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8 septembre 2022 (244) 
L'Étalé

Dieu, Père, la Vie, l'Éternel, Je, l'Étalé m'a parlé et j'ignore Qui Il est ou Ce qu'Il est.
Peut-être n'est-il que le flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans l'espace interstellaire, mais pourvu d'Intelligence et d'outils de communication.
Peut-être n'est-il que le Vent fort (Rév d'Arès xxii/1), cosmique, de protons, noyaux d'hélium, antiprotons, électrons, positrons, rayons gamma, neutrinos et neutrons, quoiqu'aussi capable d'intelligence, de vœux, d'émotion et de parole que l'amas de cellules qu'est l'humanité qu'Il appelle Ses Enfants (13/5). Peut-être n'est-Il que le rayonnement cosmique dont l'énergie 1020 eV (électronvolts) n'est expliquée par aucun processus physique identifié, rayonnement doué de conscience et de raisonnement comme mon cerveau, etc.
L'incognoscible nature de la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) fait d'Elle un
e Puissance (12/4) extensible allant de la petitesse d'un clou (ii/21) jusqu'à l'infini, une Force étalée (ii/4) comme l'Univers mais capable de passer par une bouche d'homme (ii/21).
En tout cas, Dieu n'est ni le Roi ni le Juge quasi anthropien, que les religions imaginent. Dieu est une entité inconcevable pour le pécheur. Le fait qu'on L'appelle Seigneur et qu'Il communique avec nous le rend certes intelligible mais ne lui donne pas de profil imaginable ou supposable.
L'Étalé (Rév d'Arès ii/4) — le Créateur, la Vie, le Père, Dieu, l'Être, l'Éternel, le Très-Haut, Allah, Brahma, Rāma, le Grand Esprit, etc. — est autant l'Illimité que l'Infinitésimal.

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Galaxie GN-z11

La galaxie GN-z11 est le plus lointain des agglomérats
stellaires visible depuis la Terre. Elle est distante d'environ 13,4 milliards
d'années-lumière, Elle détrône z8_GND_5296, mais on estime à un minimum
de 2 000 000 000 000 (2 billions)  le nombre de galaxies dans l'Univers qui,
en fait, est probablement illimité.
L'Étalé (Rév d'Arès ii/4) est vraisemblablement l'Illimité.

Toutes les images et descriptions de Dieu sont des inventions ou des caricatures. On me demande : "Qu'est  Dieu en réalité ?" Je réponds : "Il n'y a concernant Dieu rien que l'humain appelle réalité. Dieu est Dieu comme rien n'est rien. Dieu n'est ni inexistant ni cependant fictif. Le vivant terrestre le plus athée, détecte des anomalies de destin qui ne peuvent survenir que si une autre Vie l'observe et parfois intervient, même rarement. Mais cette Vie-là, c'est l'absence de présence." On me toise. Je poursuis : "Voyez la chaise sur quoi vous êtes assis ! Imaginez-la à la fois immensurable mais bien-disante. Immen­surable parce qu'aussi bien à la dimension de votre arrière-train qu'à la dimension de l'Univers et bien-disante, parce que des humains l'entendent parler." On s'ébaudit : "Ça n'a pas de sens..." Je coupe : "Voilà ! Ça n'a pas de sens ; c'est Dieu !"
J'ai déjà évoqué Dieu dans ce blog (entrée 65, 6 août 2007). J'en ai parlé précautionneusement, bien que déjà convaincu de ce que je dis ici, mais ne sachant pas comment aborder le sujet sous un angle moins commun que celui de nos habitudes de penser et de dire. Le plus honnête que je puisse dire est que Dieu échappe au concept humain et qu'aucune pensée et écriture ne peuvent le contenir.
La langue humaine, irrémédiablement pauvre et insuffisante, ramène toujours Dieu à un concept anthropo­forme ou personnalisant : Zeus, Jupiter,  le Soi, Brahman, l'Éternel, Yahvé, Baal, Seth, Grand Esprit, Izanagi, etc. Dieu attendra un nom et une définition aussi longtemps que nous serons limités au verbe humain.
Dieu, de toute façon, est autre chose.

Dieu est toujours un faux sujet pour la bonne raison
1. qu'Il est en nous sans que nous le détections — chacun de nous, croyant ou incroyant, est son image et ressemblance (Genèse 1/26-27),
2. que le Dieu des religions ne répond pas à l'expérience que j'ai eue de Lui en 1977, de sorte que je peux affirmer ceci : "Depuis que Dieu S'est manifesté à moi, je sais Ce Qu'Il dit, mais je ne sais ni ce qu'Il est ni qui Il est. Il est aussi mystérieux que la vie et que l'Univers ; la vie anime la moindre de mes cellules et de mes émotions et l'Univers s'étale à l'infini."

À Arès (France, Gironde), en 1974 un être surnaturel, Messager du Très-Haut, corporel, animé, chevelu et barbu, parlant ma langue, me touchant de ses mains, me dicte la première partie de La Révélation d'Arès : L'Évangile Donné à Arès. Ce n'est pas Dieu, c'est son télégraphiste, c'est Jésus de Nazareth.
Mais à Arès en 1977 c'est la Voix de la Puissance (Rév d'Arès vii/4-5, xxxiii/5, xLii/13-14), qui va finir de faire de moi un Messager de plus (26/7). Cette Voix, Dieu (37/3), se manifeste à moi sous la forme d'un bâton de lumière au milieu d'un remue-ménage cataclysmique. Il me dicte la seconde partie de La Révélation d'Arès, Le Livre.
Tout cela je l'ai bien vu et entendu. La conclusion est simple : Nous ne sommes pas le centre de l'Univers, nous ne sommes pas seuls.
Nous ne sommes pas seuls, mais qu'ai-je vu ? Seulement ce que j'ai décrit et ma conviction est que ce n'est presque rien de tout ce qui accompagne les Terriens dans l'infinitude de l'Univers. J'ai seulement vu et entendu le peu que mes moyens humains me permettaient de voir et d'entendre. Je ne vois qu'un commencement, parce que la chair ne peut pas voir la fin. La fin est ailleurs.
Rien de Dieu ou de la Vie n'est connu et rien de Lui n'est inconnu ; tout est indéfinissable. Même si nous savons, parce que Lui-même le révèle, que Celui Qui a la Sainteté, la Puissance et la Lumière (Rév d'Arès 12/4) existe, qu'Il nous a créés libres (10/10) et nous laisse libres de nous égarer et de nous détruire si nous le souhaitons, nous n'avons de Lui que des notions vagues et brouillées, parce qu'aveugles sont ceux — pour l'heure tous les hommes — qui ne veulent ou ne peuvent pas voir et sourds ceux qui ne veulent pas (ou ne peuvent pas) entendre (Luc 8/13). Nous croyons qu'une autre vie est possible. Elle l'est, mais chassons les visions mythiques ou mystiques qui sont toujours anthropomorphes, qui sont toutes des sortes d'hagiographies parentes des contes de fée. Nous n'avons que la métaphysique pour percer ce mur de matérialité qui enferme toujours nos rêves d'au-delà, qui cache, en fait, un doute épais et pesant.
Même l'humain qui, comme moi, est convaincu de sa perpétuité par-delà la mort sait qu'il est, quoi qu'il fasse, solidaire d'une humanité qui n'est pas huit milliards, mais Une. Il faut donc travailler à faire éclore les épis mûrs. Nos cécité et surdité font que dans ce monde matériel tout passe, comme passeront l'Éternel des synagogues, le Dieu des Églises, l'Allah des mosquées, etc., et que pour l'heure il est très difficile de rester conscient qu'il existe autre chose que nous venons, par exemple, chercher au Pèlerinage d'Arès, et que le Père appelle la Vie (24/3-5) ou le Feu (xLi/7) faute de mot humain approprié pour le dire.
La Révélation d'Arès fait valoir, dans tout son contexte, que l'humanité a besoin d'un réveil ou d'une tension pour devenir aimante, pardonnante, pacifiante, intelligente et libre. Pour changer le monde (Rév d'Arès 28/7), il faut des Moissonneurs (5/2-5, 31/6, 35/1-2, 37/8) dévoués à diffuser les espérances arésiennes. Pour l'heure donc Dieu commence par nous. Nous sommes Dieu avant de savoir qui ou ce qu'est Dieu dans Ses Puissance, Sainteté et Lumière (12/4) totales et infinies.
Spinoza pense que "ceux qui ne comprennent pas tendent à moraliser". Juste pensée. Le christianisme d'église, l'islam de mosquée, le judaïsme de synagogue ne comprennent pas que Dieu est indéfinissable et comme pour compenser cette lacune ils ont développé des morales sévères qui finalement prennent la place de l'épanouissement de conscience, de la foi allègre. Nous Pèlerins d'Arès savons très bien que nous ne comprenons pas qui et ce qu'est Dieu, mais nous L'acceptons comme tel et notre aveu d'ignorance a la force claire de l'honnêteté. Nous n'avons pas besoin de morale sévère. Nous sommes devenus tout naturellement images et ressemblances (Genèse 1/26-27) du Grand Inconnu, de l'Étalé.

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Commentaires
08sep22 244C1

Abel B. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Merci, mon frère Abel, pour cette vidéo tournée sur la côte sauvage du Finistère.

09sep22 244C2
Dieu, écrivit Dante en clôturant "La Divine Comédie", n’est pas une vision aveuglante de la glorieuse lumière, il est avant tout "l’amour qui fait mouvoir le soleil et les autres étoiles".
J’ajouterai à cela que de cet Amour découle l’abondance, mais l’homme aveugle et orgueilleux ne voit pas. Il veut sa part en bon matérialiste qu’il est devenu et il ne sais plus qu’il peut bénéficier de tout en se spiritualisant.
Longtemps, j’ai cherché l’Amour ailleurs que dans l’humanité. Lentement, l’évidence m’est apparue : la cohésion et l’harmonie de la Création sont les premiers rouages et signes manifestes et d’une intention généreuse et bienveillante. L’Amour préexistait à l’homme, cela ne fait aucun doute pour recevoir son enfant qui lui naîtrait et l’embrasserait. Mais la Parole et la liberté (lime effilée, Rév d'Arès vii/6) allaient griser, exciter l’enfant et le ramener à l’état d’animal pensant sans lui enlever pour autant toutes possibilités de retour tant que subsisteront en lui les dons divins. C’est le grand dilemme de nos temps
Mais dire tout cela, ne me fait pas avancer beaucoup. L’Amour se vit :
S’il me manque l’amour,
je ne suis qu’un cuivre qui résonne,
une cymbale retentissante.
J’aurais beau être prophète,
avoir toute la science des mystères
et toute la connaissance de Dieu,
j’aurais beau avoir toute la foi
jusqu’à transporter les montagnes,
s’il me manque l’amour,
je ne suis rien,
comme disait Paul [de Tarse] aux Corinthiens [1ère Épitre aux Corinthiens 13/1-3]
Pascal L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Je suis ému, profondément ému en lisant ce très beau commentaire, mon frère Pascal.
Vous citez la Première Épitre aux Corinthiens, le fameux passage sur l'amour dans ce texte de Paul de Tarse. Les écrits de Paul de Tarse ne sont pas Parole de Dieu (Rév d'Arès 16/12, 35/12), mais ce sont les paroles d'un grand missionnaire écrivant à ses convertis de Corinthe. Par ailleurs, il s'agit certes de l'amour des hommes pour les hommes, il ne s'agit pas de l'Amour de l'Étalé, du Père, de la Vie, de Dieu, mais la grandeur lyrique de ces phrases célèbres nous touche immanquablement aujourd'hui encore.
Voici complet le fameux hymne à l'amour de Paul de Tarse :
1 Corinthiens (traduction Louis Segond)
13/1 Si je parle les langues des hommes, et même celles des anges, mais que je n'ai pas l'amour, je suis un cuivre qui résonne ou une cymbale qui retentit.
13/2-3 Si j'ai le don de prophétie, la compréhension de tous les mystères et toute la connaissance, si j'ai même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, mais que je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. Et si je distribue tous mes biens aux pauvres, si même je livre mon corps aux flammes, mais que je n'ai pas l'amour, cela ne me sert à rien.
13/4-7 L'amour est patient, il est plein de bonté; l'amour n'est pas envieux; l'amour ne se vante pas, il ne s'enfle pas d'orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s'irrite pas, il ne soupçonne pas le mal, il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité ; il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.
13/8-10 L'amour ne meurt jamais. Les prophéties disparaîtront, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. En effet, nous connaissons partiellement et nous prophétisons partiellement, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra.
13/11-12 Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu un homme, j'ai mis fin à ce qui était de l'enfant. Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, de manière peu claire, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais partiellement, mais alors je connaîtrai complètement, tout comme j'ai été connu.
13/13 Maintenant donc ces trois choses restent: la foi, l'espérance, l'amour; mais la plus grande des trois, c'est l'amour.
Mais qu'est exactement l'amour ? Il est tellement difficile de répondre à cette question, surtout concernant l'Étalé, que dans mon entrée 244 j'ai glissé sur cet aspect de la Vie. Pour moi l'amour évangélique, l'amour de l'humain pour l'humain, vient au jour quand l'homme ne se suffit plus à lui-même parce qu'il a compris qu'il ne fait qu'un avec les autres comme il ne fait qu'un avec son bras, ses jambes, ses mains, ses yeux, car l'ennemi est toujours une part de soi-même.
Je n'ignore cependant pas que chez l'homme aimant les autres hommes forment une part d'imaginaire, de réflexe culturel, de romantisme, et qu'il est difficile, voire presque impossible, de distinguer dans cette grande complexité ce qui est amour pur. Car l'amour n'est pas toujours heureux ; il est très souvent malheureux, notamment quand il est repoussé, parce que les humains présentent tous des points communs qui font d'eux autant de causes de répulsion que de causes d'inclination.
Vous citez Dante Alighieri (Durante degli Alighieri dit "Dante" tout court) qui fut poète, penseur et même homme politique à Florence, un des "pères de la langue italienne", qui avec Pétrarque et Boccace forma le trio qui imposa qui le toscan comme langue littéraire à la péninsule italienne. Dante Alighieri dit que "Dieu n’est pas une vision aveuglante de la glorieuse lumière, parce qu'il est avant tout "l’amour qui fait mouvoir le soleil et les autres étoiles". Il y a peut-être du vrai dans ce que dit Dante Alighieri mais c'est là que je me sens disparaître derrière un mystère — qui du reste est le mystère même de Dieu, l'Étalé — celui d'un Créateur de l'homme, donc Créateur du sentiment, de la résonance entre les cœurs, qui éprouverait pour les étoiles et tous les astres issus de Sa Création, gigantismes puissants mais insensibles, insentimentaux, le même sentiment que nous pouvons éprouver, parfois partager avec nos semblables humains. Comment l'espace de l'Étalé peut-il se mêler à l'espace de choses chimiquement et physiquement actives et gigantesques, mais émotionnellement inexistantes ? Je ne sais pas ; cela dépasse mes compétences. Si je m'avance dans cette direction, j'invente, je poétise, je rêve, "j'inconsciente", mais je ne sais pas où est la vérité. Je m'efforce toujours de repousser l'imaginaire amoureux, parce qu'il a quelque chose de bestial que justement je m'efforce de fuir (voir entrée 243). Ce qu'il y a de passionnant dans l'œuvre, c'est qu'elle varie avec ses créateurs : On entre dans une salle du Louvre et cent tableaux montrent qu'il n'y a qu'une peinture, une teinture mêlée à de l'œuf ou de l'huile mais qui, posée sur les toiles avec un pinceau, varie à l'infini. On pourrait comparer le cosmos à une salle du Louvre parce qu'il n'existe pas deux étoiles semblables parmi les milliards de miliards d'étoiles, mais l'amour se trouve-t-il dans cette varité infinie ? Je ne sais pas. J'ai déjà tellement de difficultés à aimer les quelques milliers d'humains qui sont à la portée de mes pensées...
Il n'empêche que j'aime votre commentaire, frère Pascal. C'est avec des frères et sœurs comme vous que nous avancerons dans notre apostolat qui est une vaste reconstruction de l'éon caché dans les cellules de tout ce qui vit ou qui luit.

09sep22 244C3 
D’un côté, je redoute de faire un commentaire. D’un autre, je me sens le devoir d’alimenter votre blog.
Je redoute de parler de Dieu, l’Inconnaissable, l’Insaisissable par la pensée, tout en étant convaincu qu’Il existe, qu’Il est l’Existant Absolu : J’ai Je suis (Rév d’Arès ii/1).
Ignorants, nous le sommes tous, c’est une banalité que de l’écrire. En lisant, étudiant, creusant La Révélation d’Arès depuis bon nombre d’années, qu’ai-je saisi ?  Si peu, peut-être un millième de Ce qui a été transmis par le Haut, l’Ailleurs, mais qu’importe, elle a mis un sens dans ma propre existence d’ici-bas, elle a déclenché des prises de conscience, elle a mis en valeur les potentiels de liberté et d’amour inscrits au fond de chacun.
Même s’il y a une évolution progressive de la compréhension, je sais que l’intelligence humaine n’est rien ou si peu face à l’Intelligence de l’Univers, de la Vie et qu’il est plus censé et plus sage de s’accrocher à la Part divine du Père trop aimant (Rév d’Arès 12/7), que de tomber dans l’abîme des interprétations, des morales, des dogmes de ceux qui prétendent savoir et qui ont le culot de les imposer, ou plutôt de ceux qui ignorent qu’ils ignorent.
L’ignorance engendre une pseudo puissance : l’homme (qui se croit) fort, son œil (est) mou (comme) le cancer (qui) sort (de) son os, le noir le goûte (Rév d’Arès xxviii/20).
Il est évident que la volonté d’avoir raison, de dominer, que les désirs égoïstes empêchent l’amour et qu’il faut sortir de cette sphère mentale noire. Porter son attention au-delà dans l’’Ailleurs, dans ce qui produit de l’amour (l’Amour, l’Émerveillement, la Beauté), demande un effort, mais cette face lumineuse finit par devenir aussi évidente que la face noire du monde, du moins pour celui qui la cherche.
Charlie F. du Nord

Réponse :
Oui, vous avez raison, frère Charlie, de faire remarquer aux ignorants qui pensent savoir beaucoup qu'il feraient mieux de faire comme nous, c.-à-d. ne pas être ignorants, mais limiter leur savoir au peu, très peu, qu'on peut vraiment savoir. L'information n'est qu'information, et par surcroît elle est très souvent fausse ou inexacte, mais nous vivons des temps où l'information passe pour savoir. De là la masse de bobards et de fausses lumières qui remplit les journaux. La reine Élisabeth II est morte hier comme chaque humain meurt un jour et c'est à peu près la seule information exacte : elle respirait et son cœur battait, mais elle ne respire plus et son cœur ne bat plus. Pour le reste chacun ajoute ce qu'il croit devoir ou ce qu'il se plaît à vouloir ajouter aux circonstances qui entourent cet arrêt d'un cœur parmi les bientôt huit milliards de cœurs humains. Autrement dit, un cœur s'arrête de battre parmi presque huit milliards de cœurs, la belle affaire ! Au lieu de perdre notre temps à nous émouvoir, nous ferions mieux de changer le monde (Rév d'Arès 28/7) tout de suite et de faire se lever le Jour (31/8) de l'Étalé. Mais non, on prépare précisément l'inverse, ce qui ne sert absolument à rien : les funérailles, quatre-vingt-seize coups de canon Pourquoi 96 ? je me perds en conjectures. Comme c'est envoyer de la poudre aux oiseaux, je me dis que ça a peut-être un sens pour les oiseaux.
Mais vous l'avez dit et bien dit : "L’ignorance engendre une pseudo puissance : l’homme (qui se croit) fort, son œil (est) mou (comme) le cancer (qui) sort (de) son os, le noir le goûte (Rév d’Arès xxviii/20)." La vraie Puissance Qui, Elle, occupe l'espace plus loin qu'à l'Infini n'engendre que le ciel : Démesurément astronomiques. L'astrophysique ! Aucune science n'agite des nombres aussi démesurés; rien de comparable ne fait à l'infini des clins d'œil. Mesurés (enfin... supposés mesurés) au cœur de myriade d'étoiles dans le vide spatial les chiffres révèlent un Univers inimaginable : 10|(10)10| ... Ce chiffre vertigineux se lit "10 à la puissance 10 puissance 10." Hé, hé  ! Comme ce chiffre, aussi fantastique soit-il, est très sûrement faux, archi-faux, très au-dessous des réalités, mais chiffre qu'on peut toujours avancer puisqu'il n'existe personne, sauf peut-être l'Étalé, qui puisse le contester, on est enfoncé très profondément dans l'immense rêve humain !
Merci, frère Charlie, pour votre commentaire.

