Message pur, venu du Ciel, sera reconnu par l’humanité comme un trésor Lumineux, étincelant, qui éclaire comme un phare l’évolution du monde vers le Bien. C’est la seule solution !
En attendant, faisons confiance à vos écrits, votre précieux enseignement et choisissons d’accomplir avec patience, conscience, le peu que nous comprenons, chacun à son rythme. Nous ne pourrons jamais nous faire une image objective de Dieu, l’essentiel est d’accomplir la Parole [Rév d'Arès 35/6], de faire le Bien par la pénitence.
Ce commentaire est maladroit, mais vient du fond du cœur, bien aimé prophète.
Bien avec vous avec mes petits moyens, je vous embrasse chaleureusement avec sœur Christiane.
Chantal C. d'Aquitaine

Réponse :
Oh ! ma sœur Chantal, pourquoi croyez-vous que je vous ai demandé d'assurer la présidence de L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès ? C'est parce que vous êtes depuis longtemps capable d'écrire un très juste commentaire comme celui que vous venez de me donner la faveur de lire. Vous avez toujours vu juste, même en des temps où je me posais tant de questions, en ces temps héroïques du début, ces temps où vous étiez parmi les rares qui avaient compris que La Révélation d'Arès aurait probablement dû être appelée La Révolution d'Arès... Pour moi Ce Qui s'est passé à Arès en 1974 et 1977, c'est la première fois que la Parole du Père a pu être diffusée dans son intégralité non immédiatement retouchée ou censurée par l'homme. Et cette intégralité je me suis efforcé de la défendre, voire de la parfaire en effectuant dans Le Livre quelques points entre parenthèses, c'est-à-dire quelques points des parties non sonores mais simultanément "infusées" aux sons, points que notre frère Antoine B. m'a reproché d'avoir fignolés ou parachevés.
Encore merci, ma sœur Chantal, pour votre beau et juste commentaire.

14jan23 247C39
Hébétude ! Selon le Larousse : 1. Hébétement, stupeur. 2. Sidération de la vie psychique que l'on rencontre dans certains états démentiels ou certains déficits intellectuels sévères.
Pour moi, un état de flottement, de désincarnation quand on se trouve dans un état de trop grande fatigue ou confronté à une réalité que l’on ne peut assumer. C’est notre cas, à nous tous, humains, qu’on peut déceler si on ne se laisse pas impressionner par les agitations du monde. Hébétude masquée par le besoin d’avoir constamment raison, de défendre "sa" vérité, de se sentir en tout point dans la justice et de contester celle qui nous dérange. Ce besoin permanent de l’affirmation est-il une nécessité pour compenser son hébétude ? En tout cas, elle s’inscrit sur les visages des puissants comme des petits. Passée l’adolescence, très rares sont les visages lumineux, ouverts, et même dans ces cas, l’hébétude n’est pas loin. Pourquoi ? Quelle est donc cette réalité si difficile à assumer ?
"Le Verbe s’est fait chair," dit l’évangile de Jean (1/14). Un raccourci magnifique que les rédacteurs de ce texte ont malheureusement réservé au seul Jésus. Cette intuition rejoint La Révélation d’Arès : Ma Voix entre dans l’homme, Ma Parole est dans la parole d’homme, il tète la force dans Ma Force (vii/5). Nanti de ces Voix-Parole-Force, une "structure" métaphysique complexe, je-nous me-nous trouve(ons) doté(s) d’un destin, celui de réaliser notre part de Dessein : réorienter la grande roue du monde vers Éden.
À cette tâche notre humanité s’applique plus ou moins depuis quelques (dizaines de) milliers d’années mais ne trouvant pas les sentiers chevriers vers les Hauteurs [Rév d'Arès 25/4-5] ou les considérant trop difficiles, elle s’est rabattue vers les autoroutes des religions et des pouvoirs laïques. Nous nous égarons et l’hébétude grandit. Car le Verbe nous taraude, regimbe en nous. Voix-Parole-Force s’activent et détournées du Dessein, accouchent de produits frelatés : les mille formes que prend le bruit dont un particulièrement pernicieux : l’histoire que nous nous racontons, le conte que nous nous récitons pour nous endormir (iv/6), terrible soporifique qui voile nos yeux et nos oreilles (23/1) et épaissit l’hébétude. Pour oublier quoi ?
Je t’ai reconnu avant que de ton père tu n’entres dans les entrailles maternelles (Rév d'Arès 2/20). Avant que tu n’entres dans le ventre maternel, Je t’avais élu (4/3). Cette reconnaissance et cette élection avant même que je sorte du ventre de ma mère viennent-elles dès l’intention de mes parents, ou est-elle antérieure ? S’applique-t-elle spécifiquement sur chaque fils de père et de ventre (xxxvi/13) ou est-elle universelle ? Peut-on puiser les réponses à ces questions en soi — ce qui serait le meilleur traitement contre l’hébétude — ou me sont-elles extérieures ? Et quel rapport avec l’hébétude ?
Pour moi, ces versets pourraient signifier qu’il existe un modèle idéal de soi, une idée absolue du chemin de notre accomplissement à suivre, nichée au Fond de la conscience ou dans une Idée planant au-dessus de nous. L’intelligence serait alors de la percevoir, la liberté serait de concrétiser cette Épure, de l’incarner, la pénitence, de la dégraisser des influences pernicieuses et négatives du vécu, et l’amour d’oser la partager et d’en faire une polone (Rév d'Arès xxxix/12). Voilà la pensée qui mène ma Vie spirituelle en ce moment. Consciente ou inconsciente cette présence d’un modèle idéal agirait au Fond de nous de manière aléatoire et notre sensibilité percevrait cette réminiscence sans pouvoir l’identifier, causant un malaise profond, une hébétude.
Si cette conclusion est juste, elle demande de reconnaître qu’un Principe supérieur est, dans lequel je dois me fondre (Rév d'Arès 32/5). Or la caractéristique du rationalisme est justement de nier ce Principe, de considérer l’humain comme l’origine, le moyen et la fin de toutes choses. On n'est donc pas "sorti de l’auberge" comme dit l’autre.
Et moi, là-dedans, qu’est-ce que j’ai à faire ? Faire du paradoxe d’être pas-grand-chose, infime partie d’une humanité insignifiante (Rév d'Arès xii/1) mais porteur d’une Intention prodigieuse venue de l’Être, une belle Œuvre ; me dégager du piège (xxx/10) pour recréer une image (11/1) de la Vie qui donne envie d’aller La chercher en soi. J’apprends ainsi à être un hébété heureux.
Salvator B. de Bretagne-Ouest

