Commentaires Français #234
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27 septembre 2021 (234) 
Être et Non-Être

À Arès (France), en 1974 et 1977, l'Être absolu fait de la gorge (Rév d'Arès xxxi/16) d'un être indigne (21/3) et fragile (xLvii/9) une fontaine (xLvii/9) de Lumière (ix/8), un juste prophète (xxxvii/2), qu'Il nomme Mikal (xLvii/9) ou le faucon (xvi/14-15, xix/24, xLv/14-26). Le faucon engendre d'autres faucons (xLv/14). Quand un missionaire dit cela aux gens de rencontre, la plupart n'en ont cure, parfois même se moquent. Ils ne peuvent pas comprendre — comprendre au sens absolu — que ce qui s'est passé à Arès ouvre devant l'homme une prodigieuse voie d'évasion vers le Bien, vers la racine de l'Éternité, en somme vers l'Être que seuls flairent quelques terriens conscients qu'ils sont poussières de l'Être.
L'Être est plus que Dieu ; c'est la Vie et Tout ce qui
émane d'Elle à l'infini.
Depuis bientôt quarante-huit ans j'ai lentement, mais solidement appris que l'Être comme Son vestige : l'être — l'être c'est moi, toi, l'autre en effort de retrouver l'Être ou la Vie (Rév d'Arès 24/5) — ne sont pas des notions philosophiques. Être et être comme mots ne sont que bruit (ii/7-13, vii/4-16, xi/4-6, etc.) et l
'humain pécheur n'entend  bien que le bruit, mais il peut sentir par l'exercice de l'amour, que La Révélation d'Arès appelle pénitence, la lointaine trace de l'Être dans les brumes de la Vérité.
Quand je parle d'Être et de Non-Être ou
d'être et de non-être, je pense à Parménide (vers 500 avant J.-C.) qui a chanté que "l'Être est" tandis que le "Non-Être n'est pas".
Mais est quoi  ? Et n'est pas quoi ?
La Révélation d'Arès donne une réponse : Ouvre ta gorge, donne la Parole, Elle est (i/4).

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l'Être est l'Infini

"Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie," Blaise Pascal (Pensées)
L'Être est l'Infini Puissance Créatrice,
dont nous faisons partie et dans laquelle nos âmes se fondront

Tout ce qui ramène l'humain à son Enfance spirituelle (Rév d'Arès 13/5), que la Parole d'Arès appelle Salut, est l'Être.
L'inverse est le Non-Être, à savoir ce qui ne sauve pas ou qui n'est pas sauvé.
Par êtres, faute d'autre mot dans le langage humain toujours insuffi­sant, on peut désigner les vestiges pécheurs de l'Être, c'est-à-dire nous les pécheurs.
La masse humaine est pour l'heure l'immense citadelle qu'a concrétée le ciment du péché (refus de la Lumière), le système éphémère de Non-Être créé par Adam (Rév d'Arès 2/1-5) face à la Vie ou, si l'on préfère, face à l'Être, qu'Adam ne voulut pas et que sa descen­dance ne veut toujours pas.

Le Non-Être, entité réelle mais néant par nature — le néant est vide, mais occupe un espace important, de là sa réalité —, est ce qu'a créé Adam (Rév d'Arès 2/1-5), c'est l'Être refusé, c'est la vie générant le vide, à tout le moins la menace du vide. Encore aujourd'hui l'être, débris de l'Être, préfère le vieillissement, la maladie et la mort à sa Mère, la Vie. Le non-être préfère aussi la vengeance sans fin (27/9) de sa justice à l'amour sans fin. Pourquoi ? Mystère.
Nous sommes envoyés sortir le monde de ce mystère.

Pour comprendre ce qu'est l'être, débris de l'Être, il faut considérer que l'Être est immortel, tandis que l'être meurt après quelques décennies de vie d'illusions, notamment d'illusion sur son existentialité et sa durabilité.
La femme qui porte les organes de la genèse humaine est la fleur de la courte vie terrestre ; l'homme pollinise de fleur en fleur. Une fois mort, l'être peut se survivre par l'âme, mais il n'a plus de cerveau, plus de sexe. Seule la Miséricorde le fait durer. L'être ne durera indéfiniment que s'il s'est donné, par l'amour durant sa vie terrestre, la capacité de retour vers l'Être-racine : l'Un, l'Amour, la Vie (Rév d'Arès 24/3-5). Abraham, Zoroastre, Moïse, Bouddha, Jésus, Mouhamad, etc. sont possiblement des êtres fondus ou en cours de fusion dans l'Être.
Notons qu'ici bas on ne peut rien percevoir par les sens du rapport entre être et Être. Seul l'œil métaphysique le perçoit.

Nous Pèlerins d'Arès acceptons la mission de déconstruire la citadelle du monde (Rév d'Arès 28/7), sa façon de vivre comme sa philosophie. Nous devons faire retrouver la Lumière (12/4) aux Enfants (13/5) de la Vie (24/5). Âpre tâche, entièrement laissée à la volonté de l'homme, parce qu'il a été créé libre (10/10), qu'il ne peut exister que libre et que lui enlever la liberté de se recréer reviendrait pour le Créateur à détruire le joyau de Sa Création.
La déconstruction de la citadelle du monde a commencé avec Noé, Abraham, Moïse, les prophètes, Bouddha, Jésus, Mouhamad parmi d'autres qui ont posé des jalons le long des sentiers vers les Hauteurs. Les Pèlerins d'Arès posent un nouveau jalon. Sera-t-il le dernier ? La Révélation d'Arès ne le dit pas, parce qu'elle ne dit pas la bonne aventure, elle laisse à l'homme, l'Enfant (Rév d'Arès 13/5), l'initiative de se recréer librement. Elle dit seulement à l'homme : Fais pénitence (10/6, 33/32) ! Il fait ou il ne fait pas pénitence ou, en langage métaphysique, il est ou il n'est pas.

L'Éternel dit à Moïse :
Je suis Qui Est
(ou Je suis Qui Je suis).
Tu diras aux fils d'Israël :
"Je suis m'a envoyé vers vous" (Exode 3/14).
Être
au sens absolu c'est Être éternellement Sainteté, Puissance et Lumière (Rév d'Arès 12/4) en rapport infini avec la conscience du Bien.
Que suis-je réellement ?
Si je suis ce que le monde fait de moi, je ne suis pas, c'est le monde et qui est, le monde altérable et destructible.
Si je suis l'Enfant (Rév d'Arès 13/5) du Père-Mère de retour vers moi (viii/6), je suis l'être qui retournera à l'Être absolu.
De ce choix je suis totalement libre ; je suis librement pénitent ou non-pénitent, comme dit La Révélation d'Arès.
L'homme de la rue à qui je parle ne comprend pas à quel point il est libre de n'être rien ou de réintégrer l'Être plus loin que l'Infini.

Je me suis adonné au subsidiaire de 1929 à 1974 ; je me suis seulement consacré au nécessaire depuis 1974, et encore !, pas de moi-même. La Vie m'a appelé, moi si piètre. Pourquoi moi ? On ne sait pas ; c'est comme ça, car être et Être ne se mêlangent pas en ce monde, ils restent seulement parents. J'ai été appelé à réveiller chez l'humain l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur libre de préjugés, bref, les Attributs de l'Être ou de la Vie dont il émane. Si depuis 1974 je me consacre à la perplexité métaphysique, seule chose digne de tourment — quel est mon vrai substrat et quel destin a-t-il ? —, c'est que le Père-Mère m'a appelé à réfuter ce que l'animal pensant appelle étourdiment vie. Or, vivre c'est autre chose, c'est être pour retrouver l'Être. Le fait d'être n'est pas un état comme un caillou est un caillou sur un sentier ou un chêne est un chêne dans la forêt. Être humain est une fin en soi comme est une fin en Soi Dieu, le Père, Allah, l'Éternel, la Vie.

Si, d'une part, la Vie c'est l'Être dans l'infini et si, la Vie s'étant disséminée dans cet Infini, être humain c'est vivre parmi les innombrables vivants, et si, d'autre part, la Vie est le Nom le plus clair que donne à Dieu, au Père, au Créateur, La Révélation d'Arès (9/6, 24/3-5, 25/3, 38/5, 39/5, xix/26), l'idée globale et cohérente de l'Être et de tous les êtres que l'Être engendre mérite et appelle le courage d'une acceptation, même si ce fait, quoiqu'immense, reste mystérieux parce que sans trace et seulement détectable au flair, autrement dit métaphysique. L'enjeu majeur de l'avenir terrestre est la confrontation, au détriment [ou au profit selon les circonstances] de l'amour et du bonheur, entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas ce flair.
Vif dans la paix doit être Mikal, dit La Révélation d'Arès (xxii/21) à propos du faucon. Vif = Vivant complet, c'est-à-dire vivant avec le sens métaphysique. Tout oisillon (xLv/14) du faucon doit être à son tour vif, tôt ou tard.

L'Être existe, puisqu'Il parla aux hommes à Arès, France. Le Non-Être existe-t-il ? C'est le vide, disait Démocrite. Certains humains sont des non-êtres définitifs et le resteront comme spectres (Rév d'Arès 4/6-7, 16/15-16, 31/2, etc.). Mais non-êtres provisoires, presque tous les hommes le sont. Les seuls dont on peut affirmer qu'ils en sortent sont les pénitents.
L'Être absolu est Saint, Puissant, Lumineux (Rév d'Arès 12/4) ; Il est Amour (12/7, 32/3). Nous savons qu'il existe quantité de vies, à commencer par les nôtres, impermanents pénitents que nous sommes, qui sont seulement de sporadiques épigones de la Vie, mais nous avons l'espérance que cette imperfaction n'empêche pas notre ascension vers les Hauteurs.

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Traduction d'une partie du poème "De la nature"
de Parménide d'Élée (né vers -580 et mort vers -440 avant Jésus Christ)
Pour ceux qu'intéresse ce texte, qui n'est pas Parole de Dieu, mais qui est prémisse àCelle-ci, car il est impossible que le Père de l'Univers (Rév d'Arès 12/4) n'ait commencé às'exprimer aux humains, Ses Enfants (13/5), qu'en Palestine. Le Père n'a sans nul doute jamais cessé de s'exprimer partout sur Terre aux Hommes après le mauvais choix d'Adam (2/1-5) et bien avant que n'existe la Bible.

Hé bien ! je vais parler, et toi, écoute mes paroles: je te dirai quels sont les deux seuls procédés de recherche qu’il faut reconnaître. L’un consiste à montrer que l’être est, et que le non-être n’est pas : celui-ci est le chemin de la croyance, car la vérité l’accompagne. L’autre consiste à prétendre que l’être n’est pas, et qu’il ne peut y avoir que le non-être, et je dis que celui-ci est la voie de l’erreur complète. En effet, on ne peut ni connaître le non-être, puisqu’il est impossible, ni l’exprimer en paroles.
Car la pensée est la même chose que l’être.
Peu importe par où je commencerai, puisque je reviendrai sur mes pas.
Il faut que la parole et la pensée soient de l’être, car l’être existe, et le non-être n’est rien.
N’oublie pas ces paroles et d’abord, éloigne ta pensée de cette voie. Ensuite, laisse de côté celle où errent incertains les mortels ignorants, dont l’esprit flotte agité par le doute ils sont emportés, sourds, aveugles, et sans se connaître, comme une race insensée, ceux qui regardent l’être et le non-être à la fois comme une même chose et comme une chose différente, ils sont tous engagés dans une route sans issue.
Mais toi, éloigne ta pensée de cette route, et que la coutume ne te précipite pas dans ce chemin vague, où l’on consulte des yeux aveugles, des oreilles et une langue retentissantes, mais examine, avec ta raison, la démonstration savante que je te propose. Il ne reste plus qu’un procédé, c’est celui qui consiste à poser l’être.
Dans cette voie, bien des signes se présentent pour montrer que l’être est sans naissance et sans destruction, qu’il est un tout d’une seule espèce, immobile et infini, qu’il n’a ni passé, ni futur, puisqu’il est maintenant tout entier à la fois, et qu’il est un sans discontinuité. Quelle origine, en effet, lui chercheras-tu ? D’où et comment le feras-tu croître ? Je ne te laisserai ni dire, ni penser qu’il vient du non-être, car le non-être ne peut se dire ni se comprendre. Et quelle nécessité, agissant après plutôt qu’avant, aurait poussé l’être àsortir du néant ?
Donc il faut admettre, d’une manière absolue, ou l’être, ou le non-être.
Et jamais de l’être la raison ne pourra faire sortir autre chose que lui-même. C’est pourquoi le destin ne lâche point ses liens de manière à permettre à l’être de naître ou de périr, mais le maintient immobile. La décision à ce sujet est tout entière dans ces mots : l’être ou le non-être. Il a donc été conclu, comme cela devait être, qu’il faut laisser là ce procédé inintelligible, inexprimable, car il n’est pas le chemin de la vérité, et que l’autre est réel et vrai. Comment, ensuite, l’être viendrait-il à exister ? Et comment naîtrait-il ? S’il vient à naître, c’est qu’il n’est pas, et de même s’il doit exister un jour. Ainsi se détruisent et deviennent inadmissibles sa naissance et sa mort.
Il n’est pas divisible, puisqu’il est en tout semblable à lui-même, et qu’il n’y a point en lui de côté plus fort ni plus faible, qui l’empêche de se tenir uni et cohérent, mais il est tout plein de l’être, et de la sorte il forme un tout continu, puisque l’être touche à l’être.
Mais l’être est immuable dans les limites de ses grands liens, il n’a ni commencement ni fin, puisque la naissance et la mort se sont retirés fort loin de lui, et que la conviction vraie les a repoussées. Il reste donc le même en lui-même et demeure en soi : ainsi il reste stable, car une forte unité le retient sous la puissance des liens et le presse tout autour.
C’est, pourquoi il n’est pas admissible qu’il ne soit pas infini,  car il est l’être qui ne manque de rien, et s’il ne l’était pas, il manquerait de tout. Contemple fortement ces choses, qui sont présentes àl’esprit, quoique absentes (pour les sens), car rien n’empêchera l’être d’être uni à l’être, et rien ne fera qu’il soit dispersé entièrement et de tous côtés dans son arrangement, ni qu’il soit reconstruit.
Or, la pensée est identique à son objet. En effet, sans l’être, sur lequel elle repose, vous ne trouverez pas la pensée, car rien n’est ni ne sera, excepté l’être, puisque la nécessité a voulu que l’être fût le nom unique et immobile du tout, quelles que fussent à ce sujet les opinions des mortels, qui regardent la naissance et la mort comme des choses vraies, ainsi que l’être et le non-être, le mouvement, et le changement brillant des couleurs.
Or, l’être possède la perfection suprême, étant semblable à une sphère entièrement ronde, qui du centre à la circonférence serait partout égale et pareille, car il ne peut y avoir dans l’être une partie plus forte, ni une partie plus faible que l’autre. En effet le non-être, n’étant pas, ne saurait empêcher l’être de former un tout homogène, et l’être ne saurait être privé d’être, ici davantage, làmoins, puisqu’au contraire il est tout entier incorruptibleàcar il demeure égal de tous côtés dans ses limites.
Je termine ici ma démonstration et mes réflexions au sujet de la vérité : apprends ensuite les opinions des mortels, en écoutant la trompeuse harmonie de mes vers. Les hommes ont prétendu signaler deux espèces d’objets, dont l’une ne peut être admise, et en cela ils se sont trompés ils les ont jugées de nature contraire, et leur ont appliqué des désignations entièrement séparées. Ils ont distingué d’une part le feu éthéré de la flamme, léger, très peu consistant, entièrement semblable àlui-même et différent de l’autre espèceàd’autre part celle-ci, qui a également sa nature propre, savoir, àl’opposé, la nuit obscure, matière épaisse et lourde. Je t’exposerai l’arrangement de tout cela, afin que tu n’ignores rien des opinions des mortels.

Commentaires
27sep21 234C1
Où allez-vous chercher tout ça ? Parménide, être et non-être, les espaces infinis qui effrayaient Pascal, etc ? Ce n'est pas dans La Révélation d'Arès ! Est-ce votre rôle de transmetteur d'un Message surnaturel de contextaliser La Révélation d'Arès comme ça ?
Moi, je trouve ça étrange. Je ne veux pas dire que cette entrée n'est pas intéressante, mais est-elle vraiment à sa place ?
Je suis un catholique attiré par La Révélation d'Arès qui apporte un certain nombre de lumières à l'insupportable nébulosité de la théologie dogmatique de mon église. Ce qui est très agréable pour le lecteur de votre blog, c'est l'absence de critique méchante de la religion catholique et de toutes les religions en général. Vous vous sentez au-delà, de toute façon et quand on lit La Révélation d'Arès sous votre éclairage, on est bien, on dépasse tout le religieux facilement, on est pris d'espérance..
Mais là, je me demande si vous ne vous égarez pas.
Bien amicalement àvous,
Rémy A. d'Île de France

Réponse :
Comme transmetteur (ou prophète) de La Révélation d'Arès je ne suis pas seulement chargé de diffuser cette Parole comme je l'ai reçue,  je suis aussi chargé de l'expliquer et là tout devient pour moi difficile.
Je m'attendais bien un peu à ce qu'en m'enfonçant toujours plus loin dans la métaphysique, dont La Révélation d'Arès est la porte, certains lecteurs de mon blog sourcillent et se demandent où je les entraîne. Je ne m'attendais toutefois pas à ce que le premier qui s'interroge soit un catholique. Qu'importe ! C'est un frère, qui cherche sa voie.
Pour comprendre le souci qui m'a amené à ce sujet : "Être et Non-Être", il faut bien comprendre que La Révélation d'Arès de toute évidence sort son lecteur de la dogmatique... disons... infantile de la chrétienté d'église, à laquelle vous appartenez : Dieu en trois personnes : Père, fils et saint-esprit, la défaite du péché par le sacrifice de la croix, le salut par la fidélité aux sacrements et au calendrier des fêtes etc., et le ramène à l'expérience totalement oubliée de la Vie dans la Création infinie, ce qui oblige à dépasser les limites de la cérébralité animale pour retrouver la vaste réalité de l'éon de la Création, réalité évanouie dans nos pensées, que nous ne pouvons plus que sentir difficilement : cette réalité hors des limites matérielles est la métaphysique. Même chose pour d'autres religions — par exemple dans l'Islam la description de l'au-delà est enfantine — c'est le déport "au Ciel" du défunt dans un joli parc d'attraction avec luxueux restaurant terrestre. Or, il faut, dès ce monde — car courte est la vie et très longue la mort — se dire qu'une fois morts les organes charnels des sens, de la pensée, de la parole, etc., disparaissent, l'humain devient tout autre chose et que cet autre chose n'est pas descriptible à c'est un ailleurs non inactif, car il y a notamment fusion de l'âme dans la Vie hors dimension, mais inénarrable. Il faut y penser ; cette pensée est un des exercices de la foi. Il faut, pour diriger autant qu'il est possible cette pensée, sortir du descriptif, même poétique. La métaphysique est la seule tentative d'approchement possible.
La métaphysique, selon moi, est la permanente tentative d'aller au-delà de soi-même, des habitures intellectuelles logiques, pour chercher l'invisible, dont on peut être certain qu'il existe et qui parfois même se manifeste subrepticement (miracles, hasards miraculeux, intuitions prodigieuses, etc.), mais dont l'homme de chair ne peut que flairer, sentir, sans rien pouvoir prouver. La métaphysique échappe, dans ce monde matérialiste lourd, à toute expérience sensible. Étrangère aux sciences normatives comme l'éthique, la métaphysique est une science philosophique qui rend comprte sans pouvoir la prouver de l'existence de choses ou d'événements qu'on ne peut nier mais qu'on ne peut expliquer. Aristote appelait la métaphysique "philosophie première", première en importance et en dignité. Il y a certes d'autres façons de voir la métaphysique comme la façon d'Emmanuel Kant qui disait : "La métaphysique contient les premiers fondements de ce que saisit le savoir humain. Elle est science des principes de l'étant et non pas des principes de la connaissance". D'autres appellent métaphysique l'étude des réalités qui échappent aux sens et la tentative de décrire les choses qui sont en elles-mêmes impossibles à représenter par le langage. Bref, la métaphysique s’oppose à la connaissance empirique des phénomènes tels qu'ils nous apparaissent hors du champ des sciences.
La considération de l'Être et de l'être face au Non-Être et au non-être fait partie du domaine métaphysique. Entraîner le cerveau à envisager la vie hors de la chair est nécessaire. Dieu comme souverain suprême, juge des hommes et maître de la providence, ou, si l'on préfère, comme sorte de Superhumain immortel qui a l'œil partout, voit tout, juge tout, règle même les détails de l'existence humaine comme la nourriture, les rapports sexuels, les jeux, etc., ce Dieu-là, celui de la description religieuse infantile, n'existe pas. Dieu est Tout Autre Chose, qui se trouve aussi bien dans le moindre atome de notre chair que dans l'Infini sans fond. C'est l'Être par excellence que nous, les êtres, qui émanons de l'Être, avons d'énormes difficultés à nous représenter.
Je ne sors pas de mon rôle prophétique en L'évoquant métaphysiquement sans aller trop loin dans l'abstrait, afin que ceux de mes frères encore peu enclins à pénétrer l'Invisible ne soient pas trop perdus en me lisant. Si j'adjoins à mon entrée 234 la traduction d'une partie du poème "De la Nature" de Parménide, poème écrit il y a vingt-six siècles, c'est pour montrer que le souci qu'on peut avoir de ce Parent, Mère-Père, métaphysique invisible est très ancien.

27sep21 234C2 
Bien aimé frère Michel,
Voilà une entrée qui demande un temps pour être intégrée.
Ma courte vie terrestre n'y suffira probablement pas, mais je sens combien elle va m'éclairer pour faire grandir la place du Tout Autre dans le tout que je suis, de l'Un dans l'un, de l'Être dans l'être.
Dans cette perspective sublime, l'Amour n'est pas qu'une fin. Il n'est peut-être et surtout que moyen, comme la pénitence n'est que moyen. Moyen de l'ascension vers cette Image et Ressemblance (Genèse 1/26) de la Vie (Rev d'Arès 24/3-5) en moi — Le Christ n'écoute pas mes aveux, Il attend que je ne pèche plus, me montre ses Plaies sanglantes, ses Sarments étendues devant moi pour que je Les panse (30/16) — et hors de moi : Éden ressuscité... Mon Jour illuminant le ciel (ibid).
Vous dîtes dans cette nouvelle entrée : "Si, d'une part, la Vie c'est l'Être dans l'infini et si, la Vie s'étant disséminée dans cet Infini, être humain c'est vivre parmi les innombrables vivants, et si, d'autre part, la Vie est le Nom le plus clair que donne à Dieu, au Père, au Créateur, La Révélation d'Arès (9/6, 24/3-5, 25/3, 38/5, 39/5, xix/26), l'idée globale et cohérente de l'Être et de tous les êtres que l'Être engendre mérite et appelle le courage d'une acceptation, même si ce fait, quoiqu'immense, reste mystérieux parce que sans trace et seulement détectable au flair, autrement dit métaphysique. L'enjeu majeur de l'avenir terrestre est la confrontation, au détriment de l'amour et du bonheur, entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas ce flair."
Je ne suis pas sûr d'avoir compris pourquoi vous dîtes : "au détriment de l'amour et du bonheur" ? Pourquoi pas "au profit de l'amour et du bonheur" ?
Jeff P. d'Île de France

Réponse :
Vous avez raison, frère Jeff, j'aurais pu, à la place de "au détriment de l'amour et du bonheur" écrire "au détriment ou au profit, selon les circonstances, de l'amour et du bonheur." On se trouve là dans un domaine d'un inimaginable immensité où les relations entre les situations — amour et bonheur sont des situations — ne suivent plus la logique terrestre. Par ailleurs, il me faut raccourcir pour ne pas entraîner mes lecteurs dans un texte trop étendu.
Cette entrée 234 est, je pense, la première que j'écris pour introduire mes frères et sœurs plus profondément dans le domaine métaphysique auquel, s'ils veulent échapper une fois pour toutes à l'infantilisme religieux, il leur faudra s'habituer. Ce n'est certes pas pour l'heure quelque chose qu'on puisse facilement introduire dans le discours missionnaire, et j'ai conscience que mes illustres prédécesseurs ont évité d'entraîner leurs disciples sur ce sentier particulièrement difficile, mais après quelque quarante-sept années de réflexion et de prudence, je pense qu'il m'est possible d'aider ceux et celles du petit reste à avancer dans cette Voie.
Une grande part de notre foi est de la spéculation, du raisonnement dans un domaine très difficile, parce que le langage humain devient peu opérant et parfois même inopérant. Or, penser, c'est se parler à soi-même, c'est donc user de langage et quand celui-là aborde des domaines lointains où parler se réduit à balbutier, on est plutôt perdu. Mais perdus nous le serons aussi, tous, en mourant, quand vouloir hurler : "Ramenez-moi à la vie !" ne servira plus à rien côté terrestre où nous serons inentendus et n'aura aucun sens pour les entités de l'Invisible, lovés dans un espace sans dimensions aux débouchés sans rapports avec ceux de la vie terrestre. Donc, une grande part de notre foi est de la spéculation, du raisonnement dans un domaine très difficile, et nous devons faire l'effort non de nous représenter ce qui n'est pas représentable, mais de nous assouplir, de nous dire : Ne résistons pas à l'impossible, car l'impossible est déjà là, derrière la porte, et c'est à l'impossible que nous sommes promis.
La pensée métaphysique sur terre ne rapporte rigoureusement aucun avantage d'aucune sorte à quiconque l'introduit dans son cerveau, et elle est pourtant l'avancée suprême dans cet impossible que je viens d'évoquer. Comme la foi, comme l'amour, la métaphysique s'offre gracieusement à celui ou celle qui les abrite, hors de toute considération calculée. Nous vivons dans un monde où n'importe quoi, même quelque chose de purement moral, est vu sous l'angle d'une plus-value — je m'instruis, ne serait-ce qu'en apprenant le nom d'une rue, donc je m'ajoute de la valeur — et il n'est pas sans très grande importance qu'on aborde un point de spéculation sur l'invisible, l'incolore, l'insensible, le douteux, bref, ce qui est inexistant aux yeux des gens "à la page", qui en ce monde ne présente d'autre intérêt que celui de s'introduire dans la Royaume, dans l'impartageable. Ma vie va revenir à la Vie, sa racine, elle y va se fondre, j'y vais en somme disparaître comme homme, comme individu ou personne. Et cependant cela ne me conduit pas à la disparition, mais me conduit à la libération absolue.

28sep21 234C3
"Être ou ne pas être ?" questionne Hamlet. Shakespeare résume ainsi le fond de la question existentielle humaine, reprenant sans doute une tradition qu’il savait très ancienne, puisque vous la faites passer par Parménide mais elle remonte vraisemblablement bien avant, jusqu'à Adam, car le Père trop aimant (Rév d'Arès 12/7) n’a pas pu laisser en effet sa Créature s’enfermer en elle-même sans lui tendre régulièrement la Main pour lui éviter l'implosion, l’anéantissement collectif.
D’où la chaîne des prophètes tissant la Laine qui, grâce à vous, nous apparaît désormais sans les nœuds religieux (Rév d'Arès xLii/13). C'est ce premier humain, Adam [Rév d'Arès 2/1-5, vii/1-13], cette race spirituelle devrais-je préciser, qui, par choix : désir, orgueil et inexpérience, déserta la Vie pour se faire son propre cinéma sur l'écran de la caverne de Platon.
Depuis, nous vivons la mort de cet ancêtre glorieux (Rév d'Arès vii/1-13), nous errons sur la Terre comme les spectres de chair de l’homme rayonnant. Sur l’écran grisâtre de notre nuit noire, les images défilent devant les générations, assises avec leurs chefs et leurs prêtres (28/12), les langues bavardes allant bon train sans rien changer à leur vie.
Ces images qui font l'Histoire entretiennent l’hypnose collective d’un non-être revendiqué, auquel les humains croient dur comme fer. En effet, par-delà les diverses colorations religieuses, les faux semblants millénaristes et messianiques, les espérances politiques échouées, la croyance la plus tenace de l'homme réside dans son identification à l’animal pensant, qui fait qu'on s’attache désespérément à la vie ici-bas, qui pourtant passe comme un mirage jusqu’à la désillusion fatale de la fosse, bien réelle. Et le spectre qui descend ou l’âme qui se dilate, mais le monde qui ne change pas.
L’œil s’ouvre (Rév d'Arès xxviii/27): Telle est bien notre mission par laquelle la main du pénitent prend la Main (Rév d'Arès xLi/13) du Père pour entamer la folle ascension, impulser l'Exode de tout un Peuple vers l'Être.
Claude M. d'Île de France

Réponse :
Merci, mon frère Claude, pour ce commentaire très intéressant.
Je l'ai relu plusieurs fois, mais j'imagine qu'en le relisant encore je comprendrai mieux plus tard certains choses qui me font hésiter sur le sens que vous leur donnez. Ainsi, quand vous parlez de "l’hypnose collective d’un non-être revendiqué, auquel les humains croient dur comme fer", vous donnez vraisemblablement à "non-être" le sens d'homme matériel vieillissant comme se fane le fleur et mourant comme meurt la fleur, c'est-à-dire le non-être se veut fils du Non-Être comme réalité passagère et qui rejette l'Être à la poubelle des illusions.
Je viens de parler de réalité, domaine circonscrit et compris de façon radicalement opposée selon qu'on est ou n'est pas métaphysicien. Ici je vois être et non-être comme, grossièrement parlant, croyant et incroyant.
On peut comprendre, de façon grossière, l'Être et le Non-Être comme le Réel et l'Irréel. Je dis "de façon grossière", car le Non-Être existe, c.-à-d. n'est pas irréel métaphysiquement. Mais si l'on s'engage dans cette voie-là, on va peut-être trop loin et je crains qu'on devienne incompréhensible pour ceux de nos frères et sœurs qui ont déjà du mal à saisir ce que mon entrée 234 veut dire. Le Non-Être est vide, mais le vide n'est pas une irréalité, parce que le vide ne peut pas exister sans espace. S'il n'y a pas d'espace il n'y a rien à ce qui n'est pas la même chose que le vide.
Mais l'espace métaphysique a-t-il une réalité similaire à l'espace physique vide ? Cela, il nous est impossible de le savoir tant que nous n'avons rien d'autre que nos organes des sens pour nous faire une idée de l'Univers. Les dimensions, si elles existent dans le Royaume, sont d'un tout autre ordre que les dimensions physiques que nous connaissons sur Terre. Je dis cela, parce que quand, dans le récit de mon transport dans les étoiles au chapitre VI du Livre (La Révélation d'Arès), j'ai été envoyé dans l'espace, cela s'est produit quasi instantanément et j'en suis revenu aussi instantanément. Notre notion matérialiste d'espace est liée à la notion de temps. La planère Mars se situe en moyenne à 225 millions de kilomètres de la Terre, mais la planète rouge s'éloigne de la Terre parfois jusqu'à 400 millions de kilomètres. Il faut quelque 260 jours à un engin spatial pour atteindre Mars et cet engin est propulsé sur une partie de trajectoire elliptique, "l'orbite de transfert de Hohmann", jusqu'à rejoindre l'orbite de Mars au périhélie de l'ellipse. Là, un second incrément de vitesse est donné à la sonde pour qu'elle accompagne Mars dans son mouvement de révolution. On voit que dans notre monde dimensionnel les questions de contact sont très complexes, je dirais "barbares" en souriant, et la plupart du temps impossibles. Mais pour l'âme ? On est dans un tout autre domaine de réalités. Il m'est arrivé de dire en riant : "L'Univers tient dans une balle de ping-pong ; ce n'est qu'une image, mais indice d'une réalité." Encore la réalité ! C'est peut-être ce qui explique que l'âme que nous nous créons est inactive tant que notre chair, qui évolue dans une autre nature, n'est pas morte. Autrement dit, le Royaume est hors de la relativité de notre perception charnelle. Comment me voit une fourmi qui court sur mon index ? Je dois lui paraître comme une immensité alors qu'elle est déjà sur moi.
Dès qu'on veut voir la Royaume avec l'esprit mathématique, on voit quelque chose, mais quoi ? Impossible à dire. L'Être et le Non-Être se dérobent indéfiniment à nos sens nerveux. Seule la métaphysique quand nous l'introduisons dans notre pensée commence, commence seulement, à soupçonner les réalités autrement. La réalité, quand l'œil s'ouvre — bonne citation que vous faites là, frère Claude —, est tout autre. Autrement dit, le lieu de nos fabrications mentales matérialistes bétonnées dans le péché est un obstacle quasi insurmontable pour voir la Vérité ; nous nous contentons du Vrai... et encore ! relativement.
L'Être peut être dit pour faire image (notre charnalité a toujours besoin d'images) comme étant le Mouvement Lui-même (Whitehead, "Process and reality"). Le réel terrestre, disait Husserl, est toujours perspective, intentions, expériences, mais Bergson expliqua que le réel ne pouvait pas être saisi par l'intelligence intellectuelle qui cherche des logiques mécaniques, même abstraites ; il ne peut l'être que par l'intelligence spirituelle. L'intelligence spirituelle seule peut entrer dans la métaphysique ; il nous faut la développer. L'intelligence intellectuelle saisit l'idéal, mais l'idéal est verrouillé dans une idée ; l'intelligence spirituelle peut ouvrir le verrou, s'évader, elle est sans fermeture, sans frein ; c'est l'intelligence de la métaphysique, la seule qui nous permette de percevoir dans les brumes l'Être et le Non-Être, donc l'être et le non-être, leur enfants. On est alors très, très loin de la religion et de ses dogmes primitifs, on commence à prendre des ailes et à monter dans la Lumière.

