Commentaires Français de #152
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23 janvier 2014 (0152)
la Parole au-dessus des traditions

La Vie de l'homme comme la Vie de l'ange
ne suit pas une tradition, mais la Lumière

Ange


Des négateurs me demandent, avec dégoût ou avec désolation : "La tradition, qu’en faites-vous ?"
Je réplique : "Vous voulez dire : Que fait Dieu de la tradition ? N'oubliez pas que La Révélation d’Arès est Parole de Dieu."
Leur regard durcit, signifie : "Nous ne croyons pas que vous avez rencontré Dieu, vous le savez bien."
Je les ignore ; je poursuis : "Dieu balaie toutes les traditions d’une Main sublime. Les traditions ne sont qu’étroitesses d’esprit, régression, chauvinisme des unes contre les autres, exclusion des unes par les autres. Quelle tradition est la bonne ? Aucune."
La tradition ? C’est immobilisme, archaïsmes, mort. Le Créateur en est tout le contraire ; chaque jour il court et fait mille nouveaux soleils (Rév d’Arès xxii/12), rien n’est fixe dans l’univers. Il est la Vie. Les traditionalistes L’ont ensarcophagé et desséché dans des images et des théologies, la moumia (momie Rév d'Arès xLix/7) et ils blâment ceux qui vont de l’avant de soi-disant tuer le monde et ses "valeurs".
La tradition de la religion égyptienne antique dura quelque 4.000 ans. Ça, c’était de la tradition ! Il ne reste cependant rien du Maât, de Ra, d’Osiris, d’Horus, d’Isis, et qui s’en plaint ? Un jour il ne restera rien du christ-dieu, du vatican, du christia­nisme d’église et qui s’en plaindra ? La Révélation d’Arès nous dit en substance : "Pourquoi attendre ? Prenez les devants. Rompez la tradition, quelle qu’elle soit, dès maintenant ! Vivez, quoi !"

"Rompre la tradition, c’est perdre des repères vitaux ; tout va partir en quenouille et ce sera la fin," entend-on. Mais oui, ce sera la fin de la religion, de la stagnation, de la mort de l’esprit. Dans l’antiquité la tradition formait la base de la vie locale. Rien ne bougeait. Ceux qui tentaient de remettre le monde en marche étaient appelés prophètes, mais on les menaçait (Élie) ou les tuait (Jésus). On appelle encore aujourd’hui "société traditionnelle" toute société où rien ne bouge.

Beaucoup de traditions disparues se reforment sous d’autres vocables. "La tradition républicaine..." disent les politiciens avec des trémolos. Tout traditionaliste loue sa tradition, la déclare parfaite, relativise les autres vues comme arriérées ou nuisibles. D’où la nécessité de remplacer partout la tradition par la lumière et le mouvement, dit La Révélation d’Arès.

La science, dit-on, est évolution, l’antithèse de la tradition. Erreur ! La science évolue, mais à l’intérieur d’elle-même ; elle est par elle-même une tradition, comme toute tradition, rendue aveugle et sourde à tout ce qu’elle ne veut ni voir ni entendre. J’ai vu et entendu Jésus puis le Créateur, mais la science me dit : "Impossible et donc faux." Moi : "Mais mes yeux voient bien, mes oreilles entendent bien." La science : "Faux, faux, faux. Vous l’avez inventé ou vous avez été illusionné." La science a des principes indéracinables ; elle est bien une tradition.

Du reste, il n’existe pas de tradition "de toujours". Aucune tradition ne remonte aux origines du monde, prétendues supérieures, même si, dans les moments douloureux de l’Histoire, les traditionalistes le font croire pour consoler.
Les traditions s’attribuent des généalogies imaginaires, prétendent défendre les "identités" des sociétés qu’elles affirment représenter. Mais ces identités n’ont pas cessé de varier. La Catholicité par exemple prétend avoir deux mille ans, mais si vous pouviez entrer dans une église pendant une messe au 8ème ou au 10ème siècle, vous vous croiriez sur une autre planète. Toute identité n’est qu’apparence, n’est que moment.
"L’âge d’or" d’une tradition n’a pas plus existé que n’a existé la "race française", qui n’est que le produit sans cesse croisé et recroisé de milliers de copulations hétérogènes qui se poursuivent inlassablement avec les mouvements de population et les allées et venues des immigrants.

La Révélation d’Arès ne nous demande pas d’établir une tradition de Vérité absolue qui serait la dernière et la seule bonne tradition. Elle nous demande seulement d’établir le Bien. Il n’existe pas de Vérité absolue sur terre et c’est pourquoi la Parole dit : La Vérité, c’est que le monde doit changer (Rév d’Arès 28/7), et elle laisse les hommes libres (10/10) de vivre en communautés qui chacune suivent le mode de vie qui leur plaît, et l’on sait que cela ne peut exister hors de petites unités humaines.
Le morcellement des grandes nations entraînera la disparition des grandes traditions. On dit : "Chaque ère nouvelle crée des hommes nouveaux", mais La Révélation d’Arès signifie autre chose : Tout homme qui naît naît nouveau !

---> Copyright Michel Potay 2014

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Commentaires

23jan14 152C1
J'allais envoyer une commentaire pour "nous sommes tous juifs" quand j'ai vu que vous installiez ce nouvel article "la Parole au-dessus des traditions". Après tout, je peux réadapter mon commentaire à celui-ci.
Les juifs suivent une tradition, une des plus profondément ancrées dans l'histoire religieuse.
Si on ne suit pas la tradition juive on n'est pas juifs. Je ne vois pas comment vous pouvez vous dire juifs.
Si vous ne respectez pas la circoncision, le sabbat, les prescriptions kascher [alimentaires], etc., vous ne pouvez pas être juifs. Jésus ne respectait pas le sabbat, n'était pas trop regardant sur le kascher, n'était probablement pas circoncis.
L'épître de Barnabé dit que la tradition juive doit être rejetée et que le Seigneur sera bientôt de retour pour une fin du monde heureuse pour tous les justes.
Jacques J. de Provence


Réponse :
Vous vous trompez. Jésus était circoncis. Voyez Luc 2/21 !
Vous m'avez mal lu. J'ai dit: Nous ne sommes pas juifs du judaïsme, c.-à-d. de la torah, de la synagogue et des rabbins. Nous sommes juifs comme l'avaient été Abraham, Isaac et Jacob (Israël) ou plus exactement comme l'était Jésus.
Il est vrai que Jésus était en rupture avec le judaïsme, mais pas de façon radicale. Il relativisait le judaïsme. Jésus disait qu'il n'était pas venu abolir la loi, mais la parfaire, notamment l'épurer de toutes les inutilités qui encombraient la vie des croyants monothéistes.
Paul de Tarse, qui avait étudié à l'école de Gamaliel pour devenir rabbin et enseigner la Torah, confessa son erreur. Il dit clairement que le salut ne venait pas de la Torah, mais du Christ, c'est-à-dire, selon que nous l'enseigne La Révélation d'Arès, du pénitent parfait. C'est un petit reste de pénitents s'efforçant d'être parfaits et de devenir des christs que la Parole d'Arès m'envoie rassembler (Rév d'Arès 24/1).
La vision chrétienne pure, c.-à-d. fondée sur le Sermon sur la Montagne, n'est pas pensable en dehors de l'héritage juif
Il y a longtemps que je n'ai pas lu l'épître de Barnabé, mais je ne me souviens pas qu'elle dît que la tradition juive dût être rejetée. Barnabé, sauf erreur, prescrivait une interprétation chrétienne de l'Ancien Testament.
Il est vrai qu'au 2ème siècle les débats furent vifs entre les partisans d'une conservation de l'Ancien Testament, quoique lu sous la lumière de l'enseignement de Jésus, comme Barnabé ou Justin, et les partisans d'un rejet radical de l'Ancien Testament, comme Marcion.
Noé, Abraham, Élie étaient des personnages-clés de l'Ancien Testament, que rappelle La Révélation d'Arès, et donc l'Ancien Testament ne peut pas être rejeté. Il doit seulement être débarrassé de tous ses livres d'hommes (Rév d'Arès 16/12, 35/12).


24jan14 152C2
Fin d'après-midi, je rentre de ma moisson et je découvre votre post: "la Parole au-dessus des traditions."
Mon objectif moisson, cinq minutes maxi. Voici mon approche :"Bonjour, puis-je avoir un avis ? Voilà, nous sommes 65 millions de Français et notre pays est gouverné par une centaine d’hommes carriéristes qui gèrent vraiment pas bien. 2000 milliards de dettes ! Ils lèvent l’impôt, les taxes, nous disent comment penser, nous mentent, etc…nous sommes devenus de lions empaillés, on nous trompe et nous nous laissons faire pourquoi ?".
Il faut voir le regard de certains qui n’engagent pas l’échange ! Sur une dizaine de personnes contactées, trois ont écoutés et réagi. La première personne, Patrick, un frère catholique d’une belle foi ; il émanait de lui une sérénité, je pense antillais, très ouvert, pas sectaire, il m’a tout de suite répondu : "C’est la peur, les hommes ont peur des représailles ! Le pardon, c’est important. Nous sommes pécheurs, comment faire ?" Je lui dis: "Mais, nous allons tous mourir pécheur. Soyons des pénitents (Rév Arès 30/11), etc."
La deuxième personne, Olivier, protestant. Là c’est un frère à fond dans sa tradition religieuse. "Nous ne sommes pas sauvés par nos actes, me dit-il ! Jésus a donné sa vie pour nous !" "Mais, comment pouvez-vous croire cela, lui-dis-je ? Jésus, c’est un assassinat public, il n’a pas donné sa vie pour racheter le péché des hommes, on la lui a prise, c’est différent. Sa résurrection est le fruit de sa pénitence (Rév Arès 30/11). Quoi qu’il en soit, la foi est évolutive ; vous pouvez croire en ce que vous voulez, c’est le bien que vous faites qui vous sauve et vous sauvera lors de votre mort !"
La troisième personne, Hervé, Évangéliste à l’écoute, assez pressé, comme avec les précédents, j’ai dit le kérygme, raconté les apparitions de Jésus puis de Dieu à Arès ; [elles] l’on interpellé. J'ai donné des invitations et le lien freesoulblog.net à ces trois personnes, et une enveloppe dans laquelle, j’ai imprimé le commentaire 23dec13 150C301 en relation avec mon approche, mission que je teste.

image de Didier B. de ParisQue serions-nous sans La Révélation d’Arès, son prophète Mikal, ses enseignements ?  Au-delà de toutes formes de croyances, incroyances, idéologies, traditions, etc. La  Révélation d'Arès est le Signe des XXème et XXIème siècles, comme le fut le Saint Coran, il y a 1450 ans. Mais, le Signe, c’est aussi nous, apôtres de l’idéal, pénitents qui faisons couler l'Eau de Dieu en nous:
(Si) la main tient Ma Main, l'œil (peut) pleure(r), l'Eau reste dans l'œil.(Rév d'Arès xL/16).
Mikal est le premier Signe, un grand pénitent exemplaire qui a Ré-Hânimé [qui comprend ré-hânimé?] l’image et ressemblance, c’est un christ intégral vivant parmi nous : corps, esprit et âme (Rév d'Arès 17/7, xxxix).
Le Signe n'est pas (encore donné).
(Mais quand) Mikal vole(ra, il sera comme) le vent chaud.
Ta bouche étale la braise de Yëchou; ton bras a la lance de Mouhamad.
(Par)tout la glace est (maîtresse de) l'Eau. la tête du frère a l'Eau.(Rév d'Arès xLiv/5-9)

Annotations (La Révélation d'Arès édition 2009) : Le Signe est notamment la réapparition de l’image Créateur (Genèse 1/27) chez les pénitents, la preuve donnée au monde que l’homme et la société peuvent changer (Rév d'Arès 30/11, 28/7).

Quelle que soit notre tradition, nous devons la dépasser, la transcender, je pense à la prière des pécheurs [Rév d'Arès 12/4] et vos annotations dans l’article "Pia" (Le Pèlerin d’Arès 1991-1992), que j'avais affiché sur l'un de mes murs et pendant des années, lorsque, je disais Père de l'Univers, je lisais aussi les annotations, elles m’ont au fil du temps ouvert la conscience.

Extrait du chapitre "Pia" dans Le Pèlerin d’Arès 1991-1992 :

La prière du pécheur, Père de l'Univers (12/4), au ton très énergique, illustre bien le caractère volontaire et constructif de la prière. Elle n'inspire au priant ni louange, ni supplication, ni passivité, ni attentisme. Au contraire, elle lui rappelle la Vérité fondamentale qui active en lui la lucidité et l'action.
PÈRE DE L'UNIVERS, TOI SEUL ES SAINT: Le meilleur homme ne sera jamais saint comme Tu es Saint. Cependant le pire homme reste ton image et ta ressemblance (Genèse 1/27). Qu'il mette ses pas dans Tes Pas (2/12, 32/3) et il devient analogiquement saint (Lévitique 19/2)! Ton analogie est un christ, ton fils, ta fille: Tu es seul Saint, mais tout homme est appelé à devenir christ.
QUE RÈGNE SUR NOUS TA SAINTETÉ: Ô ma liberté rebelle, accepte le Saint Dessein! Deviens liberté d'accomplir la Parole ! Je changerai ma vie (30/11) et travaillerai à changer le monde (28/7). Ton Royaume reviendra en moi par ma pénitence, et par ma moisson il reviendra dans le monde, puis ce sera ton Jour (31/8).
POUR QUE NOUS FASSIONS TA VOLONTÉ: Nous n'avons pas à attendre Ta Volonté, mais à la faire. Autour du verbe faire tourne cette prière, et toute la vraie piété.
POUR QUE NOUS RECEVIONS NOTRE NOURRITURE: i.e. Pour que tout homme la reçoive de ce qu'il fait pour changer ce monde (28/7). Notre nourriture n'est pas que l'aliment du corps, c'est aussi ta Parole, aliment de l'esprit et de l'âme.
POUR QUE NOUS PUISSIONS PARDONNER ET RECEVOIR PARDON: Des termes qui expriment Ta Volonté, ceux qui, comme ceux-ci nous incitent à nous faire hommes d'amour, de paix, de sagesse, d'ouverture, de pardon, et à encourager les autres à en faire de même, sont les plus constructifs. L'histoire le confirme.
POUR QUE NOUS RÉSISTIONS AUX TENTATIONS ET QUE SOIT ABATTU LE MALIN: Il s'agit du malin que chacun de nous est pour lui-même outre le malin extérieur. Pour que nous combattions le péché en nous et autour de nous, en d'autres termes, pour que nous fassions pénitence et poussions le monde à en faire de même. Nous n'attendons pas le salut de ta Miséricorde (16/15), quoiqu'elle existe mais contingente (4/2, 8/7). Nous l'attendons de nos efforts (17/4) de changement.
POUR QUE RÈGNENT À JAMAIS SUR NOUS TA SAINTETÉ, TA PUISSANCE ET TA LUMIÈRE: Plus nous ferons Ta Volonté, plus grands seront nos efforts, plus nous recevrons l'appui de ta Grâce, qui ne nous soumet pas à la domination d'un roi, mais qui nous fait entrer forts et responsables dans ton Royaume de Sainteté, de Puissance et de Lumière, car même le Jour où la Bête sera chassée derrière l'horizon (22/14), nous ne serons pas des automates définitivement sauvés, nous serons des vigilants, nous nous ferons à jamais une règle de t'écouter et de te suivre.

Didier Br. d'Île de France


Réponse :
Mon frère Didier, je vois que vous êtes un missionnaire toujours assidu. J'en suis très heureux.
Une remarque: Vous semblez utiliser sur vos imprimés de mission le terme "ré-hânimé", néologisme que vous avez fabriqué en combinant le mot ha (Rév d'Arès xxxix/5-11), qui signifie âme, et le verbe "réanimer", mais qui parmi les personne que vous rencontrez et qui ne connaissent pas La Révélation d'Arès comprend ce mot ? Personne. Déjà ceux qui connaissent bien La Révélation d'Arès ne le comprennent pas sur l'instant et doivent réfléchir pour en saisir le sens.


24jan14 152C3
Merci pour cette nouvelle entrée frère Michel.
Je pensais justement sur mon chantier, cet aprés-midi, au pape que j'ai vu il y a quelques jour  au journal de 20h. Il versait sur la tête d' un nouveau né l'eau du baptême d'église (Rév d'Arès 20/3). Je me demandais comment il pouvait encore faire cela et à la télévision en plus ? Ignore-t-il La Révélation d'Arès à ce point ? Ces hommes continuent de braver la Volonté du Père qui a créé la Vie dans l' univers, sur terre et dans la cœur des vivants où Il Souffle afin que tous puissent reconnaître que Son Messager est véridique (Rév d'Arès 4/11).
Remettant toujours à demain de renoncer aux vanités (Rév d'Arès 13/4), ils continuent, nous le voyons bien, de parader avec la puissance illusoire des superstitions [Rév d'Arès 21/1] dénoncées par le Père de l'Univers, depuis Abraham jusqu'à Mikal aujourd'hui.
À cause de ce Souffle et de cette Vie, cette Vérité criante, je ne crois pas que nos frères catholiques ne croient pas à cette Révélation de Dieu Lui-même. Il feignent de l' ignorer en espérant que Dieu comprendra... mais pour aller où ?
Poursuivant mes pensées, du haut de ma petite échelle, je me disais, peut être est ce une question d'intensité: Ils ne croient pas assez (Rév d'Arès 12/6 ) pour trouver le courage de renoncer à la tradition qui ne permet pas de créer la Vie. Même un laveur de carreaux peut le comprendre !
Je me souviens qu'un  autre sens de tradition — traditio de tradere (transmettre) — est trahir. La Vie peut-elle être retrouvée avec un savoir de manuel d'utilisateur ? Qui a dit: "La sagesse n'éclaire que le chemin parcouru ? Que faire alors de la nuance du moment frais et vrai ? Comme une ombre qui abrite de la Lumière, parce qu'on ne peut ni la supporter ni la voir, le savoir dans histoire de l'amour ou même l'amour de l'histoire est il l'Amour de la Vie et la Joie qu'Elle créée dans les vapeurs de l'Aurore? Je parle (depuis) mille et mille an l' oreille se ferme  (Rév d'Arès xLvii/1).
La tradition a enfanté l'amour du pouvoir, blanc ou noir : le groullis (Rév d'Arès iii/2). Mais la Lumière de la Vie arrache déjà le pénitent à l'inertie que son absence a installée partout dans le monde.
Sur une petite planète bleue, en octobre 1977, Le Père nous rappelle sa Création perpétuelle de la Vie dans Sa Lumière:  Ma Main grisse sous l'écorse (et) dans le coude, l'homme n(e L)'entend pas. (Ma Main) pèse le soleil, ( Elle l'at)tise ; de Ma Lèvre coule(nt) les fonts.
Il met aussi en garde les hommes, nos frères, qui vivifient encore le passé, la tradition, pour circonscrire leurs horizons planifiés : Ruine sur le maître qui ne donne pas l'obole du Vrai ! Le clone ne sait pas la mère ( qu'il a) (Rév d'Arès xxxiv/2-5).
En l'Amour du Père.
Guy de l'Hérault


Réponse :
Le pape "ignore-t-il La Révélation d'Arès à ce point ?" demandez-vous. Je crois qu'il la connaît — tout du moins avons-nous eu certains indices de sa connaissance du Message de Dieu de 1974-1977 —, mais il ne peut que l'ignorer au sens de ne pas s'y conformer, puisqu'il a été élu pape pour défendre la tradition de son église, qui est une tradition dogmatique. Or, cette tradition commence par le "péché originel", dont, selon le christianisme d'église, tout nouveau-né est coupable et doit être lavé par le baptême, premier des sacrements de l'église.
Pour La Révélation d'Arès, qui rappelle la Vérité, le baptême est auto-administré et n'est autre qu'un geste d'engagement dans la voie de la pénitence ou, si vous préférez, du Bien.
"
La tradition a enfanté l'amour du pouvoir, blanc ou noir : le groullis (Rév d'Arès iii/2)," dites-vous. J'avoue ne pas très bien saisir ce que vous entendez par "la tradition a enfanté l'amour du pouvoir."


24jan14 152C4
Il n'y a pas que des traditions religieuses Il y a aussi des traditions laïques, comme la tradition républicaine.
En France, la tradition républicaine est exclusivement de gauche depuis 1789.
Cela explique pourquoi gauche ou droite en France, c'est bidon ! Tout est de gauche, en fait.
La droite fait des politiques qui sont sociales et donc de gauche. C'est Chirac, premier ministre de droite, qui a institué le chômage tel que nous le connaissons aujourd'hui. Sarkozy a institué quantité de choses que finalement Hollande reprend parce qu'elles sont de gauche.
Tenez-vous en aux traditions religieuses, parce que vous ne ferez rien pour dépasser la tradition gauchiste en France. Et même ailleurs. En fait, sur le fond, le fascisme allemand ou italien des années 30-40 suivait une tradition de gauche.
Emmanuel J. des Pays de Loire


Réponse :
Vous avez écrit votre commentaire trop hâtivement. Le clivage politique gauche-droite en France ne remonte pas à la 1789.
La Révolution Française eut souci de régler les problèmes de liberté, souveraineté, religion, droits de l'homme, etc., mais, non ceux de la redistribution des richesses, des progrès sociaux par la justice et la médecine pour tous, de la défense de l'emploi, du chômage, des allocations aux démunis, etc., les idées que poursuit la gauche... et comme vous dites, la droite aussi, de nos jours.
À la Révolution Française lors de la création de l'Assemblée Législative et de la Convention les députés de sont d'abord assis pêle-mêle, puis se sont naturellement rapprochés selon leurs tendances afin de se concerter, les plus avancés dans les idées révolution­naires se sont trouvés par hasard à gauche du président de séance et les moins avancés (ou plus conservateurs) à droite, mais il ne s'agissait pas d'un clivage gauche-droite comme on l'entend aujourd'hui.
Quant à ce que vous appelez la "tradition républicaine" qui selon vous serait "de gauche", je crois qu'il s'agit en fait de familles ayant des idées plus progressistes, qui ne se ressemblent pas beaucoup entre elles. Il y a plusieurs "gauches" en France: La gauche libérale, la gauche jacobine, la gauche collectiviste, la gauche libertaire, la gauche écologiste. Ces diverses gauches se retrouvent toutes (sauf une minorité qui fait bande à part dans le Parti Communiste, le Parti de Gauche de Mélenchon, etc) dans le parti socialiste, lequel est loin de présenter une unité idéologique.
Je ne sais pas trop ce que vous entendez par "Tenez-vous en aux traditions religieuses", mais nous Pèlerins d'Arès ne formons pas une religion et nous n'avons pas à nous y tenir. Nous nous efforçons de faire fonctionner nos réflexions sur la situation de l'homme sur terre hors de toute tradition, sans idées fixes, toujours prêts à faire évoluer nos pensées sur la base de La Révélation d'Arès, qui n'est pas une tradition, mais la Parole du Créateur, le Fond par excellence.
Les citoyens modernes vivent, hélas, dans une société non d'évolution, mais de confrontation d'idées vues comme antagonistes et il est de bon ton de se présenter avec une bibliothèque d'idées fixes et d'être classés selon ces idées.
Mais nous Pèlerins d'Arès, nous n'avons pas d'idées fixes. Nous poursuivons seulement le Bien. Je ne considère par le Bien comme une idée fixe, mais seulement comme l'opposé du Mal, comme la vie est opposée à la mort, le blanc au noir.
Pour le reste, nous faisons nôtre la réflexion d'Augustin d'Hippone (le saint-Augustin de l'église), qui disait "Quand on ne me demande pas ce qu'est le temps, je sais ce qu'il est. Si on me demande ce qu'il est, je ne sais plus," voulant dire que nous faisons nôtre la sagesse qui sait qu'elle ne peut pas tout résoudre, que plusieurs vérités apparemment contraires sont valables, que nombre de sujets se dérobent quand on veut trop les approfondir.
Voilà pourquoi notre mission est si difficile, parce que nous prêchons que la sagesse qui sauvera le monde est simplement et seulement contenue dans l'amour, le pardon, la paix, l'effort continuel d'intelligence spirituelle pour contreba­lancer l'intelligence intellectuelle et le fait d'être libre de tous préjugés. Nous appelons ça la pénitence.


24jan14    152C5
J'ai reçu de vous une invitation à vous rencontrer ou à dialoguer avec vous sur Linkedin.
J'ai d'abord été surpris de vous voir inviter vos corresponsants sur ce site, plutôt un carrefour de rencontre social pour professionnels et gens d'affaires ou de droit, mais je me suis dit que c'était sûrement en relation avec votre blog freesoulblog.net et que c'était une campagne de public relation.
Malgré tout, je voudrais savoir si c'est bien vous qui m'avez adressé cette invitation et si ce n'est pas un hacker ou un phisher qui essaie de m'appâter.
Je pense que vous avez invité tous les lecteurs du blog.
J'ai commenté une fois sur votre blog il y a quelques années. De cefait, vous avez mon adresse eMail.
(Un) Martin d'Île de France


Réponse :
LinkedIn  :
Votre commentaire me donne l'occasion de signaler l'anomalie suivante /
Je ne suis absolument pour rien dans le lancement par LinkedIn d'une vague d'invitations faites en mon nom et je suis désolé des problèmes qu'elle cause à tout le monde.
LinkedIn (website social), dont je suis un utilisateur très occasionnel pour entretenir de rares relations hors de France, s'est saisi sans mon autorisation d'une de mes listes de correspondants et s'est soudain mis le lundi 20 janvier 2014, sans raison apparente, à adresser à de très nombreux correspondants de France et d'ailleurs des invitation à me rejoindre sur son site.
Je reçois depuis le lundi 20 janvier un nombre impressionnant de réponses de correspondants soit acceptant l'invitation, soit me demandant de leur confirmer que je suis l'auteur de ces invitations, soit s'étonnant que j'utilise LinkedIn pour créer des contacts et refusant de répondre à l'invitation.
Il m'est impossible de répondre individuellement à chacun.

24jan14 152C6
Hier soir, vendredi 23 [plutôt jeudi ?], je participai à un rassemblement culturel d'auto-proclamés poètes, dont le thème était la mythologie, et son omniprésence dans notre culture et notre vie, et pour certains, notre travail artistique et notre "œuvre".
J'ai donc lu un texte que j'ai moi-même écrit inspiré de la mythologie chinoise, que j'ai écrit sur un coin de table un jour où un de mes cours avait été annulé. Mais, ce que cette entrée m'évoque plus particulièrement, c'est un travail que j'ai réalisé ces derniers temps.
À côté de mes études, de ma pénitence et de ma mission, j'ai parfois un peu de temps pour réaliser des autoportraits au Polaroid, dans une démarche artistique, mais qui ne vaut certainement pas la photo la plus ratée des plus grands photographes.
J'ai essayé de me concentrer sur le thème de la Renaissance, de l'abandon de l'ancien soi [?] au profit de la création d'un nouveau, qui serait lui-même en perpétuelle création. Une intellectualisation de la pénitence.
La pénitence est bien abandon des traditions. Il y a eu des mouvements dans l'Histoire qui ont souhaité effacer les traditions. Mais sans la pénitence ils se sont perdus. Le mouvement punk, par exemple, a été un mouvement de réaction, de "Non!, on ne veut pas de ça, on bazarde la médiocrité aux ordures et on repense le monde !"
La Warhol Factory a aussi été un lieu de rejet des traditions, au profit de la création ! Mais, sans la pénitence, toutes ces bonnes volontés ne portent malheureusement aucun fruit.
Pour ma part, je me répète tous les jours, toutes les heures, que j'aurais beau faire passer le plus beau des messages dans mes textes ou mes polaroids, si la pénitence n'est pas là, omniprésente dans ma vie, tout ce que j'aurais fait perdra nettement de sa valeur.
Mes frères, mes sœurs, ce monde dans lequel on vit actuellement, je lui dis "Non ! Je n'irai pas par là."
La Révélation d'Arès ouvre une nouvelle voie !
Créons le monde ! Et soyons nous-mêmes créateurs de nous-mêmes ! Nous y arriverons !
Sacha P. d'Ile de France


Réponse :
Oui, il y a dans le monde une tradition de l'agitation de l'esprit. Sans la pénitence, comme vous le rappelez, il n'y a rien pour empêcher l'agitation de l'esprit en dehors des objets qui peuvent intéresser celui-ci. Il y a fort à parier qu'une fois passée
l'envie d'être "poète autoproclamé" et de se faire entendre, les même poètes vont se mettre au jogging forcené, ou à la collection de timbres, ou au spiritisme, ou au foot-ball, etc., toutes choses qui ne servent pas à grand chose, mais qui agitent beaucoup.
On croit que l'envie de faire quelque chose s'arrête une fois assouvie l'envie en question. Faux. L'agitation de l'esprit ne s'arrête jamais. Et la tradition est là pour l'entretenir. Même l'avare vit dans une grande agitation d'esprit dans la seule crainte de perdre ce qu'il a, mais il dit et il se dit qu'il obéit à une tradition d'économie. D'ailleurs, les agitations d'esprit les plus grandes sont souvent les plus muettes: par exemple l'orgueil (très grosse agitation du besoin d'être le plus fort et d'avoir raison en tout, mais souvent peu exprimée).
À l'agitation de l'esprit des politiques et religieux enquiquineurs on donne hélas souvent le nom d'idéal.
Nous Pèlerins d'Arès avons un autre idéal, qui ne nous agite pas l'esprit, parce qu'il sort de notre tête, monte dans la Main de Dieu. Alors notre tête devient de l'or en feu comme le soleil, notre salive verse la pluie sur le monde (Rév d'Arès xvi/18).
Vous avez raison de conclure en criant: "Non, je n'irai pas par là !" Nous n'entrerons pas dans cette tradition d'agitation de l'esprit. Mais qui comprend bien cela, cela qui ne participe pas au marathon des idées reçues.


24jan14 152C7 
J'allais poster un commentaire pour l'entrée "nous sommes tous juifs", quand apparut cette nouvelle entrée "la Parole au-dessus des traditions."
Je trouve que cette entrée contrebalance bien la précédente pour ceux qui n'auraient pas bien compris le sens que vous donnez au mot juif. J'ai lu ce texte comme une bouffée d'oxygène, même si je savais tout cela, vous savez en parler à chaque fois différemment et donner vie à des concepts.
Même si intellectuellement nous avons conscience des choses, cela ne signifie pas que nous les vivons ou que nous en sommes libérer profondément. Je pense que dans l'homme, il y a différents degré de profondeur et que si les premières couches s'enlèvent facilement, quand on gratte un peu on en trouve d'autres. D'où la nécessité de se rappeler sans cesse la Parole pour l'accomplir.
Et puis nous subissons aussi l'influence du monde qui nous entoure, parce que justement nous ne sommes pas totalement et profondément libérés.
Je pense que le commentaire que je voulais vous envoyer pour la précédente entrée peut trouver sa place ici, car c'est au sujet de l'humoriste Dieudonné qui quelque part se moque des traditions et du système et cela ne plaît pas à tout le monde. D'où ses ennuis actuels.
Mon fils qui a été lire votre blog a constaté que vous connaissiez peu Dieudonné et moi de même. J'en avais seulement entendu parler. Aussi m'a t-il conseillé la vidéo ci-dessous qui donne une image de Dieudonné à travers quelques extraits de spectacles et des interviews.
Cela donne une idée du personnage. En la regardant, j'ai pris conscience que ce n'est pas Dieudonné le plus à craindre mais bien ses censeurs.
Contrairement à ce que prétendent les médias, Dieudonné n'est pas antisémite mais dénonce le sionisme, la politique de l'état d'Israël et toutes les formes de manipulation de l'opinion.
Il a un humour qui met en lumière les travers du système qui sous l'apparence du bien justifie le mal. Il relativise l'importance qui est donnée à la Shoah par rapport à d'autres massacres tout aussi horribles. Car souvent la Shoah en arrière fond sert à justifier la politique en Israël.
Il s'attaque aux tabous et cela dérange. Il constate qu'on peut se moquer des musulmans, mais que se moquer des juifs est tabou et déclenche les foudres des médias.
D'autre part, il se moque du système et de l'ordre établi (juges, politiques, etc..) avec sa quenelle que certains apparentent au signe nazi, vraiment il faut aller chercher loin.
Personnellement, Dieudonné me fait rire dans certains de ses sketchs même si son humour parfois me dérange.
Je lui trouve un certain courage, une certaine noblesse qui n'est pas pour déplaire dans un monde de soumis à la pensée dominante.
http://www.youtube.com/watch?v=44GcXnrr5Aw
Denis K. de Bretagne Sud


Réponse :
Dieudonné donc se moque de toutes les traditions. C'est bien. Je ne suis pas sûr que toutes les traditions soient risibles, car certaines sont sinistres et se moquer d'elles s'appelle humour noir, mais je pense que la France ne va pas tomber en ruines, parce que Dieudonné se moque de tout ou se plaint de tout en se moquant, mais parce que le gouvernement actuel l'accable d'impôts et la gouverne très médiocrement..
Je suis actuellement en voyage et je regarderai la vidéo que vous m'indiquez à mon retour à Bordeaux.


25jan14 152C8 
Je me sens toute idiote... Tradition ? Voilà un mot qu'on n'entend plus. En tout cas, je ne l'entends plus, sauf pour les chants basques, corses, indiens de tradition, mais vous devez l'entendre, frère Michel, puisque vous dites: "Des négateurs me demandent, avec dégoût ou avec désolation : La tradition, qu’en faites-vous ?"
Je me rends compte que c'est un mot qui doit se cantonner dans le religieux. Ailleurs, existe-t-il encore une tradition? Ou alors est-ce que les gens sont tellement traditionalistes qu'ils ne se rendent plus compte qu'ils suivent une tradition? Ou des traditions... Il y a des traditions musulmanes, africaines, indiennes, chinoises ?
Nous vivons des temps tristes où personne ne peut plus aider personne, parce qu'aider est un privilège que se réservent maintenant les politiques et les fonctionnaires, qui interdisent aux administrés d'aider d'autres administrés. Du coup, voilà une tradition qui s'est perdue : l'entraide, le contact, la dialogue avec le monde.
Là où on trouvait un regard, un sourire, c'est le vide. On a effacé l'homme, qui n'est plus qu'un administré, un justiciable,un imposable, et autour on ne lui laisse personne, sauf l'administration que gouvernent les politiques. Vous avez raison d'être contre la politique ; la politique a effacé l'homme.
Il n'y a plus de tradition — c'est ce que je sens — parce qu'il n'a plus personne. Il n'y a plus que moi, toute seule, sur le quai du métro ou du RER, à la station de bus, dans le métro et dans le bus. Une tradition, ça se partage.
Au fond, votre entrée 152 est un très bon sujet, parce qu'on découvre que si on a l'impression qu'il n'y a plus de tradition, c'est parce qu'il n'y a plus personne autour de chacun ou chacune. On se dit alors: Mais la tradition, c'est quoi ?
Élisabeth Gandhi T. d'Ile de France


Réponse :
Voilà un très intéressant commentaire, ma sœur Élisabeth Gandhi, que je ne connais pas.
J'ai déjà entendu ça: Personne ne peut plus aider personne. Comme vous dites: C'est "parce qu'aider est un privilège que se réservent maintenant les politiques et les fonctionnaires, qui interdisent aux administrés d'aider d'autres administrés. Du coup, voilà une tradition qui s'est perdue : l'entraide, le contact, la dialogue avec le monde. Là où on trouvait un regard, un sourire, c'est le vide."
La tradition de l'entraide était chrétienne et donc de base religieuse. C'était quelque chose qu'avait apporté et entretenu l'église. Elle avait ce mérite à côté de ses grands torts, qui ne sont pas le sujet ici. Comme quoi, tout n'est jamais tout à fait mauvais et Jésus avait raison de dire: Ne jugez pas !
Nous ne jugeons pas l'église ; elle mourra de ses torts, dont l'essentiel est d'avoir fait des dogmes qu'elle a déclarés immuables de traditions qui pouvaient muer, évoluer, changer, s'inverser, comme dit mon entrée 152.
Je me répète, parce que c'est important: Oui, l'église... les églises ont fait de traditions qui comme les hommes sur des barques pouvaient naviguer, évoluer à travers le fleuve du temps, une tradition dogmatique qui ne peut plus changer et qui s'effondrera comme un vieux pont.
La tradition d'entraide ? Elle a disparu, nul doute. Les entraides n'existent presque plus, ne sont plus que des aides officielles, réglementées, des administrations ou associations agréées et surveillées. L'entraide naturelle subsiste encore, très faiblement, dans la pièce de 1 ou 2 € que l'on glisse dans le gobelet du clochard.
Et d'ailleurs, se dit le Père, ai-je véritablement aidé ce clochard en lui donnant une pièce de 1 ou 2 € ? Il répond: Non ! C'est très clair dans La Révélation d'Arès qui n'interdit pas, mais qui ne parle pas de ce genre de charité. Le Père nous dit en substance ceci: Ce que vous donnerez aux hommes, c'est tout ou rien. Il faut ou bien résoudre tous les problèmes de ce clochard en lui donnant l'envie de changer sa vie (Rév d'Arès 30/11), ou bien le laisser, parce que la Vérité, ce n'est pas que cet homme ait chaque jour sa pitance et son kil de rouge, mais que le monde doit changer (28/7)." Le monde ! Si le clochard change sa vie, ce n'est pas pour lui-même, c'est dans la perspective du changement du monde.
Voilà pourquoi "la Parole est au-dessus des traditions", y compris au-dessus de la tradition d'entraide personnelle.
Voilà encore une raison pour laquelle notre mission est si difficile, parce qu'elle ne donne pas dans la sensiblerie, elle n'essaie pas de tirer des larmes aux gens de bon cœur, mais elle les appelle à revoir complètement leur vocation d'homme.
À propos de mission, avez-vous rencontré la nôtre à Paris ? Savez-vous que nous avons besoins de nouveaux frères et sœurs pour appeler le monde à change? À moins que vous ne connaissiez déjà cette adresse, n'hésitez pas à passer 32, rue Raymond Losserand dans le quatorzième. Ils sont ouverts tous les jours, sauf dimanche et lundi.


25jan14 152C9 
Votre entrée 152 est intéressante. C'est un sujet extrêmement abondant.
Au fond, l'Histoire humaine n'est qu'une suite de traditions. Une tradition s'installe sans que personne n'en creuse la légitimité, et puis elle s'effondre et fait la place à un changement qui se change rapidement une autre tradition, et ainsi de suite.
Un exemple que vous citez, "la tradition de la religion égyptienne antique dura quelque 4.000 ans. Ça, c’était de la tradition ! Il ne reste cependant rien du Maât, de Ra, d’Osiris, d’Horus, d’Isis, et qui s’en plaint ?". Un autre exemple: Les rois se sont succédé pendant des siècles sans que personne n'y trouve à redire parce que c'était une tradition: Un peuple avait un roi. Il n'y a plus de rois, mais la république est venue et s'est changée en tradition — vous dites avec le sourire: "La tradition républicaine..." disent les politiciens avec des trémolos" — et un de ces jours elle fera place à autre chose, peut-être aux "petites unités humaines," dont vous parlez assez souvent.
Vous l'avez dit: Aucune tradition ne dure, même si certaines durent longtemps.
Pourquoi les traditions ? À mon avis, parce que sans Vérité avec grand V, puisque la Vérité Vraie — le Vrai, dit La Révélation d'Arès — est sans arrêt transformée en vérités politiques et vérités religieuses, les hommes ne sont plus que des molécules, privées de racines et de références. Ils ne savent plus à quoi se raccrocher. La morale n'est qu'une tradition et une tradition qui change. On le voit bien: Des assassins ne font que dix ans de prison, alors qu'un pauvre type qui n'avait tué personne vient d'être mis en liberté conditionnelle après 38 ans derrière les barreaux et encore ! il doit porter un collier détecteur des fois qu'il échappe à la surveillance. Autrement dit, le meurtre est en passe de devenir moral. La tradition change, après la peine de mort, la peine à perpète, puis la peine modérée et bientôt plus de peine.
Il y a quand même eu au cours de l'Histoire des mouvements d'esprit et de comportement dont le but évident était d'échapper au traditions, de libérer en somme. Je me permets de citer le jansénisme (Port-Royal) et dans le contour du jansénisme des hommes éminemment libres de pensée comme Blaise Pascal, que vous semblez chérir.
Akhénaton ne fut-il pas un pharaon qui n'hésita à briser la tradition religieuse de l'Égypte antique ?
Qu'est-ce qu'essaie de faire, grossièrement certes, un Dieudonné, sinon casser une tradition ? Qu'est-ce que fait l'Africain Dieudonné? Il dit simplement: "Y'en a marre de dire, comme si les chambres à gaz fonctionnaient toujours, que ces pauvres juifs ont été gazés et incinérés par millions. C'est triste mais c'est fini, c'est du passé. Les descendants de ces morts-là ne vont encore nous bassiner avec leur martyre dans 500 ans ? Les chrétiens ne s'écrient plus "Et sainte Blandine ? Ne voyez-vous pas que nous sommes persécutés ?"
Autrement dit, aux traditions répondent sans cesse dans ruptures de tradition.
C'est à une rupture de tradition que La Révélation d'Arès vous envoie. Moi, je suis un trouillard qui ne vous suit pas, mais je sais que La Révélation d'Arès ne peut venir que de Dieu.
Virgile O. de Provence


Réponse :
Virgile O. Vous n'êtes pas le Virgile dont j'ai parlé dans "Le Mâché Cru", parce qu'il n'est plus de ce monde et son expression était plutôt vigneronne et tonitruante, pas du tout celle de votre commentaire qui dénote de la culture. Mais vous êtes peut-être son fils ?
Merci pour ce beau et juste commentaire,.
Ainsi, vous êtes un trouillard, mais je vous rappelle que les courageux ne sont que des trouillards qui osent, rien de plus.
Les jansénistes étaient-ils des briseurs de tradition ? Je n'ai pas le temps d'y réfléchir. Il n'est pas vraiment impossible que vous ayez raison ; je ne les ai jamais considérés comme les "calvinistes rebouillis" qu'on les accusa d'être. Ils étaient quand même par certains côtés versés dans ces casuistique et restriction mentale, dont ils accusaient leurs adversaires jésuites, Bref, vous émettez là une hypothèse intéressantes, mais pas résolument convaincante.
Mais vous avez raison dans l'ensemble. Les traditions se sont succédé, montrant qu'aucune d'elles n'était définitive.


25jan14 152C10 
Je suis d'accord avec Virgile [152C9], c'est un sujet intéressant et j'ajoute : inattendu, parce que personne ne s'occupe plus de tradition. Servan-Schreiber écrit un livre "Pourquoi les riches ont gagné", mais personne n'écrit un bouquin "Pourquoi les traditionalistes ont gagné."
Aujourd'hui on parle de productivisme, de mondialisation, de croissance, de hausse du PIB, de Palestiniens contre Israëliens, de Syrien contre-Assad en révolution contre Syriens pro-Assad, mais pas de tradition ou de telle tradition contre telle tradition, sauf peut-être le FN ? Mais je ne me souviens pas d'avoir entendu tradition dans la bouche de Marine Le Pen.
Je crois que la tradition est une machine à fabriquer les inégalités sociales et à décerveler les populations et que c'est pour ça qu'on croit avoir dépassé le temps des traditions, mais l'a-t-on vraiment ? D'après vous non ; les traditions sont toujours là, puisqu'on vous reproche de de les oublier. D'après moi... je ne sais pas, je ne sais plus. Ça fait partie des trucs dont on ne parle plus, dont on ne se soucie plus. C'est peut-être pour ça que les traditions nous coupent perfidement les jarrets. Si le monde cesse d'avancer, c'est peut-être à cause des traditions.
Ce serait pour ça que Dieu les condamnerait ?
L'homme suit les traditions, si elles existent, parce que comme les bicyclettes elles tombent et le cycliste avec, s'il arrête de pédaler. Voilà pourquoi vous aurez bien du mal à passer par-dessus.
C'est votre petit côté utopiste.
Paul T. des Ardennes


Réponse :
Les gens suivraient les traditions parce qu'elles seraient comme des vélos, elles tomberaient si les gens cessent de les faire avancer ? Belle image, mais, pour ma part, je crois que les gens les suivent, parce qu'elle simplifient la vie de tous ceux qui ont la vue courte, c.-à-d. de presque tout le monde actuellement.
Le changement est la chose à quoi l'homme répugne le plus. Je prends deux exemple :
1. Les Caisses Maladie. Elles sont déjà devenues une tradition pour notre malheur, parce que les gens répugnent à la seule idée de passer à des Assurances Maladie Privées, alors qu'il est tout à fait prouvé que dans les pays où elles assurent la protection médicale, elles fonctionnent aussi bien et ne sont jamais en déficit.
2. Les Caisses de Retraite. Même chose. On n'arrive pas à régler ce problème, parce que notre système de retraite par répartition est devenu une tradition, alors que d'autres pays, qui suivent des systèmes différents, qui offrent de meilleures garanties, nous montrent la voie.
Ceci dit, il s'agit là de traditions de protection sociale qui se sont installées en 70 ans, non des traditions beaucoup plus anciennes, dont le Père nous demande à nous Pèlerins d'Arès de nous occuper, qui sont celles qui empêchent la relance libre de la vie spirituelle, car c'est de la résurrection de la vie spirituelle (à ne pas confondre avec la vie religieuse ou le rationalisme moral) que dépendent les résolutions heureuses de tous les problèmes pratiques.
Je pense que le souci de relancer la vie spirituelle en passant par-dessus les traditions n'est d'ailleurs jamais inséparable de la relance de la vie pratique, parce que nous sommes des êtres d'enveloppe de chair se mouvant sous une enveloppe de contraintes matérielles. Et là il y a une tradition forcenée, écrasante, à vaincre, celle qui domine toute la vie de la planète des hommes, une tradition à laquelle peu pensent comme tradition tant ils la confondent avec la raison basale, c'est la tradition de l'abondance.
Eh bien oui, il nous faudra faire passer "la Parole de Dieu au-dessus de la tradition" d'abondance.
Nous savons que la pénitence ne s'installera pas dans un petit reste de nombre suffisant pour faire changer le monde aussi longtemps que se maintiendra dans tous les esprits la tradition de l'abondance, la tradition de ce que François de Closet appelait le "toujours plus".
Poursuivre la course à l'abondance, c'est pousser le monde à sa perte, c'est le pousser vers le péché des péchés.
Il y a une équation antiproductivisme = bonheur. Certes, nos perspectives ne sont pas aussi simples que cela, la pénitence reste le moteur central du changement, mais la bonne conduite de la vie spirituelle, qui est la conscience active permanente que nous ne sommes pas des animaux pensants, mais des images et ressemblances du Créateur, des co-créateurs su monde, passe par une révision radicale de nos besoins matériels et de la joie que nous trouvons dans le matériel.