10sep22 244C4
Dieu, c’est le mystère perpétuel de l’existence. On peut le ressentir grâce au silencieux Souffle qui intervient a des moments divers de la vie humaine, mais son irruption soudaine, inattendue me fait toujours l’effet d’une surprise, d’une première fois. Alors je le guette partout, toujours, presque à chaque instant parce que j’en suis fasciné et que même si ce n’est pas grandiose (pour l’œil de chair) ça reste prodigieux.
Je ressens souvent en moi quelque chose qui tressaillit a  l’arrivée du Souffle. Je pressens qu’il est Étalé en permanence dans la création et qu’il remplit tout, l’air, le ciel, la lumière et que quand il veut se manifester et me donner des signes alors tout s’embellit dans la création… C’est comme si tout était noir et blanc et que soudain survenait la couleur. Il y a une dimension invisible qui est sensible et perceptible pour l’œil spirituel.
On ne peut pas ignorer ces beautés de l’existence. Le vrai problème c’est que de la même manière qu’il vient sans prévenir, il repart presque aussitôt, ou va-t-il ? Je ne sais pas… Et pourtant il me fait souvent comprendre des choses merveilleuses — notamment que tout est en moi, tout est déjà dans l’homme, que l’homme ne devrait jamais être animé de quelque sentiments d’impuissance ou de limites parce qu’il est l’héritier [hère, Rév d'Arès xxxv/5] de l’Être, du Glorieux par nature et qu’aucune situation de l’existence ne peut éteindre cette Lumière ( si l’homme est existentiellement agissant).
J’ai aussi compris qu’il existe un langage qui préside au langage humain et qui est d’une nature plus totale, qui vient de l’absolu, de très haut. Le cerveau humain a besoin de déchiffrer ces messages du Souffle qui sont comme des lumière invisibles, mais sensibles qui illuminent l’esprit, et élèvent la conscience humaines à des réalités indicibles.
La connaissance du Vrai n’a vraiment rien d’intellectuel. Il faut être un enfant face à Dieu, et l’humilité est peut-être la plus belle des choses à acquérir vers le chemin de l’amour donc de la Vie. C’est pourquoi il y a une sagesse lumineuse dans vos propos, très cher prophète, quand vous dites : "Nous croyons qu'une autre vie est possible. Elle l'est, mais chassons les visions mythiques ou mystiques qui sont toujours anthropomorphes, qui sont toutes des sortes d'hagiographies parentes des contes de fée. Nous n'avons que la métaphysique pour percer ce mur de matérialité qui enferme toujours nos rêves d'au-delà, qui cache, en fait, un doute épais et pesant."
J’aime aussi beaucoup ce que vous dites sur Dieu : "Dieu est Dieu comme rien n'est rien".
Cette phrase la est très riche en sens, et a un peu le même style que les raccourcis et expressions dans le Livre (Théophanies).
Je me dis que si toute la matière disparaissait alors il ne resterait plus rien… Et que peut être le rien est le dévoilement de l’Être
Mais cette phrase fait aussi à mon esprit l’effet d’une nuance subtile que je n’arrive pas à tourner en mots alors j’essaye de les voir en nombre… Mais c’est délicat… Je risque de trahir mon ressenti. Au final, ce n’est pas important et ça ne me servira pas dans ma mission. J’ai été très heureux de vous voir à Arès, cher prophète, très très heureux.
Léon Amos O. de Leeds, Grande Bretagne

Réponse :
Moi aussi, cher frère Léon, j'ai été très heureux de vous voir à Arès. Et pourtant je vous ai vu en commettant une bévue, je vous ai rencontré sous la galerie extérieure pendant le Pèlerinage et j'ai d'abord cru que vous étiez un de nos frères de Paris : Maxime. Vous m'avez tout de suite corrigé en répondant : "Non, je suis Léon !" Pantois, je suis resté humblement muet, je me chuchotais à moi-même intérieurement : "Mon vieux Michel, tu commences à perdre la boule." Peut-être pensiez-vous, de votre côté, que le vieux prophète d'Arès commençait à radoter et vous aviez raison. Je ne suis qu'un vieil arbre que le vent de la vie commence à faire trembler et si ma pointe est vouée à rester toujours verte (Rév d'Arès xvi/13), aérienne, ineffable, mes racines humaines tremblotent. D'ailleurs, le même jour j'ai confondu un frère de Lorient avec un frère de la Nièvre...
Quel beau commentaire vous m'écrivez là, frère Léon. De l'avoir lu attentivement deux fois je reste tout ému. Il peut m'arriver de prendre un visage pour un autre, mais pour ce qui est de notre situation humaine vis à vis de la Puissance Créatrice, quelque nom qu'on lui donne, je ne fais pas de confusion. La vie déambule dans deux mondes, celui des apparences, l'un est celui qu'il nous faut changer (Rév d'Arès 28/7), l'autre est celui de l'immortalité que le Père a greffée en moi à Arès et cette greffe est hors du temps (12/6), elle ne connaît ni le vieillissement ni les troubles de mémoire. On peut commettre bien des erreurs, jouer sa vie bien des fois au cours de nos décennies de charnalité, mais que la Main du Père nous couvre, alors une aire de savoir réfléchi s'installe en nous et réveille le Vrai perpétuel qui dort au fond de nous, l'antichambre de l'éternelle Vérité que nous connaîtrons un jour. L'erreur est notre quotidien, mais le Vrai peut nous prendre, parfois même au dépourvu, si nous avons ou dégageons en nous l'humilité absolue, celle qui permet de l'accepter.
À partir de là il faut vivre avec la volonté absolue — pour que nous fassions Ta Volonté (Rév d'Arès 12/4) — de s'accomplir. L'humain généralement se cabre dès que survient quelque chose qui contredit ce qu'il pense.  Mais l'homme qui a accepté la greffe et parfois jusqu'à la douleur de son entaille, celui-là "sort" du monde, pose un pied, ne serait-ce qu'un orteil, dans l'Éternité infinie. Et là l'homme découvre qu'il y a pis qu'être malade et/ou mourir. Il se nourrit de la Lumière qui entre en lui. C'est votre cas, mon frère Léon, et c'est sans doute ce qui m'a tenu coi devant vous sous la galerie extérieure de nos saints lieux ; j'ai senti votre amorce de transfiguration, votre regard venant de beaucoup plus loin que votre cerveau, déjà. Vous avez quitté la vie basse. Au reste, votre commentaire profond ne fait que confirmer cet état.
Il y a deux sortes de réalisme. Celui qui trouve que dans l'ensemble l'humanité avance, et celui qui trouve qu'elle ne cesse oas de reculer et qu'il faut la sauver d'elle-même — changer, c'est sauver —. Ce second réalisme est le nôtre. Aucune insurgeance intérieure ne se fait au profit de la politique parce que la politique est une pente, n'est jamais une ascension ; l'insurgence intérieur se fait au profit de l'âme et une âme + une autre âme + d'autres âmes font la polone (Rév d'Arès xxxix/12-13) : le gravier des sentiers qui nous haussent vers les Hauteurs Saintes. Vous êtes, frère Léon Amos, ingénieur mécanicien, parce qu'il faut vivre et commencer dès ce monde à créer quelque chose, serait-ce matériel, mais le Père Lui-même est Créateur de la matière ! Mais vous êtes aussi un missionnaire ; le Feu que vous êtes venu à Arès prendre (xLi/7) cette année va peu à peu donner à votre apostolat une force décisive. Alléluia !
Merci encore, frère Léon Amos, pour votre beau commentaire.

10sep22 244C5
Cher frère Michel,
Les quatre-vingt-seize coups de canon sont en rapport avec les 96 ans d’Élisabeth II, son âge au moment actuel de sa mort.
Fraternellement,
Denis H du Maine et Loire

Réponse :
Bigre ! Quel idiot je suis ! Je n'avais pas fait le rapprochement entre l'âge de la défunte et les tirs d'artillerie. Pour dire vrai, je pense que transformer les années de vie charnelle en nombre de coups de canon est plutôt inattendu, voire incompréhensible. Je comprendrais mieux si l'on tirait soixante-dix coups de canons correspondant à la durée du règne, si tant est que ce règne ait servi à quelque chose, mais la durée de vie ? Je suis prophète du Père de l'Univers et je pourrais exiger dans mon testament que soient tirés autant de coups de... oui, coups de quoi au fait ? Coups de foudre, coups de roulis, coups de sang, coups de vieux, coups de collier (hé hé ! les bourrins !), coups de pinceau, coups de chien ? Pas de coups de canon, oh non ! Des coups de l'étrier ? Mais oui, pourquoi pas ! Donc, je demanderai qu'on boive quelques bons coups à ma santé !

10sep22 244C6
Bien aimé prophète de la Vie Absolue,
Ainsi que vous le mentionnez dans cette belle entrée "L'Étalé", je me suis fait un devoir de relire votre entrée 65 "Dieu ?"
Dieu, "J'ai, Je suis", le Tout Autre, l'Étalé….est "un Christ qui est Dieu né de Jésus" (Entrée 65) par l'accomplissement du Bien qui créé l'âme, le vrai corps de l'homme (veillée 17), l'ha (Rév d'Arès xxxix/5-11), force indéniable et pont sensible entre la Puissance, la Sainteté et la Lumière (12/4) et l'image et ressemblance (Genèse 1/26-27) du Vivant Illimité qui est en nous et en Tout, qui fait que nous sommes tous frères étroitement liés, les Enfants de la Vie.
Nous pouvons cailler (Rév d'Arès xxxix/8) l'exemplarité ici et maintenant, librement et volontairement, en mettant en pratique consciemment — foi conscite (xxii/14) — la voie droite qu'indique le Sermon sur la Montagne pour réveiller par le concret, existentialité palpable et visible "la foi dans le Bien (xxxiii/1) et dans sa servante, la beauté des propos et des actes (12/3)" (Entrée 65) de la vraie prière qui est d'accomplissement par moments d'intensité de la pénitence et de la moisson des épis mûrs.
La moisson donne la Vie ; instant de dépassement ou nous nous déifions en reprenant sur nos lèvres la Parole de Celui Qui Est — Qui ne peut Être et Avoir qu'absolument (Rév d'Arès ii/1) — et de son prophète qui a fertilisé (23/5) nos faibles lumignons (32/5) pour transmettre à celui qui accepte de recevoir cette figue nourrissante par la fenêtre métaphysique dans la foulée de ce qu'enseigne Mikal, le juste prophète que le Très Haut à donné au monde qui doit changer (28/7).
"Dieu, finalement, est d'abord expérience" (entrée 65). Par le vécu pragmatique de l'Amour et de tout ce qui en découle — seuls compte d'être acteur du Bien —, il résulte un changement de nature en soi et des retombées autour de soi, effet immédiat et médiat que tout être honnête peut constater. Le Père/Mère de l'Univers peut nous conforter dans notre vie spirituelle — si on fait dix pas vers Dieu, Il en fait cent vers nous ; si on fait cent pas vers Lui, Il en fait mille vers nous — par la Grâce ou le miracle résultant de la Parole accomplie, "la Main de Dieu sur nous c'est nous qui La plaçons sur nos têtes par notre amour, notre pardon, notre paix, notre intelligence du cœur libre de préjugés..." (blog "Ici et maintenant" 215c53).
Celui qui a expérimenté la vie spirituelle — qui est la nature même du Créateur (Rev d'Arès annotation 24/3-5)— à saisi l'anse la plus solide, car le vécu assied la foi active.
Ma confiance en Dieu est celle d'une enfant. Adolescente, travaillant dans la ferme chez mon oncle, je lisais le soir après le labeur, l'Évangile Palestinien ; cette nourriture spirituelle m'amenait, en ce temps-là, à dire  : “il faut être prière”, concept que viendra confirmer apothéotiquement La Révélation d'Arès : Prononcer Ma Parole pour L'accomplir, voilà la vraie piété (Rév d'Arès 35/6) ! Loué soit Youou (xxx/24) !
De mes efforts patients d'accomplissement du Bien, il résulte(ra) des bienfaits autour de moi. La compréhension par l'expérimentation est une lave qui bouillonne dans le cœur (Rév d'Arès xxx/20) du frère, lui conférant la certitude indéracinable que cette voie est l'aube (xxxv/7) du changement de civilisation.
La Vie est en tout, partout, en nous, en-dehors de nous. Le Vivant Absolu [est] fait de milliards d'atomes d'Une seule humanité, dont la substance est l'Amour dont nous pouvons ressentir le Feu (Rév d'Arès xLi/7) lors du pèlerinage à Arès. Vous nous dites : "Dieu attendra un nom et une définition aussi longtemps que nous serons limités au verbe humain. Dieu, de toute façon, est autre chose" (entrée 244). Nous ne savons rien… Ce n'est que par l'accomplissement du Bien que nous saurons Ce Qu'il est ou Qui Il est, faire et se faisant se faire, devenir Dieu, être théophore par la pénitence et réactiver les Attributs de la Vie en soi, amour, parole (outils de l'intelligence), créativité, individualité et liberté (Rév d'Arès, note 22/11).
La "prison sociale et sociétale" (243c59) est de plus en plus étouffante, la bêtise des pouvoirs missi et fer (Rév d'Arès xxxvi/20) devient criante comme la flûte au son aïgu ; cela prépare le terrain pour passer à une autre dynamique, celle des petites unités humaines libres et souveraines sur fondement spirituel qui est la seule alternative pour atteindre l'espérance du Bonheur.  "La Révélation d'Arès fait valoir, dans tout son contexte, que l'humanité a besoin d'un réveil ou d'une tension pour devenir aimante, pardonnante, pacifiante, intelligente et libre. Nous sommes les prémisses de ce changement en endossant la responsabilité apostolique d'être l'Honneur de la Vie : "Nous sommes Dieu avant de savoir qui ou ce qu'est Dieu dans Ses Puissance, Sainteté et Lumière (12/4) totales et infinies."
Merci pour tout ce miel qui fait le fort (Rév d'Arès xii/4).
Je vous embrasse chaleureusement avec notre sœur Christiane,
En prière avec vous et avec tous nos frères à bras et à cinelle,
Danny G. de Liège, Belgique

Réponse :
Merci, ma sœur Danny, pour ce beau commentaire, qui me montre une fois de plus que vous avez compris la Parole d'Arès dans ses profondeurs créatives, là où se trouvent, invisibles encore, les forces qui feront de nos volontés rassemblées en une polone puissante un monde nouveau.
Dieu ne nous demande pas de renoncer à la part créative de nous-même. Au contraire, Il nous demande de la bien dégager et de nous mettre à la tâche, apparemment folle et impossible, de changer ce monde (Rév d'Arès 28/7). Pour aboutir nous avons besoin d'amour, d'intelligence, de liberté. Nous devons prendre notre part de la Création que le péché a interrompue, car nous sommes les Enfants du Créateur, nous sommes co-créateurs. Nous devons oublier toute notre condescendance aux choses du monde, aux choses extérieures en somme, et nous poser cette question : Sommes-nous bien les Enfants de Dieu co-créateurs de l'Univers ?
Oui, nous le sommes. C'est pourquoi nous ne fondons aucune religion, nous reprenons notre travail initial, en somme. La Révélation d'Arès nous replace là où nous devons être... être au sens absolu. Comment devons-nous retrouver la bonne manière d'appartenir à notre vocation, quand nous n'appartenons plus qu'à des objectifs minables et pitoyables ? Quand je vois depuis vingt-quatre heures les radio-télévision-presse-politique pleurer la mort d'une vieille dame, certes respectable mais vieille bonne femme qui se retrouve aujourd'hui dans l'univers des âmes sans hiérarchie, que le hasard avait faite reine d'Angleterre, je me dis : Quel triste monde que le mien ! Je regarde tout ça par le petit bout de la lorgnette.
Nous vivons dans un monde aux problèmes non résolus — je parle des vrais probèlmes, ceux de la souffrance humaine — et ils sont pour nous des problèmes morts-nés. La Révélation d'Arès nous sort de ce dilemme.

