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9 november 2013 (0150)  
politiser notre refus de la politique ?

  Comme ce chantier nous travaillons jour et nuit à changer l'homme
  pour changer le monde. Mais la mission n'est pas subliminale.
  Il faut la concilier avec les dures réalités du moment. Comment ?

chantier

Par moments, dans l’Histoire, l’homme désespère. Alors, le Père intervient. Ainsi envoya-t-Il Jésus au Juif, désespéré sous le joug romain, pour lui dire en substance : "Si tu prends les armes, tu seras vaincu ! Si tu es servile, tu deviendras un chien. Voilà comment te délivrer du système : Fais-toi une âme et vis par-delà la contrainte politique en créant une autre humanité, la race (Rév d’Arès xii/5) de Bien (xxxiii/11), sur laquelle l’empire de Rome et par suite tout autre puissance, n’aura plus de prise." Et ce fut le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7). Mais ni le Juif ni aucun peuple n’a encore écouté Jésus jusqu’à aujourd’hui.
Le Français désespère aujourd’hui, mais cette fois le Père à précédé la désespérance, en s’exprimant par Jésus en 1974 puis Lui-même en 1977, parce qu’il savait que la désespérance aurait de tout autres dimensions. Non seulement la France commence de désespérer, mais aussi l’Europe et peut-être le monde. L’édifice politique s’extrémise à nouveau. L’homme voit se fissurer puis verra s’effondrer la démocratie après avoir vu la tribu puis la monarchie s’effondrer, parce que l’architecte de ces citadelles est toujours le même : le système, depuis le mauvais choix d’Adam (Rév d’Arès 2/1-5).
L’expérience millénaire enseigne que tout d’abord, à un certain degré de désespérance tout enthousiasme s’évanouit et l’indifférence s’installe ; c’est elle que nous croisons dans la rue actuellement. Ensuite survient le refus de la fatalité. Ce refus peut finir en révolution, quelque forme qu’elle ait. Des temps malheureux poignent. Mais si dans l’Histoire chaque révolution a toujours cru être la dernière avant le paradis terrestre, plus personne ne le croit aujourd’hui. Aujourd’hui une révolution risque seulement de faire apparaître et couronner le Big Brother d’Orwell, parce que quand l’humanité perd foi en elle-même, elle met sa foi dans un seul maître. Staline ou Hitler, c’est encore tout chaud ; les gens n’ont pas encore envie de les revoir. Aussi l’oreille publique peut-elle encore entendre une autre solution, mais celle que propose le Père est une très longue entreprise... dans un monde très pressé. C’est notre dilemme missionnaire.

Nous apôtres de la pénitence, nous la seule solution une fois de plus depuis Jésus, nous nous sentons peu convaincants face à la tempête qui noircit l’horizon. La Révélation d’Arès est conçue pour vaincre l’Histoire, mais ce n’est pas évident dans notre discours missionnaire, parce que nous parlons vrai, mais hors du temps comme Dieu, alors que l’événement est dans le temps. Il est là face aux gens que nous rencontrons. Nous allons devoir enrichir notre discours pour qu’ils comprennent que le changement de vie, la pénitence (Rév d’Arès 30/11) n’est pas une religion de plus dont personne n’a besoin, mais la seule solution du mal dont ne se désembourbe pas l’homme, qui a fini par croire que le mal est l’inévitable réalité du monde. Mais pour être clairs il nous faut montrer la fil tendu entre le présent et un futur très lointain et ça, c’est le long fil du fil-de-fériste, que le public croit impossible à parcourir.
Démontrer en quelques mots à un monde pressé la relativité du temps dans une entreprise de changement radical est si difficile que je l’ai cru moi-même impossible. C’est pourquoi notre discours apostolique est bien reçu, mais comme un bon rêve, sauf par les rares épis mûrs. Nous n‘avons pas politisé notre mission, parce que toute politique est quête de pouvoir et que nous sommes, avec La Révélation d’Arès, contre tous les pouvoirs pour un monde changé apolitique, mais l’homme de la rue, lui, est confronté à la politique. Cette réalité me hante. Les âmes en puissance que Dieu m’envoie moissonner, se laisseront-elles toutes réveiller par mon seul message spirituel ?
Car il ne s’agit pas de retomber dans la "mission sociale" ; nous sommes spirituels et le restons.

Changer sa vie (Rév d’Arès 30/10-11) n’est pas une action qui donne la grâce de la vie éternelle comme l’église pense donner la vie éternelle par ses sacrements, ou comme l’islam pense la donner par la pratique des Cinq Piliers, ou comme le judaïsme pense la donner par la simple fait d’être juif et de respecter la loi de Moïse.
La pénitence est un acte hautement créateur, qui fait de l’homme plus que son propre sauveur, le cocréateur d’une Création toujours inachevée, le finisseur de sa propre humanité, qui met nu le pécheur qu’il est et lui taille un manteau neuf (Rév d’Arès 1/1), le manteau du Bien. La pénitence fera un monde d’âmes, tellement plus juste et plus fort qu’un monde de cerveaux trop vulnérables à tout ce qui les divise et les domine : la culture, la religion, l’idéologie, la politique... La politique ! Seulement voilà, la pénitence est une action personnelle à commencer tout de suite pour un monde qui changera (Rév d’Arès 28/7) dans très longtemps. L’homme pressé peut-il concevoir ce décalage ? Certes, c’est un long temps relatif et tout sur terre n’est que question de perception, mais par quels mots changer la perception qu’ont les hommes d’une immédiateté qu’il croient une immuable réalité et qui n’est que relativité ? À cette difficulté s’ajoute un autre, qui est quelque peu son contraire : La masse pour croire nos missionnaires doit cesser de voir en eux quelques anges attardés sur terre avant de disparaître avec Dieu déjà déclaré mort (Nietzsche "Le Gai Savoir"). Elle doit voir ces prêcheurs de relativité comme les artisans immédiats d’un temps encore impalpable. Enfin, parler politique, c’est épingler à notre foi hors du temps une réalité qui approche de nous à grand pas, non le Bonheur, mais l’épreuve.

On va me dire : "Le Père écarte les princes de la politique comme Il écarte les princes de la religion, de la finance, de la science. Comment introduire, ne serait-ce qu’un peu, dans notre mission la politique qu’écarte le Créateur ?" Je ne sais pas encore, mais nous devons et nous pouvons trouver comment, parce que nous ne sommes pas de purs esprits. Nous sommes aussi bien en chair ; le monde nous concerne, donc la politique nous concerne tout comme la religion, même si nous travaillons à faire disparaître l’une et l’autre.
Pour y réfléchir, voyons où nous en sommes en France : Subit refus de la politique fiscale lié à une subite peur générale d’effondrement industriel. Colère de la Bretagne : Le dynamitage des portiques d’écotaxe est comparé à la démolition du mur de Berlin. Faut-il attendre un embrasement du pays ? La fronde fiscale des camionneurs et des agriculteurs peut-elle s’étendre aux chefs d’entreprise, aux artisans, aux usagers des transports qui vont subir en janvier la hausse de la TVA ? — "Je n’augmenterai pas la TVA," disait M. Hollande pendant sa campagne électorale, un mensonge politique de plus —. Le gouvernement, semble-t-il, n’a plus de prise sur ce marasme ; il ne peut plus que réprimer. Or, la répression sans compensation est toujours l’instant où la révolte peut surgir.

Le Français attend un changement. Plutôt qu’une révolution et ses malheurs nous lui proposons de changer de vie pour changer le monde (Rév d’Arès 28/7, 30/10-11). Mais le désespéré peut-il attendre ? Et comment faire comprendre au désespéré, impatient par nature, que l’immédiat salut de son âme conduira au salut social à très long terme ?
Nous Pèlerins d’Arès connaissons la joie du changement personnel, qui est la nécessaire molécule immédiate du changement massif médiat : Éden un jour recréé.
Mais comment aider l’épi mur à se souvenir que changer est un bonheur, d’abord le bonheur que donne l’audace de dire non avec amour, non avec des invectives et des armes, et lui rappeler que cela est déjà politique en soi ? Comment aider l’épi mur à se souvenir que la plus forte façon d’être rebelle c’est de l’être avec amour et intelligence spirituelle et qu’être libre absolument (Rév d’Arès 10/10) est l’être avant tout intérieurement pour que cette liberté personnelle absolue diffuse en liberté sociale absolue, qui n’est pas faire fi de règles de vie, mais les fondre dans la Vie ? Comment aider l’épi mur à se souvenir que notre force métaphysique est supérieur à la force physique et que la vertu est en quelque sorte une politique plus puissante que la politique des princes, parce qu’elle ouvre les portes d’un univers sublime ? Comment... sinon en le lui disant tout simplement peut-être ?
Je fais appel à la réflexion de tous sur ces points, difficiles à infiltrer dans notre mission spirituelle sans la dénaturer.
Je m’attends aux lettres et peut-être à quelques commentaires des missionnaires.


copyright 2013
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Commentaires

09nov13 150C1
Je dirais [en réponse à votre question] :
1. En expliquant au monde la différence fondamentale entre politique et "saine gestion" comme vous le dites régulièrement.
Car beaucoup de gens de la rue nous estiment utopiques à vouloir refuser les pouvoirs et la politique car il faut bien gérer une société humaine.
2. En expliquant au monde que tout ce qui est pouvoir est contraire au bienTu ne seras le chef de personne (Rév d'Arès 16/1) —, qu’il soit au niveau politique jusqu’au niveau personnel de tentative de contrôle sur les autres, y compris au niveau le plus petit et banal du quotidien, parce qu’exercer un pouvoir sur autrui est toujours lui nier une part de sa liberté, et qu’une relation fondée sur l’échange et la réflexion, parce que nous sommes des êtres humains, est évidemment possible.
3. En expliquant que, donc, la vérité est pour tout domaine un principe capital : la politique ne vit que par le mensonge, ne serait-ce que d’embellir toujours ses réussites et de flétrir celles d’un adversaire ; et l’action intelligente ne peut se faire que dans la réalité la plus exacte.
Mais la liste se poursuit, comme toujours, puisque tout est dans tout.
C’est aussi toute la difficulté de la réflexion que vous engagez ici et je vous remercie de cette appel collectif.
Denis H. des Pays de Loire


Réponse :
Tout cela nous l'expliquons déjà, mon frère Denis, mais pas au niveau de la mission de rue. Nous l'expliquons au second degré de la mission, quand les gens rencontrés viennent nous voir, assistent à un exposé ou entrent en conversation avec l'un des nôtres dans une de nos missions.
Ce que je demande ici, c'est comment "politiser notre refus de la politique" au premier degré, dans la rue, quand peu de temps nous est laissé pour parler aux personnes de rencontre et que nous leur donnons un tract au texte inévitablement réduit pour avoir quelque chance d'être lu (les gens ne lisent pas les tracts longs).
C'est dans ce sens que ma question est posée. J'ai pu mal m'exprimer dans mon entrée et je vous en demande pardon.


09nov13  150C2  
Oh mais voilà une entrée de blog génialement rédigée !
Vous abordez là une question pratique: la politique, très difficile à mêler à une message spirituel, et vous le faites avec beaucoup de tact.
Vous n'avez pas fini d'être imité, copié, et de ce fait de plus en plus ignoré, parce que ceux qui vous imitent et vous copient ne veulent évidemment pas qu'on vous connaisse ou reconnaisse.
Toutes les mission religieuses se posent la même question que vous. Elles vont puiser une fois de plus à ce réservoir d'idées extraordinaire qu'est votre blog.
C'est là qu'on sent votre grand isolement, parce que si vous n'étiez pas isolé et si vous aviez un organisme, une courroie de transmission entre vous et vos missions, vous pourriez parler de tout cela avec vos frères dans la discrétion.
Il y a vraiment quelque chose de bancal dans la structure fraternelle des Pèlerins d'Arès.
Vous ne voyez aucune instance dirigeante d'une religion, d'une église, d'une secte, se répandre comme vous le faites en pensées sensibles.
J'en suis malheureux pour vous.
Jean-Christophe de Rhône-Alpes


Réponse :
C'est une très vieille histoire dans notre assemblée.
D'abord, Arès est un trou, loin de tout, sur les bords du Bassin d'Arcachon. Dès le départ j'y ai été laissé seul, et mes tentatives pour instituer un lien permanent entre moi et l'ensemble de mes frères et sœurs, comme par exemple la "Maison des Faucons", ont échoué. À présent, je suis trop vieux pour changer quelque chose à cette situation.
Alors, c'est vrai, je me sers de plus en plus de mon blog pour échanger avec mes frères sur des sujets délicats.


09nov13  150C3  
Afin de combattre la politique ou toute idéologie, que Dieu exècre, il faudrait fonder un projet qui en démonte les bases et laisse place à la vie.
La politique récupère tout ce qui arrive à ses oreilles et qui peut servir ses intérêts, [tout ce qu'il y a] d'intéressant pour ses ambitions ou d'inquiétants pour son avenir, elle les détourne.
Elle supervise tout et nous dépossède pratiquement de tout. Nous avons juste le droit de dire oui ou non à ses projets, d'entrer dans sa logique démocratique et sa surdité à la diversité d'opinion.
Elle est là, partout ou s'affiche une taxe ou une loi. C'est sa marque de fabrique et le souvenir qu'elle nous laisse une fois qu'on a refermé notre porte feuille.
Un gendarme sensible à la chose spirituelle transcendera-t-il sa fonction en portant en lui cet idéal quitte à voir ses effectifs réduits pour sa plus grande joie et la joie de Dieu ? Car le gendarme de demain n'est-ce pas la conscience de chacun (et la pénitence qui en est le moteur)? Qui n'en voit les effets sur les esprits et la dépense publique? La pénitence ne coûte rien aux contribuables.
Nous pouvons dire encore : la justice que Dieu veut est dans le cœur de l'homme pas dans les lois. Un juge qui mange sa langue et qui est sensible à la chose spirituelle s'écartera-t-il de son code pour prononcer des paroles de pardon et de paix? L'insurgeance peut-elle émaner des hommes bons dans leurs fonctions, "prestigieuse" pour certains, si un courant de soutien les y encourage ?
Il y a l'homme et la fonction. Pour l'instant la fonction prime sur l'homme mais est-ce longtemps tenable pour celui qui change sa vie ?
Le petit reste peut-il impulser un mouvement de soutien pour les défenseurs de la vertu chez ceux-là même qui peuvent débloquer beaucoup dans la société ?
Il faudrait déconstruire pour reconstruire. Déconstruire avec les moyens politiques et reconstruire avec la vie.
C'est pas simple.
Pascal L. de Bretagne-Sud


Réponse :
Merci, mon frère Pascal, mais tout cela a non seulement déjà été fait, mais cela figure sur certains tracts ou dans les exposés de nos frères au local de mission.
Autrement dit, votre commentaire parle en gros de dépolitiser notre refus de la politique, comme nous le faisons déjà, en maintenant un silence total sur le sujet de la politique.
Or, mon entrée parle de quelque chose de différent. Comment introduire un peu de politique dans notre propos spirituel ? Cela nous ne l'avons jamais fait; nous n'avons jamais politiser notre refus de la politique: Accompagner dans certaines de leurs espérances politiques les gens de la rue pour que notre mission ne soit pas que du purement spirituel donnerait probablement un peu plus de force à notre mission.
La dépolitisation radicale est officiellement impossible. Il fut une époque où je souhaitais fonder un parti pour l'abolition de la politique et son remplacement par une gestion du pays et le désasservissement de celui-ci par la libération de petites strucures humaines indépendantes. Mais c'est impossible. Cela ne peut se faire, m'a dit un professeur de Droit Public et Constutionnel, parce qu'on ne peut pas en France créer un parti et participer à une élection hors du cadre constitutionnel de la République. Rejeter la politique, a-t-il ajouté, c'est rejeter la République. Un tel parti n'a pas plus le droit de se présenter aux élections qu'un parti monarchique ou un parti anarchiste en France.
Pour nous la politisation, en présentant la Parole de Dieu comme base d'une politique qui soit une contrepolitique, si je peux dire,  ne peut se faire qu'à travers notre propos missionnaire et dans notrecadre spirituel, à moins, bien sûr, que l'un de nous ait une idée géniale qui nous permette de faire de la politique officiellement à contre-courant de ce qu'est la "polique politicienne" comme disait un fameux communiste.
C'est quelque chose de délicat à mettre au point, je l'admets, mais on peut toujours y réfléchir.


10nov13  150C4
Commentaire destiné à #149, qui a aussi sa place dans #150.

Merci pour cette entrée riche en réflexions.
Je voudrais remercier également les commentateurs du blog pour les vidéos de Philippe Murer {149C67] et d'Etienne Chouard [149C69] qui je ne connaissais pas.
Cette dernière vidéo m'inquiète.
Je suis allée depuis sur le site d'Etienne Chouard et je partage avec vous un autre exposé qui a attiré mon attention (http://www.youtube.com/watch?v=oN5tdMSXWV8) ainsi que son projet de nouvelle constitution collaborative (http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Constitution_Wiki_Etienne_Chouard).
Ce qui m'inquiète c'est la volonté de vouloir changer l'organisation sociale sans la préoccupation de se changer soi-même dans son cœur. Je crains dans sa pensée la naissance d'une nouvelle idéologie...
Je m'explique.
Étienne Chouard défend le tirage au sort pour la constitution de tous pouvoirs, inspiré par le modèle athénien qui, selon lui, a permis aux pauvres de gouverner pendant 200 ans.
Mon bon sens me mène plutôt à penser qu'il vaux mieux choisir de personnes compétentes pour écrire nos lois (tant qu'on en aura besoin) plutôt que de les tirer au sort.
Il défend également la rédaction d'une nouvelle constitution et la réorganisation des pouvoirs publiques avec des contrôles dans tous le sens, afin d'éviter les abus de pouvoir. Il croit que l'homme ne peut [montrer de] vertu que si celle-ci est contrôlée.
Mon bon sens me dit que l'homme acquiert la vertu s'il le veut et qu'il vaut mieux faire gaffe aux nombreux contrôles qui posent tellement de contraintes dans nos vies.
J'en subis tellement de contrôles depuis que je suis en France que je peux affirmer avec toute connaissance de cause que l'excès de contrôles c'est tout sauf du bon sens ! Il nous faut tout prouver, prouver, prouver... alors que la simple écoute d'individu à individu avec amour à la place de la méfiance suffirait dans beaucoup de cas à remplacer la paperasse et les queues interminables.
Enfin, j'ai le sentiment que dès qu'on arrête de croire en l'homme, c'est-à-dire de croire que l'homme peut se changer et devenir Bon, on tombe tôt ou tard dans l'idéologie.
Étienne Chouard ne croit pas en l'homme. Il cherche à combattre les maux du monde à travers les lois et le contrôle, alors que si les personnes qui font les lois (même tirées au sort) sont corrompues dans leur cœur, la loi servira la corruption, et si les personnes qui contrôlent, appliquent et jugent ces lois sont également corrompues, ce sera de même pour les contrôle, application et jugement !
Ne cherche plus d'eau où elle ne peut pas sourdre, nous dit Dieu [Rév d'Arès 16/13]. Je comprends cela comme: "Ne cherche plus la solution aux maux du monde dans les lois, contrôles, systèmes ou toute chose extérieure à l'homme, mais dans ton cœur".
Pour finir, j'aimerais demander votre opinion sur l'idée du tirage au sort pour la constitution de nos pouvoirs.
Merci de votre immense travail de prophète
Fernanda d'Ile de France


Réponse :
Merci, Fernanda, pour ce commentaire plein de bon sens et qui, en parlant de politique (élection, tirage au sort, etc.), convient beaucoup mieux à l'entrée 150 qu'à la précédente.
Au Vème siècle avant J.C. Athènes formait une unité politique importante d'environ 300.000 habitants. Tous n'habitaient pas la ville elle-même: Il y avait du monde dans la campagne. Parmi ces 300.000 il y avait environ 110 000 esclaves, c'est-à-dire plus d'un tiers de la population, et 40 000 métèques, c.-à-d. les étrangers qui étaient libres, mais n'étaient ni citoyens, ni esclaves.
Le corps civique comptait environ 150 000 membres et parmi eux 40 000 citoyens, qui formaient le corps politique lui-même divisé en quatre classes militaires: hoplites, cavaliers, fantassins, marins. Donc il s'agissait d'un petit pays de 150.000 personnes en fait. À ce niveau-là, les gestionnaires de la communauté peuvent être organisés autrement que dans les grandes structures où, par exemple, le tirage au sort n'est plus possible.
Ceci dit, je ne vois pas très bien ce qu'Étienne Chouard veut dire en parlant d'une démocratie dirigée par des citoyens tirés au sort. C'est Solon — le fameux Athénien qui disait: "Je vieillis en ne cessant pas d'apprendre" —, qui comme chacun sait établit les bases de ce qui allait devenir la démocratie athénienne antique au Vème sisècle avant J.-C. Notamment, Solon donna quelques droits de représentation (mais aucun pouvoir) au peuple pauvre.
Mais celui qui établit le tirage au sort qu'évoque Étienne Chouard est Clisthène, quelques décennies après Solon. C'est vraiment lui qui créa la démocratie de l'Athènes antique en renversant les aristocrates et instaurant l'isonomie (égalité des droits).
Clisthène remplace les quatre tribus par dix phylai ou groupes d'électeurs, chaque phylè étant divisée en trois trittyes, lesquels ont un ou plusieurs dèmes (selon le nombre d'habitants), qui deviennent la base du gouvernement local. Les phylai élisent cinquante membres à la Boulè, le conseil qui gouverne la ville au jour le jour. L'assemblée était ouverte à tous les citoyens. Elle faisait office de législature et le tribunal du peuple, composé d'héliastres, qui étaient en effet tirés au sorts tous les jours, servait de cour suprême sur demande individuelle devant l'assemblée (sauf dans le cas d'homicides et affaires religieuses, les seuls cas encore traités par l'Aréopage). La plupart des positions politiques étaient remplies par le tirage au sort, mais les dix stratèges (les chefs militaires) étaient élus ainsi que les fonctionnaires financiers, parce qu'on avait besoin de compétences dans ces domaines. Ce système est resté stable en effet pendant quelque 200 ans jusqu'à la domination de Sparte, puis il fut définitivement aboli par Philippe II de Macédoine, le père d'Alexandre le Grand.
Je pense que ce genre de structure pourrait encore fonctionner dans une petite unité humaine, mais les problèmes qu'elle avait à résoudre dans l'Antiquité n'avaient rien à voir avec les problèmes qu'une communauté humaine moderne rencontre, qui exigent des compétences dans pratiquement tous les domaines. Vous avez raison: le tirage au sort, s'il existe, ne peut se faire que parmi des gens compétents et... volontaires ! Volontaires, car un chef d'entreprise compétent ne peut pas abandonner son entreprise inopinément pour aller gouverner par obligation (le tirage au sort obligeait); de même pour une mère de famille, pour un médecin, etc. Il faut qu'ils se libèrent et donc puissent se faire remplacer dans leur entreprise, dans dans leur famille, dans leur cabinet médical, etc. et qu'ils soient donc volontaire pour des période prévues à l'avance. Cela devient très compliqué. De plus, gouverner au jour le jour (le tirage au sort avait lieu tous les jours à Athènes) n'est plus possible. Bref, les conditions de vie moderne me semblent ne permettre le tirage au sort que de personnes qui ont le temps de gouverner, voire même qui n'ont rien d'autre à faire, et alors on retrouve le système de carrière politique qui est le nôtre aujourd'hui.
Non, je ne crois plus possible le tirage au sort des gouvernants, sauf dans de très très petites structures composées de gens qui ont tous le même métier, les mêmes intérêts, le même genre de vie, et dont les persspectives générales sont les mêmes, par exemple parmi des agriculteurs qui peuvent se remplacer les uns les autres facilement.
Par ailleurs, Étienne Chouard est probablement un incroyant rationaliste qui ne voit l'homme que comme un animal pensant sans âme, intrinsèquement mauvais ou médiocre et très exceptionnellement bon et honnête. De là tous les contrôles qu'il préconise, système de contrôle où, comme le dites, il faut founir non seulement la preuve, mais la preuve de la preuve, etc.
Nous, nous voyons l'homme tout à fait différemment, non comme un animal pensant, mais comme l'image et ressemblance de Dieu, intrinséquement bon et honnête et seulement rendu mauvais et médiocre par les circonstances de vie que le société lui a imposées: guerres, injustice, mauvais traitements et tristesses de toutes sortes, etc.. Nous croyons que si les circonstances changent dans une partie visible de la population humaine; le petit reste, si l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et la liberté montrent leurs effets heureux et stimulants à partir d'un petit reste de pénitents devenu assez nombreux pour former un exemple visible de changement heureux, celui-ci peut faire envie à la masse. L'homme se mettra alors à changer en Bien de façon exponentielle à partir d'un certain moment.
L'homme retrouvera alors le Bien pour lequel il fut créé.
De ce fait, c'est vrai, notre exemple, si nous parvenons à le rendre bien visible dans les générations qui viennent, aura des conséquence politiques dans ce sens qu'il fera d'abord un peu puis ensuite de façon accélérée disparaître le politique au sens qu'on lui donne actuellement. Politique comme pénitence seront alors des mots qui auront changé de sens, mais pour l'heure politique est un mot difficile à utiliser sauf précautions (c'est pour dégager ces précautions que je consulte mes frères), parce qu'il désigne le sénat qui prend, de génération en génération, toujours la même queue de vache qui mugit. Or, le frère de Mikal, le sénat n'a pas sa main (Rév d'Arès xxxv/1-3).


10nov13  150C5
Comment introduire un peu de politique dans notre propos spirituel ?
Peut-être pour commencer, comme vous l'écriviez dans un courrier, simplement en proposant un nouveau contrat social (spirituel), qui s'appuierai sur la pénitence, redéfinissant l'homme comme image et ressemblance, la liberté, l'amour, les devoirs, etc.
Bernard C. du Canton de Genève (Suisse)


Réponse :
J'ai en effet déjà parlé ou écrit de proposer aux hommes un nouveau "contrat social" sur les bases de La Révélation d'Arès. Merci, frère Bernard, de rappeler ce terme ici. Tout le monde va y réfléchir.


10nov13  150C6
Ah! frère Michel, comme j'aime suivre votre pensée évolutive, qui avec les ans aborde les problèmes d'une manière toujours plus approfondie!
Je vois  pour ma part deux axes de travail pour répondre à votre question: d'abord "liberté, égalité, fraternité" et puis "complémentarité reste/petit reste".
1. En 28/13, La Révélation d'Arès — Arès étant un bourg de France — nous parle du serpent des champs libre et égal des serpents de son espèce, et non, comme l'homme, exploité par la tyrannie de son frère. C'est bien une parabole politique pour la France, un des rares pays au monde dont l'identité se fonde sur une idéal: "liberté, égalité, fraternité". Cet idéal, chacun sait qu'il n'est pas accompli parce que le déficit de fraternité entretient le conflit entre liberté et égalité.
Contrairement aux autres espèces animales, fraternelles et Une par instinct, l'humanité depuis Adam se divise en clans ennemis et ne peut retrouver son Unité fraternelle que par l'effort qu'Arès nomme pénitence.
Une fois, en mission, j'ai illico utilisé le mot "frères", et on m'a dit: "Hou là là, ne me parlez pas de religion !" J'ai répondu qu'être frères c'était simplement être francais, et ça a passé.
On peut, en trente secondes, dire que pas plus que l'idéal chrétien, l'idéal français n'est accompli.
2) Vous semblez, pour faire passer notre message politique, chercher une argumentation fondée sur la crainte (37/10) d'un avenir sombre menaçant l'humanité, et de fait les prophètes ont sur les malheurs à venir un regard plus perçant que le reste des mortels, mais Jérémie et les autres ont-ils été crus?
C'est pourquoi mon modèle politique est plus Jésus (voire Muhamad) que Jérémie. Certes Jésus annonce la ruine du temple et la détresse à venir (Matthieu 24), mais auparavant, sa parole politique, c'est l'action d'amour plus que le discours menaçant.
Action et Parole. Mains et lèvres:
(Que) les mains (retournent le monde comme) les houes! Que les lèvres (proclament) ma Parole! (Rév d'Arès XXXVII/12).
La Parole de Jésus portait, parce qu'elle s'appuyait sur une action présentée comme miraculeuse, mais inspirée d'amour : guérisons, multiplications des pains...
Je ressens dans notre mission un déséquilibre entre Parole et Action. Le jour où nous serons identifiés comme agents d'amour, notre parole, y compris politique, deviendra plus audible.
Annoncer que la pénitence changera le monde dans plus de quatre générations (24/2) peut paraître naïf si notre pénitence d'aujourd'hui ne montre pas des effets sociaux et pratiques dès ce jour.
N'ayant pas le niveau de pénitence de Jésus, nous faisons bien moins de miracles, mais ça ne nous dispense pas, peut-être dès maintenant, d'une œuvre "politique" :
Tu aideras l'opprimé contre l'oppresseur, le spolié contre le spoliateur; avec tes frères (...) qui ne prononcent pas Mon Nom, tu établiras l'équité (Rév d'Arès 28/10 et relire la suite).
Des générations repentantes camperont sur ce désert pour en tamiser le sable, y retrouver la Vie (Rév d'Arès 24/4).
Si dans la rue nous nous montrons hommes d'amour et d'écoute, c'est déjà, individuellement, un argument de fait sur l'efficacité de notre idéal: Un baiser de toi fera mieux qu'un discours (23/6).
Mais collectivement ?
Dans l'attente d'une perception collective de notre Assemblée comme assemblée d'amour maniant la houe pour retourner la terre, je fais un choix personnel.
Ayant une expérience diversifiée dans ce que nous appelons le reste [voir "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas"], c'est-à-dire ces gens qui, sans être Pèlerins d'Arès ni moissonneurs essaient plus ou moins (mal)adroitement de transformer ce monde en monde d'amour, je fais le choix de me partager entre un incontournable petit reste missionnaire et un reste où ma pénitence évolutive m'aide à chercher les voies novatrices pour nos houes [Rév d'Arès xvi/17, xxx/7].
J'ai résolu, il y a peu de temps, de revendiquer ce statut hermaphrodite de reste/petit reste, parce que si nous ne nous appuyons pas déjà sur le reste, sur ces experts des houes pour devenir meilleurs acteurs qu'eux-mêmes en apprenant d'eux tout en les élevant, par notre pénitence insurgeante, au-dessus d'une routine peu dérangeante pour le système, je suis convaincu, en l'état actuel de ma foi pénitente qu'alors notre parole continuera à manquer d'impact populaire.
François D. d'Île de France


Réponse :
Merci, frère François, pour l'intelligence comme pour l'amour qui fondent votre très important commentaire, qui propose un bon plan cohérent de réflexion et de travail.
Je vous suis d'un bout à l'autre, mais vous avez une expérience de la mission et d'autres frères ont des expériences différentes. De ce fait, votre commentaire évoque votre propre comportement, que j'aime, mais je sais qu'inévitablement les comportements varient parmi les missionnaire en fonction des natures, des caractères, des âges, des expériences, des convictions sociales. Un peuple est fait de tous et sa richesse est dans cette diversité, non dans une uniformité, d'ailleurs impossible sauf dans les idéologies qui restent des rêves — comme ce "Liberté, Égalité, Fraternité" que vous évoquez — tellement qu'il faut des lois, des polices, des tribunaux, des prisons, pour donner l'illusion qu'elle "vivent".
Il va nous falloir trouver des arguments, que vous évoquez à peine, mais un peu quand même déjà, les arguments qui eux seront uniformes, communs à tous les missionnaires. J'entends par arguments le discours que nous allons proposer aux missionnaire de tenir et que nous formulerons sur des tracts, des affiches, des brochures, etc.
Merci pour cette bonne base de réflexions.


10nov13  150C7
Cette entrée m'a fait penser à un tract que nous (vous y reconnaissez le mail et le n° de tél. de Danny) avons distribué en 2002, cf. fichier joint (Word). Vous l'avez peut-être déjà recu à l'époque ?
Nous en avons tiré 5000 exemplaires en A4 et nous les avons distribués à la Fête de L'Humanité ou lors d'une grande manif, je ne sais plus (ou peut-être une combinaison des deux).
L'intention était de rendre le communisme, ou plutôt les communistes [mots pas clairs] et de le ou les spiritualiser.
Nous avons plus tard constaté un certain effet dans le discours public dans le sens de notre action. Mais je ne l'ai pas suivi plus longtemps, donc je ne sais pas quel effet à long terme cela a peut-être induit.
Si je me souviens bien, ça partait d'un travail [de base] que j'avais fait, et que Danny avait beaucoup loué, [travail qu'on] a ensuite, par un travail [commun] assez intense réalisé par échange de faxs, corrigé et augmenté, avec Danny et peut-être aussi Alain. Il me semble que Patrick A. avait participé à la distribution aussi. Un tout petit groupe.
Ce tract ne nomme malheureusement pas La Révélation d'Arès directement, mais il y a peut-être quand-même, je l'espère bien, quelque chose qui pourrait servir à votre/notre réflexion.
J'ignore s'il est bien de l'afficher tel quel (sans l'encadré à la fin).
Évidemment, s'il peut servir à la réflexion de tous, surtout avec vos commentaires éventuels, je suis tout pour.
Mais je ne sais pas s'il pourrait y avoir un retour [mots pas clairs], si des personnes qui ont reçu ce tract à l'époque feront rétroactivement le lien avec La Révélation d'Arès qu'ils ignoraient.
D'un autre côté, il pourrait aussi y avoir quelques rescapés qui l'ont apprécié et chez qui l'on pourra par là rattraper le manque du lien avec La Révélation d'Arès, en les informant ainsi "franco" sur votre blog.
Peut-être Danny aussi aurait son mot à dire là-dessus ? À vous de voir.
Peer J; d'Allemagne

Tract 2002 Danny-Peer 1

Tract 2002 Danny-Peer 2


Réponse :
Alors là, on était en plein dans la "mission sociale" qui ne citait ni La Révélation d'Arès, ni Dieu, ni la vie spirituelle, ni l'amour, ni la pénitence à plus forte raison.
Encore que ce tract fasse appel à des qualités de cœur ! Ce n'était pas le cas, loin de là, de tout ce qui faisait la "mission sociale" dans les années 90 et au début des années 2000.
J'affiche ce tract, parce qu'il y a peut-être une ou deux idées à reprendre là-dedans, en les spiritualisant.
Merci, frère Peer, de nous rappeler, avec une contrition louable, l'époque pas si lointaine d'une mission qui ne pouvait vraiment rien apporter à l'Assemblée des Pèlerins d'Arès. Ce tract montre pourquoi nous avons été si mal perçus par le public pendant une quinzaine d'années et pourquoi nous avons traversé cette longue époque de stérilité apostolique totale, vilaine image de nous que nous avons beaucoup de mal à corriger aujourd'hui.
Quand je parle d'introduire un peu de politique dans notre propos spirituel, je ne parle surtout pas de renouveler cette erreur.
On va me dire: "Mais vous, frère Michel, vous étiez contre cette mission sociale. Aussi pourquoi dites-vous "nous"?
Je dis "nous", parce que je me suis toujours montré solidaire des activités de mes frères, même si je les désapprouvais, parce que, malgré tout, mes frères avaient le mérite d'en faire l'effort et parce qu'ils croyaient tenter une méthode de mission dont ils attendaient de bons résultats.


10nov13  150C8
Commentaire destiné à #149, qui a aussi sa place dans #150.

Cher frère Michel, je rentre de voyage et je viens d’achever mon commentaire à votre entrée 149. Celui-ci est tardif (comme souvent), mais je réfléchis lentement et je vérifie beaucoup avant d’écrire, et puis je souhaitais vous expédier ce commentaire depuis mon PC pour vous éviter de remettre tout le texte en forme.
Je viens de voir que vous avez déjà  posté votre entrée 150. N’ayant pas lu celle-ci, je ne sais pas si mon commentaire peut passer sur l’ancienne ou la nouvelle entrée, c’est pour cela que je mets un objet concernant les deux entrées, 149 et 150.

J’ai compris, je crois, le sens que vous donnez au terme "idéologie" et qui recoupe en effet le sens marxiste qui désigne non seulement un corpus d’idées structurées en un ensemble cohérent, mais encore leur concrétisation dans une société donnée. Marx, père du "matérialisme dialectique" ne concevait la philosophie qu’appliquée à la réalité matérielle du monde qu’elle devait transformer.
Nous ne sommes pas des marxistes, mais nous concevons aussi la foi comme appliquée à la réalité matérielle du monde qu’elle doit de même transformer, non par l’idéologie, religion ou politique et les pouvoirs qu’elles génèrent, mais par la réintroduction de la vie spirituelle à l’intérieur même de l’homme puis de la société.
Les religions ne conçoivent pas cette possibilité d’action et considèrent que la foi ne concerne qu’une issue "spirituelle", entendue comme une vie dématérialisée. Conception illusoire que Marx a combattue en considérant les religions comme une pure manipulation, "l’opium du peuple."
À la différence des idéologies (qu’elles soient politiques, religieuse, philosophiques, sociales) notre foi ne met en place aucun pouvoir, n'institue aucune contrainte, nous délivre de toute domination, de toute réglementation, de toute uniformisation, de tout contrôle, bref de toute ambition et de tout jugement. Elle est une dynamique sacrée de (re)naissance, de vie et de (re)création uniquement conduite par l’Amour et l’Intelligence de Dieu (ré)activés en l’homme.
Votre définition de l’idéologie est plus large et plus réaliste que celle stricto sensu qui limite l’idéologie à son corpus d’idées, en quelque sorte à la théorie qui la sous-tend. L’application que vous en faite au systèmes religieux est inhabituelle et restitue l’éclairage très critique que La Révélation d’Arès projette sur les religions.
Par moment, j’ai eu l’impression qu’on glissait insensiblement de votre définition, c’est-à-dire de la pensée idéologique et de ses implications sociales à la pure pensée ou au simple fonctionnement de l’esprit, esprit considéré alors comme producteur par nature d’idéologie ou dominé par nature par la pensée idéologique.
Je pense donc qu’il serait intéressant de distinguer "l’idéologie" de "l’esprit d’idéologie" (je le nomme ainsi par simplicité), source de l’idéologie ou "début d’idéologie" comme le nomme Luigi dans son commentaire 149C32. Votre réponse parle "d’une idéologie qui prend forme" en confirmant que "la prière de groupe débouche sur une idéologie."
L’esprit d’idéologie, manifesté dans une idée à visée idéologique ou (puis) dans des actions à portée idéologique existe bien. Il précède l’idéologie, il est l’idéologie en puissance et, de mon point de vue, il est très pernicieux et dangereux, puisqu’il a jusqu’à nos jours éteint la foi libre et l’esprit de liberté spirituelle qui la génère et la nourrit. Il continue dans nos assemblées à s’opposer à notre foi vivante en nous inspirant, consciemment ou inconsciemment, les fuites, les immobilismes, les retours en arrière, les esquives, les oppositions qui perturbent la fraternité et retardent l’installation d’une assemblée souveraine [Rév d'Arès 8/1], spirituellement mature et inspirée uniquement par la Parole.
Il est une composante particulièrement nocive de la pensée d’Adam, la part peut-être la plus venimeuse et la plus élaborée du bruit et du compte (Rév d'Arès vii/10, xi/3-4, ii/7-13, vii/4-16, etc.), le bruit de bruit dont parle Dieu (xxix/8).
C’est contre cet esprit d’idéologie que je sens particulièrement votre mise en garde et votre appel à une foi totalement libérée de son influence et bien sûr contre l’idéologie en acte que La Révélation d’Arès désigne peut-être par le mensonge du mensonge (Rév d’Arès 32/7), la pointe avancée et accomplie de l’esprit d’idéologie.
À la fin de cette réflexion, je conçois que le terme "idéologie" désigne trois choses :
L’esprit d’idéologie qui est une inclination de la pensée humaine polluée par le péché qui la fragilise et la rend perméable à la tentation de tomber dans l’idéologie ;
Le corpus d’idées fixées et exclusives (donc excluantes) qui théorise, souvent dans un ou plusieurs livres, l’idéologie et lui donne une base intellectuelle attrayante, propre à la légitimer et à en organiser l’application ;
La concrétisation de ce corpus d’idées dans une organisation sociale autoritaire, violente, aliénante qui caractérise la culture universelle sans Dieu, sans foi existentielle d’Adam, culture issue du péché, culture de la domination, culture du compte et du bruit.
Il me semble évident que si nous devions, d’une manière ou d’une autre, avoir quelque chose à faire ou simplement à dire concernant la "gestion compétente" (cf. votre entrée 135 du 28 septembre 2012, "le cancer politique", et je ne peux pas envisager autrement notre relation à la "politique", thème que vous pensez aborder dans votre prochaine entrée), la vigilance et la pénitence à l’égard de l’esprit d’idéologie qui nous taraude encore sera certainement une des tâche les plus difficiles et les plus importantes à accomplir. L’idéologie sur papier ou en acte étant assez manifeste pour que nous puissions nous en prémunir par la déculturation, l’amour fraternel et le sens de la liberté absolue qui caractérisent notre foi.
Desiderius Faber


Réponse :
Ce commentaire destiné à #149 apporte des éléments de réflexion utiles à #150. Merci pour lui, frère Didier.
Je fais une remarques en passant :
Selon vous, la troisième chose que désigne le terme ideologie est "La concrétisation de ce corpus d’idées dans une organisation sociale autoritaire, violente, aliénante qui caractérise la culture universelle sans Dieu, sans foi existentielle d’Adam, etc." Or, cette concrétisation a été faite, d'une façon horrible, par la torture et le bûcher, non "sans Dieu" comme vous dites, mais au nom de Dieu, c'est l'Inquisition.
Par l'Inquisition, née de la guerre contre les Cathares, l'église de Rome a montré combien idéologique elle était. On peut dire de même des protestants de Genève qui ont brûlé Michel Servet pour des raisons "également idéologiques. L'Islam perpétue des massacres pour des raisons idéologiques au nom de Dieu de même.
Vous auriez pu citer ma définition courte de l'idéologie, qu'on trouve sûrement dans mes réponses de la page de commentaires #149, à savoir: Un système d'idées qui veut éliminer tout autre système d'idée et s'imposer à tous, éventuellement par la force.


10nov13  150C9  
J’ai relu cette entrée 150 plusieurs fois et elle est d’une force d’amour spirituel extraordinaire, que bien des contradicteurs devraient remarquer, comme vous l’écrit le commentateur 150C2, que je remercie pour sa compassion à nous plaindre, mais je serai tellement heureux s'il poussait la porte de l’Assemblée la plus proche de sa ville pour inciter parmi nous des femmes et hommes à changer leur vie, peut-être à Lyon ? A tout hasard : Chaque samedi de 15 à 17 h, 8 rue d’Algérie dans le 1er arrondissement. Il y sera reçu avec tout notre amour fraternel.
Votre dernier paragraphe est pour la mission une mine de diamants :

Mais comment aider l’épi mur à se souvenir que changer est un bonheur, d’abord le bonheur que donne l’audace de dire non avec amour, non avec des invectives et des armes, et lui rappeler que cela est déjà politique en soi ? Comment aider l’épi mur à se souvenir que la plus forte façon d’être rebelle c’est de l’être avec amour et intelligence spirituelle et qu’être libre absolument (Rév d’Arès 10/10) est l’être avant tout intérieurement pour que cette liberté personnelle absolue diffuse en liberté sociale absolue, qui n’est pas faire fi de règles de vie, mais les fondre dans la Vie ? Comment aider l’épi mur à se souvenir que notre force métaphysique est supérieur à la force physique et que la vertu est en quelque sorte une politique plus puissante que la politique des princes, parce qu’elle ouvre les portes d’un univers sublime ? Comment... sinon en le lui disant tout simplement peut-être ?

‘’Politiser notre refus de la politique’’. Votre Entrée 150 me fait l’envie irrésistible d’ouvrir l’échange lors de ma prochaine mission : "Que diriez-vous d’imaginer avec moi, puis de créer avec moi la politisation spirituelle ou la politique spirituelle libératrice, décontractante, qui devrait se vivre déjà au fond de chacun ?" Laisser à la personne le temps de réfléchir et ensuite tenter de réussir un bel échange avec elle, dont elle se rappellerait, lui ayant parlé de La Révélation d’Arès, de ses attentes, de pénitence, de vertu. Car au début de votre cette entrée, vous rappelez bien, comme nous le rappelons parmi tant d’autres richesse de votre enseignement, que les hommes du peuple sont prisonniers des systèmes imposés par la force des lois, la puissance répressive, comme par la superstition, la peur, que les religions ont su installer pour régner en divisant et manipulant les opinions.
Ma réflexion est-elle simpliste ou utile, je ne sais pas, n’étant pas un intellectuel.
Mais à part l’aspect réel du pouvoir de la politique à travers les politiciens qui n’ont plus de solutions pour les uns et des radicalités absurdes et dangereuses pour les autres, il y a la gestion de la cité. Que nous ramènerons de générations en générations à des entités à l’échelle spirituellement acceptable, qui seront souveraines d’elles, mais néanmoins avec le même sens actif de pénitence le même Fond, enrichi de toutes diversités, comme chacun est unique, différent enrichissant pour sa sœur, son frère.
La pensée première du communisme, pour moi, semblait prendre ce credo, il a échoué ! Tout simplement parce qu’il manquait de l’âme active, de l’amour, de la conscience et de la confiance de chacun envers l’autre — À leur décharges, ils n’avaient eu La Révélation d’Arès. Ils avaient eu le Sermon sur la Montagne, oui, mais comme ils étaient fermement athées.... Tout fut politisé, soupçonneux jusqu’à la paranoïa. C’est ainsi que les groupes de 10 avaient un chef, les groupes de chefs un chef supérieur et ainsi de suite, jusqu’à ce que ce monstre pyramidal et hiérarchisé s’effondre.
Nous sommes dans une autre nuance de cette domination, comme dans une prison dorée, douillette, sans trop de soucis lorsque le boulot va. [Quand le boulot va] chacun est le bienheureux de sa personne, préférant, les beaux mensonges des medias, de leur parti-pris pour une branche des divers politiques politiciennes qu’ils représentent pour régner.
Nous avons dans Histoire tant d’arguments qui inciteront au Changement, la plupart et moi le premier ne connaissions pas notre force métaphasique et ses possibilités, c’est avec votre aide, l’aide du petit reste, à moi, à nous d’en convaincre, dans l’effort, la joie et le bonheur de vivre.
Oui, nous serons éprouvés, mais la politique, la religion disparaîtrons pour la Vie spirituelle, étouffant dans l’œuf toute révolte dévastatrice, car rien n’est jamais sorti de Bien et de Bon par le mal. Le manichéisme n’existe pas. Il n’est [une idée] arrangeante que pour les sceptiques. Le mal est simplement un manque de Bien accompli qui le laisse vivre, il restera éphémère et disparaîtra.
Nous sommes des premiers autour de vous, frère Michel, pour ma part, un Cro-Magnon spirituel qui se soigne et commence à guérir. Merci.
Michel J. de la Bresse


Réponse :
Merci pour ce beau commentaire qui apporte un certain nombre d'idées sur lesquelles nous allons réfléchir.
Je ferai simplement remarquer que le manichéisme existe.
Vous n'employez évidemment pas ce mot au sens original de religion du Perse Mani (3ème siècle), qui avait fait un mélange de christianisme, de bouddhisme et de parsisme ou zoroastrisme. Vous l'employez au sens de la conception dualiste du bien et du mal. Il existe de réels manichéens. Même si on les considère plus ou moins ,comme des dérangés mentaux, ils sont nombreux. D'ailleurs la psychiatrie utilise le mot manichéisme pour désigner un type de délire dans lequel le malade assiste en spectateur détaché et indifférent à la confrontation de tenants du bien et du mal, qui s'opposent à son sujet
Le Mal n'est pas un vide à côté du Bien qui serait un plein. Le Mal existe vraiment, même si chez certaines personnes il se présente souvent, c'est vrai, sous forme d'absence de Bien. Les nazis ne gazèrent et n'incinérèrent pas six millions de Juifs par manque de Bien. Ils le firent parce qu'ils étaient devenus le Mal, le Mal concret, actif, menteur et criminel.


10nov13  150C10
C'est trés dificile de faire comprendre que la réalité de notre époque n'est qu'une étape.
Le fondement de nos société, c'est la famille, bien sur, mais la famille est en fait un systeme anarchique basé sur l'amour qui n'a pas besoin d'un pouvoir supérieur, sinon Dieu lui même.
En extrapolant la famille c'est tout le monde sans distinction de couleur ou de tradition.
Il y a une image que je trouve belle dans La Revelation d'Arès, c'est celle la larve de l'abeille (24/2), qui va devenir une abeille (28/26): Les abeilles travaillent pour tous ; pourquoi avec folie fabriquer du miel et de la cire dans les échoppes ?
C'est la bonne question. Je vois les Pelerins d'Arès un peu comme les abeilles qui ont compris que les unes dépendent des autres, que le bien être dans notre monde est au prix de leur travail.
Je ne sais pas si je suis compréhensible ?
Selon moi, le Créateur fait de la politique dans Le Livre.
Être missionnaire, c'est aussi amener chacun à revendiquer ses droits de participer au gouvernement, mais en retournant vers Dieu, c'est à dire en n'etant plus rien pour soi-même.
Aminadab d'Ile de France


10nov13  150C11
Merci pour cette magnifique entrée empreinte de réalisme et de finesse. Je ne suis pas compétent en politique, mais voici quelques idées que m'inspire votre entrée.
Difficile de jongler dans ce labyrinthe entre vie spirituelle et réalités politiques du moment.
Je parlais jeudi dernier sur le marché avec un producteur de fromage de chèvre. Il était inquiet que ces événements prennent une mauvaise tournure notamment se transforme en révolution violente et je pense qu'il n'est pas le seul. La question qui se pose aussi est comment faire en sorte que la transition vers le monde changé se fasse le plus possible sans violence , ni souffrance.
Comment faire de la politique sans être politisé si je puis dire.
Les politiques recherchent le pouvoir et c'est déjà cela qui est la base de la corruption, des fausses promesses, des mensonges. Donc ils déçoivent forcément. Ils ne sont plus crédibles.
Si nous faisons de la politique déjà la première chose est de ne pas rechercher le pouvoir, mais d'être une force de proposition.
La politique est souvent basée sur une idéologie nous n'avons pas d'idéologie, donc les solutions que nous proposerons seront basée sur les réalités du terrain, sans préjugés aucun.
Les pouvoirs politiques (partis, syndicats ) existent sur la division des hommes (patrons contre ouvriers, droite contre gauche, français contre étrangers, etc...) : diviser pour mieux régner, parce qu'ils recherchent le pouvoir et des partisans.
Une politique non fondée sur la division des hommes, mais dont le but au contraire sera de renforcer leur union. Non basée sur la vengeance mais sur le pardon, l'amour des autres, et la recherche de solutions pacifiques.
La politique comme les syndicats qui sont aussi politisés prennent parti pour telle ou telle catégorie de personnes et défendent les intérêts d'une corporation en fonction de leur électorat. Ce ne serait pas notre cas, c'est pourquoi dans cette force de proposition politique devait coexister des personnes issues de différents milieux professionnels et sociaux.
Parfois aussi certains partis politiques, notamment les extrêmes, cherchent des boucs émissaires à la crise. Notre politique il va de soi n'exclut personne. Je ne sais pas d'ailleurs s'il ne faudrait pas lui trouver un autre nom ou en tout cas redéfinir le terme.
J'ai le sentiment que les syndicats et les politiques actuels sont plutôt un frein qu'une aide aux négociations entre les différents protagonistes : Patrons et ouvriers. Au lieu de rechercher une solution paisible, un compromis réaliste , ils défendent coûte que coûte leurs électeurs, leurs partisans, quitte parfois à fermer une usine par leurs exigences extrêmes.
Une politique qui ne prendrait pas parti et favoriserait la rencontre directe entre patrons et ouvriers par exemple. Puisque notre politique ne rechercherait pas le pouvoir, n'aurait pas d'idéologie, mais resterait seulement une force de proposition basée sur l'amour des autres et non sur des intérêts partisans. Elle laisserait la liberté aux protagonistes pour trouver entre eux les solutions.
Son seul moteur serait la pénitence de ses participants. Cette capacité à se remette en question dans l'intérêt de tous. Cette capacité à rechercher sans relâche des solutions dans le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle pour faire les meilleurs propositions pratiques possibles ou les moins mauvaises étant donné les circonstances. Maintenant je suis conscient que pour que cela puisse se concrétiser, il y a du pain sur la planche.
Déjà nos assemblées ne sont-elles pas à leur échelle, des petits échantillons de personnes de différents milieux qui travaillent ensemble mais pas encore des forces de propositions politiques non politiciennes ?
Denis K. (Bretagne Sud)


Réponse :
Voici de très bonnes pistes de recherche, mon frère Denis. Merci pour elles.
Introduire un peu de politique dans notre discours spirituel, c'est perdre un peu de notre innocence, mais "faire de la politique sans être politisé", comme vous dites — bonne formule ! —, c'est d'une certaine façon trouver une autre sorte d'innocence. Cela fera rire les crocodiles de la politique politicienne, que sont les partis ou les syndicats.
Il nous faut aborder la question tout à la fois sans lamentation et sans exaltation. Il s'agit d'aider les hommes à résoudre leurs problèmes pratiques socio-économiques sans juger les hommes et sans leur bourrer le crâce d'une théorie de la destinée comme font les partis politiques.
Il nous faut faire comprendre aux gens que ce ne sont pas des lois et des institutions, seraient-elles républicaines, qui résoudront leur destin, mais que ce sont eux-mêmes qui font leurs propres destins, et que donc il faut qu'ils prennent conscience de ce qu'ils sont et qu'ils conviennent que s'ils ne sont pas les hommes du temps qui vient qu'ils croyaient être, ils doivent le devenir, par la pénitence notamment. Tant que les gens ne comprendront pas ça, ils seront les pantins des pouvoirs politiques, financiers, industriels, etc.; ils ne prendront pas possession de leurs propres personnes, qui ne sont pas que charnelles et intellectuelles, mais qui sont aussi spirituelles et que c'est dans ce spirituel que résident leurs propres personnes ou psychés.


10nov13  150C12
Il me semble que c'est dans le dévelopement de la conscience collective au niveau le plus simple que réside la solution.
Un petit coup de main à donner et que l'on cherche à donner.
Une aide discrète mais fraternelle, une bonne idée qu'on transmet à une personne dans le "noir".
En fait je crois que la "politique" en question n'est rien d'autre que cela.
Guy B. de Belgique


Réponse :
Non, mon frère Guy, la "politique en question" est beaucoup plus que cela.
La "Conscience Collective" dont il étaut question dans "Le Pèlerin d'Arès" 1989, p.146, concernait notre assemblée. Il s'agissait de la conscience collective intérieure à notre grande famille de Pèlerins d'Arès.
Les gens que nous rencontrons dans la rue sont confrontés à des réalités beaucoup plus vastes que celles de la conscience: Vont-ils garder leurs emplois, leurs avantages sociaux, leurs retraites, leur sécurité sociale ? Vont-ils s'habiller et manger sans restrictions demain... problème que nous avions pendant la guerre ?
De moins en moins de citoyens vivent encore avec le sentiment que la crise va avoir une fin et que tout va s'arranger. Ils vont bientôt être pris entre la résignation et la révolution. Les Bretons viennent de montrer qu'ils n'ont pas choisi la résignation. Je pense que dans ces circonstances ils ont la conscience que la révolte est légitime, mais c'est un tout autre problème de conscience que celui de la conscience collective.
Nous Pèlerins d'Arès cherchons d'avoir une conscience toujours plus aiguë de ce que nous croyons et de ce que nous sommes et de nous unir très fortement pour accomplir toujours mieux le changement que le Père prescrit par La Révélation d'Arès. C'est à ce niveau que notre conscience collective est sollicitée.
L'homme de la rue, lui, ne se sent pas en obligation raisonnable de partager la conscience de ses voisins ; chez ses voisins il ne voit qu'une force qui puisse s'ajouter à la sienne propre dans la recherche d'une justice et d'une équitabilité que seul le forcing peut obtenir quand la loi ne permet plus de l'obtenir. C'est tout ce en quoi nous pouvons contribuer à ce forcing que nous recherchons ici.


10nov13  150C13
Je suis tombée récemment, en lisant le magazine "Famille Chrétienne" chez ma mère, sur un article où il est question d'une relance dans la rue de la "mission paroissiale" voulue par le pape François.
J'avais observé depuis quelques temps que l'Église sentait bien qu'elle avait abandonné sa mission. Elle a d'abord cru y pallier en mettant des affiches au dehors des églises, sur leur frontispices notamment.
Mais nous missionnaires savons bien que la mission ne peut être déléguée à quelqu'uns, à des professionnels ou aux prêtres qui auraient un charisme plus grand que les simples fidèles. C'est ce que sous entend cet article par : "Toutefois, les paroisses font toujours appel au charisme de prêtres venus de l'extérieur"  [comme pour regretter que la mission ne soit pas celle de tous les Catholiques ?]
Chez nous tous sont princes s'ils vivent selon Ma Parole, J'ai couronné tous Mes Fidèles (Rév d'Arès 3/9).
Nous sommes indissociablement pénitents et moissonneurs, sans peur d'aller réveiller dans le cœur des hommes ce qui leur manque tant et qui manque tant au monde : la capacité de vivre heureux pour le prix modeste de l'effort un peu plus grand chaque jour d'aimer, de pardonner en toute circonstance, de se libérer de nos trouilles et de nos préjugés, de réveiller et faire vivre notre intelligence de cœur, de se libérer de nos péchés dans lesquesls nous sommes englués, de faire la paix. Et ça, ça ne sort pas d'un corps de doctrine, d'un crédo, encore moins de lois, ça sort de nos tripes et de notre vlonté.
Merci de nous avoir toujours encouragés à la Moisson, quelle que soit notre nature, timides, bègues, trouillards, ou au contraire très à l'aise pour parler publiquement. Oui c'est vraiment un peuple !
Nicole D. d'Ile de France


Réponse :
Oui, je suis au courant d'une relance de la mission par le pape François. Face au déclin de l'Église, qui s'accélère, que peut-il faire d'autre que de dire à son clergé en gros ceci: "Vous avez perdu vos fidèles ? Recrutez-en de nouveaux ! Mettez-vous à l'évangélisation, sinon vos dernières églises ouvertes seront bientôt fermées" ?
Je pense que nous les rencontrerons dans la rue un de ces jours comme nous rencontrons les Témoins de Jéhovah, les Évangélistes, les Raëliens.
Mais l'Église Catholique plus que tout autre église — parce que le Vatican est aussi un État politique —  va être, elle aussi, confrontée au problèmes des réalités terrestres. Autrement dit, elle va elle aussi chercher comment relier son message spirituel à un message socio-économique.
Elle l'a déjà fait par le passé. Quand j'étais enfant, avant la guerre de 1939, les J.O.C. (Jeunesses Ouvrières Catholiques), les J.A.C (jeunesses Agricoles Catholiques), les J.E.C. (Jeunesses Étudiantes Catholiques) étaient très actives. Elles militaient contre le Communisme montant, notamment. Aujourd'hui j'ignore si elle dispose d'organismes du même genre.


10nov13  150C14  
Commentaire destiné à #149, qui a aussi sa place dans #150.