Réponse :
"C'est Barrès qui mit cela à la mode : Ce besoin de chercher partout et sans cesse un enseignement, une "leçon" — m'est insupportable. Vasselage où l'esprit s'avilit. Les grandes œuvres ne nous instruisent pas tant qu'elles ne nous plongent dans une sorte d'hébétude presque amoureuse. Ceux qui cherchent partout leur profit, je les compare à ces prostituées qui, avant de se livrer, demandent : "Combien tu donnes ?" Je n'ai plus aussitôt désir que de m'en aller." (André Gide, 18 mai 1930, Journal). Dans ces lignes écrites par Gide, quand je n'avais pas encore un an, je n'avais que dix mois, paraît ici le mot hébétude pris dans un sens différent du sens habituel de sotte stupeur. Il peut y avoir une "hébétude amoureuse", comme écrivait Gide, que je comprends comme un moment d'engourdissement heureux, de sortie de soi-même... On peut le ressentir comme après l'amour qu'ont fait deux amants ou comme pendant la lecture de "grandes œuvres" comme dit Gide. Certains ouvrages plongent dans une sorte d'hébétude heureuse, admirative, participative : J'ai connu ces moments d'émotion en lisant "L’Iliade et l’Odyssée" d'Homère, "Pride and prejudice" de Jane Austen, "Love Story" d'Eric Segal, "Madame Bovary" de Flaubert, certaines œuvres d'Alexandre Pouchkine et de Percy Bysshe Shelley, "Huis Clos" de Sartre, "Journal" d'Anne Franck, "1984" d'Orwell, certains passages de Sylvain Tesson confinant à de la haute littérature. Curieusement, rien dans La Révélation d'Arès ne m'a mis en état d'hébétude ; j'ai tout de suite compris que c'était un plan de bataille qui allait demander beaucoup de clarté d'esprit.

14jan23 247C40 
"Je ne suis rien, je le sais , mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout." J’aime cette pensée de Victor Hugo.
Je ne suis rien, tout du moins pas grand chose, un rhinocéros comme vous le dites, juste une parcelle d’humanité, un atome parmi 8 milliards d’atomes, mais une parcelle du Tout qui est là pour éclairer le monde (Matthieu 5/14-16) et ce n’est pas rien.
Il y a ce balancement entre orgueil et humilité, où les données sont changées.
Il peut paraître orgueilleux aux yeux du monde de passer pour un sauveur et pourtant c’est cette part de Vie (Rév d’Arès 24/3-5, 25/3, xix/26) que nous pouvons recréer en aimant qui changera le monde (Rév d’Arès 28/7).
Cela laisse dans une grande hébétude en effet.
Alain Le B., Île de France

Réponse :
Merci du fond du cœur, frère Alain, pour ce commentaire de grande humilité, mais oser dire qu'on est humble ne signifie pas qu'on est orgueilleux.
Avoir l'humilité de Socrate est une nécessité et Socrate n'était pas par là le contraire de l'orgueilleux, car l'orgueil est un défaut d'un tout autre ordre. Ce n'est pas parce qu'il était l'inverse d'un orgueilleux que Socrate disait : "Je ne sais rien" ; il disait cela parce que c'était simplement vrai. Avant Socrate il y avait en Grèce des sages. Socrate est le premier philosophe, défini par Platon dans "Le banquet", qui se déclare non-sage, mais seulement un humain désireux de trouver la sagesse. Ainsi Socrate provoque-t-il chez tout homme qui l'écoute la remise en question permanente de soi-même. Socrate va constituer un idéal pour tout homme cherchant, avec humilité, donc lucidité, à être sage. Toutes les écoles philosophiques de l'Antiquité, sauf les épicuriens, ont reconnu Socrate comme l'incarnation de l'homme en quête de sagesse. Socrate approuvait la théorie de Parménide sur le fait qu'il existe un Être unique indépendant de tout débat. Il est aussi le créateur de la notion de concept ; il ouvre ainsi la voie aux idées au sens que Platon donna au mot idée ou forme. Comme quoi, il y a longtemps que des hommes disent comme Victor Hugo et comme vous, frère Alain : "Je ne suis rien, je le sais , mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout."
Pour finir, j'insiste sur le fait que dire qu'on travaille à sauver le monde n'est pas tenir un discours orgueilleux. Qui prendrait pour un orgueilleux le médecin qui déclare s'employer à sauver des malades ? Dire qu'on a le savoir qui permet le salut est même nécessaire pour que les humains aillent vers vous et trouvent auprès de vous la pratique de l'amour.

16jan23 247C41
Ayatola Chef d'État en Iran"L'ayatollah chef d'État", caricature extraite d'un journal jordanien. Tous les Musulmans ne sont pas d'accord avec la façon de voir des gouvernants musulmans d'Iran.
Toutefois, si nous sommes horrifiés par les actuelles exécutions par pendaison (de là la barbe de l'ayatollah) en Iran, devons-nous nous hausser à l'étage des donneurs de leçon ? Il n'y a pas si longtemps en France — 300 ans !  c'est le temps d'un soupir à l'échelle de l'histoire de l'Univers — il y avait à Paris, rue sainte-Anne (entre le Palais Royal et l'avenue de l'Opéra), un établissement appelé "Nouvelles Catholiques" qui n'était ni plus ni moins qu'une maison de correction où l'on entassait des jeunes fille et des femmes arrachées à leurs maris protestantes, musulmanes, et des enfants enlevés à leurs parents protestants, musulmans, qu'on corrigeait de leurs "croyances" impies pour en faire des catholiques. On ne les pendait pas, mais c'était tout comme.
Michel Potay, webmaster