10sep22 244C7 
Sommes-nous potentionnellement des dieux connaissant le bien et le mal ?
Par conséquent, abandonnons notre volonté et recherchons la suprême Guidance d'Amour de Celui qui a créé notre monde, ? Dieu n'est pas contenu dans un endroit quelconque. Il est partout !
Chacun de nous, croyant ou incroyant, est son image et ressemblance (Genèse 1/26-27). Donc j'apprends à converser avec Lui (Rév d'Arès 32/13), le Père très Saint.
Je parle à mon Père-Mère, le Créateur. Est-ce un Dieu sans visage ? Sans face humaine ? Avec lesquels métaphysiquement  je dois m'habituer dans ce passage terrestre et peut-être encore dans d'autres diverses fréquences célestes ou d'autres espaces multidimensionnels après ma mort qui me sont actuellement et étrangement inconnus. Un Dieu sans figure avec lequel je dois me familiariser en permanence maintenant et toujours.
Si notre cœur se trouve en Dieu dans l'amour de nos esprits, nous serons toujours près de Lui le Seigneur.
Ramenons tous les hommes sur le chemin du Salut. Toutefois, il ne suffit pas que quelqu'un soit éveillé pour une année, un jour, une heure : Ceux qui sont éveillés le sont pour l'éternité toute entière, la différence entre un fruit tout à fait mûr et un fruit vert. Prenons garde de ne pas appartenir à cette deuxième catégorie. S'approcher de l'ennemi de la vie devient lui-même ennemi de la vie [?]. Il faut donc travailler à faire éclore les épis mûrs.
Après ces souffrances, ceux qui seront sauvés-les élus-connaîtrons l’âge d'or. Dès lors, les multi-crises que nous traversons vont réveiller les consciences, crise des gilets jaunes, crise sanitaire, guerre en Ukraine, crise énergétique, crise des matières premières, etc. La libération ne peut être davantage remise. C'est la fin d'une époque. Les paroles chapitre 60 d'Isaïe : Si vous ne naissez de nouveau, s’appliquent à la sixième race, Il se rapporte à la venue de la sixième race, la Race de l'amour. Après que la conscience de l'homme a traversé une très longue période d'obscurité.
Maryvonne C. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, ma sœur Maryvonne, pour ce commentaire.
Vous dites, et ces mots m'ont beaucoup touché : "Si notre cœur se trouve en Dieu dans l'amour de nos esprits, nous serons toujours près de Lui le Seigneur." Oui, oui, ma sœur Maryvonne ; il ne se passe pas de jour que je ne pense aux Ukrainiens plongés dans la guerre et je me dis que le vacarme de explosions, des coups de feu, des cris sauvage de l'ennemi qui attaque et de l'agressé qui se défend, plonge tous les gens de cette région du monde dans l'élémentaire : Il faut survivre comme des bêtes qui ne tiennent que par ce qu'on appelle l'instinct de conservation. On s'occupre de ne pas être tué et pour cela on s'occupe de tuer. Ailleurs on ne s'occupe pas à autre chose qu'à gagner de l'argent, à copuler, à boire et manger, à dormir, à s'abriter du froid. Et nous, nous nous passionnons pour autre chose : faire resurgir du fond de l'homme l'image et ressemblance de son Créateur et donc faire resurgir l'amour, la paix, la liberté de l'âme. Nous avons soif de simplicité, de fraternité et pour l'heure nous souffrons d'être dans ce tuyau d'air trop étroit.
Mais le tuyau s'élargira. C'est certain !

10sep22 244C8
La Vie dit: Ton coeur lance le feu (Rév d'Arès x/16). Votre cœur en synergie avec la Vie le fait tous les jours, vous en rayonnez.
En vous voyant, en vous écoutant, on peux la ressentir ainsi que chez les pénitents.
Voici la toile que j'ai créée.
Que nos cœurs lancent le feu de l'amour évangélique, de l'amour à l'image et ressemblance de la Vie trop aimante [Rév d'Arès 12/7], dont la Sagesse est démesure pour l'homme (Genèse 1/26, Rév Arès 12/6).
La Vie qui se manifeste en l'homme lorsque celui-ci la ré-Hanime par la pénitence (Rév d'Arès xxxix, 30/11). Que règne sur nous Ta Sainteté, Ta Puissance et Ta Lumière (12/4).
Didier Br. d'Île de France.
Ton cœur lance le Feu

Réponse :
Merci, mon frère Didier, pour ce commentaire qui me touche beaucoup. Merci pour la belle image !
Par la force de l'espérance nos cœurs à nous, Pèlerins d'Arès, lanceront de plus en plus de Feu !
Espérer que le monde changera (Rév d'Arès 28/7), même si c'est un changement très lent, est une attitude sensée, parce que nous pensons que notre mission spirituelle ne sera pas la seule à se lancer dans cette réalisation, dans le monde entier des humains, inspirés par l'image et ressemblance du Père au fond d'eux, apporteront leur appui à ce changement.

10sep22 244C9
✨ Merveilleux "Hymne de l’Amour" donné par Paul de Tarse, rappelé par vous frère Michel ainsi que par notre frère Pascal L de Bretagne Sud en 244C2 de votre blog ✨
Cet Hymne de l’Amour 💓 est bien souvent choisi et proclamé lors d’épousailles (Rév d’Arès 33/21) où de mariages 💒 comme ce fut le choix que nous fîmes avec mon époux Roger lors de nos épousailles que nous fîmes dans une jolie église situé au pied de la Montagne ⛰ de Lure des Alpes de Haute Provence le 12 Juillet 1980 💕
Ayant fait, dû à mon premier métier de photographe 📸, de nombreux reportages photos lors de célébrations de 💒 mariages, cet Hymne de l’Amour fut souvent choisi et rappelé à la demande des nouveaux époux devant l’assemblée familiale et d’amis qui était présente 💗
Cet hymne de l’Amour me touche toujours autant le cœur 💓tant elle est de source spirituelle profonde 🌈
Merci beaucoup, frère Michel, de nous l’avoir rappelé ✨
Votre couple respire cet Amour 🧡 de la Vie, de l’Étalé, de l’Infinie Vie Créatrice 💫
Vous êtes, sœur Christiane et frère Michel, notre lumière prophètique de l’Infini 💓 Amour 💫
Patricia C. des Hautes Alpes
Image de Patricia Crez

Réponse :
Merci, ma sœur Patricia, pour ce beau commentaire qui me touche et pour l'image.
Ne me remerciez pas de nous avoir rappelé l'Hymne à l'Amour de Paul de Tarse, car ce n'est pas moi, c'est notre frère Pascal L. de Bretagne qui nous l'a rappelé. Je n'ai fait que la reproduire en entier dans ma réponse.
Oui, je conçois fort bien que les époux, au jour de leur mariage à l'église ou au temple, choisissent ces lignes fameuses de Paul de Tarse dans sa première épître aux Corinthiens. Celui ou celle qui se marie pénètre ou devrait pénétrer l'obscurité de son inconscient et savoir qu'il vivra désormais pour deux ! La vie à deux n'est heureuse que dans l'amour. Mais les lignes de Paul de Tarse n'ont pas été écrites pour le mariage, elles ont été écrites pour rappeler à l'humain son devoir d'amour envers le prochain, quel qu'il soit. Car, d'une certaine façon, on doit aussi épouser toute l'humanité.

10sep22 244C10 
Je somnolais sur une émission de radio qui parlait des gnostiques, qui paraît-il avaient un exercice de méditation consistant à se transformer en filtre de lumière. Je fus atteinds entre deux ronflements par cette épiphanie :
Le mal peut me cribler, me transformer en passoire, en travaillant avec ce principe de filtre je pourrais quand même en retenir tous ses aspects lumineux. Un énorme potentiel s'ouvre devant moi. Toute chose ici-bas à sa part de lumière même l'enfer des théologiens et leur Satan inclu.
Hier, je fais face à un chien enragé, j'active mon filtre de lumière et je vois que tout ce qu'il combat se trouve d'abord en lui. Je suis profondément touché. Si le chien au bout de deux minutes ressent qu'il n'y a plus à combattre ce qui fait face, il se met à gémir et puis il se calme.
Toute dispute gagne à être intégrée dans ce filtre à lumière afin d'y recueillir le plus de compassion possible. Il y a une contre-indication, quand mon tempérament est de flamme. je ne peux pas utiliser cet outil, car tout est emporté. Tout va trop vite. Maintenant je me dis que Dieu est aussi un énorme filtre de lumière. Ce qui lui est apparenté, s'associe dans l'unité. D'où cette idée d'image et ressemblance [Genèse 1/26], d'où cette idée d'unité. Et ce qui n'est pas retenu, part dans le recyclage. Et de nouveau rentre dans le filtre de lumière des petits individus comme moi qui rentreront idem dans le filtre de lumière du Plus Grand…
Et le recyclage perdurera jusqu'à ce que tout retourne à l'unité. Tous vos enseignements me confortent dans cette pensée non dualiste. J'espère que c'est ça !
Frédéric H. de Vendée

Réponse :
Je ne suis pas un expert dans les question gnostiques, que j'ai étudiées quand je fis ma théologie, mais qui forment, en fait, un chapitre extrêmement vaste, car gnose et gnosticisme ont eu des débouchés pratiques nombreux et très complexes qui n'étaient acceptable que si l'on était un super- ou hyper-métaphysicien, ce qui à mes yeux revient à être un faux métaphysicien. La métaphysique utile demande — comme tout — de la mesure. Or, au temps où j'étudiais gnose et gnosticisme je n'était pas métaphysicien ; je n'étais pas du tout attiré par ce genre d'exercice de l'évasion mentale éveillée et, quoique devenu métaphysicien aujourd'hui, je ne suis toujours pas attiré par ce rêve éveillé. Pour moi la métaphysique est un pont qui conduit sur la rive des nécessaire constructions conceptuelles, mais n'est pas un téléférique qui nous monte dans les nuages et les brouillards des pics montagneux dangereux.
Je crois me souvenir que ce que vous appelez "filtre de lumière" est seulement une méthode de pensée permettant de modifier la conscience. Je doute évidemment que le chien enragé ait eu quelque notion de cela.

13sep22 244C11
Juste prophète,
Cette nouvelle entrée 244 me parle énormement. Merci pour elle.
La métaphysique, y'a qu'ça de vrai, pourrait-on dire!
Comment pourrait-on appréhender l'Étalé — Qui, du reste, parle beaucoup plus de l'homme que de Lui-même dans La Révélation d'Arès — autrement que par le senti, quelque chose qui se situe un peu en-deçà [pas plutôt au-delà ?] de l'animal pensant. Étant l'Etalé, nous ne pouvons Le réduire à quelque culture ou image que ce soit, sans risquer le blasphème ou la désacralisation. Mais, est-Il seulement l'Étalé dans l'espace et le temps infinis comme le suggèrerait mon faible lumignon ?
N'est-Il pas aussi l'Étalé en Sainteté, Puissance et Lumière ? Mais si tel est le cas, qu'est-ce que cela signifie pour moi qui, pourtant, suis son rejeton ? Néanmoins, il est possible de sentir quelque chose de Lui, avant même qu'Il ait fait le Retour : Le Retour (de Dieu) fend la tête (jusqu') à la gorge" (Rév d'Arès viii/6) . Ce fut mon cas étant jeune, qu'y pouvais-je ?  On peut être métaphysicien sans le savoir.
Je crois que c'est dans cette zone floue de la perception métaphysique que peuvent se trouver les épis mûrs que nous recherchons.
Il me semble également que, de la même manière que nous ne pouvons savoir ce qu'est Dieu, nous ne pouvons savoir réellement ce qu'est l'amour évangélique. Qui peut savoir comment Jésus a vécu sa période christique ? Sans doute le saurons-nous au Jour [Rév d'Arès 31/8], l'apothéose !
J'ai beaucoup aimé le commentaire de frère Léon Amos en 244C4.
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Vous avez raison, mon frère Dominique, "l'Étalé... parle beaucoup plus de l'homme que de Lui-même dans La Révélation d'Arès". Mais c'est justement là que se situent les jonctions de la métaphysique aux bouts desquelles on perçoit Dieu ! Les Sainteté, Puissance et Lumière dorment mais subsistent grisâtres dans l'infiniment petit de nos cellules humaines autant que dans l'immensité de l'Infini où elle sont au contraire actives, créatrices, Vivantes (Rév d'Arès 24/3-5), Lumineuses (12/4). Les hommes en s'éloignant du Créateur et refusant Son Dessein ont voulu se donner leur petite "divinité" à eux, bien à eux, et se sont faits bourgeois en polissant leurs mœurs, en se donnant des semblants de grandeur et un simili d'honneur, hélas tout autre que l'honneur que le Père (Rév d'Arès xxxvi/16) fait de Son Envoyé, et Brel avait bien raison de chanter : "Les bourgeois, c´est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient bête. Les bourgeois, c´est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient..."
Oui, "c'est dans cette zone floue de la perception métaphysique que peuvent se trouver les épis mûrs que nous recherchons," mon frère Dominique. La métaphysique est un des irremplaçables contrevents de la philosophie, contrevent qui protège des tempêtes que causent dans l'esprit les grands mystères de l’univers et de la vie : l’être, l’esprit, la conscience, la vie, l’origine du monde, l'infini, etc. Métaphysique signifie ce qui est au-delà du physique ou au-delà de la matière. La physique étudie la nature, ses composants et ses phénomènes, la métaphysique s’intéresse à ce qui est par-delà la nature, au-delà du visible, du palpable, du mesurable, des apparences, bref, au-delà de ce qui est compréhensible par les sens. La métaphysique est la connaissance de l’immatériel et par là une sorte de pré-science qui s’intéresse au domaine de l’esprit. Elle cherche dans le suprasensible ; c’est une réflexion rationnelle, mais fondée uniquement sur les éléments immatériels qui composent l'Univers.
La spiritualité est parente de la métaphysique ; elle aussi déambule dans ce qui à l'évidence existe en puissance, puissance bien ressentie, au-delà du visible, du matériel. La spiritualité est la part de la métaphysique qui touche à ce qu’il y a de plus intime en l’être humain : l’individu face à lui-même, face à son semblable, l'individu qui s’interroge sur le sens de sa vie et sur sa place dans l’univers. Il cherche sans cesse à établir un nouveau lien avec le Tout, lequel peut être appelé le prochain dans l'observation rapprochée et Dieu ou l'Étalé dans l'observation lointaine. Métaphysique et spiritualité consistent à s’interroger sur ce qui est au-sdelà du temps, de l’espace et de la matière, par exemple l'amour. L'amour n'est ni visible ni mesurable. Il y a bien des façons d’aborder le thème de l’amour. On peu l’aborder par l'étude des causes émotionnelles : instinct, désir, émotion, culture, etc. La métaphysique tentera, quant à elle, d’approcher l’amour dans ce qu’il a de plus universel : il sera défini en tant qu’idée de vérité dépassant les humeurs, les émotions, les circonstances, etc. C'est l'amour qui n'est jamais nommé dans Le Sermon sur la Montagne, mais qui jaillit derrière chaque mot. L'amour idéal débouchera sur le devoir moral d’aimer tous les humains sans condition, parce que'ils sont d'autres soi.
La métaphysique permet d'aborder l’amour comme le ciment de la construction cosmique, une étape majeure sur le chemin de la compréhension de soi-même, de la Vie (entendue comme le Tout). La Vie rassemble tout dans un Amour unique dont l'amour évangélique rappelé par Jésus de Nazareth est un des avatars. La métaphysique permet d’étudier l'organisation de l'Univers non par ses objets et ses mouvements, mais dans leur raison d'être. Impossible d'aller jusqu'à l'Être profond sans métaphysique.

13sep22 244C12
"Kilomètre Zéro" de Maud AnkaouaJe suggère la lecture de Kilomètre zéro de Maud Ankoua que l'on m'a offert, j'aime beaucoup. Je met un extrait sur Dieu...
Extrait de "Kilomètre Zéro" de Maud Ankaoua :
"Tu n’as pas besoin de croire en Dieu pour comprendre la physique. Lorsque nous séparons deux électrons entrelacés en les éloignant à des milliers de kilomètres, le fait d’agir sur l’un provoque la même réaction sur l’autre. Deux solutions s’imposent. Soit l’information voyage à une vitesse infinie, ce que je ne considère pas, soit les deux objets restent connectés malgré l’éloignement. Avant que le Bing Bang ne se produise, il y a quatorze milliards d’années, tout était un, n’est-ce pas ? Selon moi rien n’a changé, tout est interconnecté. L’espace entre nous n’est qu’illusion de l’esprit. L’ego ne survit par définition que s’il est séparé du reste. Nous pensons être dispersés, mais c’est une impression. Nous n’avons jamais quitté l’unité. La physique nous le démontre. Nous ne sommes qu’énergie, cette concentration d’atomes qui fait de tout une immense vibration intelligente. C’est pourquoi toute action de notre part a une conséquence sur ce qui nous entoure et sur nous-même."
(Maud Ankaoua).
Didier Br. d'Île de France

Réponse :
Merci, frère Didier, de nous indiquer comme livre méritant d'être lu "Kilomètre Zéro" de Maud Ankaoua.
Je ne connais ni l'auteur ni le livre et j'ai relativement peu de temps pour lire, mais je m'efforcerai d'acquérir et lire cet ouvrage quand cela me sera possible.

13sep22 244C13
Cher frère Michel en l'Amour du Père,
Comment trouver les mots pour essayer de comprendre ce qu'est Dieu en y mettant le meilleur de moi-même, c'est-à-dire [trouver les mots pour] sortir de mon faible lumignon qui éclaire quand même ma pauvre vie charnelle, comme l'éclair précède le tonnerre, mais qui ne dure pas et qui doit sans cesse se renouveler pour que la lumière ne s'éteigne jamais ?
Cette lumière c'est l'amour et contre vents et marées je lutte pour la garder en moi, donc je me combats au quotidien sachant que j'ai Dieu en moi puisque je bouge, je vis.
Je peux Le perdre par mon comportement puisque tout part de là. Croire c'est bien, mais aimer c'est mieux. Je ne me pose plus de question sur Dieu. Je sais qu'aimer l'homme me fera découvrir Dieu dans son grand mystère.
Un grand merci, frère Michel, pour votre entrée.
Paul S. de Lorraine

Réponse :
Je suis très touché en lisant ce commentaire, mon frère Paul. Merci pour lui.
"Je sais qu'aimer l'homme me fera découvrir Dieu dans son grand mystère," me dites-vous... Savez-vous que c'est une grande et profonde pensée ?
Oui, ce qui en l'homme est Dieu n'est pas ce qu'on voit, qui bouge, qui parle, c'est ce qui vit et qu'on ne voit pas. Ce qui n'est plus que viande pourrissante et qu'on met en boîte puis en terre sous sous une pierre n'a plus rien de Dieu. Pour le matérialiste l'homme c'est ce qui est dans la boîte et sous la terre ou le pierre et je ne sais pas ce qu'il y a de plus matérialiste que l'enterrement qu'on prépare à la reine d'Angleterre. Pour quiconque a trouvé Dieu on n'enterre qu'une enveloppe vide. "Si j'ai une tombe, la dalle du tombeau comme dit Jésus (Rév d'Arès 24/1), que peuvent faire ceux qui y viennent ? Pisser dessus !" J'ai déjà fait miennes ces paroles que prononça quelqu'un de célèbre, je ne sais plus qui. Oui, frère Paul, la Vie (24/3-5) et son résidu la vie humaine, ne sont pas les choses visibles, palpables, auscultables, mobilisables, amputables, mortelles, pas plus que Dieu n'est le vieux bonhomme barbu au plafond de la Chapelle Sixtine. La Vie et son résidu terrestre la vie échappent à la science, au temps. C'est bien pourquoi il y a quelque chose d'indiscutablement immortel en l'homme.