Comment dire plus clairement et plus simplement en quoi La Révélation d'Arès est novatrice qu'en appelant à une foi constructrice et libre, libérée de l'idéologie ?
Mais si les Pèlerins d'arès le comprennent, pourquoi autant de difficulté à l'appliquer ?
Je pense que c'est simplement parce que pratiquement plus personne n'est capable de penser sans idéologie, car pour cela il faut une intelligence spirituelle assez rayonnante pour dominer l'intelligence intellectuelle; il faut être déculturé, libre et aimer tous les hommes. Les Pèlerins d'arès de cette génération sont souvent lucides sur leurs faiblesses spirituelles, mais faudrait-il garder le silence pendant les années, voire les décennies, nécessaires à l'éclosion de l'intelligence spirituelle, à travers les couches obscures des blessures psychologiques, des habitudes malsaines dans les relations humaines de ce monde empêtré de péchés ?
La Révélation d'Arès et son prophète appellent clairement à l'apostolat et non au silence.
Ce faisant, les errements idéologiques sont sans doute inévitables et inversement proportionnels à nos faibles intelligences spirituelles. Mais contrairement à la religion qui insiste sur les interdits et les règles pour éviter le Mal, et qui donc se focalise sur la recherche de l'absence de Mal, La Révélation d'Arès tourne autour de l'idée de répandre le Bien, même imparfaitement, même maladroitement, pourvu que la pénitence soit en marche et qu'elle répande sa dynamique de l'intérieur vers l'extérieur.
Seule la foi sans idéologie est vraiment belle
La foi seule a bien quelque chose de transcendant, mais elle peut être le Mal même si elle ne se départit pas de l'idéologie. Dans cette très courte vidéo des derniers mots de Rudolf Hess: http://www.youtube.com/watch?v=PO6Zk5qkYcA on voit un homme sincèrement transporté par la foi et par la conviction intime d'avoir fait dans sa vie ce qu'il pouvait faire de plus noble, de plus admirable, et que Dieu le pardonnera et lui offrira le paradis éternel bien mérité. Sans juger de l'âme de cet homme, il y a là en creux toute la terrible violence de l'idéologie, où, comme Lévinas dirait: L'autre n'est plus un frère, mais une idée que l'on peut nier; et la plus grande violence a besoin de métaphysique : ce rêve idéologique cache la nuit d'une intelligence intellectuelle parfois brillante mais toujours aussi obscure car divorcée de l'intelligence spirituelle qui seule peut la conduire vers le Bien.
Il nous faut cultiver patiemment l'intelligence spirituelle qui à mesure qu'elle s'élèvera, étouffera l'idéologie comme la mauvaise herbe aujourd'hui luxuriante.
Pour revenir au commentaire de notre frère Olivier en 149C43, même si au fond peu importe ce qui arrive après la mort, si nous nous efforçons d'accomplir notre salut et celui de l'humanité, peut-on dire que les hommes gardent toujours les cinq dons : Parole (langage), amour, liberté, individualité et pouvoir de création ?
Jérôme de Montréal (Canada)


Réponse :
L'homme est chair, esprit et âme (Rév d'Arès 17/7), et c'est cet ensemble soudé: chair, esprit et âme, qui a reçu du Créateur les cinq dons en question, lors de la création d'Adam, qui est, comme on sait depuis La Révélation d'Arès, une création qualitative, mais non psycho-physique, car l'animal pensant préexistait.
L'homme par ces cinq dons s'est trouvé pour ainsi dire divinisé, image et ressemblance de Dieu.
Dès l'instant où la ciculation sanguine et la respiration s'arrêtent et où la chair meurt, cet ensemble est brisé. L'homme tel que l'a voulu le Créateur disparaît et susbsiste sous forme éthérée. Sous cette forme il ne peut plus parler, pour ne parler que de cela, mais garde-t-il sa pensée et son intelligence qui sont liées au langage sans lequel elles ne fonctionnent déjà pas sur terre ? (Quand j'étais enfant, les sourds-muets de naissance était idiots, non parce que leur cerveau était anormal, mais parce qu'ils n'avaoent pas le langage). Je ne sais pas. La Parole est totalement muette sur ce point.
Jésus, qui m'a visité parlait, mais il était ressuscité ! Il avait une chair, certes transfigurée, mais solide, palpable, pesable. Il pouvait donc parler.
La précarité dans laquelle trouve le défunt et certaine. La mort est une anomalie, une maladie extrême, si je peux dire. De là,  la nécessité d'une résurrection finale : Les os et les poussières frémiront sous la caresse des âmes descendues avec Moi des Hauteurs Saintes, ils s'assembleront et se relèveront (Rév d'Arès 31/11).
Personnellement, je pense que l'âme seule dans l'au-delà ne garde pas ces cinq dons, sauf Volonté du Père, bien sûr, parce que seule l'âme en principe ne suffit pas à les loger et à les utiliser, mais ce n'est que mon opinion. Je le répète, la Parole est muette sur ce point.


10nov13  150C15
Je me lance sans y avoir réfléchi beaucoup avant quelques jours  depuis que vous en parlez sur votre blog [?].
Je vais peut-être dire des énormités mais je vais les affirmer comme un bon politicien en campagne électorale. J’espère pour autant ne pas idéologiser. Je préviens le lecteur que j’y crois, mais [que] je dis peut-être des bêtises, parce qu’il est difficile de simplifier. Alors je lâche mes slogans mais  n’hésitez pas tous à les aplatir, à en faire de la bouillie.
Je pense que notre politique tourne autour de 4 axes , quatre slogans :
1. Les moyens de subsistance gratuits pour tous, le reste à ceux qui travaillent pour les obtenir.
2. Une politique contractuelle et non une politique décisionnelle.
3. Une politique de "croissance associée" matière + spirituel, non l’un sans l’autre.
4. Des responsables d’actions informatifs, non des chefs.
Je développe mes quatre slogans :
1. D’habitude les politiques promettent tout pour tous. Je crois que Dieu nous demande de limiter cette générosité à priori parce qu’il n’est pas réaliste de promettre tout pour tous. Il faut ménager la diversité et la liberté d’évolution de chacun. Une autre formulation:  La survie assurée pour tous. Le luxe, le reste, à la liberté de chacun qui fait les efforts pour les obtenir. En découle le fait que la propriété n’est pas mauvaise puisque librement obtenue par travail.
2. La politique actuelle fonctionne sur le chef qui prend les décisions pour les autres, cela n’est pas viable et ne fonctionne pas, déresponsabilise et est toujours en décalage par rapports aux réalités du terrain. Donc fonctionnons par libre contrat. C’est de cette façon déjà que je m’en sors dans mon métier d’architecte dès qu’il y a un problème à résoudre avec une entreprise. Le monde voudrait que je fasse le chef, je dis: "Non, cette entreprise à librement contractée un contrat avec mon client, moi même je suis en contrat avec mon client, je rappelle juste à l’entreprise son devoir d’honorer son contrat qu’elle a librement choisi, pas besoin de faire le chef pour cela."
3. Une politique de croissance associée parce qu’une croissance qui ne donne pas en même temps la possibilité aux hommes de se créer, d’évoluer, de se libérer n’est pas une bonne politique ; elle contraint. Ainsi ce facteur spirituel orientera la politique vers plus de simplification, plus de liberté, donc moins de contrainte, moins de règlements. Ne seront gardé que les projets favorisant l’homme et non le détruisant.
4.Des responsables d’actions informatifs, non des chefs, parce que le chef tranche arbitrairement quand les hommes sont dépassés, alors qu’un responsable est celui qui maîtrise le mieux un projet dans son ensemble et qui donc est le plus capable d’exposer les choix  possible à ceux qui ont librement contractée. Son devoir est donc d’information non de décision, la décision revenant à tout le groupe qui a librement contracté cette politique.
Donc, par exemple, s’il y a une nouvelle route à créer, en fixeront les limites ceux qui l’auront développée, créée, financée, mais ne pourront pas l’emprunter ceux qui n’auront pas pris part sauf aux conditions fixées par le groupe créateur.
Il y a une mesure étroite entre liberté et travail ou plus exactement entre travail et possibilité offerte.
Donc la difficulté d’une politique contractuelle est d’arriver à concevoir qui est concerné par un contrat précis. Donc là encore cela se fera par respect des propriétés existantes (Dieu ne rejetant pas la propriété) et libre contrat.
Bernard dlF de Bretagne-Sud


Réponse :
Merci pour ce commentaire, mais j'ai comme l'impression que vous n'abordez pas le sujet de cette entrée #150.
Vous parlez d'autres choses, me semble-t-il, mais je vais vous relire à titre reposée et y trouverai peut-être des choses qui concernent la politisation du refus de la politique.


10nov13  150C16  
La politique est dans l'idéologie. Sinon elle se rendrait compte que toutes les lois qu'elle instaure vont à l'encontre du but recherché qui est celui de la libérisation de l'homme.
À chaque fois, elle s'invente de nouvelles chaines, de nouvelles lois, qui ne font qu'augmenter son emprisonnement que son refus du spirituel et du divin lui inspire, et le jeu des politiciens est de se mettre eux-même au-dessus de leurs propres lois. Les plus malins sont les plus médiatisés...
C'est un jeu de dupes par médias interposés, et ces hommes sont plus à plaindre du fait de leur entravement, ils mangent leur propre cervelle [Rév d'Arès xvi/8].
Avec cette entrée, vous posez la question : Comment réformer ou changer un système de l'intérieur en quelque sorte.
Est-ce simplement possible ?.
Je pense qu'il faut insister sur ce que doit être un être humain véritablement libre, libre de préjugés, de jugement, du regard des autres, de sa position sociale, etc...
Un tel être ne se soucie pas de ce que pense l'autre, ni des critiques, il développe lui-même ces propres réflexions, sa propre manière de penser, il sait ce dont il a besoin, tant matériellement qu'au niveau de ces relations humaines avec ses contemporains, et il va jusqu'à être maitre de sa mort après avoir été maitre de sa vie...
Il ne se soucie pas du nombre de ses possessions et n'est pas esclaves d'elles, il ne vit pas pour elles, mais grâce à elles.
S'il commet des erreurs, il ne s'en prend qu'à lui-même et pas aux autres, et accepte les "coups durs" de la vie sans rancœur ni résignation.
Il ne prend pas garde aux modes, parce qu'il sait que ces modes passent et sont éphémères.
Les puissants ne sont puissants qu'un court moment dans l'histoire, il ne les envie pas, parce qu'il voit que nombres d'entre eux sont éloignés des vraies richesses, celles intérieures qui apportent la paix et la sérénité.
Un tel être est très éloigné de la politique politicienne et de ces intrigues.
A contrario, et pour bon nombre de gens, ils envient et écoutent ce que disent et promettent les politiciens, mais ils ne convoitent en fait que choses vides et souvent futiles.
La domination de l'homme sur l'autre est une invention intellectuelle, une idéologie issue de l'erreur d'Adam [Rév d'Arès 2/1-5], la seule chose que l'homme puisse dominer est lui-même.
Si j'ai aussi de l'amour pour les gens se faisant abuser par la politique, ceci dit sans condescendance, c'est un amour qui veut les extirper de cette erreur et pas un amour de complaisance qui tenterait de les excuser à tous prix.
Sinon, je tombe dans l'hypocrisie, la facilité, ainsi que dans mes propres erreurs et fausses illusions sur moi-même.
Si le seul moyen d'activer cet amour est la pénitence, je ne dois pas perdre de vue la finalité qui est la libération, la vraie cette fois, de l'homme et de sa condition animal.
Quand l'homme retrouvera le divin perdu en lui. Mais il est extrêmement diffiçile de parler de cela à l'homme de la rue tant qu'il n'y a pas pensé un tant soit peu. Je pense qu'il faut au prélable que cet homme ait déjà fait lui-même déjà le chemin (ou un bout de chemin) qui lui amène à se poser ce genre de questions existentialistes, c'est pourquoi je pense que cet homme là , prédisposé, si l'on peut dire, va à votre encontre plus que vous n'allez à sa rencontre, le Semeur étant passé déjà.
Vous lisant depuis pas mal de temps, je pense que c'est aussi par compassion et empathie que, voyant ce que le tort de la politique introduit dans la vie des gens et menace la société d'un mal comme le totalitarisme, que vous essayez de trouver un moyen pour atténuer ce mal.
Mais ce mal est profond, et la politique n'en ait que l'une des illustrations, pas la cause.
J'essaye aussi de comprendre pourquoi certains se laissent abuser par les discours, lois et entravements qui leurs pourrissent la vie, et j'en ai malheureusement conclus que dans la plupart des cas, c'est par ressemblance, mimétisme et envie. Les gens écoutent ces hommes de pouvoir parce qu'ils aimeraient bien être comme eux, au fond.
C'est un constat personnel, que les raisons soient une peur profonde de ne pas posséder, de perdre des acquis ou d'autres raisons. La seule chose que je trouve à dire à ces personnes est d'inciter à réfléchir, [à chercher] si les gens de pouvoir ont vraiment une position enviable, si leur vie est si facile et si heureuse que çà....En fait, l'actualité prouverait bien le contraire...
Mais il est difficile de parler à des gens qui ne concoivent la vie que par des rapports de force, de domination et de possessions matérielles tout en tentant de leur expliquer qu'il y a une autre manière de vivre et que la vraie vie ne se trouve pas là.
Les seuls que j'ai trouvé un peu réceptifs sont ceux capables de désobéissance envers l'autorité... l'autorité, politique, religieuse, etc. représentant le symbole de leurs maux, mais peu dépassent le stade du dénigrement et s'essayent à l'indépendence de réflexion.
Les gens confondent en plus spirituel et religieux, très très peu ne voudront, serait-ce que par curiosité, ni ouvrir ni entendre parler de La Révélation d'Arès, mais cela vous le savez mieux que moi. Je pense que tout le talent des "missionnaires" ne changera rien à celà.
Si au moins la majorité des gens avaient une culture historique leur enseignant les désastres du passé, et notamment du siècle dernier : Le nazisme s'est imposé par idéologie, par l'apologie du mal et par l'obéissance à un système, aussi pervers qu'il soit !.
Le mal, comme le disait la philosophe juive Anna Harendt qui couvrait le procès du nazi Heichmann, ce n'est pas forçément un monstre sanguinaire et hors norme, ça peut être (et surtout ?) un être normal, banal, qui obéit à un ordre faisant parti d'un système....
Car, sans exécutants dociles, aucun totalitarisme ne peut triompher.
Pour finir par une note plus légère, j'ai trouvé dernièrement  un slogan qui m'a plu, qui n'a rien avoir avec vous, mais qui m'a interpellé quand même : "Allumez-vous et éteignez votre télé !"
Dis autrement : "Ne soyez pas esclaves des idées des autres ! Libérez vous !".
Ceci tend à prouver qu'il y a un mouvement de fond de libérisation qui annonce un changement profond.
Mais comme vous dites, ce changement sera long, parfois fastidieux avec de possibles soubressauts sociaux dont les conséquences seront diffiçilement prévisibles, c'est à craindre effectivement.
Espérons que les erreurs antérieurs puissent servir de leçons, pour qu'elles ne se reproduisent pas.
Olivier G


Réponse :
Il y a dans votre commentaire beaucoup de choses qui rejoignent mes pensées et beaucoup d'autres qui ne les rejoignent pas. Mais je ne veux pas ici les discuter, parce que vous n'êtes ni un Pèlerin d'Arès ni à plus forte raison un missionnaire. Dans cette page de commentaires, sur un sujet qui concerne essentiellement notre mission publique, ce sont surtout les pensées, idées, remarques, de mes frères et sœurs de la mission que j'attends.
Vous avez quand même écrit là quelques idées qui peuvent intéresser certains des nôtres, les aider à réfléchir.
Je ne ferai qu'un petit rappel pour dire que nous ne sommes pas envoyés convertir mais moissonner les épis mûrs, qui sont rares au milieu d'une immense forêt d'épines et de broussailles. Cette rareté fait que le Père parle de petit reste, d'ailleurs. Il est donc normal que nous rencontrions tous les gens réfractaires à nos arguments, ces sourds ou faibles très nombreux que vous évoquez ici.
Vous êtes déjà un vieil habitué de ce blog ; vous écrivez souvent des commentaires pertinents. Je vous aime bien. Peut-être un jour rejoindrez-nous notre mission ?


11nov13  150C17
J’ai missionné un groupe de gens à l’esprit communiste qui distribuaient leurs prospectus dans ma région.
C'étaient des personnes très agréables. Elles m’ont écoutée très gentiment, puis une femme s’est détachée de l’ensemble et nous avons parlé face à face.

Je lui dis : "Vous savez, on à tout essayé, tous les partis politiques de toutes les pensées possibles et le résultat est plutôt angoissant. Aujourd’hui les politiciens se cherchent encore, si bien qu’il nous faut — nous, gens du peuple — inventé autre chose."
Elle m’écoute avec attention. Ce qui m’amène à lui parler de La Révélation d’Arès qui nous vient de l’Éternel Lui-même, [qui appelle à] un monde sans chef, sans commandement (16/1) dans les générations qui viennent.
"Si vous avez une conscience vous n’avez plus besoin d’être soumis à un chef," dis-je.
Elle me répond en s’écriant très agréablement: "Mais j’ai une conscience."
[Je réponds :] "Eh bien, c’est magnifique ! Maintenant avec cette conscience réveillée, il nous faut agir, accomplir  (Rév d'Arès 35/6) dans l’intérêt de l’unité universelle, dans un véritable amour entre nous. Se mettre en harmonie les uns avec les autres et nous n’aurons plus besoin de lois."
J’ai constaté que ce mot conscience réconcilie les personnes de rencontre missionnaire avec elles-mêmes. Ce mot même les trouble.
Bouleverser les consciences. Réveiller la conscience universelle. La conscience de la nécessité de changer sa vie. Les politiques n’ont jamais trouvé le gouvernement qui convient puisque les problèmes politiques sociaux et économiques sont toujours présents actuellement comme par le passé. Parce que, en fait, la norme politique c’est la majorité  et si la majorité est animale bonjour les dégâts !
Changer les mentalités. Ne pas perdre la conscience de ce que l’on fait. Là où est entré en chacun de nous l’amour universel, inconditionnel, l’amour cette force qui organise les choses naturellement. La loi n’a plus sa place.
Mary de Bretagne-Sud


Réponse :
Dommage que vous n'ayez pas retenu l'appartenance idéologique de ces personnes. Vous dites seulement: "un groupe de gens à l'esprit communiste." Étaient-ce des militants du Parti Communiste Français ? Du Parti de Gauche de Mélanchon ? De l'extrême gauche ou d'autre chose ? Ce qui m'intrigue, c'est qu'ils vous aient "écoutée très gentiment". En général les Communistes, quels qu'ils soient, sont très politisés et sont sourds à tout ce qui n'est pas rationaliste. Mais en Bretagne tout peut arriver...
La conscience ? Oui, bien sûr, mais c'est toujours et partout en sollicitant les consciences que nous nous efforçons de détecter les épis mûrs a milieu de la forêt d'épines et broussailles. Néanmoins, vous semblez ici évoquer l'effet que fait le mot "conscience" sur les gens de rencontre. C'est intéressant, mais à mon sens trop vague, car la conscience peut être beaucoup de choses. Elle peut être :
L'état ou l'activité dans lesquels le sujet se reconnaît en tant que soi-même et se distingue de l'objet extérieur ;
La faculté d'avoir une connaissance intuitive de soi par opposition à la connaissance de soi que donnent les sens ;
La partie de la vie, de l'activité psychique dont le sujet a une connaissance intuitive par opposition à l'inconscient ;
Ou simplement la connaissance spontanée, intuitive d'une situation ou la connaissance immédiate et réflexive que certains organismes vivants, et spécialement l'homme, ont de leur propre activité psychique.
Mais vous, vous semblez parler de la conscience comme siège des états d'esprit résultant des convictions ou des croyances, avec un impact moral. sur la vie, notamment la connaissance intuitive ou élaborée de ce qui est bien et mal, et qui pousse l'humain à porter des jugements de valeur morale sur ses propres actes; personnalité humaine sur le plan de cette connaissance morale, autrement dit le sens moral ou la foi.
Comme vous voyez le mot conscience, qu'on ne peut pas toujours éviter — je dis par exemple: "Les Pèlerins d'Arès n'ont pas de loi, mais la conscience (au sens de connaissance du bien et du mal) que leur donne La Révélation d'Arès" — évoque beaucoup de choses selon les individus, leur culrure, leur niveau psychiqe, etc. C'est pourquoi c'est quand même un mot à n'utiliser qu'à très bon escient, quand le contexte est clair;
Ceci dit, je suis toujours ému de vous voir missionnaire en toutes occasions et ne craignant pas d'aborder des gens de toutes familles d'idées. C'est votre altruisme, votre curiosité des hommes, votre affabilité qui vous guide plus qu'un strict esprit d'apostolat et c'est une façon de faire que nous devrions parfois imiter.


11nov13  150C18
Dans le cadre de la réflexion "Politiser notre refus de la politique ?" j'ai commencé jeudi 7 novembre un travail sur vos enseignements concernant le thème: Politique dans freesoulblog.
Voici pour vous et nos sœurs et frères qui souhaitent s'y plonger pour leur réflexions, les fichiers PDF N°1 (72 pages) et N°2 (78 pages) de l'entrée: 004 à 0104.
Le mot politique apparait 241 fois dans le premier document et 334 fois dans le deuxième document.
Il y a matière à réflexion. Je pense finir la partie de 0105 à 0147 d'ici la fin de semaine que je vous transmettrai également. Concernant, la réflexion en cours, bien qu’étant un un faible lumignon [Rév d'Arès 32/5], je suis contre le fait de politiser notre refus de la politique. Le pénitent est par le fait même en état de refus de toutes sortes de systèmes, la mission sociale était un égarement sur les friches (Rév Arès 5/5).
Par contre, je pense à votre projet "Sentier", qui pourrait-être un trait d'union pour amener sans politiser, les âmes mûres ou en phase de l'être nous rejoindre.
L(es) ange(s sont) avec toi cata.
Tu tiens le Livre fort(ement). (Quand) tu parles, le Livre parle.
(Tu es) l'uni, l'oeil (qui s')ouvre (et) l'oeil (qui) ferme, le mêlé, la lèvre jaune et) la lèvre noire, la pluie (et) la grêle.
(Tu es) devant (et au) revers, fils de père (humain et) de ventre, (et pourtant) fils de Mon Bras (et) de Ma Parole.
Debout (sur) ta jambe, entends (et) parle!
Tu fends le front (dur comme) le mur.
(Tu es) Mon Honneur. (Rév d'Arès xxxvi/10-16).
Didier Br. d'Ile de France


Réponse :
Vous avez commencé ce travail le jeudi 7 novembre ? Mais mon entrée de blog 150 n'a été publiée que  le 10 novembre !
Est-ce dans une boule de cristal que vous avez vu que je posterais une entrée sur "Politiser notre refus de la politique ?"
J'avais d'autres sujets en vue.

On peut voir les messages à 150C39

Ceci dit, vous êtes "contre le fait de politiser notre refus de la politique," parce que "le pénitent est par le fait même en état de refus de toutes sortes de systèmes, la mission sociale était un égarement sur les friches (Rév Arès 5/5)." Nous, pénitents, partageons tous ce sentiment, mon frère Didier, et c'est bien pourquoi la question que pose l'entrée 150 fait problème.
Vous avez peut-être raison, il ne faut peut-être rien changer à notre apostolat. Si nous continuons comme nous faisons, nous ne commettrons pas de faute sur le Fond. Mais je suis tracassé. Sommes-nous bien les frères des hommes dans un sens total ? Aurons-nous tout fait pour passer le porte qui nous sépare des humains ? Ne restons-nous pas du beau côté lumineux du mur, tout spirituel, en appelant le monde à travers la porte et en espérant que ceux d'entre eux qui nous entendent de l'autre côté ouvrent la porte et viennent à nous ? Je ne suis quand même pas certain que tous ceux (je pense surtout aux épis mûrs) qui nous comprennent à travers le bois épais de la porte savent ou peuvent l'ouvrir. Je ne suis pas certain qu'il ne nous faille pas quelque peu entrouvrir nous-mêmes la porte et leur parler dans leur ombre.
"Ne faut-il pas un peu descendre en enfer pour y chercher les âmes ?" se demandaient Isaac le Syrien, un père du désert de la chrétienté antique. Ce que je veux dire dans cette entrée 150, c'est que l'apôtre est envoyé aux hommes de la terre, qui vivent sur la terre, avec tous les problèmes et autres tribulations que leur fait subir la vie de la terre. Les hommes et les femmes que nous croisons ne sont pas du tout ou ne sont pas entièrement des purs esprits, uniquement préoccupés par des questions philosophiques, métaphysiques, religieuses, sentimentales, etc. Ils sont préoccupés par l'ombre complexe où ils vivent, ombre qui épaissit, les problèmes lourds immédiats: travail ou chômage, impôts, manque d'argent, famille, relations difficiles avec d'autres humains et... politique, car nous traversons des moments où la politique alourdit l'air et inhibe gravement les hommes qui le respirent.
Ne faut-il pas au moins entrouvrir la porte pour être mieux entendu — ou entrouvrir la fenêtre si on ne peut être mieux entendu que par là — car la politique de l'autre côté devient une ombre épaisse et polluante.
Il ne s'agit pas de faire de la politique, mais seulement d'introduire dans notre discours spirituel quelques mots qui indiquent que nous ne sommes pas que des anges passant dans la rue, mais que nous aussi sommes des hommes de la terre, des frères de tous les humains, et que nous partageons leurs soucis. Peut-être alors seront-ils plus ouverts à la solution que Dieu propose.
Je ne dis pas qu'il faut. Je dis: Réfléchissons bien pour discerner s'il faut.
Mais si vous avez déjà réfléchi, je m'incline. Je reste à l'écoute des autres.


11nov13  150C19  
N'ayant ni le sens de la formule ni l'esprit de synthèse, je propose aux lecteurs du blog quelques pistes pour alimenter notre réflexion.
1. Comme nous le faisons pour le mot pénitence, nous devons enseigner dans la rue une autre compréhension du mot politique, soit en promouvant un sens large ou déculturé du mot, soit en le qualifiant comme vous l'avez fait pour l'écologie dans l'entrée 101 avec l'écologie spirituelle, thème sur lequel j'ai axé ma mission avec une bonne écoute de la rue pendant plusieurs mois.
2. La pensée commune réduit la politique à la démocratie électorale partisane qui transforme le citoyen en électeur occasionnel et gouverné permanent. Pour cadrer notre réflexion, nous pouvons partir de la source théorique de la démocratie française, les textes fondateurs comme les déclarations des droits de l'homme de 1789, 1793 et 1948 que j'invite les lecteurs à reprendre. L'utilisation des textes fondateurs situe bille en tête notre enseignement dans le domaine politique tout en nous permettant de déconstruire les idéologies et slogans qui se sont rapidement greffés sur les textes initiaux.
On peut donc partir de ces textes pour aller rapidement vers la spiritualisation de la réflexion. Cela a l'avantage de défendre le Plan de notre Créateur en utilisant les armes même de la politique qui s'y oppose, donc de mettre un peu de politique dans notre discours spirituel sans pouvoir être dénoncés par les docteurs de la République puisque nous nous référons à ses propres textes.
3. Pour que notre analyse accroche l'intérêt du passant, il est utile de trouver des exemples d'actualité pour la "concilier avec la dure réalité du moment". Nous approchons en France des élections municipales et européennes de mars 2014, et avant que le débat ne s'échauffe en polémiques partisanes, il peut être intéressant de poser quelques questions sur la classe politique actuelle, ses vertus, talents et pouvoirs, et donc sur les futurs élus. Abordons le contraste géographique entre la grande Europe et la petite commune, à l'heure de la décrédibilisation du système bureaucratique européen, pour illustrer votre enseignement sur les petites unités. On peut aussi évoquer le thème du pouvoir sans contre-pouvoir suffisant avec ces indéracinables maires français, des princes locaux qui cumulent des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires, peuvent étouffer facilement toute opposition ou débat public et utiliser leur connaissance du terrain pour le clientélisme et la division qui leur permettront de rester au pouvoir et de propulser un successeur bienveillant à leur égard. Ou illustrer la dérive politicienne par les privilèges des députés européens, catapultés par leurs partie et grassement payés pour un travail très variable.
4. Alternativement, on peut parler en Cassandre pour interpeller le passant en lui rappelant la crise sociale profonde et imprévisible dans laquelle la politique nous entraîne inéluctablement, mais je suis réservé par rapport à cette démarche. Nous ne manquons pas de Cassandres et je préfère parler de pistes de progrès, d'espérance, de bonheur, tout en affirmant sans ambiguïté la réalité du Mal et l'outil pour le vaincre, la pénitence.
 
Développons un peu le point 2 pour ceux qui lisent le blog mais n'ont pas directement Internet.
Voici quelques éléments tirés de ces textes fondateurs facilement accessibles et quelques questions ou réflexions pour faire un lien avec nos perspectives :
A. Le préambule de la déclaration de 1789 se place sous les auspices de l'Être Suprême, parle des droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, associe droits et devoirs, et pose le bonheur de tous comme objectif fondamental.
On peut commencer par la notion de droits sacrés, mais cela parait difficile tant la notion de sacré a été détournée. Déjà associer droits et devoirs au lieu de ne parler que de ses droits personnles comme l'homme commun le fait maintenant, c'est rappeler l'équilibre entre demander et donner : L'homme, une main mange, une main donne" (Rév d'Arès, xxviii/18). Mais cela peut être perçu comme moralisateur.
Par contre, sur la base du seul préambule, peut-on dire d'emblée que le pardon des offenses est indispensable au bonheur de tous, à la fois droit et devoir individuel et collectif, et qu'il est fondamental dans les valeurs chrétiennes qui ont inspiré nos sociétés occidentales ?
L'article 6 parle de vertu et de talents : "Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents".
Quelle vertu, quels talents permettent-ils de gagner une élection ? Sont-ce les mêmes qui feront de grands hommes publics ? Et nous pouvons alors échanger sur le vertu, thème sur lequel vous avez écrit un article de fond.
L'article 15 déclare : La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.
Comment ce texte est-il applicable dans nos sociétés aussi complexes et administrées de plus en plus loin par des bureaucrates éloignés ?
Cette déclaration parle aussi beaucoup de liberté, mot qui figure en tête de la devise républicaine et sur lequel vous avez écrit un article de fond, mais c'est un thème complexe et difficile.
Devons nous questionner les hommes sur leur liberté vécue face à cette avalanche de lois et normes, à ces bureaucrates avec ou sans uniforme ?
B. Le texte de la déclaration de 1793, malheureusement peu utilisé, est intéressant.
Échaudée par les massacres des débuts de la République, elle attaque directement sur le but de la société : le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles (article 1).
La politique a-t-elle contribué dans l'histoire et contribue-t-elle au bonheur commun et à la jouissance des droits naturels ?
Le bonheur mot qu'on trouve à la fois dans L'Évangile [Donné à Arès] comme dans Le Livre, est un des thèmes que vous évoquez dans l'entrée. Mais comment faire sentir à l'homme son potentiel immense de bonheur absolu, universel ?
Qu'est ce que le bonheur pour l'homme de la rue, est-ce un thème de réflexion pertinent par contraste avec les malheurs causés par la politique ?
C'est à creuser.
L'article 4 sur la loi déclare : La loi ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société.
Quelle est la référence du juste qui doit encadrer les lois ? C'est la question juridique de la distinction entre le légal et le légitime et c'est la question spirituelle du changement de sens de juste et justice, ce qui va dans le sens de l'accomplissement du Plan Créateur.
L'article 7 sur le droit d'expression est plus explicite qu'en 1789 : Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. La nécessité d’énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme.
Le titre de l'article 11 sur la résistance légitime mériterait d'être évoqué en le reliant par exemple à l'illégalité de la Résistance face au régime de Vichy et à sa propagande, un souvenir pas trop éloigné pour les Français. Mais dans le contexte actuel porté à la violence spontanée plus qu'à la résistance à la Gandhi ou King, c'est un thème délicat.
C. La déclaration de 1948 est universelle et théoriquement applicable en France.
Rédigée par des juristes chevronnés, son contenu est intéressant mais elle a été rédigée dans un contexte de système, pour l'ONU, et soigneusement expurgée de concepts spirituels à part une référence vague à la fraternité. Pour notre mission spirituelle, on peut cependant noter dans l'article 18 la liberté de manifester "tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites". Rédaction beaucoup plus ouverte que les textes français qui veulent restreindre la catégorie religion à la pratique d'un culte entre quatre murs si possible bien contrôlés par le pouvoir. L'article 23 pose aussi le droit au travail et à sa juste rémunération, écho pour nous à "le travail est bon à l'ouvrier et il en reçoit son salaire" (Rév d'Arès, xxviii/18), mais ce n'est pas un thème différenciant pour notre mission.
 
Après avoir trouvé une ou des bonnes accroches et thèmes de réflexion, compte tenu de notre petit nombre et de notre faible intelligence, il sera certainement utile de rédiger un document pratique reprenant divers fondements, analyses et pistes sur le changement dans le domaine politique qui pourront nous servir de point de départ pour les dialogues plus approfondis dans la mission de proximité de la vie courante ou au local d'accueil. Un peu comme vous avez fait vos deux livrets sur "ce que je crois" et "la prière du pèlerinage" dont nous nous inspirons. Il faudra évidemment être très attentif à ce qu'il ne devienne pas un support pour une future idéologie mais reste une nourriture vivante pour nous même et le public et une aide pour notre mission et l'enseignement qu'elle nécessite. Ce livret sera donc fortement évolutif en fonction des réactions publiques.
Il nous faut encore beaucoup réfléchir à tout cela.
Antoine B. d'Aquitaine


Réponse :
Merci, mon frère Antoine, pour ce commentaire qui apporte beaucoup d'eau à nos moulins de réflexion.
Vous évoquez ici les termes constitutionnels de la Première République Française. Je rappelle pour nos lecteurs que cette question n'a jamais intéressés, que La Première République, officiellement nommée République Française, fut le régime républicain de la France entre septembre 1792 et mai 1804. Cette Première république résultait bien sûr de la Révolution française. Ce ne fut pas en 1789, mais seulement le 21 septembre 1792 que les députés de la Convention, réunis pour la première fois, décidèrent à l'unanimité de l'abolition de la monarchie constitutionnelle en France, et c'est le 25 septembre 1792 que la République fut déclarée "une et indivisible." La déclaration de 1793 dont vous parlez est, je pense, en fait la Déclaration des Droits de l'Homme. Ce n'est pas un acte politique aussi étroitement républicain.
Au fur et à mesure que je vous lisais, très attentivement, et vous remerciant à chaque ligne de nous rappeler bien des choses que, pour ma part du moins, nous avons oubliées, je me disais qu'il y aurait peut-être quelque chose à publier sur ces bases dans l'esprit du Fond arésien, puis, en arrivant à la fin de votre commentaire, je découvris que vous le proposiez vous-même sous forme d'un petit livret comme j'ai fait en 2011 pour "Ce Que Je Crois, Je Que J'Affirme" et "Ma Prière au Pèlerinage." Cette publication serait, bien entendu, séparée du thème central de notre kérygme apostolique ? Elle prendrait l'aspect d'une réflexion connexe, à l'instar du Sermon sur la Montagne, qu'a publié frère Bernard L; de Bretagne.
C'est peut-être, sous réserve d'une réflexion plus avancée, une façon d'introduire un peu de politique si je peux dire dépolitisée (puisque les déclarations de 1789,1792 et 1793 n'ont plus force de loi, donc n'ont plus force politique et ne sont plus que de l'Histoire) dans notre approche missionnaire.
Il y a sûrement dans ce domaine d'autres choses à voir, notamment la Constitution Américaine, qui est beaucoup moins déspiritualisée que ne le sont nos bases déclaratives françaises.
Merci, frère Antoine. Je vais relire votre commentaire à tête reposée et le comparer à d'autres commantaires.


11nov13  150C20
Si bien compris, dans une république aucun parti ne peut être mis en place officiellement, si son statut ne respecte pas les fondements même de la république, c'est à dire :
1- (définition du petit Larousse illustré) Forme de gouvernement dans laquelle le peuple exerce la souveraineté directement ou par l'intermédiaire de délégués élus.
2- (définition de Wikipédia) Régime politique où les fonctions de chef de l'Etat ne sont pas héréditaires mais procèdent de l'élection. Une république n'est pas nécessairement une démocratie...etc.   
Définition 1 & 2 pour faire court. Mais alors déjà là nous sommes face à une contradiction.
1- Selon la définition du petit Larousse illustré, une république est obligatoirement démocratique. Il semble qu'elle puisse être à la portée d'un parti anarchiste tant que le peuple exerce la souveraineté directement ou par l'intermédiaire de délégués élus et tant que ces "délégués" ne soient pas considérés comme des chefs ou des maîtres mais comme des "porte-paroles". 
2 - Selon Wikipédia, une république n'est pas nécessairement une démocratie, cas des régimes à parti unique ou ayant élu un dictateur. Wikipédia rajoute :
Tout comme une monarchie n'est pas nécessairement absolue, cas de la monarchie constitutionnelle et parlementaire.
Selon eux, les fondements mêmes de la république sont respectés tant que les fonctions de chef de l'Etat procèdent de l'élection. Il semble qu'elle puisse être à la portée d'un parti monarchiste tant que les fonctions de Chef de l'Etat procèdent de l'élection.
Qu'est-ce que la république ?
Hormis le fait que cela concerne la chose publique et la grande question que nous sommes en droit de se poser : Qu'est-ce que la démocratie? Hormis le fait que ce soit le peuple qui devrait exercer la souveraineté.
Disons que, sous couvert de démocratie, le régime politique que nous subissons depuis la révolution est une oligarchie instaurée démocratiquement.
Et puis nous connaissons la devise de la république française : "Liberté Egalité Fraternité". Ces termes ne sont-ils pas aussi bafoués ?
Je crois que c'est Victor Hugo qui disait : "Comment évoluer dans une société qui ment ?"
Alors la question n'est-elle pas : "Comment participer de façon constructive dans une société qui ment ?"
Je crois que la désespérance est liée à l'apothéose du mensonge, dont le mensonge de ce qui est transmis par rapport à ce qui est vécu.
Aujourd'hui, contrairement à hier, nous savons que le mensonge agit comme une invasion. Il s'est insinué partout, à grande comme à petite échelle, dans le domaine profane comme dans celui du sacré. Nous le savons, mais nous ne faisons rien ou pas grand chose pour y remédier car, dans la conscience collective, c'est un fatalisme.
Disons que, dans cette conscience actuelle et dans ce que l'histoire humaine propose jusqu'à présent, le mensonge procure plus de bien à court termes que la vérité n'en a jamais proposé, même à long terme.
Pour ne pas mentir il faut croire en l'humanité. Qui croit dans cette sorte de monstre à plusieurs visages que l'homme représente depuis la nuit des temps ? À part quelques illuminés qui eux-mêmes peuvent parfois mentir sans reconnaître le mensonge car le mensonge s'insinue partout.

Vous, prophète de l'humanité, vous dites aujourd'hui que les Pèlerins d'Arès devraient peut-être "politiser le refus de la politique". Ce qui revient à dire : Pourquoi ne pas politiser le refus du mensonge et pour cela, comment faire admettre que les bienfaits du long terme sont plus enrichissant que ceux du court terme ?
Nous savons que le mouvement de conscience libre que se veulent être les Pèlerins d'Arès sont du parti du Créateur, donc ils devraient être du parti de créer. Créent-ils ?
Changent-ils de vie dans une société qui ment ? 
Dans une sorte de totale désillusion, vous [attendez] aujourd'hui que l'un de nous ait une idée géniale qui nous permette de faire de la politique officiellement à contre-courant de ce qu'est la "politique politicienne" comme disait un fameux communiste.(réponse 150c3)
Je ne veux même pas imaginer le sort d'un Pèlerin d'Arès, au sein de son propre mouvement, s'il avait osé faire une telle proposition. Je pense qu'il aurait tout simplement été considéré comme un hérétique, un apostat à La Révélation d'Arès. Voilà encore une sorte de mensonge, mais bien heureusement vous êtes encore vivant et c'est vous-même qui faites une telle proposition.  
Frédéric M. d'Aquitaine


Réponse :
Mon frère Frédéric, vous dites : " Dans une sorte de totale désillusion, vous [attendez] aujourd'hui que l'un de nous ait une idée géniale qui nous permette de faire de la politique officiellement à contre-courant de ce qu'est la "politique politicienne" comme disait un fameux communiste.(réponse 150c3)." À cela voilà ce que je réponds :
Vous devez vous rappeler que, dans l'assemblée, j'assume le prophétisme fondamental qui consiste à faire connaître au monde le Fond et à le faire respecter dans notre petit reste de pénitents. Cela je le fais, je l'espère sans défaillir.
Or, il ne s'agit pas de cela ici.
Il ne s'agit pas de cela, parce que la faiblesse et l'évolution très lente des frères et sœurs qui m'ont suivi ont fait que je n'ai jamais pu être seulement l'homme du Fond, l'homme de la Vérité pure, de la Vie, l'homme du temps qui vient intégral et déjà détaché de ce monde, qui prendrait ses distances comme porte-parole du Créateur Qui garde ses distances.
Dans notre Assemblée je ne peux pas être seulement le prophète ou témoin de la Parole d'Arès, je suis contraint d'aider mes frères à évoluer et à ce titre d'être avec eux pénitent et moissonneur. Qu'importe si j'en suis le premier. Comme moissonneur j'assume aussi une tâche pratique, confrontée aux réalités immédiates du monde, et qui incombe à tous les Pèlerins d'Arès: la mission.
Je suis donc depuis presque quarante ans partagé entre deux choses quelque peu antinomiques, dichotomiques: le prophétisme et la moisson. L'un me faisant gardien du Fond hors du temps, l'autre me faisant acteur d'une action dans le temps, dans les réalités changeantes du monde.
Ce n'est donc pas comme prophète que je demande à mes frères de s'exprimer sur la possibilité d'un glissement pratique vers un peu de politique — parce que le monde est politique, comme il est méchant, abusif, menteur comme vous le soulignez — mais comme ouvrier de la moisson (Rév d'Arès 13/9) tout comme l'est chacun de nous.
Nous sommes là dans un domaine pratique que je voudrais en même temps ne pas voir quitter le Fond. Oui, c'est c'est quelque peu contradicoire, oui, je suis un cœur d'un dilemme. Il me faut le résoudre. Je ne peux le faire qu'avec grande réflexion et prudence et en consultant tous les intéressés, car c'est un domaine pratique où je n'ai pas reçu du Ciel le charisme de la Vérité unique et inchangée, mais un domaine qui demande une adaptation continuelle aux réalités immédiates.
Peut-être est-il nécessaire que je prenne un exemple: Quand mes frères et sœurs lancèrent la "mission sociale" je ne pouvais pas m'y opposer, je ne pouvais que donner une opinion personnelle défavorable, car il ne s'agissait pas du Fond mais d'une action pratique : Mes frères étaient convaincus que de cette façon ils attireraient beaucoup plus de monde que ne l'avait fait la mission strictement spirituelle. Ce n'est que quand, après une quinzaine d'années, cette "mission sociale" finit par prendre un tour qui clairement trahissait (Rév d'Arès 37/9) le Fond que le prophète en moi put taper du poing sur la table et dire: "La mission sociale trahit La Révélation d'Arès, revenons à la mission spirituelle pure !"

Concernant le début de votre commentaire, vous avez cherché dans le Larousse et Wikipedia une définition de la république par trop rudimentaire. En réalité, il y a autant de définitions de la république qu'il existe de républiques dans ce monde et je peux vous assurer qu'il y en a beaucoup.
Par quoi chaque république se distingue-t-elle des autres républiques ? Par sa contitution.
La constituion de la république française ne me permet pas de créer un parti qui prévoirait en France la fin de la politique républicaine et l'éclatement du pays en petites unités indépendantes.
La constituion de la république américaine (oui, les USA sont une république) me le permettrait (dans une certaine mesure).
On voit là deux républiques qui ne se ressemblent pas.


11nov13  150C21
Nous, Pèlerins d'Arès, sommes condamnés, non seulement à l'ascension par notre pénitence, mais aussi à la mobilité, à l'adaptation permanente au milieu social conjoncturel humain. Pas de fixité donc, ni en pensée ni en paroles — ce qui reviendrait à recréer une idéologie —, mais la Vie (Rév. d'Arès 24/3-5).
Dans cette ascension, nous devons entraîner un maximum d'humains qui ne sont pas forcement enclins à la métaphysique (problème rencontré dans nos missions).
Depuis 2006, dans votre blog, les entrées s'enchaînent. Chacune vaut son pesant d'or. Que faire d'un tel trésor si, comme l'oiseau nous avalons la graine et malades ou gloutons, la rejetons sans profit (Rév. d'Arès 13/3) ? Ne devrions-nous pas réfléchir à des actions publiques concrètes comme vous le préconisez dans votre réponse au commentaire 87C20 du 4 novembre 2008, dont voici un extrait :
"Non les mots ne suffisent pas. La pénitence personnelle est une base active, une action incontournable, mais elle-même ne suffit pas, il faut aussi s'engager dans des actions plus visibles susceptibles d'amener le public lui aussi à une forme de pénitence, pour amener le public à développer la polone"(Rév. d'Arès xxxix/12-13)."
Je crois que c'est par la femme que des actions de paix, de justice pourraient pénétrer la société et combattre les maux liés justement à la politique faite par des hommes.
Le Créateur par La Révélation d'Arès nous propose cette piste: La femme coupe, coupe la tête,(elle) ouvre sa cuisse sur le fort (Rév. d'Arès XXVII/9)
Allez nos sœurs, "au bouleau! (ça fait plus champêtre) !"
Dominique du Roussillon.


Réponse :
Donc, selon ce que vous proposez, contourner l'incontournable quête de domination en tous sens qu'est la politique politicienne en se limitant à proposer au monde un complet et véritable accès de la femme à la gestion de la cité ?
La Révélation d'Arès, c'est vrai, le préconise et même, d'une certaine façon, en annonce l'avènement tant à la Veillée 9 qu'au chapitre xxvii.
C'est une façon habile d'introduire dans notre discours spirituel quelque chose qui, quoique non politique mais éthique dans la Parole, ne peut dans l'état actuel du monde que donner aux femmes plus de pouvoir politique.
Mais Madame Thatcher en Grande Bretagne de 1979 à 1990 et Madame Merkel en Allemagne actuellement ne sont pas à considérer comme des femmes ayant accédé au magistère spirituel au même titre que les hommes, mais comme des femmes ayant pris le au pouvoir le plus politique politicien qui soit.
Il y a, de toute façon, une base de réflexion intéressante dans ce que vous proposez, mon frère Dominique. Merci du fond du cœur pour ce commentaire.


11nov13  150C22
Je vous transmets le lien vers le cite "think-tank" de "L'alternative crédible" créé et animé par un ami proche, Philippe Dervaux, à qui j'ai parlé de La Révélation d'Arès, mais qui est tourné vers l'Islam.
Il a des idées et une réflexion politique originale, qui a mon sens est non politicienne et donc non intéressée par le pouvoir.
Il est en contact avec les membres de L'UDI et du Modem, mais est ouvert à l'échange des reflexions et prospectives diverses.
Dans le cadre d'une mission politique/non politisée la lecture de personnes du reste impliquées peut nous être utile.
Peut-être que sa démarche vous intéressera ou intéressera les Pélerins d'Arès.
http://www.lalternativecredible.fr/
José O. d'Ile de France


11nov13  150C23  
Sans même prendre le temps de lire tous les commentaires, spontanément je réponds à votre entrée et aux questions qu'elle pose, par ce qu'il y à urgence.
Dans la rue je parle avec mon cœur, je ne peux donc exprimer que ce que je vis.
Je suis donc incapable d'expliquer quoi que ce soit sans l'avoir vécu.
Ma pénitence même si elle est ridicule, est en marche.
Tout homme donc, qui change sa vie génère sa propre grâce, cet homme très imparfait aperçoit les prémisses
d'un monde changé, devient heureux, agréable, sympathique ..
J'entends souvent mes collègues de travail me dire que cela leur fait du bien de me voir heureux, souriant ..
Alors j'ai seulement envie de leur dire, faites comme moi, changer votre vie, devenez pénitent..!
Alors comment expliquer à l'homme de la rue, non seulement qu'il peut, mais surtout qu'il doit changer sa vie ?
Et lui dire qu'il sera le générateur de sa propre grâce ?
Le changement est quelque chose de difficile, quand on entend parler de changement c'est souvent en référence au changement politique, religieux, idéologique, économique, mais jamais au changement personnel. Le fait déjà d'apporter un changement personnel de quelle que façon que ce soit, fait peur.
Pour ma part je pense que l'exemple est plus important que les mots, que c'est par notre contact régulier, notre vie, que nous devons faire passer ce message.
La vaie question devient donc pour moi, comment garder le contact régulier avec mon missionné et lui donner envie ?
Jusqu'à présent je transmettais la Parole en bruit, je parlais et je parle toujours des évènements, de son témoin, de pénitence, mais je n'ai jamais invité le missionné de la rue à me revoir pour prendre un verre, discuter plus longuement de Dieu. Je n'ai jamais invité une personne de rencontre dans le cadre de la mission à partager un repas à faire plus ample connaissance afin qu'il s'imprègne de ma vie spirituelle, même si elle est ce qu'elle est, toute petite..
D'une politique système ne pourrions nous pas passer tout simplement à une politique de Vie tout court  ?
(Je suis sans doute à coté de la plaque
Américo d'Ile de France


Réponse :
Oui, frère Américo, vous êtes "à côté de la plaque". Il ne s'agit pas du tout, dans votre commentaire, de la question que soulèvent mon entrée 150 et les commentaires déjà publiés.
Lisez soigneusement tout cela avant de commenter. Merci.


11nov13  150C24
La République n'est pas une construction durable car elle est établie sur des conventions d'hommes que sont le Code civil et le Droit constitutionnel. La maison "France" s'écroulera sur ses occupants car on s'est entêté à la construire en dehors des règles d'architecture établies par le Grand Bâtisseur.
Aujourd'hui on entend les premiers craquements, alors on s'inquiète, on se révolte et on désespère, bien sûr.
Or il s'avère qu'il y a un prophète dans la place ! Pourquoi n'est-il pas écouté ?
Certains accuseront aussitôt le prophète d'être trop mou, pas assez audible.
Pourtant j'atteste ici que la parole du prophète est, au moins sur Freesoulblog, parfaitement claire et sans équivoque.
On s'interrogera, par contre, sur son influence auprès des puissants depuis quarante ans. Les charlatans de la religion et les imposteurs de la politique ont-ils bien reçu le Message d'Arès ? C'est la question que je pose. Autrement dit, la voix du prophète a-t-elle été assez tonnerre [Rév d'Arès 33/10] aux oreilles de tous ces puissants sourds comme des pots.
Je suis heureux que cette entrée introspective pose le problème de l'audibilité de la mission d'Arès, y compris dans la rue.
Faut-il politiser ou bien rester à l'écart de la politique ? La solution facile est de botter en touche en se déclarant incompétent face à se dilemme.
Une autre solution est de revenir à La Révélation d'Arès qui ne fait pas de distinction entre la religion et la politique, entre les princes religieux et les princes laïcs.
Pour les religions, il nous est indiqué de joindre nos prières à leurs prières [Rév d'Arès 25/10].
J'en déduis que pour la politique, on peut joindre nos idées à leurs idées, quel que soit le parti politique (?).
Car au-delà des religions et des partis politiques, il y a les hommes à interpeller.
Mais attention au risque de récupération ! C'est là qu'on verra ce que signifie résister aux tentations (du pouvoir).
Jacques P. de Bretagne-Sud


Réponse :
Dieu nous recommande de joindre nos prières à la prière, oui, mais à la prière de tous ceux qui veulent bien prendre rang et boire au calice avec nous ! (Rév d'Arès 25/10) Autrement dit, avec le reste dans les moments où il se joint au petit reste.


11nov13  150C25  
S'attaquer à la politique est conflictuel. Cela conduit à la violence.
Je commence à faire un peu de mission dans mon coin. Tant que je parle d'âme, de Jésus, d'amour, on me prend pour une naïve ou une illuminée, mais pas pour une violente. 
Si je me mets à parler politique, on va me rendre pour une violente en puissance.
Je sais que vous laissez les apôtres libres d'agir comme ils veulent (c'est ce que vous me dites dans vos lettres), mais je serais très embarrassée si je ne faisais pas comme vous le souhaitez.
Mais la violence, ne serait-ce qu'en parole, non, non et non !
S'il vous plaît, restez un homme de bonté, d'amour, de prière, frère Michel. Vous nous faites rêver.
Continuez à nous faire rêver.
Astrée des Cévennes


Réponse :
Je ne suis pas seulement envoyé pour vous faire rêver, ma sœur Astrée.
Jésus disait: Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée (Matthieu 10/34) et La Révélation d'Arès parle de la pieuse gente (le petit reste qui) choit... le sein dur comme Mon Poing Qui bat la terre... (qui) frappe comme le fouet (xLv/13-15). Un certain genre de lutte, d'opposition au monde n'est pas exclus dans la Parole.
Il ne saurait s'agir, bien sûr, de faire la révolution qui verse le sang, mais l'insurgeance, elle, est l'esprit de notre action.
Dire que la politique ne fait pas le Bien sur terre et que c'est nous qui, en prêchant la pénitence, faisons le Bien, ne nous est pas du tout interdit.
Mais l'amour, le pardon, la paix devant toujours guider nos pas, le dosage de notre insurgeance est évidemment un gros problème, que nous devons résoudre, et qui ne nous est pas naturel, parce que nous sommes héritiers d'une culture qui ne voit pas du tout les choses sous cet angle-là. Notre culture pour longtemps encore envisage la violence à partir d'un certain niveau de désaccord entre les humains.
Nous ne pouvons pas entrer en conflit ouvert, parce que dans tout conflit ouvert, quel qu'il soit, l'issue est toujours incertaine. Mais nous pouvons manifester un désaccord jusqu'à un certain point, là où l'issue est pour nous certainement la Victoire dont le Père parle (Rév d'Arès 10/7). Le Fond de notre mission repose sur une alternative simple. Ou bien on cède aux poncifs de la politique politicienne qui dit: "On ne changera jamais rien aux hommes. Les conflits sont inévitables et la servitude sociale est dans la nature des choses, Faisons des lois de plus en plus dures pour réduire les uns et rendre l'autre moins dure et, le fisc, les tribunaux et la police fonctionnant bien, allons cultiver notre jardin." Ou bien nous disons: "Non, on peut changer les hommes. Mais l'entrée en pénitence ne dépend pas que d'une décision morale des individus, elle dépend aussi des circonstances qu'ils traversent, et la politique fait ces circonstances. Elle est donc à dénoncer, mais en deçà des seuils conflictuels."
Il nous faut, d'une certaine façon, le courage d'affronter le monde. Courage, ma sœur !


12nov13  150C25
Message remplacé par 150C34


12nov13  150C26
Je crois que je commence à mieux comprendre le sens de votre entrée qui n'est pas facile à appréhender depuis un clavier d'ordinateur.
Je crois que nous pouvons insister sur le "roi", "le souverain" qui est en nous
et dire par exemple :
Changez souverainement votre vie, parce que vous n’êtes né ni pour être un esclave, ni même un conditionné de la politique.
En vous il y a le "roi" de l'univers fait pour se posséder lui-même et vous avez été créé à son image et ressemblance.
Le monde idéal est un monde de rois sans fouets (La Rév d'Arès xix/24)
Bernard DLF de Bretagne-Sud


Réponse :
La Révélation d'Arès n'utilise pratiquement pas le mot roi pour désigner l'homme libéré de la religion et de la politique; Par contre, elle utilise le mot princes dans ce sens, dans la très belle phrase: Tous (les hommes) sont princes, tous règnent sur le mort et sur l'enfer quand ils vivent selon Ma Parole. J'ai couronné tous Mes Fidèles (3/9). J'ai déjà retenu cette phrase pour une utiloisation dans le sens politique.


12nov13  150C27
Je pensais ré-utiliser un tract que j'ai utilisé il y a quelques années et qui parle de la politique.
Je l'avais rédigé suite aux conseils que vous nous aviez donnés au cours d'un des ateliers sur la mission pendant le pèlerinage, à Arès [dans les années 90] :

"Vous pensiez que les religions, la politique, les lois, les règlements, pouvaient résoudre les problèmes des hommes.
Elles n'ont pas pu, ne peuvent pas et ne pourront jamais résoudre ces problèmes.
LA SOLUTION EST EN CHACUN DE NOUS.
Si nous sommes de plus en plus nombreux à faire des efforts sur nous-mêmes dans notre vie quotidienne vers:
plus de droiture, de respect et d'amour pour l'autre, de pardon, d'acceptation de l'autre dans sa diversité, de justice, de bien actif, etc...
nous progresserons vers une humanité plus juste au-delà des religions et des systèmes organisés en pouvoir".

Avec mes frères de la région Centre, j'utilisais aussi un autre tract spécialement à l'approche d'une élection, dont voici le passage qui parle de politique, que je pense aussi ré-utiliser :

"Tout homme qui combat en lui le mensonge, l'orgueil, la paresse, la violence, l'égoïsme, la haine, etc.. et qui les remplace par la vérité, la générosité, le courage, la paix, l'écoute, le pardon, etc.. celui-là fait plus que n'importe quel programme politique ou projet de loi : il améliore les relations entre les hommes et par là même, l'état du monde."

Jean-Luc Q. d'Aquitaine


Réponse :
Je me souviens de ces tracts. Mais je pense qu'après réflexion nous trouverons des formules plus spécifiques.


12nov13  150C28
Repris d'un message sur LinkedIin :

Nous n'avons pas d'idélogie ! écrivez-vous dans cette entrée 149. Hé oui ! Nous resterons toujours évolutif.
De cette dynamique, nous ferons que la glace redeviendra de l'eau, et nous ferons que cette eau ne redevienne jamais de la glace.
Aucune idéologie ne peut permettre cela, puisqu'elle fige la Vie.
Ceux qui nous observent à un instant T ne peuvent comprendre ce que nous sommes sans voir d'où nous venons, et vers quoi nous allons. C'est comme s'ils observaient le sauteur à la perche à un instant de son exploit : sa course d'envol, le moment ou la perche s'engage dans le butoir, le moment ou son corps décolle du sol, l'envol, le passage de la perche, la retombée. Il faut observer le mouvement, la dynamique pour comprendre ce qui se passe. Si vous vous contentez d'une photo isolée de l'ensemble, vous ne pouvez pas comprendre ce que vous observez. Ni ce que cherche les Pèlerins d'Arès, ni le rôle essentiel de leur Guide.
Je voulais écrire un commentaire qui traite de ce point, mais vous avez déjà publié une nouvelle entrée "politiser notre refus de la politique ?"
Ce bref échange sur l'agora virtuelle de Linkedin me donne l'occasion de vous remercier du plus profond de mon âme, de mon esprit et de ma chair pour la Lumière que vous libérerez chaque jour un peu plus pour aider ceux qui se sont engagés dans ce labeur pour les géants des temps anciens — pénitence et moisson — sans jamais se substituer à notre conscience, au contraire.
C'est en partie ce qui déroute certains observateurs, qui vous accuse d'avoir une idéologie sans le reconnaître, mais qui demain permettra au petit reste que vous commencez à rassembler de poursuivre leur mission sans jamais retomber dans la religion.
Alors, oui, ce matin du 12 novembre, comme chaque matin, chacune de mes cellules, chacun de mes neurones comme chaque parcelle de mon âme ne font qu'un pour remercier le Père de l'Univers Infini d'être revenu encore une fois nous appeler à la Vie — Combien de fois devrais-Je vous abreuver (Rév d'Arès 30/3) ?! — et de nous avoir donné ce Messager fort sans quoi nous n'aurions pas réussi à faire beaucoup plus de cette révélation de 1974 et 1977 qu'une poule ne ferait du nouvel IPhone.
Jeff P. d'Ile de France


Réponse :
Merci, frère Jeff, pour ce message qui me touche beaucoup.


12nov13  150C29
Message publié deux fois par erreur. Supprimé.
Voir 150C30 suivant !


