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25 avril 2022 (240) 
Foi et sociologie

Lecteur, s'il te plaît, conçois que je n'appelle pas spécialement P(p)èlerin d'Arès le vivant qui a présentement découvert La Révélation d'Arès et qui fait, de nos jours, un Pèlerinage à Arès.
N'oublie jamais, lecteur, que les P(p)èlerins d'Arès sont, de ce fait, déjà infiniment plus nombreux que ceux qui forment l'Assemblée issue de notre mission.
J'appelle
P(p)èlerin d'Arès tout humain, qu'il connaisse ou non La Révélation d'Arès, de toute époque antique, passée, présente ou future, de toute région de la Terre, de toute race et culture, qui a changé, change ou changera sa vie (Rév d'Arès 30/11) en bien et qui a vécu, vit ou vivra selon le Dessein du Créateur rappelé par la Parole d'Arès qui est de ramener toute l'humanité à un unique BienSois un dans toi (Rév d'Arès xxiv/1).
La foi du Pèlerin d'Arès est sans âge, transcendante, intemporelle, inculturelle, extra-raciale. Cette foi fonde une sociologie spirituelle ou anagogique très déphasée par rapport à la sociologie scientifique universitaire. Ce déphasage, aussi fort soit-il, est encore loin d'être facilement détectable.

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Lumière du Ciel

Lumière du Ciel unique et pure sur une nature et un humain qui actuellement
tend à la  complexité, mais que nous ferons tendre à l'unicité.

La vie humaine n'est plus que la nostalgie d'un enchantement ou d'une félicité disparus depuis qu'Adam inventa le péché (Rév d'Arès 2/1-5, vii/7-13). L'enchantement ne revient que quand le cœur s'arrête et que l'âme s'échappe dans l'espace infini ; il ne reviendra pas dans la chair et dans l'esprit (17/7) aussi longtemps que le monde n'aura pas changé (28/7), parce que même le meilleur des humains sera solidaire du péché tant que règnera le péché, les hommes n'étant qu'Un.
D'où le besoin de vivre en groupe, voire en masse d'humains s'imaginant trouver l'enchan­tement par le nombre. De là la société et la sociologie.
La sociologie est l'observation de la société humaine. L'université enseigne la sociologie scien­tifique, donc matéria­listique et pécheresse, qui considère et tente d'expliquer les comportements de l'humain en société implexe [au sens de Kant], mais qui s'intéresse peu au mental, aux émotions, à la vie spirituelle et pas du tout à la métaphysique.
La Révélation d'Arès, correctement lue, fait appa­raître une autre sociologie issue d'un immémorial et unique éon — la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) — d'énergie uniciste, qui vise à la remise en mouvements métempi­riques d'une société oubliée dans les abysses du mystère humain, mais toujours vivante. Cette société-là, qu'on peut qualifier d'anagogique, tend à l'Un Sois un dans toi (xxiv/1) — contrairement à la société matérialistique qui tend au multiple, à l'hétérogène ; elle tend à l'Unicité, parce qu'elle a la vocation du Bien fondé sur l'amour, qui toujours rassemble. Cette sociologie anagogique se dessine, pour l'heure pâlement, en contrepoint de la sociologie scientifique ; elle tient compte des mentalités et du sens métaphysique des humains, parmi lesquels les P(p)èlerins d'Arès qui sont certainement très caractéristiques et qui évoluent sur un axe à finalité moniste au contraire de la sociologie scientifique à finalité pluraliste.
L'humanité pécheresse est sociologiquement matérialistique. Les P(p)èlerins d'Arès étant pécheurs aussi, sont donc observables sous deux aspects sociologiques, le matérialistique et l'anagogique. Enjambant la longue longue faille, produite à Arès d'un coup tranchant de la Main (Rév d'Arès xxxvi/1) de la Vie (24/3-5), les P(p)èlerin d'Arès avancent inconfortablement les pieds écartés, l'un sur le bord physique, l'autre sur le bord métaphysique. Cette marche longue mais pas sans fin durera un nombre indéterminé de générations (24/2). C'est tout au mérite de ceux et celles qui s'y engagent.
Un humain anagogiquement social vit, parle, travaille, fait des projets avec d'autres humains tout comme fait un humain matérialistiquement social, mais il le fait sur un axe d'espérance métaphysique de changement du monde (Rév d'Arès 28/7), c.-à-d. au sens où l'humanité tendra vers l'Un, la Source, la Vie, l'idéale Transcendance par l'amour.
En 1989 le mur de Berlin tombe et deux sociologies matérialistiques, l'américaine et la soviétique se mêlent. Vont-elles vers l'unicité ? Non, elles ne peuvent pas. Trente-deux ans plus tard, la Russie attaque l'Ukraine, massacre les Ukrainiens, détruit leurs maisons ; le matérialisme, ses tenaces complications, ses rivalités, ses rancunes persistent. Tout reste réduit au calcul. Georg Hegel disait que l'oiseau de Minerve prend son envol au crépuscule, voulant dire que la conscience s'active toujours trop tard. Pourquoi ? Parce sans amour du prochain, pas de conscience constante. La sociologie matérialistique est l'étude toujours inachevée d'une décomposition permanente. La sociologie anagogique ou spirituelle sera l'étude d'une recomposition permanente certes très lente, mais qui s'achèvera.

Quelques pensées complémentaires que peut sauter le lecteur pressé :
Pour moi la sociologie anagogique ou spirituelle est la connaissance des interactions humaines sur le long rail circulaire du Bien, qui vient de la Vie et va à la Vie, l'observation de la tension de l'être vers l'Unité ; elle vise à comprendre comment l'homme fonctionne et évolue pour une harmonie uniforme, certes encore et pour longtemps entrecoupée de pannes et de déraillements.
Les Pèlerins d'Arès forment-ils déjà un groupe sociologique anagogique ? À cette question je réponds parfois oui, parfois non. On peut être P(p)èlerin d'Arès et chinois, indien, portugais, eskimo, zoulou ou suisse, un humain du IVe, du XIe, du XIXe, du XXIIe siècle, mais une seule propriété sociologique existe entre les Pèlerins d'Arès du monde et de tous les temps : l'amour et ses dérivés : le pardon, la paix, l'intelligence du cœur, la libération de tous préjugés, même si dans la situation actuelle ni l'uniformité d'espérance, ni l'uniformité de pénitence ne sont encore acquises.
Pourquoi Jésus a-t-il été expéditivement effacé, gommé ? Parce qu'il était un juif déviant ? Non, car le judaïsme avait toujours été fait de déviances. Jésus a été effacé parce qu'inclassable ou indéterminable sociologiquement et parce qu'à toute époque il n'y a rien qui fasse plus peur. La réalité des anges est depuis toujours attestée par toutes les mythologies, religions et superstitions ; les humains parlent des anges, les représentent en image, sculpture de bois ou de marbre, etc., mais ils n'en voient jamais, ils vivent seulement avec l'idée qu'ils existent. Mais qu'apparaisse un ange, un vrai, forcément tout autre que l'ange des prêtres, des artistes, des sorciers, des poètes, des charbonniers et l'on tremble, on crie, on panique, on l'attaque de mille façons. Face à l'inconnu les organisations scientifico-sociologiquement les plus élaborées redeviennent rudimentaires, barbares. "Qu'est ce Jésus qui s'exprime comme un Dieu ? Clouons-le vite sur la croix ! "Qu'est-ce que ce covid ? Une nouvelle peste ? Vite le vaccin !" Mais le vaccin n'a pas plus effacé le covid que la croix n'a effacé Jésus.
Donc, nous Pèlerins d'Arès n'existons plus tout à fait scientifico-sociologiquement. Mais le monde qu'il nous faut changer (Rév d'Arès 28/7), quant à lui, existe encore intensément scientifico-sociologiquement ou anthropologiquement et existera ainsi jusqu'à ce que le Jour du Père (31/8) se lève. Or, comment nous, anagogico-sociologiques, pouvons-nous être entendus du monde scientifico-sociologique ? Nous ne cessons pas de chercher le pont entre anagogisme et matérialisme, car même les croyants (juifs, chrétiens d'Église, musulmans) matérialisent Dieu et les fins dernières et il est encore quasi impossible, sauf très brefs éclairs de clairvoyance, de détacher l'humain animal de l'humain spirituel.
Je vais encore employer des mots savants, mais, ô lecteur, crois bien que je ne le fais pas pour avoir l'air savant. Je voudrais ne parler qu'avec mon cœur. Du reste, la plupart des mots savants ont des sens flottants, parfois même incertains ; ne soyons pas admiratifs ! Mais le langage humain, quoiqu'émettant un son grossier, permet de faire quelque peu évoluer la pensée. Or, la pensée est de l'âme la serrure, même grossière et grinçante.
La sociologie et l'anthropologie sont parentes. L'anthropologie sociale, née de l'étude des sociétés dites primitives, a grandi au point de s'étendre à l'ensemble des sociétés traditionnelles, y compris celles du monde industriel. L'étude de la vie contemporaine dans la ville ou dans l'entreprise constitue l'un de ses nouveaux axes de recherche. De ce point de vue, elle a sa place dans la connaissance de la société ; certains veulent même confondre sociologie et anthropologie. Or, ce qui, à mon avis, fonde l'anthropologie, c'est une façon particulière, très intéressante, d'appréhender une même réalité : l'humain. L'approche holiste de l'humain pour y trouver la totalité de la société est possible, mais monographique ; elle contraint l'anthropologue à un résumé de la société nécessairement restreint, tel qu'accessible au regard d'un seul et même observateur. Mais ce résumé suffit pour extraire l'homme de sa version animale et l'entrer dans sa version spirituelle, car l'homme ne peut pas être Un hors de sa version spirituelle — Sois un dans toi (Rév d'Arès xxv/1) —. Cela ne relève pas de l'opinion ou de la réflexion, mais de l'absolu ; l'absolu c'est "Je crois" ou "Je ne crois pas", point. Le paradoxe de la démarche anthropologique réside en fait, comme le souligne Claude Lévi-Strauss, dans le fait que l'on "cherche à faire de la subjectivité la plus intime une démonstration objective." Il existe donc bien déjà, sur cette Terre, deux mondes : Celui des lourd et matérialistes, compliqué, et celui des spirituels, subtil et simple.
Disons quelques mots de l'anthropologie vue comme un des recoins sombres de la sociologie vue sous le regard équivoque de Nicolas Malebranche (1638-1715), grand philosophe grandement oublié. Malebranche fut un prêtre catholique français qui osa réunir comme cohérents entre eux Augustin d'Hippone (saint Augustin) et René Descartes, le théologien et le physicien. Malebranche s'efforça d'édifier une métaphysique remarquable appuyée sur l'idée d'une action divine incessante sur tous les fronts surnaturels ou matériels. C'est aussi la vision qu'a de la Vie le Pèlerin d'Arès. Malebranche affirma que l'âme de l'homme était déchue, peut-être même irrémédiablement chez certains, nous permettant trois cents ans après lui de mieux comprendre pourquoi nous devons recréer nos âmes par la pénitence. Malebranche affirma, encore avec justesse, qu'il n'y a chez les pécheurs que des causes de péché occasionnelles (occasionalisme). Malebranche pensa qu'il n'existait rien qui, pensé avec intelligence, ne nous ramenât irrémédiablement à Dieu. Sa philosophie fut ainsi aussi spirituelle que rationaliste. L'unicité (Rév d'Arès xxiv/1) est l'indiscutable conclusion à laquelle arrive le lecteur attentif de La Révélation d'Arès. Il va sans dire que Malebranche fut violemment attaqué par les religieux, les jésuites, les bigots, etc. Il est malgré tout qualifié de "plus grand métaphysicien que la France ait jamais eu" par Étienne Gilson. Malebranche considéra la métaphysique comme le fondement de la foi et du concept de Dieu vu comme Être rationnel ou matériel autant qu'éonique.
L'expérience ethnologique est unique, en ce qu'elle oblige l'observateur à mettre en question ses propres catégories, à s'ouvrir au raisonnement des autres, à les analyser et à les restituer à la compréhension de sa propre société. L'approche monographique et les remises en question, à quoi cette expérience contraint l'observateur, élaborent de nouveaux concepts dans ses divers domaines : religieux, politiques, juridiques, économiques... et spirituels. Mais la critique de l'ethnocentrisme, qui typifie ces catégories issues de la culture occidentale, conduit à les élargir, à les remodeler. Il est même nécessaire de fonder de nouveaux domaines comme l'anthropologie de la pure et simple spiritualité telle que nous, P(p)èlerins d'Arès, la représentons.
Pour ma part, je ne crois pas que l'on puisse toujours obtenir une pure connaissance par la méthode. C'est le cas tout particulièrement de l'anthropologie, dans un moment où sa méthode est exportée dans d'autres disciplines et où, donc, expulsée du lieu même où certains veulent fonder sa spécificité, elle risquerait d'être vouée à sa propre dissolution, ne pouvant prétendre par ailleurs à l'exclusivité de son existence empirique. Ce statut équivoque jette le trouble dans l'esprit de qui ne considère pas qu'au-delà de l'objet empirique se situe un but spirituel central, fondamental, le souci du retour à la Vie.
La connaissance de l'homme n'est acquise qu'à travers les conditions de ses avènements, de ses hésitations, de ses multiples tentatives et cheminements ; cela rend malaisé de définir en quelques lignes l'anthropologie ou la sociologie spirituelle ou anagogique. Par ailleurs, la curiosité que peut susciter cette connaissance de l'homme entretient un rapport paradoxal avec le désarroi qu'éprouvent ceux qui l'étudient devant la difficulté à définir son objet, à fixer ses limites, à savoir qui est qui et qui va dans telle ou telle direction. Nous-même P(p)èlerins d'Arès en ce début du XXIe siècle opposons en nous plusieurs approches principales, l'anthropologie physique, l'ethnologie, la quête spirituelle et par-dessus tout ce que nous appelons la pénitence : la quête de l'amour, dont naît l'âme. Nous formons donc une sorte de mystère pour le monde actuel ; nous-mêmes avons du mal à nous définir quand on nous demande ce que nous sommes en fait. Néanmoins, puisque l'anthropologie ou la sociologie, prise au sens le plus large, est de rassembler dans une perspective globalisante toutes les disciplines étudiant l'homme, nous allons peu à peu définir notre position précise de P(p)èlerins d'Arès par rapport à l'ensemble des projets humains.

Je me relis et cette relecture me fait tout drôle, comme on disait aux jours de ma jeunesse. J'ai l'impression de revenir aux jours lointains de mes études. Cet écrit me paraît suranné. Pourtant, je n'y changerai rien, parce qu'il n'est pas hors de propos. Il y a bien des chemins pour atteindre le ressenti nécessaire au déclenchement de la métaphysique.

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Commentaires
25avr22 240C1
Bonjour frère Michel,
Voici deux photos de notre stand au Salon "Bien Être" [de Dax, je suppose].
Plusieurs personnes se sont carrément arrêtées pour lire l'affiche parlant de métaphysique.
34 livrets de La Révélation d'Arès ont été pris.
Nous avons donné une Révélation d'Arès à la personne qui est venue à notre conférence. Nous avons échangé nos coordonnées. Elle nous avait vus au Salon "Bien-Etre" 2019. Elle veut venir au Pèlerinage.
Bien fraternellement.
Danielle et Jean-Luc Q.-D. des Landes
Salon bBien Être vue de face, avril 2022 DaxSalon Bien Être Dax, vue de côté, avril 2022

Réponse :
Je suis heureux que vous ayez été présents au Salon "Bien Être" de Dax. Stand simple, simple comme notre foi très simple et très intense. Bravo ! Je serai heureux de rencontrer cette personne qui a prévu de venir au Pèlerinage.