28sep21 234C4 
Cher frère Michel,
Me dire qu'un jour, après cette vie courte, je ferais un avec la Vie et les âmes, si ma pénitence est assez intense, me réconforte.
Je vis actuellement dans un village bien connu des pèlerins d'Arès. Je suis un malade mental d'une grande tristesse. J'ai commencé ma dépresion à trois ans, quand on m'a enfermé à la maternelle. Assez récemment ma mère m'a dit que j'étais très joyeux et que je riais tout le temps ; elle m'a dit que j'ai perdu ma joie de vivre à la maternelle : Institutrice froide comme un glaçon, toute la journée assis à faire des trucs absolument ennuyeux, cour de récréation avec des grillages tout autour et je rêvais de m'enfuir dans la forêt juste à côté. Ma vie commençait mal. Rien ne m'intéressait dans cette société sinon de rêver d'être chasseur-cueilleur avec les amérindiens d'Amazonie...
Je ne vais pas m'étendre sur le reste de ma vie. Je progresse, mais cela me parait tellement infime, j'ai beaucoup de mal à vivre. Je progresse mais tellement lentement que je me sens minable. Par trois fois, j'ai essayé de me remettre à la mission, je n'y arrive plus. Ma tristesse me bloque.
Merci d'être ma bouée de sauvetage par vos écrits et je suis ravi que vous alliez sur la voie de plus de métaphysique.
Je vous embrasse, cher frère ainé.
Cédric P. d'Arès en Aquitaine

Réponse :
Je suis, mon frère Cédric, tout à la fois très peiné de vous voir aussi triste et très heureux que vous soyez "ravi que j'aille sur la voie de plus en plus métaphysique."
N'abandonnez jamais la mission ! Vous pouvez vous y mettre de façon un peu compliquée en expliquant pourquoi nous ne sommes pas une religion, mais des croyants libérateurs, ou de façon très simple en vous contentant de dire : "Une seule solution au mal du monde : l'amour ! Nous cherchons des frères et sœurs humains qui voudraient bien nous aider àrappeler aux humains qu'ils peuvent trouver le bonheur et l'éternité dans l'amour." Il n'y a pas besoin d'être un phénix du verbe spirituel, mon frère. Le philosophe Leibniz disait que la certitude se réalisait dans l'aiguillon d'imperceptibles sollicitations. Même si vous vous considérez "minable" — ce que je ne crois pas — vous pouvez être une de ces "imperceptibles sollicitations".
Nous vivons en des temps où sévit partout une formidable inquiétude. Croyez-moi, même le "minable" que vous pensez être peut contribuer à donner à ce monde la certitude qu'il peut trouver le bonheur, qui est toujours dans la simplicité. Les humains se croient maîtres et possesseurs des forces physiques, voire même d'une partie de l'univers, mais vous vous savez mieux que personne que vous n'êtes rien comme humain, mais que vous pouvez être tout comme auxiliaire du Créateur pour rappeler à l'homme que la force contre le Mal est tout simplement dans l'amour du prochain.
Je vous embrasse aussi, frère Cédric !

29sep21 234C5
Voici, frère ainé, mon petit commentaire bricolé qui veut honorer votre nouvelle entrée du blog.
Pourquoi l'être a-t-il autant de difficultés à chercher et à trouver l'Être au fond de soi ?
Peut-être parce qu'il nous est plus facile de nous identifier à nos semblables, ces derniers pouvant bénéficier d'une aura ou d'une renommée particulière, un modèle que l'on croit suprême dans quelque domaine que ce soit ; à chacun son idole, quoi ! (Rév d'Arès 23/8)
L'homme pécheur tire la barbe devant l'œil (Rév d'Arès xxviii/23).
Mais ça, c'était sans compter avec le Retour : Le Retour (de Dieu) fend la tête (jusqu')à la gorge (Rév d'Arès viii/6).
Dominique F. de Catalogne Française

Réponse :
Il n'y a pas, frère Dominique, de "petit commentaire bricolé". Tout est toujours bricolé quand il s'agit de pensées sur l'instant. Une pensée a toujours besoin de se vérifier ou de se développer par la réflexion. Ce n'est pas le rôle du commentaire qui est une réplique conversationnelle, mais non une réplique longuement réfléchie qui se loge mieux dans l'essai, le traité, le manuel, la mémoire. Cela montre, du reste, qu'il est toujours difficile d'user du langage.
Ce matin, alors que Luc Ferry nous apprenait par la télévision que "35% des jeunes finissent leurs études sans savoir lire couramment," et que je marmonnais : "Donc 65% de jeunes ne peuvent pas vraiment lire mon blog... Mais c'est une énorme impéritie !", mon épouse Christiane me répondait : "Plus vous approfondissez votre propos, moins vous avez de commentaires. C'est normal." Et c'est là que je m'émerveille de l'équilibre qu'enseigne La Révélation d'Arès entre l'indispensable Lumière réduite à l'exercice de l'amour, aussi appelé pénitence, condition plénière de la Sainteté et de la Puissance (Rév d'Arès 12/4), que nous sommes conçus pour partager, et l'éclairage superflu de la métaphysique arésienne qui n'a d'autre but que d'aider l'homme à dépasser et oublier la religion et ses dogmes et idoles infantiles qui maintiennent l'homme au piètre niveau d'animal pensant.
Merci, frère Dominique, pour votre commentaire.

29sep21 234C6
Merci infiniment [pour votre réponse 234C4], je vais me remettre à la Moisson quand je serai guéri d'une douloureuse tendinite au talon d'Achille.
Cédric P. d'Arès en Aquitaine

Réponse :
Je compte sur vous pour transmettre notre Message, notre Appel à l'homme : "Viens, homme, viens nous aider à réveiller dans cette humanité le besoin d'amour du prochain, seule solution au mal !"
Merci, frère Cédric.

29sep21 234C7 
Cher prophète, chers frères et sœurs.
Voilà une réflexion que je me fais à moi-même, ce matin et que je veux partager avec vous :
"Homme, quitte le système éphémère de Non-Être créé par Adam (Rév d'Arès 2/1-5) face à la Vie ou, si l'on préfère, face à l'Être, qu'Adam ne voulut pas et que sa descendance ne veut toujours pas !
Ce sont tes ancêtres qui ont voulu le vêtement d’os secs et froids pour L’attendre au creux de la terre (Rév d’Arès 2/5 ).
Et si tu lis dans l’Écriture : Celui qui a créé la vie et la mort pour vous éprouver et connaître ainsi celui d’entre vous qui agit le mieux (Coran "La Royauté" 67/2), dis-toi que ce n’est pas la Vérité, que ce sont des ajouts à Sa Parole, des livres d’hommes (Rév d’Arès i/5-9).
Ne te dis pas que c’est à cause de Dieu que tu meurs, car tu auras alors trouvé un coupable et tu ne te remettras pas en cause toi-même, le seul responsable.
Change-toi (Rév d’Arès 30/11) ! Entre en pénitence (8/6, 31/2, 33/13) ! Devient un être aimant, qui pardonne, fait la paix, retrouve l’intelligence spirituelle du bon sens, libre de préjugés et appelle tes frères à se changer (xxviii/26, xlix/5) et ta descendance continuera de changer le monde, ouvrant devant l'homme une prodigieuse voie d'évasion vers le Bien, vers la racine de l'Éternité, en somme vers l'Être."
Louis F. de Corrèze, du groupe missionnaire de Limoges

Réponse :
Vous nous proposez là, frère Louis, une expérience missionnaire intéressante ! La difficulté de la mission nous fait penser qu'il ne s'agit peut-être pas chez les personnes que rencontre l'apôtre d'une difficulté de comprendre à proprement parler, mais qu'il s'agit plutôt de doute ou d'indifférence face à ce qui a été par ailleurs rabâché par le christianisme et d'autres religions, de leitmotivs connus par cœur dont "toute la terre est marquée", qu'il s'agit de "tous les pavillons qui couvrent déjà les territoires," comme disait Valéry dans "Monsieur Teste". Nous sommes à la recherche d'une autre façon de dévoiler la Lumière devant le monde. Apparemment, la rédaction que vous proposez semble obscure, mais qui sait ? C'est peut-être une des formules nouvelles, que nous recherchons actuellement, qui réveillera une saine curiosité dans les cerveaux de rencontre.
Il faut essayer. Bien sûr, le début de ce que vous appelez votre "réflexion" risque de susciter des questions difficiles de la part de ceux et celles qui la liront, mais vous êtes là pour leur répondre. Essayez et tenez-moi, s'il vous plaît, au courant des résultats. J'en serai très heureux.
Après tout, il vaut peut-être mieux être pris pour des philosophes que pour des bénêts répétant : Aimez-vous les uns les autres, comme les Églises le répètent sans montrer l'exemple de l'amour. Je repense aux évêques catholiques français bénissant les soldats partant au front tuer des Allemands et aux évêques catholiques allemands bénissant les soldats partant tuer des Français en 1914. Effrayant. C'est finalement l'Église qui se prétendait seule prédicatrice autorisée de l'Évangile qui a tué dans le cœur de ses fidèles l'idée de l'amour du prochain, du pardon, etc. Votre "réflexion" propose une autre façon de comprendre le Message du Créateur et ses Messagers.
Votre "réflexion" me fait réfléchir un peu. Oh ! je sais que ce n'est qu'une réflxion rapide, incomplète, mais cette "réflexion" propose une direction qui peut a priori sembler fermée, abstruse, voire pédante, mais qui peut ne pas être aussi stérile que nous pouvons le craindre et nous surpendre. Elle peut — qui sait ? — dans certains milieux où Être et Non Être ne sont pas des notions extravagantes ou prétentieuses, avoir une résonance heureuse. Nous vivons dans un monde où ne semble promis au succès qu'un savoir positif et où la métaphysique est vue comme frôlant plus ou moins le fakirisme. Mais alors, c'est à nous de réveiller l'esprit, comme le fit Parménide, il y a vingt-six siècles, au fait possible que la métaphysique n'est pas nécessairement l'inverse de la science. Dire : "expérience métaphysique" fait rire la majorité des imbéciles qui peuplent la planète, pour qui les mots d'expérience et de métaphysique sont antinomiques, mais pourtant un penseur de grande valeur : Henri Bergson, a fait comprendre que ces deux mots ne sont pas antinomiques, mais plutôt synonymes. Pour Bergson "l'expérience métaphysique" était "l'expérience intégrale". Nul doute pour moi, en tout cas. Au début de l'ère arésienne je disais souvent non que j'avais vu et entendu Jésus, mais que j'avais fait l'expérience intégrale de Jésus. Il faut changer le monde (Rév d'Arès 28/7), c'est-à-dire refaire le monde et cela ne se fera pas sans métaphysique.
Tentez cette expérience, frère Louis !

29sep21 234C8 
Bien aimé prophète de Dieu,
Voici la nouvelle affiche du local parisien réalisée par notre petit groupe "vitrine".
Pour l'année 2021/2022 nous nous focalisons sur
"Le christianisme n'existe pas encore",
car, comme vous l'écrivez (232C14), "trouver les sains épis mûris, rares, demande de viser aux traces qui restent, même vaguement, de la Source".
Cette affiche sera en vitrine jusqu'en décembre.
Béatrice B. pour la petite équipe "vitrine" de la mission de Paris
Affiche vitrine 2021-2022 Paris

Réponse :
J'emprunte ce message à un eMail que vous m'avez adressé hier 28 septembre.
Je vous remercie du message et de l'image de votre affiche, que j'aime beaucoup.
Je suis tellement heureux que vous reveniez à l'idée première de "L'Œil S'Ouvre" de 1988 : Le christianisme n'existe pas encore. Faisons-le exister !
Je me permet une petite remarque : "Matthieu 5/7" signifie Matthieu chapitre 5 verset 7. Or vous voulez sûrement dire Matthieu chapitres 5 à 7. Écrivez plutôt Matthieu ch. 5 à 7. C'est plus clair pour le commun des mortels.

29sep21 234C9
Très cher frère Michel,
Dernièrement en mission, je me faisais la triste réflexion qu'il y avait bien longtemps que je n'avais pas ressenti la grâce (laquelle se traduisait souvent pour moi par des synchronicités).
La grâce n'est-elle pas une intuition métaphysique ?
Jérôme L'H. de Bretagne-Est

Réponse :
Qu'appelez-vous synchronicité ? L'occurrence simultanée dans l'esprit d'au moins deux pensées, deux observations, deux mouvements ? La rencontre de la Pensée d'En-Haut et de votre pensée ? Si tel est le cas, je ne vois pas très bien ce que vous appelez la grâce. La grâce divine est un concept qu'on trouve dans un certain nombre de religions, notamment la religion chrétienne et l'islam. Pour moi la grâce — mot qu'on ne trouve pas dans La Révélation d'Arès — est une faveur, une bénédiction, bref, un don gratuit accordée par Dieu, mais personnellement je ne ressens pas la grâce. Certaines personnes me disent parfois : "Jésus puis Dieu vous ont apparu et vous ont parlé. Quelle grâce insigne !" Je leur réponds : "Vous trouvez que c'est une grâce ? Pour moi il a résulté de ces manifestations surnaturelles une mission extrêmement difficile, un fardeau." Comme vous voyez, frère Laurent, je suis très loin de sentir la grâce dans "des synchronicités". En fait, je ne sens rien. Je m'applique à ce que le Père et son Messager Jésus m'ont demandé. Je ne suis pas capable de répondre à votre question : "La grâce n'est-elle pas une intuition métaphysique ?"
Au fond, si vous ne sentez rien, vous êtes dans une situation similaire à la mienne.

29sep21 234C10 
Cher Frère Michel,
La rencontre de Dieu et de l'homme n'est elle pas la plus vraisemblable métaphysique, puisqu'il n'y a plus de notion de temps, de distance et même d'une certaine immatérialité telle que nous la connaissons ?
Dieu, le Créateur, étant partout donc devrait être visible par tous. Ce paradoxe du réel face à l'irréel, de la matière face à l'antimatière alors qu'elle existe vraiment, pose tout le concept de la métaphysique.
Cette recherche qui, au lieu de nous rapprocher du Créateur, nous en éloigne si elle n'englobe pas le principe de vie qu'est la pénitence par son application la plus absolue qui nous fera revoir Dieu au bout du temps, ce qui ne signifie pas le temps de la pendule, mais l'éternité. Ton œil se tend il bute (Rév d'Arès ii/2). L'œil du dehors compte les fleurs, l'œil du dedans voit les fleurs (ii/10).
Encore un grand merci frère Michel pour cette entrée.
Marie-Jo et Paul S. de Lorraine

Réponse :
Vous me demandez : "La rencontre de Dieu et de l'homme n'est elle pas la plus vraisemblable métaphysique ?" Le surnaturel est-il un phénomène métaphysique ? Non, parce que — en ce qui me concernen, du moins — les deux expériences que j'ai eues du surnaturel en 1974 et 1977 étaient absolument physiques : visibles, sonores, vécues même par le toucher ; il ne s'agissait pas d'expériences métaphysiques, lesquelles ne sont pas détectées par les sens de l'homme charnel  : vue, ouïe, etc. Le métaphysique n'est détectable que par l'esprit, la pensée, qui sont des facultés invisibles capables de percevoir ce qui est invisible. Tout ce qui est vu ou entendu par les sens charnels analyse, donc divise ou sépare en composants ce qui est vu ou entendu. Tout ce qui est perçu par le métaphysique fait l'inverse : rassemble, unit. La métaphysique est l'outil par excellence de la non-dualité. On peut dire, pour simplifier, que métaphysiquement tout peut exister en même temps. Ainsi métaphysiquement perçus, la Terre, le Cosmos et ses milliards de milliards d'étoiles, Dieu ou Père, anges, matière ou antimatière, ses flux de puissance, sa Lumière, etc., etc., ne sont qu'un Étant, un Être : la Création. Voilà pourquoi notre œil peut se tendre vers toutes ces réalités, il bute (Rév d'Arès ii/2), il est incapable de percevoir en même temps tout. Mais notre sens métaphysique peut tout percevoir en même temps. Voilà aussi pourquoi il nous est impossible d'imaginer concrètement le Tout dans lequel nous allons entrer après que notre cœur se sera arrêté.

30sep21 234C11  
De retour d’un super week-end à Paris ou j’ai eu le bonheur de croiser beaucoup de frères, je découvre cette nouvelle entrée 234.
Plus que jamais, je réalise ce qu’est le prophète : Un lien du Tout-Autre vers les hommes qui deviennent des frères (Rév d’Arès xix/22). En effet, en 1977 la Voix vous dit : Mais de ta gorge coule la parole, tu peux (Rév d'Arès xxxi/16). Il est désormais clair que la Vie vous donne quatre âges (xxxi/18), le temps que les oisillons puissent commencer à multiplier le prophète…
Comment dire ? Cette entrée permet un bond en avant, du moins je le vis ainsi.
Cette crache venue d’En-Haut (Rév d’Arès xxiii/7-9) m’a instantanément aidé, non pas forcement à comprendre, mais à mieux sentir, "flairer", le fameux article "La Pommeraie" (Le Pèlerin d’Arès 1989). Particulièrement inspiré, cet article a probablement été écrit un peu en avance dans l’éon Arésien. Si cela peut aider d’autres lecteurs que moi, je relève ici certains fragments cet article qui (selon moi) ont un écho fort avec la présente entrée :
— àpropos de la fusion que vous évoquez, p.220 : "Sans lui (le salut humain) resterait sèche la matrice de Noé, Abraham, Jésus, Mahomet, Michel, l’humanité transfigurée, les nouveaux adames baigneront dans le placenta qui sera jeté aux déchets." Comment ne pas y voir l’or qui s’allie àl’argent ? (Rév d’Arès 2/13-14) puis (32/5) ?
— à propos des fins dernière imperceptible à l’humain p.222 : "Crois-moi, homme, un ange te tirera à la lumière, mais tu n’en sauras pas plus que toi sur l’être et le non-être."
— à propos de la question que pose mon frère Jeff (234C2) cet extrait me parait un bon complément qui est ensuite bien développé dans le reste de l’article : p.228, "ainsi vivent superposés à la crise primordiale, la création et le péché — ou non-être — qui est un retour à la crise. Il se pénètreront, se croiseront, s’empoigneront et parfois s’ignoreront, mais aucun ne vivra sans les deux autres."
Je continue sur la réponse faite à Jeff, àpropos de la plongée dans la métaphysique. Il y a cinq ans (188c120), vous me disiez ce bel encouragement fraternel : "Vous, frère Abel, qui êtes allé loin dans vos études et qui aurais pu grenouiller dans le milieu académique officiel comme chercheur, vous avez repris votre liberté... Vous êtes vous-même entré en campagne vers les régions immenses du mystère de la Vie et de la Loi qui vient et qui sera (Rév d'Arès 28/7-8), loin de la loi des rats (xix/24), qui est celle des idées reçues."
En effet, après de longues études, je suis devenu un simple prof qui enseigne la physique avec un peu de métaphysique, ai-je coutume de répondre avec un peu de malice quand on me questionne sur mon métier. Un simple prof, mais qui s’attache à son tour et de tout son cœur à emmener les jeunes vers un ailleurs. C’est clair, ainsi on n’amasse pas de trésor sur terre, mais cela aide grandement à découvrir le royaume des cieux qui est en nous (Livre de Léon Tolstoï paru en 1893).
On est là bien loin du "royaume" intellectuel de l’actuel écrivain Emmanuel Carrère avec son best-seller éponyme paru en 2014. Il y évoque rapidement les Pèlerins d’Arès, mais de manière pas très heureuse à partir d’une anecdote personnelle. On doit être encore plus de l’héritage phénoménologique d’un Edmund Husserl qui nous rive à un empirisme ambiant bien loin de la création. "En effet, la phénoménologie est issue d’une critique ou du refus pur et simple de la métaphysique," disiez-vous il y a quelques mois (226c56). Quant à "L’être et le néant" (paru en 1943) ? Sartre et sa grande intelligence ont bien eu des intuitions géniales, mais a priori pas assez poussée, puisque il conclut que "l’ homme est une passion inutile..."
Pour finir à propos de "l’être" je repense à la vidéo "Arès café" postée il y a un an sur Youtube.
https://www.youtube.com/watch?v=iPns2JssTkg&t=999s.
Au cours de ma réponse spontanée vers Alex mon interlocuteur (entre 16 min 45 et 16 min 55) je parle de l’être, puis j’ai comme un blanc... En effet, c’est comme si je ne pouvais plus exprimer l’inexprimable au frère humain qui se trouve en face de moi.  Vous l’aviez très bien saisi et exprimé dans le commentaire relatif àcette vidéo sur votre blog (222C63) : "Il est possible que frère Abel, aprioriste du Bien, soit en face d'un frère empiriste procédant uniquement de l'expérience de la vie quotidienne pleine d'aléas, de doutes, d'incertitudes, et donc sceptique comme l'est l'immense majorité des gens qu'on rencontre dans la rue... Il m'arrive de dire que les Pèlerins d'Arès sont une anarchie de pénitents ou d'aprioristes du Bien."
Comme vous, je crois que c’est cet apriorisme qui nous typifie et qui nous permet de revenir petit à petit vers l’être et la nature métaphysique du monde.
Ce mercredi 29 septembre en fin de journée, il fait beau et j’écris ce commentaire à mon deuxième bureau = face à la mer au café de la plage à coté de notre maison => je vous joins une photo en direct. Je regarde l’horizon derrière votre blog affiché sur l’écran de mon ordinateur. Au-delà du bleu de notre mer d’Iroise, j’y devine en transparence un méta-bleu, la Mer qu’on trouve sur les hauteurs (Rév d’Arès 20/4).
J’ai bien envie de faire du stop pour m’embarquer dans ces profondeurs métaphysiques. Pourquoi retrouver les Lucas pour un coup de plongée (227C61) ? Bref, puissions-nous devenir Vifs, Vivants à votre suite !
Le retour (de Dieu) fend la tête (jusqu’)àla gorge (Rev. d’Arès viii/6).
Hallelou Yah !
Abel B. de Bretagne Ouest
Abel de Bretagne-Ouest-2021

Réponse :
Je suis ému et impressionné par ce commentaire, frère Abel. Mille mercis !
Nous vivons des temps — très vieux temps — où l'on ne peut avoir l'air raisonnable et crédible que dans des formes héritées des idées reçues. De même qu'il y a vingt-quatre heures le Professeur Didier Raoult disait à André Bercoff : "Ce n'est pas parce que c'est la loi que c'est une vérité scientifique," je dis : "Ce n'est pas parce que ce n'est pas académique, reçu dans les idées "valables", que notre métaphysique est fausse. Elle est vraie. J'ai vécu en 1974-1977 un événements surnaturel, dont les grands media se gardent bien de parler, qui m'autorisent à affirmer que la réalité n'est pas que ce qu'on prétend qu'elle est ; elle est autre chose et cet autre chose, c'est la métaphysique, c'est l'observation de l'Être et du Non Être." Le soir, pour se changer les idées, mon épouse aime regarder sur la télévision des films qui racontent des histoires qui nous éloignent des soucis quotidiens. Je regarde avec elle, car tout est complément du tout en ce monde, la vie doit se partager surtout avec celle qu'on aime, mais je ne regarde pas tout avec les émotions que provoquent "Les veillées des chaumières", je regarde avec d'autres yeux, mes yeux métaphysiques. Actuellement nous regardons, grâce à un abonnement dont nous font bénéficier nos filles Nina et Anne, une série intitulée "Downton Abbey". Là on flotte entre deux eaux comme des vielles poutres dans le romantisme à fond ! Dans cette saga très british, l'époux de Mary (fille aînée de Lord Robert Crawley, comte de Grantham), Matthieu Crawley, meurt jeune (vers 35 ans, semble-t-il) dans un accident de voiture. C'est la dernière vue, tragique, d'une des saisons ou d'un des épisodes. Ce pauvre homme est écrasé sous sa voiture, tué sur le coup, ses beaux yeux bleus grand ouverts mais fixes, embus, ses oreilles pissant le sang. Sœur Christiane sentimentalement effondrée s'engloutit dans le lit comme le "Titanic" dans l'océan, et moi, certes navré mais assis, je me mets instantanément à penser à tout ce qu'il y a d'extraordinairement métaphysique qui jaillit derrière cette mort, et  je me dis : Maintenant tout commence pour lui et ce commencement résulte de la vertu qu'il a eue avant d'être écrabouillé comme une blatte. Nous appelons cette vertu pénitence ; la pénitence est le moteur de la fusée qui nous lance dans la Vie, notre vrai Père-Mère, dont nous reviendrons sous une forme ressuscitée dont nous ignorons tout, mais qui, pour l'heure, est le métaphysique Royaume — métaphore bien connue de Jésus : Il circulait dans toute la Galilée proclamant l'Évangile du Royaume (Matthieu 4/23)  — qui est la poursuite dans l'Univers de la vie spirituelle née dans la chair. La métaphysique est-elle un rêve ? Non. C'est la vision, très limitée et qui de ce fait doit être exercée avec le plus grand scrupule, que peut déjà percevoir l'œil métaphysiqu de l'homme. C'est aussi vrai pour le passé, car le passé, les origines du monde par exemple, est aussi métaphysique que l'avenir ou l'au-delà.
Malgré la science académique et surtout malgré les prétentions de la science académique, il n'est pas possible scientifiquement d'avoir une juste conception du monde et de l'univers, parce que la science semble ne pas se rendre compte qu'elle n'accepte de voir qu'avec des balances, des télescopes, des microscopes, des thermomètres, des compteurs, des anémomètres, des sonars, des réactifs chimiques, etc. Elle refuse ce que voit aussi l'œil de la pensée, et tant que cela sera ainsi elle ne pourra s'appeler science qu'abusivement ; elle ne sera que la science des discuteurs (Rév d'Arès 1/3), balance d'épicier. C'est le grand phénoménologiste Merleau-Ponty, si ma mémoire ne vacille pas trop, qui disait que la métaphysique ne résulterait que d'une "intention d'emploi" et ne reconnaissait dans la métaphysique que "l'expérience de l'animal". Ces philosophes enfermés dans leurs tubes de fer d'où ils ne voient par deux trous que ce qu'ils peuvent apercevoir tant bien que mal, freinent certes les rêveries et les inventions dangereuses, mais se refusent à la capacité de percevoir dans l'invisible. Il y a en fait dans la métaphysique quelque chose avant terme de l'évasion de la mort, parce qu'il est des moments où — qui ne l'a éprouvé — le temps s'arrête, ne serait-ce qu'un bref instant, pour amener devant l'esprit la vision d'une réalité hors du temps, la réalité du Tout-Autre, qui n'est pas un rêve, mais une vision hors sens. Pour la science académique existence est chose. Pour la science absolue, celle du visionnaire qu'est tout homme s'il ouvre ses yeux métaphysiques, existence est Vie (Rév d'Arès 24/3-5). La métaphysique, c'est la rencontre de l'objectif et du subjectif, que la science académique considère impossible et refuse, mais que j'affirme comme vraie.
J'ai déjà dit, dans une autre réponse je crois, que les événements surnaturels dont j'ai été témoin en 1974 et 1977 n'étaient pas métaphysiques, mais physiques, parce qu'ils étaient captables par mes sens physiologiques: vue, ouïe, toucher. Néanmoins il en résultait simultanément quelque chose de déductif, une sorte de combinaison d'objectif et de subjectif ; c'était particulièrement net lors des Théophanies quand je percevais le Verbe du Père tout à la fois par les oreilles et par une sorte de perméabilité de tout mon être, une combinaison indescriptible. C'était un entrelacement de réalités matérielles et immatérielles. Physique et métaphysique se mêlaient. En même temps, on ne peut pas dire que la métaphysique est abstraction. Elle est prescience ou "flair" comme je le dis dans mon entrée et je vous sais gré de reprendre le mot dans votre commentaire.
Les façons qu'a l'homme de prendre conscience de lui-même sont multiples et il est aisé de démontrer que l'homme est très loin de se ramener toujours à la déduction matérialiste. Qui ne sait que la conscience joue toujours un rôle important dans l'estimation de ce qui est, par exemple, à craindre ou à imiter dans la vie de tous les jours ?
Encore merci, frère Abel, pour votre beau commentaire et, bien sûr, pour la magnifique photo !

01oct21 234C12 
Bonjour cher prophète,
Par ce commentaire, je m’adresse plus à mes frères et sœurs qu’à vous-même.
Je termine actuellement le livre de Céline Alvarez sur son expérience d’institutrice en école maternelle (expérience ayant fait des miracles). Je découvre alors que les recherches scientifiques récentes amènent aux conclusions suivantes :
— Nous avons une tendance naturelle à l’empathie (expériences de Felix Warneken et Michael Tomasello).
— Nous naissons tous avec la capacité de distinguer le bien du mal et avec une préférence pour le bien (Paul Bloom).
— Pour vivre longtemps en bonne santé, il faut se sentir entouré et soutenu (Harvard study of adult development… qui est une étude ayant suivi des personnes pendant plus de 70 ans).
La science (à laquelle peut-être une partie de moi croit encore) confirme donc ce que La Révélation d’Arès nous affirme.
Les instituteurs et mes parents m’ont pourtant enseigné l’inverse à savoir que l’homme est un loup pour l’homme. J’ai désormais l’espoir que l’on enseigne le bien, l’amour, la paix et l’intelligence du cœur à nos enfants.
Kévin A. de Bretagne-Sud

Réponse :
Bonjour, mon frère Kévin, vous ne commentez pas directement mon entrée "Être et Non-Être" mais vous parlez d'empathie dans votre commentaire. Or, dans certaines conditions, l'empathie, qui est la capacité de s'identifier à autrui, de ressentir ce qu'il ressent, un ressenti qui consiste aussi à se mettre à la place de l'autre. L'empathie a quelque chose à voir avec la métaphysique en cela qu'elle est le cadre de conscience dans lequel l'humain commence à aborder le règne invisible des pensées et sentiments d'autrui et au-delà ou autour d'autrui des courants et des ressorts impalpables, inapparents, mais agissants auxquels autrui est lié.
Quand un humain inconnu s'approche de vous en vous regardant, se comportant avec l'intention manifeste de vous voir de près, ou de vous toucher, ou de vous parler, etc., vous éprouvez un sentiment qu'on appelle empathie. C'est la reconnaissance initiale de l'autre. Cette reconnaissance s'affinera au fur et à mesure du contact ou de l'échange verbal. Dès qu'apparaît l'humain inconnu vous éprouvez un sentiment : sympathie, antipathie, inquiétude, bonheur, doute, etc. L'empathie joue un rôle extrêmement important dans les relations interindividuelles. Vous ne pouvez pas ne rien ressentir du tout quand un humain vient vers vous, et pourtant il n'y a rien autour de lui, rien entre lui et vous, mais quelque chose se produit : sa présence marquée par une intention qui vous vise. Il y a quelque chose d'invisible dans l'espace qui vous sépare de cet inconnu, quelque chose qui n'est pas rien, parce que vous ressentez son but, vous vous ressentez comme son objectif, un être ou non-être vous vise, il n'est pas un vide sans pour autant être identifiable. Pourtant il n'y a rien, absolument rien de visible. On peut détecter la présence de Dieu de la même façon et, dans ce cas, la sagesse consiste à ne rien savoir de Dieu tout en Le sentant proche. L'empathie métaphysique n'est pas un portrait surgi devant vous ; c'est un domaine où les lois physiques n'ont plus cours, mais où se profile une existence. C'est une non-question comme on dit en anglais, c'est-à-dire une question dont la réponse est si claire qu'il n'est même pas besoin de se poser la question : Suis-je ce que vise cet humain ? C'est plus qu'évident ! ou bien : Dieu existe‑Il ? Oui, c'est évident !
Cependant, beaucoup d'humains ne trouvent pas du tout évident que Dieu existe. C'est parce qu'ils ont perdu l'empathie comme un sourd a perdu l'ouïe et l'aveugle la vue ; ils ont perdu tout sens métaphysique ; pour eux il ne peut y avoir d'Être et de Non-Être pas plus que d'être et de non-être. Pour eux l'existence ne peut qu'être celle de l'obélisque au milieu de la place de la Concorde. Vous pouvez leur rétorquer : "Oui, mais s'il y a du brouillard ?". Passons ! J'abrège. Je considère comme inexact que tout homme ait "une tendance naturelle à l’empathie". L'homme peut la perdre. Comment lui redonner l'empathie ? Par l'amour.
Je ne crois pas non plus que tout homme naît "avec la capacité de distinguer le bien du mal et avec une préférence pour le bien." Il y a des humains méchants dès leur premier âge et qui considèrent toute leur vie que le mal qu'ils font est la raison même, donc le bien.
Je ne crois pas non plus que "pour vivre longtemps en bonne santé, il faut se sentir entouré et soutenu", car il existe des gens qui sans être ni "entourés" ni "soutenus" vivent très vieux et des gens qui sont sans cesse "entourés" et "soutenus" et qui ont des santés déplorables.
Mon frère Kevin, vous commencez votre commentaire par "bonjour cher prophète", ce qui me touche, mais je vous dis que si vous me considérez comme un prophète, vous devez, plutôt que lire Felix Warneken, Michael Tomasello, Paul Bloom et Harvard study of adult development, devenir pénitent et prêcher l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de tous préjugés.