13sep22 244C14 
Bonjour mon très cher frère témoin et prophète du Très-Haut,
Votre propos sur la chaise bien-disante dans votre entrée 244 m'a fait penser à celui de Christiane Singer sur l'image.
J'y ajouterai ceci :
"On a tendance à penser que rien n'a de sens, hors que tout est leçon."
Je vous embrasse de tout mon amour fraternel.
Maxime W. d'Île de France
Christiane Singer

Réponse :
Merci, mon frère Maxime, pour votre commentaire et l'image et le propos de Christiane Singer.
Je me demande parfois pourquoi on entend à la radio ou à la télévision si peu d'hommes parlant à leurs semblables un langage humain. Sans nul doute, on aurait aimé entendre Christiane Singer enseigner à l'université de Bâle ou de Fribourg, mais des humains de cette qualité-là sont rares.
J'avais envoyé à Christiane Singer à Vienne, Autriche, à une adresse qu'on m'avat donnée mais qui n'était peut-être pas la bonne, un exemplaire de La Révélation d'Arès. Je n'eus aucune réponse. Elle était, je le savais, atteinte d'un mal mortel. Mais ce genre d'être est perpétuel, ne meurt jamais.
Je ne sais pas ce qui m'attend après que mon cœur aura cessé de battre ; ma chair restera chose et pourrira, mais je sais que nous ne mourrons jamais.

14sep22 244C15 
Extrait d'un courrier postal :

J'aimerais vous parler d'un point, que vous connaissez peut-être.
En feuilletant une biographie d'Anouar el Sadate, je tombe sur son discours devant la Knesset le 20 novembre 1977. Du coup, je suis revenu à La Révélation d'Arès édition "L'Intégrale" dans laquelle j'ai lu que l'avion du président égyptien avait atterri "le 11 décembre 1977" à Jérusalem. Je suis allé voir dans la version de poche [édition 2009] et là il est dit que l'ambassade d'Égypte vous a contacté le 9 novembre 1977 et que le soir même l'avion d'Anouar el Sadate atterrissait à Tel Aviv. Il n'y a que dans l'édition bilingue que les dates sont raccords [? sans doute "d'accord" avec le calandrier]. Pour ma part je n'ai aucun doute sur votre parole et votre mission, mais nous aurons à défendre ce point face à ceux qui, lisant La Révélation d'Arès, s'interrogent légitimement.
Philippe N. de Valence, Vaucluse

Réponse :
Mon frère Philippe, vous êtes depuis 1984 (première édition de l'Intégrale), depuis trente-huit ans donc, le premier à me signaler les fautes de date de l'arrivée d'Anouar el Sadate à Tel Aviv.
Le 9 novembre dans les éditions dites "L'Intégrale" de 1984 à 1989 est une faute de frappe, un oubli, oubli repris bêtement dans l'édition de 2009 : le chiffre "1" a été oublié sur la photocomposeuse (c'est le 19 novembre la bonne date, je viens de le vérifier sur l'Internet). Quant à la date du 11 décembre dans les éditions 1984 et 1989 je ne sais pas où je suis allé pêcher ça ! Personne avant vous ne m'a jamais signalé ces erreurs dans une édition diffusée à plus de 300.000 exemplaires à l'époque.
Il faut dire qu'à l'époque je fis tout moi-même, tout seul : Puisque quarante-sept éditeurs avaient refusé d'éditer cet ouvrage, je dus me mettre à l'apprentissage de l'imprimerie puis tout faire moi-même : composition typogaphique, photogravure, impression, reliure et même une bonne part de la diffusion en librairies, travail énorme dont on n'a pas idée. J'étais seul et très fatigué et je n'avais personne pour me relire... J'étais surtout préoccupé par l'exactitude du sens général à donner à La Révélation d'Arès et à cela j'ai consacré toute mon attention avec grand scrupule.
Merci infiniment, mon frère Philippe, de me signaler ces erreurs de date et de me permettre ainsi de faire une mise au point.

15sep22 244C16
Je reprends le calame pour cette nouvelle entrée sur l'Étalé, lue et relue avec le plus grand intérêt, qui m'a fait sentir au-delà des mots l'inextinguible étincelle de vie qui gît tapie au fond de chaque particule de matière de cet Univers, et la force qui l'emplit et le meut.
Qu'en dire ? Le sujet est comme vous le dites, indéfinissable. Il échappe à toutes nos représentations, nos évocations, nos concepts et le seul fait de le nommer est déjà une sorte de piège dans lequel la pensée de l'homme tente de vouloir l'enfermer, le saisir. Toute tentative de L'approcher n'aboutit généralement qu'à faire reculer la limite sur laquelle l'on se tient, pour nous plonger dans un Inconnaissable encore plus vaste et déroutant.
Me confrontant récemment à la pensée d'Alain Badiou, philosophe contemporain penseur du "multiple pur", concept forgé par lui pour énoncer sa vision d'un univers mû par une "immanence radicale" (les mots de l'Encyclopédie Universalis à son sujet), d'où tout ce qu'on appelle "Dieu" ou "transcendance" est complètement absent, voire même rejeté, je me suis retrouvé face à un monde cohérent riche et passionnant, en apparence totalement antithétique au mien, qui a ouvert une béance dans mon esprit, me l'a révélé clos sur lui même, et m'a conduit au bord de ma propre bordure. J'ai l'impression depuis, de n'être plus qu'une feuille tremblante, bruissant dans le vent. L'aspirant en Dieu qui a tout sacrifié à sa quête de la transcendance et des fins dernières, s'est retrouvé le cul par terre, rappelé aux réalités premières par la force de l'immanence.
Ne reniant rien de mon expérience de la Vie [Rév d'Arès 24/3-5] que j'ai découverte avec l'entrée de la foi dans la vie puis la Parole d'Arès, qui m'ont rendu sensible et même prégnant le contact avec un certain Invisible, j'ai opté pour l'hypothèse de voir en Alain Badiou un de ceux qui Le voient noir (25/6), et j'en ai déduit que transcendance et immanence formaient ensemble une sorte de couple dialectique, un peu à l'image de l'expression Père-Mère de la Vie, dans laquelle je retrouve aussi le couple Liberté absolue-Amour évangélique, que je retrouve transposé entre ces deux versets apposés : Je serre comme le clou (ii/21)/Je suis l'Étalé (ii/4).
Se raccrocher à des mots peut paraître dérisoire, tant il est vrai que le langage humain est impropre à dire ces choses, mais ne pouvant me payer que de mots, j'ai choisi le terme horizon (Rév d'Arès 25/4) pour faire synthèse entre ces deux pôles contraires, et appréhender en pensée ma présence dans l'Univers désormais. Il me permet de tenir debout (1/1), l'œil ouvert (i/10), car il offre conjointement à mon regard un champ de possibles accessibles, un champ de connaissance pour ainsi dire, tout en gardant intact toute la puissance contenue en réserve derrière, qui signe ma profonde ignorance.
Je vous remercie grandement pour cette entrée qui, je le sens, n'a pas fini de me faire méditer.
Éric D. de Bretagne-Nord

Réponse :
Merci, frère Éric, pour ce commentaire. Vous lisez Alain Badiou. Prolifique intellectuel, mais que j'ai longtemps nommé le "fabricateur" même au temps où j'étais communiste et athée. Pour moi ce qui manquait à cet athée était quand même un idéal ou, si vous préférez, une vision ayant quelque tièdeur. J'avoue que je ne suis pas un expert de la production très variée d'Alain Badiou, mais au temps lointain où, athée moi-même alors, je lus quelques ouvrages de lui je le trouvais aussi peu attirant qu'un piquet planté dans un désert mathématique. Je l'appelais "fabricateur" parce qu'il me faisait l'effet de la partie congélateur, celle qui fabrique les pains de glace, du réfrigérateur qu'est le monde moderne. Il était (et est probablement toujours) marxiste, certes, mais je crains qu'il n'ait jamais perçu le vent romantique, voire parfois poétique, qui traverse l'œuvre de Marx. Pourtant il a, je crois, écrit pour le théâtre et fréquenté les poètes.
La thèse de Badiou selon laquelle l'ontologie (la théorie de l'être) est une forme de mathématique — notamment de la théorie des ensembles —, et que phénoménologique est synonyme de logique, ne m'a jamais convaincu. Son "matérialisme démocratique" — il n'existerait que des corps et des langages —, son idée que l'être est multiple et non un, etc., rien de tout cela ne m'a convaincu et, qui sait ? il est peut-être de ceux qui ont contribué à me faire sortir de l'athéisme et à faire mes premiers pas dan la transcendance.
Badiou, pour moi aujourd'hui, est un homme qui s'est fabriqué une idée de l'humain à l'opposé de l'idée vivante que je ne peux qu'en avoir — vivante comme créatrice autant que permanemment fuyarde —. Bref, même s'il a émis par-ci par-là quelques idées intéressantes et à température humaine, il s'est presque toujours (à ce que j'ai observé, mais je ne suis pas expert) contredit un peu plus tard. Je n'ai jamais compris qu'on fasse de cet homme-là un professeur d'université. Pour moi l'université existe pour réchauffer, rendre active, la pensée ; elle ne devrait pas exister pour la geler et la désactiver. J'ai dit dans ma réponse 169/101 que je ne connaissais Alain Badiou que de nom, ce qui était formellement faux, puisque j'ai lu des textes de lui autrefois, mais je voulais dire que pour moi ce philosophe n'est qu'un nom, n'est pas une pensée fécondante. Je reste de ceux qui pensent que l'œuvre de Badiou relève de la fabrication intellectuelle brillante mais n'est au fond qu'une imposture mentale, une œuvre d'incompétent. Je viens de farfouiller dans ma bibliothèque et de trouver ce texte de lui, effarant : "Les vérités ne sont pas d'ordre philosophique. Les vérités existent dans des champs qui sont non philosophiques. Il n'y a que des vérités scientifiques... artistiques, amoureuses, politiques." Bon ! Assez parlé de Badiou.
Je suis heureux que vous ayez "senti au-delà des mots l'inextinguible étincelle de vie qui gît tapie au fond de chaque particule de matière de cet Univers, et la force qui l'emplit et le meut." L'homme est une machine métabolique; je veux dire qu'il prend toute pensée, toute expression fécondante et la tranforme en nourriture spiritualisante. Pour l'heure ce métabolisme continue de fabriquer dans l'homme la structure matérialiste de l'existence terrestre telle qu'Adam l'a voulue (Rév d'Arès 2/1-5, vii/7-11). Mais, justement, La Révélation d'Arès arrive et nous exhorte à changer notre organisme charnel afin que, par la pratique de l'amour, nous changions complètemnt le monde qui nous environne et l'ouvrions à la Vérité cachée dans l'Univers environnant — La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7) —. Il faut que chacun de nous renonce à être l'âne de la noria, un bourrin parmi le bourrins petits ou grands, afin que le sensibilisation de l'homme au fondamental quitte le effets physiques immédiats et, par l'effet de la force évolutive qui est au fond de nous, et spiritualise la vie, la place sur le sentier qui mène à la Vie.

15sep22 244C17
Je m’attache à cette petite vie de quelques décennies comme le bateau solidement arrimé au port.
Or, la Vie m’appelle sans cesse au grand large (Rév d'Arès 17/3) loin des idées et concepts d’un Dieu anthropomorphe qui rassurent (23/3) mais qui me maintiennent aveugle et sourd (3/2). La Vie m’appelle à retrouver l’image et ressemblance de la Source qui gît amorphe au fond de moi, à me fondre (32/5) en Elle notamment en m’identifiant à l’humanité en marche vers le Retour (i/1).
J’ai à transmuter le couple "vie-mort" de mon animalité en la Vie une (Rév d'Arès xxiv/1). En lisant avec sœur Véronique un livre devenu un classique : "Femmes qui courent avec les loups" de Clarissa Pinkola Estés, psychanalyste et conteuse, nous avons découvert l’expression "vie-mort-Vie" qui nous fait bien réfléchir.
La mort, c’est bien entendu, la mort de la chair mais c’est aussi toutes les petites morts du quotidien qui me permettent d’aimer, de pardonner, de faire la paix, bref, d’être pénitent. Si j’accepte de laisser mourir mes attentes et mes désirs sur l’autre, sur mon frère de mission, sur le prophète, sur Dieu lui-même alors seulement, je peux progresser dans la connaissance de l’Amour, du Tout Autre, dont je réactive l’image et la ressemblance.
Dans nos échanges avec sœur Véronique, l’expression "vie-mort-Vie" représente cette transmutation du couple animal "vie-mort" en la Vie ; ou le passage d’une vision duel à une vision unifiée ; ou l’acceptation de traverser la mort pour renaître à la Vie ; ou encore la certitude qu’en traversant la mort, la Vie nous attend si nous nous y préparons par la pénitence.
Ce principe de "vie-mort-Vie" se retrouve dans maints écrits, en commençant par la Bible : C’est la vie et la mort que j’ai mises devant toi [...] Tu choisiras la Vie pour que tu vives (Deutéronome 30/15 et 30/19). Bien entendu, l’entrée précédente "Fuir l’animal en moi" est toute dédiée à ce thème. Je relève trois extraits de vos réponses parmi plusieurs autres :
"Chacun de nous est déjà par lui-même, même de son vivant charnel, un état de disparition, parce qu'il ou elle appartient déjà au passé ; il y a dans chacun de nous une chair morte en puissance, qui ne dispose que d'une entité éternelle : l'âme, qu'il faut créer et entretenir par l'amour" (Réponse 243C15).
"Darboy avait dit : "Votre erreur est de croire que l'homme a quelque chose à faire en cette vie." Je suis de cet avis, l'homme survit dans cette vie car il lui faut supporter la nécessité, donc étudier, travailler, se soigner, penser, aimer, mais il n'a rien d'autre à faire de vraiment nécessaire que de préparer sa survie à la mort, car la vie est brève, la mort interminable. Chercher "patience et paix dans nos cœurs" est donc bien la première chose dont il faut se soucier" (Réponse 243C33).
"À nous de leur faire comprendre qu'ils sont capables de métamorphose pour le prix de l'amour, du pardon, de la paix, d'un peu d'intelligence spirituelle libre de tous préjugés. Nous ne devons pas être trahis par notre mort, qui surviendra tôt ou tard, la mort peut et doit être notre victoire sur le péché" (Réponse 243C38).
Un de vos courriers est venu alimenter la réflexion : "Éros serait-il Thanatos à l’envers ? Un flambeau flamme en haut et le même flambeau flamme en bas comme la statuaire grecque les représentait ? Mais notre mission à nous Pèlerins d’Arès est de faire disparaître Éros comme Thanatos. La pulsion d’amour au sens étroit du mot et la pulsion de mort au sens étroit du mot doivent disparaître. L’amour du prochain est sérénité, noblesse, beauté."
Pour nous donner du cœur à l’ouvrage, Clarissa, dans son livre, nous invite à chanter une petite chanson sur la nature de vie-mort-Vie. Notre sœur Véronique a eu envie de mettre le texte en musique. Les paroles ont été retravaillées à la lumière de La Révélation d’Arès. C’est avec joie que nous partageons ce nouveau chant :
https://www.youtube.com/channel/UCPGgXisZOB_wCoz2dLM69VA
Bref, la nature de vie-mort-Vie, c’est le bien actif, la mémoire du sacrifice, la pénitence, les sentiers pour connaître Dieu. La connaissance de Dieu ne peut-être qu’existentielle, car Dieu est ! Le reste n’est que contes de fée.
Louis-Marie J. de Belgique

Réponse :
Je ne connaissais pas Clarissa Pikola Estès avant que ne m'arrive votre commentaire. J'ai cherché sur l'Internet quelques informations concernant cet écrivain. Je vais acheter son livre : "Femmes qui courent avec les loups," dont vous me recommandez la lecture.
Nous, humanité, ne sommes qu'un. De cette unité La Révélation d'Arès nous demande de prendre conscience (xxiv/1). C'est sans doute ce qui a fait émettre à je ne sais plus qui cette pensée : "La mort n'est-elle pas en définitive que la mort des autres ?" On aborde ici le mystère de l'ha (l'âme) et de la polone (rassemblement des âmes) (xxxix/5-13) ; la polone se forme-t-elle avec les ou des âmes de l'au-delà ou bien se forme-t-elle ou est-elle appelée à se former dans des conditions non précisées avec les âmes des humains sur Terre ? Je l'ignore. La Révélation d'Arès ne le spécifie pas, sûrement parce qu'il s'agit d'une occurence générative que les mots humains ne peuvent pas exprimer.
Vous citez avec justesse ce passage bien connu du Deutéronome : C’est la vie et la mort que j’ai mises devant toi [...] Tu choisiras la Vie pour que tu vives (Deutéronome). Mais je pense que ce passage mérite d'être cité en son entier :
Vois, j'ai placé aujourd'hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur. Si tu obéis à ce que te dit aujourd'hui Yahvé, en aimant Yahvé ton Dieu, en marchant dans ses voies, en observant ses recommandations, tu vivras, tu te multiplieras et Yahvé te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession. Mais si ton cœur se détourne et si tu ne M'écoutes pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d'autres dieux et à les servir, Je vous le déclare : Vous périrez sûrement, vous ne prolongerez pas vos jours sur le sol au-delà du Jourdain dont tu vas prendre possession. J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre : C'est la vie et la mort que J'ai placées devant toi, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin de vivre, toi et ta descendance en aimant Yahvé ton Dieu, en écoutant sa Voix et en t'attachant à Lui, car c'est là qu'est ta vie pour de longs jours sur le sol que Yahvé a juré à tes pères : Abraham, Isaac et Jacob, qu'il leur donnerait (Deutéronome 30/15-20).
Oui, le Père le précise bien, notre liberté est absolue, absolue au point que nous pouvons choisir entre vivre et mourir, et le passage du Deutéronome que vous citez, frère Louis-Marie, que je ne fais que compléter, laisse entendre que nous pouvons mourir tout en vivant dans ce monde — il sufit pour cela de provoquer le malheur — et que nous pouvons vivre tout en n'étant plus que cadavres — il sufit pour cela de provoquer le bonheur. Le bonheur, c'est évident, vient avec l'amour.
Autrement dit, il ne faut surtout pas que le cœur s'éteigne chez quelqu'un qui a vécu sans avoir rien donné, car il risque de n'être plus que ce rien, c'est-à-dire spectre. Certains pensent que l'accroissement de la population mondiale, qui va bientôt atteindre huit milliards (elle n'était qu'un milliard sous Napoléon 1er !) est catastrophique. Je ne suis pas sûr de cela. Je pense malgré tout que le nombre croissant des humains peut provoquer un accroissement du Bien, si nous sommes les apôtres acharnés que le Père fait de nous et faisons en sorte que l'apport de l'amour s'accroisse. Ce qu'il faut réussir, c'est à empêcher un nombre non négligeable d'individus à ne pas s'immobiliser dans leurs niches. Le seul héritage qui compte n'est pas matériel ; c'est l'héritage spirituel, dur à amorcer — nous le voyons bien en mission — mais qui, une fois amorcé, additionne mille fois plus vite l'apport. C'est ce processus qui vaincra la mort.
Merci pour votre commentaire, mon frère Louis Marie.