26avr22 240C2
Merci du fond du cœur, frère Michel, pour cette entrée, ô combien profonde et réfléchie.
J'aime quand votre pensée me tire ainsi vers le haut, vers le grand, vers l'Un (Rév d'Arès xxiv/1).
Oui, "les P(p)èlerin d'Arès avancent inconfortablement les pieds écartés, l'un sur le bord physique, l'autre sur le bord métaphysique" et il n'est pas toujours facile de se "définir", de faire comprendre aux gens de la rue comme aux autres, nos frères et sœurs humains, que nous sommes simplement des pénitents, comme d'autres l'ont été avant nous. Certains demandent alors : "Mais que faites-vous ?", s'attendant sans doute à des actions précises, millimétrées : soupes populaires, manifestations, sit-in, pétitions, toutes les actions que ce monde connaît et reconnaît bien plus que le changement de l'individu en bien.
Or, ce n'est pas ce qui apparaît comme "actions concrètes" aux yeux du monde, actions qui créent forcément une âme, un retour à l'Image et Ressemblance du Père (Genèse 1/26-27). Je me dis, à la lecture de cette entrée, que nous oublions souvent que Gandhi n'est sans doute pas devenu "une grande âme" par la marche du sel ou par son combat pacifique pour l'indépendance, mais par son dépassement des préjugés et son amour du prochain qu'il a montré tant pour ses frères indiens, tous bien différents et avec lesquels il avait plus ou moins d'affinités, que pour ses frères britanniques, les envahisseurs, les occupants.
De même, la lecture de cette entrée m'évoque cette phrase que vous avez prononcée dans La Voix de Fer : "La foi ne sauve pas l'homme. C'est un phénomène social qui sauve l'homme ; l'amour est un phénomène social". J'aime beaucoup cette phrase, qui souligne que l'amour ne se vit pas intérieurement ; il se vit au contact de nos frères et sœurs : J'aime quand je me retiens de casser la gueule de celui qui m'insulte, j'aime quand je prends dans mes bras celui ou celle qui me dégoûte, celui ou celle qui me blesse, j'aime quand je pardonne, j'aime quand j'écoute même celui qui paraît abscons ou idiot, j'aime quand je retrouve l'unité, l'Un (Rév d'Arès xxiv/1) avec tous et toutes.
Cet amour évangélique, amour-devoir, est bien un phénomène social. C'est lui qui nous permettra un jour de nous passer de lois, de chefs.
Merci encore, du fond du cœur, pour cette entrée.
Je vous embrasse, ainsi que sœur Christiane, et j'ai hâte de vous retrouver tous deux pour la veillée d'armes de notre Pèlerinage 2022 !
Alexandra P. de Paris, Île de France

Réponse :
Merci, ma sœur Alexandra, de voir "cette entrée" comme étant "ô combien profonde et réfléchie".
Cette entrée, si elle est lue trop vite et sans grande attention, pourrait faire courir à la foi arésienne, à sa source La Révélation d'Arès et à ses apôtres d'être vus comme indéchiffrables, inclassables, voire hurluberlus au sens d'insensés. Mais c'est déjà le cas sans que cette entrée vienne obscurcir le contact entre deux sociétés : La société matérialistique et culturelle du monde et la société anagogique qui est la nôtre.
C'est bien ce que nos missionnaires constatent chaque jour, car très peu d'entre eux provoquent une attention grave et circonspecte. La vie peut être vue sous l'angle des idées, mais je souhaite la porter sous l'angle du regard ; la sociologie anagogique est pour moi regard global et profond sur l'homme, non comme la sociologie matérialistique comme observation et étude des idées et actions humaines.
Il faut absolument faire comprendre qu'il existe outre l'observation statistique de la société dans ses catégories un regard conditionnel et hypothétique de l'humain dans ses mystères. On peut voir ainsi très différemment les origines, la façon d'être et d'agir, et l'avenir de l'homme. Ces deux façons de voir l'existence humaine sont irréconciliables actuellement, mais un pont peut être jeté entre les deux si l'on démathémise le problème, si on le métaphysicise (pardonnez le néologisme !), si l'on ne classe pas l'humain en catégories mais si on le voit comme Un — Sois un en toi (Rév d'Arès xxiv/1) —, car l'homme est Un.
Des exemples dans l'Histoire récente des hommes démontrent cette nécessité de passer de l'être catégoriel à l'être unique : Les Sudistes des États Unis au XIXe siècle voient l'homme en classes étanches entre elles : les blancs et les noirs ou, si l'on veut, les maîtres et les esclaves ; les nazis d'Allemagne voient les juifs comme une sous-humanité à détruire, etc. Jésus et nous à sa suite voyons, tout à l'inverse, l'homme, quel qu'il soit, de quelque couleur, de quelque culture, comme toujours égal à lui-même, l'homme comme Un. La façon humaine d'organiser la société nous paraît totalement secondaire : Ma main gauche peut faire des choses différentes de celles que fait ma main droite. Mes deux mains n'en sont pas moins les miennes.
Il nous faut quand même bien considérer le problème humain sous un jour autre que celui des idées ; il faut le voir sous le jour du tout ! Voir ça sociologiquement me paraît une voie qui tient la route si l'on veut bien étendre le champ de la sociologie matérialistique aux profondeurs obscures communes de toute la race humaine.

26avr22 240C3
Merci Frère Michel 💖
Comme tous vos textes et enseignements celui-ci est aussi, pour moi, très important. 💞
Ceci dit, je dois une nouvelle fois m'aider du dictionnaire 🙂
Je vous embrasse le cœur joyeux.
François J. d'Aquitaine

Réponse :
Merci, frère François, pour ce commentaire, dont la rareté augmente le prix !
Oui, je me doute que vous avez besoin d'un dictionnaire parfois. J'emploie des mots : métempirique, ananogique, etc., qui sont loin d'être courants, mais qui sont irremplaçables. Je ne le fais pas pour me donner un air savant, non. Je le fais, parce que je suis un vieil homme qui s'achemine vers la mort physique pour entrer dans la vie de l'âme, et je pense nécessaire de doter mes frères et sœurs de quelques outils.
Par exemple : Anagogique a été forgé par un psychanalyste : Herbert Silberer, qui compris que l'interprétation psychanalytique n'épuisait pas tout le contenu d'un rêve et qu'il y avait une évasion inqualifiable par les adjectifs courants vers des zones spirituelles, célestes, mystiques, surnaturelles, normalement invisibles pour l'homme éveillé. Queneau, dans ses "Exercices de Style" nota que la recherche philosophique se poursuit normalement par la rencontre anagogique du même être accompagné de sa réplique inessentielle, laquelle lui conseille d'intelligiblement transposer sur le plan de l'explication banale le concept de "bouton de pardessus situé sociologiquement trop bas." Quant à métempirique, c'est un adjectif qui signfie "qui dépasse l'expérience, qui n'est pas fondé sur la connaissance positive, prouvable, démontrable". Une réminiscence prénatale (qui fait rire les matérialistes, mais qui peut exister) est métempirique,  un vœu métempirique est un vœu plus grand que tout désir sensible, etc.

26avr22 240C4 
Bonjour, Frère Michel, vous dites : "La scientologie et l'anthropologie sont parentes."
Je pense que vous vouliez dire "sociologie" à la place de "scientologie". (Je pense  que chacun aura rectifié de lui-même du reste, s'il y a lieu.
Je lis toujours avec attention vos propos et les propos des commentateurs.
Je sens toujours un vent frais de libération en vous lisant !
Avec fraternité
Jean-Jacques B. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Jean-Jacques, pour cette rectification.
Oui, j'ai fait, en recopiant mon texte, cette grossière et stupide erreur. Je l'ai rectifiée.
Je suis heureux d'apprendre que vous "sentez toujours un vent frais de libération en me lisant." Encore merci.

26avr22 240C5
Bonjour cher frère ainé, bonjour à tous les lecteurs de ce blog,
Voici une nouvelle vidéo de deux minutes, un petit travail autour de cet appel "Redevenir Enfant de la Vie" relevé dans les extraits de vos réponses aux commentaires 56 et 57 de l’entrée 234 "Être-Non-Être". Ces passages m'ont parus simples et suffisamment en lien avec la vie, tout en nous projetant dans cette Vie Qui nous habite au plus profond de nous-mêmes tout comme dans l'infini du cosmos avec lequel Elle est mêlée et étalée sans discontinuité.
Merci pour cette nouvelle entrée 240, très dense et qui intéressera des esprits formés aux notions dont vous parlez, il nous faut pouvoir parler à tous.
Je vous embrasse bien fraternellement avec soeur Christiane.
Marie-Hélène R. du Midi-Toulousain

Réponse :
Merci, ma sœur Marie-Hélène, pour ce commentaire et la vidéo qui l'accompagne.
J'aime la simplicité de cette vidéo qui rejoint bien la simplicité de notre foi arésienne.
Dans le texte de mon entrée "foi et sociologie" j'ai, dans la phase de ma réflexion, songé à présenter notre sociologie anagogique comme une simplification de la très compliquée sociologie scientifique qui dresse un tableau très touffu des traits observables de la société humaine. J'y ai renoncé parce que j'ai pu observé au cours de ma longue vie que le prédicat "simple" ramenait souvent à presque rien ce qu'on veut dire, alors qu'on peut développer très longuement des choses simples.

26avr22 240C6
Cher frère Michel,
Cette entrée me plaît. Elle suscite ma réflexion sur le non-jugement.
Je suis certainement hors sujet, mais je vous envoie quand même ce commentaire, car c'est une réflexion qui me tient à cœur. Il y a tellement de manières de regarder ou plutôt de voir l'être humain. On peut le faire, en effet, de manière très grossière, sociologiquement, selon le milieu social, la profession, le niveau d'études, l'âge, la santé, la psychologie. En catégorisant le vivant, on pense ainsi y voir plus clair dans le fouillis humain.
Chacun dans une case, c'est pratique, rassurant, il n'y a pas à y revenir.
Ou alors, on le voit beaucoup plus finement, spirituellement, en cherchant une compréhension plus profonde et bienveillante de l'être. Mais on ne perce jamais vraiment le mystère d'une personnalité. C'est une forte intuition, une conviction que j'ai eu très tôt : juger autrui, c'est toujours se tromper. En effet, l'erreur est fatale car nous ne voyons rien de l'essentiel qui constitue un être: ses profondeurs, ses pensées intimes, son histoire et les souvenirs qu'il en garde, ses aspirations, ses désirs, ses regrets, ses rêves brisés, ses peurs, voire ses frayeurs.
Avec l'éducation basée sur la punition, que nous avons héritée de la religion dans ce qu'elle a de plus mauvais (domination, jugement, culpabilision etc...), la peur d'être incompris et rejeté est forte chez beaucoup, d'où la dissimulation de ce qui est sacré en nous, notre vie intérieure. Parler de ses faiblesses, de ses difficultés est difficile. C'est pourtant essentiel pour pouvoir évoluer.
Ainsi, on ne voit en général qu'une infime partie de l'autre, même s'il parle beaucoup (c'est souvent du bruit pour cacher l'essentiel). On ne peut voir que ce que l'autre nous montre. De ses paroles et de ses actions qui peuvent varier énormément en fonction des situations et des personnes avec qui il se trouve, on ne peut pas se faire une idée définitive sur ce qu'il est globalement, sur ce qu'il peut devenir. On peut cependant voir au sens de ressentir quelque chose qui est invisible pour les yeux, une intention, un désir, une vie, sinon une motivation profonde.
Sentir et communiquer l'invisible en soi, c'est cela qui m'intéresse profondément dans la communication humaine. Et de cette part infime qui nous est donnée à voir, telle la part immergée d'un iceberg, on se croit apte à porter un jugement.
Non ! Taisons-nous plutôt que de porter le moindre jugement, en admettant que nous sommes encore ignares sur la profonde  nature humaine.
Au delà de la surface, qu'y a t il ? Une mer infinie, un trésor merveilleux et nous l'ignorons, le Royaume en nous... Car nous sommes Un avec l'Univers ; nous devrions nous sentir Un, mais nous sentons séparés, ce sera ainsi tant que l'amour évangélique ne sera pas pleinement vécue. Le cœur porte cette nostalgie, souvent sans le savoir. Il faut oser plonger dans nos profondeurs, et humblement regarder, nettoyer, rénover. Et [il faut oser] tout aussi humblement regarder ce que l'autre nous donne à voir de lui avec respect, amour et compassion.
Nous sommes encore dans nos rapports humains comme des éléphants dans un magasin de porcelaine et nous faisons beaucoup de dégâts, moi la première.
Voilà mon petit commentaire, pour une entrée qui mérite une réflexion beaucoup beaucoup plus large, je suis même hors sujet, mais pour l'instant je ne peux pas faire mieux, et j'en suis désolée, je ne peux pas rentrer dans ce qui est trop complexe, mais je souhaitais participer malgré tout.
Bien fraternellement,
Françoise, la Quistinoise, Bretagne-Sud

Réponse :
Oui, ma sœr Françoise, d'une certaine façon formelle vous êtes plus ou moins "hors sujet", comme vous dites, mais sur le fond, non, vous n'êtes pas hors sujet, parce que l'humanité est Un et l'éléphant c'est vous-mêmes en vous-même, dans votre propre magasin de porcelaine : Le magasin de porcelaine et les éléphants sont formés l'un comme les autres par l'humanité entière.
La sourate 5 "La Table Servie" verset 32 (35 dans certaines versions) du Coran dit : Quiconque tuerait un homme qui lui n'a jamais tué personne ou fait scandale sur Terre (serait jugé) comme s'il avait tué l'humanité en totalité (et) quiconque fait revivre un homme, c'est comme s'il faisait revivre toute l'humanité (traduction Blachère). Autrement dit, commettre un acte mauvais ou bon sur quelqu'un, c'est le commettre sur tous les humains.
On trouve dans le Talmud de Babylone (Sanhédrin 37a) ceci : "Celui qui sauve une vie sauve le monde entier." En effet, pour les juifs, mais aussi pour tous ceux dont la foi découle de la foi juive : Chrétiens, Musulmans, ce n’est pas seulement la vie de celui qui est tué qui est prise mais aussi la vie de toute sa descendance ("le monde entier"), car un homme n’est pas complet s’il n'appartient pas à une ascendance et une descendance, c'est-à-dire à tous les humains vivants morts ou à venir.
C'est évidemment un point de vie ignoré par les sociologues matérialistiques qui ne voient l'homme que comme la souris voit ses souriceaux. Il y a bien deux manière de voir l'humain au milieu de sa race.
Je peux prendre les choses autrement : L'homme est une entité au sens le plus général, c.-à-d. une réalité, voire un être au sens philosophique, c.-à-d. de nature et de propriétés indéterminées et apparemment dotée d'une forme d'identité ou d'unité. Autrement dit, l'homme est un vivant dont on ne sait rien ou dont on ne souhaite rien spécifier, et qui revêt donc une réalité abstraite sous un déguisement concret, il peut s'agit d'un être humain comme d'un peuple ou d'une institution. Tout ce qui a vécu, qui vit ou qui vivra peut être appelé entité — entrez dans un cimetière et vous aurez conscience que tout ce qui est couché là est mort, identiquement mort, vous êtes dans l'entité mort —. Il n'y a pas plus vague qu'un humain, car il est aussi vague et impossible à décrire qu'est la Vie (Révélation d'Arès 24/3-5).
L'entité est un concept formulant quelque chose de l'espace infini où nous sommes. Elle peut certes être identifiable par certains côtés — par exemple, vous êtes Françoise L. et je suis Michel P. — mais chacun de nous n'est qu'un individu, un membre de la race, un habitant du cimetière des vivants avant d'appartenir au cimetière des morts et après avoir appartenu au cimetière des non-nés, l'Enfant de la Vie dans tous les cas. Tant que nous ne sommes pas retournés à la Vie, nous ne sommes que des êtres virtuels sous différentes formes, poussières ou vacuités.
Non, ma sœur Françoise, vous n'êtes pas si éloignée du sujet que vous croyez.