01oct21 234C13   
✨ J’aime beaucoup, frère Michel vôtre nouvelle belle entrée 234🚪 "Être et Non-Être", qui nous montre que parfois nous naviguons dans la métaphysique en voyageant dans l’intemporel, dans le pur spirituel. Cette entrée est juste magnifique 😍
"Être" semble bien nous mettre dans un état qui nous fait sortir du temporel.
Cet été, vers le mois d’Août, mon regard 👀 se portait la nuit vers cette pluie d’étoiles, vers notre galaxie, vers la Voie Lactée et aussi loin que portait mon regard, peut-être même au delà de notre galaxie 💫
Le jour, on ne voit pas bien cette Création qui est en mouvement permanent, mais par ces nuits sans pollution lumineuse, notre regard intérieur voyage vers cette Univers où ☄️tout vit, bouge ; parfois une étoile filante 🌠 s’évanouit. Et nous sommes sur notre petite planète, 🌍 la Terre, perdue au milieu de ce mouvement de planètes 🪐 et de soleils ☀️
Je tend les bras et je dis : "Pére/Mére de l’Univers infini si proche de ton enfant unique que Tu as créé à Ton Image et à Ta ressemblance [Genèse 1/26-27], et qui n’en a plus même conscience. Être en état d’Être, Te voir, Te sentir, Toi l’Unique, qui est étalé sur l’Univers (Rév d’Arès ii/4)
Nous pouvons vivre, sentir cette fusion de nous dans la Vie tant nous sommes reliés par cette intimité, avec la Vie. Cette sensation peut nous donner le vertige : Tu te riras du vertige (Rév d'Arès 33/5).
Un bonheur sans limite nous habite alors, quand nous sommes dans cette état d’être. D’infiniment grand et d’infiniment petit.
Nous devenons un créateur relié au Créateur de l’Univers. Sa Sainteté, Sa Puissance, Sa Lumière nous imprègnent (Rév d’Arès 12/4).
J’ai, Je suis (Rév d'Arès ii/1).
Mais cet état d’Être cesse, n’est pas continu, et notre vie de pécheurs pénitents nous ramène au Non-Être. Notre vie sur la Terre 🌎 nous ramène àce Non Être.
Si nous pouvions vivre l’état d’Être en permanence,nous serions comme les 😇 anges qui ne quittent pas le Créateur du regard (Rév d’Arès 36/2).
Le départ dans l’au-delà, à l’heure de notre mort, après avoir laissé notre corps de chair et d’esprit en attente du Jour de Dieu où nous ressusciterons pour nous transfigurer comme Jésus vous est apparu transfiguré. Ce jour là où nous partirons dans l’au-delà nous permettra d’être dans cet état, d’Être en permanence.🌈
La prière plonge parfois aussi l’intemporel dans l’Être.
La prière dans la Maison de la Sainte Parole, où même sans prier 🙏 nous vivons là cet Être, nous sommes dans l’Eau sur quoi glisse l’âme (Rév d’Arès 20/4).
Elle nous imprègne, nous sommes hors du temps, déjà dans cet état d’Être en permanence ✨
Puis nous replongeons dans notre monde 🌍 pour accomplir cette pénitence en nous, pour aller chercher et trouver des épis mûrs à la Moisson, sur notre champ d’action qui est bien souvent le pays dans lequel nous vivons.
Merci frère Michel pour cette belle entrée 🚪 qui nous plonge dans la métaphysique de l’Être et du Non Être.
Merci de nous avoir fait partager cette traduction d'une partie du poème "De la nature" de Parménide d'Élée (né vers -580 et mort vers -440 avant Jésus Christ)
Il rejoint bien votre nouvelle entrée du blog, où vous le rejoignez dans son poème.
Oui, ✨, il est impossible que le Père de l'Univers (Rév d'Arès 12/4) n'ait commencé à s'exprimer aux humains Ses Enfants (13/5) qu'en Palestine. Le Père n'a sans nul doute jamais cessé de s'exprimer partout sur Terre aux hommes après le mauvais choix d'Adam (2/1-5) et bien avant que n'existe la Bible.🌈
Je vous embrasse bien fraternellement ainsi que sœur Christiane, ainsi que tous mes frères et sœurs 🌺
Patricia C. des Hautes Alpes

Réponse :
Merci du fond du cœur, ma sœur Patricia, pour ce beau commentaire.
J'aime la lumineuse et joyeuse simplicité avec laquelle vous vous attelez à l'enseignement que je diffuse à travers ce blog. J'ai d'abord vu dans la Révélation que m'apportèrent Jésus puis le Père en 1974-1977 un Appel qui corrigeait par quelques côtés fondamentaux des termes de foi des Églises dont les dogmes avaient par trop vieilli, comme de l'Islam, dont les diversités et les divisions m'échappaient alors. De lecture en lecture j'ai trouvé graduellement de moins en moins de rapports avec le christianisme d'Église et l'Islam dont je découvrais le désordre sur Terre. Inexorablement, comme dans une tragédie shakespearienne, je découvris qu'il n'y avait que de l'humanité, des idoles de l'esprit, dans les religions, et que la Vérité avait disparu de la Terre depuis longtemps, laissant place à du Vrai, lui-même très relatif, fragile, et qu'il y avait presque tout à refaire, c.-à-d. tout à reconstruire pour retrouver une Lumière qui n'était pas dans les livres mais dans les secrets recoins de nos esprits quand ceux-ci contribuent à remettre l'âme au monde. La Voie Droite, le sentier ascendant, qui nous conduit vers les Hauteurs est invisible, nous devons l'escalader les yeux fermés, le cœur ouvert, en allant d'ombre en ombre à travers le brouillard de la métaphysique. Nos sens nous trompent ; notre invisible boussole métaphysique est le seul guide possible. Toute religion et toute idéologie, avec leurs bibliothèques hautes comme des châteaux, tournent en escargot sur elles-mêmes ; aucune d'elles n'a abouti. La métaphysique ouvre enfin le couloir vers la Lumière, mais à condition de le suivre avec grande modestie, je dirais même ignorance, remplaçant le savoir par la confiance.
Vous, ma sœur Patricia, avez de façon particulièrement aiguisée le don de cette confiance. Alors, si la confiance est totale, si l'œil métaphysique qui voit dans l'invisible est grand ouvert, vous allez droit au salut.

02oct21 234C14   
Note du webmaster Michel Potay àpropos de ce qu'on appelle l'idéologie woke (prononcer ouôk) :

L'entrée 234 inspirant peu les commentateurs, j'ai un peu de temps pour évoquer ici une question qui n'a pas de relation directe avec le sujet de "Être et Non-Être", mais qui depuis quelques temps m'arrive par eMail, courrier postal, ou dans la conversation à propos de ce qu'on appelle aujourd'hui l'idéologie woke.
S'agit-il d'une idéologie ? Je ne pense pas. Le mouvement woke venu des États Unis est plutôt une façon, au reste pas toujours très claire, de voir ou sentir les rapports humains.
Woke signifie : Éveillé. C'est de l'anglais de rue, incorrect, une contraction de "woken" qui est le participe passé du verbe intransitif anglais "to wake", qui signifie : s'éveiller, se réveiller. Il existe une expression très américaine qui dit : Wake up and smell the coffee! (Réveille-toi et renifle ou hume le café !), qui veut dire : Arrête de rêver ! Woke a probablement été mis à la mode pour réduire à une seule syllabe : ouôk ! le participe passé woken de deux syllabes : ouôk'n.
Donc, éveillé ! Mais éveillé à quoi ? Ce n'est pas très facile à définir simplement. C'est une façon de voir. C’est aux États-Unis qu’il faut situer l'allumage de cette espèce d’éruption mentale, je dirais même cérébrale. C'est un mode intellectuel de sentir les choses de la vie comme, par exemple, il y a eu en France le mode cérébral de Mai 68. Mais sentir comment ?
Est-ce une révolution culturelle ? Certains le disent. Pour ma part je ne dirais pas ça, mais je ne suis pas sociologue. Passons ! C'est en tout cas une façon cassante, abrupte d'analyser les choses de la vie d'une façon radicale comme celle qui, par exemple, en Chine a coûté la prison, le bagne de rééducation, parfois la mort à des millions de Chinois à l'aube de la Chine communiste. Le mouvement woke pourrait donc bien devenir un mouvement intellectuel dangereux s'il se radicalisait et se politisait. Le mouvement woke vise à un renversement total de tout ce qui a fait la culture, que je qualifierais de souple ou flexible, de l’Occident démocratique et libéral. Il procède mentalement par une déconstruction de toutes les idées reçues et de toutes les institutions établies. L’idée d’universel est dénoncée comme un mythe, la rationalité est vue comme une manipulation au service du colonialisme, l’objectivité, comme une illusion raciste, etc. Le mouvement woke voit naître des excités qui se qualifient de "guerriers de la justice sociale". Ils seraient plutôt, à mon avis, manichéens, intolérants, partisans d’interdits et de censure, étriqués. Ils deviendraient, dit-on, les terreurs des campus, les sortes de moines-soldats d’une religion nouvelle. L'écologiste Sandrine Rousseau serait woke à fond !
On me dit qu'aux États Unis le mouvement woke s'impose dans les grandes sociétés, dans des séminaires obligatoires sur la "diversité" et sur "l’inclusion" (contraire de l'exclusion). Pour les membres des classes dirigeantes et fortunées américaines, cela permet de se positionner à gauche à peu de frais, tout en conservant l’avantage de revenus très élevés. Les professeurs, dans de nombreuses universités américaines, sont soumis à des rituels humiliants, l'obligation de confesser leurs "privilèges" de Blancs au début de l’année universitaire. Ils sont surveillés et parfois mis en cause par toute une bureaucratie "diversitaire" dont les procédures vont contre toutes les idées de justice en démocratie. Coupables d'une prétendue "toxicité", certains hommes devraient être "déconstruits". Les gens modernes se réclament plutôt des idéaux des années 60, comme l’émancipation individuelle, l’universalisme, la laïcité, la tolérance, l’ouverture d’esprit. Les wokes voient plutôt l'avenir dans la collapsologie, c'est-à-dire dans l'idée que l'homme altère son environnement durablement et propage le concept d'urgence écologique, lié notamment au réchauffement climatique et à l'effondrement de la biodiversité. Au nom d’une vision d’apocalypse, promue par la jeune Suédoise Greta Thunberg, on voudrait nous faire honte de voyager en avion ou de manger de la viande. Et en raison de la prétendue "toxicité" de la masculinité, les hommes devraient être "déconstruits" ! Sur les réseaux sociaux, les woke essaient de clouer le bec à tout le monde avec leur mantra : "OK Boomer !" qui signifie : Eh ! vieux démodé, tu ne mérites même pas qu’on t’oppose des arguments.
Il va sans dire que nous Pèlerins d'Arès ne sommes pas woke (j'y reviens). Nous ne sommes d'ailleurs rien idéologiquement parlant. Un seule chose compte pour nous : L'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur, le liberté absolue ! Mais ne soyons pas inconscients de la gravité de ce qui toujours menace : la radicalité à fond méchant d'une idéologie, qui, au fond, n'est pas si nouvelle que ça.
Le mot woke est un mot piège. Il évoque l'éveil, mais il s'agit d'éveil à une divisibilité de l'humanité pour nous impossible à envisager. Nous ne pouvons pas renier ce que nous considérons comme des victoires de l'amour du prochain, comme l’antiracisme, le féminisme,etc. Nous sommes colour-blind (aveugles aux couleurs de peau), comme le prêchait Martin Luther King. Les wokes, eux, ne voient que ça au contraire : la couleur, le genre, l’orientation sexuelle. Ils font de leurs "identités" des politiques. Selon le mouvement woke, chacun doit défendre ses intérêts au détriment des autres et donc de la société tout entière. Nous, nous sommes œcuméniques, conviviaux, non-juges par excellence. Les wokes classent les gens selon tout un système hiérarchique, qu'ils appellent "intersectionnalité" : au sommet, il y a les transsexuels — au détriment des féministes historiques —, puis viennent les femmes noires homosexuelles… et, tout en bas, les hommes blancs hétérosexuels. Nous prônons l’égalité des droits naturels, l'unité de l'humanité, une race multipartite dans l'amour des partis entre eux. Nous pouvons, sous certains angles, être séduits par cette façon de voir, car il est vrai que chacun selon La Révélation d'Arès est invité à se préoccuper avant tout de sa pénitence, de l'amour, et quant au reste à vivre comme il veut. Mais nous avons, nous Pèlerins d'Arès, une espérance qui, sur l'horizon du monde changé dont l'immense ampleur est généreuse, ne correspond pas à l’esprit woke.
Michel Potay, webmaster

02oct21 234C15 
Bonjour, frère Michel,
Très belle entrée encore une fois, mais celle-ci plus particulièrement donne une explication, une intelligence, au "flair" du poète.
Merci.
Il y a dans votre entrée 234, deux petits bouts de phrases que je trouve mystérieux.
1. — Que voulez-vous dire exactement àpropos des phrases suivantes ?
"L'Être est plus que Dieu, c'est la Vie et Tout ce qui émane d'Elle à l'infini."
Donc ici l'Être est plus que Dieu ?
2. — "L'homme de la rue àqui je parle ne comprend pas àquel point il est libre de n'être rien ou de réintégrer l'Être plus loin que l'Infini."
Donc ici l'Être est plus loin que l'Infini ?
La métaphysique rapproche toujours des mots qui semblent antagonistes, puisque tout est Un et bien au delà des mots.
Alors ici, que voulez-vous nous faire percevoir dans mes deux interrogations ?
Merci, frère Michel
Dans l'amour avec vous.
Philippe Michel G. de Toulouse

Réponse :
Merci, mon frère Philippe, de trouver "belle" mon entrée 234.
1. "l'Être plus que Dieu, c'est la Vie et Tout ce qui émane d'Elle à l'infini." J'entends ici l'échelle dimensionnelle qu'a de Dieu la pensée humaine par rapport au concept infiniment plus vaste que Lui donne La Révélation d'Arès en parlant de la Vie (24/3-5), et qui devient plus que vaste, infini, illimité, dans le concept de l'Être absolu. Dit autrement : L'idée de Dieu est quasi toujours limitée, je dirais même rapetissée, par les humains qui en parlent, parce que l'appellation "Dieu" vient du mot "dieu" dans le paganisme qui désignait un être supérieur, éternel, doué d'un pouvoir sur l'homme et d'attributs particuliers, mais toujours limité à la Terre. Même quand le dieu païen devient le Dieu de la Bible et du Coran le croyant le ressent toujours comme un super créateur, roi et juge éternel, agissant sur le destin humain, promulguant des lois, jugeant les âmes, les récompensant ou les punissant, bref, une idée de puissance et principe certes immense mais restant dans le cadre de l'attingible. La Vie et plus encore l'Être, par contre, sont des concepts excédent l'idée de l'attingible.
2. Par "l'homme de la rue à qui je parle ne comprend pas à quel point il est libre de n'être rien ou de réintégrer l'Être plus loin que l'Infini," je veux dire que l'homme qu'on rencontre dans le rue et auquel on parle ignore généralement les limites extrêmement lointaines de ses possibilités mentales. Il ignore qu'il peut s'avilir et se réduire à l'ignominie la plus infâme et se suicider en se vouant au néant (idée du spectre dans La Révélation d'Arès) comme il peut se hausser au niveau d'une vertu exemplaire, montrer un force d'amour, de pardon, de libération, etc. à un point à peine imaginable et projeter son âme dans l'infini de l'Univers. L'ignorance de ses possibilités fait que l'homme de la rue auquel parle le missionnaire ne peut ni mesurer sa capacité de concevoir le Bien et le Mal, ni la puissance miraculeuse de la pénitence fondée sur l'amour du prochain. De là vient qu'il tourne les talons sans avoir même entrevu le trésor dont lui parle le missionnaire.

03oct21 234C16 
Bien chers sœurs et frères,
Ce mois-ci, je vous propose de découvrir une chanson de Daniel et Charly du groupe musical "Pious Gens" :
"Le réveil de la Force".
Cet appel vigoureux et musical qui nous pousse à sréveiller le bien est plus que jamais pressant et nécessaire. Alors, n'hésitez pas à partager et à liker.
Bonne écoute : https://www.youtube.com/watch?v=bhlvJ5_Bpe0
À très bientôt.
Je vous embrasse bien chaleureusement.
Nina M.-P. d'Aquitaine


04oct21 234C17   
Suite à 234C14 je reçois un certain nombre de messages à propos de la génération woke. Je suis surpris par l'intérêt que suscite chez certains pèlerins d'Arès cette façon de considérer ce mouvement de pensée. Je respecte la liberté de chacun de prendre dans la vie les orientations qu'il veut, mais j'ai le souci de prier ceux des partisans ou apparemment partisans de La Révélation d'Arès de bien vouloir regarder de plus près dans le wokisme ce qui est en contradiction avec l'amour, le pardon de offenses, la paix, l'intelligence spirituelle libre de préjugés, en bref, la pénitence au sens arésien. Dans ce but, je les prie d'écouter ce qu'en disaient hier 3 octobre deux penseurs qui étudient cette question : Alain Finkelkraut et Brice Couturier.
Michel Potay, webmaster

05oct21 234C18 
Par ma pénitence je détermine ce que mon âme, si, j'en ai une, veut être ou ne pas être le choix.
Choisir d'être l'esclave du mal que je peux faire ou que je fais ou être l'homme du temps qui vient (30/13), digne du Créateur et de Sa Parole.
être, c'est choisir d'nimer, l'Hânimée, "La Vie", "L'être" (Genèse 1/26) en soi : Sois un dans toi ! (Rév d'Arès xxiv/1), c'est chercher l'équilibre, acquérir la Vertu (la Vie en soi).
Le non-être, le mal, l'homme retombant dans l'animalité d'avant Adame (Rév d'Arès vii/1). La vraie crise est existentielle, l'homme hybride mi-animal, mi-dieu, passe par la crise [relire "La Pommeraie"]. Pas de fumée sans feu, pas d'équilibre sans crise. Le fumier, c'est de lui que sort le jardin (xxii/9).
Mes pensées fraternelles s'envolent vers tous mes sœurs et frères. Je vous embrasse.
Didier Br. d'île de France.

     l'Être 1Être 2Être 3

Réponse :
Mon frère Didier, vous vous trompez. Il est faux que "par votre pénitence vous déterminiez ce que votre âme, si vous en avez une, veut être ou ne pas être le choix."
Si vous avez une âme, elle est nécessairement le vecteur de votre salut et une participation au salut du monde (Rév d'Arès 28/7), elle est forcément l'être qu'a fait naître en vous la pénitence.
Ou alors votre phrase est maladroite et vous vouliez dire autre chose ?

05oct21 234C19 
Françoise LoaecJ'aime beaucoup cette entrée et les questions qu'elle soulève, même si je n'y ai pas encore tout compris.
Les thème de l'être et du non-être ont toujours été présents dans mon esprit.
C'est sans doute dû à mon état dépressif plus ou moins chronique et à des traumas psychologiques qui ressurgissent et me mettent à genoux régulièrement. Cela vous enlève toute idée d'auto satisfaction et vous dépouille de votre ego.
À mon niveau, je me sens souvent comme un débris de moi-même, ou dans une version amoindrie, une sorte de non-être intermittent. Et parfois, en étant plus aimante ou plus active dans la paix, le pardon, je me hisse à une  "hauteur" ou plutôt à une version plus aboutie de moi-même.
De là à espérer être en fusion avec la Vie... Est-ce possible pour un être aussi affaibli ?
Je suis une pénitente. Je m'efforce donc d'aimer tout le monde, de pardonner toutes les offenses, de faire la paix et retrouver l'intelligence spirituelle. Et quand je le peux, j'essaie d'aller à la rencontre d'autres enfants de la Vie, est ce que je les aide vraiment à retrouver la Lumière ? Je me le demande. J'essaie en tout cas. Je ne suis donc pas un non-être définitif. Mais que le chemin est long et difficile !
Je garde espoir.
Voici également ma petite réflexion sur le phénomène du Woke. Il me semble que derrière toutes ces nouvelles idéologies, il y a des puissances d'argent, qui ont compris que le peuple, sensible aux valeurs d'égalité, d'injustice et de défense du plus faible est d'autant plus manipulable qu'il est est maintenant accessible à tout moment via les réseaux sociaux. Ils ont les moyens de provoquer une émeute suite au meurtre d'un homme noir, de provoquer des révolutions colorées ici pour discréditer les gouvernants qui s'opposent ouvertement aux nouvelles normes de l'ordre mondial, de faire parader des groupes extrêmement outranciers type femen, etc.
Il est plus avantageux de créer des divisions au sein de la population sur des critères identitaires que de réprimer les aspirations légitimes des peuples. En prônant des idées clivantes, hommes contre femmes, blancs contre noirs, hétérosexuels contre homosexuels, transsexuels contre je ne sais quoi, il y a suffisamment de divisions et de faux problèmes créés pour agiter les esprits et les détourner de l'essentiel. Ce sont toujours les mêmes moyens qui sont utilisés : l'émotion, la peur, le sentiment d'injustice.
C'est aux gens de ne pas se laisser piéger par ces nouveaux idéologues qui veulent imposer de nouvelles normes morales. Il y a un quand même un côté délirant dans ces idéologies, changer la fin de "Carmen" [l'opéra de Bizet] ? On aura tout vu, ou pas... Leur but est aussi, à mon avis, de déconstruire  tout  l'héritage et les valeurs que nous tenons du christianisme.
Merci, cher prophète, pour cet enseignement qui nous aide à nous hisser toujours un peu plus haut.
Françoise L. de Bretagne sud

Réponse :
J'ai lu avec grand intérêt votre commentaire, ma sœur Françoise. J'ai eu relativement peu de contacts avec vous, ma sœur, mais ce commentaire-ci me confirme ce que j'ai déjà senti en vous : une intelligence spirituelle, outre une certaine culture, que je place sans crainte nettement au-dessus de la moyenne.
Je regrette beaucoup votre réserve, votre grande modestie, j'irais jusqu'à dire votre effacement qui est peut-être la cause de fond de ce que vous appelez votre "état dépressif plus ou moins chronique". Cela empêche peut-être la mission lorientaise de bien considérer tout le profit qu'elle pourrait tirer de votre finesse d'esprit.
Peut-être avez-vous senti dans mes dernières entrées de blog que j'accède actuellement à un nouveau niveau de réalisme spirituel. Je sors peu à peu mes frères du conte de fée religieux. Je suis un vieil homme qui approche de sa fin et je sens que le Père en me disant : Ta jambe aura quatre âges (Rév d'Arès xxxi/18) veut que je prépare mes frères à aller au-delà de la sensibilité sur laquelle, par prudence, j'ai jusqu'à présent maintenu le niveau d'expression de la mission. Ce niveau d'expression était cantonné dans une expressivité certes nouvelle (pas de croyance, encore moins de dogme, une seule voie de salut : la naisssance de l'âme par la pénitence) mais encore quelque peu parareligieuse, afin de ne pas être trop obscure pendant le lent et délicat démarrage d'un renouveau spirituel au milieu d'une humanité très fière d'elle-même et de son intellect  mais très bloquée sur des façons de voir "mécanisées". Il faut donc faire un bond métaphysique à l'inverse de la mécanisation de la pensée, car la Vérité est de cet ordre ; elle n'est pas de l'ordre de l'invention théologique. Le Ciel n'est pas sans nous aider : le rapport Sauvé qui vient d'être publié fait état des méfaits pédophiliques du clergé catholique et ouvre un peu plus devant nous la porte, jusqu'ici tout juste un peu entrouverte, d'accès aux oreilles du monde.
Or, la métaphysique, c'est clairement le domaine où votre intelligence féminine bénéficie d'une finesse que je trouve remarquable. Nous aurons peut-être l'occasion d'en reparler.

05oct21 234C20 
Il me semble que la question de l'être et du non-être est le cœur de notre vie mais on ne s'en aperçoit pas forcément, parce que la culture partout dans le monde assoit dans les têtes une idée de la personnalité qui sert de refuge aux indécis que sont les humains.
Cette culture généralise un moi fort, sûr de lui, plein de certitudes, heureux de jouir de soi et de pleurer sur soi (Pèlerin d'Arès 1991-1992 p.28). La culture fait de chacun une citadelle protégeant le non-être, créature faible, de murs réputés imprenables. Dans cette tour d'ivoire, l'être finit de pourrir.
La question de l'être et du non-être s'est agitée très tôt en moi, avant mes dix ans. J'ai été élevé dans une famille à prétention catholique par souci de respectabilité, mais en fait incapable de gérer ses dissensions, de tenir pour l'extérieur cette image de marque, avec des membres ne sachant maîtriser leurs pulsions. Et moi, sincère enfant de chœur coincé dans ce panier de crabes, ma foi juvénile et mon esprit se lézardaient. Ensuite, c'est au sein même de l'Église que s'est confirmée l'angoissante fracture entre les affirmations et les positions officielles et ce que mes sens percevaient. Même dans la cours d'école m'accompagnait une muette interrogation : "Pourquoi font-ils cela àpourquoi réagissent-ils comme cela ?"
Ainsi la métaphysique a débuté chez moi par une douleur d'être, née du constat que tout dans mon entourage m'était étranger. Ce que je ne savais pas c'est qu'elle était bénie (Rév d'Arès iv/10).
À l'adolescence, j'ai voulu tuer Dieu en moi (Rév d'Arès 28/19). J'ai revêtu ma peau de bête et j'ai migré vers la société de ténèbres, royaume du non-être. Cela je le constate aujourd'hui en me rappelant l'enthousiasme, la sensibilité et la légèreté qui étaient miennes avant et la lourdeur, le froid et la détresse qui ont suivi. Cet aveu n'est pas une plainte, car je retrouve petit à petit plus d'un demi-siècle après des sensations, une sensibilité, une légèreté enfantines.
Mais la Miséricorde veillait, peut-être apitoyée par le triste sort de cet enfant plein de bonne volonté. L'être, assiégé par mes pulsions, dépecé par la cérébralité, pollué par le scandale surnageait quand même. Il a d'abord emprunté le canal de la connaissance livresque dans laquelle je m'étais jeté pour comprendre ce qui m'arrivait. Je cherchais aussi autour de moi des traces de la grandeur, de l'intensité, de la beauté que ma foi d'enfant avait intériorisées.
Mais je les cherchais aussi en rêvant de devenir tour à tour un professionnel, un penseur, un écrivain reconnus sans réussir à me convaincre réellement que c'est ainsi que je trouverais le manteau neuf taillé pour moi.
La Révélation d'Arès a ouvert une petite fenêtre dans le mur du non-être. Par la veillée 28 un coup de Vent de l'être s'est engouffré dans ma prison. C'était un Vent nouveau, un Souffle d'absolu et j'ai immédiatement reconnu ce que je cherchais. Mais je ne me suis pas illuminé moi-même (La Révélation d'Arès, édition bilingue, p 370), c'est l'enseignement du prophète qui m'a convaincu de déconstruire les murs de ma citadelle. Je m'y suis appliqué de manière mécanique dans les affres du combat être/non être, incapable pendant mes vingt-cinq premières années en tant que Pèlerin d'Arès de vivre la métaphysique autrement.
J'ai fini par déconstruire la vieille maison et je me dis que si je veux être àet je veux être au sens  fort, c'est-à -dire être fils du divin àje dois franchir un point de non retour.
Jusqu'à présent, ma foi s'est greffée sur une personnalité sociale et culturelle héritée de la vie dans le monde. Je n'avais pas le courage de filtrer les eaux qui irriguent mon existence. Du puits de ses profondeurs, on puise à deux sources : La Source du Père [ou] de la Vie et la source du père du système (Rév d'Arès xxvi/7). Mon âme se fortifiant, je constate que je n'étais pas trop regardant sur l'origine de mes choix mais je découvre aussi que l'existentialisme n'est pas un thème, mais une décision franche : Ouvrir plus grande la vanne de l'Eau et réduire progressivement celle de l'eau, nécessaire pour adapter l'Eau au monde. Dans cette prise de confiance, les outils du passé sont inutiles : c'est la confiance et l'humilité qui ouvrent la bonne Voie.
Voilà comment s'active en moi cette question de l'être et du non-être. À relire de commentaire j'ai peur d'être hors sujet, ayant livré un peu de mon questionnement. Ça ne fait rien. Ainsi participais-je à votre enseignement. Mais votre entrée croise une autre de mes grandes questions du moment.  Celle du basculement, de cette décision que tant d'hommes — potentialité d'être — prennent en se disant : "Non, c'est trop compliqué, trop douloureux, trop ingrat, trop solitaire ! J'abandonne. Je dépose ma conscience  au pied du monde et je migre vers la tranquillité." Je crois qu'à un moment ou un autre, chacun doit passer par ce choix de l'orientation de sa conscience, que l'on peut synthétiser par : "Qu'est-ce que je veux être ?" C'est le moment décisif même s'il peut s'étaler sur un temps long.
J'espère que la croissance de l'être en moi apportera un rayonnement de joie, de force et d'espérance et montrera une alternative heureuse à ceux chez qui l'être palpite encore.
Salvator B. de Bretagne-Ouest

Réponse :
Beau et profond commentaire, que j'ai lu avec joie et intérêt. Merci pour lui, mon frère Salvator.
La pauvreté du langage fait qu'user du mot être conduit à des développements nécesssaires tant est varié le sens d'être. Et cela depuis les temps anciens. Mais ici votre usage du mot être est clair vous concernant, Salvator, et je crois que beaucoup liront votre commentaire avec un esprit clair et heureux. Vous êtes né dans une famille catholique et votre seul prénom l'indique ; tous les Salvator, Salvatore, Salvador, Salvadore, Salvat, Sylvestre, Sylver, Sylvère, Sylverio sont des enfants de l'Église. Mais l'être ou l'être est enfant de la Sainteté, de la Puissance et de la Lumière (Rév d'Arès 12/4) et le souci de l'Être ou de l'être est très ancien.
Les Grecs ont réfléchi sur l'être dès le VIème siècle avant Jésus, mais c'est parce que nous n'avons pas de textes plus anciens ; ils réfléchissaient, eux et d'autres partout dans le monde à l'être depuis beaucoup plus longtemps sûrement. Le concept de l'être est le plus simple, le plus clair et en même temps le plus obscur que l'humain puisse former. L'être est impliqué dans toutes les pensées et tous nos états de conscience depuis toujours, sans nul doute. L'humain sait ce que c'est qu'être par le fait seul qu'il est, mais il est quasi impossible d'expliquer ce qu'est l'être. Et la raison en est simple, c'est que ce concept est  impliqué dans tout, absolument tout ce qui est. Une définition de l'être est donc absolument impossible, puisque les éléments nécessaires de toute définition, c'est-à-dire le genre et la différence, supposent déjà la classification des êtres et de leurs qualités. Aussi parler de l'être et du non-être n'est possible que dans un cadre précis et étroit.
Qu'est l'existence, c.-à-d. le fait d'être, sinon le mode le plus général et le plus essentiel de l'être, ce par quoi il se distingue de ce qui n'est pas ? Être et exister, c'est en somme une seule et même chose. On distingue l'être imaginaire ou possible de l'être réel, autrement dit l'être qui existe de celui qui n'existe pas, mais cette distinction n'atteint pas le fond des choses. Toute œuvre d'imagination est faite d'éléments réels, dont chacun, pris à part, existe ou peut exister positivement, au moins dans une certaine mesure, bien qu'ils ne répondent pas vraiment à l'expérience.
Notre intelligence limitée ne conçoit pas le néant et ne peut pas le situer dans l'idée qu'elle se fait de l'existence des choses. Pour concevoir le néant, nous devrions faire le vide dans notre esprit et supprimer jusqu'aux plus simples et minuscules éléments de la pensée. Mais si l'on parle de pensée, même de pensée qui pense au néant, on parle de quelque chose qui existe, qui a une existence propre. Il peut donc exister quelque chose qui est indépendant de l'objet dont ce quelque chose s'emplit. On voit que le fait d'être n'est pas si simple que ça. Qu'on détruise l'univers, il restera l'espace qui le contient. Cet espace sera. Qu'on supprime tous les phénomènes dont la conscience peut avoir l'idée, il en restera le souvenir... Le souvenir n'est pas rien. Il nous restera pour finir la mystérieuse et inquantifiable éternité qui a précédé et qui suivra le temps lui-même (Rév d'Arès 12/6), et dont le temps n'est que la mobile image, comme disait Platon. Enfin, avec les notions du temps et de l'espace, ou de l'éternité ou de l'immensité, comment échapper à l'idée de l'infini, c'est-à-dire de l'être considéré dans sa plénitude et sa suprême totalité inimaginable, indimensionnelle ? L'infini est ; oui, il est aussi. Alors qu'est-ce qu'être ?
C'est pourquoi il faut passer à un autre mode de pensée que la pensée géométrique du monde actuel. Dans la fusée Ariane chaque élément est. C'est l'être géométrique. Impossible de passer de cet être géométrique à l'être absolu qu'est la Vie sans passer par la métaphysique. Nous pouvons dire que la pensée du Pèlerin d'Arès n'est pas religieuse, pas littéraire, pas mathématique, pas logique, etc., mais qu'elle est métaphysique.