16jan23 247C42 
Vos dernières entrées de blog nous poussent de plus en plus haut vers la métaphysique.
Je ne comprends pas tout toujours tout, mais j’ai confiance et comme vous dite à notre frère Denis K : "Frères et sœurs, ne vous sentez pas perdus ! Ne mettez pas votre cerveau à la torture. Vous comprendrez très bien ce que je peux dire un de ces jours."
Peut-être plus préoccupants sont les frères qui nous quittent !
Ils ne vous connaissent peut être pas bien et ont du mal à apprendrer votre façon de cheminer dans votre pensée et votre foi.
Cela dit j’étais un peu perdu sur vos explications en partant des exemples de physiques et d’espace-temps. Et je n’ai  pas fait assez d’études pour cela. Mais il faut patienter, car dans tous vos post où vous poussez notre faible lumignon , a travers les réponses aux uns et aux autres il survient un moment ou cela s’éclaircit :
"J'ai eu aussi la bonne idée d'expliquer à frère Louis-Marie que dire que Dieu doit être pensé non comme un système théologique clos sur lui-même (la trinité des Églises est un concept clos sur lui-même, Allah comme Dieu de la providence et du jugement l'est de même, etc.), et que pour nous Pèlerins d'Arès Dieu est même tout le contraire, Dieu est le Tout allant de l'imperceptiblement petit à l'inimaginablement infini, un concept indéfinissable, ouvert, libérateur. Ouvert ! de sorte qu'on peut aussi dire parmi bien d'autre choses, par exemple, que la foi telle qu'elle découle de La Révélation d'Arès ne peut en aucun cas concevoir Dieu en état de dualité, dualité comme dans le cas du fidèle priant d'un côté en imaginant Dieu trônant d'un autre côté, ou comme la souris dans son trou voit en tremblant le chat qui passe devant le trou. Dans l'état de dualité les vis-à-vis s'opposent, sont dissociés, parfois se heurtent. Cette situation de dualité, religieuse, ne peut être perçue par un P(p)èlerin d'Arès, lequel est  inévitablement non-duel et cela change tout ! Le Pèlerin d'Arès est en Dieu et Dieu est en lui."
Pour moi c’est extrêmement clair et cela me suffit. Reste à la transposer dans la mission, mais nous avons commencé, et nous avons observé à Bordeaux au dernier Salon du Bien-Être et à notre dernière mission thématique en octobre un intérêt assez net du public en qualité et quantité.
Continuez !
Philippe L. de Bordeaux, Aquitaine

Réponse :
Merci, frère Philippe, pour ce commentaire et pour les encouragements qu'il m'apporte.
Fénelon, que j'évoque dans le précédent commentaire, après avoir été directeur de ce sinistre établissement qu'était "Les Nouvelles Catholiques" rue sainte-Anne à Paris, devint précepteur du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV et père du futur Louis XV. Cétait le type même de l'ecclésiastique habile, raffiné et un bon écrivain de talent, auteur de "Télémaque" et des ouvrages recouvrant ce qu'on pourrait intituler "L'âme et l'esprit d'un prince". Bref, même si ce genre d'homme est ce qui plaît encore aujourd'hui dans le beau monde, il est tout le contraire de ce que je suis. Fénelon avait la finesse qu'il fallait pour être accepté et réussir. Pas moi. Je ne tourne pas autour du pot ; même si je suis patient et sais attendre, je dis les choses simplement, directement, sans virtuosité, comme je les crois bonnes. Il est normal dans ces conditions que tout le monde ne me suive pas. Mais comme vous m'y encouragez, je "continue" d'être ce que je suis.

18jan23 247C43
Difficile d'exprimer l'indicible pour l'homme qui a perdu le lien avec son Créateur.
Ce qui fait que l'homme lucide est toujours dans le doute de bien faire.
Et pourtant sur ce blog s'inscrivent des mots qui resteront éternels.
Nous vous joignons l'image réalisée et imprimée pour ce mois de janvier pour la vitrine de notre assemblée de Gap : "Mets ta main sous Ma Main! (Rév. d'Arès iii/1) ".  
Arièle et Philippe C.-C., Hautes Alpes
Affiche Gap Janvier 2023

Réponse :
Un grand merci, sœur Arièle et frère Philippe, pour ce commentaire et l'affiche que vous avez mise en vitrine dans votre local de Gap.
Je viens d'apprendre que vous allez avoir du renfort missionnaire à Gap : Frère Dominique et sœur Claudine de Perpignan vont habiter votre ville. Votre mission va faire des étincelles !

18jan23 247C44
Relais du Ciel,
Votre blog fontaine irrigue d’Eau bleue nos terres intérieures plus ou moins desséchées.
L’Eau bleue de la Vie, la Puissance, vous l’avez intégrée et avez accepté de nous La transmettre : À son tour Mikal lave ses frères ; il donne l’Eau (Rév d’Arès i/14).
"l’Imperceptible Vie" venue en vous, procède, dites-vous, par "infiltration fluide" d’Elle à nous quand nous Lui disons : Entre ! (Rév d'Arès xxxiv/12).
Incarner le Tout, revêtir la Vie, tout ce potentiel à développer, travail de la pénitence. La flamme revêtira la peau (Rév d'Arès xxxv/20), quand le Dessein sera accompli.
Ces notions métaphysiques se perçoivent avec le cœur aidé par la raison, mais la mort due au péché retarde et diffère le lent travail de métamorphose pour passer de la matière lourde à la matière transfigurée, de l’oreille sourde à l’oreille qui entend la pierre, la plante, l’animal, les planètes etc. (le sens de la nature réelle des choses : note Rév d'Arès xxiv/9 ).
Grand merci, frère Michel, de votre enseignement très éclairant.
(...)
Marie-Hélène F. du Limousin