15sep22 244C18 
Salem fréro !
L'entrée L'Etalé me rappelle que l'existence de Dieu était toujours une évidence pour moi.
Je m'interrogeais pas sur Son Apparence. Me dire que c'est une Force, comme le Vent, me suffisait.
Mais ce qui me préoccupait était de savoir ce que veut Dieu,
Quelle est Sa Volonté pour l'être humain ? Pourquoi cette réalité : guerre, maladie, mort, l'attitude à avoir face aux événements, aux personnes méprisants, mauvaises ?
Et là, La Révélation d'Arés me fait comprendre la Volonté de Dieu : [chacun de nous doit] être quelqu'un de Bien.
Grâce à Sa Parole, à ton enseignement et, ta transmission, mon frère, j'ai appris l'essentiel : Être pénitente, aimer, pardonner, faire la paix, se libérer de tout préjugé.
Quelle chance énorme d'avoir lu la Parole de Dieu. Cette Parole m'accompagne tous les jours et m'aide à trouver la paix pour affronter ce monde incompréhensible.
J'essaie de transmettre la Volonté de Dieu le mieux possible, j'offre la chance de connaître cette Volonté.
Je t'embrasse, mon frère,
Ta petite sœur Malika B. de Lorraine

Réponse :
"Pourquoi cette réalité : guerre, maladie, mort, l'attitude à avoir face aux événements, aux personnes méprisants, mauvaises ?" demandez-vous, ma sœur Malika ? Mais parce que l'humain a été créé libre (Rév d'Arès 10/10) par Dieu, et qu'il fait librement mauvais usage de sa liberté. Si Dieu appelle l'homme, c'est évidemment parce que l'homme est libre de répondre à Son Appel ou de n'en rien faire. Vous avez quant à vous, ma sœur Malika, répondu oui. Alleluia !

16sep22 244C19
Je vous remercie d'avoir publié mon commentaire (244C10). Même si votre réponse bottait en touche, je dois prendre cela avec philosophie. Dans le fond, j'espère qu'une personne qui aurait plus votre estime, reprendra mes questionnements et ainsi je trouverai des réponses par ce biais : cela me satisfera. Comme le commentaire de Jérôme (243c56). La réponse que vous lui avez faite était magnifique, et je l'ai prise aussi comme réponse à mon propre commentaire.
Mais bon ! ce que je suis on s'en fout. Tout cela, du moins, peut être résumé ainsi : Je suis fait de l'amour que l'on m'a donné et j'en ai reçu beaucoup parmi mes frères et sœurs de notre mouvement arésien. Si vous m'en donnez aussi, ça m'aidera à me construire .
De mon côté j'essaie tellement de vous comprendre. Je me dis des choses comme : Un homme qui a été plongé et violenté dans le Supra physique de Dieu [sort] de cet événement avec, miraculeusement, des traumatismes qui ne le hantent plus. qui lui paraissent aujourd'hui lointains. Après avoir vécu tout cela, vous nous confiez (j'espère de pas trop déformer vos propos car je ne trouve pas la référence exacte dans le blog) vous nous confiez que le surnaturel ne vous attire pas du tout.  De toute façon vous ne replongez pas dans votre vécu, vous en faites quasiment abstraction. À 96 ans, il y a rien chez vous qui radote. Je pense que des personnes qui seraient dubitatives sur ce dont vous témoignez, vous percevraient quand même comme une énigme. Vous nous parlez par le biais de la métaphysique, quasiment d'un autre Dieu, que celui qui est venu vous rendre visite comme une déflagration dans votre petite demeure.
Mais bon ! si on réduit Dieu à la dimension de l'humain dans sa demeure, alors il n'est peut-être pas très reconnaissable. Je pense qu'en  filigrane, vous nous faites entendre de ne pas réduire Dieu à ce bâton de lumière décrit dans votre liminaire de La Révélation d'Arès. J'ai peur de dire un truc un peu théologique. Dieu en serrant comme le clou (Rév d'Arès ii/21) s'est quasiment dénaturé pour pouvoir communiquer avec vous, car je pense que la conscience et la puissance du Créateur de l'univers semble inextricable. Si bien que son expression devait se réduire au minimum de termes, pour que vous puissiez survivre à cet événement, qui sommes toutes devait être une manifestation infime de la puissance de Dieu, de Celui qui crée mille soleils (Rév d'Arès xxii/12).
Je crois qu'on peut dire que l'on en est là aujourd'hui.
Mais le commentaire que je vous ai envoyé était pour faire un pas de plus en avant. Puisque vous disiez que toute forme de mystique était anthropomorphisme. Je vais peut-être déplaire, mais l'image et ressemblance à son Créateur telle que vous me l'enseignez tout bien réfléchi et une forme d'anthropomorphisme. Par exemple la parole apparaît chez les humains parce qu'ils échangent entre eux dans leur communauté. Et on constate que les humains comme le petit Victor de l'Aveyron ou [comme] des enfants qui ont reçu par leurs parents des mauvais traitements, enfermés 24 heures sur 24 dans un placard, comme Kaspar Hauser. Ces enfants n'ont pas le langage. La parole de Dieu est donc d'une autre essence, on ne sait pas comment elle est apparue en Dieu. Mais on peut exclure qu'elle soit née de conversations... Avec qui d'ailleurs ou avec quoi ?
Et donc les dons divins ne doivent pas être du tout ce que l'on croit, puisqu'on les entrevoit selon nos références de vécu. Si vous pouvez accepter qu'on puisse donner une autre définition de la lumière que celle qui est reflétée sur les objets matériels. Me dire que notre parenté avec Dieu, et que nous soyons des filtres de lumière comme lui quand nous nous activons dans la pénitence et que nous construisons notre âme c'est-à-dire notre véritable chair, comme Jésus est resté charnelle après qu'il ait traversé le filtre de lumière divin et que la matiére qui n'est pas métamorphosée, comme Élie ou Jésus a pu le faire.
Alors que nous sommes des pauvres mortels et d'autres corps actuellement fini par pourrir en terre, comme pourri la chair de l'Auroch ou du chien enragé. Mais notre amour qui se diffuse autour de nous peut-être peut sauver quelque chose de l'auroch du chien enragé de l'humain sans âme. Mais c'est vrai que la relation [La Révélation ?] d'Arès dit que l'amour ne suffit pas pour sauver ceux qui n'ont pas pris le chemin de la pénitence, mais notre amour contribue à l'unité, notre finalité est d'être une et seule chair avec toute l'humanité et avec toute la création.
Frédéric H. de Vendée

Réponse :
Je n'ai jamais dit que "toute forme de mystique était anthropomorphique". Il y a des mystiques qui anthropisent Dieu ; il y en a d'autres qui le désanthropisent au contraire. Ce que je dis de diverses façons depuis toujours c'est que La Révélation d'Arès ne mène pas au mysticisme, quelle que soit la vision qu'il a de Dieu.
Par ailleurs, vous pensez que "l'amour ne suffit pas pour sauver ceux qui n'ont pas pris le chemin de la pénitence." Mais si, l'amour suffit, puisque la pénitence est fondée sur l'amour ; s'il y a pénitence, c'est qu'il y a amour ou s'il y a amour il y a pénitence. Je n'ai jamais rien dit d'autre.
Vous me dites aussi : "Vous nous confiez que le surnaturel ne vous attire pas du tout.  De toute façon vous ne replongez pas dans votre vécu, vous en faites quasiment abstraction. À 96 ans, il y a rien chez vous qui radote. Je pense que des personnes qui seraient dubitatives sur ce dont vous témoignez, vous percevraient quand même comme une énigme." Le surnaturel ne m'a jamais attiré, en effet, ni avant, ni pendant, ni après le Surnaturel dont j'ai été témoin en 1974-1977 ; je suis dépositaire du Message que ce Surnaturel m'a confié en en faisant de moi le prophète. Je m'efforce de remplir ce rôle le mieux possible et je ne vois pas pourquoi cela ferait de moi "une énigme". Au passage, je rappelle que je n'ai pas 96 ans, mais 93 ans.
Si ma réponse à notre frère Jérôme de Montréal, Canada (243C56) vous a apporté quelque chose, j'en suis heureux, car mes réponses sont généralement faites pour tout le monde.
Non, je ne vous parle pas du tout "par le biais de la métaphysique, quasiment d'un Dieu autre que celui qui est venu me rendre visite comme une déflagration dans ma petite demeure." Il s'agit du même Dieu.
Enfin, j'ai pour vous autant d'estime que j'ai pour tous mes frères et sœurs humains.

16sep22 244C20 
Bonjour,
Je m'appelle Thierry et je suis en train de lire La Révélation D'Arès que j'ai connue en parcourant des livres dans le rayon Ésotérisme [d'une librairie]. Pour moi ce livre serait plus du domaine de la spiritualité mais bon ! c'est ainsi. Pendant les vacances je me suis déplacé à Bordeaux ; n'étant pas trop loin d'Arès j'ai continué jusqu'à [cette localité] où j'ai fait la connaissance de Marie-Clotilde [il s'agirait plutôt de Marie-Odile] et de Virginie. L'échange fut très agréable et je pensais vous voir ; Marie-Clotilde [Marie-Odile] m'a dit que vous habitiez Bordeaux maintenant.
Samedi 17 septembre je rencontre Daniel P. de Rennes. Dans la [Parole] théophanique il est dit qu'il n'y a qu'une seule mort, pas de seconde chance pour l'humain, c'est-à-dire il ne renaît pas, il ne se réincarne pas. Je suis entièrement d'accord, car le corps physique meurt (Rév d'Arès v/9). "Le rationalisme voit la tombe comme la fin de tout, un tube digestif où finit toute vie. Il ne croit pas à la survie de l'esprit ou de l'âme, mais il se trompe. On ne se réincarne pas ; on survit dans l'attente du jour" (Annotation v/9). Est-ce que cela veut dire que l'âme ne se réincarne pas dans un nouveau corps physique et qu'entendez-vous par "mais on survit dans l'attente du Jour [Rév d'Arès 31/8]" ?
Dans l'attente de vos réponses je vous souhaite une agréable soirée.
Thierry G., saint-Vigor-des-Monts, Normandie.

Réponse :
Bonjour, mon frère Thierry, je vous remercie pour votre commentaire. En rencontrant frère Daniel P. à Rennes demain vous rencontrerez un vieux frère, que je connais bien, mais il n'y a plus de mission à Rennes actuellement. Il y a une mission à Tours, mais pour vous c'est évidemment 285 Km au lieu de 132 Km ! Si vous alliez à Tours un de ces jours sachez que le local de mission est au 61 rue d'Entraigues dans cette ville et le téléphone est 02 47 61 01 14. Je n'ai pas les horaires d'ouverture du local.
Concernant la réincarnation, le chapitre V du Livre (les Théophanies) dit bien qu'elle n'existe pas. C'est de toute façon sans importance, car on peut déduire de la lecture approfondie de La Révélation d'Arès que ce n'est pas ce qu'on croit, mais c'est de pratiquer l'amour du prochain qui sauve. Vous avez trouvé La Révélation d'Arès dans un rayon "Ésotérisme", mais c'est parce que les libraires ne savent pas où le mettre.
Le mouvement de foi qui résulte de ce Message de la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) ne fonde pas de religion, mais fonde un mouvement de spiritualité ou d'espérance libre (10/10), sans dogmes, ni lois, ni obligations autres que celle de la conscience soucieuse de Bien et de retour au Créateur, Message qui n'a absolument rien à voir avec l'ésotérisme, mais que les libraires ne savent pas où mettre. Sa meilleure place serait dans un rayon "Métaphysique", mais il en existe très peu en dehors de quelques très grandes librairies.
Je souhaite que votre rencontre avec Daniel P. à Rennes vous apporte beaucoup de lumière. Vous pourrez toujours m'écrire par la suite à frère Michel Potay, BP 16, 33740 Arès.

18sep22 244C21
Salam prophète,
Un grand merci pour votre réponse à mon précédent commentaire [244C16], auquel je fais suite par cette vidéo fil(m)ée "en louss-dé" (filée "en douce" en verlan), avec mon téléphone portable, dans mon jardin comme il sied.
J'y évoque Alain Badiou, "frabricateur" (frère bricateur ou brique à terre ?) comme il est écrit dans votre réponse, dont je retiens ce mot, "pain de glace", qui n'est pas sans m'évoquer ces "terres glacées où [Le Créateur] a suscité des hommes rudes, des hommes qui ne Le connaissaient plus dans les masques qu'on avait façonnés de Lui, des hommes scandalisés par les puissants et les marchands, les princes et les prêtres" (Rév d'Arès 28/3), que j'ai interpellés en ces termes le 5 septembre dernier sur un site en réponse à un article proposant ses "treize thèses" sur l'hypothèse communiste à reconsidérer et relancer :
« Une question thèse en guise de commentaire
Pour retourner violence en Révolution
La joie peut-elle faire arme de guerre ? »
Et, considérant ce que vous nommez ici, son manque de "romantisme et de souffle poétique", j'ai ajouté en réponse à un autre commentateur de l'article qui m'interpellait, ces lignes rassemblées qui se fondent sur le même ressenti que vous à la lecture de ses dires, en évoquant le couple, cellule de base de la société humaine comme vous nous l'avez si souvent rappelé :
"Le couple n’est pas l’un de ces "multiples lieux" où la lutte s’engage. Cellule de base de la société, Il est le Lieu où cette « lutte » a débouché sur la domination (de la femme par l’homme jusqu’à aujourd’hui), et il est le lieu où elle se résorbera, si jamais l’homme y parvient. Tout le reste en découlera. (...) Je suis étonné qu’un grand penseur comme Alain Badiou n’ait pas évoqué ces aspects de la vie dans ce long texte très fourni sur l’idéal communiste à relancer. Car la mise en commun de moyens commence par là non ?"
"Assez parlé d'Alain Badiou" comme vous le dites. Je tenais seulement à clarifier ma position par rapport à sa pensée que j'ai évoquée plus haut, en opposition à la nôtre. Chapitre clos. Celui qui s'ouvre en revanche à nous sur ce site, c'est le processus de la transfiguration de la chair que vous avez évoqué ici et là, en réponse à des commentaires.
Je précise dans cette vidéo un pan de ma vision qui complète ce que j'ai dit précédemment à ce sujet. Je le vois comme un processus long et parfois douloureux, qui s'enracinera (Rév d'Arès 31/1) dans la femme claire (xvii/7) et l'homme fort (xvii/8 [?]), pour refaire couler dans le frère, le miel de la race (xii/5), qui transforme la gorge en fontaine où la Parole nage (xLvii/9) et la lèvre en rive de lumière (vii/12).
Bien fraternellement,
Éric D. de Bretagne-Nord

Réponse :
Merci, mon frère Éric, pour ce commentaire et pour la vidéo.
Merci pour les mises au point que vous faites ici.
"En loucedé" n'est pas du verlan ; c'est de l'argot. C'était une expression très très utilisée dans mon enfance et ma jeunesse, qui signifiait :  "en douce", "en cachette", "discrètement", "sans bruit".

18sep22 244C22
Bien aimé prophète de la Vie,
Il y a 45, le 17 septembre 1977, une Voix vous appelait : Sois prêt ! Elle vous apportait la certitude qu'après l'épreuve des Événements surnaturels vécus du 15 janvier au 13 avril 1974,  et "celle subie des incrédules, des fanatiques et des moqueurs à la suite de L'Évangile donné à Arès, une manifestation surnaturelle se prépare" (Extraits de "Récits, Notes et Réflexions du Témoin",  édition bilingue anglaise 1995).
Vous avez eu le courage, soutenu et accompagné par votre merveilleuse épouse sœur Christiane, d'accepter la mission de prophète que la Vie vous a confiée, mission  laquelle vous vouez votre (vos) vie(s) 24 heures sur 24.
Vous êtes un homme de nature discrète, ce que le Père aime  : Mikal reste sous la Narine (Rév d'Arès xxxvi/18). Votre courage, votre ténacité, votre travail énorme, votre grande honnêteté, votre patience et votre amour pour tous vos frères humains ont permis de lancer votre mission avec prudence et discernement [Rév d'Arès 27/4-6], pour changer le monde en Bien.
Merci, cher prophète, pour cette magnifique entrée sur l'Étalé qui laisse sa part au mystère de l'incognoscible. Cela nous suffit pour avancer confiants dans cette énergie d'Amour qui nous permettra de retrouver le Bonheur que le Père avait prévu pour Son Enfant.
Je vous embrasse bien affectueusement avec sœur Christiane,
Chantal C. d'Aquitaine

Réponse :
Oui, vous vous en souvenez et moi je n'y pense plus depuis des années, le Père m'a, en effet, fait un premier Appel en septembre 1977 alors que j'étais, après un Pèlerinage difficile, quelques jours en vacances avec Christiane et nos enfants sur un camping je ne me souviens plus très bien où du côté de la Méditerranée. Ces deux mots : Sois prêt ! étaient le prélude à la fantastique série de cinq Théophanies que j'allais vivre jusqu'au 22 novembre 1977, Théophanies qui allaient me sortir définitivement de la vision religio-anthropomorphe (= qui a l'apparence d'un humain) que j'avais encore.
Merci pour les compliments que vous me faites : "nature discrète, courage, ténacité, travail, honnêteté, patience et amour". Je ne suis pas sûr qu'ils soient mérités autant que vous semblez le penser, car j'ai aussi des défauts — dame ! je ne suis qu'un homme et, durci, voire racorni par l'événement que j'avais vécu ou plutôt subi et pris en appétition-aversion, je me souviens vous avoir fait pleurer quelques fois etje vous en demande encore pardon —, mais disons que je me suis efforcé, comme j'ai pu, d'être à la hauteur attendue d'un témoin du Père. Je suis arrivé à un âge où, tout en étant toujours actif, je sais qu'on peut disparaître à tout moment, parce que c'est le terme de la vie humaine. Le soir, quand je pose mon livre et mes lunettes, éteins la lumière, récite Père de l'Univers, il m'arrive d'ajouter à l'adresse de la Vie, la Force Créatrice : "C'est peut-être cette nuit que mon cœur s'arrêtera. Ne sois pas trop dur pour moi, Père, car je suis un homme avec ses défauts et ses faiblesses. Je plaide pour moi avant que je ne puisse plus le faire en espérant que Tu Te dises : "Après tout, Il a fait ce qu'il a pu, ce gars-là ! Ne le réduisons pas en spectre !"
Oh ! je suis en paix. Quelle sainte drôlerie que ma vie ! Je suis devenu prophète du Père-Mère par hasard, si le Père a tiré mon nom d'un grand chapeau, ou par accident, si le Père m'a désigné par erreur. Aucun de mes professeurs du Lycée Hoche ne croyait spécialement en moi, je n'étais qu'un gamin puis un jeunot comme les autres. Je dévorais beaucoup de livres qui souvent n'étaient pas ceux que mes professeurs souhaitaient me voir lire : Spinoza, Montherland, Gide, Sartre, Cocteau, Peter Cheyney, etc. Peut-être un ange était-il déjà invisible derrière moi pour me faire lire des penseurs et des raconteurs, qui sont devenus mes amis et que je cite aujourd'hui par-ci par-là. Peut-être cela m'aide-t-il aujourd'hui à assumer ce blog non comme un écrivain, ce que je ne suis pas, mais comme un écrivassier aussi obstiné qu'une bête de somme. On prête à Napoléon Bonaparte cette phrase : "Quel roman que ma vie !" et je pourrais dire la même chose, sauf que je ne finis pas à ste-Hélène mais dans la paix d'une vieillesse laborieuse. Il n'y a pas très longtemps j'ai été convoqué à la Police Judiciare à propos d'une vieille sœur, que j'estime toujours beaucoup, que sa famille pensait (à tort) que j'aurais exploitée. Le policier me reçut avec grande gentillesse, voire même respect (peut-être mon âge), et me dit : "On a cherché, mais il faut reconnaître qu'en quarante-six ou quarante-sept ans, presque un demi-siècle, on n'a pas trouvé une seule plainte déposée contre vous. Vous êtes proprement un cas unique, car même les archevêques le plus honorables ont fait l'objet de quelques plaintes. Ce à quoi j'ai répondu : "Mais moi je ne suis pas archevêque ; ce qui explique peut-être que les plaignants m'aient oublié." Il a ri.
Encore merci, ma sœur Chantal.