05oct21 234C21 
Quelle superbe entrée, j'ai dû la lire et la relire pour la sentir, la déguster même.
Je fais part de ma réflexion.
Ce que j'ai aimé par-dessus tout c'est l'espérance qu'elle me donne
en tant qu'atome de l'être parce que Son Absence, ou sa non-vie en moi me fait souffrir.  
Ce qu'il me manque c'est l'étreinte, l'étreinte avec l'être, mon Père/Mère.
Je comprends encore mieux avec cette entrée que cette étreinte ne peut pas venir de l'extérieur mais de l'intérieur par Sa Parole, ce lien invisible, ce cordon ombilical sacré qui me relie à l'être Qui est la Source du Grand et Sublime Amour sans Qui je suis non-être.
Si je fais de la Parole une compagne de route, je ne suis jamais seule,
Sa Présence vibre en moi et m'emporte vers la Vie et je peux sentir une connivence brûlante, quelque chose de Vif et  de doux à la fois. Je veux être cette gorge fontaine où la Parole nage, où elle a sa place.
Je ne sais pas si je suis claire, mais cette entrée a quelque chose de Fort, de Puissant dans l'Espérance donnée. Si j'arrive à décoller les mots du Livre Sacré pour les faire miens, je dirais même à téter leur Force, un Fleuve de Vie coule à nouveau dans moi. La Parole s'écoule à nouveau sur les steppes, Elle trace son cours dans les terres glacées (Rév d'Arès 28/2).
Il ne peut que se passer quelque chose qui sort du commun.
La Parole a le pouvoir de nous faire Bien penser et rendre nos cœurs intelligents. Encore faut-il se l'approprier, la faire vivre, vivre en nous pour la redonner au monde.
Ce que vous dites, cher prophète, n'est pas nouveau, mais votre façon de le dire est encore plus belle, plus pénétrante, plus incisive. Vous êtes un grand poète, un Grand Soleil sur le monde.
Je vous embrasse ainsi que sœur Christiane.
Andréa J. maintenant en Aquitaine

Réponse :
Merci, sœur Andréa, pour ce très beau commentaire.
Oh non ! "grand poète" je ne suis pas. Au reste, je n'étais rien de ce que j'étais appelé à devenir quand Jésus puis le Père me parlèrent en 1974-1977. Il me faut devenir métaphysicien, et encore ! dans la maîtrise de ce que nous humains pouvons dire du Vrai ! Nous entrons, ma chère sœur Andréa, dans une période de notre mission qui est un envol certain, mais pas un envol comme celui d'Icare monté trop haut sous la chaleur solaire et qui tomba et se tua, la cire qui fixait ses plumes ayant fondu. Il nous faut rester prudents.
Il n'est pas nécessaire d'étudier et de comparer longuement les Évangiles synoptiques (Marc, Matthieu et Luc) et la Doctrine des Églises dites chrétiennes pour se rendre compte que dans la chrétienté sous sa forme de religion on met les pieds sur un tout autre terrain que celui de la prédication de Jésus. Le terrain des Églises est celui de toutes les religions constituées en systèmes autoritaires raffinés. Le terrain de la prédication de Jésus est celui de l'amour simple et fruste mais total. Pour revenir à ce dernier terrain, comme nous y invite La Révélation d'Arès, il faut oublier théologie, dogmatique, piété organisée, lois rigides, etc., et revenir aux spiritualisation et sacralisation fondamentales qui ne peuvent reprendre possession du terrain du cœur et de l'âme qu'a bord d'un seul véhicule : la métaphysique. Je m'efforce de construire ce véhicule peu à peu depuis quelques entrées de ce blog. Mais, bien sûr, avec cette présente entrée 234 : "Être et Non-être", on y est vraiment. C'est ce que vous avez très bien compris.
Ce blog est donc dans sa forme une adaptation graduelle à la matière profondément métaphysique de La Révélation d'Arès. Depuis très longtemps, d'ailleurs, dès la fin des années 70, j'ai eu souvent l'occasion de dire, tant dans mes conversation avec des contradicteurs que dans mes allocutions : "La Révélation d'Arès pas plus que les Évangiles de Jésus ne fondent une religion ; ce qui y est restitué, c'est une métaphysique populaire. Autrement dit, pour faire une comparaison grossière mais pas si déraisonnable que ça, c'est plus proche des représentations rupestres de la grotte de Lascaux et du mystère de leur signification que du chant grégorien au latin très explicite de l'abbaye bénédictine de Fontgombault." J'ai arrêté de parler ainsi dans les années 90 quand je me suis aperçu que personne alors ne comprenait rien à ce que je disais. Quand les gens ne vous comprennent pas, il vous prenent pour un crétin ; il faut faire attention à ça et patiemment se taire. C'est, je pense, différent aujourd'hui, parce que quantité de certitudes disparaissent et le cerveau redevient curieux.

06oct21 234C22 
Bien aimé prophète,
En regardant les nouveautés en librairie, je tombe sur ce livre, malséant "Le droit d'emmerder Dieu" par l'avocat Richard Malka (notamment dans l'affaire de l'attentat à Charlie Hebdo), sorti le 22 septembre dernier, coup de cœur des libraires et déjà épuisé dans les stock de la FNAC.
Résumé : "C'est à nous, et à nous seuls, qu'il revient de réfléchir, d'analyser et de prendre des risques pour rester libres. Libres de nous engager et d'être ce que nous voulons. C'est à nous, et à personne d'autre, qu'il revient de trouver les mots, de les prononcer, de les écrire avec force, pour couvrir le son des couteaux sous nos gorges. ànous de rire, de dessiner, d'aimer, de jouir de nos libertés, de vivre la tête haute, face à des fanatiques qui voudraient nous imposer leur monde de névroses et de frustration àen coproduction avec des universitaires gavés de communautarisme anglo-saxon et des intellectuels qui sont les héritiers de ceux qui ont soutenu parmi les pires dictateurs du XXe siècle, de Staline à Pol Pot."
Voilà encore pourquoi notre mission est très difficile.
Voilà que ces mots pris dans un autre contexte pourraient être compris comme prônant la liberté, mais il s'agit là de prôner la liberté de dire, d'écrire, de dessiner tout et n'importe quoi, qui à offenser, quitte à provoquer, quitte à être méchant, il n'est donc pas ici question de liberté réfléchie, mesurée [Rév d'Arès 7/6, 25/9, 32/10, 35/7, 39/3].
C'est comme le wokisme, on peut croire qu'il s'agit de défendre les intérêts des victimes de la société, alors qu'il s'agit de le faire au détriment des autres. C'est le monde à l'envers, c'est le fameux Ministère de la Paix d'Orwell qui prône en fait la guerre. J'ai l'impression que ce monde tourne à l'envers, mais presque personne ne le préalise. C'est l'une des raisons de la grande difficulté de notre mission. On parle de liberté, d'amour du prochain, de paix mais que comprennent les gens ? Même si notre intention et nos cœurs sont purs, les cerveaux en face réceptionnent-ils l'Essence, le Fond du Verbe ? J'ai l'espoir que oui, au moins quelques uns, sinon je n'irais pas dans la rue mais c'est inquiétant, non ?
Dans la rue, nous, Pèlerins d'Arès, faisons face à des français, de moins en moins lecteurs et quand ils le sont, il semblerait qu'ils apprécient ce genre de livres (ou de sombres polars ou faits-divers romancés àcomme les films et séries télé qui s'arrachent. On vit une époque de wokisme, d'irréflexion, de banalisation du Mal, une non-vie que peu de gens semblent réaliser dans leurs vies à 100 à l'heure. Peu se saisissent de stupeur, s'interrogent et se mettent en marche vers la Lumière. Les épis mûrs sont de ceux-là àà nous de les trouver !
De la découverte de ce libre [mot manquant ?] me viennent ces questions comme des cris d'alerte à mon prochain : Pouvons-nous dévorer des livres qui prônent la liberté, qui n'en est rien, vouloir faire table rase de ce qui dérange par le Great Reset, apprécier le wokisme comme valeur sûre pour délivrer l'Histoire de ses affreux personnages, prôner fièrement une existence faite uniquement de particularismes à en détester qu'un Blanc existe, que des hétérosexuels s'aiment ? L'homme en est-il arrivé au point où il puisse se suffire à lui-même en étant celui qu'il est ou souhaite être même loin de tout bon sens ou introspection existentielle ? L'homme en est-il arrivé au point de se passer de spiritualité, de quête de transcendance au point de ne voir d'intérêt que dans une vie de chien qui mange, baise, boit, meugle, claque la porte et crève ? Une vie imbécile (au sens d'irréfléchie) claquemurée faite de quant-à-soi, d'arrogance, oubliant que soi n'a de sens qu'avec l'autre, que la liberté commence par se libérer de ses préjugés et de se garder de juger l'autre, que l'amour n'est que s'il est donné à chacun en toutes circonstances. Aimer implique le risque de se perdre un peu pour mieux retrouver ensuite Ce Que la Vie nous a donné et Qui fait que nous sommes des humains, des êtres dotés d'un pouvoir inégalable, celui de se créer une âme, de se transcender et de dépasser sa condition psycho-physique pour retrouver une dimension inimaginable, mais pour laquelle nous sommes faits, cette Vie dont nos poumons ont encore le Vent (Rév d'Arès xxviii/14), nos veines le Sang (xxviii/15), notre cœur le souvenir serait-il infime. Nous sommes plus que des animaux pensants qui profitons na;¯vement de la vie sans se préoccuper de l'après, cet après qui nous attend tous et dont nous ferions bien de nous soucier sérieusement avant qu'il ne soit trop tard, trop tard pour changer en Bien. Il est urgent que l'humain voie ce qui vaut la peine d'être vécu, ce qui mérite un peu d'attention, de temps, de réflexion, d'application, pour son âme et aussi pour le monde.
J'ai le droit d'emmerder Dieu c'est sûr, mais ça ne sert à rien et ça ne crée pas d'âme. On croit qu'en disant ça on se débarrasse d'un poids, mais on embarrasse son cœur de Mal. J'ai aussi le droit de m'émerveiller de Dieu et d'espérer que sa créature qui lui crache si souvent à la figure trouve l'humilité et se redresse fort d'une autre envie, l'envie d'aimer plutôt que l'envie d'emmerder.
Merci, cher prophète, pour vos entrées de blog qui nous emmènent au-delà de Ce Qu'on peut écrire. J'aimerais trouver les mots pour vous dire combien je vous suis reconnaissante d'avoir accepté votre Mission que nous avons aussi acceptée. Vous êtes certainement proche de la fin sur cette terre et j'espère àbien que nous soyons des pénitents imparfaits àque nous serons à la hauteur pour poursuivre sans vous ce que nous avons commencer à b;tir avec vous pour qu'un Jour [Rév d'Arès 31/8], dans des générations, Éden renaisse. Puissent vos lecteurs indécis trouver la Lumière qui jaillit de ce blog et nous suivre à la Moisson. Il est temps que la Moisson se fasse, que le monde soit sauvé, avant que ne pleuve le péché des péchés ! (Rév d'Arès 38/2).
Myriam B. d'Aquitaine

Réponse :
Vous demandez avec emphase : "L'homme en est-il arrivé au point de se passer de spiritualité, de quête de transcendance au point de ne voir d'intérêt que dans une vie de chien qui mange, baise, boit, meugle, claque la porte et crève ?" Mais, ma petite sœur Myriam, on ne peut pas parler comme si c'était une découverte du tragique déclin de l'humanité auquel les missionnaires que nous sommes font tous face. Le monde est devenu ainsi et c'est parce qu'il est devenu ainsi que le Père a envoyé en 1974 son Messager Jésus à Arès où Il est venu Lui-même en 1977. Je suis sûr que vous savez tout cela très bien et je m'étonne un peu de cette subite diatribe qu'est votre commentaire. Oh ! je ne vous le reproche pas ; je suis simplement surpris, parce qu'il y a dans vos ligne du manque d'amour pour les pécheurs.
Rappelez-vous tous les jours que le monde est ainsi tombé dans un abime de bestialité qui, comme dit La Révélation d'Arès, risque de toucher le fond sans retour possible : le péché des péchés (38/2). Vous savez mieux que personne que c'est la raison pour laquelle la Vie nous envoie au secours des hommes.
Mais ce secours ne viendra que par l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de préjugés, parce que nous aussi, oui, nous aussi, nous avons "une vie de chien, nous mangeons, nous baisons, nous buvons, nous meuglons, nous claquons la porte et nous crevons," et c'est seulement par l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre de préjugés que nous nous efforçons de nous différencier des autres pécheurs, non parce que nous ne serions pas pécheurs nous-mêmes — nous le sommes, hélas ! —, mais parce que nous amorçons une remontée vers la Lumière quand l'ensemble de nos frères humains continue de descendre vers l'obscurité et l'extinction de l'image et ressemblance du Père qui se maintient inconsciemment, encore tant bien que mal, au fond de chacun d'eux.
Gardez-vous des excès de blâme lancés vers le monde, ma sœur Myriam. Si vous avez vu le film "Le nom de la rose", vous vous souvenez peut-être de cette scène dans le scriptorium ou atelier des moines-copistes, quand un moine, effrayé par une souris, stridule et monte précipitamment sur sa chaise soulevant la rigolade générale de tous les moins-copistes dans ce lieu très sérieux. Alors, un vénérable vieux moine, le seul que la situation n'amuse pas, lance d'une voix sépulcrale une condamnation de ce rire pétulant et déboutonné. S'ensuit une discussion entre le franciscain, héros de l'histoire joué (si ma mémoire est bonne) par Sean Connery, et le vieux bénédictin austère. Chacun des deux a raison dans sa perspective propre, mais je penche pour la sagesse du vieux bénédictin, parce que l'excès en tout est préjudiciable. Trop de reproche c'est comme trop de moquerie, le but recherché : le Bien, n'est pas atteint par la voie de l'excès. L'excès exclut le Bien. Nous pouvons dire que ce monde décline terriblement, dangereusement, et nous le disons, mais nous ne pouvons pas le dire sur un ton proche de la condamnation ou de l'indignation, parce que nous aussi nous sommes pécheurs, condamnables et parfois même indignes. En tout, ma sœur Myriam, gardez la mesure ! Je sais que ce n'est pas facile quand on est jeune comme vous, mais il le faut.

06oct21 234C23 
Cher frère aîné [Rév d'Arès 16/1],
Il sera très difficile de convaincre les hommes de leur capacité à changer leur vie (Rév d'Arès 30/11) et le monde (28/7), si nous ne parvenons pas à les éclairer sur leur vraie nature et sur celle de la réalité. Merci de nous stimuler et de nous accompagner dans cette quête métaphysique indispensable.
Grâce à vous, je découvre progressivement les antiques philosophes grecs dont j'ignorais tout, ou presque (j'ai quitté l'école en 3ème et n'ai jamais fait de philo). Je suis frappé, en même temps que surpris, par la parenté existant entre ceux que l'on appelle "pré-socratiques" et les Rishis de l'Inde qui ont composé les Upanishads védiques. Même si leur univers conceptuel et leur vocabulaire sont différents, on retrouve chez les uns et les autres, le même type de réflexion, basées sur la déduction logique autant que sur l'observation et l'expéri­mentation poussée très loin de l'intériorité humaine.
Parménide a-t-il vécu une forme de révélation ? C'est ce que laisse penser l'introduction de son poème où il décrit sa rencontre avec la déesse.  Ne s'agit-il que de réminiscences mythologiques ou bien d'une tentative de rapporter un vécu réel mais ineffable ? Peut-importe. Ce qui est certain, c'est que Parménide s'est approché très prés du Fond (Rév d'Arès xxxiv/7).
Cette recherche du Fond est aujourd'hui pratiquement délaissée par nos contemporains, même lorsqu'ils se disent philosophes. Pour la plupart de mes frères humains, affirmer que "l'être est alors que le non-être n'est pas" est une tautologie ou un sophisme sans intérêt. Mais cela vient, il me semble, du fait qu'il y a belle lurette que nous ne nous interrogeons plus sur l'être et sur sa parenté avec l'être — Je trouve très facilitante et intéressante votre façon d'utiliser les majuscules-minuscules pour nous faire percevoir simultanément la distinction et la similitude entre être et être, en évitant la terminologie technique de la philosophie moderne.
Pour l'homme d'aujourd'hui, l'être n'est pas ou il n'est qu'abstraction conceptuelle — Il n'y a que des phénomènes, des existences transitoires, sortant du néant et y retournant. Parménide affirme l'être et il nous faudra également l'affirmer face à une culture phénoménologiques qui ne voit que le brouillard tourbillonnant des choses éphémères, instables et contradictoires.
Héraclite n'avait pas tort de dire que le cosmos est flux incessant, qui se fait et se défait sans cesse, une rivière sans réalité stable où il est impossible de se baigner deux fois de suite, puisqu'elle ne sera jamais la même. Parménide ne nie pas l'apparence duelle de la réalité conventionnelle (la doxa) mais nous invite à remonter en amont de la rivière mouvante, à l'Origine, à la Source unique de tout, qu'il nous faut retrouver (Rév d'Arès 24/3-5).
La science est incapable de remonter à la Source, elle ne fait que prolonger les sens limités de l'homme. Elle ne perçoit que la surface agitée du devenir, le bord du réel (Rév d'Arès v/2). Raison pour laquelle, même le(s) relais de(s) soleil(s) ne trouve(ront) pas le Fond (xxxiv/7). La science ne voit que l'ongle (du pied), pas la jambe (xxxiv/8). l'ongle se forme, se développe puis tombe (xxxiv/11) et se renouvelle, il n'est qu'un épiphénomène lié au temps.
Dans la Création, seul l'être humain souffle sur le feu (Rév d'Arès xxi/6) — ce qui le distingue du reste du règne animal —, mais cette capacité unique n'est qu'un vestige de l'être. L'homme est capable de bien davantage, il peut, s'il devient conscit, apprivoiser jusqu'aux feux du ciel (xxii/14). Mais pour cela, il doit retrouver l'Être dont il est le prolongement, retrouver la Vie et devenir un vivant complet, selon le sens très beau que vous donnez à vif (xxii/21).
Vous n'êtes pas un philosophe au sens contemporain du terme, vous êtes un prophète et donc un pasteur. Votre tête n'est pas un pot où le pavot bout (xvi/16), vous rendez la parole de Parménide performative en abordant l'être et le non-être sous l'angle créateur de la pénitence qui est amour, accomplissement (35/6) et du péché qui est non-accomplissement, glissement vers le rien. Je comprends mieux aujourd'hui pourquoi vous dites souvent des spectres qu'ils ne sont rien, ou proches du rien.
Je comprends mieux aussi pourquoi seul l'être humain, s'il revient à l'être absolu par la pénitence, est le seul dans la Création à pouvoir dire "je suis" (Rév d'Arès ii/1, xxxviii/12, xli/1, xliv/4) à l'image et ressemblance de Celui qui est (Exode 3/14).
Alors que notre Mission est souvent perçue comme para-religieuse et morale, cette nouvelle entrée me réjouit car elle nous emporte loin de la religion et de la morale. Si nous parvenons progressivement à faire passer cette métaphysique dans notre mission, les passants sentiront mieux, peut-être, que nous ne leur parlons pas de religion mais de tout autre chose. Nous avons du pain sur la planche.
Thierry M. de la Drôme des collines

Merci de rajouter, si vous considérez que cela apporte quelque chose, ce PS à mon commentaire :
Votre entrée m'a aussi permis de comprendre (un peu) mieux la signification de la tour sous laquelle vous avez du passer en traversant le défilé spectrale, juste avant la 5éme théophanie (cf. "Récits, notes et réflexions du témoins" de l'édition intégrale de La Révélation d'Arès). Cet escalier vide, oscillant, tournant sur lui même et ne reposant pas sur le sol, "comme suspendu à la nuit," écrivez-vous. Et les spectres dessous ! N'est-ce pas aussi une figuration du Non-Être que nous devons surmonter et dépasser comme vous avez du vous-même le franchir pour retrouver la Vie qui vous attendait dans la Maison de la Sainte Parole.

Réponse :
Qu'ajouter à ce commentaire qui se suffit à lui-même, qui est l'éclatante lumière de ce que nous sommes et rend évident ce que nous ne sommes pas, à savoir des religieux, des mystiques, etc ? Il n'y a au fond rien à ajouter. Je vais juste essayer de préciser certains points.
Nous sommes des hérauts de la Vie envoyés au monde, et l'océan dans lequel la Vie est diluée comme le sel est la métaphysique dans le sens infini que que je m'efforce de donner ici à ce mot. La métaphysique que fait éclore comme un belle fleur La Révélation d'Arès fait partie de ces flous étendus et généreux dans le sillage de la philosophie auxquels des penseurs divers ont cherché, à tort, à donner un sens limité. Pour moi la richesse de la métaphysique est comme la richesse de la sphère son illimitation. Sans cette richesse comment pourrions-nous aimer tous le humains, pardonner toutes les offenses ?
On trouve, pour simplifier, trois stades principaux de la métaphysique dans la philosophie académique : Aristote, Descartes, Kant.
Aristote a écrit quatorze livres, une somme philosophique impressionnante, qu'un bibliothécaire alexandrin a intitulé "Métaphysique" mais dans lesquels le mot métaphysique n'apparaît nulle part. C'est en fait, selon moi, un ensemble massif de notes de pensée, dont il n'est pas facile de dégager un principe simple, mais où l'on découvre une pensée dominante : le primat de la substance ou ousia (nom féminin tiré du verbe einai, "être"), l'être-en-tant-qu'être. Pour Aristote, en gros, l'origine du monde est l'être-en-tant-qu'être, qu'on peut assimiler à Dieu Lui-même.
Les théologiens moyenâgeux ayant fait des pensées d'Aristote un système théologique dogmatique, Descartes, qui n'aime pas les théologiens, refait de la métaphysique aristotélicienne la "philosophie première", c'est-à-dire la compréhension pure et rationnelle des principes de toute connaissance avec retour à la pure physique. Pour Descartes la métaphysique devient un concept qui est en fait la méthode de toute rationalité, ce que Descartes appelait "l'ordre des raisons".
Kant, lui, se fait un devoir de sauver la métaphysique de Descarte de son matérialisme, considérant que le fameux doute cartésien fait de la métaphysique un système de raison pure et simple, un matérialisme lourd. Kant dit : "Je dois donc rejeter le savoir et lui substituer la foi." Mais il garde la métaphysique comme science de l'entendement dans les limites de l'expérience. J'abrège.
Ces trois façons de voir la métaphysique présentent un point commun, la nécessité de comprendre l'être. Autrement dit, ces trois concepts sont indissociables de la nécessité de construire une ontologie ou, si l'on préfère, la pensée qui tourne autour de "l'être en tant qu'être" (Aristote), indépendamment de ses déterminations particulières. C'est l'objet d'un titre fameux de Jean-Paul Sartre: "L'être et le néant, essai d'ontologie phénoménologique."
Pour moi — sans doute parce que je ne suis pas philosophe, mais seulement prophète ou pasteur, comme vous dites, frère Thierry — l'être-en-tant-qu'être, selon Aristote, reste l'objet central de la métaphysique mais sous l'éclairage de La Révélation d'Arès l'être-en-tant-qu'être dépasse de très loin le concept du Dieu de la religion, qui n'est pas mon Dieu, du Dieu que les philosophe essaient toujours de limiter au cadre de l'expérience ou de la raison raisonnante. Pour moi l'être-en-tant-qu'être d'Aristote est le Créateur en sa totalité absolue, donc y compris l'inconnu et l'infini au-delà de l'expérience, c'est-à-dire, la Vie au sens le plus inquantifiable, le plus improuvable et cependant le plus fécond qui soit, la Vie avec l'Amour qui est sa dynamique. Je ne pars pas d'un pur rêve ou d'une pure imagination, parce que j'ai un atout précieux : moi aussi je sais ce qu'est l'amour à j'ai déjà grâce à lui un pied dans l'inquantifiable, l'inconnu, l'invisible, etc. Cet inconu comporte évidemment des zones totalement inconnues de l'homme que je suis tant que je suis charnel, mais qui seront connues de mon âme. Pour moi la métaphysique exige de l'homme charnel que je suis, tant que bat mon cœur pécheur, la foi et la confiance, confiance aussi solide que l'est mon amour du prochain.
La métaphysique est donc un domaine de Vie-vie, comme d'être-être, qui dépasse le cadre du savoir. être métaphysicien est plus que savoir, c'est être et par glissement vers le sublime c'est être. Je n'ai pas besoin de construire dans ma tête une cathédrale intellective. Elle est déjà là, inquantifiable, inconnue, invisible, mais réelle. J'ai 92 ans et je vais mourir à ma chair dans les années qui suivent. Je sais qu'il m'est impossible de connaître, parce que le voile de mon péché, de mon animalité, me le cache, ce que je vais vivre après que mon cœur se sera arrêté. Je ne me donne même pas la peine de l'imaginer. J'ai confiance ; ça me suffit. Mais je sais déjà que je vais être projeté dans quelque chose que je ne pourrais même pas décrire, même si j'en avais le début d'une idée. Je sais que l'infini dans lequel je vais entrer est aussi bien là déjà, pas plus gros qu'une boule de billard, ou est aussi bien dans l'infini à des distances inimaginables, parce que mon être va se fondre dans l'Être et que je vais entrer dans un domaine où la physique n'existe plus. Ce sera mon éternel voyage dans la métaphysique. Et la matérialité des astres ? va-t-on me dire ! Mais les astres ne sont que les infimes poussières de l'étendue métaphysique.

06oct21 234C24 
Que c'est beau !
Cette entrée pose le fond des rapports de l'humanité et de la Vie : être ou ne pas être.
Le choix, finalement. Celui d'Adam, qui fut absolument néfaste et qu'il nous faut déconstruire, parce qu'il est un miroir en négatif de ce qu'il nous faut être ou le nôtre, Pèlerins d'Arès et hommes d'espérance, spirituelle ou transcendante, dont nous nous attelons à retrouver progressivement la Source enfouie.
Depuis le début de la pandémie de la covid-19, tout votre discours a été sous-tendu par une opposition métaphysique, ontologique, avec les discours lourds et matérialistes ambiants. Qu'est-ce qu'être ? Est-ce uniquement faire battre un cœur en privant l'homme de presque toute sa liberté d'agir ? Être au niveau le plus bas, celui du corps, seulement ? Ou est-ce être enrichi des fondamentaux de la Vie, dont fait partie la liberté ? Être, c'est un cran radical au-dessus de tout ce qu'on a pu entendre de nos édiles durant la pandémie.
Le souci est que le monde actuel penche, de plus en plus (voir le pourcentage de français favorables au passe sanitaire), vers le non-être, considérant que cela leur suffit (image de la taupe, Rév d'Arès 32/2). Vous dites que tout semble mou en ce moment. Je perçois de mon côté une immense lassitude. Une chape au-dessus de nous, que nous n'avions peut-être pas assez détectée durant la pandémie, mais qui s'est formée et qui nous écrase en cette rentrée. Comment peut-il en être autrement ? Sans le voir pour beaucoup, nous avons vécu des mois et des mois contre-nature, enfermés chez nous, foulant au pied les fondements mêmes de la vie sur lesquels toute société voulant aller bien devrait se baser et ne pas tergiverser. Sans parler de toute la désorganisation induite.
Par votre enseignement, nous allons sortir, peut-être enfin, d'une foi par trop matérialiste, qui ne pensait qu'en signes matériels (le corps, les signes tangibles, etc.). Alors que la solution est métaphysique, car nécessairement transcendante. Merci profondément pour cela.
Désormais, la question que vous proposiez de nous poser chaque matin (je ne sais plus si c'est au mot près) : "Que veux-tu être ?" peut aussi se formuler : "Que veux-tu ?" "Être !"
Denis H. de Maine et Loire

Réponse :
Je suis très touché par ce commentaire, dont je vous remercie du fond du cœur, mon frère Denis.
Que deviendrons-nous quand nous serons charnellement morts ? C'est là que la transcendance, l'élément le plus métaphysique qui soit, prendra son essor. Nous nous étalerons sur la transcendane, que vous avez bien raison de citer, nous mêlant à l'Étalé (Rév d'Arès ii/4). Nous serons dans une vie assoiffée de Vie, filant comme des comètes, ouverts comme les baleines de l'espace ouvertes au saint, puissant et lumineux krill, totalement libérés de tous soucis de vivre, de produire, d'être prélevés, de désirs, d'émotions. La société des défunts est totalement invisible aux observateur humains. La métaphysique commence un peu dès ce monde, mais elle prend son grand essor où commence l'éternité.
Merci pour votre beau commentaire, frère Denis. Pour l'heure la métaphysique n'est qu'un sujet de thèse de doctorat, mais je ne doute pas que nous parviendrons à en faire un sujet de pensée quotidienne chez les humains.

06oct21 234C25 
La lecture du Livre, révélé en 1977 à Arès, est difficile pour beaucoup.
Avec des citations venant de lui, et inspiré par notre frère Abel en 234C11, je tente un commentaire de votre article "La Pommeraie" (Le Pèlerin d'Arès 1989), p.228 : "Ainsi vivent superposés à la crise primordiale, la création et le péché àou non-être àqui est un retour à la crise. Il se pénétreront, se croiseront, s'empoigneront et parfois s'ignoreront, mais aucun ne vivra sans les deux autres."
Mon Épaule ne voit pas Mon Épaule (Rév d'Arès iv/1) àMon Å’il, sa Force se tire du Fond des Fonds (xxxiv/6). C'est l'être de la Parole qui Est (i/4) avant la Création sortie du Chaos. De Mon Pouls sortent les mondes (vi/4) comme Infini Puissance Créatrice.
Je suis la Mine et l'Eau, (Rév. d'Arès xxxv/17) la Vie qui, par les Dons Divins démesurés (12/7) faits à l'Homme, soutient le Non-être : Je suis la Force à la Force est dans le frère comme dans l'homme mauvais (xxviii/5). Ce mauvais usage des Dons isole de multiples flux de Force, tous espérant le Retour à l'Un de L'être, tous espérant le Jour car le noir tourne pour la Lumière (xxviii/12).
Alors, dans Mon Œil, les soleils seront-ils éteints avant que le bruit ne cesse de dire : "Il n'a pas le Fond" ? (Rév d'Arès xxxiv/10).
La question dans votre entrée : "Les Pèlerins d'Arès posent un nouveau jalon. Sera-t-il le dernier ?" fait écho à cette interrogation de la Vie Elle-même.
Patrick Th. d'Île de France

Réponse :
Mon Épaule ne voit pas Mon Épaule (Rév d'Arès iv/1) ; Mon Œil, sa Force se tire du Fond des Fonds (xxxiv/6),  parce que l'être Absolu est Un, Il n'a pas deux épaules à il en a une infinité inquantifiable, Il n'a pas un Œil, Il est simultanément, tout à la fois, la Lumière Qui remplit Tout et la Lumière qu'Il ne cesse de voir. Il est le Regard et la Vision absolus. Il est !
J'aime votre commentaire et je vous en remercie, mon frère Patrick.

06oct21 234C26   
Cher frère ainé,
Oui cette entrée 234 est magnifique, sublime !
Elle me transporte au-delà de moi-même, m'éclaire sur ma Nature et sur l'être... à peine senti.
Malgré le péché je peux, en prononçant la Parole Qui est  (i/4), aimanter quelques poussières de Sainteté, Puissance et Lumière (12/4). L'être, de la Nature Duquel nous partageons quelques bribes, peut prendre sa place à l'intérieur de chacun et ainsi le féconder.
Si nous parvenons à faire "briller" la Vie de l'être en nous, nous pourrons devenir plus visibles dans le monde.
Si pour un temps difficile à estimer, il m'est  impossible de reformuler constructivement l'enseignement que vous nous donnez, il sera quand même en moi, il m'animera quand même.
Oui, que de questions tournant autour du visible, de l'invisible de la Vie, donc de la phénoménologie et de la métaphysique tiraillent nos fors intérieurs depuis tellement longtemps... Questions devenues poison pour l'esprit dû aux siècles de religions, de mensonges, de pouvoirs, d'écrasement systématique de notre Nature Spirituelle, "joyau de la Création" écrivez-vous.
Mais voilà que la Vie s'est remanifestée à Arès, accompagnée de votre enseignement, Miracle ininterrompu de l'Amour cherchant à rassembler ses Enfants, Vie tentant de nous préparer à autre chose... à quoi ? Mystère que vous nous faites effleurer. Aucune différence pour Elle [la Vie] entre les êtres qui gravissent les sentiers (36/19) (Sentiers au pluriel).
J'ai vécu un bond intérieur quand j'ai accepté de voir ma foi en La Révélation d'Arès comme une croyance tout à fait égale à celle des frères du monde. Quel trésor, un fragment de la Vie m'est parvenu, une de Ses Traces à Arès. Oui, avec la Vie, tous les humains cherchant le Bien marchent sur les Sentiers, ainsi la religion s'efface, s'étiole par inutilité.
Je sens bien que l'être, tel que vous tentez de nous le faire percevoir, est l'Absolue Force de Vie qui, même si je n'y accède pas facilement, est en moi et m'habite, suffisamment pour me donner cette force inexplicable de me sentir enfant de l'Univers, totalement libre ici déjà. Rien ne peut m'enlever ça sauf moi-même. Vous écrivez : "Vifs, c'est-à-dire un vivants complet", je l'entends aussi comme vivants déjà ailleurs, le moins possible soumis au monde d'Adam, mais totalement présents ici. Mille mercis de remplir mon être de cette conscience de l'être auquel je choisi de rester "branchée" pour ne pas tomber.
Merci encore, frère Michel, car aujourd'hui lors de la moisson à Toulouse un homme a été conquis par le texte que vous nous avez donné sur l'âme à l'entrée #233 (10sep21 233C38). J'espère vivement qu'il lira La Révélation d'Arès ou viendra nous rencontrer encore à Toulouse au 18, rue des Pénitents Gris. J'ai vécu une rencontre rare : le calme clair d'un l'homme rentré en lui-même, "pensant de plus en plus à Dieu", qui a une lucidité réfléchie sur lui et le monde et ses attaches imaginaire à tout un tas de croyances. Ce texte sur l'âme est lu, c'est un Don du Ciel (Rév d'Arès 31/6) qui s'offre comme une aumône (20/2) et un don de votre cœur aimant et je suis heureuse lorsqu'il entre ainsi dans la pensée et le cœur de certains passants.
Ci-joint, une petite vidéo travaillée sur un extrait de votre réponse au commentaire 36 de l'entrée #233 "Vérité et Vrai".
Marie-Hélène R. du Midi-Toulousain

Réponse :
Quelle est belle votre vidéo. Voilà une vidéo brève — une minute — qui peut être jouée en vitrine en boucle et intéresser les gens de la rue.
J'aime beaucoup votre commentaire, ma sœur Marie-Hélène, et je vous en remercie.
Chacun de nous peut se demander : Pourquoi moi ? comme je me le suis demandé quand Jésus m'apparut et me parla trente-neuf ou quarante fois du 15 janvier au 13 avril 1974. Vous vous le demandez sûrement et cependant cette question n'interrompt pas votre apostolat, vous qui êtes des nôtres depuis longtemps déjà. Comment concilier les difficultés de faire comprendre à l'homme moderne l'opposition de ce qu'il y a le plus à craindre : la mort spirituelle, à la perspective de ce qui paraît fou à l'esprit moderne : la réconciliation du Père et de l'homme, la vie éternelle heureuse au Jour que préparera une seule chose, simple : la pénitence ou l'amour ? Comment ne pas se décourager face à ce monde incrédule ? C'est en comprenant que l'homme a abandonné son terrain de prédilection : la transcendance, le dépassement du matérialisme mécanique, et en rallumant le Feu de la foi dans le cœur. Nous sommes un petit reste d'humains qui avons trouvé, escortés par les légions d'anges, le courage de nous jeter à genoux devant la Vie et de surmonter nos peurs, nos timidités, nos doutes parfois... Et alleluia ! Alleluia. Nous commençons très petitement un travail énorme que les générations qui nous suivront contineront, élargiront, universaliseront. Oui, nous changerons le monde !
Persévérez, ma sœur Marie-Hélène, et formez vos enfants à la mission. J'aurai, je l'espère, la joie de vous revoir à Toulouse, un de ces jours.