26jan14 152C11 
Vous sortez là un sujet qui sort du religieux ou du spirituel, comme vous aimez dire, et je crois que le seul qui était de même ordre général était "politiser notre refus de la politique".
Il ne fait aucun doute pour moi que le sujet de la tradition est correspondant, parce que la politique est devenue une tradition en France depuis que les sujets du roi sont devenus des citoyens (1789) et se sont intéressés à la res publica : la chose publique. C'est ce que vous évoquez en parlant de politiciens qui citent "la tradition républicaine avec des trémolos."
Je sais bien que dans votre cas, vous pensez d'abord aux traditions religieuses et superstitieuses, mais j'affirme comme vous que la politique est devenue une sorte de tradition superstitieuse. De là la colossale difficulté de la déraciner.
J'avais noté dans un fichier de mon ordinateur, que je viens de retrouver, ces phrases tirées d'un livre, dont j'avais oublié de noter l'auteur. Ce qu'on lit là donne froid dans le dos :

"Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif.
"On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser."On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
"Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu."

Vous, Michel Potay, qui paraissez avoir une grande culture, connaissez peut-être l'auteur, mais ce n'est pas lui qui est important. L'important est l'esprit qui sustend ces phrases.
Cet esprit ne traduit-t-il pas une tradition politique? Et quand je parle de tradition politique, je parle aussi bien de la politique au temps des rois et de l'église régisseurs de la société, quand les gens qui recevaient l'éducation, le savoir, étaient triés sur le volet et maintenus en petit nombre.
J'ai comme l'impression, quand je vois mes petits enfants, que de nouveau l'État a le souci de maintenir la tradition d'une culture générale maintenue à son plus bas niveau utile pour éviter les rebiffes populaires trop intelligentes et difficiles à juguler.
Ne pensez-vous pas qu'on est là face à une tradition, que voulut abattre Jules Ferry, mais qui est revenue ? Ne pensez-vous pas que pire que les traditions religieuses, cette tradition de la médiocrité populaire pour tranquilliser les puissants doit être dénoncée en premier ?
Jean-Michel U.


Réponse :
L'auteur de ces lignes effrayantes ? Une de mes très anciennes lectures ? Je ne suis pas sûr, mais je pense à Aldous Huxley et son "Meilleur des Monde." Huxley, tout le monde sait ça, envisageait une population produite dans des éprouvettes selon plusieurs échelles de capacités intellectuelles allant de la plus brillante à la plus stupide de sorte qu'aucune d'elles n'avait les moyens intellectuels d'envier le sort des catégories supérieures. Peut-être les lignes dont vous faites ici un copier-coller décrivent-elles la catégorie la plus basse et médiocre du peuple, le monde des ouvriers et de servitude.
Qu'importe s'il s'agit ou non d'Aldous Huxley et de son "Meilleur des mondes", que je lus a première fois quand j'étais militaire. Huxley décrivait d'une façon assez similaire à celle de votre citation, ce que pouvait être le pouvoir parfait, celui qui fonctionne tout seul: le pouvoir absolu sous les apparences d'une démocratie. Huxley parlait d'une nation dont les citoyens étaient fabriqués pour être tous heureux de leur sort, chacun et chacune ayant été soigneusement conditionné à son niveau social. Un système de bagne national où, grâce une consommation et à un divertissement bien organisés, tous les citoyens-bagnards, quelles que fussent leurs fonctions, aimaient leur sort.
Aldous Huxley au fond décrivait, aux fictions et exagération près, assez bien notre actuelle société, où tout le monde n'est pas content de son sort, mais où personne ne se révolte vraiment... sauf peut-être en Ukraine en ce moment.
Je ne crois pas qu'il existe sur terre une société qui puisse ne jamais se révolter. Les Pèlerins d'Arès constituent une sorte de révolte pacifique et aimante, mais révolte certaine, la même que celle que provoqua Jésus en son temps. Toutefois, je crois que le pouvoir peut repousser assez loin les risques de révolte en laissant plus ou moins certaines couches de la société dans l'abrutissement ou en abaissant et avilissant les idées qui peuvent inspirer des changements. C'était évidemment l'idée de nuire qui guida en France la fameuse "commission des sectes" de 1995.
Autrement dit, je crois tout à fait comme vous qu'il y a une tradition politique de maintien du peuple dans certaines ignorance et incapacité. C'est similaire au conditionnement religieux dans les églises et religions hiérarchisées.
Toutes les traditions expriment des habitudes de vie et d'ordre sociaux qui passent pour des vérités incontournables et je crois que tous les politiciens à partir d'un certain niveau de réussite s'imprègnent d'une tradition du pouvoir qui, sans aller aussi loin que dans "Le Meilleur des mondes", a pour fonction de considérer sage de maintenir le peuple à un certain niveau d'ignorance, d'éviter que les gens pensent trop et espèrent trop autre chose.
Je crois que plus la nation est grande, plus cette tradition est fatale. Il faudra donc tôt ou tard faire éclater les grands ensembles de population pour les disperser en petits ensembles, que j'appelle "petites unités humaines" où les gérants responsables et la base seront trop proches pour que les plus humbles ignorent les travers qui menacent les moins humbles et pour que l'ordre soit l'affaire de tous et non plus celle d'un pouvoir qui tend toujours à être absolu.
Puisqu'on parle d'Aldous Huxley, je rappelle que cet écrivain ne fut pas que l'auteur du "Meilleur des mondes". Il s'intéressa beaucoup aux questions spirituelles, notamment à la parapsychologie et à la mystique, sujets sur lesquels il écrivit aussi. Huxley fut considéré par certains à la fin de sa vie comme l'un des phares de la pensée contemporaine. Le courant dit du "New Age" se référa souvent à ses écrits mystiques. Ceci dit, je ne connais pas du tout son œuvre spirituelle; je n'ai eu que des échos de sa réputation.


27jan14 152C12
Je suis né dans un milieu très traditionnel, pour lequel changer quelques chose à ce que faisaient les arrière-grands parents, et grands-parents était presque un crime. J'ai compris très jeune que la tradition était une glue puissante qui vous collait à l'Histoire et empêchait d'avancer, de créer, de recréer, bref, d'être autre chose qu'un clône de la société. La tradition vous ramène au rang d'animal pensant.
J’admire votre constance — constance depuis 40 ans — et votre honnêteté dans la volonté de remettre en marche le monde, comme vous l'a demandé Dieu à Arès (Rév d'Arès 28/7).
Dans votre réponse 152C10 vous dites qu'il faut renoncer à la tradition d'abondance et accepter une réduction raisonnable des biens matériels dont jouit chacun, afin d'établir une répartition équitable des biens de la terre, et c'est vrai que le changement passera notamment par placer la conscience au-dessus du portefeuille, des actes de propriété et de la manie de faire comme papa. Il faut réanimer la vie dans ce monde paralysé par la sclérose: l'idée de toujours courir après les même diplômes, les mêmes situations, les mêmes ambitions, les mêmes réflexes politiques ou religieux.
J'ai de l'admiration pour votre travail que vous remplissez avec enthousiasme !
Fraternellement.
Julien F. d'Île de France


Réponse :
Ne plus s'enduire de la tradition comme d'une "glue puissante qui vous colle à l'Histoire et empêche d'avancer, de créer, de recréer, bref, d'être autre chose qu'un clône de la société." Comme c'est bien dit. Merci, mon frère Julien.


27jan14 152C13
Il  faut réveiller les  consciences.
[L'abolition de] l’excision: la pratique de la tradition ancestrale [africaine] n’est pas encore gagnée.
C'est le cauchemar des femmes de bien des pays, mutilées à vie ou décédées, suite à cette  barbarie sexuelle génitale patriarcale. C'est [une pratique] horriblement scandaleuse.
L’excision n’est pas un acte religieux, c’est une tradition dangereuse qui perdure encore aujourd'hui.
C'est l'ignorance qui fait que le peuple est dans l'esclavage.
Lecture : Éphésiens 6.
La Bible mériterait d’être purifiée.
6/1. Enfants, obéissez à vos parents selon le Seigneur, car cela est juste.
Je ne suis pas d’accord avec ce verset je préfère celui-ci qui me paraît le plus honnête :
6/2 Honore ton père et ta mère.
D’accord. Je dois les honorer, mais de là à obéir à des parents parfois ignorants — d’où l’excision — pas d’accord !
"La liberté commence où l'ignorance finit " dit Victor Hugo.
Maryvonne C. de Bretagne-Sud


Réponse :
Mais, ma sœur Maryvonne, l'épître aux Éphésiens que vous citez est de Paul de Tarse, lequel n'est pas Parole de Dieu et doit être retiré de la Bible (Rév d'Arès 16/12, 35/12).
Toutefois, Éphésiens 6/2 est la répétition du décalogue (Exode 20/12) et une recommandation des plus précieuses, mais ce verset ne doit pas "tu obéiras", mais dit seulement: tu honoreras.


27jan14 152C14 
En vous lisant, frère Michel, je me sens intimement Pèlerin d'Arès, en ce sens que je privilégie de toutes mes forces l'absolu au-delà des mots: la Main de Dieu (Rév d'Arès xL/16), la pénitence (Rév d'Arès 30/11), le monde changé (28/7), et je relativise tout le reste, donc toutes les traditions.
Cette attitude intérieure m'incite à compléter votre propos.
1) Sur l'étymologie du mot tradition: en 152C3, Guy de l'Hérault revient au latin "tradere", dont l'un des sens est "trahir". Mais le sens le plus général de ce verbe, c'est "livrer", et donc aussi "transmettre". La tradition, c'est qui se transmet. En ce sens, Paul de Tarse, qui avait été instruit par les apôtres, annonce qu'il transmet le dépôt reçu, celui de la foi. Il peut donc y avoir, dans la tradition au sens étymologique, c'est-à-dire dans l'acte de transmettre, une fidélité à ce qu'on a reçu de grand, ce "dépôt" (grec diathèkè).
2) De la même façon, les assemblées arésiennes à venir, même souveraines d'elles-mêmes (8/1), garderont sans doute le souci de transmettre ce triple dépôt: La Révélation d'Arès, vos écrits, vos paroles.
En ce sens, en attendant les jours où la Sainteté, la Puissance et la Lumière (12/4) rendront toute tradition inutile, nous Pèlerins d'Arès, porterons bien un dépôt, une tradition: votre enseignement.
Certes, le fond de cet enseignement, c'est bien de dépasser toute "tradition", mais ça c'est l'avenir. Dans notre réalité sociologique et visible, nous n'en sommes pas encore là.
3) Cela pose la question de savoir ce que nous entendons par le mot "nous" ? S'agit-il de ce que nous sommes appelés à être, ou de ce que nous donnons actuellement à voir ? Cette ambiguité me rappelle celle de ma mère sur le mot "l'Église". Elle aimait celle-ci d'un si grand amour que le message arésien lui a toujours paru incompréhensible: à ses yeux, même si elle convenait que l'Église est faite d'hommes pécheurs, aucun des reproches particuliers que l'on pouvait adresser à l'Église ne se justifiait, puisqu' à ses yeux l'Église était divine, instituée dans tous ses détails par le Christ, lui-même Dieu. Et pourtant l'Église a bien deux versants distincts, divin et humain. De la même façon, quand nous, pèlerins d'Arès, disons "nous", le versant divin n'annule pas aux yeux du lecteur la réalité du versant humain.
Je distingue donc entre la réalité sociologique d'une Assemblée de foi imparfaite et liée à la tradition de votre enseignement, et les divines sources et fins de cette Assemblée. Nous, Pèlerins d'Arès, sommes à la fois l'aube (Rév d'Arès xxxv/7) d'une totale liberté, et pour un temps encore long, les porteurs d'une tradition spécifique, la vôtre, celle des écrits divins et personnels que vous nous léguez.
4) Alors dans quelle mesure faut-il dire insister sur des propos du genre "nous, c'est pas pareil, nous ne sommes pas une tradition", "nous c'est pas pareil, nous ne sommes pas une religion"? Cela me rappelle encore ma mère, qui disait de sa foi catholique: "nous, c'est pas pareil, nous ne sommes pas une religion, nous sommes une révélation", "nous c'est pas pareil, pour nous, la vérité c'est une personne, le Christ".
Pour désigner cette attitude, j'ai créé un mot, le "chénoussépapareillisme". Cette attitude, c'est, comme disait Descartes à propos du bon sens "la chose du monde la mieux partagée". "Persil lave plus blanc" disait-on déjà il y a cinquante ans"!
Nous sommes là sur le socle culturel "juif" (entrée 152) du "les meilleurs, c'est nous", socle de la rivalité, qui commence entre Caïn et Abel.
5) La rivalité est-elle forcément mauvaise? J'aime à ce sujet le Coran, qui tient bien les deux bouts de la chaîne. D'un côté la sourate CII, intitulée justement la Rivalité et commençant ainsi:
"La rivalité vous distrait jusqu'à ce que vous visitiez les tombes".
D'un autre côté en V, 48, souvent cité, il est dit que "si Dieu l'avait voulu, il aurait fait des hommes une seule communauté", mais qu'il ne l'a pas voulu pour que les hommes puissent "se concurrencer" (Hamidullah) ou "se surpasser les uns les autres" (Denise Masson) dans les bonnes actions.
Parallèlement à la Création biologique fondée sur la concurrence des espèces en vue de leur progrès (Darwin), la concurrence des mouvements spirituels participe au progrès spirituel, mais en même temps, la liberté humaine doit trouver les "chemins du milieu" (veillée 7) sans se laisser aller à une "rivalité" excessive dont nous connaissons les dérives.
Nous, Pèlerins d'Arès, sommes une communauté, et pas n'importe laquelle (veillée 5), appelée par notre mission et notre pénitence au jeu divin de la "concurrence" dans une moisson par le rayonnement de paroles patientes (35/7) et, bien sûr, le rayonnement des bonnes actions.
6) Ce mien long message, je le résume ainsi. Dans notre fructueuse concurrence avec les diverses traditions, jusqu'où devons-nous modérer notre "chénoussépapareillisme"?
François D. d'Ile de France


Réponse :
Je n'ai pas le temps de reprendre  votre commentaire point par point. Je suis en déplacement.
Je peux cependant résumer ma réponse en disant que mon enseignement n'est pas une tradition, parce que la Vérité n'est pas une tradition ; c'est simplement la Vérité. Elle est hors du temps (Rév d'Arès 12/6). Mon enseignement qui suit la Vérité est simplement mon enseignement.
Je sais ce qu'on a appelé tradition dans la théologie chrétienne, que vous me rappelez ici, mais dans mon entrée je n'entends pas tradition au sens de cette transmission-là ou de toute autre transmission.
Dans mon entrée 152 j'entends par tradition un ensemble d'idées et de pratiques attribuées à des ancêtres et qui ont fini par constituer une chaîne devenue quasi incontournable de déclarations, manifestations, pensée et modes d'action, non nécessairement consignée dans des documents originaux, mais transmis de génération en génération comme sont les folklores, les mythes, les habitudes de commémorations ritualisées ou de piété, par exemple.
Il n'y a et il n'y aura jamais absolument rien de tel dans La Révélation d'Arès et dans mon enseignement.
Il n'y a pas chez les Pèlerins d'Arès de "chénoussépapareillisme" au sens que vous l'entendiez à propos de votre maman.
Il arrive qu'on me dise: "Je suis catholique;" ou "Je suis musulman," ou "Je suis juif,"  et je réponds: Rien dans La Révélation d'Arès n'interdit d'être catholique, d'être musulman, d'être juif, et donc rien ne vous empêche de devenir en même temps Pèlerin d'Arès. Ce que La Révélation d'Arès dit, c'est que la pratique assidue, quotidienne, de la pénitence finira par vous faire comprendre, tout naturellement, qu'il y a plus important que de suivre une tradition religieuse, c'est d'être à la poursuite du Bien et de lancer d'autres hommes à la poursuite du Bien, parce que c'est cela qui vous sauvera et qui sauvera le monde.
Le Bien n'est pas une tradition, il faut l'entendre au sens de Fond de la Vie.


28jan14 152C15
Ceux qui vous demandent ce que vous faites de la tradition ont raison et, d'ailleurs, François D. [152C12], qui est pourtant un de vos adeptes, est bien d'accord. Il dit que les Pèlerins d'Arès, apôtres de la soi-disant Révélation d'Arès, sont déjà les transmetteurs de la tradition que vous laissez.
Vous semblez oublier ou faire semblant de ne pas savoir (ce qui est improbable de la part du théologien que vous étiez dans l'église orthodoxe) que la tradition divine est celle de la foi fondée par Jésus-Christ et retransmise par les Apôtres sous la dictée du Saint Esprit Saint. On appelle traditions ecclésiastiques les coutumes pieuses et pratiques diverses de l'Église, et Tradition (avec grand T par opposition à Écriture) l'ensemble des doctrines et de pratiques attribuées aux communautés fondées par les apôtres; "la multitude des manifestations de la pensée et de la vie chrétiennes à travers les siècles" selon le Père André-Marie Dubarle.
Je ne crois pas un instant à l'authenticité de La Révélation d'Arès qui n'est que votre invention, mais puisqu'elle existe a semble avoir tenu le coup depuis maintenant 40 ans (vous êtes un baratineur tenace !), elle ne disparaîtra plus, mais ce que vos adeptes vont faire, c'est ni plus ni moins que la transmettre, la léguer, et donc faire une tradition de ce que leur dites.
P. Émilien


Réponse :
J'affirme l'authenticité de La Révélation d'Arès, mais je ne peux que respecter la foi ou l'incrédulité de ceux qui la lisent.
Soyez un homme de Bien — et pour commencer: Ne jugez pas ! (Matthieu 7/1) — et vous serez plus justifié par le Bien que par tous les diplômes théologiques.
Je rappellerai seulement que vous vous trompez dans la partie de votre commentaire qui considère La Révélation d'Arès et mon ensei­gnement comme sources d'une tradition dans le sens chrétien qui a été donné au mot tradition spécifiquement.
Jésus fut arrêté et exécuté au début de sa mission, avant même qu'il ait pu consolider la foi de ses apôtres et disciples. Ces apôtres et disciples, insuffisamment formés, répandirent aussitôt après la crucifixion et l'ascension une doctrine qui ne répondait pas vraiment à l'enseignement de Jésus. Ils n'avaient pas eu le temps d'en comprendre le fond révolutionnaire tel qu'il n'apparaîtrait que plusieurs décennies plus tard, quand des recensements auraient été faits des paroles du prophète Jésus, ces recensements qu'on appelle évangiles.
Leur prédication se résuma en ceci : "Le Messie (ou Christ) nous a visités. Il va revenir parmi nous très bientôt, il l'a promis."
Or, ce n'était pas ce que Jésus avait prêché. C'était non la Vérité, mais une tradition, reliée à la tradition juive de l'attente du Messie, qu'ils lançaient ainsi.


28jan14 152C16 
La tradition est plus une somme d’habitudes répétées que de véritables réflexions sur la réalité.
Évidemment, personne ne devrait faire l’économie d’un regard neutre sur l’existence, la sienne, celle de ses proches, de ses coreligionnaires, de ses compatriotes, de ses frères humains. Mais il y a un tel conditionnement !
De plus, la complexité des mentalités, des caractères différents, des cultures différentes, des choses toujours changeantes rend difficile une analyse juste et objective, mais par contre rend surtout impossible une solution ferme et définitive, qui s’inscrirait dans un système d’idées fixes, dans un système de croyances figées en doctrines.
À la complexité devrait répondre autre chose que la tradition, la répétition d’anciennes recettes qui n’ont jamais établi le bien, la paix, l’amour sur terre. Mais il faut le vouloir.
Le changement fait partie de la vie, qu’on le veuille ou non. La plupart du temps, on ne le veut pas, on le subit. Ainsi il est facile de comprendre pourquoi on aime tant les traditions locales, même très locales, comme les fêtes de la transhumance, les fêtes des moissons à l’ancienne et autres, parce qu’elles font revivre dans nos têtes le passé. Nostalgie du passé = refus du nouveau = refus du changement, encore. Or la vie c’est du changement que du changement, des générations d’humains laisseront la place à d’autres générations d’humains, des particularismes laisseront la place à d’autres particularismes, culturels, religieux, sociétaux et autres. Il en est ainsi dans toute l’Histoire.
Une phrase de Woody Allen dans je ne sais plus quel film, exprime bien à la fois ce mouvement et ce repli: "La tradition c’est l’illusion de la permanence." Rien n’est permanent, rien ne dure. Pourquoi, donc, ne pas être conforme à la réalité de l’existence ? Pour beaucoup, parce que l’éducation répète ce qui a été.
Dans l’évangile, Sermon sur la Montagne : En marche (ou Heureux selon les traductions) les cœurs purs [Matthieu 8/8], en marche (ou heureux) les assoiffés de justice [Matthieu 8/6], Sermon sur la Montagne qui invite à marcher, à être pèlerin (homme en marche, redresse-toi et marche !).
Là encore une phrase exprime bien le sens de la vie: "Il n’y a de marche que vers l’Inconnu" (je ne sais plus non plus de qui est cette phrase, peut-être Krishnamurti). Dans le "connu", c’est à dire dans la tradition, pas de marche, que du sur place, de la fermeture au naissant inhabituel, ainsi tout ce qui n’a pas été ne peut être, dans le connu, pas d’évolution, puisqu’on reste sur toujours le même plan que ses ancêtres.
Évoluer c’est changer de niveau de conscience. Si la science, la technologie évoluent, apportant d’autres outils forçant à évoluer, il convient d’évoluer également sur le plan de la pensée.
Admettons que ces traditions faisaient le bonheur des générations passées, mais là encore ce n’est pas le cas. S’agripper aux traditions est en somme un manque de foi en l’avenir, un manque de confiance en la vie qui change toujours, un manque de confiance en Dieu, le grand Créateur du toujours nouveau. Quand on voit que les traditions ont divisé le monde, pire l’ont amené à se déchirer, une chose première serait de s’en écarter et de rechercher d’autres façons de vivre ensemble. La Révélation d’Arès, aube naissante d’un monde juste fraternel aimant et évolutif, sera un jour la base de la pensée, du cœur et de la conscience de l’homme nouveau — Les hommes du temps qui vient.
Il est impossible que cela ne soit pas, parce que la Vie le veut. Mais quand ? Quand des générations d’humains auront travaillé au changement. Les petites querelles de chapelle seront alors dérisoires.
Charlie du Nord


Réponse :
J'aime votre commentaire, mais je vais aller au-delà de toute réponse, car il n'attend pas de réponse à proprement parler ; il déclenche en moi quelque chose qui tout d'un coup me fait le dépasser.
Oui, Charlie, "Évoluer c’est changer de niveau de conscience," mais il est des moments dans l'Histoire où l'évolution présente un obstacle plus abrupt, presque infranchissable.
Nous parlons et nos propos s'appuient sur nos engagements de foi, mais il est des moments — que votre commentaire n'évoque pas... comme je dis : je tombe au-delà un peu comme un pantin de chiffon, parce que je ne suis qu'un homme dépassé — il est des moments, donc, où l'on change, mais où l'on n'est incapable de changer au-delà de nos sentiments et de ce que nous dicte la raison humaine.
Du vivant de Jésus, ses compagnons et compagnes étaient capable de tout abandonner et de se vouer à un très grand prophète dont sortait une justesse et une grandeur de Parole incomparables, et dont émanait une puissance inhabituelle, un rayonnement spirituel mêlé d'amour, une force, qui soumettaient les esprits, faisaient les cœur battre de tendresse, portaient les humains au-delà d'eux-mêmes. Nombreux étaient ceux qui se liaient à lui sur l'instant. Ces compagnons et compagnes se sentaient capable de changer au sens où La Révélation d'Arès, quelque 1970 ans plus tard, allait entendre ce mot.
Mais, Jésus mort ? Comment avait pu survivre en eux la certitude que le crucifié était l'un des grands vainqueurs du mal, que le Créateur avait envoyés au monde ? Comment, autrement dit, pouvaient-ils vraiment, sous le choc de la crucifixion, même suivie de résurrection, maintenir en eux la foi puissante qui les avait amenés à suivre Jésus ?
En fait, ils ne purent pas. Comme je le dis au Père Émilien (152C15) ils étaient d'une part impréparés, la mission de Jésus n'ayant duré qu'une année ou peut-être un peu plus ; ce fut très insuffisant. Mais d'autre part, ils n'étaient que des hommes pleins de faiblesse immense. Ils ne pouvaient, pour commencer, qu'inaugurer une tradition. Ils ne pouvaient que prêcher des choses qui deviendraient presque aussitôt ce que vous appelez "une somme d’habitudes répétées" plutôt "que de véritables réflexions sur la réalité."
C'était à ceux qui, plus tard, allaient se trouver en possession de recueils de la prédication de Jésus, les évangiles, qu'ils pourraient étudier, sur lesquels ils pourraient réfléchir, que reviendrait la fonction capitale d'éviter la tradition et de mettre en place un évangile vivant permanent, capable de changer le monde. Ce n'est pas ce qui se passa, parce que les plus ambitieux, qui calquaient leur comportement sur celui des religions mythologiques et de leurs clergés, plurent évidemment à l'empereur Constantin, un païen, et créèrent l'église qu'on connaît aujourd'hui.
Cet Évangile vivant, stoppé et changé en église, c'est à nous Pèlerins d'Arès de le mettre en marche.


29jan14 152C17
En ces jours nouveaux rien ne me semble plus comme avant.

Je peine à écouter et à reconnaître celui que j'étais l'année précédente. Je me sens fatigué, pris dans une sorte de brouillard. Quand je me rends à la mission, c'est une réelle joie. La fatigue s'en va. J'ai l'impression de vivre une autre vie, où l'envie de faire une belle rencontre d'être le messager du Père deviennent sur le moment ma raison de vivre.
Je ne sais pas comment c'est arrivé. Je me sens neuf. Comme si une table rase avait été effectué pour que le créateur que je suis puisse accomplir son œuvre. La peur de perdre quelque chose ou quelqu'un semble avoir disparue. Ma vie change d'une façon que je ne suis pas capable d'appréhender aujourd'hui.
Peut être suis je en train de sortir de mes propres traditions reçues tout au long de mon existence. De l'immobilisme je me tourne vers la sainteté de mon être, la puissance créatrice de mon être et la lumière de mon être éclairant l'obscurité.
Mon individualité exerçant sa volonté veux suivre la Vérité, je change le monde selon celui que je deviens en bien et selon la Parole du seul et unique Dieu Créateur du Ciel et de la Terre.
Mon individualité ne veux plus être soumise à l'appétit sans fin du sénat des morts [Rév d'Arès xxxv/1].
Tony de Touraine.


Réponse :
Je pense que vous entendez par "la sainteté de mon être" la sainteté dont le Créateur parle dans Lévitique 19/2: Vous serez saints comme Je suis Saint.
"Peut être suis je en train de sortir de mes propres traditions," dites-vous et il est vrai que la routine de la vie est souvent une suite de traditions que chacun s'est fabriquées et qui sont tout le contraire du changement qui est la suite des transformations toujours différentes parce que toujours améliorées, que le pénitent s'impose chaque jour.
Je suis heureux que l'impulsion aujourd'hui donnée à la mission de Tours vous ait permis ce changement.


29jan14 152C18
Les traditions ne sont pas importantes mais le bien que l'on fait durant notre vie est primordial.
C'est la priorité : Faire pénitence est agir selon la Parole de Dieu qui est d'agir pour le bien de tous et non de s'encombrer de bêtises comme les traditions.
J'ai essayer de faire comprendre cela à une personne la semaine dernière, mais elle a refusé de m'écouter. Elle m'a dit que justement les traditions étaient un commandement de Dieu et que, de ce fait, c'était plus important que d'agir pour le bien.
Je lui ai que le plus important c'était le pardon, l'amour du prochain, l'intelligence du cœur. Je pense pas l'avoir fait changer d'état d'esprit sur les priorités qu'il faut avoir pendant l'existence.
Si les traditions ne nous donne pas les forces nécessaires en nous pour changer le monde, elles sont inutiles.
En revanche, les rites comme par exemple la prière, nous rappellent qu'il faut agir quotidiennement pour faire le bien.
Merci pour cette nouvelle entrée.
Malika de Lorraine


Réponse :
Merci, ma sœur Malika, pour ce simple mais si clair commentaire.


29jan14 152C19 
J'ai trouvé cela sur le net ; c'est intéressant. La tradition et Jésus.
Alain du Rhône 

L’homme de Galilée
À la naissance de Jésus, l’espoir vibrant qu’un être merveilleux était sur le point d’apparaître était généralisé parmi les Judéens. Ils se languissaient d’avoir la preuve que Jéhovah avait l’intention de maintenir l’Alliance avec son peuple élu, et les scribes, réagissant à la pression de ce désir populaire, avaient progressivement introduit dans les Écritures l’idée de l’Oint, du Messie, qui viendrait remplir son engagement.
Les Targams — les commentaires rabbiniques de la Loi — disaient : "Comme il est beau, le roi Messie qui s’élèvera de la maison de Juda. Il se préparera et s’avancera pour la bataille contre ses ennemis, et de nombreux rois seront tués."
Ce passage montre que les Judéens avaient été amenés à espérer. Ils attendaient un Messie militant et vengeur (dans la tradition de “tous les premiers-nés d’Égypte” et de la destruction de Babylone) qui briserait les ennemis de Juda “avec une verge de fer” et “les mettrait en pièces comme un vase de potier”, qui leur amènerait l’empire de ce monde et l’accomplis­sement littéral de la loi tribale ; car c’était ce que des générations de pharisiens et de Lévites avaient prédit.
L’idée d’un Messie humble qui dirait “aime tes ennemis” et serait “méprisé et rejeté des hommes, un homme de douleur” n’était pas du tout présente dans l’opinion publique et aurait été “méprisée et rejetée”, si quiconque avait amené l’attention sur ces paroles d’Isaïe (qui ne prirent leur sens qu’après que Jésus eut vécu et fut mort).
Pourtant, l’être qui apparut, même s’il était humble et enseignait l’amour, prétendait apparemment être ce Messie, et fut acclamé comme tel par de nombreuses personnes !
En quelques mots, il balaya la totalité de la politique raciale que la secte dirigeante avait entassée par-dessus l’ancienne loi morale, et tel un archéologue, ramena au grand jour ce qui avait été enterré. Les pharisiens reconnurent immédiatement un “prophète et rêveur de rêves” des plus dangereux. [...]
La Loi, quand Jésus arriva pour l’ "accomplir", était devenue une énorme masse de législations, étouffante et fatale dans son immense complexité. La Torah n’était que le début ; empilés dessus, se trouvaient toutes les interprétations, tous les commentaires et les jugements rabbiniques ; les sages, tels de pieux vers à soie, tissaient le fil toujours plus loin dans l’effort d’y prendre toutes les actions humaines imaginables ; des générations de législateurs avaient peiné pour en arriver à la conclusion qu’un œuf ne doit pas être mangé le jour du Sabbat, si la plus grande partie en a été pondue avant qu’une seconde étoile soit visible dans le ciel.
Déjà, la Loi et tous les commentaires nécessitaient une bibliothèque à eux seuls, et un comité de juristes internationaux, à qui on aurait fait appel pour donner leur opinion auraient mis des années à passer au crible les couches accumulées.
Le jeune homme sans instruction venu de Galilée tendit un doigt et balaya la pile entière, révélant en même temps la vérité et l’hérésie. Il réduisit “toute la Loi et les prophètes” à ces deux commandements : Aime Dieu de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même. C’était l’exposition et la condamnation de l’hérésie fondamentale que les Lévites et les pharisiens, au cours des siècles, avaient entrelacée dans la Loi.
Le Lévitique contenait l’injonction “Aime ton prochain comme toi-même”, mais elle était régie par la limitation du “prochain” à ses semblables Judéens. Jésus rétablit alors la tradition ancienne et oubliée de l’amour du prochain sans distinction de race ou de croyance ; c’était clairement ce qu’il signifiait par les mots : “Je ne suis pas venu pour détruire la Loi, mais pour l’accomplir.” Il en rendit la signification évidente quand il ajouta : “Vous avez entendu ce qu’il a été dit... Tu haïras ton ennemi. Mais je vous dis : Aimez vos ennemis.” (On fait quelquefois l’objection rusée que le commandement spécifique “Tu haïras ton ennemi” n’apparaît nulle part dans l’Ancien Testament. Ce que Jésus voulait dire était clair : les innombrables injonctions au meurtre et au massacre des voisins qui n’étaient pas des "prochains", dont l’Ancien Testament abonde, requéraient assurément la haine et l’hostilité.)
C’était un défi direct à la Loi telle que les pharisiens la représentaient, et Jésus amena le défi plus loin en refusant délibé­rément de jouer le rôle du libérateur et du conquérant nationaliste du territoire pour lequel les prophéties avaient lancé l’idée du Messie. Il aurait probablement pu avoir beaucoup plus de disciples, et peut-être le soutien des pharisiens, s’il avait accepté ce rôle.
Son reproche, à nouveau, fut laconique et clair : “Mon royaume n’est pas de ce monde... Le royaume des cieux est en vous... Ne vous amassez pas de trésors sur la terre... mais amassez-vous des trésors dans les cieux, où ni les mites ni la rouille ne détruisent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.”
Tout ce qu’il disait, avec des mots aussi simples que ceux-là, était un défi calme mais franc aux hommes les plus puissants de son temps et de son lieu, et un coup porté aux fondations de la doctrine que la secte avait élaborée au cours des siècles.
Ce que la totalité de l’Ancien Testament enseignait dans des centaines de pages, le Sermon sur la montagne le réfutait en quelques mots. Il opposait l’amour à la haine, la miséricorde à la vengeance, la charité à la malveillance, l’amitié entre voisins à la ségrégation, la justice à la discrimination, l’affirmation (ou la réaffirmation) au déni, et la vie à la mort.
Douglas Reed "La Controverse de Sion" (1956)


Réponse :
Je n'ai jamais lu le livre de Douglas Reed. Merci de nous communiquer l'extrait que voici. Cet extrait d'un livre de 1956 et le 4ème paragraphe de ma réponse 152C16 se rejoignent.


31jan14 152C20
Je vous remercie, frère Michel, de cette nouvelle entrée sur les traditions. Un thème qui va faire grincer bien des dents.
Merci aussi aux intervenants par leur travail de recherche, ils nous font connaître l’histoire.
Beaucoup de gens aujourd’hui sont immanquablement tournés vers le passé, les traditions, tout du moins les personnes d’un certain âge, sauf exception : ceux qui réfléchissent à ce qu’est réellement la Vie. Nous en rencontrons dans la moisson.
Pourtant l’histoire a démontré que dans les us et coutumes de plusieurs décennies voire de plusieurs générations, la Vie spirituelle n’est pas vécue. Nous ne vivons pas comme nos parents, ils était très religieux pour certain, nos parents ne vivent pas comme vivaient leurs parents etc. La vie évolue de génération en génération mais pas dans la pénitence, ni dans l’intelligence du cœur. Un constat alarmant.
Est-ce la peur de ne pas être comme les autres, toutes les peurs, on ne peut pas énumérer, cela serait trop long.
Les plus envahissants sont les pouvoirs politiques, religieux, financiers. Par peur de  déplaire à leurs parents, certains enfants suivent les traditions parce que cela leur plaît aussi (tous pouvoirs illusoires Rev. d’Arès 7/4).
La faiblesse de l’être humain par son péché l’a maintenu pendant des millénaires en esclavage aux dictats des plus rusés, des plus malins. ( Rév d’Arès 15/1 ). Il n’y a pas d’amour dans tous cela.
Alors l’homme voit l’ongle du pied, pas la jambe (Rév.d’Arès xxxiv/8-9 ) et croit qu’il n’y a rien d’autre que l’immédiat.
L’homme ne sait plus percevoir le médiat, l’invisible, les réalités transcendantes, toutes ces beautés spirituelle ne l’effleurent même pas.
La Révélation d’Arès va réveiller les endormis pour les sortir des traditions figées.  
L’homme peut remplacer le sang de ses veines: raison bornée, préjugés, mensonges, superstitions, traditions.
L’homme, s’il le veut, peut se vider de son égo, de ses superstitions par la pénitence, il transfigure ainsi sa vie (Rév. d’Arès xxx/8 )
Il se remplit de la Salive, de la Parole et la Force que le Créateur a mis en nous en tant qu’ image et ressemblance [de Lui-même].
À l’enseignement à Paris, vous nous avez précisé qu’un jour nous n’aurions plus besoin d’acquérir pour notre vie personnelle des biens comme appartements, maisons, voitures, matériels de toutes sortes, là ou l’être humain se ruine au profit des banquiers avec des emprunts qui peuvent durer jusqu’à 30 ans de sa vie. Cela pour avoir la jouissance et l’orgueil de posséder jusqu’à l’absurde.
L’homme est fou ! Il compte l’or. L’homme est fou ! Il compte deux chaises pour une jambe, deux lits pour une nuit (Rév. d’Arès v/7).
Il nous faut voir clair dans nos vies, faire le tri, la baser sur la Parole du Père redonnée à Arès.
Dieu ne condamne pas la richesse pour la richesse, si elle n’est pas égoïste.
La responsabilité, le respect, la confiance de chacun dans sa vie et des autres favorisera à plus ou moyen terme l’émergence des petites unités, si nous arrivons à fouiller toujours plus profondément en nous même pour retrouver la Vie. (Rév.d’Arès 24/2-5 )
Pour arriver au partage des biens la pénitence est indispensable, amour, pardon, non jugement, paix, simplicité.
La tradition n’est pas une fatalité, nous devons en sortir. Il ne faut plus d’héritages comme aujourd’hui, qui se prolongent pendant des décennies pour l’enrichissement des marchands, banquiers, particuliers, quelques dizaines de milliardaires de cette terre qui dépouillent systématiquement le peuple.
Simone L. du Limousin   


Réponse :
Voilà, ma sœur Simone, un beau réquisitoire contre les traditions.
Il est certain, si l'on s'attaque aux traditions, qu'on dépasse le travail critique de l'analyse religieuse, sociale, morale, parce que les traditions touchent tous les domaines religieux, sociaux, moraux. Elles sont partout et, par conséquent, les éliminer, c'est réveiller "les endormis pour les sortir des traditions figées." La Révélation d'Arès nous invite à un immense labeur de changement, de métamorphose ; elle soulève une tempête de liberté, d'absolu, de force, de mouvement, c.-à-d. de tout le contraire de ce que représente la tradition et l'on voit là que la tradition, au fond, c'est une sorte de brise-lame, d'écran de protection contre le Vent et la Mer, qui mouvement, mouvement, mouvement...
Que fut Sarsouchtratame (= Zarathoustra Rév d'Arès xviii/3), sinon le briseur de traditions, et qui pour cette raison mourut sous le glaive des barbares ? Oui, mais il inaugura une action contre l'immobilisme de la tradition, action qui va se retrouver dans l'Exode, lequel va malheureusement finir en judaïsme de torah et de synagogue, qui est un judaïsme de tradition, mais se trouvera de nouveau combattu par les prophètes, dont notamment Jésus. Nous Pèlerins d'Arès sommes de nouveau envoyés combattre les traditions qui sont des ennemies du Bien.
Dans "Ainsi parla Zarathoustra" de Nietzsche, Zarathoustra au début du livre descend de la montagne pour prêcher dans le monde et, traversant une forêt, rencontre un sage vieillard. Un dialogue s'engage et le vieillard lui dit, à un certain moment, quelque chose comme: "J'aime Dieu, je n'aime pas les hommes. L'homme est trop imparfait et son amour me tuerait," Mais à la fin, après qu'ils se furent séparés, Zarathoustra se dit: "Ce vieux saint dans la forêt, ne sait-il pas que Dieu est mort ?" Zarathoustra parle ainsi du Dieu de la tradition, laquelle est paralysie, coma ou mort, et dès ce moment on se trouve déchiré par la dilemme: Que faut-il ? Poursuivre des idées vieilles, vénérées et même saintes, mais inertes comme des cimetières gris sous les cyprès, où aller de l'avant, monter vers la Vie, les Hauteurs Saintes ? Nous sommes là pour remettre le monde en marche, spirituellement en marche. Le Dieu que nous trouvons dans La Révélation d'Arès et dans les Pas Duquel nous mettons nos pas est le Dieu de Vie.
Oui, vraiment, nous laissons derrière nous nos vieux manteaux traditionnels et nous marchons de nouveau, le bâton à la main, tout nus s'il le faut, sous le soleil cuisant, s'il le faut, mais c'est la Vie qui recommence avec nous, avec nous, pour le monde entier.


31jan14 152C21 
Vous abordez là un sujet plutôt scabreux, frère Michel.
Parce que là vous semblez secouer le cocotier et en faire tomber les traditions, mais vous vous en emparez comme de noix de coco et ce que vous croyez être désaltérant et dynamique n'est en fait qu'une une galerie d'images et vos espérances ne sont qu'images, ne valent pas mieux que les consciences des siècles pleines d'images de tradition, qu'on trouve dans les statues des cathédrales, les tableaux du Louvre, les romans.
La tradition, c'est l'imaginaire humain perpétué à l'échelle sociale au lieu de se perpétuer à l'échelle individuelle.
Vous avez sorti des entrées intéressantes, qui peuvent faire avancer, mais là vous retombez dans l'inévitable de l'humain, comme si vous disiez je ne veux plus de mes yeux, je les arrache et les jette dans ma corbeille de bureau, et j'ouvre une boîte de conserve où je trouve une nouvelle paire d'yeux, neufs, mais ce ne sont toujours que des yeux.
Vous voulez démolir les traditions mais vous ne trouverez devant vous que d'autres traditions, celles que vous fabriquez.
Jean-Paul R. de Côte d'Or


Réponse :
Je ne sais pas trop où vous allez, frère Jean-Paul, en confondant la conscience avec l'œil et les images qu'il peut véhiculer, qui ne sont jamais que des images... quel que soit l'œil, le vieux ou le neuf sorti d'une boîte de conserve.
La tradition est-elle "une galerie d'images" ? Et nous avec nos espérances qui, selon vous, ne sont qu'images, ne valons-nous pas mieux que les "consciences des siècles pleines d'images de tradition, qu'on trouve dans les statues des cathédrales, les tableaux du Louvre, les romans ?"
Nous valons non seulement beaucoup mieux, notre conscience n'est pas faite d'images, mais elle développe celles-ci en nous comme des muscles, des nerfs, un membre, quelque chose qui peut marcher et porter.
Certes, la foi a pour moteur la synthèse psychique, mais celle-ci peut se faire sans images mentales perpétuellement revenues, même quand on essaie de les chasser. Aujourd'hui quand je prie je n'ai plus dans l'esprit l'image du priant de l'église que je fus à l'imitation de tous ceux qui m'avaient précédé, je ne suis pas le priant traditionnel. Je suis autre chose, tout mon être intérieur se met en mouvement et, si des mots apparemment toujours les mêmes viennent sur mes lèvres, mon âme est maintenant en mouvement et chaque jour j'ai, dans ma synthèse psychique, un paysage différent, jamais le même.
Et mon mouvement n'est pas une ronde, je ne tourne pas en rond, je vais de l'avant, je monte, je fais mon ascension et je croise des étoiles chaque jour différentes.
Oui, bien sûr, ma conscience est porteuse d'images, mais celles-ci obéissent à d'autres forces, qui ne sont plus des lois — toute tradition est un code de lois —, mais qui sont des créations dynamiques qui chaque jour changent, comme je change, parce que je suis pénitent.
Les traditions érigent bon nombre d'idées générales en essences éternelles, immanentes à l'intelligence divine, mais nous ne sommes pas immanents à Dieu. Dieu est Dieu et nous, ses créatures, sommes des hommes, qui n'ont de Lui que l'image et ressemblance. Cela fait de nous des Dieux, mais cela ne fait pas de nous Dieu.
Quand je pense au Bien il serait absurde de dire que le Bien est dans ma perception. Ma perception est une certaine conscience du Bien, mais une image du Bien ne peut pas être le Bien. Le Bien, pour qu'il existe, j'ai besoin de l'accomplir.
Je ne fabrique aucune tradition, j'accomplis la tâche que le Père m'a proposée d'accomplir. Par là je sors de la tradition, je redeviens un créateur actif. La tradition n'a jamais rien créé. Contrairement à ce que vous dites, je suis bien hors tradition.