18sep22 244C23

Au Fond Un Cri
Je traverse un champ blanc
Puis jaune, puis rouge.
Je traverse un champ de croix
De bois puis de fer rouillé…
Je sors et je crie
Et les cris des mots
Muets aux bouches
Se noient de silence.
Le Clou de Vie
Crie dans le sol,
Le bois et la chair.
Il crie si fort
Qu’Il marque à vie
La Terre des vivants.

Eternel faucon
La Terre est son nid et
Sous ses ailes le Monde.
Personne ne sera oublié
Car sa voix est d’Amour.
Il tend Sa Main
Et dans le creux
L’océan va et vient.
Il tend sa main
Et dans le creux
L’Eau est pour tous.

Mon Odyssée
L’homme comble ses vides
Remplis de fausses lumières
Fabriqués d’imaginaires.
Mon Himalaya, mes failles
Sont dans tous ses Mots
Et tout est bien plus fou
Que tout ce qui m’entoure.
Je ne sais trouver les mots
Car ceux du Juste Prophète
Suffisent avec les Siens.
Alors je chante le Ciel,
Et mon sentier est balisé
Par n fil d’or et d’argent,
Mon Odyssée est l’Étalé.
Jean-Louis Alexandre C., d’Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Jean-Louis, pour ce beau poème.
L'art du bon poète est économe ! Il doit faire jaillir sa lumière par des trous simples, une exactitude dépouillée, ce qui demande un bon équilibre entre l'assez et le trop. C'est ce que vous parvenez à donner. Il y a dans votre poétique un jet direct, que j'aime.

18sep22 244C24 
Dieu s’est Étalé en vous comme il s’est Étalé en Moïse, Jésus et Mouhamad.
Mais qu’est-ce qu’Il Étale ? Sûrement de Sa Sainteté puisqu’Il lave votre cœur : Je lave ton cœur (Rév d'Arès L/1), sûrement de Sa Puissance puisqu’Il fait de vous Son épée : tu es l’épée (35/14), sûrement de Sa Lumière puisqu’Il fait de vous Son prophète : Parole de Mikal Ma Parole (i/12).
Et par extension les frères de Mikal, les frères de Mikal tournent dans Mon Œil (Rév d'Arès xxii/7).
Par le prophétisme, Son Pacte (Rév d'Arès 30/11), Dieu veut s’Étaler dans tous les cœurs pour en faire des âmes, c’est-à-dire pour redevenir les enfants de la Vie !
En toute humilité et tout amour, cher prophète du Tout-Autre !
Angel C.-D. de Genève, Suisse

Réponse :
Merci, mon frère Angel, pour ce beau commentaire.
Il m'arrive d'aller voir ce qui se passe sur ma page Facebook. Je vous y trouve assez souvent et je suis très intéressé par vos choix de textes que vous prenez dans ce blog, la sensibilité qui vous guide. La foi arésienne, telle que je l'exprime, a sans nul doute créé en vous une très belle patrie intérieure ! Vous en vibrez.
Votre vie, votre vie actuelle en tout cas, trace la ligne bien droite d'une présence constante à l'Appel du Père à Arès. Vous n'êtes sûrement pas le seul dans ce cas, mais vous êtes, il me semble, des plus doués. Vous explorez des parts inconnues de notre foi qui s'étendent toujours plus au fur et à mesure que le temps passe.

19sep22 244C25
Cher frère aîné,
Je ne comprends pas pourquoi vous écrivez : "Après tout, Il a fait ce qu'il a pu, ce gars-là ! Ne le réduisons pas en spectre !" à votre propos, puisque le Créateur ne punit pas, n'est pas juge.
Cédric P. d'Aquitaine

Réponse :
Bonne remarque, mon frère Cédric. Le Créateur n'est pas juge, il ne punit pas, c'est vrai, mais il demeure que La Révélation d'Arès parle de spectre à propos de celui qui n'a pas d'âme (4/6-8) et qui, de ce fait, n'est rien en ce sens qu'il n'est guère plus qu'un animal pensant se vouant au néant le jour où il cesse de respirer comme il fut dans le néant avant de se mettre à respirer. C'est en ce sens-là que je dis que le spectre n'est rien. Ce n'est ni une condamnation ni une punition. C'est un état de fait : tout comme les corps célestes, créés par le Créateur, s'attirent en fonction directe de leurs masses et en fonction inverse du carré de leur distance (loi de Newton), l'homme qui meurt n'est rien quand il n'a pas d'âme et n'est sauvé que s'il a une âme, laquelle ne se crée en lui que s'il est bon.
Alors, bien sûr, vous vous dites : Puisqu'il s'agit d'un automatisme créé, pourquoi le Créateur se dirait-Il : "Ne le réduisons pas en spectre" ? Ma réponse est : Il est le Créateur et Il peut toujours, à tout moment, modifier les principes qui gouvernent Sa Création : Si Je dis : L'air qui était léger est maintenant lourd, le navire tombe (au fond de l'eau) comme le cerf dans le ravin (Rév d'Arès xvi/11). Le Père pourrait toujours, si je n'ai pas réussi à me créer une âme, faire une exception pour le pauvre type qu'Il a fait prophète... Ce n'est de ma part qu'une espérance sous forme de sotie.

19sep22 244C26
"À l’aube je rends hommage au suprême Purusha Qui est au-delà des ténèbres, plus resplendissant que mille soleils, Lui Qui est la Plénitude, L’Éternel, L’Étalé, Le Hors du temps hors de Qui rien n’existe."
C’est une des prières de l’aube que j’ai tirée de Shamkara* et arrangée sous l’éclairage de La Révélation d’Arès et votre enseignement. Le mot "étalé" notamment, vous vous en doutez, ne figurait pas dans le texte original.
Purusha est un des innombrables mots pour désigner Dieu ; en philosophie ou spiritualité hindoue, c’est, vite dit, l'Être, le Tout dans son principe mâle. Le Hors du temps me renvoie à moi qui suis dans le temps (Rév d'Arès 12/6). Qu’est-ce que le temps ? Le temps existe-t-il ? Nous le nommons temps comme une entité existante, mais le temps a-t-il un être propre ? N’est-il pas indéfectiblement attaché à l’être humain ayant effectué la terrible bascule du péché ? Le temps serait-il autre chose qu'une continuelle mise en déséquilibre ? Une bouée de secours ontologique lancée par le Père qui permettra à des générations repentantes se succédant au tombeau de retrouver la Vie (24/3) ?
Le Père, Qui est Étalé [Rév d'Arès ii/4], est étalé autant dans le temps que dans l’espace. D’autant plus que temps et espace, c’est pareil selon la relativité. Et des relativités que nous ne soupçonnons pas, il doit y en avoir bien d'autres. Qu’est-ce qui est au-delà du temps, de l’espace et de la matière ? L’Amour. Dieu vit à la fois dans le temps à travers moi et chacun(e) de mes frères et sœurs humains et hors du temps. Il est dans mon ongle, mon poing, mon dos (xxxvii/15) ; Il est à l’aube, le soir, sur tous les soleils (xxxviii/12) comme dans les mondes sans heure qui tournent comme des poissons dans son Eau (vi/3). Il est au-delà de toute description (Coran 112). Il est. Et moi je suis beaucoup dans le temps, et par Lui je suis déjà un peu hors du temps.
L’Univers est une Merveille (Rév d'Arès 33/8) qui ne peut être que l’enfant d’une Autre Merveille, plus merveilleuse encore, ça me semble évident. Pourtant la science n’y voit que l’effet du hasard. Question pour les philosophes : Comment le hasard pourrait-il "être" puisqu'il préexisterait à toute chose et qu'il est, de surcroit, créateur ? Le hasard serait-il l'Être selon la science ? Autrement dit, un masque (28/3) de plus, une façon de nommer Dieu par ceux qui le nient ? Question pour les mathématiciens : Quelle probabilité pour une conjonction si opportune engendrant un Univers inimaginable : 10|(10)10| ("10 à la puissance 10 puissance 10." (244C3)), la petite merveille de la terre, la vie organique, l’homme, à partir de particules — corpuscules ou ondes — qui seraient bien entendu, selon nos doctes savants, purement matérielles, sans intelligence ni vouloir ? Comment la matière pourrait-elle donc engendrer l’intelligence ? La pensée ? La parole ? L'amour même simplement sentimental ? D’où sort l’information omniprésente ? Et ces particules d’où sortiraient-elles ? Papa hasard ou pas par hasard ? Nous, pèlerins, on le sait : l’homme ne voit pas la Main grisser sous l’écorce (xxxiv/2), mais on le sait, nous, par révélation ! Car, depuis l’enfoncement dans l’opacité du péché, on peut concevoir individuellement l’Étalé dans son cœur, certes, mais on ne Le connaît plus, collectivement, que par révélation. L’erreur religieuse est d’en saisir un instantané pour L’adorer au lieu de se mettre à En accomplir la Nature par soi.
Vous avez dit révélation ? Une bizarrerie aux yeux des chiens qui n’attendent qu’une défaillance du prophète pour s’esclaffer : Quelle ombre couvr(it) le(s) rein(s) ? (Rév d'Arès x/18). Ce ne sont pourtant pas les bizarreries observées qui manquent autant dans les paradoxes logiques que dans une multitude de phénomènes sur lesquels bute tout scientisme bêta. Mettons le paranormal de côté pour nous en tenir au seul domaine de la physique : Matière noire, rayonnement cosmique, trous noirs, antimatière, quantas… autant de "réalités" découvertes par la science, qui devraient rendre les savants beaucoup plus modestes. Le premier morceau de la rentrée de l’orchestre philarmonique de Paris se nomme Astéroïd 4179  : Toutatis (une composition de  Kaija Saariaho). Tiens Toutatis ? Encore un nom de Dieu. Eh bien, en l’occurrence, il s’agit là d’un astéroïde du système solaire je crois qui "tourne" sans régularité classique, selon une orbite externe d’une part et d’autre part sur lui-même en tous sens, une sorte de ballon de rugby dégagé en vitesse qui n’en finit pas de voltiger après le coup qui l’a botté dans l’espace. De tels objets célestes n’étonnent-ils donc que moi ?
Pour qualifier les bizarreries qui n’entrent pas dans la doxa rationaliste, les scientifiques emploient quelquefois le mot de "singularités". Alors, si nous quittons nos yeux terrestres pour des regards plus "étalés", décentrés vers l’infini, ou plongés dans nos profondeurs, c’est pareil, la terre elle-même ne devrait-elle pas apparaître comme une sacrée singularité ? Et, la singularité des singularités ne serait-elle pas l’homme lui-même ? Qui ne se connaît plus, qui ne s’introspecte plus, ou seulement selon ses préjugés et sa raison limitée, et qui, devenu si faible, chétif, si ignorant dans sa vaniteuse arrogance, refuse l’Alliance que l’Aigle (Rév d'Arès 23/2) vient régulièrement lui proposer, au cours du temps, préférant le "confort" trompeur de la mort, des hasards du mal, de la souffrance et la mort, et de sa propre incohérence qui le tire inexorablement vers l’abîme. Chacun(e) ne sent-il pas plus ou moins confusément de nos jours se rapprocher le péché des péchés si nous en restons à ce que nous sommes ?
Prisonniers du temps, livrés à nous-mêmes, obscurcis par le mal et devenus des nains, comment pourrions-nous connaitre notre Mère (Rév d'Arès xxxiv/5) autrement que parce que Celle-ci se révèle en venant nous parler ? N’est-il pas temps de devenir enfin, pleinement humains ? N’est-ce pas ce que clame votre voix, étalée (xxxvii/6) entre les frères et Dieu, et que vos os éclatés (comme ceux de) Yëchou (et de) Mouhamad, porteront loin (xxviii/4) ? L’homme véritable, l’Enfant conscient du Père, est le Bon, dont Jésus qui vous visita initie la lignée. Si l’homme entre en pénitence, il retrouvera à terme sa vision étalée, ses yeux revenus tout autour de sa tête comme ceux des anges (36/2), il verra Dieu. Et Dieu n’aura plus besoin ici-bas de noms et de discours sans fin, Il sera, évident, en nous. Nous. L’Enfant revenu, Fils prodigue, n’invoquera plus le hasard ou la science pour fuir sa responsabilité cosmique. Hasard qui n’est qu’un mot inventé par l'homme pour désigner ce qui lui échappe, tout comme le temps lui échappe ; science qui n’est qu’une discipline de l’esprit inventée pour répertorier ce dont il voudrait être sûr, mais qui lui échappe indéfiniment car le vrai ne sort pas de cette science-là.
Allons ! Que la main cesse de se prendre pour le pied (Rév d'Arès xxvi/10) ! Résolvons l’ombre du péché qui s’épaissit sur l’humanité et la Lumière surgira, finira par couvrir tout sans cesse (31/8). Sortons du temps ! Oui, fuyons la raison étroite de "l’animal politique" (Aristote), réétalons notre conscience, parce "tout est déjà en nous" comme le dit si bien Léon Amos (244C4), pour l’aligner sur celle de l’Étalé, pour agir, aimer, être consciemment en Lui, de Lui, pour marcher dans l’Univers comme des araignées (xiii/12) certes, mais des araignées qui peuvent faire de l’étoile leur chaise (xxx/2)
Claude René M. d'Arès, Aquitaine

* Note du webmaster : Voir entrée 171 "Non-dualité". Chamkara ou Ādi Śaṅkara, parfois appelé Ādi Śaṅkarācārya, Śaṅkara, Śaṃkara ou Chamkara signifiant "celui qui apporte la félicité", est, au 8e siècle, un maître spirituel de l'hindouisme, métaphysicien de l'école Advaita Vedānta, et commentateur des Upanishad védiques, du Brahma Sūtra et de la Bhagavad-Gita. Il eut pour maître Govindanātha et mena une vie de renonçant itinérant (saṃnyāsin) allant d'un monastère, d'un ashram ou d'un temple à un autre, d'une communauté de croyants à une autre. Ce fut un réformateur religieux qui chercha à créer une entente entre les divers courants de son époque, un défenseur opiniâtre de la non-dualité.

Réponse :
st-Michel, place st-Michel, ParisL'âme et la vie spirituelle sont toutes deux des modes d'être en danger. Votre pensée ne construit pas un avenir de félicité, car celui-ci existe depuis l'origine du Dessein, dont est sortie la Création ; votre pensée reconstruit ce que la suffisance rationaliste ou la mère moribonde de ce rationalisme : la théologie, détruit. Chaque jour en ouvrant notre journal, en allumant notre radio ou notre télévision nous voyons le palais de la Lumière saccagé et un peu plus caché derrière les palissades des démolisseurs. Voyez les Sables d'Olonne : La statue de st-Michel terrassant le démon (ou tout simplement l'image statufiée d'une alllégorie du Bien terrassant une allégorie du Mal) doit être théoriquement déboulonnée sur décision de justice alors que 98% des Sablais veulent la garder. Va-t-on faire démolir le cloître de l'abbaye et l'église st‑Étienne du Mont st-Michel ? Va-t-on déboulonner de même le st‑Michel de la place st-Michel à Paris (voir image) ?
Qui a demandé l'enlèvement de la statue aux Sables d'Olonne ? Je vous le donne en mille : La Fédération Nationale de la Libre Pensée, laquelle n'accepte pas comme pensée libre celle qui conçoit qu'il faudrait conserver la statue de st-Michel aux Sables d'Olonne. Je me sens secoué par un rire stupide ; quelques virus du rhume rationaliste général ont dû atteindre ma musculature respiratoire et mon larynx. La Fédération Nationale de la Libre Pensée a son siège 10, rue des Fossés-Saint-Jacques, 75005 Paris. Comment peut-elle supporter d'avoir pour adresse une rue portant le nom de st-Jacques ?
Des générations vont passer (Rév d'Arès 24/2) avant que nous ne gravissions les échelons de l'interminable échelle que La Révélation d'Arès vient d'appuyer contre la montagne de la Vérité. Mais nous les gravirons en passant, s'il le faut, par les plus tourmentants vertiges de l'ascension (7/2). Pour l'heure nous suivons les terres boueuses de notre nature spirituelle profonde, où il sera longtemps difficile de marcher. Mais nous y marcherons. Peu à peu nous retrouverons la psyché normale des Enfants du Père, et donc notre force génésiaque.
Merci, frère Claude, pour votre beau et profond commentaire.