07oct21 234C27 
Je trouve très bonne l'idée simple mais frappante de cette affiche que nos frères et sœurs de Lyon ont mise sur la porte de leur local. Je ne résiste pas à la joie de la montrer ici :
affiche Lyon Octobre 2021
le webmaster, Michel Potay

08oct21 234C28 
Cette magnifique entrée appelle naturellement à revisiter notre mission.
Le Fond des Fonds, l'être, qui se profile dans le brouillard de nos consciences dépasse Dieu dites-vous (entrée 234C15), c'est-à-dire dépasse la commune notion appelée Dieu "attingible" par la pensée humaine. Car ici-bas, tout est relatif à notre capacité de concevoir, donc au langage. Dès lors il faut se pencher sur le vocabulaire à notre disposition.
Le mot "Dieu", on le sait, rebute plutôt. Alors se passer du mot "Dieu" et le remplacer par "l'être" ? Ah ! les choses seraient si simples s'il suffisait de fermer un tiroir et d'en ouvrir un autre ! Le mot "être" par essence s'accommode de toutes les sauces, et par là, est "le plus obscur que l'humain puisse former" (234C20). Le mot amour d'ailleurs, énoncé seul, présente une difficulté du même ordre, puisqu'il renvoie d'abord l'interlocuteur à l'amour sentimental — il faudrait préciser "amour universel" —, mais on tombe sur d'autres difficultés (233C41), ou "amour fraternel", qui fait un peu copain-copain, ou "amour évangélique" qui, lui, résonne fatalement comme religieux, etc. Pour Dieu, on a par exemple, en dehors des appellations religieuses le Tout, la Vie. Le Tout, j'aime bien, mais reste une abstraction floutée dans l'esprit, tandis que la Vie — très global aussi — appelle aussitôt le mouvement, l'énergie, l'organique, l'humus, les fleurs, l'arbre, la mer, le vent et l'animal... D'autant que la majuscule induit une sortie du purement biologique avec l'idée d'une Main invisible qui grisse sous l'écorce et qui, en même temps, pèse les soleils (Rév d'Arès xxxiv/2-3), dont nous participons de fait, qu'on le veuille ou non. Entre être et Vie, il n'y a pas grand-chose qui ne soit pas connoté religieusement : Cosmos ? Infini ? Le Nom ?
Samedi dernier je participais à une manif contre le pass sanitaire. Une manière pour moi de rendre hommage à cette humanité courageuse qui garde une réminiscence de ce qu'est être humain justement et de se faire missionnaire ici ou là dans l'attente du départ ou au fil du cortège. Je suis parfaitement conscient de la faiblesse de cette forme de protestation, dont les pouvoirs se fichent, qui s'érige "contre" leurs décisions, et qui, de ce fait, revendique, quémande, accordant aux puissants un crédit que je ne leur accorde plus depuis longtemps. Le frère de Mikal, le sénat n'a pas sa main (Rév d'Arès xxxv/3). Mais cette mise en situation fait méditer et à la suite d'un échange avec un frère in situ, je me disais qu'il faudrait manifester publiquement "pour" quelque chose et non "contre" et sans doute pas sous la forme d'une manif "classique" mais revisitée. Manifester pour ? Pour quoi ? Pour quelque chose de Grand [et de Beau], qui rehausse l'idée que l'homme se fait de lui-même, qui le grandit de fait et l'attire, même sans qu'il sache pourquoi, qui flirte avec la transcendance. Non plus se battre en vain contre des idées ou des lois, mais ériger un Idéal : une conception sublime et saine de l'humain qui se dresse géante face à la petitesse notariale gouvernante. Une Trombe de Vie qui balaye tout et aspire l'homme vers le Haut.
C'est, bien entendu déjà tout le sens la mission du petit reste, rien de nouveau, mais le kérygme donné dans le guichet me semble peu propice à mobiliser, même des épis mûrs. Quand je décline aimer, pardonner, pacifier, se libérer, j'ai l'impression de dérouler un beau tapis volant devant la personne rencontrée en mission, par lequel il s'évade le temps d'un sourire fugitif, mais que la réalité glauque de la rue et de lui-même aussitôt rattrape et plaque au sol, rangeant l'Éden entrevu au rang des contes des Mille et Une Nuits. Combien de fois reçois-je de chaleureux "bon courage !" comme s'ils n'étaient pas eux-mêmes concernés ! Il faudrait donc quelque chose de plus populaire et de plus visible, d'immédiatement perceptible par tous, parce que tous sont moulés à Moi, autrement dit à l'être (Rév d'Arès 1/11). Les frères ne montent-ils pas des confins de la plèbe (xxxiii/14) ?
J'ai naturellement pensé au faucon sans peur (Rév d'Arès xLv/20), signe que les pieux érigeront, mais la notion de faucon, qui s'oppose à notre vie de rats (xix/24) suppose des explications et une évolution mentale qui n'est pas encore là. Il vaudrait peut-être mieux en premier lieu ériger l'image d'un Humain Rayonnant, caressais-je dans mon imaginaire, songeur, et appeler : "Cet humain, ce dieu dort en nous, devenons-le, et à défaut de sa réalité pour le moment, élevons son Signe ! Soyons !" Celui d'un humain qui serait libre, bon, intelligent, créatif et conscient d'être perfectible à l'infini, et qui, de fait, et sans l'expliciter, par contraste de lumière, s'opposerait au dos gris du sénat des morts (xxxv/1), à l'homme noir qui lèche l'étal (xxxiv /16), à la musette (xxxiv/14), aux "administrations à casquette de plomb" (Rimbaud), bref, à la condition d'esclave du système, la vie de mouton, serpent, loup, chien et singe, et celle de rat de laboratoire, que le système impose aujourd'hui en France en goulot d'étranglement pour un impossible salut de la chair, qui ne conduit qu'à l'abîme.
"Allumez un Soleil en vous ! ai-je envie de crier joyeusement dans la rue ! Rayonnez ! Il est temps d'être humain !" Alors dans mon esprit, sous le patronage de l'être, mission spirituelle et mission civile ne font plus qu'une. Mais oui ! Il n'y a qu'une moisson, qu'un humain, qu'Un Dieu, qu'Un être ! Sur le bitume, dans "le ciment concrété du péché", dans le fracas de la cité, au coude à coude avec mes frères manifestants, votre entrée 234 me revient, j'y hume un subtil et joyeux Vent d'Infini. Ah comme j'aimerais le partager aussitôt autour de moi ! De mon "flair" sort déjà l'idée d'un grand mouvement (pourquoi rester petit ?), mais comment l'appeler ? "Frères sans frontières" ? "Créons des Oasis de fraternité" (formule d'Edgar Morin) ? Vifs dans la paix !, Vifs dans l'Amour ! "Soyons des vivants complets. Soyons !
Hum ! il faut chercher, ouvrir sa veine, flairer encore (Rév d'Arès xxviii/15). N'est-ce pas là que les hères de hères nous attendent pour devenir héros quittant la fête des morts (xxxv/5) ? "Qu'ils en soient conscients ou non, les hommes du temps qui vient (30/13), croyants ou incroyants, se fondent sur La Révélation pure, donc sur le Dessein pur," dit la note 13 du chapitre xxxv de la bilingue. N'est-ce pas du côté de l'être que doit sortir le Jus auquel le peuple donne sa langue (xxxv/9) ? Cela ne nous mettrait-il pas définitivement au-dessus de la vague qui bave (xLii/3) ? Car si nous en restons à cette moisson toujours un peu primaire pour le moment malgré les progrès accomplis, qui cède encore sans le vouloir à une forme de propagande, est-ce que La Révélation d'Arès ne sera pas bientôt considérée comme une fake news par le futur "ministère de la vérité" (Orwell) sortant d'une commission Bronner ou d'une de ses consœurs ? L'homme noir sait sa cache (xxxv/14) ! Est-ce qu'elle (notre mission) ne deviendra pas aussi la cible privilégiée des woke fanatiques ?
La Vie ne peut pas perdre, certes, puisqu'elle est le socle de Tout, mais ici-bas, elle passe par nous. Que notre main devienne Sa Main (xxxv/19) ! Son Bras levé du tombeau est déjà notre Victoire (29/4). Qui pourrait alors nous vaincre ? Le Temple indestructible (1/12) ne moule-t-il pas tous les hommes ? Ne luttons-nous pas pour la Victoire de tous ?
Un peu de métaphysique. Entre "être" et "exister", vous ne faites pas de distinction (rép. 234C20), et vous avez sûrement raison, tandis que j'ai la faiblesse de penser, sans aucun souci d'étymologie véritable, qu'exister pourrait signifier l'être manifesté arbitrairement, du fait du péché, entraînant une part de la Création dans la négation de l'être. Ex-ister ne sonne-t-il pas comme Ex-être ? Le Dieu mort accroché à l'animal humain comme à une planche de survie dans sa noyade, qui peut ressusciter son être par l'âme, donc, par la pénitence, s'il le veut, ou s'anéantir, étouffé sous sa propre existence chiffonnée sans fin sur elle-même, la volonté fatale d'Adam et sans doute inconsciente de n'être pas.
Claude M. d'Île de France

Réponse :
Je trouve ce matin votre commentaire comme je trouve le soleil et le ciel bleu derrière mes vitres. C'est tout empli d'un sentiment de bonheur que je vous lis, mon frère Claude. Merci pour votre commentaire.
Vous l'avez bien compris : "Cette magnifique entrée appelle naturellement à revisiter notre mission," mais cela se fera lentement comme je ne suis moi-même arrivé que lentement à cette entrée "Être et Non-être", mais la revisite de la mission va se faire. Il y a des années que je vise à cette entrée et que j'y ai prudemment amené, d'entrée en entrée, mes frères frères et sœurs.
Hier soir, alors que nous revenions de courses en ville, sœur Christiane et moi, nous avons rencontré nos sœurs Monique C. et Nathalie O. en mission sur la place Jean Moulin à la connexion de la rue des Trois Conils (= Connils ou Lapins) tout près de la cathédrale et la première chose que m'a déclaré sœur Monique avec un nitescent sourire fut : "Quelle merveilleuse entrée de blog : l'Être et Non-être !"  Et je leur ai dit qu'il y avait longtemps que je visais à cette étape de notre déculturation : "Nous représentons bien plus que la foi sans religion, nous ramenons la Vérité de l'Inattingible à sa Nature que ne peuvent atteindre les mots du langage humain déchu. L'Être est plus que Dieu, c'est l'Infini de la Vie qui crée et qui est créée, c'est le Père et Sa Création, l'Univers (Rév d'Arès 12/4), c'est Tout donc, car les étoiles vivent." Ces choses sont délicates à énoncer, parce que nous ne voulons pas rationaliser le feu du ciel, nous sommes dans l'ailleurs et notre petit matérialisme terrestre et ridicule n'a pas les mots pour le dire. Il va falloir trouver la bonne manière de l'exprimer sans paraître totalement chimérique. La Révélation d'Arès nous emporte à un autre étage du concept du Tout ou de l'Être que sont les Sainteté, Puissance et Lumière, mais le lecteur prisonnier de sa culture étroite — sa culture de cafard perfectionné, dis-je par ci par là depuis longtemps — ne peut pas, sauf rare exception de l'épi mûr, comprendre vraiment bien où nous sommes spirituellement parlant.
Il nous faut parler de ce que Jésus appelait le Royaume, de réalités hors du commun, que ne peut pas exprimer une langue que des siècles de religion, de politique, de philosophie académique, a truffées d'idées fausses ou tellement tenues bas que ce qui pour nous, rares encore, est devenu une aire d'aise et d'abandon à l'espérance n'est plus compris du public. On nous a enseigné, à nous les pécheurs, à ne prendre au sérieux que ce qui est "rationnel", "logique", "scientifiquement démontré", bref, "sérieux" — la théologie est une sorte de démonstration sérieuse d'une vérité dogmatique sans réplique possible —, et nous nous sommes enfermés dans cette citadelle, de sorte que les rares qui s'en évadent comme nous, prennent le large puis reviennent pour parler du dehors aux citadins de la citadelle, sont vus comme des insensés, des rêveurs ou des menteurs. Hier 7 octobre j'ai reçu par Email cette invective d'un certain Isma;«l : "À ton âge, tu mens encore, vieillard ?" et ce n'est pas la seule de ce genre que je reçois à longueur d'année.
Dans la société moderne qui insiste sur le pratique immédiat, les diplômes qui mènent à des "situations" qui paient bien et donnent de bonnes retraites, sur la rejet de l'inutile comme la poésie ou la foi, sauf peut-être la charité parce que ça fait admirer les charitables, ce que nous proposons au monde : retrouver le bonheur par la pénitence, l'amour, le pardon, etc., semble d'une gratuité vide, lamentables. Pour le monde ce que nous prêchons n'est nullement assimilable à un bien. Notre idée de la liberté est même considérée comme très dangereuse, et si nous disons, comme nous allons le dire, que la liberté est le glacis, la contrescarpe d'une puissance infinie, la métaphysique sans limites et son extraordinaire bouillonnement de Vie, si nous disons comme nous allons le dire que l'immensité de Lumière étalée devant nous est gratuite parce qu'elle est fin absolue, injonctif catégorique, nous allons être vus comme des idéologues à combattre. Raison pour laquelle il va falloir y aller doucement. Nous sommes des libres et lucides consciences réouvrant d'un coup les portes de la métaphysique oubliée et cela ne sera pas accepté sans oppositions. Mais vous l'avez bien vu, il va être intéressant d'envoyer quelques avant-gardes pour voir les réactions.

08oct21 234C29 
Bonjour Frère Michel, toutes et tous.
Je suis toute nouvelle parmi vous, même si je connais La Révélation d'Arès depuis quatre ans.
J'ai fait le choix de vous rejoindre enfin dans cette Lumineuse et Merveilleuse mission suite à ma visite en juillet 2021 à la Maison de la Sainte Parole (même si c'était fermé).
Merci pour ce merveilleux texte et tous les autres — toujours des paroles justes, bienveillantes, douces et pleines de sagesse et d'amour.
Merci pour vos "rappels" également de qui nous sommes, de notre êtreté : "L'être c'est moi, toi, l'autre, en effort de retrouver l'Être ou la Vie (Rév d'Arès 24/5)". Nous sommes effectivement des êtres Merveilleux tellement capable d'amour, de bonté, de générosité, de non-jugement.
Retrouvons la Vie !
Merci Frère Michel. Avec tout mon Amour et toute ma Gratitude.
Kheïra de Marseille, Bouches du Rhône

Réponse :
Que le Père étende sur vous Sa Main protectrice et bénissante, afin que vous soyez une pénitente et une moissonneuse efficace venant en renfort de notre mission marseillaise, un renfort tant attendu. Je suis désolé que vous ayez trouvé les portes de notre Pèlerinage closes cet été, mais j'aurai probablement la joie de vous accueillir à Arès l'année prochaine. Merci, ma sœur Kheïra, pour votre commentaire. Votre nom Kheïra, signifie, je crois, en arabe : "la meilleure, la vertueuse" ; c'est de très bonne augure !
Comme entre le poète et le romancier noir il n'y a de commun que la main qui tient la plume ou le crayon, entre le croyant de la religion et le Pèlerin d'Arès il n'y a de commun que le fait d'espérer en quelque chose qui, dans l'immédiat est improuvable. Pour le reste, leurs orientations dans la vie sont fort différentes. Nous aimons tous les humains et nous respectons toutes les convictions, mais en ce qui nous concerne nous sommes des espérants libres (Rév d'Arès 10/10) ou plus exactement dans cette génération libérés. La Révélation d'Arès libère. Je crois qu'à l'état pur la Bible et le Coran libéraient de même, mais que des hommes autoritaires et convaincus qu'on ne peut gagner le Ciel qu'en respectant des lois strictes ont malheureusement ajouté aux Paroles initiales leurs directives impératives — ce que La Révélation d'Arès appelle livres d'hommes (35/12, 16/12) — et ont ainsi, hélas, fait de la magnifique dynamique créatrice de la foi un labeur abasourdissant. et réducteur. Nous sommes là pour revivifier l'union entre l'homme et le Créateur. La mission est par là une tâche ingrate, mais vous entrez dans la Lumière (12/4), la joie, la fête (30/11), l'amour de tous les humains, le pardon de toutes les offenses, la paix avec tous, l'intelligence spirituelle libre de tous préjugés à l'égard de quiconque.

08oct21 234C30 
Nous sommes encore très loin de comprendre ce que vous dites à propos du Non-être et de l'être. Je peux comprendre à partir du moment où je ne suis plus rien pour moi-même [Rév d'Arès 40/6], où mon existence même n'est plus rien, il s'agit d'être et de ne pas être, de pouvoir et de ne pas pouvoir, sinon sans aucun doute que l'Auteur de ce qui est et qui n'est pas est le Créateur Lui-Même. Difficulté de langage ! Mais il y a erreur de dire que le Créateur n'est pas un être aussi Grand que Mystérieux que ne l'est sa Création.
Je pense pour ma part que le Créateur n'est pas aussi éloigné de sa Création qu'il n'y parait et qu'il faut écouter son Amour dans tout ce qui est ! La Vie est !
L'ha nous aidera à trouver ce que Dieu nous apporte de bon et dorénavant de faire Sa Volonté [Rév d'Arès 12/4]. Je suis sans retour vers le passé où le rien n'a plus d'amour, un voyage vers le Retour, vers un souvenir où étant enfant j'avais battu le lait pour le rendre clair et en tirer le beurre pour mon père. J'étais si heureuse de lui offrir ce beurre que mon père m'a souri ; je l'ai encore dans mon cœur, avec tendresse, je l'aime si vous saviez ; aujourd'hui je veux lui dire : "Ne m'oublie pas !"
J'ai oublié de vous dire que c'est un grand honneur de vous servir, de voir que le Retour n'est pas un vide, un rien, un plus rien mais Tout... Tout et surtout aimer, pardonner, faire la paix en toute circonstance, sans aucun doute, sans faillir et sans rajouter aucune parole à la vôtre, sans aucune manière d'être et non être, mais une valeur humaine, un bien étendu sur l'humanité qui souffre de ne pas être reconnue dans l'immense foule d'impénitents et de sans avis et surtout sans amour.
Il me tarde de visiter l'amer avantage de ne pas être, de ne plus être mais d'être et de vouloir sans aucun doute. Avec gratitude, amour, respect, je vous aime.
Tessadid R. en Eure et Loir

Réponse :
Quelle joie pour moi de vous retrouver ici dans mon blog ! Je retrouve dans ce beau commentaire cet aussi énigmatique qu'intense Fond spirituel qui est le vôtre, ma sœur Tessadid, et ces lignes me libèrent, en quelque sorte, de la trop sévère prudence que je me suis imposé depuis votre dernière lettre postale à laquelle je n'ai pas répondu. Je me doute que mon silence a été pour vous une sorte d'inhumanité très rude, mais j'ai vraiment craint que la tendresse que vous me témoigniez ne dérapât vers quelque chose d'aussi déraisonnable qu'impossible.
Vous me dites : "Mais il y a erreur de dire que le Créateur n'est pas un être aussi Grand que Mystérieux que ne l'est sa Création." Il y a là, très probablement, la difficulté de trouver les mots justes, parce que ces mots n'existent pas dans notre langue humaine qui est langue d'épicier, d'ânier, de charpentier, de professeur, de curé, de poète, etc., mais c'est quand même sans difficulté que je vois l'être absolu au-dessus de Dieu seul, car l'être absolu est Dieu + Sa Puissance + le Produit de Sa Puissance. Le Tout, quoi ! Le Tout qui a parfois été appelé le Tout Autre. Je ne peux dissocier le Père de l'Univers qu'Il a créé (Rév d'Arès 12/4) ; le Père est au fond de moi, dans chacun de mes atomes, et Il est en même temps dans l'Infini et dans les innombrables choses qu'Il y a semées. Il est partout, en tout, Il n'est jamais nulle part. Alleluia !
Merci du fond de mon cœur, ma sœur Tessadid, pour votre commentaire.

08oct21 234C31   
L'homme, à l'image et ressemblance de Dieu (Genèse 1/26-27), est libre d'être ce qu'il veut être.
Tel un Dieu, il garde immuablement au fond de lui la force du Bien comme la force du Mal. Le Créateur, l'être, l'Ayant absolu, le J'ai, Je suis (Rév d'Arès ii/1), veut le règne du Bien, de la Vie, des Sainteté, Puissance et Lumière (12/4).
Son Enfant (Rév d'Arès13/5) veut un autre destin (2/1-5). La Volonté du Père et la volonté du fils, égales de par leur nature, jouent un rôle équivalent dans L'être et le Non-être. L'Appel de La Révélation d'Arès est le Cri [23/2, 28/11, ii/19] d'une Volonté qui ne peut être faite et être en plénitude que si la volonté humaine lui répond ! L'association ou la combinaison des deux V(v)olontés àpour que nous fassions Ta Volonté (12/4) àne ressort pas de l'écrasement du fils face au Père, mais de son désir, de son "acceptation courageuse" (entrée 234), totale et confiante de vouloir redevenir Son co-créateur, de coller son destin à Son Destin, de Le rejoindre au fond de soi par cette ascension métaphysique qui sort du monde mort, du non-être et fait vivre de plus en plus Ce qui est déjà Ailleurs.
Annie L. de Paris, Île de France

Réponse :
Oui, ma sœur Annie, la réalité métaphysique est, comme vous dites, "déjà ailleurs". La philosophie se veut circonscrite dans l'atteignable, oui même très lointain, même refusé par la pensée, l'atteignable. Et la métaphysique est son prolongement au-delà et jusqu'à l'infini.
Je vous sais gré, ma sœur Annie, pour ce commentaire.
Vous dites ici, de façon brève, que personnellement j'aime mais que tous les lecteurs du blog ne comprennent pas forcément, ce qu'il est possible de dire de notre libération telle que La Révélation d'Arès l'a préparée pour nous, les Pèlerins d'Arès, et prépare pour le monde qui vient. Je vais essayer de le dire autrement, parce que l'absence de mots adéquats dans nos langues trop pauvres nous oblige à exprimer un Vrai très simple dans des développements divers :
La philosophie n'est jamais qu'un vaste terrain de la pensée où l'on a planté une forêt d'hypothèses à tester. Rien d'autre que des hypothèses à tester. C'est s'adonner à une tâche impossible, sans résultat définitif. Au delà s'étend à l'infini la métaphysique où se trouvent tous les possibles dans leur infinie diversité, y compris notre possible tel que La Révélation d'Arès l'exprime. La voie vers laquelle l'humanité se propulse vers le péché des péchés (38/2) est une métaphysique — l'action contraire de la pénitence que nous mettons en œuvre est une métaphysique —. Elles coexistent.
Contre toutes les visions, notamment politiques, qui voient l'avenir de la société humaine sous l'angle de lois qui font retomber sur l'individu la faute qu'il commet dans la quête de son bonheur, nous pensons au contraire à la société Une (être un en moi, Rév d'Arès xxiv/1), c'est ne faire qu'un par l'amour avec tous les humains ; donc société non duelle ou non plurielle. Pour nous l'individu n'est pas un être isolé, il est notre frère ; la société n'est qu'une addition de frères, une addition d'uns qui ne font qu'un avec la Vie qui n'est qu'Un. Le lien de l'Un ? L'amour, le pardon, la paix, etc. C'est évidemment pourquoi notre foi générera tôt ou tard une société, que je préconise pour commencer, en attendant le Jour (31/8), faite de petites unités humaines. Les transactions et interactions entre individus forment un probllème qui, pour l'heure est compliqué ; sa solution ne va pas de soi. Si nous visons pour l'heure à la libération de l'individualité, c'est-à-dire à la réalisation de soi dans la fraternité plurielle à travers la pénitence, c'est pour habituer l'être à vivre avec l'ambition d'atteindre l'être. Mais nos regards se portent sans cesse sur le lointain métaphysique. Quatre générations n'y suffiront pas (24/2), mais le succès est possible.

09oct21 234C32 
Merci infiniment, juste prophète [Rév d'Arès xxxvii/2], gardien de l'Eau [xix/25], de nous abreuver sans cesse, de nous féconder à nouveau par  cette entrée magnifique que j'aime beaucoup, malgré une première lecture difficile et qui donne parfois le vertige. Je l'ai relue plusieurs fois pour m'en imprégner, et par vos approfondissements dans les réponses que vous donnez aux divers commentaires, commentaires de frères et sœurs dont j'admire la capacité d'arriver à exprimer avec une certaine beauté leur vie intérieure.
Tout cela nous envoie dans nos profondeurs, nous renvoie aux questions fondamentales de la vie et de la Vie. De l'être et de l'Être.
"Une fois les illusions disparues, que restent il ?" écrivez vous.  Je me sens bien une poussière infime de l'Être, loin de tout comprendre je me laisse porter par ce que vous écrivez et je me sens parfois transportée. Mais le plus souvent c'est l'effort de dépassement qui me permet de ne pas lâcher.
Aujourd'hui  je suis au local, plongée dans votre blog et puis je lève la tête,  je vois passer les gens dans la rue devant le local ne se doutant pas une seconde de l'importance de l'Appel que nous avons à transmettre là, qui ne savent pas que nous avons la plus belle Lumière à leur donner, encore faut-il la rallumer au fond de soi, ne pas la mettre sous le boisseau ! [Matthieu 5/14-15].
Une autre étape de notre ascension et moisson commence. Je crois qu'il va nous falloir beaucoup de simplicité et de profondeur en même temps pour se faire comprendre du monde. Oui je sens bien depuis plusieurs entrées que vous nous emmenez vers autre chose, vers une pensée métaphysique. On sort complètement de la religion qui n'a pas ouvert ses fidèles à la métaphysique. "La pensée du Pèlerin d'Arès n'est pas religieuse, pas littéraire, pas mathématique, pas logique, etc., mais elle est métaphysique," dites-vous.
Je ne sais pas grand-chose, mais je sais que travailler mon amour pour tous, ma pénitence, m'aidera à ouvrir mon œil métaphysique.
Marie-Odile O. de Toulouse, Haute-Garonnes

Réponse :
Oh ! oui, ma sœur Marie-Odile, vous savez très bien que "travailler votre amour pour tous, votre pénitence, vous aidera à ouvrir votre œil métaphysique." Merci, Marie-Odile, pour ce beau commentaire.
Si le pragmatisme est le fait que le seul critère d'une idée est sa valeur pratique, son utilité, alors la foi que nous dicte La Révélation d'Arès est pragmatique, parce qu'elle rappelle que la pénitence — le fait d'aimer, pardonner, pacifier, être libre, etc. — est la seule voie de retour vers l'éternité heureuse. La pénitence n'est pas un terme de foi, mais une pratique acceptée, donc un pragmatisme accepté, vu que je peux être un parfait pénitent sans foi. Il se trouve que vous et moi avons la foi, mais celle-ci n'est pas la ligne centrale de notre renaissance ou recréation. Par là nous ne sommes pas, comme vous le soulignez vous-même, dans une religion, mais dans une quête métaphysique de l'être en devenant nous-mêmes des êtres. Nous n'avons pas besoin de croire en l'être, puisqu'il est déjà, d'une certaine façon en nous, qui sommes êtres avec une petite initiale ê, parce que nous sommes pécheurs, des aspirants bancals à une perfection abandonnée il y a très très longtemps par Adam (Rév d'Arès 2/1-5, vii/1-7), probablement plus sot que méchant.
Alors, que sommes-nous, si nous ne sommes pas des religieux ? Une société de métaphysiciens ? Dire cela ne me gêne pas, mais je me demande si parler ainsi aux gens de la rue aura un effet heureux pour notre apostolat. Je ne sais pas, mais vu la difficulté qu'a notre mission, que risquons-nous d'essayer ? Au reste, comment pouvons-nous rendre nos idées claires pour le public ? Il faut s'y lancer — c'est en forgeant qu'on devient forgeron ; la difficulté tient à l'existence d'une double façon de voir le destin absolu —. Pour moi le destin absolu est celui adopté en cette vie charnelle sur Terre prolongée dans l'au-delà, parce que pour moi la vie ne s'arrête pas ; elle change de mode.
Étant donné la variété des pragmatismes intellectuellement parlant — c'est comme la variété des métaphyiques intellectuellement parlant — qu'est-ce qu'être clair ? Nous abordons un aspect certain de notre vie spirituelle telle que La Révélation d'Arès nous permet de la vivre, mais la pauvreté du langage nous rend très difficile son énonciation. Pourtant, nous comprenons qu'il faudra bien parvenir à une énonciation, car le fond pratique de notre mission ne va pas changer : ce sera toujours le "ce n'est pas ce que tu crois, c'est ce que tu fais qui sauve" et "il suffit d'être pénitent", mais la trajectoire du salut sortira du flou si l'on explique mieux qu'on ne le fait aujourd'hui que Dieu n'est pas le Dieu de la religion, mais l'Élément Créateur de l'Univers, dont nous sommes, et qui pour cette raison est en nous comme Il a toujours été, est et sera toujours en Tout.
Il y a quelque quarante ans il m'arrivait de dire : "Dieu est aussi répandu dans l'Univers que le carbone, avec cette précision qu'il est comme le carbone l'élément de base de toutes les formes de vie connues, et que si mon cerveau humain me donne la capacité (très limitée) de penser et parler, Lui Dieu est un cerveau gigantesque à l'infini, la super-Pensée, la super-Parole. le puits d'où sort tout le créé." Les gens qui m'entendaient ouvraient alors des yeux terriblement sceptiques, voire menaçants, et je décidai un jour de ne plus dire cela. En fait, je ne rationalisais pas ; je voyais bien Dieu comme le Père de l'Univers (12/4), je tentais seulement d'expliquer mieux ce qu'il était, quoique je fusse réduit à presque rien par le fait que je disposais seulement d'un langue insuffisante.
Je comprends le scepticisme, parce qu'après tout la force de l'erreur et du mensonge réside dans le fait qu'ils peuvent être aussi clairs que le Vrai et que c'est la raison pour laquelle le faux peut être aussi clair que le juste. Quand Spinoza écrivait : "Celui qui a une idée vraie sait simultanément qu'il la possède", il frisait l'erreur, parce que celui qui a une idée vraie n'a peut-être pas besoin d'être sûr de son affaire, mais celui qui a une idée fausse est absolument sûr de son affaire. Voilà pourquoi le faux a engendré tant de croyances ! Nous en sommes toujours là. C'est, tout compte fait, l'énorme difficulté de notre mission. Pourquoi les gens nous croiraient-ils ? Ne pas être cru est mon calvaire depuis quarante-sept ans. Donc, j'oriente actuellement mes frères et sœurs vers une façon plus juste de situer nos termes de foi, mais je suis taraudé par le sentiment qu'être plus justes ne nous facilitera pas forcément la mission, mais au moins nous rendrons hommage à Celui Qui m'a envoyé son Messager et Qui est Lui-même descendu me parler dans l'espace étroit d'une petite chapelle en présentant son Message sous un jour moins élémentaire, moins enfantin, moins obscur donc.

11oct21 234C33 
J'ai en moi l'être et le non-être, la crise et l'équilibre ("La Pommeraie", Le Pèlerin d'Arès 1989), chacun découlant d'un choix de chaque instant.
J'ai choisi la voie de la sortie de crise, parce que j'ai choisi de retrouver l'image et la ressemblance (Genèse 1/26-27) de la Vie, d'être pénitente, de dépasser le stade de l'intention pour redevenir co-créatrice.
C'est par mon impermanence que je permets à la crise d'exister encore en moi. Je tends à rétablir l'équilibre, à faire que seul l'être existe pour que la crise ne soit plus qu'une possibilité sans existence à l'intérieur de moi, qu'il n'y ait plus d'espace autre que celui donné à l'être.
Nous allons devoir nous imprégner de ce langage métaphysique avec lequel vous nous parlez, le digérer et réfléchir aux bons moyens de le transmettre par la mission. Vous nous amenez encore un peu plus à faire sentir cet Ailleurs, à faire sentir que notre destin est de retourner à la Vie et que seule notre volonté d'être répondant à Sa Volonté — pour que nous fassions Ta Volonté (La Révélation d'Arès, 12/4) — (commentaire 234C31 d'Annie L. de Paris) nous y mènera. Cette volonté d'être est notre existentialisme fondé sur l'amour. En amenant à voir que l'être et le non-être coexistent, que l'un signifie toujours la possibilité de l'autre et que nous sommes maîtres de choisir quelle existence nous voulons, nous redonnons à l'homme une vision de ce dont il est capable, de son rôle dans l'Univers.
À nous de trouver et de récolter les épis mûrs qui sentent cet Ailleurs et qui comprennent déjà où nous sommes spirituellement parlant (réponse au commentaire 234C28).
Si le Père ne nous avait pas donné ce don fantastique de liberté, aurions-nous eu conscience et accès à la métaphysique qui est un champ de possibles dans leur infinie diversitéâ (réponse au commentaire 234C31) ?
Merci, bien-aimé prophète, pour cette très belle et riche entrée.
Nejma H. de Bordeaux, Aquitaine

Réponse :
Merci du fond du cœur, ma sœur Nejma, pour ce beau commentaire.
La métaphysique n'est pas une plongée dans l'inconnu, même si nous savons encore si peu de choses sur ce qui nous lie à la Vie. Ce n'est pas une plongée dans l'inconnu, c'est une voie de débord vers l'invisible que l'homme a caché, des millénaires durant, derrière des produits de l'imagination, des légendes qu'il estimait plus croustillantes que l'honnêteté silencieuse. La métaphysique ignore le polythéisme extravagant, les descriptions délirantes du paradis ou de l'enfer, les récits pour enfants de la Genèse, les images théologiques du genre trinité, etc. Le métaphysicien a cette supériorité sur le croyant primaire qu'il ne se contente pas de la description fictionnelle, il préfère dire : "Je ne sais pas ce qu'il y a, mais je sais qu'il y a quelque chose d'Autre", que de dire ou répéter n'importe quoi. La métaphysique va dans le même sens que la religion, mais n'est pas une religion ; elle ne se contente pas de la description naïve que fait la religion du bien, du mal, des récompenses et punitions, du tribunal céleste, etc. Le croyant qui a la sagesse de la métaphysique ne crée pas ou n'essaie pas de résoudre des problèmes qui n'existent pas pour le pécheur dans sa charnalité. Il y a, comme vous le soulignez, l'Ailleurs et il laisse ailleurs ce qu'il ne peut pas voir, parce qu'il est obscurci par ce qu'a voulu Adam.
Oui, les épis murs sont forcément ceux et celles "qui sentent cet Ailleurs et qui comprennent déjà où nous sommes spirituellement parlant (réponse au commentaire 234C28)".