02fev14 152C22
Depuis que je suis votre blog, je crois que c'est l'entrée que j'affectionne le plus.
Cette entrée sur "les traditions" m'apporte un bonheur immense.
Tout simplement, cette entrée me parle plus que les autres...
Avec votre façon de traiter "les traditions", vous me faite penser à une sableuse. Vous savez, cette "machine à l'aide de laquelle on projette violemment un jet de sable fin sur des corps durs (pierre, verre, métaux) pour les décaper, les dépolir ou les graver." (dictionnaire Larousse).
Venant de vous, Frère Michel, cela donne plus de beauté, de valeur et de force. En effet, cela ne créer pas le même résultat, le même impact que si c'est une autre personne qui cherche à dire les mêmes choses que vous à propos de toutes les traditions. Traditions séculaires et cependant toujours présentes en 2014, qu'on en ait conscience ou pas...
Ceci dit, à l'occasion je ne manque pas de partager, sur une nappe à damier rouge et blanc,  "saucisson et pinard" avec tous les Bidochon du coin. Et, tradition ou pas, de se voir réunis tous ensemble (au delà de toutes ces traditions, cultures et folklores stupides et pathétiques), eh bien ! je pense que de là haut, franchement, ça doit être super beau et émouvant aux yeux du Père. En tout cas, en y pensant, j'ai une larme à l'œil. Un jour, chacun de nous pourra voir également cela de là haut, après sa vie terrestre... Et on en rigolera encore de Bonheur.
En tout cas, j'espère que votre entrée va provoquer un réel séisme profond, durable et évolutif en dépit de tout ceux et celles qui veulent rester accrocher à tout ce conformisme "statufié" d'idées et de pensées établis depuis des siècles, parmi les nombreux lecteurs et lectrices de votre blog.
Aussi, mon espoir le plus grand est que vous donniez à ces mêmes personnes cette envie irrésistible d'évoluer sur le chemin de la pénitence telle que vous nous le montrez une fois de plus à travers cette extraordinaire thème sur les traditions.
Enfin, Frère Michel, sachez qu'une entrée comme celle-ci, j'en veux bien une tous les mois !
Et si je peux vous rassurer, pour moi vous n'allez jamais trop vite, jamais trop loin. Merci beaucoup, Frère Michel.
David patati et patata du Limousin.


Réponse :
Un "séisme" ? Cela ne semble pas le cas, mon frère David. L'entrée 152 est calme. Alors qu"en dix jours, du 9 au 19 novembre 2013 mon entrée 150 "politiser notre refus de la politique" avait déjà reçu 102 commentaires, cette entrée 152 en dix jours n'en a que 22.

Les traditions apparemment n'inspirent pas beaucoup les lecteurs.
Peut-être parce que j'ai presque tout dit dans l'entrée et que la plupart des lecteurs sont de mon avis, ou sont cois, sans voix, sans commentaires, les traditions n'inspirent pas beaucoup les lecteurs.
Peut-être parce que le sujet inspire l'embarras, à cause par exemple de la difficulté de sortir des traditions, difficulté à quoi peu de gens auraient pensé jusqu'à présent ; la plupart sauraient ou découvriraient que, contrairement à ce qu'on pourrait croire, le plus difficile n'est pas de faire, mais de défaire.
Le philosophe Alain raconta une conversation qu'il avait eue avec Paul Valéry. Ils devisaient de s'appliquer et de ne pas s'appliquer, je crois. Valéry lui dit en substance: "Si vous avez déjà roulé des cigarettes (on roulait les cigarettes alors, comme mon père...) vous savez que si on pense trop à ce qu'on fait, on rate. Ça doit se faire sans y penser." Ce propos m'inspire que les gens suivent les traditions sans y penser et qu'ainsi ils ne s'aperçoivent même pas qu'ils les suivent à la perfection et même qu'elles existent ; ils découvrent qu'en sortir est, tout compte fait, très difficile et ils ne savent pas quoi dire. Mon entrée serait alors une prise de conscience avec toutes les difficultés et... silences qu'une prise de conscience peut provoquer.


02fev14 152C23
http://www.francetvinfo.fr/sports/cyclisme/video-le-cycliste-centenaire-bat-une-nouvelle-fois-son-propre-record-de-l-heure_519327.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20140201-[lesimages/image2]-[]

Mon frère Patrick du Québec qui fait le gardiennage du Saint Lieu d'Arès en ce moment me dit que si vous vous entraînez comme ce monsieur vous pourrez nous accompagner sur cette terre bien au-delà de cet homme là !
Je trouve en tout cas bonne cette information de nos media.
Avec vous dans la prière,
Bernlouby de Bretagne-Sud


Réponse :
J'ai entendu parler de Robert Marchand, ce centenaire (102 ans), recordman de l'heure à bicyclette des plus de 100 ans.
J'ai entendu le commentateurs du record disant: "Il n'a pas que toute sa forme physique, il a toute sa forme intellectuelle." La déclaration finale du champion de 102 ans proclamant: "Je ne suis pas un champion, mais un champignon", montre à quel point suprême il a de l'esprit. Arriverai-je à être aussi brillant à cet âge, si je l'atteins jamais ?
Dois-je, selon frère Patrick du Québec, faire du vélo pour, comme Robert Marchand, faire descendre dans mes jambes tout ce que j'ai dans la tête ? J'aime mieux l'inverse. Tant pis si à 102 ans je suis dans une chaise roulante, rejoignant mes frères et sœurs astreints à ce fauteuil d'handicapé, pourvu quand j'aie toujours dans la tête tout ce que je dois donner du Père au monde.
Mais c'est gentil de me souhaiter d'être vaillant et ingambe à 102 ans. Merci, pourvu que ce soit dans la poursuite de ma mission.


02fev14 152C24 
Les traditions, comme tout ce qui contribue au conditionnement culturel, se dissimulent parfois de façon subtile et demandent beaucoup de vigilance pour être démasquées. Sous cet angle, votre réponse à Paul (152C10 ), qui assimile l’abondance à une tradition, a retenu mon attention.
Il est impressionnant de constater à quelle vitesse "la tradition de l’abondance" c’est installée en France sous la forme de ce que j’appelle personnellement la culture de l’enfant gâté. En quelques décennies, les générations issues des "Trente Glorieuses" se sont enfermées dans un matérialisme consumériste totalement irréaliste.
L’abondance, qui nous apparaît aujourd’hui comme une normalité, voire même un dû — les fameux "acquis" —, est en fait une petite parenthèse, insignifiante à l’échelle de l’histoire, laquelle est plutôt une histoire de la rareté et de la pénurie, insignifiante à l’échelle de l’humanité, la grande majorité de mes frères humains étant très loin de connaître le confort et la profusion dont je dispose. Paradoxalement, les humains les plus riches de la terre sont aussi les plus frustrés et les plus capricieux, ce qui prouve que l’accumulation (d’objets, d’équipements, de confort, de distraction, etc…) n’apaise pas la peur de l’homme en manque d’âme, notamment la peur de la finitude et du manque.
(Devant) la mort (et) la faim l’homme (a) sa langue (qui) pend, son menton tremble (Rév d’Arès xxii/15).
Le productivisme, l’obsession de la croissance économique censée résoudre tous les problèmes, nous montrent que l’homme ne sait plus discerner ses besoins fondamentaux, en particulier son besoin de vie spirituelle aussi vitale que le pain (Deutéronome 8/3).
Où nous conduit cette course en avant ? Pour la première fois de son histoire, l’humanité a les moyens technologiques d’extraire et de consommer plus de ressources que la planète ne peut en fournir, à un rythme qui n’en permet pas le renouvellement. Si demain, des géants démographiques comme l’Inde ou la Chine s’alignaient sur le mode de vie occidental, la terre — en l’état actuel des choses — n’y suffirait pas (En 2050 presque un tiers de la population mondiale vivra en Inde  et en Chine ). Nous observons déjà les rivalités croissantes pour l’accès aux ultimes ressources et aux débouchés commerciaux… Bref, la boulimie matérielle et énergétique ne peut que nous conduire vers une forme particulièrement aberrante d’entre-dévoration.
Mais cette fin absurde n’est pas fatale et le Père revenu à Arès nous montre la voie d’une alternative heureuse à la croissance matérialiste obsessionnelle : la croissance spirituelle, le développement de l’ha [ = âme, Rév d'Arès xxxix/5-11] dans l’homme par la pénitence, avec, au terme des générations repentantes (Rév d’Arès 24/5), le venue d’une abondance authentique, qui surmontera l’extractivisme [?] avide actuel par la générosité et le partage. Il est alors permis d’imaginer que la matière terrestre elle-même connaîtra une forme de transfiguration et se recréera sans cesse comme la chair de l’homme glorifié :
Je suis la mine (et) l’Eau. (Sur le) froid J’appelle(rai) le feu, (et sur) la sueur Je flère. Adame vas (alors comme) l’onde (de) la main à Ma Main. Sur son chaume bouillon(ne) la moelle, (se re)plante la jambe encore, la flamme (re)vêt la peau (Rév d’Arès xxxv/17-18).
L(es) homme(s de)vien(nen)t les frères, (et le monde) le nuage (d’)or (où) les nations (s’)embrassent, (où) le frère ne vend pas le pain (et) la laine (Rév d’Arès xix/22).

Thierry de la Drôme des collines


Réponse :
Merci, frère Thierry, pour ce beau et juste commentaire.
Je connais le mot "extractivisme" au sens de l'exploitation sylvicole très particulière de l'Amazone brésilienne, mais il semble que vous usiez du mot avec le sens de surexploitation, qu'il n'a pas... du moins à ma connaissance. Mais je ne suis pas très connaisseur dans ce domaine.
Dans Genèse 1/28-30, voilà ce que dit le Créateur à l'homme spirituel, qu'il vient de créer en conférant son image et ressemblance divine (Genèse 1/26-27) à un animal pensant (Rév d'Arès vii/1-6) : "Fructifiez et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la ; dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout être vivant qui se meut sur la terre. Voici que je vous donne toute herbe portant semence à la surface de toute la terre et tout arbre qui a en lui fruit d'arbre portant semence ; cela vous servira de nourriture. Et à toute bête sauvage et à tout oiseau du ciel, et tout ce qui se meut sur la terre et qui a vie, je donne toute herbe verte en nourriture." Et il en fut ainsi.
Il est question ici du jardin d'Éden, c'est un point très important. En Éden  l'homme n'est plus l'animal pensant qui couche sur l'ombre (Rév d'Arès vii/2), mais une créature éternelle, lumineuse, heureuse, sans besoin d'abondance de matière parce qu'il a abondance de vie spirituelle. Le Créateur ne parle pas des matières du sous-sol: fer, cuivre, charbon, pétrole, etc., mais seulement des choses qui ont une semence ou qui ont vie, qui donc se renouvellent, parce que l'homme d'Éden n'en a pas besoin.
Le jardin d'Éden disparaît un peu plus tard, autre point très important, quand survient le mauvais choix d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5, vii/5-16), le moment à partir duquel l'homme a besoin de fer, de cuivre, de charbon, de pétrole, etc. pour créer son propre monde indépendant du plan génésiaque du Créateur.
Toutefois, l'idée de ressources qui se renouvellent demeure et son sens ou sa philosophie perpétuels sont ceux de l'économie, autrement dit ceux qui disent qu'il ne faut rien surexploiter pour laisser toujours des réserves, qui sont une forme de renouvellement.

Depuis lors, non seulement l'homme s'est multiplié comme l'y avait encouragé Genèse 1/28, mais il s'est hypermultiplié et son inventivité s'étant hypertrophiée, il a eu de plus en plus besoin de matière pour établir son monde matérialiste. Cela est inévitable, parce que l'homme est matière (chair) vivant dans un monde matériel, quelle que soit sa grandeur spirituelle, et ce besoin en l'état actuel du monde adamique resté sous l'Œil trop aimant du Père (Rév d'Arès 12/7) n'est pas illégitime, mais.
tout alors devient question de mesure (Rév d'Arès 7/6).
Rompre la tradition de l'abondance (en fait surabondance) = trouver la mesure de l'exploitation de la terre donnée à l'homme pour qu'il la domine (Genèse 1/1/28).
Si l'homme ne trouve pas cette mesure, en dépit de sa recherche folle de nouvelles ressources sur d'autres planètes (Mars), l'épuisement de la terre ira avec le mal jusqu'au péché des péchés (Rév d'Arès 38/2) ; tout disparaîtra et plus personne ni rien dans l'univers n'aura de mémoire pour se souvenir que les hommes auront existé; il n'y aura, inaperçues, que les hordes d'ombres grises des ténèbres glacées qui erreront à travers l'espace et les quelques âmes qui courront, moins malheureuses, dans les espaces interstellaires (Rév d'Arès vi/1-4).
Autrement dit nous sommes le début d'une course contre le temps en espérant que nous la gagnerons et qu'Éden reviendra le Jourles jours et nuits s'arrêteront (Rév d'Arès 31/8).


04fev14 152C25
Je suis allé à la manifestation pour tous place Denfert Rochereau [à Paris, le dimanche 2 février]. Il y avait toutes les générations représentées, des familles avec leurs enfants en poussettes, des personnes âgées, des ados, etc.
J’arrive vers 15h30, je vois une grue avec au bout une caméra qui filme en hauteur, un échafaudage avec un cameraman, un  écran géant ou défilent des intervenants diffusés en direct,  plusieurs syndicats, politiques, associations se suivent, tous perchés sur une immense estrade surplombant le public dont l’accès n’est accessible qu’aux autorisés, ils lisent des discours préparés. Je ne sens pas parler leur cœur, mais le système qu'ils représentent, la tradition de faire des manifestations, lesquelles sont autorisées par la Préfecture. Toute les chaînes TV en direct, radios, photographes, journalistes. J’entends une voix s’élever du  micro : "Le gouvernement est coupable de conditionnement en cette période déjà difficile pour un grand nombre, nous comptons sur vous pour les refondations du lien social en France, les forces de progrès aujourd’hui, c’est nous, il est clair que la vielle gauche idéologue à son avenir derrière elle, etc."
Le mot idéologue résonne en moi, je pense tout de suite à la vitrine du G4 Ile de France: L'idéologie est une prison dont il n’est jamais rien sorti de bon, mais surtout à votre post 149 : la foi sans idéologie.  Freesoulblog est lu, j’en ai la certitude tant par les politiques, que les syndicats, les associations, les mouvements religieux, etc, dont, ils s'inspirent. Je pense à ce passage de La Parole : Vois, homme Michel, les oiseaux qui virent et piaillent inutilement, mais qui mangent de Ma Main, la foule des hommes fera de même autour de toi, mais elle se nourrira pourtant de tes paroles sans savoir.(Rév Arès 13/1-2).
Je vois un chariot sur roulettes faisant des sandwiches, l’ambiance n’est pas [celle qu'on trouve] sous les effets d’invectives, comme j’ai pu en voir par le passé. Il y a autre chose, on sent bien que le peuple en a assez. La foule n’est pas actrice, elle est spectatrice, à l’écoute des meneurs ayant de leurs côtés les médias. Cette foule me fait penser à ce passage du Livre : L'homme (devient) le bœuf au champ. (Rév d'Arès xi/5), elle suit inconsciemment sans réfléchir.
Cette foule on ne lui donne pas le micro pour s’exprimer, on la dirige, on la guide, on la conditionne, etc.  Ah ! Combien j’aurais aimé entendre: "Aimons-nous les uns les autres, pardonnons-nous, juifs, chrétiens, musulmans, athées, bouddhistes, communistes, républicains, démocrates, etc, quelles que soient nos croyances, idéologies. La seule solution au mal est en nous, c’est simplement faire le bien. Cherchons ensemble des solutions, mettons en  commun nos forces de bien, le mal nous le faisons tous, personnes n’est parfait, soyons humble, réfléchissons vraiment ensemble."
On sent bien que la crise est de plus en plus forte. Puisse des voix reconnues se faire entendre. Puisse des médias donner accès aux Pèlerins d'Arès, nous avons des réponses, nous avons la solution pour vaincre le mal sur plusieurs générations, la pénitence (Rév Arès 30/11).
"Les hommes sont devenus des lions empaillés"  Michel Potay.
Didier Br. d'Ile de France


Réponse :
Merci pour ce compte rendu de la "Manif pour tous" de dimanche. À Bordeaux elle n'était pas très importante.
Oui, nous avons des réponses à la crise de l'homme, mais c'est justement parce que nous en avons qu'on ne nous donne pas la possibilité de les exprimer par des moyens médiatiques importants.
Mais nous avons la rue tous les jours... Soyez vaillant à la mission, frère Didier !


04fev14 152C26
Si j'ai bien compris vous dites que le péché des péchés (38/2), le matérialisme et rationalisme aiguës et sourds de l'humanité poussés à leurs extrêmes limites par son extrême augmentation démographique pourrait annuler la venue du Jour de la résurrection,  dont parlent la Bible et La Révélation d'Arès ou de l'Heure dont parle le Coran et cela en raison d'un malencontreux malentendu ?
Je veux parler de bêtise et d'ignorance orgueilleuse de la masse moutonnière qui jalonne nos rues et nos immeubles, comme de la surdité volontaire ou organique des populations engluées dans leurs traditions et qui refuseraient en bloc le nouveau message libérateur du système donné à Arès dans les années 1970.
Il faut que nos frères de foi Chrétiens, Musulmans ou Juifs l'entendent très vite !
Des athées aussi peuvent nous rejoindre sur cet élan salutaire universel. Un comique peut se faire entendre à des millions d'internautes lorsqu'il dénonce les roueries des politiques. Nous avons quelque chose de plus grave et de pas si lointain à annoncer au monde et nous ne serions pas pris au sérieux ?
Car si toutes nos belles traditions orientales et occidentales nous mènent à la perte définitive de notre humanité physique, celle voulue par le créateur, corps, esprit et âme, pour ne finir qu'en esprits-spectre et âmes sans corps perdus dans l'au-delà, le malentendu doit être dissipé au plus vite concernant le message d'Arès, ultime avertissement aux peuples de la terre entière. Puissions nous trouver la mesure et la force suffisante dans cette course contre le temps dont vous parlez. Nous sommes si peu nombreux à le croire et encore si peu entendus.
Cette pensée me fait réfléchir profondément à ma démarche missionnaire.
José O. d'Ile de France


Réponse :
Je suis heureux que cette entrée pousse plus avant vos réflexion sur la nécessité de la Moisson.
Jamais la Vérité n'a attiré plus qu'une poignée d'hommes et pour cette raison elle a été vite déformée, faute de vigilants en nombre suffisant pour démentir les déformateurs. C'est bien pour cette raison que le Père, après avoir patienté, a envoyé son Messager en 1974 et est revenu Lui-même en 1977.
Oui, notre mission devient une question de vie ou de mort de l'âme pour l'humanité. Je suis heureux de vous compter parmi nos frères missionnaires. Plus de gens qu'on ne pourrait croire sont d'accord avec nous, mais peu d'entre eux nous suivent, par manque de courage, d'esprit de décision. Cette humanité est tèrs fatiguée après des millénaires de mensonge ; il nous faut lui redonner courage.


04fev14 152C27
Merci; Frère Michel; pour cette entrée. J'y ressens tout votre amour pour vos frères. Vous lancez une entrée et prend celui qui peut. Vous ne poussez pas le frère.
Au début je ne l'ai pas comprise. Il m'a fallu 11 jours, quelques commentaires et l'éclairage  de vos réponses, surtout celle au commentaire (152C24) de notre frère Thierry (que je salue ainsi que son épouse), pour l'intégrer.
Vous dites dans l'entrée 142 "Apôtre de l'Idéal" : "Lâchez tout ! Lâchez peur et doutes ; laissez vos affaires, votre ménage, votre vaisselle, votre bricolage, la lettre que vous écrivez, le livre que vous lisez, vos soucis. Lâchez votre petite vie et partez ! Partez une heure, deux heures, souvent, très souvent, et abordez dans la rue les gens ; expliquez-leur — de la façon que vous sied — qu'ils ne sont pas qu'os et chair menés par la politique, la religion et leur loi comme chiens en laisse."
Et quelque part dans le blog [vous dites aussi] : "Changez! Changez carrément! Pensez que ce monde a commencé à vivre un  déluge lent.Il s'engloutit peu à peu dans le péché et s'approche des temps où il finira noyé. L'Auteur de La Révélation d'Arès nomme cette noyade péché des péchés: le retour à l'animalité quand les hommes retourneront barboter et s'entre-bouffer comme les poissons et les crabes pensants primordiaux, sans espoir d'une autre création. Ayez besoin de vous sauver et de sauver le monde comme vous avez besoin de manger !"
J'aspire de toute mon âme à une assemblée vivante, existentielle, présente, active, où la Parole du Père se vit, s'accomplit entre les frères avec le prophète vivant et son enseignement au quotidien, dans la Moisson d'âmes en quête de Vérité, et dans les foyers, dans les couples, base d'une nouvelle société, où l'accomplissement démarre et est porté au monde.
Je rêve d'un local lumineux, coloré, gai, longuement occupé et ouvert au public, où les frères s'enseignent mutuellement, dans la joie de se retrouver de moissonner ensemble, de s'ouvrir et de s'accueillir.
Mais pour tout cela débusquons ensemble les traditions, celles qui perdurent en nous et qui nous freinent dans nos actions, pour cesser de les cultiver par notre force d'aimer, de pardonner, de faire la paix, en se libérant de toutes peurs et de tous préjugés, et nous recevrons notre nourriture (Père de l'Univers, Rév d'Arès 12/4).
Claudine du Roussillon


Réponse :
Émouvant commentaire ! Merci, ma sœur Claudine.


04fev14 152C28
Je suis le papa d'un adorable petit eurasien de 3 ans,son nom est Elijah [Élie en englais].
Il est éduqué surtout dans la tradition philippine.
Alors je me dis que c'est à moi de lui apporter ce qu'il y a de mieux dans la culture française.
Qu'en pensez-vous, très cher Prophète ?
Cédric P. des Philippines


Réponse :
Ce que j'en pense ? Que c'est aussi évident que 2 + 2 = 4. Embrassez Elijah pour moi.


04fev14 152C29
Beaucoup plus de choses qu'on ne pense se réfèrent à la tradition. Vous ouvrez là une boîte de Pandore ! — Dans la mythologie grecque, Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d'ouvrir car elle contenait tous les maux de l'humanité.
Par exemple, la notion de pays, d'hymne de drapeau, de lois, les différents systèmes que nous avons mis en place et dont nous sommes si fiers, la sécurité sociale, les syndicats, la tradition républicaine, etc. auxquels nous tenons et que certains défendent mordicus bien que la plupart d'entre eux ne soient plus adaptés à la société d'aujourd'hui et sont responsables même de certains maux, comme le chômage et la crise économique.
Actuellement, il est question des langues régionales et la France va devoir modifier sa constitution pour valider un texte de lois qui vise à favoriser et protéger les langues régionales au nom de la tradition. Mais je trouve que les humains ont déjà du mal à se comprendre et multiplier les langues n'est pas aller dans le bon sens . L'homme ne ne va-t-il pas ainsi vers un repli identitaire au lieu de rechercher sa véritable identité qui n'est pas l'appartenance à un pays ou à un groupe humain, mais qui est spirituelle ? L'amour n'est-ce pas aller vers l'autre et non se replier sur soi, sur sa culture, ses traditions justement ?
Très bon commentaire de notre frère Thierry de la Drôme 152C24, qui met l'accent sur la course à surabondance matérielle dans nos sociétés de consommation, qui outre qu'elle épuise les richesses de la terre, rend l'homme dépendant et frustré et finalement l'éloigne du Fond, de lui même où se trouve son véritable bonheur, son âme.
La science comme vous le soulignez à juste titre quand elle érige le dogme : "N'est vrai que ce que la science a prouvé, le reste est faux", prend l'allure d'une tradition obscurantiste. Mais elle a quand même permis à mon avis de remettre en causes certaines traditions et croyances barbares ou erronées.
La tradition c'est aussi faire comme les autres, être comme un mouton obéissant dans le troupeau, mais homme que fais-tu de ton individualité, de ta liberté, de ta créativité  qui font partie de l'image et ressemblance que tu as reçues du Créateur. Tu les sacrifies aux idoles de la tradition, car finalement les traditions sont des sortes d'idoles que les hommes vénèrent en raison de leur ancienneté qui n'est pourtant pas un critère de vérité et loin de là .
Abats les idoles de l'esprit comme furent abattues les idoles de bois !
Va! Je suis ton appui ! (Rév d'Arès 23/8).

Certaines traditions peuvent passer inaperçues tellement elles sont devenues des évidences qu'on ne les remet plus en question ou si peu. Vous parlez de la science,mais aussi la religion qui se place comme la représentante incontournable de Dieu sur terre, si bien que si vous parlez de Dieu dans la rue on vous assimile tout de suite à une religion ou alors vous êtes une secte, donc un escroc, puisque vous utilisez un droit que les religieux se sont attribués. De même que les politiques se sont attribués la gestion de la société qui en fait revient à tous.
Tu aboliras toutes les superstitions (Rév d'Arès 21/1).
La tradition est finalement la mort de la vie spirituelle, car elle fige l'homme dans des pratiques qui l'illusionnent sur son sort. (Croire qu'il sera sauvé en se conformant à des dogmes catholiques, aux 5 piliers de l’Islam, en croyant que Jésus est mort pour nous sauver, etc.) Alors qu'il est maître de son salut par sa pénitence.
Restons vigilant pour faire en sorte que La Révélation d'Arès qui apporte la Vie, si elle est vécue, ne soit pas vidée de sa substance et transformée en tradition par les princes du culte et leurs docteurs, car la Bête agonisera encore longtemps derrière l'horizon (Rév d'Arès 22/14).
Denis K. (Bretagne Sud)


Réponse :
Voilà un commentaire éclatant de logique et de beauté.


04fev14 152C30
Les fêtes sont des traditions, elles commémorent des moments importants de l'histoire humaine d'une façon symbolique. Par exemple, Pâques est l'une de ces commémorations, la victoire de la vie sur la mort, la liberté sur l'esclavagisme.
Cela doit être possible de marquer ces moments sans être dans l'esprit formel et obtus de la tradition ?
La routine n'est-elle pas assise sur une tradition du quotidien ?
Les impôts que nous payons sans savoir où notre argent s'en va ou en sachant pertinemment qu'il n'est pas mis au service du Bien tel que la Parole l'instaure, n'était-ce pas une tradition de l'aveuglement ou de la lâcheté ?
En fait, il semble que tout ce qui est ou devient systématique soit de l'ordre d'une tradition.    
Frédéric d'Aquitaine   


Réponse :
Voilà un très juste commentaire.
Concernant Pâques, il arrive que des personnes, tantôt méprisantes, tantôt narquoises, tantôt sournoises, me disent: "Vous vous dites chrétien et vous ne célébrez pas Pâques?!" Je leur réponds: "Pour moi Jésus est ressuscité tous les jours. Chaque matin en me réveillant je me dis: Ma foi sera-telle meilleure, plus créative, aujourd'hui qu'hier? Salut, Jésus, chaque matin quand je me réveille, tu ressuscites et je sais que je ressusciterai aussi un jour, si ma pénitence est plus active chaque jour, me rend chaque jour plus vigilant contre le péché."


04fev14 152C31
C’est vrai que j’ai toujours du mal à me dire que je suis dans une vie en "cours de route", si je puis dire, et que le Créateur, même s’il est l’Éternel, est en cours de route avec nous aussi quelque part.
Ce soir, la tradition qui me vient à l’esprit est la tradition du cycle : qui fait dire aux hommes :"Tout a déjà été et cela recommence ainsi indéfiniment." Mais Dieu nous dit :  Ta dent mord Ma lèvre elle tient (Rév d'Arès xxvi,2). Je comprends cela comme le fait qu’on sort des cycles, du linéaire. La Parole, Vie de Dieu, qui accomplie se communique à nous et qui fait qu'on sort de la répétition.
Les traditions m’ont toujours parut ennuyeuses à l’inverse de l’originalité qui est comme imprévisible, d’où je pense la possibilité pour Dieu de ne pas s’ennuyer, car s’il savait déjà tout, il mourrait d’ennui sans doute !
Notre originalité propre ne peut ressortir à la conscience que par la complémentarité avec les autres, avec le plan du Créateur. Ceux qui veulent être originaux tout seuls dans leur coin n’ont pas compris, il me semble, que l’originalité n'apparaissait que sur fond d’amour ou fond de Dieu (génie). D’où une originalité du Créateur qui ne peut apparaître à ses propres yeux qu’au contact de l’homme et vice versa.
Quand on crée on ne s’ennuie jamais, il me semble avoir retenu de vous : "Créer, c’est apporter du nouveau," d’où quand on se crée soi-même par la pénitence on apporte notre nouveauté, notre originalité qui devient comme un signe d’authentique pénitence.
Il me semble que l’ennui est un signe qui nous dit : "Attention ! Peut-être es-tu dans une fausse pénitence qui devient une tradition par répétition et par manque de créativité vivante ?"
On m’a lu  récemment une maxime, venant d’un livre de maximes bretonnes traditionnelles, pour montrer la relativité du temps, qui m’apparaît aussi comme une maxime sur la tradition et l’ennui : "Une heure à la messe parait longue, une heure au bistrot parait courte."
Bernard DLF (Bretagne Sud).


Réponse :
Voilà une bonne maxime bretonne, que je ne connaissais pas. Pour celui pour qui la messe n'a aucun sens ou a perdu tout sens le temps passé à la messe n'est qu'un temps d'ennui, évidemment. Le fidèle qui y assiste n'est plus qu'un routinier qui est là par tradition. Au bistrot le contact avec l'humanité présente est vivant, roboratif, gai.
C'est une bonne image pour montrer que la tradition, serait-elle "sacrée", est mort et qu'il faut renouer avec la vie.


04fev14 152C32
Merci, Frère Michel,de la peine que vous avez prise à publier mon message du 27 janvier et à y répondre alors que vous étiez en déplacement.
Je note bien que vous prenez le mot tradition au sens d'un résultat complexe et multiséculaire, et non au sens d'acte de "transmission".
Toutefois, pareil à un dentiste qui découvre derrière un petit creux un trou bien plus profond, votre réflexion m'ouvre plusieurs questions que je ne fais ici qu'évoquer.
1) Peut-on vraiment comparer des traditions séculaires, qui ont figé gloses (10/10) et rites (12/1 et 20/9), avec une Révélation d'Arès qui n'en est qu'au stade initial de la transmission. Nous avons certes des armes puissantes pour que la Parole et les rites que nous transmettons ne deviennent pas tradition figée, mais je ne peux pas, pour ma part, dire avec certitude que dans dix siècles nous ferons mieux que les chrétiens ou les musulmans. À nous de rester vigilants (30/3 et 31/4).
2) Les derniers mots de votre réponse ,"Fond de la Vie" m'ont fait aussi réfléchir. Certes le Fond ne peut pas devenir tradition. Quand je lis par exemple dans le Coran "Dieu ne lèse pas les hommes mais ils se son fait tort à eux-mêmes", voilà une Parole de Fond qui ne peut devenir tradition.
En revanche, nous avons déjà quelques rites souples ( psalmodie, orientation de la prière vers Arès, Pélerinage, choix de la rue comme moyen privilégié de mission, ...), qui ne sont pas de l'ordre du Fond, mais comme vous nous l'aviez dit dans votre enseignement à Paris, de l'ordre du "code", et moi-même, formé par une éducation religieuse, je n'ose pas toujours sortir de ces codes quand ma conscience me le dicterait.
Et puis votre entrée répond indirectement à l'une de mes questions: Alors qu'il y a dans L'Évangile Donné à Arès, avec une quantité de verbes à l'impératif ou au futur, un grand nombre d'appels qui vous sont adressés, j'ai souvent eu le sentiment que parmi ces appels il y en avait à vos yeux un seul sur lequel vous sentiez devoir vraiment orienter vos efforts: Rassembler le petit reste (Rév d'Arès 24/1).
Je comprends l'intérêt stratégique de ce choix, mais en même temps il me fait comprendre que finalement tous ces rites auxquels le Ressuscité vous invite, c'est complètement secondaire, et que ça n'a finalement qu'une valeur de parabole, car c'est vrai, je crois, que si le rite s'établit de façon trop rigide, il va devenir tradition.
Je comprends que cette entrée 152 attire peu d'interventions, car vous nous mettez là devant un gros défi sur notre façon de comprendre notre foi arésienne.
Ce que je dis, certainement vous y avez déjà pensé, mais je ne veux pas laisser passer le coche et cette entrée sans poser ces questions.
François D. d'Ile de France.


Réponse :
Tout comme pénitence ou piété sont dans La Révélation d'Arès entendues dans un sens non traditionnel, mais au contraire créatif, rite est entendu dans un sens non traditionnel, mais créatif — C'est plutôt à culte que La Révélation d'Arès donne le sens d'ensemble des habitudes religieuses traditionnelles.
La pénitence, la piété, la prière, le rite, les épousailles, la sépulture, le baptême, etc. sont des activités à relancer dans un sens totalement défigé et créatif que je me suis bien gardé de fixer dans un "rituel" afin qu'ils ne deviennent jamais de ces routines à partir desquelles les traditions s'établissent et perdurent.
"La psalmodie, l'orientation de la prière vers Arès, le Pèlerinage, le choix de la rue comme moyen privilégié de mission" n'ont rien d'obligatoire. Ce sont des façons de faire qui sont les miennes, que je propose à ceux qui ne savent rien faire du tout, qui n'ont jamais prié, jamais moissonné,  mais rien n'est obligatoire chez nous sauf — pour des raisons que j'appellerais organiques, logiques — la pénitence et la moisson hors desquelles on ne peut être Pèlerin d'Arès.


04fev14 152C33
La Parole, la foi active qui en sort, est sans doute le Vent nouveau qui, selon moi, souffle sur la planète dans la chanson de Dieudonné que je vous transmet  dans ce commentaire, parce que je me sens conditionné par le message unique de nos media à la solde des pouvoirs, je veux dire à ceux qui, à cause de cela, ne cherchent pas à s'informer directement par eux-mêmes, et tombent dans le jugement.
S'agissant de Dieudonné, il n'est pas plus raciste ni violent que qui que ce soit, je voulais en avoir le cœur net et lui parler de La Révélation d'Arès.
Mais avant d'y parvenir avec quelques uns qui ont essayé d'entrer en contact avec lui, lors de ses spectacles, ce soir j'ai découvert une nouvelle video où il chante avec son épouse Noémie.
Si vous le voulez bien, prophète d'aujourd'hui, je veux rendre un hommage à l'engagement de cet homme.
Voici les paroles de cette chanson faite dans la douceur de la part de cet histrion du système comme nous n'en avons pas encore eu, de ce bouffon du roi lynché par les media:

"Un vent nouveau souffle sur la planète, vent nouveau,
c’est le vent de l’espoir,
Celui qui fait danser les branches des grands arbres,
sorti de sa nuit pour éveiller nos âmes.
Il est né dans le cœur des forêts africaines.
Dansant, glissant sur les rives Congo.
Le vent du changement, révolution naturelle,
Inspiré par les astres ou inspiré par Dieu.
Il est là, je le sens, il efface mes peurs
Et il durcit mon bras, c’est le vent du combat
Pour l’émancipation des population nègres
Et des jaunes et des blancs pour l’humanité.
Un vent nouveau souffle sur la surface,
Le vent du renouveau, c’est le vent de l’espoir.
Il nous ouvre les yeux et nous remplit le cœur de lumière et de foi,
C’est le vent de la joie.
Et les torses se gonflent et les poings se referment
Monsieur le Président a perdu son allant.
Face aux fusils qui hurlent, le peuple se rassemble.
C’est lui qui avance et le roi qui recule.
Partout les balles sifflent et la mort qui me frôle
mais je ne tremble pas, je suis là immobile.
C’est fini je vais vivre, ne reculerai pas,
Vous pouvez me tuer et tuer ma famille.
Vous n’arriverez pas à stopper ce vent-là,
Il nous a réveillé, le soleil s’est levé.
Il réchauffe nos cœurs, fait sourire nos enfants
Et il éteint nos peurs, nous remplit de courage.
C’est la fin des mensonges, le début de la marche,
Nous ne reviendrons pas dans l’obscurité…
Un vent nouveau souffle sur la planète,
Vent du renouveau, c’est le vent de l’espoir.
Le Malin, lui, s’accroche aux branches de son arbre,
Et il résiste et s’entête jusqu’à perdre son sens.
On ne résiste pas au grand vent de la foi,
On s’incline ou on meurt messieurs les menteurs !
Un vent nouveau souffle sur la surface,
Le vent du renouveau, c’est le vent de l’espoir.
Maintenant je suis bien, je respire et je vois.
Je ressens et je crois en l’espoir, en la vie.
Le vent est toujours là, jusqu’à quand ? Je sais pas.
C’est pas grave on verra il est là et j’y crois
Un vent nouveau souffle sur la planète,
Le vent du renouveau, c’est le vent de l’espoir.
Un vent nouveau souffle sur la planète,
Le vent du renouveau, c’est le vent de l’espoir. "

Le lien de la video est http://www.youtube.com/watch?v=7f_kHo-OL0g
Avec tout mon amour, dans l'espérance, la foi et la pénitence, et dans la prière avec vous, bien aimé prophète,
Bernlouby de Bretagn-Sud


Réponse :
Les opinions sur Dieudonné de ceux qui me parlent ou m'écrivent sont tellement variées que je ne sais réellement plus où me situer par rapport à cet homme qui, de toute façon, ne mérite certainement pas le traitement odieux qu'il subit.
À ce qu'il paraît, il n'a pas toujours été aussi virulent qu'il le serait devenu. Cette chanson est peut-être déjà assez ancienne ?
Quoi qu'il en soit, je publie votre commentaire.


04fev14 152C34
Personnellement, je dis oui à tout ce que vous dites dans cette entrée. Je vous suis sur toute la ligne, frère Michel.
"Remplacer partout la tradition par la lumière et le mouvement est une nécessité." dit La Révélation d'Arès.
Quand j'ai lu ça, je me suis dit: "Je crois que cette entrée est ma préférée, elle me parle plus qu'une autre".
"Rien n'est fixe dans l'Univers", c'est évident, rien n'est fixe sauf l'esprit de l'homme qui s'accroche à des habitudes et à des rites. Pour moi, la tradition a toujours constitué un frein puissant au changement et à la liberté. Elle traduit la peur ou la paresse de l'être humain à réinventer sa vie personnelle et sociale: peur de sortir du rang, de remettre en question les rapports établis, de s'affirmer différent, de faire autrement et d'être par conséquent méjugé et exclu de la société. C'est à croire que les traditions ont été inventées pour maintenir le troupeau humain groupé autour de ses chefs, dans un esprit bien grégaire: "Restez là, vous serez protégés, on est pas bien là tous ensemble, bien au chaud, à faire la fête ?!" La tradition dispense l'homme de réfléchir, tout est déjà pensé.
De plus, je crois que tout peuple a tendance à l'ethnocentrisme, c'est-à-dire à voir sa culture comme la référence, comme étant supérieure à toutes les autres et les traditions  renforcent ce sentiment en célébrant des particularités locales. En fait, la tradition empêche d'avoir une vision généreuse et universelle du monde. Par exemple de voir en l'aborigène (sachant s'orienter dans le bush australien, sachant retrouver des sources d'eau enfouies, capable de s'adapter sans cesse et d'être heureux dans cette vie faite d'endurance), de voir donc qu'il a autant d'intelligence, de noblesse et de spiritualité (peut-être plus, je ne sais pas ) que le prince Charles d'Angleterre, par exemple.
Élevée dans la tradition catholique, j'ai eu une enfance faite de répétitions, de routine, je dirai même d'enfermement: Tout le contraire de la vie. Tous les samedis après-midi aux courses dans les grandes surfaces, le dimanche matin à la messe et l'après-midi chez la grand-mère. Je n'avais jamais rien d'original à raconter dans la cour de récréation le lundi matin. J'ai cru mourir d'ennui dans cette jeunesse  qui m'a rendue dépressive ; le suicide a souvent traversé mon esprit.
Maintenant, je vois ma vie personnelle très différemment d'alors: je déconstruis sans cesse dans mon esprit, dans mon cœur, puis dans mes actes tout ce qui me paraît inutile ou nuisible pour  moi et pour les autres (habitudes, jugement, envie de plaire, ressentiment). J 'essaye avec constance de réinventer une façon de penser et d'agir dans la liberté pour retrouver l'Image et Ressemblance de mon Créateur et je me sens beaucoup plus légère et heureuse ainsi.
Cette année, je n'ai pas vraiment fêté Noël, je travaillais ce jour là ; ça ne m'a rien enlevé, ça m'a même arrangé à vrai dire: j'ai eu moins l'impression de disperser mes forces. Et des forces j'en ai besoin pour rejoindre plus régulièrement la mission, car la Vérité c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7).
Vous dîtes que le morcellement des grandes nations entraînera la disparition des grandes traditions, je l'espère de tout cœur , et les grands mensonges disparaîtront aussi. Alléluia!
Françoise L. de Bretagne-Sud


Réponse :
Plus nombreux qu'on ne croit sont ceux et celles qui ont comme vous reçu l'éducation de routine d'enfants catholiques (ou protestants, ou juifs, ou musulmans). Donc, plus nombreux qu'on ne croit sont ceux qui ont compris que les traditions sont des butoirs, des murs, qu'on ne passe que quand la magie d'un esprit évoluant agit sur le comportement. Malheureusement, la plupart de ceux qui passent ce butoir ou ce mur passent dans le vide de l'athéisme, du scepticisme, du laisser-faire. Ils constituent la majorité des personnes qui, dans la rue, nous écoutent et nous approuvent, mais ont perdu tout courage de nous suivre à la pénitence et à la moisson. Aussi, je vous encourage à être missionnaire et aller plus régulièrement les appeler.


04fev14 152C35 
La Révélation d’Arès 28/7 dit: La vérité c'est que le monde doit changer, et chaque homme est libre de le changer comme il veut, pourvu que cela soit de la création positive, que cela engendre le Bien, la paix, le pardon... l'amour.
Cet Amour n'est pas sentimental mais Créateur.
La Révélation d'Ares n'appelle pas une foi traditionnelle : une foi de refuge, une foi de fraternité romantique.
La beauté (Rév.d'Arès 12/3) de la foi (re)trouvée à Arès est que des hommes et femmes très différents, ne se cotoyants pas naturellement dans le monde, n'ayant pas spécialement d'affinités sentimentales se réunissent autour de la Parole du Père : La Vérité est que le monde doit changer. Notre fraternité est bien une fraternité d'humains conquérants du Bien, conquérants ayant soif de Vérité, qui apprennent à aimer le monde comme Dieu aime.
Notre foi n'est pas traditionnelle ; elle est de dépassement pour imaginer, concevoir, engendrer un monde nouveau, qui n'est pas le monde traditionnel d'Adam dans lequel nous sommes aujourd'hui. Les Pélerins d'Ares ont le goût de la Vérité, donc le goût de l'amour.
La Révélation d'Arès 24/2 dit : Quatre générations ne suffiront pas. Nous sommes dans la course contre le temps pour que le péché cesse de s'amplifier et pourtant nous sommes la larve qui doit patiemment accomplir son temps avec mesure (Rév.d'Arès 7/6, 24/2) pour rester heureux et dans la bonne direction.
J'espère que Dieu n'oubliera pas les âmes dans les espaces interstellaires (Rév d'Arès vi/1-4). Si l'homme disparaît (réponse 152C24) je ne peux pas concevoir que ces âmes n'auront pas un nouveau but, une nouvelle maison.
Dieu a créé l'homme matériel, je veux croire qu'il y aura un monde de prévu par Dieu pour ces âmes.
Une Stéphanie d'Ile de France.