19sep22 244C27
En se révélant le pénitent entre en contact avec, comme vous dites, une Force étalée (Rév d'Arès ii/4). Force qui le met là, en ascension, sur les sentiers du Père, vers les Hauteurs Saintes (36/19). Ce regard, presque insignifiant qu’il saisit, montre un monde intérieur et extérieur inondé d’un homme qui compte (Rév d’Arès ii/12) dans ses actions. Homme pétri d’illusion (23/3).
L’intellect s’empresse de dire devant tant de chaos : "Laisse faire je vais te calculer tout cela. Le mal, le bien, j’en fais mon affaire !"
"Hop là, dit l’âme, l’œil du dedans a déjà le regard de l’Étalé, cela suffit pour accomplir la Vie.
L’homme frère voit devant lui ce qu’il doit changer, ce qu’il peut changer. Il décide une action face à ce qui s’offre à lui.
Notre humanité est de source aimante, mais elle préfère rester butée contre le mal et sa peur et s’envoler vers des actions, [mot manquant ?] de calcul ; même le mendiant compte ! L’absence de l’étalé est palpable.
Hier une Ukrainienne me dit (en parlant un bon français) avec douceur et simplicité que, sûrement, une partie de ses anciens élèves, des enfants sont morts. Là je ne compte pas l’horreur, c’est trop important, les chiffres précisent un nombre qui dépasse une explication (300.000), la folie de la détresse humaine des hommes dépasse toute analyse logique, le silence l’emporte. On dit que la guerre est une histoire de possession de calcul, d’intérêt, de compte sans fin... Où est la place de l’homme frère ? Nulle part ! On entend juste les discours interminables (Rév d'Arès 23/7).
Quoi dire ?
Elle me dit encore : "Au début on ne faisait que pleurer, puis au bout de trois mois à peu prés, on s’est dit restons forts ! Mon mari et mon fils sont à Kiev la ville n’est pas prise par l’ennemi, même si des alertes sonnent pour se protéger. Il y a un peu d’espoirs que tout ne soit pas anéanti. On faisait les vendanges ensemble, pourquoi ce peuple doit-il mourir ? Quelles sont les raisons ?"
"Les hommes n’ont-ils donc plus un peu de croyance, dis-je, pour écouter la vie et rester frère ?"
Elle sourit : "Mais les chefs ne sont pas croyant, Monsieur. C’est de la communication, pas plus."
Henri S. de l'Yonne

Réponse :
Il y a un petit fond de chagrin dans votre commentaire, mon frère Henri. Oh ! je sais, ce monde déçoit ; les choses ne vont pas très bien chez les hommes. Il en a toujours été ainsi ; le péché torchonne la vie, toujours et il en sera ainsi jusqu'à ce que l'humain, comprenant que le mal le plus redoutable n'est pas dans le dioxyde de carbone, mais dans le cœur qui a cessé depuis trop longtemps d'être le siège de l'amour, comprenne ce qu'il doit corriger au fond de lui, voie où il doit aller. La reine Élisabeth II est morte il y a dix jours. Je n'ai ressenti ni chagrin ni émotion, parce qu'étant devenu le prophète je ne suis plus que l'homme de la vie avant ou après que le corps ne cesse de respirer. La mort pour moi n'a plus de sens ; je sais que le mal ne sera pas vaincu de mon vivant charnel, mais après un interminable nombre de générations, et que ce qu'il est urgent de voir dans la vie c'est sa continuité ad libitum, c.-à-d. sa durée à volonté.
Reine ou clocharde, dans un coin de porte cochère ou dans un palais, une femme ne vit jamais que quelques décennies dans un corps d'animal — ce qui est pour l'heure un mystère, du reste — mais vit ensuite interminablement à égalité avec les autres âmes, si elle a une âme. J'ai seulement beaucoup de respect pour ceux qui ont du chagrin de perdre un être cher et, de ce point de vue, j'ai un respect égal pour les obsèques païennes antiques, pour l'incinération d'un s.d.f. ou pour les funérailles somptueuses d'Élisabeth II. J'ai pareillement autant de souci pour les victimes des guerres de religion de 1562 à 1598 que pour celles de la guerre de Cécession de 1861 à 1865, celles de la guerre de 1914-1918 ou de la guerre actuelle en Ukraine. Mon souci vient non des malheurs immédiats tangibles : ruines, veuvages, orphelinages, etc., mais de mon inquiétude pour ceux qui ayant une vie trop courte du fait de la violence meurtrière ont peut-être manqué du temps de la pénitence et donc d'une âme. Les périodes heureuses de la vie terrestre sont toujours courtes.
Rien n'a beaucoup changé depuis l'antiquité, sauf peut-être le savon, le dentifrice, les baskets, le moteur à explosion ou électrique, l'ordinateur. On est plus propre, on va et on calcule plus vite (l'ordinateur n'est qu'une calculatrice binaire) ; ce n'est pas grand chose. Les hommes sont toujours infantilisés par des pouvoirs avides de l'obéissance de la base. Nous restons en jachère, le fruit qui pourrait sortir de notre terre humaine est cultivé avec parcimonie. Certes, il n'y a plus d'esclavage, mais les jalons que l'homme a posés pour avancer ne vont pas loin, non, ils ne vont pas loin. C'est pourquoi ce que nous demande La Révélation d'Arès n'est pas une petite avancée vers le Bien, mais une énorme avancée. En fait, nous sommes appelés à être des hommes nouveaux, c'est-à-dire d'autres hommes, et la Parole d'Arès affirme que c'est possible.
C'est dans une relation fondamentale, transformiste, quasi "darwinienne" si je peux dire, que nous devons entrer. C'est d'un bouleversement intérieur total, d'un matrilignage de fond en comble, que nous devons renaître. Il faudra des générations. Oui, mais qu'importe ! Des étoiles où nous serons nous pourrons apporter à nos descendants terrestres notre contribution à ce renversement. Comment ? Je n'en sais rien, mais à 93 ans je ne tarderai pas à le savoir. Voilà pourquoi nous devons entretenir avec le plus grand soin le jardin de notre amour, les parterres de notre pardon, les champs de notre paix, les forêts de notre intelligence, les rizières infinie de notre liberté.
Merci, frère Henri, pour votre commentaire.

19sep22 244C28
Cher frère Michel,
J'ai trouvé très intéressante votre réponse à notre frère Jérôme H. du Canada. 243C56
dont voici deux extraits :
« A propos de Jésus apparu : Ce n'était donc pas à proprement parler une chair "animale", mais une chair comme vous dites : transfigurée ou passant à divers états dont certains nous sont visibles et touchables et d'autres totalement inaperçus. Peut-être est-ce aussi vrai pour la matière, par exemple ce qu'on appelle les trous noirs dans l'espace, invisibles pour l'homme, mais peut-être visibles pour d'autres regards, comme certains sons sont inaudibles pour l'homme mais audibles pour un chien."
...
"De surcroît, je n'ai pas connaissance que Jésus en chair tombât jamais dans l'axe d'un télescope fouillant l'espace et je suis en droit de supposer qu'une fois retournée dans l'Univers, la chair du Jésus qui me visitait disparaissait à nos regards humains.
J'eus donc affaire à une forme de chair particulière, disons fantomatique ou fantomale (je connais mal la différence entre ces deux qualificatifs), quoique dans certaines circonstances, solide et vivace, notamment lors de ses apparitions terrestres.
Il existe donc, à mon avis, une charnalité d'états variables comme l'eau peut être tantôt liquide, tantôt solide (glace), tantôt brouillard (vapeur), tantôt gazeuse (vapeur surchauffée)."
L'autre jour en marchant, je discutais avec une sœur qui me demande si avant de naître nous avons existé ailleurs, et comme la réincarnation n'existe pas, je lui réponds sans doute que non.
Alors une question est venue dans mon esprit :
Pourquoi avons-nous un corps de chair ? N'est-ce pas ce qui nous permet d'exister (sur terre) en tant qu'être individualisé qui va ensuite créer son âme et poursuivre sa route dans l'univers ?
Sans ce premier passage dans la chair (dans ce corps de "bourrin") aurions-nous une existence avec une individualité, une conscience ?
En tant que "bourrins" nous avons des besoins fondamentaux à assouvir (nourriture, toilette, vêtements, affection, etc..) sans quoi la vie peut être difficile. Si nous négligeons le corps animal dans lequel nous habitons nous ne nous sentons pas bien. Je pense qu'il est important d'en prendre soin afin qu'il nous freine le moins possible dans nos actions et notamment la moisson.  C'est aussi, ne trouvez-vous pas ?, un beau véhicule que le Créateur nous a donné pour commencer notre existence comme le souligne notre frère Éric D. dans sa vidéo 244C21
J'ai apprécié le commentaire de notre frère Louis-Marie de Belgique, (244C17) cette idée de vie-mort-Vie me parle bien et j'ai acheté le livre "Femmes qui courent avec les loups" de Clarissa Pikola Estès. Cela m'a fait penser à cette idée de mourir à soi-même pour renaître à la Vie qu'on trouve dans le Nouveau Testament .
Je vous souhaite une longue vie en bonne santé aux côtés de votre épouse Christiane pour continuer à guider vos frères humains vers la Lumière.
Denis K. de Bretagne Sud

Réponse :
Merci, mon frère Denis, pour votre commentaire.
"Pourquoi avons-nous un corps de chair ?" demandez-vous. Comme je le dis depuis quelque quarante-huit ans c'est un mystère. C'est quelque chose que, comme vous, je ne suis pas sûr de bien comprendre, car la Parole décrit certes le processus de la chute, mais n'en explique nulle part la cause profonde. J'en suis donc réduit à des suppositions, qui ne sont guère que mes suppositions. Celle de mes supposition qui me paraît la plus plausible est liée aux passages de La Révélation d'Arès (2/1-5 et vii/7-13), à savoir que la dissidence d'Adam(e), sa décision de vivre une autre vie que celle prévue par le Dessein, reposait peut-être sur la nostalgie de la vie d'animal pensant qui était la sienne avant qu'il fût créé spirituel — la création d'Adam est qualitative : passage de la vie animale à la vie spirituelle —. Adam aurait ainsi récupéré sa vie animale tout en gardant sa potentialité spirituelle, car le Créateur n'a repris à Adam aucun des cinq dons qu'Il lui avait faits : parole, créativité, liberté, individualité, amour. L'homme adamique que nous sommes serait donc ce curieux mélange d'animalité et de spiritualité, qui a donné naissance au péché.
Vous cherchez toujours, frère Denis, des explications aux choses les plus métaphysiques. C'est une manie qui poursuit l'homme depuis la plus haute antiquité. J'ai eu cette soif, quand j'étais athée, il va sans dire, mais aussi quand j'étais dans la religion, car la rhétorique théologique aime aller au fond des choses : De là un nombre considérable d'erreurs commises par les dogmes. C'est vrai qu'il y a souvent plusieurs sens dans une seule phrase de la Parole : Un sens immédiat littéral du texte, un sens allégorique à travers lequel nous découvrons un enseignement moral  et un sens anagogique par lequel notre âme se trouve élevée vers l'amour et le désir de la Vie. Mais nous, Pèlerins d'Arès, oublions encore souvent que La Révélation d'Arès nous enseigne que ce n'est pas ce qu'il croit qui sauve l'homme, mais c'est ce qu'il fait dans l'ordre du Bien. Or, les explications poussées sont du domaine de la croyance, rarement du domaine des faits. Savoir pourquoi l'homme vit dans la chair n'apporte rien à la vie axée sur le salut ; c'est l'amour du prochain le véritable artisan du salut, ce n'est pas le savoir. Ceci dit, votre curiosité n'est pas un mal, mais une fois satisfaite, elle ne vous donne rien.
Héraclite a dit : "On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve (parce que l'eau coule et l'on n'entre jamais dans la même eau)." Beaucoup admirent cette pensée d'Héraclite . Je me contente de penser que c'est une plaisante et fine pensée, mais qui en réalité m'est indifférente, parce qu'elle n'apporte rien. Oh ! certes, elle veut dire que l’expérience du monde est un flux ininterrompu : chaque jour, chaque minute même, l’arbre pousse et l’enfant grandit. Et alors ? Qu'est-ce qui dans cette pensée changera le monde ? Rien. Aimer, oui, c'est aimer qu'il faut, parce que l'amour a une force, une puissance, que la logique n'a pas.

20sep22 244C29
Dans votre prière personnelle, dont vous vous êtes longtemps servi pour nous enseigner à prier (Rév d'Arès 35/4) également, vous aviez complété les versets de la sourate CXII du Coran (Al Ikhlass) par deux ajouts puisés à la Parole (j'ai oublié les références) : "Gloire à Lui" et "Il est au-dessus de tout ce qu'on peut décrire".
Je me rappelle aussi du "Toi qui n'a ni commencement ni fin", perspective inconcevable pour nos esprits prisonniers du temps (Rév d'Arès 12/6). Voilà qui remet les pendules à l'heure sur ce que notre culture et une présomptueuse tendance à nous imaginer que nous savons beaucoup de choses laisseraient entendre.
À plusieurs reprises, en effet, lorsque dans les années 80-90 vous veniez à Paris notamment, vous nous aviez rappelé que nous ne savions que très peu de choses, ou pratiquement rien, sur Qui ou Ce Qu'était Dieu. Pour autant, nous savions ce qu'Il nous disait, tant à travers ce que vous aviez reçu en 1974 et 1977, que ce que vous n'avez cessé de nous dire et de nous écrire depuis  — Parole de Mikal, Ma Parole (Rév d'Arès i/12).
Ce à quoi vous rajoutiez (je ne cite pas verbatim mais presque) : "Ce qu'Il nous dit n'est pas la Vérité absolue, et quand bien même, qu'en ferions-nous, nous faibles lumignons" (32/5) ?"
Cette prudente mesure (Rév d'Arès nombreuses références) est libératrice. Elle nous projette loin des dogmes et certitudes que nous entendons chez nos frères de diverses confessions, encore attachés aux structures de pensée de leur culture, et qui nous assènent avec un aplomb parfois déconcertant : "Dieu, c'est ceci", "Dieu, c'est cela", c'est selon.
Vous avez établi que l'unicité de Dieu n'est pas non plus un principe en l'air, mais la logique même qui est celle de la Création, et donc de l'humanité, ce qui implique par l'amour de cesser de vivre dans des antagonismes fratricides autant que dans la poursuite d'un matérialisme épais revêtu des atours de la raison raisonnante et des techno-sciences.
Cet Étalé, Il est l'Un par-delà le multiple (je suis nul en philosophie, mais j'avais entendu ça quelque part), ou par-delà le duel que vous aviez évoqué dans votre entrée "Non-dualité" (171). Comment s'étonner dans cette perpective que la désagrégation de l'humanité (ce qui, bien sûr, ne signifie pas à l'inverse qu'elle doive être enrégimentée comme aujourd'hui) entraîne inexorablement en parallèle la dislocation de l'individu, donc sa mort charnelle ?
On en déduit donc qu'une humanité redevenue Une comme Dieu est Un, est inséparable de l'homme redevenu Un au Jour [Rév d'Arès 31/8], à force de générations de pénitents. C'est une perspective simple, mais imparable à développer dans notre apostolat.
Arnaud Z. des Bouches du Rhône

Réponse :
Merci, mon frère Arnaud, pour ce commentaire.
Les "deux ajouts puisés à la Parole : 'Gloire à Lui' et 'Il est au-dessus de tout ce qu'on peut décrire' se trouvent dans plusieurs Sourates du Coran.
C'est dans Spinoza que je trouve peut-être la concept de Dieu le plus proche du concept que m'en donne La Révélation d'Arès. Spinoza fut excommunié par la synagogue et rejeté par toute la communauté juive d'Amsterdam. Pourquoi ? Sa conception de Dieu était la cause la plus évidente de cette proscription. De mon côté c'est l'expérience surnaturelle d'Arès et le texte du Message reçu des Entités qui m'ont visité à Arès qui m'ont amené aux considérations que résume mon entrée 244. Du côté de Spinoza c'est apparemment l'extraordinaire et pure honnêteté de l'homme porté par la raison et une étonnnte intelligence spirituelle à une vision claire du Créateur, quoique je pense qu'il a peut-être aussi comme moi fait une rencontre avec l'Infini Surnaturel. Sa vision de Dieu était quelque peu différente de la mienne, mais comme la mienne complètement étrangère à la tradition religieuse judéo-christiano-islamique. Dieu pour Spinoza comme pour moi n'est pas du tout la figure anthropoïde dont la bonté mais aussi la sévérité ordalique (juridique) royales dominent dans les religions monothéistes.
Spinoza en son temps comme moi aujourd'hui pensons qu'il faut cesser de considérer Dieu à l'image de l'homme, considération qui ne touche pas que Dieu, mais qui touche également l'homme, Son Enfant, puisque cet Enfant est Son Image et Ressemblance (Genèse 1/26-27). L'homme comme Dieu doit être considéré de façon complètement différente : le Fond de l'homme comme le Fond de Dieu est tout à fait autre, ce qui ressort à l'évidence de la lecture attentive du Livre (deuxième partie de La Révélation d'Arès). C'est bien pourquoi la Vie appelle au changement de vie (30/11) de l'humain.