11oct21 234C34 
Cher frère Michel,
Je vous avoue que contrairement aux frères qui ont trouvé votre entrée sublime, elle a été pour moi très difficile d'accès. J'ai dû, pour pouvoir plus ou moins l'intégrer, avoir recours à des images comme je le fais souvent, pour m'approprier le sens et la ressentir en moi-même comme quelque chose qui se caille et se fond à ce que je crois être.
La création de l'âme est le dépassement de soi au moyen de l'amour, le dépassement sans cesse dans la pratique, le quotidien malgré les soucis. Il est évident que c'est un travail intérieur continuel. Il n'y a rien d'abstrait là-dedans, tandis que ces notions d'être et de Non-Être à première vue très abstraites constituent un brouillard dans lequel pénétrer devient hasardeux, du moins dans la conception que j'y mets. Je m'explique. Si l'être est la Vie, ce que je conçois très bien, l'être que je suis en est son prolongement, je suis fils de la Vie. Le non-être revient alors à dire que je ne me considère pas comme le prolongement de la Vie, que je suis totalement indépendant de ce qui est et que je me balade dans une totale inconscience de mon Origine et de la Source qui coule continuellement en moi.
Ainsi je peux dire qu'être c'est la fusion avec l'être, en l'être, et le non-être c'est la séparation intérieure de ce qu'est l'être, communément appelé péché (séparation avec Dieu comme le disent souvent les Chrétiens).
J'y ajoute cette image en moi-même, peut-être un peu simpliste, pour m'aider dans ma perception. Si je pense l'être comme l'Océan, l'humain serait une vague qui surgit en pleine Mer, poussée par le Vent et qui retombe dans l'Océan, de là où elle venait. L'humain serait plus qu'un prolongement, une projection divine, ce qui reviendrait à dire que seul l'Océan est, que Seul l'Absolu est, et que cet Absolu a de multiples formes, nous. J'ai, Je suis, dit le Livre [Rév d'Arès ii/1].
Dites-moi si je m'égare en écrivant que seul le Père est. En fait ce n'est pas la  peine de vous le demander, vous le ferez, mon frère.
Charlie F du Nord.

Réponse :
Merci, mon frère Charlie, pour ce commentaire, que j'aime, parce qu'il montre bien la difficulté pour nous humains, faute de mots suffisants, de voir avec limpidité la champ immense, infini même, de la métaphysique dans laquelle nous allons entrer quand notre cœur s'arrêtera. Nous ne pouvons pas voir avec limipidité, parce que notre charnalité est matérialiste au point de nous demander un effort très grand, voire même très pénible, presque impossible, pour percevoir quelque chose au-delà.
Non, vous ne vous égarez pas en écrivant que "seul le Père est". D'ailleurs, Il le dit Lui-même : J'ai, Je suis (Rév d'Arès ii/1) et vous le rappelez à bon escient. Ses Sainteté, Puissance (créatrice) et Lumière étant à l'origine de tout, y compris de nous-mêmes, bien sûr, nous sommes nous aussi capables — cette capacité est dans l'âme cela va de soi — d'être Un en Lui. Quand je dis que le Père ou la Vie est en-dedans de chacun de nous, c'est parce que chacun de nous est un débris, un atome de Dieu. Aussi être un en moi (Rév d'Arès ii/1), c'est être Un avec le Père. Je ne crois pas avoir dit autre chose, même si je l'ai dit autrement.
L'image que vous faites est bonne : "Si je pense l'être comme l'Océan, l'humain serait une vague qui surgit en pleine Mer, poussée par le Vent et qui retombe dans l'Océan, de là  où elle venait. L'humain serait plus qu'un prolongement, une projection divine, ce qui reviendrait à dire que seul l'Océan est, que Seul l'Absolu est, et que cet Absolu a de multiples formes, nous. J'ai, Je suis, dit le Livre (Rév d'Arès ii/1)" Belle image.

11oct21 234C35 
Bien aimé frère Michel,
La richesse de cette entrée nous percute, moi et d'autres. Et votre façon d'aborder le Fond, avec cette élasticité poétique palliant l'insuffisance des mots et qui me rappelle le Platon de la vieillesse, avec toutes les réactions qu'elle amène, elle relance en moi bien des questions liées à nos vies de pénitents moissonneurs.
Pour ma foi évolutive, vos propos sur la "métaphysique" me paraissent actuellement indépassables, et ayant appris à vous connaître au fil de années, j'entre assez en vous pour vous comprendre et vous aimer avec vos convictions et votre style. Mais en même temps j'entre assez dans les convictions et le style de ceux qui sur la métaphysique parlent autrement pour, essayant de sortir de mon "tube", nous aider mutuellement, eux et moi, dans cette ascension par tamisage (Rév d'Arès 24/5) de nos restes d'images divines (Genèse 1/26 ) et par appel à l'aimante pénitence qui moissonne, chemin privilégié de cette nôtre ascension.
D'un côté, donc, comme Socrate, j'accepte de n'être qu'un faible lumignon (Rév d'Arès 32/5) tout autant dépassé que les autres par l'être. Et comme j'ai depuis l'enfance profondément  souffert de sentir chez mes parents un manque d'amour mutuel par manque d'ouverture à l'autre différent de soi, je cherche, du coup, à  aimer tous les autres dans leur diversité de faibles lumignons convaincus.
Mais, d'un autre côté, je ressens comme vous depuis des années chez la plupart des philosophes une carence, que vous comblez : ils ferment la porte, comme vous le reprochez à Husserl, à tout ce qui excède la "raison" : si en effet les questions de l'être et de Dieu sont tellement revenues chez les métaphysiciens, au point que Heidegger a pu parler de "structure onto-théologique de la métaphysique", bien rares sont ceux qui ont accepté, pour y voir plus clair, de se tourner vers les témoins que sont les prophètes. à tel point que la question de savoir si ce Dieu ou être rationnellement posé par les métaphysiciens peut ou non communiquer avec les hommes, cette question, ils ne se la posent même pas ! Dans les années 1900 Bergson, que nous aimons tous deux, a fait exception en opposant à la "religion close" et ses dogmes ce qu'il appelle "religion ouverte", c'est-à-dire cette communion intime avec ce qui nous dépasse, communion  observable ici et là chez quelques témoins exceptionnels du transcendant. Bergson parle en poète, comme Platon et vous-même, non en rationaliste. La vie, écrit-il, c'est "un courant continu d'imprévisible nouveauté", formule dont Heidegger jugeait l'imprécision parfaitement indigne d'un philosophe.
Ces métaphysiciens qui, tels la mouche autour de la lumière, n'ont cessé de se focaliser avec leur seule raison sur la question de l'être, je les comprends à la lumière d'Arès, veillée 2 : ils ont voulu, avec leur raison être maîtres de la connaissance, y compris, comme dit le début de la Genèse la connaissance du bien et du mal plutôt que  de se laisser conduire comme les enfants (Rév d'Arès 33/8).
Cette  fascination pour l'être, vous nous en avez en 234C24 survolé les grandes étapes : Aristote, Descartes, Kant. Le premier, vous le montrez, est fasciné par cette question qui "toujours nous revient et toujours nous laisse dans l'embarras", en fait la question de l'être, qu'il formule en grec avec une clarté lapidaire : "ti to on hê on". Impossible en français d'être aussi clair et concis. Je propose, par approximation pédagogique : "Qu'est-ce qui fait que nous pouvons dire d'une chose qu'elle existe ?" Cette curiosité de l'humain pour ce qui le dépasse, perçue par Aristote, comme vous je la comprends et la partage.
Et puis après 21 siècles de réponses contradictoires, Kant reconnaît humblement que la raison scientifique, si utile en physique pratique comme l'a montré Descartes, elle n'est pas à la hauteur pour parler de l'au-delà, et il propose sur ce terrain de recourir à la foi. Jusque vers 2015, j'y voyais là  un point de vue indépassable, et je ne comprenais absolument pas pourquoi, après Kant, des gens comme Hegel ou Nietzche ont prétendu proposer un nouveau système métaphysique. Puis j'ai été conduit à voir les choses autrement. Même impuissante et contradictoire, une métaphysique élève l'esprit et contribue à réorienter l'histoire humaine. C'est dans ce cadre que j'ai reconnu à ces deux philosophes une certaine grandeur, et que mon esprit était ainsi prêt à accueillir votre entrée "métaphysique" à vous, avec son interprétation arésienne de Parménide. Ainsi, moi qui mort aurai perdu les mots et pense garder le lien à l'être essentiellement par mon cœur d'enfant dont la Main tient la main (xL/16), je suis maintenant en état de comprendre et d'aimer ce que vous dites comme vous le dites.
Bien fraternellement.
François D. d'Île de France

Réponse :
En vous lisant j'avais envie de vous prendre dans mes bras et de vous embrasser, mon frère François.
Vous pensez que j'ai écrit cette entrée 234 avec "cette élasticité poétique palliant l'insuffisance des mots et qui vous rappelle le Platon de la vieillesse, avec toutes les réactions qu'elle amène." Je me connais mal et je ne suis pas sûr de mériter ce que je pense être de votre part un compliment, car je ne suis ni Platon ni poète, poète que j'aimerais être, mais comme en métaphysique on paraît toujours partir à l'aventure il est possible que ma rhétorique semble avoir une teinture poétique en raison, comme vous dites, "de l'insuffisance des mots". Il faut, c'est sûr, combler les trous.
Je ne sais pas si tous les philosophe se réclament de la "raison", mais tous pensent avoir raison. Les métaphysiciens sont forcément plus modestes. Cependant, si la philosophie a l'air plus sérieux, elle n'est pas plus que la métaphysique un savoir àje veux dire qu'elles ne sont ni l'une ni l'autre une science. La métaphysique comme le philosophie, vues dans leur ensemble, sont basées sur les croyances qui les fondent. Rien en philosophie comme en métaphysique ne passe par les lentilles d'un télescope ou d'un microscope, par le plateau d'une balance, un anémomètre, un compteur Geiger, etc.àtout paraît assertion gratuite.
Cependant, en ce qui concerne notre métaphysique à nous, Pèlerins d'Arès, il y a un élément qu'on ne peut pas oublier ànotre métaphysique sort d'une Pensée extérieure à l'humain : La Révélation d'Arès qui n'est pas d'origine humaine, je l'affirme et le confirme. Pour cette raison capitale, je m'exprime moins en métaphysicien qu'en homme qui a une expérience de cette Pensée d'ailleurs. Je parle donc de métaphysique faute d'un autre mot... J'ai parfois songé à dire dépassement au lieu de métaphysique, mais je n'étais pas sûr que cela serait pris dans le bon sens que je souhaitais, parce que dépassement peut ne pas être pris dans le sens d'une énonciation honnête. Il va nous falloir, pour la mission, formuler un langage qu'à  peu près tout le monde puisse comprendre, qui permette aux intéressés et aux néophytes de penser et mettre en actes l'esprit de La Révélation d'Arès d'une façon qui soit déterminante pour la Salut général (Rév d'Arès 28/7), mais non d'une façon religieuse, dogmatique.

11oct21 234C36 
Très cher et bien aimé frère Michel, prophète du très Haut,
Entrée très profonde et très éloignée de la religion !
"L'être ne durera indéfiniment que s'il s'est donné, par l'amour durant sa vie terrestre, la capacité de retour vers l'être-racine : l'Un, l'Amour, la Vie (Rév d'Arès 24/3-5)..."
Nous allons à la mission, porteurs  très imparfaits de la Vie de la Parole habillée par l'enseignement du prophète. Mais également porteurs de questions innombrables, surtout sur notre état d'être, avant toute rencontre. Aborder le langage de la pensée métaphysique, avec nos moyens du moment, la relier au monde déroute, inquiète dérange et déstabilise. Pourtant, le monde a besoin de Sainteté, Puissance et Lumière, parce que, comme vous l'écrivez : "Si je suis ce que le monde fait de moi, je ne suis pas, c'est le monde qui est, le monde altérable et destructible..." être et non paraître !
Remettre en cause une façon de penser nécessite force détermination et oubli de soi. Les certitudes verrouillent l'esprit, la pensée, le cœur et transforment les ponts en murs. Les oreilles sont fermées. Toute pensée étrangère au schéma mental, fixé par les certitudes ou les incertitudes du monde, est rejetée !  Nos mots heurtent le mur et nous reviennent. Que d'efforts d'adaptation, de souplesse faut-il faire pour créer une relation vraie et une nouvelle vie ! Parce que la vérité c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7) par l'amour,  la pénitence, moteurs puissants créateurs de la Vie.
C'est pour cela que  nous avons plus besoin de former des exemples de pénitence vivante, active, réaliste que de parler ! Parce que "être et être comme mots ne sont que bruit (ii/7-13, vii/4-16, xi/4-6, etc.) et l'humain pécheur n'entend  bien que le bruit, mais il peut sentir par l'exercice de l'amour, que La Révélation d'Arès appelle pénitence, la lointaine trace de l'être dans les brumes de la Vérité."
La capacité d'aimer est une force sublime qui ouvre les portes de l'infini, de la Puissance créatrice pour la réapparition de l'homme métaphysique, et comme vous nous l'avez dit : "un monde d'âmes plutôt qu'un monde uniquement de cerveaux."
Nous sommes avec vous et nous vous embrassons très affectueusement ainsi que sœur Christiane votre fidèle compagne.
Francis M. de Touraine

Réponse :
Je suis très heureux de lire votre commentaire, de constater au fur et à mesure que s'écoulent les jours que mes frères et sœurs dans leur ensemble ont très bien compris le Fond de cette entrée 234 dans mon blog. Je rends gràce à Celui Qui m'a permis d'être clair et d'afficher "Être et Non-être" au moment opportun. Un grand merci du fond de l'àme pour ce commentaire, frère Francis.
"Remettre en cause une façon de penser nécessite force détermination et oubli de soi," écrivez-vous avec la détermination de l'apôtre. L'apôtre décide de défendre de toutes les manières le Dessein de la Vie et de rendre Ses Enfants serviteurs de ce Dessein. Son œuvre reste gratuite comme la Parole est gratuite, et s'il doit parfois trouver des fonds et faire des comptes parce que dans un monde matériel il faut un minimum matériel, il n'y a pas de commune mesure entre l'argent dont sa mission a besoin et l'Esprit qui fait naître et guide son âme. L'humanité est la masse inerte dans laquelle l'Appel du Père de l'Univers prendra corps. L'apôtre est Feu. Je me souviens, un soir où je venais vous retrouver à Tours, je descendais la Rue Nationale depuis la rue Berthelot et je vous aperçus de loin àvous étiez en mission place Jean Jaurès avec sœur Janine en compagnie d'Yvon et Marie-Thérèse C. et vous étiez comme des flammes au milieu d'un foule nombreuse et agitée mais terne, grise comme de pierre. Vous n'aviez pas encore en mots, mais vous aviez en présence la métaphysique qui permet de faire le lien entre le visible et l'invisible, entre le vif provisoire et le vif définitif.
Alléluia !

11oct21 234C37   
Tout passe. Une respiration passe suivie d’une autre ; une pensée passe suivie d’une autre ;  une information passe suivie d’une autre ; une prononciation de la Parole passe suivie d’une autre ; une vie d’humain passe suivie d’une autre vie.
Si j’entre en mon cœur, je ressens l’Intelligence de la Vie. Si par l’émotion je décide de la saisir, je ressens de la joie, de l’amour et du pardon ; j’entre en pénitence. Cette vie semble ne pas passer, elle est là dans le cœur, elle est ; elle me tend la main, je la saisis ou pas. Elle n’est pas comme la raie qui me boit dans le foie (Rév d'Arès xLii/7) ; elle lave ma langue (xLvii/4), elle lave mon cœur (xLvii/13) ; elle cuit le pain, presse le vin, l’huile (xxi/10) ; la vigne bleue monte jusqu’à ma tête, le Jus je (lui) donne ma langue (xxxv/8-9).
L’Être absolu me crie : Sois un dans toi (év d'Arès xxiv/1) ! Sois un (xxiv/4) ! Je résiste ; je sais qu’il me faut embrasser ma résistance ; elle aussi passe.
Ma chair est une prison, si "je suis" renie la Vie. L’Être absolu me crie : Ouvre tes veines ! Dis-Moi : Entre ! (Rév d'Arès xxiv/12) ; le Sang sort, Il s’envole et comme le nuage Il parcourt la terre (xxvii/15) ; mes os éclatent (xxviii/4) ; la prison vole en éclat. L’Être absolu m’ordonne de faire Mémoire de Son Sacrifice, à toucher et manger Son Corps et Son Sang, dans l’affliction du repentir, dans l’espérance de Sa Miséricorde et de la guérison de Ses Plaies, pour que de la Droite de la Puissance Il revienne sur les nuées du Ciel au milieu des Siens (8/6-8).
Je ne suis pas seul. Ma main ne lâche pas les pans du manteau de Marie (Rév d'Arès 37/6) ; dans mes côtes respirent Yëchou, Mouhamad (xxLii/13) ; Mikal est mon père, avec mes frères nous montons depuis les confins de la plèbe, nous ne butons pas contre Mikal, nous buvons le vin de sa bouche, nous mangeons le pain face à Mikal, nous faisons couler l’huile sur la tête de Mikal (xxxiii/14-15,) Le-Reste-Revient (xxx/10). Et du Père, Il est sur ma gauche, Il me console de mes craintes (38/4) ; son Bras attend au bout de mon bras si je Le saisis (xxx/6).
L’Être absolu me dit : À toi la mesure, la patience et la piété, à Moi la Puissance et la Connaissance (Rév d'Arès 39/3). Je me dis que moins je vais résister et plus la Vie transpirera à travers moi. Ainsi le Père conduit ses fils des Codes (ou Lois) imparfaits et vulgaires au Fond parfait et sublime ; les hommes cheminent de la nuit de leur déchéance à la Lumière ("Nous croyons, nous ne croyons pas"). Ainsi je ne cherche pas à prouver qui je suis, je suis. Je ne cherche pas à suivre la loi des hommes mais la Loi Qui sera (28/8), Sa Parole Qui est la Salive dans mes veines (xxx/8) et le Vent dans mes poumons (xxviii/14).
Que reste-il de l’humain, de la personnalité que je suis, si je deviens Celui Qui est ? Un tout autre homme, un frère, un fils. Je ne veux pas finir comme l’âne assoiffé qui hume l’Air et qui boit n’importe quoi qui apaise sa soif un instant (Rév d'Arès 30/2).
Merci, Mikal, pour cette entrée.
Tony L. de Touraine

Réponse :
Merci, mon frère Tony, pour ce commentaire.
Je suis émerveillé par tout ce que vous parvenez à faire de la stricte façon que nous dicte La Révélation d'Arès, car moi, pauvre pécheur, je m'y efforce mais je ne parviens pas comme vous à cette approche de la perfection. J'ahane sans cesse, j'avance mais avec peine. Vous dites : "Ainsi je ne cherche pas à prouver qui je suis, je suis. Je ne cherche pas à suivre la loi des hommes mais la Loi Qui sera (28/8)," mais moi je n'arrive pas à "prouver qui je suis" et je me sens encore loin de suivre "la Loi Qui sera (28/8)". Je constate que je suis seulement, par la mission, au stade où je m'efforce de préparer les générations qui viennent à cette Loi Qui sera, qu'ils connaîtront.
Il y a quand même peut-être deux ou trois choses, ou davantage, que demande La Révélation d'Arès et que vous ne faites pas, non ? Pardonnez-moi d'oser quelque petite doute.
Je ne vous connais pas très bien, je ne fais que me hasarder à mieux vous connaître et, ce faisant, à vous admirer. J'avoue qu'il arrive à ma main de lâcher les pans du manteau de Marie, Marie qui est la phase feminine et maternelle du Créateur, dont le Père est la phase masculine et paternelle. Il m'arrive de ne pas être à la hauteur des grandes qualités attendues d'un pénitent, même si je m'efforce de les acquérir. Je suis un homme public et ce contact avec la plèbe dont je viens, quoi que le Père ait voulu faire de moi, fait certainement de ma personne un être souvent peu glorieux, en tout cas qui peine à avoir aussi souvent que possible la mesure, la patience et la piété (Rév d'Arès 39/3). J'essaie seulement de gagner cette grande bataille contre le monde qu'il faut changer (28/7) en mettant en place un petit reste capable d'avoir une descendance efficace dans l'œuvre difficile de remettre le Bien à sa place, de bien comprendre que nous ne sommes que des êtres qui redeviennent souvent des non-êtres et qu'il faut nous hausser le plus souvent possible vers l'Être, la Vie, car la victoire de l'Être ou de la Vie ne sera pas que le sien, ce sera le nôtre aussi.
Celui qui est désigné (c'est mon cas) doit marcher, avancer même s'il trébuche. Celui qui est appelé (c'est mon cas) doit répondre, même s'il ne sait pas toujours quoi répondre au Père. Bref, j'essaie de ne jamais être indigne de ce que le Père attend de moi.

12oct21 234C38 
Information :
J'ai, par une manœuvre malencontreuse, perdu entièrement la présente page de commentaires.
J'ai eu quelque peine à la reconstituer.
J'y suis parvenu, pas sans difficultés et j'espère qu'il ne reste pas de défauts après mon travail de restauration et que cette page est, à peu de choses près, en l'état où elle était avant l'accident.
Néanmoins, si des défauts importants persistent et que des lecteurs les constatent, je leur demande de me les signaler.
Merci, et encore toutes mes excuses.
Michel Potay, webmaster, piètre informaticien

13oct21 234C39 
Bien aimé prophète de l'Amour,
Cette entrée "Être et Non-Être" est détonante de Sainteté, Puissance et Lumière ; elle ouvre la voie de la certitude vers le Tout Absolu qu'il n'est pas aisé d'exprimer avec les mots de notre langage en bruit.
On s'efforce de faire sentir plus que dire, humble moissonneur sur le Champs revêtu du manteau du pénitent tendu à faire passer le Vrai par sa vie pour approcher du mieux possible de l'image de l'Être [Genèse 1/26]. Alors, quelques conscients le sentent, "ils flairent qu'ils sont poussières de l'Être" ! "L'Être est plus que Dieu ; c'est la Vie et Tout ce qui émane d'Elle à l'infini."
Dis la Parole, Elle est (Rév d'Arès i/4) !
"L'amour crée l'âme."
Quels superbes rappels qui éveillent une lueur au fond de l'être, ainsi que je le constate avec émotion à la moisson. La liberté est primordiale avec son moteur de l'amour pour créer des idéaux de bonheur et hisser l'humain à la sublimité de l'existence, car l'homme est plus que chair, os et esprit, il est image de l'Amour, substance même de la Vie, pour se faire tout autre, retrouver sa vraie nature en "caillant" le vivant en-dedans de soi pour devenir être.  "L'être ne durera indéfiniment que s'il s'est donné, par l'amour durant sa vie terrestre, la capacité de retour vers l'Être-racine : l'Un, l'Amour, la Vie (Rév d'Arès 24/3-5)."
Au Champs, le jardin dans la tête emplie de patience, de prudence, parlant dans le guichet (Rév d'Arès xvii/3-4) car, ainsi que vous le dites, "il va falloir y aller doucement" (234C28), l'humanité tourne en moi avec amour, non-jugement, dépassement des préjugés et des peurs, humilité, douceur ; celui qui [est] glan[é] répond par l'accueil de mon regard, de mon sourire bienveillants, flairant peut-être quelque chose qui émane du Soi, dans ces moments où le pénitent n'est plus rien pour soi-même (Rev d'Arès 40/6).
Le Créateur dit "Je suis", état hors du temps [Rév d'Arès 12/6], Existant Absolu, qui n'a ni commencement ni fin, qui est. Je suis Celui Qui Je suis (ou Je suis Celui Qui est) (Exode 3/4), Un ! Waouw !, beauté des mots de la Parole du Tout Autre qui m'ont profondément touchée, source de ma foi.
Le vivant n'a pas à se justifier de quelconques manières, il est par le fait même de la réalité de ce qu'il advient en le vivant ; il est paix, il est amour, il est pardon… et petit à petit, j'ai, je suis… un tout. "Être au sens absolu c'est Être éternellement Sainteté, Puissance et Lumière (Rév d'Arès 12/4) en rapport infini avec la conscience du Bien".
Je l'ai fondu en Moi, il est devenu Moi" (Rév d'Arès 32/5), c'est le retour à l'image et ressemblance divine par la foi inconditionnelle et active de l'Enfant (13/5) qui a totale confiance en la Vie. Si on fait un pas vers Dieu, il en fait dix vers nous ; si on fait cent pas vers Lui, Il en fait mille. Il accompagne celui qui fait l'effort de s'élever par la dynamique très simple de l'accomplissement du Bien, car seuls les actes sauvent.
J'aime beaucoup cette expression de Parménide  : "l'Être est ; le Non-Être n'est pas".
Le Vivant est. L'âme est la Vie active en moi, l'âme est Dieu actif en moi. Que peuvent leur opposer le roi blanc, le roi noir, qui sont même cuisse (Rév d'Arès xxxvii/14) ? Rien ! Car le non-être n'est pas. "L'anarkhia peut dire: "Je suis celle qui est, je ne peux être réduite à rien" (Entrée 177, Anarkhia des pénitents).
"La Vie c'est l'Être dans l'infini et si, la Vie s'étant disséminée dans cet Infini, être humain c'est vivre parmi les innombrables vivants," alors, je comprends que je suis un atome libre [Rév d'Arès 10/10] de la Vie. "Vous devez relancer cet Amour tombé en vous en amour pour tous les autres, car il n'y a pas sept milliards d'humains, mais un seul humain en sept milliards d'atomes ; vous devez vous tenir sur la ligne de la Vie sans limites" (Entrée 225 "Que dire que je n'ai pas dit")
Merci du fond du cœur, bien aimé prophète, pour cet enseignement de Feu qui nous abreuve d'Eau vive (Rév d'Arès 30/3) que nous répandons en légères perles (d'Eau du Ciel) (xLv/17), portant ce que vous nous transmettez et qui nous donnera l'intelligence (23/4).
Je vous embrasse chaleureusement ainsi que notre sœur Christiane, tous nos frères et sœurs.
Danny G. de Liège, Belgique

Réponse :
Je suis très ému en lisant ce commentaire profondément travaillé, plein de citations de la Parole et de la parole du prophète. Je suis très ému en constatant que nous avançons, vous ainsi que beaucoup d'autres et moi.
Nous sortons du langage mi figue mi raisin, ce langage fait d'encore un peu de religieux et d'un peu de Parole neuve ou plutôt rénovée (La Révélation d'Arès) que nous avons par sagesse utilisé pendant des années pour aborder le public sans trop vite le dépayser et nous entrons dans le Vrai, qui est la Voie ou le sentier menant à la Vérité que nous rencontrerons quand nos cœur s'arrêteront. Mi figue mi raisin est une expression née au Moyen Âge quand, pendant le Carême, les chrétiens de l'époque se nourrissaient de figues et de raisin séchés pour éviter la viande, afin d'éviter, pensaient-ils, quelque reste de foi de charbonnier païen, car, ne l'oublions pas, au Haut Moyen Âge un certain paganisme existait encore dans les campagnes reculées et dans le bas peuple.
Nous savons tous que le doute est inévitable et qu'il accompagne même la foi — Pascal l'a assez dit — et qu'il faut en tenir compte quand nous parlons au public dans la rue ou ailleurs, partout où même les épis mûris sont hésitants, chancelants. De ce fait, nous avons longtemps usé d'un langage non dénué d'ambiguïtés, mais maintenant je souhaite que peu à peu nous allions vers la dure réalité : Avec ou sans foi il nous et impossible de parcevoir, de vérifier, ce qui se trouve dans la Royaume de la métaphysique : la Vérité ne se trouve pas au-delà du nuage de la foi, mais il se trouve tout au plus au-delà du nuage de la confiance. Cette confiance ne peut s'établir que sur un seule base : le témoignage du témoin que je suis.
Le doute ne peut pas ne pas exister ; personne ne doute en l'air, du reste. J'aime voir ce que j'ai dans mon assiette à table et si, par cécité ou par exercice, on me fait manger les yeux clos j'ai une certaine méfiance... Cette méfiance est l'inévitable doute. C'est lui que nous rencontrons sans cesse sur le Champs. Le doute est toujours fondé. Si je n'ai pas l'air, l'accent, les manières, l'humilité d'un pénitent, comment ceux à qui je m'adresse peuvent-ils accorder une attention au mot pénitence ? Nous ne pouvons plus lancer notre barque dans le courant des pensées qui sillonnent les rues, les places, les boulevards, dans une languee mi figue mi raisin qui est plus teintée par cet océan de pensées que nos propos ne les teinte. Nous avons eu un parlage mélangé d'idées connues et d'idées nouvelles, mais nous ne pouvons pas non plus être sans langage. Alors, notre langage sera celui de la métaphysique. Qu'est Dieu ? Où allons-nous après la mort ? le monde peut-il ou ne peut-il pas changer ? Nous ne savons pratiquement rien objectivement de tout cela, mais nous sommes en droit de dire que la Vie nous est donnée d'ailleurs et qu'il nous faut retourner à la Vie, parce que la Vie s'exprime par mille choses, la plupart du temps inaperçues, mais que des humains en ont, un jour, une perception plus nette, et que La Révélation d'Arès est une de ces perceptions.

13oct21 234C40 
Avec cette nouvelle entrée bien-aimé prophète de la Vie, c'est un peu comme si l'on passait du tapis volant de la pénitence à l'espace mystérieux depuis lequel Souffle le Vent du Père, de la Vie, de l'Être, du Tout Autre, pour gonfler les voiles qui changeront le monde et le transporteront Ailleurs en son Jour (Rév d'Arès 31/8).
Guy I. de l'Hérault

 Panneau de rue (1)   Panneau de rue 2

Réponse :
Je suis heureux d'afficher ces deuc images de votre panneau de rue ou plus exactement de votre bateau et de sa voile. Merci pour ce bref commentaire et pour les images !

13oct21 234C41 
En cette période anniversaire des Théophanies, je vous remercie pour Tout ce que vous avez fait pour répondre à l'Appel du Père, soutenu ardemment par sœur Christiane et votre fille aînée Nina en particulier, et vous souhaite longue vie car ce monde a grand besoin de votre lumière, surtout dans la situation que nous vivons depuis presque deux ans.
J'espère que peu à peu nous trouverons mieux les mots simples et brefs pour parler à nos frères humains et aussi que notre pénitence donnera envie aux hommes de choisir le Bien, c'est-à-dire d'être.
Voici, ci-dessous, un poème que m'a remis mon époux Jean-Louis pour vous.
Je vous embrasse bien affectueusement avec sœur Christiane,
Chantal C.
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Être terre à Ciel
Et au milieu vole le faucon


A-t-il assez de temps pour écrire,
Peindre en couleur ce qu’il voit ?
A-t-il assez d’encre pour montrer
Les bâtisseurs de toutes ces vies
Qui de pierre en pierre montent
Les chemins de traverse au Ciel ?

Être ! Ils le sont et espèrent
Vivre Autrement avec force,
Rêvent d’écoles et d’avenir
Pour leurs enfants détournés
De La Beauté qui doit Être
Quand j’imagine le Ciel Blanc…
Mais n’est-ce pas le même rêve ?

L’arbre est-il de pierre noire
Sur le haut de la Montagne ?
Ils vivent comme rats et chiens
Sur des montagnes des restes
Rejetés par des ventres pleins.
Le désert mange les faibles,
Les mers de sel les rongent
Et les os blanchis reposent.

Le Père toque l’homme obscur
Assis sur le sable fin et doux
Sous les hauts pins parasols
Ignore le raz du Feu du Ciel,
Qui couvre tout d’un coup.
Chamboulé et presque noyé
Il sera sauvé par coeur et œil
Quand tout s’ouvrira en lui
Par la porte de sa Lumière .

Mais dans l’éblouissement,
Il court pour ne rien voir
Et au plus profond se terre
Dans son lit de nuit assuré
Par des marchands de sable.

D’un coup d’éponge
Le tableau s’obscurcit.

En fond de cale
On peut tout voir,
La fonte du mal
Et les perce – neige
Prémices du Bien.

« Terre ! Terre ! »
Crie du nid de pie
L’homme qui a l’oeil.

« Pénitence ! Pénitence ! »
Crie de la vigie
Celui qui boit La Mer.
Jean-Louis Alexandre C. d’Aquitaine

Réponse :
Je suis très touché par votre rappel que nous vivons actuellement l'anniversaire des Théophanies, qui ont donné naissance au Livre (2ème partie de La Révélation d'Arès) et par le poème que mon frère Jean-Louis m'adresse par votre intermédiaire.
Que le Père vous bénisse tous les deux !