Réponse :
C'est, je crois, un des très rares commentaire que je reçois de vous, ma sœur Marie-Hélène, et je vous dis mon émotion devant une sœur qui semble si bien connaître La Révélationd'Arès et qui écrit bien ! Mon émotion, parce que vous me dites que que "j'irrigue d'Eau Bleue les terres intérieures plus ou moins desséchée" de mes sœurs et frères et, sans me croire un instant un frère aîné persuasif, je suis heureux de recevoir d'une  sœur discrète un encouragement. Je suis donc capable "d'irriguer" des cœurs et des âmes, de faire naître la foi comme un beau jardin ici et là, mais vous écrivez cela comme si vous veniez de dévouvrir la préciseu Parole du Créateur. Quand le fraîcheur persiste à ce point, c'est comme le naissance d'une éternité.
Souvent les gens, qui nous écoutent sans être des nôtres, ne font qu'apprécier de loin la Parole que je m'efforce de diffuser mais vont rarement plus loin dans leur appréciation comme s'ils avaient peur que ça les ennuie. Mais vous, eau apparemment calme surgissant d'un coup dans mon blog, vous vous exprimez comme quelqu'un qui a une dynamique profonde, ce que j'appelle aussi parfois un ressort évangélique. Vous savez que nul ne se sauve sans tout faire pour sauver d'autres humains, parce qu'il n'existe qu'un seul humain sur terre, un seul qu'on croit huit milliards, un seul de telle sorte que l'autre, c'est vous, ma sœur Marie-Hélène. Vous semblez bien avoir capté le vrais Souffle et les vraies couleurs de la Parole d'Arès. En pastichant Montesquieu je dirais qu'apparemment vous savez "sauter les idées intermédiaires, assez pour intéresser sans tarder." Merci, ma sœur Marie-Hélène.

18jan23 247C45
Je vous présente "La Polone", le dernier album de Slam Arésien inspiré de La Révélation d’Arés sur des textes de Salvador B.  que j’ai posté sur YouTube et autres plateformes de musique digitalisée.
Je ne l’éditerai pas en format physique comme le précédent album "La lanterne/Slam" car trop nombreux ont été les pèlerins d’Arès à s’en désintéresser.
Le Slam invite à la méditation et à la lecture du texte original comme un relai d’ascension.
Des athées peuvent ainsi se poser des questions sur notre foi. Des croyants s’interroger sur notre existence et découvrir notre absence de théologie et notre ouverture à la métaphysique.
Ces albums sont fait pour "ccrocher" ceux qui nous connaissent mal ou pas du tout.
Bonne moisson à tous avec tous les outils possibles sur le champs.
https://youtu.be/Wc7EswJPt8s
José O. d’île de France

Réponse :
Merci, mon frère José, pour cet album, dont je viens juste de découvrir l'existence en découvrant votre commentaire. J'ai écouté quelques instants le début de "La Polone" et immédiatement reconnu la voix de notre frère Salvator B. de Quimper. J'ai un mois de janvier très chargé et beaucoup de choses à faire avant mon départ pour une réunion avec la mission parisienne et le premier meeting des diffuseurs en librairie de La Révélation d'Arès après la crise du Covid19. Mais à mon retour je trouverai bien le temps d'écouter dans la tranquillité votre album "La Polone". Encore merci.

18jan23 247C46
Bien aimé Frère Michel,
Voici une vidéo de l'humoriste Dieudonné qui avec l'aide de Francis Lalanne demande pardon à la communauté juive d'avoir pu les "heurter, choquer, blesser".
Francis Lalanne  a rencontré Dieudonné pour lui demander pardon d'avoir été en colère contre lui, d'avoir pensé et dit du mal de lui. Dieudonné lui a pardonné, s'est repenti et a demandé humblement pardon à la communauté juive. On peut trouver la lettre sur le site de "Israel magazine" :
https://israelmagazine.co.il/je-demande-pardon-dieudonne/
Je me dis que ce sujet est en lien avec votre entrée puisque "Il y a des vilenies, renoncements, horreurs, que nous détestons, mais que nous partageons, parce qu'ils sont humains. Le fait de subir ou d'être victime n'annule pas le fait de partager et, ne l'oublions jamais, la Vie partage aussi nos péchés" et que l'humilité et le pardon sont producteur "d'effet d'entraînement ".
https://youtube.com/watch?v=5RPlsLDE78g&si=EnSIkaIECMiOmarE
Xavier H. de Nice (Alpes Maritimes)

Réponse :
Je n'ai pas actuellement le temps de regarder ces vidéos, mais je vous remercie de me les communiquer. J'en prendrai connaissance à mon retour d'un voyage que je dois faire bientôt.
En tout cas, c'est un bonheur pour moi d'apprendre que l'humoriste Dieudonné, Francis Lalanne et la Communauté Juive se sont pardonnés et réconciliés.

18jan23 247C47
Pour commencer à percevoir l’imperceptible, l’Incompréhensible, le Tout, la Vie [Rév d'Arès 24/3-5), Dieu, il me faut acquérir l’âme par la pratique de l’amour, du pardon, de la paix, de la liberté. Par la simple pénitence [30/11], j’approche, au fond de moi, ma nature divine oubliée mais présente depuis que le Père confia Son Image et Ressemblance (Genèse 1/26-27) à Ses Enfants (13/5).
Aucune méthode ou théorie, aucun rite n’est utile pour auto-renaitre, sinon le vouloir être — pour que nous fassions ta Volonté (Rév d'Arès 12/4).  
Il me faut du cœur, du dépassement, de la confiance pour glisser sur la pensée métaphysique et plonger dans l’Immensité indescriptible au fond de moi — la mer entre dans ta vessie. (Rév d'Arès xxi/10-12).
Je sais que je vais un jour disparaître de l’univers visible et que j’appartiens depuis toujours à l’Univers invisible, au Tout, à l’Un (Rév d'Arès xxiv/1), que mes sens, mon intellect certes ne peuvent pas pénétrer mais Qui vit en moi, Qui est moi.
Mikal, prophète du Tout, vous n’avez de cesse de laver notre cœur (Rév d'Arès L/1) et notre pensée du concept de Dieu tel que la religion, quelle qu’elle soit, le prêche : un super-Juge, un super-Directeur, un super-Protecteur au-dessus de nous. Ce Dieu-là n’existe pas ! Ce qui existe c’est la Vie (24/3-5) !
La Vie inexprimable, Onde, Chant (Rév d'Arès x/8) des êtres, des étoiles, des soleils, du créé et du non-créé, que, nous apôtres, dans vos pas, apprenons à dire au monde, loin du bruit (ii/8) —  Parle de dessous l'œil ; ne parle pas de dessus l'œil (xix/7).
Annie L.-J. de Paris, Île de France
Conscience par Annie-Lucas