20sep22 244C30
La Vie! L’Étalé!
Deux pôles humains :
D’une part les sauvés, ceux qui croient au Dieu des religions, Sauveur des croyants, Père Juge dominateur-protecteur masculin,
D’autre part, à l’autre extrémité, ceux, les déniaisés, qui ont abandonné toute balivernesque bondieuserie pour ne croire qu’en un rien qui de facto replace l’humain, et non l’église, au milieu du village, avec comme seules boussoles son intelligence intellectuelle et sa résilience (mot à la mode)…
Entre ces deux pôles il y a Arès...
Arès encore si peu visible, lieu-temps choisi par l’Étalé pour se présenter à Ses Créatures déboussolées. Le mot que je préfère pour ces retrouvailles c’est la Vie (Rév d'Arès 24/3-5), mot capable de faire le pont, et je m’étonne qu’Il (Dieu ou Son Envoyé] l’ait à peine prononcé, Il a laissé cette belle tâche à son prophète Mikal.
Dans le mot Étalé, comme dans les mots Infini ou Incommensurable, il y a encore un double décimètre. Or, Je ne t’envoie pas avec un cordeau pour mesurer [Rév d'Arès 28/1] ; il y a dans le descriptif l’Étalé le front rouge de la déculturation, quand dans la Vie, l’envol est pris, le faucon vogue sans effort sur le vent haut.
Mais nous sommes à l’âge des efforts, de la pénitence, des oisillons tout juste nés... Alors, humilité et amour-devoir !
Un grand merci pour cette entrée qui contribue à "déreligioser" dans la mesure que le prophète voit comme juste et que le Créateur a reconnu sans ambages dès 1977 : la juste pensée. À la suite du frère premier qui ouvre le chemin, ses oisillons battent la terre comme les haches, invitent l’homme à retrouver, à rejoindre la Vie pour entrer dans la mort avec la Vie et envisager Son Jour (Rév d'Arès 30/16), allègrement, légèrement.
Olivier de L. d'Île de France

Réponse :
Votre commentaire s'envole sur une pensée radicalement différente des idées communes comme sur un tapis volant. Nous sommes, nous Pèlerins d'Arès, passé à un autre stade de la foi. C'est évident dans maints commentaires que je reçois depuis quelques semaines, dont le vôtre. Alleluia ! Merci pour le message que vous adressez aujourd'hui à mon blog.
Des croyants, mot qui garde un sens naïf et péjoratif, deviennent des métaphysiciens. Les croyants s'appuient sur un travail fini, qu'on appelle la dogmatique, et voilà que je fais glisser mes frères et sœurs vers un travail mobile et qui restera mobile aussi longtemps que l'humain cultivé gardera de Dieu et du Dessein qu'Il représente des idées fixes, "sacrées". Rien dans les idées que notre mission communique au monde n'est définitif encore. Du reste, le définitif n'est pas quelque chose vraiment propre à Dieu et à Son Dessein, car l'éphémère génésiaque (premier jour, deuxième jour, troisième jour...) n'a probablement jamais existé sous la forme que lui donne la Bible. Dieu est une somme ; il ne cesse d'assortir et d'agrandir son Dessein. De plus, Il est une somme cohérente, parce que Lui et Son Dessein ne font qu'UnLe jour où le soleil est dispersé comme plumes de pavot, Je cours encore et entre temps Je fais mille nouveaux soleils (Rév d'Arès xxii/12) et cet ensemble ne fait qu'Un —. La Vie est un Individu Sublime et l'homme, même par milliards, est un individu, parce que la Vie, Son Dessein, l'homme (comme espèce) sont mobiles, mais indissolubles. Le jour du péché des péchés (Rév d'Arès 38/2), s'il survient, des hommes disparaîtront mais la ruche de la Terre survivra ; le Miel (xii/4-6) continera de couler. L'Univers est un chantier permanent ; la fin de l'Univers est impossible.
La reine d'Angleterre Élisabeth II est morte, mais le contraste que fait sa très brève splendeur charnelle avec l'existant permanent et sans hiérarchie où elle a plongé est tel qu'il démontre de façon magistrale qu'elle n'a fait que rejoindre l'Individu qu'est la Vie dans sa sphère infinie, sans fin, sans surface. Elle n'est plus qu'une particule de vie. Moi-même je ne serai plus bientôt qu'une particule de vie, de la Vie, de l'Individu Dieu que tout est. Cela sera le sort de chacun tôt ou tard.
Ainsi sommes-nous en permanence en état d'inachèvement. Il m'arrive de dire à d'arrogants penseurs : "La foi est un état d'inachèvement permanent, parce que les questions qu'elle suscite ne reçoivent jamais de réponse en  ce monde." Ils me regardent comme un schizophrène extrême en perte totale de contact avec la réalité et anosognosique, c'est-à-dire n'ayant pas conscience de sa maladie.
Notre acte de conscience comme Pèlerin d'Arès est de nous dire que nous sommes comme humains tombés dans l'état d'ignorance quasi absolue du Fond. Que nous parlions de Baal, de Toutatis, de Jupiter, du Dieu Catholique ou d'Allah au Nom de Qui on coupe les têtes, nous sommes dans l'animalité, nous sommes des bourrins. Dieu existe mais est devenu l'inconnu. Bouddha peut-être a vu la Lumière et tenté de sortir l'homme de ses idées, mais il n'a pas été suivi ; des pans considérables de son enseignement ont disparu. Notre mission : Sortir de cet inachèvement patent. Les seuls points sur lesquels quelques avancées ont été faites par les religions sont restraints, très limités. Nous, nous devons rouvrir en grand la porte du Vrai !
Il me faut donc bien commencer par présenter Dieu, l'Étalé, la Vie, de la façon la plus proche et en même temps la plus libérée possible. Je sens mes frères mordre à ma pensée et commencer de s'y accrocher et je sens qu'en même temps ils ont quelque fierté à échapper enfin au magma intellectuel où les siècles les ont embourbés.

20sep22 244C31
Dieu universel, l'ultime ? Serait-il appelé  Énergie, cela signifierait que tout dans l'univers serait Énergie, y compris l'être humain. Ainsi, évoluer, c'est développer ses énergies de caractère spirituel, c'est spiritualiser son existence.
Dieu représenterait-t-il pour chacun de nous ce que notre niveau d'évolution nous permet de percevoir et de comprendre ?
En d'autres termes, c'est en nous dirigeant vers Lui par nos actions évolutives que progressivement, nous découvrons le mystère de Dieu, il ne faut pas donc se référer au Dieu chrétien mais à une Unité Cosmique, à un Dieu universel : Je suis l'étalé (Rév d'Arès II/4).
Mary de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci pour ce commentaire, ma sœur Mary. Ce commentaire me confirme, et j'en suis heureux, que tout chez nous évolue dans le bon sens.
Vous posez une question sur l'énergie de l'homme en considérant que "tout dans l'univers serait Énergie, y compris l'être humain", et ce n'est pas faux. Toutefois, je pense pour ma part qu'il ne faut pas s'exagérer, face à la l'Énergie de la Création gigantesque jusqu'à l'infini, la petite, voire même très petite énergie qui reste à l'humain pécheur réduit à une animalité qui le dévore. Chaque homme meurt parce qu'il est dévoré par l'humanité qui ne peut plus vivre que sur l'énergie des autres. Les hommes se consomment les uns les autres. Georges Bataille, je crois, eut une réflexion intéressante sur l'animal mangeur et l'animal mangé ; la vie de la Terre est devenue un repas planétaire ; les animaux se bouffent ; les hommes se bouffent, etc. Mais si l'homme A bouffe l'homme B, c'est parce que l'homme B a de l'énergie bouffable, si je peux dire. Oh, pas beaucoup ! Mais assez pour faire penser à Albert Einstein que la vie après la mort est inévitable comme accueil dans un Univers hautement énergétique de l'énergie résiduelle en l'homme. L'amour redonne de l'énergie, sans nul doute, mais pour l'heure cette énergie est largement consommée par les autres sans grand profit pour l'aimant.

21sep22 244C32
Cher frère aîné,
"Je ne comprends pas pourquoi vous écrivez : 'Après tout, Il a fait ce qu'il a pu, ce gars-là ! Ne le réduisons pas en spectre !' à votre propos, puisque le Créateur ne punit pas, n'est pas juge.
Cédric P. d'Aquitaine" (244C25).
En lisant ça j'ai pensé que je voulais vous dire la même chose depuis longtemps.
Ce matin, ça me renvoie à l'Étalé, étalé pas seulement dans l'espace et les étoiles, mais aussi dans la vie biologique et psychique quand les hommes acceptent les dons divins. Étalée aussi dans cette étincelle divine en nous qui nous porte vers le haut. Étalé dans ces dons de la liberté et du pouvoir de se créer une âme.
Ça me renvoie aussi à Rév d'Arès 17/6 :  ...les vivants ne peuvent pas comprendre ces choses, mais il importe surtout que ceux auxquels tu les rapporteras trouvent leur salut dans la crainte s'ils ne le trouvent pas dans la joie. Ça me renvoie enfin à Rév d'Arès 4/4-8 : Le péché tu m'en rendras comprte, mais de te dérober à mon appel aujourd'hui, tu t'anéantiras (...) Tremble d'anéantir ton âme."
Je compatis à ce tremblement qui est le vôtre et à votre recours à la crainte plutôt qu'à la joie quand vous parlez du salut individuel.
Dans toutes ces réactions, qui me sont étrangères, je contemple avec joie l'immensité incompréhensible de l'Étalé dans la diversité des cœurs, et je me dis : "Lors de ma mort, que me dira Dieu?". Et j'imagine : "Frère François, qu'est-ce que tu préfères maintenant : anéantir ton âme pour conserver ta liberté fondamentale ou renoncer à cette liberté pour partager ma Vie dans limites ?"
J'ai l'impression que pour vous, renoncer à la liberté de vous perdre, ça vous coûte, que vous le pressentez, que vous ne savez pas bien où vous en êtes là-dessus et que vous ignorez si vous avez et au moment de la mort aurez une âme.
Mais alors pourquoi Jésus vous dit-il : Tremble d'anéantir ton âme ? [Rév d'Arès 4/8]. On n'anéantit que ce qu'on a... Vous ne vous êtes pas "dérobé". Alors pourquoi l'auriez vous détruite ?
J'ai dit ce que j'avais à dire en espérant l'avoir fait avec amour.
Votre frère François.
François D. d'Île de France

Réponse :
Je ne doute pas un seul instant que vous ayez écrit ce commentaire "avec amour", frère François, mais je pense que nous avons, vous et moi, deux façons différentes de lire La Révélation d'Arès.
Peut-être la vôtre est-elle la bonne façon et la mienne la mauvaise. Je vais quand même vous dire comment je comprends les passages que vous citez. Par exemple, vous citez : Tremble d'anéantir ton âme ? [Rév d'Arès 4/8], mais pour moi ces mots sont liés à : Le péché tu m'en rendras compte, mais de te dérober à mon appel aujourd'hui, tu t'anéantiras (4/4), ensemble de mots qui pour moi signifie : "Pécheur tu es et tu ne pourras pas t'empêcher de pécher longtemps encore, car même en me rendant compte de ton péché, tu pécheras encore, mais le fait de ne pas m'écouter aujourd'hui est autre chose, c'est une question de vie ou de mort de l'âme, autrement dit c'est la question d'être ou de ne pas être." Autrement dit, je peux créer et garder mon âme et faire mon salut même si je suis pécheur, ce que je ne peux pas m'empêcher d'être en l'état des choses, mais me boucher les oreilles et cesser d'écouter le Message du Messager dès cet instant (aujourd'hui) est une erreur mortelle pour l'âme. Il faut tout lire !
Vous me dites aussi : "J'ai l'impression que pour vous, renoncer à la liberté de vous perdre, ça vous coûte, que vous le pressentez, que vous ne savez pas bien où vous en êtes là-dessus et que vous ignorez si vous avez et au moment de la mort aurez une âme." Vous parlez là avec pertinence, frère François. Je ne vois certes pas très bien ce que signifie "renoncer à la liberté de se perdre" (plusieurs sens sont possibles), mais il est tout à fait vrai que je ne sais "pas très bien où j'en suis" pas plus que je ne sais  "si j'ai" et si "au moment de ma mort j'aurai une âme," ce qui est le cas de tout le monde comme dit le verset (Rév d'Arès 11/3) : Qui peut savoir qui est sauvé et qui n'est pas sauvé ? qui équivaut à : Qui peut savoir s'il a ou s'il n'a pas une âme ? Pour moi nul ne sait ce que sera son sort post-mortem.
Le sort post-mortem ne peut être que de deux sortes selon La Révélation d'Arès : Soit on a une âme, laquelle peut sans doute n'être qu'une potentialité, soit on devient spectre, c'est-à-dire rien ! Quand une nuit théophanique je dus pour traverser mon jardin traverser une file d'ombres humaines pitoyables, ces ombres n'étaient que des riens. De même, quand, lors d'une Théophanie dans la future Maison de la Sainte Parole, je vis devant moi défiler les prophètes ; ils étaient inertes, invivants, des riens. La question que je me pose me paraît sensée : Serai-je parmi eux ?
La vie charnelle de l'homme qui se sait ignorant de ce qui se passe vraiment dans l'invisible immense en dehors des brèves irruptions de cet invisible dans le visible, ce qui est mon cas, est faite d'une confiance considérable en l'éternité de la vie humaine, parcelle de la Vie, et d'une très pénible ignorance de ce qui l'attend quand la respiration s'arrête. Je ressort de ma bibliothèque "L'Espace Littéraire" de Maurice Blanchot et j'y retrouve parmi les passages soulignés : "La mort est bien ce qui n'arrive à personne, l'incertitude et l'indécision de ce qui n'arrive jamais, à quoi je ne puis penser avec sérieux, car elle n'est pas sérieuse, elle est sa propre imposture, l'effritement, la consumation vide, — non pas le terme, mais l'interminable, non pas la mort propre, mais la mort quelconque, non pas la mort vraie, mais, comme dit Kafka, "le ricanement de son erreur capitale." Celui ou celle qui aime, pardonne, pacifie, affûte son intelligence spirituelle libre de tous préjugés, peut très bien se passer de toutes ces questions : Qu'est la mort en fait ? Qu'est-ce qui m'attend ? Tout ou rien ? Etc. C'est la merveilleuse mise au point de La Révélation d'Arès. Mais moi non seulement je m'efforce d'aimer, pardonner, pacifier, affûter mon intelligence spirituelle libre de tous préjugés, mais je me pose ces questions. Ces questions sont sans réponses en l'état actuel de ma vieille existence. Je vis dans l'amour et la confiance en Dieu, la Vie, le Père, mais avec l'humilité de voir mes limites. J'aurai probablement bientôt des réponses, parce que j'ai 93 ans et que ma vie charnelle ne peut plus être très longue, et je souffrirai alors de ne pas pouvoir vous les communiquer.

21sep22 244C33
Cette nouvelle entrée ne serait- ce que le titre : L’Étalé, me fait penser que le Très-Haut à créer l’homme son Enfant pour qu’il soit dans le mouvement toujours, avec la volonté d’agir pour l’amour de tous les hommes sans exception. Il nous faut passer par cet amour supérieur, qui est l’amour évangélique, l’amour-raison, qui doit s’étaler sur la Terre absolument, pour devenir notre Vraie Nature.
Avec mon frère Robert B. de l’assemblée de Metz, il y a quelques mois nous avons écrit ce slam que nous avons intitulé "Je suis la Vie". C'est une manière de louer la Vie pour nous avoir mis sur Son Chemin que nous avons à cœur de tracer pour ne faire qu’Un avec Celui du Très-Haut en s’imprégnant de Sa Parole et de l’enseignement de Son prophète.  Lorsque j’ai lu votre entrée, j’ai pensé à ce texte que je partage ici.
Je suis la Vie

J’ai, Je suis, les soleils tournent dans Ma Main !
J’ai, Je suis la Vie et la Lumière Qui, jamais ne s’éteint !
C’est dans l’homme que J’ai choisi, d’insuffler Mes Dons Divins !
Avec au cœur cette Liberté, de dire « oui » à un heureux destin !

J’ai, Je suis, l’Etalé sur l’Univers sans fin !
Je souffle en silence, dans les poitrines de chacun
Car tu es mon enfant et tu sais qui Je Suis, quand Je te parle !

J’ai, Je suis, la Force logique Qui te tend la Main
Je souffre, de te voir à coté de Mon chemin
Ce que tes ancêtres n’ont pas dépassé
Toi tu peux le réaliser, en t’appuyant sur la force d’Aimer !

J’ai, je suis, la Source qui jamais ne tarit !
Elle jaillit des cœurs qui cherchent à se guérir
Non ! elles ne sont pas mortes vos sublimes capacités
Par vos actes, le monde commence à changer !

Résiste !  Aime ! Pardonne ! pour retrouver ta Vraie nature !
Réveille la Vie enfouie au fond de toi !
Homme, tu peux te transcender !
Devenir un héros du Bien !  

Texte inspiré de la Révélation d’Arès
Et de l’enseignement de son témoin frère Michel Potay
Je vous embrasse tous de tout mon cœur.
Marielle J. d’Île de France

Réponse :
Ma sœur Marielle, merci pour ce commentaire.
Vous dites : "[le slam "Je suis la Vie"] est une manière de louer la Vie pour nous avoir mis sur Son Chemin que nous avons à cœur de tracer pour ne faire qu’Un avec Celui du Très-Haut en s’imprégnant de Sa Parole." Cette phrase veut dire que selon vous il existe deux Chemins : Le chemin de la Vie et le Chemin du Très-Haut. Je m'inscris en faux, parce qu'il n'existe qu'un seul Chemin, la Vie et le Très-Haut ne faisant qu'Un.
Ceci dit, je suis allé sur YouTube pour essayer d'entendre ce slam. J'ai trouvé quelques titres "Je suis la Vie", mais pas le vôtre. Il est possible que je n'aie pas cherché assez loin. Les paroles de votre slam me semblent claires et bien conformes à la ligne de notre foi.

22sep22 244C34
Bonjour Frère Michel,
Nous nous nourrissons de vos écrits en permanence, alors il m’arrive de me surprendre à réciter tout en dormant, en semi-réveil, Père de l’Univers la nuit.
Vous nous modelez comme le fait le sculpteur avec la glaise, à la fois vous lui impulsez la bonne forme et en même temps la terre sous vos doigts réagit par sa propre nature.
Et puis tout à coup l’homme naît, c’est Beau !
Nous nous surprenons nous même de ce nouvel état.
Qui sommes-nous vraiment ?
Pas grand-chose finalement, puisque Dieu, à travers vous, nous façonne.
Sommes-nous les résistances à ce façonnage que l’on appelle "moi" ?
Sommes-nous, seulement, l’homme libre qui aime mais qui ne sait plus d’où il aime ?
L’homme nouveau a l’étrange sensation d’être vide, même partiellement, de son bruit, de soi et plein d’un autre vide, nourrit d’un ailleurs qui nous est familier et en même temps inconnu.
Alors les pièces éparpillées, de l’expérience de nos vies, reconstituent le puzzle de qui nous sommes dans ce "moi", nous comprenons mieux les interactions avec le monde et ses systèmes, avec les autres et notre propre histoire et avec le monde libre à venir.
Par cet homme nouveau qui arrive nous réécrivons notre propre passé, tout en nous dirigeant vers l’avenir voulu par Dieu, et en aimant ce présent qui est là ; finalement nous quittons le temps.
Il n’y a ainsi plus aucun ennemi ; qu’ils soient humains, qu’ils soient "contraintes extérieures" physiques ou qu’ils soient "contraintes intérieures et extérieures" de pensées, mais seulement de l’amour partout et à tout moment.
Alors, seule l’intelligence permet d’être mesuré et prudent face aux frères ou évènements difficiles mais jamais sans amour.
Par ce vide de soi, du bruit en soi, et de l’amour qui naît : je suis Dieu.
Ainsi toute la perspective de ma vie, de ce que je croyais être, change.
Ma position, face aux évènements, change donc aussi puisque tout est Un !
L’amour, la confiance, étant le mètre étalon, il génère la patience et l’intelligence nécessaire pour faire face à l’évènement imprévisible.
C’est ma part animale qui génère l’imprévisible, par les besoins du quotidien, la nécessité d’être au milieu de tous et des "siens".
Mais qu’est ce qui nourrit cette soif d’infini qu’à l’âme, si ce n’est que ce seul but : La vérité est que le monde doit changer en Bien ?
Voilà le moteur de l’âme, changer ce monde par amour !
Merci, frère Michel, dans l'amour avec vous.
Philippe Michel G., Toulouse, Haute-Garonna

Réponse :
Je me prépare à partir pour la Bretagne, puis de Bretagne en Touraine. Il y a assez longtemps que je n'ai pas voyagé dans les missions et me préparer prend un peu de temps, parce que je deviens tason avec l'âge (tason est un mot berrichon, que m'a appris mon épouse, pour désigner quelqu'un de gnangnan, mollasson, lent). Mais je ne peux pas ne pas afficher votre commentaire qui m'a beaucoup ému. Merci pour lui du fond du cœur.
Si j'ai pu, grâce à mon blog, vous aider à vous éveiller à la vie spirituelle, j'en suis très heureux. Alléluia !
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Signature.

Réponse :
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