14oct21 234C42 
Bonjour cher prophète,
Cette entrée 234 me fait relire La Révélation d'Arès sous un autre jour. Je ressens d'autant plus fortement cette parenté de nature avec le Père des Univers, Créateur d'univers qui ne sont qu'une petite partie de son cahier des charges comme vous l'expliquez dans "Pia" (Le Pèlerin d'Arès 1991-1992).
Cette entrée 234 amène à une étape supérieure le long et patient travail de rabotage de l'ego façonné par la culture, égo qui se prend ou se prenait pour le Ciel et contre lequel le constant travail de pénitence vient percer d'un grand coup le sac (Rév d'Arès xxx/1) épais (33/11) pour que l'être intérieur, mon double spirituel en somme, puisse voir la Lumière et ne plus être abandonné comme un orphelin.
Un suivi missionnaire me disait l'autre jour : "Nous sommes, dans le ventre de Dieu." Je crois qu'il a bien senti notre Message. Quelques heures avant un autre contacté me rétorqua, à peine j'avais commencé à lui parler : "Je sens que nous n'allons pas être d'accord." Je lui ai répondu : "Mais ça n'a aucune importance". Devant son étonnement j'ajoutai : "Puisque la Vérité est inaccessible, nous avons tous une part de Vérité (comme vous l'avez écrit, frère Michel) et mettons l'amour au-dessus de la réussite sociale ou professionnelles, je pense que là-dessus nous sommes d'accord ?" Il a répondu qu'il ne pouvait qu'être d'accord, et voilà que mon flyer qui prenait la direction de la poubelle fut rattrapé au vol.
Cette entrée relativise tellement mes convictions que je finis par penser que je n'en ai plus et je suis heureux, je rayonne, et je me sens libéré pour l'instant.
Le contacté, s'il a bien voulu s'arrêter, repart avec un pli d'argent (Rév d'Arès i/13) collé sur lui, même s'il ne s'en rend pas compte, et une prochaine rencontre avec moi ou un(e) autre pèlerin lui greffera sur la peau un autre pli d'argent, puis un autre, et de rencontre en rencontre il s'enrichira tellement qu'il finira par s'évader de lui-même et nous rejoindre et rejoindre l'Être.
Être ou ne pas être n'est plus la question, puisque plus nous savons ce que nous sommes, plus ceux qui nous entourent auront des chances de découvrir ce qu'ils sont réellement. C'est bien ça l'espoir, ô si bien nourri par votre dernière entrée !
Avec frère Dominique M. nous allons tester une moisson orientée sur le thème de la métaphysique et vous faire part d'ici quelques temps des réactions du public.
Tobie de M. Genève (Suisse)

Réponse :
Comme je suis heureux que soudain mon entrée 234 vous ait libéré du carcan d'idées dans lequel, donc, vous vous sentiez gêné aux entournures ! Cette entrée "relative vos convictions"... Vous aviez donc des convictions qui vous enchaînainet comme des dogmes ? J'ai toujours dit cependant, quarante-sept ans durant, que nous n'étions pas une religion et n'avions pas de dogmes, mais je sais que notre culture nous a formés à des "règles", des "logiques". Or, La Révélation d'Arès n'institue aucun dogme ; pas plus que n'en avait institué Jésus de Nazareth. Oui, le verbe "relativer" que vous employez est bon. La Vérité est inconnue en ce monde ; il n'y a que ce que La Révélation d'Arès appelle le Vrai.
Dans les années 70 et 80 il m'arrivait de répondre à des personnes me demandant si nous étions des croyants ceci : "Oui, mais des croyants relatif." Puis j'ai cessé d'utiliser le terme "croyants relatifs" en constatant que très souvent le qualificatif "relatif" accolé à "croyant" était pris dans le sens de "partiel", "peut-être", "comme-ci comme-ça". Encore un problème de langage insuffisant. Nous étions des croyants parfaits ou complets, mais ayant la sagesse d'avouer notre ignorance de beaucoup de choses et de penser que croire n'était pas la voie du Salut de la personne comme du monde. Dire que nous sommes des croyants qui considèrent que ce n'est pas croire qui sauve avait déjà quelque chose de bizarre ; il était inutile de compliquer en ajoutant "relatif". J'ai aussi pensé dire : "Nous sommes des croyants insubordonnés" ou "Nous sommes des croyants que ne subordonne aucune règle sauf l'amour du prochain" m'a paru aussi susceptible d'être mal interprété, outre que le sens "d'insubordonné" ou de "subordonne" n'est pas bien saisi sur l'instant. Il m'arrive aussi de dire : "L'homme doit savoir vivre contre toute règle ou loi, contre tout dogme si sa conscience lui dit qu'aucune n'est fondée sur l'amour, le pardon, la paix, la liberté, l'intelligence spirituelle. Telle est notre vision de la foi." Mais quand je dis cela, je vois des regards interrogateurs, je vois que je suis mal compris, parce que les hommes pensent qu'il faut suivre des règles et que tout ce qui relativise les règles est suspect.
Aucune bonne voie n'existe dans le registre habituel des pensées et propos établis par l'homme pour l'homme. Actuellement, nous entrons en France dans une période préélectorale qui montre qu'aucune des idées qui courent et voudraient s'imposer n'est la réelle promesse d'un mieux. La France devient cahotique, parce qu'il est évident qu'il faut tout effacer : la république, les codes de lois, les institutions, etc. tout quoi ! et recommencer autre chose, puisque plus rien ne fonctionne bien et parfois même ne fonctionne plus du tout. Je préconise l'éclatement de l'hexagone en petites unités humaines confédérées, mais les temps ne sont pas mûrs pour être entendus, parce que l'idée qu'hors de la règle : la Constitution notamment, il n'y aurait que le malheur est telle qu'il faudra attendre le délabrement complets du pays pour que quelque chose de sociétalement salutaire se passe. M. Zemmour, bien sympathique certes, mais qui ne fait que ressasser le passé comme les anti-Zemmour qui hurlent qu'il faut l'interdire de parole, les autres politiques (tous médiocres) qui ne pensent qu'à leurs carrières, les écologistes qui nous bassinent avec leur nouvelle religion, etc., etc., rien ne nous promet un aggiornamento valable, absolument rien. Je crois, cependant, que nous entrons dans un moment moins défavorable pour être entendus sur le registre de Fond : la métaphysique. Vous avez raison de songer à "métaphysifier" votre mission.
Merci, grand merci, frère Tobie, pour votre commentaire.

14oct21 234C43 
Le non-être, la masse humaine, qui déambule avec des carosses dorés vides, pour unique signature.
Des "non merci", des "je ne crois en rien ; tout va bien merci". Pas souvent de possibilité d’échange sur une Vie nouvelle possible (Rév d'Arès 24/3). Bref, moi aussi jeune dans la rue personne ne pouvait me parler gonflé par la certitude que cette civilisation était  dingue de faux-semblants, mensongère dans tous ses recoins. Alors le refus était ma devise, protection instinctive qui rassure de l’autre, qui eux sont des malades. Sauf que pendant ce temps-là, le système s’installe dans une croyance de l’homme, mais la Vie n’y est pas !
Et voilà notre inchangement, le lit social que nos institutions prennent en relais, prenne en exergue :
— Vous avez dit Monsieur ?
— Cet homme, je le hais !
— Bon, très bien, alors nous allons le juger avec notre puissance et notre lumière !
La fausse sagesse (Rév d’Arès 1/3).
Accorde-toi avec ton adversaire avant d’aller voir le juge !" prévenait Jésus (Matthieu 5/25), gommé !
Encouragement à l’homme d’Être un frère, avec l’intelligence (Rév d’Arès 23/4) du cœur inexistant.
La peur du mal en dedans de soi déraisonne l’homme, l’inchangement intérieur pervertit le regard, la main, une apparence de vie, la non-vie.
Effectivement le non-être prend beaucoup d’espace. L'être neuf (Rév d’Arès 1/1), lui, peut-il ouvrir l’autre à lui-même ? Énigme : Comment faire ? La Vie métaphysique peut-être s’en chargera.
Voilà qu'un jour je raccrochais d'un appel téléphonique et un ami devant moi me dit : "La patience que tu as eue à l’instant, c’est La Révélation d’Arès." Et je lui dis : "Écoute ! Si tu le dis, alors ce doit être vrai !"
Henri S. de l'Yonne

Réponse :
Ce commentaire est comme un cri ! Il a jailli, c'est clair, comme un soupir d'abattement. Ce monde est si dur que beaucoup, comme vous, en sont excédés. Merci pour la profonde sincérité de ce cri, mon frère Henri, mais ne vous laissez pas envahir par lui.
Les hommes se sont laissés bâillonner par les idées reçues des religions et autres idéologies qui ont façonné le monde et sont maintenant emportés par elles jusqu'à l'absurde. Je suis comme vous affligé de voir que la masse des idées qui courent est telle que la Vie n'a plus sa place dans le monde depuis longtemps. Nous avons la tâche démesurée, quasi astronomique, de redonner au monde la Vie. Nous nous sentons dépassés — Votre commentaire est la clameur d'un homme qui se sent dépassé.
J'ai envie de vous prendre dans mes bras et de vous consoler, de vous encourager, de vous dire : "Ne perdez pas l'espérance ! Devenez impassible, reprenez calmement la mission." La Vérité est ailleurs depuis longtemps, mais nous pouvons convaincre le monde qu'elle peut nous revenir, si nous le voulons avec amour. Nous ne croyons pas que par la politique ou la religion l'homme atteindra le bonheur ; nous pensons au contraire qu'il s'achemine de plus en plus vite vers le péché des péchés (Rév d'Arès 38/3). Nous sommes envoyés sortir ce monde des émotions mauvaises et des douleurs qu'elles causent.
Courage, mon frère Henri ! Oui, l'ami qui vous a dit : "La patience que tu as eue à l’instant, c’est La Révélation d’Arès" a raison. Il a très bien vu que La Révélation d'Arès vous fait faire la bonne, l'heureuse ascension.

14oct21 234C44  
Quand pour la première fois j’ai lu La Révélation d’Arès, je n’ai rien compris, mais je n’avais pas envie de fermer ce Livre (Rév d’Arès i/11). Je dis "comprendre", mais je ne pense pas que ce soit le bon terme. Certes, je ne comprenais pas avec mon cerveau, mais je sentais la Vie (Rév d’Arès xix/26), ce quelque chose de l’Être qui parlait à mon petit être, un lien de parenté simple, Grand et Beau (Rév d’Arès 12/3), comme des retrouvailles avec le Père : "L’Indonnable donné".
Quand je me suis mis à mettre en place dans ma vie la vraie piété (Rév d’Arès 35/6), la lecture de certains passages de la Bible ou du Coran m’étaient pénibles, parce que ces  passages, je ne le savais pas encore, tout emmuré que j’étais dans mon tube, ma culture religieuse, étaient des livres d’hommes (Rév d’Arès 35/12). Mais au fil des années, c’est un peu comme si mon être qui commençait son ascension avait la capacité d’écarter ce que le Père ne peut nous demander d’accomplir et de ne garder que ce qui peut nous permettre de nous transcender.
Après ces moments de piété, vient le plus difficile : l’accomplissement, car la Vie nous rappelle qu'il ne sert à rien de prononcer Sa Parole, si nous ne L’accomplissons pas (Rév d’Arès 35/6). Il y a ce balancement continuel entre l’être et l’Être. L’Être que je sens qui vit (ou plutôt que je fais vivoter) au fond de moi et l’être que je suis, avec cette lutte intérieure et difficile d’aimer toujours plus et mieux les autres êtres, mes frères, les fils de notre même Père, fils pécheurs, fils prodigues  (Evangile de Luc 15/12) ) comme je le suis et chercher parmi eux les épis mûrs (Rév d’Arès Veillées 4, 5, 6, 13, 15, 31, 35, 37, 38) qui avec nous et après nous continueront à se débattre avec leurs ténèbres (Rév d’Arès 22/2; 31/2; 33/32; 36/18) et à chercher sans cesse la Lumière (Rév d’Arès xi/8).
Merci, bien aimé juste prophète (Rév d’Arès xxxvii/2) de la Vie d’être monté sur le parvis (2/16) et de continuer à nous guider (38/5) avec autant d’amour.
Alain Le B., Île de France)

Réponse :
Merci, mon frère Alain, pour ce commentaire.
Nous l'avons tous partagé, mon frère Alain, ce problème que vous avez eu avec la Bible et du Coran. Nous avons tous eu des difficultés à considérer la Bible et le Coran comme gâtés ou dénaturés par des livres d'hommes (Rév d'Arès 16/12, 35/12), parce que ce sont depuis des siècles des livres vus comme sacrés par une partie de l'humanité. À moi-même il a fallu temps pour considérer comme sujets à caution de nombreux passages de ces livres-là. J'ai dû me faire violence.
Je me souviens d'une discussion que j'eus il y a une trentaine d'années avec notre frère André B. d'Audenge, qui me déclara péremptoirement : "Il faut que vous déclariez la Bible et le Coran trompeurs, obsolètes, voire mensongers, et que vous les retiriez de la Maison de la Sainte Parole. Seule La Révélation d'Arès doit rester." Je lui répondis en substance ceci : "Ce que vous me demandez, frère André, équivaut à interdire de lire la Bible et le Coran. Mais, mon frère André, je ne peux pas interdire ces livres. Car ces livres sont d'une certaine façon nos mères. Nos mères sont loin d'être parfaites et nous pouvons même être en désaccord complet ou partiel avec elles, mais elles sont nos mères. On ne rejette pas, on n'interdit pas sa mère, serait-elle méchante, menteuse, voleuse, putain, car nous lui devons la vie, l'allaitement, la nourriture, l'abri, la tendresse de nos enfances. La vie n'est pas la vie d'un humain défini, disons Hubert, de sa naissance à sa mort ; elle est une longue chaîne de vies, dont Hubert n'est qu'un tout petit maillon. Quand le Père me demande : Sois un dans toi (Rév d'Arès xxiv/1), j'entends cette consigne comme un avec tous depuis Adam et jusqu'au Jour (31/8), y compris avec la Vie. La vie humaine n'est pas celle d'un seul individu humain ; elle est la vie de toute la race (xxii/5). Nous devons avancer avec le poids de nos péchés, car c'est le meilleur moyen de garder à l'esprit qu'il faut maintenir la Bête derrière l'horizon pour qu'elle y agonise (22/14) et meure."
Dans ses "Dialogues Concerning Natural Religion" je me rappelle vaguement que David Hume, un des plus importants penseurs des "lumières" écossaises, grand philosophe de langue anglaise, attirait l'attention sur le fait que parler de "l'être suprême" était par trop limité concernant Dieu, mais que cela lui suffisait pour accepter l'existence de Dieu, parce qu'il ne pouvait pas voir plus loin. Avec La Révélation d'Arès nous approchons de cette très modeste suffisance, disant : "Dieu existe puisqu'il a parlé à Arès, mais concernant ce qu'Il est réellement, nous admettons notre ignorance en donnant toutefois à Être une dimension infinie." Dimension infinie parce que l'Univers est à l'évidence infini et ne peut qu'être la Création d'un Être infini, même si l'humanité, son Enfant (Rév d'Arès 13/5), n'est qu'un atome de cet Infini.
C'est bien là que nous entrons sur le champ de la métaphysique, le seul qui nous permette de percevoir l'ombre du Père-Mère dans ces brumes, quelque chose qui suffit à nous gonfler d'espérance.

15oct21 234C45 
Dans la pratique du quotidien  c’est souvent à l’être et au non-être relatifs que nous avons affaire. Où être et non-être, tous les deux positifs, mènent la danse du contraste nécessaire à l’action simple de vivre.
Dans le Tao Te King nous pouvons lire dans la traduction de Stephen Mitchell la traduction suivante de la pensée 11 :
"Nous joignons des rayons pour en faire une roue, mais c’est le vide du moyeu qui permet au chariot d’avancer.
"Nous modelons de l’argile pour en faire un vase, mais c’est le vide au-dedans qui retient ce que nous y versons.
"Nous clouons du bois pour en faire une maison, mais c’est l’espace intérieur qui la rend habitable.
"Nous travaillons avec l’être, mais c’est du non-être dont nous avons l’usage."
En prolongeant cette logique à l’homme nous voyons que nous utilisons notre être individuel, caractère, capacités, mais c’est le prochain, notre non-être, notre humanité dont nous pouvons avoir usage à l’intérieur de nous, si nous l’aimons.
Nous voyons également que le système qui par ses lois, ses règlements, veut utiliser nos individualités comme son non-être et comme il n’est pas aimant, mais contraignant, interfère "tel du sable dans l’engrenage" avec notre fonctionnement normal individualité-amour-humanité (prochain) alors notre humanité (extérieure et intérieure) est comme à l’arrêt, d’où la pénitence, qui est retour à la normale originelle.
Parménide, c’est la première fois que j’ai l’impression de bien le comprendre (j’avais déjà lu ce texte sans y comprendre grand chose) parle de l’Être Absolu qui a plus rapport à un plein qu’à un vide, l’unité générale de tout, en tous temps, en tous lieu, donc maintenant aussi, mais un maintenant profond, embrassant futur et passé conjointement et même l’ailleurs et l’autrement, parfaitement capable de rester cohérent avec lui-même malgré le mal, malgré l’infini. L’Être où il n’y a plus besoin de non-être [Non-Être ?] du tout. Ce qui me renvoie à la réalité que j’avais déjà comprise, qui est qu’en réalité rien n’est partiel, quelque soit la réalité d’où l'on part, elle est en continuité complexe jusqu’à l’infini parfois, avec tout le reste, même le mal ne s’arrête pas à ce qu’on en perçoit et si on arrivait à en percevoir ce que j’appellerais les remontées de continuités, on le trouverait relié à l’Être dans une intelligence qui nous échappe dans l’instant.
On peut déjà comprendre que tout mal utilise quelque chose de très positif, les continuités de sens, qui est le fonctionnement de l’intelligence elle-même. Cela m’a toujours frappé de voir avec quelle ingéniosité certains braqueurs de Banque étaient capables des plans les plus audacieux.
La notion d’Être, il me semble, renvoie à la notion d’Unique, beaucoup plus qu’à celle de l’Unité. D’où le terme Dieu peut avoir quelque sens, car si on parle de l’unité générale, non seulement on ne peut pas la percevoir par les sens, mais on ne peut pas non plus en avoir conscience — car la conscience fonctionne de toutes les façons par la comparaison — et s’il ne reste plus que l’Un, il n’y a plus de comparaison possible, donc plus de conscience non plus, ni dans le physique, ni nulle part, dans la métaphysique non plus et ce fait a toute son importance intelligente, car c’est la seule permanence et le seul refuge réel qui permette en réalité toute création, car on ne peut créer sans avoir un point stable. Et si ce point stable était accessible par la conscience, il ne serait plus absolu. Et c’est de toute importance, car c’est la seule vraie liberté possible pour les individus aussi, qui ouvre à une solidarité libre sur fond d’unité générale indéfinissable, mais plus que réelle, pleine, et non une solidarité de dépendance, ce qui arrive immanquablement si on choisit un point fixe réducteur comme trait d’union, comme dans le système par exemple. Ne pas réduire Dieu à quoi que ce soit d’enfermé est une des réalités qui ressort de toute la Bible ; ne pas se tromper de Dieu sous peine de graves conséquences et de malheurs assurés. À la lecture de "Tristes tropiques"  de Lévi-Strauss j'ai été frappé par le fait que les Amérindiens d’Amérique du Sud ont tous fini par appeler Dieu "le menteur", car c’est une réalité qu’il faut prendre en compte, que si on se fait une fausse image de Dieu et qu’on lui parle avec cette fausse vision, il y a une  réponse, mais c’est du n’importe quoi, avec l’impossibilité de savoir d’où elle vient.
Cela ne sert à rien de comparer l’Unique et l’Unité, mais grâce à l’Unique, qui est qu’il n’y a qu’une unité générale, qu’un Dieu, la conscience peut progresser et se rapprocher de la réalité de l’unité générale. Ainsi l’homme n’est-il pas obligé de disparaître à la fin du parcours et la chair peut ne plus être une limite non plus. C’est un des axes novateurs de La Révélation d’Arès (xxxv/17-20), car  il n’y a pas de limite au développement de l’unique, l’unité générale comprenant aussi l’ailleurs et l’autrement. La liberté n’est-elle pas automa­tiquement un ailleurs possible ? Une transcendance ? Quand on en perçoit sa nature d’indétermination.
L’Être étant l’unique est le seul original, de même l’homme par son individualité porte cette marque qui ne le sépare pas pour autant de l’unité générale. Or, il est notoire que le système de plus en plus cherche à cloner les choix humains, cherche à  supprimer l’originalité,  par des contraintes toujours plus présentes. J’ai analysé récemment le sursaut actuel de la croissance du développement personnel, comme un sursaut de l’individualité, mise à mal par le système, et non par une croissance de l’individualisme comme le disent les analyses habituelles à la mode.
Qu’on fiche la paix aux individus, qu’on leur laisse leur espace d’indétermination, si l'on veut voir, un jour, fleurir l’amour entre les êtres et se rapprocher de l’Être et qu’il soit au milieu de nous plus présent.
Bernard de la F., Bretagne-Sud

Réponse :
"La conscience fonctionne de toutes les façons par la comparaison," dites-vous, mon frère Bernard. C'est actuellement vrai en général dans le monde pécheur, mais je ne crois pas que ce soit le cas dans l'absolu. Avant qu'Adam chutât, il n'y avait que le Bien, et donc ce Bien ne ressortait pas d'une comparaison avec le Mal alors inexistant, apparemment du moins. Le Mal est une invention de l'homme (Rév d'Arès 2/1-5, vii/7-13), invention dont l'homme fut capable, parce qu'il avait reçu une intelligence (32/5) libre (10/10), mais La Révélation d'Arès nous dit encore que le Jour (31/8) du Père peut survenir, si un petit reste (24/1) de Bien prépondère et que, lorsque ce Jour surviendra — c'est bien à cet avènement que notre première génération de Pèlerins d'Arès commence à travailler —, l'homme retrouvera une conscience fonctionnant sans user de comparaison. Voilà pourquoi, selon ce que je peux comprendre de la Parole, la conscience, au sens absolu, ne fonctionne pas nécessairement "par la comparaison". Mais tout cela n'est que débat philosophique, car une seule chose compte comme activité salvatrice : la pénitence (30/11), donc l'amour.
Merci, mon frère Bernard, pour ce commentaire très fouillé, qu'il me faut relire plusieurs fois pour y voir clair. Je pense qu'il portera un certain nombre de ses lecteurs à penser, vraiment penser, c.-à-d. à sortir du train-train des pensées courantes pour méditer à un fait très important : la profondeur dialectique — même limitée, la profondeur — à laquelle un humain peut parvenir avec son seul cerveau de chair, ou, comme on peut dire aussi, l'étendue du débat intérieur auquel un humain qui réussit à se délivrer de ses idées fixes peut parvenir. Ce n'est pas une activité psychique courante et pourtant le nécessaire besoin de réflexion métaphysique, réflexion de surconscience, libre de tous préjugés, donc sans a priori, me paraît nécessaire pour sortir de l'étroite prison des pensées courantes généralement médiocres qui forment la caverne (Platon) où s'enferment la plupart des humains. L'amour, parce qu'il est difficile à exercer sans cesse, est un bon exercice d'assouplissement de la méditation libre.

15oct21 234C46 
C'est dommage d'être aveugle et sourd et aussi privé de goût dans le domaine spirituel au point d'affirmer que la métaphysique, la transcendance, Dieu, c'est illusion et rêverie du cerveau.
Mais édito après édito vous exprimez de plus en plus clairement que l’Être en tant qu’Être dépasse de très loin le concept du Dieu des philosophes ou du Dieu de la religion qui n'est plus le nôtre, mais qu'Il/Elle (encore un mot réducteur) est la Vie.
La Vie se rappelle à nous et nous envoie aux hommes pour leur faire percevoir la possibilité de pouvoir dire un jour : J’ai, je suis (Rév d'Ares ii/1) comme le dit le Créateur, possesseur et existant absolu, en avançant sur les sentiers de la pénitence, pénitence qui rouvre les yeux et les oreilles et nous fait goûter un peu la saveur sublime de la Vie, étalée (Rév d'Arès ii/4), diluée "comme le sel dans l'océan".
Il existe l'univers, les galaxies avec les planètes qui naissent et meurent et aussi le Séjour du Tout Autre (Rev d'Arès 2/10), ce Séjour que ne limite aucune étoile, Qui n'a ni levant ni couchant, dont la blancheur fait paraître les soleils plus pâles que des lunes, quelques mots humains, indices poétiques d'un lieu indescriptible à notre entendement mais que l'accomplissement de la Parole nous fera connaître.
Je vous embrasse avec reconnaissance, cher frère Michel .
Marie-Hélène F. du Limousin

Réponse :
Merci, ma sœur Marie-Hélène, pour ce commentaire, si rare sous votre plume. Je suis ému en vous lisant, car vous vous cantonnez habituellement dans la discrétion comble qu'est celle des petits, des humbles, alors que votre cœur est assez grand pour recevoir une bonne part de la Lumière. Il m'est arrivé de me demander si l'on n'a pas affaire là à un paradoxe qu'a créé l'humilité extrême, un paradoxe qui a laissé toute la place aux vantards, aux prétentieux, aux discoureurs, sous la coupe desquels nous sommes aujourd'hui, ne sachant comment en sortir. Mais La Révélation d'Arès est sinon la porte, du moins une des portes, grâce à quoi l'humain se sortira de cette situation qui freinera longtemps encore toute évolution vers le Bien, vers l'Être. Car entre l'Être absolu et le Bien absolu on ne passera pas la pointe d'une aiguille.
Comme la colombe (Genèse 8/11) est l'aile blanche (Rév d'Arès xxv/6) qui annonce à Noé et à tous les passagers de l'arche que le Déluge est terminé, La Révélation d'Arès est l'aile blanche qui nous annonce que tout n'est pas perdu, que l'issue fatale du péché des péchés peut être évitée. Oui, il est "dommage" que pour l'heure le monde soit encore "aveugle et sourd et aussi privé de goût dans le domaine spirituel au point d'affirmer que la métaphysique, la transcendance, Dieu, c'est illusion et rêverie du cerveau," comme vous dites, ma sœur Marie-Hélène. Eh, mais, nous savons aussi que quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès,24/2) pour que le monde comprenne.
Ce que nous apprend La Révélation d'Arès n'est pas seulement le remède : la pénitence (30/11), c'est aussi comme nous l'apprend l'histoire de Noé dans la Bible, que le Père peut... comment dire ? autant décréer que créer, puisqu'une énorme part de l'humanité disparaît sous le Déluge, qui n'est peut-être qu'une image de la décréation. En parlant de décréation on entre en métaphysique, la décréation c'est le Non-Être ou non-être. Ce n'est pas rien, parce qu'il reste l'espace vide et l'espace est quelque chose à lui seul.
Je sais que vous êtes une missionnaire, un apôtre, fidèle, ma sœur Marie-Hélène, et je vous dis : Continuez ! Et j'ajoute : Permettez-nous de vous lire plus souvent !
Encore merci.

15oct21 234C47 
La métaphysique de La Révélation d’Arès, c’est l’extraction du mal par le bien accompli : amour, pardon, paix, libre des préjugés et intelligence du cœur réactivée.
Le système comme création d’homme est une sorte d’abcès, l’urne qui pue [Rév d'Arès xix/15], dans le corps stellaire sans limite. L’homme s’y réfugie, craintif, refusant le grand saut dans la Mer sur les Hauteurs [20/4], ignorant obstinément la Main tendue de Celui qui attend.
Le bruit, la loi [Rév d'Arès ii/7-13, vii/4-16, etc., 28/8, xix/24, etc.], la norme ont tout envahi, plus d’espace libre sur terre hormis un bout de terre vierge dans son sein. À quel degré de souffrance l’homme devra-t-il atteindre pour qu’il retourne en lui-même ? Mon Bras attend au bout du bras d’homme [xxx/6], dit Dieu donc ma main d’homme aussi attend et Monte dans la patience [xxxiii/3] ! tout en appelant le frère, l’homme sourd à reprendre le souffle du Bien pour éteindre le feu lourd de la vengeance et de la haine [8/3, 28/16]. Il s’agit là autant des conséquences du mal que du brasier du mal qui consument le cœur humain : le brasier du péché.
Nous connaissons les calamités, nous saurons y faire face, nous assure La Révélation d’Arès, mais les générations à venir oublieront ce qui n’est pas écrit. Écris pour elles ! [22/3]. Et vous, vous êtes attelé à écrire comme le Vent ride la Mer [xxxiii/12] pour que le frère y lise le Vrai.
Merci pour votre immense dévouement.
J’ai une question qui m’est venue après une énième lecture de La Révélation d’Arès. Le Jour de Dieu est-il un temps long, la vapeur avant l’aurore [Rév d'Arès xix/18], ou un geste qui arrêtera l’astre sous nos pieds :  il n’y aura plus ni jour ni nuit mais Ma Lumière couvrira tout sans cesse [31/8], car vous écrivez dans les annotations de la bilingue : "Il faudra veiller longtemps après le Jour de Dieu jusqu’à ce que la Bête meure…(22/13-14). Je pensais que le Jour symbolisait [22/3] la victoire des pénitents et des moissonneurs et la résurrection.
Pascal L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Pour répondre à votre question à la fin de votre commentaire, je dirai qu'il n'y a, à mes yeux, aucune différence entre ce que La Révélation d'Arès dit de la façon dont surviendra le Jour (31/8) et la victoire des pénitents et des moissonneurs, la résurrection. La description du Jour dans La Révélation d'Arès peut se passer exactement comme il est dit, mais, sachant la difficulté qu'a autant que nous le Créateur avec notre langage humain insuffisant, il peut ne s'agir que d'une figure de rhétorique. En effet, je ne vois pas très bien pourquoi la Terre s'arrêterait de pivoter sur elle-même et les termes : ni jour ni nuit, Lumière sans cesse, peuvent vouloir seulement dire que la Vérité sera en permanence sous le regard de l'homme. En fait, ces choses ne me préoccupent pas du tout ; je n'y pense pour ainsi dire jamais. Ce sera ce que ce sera et je sais seulement que ce sera heureux.
Merci, frère Pascal, pour ce commentaire.
Je suis ému en vous voyant me rendre grâce pour mon "immense dévouement", mais ce terme me paraît exagéré, parce que ce qui pour moi est "immense", c'est le Surnaturel que j'ai été invité à partager par deux fois : en 1974 et en 1977 ; il me semble que, par voie de conséquence, il est normal que je dévoue complètement ma vie, jusqu'à sa fin, à ce qui m'a été demandé là et que j'ai accepté d'accomplir.

15oct21 234C48   
Une  peinture de petite taille réalisée il y longtemps au début de ma conversion à la découverte du message d'Arès.
La grandeur de l'Évènement m'est apparue en réalisant que cette grotte que j'avais peinte était en réalité ma bouche . Peut-être que l'image vous apparaitra aussi : Elle a pris des coups !
L'aspect métaphysique, être ou ne pas être, avec cette gorge répond en commentaire à votre entrée qui me plonge dans de telles réflexions qui parfois m'attristent tant la jonction sans mesure entre notre réalité et ce chemin que vous nous montrez.
Prends ton bâton (comme Moïse) et conduis le [Mon Peuple] vers Moi sur la Montagne Sainte où Je l'attends [Rév d'Arès 40/5].
Heureusement que le travail de peinture me donne un lien entre la matière et mon esprit. Je vous suis tant attachée, cher Frère Michel, mes émois fluctuent au gré de vos écrits qu'entre frères nous partageons aussi sur les pavés de la villes de Rennes.
Anne V. de Bretagne-Est
Caverne, Anne Vaxelaire

Réponse :
C'est votre bouche, dites-vous, ma sœur Anne ? Ah non ! Il y a des lichens ou des lierres autour de l'ouverture. C'est une grotte ou une caverne, non ? Je pense, bien sûr, à la caverne de Platon.
Dans son ouvrage "La République" Platon voit les hommes comme des captif enchaînés dans une caverne, tournant le dos à la lumière — de la lumière du jour à la Lumière il n'y a qu'un pas. La plupart des hommes ne voient jamais directement le jour, le soleil. Ils n'en connaissent que le faible rayonnement qui parvient jusqu'à eux et ils ne voient que des ombres s'agitant sur la paroi devant eux. Il leur est impossible de bouger pour voir autre chose que, devant eux, cette paroi sur quoi se reflète la lumière du dehors, le dehors où défilent sans arrêt des gens portant sur leurs épaules des objets divers : statuettes d'hommes, d'animaux, etc. De ces objets les captifs ne voient que les ombres projetées sur le fond de la caverne. De même, ils n'entendent que l'écho des paroles qu'échangent les porteurs. Habitués depuis leur naissance à contempler ces vaines images, à écouter ces sons confus, ils vivent dans un monde de fantômes qu'ils prennent pour la réalité.Si l'un d'entre eux est libéré de ses chaînes et conduit vers vers la sortie, il est d'abord ébloui par la lumière du dehors. Ensuite, il ne parvient à apercevoir que ce qu'on veut bien lui montrer. Ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure ? S'il persiste, il s'accoutumera et pourra voir "le monde supérieur", ce que Platon nomme "les merveilles du monde intelligible". Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n'est qu'en se faisant violence qu'il retournera auprès de ses frères. Mais ceux-ci, incapables d'imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire. "Ne le tueront-ils pas ?" demande Platon. Le soleil du dehors figure "l'idée du bien," l'Être. Les choses d'ici-bas sont en réalité des ombres de marionnettes : l'irréalité des choses, le non-être.
N'est-ce pas l'image même du monde ?
"L'aspect métaphysique, être ou ne pas être, avec cette grotte répond en commentaire à votre entrée qui me plonge dans de telles réflexions qui parfois m'attristent tant la jonction sans mesure entre notre réalité et ce chemin que vous nous montrez," me dites-vous. Cela m'émeut.
Nous nous connaissons depuis longtemps, ma sœur. Je sais que vous êtes missionnaire à Rennes et probablement ailleurs en Bretagne et je vous dis tout le bonheur que j'éprouve en y pensant. Alléluia !
Merci pour votre commentaire et pour la belle image.