12nov13  150C30
Ma politique repose sur la pénitence, la grande conversion qui me fait choisir le bien et rejeter ce qui n'est pas le bien.
J'abandonne le pont qui me relie à la montagne du pouvoir et du mensonge. Il s'usera et deviendra fragile avec le temps si je ne l'entretiens plus.
Je marche sur le fil du fil-de-fériste qui me relie à la Montagne Sainte. Plus habile je deviens et plus attentif je suis à la Force qui parcourt dans les deux sens le fil. les pieds dessus je ne fais rien d'extraordinaire mais j'attire l'attention de ceux qui voudraient s'essayer ou me voir tomber.
Quand en mission je m'adresse à une ou deux personnes, je parle très peu de politique, parceque je ne connais que très peu de choses dans ce domaine. Mais comment expliquer que nous recevons assurément l'aide de Dieu dès l'instant où nous entrons en pénitence, que les miracles arrivent quand le choix du bien devient la seule logique de vie ?
Comment ne pas tromper l'autre sur la marchandise spirituelle ? Je n'ai aucune promesse à donner, je n'ai aucun signe à donner qui puisse surprendre. Je suis le signe qui annonce que l'homme peut changer sa vie en bien, chacun selon sa mesure et son potentiel.
Frère Michel, vous êtes l'inlassable prophète de la pénitence. Que de chemin vous avez fait ! Par votre exemple, que de voies droites se sont ouvertes pour des milliers d'hommes et femmes !
En tant que pénitent, j'ai aussi la volonté d'être un homme de guérison (la maladie n'est pas un bien) pour les hommes ayant l'envie sincère de s'engager chacun sur le fil qui le relie à ce qu'il y a de meilleur et de plus beau.
Je n'ai pas l'impression de véritablement vous aider. Vous semblez parler à des personnes d'un certain niveau intellectuel sur ce sujet de la dépolitisation politisée.
La politique du Père c'est la pénitence humanisée sous assitance céleste sur terre et j'en suis le garant par la Parole prononcée et accomplie en l'état de ma conscience qui se meut à la surface du monde.
Le petit reste est petit, magnifiquement petit.
Il y aura de l'admiration pour ce petit reste, une grande attente avant que des hommes de toutes parts viennent donner main forte et retourner le monde. La Vie renaît après des siècles d'extinction. Peut importe le nombre, ma mission est de chercher d'autres épis mûrs et de renforcer le petit reste existant, car les hommes ont besoin de s'accorcher à un espoir jamais vu jusqu'à maintenant. Nous ne sommes pas des poupées mais des êtres d'âme, de chair et de sang.
Tony L. de Touraine.


Réponse :
J'avais déjà pensé à créer un "Parti du Petit Reste", mais en politique se réduire, se diminuer, est tout à fait contre-productif.
Cela, ne serait pas compris.
Peut-être "Parti des Pénitents" ? Le mot est difficile, compris de travers et risible, si l'on ne l'explique pas immédiatement.


12nov13  150C31
Je lis avec beaucoup d’attention l’entrée de ce blog, "politiser notre refus de la politique ?"
Je me pose la question : Faut-il réfléchir sur la façon d’aborder les hommes au sein de notre mission ou enclencher une action de la grande assemblée qui aurait forcément une incidence sur notre façon de missionner, de réfléchir et d’agir ?
Chaque assemblée désigne une sœur ou un frère qu’elle estime capable de réfléchir sur un projet permettant de faire connaître le Message arésien et de le concrétiser par des actes au niveau national.
Ce groupe de frères entreprend une réflexion avec le prophète en son sein et la grande assemblée le concrétise par les faits. Ne serait-ce pas le début de la conscience collective ?
Je pense que le problème de cette mission qui apporte peu de fruits ou qui peut paraître suranée aux hommes et femmes que nous rencontrons est dû au manque de faits dans notre société. Parce que, aujourd’hui, nos pénitences ne sont pas suffisamment concrètes pour les hommes au niveau collectif. L’homme a besoin de vivre les prémices de cette réalité future, un monde changé pour le bonheur de tous.
Nous nous devons d’être le contre-exemple de ce que nous fait vivre le système et démontré que le système peut ne pas passer par  l’homme s’il le décide.
Yasmine d'Aquitaine


Réponse :
Vos deux derniers paragraphes, ma sœur Yasmine, forment une réflexion très juste. Je vous en remercie beaucoup. "Nous devons être le contre-exemple..." Oui, c'est ça. À cela aussi nous réfléchissons.
Au début vous posez la question suivante: "Faut-il réfléchir sur la façon d’aborder les hommes au sein de notre mission ou enclencher une action de la grande assemblée qui aurait forcément une incidence sur notre façon de missionner, de réfléchir et d’agir ?'" Pour le moment nous posons le problème ; nous réunissons tous les éléments. Nous y réfléchirons ensuite. Il n'est pas encore possible de répondre à votre question.
Autre question que vous posez: "Ne serait-ce pas le début de la conscience collective ?" en proposant de déléguer des représentants désignés par l'assemblée pour réflchir avec moi à l'introduction éventuelle dans notre discours missionnaire. Je réponds ici : Non, je tiens à recevoir les idées, les suggestions, etc. de tous dans ce domaine qui nous concerne tous, puisque nous sommes tous engagés dans la Moisson. Ça, c'est de la conscience collective ! De toute façon, tout le monde ne participe pas. Des centaines de nos missionnaires n'envoient jamais un commentaire. Il est souhaitable que ceux qui commentent fassent que les silencieux finissent par se décider à commenter un peu eux aussi. Je pense que sur le sujet de l'entrée 150 beaucoup ont une opinion. J'ai été très heureux de vous rencontrer l'autre jour dans une rue de Bordeaux. Je loue votre ardeur dans l'action apostolique. Oui, les gens peuvent trouver votre discours missionnaire "suranné", mais c'est comme l'idée de Dieu, n'est-elle pas "surannée" pour une majorité de gens tombés dans le rationalisme et/ou l'athéisme, qui ignorent l'Éternel ? De même ils ignorent, en la considérant démodée, une Vérité qui est aussi éternelle et que nous avons à leur rappeler.
Nous n'ignorons pas que nous marchons à contre-courant des idées qui circulent de nos jours. C'est bien contre cette masse d'idées en circulation que le Père nous appelle par La Révélation d'Arès et nous envoie au-devant des hommes.


12nov13  150C32  
Je ne connais pas grand chose de la politique, mais je remarque que certains concepts, inventés par des philosophes, servent de référence à d'autres.
Et puis j'ai repensé à ces illuminati, dont il a été question.
En réfléchissant aussi à ce qu'évoquent des commentateurs, je me dis : "Prenons d'abord le rat par la queue. J-F Lyotard a inventé le terme de post-modernité, ajoutons celui de "post-politique"". Mais ça existe peut-être déjà ?
Ensuite, je crois à l'idée d'une édition, je pense à l'effet qu'a eu le petit livre de Stéphane Hessel pour fédérer des "consciences". Sauf que les insurrections ont déjà commencé, et nous ne pouvons pas titrer simplement "Insurgez-vous!" Peut-être pouvons-nous créer l'association "des insurgés", ou les insurgés du présent (ou de l'avenir ?) Disons que ça pourrait peut-être désignér dans un premier temps les rédacteurs d'un livret ?
Je ne suis pas une lumière sur un sujet aussi vaste qu'il est profond. Je me dis que le mot connote déjà l'idée de refus.
Dans ma petite tête, je me dis que nous avons des gens qui font de la politique, depuis la base jusqu'aux hautes finances, mais que la politique actuelle, pas assez spiritualisée ne permet plus de faire le lien...
J'ai parlé hier à un frère qui travaillera pour une élection municipale. Il le fera en accord avec sa foi, sans "donner au sénat sa main". Il ne lui donnera que ses yeux, sa conscience, ses compétences, parce qu'il fait confiance à un candidat local qui cherche véritablement à fédérer des actions de bon sens quelque soient leurs couleurs politiques, si j'ai bien compris...
L'idée ici, comme en science, est de construire une sorte de modèle de collectivité, mais un modèle en mouvement, par nature réfutable, temporaire, transitoire, mais composant un corpus de principes où d'autres pourraient piocher.
C'est très cérébral ? Peut-être, mais j'essaie de faire une synthèse de mes frissons passés,
Quand cette question de nomination s'est posée à moi lors de plusieurs situations politiques critiques (guerre de Yougoslavie, états critiques en Méditérranée, position par rapport à Al-Qaida, etc, ou même simpl"ment concernant ma situation professionnelle de plus en plus dégradée).
Sur ce dernier point, j'ai remarqué des faiblesses importantes dans la manière qu'avaient mes collègues de se faire entendre, ou de se montrer, afin aussi de frapper les esprit (et plus accessoirement de se reconnaître dans une foule — Je pense à ces bonnets rouges qu'il a fallu faire faire en Écosse... "à l'arrache".
Je vais continuer à réfléchir.
Merci
Laurent L d'Île-de-France


13nov13  150C33
Au-delà des lois...
les chemins du coeur
Pourquoi pas un Parti du Cœur ?
Yannig M. de Bretagne-Sud


Réponse :
Bien sûr, mais là nous restons encore dans les nuages, en parlant de Parti du Cœur nous serions encore pris pour des anges égarés sur terre.
Mon frère Yannig, je ne sais comment vous voyez la situation, mais pour ma part je la vois très sérieuse, si sérieuse que je crois que la population n'est pas encline à faire écho à des mots comme "cœur" actuellement. Cela réveille en moi le souvenir de l'arracheur de dent qui autrefois disait aux patients qui hurlaient de douleur sous sa pince: "Pensez à autre chose !"
Après le dégraissage qu'ont fait subir à leur personnel les agences financières, les banques annoncent ce matin mercredi 13 novembre qu'elles vont licencier. Ce n'est pas seulement du chômage en vue, c'est la signe que l'activité économique ralentit de façon importante... et pour longtemps et que les banques savent qu'elles n'auront plus besoin de tout le personnel qu'elles emploient pendant un bon moment.
C'est la politique, de gauche ou de droite, qui est cause de l'inquiétude profonde qui commence dans la population. Cette population que nous rencontrons dans la rue tous les jours et qui a la tête ailleurs.
Les agences d'observation et d'évaluation diffèrent mais la tendance reste la même. François Hollande bat tous les records historiques en matière d'impopularité (CSA), de défiance (LH2), d'image négative (Ipsos), d'insatisfaction (OpinionWay), d'absence de perspectives d'avenir (BVA) ou de désapprobation de son action (Ifop).
"Le Nouvel Observateur", pourtant magazine de gauche, a attribué hier mardi à Hollande 24% d'opinions positives. "Le Point" établit ce mois-ci la cote de satisfaction des Français à 21% ! Quelle que soit la question posée, le chef de l'État voit sa cote plonger vers les abîmes. Même les personnes de gauche ne sont plus que 41% (- 4 points) à le juger positivement. À l'intérieur de ce bloc, le nombre d'électeurs proches du PS tombe pour la première fois sous les 50% (48 %), soit une baisse de 6 points en un mois.
Mais ce n'est pas Hollande, dont tout le monde savait qu'il était incompétent en le préférant à Sarkozy, que personnellement j'accable, mais la politique en général. C'est elle qui sombre. Hollande ramasse la politique qui l'a précédé, de gauche ou de droite, et je ne crois pas que le FN ou le Centre qui s'unit (Borloo + Bayrou) puissent nous sortir de là.
Nous prêchons la pénitence, mais nous ne devons pas le faire, surtout pas en ce moment, sous une forme qui paraisse un rêve rose. Vous avez raison sur le Fond, Yannig, mais il y a les réalités aussi réelles que notre chair est réelle et nous traversons une période où il faut faire attention aux mots. Je cherche ces mots.
Ceci dit, je vous remercie pour votre suggestion. Il en faut et je pense que vous allez encore réflechir.


13nov13  150C34
Pardon pour n'avoir pas vérifié si le lien s'ouvrait.
J'apprends sur le tas, donc cette fois-ci je crois qu'il va s'ouvrir :
http://www.cidh.oas.org/Basicos/French/b.declaration.htm
Danielle A. de Bretagne-Nord


Réponse :
Pour ceux que la lecture de la Constitution Américaine intéresse.


13nov13  150C35
J'ai un peu honte de vous adresser cette réponse, tant je me sens loin de la plupart des commentateurs de votre blog, faute d'engagement radical auprès du petit reste (votre réponse en 149C38).
Mais après mon commentaire en 135C78, et placé devant vous, le prophète Mikal, il m'est spirituellement impossible de me taire. Votre question est importante, même si elle n'a pas forcément de réponse.
Vous avez raison de chercher à concilier l'inconciliable : "La masse pour croire nos missionnaires doit cesser de voir en eux quelques anges attardés sur terre avant de disparaître avec Dieu déjà déclaré mort (Nietzsche "Le Gai Savoir"). Elle doit voir ces prêcheurs de relativité comme les artisans immédiats d’un temps encore impalpable. Enfin, parler politique, c’est épingler à notre foi hors du temps une réalité qui approche de nous à grand pas, non le Bonheur, mais l’épreuve."
Le frère Michel en tant que missionnaire cherche ainsi des réponses nouvelles auprès des missionnaires, même ceux qui comme moi ne le sont plus du tout depuis un semestre. Voici ma modeste contribution.
Il me semble que la liberté et le développement de la pénitence sont les axes centraux de toute expérience collective de changement du monde. Les Pèlerins d'Arès devront faire la démonstration concrète d'une exemplarité sociale basée sur la pénitence. À titre d'illustration, les monastères ont maintenu la foi chrétienne à travers l'ère féodale, mais ils avaient l'opportunité au départ de disposer de forêts et de marais où s'établir sans trop gêner les pouvoirs politiques. Les Pèlerins d'Arès, eux, n'ont pas de continent vierge où s'installer.
À notre époque, plus grand chose ne peut être fait institutionnellement sans être immédiatement contrôlé par les puissances politiques. Aller à contre-courant nécessiterait de diluer les systèmes de pouvoir actuels, ou au moins d'arréter leur expansion.
Un préalable à un éventuel message politique des Pèlerins d'Arès est de choisir s'ils veulent proposer en priorité de diluer les systèmes de pouvoir ou s'ils préfèrent se concentrer sur certains problèmes jugés plus urgents que les pouvoirs centralisateurs.
Il serait comparativement plus simple, mais moins inspiré par le Fond, de faire des propositions pratiques comme par exemple sur la question de la dette des états, la création des richesses ou la répartition des richesses financières, la sobriété joyeuse qui ré-oriente la consommation des particuliers, un nouveau mode d'élection politique, ou le refus des technologies de contrôle et d'observation des humains. Ces propositions plus pratiques pourraient être facilement récupérées par des partis politiques, comme l'a été la taxe Tobin promue par ATAC. Elles me semblent trop spécifiques pour représenter publiquement un discours politique arésien.

Il ne s'agirait pas non plus, selon moi, de faire des propositions trop inconsistantes au citoyen, comme : "Inventez un nouveau bonheur social fait d'amour, de sobriété matérielle et de travail, pour résister aux épreuves qui nous attendent", ou "Adhérez au parti des pénitents", ou encore "Revisitons le principe de démocratie !"
Toute proposition au peuple, et en particulier celle qui refuse la politique, doit tenir compte du degré de faiblesse collective du peuple concerné. C'est une des leçons de Machiavel, qui n'a pas inventé [ce qu'on appelle aujourd'hui] le machiavélisme. Machiavel est au contraire un penseur qui apporte une réflexion large et utile sur le pouvoir politique. Il explique entre autre, comme le dit aussi La Révélation d'Arès, que les chefs politiques répondent à une attente de la masse qu'ils ont su séduire. Sinon, les chefs ne tiennent pas longtemps sans violence envers leurs opposants, et donc sans prendre de gros risques. Cette violence même est vite insuffisante, si les chefs n'ont pas l'appui actif et ferme d'une minorité (disons au moins 15 % de la masse, en attendant le jour malheureux où, peut-être, la technologie permettrait de contrôler le peuple avec 1 % de partisans actifs).
Les propositions contre-politiciennes des Pèlerins d'Arès, pour être responsables, feront l'hypothèse d'un degré d'intelligence collective qui sera adapté à la mentalité du moment, qui aura été attentivement évaluée. Aucune contre-proposition basée sur le spirituel à l'échelle d'un grand groupe n'est applicable sans polone [Rév d'Arès xxxix/12-13]. Il est vain aujourd'hui d'espérer trouver une polone forte dans le peuple, et sans elle, il est vain d'espérer sortir de l'idéologie si la contre-proposition est une action précise. Par exemple, une approche serait de forcer le système à tenir mieux compte de la réalité, par l'insertion dans les mécanismes de décision de plusieurs forces politiques en conflit entre elles. Mais l'affrontement sec d'égos et d'idéologies n'apportera jamais de meilleures solutions collectives.

J'envisage plutôt une contre-proposition politique qui serait un retrait, une non-action assumée, l'organisation d'un vide dans le maquis actuel du système qui s'impose à tous, sans supposer l'existence d'une polone, mais tout en permettant à une polone éventuelle de "respirer". Pour être "les artisans immédiats d’un temps encore impalpable", il s'agit de devenir les artisans, non de bulles de temps comme serait un vaisseau spatio-temporel à la H.G. Wells, mais d'être les artisans de bulles de vide institutionnel pourtant en relation d'échanges, comme le vaisseau spatio-temporel, avec l'extérieur qui est l'ensemble des institutions publiques.
La physique nous apprend que le vide est plein d'énergie créative. Ce vide institutionnel pourrait couvrir tous les aspects possibles de la règlementation collective, ou, le plus souvent, être limité à quelques aspects. Je propose ici la création d'espaces institutionnels autonomes, appelés des EIA.

"Le bonheur que donne l’audace de dire non avec amour", c'est une proposition faite aux politiques d'une évolution graduelle qui ménage les différences de niveaux et de sensibilité dans le peuple.
Le système politique a su inventer des dispositifs de niches pour faciliter le démarrage des startups. Il pourrait maintenant envisager des dispositifs de niches pour faciliter le démarrage des expériences collectives qui traitent autrement les questions fondamentales du travail, de l'argent, de la famille, de la propriété, de la création et du partage des biens et services.
Pour être acceptées par le système politique, ces expériences doivent être conçues dès le départ pour être fiscalement neutres. Toute innovation sociale entre plusieurs milliers de personnes a besoin pour réussir spirituellement d'amour et d'intelligence, qui sont propres aux volontaires qui s'y impliquent, et d'un espace juridique et administratif particulier. Cet espace, s'il se veut être laboratoire spirituel, doit accepter les avancées et les reculs multiples et imprévisibles de chaque personne en son sein.
Entrer dans cet espace, progresser en responsabilité lentement et de plus en plus loin, ou régresser comme individu au point de choisir de sortir de l'espace d'innovation, doit être possible et organisé dès le départ. Le pouvoir politique devrait accepter un espace d'innovation sociale dès lors qu'il est capable de démontrer qu'il est fiscalement neutre, c'est-à-dire équivalent selon ses critères à un fonctionnement moyen de ses participants selon les usages en vigueur. L'espace d'innovation en tant que structure reconnue paierait à l'état les impôts de tous ses membres, en tant que citoyens usuels de l'état, et de toutes ses entreprises.
L'espace n'aurait aucune obligation à respecter la législation fiscale actuelle dans son fonctionnement interne. Nos institutions politiques ne 'verraient' plus chaque citoyen et entreprise, mais une organisation qui paye pour tous en étant capable de justifier, par le moyen d'audit par exemple, la validité des sommes versées. L'espace d'innovation devra négocier avec l'état son niveau de transparence, c'est-à-dire l'usage des mécanismes divers que l'état emploie pour observer ses membres ou entreprises, et réagir aux comportements déviants. L'état s'engagerait aussi sur le stabilité de ses relations avec les EIA pendant plusieurs années.

L'objectif est de permettre de nouveaux vécus sociaux sans violence, pour expérimenter sur le terrain des solutions nouvelles. Chaque EIA est régenté par des règles propres, édifiées par ses créateurs.
Ces règles seront la marque de fabrique de l'EIA. Chaque EIA fait l'objet de contrats explicites avec l'état. La mise en relation entre les règles institutionnelles en cours (UE, état, région,...) et les règles propres de l'EIA serait explicite, inscrite dans les statuts de cet espace expérimental. Puisque les procédures administratives sont informatisées, la mise en relation entre les procédures internes du EIA et celles des administrations publiques serait elle aussi informatisée. C'est d'ailleurs parce que l'informatique personnelle et administrative existe à un coût accessible qu'un EIA peut assumer avec son informatique propre l'équivalent de certaines procédures administratives de l'état, ce qui aurait été impossible il y a 50 ans. Un EIA ne peut être acceptée par l'état que si elle a assez de membres dès le départ (par exemple 3000 volontaires) pour un engagement de durée suffisante (par exemple 5 ans) et si ses volontaires représentent un échantillon représentatif de la société sur quelques critères clés. Il s'agirait de refuser tout EIA qui serait réservé implicitement, par ses règles d'adhésion ou de fonctionnement, aux seuls riches ou aux seuls pauvres, aux jeunes ou aux vieux, aux grands diplomés ou aux illétrés, aux biens portants ou aux malades, ou à une profession particulière. Un EIA trop grand serait aussi refusé, car il ne s'agit pas non plus de produire des "paradis fiscaux" tels que Monaco ou Jersey.

Les EIA ne seraient pas seulement des entreprises, des coopératives ou des associations, quoiqu'ils soient aussi des lieux d'organisation du travail. Ils pourraient choisir des solutions habituelles ou différentes en matière de propriété, de système de santé, de retraite, de police, d'éducation, de justice, de monnaie, de  répartition des richesses produites par l'EIA, de cotisations sociales, de solidarité, de logement, d'urbanisme, de prisons, de fonctionnement dans le EIA des entreprises n'y appartenant pas, etc, mais avec toujours l'impératif de respecter les droits de l'homme. Les procédures de dissolution d'un EIA et de sortie d'un EIA par un membre sont prévues, tout comme aujourd'hui la dissolution d'une entreprise ou la fin du contrat de travail d'un employé. Les résultats des EIA font l'objet de bilans publics approfondis, au service de tous les citoyens. Les EIA contribuent ainsi au débat politique. Ils peuvent être vus comme une généralisation de ce que fait le pouvoir politique chaque fois qu'il décide de créer une franchise fiscale ou une exception législative, dont il tire les leçons quelques années plus tard. La première différence est qu'un EIA est à l'initiative de tout groupe d'individus assez nombreux, variés, organisés et motivés.

Échanger dans la rue sur les malheurs de la politique et politiser notre refus suppose de faire des contre-propositions politiques courtes et claires. La proposition des EIA peut être comparée à l'invention du concept capitaliste, juridique et comptable d'entreprise au XVème siècle, qui a créé lentement une culture marchande rééquilibrant le pouvoir royal, puis favorisant la démocratie. Elle montrerait que 'nous aussi sommes des hommes de la terre, des frères de tous les humains, et que nous partageons leurs soucis.'. Elle présente l'avantage d'être à-peu-près inacceptable par les pouvoirs politiques actuels, donc difficile à récupérer, tout en étant un indicateur de ce qui serait souhaitable d'obtenir un jour.
Vous dites 'Nous sommes là dans un domaine pratique que je voudrais en même temps ne pas voir quitter le Fond.'. La proposition des EIA me semble dépolitisante au sens large, et concrète, mais elle n'interdit pas la politique au sein d'une EIA. Si elle est mise en oeuvre un jour par un état moderne, elle pourra être utilisée par tout parti, religion, secte et tout groupe totalitaire.
Offrir la liberté d'expérimenter hors des lents compromis politiques de nos institutions politiques, mais en risquant d'avoir des volontaires sans vertu, c'est ouvrir la porte à la fois au totalitarisme, au chaos et à des échecs très variés... mais c'est un risque qui en vaut la peine, même dans une société où les vertueux sont une petite minorité. Par ailleurs, tant que le pouvoir politique refusera le principe des EIA, il sera possible à un groupe de Pèlerins d'Arès de construire et de vivre dans une EIA non officielle (bien que limitée à certains aspects, pour rester dans la légalité) et d'en montrer le fonctionnement lors des contacts missionnaires.
En conclusion, je ne sais vraiment pas si l'EIA est une bonne idée pour parler politique dans la mission de rue. Il m'a semblé nécessaire d'en exposer l'idée. A vous, frère Michel, de vous faire une opinion avec l'aide du petit reste. Je ne souhaite pas que ce message soit publié sur votre blog. Je vous laisse cependant le choix. Maintenant, au plus profond de cette nuit du 13 novembre, je vous embrasse et je vais prier.
Patrick T. d'Ile de France


Réponse :
Quoique j'envisage pour l'heure des choses beaucoup plus simples que celle que vous proposez: la création d'une unité humaine nouvelle, que vous appelez EIA, je vous dis merci pour cette réflexion, qui, même si elle n'est pas toujours facile à lire, s'ajoute à d'autres réflexions de valeur et va nous aider à y voir clair. Mais si elle n'est pas facile à lire, c'est aussi parce qu'elle innove avec cette idée d'EIA. L'innovation, c'est quand même ce que nous cherchons.
Il y a cependant quelques insuffisances (ou silences) dans ce commentaire, comme l'évocation de la polone, parce qu'on ne peut pas parler de la polone sans parler des has (Rév d'Arès xxxix/5-11), c.-à-d. des âmes. Or, l'ha ou l'âme, c'est la pénitence qui la donne. La polone est donc le résultat massif d'une addition d'has ou d'âmes. On en revient à la pénitence. Ceci dit, votre idée d'EIA appelle à un effort de pensée pour y voir clair. J'ai lu attentivement votre commentaire, mais je n'ai pas tout compris. Il me faudra le relire et le relire peut-être.


13nov13  150C36
Merveilleuse et difficile entrée, juste prophète !
Je n'ai actuellement ni ordinateur ni adsl et je lis votre blog sur mon petit téléphone. Alors je serai plus diserte dans une lettre, mais je voudrais, comme chacun ici donner ma modeste contribution.
S'il est incontestable que nous perdons des contacts qui semblent sincèrement attirés La Revelation d'Arès, parce qu'ils ne nous frequentent pas dans notre vie et ne voient pasqu'il est tout à fait concret d'essayer de redresser notre vie par la construction de notre âme, alors [ilo faut] entrer dans la vie publique pour être visible [et il] est souhaitable que le levain de la Parole de Dieu soit dans la pâte. Mais quelle pâte ?
Il nous faudra garder notre force qui est de nature prophètique et rien d autre
La direction à proposer et à bien garder de vue (même pour parler urbanisme ou commerce) est "L'absolu social en Éden" (de fait c'est cela notre programme).
Et notre contrat social (on peut dire notre constitution en terme politique), puisqu'il faut bien définir un mode relationnel entre les membres dun corps social: "Une anarchie de pénitents"
Personnellement, je [parlerais dans] ces termes-là.
Car il ne faut pas croire, même si cela est hautement respectable et souhaitable, que les représentants des religions dans les conseils d éthique ou tous les braves gens qui se défendent par leurs associations dans  les instances publiques (conseils régionaux ou autres) changent le monde.
On leur accorde quelques souhaits pour sauver la bonne conscience des élus, mais les rois restent assis sur leurs mains (Rév d'Arès xv/4).
Le Bien ne peut pas se plaider comme les lobbyistes le font pour une cause quelconque dans les couloirs de Bruxelles.
Il nous faut "inclure dans l'amour", sans idéologie binaire (pour ou contre, dedans ou dehors)et sans imposer nos choix, mais en créant une dynamique: l'envie du choix du bien qui pour être le Bien doit l' être pour soi et pour le prochain.
Plus qu'essayer de modifier des lois iniques il nous faudra nous glisser dans toutes les mailles de leurs filets pour les dépasser et prouver que de pénitents à pénitents on  peut vivre sans elles et sublimement plus heureux.
Pascale de Rhone-Alpes


Réponse :
Merci pour ce beau commentaire. Voilà non une proporsition concrète, mais un beau cadre spirituel pour y parvenir.


13nov13  150C37
Constitution Fédérale de la Confédération Suisse
du 18 avril 1999 (État le 3 mars 2013)
Préambule :

Au nom de Dieu Tout-Puissant!
Le peuple et les cantons suisses,
conscients de leur responsabilité envers la Création,
résolus à renouveler leur alliance pour renforcer la liberté, la démocratie, l'indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d'ouverture au monde,
déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l'autre et l'équité,
conscients des acquis communs et de leur devoir d'assumer leurs responsabilités envers les générations futures,
sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres.

En Suisse on parle de bien-être et non de bonheur, les deux restants légitimes.
Il semble que beaucoup de pays se réfèrent dans leur constitution à Dieu ou comme dans les droits de l’homme à l’Être suprême, simplement ce Dieu, cet Être suprême, est compris et perçu à travers les systèmes religieux.
Le religieux par ses abus et ses excès fut à la source de l’athéisme et engendra le politique actuel qui n’est en fin de compte que son prolongement, l’un comme l’autre désespère de l’homme.
De fait deux concepts se montrent :
— L’homme désespérant de lui qui a choisi la loi, a choisi de déléguer sa liberté au fait qu’on lui avait promis paix et sécurité.
— L’homme désespérant de lui a choisi les règles religieuses (dogmes, sacrements…) pour répondre à son questionnement métaphysique en vue de trouver son salut.
Nous savons que ni l’un ni l’autre de ses concepts ne correspond à la réalité du Vrai Dieu.
Si les religions et les politiques ont leurs programmes, le Vrai Dieu en a aussi un, avec pour différence que ce Dernier ne se préoccupe pas des formes de société mais de leur qualité spirituelle, ni même du fait que l’on croit en Lui ou pas.
Comme tout est rapport de force pour dépolitiser la politique peut-être faut-il simplement rappeler puis mettre en œuvre en petites unités le programme du Vrai Dieu qui :
Dans La Révélation d’Arès se redéfinit l’entendement de ce que l’homme peut comprendre.
Elle rappelle à l’homme qu’il est image et ressemblance [du Créateur], donc absolument libre, que le seul agent de fraternité qui peut faire se côtoyer sans conflit la multitude de familles de pensées parfois antagonistes reste la pénitence, que si la société doit se protéger avec fermeté des écarts de certain de ses membres, elle peut le faire sur la base de l’amour en ayant pour souci de se donner tous les moyens pour que ces derniers puissent se ressaisir, qu’Il a donné à l’homme pour la peine de l’apprêter tout ce dont il avait besoin, qu’il n’a pas voulu que par toutes sortes de séduction que l’on détourne le salaire de l’ouvrier, qu’il n’a pas établi une quelconque hiérarchie, mais simplement mis le fort et le sage au service du faible et du plus petit, etc.
Au fond chacun sait tout cela et le Vrai Dieu l’avait bien avertit
 
1 Lorsque Samuel fut devenu vieux, il établit ses fils juges sur Israël.
2 Son fils premier-né se nommait Joël, et le second Abia; ils jugeaient à Bersabée.
3 Les fils de Samuel ne marchèrent pas sur ses traces; ils s'en détournaient pour le gain, recevaient des présents et violaient la justice.
4 Tous les anciens d'Israël s'assemblèrent et vinrent vers Samuel à Rama.
5 Ils lui dirent: "Voilà que tu es vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces; établis donc sur nous un roi pour nous juger, comme en ont toutes les nations."
6 Ce langage déplut à Samuel parce qu'ils disaient: "Donne-nous un roi pour nous juger;" et Samuel pria Yahweh.
7 Yahweh dit à Samuel: "Écoute la voix du peuple dans tout ce qu'il te dira; car ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est Moi qu'ils rejettent, pour que Je ne règne plus sur eux.
8 Comme ils ont toujours agi à mon égard depuis le jour où je les ai fait monter d'Égypte jusqu'à présent, me délaissant pour servir d'autres dieux, ainsi ils agissent envers toi.
9 Et maintenant, écoute leur voix; mais dépose témoignage contre eux, et fais-leur connaître le droit du roi qui règnera sur eux."
10 Samuel rapporta toutes les paroles de Yahweh au peuple qui lui demandait un roi.
11 Il dit: "Voici quel sera le droit du roi qui règnera sur vous: Il prendra vos fils, et il les mettra sur son char et parmi ses cavaliers, et ils courront devant son char.
12 Il s'en fera des chefs de mille et des chefs de cinquante; il leur fera labourer ses champs, récolter ses moissons, fabriquer ses armes de guerre et l'attirail de ses chars.
13 Il prendra vos filles pour parfumeuses, pour cuisinières et pour boulangères.
14 Vos champs, vos vignes et vos oliviers les meilleurs, il les prendra et les donnera à ses serviteurs.
15 Il prendra la dîme de vos moissons et de vos vignes, et la donnera à ses courtisans et à ses serviteurs.
16 Il prendra vos serviteurs et vos servantes, vos meilleurs boeufs et vos ânes, et les emploiera à ses ouvrages.
17 Il prendra la dîme de vos troupeaux, et vous-mêmes serez ses esclaves.
18 Vous crierez en ce jour-là à cause de votre roi que vous vous serez choisi, mais Yahweh ne vous exaucera pas."
19 Le peuple refusa d'écouter la voix de Samuel; ils dirent: "Non, mais il y aura un roi sur nous,
20 et nous serons, nous aussi, comme toutes les nations; notre roi nous jugera, il marchera à notre tête et conduira nos guerres."
21 Après avoir entendu toutes les paroles du peuple, Samuel les redit aux oreilles de Yahweh.
22 Et Yahweh dit à Samuel: "Écoute leur voix et établis un roi sur eux." Alors Samuel dit aux hommes d'Israël: "Que chacun de vous s'en aille à sa ville."
(Bible : 1Samuel 8/1-22)

Un programme à remettre en action et qui vaut bien que l’on s'y risque.
Bernard C. du Canton de Genève (Suisse)


Réponse :
Très beau et très opportun commentaire, frère Bernard. Merci.
Il y a là déjà deux ou trois choses concrètes qui peuvent être formulée, après réflexion sur la forme, dans la mission.
Les mises en garde de Dieu contre les pouvoirs que les humains réclament pour les dominer et diriger ne sont pas rares.
Les Hébreux pensaient, en réclamant un roi, devenir un modèle supérieur de société. Plus tard les Français en renversant leur roi et se donnant une République crurent de même devenir un modèle supérieur de société. Maintenant cette République va appeler un remplacement. Mais par quoi ? Quoi que ce soit, ce sera encore un pouvoir, je le crains, et les sujets devront toujours s'incliner davant lui.
L'avertissement de Dieu aux homme par l'intermédiaire du prophète n'a pas d'âge. Il demeure à jamais, parce que le seule modèle supérieur de société est celui d'hommes bons et libres. Il faut que les hommes comprennent qu'ils sont capables — contrairement à la fausse image qu'ils ont d'eux-mêmes — de vivre librement en société.
C'est évidemment ce que nous devons trouver à formuler dans notre mission de façon convaincante, ce qui n'est pas évident, vu les idées générales qui courent.


13nov13  150C38  
La notion de peuple est très floue dans l'esprit des citoyens.
En conséquence, la notion de politique n'est pas moins floue.
Il est illusoire de vouloir s'attaquer à cette question, autrement qu'en disant bêtement "Moi je suis de gauche" ou "Moi je suis de droite", car les gens se foutent des détails en politique.
Vous vous faites des idées fausses sur cette question.
C'est désespéré. Il n'y a rien à tirer des Français de ce point de vue et il y a encore moins à en tirer en mélangeant le spirituel et le politique. En ne parlant que de spirituel vous faites sûrement l'effet d'être des "anges sur terre", mais c'est toujours mieux que d'avoir l'air d'être des anges déguisés en colleurs d'affiches électorales.
On peut toujours observer le monde comme vous le faites, ou comme les journalistes le font, mais on ne tire de ce qu'on voit que des mots. Un jour ce sera la révolution excatement comme le nitrique et la glycérine forment un explosif, partce que c'est comme ça et qu'on n'y peut rien.
Je suis un partisan de La Révélation d'Arès mais elle ne m'intéresse que parce qu'elle me permet de m'évader. Si vous en faites quelque chose qui entre dans les soucis quotidiens, c'est foutu, vous n'aboutirez à rien.
Comme le génie qui est toujours forcément solitaire, La Révélation d'Arès est forcément solitaire et ne peut mener un homme qu'au salut solitaire.
Nous pèlerins d'Arès n(je suis un pèlerin petit "p") ne pouvons rien faire contre la politique. Elle se succédera à elle-même.
Je n'arrive pas à comprendre que vous sortiez tout à coup de votre tour d'ivoire spirituelle pour vous souiller dans des considérations politicardes, car tout ce qui est politique est politicard.
Ou alors il y a quelques chose que je ne comprends dans ce vous recherchez.
Expliquez-moi !
Fabrice d'Auvergne


Réponse :
Une fois encore, je vais m'efforcer de m'expliquer, un peu différemmentr. Peut-être comprendez-vous mieux.
Je crois comme vous que "la notion de peuple est très floue dans les têtes des citoyens." Cela se voit très bien dans les élans généreux de beaucoup de Français envers les immigrés et autres étrangers sans papiers, qui ne sont pas du "peuple" de France. Beaucoup de gens aujourd'hui ne se réclament pas plus du peuple que des Gaulois.
Ce que perçoivent le plus les Français, à mon avis et selon mon expérience propre — mais ce n'est que mon avis et que mon expérience propre — c'est la générosité ou le manque de générosité. Il est clair par exemple, que l'impôt doit préserver une idée de générosité et ne jamais devenir l'impôt punitif qu'il devient. M. Hollande semble dire aux Français: "Vous avez voulu trop de choses. Tout cela coûte très cher. Eh bien, payez maintenant !" Cet homme fait passer son idéologie avant la générosité et cela va lui être fatal. Au lieu de faire des économies: Ramener l'armée d'Afghanistant, du Mali, fermer des ambassades qui coûtent une fortune, réduire le train de vie de l'État, etc. il fait payer les Français. C'est en ceci surtout qu'il est incompétent.
J'ai été communiste, mais jamais je n'ai vu les communistes de ma jeunesse juger les gens sur le seul fait qu'ils soient communistes ou capitalistes ou royalistes, mais d'abord sur le fait qu'ils étaient des gens généreux ou non généreux. Quand de Gaulle arriva au pouvoir les comunistes eux-mêmes votèrent pour qu'il devint président en 1955, parce qu'ils voyaient en lui un homme généreux.
Pour cette raison je pense parfois à un parti politique qu'on appelerait "Générosité".
Une homme généreux, ce n'était pas d'abord un homme d'idées politiques, mais c'était un homme large d'esprit et de porte-monnaie, franc, simple, digne, respectueux des autres. La morale consistait à être courageux, juste et à ne pas juger les autres. Toutes ces idées ne sont-elles pas déjà les nôtres ?
Les Français ont eu la guerre de 1914-18, la guerre de 1939-45 (que j'ai connue moi-même), les guerres coloniales: Indochine, Algérie... Bref, nous avons mesuré tout le poids du monde et ses souffrances. La politique, pensaient-ils, consistait avant tout à remettre l'homme à sa place digne et libre. Or, ce n'est pas ce qui se passe. Aujourd'hui nous sommes gâtés d'un côté (une couverture médicale extraordinaire, un système éducatif gratuit) mais terriblement brimés et asservis d'un autre par une montagne de lois que rejoint une montagne d'impôts.
Nous ne sommes pas pour la politique, mais puisque pour un long moment encore la politique s'impose à nous, nous avons notre mot à dire à son propos, et nous ne voulons pas d'une politique sans générosité.
C'est ici que le problème devient difficile. Les Français (et les hommes partout ailleurs) ont oublié tout ce qu'ils représentent qui mérite des ménagements et font que les brimades de tous côtés — rien que la multiplication des radars, une sorte de folie de la répression, devient non plus une mesure de sécurité, mais une brimade, quelque chose qui exprime le mépris qu'ont les décideurs de radar pour les hommes —. C'est grave. Mais soudain les Bretons se réveillent et commencent à incendier les radars. Je ne sais pas si les gouvernement voit les choses comme moi, mais il le devrait.
Les hommes libres doivent se hisser à la hauteur de leur responsabilité face à ce qu'on veut faire d'eux, des quasi-esclaves, pour redonner à l'humanité ses chances de s'en sortir, la force de rembourser ses dettes, de balayer ceux, les politiques, qui les ont faites et qui continuent à en faire, etc.
Si la France doit devenir le pays des gentils retraités dociles, des employés et ouvriers bourgeois bien dans le moule politique, des lotissements, des associations philantropiques et rationalistes, des achats à la "Redoute" sur l'internet, des programmes télévisés, des gentils congés payés, etc. si cette France où Dieu s'est manifesté en 1974 et 1977, doit devenir cette petite société étriquée, celle du film "Camping", au lieu de devenir un sursaut de grandeur et de sacré, une immense espérance pour les autres pays, alors, nous n'avons pas compris quelque chose dans le fait que le Père a parlé en France. Voilà aussi pourquoi je souhaiterait qu'on introduise un peu de politique dans notre mission.
Il y a dans l'homme plus de grandeur et de générosité à tirer que d'argent à soutirer par l'impôts, les amendes, les taxes, etc — on n'entend plus parler que de ça —. Oui, il nous faut faire maintenant la part de ce qui mérite d'être exalté en l'homme.
Une victoire par jour, même toute petite mais une victoire par jour, sur nous-mêmes par la pénitence et sur le monde par le refus du péché mais aussi des pouvoirs abusifs, voilà qui donnera du sens à notre magnifique aventure spirituelle.


13nov13  150C39
Voici les documents transmis par Didier Br. de 150C18 :
Dossier 1 (72 pages)
Dossier 2 (78 pages)
Dossier 3 (106 pages)
Dossier 4 (69 pages)
Dossier 5 (42 pages)


13nov13  150C40
Frère Michel, j'ai beaucoup de sympathie pour vous et j'assiste à votre combat avec admiration.
Vous avez maintenant 84 ou 85 ans et vous ne dételez pas. Vous tirer toujours la lourde charrette de La Révélation d'Arès.
Mais vous n'ignorez pas que votre vision politique, si vous vous mettez à en faire état, peut être assimilée à une utopie et partir dans les oubliettes de l'imagination des foules.
Vous croyez comme tous ceux qui vous ont précédé que le mal a été introduit dans le monde par le péché.
Moi, qui n'étais pas croyant, j'avoue que vous m'avez ébranlé et que, sans être engagé dans votre action à côté de vos frères les plus actifs, je ne manque pas une occasion de défendre votre personne et vos principes devant les rires, les ironies, parfois les colères de quelques uns de mes parents ou amis qui ne croient pas en vous.
Être Pèlerin d'Arès exige une foi à toute épreuve, des convictions de saint.
Vous m'avez moi aussi assez convaincu pour que je sache garder ma dignité dans la défense de l'événement surnaturel d'Arès et de son message.
Mais faites attention ! Tant que vous versez dans la religion, bon ! les gens renâclent mais certains respectent. Quand vous allez verser dans l'utopie en faisant de la politique, ce sera une autre paire de manches.
Je me demande si vous engagez le public sur la corde du fil-de-fériste ou si c'est vous-même qui vous y engagez.
Vous me faites un peu peur. Attention à l'utopie !
Baudouin de Belgique


Réponse :
Oh ! mais je n'oublie pas que notre "vision politique peut être assimilée à une utopie... et partir dans les oubliettes de l'imagination des foules."
Je n'oublie pas les grandes utopies :
Le "News of Nowhere" (Nouvelles de Nulle Part) de William Morris (fin du Xixe siècle), où l'individualisme n'était sacrifié à aucune idéologie socio-politique, à aucun socialisme, à une éthique surhumaine (comme est quelquefois considérée notre pénitence).
"L'An 2440" de Louis-Sébastien Mercier, une sorte de monde de rêve heureux.

Le "Master Beast" (La Bête Maîtresse, jamais traduit en français, je crois) d'Horace W. Newte, qui voit un échec complet du socialisme au 21e siècle.
Le "Brave New World" (Le Meilleur des Mondes) d'Aldous Husley, très connu
Le "Enez ar Brod" (en breton, en français : l'Ile sous Cloche) de Xavier de Langlais.

Le "1984" de George Orwell, ultra-connu.
Tous ces auteurs ont tout à la fois dénoncé les abus de la politique, finalement mortifère,  et les possibilités d'évasion.
Je n'ignore pas que La Révélation d'Arès est assimilée par beaucoup à ces livres utopiques.
Je n'ignore rien des difficultés qui sont les nôtres à cause de notre foi qui, comparée à des anticipations imaginées ici et là dans des œuvres de fiction, souvent basées sur des analyses de la réalité politique, est vue comme un rêve de plus.
Vous savez, au temps de Jésus, Jésus n'était pas le seul en Palestine qui circulait avec un discours libérateur. Comme dans toutes les périodes historiques éprouvantes les annonceurs de lendemains libérés et radieux ne manquaient pas. Mais seul Jésus est resté dans les mémoire, seule sa prédication a passé les siècles et a eu sa place dans la Bible jusqu'à nous, parce qu'il était le seul authentique prophète de Dieu.
Ce sera la même chose pour La Révélation d'Arès. Courage, frère Baudouin. Je profite de cette réponse pour vous rappeler que nous avons maintenant deux frères misisonnaires réguliers, frère Guy et frère Louis-Marie dans votre pays. Je vous ai déjà indiqué dans une lettre un marché où vous pouvez les trouver. Je crois que ce n'est pas très loin de chez vous.


13nov13  150C41
Comment donner à goûter la substance des messages de Jésus et Mouhammad — pour ma part c'est Jésus qui me préoccupe le plus — et comment mettre àpart les sacrifices comme la martyrologie ou le jihad qui n'étaient que des stratégies de sauvegarde de la Parole (vous avez vous-même les vôtres)  et mettre à part l'objectif final des messages des prophétes. 
Pour ce qui est du message de Jésus, Jérémie en fait à mon sens une trés belle synthése :

Jérémie 31/31-34
Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle,
Non comme l'alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d'Égypte, Alliance qu'ils ont violée, quoique je fusse leur maître, dit l'Éternel.
Mais voici l'alliance que Je ferai avec la maison d'Israël, Après ces jours-là, dit l'Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d'eux, Je l'écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.
Celui-ci n'enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l'Éternel! Car tous me connaîtront,
Depuis le plus petit jusqu'au plus grand, dit l'Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.
Autrement dit, de la bouche de Jésus le Royaume est au dedans de vous !

Autrement dit par Bouddha (quand on sait qu'un terrain recéle un trésor, alors on dépense toutes ses économie pour l'acheter) c'est un des suthra que Jésus reprend en parobole
Vous, vous le dites simplement par avoir foi en soi.
Et peut-être aussi autrement dit par Nietzche par la déclaration de la mort de Dieu, ce Dieu extérieur de nous confié à la vigilance de quelques pseudo-intermédiaires.
Pour ce qui est des chétiens pour lequel je me sens plus proches:
Je m'efforce à leur dire que toute leur croyance et leur espérance eschatologiques, obscurcit le message.
Quand  Paul de Tarse, qui est certainement de bonne volonté, à créé un schisme avec le judaÏsme, il s'est coupé de Dieu  et à conduit la chrétienté, privée de son cadre instutitionnel, à une impasse. Jésus, critiquait les institutions, comme étant un véritable fardeau, mais il demandait à ses disciples de s'y soumettre dans les grandes lignes, avec l'autorisation à quelques incartades. Jésus les respectait tout en se tenant à une belle distance, car ces institution usurpées violées, comme le dit plus haut Jérémie ont été initiées par son Père au temps de Moîse.
Le sanhédrin, qui devait être un comité de 70 sages et devenu un colloque de docteurs de la loi imbus de leurs connaissances se croyant immodestement dans leur petite vêrité. Il y aussi ce roi avisé qui est décrit dans le Deutéronéme qui par absence de vertu se transforme en monarque tyrannique, comme le décrit trés bien Samuel, et qui ont produit des Saül, David, Salomon et tous leur consors, tous félon à leur tour.
En finalité, l'alliance de Dieu avec Abraham, qui devait apporter paix et prospérité à la descendance du patriarche à volé en éclat. Maintenant, je me détache de la pensée des Pélerins d'Arés, en pensant qu'une politique humaine emprunte de sagesse, une forme déclinée de ce que Dieu souhaitait au peuple d'Israel, au temps de Moïse, ouvrira des portes insoupçonnée à la vertu. Même des pierres vides de tous mérites, Dieu peu en faire des fils d'Abraham et Jésus des disciples, des sages.
Frédéric H. d'Ile de France


Réponse :
Le début et le corps de votre commentaire me paraît sans rapport avec la présente entrée.
Cependant, j'ai posté votre commentaire, parce qu'à fin de celui-ci vous dites "qu'une politique humaine emprunte de sagesse, une forme déclinée de ce que Dieu souhaitait au peuple d'Israel, au temps de Moïse, ouvrira des portes insoupçonnée à la vertu. Même des pierres vides de tous mérites, Dieu peu en faire des fils d'Abraham et Jésus des disciples, des sages."
C'est bien dit et ça mérite d'être retenu comme formule, du moins comme base de réflexion.
Merci, mon frère Frédéric. Il y a longtemps que je suis sans nouvelles de vous. J'espère que vous allez bien.


13nov13  150C42
Le refus de la politique est expliqué par Dieu dans La Révélation d'Arès.
Le message de La Révélation d'Arès est transmis tant bien que mal par ceux et celles qui y croient.
La personne qui ne veut pas faire d'effort d'écouter et de comprendre l'importance vitale de La Révélation d'Arès est libre.
Dieu dit qu'il faudra longtemps — quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2) — pour que les mentalités changent.
Ne nous lassons pas de faire appliquer dans nos vies la Parole de Dieu et de la transmettre.
Les personnes qui écouteront et qui feront le choix de décider en leur âme et conscience que cela est vrai, [il faudra] beaucoup de temps [pour leur faire comprendre]. Doucement mais sûrement.
Dieu dit que cela ne sera pas facile, certes, mais que ce sera possible. Alors j'y crois.
Lorsque j'ai commencé à lire la première fois la préface de La Révélation d'Arès, je me suis dit: "Cet homme est fou... Le messager de Dieu ?" Mais je me suis dit [ensuite] : "Pourquoi pas ? Dieu l'a déjà fait auparavant."
J'ai continué à lire et au fur à mesure de la lecture, je me suis dit : "Dieu est revenu, cet homme n'est pas fou."
Ce message incite à faire le bien dans son existence pour améliorer le monde, où le mal la dans, il n'y en a pas [?]
Mon Frère, continuons l'accomplissement de la Parole.
Malika de Lorraine


Réponse :
Je vous ai lue attentivement. Vous n'êtes pas partisane d'une introduction d'un peu de politique dans notre mission.
Vous êtes pour la poursuite d'une mission purement spirituelle.
C'est pour avoir des avis, positifs ou négatifs, que j'ai posté mon entrée 150. Étant moi-même partagé entre le spirituel pure et le spirituel pur + un peu de politique, je peux comprendre.
Merci, ma sœur Malika. Je prie avec vous.


13nov13  150C43  
Politiser notre refus de la politique: Magnifique entrée limpide et mesurée.
Je vais essayer de contribuer à entamer la réflexion que vous proposez, en espérant ne pas être trop hors sujet.
Voici quelques idées que j’ai pour "politiser notre refus de la politique."
C’est tout le contraire de la synthèse, exercice pour lequel je ne suis pas très doué. Ça fait un peu fourre tout, des idées se recoupent, mais peut être que parmi tout cela il y a des choses intéressantes et surtout réalisables.
Nous rencontrons dans la rue assez souvent des hommes et des femmes qui ont décidé de se changer — l’idée de pénitence que nous véhiculons depuis plus de trente ans fait son chemin — mais ces personnes ne voient pas la nécessité de regrouper les forces des pénitents, de sortir de l’isolement.
Créer un mouvement de pénitence populaire: rassembler les hommes et femmes de La Révélation d'Arès (25/5-6) pour s’entraider à l'ascension d’une part et d’autre part pour devenir une force de proposition à ce monde: Amour du prochain, pardon, refus de juger, recherche de l’intelligence spirituelle et de la paix traduits dans des actions sociales. Une sorte de grand mouvement de charité spirituelle  (à ne pas confondre avec les mouvements de charité matérielle ou sociale dont le monde est déjà pourvu). Mouvement qui vient prendre le contre-pied de la politique par son existence même et qui se revendique notamment par "en finir avec la politique et créer un monde neuf."
Sortir de notre "trou d’Arès" : devenir visibles et nous distinguer du monde, rendre notre existence incontournable pour les médias, aider la population à nous distinguer aussi des autre missionnaires évangéliques, témoins de Jéhovah et catholiques, tout.ça demande réflexion et prudence, car c’est à double tranchant et falsifiable/récupérable.  J’ai quelques idées mais je ne veux pas les livrer ici sur ce blog public à nos ennemis.
Serait-ce téméraire que de nous interposer entre les belligérants de cette crise économique qui commence pour apaiser les conflits avant que le pays ne soit à feu et à sang ?
Faire aumône spirituelle en rappelant aux pouvoirs politiques et financier les risques qu’il prennent en n’utilisant que la répression et le mensonge pour contrer les frondes: leur rappeler La Révélation d'Arès (27/8-9). Tant que Jérusalem n’aura pas regagné l’Aire Céleste, ne te lasse pas de dire aux riches, aux puissants, aux impudiques et aux prêtres et aux autres qu’ils tirent maintenant abondance de la terre, de l’or, du fer et du feu, du salaire de l’ouvrier, de l’humilité des petits, des faiblesses des pécheurs, et qu’ils ont mis en lois leurs rapines, leur injustice et toutes leurs abominations en alliances qu’ils font habilement sceller par ceux qu’ils dominent pour les corrompre, les tromper, les voler, mais qu’ils connaîtront le châtiment de ceux qui scandalisent, parce qu’ils ont inspiré aux faibles qu’ils dominent, et dont ils tirent profit, de devenir comme leurs dominateurs et leurs spoliateurs ; ils ont engendré une vengeance sans fin.
Il y a aussi (28/24) : Qu’ils méditent vite Ma Parole ceux qui fixent le prix de la terre, le prix du fer et du feu, le prix de la prière, le salaire de l’ouvrier, l’intérêt de l’argent, qui tirent de Mon Héritage pour eux seuls des profits ; qu’ils prennent garde avant qu’il soit trop tard !
En 1977, lors des théophanies, Dieu vous dit: Tu envoies l’aile blanche au paro (Rév d'Arès xxv/6). Le paro était le pouvoir politique de l’état égyptien.
Vous le faites de suite et le courrier envoyé à Anouar El Sadate, président égyptien et Menahem Begin chef politique d’Israel, évite une guerre entre Israël et l’Égypte. C’est un fait qui prouve que les hommes de pouvoirs peuvent écouter Dieu et que nous pouvons à court terme pacifier — certes provisoirement — les choses, pour rester dans un climat favorable durant lequel le petit reste grossira, et de par sa pénitence, installe la paix du Saint
Ainsi l’idée d’envoyer des lettres à tous les riches et puissants de ce pays (politique, syndicat, financier, médias), leur apporter la mise en garde du Père à Arès et les appeler à des actions qui apaisent et libèrent, de laisser œuvrer tous ceux qui veulent rétablir la Vérité et l’équité avant que le pays ne s’embrase et ne laisse cendre.
Leur proposer nos services de réconciliateurs. Dieu fustige les pouvoirs mais aime tous les hommes. À l’image du Créateur nous aimons tous les hommes et tendons la main et donnons conseil à ceux qui ont du pouvoir et veulent s’en libérer, ou pour le moins ceux qui acceptent de le mettre au service du moins pire, de ce qui fera que les hommes n’auront plus besoin de pouvoir un jour.
Pour finir ici sur cette première intervention, je réfléchi à la mission de Jésus il y a deux mille ans. Cet homme, le Bon, fait des miracles et grâce à ses miracles devient populaire et écouté (mais hélas peu entendu). Ses miracles résolvent à cours terme les misères de ceux qui  l’entourent (soins, nourriture) en leur permettant ainsi de se projeter confiant et en paix sur le long terme: le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch.5 à 7) qui, accompli, restaurera Éden. Cependant Jésus regrette que les hommes, ses apôtres les premiers, attendent beaucoup de lui et peu d’eux-même, les appelant à avoir cette foi absolue qui déplace les montagnes, qui apaise la tempête (Matthieu 8/23), le cri sous lequel se soulèvent les eaux devant Génésareth […]. Mais la multitude qui M’écoutait est restée assise avec ses chefs et ses prêtres (Rév d'Arès 28/11-12).
J’avais commencé à rédigé un tract en essayant de faire le lien entre la force de la pénitence, ses miracles, et les préoccupations de nos contemporains. C’est un premier jet, il a besoin d’être élagué, complété. Je ne sais pas si je vais le peaufiner, s’il le mérite, mais ça peu peut être apporter de l’eau à notre moulin. Je vous le livre tel quel ici à son stade de brouillon:


Recto :
La politique et la religion
ne font pas de miracles.
Pire, elles ruinent la vie de l’homme
et le jettent dans le chaos des guerres et des rivalités.

La pénitence fait des miracles dans le quotidien.
des pénitents au coude à coude
changeront le monde.

Rejoignez-nous !
Ce monde à besoins de miracles

Verso:
Qu’est-ce que la pénitence ?
La pénitence n’est pas autopunition, ni dolorisme, ni contrition, ni remords.
La pénitence est un mode de vie qui choisit d’obéir
à l’amour de tous les hommes, même des ennemis,(sans se démunir de la prudence)
au pardon des offenses sans cesse et sans condition,
d'être libre de toutes les peurs et préjugés,
de ne pas juger, de chercher le bon en tout homme…
de rechercher l’intelligence du cœur
et de désobéir peu à peu à tout ce qui entrave la mise en pratique sociale
de l’amour du prochain et du bon sens.
avec prudence et douceur mais courage et foi.
Cette pénitence partagée produira des petites unités
de changement dans la société
qui embraseront le monde à terme.

La Révélation d’Arès, message du Père Aimant à Ses enfants avec qui Il veut partager sa Puissance, Sa Sainteté et Sa Lumière, nous rappelle les fondamentaux d’un nouveau contrat social, fondamentaux depuis longtemps oubliés.
Daniel R. de Bretagne-Sud.


Réponse :
Il me faudra relire ce commentaire, que j'aime beaucoup. Je vous en remercie, frère Daniel.
J'aime beaucoup le tract. Je me suis permis de lui apporter quelques petites corrections directement..
Vous devriez l'essayer.
Je voudrais dire: Je suis étonné que vous ne l'ayez pas déjà fait, parce que ce tracat, que vous proposez ici,  déjà été utilisé ailleurs, notamment à Nice sous une fome simplifiée (il faut éviter les textes trop longs que les gens lisent très rarement).
Je suis aussi étonné que vous parkliez de

"Créer un mouvement de pénitence populaire: rassembler les hommes et femmes de La Révélation d'Arès (25/5-6) pour s’entraider à l'ascension d’une part et d’autre part pour devenir une force de proposition à ce monde: Amour du prochain, pardon, refus de juger, recherche de l’intelligence spirituelle et de la paix traduits dans des actions sociales. Une sorte de grand mouvement de charité spirituelle  (à ne pas confondre avec les mouvements de charité matérielle ou sociale dont le monde est déjà pourvu). Mouvement qui vient prendre le contre-pied de la politique par son existence même et qui se revendique notamment par "en finir avec la politique et créer un monde neuf."
Sortir de notre "trou d’Arès" : devenir visibles et nous distinguer du monde, rendre notre existence incontournable pour les médias, aider la population à nous distinguer aussi des autre missionnaires évangéliques, témoins de Jéhovah et catholiques" (Tout ça est très bien dit, frère Daniel)

Je suis étonné, parce que cela, mon frère, nous le faisons déjà dans diverses missions.
Ne le faisiez-vous pas en Bretagne ?