26avr22 240C7
Bien aimé frère Michel en l'amour des prochains,
Votre nouvelle entrée m'a confirmé ceci : Pour vivre ce verset  : Sois un dans toi ! (Rév d'Arès  xxiv/1), il est vital d'accomplir ce nouveau verset de L'Évangile donné à Arès : Ne réponds rien de toi-même, demande un délai pour la prière, attends que Je te parle ! (39/2) ; c'est grandiose !
C'est la force du petit reste qui sera un guide (ou repère) de la Parole au changement du monde. Tu clames : (C'est) Je (Qui) parle ! [Rév d'Arès xLviii/3]
Je vous embrasse affectueusement et fraternellement ainsi que sœur Christiane.
Dominique C. de Nice, Alpes Maritimes

Réponse :
Oui, mon frère Dominique, je comprends ce que vous voulez dire par : "Pour vivre ce verset  : Sois un dans toi ! (Rév d'Arès  xxiv/1), il est vital d'accomplir ce nouveau verset de L'Évangile donné à Arès : Ne réponds rien de toi-même, demande un délai pour la prière, attends que Je te parle ! (39/2) ; c'est grandiose !" Mais pour ma part je vois les choses sous l'aspect d'une fusion : Si je ne dois rien répondre de moi-même et attendre que la Vie me parle, c'est parce que je dois attendre la fusion de ma vie dans la Vie.
Je dois attendre que l'être et l'Être ne soient qu'un Être sans distinction ontologique. Je dois attendre de devenir une instance du Vivant. Les langues humaines sont totalement insuffisantes pour entrer dans ce concept. Il faut que se crée un Être qui contienne en lui tous les êtres de toutes les déterminations possibles, l'idée (au sens de Platon) d'un être qui n'est aucun être et qui est en même temps tout l'Être dans la suprême perfection de l'Être (summum, Vie absolument transcendante).

26avr22 240C8

Réponse :
J'ai regardé hier soir 25 avril cette vidéo, tournée il y quelques années sur la plage d'Arès, que frère Abel B. de Bretagne-Ouest m'avait adressée et je l'ai tellement aimée que j'ai décidé de l'afficher dans mon blog. Je crois qu'elle peut apporter beaucoup à ceux de nos missionnaires. Je l'ai peut-être déjà affichée, je ne m'en souviens pas, mais je ne crois pas que la ré-afficher, si c'est le cas, soit une surcharge. C'est le très beau témoignage d'un frère apôtre en Bretagne.

27avr22 240C9
Annonce du blogmaster :

Notre sœur Paulette Brouilllet a quitté ce monde ce matin 27 avril à 06:00, à Audenge (33980) à l'âge de 93 ans.
Notre sœur Paulette a été, en dehors de mon épouse Christiane, la première sœur Pèlerin d'Arès, puisqu'elle habitait avec son époux André et son fils Michel sur les lieux mêmes des apparitions de Jésus du 15 janvier au 13 avril 1974 ("L'Évangile Donné à Arès" première partie de La Révélation d'Arès).
Michel Potay, Arès, Aquitaine

27avr22 240C10
Je suis tellement heureux de lire cette entrée que je commente à brûle-pourpoing, même si ce n’est qu’une médiocre paraphrase. Je ne peux parler qu’à la hauteur de mon ignorance.
Je suis frappé par la superbe définition que vous nous donnez du P(p)èlerin d’Arès, en somme de l’homme spirituel de tous les temps, de tous les lieux, qui balaie tous les clivages religieux, culturels, ethniques, sociaux, ceux-ci emprisonnant nos consciences dans des concepts relatifs, subjectifs et figeant ainsi l’évolution spirituelle de l’humanité.
C’est un fait que vous nous aidez à sacraliser toute vie humaine, comme Image et Ressemblance de Dieu, habitée par l’amour infini.
Il me revient à la mémoire ce que vous disiez autrefois à propos des petites assemblées de Pèlerins d’Arès, localisées dans certaines villes, qu’il était important de se rejoindre, mais que la grande Assemblée, elle, n’est pas localisable, car elle est composée de frères et de sœurs qui vivent selon la Parole d’Amour donnée depuis toujours, qui se connaissent ou pas, qui se réunissent ou pas. Voilà ce qui élargissait déjà notre mouvement au-delà des murs du sectarisme ou de l’étroitesse d’esprit et ouvrait la porte à tous, pourvu qu’ils travaillent sur eux-mêmes et cherchent à se construire une âme.
Tout dépend de l’intention, de la volonté, de l’engagement de chacun dans le Bien, ce qui est déjà un point de départ pour se faire des petites ailes. Mais l’Amour de Dieu nous précède. Sans Son Souffle qui vient, aucun envol ne serait possible, l’homme peinerait à sortir de sa coquille égoïque pour rejoindre l’Un.
Oui, la foi du P(p)èlerin d’Arès est bien au-delà de ce qu’on peut en dire.
Charlie F. du Nord

Réponse :
Merci, mon frère Charlie, pour ce commentaire qui m'émeut.
Oui, j'ai senti dès 1974 puis compris plus clairement par la suite que par La Révélation d'Arès le Père ou la Vie non seulement ne fondait pas de religion, mais tenait à rappeler que tous les hommes sont Ses Enfants et que ceux de ces Enfants qui se perdent n'entraînent pas Sa Colère, mais sa Tristesse (Rév d'Arès 13/5). Certes, le Père dit que Sa colère n'est pas éteinte à jamais (30/9), mais cette Colère n'est pas de celles qui détruisent — les pécheurs et les docteurs qui les consolent se détruisent eux-mêmes —. Cette Colère fait crier au Créateur Sa Volonté (30/10). Toute La Révélation d'Arès est un péremptoire — nul doute sur ce point — mais Puissant Souffle d'espérance il n'y a pas non plus de doute sur ce point.
La culture générale sur toute la planète fait état d'un Dieu punisseur ; même les athées ne voient le Dieu auquel ils ne croient pas que comme punisseur. Ce préalable culturel fausse tout ce que lit le lecteur de La Révélation d'Arès. Demander au futur lecteur de faire table rase de tous ses apriorismes culturels avant d'ouvrir La Révélation d'Arès est généralement vain, car très peu, vraiment très peu d'humains sont capables de pareille remise à zéro. Cela ne facilite évidemment pas notre tâche missionnaire, mais peu à peu nous parviendrons à faire comprendre que c'est le Bien suprême Qui a parlé à Arès.

03mai22 240C11
Cette entrée me tire où ? Je ne sais pas.
Repères disparus. Immense ! Stupéfaction ! Rien pour qualifier... Vertige !
L'homme, l'homme, quoi ! l'homme mutique, vide vertigineux, remplit l'espace du crâne, le force, l'extrait, le casse, absolu de toute interrogation, faim de tout, de cette absence, puisqu'il n'y a rien — je dis : apparemment —, puissance qui saisit, secoue, rien ne tombe et tout tombe ! Immense intemporel regardé dans ce vide tout plein, mouvement immobile entraînant question sans question. Eh quoi, ça ! Eh bien, paralysie ! Et pourtant mouvement, pendule se dissolvant dans le grand questionnent.
Pourquoi questionnement et pourquoi pas ? Vertige et simplicité, confiance, confiance dans cette absence qui entraîne loin loin, et qu'est-ce que loin ? Il n'y a pas de loin, il n'y a pas de près, il n'y a pas de sens aux mots qui définissent, qui qualifient, puisqu'il y a seulement cet étourdissement dans lequel l'esprit s'enfuit, puis s'absente.
Mes deux bras, oui, mais pourquoi deux bras puisqu'il n'y a rien ? Et ce rien, est-il élastique, vase creux dans l'espace sans air et qui n'a pas de nom ? Interrogation du terrien aphone dans sa respiration qui n'existe plus. Oui, oui, je me donne à je ne sais pas quoi. Je dis, je sais, sans l'Amour cela ne serait pas.
Sans vous frère ainé, quoi ?
Jules C. de Catalogne Française

Réponse :
Mais oui, déjà ancien frère Jules et votre épouse déjà ancienne sœur Petra, mes amis, nous sommes "mutiques, vides, vertigieux" devant le mystère de l'homme face à lui-même, immense énigme : Chacun de nous est vieux comme un Dieu, un Dieu qu'a éviscéré le péché ; nous sommes vidés jusqu'à chercher nos propres bras... nos "deux bras" qui en ce qui me concerne, du moins (dame ! j'ai bientôt 93 ans), seront "rien", comme vous dites. Ce qu'on a cru être le mythe socratique — "aimer sert à engendrer une multitude de beaux discours" — et le mythe romantique : la passion ! La passion d'être qui est le propre de l'homme, une des rares choses qui évoquent encore le Père en lui. On dit toujours trop... ou pas assez comme vous dans ce commentaire, qui est comme un indéchifffrable poème, parce qu'il dit des choses qui dépassent notre humanité parlante. Il est impossible à l'homme clairvoyant — vous l'êtes, Jules — de dire ce qu'il ressent, car dans le moment où il ressent il ne sait plus ce qu'il est.
Je comprends très bien votre commentaire : Vous ne savez pas comment vous écrire ! Vous vous dites : "Quel est ce moi qui s'écrirait ?" Ce qui bloque l'écriture, c'est toujours la découverte qu'on n'est qu'illusion sur Terre — notre vie... Vie est ailleurs — découverte qu'on fait chaque jour. Impossible de ne pas réaliser qu'on n'est qu'un... Un ! Blanc, noir, jaune, rouge, ou rendu invisible par la naissance qui n'a pas eu lieu ou la mort qui a eu lieu. "Sans l'Amour cela ne serait pas," dites-vous. Évidence, mon frère Jules. L'Amour est le seul affrontement qui vaille la peine. Alleluia !

03mai22 240C12
Cher Frère Michel,
Le monde métaphysique qui nous entoure, auquel même la science moderne commence à faire allusion, peut il redevenir visible ?
Oui, par la pénitence qui à long terme nous transcendera. Nous savons que c'est le péché qui a enténébré l'esprit humain depuis le mauvais choix de l'ancêtre Adam qui n'est pas un individu mais une nation.
Merci, Frère Michel, pour cette entrée qui nous fait encore avancer.
Paul S. de Lorraine

Réponse :
Bien sûr, frère Paul, la métaphysique peut redevenir visible... Visible n'est peut-être pas le mot le plus approprié. Disons sensible, perceptible, ressenti ! Par la pénitence chacun de nous perd son sexe, devient une mère, une mère non d'enfants, mais de toute l'humanité. Quiconque s'identifie à la souffrance des autres est mère des autres.

03mai22 240C13
Tout est la Présence !
Philippe R. d'Alsace

Réponse :
Je tendrais à dire plutôt "tout est dans la Présence". C'est exact !

03mai22 240C14
Cher Mikal,
Je vous remercie pour ce texte qui me réjouit  :
Lecteur, s'il te plaît, conçois que je n'appelle pas spécialement P(p)èlerin d'Arès le vivant qui a présentement découvert La Révélation d'Arès et qui fait, de nos jours, un Pèlerinage à Arès.
N'oublie jamais, lecteur, que les P(p)èlerins d'Arès sont, de ce fait, déjà infiniment plus nombreux que ceux qui forment l'Assemblée issue de notre mission.
J'appelle P(p)èlerin d'Arès tout humain, qu'il connaisse ou non La Révélation d'Arès, de toute époque antique, passée, présente ou future, de toute région de la Terre, de toute race et culture, qui a changé, change ou changera sa vie (Rév d'Arès 30/11) en bien et qui a vécu, vit ou vivra selon le Dessein du Créateur rappelé par la Parole d'Arès qui est de ramener toute l'humanité à un unique Bien — Sois un dans toi (Rév d'Arès xxiv/1).
La foi du Pèlerin d'Arès est sans âge, transcendante, intemporelle, inculturelle, extra-raciale. Cette foi fonde une sociologie spirituelle ou anagogique très déphasée par rapport à la sociologie scientifique universitaire. Ce déphasage, aussi fort soit-il, est encore loin d'être facilement détectable.
Alain J. du Rhône

Réponse :
C'est un copier-coller, mais vous me touchez profondément, mon frère Alain. Merci.

03mai22 240C15
Cher Mikal,
Je voulais répondre plus rapidement à votre réponse 240C8 qui "voque la vidéo "Arès café", mais j’ai eu beaucoup de travail pendant la semaine. Ensuite je devais recevoir un vieil ami, venu de loin, que j’ai emmené marcher pendant deux jours pour finir par un bivouac sauvage sur l’île d’Ouessant, la plus à l’ouest de la France, c’était magnifique !
Donc pour faire simple, "Arès café" a été tourné en aout 2020 et mis en ligne sur L’Île Bleue en Septembre 2020. Cette vidéo a été décidée la veille et prise en une fois. Alex qui a accepté d’être filmé me pose ses questions sans détours comme il se les posent dans la vraie vie et je lui réponds tout aussi spontanément. Vous l’aviez déja posté sur votre blog avec un commentaire très juste (voir 222C63) ou vous parliez de notre mouvement comme "une anarchie de pénitents ou d'aprioristes du Bien".  Ce commentaire de mardi dernier (240C8) est très bien tombé, car on avait une réunion avec l’équipe de L’Île Bleue pour réfléchir à la façon de poursuivre l’aventure. L’idée à l’étude est de filmer des frères interviewés en direct par d’autre frères, voire même des gens extérieurs à notre mouvement qui auraient des questions pertinentes pour nous. Le tout serait fait de manière la plus vivante possible, avec un rendu final de type interview radio filmée (comme Sud-Radio que vous avez régulièrement poster sur votre blog durant l’épisode Covid, à suivre …
Dans cette entrée 240 vous nous dites en substance :
"On peut être P(p)èlerin d'Arès et chinois, indien, portugais, eskimo, zoulou ou suisse, un humain du IVe, du XIe, du XIXe, du XXIIe siècle".
Je n’ai jamais autant compris le fameux Les nations reviendront vers Moi (Rév d'Arès 28/21) à travers cette entrée et avec la réponse faite à Yannig  (239C15) :
L'Un, c'est l'énergie uniciste que nous demande d'effectuer La Révélation d'Arés : Sois un dans toi ! (xxiv/1) est une tâche qui, de génération en génération, doit conduire l'homme à être de moins en moins dualiste, et au bout du compte non-dualiste, et ainsi de se ramener graduellement à l'homme unique : Pour le Créateur il n'y a pas huit milliards d'hommes sur Terre, il y a l'homme, point final. Le fait de viser à des petites unités humaines — projet dont nous sommes très loin actuellement, je vous l'accorde — est la nécessaire simplification de l'entité humaine, parce qu'il n'y a qu'un Dieu, qu'une Vie, et que cette Vie n'a qu'un Enfant qui est d'ailleurs un composant de la Vie Elle-même ; de là le verset : Et il le créa à son Image et Ressemblance (Genèse 1/26-27).
Effectivement,  nous évoluons "sur  un axe à finalité moniste au contraire de la sociologie scientifique à finalité pluraliste." Notre époque semble globalement étanche à la métaphysique, car elle est essentiellement formatée à la phénoménologie qui fait de l’humain à peine plus qu’un résidu de lui-même, un sujet procédant uniquement de l’empirisme (Edmund Husserl, bien relire 229C56). Ainsi, notre époque est  rétive aux humains d’évasions (voir 239C49) que nous sommes. Mais cela ne durera pas, le père n’est pas revenu pour rien il y a bientôt cinquante ans. Il nous interpelle, une autre vie est possible ! : Réponds ! Pourquoi Mon Œil voit ton œil ? Ton nerf est le fil jaune de mon nerf (Rev d’Arès xxxix/2-3).
Et puis, il y a bien la moisson lentement murie depuis leur père Abraham (Rèv. d’Arès 5/2) qui virtuellement nous rend vivant ou mort déjà beaucoup plus nombreux que nous paraissons l’être, et qui pour finir aboutira à une descendance plus nombreuse que les gravier des mers…
Notre élan sociétal anagogique, remontera à la cause première (Leibniz), une l’énergie uniciste libre qui aboutira  à revenir à l’être unique, la fameuse image et ressemblance.
Ainsi, la pénitence dispersera-t-elle les masses (voir blog entrée 166), cette transformation de l’homme précèdera la transformation sociale. Un jour, les générations repentantes, après avoir campé sur le sable du désert, auront suffisamment fouillé, tamisé le sable et vont retrouver la source enfouie, la Vie (Rèv d’Arès 24/5).
Pour finir je repense à deux films :
1) "Mission" par Roland Joffé, sorti en 1986.
Dans cet extrait : https://www.youtube.com/watch?v=484cFgk-p1c&t=20s les Jésuites semblent comprendre à la fin (2 min 45) que les indiens Guaranis vivaient déjà d’une certaine manière "dans l’être unique" et qu’il était inutile d’y surimposer les oripeaux et la griffe du roi blanc. Lévi-Strauss — un jalon de la pensée — qui avait rencontré les Indiens du Mato Grosso et d'Amazonie avait bien compris ce piège ethnocentrique des Européens et les errements qui ont suivis (voir entrée du blog  82).
2) "Les délices de Tokyo," plus humble, plus subtil, que vous aviez commenté (180C55). Ici, une simple histoire de "pâte de haricots rouges" dans un petit restaurant, simple mais bouleversante d’humanité transfigure les personnages pour nous dévoiler une pâte humaine, une même chair tournée vers l’Uni. Cette pâte surnage au-dessus de la boue de l’histoire et fait apparaitre les pépites parmi ce minerai qu’est l’humain, l’enfant privilégié, le trésor, une polone (Rèv d’Arès xxxix/12-13) en puissance .
Je m’excuse pour ce commentaire sûrement un peu long et dense à lire. Tout cela tourne dans ma tête, je ne suis pas doué pour l’écriture, je préfère parler : Il me faudrait plutôt refaire des vidéos ou des rencontres avec un public...
Abel B. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Merci, mon frère Abel, pour ce commentaire constructif. Constructif en ceci que vous réfléchissez aux meilleurs moyens de nous évader de la matérialité vers l'antichambre de la spiritualité, cet univers infini où l'espit retrouvera l'Esprit, où le Souffle portera notre souffle...
Maintenant que l'âge me fait m'arrêter tous les deux cents pas pour souffler, parfois même m'asseoir, j'ai une idée concrète de ce que signifie la Souffle portant le souffle. J'imagine le jour, comme vous, comment fuir la lourdeur du temps — l'âge c'est le temps — et j'en rêve la nuit. C'est une force irrépresssible qui me pousse vers l'Infini. Je vis fasciné par cette réalité que j'ai vue en Jésus debout devant moi en chair et en os mais s'évadant de ma maison par le toit, irrépressiblement. La vie  corporelle est courte, très courte même.
Quand je pense à mon enfance, mon enfance c'était la semaine dernière. Alors, la mort c'est demain, dans une heure, dans cinq minutes. Avant de s'interroger sur l'origine de la matière, les "savants" devraient s'interroger sur l'origine du temps. Le temps a apparu avec le péché et s'est amarré à la matière qu'il a ainsi alourdie. Au fond, à y bien réfléchir, je me dis qu'il est heureux que nous mourions. Nous retrouvons ainsi notre légèreté et même davantage : notre impondérabilité. Mais la mort n'est pas un voyage vers l'infini ; c'est un voyage à la poursuite de nous-mêmes, parce qu'une fois mort il y a plus de distance, plus d'infini, il y a quelque chose dont nous ne pouvons pas avoir l'idée. Nous n'aurons plus de curiosité, alors. Revenus à la Source, nous aurons tout... Tout.
Nous sommes l'Univers. Vous étiez en bivouac à Ouessant il y a quelques jours avec un vieil ami. N'avez-vous pas remarqué que, quelque soit l'endroit où nous nous trouvons, il n'y a rien de véritablement inconnu ? Nous avons déjà tout vu, tout vécu, un jour, il y a des temps immémoriaux. Nos déplacements ne sont que fluidité. C'est pourquoi l'immobilité est aussi importante que les grands périples. Je suis là, assis devant mon ordinateur, tapant sur mon clavier ; le réglage de l'assiette de mon fauteuil est cassé depuis longtemps, la siège est penché en avant, je dois sans cesse remonter mes fesses vers le dossier, je ne suis pas immobile et ce mouvement perpétuel me fait penser à Sisyphe... Toute résistance est inutile.