Réponse :
Il n'est pas question de tradition dans votre commentaire, mais il est comme un acte de foi. Je le publie donc.
Votre commentaire signifie, indirectement, que nous Pèlerins d'Arès agissons dans un sens tout différent des traditions religieuse et sociale, pour lesquelles le bien n'est pas le Bien que nous désigne La Révélation d'Arès.


05fev14 152C36
La tradition qui fait que l'homme a cherché à tout vouloir dominer en s'éloignant du Créateur a fait de notre ère l'ère du chef (Rév d'Arès 16/1), du légalisme (la loi des rats Rév d'Arès xix/24), de la religion, du concept d'homme-roi et d'homme-sujet, d'homme-cynisme et d'homme-enjeu, d'homme-marchand et d'homme marchandise, d'homme-taupe(23/2) et d'homme-science (26/3), qui le jour où les traditions qui sont les ennemis de Dieu disparaîtront grâce à la pénitence fera de chacun l'homme à bras ou à cinelle (xLvi/1) celle et celui du temps qui vient.
Il passera alors au concept de l'homme-univers ou d'homme-soleil, d'homme-intelligence (Rév d'Arès 23/4,32/5), d'homme-frère, d'homme qui ne pèche pas (30/10), d'homme-Dieu (2/13, 32/5).
Le temps où les traditions n'auront plus de prises sur l'homme débouchera sur une autre civilisation, virtuelle dans l'exercice même de la pénitence ("Et ce que tu auras écrit" 1993-1996, p167/168)
Ce sera celle du Bonheur partagé.
Je vais oser m'aventurer dans un domaine qui va probablement faire grincer les dents auprès de ceux qui sont attachés à leurs traditions, au Livre des siècles (Rév d'Arès i/6) qui est engorgé de livres d'hommes (Rév d'Arès 35/12).
Des hommes et des femmes qui se font une gloire en nous disant que la Parole d'Arès est blasphématoire, parce qu'elle dit que Jésus n'est pas Dieu (Rév d'Arès:32/1), et qui par cette tradition à laquelle ils croient fortement — Jésus est Dieu selon eux et leurs églises — sont devenus les ennemis n°1 des Pèlerins d'Arès qu'ils considèrent comme des hérétiques.
Dieu dit: Le Bon dit : Ferme le livre de l'homme ! Tu ouvres (le)bon Livre devant le frères. Ferme dans le Livre les siècles ! (Rév d'Arès i/5-6)
Dieu dit : Tu ouvres (le) bon Livre enfin. Tu fermes le livre de(s) siècles. Parole de Mikal Ma Parole (Rév d'Arès i/11-12).
La Bible avec ses traditions n'est elle pas devenu le Livre des siècle ? Le Coran n'est-il pas en train de devenir avec ses traditions un nouveau Livre des siècles, bien que le Créateur dise: Ferme sauf Mohamed ; ses Frères donnent contre fidélité bon change ? (Rév d'Arès i/6).
L’Évangile, Jésus nous l'a livré dans son intégrité avec le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch.5 à 7) et la prière Père de l'Univers (Rév d'Arès 12/4). C'est vraiment son Évangile l'Évangile Donné à Arès de 1974 [Première partie de La Révélation d'Arès] ! Pas celui des apôtres qui a été détournés de son Fond. Tout comme vous seul pouvez parler de votre vécu, Frère Michel, et personne d'autre ne peut le faire à votre place, sinon ce sera forcement transformé.
Le Livre [Deuxième partie de La Révélation d'Arès] donné par notre Créateur est une apothéose, c'est la Pureté. Il s'intègre peu à peu en nous, il fait parti de nous tant Il est Beauté au Service du Bien (Rév d'Arès 12/3).
Je me  trouve à suffoquer à chaque lecture du crime qu'à vécu Jésus voilà 2000 ans, je n'en peux plus de relire ce passage dans les Évangiles palestiniens, parce que Jésus est ressuscité depuis 2000 ans et qu'il vous a parlé 40 fois à Arès, parce que à chaque fois j'ai l'impression que ses plaies s'ouvrent à nouveau. Un tel moment reste gravé à vie, même dans la conscience du ressuscité, ce crime fut horrible.
N'y a-t-il pas là une tradition à lire dans la Bible des siècles d'une histoire qui n'est plus la nôtre ? La Révélation d'Arès, qui est le Bon Livre sans les traditions, nous libère des traditions pour renaître pur.
Avec votre enseignement — Parole de Mikal Ma Parole (Rév d'Arès i/12) — nous avons tout pour installer en nous une femme, un homme neuf, nettoyé par sa pénitence continuelle. Votre parole, votre enseignement qu'on trouve dans "Le Pèlerin d'Arès - Et ce que tu aura écrit", vos annotations anciennes, les nouvelles et les prochaines dans La Révélation d'Arès, quelles plaisent où ne plaisent pas, sont là pour nous faire évoluer et nous défaire de nos traditions qui bien souvent nous collent à l'esprit et nous empêchent d'installer en nous l'intelligence spirituelle (ou du cœur) et l'amour du prochain.
Nos traditions, ces préjugés qui nous étouffent, nous pouvons nous en libérer grâce au Créateur qui vit en Mikal qui à l'Œil du Faucon. Grâce au Créateur qui nous ouvre le cœur pour œuvrer à la recréation de la Nouvelle Jérusalem en nous.
Soyons fidèle à notre engagement face à Dieu avec Mikal. Moissonnons, moissonnons, car il y a des épis murs autour de nous. Ils attendent qu'on lâche (le Fruit) dans le(urs)dents.(Rév d'Arès i/17) pour que la Parole soit au-dessus des traditions et s'accomplisse.
Patricia des Alpes du Sud


Réponse :
Il y a dans toutes les grandes âmes — et je crois que vous avez une grande âme, Patricia — un génie évangélique qui donne à leur vie, qu'elle soit une vie de paix ou de combat, l'équilibre et la lumière. Elles ne sont pas comme ces statues mutilées qu'on voit dans les musées, elles ne sont pas des fragments, elles sont la plénitude, ces âmes-là.
Quand je lis un très beau commentaire comme le vôtre je me sens une sorte de serre-file, de sous-officier d'arrière-garde à cheveux blancs, parce que je ne crois pas que j'aie jamais écrit quelque chose d'aussi beau. Cela me rassure, je me dis: La mort me prendra bientôt, mais la continuité est assurée.
On entend dire qu'il n'y a de parfait en ce bas monde que les calamités. Mais, si tant est que des calamités puissent être parfaites, je dirais qu'est parfaite une belle âme pure. Certes, elle évolue chaque jour par la pénitence, mais si les calamité sont parfaites à des degrés divers, je dis que les belles âmes le sont aussi à des degrés divers. Une âme qui voit la Vérité ne peut qu'accélérer à un rythme insoupçonné son développement ou son achèvement.
Merci pour ce très beau commentaire, ma sœur Patricia.


05fev14 152C37 
À votre question à propos de mon commentaire 152C33 sur Dieudonné je réponds: Non, la chanson que je cite n'est pas ancienne, elle a été composée et chantée fin janvier 2014 dans le contexte de polémique (ou de guerre) vécue par l'humoriste-chanteur.
S'il y a bien une tradition qui semble incontournable aujourd'hui (encore et peut-être plus que jamais) c'est la mort ! Tout ce qui a trait à la mort, qu'a choisie d'Adam, comme l'explique bien La Révélation d'Arès 2/5: [Adam] qui a choisi d'être maître des pierres, qu'il a érigées pour s'abriter, vivant ou mort, dans son humidité mouvante et tiède comme dans le vêtement d'os secs et froids qu'il a voulu pour M'attendre au creux de la terre.
L'homme d'aujourd'hui semble encore se rire de la mort dans ses spectacles, dans ses media, dans ses guerres, dans ses discours au quotidien; il me dit souvent quand je l'interroge sur le sens de la vie: "Ça, toi, c'est parce que tu as peur de la mort ! la vie n'est qu'un passage, voyons !"
Ce que je vois, c'est comme le dit le Créateur à Arès: L'homme lave les morts… comme il lave le pain des poules (Rév d'Arès iv/7 et v/9); et, comme le dit Rév d'Arès iv/7, pour moi  c'est l'homme qui est menteur, qui dit que la vie est vouée à la mort; pour lui je suis dans l'erreur de concevoir la vie comme faite pour se perpétuer et grandir toujours, alors que pour moi c'est lui qui est absurde de voir la fin de la vie dans la mort.
Qui est menteur ? qui voit juste ?
Les arbres et les animaux veulent vivre, l'homme voudrait mourir ? Des arbres de 5.000 ans sur cette planète et l'homme qui selon la Genèse allait au-delà de 1.000 ans vaudrait moins qu'un bout de bois !
Écoutez l'agonie d'un animal et son épouvante devant la perte de l'ultime souffle, et l'homme ne devrait pas chercher au fond à grandir sa vie autrement que par la seule médecine charnelle ; il y a la capacité de faire une âme (ou ha), plus dure et plus légère que tout au monde (Rév d'Arès xxxix/10) pour vivre autrement que comme un aurochs n'importe quel autre bête que nous voyons et faisons mourir par notre pouvoir de destruction; cherchons à créer, à aimer, travaillons-y, changeons !
En tout cas, l'homme qui écoute ce qu'on dit dans les cérémonies mortuaires en matière de "repos éternel", affabule. Il ne sait rien en fait, il affirme que le mort "repose en paix" alors qu'il n'a plus son corps, ni ses amis, ni sa famille, comment peut-il reposer en paix ainsi ?
J'écoute la Parole de notre géniteur spirituel, le Père de l'Univers (Rév.d'Arès 12/4), qui nous appelle à la Vie comme il le faisait déjà il y a de milliers d'années, comme il nous reste des traces de cet Appel au retour de l'homme à la vie, à la Parole, à l'éternité, dans l'Écriture — Exemple chez Ézéchiel 18/32:  Je ne prends pas plaisir à la mort de celui qui meurt, devenez bons et vivez !
Nous manquons alors, croyants défaillant devant la mort, de simplement rappeler dans la liesse les Promesses et les Fins du Père (Rév.d'Arès 33/36), mais bien sûr dans la pénitence…
L'effort patient de rétablir dans nos consciences et dans nos actes quotidien l'amour du prochain, le pardon, la paix, la volonté d'être libres des peurs et des préjugés, l'intelligence spirituelle… Promesse de réussite possible au bout de ce travail de recouvrement de l'image et ressemblance (Genèse 1/26-26) abandonnée au fond de nous et fin de bonheur promise. Écoutons la Parole redonnée à Arès, c'est un bon chemin, une aventure bien plus sûre que toutes les traditions, plus vraie en tout cas dans la recherche du bien et de la vie que nous pouvons faire.
Merci au prophète Mikal de nous donner la direction. Avec vous dans la pénitence et à la moisson de pénitents.
Bernard L. de Bretagne-Sud


Réponse :
Aucun doute, les funérailles ont de tout temps été célébrées selon des traditions, qui ont beaucoup varié selon les époques et les pays, mais partout ces traditions funéraires ont eu, contrairement à beaucoup d'autres, un mérite: Elles ont formé un aveu d'ignorance concernant tout ce qui touche la mort: Qu'est la mort ? Qu'y a-t-il après ? Les discours et les chants funéraires ont toujours plus ou moins caché ce cri: "Adieu le père, la mère, l'enfant, l'époux, l'épouse, l'ami !: Où es-tu... si tu es quelque part?"
Si l'on veut bien ranger au placard des élucubrations "Le Livre des Morts" égyptien et tous les livres de même genre, La Révélation d'Arès est la première Parole, venue du Ciel, qui nous donne quelques lueurs, quelques indications sur le sort du défunt. Dès lors, plus besoin de culte funéraire. Nous savons que nous survivons et que nous emportons simplement ce que nous avons été sur terre. Nous savons aussi que le mort est une anomalie, parce qu'Adam ne fut pas créé pour la mort, et que cette anomalie disparaîtra au Jour de la Résurrection.


06fev14 152C38 
La mission est très difficile, très difficile. Les gens écoutent, mais comme dans un rêve. Quand ils quittent le missionnaire, c'est comme s'ils se réveillaient en oubliant le rêve. Nous sommes plus qu'imbitables, nous sommes fantomatiques.
Qu'en conclure ? Nous sommes hors tradition ; nous sommes sortis de toutes les traditions — ce qui est bien par le côté innovant — et cela dans un monde qui ne suit que des traditions... Les modes sont des traditions courtes.
Nous ne sommes plus à la mode, nous ne sommes pas la tradition du moment. Que faire pour qu'on le devienne ?
Je vois autour de moi, chez mes enfants par exemple, des emballements pour des modes qui pourtant n'en valent vraiment pas la peine. Ils remettent des tubes en boucle. Actuellement c'est un certain Pharrell Williams, un noir américain, avec une vidéo qui fait un malheur! Elle est jouée partout dans le monde entier.



Ça s'appelle "Happy" [en anglais = "Heureux"]. Vous la connaissez peut-être, mais j'en doute, parce que vous avez autre chose à faire qu'à écouter ce genre de braillard. Permettez-moi de vous faire voir et entendre Pharrell Williams et son tube "Happy". Je joins la vidéo à mon eMail. C'est très entraînant et joyeux, tout le monde a l'air heureux dans ce clip et c'est sans doute ce qui plaît à ceux qui la visionnent, mais mon but n'est pas tant de considérer ce succès artistique que de me dire qu'il y a des manières de s'exprimer qui plaisent au monde quasi instantanément et d'autres qui tombent à plat.
Cette video s'est vendue à des millions d'exemplaires dans le monde en un temps record.
Alors, si les gens ont l'air de rêver quand ils m'écoutent dans la rue (quand ils veulent bien m'écouter) c'est maintenant moi qui me prends à rêver que je suis capable de composer un clip de ce genre et de chanter La Révélation d'Arès de la même façon que Pharrell Williams.
Nous pourrions ainsi créer une tradition, ou une mode, même courte et ça nous ferait le plus grand bien.
J.P. (un missionnaire qui préfère rester anonyme)


Réponse :
Non, je ne connaissais ni Pharrell Williams ni sa vidéo "Happy". C'est en effet "très entraînant et joyeux", comme vous dites, mon frère missionnaire qui souhaitez rester anonyme, mais je ne vois pas pourquoi.
Je ne vois pas pourquoi vous restez anonyme, parce qu'il n'y a aucune honte à dire que la mission est très difficile. Tous nos moissonneurs et moissonneuses savent cela. Mais cette vidéo ? Que sera-t-elle devenue dans un an, deux ans ? On n'en parlera plus ; elle sera remplacée par une autre vidéo.
Vous dites que la mode est une tradition courte. Faux ! Ce sont deux choses différentes: Une mode est passagère, voire très brève, une tradition est une coutume qui dure très longtemps et qui marque profondément une culture.
Je crois que la mission de rue est une très ancienne tradition, que Jésus pratiquait déjà et les prophètes bien avant lui. Je ne pense pas que les passants dans la rue trouvent insolites nos missionnaires, mais je pense que nous vivons des temps d'immense déception générale — déception source de scepticisme ou de tiédeur — et de rythme très différent du rythme du passé ; notamment les gens sont pressés de rentrer chez eux allumer la télévision.
La télévision... voilà une autre rue, une autre place publique, mais celles-ci nous sont pour le moment fermées.
Au fond, le Père savait cela avant que nous le découvrions, puisqu'il ne nous envoie pas convertir, mais moissonner les épis mûrs qu'il sait rares au milieu des vastes et épaisses broussaille luxuriante et épines du monde. Autrement dit, nos meilleurs outils sont la constance et la patience. Nous tous Pèlerins d'Arès pourrions dire : "Aurions-nous pu ne pas nous rencontrer ?" Cette question veut dire que sans la rencontre notre destin spirituel aurait été différent.
Une rencontre de hasard (c'est le hasard qui nous fait parler aux gens dans la rue) ne devient une vraie rencontre que si l'on se revoit. Sinon il s'agit d'un simple croisement ; nous n'arrêtons pas de croiser des gens dans la rue. Il faut donc arriver à se côtoyer. Tout cela demande du temps, un jeu de circonstances favorables rarement trouvé, sans compter qu'il faut que la personne qui deviendra peut-être un Pèlerin d'Arès comprenne et accepte notre message... Rien de tout cela ne peut se réduire à une simple petite vidéo amusante et joyeuse.
Autrement dit, ne vous laissez pas décourager parce que votre mission paraît nulle à côté du braillement chanté de Pharrell Williams. La mode que lance cet homme, qui ne durera pas plus que celle du scoubidou, n'a rien à voir avec la profondeur et les perspectives de La Révélation d'Arès.
Reprenez votre mission avec courage et patience, mon frère, et méfiez-vous de vos propres habitudes d'aborder et parler qui deviennent peut-être pour vous une petite tradition pernicieuse... Variez non votre tract, qui je pense rappelle que la pénitence est le fond du salut, mais votre façon de faire et dire et vous découvrirez un jour des mots, un ton, un petit quelque chose, qui, comme on dit populairement, "feront tilt".


06fev14 152C39
Je n’avais pas prévu d’envoyer un autre commentaire ce soir, et puis, porté par la qualité du commentaire de notre sœur Patricia et par votre réponse, j’ai commencé à écrire sur une idée que je voulais transmettre depuis longtemps, pas forcément pour freesoulblog d’ailleurs,  et "de fil en aiguille" cela à donné un commentaire :
Passer du télégraphe au téléphone s’est fait à une vitesse ultra-rapide malgré les frais immenses investis dans la construction des réseaux télégraphiques traversant tous les pays. Dès que le téléphone est apparu, en moins de 30 ans (si ma mémoire est bonne), il a supplanté le télégraphe, partout dans le monde, tout simplement parce qu’il donnait une meilleure communication.
La Vie spirituelle quand elle apparaîtra fera de même pour supplanter les traditions malgré les nombreux efforts que les hommes ont fait pour les suivre et les défendre. C’est pourquoi, je crois, Dieu nous dit : Ne te préoccupe pas de te défendre (des ennemis des traditions aussi), affaire-toi à ce que Je te commande aujourd’hui (Rév d'Arès 29/6).
Accomplis la Parole ! Alors la lumière vivante dans les êtres, de la Parole accomplie, d’évidence attirera certains hommes, épis mûrs ou en voie de mûrissement.
Que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux (Sermon sur la montagne Matthieu 5/16).
Dieu, merci ! Parfois les hommes ne sont pas fous, ils prennent ce qu’il y a de mieux. À nous de rester prudents : Tu ne refuseras tes conseils à personne, même au plus impie ; tu lui refuseras l'entrée de Mes Assemblées, car Mon Salut commence dès ce monde, et parce que tu ne peux disposer de Ma Force mais seulement de ta prudence (Rév d'Arès 35/10). et de veiller avant tout à accomplir sans cesse, à fuir toute tradition de polémique, et de laisser aux hommes le temps de la remise en cause.
Je crois qu'il est très important de ne pas oublier notre petitesse provisoire qui ne restera provisoire que si nous sommes très, très patients. Il y a une tradition à vouloir être grand pour gagner, alors que Dieu nous dit, si je comprends bien, à travers toute sa parole : David qui vainc Goliath... peu importe ta petitesse si tu accomplis, car si tu accomplis [Moi le Père] Je suis avec toi et avec Moi tu peux tout (ce qui est vraiment essentiel pour changer le monde (Rév d'Arès 28,7). Cultive l’humilité de revenir sans cesse à Ma Parole ! Renonce à la tradition de l’orgueil, qui vient par la réussite familiale (versets du Coran que je ne saurais situer), professionnelle, peut-être même qui vient par une certaine réussite spirituelle, et tu réussiras !
Il y a aura surement des moments difficiles à passer spirituellement, si une certaine puissance arrive trop tôt au mouvement des Pèlerins d’Arès. C’est peut-être pour cela, par réalisme, que Dieu nous prévient de ne pas nous décourager à cause de notre petitesse qui durera longtemps mais qui, paradoxalement, est la garante de notre réussite future.
Ne geins pas : "Quel homme faible peut abattre une seule citadelle ?" Si tu ne perds ni ta paix ni ton courage par des pensées vaines, il ne te sera pas demandé compte des épis restés debout malgré toi, mais de ton découragement, qui est impiété (Rév d'Arès 13/8).
Je profite de ce commentaire pour vous souhaitez mes meilleurs vœux de réussite, au sens de Dieu, pour cette nouvelle année. En janvier j'avais été tellement absorbé par l'écriture de mon commentaire que j'avais oublié.
Bernard dlF. de Bretagne Sud


Réponse :
Merci pour vos bons vœux, même en février. Il n'y a pas d'époque pour souhaiter le meilleurs à ses frères et sœurs.
Toutes les exhortations, que vous citez, que nous lance Dieu par La Révélation d'Arès pour que nous ne perdions jamais courage, prouvent la connaissance profonde que le Créateur de sa créature humaine. Il sait que le pécheur a perdu les puissantes individualité et créativité que son ancêtre d'avant la chute avait en Éden.
Aujourd'hui tout homme se trouve sans cesse entraîné par deux besoin contraires: Être lui-même, ce qui le sépare de son groupe, d'une part, et appartenir à son groupe, ce qui l'ampute de beaucoup de ses possibilités personnelles, d'autre part. C'est dans la tradition que l'homme trouve à peu près l'équilibre entre ces contradictions. Voilà pourquoi entre autres raisons, il tient tant aux traditions sans le savoir.
 Et nous Pèlerins d'Arès nous n'échappons pas facilement à cette position médiane entre le moi et les autres. Il nous faut sans cesse nous observer, nous reprendre, nous infliger l'obligation de retrouver le moi, car c'est le moi qui aime le prochain, le moi qui pardonne, le moi qui fait la paix, le moi qui trouve l'intelligence du cœur et qui se rend libre de tous préjugés. Personne que moi ne fait pour moi la pénitence qui me sauvera.
Certains diront que ce moi est égoïsme. Non, il est retour vers les chemin de l'amour. Les traditions ont des effets de masse. Or, il n'existe pas d'amour de masse.


06fev14 152C40 
Traditions, coutumes et croyances s'entremêlent et opposent les hommes entre eux.
La tradition lorsqu'elle reste confinée aux fêtes locales semble rassembler ses habitants en une journée joyeuse et festive, mais lorsqu'elle doit s'imposer aux autres elle devient alors l'ennemi de la liberté et du bien.
Le deuxième livre des Maccabées, dans l'Ancien Testament, nous rapporte l'assassinat de façon monstrueuse, ordonné par le roi Antiochus Épiphane, envers sept frères juifs et leur mère qui ont préféré,  par respect de leurs traditions, mourir sous la torture, plutôt que de manger de la viande de porc (2Maccabées 7/1-42). J'ignore la part de légende et la part de vérité de ce récit, mais je constate, encore de nos jours, que la tradition est souvent imprégnée de croyances et qu'elle peut déclencher l'horreur et la fureur chez celui qui la rejette.
Dans le Nouveau Testament, les Évangiles de Marc et Matthieu racontent l'altercation entre Jésus et les pharisiens au sujet de traditions non respectées. De cette controverse, Jésus tirera un enseignement pour une meilleure compréhension du pur et de l'impur.

Les Pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem se rassemblent auprès de Jésus, et voyant quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées — les Pharisiens, en effet, et tous les Juifs ne mangent pas sans s’être lavé les bras jusqu’au coude, conformément à la tradition des anciens, et ils ne mangent pas au retour de la place publique avant de s’être aspergés d’eau, et il y a beaucoup d’autres pratiques qu’ils observent par tradition : lavages de coupes, de cruches et de plats d’airain —, donc les Pharisiens et les scribes l’interrogent : "Pourquoi tes disciples ne se comportent-ils pas suivant la tradition des anciens, mais prennent-ils leur repas avec des mains impures ?"
Jésus leur dit : "Isaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent, les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains. Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes."
Et il leur disait : "Vous annulez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. En effet, Moïse a dit : Rends tes devoirs à ton père et à ta mère, et : Que celui qui maudit son père ou sa mère, soit puni de mort. Mais vous, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : Je déclare korbân (c’est-à dire offrande sacrée) les biens dont j’aurais pu t’assister, vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère et vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous vous êtes transmise. Et vous faites bien d’autres choses du même genre."

(Korban nous dit en appendice la Bible est un mot qui signifiait à l'origine "offrande à la divinité". Dans l'Ancien Testament, on voit que l'offrande a été longtemps l'immolation du premier né d'une famille, puis l'enfant sera remplacé par un animal  (Ez 20,28). Du temps de Jésus, l'homme qui déclarait korban choisissait d'offrir ses biens au Temple et n'était plus tenu en contrepartie de subvenir au soutien de ses parents âgés ou démunis).

Et ayant appelé de nouveau la foule près de lui, Jésus leur disait : "Écoutez-moi tous et comprenez ! Il n’est rien d’extérieur à l’homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller, mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende !"
Quand il fut entré dans la maison, à l’écart de la foule, ses disciples l’interrogeaient sur la parabole. Et il leur dit : "Vous aussi, vous êtes à ce point sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui pénètre du dehors dans l’homme ne peut le souiller, parce que cela ne pénètre pas dans le cœur, mais dans le ventre, puis s’en va aux lieux d’aisance" (ainsi Jésus déclarait-il purs tous les aliments). Il disait : "Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les desseins pervers : débauches, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l’homme."  (Marc 7/1-23, Matthieu 15/1-20).

Les traditions sont indiscutablement un frein à l'évolution de l'humanité.
C'est fou ce que l'on fait par habitude, par tradition. En regardant de près, notre vie en est imprégnée.
Les générations passent et beaucoup de traditions restent. Je me dis que les mouvements de population, appelés à s'accentuer, atténueront peut-être davantage les traditions. Mes parents ont quitté leur village mais sont restés dans leur département. J'ai quitté mon département mais je suis resté dans mon pays. Une de mes filles a quitté le pays et aspire à travailler à l'étranger. De génération en génération, la population se déplace de plus en plus loin, se mélange, tout change très vite. Mais parents se posaient peu de questions sur la vie, ils vivaient selon la tradition, c'est-à-dire selon leur éducation catholique. Ma fille, elle, se pose beaucoup plus de questions pour lesquelles je n'ai pas toujours de réponse. Mais, que l'on soit sédentaire ou voyageur, les points communs qui séparent les hommes sont le mal produit par l'homme, où que l'on soit, et ce qui nous réunira restera toujours la reconquête de la liberté et la pratique du bien.
La vie est un éternel combat entre le bien et le mal, entre les hommes, et d'abord un combat contre soi-même ! Combattons dans la paix et la joie ! Merci pour votre blog qui élève nos consciences et nous libère des traditions.
Ma Main tire ta langue (comme) le rollet, le frère (y) lit le vrai.
Le frère, envoie(-le) dire (Ce Que Je dis)! Le Bien (re)tourne dans le frère.
Tu écris (comme) le Vent ride la Mer. Tu écris, le frère parle,
(il) rend la pustule de sa bouche, la fièvre sort (de lui), le cœur entre (en lui).
Mikal (est) le(ur) père, (Rév d'Arès XXXIII/9-14)

Philippe C. des Alpes du Sud

PS: la nouvelle vidéo insérée actuellement sur votre site à la page d'accueil (acte de piratage ?) m'a permis de réécouter les Pink Floyd. Toujours aussi beau à entendre !


Réponse :
Oui, la page d'accueil de mon blog a maintenant une vidéo, qui ne résulte pas d'un piratage. J'ai changé de logiciel pour éditer mon blog (j'ai maintenant Blue Griffon de Mozilla), que j'avais conçu en 2006 à partir d'un vieil éditeur (Nvu) qui d'une part n'avait pas évolué en HTML (codage) et d'autre part ne me permettait pas de travailler en agrandissant ma zone de travail.
Ma vue, celle d'un vieil homme maintenant, baisse et m'oblige à utiliser un éditeur qui d'une part tient compte des dernières évolution et permet HTML5 et XHTML5 et qui d'autre part est muni d'un zoom. L'évolution en HTML m'oblige à mettre à jour et à perfectionner tout mon balisage et mes CSS et je refais peu à peu toutes mes pages. C'est d'autant plus nécessaire que mon blog connaît un succès que je n'aurais jamais espéré pour lui ; je dois mieux m'organiser pour l'avenir. J'ai entre autres entièrement refait la page d'index et j'y ai prévu un emplacement vidéo qui, en fait, recevra des vidéos que je vais fabriquer pour m'adresser moi-même au lecteur, mais pour le moment j'ai mis une vidéo des Pink Floyd "Celestial Voices" comme bouche-trou. Voilà pour répondre à votre PS.
Ceci dit, merci pour votre commentaire sur les traditions qui "sont indiscutablement un frein à l'évolution de l'humanité."
Tout organisme vivant, l'humain compris, établit avec son milieu des échanges constants et organise ses sens de façon à percevoir de l'extérieur les signaux qui demandent le moins d'effort d'adaptation à sa vie intérieure. Chez les animaux c'est tout à fait flagrant. Mais c'est également ainsi que les traditions s'établissent dans l'humanité, parce qu'elles facilitent la paresse de l'humain qui n'a plus à se créer, à évoluer, à se remettre en question, sauf quelques individus par-ci par-là qui sont ceux que notre mission recherche, parce qu'un petit reste de ces pénitents-là, c.-à-d. de ces hommes et femmes qui renoncent à suivre la routine pour se refaire différents et meilleurs, pourra sauver la masse qui avance sous le fouet indolore de la culture ou de la tradition. C'est ce que nous dit La Révélation d'Arès.


08fev14 152C41
 Je reste dans le pur spirituel. J'ai commencé ce jour une nouvelle approche missionnaire que j'appelle "Poulain Agile", maximum [de durée]: cinq minutes.
Je prie avant d'aller à la moisson des âmes, je sens le Souffle du Père.
"Bonjour, puis-je vous poser une question existentielle qui pourrait vous surprendre ?"
La personne : "Oui."
Moi: "Considérez-vous que vous n’êtes qu’os et chair, que vous n'êtes que des cellules se mouvant dans ce corps vêtu d'une parure et menés par la politique, la religion et leur loi, comme des chiens en laisse ou autre chose de bien plus grand ?"
Petit silence, yeux pétillants, trois personnes ont eut des réactions positives, d'une incroyable ouverture ; moyenne d'âge 25/30 ans, qui réfléchissent, ont des connaissances, bien conscient des problèmes de la société qui ne s'arrêtent pas qu'à  la politique, la religion, le social, l'économie, à la France, mais planétairement, une crise qui touche directement tous les êtres humains ou qu'ils vivent.
L'un d'eux me dit: "Je suis athée."
Je lui répond: "Peu  importe ! Il y a des millions de croyants et leurs croyances n'a ont pas fait changer le monde en bien. Croire pour croire sans agir ne sert à rien, mais croire pour faire le bien oui, la solution est la. Je suis un Pèlerin d'Arès. Notre action, c'est  la pénitence joyeuse."
J'explique tout en disant le kérygme, l'historique de la chute d'Adam, la venue des prophètes, La Révélation d'Arès qui n'a pas d'antécédents dans toute l'Histoire, le prophète qui l'a transcrite sur le vif, qui la transmet par oral, par écrit, par des enseignements, par nous ses apôtres. Nous avons la Parole Pure de Dieu et son prophète est encore vivant, et ça passe.
J"ajoute: "Ne sentez-vous pas en vous que vous êtes bien plus qu'un animal pensant, même athée ? Il y a en vous la nostalgie des temps ancien, le gène d'Adam. Croire n'est pas le plus important. Le plus important c'est faire le bien."
Trois des contactés sont en harmonie avec les propos échangés. Je [leur remets un] texte correspondant à l'esprit de  l'échange que j'engage et cela afin qu'en le lisant, ils retrouvent le fil de la discussion.
Je leur laisse également freesoulblog.net.
Le dernier contacté, Maxime, une trentaine d'année, m'a dit: "Je suis pressé mais, je pourrai venir vous rencontrer. Je suis curieux et ce que vous dites est intéressant,." Il a mes coordonnées.
Voila de petites news de la moisson.
Un Didier d'Ile de France.


Réponse :
Si ceci est la mission que vous venez de mettre en pratique, quel genre de mission faisiez-vous auparavant ? Ce que vous venez de faire est tout simplement ce qu'il fallait faire depuis toujours. Je remarque que vous utilisez le mot pénitence associé à "joyeuse", ce qui lui enlève sa place centrale. Le mot passe sans être assez remarqué, mais j'imagine qu'il figure d'une façon plus caractéristique sur le papier que vous avez remis aux personnes de rencontre.
Ce commentaire ne répond pas au sujet de mon entrée 152, mais je l'affiche, parce qu'il signifie que vous aviez une sorte de tradition de mission avant aujourd'hui et que vous venez de la rompre. C'est bien.


08fev14 152C42
Quelles émotions avec votre blog.
Je tombe sur le morceau des Pink Floyd qui m'enflammait adolescent, et que j'ai joué et joué...
Autre émotion partagée avec mon épouse : l'effroi, la "révolte tentante" (?) en comprenant que "nous" pouvons perdre la terre.
Quel choc !, mais je l'avais déjà pressenti en vous écoutant. Venant de vous, je suis persuadé comme l'indique la sourate Qaf (50) que vous percevez les échos du jour, Jour de menace aussi (Isaïe, etc...), et qui a en quelque sortes déjà commencé.
Dieu aussi perdrait la Terre ?
Et pleureraient avec Lui les âmes de cette perte déchirante ?...
Nous serions comme ces flamants roses (Pink Floyd), sur les bords d'une lagune qu'on hésite à quitter, tant ses merveilles nous nourrissent. Nous chanterions d'un chant "organique" comme le chant d'une âme qui sait qu'elle ne peut se dresser qu'avec ses pairs...
Pardonnez-moi ! Je ne parle pas non plus de traditions, quoique.. à l'âge où je chantais, pianotait et tapais sur mes fûts de batterie au son de ces "Celestial Voices (Voix Célestes)", je n'avais pas conscience du poids des traditions, je sentais les ailes me pousser...
On dit qu'il y a quelque chose de l'ange chez les assez jeunes.
Les anges, je m'en foutais complètement, j'entendais parler de ce mot creux pour moi. Vous me direz peut-être : "Mais pourquoi s'intéresser à ces êtres de feu et de lumière quand on est soi-même brûlant de l'intérieur ?"
J'ai découvert que l'ange existait avec mes propres yeux, et j'ai appris de vos lèvres que l'ange, de toutes façons, on allait le retrouver. L'ange c'est toujours comme une partie de nous-même aussi, n'est-ce pas ?
Dès que le tison de la Parole est en nous, "notre" (ou "nos") ange(s) est (sont) là.
Alors ces âmes malheureuses, exilées de la planète devenue invivable, ce seront les âmes des "spectres" unis à leur corps de feu, les mémoires d'humains qui brûlent d'une foi inextinguible, d'une foi si forte qu'ils ne peuvent que vivre en continuant leur mission, en se rassemblant, promouvant et construisant partout avec les échos du Tout-Puissant un hymne sans fin.
Pardonnez ma longueur, mais en voyage à Strasbourg, prenant un jour de "vacation" avec mon frère Fabrice C. et Stéphanie, je suis retourné sur un lieu de passage et d'enfance quand mon père y réalisait un film. Dans un petit village se trouve encore l'ossuaire, une petite montagne de crânes et d'os, ouvert aux regards des passants en pleine campagne. Et bien sûr nous pensions au passage de La Révélation d'Arès : Non pas un homme montre la Voie ; non pas un autre homme trouve la Vie, mais beaucoup d'hommes se succédant au tombeau montreront la Voie, une multitude dont les os ajoutés dresseraient une montagne trouvera la Vie, parce que le Père ne donne plus la Vie ; Il L'a donnée une fois, l'Oasis (24/03).
Que sommes-nous aujourd'hui, si ce ne sont des petits groupes, comme des petits volcans qui couvent leurs feux avec tendresse et pugnacité ?
Faisons en sorte de devenir aussi visible que le mont Fujiyama ! Sion ! Non plus une colline vosgienne, mais beaucoup plus majestueux et imposant à terme !
À Strasbourg, la triste cathédrale fait pâle figure par rapport aux temples modernes de l'Europe, froids, eux aussi, de verre, de métal et de béton.
Je prie en écrivant à mes frère de Strasbourg, à qui Yaël lançait un appel, que je veux relayer ici :
Le Fond est là, et sur Lui se referme le Mont !. Soyons comme des pierres qui montent (Rév d'Arès iii/04), des Monts hauts (vi/01) qui s'élèvent avec leur Voix de Fer (vi/06) vers les mondes sans heure (vi/03), dans la Main du Père (xvi/18)... Devenons plus "démesurés" que ces Temples traditionnels ou modernes, nous, avec nos simples pieds sous tous les temps, en nous rencontrant de temps en temps, en cherchant notre compagnie.
Difficile, la moisson, bien sûr ! Difficile aussi ce liant entre nous.
Frères de Paris, isolés ou multiples — l'un n'empêche pas l'autre — sachons bien nous sentir, nous entendre, nous relier. Pensons à nous tous les jours !
Bâtissons, bâtissons, jusqu'à recouvrir les traditions de nos cœurs, de nos pierres de feu.
Déjà meurent les traditions, c'est évident. L'immense crise d'identité de l'humanité n'a jamais été aussi criante qu'aujourd'hui (la renaissance européenne, c'est du pipi de chat en comparaison). La tentation du repli sur des masques de pacotille n'épargne quasiment personne sur la terre aujourd'hui...
Sachons aussi accompagner leur disparition comme un aide-soignant aux coté d'un mourant !
Laurent L'H. d'Ile de France


Réponse :
Oui, "la triste cathédrale fait pâle figure par rapport aux temples modernes de l'Europe, froids," mais elle reste un vivant témoignage d'espérance, même si ce fut sur des bases erronées, c'était quand même la foi dans la capacité spirituelle de l'homme. Cette foi a disparu. La cathédrale, aujourd'hui une énorme boîte vide où circulent des touristes, c'était beaucoup mieux que ce qu'on voit aujourd'hui.

Vous l'avez très bien dit, "la planète" est "devenue invivable" et c'est notre cage.
J'ai moi-même beaucoup de difficultés à vivre les temps que je vis maintenant. Je dis quelquefois à mon épouse: "Non seulement ce monde n'a plus rien à voir avec le monde dans lequel nous nous sommes mariés il y a quarante-six ans, mais il a encore moins à voir avec le monde dans lequel je suis né il y a bientôt quatre-vingt-cinq ans.
Quand j'étais enfant vivaient encore des vieilles personnes qui avaient été jeunes sous Napoléon III. Ces vieilles personne nous disaient qu'elles n'admiraient en rien les voitures automobiles, le téléphone, la TSF (on ne disait pas encore radio), etc. et qu'elles regrettaient l'heureux temps des carrioles et des chevaux, des guinguettes au bord de la Marne et de la Seine, et surtout une tout autre façon de penser l'humanité, son destin, son avenir, une tout autre façon d'espérer en somme.
Voilà bien qui explique l'énorme difficulté de notre mission. L'humanité n'a rien gagné à la technologie, mais celle-ci lui masque une autre figure de l'homme et de son destin. C'est un voile épais qu'il nous faut percer. Courage, nous y arriverons !


Les traditions sont comme des bittes d’amarrage dans un port auxquelles. Nous y attachons nos vies pour être sûrs de ne pas être emportés par les courants vers le grand large.
Mais le voilier n’est pas construit pour rester à quai (Rév d’Arès 17/3).
J’ai attaché ma vie aux traditions de ma famille, puis de mon entourage pour être sûr d’obtenir leur bienveillance. Plutôt que de choisir l’Amour du Père, j’ai choisi l’attachement comme des amarres qui me liennent à ce que pense les autres. Cela me donne une illusion (Rév d’Arès 23/3) d’existence, voire même de liberté… tant que je me conforme à la tradition locale à laquelle j’appartiens. Je devrais dire aux traditions, car chaque groupe que je fréquente possède sa tradition, ce qui m’oblige à m’adapter sans cesse.
Je suis morcelé… La peur de perdre mes liens, mes amarres me coupent en dix (Rév d’Arès xxiv/3).
La Révélation d’Arès m’appelle sans cesse à la vigilance pour m’attacher, rester attaché et m’attacher encore à la Lèvre du Père, seule manière pour être un dans moi (Rév d’Arès xxiv/2)!
Pour cela je dois larguer une à une les amarres des traditions et faire confiance comme un enfant (Rév d’Arès 33/8) à la Parole pour la laisser tracer son cours (Rév. d’Arès 28/3) pour qu’Elle me guide vers le grand large, la Mer Qu'on trouve sur les Hauteurs qui n'est pas d'une nature connue de l'homme (Rév d’Arès 20/4).
Ainsi, la seule crainte qui doit me rester, c’est celle de lâcher la Lèvre du Père, mais cette amarre-là, cette crainte-là, est salutaire (Rév d’Arès 17/6). Cette crainte-là, est une joie pour l’homme pieux (Rév d’Arès 28/25), pour celui qui prononce la Parole pour l’accomplir (Rév d’Arès 35/6).
Merci pour cette entrée qui m’invite à la joie du grand large.
Louis-Marie de Belgique


Réponse :
Un vieux dicton chinois dit: "Les sages en font trop et les autres pas assez," mais vous, frère Louis-Marie, vous me paraissez dans la bonne moyenne. Merci pour ce beau commentaire.
Nous vivons des temps où superficialité et précipitation d'une part et traditions d'autre part ont la haute main sur les communi­cations. Entre les deux plus rien, plus de temps pour comprendre, même pour comprendre ce qui est d'importance vitale comme La Révélation d'Arès. et nous Pèlerins d'Arès nous nous trouvons dans les ombres des profondeurs disparues du discours humain, parce que nous sommes, en décalage avec ce monde, dans la nécessité de réexpliquer ce qu'est l'homme, de rappeler qu'il n'est pas un animal, qu'il est image et ressemblance du Père et que son destin est tout autre que celui que les idées qui courent actuellement lui promettent à tort.
Il fut un temps où ce que nous disons aux hommes fut brillant et passionnant, mais maintenant c'est terne. Nous éveillons des échos lointains au fond des gens de rencontre dans la rue, mais ils oublient presque instantanément ce qu'on leur a dit. Il nous faut donc une patience d'ange pour poursuivre notre apostolat et je sais que vous le faites en Belgique.
Aujourd'hui, être sage, c'est être sage comme des enfants obéissants et tranquilles. Nous, nous parcourons les rues avec une autre sagesse, calquée sur la Sagesse créative du Créateur, en nous efforçons de remplir le vide entre superficialité et précipitation d'une part et traditions (= idées reçues, religion, paresse, etc.) d'autres part.
Merci pour ce beau commentaire.


08fev14 152C44 
J'ouvre votre blog chaque fin de semaine, mais j'avoue que quand il est trop abondant je ne fais que le parcourir.
Ce matin, surprise ! Je découvre que vous avez apporté des modifications à votre page d'index (première page avec les liste des entrées, leurs dates et leurs numéros) et qu'il y a maintenant une vidéo.
Je ne vous ai encore jamais vu, sauf sur des photos ici et là, mais là vous êtes vivant et vous parlez.
Cette vidéo "Michel Potay parle de Jésus apparu en 1974" est pour moi une découverte. En un peu plus d'une minute vous devenez un être vivant.
Pour votre âge, 84 ans, vous êtes plutôt bien encore et vigoureux. Vous avez une voix très particulière. Je n'avais encore jamais entendu une voix comme ça. C'est un témoignage simple dans un endroit simple (chez vous, je pense, et dans la pièce où Jésus vous est apparu il y a 40 ans), mais pour moi très important. Vous êtes sans aucun doute une personnage hors du commun.
Comptez-vous changer la vidéo de la page index régulièrement ?
Victor V. de Lorraine


Réponse :
Oui, j'ai refondu entièrement ma page d'index pour la moderniser informatiquement. Elle est maintenant en HTLM 5. J'utilisais auparavant un très vieil éditeur HTLM.
J'ai pensé que la vidéo publiable sur l'internet est un progrès que je dois utiliser. Comme je suis seul, géographiquement isolé, pour faire tout cela, il me faut tout apprendre dans des livres. Mon blog (comme mon site michelpotay.info) est entièrement de mon propre cru.
J'ai essayé plusieurs procédés pour publier des vidéos, mais j'ai rencontré des problèmes... J'abrège pour dire que j'ai finalement trouvé le procédé qui me paraît présenter la meilleure sécurité tout en fonctionnant sur tous les navigateurs.
La vidéo "Michel Potay parle de Jésus apparu en 1974" que je viens d'installer a été enregistrée chez moi à Bordeaux en 2010. Elle n'a pas été tournée à Arès où m'avait apparu Jésus en 1974. Cette vidéo est une petite partie d'un DVD de 32 minutes, que je conçus et fabriqua avec l'aide de ma fille Nina  pour la mission de Nice que je commençai cette année-là. J'avais alors 81 ans. Je vais maintenant sur mes 85 ans. Je dois avoir notablement vieilli, mais nous verrons cela dans les vidéos que je vais enregistrer pour mon blog.
Je ne suis pas un artiste et je n'ai aucune formation pour paraître devant une caméra. Je suis là comme je suis dans la vie.