Réponse :
Merci, ma sœur Annie, pour ce commentaire et pour l'image qui l'accompagne que vous avez intitulée "Conscience".
Oui, nous sommes  comme les grains de l'interminable chapelet de "la Vie inexprimable, Onde, Chant (Rév d'Arès x/8) des êtres, des étoiles, des soleils, du créé et du non-créé, que les apôtres, dans les pas du prophète, apprennent à dire au monde, loin du bruit (ii/8) —  Parle de dessous l'œil ; ne parle pas de dessus l'œil (xix/7)." Nous vivons, nous habillons, parlons, mangeons, nous distrayons comme n'importe qui dans ce pays de France, mais avec la discipline de pénitents qui autant qu'ils peuvent évitent de commettre des fautes contre l'amour, car ce monde est léger mais sa légèreté n'est pas dans dans ce qu'on appelle généralement ainsi, elle est dans l'oubli de l'autre comme autre soi-même. Nous nous efforçons de ne pas partager le ramage général aux roulades appris à la radio, à la télévision, aux journaux. Et ce n'est pas si facile. Cela demande, comme l'illustre votre image, de la conscience.

18jan23 247C48 
Frère Michel,
J'espère que votre crise de Ménière s'estompe un peu...
De minuscules petits éclats de  lumière par milliers, comme des étincelles d'or submergeant tout silencieusement, nous et les arbres, la végétation, l'espace, en nous et hors de nous; l'air, comme une chair subtile qui porte en elle de cette Vivance*, nous unifiant à sa Substance; flot ininterrompu roulant ces petites étincelles de lumière d'or, une Mer intemporelle dans laquelle tout vit mutuellement comme des poissons dans son Eau bouillonnante de Vie, éternellement régénératrice, arbres, herbes, lumière du jour, soleil et nuages, nous-mêmes ha-nimés et tout entier pénétrés de son effervescence  — l'éternité se goûte comme une évidence —. À peine pourrions-nous dire "je suis moi", tant ce flot de Vie accapare l'attention, flot de bien-être plutôt que de sentiment, fusion du Tout plutôt qu'extase des vierges à genoux, Amour expansé par Sa Seule Vie primordiale !
Jean-Jacques B. d'Île de France

nota du commentateur :
* émotion de vie ressentie, issue de la Mer invisible liant toute chose et tout être (selon moi)

Réponse :
Oui, mon frère Jean-Jacques, ma "crise de Ménière s'estompe" ; elle est sur sa fin et je pourrai bientôt entreprendre un voyage programmé depuis assez longtemps.
Je suis très heureux de recevoir votre commentaire, qui est peut-être le premier que vous m'adressez. Merci pour lui.
Dans notre vie d'apprentis de l'amour, nous nous prêtons, par la force des choses, à la vie publique de tout le monde plus que nous nous y donnons. L'homme que La Révélation d'Arès a enveloppé de son voile d'or ne vit plus jamais comme le commun abatardi des mortels ; il a quand même pris quelque pureté. Notre vertu a plus de poids sur la balance des comportements, certes pécheurs encore, mais moins, parfois même beaucoup moins que nous n'étions avant. Votre commentaire est celui d'un homme qui avance sur le sentier de la sagesse. Toutes les grandes œuvres sont, dit-on, des projets de jeunesse qu'on peut seulement réaliser à un âge mûr ou avancé ; c'est peut-être votre cas et je vous souhaite d'y réussir, de toute mon âme.