06mai22 240C16
Pour moi, c’est une entrée qui apporte un principe vraiment novateur : la sociologie vers l’Un (anagogique).
La sociologie scientifique est borgne, voire même aveugle comme la taupe. Elle refuse l’Alliance de l’Aigle (Rév d'Arès 23/02). Alors elle se contente de statistiques et finit par réduire l’homme à des chiffres ou à des caractéristiques (âge, sexe, profession, taille, poids, etc.), toutes des données visibles, mesurables, en un mot matérielles. Elle oublie que l’homme est un tout indivisible qui ne peut se comprendre par l’étude de ses différentes composantes quand elles sont étudiées séparément : corps, esprit et âme (Rév d'Arès 17/7) (holisme). La sociologie scientifique qui étudie l’homme sous ses rapports sociaux fait donc fi de la perspective globale de l’humanité : le retour vers l’Un (xxiv/1), l’Oasis (24/3), l’Île Bleue (xiv/13), Éden.
Pour faire une comparaison, c’est comme si pour venir à Arès au pèlerinage depuis la Belgique en voiture, je m’arrêtais à chaque carrefour pour prendre la direction la plus fréquentée par les autres usagers et oubliant par surcroit ma destination. En donnant une direction à mon voyage, en balisant les étapes. Je pense avoir nettement plus de chance d’atteindre le but.
Il serait donc tout à fait possible à mon sens de repenser la sociologie en prenant comme prémisse majeure, comme axiome (pour rester scientifique), la direction de certitude de l’évolution de l’humanité vers l’Un (monisme). D’une part, la sociologie scientifique a aussi ses prémisses, dont croire qu’en étudiant les parties on étudie le tout ou que seul le visible ou le mesurable est digne de confiance. D’autre part, il semble que l’amour, la pénitence seraient inévitablement les outils de ce chemin vers la Parole accomplie (Rév d'Arès 35/6). C’est bien ce chemin que nous propose La Révélation d’Arès nous donnant une direction de certitude dans laquelle on peut déjà sentir la force du pénitent (37/3).
Merci pour cette entrée qui me fait sortir de ma méfiance face à la sociologie, qui dans sa forme déviante, devient un outil de manipulation des masses et de contrôles des peuples ; pour me faire sentir qu’une sociologie anagogique serait au service de l’humanité en marche vers le Jour (31/8).
Louis-Marie J. de Belgique

Réponse :
J'aime beaucoup ce commentaire, mon frère Louis-Marie. Je vous en remercie du fond du cœur.
Dans les rues de Marioupol dévastée, les quelques Ukrainiens qui y subsistent se faufilent au hasard des ruines cherchant quelque nourriture. La ville est, au sens scientifique, sociologiquement détruite ; ce n'est plus un monde humain, c'est une jungle minérale éclatée avec du bois : fenêtres, portes, poutres, meubles, qu'écrabouillent les morceaux de béton, les briques,les tuiles... J'ai vu ce chaos, exactement le même, en France en 1944-1945. Ça ne sert à rien. Ceux qui détruisent et ceux dont les biens sont détruits ne savent même pas quel sens donner à cette désagrégation. On a coutume de distinguer l'angoisse qui ignore généralement son objet de la peur qui généralement identifie son objet autant qu'elle en appréhende le surgissement. La réalité que souligne mon entrée est qu'en fait les humains ignorent ce qu'ils vivent dans cette société qui se croit ordonnée et sécurisée, mais qui est déjà détruite comme Maroupol, sans le savoir, comme la récente période de campagne et d'élection présidentielle et la prochaine période de campagne et d'élection législativeen France le montrent. Les hommes ne savent plus avec quelle allure le désordre, la guerre civile, les problèmes — il y en a déjà : rareté de l'énergie, hausse des prix, etc. — vont surgir, mais ils sentent bien qu'ils peuvent surgir parce qu'ils se montrent déjà.
Rien n'est moins prévisible qu'un monde matériellement et scientifiquement bâti ; rien n'est moins prévisible que la sociologie matérialistique. L'Histoire n'est qu'une suite de secousses, de hauts, de bas, de malheurs, de mensonges, et il n'est pas improbable que Paul Ricœur, mort en 2005, philosophe protestant dans le courant de la phénoménologie, de l'herméneutique, des sciences humaines et sociales, qui s'intéressa aussi à l'existentialisme chrétien, sourirait ou baillerait de surprise si on lui disait qu'Emmanuel Macron se pique d'avoir été son disciple. Votre commentaire me porte à relire attentivement mon entrée et je trouve que j'ai eu bigrement raison d'écrire que "La Révélation d'Arès fait appa­raître une autre sociologie issue d'un immémorial et unique éon — la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) — d'énergie uniciste, qui vise à la remise en mouvements métempi­riques d'une société oubliée dans les abysses du mystère humain, mais toujours vivante. Cette société-là, qu'on peut qualifier d'anagogique, tend à l'Un Sois un dans toi (xxiv/1) — contrairement à la société matérialistique qui tend au multiple, à l'hétérogène ; elle tend à l'Unicité, parce qu'elle a la vocation du Bien fondé sur l'amour, qui toujours rassemble. Cette sociologie anagogique se dessine, pour l'heure pâlement, en contrepoint de la sociologie scientifique ; elle tient compte des mentalités et du sens métaphysique des humains, parmi lesquels les P(p)èlerins d'Arès qui sont certainement très caractéristiques et qui évoluent sur un axe à finalité moniste au contraire de la sociologie scientifique à finalité pluraliste."

06mai22 240C17
Cher Frère Michel,
Message personnel.
Je lis à l’instant votre réponse au commentaire de Abel (240C15) : "C'est pourquoi l'immobilité est aussi importante que les grands périples."
Nous sommes ici dans des grandes hauteurs spirituelles. Ce qui n’est pas mon cas.
Toutefois, je me dis : Une immobilité immobile, oui. Mais une immobilité à mobilité permanente "comme Sisyphe", non. Nous ne pouvons pas accepter de vous laisser ainsi.
Veuillez trouver ci-après le lien d’une annonce de vente d’un fauteuil de bureau (avec photo) près de Bordeaux qui pourrait vous convenir.
Je précise que pour ma part, concernant les dits ‘fauteuils de bureau’, une fragilité des pieds (ou ‘’obsolescence programmée’’) semble la règle. Un achat neuf en la matière, ne protège donc de rien.
Votre commentaire a été publié le 3 mai, or nous sommes le 5 mai. Et donc, j’imagine que vous avez déjà reçu pas mal de propositions. Toutefois, recevez ici la mienne. Je suis disposé à vous envoyer un chèque de 100 Euros à votre nom, à l’adresse de votre choix.
Fraternellement,
Guy P.
Fauteuil Bureau
https://www.leboncoin.fr/informatique/2153074511.htm
Très bon état - 70 Euros
Localisation : Ambarès-et-Lagrave (33440)
[au nord de Bordeaux : au-dessus de Carbon blanc, ste-Eulalie]
Livraison possible (à domicile) : Colissimo 32,70 Euros
Mis en ligne le 26 avril

Réponse :
Merci de me proposer l'achat d'un fauteuil de bureau qui n'ait pas, comme le mien, un siège en pente qui me contraint à remonter sans cesse mon postérieur vers le dossier.
Mais vous savez, ce n'est pas si mal un siège en pente. Quand j'étais directeur d'usine dans la banlieue lyonnaise j'avais un beau bureau avec trois chaises pour les visiteurs. Ces trois chaises semblaient identiques mais l'un d'elles avait son siège imperceptiblement en pente vers l'avant. On m'expliqua dès le début que c'était sur cette chaise, invisiblement inconfortable, que je devrais offrir au visiteur le plus rasoir ou importun pour qu'il prenne congé le plus tôt possible. Je suis donc dans ma propre étude et sur mon propre fauteuil mon propre visiteur rasoir, mais j'ai tellement d'acharnement au travail que je me remonte le croupion inlassablement. Ça me tient en éveil ; ça m'affûte le cerveau — J'ai plusieurs techniques : le glissement, le serpentement, le soubresaut, etc.
Merci quand même, frère Guy. Je suis heureux d'avoir quelques lignes de votre main. Vous pouvez toujours m'envoyer un chèque de cent Euros ; ça m'aidera à faire marcher la boutique, de toute façon. Merci d'avance.

06mai22 240C18
J'ai eu très tôt conscience que mon humanité ne tenait pas qu'à la terre.
J'ai toujours eu l'impression que je venais d'ailleurs... de l'Univers. Je me revois vers 3 ans en train de planter un marron sous un marronnier et trouver que cette puissance de vie contenue dans cette chose était de l'ordre du miracle. J'ai même un souvenir plus ancien, quand j'étais dans ma poussette et que je voyais ces dames s'extasier sur le bébé que j'étaist ; je pensais alors qu'elles exagèraient un peu. Je ne sais si l'animal muet n'a pas lui aussi une forme de conscience qui lui fait ressentir l'unicité de la Vie.
Tout ceci peut effectivement faire rire les matérialistes, mais ils ne peuvent donner aucune explication rationnelle de la Création en dehors de : Que cela soit ! [Bible, Genèse 1/3, etc.].
Le ton, apparemment sévère de Jésus dans La Révélation d'Arès mais qui en réalité est un ton d'espérance, prend cette tournure un peu tragique ou sérieuse pour s'adresser plus directement à la hiérarchie chrétienne qui s'érige en morale puritaine : les dos gris [Rév d'Arès xvi/3]. Dieu est dans Sa Parole très factuel et vous conseille de revenir à la douceur et à la transparence légère comme une fontaine qui court [xx/8].
La Vérite n'a pas besoin de sévérité excessive. Les sciences ont pris des tons sévères et presque toujours  autoritaires, alors qu'au fond elles n'expliquent que peu de choses de la complexité de la Création et de la Vie. Ce ton docte masque leur ignorance du Tout. Mais surtout elles ne donnent pas de direction pour un retour vers l'Éden. Pour cette raison la sociologie explicative et raisonnante disparaita doucement.
Expliquer n'est pas donner un Souffle. Dieu réimpulse une Force d'autorecréation de l'homme par lui même en lui refaisant prendre conscience de son image et ressemblance divine. Nous ne sommes pas seuls dans l'Univers malgré l'autocentrisme dérisoire de la culture médiatique. Nous sommes au milieu d'un immense miracle de Vie.
Jean-Hubert G. de Bretagne-Sud-Ouest

Réponse :
"Expliquer n'est pas donner un Souffle." Belle phrase, mon frère Jean-Hubert !  Absolument, "nous ne sommes pas seuls dans l'Univers malgré l'autocentrisme dérisoire de la culture médiatique. Nous sommes au milieu d'un immense miracle de Vie."
Dans votre poussette, tandis que les dames vous faisaient : "Commo i va le peutit gaçon mognon, mognon, mognon ?" en dodelinant de la tête comme si elles parlaient à un débile, vous aviez déjà la clairvoyance du futur botaniste qui découvrirait par les plantes, dont il serait le papa, l'extraordinaire richesse de la vie en comprenant que de la vie à la Vie il n'y a que le seuil à deux marches de la lucidité, que nous appelons foi — "La lucidité, que nous appelons foi..." Je note ces mots-là pour ma prochaine entrée, qui est déjà dans sa poussette.
Comme vous dites, "la Vérite n'a pas besoin de sévérité excessive." Elle a seulement besoin d'exactitude. Quand vous étiez dans votre poussette, vous concoctiez déjà le plan. Vous aviez certes beaucoup de problèmes à résoudre, mais vous aviez le plan. Il y avait déjà plus de lumière que d'obscurité en vous. Quand nous nous sommes trouvés pour la première fois à Menton, vous m'avez dit que votre père avait eu 100 ans et vous nous avez fait visiter des jardins que vous seul et quelques privilégiés connaissaient. En une journée, vous m'avez fait découvrir, à moi, une nullité qui confondait ibiscus et coquelicot, des quantité de choses que j'ignorais... Vous m'avez vu béat devant les cycas mâles et les cycas femelles que j'avais déjà vus sans nul doute sans les avoir jamais remarqués. J'ai compris que vous étiez une homme de la vie, de la vie sous toutes ses formes et dans tous ses secrets.
Merci, merci pour tout ce que vous m'avez apporté, frère Jean-Hubert.