14nov13  150C44
Je ne commente jamais, mais je suis une missionnaire, bien que préférant ne pas m'identifier.
Vous dites que peu de vrais Pèlerins d'Arès envoient des commentaires. Je n'ai jamais envoyé de commentaire pour ma part, mais depuis six ans je lis tous les jours votre blog, qui m'apporte énormément.
Vous soulevez dans cette entrée 150 une question qui intéresse sans aucun doute tous les frères et toutes les sœurs engagés dans la mission.
Depuis un mois, je sens chez les personnes de rencontre une sorte de crispation, qui fait que, comme vous dites, elles "ont la tête ailleurs", et la situation de l'emploi, des revenus, bref, de l'avenir économique est très probablement la cause de cette "tête ailleurs". Ils nous écoutent parce que deux minutes on les distrait un peu de leurs inquiétudes, mais on sent bien qu'ils sont occupés par d'autres choses.
Ce matin 14 novembre un sondage de YouGov-What The World Thinks donne la cote de popularité d'Hollande à 15 % ! Jamais un aucun Président de la République n'est tombé aussi bas. Le PIB dont le gouvernement attendait une petite hausse en septembre vient au contraite de perdre encore 0,1 %. Les rapports du 25 octobre des Préfets au Gouvernement indiquaient une montée du mécontentement et, dans certains cas, de la colère.
Je suis fonctionnaire, bien placée pour avoir connaissance de tout ça (et c'est la cause de mon annymat)
Je me demande, frère Michel, si vous n'avez pas décidé de "politiser" un peu la mission trop tard déjà.
Socialiste, j'ai été très "mission sociale" au temps où cette mission s'activait encore et je reconnais, avec une sorte de vertige mêlé de remords, que c'était totalement dingue, complètement en dehors du message qu'envoie La Révélation d'Arès. Nous avions voulu éviter les regards méprisants, goguenards ou vides des gens de la rue, avoir l'air à la page, mais ç'a a été une période de lâcheté pas possible. Nous ne politisions même pas la mission. Nous la socialisions de façon primirive, bêbête en croyant donner un ton nouveau à la foi... Je préfère ne plus y penser, mais ça me poursuit parfois et ça me réveille la nuit.
Vous avez vraiment eu de la patience avec nous, frère Michel. Vous avez respecté le "Tu ne sera sle chef de personne" et "Les assemblées seront souveraines d'elles-mêmes" jusqu'au moment où, comme vous dites dans une réponse, ce n'était plus une erreur, mais une trahison.
Est-ce que vous ne craignez pas que cette politisation dosée à laquelle vous songez tourne à nouveau à la "mission sociale" ? Vous n'êtes pas le chef, vous n'avez pas l'autorité pour interdire les dépassements. Attention ! Les missionnaires seront plus à leur aise en discutant politique avec les gens qu'en les invitant à la pénitence. Ils vont vite s'y habituer et en abuser. Je ne sais pas ce que, pour finir, vous allez décider de proposer aux missions, mais je vous invite à être très très prudent.
Moi, je vous l'avoue, je n'en suis pas partisane. Je suis pour un réalisme plus appuyé de notre mission spirituelle, mais pas dans le sens politique, plutôt dans le sens de l'effort moral et éducatif dans la vie courante: Appliquer le pardon dans le couple et dans le travail, la famille, dénoncer les méfaits du divorce, pousser l'éducation spirituelle des enfants, lutter contre l'habitude de mentir et des choses comme ça. En bref, la pénitence, toujours la pénitence !
Une sœur missionnaire


Réponse :
Ma sœur missionnaire, croyez bien que je crains, en effet, "que cette politisation dosée à laquelle" je songe "tourne à nouveau à la mission sociale." Je n'oublie pas que je ne suis le chef de personne (Rév d'Arès 16/1) et que je n'ai pas "l'autorité pour interdire les dépassements."
Pour le moment il s'agit seulement pour moi de recueillir les sentiments, les opinions, les suggestions de mes frères et sœurs, et de réfléchir. Il n'est pas question de se lancer à la légère dans cette voie.
Ai-je "décidé de "politiser" un peu la mission trop tard déjà" ? Je vous répondrai qu'on est, dans ce monde en ébullition politique depuis longtemps, toujours en retard sur le contrôle du feu sous la marmite.
De surcroît, je suis seul, je n'ai pas le brain trust, les conseillers ministériels qu'ont MM Hollande et Ayrault pour réfléchir. Je n'ai que ce blog pour réfléchir avec mes frères et je vous remercie de participer pour la première fois. J'espère que ce ne sera pas la dernière.
Je continue de croire, intuitivement, non substantiellement, qu'il doit y avoir une façon de nous politiser sans faire la politique que nous souhaitons voir disparaître. J'essaie de faire avancer ma pensée et la pensée de tous les nôtres sur ce point.
La mission est faite de piétinements, d'hésitations, d'erreurs, de tentatives, car mettre en quelque lignes sur un tract la gigantesque Pensée du Père et dire quelques mots et donner ce petit papier pour tenter le passant de La mieux connaître est très difficile. Comme vous le dites, les gens ont d'autres inquiétudes aujourd'hui. Justement, c'est un peu de ces préoccupations immédiates des gens de la rue que je voudrais introduire dans notre discours missionnaire.
C'est très difficile, mais la ferveur est là. C'est un moteur formidable. La ferveur permet des communions surhumaines, des actes réputés impossibles, elle gomme beaucoup de nos insuffisances et paralogismes pratiques, inévitables dans cette génération d'apprentis. Nous sommes tous encore des apprentis et des autodidactes. Cette réflexion que je lance fait partie de notre apprentissage.


14nov13  150C45
J'avais conçu le tract ci-joint, il y a quelques années.
Il correspondait à une période pré-électorale. Notre sœur Pétra l'avait beaucoup aimé.
Dominique F. du Roussillon.

Tract Dominique F. du Roussillon    


Réponse :
Ce tract était esthétiquement léger et beau, très bien ! Mais il n'était pas du tout en prise directe sur les réalités de l'élection, car, j'en suis sûr, aucun parti politique en lice à l'époque n'avait dans son programme "l'amour, la paix, le pardon, la liberté absolue".Même celui ou celle qui distribuait le tract ne pouvait pas "voter pour."
C'était un tract de ce que j'appelais la "mission morale" qui de temps en temps doublait la "mission sociale".
Ce que je cherche à introduire dans notre mission, ce sont des termes en prise directe sur les réalités du moment. Je cherche à donner à notre mission spirituelle un réalisme qui se respecte.
Je ne souhaite pas que notre mission devienne un sous-produit politique venu comme un bouquet de roses, une sorte de politique de rêve. Je souhaite qu'elle comporte des propositions qui, tout en démontrant la fatuité et le danger des politiques actuelles, présente une ou des idée(s) qui, même non réalisables sur le coup, forment un possible un peu plus lointain. Je souhaite faire réfléchir les gens sur une ré-orientation politique qui se tienne. Je ne souhaite pas rompre avec la réalité.
Vous, mon frère Dominique, qui êtes un homme d'idées, réfléchissez-y. Vous trouverez peut-être quelque chose.


14nov13  150C46
Frère Michel, non, pas de boule de cristal !
J'ai commencé ette recherche, parce que mon ange me l'a peut-être soufflé à l'oreille.
Bien que je ne sois pas pour "politiser notre refus de la politique", je n'ai pas réfléchi en profondeur, pas assez prié, etc,
J'y réfléchi tous les jours maintenant.
Dès que je serai prêt, je vous enverrai un commentaire.
Et c'est à vous que le plus haut respect reviens. Je comprends votre souci, qui est celui de beaucoup d'entre nous.
Je suis pas un virtuose de la mise en page. À l'occasion je me ferai briffer [?] pour avoir les textes sans les tableaux, ce qui me ferai gagner beaucoup de temps. Depuis lundi 11 novembre, j'y ai passé environ 14 heure.
Voici la suite du thème: politique dans freesoulblog.net, j'aurai fini les 10 entrées restantes fin de semaine.
Ce travail me procure joie de rendre service à vous, Frère Michel, ainsi qu'à mes sœurs et frères en réflexion.
Didier Br. d'Ile de France
Charger les dossiers 3 et 4 à 150C39


14nov13  150C47
En creusant en moi vos questions "Comment concilier notre mission avec les dures réalités du moment ?" et "Comment intégrer un peu de politique dans notre appel à la pénitence ?", peu à peu le brouillard se dissipe, mais il reste encore épais. Nous avons repris une mission spirituelle commencée avec "Pénitence = Salut", maintenant comment développer pour rendre perceptible aux épis murs les immenses perspectives intemporelles de cette affirmation.
J’aurais eu tendance à croire que les épis murs étaient ceux qui perçoivent déjà l’Île Bleue au loin (Rév d'Arès xiv/13), qu’il suffisait de monter dans la patience (Rév d'Arès 39/3), de ne pas se décourager (14/3), mais les maigres résultats de notre mission montrent bien que nous ne sommes pas compris.
Votre réflexion pour enrichir notre discours en consultant la voix des frères nous mobilise, nous ne serons pas compris si nous ne devenons pas la pieuse gente qui choit (Rév d'Arès xLv/15).
J’étais bien là haut sur mon nuage à appeler les hommes à me rejoindre, vous m’invitez maintenant à remettre les pieds sur terre, à m’impliquer dans la réalité du moment si nous voulons être entendus et entraîner tous ceux que nous pourrons vers les Hauteurs Saintes.
Vous nous appelez à "épingler à notre foi hors du temps" la réalité de "l’épreuve" qui approche de nous à grand pas.
Dieu en prédisant l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS et la victoire des Afghans, qui, parce qu’ils sont les frères de Muhammad, bénéficient du soutien du Père, montre une façon de s’impliquer dans l’histoire temporelle des hommes. Il y a beaucoup de passages de la Parole qui peuvent être soit des mises en garde, soit des promesses qui jalonnent le long chemin du retour en Éden.
Nous pouvons aussi montrer le fil tendu entre le présent et un futur très lointain en procédant par la négative, en montrant les conséquences de l’absence de vertu.
Vous nous parlez souvent de petites unités, d’anarchie de pénitents. L’assemblée est aujourd’hui la seule vitrine que nous ayons pour montrer au monde une expérience en marche de la liberté et de l’engagement des consciences libres sans chefs et sans idéologie. Il nous manque peut-être une action visible fédératrice ou insurgeante qui attirerait sur nous le regard des épis murs que nous recherchons.
Nous pourrions réfléchir à des actions simples sans violence ou la vertu serait indispensable pour rétablir la justice et la Vérité, comme Gandhi et la marche du sel refusant l’impôt de l’état anglais ou Luther King boycottant les bus de Montgomery refusant la ségrégation raciale.
L’évolution très rapide du délitement de notre société est sans doute une opportunité historique à ne pas manquer pour être entendus. Sachons aussi profiter de la chance inouïe que nous avons d’être contemporains et compagnons d’un Prophète vivant.
Rémy O. du Midi-Pyrénées


Réponse :
Mon frère Rémy, vous avez compris sur quelles bases vous avez maintenant à réfléchir avec nous tous. Merci pour ce commentaire.


14nov13  150C48
Je termine la lecture attentive de ces 43 commentaires [150C1 à 150C43].
Presque tous me semblent aller dans le sens d'un engagement politique mesuré, fidèle au message arésien tout en lui donnant une orientation pratique adaptée aux réalités actuelles. C'est très riche, et vous le sentez en concluant souvent "il faudra que je relise".
Ce qui manque, c'est une "synthèse" pour "politiser notre refus du politique".
Je me lance donc dans un premier jet, qui n'aura sans doute que le mérite d'exister.
Projet de synthèse
1) On voit bien que la politique est en crise, et loin de la "liberté, égalité, fraternité" qu'on lit aux frontons de nos mairies.
2) Si l'on veut étouffer le rêve d'une vie fraternelle, on se mutile soi-même. Ne soyons pas des frustrés, des masochistes ayant perdu toute espérance. Nous avons un avenir: Les hommes deviennent les frères, le monde devient le nuage d'or où les nations s'embrassent (Rév d'Arès xix/22).
3) Les plus grands parmi les hommes politiques, comme Jaurès, Gandhi, Mandela et d'autres, rayonnaient leur idéal, mais depuis quelques décennies, la politique politicienne est dangereusement déshumanisée. Les politiques ne donnent plus guère que le spectacle ridicule d'un affrontement permanent où chacun promet en vain de réussir là où l'autre a échoué, poussé qu'il est par l'addiction à une ambition parfois maladive.
4) Déshumanisée, la politique ne fait plus confiance au citoyen, qui se retrouve emprisonné par des lois, des décrets et un contrôle de plus en plus tâtillon, et qui l'éloignent d'un altruisme libre.
5) On n'en sortira pas en se contentant d'un "Tous pourris !" condamnant les politiques, tant qu'on souhaitera un État fort, voire un chef autoritaire: c'est l'histoire du fascisme. On s'en sortira en rendant progressivement inutile l'État national par des initiatives fraternelles de plus en plus audacieuses guidées par un amour généreux.
En l'état actuel des choses, le réseau associatif présente des expériences limitées, insuffisantes au vu des souffrances humaines, et souvent politiciennes comme le politique lui-même, dont elles dépendent largement. Ce réseau associatif fournit cependant des exemples intéressants pour construire à tâtons notre avenir d'amour fraternel.
6) Ainsi, la pénible réalité du fisc trouve une alternative dans le don libre, dont vivent largement le réseau humanitaire, les religions, les associations de fait...
Donner librement à sa collectivité dans un esprit de "contribution volontaire" comme le proposait la Révolution française, se rassembler entre citoyens pour appliquer ce principe et le mettre à la mode, aboutirait à terme à une baisse des impôts, puis, pourquoi pas, à leur disparition.
7) Comme les protestations antifisc obligent à chercher une alternative, de même les protestations fédéralistes et autonomistes (Flandre, Catalogne...) obligent à chercher par un nouveau "contrat social" une alternative aux États trop éloignés du citoyen.
8) Notre projet suppose qu'on se dégage des peurs et des péjugés pour aimer la Vie.
François D; d'Ile de France.


Réponse :
Merci pour ce premier travail de synthèse.


14nov13  150C49
[Frère Michel, vous écrivez :] "Je tiens à recevoir les idées, les suggestions, etc. de tous dans ce domaine qui nous concerne tous, puisque nous sommes tous engagés dans la Moisson. Ça, c'est de la conscience collective ! De toute façon, tout le monde ne participe pas. Des centaines de nos missionnaires n'envoient jamais un commentaire. Il est souhaitable que ceux qui commentent fassent que les silencieux finissent par se décider à commenter un peu eux aussi. Je pense que sur le sujet de l'entrée 150 beaucoup ont une opinion."
Je viens de me rendre compte que de ne jamais envoyer de commentaires est une erreur voire même un manquement, en tout cas dans le cadre de cette entrée où vous tenez à recevoir les idées et suggestions des missionnaires.
Je consulte presque tous les jours freesoulblog et je ne rajoutais jamais de commentaires, afin de ne pas augmenter encore votre charge de travail.
Bien souvent aussi je n'ai pas l'impression d'apporter plus que ce qu'apportent déjà certains frères ou sœurs. Je vais faire en sorte de vous apporter mon avis après réflexion, avis qui pour le moment reste assez partagé.
"Politiser notre refus de la politique"... Si oui, comment ?!
En étant adroits ça ne devrait pas paraître trop contradictoire.
Pour être crédibles ça va nous demander un sacré travail. Être crédible n'est déjà pas évident sur le terrain spirituel ! Mais en même temps comment ne pas paraître utopique si notre mission spirituelle ne s'aventure pas à un moment donné sur le terrain politique (organisation de la cité). Quel est le bon moment? Probablement celui où l'assemblée et le monde peuvent encore bénéficier de la présence du prophète !
JF du 91 [probablement Essone, donc Ile de France]


Réponse :
Merci, mon frère, de vous y mettre.
"En étant adroits ça ne devrait pas paraître trop contradictoire,' dites-vous. C'est encourageant.


14nov13  150C50
Excusez-moi d'intervenir aussi souvent mais tout comme Malika |150C42] je pense qu'une intervention homéopathique en politique risque de devenir à plus long terme une composante majeure !
Je pense que ce serait une grande erreur.
Guy B. de Belgique


Réponse :
Merci pour cette opinion tranchée.
Personnellement, je penche tout comme vous, frère Guy, pour le tout spirituel, mais je ne peux pas penser que pour moi-même.
Je dois aussi m'efforcer de lier notre grand message spirituel aux préoccupations matérielles des gens de rencontre. Je dois en tout cas voir dans quelle mesure les réalités matérielles d'une part n'affectent pas trop profondément l'Appel spirituel, d'autres part peuvent même nous aider à Le faire mieux comprendre.
Comme l'ont souligné certains commentateurs, le Père lui-même s'est préoccupé de questions politiques immédiates comme celles qui opposaient Israël et l'Égypte ou l'URSS et l'Afghanistan. Il s'agissait certes de conflits armés, mais n'allons-nous en France vers une certaine violence ?


14nov13  150C51  
Voici un brouillon de tract que m'inspire votre entrée 150 :

Seule la "politique" du changement de l'Homme en Bien...
peut faire changer la société en Bien !
Pourquoi ?
Parce que l'individu qui s'efforce d'aimer, de pardonner, de se libérer de ses préjugés et de ses peurs, qui recherche la paix et l'intelligence du cœur devient totalement bon.
Parce que l'individu qui devient totalement bon retrouve la vraie liberté : il n'a plus besoin de systèmes, d'élites et de lois, politiques ou autres, pour le gouverner et lui dire comment il doit vivre.
Parce que les individus qui changent en bien deviennent capables de gérer et d'organiser eux-mêmes la vie en société dans la vraie justice et la vraie solidarité.
C'est ce que révèle La Révélation d'Arès..., etc.

Je profite de ce bref commentaire pour vous dire encore et toujours combien je suis reconnaissante envers le Père de vous avoir choisi comme nouveau prophète.
Vous dites souvent qu'Il a mis dans un chapeau les noms de chacun des 6 milliards d'individus qui vivaient sur terre en 1974 et qu'il a tiré le vôtre. Si c'est vrai, je trouve qu'Il a eu la main particulièrement heureuse... tellement vous êtes un pénitent exemplaire et le juste prophète (Rév d'Arès xxxvii/2) qu'Il espérait.
Sylvaine d'Aquitaine


Réponse :
Merci pour ce commentaire, ma sœur Sylvaine.
Mais ce tract m'incite à vous faire la même réponse que j'ai faite à Dominique du Roussillon 150C45.
Vous n'êtes pas là en prise directe avec la réalité. Vous le seriez évidemment si nous créions un parti politique qui s'appelait "L'Homme de Bien" ou "Vers une Société de Bien", mais cela nous ferait entrer dans la compétition électorale. Or, la compétition électorale de nos jours est toujours une compétition pour le pouvoir ou un pouvoir.
Toutefois, je vois que vous réfléchissez à la question. Peut-être votre réflexion va-t-elle vous amener à quelque chose de plus réaliste, quelque chose qui politise la pénitence pour dépolitiser la politique politicienne, si je peux dire.
Je sais que tout cela n'est pas facile à exprimer.


14nov13  150C52
Vous vous êtes clairement déclaré contre la politique dans "le cancer politique" [entrée 135] et maintenant vous étudiez la possibilité d'introduire un peu de politique dans votre discours spirituel.
Je suis surpris de ce revirement, mais je l'approuve.
Je suis anti-sartrien, mais vous vous êtes sartrien. Je vous ai depuis longtemps lu défendant Sartre ou du moins comparant l'existentialisme de La Révélation d'Arès ou ce que vous croyez être existentialisme dans ce livre — peut-être, en effet — avec l'existentialisme de Jean-Paul Sartre. Après tout, Sartre a beaucoup changé d'avis au plan politique, pourquoi ne changeriez-vous pas d'avis ? Il y a au moins cette ressemblance.
Sartre travaillait au plus près avec le Parti Communiste, mais écrivait "Le Fantôme de Staline" pour critiquer méchamment l'intervention soviétique en Hongrie [1956]. Or quelque deux ans plus tôt il avait écrit: "Il faut se mettre du côté de ceux qui risquent tout, que leur intérêt pousse à maintenair la paix, les Soviétiques." Sartre dénigrait Merleau-Ponty, niait l'inconscient freudien, louait l'idée de Révolution, mais vous vous n'êtes plus dans ces dispositions. Vous êtes vous aussi contradictoire.
Mais vous avez été vous aussi communiste, vous avez été contre ceux qui mettaient en cause la mission historique du prolétariat. Vous avez cassé votre ancienne logique en adoptant vers 1966 la logique de l'Église Orthodoxe et puis vous avez cassé la logique de l'Église Orthodoxe en écrivant La Révélation d'Arès.
J'admets que vous ne l'avez peut-être pas écrite, que quelque chose s'est passé dans votre vie, qui vous a donné le texte de La Révélation d'Arès. Si vous ne la tenez pas d'un homme, d'où la tenez-vous, sinon de quelques chose d'autres ?
Mais revenons à Sartre. Si vous ne savez pas où vous orienter, c'est là qu'il y a à puiser !
Vous êtes indiscutablement comme lui un anti-moraliste.
Je comprends aussi vos hésitations — très sartriennes — et que que vous ne sachiez pas de quel côté vous tourner.
Bernard W. de région PACA


Réponse :
Merci de me ramener à Sartre un moment, alors que je n'y pensais pas.
Sartre, Merleau-Ponty ? Non, je ne me vois pas alourdir notre légère pensée arésienne, portée par l'idée centrale de La Révélation d'Arès: la pénitence changera la vie et changera le monde. Mes frères et mes sœurs ne sont ni des politiciens ni des philosophes, parce que le monde des politiciens et des philosophes a été balayé d'un grand geste de la Main du Père à Arès en 1974 et 1977. Là tout est soudain redevenu simple et clair. Non les idées mais le combat intérieur de chacun contre le mal est le remède au Mal. Mais, c'est vrai, il n'est pas mauvais, à l'occasion de cette entrée 150, de la réflexion qu'elle suscite de repenser à Sartre.
Dans "L'Être et le Néant" et la "Critique de la Raison Dialetique" Sartre représentait l'homme comme pétrifiué ou sérialisé (découpé en tranches qui s'ignorent entre elles) prisonnier de la "matière sociale". C'est exactement l'état dans lequel nous trouvons la plupart des gens rencontrés dans la rue. Ils ne savent plus comment sortir de cette "matière sociale", où ils sont ficelés comme des cochonnailles ou des tripes, et où aller. C'est pourquoi beaucoup nous écoutent, mais seulement quelques uns peuvent sortir ici et là d'eux-mêmes pour nous suivre.
Mais Sartre a suivi presque toute sa vie une ligne révolutionnaire. Nous ne suivons pas cette ligne, nous sommes des insurgeants, mais pas des violents. La non-violence de Gandhi serait plutôt notre objectif. Je crois que la non-violence peut faire éclater le carcan politique comme la révolution peut le faire. La non-violence peut briser ce qui emprisonne les consciences et, tout bien réfléchi, la pénitence est une non-violence dont les pressions peuvent être considérables.
Le problème est: Comment nommer cela et le faire fonctionner. Notre frère Rémy O. dans son commentaire (150C47) parle de" Gandhi et la marche du sel refusant l’impôt de l’état anglais ou Luther King boycottant les bus de Montgomery," mais en France il faut chercher les objectifs similaires. À part la grève de l'impôt, je ne vois pas, et je sais que la grève de l'impôt sera aussitôt taxée d'un mouvement de droite (allusion à Poujade) à moins d'être soigneusement préparée spirituellement dans l'esprit du public et cela est très impossible à faire sans les media qui — pas idiots et ayant bien compris tout ce qu'il y a d'insurgeant dans La Révélation d'Arès — nous tiennent soigneusement à l'écart.
Croyez-moi, Bernard W., que je ne connais pas, la question qui se pose à nous n'a pas de réponse facile.

Mais nous trouverons peut-être une réponse.


14nov13  150C53  
Peut-être faut-il simplement dire :
"Instaurons le pouvoir du Bien" !
Non le pouvoir des chefs, mais l'action du bien sur nous-mêmes, [le bien] qui aura (et qui a déjà !) comme conséquence le changement de notre société et le changement du monde.
Une fille de Pèlerin d'Arès
(Frère Michel, si vous trouvez utile de publier mon commentaire, je ne souhaite pas citer mon identité. Merci de votre compréhension)


Réponse :
Comme je regrette qu'ayant une si bonne idée — "Instaurons le pouvoir du Bien" ! — et montrant par là que la Bretonne que vous êtes suive les espérances des Pèlerins d'Arès, vous ne souhaitiez pas voir votre joli prénom apparaître,
Bon, bon ! Je cède à votre demande, mais j'espère que, si vous avez d'autres idées à nous faire partager ici, vous signerez de votre nom. Enfin peut-être...
En tout cas, je suis heureux de vous connaître, je salue votre premier commentaire et je prie avec vous.


14nov13  150C54
Où t’es visibilité ?
Nous sommes clairsemés
Comme les semés de la foule.
Nous choyons comme nous pouvons
En attendant la Belle Gente

Visibilité t’es où ?
Sauf quand Mikal nous rassemble
Derrière nos murs de verre
Pour le Fond et la prière.

Visibilité t’es où ?
Quand nous prions derrière nos murs
Où le Feu du Père a jailli
Et que sur nos murs des villes
Coule la Parole Pure.

De la Montagne descendons
À nos villes le Sermon
Et tous ensemble à l’unisson
De partout, comme mille cœurs
Fondons sur la foule.

Mais comment ?
Je ne suis qu’un tout petit œil
Qui s’ouvre.

Jean-Louis Alexandre C. d’Aquitaine


14nov13  150C55
Expliquer au public que les hommes doivent se ré-approprier la gestion de la cité, non par la loi qui est l'outil de la politique et qui génère frustrations et abêtissement, mais par l'outil qu'est la pénitence que le Créateur donne aux hommes par La Révélation d'Arès, laquelle pénitence génère l'âme individuellement et générera collectivement la polone pour un bonheur durable.
En montrant au public l'opposition loi/pénitence (conscience), il pourra faire un choix.
Jusqu'à présent la pénitence n'était pas concrète pour le public, mais "politiser" notre mission la place dans une possibilité d'application accessible.
Claudine du Roussillon


Réponse :
Cela, ma sœur Claudine, nous le faisons déjà. Nous prêchons la pénitence et, à la mission, dans nos exposés au public nous disons que pour nous la loi des rats (Rév d'Arès xix/24) est une pratique politique qui a montré sa nocuité et qui est pour nous dépassée.
Donc, nous montrons déjà au public ce que vous appelez "l'opposition loi/pénitence." Peut-être (j'essaie de vous comprendre) voulez-vous par là inviter le public à cesser de voter ? À faire la grève du civisme ? Dans ce cas, on peut en effet ajouter "Ne votez pas ! Montrez votre ras-le-bol de la politique !" sur les tracts en période électorale.
C'est une manière de "politiser notre refus de la politique", en effet.
Mais je ne suis pas sûr de vous avoir bien comprise. Merci pour votre contribution.


14nov13  150C56
J’ai essayé de réfléchir et de parcourir la Parole pour en tirer des déclinaisons que je vous livre au sujet de la politique.
Je ne prétends pas à la perfection de la formulation ni à l’exhaustivité, mais je pense que quelques idées pourront intéresser certains.
Voici l'idée d’un type de tract autour de :
"Une politique qui marche : la pénitence !"
[marche = qui fonctionne et, si je puis dire, en marche]
Ensuite, déclinaisons possibles selon les tracts (une affirmation par tract) :
• Parce que la pénitence se préoccupe de l'homme (de soi et des autres), de façon pragmatique et rejette les idées érigées en dogmes (idéologie), ou en formules, qui inondent la politique d'hier et d'aujourd'hui.
• Parce que la pénitence permet d'être lucide, modeste, et donc réaliste sur ce qu'il faut faire, ce que n'est pas la politique d'hier et d'aujourd'hui, toujours prête à fanfaronner sur un bilan ou à flétrir un adversaire.
• Parce que la pénitence demande la patience, notion que la politique d'hier et d'aujourd'hui rejette à tort comme inefficace.
• Parce que la pénitence conduit à la simplicité, à tous les niveaux, à mille lieux des complications de la politique d’hier et d'aujourd'hui.
• Parce que la pénitence répand la paix, ce que ne fait pas la politique d’hier ou d'aujourd'hui qui suscite en permanence la violence et une vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9).
• Parce que la pénitence appelle au non-jugement, alors que la politique d’hier et d'aujourd'hui est remplie de jugement.
• Parce que la pénitence accomplit son objet et n’en reste pas aux idées, fréquentes idoles de l’esprit de la politique d’hier et d’aujourd’hui.
• Parce que la pénitence peut faire surgir un nouveau monde, là où la politique d’hier et d’aujourd’hui ressasse les mêmes "solutions" et conduit le peuple à faire du sur-place.
• Parce que la pénitence est contraire à l’esprit de révolution engendré par la politique d’hier et d'aujourd'hui et qui ne fait que remplacer un pouvoir par un autre, mais demande à l’homme, en tant qu’individu, de se reconstruire bon, pour reconstruire, en tant que membre d’un groupe humain plus important, une société bonne.
• Parce que la pénitence construit la liberté, la vraie, qui n’est pas celle de faire n'importe quoi (caprice) puisque l’on est toujours confronté à un autre, son frère, mais de choisir librement, parmi les solutions possibles, celles qui mènent au Bien.
• Parce que le pénitent se méfie des lois, qui sont par principes inadaptées à la vie humaine, car pesantes et toujours difficilement évolutives, et font oublier à l’homme que, dans chaque situation, il peut réfléchir, ce que ne fait pas la politique d’hier et d'aujourd'hui qui enchaîne l'homme à toujours plus de lois pour toujours moins de bien-être de vie.
• Parce que la pénitence est un principe de vie, évolutif, là où la politique d’hier et d'aujourd'hui est un système lourd et figé, finalement inadapté à l’homme quoi qu’on en pense.
• Parce que la pénitence ne vise pas, comme la politique d’hier et d’aujourd’hui, à faire l’aumône ou à panser les plaies des hommes, mais à les mettre debout pour qu’ils deviennent des acteurs pleins et entiers de leur vie.
• Parce que la pénitence refuse le(s) pouvoir(s) comme principe d'organisation humaine et même de bonne gestion (toute l'Histoire montre la nuisance des pouvoirs), mais qu’elle contribue à mettre les forts et les sages au service des faibles et des petits (Rév d'Arès 26/9), ce que ne fait pas la politique d’hier et d'aujourd'hui.
• Parce que la pénitence est la recherche permanente de la vérité et le refus du mensonge, quel qu'il soit et à quelque niveau qu'il soit, ce que ne cherche pas la politique d'hier et d'aujourd'hui, qui embellit la réalité et promet sans tenir ces promesses.
• Parce que la pénitence amène la justice, qui n’est autre que ce qui est vrai, ce que ne fait pas la politique d’hier et d'aujourd'hui, pour laquelle le mensonge et donc l’injustice sont un principe de fonctionnement.
• Parce que la pénitence n'en reste pas à la dimension matérielle et/ou matérialiste de l'homme, qui montre actuellement ses limites, mais lui rappelle sa dimension spirituelle (ce qui ne veut pas dire religieuse) sans laquelle il est incomplet, une dimension que ne prend pas en compte la politique, ni hier ni aujourd'hui.
• Parce que…[cf. énoncés liés à des citations de la Parole mises de côté par vous-même ou d'autres frères]
Conclusion [ou début ?] du tract
La pénitence, dans la définition nouvelle que lui donne La Révélation d'Arès, c'est tout simplement l'effort pour pratiquer l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle et se rendre libre de tous préjugés, sur soi et donc sur le monde, car chaque homme est à la fois individu et partie d'un tout. Cette pénitence qui n'est pas plus lourde que le souci de l'usurier (Rév d'Arès 28/25), mais, pour ce petit prix, peut redonner le bonheur à l'humanité. Ni la politique, ni sa mère la religion n’ont jusqu’à présent réussi à l’établir.

Je suis comme vous, frère Michel, pas absolument bloqué contre descendre dans l'arène politique, mais très prudent sur ce point. Créer par exemple un parti contre les partis, cela me semble assez illogique : toute la Parole rappelle qu'on change un système en en sortant et vous l'avez redit maintes fois à propos de l'Église.
En même temps, nous sommes dans le monde. Mais comment être dans le monde sans se laisser brûler par le monde, c'est la problématique initiale de la Parole donnée à Arès. Nous avons normalement l'habitude de "mettre les mains dans le cambouis", par exemple en faisant usage de pouvoir lorsque notre fonction actuelle nous y oblige, mais tout en sachant que l'usage du pouvoir n'est pas le Bien. Nous devrions donc réussir à penser cette politisation de notre message qui ne sera pas politique.
Peut-être peut-on pour l'instant (avant que la politique ne s'effondre et qu'on puisse la remplacer un jour par un autre fonctionnement) faire de la politique par des actions communes illustrant notre foi et ses applications concrètes ? Le problème est que tout est tellement encadré de nos jours que toute tentative pour « vivre autrement » doit être particulièrement réfléchie et prudente pour ne pas être stoppée immédiatement, et même brutalement, y compris par la prison. Bref, notre action ne doit pas être provocatrice, mais instigatrice.
Une fois de plus, nous ne pouvons faire disparaître des concepts dépassés de l'esprit de nos frères humains sans proposer autre chose à la place. Les deux vont de pair et les gens ne nous suivront que s'ils comprennent où nous allons et si ne sommes pas pour eux simple force de démolition.
Denis H. de Pays de Loire


Réponse :
Très intéressant commentaire, mon frère Denis. Un grand merci.
Je l'ai lu attentivement (je me suis permis de simplifier deux ou trois phrases) et il m'a donné un idée, toute simple, mais que votre projet de tract me laisse soudain entrevoir comme possible alors que jusqu'à présent je l'avais considérée comme chimérique.
Il y a là une idée qui colle bien à notre foi. Je n'en dis pas plus ici. Je reviendrai sur l'idée en question.


14nov13  150C57
N’étant pas quelqu’un qui ait beaucoup d’idées, j’apporte toutefois mon opinion sur la grande réflexion que vous lancez dans cette entrée 150. Tout cela est encore bien brouillon dans ma tête.
Je suis heureuse d’avoir une mission aujourd’hui essentiellement spirituelle ayant encore honte de la mission sociale, je crains également comme notre sœur missionnaire en 150C44 que celle ci réapparaisse si nous n’en prenons pas garde, mais je pense que vu le contexte social aujourd’hui et le poids de plus en plus lourd du système,  votre question "Comment politiser notre refus de la politique ?" et la réflexion qu’elle demande est nécessaire.
Je médite sur  la veillée 28 que vous appelez la Grande Veillée qui nous dit : "Tu aideras l’opprimé contre l’oppresseur (Rév. d’Arès 28/10) et vos annotations : "Ce verset a soulevé une réflexion non achevée dans l’Assemblée des Pèlerin d’Arès. Doivent-ils être politiciens autant qu’apôtres (= moissonneurs spirituels) etc.
Par ailleurs, Dieu nous dit (Rév d'Arès 28/7): Ma Parole est la Loi qui vient, les nations s’Y sont elles encore jamais soumises ? Donc, plus de pouvoirs, plus de lois mais en attendant il faut bien une progressivité.
Dans ma mission de rue j’ai souvent de bons contacts comme beaucoup mais personne ne vient nous revoir et je me suis demandé bien des fois si je ne leur parlais pas d’une façon trop lointaine ou insuffisamment compréhensible, "derrière la porte" comme vous dites.
Mes propos  sont spirituels et je sens bien que la plupart du temps ils ne sont pas adaptés aux préoccupations du monde.
Je crois qu’effectivement on nous voit comme "des anges attardés sur terre." Notre mission n’est jamais inutile, nous pouvons en récolter les fruits des années après mais aujourd’hui le contexte social change très vite et nous allons avoir à affronter une population très diverse, de plus en plus inquiète, désespérée et qui risque d’un moment à l’autre de tomber dans la violence. Comment allons-nous trouver les épis murs dans ce contexte ? 
Il n’est pas rare de rencontrer dans la mission des gens qui disent eux-mêmes que le changement doit commencer par soi et que les pouvoirs sont inutiles, mais aujourd’hui tout parait loin, irréalisable parce qu’on a tout globalisé, mondialisé. On a déresponsabilisé l’individu et l’homme a perdu confiance en lui.  Nos politiques sont loin du peuple, méprisants et en plus complètement autistes.
Vous parlez de générosité dans votre réponse 150C38, réponse que je trouve très belle , pertinente et très juste (vous comprenez l’homme dans ses profondeurs) "…si cette France, où Dieu s'est manifesté en 1974 et 1977, doit devenir cette petite société étriquée, celle du film "Camping", au lieu de devenir un sursaut de grandeur et de sacré, une immense espérance pour les autres pays, alors, nous n'avons pas compris quelque chose dans le fait que le Père a parlé en France…   Il y a dans l'homme plus de grandeur et de générosité à tirer que d'argent à soutirer par l'impôts, les amendes, les taxes, etc."  et je relève que  le tract de Daniel R  (150C43) parle des petites unités.
Quand je parle dans ma mission qu’il faudra un jour recréer des petites unités, les gens l’entendent bien comme ils entendent bien aussi quand je cite aux croyants l’avertissement de Dieu à Samuel (Bible, 1Samuel 8/1-22) sur les dangers d’un roi.
Le problème est très difficile et je dis peut être des bêtises mais j’ai le sentiment que ces sujets : générosité, petites unités, dangers du pouvoir actuel,  peuvent être formulés dans une approche missionnaire.
Marie-Odile de Midi-Pyrénées


Réponse :
"Générosité, petites unités et dangers du pouvoir actuel" peuvent-ils former l'axe d'une action dépolitisante ?
Ce sont en effet des points de repère que j'ai donnés dans mes réponses précédentes. Ils viennent en parallèle de l'idée de pénitence, point central du tract crayonné par notre frère Denis H. du Pays de Loire (150C56).
Nous commençons d'avancer. des idées sont tracées.
Un grand merci, ma sœur Marie-Odile. Vous dites que vous n'êtes "pas quelqu’un qui a beaucoup d’idées" ? Je trouve que vous ne vous en sortez pas mal du tout.


14nov13  150C58
Merci pour cette entrée qui pousse les frères et moi-même à réfléchir et qui va même jusqu’a me faire écrire un commentaire.
Je ne suis qu’un simple charpentier et je vais me servir de ça pour vous expliquer mon idée.
Comme tout bon charpentier je suis équipé d’un marteau dans lequel j’ai mis toute ma confiance.
Dieu est venu à Arès nous redonner un outil qu’est la pénitence que l’on pourrait comparer à un vieux marteau en bois dans le monde des charpentiers (que tous le monde connaît mais que plus personne n’utilise). C’est comme si je rappelais à tous mes collègues charpentiers que ce vieux marteau fonctionne et que c’est d’ailleurs le seul qui peut nous aider à bâtir.
Comme tous bons charpentiers ils vont me demander de leur prouver la valeur de mon outil et c’est là que l’on doit concrétiser.
Mais montrer le résultat de la pénitence me semble compliqué. Cependant, si au lieu d’être tout seul a parler de mon marteau, nous somme  mille charpentier (un groupe, une assemblé) l’exemple ce fait par le nombre et donc il a plus de valeur qu’un simple témoignage. Car notre but n’est pas de changer l’autre, c’est de lui faire utiliser cet outil qu’est la pénitence, de lui faire connaitre La Révélation d’Arès comme un outil indispensable à son être, un outil qui bouillonne au fond de nous.
Politiser comme vous dites, c’est entrouvrir la porte ou la fenêtre pour que tout le monde puisse entendre ce rappel que Dieu et envoie à Arès.
Je pense qu’une certaine politisation de La Révélation d’Arès ne pourrait être qu’un don au monde. Le don de lui rappeler qu’il est encore temps de changer ce monde.
Pourquoi ne pas baser cette politique sur le terme du don. C’est d’ailleurs ce que vous faite sur votre blog, un don que l’on accepte ou pas mais qui dans tous les cas nous fait avancer.
Matthieu de Marseille


Réponse :
Quelle heureuse surprise d'avoir une commentaire de vous, mon frère Matthieu.
J'ai été si heureux le jour de vos épousailles avec notre sœur Sara. Quand je pense qu'il n'y a pas si longtemps encore vous étiez des gamins, l'un et l'autre. Je pense que Sara finit à Marseille ses études d'architecte et que vous, Matthieu, avez trouvé dans cette grande ville un emploi de charpentier. Qualifié comme vous êtes, il ne doit pas y avoir de problème.
Merci pour cette parabole du marteau en bois pour la pénitence !
Mais à quoi sert-il ce marteau en bois ? À mettre en place des grosses pièces de bois ? Je ne vous vois pas enfoncer des clous avec un marteau en bois.


14nov13  150C59
Je pense que les Pèlerins d'Arès sont et seront des hommes du temps qui vient, c'est à dire les frères tels que le Père en donne les prémices dans Son Message.
Nous savons que la société édénique sera ce que nous en ferons, car elle ne sera pas imposée par le Père Qui justement respecte notre liberté.
Si les Pèlerins d'Arès avaient un parti, je pense qu'il ne pourrait être que celui du temps qui vient [Rév d'Arès 16/10, 30/13].
Le Parti du Temps Qui Vient peut s'intéresser et débattre des sujets d'actualité, car ce temps n'est pas encore venu. Il peut dénoncer les aberrations et les manquements, car il est capable de proposer des alternatives viables, puisque ce parti est fondé sur l'enseignement qui, lui seul, est à même de proposer une société équitable et durable.
Je suis tout à fait en accord avec la création d'un parti politique dépolitisé mais crédible ; la crédibilité n'est pas la proximité de la politique politicienne et cela ne semble pas si compliqué à démontrer avec une bonne équipe d'esprit pragmatique.
J'attendais inconsciemment depuis longtemps un sujet dérangeant de cet ordre sur freesoulblog car il va tout à fait dans le sens des raisons que vous donnez dans la réponse 150C18 et surtout quand vous demandez "s'il ne faut pas un peu descendre en enfer pour y chercher les âmes."
Par le choix de descendre un peu plus dans la plèbe, peut-être que les ouvriers de la moisson [Rév d'Arès 13/9] seront vraiment à l'ouvrage et peut-être que les frères de l'aube [Rév d'Arès xxxv/7] pourront trouver la préséance.
Frédéric M. d'Aquitaine


Réponse :
Oui, Parti du Temps Qui Vient est une bonne idée.
Nous avançons. Les suggestions s'ajoutent aux suggestions.
Merci, mon frère Frédéric, pour votre contribution.


14nov13  150C60  
J'ai lu l' abondance de commentaire pour cette nouvelle entrée. Pour essayer de participer de mon côté, il me revient que dans le contexte spirituel, le Père, dans la révélation d'Arès a donné d' autres sens à des mots comme pénitence,  corps du sacrifice,  Baptême, et dans le contexte de la domination et du pouvoir politique ( roi noir ), quand les mots (  bruit ) n' exprimait pas  de manière assez simple et percutante la conséquence des complexités conflictuelles engendrées à long terme dans notre monde,  il a même inventé des mots comme Olque, ( xv/8), "Blande" ( xviii/11),  grouillis, concis et bien d'autres encore..
 "Pour nous aider à envisager avec beaucoup de prudence une insertion limitée de termes politiques ( pour changer d' abord puis abolir la politique ) dans notre mission", comme je n' y connais pas grand chose excepté ce qu'en disent les journaux ciblés, l'idée m' est donc venue de faire une recherche sur le vocabulaire actuel qui est utilisé par nos élus locaux ou généraux, dans les décisions de ce domaine de pouvoir et d' action.
 J' ai trouvé ce lien  : http://www.vocabulairepolitique.be/
Il faut cliquer sur l' alphabet en haut.
Nous pourrions peut être utiliser ce vocabulaire comme matériel de base pour en trouver, et en vue, bien sûr d' une insertion limitée , quelques uns auxquels partir de l' étymologie première, voire à certains, un sens transformant la nature de l' acte au coeur de la cité des hommes et évoluant vers le Dessein du Créateur.
Nous voyons par exemple que le mot politique (polis : cité ) est devenu lourd des effets de son Histoire qui se poursuit encore (comme aujourd'hui par exemple je viens d' apprendre la signature pour l' accord d' un projet de construction grandiose d' architecture futuriste appelée : la future citée du corps humain prévue pour 2016 jusqu' en 2018 alors que l' on entend crier de partout : Y' a plus d' sous dans les caisses de l'état !)
Peut être même pourrions nous  reconstruire (forger ) d' autres mots avec votre aide comme vous l'aviez fait avec le mot "révolution" ou "insurgé" qui recouvrait trop d' erreur et de violence pour faire naître le mot "insurgeance" dans une acception de changement  fort, au coeur du sens que nous donnons à la pénitence dans l'état actuel de l' homme vers le frère du Temps qui vient.
Guy de l'Hérault


Réponse :
Merci, frère Guy, pour ce commentaire et l'idée de se référer au vocabulaire politique actuellement en usage.
Nous allons étudier tout cela.
Concernant "Y' a plus d' sous dans les caisses de l'état !" Vous avez raison. Il n'y a plus d'argent. Mais ils empruntent, ils empruntent sans arrêt. N'avez-vous pas compris que nous vivons à crédit ? Nous allons attendre, si ce n'est pas déjà fait: 2000 milliards d'Euros de dette nationale. Sans compter l'emprunt de 450 millions d'Euros qui vient d'être fait pour renflouer le Crédit Lyonnais qui est en faillite. Notre économie est en très piteux état.


15nov13  150C61
Il y a quelques mois, j’ai effectué un travail de compilation à partir des réponses que vous faites aux commentaires de l’entrée de votre blog "Cancer politique" (#135). L'objectif de ce travail était de faire ressortir les passages qui nous incitaient à orienter notre mission sur un terrain plus social, sans perdre le Fond.
Suite à votre nouvelle entrée de blog, je pense que cette compilation peut nourrir la réflexion de chacun. Je l’ai élaguée aujourd’hui pour éviter un texte trop long, et aussi pour resserrer encore plus en ne gardant que les passages ayant un rapport direct avec le sujet de cette entrée 150.

135C1 - La Révélation d'Arès, qui est libératrice, qui nous porte donc à une réflexion de Fond sur l'indépendance de l'individu bien plus précieuse et efficace que sa dépendance de la république qui le gouverne.
135C8 - J'espère que mes frères comprennent aujourd'hui où veut en venir La Révélation d'Arès. J'espère qu'ils comprennent que tout renouveau spirituel entraîne à terme inévitablement un renouveau social — parce que l'homme est de nature sociale.
135C18 - Notre pénitence est une authentique œuvre sociale.
135C21 - Nous travaillons pour restituer à l'humanité l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle et la liberté absolue de tous préjugés et de toutes peurs, et pour montrer que la pénitence est un état constructif, réaliste, et non une bondieuserie.
135C27 - Chassons de nous le goût du sang, des sombres nouvelles, du tragique, de la peur. Ne fixons pas nos yeux en pleurs mais hypnotisés sur le mal construisons un autre monde !" Toute personnalité vivante devra avoir un jour la primauté sur le Bien. La société existe pour le Bien des individus et non pour leur réduction en masse et leur manipulation par la politique (…).
135C45 - L'argent chez tous les chercheurs de pouvoir n'a jamais été une fin en soi, mais un outil pour dominer et gouverner, que ce soit les peuples ou que ce soit le marché. (…) Oui, les Pèlerins d'Arès ont le devoir de montrer la nécessité d'une réforme du cœur par la pénitence chez tous, chez ceux qui gèrent comme chez ceux qui sont gérés.
135C47 - Toute lutte sociale, qu'elle soit de droite ou de gauche, consiste toujours à se fixer un adversaire et à le combattre. L'URSS s'était fixé de lutter contre le Capitalisme et se maintenait par cette lutte, mais l'URSS finit dans la misère. Le Capitalisme se fixe de lutter contre le communisme et le socialisme, mais il risque de finir dans l'enfer, le péché des péchés.
C'est pourquoi nous remplaçons, sous le Souffle de La Révélation d'Arès, toute lutte sociale, par une lutte spirituelle, qui ne se fixe pas d'adversaire, mais qui se fonde sur la pénitence, sur l'amour de tous les hommes, quels qu'ils soient.
135C51 - C'est la technologie, les mouvements industriels et financiers et donc les mouvements de population qui font l'Histoire. La politique n'a jamais été aussi inutile. Par contre, on aurait besoin d'une excellente gestion, mais les politiciens, qui sont des idéologues, ne savant pas gérer et nous emmènent Dieu sait où. Ce n'est pas là une futile présentation des choses. C'est une réalité épaisse au cœur de laquelle nous sommes pris. La Révélation d'Arès savait en 1974, alors que nous n'en étions pas conscients, que la présente période très critique arrivait. C'est notre heure. Nous ne devons pas passer à côté.
135C55 - La Révélation d'Arès nous invite à considérer l'homme, mais non la masse d'hommes, et c'est pourquoi elle rappelle que l'homme est libre absolument (Rév d'Arès 10/10), ce qui par voie de conséquence sous-tend la dislocation des grandes masses en petites unités humaines. Ne serait-ce que par là nous sommes antipolitiques. Bien sûr, l'amour, la générosité, la paix, etc., bref, la pénitence conduit à la frugalité, tout comme le rêve gauchiste y conduit, mais dans des perspectives complètement différentes. Nous ne voyons pas du tout dans la frugalité la misère. Nous savons que notre monde de pénitents sera de frugalité, mais parce qu'elle seule peut créer le bonheur, elle seule permet à chacun, à chaque homme et à sa famille, de se réapproprier la Vie spirituelle et de devenir autonome spirituellement comme économiquement. C'est une perspective impossible par le combat politique qui a toujours besoin "d'armées" humaines et oblige la politique à être toujours mobilisatrice, enregimentriste ; bref, le combat politique est toujours un combat contre l'individu. C'est pourquoi nous Pèlerins d'Arès devons réveiller l'envie de changer, le désir de vivre autrement. Avec la crise nous allons entrer en décroissance et c'est sans aucun doute là qu'est notre grande chance d'être entendus.
135C64 - Changer la vie de l'homme au sens donné par La Révélation d'Arès au mot changer. Oui, notre heure est proche. Nous allons pouvoir donner à notre mission spirituelle une vraie vision sociale.
135C71 - Nous n'avons jamais dit que La Révélation d'Arès n'inspirait pas une mission sociale inaliénable de la mission spirituelle, puisque celle-ci s'adresse à des hommes vivant en société.
135C82 - Dans tous les actes sociaux il devrait y avoir un souci d'agir en tenant compte d'un contexte intérieur, qui est toujours personnel, sans recourir à des lois générales et impersonnelles aussi glaciales qu'inadaptées. La grande règle de tout acteur social est de s'oublier et de n'exister que pour l'autre, celui qui le sollicite, en toute humanité.
135C90 - Nous aurons tout bonnement à spiritualiser ce monde pour qu'il surmonte ses déceptions matérialistes et change radicalement cette société, en commençant par la France bien sûr.

Je rejoins tout à fait le commentaire de notre sœur Marie-Odile (#150C57) et la réponse que vous lui faites, frère Michel.
Nous sommes arrivés à un carrefour, à la croisé des chemins où notre mission spirituelle basée sur la vraie foi et sur la pénitence doit trouver le passage avec la réalité du moment pour être mieux comprise des potentiels épis mûrs et faire entendre au monde — la Voix de fer (Rév. d'Arès iii/3, x/1, xvi/6), les cent voix de fer (Rév. d'Arès xvii/6) — que le véritable progrès ne passera pas sans changement de civilisation.
Marie-Christine L. d'Île-de-France


Réponse :
Merci, ma sœur Marie-Christine. En relisant attentivement ces extraits de mes réponses de la page de commentaire #135, je trouve en effet quelques idées qui pourraient être reprises sans un manifeste ou dans un programme.
Je vois que vous êtes attentive à ce que j'écris dans ce blog au point de prendre des notes, que vous sériez ou classez par objets. Cela m'émeut. Plus ce blog avance, plus je découvre son importance.
Quand je conçus et ouvris ce blog en 2006, je venais d'être abattu par un infarctus qui aurait pu me tuer. N'excluant pas que je pusse être près de la fin, je voulus m'élever au-dessus de petitesses que certains de mes frères ne m'avaient pas épargnées et montrer que je valais mieux que ce qu'ils semblaient penser: La "mission sociale" ou la mission n'importe-quoi qu'ils pratiquaient encore contre mes conseils m'avait montré leur évagation devant ma parole. Ce blog vint non pour répliquer à l'humiliation — l'humiliation ne me gêne pas ; humble je m'efforce d'être — mais pour me sortir de mon isolement et refuser la relativisation de la parole de Mikal (Rév d'Arès i/12, ii/18, xxi/10). Je savais que je pouvais être autre chose que le simple témoin et éditeur de Jésus et de Dieu ; je pouvais être prophète au sens le plus attendu du terme. Mais je ne savais pas que j'y parviendrais par ce blog.
J'ai déjà posté en cinq jours soixante commentaires pour cette entrée #150, mais j'en ai déjà reçu en fait plus de deux cents, dont beaucoup, c'est vrai, étaient sans intérêt particulier (frères et sœurs intéressés mais sans idées), ou hors de propos, ou faisaient double emploi, ou étaient interminables ou obscurs, mais je vois s'agrandir peu à peu l'audience de ce blog et je mesure l'intérêt qu'il suscite.
Dieu connaît l'importance de la Parole, puisque Celle-ci reste des siècles après chacune de ses Manifestations, mais le prophète doit de même savoir que sa parole lutte contre sa mort, peu importe quand et comment elle survient, parce que la parole prophétique demeure. Ainsi, je me sens sortir du temps quand je lis les commentateurs et leur réponds dans ce blog.
Encore merci, Marie-Christine.


15nov13  150C62
La Parti du Monde Changé !
Le monde changera avec des hommes changés.
 Qu'il ait une sensibilité communiste, libérale, sociale, démocratique ou autre, l'homme changé rend toutes entreprises possibles.
Le changement commence dans le cœur des hommes sans peurs ni préjugés, sensibles au bien et résistant au mal.
La politique ne sera plus le moyen pour les ambitieux de prendre le pouvoir, mais le moyen laissé aux plus généreux et aux plus audacieux d'exprimer leurs talents.
J'ai voulu écrire des choses simples pour être compris du quidam, qui ne comprend que les choses simples au départ.
Au Front de Gauche comme exemple avec ses idées surannées, très actif dans nos rues de Lorient,  j'ai voulu opposé la vie et tous les changements possibles. J'ai hésité à poursuivre ma réflexion me demandant si il y avait là matière à poursuivre…
Pascal L. de Bretagne-Sud


Réponse :
Le Parti du Monde Changé ! Encore une suggestion. Merci pour ce commentaire, frère Pascal.


15nov13  150C63
Je lis votre entrée 150 et les commentaires.
J'ai bien relevé dans ce que vous dites plusieurs points d'une direction, cependant je n'ai pas de réflexion [précise] sur le sujet. Je ne suis pas sûre de comprendre ce que vous souhaitez et surtout de pouvoir vous l'apporter.
Comment répondre à votre demande de réflexion puisque vous avez l'intuition que c'est une voie à prendre ?
Est-ce un tract "contre-politique" spécifique aux Pélerins d'Ares que vous souhaitiez qu'on réalise ?
Créer un parti ? Ou plein de petits partis du reste et du petit reste autour de La Révélation d'Ares ?
Les frères peuvent-t-ils encore vous donner une tribune ?
Ou connaissez-vous des frères et sœurs parmi nous qui peuvent monter au devant d'une tribune spirituelle anti-politique ?
Un Parti du Temps qui Vient (150C59) ?
Des petites unités de pénitents ? Descendrions-nous dans la rue, Pélerins d'Ares de France et sympathisants pour dire qu'il est temps de devenir vertueux, de dire non à la spoliation politique (et religieuse), de dire que la gestion minimum d'un peuple ne se fait pas dans l'excès de loi et de taxe ?
Nous faudrait-il des portes-paroles parmi nous avec un beau langage pour parler au monde et des connaissances comme vous en avez ?
L'appel de cette entrée ne rejoins-t-il pas votre entrée #92 du 27 janvier 2009 "Le courage d'être" ?
Déjà dans tous ce que vous dites il y a pleins d'arguments pour notre moisson de rue :
    La Révélation d’Arès est conçue pour vaincre l’Histoire,
    Le Français attend un changement plutôt qu’une révolution et ses malheurs. Nous lui proposons de changer de vie pour changer le monde (Rév d’Arès 28/7, 30/10-11), changer est un bonheur, d’abord le bonheur que donne l’audace de dire non avec amour, non avec des invectives et des armes, et lui rappeler que cela est déjà politique en soi.
Je joins à mon commentaire la vidéo "Les Sacrifiés" de l'UPA, les entreprises de proximités. Pour moi les artisans représentent le travail idéal du monde changé. Je me dis qu'en Éden nous serons (tous) artisans (si la vie ressemble à celle d'aujourd'hui ?). Ils symbolisent la vie des petites unités auxquelles il faut revenir. Actuellement la politique détruit cette vie.
Stéphanie M. d'Île de France


Réponse :
Ma sœur Stéphanie, pourquoi toutes ces question ? Si vous me lisiez bien, vous sauriez ce que je recherche pour le moment.
C'est très simple.
Il s'agit seulement pour l'heure, et je l'ai dit un peu partout, d'introduire dans notre mission, laquelle est et restera toujours une mission de Fond, donc spirituelle, quelque chose (dans le texte, ou en exergue ou addendum, ou séparément) qui montre aussi aux gens à qui nous parlons que nous ne sommes pas des anges attardés sur la terre et que nous ne vivons pas dans un rêve ou un nuage, mais que nous sommes aussi des citoyens de ce monde qui partageons leurs soucis, notamment leurs soucis face à la politique et que nous avons sur la question une idée fondée sur La Révélation d'Arès. Rien de plus pour l'heure.
Mais j'dmets que certains commentaires font penser qu'il s'agit de quelques chose de plus engagé politiquement ou antipolitiquement, puisque des frères parlent de Parti du Temps Qui Vient, de Parti de L'Homme Changé, etc., ce qui suppose une organisation active. Je prends note des idées qu'ils me donnent dans ce sens, mais ce n'est pas le but recherché pour le moment.


15nov13  150C64
Les Français rejettent les hommes politiques, mais ne peuvent pas pour l’instant se passer de politique.
Des siècles de soumission ne rendent pas possible à l’homme commun de retrouver sa liberté.
Vous avez raison, il nous faut accompagner nos frères humains à un changement radical qu’ils ne peuvent concevoir eux- mêmes.
La mission nous permet de côtoyer des personnes que nous n’aurions jamais connues si l’envie [et la nécessité] de trouver l’épi mur ne nous habitait pas.
J’avais pris l’habitude de me détacher de la politique politicienne. Mais si le mot politique est le cadre générale d’une société organisée, un peuple d’homme frères, il nous faut un minimum de règles et de discernement.
Dans ma mission, j’en viens suivant l’échange, à parler de sociétés futures de pénitents dont le pilier serait La Révélation d’Arès et le Sermon sur la Montagne.
En dehors du tout spirituel, où je parais peut-être voler sur un nuage aux yeux de mon missionné, il me faut comprendre les soucis actuel de mon frère quidam. Pour cela, quand le besoin s'en fait sentir, J’ai trois thèmes qui me paraissent être importants pour moi  (il y en a d’autres).
1/ Le travail (la participation ou l’échange)
Chacun se doit de participer avec ses moyens à la vie de la grande famille humaine sans chef, mais avec des fédérateurs, capable de discerner et dynamiser  les talents de chacun. Le travail devrait  permettre d’être créatif, de pouvoir s’épanouir, d’exprimer le bien et de faire de lui un acte de partage et d’évolution, même dans les taches ingrates, et nous permettre aussi de faire quelque chose de beau en associant Madame Nature — Car le travail est bon à l’ouvrier et il en reçoit son salaire (Rév d'Arès 16/8).
2/ Le commerce (l’échange ou le partage)
Il doit être un moyen d’échanger, de partager des denrées, du matériel, de la technologie, pour l’évolution et le bien-être des hommes, détruire l’usure. Il permet aussi d’échanger avec d’autre cultures, d’autre compétences, de préserver le coté artisanal  et l’indépendance de chaque groupe humain  — Qu’ils méditent vite Ma Parole ceux qui fixent le prix de la terre, le prix du fer et du feu, le prix de la prière, le salaire de l’ouvrier, l’intérêt de l’argent (Rév d'Arès 28/24).
3/ L’éducation (transmission ou le partage)
On a le devoir de partager avec l’autre, surtout les enfants — Aime les enfants, veille sur eux, enseigne les avec patience et reçois-les à l’Assemblée (Rév d'Arès 36/20) — donner le meilleur de notre savoir pour lui permettre de pouvoir s’adapter à toutes les difficultés de la vie pour la rendre meilleure, trouver le discernement  suffisant pour grandir comme pénitent vers ce bien qui nous libérera du péché.
Voila ma petite participation à ce blog.
Cela peux paraitre ridicule et simpliste, mais en approfondissant, le missionné y trouverait peut être un créneau d’approche du bien et d’enthousiasme.
Alain et Fatiha du Rhône


Réponse :
Merci pour ces suggestions, sœur Fatiha et frère Alain.