09fev14 152C45 
Vous avez dit que vous aviez voté Hollande, m'a-t-on dit, ce qui correspond à vos vieilles idées de gauche, mais ce n'est pas ce que je veux souligner. Ce que je souligne, c'est que vous avez suivi la tradition de l'élection, la tradition républicaine, même si vous ne l'avez peut-être pas fait "avec des trémolos" dans la voix.
Vous ne respectez donc pas vous-même l'idée de balayer les traditions.
Autrement dit: "Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais !"
Vous êtes quand même gonflé. Comment peut-on vous croire et vous suivre ?
Non signé


Réponse :
Non, j'ai voté Sarkozy aux dernières présidentielles.
Il est vrai que j'ai dit une fois, je ne sais plus où (à Marseille peut-être en décembre 2013) que j'avais voté Hollande ; sœur Christiane me reprocha cette erreur dans le taxi qui nous emportait vers notre hôtel après la réunion. Je ne savais pas pourquoi j'avais fait ce lapsus... La fatigue sans doute.
J'ai voté Sarkozy non parce que l'homme me plaisait, mais pour deux raisons: La première est qu'il n'avait rien fait contre les Pèlerins d'Arès contrairement aux gouvernements précédents qui les avaient classés parmi les "sectes". La seconde est que Sarkozy sans être capable d'être autre chose que politique, partisan et limité, avait quand même quelques capacités, alors qu'on ignorait complètement de quoi Hollande était capable, puisqu'il n'avait jamais participé à un gouvernement, n'avait même jamais été sous-secrétaire d'état.
Mais ce n'est pas tant cela que vous me reprochez que le fait d'avoir cédé à la "tradition républicaine".
Dites-vous bien que je suis un homme. Homme, je suis capable d'erreur (la confusion Sarkozy/Hollande en est un exemple) et je suis un pécheur. Je ne suis qu'un pénitent, c'est-à-dire guère plus qu'un homme du temps qui vient (Rév d'Arès 16/10, 30/13), pas l'homme du temps venu. Je suis un homme non seulement capable d'erreur, mais capable de péché, même s'il s'efforce sans cesse d'écarter l'erreur et le péché de sa vie. Si le Père exhorte l'homme à devenir saint comme Il est saint (Lévitique 19/2), c'est justement parce que l'homme n'est pas saint. D'ailleurs, la prière Père de l'Univers le dit: Toi (Père) seul est Saint (12/4).
L'enjeu ultime du salut est la Parole accomplie (Rév d'Arès 35/6) ou Vérité accomplie. Or quel pouvoir politique, royal, républicain, économique ou autre, songerait en ce monde à s'avouer faux ? Aucun. C'est contre la vérité ou plutôt les multiples vérités du monde, de ses pouvoirs et de ses traditions, que la Vérité s'érige et cette Vérité ne s'érige pas en déclaration pour dire : Ceci est faux, ceci est vrai, mais elle s'érige en accomplissement: La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7).
Accomplissement de quoi ? Du Bien ! Voilà à quoi je m'applique: Exhorter le monde a devenir un monde de Bien. Comment ? Par la pénitence.
Je l'ai déjà dit dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas," il n'existe pas de vérité absolue accessible à l'homme. Pour cette raison le Père ne dit pas: "Vous trouverez le salut parce que vous aurez déclaré: Ceci est faux, ceci est vrai (credo)" ; le Père dit "Vous serez sauvés, parce que vous aurez été des hommes et des femmes de Bien accompli."
Le problème de la Vérité n'a donc rien à voir avec le fait de déclarer: "J'ai voté pour Hollande", ou "J'ai voté pour Sarkozy", ou "J'ai cédé à la tradition républicaine en votant", ou "Je ne voterai plus jamais." La Vérité n'a à voir qu'avec l'accomplissement du Bien, de l'amour du pardon, de la paix, de l'intelligence spirituelle et du fait d'être libre de tous préjugés et peurs.
Je ne me hasarde plus que rarement dans la rue pour l'apostolat public au hasard des passants de rencontre, parce que je vieillis et je n'ai plus la force de me défendre si l'on m'attaque physiquement, comme cela fut le cas par la passé. Toutefois, quand il m'arrive encore d'être apôtre de rue, je dis simplement aux gens de rencontre: "Il n'y a aucune vérité en ce monde, les religions ont toutes trompé leurs mondes, il n'y a qu'une voie vers le Salut du monde, c'est de devenir bon, de faire le bien. Je suis un Pèlerin d'Arès et je vous appelle à devenu un homme (une femme) de Bien. C'est tout et c'est énorme."
Les traditions, elles, s'opposent à mon discours d'apôtre et c'est pourquoi mes paroles s'écrasent sans le moindre effet sur le mur qu'est à peu près chaque passant dans la rue, sauf les quelques uns qui entrouvriront une porte — Ce sont eux que je cherche —. Les traditions sont les pierres ou les briques du mur en question ; elles fixent les idées générales dans et avec lesquelles les gens évoluent.
Donc, déjà en contredisant les idées générales par ma façon de faire je rejette la tradition.
Michel Foucault, le philosophe, usait d'une image. Pour lui l'homme en quête de vérité observait du dehors un bocal où nageaient les poissons du monde, mais comme il dépendait lui aussi des réalités du monde, il lui fallait bien entrer dans le bocal de temps en temps. Et il concluait (j'abrège énormément): On ne peut être que sceptique, parce qu'il faut se partager entre l'extérieur et l'intérieur du bocal, entre deux vérités en somme.
Moi, comme Michel Foucault tantôt j'observe le bocal de poissons rouges du dehors, tantôt j'entre dans le bocal, parce que je ne suis pas envoyé par Dieu m'isoler dans une grotte du désert comme l'anachorète Antoine, mais cela ne me rend pas sceptique. Je me dis: Je suis un pécheur et c'est dans l'imperfection — dedans et dehors — que je dois vivre. La Vérité, c'est que je ne peux pas percevoir par l'esprit la moindre Vérité absolue, mais que je peux être homme de Bien et que cela me suffit et me tire automatiquement de ce monde de traditions et me pousse vers le salut, autrement dit, me donne une âme.


09fev14 152C46 
J'ai lu l'entrée de blog 152. Merci, mon frère, pour les réflexions utiles que vous nous inspirez ; elles peuvent être autant de réponses au monde.
Par prudence j'ai cherché la définition du dictionnaire. Tradition = Coutume, usage, conformisme, habitude... Qu'évoque pour moi la tradition par rapport à la Parole ? Un tableau comparatif, non exhaustif, me vient à l'esprit :


Tradition :
1. Elle est relative au passé.
2. La tradition est statique (objet: l'ancien).
3. La tradition est suffisance, rigidité, orgueil,
elle bloque l'action créatrice (un champ mort entouré de barbelés).

4. La tradition divise, met en exergue les différences.
5. La tradition rend sourd, aveugle, obscurcit.
6. La tradition asservit, limite.
7. La tradition célèbre la mort.


Parole :
1. Elle est relative à l'avenir.
2. La Parole est dynamique.
3. La Parole est générosité, évolution, elle nous ouvre vers l'univers, elle est enthousiaste.

4. La Parole balaie les différences, appelle à l'unité.
5. La Parole éclaire, est un guide universel.
6. La Parole libère.
7. La Parole célèbre la vie.

On pourrait encore ajouter beaucoup d'autres choses sans doute et plus explicites que celle-ci.
Marc D. du Centre


Réponse :
Merci, frère Marc, pour ce commentaire qui ne me semble pas demander d'ajouts. Ce que vous dites ici est déjà très explicite.
Je suis heureux que vous participiez aux commentaires.


11fev14 152C47
Les traditions nous plongent dans la nuit (Rév d'Arès i/7-8), elles nous empêchent de chercher et de voir la Lumière (xxviii/12-13).
La Lumière (est prise) dans le piège d'homme (Rév d'Arès iX/8).
Un des Alain d'Ïle de France


Réponse :
Comme c'est juste, frère Alain !
Si l'on compare la Lumière du Père (Rév d'Arès 12/4) à la lumière physique autour de nous, nous voyons que la Lumière s'est nommée d'après la lumière physique comme quelque chose de dynamique et non de statique.
La lumière physique n'est pas un bain immobile de clarté, mais elle est mouvement, elle se déplace ! Elle se déplace en ligne droite dans tout milieu transparent homogène, en particulier dans le vide ou dans l'air. Elle peut même changer de trajectoire lors du passage d'un milieu à un autre. Dans le vide, la lumière se déplace à une vitesse strictement fixe, mais sa vitesse varie et ralentit dans les autres milieux.
Quand on dit: "La vitesse de la lumière est constante," ce n'est vrai que dans le vide. La lumière est un peu plus lente dans l'air, et considérablement plus lente dans l'eau. Du principe de Fermat ou des lois de Descartes on en déduit les changements de trajectoire quand la lumière passe d'un milieu à l'autre en fonction de sa vitesse dans chacun des milieux.
La lumière peut même être décomposée (les faisceaux prennent des directions différentes selon leur longueur d'onde, et donc selon leur couleur pour la lumière visible) en traversant différents milieux transparents, car sa vitesse dépend aussi de la fréquence. La lumière n'est perçue que si elle va directement dans la direction d'un récepteur comme l'œil.
Pareillement, la Lumière du Père est mouvement, mouvement vers le Bien. Elle est le contraire de la tradition qui est fixe.
Merci, Alain, pour citer la Lumière comme s'opposant à l'idée de tradition.


11fev14 152C48
Pour moi, cette entrée sur la nécessité  de rompre les traditions me rappelle beaucoup celle sur la déculturation.
C’est curieux, plus je lis les commentaires et vos réponses, et plus la  lumière se fait dans ma tête et mon cœur sur ce que ces traditions pouvaient être dans ma vie personnelle.
En y réfléchissant, je les rencontre partout !
Par exemple:
Il y a longtemps, j’ai fréquenté un groupe d’amis, qui me paraissaient très “cool”, alternatifs, etc; mais je ne comprenais pas pourquoi, si on invitait quelqu’un ou rendait visite à quelqu’un, il fallait (car sinon ça paraissait bizarre) absolument amener des boissons alcoolisées ou autre [chose] du même genre. Moi j’aurai trouvé différent et plus sympa d’amener des gâteaux faits maison ou du thé — J’étais peut-être trop naïve —. Il y avait toujours des excuses pour s’isoler du monde, ne plus réfléchir à l’essentiel de la Vie : Anniversaire, festivals, samedi soir… À l’époque, je me disais que toutes ces  vieilles habitudes, n’étaient que temporaires et passagères, mais aujourd’hui lorsque je recroise ces connaissances (avec huit ans de plus), je me rends compte que rien n’a changé. Ces “vieilles habitudes” sont devenues  des traditions, qui sont si bien installées qu’il est encore plus difficile de les rompre. Beaucoup se noient dans le néant de ces traditions, et je me heurte à un mur si par chance je parviens à parler de l’essentiel de la vie, de spiritualité, de changement, bref de pénitence.
Peut-on dire que l’alcoolisme est tradition ?
Autre exemple:
J’ai été récemment licenciée pour raisons économiques. Quelque part, j’en étais plutôt heureuse, car la fin de ce contrat me permettait de voir de nouveaux horizons. Néanmoins, depuis deux semaines, j’aurais pu en profiter pour prier plus, retourner à la mission et faire de nombreuses choses utiles et productives ; or, je me suis laissée absorber par le quotidien jusqu’à en perdre toute motivation parfois !
Dans cette entrée, vous dites dans une réponse que la tradition peut aussi être notre routine, cette entrée m’a fait comprendre pourquoi.
J’aurais des milliers d’exemples de traditions à citer, que je rencontre dans ma vie et/ou que je vois dans celle dans la société. Car, en effet, est tradition toute habitude qui empêche de percevoir et de créer un présent et un futur différents du passé. Les traditions sont à toutes les échelles, officielles et non-officielles.
Finalement, si j’ai bien compris, rompre les traditions c’est aussi se déculturer…
Merci infiniment, très cher et précieux prophète, pour la lumière que vous diffusez, et dont nous avons tant besoin, en plus de la Parole.
Lucile P. de Toulouse


Réponse :
Merci, sœur Lucile, pour ce premier commentaire très vivant et significatif. Il va plaire à tous, je crois.
Votre "autre exemple", celui de votre licenciement et du mauvais usage spirituel que vous avez fait du désœuvrement qui s'ensuivit, n'est pas un fait rare, loin de là. Bien des frères ou des sœurs, qui missionnaient autant qu'ils pouvaient mais plutôt peu à cause de leurs obligations profes­sionnelles, me disaient: "Frère Michel, quand je vais être à la retraite, alors, vous allez me voir beaucoup plus souvent à la mission." C'est le contraire qui se produisait dans de nombreux cas. Une fois tombés dans le désœuvrement de la retraite, non seulement ils n'étaient pas plus missionnaires, mais ils étaient plutôt moins missionnaires, et parfois même ils disparaissaient de l'Assemblée."
L'activité entraîne l'activité, parce qu'elle entraîne à l'effort et au courage. L'inactivité entraîne l'inactivité, parce qu'elle entraîne à l'oisiveté et à la paresse. De ce fait, rompre la tradition demande effort et courage constants. Suivre la tradition résulte de paresse de l'esprit, d'un réel désintérêt pour le changement.
Nécessité d'une vigilance constante !


11fev14 152C49
Avec votre nouvelle architecture de blog, vous entrez un peu plus dans la bataille médiatique.
Dans cette bataille vos adversaires ne sont pas en reste.
La bataille risque d'être rude au point de déboucher sur des conflits sévères.
La vidéo qui suit donnera un aperçu de ce qui se prépare.
http://www.youtube.com/watch?v=GyIrEK960UA
Video de Julie Morin (Canadienne) dont le contenu semble contester radicalement la Révélation d'Arès à partir d'affirmations de Jésus (Yéchoua).
Jacques P. de Bretagne-Sud


Réponse :
Mon frère Jacques, les personnes, les livres, les conférenciers, les sites d'Internet, les videos, qui contestent ou qui relativisent directement ou indirectement La Révélation d'Arès sont innombrables. On sait, du reste, qu'au temps de Jésus, les prédi­cateurs juifs qui le contredisaient étaient aussi très nombreux. Pourtant, ce n'est pas l'enseignement des contradicteurs, mais celui du très minoritaire Jésus, qui est resté dans l'Histoir: les Évangiles.
Le temps ou l'espace qu'occupe notre discours arésien dans l'édition et surtout sur l'Internet est peu de chose face aux temps et espaces des discours opposés, dont les premiers ne sont pas cette dame canadienne et ses semblables mais les églises catholique, protestantes, etc.
Je ne crois pas que mon blog, dont l'architecture, en fait, change en arrière-plan, mais change peu en apparence — il y a juste l'ajout d'une courte video sur la page d'accueil — modifie beaucoup les rapports entre La Révélation d'Arès et détracteurs.
Au contraire, je pense que la vidéo est un medium que nous n'employons pas — à tort ! — et, pour compenser l'absence de vidéos dans les sites de nos missions ou de mes frères, j'ai pensé que, malgré mon âge, ma nullité en informatique et ma complète absence de talent vidéaste, je devais tenter d'apporter par là un peu plus de connaissance de nos personnes dans le monde.
Je veux dire qu'il n'est pas impossible que ma vidéo dans le blog soit un apport positif.


11fev14 152C50 
Merci pour cette belle entrée, qui une fois encore nous pousse à nous examiner.
La tradition, c'est l'immobilisme.
Le prophétisme c'est l'ascension.
Le pèlerin est un homme en marche. J'ai parfois essayé de le faire sentir par l'art, la plume et la peinture, au service de notre mission, sans grand succès, tant  la beauté servante du bien (Rév d'Arès 12/3) nécessite une très profonde déculturation pour véritablement toucher le cœur.
J'ai vite conclu que c'est incontestablement au contact direct,  les yeux dans les yeux, c'est à dire lors de la moisson que mon interlocuteur va percevoir le mieux ce que je porte en moi, ce message bien vivant en rupture ferme et paisible avec les traditions, colosses aux pieds d’argile. 
Un partage des deux formes d'expression, l'écrit et l'image :

CHEMIN FAISANT ...

L'Un, la Vie, l'Éternel, le Blanc  (Rév d'Arès xLv/25)!
Du Blanc, synthèse des couleurs, celles-ci jaillissent,
comme du Silence jaillissent les sons,
manifestant Sa Création.

Les couleurs tournent autour du Blanc
à juste distance.
Leur superposition donne le noir.
C'est dans la densité de la forme que veut s'exprimer le Divin
Qui s'y trouve potentiellement.

L'éveil de la matière, l'irruption de la Vie!
Le minéral, le végétal, l'animal, autant de signes de cette Vie qui jaillit,
vers la Liberté, l'individualité, l'Amour !

Le grand saut, nouvelle étape de l'éveil;
l'Éternel s'éveille à travers la femme et l'homme.
Ce sont les dons formidables
de Liberté, de Parole et de créativité
qui éclosent.

Mais la femme et l'homme mésusent de dons démesurés,
tentés qu'ils sont d'oublier leur rôle véritable
de créatures manifestant l'Éveil de l'Éternel dans la forme,
tentés qu'ils sont de sacrifier la Création sur l'autel de leur égoïsme.
Le Blanc est souillé, l'âme étouffée.

L'homme et la femme deviennent mortels, par orgueil...
Ils perdent le sens de leur vocation pour devenir des animaux bavards,
servant d'autres desseins que Ceux du  Créateur.
Le plaisir, la beauté, l'intelligence, la matière, purs moyens de trouver l'Eternel,
sont détournés de leur juste fonction, idolâtrés !

Le monde, obscurci par l'orgueil  et ses  "créations",
rongé par l'impatience, alourdi par les tentations,
devient un désert d’has (Rév d'Arès xxxix).
Tout y est culturel et feutré,
Jusqu'à la misère et aux catastrophes.

Bon sang de bonsoir,
se dit l'homme hébété,
sommes-nous autant de rats,
éructant des idées ratées,
perclus de desiderata?
Mais non! La Vie s'ébat, dans les cœurs,
appel amplifié par la fausseté et ses leurres.

Nombreux sont-ils, qui ne se résolvent
ni à l'obscurité,
ni aux lumières artificielles;
ils se lèvent!
Ce sont déjà les préparatifs
du retour vers l'Éternel.
....

             tableau d'Olivier

....
Dans cette recherche, la Lumière se fraye un passage.
"Cherche et tu trouveras " et l'âme naît, le corps véritable,
véhicule d'éternité,
comme un feu qui s'allume dans nos cœur.
Tous nous sommes appelés,
sans exception!
Il s'agit bien de notre départ d'endormis qui s'éveillent
à leur vraie vocation.

Mais le tentateur redouble d'efforts,  cherche à souiller, 
à mentir, à détourner, à soumettre, à gâcher, à endormir.
Il veut nous maintenir dans l'obscurité,
nous mener plus bas, au pire.
Ses armes? La peur du lendemain, la mauvaise conscience,
les identifications sectaires, les promesses de salut automatique.

Pour rassembler ceux qui cherchent et avertir tous les autres,
des pionniers ont accepté une dure mission d’apôtre.
Grace à eux, la Parole de Vie, de Dieu, de l'Éternel, nous parvient.
Abraham, Moïse, Élie, Jésus, Mouhamad, Mikal,
rares prophètes ayant eu les courage, patiente et piété de l'annoncer;
Ils sont les grands dérangeurs.

Mais ces messagers, libérateurs, vrais révolutionnaires,
ont été persécutés, calomniés, récupérés
par les ambitieux, les intérêts établis ou sectaires;
c'est une constante de notre histoire.
Mais rien ne peut s'opposer impunément au jaillissement de la Vie!

Pour ceux qui persévèrent sur le sentier de l'Exode,

le travail s'impose, immédiat et de longue haleine.
Non un chemin pour intellectuels ou théologiens orgueilleux;
c'est la vie simple, dans l'effort, dans l'amour, la mesure.
Les femmes y ont un rôle fondamental, bien entendu!

Pour se protéger du tentateur qui rôde,
le grand menteur de la mort inéluctable,
la Parole est là et la prière une aide inestimable;
elles emplissent de la force d'accomplir, sans impatience
ni découragement devant l'ampleur de la tâche.

Abattre l'angoisse du futur, la mauvaise conscience du passé,
et toutes les cérébralités froides qui ont engendré
tant de fausses structures, en nous et dans le monde, 
pour retrouver la voie du cœur, de la pureté, de la joie.
La grande santé!

Le travail contre l'injustice
pour aider l'opprimé contre l'oppresseur,
c'est aussi le travail pour étrangler en nous-mêmes
le goût d'être exploiteurs ou l'habitude d'être possédés.
Changer le monde, c'est d'abord se changer soi -même!

Ainsi chemin faisant, sur le sentier du pénitent,
nous-mêmes  devenons prophètes, porteurs de Sa Parole,
Messagers de libération et d'équité,
au quotidien les incarnant,
courage et humilité.

Le monde invisible participe de cette lutte;
les anges nous aident, les démons nous guettent,
Mais la Vérité peut vaincre le mensonge,
Que peut la nuit contre l'aube naissante ?
Soyons les frères de l'aube (Rév d'Arès xxxv/7)!

L'ascension mène à l'image et ressemblance de l'Eternel.
L'homme et la femme de toute race,
transfigurés par la lumière qu'ils portent dans leur cœur
préfigurent le monde changé, la victoire de l'amour, du bien, de la justice.
Son Jour dépend de nous; la Vie perpétuelle nous attend.

Mettons-nous en chemin !

Olivier d'Ile de France


Réponse :
Beau poème et belle image, frère Olivier. Merci.


12fev14 152C51
Je me demande si ce n'est pas toute l'activité humaine qui est à ranger dans le tiroir de "la tradition", étiquette désignant l'ensemble du plan humain concurrentiel du projet divin "Éden", ce que Dieu exprime ainsi : L'homme est la mort d'Adame (Rév d'Arès vii/13) ?
Malgré les guerres incessantes, souffrances et pauvreté, pollutions et cataclysmes, les dirigeants refusent d'admettre l'échec de ce plan et poursuivent leurs chimères : Croissance, plein emploi, sécurité, au prix de contraintes, taxes, mesures protectionnistes renforcées. Quant à la masse formatée très tôt pour chérir ses rêves de carrière, de pouvoir, gloire et beauté, conviennent les versets du Coran (XXIII/37): "Il n'y a que notre vie présente : nous vivons, nous mourrons et nous ne serons pas ressuscités !" ; "N'as-tu pas vu celui qui prend sa passion pour un dieu ?" (Coran XXV/43).
Même en me révoltant et luttant contre l'injustice du système, je suis longtemps resté prisonnier d'une autre forme de tradition, la culture de la révolte contre le pouvoir, un mal-être endémique qui trouve refuge sous des couleurs syndicales et politiques très diverses, car toutes insatisfaisantes : la masse qui revendique abrite une foule d’égoïstes qui crient leurs soucis, mais peu d'altruistes et de visionnaires.
Le changement commence par soi, par l'individu et non par le système ; c'est ce j'appris par votre enseignement.
Au début, je lisais La Révélation d'Arès comme un homme-taupe... sans voir. Nous sommes tellement conditionnés et formatés qu'il est difficile de se libérer de sa culture et de réapprendre à voir, sentir, imaginer un autre monde sans pouvoir, sans chef, un monde basé sur l'amour, la générosité. La parabole de l'aigle et de la taupe illustre bien pourquoi l'homme-taupe se réfugie dans les tunnels de ses traditions ancestrales et ferme l'oreille à l'Appel incessant de Son Créateur : "Que l'Aigle laisse la taupe régner au milieu des siens ! Qu'Il garde le Ciel et nous laisse la terre ! Que nous importe Son Cri Qui traverse les montagnes ; il ne parvient pas au fond de nos tunnels !" (Rév d'Arès 23/2). Comme l'écrivait Pascal dans son Apologie les hommes se divertissent pour fuir Dieu.
Il me fut plus difficile encore d'extraire Dieu des carcans de la tradition religieuse ou du cachot de l'athéisme, deux endroits où je L'avais rangé tour à tour ; difficile de réinventer Dieu. Il m'est déjà impossible de me souvenir de mes six premières années d'existence, comment mon esprit voilé par le péché se souviendrait-il de la courte période édénique où Dieu parcourait le jardin vers le soir (Genèse 3/17). Déjà du temps de Noé les chefs de son peuple s'écriaient : "Nous n'avons jamais entendu de propos semblables chez nos ancêtres les plus reculés" (Coran XXIII/24)
La signification de la première phrase de La Révélation d'Arès (1/1) que Dieu me demandait de vivre à la suite du frère aîné: Redresse-toi, homme Michel, debout ! Cesse tes pleurs et ton tremblement ! Que cesse ta honte ; Je t'ai mis nu pour te revêtir d'un manteau neuf, me vint en m'activant à la mission à force de m'adresser à des personnes qui déjà irradiaient de façon naturelle bien plus d'amour et de piété que moi. Mais le message de Jésus ne s'arrête pas à la première page et le Dessein de Dieu est de nous emmener bien plus loin : il s'agit de sauver toute l'humanité !
Face à un tel enjeu et faute de repère, je comprends pourquoi la masse préfère chercher encore une issue dans ses tunnels, continue de s'enfoncer dans ses traditions, car il faudrait une humilité inouïe pour admettre que nous nous soyons autant égarés et depuis si longtemps, pour faire demi-tour et répondre à l'Appel du Créateur des mondes.
S'Il nous enjoint d'entamer un changement radical de cap, c'est qu'Il s'angoisse pour l'avenir de l'homme qui a oublié sa vraie destinée et la réelle existence de son Père.
Paradoxalement l'Appel au changement contient une recommandation d'un effort patient sur la durée: Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2), tout en insistant sur le caractère d'urgence de ce que vous nommez "une course contre le temps", dans un de vos développements qui m'a particulièrement fait frémir :

"Si l'homme ne trouve pas cette mesure, en dépit de sa recherche folle de nouvelles ressources sur d'autres planètes (Mars), l'épuisement de la terre ira avec le mal jusqu'au péché des péchés (Rév. d'Arès 38/2) ; tout disparaîtra et plus personne ni rien dans l'univers n'aura de mémoire pour se souvenir que les hommes auront existé; il n'y aura, inaperçues, que les hordes d'ombres grises des ténèbres glacées qui erreront à travers l'espace et les quelques âmes qui courront, moins malheureuses, dans les espaces interstellaires (Rév. d'Arès vi/1-4). Autrement dit, nous sommes le début d'une course contre le temps en espérant que nous la gagnerons et qu'Éden reviendra le Jour où les jours et nuits s'arrêteront (Rév. d'Arès 31/8)" (réponse à Thierry de la Drôme des Collines 152C24).

Je prie avec tous mes frères pour effacer les frontières de la planète et j'espère que se réalise un jour la Volonté du Père : Les hommes deviennent les frères, et le monde le nuage d'or où les nations s'embrassent, où le frère ne vend pas le pain et la laine." (Rév d'Arès xix/22).
Marc chez les Helvètes, canton de Bern (Suisse)


Réponse :
Vous vous "demandez si ce n'est pas toute l'activité humaine qui est à ranger dans le tiroir de la tradition." C'est vrai pour la vie vulgaire au vieux sens de banale, commune, courante, rebattue, ordinaire, mais notons qu'il y a toujours eu en dehors de cette vie de masse des individus créatifs qui ont innové, même si leurs innovations n'ont pas toujours, loin de là, réussi à percer la muraille de la citadelle Tradition. Des artistes, des chercheurs, des penseurs... des prophètes ont été de ceux-là. Sinon, vous avez raison grosso modo.
Il y a une dizaine de jours, lors d'une réunion de l'assemblée de Bordeaux, un frère me prit à part pour me dire : "Quand même ! La radio, l'imprimerie, le téléphone, l'internet ont cassé la tradition et fait avancer l'humanité." Je lui répondis: "Pas du tout ! Ces moyens de propagation de l'expression humaine n'ont fait qu'amplifier la tradition du bavardage, de la médisance, du parler pour ne rien dire. Autrement dit, l'homme muni de ces moyens fantastiques d'amplifier ses piètres pensées et sa voix n'est pas meilleur, bien au contraire. Il est plus méchant, plus égaré ou plus abruti. À quoi, entre autres causes, se heurte notre mission, sinon à une humanité assourdie par le bruit énorme que font ces multipli­cateurs et amplificateurs de la tradition du dire-n'importe-quoi ?"
Il y a seulement deux ou trois jours on m'a adressé une vidéo intitulée "Querelle entre Mélanchon et Cahuzac." J'ai regardé un petit moment (la vidéo était d'une durée d'une heure... je n'ai pas de temps à consacrer à un triste spectacle, qui ne m'apprend rien de surcroît). Mélanchon sur son ton de harangue batailleuse habituel dit à Cahuzac que s'il était ministre, lui Mélanchon, il liquiderait en un instant la dette de 1800 milliards, tout simplement en refusant de la rembourser ! Et il reprocha à Cahuzac de ne pas en faire autant. Cahuzac répondit que Mélanchon n'était qu'un clown parce qu'on ne peut pas fonctionner sans emprunter et donc sans rembourser, sinon plus personne ne vous prête d'argent, etc. Les choses s'envenimaient et ils n'en vinrent pas aux mains parce que la table qui les séparait était très large. Bref, c'était un exemple lamentable, transmis par l'énorme technologie de la télévision: son, image, tout et tout, de la bisbille politique bien dans la tradition, dont on n'apprend rien et qui n'est qu'un triste spectacle que les gens aiment également par tradition, alors qu'ils devraient en être fâchés et passer outre. Ajoutons au passage que Cahuzac, alors ministre, devait, peu de temps après, être limogé pour fraude fiscale et Mélanchon continue sa petite carrière de bateleur politique. La technologie n'a pas brisé la tradition ; elle l'amplifie.
Moi aussi, tout comme vous frère Marc, je réfléchis beaucoup au problème de la tradition qui empêche d'avancer. Est-ce toujours le cas ?
Il y a eu des moment où des traditions furent remplacées par...  d'autre traditions revenues: Ainsi la période romaine d'Auguste assez soudainement influencée par les lettres grecques ou la période de la Renaissance européenne due au retour des arts antiques.
Mais s'agissait-il bien là de traditions brisées par l'installation ou le retour d'autres traditions, n'étaient-elles pas plutôt brisées par la ré-émergence de quelque chose qui avait frôlé la perfection et qui avait déjà été, en son temps, un liquidateur de tradition ? Car il arrive bien un moment dans l'Histoire où la perfection souhaitable est atteinte. Je me dis: Quand nous nous efforçons de pratiquer l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et la liberté spirituelles, ne faisons-nous qu'essayer d'installer une tradition du Bien... un autre tradition ?
Non, le Bien ne peut être une tradition. Le Bien est l'état permanent souhaitable de la société humaine, le point de perfection appelé par le Vous serez saints comme Je suis Saint (Lévitique 19/2). Toute tradition est marquée par le mal, ou par le médiocre, ou par l'arriération, jamais par le Bien qui est créatif par nature.
On me demande alors: "Créatif comment ?" Je réponds: "On ne sait pas, on ne sait plus, puisque le Bien a cessé de régner il y a très longtemps. Mais ce qu'on sait, c'est que le Bien est en l'homme comme y est l'image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27), quelque chose d'endormi mais qui, réveillé, ne pourra qu'être créateur à son tour."


12fev14 152C52 
Merci à vous pour cette entrée.
Merci aussi pour cette petite vidéo décrivant l'apparition de Jésus en nous rendant plus vivant cet instant qui a bouleversé votre vie , instant précédant les Théophanies encore plus bouleversantes...
Car, bien installés devant notre ordinateur ou dans un fauteuil, on ne peut évidemment se rendre compte comment votre vie a du être bouleversée et les moments terribles que vous avez du vivre !
Concernant les traditions, il n'est qu'à voir simplement comment est représentée et dépeinte la crucifixion de Jésus dans l'imaginaire et l'art religieux.
Mis à part le côté faussement sacrificiel imputé à un assassinat — car c'est un meurtre, meurtre légitimé par le pouvoir romain en place de l'époque, et légitimisation dont s'est aussi servi le pouvoir religieux) —, la représentation pictographique qui en est faite est aussi fausse.
En effet, d'après certaines fouilles archéologiques, qui ont exhumés certains suppliciés de l'époque, les romains de l'époque crucifiaient les condamnés accusés de sédition contre Rome, non en clouant les mains, comme le décrit la tradition, mais en clouant les bras à la croix, ce qui correspond bien à ce que vous avez constaté en voyant Jésus.
D'autre part, Jésus que vous décrivez est de type oriental, ce qui d'ailleurs n'est pas étonnant pour un habitant de la Palestine. Il n'est pas de type occidental avec les yeux bleus, comme le décrit l'art religieux traditionnel.
Même si l'on peut dire que ce ne sont après tout que des détails, le fait de décrire une autre réalité physique de Jésus, celle non traditionnelle, a déstabilisé et continue de déstabiliser une bonne partie des religieux qui ont lu ou entendu parler de vous et de La Révélation d'Arès.
Ceci démontre — s'il fallait encore le démontrer ! — que la plupart des traditions sont basées sur du faux ou au mieux, sur du relatif, mais pas sur le vrai qui est que le monde doit changer, évoluer [Rév d'Arès 28/7].
Actuellement, ce que nous voyons et vivons, est que tout ce qui est faux s'écroule, soit de lui-même naturellement, quand l'être humain ne s'entête et ne s'enferme pas lui-même dans ces fausses croyances et illusions, soit d'une impulsion extérieure dans le cas contraire, et là, la chute est plus dure et le réveil plus brutal pour certains....
La résultante est que bon nombre de gens perdent tout bon sens, se raccrochent à n'importe quoi et surtout à n'importe qui, ce sur quoi tirent profit les pouvoirs avec plus ou moins de ruses et d'habileté suivant les hommes en place, qu'ils se revendiquent de gauche, de droite ou de je ne sais quoi.
En réalité le seul vrai pouvoir actuel est, avec ses différentes variantes idéologiques, financier ; le véritable leitmotiv et le véritable but de ce pouvoir dangereux est de faire toujours plus de profits, peu importe les conséquences et les souffrances humaines que cela engendre.
C'est l'hyper-matérialisme, dont parlais Baudrillard, qui détruit le matérialisme par excès, c'est la civilisation du dieu argent qui sacrifie l'humain sur son autel.
Mais cette civilisation touche aussi à sa fin et s'auto-détruit par manque d'intelligence spirituelle.
Ce mécanisme d'auto-destruction n'est pas nouveau, depuis qu'Adam perdit sa véritable vocation sur terre, mais c'est un mécanisme qui maintenant touche l'humanité entière. Grâce (ou à cause) de nos progrès technologiques, toute l'humanité est touchée.
Car paradoxalement la technologie et nos moyens de communications nous ont permis de mieux profiter de notre temps à vivre d'un certain côté, mais en même temps elles ont mis à nu avec autant de force nos carences, nos faiblesses et nos fautes. La technologie ne change pas l'homme, elle ne fait que révéler ce qu'est devenu l'homme.
Et si l'homme n'accepte pas de lui-même de se réformer par la pénitence, il court à sa perte.
C'est, à mon avis, le message principal, grave et sérieux si l'en est, de La Révélation d'Arès et de son prophète, en continuité avec tous les prophètes qui l'ont précédé, quand on les lit bien.
Merci encore pour tout le travail que vous faites.
Olivier G.


Réponse :
Vous abordez le thème de la technologie qui n'a pas brisé la tradition, mais qui l'a au contraire amplifiée. C'est le thème même que j'aborde dans ma réponse à frère Marc de Suisse (152C51). Nous sommes donc bien d'accord sur ce point.
Merci aussi de trouver intéressante ma petite vidéo d'une minute où je raconte ma rencontre avec Jésus en janvier 1974.
Comme vous le dites, ma description de Jésus "non traditionnelle, a déstabilisé et continue de déstabiliser une bonne partie des religieux qui ont lu ou entendu parler de vous et de La Révélation d'Arès. Ceci démontre — s'il fallait encore le démontrer ! — que la plupart des traditions sont basées sur du faux ou au mieux, sur du relatif." C'est on ne peut plus vrai.
Dans les années 1974 à 1978 environ, beaucoup de gens accouraient à Arès en apprenant que Jésus y était apparu, mais la plupart d'entre eux arrivaient avec leurs idées préconçues sur l'image de Jésus et ils en repartaient pour ne plus jamais revenir, convaincus que j'avais vu non Jésus mais le diable. Simplement parce que je leur disais que Jésus ressemblait à un bédouin du désert et non à un Jésus raffiné, blond aux yeux bleus, et que les avant-bras et non les mains portaient les stigmates. Mon discours allait contre tradition et, aujourd'hui encore, le discours de nos missionnaires va contre la tradition religieuse, et notre travail apostolique n'en est pas du tout facilité. Mais nous sommes là pour dire la Vérité et non pour composer avec les idées reçues et je vous remercie d'être de notre côté.


14fev14 152C53
Je pense à la mort, aux coutumes selon les cultures, les pays ; le funéraire est une tradition parmi beaucoup d'autres.
Je me souviens que vous aviez parlé des Papous qui, lorsqu'un des leurs meurt, lèchent leur mort et pour eux cela a une très grande signification, alors qu'à nous Occidentaux cela pourrait paraitre abject, tout comme un papou considérerait comme abject de vider de son sang un mort, de l'embaumer, de l'incinérer, etc.
Je pense à la Veillée 33 qui met fin aux traditions concernant la mort. Pour nous Pèlerins d'Arès ceux qui quittent leur chair ne sont pas mort. Ils vivent dans l'au-delà et, par ailleurs, ils restent vivant dans le cœur de ceux qui les aiment.
Je vous ai envoyé le lien ci-dessous sur votre boite gmail. C'est une vidéo de 3.47 minutes.
"Pèlerins d'Arès petit reste héros du Bien Pénitence"
Voici le lien de téléchargement: http://we.tl/64KD6Pc0YG

Voir plus bas 152C74 (vidéo refaite)

Didier Br d'Ile de France


Réponse :
Cette vidéo peut être utile à des missionnaires pour animer leur présentation de La Révélation d'Arès et des Pèlerins d'Arès.
Merci, mon frère Didier.


14fev14 152C54
"Nous sommes là pour dire la Vérité et non pour composer avec les idées reçues" (Votre réponse 152C52).
Cette phrase me gène beaucoup et explique peut-être pourquoi je ne suis pas Pèlerin d'Arès.
Celui qui prononce cette phrase ne se  rend pas compte qu'il déclasse tous ses frères et sœurs qui ne peuvent pas dire la Vérité mais seulement leur convictions et en particulier leurs convictions dans les idées reçues et les traditions.
Or, tout homme n'est-il pas libre dans ses convictions ?  Au nom de quoi faudrait-il en déclasser un seul ?
Je serais avec les Pèlerins d'Arès quand ils exprimeront leur conviction de ce qui est la Vérité, ce qui correspond en effet  à ma propre conviction.
En introduisant cette nuance, je reste en égalité avec les hommes qui ont d'autres convictions que je me doit de respecter,et en particulier cet Australien qui se prend pour la réincarnation de Jésus et qui pour le coup, sort des idées reçues en se mettant à dos la Terre entière ! Sa conviction est telle qu'il a réussi à perforer les murs médiatiques. Cet homme n'est peut-être pas un exemple de conviction, mais un exemple d'action pour celui qui voudrait bousculer les idées reçues. Or, c'est bien sur nos actions et non sur nos convictions que nous serons jugés. Si cet Australien répand massivement le Bien autour de lui, il sera plus justifié que moi qui prétend camper dans la Vérité, sans grande efficacité.
Jacques P.


Réponse :
Quand je dis : "Nous sommes là pour dire la Vérité et non pour composer avec les idées reçues", j'entends par "nous" les pénitents et moissonneurs, que nous appelons aussi missionnaires.
Or, à ma connaissance, vous n'êtes pas missionnaire.
Vous avez, je pense, une vérité qui est notre Vérité, à savoir c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7), mais vous ne rejoignez pas notre mission publique, notamment de rue, en tout cas pas que je sache.
Ceci dit, vous avez naturellement parfaitement le droit d'avoir et d'exprimer votre vérité, si elle est différente de notre Vérité. C'est un point que nous Pèlerins d'Arès ne discutons jamais, car les hommes sont créés libres comme le poulain agile (Rév d'Arès 10/10).
Pénitents et moissonneurs, nous ne sommes pas meilleurs que d'autres ; nous avons seulement choisi une voix très difficile, celle de l'apostolat public, les yeux dans les yeux.
Ceci dit, mon frère Jacques, si vous êtes un homme plein d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence et liberté spirituelles, vous serez plus justifié que moi qui n'y arrive pas aussi bien que je voudrais et qui ne suis qu'un pécheur.
Je pensais que vous saviez tout cela qui est sans cesse répété dans ce blog. Gardez votre paix !


14fev14 152C55 
Merci, Frère Michel, pour cette entrée qui une fois encore invite le lecteur à réfléchir à la manière dont il fonctionne au quotidien. Généralement on suit une tradition sans trop se poser de question : "Cela s’est toujours passé ainsi !" Autrement dit: "Il n’y a aucune raison pour que les choses changent."
La tradition est immobilisme. Tout le contraire de La Parole qui nous dit : La Vérité c’est que le monde doit changer. (Rév. d’Arès 28/7).
De même, la tradition n’incite à aucune réflexion.
Heureux les réfléchis, ils hériteront la terre (Matthieu 5/4).
Dans la moisson de rue, la plupart des personnes que je rencontre croient en Dieu par tradition. Ne dit-on pas : "La France est un pays de tradition judéo-chrétienne ?" En y réfléchissant, moi aussi, née dans une famille catholique, je croyais en l’existence du Créateur par tradition sans trop saisir ce qu’Il attendait de moi, jusqu’au jour où je découvris et acceptai librement La Révélation d’Arès, l’existence de son Témoin, le prophète Mikal et son enseignement.
Dans la tradition la notion de liberté spirituelle n’existe pas. Je prends conscience que Dieu parle aux hommes à travers un prophète qui, comme  par le passé  nous rappelle le Plan du Créateur et notre vocation spirituelle : Je change en Bien et le monde changera demain. Ce Plan qui reste à accomplir n’a jamais varié. Ma foi passive devient active et dynamique. Mon âme désormais en mouvement reste vigilante.
Nicaise C-M d’Île de France.


Réponse :
Un grand merci pour ce beau commentaire, sœur Nicaise.


14fev14 152C56
La tradition, les traditions, c’est le mol oreiller du péché, le lit du mimétisme, le bouc qui sent l’oliban [Rév d'Arès xviii/9], le contraire de la pénitence en somme.
Cette "envie de faire comme les autres" est l’instrument du péché qui s’oppose à la Vie spirituelle : la tradition dissout le moi et son individualité en lui enjoignant d’obéir, canalise sa liberté et son pouvoir créateur en l’inclinant à imiter, lui fait oublier l’amour et l’intelligence en le soumettant à la règle commune.
La Vie spirituelle, au contraire, nous incite à avoir "envie de faire comme Dieu", à être parfait comme le Père céleste est parfait [Lévitique 19/2].
La tradition est toujours dénoncée par la Parole de cent façons que pourrait résumer ce proverbe de la Bible : Les pères ont mangé des raisins verts et les dents des enfants en ont été agacées [Jérémie 31/29].
Jésus dans le Sermon sur la Montagne bouscule la tradition religieuse et répète :  On vous a dit que... et moi, je vous dis... [Matthieu 5/21-27-31-33-38). La mise en garde contre la tradition et la surdité à Dieu qu’elle entraîne revient aussi sans cesse dans le Coran.
Elle est l’argoule (Rév d'Arès xxxvii/3), la vieille voix dans la pente (xLv/2), ennemi de la réflexion et faux garant du bien. Le relais du péché que l’on se transmet imprudemment d’une génération à l’autre. Comment un homme repu de traditions aurait-il faim et soif d’autre chose ? Le plus grand crime de la tradition, selon moi, c’est de colporter et d’ancrer dans les esprits ces terribles amalgames trop souvent indiscutés  :  Dieu/la religion, l’homme/ne peut changer, l’amour du prochain/la charité… etc.
À nous qui nous faisons un devoir de nous libérer des réflexes et des conditionnements du monde des traditions, il nous est un devoir de conduire d’autres hommes à remettre en question leurs réflexes culturels, leurs conditionnements en les appelant à la pénitence.
La tradition missionnaire ne pourra heureusement pas s’installer chez les Pèlerins d’Arès, puisque la moisson s’inspire de l’amour du prochain, qui n’existe dans aucune tradition, mais est une création constante de la volonté et de l’âme.
Françoise S. de Bretagne-Sud


Réponse :
C'est exactement cela : "À nous qui nous faisons un devoir de nous libérer des réflexes et des conditionnements du monde des traditions, il nous est un devoir de conduire d’autres hommes à remettre en question leurs réflexes culturels, leurs conditionnements en les appelant à la pénitence."