06mai22 240C19 
Très cher prophète et messager de la Vie,

Entrée difficile à comprendre en première lecture. Je l'ai relue trois fois avec l'aide d'un dictionnaire pour le sens d'une dizaine de mots que j'ignorais.
La redéfinition du pèlerin d'Arès [p minuscule] et  du Pèlerin d'Arès (P majuscule) qui entre dans mon cerveau comme une contradiction entre la définition que vous aviez donnée précédemment de ces termes. Vous avez écrit à plusieurs reprises :
Les Pèlerins d'Arès avec un P (majuscule) sont les pèlerins d'Arès qui croient en La Révélation d'Arès et qui suivent étroitement les conseils du prophète .
Les pèlerins d'Arès (avec un p minuscule) sont ceux qui croient en La Révélation d'Arès, mais ne suivent pas forcément vos conseils.
Maintenant vous donnez à ces deux termes un sens beaucoup beaucoup plus vaste.
Mon cerveau, habitué à classer, a du mal à s'y retrouver, bien que je sois très heureux que vous élargissiez le sens de pèlerins d'Arès que personnellement je préfère appeler messagers de la Vie ou de l'Amour en référence à de nombreux  passages de La Révélation d'Arès (2/21) : Pour que tu sois Mon messager non pas un prince du culte.
La Révélation d'Arès 21/8 dit : Ses Messagers, Il ne les a même pas faits majordomes, pas même officiers de Sa Maison, Il les a aimés comme Messagers.
Mais enfin peu importe les mots ! La Vie est au-delà des mots.
Vous avez un regard qui embrasse un domaine dans lequel je n'ai aucune compétence et jusqu'à présent je ne voyais pas l'utilité de m'y aventurer. À quoi cela pouvait-il nous servir ?
Peut-être à nous donner une vision plus large de la situation, à prendre de la hauteur, à voir les choses différemment. Cela sera sans doute utile à l'avenir quand le monde cherchera à mieux se comprendre. Vous voyez bien plus loin que mon faible lumignon : Tu vas haut bonne pensée (Rév d'Arès xxxviii/2).
Vous écrivez : "La vie humaine n'est plus que la nostalgie d'un enchantement ou d'une félicité disparus depuis qu'Adam inventa le péché (Rév d'Arès 2/1-5, vii/7-13). L'enchantement ne revient que quand le cœur s'arrête et que l'âme s'échappe dans l'espace infini ; il ne reviendra pas dans la chair et dans l'esprit (17/7) aussi longtemps que le monde n'aura pas changé (28/7), parce que même le meilleur des humains sera solidaire du péché tant que règnera le péché, les hommes n'étant qu'Un."
J'aime beaucoup cette phrase, mais je la nuancerais, car dans ma vie j'ai déjà ressenti et ressens encore parfois cet enchantement. Mais je vous l'accorde ce n'est pas souvent ; de plus, l'enchantement n'est pas stable dans ce monde de péché qui me ramène sans cesse dans des énergies basses, si je puis m'exprimer ainsi ou des zones d'ombres qu'il me faut sans cesse éclairer.
Pour ma part, je n'aurais pas dit "solidaire du péché" dans le sens ou il n'est pas forcément en accord avec le péché, mais il le subit comme le Créateur dont les plaies souffrent avec nous sans pour autant approuver le mal que les hommes font. Cette part du Créateur qui est en nous souffre aussi de cela. Mais solidaire a pour vous le sens de co-responsabilité même si nous sommes pénitents, nous péchons tous encore.
Je ne sais pas si ces réflexions que je me fais peuvent être utiles ou si, au contraire, elles restent dans le monde des idées. Je suis de tout cœur avec vous et vous embrasse bien de tout mon amour fraternel.   
Denis K. de Bretagne Sud

Réponse :
Merci, frère Denis, pour ce commentaire.
Vous n'auriez pas dit "solidaire du péché dans le sens où l'homme n'est pas forcément en accord avec le péché," et je comprends que vous donniez à "solidaire" ce sens qui est en effet très commun dans la parler courant. Mais ce n'est pas le seul sens de solidaire sur le fond. Solidaire se dit aussi, comme vous le faites remarquer un peu plus loin au sens de "co-responsable par la force des choses". Solidaire se dit donc aussi de personnes, de pièces, d'organes, etc. liés dans un même destin par contact direct, par engrenage ou par un intermédiaire inévitable : Les ailes du moulin sont inévitablement solidaires de l'axe sur lequel elles sont fixées, même si l'axe n'aime pas les ailes ou n'en approuve pas la tâche qui est d'entraîner la meule, qui roule sur le blé qui préfèrerait ne pas être broyé pour devenir farine mais être replanté pour donner naissance à du blé et perpétuer l'espèce. Innombrables sont les êtres et les choses inévitablements solidaires dans la cycle des transformations.
Nous n'avons pas pour unique mission de trouver, autant que nous le pouvons, des gens assez sages pour comprendre qu'il leur faut devenir pénitents et mener une vie sans péché afin de mourir dans les meilleures conditions de salut et partir dans les étoiles dans l'attente de la résurrection au Jour du Père. Notre mission va bien au-delà ; elle est celle de co-créateurs au sens divin du mot.
Nous avons pour mission d'ouvrir devant les yeux des vivants la porte de la Lumière et de la Vie pour les faire participer à la Victoire du Grand Desssein de la Vie. Le Père nous envoie développer une vision créatrice globale, universelle, et notamment approfondir les questions de la Vie, qui dort en nous mais qui peut reprendre sa route vers l'Infini, approfondir toutes les questions relatives à la vie. Notamment, nous ne pouvons pas ignorer que la Vie dort, oui, dort dans la nuit des entrailles du plus vil des pécheurs. Nous ne pouvons pas perdre de vue que l'Univers gît au fond d'individus passés, présents ou à venir, gît de façon mystérieuse mais réelle, dans tout ce qui vit de telle sorte que tout, oui, tout retrouvera un jour sa route jusqu'à Dieu.
Les "savants" cherchent au-delà de la Terre et ne savent toujours pas ce qu'est la vie. C'est une question qui devrait fasciner tous les humains, quels qu'ils soient, mais ce n'est pas le cas et nous avons, outre à réveiller les pénitents, à réveiller la curiosité — la curiosité comme œuvre salutaire — pour tout ce qui mène à la Vie, même le plus abject des individus. De là, bien sûr, la nécessité de l'amour pour cet individu abject. De là la nécessité de voir la sociologie sous un angle différent de l'angle académique.
La religion, quelle qu'elle soit, se trompe, parce qu'elle oublie que le salut n'est pas au bout d'une dogmatique respectée, mais devant un œil qui s'ouvre enfin. Il nous faut ouvrir les yeux des hommes !

06mai22 240C20 

Jean-Jacques T. d'Île de France

Réponse :
Oui, frère Jean-Jacques, Didier Raoult a raison : Nous sommes en pleine crise civilisationnelle, dont le covid19 a été l'épisode le plus récent, mais sûrement pas le dernier, car nous allons traverser des moments tout aussi difficiles dont la guerre en Ukraine, l'inflation, la hausse des prix, la crise des l'énergie, etc. sont déjà des symptômes évidents.

07mai22 240C21
Je vous remercie, cher frère Michel, d'avoir affiché dans le blog cette vidéo que je vous ai proposé de regarder hier 6 mai [voir 240C20]. Je ne suis pas des vôtres depuis longtemps, mais j'ai lu attentivement tout votre blog (c'est aussi long et difficile que de lire la Bible), et je me doutais bien que vous partagiez les idées de Didier Raoult sur plusieurs points.
Je me permets de vous faire part d'un différend ou d'une incompatibilité que je ressens à propos de la présente entrée 240 : Je crois que vous vous trompez quand vous ramifiez toute l'humanité préhistorique, historique, présente ou future à un seul et unique Enfant du Père de l'Univers et considérez que tous les hommes sans exception sont détenteurs du germe divin et, d'une certaine façon, sont sauvés, même si (je le reconnais) les mots salut ou sauvé n'apparaissent pas dans l'entrée.
Je ne crois pas que Dieu a ramifié le fleuron de Sa Création : l'humanité, et cloisonné tous les hommes de tous les temps sans exception dans un seul Enfant [Rév d'Arès 13/5] dont les milliards sont les atomes d'un seul et même rejeton.
En vous disant : Sois un dans toi (Rév d'Arès xiv/1), le Père de l'Univers le dit à vous, frère Michel, son témoin à Arès, mais il ne le dit pas à tous les hommes, non, non. Je me permets de vous faire remarquer que c'est la première fois que, dans votre blog, vous tenez de tels propos.
Jean-Jacques T. d'Île de France

Réponse :
Je suis tout à la fois heureux de vous connaitre, mon frère Jean-Jacques, et certain de voir en vous quelqu'un qui, bien que studieux — lire mon blog en entier est, dites-vous, "aussi long et difficile que de lire la Bible" et c'est sans doute vrai — a des choses fondamentales à apprendre :
Nous ne sommes pas une religion, notre Source de foi : La Révélation d'Arès, ne dit nulle part, ni dans L'Évangile Donné à Arès ni dans Le Livre, que ne sont pénitents, membres du petit reste, bref sauvés,  que ceux qui répondent à un certain schéma théologique.
Quand La Révélation d'Arès dit : À ceux qui n'ont pas reçu Ma Parole, qui n'ont pas connu leur faute, à ceux qui ont été scandalisés aussi, il sera pardonné, mais à ceux qui ont reçue Ma Parole, qui connaissent leur désobéissance, il est demandé de se convertir à Ma Parole, de ne plus pécher (30/12), elle limite à l'évidence la partie de l'humanité qui ne sera pas sauvée, celle qui finira en spectres, aux rares humains qui ont consciemment, délibérément, intentionnellement refusé de suivre la Parole d'Arès tout en la connaissant bien et en convenant qu'elle est évidente, logique et juste, et qu'elle est bien Celle du Créateur, tout comme Adam refusa consciemment, délibérément, intentionnellement de suivre le Dessein génésiaque tout en le connaissant bien et en convenant qu'il est évident, logique, juste, rempli des meilleurs Intentions, et qu'Il était bien Celui du Créateur. Le péché est bien la faute calculée, intentionnelle, réfléchie et par là très rare.
De ce fait, les mots : Sois un dans toi (Rév d'Arès xiv/1) ne sont pas destinés à ma seule personne, mais ils sont valables pour tous les humains, sauf les rarissimes qui les refusent en toute connaissance de cause. De ce fait, il est impossible de dire si des fauteurs de génocides et de destructions étendues comme ont pu l'être Attila, Prithvi Raj Chauhan, Gengis Khan, Tamerlan, Staline, Adolf Hitler, Vladimir Poutine, etc. sont ou ne sont pas forcément des êtres perdus à jamais, réduits à l'état de spectre ou de rien. Ils ne sont peut-être que des fléaux inconscients, des psychopathes, voire même des fous que le hasard de la vie a portés à des postes politiquement élevés ; ne jamais oublié que le péché qui touche toute l'humanité a fait de celle-ci un être malade ou morbide, dérangé, qui n'a qu'un seul remède : l'amour dans la mesure où chaque atome de l'humanité est capable de l'assumer en soi. Qui peut savoir qui est sauvé, qui n'est pas sauvé ? (Rév d'Arès 11/3). Cela est un trait caractéristique de La Révélation d'Arès et de la Parole authentique qui L'a précédée dans l'Histoire. L'humanité n'est, pour l'heure, qu'un vaste hôpital.

07mai22 240C22
Cher frère aîné [Rév d'Arès 16/1],
La sociologie académique sépare, trie, catégorise l’humain selon des critères socio-culturels superficiels.  Elle ne voit pas l’Un sous les variations de surface. Elle s’efforce de saisir l’humain, non dans son unicité universelle, mais à travers des classements, des divisions. Elle observe et analyse le multiple — le chatoiement fascinant des différences et des oppositions —, mais elle ne discerne pas l’Être unique à la Source du multiple.
À rebours de la sociologie scientifique, clivante et discriminante, vous proposez une perspective moniste et holistique fondée sur l’humain total, complet — passé, présent et à venir —, solidaire au-delà de l’espace et du temps. Là où la sociologie scientifique met en lumière les catégories et les modalités, vous mettez — à la suite de la Parole dont vous êtes porteur — en Lumière (Rév d'Arès 12/4) l’Enfant [13/5] unique de la Vie [24/3-5], l’humain racine, origine… le Fond humain, identique et perpétuel en chaque individu.
Mais vous allez encore plus loin.
Vous refusez de délimiter l’humain, de le définir trop étroitement et définitivement, mettant l’accent sur le potentiel infini de l’Image et Ressemblance du Vivant (Genèse 1/26-27), potentiel infini d’auto-création, inscrit au cœur de l’entité humaine. L’humain ne peut-être défini puisqu’il n’est pas fini et que nul ne peut prédéterminer son évolution future.
Si j’ai bien saisi le sens de votre réponse à ma sœur Françoise (240C6), l’homme n’existe pas encore réellement, il n’est que virtualité tant qu’il n’a pas retrouvé la Source enfouie en lui-même (24/4) qui est sa véritable nature et sa véritable Vie.
L’Adame de l’Oasis (Rév d'Arès 24/3), l’Adame originel (vii/6), n’est pas qu’une figure de style, il est vivant en nous de façons non conceptualisables et il peut ressurgir dans la physique et la biologie de l’homme du temps qui vient (30/13). Pour cela je crois que la flamme revêtira la peau (xxxv/20) de nos descendants transfigurés au terme de générations patientes et mesurées (39/3) mais aussi sourdes et obstinées (Rév d'Arès 28/12).
Peu à peu nous apprendrons  à tenir en équilibre sur nos deux pieds (Rév d'Arès x/7) et nous assumerons, sans trop chanceler, cet immense mystère : être à la fois une poussière minuscule dans le relatif du temps et de l’espace et une onde intemporelle et non locale, embrassant le Tout de la Création. Adame va (alors comme) l’onde (de) la main à Ma Main (xxxv/19).
Ainsi vous considérez comme pèlerin d’Arès toute personne s’efforçant de rétablir le temps d’avant le temps (Rév d'Arès 35/2), œuvrant au Dessein (28/27) en aimant ses frères, en faisant la paix avec eux et en distribuant entre tous l’ Héritage donné par le père à son Enfant, toute l’humanité (28/15).
Voilà qui me réjouit… mais qui va faire encore longtemps se gratter la tête des sociologues d’université !
Thierry M. de la Drôme des collines