15nov13  150C65
Merci frère Michel pour cette entrée particulièrement stimulante, merci pour les riches contributions de mes frères et sœurs et pour vos réponses qui clarifient progressivement le sujet.
Puisque vous faites allusion au Big Brother d'Orwell, rappelons que Wiston, le héros du roman "1984", découvre à la fin du livre que le mouvement de résistance dans lequel il s'est engagé est en fait totalement suscité et  instrumentalisé par le pouvoir en place, et qu'il a été manipulé de bout en bout à son insu. Le cas dépeint par Orwell est particulièrement extrême et machiavélique mais doit nous faire réfléchir.
La politique est sale et salissante. Nous ne devons pas espérer mettre les pieds dans ce bourbier et garder notre tunique blanche. 
Je ne dis pas cela sous un angle moral, que l'on se comprenne bien (les Pélerins d'Arès ne sont ni moralisateurs ni puritains) mais sous un angle réaliste : La politique fait très souvent remonter à la surface le pire de l'homme et provoque une agitation mentale et émotionnelle dont il est très difficile de se garder indemne, même lorsque l'on est motivé par des intentions généreuses et que l'on est dépourvu de calculs et d'ambition personnelle. Il faut une âme très forte pour rester lucide, détaché  et serein dans le contexte d'une lutte politique, pour ne pas se laisser emporter par les passions, gangréner par l'esprit simplificateur et partisan, égaré par les manipulations, les provocations, les récupérations  et les désinformations de toutes sortes.
Il me semble qu'il est impossible d'entrer dans l'arène politique sans y perdre des plumes spirituelles… Orwell a été engagé en politique de tout son cœur et de toute sa force et, en même temps, avait une véritable aversion pour la politique dont il connaissait trop bien la part d'ombre, paradoxe douloureux par lequel il nous faudra peut-être passer…
Pour ma part, je vois un grand danger dans le fait de descendre dans l'arène politique.
Nous pouvons ainsi nous retrouver piégés et entrainés bien au-delà de ce que nous imaginions au départ.
Cela doit-il nous faire reculer pour autant ? En fait, je n'en sais rien, je n'y ai pas réfléchis en profondeur. Ne faut-il pas accepter de "descendre en enfer" comme vous le dites en citant un père de l'Eglise? Si nous le faisons, nous devons le faire en connaissance de cause et en en mesurant le risque pour nos âmes, mais aussi pour l'avenir de notre mouvement.
Le sage Muhammad (Rév d’Arès 2/9) a fait le choix de la guerre. Peut-être était-ce l'unique choix possible face à des Mecquois intraitables et violents. Grâce à ce choix courageux, la Révélation coranique a été préservée, mais les conséquences n'ont pas été que positives, loin de là (l'impact négatif de cet héritage guerrier imprègne encore  aujourd'hui l'imaginaire islamique). Le cas de la guerre est un cas limite, certes, mais je vois tout de même un parallèle entre la politique et la guerre. Je vois dans la politique une forme de guerre de très basse intensité.
Si nous faisons le choix d'entrer sur le terrain politique, nous devons savoir que nous ne garderons pas la pleine maitrise des processus, que nous passerons vraisemblablement par des chemins d'ombre où l'on nous attirera malgré nous et que les actes que nous poserons dans le relatif embrouillé de la politique à court terme pourront influencer négativement nos frères des générations (Rév d’Arès 13/7; 24/2) à venir.
Si le prophète de Dieu lance une action de type politique, je m'efforcerais d'être à ses côté selon mes capacités.
Que cela me plaise ou non. Je fais confiance à l'homme du Dessein (Rév d’Arès 28/27).
Mais j'avoue ma réticence et ma préférence pour des types d'expérimentations sociales et économiques moins en prise directe avec la politique. Nous devons apprendre à vivre une liberté et une responsabilité toujours plus grandes dans les interstices du système, réapprendre l'autonomie vis-à-vis de l'État, apprendre concrètement à nous passer de lui et nous réapproprier nos vies, dans toutes ses dimensions (ce qui passe parfois par l'acceptation d'une certain précarisation et d'une irrégularité ou désobéissance civile  bien pesées).
A la confrontation politique directe, je préfère travailler à la mise en place de "bases arrières", de réseaux d'entraide, de résistance  et de prospectives pratiques en marge du système. Outre que l'Histoire montre clairement qu'aucune résistance politique n'a jamais abouti sans réseau de soutiens, officiels et/ou cladestins; et sans bases arrières bien rodées et opérationnelles. À ma connaissance, nous n'avons rien de tout cela. Ne serais-ce que pour cette raison, il me semble que l'entrée sur le terrain politique est prématurée.
Encore merci pour tout ce que vous nous donnez. Je prie avec vous.
Thierry de la Drôme des collines.


Réponse :
Voilà un commentaire plein de sagesse, de mesure, une réflexion profonde, et je vous en remercie.
Je partage entièrement votre prudence, sur tous les points que vous évoquez.
Mais je rappelle qu'il ne s'agit pas pour moi actuellement d'entrer en politique, mais comme je viens de l'écrire à sœur Stéphanie M. d'Ile de France — certains frères dépassent ma pensée mais en exprimant leurs propres pensées ils font ce que je leur demande  —, donc comme je dis à Stéphanie: "Il s'agit seulement pour l'heure, et je l'ai dit un peu partout, d'introduire dans notre mission, laquelle est et restera toujours une mission de Fond, donc spirituelle, quelque chose (dans le texte, ou en exergue ou addendum, ou séparément) qui montre aussi aux gens à qui nous parlons que nous ne sommes pas des anges attardés sur la terre et que nous ne vivons pas dans un rêve ou un nuage, mais que nous sommes aussi des citoyens de ce monde qui partageons leurs soucis, notamment leurs soucis face à la politique et que nous avons sur la question une idée fondée sur La Révélation d'Arès. Rien de plus pour l'heure."
Merci, frère Thierry, pour ce commentaire bien dit.


15nov13  150C66
Bien que je ne sois pas du tout dans la réflexion politique — j’ai vécu des années sans voter — j’essaie néanmoins de vous envoyer quelques bribes [de pensée]. Il y a peu de temps, je me suis fait traiter de doux rêveur sur le champ ; c’est un signe de temps durs et de mon insuffisance, de l’éloignement (comme le sont les politiques, mais sur un autre plan) de la réalité du terrain. Cette entrée 150 me force à creuser.
Pour être reconnu et identifié à ce que nous sommes vraiment, tout de suite dans la rue en moins de deux minutes, il nous faut des termes qui condensent nos exigences spirituelles, mais qui ne nous mettent pas sur des petits nuages. Même si nos mots sont sensés, il faut bien des mots qui disent notre détermination morale, sociale, philosophique en tenant compte des difficultés matérielles professionnelles. Il faut encore veiller à ne pas retomber dans le tout moral, social, philosophique. J’étale donc ici quelques idées car je n’arrive pas à aller plus loin, mais qui peuvent déclencher d’autres idées, sur ce qui nous définirait à peu près, car les mots ne sont pas les choses [qu'ils désignent]. S’ils l’étaient, il suffirait d’enlever les mots pour enlever les choses : le mot mal par exemple.
Je dis cela parce que, par exemple, on emploie facilement le mot pénitent sans être pénitent.
Je reviens à ce qui pourrait nous qualifier à peu près : Parti Réaliste, Parti du Bon Sens ( manque le spirituel), Parti de la Pénitence ( associé un terme politique à un terme spirituel), Parti de la Gestion Généreuse (sous-entend collectif, amour sans domination), Parti de l’Autogestion (déjà dans les inconscients, donc une piste), peut-être Autogestion Pénitente (typiquement arésien) ou plus large Autogestion Spirituelle qui suppose la foi, mais encore spirituelle pas religieuse, et Autogestion, qui déjà dans les esprits signifie se gérer collectivement sans pouvoi.
J’en suis donc à Parti d’Autogestion spirituelle (parce que l’autogestion véritable ne peut s’exercer qu’avec des préalables individuels: liberté, amour, écoute, capacité de proposition, décisions communes, etc. et réalisables qu’en petites unités humaines, sinon on retombe dans une hiérarchie décisionnaire
Pas très original, de dire Parti d’Autogestion Spirituelle, mais au moins le mot Parti nous met dans la sphère politique sans faire de politique et sonne à l’oreille du passant et puis ça fait "parti sans parti pris", qui nous permet de ne pas être pris pour une secte, de ne pas être inféodé à des idéologies et puis il y a aussi des considérations autres que politiques sur le mot "parti", le parti poétique, le parti humaniste, qui ne nous enferme pas non plus dans le domaine politique. Condensation en quatre termes d’une possibilité de déploiement de réflexions.
Charlie du Nord


Réponse :
Parti d'Autogestion Spirituelle signifierait que l'Autogestion ne s'effecture que dans le spirituel, c.-à-d. dans le domaine de la foi, de la prière, des perspectives eschatologiques, bref, de la spiritualité. Il faudrait plutôt dire, pour désigner ce que vous comprenez par ces mots, Parti d'Autogestion par des Spirituels, mais ce serait trop long et peut-être amphigourique.
Je pense que Parti d'Autogestion suffirait, car je pense qu'aucun autre parti politique ne parle d'autoègestion actuellement.
Merci pour ce commentaire, mon frère Charlie. Il est intéressant en ceci qu'il évoque l'opportunité "d'être reconnu et identifié comme ce que nous sommes vraiment, tout de suite dans la rue en moins de deux minutes." C'est-à-dire, comme des citoyens eux aussi en butte aux réalités quotidiennes qu'impose la politique.


15nov13  150C67
Je fais court pour ne pas alourdir la lecture de cette entrée qui, de mon point de vue, vient juste à propos au regard de l’environnement économique et politique du moment.
Il existe de par le monde des groupes, apparemment indépendants politiquement et de surcroit compétents, qui réfléchissent  à la façon d’envisager le fonctionnement politico/économique d’un monde changé.
Parmi toutes les solutions proposées  l’une d’entre elles  me semble coller de près au verset (Rév d'Arès xix/22) : L(es) homme(s de)vien(nen)t les frères, (et le monde) le nuage (d')or (où) les nations (s')embrassent, (où) le frère ne vend pas le pain (et) la laine.
Peut-être pourrions-nous dans un premier temps nous montrer ouvertement solidaires en soutenant de façon appuyée ce genre d’initiative. Notre caractéristique spirituelle en serait sauvegardée de part le sujet traité qui au final s’appuie, sans que les protagonistes le sachent, sur la Parole comme moteur et ce, sans le savoir [?].
Il faudra bien se jeter à l’eau.
Certes, j’ai bien conscience que cette proposition n’est pas en totale adéquation avec ce que vous recherchez: "politiser notre refus de la politique", mais il nous faudra bien amorcer la pompe et partir de quelque chose, bon ou mauvais mais améliorable, pour acquérir l’expérience et la compétence nécessaires, afin d’avancer vers des propositions collants à la réalité des choses. À nous par la suite de les ajuster selon notre vocation spirituelle.
Je vous propose de visionner la Vidéo suivante : "Le revenu de base" :
http://www.youtube.com/watch?v=cwdVD-Z0



Ce serait une bonne occasion de politiser notre mission sans véritablement nous inscrire dans l’action politique. Nous ne sommes pas le seuls à réfléchir au bien être des hommes.
C’est un projet à long terme qui ne répond pas à la problématique immédiate. Certes, il s’inscrit dans la durée, mais c’est aussi notre rôle de nous projeter.
Daniel P. de Bretagne-Est


15nov13  150C68
Je me disais en regardant votre vidéo d'accueil sur Internet que vous avez une manière simple de vous exprimer qui est claire et agréable, cela donne envie de vous écouter davantage !
Alors, pourquoi ne pas faire de petites vidéos assez courtes (devant votre ordinateur qui possède apparemment une caméra intégrée) et choisir un thème comme celui du pardon tout en parlant de vos expériences personnelles afin d'approfondir le sujet.
Les sujets peuvent ainsi varier : Parler de la prière, de l'Amour du couple, de la Liberté, etc.
Bref, communiquer autrement que par le biais de l'écriture.
Le Père et Jésus se sont adressés à vous par la Parole et vous les avez physiquement vus. Alors, pourquoi ne pas faire la même chose à votre niveau ?
Transmettre ces notions de spiritualité par vidéo permettraient certainement aux gens de mieux comprendre le fond du mouvement.
Une Bretonne anonyme


Réponse :
Je pense que vous parlez de ma vidéo sur http://michelpotay.info.
Merci, ma sœur anonyme. Décidément, la Bretagne est un jardin d'idées en tous genres pour la mission.
Ce que vous proposez est depuis assez longtemps programmé, ma sœur, mais il me faut trouver le temps de préparer, composer et réaliser les vidéos en question. Ce temps, je ne le trouve malheureusement pas. Je suis seul et débordé.
Mais cela viendra. Merci de me le rappeler.
Je pourrais en effet échanger la vidéo actuelle de michelpotay.info par une vidéo évoquant notre position vis-à-vis de la politique.


15nov13  150C69
Permettez-moi d'ajouter un mot à mon commentaire 150C35, puisque vous avez choisi de le publier sur votre blog.
Je n'y ai parlé de pénitence que légèrement, en citant surtout la polone, parce que mon commentaire était destiné au petit reste qui connaît tout cela.
Mais il y a une chose plus intéressante dans ce manque, lorsque je présente le concept d'EIA.
Vous répondez en 150C57 : "Générosité, petites unités et dangers du pouvoir actuel peuvent-ils former l'axe d'une action dépolitisante ?" Ce sont en effet des points de repère que j'ai donnés dans mes réponses précédentes. Ils viennent en parallèle de l'idée de pénitence, point central du tract crayonné par notre frère Denis H. du Pays de Loire (150C56).
Je pense aussi que "Générosité, petites unités et dangers du pouvoir actuel" sont des idées qui pourraient être retenues pour construire une idéologie politique. J'ose utiliser ici le terme d'idéologie, dans l'esprit de votre entrée précédente, parce que cela aide à comprendre la nature radicalement différente de ce message politique éventuel, en opposition au message spirituel qui est et restera la base de la mission arésienne. Une idéologie est explicitement adaptée à la faiblesse d'une époque, et elle est donc mortelle, alors que le message spirituel est hors du temps, lorsqu'il s'incarne dans des missionnaires qui sont de vrais pénitents. Il me semble qu'il faudrait délivrer, lors de nos contacts de rue, les deux messages de manière articulée, cohérente bien sûr, mais en faisant attention à bien montrer la différence d'essence entre le message politique et le message spirituel.
C'est dans cet esprit que mon commentaire 150C35 propose le concept d'EIA.
La politique aujourd'hui comprend un ensemble d'idées générales plus ou moins figées en idéologies, et rassemblant des groupes humains qui à la fois s'affrontent et cohabitent. Proposer un positionnement politique, c'est forcément choisir un ensemble d'idées telles que par exemple 'Générosité, petites unités et dangers du pouvoir actuel'. Mais le jeu politique est aussi encadré, au-delà des idées choisies à une élection ou décidées par un gouvernement, par un ensemble institutionnel très complexe qui commence par des constitutions (nationales, européennes...), comprend des institutions avec des structures (assemblée, région, commune, parti, ONG...) et des règles de fonctionnement (lois, règlementations, procédures...), et enfin par des comportements humains plus ou moins recommendables.
L'idée institutionnelle d'EIA est une façon, parmi d'autres, de remettre en cause l'énorme édifice institutionnel qui pèse sur nous et qui fonctionne très concrètement comme un étouffeur de liberté et de créativité.
L'idée d'EIA descend dans l'arène de ce système absurde, mais plus ou moins implicite pour l'homme de la rue, pour aider à mettre en pratique des idées politiques à la fois bien formulées et mortelles. Elles sont dans ce cas mortelles à double titre, parce que l'idée d'EIA n'aura plus de sens dans un monde changé, et parce que chaque EIA est une expérimentation politique conçue comme mortelle.
C'est ainsi que, dans mon esprit, une proposition politique des Pèlerins d'Arès pourrait être 'Générosité, petites unités et dangers du pouvoir actuel' plus 'EIA comme cadre des petites unités'. Mais il est essentiel qu'elle soit bien séparée du témoignage spirituel porté par le missionnaire. Sa pénitence est un témoignage vivant qui est à la fois une idée et bien plus qu'une idée.
Par sa technicité, la proposition d'EIA est probablement trop spécifique pour la plupart des missionnaires. Elle aiderait cependant à séparer le message politique et le témoignage spirituel. En conclusion, je me demande toujours si votre question 'politiser notre refus de la politique ?' a une réponse positive, mais chacun est là pour contribuer à faire avancer la réflexion.
Patrick JoursDeGris d'Ile de France


Réponse :
Merci, frère Patrick, pour cette seconde contribution, mais très franchement j'ai du mal à vous suivre. J'avoue ne pas très bien saisir le sens exact de votre idée d'EIA et même je le trouve compliqué par rapport à votre précédente contribution.
Il me faudra vous relire attentivement.


15nov13  150C70
L'idée essentielle que je retiens du commentaire de mon homonyme Denis H , c'est par quoi remplacer les moyens d'actions utilisés en politique qui sont toujours des textes de lois et des règlements , il y a une autre manière de résoudre les problèmes et c'est la pénitence En cela je rejoins tout à fait mon frère quand il écrit : "Parce que le pénitent se méfie des lois, qui sont par principes inadaptées à la vie humaine, car pesantes et toujours difficilement évolutives, et font oublier à l’homme que, dans chaque situation, il peut réfléchir, ce que ne fait pas la politique d’hier et d'aujourd'hui qui enchaîne l'homme à toujours plus de lois pour toujours moins de bien-être de vie," et : "Parce que la pénitence est un principe de vie, évolutif, là où la politique d’hier et d'aujourd'hui est un système lourd et figé, finalement inadapté à l’homme quoi qu’on en pense," et encore: "Parce que la pénitence ne vise pas, comme la politique d’hier et d’aujourd’hui, à faire l’aumône ou à panser les plaies des hommes, mais à les mettre debout pour qu’ils deviennent des acteurs pleins et entiers de leur vie."
J'avais d'ailleurs une réflexion en cours sur ce sujet que je vous transmets ci dessous.
Une autre chose: Les politiques et les syndicats s'appuient toujours sur des textes de lois pour résoudre les problèmes ou voter des subventions pour calmer les esprits, mais n'innovent pas. Les politiques créent sans cesse de nouvelles lois et règlements pour résoudre des conflits et les généralisent par la suite à tous. Toutes ces lois sont la plupart du temps un frein, car elles se substituent au bon sens et à la réflexion des hommes. De plus, elles sont si nombreuses et revêtent un caractère impérial, voir sacré, indiscutables sous peine de sanction.
Donc il faudrait aussi que cette force de proposition "politique" trouve d'autres alternatives aux lois pour résoudre les problèmes d'une part et d'autre part qu'elle propose de relativiser les lois.
Il faut peu à peu déréglementer la société qui s’asphyxie sous le poids de son arsenal juridique.
La vie évolue sans cesse et les lois qui ont un caractère rigide ne peuvent s'y adapter de manière intelligente, elles sont sans cesse dépassées.
Remplacer peu à peu les lois par le bon sens et l'intelligence spirituelle qui s'acquière par la pénitence, voilà aussi une autre alternative.
Jésus disait: La loi est faite pour l'homme et non l'homme pour la loi. Dans ce sens il met la loi au service de l'homme et non l'inverse, dans nos sociétés ce sont les lois qui asservissent les hommes.
Faire relativiser peu à peu dans l'esprit des hommes ce caractère sacré des lois et [suite pas claire :] que prend également la justice chargée de les appliquer. Tout cela bien sûr avec subtilité et discernement et sans bravade [?].
Dans La Révélation d'Arès, le Créateur dit par la bouche de Jésus Son Messager: Les princes du cultes couronnés et leurs docteurs serviles qui méditent avec art Ma Parole pour y trouver des lois, qui assurent leurs trônes et leurs chaires, à Jérusalem, à Rome , à Athènes, au delà des mers, partout où les princes ont établi leurs conquêtes... ayant gardé leurs docteurs pour faire de Ma Parole d'autres lois qui ne valent pas mieux que celle des princes [Rév d'Arès 3/4-5]
On voit bien dans ce passages et d'autres que le Créateur dans La Révélation d'Arès et dans toute Sa Parole n'instaure pas de lois et même les rejette. Il laisse l'homme libre face à Sa Parole qui lui donne l'intelligence [Rév d'Arès 32/5] du cœur s'il L'accomplit.
Denis K. (Bretagne Sud)


Réponse :
Merci, frère Denis, pour ce second commentaire qui manque de clarté par endroits, mais qui est axé sur l'inanité et la nuisance de la loi, que le Père, je le rappelle, appelle la loi des rats (Rév d'Arès xix/24), parce qu'elle n'est plus bonne pour les hommes ; elle est, à la rigueur, tout juste bonne pour les rats. La Révélation d'Arès dans tout son contexte que depuis Jésus la pratique du Sermon sur la Montagne remplace la loi. Or, hélas, la politique moderne repose à peu près exclusivement et plus que jamais sur la loi qu'elle promulgue.
Dire que la pénitence remplace la loi est un assertion tout à fait arésienne, mais c'était déjà une assertion il y a deux mille ans, aux jours de Jésus.
Je profite du sujet que vous abordez dans ce commentaire: la loi, et de ma réponse, pour me rappaler à moi-même et rappeler en même temps à mes frères et sœurs que
1. L'Évangile fut l'achèvement de la loi, qui avait tenu lieu de règle de vie tant bien que mal pour les Israëlites jusqu'à l'avènement du prophète Jésus.
2. La loi va jusqu'à Jean(-Baptiste), elle est remplacée par la bonne nouvelle du Royaume de Dieu (Luc 16/16).
3. Sur la croix le prophète confirme l'abolition de la loi. Jésus instaure la pénitence à la place de la loi: Ceci est mon sang, celui de l'Alliance, répandu pour beaucoup en rémission des péchés (par la pénitence), mots dont La Révélation d'Arès vient nous expliquer le vrai sens.
Montrer que la loi n'est pas seulement une inutilité, mais qu'elle est une marque de mépris de la politique envers l'homme qu'elle veut de toutes les façons possibles dominer, prouver incapable de se conduire sans les lois qui l'accablent, est en effet une des voies que nous pouvons introduire dans notre discours spirituel. Sous réserve de réflexion et de dosage, bien sûr.


15nov13  150C71
Ce commentaire a été affiché par erreur. Il a été retiré le 16 novembre 2013.


15nov13  150C72  
"Politiser notre refus de la politique..." J’ai lu tous les commentaires sur le sujet pour savoir si j’avais une autre réflexion, une réflexion qui tient le route comme ont dit.
Pour l’instant j’y réfléchis. Il y a des idées formidable, je retiendrais quand même la plus en accord avec notre foi arésienne celle de Denis H de Pays de Loire. 150c56
Nous ne pouvons pas faire de la désobéissance civique, nous nous retrouverions en prison vite fait, sauf de ne pas voter, d’ailleurs beaucoup de français ne vote plus et pour cause, puisque rien ne change. C’est toujours la même queue de vache (Rév d'Arès xxxv/2).
Pratiquement tous est à revoir dans le système d’Adam ce qui demanderais plus d’une vie d’homme — quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2). Mais comme vous dîtes, frère Michel, et en accord avec Marie-Odile de Midi Pyrénées 150c57,  il faut bien avancer.
La Parole nous dit : Tu aideras Mon Peuple, tu  aideras l’opprimé contre l’oppresseur, le spolié contre le spoliateur; avec les frères des steppes, ceux qui ne prononce pas Mon Nom, tu établiras l’équité (Rév d'Arès 28/10).
La politique comme la religion a fait trop de mal.
Aider toutes les actions qui vont dans le bon sens, d’où qu’elles viennent quand ce n’est pas que de la charité, — La charité ne suffit pas à changer le monde, vous l’avez écrit dans l’article "Soupe" —. Charité, générosité, c’est une composante de la vertu.
La France est séparée en deux, la moitié des français vote à droite, l’autre à gauche, nous tous comme le Père nous souhaitons le peuple de Dieu unis dans l’effort de bien : La pénitence.
Pour ma part, dire aux gens de prendre leur responsabilité dans le monde qui les entoure, c’est déjà faire de la politique.
Pour le peuple de gauche, cela fait écho à l’indépendance à l’anglo-saxone, assimilé au libéralisme qui est honni. Il leur semble en première approche que ça porte atteinte à la sacro-sainte solidarité.
Pour le peuple de droite, c’est plutôt la dérive anarchiste qui les inquiète.
Ça crée des blocages dans la mission.
Je ne fais pas tellement avancer la réflexion, mais je soutiens tous ce qui avance dans la voie spirituelle.
Simone du Limousin.


Réponse :
Hé hé ! "Dire aux gens de prendre leur responsabilité dans le monde qui les entoure, c’est déjà faire de la politique."
C'est juste, ma sœur Simone.
Mais serait-ce suffisant ? Je ne sais pas. C'est à réfléchir. Merci pour ce commentaire.


15nov13  150C73  
Je lis tous les commentaires de vos frères Pèlerins d’Arès (sans oublier les sœurs tout aussi importantes pour vous, je sais) et je me dis: Ces hommes et ces femmes ont une grande valeur spirituelle. Ils ont la volonté farouche d’avancer, de convaincre le monde qu’il faut n’avoir qu’une ligne de consuite: La Révélation d’Arès et en finir avec les lois, qui s’accumulent et étouffent toute vie et toute entreprise sous leur poids énorme.
Mais s’il n’y a plus de loi ? Eh ben, il n’y aura plus de députés, plus de politiciens. Voilà pourquoi ces gens tiennent tellement aux lois. C’est par elles qu’ils s’imposent. C’est pour empêcher de faire de nouvelles lois et surtout d’abroger la masse des anciennes qu’ils vous empêcheront toujours d’être élus députés, vous et vos frères. Regardez le Front National ! Ils récoltent 16 à 17 % des suffrages en France et Ils ont... 2 députés. Ce serait à mourir de rire si ce n’était pas la triste et évidente preuve du trucage de l’élection. Tout est prévu par les politiciens des deux grandes majorités pour empêcher l’accès au Parlement de gens comme vous, car les Pèlerins d’Arès ne sont pas les seuls, loin de là, à vouloir changer quelque chose dans ce pays.
Mais c’est surtout à vous, frère Michel, que je pense.
Je sais que vous êtes pratiquement seul. Vous travaillez entre 13 et 16 heures par jour. À 84 ans ! Vous n’arriverez jamais — même avec l’aide de Dieu et je crois que vous l’avez, c’est évident — à mettre au point un plan, très difficile et délicat à définir, pour donner à votre mission une inclinaison légèrement politique, mais suffisante pour faire sentir au monde que vous êtes bien, vous et les Pèlerins d’Arès, des gens du monde.
C’est ça au fond que voulaient faire les frères qui se donnèrent à la "mission sociale", que vous déplorez régulièrement dans ce blog, mais aucun d’entre eux ne se donna la peine de lancer une consultation sur la question comme vous le faites. Ils ont procédé à la va-comme-j’te-pousse et c’était inévitablement d’une pauvreté et d’une nocivité (involontaire) dont vous paierez les conséquences longtemps encore. Mais passons !
Après tout, je vous connais assez mal. Je ne vous connais qu’à travers ce blog, que vous avez commencé en 2006, donc quand même 32 ans après les apparitions de Jésus. J’ai du mal à réaliser ce que vous pouvez faire et en même temps je vous suis... comment dire ? Passionnément.
Je crois que je vais passer au 32 rue Losserand un de ces jours.
Je vais essayer de réflechir un peu plus à la question que pose votre entrée #150.
Ceci est ma première intervention sur ce blog.
Sidoine F. d’Ile de France


Réponse :
La réflexion et la décision sont des actes très dévalorisés aujourd'hui, de même que l’engagement et la responsabilité par rapport à la situation. Les gens se rendent compte que le pays ne va pas, mais ils n’arrivent plus à en avoir une idée précise par l’analyse personnelle, pas si difficile pourtant, de la situation. Ils ont en tête quelques éditoriaux dans les journaux, s’en servent par-ci par-là, mais ce n’est pas leur réflexion à eux, c’est la réflexion de quelques uns. Ce monde, du reste, ne fonctionne plus que sur la réflexion de quelques uns.
Aussi trouvé-je très encourageant — je dirais presque enthousiasmant — de voir qu’un certain nombre de mes frères et sœurs, dont vous Sidoine que je connais à peine, font maintenant l’effort de réfléchir.
Je suis heureux qu’ils découvrent que la liberté n’est pas ce à quoi la politique l’a réduite : à l’économie de marché, mais un état sacré de l’homme, qui doit retrouver les chemins de la liberté, de la vraie, de l'absolue.
Liberté de réflexion notamment. Dernièrement je parlais à quelqu’un et je lui dis : "L’esprit de compétition dans la travail comme dans l’économie a détruit le mécanisme de la solidarité, qui pour fonctionner à besoin de liberté absolue." Et il m’a regardé, comme abasourdi, comme s'il sortait d’un coma, et il m’a dit : "C’est drôle... Cette chose-là, plus personne n’y pense plus."
Je n’aurais jamais pu devenir la prophète que le Père me demandait d’être sans retrouver ma liberté absolue. Il m’a fallu quelques années pour ça. Pendant ces années-là je ne supportais pas qu’on m’appelât prophète. Je me qualifiais de témoin, de frères aîné, mais jamais de prophète. De même, aujourd’hui, des frères et sœurs ne supportent pas encore qu’on parle, par exemple, de pénitence. Je ne crois pas comme vous que la malheureuse "mission sociale" vint d’un manque de réflexion de mes frères, mais je crois qu’elle vint de leur rejet de mots comme Dieu, péché, pénitence, âme, prière, etc., qu’ils ne pouvaient pas prononcer faute d’être devenus spirituellement libres (Rév d’Arès 10/10). Or, les clés d’une bonne mission sont liberté, choix, responsabilité. Liberté d'abord ! Nous Pèlerins d’Arès sommes une sorte de bête noire des religieux, des politiques, de leur presse, des bien-pensants et de l’université. On peut à peine imaginer que le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique, qui comporte aussi la sociologie), par exemple, ne se soit pas encore intéressé à La Révélation d’Arès et aux Pèlerins d’Arès depuis presque 40 ans ! C’est, à mon avis, tout simplement, parce que notre regard sur l’homme (notre ontologie), nos perspectives sociales et économiques, notre philosophie (j’emploie volontairement des mots que des scientifiques peuvent employer) tranchent complètement sur l’ordre moral hégémonique. On pensait que la foi et les espérances qui sont les nôtres étaient du passé révolu, que c’était fini depuis l’antiquité chrétiennes, qu’on n’en entendrait plus jamais parlé puisque dès le 4ème siècle Constantin avait mis l’église au pas, et puis hop ! tout à coup 2.000 ans plus tard, ça repart.
Quant à moi, que peut-on attendre de moi ? Côté Dieu, bien sûr, il y a
La Révélation d’Arès depuis 40 ans en 2014. Mais côté monde ? C’est un peu comme la maïeutique socratique. J’ai dû d’abord me déculturer, puis voir les choses, les observer, les mettre en question, faire l’état des lieux... C’est très long.
C’est sans doute pourquoi Dieu me donne vie et encore un peu d’énergie à mon âge alors que j’ai des problèmes de santé qui auraient dû depuis des années m’allonger dans le cercueil. J’ai un coronarite carabinée, un rétrécissement aortique très serré, mais je ne sens ps ces maux, je ne suis pas le soufflet de forge que je devrais être dans l’effort... Le médecin qui m’a fait les examens, un crac en la matière, me regardait avec des yeux un peu ahuris. Bref, j'ai endossé la vérité existentielle du monde et maintenant je peux faire davantage de choix. J’espère que ce blog, qui est en fait un partage d’idées et de propos de toutes sortes avec mes frères, va me permettre de faire un nouveau choix. Il n’est pas facile à faire, celui-là. Je prends mon temps.


16nov13  150C74
Avec la Révélation d'Arès et le travail gigantesque que vous avez accompli depuis presque 40 ans pour la mâcher en miel (Rév d'Arès xii/5), prophète Mikal, nous savons que nous venons d'une époque lointaine, et pourtant encore présente dans nos sens grâce au souffle de Dieu qui nous permet d'être touchés par la Beauté servante du Bien" (12/3); époque où le Créateur visitait le peuple en Éden [Genèse 3/8] quand la pénitence, permanente recréation au Bien, existait.
Nous savons que nous sommes passés, avec le mauvais choix d'Adam, par une dégradation progressive de notre nature spirituelle qui mena au Déluge, puis que les religions apparurent ensuite mais ne purent jamais envisager la renaissance de l'homme par la pénitence. [Ils envisagèrent] seulement la clémence, la miséricorde, la pitié, les miracles en échange de pratiques et observances, et cela malgré les appels des prophètes, notamment il y a 2.000 ans celui de Jésus avec le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch. 5 à 7).
Comme vous l'écrivez dans l'article "Pénitence," de nos jours les religions sont encore confinées à la distribution de consolations, de pardons, de prières de demande et supplication, etc. [Elles] ne comprenant pas que le grand miracle de la recréation, ou rédemption, est un labeur (Rév d'Arès 31/6) que tout homme doit entreprendre en lui-même et autour de lui sans considération de ses origines.
Pour moi, ce labeur est en marche en France, en Europe et au delà des mers chez beaucoup de gens qui ont quitté les religions et n'attendent rien des politiques, et plus particulièrement chez les jeunes.
Avec notre mission, nous touchons bien au delà de la rue; je le vois, ne serait-ce que dans ma famille élargie — qui est très vaste et étendue géographiquement — et chez des amis ou relations non politisés, avec lesquels j'ai pu œuvrer au cours de ma vie.
La mission de Jésus était concentrée dans un lieu géographique, elle s'est étendue ensuite.
La mission de La Révélation d'Arès, à l'inverse, est répandue sur la planète — essentiellement dans la famille abrahamique — de façon isolée pour l'instant, mais des liens inattendus pourraient bien rassembler ces unités dans un temps pas si éloigné.
"Politiser le refus de la politique" de sorte de renforcer dans ce sens nos arguments à la mission, je suis pour !
Mais s'afficher comme un mouvement qui refuse la politique risquerait de dénaturer le fond de notre mission qui doit passer par les humains.
Marcelline S. d'Ile-de-France


Réponse :
Ici, ma sœur Marcelline, vous parlez de l'universalité de notre mission en l'estimant "répandue sur la planète" à l'inverse, selon vous, de "la mission de Jésus concentrée dans un lieu géographique" et seulement "répandue ensuite." Ce n'est pas vrai. La mission de La Révélation d'Arès fut confinée elle-aussi au trou d'Arès et à ses environs: Bordeaux en particulier, assez longtemps avant de se répandre.
Mais je crois que l'enseignement de Jésus en Palestine il y a 2.000 ans et son enseignement à Arès en 1974 étaient l'un et l'autre libérateurs et ne pouvaient que se répandre sur la planète tôt ou tard.
Étant tout à la fois des humains devenus libres (Rév d'Arès 10/10) et des libérateurs, nous pouvons poursuivre notre œuvre de libération spirituelle, que nous prêchons par la pénitence, en faisant maintenant allusion à la  libération sociale ou libération de la chair et de l'esprit indissociable de cette libération qu'est la naissance de l'âme.
Je suis heureux que vous soyez "pour renforcer dans ce sens nos arguments de mission."
Vous avez raison de dire que "notre mission" touche "bien au-delà de la rue" et que notre labeur est — je vous traduis — de nature uiniverselle. Entre la foi pure qui est la nôtre et le changement du monde (Rév d'Arès 28/7), qui sera un changement social, la relation n'est pas indirecte ou collatérale, c'est un rapport d'inhérence pure. Cette inhérence existe déjà en puissance et c'est dans cet esprit que nous allons la glisser dans notre mission spirituelle.
La pénitence a pour but de libérer des puissances de Bien enfouies ou entravées, y compris celles qui assument l'équilibre du monde au-delà de l'équilibre de l'individu pénitent. Mais tout cela est étroitement lié. La pénitence rend possible un état de liberté collective que l'humanité n'a plus jamais connu après la mauvais choix d'Adam.
Merci pour ce commentaire, sœur Marcelline.


16nov13  150C75
Un exemple de revendication pratique et progressive possible venant de ma prise directe avec ce monde de la politique et de la loi qui pèse dans mon métier.
Je n'ai copié cette idée nulle part aussi peut-être la formulation n'est elle pas optimum.
Je crois qu’on est en train d’atteindre dans un autre domaine du mal, le début du niveau "maladie mentale et spirituelle" que les pays de L’Est avaient atteint avec leurs dénonciations tous azimuts où chacun dénonçait n’importe qui à la Stasi, au Kgb. Il y a chez nous une dureté et une explosion permanente de colère, une manière de peser sur les autres pour exprimer ce qu’on a à exprimer  qui arrivent partout dans le monde social.
On s’envoie tous promener les uns les autres pour un oui, pour un non. Les organismes menacent. Même l’Ordre des Architectes menace ses membres, eux qui avant étaient toujours dans la culture du rapport fraternel et courtois. J’y vois la conséquence directe de tout ce climat permanent de punition-sanction, brimade comme vous le soulignez et de politique qui pèse. On croit qu’en pesant sur l'homme on va arriver à un homme bon qui fait les choses correctement.
Ce matin mon buraliste-patron de bar qui faisait remarquer à un sdf qu’il ne devait pas mettre sa bouteille dans la poubelle ordinaire mais dans un endroit spécialement conçu pour cela a eu pour toute réponse un poing dans la figure. Je comprends ceux qui cassent les radars, j’ai eu la même idée spontanée, le  trop-plein est  atteint. Beaucoup vont disjoncter, j’en ai peur, c’est devenu comme physiologique. D’où une opportunité pour faire passer l’idée qui suit.
Il me semble qu’en ce moment  il y a une ouverture pour lutter contre l’idole de l’esprit (Rév d'Arès 23/8), "loi sanction", en transférant une partie des lois sanctions en conseils libres sans sanctions mais avec encouragement. Car quantité de lois ne sont en réalité que des conseils de savoir-faire ou de sagesse pratique. Mais enrobés de punition et de sanctions par habitude politique et par manque de réflexions de discerner ce qui est vraiment important à mettre en valeur et comment porter les hommes à faire bien .En exemple: Pourquoi punir ceux qui ne veulent pas mettre de prises de téléphone et de télé dans leur chambre (Obligatoire maintenant dans tout logement sous peine de ne pas avoir le certificat de conformité d’installation électrique valide, donc pas de branchement EDF !)
Cela introduirait la notion de "conseils libres" qui encouragent au bien, au beau, au librement réussi, au travail bien fait, qui seraient les pendants positifs des lois, fabriqués par les mêmes personnes mais réorientées vers la générosité et l’intelligence. Ce qui allègerait la pression sur les individus et montrerait qu’on peut voir les choses différemment qu’en prenant pouvoir.
Peut-être, par extension, les hommes commenceraient-ils à comprendre notre message d’efforts libre de la pénitence et comprendraient qu’ils n’ont pas besoin qu’on les oblige pour faire  les choses intelligemment pour le bien des autres.
Je crois que quantité de lois pourraient quitter le giron de la sanction pour passer dans le domaine de l’encouragement et du développement libre. Ainsi cela ne mettraient pas au chômage les producteurs de lois ni le rôle formateur des penseurs synthétiques qui font les lois, mais cela donnerait une tournure généreuse à leur travail.
Il me semble qu’une grande partie du domaine du bâtiment que je connais un peu est transposable ainsi progressivement suivant la dangeurosité du "mal"combattu. Pour les autres je ne sais pas.
Je pourrais développer d'autres aspects connexes de cette idée mais j'arrête là pour faire plus court.
Voilà un texte de présentation généraliste qui découle de cet exemple pratique :

Ni la politique ni la religion ne sont parvenues par la loi, le dogme ou la doctrine qui pèsent, à inciter l’homme à devenir bon.
Mais la pénitence y réussira, parce qu’elle prend l’homme dans sa réalité de liberté vraie, tel qu’il naît, fait pour le Bien, le bonheur, une vie harmoniuse avec ses frères humains.
La pénitence n’invente pas un autre homme comme fait la politique en inventant le citoyen pour qu’il rentre dans son système ou la religion en inventant le fidèle pour qu’il rentre dans sa doctrine.
La réussite viendra des efforts de la pénitence, qui redonne sans cesse à la communion humaine un Fond naturel en aimant tous les hommes, même ses ennemis, en pardonnant toutes les offenses, en recherchant la paix en toutes occasions, en se rendant libre de tous les préjugés et peurs, en développant l’intelligence du cœur.

Bernard dlF Bretagne-Sud


Réponse :
Voilà un commentaire vigoureux qui même par endroits semble brandir l'étendard du ras-le bol: "Les organismes menacent. Même l’Ordre des Architectes menace ses membres, eux qui avant étaient toujours dans la culture du rapport fraternel et courtois. J’y vois la conséquence directe du climat permanent de punition-sanction, brimade comme vous le soulignez et de politique qui pèse."
Vous êtes clairement las du climat de sanction — lois-sanctions, impots-sanctions et confiscatoires, etc. — générateur d'une violence dont les Français commencent à se fatiguer sérieusement. Je lisais hier dans "Libération" un propos de Patrick Sébastien disant: "Qui maintenant va avoir envie de travailler plus pour voir 75% de ses revenus confisqués par l'État ?" Cet esprit de sanction semble maintenant doublé de sottise.
Vous privilégiez vous aussi une action autour de l'axe de la pénitence. C'est bien. Merci, mon frère Bernard, pour de commentaire
Je vois se desssiner, de commentaire en commentaire, cet esprit de dépassement si caractéristique des Pèlerins d'Arès.
C'est, je crois, le grand théologien protestant Karl Barth, qui disait: "Nous ne naissons ni dans le judaïsme, ni dans le christianisme, ni dans l'islam, nous naissons dans l'humanité !"
Nous pourrions ressortir ces paroles de dépassement lancées par un grand croyant allemand, auquel votre "texte de présentation généraliste" me fait penser.


16nov13  150C76
Je dois me recueillir pour atteindre en moi le principe Divin, car ce que je vois présentement m’est insupportable ainsi qu’à beaucoup de personnes autour de moi qui me le disent.
Les 3/4 du temps la télévision nous nourrit sur toutes les chaines de crimes infernaux et nous laissons faire ?
Sommes nous anesthésiés, hypnotisés ?
Pourquoi nous ne réagissons pas devant toutes ces entités diaboliques qui entrent dans nos maisons ?
Nous subissons dans nos corps ces vibrations hautement nocives. Certains films sont mauvais pour l’esprit: Pensées et sentiments d’agressivité, envie, colère, qui produit des exhalaisons pestilentielles qui me heurtent.
Qui gouverne la télévision ? Nous devons chercher des pistes à suivre pour se libérer de cette pollution  télévisuelle nauséabonde.
L’hostilité des forces ténébreuses qu’on subit régulièrement m’amène à travailler pour la Lumière.
Très certainement  par notre pénitence spirituelle, par nos propres efforts nous produirons de grands renversements, mais ils sont d’une subtilité qu’on ne peut voir pour le moment : Ardeur, précaution, détermination, force.
Aller dans le monde sans rester dans le monde. Cette vie  est ordinaire et il existe des moyens de la bouleverser en une vie accueillante.
Avec Dieu nous arriverons à résoudre toutes nos difficultés.
Une Mary de Bretagne Sud.


Réponse :
Ce commentaire ne concerne pas directement la question que pose mon entrée "politiser notre refus de la politique ?" mais il la concerne indirectement, puisque le directeur de l'audiovisuel est désigné par l'État.
C'est pourquoi je publie quand même ce commentaire.
Défenseur de la liberté, je suis donc défenseur de la liberté d'expression. Je considère et je souhaiterais que vous le considériez avec moi, ma sœur Mary, que je ne peux être libre d'exprimer ma foi, mes espérances spirituelles, mon amour du prochain, que parce que d'autres sont libres d'exprimer leur athéisme, leur désespérance, leur haine ; je suis libre d'exprimer ce qui est beau, parce que d'autres sont libres d'exprimer ce qui est laid.
Mais, concernant la télévision, qui est un cas très spécifique, je suis d'accord avec vous: La proportion du mauvais et du médiocre, qui n'est pas due aux hasards de l'existence, mais qui est due à une programmation voulue, est énorme en regard du bon et du valable. Nous refusons cette disproportion comme par ailleurs nous refusons l'excès des lois surabondantes et injustes, l'excès d'impôts, etc.
Ce qui rend la Bête  le Mal — insupportable, ce n'est pas qu'elle demeure derrière l'horizon (Rév d'Arès 22), c'est qu'elle règne sur nous. La politique est une Bête qui reste enivrée (Rév d'Arès 32/9) de faux-optimismes. Depuis les millénaires, elle multiplie les succès: tromphe des rois, triomphe des révolutions qui détrônent les rois, triomphe de la démocratie qui se comporte comme un roi, triomphe de sa législation qui écrase les citoyens, triomphe de l'impôt, etc., Elle connaît des échecs mais les surmonte vite. Mais tous ces triomphes ne sont qu'illusions de bonheur et masques qui dissimulent la Bête, le Mal. Toutefois, la démocratie, à mon avis, traverse actuellement la crise la plus grave de son histoire. Existe-t-elle encore, d'ailleurs ? Certes nous votons, mais pour qui ? Pas ceux pour qui nous aimerions voter, parce qu'on les empêche de se présenter.

Il se trouve une voix — sans doute parmi d'autres, que nous ne connaissons pas... ou pas encore —, la voix d'êtres sociaux convaincus que la société peut vivre heureuse un jour, notre voix à nous Pèlerins d'Arès, une voix qui dit: Non ! Nous sommes des empêcheurs de tourner en rond et cela nous le savons déjà, car si les media nous tournent le dos, c'est qu'ils ont conscience de notre refus du monde tel qu'il est. Ils savent que nous voulons le changer (Rév d'Arès 28/7) et que dans ce but nous changeons nos vie personnelles. Ils savent que la pénitence est notre cheval de bataille.
Il faut que d'extrême gauche, de gauche, de droite ou d'extrême droite, on entende nos semelles crisser sur les sentiers rocailleux des Hauteurs Saintes (Rév d'Arès 25/5). Il nous faut faire entendre notre grande conscience, qui crie: "Le Mal est là, oui, mais tout n'est pas perdu, pourvu que les hommes cessent de faire confiance à ceux qui les perdent et se fassent confiance à eux-mêmes, en remplaçant le servage où ils vivent par l'autonomie que donne la pénitence !" Notre foi ne clôture rien, comme fait la foi religieuse. Notre foi ouvre au contraire. Notre foi ouvre les chemins de la liberté.
Pourquoi je vous dis tout cela, en réponse à votre petite commentaire pas même tout à fait approprié à l'entrée 150 ? Je vous le dis, parce que je connais votre très très grande foi active, ma sœur Mary. Vous êtes très souvent à la mission. Je vous demande de bien vous imprégner de la pensée qui encadre l'échange sur cette page de commentaires. Merci.


16nov13  150C77
Le nombre et la qualité des réflexions autour de cette entrée me fait chaud au cœur.
Que d’idées, d’élan et d’énergie !
Peut-être pouvons-nous dire :

La politique tue la démocratie !
La politique divise le peuple !
L’entreprise n’est pas la propriété de la droite,
L’ouvrier n’est pas la propriété de la gauche,
La nature n’est pas la propriété des écolos.
Un vrai citoyen est pour des entreprises saines, le soutien des plus défavorisés, une gestion réfléchie des ressources de la terre.
Un vrai citoyen est au-dessus de toute politique partisane et réductrice, il cherche inlassablement à rendre à chacun sa vraie nature humaine noble, libre et créatrice avec lucidité et courage.
Un peuple fort est formé de citoyens debout, engagés, cherchant continuellement à améliorer les relations qui l’unissent. C’est un peuple de vivants et non de pendus.
Ni révolution, ni soumission, le citoyen doit devenir le bâtisseur, le co-créateur du monde de demain.
C’est l’appel relancé à Arès il y a 39 ans par le Créateur.
Ni politique, ni religion, ni idéologie mais la vie reconquise par un nombre suffisant d’hommes et de femmes comme vous et moi.
La Révélation d’Arès est la retranscription intégrale de ce message : un appel à former une anarchie de pénitents.

Louis-Marie de Belgique


Réponse :
Merci, frère Louis-Marie.
J'ai tout de suite envie de compléter :
L’entreprise n’est pas la propriété de la droite,
L’ouvrier n’est pas la propriété de la gauche,
La nature n’est pas la propriété des écolos.

Le croyant n'est pas la propriété de la religion.
Le citoyen n'est pas la propriété de la politique.
Je prends note et je range cette suggestion parmi les autres.


16nov13  150C78
En 2003, étant alors étudiant à Grenoble, je rejoignais pour la première fois de ma vie l’assemblée (groupe de Lyon) dans le cadre de la retransmission de votre enseignement (Espace des Peupliers, Paris 1996). Étant nouveau,  j’y entendis pour la première fois la mise en garde du prophète et l’anticipation de cette crise que nous commençons à vivre, j’y entendis votre appel : "Mes frères, où est votre dossier sur les camionneurs, sur la jeunesse révoltée, etc... Y êtes-vous préparés ?"
À l’époque j’étais jeune, impréparé, mais  dix ans plus tard nous y voilà !
Ô combien je comprends maintenant que si le père à devancé de 30 ans cette phase critique de l’Histoire, c’est pour nous faire vaincre l’Histoire ! Reste à savoir comment faire, le mieux possible, entendre son appel : Ne te lasse pas de leur parler (Rèv d’Arès 26/15), qui veut dire aussi: Ne te lasse pas de chercher la bonne façon de leur parler.
"Mission sociale" ? Non, c'est désormais clair. Mission to/talement spirituelle au risque de passer pour "des anges échoués sur terre ? Pas sûr qu’on arrive à toucher tous les épis murs. Mission sacrée mais ancrée dans les réalités de ce monde, dont celle de la politique et cela sans être des chiens mouillés (Rèv d’Arès xxvii/9 ). Pourquoi pas ?
Merci à tous les commentaires. Je réfléchi avec vous tous. J’en reprends et j'y ajoute quelques points de réflexion. N’étant pas doué en rédaction, je procède façon "shopping list" :
1. Peut-être par intuition, ma première pensée à la lecture de cette entrée n°150 a été le rôle de la femme (Rèv d’Arès 9/1-7). Le commentaire de Dominique (150C22) et votre réponse me l’a confirmé ainsi que certains commentaires de nos sœurs: Marie-Odile (150C57) et Marie-Christine (150C61) par exemple. Dans votre manifeste spirituel "Ce que je crois, Ce que j’affirme" au ch.38 vous ajoutez: "Je crois que les mérites (9/5) de la femme la qualifie pour avoir main mise (Rèv d’Arès, xxvii/12) sur les affaires familiales, sociales et spirituelles (Rèv d’Arès XXVII/10 et 13-14)". Dans le social que vous évoquez ici, on touche le sujet de l’entrée. Il y a sûrement un pont fondamental entre le monde tel qu’il est et notre vision du Tout Autre. Faire comprendre à la masse qu’il y a la une espérance concrète : La femme lucide artisane et grande force de l’avenir est proche d’elle pour qu’elle s’engage sur le long fil du fil-de-fériste. Pour nous missionnaires, mettre en avant et faire parler la femme est aussi une aubaine qui évite de dérailler dans  l’idéologie ou le "tout-cérébral" mal équilibré qui sont plutôt un penchant masculin. Tant pis pour les contre-exemples que représente Thatcher et Merkel, on ne peut pas plaire a tout le monde au risque de ne plaire à personne. Je pense qu’il y a la une opportunité habile a saisir pour toucher certaines oreilles incapable du tout spirituel tout en restant dans le sacré et la perspective de la Parole.
2. La parabole du poulain agile libre du harnais que lui mettent les docteurs, des haies que dressent devant lui les princes du culte (Rèv d’Arès 10/10) n’a pas été encore citée par les commentateurs de ce blog. J’ai toujours été frappé par votre note de l’édition 2009: "L’effet libérateur du verset 10/10 sur le comportement social sera tôt ou tard important." Ce verset, nous avons à l’expliquer, le métaboliser et remâcher pour réveiller l’homme de la rue majoritairement indifférent, peureux ou désenchanté dès le premier contact dans le sens des soucis du moment pour politiser notre refus de la politique.
Je me permet de reprendre une formulation de votre cru que j’avais bien aimée, tirée de l’interview du Frère Michel (Frère de L’aube n°70, p24/partie 6 : "Le baptême et la mémoire du sacrifice") en l’adaptant au sujet ici : "Il est vrai, dans notre monde d’apparences, ce mot social — changement de société, gestion des affaires etc. —, quand il sera sur les lèvres de nos moissonneurs et dans la Vie pratique des pénitents aura un petit air de politique. À nous de lui donner plutôt un petit air de sagesse."
Je voulais lister d’autres points mais je me rends compte que mon commentaire est déjà bien long à lire donc je m’arrête ici. Peut-être, j’en re-posterai un autre si cela est utile. Avec vous dans la réflexion tous mes frères et mes sœurs.
Abel B. de Bretagne-Ouest.


Réponse :
Donc, vous voyez comme points par lequels introduire dans notre mission spirituelle une petite note politique: la femme comme agent civilisateur fondamental et la liberté absolue qu'évoque le verset 10/10 de La Révélation d'Arès.
Ces points ont déjà été évoqués dans les commentaires précédents ou les réponses que je leur ai faites, notamment ma réponse 150C73.
Ce sont deux points spirituels dont on peut faire remarquer en quelques mots qu'ils concernent aussi la "vie de la cité" immédiate, donc la politique. Je ne vois cependant pas, face à la très sévère crise présente, qui est à nos portes, en quoi la personne à qui l'on parle ou donne un tract peut voir le salut en élisant des femmes au lieu d'élire des hommes. La femme est plutôt la grande espérance d'un avenir beaucoup plus lointain.
Concernant la liberté, le champ qui nous est laissé là est beaucoup plus vaste. Ici on peut opposer la liberté absolue, qui n'existe pas dans le monde, mais peut exister en un instant par le refuse soudain des lois abusives et captatives, aux fameuses "libertés" au pluriel, par quoi sont désignées les quelques actes que la loi ne nous interdit pas.
Ah ! mon frère Abel, j'ai un énorme respect pour tout ce que mes frères proposent, parce que je sais que ce n'est pas du tout, pas du tout facile. Nous nous attaquons ici à une sorte d'incompatibilité, d'antilogie, de contradiction... je ne trouve pas le bon mot. Dans "Les Mots", livre que je n'ai pas sous la main — et l'aurais-je, je n'aurais pas le temps d'y chercher la citation — Sartre raconte qu'il alla au cinéma, vit une femme qui pleurait sur l'écran et pensa (dit de mémoire): "Cette femme en pleurs n'était pas moi et moi je n'étais pas elle, et pourtant nous n'avions elle et moi qu'une seule âme: "La marche Funèbre" de Chopin."
C'est, en somme, une sorte de "Marche Funèbre" de Chopin que nous-mêmes cherchons pour la mettre dans nos discours et nos tracts, une musique qui provoque un contact entre le public et nous.
Nous cherchons un pont entre tout ce qui nous sépare eux et nous et qui n'est pas rien: Nous nous avons fait le passage vers le Tout Autre, que vous citez, nous sommes au-delà, nous avons la solution, mais le public, lui, est très en-deçà, toutà fait ailleurs, il est la femme sur l'écran de cinéma en proie à la seule émotion du moment ne sachant comment se consoler.
Nous menons, comme Sartre (encore lui !) dans "L'Être et le Néant", une double tâche de différenciation. Nous cherchons à argumenter contre l'instant et pour la durée mais, par ce que nous voulons faire pour être mieux compris des hommes, inversement contre la durée et pour l'instant. Je me souviens de ces mots très forts: "Le monde s'effondre en une poussière d'instants." Nous allons en somme introduire l'instant dans notre mission qui parle pour ainsi dire d'éternité.
Je comprends que des grands croyants aient eu envie de s'enfuir dans la montagne ou la forêt et y vivre en ermites face à l'énorme difficulté de faire comprendre aux hommes leurs grands chemins existentiels... vers le Ciel.
Merci pour votre contribution, frère Abel.


16nov13  150C79
Voici un projet de tract un peu plus "explicatif" que le précédent [?].
Peut-être alimentera-t-il la réflexion générale sur le sujet de la dernière entrée de freesoulblog.net.
Je n'ai pour l'instant pas vraiment de réflexion sur le sujet, mais je vais essayer de me pencher sur les questions posées.
Il me semble aussi que vous faites les questions et les réponses dans votre entrée très bien rédigée. 
Pour moi il n'y a pas plus "anti-politique"* que La Révélation d'Arès qui doit mettre fin aux divisions et aux guerres idéologiques, politiques, religieuses, pour restaurer la Vie, l'unité humaine, la liberté d'être et de suivre sa vocation fondamentale dans le bien et le respect des autres, la conscience et la responsabilité individuelle, la vraie liberté d'aimer et de créer, l'autogestion de petites unités humaines coopératives entre elles, une éducation de la jeunesse ouverte, libératrice, universelle. C'est le "projet politique" à la fois le plus réaliste, le plus grandiose et le plus universel qui soit. Le géni du Créateur s'y trouve. ...
* voir article : "A quand la voie droite ?, la politique condamnée" du pèlerin d'Arès trimestriel
http://archipelares.org/accueil/Article%20le%20pelerin%20d%20ares_fichiers/page0002.htm

Tract de Daniel d'Aquitaine 2013

Daniel C. d'Aquitaine


Réponse :
Je suis, frère Daniel, tout à fait d'accord avec vous: "Il n'y a pas plus "anti-politique"* que La Révélation d'Arès qui doit mettre fin aux divisions et aux guerres idéologiques, politiques, religieuses, pour restaurer la Vie, etc." Mais ce qui est évident pour vous, qui connaissez bien et qui avez lu, relu, creusé La Révélation d'Arès, ne l'est pas du tout pour l'homme commun qui lit ce livre pour la première fois et qui le prend pour une bondieuserie de plus, une bible ennuyeuse sans intérêt. Or, cet homme est peut-être un épis mûr, mais nous ne le découvrirons que s'il comprend. Il faut donc expliquer ce que veut dire la Parole d'Arès. C'est le but de la mission : Tendre claire La Révélation d'Arès en peu de mots, l'adapter aux possibilités de compréhension de l'homme commun.
C'est pourquoi le Père, auteur de la Parole depuis l'aube des temps et de La Révélation d'Arès en 1974-1977, a besoin de prophètes et de mouvements prophétiques pour expliquer sa Parole à un monde qui n'en parle plus le langage et ne sait plus la comprendre.
J'aime bien votre tract. "Après des siècles de censure, la Parole divine nous est enfin redonnée" est très bon, mais ne peut être compris que par quelques uns. C'est d'ailleurs le sort de tout tract: Il n'est une lumière que pour ceux qui ont des yeux ! Comme je le dis souvent, la mission est affaire de terrain. La mission de Nice n'est pas celle de Paris, qui n'est pas celle de Lorient, etc. Ce tract peut être bon sur un terrain, moins bon ou obscur sur d'autres terrains.
Soyez à la mission sans répit, sans relâche, c'est une affaire de patience infinie à l'image de la Patience Infinie du Père.
Je ne ferais qu'une remarque. Je reprocherais seulement au tract de ne pas s'axer sur la pénitence qui est le point central de notre mission. Vous pourriez, dans une esprit de communion avec la misssion de Lorient (et pour vous de Bordeaux), y introduire le concept de pénitence ? Peut-être n'avez-vous pas encore fait le passage qui vous permettrait d'envisager la pénitence comme une naturelle évidence ? Certains de nos frères et sœurs buttent encore sur le mot."