24jan23 247C49
Samedi 21 janvier, de retour chez moi après cette rencontre entre le Ie prophète et mon assemblée locale, je me sens comme anéanti intérieurement.
La rencontre n’a pas traitée du sujet prévu : la mission, mais des difficultés à s’aimer dans une assemblée libre et souveraine. Je me sans anéanti, car loin, très loin de ce que je devrais être. Le naufrage – ou plutôt la situation de blocage - de l’amour... de l’amour dans notre assemblée était probablement collectif, mais ceux qui m’ont lu attentivement sur ce blog ou qui me connaissent personnellement savent que je ne suis pas homme à me défausser sur le collectif. Chacun est un tout à lui tout seul, dans tous les sens du terme, et je me sens lourd du poids de notre situation de blocage, d’une assemblée partagée entre deux visions, deux façons de vivre la relation à votre enseignement ainsi que j’ai terminé mon propos où j’évoquais en effet deux familles, qui n’arrivaient pour l’instant en tout cas, à fusionner dans une complémentarité féconde :
— La première est celle de deux qui envisagent votre enseignement comme une globalité de Fond et de forme, que l’on peut suivre en confiance sans avoir besoin d’y ajouter quoi que ce soit, notamment des initiatives ou des projets que vous n’auriez pas vous-mêmes suggéré comme les missions sur les salons, la mission auprès des gilets jaunes, le talk-show, ou encore le film de notre frère Fabrice C. Pour eux, même si vous avez dit du bien de certaines initiatives sur le blog, c’est parce que vous n’êtes le chef de personne [Rév d'Arè 16/1] et que donc vous vous soumettez aux initiatives de vos sœurs et frères, mais que rien ne permet d’affirmer que ces initiatives ne ralentissent pas la naissance et la croissance d’une assemblée forte en la dispersant loin de votre sillage. Les frères qui prennent ces initiatives s’écoutent peut-être plus eux-mêmes qu’ils ne vous écoutent. Cette diversité qu’ils prônent — notamment diversité d’action — n’est pas la diversité à laquelle appelle la Parole qui est beaucoup plus fusionnelle.
Dans un sens, votre enseignement suffit, il est si complet qu’on n’a même plus besoin de penser par nous-mêmes, cerveau dégradé par le péché, mais qu’il suffit de chercher dans votre blog qui répond à toutes les questions que l’on peut se poser. Ainsi à Paris, tout ce qui irait au-delà du cadre que vous nous avez suggéré pour notre mission (une noria de groupe se succédant au local avec une mission ne dépassant pas le cercle des dix minutes à pied autour de notre local), même si cela peut toujours faire une expérience de plus, ne fait pas avancer ce que l’on peut appeler "l’expérience du prophète".
— La seconde est celle de ceux qui envisagent votre enseignement comme la plateforme de lancement d’une assemblée libre, à laquelle chaque membre peut apporter sa contribution propre, selon sa conscience personnelle, serait-elle inachevée, sa créativité, ses initiatives, sa vision, pourvu que les bases de la pénitence et l’adhésion au fond de votre enseignement, l’appel à la pénitence et à l’apostolat soit bien présent. C’est même peut-être le rôle de l’assemblée de recevoir chacun tel qu’il est au moment où il nous rejoint, pour l’aider à évoluer autour d’autres sœurs et frères, grandir et apporter aussi ce qu’il a de spécifique à apporter dans la fidélité à l’esprit de La Révélation d’Arès et de votre enseignement. Cette seconde famille porte les quelques projets qui se font sur Paris comme la mission sur les salons ou quelques initiatives personnelles, rares, car ces initiatives ou projets ne reçoivent pas, et pour cause un bon accueil enthousiaste de la première, allant jusqu’à se demander si à un moment ou à un autre, la première famille ne leur dira pas qu’en procédant comme ils le font, ils ne s’excluent pas de fait du petit reste de ceux qui suivent strictement votre enseignement, comme c’est écrit par exemple dans votre entrée 239 sur Le Pèlerinage : « Les Pèlerins d'Arès sont eux-même divers. Il y a ceux qui ont choisi d’appartenir au petit reste et qui s’appliquent strictement à la mission spécifique du témoin ou prophète de La Révélation d’Arès, mais qui ne se croient pas pour autant supérieurs ». En d’autres termes, ces initiatives personnelles ne rentrent pas dans le cadre « strict » de ceux qui se soumettent à votre enseignement de fait.

Pourtant, cette rencontre dont vous avez souligné qu’elle n’aurait pas pu se tenir dans la dignité qui fut la sienne montrant bien que les choses avancent a justement permis d’apporter à notre groupe quelques précisions importantes comme le fait qu’il n’y a pas chez nous de chef, que pour vous tous les frères et sœurs présent sont des Pèlerins d’Arès grand P, que, toujours selon vous, notre frère Fabrice fait partie du petit reste, que vous avez toujours encouragé l’initiative et la créativité, etc. Mais vous avez aussi ramené le propos au sujet central, l’amour ou plutôt peut-être le manque d’amour. Depuis samedi soir, ma pensée revient et revient sur notre rencontre.
L’amour, vous avez d’abord rappelé qu’il était oubli total de soi, et qu’il était sans limite. L’exemple de ce que vit votre fille Nina en est une belle illustration : aimer et continuer d’aimer quel que soit la réaction de celui qui se trouve en face. L’amour qui amène à voir l’autre comme un autre soi-même, l’amour du Sermon sur la Montagne, sans quoi quelque chose ne pourra éclore dans le monde. Nous appelons les hommes à un amour qu’il nous faudra commencer à avoir vécu entre nous.
Revenant à moi et à notre assemblée locale, je me suis aussi demandé si ce manque d’amour ne se rapportait pas aussi à un manque de foi et de confiance. Manque de foi dans notre capacité à aboutir au regard de ce que nous sommes aujourd’hui. Mais aussi tout autant si ce n’est plus, manque de confiance. Car je crois que si l’on creuse un peu, on découvre que la crainte qui anime la défiance de la première famille vers la seconde, et inversement, est celui de l’échec de notre mission :
— Pour la première famille, la crainte est celle de voir les Pèlerins d’Arès se disperser dans une diversité plus humaine que spirituelle, et finalement s’égarer hors de la ligne dans laquelle vous nous propulsez, à tout le moins faire perdre du temps, faire reculer le Jour de Dieu.
— Pour la seconde famille, la crainte est celle de voir se réinstaller une religion dans le sillage d’une rigueur qui tend à figer nos attitudes sur les principes qu’ils pensent voir dans votre enseignement (comme faire de l’accueil un passage obligatoire, ce dont vous vous êtes défendu samedi).
Pour l’instant, nous ne parvenons pas à rendre cette diversité féconde, écrivais-je ci-dessus. Les uns ne voient pas encore combien les autres pourraient leur être utiles, enrichissants.
Je me sens le premier responsable de cela, comme certainement chacun de mes sœurs et frères présents samedi, doit aussi se sentir. Un peu comme après un accrochage dans le couple, où chacun n’a tout à fait tort ou raison et où seul l’amour est la réponse pour regarder en avant, avec confiance, et se remettre en marche.
Ne sommes-nous pas arrivés à une stade où finalement, dans un premier temps, nous pourrions renouer avec la confiance ? Nous venons tous de quelque part rappeliez-vous lors de cette rencontre, et ni la première famille, ni la seconde ne souhaite revenir à la religion ou s’égarer sur les friches [Rév d'Arès 5/5]. Et si quelque chose tendait à cela d’un côté ou de l’autre, l’assemblée n’aurait-elle la force simple d’alerter du danger, de faire preuve de cette vigilance qui est l’un des axes de notre pénitence (avec l’humilité et la volonté d’être). Au fond, n’avons-nous pas peur de nos ombres ?
J’ai, pour ma part, la soif d’une rupture existentielle avec mon petit moi, la soif de me dépouiller comme le fit François d’Assise pour passer à Autre Chose. Et pour ma part, cela m’a donné envie après cette rencontre de ne plus rien faire, rien qui puisse troubler dans un premier temps la paix, ou l’unité inévitablement fragile de notre fraternité. M’installer dans le silence intérieur, le dépouillement, chercher la sagesse d’abord (246C24). Ce fond spirituel, je le travaille depuis plus d’un an, en lisant et relisant attentivement ce à quoi vous nous invitez depuis l’entrée 234 (Être et non-Être, être et non-être) et à travers les échanges que j’ai sur le sujet avec chacun de mes sœurs et frères, mais aussi à travers les rencontres que j’ai avec notre sœur Annie et notre frère Bernard. Je pense avoir commencé quelque chose de cette plongée dans une eau intérieure, proche de l’eau de mes sœurs et frères et de l’Eau encore difficile à percevoir et palper, cette énergie métaphysique disponible, ce mouvement de la Vie permanent mais dont nous sommes aujourd’hui coupé. Je le sens car je commence à baigner dans quelque chose de commun d’où ma sœur, mon frère humain quel qu’il soit n’est pas étranger, quelque chose qui dépasse les deux familles qui vivaient en moi ce samedi 21 janvier, apparemment désunies mais en réalité bien unie par la Parole et votre enseignement. Bien sûr la mission exige un minimum d’esprit pratique, mais le moissonneur que je suis touchera-t-il le cœur de celui qu’il rencontre sans avoir avancé puissamment dans ce passage de l’amour, avoir les pieds (plus) écorchés [Rév d'Arès 25/5], les bras (plus) griffés par les épines [31/7] ?
Jeff P. de Paris, Île de France