Réponse :
Oh non, "les sociologues d’université" ne vont pas "se gratter la tête" ; ils vont pendant longtemps chasser le problème de leurs têtes par quelques mots méprisants : "Sottises superstitieuses !" en attendant le moment où, le temps faisant quand même son œuvre, certains d'entre eux commenceront à réfléchir. Ce temps viendra, j'en suis sûr, mais il faudra attendre plus de quatre générations (Rév d'Arès 24/2). En attendant, notre tâche consiste à préparer le terrain et ce n'est pas une petite tâche ! L'apôtre que vous êtes y participe. Alleluia !
Comme je l'ai déjà dit, depuis longtemps, sous diverses formes, nous ne sommes pas une religion, parce que chaque religion est un système qui ne considère sauvés que ceux qui répondent en tous points au programme théologique et dévotieux qui est le sien, alors que nous P(p)èlerins d'Arès ne voyons pour nous délivrer du Mal que la pénitence libre à quoi la Parole d'Arès appelle tous les humains.
La Révélation d'Arès ne s'adresse pas à un noyau élitiste ; elle  lance son appel aux milliards d'humains qu'elle voit tous comme pénitents nominaux, possibles, potentiels, virtuels, tous les humain bons, croyants ou non-croyants, qui ne font qu'Un sans le savoir avec les quelques milliers de pénitents effectifs actuels. Les Enfants, dont parle la Vie (Rév d'Arès 13/5), constituent l'Un avec la Vie. Nulle part dans La Révélation d'Arès on ne trouve de passage qui ne promette le salut qu'à des fidèles déterminés à suivre une doctrine et des pratiques précises et uniques.
Je n'ai pas cessé de rappeler que La Révélation d'Arès est une Parole libératrice, tout comme Le Sermon sur la Montagne est une Parole libératrice, car ce Sermon fameux ne dit nulle part que seuls certains fidèles répondant à un ensemble précis et vétillleux de propositions doctrinales — une religion, une église, etc. —, seraient récompensés qu'ils aimaient leurs ennemis ; il appelle tous les humains, quels qu'ils soient, à aimer leurs ennemis.
"Apprendre à tenir en équilibre sur les deux pieds (Rév d'Arès x/7)," comme vous dites, "et assumer sans trop chanceler, cet immense mystère" qu'est l'homme, c'est apprendre et assumer l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de tous préjugés. C'est très simple, parce que déjà, aussi simple que c'est, c'est un effort énorme de la volonté d'être ! — Pour que nous fassions Ta Volonté (12/4). Ta Volonté, Père, doit devenir la nôtre, nous humains, parce que nous ne somme qu'Un, Toi et nous, humains bons conscients ou non d'être bons. Cette situation nous détache radicalement de tout le système de pensée et d'espérance qui pond les religions comme l'oiseau pond des œufs.
Qu'est-ce qu'est la vie ? La science n'en sait rien. Le Créateur, Lui, lance aux humains l'explication : La vie ? C'est ce que la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) a donné à vous humains et, par dérivation, à tout ce qui entoure les humains : Végétaux, animaux, micro-organismes, parce que la vie ne peut se nourrir que de la vie par nécessité de concordance, mais celle-ci n'est pas que matérielle. Il y a aussi la nécessité de se nourrir de vie spirituelle pour que la nécessité de concordance soit complète. Voilà pourquoi La Révélation d'Arès nous demande de retrouver la Vie (24/5), ou si vous préférez, la vie par sa racine divine. Cette recherche de la Vie va être évidemment une tâche aussi ardue que très longue. Il existe nécessairement, inévitablement, une Intelligence extraterrestre infinie, dont notre intelligence humaine, gâtée par le péché, n'est qu'un piètre résidu, mais qui peut retrouver ses marques divines. Celles-ci sont pour l'heure probabilistes, mais très sérieusement probabilistes. Nous ne sommes, pour l'heure, que dans une zone de réalités transitoires ; notre mission a été assez sage pour nous éviter de fonder une religion et assez vague pour laisser ouverte la porte des possibilités de retrouver la Vie.
Nous avançons, prudemment certes, mon frère Thierry, mais nous avançons. Merci pour votre commentaire.

09mai22 240C23
Cette entrée nous plonge dans les profondeurs de la Vie.
Vous écrivez : "La foi du Pèlerin d'Arès est sans âge, transcendante, intemporelle, inculturelle, extra-raciale. Cette foi fonde une sociologie spirituelle ou anagogique très déphasée par rapport à la sociologie scientifique universitaire. Ce déphasage, aussi fort soit-il, est encore loin d'être facilement détectable."
Ce déphasage, me semble-t-il, est lié à la capacité ou l’incapacité d’aimer son prochain. L’amour est hors du temps [Rév d'Arès 12/6], ainsi il est "sans âge". Il nous incite à vivre selon le Dessein du Père, mais, c’est vrai, il a du mal à être senti par le monde… !
Sommes-nous trop centrés sur nous-mêmes, aimons-nous vraiment ? Sommes-nous dans cette synergie de la Parole : Il s’est embrasé de Mon Amour pour l’homme, son frère (Rév d'Arès 32/3) ? Comment aimons-nous, ouvrons-nous vraiment les portes de la générosité, sans arrière-pensées, dans la paix et la liberté créatrice ? Nous pouvons être les exemples de ce changement, parce que nous ne sommes pas que des parleurs [xLix/5] en besoin de reconnaissance. À la moisson, même si nous portons très imparfaitement la Vie, le début de la métabolisation de la Parole et de votre enseignement, change notre état d’être, ce que nous devenons est bien plus important que ce que nous disons.
Aimer son prochain éloigne des illusions du pouvoir, de la vengeance sans fin, du paraître, "démangeaison"  de l’égo, qui pousse à être toujours sur le devant de la scène, etc. ; ce sont des drogues qui tuent le cœur de l’humanité alors qu’aimer ouvre les portes de l’intelligence. Cette intelligence crée des  ponts entre les hommes. La Révélation d’Arès, message à accomplir, nous projettent hors de notre confortable "moi" pour retrouver la force de l’humilité, de l’amour et de la Vie. Le Pèlerinage est un des moments où nous prenons cet engagement vers les Portes que le Père nous ouvre.
Nous sommes avec vous, très cher et bien aimé prophète, dans cette direction de certitude, voie de l’accomplissement et nous vous embrassons très affectueusement ainsi que sœur Christiane, votre fidèle compagne.
Francis M. de Touraine.

Réponse :
Merci, mon frère Francis, pour ce beau commentaire.
Vous avez tout à fait raison, "aimer son prochain éloigne des illusions du pouvoir, de la vengeance sans fin, du paraître, ces "démangeaisons"  de l’égo, qui poussent à être toujours sur le devant de la scène, etc. ; ce sont des drogues qui tuent le cœur de l’humanité alors qu’aimer ouvre les portes de l’intelligence" qui "crée des  ponts entre les hommes." Le moi, l'égo, l'enfermement de l'être au fond de soi-même, qui constituent une terrible infirmité de l'homme moderne, ramènent tout à l'idée unique et toute intérieure, que chaque individu que rencontre l'apôtre a de l'humain, de la vie, du passé, du présent et de l'avenir.
Je suis d'accord avec vous sur tous les points de votre commentaire, mon frère Francis. Ceci dit, vous me pardonnerez si je m'évade un peu, si j'essaie, non pour vous contestez, mais pour ouvrir davantage ma pensée, de m'expliquer plus amplement.
Je ne peux pas qualifier de chrétienne la sociologie d'humains se réclamant de Jésus Christ vu l'inflation, les difformités et les haines historiques que ce qualificatif a subies. Je préfère qualifier d'anagogique la sociologie de ceux qui partagent la conviction qu'ils dépendent d'autre chose que du monde psycho-matériel.
Pour moi la sociologie scientifique est antisociologie, si je peux dire, parce que je n'imagine pas une sociologie qui n'est qu'une addition de vies presque toujours égotistes, souvent égoïstes, parfois rivales ou même antagonistes. Le mot sociologie tel que l'emploie la "science" ne me paraît pas une appellation propre à une société d'humains qui ne s'aiment pas, qui sont même prédateurs les uns des autres. Même si des humains ne s'accordent pas sans débats sur les détails de la vie commune en raison de circonstances, de climats et d'environnements différents : eau et sécheresse, froid et chaud, abondance et stérilité, etc., ils ne peuvent s'appeler société que dans une recherche ou volonté d'union, bref, une propension à former l'Un. Pour moi les habitants du Sahel vivent dans la précarité, la disette, la rareté, certes en raison apparemment immédiate du climat, de la terre avare et de tribulations historiques, mais en raison fondamentale de l'égoïsme de leurs frères humains de régions moins pauvres.
J'admets que les Sahéliens, qui souffrent souvent de famine, aient une sociologie sahélienne, mais je ne vois pas comment ils peuvent être vus dans le cadre d'une sociologie humaine globale. Similairement, pour moi la zoologie scientifique n'existe pas plus que la sociologie scientique, parce que je ne saurais placer dans une zoologie globale l'observation de l'himantolophus groenlandicus (poisson des profondeurs), de l'equus zebra (zèbre des savanes) et du vultur gryphus (condor) dont les existences sont si différentes et étrangères qu'elles n'ont presque rien de commun. Chercher à se nourrir, certes commun à toute vie, n'est pas l'inévitable acharnement propre à la vie contrairement à ce que la science pense, parce que la Vie, telle que nommée dans La Révélation d'Arès, ne bouge pas, emplit tout jusqu'à l'infini, ne mange rien ni personne, n'est pas consommatrice de son propre être, et parce que plus répandue qu'on ne croit est la sobriété dans le monde vivant.
Pour moi la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) est la Mère de la vie humaine, laquelle n'est pas la Vie elle-même, mais seulement l'Enfant de la Vie. Les vies zoologiques ne sont que des éclaboussures voraces de cette Puissance génératrice éternelle. L'homme a une tout autre vocation, qu'on le veuille ou non. Il a quelque chose de surnaturel que l'on ne retrouve nulle part dans ce qui bouge et mange. Comparer Praxitèle, Michel-Ange ou Mozart, Isaïe, Bouddha ou Jésus de Nazareth, à n'importe quel animal supérieur est être aveugle et les classer quelque part dans la sociologie scientifique est impossible ; ces gens-là avaient quelque chose de surnaturel ; ils n'étaient pas des êtres sociologiques au sens académique, ils étaient voués à une tout autre intention d'être.
J'arrête ; cela m'entraînerait trop loin. Pardonner ma réponse trop longue et peut-être un peu obscure, mais je suis si heureux de pouvoir vous parler.

09mai22 240C24
Bonjour prophète,
Voilà un texte [l'entrée 240] dense et probablement ardu pour beaucoup, que j'ai lu et relu avec une attention toute particulière, car il est venu en écho éclairer une expérience que je mène depuis plus d'un an maintenant, celle d'un échange et d'un dialogue soutenu avec des journalistes et des intellectuels, rationalistes et athées pour la plupart, engagés sur le terrain de l'histoire présente, sans me départir de ma foi et de mon combat pour faire prévaloir l'existence spirituelle pour autant, avec en ligne de mire la préparation du terrain humain et politique pour qu'éclosent dans le champ sociétal, les petites unités humaines souveraines d'elles-mêmes.
Tâche ardue et âpre à bien des égards ! Elle ne se situe pour l'heure que dans le champ de la pensée, mais qui m'a permis de vérifier que l'on pouvait parler métaphysique (et même parler de l'amour comme force sociale), jusqu'à faire surgir des éclats de beauté (Rév d'Arès 12/3) remarqués, en empruntant notamment certaines voies du langage, comme l'énoncé poétique.
Votre texte m'a fait penser dans la démarche, à ce que vous aviez écrit pour tenter une jonction avec le monde de l'Islam dans l'article du "pont de singe à la passerelle" [entrée 158 du 26 août 2014], mais cette fois adressé au monde intellectuel rationaliste et athée qui aujourd'hui modèle et gouverne la pensée. Aussi n'exclus-je pas la possibilité d'y avoir recours, nommément parlant, pour permettre à ceux que j'interpelle et que je questionne, de se faire une idée plus juste de ce que je vis et de ce que je suis, et ce, d'autant plus que vous articulez votre texte autour d'une notion clé, l'unité (ou l'unicité) qui renvoie directement à l'Un, clé de voûte de mon expression et de ma pensée. Pour cela je vous remercie, et vous rassure : Votre écriture a peut-être pris un tour suranné, mais en la circonstance elle s'est rendue accessible à ceux qui parlent et usent de ce langage que je nomme pour ma part, le "Haut Français", tournure que j'ai emprunté à l'Allemand "Hoch Deutsch", pour désigner ce langage en passe de disparaître dans l'expression courante et familière.
Pour le reste, je me contenterai de dire que personnellement, les mots pèlerin (Rév d'Arès 12/9), pénitent (30/11) et âme (4/6) me suffisent pour me penser, me créer et me définir, mais que je comprends qu'au regard de l'enseigne que vous deviez donner et avez donné à tout votre enseignement, que vous parliez de "Pèlerin d'Arès", au regard de ce vous êtes, "le prophète de la sortie de la religion", comme vous l'avez écrit vous-même.
Reste le distinguo que vous continuez de faire entre petit p et grand P, distinguo qui existe bel et bien dans les faits, mais dont je ne suis pas sûr que sa mention ait vraiment servi votre communauté au regard de la façon dont elle l'a compris, vécu et intégré en son propre sein, davantage sur le mode d'une "culture", avec tout ce qu'une "culture" comporte de sentiments de supériorité et d'exclusion, d'embryon de hiérarchie, etc. Mais je m'aventure là sur un terrain qui n'est plus le mien, pardonnez-moi. Je continue d'être lié à la Parole et guidé par elle, ainsi que par votre enseignement, dont je vérifie chaque jour la pertinence de vue et la profondeur de propos, en particulier ce que j'ai entendu de vive voix, notamment à la "Poterne des Peupliers", dont les échos me reviennent à la pensée aussi naturellement que le sang qui court dans mes veines, quand je porte mon regard sur tel ou tel sujet, et que je me mets à mon tour à parler. S'il y a une chose à laquelle je suis bien attaché, c'est à ne pas se laisser tarir ni mourir, le Feu scripturaire de La Révélation d'Arès, que je compte bien un jour à mon tour transmettre.
Bien fraternellement,
Éric D. non localisé

Réponse :
Je suis très ému en lisant ce commentaire, mon frère Éric, parce que je vous vois dans l'approfondissement de mon enseignement, enseignement que, comme vous dites, vous "comptez bien transmettre".
Il est difficile de se mettre à l'observation et à l'étude de l'homme. Observation et étude inévitables puisque La Révélation d'Arès s'adresse à l'homme au sens d'universalité humaine, pas seulement à une certaine catégorie grande ou petite d'initiés ou à une communauté de croyants à vocation étroite. C'est sous cet angle qu'il faut lire mon entrée 240. Cela nous conduit forcément à une confrontation avec le pouvoir d'éduquer que s'attribuent ceux qui gouvernent ce monde et croient avoir dégagé de leurs propres travaux un savoir universel irréfutable. Leur savoir est réfutable et La Révélation d'Arès est, pour ainsi dire, le premier Cri (28/11, 23/2, ii/19) venu de l'Infini qui dit à tous ceux qui croient tout savoir : "Vous êtes confinés dans une étriquée et pauvre exégèse de la vie, vos pensées sont chétives, leurs résultats sont médiocres, voire nocifs. Vous ne coulez pas d'un douzil de biopolymères, d'un robinet d'acide désoxyribonucléique (ADN), mais de la Puissance Créatrice qui a fait l'Univers que s'étale à l'infini sous les yeux de vos télescopes."
Il faut dépasser absolument la sacralisation collective qu'a fait de la connaissance de l'homme le pouvoir politico-religieux du monde. La sociologie scientifique, matérialistique, est contestable. La signification et le périmètre des concepts sociologiques officiels sont risiblement réduits. Nous avons à ouvrir devant nos frères humains les portes d'une herméneutique, d'une métaphysique, qui confinent sans le moindre doute à des forces créatrices immenses jadis connues de l'Adam édénique, mais vite devenues inconnues et invisibles sous le fouet du péché. Il va nous falloir reprendre conscience de la diversité et de la richesse des fondements de la vie humaine aujourd'hui noyés dans la nuit de l'Univers. Ce ne sont ni la religion ni la science qui permettront à l'homme de retrouver une idée précise de sa vraie nature. La religion est un phénomène humain ; la conscience d'être un être spirituel n'est pas un phénomène humain, c'est une réalité endormie au fond des brouailles dont seul un certain abandon de l'être à lui-même peut ouvrir les verrous. La voie de la recherche est évidemment tout autre. La riche histoire de l'homme gît au fond de l'homme ; il faut l'humilité et l'amour à un haut niveau pour les retrouver. J'espère que vous acquerrez l'une et l'autre.