16nov13  150C80
L’entrée (135) du 28 septembre 2012 "le cancer politique" nous préparait aux les dures réalités économiques qui s’annonçaient.
Nous y voilà aujourd’hui ! Dans une grande inquiétude sociale.
Les réactions violentes de groupuscules contre tout ce qui représente l’État dans sa forme matérielle, et les licenciements répétitifs annoncés chaque jour plongent les Français dans une grande angoisse.
Nous comprenons mieux que jamais les raisons du message de La Révélation d’Arès par le messager Jésus en 1974 et le Créateur en 1977, l’appel à la pénitence du début à la fin du Message.
Dans cette nouvelle entrée 150: "politiser notre refus de la politique ?" je vous rejoins complètement frère Michel.
Nous avons une opportunité — à vos côtés — de passer à un autre stade dans notre mission, d’être plus proche des réalités des hommes, pressés certes, mais capable encore de nous entendre avant que la violence s’impose.
L’idée d’un fascicule reprenant les avertissements du Créateur fait aux hommes en choisissant un roi (politiques ou autre) au détriment de la pénitence comme la seule solution pour vaincre le mal, que nous distribuerions dans nos missions me semble intéressante.
Ce pourrait être aussi un tract, une affiche sur lesquels des phrases de ce style :

Français, les pouvoirs politiques, médiatiques, etc. vous trompent avec leurs discours.
Voyez à quelle situation nous somme arrivés !
Reprenons en main notre destin social et spirituel et nous trouverons des solutions par nous-mêmes !
Un fait historique, La Révélation d’Arès, passé sous silence, nous annonçait cette crise voilà quarante ans.
Aidez-nous à La comprendre et à L'accomplir !

Ceci étant, les mots que nous prononçons et tout ce que nous faisons passer avec conviction et force interpellent davantage les gens, mais les deux ne sont pas incompatibles.
Pour une première sur le blog, voilà où j’en suis dans ma réflexion sur le sujet. Continuons !
Patrick LB. de Bretagne-Sud


Réponse :
Oui, c'est votre premier commentaire sur le blog, mon frère Patrick ! Un grand merci pour lui.
La formule que vous proposez n'est pas mal du tout. Sur l'instant j'ai envie de la parfaire en remplaçant "...notre destin social et spirituel..." par "...notre destin destin social inséparable de notre destin spirituel..." C'est le sens profond de La Révélation d'Arès.
Mais je range cette suggestion parmi les autres en attendant que d'autres frères s'expriment. Je vous dis un grand merci pour votre contribution, frère Patrick.


16nov13  150C81
Cher frère Michel, je vous aime ainsi que tous les hommes, mes frères, de tout mon cœur
Si nous devions trouver un moyen de "politiser notre refus de la politique ", les références devraient dépasser les lois de l'Hexagone et le cadre de sa constitution et même la constitution européenne.
La Déclaration des Droits de l'Homme de 1793 eut un impact bien au-delà de sa frontière. Si nous parvenons à allumer un feu de pénitence insurgeante, il sera vu de très loin et très vite. Déjà actuellement votre blog est lu par de nombreux francophones et d'anglophones qui vivent un peu partout dans le monde et beaucoup espère que quelque chose se produise, qu'une utopie se réalise.
Pour rejoindre le commentaire de mon frère Bernard (150C37), j'ai commencé en janvier 2011 une mission avec le tract ci-joint qui reprend le préambule de la constitution helvétique voté par le peuple le 18 Avril 1999 et dans la rue je m'aperçois que le peuple ne le connait pas. Alors, je le fais lire ainsi que le reste du tract qui reprend la citation de Théodore Monod et plein d'autres idées que je trouve dans votre blog (une Mine).
Marie-Hélenne [?] de la région de Toulouse qui missionnait avec Anne-Françoise et moi nous confia ne pas pouvoir s'imaginer utiliser un tract commençant avec: "Au nom de Dieu Tout-Puissant!" dans le Sud de la France. Et je lui dis: "Pourquoi pas ? Ici non plus ce n'est pas courant ! À Bienne [Suisse] ou en Allemagne, je parle de bonheur par la pénitence et non pas de bien-être. Ce texte me permit d'amener un peintre en bâtiment très en colère contre la concurrence des étrangers français et allemands à finalement réfléchir à son comportement qui est le résultat de la manipulation des médias au service du système et à réfléchir à l'appel de la fin du préambule de la constitution, un appel à la solidarité, non accompli. Il ne demande que des hommes pour l'accomplir."
"La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres."
Je lui ai demandé lequel de ses doigts était le plus faible, il me montra l'auriculaire que je lui pris avec force en extension en lui demandant de serrer le poing. Impossible ! Nous sommes tous aussi différents que les doigts de la main, mais c'est ensemble que nous pouvons construire un monde de bonheur.
Les systèmes politiques et religieux sont ces forces qui séparent les doigts de la main que Dieu a créé tous différents mais avec un but commun, œuvrer ensemble et un outil : la pénitence.
Marc V. chez les Helvètes


Réponse :
Ainsi, si je vous ai bien compris, frère Marc, c'est la pénitence que vous verriez mise en avant pour expliquer au monde qu'elle est l'acte de libération le plus puissant qui soit.
Vous rejoignez ainsi le point de vue d'un certain nombre de commentateurs et, bien que je n'aie pas fait le compte, ils me semblent majoritaires pour le moment.
Vous avez établi votre mission, en 2011, sur "le préambule de la Constitution Helvétique", cité par frère Bernard C. (150V37) — bigre ! pour quelle raison cette année-là ? — et vous vous êtes aperçu que les Suisses eux-mêmes ne le connaissaient pas. Je ne suis pas étonné. Je suis sûr que si nous faisions la même chose en France, les Français seraient surpris de lire leur propre constituion. La Constitution est en somme la première loi de France, mais les Français ne la connaissent pas plus qu'ils ne connaissent les lois françaises qui sont quelque 10.000, je crois, ce qui fait dire à beaucoup: "Il n'y a plus finalement que la loi de la jungle !"
Voici la listes des Codes (on croit rêver) :
Code civil
Code de commerce
Code de déontologie de la police nationale
Code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes
Code de déontologie des agents de police municipale
Code de déontologie des architectes
Code de déontologie des professionnels de l'expertise comptable
Code de justice administrative
Code de justice militaire
Code de l'action sociale et des familles
Code de l'artisanat
Code de l'aviation civile
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
Code de l'environnement
Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique
Code de l'industrie cinématographique
Code de l'organisation judiciaire
Code de l'urbanisme
Code de l'éducation
Code de la Légion d'honneur et de la médaille militaire
Code de la consommation
Code de la construction et de l'habitation
Code de la défense
Code de la famille et de l'aide sociale
Code de la mutualité
Code de la propriété intellectuelle
Code de la recherche
Code de la route
Code de la santé publique
Code de la sécurité sociale
Code de la voirie routière
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16nov13  150C82
Je voulais lire tous les commentaires avant de me lancer dans une réponse constructive et non répétitive et voilà que je ponds des pages et des pages depuis deux jours… Merci et pardon !
Je suis surprise de lire vos propos: "Par moments, dans l’Histoire, l’homme désespère. Alors le Père intervient. Il dit "Fais-toi une âme et vis par-delà la contrainte politique en créant une autre humanité […] sur laquelle toute puissance n’aura plus de prise." Ces mots résonnent d’autant plus [en moi] qu’hier soir, je parcourais le programme TV quand je tombais sur la belle frimousse de Matt Damon. Je me disais, en bonne cro-magnonne du XXIème siècle: "Chouette ! Je vais passer une soirée romantique devant mon écran de télévision !"
Et là, je lisais : "Film de science fiction. L’Agence (The Adjustment Bureau en anglais) de 2011." Si papa ne m’avait pas scandé: "Je l’ai vu, c’est bien," je ne l’aurais pas visionné parce que d’habitude, je n’aime pas les scènes décalées des films de science fiction qui me provoquent comme un malaise.
Je suis conquise, non plus seulement par Damon – c’est irrépressible ! – mais par le Fond.
C’est l’histoire de David Norris [le film avec Matt Damon], homme politique qui échoue aux élections sénatoriales de l’État de New York pour motif d’être trop jeune et de s’être castagné dans un bar auparavant (exemplarité oblige). Il rencontre, le soir des résultats, une jeune femme qui le bouleverse. Ils s’embrassent et elle disparaît. Par hasard, ils se retrouvent dans le bus que Norris n’aurait pas dû prendre mais une mystérieuse Agence aurait pour mission de l’empêcher de revoir cette Élise.
Des membres de l’Agence rencontrent David et dans des scènes improbables lui interdisent de la revoir et le mettent en garde contre la réinitialisation de son cerveau s’il dévoilait à quiconque un mot de ce qu’il sait désormais de l’Agence.
Tout ce qu’il fait pour la retrouver (n’ayant ni son nom de famille ni ses coordonnées), l’Agence l’en empêche, allant jusqu’à dissuader David de continuer sous prétexte que s’ils font leur vie ensemble, ils n’exauceront pas leurs buts de vie réciproques. L’Agence envoie des gars aux chapeaux-melon pour ouvrir et fermer les portes du plan de la vie de David, pour court-circuiter ses actions et le remettre sur les rails du plan de sa vie, tel qu’il a été écrit. Soudain, un accident sans gravité arrive à Elise pour déstabiliser David dans sa quête et lui faire peur. Finalement, découragé, il abandonne.
Trois ans plus tard, l’un des chapeaux-melon, touché de voir les deux protagonistes tristes dans leurs vies, chacun de leur côté, déroge aux règles et indique à David les portes à prendre pour qu’il retrouve le chemin d’Elise, qui doit se marier avec son ex. Le jour-J, David débarque et décide de lui avouer ses sentiments profonds mais elle ne comprend pas. David lui dévoile qu’il l’avait quittée à cause de l’Agence et les met alors en danger. Se lance une course poursuite avec les lobotomiseurs. Élise a peur. David lui dit qu’il peut passer la porte mais qu’il ne sait pas ce qui se passera mais ils seront ensemble.
Persévérance, abandon de soi, confiance, amour. Elle le suit. Arrivés en haut du plus haut immeuble, toujours poursuivis, soulagés mais aucune issue, répit vain. Les lobotomiseurs les cernent. Alors dans un dernier élan, ils se déclarent leur amour et s’embrassent. La fin est proche. Ils se regardent, les méchants ont disparu ! Soulagement, liberté, victoire.
Celui désigné comme le grand patron apparaît et dit (traduction de la version anglaise du film): "Vous avez vraiment cru que vous pourriez rencontrer le grand patron et changer votre plan ? Ça ne marche pas comme ça." David demande: "C’était un test ?" Il lui répond: "Une sorte de test, pour tout le monde, même ceux de l’Agence. David, vous avez tout risqué pour Élise et Élise, en passant la porte, vous avez tout risqué aussi. Mais vous m’avez inspiré et il semble que vous avez inspiré le grand patron aussi. C’est la décision de vous deux d’une sérieuse déviation du plan, donc le grand patron l’a réécrit. Vous pouvez prendre les escaliers." Les amoureux se baladent dans les rues, parmi les gens et à la fin une voix off dit: "La plupart des gens vivent sur le chemin que nous avons fait pour eux, trop peureux pour en explorer un autre. Mais de temps en temps, des gens comme vous combattent tous les obstacles que nous avons mis sur votre route ; les gens qui réalisent que le libre arbitre est un don que tu ne sauras jamais comment utiliser jusqu’à ce que tu te battes pour lui. Je pense que cela est le vrai plan du grand patron et peut-être un jour, nous n’écrirons pas le plan, vous le ferez."
Vous dîtes, frère Michel, que l’on "doit voir ces prêcheurs de relativité comme les artisans immédiats d’un temps encore impalpable." Nous réécrivons l’Histoire, nous sommes les acteurs du monde présent pour dérouler le film du temps qui vient.
Vous dîtes encore: "Parler politique, c’est épingler à notre foi hors du temps, une réalité qui approche de nous à grands pas, non le Bonheur, mais l’épreuve." À l’échelle de David et Élise, c’était une épreuve hors du temps pour l’Amour, le Bonheur d’une vie à deux, une réalité bien concrète et qui aurait pu ne pas exister ou rester éphémère. Le parallèle avec notre rôle de Pèlerins d’Arès me saute aux yeux. C’est une action concrète, l’Amour d’un couple, surtout dans le cadre des épousailles.
David et Élise ont pris conscience de leur rôle sur leur vie, du libre-arbitre. Suite à votre réponse à 150C17, j’entends par "conscience" une connaissance intuitive de soi, approfondie par l’expérience de notre vie, structurée par la foi et humblement mesurée par le développement de sa pénitence dans la voie Arésienne.
Vous parlez de passer la porte dans votre réponse à 150C18 et dans ce film, c’est un pari sur une intime conviction du bonheur, pour nous, Pèlerins d’Arès, Ce sont la foi et la pénitence comme pari de don de soi. Ne dit-on pas nous ne sommes plus rien pour nous-mêmes ?
Vous dîtes: "La mission n’est pas subliminale, il faut la concilier avec les dures réalités. Comment ?"
La politique, c’est se battre contre les gens au pouvoir
1- par "le pouvoir au peuple" qui mène à des manifestations (bonnets rouges) ou des révolutions qui engendrent violence voire chaos (printemps arabe)
2- par l’humour, Anne Roumanoff dénonce et tombe dans le dénigrement des politiciens, ce qui la rend peu à peu impopulaire car les spectateurs s’identifient aux personnes jugées et se sentent elles-mêmes jugées
3- par l’absurde, Coluche a-t-il été assassiné pour être allé trop loin dans son insurgeance par ses actes politisés provocateurs et imprudents ?
Contre les systèmes : Anonymous et leur mauvais esprit ont fait une mode dont la popularité est sur le déclin et Edward Snowden qui est banni, recherché, peut-être même mis à prix, mais certainement en exil et grillé professionnellement, pour ne citer que lui.
Contre ceux dont nous avons peur : Sorcières de Salem en 1692 aux USA, les sectes et leurs gourous manipulateurs, les criminels qui vont enlever et violer nos enfants, les terroristes qui vont faire tomber nos avions comme des mouches et engendrer peur, haine, violence et par contagion la vengeance et des dérives extrêmes comme les phobies, la paranoïa, le goût pour les armes sous couvert de la légitime défense (300 millions d’armes à feu en circulation aux USA pour 318 millions d’habitants en 2013).
Dans les actions concrètes des hommes, bien souvent, soit c’est la création d’une mode qui fait le "buzz", provoque l’émerveillement ou l’amusement puis viennent la lassitude et le déclin.
L’insurgeance doit être une lutte face au monde pour le réveiller mais dans le monde et avec lui comme co-acteur comme le principe de photographier en poster géant sa trombine et de faire partie de l’immense galerie d’art à ciel ouvert que l’on rencontre en ce moment dans beaucoup de villes.
Pourquoi pas l’idée reprise des vengeurs masqués qui, très nombreux, feraient de bonnes actions gratuitement, anonymement, massivement, qui font parler d’eux et un jour [vont] convoquer la presse et nous dévoiler comme Pèlerins d’Arès, comme une revendication de groupes terroristes après des attentats mais dans le sens opposé ?
Ensuite, on entraînera femmes et enfants (c’est une blague) dans une frénétique pétition pour brûler nos cartes électorales devant les symboles du pouvoir (Mairies) et de la Justice française (tribunaux) ou plus absurde (c’est encore une blague), lancer une pétition pour la suppression des avantages fiscaux des sénateurs et membres de l’Assemblée Nationale le temps de pomper notre dette publique, genre les tickets resto, ou encore une pétition pour la création d’un baromètre de la connerie de la presse pour que passée une certaine dose, la censure des émissions telles que Morandini ou Canteloup soit immédiate ou une pétition contre les pétitions et donc une politique contre la politique de facto. Vraiment, je suis incapable de pondre une idée concrète de politisation de notre mission. Je ne peux que faire de l’humour, ou écrire des bouquins, puisque même Lenoir ou Attali y arrivent !
Vous dîtes, frère Michel, en réponse  au 150C44 que notre "ferveur permet des communions surhumaines, des actes réputés impossibles, elle gomme beaucoup de nos suffisances et paralogismes pratiques, inévitables dans cette génération d’apprentis. Nous sommes tous encore des apprentis et des autodidactes. Cette réflexion que je lance fait partie de notre apprentissage.".
Alors ouvrons la porte sur notre monde difficile et, bien préparés et prudemment, osons l’inimaginable. Le Père pourrait être surpris et/ou nous surprendre. Il nous faut garder la ferveur et la foi. Tout est possible même l’impensable. Entendons-nous la pierre ? Le monde répond: "Tu es folle !" Les Pèlerins d’Arès répondent: "Non, pas avant des générations." Moi je réponds: "Pas moi, mais peut-être certains déjà oui. Frappons la pierre et la porte inlassablement !".
Vous répondez au 150C38: "Il y a des hommes plus de grandeur et de générosité à tirer que d’argent à soutirer pour les impôts […]" et au 150C36 "Entrer dans la vie publique pour être visible". Cela m’inspire que les célébrités donnent aux associations (lien non voulu initialement avec 150C59). Angelina Jolie, la généreuse des pauvres, est bien vue par les médias et le public car elle est numéro 1 du palmarès du don avec 2 millions d’euros donnés en un an mais il faut y voir de plus près. Elle donnerait plus d’un million pour la défense de la faune africaine et nettement moins contre la famine en Somalie ou pour l’aide aux victimes de la tornade Joplin dans son propre pays donc les guépards sont heureux, je suis rassurée !
On le sait, les médias disent souvent ce qu’ils veulent et ce n’est pas le plus beau alors qu’ils pourraient ! « Telle star donne aux démunis pour se faire de la publicité, c’est bientôt la sortie de son nouvel album ou de son film et que dire sur Tom Cruise, passé d’icône du cinéma américain à acteur image de la Scientologie.
Alors, que diraient les méchants médias et le "grand public mouton" des Pèlerins d’Arès devenus connus qui donnent sincèrement à l’UNICEF ? Peut-être "Ils font de bonnes actions pour cacher les mauvaises. Ils font cela pour de la bonne presse." Je pense qu’il faut être méfiants car, plus tard, quand notre "politisation de la mission" fera du bruit (si elle est mise en pratique), les conséquences seront importantes. Les gens connus qui sont devenus Pèlerins d’Arès dans leur cœur sont discrets, pour beaucoup de raisons et pas que leur notoriété [?]. Je ne sais pas si des Pèlerins d’Arès d’aujourd’hui qui deviendraient publics demain feraient bonne presse.
L’influence des Pèlerins d’Arès sur le monde est aujourd’hui inimaginable, tout comme il était inimaginable pour les chrétiens qui étaient jetés aux lions au Colisée de Rome à sa création et pendant 3 siècles car ils étaient pris pour une secte et des anormaux, de savoir qu’un jour, ce serait les chrétiens qui fermeraient ces "jeux" populaires !
Une action concrète : Pourquoi ne pas passer par l’indignation des Français, tout comme les chrétiens ont créé le site internet portesouvertes.fr pour faire réagir le monde chrétien sur la persécution dont ils sont victimes dans le monde ? Les chrétiens ont créé un top 50 des "pays où la foi coûte le plus" et détaillent, par pays, le type de persécutions morales et physiques et l’évolution au cours des années. J’ai ainsi appris qu’aux Émirats Arabes Unis, "Les chrétiens d'origine musulmane sont persécutés. Pour éviter la mort, la stigmatisation sociale ou les chantages visant à les faire retourner à l'islam, ils sont contraints de cacher leur foi ou d'aller dans un pays où leur conversion est autorisée."
Il serait peut-être intéressant de faire l’inventaire sur un site web, des persécutions que le Français subit en 2013 et d’en faire indigner les français, jusqu’à contacter M6 et d’autres chaînes "ouvertes" sur les sujets tendances du moment et s’ouvrir ainsi une porte médiatique…
Myriam C. dite Mymy la Guéparde d'Aquitaine


Réponse :
Voilà un bien gros sandwich à mâcher et à avaler ! Je l'ai mâché et avalé. Je vous ai lue très attentivement, mais cela ressemble à un montagne qui accouche d'une souris, ma sœur Myriam.
Peut-être me faudra-t-il vous relire pour dégager ce que vous proposez concrètement pour "politiser notre refus de la politique". Mais j'ai surtout vu beaucoup de phrases interrogatives: Et si on faisait ceci... et cela... et encore ceci ?
Je ne vous en veux pas, ma soeur. Vous êtes jeunes et, quoiqu'intelligente, en manque d'expérience côté politique.
Vous avez tenté de participer selon votre nature et de cela je vous remercie.
Vous savez, ma sœur Myriam, c'est beaucoup plus simple que vous semblez le penser. C'est justement toute la difficulté. Rien n'est plus difficile que de chercher et trouver un mode simple d'expression.
Mais peut-être d'autres que moi verront-ils dans ce long commentaire des lumières que je ne vois pas.


16nov13  150C83  
La politique qui gère en faisant perdurer le système (dans lequel nous survivons à ce jour) utilise une partie "rationnelle" de la personne, mais elle a aussi une nature spirituelle, donc un système qui se trouve face à d’autres "problématiques" si on parle politique, des "ressources", et surtout des solutions durables si on parle d’intelligence spirituelle globale !
L’argent du système économique est le plus fort. Disons que dans ce système tout peut s’acheter, puisque à crédit nous vivons ! Mais ce n’est pas durable... Le plus grave est que la politique est au service de la finance et non de l’homme, elle  divise surtout la personne en elle-même, l’argent n’est que virtuel.
Dans tout cela seule la conception de l’homme et à ma connaissance celle du Créateur (intime et complexe d’un être humain créé d’une unité de chair, d’esprit et d’une âme en devenir) peut remplir ce manque. Le confort, les avantages sociaux ne sont que des aides (comme une prothèse à court terme) qui ne conviennent qu’à quelques-uns seulement, mais ne rétablissent pas les choses à leur juste valeur, comme un homme de Bien peut en avoir l’intuition, le bon sens. La volonté d’un homme qui se redresse qui fait pénitence, qui ouvre son cœur et envisage la vie autrement c’est-à-dire libre de tous préjugés entraîne forcement de bonnes et heureuses actions. Je le constate, même si c’est difficile, et que les premiers pas sont de la maladresse aussi...
Quand on fait ses premiers pas, on ne marche pas tout de suite tout droit ! Il faut du temps pour récupérer nos "muscles" de base !
On peut peut-être faire le parallèle de dénaturation de l’homme par ce système par exemple entre la police qui contrôle  et sanctionne alors qu’à l’origine le gardien de la paix un mot qui prend son sens qui veille à la paix durable (rôle de chacun d’ailleurs qui veille, vigile tour à tour (Rév d'Arès xxviii/27). Ou la politique qui choisit un leader, le plus convaincant, le plus persuasif médiatiquement au lieu que chacun prennent la responsabilité de développer l’intelligence d’un homme à la spiritualité retrouvée. Aimer son prochain comme soi-même (Lévitique 19/34), comme le rappelle l’Évangile palestinien, se pose là ! Sinon à chaque fois l’individualité, l’amour, sont bafoués ("Les grenouilles veulent un roi" d’Ésope, parabole du passage de La Bible Sam 1-8) [?].
Je suis tombée sur un cas extrême, il y en a. Dans l’auto–édition du net j’ai découvert un livre qui va bientôt paraître. L’auteur est une ancienne agent de la CIA à l’époque des attentats du 11 septembre 2001 qui depuis le mois de juin connaissait ce plan américain sans pour autant le souhaiter. Elle  raconte "le déroulement" jusqu’aux évènements du 11 septembre  — La vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9 — et comment elle s’est retrouvée mêlée à ce mal meurtrier. C’est clairement un cas de conscience qui n’en peut plus de marcher sur la tête, trop lourd et qui révèle sa dénaturation humaine, un acteur du système! Mais quel non-sens de mettre la politique au-dessus de la vie. Là nous sommes tous complices !
Tous règlements, ordre établis, lois,  échanges internationaux contrôlés, système de sécurité/défense un jour ou l’autre génèrent  ce genre de vengeance sous couvert de l’État, qui  réalise des meurtres, provoque des haines raciales... et des orphelins spirituels aussi. Notre système divise et ne règne pas mieux, non ! Stoppons les dégâts.
L’œil s’ouvre (Rév.  d’Arès xxviii/27), c’est l’enjeu de ce Livre. Homme debout ! (Rev.d’Arès (1/1). Sois un en toi (xxiv/1). C’est la dynamique pour se libérer pour renaître autrement dans un destin de bien accompli. Notre homme, qui redevient image et ressemblance du Père, se renouvelle chaque jour et  apporte à ce manque des solutions envisageables à notre détresse et souffrance.
Disons que n’être pas politisé c’est être avec l’évènement (la problématique globale), son auteur et son Créateur, pas avec une idéologie, mais avec la Vie, parce qu’on ne l’oublie pas (Le Coran II/7). L’innocence, et toute façon la recherche de  l’humilité sont bien respectables pour que chacun puisse s’exprimer et laisser vivre un autre regard.
Dans ce monde pressé je comprends que l’impatience et le ridicule soient là, mais il faut y croire, car nous sommes tous liés. Dans la sourate du Voyage Nocturne XVII/111: Louange à Dieu. Il ne s’est pas donné de fils …Il n’a pas besoin de protecteur pour se défendre contre l’humiliation, Proclame hautement sa grandeur ! L’homme est fait pour se dépasser,  qui pourrait vivre sa vie sans rien découvrir, rien voir de nouveau et d’être sur-contrôlé !?
Il me parait important aussi de se connaître mieux en sortant de l’esprit politique, pour voir nos vrais besoins, puis à l’échelle  d’une nation, d’un pays, car on voit bien que l’uniformisation de développements creuse et provoque une mauvaise répartition de biens inadaptés aux besoins.
Juste à y regarder, on voit bien que la diversité humaine implique que nos besoins diffèrent d’une famille nombreuse à un couple, à une personne seule, d’une nation à l’autre. Dans ce sens j’ai bien aimé voir la vidéo de P. Murer dénonçant l’impasse. Et je me dis aussi que l’autonomie alimentaire est la base vitale à mon avis pour cultiver et régénérer  les ressources à la fois pour l’équilibre de la nature et le nôtre, le jardin dans la tête (Rev. d’Arès ii/9) .
Nous sommes synchronisés à la nature spirituelle autant qu’à la matière.
Que personne n’oublie l’eau ! (Rev.d’Arès 18/5)
Véra Resse d'Île de France


Réponse :
Je n'ai pas discerné dans votre commentaire, que je viens de lire attentivement, ce que vous préconisez pour "politiser notre refus de la politique" et je ne suis même pas certain que vous êtes partisane de cette politisation.
Mais je pense que c'est parce que vous n'êtes pas une missionnaire engagée, ayant une bonne expérience missionnaire, et que vous tendez à trop intellectualiser les choses.
Je vous publie quand même en me disant que c'est peut-être l'occasion de vous intéresser davantage à la mission et de vous voir aborder la rue, le face à face avec le public, et de comprendre que les choses entre l'apôtre et l'humain de la rue sont beaucoup plus simples et directes.


17nov13  150C84
Voilà un bon moment que je réfléchis à cette entrée.
Cela fait un bon moment que je ressens la nécessite d'être plus visible, de faire en sorte qu'apparaisse en moi la Lumière et la Force de ce Message libérateur pour en diffuser la Vie (24/3-5). Parce qu'en chaque être, il y a le Père qui gît [Rév d'Arès 8/5], et c'est de notre blessure à tous  dont il est question ici, parce que chacun est la chair de l'autre!
Le Sermon sur la Montagne (Matthieu chap. 5 à 7): Aimer, faire la paix, pardonner les offenses, n'est pas encore vécu, alors que cette action est "à commencer tout de suite dans un monde qui changera dans très longtemps" ! écrivez-vous, frère Michel.
Oui, procédons sans hâte. La larve en se hâtant rejoint-elle l'abeille ? Elle doit accomplir son temps (Rév d'Arès 24/2).
Mais n'attendons pas !
"L'accomplissement" et "le temps" sont deux termes majeurs de la pénitence, car Seul Dieu est hors du temps (Rév d'Arès 12/6) et donc pénitence et moisson réconcilient les joies de la terre avec le Bien, et nous, nous sommes dans le temps. Cette Parole n'est pas mystique.
Pour cela nous nous devons à la mesure, parce que nous sommes des êtres de chair (et d'os), d'esprit et d'âme (Rév d'Arès 17/7); et tous, nous sommes faits pour les joies de la terre: le bonheur.
Nous sommes faits pour vivre !
Nous pouvons former un seul peuple avec nos frères du reste et ceux du monde entier (Isaïe 9/1-6), non un peuple élu, mais un peuple qui aime tous ses frères y compris les scandalisés demeurés généreux,et aussi un peuple très varié (Rév d'Arès 27/6). Ce Message s'adresse à tous!
Ce monde va mal, mais c'est surtout parce que notre humanité sourde est devenue telle, qu'elle ne ressent plus la souffrance de son congénère, au point où elle-même s'exprime par un murmure, souvent inintelligible (langage inconnu Rév d'Arès 3/8) ; si l'Amour ne prend enfin le relai de l'intellectualisme installé, je me demande pourquoi le Père, notre Créateur, se serait réduit à ce point pour nous parler : Je serre, je serre comme le clou (sous le marteau) (Rév d'Arès ii/21) ?
Je ne sais si c'est important d'en parler ici : Ce que sont dans nos mémoires ces hommes formidables qui ont réveillé la Vie dans un passé pas si lointain que cela ? — Tom Paine, l'un des pères de la liberté (Angleterre, France et USA) par son "Human right" et le pamphlet "common sense", des hommes comme vous les citiez frère Michel, qui se sont mobilisés autour du Général De Gaulle, des résistants de tous les bords, y compris communistes dont certains de nos arrière-grands-pères font partie.
Des hommes et des femmes sont demeurés dans le silence et ont œuvré courageusement et d'autres alors reconnus pour leur perspicacité et leur sagesse comme Robert Schumann, ont amené par leur réflexion une réponse adaptée à leur temps par une action dans le pardon à laquelle s'est joints Hannah Arendt, et aussi cet aviateur Garry Davis qui alla rendre son passeport (ou sa carte d'identité)  au siège de l'O.N.U en se déclarant " citoyen du monde" ; ces hommes courageux ont dit: "Plus jamais la guerre !"
Frère Michel a déposé sa couronne (Rév d'Arès 3/9), il nous donne l'exemple.
Nous devons nous lever pour dire maintenant: Il nous faut aborder une réflexion de sage, une réflexion ou seul le Bon sens dans l'Action d'aimer, de pardonner et de faire la paix, une action où où notre courage et notre liberté (Rév d'Arès 10/10) triompheront.
Ce monde que je croise dans la rue je l'aime de toute mon âme, et, de plus en plus je ressens le besoin de lui témoigner cette faculté d'Amour qui fait notre Force.
Aussi, si je ressens la Force, j'en ressens tout autant son absolue confiance... et je dis "Plus jamais la guerre !" autrement dit: "Plus jamais l'horreur de l'indifférence !"
Alors oui, s'il fallait voter à présent, je ne pourrais voter que pour un seul et unique parti, ce serait bien sûr celui de l'Amour et de l'Espérance réunis. Un parti libre (10/10) de pouvoir et de hiérarchie, un parti qui,comme après la guerre a vaincu sa peur et son découragement afin que triomphe la joie d’être l'Image et la Ressemblance de notre Créateur. Mais l'amour n'a pas besoin de parti. J'ai lu que polis (grec) venait du sanskrit "pur"; qui est [en grec] la citadelle ou ville fortifiée.
Le lieu de l'Amour est en nous et chaque être est sa Maison.
Chaque jour peut être une page que nous tournons en nous dépassant.
Sur les sentiers de la mesure avec tous, pour qu'un jour les nations s'embrassent (Rév d'Arès xix/22).
Avec vous dans l'effort du Bien.
Danièle du Nord


Réponse :
Merci pour ce commentaire, ma sœur Danièle, mais je crois bien que ce que vous proposez, notre mission le dit déjà de diverses façons depuis longtemps.
Il n'y a pas à proprement parler dans votre commentaire de'idées politique ou antipolitiques mais en termes politiques, facilement compris comme tels par le public. Nous restons ici dans l'idéal spirituel.
C'est très bien dans la mission purement spirituelle et même vous proposez d'accentuer d'avantage tous les termes de cette pureté spirituelle. Vous dites d'ailleurs: " Alors oui, s'il fallait voter à présent, je ne pourrais voter que pour un seul et unique parti, ce serait bien sûr celui de l'Amour et de l'Espérance réunis. Un parti libre (10/10) de pouvoir et de hiérarchie, un parti qui,comme après la guerre a vaincu sa peur et son découragement afin que triomphe la joie d’être l'Image et la Ressemblance de notre Créateur." Nous pouvons proposer cela au public, mais nous n'aurons pas introduit dans notre discours missionnaire la petite note de réalisme immédiat que je cherche pour montrer au public que nous ne sommes pas entièrement noyés dans la foi et l'espérance du salut personnel et du salut du monde, mais que nous sommes aussi des citoyens qui partageons avec l'homme de la rue quelques soucis pratiques immédiats.
Cependant, votre commentaire manifeste votre refus de mettre, ne serait-ce qu'un peu, votre mission spirituelle en prise directe avec la politique qui nous écrase sous son matérialisme de plus en plus grossier et proche de l'intolérable. C'est une opinion que d'autres partagent et que je respecte.


17nov13  150C85
Je suis heureux que vous ayez abordé ce sujet. L'évolution de la situation en France me préoccupait grandement ces derniers temps au point que je pensais vous faire part de mes inquiétudes et vous demander conseil et guidance pour affronter l'avenir et voilà que vous nous retournez la question et nous mettez au travail.
C'est une tache difficile et j'ai conscience qu'il nous faudra bien plus que quelques jours d’échanges sur votre blog pour la faire aboutir. Ma pensée est loin de s'être pleinement déployée sur le sujet mais je tenais à vous dire mon intérêt pour la question et partager les quelques idées et pistes de réflexion que j'ai rassemblés ces derniers jours.
Tout d'abord à la question, "Devons-nous introduire dans notre mission un peu de temporel pour être plus en prise avec les réalités du moment ?", je réponds oui. Comme certains commentateurs l'ont rappelé, Dieu lui même s'est impliqué dans certaines situations (L’Afghanistan, le conflit israélo-palestinien) et je pense que nous approchons d'une situation similaire en importance.
Une grave crise s'annonce. Nous ne pouvons pas l'ignorer. Pour cette seule raison, nous devons nous y préparer. Et donc commencer par chercher à comprendre ce qui se passe. Cependant je me demande jusqu'où ?
Doit-on engager toutes nos forces missionnaires dans cette voie ? Je pense que non.
Je pencherai plutôt pour la création d'une task force dont le rôle serait d'approfondir cette question avec vous et de délivrer ensuite à l'assemblée notes, propos, projets, actions spécifiques pour permettre à nos frères d'enrichir leur mission sur le terrain au cas par cas, au coup par coup. Pour l'heure, je pense que ceux qui se sentent plus à l'aise avec le "tout-spirituel" ou ceux qui pensent que la mission doit garder sa "pureté" pour ne pas prendre le risque de reproduire les errements de "la mission sociale", devraient garder leur ligne missionnaire.
Ces choix de mission ne s'opposent pas, ils sont complémentaires à mes yeux. Cette diversité fera notre force si nous restons unis autours de vous. Je reviendrais sur ce point plus tard.
Avant de poursuivre, je voudrais vous faire part de mon ressenti de la situation.
En vous lisant et en plongeant en pensée dans ces réalités que nous traversons aujourd'hui, me sont venus à l'esprit ces mots de La Révélation d'Arès (28/20) : De leur fer elles ont forgé des armes, de leurs faux elles ont fait des épées
En évoquant ce  verset je ne pense pas aux multitudes qui descendent dans la rue, mais je pense à nous Pèlerins d'Arès, parce que ce que vous nous demandez aujourd'hui, c'est, il me semble, de développer un esprit de conquête plus affirmé.
Ces dernières années, sur votre impulsion,  nous sommes revenus au spirituel pur que vous nous avez aidé à conforter notamment en introduisant le kérygme dans notre mission. Aujourd'hui il nous faut élargir notre propos et nous engager plus avant.
La France est au bord du précipice. Elle peut basculer comme elle peut se ressaisir. Et nous devons jouer un rôle pour qu'elle ne chute pas et trouve la force de se relever. Nous avons avec ces évènements une occasion historique de forger avec vous sous votre guidance, les outils d'une mission plus combative, plus spécifique, de rassembler et de vivifier nos forces spirituelles et créatrices, de nous préparer à entrer dans l'Histoire pour la changer.
Nous ne sommes ni belliqueux ni révolutionnaires, et il n'est nullement question de se préparer à sonner la charge contre le système ou je ne sais quel ennemi. Il s'agit de devenir une force (force de proposition, force d'insurgeance, force spirituelle), dans un monde où tout est rapports de force.
Nous avons du pain sur la planche mais c'est une opportunité unique qui ne se reproduira peut-être pas. Voilà comment je vois la chose.
Je loue Dieu que vous soyez encore en vie, car je sens que va se jouer une situation de première importance pour notre mouvement.
Jusqu'à présent nous étions plutôt "bien perçus" même si nos espérances faisaient davantage sourire que susciter l'intérêt comme vous nous l'avez rappelé.
Avec cette nouvelle ligne, "politiser notre refus de la politique", je gage que nous allons davantage déranger et donc nous attirer plus d'ennuis. Si nous réussissons à trouver les quelques mots à ajouter sur nos tracts pour être en prise avec les réalités, la réalité se rappellera à nous. Et nous aurons à lui répondre ou à l'affronter.
Nous devons voir au delà des actions à engager : Nous devons anticiper ce qu'elles produiront sur le monde.
C'est pourquoi je pense que l'on ne peut pas se lancer dans cette stratégie sans se donner d'autres moyens connexes. Ce ne sont pas, à mes yeux, seulement nos mots qu'il nous faut enrichir, mais aussi nos outils de communication et de témoignage.

1. Tout d'abord, une plateforme d’échangé privé pour échanger entre Pèlerins d'Arès sur ces questions de manière plus confidentielle.
Et ce d'autant qu'il ne s'agira pas seulement de recueillir votre point de vue ou d'échanger quelques idées mais de partager des idées de mission, de mettre au point des actions communes, de recueillir votre enseignement sur des points spécifiques (parfois délicats) de cette crise qui s'annonce.
Nous sommes en présence d'une crise économique et sociale, doublée d'une crise politique (institutionnelle) et d'une crise morale. Bien sûr, en arrière fond, il y a la crise de l'homme, la crise spirituelle que nous devons faire ressortir pour porter notre propos.
Mais comment envisager d'aller parler aux hommes en étant "en prise avec les réalités" sans connaitre la nature de leurs problèmes et être capable de leur apporter un éclairage spirituel ? 
Parler des réalités présentes sera ardu et ce d'autant plus que cette crise risque fort de déchainer l'irrationnel en l'homme et que l'on sera pris à parti par nos détracteurs comme par ceux qui s'intéresseront à notre message et qui voudront connaitre notre point de vue sur leurs problèmes et questions immédiates.
Combien d'entre nous ont-ils une vision claire de ce qui se passe tant sur le plan matériel que spirituel ? Nous allons avoir besoin de bien d'autres lumières que celles que vous êtes en mesure de donner sur votre blog qui est lu par le tout venant, y compris par ceux qui s'opposent à nous. Je pense qu'en tant que petit reste, nous allons avoir besoin d'un enseignement spécifique de votre part.
Je pense donc qu'il est [mot manquant] de se doter d'un organe de communication entre vous et les assemblées qui puisse servir de relais efficace.

2. Ensuite, corolaire de ce qui précède : Disposer d'autres moyens de communication que nos tracts pour faire connaitre notre pensée et notre point de vue au monde.
Les hommes sont pressés, certes, et il faut faire toujours plus bref pour leur parler. Mais à un moment on ne peut plus faire l’économie des mots. Il faut s'expliquer, développer si on veut avoir une chance d'être compris et entendu. Et ce d'autant que la situation actuelle est complexe et délicate et appelle certains développements. Dans certains cas, il nous faudra peut être même riposter. Comment le faire avec de simples tracts si d'aventure notre message parvenait à susciter un intérêt ?
Un tract c'est une carte de visite, au mieux une pancarte miniature qui dit en gros "ohé, nous existons ! Écoutez ce que l'on a à dire" mais qui reste relativement frustre quant à l'énoncé de notre espérance.
Ce qu'il nous faut c'est un média vers lequel orienter les regards, les questions, les envies d'en savoir davantage. Le seul dont on dispose aujourd’hui c'est votre blog mais il est personnel et intimement lié à votre rôle de prophète.
Je pense à un "média d'assemblée" qui serait perçu comme le vecteur du point de vue arésien sur le monde, à l'instar de ce que nous avons essayé avec le journal "Frère de l'Aube" il y a quelques années. Des articles comme "la France acceptera t-elle son destin spirituel" ou "Les Pèlerins d'Arès, des résistants" sont tout à fait d'actualité aujourd'hui et pourrait servir de base à de nouveaux articles pour lancer ce média.
Mais nous n'avons pas les compétences et les disponibilités pour tenir un journal de presse.
Alors pourquoi pas une newsletter mensuelle électronique et imprimable qui serait distribuée aux assemblées et à nos contacts ?
Vous écrivez un article par mois en moyenne sur votre blog pour rester en contact avec vos frères. Ne pourrions nous pas faire de même pour rester en contact avec le monde en lui parlant de ses problèmes ?
Cette newsletter pourrait être secondée par un site simple, un genre de blog pour relayer notre présence sur internet et enrichir davantage notre propos. Pourquoi pas le site actuel de "Frère de l'Aube" actuellement en sommeil ? On apprendra à travers cette expérience à tisser des liens avec le monde.
Les nombreux lecteurs de votre blog qui ne sont pas Pèlerin d'Arès témoignent qu'il y a encore un public pour de la lecture de propos intelligents. Et en plus de nourrir le monde, nous pourrions aussi sur la durée faire la preuve de la pertinence de nos analyses et de nos propositions.

3. Certains commentateurs parlent de créer "un parti" : "Parti du Bien", "Parti du temps qui vient"... Je doute qu'en l'état les Pèlerins d'Arès soient capables de constituer autre chose que le mouvement qu'il représente actuellement. En plus, se constituer comme "Parti", c'est quelque part marcher directement sur les platebandes du politique et donc le provoquer sur son terrain. Sommes nous assez forts pour cela ?
C'est, en plus, faire le jeu des divisions et clivages partisans qui ont ruiné ce pays. Or nous devons nous hisser au dessus de tout cela et dire à l'humanité : Regardez plus haut, plus loin. Enjambez vos divergences ! Les politiques ont tous sans exception une mentalité de petit épicier. C'est pourquoi cette démocratie a échoué. Nous sommes au contraire les pourvoyeurs d'une transcendance, d'une transversalité, d'une transformation qui ne peut exister que si elle permet la rencontre fructueuse des contraires et si elle peut attirer à elle et intégrer des hommes de tous horizons. De leurs faux elles ont fait des épées, dit La Révélation d'Arès en nous invitant par là même à faire de nos antagonismes des leviers créatifs.
Je ne suis donc pas favorable à la création d'un "parti". Mais un mouvement d'action civile apolitique et spirituel porté par une association spécifique à l'instar de ce que put faire Gandhi ou Martin Luther King, pourquoi pas ?
Pour cela, il faudrait songer à en poser les fondations par la rédaction d'une sorte de "manifeste" qui reprendrait les idées et le souffle de La Révélation d'Arès en des termes que des membres de la société civile pourrait comprendre et accepter.
Reste que tout cela suppose une grande dynamique. En avons nous les moyens ?
Pour l'heure je penserais à quelque chose de plus modeste : une petite force d'action préventive et d'interposition pour relayer le signal d'alarme que Dieu envoie à l'humanité en portant son attention sur des problemes concrets à échelle humaine. Une espèce de vigie — (Le(s) frère(s sont) vigile(s) (Rév d'Arès xxviii/27) — qui aurait les moyens de clamer "Attention !", d'avertir, de proposer et au besoin de manifester pacifiquement, avec noblesse et sérénité pour s'interposer, réconcilier. Cela me semblerait plus en accord avec notre foi. Cette idée est peut-être saugrenue mais je vous la livre au cas où.
 
Vous l'aurez compris, je pense qu'il est absolument nécessaire de s'engager dans la voie que vous nous proposez et je suis prêt à y apporter ma contribution. Mes aspirations profondes me feraient préférer le maintien d'une ligne spirituelle pure, mais mon souci pour l'humanité présente et son avenir, ma combativité aussi, me poussent à engager mes forces dans cette bataille.  Cependant, je pense qu'il vaudrait mieux dans un premier temps, constituer une sorte de mission à l’intérieur de la mission, une sorte d'initiative inter-assemblée qui avancerait sous votre égide mais qui ne se laisserait pas confondre avec le mouvement des Pèlerins d'Arès, plutôt que d'engager toutes nos forces dans ce virage. Car en plus de la difficulté de faire aboutir ce travail, je crains les dissensions internes, les conflits intérieurs de certains de nos frères, le retour de discussions interminables et stériles, le déchirement face aux contradictions.... Je pense aussi à nos lieux d'assemblée qui doivent rester des lieux de paix, d'ouverture et de hauteur spirituelle, dans un monde ravagé par les antagonismes de toutes sortes (et dont la politique est le plus triste exemple hélas). Sur ce point, je pense qu'ouvrir nos lieux à la prière libre serait d'ailleurs une manière de répondre à ce monde anxieux en quête de réponse. Mais c'est un autre sujet.

J'en viens maintenant (enfin !) au coeur de votre demande : par quels mots "politiser notre refus de la politique" ? Je travaille à la rédaction d'un prototype de newsletter (projet mentionné plus haut) que je pensais soumettre à mon groupe de mission. Je vous l'adresserais quand je l'aurais achevé. Voici en attendant quelques accroches choisies :
- Qu'offre t-elle la politique que l'homme ne soit pas déjà capable de donner de lui même ?
- De nos préjugés les politiques ont fait des guerres, de nos peurs ils ont fait des lois. Libérons-nous de nos faiblesses avant qu'il ne soit trop tard !
- N'attendez pas de la politique qu'elle résolve vos problèmes. Attendez-le de vous même.
- Échec du politique. Faillite du système. Comment en sortir ? En entrant en nous même.
- La Révélation d'Arès : un appel à se gouverner soi-même
- Se libérer des pouvoirs est pour demain, mais commence aujourd'hui. En nous-même.
- Une autre voie pour un autre avenir : la pénitence.
- Enfanter demain commence aujourd’hui. Quel monde voulez vous laisser à votre descendance ?
- Changer de voie, changer de vie.
- Nous sommes tous au chômage.... spirituel.
- Demain s'enracine aujourd'hui dans nos actes les plus infimes.
- La politique? une ornière. La pénitence ? un envol.
- La politique engendre attentisme et vilenie. La pénitence engendre grandeur et noblesse d'âme
- La politique fait de nous des mendiants. La pénitence nous rend forts et libres.
- La politique prospère sur nos faiblesses. La pénitence les combat.
- La politique divise pour mieux régner. La pénitence relie pour mieux partager.
- La politique prend. Le pénitent donne.
- La politique a un réel pouvoir de nuisance. La pénitence a un réel pouvoir de changement.
- La pénitence est un enjeu de civilisation
- La pénitence ne permet pas d’échapper aux épreuves. Elle donne : hauteur de vue et force d'âme dans l'épreuve
- La résignation nous avilit, la révolte nous aveugle. La pénitence nous fortifie (ou "nous élève" ou "nous anoblit")
- La révolution engendre un autre pouvoir. La pénitence engendre une autre humanité.
- Je prends le parti du Bien
- Je prends parti pour le Bien
- La pénitence : aller de victoire en victoires sur soi même...au quotidien.
- L'homme n'est plus qu'un sujet, qu'un client. Il est capable du sublime.

Ce n'est qu'un premier jet. Je poursuis mes recherches. Je travaille notamment autours des mots "destin"," résistance", "résister", "Victoire", "Héritage", "nettoyer le monde", "gouvernement"... mais j'avoue avoir du mal à sortir du registre des "idées". Je n'ai pas encore "métabolisé le sujet", mais ça va venir. j'espère ne pas avoir été trop long... et "trop à coté de la plaque".
Éric D. (Ile de France)


Réponse :
Merci pour cette notable contribution, mon frère Éric.
Je viens de vous lire avec énormément d'attention.
Je pense que la meilleure façon de vous répondre et d'orienter votre recherche future, c'est d'expliquer autrement que je ne l'ai fait jusqu'à présent la situation où nous sommes, nous Français et sûrement beaucoup d'autres ailleurs.
Je passe pour cela par une parabole que j'invente sur l'instant: la dame-jeanne.
Notre pays est une dame-jeanne.
Dans son corps très ventru il y a une énorme quantité de penseurs totalement politiques ou plus ou moins politiques de très très haut niveau, pêle-mêle de gauche ou de droite: Michelet, Victor Hugo, Proudhon, Zola, Jean Jaurès, Bergson, Georges Sorel, Barrès, Romain Rolland, Charles Maurras, Alberts Camus, Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, Michel Foucault, pour ne citer que quelques noms connus de tous. Leur somme de pensée est non seulement énorme et magnifique, leur synthèse aurait dû donner naissance à une démocratie idéale. Il n'en a rien été, ces penseurs ont pensé pour rien, parce que
La dame-hélas, hélas, se termine en goulot. Et par le goulot que passe-t-il ? Pas grand chose. Il passe par exemple M. Hollande. Voyez son programme de campagne électorale pour la présidence de la République: Je vais être un "président normal", je vais réduire le chômage (faux), je vais rembourser la dette de la France (faux), je ne soumettrai pas aux impoôts les classes moyennes (faux), je vais remettre l'industrie française sur pied (faux), etc. Quant à une pensée politique d'une certaine hauteur, absolument aucune n'est passée par le goulot. Quant au Parti Socialiste, qui gouverne la France, son patron est Harlem Désis, autrement dit pas grand chose non plus, mais, ça marche...
On voit très bien, alors, ce qu'est le problème de la dame-jeanne. C'est que de son gros ventre au goulot il ne passe presque rien, mais par contre ce presque rien dispose de toutes les forces politiques, administratives, fiscales, légales, armées, médiatiques, qui lui permettent de mettre 65 millions de Français à sa merci. Autrement dit, ce qui passe par le goulot est ce que j'ai déjà appelé dans des articles "la barbarie moderne". Hollande, c'est Alaric ou Attila en lunettes et complet-veston avec des outils "civilisés", autres que la hache et les oubliettes pour mettre le pied au pas, mais avec le même effort permanent de séduction, car n'imaginons pas qu'Alaric ou Attila ne veillaient pas à séduire et à favoriser leurs partisans et leurs conquis.
Pour conclusion; nous avons le choix entre ajouter nos très belles pensées au contenu du ventre de la marie-jeanne — et donner peut-être, mais tout au plus, nos noms aux dictionnaire plus tard — ou passer par le goulot.
Et bien moi, je vais essayer de faire passer un petit peu de nous par le goulot, parce que c'est par là et par là seulement que passe la politique et que peut passer, à mon sens, l'anti-politique, parce que "la majorité et l'opposition" passent par là, mais aussi les autres courants qui tentent de les fléchir.
Qu'est-ce que cette parabole de la dame-jeanne, du ventre et du goulot, vient faire avec votre commentaire ?
Je pense a priori — je dis bien a priori, car il faut échanger toutes les idées et je vous remercie des vôtres, frère Éric —, je pense donc a priori que la "task force dont le rôle serait d'approfondir la question (politique) avec le frère aîné"  et "Frère de l'Aube" ou tout autre organe de communication, à supposer qu'on dispose des esprits capables de s'y investir, iraient dans le ventre de la dame-jeanne et n'auraient aucune chance d'en sortir par le goulot.
Je préfère, de loin, au séjour peut-être glorieux dans le ventre de la dame-jeanne quelques petits et brefs concepts moins glorieux mais percutants (si possible, bien sûr), capables de couler par le goulot. Je les crois (toujours a priori) dans la perspective de notre tâche missionnaire plus efficaces que de s'ajouter à la déjà énorme somme de pensées magnifiques auxquelles notre pays a donné naissance et qui me paraissent ne servir à rien.
C'est pourquoi je suis beaucoup plus intéressé par la fin de votre commentaire et je vous en remercie;
Oh ! j'ai parfaitement conscience que nous nous attaquons à un problème difficile, auquel nous ne trouverons peut-être pas de solution, mais je suis heureux de voir mes frères et sœurs s'y intéresser comme je m'y intéresse.


17nov13  150C86
Je vous envoie un commentaire après avoir lu cette entrée 150  et les commentaires et réponses en diagonale, passionnante réflexion collective que je ne peux suivre comme je le voudrais, mais, même peu, et même si c'est de façon étourdie, je tiens à participer.
Quand  nous faisions encore des vitrines pour notre local, une sœur et moi avions proposé une réflexion sur l’attitude  politique, non retenue à l’époque par le reste de notre petite assemblée. .
J’avais vu une émission télévisée et les journalistes présents disaient :  "Oui, tout le monde est d’accord pour faire quelque chose, on a des idées, et même des idées de plusieurs tendances qui finiraient par se rejoindre, mais … on tourne en rond !" Et ils ne sont pas sortis de là , embourbés dans leurs appréciations, dubitatifs.
J’avais écrit à cette sœur ceci : "Si tu poses un leader, un Grand Leader pour l’humanité (qui a un projet mais qui ne l’impose pas) une référence par laquelle passent tous les hommes, chacun à sa place avec ses caractéristiques trouve la bonne action, sans dommage pour les autres, tout s’équilibre naturellement."
Si on  trouve LA référence qui unit en respectant  l’individualité, les innombrables variations dans  l’expression de la vie, on évite  tout projet figé et trop planifié, avec un aboutissement capital qui est de baisser la garde face aux autres (un terrible écueil en politique), et c’est beaucoup plus facile si on sait que LA référence est en eux, acceptée
Cela n’exclut pas prudence et patience, consolidées par la pénitence.
Dans ma proposition de vitrine la référence était le Père de l’Univers [Rév d'Arès 12/4], ce Grand Leader et son projet de bonheur ignoré pour et par l’humanité. On pourrait mettre en avant l’absence de préjugés, le refus du mensonge, la volonté de bien ou la bonne volonté, la clé de "lendemains qui chantent" même lointains .
Il m’apparait de plus en plus important de trouver ce qui peut décrisper notre société où se sont levées des barrières entre des gens qui se méfient de plus en plus les uns des autres. La France connaît maintenant ce qu’est le communautarisme, à l’opposé de sa vocation
Méconnu, confondu avec le Dieu des religions, le Tout Autre, Créateur, Père de l’univers, a et est LA Clé, la référence naturelle que les religions ont confisquée.
0n ne va quand même pas s’appeler le parti de LA Clé ?
J’arrête là, avec un sentiment de légèreté et d’incompétence sur un sujet grave, mais il est important de participer, j’espère n’avoir pas  dit que des bêtises.
Chantal des Corbières


Réponse :
Voilà une belle et importante phrase: " Il m’apparait de plus en plus important de trouver ce qui peut décrisper notre société où se sont levées des barrières entre des gens qui se méfient de plus en plus les uns des autres. La France connaît maintenant ce qu’est le communautarisme, à l’opposé de sa vocation."
Certes, votre commentaire ne propose rien de concret dans ce sens, mais je suis heureux que vous participiez, car vous êtes une des plus anciennes parmi nous, une de celles aussi qui ont beaucoup réfléchi au problème très difficile face auquel nous place La Révélation d'Arès. Je pense beaucoup à vous, ma sœur Chantal, contrainte — et je sais pourquoi — de se sédentariser mais sans perdre le fil du fil-de-fériste...
Que la Main du Père, le "Grand Leader", reste étendue au-dessus de vous !


17nov13  150C87
Dans la rue nous touchons actuellement des personnes semées qui ont soif et qui souhaitent parler du bien, du pardon, de l’amour, car ils ont touché du doigt le mal que font la rancœur, la vengeance, le mensonge.
Les personnes rencontrées actuellement et qui acceptent de venir poursuivre notre conversation au local disent ne rien attendre de la religion ou de la politique. En fait, le sujet n’est pas abordé par eux. Il l’est par nous, mais sans retour. 
Ce ne sont donc pas eux qui sont le sujet de cette entrée, mais parmi ceux qui nous envoient "bouler" dans la rue, qui ne nous écoutent même pas une demi seconde, ces [possibles] épis murs qui nous prennent pour des rêveurs ou qui sont trop préoccupés par leurs soucis immédiats pour entendre notre kérygme actuel.
Quels mots pourraientils ouvrir le dialogue avec ceux là ?
Il me semble que dans la Parole révélée à Arès, il y a deux éléments très forts qui touchent à la gestion de la cité telle que Dieu nous demande de l’instaurer : Plus de chefs et rétablir l’équité entre les hommes.
Vous rappelez aussi que la politique politicienne est une quête de domination (150C21). Une quête de domination, mais qui n’est possible que par l’acceptation, voir la demande de tous. Nous demandons encore trop souvent un roi, des lois: "Que fait la police ?!" "Que fait le maire ?!", etc.
Si je dois amener ma pierre à cette réflexion collective je dirais donc que nous pourrions essayer de paraphraser le fameux Liberté-Egalité-Fraternité et le transformer en "Se libérer du besoin de chef, rétablir l’équité, fraterniser".
Hélène de Marseille


Réponse :
Merci du fond du cœur, ma sœur Hélène, pour ce commentaire, qui est rare.
Oui, "pas de chef et l'équité," mais réduit à ces deux seuls principes, nus, j'ai peur que nous continuions de passer pour des rêveurs. La quasi majorité des hommes modernes croient impossible une société sans chef ou règnerait l'équité. Elle  pense que ce serait une jungle. Pour croire possible une société sans chef où règnerait l'équité il fait faire le passage de la foi et on en revient à notre mission strictement spirituelle.
Mais on pourrait habiller ces termes: Pas de chef et Équité d'arguments politiques nobles et solennels — qui fassent mieux passer un mot désuet: équité, remplacé aujourd'hui par justice — en proposant par exemple (cette idée me trotte dans la tête depuis quelques temps) une nouvelle Constitution Française,
qui pourrait remplacer :
(texte actuel) "Article Premier : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée..."
par :
(texte de remplacement) : "Article Premier : La France est une République Fédérale sans chef, simplement administrée par des gestionnaires révocables, faite de 95 petites unités humaines indépendantes, correspondants aux anciens départements français, qui chacune peut avoir sa propre forme politique pourvu qu'y règne l'équité, que seuls peuvent lui donner l'amour, le pardon, la paix, la liberté absolue, l'intelligence du cœur, etc
On pourrait confier la rédaction de cette nouvelle Constitution Française à un panel réuni autour de frère Antoine, dont le commentaire 150C19 montre qu'il a commencé de creuser la question.
Nous pourrions nous en faire les champions. Ce ne serait pas faire de la politique au sens actuel, car la proposition paraîtrait farfelue, mais ce serait quand même proposer une tout autre politique, qui serait en fait une sorte d'anti-politique.
Voilà que nous avons avancé, vVous ne trouvez pas ? C'est votre commentaire, avec deux mots magiques: Pas de chef et Équité, qui me donne l'occasion de faire ce saut.