16oct21 234C49 
On sait que je situe la rapport d'Être à Non-Être sur la champ infini du Fond des Fonds (Rév d'Arès xxxiv/6), qui nous préoccupe  au premier chef, parce que le phase corporelle de notre vie est très brève et sa phase post-mortem très longue, mais ce rapport a sur Terre le rapport d'être à non-être, reflet infime et bref mais reflet du rapport d'Être et Non-Être. Étant des êtres ou non-êtres matériellement vivants, nous vivons d'apports, aliments et moyens matériels, dont l'argent ou, plus exactement, les revenus.
L'argent n'est qu'un moyen commode, étendu et aujourd'hui irremplaçable de remplacer le troc, moyen incommode et très limité d'autrefois, et ce moyen est devenu l'articulation première des mécanismes d'échange dans l'humanité. L'argent est donc un sous-être ou un sous-non-être (oui, sous-non-être, parce que même le vide peut se vendre comme on le voit, par exemple, à travers les Gafa). Je ne pense donc pas déplacé de faire entendre à ceux que la question financière intéresse, non pour l'enrichissement mais pour le nécessaire, l'avis d'un expert, le Belge Georges Ugeux, ancien vice-président exécutif du groupe à la Bourse de New York de 1996 à 2003.
Personnellement, l'argent pour l'argent ne m'intéresse pas ; je ne cherche que les moyens d'assumer ma mission et, de toute façon, je ne peux pas plus faire que ne me le permet ce que je reçois de mes frères et sœurs — Que le Père les en bénisse ! — mais le peu que je fais me donne le souci d'assumer ce peu et je ne suis pas sans me soucier de ce que je pourrai faire demain pour diffuser la Parole du Père-Mère. Par ailleurs, je comprends que beaucoup de lecteurs de ce modeste blog aient le souci de conserver, voire même d'augmenter ce qu'ils ont. La vision générale de Georges Ugeux, tout matérialiste qu'elle soit — il parle du climat par endroits, mais jamais de la vie spirituelle — ouvre nos yeux sur certains aspects de la période inquiétante que nous traversons.
Michel Potay, webmaster

18oct21 234C50 
De l'être à l'Être...

Revenu sur vos rivages
Pour sortir des âges
Je tombe sur votre page
"être et Être" en partage

Comment faire le passage ?

De mon expérience du vivant
Glanée et forgée au fil des ans
J'ai saisi de mon mouvement
Que tout est retournement

"Dans la misère, retourne la pierre"
Adage zen transmis par mon père
Pour me dire en substance à l'oreille
Que le Tout jaillit d'un regard en éveil

Je pourrais aussi évoquer l'escargot
Qui forge sa coquille portée sur son dos
Qui sort mystérieusement de ses tréfonds
Dans un retournement de bas vers Haut

Retourne le grain dans la grange (Rév. d'Arès 6/3)
Tu vois le Retour (i/i)
Fortes (sont) la main, la roue (xxxvi/)
Le Bien (re)tourne dans le frère (xxxiii/11)
Les frères de Mikal tournent dans Mon Œil (xxii/7))
Même le noir tourne pour la lumière (xxviii/12)

C'est le premier verset cité puisé en 6/3
Qui m'a ouvert la voie à ce retournement en soi
Depuis je n'ai cessé de retourner tout ce que je vivais
Faisant de toute adversité et écueils des maîtres
Qui m'éclairent sur mes manquements et faiblesses
M'invitant à chaque pas à retourner en moi pour renaître

Je ne vois pas autrement la Création et l'acte de créer
Que comme un perpétuel retournement de mon être
Souvent je tourne court, je tourne en vrille ou finit lourd
Parfois je retourne au fond et retrouve Lumière
Ça dépend des jours, mais tous les jours j'y retourne
À propos du Woke [voir 234C14] que j'ai découvert tout récemment, et sur lequel je m'interroge avec perplexité, je perçois très nettement dans ses incisives le tranchant du puritanisme américain et son conformisme social ainsi que les conséquences de la dureté et permanence du racisme anti-noir aux USA, racisme structurel produit par l'esclavage, qui confinait encore dans les années 80 à l'apartheid (j'ai vécu 3 ans aux USA à l'adolescence, je pèse mes mots). J'y vois pour l'heure une sorte d'idéologie de combat assez simpliste (et voulue comme tel dans un soucis d'efficacité pragmatique propre à la mentalité américaine), pour tacler cette dureté là, dans ce pays là. Je ne me prononcerai pas davantage ayant peu étudié la chose mais elle me parait d'emblée assez étrangère à la culture française, plus lax[ist]e en bien des domaines. Aussi je gage que sa traversée de l'Atlantique produira autre chose dans nos contrées. J'attends de voir mais je reste alerte, l'auteur de "la défaite de la pensée" (dont j'apprécie l'intelligence sans partager nombre de ses points de vue) ayant soulevé avec pertinence des points troublants.
À propos de la vidéo de Sud-Radio. Plus inquiétante encore, car il y est dit que la spéculation financière n'a jamais été aussi fortement déconnectée du monde réel. Et pour cause, après la crise des subprimes de 2008, les banques et les marchés financiers ont mis les États à leur botte en leur faisant payer déficits et faillites en pagaille pour repartir ensuite de plus belle, en se sachant désormais "couverts", ayant pris pied dans la place. Pour mémoire, la crise de 1929 est née d'un tel écart entre spéculation et économie réelle et on connait la suite : Une guerre mondiale. Tôt ou tard les réalités se rappellent et dans ce cas, les masses et montants en présence sont sans comparaison aucune avec 1929, alors la suite à venir...  Seul un mouvement venu du bas peut changer la donne dit Georges Ugeux. Le problème c'est qu'aujourd'hui les États et les institutions sont gangrenés par la corruption au plus haut niveau, et la société d'en bas atomisée et aujourd'hui muselée, matraquée, gazée, QRCodée... pendant que la société du milieu ferme les yeux. Quelle réponse collective peut espérer le monde d'en bas pour remettre à plat tout ça, tenant compte du fait que la pression monte chaque jour davantage ?
Ne croyez vous pas nécessaire pour le monde à court moyen terme, de reconsidérer aujourd'hui certaines visées communistes, seule force sociale capable (en France à tout le moins tenu compte de son histoire) d'opposer une pensée et des forces encore vives à ce fléau là ? À moins que ce ne soit de l'autre extrême qu'émerge une voie, mais personnellement je n'y vois guère de pensée et subodore d'autres forces tapies guère enviables.
Merci pour cette page riche en Haute teneur. Parménide, mon éneide !
Éric D. d'Île de France

Réponse :
Voilà un commentaire fait de verve, intelligent et agréable à lire, Je suis heureux de vous retrouver. Merci, mon frère Éric. J'éprouve beaucoup d'intérêt et de fraternel plaisir devant ce texte bien inspiré, venu d'un seul flot et qui vibre. Vous finissez par "Parménide, mon éneide !" Le poème de Parménide n'a pas grand chose de commun avec l'Enéide de Virgile, mais je suis quand même surpris qu'un frère, vous Éric, apparemment trop jeune pour avoir fait comme moi ses humanités : latin, grec, au lycée parle d'un œuvre latine dont je n'entends plus parler depuis longtemps. C'est en quatrième (ou troisième ?) qu'on étudiait des passages de "L'Énéide"... Du latin "trapu" comme on disait. Ce sont les aventures d'Énée, ancêtre mythique de Rome, fils du Troyen Anchise (Ἀγχίσης, Ankhísēs) et d'Aphrodite (d'autres disent de Vénus), depuis la prise de Troie jusqu’à son installation dans le Latium, en Hespérie (Italie). Écrit quelque vingt-cinq ans avant J.-C., ce long poème comprend, si ma mémoire est bonne, douze chants. Je me souviens que le professeur qui nous faisait travailler sur l'Énéide s'appelait Pujol et était fou de cette poésie, qu'il déclamait, les yeux humides, la voix tonnante, comme un cabotin. C'est quand même un chef d'œuvre de la littérature romaine : "Arma uirumque cano, Troiae qui primus ab oris Italiam, fato profugus, Lauiniaque uenit litora, multum ille et terris iactatus et alto..." et là je cale, bien incapable que je suis aujourd'hui de lire cette poésie et de la comprendre dans le texte. Passons ! Vous avez seulement déclenché en moi un tout petit mais vif geyser de nostalgie... Je vis dans une France qui n'est plus du tout, mais alors plus du tout, celle de mon adolescence et de ma jeunesse. Mais, rassurez-vous, je ne rêve pas comme le sympathique Éric Zemmour d'une sorte de France "éternelle" mais je préconise son éclatement en petites unités humains, parce que je crois qu'une vie sociale fondée sur l'amour ne peut vraiment commencer d'exister que dans des communautés limitées.
Je ne songe ni à la renommée ni au penser "correct", mais à la fraternité fondée sur l'amour. Je ne rêve pas de tradition, parce que depuis quarante-sept ans faute d'une culture qui me permettrait de traduire rapidement La Révélation d'Arès — d'immense originalité quoiqu'elle échappe à première vue — en termes capables de créer une nouvelle façon de penser, de dire, d'expliquer, de revivre pleinement le lien disparu entre le loquedu terrestre rationaliste, en fait grossier, aveugle et prétentieux, et la Source, la Vie qui s'étend à l'infini, je peine à donner à la Lumière un éclat lisible pour l'homme. Depuis 1974, pour moi le monde est comme neuf, ou comme vide, tout est à dire, rien avant La Révélation d'Arès n'avait parlé de la grande évasion vers la liberté de l'Univers. Mais avec cette entrée "Être et Non-Être" je fais un bond nécessaire vers le Mystère pour le changer en Vrai avant que nous débouchions sur la Vérité (Rév d'Arès 28/7), un Jour (31/8), ici-bas et dans l'au-delà quand ils seront ouverts l'un à l'autre.
Il nous faut enfin nous décider à faire le grand plongeon. Quel pari plus insensé que changer de fond en comble les mentalités pour qu'elles cessent de voir tout autrement qu'elles ne les ont vus depuis des millénaires, Dieu et nos rapports avec ce que la littéraire religieuse appelle "le Ciel" ? Les religieux disent : N'est-ce pas braver tant Satan que Dieu même ? Oui, nous Pèlerins d'Arès le savons, c'est aux oreilles du monde une sorte de blasphème, voire le blasphème par excellence, que de dire : le Dieu auquel nous croyions n'existe pas. Il existe autre chose de plus grand, de plus Puissant, de plus Saint et de plus Lumineux (Rév d'Arès 12/4), dont nous sommes nous-mêmes, Ses Enfants, des constituants, et que seule une évasion métaphysique, l'évasion fluide et audacieuse à laquelle nous lance la Parole d'Arès, peut faire renaître dans nos esprits appauvris pour les ré‑enrichir. La Révélation d'Arès n'est pas blasphématoire, elle est une évolution grandiose et radicale.

18oct21 234C51 
Merci, prophète bien aimé, pour cette très belle entrée que vous nous offrez là et qui nourrit avec intelligence (Rév. d’Arès 23/4) ma pénitence mais aussi ma réflexion. Je pense aussi à la métaphysique dont je me pose quelques questions depuis longtemps et cette entrée m’a rappelé ce qu’en vous disiez en 2009 en réponse au commentaire 114 de l’entrée 95, réponse qui m’avait à l’époque frappé par sa clarté mais aussi par ce qu’elle m’apportait de neuf. J’invite mes frères et sœurs lecteurs de votre blog, apôtres du Sermon sur la Montagne qui veulent être à s’y reporter. Je loue la progressivité pédagogique, un effet de l’amour, avec laquelle vous nous ouvrez les yeux.
J’ai, malgré mes efforts, encore au fond de moi des traces vivaces de la religion, votre enseignement contribue à m’en libérer, vous dites ici et là à nous libérer de l’infantilisme religieux.
Toutes ces réponses aux commentaires, qui sont loin d’être dans mon registre habituel et que vous affichez sont donc autant de prolongements pour mieux vous comprendre. Même si cela n’est pas un exercice facile en tant que miroir de l’Être je me dois d’être. Pour retrouver l’Être en soi autant alors avoir recours — entre autres — au langage des théophanies où les mots ont un sens étalé. Pour s’exprimer le Créateur utilise souvent les mots dans toutes les variations de leur acception et ne fait pas de barrière entre le langage imagé et le sens propre nous obligeant très souvent à ne plus distinguer l’un de l’autre : On s’évade de la prison des mots et le Fond métaphysique se déploie. Le soleil, sa jument (est devenue) l’urne (qui) pue (Rév d’Arès xix/15) : On comprend que même le soleil et par extension l’Univers s’alarme du sort que subit notre Terre en raison du péché général de l’homme devenu fou (v/7).
Je ne sais pourquoi mais il m’arrive de penser à Rachel, l’aimée de Jacob, et je me dis que ce n’est qu’en apparence que s’arrêta brutalement son chemin depuis Béthel (Genèse 35/16-20), tout indique que son chemin reprit son cours quelque part dans l’éther.
Autre chose, pourquoi frère Michel, dès la première phrase de votre entrée vous qualifiez-vous d’être indigne, écrit en italique au sens du verset 21/3 qui fait plutôt référence à la rouerie des princes du culte qui feignent la vraie humilité ? Il y a là quelque chose qui m’échappe car j’ai l’impression que vous donnez au mot indigne un sens qui ne colle pas avec ce que voulez dire dès la phrase d’introduction. Mais voilà, c’est peut-être moi qui comprends de travers.
Mikal, je vous embrasse affectueusement ainsi que votre chère épouse Christiane.
Salah B. d’Île de France.

Réponse :
Vous me demandez : "Pourquoi, dès la première phrase de votre entrée, vous qualifiez-vous d’être indigne, écrit en italique au sens du verset 21/3 qui fait plutôt référence à la rouerie des princes du culte qui feignent la vraie humilité ?" Mais, mon frère Salah, parce que quand Jésus me visita, la nuit du 14 au 15 janvier 1974, j'étais un être indigne, parce qu'à ce moment-là j'appartenais justement à l'engeance des princes du culte. Pourquoi le Père n'envoya-t-il pas plutôt son Messager Jésus à un saint homme, très humble dans son petit coin, qui s'était déjà posé les question auxquelles La Révélation d'Arès allait répondre, un humble mille fois mieux préparé que je ne l'étais à ce qui allait tomber sur le monde des Hauteurs de l'Univers ? Bien sûr, la seule explication est celle déjà donnée par Jésus il y a deux mille ans : Je ne suis pas venu appeler à se repentir des justes, mais des pécheurs (Luc 5/32)... L'Esprit du Père est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres [d'esprit], proclamer aux captifs [du mensonge] la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue (Luc 4/18), etc. Et riche en vaine culture, mais pauvre d'esprit juste je l'étais, hélas, aveugle je l'étais, oui, captif du mensonge, je l'étais. Mon frère Salah, j'étais bien un être indigne quand Jésus fut devant moi la nuit du 14 au 15 janvier 1974.
Tout le reste de votre commentaire est un texte admirable, qui me confond. Merci du fond du cœur, frère Salah.

18oct21 234C52 
Très cher Prophète,
Merci du fond du cœur pour cette magnifique entrée, qui pousse ma réflexion en-dehors de sa "zone de confort". Comme vous le dites à notre frère Tobie (234C42), "notre culture nous a formés à des "règles", des "logiques", et nous pouvons à tout moment nous y embourber de nouveau. D'où la nécessaire et vitale vigilance du pénitent."
Je suis ravie que vous ayez consacré un paragraphe à l'idéologie woke, qui me pose question depuis un bon moment. La première fois que j'ai été en contact avec cette idéologie (qui ne portait pas encore le nom de woke), c'était auprès des féministes pro-sexe, pendant les débats autour de la loi pour la criminalisation de la prostitution en France. Ces groupes féministes militent, par exemple, pour la reconnaissance du travail du sexe et y établissent même des dynamiques susceptibles de venir à bout du capitalisme et du patriarcat. Je regardais tout ça d'un œil douteux, mais en m'interrogeant un peu. Depuis, j'ai été régulièrement gênée, car je me sentais parfois proche de l'idéologie woke, tout en ressentant un certain malaise.
Ma principale gêne résidait dans le fait que les wokes ou SJW (social justice warrior) dénoncent l'oppression systémique. Et quelque part, c'est vrai ! Le péché a quelque chose de systémique, il frappe au hasard, tout le monde, n'importe qui, c'est un système. Mais c'est là que ma foi diverge totalement avec le militantisme woke : Changer le système du péché ne viendra pas de la politique ou des dirigeants. Les wokes écartent toute opportunité du changement par l'individu ; à leurs yeux, c'est le système qui doit changer. On en revient à l'idéologie communiste, qui prétend que par l'entremise d'un parti unique et dictatorial, on éduquera les masses à la dictature du prolétariat.
La Révélation d'Arès nous parle des pouvoirs, religieux, politiques, mais elle nous rappelle surtout que leur fin ne dépend que de nous, nous en tant qu'individus, c'est-à-dire moi, Alexandra. Le système du péché vit en moi, je le fais vivre à chaque mensonge, à chaque préjugé, à chaque jugement que j'émets. Le péché, à la fois en tant qu'expérience individuelle et en tant que système, ne peut être éradiqué que par la pénitence, laquelle est individuelle par excellence. Il n'y a pas de pénitence de masse, vous nous l'avez régulièrement rappelé. En aimant, en pardonnant, en refusant le mensonge, en gardant sa paix, en refusant de juger, je vis en refusant le péché, en n'ayant plus besoin de son système, et, in fine, dans plusieurs générations, en n'ayant plus besoin de politiques.
Les wokes s'insurgent contre les dirigeants accusés d'agressions sexuelles, mais le vrai drame, c'est d'avoir encore besoin de dirigeants. Merci, frère Michel, pour cette entrée, ces commentaires, qui me rappelle que nous ne devons avoir qu'une direction : celle de Dieu, celle de la Loi Qui sera (28/8), de l'ultime liberté.
Alexandra P. d'Île de France

Réponse :
Mais oui, ma sœur Alexandra, en somme les wokes trouvent que le péché c'est mal si ça vient des dirigeants et des bourgeois, mais que c'est très bien si les pécheurs se regroupent en catégories défendant chacune ses intérêts. C'est plutôt pauvre comme idéologie et, du reste, ce n'est pas nouveau. En 1794, après que Robespierre qui avait fait décapiter tant de monde, fut décapité à son tour, survint une période qu'on appela entre autres celle des Inc'oyables et des Mè'veilleuses (on ne prononça plus les "r" roulés à la française, mais les "r" devinrent presque inaudibles à l'anglaise). Le "Chant du Réveil du Peuple", qui passait pour réactionnaire, et qui était en fait quelque peu woke, retentissait partout. Un chanteur, Ange Pitou, roucoulait contre le Directoire. Les Inc'oyables avaient pour canne un énorme gourdin noueux qu’ils appelaient leur "pouvoir exécutif", avec lequel ils rossaient les Jacobins de rencontre. On appela cette période la Terreur blanche. J'ai comme l'impression que, d'une certaine façon le wokisme est une sorte de Terreur blanche. Longtemps auparavant, à Rome et ailleurs, il y eut aussi des mouvements de ce genre. Je pense qu'en fait c'est le signe d'une profonde désespérance, le signe d'une humanité qui commence à chercher où elle va, parce qu'elle ne sait plus où aller. Quand l'homme ne sait plus ce qu'est sa conscience et ce qu'il peut en faire, il cherche à anéantir quelque chose, n'importe quoi qui lui tombe dans l'esprit, entre la vie consciente et l'inconsience, entre rêve et veille. Ça l'occupe, quand il ne sait plus que faire de sa vie. Il me semble que nous entrons dans des temps similaires... surtout dans cette période pré-électorale en France. Saurons-nous en profiter pour faire jaillir une Lumière rénovée, Celle d'Arès ?
Pour qui notre apostolat court-il les rues? Pour l'humain universel,qui ne peut retrouver la Vérité que dans la métaphysique, la capacité de se transcender. En deçà l'humain ne trouve, au mieux, qu'un peu de Vrai. Nous savons que nous ne parlons, pour l'heure et sauf rares exceptions (les épis mûrs), qu'à des libertés rouillées, embourbées, enchaînées, hors-service, des fraternités quasi disparues, des égalités illusoires ; notre travail actuel est de nettoyage. Il ne sert pas à grand chose de parler, quoique nous devions en parler, des valeurs éternelles : l'amour, l'âme, l'image et ressemblance au fond de nous. Ce monde est décharné ; il a oerdu sa substance spirituelle ; nous bêchons, nous houons ce jardin déjà semé (Rév d'Arès 5/1), pour le moment. pour ramener près de la surface les graines enfouies trop profondément pour germer. C'est une tâche ingrate, mais nous ne devons pas cesser de l'effectuer.
Merci, ma sœur Alexandra, pour votre commentaire.

18oct21 234C53 
Bien aimé frère Michel,
Cette vidéo avec le physicien Philippe Guillemant en relation avec les propos de Georges Ugeux sur la crise financière et l'outil monétaire (234C49) mais aussi avec votre entrée sur la métaphysique parce que le propos de ce physicien spécialiste de l'intelligence artificielle. va plus loin dans le rapport de l'amour avec l'Univers.
À partir de vingt-deux minutes : "Le problème n'est pas le virus, c'est la monnaie", la spéculation à la place de l'investissement, les algorithmes font gagner le banquier à tous les coups, en supprimant le temps et l'amour dans les transactions financières. Le système financier est mort, la crise n'est pas sanitaire mais financière"…
De tout coeur avec vous dans la pénitence, et à la moisson de pénitents, je vous embrasse ainsi que votre chère épouse à vos côtés, ainsi que tous nos sœurs et frères.
Bernard L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, frère Bernard, pour ce commentaire, mais vous parlez d'une "vidéo avec le physicien Philippe Guillemant" et vous avez omis d'indiquer de quelle vidéo il s'agit. Je connais Philippe Guillemant, mais il a produit un si grand nombre de vidéos qu'il m'est impossible d'afficher une vidéo de lui qui ait quelque chance d'être celle dont vous parlez.
"Le problème n'est pas le virus", dites-vous et je suis d'accord, mais à mon avis ce n'est pas "la monnaie" non plus. À mon avis, le problème est le péché. L'activité humaine qu'est le péché est le moteur du Mal.

19oct21 234C54 
(suite de 234C53)
Désolé, bien aimé frère aîné d’avoir omis de mettre le lien de la vidéo de Philippe Guillemant,
Bien évidemment, le problème est le péché et la solution la pénitence.
Seulement Philippe Guillemant met le doit sur le remplacement du temps et de l’amour dans les transactions par la seule spéculation hyper-rapide,
C'est bien une illustration actuelle du péché, et cet homme ne doit pas être loin de lire La Révélation d’Arès…
https://youtu.be/aniZAeyvi1w
Très bonne journée, de tout cœur,
Bernard L. de Bretagne-Sud

Réponse :
Merci, mon frère Bernard, de réparer votre omission de 234C53.
Je n'ai pas le temps aujourd'hui je regarder cette vidéo très longue (1 heure 38 minutes), mais je pense que certains lecteurs de ce blog la regarderont.

19oct21 234C55  
Lorsque j’ai lu l’entrée pour la première fois, je l’ai d’abord lue d’un point de vue mental et rationnel à travers les mots captés par mon cerveau, mon faible lumignon (Rév. d’Arès 32/5). Cela m’a semblé compliqué. "L’Être et le Non-Être" me semblaient des notions philosophiques abstraites. En outre, cela me donnait l’impression de remplir ma tête de bruit (Rév d'Arès xxxix/7) alors que la Parole m’invite à la vider (33/8). Je me sentais dépassé.
A force de relecture et l’affichage des réponses aux commentaires, je me suis aperçu qu’il s’agissait plutôt de laisser s’ouvrir mon mental au Souffle du Père (33/8), à l’émerveillement devant l’immensité des liens entre Être ou la Vie et moi. Une pensée qui s’observe elle-même pour en permanence s’ouvrir à de nouvelles explorations, qui refusent toute pensée figée. Il s’agit donc toujours bien de vider ma tête de tous concepts momifiés pour laisser place au Vent du Père (Rév d'Arès xxxiv/12).
Évidemment, cela rend nos rencontres dans la rue difficile puisque le public est habitué à se fonder sur des certitudes (Rév d'Arès xxiii/12), qu’il discute malgré tout sans fin (2/17).
Ainsi, si je proclame la Parole pour l’accomplir (Rév d'Arès 35/6), dans un premier temps, je perçois les actions proclamer et accomplir comme successives.
Ensuite, si je lis : Dis la Parole, Elle est (Rév d'Arès i/4) !, je peux m’ouvrir à la pensée que ces deux actions sont simultanées, que le fait de prononcer la Parole avec la volonté de l’accomplir est déjà son accomplissement. Ce qui va me faire sentir que le temps ne compte pas et me projeter ainsi hors du temps. Cette pensée me ramène ensuite à son accomplissement réel dans le monde et donc me replonge dans le temps (Rév d'Arès 12/6). C’est comme parcourir les différentes faces d’un même dé que je ne peux embrasser complètement d’un seul regard. La différence est qu’ici le dé à une infinité de faces... C’est sans doute ce que Parménide voulait dire en écrivant : "Peu importe par où je commencerai, puisque je reviendrai sur mes pas."
Merci pour cette belle entrée qui me fait bien réfléchir (23/4-5).
Louis-Marie J. de Belgique

Réponse :
Mon frère Louis Marie, vous dites : "Le fait de prononcer la Parole avec la volonté de l’accomplir est déjà son accomplissement," et je réponds : Ce n'est pas exact, du moins ce n'est pas exact pour tout le monde. Pour beaucoup prononcer la Parole avec la volonté de l’accomplir c'est seulement, et j'admets que ce n'est pas rien, dépasser le stade de la proposition faite à la conscience et prendre la ferme résolution de prononcer la Parole avec la volonté de l’accomplir.
L'accomplissement
peut prendre toute la vie terrestre de celui ou celle qui l'a décidé ; c'est mon cas. D'une part parce qu'il faut commencer sa pénitence et en ce qui me concerne je la commence chaque matin, d'autre part parce qu'il faut lutter contre les défaillances, éviter ou abréger les interruptions de la pénitence.
Pour moi, en tout cas, l'accomplissement est un acte que doit ranimer ma conscience tous les jours, parce qu'aimer tous les humains et pardonner toutes les offenses autant que toujours contrebalancer mon intelligence intellectuelle par l'intelligence du cœur et me garder libre de tous préjugés est pour moi un effort constant, même après quarante-sept ans d'exercice prophétique. Je ne suis ce qu'on pourrait appeler un pénitent accompli qu'au prix d'une vigilance permanente ; je suis un pénitent en effort ininterrompu de pénitence. C'est donc chaque jour, depuis quarante-sept ans, que je prononce la Parole pour L'accomplir (Rév d'Arès 35/6).
C'est probablement ce que vous voulez dire par "l'accomplissement réel dans le monde... me replonge dans le temps (Rév d'Arès 12/6)," mais je tenais à rappeler qu'en ce qui me concerne je suis chaque jour, chaque instant dans le temps !
Autrement dit, j'oscille sans cesse entre être et non-être, je ne suis que le miroir inconstant ou instable de l'Être, je suis par occultations, seraient-elles brèves, le miroir du Non-Être.

Voyons les choses,  quoique de façon simplifiée (j'omets le Judaïsme, etc.), sous un autre angle :

L'Islam repose sur "cinq piliers" :
Attester qu'il n'y a nulle autre divinité (digne d'adoration) à l'exception d'Allâh et que Muhammad est Son messager,
Accomplir la prière rituelle (cinq fois par jour),
S'acquitter de la zakât (ou impôt légal),
Jeûner le mois de Ramadan,
Faire le pèlerinage pour qui en a la possibilité.
il y a aussi, outre les cinq piliers, la soumission du Musulman à des règles issues du Coran : se dispenser de manger du porc, manger de la viande hallal, suivre les precriptions concernant les femmes, etc.
Il s'agit donc d'une religion qui justifie le croyant par des pratiques, pieuses, religieuses sans nul doute, mais sommaires sur le Fond. Nous Pèlerins d'Arès croyons que Mouhamad est prophète de Dieu, mais nous regrettons que la mise en pratique du Coran soit très en-dessous de l'immense Lumière qu'il montre, de ce qu'il dit et inspire de Sublime.

Le Christianisme d'Église repose sur des croyances et obéissances qui sont :
Croire en la Trinité : Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit,
Croire que Jésus Christ est le Fils, donc Dieu, mort sur la croix pour la rémission des péchés,
Croire que l'Esprit-Saint fixe les termes de foi,
Obéir à la sainte Église catholique et au Pape,
Croire en la communion des saints,
Croire en la rémission des péchés,
Croire en la résurrection de la chair,
Croire en la vie éternelle.
Croire que l'Eucharistie dans le pain et le vin est le corps et le sang du Christ,
Croire en l'Effet salvateur des sacrements, etc.
Il s'agit d'une religion qui justifie également le croyant par des pratiques pieuses, religieuses sans nul doute, mais hypothétiquemet miraculeuse, quelque peu fantasmagorique et toujours sommaires sur le Fond. Nous Pèlerins d'Arès croyons que Jésus est prophète de Dieu, mais nous regrettons que la mise en pratique de l'Évangile par l'Eglise soit très en-dessous de l'immense Lumière qu'il montre, de ce qu'il dit et inspire de Sublime

Face aux religions, dont les pratiques sont largement organisationnelles et empiriques, la foi selon La Révélation d'Arès, qui ne fonde aucune religion, est métempirique et repose sur :
Le seul fait de cesser de pécher, de rétablir le Bien.
Le Bien étant multivalent assure le salut personnel autant qu'il participe au changement du monde en bien (Rév d'Arès 28/7).
Ne plus pécher ou rétablir le Bien, c'est aimer tous les hommes, pardonner toutes les offenses, faire la paix avec tous, agir avec intelligence spirituelle, être libre (au sens d'affranchi) de tous préjugés, chercher (moissonner) d'autres humains enclins à cesser de pécher. La Révélation d'Arès appelle ce mode de vie pénitence (30/11).
Scolie : La foi et le Salut selon La Révélation d'Arès est le Retour (Rév d'Arès i/1) simple et possible par la volonté (Pour que nous fassion Ta Volonté, 12/4) à l'image et ressemblance (Genèse 1/26-27) de la Vie (Rév d'Arès 24/5), On ferme le cercle le long duquel le péché s'est longtemps inscrit selon le choix libre de l'Adam = l'humain (2/1-5). C'est la vie spirituelle simple fondée non sur des termes de croyance, mais sur l'amour ; c'est le christianisme simple et encore inaccompli du Sermon sur la Montagne, une espérance fondée sur l'effort ou le travail sur soi, c.-à-d.. sur l'achèvement par l'homme, Enfant  de la Vie et co-créateur de la vie. C'est cet amour qu'il va nous falloir faire parler.

La Révélation d'Arès n'institue donc ni religion, ni loi, ni obligation, ni serment, ni attestation, ni prescriptions alimentaires, sexuelles, calendaires, etc. Elle suggère un mode de vie simple fondé sur l'amour, miroir de l'Amour du Créateur. C'est cet effet miroir — l'homme est Dieu autant que Dieu est la Sainteté, la Puissance et la Lumière (Rév d'Arès 12/4), équation pour l'heure insoluble tant son éblouissant Mystère (33/19) aveugle —, effet miroir très simple, qui permet une découverte métaphysique, même encore très rudimentaire, de la Vérité que le péché a masquée. La foi arésienne délivrée d'encombrements pieux et cérémonieux suit une ligne de simplicité qui permet à la pensée humaine de mieux s'évader des contingences animales et matérialistes (parfois nobles, mais toujours compliquées et plus ou moins lourdes selon la philosophie ou l'idéologie adoptée) de l'homme, qui a reçu les Attributs de Dieu : Amour, Parole, Créativité, Liberté, qu'il utilise non toujours à mauvais escient, mais de façon si étriquée qu'il ne voit pas l'étroitesse de la boîte qui l'enferme ou qu'il croit cette étroitesse fatale, indépassable. Il faut une métaphysique de l'inséparation, une pénétration de l'inconnu par la pensée, sinon l'isolation à laquelle seule croient les rationalistes parce qu'ils ne veulent mouvoir leurs pensées que dans l'analyse du visible ou du décelable, restera sans solution et la conséquence évidente et largement évolutive est l'athéisme. On peut certes êtres athée et Pèlerin d'Arès, mais tôt ou tard l'athée pèlerin d'Arès finit par croire en la Vie comme Puissance créatrice du Tout à l'infini, parce qu'il a un besoin naturel de métaphysique qui entrouvre la porte des Mystères.
Nous sommes des tétards, il nous faudra devenir grenouilles, ce à quoi ne visent pas Musulmans et Chrétiens d'Église, mais ce à quoi nous visons. Lorsqu'on lit le chapitre VI du Livre (deuxième partie de La Révélation d'Arès) qui décrit brièvement mon périple dans le cosmos on se heurte aux mots, parce que le langage ne peut qu'analyser. Or, ce que j'ai vécu alors n'est pas analysable. Les mots du Livre ne sont que l'armorce d'une métaphysique, d'une "expérience métaphysique" comme disait Bergson, qui sur le mode descriptible voudrait faire vivre au lecteur ou à l'auditeur l'indescriptible expérience en question. C'est cet obstacle de l'indescriptible qu'il va nous falloir passer et pour cela je propose pour commencer, dans cette entrée 234, de parcourir le trajet pour le moment indescriptible de l'Être au Non-Être ou de leurs miroirs que sont l'être et le non-être. Suivre la courbure indescriptible du Surnaturel, car voler dans l'espace est acte surnaturel, voilà la difficulté. Si nous sommes d'honnêtes esprits, nous y arriverons.
Alléluia !
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Réponse :
Xxxx xx xxxx xxx xx x xxxxxxxx xxx xxxxx xx xx.