09mai22 240C25
Cher prophète,
Nous vivons dans une société, c'est-à-dire un ensemble d'êtres humains vivants en groupes organisés, où l'individu est vu et se voit, est identifié et s'identifie en tant que sociologue matérialistique. Un être de chair avec un cerveau, au milieu d'autres êtres de chair avec un cerveau et où la valeur ajoutée est plus ou moins la lumière qui peut surgir de ce cerveau. En général, ça ne va pas plus loin.
J'en parle depuis mon petit microcosme où j'évolue autour de notre local à Genève avec de toutes petites variantes selon le lieu où le quartier où l'on se rend, mais en général, c'est bien le génie mental qui classifie les groupes, qui crée l'individu, le façonne ou ne le façonne pas, le différencie ou le marginalise, le stock même selon la masse d'énergie qu'il peut ou pourrait produire ; bref, qui recherche la plus-value, mais toujours sans avoir encore vraiment saisi que c'est au détriment d'autre chose.
Nous autre sociologues anagogiques  ou spirituels, nouvelle race en voie d'émergence, cherchons à germer sur ce terreau qui est cet autre chose qui est comme une trainée que le génie mental laisse derrière lui et qui lui pèse de plus en plus.
La finalité n'est pas la destruction du génie mental mais au contraire son réarmement et son réajustement par la voie métaphysique, la voie qui fait place à tous les possibles, et surtout ceux oubliés ou abandonnés issus de la Vie que sont l'amour et le pardon ; l'amour, le pardon et tous leurs dérivés dans leurs dépouillement de toute morale et de toute catégorisation, l'amour dans son essence la plus universelle et transformatrice : l'amour évangélique.
Meilleurs salutations, frère Michel.
Angel C.-D., Genève, Suisse

Réponse :
Je suis heureux de répondre à un frère sur le bon sentier, le sentier sur lequel il se rencontre avec son propre être, où il trouve ses propres racines spirituelles. Ceux qui défendent la légitimité de la religion et de la philosophie académiquement admise, l'une et l'autre dominées par des principes matérialistes, croient dominer le domaine de la recherche herméneutique ou métaphysique et se trompent. Il y a d'autres voies qu'ils n'explorent pas, dont celle que nous ouvrons devant le monde. L'amour et le pardon ne sont pas à eux seuls la Vie, contrairement à ce que vous pensez. Ce sont des fleurs nécessaires sur le bord du sentier vers les Hauteurs Saintes, mais il y a beaucoup d'autres fleurs, une forêt de fleurs impérissables, inflétrissables. L'âme est le fruit d'une horticulture complexe.
Tout énoncé sur la nature spirituelle universelle requiert de l'humain qu'il accepte d'être autre chose que ce que la science et/ou la religion prétend qu'il est, un individu, une conscience. Il m'arrive souvent de dire : "J'ignore complètement ce que va devenir ma conscience quand mon cœur s'arrêtera de battre." La nature corporelle de l'homme, tel qu'on le voit aujourd'hui, ne constitue pas la base de ce qu'on peut étudier si l'on voit l'homme comme il faut le voir : le substrat éternel de l'épaisse réalité divine qui remplit tout sans limites. L'anthropologie n'est pas une connaissance fondamentale, c'est seulement un très bref passage ; ce n'est que la connaissance du déguisement actuel de l'humain. Quand l'âme retrouvera sa liberté à la mort du corps — mytérieuse chair dont le sens ne s'explique que par le Mal dont Adam est l'inventeur — nul ne sait plus depuis longtemps ce qui se passe exactement, mais il n'est pas du tout invraisemblable de penser que l'âme emplit l'espace sans limite, fondue dans l'agglomérat indénombrable des âmes qui ne font plus qu'Un depuis toujours et jusqu'à toujours. C'est dans cette perspective que la nature spirituelle de l'humain doit être comprise.

09mai22 240C26 
Frère ainé,
Cette entrée 240 "Foi et sociologie", peut-être plus qu'aucune autre, est un testament adressé à toute personne professionnelle ou pas qui s'est donné pour mission de toujours mieux comprendre la complexe nature humaine.
Cette nouvelle entrée 240 m'amène à faire un pont avec l'entrée 155 "Le Sacré":
"Le Sacré est tout ce qui se soude au Tout-Autre dans le moment de cette soudure. De 1974 à aujourd'hui, je suis toujours comme chacun de vous de chair et d'esprit — notre coté animal non sacré —, mais je suis aussi d'âme [Rév d'Arès 17/7], parce que chaque fois que j'entre en pénitence, aussi souvent que je peux, je suis sacré.
Être sacré, c'est quitter une heure, un jour, une vie, une façon de vivre qui, même religieuse peut être sans finalité spirituelle afin de muer en image et ressemblance du Créateur."
De fait, la part observée par la sociologie enseignée à l'Université étant "matérialistique" par son approche, n'est pas la part qui nous intéresse car vue sous cet angle-là, que vaut une vie d'homme, que vaut ma vie ? Rien ! Le Sacré n'ayant pas sa place dans cette analyse, je ne sais pas que je dois créer mon âme pour devenir un homme complet ; or, c'est ce qui importe le plus afin que le monde change.
La veillée 32, versets 2, 3, 4 et 5, de La Révélation d'Arès nous dit comment Jésus est devenu Christ en mettant ses pas dans les Pas de Dieu sans jamais s'en écarter et comment nous pourrions en faire autant, puisque les Enfants (Rév d'Arès 13/5) de la Vie (24/3-5) ne trouveront pas la Vraie Voie en croyant rendre plus juste la loi des rats (xix/24) en forçant par des règlements la société à se bonnifier, en imposant une morale, en abolissant la guerre nucléaire, en corrigeant les mauvais, en rendant plus gracieux les policiers et les juges..."
Pour trouver le Salut, il leur suffira de faire un bout du chemin dans la direction du Bien, un cadeau divin en somme, de la part du Père trop aimant à son Enfant.
Parce que Ma Sagesse est dépourvue de science, Elle est démesure pour l'homme Ma Sagesse Que tu ne peux pas comprendre. Dis seulement : "Je T'ai entendu et Je T'ai vu, cela me suffit, je ne pêcherai pas." (Rév d'Arès 33/6-7)
Quoiqu'il en soit, comme le dit ce proverbe ghanéen: "La hache ne s'use pas à couper des bananes !"
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Merci, mon frère Dominique, pour ce commentaire qui porte la double marque de votre profonde spiritualité et de votre humour : "La hache ne s'use pas à couper des bananes !"
En effet la hache de notre concept de l'homme ne saurait s'user à couper dans la sociologie matérialistique qui me semble molle, en effet. Molle probablement parce qu'aussi incontestée que la banane dans des coins de la Terre où elle est une nourriture nécessaire par rareté des autres nourritures. Heureusement, la banane n'est pas la seule nourriture de l'homme...
Je ne suis pas un savant dans le domaine abordé ici. Je ne parle pas de sociologie parce que je suis un expert en sociologie, mais j'en parle sans complexe, parce que j'ai l'impression que la sociologie a peu de contestataires. Je la conteste dans cette entrée 240.  Il me semble qu'on peut appliquer à l'observation de La Révélation d'Arès les mêmes trois questions qui scindent l'observation des questions de religion (voir, pour ceux que ça intéresse les travaux de David Hume), même si la religion n'est plus, depuis les débuts de la Parole d'Arès en 1974-1975, le problème qui nous intéresse, bien au contraire.
L'approche analytique de la religion passe par les trois cadres suivants : l'histoire de la religion, la psychologie et la sociologie. Nous sommes des barbares, oui, contrairement à ce pensent ceux qui voient l'homme moderne comme raffiné, et il nous faut couper à la hache la banane de l'analyse. J'ai déjà, sous différentes aspects, et de façon acceptable pour ceux de mes frères et sœurs peu versés dans ce type d'exploration, abordé les considérations historiques et psychologiques qui concernant La Révélation d'Arès, mais aborder la cadre sociologique est peut-être plus difficile. Je verrai bien.
Merci de regarder en face la question que je soulève ici : La sociologie anagogique qui seule peut nous intéresser n'a plus grand chose à voir avec la sociologie matérialistique.

10mai22 240C27
Je t’ai mis nu (Rev d’Arès 1/1)…
Jamais autant que depuis ces derniers mois je ne comprend la portée de ce verset qui ouvre la première veillée de L’Évangile donné à Arès.
Nu !
C’est bien ainsi que je me sens après la lecture de l’article "Être et Non-Être" (234), suivie de près par la présente entrée "Foi et Sociologie", pendant "social" de l’entrée 234. La métaphysique spirituelle — ce manteau neuf (1/2) que je vais/nous allons peu à peu me/nous vêtir — n’est-elle pas cette Mer profonde où je ne vois pas guère plus loin que ma Main, mais qui pourtant entre dans ma Vessie (xxi/11-12) ? Cette Mer spirituelle qui traverse l’Univers et me traverse tout à la fois, qui n’a rien de commun avec le pécheur que je suis, rien de commun avec ce monde déchu enfermé dans les limites de ses perceptions sensorielles et rationnelles, hermétiquement fermé au Tout-Autre, serait-il plus proche de lui que la veine jugulaire de son cou comme l’enseigne l’Islam ?
Sur ce chemin du retour à la Vie, je me sens nu, sans me sentir pour autant dépourvu. Je me sens plus proche du Père et de sa Parole, la corde par laquelle je peux m’aventurer dans l’inconnu, plus proche de son prophète et son enseignement qui sont comme les mousquetons qui me permettent de rester bien accroché à la corde [?]. Non loin, mes sœurs et frères P(p)èlerins d’Arès d’aujourd’hui, mais aussi d’hier, et même de demain, autant de compagnons d’ascension et d’aventure spirituelle, car la vie spirituelle est une aventure.
Comme le dit votre réponse à notre frère Jules (240C11) — merci à lui comme à tous les commentateurs de cette page —, les mots nous manquent mais pas la Force (Sainteté, Puissance et Lumière) qui nous accompagne. Nous allons rouvrir les portes de la Vie par l’amour sociologiquement vécu, donc pensé, comme la pierre de feu ouvre le volcan, porte de la terre (Rév d'Arès L/6). Nous héritons pour cela des tentatives passées de percées : Isaïe est un jalon de l’Ancient Testament, mais je relisais ce matin Osée (6) :  Venez, retournons vers le Seigneur !.. Au bout de deux jours, il nous aura rendu la vie, au troisième jour, il nous aura relevés et nous vivrons en sa Présence… Car c'est l'amour qui lui plaît, non le sacrifice ; et la connaissance de Dieu, il la préfère aux holocaustes.
Plus proche de nous, Jésus revenu à Arès, n’a-t-il pas accompli en un an le temps de battement d’aile ce que le monde accomplit dans les siècles, se fondant en Dieu, redevenant Dieu (32/1-5) ? Et les premières communautés chrétiennes ne cherchèrent-elles pas des alternatives à l’organisation sociale de l’empire romain avec la mise en commun des biens au sein de petites unités locales, qui se développèrent suffisamment librement pour que les premières instances du christianisme comme la grande église de Rome ne perçoivent la nécessité de mettre de l’ordre dans tous ça, chasser les hérétiques, et ce bien avant le Concile de Nicée sous l’empereur Constantin (325 après J-C).
La Révélation d’Arès n’arrive pas de nulle part, nous n’arrivons pas de nulle part. Nous prenons le relais, et avec nous, tous ceux que nous pourrons entraîner (Rév d'Arès 26/15) pour se (re)mettre en marche sur ces sentiers de l’amour du prochain, qui ne disparurent jamais tout à fait depuis 2000 ans, mais finirent un peu comme les fils de Noé noyés sous le déluge du péché, prisonniers notamment de cette sociologie matérialistique qui me fait penser aux barreaux de cette cage de laquelle le jars pourtant fort et beau ne put se désolidariser totalement (xxxxvi/3).
J’en viens à me demander si le Père avait d’autres choix que de renvoyer Jésus en 1974 avant de se présenter Lui-même devant l’homme Michel, pour lui permettre de devenir le Messager Fort (26/7), son juste prophète (xxxvii/2)…
Jeff P. de Paris, Île de France

Réponse :
Merci, frère Jeff ; je suis ému en lisant votre beau commentaire. Ce commentaire est en fait votre témoignage. Que puis-je ajouter à un témoignage qui n'appartient qu'à celui qui témoigne ?
Nous ne pouvons pas expliquer la foi qui nous anime autrement qu'en convenant personnellement, chacun de nous convenant seul dans son coin de lumière, qu'on ne peut pas expliquer l'improuvable qui s'avère aussi vrai à nos instincts que le contenu des éprouvettes de Louis Pasteur n'avérait à ses yeux l'existence des microbes. Nous pouvons en revanche regarder les insuffisances que les matérialistes savants voient comme limites absolues de la vérité accessible, parce qu'il est clair et évident à nos yeux spirituels que ce qui se voit, se mesure, se pèse et se "mathématise", n'est pas la seule vie possible. Il en est une autre. Elle s'est montrée et elle a parlé à un homme à Arès en 1974 et 1977 comme elle l'avait fait à d'autres il y a longtemps, mais comme elle dit : "Je suis, mais je ne me prouve pas," elle est niée. La foi n'est ni un cadeau du Ciel ni une illusion ; elle ne vient pas de nulle part et souvent elle prend son départ dans les tourments douloureux de la conviction qui n'est jamais certitude ou flagrance, qui n'est que l'immense démonstration du respect que nous porte la Vie.
La foi est la solution créatrice, créatrice de l'homme complet, à un problème insoluble pour la science que ses critères limitent à ce qu'elle voit, produit ou palpe. Les scientifiques ne voient même pas qu'ils ne pourraient jamais voir, produire ou palper quantité de choses sans avoir eu auparavant l'intuition de leur existence ou de leur possibilité.
Encore merci, frère Jeff, pour ce commentaire que j'ai lu avec plaisir.

10mai22 240C28
Bien cher frère,
En passant, subrepticement, notant en 240C3 :
"Une réminiscence prénatale (qui fait rire les matérialistes, mais qui peut exister) est métempirique... ", mais aussi, de Jean-Hubert G en 240C18 : "J'ai même un souvenir plus ancien, quand j'étais dans ma poussette et que je voyais ces dames s'extasier sur le bébé que j'étais…»
J’ajoute ma touche : Mon frère jumeau, Laurent, et moi éprouvions de temps en temps, en phase d’endormissement et ce jusqu’à peut-être l’âge de dix ans, une sensation extrêmement étrange et indicible autant que poignante ; c’était tout en l’ignorant chez l’autre, jusqu’à ce que je ne sais plus quelle occasion nous a fait nous confier :  C’était identique : plus qu’une simple pensée donc, comme une sorte de "déjà re-vécu." Échanges, descriptions : un souffle, une respiration, ainsi qu’un battement au rythme d’un cœur, une sorte d’oppression "douce", le tout intra-aquatique puis le toucher : un membre d’autrui, plus doux encore que celui d’un bébé : le frangin, sans nul doute, un souvenir intra-utérin sans aucun doute.
Ceci persista quelques années, rarement. Notre mère, psychologue, nous informa plus tard qu’officiellement, quatre ans était la limite reconnue par les spécialistes en-dessous de laquelle il était impossible d’avoir un souvenir.
Pardonnez-moi d’avoir été un peu long, je finis : Nous avons ri, un peu fiers, d’avoir fait mentir les "savants", les "spécialistes", du haut de nos treize-quatorze ans d’alors.
Bien fraternellement,
Jérôme L'H. de Nouvelle Aquitaine

Réponse :
Merci, mon frère Jérôme, pour ce commentaire qui pourrait, j'en suis sûr, trouver des échos nombreux un peu partout. Oui, les "spécialistes" prétendent que tel ou tel vécu est impossible et se trompent contre l'évidence. Dernièrement, j'ai souffert d'une chute de tension après la première prise d'un nouveau médicament antihypertenseur qu'il venait de me prescrire — pourquoi ? mystère ! l'ancien antihypertenseur fonctionnait très bien — et je lui ai décrit les symptomes de l'incident en lui disant : "J'ai compris que que ma tension s'effondrait. J'ai mis mon Omron (tensiomètre) au bras et j'ai mesuré : 9,5, puis 9, puis 8,5, puis 8, puis 7,5 et ensuite je suis tombé dans les pommes..." Il m'a coupé : Impossible ! Vous n'avez pas pu tomber dans les pommes. Moi : "Si, si, je suis tombé dans les pommes," mon épouse approuvait : "Oui, mon mari est tombé dans les pommes." Lui : "Impossible... Impossible..."Sa "science" lui avait dit que c'était impossible, alors c'était moi qui mentais ou m'illusionnais et c'était la science qui triomphait. C'est comme quand je dus raconter en 1974 : "J'ai vu Jésus. Il ma parlé..." On me coupait : "Impossible !"
"Impossible !" Une énorme quantité d'êtres humains vivent sur ce mode-là ; c'est pour eux la seule façon de donner de la valeur et du sens à la vie. Le monde est encore loin, très loin, de vivre les yeux ouvert.