17nov13  150C88
Il m’arrive parfois dans la mission de rue, et si la personne que j’arrête m’en laisse le temps, de dire que nous sommes un mouvement spirituel sans chef et sans hiérarchie et que c’est certainement une des grandes réussites concrètes des Pèlerins d’Arès, et ce depuis près de 40 ans que nous existons.
Pour illustrer ce propos je prends l’exemple du fonctionnement de nos locaux.
Cela paraît tout simple, mais dans la réalité nous sommes confrontés à différents problèmes qu’il nous faut résoudre.
Cela fait appel à la réflexion, à une autre forme de réflexion.  La démocratie n’existe pas chez nous. Un seul peut avoir raison contre cent. Ce n’est pas non plus celui qui a la plus forte personnalité ou la plus grande aisance verbale qui a raison ou qui est le plus compétent pour une tâche particulière.
Nous devons apprendre à lutter contre ce vieux réflexe de laisser faire et de se taire.
Nous devons apprendre à travailler sans cooptation, sans copinage et en n’encourageant pas les ambitions personnelles.
Nous nous plaignons tous d’avoir des chefs, mais en même temps, nous sommes bien content d’en avoir, cela nous permet de nous déresponsabiliser et à l’occasion de "taper" sur le chef qui ne fait pas bien son travail.
Nous devons apprendre à nous connaître, à discerner les compétences des uns et des autres et encourager celui qui a une compétence adéquate pour une fonction à accepter cette fonction.
Cette façon de fonctionner permet de travailler notre humilité, notre discernement, notre patience, notre non-jugement, la lutte contre nos peurs et nos préjugés, notre courage, notre intelligence spirituelle, bref travailler ainsi ne peut se faire qu’en étant pénitent.
J’ajoute que cela ne peut se faire que dans de petites unités où les humains ne sont pas noyés dans la masse, où chacun peut être connu et reconnu.
Notre façon de vivre et travailler prouve que s’organiser sans chef et sans hiérarchie n’est pas une utopie, mais une réalité.
Je joins le texte d’une affiche que j’ai réalisée pour la vitrine de notre local "L'Eau Bleue" à Paris, qui peut peut-être apporter une petite contribution à cette grande réflexion menée sur le thème de "politiser notre refus de la politique."

La pénitence est un acte social.
La preuve :
l’amour, le pardon, la paix,
la lutte contre les préjugés et les peurs,
la liberté et l’intelligence spirituelles
ont des répercussions concrètes sur le monde.
Reprenez la lutte (Luc 12/51 – Matthieu 10/30)
avec nous en devenant pénitent
et en cherchant d’autres pénitents.

Merci, frère Michel, pour cette entrée particulière qui nous permet de travailler tous ensemble.
Alain Le B. d'Ile de France


Réponse :
Je me permets de proposer quelque modifications à votre projet d'affiche, que je trouve bon:

Notre pauvre France va mal,
mais n'oubliez pas que
la pénitence est un acte social.
Étre pénitent n'est pas se punir,
c'est aimer, pardonner, faire la paix,
être libre de préjugés et peurs,
chercher l'intelligence du cœur.
La pénitence peut changer le monde.
Reprenez la lutte (Luc 12/51 – Matthieu 10/30)
avec nous en devenant pénitent
et moissonneur d'hommes de bien.

Notre fraternité fonctionne sans chefs, sans lois, sans sanctions et prouve que c'est possible.

Merci, frère Alain, pour ce commentaire qui montre que vous n'avez pas attendu l'entrée 150 pour introduire dans votre mission une note concrète de ton socio-politique.


17nov13  150C89
Une entrée qui fait à nouveau frissonner, l’appel du Père par son Prophète résonne en nous dès le lever, pourtant je suis une piètre sœur au regard de la mission à laquelle je suis rattachée. 
Le désespoir des autres m’occupe au plus près,  je suis professionnellement, mais avant tout moralement et personnellement engagée dans ce secteur que l’on appelle ‘insertion professionnelle’.  Oui, le désespoir est là et chaque jour, l’accompagnement participe d’abord à la reconstruction de ces personnes .  Mais il n’y a pas que des désespérés, j’ai eu un monsieur de 56 ans en accompagnement, au bout du 2eme rendez vous, il m’a dit, écoutez, j’ai 56 ans , j’ai du diabète, je suis cardiaque, j’ai des plaques de métal dans le dos et…je suis bègue ; aucun employeur ne me proposera de poste.   Ce monsieur était à son compte toute sa vie et a été président d’association de nombreuses années aussi …mais sa situation médicale l’empêche aujourd’hui de remonter une affaire quand on connait les exigences de certains organismes vampiriques collecteurs de ‘charges’ de tous poils.  
Alors il m’a dit : je vais monter une association pour me créer mon emploi (cette association est née et fonctionne aujourd'hui )  ‘Les Réparateurs du Cœur’.  Basée sur la solidarité et l’entraide, l’association est créatrice d’emplois  (principalement des plus de cinquante ans, des jeunes sans formation, des personnes avec des handicaps), les adhésions financent les salaires des compagnons.   Cette association fait déjà des émules dans d’autres villes jusqu’en Normandie.   C’est  un modèle économique qui fonctionne – le travail est un droit - mais comme pour tout, il faut y croire, ne pas voir cette activité comme un travail mais comme de l’entraide – on donne et on reçoit -.  Curieusement, il a reçu un appel téléphonique récemment, d’une association portant un nom assez proche, lui demandant de changer le nom de la toute nouvelle association, l’appel venait de paris…je vous laisse deviner, nous dérangeons déjà.
 
Il y a quelques mois j’ai découvert l’existence de Hildegarde, prophète de Dieu, elle aussi, vous devez la connaître Frère Michel.  Dieu lui dit ‘d’écrire’ tout ce qu’il lui a révélé.  Cette femme qui a existé il y 800 ans a été reconnue 1ère femme médecin en 2005 je crois.  Ses travaux sont extraordinaires et ses messages qui portent sur la création, la place de l’homme dans l’univers, la nature, les soins, les remèdes, etc..sont aujourd’hui repris et pratiqués par des médecins.   Bien que les révélations qui lui ont été faites aient été d’une autre nature, ils sont, dans leur fond, identiques au message de la Révélation d’Arès.  
 
Je vous embrasse fraternellement Cher Frère Aîné, mes Frères et Soeurs
 
Brigitte N. du Sud-Est


17nov13  150C90
Pour que notre refus de la politique soit crédible, il faut que nous montrions concrètement que le principe des petites unités souveraines d’elles-mêmes est réaliste.
Ma proposition serait de réfléchir puis de mettre en œuvre la création d’unités embryonnaires formées de Pèlerins d’Arès engagés qui auraient l’élan de construire, de partager et de vivre dans un même espace comme un habitat groupé avec comme projet central l’accomplissement de la Parole et les conseils de Mikal.
Ce lieu pourrait accueillir des frères et sœurs plus âgés qui dans le monde d’aujourd’hui se retrouvent isolés alors qu’ils pourraient nourrir la réflexion du groupe. Les enfants pourraient y trouver un enracinement fondateur pour leurs choix. Les temps gagnés par l’absence de déplacements seraient mis à profit pour créer, prier, échanger, accueillir, nourrir,… La mise en commun de bien permettrait une réduction des charges et nous rendre moins dépendants des mouvements économiques actuels. Je pourrais écrire des pages sur tous les possibles qui s’ouvrent…
De plus, ces unités embryonnaires (alias « Les maisons des oisillons ») pourraient se rencontrer entre-elles pour échanger, parler de leurs choix et de leurs questionnements, se soutenir et s’enrichir.
Peut-être certains diront-ils que ce n’est pas possible ? Des habitats groupés avec projets existent déjà. Des outils de gestion de groupe sans chef existent aussi. Il existe des outils pour chercher des solutions innovantes crées par l’intelligence collective et portées par tous les participants. J’ai vu des problèmes d’apparence insoluble se résoudre en deux heures de temps avec de la joie retrouvée de travailler ensemble. Cela semble parfois de l’ordre du miracle. Il y a aussi les conflits, les inconforts qui restés sous silence sont des bombes à retardement. Pouvoir accueillir les conflits comme opportunités pour avancer est aussi possible. Là aussi des outils existent (pour plus d’infos voir les liens sur le commentaire 128C53).
Bien entendu, ces outils trouvent toute leur force sous la lumière de La Révélation d’Arès vécue dans la pénitence. C’est là que je sens l’extraordinaire force prophétique de ces unités embryonnaires.
Concrètement, nous pourrions commencer par mettre sur papier les idées pour la fondation de telles unités avec les conseils de Frère Michel. Voir ensuite qui serait d’accord de se lancer dans l’aventure sur base d’un document de départ pour créer une unité dans sa région. Pouvoir ensuite avoir des outils pour une remise en question régulière de son fonctionnement pour avancer vers plus d’amour, de paix, de pardon, de liberté, et d’intelligence du cœur.
Pour la traversée sur le fil de fer, n’oublions pas que la pénitence et la moisson nous tire vers le haut. Ainsi, étant tenu par en haut, nous pouvons nous engager pas à pas avec prudence et confiance sur le fil que le Père et Mikal à sa suite nous invite à prendre.
Louis-Marie de Belgique


17nov13  150C91
Voici quelques points qui peuvent alimenter notre réflexion collective sur ce grand sujet, qui ne me paraissent pas faire redites avec les commentaires déjà publiés. C’est un peu en vrac, mais il me semble que nous en sommes encore au stade des idées jetées et que cela n’est un problème.


A. Dans et/ou hors du temps ?
La politique du court terme conduit le monde. Et elle le conduit à sa perte. Signe des temps, la politique n’a probablement jamais été aussi peu visionnaire. Même si nous abordons les problèmes du moment en "politisant" avec mesure notre propos, notre "programme" est résolument tourné vers l’avenir. Il y a peut-être là un moyen accessible au public pour identifier que notre démarche se distingue de la politique traditionnelle. Cela ne suffira pas pour comprendre où nous nous situons, mais cela sera utile pour comprendre où l’on ne se situe pas, ce qui est déjà un bon point de départ. Notons que la religion est aussi la religion du court terme : salut individuel à court terme totalement déconnecté du salut général à long terme.

B. À qui s’adresse-t-on ?
Cette perspective d’avenir, qui d’autres que les jeunes aujourd’hui y seraient plus sensibles ? Eux qui savent que nous leur laissons un monde qui sera fatalement moins bon que celui dans lequel nous avons vécu (nous les déshéritons en quelque sorte, c’est une situation peu fréquente dans l’Histoire) et à qui nous ne laissons rien d’autres qu’un système fatigué, sans idées ni perspectives, plein de son aveu d’impuissance et d’un cri du cœur en forme de sauve-qui-peut fataliste, parce qu’il faut juste se préparer à cela et penser à sauver sa peau, parce que tout le monde ne la sauvera pas.
La jeunesse semble manquer de réaction face à ce marasme ? Ce n’est qu’une illusion. Au fatalisme des anciens, la jeunesse a tendance à substituer réalisme et pragmatisme, qui peut paraître parfois terre à terre, un peu froid, dépassionné, voire désabusé. Et pour cause : L’abusé (ne) devient(-il pas) prudent ? (Rév d’Arès 28/5). Nous sommes loin de l’utopie des années 70 qui crut au changement du monde, qui s’y engagea et qui échoua sur l’illusion qu’on pouvait changer l’extérieur (le monde) sans changer l’intérieur (l’homme). Nous devrons veiller à ce que notre message "politisé" soit accessible à cette jeunesse qui se méfie viscéralement des mots et qui attends des faits. Il faudra moins condamner que proposer: Proposer une voie compréhensible, accessible, réaliste, qu’aborde la suite de ce commentaire.

C. Du fumier de notre passé peut sortir un jardin  Xxxxx xxxx xxxx xxxx xxxx
De tout ce que j’ai lu jusqu’à maintenant, un "concept" m’a particulièrement frappé en ce sens qu’il peut constituer la première marche – parmi d’autres premières marches possibles – du pont que nous nous cherchons à construire :

LIBERTE-CHOIX-RESPONSABILITE
Pourquoi ?
-        Il n’exclue pas le défi que notre héritage miteux pose à cette jeunesse : déjà s’en sortir personnellement.
-        Il individualise au lieu de globaliser et d’uniformiser comme le Liberté Égalité Fraternité.
-        Pour autant, il nous ancre en direct dans l’univers politique (se pose de fait en alternative à Liberté Égalité Fraternité).
-        Il est particulièrement déreliogiosé (c’est un point très important, surtout pour la première marche du pont) et nous permet de présenter la pénitence dans sa dynamique active et créatrice : non pas la liberté pour la liberté mais la liberté pour retrouver la capacité à faire des choix et à prendre ses responsabilité face à l’accomplissement de ces choix. La pénitence n’est rien d’autres que cette dynamique, orientée dans le sens du Bien.
-        Il est dynamique et mobilisateur sans être démagogique, car il est exigeant : il demande à choisir (ça passe encore) et assumer ses responsabilités (oulala !).
-        Il n’est pas dans l’idée, mais dans l’acte : les notions de choix et de responsabilité renvoient à l’action.
-        Il est réaliste dans le sens ou c’est un point de départ qui ne remet pas en cause le présent, car il faudra toujours bien s’en sortir personnellement, mais qui ajoute à cette perspective présente et personnelle une perspective collective : Plus nous serons à reprendre ainsi notre destin en main, moins nous serons à attendre la solution de la politique et de la religion, ce qui tombe plutôt bien puisqu’elles sont à bouts de souffle.

Voici enfin deux autres « sources » de réflexion et d’inspiration, qui sont naturellement remontées à ma mémoire dans le courant de cette semaine. Elles viennent d’articles publiés dans "Frère de l’aube" pendant la période où vous étiez venu nous aider, frère Michel, à spiritualiser nos écrits (Du numéro 64 au numéro 70). Bien que datant de 2004 et 2005, ces articles me paraissent avoir gardé toute leur fraîcheur spirituelle.
La résistance comme "image" de notre insurgeance
Le premier article s’appelle "Les Pèlerins d’Arès : des résistants", intégralement rédigé par vos soins à l’occasion de la commémoration du 6 juin 2004. Voici quelques extraits (L’intégralité du texte, qui n’a pas pris une ride, est accessible sur le site internet de "Frère de l’aub"e à l’adresse suivante http://www.freredelaube.info/pelerins.html)
[…] Les Pèlerins d’Arès sont bien des résistants. Naissance de l’âme par l’amour et la bonté (Rév d'Arès 36/19) résistant à l’idée envahissante que l’amour et la bonté sont perdants, comme les résistants de 1940-45 étaient donnés perdants face à la puissance armée nazie et aux calomnies de la propagande officielle. Résistance à la bof génération par une dynamique de la foi, inverse de la docilité à la loi qui est (28/8) et à l’attente passive de la miséricorde (16/15) que prêche la religion ? Résistance où le résistant en aimant et pardonnant se découvre capable de se recréer libre et intelligent spirituellement et socialement, de retrouver l’image et ressemblance de son Créateur (Genèse 1/27) et ainsi de changer sa vie (30/13) et le monde (28/7) […]
[…]Résistants au religieusement correct, à l’intellectuellement correct, au politiquement correct, à l’éducativement correct, etc. Les Pèlerins d’Arès répliquent qu’ils voient plutôt leur entreprise spirituelle comme une évolution, un progrès, mais que, oui, si d’autres veulent la voir sous l’angle de la résistance, c’est bien résister au harnais religieux, politique, etc. que de s’en rendre intérieurement libre (Rév d'Arès 10/10) et oser imaginer une autre humanité. C’est bien résister au mal que changer sa vie (30/11) en bien, en aimant en des temps où l’amour du prochain fait rire, en pardonnant en des temps où le pardon passe pour contraire à la justice, en prônant une justice sortie de l’intelligence et du cœur en des temps où la justice sort d’un bouquin, en prônant la vraie liberté en des temps où agir selon sa conscience et se considérer libre de faire le bien sont devenus des délits. C’est bien résister au mal du monde que moissonner (6/2, etc.) des hommes qui à leur tour changeront leur vie en bien et moissonneront des hommes qui à leur tour changeront leur vie en bie Existe-t-il une résistance qui ne lutte pour un changement ? […]
Il y a une mémoire collective, historique, positive, de la résistance. C’est peut-être une des dernière fois dans l’histoire ou le peuple français a fait preuve d’héroïsme. Rien à voir bien sûr entre les crimes et horreurs du nazisme et ceux de la politique politicienne, mais il y a quelque chose d’une opposition à la peur et la lâcheté de tous les collabos passifs du système et l’héroïsme du résistant, terme qu’emploie d’ailleurs le créateur dans La Révélation d’Arès : Les héros attendent !
Se poser comme des résistants appelant d’autres résistants, me semble, du point de vue politique de la chose, spirituellement correct.
Sur le point d’échouer à accomplir son destin démocratique, le Créateur (qui a parlé en France, en français à un Français) propose à la France de prendre en main son destin spirituel
Le second article s’appelle "La France acceptera-t-elle son destin spirituel ?". Il a été rédigé par le frère Claude M. et profondément remanié par vos soins. L’article s’appuie sur les conjectures précédents l’élection présidentielle de 2006 pour développer une vision que des Pèlerins d’Arès se font de la politique et des alternatives spirituelles que nous inspire La Révélation d’Arès.
Là encore, quelques citations (le texte complet est accessible à l’adresse http://www.freredelaube.info/france-destin-spirituel.html) :
[…] La question: "Quel pouvoir demain ?" s’est changée — mais qui s’en rend compte ? — en "Quelle humanité demain?" Mais personne parmi ceux qui disposent des media : presse, radio, télé, édition, ne propose de solution à ce problème. Ceux qui ont la solution, capables de monter sur le parvis du monde (Rév d'Arès 2/16) pour la poser intelligemment (32/5), sont systématiquement privés de moyens de communication puissants. Le témoin de La Révélation d’Arès lui-même, dont la vie décline sous l’âge et la solitude, n’a jamais en trente ans trouvé la tribune pour porter devant l’univers ce problème fondamental.
Si la France, dont on annonce le déclin sur tous les tons, acceptait quand même le grand message, La Révélation d’Arès, qu’elle a reçu en 1974 et 1977, nul doute qu’elle pourrait jouer pour le monde le rôle de novateur de la société spirituelle.[…]
[…] La plupart des Français sentent que "quelque chose cloche là-dedans," mais quel moyen leur donne-t-on de mettre autre chose à la place ? Pour passer à quelque chose de vraiment neuf, le dépassement de la politique par la vie spirituelle par exemple, il faudrait d’abord pouvoir l’envisager, ensuite pouvoir passer à l’acte. Il faudrait une préparation spirituelle, que ne fait encore que balbutier ce petit reste, à peine audible, de femmes et d’hommes ayant choisi librement de mettre à la voile vers les rivages de la Vie (Rév d’Arès 19/2), que l’on dissimule soigneusement à la nation, de toute façon. La France entre dans un temps de rupture sans alternative prête.[…]
[…] Même réduite à un faible lumignon, l’intelligence spirituelle (Rév d’Arès 32/5) pourrait encore faire des miracles. Mais pour les pouvoirs tout ce qui démontre qu’on peut faire mieux qu’eux est à écarter, sauf rares exceptions. Les pouvoirs savent bien qu’en affirmant que la raison est dans la "solution" de tous les problèmes par la loi, la planification, la force, l’impôt, bref, par les seuls moyens institutionnels, ils sont sûrs d’oblitérer dans la masse le courage, l’amour, la créativité et la connaissance directe des homme. […]
[…] Le grand connaisseur du cœur humain rappelle l’existence d’un antidote absolu au mal qui ronge toute société, toute nation. C’est la pénitence… Dans La Révélation d’Arès on trouve un sens de pénitence, que la religion a fait oublier, qui n’est pas le regret de ses fautes, mais la recréation de soi. Si l’humanité se refait bonne, elle résoudra ses problèmes. Cherchez le Royaume (la vie spirituelle, la vertu, le bien) et tout le reste vous sera donné de surcroît (Matthieu 7/53). En s’entêtant à croire dans le système général du monde pécheur, notamment dans la politique, les hommes risquent de franchir un point de non-retour qui les prendra définitivement au piège (Rév d'Arès ix/8) du mal. […]
Et dans ce paragraphe, un axe de ce que pourrait être notre action insurgeante : Convaincre le pouvoir de déréglementer pour libérer l’énergie créatrice de l’homme comme alternative à la crise que traverse cette démocratie étouffée sous les codes et les lois qu’elle s’est donnés et permettre à ceux qui sont prêts à s’y consacrer à libérer par la même occasion l’énergie du Bien, la pénitence :
[…] Cette France, que menace une crise difficile, se trouvera tôt ou tard confrontée à deux options. La première est la "solution" simplificatrice de l’état supra-autoritaire qu’on sent pointer, mais qui, l’Histoire l’a prouvé, ne résoudra rien. Le passage par ce pouvoir fort n’est pas improbable, puisque la Parole annonce que le roi fort vient (Rév d’Arès x/10), mais il ne durera pas. La seconde voie serait en quelque sorte l’inverse, un pouvoir éclairé, qui déréglementerait, désengagerait l’état progressivement tout en assumant la transition de ses diverses responsabilités parce que les citoyens ne redresseront pas leurs faiblesses du jour au lendemain. Un pouvoir lâchant la bride d’une société bloquée. […]
Jeff P. d'Ile de France


Réponse :
Tous mes compliments, mon frère Jeff, pour ce travail considérable, que je viens de lire attentivement, quoiqu'un certain nombre de vos propositions aient déjà leur place dans nos thèmes spirituels missionnaires. Peut-être pas à Paris, mais ailleurs certainement. Notamment, je les ai parfois utlisés à Nice de 2010 à 2013. Il y a malgré tout à relire attentivement tout cela et y réfléchir.
Vous avez déjà commenté dans mon blog, mais rarement. L'apparition soudaine de ce commentaire long et très travaillé montre bien que La Révélation d'Arès n'est pas entrée dans cette mort que serait la routine, mais qu'elle est au contraire très vivante dans le cœur et l'âme de chacun de mes frères et sœurs.
Là-haut, depuis sa Maison du Ciel (Rév d'Arès 2/13), le Père souffle dans la tête de chacun de nous par l'invisible conduit de la Vérité, qu'Il garde vivante, on ne peut plus vivante. Nous restons aussi frais que le jour où la Parole d'Arès est arrivée à nos oreilles ou à nos yeux. Nous sommes, Pèlerins df'Arès, déjà entrés dans un monde où la mort n'a pas fait et ne fera jamais son œuvre.
Nous sommes loin des heures carillonnées des célébrations religieuses, dont rien n'est sortir de capable de changer ce monde. Oui, le monde ne pourra changer que parce que l'homme I changer, et nous savons qu'un jour l'homme qui change sa vie sera l'homme à abattre.  Mais c'est à peine une surprise. C'était déjà comme ça au temps de Jésus.
La Révélation d'Arès n'a que quarante ans. Après cette première étape de quatre décennies, elle va donner naissance chez ses disciples à une œuvre immense et multiforme, dont je sens maintenant les prémices. Il n'était pas possible de s'y attaquer plus tôt. Beaucoup trop d'entre nous n'étaient pas mûrs. La relance de la mission un peu partout en France sonne  non un redémarrage, mais le démarrage.
Pas plus que Jésus ne meurt jamais, l'Événément d'Arès et tous ses protagonistes — dont vous êtes, Jeff, vieux compagnons — ne mourra.  On le voit bien par cette entrée 150 et sa page de commentaire où vous prenez le n°91 dès le huitième jour de son installation, nous voyons bien que, sans prétendre à l'exhaustivité, nous commeçons à organiser nos pensées.
L'approche de la Vérité constructive, active, capable de nous propulser, seule nous intéresse. Ce qui est présent ici c'est une vaste empathie. Les commentateurs ont des façons très diverses d'aborder la question posée: "Politiser notre refus de la politique ?" mais leurs pensées se croisent avec bonheur, convergent toutes vers le même point.
Nous construisons et vous venez ici avec un gros sac de ciment, une grosse brouette de sable et une belle truelle. Je verse l'eau du mortier à gâcher.


17noc13  150C92  
Ta voix sonne à la cloche
Pure ta voix sonne (Rév d'Arès xxxvii/1,2)
Merci pour tous les commentaires précédents.
Je suggère de lancer le PNPP (Parti d’une Nouvelle Politique Possible)
Avec comme aspects déterminants:

1.- L’homme/femme est au-dessus des partis politiques et des religions
2.- Il(elle) contribue à restreindre les lois plutôt qu’à les augmenter
3.- Il/elle se reconnaît comme étant libre et évolutif ou évolutive
4.- Il/elle admet que la civilisation matérialiste ne fera pas son bonheur durablement sans sa part spirituelle et/ou humaniste
5.- Il/elle s’efforce de rechercher le dialogue plutôt que la confrontation
6.- Il/elle accepte d’entrer en pénitence pour réaliser ce changement de vie
7.- Il/elle agira selon ses moyens et sa mesure
8.- Il/elle s’efforcera d’aimer tous les hommes quels qu’ils soient
9.- Il/elle s’engagera à faire le Bien intelligemment et donnera envie à d’autres de le faire
10.- Il/elle aura la liberté de croire que Dieu est venu parler à Arès ou de ne pas y croire.

Je ne vous cache pas que cette nouvelle entrée a chamboulé depuis une semaine ma mission quasi quotidienne.
J’ai l’impression d’être en rupture avec moi-même et en difficulté missionnaire, m’avouant plus profondément que mon amour arésien pour l’autre a, au fond, un impact très superficiel sur lui, et que même si par période, je ressens l’urgence de la situation, j’aurai tendance à me dire intérieurement: “Bon ! Passons par-dessus les échecs missionnaires, tout cela va prendre 1000 ans” alors que les missionnés rencontrés à Genève, eux, sont pour la plupart désabusés et désemparés aujourd’hui, face à la situation générale.
Bien à vous tous
Tobie de Genève (Suisse)


Réponse :
C'est le premier commentaire que vous m'adressez depuis qu'existe ce blog, je crois !
Plusieurs commentateurs sont dans votre cas sur cette page #150. C'est un bon signe.
Il ne se fait rien dans ce monde dont l'homme ne soit l'otage. Or, nous faisons quelque chose ici et quand je dis nous "faisons", je parle de faire au sens le plus fort du verbe. Tous les hommes de pouvoir et tous les hommes dits raisonnables ou sérieux, qui partagent les idées générales qui courent, et qui nous ignorent, nous méprisent ou rient de nous, sont soudainement nos otages sans savoir. Parce que nous commençons de leur faire un nouveau destin.
Je suis bien le dernier à m'intéresser à ce qui pourra rester de moi, moi qui suis l'individu qui m'intéresse le moins, et on me donne ici la preuve que j'ai raison: Mes frères ne sont pas encore tous prêts, mais leur prépration se poursuit. Qu'importe si l'on m'oublie après que mes os seront poussière, je sais que La Révélation d'Arès poursuivra sa Route Royale.
Qui a dit: "L'homme est perdu si je ne deviens l'homme" ? Je ne sais plus. Ceci pour vous dire que si votre "mission est chamboulée depuis une semaine", c'est parce que vous découvrez que vous êtes devenu un homme, par la foi et la pénitence, et que ceux que vous croisent dans la rue, les "désabusés et désemparés aujourd’hui, face à la situation générale," ne sont jamais que des hommes qui ont à apprendre de vous, mais qui ne le savent pas.
Le problème, c'est qu'il vous est impossible — votre humilité n'arrangeant pas les choses — de le leur faire comprendre. Nous vivons en fait dans l'incommunication, pas totale, mais sévère.
Nous cherchons ici un moyen de communiquer mieux, de trouver un langage commun. Merci d'y contribuer.


17nov13  150C93
Je suis attentivement ce blog.
Juste un rappel, d’après mes informations que j’ai et suite à certaines missions de rue, je peux dire ceci :
Beaucoup d’hommes et de femmes sont déçus de la politique et peu importe la couleur de celle-ci, par contre ce peuple ne sait pas comment sortir de ce dilemme et retrouver quelque chose de mieux, car pour eux sans politique ce n’est pas possible de s’en sortir. Et suite à l’actualité que je perçois via medias et internet, en Bretagne le mouvement des bonnets rouges qui ne veut pas de récuperation politique, ni syndicale. Mais pour eux la solution viendra par la politique des élus ou par une révolution, c’est tout le problème du paradoxe.
Je voudrais seulement que vous regardiez un film documentaire :
http://www.dailymotion.com/video/x3jtk9_the-take-1sur-5_news
sur des faits réels, lors de la chute politique et économique en Argentine en 2002. Ce film relate comment ce peuple a pu sortir du marrasme économique et politique qui me fait beaucoup pensée à la Veillée 28 [La Révélation d'Arès], mais qui à la fin retombe dans ces travers de la Bête. Juste pour mieux comprendre et peut-être anticiper ce qui pourraît en France et en Europe nous arriver et mieux nous préparer pour la mission. Je sais que la France n’est pas l’Argentine, mais avait les memes problèmes d’endettement en 2002, est aussi gouverné par une démocratie et un pays aussi riche que la France.
Pour moi cela serait une grave erreur de créer un parti, mais je suggère de créer un mouvement qui aurait pour nom MOUVEMENT INSURGEANT LIBERATEUR (et peut être rajouté 
 
Exemple d'entreprise libérée  en France http://www.youtube.com/watch?v=lGShsSQatN8
Donc je vous propose ci dessous un tract (un peu long) avec comme nom

MOUVEMENT D’INSURGENTS LIBERATEURS
Citoyen et citoyenne de tous horizons et acabits
EXPRIMONS-NOUS ! RASSEMBLONS-NOUS !
INSURGEONS-NOUS ! 
ENSEMBLE PRENONS NOTRE DESTIN EN MAINS.
Insurgeance vient de "insurgeo": Protester avec force sans recourir à la violence.
S’insurger implique une autodiscipline libératrice, car pour bouleverser ce monde il faut plus qu'un idéal chaudement caressé, il faut les outils des valeurs du Fond Humain et la force intérieure afin d’agir avec/par/pour l'amour de Raison 
MOUVEMENT D’INSURGEANTS LIBÉRATEURS
Appel à la liberté totale (sans pour cela faire n’importe quoi !)
APPRENONS A NOUS GOUVERNER
NOUS-MEMES ET SANS PREJUGES.
ICI ET MAINTENANT
Que vous ayez la foi ou non, le devoir de chaque personne est d’être essentiellement humaine (sortir du contexte politique) ou spirituelle (sortir du contexte religieux) que sa conscience et son cœur font un.
Être acteur du bien est une libération, que l’on crée en faisant des efforts conscients et volontaires, de cultiver dans la joie et le bien actif et l’intelligence du cœur, pour bâtir une société où l’Amour est le principe et la Sagesse dans toutes relations humaines.
Comme l’affirme le Créateur dans La Révélation d’Arès : les pouvoirs politiques et religieux deviendront des pouvoirs illusoires, si l’homme croyant ou athée recrée le Bien au fond de lui. Cet homme ou femme deviendra créateur d’un nouveau monde qui s’appellera Éden.
La pénitence sera le moteur de transformation de l’être humain et plus tard de la société, car le partage des biens sera aussi naturel que l’air que l’on respire. La propriété aura perdu son sens actuelle. Les lois, les impôts etc,  perdront leur raison d’être. Ce n’est que par l’Amour que l’on peut créer une organisation qui ait la capacité de représenter tous les membres. Parce que la capacité de réflexion n’est pas l’application d’une technique, d’une méthodologie.
On n'avance que par l’amour, le dévouement et la gratuité. »
Le pénitent n’est pas le pécheur qui s’assied dans la poussière, qui se couvre d’un sac, mais l’homme qui cesse de pêcher, même vêtu pour la fête, chantant au son (de la musique), et même la joie et la parure ne conviennent-elles pas à celui qui a changé sa vie ?
 
Ce tract a été créé par des Pèlerins d’Arès qui s’inspiret de La Révélation d’Arès (en librairie ou chez www.adira.net)   
Voir site : http://michelpotay.info

Crise financière, crise économique, crise du démantèlement social, crise politique, crise humaine ……….

REFLEXION  DU MOUVEMENT D’INSURGEANT LIBERATEUR
La grève a été un moyen utilisé pour des avancées sociales notables, mais restons toutefois lucides : les acquis ne sont, —en regard d'un déséquilibre Nord-Sud et d'un niveau de vie fluctuant en fonction de paramètres qui sont ceux-là même de l'instabilité du matérialisme,— que précaires, comme le furent ceux des civilisations antécédentes (Egyptiens, Grecs, etc). Inciter à la grève générale demande de bien peser les choses ; il serait sans doute plus juste d'entrevoir des conséquences, parfois graves, que cela engendre. Par exemple, pouvons-nous accepter qu'une personne qui doit aller aux urgences ne puisse y parvenir parce que l'ambulance serait bloquée dans un gigantesque bouchon résultant d'une grève générale ? Cette réflexion n'est pas une critique mais une manière d'amener à voir comment déterminer l'axe de la désobéissance civile, frapper l'État ou une bonne partie des gens.
Un simple rappel, l’Histoire de France, depuis les rois en passant par la révolution et mai 68, nous apprend malheureusement que l’Histoire se répète constamment. Combien de fois le peuple s’est il révolté contre les abus des pouvoirs, leurs arrogances, leurs privilèges, la liberté. Et rien ne change !
 Les révolutions dans le monde n’ont rien changé. Pour preuve il y a toujours des opprimés et des oppresseurs, des spoliés et des spoliateurs. La disparition des hiérarchies des biens, de jouissances, de privilèges que le Créateur ordonne n’a pas eu lieu. Parce que les révolutions ont abouti à une vengeance sans fin, elles se sont appuyées sur l’envie des pauvres d’hier de devenir riches et s’organise à l’imitation de la vie des riches (La Révélation d’Arès annotation 28/18-19). Comme le disait Piotr Kropotkine qui, rentrant en Russie en juin 1917, après quarante ans d'exil, se voit offrir le ministère de l'instruction publique ; Atterré, il refuse par ces mots : "La révolution, ce n'est que ça ? Remplacer un ministre par un ministre, une instruction d'état par une autre instruction d'état, imposée ! Au lieu de libérer l'imagination, les dons, le génie peut-être, de l'élève et du maître, leur joie de se lancer à la recherche de toutes les richesses possibles de la création comme de la connaissance. Vous enterrez déjà la révolution."
La liberté est en nous, parce que nous devons croire en nous, dans une transformation humaine ou spirituelle (pénitence) personnelle et collective. Ne perdons pas le sens de la vie  en tant qu’être humains, nous avons la possibilité de construire l’espérance dans la main, la tête et le cœur qui sont notre seul devenir. Construisons un monde où il y a de la place pour tout le monde, toutes les mentalités, tous les visages, toutes les couleurs, toutes les ethnies, toutes les pensées, etc. Nous ferons surgir ainsi une nouvelle lumière ou espérance dans cette société de haine, de sang, de mensonge, de pensée unique, de préjugés. Contre toutes ces armes, nos armes sont la vérité, la justice, la liberté, la paix, etc. Apprenons à être gouvernés par l’intelligence du cœur qui guérira cette société en crise. Car la vérité c’est que le monde doit changer (Révélation d’Arès 28/7)
Par conséquent, il s'agit de redistribuer toutes les richesses, tant matérielles qu’humaines ou spirituelles nécessaires au bien-être de tous. Ainsi, nous pouvons suggérer ”sans rien imposer” d'aménager : les jardins publics, espaces de jeux, les places publiques, espace maraîchers, (ou toutes autres choses ayant reçues notre obole) à notre convenance puisqu’en partie nous en sommes les créanciers.
La solution peut avoir deux facettes :
1. Pacifiste par la transformation volontaire et consciente de tous les hommes (même les opulents et nantis, les oppresseurs de tous bords) vers une société juste et plus humaine;
2. Non violente par la reprise de l'héritage terrestre aux voleurs dans des actions qui leur sembleront violentes (ex: reprise des entreprises en difficultés ou fermées en autogestion,) Ce texte est une façon d'interpeller notre vigilance/bienveillance pour que les actions aillent dans le sens d'une désobéissance civile constructive. 
Résister, c'est créer l'Utopie ici et maintenant. C'est déjà créer une contre-société en nous avec les outils de l'intelligence du cœur et de la liberté sans préjugés pour une nouvelle civilisation.
Chantal M. de Pays de Loire


Réponse :
Merci, frère Chantal, pour cette contribution.
Il y a certainement certaines choses à retenir dans le corps de ce long texte, mais je fais deux remarques concernant l'esprit général de l'appel :
1. C'est un appel à une mouvement carrément politique, qui, contrairement à ce que vous dites, demande l'organisation d'un parti qui seul peut avoir la structure nécessaire pour diriger et contrôler un mouvement de cette radicalité qui ne peut que dégénérer en esprit insurrectionnel et non seulement insurgeant, car les hommes que vous allez mettre en mouvement — à supposer que vous en ayez les moyens — ne sont pas des pénitents.
2. Nous n'avons absolument pas les moyens de créer et organiser un tel parti.
Mais toutes les idées étant reçues, je vous remercie de m'avoir communiqué celle-ci.


17nov13  150C94  
Rappel . Vous dites en 150C65  "Il s'agit seulement pour l'heure, et je l'ai dit un peu partout, d'introduire dans notre mission, laquelle est et restera toujours une mission de Fond, donc spirituelle, quelque chose (dans le texte, ou en exergue ou addendum, ou séparément) qui montre aussi aux gens à qui nous parlons que nous ne sommes pas des anges attardés sur la terre et que nous ne vivons pas dans un rêve ou un nuage, mais que nous sommes aussi des citoyens de ce monde qui partageons leurs soucis, notamment leurs soucis face à la politique et que nous avons sur la question une idée fondée sur La Révélation d'Arès. Rien de plus pour l'heure."
De plus en plus fréquemment dans ma mission, afin de casser l’impression que le public peut avoir de nous sentir des gens "déconnecté de la vie" je dis: "Je vous ai parlé d’amour, de pardon, de paix, bref de faire pénitence, de choses qui vous paraissent utopiques ou lointaines pour refaire de ce monde un monde heureux, mais ces actions sont bien concrètes, à faire ici et maintenant," et en disant cela je frappet le macadam de mes pieds. J'ajoute .  "Les Pélerins d’Arès ne sont pas des gens différents de ceux que vous côtoyez chaque jour : On reçoit des factures comme tout le monde, on gère les soucis du travail, de la famille, etc… On est bien plantés dans ce monde, parce que c’est lui que nous avons à changer. Et même si nous sommes heureux individuellement, je suis personnellement comblée par la vie, il y a quelque chose en moi qui ne peut pas être heureux parce que ce monde n’est pas heureux (divers exemples de l'actualité du moment).
Je replante le missionné dans une réalité économique et donc politique.  
Il y a un point qui me parait aussi important d’expliquer clairement, parce que les gens sont lassés de la politique, comme des médias — la religion ils s’en foutent à Paris —, mais ils n’arrivent pas à dire clairement pourquoi.
Ici au sujet de la politique, dire sur nos écrits ou oralement : "La religion comme la politique comme la loi disent en gros : vous n’êtes pas assez intelligents, vous pauvre électeur (ou pauvre fidèle ou pauvre client) pour savoir comment vous gérer (ou comment gérer votre foi ou trouver des solutions à vos différends), Passez par nous  La politique, une religion, les lois , parce que nous, on sait ce qu’il vous faut, vous vous êtes trop bêtes, trop incultivés, trop pécheurs pour savoir."
C’est ça le système; il déresponsabilise l’homme au maximum pour faire croire que lui [le parti politique ou la religion] est indispensable.
Sauf que quand l’homme se redresse, notamment spirituellement dans un premier temps puis forcément socialement , matériel et spirituel s’allient, refont corps par La Révélation d’Arès, Il tient debout par sa pénitence et n’a plus besoin des béquilles qu’il s’est donné en étant esclave. Elles tombent d’elles mêmes et le pouvoir n’aime pas ça : [les béquilles vont] disparaître car devenues inutiles.
C’est l’image du bateau en cale sèche, soutenu par ses étais qui deviennent injustifiés et tombent tout seuls, lorsque c’est l’Eau qui le fait flotter.
Oui le pénitent choisit la voie de la conscience et de la responsabilité. On est bien loin de la soumission aux carcans politiques, religieux et légalistes. On est au cœur de la responsabilité de l’homme.
Nicole D. d'Ile de France


Réponse :
Merci, ma sœur Nicole. Oui, moi aussi, il m'arrive de dire aux gens, en riant: "Nous ne sommes pas des religieux cloîtrés ou vivant en ermitage. Nous sommes pénitents, mais des citoyens comme vous avec une famille, un travail, des soucis, tous les problèmes que vous avez vous-même." Ces quelques mots suffisent à nous situer socialement.


18nov13  150C95
Cher frère ainée Michel,  dans tous vos article je ressens votre force d’aimer et votre inlassable appel à la pénitence.
Ainsi, patiemment, vous nous montrez ce que nous devons accomplir pour être à votre ressemblance des Messagers du Père Aimant.
Comment dans ce monde peut-on douter que vous êtes prophète de l’Éternel ?
Vous nous invitez par cette entrée à réfléchir.
Je me sens très, très faible dans ma propre réflexion par rapport à la Lumiere du Père et à votre Parole — Parole de Mikal, Ma Parole [Rév d'Arès i/12].
Donc je préfère souvent lire vos écrits sans vraiment intervenir sur votre blog. Tout ce que vous dites est vrai, juste.
Je témoigne régulierement dans les rues, montrant La Révélation d'Arès et disant : "Dieu n’a pas de religion ni de politique, Il nous appelle à être bons pour créer nos âmes et changer ce monde en Bien.
Politiser notre refus de la politique ?
C’est une tâche surhumaine. Mais on appelle surhumaines les tâches que les Hommes mettent longtemps à accomplir, voila tout. Cette pensée d’Albert Camus me semble très bien décrire les difficultés de notre moisson, dont l’accomplissement est futur alors que les soucis de nos frères humains missionnés sont souvent immédiat et très terre à terre: Travail, argent, impôts etc.
Peut-être simplement dire aux hommes que nous moissonnons qu’ils peuvent vivre matériellement heureux en ajoutant le bonheur spirituel à leur vie par la pénitence ?
Ou encore dire que les assemblées humaines doivent être sans chefs, ni dogmes, ni idéologies.
Et qu’il est préférable que ses assemblées soient des petites communautés humaines, car l’amour, le pardon, la paix, bref, la pénitence se cultive mieux dans ces petites communautés humaines que dans les grandes.
Enfin plutôt que former un parti politique, former des entreprises (qui sont des assemblées) travaillant dans tous les domaines possibles en y mettant comme base relationnelle la pénitence et donc aussi en travaillant avec des frères humanistes ou croyants du reste [Rév d'Arès 24/1].
Dans ce sens on pourrait aussi proposer la pénitence à diverses associations, groupes communautaires ou entreprises.
Voilà une ébauche de tract :

Ni la religion, ni la politique, ni les lois ne changent ce monde en Bien.
Nous avons besoin les uns des autres pour créer une politique du Bien pour la société.
En mettant dans toutes nos relations la pénitence :
Amour, pardon, paix, libération de tous préjugées et  peurs, intelligence du cœur.
En se rassemblant dans des petites communautés souveraines pour échanger des biens matériels et spirituels.
Dans La Révélation d’Ares Dieu t’invite à la liberté absolu et à l’amour absolu.
à la vie spirituelle sans religion et à la politique du Bien sans pouvoirs politiques.

Patrick du Québec (Canada)


Réponse :
Je suis très ému, mon frère Patrick, de vous lire, vous dont j'entends si peu parler, mais qui continuez sans relâche de porter dans ce Québec où vous vivez la Parole bouleversante de La Révélation d'Arès. Dieu ne me permet pas de bénir mais le Bras du Père bénit (Rév d'Arès 16/7) et je Lui demande de vous bénir, vous, votre fille, en mémoire de votre épouse, sœur Francine, partie là où nous irons tous, et qui certainement vous aide depuis la Lumière où elle baigne, si, comme je l'espère, l'ange porteur de luminaires (33/32) l'a visitée.
"La politique du Bien sans pouvoirs politiques." Voilà une formule à retenir, qui pourra nous servir.
Encore merci, frère Patrick.


18nov13  150C96
Le Bien est notre boussole. Ce Bien confisqué et détourné par les princes et les docteurs de tous bords, il nous faut nous le réapproprier.
La direction spirituelle que nous commençons d’emprunter peut se faire au travers de cadres pratiques qui peuvent fonctionner dans une variété infinie de cadres relationnels et sociaux très différents : tribal, communiste, libéral etc…Le bien matériel et spirituel fait pour n’être qu’un, la mine et l’eau (xxxv/17) dont parle La Révélation d’Arès, car prendre l’un et ignorer l’autre c’est vivre en schizophrène, c’est s’auto frustrer du Bonheur. C’est d’ailleurs un passage de  La Révélation d’Arès qui vient juste après que le Créateur ait parlé du sénat des morts en opposition au frère de l’aube (xxxv/1-7) !
Je pense aussi que nous faisons de la politique, ne serait-ce que parce que nous gérons des locaux et faisons des choix de gestion dans ceux-ci. Pour ma part le terme politique, quoique piégeant, très mal connoté, peut aussi être utilisé avec toutes les précautions et précisions nécessaires.
Ce n’est pas de la politique de princes dominateurs mais d’hommes du temps qui vient gérant le présent et assumant des responsabilités du temps.
Je me demande aussi dans quelle mesure la Mission avec un grand M ne sera pas un jour tenue d’assumer des responsabilités, ne serait-ce qu’en influençant ou inspirant des hommes de la nation pour que des choix sages soient faits.. Tout comme Joseph en Égypte assuma un rôle politique de gestionnaire d’un pays quasiment en lieu et place de Pharaon. Même si les conditions économiques et sociales ont changé, une réalité de pénurie et de crise peuvent peut être aussi décider certains à nous approcher.
Nous ne pouvons pas aborder les réalités spirituelles de l’homme sans aborder les questions matérielles.
La politique a voulu exclure ou supprimer tout ce qui relève de l’âme dans ses discours et dans les choix qu’elle fait prendre à ceux qui sont tenus de lui obéir. Pour cela elle  s’est pendue et elle ressemble à une momie. Les comparaisons faites dans La Révélation d’Arès nous montrent à quelle tragédie nous nous sommes condamnés.
Nous devons faire en permanence un aller et retour entre réalité ontologique et réalités pratiques et les conséquences que l’un a sur l’autre. Le bonheur sur terre en dépend.
Ce commentaire est bref et demanderait beaucoup de développements.  Le sujet est tout à fait fondamental.
Jean-Claude D. d'Ile de France


Réponse :
Merci, frère Jean-Claude pour ce commentaire.
Vous dites: "Nous faisons de la politique, ne serait-ce que parce que nous gérons des locaux et faisons des choix de gestion dans ceux-ci. Pour ma part le terme politique, quoique piégeant, très mal connoté, peut aussi être utilisé avec toutes les précautions et précisions nécessaires."
Je comprends ce que vous voulez dire ici. Vous prenez politique au sens très large du mot, quand il signifie relatif à l'organisation et à l'exercice de la gestion d'une société organisée. Mais, ainsi que je le rappelle de temps en temps, la politique que nous refusons n'a pour moi qu'un sens très simple: C'est toute activité ayant pour intention la quête du pouvoir.


18nov13  150C97
Je cherchais dans Wikipédia le mot pénitence et je suis tombée sur ces lignes :
Définition supplémentaire :
"Selon La Révélation d'Arès et la foi des Pèlerins d'Arès : la pénitence n'est ni le remords, ni l'auropunition, mais simplement la clé du salut de l'individu et du monde. Il s'agit du courage et de la volonté d'être libre de tous préjugés contre son prochain, libre de toutes les dominations et de pratiquer l'amour, le pardon, la paix et l'intelligence du coeur. "
Est-ce vous qui l'avez fait parvenir chez Wikipédia ?
Je cherchais ce que voulais dire les J.O.C, J.A.C., J.E.C pour m'instruire.
Je suis tombée sur un documentaire concernant un homme né en Allemagne du Nord Martin Luther; Il est né en 1483 (mort en 1546) avec un père très sévère qui voulait qu'il fût juriste et Martin, lui, ne le voulait pas. Il travailla très bien dans ses études. Une nuit d'orage, sans donné d'explication, il eut très peur de cet orage violent et sut qui était Dieu. Il décida à 23 ans d'entrer chez les moines ascètes. La vie y était très dure, dormir sans couverture, même dehors dans la neige et manger quelques pommes ou bouillon. Au bout de quelques années il a fini par quitter le monastère disant que si il y restait la mort l'attendait, alors que selon lui donner sa vie pour Dieu c'était Vivre et non mourir.
Il fit trembler l'Eglise avec son manifeste de plus de quatre vingt quinze thèses  envoyé au pape Léon X qui a brûlé son manifeste sur un bûcher. Martin luther a été excommunié pour ses controverses qu'il a quand même publiées dans une imprimerie et distribué son contenu aux gens de toute l'Allemagne. Il préconisait lui aussi des états souverains et des ou petites unités et de choisir la Voie du Bien; Il souhaitait la démocratisation de la religion.
Je suis sur un brouillon de tract qui dit  :

L'Espoir d'Arès c'est la Liberté Absolue pour nous tous.
La Pénitence est l'Acte le plus Puissant au monde
C'est l'Espérance vers la Lumière !
Unissons-nous dans la Pénitence
Nous sommes tous responsables envers les générations qui arrivent.
Un seul remède : Faire Pénitence
La Seule Voie du Bien : la Pénitence !

Danielle A. de Bretagne-Nord


Réponse :
Je vous avoue, ma sœur Danièle, ma stupeur en apprenant par ce commentaire qu'à votre âge vous veniez tout juste d'apprendre qu'il y eut "un homme né en Allemagne du Nord Martin Luther... né en 1483, mort en 1546, qui "fit trembler l'Eglise avec son manifeste de plus de quatre vingt quinze thèses  envoyé au pape Léon X qui brûla son manifeste sur un bûcher. Martin Luther a été excommunié pour ses controverses..."
Je n'imaginais pas qu'il y eut encore de nos jours, et moins encore qu'il y eut parmi nous Pèlerins d'Arès, des personnes qui ignorassent le nom de Martin Luther, fondateur de la Réforme et du Protestantisme ! Comme quoi, je suis présomptueux et je crois que j'ai encore beaucoup à apprendre.
Ma sœur Danielle, ignorer qui fut Martin Luther, c'est comme ignorer qui fut Jésus ou Napoléon, mais j'oublie que des millions de gens sur terre ignorent qui furent Jésus et Napoléon. Oui, j'ai beaucoup à apprendre.
Merci, ma sœur, pour ce commentaire et le très beau texte de tract. Je vous suggérerais d'ajouter quelque part ce qu'est la pénitence, car aussi bien dans l'Église que dans la vie courante le mot pénitence signifie punition. Or, La Révélation d'Arès nous apprend qu'il signifie au contraire: foi, espérance et amour retrouvés.
Concernant Wikipedia, non, ce n'est pas moi qui ai fait ajouter à l'article "Pénitence" de Wikipedia la définition que donnent à pénitence La Révélation d'Arès et les Pèlerins d'Arès. Et J'ignore complètement qui l'a fait. C'est une bonne nouvelle.


18nov13  150C98
Pour "politiser notre refus de la politique", voilà pour une première tentative de réflexion, une simple brique dans l'édifice, en résumé ce que je formulerai au public :
Qui ne doute pas que toute politique de droite comme de gauche ne peut plus prétendre garantir paix, sécurité, protection, etc. et qu’il va nous falloir, pour vivre heureux ensemble,  faire le choix d’un autre type de société ?!
La Révélation d’Arès nous propose de passer à un autre bonheur par une pratique de vie complètement différente, en renonçant à nos comportements de loups, de soumis, de dépendants, de menteurs, de violents, de cupides, d’envieux, par la mise en pratique de l’amour, de la solidarité, du pardon, de la paix, de l’intelligence du cœur, de la liberté, bref par la pénitence.
L’homme est capable de se s’autogérer matériellement et spirituellement, de vivre heureux dès lors qu’il est tout pour l’autre dans l’amour et l’intelligence. Les Pèlerins d'Arès proposent de sortir d'une gestion de masse  mise entre les mains du politique et de créer des petites unités humaines pour que chacun puisse activer concrètement ses formidables et gratuites capacités de cœur et  d'intelligence pour chercher diverses façons de vivre ensemble, de se gérer, de partager les biens terrestres dans l'amour et la justice.
N'ayez plus peur de chercher, avec nous, un autre bonheur. Reprenez la vraie lutte (Luc 12/51 – Matthieu 10/30), celle contre le mal qui sévit d'abord dans le coeur et dans l'esprit, qui menée avec patience et endurance produira des effets concrets et heureux sur la vie personnelle et collective.
Avec nous, soyez les héros patients qui se lèvent (Rév d'Arès xxxv/12).
Je continue ma réflexion sur ce sujet et cherche avec vous tous, derrière le prophète une formulation simple et claire pour davantage introduire dans nos propos missionnaires les réalités du monde.
Annie L. d'Ile de France


Réponse :
Encore une fois, c'est la pénitence qui est choisie comme argument contre la politique politicienne.
Merci pour cette contribution, ma sœur Annie.


18nov13  150C99
Nous étions en gardiennage cette semaine à Arès donc mon message commencé là-bas se termine maintenant, nous lisions les commentaires sur notre téléphone. Il y a quand même du bon dans le progrès ! (rire)
Merci pour cette entrée, qui je pense peut nous permettre d’entrer dans l’Mistoire comme la Main [de Dieu] entre dans la faille [Rév d'Arès xxxvi/1]. La faille, c’est cette angoisse éprouvée par beaucoup d’hommes et de femme, que nous rencontrons effectivement partout, dans notre entourage, dans la rue, etc.
L’angoisse de ne plus voir d’horizon viable par les voies de la politique ou celles de la religion pour eux-mêmes, pour leurs enfants et petits enfants. Moins de vraie solidarité, plus d’individualisme, plus de peur énorme que l’on garde pour soi et des pouvoirs qui inventent toujours plus de loi pour prendre votre bien, qui grignote les entreprises engendrant un chômage désespérant, et la perte d’un outil de travail qui a pris une vie à construire….
Vous avez évoqué, un jour, le fait que nous étions un peuple schizophrène. Je reprends cette idée: Qu’est-ce que la schizophrénie ? C’est en gros vivre dans une réalité qui n’est qu’une illusion et croire mordicus que ce délire est la réalité. Mais voilà ! Ce n’est pas si simple puisque cela ne rend pas heureux ; et même pire: Un mal-être profond, conduisant vers une démoralisation parfois grave avec un délire encore plus grand pour apaiser cette souffrance, qui peut aller jusqu’au suicide. Alors oui nous sommes un peuple schizophrène, croyant dans des pouvoirs, les mettant en place, réclamant encore plus de lois, plus de pouvoir, votant pour ces hommes qui nous mettent des boulets aux pieds, qui nous manipulent, nous fabriquent dès l’école, avec des diplômes pour lesquels ils faut souvent écraser son voisin pour réussir, pour un jour être celui qui domine. Peu de place pour les doux, les tendres. Nous sommes encore tels que les esclaves d’antan avec une catégorie d’hommes qui promettent "du pain et des jeux", mais loin de la générosité élémentaire dont vous parliez  dans une réponse à un commentaire. Le peuple qui, au fond, fait semblant de les croire, entre dans leur délire et vice-versa.
Cela deviendra excessif  dans la crise, provoquant un délire plus dangereux encore qui montera dans les extrêmes. On le voit et l’entend déjà.
Oui c’est un vrai délire, la foule voudrait croire à cette fausse réalité-là mais notre être individuel profond n’est pas fait sur ce modèle-là : Il est spirituel. Nous sommes des êtres créés libres, aimant même nos ennemis, créatifs, uniques, n’est-ce pas tout l’inverse de ce que nous nous sommes inventés comme système de vie ? Si, même si tout n’est pas à rejeter. Aussi cela il nous rend-il malades de l’âme, très malades et malheureux. Reprenons la lutte !
En lisant le commentaire d’Hélène [150C87] et votre réponse, je retrouve l’idée que je poursuivais à savoir passer dans l’esprit des hommes le pourquoi se libérer des pouvoirs.
Il nous faut travailler notre langage pour faire comprendre qu’ils sont, qu’ils le veuillent ou non, les Image et Ressemblance du Père [Genèse 1/26-27] et à cause de cela les hommes se battront toujours pour un brin de liberté, c’est leur nature… alors pourquoi ne pas aller vers la liberté absolue en « reprenant la lutte pour la vertu » qui va de paire avec la liberté ? Un des objectifs de la politique, c’est de faire marcher le peuple dans leurs rails en inoculant chez le citoyen une façon de penser, de voir les événements, de leur faire peur s’ils ne  pensent pas comme le régime en place, qu’il soit de droite ou de gauche. Ils tuent la réflexion vraie individuelle. Ils veulent une pensée unique avec des chefs qui pensent et fait agir "ce peuple idiot" incapable de gérer sa liberté, sa créativité.
Reprenons la lutte pour reconquérir notre pensée, puis notre Vie.
Je ne sais pas si ce commentaire permet de faire évoluer la réflexion mais par là je veux dire aussi que je vous suis dans l’idée de "Politiser le refus de la politique".
Reprenons la lutte car c’est un moyen de faire comprendre que la Parole du Père donnée à Arès, est une vraie politique de libération.
Christine M. d'Ile de France


Réponse :
Oui, "ce commentaire permet de faire évoluer la réflexion", ne serait-ce que parce qu'il approuve le besoin que je ressens de "politiser notre refus de la politique."
Pour ce commentaire merci, ma sœur Christine.
Mais comment pouvez-vous lire sur un minuscule écran de téléphone les commentaires et les réponses, souvent très longs ? Moi, qui ai déjà du mal à lire sur mon écran de 21", surtout le soir, je vous admire, Claude et vous.
J'aime beaucoup votre évocation du monde schizophrène. Il l'est. Malheureusement le mot est inutilisable dans la mission, parce que la plupart des gens en ignorent le sens.
Comment avoir conscience de soi, fonder son destin sur une réalité très simple: Seul le Bien vaincra le Mal et donc soyons pénitents ! si la conscience n'est qu'une perruque sur la tête ou une girouette sur le toit ? Comment échapper aux ruses de la mauvaise foi, au conformisme ambiant, à toutes les fuites en avant qu'on nous propose ?
Nous vivons dans un monde si affreux que nous préférons l'inventer beau dans notre imagination et nous oublions les réalités.

Nous l'oublions tellement que même si tout le monde savait exactement le sens de schizophrène, les hommes feraient semblant de l'ignorer.
Nous devons assumer des éducations, des règlements, des lois, des amendes, des impôts, que nous n'avons pas voulus. Il faut bien que tout cela ait une fin, mais nous n'ignorons pas que beaucoup, beaucoup de gens préfèrent ignorer le mal et nous combattrons parce que nous voulons l'éradiquer. De là la nécessité de pousser loin notre réflexion. Vous avez raison, donc, de dire qu'il "nous faut travailler notre langage" et... j'ajoute... notre pensée.