14fev14 152C57
Actuellement en moisson en Bretagne, c'est pas gagné ! Comment trouver des épis mûrs sous le vent, la pluie, les tempêtes qui se succèdent ! On en parle tous les jours à la météo ! Vigilance orange sur la Bretagne où, c'est bien connu, il ne pleut que sur les c.... — forcément les autres se mettent à l'abri (smile) — ,alors je moissonne entre les averses.
Peu de monde dans les rues froides, ventées et humides, je me sens par moment aussi refroidi.
Puis je me ressaisis, je me dit : "Allez Denis ! Tu te réveilles si tu veux trouver les bons épis. N'oublie pas le Créateur est avec toi ! Le Créateur nous dit  (Rév d'Arès xxxv/11):  Ton bras( se) lève( à) gauche (pour rappeler que J'existe .). Alors parle du Créateur ! Affirme qu'Il existe, affirme ta foi !"
Je tends mon tract en disant : "Un appel du Créateur à se changer en bien pour que le monde change ! "
En prononçant le mot Créateur avec ferveur j'avais le sentiment de Le faire vivre en moi. Et c'est vrai que cela ne laissait pas les gens indifférents, cela surprenait et faisait parfois sourire, mais des personnes s'arrêtaient.
Vous allez me dire: Quel rapport avec les traditions ? J'y viens justement.
Les traditions sont comme le ver dans le fruit, elle rongent notre vie de l'intérieur en conditionnant nos comportements. Notamment par la peur d'être différents des autres, d'avoir des façons d'être qui ne sont pas attendus dans la tradition, qui finalement attend de vous un comportent stéréotypé.
Parler de Dieu, de l'amour, du pardon est réservé aux religieux, c'est une sorte de tradition et si vous parlez de Dieu dans la rue cela dénote. Mais si vous en parlez avec conviction cela ne laisse pas indifférent .
Je pense qu'il ne faut pas se censurer, mais oser être ce que l'on est vraiment, oser affirmer notre foi, oser montrer Dieu même si cela dérange, car finalement cela touche.
Les traditions nous ont conduits à adopter des comportements standardisés qui tuent la Vie, desquels nous devons sans cesse nous libérer pour être vrais.
Jésus disait dans les évangiles palestiniens : Que votre lumière brille aux yeux des hommes ! Osons montrer notre lumière et nous attirerons plus que si nous la mettons sous le boisseau.
Il a fallu cette pluie et ce temps maussade pour que finalement je me décide à bouger, car si la lumière n'est pas à l'extérieur, il faut la faire sortir de l'intérieur car au fond Dieu, le Créateur c'est la Lumière en nous ! C'est la Vie !
Vive la Lumière ! vive la Vie ! vive le Créateur!
Car Il existe, Il est là, c'est simplement à nous d'oser Le faire exister sans crainte !
Denis K.  de Bretagne-Sud


Réponse :
Bravo ! Très beau commentaire. Oui, nous sommes, dans la rue, la Voix de Dieu.


14fev14 152C58
Lisant votre blog, entrée 152, j’ai été ramené des années en arrière lorsque je faisais mes choux gras des lectures de René Guénon (1886-1951).
Intellectuel chrétien traditionaliste passé par l’occultisme, l’attrait de l’orientalisme, la franc-maçonnerie, initié au soufisme et mort au Caire. René Guénon que vous connaissez sans nul doute a écrit sur la société traditionnelle et sur le "monde moderne" dont il fait la critique savante, puisqu’il dit que la modernité n’est que l’inversion, par l’oubli ou la négation, des valeurs traditionnelles (sagesse, normalité des choses liées à un Principe Supérieur, etc.).
Pour lui, je crois, la tradition est la source de l’unité métaphysique et de la Connaissance. Je crois me rappeler qu’il dit que les sociétés occidentales sont devenues anti-traditionnelles par leur modernisme même. Cet esprit moderne générant l’indivi­dualisme, l’égalitarisme, la confusion des valeurs, la séparation d’avec "l’esprit traditionnel" où sont restées ancrées les sociétés orientales.
L’homme a besoin d’un principe supérieur qui le relie à la tradition pour ne pas s’égarer. N’y aurait-il pas dans la pensée de cet homme, converti à l’Islam à la fin de sa vie, un pont avec La Révélation d'Arès ?
Claude D. de Bretagne-Sud


Réponse :
Bien sûr, frère Claude, je connais René Guénon.

Mais il y a très longtemps que je ne me réfère plus à lui. En son temps, il estima qu'il y avait plus de vérité en Orient qu'en Occident, mais c'était relatif à son temps. Aujourd'hui qu'on connaît La Révélation d'Arès (qui ne vit le jour que 23 ans après sa mort) on peut difficilement le considérer comme un intuitif qui aurait senti venir cette Révélation.
Il faut dire, si ma mémoire reste bonne, que son œuvre est assez disparate. En gros, il a surtout opposé les civilisations d'Orient selon lui restées fidèles à l'esprit traditionnel à l'ensemble de la civilisation européenne moderne, qu'il jugeait déviée. Je crois que son œuvre a surtout modifié la compréhension de l'ésotérisme en Occident et qu'elle a eu, sous ce rapport, une influence sur des spécialistes comme Mircea Éliade, historien des religions.
Mais bon ! C'est vrai que René Guénon a fait rêver beaucoup de monde, mais il faut surtout rêver à la lecture de La Révélation d'Arès !


15fev14 152C59 
Je rebondis sur ce qu'écrit notre frère Denis sur son combat intérieur [152C57] pour allez annoncer la parole et confirmer l'existence du Créateur. Annonce ! Récuse ce que Je récuse, dit Dieu (Rév d'Arès xxxvi/4)
Quel meilleur moyen que la présence de Dieu en soi pour écarter toute tentation d'arrêter la vie par la tradition ?
Dieu dit à Abraham : C'est moi le Dieu puissant. Marche en ma présence et sois intègre. je veux te faire don de mon alliance entre toi et moi, je te ferai proliférer à l'extrême (Genèse 17/1).
Pascal et Françoise L. de Bretagne-Sud


Réponse :
Oui, Pascal et Françoise, frère et sœur, que j'unis ici par le fait qu'une fois de plus vous n'avez pas signé votre commentaire et que cette fois-ci je ne vous désunirai pas, même si m'arrive... une fois de plus... votre eMail rectificatif: "J'avais oublié de signer, (signé) Pascal (ou Françoise)."
Oui, "quel meilleur moyen que la présence de Dieu en soi pour écarter toute tentation d'arrêter la vie par la tradition ?"!
Pour ne pas "arrêter la vie par la tradition", il faut se remettre en question chaque jour. Il faut se remettre chaque matin en route pour la pénitence, se refaire chaque jour sans jamais renoncer à changer, changer, changer...
Au pied du Ventoux vit avec son épouse un homme extraordinaire, André S. Vers 1990, les forêts du coin ayant failli disparaître dans un incendie il décida de sortir de la routinière tradition: arbres, incendie, pompiers, cendres, repousse des arbres, re-incendie, re-pompier, re-cendre, re-repousse et ainsi de suite, et d'importer... des lamas d'Amérique Latine pour nettoyer avec leurs dents les sous-bois qui sont l'amadou des feux de forêt. Tollé, blâme, haro sur André S.: "Ce type est fou ! Il importe une bête exotique dont on ne sait quelles seront les conséquences. Il faut faire interdire cette importation dangereuse, etc !" André S. leur répondait: "Alors, ne mangez plus de tomates, de potiron, de maïs, de dinde ! Ils viennent d'Amérique aussi." Résultat: Sous-bois nettoyés par l'appétit des lamas, plus d'incendie.
Il faut casser la tradition pour avancer. C'est ce que Dieu demande de faire à Abraham.
Oui, l'Alliance, c'est l'alliance avec la re-création continue, c'est la fin de la tradition.


15fev14 152C60
Pour moi la rupture avec la tradition mortelle, la redécouverte de la Vie, c'est Abraham.
Enfin... il y en a eu d'autres, mais Abraham c'était le résumé de la Vie retrouvée.
Il venait d'Our en Sumer qui était à son époque le summum de la civilisation, mais aussi de la tradition ! D'ailleurs Sumer a dû disparaître bouffée par sa propre tradition, car la tradition, ça bouffe tout en fin de compte.
On ne sait pas pourquoi le père d'Abraham quitta Our ou Haran, puis ensuite après la mort de son père, Abraham quitta Haran pour Canaan. Vous avez publié dans une de vos réponse une carte très intéressante montrant sa route.
Abraham, c'était donc un type élevé dans la tradition, mais qui dut, contraint ou volontaire, rompre avec elle et se débrouiller dans des terres inconnues et certainement très arriérées comparées à Sumer.
Redevenons des Abraham ! Ce n'est sûrement pas pour rien que dans votre vidéo d'une minute de la page index vous dites: "J'ai d'abord cru qu'il s'agissait non de Jésus mais d'un personnage biblique plus ancien comme Abraham."
Mathilde d'Ile de France


Réponse :
Vous avez raison.
Je précise quand même tout de suite qu'en disant : "J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un personnage biblique plus ancien comme Abraham", je ne pensai absolument pas, quand je me trouvai face à Jésus la nuit du 15 janvier 1974, à Abraham comme briseur de tradition. J'y pensai seulement pour des questions d'aspect.
Ceci dit, décidément, les commentateurs me parlent beaucoup d'Abraham. Ils ont raison.
Abraham se situe parmi les quelques  personnages biblique: Moïse, Élie, Jésus, etc., sortis du train-train des traditions pour renverser celles-ci et appeler à un autre vie que celle des sacro-saintes routines.
Abraham à ceci de remarquable qu'il fut, en tant qu'homme, plutôt médiocre. Dans l'épais brouillard d'une antiquité immémo­riale on distingue assez bien deux humains en lui :
D'un côté, il est un émigrant débrouillard et plutôt mal vu comme tous les émigrants. Il est un trouillard qui redoute les problèmes au point de faire passer sa femme Sara pour sa sœur (Genèse 12/11-16). Il est aussi un petit chef de bande qui, à la tête de 318 compagnons émigrants, combat des rois en Canaan, dont Kedorlaomer, jusqu'à ce que Melchisédec, roi de Sodome, fasse la paix avec lui (Genèse 14/13-24).  Il est un libidineux dans le lit de qui Sara, fatiguée côté sexualité, met sa servante Agar dont il aura Ismaël. Là, Abraham est complètement dans la tradition.
D'un autre côté, Abraham, décevant comme homme, devient un humain d'une exceptionnelle dimension spirituelle, qui sort de la tradition et devient le premier d'un ligne de recréateurs spirituels qui malheureusement retomberont un jour dans une autre tradition, celle du judaïsme sclérosé. Abraham est, après Noé, le second homme qui renoue avec Dieu après qu'Adam eut été chassé d'Éden pour avoir voulu vivre selon un système générateur de mal, qui perdure aujourd'hui (Rév d'Arès 2/1-5).
Abraham est le pont de pénitence très simple qui conduit au Jour du Père, mais l'humanité a cessé d'emprunter ce pont et campe sur la berge du Styx vivant selon son propre système qui hélas la gangrène peu à peu, l'approche du pian (Rév d'Arès 23/1), du péché des péchés (38/2). Retrouver le sentier, le mouvement, la Vie, la marche qui passe par ce pont, demande qu'on abandonne la tradition.


15fev14 152C61
Je n'ai encore jamais commenté, mais je lis le blog depuis deux ans.
Je réagis à la vidéo qu'on peut voir à 152C53, signée Didier.
Son poster est totalement ridicule !
Ce garçon (sans doute Didier) avec un squelette sur la photo. Je sais bien qu'il est marqué: "Tu n'es pas qu'os et chair, un bout de viande..." et que le squelette est censé illustrer ces mots, mais c'est du vocabulaire de boucherie. Ce n'est pas du vocabu­laire spirituel.
Bien entendu, une vidéo est un monologue, que l'auditeur peut esquiver (il éteint en cliquant !) ou auquel il n'est pas forcé de répondre, mais je pense que vous avez une mission publique, donc une responsabilité publique, donc le devoir de soigner vos démonstrations publiques, et vous ne pouvez pas escamoter les rapports réels que vous devez avoir avec un public, dont vous ne cessez pas de dire qu'il est difficile d'approche, plutôt sourd, dans tous les cas méfiant et sceptique (le contraire m'aurait étonné), ce qui nécessite un choix très pointu et fin des spectacles qu'on lui offre.
On ne peut pas ignorer les valeurs, sublimes mais si ardues (votre mot dans une entrée précédente), qu'il faut monter en épingle dans toute exposition de la foi pour qu'un public très difficile réagisse positivement, en tout cas se mette à réfléchir, condition nécessaire pour le revoir.
La mission n'est pas un acte d'une gratuité puérile. Ce gars côté à côte avec le squelette, c'est grotesque, bouffon !
Je sais ce que vous allez me dire: "Pourquoi ne rejoignez-vous pas la mission vous aussi, vous qui avez des idées si "pointues" sur les rapports avec le public ?" C'est vrai, je ne suis pas missionnaire. Je ne sais pas comment m'y prendre, je suis complètement paumé rien que d'y penser, mais j'admets la nécessité de l'apostolat et si je ne suis pas dans la mission, je sais ce que je ne ferais pas si j'étais missionnaire.
Jean-Pierre de L'A. des Alpes.


Réponse :
C'est en effet notre frère Didier, l'auteur de la vidéo, qui est sur la photo coude à coude avec un squelette.
Un tableau célèbre du Caravage (ou peut-être d'un autre peintre italien) représente le grand "saint" Jérôme, le traducteur de la Vulgate, la Bible officielle de l'église catholique pendant des siècles, avec une tête de mort sur sa table de travail ! Je suis sûr que vous ne trouvez ni "ridicule", ni "grotesque", ni "bouffon", ce tableau. J'ignore si notre frère Didier a été influencé par cette peinture fameuse, mais je suis convaincu qu'il s'est fait photographié avec un squelette pour la même raison: Montrer la réalité physique de l'homme, qui est autant "os et chair" mortelle (l'animal pensant) qu'il est le chef d'œuvre spirituel, l'image et ressemblance du Créateur. Pourquoi Didier serait-il plus "ridicule" que le "saint" Jérôme du Caravage ?
Je vais vous dire pourquoi vous le trouvez "ridicule", c'est parce que la tradition des os et tibias qui représentaient la mort dans la tradition du 17ème siècle vous paraît respectable et même vénérable — tradition des musées — mais cela vous paraît tout à fait déplacé et "bouffon" au 21ème siècle. Vous êtes sous la totale influence des traditions.
Mais peut-être votre objection n'est-elle pas aussi grossière. Peut-être pensez-vous simplement que le monde est devenu ignorant, au point d'être ignorant de la tradition des musées, pour comprendre ce couple homme-squelette. Peut-être pensez-vous que le public n'est plus du tout capable de saisir seulement l'allusion mythique et donc encore moins l'allusion spirituelle.
Ici je ne peux pas vous donner complètement tort. Pour la plupart des quidams de la rue le squelette n'est plus qu'un accessoire de la classe des sciences au lycée, qui ne représente plus la mort, mais autre chose: un élément biologique sans rapport avec la vie qu'il a hébergée, comme une planche est un élément végétal qui fait oublier l'arbre et du granit un élément minéral qui fait oublier la montagne.
Je ne suis pas un psychologue professionnel, mais il ne me paraît pas impossible que la plupart des hommes aient perdu le sens de la mort comme passage à autre chose qui puisse être objet de souci. Quand dans ma mission je dis à la personne de rencontre: "Il faut mourir... Pensez-y !" L'autre me regarde généralement avec des yeux vides de koala. Mes paroles sont sans effet. La mort, c'est sûr, c'est aujourd'hui presque toujours la mort de l'autre, jamais la mort de soi-même.
Il n'est pas impossible, donc, qu'il faille étudier particulièrement ce point: la mort comme passage de la vie terrestre à une autre vie, problématique. Didier, dans ce domaine, n'est peut-être pas l'homme le plus qualifié pour ce genre d'étude, mais qui l'est qualifié pour ce genre d'étude ? Didier est parisien et, à ma connaissance, personne à Paris ne lui a dit: "Il y a quelque chose d'un peu trop élémentaire dans ta photo avec un squelette pour être compris. L'idée te reste, mais essayons de trouver ensemble autre chose pour la représenter." Didier lui-même n'a peut-être pas sollicité l'avis et les idées de ses frères... Bref, il y a peut-être certainement quelque chose à faire encore, mais il faut un début. Ce début c'est la vidéo de Didier.


15fev14 152C62
La tradition vue de l’intérieur.
La tradition fait que notre cerveau agit un peu à la manière d’un disque rayé, lequel répète toujours le même mot ou le même son de musique, sans variation.
La tradition a tout stérilisé, tout momifié, la Vie ne passe pas.
Sur le champ de mission, je dois m’efforcer de garder ma pensée en mouvement, si je veux varier mes façons de dire au public, sinon par paresse, la routine s’installe.
Cela semble acquis pour vous, cher Prophète, plutôt que le bruit c’est la Vie qui passe par vos écrits.
Dominique du Roussillon.


Réponse :
La tradition = un disque rayé... C'est une bonne image.
Le disque joue une belle musique et puis, rayé, il répète ad infinitum un son monstrueux, lequel peut ne jamais finir si l'on n'intervient pas. Je ne sais plus qui disait: "Tu n'es pas plus différent de moi que ta jambe gauche l'est de ta jambe droite, mais ce qui nous réunit c'est le rêve, qui engendre des monstres" (Georges Bataille, qui fut un ami de mon oncle Martial Potay ? Peut-être). Il faut sortir le monde de ses rêves !
Notre mission a pour but de renouer les liens entre l'homme de notre époque, quasi athée même s'il est croyant, à sa réalité spirituelle, dont il n'a plus conscience. Pour cela elle recherche d'abord les épis, c.-à-d. les individus représentant ce qui reste de la somme spirituelle universelle du spirituel. Je veux dire que je ne suis pas éloigné de croire que l'homme moderne est, dans un immense majorité, plus éloigné du spirituel que l'est une vulgaire comète de glace et de cailloux qui traverse l'espace.
C'est absolument effrayant, si l'on y pense bien. L'homme est maintenant le bruit grinçant et  répétitif ad infinitum du disque rayé alors que nous Pèlerin d'Arès nous jouons le disque qui finit, qu'il faut remettre au début, qui re-finit, qu'il faut re-remettre au début et ainsi de suite. Pour nous c'est une action continue, recommencée chaque jour. Pour les autres c'est le répétitif sans fin jamais recommencé, l'abrutissement qui tourne sur lui-même.


17fev14 152C63
[Nom de site facebook] ne vous a pas retiré de sa liste pour vous virer. Voilà plus bas ce qu'ils disent :
Vous êtes de très mauvaise foi et ne vous remettez pas en question.
Étant trop borné et voulant toujours avoir raison, cela explique toutes vos erreurs d'incompréhension, d'appréciation des gens, vos méconnaissances du genre humain, et votre mépris d'une certaines catégories de gens.
Vous avez raté beaucoup de choses en 40 ans à cause de votre caractère et votre orgueil. Et j'espère que vous n'agirez pas en roi qui fera (ou fait) croire que toutes idées spirituelles viennent que de vous les pèlerins d'arès, alors que beaucoup de gens réfléchissent, s'instruisent, agissent, de façon très belle envers les hommes tout en se changeant.
Sans oublier que vous mettez de côté sciemment pas mal de ce que dit Dieu notamment qu'Il souffle dans la poitrine des gens [Rév d'Arès 28/6] (même les athées), qu'il leur montre le délire des puissants [28/20], qu'il met la honte sur la place publique de ceux qui agissent contrairement à la Parole — cf DSK que vous avez plaint mais vous êtes malin ! vous avez retiré toute votre petitesse qui était prouvable.
Vous essayez de donner le change dans vos dernières entrées, mais les gens ne sont pas dupes. Vous avez trop sali, dénigré, rabaissé, calomnié même, et fait poursuivre sur le web ceux qui vous critiquaient.
Vous êtes qu'un intellectuel qui ne sait que commander, et qui n'a aucune création en lui.
La preuve, vous avez fait votre entrée 150 en lançant un sujet (la non-politique) et pour avoir des idées vous avez fait une entrée, ainsi 300 personnes vous répondraient et vous pourrez ainsi faire un mailting polt [sans doute melting pot] et bêatement tous diront, émerveillés de votre idée propre que vous tirerez de cela, volée aux idées des autres: "Dieu parle par sa bouche.C'est le bon prophète".
Vous êtes malin mais pas fûté.
Les gens veulent aujourd'hui savoir, comprendre, et surtout ont le devoir de ne plus obéir comme des ânes. Vous avez entretenu l'âne en ces gens, idest [?] la bêtise soumise, sournoise, mesquine et petite. Ce qui explique leur inertie et par là même la vôtre.
Vous voulez relancer le mouvement, mais vous ne le pourrez pas tant que vous ne saurez pas apprécier vos prorpes erreurs et surtout lorsque vous arrêterez d'interpréter la Parole à l'envers.
Vous essayez de relancer la machine, mais vous avez mis trop de temps, maintenant l'église vous rattrape et se coiffe de La Révélation d'Arès. Dieu mettait en garde contre cela ainsi que des gens parmi vous, mais cela vous les avez fait taire jusqu'à les faire renvoyer, par ceux-là même qui vous lèchent les bottes pour être bien vus par tous et donner le (mauvais) exemple. J'arrête là il y aurait tant à dire. Voilà ce qu'à dit Observatoire, qui n'est pas du tout votre petite jérémiade, pour toujours, comme d'hab, vous victimisez. Salut !
Homme des Steppes.
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Réponse de (Nom de site facebook) (lisez, osez regarder votre petitesse en face et vous évoluerez).
"Je ne savais pas que le retirer de la liste d'ami(e)s de l'Observatoire empêcherait en fait qu'il vienne s'y exprimer. Je pensais que tout le monde pouvait le faire, puisque cette page est publique.
Toujours est-il qu'il ne pouvait donc plus répondre ici, alors il a répondu ce jour sur son propre mur au texte ci-dessous intitulé "Premier bilan d'un "échange" avec Michel Potay", en soulignant dans son style habituel que "seul, (je me) parle à (moi)-même", comme si tel avait été mon but, comme s'il n'avait pas reçu mon message.
La suite de sa réponse, au ton cependant plus courtois, consiste à affirmer que je poursuis "quelques idées fixes et fausses", là où je pense avoir démontré clairement qu'il a sur certains points considérablement dévié du message de l'EA [?]."
John Steppes
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Vos mimiques de mépris en parlant de Jésus...
Je ne sais si vos soumis l'ont remarqué.
Que de temps perdu en faisant vos vidéos, avec votre manque de confiance et vouloir tout gérer tout seul pour ne pas que les gens voient qui vous êtes vraiment... En faisant croire que vous aimez les femmes mais plaignant ceux qui vous disent qu'ils se sentent castrés (on voit bien votre mentalité manipulatrice).
Aujourd'hui il y a beaucoup de spirituels mais il n'y aura plus un seul menant par le bout du nez les gens comme vous espérez faire... C'est fini ce temps... Dieu appelle à Arès à tous les spirituels, [mais] pas à devenir pèlerins d'arès...
John Steppes


Réponse :
Si comme tout pécheur j'avais besoin d'une leçon d'humilité, en voici une qui me fouette particulièrement.
Je reçois régulièrement un certain nombre de reproches, critiques et désapprobations, la plupart masqués derrière des pseudonymes comme vous, mais si je publie la vôtre aujourd'hui, John Steppes, c'est parce qu'elle rassemble à peu près tout ce que contiennent ces (selon les cas) admonestations, objurgations, remontrances et semonces.
Je ne sais qui m'envoie ce commentaire. Est-ce vous ? Est-ce quelqu'un d'autre qui l'a extrait de (Nom de site facebook) ?
J'ai déjà rencontré votre pseudonyme, John Steppes, sur mon blog.
Je ne vous ai jamais répondu sur (Nom de site facebook) contrairement à ce qui semble affirmé ici (partie centrale de votre commentaire).


17fev14 152C64 
Ce jour ma prière quotidienne me ramène à la fin de la Veillée 20 [La Révélation d'Arès] :
Tu établiras ce rite comme les autres rites;
Mon Souffle descendra et séchera pour toujours
l'encre de tes ordonnances.

Et j'ai relu votre annotation : "La Révélation d'Arès ne peut pas contredire son propre éloge de l'homme absolument libre (10/10) et donc elle n'est jamais contraignante. Par rites et ordonnances, elle entend seulement des recommandations. À chacun de voir ensuite, si elles sont nécessaires ou utiles pour être un vrai pénitent (...)"
Voilà qui confirme très exactement ce que vous me dites ci-dessus dans votre réponse 152C32.
Mais alors il me reste une question : Pourquoi cette latitude qui nous est laissée pour apprécier dans quelle mesure chaque recommandation de la Parole nous concerne ou non, pourquoi lorsqu'il s'agit de vos recommandations à vous, cette même latitude ne nous serait-elle pas laissée ?
Autrement dit, dans quelle mesure est-elle légitime cette invitation donnée jusqu'à présent au petit reste à "suivre incondi­tionnellement tous vos conseils", plutôt qu'à voir dans ces conseils, comme dans la Parole elle-même, des "recommandations" dont chacun peut "voir ensuite si elles lui sont nécessaire ou utiles pour être un vrai pénitent ?
La Parole du prophète demanderait-elle donc un suivi plus scrupuleux que la Parole de Dieu ? Mais alors ce serait toute notre conception de la prière qu'il faudrait revoir, et ce n'est pas ainsi que je sens les choses.
Je ne sais si ce mien dilemme trouvera une réponse de votre vivant, mais il ne m'empêchera pas de rester un pénitent moissonneur.
François D. d'Ile de France


Réponse :
Je comprends mal votre question, parce qu'elle contient en elle-même sa réponse...
Si vous êtes du petit reste, que vous citez, vous me suivez, puisque le petit reste est un rassemblement derrière moi (Rév d'Arès 24/1).
Si vous n'appartenez pas au petit reste, mais au grand nombre de ceux qui suivent La Révélation d'Arès sans être du petit reste, vous n'avez pas choisi de vous conformer à mes rites et ordonnances. Vous n'êtes pas pour autant perdu.
J'évoque, pour être mieux compris, un exemple : Dans l'Église Catholique il y a des trappistes, des carmélites, etc., et dans l'Église Orthodoxe des moines et des moniales basiliens, qui s'imposent des règles rigides de foi, prière, etc., mais il y a aussi la foule des catholiques et des orthodoxes laïcs qui vivent librement leur vie de famille, de père, de mère, de travail, et ils ne sont pas moins justifiés.
J'essaie de faire du petit reste un groupe de référence dans la pénitence et la moisson, mais je n'ai jamais dit que les autres étaient des croyants inférieurs dont le salut serait douteux. Je peux seulement dire que, pour l'heure, ces croyants libres sont trop hétérogènes, dispersés, trop inégaux en engagement, pour avoir l'efficacité souhaitable dans l'actuelle période aiguë de prophétisme.


18fev14 152C65
Puisque vous acceptez les condamnations (pour moi proches de l'injure) anonymes, pourquoi ne rebondirais-je pas sur celle de l'anonyme John Steppes [152C63] anonymement ?
Un échange entre anonymes, cela ne nous fera pas beaucoup avancer, mais vous l'avez introduit en affichant ce vomisseur masqué.
Des milliers vous connaissent et nous sommes quelques centaines à vous connaître très bien — I belong among these... yes, anonymously [= J'en fait partie, oui, anonymement] —, à avoir travaillé avec vous, à bien connaître votre amour fraternel, toujours capable d'écoute, toujours humble (ce qui ne veut pas dire  benêt et terne), quoique vous ne sembliez vous considérer comme assez modeste, puisque vous dites que vous avez encore "besoin d'une leçon d'humilité, en voici une qui fouette particulièrement." Ce malveillant sait l'homme bon que vous êtes, c'est évident, il sait qu'il ne court aucun risque à vous écraser ; il est de ceux qui aiment vous dénigrer et vous salir sans prendre de risques.
Frère Michel, je proclame que vous ne devriez pas publier ces condamnations anonymes. Ce n'est même pas leur faire trop d'honneur, c'est sortir complètement su sujet de ce blog et de tout ce qui intéresse l'assemblée. Nous connaissons bien le genre d'homme qui se cache derrière John Steppes, un nom emprunté à La Révélation d'Arès.
Qu'on se rende compte ! Voilà un type (ou une typesse ?) qui se réclame de La Révélation d'Arès qu'il cite et prétend suivre quant à lui parfaitement, mais qui, bien caché derrière son écran d'ordinateur, ne se mouille pas et rigole. Il n'est ni pénitent ni moissonneur. Il escamote tout ce qui fait de votre parole la Parole de Dieu (Rév d'Arès i/12). Il se tient loin de la pieuse gente et de la mission, il ne verse pas, on le devine sans peine, de denier de l'assemblée sans parler de la demi-dîme, mais ce qu'on peut surtout et par-dessus voir en lui, c'est son total affranchissement de la pénitence, alors que c'est l'acte moteur central de la Parole d'Arès. Bref, cet homme est tout sauf, même de très loin, un disciple, pas même un tout petit disciple de La Révélation d'Arès.
La pénitence, vous l'avez définie, ainsi que vous en charge Dieu, comme la mise en pratique du Sermon sur la Montagne: L'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur et l'effort d'être libre de tous préjugés et toutes peurs.
Et ce type, qui ne se mouille pas et ne montre aucune de ces qualités, a le culot de vous taxer d'homme (je cite) "de très mauvaise foi", qui "ne se remet pas en question", qui est "trop borné," qui "veut toujours avoir raison", qui fait preuve "d'incompréhension", qui n'a pas "d'appréciation des gens", qui a une "méconnaissances du genre humain, et le mépris d'une certaines catégories de gens."
Mais on ne peut pas user de contradiction plus outrageusement, avec une mauvaise foi jubilatoire plus évidente.
John Steppes est ce qu'on appelle un rigolo, un charlot.
Pitié, frère Michel, ne faites pas la moindre place à ce genre de détracteur, car alors il vous faudra faire entrer dans votre blog toute la barbarie, et toute la médiocrité du monde.
John Désert (pour emprunter à La Révélation d'Arès un autre nom)


Réponse :
Vous avez peut-être raison. Je n'aurais peut-être pas dû afficher John Steppes. C'est fait, je n'y reviens pas.
Mais je publie votre commentaire, John Désert, ce qui me permet d'être quitte.
Au reste, je ne regrette rien, car cela me donne l'occasion d'un appel à mes frères.
J'ai, comme vous dites, "affiché" ce "rigolo" d'anonyme John Steppes parmi tous les "charlots masqués" qui m'écrivent, et je vous affiche au nom de tous ceux de mes frères et sœurs qui lui répondent, car ce matin je trouve dans ma boîte d'eMail bon nombre de répliques, quelques unes guère plus charitables envers John Steppes que John Steppes ne l'est envers moi. J'encou­rage leurs auteurs à pousser un peu plus loin leur pénitence, parce que nous Pèlerins d'Arès baignons dans l'adversité, le plus souvent méchante et stupide, du monde, mais si nous n'apprenons pas à nager tranquillement dans ces eaux-là, où allons-nous ?
John Steppes ne me connaît pas, c'est évident, à moins que je sois pour lui autre chose, un type d'homme qui l'horripile. Il me dénigre alors comme on se gratte quand un prurit démange. Ces choses aussi arrivent. Dans ce monde de péché, où nous Pèlerins d'Arès sommes aussi pécheurs, il y a un mal dominant parmi les maux: Les hommes ne se connaissent pas, de là beaucoup d'horripilation, ils s'ignorent et il y a une bonne raison à cela: Ils ne se cherchent pas.
Par notre mission nous cherchons certes les épis mûrs, ce que n'est pas John Steppes, mais nous cherchons aussi les autres hommes et c'est une action insolite dans ce monde plus individualiste que jamais — John Steppes est à l'évidence un indivi­dualiste ; il semble voir l'individualisme comme la qualité clé du salut que promet La Révélation d'Arès, confondant par là l'individualité, soulignée dans tout le contexte, avec l'individualisme.
La plupart des hommes cherchent chez les autres ceux qui les approuvent, mais ils ne cherchent pas à comprendre ceux qui ne les approuvent pas. Pourtant, il faut s'efforcer de les comprendre, car — relisez l'introduction à "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" — il n'existe pas de Vérité absolue accessible à l'homme en ce monde ; il y a toujours plusieurs façon d'aborder les réalités.
Est-ce que je ne conseille pas toujours à nos missionnaires : "Écoutez ce que les gens de rencontre vous disent. Ne faites pas semblant d'écouter. Écoutez !" ? Comment pouvez-vous aimer votre prochain si vous ne l'écoutez pas ? Je ne peux hélas pas écouter John Steppes, je ne peux que le lire, ce qui a moins de valeur, car l'écriture est une pensée préparée, souvent surfaite, tandis que la parole ne peut pas cacher longtemps sa spontanéité.
Le pénitent souvent se demande: "Qui suis-je en dernière analyse ? Que sommes-nous humains en dernière analyse ?" Il se pose cette question — en tout cas, je me la pose — parce que nous demeurons tous plus ou moins partiellement étrangers à nous-mêmes. Si nous n'avons pas le courage de nous confondre avec d'autres, sous prétexte qu'ils sont autres, nous sommes condamnés à souffrir d'individualisme sans nous en apercevoir. Si j'ai publié John Steppes, c'est parce qu'il me faut accepter ma confusion avec lui ; il y a inévitablement quelque chose de vrai dans ce qu'il dit. Je ne peux pas, au stade de ma pénitence, me rendre libre de préjugés sans accepter cette idée-là. Si je n'accepte pas cette idée-là je recrée une religion, je m'enferme dans de nouveaux dogmes. Or, toute ma vie se résume à combattre cela.
Je sais ce qu'on va me dire, parce que des John Steppes, nous en avons connu des centaines depuis quarante ans, on va me dire comme on me l'a dit des centaines de fois : "Oui, mais, là vous avez affaire à une incompatibilité absolue, telle qu'elle aveugle l'adversaire et rend son esprit vicieux. Vous ne pouvez que le repousser. Il n'y a aucun débat possible et il faut montrer dans quel camp vous êtes." Mon camp est tout désigné, c'est celui de l'amour. L'amour n'exclut pas la prudence et je reste prudent, mais je ne peux pas ressentir pour John Steppes l'aversion qu'il ressent clairement pour moi. Je l'aime au sens évangélique du verbe.
Nous pénitents — pour l'heure nous nous efforçons de l'être, nous n'y parvenons que partiellement... brrrr, des millénaires de péché derrière nous, ça ne se surmonte pas en un jour —, nous pénitents essayons de retrouver la Source (Rév d'Arès 24/4), de revenir à la Volonté fondamentale — pour nous fassions Ta Volonté (12/4) — du Bien, à la connaissance de l'humain qui n'est pas dans les sciences dites humaines, mais dans le cœur et l'âme, nous pénitents essayons de sortir du "chacun sa vérité" pour retrouver la collective Vérité du "c'est que le monde doit changer" (28/7). Le monde, c'est nous tous, John Steppes, moi, vous, tout le monde. De ce fait, nous avons le droit d'être sages et prudents, mais pas le droit de nous isoler, parce que tous les hommes sont appelés, John Steppes comme vous John Désert, comme moi, comme tous ceux qui nous aiment ou qui ne nous aiment pas. Tous sont appelés.


18fev14 152C66
Tant que nous ne faisons pas l'expérience de la pénitence, il est difficile de comprendre et La Révélation d'Arès et l'enseignement du prophète Mikal. Mikal qui libère la Lumière (ix/8), qui est le juste prophète (xxxvii/2), qui est l'honneur de Dieu (xxxvi/16), de Dieu dont le pacte n'est pas déçu (xxxi/15).
John Steppes, je vous souhaite pour votre bonheur de faire l'expérience de la pénitence. Vous verrez alors et La Révélation d'Arès et l'enseignement de son témoin autrement que ce que vous en dites dans le commentaire 152C63. Personnellement si je n'avais pas l'enseignement du prophète je lirais La Révélation d'Arès comme je lisais la Bible. Je serais toujours empêtrée dans la morale, la religion, la culpabilité.
La Révélation d'Arès et l'enseignement qu'en donne Mikal sont pour moi, ce que dit  Matthieu (13/45-46) :  Le Royaume des cieux est encore comparable à un marchand qui cherchait des perles fines. Ayant trouvé une perle de grand prix, il s'en est allé vendre tout ce qu'il avait, et il l'a achetée.

Merci, prophète, pour l'aide que votre enseignement m'apporte dans l'accomplissement de la Parole. Accomplissement qui, malgré les ratés, m'apporte paix, joie, légèreté intérieure et Vie. Je sais que par la pénitence j'avance. Je dis parfois que j'ai plus d'énergie, que je suis plus jeune maintenant, que lorsque j'avais 33 ans de moins.
Quand j'ai lu au tout début de l'entrée 152  "La Vie de l'homme comme la Vie de l'ange ne suit pas une tradition, mais la Lumière", j'ai pensé au chapitre 9/1 du prophète Isaïe: Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre une lumière a resplendi.
Je savais que la pénitence me faisait peu à peu sortir du pays de l'ombre, mais je n'avais pas compris. Ce sont les différents commentaires et les réponses que vous y apportez, frère Michel, que les traditions sont une des composantes du pays de l'ombre, que les traditions sont le piège de la Lumière. (Rév d'Arès ix/8) La Lumière (est prise) dans le piège d'homme. Mikal libère la Lumière. (Si) le piège mord ta main, (avec) le bâton (tu) casses le piège.
Merci frère Michel. Ma prière rejoint la vôtre chaque jour,
Madeleine T. de Bretagne-Sud


Réponse :
La Révélation d'Arès n'est pas déchiffrée parce qu'on la lit. Le déchiffrement se fait par l'enseignement du prophète, comme vous le dites dans votre commentaire — merci pour lui, ma sœur Madeleine —. John Steppes et tous les John Steppes de la terre ne voient pas ça comme ça, même si c'est la simple évidence qui ressort d'une lecture attentive totale de La Révélation d'Arès elle-même.
John Steppes et tous les John Steppes de la terre tombent concernant La Révélation d'Arès dans une similitude de ce que Nietzsche appelait "la honteuse effémination" de l'Évangile, qui vient de ce que la religion en avait retenu, et même y avait ajouté, ce qui lui avait convenu pour forger ses dogmes. Si on lit  relit sans cesse La Révélation d'Arès avec plus de rigueur afin de tout considérer, on voit les choses autrement.
Mais, de toute façon, nous devons convenir que La Révélation d'Arès comme mon enseignement sont faits de mots, lesquels peuvent être escamotés par la pensée, souvent inconsciemment si elle est brouillonne et passe comme le pigeon qui ne peut ralentir son vol. De plus, les mots sont inévitablement en-deçà de ce qu'il veulent dire, c'est le sort de tous les langages humains.
Si John Steppes devient bon, il sera plus justifié que vous et moi qui ne sommes que pécheurs, car il n'y a qu'un problème sur terre, c'est que le comportement humains soit contraire à l'amour. Pour le reste, que John Steppes me désapprouve n'est pas un problème. Il suivra sa voie de l'amour et nous suivrons la nôtre en nous efforçons de nous tenir plus près de l'idée qu'a Dieu de l'amour... plus près, plus près seulement, assez près cependant pour former un exemple non de perfection mais de possibilité. C'est le rôle du petit reste.


18fev14 152C67 
J'ai eu de la peine hier en voyant comment on vous parle (152C63), alors que vous faites tout votre possible depuis 40 ans pour nous montrer, dans la simplicité, le [sentier qui passe par le] milieu des Hauteurs [Rév d'Arès 7/1], qui libère de l'esclavage des préjugés pour retrouver l'intelligence du cœur (32/5) et  accomplir cette Parole pour un monde heureux en marche vers Éden où l'amour entre les frères et sœurs en chemin est la chose qui compte et comptera le plus dans le Jardin de Dieu pour que Son Jour vienne.
En y réfléchissant j' ai eu plus de peine encore en voyant le degré de tourment dans lequel sont plongés ces hommes qui sont aussi l'image et ressemblance potentielle du Père, donc nos frères.
Puissent-ils trouver la paix ! Je le leur souhaite de tout mon cœur et de toute mon âme.
En l'Amour du Père
Guy I. de l'Hérault


Réponse :
J'ai pris deux commentaires, celui de Madeleine et le vôtre, Guy, parmi ceux, tombés nombreux dans ma boîte d'eMail ce matin, qui sont empreints de mansuétude — John Steppes, vu son actuel état d'esprit, va dire: Ces Pèlerins d'Arès tombent dans la mièvrerie, le patelinage.
Je n'ai publié que celui de John Désert (152C65) parmi les quelques commentaires incléments.
L'amour n'est pas une règle morale. C'est une valeur active, créatrice. L'amour n'est pas la fumée d'échappement des bonnes intentions. C'est le moteur même de la pénitence. Je suis tellement heureux de voir que mes frères et sœurs dans leur majorité l'ont compris.
J'ai quelques réminiscences d'un texte de Pline l'Ancien étudié, il y a soixante-dix ans, en classe de troisième ou seconde (au lycée nous faisions tous du latin alors) dont une phrase me frappa et me poursuivit jusqu'à aujourd'hui, que je ne saurais plus dire en latin, mais qui signifiait : "Le monde est plein de choses qu'on croit impossibles jusqu'à ce qu'elle soient faites." L'amour est de ces choses-là. Tout le monde vous dit: "L'amour du prochain, c'est idéal, mais c'est impossible." Je réponds: "On ne le saura possible que quand il existera et pour cela il ne faut pas l'attendre des autres, mais de soi-même. L'amour ne consiste pas à attendre l'amour des autres, mais à donner son amour."
John Steppes est pessimiste me concernant: Je n'aurais rien compris à La Révélation d'Arès, je n'aurais fait que m'écouter et imposer ma pensée, tout en méprisant certaines catégories humaines, etc. C'est ainsi qu'il me ressent. Je ne cherche pas à le démentir, parce que tous mes actes et propos depuis quarante ans me paraissent contraires à la façon dont il me voit et donc je me dis: "Que puis-je dire de plus à ce que j'ai déjà dit et écrit, qu'il n'interprétera encore à sa façon pessimiste ?"
Mais moi je suis optimiste concernant John Steppes, je crois que cet homme changera. Ne sommes-nous pas tous appelés à changer nos vie (Rév d'Arès 30/11) ?