Réponse :
Après un samedi 21 janvier avec la mission parisienne, dont vous êtes, mon frère Jeff, et un dimanche 22 janvier à la réunion des diffuseurs de La Révélation d'Arès en librairie, je suis rentré de Paris à Bordeaux hier lundi après-midi 23 janvier. Dans la soirée, un peu las, après avoir fait quelques courriers j'ai écouté les deux premiers mouvements du Concerto d'Aranjuez avec à la guitare Pablo Sáinz Villegas : l'allegro puis l'adagio.  Ce matin, trouvant votre commentaire, j'ai repensé à ces deux mouvements.
Premier mouvement, vous êtes vif mais restrictif :
Mon bien aimé frère Jeff, vous me parlez "d'assemblée forte" et je rappelle qu'une "assemblée forte" est d'abord une assemblée forte en pénitence, donc en amour !
Vous me dites par ailleurs : Une "famille de l'assemblée est celle de ceux qui envisagent votre enseignement comme la plateforme de lancement d’une assemblée libre, à laquelle chaque membre peut apporter sa contribution propre, selon sa conscience personnelle, serait-elle inachevée, sa créativité, ses initiatives, sa vision, pourvu que les bases de la pénitence et l’adhésion au fond de votre enseignement."
Oui, mon frère, mais quand je pense à l'assemblée et quand je pense à la mission, je pense toujours à une assemblée de frères et sœurs et une mission réalisée par des frères et sœurs, certes libres, mais qui s'aiment entre eux et aiment le monde du dehors de façon exemplairement évangélique, fraternelle, là où le "nous" et le "je" se confondent, là où le "soi" et "l'autre" fusionnent, parce qu'une mission arésienne organisationnellement et argumentairement imparfaite mais pleine d'amour au-dedans comme au-dehors vaut toujours mieux qu'une mission qui attire des personnes reçues dans une assemblée qui ne montre pas de façon immédiatement sensible un amour évangélique exemplaire, hors du commun.
Je l'ai toujours dit : Si cela n'est pas, vous attirez des personne dans une association de gens sympa certes, mais pas beaucoup plus. Je suis sûr que soixante-dix personnes très "diverses" peuvent aimer de façon exemplaire immédiatement et étonnamment perceptible, frappante, mais vous n'y êtes pas encore parvenus. Je suis désolé que cela ne vous apparaisse pas comme cela m'apparaît.
Or, comme je l'ai dit dès le début de mon allocution j'avais prévu plusieurs sujets, dont le sujet de la mission en effet, mais la lettre critique d'une sœur, que j'ai reçue deux ou trois jours avant mon départ, lettre que j'ai lue à haute voix devant vous tous, dont chacun pouvait sentir (du moins, je l'espérais) qu'elle n'était pas écrite avec amour — je parle de l'amour évangélique, fraternel, — m'a fait comprendre qu'après quelque quarante ans d'existence l'assemblée de Paris n'était pas encore arrivée à installer en son sein l'amour suffisant pour se distinguer clairement et manifestement du dehors. C'est sur ce point que je me suis fait un devoir de parler.