10mai22 240C29
Je ne retrouve pas du tout dans cette entrée, ni dans les commentaires, la sociologie que j’ai rencontrée lors de mes études d’architecture, [sociologie] qui nous était enseignée à un assez bon niveau (licence). Normalement, la vraie sociologie ne devance pas les faits, ne parle pas d’un homme qu’elle ne rencontre pas. On peut parler de "science" humaine à propos de la sociologie parce que les matériaux du sociologue sont l’enquête, et le sondage et  que le sociologue se contente d’analyser les enquêtes et d’en tirer des conclusions.
Si, dans ses enquêtes, apparaissaient des hommes qui s’intéressaient au spirituel, le sociologue le reflèterait, sans a-priori, comme n’importe quel fait. La vraie sociologie est une lutte contre les préjugés. Il n’y a pas d’opposition à priori dans la sociologie scientifique entre un homme spirituel et un homme matériel. C’est juste que pour l’instant les hommes à projection spirituelle sont rares et ne se retrouve pas dans les enquêtes.
Les sociologues ne sont de toutes façon guère plus écoutés que ne le sont les spirituels. Beaucoup ont montré la nocivité des pouvoirs, notamment celui de la société sur les individus qui est la seule cause scientifiquement analysée du suicide. Emile Durkheim a pris mille cas de suicide, a mené son enquête et il est apparu à l’analyse de ces cas de suicide que le seul point commun était la pression de la société sur les individus. J’ai été il y a une quinzaine d’année à une journée sur le suicide organisée par le conseil régional (l’invitation m’était arrivée dans la boite aux lettre comme à tous les habitants de la région) et j’ai été surpris que personne n’était allé plus loin que Durkheim. Tous les intervenants sur le suicide dans la société étaient représentés à cette journée et je me suis aperçu qu’aucune société n’a écouté Durkeim et s’est dit : "Et si on faisait attention à ne plus peser sur les individus."
La société anagogique pèsera-elle sur les individus ? Normalement non, puisque la liberté est incontournable ; et il en va de la manière d’entrer en contact avec ce monde. Cherche-t-on à conquérir, à envahir le prochain de notre univers, où commençons-nous par l’écouter sans apriorisme. Là, la sociologie scientifique peut en apprendre à beaucoup qui se prétendent spirituels.
Qui se fait envahir ne peut plus rester lui-même très longtemps et se met à jouer un rôle. Qui sait écouter ne va pas plus loin que l’univers  de "l’écouté" et lui répond dans son monde pour le libérer et le faire progresser un peu, il n’impose pas ses vues.
Pourquoi l’homme a-t-il tant de mal avec la liberté ? Parce que la liberté est forcément en libre accès (c’est cela à mon avis que les réfutateurs du libre arbitre ne comprennent pas) et que l’homme commence sa vie en toute soumission. Il doit donc faire le passage entre un libre consentement éclairé (notamment libre consentement à l’amour) et son libre arbitre. Le but étant de rendre harmonieuse cette dialectique entre libre consentement et libre arbitre, dialectique  qui parcourt toutes les progressions humaines. L’homme de demain donnera son libre consentement à la société anagogique présente dans son cœur, ce qui ne l’empêchera pas de s’émanciper encore par son libre arbitre vers de nouveaux horizons.
J’ai toujours senti le rôle du "peuple" dans mon cœur ce qui renvoie pour moi à la société anagogique le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière (Isaïe 9). J’avais d’ailleurs appelé mon forum internet "Peuple en marche" qui serait synonyme de "Société anagogique en marche". Cela avait été un échec cuisant : Pas d’abonné, mais cela avait permis de faire un bilan de compréhension.
La sociologie scientifique ne s’est pas imposée autoritairement, elle est née, à la base, au XIXème siècle, pour faire face à des crises, des problèmes nouveaux, nés de l’important exode rural vers les villes, à cause de la nouveauté industrielle. L’homme des  grandes villes est apparu comme un homme nouveau, différent, de l’homme des campagnes, encore proche du cœur. Pour survivre l’homme des villes à du s’anesthésier émotionnellement (ville trop agressive) et il a évolué en l’homme qu’on connaît, somnolent, dans une grisaille émotionnelle d’apparence indifférente. Des clans, des ghettos, sont apparus dans les grandes villes et les sociologues ont fleuri sur ces problèmes à résoudre. Les premiers sociologues étaient de grands orateurs et en Amérique, leurs vies étaient très aventureuses, en Allemagne ils étaient proche des philosophes et en France très intellectuels, se mettant à réfléchir sur tous  les problèmes apparaissant comme des problèmes de société. J’ai beaucoup aimé découvrir la vie de ces hommes qui étaient celles de précurseurs à leur époque. Aujourd’hui, c’est vrai que le message sociologique est brouillé parce que tous les mondes sociaux  sont  allés chercher les sociologues comme des sauveurs et ils se sont placés et jouissent maintenant de places privilégiées. À mon avis, les politiques ont appris à les gérer et à les parquer dans des rôles de beaux parleurs. Ce sera probablement aux "sociologues anagogiques" d’aller chercher les trésors intellectuels et d’analyses rigoureuses de ces hommes.
Si la sociologie anagogique suit l’évolution de la sociologie scientifique, elle profitera de crises insolubles sans son apparition. Cela se manifestera probablement par un besoin viscéral d’hommes vertueux qui répondront à un dégoût de plus en plus fort de l’homme combinard, voleur tous azimuts, destructeur et cupide, celui qui est prêt à tout pour arriver à ses fins. Je rêve peut-être, mais je sens cela en moi.
Bernard de la F., de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, mon frère Bernard, pour ce commentaire des plus raisonnables ! Je suis d'accord avec vous, mais il est un point qui vous peut-être échappé, parce que j'ai mal écrit mon entrée (je suis un nul), c'est qu'en affirmant qu'il existe autre chose que la sociologie scientifique ou matérialistique et qu'il existe notamment une sociologie anagogique ou d'anagogistes, je sous-entends qu'il y a en fait une infinité de sociologie, ce que je fais remarquer dans le commentaire 240C23 où j'avance qu'il peut exister une sociologie sahélienne mais qu'on ne peut pas assimiler celle-ci à une sociologie générale.
La force des artistes, dit-on, est leur faiblesse. Notre faiblesse à nous Pèlerins d'Arès, qui consiste à enseigner qu'il existe d'autres vies, notamment la vie spirituelle, autres que la seule vie vue et reconnue par la science est, de même, notre force. La science a cela d'insupportable qu'elle se veut javellisante, récurante, polissante, et quoi encore ? Nous aussi, avec notre sociologie anagogique ou d'anagogistes, nous nous voulons javellisants.

10mai22 240C30
Adame va (alors comme) l'onde (de) la main à Ma Main (Révd'Arès xxxv/19).
Mes pensées fraternelles s'envolent vers vous.
Didier B d'Île de France
Adam surgissant de son péché

Réponse :
Merci, mon frère Didier pour cette image.
Pour moi je vois en elle un Adam surgissant ou s'évadant de son péché, en route vers les Ciel.
Ce qui, entre autres choses simples et claires, me ravit dans vos dessins, pour lesquels vous avez maintenant trouvé un style reconnaissable entre tous les styles du monde, c'est qu'il n'y a jamais de persiflage, de m'as-tu-vu, de dans-le-vent, de sarcasme... N'importe quel homme de la Terre peut se reconnaître dans ce personnage aux bras élevés comme des ailes, au corps moulé dans un seul trait de crayon et qui, par là, est Un en lui (Rév d'Arès xxxiv/1) ! L'homme que vous dessinez ne peut qu'être bon. De plus, ce personnage bretonèsien est à la fois totalement inoffensif et asexué : Il est autant femme qu'homme. Dès que le contour est flou, mou, flexible, malléable, il se produit une sorte de transsubstantation naturelle qui désenchaîne totalement l'humain. Il est comme s'il n'était plus qu'une âme.

10mai22 240C31
Cher prophète Mikal,
Après, dans ce blog, nous avoir longuement enseignés les aspects spirituels (surtout) mais aussi historiques et psychologiques du Vrai, voilà que vous abordez l'angle sociologique.
Que pourrait bien être une juste sociologie anagogique ? Peut-être que l'observation des rares moments de dépassement collectif, dans la direction du Bien, serait un bon point de départ. L’homme pénitent, donc qui se crée lui-même, sort de son inhibition millénaire et influence son milieu dès qu’il n’est plus dominé par celui-ci, puis le milieu change à son tour, rattrape et domine cet homme à nouveau, puis l’homme pousse plus loin son changement et influence à nouveau son milieu, et ainsi de suite.
Je vais ici partir de la veillée 25 : Rompre le Corps de Mon Sacrifice, faire circuler le calice (Rév d'Arès 25/8) ne sont pas des rituels religieux, mais le sacrifice de soi pour partager avec tous et changer le sang en Salive de Dieu (xxx/8). Contraste entre la puissante Trombe [du Bien] Qui traverse la terre éperdument (25/7), et la mesure et la douceur (25/9) qui unissent ceux qui travaillent pour le Bien. Contraste entre ceux qui pansent les plaies pour dominer (25/7), les pénitents qui refusent les trônes (25/7), et le Père qui lave leurs pieds écorchés pour fortifier (25/5). En aimant tous les étrangers comme Je les aime (25/7), en dressant la table pour les restaurer (25/4), un Vent ascensionnel change le monde.
Quels sont les milieux sociaux qui interdisent, permettent ou facilitent cela, et quelles sont les voies possibles de ce changement collectif ? Ce sera l'objet d'une lente et délicate réflexion pour les sociologues anagogiques, à partir de ce que vous commencez ici.
Patrick Th. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Patrick, pour ce commentaire. Vous vous posez la question : "Que pourrait bien être une juste sociologie anagogique ?" La réponse est très simple : La sociologie anagogique est celle d'une société comportant une majorité d'humains d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence et d'espérance spirituelles et de liberté obtenue par la disparition totale des préjugés, sachant que ce n'est pas la sociologie qui fait le monde, mais le monde qui fait la sociologie. C'est, du reste, ce que nous dit La Révélation d'Arès : La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7), ce qui peut être dit autrement : La vérité avec un petit "v" peut revêtir de nombreux aspects, mais la Vérité avec un grand "V", c'est celle du monde que vous changerez en Bien, et ce monde changé sera celui d'une humanité de Bien, laquelle formera ipso facto une sociologie de Bien.
Roland Gary, peu de temps avant sa mort par suicide, déplorait qu'il fût incapable de désespérer. Pourquoi s'est-il suicidé alors ? Apparemment parce qu'il considérait comme sommet de la pensée humaine le désespoir et qu'il lui semblait que le suicide, acte désespéré, était la seule façon de disparaître de ce monde dignement... Monde de Mal, évidemment. Roland Gary, à mon avis, soupçonnait ce monde de ne pas répondre à une sociologie équilibrée ; il se sentait lui-même entre deux états : espoir et désespoir avec l'incapacité d'être dans l'un ou l'autre de façon naturelle ; d'où sa fin non naturelle. C'est le signe du grand malheur dans lequel est tombée cette société de péché. On peut donc dire que, d'une certaine façon, la sociologie anagogique est une société de non-péché, de pureté de mœurs.
Ce monde est fou. Oui, il est fou car si l'on considère, par exemple, la nazisme au temps d'Adolf Hitler on peut dire que dans les camps d'extermination où l'Allemagne d'alors a tué quelque dix millions d'humains (dont six millions de Juifs), dont beaucoup de jeunes, elle a probablement tué un ou plusieurs Dürer, Rilke, Gœthe, Hölderlin, Mozart, Beethoven, Montaigne, Hugo, Gershwin, etc. L'humanité de la sociologie matérialistique, la sociologie académiquement enseignée qu'on croit normale, est dirigée contre elle-même. Ce monde est fou. La sociologie anagogique est celle qui efface la rupture entre humain et inhumain. Etc., etc.

10mai22 240C32
L’investiture du président Macron le 7 mai 2022 lui donne la parole : "Je suis un nouveau président". Il est vrai que chaque assemblée de culte essaie de vivre ensemble, mais il y a un mais, elle se doit de se nettoyer (Rév d'Arès 7/4) des princes du culte pour que l’Eau de la Vie, celle qui s’installera sociologiquement parlant, puisse régner à la place du chaos ambiant.
Même si chacun essayant de changer (Rév d'Arès 30/11) devra un jour comprendre que le dévouement ne suffit pas, comme le sens du devoir non plus, car le sens de la vie rappelle à l’ordre que rien ne se fait par contrainte dogmatique ou superstition — Ça peut aider mais ça ne suffit pas.
Ainsi quelque chose devra sociologiquement analogiquement se faire, d’où l’idée de s’enraciner (Rév d'Arès 31/1) dans le monde, chose que le prophète nous aide à accomplir par son enseignement (39/1). Ainsi par une pénitence, l’accès aux hommes, en douceur, permettra de prouver au monde que par contact de vie se transmettra le virus de l’amour sans quoi la mort physique de la créature gagnera, signe que le péché régnera encore.
Quant deux personnes se parlent, le bien se doit de gagner. Aimer, pardonner, faire la paix, être libre de tous préjugés et pouvoirs et retrouver l’intelligence du cœur (Quatrième de couverture édition 2009 de La Révèlation d'Arès). Puis peut-être un jour on nous dira : Mais qu’est -ce qui vous anime ainsi ? Réponse : l’humanité  est dans son ensemble un conglomérat de vies actives loin du mal, qui se fera en ascension (38/5) vers les Hauteurs, collectipvement : la polone (xxxix/12).
Mes pensées fraternelles s’envolent vers vous.
Henri S. de l'Yonne

Réponse :
Merci, mon frère Henri, pour ce commentaire.
Pour l'heure, oui, nous vivons souvent difficilement cette mission ingrate qui laisse souvent peu d'espérance. Nous nous disons : "Ce que nous annonçons au monde : Il faut entrer en pénitence, ne l'intéresse pas ; le monde passe son chemin." Alors, quand je parle de sociologie j'ai l'impression que je noie mon incertitude dans un lac de rêve... En fait, je pense seulement que je peux donner cette impression, mais je ne ressens pas du tout d'incertitude au fond de moi. Il y a longtemps que j'ai sauté par-dessus le temps et que je sais, puisque le Père Lui-même le dit par les lèvres de Jésus, Son prophète : Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2) et nous n'avons même pas passé la première génération, car la génération qu'évoque la Parole n'est pas la génération administrative de vingt-cinq ans, mais celle naturelle des vivants. Je vais avoir 93 ans et je suis toujours vivant, je suis toujours la première génération et les jeunes nés de mon vivant seront eux aussi la première génération jusqu'à leur mort. De plus, nous ne sommes pas déraisonnables : Sachant depuis Giordano Bruno et Galilée qu'il vaut mieux ne rien dire que de dire que la Terre tourne autour du soleil, nous savons bien qu'en disant que viendra une sociologie anagogique ou d'anagogistes on nous considère comme des niais et qu'on nous laisse parler en haussant les épaules. Haussez les épaules, frères humains !
Pour réussir dans une entreprise aussi "impossible" que la mise en place d'une nouvelle civilisation il faut un contexte, un mode de vie, c'est ce que nous établissons doucement sans brusquer personne. Chacun de nous, Pèlerins d'Arès, se sent plus ou moins solitaire, mais comme j'étais seul face à Jésus en 1974 et face au Père en 1977, je sais que chaque apôtre de La Révélation d'Arès se sent solitaire. C'est ainsi que nous réussirons à changer ce monde (Rév d'Arès 28/7). Je pense souvent à vous, frère Henri, tout seul à Auxerre, et je demande au Père de vous assister tous les jours. Alléluia !
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Réponse :
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