19fev14 152C68
Merci, John Steppes, pour ce vrai (votre vérité) commentaire afin d’exprimer ce que vous vivez et comment vous le vivez.
Vous nous permettez de voir nos réactions infantiles et émotionnelles dans lesquelles nous sommes encore !
Comme si le prophète de Dieu après quarante ans d’apostolat avait encore besoin de recevoir des encouragements ou des dénigrements de votre personne pour avancer.
Vos citez vertement quelques attitudes de frère Michel qui ne vous paraissent pas justes, mais je vous signale que frère Michel ne cesse de répéter qu’il encore un pécheur et que vous serai plus justifié que lui si vous accomplissez toujours mieux la pénitence au sens proposé par La Révélation d’Arès. Je vous rappelle qu’un prophète n’est pas un homme parfait, mais un homme qui a rencontré Dieu et se fait son porte-Parole.
Ça fait plus de 20 ans que je connais La Révélation d’Arès et son prophète frère Michel, que le Père nomme Mikal, nom générique qui s’adresse à tous ceux qui rejoignent cette mission difficile et qui s’y donneront "corps et âmes" sans restriction aucune, ce qui n’est pas encore mon cas.
La pire des offenses à La Révélation d’Arès et son prophète, ce n’est pas la critique ni même le dénigrement c’est l’indifférence­­­!
Nous avons encore beaucoup à apprendre d’elle, avec votre éclairage, frère Michel, que vous nous donnez et donnerez pour toujours — l’arbre à la pointe toujours verte (Rév d'Arès xvi/13) — et particulièrement en ce moment à l’aide de votre freesoulblog.
Depuis quelques entrées vous nous donnez l’occasion d’affûter le fer de notre pénitence : aimer toujours mieux (148),  arrêter d’idéaliser (149), entrer en politique sans faire de la politique c'est-à-dire sans chercher à prendre le pouvoir mais à participer à la vie de la cité en proposant d’y inclure la pénitence  (150), nous sommes spirituellement frères de tous les hommes(151) et maintenant à lâcher prise avec nos traditions, habitudes et routines (152) qui gangrènent notre vie spirituelle et à devenir de plus en plus clair, juste et vrai avec ce que nous sommes.
Nous sommes les embryons spirituels d’un peuple en marche.
John Steppes, vous avez peur de montrer votre identité et certains commentaires à votre commentaire montrent que vous avez peut être raison ­­; nous vous jugeons.
Je ne vous juge pas, vous semblez bien connaître la Parole. J’habite à 20 km d’Avignon où je me rends deux fois par semaine pour rencontrer des gens de tous bords et qui parfois comme vous sont très critique à notre égard, mais qui cherchent pourtant la Lumière, mais quelle lumière !
Si vos intentions peuvent être constructrices et non pas pour me "casser la gueule" ni "la gueule" du prophète, dites le à frère Michel, il peut vous donner mon numéro de téléphone portable, qui est sur tous les tracts que je donne après discution, et nous pourrons nous rencontrer.
Rémy de l’Avignonnais


Réponse :
J'aurais préféré, après l'épisode John Steppes, qu'on revienne au sujet 152: la tradition, mais votre commentaire me semble devoir être publié.
Vous proposez notamment à John Steppes de me demander votre numéro de portable pour que vous preniez tous les deux rendez-vous, mais je dois à ce propos préciser ici quelque chose :
Dans ma boîte d'eMail webmaster@freesoulblog.net arrivent chaque jour d'assez nombreux similaires à John Steppes, que je n'ouvre pas ou que je parcours rapidement quand ils sont nouveaux, mais que j'envoie tous, sauf rare exception, à la corbeille, parce que les publier est sans intérêt pour ce blog comme le dit John Désert (152C65). Le message publié en 152C63 ne m'est pas parvenu par John Steppes, mais recopié par l'un des nôtres qui l'a extrait, je suppose, d'un compte facebook dont il a masqué le nom derrière "[Nom de site facebook]". Comme, faute de temps, je vais moi-même rarissimement sur facebook, même sur mes propres comptes facebook (j'en ai deux: Michel Potay et Révélation d'Arès), il y a de grandes chances pour que je ne vois pas le message par lequel John Steppes me demanderait votre numéro de téléphone.
Si comme vraisemblablement John Steppes a un compte facebook, je vous suggère d'y aller, quitte à ouvrir un compte à votre nom sur facebook pour cette occasion. Peut-être Charlotte, Simon ou Matthieu, qui sont jeunes, ont-ils un compte facebook qu'ils vous autoriseraient à utiliser ? Ainsi vous entrerez directement en communication avec John Steppes.


19fev14 152C69
Quand cesseront les traditions d’instruire dès l’enfance le goût de la compétition, de la domination, de rechercher la victoire, les médailles, les records, la gloire, la reconnaissance, le pouvoir, les possessions matérielles...
Quand cessera l’adoration du dieu Argent, du dieu religieux, du dieu hiérarchie...
Quand s’installera la volonté d’abattre l’égoïsme, l’orgueil, la vanité, le mensonge, la jalousie, la manipulation, la dissimulation, la cupidité, la corruption...
Alors viendra le Jour, alors s’ouvrira le temps béni de l’amour, de la joie, de l’humilité,de la mesure, de la douceur, du partage, de la complémentarité, de la fraternité vécue, de l’épanouissement, de l’harmonie, de la polone (Rév d'Arès xxxix/12) !
Dans la Paix, la Vérité, et l'Amour du Père. Louange à Dieu !
Dominique C.


Réponse :
Oui, frère ou sœur Dominique, la tradition est une barricade qui nous empêche d'avancer sur le sentier qui conduit au Jour.


19fev14 152C70
Depuis hier, je me dis : "Envoie la gazette que tu as enfin fini de  corriger à Frère Michel !"
J’ai suivi vos conseils pour le titre.
Étant basée sur le thème de "Reprenez la lutte !" elle invite à quitter toute tradition sclérosante.
Et puis, aujourd’hui, vos messages vont encore plus dans le sens général de ce numéro de gazette qui est de reprendre la lutte de l’amour du prochain. De nombreux arguments de ma gazette sont issus de propos de votre part dans Freesoulblog 2013.
J’ai déjà eu deux bons retours (sur une petite dizaine d’exemplaires donnés).
Je compte en distribuer largement toute cette année.
Je ne résiste pas, également, à vous livrer un passage d’un texte que j’ai  écris il y a quelques jours  et qui  je trouve qui va bien avec vos propos du jour :

"Existe pour ton frère ! Car si toi tu ne l’aimes pas, qui l’aimera ? Quelqu’un d’autre, penses-tu ? Mais aujourd’hui n’as-tu pas remarqué que tout le monde disparaît aux yeux de ses frères ?
Si tout le monde disparait pour son prochain, qui le fera exister ?
Que les hommes fassent vivre les hommes !
Que ton prochain soit ta source d’amour, alors tu existeras pour lui.
Réussir à vaincre le mal : tout ce qui divise l’homme d’avec lui-même et qui détourne l’homme de la dynamique de vie qui amplifie indéfiniment le bonheur. C’est vaincre le mal par la pénitence, par la joie et la fête du Bien
que reconstruisent le pardon, la paix, l’amour,
que tu retrouves quand tu deviens libre des préjugés et des peurs,
que tu exprimes par l’intelligence du cœur.
Le système, qu’il soit religieux, politique ou économique, tient l’homme loin  de la  dynamique de vie qui le construit heureux, humainement complet. Le système divise en dominés d'un côté et en dominants de l'autre ; il engendre une vengeance sans fin (Révélation d’Arès 27,9).
Merci au Créateur de nous montrer le sentier du Bien sous la guidage d’un prophète choisi.
Si tu te dépasses pour ton prochain par les efforts de la pénitence, non seulement tu lui transmettras le Bien, mais tu sentiras des forces nouvelles au fond de toi
et tu créeras de la vie !"

Bernard dlF de Bretagne-Sud

Gazette du Chengement p.1

Gazette du Changement p.2


Réponse :
Merci pour cette nouvelle gazette, frère Bernard. Je suis heureux que vous ayez déjà deux retours... favorables, je l'espère.
Je vous signale, quoique ce soit d'importance relative, que ce n'est pas La Révélation d'Arès qui dit: Reprenez la lutte ! mais moi sur l'affiche de "L'Œil S'Ouvre" 1988 pour résumer dans cet appel les Évangiles : Je ne suis pas venu apporter la paix sur terre, mais la lutte... (Matthieu 10/34, Luc 12/51).


19fev14 152C71
J'aimerais poser une question concernant l'histoire de l'Islam et la tradition historique de l'Islam.
Vous avez récemment répondu à un frère Vincent de Paris, par rapport à son "cours biblique", que la Bible est historiquement fausse, mais métaphysiquement relativement vraie. Qu'en est-il dans l'Islam ?
La Révélation d'Arès parle assez favorablement de Mouhamad, des frères de Mouhamad, des soumis de Dieu, mais n'utilise pas le mot Coran ni Islam, ce qui est sans doute significatif pour quelque chose. Peut-être qu'il y a une distance entre Mouhamad et ce qui a ensuite été transmis (et plus ou moins filtré) de lui jusqu'à chez nous ; et les rois blancs se trouvent dans l'Islam aussi.
Le Coran ne contient pas seulement le Fond, mais aussi du Code. Vous dites qu'il y a des hadiths dans le Coran, ce qui serait encore bien, puisqu'ils sont censé venir du prophète — mais en fait que penser des hadiths? — C'est un immense amas de plus ou moins longues bribes de transmission, et les musulmans eux-mêmes ont toute une science sur les hadiths et les transmetteurs (ilm ar-rijal) pour différencier entre qualités divers, donc il y a un aveu de problèmes de transmission. Pris ensemble, rien que ces éléments ouvrent un champ d'incertitude considérable.
Il y a des courants divergents à l'intérieur de l'Islam, mais il y a aussi des regards extérieurs sur l'histoire de l'Islam.
Pour répondre, en passant, à votre question "Qui lit encore Tabari aujourd'hui ?" Il y a évidemment les Salafistes qui le citent pour instruire leurs co-factionnaires [? peut-être coreligionnaires], mais aussi des historiens occidentaux — chrétiens et d'autres (j'y reviens) — qui trouvent que certains dogmes actuels (comme des éléments concernant le voile, ou bien les 72 vierges qu'attendraient les chahids) se retracent justement jusqu'à Tabari ("encore lui", comme l'un des islamologues occidentaux s'éclame). Donc ces sujets sont loin d'être anodins aujourd'hui.
Il y a un autre chercheur, l'allemand Günter Lüling, un homme qui se voit dans la continuation directe de chercheurs éclairés (càd. dans la tradition scientifique de la "Aufklärung") comme Wellhausen, Nöldeke, Albert Schweitzer et d'autres, qui a trouvé plusieurs couches de textes dans le Coran même, à savoir : des textes liturgiques venant d'une branche monothéiste du christianisme oriental (c'était le sujet de sa thèse, il en a reçu la mention "eximium opus" et il lui aurait valu l'habilitation en même temps, s'il n'avait pas été écarté du circuit académique par des adversaires farouches), des commentaires de Mouhamad les concernant, ainsi que des enseignements propres directement de Mouhamad (ainsi qu'évidemment des falsifications ultérieures à écarter).
Il est à noter que Lüling n'argumente pas du point de vue chrétien trinitaire, mais au contraire déclare que le christianisme doit faire son autocritique et dépasser ses propres dogmes sous peine de ne pas bien avancer dans l'islamologie, il parle de Mouhamad avec un grand respect, écartant par la même occasion les dogmatiques chrétiennes qui ont déformé des courants dans l'islamologie occidentale jusqu'à nos jours, mais sans pour autant accepter la vue musulmane traditionnelle sur l'histoire de l'Islam, telle qu'elle existe aujourd'hui encore.
Il déclare aussi, avec ses nombreux preuves à l'appui, que, contrairement à ce qu'affirme l'Islam traditionnel, les adversaires principaux de Mouhamad n'étaient pas des paiens, mais en fait des chrétiens trinitaires byzantins (donc l'église-système dogmatique qui s'était déjà imposé) qui s'est formé (entres autres) selon le modèle d'un judaïsme centraliste-templiste, celui d'Ezra [=Esdras], qui n'aurait pas dû s'imposer sur les tribus israëliennes déjà, mais aurait aussi dû devenir autre chose, à savoir, le christianisme original de Jésus.
D'autres éléments : Mouhamad n'était pas analphabète, il connaissait très bien les autres courants spirituels, ses remarques théologiques étaient très précis et toujours justes, etc.
Son travail (à Lüling) vise en fait très explicitement à dépasser les clivages dogmatiques entres les grandes religions en écartant les dogmes incompatibles avec une vision unifié sur l'histoire spirituelle, en vue de favoriser la paix dans le monde ; dans la lignée de la Aufklärung allemande. On a d'ailleurs clairement l'impression qu'une contre-réforme a été opéré dans les sciences islamologiques, et que le mouvement de la Aufklärung est toujours stoppé (comme suspendu, et attendant ... le petit reste pour la pousser plus jusqu'au bout).
Un autre, Chr. Luxenberg (un pseudo), dit qu'en fait, au temps de Mouhamad les Arabes du Héjaz parlaient une lingua franca avec beaucoup d'éléments syriens, c.-à-d. araméens, et que les musulmans de plus tard ne savaient plus très bien comprendre certains mots importés dans l'arabe, et de là donc les interprétations fausses de par exemple Tabari — qui venait longtemps après les événements et d'une autre région (avec une autre langue !) et ne comprenait tout simplement plus de nombreux termes et tournures des mots syriens importés dans l'arabe local de l'époque. Luxenberg tente ensuite de retrouver un meilleur sens en utilisant des éléments syriens et araméens selon une certaine méthode pour résoudre des problème de passages obscures du Coran (qui semblent être assez nombreux en fait, jusqu'à 20 % du texte coranique, lit-on).
Lüling aussi, avec la "textkritische Methode" scrupuleuse et extrêmement méticuleuse que des biblistes ont développé et que certains ont ensuite appliqué à l'Islam (parce qu'ils ont été chassés par des théologiens chrétiens de l'académisme théologique chrétien traditionnel, voire réactionnaire, contre-réforme, contre-Lumières) et avec la connaissance de beaucoup de ces langues dans leurs versions anciennes, dit aussi que l'arabe du Coran a en fait été fixé (non seulement dans ses points diacritiques et la vocalisation, mais dans sa grammaire aussi !) bien plus tard que Mouhamad, et qu'en fait les savants musulmans qui avaient récolté, collectionné et ensuite transmis les textes connus aujourd'hui avaient des intentions déformatrices politico-dogmatiques que Lüling élucide à sa manière, c.-à-d. avec sa théorie, à savoir, entre autres, que les théologiens musulmans voulaient éviter, après un essor (trop) rapide qui avait remplacé (seulement) les têtes des sociétés conquis, une confrontation trop violente avec le règne limitrophe byzantin, car l'Islam s'étant répandu trop vite et de manière trop centraliste-pouvoir, ils auraient négligé la transmission des connaissances et moyens missionnaires pour tenir dans des confrontations théologiques avec le christianisme centraliste adversaire, et pour cela ils auraient adouci la confrontation prévisible en cachant astucieusement le fait que les vrais adversaires de Mouhamad étaient des chrétiens byzantins trinitaires qu'on aurait donc dissimulés comme "paiens", c.-à-d. une sorte "d'ennemi commun" sur lequel on pouvait trouver un compromis relatif avec l'adversaire.
Je trouve les écrits éclairés (dans le sens de "Aufklärung"/Lumières) de certains islamistes occidentaux sur les débuts de l'Islam (débuts que des idéologues meneurs d'aujourd'hui utilisent à leurs fins aggressifs) très intéressants et souvent bien plus plausible que la version officielle traditionnelle et apologétique de l'Islam sur lui-même, mais je ne sais pas toujours très clairement "que penser" de leurs résultats, et ne vois pas encore clairement dans quelle mesure on peut leur faire confiance.
Quels éclairages ou conseils pouvez-vous donner aux frères présents et futurs (qui pourraient d'ailleurs aussi devenir des chercheurs dans ce domaine) concernant les débuts de l'Islam ainsi que l'état et l'évolution souhaitables des recherches le concernant?
Peer J. d'Allemagne


Réponse :
Mon frère Peer, je vois que vous avez beaucoup lu et beaucoup étudié cette question aussi fondamentale qu'épineuse qu'est le Coran, car le Coran est la Source de l'Islam. La bonne façon de le comprendre et de l'épurer des livres d'hommes (textes ou transcriptions d'origine humaine) (Rév d'Arès 35/12) qu'il contient conditionne les bonnes réponses qu'on pourra donner à vos questions.
Les obscurités du texte coraniques comme celles de l'Histoire de l'Islam ont été signalées de tous côtés et même du côté musulman, mais elles ont été insolubles, faute de documents historiques et à cause de la tradition qui a fossilisé la religion musulmane, jusqu'à ce que surgisse dans le monde la seule Parole du Créateur revenue sur terre depuis Mouhamad: La Révélation d'Arès.
La Révélation d'Arès seule peut donner une Lumière suffisante et indiscutable pour comprendre le Coran comme il faut le comprendre.
Toutefois, il faut s'attendre à ce que cette révision du sens du Coran n'entraîne pas l'approbation de tout le monde en Islam. C'est pourquoi il faut être très prudent avant de donner ouvertement un nouvel éclairage, qui sera ressenti par les fanatiques comme une provocation.
Actuellement, un frère d'Orient, le Dr Daoud H., effectue un travail considérablement de réinterprétation du Coran sous l'éclairage de La Révélation d'Arès. Je crois qu'il a terminé son travail en arabe et qu'il est actuellement en train de la traduire en anglais et en français. Puisse Dieu l'éclairer ! Il me faut attendre de pouvoir le lire pour que je puisse donner un avis d'une part, décider de sa publication d'autre part.
C'est un moment très délicat de notre Histoire arésienne elle-même.
Toutes les questions que vous posez sont connues ; je les ai souvent évoquées dans mes écrits ou dans mes allocutions, mais il faut encore beaucoup de patience pour y répondre.


19fev14 152C72
Merci à tous ceux qui comme John Désert, Guy I. de l'Hérault  ou Madeleine T. de Bretagne-Sud vous soutiennent face aux critiques de John Steppes. Pour tous ceux qui comme eux revendiquent aujourd’hui leur appartenance au petit reste, et pour tous ceux qui suivront cette voie dans les générations des générations qui viennent (Rév d'Arès 13/7), vos réponses sont une belle leçon d’amour évangélique appliqué, si je puis dire.
Notons, sans faire un pas de plus en avant [Rév d'Arès 32/8], que sans John Steppes la leçon n’aurait pas eu lieu, car le prophète ne donne guère dans la théorie ou la philosophie. Il est dans la vie !
Chercher la Vie et agir en conséquence !
Il y a un point que semblent oublier ou ignorer tous les John Steppes qui ont précédé et suivront celui-ci, c’est notre histoire, même si celle-ci à l’échelle du prophétisme est balbutiante et même si l’on ne mesurera les retombées spirituelles de La Révélation d’Arès qu'au cours des décennies et siècles à venir (comme c’est le cas de l’Évangile ou le Coran pour s’en tenir aux deux événements les plus récents).
Tout ce que nous... — Permettez que je joigne le petit reste à ce qui reste d’abord votre action — ...tout ce que nous avons fait depuis 1974 a été guidé par la nécessité de maintenir le sens fondamental de La Révélation d’Arès face aux interprétations
temporelles et culturelles inévitables. N’oubliez jamais que la première édition de L’Évangile donné à Arès parut sans annotation, et que c’est seulement face [à l'ampleur et] aux difficultés de la compréhension que le prophète décida de rédiger des annotations.
Comme vous le dites à Madeleine T. [152C66] : "La Révélation d'Arès n'est pas déchiffrée parce qu'on la lit. Le déchiffrement se fait par l'enseignement du prophète… c'est la simple évidence qui ressort d'une lecture attentive totale de La Révélation d'Arès elle-même."
Il se trouve que, pour les besoins de notre mission (refonte du site Internet de "L’Eau Bleue" et d’autres projets à venir), j’ai procédé avec un petit groupe de sœurs et frères parisiens (Marie-Christine L., Christophe E. et Laurent L. tous trois d’Ile de France) à cette lecture attentive de L’Évangile Donné à Arès, en faisant ressortir tout ce qui concernait le prophèteLe Livre doit suivre ; nous ne sommes qu’à mi-chemin .
Voici le résultat de ce travail in extenso, sans tri ni retravail aucun. Il a le mérite de rappeler à tous ceux qui les ont oubliés les tourments, craintes, souffrances, critiques et autres gifles par lesquelles vous a fait passer le Père pour que vous puissiez naître à ce que vous êtes devenu.
Bien sûr, tout ce que dit le Père à Arès vaut aussi pour vos fidèles et les générations de votre descendance (39/10), mais contrairement à nous, qui cachés dans la masse de la première génération avançons chacun à notre rythme, en faisant
consciemment ou non le tri dans ce que nous demande le Père, vous êtes dans l’obligation d’incarner le tout, d’aller plus loin que n’allèrent tous les prophètes qui vous précédèrent pour conduite le Peuple que nous sommes jusqu’aux Hauteurs Saintes. Cette lecture m’a aussi montré à moi, vieux de la vielle ou presque, que j’avais un peu oublié avec le temps ce que vous
représentiez vraiment, qu’une certaine habitude ou tradition avait fini par banaliser. Moi aussi, je m’étais habitué à vous voir (Rév d'Arès 36/1) en quelques sorte. Ce travail m’a réveillé !
Je mets aussi ce travail dans le PDF joint, si vous pensez la liste trop longue pour freesoulblog :
Ce qu’est le prophète, témoin de Jésus et de Dieu, dans l’Évangile donné à
Arès :
Celui qui se redresse et se met debout parce qu’il est tombé de
peur devant l’épreuve du surnaturel (1/1)
Celui qui trembla et pleura devant le Père (1/1)
Celui qui siégeait en son Nom, qui parlait en son Nom, sûr de lui-même, sûr de paroles savamment  établies sur les siècles par les prêtres (1/2)
Celui qui discourait sur les Livres des Messagers de Dieu et de ceux qui passent pour ses messagers (1/2)
Celui se croyait en paix avec Dieu, abrité derrière la fausse sagesse à laquelle les siècles donnent majesté (1/3)
Celui qui croyait marcher devant le Père pour porter sur l’autel l’offrande (1/5), croyant donner Sa Parole et réaliser Sa Promesse (1/6)
Celui qui entendait la prière des pécheurs, se croyant béni sous le Bras étendu de Dieu (1/6)
Celui qui croyait exaucer les Vœux de Dieu, inclinant  son cœur non à l'obéissance à Sa Parole et à Ses Œuvres, mais à celles de son engeance princière, qui s'est emparée de Ses Assemblées sur toute la terre (1/6-7)
Celui que Dieu reconnut avant qu’il n'entre dans les entrailles maternelles et qu’il réserva à Son service (2/20)
Celui dont Dieu éloigna les récompenses et les honneurs du monde, les degrés et les succès auxquels porte le monde, pour qu’il n'entre pas en tentation de Lui échapper, de devenir triste à Son Appel (2/20)
Celui que Dieu consacra, étendant Son Bras vers Lui pour oindre sa bouche de Sa Main, y déposer Sa Parole, pour qu’il soit Son Messager, non pas un prince du culte (2/21)
Celui qui déposa sa couronne et descendit du Trône de Dieu (3/9)
Celui qui trembla et chancela comme le félon surpris dans sa trahison (4/1)
Celui qui ne doit pas offenser la miséricorde de Dieu en criant : "Est-ce ma faute? Les siècles n'ont-ils pas établi l'engeance de prince qui m'a joint à elle ?" (4/2)
Celui qui fut élu avant d’entrer dans le ventre maternel (4/3)
Celui qui fut guidé dans toutes les voies qu’il emprunta, sauf le péché (4/3)
Celui qui s’anéantira s’il se dérobe à l’Appel du Père (4/4)
Celui qui ne doit pas trembler à la Voix du Père, mais qui doit trembler d’anéantir son âme (4/8)
Celui qui ne doit pas offenser la Force du Père en criant : "Comment me rendrai-je auprès des princes du culte? Leur mépris me contiendra hors de leurs demeures. Auprès des chefs des nations ? Leurs gardes m'écarteront comme un insensé." (4/9)
Celui que beaucoup ne suivront pas et qui se perdront pour cela (4/12)
Celui que certains suivront et qui à sa suite commenceront la Moisson (4/12)
Celui qui est envoyé aux nations que bornent la lisière qu’il a vu, mais pas au-delà (5/7)
Celui qui se dit dans sa tête : "Comment pourrai-je changer un peuple aussi faible et orgueilleux qu'il est vaste, quand le courage me manque de changer ma propre vie ?" (6/1)
Celui qui n’est pas envoyé aux Semailles mais à la Moisson (6/2)
Celui qui donnera sa sueur et sa fatigue à la gerbe, à battre la gerbe, à étaler son grain, à le retourner dans la grange (6/3)
Celui qui n’a pas idée du labeur, des peines et des larmes, soixante-dix fois sept fois plus durs que les siens, qu'il a fallu au grain pour mourir en terre, germer, échapper aux vers et aux oiseaux, élever sa tige au-dessus de lui et la mûrir (6/4)
Celui qui conduira le Peuple de Dieu par le milieu des Hauteurs que le Père lui a réservé, par leurs sentiers encore accessibles, par les sentiers du milieu, pour le conduire sur la Montagne Sainte (7/1)
Celui qui ne cherchera pas à trop exhorter pour ne pas faire perdre courage, ni à trop convaincre pour ne pas faire douter (7/3)
Celui qui n’abolira pas les assemblées de culte, mais les nettoiera des princes, de leurs prêtres et de leurs docteurs, que le Père n'a pas établis sur elles et qui les lavera des enseignements trompeurs et des pouvoirs illusoires que Dieu n’a livrés en aucune main (7/4)
Celui qui restera ce qu’il est moins le discoureur, mais le porteur de la Parole du Père, le gardien de Ses Instructions, qui ne
gouverne ni ne juge (7/5)
Celui qui rappelle avec amour Sa Volonté Qui sauve, et l'anéantissement des âmes rebelles (7/5)
Celui qui en toutes circonstances gardera la mesure, car il n'a pas pouvoir, ni plus que lui un autre homme, de dépasser la Parole de Dieu ni d'égaler Sa Force (7/6)
Celui qui ne fondera pas une dynastie sur les Assemblées du Père, qui n’établira pas de prêtres (8/1-2)
Celui que ne fera pas seul Mémoire du Sacrifice, touchant et mangeant le Corps et le Sang du Père dans l'affliction du repentir, dans l'espérance de Sa Miséricorde et de la guérison de Ses Plaies mais qui fera établir dans les assemblées en toute égalité le tour de chacun de faire Mémoire du Sacrifice (8/2)
Celui qui établira partout les femmes dans leurs mérites (9/5)
Celui qui mettra les femmes en garde contre l'adultère et l'impudicité sacrilèges, où elles perdent leur Vie, car Marie a fait de son ventre un temple sacré à jamais! (9/6)
Celui qui ne dressera pas d'autel, mais la table du Mémorial, qui y fera déposer pain, vin et huile en suffisance pour que le pénitent désigné à son tour pour faire Mémoire de Mon Sacrifice en prépare de quoi faire manger tous ceux de l'assemblée, hommes, femmes, enfants (10/3)
Celui qui fera disposer chaque jour dans le lieu de l'assemblée, pour que tout pécheur entrant là dans le repentir Les lise pour lui-même ou Les proclame à haute voix, les Livres de la Parole (10/9)
Celui qui n'aboliras pas les Images [des messagers de Dieu: Jésus notamment], qu’il fera fidèlement recopier, qui en fera de même de Marie, qui L'a porté, mis au monde, allaité, vêtu, qui a égalé le dévouement des anges qui Le servent; mais qui
abolira toute autre image d'homme (11/1)
Celui qui prescrira le rite selon la mesure que le Père lui a ordonnée, qui 'éprouvera pas Son Peuple par une pénitence, une prière, un chant qui dépassent ses forces, ou le jettent dans l'ennui (12/1)
Celui dont la tête est faible et le courage chancelant, dont le Souffle de Dieu rafraîchira sans cesse les pensées et le cœur, pour qu’il distingue ce qui est bon de ce qui est mal à Ses Yeux, ce qui est assez de ce qui est peu ou trop, ce qui est beau de ce qui ne l'est pas (12/3)
Celui qui livrera au monde la prière des pêcheurs comme Jésus l’a livra il y a 2000 ans mais que ses Témoins n’ont pas pu livrer au monde (12/4)
Celui qui est dans le temps, qui sait combien de soleils se sont levés depuis Sa Parole et Ses Œuvres, et combien d'hommes, presque aucun, Les ont crues assez pour vivre selon Elles, sans écarter leurs pas des Siens (12/6)
Celui dont la foule des hommes se nourrira des paroles sans le savoir, comme les oiseaux qui virent et piaillent inutilement, qui mangent de La Main du Père, mais que cette nourriture ne sauvera pas malgré eux (13/1)
Celui qui, aussi grande sera sa tristesse devant la perte des enfants de Dieu, n’aura pas l’orgueil de se croire la Graine en se rendant responsable de leur perte (13/6)
Celui qui n’affaiblira pas son cœur par une contrition vaniteuse, car en perdant ainsi sa paix et son courage, il pécherait gravement aux Yeux du Père (13/6)
Celui dont la Moisson qu’il va gerber a des a des épis plus nombreux que le gravier des mers, car ils sont les générations des
générations qui viennent (13/7)
Celui qui ne geindra pas : "Quel homme faible peut abatte un seule citadelle ?" devant les gerbes hautes qu’il va devoir coucher, qui ne se découragera pas, qui ne perdra ni sa paix ni son courage par des pensées vaines. (13/8)
Celui qui fera passer le Souffle de Dieu devant et les Ouvriers de la moisson pour ployer les tiges, les offrir à nos faux (13/9)
Celui dont le courage ne faiblira pas devant les épis les plus lourds, car ils sont la plus belle Récolte de Dieu (14/3)
Celui qui devra brûler les épines sans brûler les épis pour atteindre la Récolte de Dieu et qui, pour en ployer les tiges, se blessera les mains à leurs barbes raides et gémira sous le poids de leurs gerbes (14/3)
Celui dont le bras est le Bras de Dieu, et dont la parole est la Parole de Dieu (14/5)
Celui que le Père a fait passer par les palais des princes du culte, leur trône, leurs cours, leurs sanctuaires, pour qu’il connaisse toutes leurs ruses, leur hypocrisie, leur art de parler, leur art plus grand encore de se taire (15/1)
Celui qui connaît les mensonges, les venins subtils et les silences des princes du culte et qui les prend en pitié (15/1)
Celui que le Souffle de Dieu élèvera au-dessus des princes du culte aussi légèrement que le vent soulève les ailes d'une cigogne au-dessus des bêtes sauvages (15/4)
Celui que certains princes, poussés par la crainte d'entrer en conflit avec le Père, accepteront d'écouter, qui se rendra à leur
convocation, et qui dans la paix leur livrera Son Message et répondra à leurs questions, mais qui refusera discussions et compromis (15/5-6)
Celui qui ne sera le chef de personne, le frère aîné auprès de qui on prendra le conseil, mais pas les ordres (16/1-2)
Celui que beaucoup aimeront et que d’autres n'aimeront pas sans que cela leur soit imputé à péché s’ils obéissent à la Parole de Dieu (16/3)
Celui qui vivra sans pompe ni artifice auprès de son épouse et de sa descendance comme il a vécu jusqu'alors, et qui ne se prêtera pas à la curiosité (16/5-6)
Celui qui ne bénira personne ni aucune chose (16/7)
Celui qui imposera les mains aux malades, qui les traitera de toutes les manières de son art, qui défendra les affligés contre le mal et les méchants, contre la magie et les devins (16/8)
Celui qui se rendra le premier à la prière (16/9)
Celui qui sera le premier soumis à ses propres conseils et préceptes (16/9)
Celui qui formera l’exemple de toute soumission à Dieu (16/9)
Celui qui n'évoquera pas sa vie passée, car il n'y a rien là dont il puisse être fier, qui revêt un manteau neuf, celui du serviteur du temps qui vient (16/10)
Celui qui suivra l'Enseignement donné de Voix Humaine aux Témoins de Dieu, mais aussi l'Enseignement donné de Voix Céleste à Moïse, à tous les prophètes (16/11)
Celui qui ne prendra pas pour Sa Parole la parole d'homme, celle de Paul ou de Jean, de Pierre et d'autres (16/12)
Celui qui ne s'assiéra pas au Tribunal de Dieu après être descendu de Son Trône (16/13)
Celui dont les lèvres ne proféreront aucun jugement sur personne, qui ne donnera son avis sur son péché qu'à celui qui lui demandera en secret pour lui-même, mais qui se gardera de donner son avis sur la faute de quiconque à des tiers, pas même au père à propos de ses enfants, ni à l'époux à propos de son épouse, ni à la veuve à propos de son mari défunt et qui renverra chacun à l’Enseignement du Père (16/14)
Celui qui n’évoquera pas à tout propos la Miséricorde de Dieu pour encourager les faiblesses, mais qui rappellera à l'impénitent qu'il anéantit son âme (16/15)
Celui qui répondra aux pécheurs égaré par les prêtres cajoleurs : "Dieu est bon au bout de la pénitence !" (16/17)
Celui dont les dents ont claqué et dont l'effroi a bandé les nerfs, parce que, l'instant d'un regard, le Père lui a montré le séjour des spectres (17/1)
Celui qui veillera à ce qu'on répande l'Enseignement de Dieu comme une aumône pour nourrir, mais non pour séduire, en sorte que l'homme qui demandera l'Eau de Dieu le fasse de lui-même et ne doive rien à sa bonté ni à sa séduction (20/2)
Celui qui veillera à ce qu’on ne trace plus la croix sur l'eau du baptême religieux pour en faire usage de superstition (20/6)
Celui qui établira le baptême comme les autres rites, et dont les ordonnances seront séchées pour toujours par le Souffle de Dieu (20/9)
Celui qui abolira toutes les superstitions, surtout celles venues de la malice des princes du culte, de leurs docteurs et de leurs prêtres pour donner à leurs gestes et à leurs paroles une puissance illusoire (21/1)
Celui qui seras une abomination s’il prononces la moindre indulgence pour ceux qui volent les Attributs du Père et trompent Son Peuple (21/4)
Celui qui écrit pour les générations à venir qui oublieront ce qui n'est pas écrit (22/3), afin qu’elles se souviennent de la Parole qui dit : Plus jamais de princes, ni prêtres, ni docteurs, et la Bête, qui agonisera longtemps derrière l'horizon, mourra (22/14)
Celui qui n’est pas l’avorton des Fils consumés par leurs fautes comme par le pian (23/1)
Celui qui doit parler au Peuple du Père selon ses faiblesses dont il n'a pas idée, car le Peuple a des artifices pour paraître comprendre, pour opiner devant le mystère comme devant le babil des enfants (23/3)
Celui qui doit bannir les docteurs dont l'ignorance est un dégoût pour Dieu (23/4)
Celui qui livre au monde de la part du Père un langage qui lui redonne l’intelligence comme il fut livré autrefois aux prophètes et aux disciples (23/4)
Celui dont la voix répand l’Eau de Dieu sur les cœurs altérés, dont la parole fait jaillir le sang dans les têtes vides et les fertilise (23/5)
Celui dont un baiser fera souvent mieux qu'un discours (23/6)
Celui qui abat les idoles de l'esprit comme furent abattues les idoles de bois (23/8)
Celui dont la tête reposera sur la dalle du tombeau avant qu’il n’ait vu même le petit reste que le Père l’envoie rassembler (24/1)
Celui qui procède sans hâte (24/2)
Celui qui dit : "Étrangers, je vous aime avant de vous connaître, avant que des profondeurs vos têtes aient affleuré l'horizon j'ai
dressé la table pour vous restaurer, j'ai ouvert les rangs de ma race pour que vous y preniez place pour gravir ensemble les Hauteurs, car je suis l'échanson et le muletier (25/4)
Celui qui aime de l'Amour Père, mais non de l'amour des princes, et qui est comme le Vent Fou levé de Nazareth, la Trombe Qui traverse la terre éperdument (25/7)
Celui qui rompt avec tous le Corps du Sacrifice du Père, qui dans les rangs de tous fait circuler le calice, qui joint ses prières à leurs prières, qui apporte son offrande à leurs temples, et qui donne ses filles à leurs fils (25/8)
Celui qui se chausse, prends son bâton, et conduit le Peuple vers le Père, le cou tendu. (25/9)
Celui derrière qui le tentateur se glisse la nuit qui précède le départ (26/1), sur la trace de qui le démon fera pire encore, parce qu’il est le Messager Fort (26/7) qui dit au Peuple: "Ne vous perdez pas !", et qui ne se lasse pas de lui parler (26/15)
Celui qui aime ceux qui marchent vers leurs pertes, qui n’incline pas à se croire sauvés ceux qui s’entêtent à l’impénitence, celui dont le cœur ne fléchit pas devant l'infortune des pécheurs endurcis, des pécheurs publics ou de ceux dont il connait le secret, et qui les expose sur les places et dans les conseils  (27/1-2)
Celui qui sauve, mais ne juge pas en disant : "Quel frère s'attachera aux pas de celui-ci pour le détourner de l'erreur?" (27/3)
Celui qui éloigne des Assemblées deDieu avec douceur et discernement ceux dont le péché est public comme celui des adultères et des prostituées, et qui ne montrent aucune pénitence, ceux qui font abus de richesse et de puissance, qui ont bâti des temples à leurs ambitions, à l'or, au négoce, à l'usure (27/4)
Celui qui déchiffre les cœurs avant de peser les fautes car les intentions sont variées comme les reflets des roches (27/6)
Celui qui prescrira aux Assemblées comment discerner les bonnes intentions des mauvaises, les pénitents des impénitents (27/7)
Celui qui ne se lasse pas de dire aux riches, aux puissants, aux impudiques et aux prêtres et aux autres qu'ils tirent maintenant abondance de la terre, de l'or, du fer et du feu, du salaire de l'ouvrier, de l'humilité des petits, des faiblesses des pécheurs, et qu'ils ont mis en lois leurs rapines, leur injustice et toutes leurs abominations en alliances qu'ils font habilement sceller par ceux qu'ils dominent pour les corrompre, les tromper, les voler, mais qu'ils connaîtront le châtiment de ceux qui scandalisent, parce qu'ils ont inspiré aux faibles qu'ils dominent, dont ils tirent profit, de devenir comme leurs dominateurs et spoliateurs (27/8-9)
Celui qui est envoyé montrer au Peuple ses erreurs, pour qu'il discerne où Dieu est, où Dieu n’est pas (28/2)
Celui qui ne pleurera pas sur les malheurs des hypocrites que l’on tirera de leurs palais et de leurs temples parce qu’ils  ont
fait faussement de Sa Parole la loi qui est. (28/8-9)
Celui qui établira la vraie piété du Peuple de Dieu, qui enseignera la Vérité, qui aimera Son Peuple, qui aidera l'opprimé contre l'oppresseur, le spolié contre le spoliateur, qui établira l’équité avec ses frère des steppes (28/10)
Celui qui aimera particulièrement les heureux du Père parce qu'ils accomplissent Sa Parole, parce que le Père ne Se souviendrai pas de leur haine, mais Se souviendrai des fautes des princes qui ont terrifié leurs pères en Son Nom (28/16)
Celui que le Père appelle du Haut de Son Séjour, qui est l'homme de Son Dessein, pour dire où Il est, où Il n’est pas, pour dire que celui qui Lui crie: "Seigneur !"ne sera pas sauvé s'il reste sourd à Sa Parole, et que celui qui L'a oublié sera réchauffé par l'éclat de Sa Gloire s'il suit Sa Parole (28/27)
Celui qui ne portera la main sur personne (28/27)
Celui qui connaîtra seulement le petit reste, trop faible pour lui faire un rempart contre les dominateurs, tous ceux qui le craindront, qui l'accuseront de mensonge et de blasphème, de rébellion, qui susciteront les rieurs contre lui et des insensés pour atteindre sa vie (29/1)
Celui pour qui Dieu assume le sacrifice et qui ne saurait le subir à nouveau, dont la Victoire de Dieu est déjà la victoire, avant qu’on l’ait frappé (29/3)
Celui qui n'aura pas l'orgueil funeste de s'offrir en sacrifice comme son Dieu, Qui seul peut S'offrir au bourreau sans Se perdre, car il n'a pas pouvoir de se ressusciter et il perdra ce que le Père attend de lui, il commettra le pire des péchés (29/5)
Celui qui, juste et doux, accomplira ce que le Père lui dicte, ne se préoccupant pas de se défendre, mais s’affairant à ce que Dieu lui commande aujourd'hui (29/6)
Celui qui n’avait pas écouté les Prophètes et les Témoins avant que Jésus lui fut envoyé à Arès, mais par qui le Père vient maintenant renvoyer l’Eau Vive (30/1-3)
Celui dans la génération de qui le Père descend prendre racine pour en être la Vigne (30/6)
Celui qui dira au clerc qui fait un geste pour absoudre: "Prends garde, tu traces un blasphème !" et qui dira à celui qui convoque le pécheur pour entendre ses aveux qu'il commet le pire scandale contre le faible (30/15)
Celui qui est appelé pour faire connaître la Parole de Dieu à Son Peuple après que Ses Prophètes et Ses Témoins L'eurent déjà proclamée (31/3)
Celui dont le bras est faible comme une tarière qui voudrait percer une montagne face à la Moisson que le Père lui envoie faire (31/6)
Celui qui sera assisté tous les jours, dont on affûtera la faux émoussée, que le Souffle assistera en ployant les épis devant lui, en envoyant le Feu du Ciel pour brûler les épines, qui peinera, dont les bras seront bleuis des coups reçus et griffés par les épines (31/6-7)
Celui qui enseignera que l'homme pieux se tient devant Sa Parole et ne fait pas un pas de plus en avant pour ne pas choir dans l'abîme (32/8)
Celui qui fixera la mesure avec laquelle les Livres du Père seront proclamés dans les assemblées, et qui rejettera ceux écrits de main d'homme (32/10)
Celui dont la tête est faible mais qui tranchera hardiment la corde qui t'attache au monde et aux princes du culte, qui enfouira dans la poussière son sceptre et sa couronne (33/1)
Celui qui fermera les portes du temple en signe d'expiation, qui avec les siens priera derrière ses murs jusqu'à ce qu’il l’aie disposé selon les Ordres de Dieu (33/1) et, une fois disposé selon Ses Ordres, qui ouvrira à nouveau ses portes devant le Peuple, d’où sa voix comme l'écho du tonnerre et ce qu’il aura écrit parviendront à ceux qui doivent se repentir (33/10)
Celui dont le Père raidira le torse comme un chêne, que le Père élèvera comme une tour, soufflant l'Esprit dans ta tête, rendant son regard perçant (33/2)
Celui qui comme l'aigle se rira du vertige, dont la voix parviendra jusqu'à ceux qui ont égaré le Peuple de Dieu pour les exhorter au repentir (33/5)
Celui qui se dit : "Tu peux tout; en un instant Tu peux les réduire à rien ; pourquoi m'envoies-Tu les exhorter ?" (33/6)
Celui qui obéira à Dieu comme un petit enfant et qui avec sa descendance nettoiera le monde et préparera le Jour (33/9)
Celui établira le prière (33/12)
Celui qui fera converser les Assemblées avec Dieu et avec la femme élevée au-dessus de l'Orient, lui demandant les secrets de sa force et lui parlant comme à leur mère (33/13)
Celui qui ne scellera aucunes fiançailles et n'imposera pas de funérailles, qui ne sera pas téméraire en scellant les Mystères de Dieu, qui établira seulement un registre de mémoires pour écrire : "Dieu a vu ces fiançailles," mais qui n’y inscrira pas
les fiancés frénétiques et les futiles qui n’acquièrent pas la gravité, et "Dieu a vu ces funérailles" (33/15-18)
Celui qui ne mimera pas la Force de Dieu au bout de son bras débile en disant faussement : "J'étends ma main sur vous, vous êtes mari et femme," ou bien : "J'ai baigné ton corps, tu es baptisé», ou, plus impie : "Je t'ai oint" (33/20)
Celui qui dissuadera l’époux non coupable de demander la malédiction de celui qui a commis l’adultère (33/24)
Celui qui ne s’occupera pas de la sépulture du pécheur public ou de celui dont il connaît le secret impie, mais qui avec douceur renverra ceux qui le pleurent à la Parole de Dieu (33/26)
Celui qui fait plier dans les coffres, pour qu'elles y pourrissent, les parures qu’il porte comme Aaron, les parures et les couronnes que revêtent encore les princes et les prêtres, sourds et ignorants (34/1-2)
Celui qui est envoyé effacer le  lustre les princes et menacer de disette les prêtres sourds et ignorants, lacérer leurs enseignes et que pour cela ils traiteront en faux prophètes, envoyant aux quatre vents leurs hérauts pour répandre sur ses pas l'opprobre, éloigner de lui la générosité des hommes pieux qui leur servent une aumône de richesse (33/3-4)
Celui que les prêtres sourds et ignorants tenteront vainement de perdre, l’affamant avec les siens pour lui faire crier grâce mais qui passera au milieu d’eux comme Daniel au milieu des lions (34/5)
Celui pour qui le Père institue la demi-dîme pour redevance et qui établira pour sa génération et celles qui viendront avec mesure le denier de service des Assemblées (34/6 et 8)
Celui qui se rendra aux quatre côtés du vaste Champ pour exhorter les moissonneurs, apporter Sa Parole dans leurs maisons, à leurs côtés fouetter les épis de sa faux, leur laisser ses consignes, les enseigner à prier (35/1)
Celui qui enseignera la vraie piété, c'est-à-dire à proclamer la Parole pour L’accomplir (35/4-6)
Celui qui, en toute occasion, gardera son sens et sa mesure, prendra le temps de décider, puisera sa force dans la patience et les conseils qu’il prendra (35/7)
Celui qui se reposera car la fatigue ôte l'esprit à l'homme (35/8)
Celui qui a les yeux du prophète qui a vu la Justice de Dieu, qui a tremblé devant Sa Lumière, qui a pleuré sur les caillots de Ses Plaies (35/9)
Celui qui ne refusera ses conseils à personne, même au plus impie; mais qui lui refusera l'entrée de l’Assemblée, parce que le Salut commence dès ce monde et qu’il ne peut disposer de la Force du Père mais seulement de sa prudence (35/10)
Celui qui fera alliance fraternelle avec les assemblées des synagogues, celles des soumis de Dieu, qui disposera sur le chancel de l’assemblée la Parole comme ils La proclament, n’écartera aucun de Ses Livres, mais écartera les livres d'hommes, ceux de Pierre, de Paul, d'at-Tabarî et des rabbins (35/11-12)
Celui que le Souffle portera, qui est l’épée mais qui n’est pas le Bras qui la soulève, sous le fer de qui le Père brisera les nuques des princes fiers, allongera dans la poussière les riches et les forts (35/14)
Celui qui est toujours à la droite du Père (35/15)
Celui qui finit par s’habituer à voir le Messager de Dieu, qui ne fixe plus anxieusement, mais dont les yeux s’agitent (36/1)
Celui qui réveille la pénitence dans le cœur des fidèles, pour qu'ils consomment la Chair et le Sang du Père dans l'affliction du repentir, mais qui tient compte de la faiblesse immense des hommes (36/4-5)
Celui qui ne porte pas à se croire accueilli à la Table du Père le pécheur endurci et celui qui s’entête à l’impénitence, mais qui veillera quand même sur son pire ennemi (33/7)
Celui qui fera observer les préceptes du Père et rejettera les arguties des docteurs (36/9)
Celui qui ne sera pas comme les princes du culte et les prêtres, qui, devant leurs assemblées, veulent conduire le Père comme l'éléphant puissant (33/10)
Celui qui n’appellera pas la Bénédiction du Père mais qui imposera les deux mains à ceux qui lui demanderont un signe en Son Nom, car une force sortira de lui, les remplira, les enveloppera d'une fumée pure qui pique les yeux du tentateur, qui s'enfuit en pleurant et abandonne sa proie (33/11-12)
Celui dont la force ne fera pas de Prodiges, qui ne sauvera pas de force les impies, mais qui guérira les malades, qui en songe désignera l'innocent au juge indécis, qui arrêtera au loin le bras du méchant, la langue du faux témoin et du diffamateur, qui rappellera au lâche son abandon et au jouisseur le tort qu'il fait aux siens, qui fortifiera le faible (33/13-14)
Celui qui prêtera son arbitrage à la querelle entre frères, qui réprimandera le menteur, qui exhortera le voleur à restituer, le méchant à réparer, mais qui ne jugera personne, ni publiquement, ni en secret (36/15-16)
Celui qui répand la paix, qui même quand ses yeux lancent des éclairs ne fulmine pas, mais qui exhorte les Fils à la pénitence, qui les met en garde contre l'abomination qui les tire vers l'abîme comme une pierre au pied (36/17)
Celui qui ne commandera à personne, qui montrera les Sentiers vers les Hauteurs Saintes (36/19
Celui qui. quand on lui demandera: "Quel nom faut-il porter pour plaire au Seigneur ?" répondra : "Qu'importe que tu t'appelles Lentille ou Chèvre, car si tu te fais une vie pour Dieu, un renom de bonté, de pénitence et de piété, ton nom deviendra aussi grand que celui de Moïse ou d'Élie" (36/19)
Celui qui aimera les enfants, veillera sur eux, les enseignera avec patience et les recevra à l'Assemblée (36/20)
Celui dont la vie sera un blâme pour les impies, lesquels ne supporteront pas sa vue, car la vie que le Père lui fera n'est pas comme la leur, et qui le mettront à l'épreuve par le mensonge et l'outrage pour éprouver sa douceur et sa vérité, qui ne les approche que s'ils l'appellent pour l'entendre  (36/21-22)
Celui qui crie partout : "Cette vie est courte; le bonheur ne se mesure pas en années, mais en éternité ; chacun a juste le temps du repentir, car les regrets du spectre ne font que s'ajouter à ses tourments ! Écoutez la Parole Que j'ai reçue et sauvez-vous!" (36/23)
Celui pour qui  Dieu ne sera pas qu'un souvenir comme un nuage qui monte et disparaît à ses yeux par beau temps pour ne revenir devant son regard qu'aux jours froids et tristes (37/2)
Celui qui pourra dire : "J'ai vu le Dieu de mon salut ; maintenant j'ai confiance, car j'ai vu le Salut du pénitent et sa Force"(37/3)
Celui qui publiera sur les toits et dans les assemblées Ce Qu’il a vu et entendu, qui  méprisera les richesses qu'on lui offrira pour se taire, pour publier qu’il a fait un songe, pour racheter ses livres, les jeter au bûcher, car on le soumettra à des séductions et à des tentations très grandes (37/4-5)
Celui qui prendra garde au tentateur (37/6)
Celui qu’une légion de saints tout équipé défendra des hommes qui l’attaqueront et que le Souffle de Dieu élèvera au-dessus d'eux (37/7)
Celui qui éloigne tout de suite le traître et celui qui entre en doute (37/9)
Celui qui a cessé de trembler, qui est consolé et fort, que le Père a saisi et déposé à la lisière de Son Champ, parce qu’il est temps que la Moisson se fasse, que le monde soit sauvé (38/1)
Celui que le Père veut trouver toujours à Son Champ, agitant sa faux devant lui, écartant les épines qui gênent sa marche pour conduire le Peuple de Dieu jusqu'à Ses Hauteurs (38/3-4)
Celui qui a été consolé de ses craintes, qui gerbe et engrange, guide et exhorte à l'ascension! (38/4-5)
Celui à qui le Père a parlé en paraboles pour affermir sa confiance, déposer en lui la Vérité sans détour (38/5)
Celui à qui le Père a donné une épouse et dont Il a béni les épousailles, qui ne doit pas être comme les ambitieux qui éloignent femmes et enfants, mais qui vivra auprès d’elle et de ses enfants devant toutes les Assemblées pour montrer où est la Volonté du Père (38/6-9)
Celui qui sentira comme un air léger l'Haleine de Dieu quand Il lui parlera encore plus tard, et qui n’a pas idée des questions innombrables qu'on lui posera, des enseignements qu’il devra répandre (39/1)
Celui qui ne répondra rien de lui-même, qui demandera un délai pour la prière et qui attendra que Dieu lui parle (39/2)
Celui qui répugnera à la hâte et à la science, et qui agira avec mesure, patience et piété (39/3)
Celui qui ne s’adressera qu’au Père, qui mettra en garde ceux qui s'adressent à d'autres esprits que Dieu et qui leur vouent des sanctuaires et leur apportent des offrandes, aux morts qui ont laissé un renom de piété et de sacrifice (39/4)
Celui qui comme Marie répandra le conseil, la consolation et la force (39/5)
Celui qui ne rebroussera pas chemin et ne reviendra pas sur ses pas, mais qui marchera en avant avec le Père (39/6)
Celui qui ne s’encombrera pas de parents et d'amis impies, qui l'aiment mais qui ne reçoivent pas la Parole Qu’il leur livre, et qui préférera être entouré de compagnons sévères qui ne donnent ni affection ni baiser, mais qui accomplissent la Parole, et qui délaissera les cajoleurs  (39/8-9)
Celui qui de même préférera aux dévôts au cœur faible qui prient et pèchent tout à la fois les scandalisés qui ne prononcent pas le Nom de Dieu mais qui vivent selon la Justice (39/9)
Celui qu’aucun malheur ne frappera, qu’aucune amitié fourbe ne perdra, s’il ne s’y prête pas (39/10)
Celui qui grave la Face de l’Envoyé du Père dans son regard, mais qui ne fait pas du lieu où Il apparaît un sanctuaire, et qui ainsi ne laissera pas croire que Dieu s’est montré et qu’il est parti, car Il est au milieu de toux ceux réunis en Son Nom (40/1)
Celui qui se chausse pour conduite le Peuple vers les Hauteurs Saintes où le Père l’attend (40/5)
Celui qui est désormais le Messager de Dieu et qui n’est plus rien pour lui-même (40/6)
Jeff P. d’Ile de France