Second mouvement, vous êtes soudainement extensif :
Vient le paragraphe qui dit : "J’ai, pour ma part, la soif d’une rupture existentielle avec mon petit moi, la soif de me dépouiller comme le fit François d’Assise pour passer à Autre Chose." Et là le ton devient positif !
Là, vous comprenez pourquoi j'ai parlé d'amour. De là votre dernière phrase : "Bien sûr la mission exige un minimum d’esprit pratique, mais le moissonneur que je suis touchera-t-il le cœur de celui qu’il rencontre sans avoir avancé puissamment dans ce passage de l’amour, sans avoir les pieds (plus) écorchés [Rév d'Arès 25/5], les bras (plus) griffés par les épines [31/7] ?"
Non, mon frère Jeff, ni vous ni personne dans notre assemblée n'avancera dans sa mission sans avoir pieds écorchés et bras griffés. Car l'amour évangélique n'est pas l'amour suave des romans-photo, c'est un amour-devoir. Cet amour-devoir devient certes avec le temps un amour naturellement vécu au fond de soi mais il faut passer par des années difficiles avant d'en arriver là et je n'ai pas l'impression que cette épreuve ait été assumée par tous jusqu'à présent. Or, il faut en arriver là.
Dans l'évangile de Jean, dont La Révélation d'Arès ne reconnaît pas la justesse et qu'elle nous demande de ne pas prendre comme référence (Rév d'Arès 16/12), on trouve ce qui est probablement une légende : l'épisode des noces de Cana, où Jésus change l'eau en vin, ce qui fit dire au peintre Cézanne : "L'eau changée en vin, c'est le monde changé en peinture." On touche ici assurément à la question du chambardement que provoque le Sermon sur la Montagne ; gros chambardement tel que ce Sermon fameux n'a pas encore, sauf petites exceptions très locales, connu de mise en application. Si nous Pèlerins d'Arès ne commençons pas à l'échelle publique, qui le fera ? S’il n'y a pas réalité substantielle concrète de l’amour enfin atteinte dans sa possibilité pratique, c’est par abandon à la ligne-découpe qu'approfondit chaque jour davantage l'humanité de plus en plus déchue. Notre mission n'est plus alors qu'un simple coloriage. Le secret intime de la vérité telle que La Révélation d'Arès nous demande de la répandre rejoint le mot décisif de Klee à propos de l'art : "Ne plus imiter le visible mais rendre visible". Il faut que nous créions le lieu spirituel où notre cerveau et l’univers se rejoignent visiblement, parce que l'univers est une création de l'Amour. Ce lieu ne peut être que l'amour évangéliquement compris, c'est-à-dire le miroir humain de l'Amour du Père.
C'est dans les visibles reflets de l'amour fraternel vrai, vécu, pratiqué, que nous permettront au monde de contempler un avenir heureux possible. Seul l'amour, qui est plus que la gentillesse ou la courtoisie, l'amour qui transpirera de nous parce qu'il sera plus que des mots, plus qu'un regard ou qu'un geste, qui sera ce que l'homme commun d'aujourd'hui ne peut pas nommer, seul cet amour-là réussira. Il faut que la lumière à travers nous se révèle aussi profonde que l'âme. Il nous faut une transparence qu'on ne peut avoir qu'avec l'amour.
Certes, un nouveau, un néophyte, ne peut avoir cet amour et nous devons l'accueillir quand même et l'accompagner dans sa recherche de l'amour qu'il voudrait posséder, qu'il lui faudra des années pour l'acquérir. Mais que lui donnerez-vous si vous n'avez pas vous-même acquis cet amour ou du moins avancé plus que lui dans la quête de l'idéale pénitence ?

Vers le fin de l'après-midi, ce samedi 21 janvier, j'ai demandé par deux ou trois fois aux soixante-dix réunis là autour de moi si l'on avait des choses à me demander. Pourquoi ne m'avez-vous pas alors demandé de parler un peu de la mission ? Peut-être parce que vous vous doutiez que je reviendrais sur l'amour, sans lequel la mission aura toujours des difficultés à trouver l'efficacité souhaitable.

24jan23 247C50
Bien aimé frère Michel, Serviteur de la Vie,
Lors de votre allocution à Paris samedi 21 janvier 2023, vous m’avez ouvert la conscience. Vous disiez lors d’une rencontre à Bordeaux ou étaient réunies une trentaine de Sœurs et Frères que vous n’étiez pas trente, mais Un. À Paris, samedi, nous n’étions donc pas soixante-dix mais Un.
Vous avez écrit dans un courrier avoir envie de partir, de retourner à la Vie d’où nous venons. J’ai conscience que la Vie est dans toutes les structures humaines animales et dans tout l’Univers
à son vrai corps, aussi léger qu'une fumée pure,
qui ne naît pas du ventre de la mère mais de la vie de
l'homme déjà né qui s'engendre lui-même en une autre
vie infinie qu'il bâtit comme un vaisseau pour prendre le
large (Rév d'Arès Veillées 17 et 18),
la Vie qui a toujours existé, laquelle se matérialise dans d’autres enveloppes et que de fait nous sommes Un (rien à voir avec la réincarnation). Nous sommes la Vie = Dieu = Je Suis [Exode 3/14]. Vous nous avez comme toujours appelés à nous aimer les uns les autres. L’amour n’attend rien en retour ; il aime. Il faut ne rien attendre des autres et tout attendre de nous-mêmes. Je prends bien conscience que je n’aime pas encore, comme à votre exemple et à l’exemple de la Vie Qui nous aime, Qui nous voit au-delà de apparences et Qui ne voit que le Bien en nous, je n’ai pas encore atteint le stade de ne plus rien être pour moi-même (Rév Arès 40/6), je m’applique à y parvenir. Ce que demande le nabi [le prophète], Dieu le dit, le demande. Je vous écoute, je reste à Paris[, je ne déménage pas à Lorient].
Infiniment merci à vous pour votre visite à Paris ainsi qu'à nos dévouées sœurs Christiane et Nina.
Je vous embrasse.
Didier Br. d'Île de France.

Réponse :
Merci, mon frère Didier, pour votre commentaire. Je crois que pour vous demeurer en Île de France est la sagesse même. Je vous applaudis d'en avoir compris les raisons.
Pline l'Ancien, né en 23 à Vérone ou à Côme, on ne sait, mort d'étouffement quelque part entre Misène et Pompéi pendant la fameuse éruption du Vésuve, a décrit un tableau du peintre grec Zeuxis représentant des grappes de raisin si réalistes que les oiseaux s'y laissaient prendre et, voulant manger du raisin, essayaient de picorer le mur sur lequel se trouvait cette nature morte. Que notre amour devienne de même si réaliste que le monde nous rejoigne dans la reconquête de l'amour et de son fruit : le Bien.

24jan23 247C51 
Trouvé sur le site de la mission de Nice :
Tract mission de Nice 2023J'aime beaucoup ce tract. Peut-être un petit défaut : Pourquoi ne pas écrire "Nice" après "15 rue Biscarra" ?
Michel Potay

30jan23 247C52 

Annie L.-J. de Paris, Île de France

Réponse :
Compliments à sœur Annie pour cette vidéo.
Qu'on me pardonne ma brièveté ! Je suis actuellement très pris par mon travail.
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Signature.

Réponse :
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