Réponse :
Que de préceptes et recommandations il me faut suivre ! Pauvre de moi !
Serai-je jamais à la hauteur de ce que Dieu attend du pauvre témoin que je suis. Malgré tous mes efforts, je ne me suis jamais senti, depuis 1974, au niveau de ce que me demande La Révélation d'Arès.
C
'est pourquoi je dis: "Dieu, pour désigner celui à qui Il allait envoyer Jésus puis apparaître Lui-Même, mit dans un chapeau les noms des hommes sur des petits papiers et Il tira mon nom par hasard. Il aurait dû ne mettre dans ce chapeau que les noms des hommes capables." À cela certains me répondent: "Vous péchez par excès d'humilité. Dieu vous dit qu'il vous a élu avant que vous n'entriez dans le ventre de votre mère (Rév d'Arès 4/3). Vous étiez donc prédestiné." Je leur réponds: "Oui, comme tout homme ou toute femme est élu(e) et donc prédestiné avant d'entrer dans le ventre maternel. Tout humain est par principe image et ressemblance du Père (Genèse 1/26-27) et élu son messager."
J'ai relu attentivement la liste impressionnante des attributions que me fixe la Parole d'Arès et je me suis permis de faire quelques corrections syntaxiques et remaniement pour qu'elle soit un peu plus claire.
Merci, frère Jeff, pour ce travail énorme, qui ne m'apprend rien à moi, mais qui peut rafraîchir la pensée de ceux qui imaginent que La Révélation d'Arès m'a mis sur un piédestal, alors qu'elle n'a fait de moi qu'un pénitent que surveille plus sévèrement que les autres le Regard du Saint


19fev14 152C73 
Je suis si proche d'eux qu'ils peuvent ne pas Me voir (Rév d'Arès 1/11),  dit Dieu à propos des hommes faits à son image et ressemblance (Genèse 1/26).
Les traditions ou les cultures, c'est pareil à une nuance près : C'est du bruit d'homme (Rév d'Arès ii/20). On est moulés aux traditions et cultures et on ne le voit pas, parce qu'elles sont tellement proches de nous qu'on les confond avec nous-mêmes. Elles nous semblent naturelles, évidentes, indépassables. Jusqu'à ce qu'une chose, un évènement, une nécessité surgisse, les bouscule et les fasse évoluer.
La différence entre Dieu et les cultures, c'est que Dieu est une force active latente en nous que nous devons réactiver pour naître à la vie spirituelle et nous libérer du temps ; alors que les cultures et traditions sont des contre-forces passives auxquelles nous nous conformons et qui nous maintiennent prisonniers dans le temps.
La Révélation d'Arès est cette Force qui a surgi et qui avec le temps rendra plus pâles que des lunes, les faibles lumignons que sont les cultures que notre Histoire a produites et que nous prenons aujourd'hui pour des soleils.
J'emploie le mot "culture" plutôt que tradition parce que le mot tradition est difficile. Qui l'emploie aujourd'hui ? Il évoque très fortement le passé et ce qui dans le passé a été balayé par notre " modernité" technologique. L’accélération des technologies (qui font l'histoire, du moins en partie) et l'envahissement médiatique nous donnent l'impression que nous vivons dans un monde sans cesse renouvelé où les traditions n'ont plus cours, du moins à Paris où j'habite. Mais c'est un trompe-l’œil. Sous le vernis de la vitesse, il y a une foule d'idées fixes qui subsistent et qui paralysent l'homme.
Ce qui est nouveau et propre à notre époque, c'est que ces idées fixes deviennent un peu partout les mêmes dans le monde (qui de fait s'uniformise) et acquièrent un poids, une lourdeur qu'elles n'avaient pas au temps où les traditions et les cultures étaient diverses.
Notre époque me fait penser à l'épisode de la tour de Babel dans la Bible. Et là je reviens à Abraham qui avec sa mobilité, sa rusticité, la simplicité de sa foi en Dieu, symbolise l’antidote à cette Babel dont il est issu.
Je comprends pourquoi vous insistez sur ce point de jonction avec Abraham, lorsque que vous avez vu Jésus la première fois. Et je comprends mieux ce qui relie Abraham et Moïse, qui sont associés dans La Révélation d'Arès dans le même verset [2/8)]. Abraham et Moïse, c'est l'errance dans la désert, la fuite loin des centres de pouvoir et de technologie de leur époque, c'est un retour vers (Dieu, la pureté, le Bien...).
Je crois que c'est pour nous relier à cette antique dynamique que Dieu commence son Livre par : Tu vois le Retour !
Sauf qu'aujourd'hui, nous devons entamer cet exode intérieurement, car physiquement nous devons vivre au milieu des hommes, dans le monde. Ce qui complique un peu les choses, car cela nous expose à son bruit. Mais paradoxalement cela nous dynamise aussi, si cela nous pousse à renforcer notre vigilance et pousser plus loin nos efforts de libération intérieure. Cela rend un vrai et profond dépassement possible, ce que n'ont pas pu faire les Hébreux dans le désert.
Pour cette raison, je suis d'accord avec vous à propos de John Steppes. Nous devons apprendre à entendre et faire face à ce genre d'hommes avec amour et sérénité. Et ce d'autant plus que la grossièreté et le caractère imprécatoire de son commentaire neutralise son propos et cache mal une certaine forme d'impuissance (et probablement de souffrance). À coté, le caractère insidieux et pernicieux de certains traits culturels ou traditionnels qui nous habitent est beaucoup plus difficile à débusquer et à combattre.
Eric D. de Paris.


Réponse :
Merci, frère Éric, pour ce commentaire profond.
Pour moi culture et tradition ne sont pas choses interchangeables, mais différentes.
Nos voisins de Bayonne, Espelette,Cambo, Asparen sont de culture française, mais de tradition basque, laquelle tradition est sans doute un reste (langue, coutumes, art, danse, etc.) de culture ancienne disparue. On peut dire la même chose des Bretons, des Alsaciens, etc. À l'inverse, on peut dire qu'il y a en Europe et aux Amériques des cultures différentes (entre un Allemand de Dortmund et un paysan andin du Lac Titicaca, quelle différence !), mais toutes ces cultures sont traversées d'une même tradition catholique, une même façon de voir Jésus, le péché, le salut, etc. Autrement dit, les cultures et les traditions se croisent, se superposent ou s'ignorent comme deux courants différents. En France, en général, les athées, les catholiques, les protestants, les juifs et aujourd'hui les musulmans vivent tous chez eux selon des traditions différentes, mais ont tous une même culture française acquise dès l'école.
Autrement dit, si nous avons toujours beaucoup parlé de culture entre nous Pèlerins d'Arès : se déculturer, etc., j'affine le propos en y introduisant l'idée de tradition et, je l'avoue, en compliquant ainsi quelque peu les choses. Mais il y a un temps pour tous sous le soleil, comme dit Qohélet (la Bible).


21fev14 152C74
Voir 152C76 ci-dessous
DidierBr. d'Ile de France


Réponse :
J'ai supprimé la video de 152C53.
J'ai fait une copie de votre nouvelle vidéo, mais elle est floue en .mp4 ou en .webm. Je ne la publie donc pas.


21fev14 152C75 
Je vous envoie mon projet de  vitrine pour "Le Temps qui Vient" [mission de Genève, rue du Vieux Billard] autour du thème des traditions, votre dernière entrée de blog.
Nicole C. du Canton de Genève (Suisse)

"Monde Moderne" Vitrine Genève


Réponse :
Très belle affiche et, je suppose, un effet bœuf dans votre vitrine de Genève !


23fev14 152C76



Didier Br. d'Ile de France


Réponse :
J'ai pris une copie de votre nouvelle vidéo en .mp4 et la netteté de l'image est bonne, mais la copie directe n'est pas gérée par mon éditeur HTML5.
Pour qu'elle soit gérée je dois la reconvertir en .mp4, mais alors elle redevient floue. J'ai essayé plusieurs formats mais le flou persiste.
Pour finir je l'ai enregistrée sur mon dailymotion cloud personnel. L'ennui, par ce canal, c'est qu'elle est sécurisée et que les lecteurs du blog ne peuvent pas la copier. Mais le blog n'est pas, par vocation, une bibliothèque d'images et de vidéos. Ceux qui le désirent peuvent y accéder par l'Internet (https://):
docs.google.com/file/d/0BzDOnds6T9B5WVdKcDhqZUlQRUk/edit


23fev14 152C77
Dans votre réponse au commentaire de notre frère Éric D. (152C73) vous écrivez :
"on peut dire qu'il y a en Europe et aux Amériques des cultures différentes (entre un Allemand de Dortmund et un paysan andin du Lac Titicaca, quelle différence !), mais toutes ces cultures sont traversées d'une même tradition catholique, une même façon de voir Jésus, le péché, le salut, etc. Autrement dit, les cultures et les traditions se croisent, se superposent ou s'ignorent comme deux courants différents. Autrement dit, si nous avons toujours beaucoup parlé de culture entre nous Pèlerins d'Arès : se déculturer, etc., j'affine le propos en y introduisant l'idée de tradition et, je l'avoue, en compliquant ainsi quelque peu les choses."
La complexité (je préfère ce terme, plus juste à mon avis, à celui de complication) que vous amenez ne me semble pas si difficile à envisager au premier abord, car je concevais que culture et tradition n’étaient pas la même chose. Mais je ne le voyais pas sous cet angle des "croisements et superpositions entre cultures et traditions."
En effet, il y a plusieurs années (probablement avant le début du blog), j’ai entendu dire de votre part qu’il n’y avait en fait qu’une seule culture : la culture d’Adam, la culture du péché, présente et dominante sur toute la planète, caractérisée par les mêmes manifestations : domination, iniquité, mensonge, adultère, jugement, violence, vengeance, etc. Je trouvais d’ailleurs que cette vision des choses était très éclairante en expliquant que toutes les cultures étaient en fait des formes de la même culture non spirituelle et se valaient, puisque chacune d’entre elle n’était qu’une variante de la même aliénation originelle issue du mauvais choix d’Adam, bref, la vallée grasse (Rév d’Arès 26/4).
Je n’ai pas retrouvé dans le blog de passage exprimant précisément cette pensée, selon laquelle il n’y a qu’une seule culture, mais vous dites dans votre entrée 126 "déculturation" quelque chose dont on peut la déduire :
"La culture, depuis le mauvais choix d'Adam (2/1-5), a fait de l'humanité son attelage. Elle harnache, bride et fouette les hommes comme des chevaux tirant le chariot d'une fatalité qui n'existe que pour ceux qui, dans les tunnels (23/2) où se croisent depuis les millénaires la foi et le doute, ont ajouté au côté savoir de la science un côté obscurité (38/5)."
"La déculturation, pardi, est très lente. Des générations et des générations repentantes camperont longtemps sur le désert (24/4) ou le vide (23/5, xxx/3, xxxi/4) de la culture. La déculturation se fera insensiblement cependant. Le fidèle d'une église ou d'une religion fonctionne sur la foi; il suit une culture et n'en sort pas. Le Pèlerin d'Arès, différence capitale, fonctionne sur le bien, il est pénitent, change sa vie (30/11), redevient le pérégrin spirituel que fut Abraham ou Jésus, deux grands déculturés. Chaque jour le pénitent prépare son salut personnel, mais aussi imperceptiblement désembourbe un peu le monde du marais de la culture qui l'enfonce vers le péché des péchés (38/2): le point de non-retour du mal."
J’avais cela en tête dès la parution de votre entrée et je souhaitais faire un commentaire sur l’articulation entre culture (au singulier et au sens que j’avais retenu de votre enseignement) et les traditions. Je voyais les traditions comme un fixatif de la culture, une sorte de ciment qui enracine celle-ci dans des repères matériels (traditions culinaires, vestimentaires, folkloriques, professionnelles, etc.) et intellectuels (tradition artistiques, religieuses, politiques, etc.) dans la vie individuelle et sociale.
En la faisant ainsi s’incarner et perdurer le plus longtemps possible dans la réalité quotidienne des hommes, les traditions donneraient à la culture un contenu palpable, familier, rassurant et donc attractif, et cette fausse sagesse à laquelle les siècles donnent majesté (Rév d’Arès 1/3) qui les rends légitimes.
On peut aussi considérer que "la" culture et "les" cultures coexistent : "la" culture comme globalité ou état, comme mouvement de négation du Créateur et de Sa création lancé par Adam, et "les" cultures comme manifestations contingentes, locales et conjoncturelles, de cette orientation non spirituelle et mortifère universelle.
La culture serait l’effet direct de la perte de la vie spirituelle, la mise en place de ce monde hors du Dessein du Père (Rév d’Arès 28/27), manifesté sous mille formes possibles appelées "cultures." La culture engendrée par le péché sous-tend ainsi toutes les cultures et toutes les traditions.
Je réfléchis à votre suite, je mets ma pensée dans le sillage de la vôtre en cherchant un chemin cohérent entre ce que vous dites au présent et ce que ma mémoire à gardé de ce que vous disiez hier. Je m’y prends peut-être mal. En ce cas, pardonnez-moi de ne pas vous faire honneur, et recevez mes remerciements profonds pour cette démonstration permanente de non jugement, de mesure, de discernement et de pertinence que vous donnez dans vos réponses (notamment aux commentaires 152C61, 152C65). Nous devons absolument suivre votre exemple sur ces plans (entre autres), il en va de la crédibilité de notre foi et de l’efficacité notre mission.
Car par vous, Dieu vient renvoyer l'Eau Vive (Rév d’Arès 25/7) de l’Intelligence, le Vent Fou levé de Nazareth, la Trombe de l’Amour Qui traverse la terre éperdument (25/7) pour rafraîchir les intelligences (10/12), les pensées et les cœurs (12/3) pour nous démomifier, nous extraire des traditions et des cultures, montrer leurs illusions et leurs mensonges et débusquer le monstre de la culture du mal, le fléau caché derrière l'horizon (22/13). Encore faut-il que l’Eau et le Vent fassent tourner les moulins de notre pénitence, tonifient nos bras et affûtent nos faux de moissonneurs (31/6). Pour cela, il faut que nous soyons là, derrière vous, dans les Pas de Dieu (2/12).
Didier du Roussillon


Réponse :
C'est tout à fait ça. Les cultures sont des variantes de la culture du mal fondée par Adam.
Merci pour ce très beau commentaire, mon frère Didier.


23fev14 152C78
Jésus disait: Vous annulez la Parole de Dieu pour servir la tradition des hommes (Marc 7/8, Mathieu 15/6). En matière de tradition, nous vivons en "sabbat" permanent, à "laver l'extérieur de la coupe" plutôt que de nous attaquer à l'intérieur. Les trois évangiles synoptiques affirment la même chose:
Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat, de sorte que le fils de l'homme est maître même du sabbat (Marc 2:27-28).
Je vous demande s'il est permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer (Luc 6/9).
Lequel d'entre vous, s'il n'a qu'une brebis et qu'elle tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la saisira pour l'en retirer? Combien un homme ne vaut-il pas plus qu'une brebis! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat (Matthieu 12/11).
L'amour n'attend pas. Et "notre amour est une usine", écriviez-vous cher prophète dans un de vos articles des années 90.
On me dira qu'il n'y a pas d'urgence à ouvrir des magasins de bricolage le dimanche ou des supermarchés le soir, qu'il n'y a pas non plus d'urgence pour certains employés à travailler à ces moments là, mais dans tous ces cas notamment c'est bien la loi qui décide de nos libertés à notre place, qui nous oblige à respecter des repos dominicaux ou des horaires particuliers. Et qui est en pointe dans ces revendications de respect de la tradition du repos dominical? Tout particulièrement les militants athées comme par exemple les chefs de la CGT !
Le "Code du travail", le "Pacte républicain", que nous nous sommes inventés se placent au-dessus de nous et nous contraignent. C'est bien ce que Jésus était venu dénoncer, la tradition qui fige la foi, le Code qui bloque l'amour et la créativité. L'homme libre (Rév. d'Arès 10/10) est plus grand que le Code, et l'idée que nous nous faisons de Dieu (le Créateur) n'est pas celle d'un "juge qui condamne" ou d'un "roi tout puissant qui menace", mais celle d'une force (nombreuses références dans La Révélation d'Arès) de vie intime, profonde, qui se révèle par les prophètes ou qui souffle en silence dans les poitrines de ceux qui ne prononcent pas le Nom (de Dieu, Rév. d'Arès 28/6), puis qui vit nos actions quand nous suivons notre conscience et/ou la Parole.
Le queux blanc sert (dans) la sueur le cheval blanc, éplié. (Rév.d'Arès xxx/9): le queux blanc (le roi blanc, pouvoir de religion, vu ici comme cuisinier, "maître queux", sert au monde la carne d'un vieux cheval épuisé (éplié) dont la sueur n'est pas la Salive (Parole, viii/11) du Créateur. Les discours resservis par la religion sont de vieux plats dont il ne reste pas beaucoup de la verve du Créateur (xxx/16). (Dis leur:) "Je n'ai pas deux goûts. (C'est) le nerf de poisson (que Dieu met) dans ma bouche, la fouace reste (où elle est est). La fouace, tradition (ici de la théologie de l'eucharistie, tout aliment prétendument consacré), le nerf, la vie (ici le poisson péché de frais, frétillant, passant directement  de la Mer en haut dans la bouche du prophète);
Avec la tradition des hommes et du monde, il ne reste que la forme, le "lavage de la coupe", mais pas la purification de son contenu. Jésus prévenait ceux qui s'en tenait à cela que cela ne pouvait pas continuer. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu'au dedans ils sont pleins de rapine et d'intempérance. Pharisien aveugle! nettoie premièrement l'intérieur de la coupe et du plat, afin que l'extérieur aussi devienne net (Matthieu 23.25-26, Luc 11.39).
La tradition, c'est le train train, un enrobage, un vernis, du maquillage, l'endormissement, rien ne change dans un monde de pendus (Rév. d'Arès xxix/7, xxx/3), alors qu'il y a urgence, à reprendre la lutte (Matthieu 10/34, Luc 12/51) de la vie et du bien, à entrer en mouvement, à être des héros de l'amour, à faire passer le Souffle de la vie, tout ce que nous avons à faire sentir dans la mission, affaire de vie (et de mort),
Venez écouter la Parole que nous avons reçue (Rév. d'Arès 36/23) … maintenant !
Pourquoi reporter à demain? Vous risquez de ne pas venir, d'oublier…
et de contribuer à vous perdre en n'aidant pas ce monde à changer …maintenant !
Avec vous dans la prière,
que Dieu vous bénisse dans les siècles des siècles, vous le prophète d'où sort la parole comme un arbre à la pointe toujours verte (Rév. d'Arès xvi/13),
Bernlouby de Bretagne-Sud

PS. vous aviez déjà publié le même commentaire signé "John Steppes" en 16jan14 151C72


Réponse :
Merci, frère Bernard, pour ce commentaire.


23fev14 152C79 
Quand j'évoque le mot tradition avec mes étudiants, je leur dit "Attention, gros mot !"
En musique, une tradition recèle au mieux un ensemble de connaissances qu'il faut considérer avec attention tout en se gardant de toute fixité.
Une idée nouvelle peut toujours jaillir ici ou là, venant régénérer parfois même chambouler ce que l'on croyait savoir. Comme j'ai la chance de voyager, je ne me lasse pas de voir à quel point les certitudes peuvent être aussi péremptoires qu'antagonistes sur un même passage d'une école à une autre.
Dans le meilleur des cas, elles sont défendues par un argumentaire qui laisse la porte entrebâillée à la discussion, mais bien souvent c'est un simple "C'est comme ça !"
Non content d'interdire l'inventivité, la fixité induite de la tradition sert de justification pour rejeter sur le principe celui ou celle qui a eu pour seule audace de proposer un peu de renouveau.
Merci, frère Michel pour cette entrée d'une formidable clarté car elle élargit la réflexion à toute la vie spirituelle sur ce qui menace à tout instant notre recherche d'espérance.
"Le sage cherche, le sot a trouvé"…
David W, d'Auvergne


Réponse :
Je ne me souviens pas de tout ce qui est déjà passé sur ce blog qui a déjà huit ans, mais je crois bien que c'est votre premier commentaire, mon frère David, vieux compagnon de foi !
Quelle belle émotion pour moi !
"Tradition, attention ! Gros mot," dit le professeur de Conservatoire. J'aime cette expression et j'en prends note. Merci.


24fev14 152C80 
Votre appel à supplanter les traditions pour créer un ordre nouveau, celui des Pèlerins d'Arès, n'est autre que la mise en place d'une tradition nouvelle fondée sur vos propres idées, qui toutes sont antagonistes de ce qui fait la vie du monde.
Mais vous êtes un cagot très habile, hypocrite comme tout le monde, mais sous une lumière périlleusement rationnelle.
Je crois qu'en dehors de l'ermite ou du sauvage seul dans sa cabane dans la montagne ou sous les cocotiers, il n'existe aucune possibilité de sortir socialement des traditions quelles qu'elles soient, car dès qu'il y a société, il y a tradition. C'est inévitable et vous êtes assez intelligent pour le savoir. Mais vous parlez d'en sortir de façon en même temps très adroite et très industrieuse. Ce blog n'est pas un salon, mais une usine !
Je suis maire d'une commune de 12.000 habitants ; j'étais député à l'époque où apparut La Révélation d'Arès. Je ne suis qu'un petit politique local, mais je participe toujours au destin et aux travaux de mon parti. J'ai été deux fois chargé de mission en Europe ces années dernières et je suis bien placé pour savoir qu'en fait, la tradition chrétienne a marqué toute la population française comme toute la population européenne.
Comme autrefois les chefs de guerre, qu'ils brandissent des aigles ou des croix, défenseurs de territoires et des groupes humains qui les habitaient, devenaient les pouvoirs politiques. Les chefs de la guerre sociale aujourd'hui deviennent toujours les hommes de pouvoir. Il y a dans l'homme politique un combattant qui a toujours besoin de se reposer sur une discipline des troupes et cette discipline, que vous le veuillez ou non, c'est la tradition. La tradition est indégommable.
Tout le reste est aventure. Que vous soyez hypocrite ou vraiment sincère, vous êtes un homme très problématique. Comment vous étonner que l'on vous combatte ? Mais en suivant votre blog — il y a quelque chose de passionnant là-dedans, même dangereux — je ne crois pas que vous vous en étonniez, en fait.
Actuellement, c'est l'asphyxie de votre voix ; on vous éloigne de tout ce qui peut lui donner un écho, parce que vous n'êtes pas assez important et que, légalement, il n'y a rien à vous reprocher à ma connaissance, donc vous êtes sur la liste des gens à bâillonner. Le verrouillage est bien assuré, mais durera-t-il ?
Ultérieurement, si votre mouvement prend de l'importance, ce qui me semble possible aujourd'hui, parce que votre blog le munit d'une thèse solide et, je dirais, intelligente pour ne pas dire plus, vous aurez certainement — sinon vous-même (85 ans, la fin n'est pas si loin !) — une lutte idéologique à mener.
Votre blog, je ne sais pas si beaucoup s'en rendent compte, est un brûlot. Il y a, c'est indiscutable, une parenté étroite avec le Jésus d'il y a deux millénaires: un autre brulôt, qu'on coula très vite. Vous voilà quarante ans que vous vous attaquez à tout: La religion, la politique, la culture, la tradition, la loi, comme le faisait Jésus sur le même ton chattemite (au nom de "l'amour")  et, comme je vieillis moi aussi et que mes amis vieillissent, j'espère que les générations montantes resteront avisées et veilleront à ce que vous ne l'amarriez jamais à l'ordre des choses pour le détruire.
Parce que c'est le mot d'ordre de votre mouvement: La Vérité, c'est que le monde doit changer !
Je parlais de vous avec des amis pendant les Fêtes et l'un d'eux disait: "Michel Potay. Je ne sais pas s'il existe actuellement dans le monde un dévastateur plus radical de tout ce qui fait la raison de vivre et de lutter des hommes de progrès."
R. R.


Réponse :
Les "hommes de progrès ? C'est nous les Pèlerins d'Arès.
En considérant l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur et le fait d'être libre de tout préjugé et de toute peur comme des idées "antagonistes de ce qui fait la vie du monde", vous avouez clairement que l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur et la liberté absolue non seulement n'existent pas dans le monde, mais ne doivent pas y exister selon vous.
Nos espérances sont en effet réellement opposées concernant le bonheur des hommes.
Je ne peux pas dans un blog aborder tous les aspects de votre commentaire en détail.
Parlons seulement de la "tradition chrétienne" que vous évoquez.
Oui, la tradition chrétienne a marqué l'Occident, y compris l'athéisme qui n'est en fait qu'une version sans Dieu, ni église, ni prière, du christianisme d'église, mais j'insiste bien sur ce fait: L'Occident est marqué par une tradition chrétienne qui n'est en fait que la tradition de l'église: l'orthodoxe (la plus ancienne), la catholique et la protestante (la plus récente).
L'Occident n'est pas du tout marqué par une tradition chrétienne qui serait la tradition évangélique pure, celle du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch.5 à 7). C'est cet Évangile pur, qui ne fondait aucune religion, aucune église, qui ne fondait rien de fixe et de dogmatique, parce que Jésus en avait fait une dynamique de bien, de création permanente de l'homme, que le Père nous envoie restaurer ou plutôt mettre en marche dans la société.
En devenant la religion de l'Occident, le christianisme d'église, christianisme de pouvoir, perdit pour toujours la capacité que Jésus avait donnée à ses disciples de résister au système de pouvoirs religieux, politiques et financiers qui régit le monde aujourd'hui encore.
L'affaiblissement du système, qui commence à se décomposer — affaiblissement qui était encore imperceptible en 1974 quand le Père envoya son Messager Jésus et en 1977 quand Il se manifesta en Personne à Arès —, fait de nous Pèlerins d'Arès les représentants d'un christianisme pur capable de redonner l'espoir d'un monde changé (Rév d'Arès 28/7) aux hommes libres, vraiment libres de ce que les lois ne leur interdisent pas.
Même si nous le gravissons, en peinant, lents à débandeletter les momies millénaire religieuses et politiques que nous sommes, c'est le sentier que nous avons emprunté. C'est ce que La Révélation d'Arès appelle l'ascension. Toute ascension est par principe pénible et lente, mais elle se fait, pas à pas.
Les églises ayant momifié Dieu, faisant de Lui le gardien de "l'ordre", c.-à-d. du système, et masquant ainsi de Dieu la Vie, le Torrent permanent de Création, la Fécondité incessante, elles l'ont dénaturé dans leurs doctrines ; cette désacralisation — en dépit des cultes, cérémonies et autres piétés raffinées qu'on appelle "sacrées" — ne pouvait aboutir qu'à l'athéisme comme seule condition du changement social.
Mais ce changement social, qui a été bénéfiques, a des limites que vous ne dépasserez plus.
C'est nous qui les dépasserons par la pénitence.
La disparition des églises et, par delà les églises, des religions qui ne sont que d'autres églises, juives, musulmanes, etc., sous d'autres noms, et de leurs alliés politiques, est une condition nécessaire au renouveau du christianisme pur ; cela fait des Pèlerins d'Arès, pour l'heure quantité négligeable en apparence, un mouvement historique. Ce que vous avez très bien vu, au fond.
Les barbares sont toujours en ce monde, en Occident comme en Orient. Aujourd'hui comme hier ils trouvent très pratiques d'adhérer à des théories et autres doctrines, qu'elles soient chrétiennes d'église ou athées cryptochrétienne de fond (formes non avouées, nommées aujourd'hui laïques ou athées, de christianisme d'église) et de se poser ainsi comme facteurs d'unification et d'ordre. Le Communisme politique qui sévissait en Europe de l'Est n'était en fait qu'une perversion du christianisme d'église.
Le barbare est toujours et partout l'ancêtre de l'homme d'ordre. Vous êtes "homme de progrès", dites-vous, mais votre ombre est celle d'un barbare. L'homme réellement libre, qui jusqu'à présent n'a existé qu'à titre individuel isolé et ignoré, est l'homme qui est sorti de la barbarie.
Nous Pèlerins d'Arès pourrions ainsi nous placer comme anti-barbares.
Nous ne méritons absolument pas "l'asphyxie" à laquelle nous sommes soumis. C'est encore et toujours de la barbarie.
Si vous le souhaitez, je peux vous rencontrer et parler avec vous. Je le ferai volontiers. Je vous envoie par eMail séparé un numéro de téléphone où vous pouvez me toucher.


25fev14 152C81 
Pardonnez-moi si je renchéris sur R.R. [152C80].
Je suis Gaston,  fils de Jules et Marie-Josèphe T. que vous avez bien connus. Peut-être ne savez-vous pas qu'ils ont péri tous les deux avec ma sœur Lydie et leur petit-fils Bertrand dans un terrible accident d'autoroute. Un gros carambolage dans le brouillard, il y a vingt ans. Un camion s'est couché sur leur voiture et les a pour ainsi dire écrasés. Affreux !
Ma mère a eu L'Évangile Donné à Arès parmi les premiers au courant des apparitions d'Arès. J'ai toujours cet exemplaire historique, que ma mère avait fait relier, dans ma bibliothèque. Je crois aux apparitions d'Arès et à l'authenticité du Message, mais je ne crois pas du tout à votre interprétation.
Si le monde était fait d'hommes comme vous, frère Michel, une rédemption générale serait évidemment possible, exactement comme elle aurait été possible si le monde de Tibère avait été peuple d'hommes comme Jésus. Mais le monde est fait d'hommes envieux, violents et antiphilosophes à divers degrés et vous ne pouvez réunir que quelques humains d'exception qui, du reste, pour autant que j'en juge par ce blog, ne sont pas pour certains sans contester votre ligne de conduite.
Je suis d'accord avec R.R., vous êtes un homme dangereux. Vous ne l'êtes pas par volonté de mettre le monde en danger, bien au contraire, mais vous l'êtes parce que votre logique est contraire à la logique qui dicte aux hommes leurs façons de vivre et de voir l'avenir.
On vous laisse dire, parce qu'il y a une liberté de conscience et d'expression dans la constitution, mais ceux qui ont écrit cette constitution n'ont pas pensé que surviendraient des hommes comme vous qui ne font pas que s'exprimer, mais qui ont une influence sur les foules, parce que ce qu'ils disent semble tenir la route. Vous pouvez, sinon vous votre mouvement dans l'avenir peut, créer le chaos. Pour ne parler que de ce que vous appelez "liberté absolue", il y a un danger immense de laisser les gens se conduire comme ils en ont envie.
Les hommes ne sont pas bons. Ils sont bêtes ou méchants, parfois les deux. Je ne crois pas que La Révélation d'Arès dit que tous les hommes dont bons. Lisez la Veillée 26 [de La Révélation d'Arès] et vous trouvez là un tableau très réaliste de ce qu'est l'humanité. Dieu est sans illusion.
Il faut sans aucun doute rechristianiser ce monde, mais la christianisation ne peut être que partielle. Aucune société, sauf toute petite (un ordre religieux, un couvent), ne peut vivre selon Le Sermon sur la Montagne.
Je ne suis pas pour toutes les traditions, mais pour la tradition chrétienne, oui, je le suis. Faire plus est impossible.
Gaston T. d'Ile de France


Réponse :
Vous citez la Veillée 26, qui fait en effet du verset 1 au verset 7 décrit ce monde tel qu'il est, mais à partir du verset 8 le Père, par la bouche de Jésus en 1974, appelle à un autre monde, un monde bon !
Certes, la fin du verset 15 dit: Sur Mes Montagnes entraîne tous ceux que tu peux ! Par "tous ceux que tu peux", qui est de sens limitatif,  il parle du petit reste qu'il m'envoie rassembler (24/1), car il faut bien un commencement à tout.
Mais ce verset (26/15) commence par : Dis à Mon Peuple: Ne vous perdez pas ! Le Peuple de Dieu, qu'est-ce que c'est, sinon l'humanité ? Nous n'allons pas retomber dans l'interprétation que fit et que conserve le judaïsme qui considéra le peuple élu comme constitué des seuls descendants des douze tribus d'Israël, alors qu'il s'agissait déjà de toute l'humanité et que la terre promise était toute la terre.
Pensez-vous que je ne sois pas conscient de ce que vous appelez "impossible" ? Pensez-vous que je ne me sois jamais dit: "Dieu croit-Il vraiment possible que toute l'humanité retrouve la bonté, la douceur, l'intelligence et la liberté qui régnaient en Éden ? Mais ou bien Dieu est insensé, ou bien ce n'est pas Dieu Qui m'a parlé mais une entité mauvaise qui veut jeter les hommes dans le chaos !" Oui, je me suis dit cela bien souvent les premières années. Oui, j'ai été tourmenté par ma raison qui me disait que le Dessein de Celui Qui m'avait parlé à Arès n'était qu'un mythe. Oui, j'ai souvent dit à Dieu, au milieu de mes tourments: "Je suis un homme pragmatique, terre-à-terre. Pourquoi T'es-Tu adressé à moi, homme de foi mais de foi rationaliste? Il fallait confier cette mission à un visionnaire, un inspiré, un mystique." Mais Dieu ne me répondait pas. Il était m'avait envoyé son Messager en 1974, Il était venu Lui-même en 1977, et c'était tout. Pour le reste, c'était à moi de décider si c'était bien Lui, le Père, qui m'avait adressé son Message, c'était à moi de me débrouiller !
J'ai décidé que c'était bien Dieu Qui m'avait chargé de mission auprès des hommes. J'ai eu raison, car au cours des quarante années passées j'ai pu me sortir de situation très difficiles grâce à des miracles qui me donnèrent la preuve de son Appui (Rév d'Arès 23/9).
Nous vivons des temps bizarres où l'homme qu'on dit raisonnable croit sans le moindre doute à l'homme d'Heidelberg, qui vivait au pléistocène moyen (il y a 500.000 ans) et à la description de sa vie qu'on donnent des scientifiques en se basant que quelques bouts d'os, mais ne croient pas que j'aie pu être visité par le Créateur, qui m'a laissé un Message, il y a seulement quarante ans et ils considèrent ce Message tantôt comme mon invention, tantôt comme un folie. Et ce monde passe pour une résidence de l'esprit ? Je dis : Oui, mais pas tout le monde et le Père le sait et c'est pourquoi il commence par le commen­cement: un petit reste d'abord. Disons que vous, Gaston, vous n'êtes pas un homme de ce petit reste au contraire de vos parents, dont je me souviens bien — Oui, j'ai su l'accident terrible où ils ont trouvé la mort.
Il m'arrive, la nuit en été, quand je me trouve dans un endroit où la pollution ne brouille pas trop l'atmosphère, de regarder le ciel, d'y avoir les étoiles et les planètes, mais je ne le vois plus comme avant le 2 octobre 1977... comme avant ce moment où le Père m'aspira dans l'espace et me fit filer comme une comète au milieu des galaxies, des trous noirs, des innombrables morceaux et énergies de toute la chimie de l'univers (Rév d'Arès vi/1-5), mais cela paraît absolument, totalement, indiscuta­blement incroyable et donc inventé ou rêvé, alors que j'ai réellement vécu cela.
Aujourd'hui, j'ai un sentiment de pitié et de dérision quand je vois les engins qui, au prix d'une fortune qui nourrirait bien du monde sur notre planète, sont envoyés sur Mars ramasser quelques cailloux et chercher des traces d'humidité. Savent-ils, ces physiciens et astrophysiciens, que dès leur mort qui est très proche (50 ans, qu'est-ce que c'est ? demain) ils peuvent faire le même voyage gratuitement en un clin d'œil ?
Sous prétexte qu'on n'entend plus, à travers le mur du péché, les voix des morts, des anges, des ressuscités et de Dieu, on dit qu'ils n'existent pas. Ces voix tournent cependant en arabesques gracieuses descendues de l'univers pour ceux qui veulent bien les entendre, car ne sont sourds que les milliards de ceux qui sont sourds à l'instigation péremptoire de la science elle-même aveugle et sourde. C'est le génie de la foi qui nous les fait entendre. Oh, ce ne sont pas des sons, mais autre chose.
Mon sentiment d'être en exil sur terre est très aigu. Pas vous, Gaston. Votre exil intérieur, l'exil de vous-même au fond de votre cerveau encaustiqué et poli par la raison raisonnante, est une prison aux murs plus épais qu'une montagne.
Vous êtes un homme de ce monde, et satisfait de ce monde, où chacun n'avance que dans la petite lueur de sa vérité stricte et dans la peur de découvrir qu'il existe une autre Vérité, qu'il faut accomplir.
Ne croyez pas que je vous parle par imagination. Je suis moins imaginatif que vous qui croyez parler de raison, mais qui n'êtes qu'une taupe qui tient à rester dans son tunnel et qui redoute d'être attrapée par l'aigle (Rév d'Arès 23/2) qui plane là-haut, mais qu'elle ne voit jamais, tout en en ayant peur, avec ses pauvres petits yeux myopes. La religion de la taupe n'est qu'une version sombre, riquiqui, trois éloignée de la si belle Lumière du Sermon sur la Montagne dont il ne reste que ce que vous appelez la "tradition chrétienne", presque rien.
Sortez, mon frère, sortez de la momie en quoi on vous a transformé. J'ai besoin de pénitents et de moissonneurs.

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XXxxxXX 152CXX
Xxxx xx xxxx xxx
Signature.


Réponse :
Xxxx xx xxxx xxx xx x xxxxxxxx xxx xxxxx xx xxx .