18nov13  150C100
Je me souviens de propos que vous aviez tenus lors d’un atelier au Pèlerinage à Arès du temps où des ateliers étaient encore tenus sur le Saint lieu (il y a bien longtemps). Vous disiez à peu près ceci : "Il nous faudra pouvoir utiliser les églises pour parler aux hommes. Ces lieux ont été construits grâce aux dons de nos pères. Il n’y a aucune raison que seule l’église catholique puisse en bénéficier."
Ce que vous aviez dit à l’époque est resté gravé dans ma mémoire. Je sais que vous en avez, à diverses reprises, reparlé depuis grâce, entre autres, à des échanges que j’ai eu ce weekend avec mon épouse Fernanda et des sœurs et frères de Bordeaux (Morgane, Florian et Philippe L.).
Cette action serait à mon sens un acte hautement politique puisse qu’il engendrerait une modification de l’organisation de la "cité". Mener une action qui ouvrirait les églises à divers courants spirituels, dont nous, me semble une solution qui nous permettrait de parler de la pénitence au monde. Elle nous permettrait "d’appliquer et de diffuser nos principes" ("Pénitence", "Et ce que tu auras écrit 1993-96" p.86) et de "démontrer le vrai Bien au monde" ("Pénitence", "Et ce que tu auras écrit 1993-96" p.56).
Faire d’une église un lieu où les hommes n’iraient plus que pour demander, pour supplier, pour glorifier mais pour comprendre ce que nous les hommes sommes réellement (c'est à dire image et ressemblance du Père), ce que Dieu recommande et comprendre ce que le Créateur attend de nous, me semble être un moyen pour chacun de sortir de notre état de mendiants spirituels (je reprends ici une de vos formules).
Mendiants spirituels nous le sommes tous : Nous pèlerins d’Arès sommes des mendiants spirituels parce que nous n’avons que la rue pour nous exprimer. Les croyants en général sont également des mendiants spirituels d’une autre catégorie, parce qu’ils n’ont connaissance que de religions qui les invitent à quémander, à prendre refuge chez elles en attendant la mort et les bonnes grâces du Ciel.
Cette solution, qui s’ajoute à la mission de rue, nous permettrait de prendre la parole de façon plus large qu'aujourd'hui — je pense ici aux médias —, de placer plus encore la Parole du Père dans la Cité et de dire aux épis murs ce que vous écrivez à la fin de votre entrée 150,  que "changer est un bonheur, que la plus forte façon d’être rebelle c’est de l’être avec amour  et  intelligence spirituelle et qu’être libre absolument (Rév d’Arès 10/10) est l’être avant tout intérieurement pour que cette liberté personnelle absolue diffuse en liberté sociale absolue, qui n’est pas faire fi de règles de vie, mais les fondre dans la Vie"
Enfin, Il n’y a pas que les églises que les pouvoirs ont transformées en lieux refuges dans lesquels les hommes, devenus des pendus (Rév d'Arès xxix/7-8, etc.), n’ont que le choix de "demander la pâtée" (Charles Péguy) à ces mêmes pouvoirs.
Cette action me semblerait donc n’être qu’un début de réappropriation de lieux importants pour l'expression de notre existentialisme et l’organisation de la vie en société. 
Christophe E. d'Ile de France


Réponse :
Savez-vous, frère Christophe, qu'au début des années 80, j'avais créé une association pour la récupération par les citoyens des églises devenues biens nationaux en 1905 ? Dans les statuts, je disais quelque chose comme: L'église catholique a bien sûr droit à sa part de cet usage, mais les juifs, les musulmans, les Témoins de Jéhovah, les Pèlerins d'Arès, etc., y ont droit tout autant ! Il faut établir un plan de disposition par toutes les confessions qui en font la demande.
Au cours d'un Pèlerinage, celui de 1981 ou 1982 (je n'ai pas le temps de faire des recherches, je ne m'en souviens pas exactement), j'avais distribué à tous les pèlerins une copie des statuts en leur demandant une adhésion... Je n'ai pratiquement eu personne pour me soutenir dans cette entreprise.
Remarquez ! Un peu plus tard, mon association "Sentiers" pour créer des ponts avec nos frères du reste n'eut pas davantage de succès. J'eus, je crois, quatre promesses d'adhésion. J'avais distribué plusieurs centaines de copies de statuts.
Je pense que l'état d'esprit a changé trente ans plus tard, mais je n'ai plus beaucoup de temps pour m'occuper de cela aujourd'hui. Mes frères reprendront l'idée après ma mort. Nous avons plus urgent à réaliser.
Merci, frère Christophe, pour ce commentaire.


18nov13  150C101  
Vous êtes un homme intimidant.
Je lis La Révélation d'Arès depuis quelques années, avec des plages d'oubli ou de révolte: Par moments je dis "Bof !" et je laisse tomber ce livre. À d'autres moments je dis: "Merde ! Ce livre n'est qu'un monceau de conneries."
Mais j'y reviens toujours. Quelque chose me fascine dans la parler inimitable de La Révélation d'Arès et je suis bien obligé de me dire que ce livre n'est pas humain. Alors j'y reviens avec respect et crainte. Or, vous, il suffit de lire ce blog pour voir que vous êtes supérieurement humain, supérieurement intelligent, et que vous n'avez pas pu écrire La Révélation d'Arès, parce que l'Intelligence qui l'a conçu est toute différente.
Vous m'intimidez. Alors, comment politiser le refus de la politique qui est si évident dans ce livre ? Je n'arrive pas à vous dire ma pensée, parce que vous m'intimidez. Je vois bien que vous allez immédiatement sentir ce qui n'ira pas dans ce que je vous dirai. Vous allez m'envoyer sur les roses avec votre gentillesse habituelle qui est peut-être pire que de la vacherie ?
Vous êtes vraiment quelqu'un hors du commun, tout à fait à part, et je pense que cela explique que vous soyez tenu à l'écart dans le monde. Pourtant, mes frères et vos sœurs vous aiment et semblent à leur aise avec vous. Paradoxe ! Paradoxe !
Hadi F.-G. de Côte d'Or


Réponse :
Suis-je intimidant ? Ce n'est pas la première fois qu'on me dit ça, mais en général, c'est parce qu'on dit: "Cet homme a des yeux qui ont vu Jésus et des oreilles qui ont entendu Dieu, c'est un être hypersacré." Ils pensent "intimidant" dans le sens de "très vénérable". Mais vous, vous pensez "intimidant" dans le sens de "supérieurement humain, supérieurement intelligent". C'est bien la première fois que ça m'arrive.
Rassures-vous, je ne suis ni supérieurement humain, ni supérieurement intelligent. J'ai mes moments d'égoïsme et mes lacunes ; ces moments ne me manquent pas. Alors, n'hésitez pas à m'adresser vos pensées sur la bonne façon de politiser notre refus de la politique.
Je me souviens de vous dans les années 90. Vous aviez commencé une mission en Bourgogne où nous n'avions pas grand monde et puis, comme un certain nombre d'autres, vous avez laissé tomber, mais je crois que vous avez acquis une petite expérience du contact public. Vos idées sur la façon de montrer notre apolitisme peuvent être intéressantes et puis... ce serait peut-être une bonne occasion pour vous de reprendre la mission.
Vous n'êtes pas le seul, frère Hadi, qui subissez ce mélange de foi ardente, de scepticisme, de sarcasme et de rage. La Parole d'Arès nous émeut si profondément que les sentiments contradictoires qu'elle provoque ne sont pas toujours  inattendus. Mais peu à peu la confiance et le calme viennent. En fin de compte, nous avons toujours raison d'attendre de La Révélation d'Arès des réponses aux multiples et graves problèmes de notre temps.
Les politiques — ceux en quête du pouvoir — ne peuvent jamais penser au niveau de la vérité et du désintéressement. Nous, Pèlerins d'Arès, nous le pouvons. Nous ne pouvons pas non plus raisonner comme si l'héroïsme d'hier était à jamais enterré et comme s'il n'y avait plus que mensonge et ruse. Dieu refait de nous des héros (Rév d'Arès xxxv/4-12).


19nov13  150C102
C'est incroyable, vous avez reçu 101 commentaires jusqu'à ce soir [18 novembre] !
Ça en fait onze par jour. C'est un record, mais vous en avez probablement eu davantage puisque vous ne postez pas ceux qui font double emploi ou qui ne correspondent pas à l'entrée ou qui ne disent rien d'important.
Voilà un blog qui se met à fonctionner remarquablement et qui doit être pillé: Marrant, l'autre jours j'ai vu à la télé Frédéric Lenoir face à face à Michel Onfray, le croyant contre l'incroyant, et Frédéric Lenoir disait: "Je suis contre l'idéologie de la religion... Je prie mais je ne sais pas quoi, parce que Dieu n'est pas visible, etc." Exactement votre dernière entrée de blog "foi sans idéologie" et ce que vous dites de votre prière (J'ai lu votre opuscule). Cet homme ne vous imite pas ; il vous copie avec un culot éhonté. Peut-être vous réjouissez-vous que votre enseignement passe par lui, mais le problème c'est qu'il se l'attribue.
Concernant la politique, que La Révélation d'Arès rejette en bloc avec la religion et même la science, c'est tellement évident, je dirais que vous n'avez pas d'autre choix que de le dire tout simplement: "Nous ne faisons pas de politique, parce qu'elle n'a pas fait que du mal, mais elle en a fait beaucoup. Le XXe siècle est un tragique épisode politique: Deux guerres mondiales sans compter les révolutions, dont la révolution russe et tout ça pour quel résultat ? Nada ! Que des malheurs !"
On dira: Les guerres ont fait faire à la science de très grands progrès, mais elles ont surtout fait faire de très grands malheurs et de terrible souffrances.
Non, dites carrément que vous rejetez la politique comme vous l'avez toujours fait depuis presque quarante ans. Ce n'est pas une interprétation. C'est du noir sur blanc dans La Révélation d'Arès. C'est votre devoir.
Georges Constant Le G. de Bretagne Centrale


Réponse :
J'ai reçu jusqu'à ce jour environ 600 commentaires de l'entrée 150. Peut-être davantage.
Je n'en ai publié qu'une centaine, parce qu'une grande quantité de commentaires, quoique très sympathiques, surchargeraient cette présente page: Ce sont des encouragement de quelques mots du genre "Bravo, continuez !", ou bien ils sont hors de propos, ou bien ils font double emploi, ou bien ils sont inaffichables en raison de leur défaut de clarté ou de leur longueur excessive (il me faudrait les lire très attentivement pour les tronquer ou clarifier leurs textes, mais je n'en ai pas le temps). Les hostiles et les injurieux, qui ne sont jamais très nombreux, sont devenus très rares pour cette entrée 150. Cela montre, je pense, que beaucoup de personnes, y compris mes détracteurs, en ont assez de la politique.
À ce propos, ce matin tandis que nous déjeunions, mon épouse me disait qu'elle venait d'entendre le président des maires de France déclarer que "70 % des Français ne croient plus à la politique." Comme, de surcroît, 80 % sont fatigués de la religion, nous voyons que, depuis 1974, des décennies avant que le dégoût de la politique ne s'étende, La Révélation d'Arès et les Pèlerins d'Arès sont allés dans le sens de l'opinion et l'ont même largement devancée.
Vous me dites: "Dites carrément que vous rejetez la politique comme vous l'avez toujours fait." Cela, mon frère, nous l'avons toujours dit. Seulement, nous allons le dire maintenant d'une façon plus spécifique. Nous cherchons la meilleire façon de procéder afin de ne pas affecter le Fond spirituel que nous répandons.
Le philosophe Heidegger, grand existentialiste, disait: "L'essence de la vérité est la liberté." Je pense que notre argumentation va osciller entre pénitence, générosité et liberté. Reste à définir comment les articuler.
Il y a bien des façons de procéder.
Heidegger dans son développement disait: "L'essence de la vérité n'est la liberté que parce que la liberté découle elle-même de l'esence originale de la vérité." Et il fermait ainsi le cercle... vérité-->liberté-->vérité-->liberté, etc. Cette nuit, un peu après ma prière de nuit, je réfléchissais à cela, et plus qu'à cela, je réfléchissais à tout ce que mes frères et sœurs me suggèrent dans cette page de commentaires. Mais je sais que ce n'est pas par un exposé intellectuel que nous montrerons aux hommes que nous participons à leurs soucis quotidiens — Voir ma parabole de la dame-jeanne (150C85).
L'échange à propos de cette entrée n'est pas fini et c'est aussi libre (Rév d'Arès 10/10) de tous préjugés que possible et respectueux du Vrai (Rév d'Arès xxxiv/1-4 et ailleurs) que je pense à tout ce que tous mes disent.


19nov13  150C103
Je viens de finir la recherche sur le thème: Politique, voici le Dossier 5 (42 pages).
On peut charger ce dossier à 150C39.
Je continu les recherches dans La Révélation d'Arès Bilingue + annotations.
Pour la réflexion en cours, j’aurai  la préférence pour une action type "L'Œil S’ouvre". Ceci  dit, je continu la réflexion.  je pense à: Ne Me crie pas: "Comment me rendrai-je auprès des princes du culte? Leur mépris me contiendra hors de leurs demeures. Auprès des chefs des  nations?
Leurs gardes m'écarteront comme un insensé.
Ne crie pas cela; n'offense pas Ma Force! (Rév Arès 4/9).
Comme vous l'avez dit (141C14 François D. d'Ile de France), il nous manque un bureau de presse, un comité de relations publiques.
Pour faire connaitre le Frère Michel,  Mikal et les apôtres de La Révélation d’Arès, les Pèlerins d’Arès les membres du bureau de presse auraient pour objectif, selon vos consignes et conseils, d'aller vers les médias, radios, Tv, journaux, associations, etc, vous faire connaitre et faire connaitre le Mouvement Prophétique des Pèlerins d'Arès.
Nous sommes dans une société qui regarde beaucoup la TV, idoles de l'esprit (Rév Arès 23/8). Ah, si une des TV acceptait de vous donner l'antenne comme sur la 5 dont certains qui avaient vu l’émission, nous ont rejoint, je pense à [X et X].
Je me tiens à votre disposition pour faire des démarches auprès des médias comme, je fis pour les épreuves que vous nous aviez demandé de faire (de mémoire 1995, rencontrer, l'être qui nous semblait le plus abject et celui qui nous semblait le plus éminent. Ce fut me concernant le journaliste Patrick Poivre d'Arvor. Je pense aussi à votre rencontre avec Jacques Chancel. Voir (8 MARS 2013 (0141) "inégalité d'énoncé" Réponse : 10mar13 141C14 François D. d'Ile de France) c' est bien la preuve que si nous cherchons, nous trouverons bien un média, un journaliste, une personnalité reconnue socialement, etc, qui vous laisse la parole:
J'ai envoyé Mon Souffle sur toute la terre;
par Lui toute vie
dès la graine, dès l'œuf,
reconnaît sa nourriture et les lois de son espèce.
Par Lui tout homme reconnaît Ma Voix.
Si leur tête reste insoumise,
tous ceux auxquels tu porteras Mon Message sauront en dedans d'eux, dans leur poitrine où Je souffle, que Mon Messager est véridique,
car si la tête est faible, remplie d'orgueil,
le cœur est empli de son Dieu (Rév Arès 4/10-11)
Frère Didier.Br Ile de France


Réponse :
Merci, mon frère Didier. J'ai ajouté le dossier  (42 pages) à 150C39.
Concernant "un bureau de presse, un comité de relations publiques," je suis étonné que vous vous réveilliez aujourd'hui, alors que j'ai parlé de cela plusieurs fois depuis plus de vingt ans.
Je vais sur mes 85 ans et je suis débordé de travail que je fais plus lentement qu'autrefois. Je n'ai plus le temps de tout faire. Mais vous pouvez pour vous-mêmes, Pèlerins d'Arès, dont certains sont talentueux, faire pour vous ce que vous projetez tout à coup de faire pour moi.
Mais rappelez-vous mes conseils que j'avais écrits après mon passage sur la 5 (en 1991, je crois): Il faut absolument se préparer, car vous n'avez jamais le temps de dire tout ce que vous voulez dire devant la caméra sous les sunlights. Vous avez à peine ouvert la bouche qu'un type se place bien en vue devant vous et tapote sa montre ostensiblement pour vous signifier qu'il faut vous dépêcher. C'est finalement un métier, car vous devez mutiler tout ce que vous avez à dire et il faut le faire dans la clarté. Pas facile.


19nov13  150C104
Non, bien sûr, la politique ne sert à rien. Elle conduit au mieux aux débats stériles, au pire à l’anéantissement.
Refuser la politique et la remplacer par un autre mouvement, celui de l’amour, de la paix, de la créativité, de l’individualité : oui bien sûr. Le Semeur est passé ; à nous de moissonner.
Comment moissonner l’ensemencé abasourdi par le fracas croissant des cités ? Faire plancher une agence de communication sur les moyens et les méthodes pour rendre audible le Message d’Arès aux ensemencés désespérés ?
J’ai œuvré dans les agences de communication, j’en ai même dirigé une.
C’est un aspect important de toute action publique : Cohérence, positionnement du message, durée, répétition, etc.
On peut imaginer un slogan "d’accroche publique", par exemple "Slow Change", sémantiquement proche du déjà connu "Slow Food". "Slow Food" est plutôt positivement perçu, et contient l’idée de slow, lenteur, durée, même si "Slow Food" promeut non pas la lenteur mais le durable.
Le slogan ne remplacerait pas La Révélation d’Arès, mais la complèterait. Le Message du Père ne se tait ni ne se divise ; mais on peut le parer de quelques flûtiers et siffleurs. Le slogan pourrait compléter La Révélation d’Arès comme par exemple "Just do it" complète la marque "Nike" en l’élevant à une dimension de valeur : "Fais-le ! libère-toi !"
Entre parenthèses ce slogan pour Nike [la marque de chaussures ?] me semble super-discutable parce qu’il promeut l’instinct pur, au détriment de la réflexion. Nike a même fait plus fort en réduisant la marque et le slogan au simple dessin d’une courbe dynamique. Comme quoi, la pub a parfois du bon dans la transmission-perception d’un message.
Bref, notre slogan à nous pourrait être mis en scène et en selle selon des pistes comme proposées par nos frères Antoine B. et Frédéric M. d’Aquitaine (150C19 et 59), Patrick T. Joursdegris D’Ile de France (150C35), Matthieu de Marseille (150C58), Thierry de la Drôme (150C65) ?
Idée : Concertons-nous, réunissons quelques fonds, posons un "cahier des charges" à transmettre à des agences de communication. Est-ce que ça a déjà été tenté ?
J’ai vu le dessin du rectangle légèrement incliné, présenté comme le logo de la mission arésienne. Excellent, ça existe! C'est à développer.

[...] Je dois dire que je me respiritualise "juste ce qu’il faut" après plusieurs années de déspiritualisation. Je prie avec vous tous les jours.
Philippe R. de l'Hérault


Réponse :
Quelle heureuse surprise ! Après de longues années de disparition, vous revoilà, mon frère Philippe.
Merci pour ce commentaire. J'en suis tout hébété, parce que je ne connais absolument rien aux choses vous parlez. Je ne sais pas du tout ce qu'est la "Slow Food" et je n'ai jamais pris garde aux publicité de Nike (Je pense que vous parlez des chaussures du même nom ?).
Vous avez dirigé une "agence de communication" ? Comme quoi, l'architecture conduit à tout !
Mais vous savez, frère Philippe, mes ambitions pour l'heure sont beaucoup plus modestes, ne serait-ce que parce que je n'aurais pas les moyens de m'offrir une agence de communication.
Je n'ambitionne rien de plus, pour le moment, que d'ajouter quelques mots, quelques lignes peut-être, à notre mission spirituelle pour montrer aux hommes que nous ne sommes pas des anges attardés sur la terre ou des rêveurs, mais des hommes et femmes partageant les mêmes soucis que le public.
Nous partageons les soucis de tous dans le sens d'un remplacement de la politique, dont la nocivité devient criante, par une autre façon d'envisager la vie sociale en la spiritualisant et y réintroduisant la pratique de l'amour.


19nov13  150C105
Le muet lasse l'œil (Rév d'Arès i/3).
Cette formule polysémique par laquelle Dieu ouvre sa Révélation en 1977 à Arès est déjà une remise en question des pouvoirs politiques et religieux sous une forme lapidaire que l'ont pourrait croire ironique si elle ne venait du Grand Aimant et du Grand Patient envers sa créature : le Pére de l'univers.
Les pouvoirs illégitimes par essence s'agitent comme des muets qu'ils sont, parce qu'ils ne donnent pas la Parole alors que Mikal et ses frères la donnent. Ils compensent leur silence de Fond par du bruit (média, journaux, Messes, Conclaves, décorations, idéologie etc.)
Mais l'agitation, des pouvoirs politiques surtout, lasse les citoyens-eélecteurs. La politique n'a plus le crédit qu'on lui portait encore dans les années 1980, lorsqu'on élisait en France Mitterand le porteur d'idées "nouvelles" de gauche, mais qui trés vite déchantèrent face à la réalité du monde global.
Nous reprenions la même queue de vache qui mugit (Rév d'Arès xxxv/2) avec le même système de hiérarchie de pouvoir, mais quelques liberté concédées pour quelques temps à la presse, aux radios libre et aux manifestations "underground" dont le mouvement des Pélerins d'Arès fera encore partie longtemps.
C'est une chance pour eux que la politique lasse, mais aussi un défi. Les Pélerins d'Arès, eux, ne devront pas lasser et sans dominer se faire entendre puisqu'une majorité pense comme eux que la politique politicienne est nuisible et qu'ils faut remplacer celà  par autre chose : la vie, la vraie, la pénitence joyeuse, le partage, sans catastrophisme organisé par les média qui cherchent à légitimer les forces de et à séparer les hommes en partis et en chapelles, etc.
Je pense que nous avons déjà un nombre important de pistes de travail pour la préparation d'un tract et d'une mission apolitique mais incluant une reflexion sur la politique.
J'ai beaucoup appris sur cette entrée 150, comme tous je suppose, et je remercie frére Michel de donner un vrai sens à nos misérables existences de "cancrelats" (enseignement de frère Michel à Paris en 1996) par son blog exeptionnel que le Pére appelle le rollet dans lequel le frére lit le vrai (Rév d'Arès xxxiii/9).
José O. d'Ile de France


Réponse :
Merci, mon frère José. Vous me semblez partisan d'une utilisation plus marquée de cette piste si claire que nous donne la Parole d'Arès en parlant du sénat des morts (Rév d'Arès xxxv/1-3). C'est, à coup sûr, le passage le plus clairement antipolitique de La Révélation d'Arès. C'est noté. Cela sera réfléchi en même temps que les autres suggestions. Vous revenez aussi sur la "pénitence joyeuse" une bonne formule de présentation de la pénitence. Je ne suis pas sûr que la parabole des muets puisse être bien comprise par le public à propos des politiques. Ceux-ci parlent, c'est vrai, pour ne rien dire et ne cessent pas de mentir à tel point qu'ils ne se cachent même plus. Mais le mensonge n'est pas mutisme. Je crois n'avoir jamais entendu autant de mensonges politiques sonores et bien articulés que depuis la dernière campagne électorale et l'election de M. Hollande. Ces gens nagent en plein cynisme parlé ; ils disent n'importe quoi mais ils le disent. Nous ne pourrions rester clairs en appelant muets des discoureurs cyniques. Mais peut-être me trompé-je ?


19nov13  150C106
Depuis le début de cette entrée 150, tout excité par les discours, certains très bons, que tiennent les commentateurs, je me rends compte que la politique au fond, c'est un mythe.
Je pense que nous devons jouer sur ce fait. La politique est une religion pire que les religions.
Le Père a raison de confondre les princes du culte politique et les princes du culte politique.
La position politique se découvre sans fondement autre qu'intellectuel et inapplicable. L'URSS en a été une démonstration tragique et évidente. Les Soviétiques ont été obligés de ffusiller et d'envoyer au goulag à tours de bras pour faire respecter leur idéologie, sinon l'URSS n'aurait pas tenu dix ans.
Preuve que l'URSS était un mythe comme sont toutes les politiques.
Je suis tombé sur l'Internet sur cette phrase: "Le matérialisme politique n'est qu'un platonisme et aucune remise sur pieds n'y changera rien."
Je crois qu'il faut creuser dans cette direction.
Angèle R. de Poitou-Charentes


Réponse :
Alors oui, la politique a toujours été plus ou moins mythique !
Mais actuellement elle est devenue le Mythe avec un grand M.
Le bruit mythique très fort de la politique me paraît inévitable, parce que la politique n'ayant plus rien de crédible elle prend le chemin des religions qui, sachant que Dieu, tel qu'elles Le présentent, n'est pas crédible, l'ont toutes transformé en un Mythe dogmatique, obligatoire, abasourdissant.
Quels sont les éléments de la vulgate politique qui la font voir comme un Mythe ? Le premier élément me paraît le matérialisme. De sorte que le matérialisme est le Mythe politique par excellence. Nous qui sommes croyants et avons de très bonnes raisons de l'être, elle nous considère comme des abrutis moyenâgeux et sectaires. Comment sortir de cette situation antagoniste sans guerre. Comment en sortir avec amour. C'est là tout notre problème.
Le mythique politique s'est articulé jusqu'à une époque très récente sur le champ de l'opinion. Il lui était facile de s'y maintenir puisqu'il dispose des media et nous pas, mais alors pas du tout. Qu'entend-on sur les media autre que le métérialisme officiel, vu comme seul raisonnable, et quelques autres idées "qui ne mangent pas de pain", comme disait ma défunte belle-mère, pour donner l'illusion de la diversité? Rien. Non seulement on n'entend pas les Pèlerins d'Arès, mais entend-on les Témoins de Jéhovah, les Scientologistes, les Raëliens, qui après tout ont bien le droit de s'exprimer aussi? Et même entend-on beaucoup l'église catholique en dehors du dimanche matin ? Non.
Les servants du Mythe matérialiste sont toujours les servants du Mythe politique, qu'ils soient communistes, socialistes, ump ou front-national. Trois thèses collaborent à la définition du Mythe politico-matérialiste:
La négation ou l'oubli total de l'idée de Dieu, de la vie et de la finalité spirituelles,
L'affirmation que les mouvements de l'esprit sont ceux de la matière,
L'élimination de toute subjectivité, donc de toute foi, parce que le monde ne serait qu'un système d'objets.
Nous Pèlerins d'Arès sommes totalement à l'opposé. La foi est, c'est vrai, subjectivité, mais les politiques prennent soin de faire croire que leurs programmes ne sont pas subjectifs mais au contraire totalement objectifs, alors qu'ils sont plus encore subjectifs que notre foi de Pèlerins d'Arès. De là les nécessaires mensonges des politiques pour présenter leurs promesses comme des vérités scientifiques, si je peux dire.
Le matérialisme qui se veut pur et exclusif n'est qu'une métaphysique — peut-on être plus subjectif qu'une métaphysique ? — cachée sous un voile positiviste, mais qui dans la période actuelle où la politique est déshabillée, toute nue et toute moche, montre qu'elle n'a aucune assise solide, sinon le pouvoir, la loi, la police, les tribunaux, et qu'elle n'est qu'une métaphysique (idéologie) de très bas niveau.
Bien sûr, ,nous ne sommes pas naïfs. Nous savons que le commun des mortels ne peut pas comprendre ça, en tout cas pas encore. Il nous faut pour l'heure trouver une argumentation toute simple. Mais il n'était pas inutile d'en dire deux mots ici.


19nov13  150C107
[Merci pour] ce nouveau message de "Freesoulblog"que vous transmettez aux "Ouvriers de la moisson" en temps que Frère ainé des "Ouvriers de la Moisson"qui œuvrent avec vous grace au message que le Père vous a confié dans "La Révèlation d'Arès".
Ce message de consultation "politiser notre refus de la politique ?" est un appel à nous lever afin de proposer ensemble un parti et un programme politique qui pourrait s'intituler "Générosité" lié à l'appel que nous donne le Père de l'Univers dans son message qui s'élève bien au dessus de tous les pouvoirs qui dominent tout mouvement politique qui, depuis des générations d'existence, asservissent l'humanité par de multiples réformes et lois,empêchant ainsi l'émergence de retour à une liberté de conscience spirituelle individuelle grâce à l'installation de la pénitence en chacun et à celle d'une conscience collective (La polone Rév d'Arès xxxix/12-13).
Il y a matière à la réflexion, afin d'agir en conséquence, en assemblée, en inter-assemblée, en groupes d'affinités, sans omettre tous les Pèlerins d'Arès de la grande assemblée qui vous entourent, prophète Mikal.
Parce que tous ceux de la grande assemblée, même les isolés sont concernés par toutes les questions que vous posez.
Vous avez tout un peuple assis sur le fer qui tend son regard vers vous, Frère Michel, vers le Père et vers ce monde qui bascule vers le néant, vers la désespérance.
Nous ne pouvons restés assis. Nous devons nous lever afin d'être mieux compris et de penser pourquoi pas à l'émergence d'un nouveau parti politique dépolitisé qui pourrait s’intituler "Générosité"avec tout un programme que l'on trouve dans La Révélation d'Arès comme dans le verset 31/4 : Mon Peuple s'éloignera-t-il des princes du culte et des prètres,s'éloignera t'il des fausses promesses, fuira-t-il les prostituées, les marchands les usuriers qui le retiennent par leurs séductions, tous ceux qui le corrompent et le scandalisent, qui rendent des jugements iniques, qui menacent de malheur les faibles s'ils se rebellent,qui détournent vers eux Mon Héritage ? Et les pénitents reviendront-ils à ceux qui les perdaient ?
Le blog Freesoulblog.net est un très beau moyen d'échange (Prophète-Inter-assemblée).
C'est pourquoi notre mini-assemblée [des Hautes-Alpes] se réunit jeudi afin de trouver des réponses à vos questions concernant la création d'un programme et d'un mouvement politique, qui permettrai de "dépolitiser la politique actuelle" et de  partager ces réponses avec nos sœurs et frères des "Ouvriers de la Moissons" dont vous êtes l'ainé de la grande Assemblée grâce à "Freesoulblog"
Et cela à la Lumière de La Révélation d'Arès.
Patricia C. des Alpes


Réponse :
J'ai failli ne pas publier ce commentaire et décider d'attendre ce qui sortira de votre réunion de jeudi où vous allez discuter, entre vous de ma question: Comment politiser notre refus de la politique.
Je vous publie malgré tout, mais pour vous rappeler que mon idée n'est pas de créer un parti politique, parce qu'un parti politique engage ses membres à entrer en politique, ce qui n'est pas notre but actuellement. Il est vrai que j'ai parlé d'un "Parti de la Générosité", mais pour dire que j'y ai songé, ce n'était qu'une pensée dans le bouillonnement de l'esprit.Je n'ai pas eu l'intention de le créer et d'en défendre les couleurs.
Ce que je cherche, c'est simplement à introduire dans notre mission spirituelle, inchangée, quelque chose qui montre aux gens de rencontre que nous ne sommes ni des anges retardés sur terre ni des rêveurs, mais que nous partageons leurs soucis terrestres et que c'est dans cette perspective réaliste que nous sommes devenus pénitents et que nous encourageons le public à nous suivre.


19nov13  150C108
Ne désirant aucunement que cela déborde le cadre de ce mail, je voulais simplement vous informer qu'il y a quelques années j'avais essayé de redéfinir certains termes propre à La Révélation d'Arès sur Wikipédia.
Le seul qui ait résisté à la censure fût justement le mot Pénitence.
Avec toute ma gratitude je vous assure de mes meilleures pensées.
Bernard C. du Canton de Genève (Suisse)


Réponse :
C'était donc vous l'introducteur dans Wikipedia de la note relative aux Pèlerins d'Arès dans le sujet Pénitence (150C97).
Merci, mon frère Bernard. C'était une très bonne initiative.


19nov13  150C109
J’ai bricolé — c'est un à-peu-près — quelques petits tracts, les plus brefs possible, pour les semaines à venir (fin d’année, année nouvelle, élections de mars). Je vous les présente ici, dans le cadre de cette entrée.

NOËL
Savez-vous que trois quarts de l’humanité vivent dans la pauvreté ?
Pour que NoëlL ne soit plus la fête de la bouffe, mais la fête de la Bonté, il faudrait que les humains se sentent capables d’aimer, de pardonner, de faire la paix, de se libérer des préjugés, des idéologies et des pouvoirs qui déshumanisent le cœur, bref, d’être, selon le terme de la Révélation d’Arès, des pénitents. 
Lisez La Révélation d’Arès, message d’origine surnaturelle, qui ne fonde pas une nouvelle religion ni n’enferme dans une secte, mais qui au contraire ouvre l’intelligence et le cœur.
Ne croyez-vous pas qu’il est urgent de reconquérir une dignité d’homme libre, juste et bon, et de nous autogérer en dehors de tous les systèmes de domination ?

NOUVELLE ANNÉE
Nous vous souhaitons pour 2014 une année de changement en mieux.
Ce n’est pas une plaisanterie, même si, côté matériel, tout s’effondre, nous attendent moins d’argent, moins de travail, plus de violences, plus de destructions.
Y-a-t-il un autre choix ? Oui, La Révélation d’Arès nous propose la pénitence (l'effort d'être bon, vertueux, aimant, réfléchi) et avec elle, de nous autogérer socialement, c’est-à-dire de tout reconstruire sur les valeurs du Bien Absolu, paix, bonté, justice, droiture, sagesse, intelligence du cœur.
Faisons le pari d’une autogestion sociale mais spirituelle, c’est-à-dire dans l’amour et la justice.
Car personne n’est malheureux à faire le bien.

ÉLECTIONS
Face aux élections qui ne feront que poursuivre la crise jusqu’au chaos, essayons autre chose une politique de coopération et non plus la politique de domination une religion d’amour et non plus la religion des croyances, une autogestion et non plus l’assistanat ou le pouvoir, une intelligence d’union et non plus l’intelligence de division.
Il faudrait alors que nous soyons capables d’aimer, de pardonner, de faire la paix, de nous libérer des préjugés, des idéologies, des systèmes qui déshumanisent le cœur de l’homme, c’est-à-dire d’être des pénitents comme le propose La Révélation d’Arès.
Charlie du Nord


19nov13  150C110  
Vous avez la manière intelligente de nous stimuler afin qu’on se dépasse, se surpasse sans cesse dans la réflexion évolutive de notre avenir, afin qu’il soit comme il devrait être.
Vous nous arrachez du présent, afin d’être rapidement prêts à réaliser la nouvelle civilisation avec de nouvelles idées ingénieuses de recherche, pour toujours se réinventer.
Dépolitiliser le refus de la politique comme l’on fait déjà Gandhi, Luther King, Nelson Mandela, Jésus et d’autres qui ont marqué leurs époques de leurs empreintes respectives afin de remplacer le mal en bien.
Une seule race : la race humaine. les priorités seraient :
Sortir de l’ordre établi [et des] injustices politiques par des marches populaires insurgeantes. Toutefois sans violence.
Refusons ce qui ne nous plaît pas ! N’acceptons pas d’être dirigés !
Notre contrat serait éthiquement social et spirituel:
Éclairer au nom des évaluations : la vérité, la justice, l'harmonie, la fraternité. la solidarité,

Rester maitre de sa conscience et inviter l’autre à être maître de la sienne ; l’action pour le bien collectif dans un traité au service d’une nouvelle société, voire à l’échelle mondiale, dans une intention universelle, dans un cadre  totalement spirituel.
Convaincre les pays du monde entier d’accepter de s’unir afin de vivre mieux l’esprit réside dans l’unité afin d’installer le Royaume de Dieu sur terre, parce que Lui est Un le Père.
La démocratie sera remplacée par une nouvelle organisation sans chef qui deviendra universelle, plus de frontières, plus de guerres. Les humains s’approcheront de plus en plus de la Divinité.
Et majestueusement les Pèlerins d’Arès; les pénitents avec l'esprit hautement spirituel, dans une  perspective de conscience prodigieuse résoudront les problèmes politiques, sociaux, économiques par les lois d’amour, de bonté et d’égalité.
Si nous savons aimer Dieu, nous saurons comment aimer les autres. Nous sommes des Dieux donc capables de grandes choses. Par notre lumière céleste intérieure et extérieure en nous-mêmes et unis dans les devoirs de mission.
Les politiciens  déclineront et s’affaibliront d’eux-mêmes.
Une sœur de Bretagne


Réponse :
Je suis comme émerveillé... Je ne trouve pas le bon qualificatif. Comment une modeste femme comme vous — je crois deviner qui vous êtes — peut-elle arriver à un plan aussi sublime si sa foi n'est pas un exemplaire dépassement... une transfiguration ? Ce commentaire est très beau.
Ce qu'il propose n'est pas applicable dans l'instant. Mais c'est ce dont nous rêvons quand, l'instant de la prière, nous quittons cette terre pour rejoindre l'avenir radieux, transcendantal, que Dieu dessine dans les passages de grand dépassement de sa Parole comme dans Rév d'Arès, 31/8-12. Merci de me faire rêver un instant, petite sœur.
Vous venez de dessiner un très bel idéal dans ces lignes. Nous allons quand même y réfléchir, même si la hauteur d'espérance manifeste où vous vous situezi me paraît difficilement transposable en termes quotidiens à l'usage du public.


20nov13  150C111
Je suis votre blog qui est passionnant parce que je crois que vous-même et votre mouvement êtes à la pointe de l'actualité et vous allez tôt ou tard rejoindre le concert des mécontents, des anti-Hollande, anti-Ayrault, anti-Taubira, anti-Moscovici et Cie et allez émerger non comme vedettes mais comme gens connus pour prendre le parti des anti-politiques qui gonfle.
François Hollande demandait à être jugé aux résultats.
Le verdict vient d'être rendu à l'unanimité par Standard & Poor's, la Commission européenne et l'OCDE, qui rejoignent les conclusions de la Cour des comptes et du FMI: la France est naufragée. Elle est enfermée dans la croissance zéro au moment où la reprise se dessine en Europe, notamment au Royaume-Uni, en Espagne ou en Irlande qui bénéficient de leurs réformes alors que la compétitivité de la France devient non seulement nulle mais négative.
Loin de s'inverser, la courbe du chômage s'envole, la multiplication des emplois subventionnés dans le secteur public ne parvenant pas à compenser les destructions de postes dans les entreprises (110 000 depuis le début de 2013 et 60 000 à venir dans le cadre de plans sociaux). Le choc fiscal a bloqué l'activité et a contribué au déficit public (4,1 % en 2013 contre un objectif de 3 % du PIB) et à l'essor de la dette — 95,4 % du PIB à fin 2014 ! —. La dégradation de la notation financière réduite à AA rend inévitable, à terme, un choc majeur sur la dette publique et le système bancaire français.
Mais je pense que vous, vous devez mettre l'accent sur la liberté.
Bien sûr vous allez le mettre sur la liberté absolue par la voie de la pénitence ou vie spirituelle — pénitence = vie spirituelle chez les Pèlerins d'Arès — et je vous admire, parce que moi je ne suis pas pénitent (j'ai deux maîtresses, donc doublement adultère) et malgré mon envie très forte de travailler à vos côtés à la Moisson, je n'en suis pas digne, mais je fais partie de ce que vous appelez le reste et je dirais: le reste disciple de La Révélation d'Arès par rapport à un reste inconscient, qui ne sait même pas que La Révélation d'Arès existe.
Mettez l'accent sur la liberté, c'est sur ce point que vous me semblez les mieux armés. En dehors du verset (10/10) de La Révélation d'Arès il y a quantité de versets qui dont indirectement allusion à la liberté: Se libérer de la Religion, se libérer de la Politique, se libérer de la Hautes Finance et bien sûr se libérer du péché, du mal, etc.
Toute La Révélation d'Arès est un message libérateur, mais comment "politiser" la libération spirituelle, puisque c'est d'elle dont Dieu parle, encore que ce ne soit partout évident, notamment dans la parabole du sénat [Rév d'Arès xxxv/1-3]. Je vais
Je vous dis tout mon attachement malgré mon indignité.
Gaël R. du Centre


Réponse :
Je manque de temps ce matin, parce que je suis occupé à résoudre un problème de piratage sur l'Internet. Mon adresse eMail a servi cette nuit à l'envoi par un hacker (pirate) inconnu à des centaines de mes correspondant d'un eMail en anglais qui leur demande de cliquer sur un "Click Here" qui doit malheureusement les ouvrir à un afflux de virus, j'en ai peur. De plus, mon répertoire de contact a été visité.
Mais je ne peux pas ignorer votre commentaire qui m'encourage à orienter la note politique que nous allons introduire dans notre mission spirituelle vers le sujet de la liberté. Vous avez souligné le mot liberté montrant que vous être convaincu que c'est la meilleure ligne de conduite à adopter pour politiser un peu notre message spirituel. Pas certain mais possible, en effet. J'y ai déjà réfléchis et j'y réfléchis encore.
Je songe à reprendre l'idée existentialiste de l'irréductibilité ontologique de la liberté humaine. Mais ces termes-là sont inutilisables dans la mission. Personne ne comprendrait.
Malgré les empiétements très nombreux de la contingence existentielle sous ses multiples formes, c'est quand même en dernière analyse — et là vous avez raison — chaque être humain qui est maître de sa liberté. Même l'esclave dans ses chaînes est libre sans les briser ou, comme disait Sartre, la corde du bourreau n'empêche pas le condamné d'être libre intérieurement. C'est la liberté absolue que les martyrs chrétiens des temps antiques montraient. L'alternative dans la pensée du martyr jeté dans l'arène était: "Je reste esclave du monde ou je m'affranchis de la servitude où le mal me tient." Mais cela demande un héroïsme que seuls les grands croyants ou les révoltés ont. Les gens de la rue ne sont pas des grands croyants, mais sont-ils assez révoltés pour en arriver là ?
Je ne crois pas qu'il y ait une zone intermédiaire entre les libertés que concède la loi et la liberté absolue. Il n'y a pas de liberté relative dans La Révélation d'Arès. Voilà où est le problème que pose votre iéde qui est, de tout façon, parfaitement bonne, mais qui n'est pas forcément parfaitement applicable.
Un grand merci pour ce commentaire, de toute façon, mon frère Gaël.


20 Novembre 2013,

Certains de mes correspondants ont reçu cette nuit ou ce matin de bonne heure l'eMail suivant :

Message Pirate 20-11-2013

Ce n'est pas moi qui ai envoyé ce message !
C'est l'œuvre d'un pirate inconnu. C'est, je crois, ce qu'on appelle un "phishing".
J'ai pris des mesures pour que toutes traces de ce piratage disparaissent.

Et surtout ne cliquez pas sur CLICK HERE ! Un virus pourrait infester votre ordinateur

Frère Michel Potay


20nov13  150C112
Dans le pèlerin d’Arès n° 42 juin 1988  en notes d’introduction de l’article que vous avez intitulé "De tous les écrits vieux de 2000 ans en voici un très actuel:  L'Épître de Jacques," que vous avez traduit et adapté à la lumière de La Révélation d’Arès. Vous écriviez:

"Il (Jacques) visait évidemment à faire disparaître le concept passif de la vie spirituelle et à rénover le concept dynamique. Au moment où la lettre fut écrite, sa perspective de base était sans nul doute de raviver un militantisme chrétien, qui flanchait, en s’attaquant à quelques autorités qui tendaient peu à peu à la centralisation et à la religion, en agissent comme freins du développement évangélique. Jacques s’était promis d’établir un comportement insurgeant à tous les niveaux-intérieurs extérieurs- et de développer l’idée d’un Royaume de Dieu bien terrestre et concrets, où l’exercice des fonctions et niveaux sociaux nécessaires serait très limité — un véritable projet politique —. La justice serait soutenue, avec dans l’avenir une insistance particulière sur l’égalité et sur l’amour évidemment."

Vous avez écrit cela en 1988 et nous sommes en 2013. Cela me fait penser à l’intituler de votre entrée 150 "politiser notre refus de la politique".
Toujours le même combat !
Je trouve cette réflexion si nécessaire pour l’avancée dans notre moisson et vraiment merci, frère Michel, de nous permettre d’avoir cette réflexion collective  avec vous au milieu de nous. Nous sommes ce peuple en marche sans chef ni hiérarchie réfléchissant avec vous, cher prophète de Dieu comme agent d’unité.
Samedi avec mon époux à la moisson nous avons introduit dans l’échange avec la personne rencontrée après avoir énoncé le kérygme, le fait qu’aimer, pardonner, faire la paix, être libre de tout préjuger cela revient à faire de la politique dépolitisée (150C11).
Ou encore :
Toujours après avoir énoncé le kérygme (très important selon moi, si nous ne voulons pas tomber dans la mission sociale), je disais qu’aimer, pardonner, faire la paix, être libre de tout préjugé était le meilleur programme politique qui puisse exister, si nous voulons que le monde change un jour. [J'ai ajouté] que tout cela était à accomplir librement pour aller dans la direction du Bien. J’ai senti l’oreille [attentive], une curiosité, en tout cas pas l’indifférence que nous rencontrons bien souvent ou parfois il y a un tel vide entre la personne que nous rencontrons et nous-mêmes. [Je n'ai pas senti] une telle incompréhension.
Il nous faut tout faire pour être entendu sans compromission !
Je vous lis, je lis mes frères et sœurs et je suis prête dans ma moisson à faire évoluer mon langage selon ce que cette réflexion nous aura permis de faire évoluer.
Marielle J d’Ile de France


Réponse :
Merci, ma sœur Marielle, pour ce très intéressant commentaire, qui rappelle cet article que j'avais publié en 1988 à propos de "L'Épître de Jacques" en soulignant déjà que cet apôtre réaliste cherchait à ramener sur terre une vie spirituelle qui avait tendance à s'angéliser complètement. En effet, à l'époque, la foi chrétienne se réduisait à l'idée que Jésus allait revenir sur un nuage de Gloire d'un moment à l'autre et provoquer la fin du monde.
On pourrait en effet imprimer l'épître de Jacques dans un opuscule que l'on donnerait séparément aux gens intéressés avec comme préface celle que j'avais écrite en 1988 et que vous nous rappelez ici. À étudier.


20nov13  150C113
La grue à trois pattes qui dort chez Néron, a tenu comme l'ancre dans le Vent Fort,
mais la grue a trois banos et tombe. (Rév d'Arès xxii/1-2)
Notre système vacille et tombera peut-être puis se recomposera de nouveau, mais entre sa chute et sa recréation, nous aurons un temps d'expérimentation pour partager nos espérances et notre pénitence avec beaucoup de monde.
Parlons un peu du passé proche :
Le bloc soviétique s'est effondré, les salaires, les fonctionnaires, les retraités pas toujours payés, des magasins vides, etc. Les gens en Russie ont dû s'entraider et se débrouiller pour survivre (une personne qui avait vécu cette période me disait qu'elle passait ses journée à chercher de quoi manger) puis à nouveau le système est venu.
[Pareillement en] Afrique du Sud: Fin de l'apartheid puis nouvelle politique [ertour du système], je me souviens que pendant votre enseignement à Paris en 1996, vous regrettiez que nous n'ayons rien fait [pour avertir les Sud-Africians].
Et en Argentine, de décembre 2001 jusqu'au mois d'août 2002, avec un effondrement du système financier et une crise politique (5 présidents en 3 semaines), il y eut des manifestations (28 morts), des pillages de magasins, mais aussi des réseaux de solidarité et de troc (les biens et services étaient réglés avec des monaies internes). Puis le système s'est imposé de nouveau.
"Face cette tempête qui noircit l'horizon" [vos propres propos], nous n'avons pas d'autre choix que de nous y préparer, je ne vais pas faire de redites sur tout ce qui y a été écrit.
Tonio P. d'Ile de France


Réponse :
Oui, mon frère Tonio, le système est calamiteux, mais il a été rodé depuis des millénaires et peut ainsi se réinstaller très vite après les périodes révolutionnaires, parce qu'il apporte quasi immédiatement une certaine sécurité. C'est sa force et c'est pourquoi jusqu'à présent aucune révolution n'a vraiment pu l'éradiquer et n'a rien changé au fond.
C'est pourquoi il faut éviter la révolution, l'irruption d'une période de chaos et de catastrophe pour éviter le retour quasi inévitable du système qui revient comme un "sauveur". Voilà ce à quoi nous réfléchissons: Une préparation lente, par l'installation d'un petit reste et d'un reste valeureux pour provoquer non une révolution, mais ce que La Révélation d'Arès appelle un changement, changement du Mal au Bien.


20nov13  150C114
De la mission sociale à la mission religion (ou idéologie) et maintenant à la mission politique ? Pourquoi pas !
Comme disait le grand-père : "Il faut être pris pour être appris !" (Sourire)
Je me sens comme étouffé par ces nombreux et parfois très longs commentaires.
Je vous envoie juste un petit mot pour vous confirmer que je vous lis.
Nos cervelles déformées vont-elles nous permettre de trouver les bonnes propositions et celles de ceux que nous abordons vont-elles pouvoir les comprendre ?
Ceux qui nous gouvernent, avec ceux qui les entourent, ne semblent plus être capables de penser par eux-mêmes. Tout comme les prêtres sont devenus des rabâcheurs de dogmes et autres sottises qui ne mènent nulle part.
Ce qui nous pose  problème, c’est qu’ils nous ont formés dans leurs écoles, le Léviathan... pour paraphraser Michel Onfray, que vous n’appréciez guère, dans son livre : "Politique du rebelle."
Si j’arrive à digérer et à sortir de mon écurie, je reviendrai …
Le Père ne nous dit-il pas : L'homme (est comme) le cheval, (il) mange là (où) son pied reste (Rév xxiii/12) ?
Parfois je me demande si notre Créateur n’est pas plus proche du berger que d’un Einstein.
Voici une petite phrase de Matthieu Ricard qui me parait juste : "Plus grands sont l’implication sociale et l’engagement bénévole, plus grand est le bonheur des citoyens".
Ce qui est dommage, c’est qu’il [Matthieu Ricard] est venu à Marseille récemment, et c’était 20 euros la place (encore un sourire)
Le bénévolat pour gérer l’encadrement de la vie de la cité, avec une rotation annuelle ou biannuelle me parait intéressant.
Rémy G. de l’Avignonnais


Réponse :
Moi aussi, frère Rémy, je me sens "étouffé par ces nombreux et parfois très longs commentaires," mais il est inévitable dans une consultation de cette ampleur (et encore ! beaucoup de commentaires ne sont pas publiés ; cette page deviendrait illisible) qu'il y ait un afflux d'opinions et de sensibilités très variées. Il nous faut quand même les lire avec patience et amour et y réfléchir.
Je déplore en Michel Onfray l'athée militant et borné. J'ai lu son "Traité d'Athéologie" sur mon Kindle (ebook) en voyage. Ce philosophe qui écrit beaucoup trop et beaucoup trop vite pour avoir une réflexion correcte est, dans ce livre, un anti-Dieu méchant et borné, et j'espère que quelqu'un lui répond.
Dans d'autres domaines Michel Onfray n'est pas trop mal, mais c'est le philosphe à la mode, qui sert parfaitement le système matérialiste qui nous pousse vers le péché des péchés... De là son succès phénoménal. J'ai vu moi aussi sur Arte le face à face, dont parle Georges-Constant (150C102), entre Michel Onfray et Frédéric Lenoir. J'ai trouvé ce dernier pleutre et nul, jouant au croyant-rationaliste pour faire bonne figure face à cet adversaire redoutable. Il m'a fait penser à la "mission sociale" quand nous paraissions aussi minables. Lamentable ! J'ai regretté de ne pas être moi-même face à Michel Onfray, car je l'aurais cueilli, le gars avec ses grands airs de rationaliste ultra-sûr de lui et qui se croit tout objectif alors qu'il traîne aussi derrière lui sa charrette de subjectivité... Il y a bien des failles dans son système athéologique. Mais c'est bien pourquoi on ne m'invite jamais à la télévision. Tout est bien orchestré à la télévision pour servir ce système rationaliste et athée où la religion n'est invitée que si elle se tient timidement dans son coin.
Merci pour ce commentaire, frère Rémy.


20nov13  150C115
Le parti-pris du temps qui vient .
Est-ce que c'est une idée qui peut servir ?
Est-ce  qu'il  serait utile que je la présente un peu , mais  alors si elle demande trop  d'explications, c'est qu'elle n'est pas bonne .
Pascale V.-D. d'Ile de France


Réponse :
Le "parti-pris du temps qui vient" ? Que voulez-vous dire ? Je ne comprends pas.
Développez, s'il vous plaît, ma sœur Pascale. Il y a peut-être là une idée à prendre. Merci.


20nov13  150C116  
Les gens peuvent comprendre que l'homme bon n'a pas besoin d'un systhéme, ou d'idéologie, de lois religieuse ou politique pour le gérer.
Il se gére lui même, librement ne fait que le bien.
L'homme a créé ses systémes qui l'étouffent. Il doit profondément changer, vivre autrement, faire le choix de la liberté de la responsabilité, créé chaque jour un monde bon (intérieure et extèrieure), libre du harnais (Rév d'Arès 10/10). Bref, il doit user droitement des Dons Divins qui leur furent faits (Rév d'Arès 12/7).  L'homme de la rue ne croit pas, n'a pas conscience qu'il est un Christ potentiel, qu'il est sacré, mais s'il cherche, réfléchit, il comprendra bien le bon sens de notre direction de certitude qu'est la pénitence, le nouveau "contrat social" (entrée 123) naturel et spirituel.
Peut-on aussi parler de politique pénitente en dévelopent ce qu'est la pénitence ?
Alain M. d'Ile de France


Réponse :
L'homme de la rue à qui l'on rappelle qu'il est lui aussi "un Christ potentiel" ?
Ça, c'est une idée typiquement arésienne !
Je la place dans la liste des possibilités. Un grand merci pour ce commentaire bref, mais qui apporte une idée très simple, très bonne, très spécifique de La Révélation d'Arès.


20nov13  150C117
Voici un flyer réalisé à la suite d'une prière lors du Pèlerinage 2013. Ce n'était pas [d'abord] pour la mission, plutôt pour mettre en image un ressenti, puis le projet est venu d'un faire un tract complémentaire à ne distribuer que dans certains cas.
En lisant la Parole (l'escape, Rév d'Arès xxiii/4) j'ai ressenti férocement tout ce qui dans notre monde nous enserre la tête comme un animal-dévoreur-du-cerveau mais aussi, immobilisant, dont la mâchoire ne peut que serrer toujours plus les hommes dont la vie spirituelle est morte ou se meurt.
L'escape est, depuis les entrées 149 et 150, devenue dans ma compréhension, toutes "les prises de têtes" comme on dit en langage familier. La politique est "une prise de tête", les idéologies sont "des prises de têtes", elles font partie de l'escape ; les hommes en ont marre car ils ne comprennent plus rien à ce que fait la politique, ils n'en voient plus la direction, les objectifs. Heureusement certains voient leurs libertés diminuer, mais de là à comprendre que la liberté absolue par la pénitence, l'effort sur soi pour être bon, est la voie sans aucune politique ou idéologie, dans la paix et l'amour du prochain ?.
Escape, ce mot vient du Père, il l'inventé pour nous.
Il veut nous montrer par là avec un seul mot tous les dangers de ceux qui nous coupent de notre vie spirituelle, de notre image et ressemblance. Ce mot nouveau me parait très intéressant car il nous permet de simplifier notre rapport au monde des idées (idéologies ou politique) pour mieux en saisir le danger et pour nous convaincre de nous en libérer sereinement.
C'est un danger spécifique de notre siècle, le Père le savait. La politique d'aujourd'hui entre  dans cette "colonne" que représente l'escape, car elle nous dévore de l'intérieur deux fois : La tentation de tout rationnaliser par la tête qui entraîne dans son action la coupure avec la vie spirituelle et elle peut faire de nous des fatalistes désespérés par la raison raisonnante.
Seul l'œil qui brille de joie, la rondelle — encore un mot nouveau — peut nous délivrer, car ce mouvement passe par l'âme et le cœur de l'homme simple et vrai, innonde ses pensées, déstructure l'escape en ouvrant une voie de liberté totale simple et vraie.

Escape-RectoEscape-Verso

J'ai voulu faire un flyer "complémentaire" à donner uniquement à des personnes avec lesquelles l’échange de mission aurait porté davantage sur l’idéologie, le rationnel, le temple du cerveau….Je l’ai voulu à la fois sombre et lumineux pour trancher entre le rationnel et la joie, mais aussi avec l'idée qu'ont les gens ordinaires sur les croyants "doux rêveurs à petites fleurs". Je voulais lui donner un côté déroutant, contrastant avec les idées reçues sur les gens de foi. Pour finir, je me suis dis qu'il était mauvais. Je n'y ai pas retravaillé en fonction de vos entrées 149 et 150. Je le communique au cas où il suscite quelque intérêt mais je n’en suis pas convaincue. Il est verbeux, compliqué, inachevé aussi. Il y a peut être quelque chose à travailler que je ne vois pas ? J'ai le trac en le postant ce soir, c'est une contribution très très hésitante.
Merci pour ces 2 dernières entrées qui relie ma foi et la vie sociale.
Marie-Hélène R. de Midi-Pyrénées


Réponse :
Votre tract est bien, sœur Marie-Hélène, mais escape est un mot de plus à expliquer parmi les mots, surtout l'inévitable mot pénitence, auxquels Dieu donne un sens nouveau (pénitence, rite, piété, ) ou une forme nouvelle (escape, polone, etc.).
Deux mots de sens nouveau ou de forme nouvelles: pénitence et escape, je trouve que c'est trop pour une mission de première approche. Je pense plus sage d'être limité à un seul mot à expliquer, celui autour duquel tourne tout le changement de vie (Rév d'Arès 30/11) et du monde (28/7), donc autour duquel tourne toute notre mission: pénitence.
Le mot comme le concept de pénitence est central, essentiel, dans notre mission. Nous sommes des pénitents moissonnant d'autres pénitents. Ce mot pénitence certes apparaît dans votre tract au recto comme au verso, c'est bien, mais j'ai peur que deux mots à expliquer: escape et pénitence, ce soit trop.
Je peux me tromper. Je ne fais ici que dire mon sentiment. Je passe à vie à expliquer et ré-expliquer ce qu'est la pénitence et c'est peut-être ce qui me rend vétilleux sur l'usage des mots nouveaux de La Révélation d'Arès. Merci pour ce commentaire, ma sœur Marie-Hélène.


20nov13  150C118
L'entrée 145 intituléé "l'épître à Diognète"  fait une belle part au refus de la politique.
Revoici donc quelques petits passages : "Les pèlerins d'Arès, ce n'est pas à l'imagination ou aux rêveries qu'ils doivent leur foi ; ils ne sont pas comme tant d'autres les champions d'une idéologie. Ils vivent dans les cités, chacun dans sa patrie, mais comme un étranger domicilié, remplit ses devoirs de citoyen, assume les charges. Ils vivent sur terre, mais sont citoyen du Ciel. Ils suivent les lois, mais leur façon de vivre l'emporte sur les lois en recherche du bien. La chair déteste l'âme et lui fait la guerre ; l'âme n'a fait aucun tort à la chair, mais elle tempère les désirs ; de même les pèlerins d'Arès ne font aucun tort au monde, mais s'y opposent aux plaisirs (débridés). L'âme aime cette chair qui la déteste, comme les pèlerins d'Arès aiment ceux qui les détestent. Les pèlerins d'Arès sont dans le monde, mais leur piété demeure invisible."
Le reste et le petit reste ont besoin de ces hommes et femmes qui suivront en conscience ou pas les Pèlerins d'Arès sur le long chemin du changement du monde.
Tony L. de Touraine


Réponse :
Merci, mon frère Tony, pour cette suggestion.


20nov13  150C119
Je n'ai pas encore tout lu mais voici ma modeste contribution, car demain je pars en voyage quelques jours et je vais encore creuser mon retard dans la lecture de votre blog.
Au fil de la lecture je discerne petit à petit le chemin étroit que vous cherchez.
Lors d'une rencontre avec les 4 x 9 [quatre missions de neuf Pèlerins d'Arès chacune à Paris] vous nous avez dit: "Vous trouverez d'autres façon de parler de la pénitence".
Dans cette perspective, il y a moins d'un mois j'ai écrit ces quelques lignes en guise de préparation d'une affiche.
Il se trouve qu'elles font écho en partie à votre questionnement et notamment au commentaire 150c56 de notre frère Denis H. que je ne connais pas. Pour l'heure ce n'est qu'un brouillon que je n'ai pas encore réussi à finaliser :

La pénitence est un phénomène social !
Par rapport à la crise, c’est le besoin de pas avoir plus que le légitime (indépendance, liberté).
Dans le domaine du travail c’est assainir les relations humaines plutôt qu'assainir les effectifs (épanouissement).
Dans le domaine sécuritaire c’est rechercher le bien qui apporte la vraie sécurité (la paix).
Par rapport au pouvoir c’est le besoin de ne plus avoir envie de devenir comme les dominateurs et de mettre fin à la vengeance sans fin qu’ils ont engendrée.

ou dit autrement :
La pénitence est un acte social !
C’est aimer,
en cherchant à assainir les relations humaines plutôt qu’à assainir les effectifs.
C’est pardonner,
en faisant appel à la justice du cœur plutôt qu’à la justice légaliste.
C’est faire la paix,
en recherchant le bien seul condition pour une vraie sécurité.
C’est être libre,
en n’ayant plus le besoin de devenir comme les dominateurs et de mettre fin à la vengeance sans fin qu’ils engendrent.

Depuis mardi dernier, au fil des lectures, deux phrases me sont venues à l'esprit, comme deux définitions ou objectifs :
Politiser notre refus de la politique, c'est gagner la reconnaissance à vivre libre (Rév d'Arès 10/10) sur la base de la pénitence.
Dépolitiser la politique, c'est faire accepter par la politique notre besoin de vivre autrement.
Ah et je vois aussi que ma contribution est proche de celle de notre frère Alain Le B en 150C88 !
Éric J. d'Ile de France


Réponse :
Vous aussi vous penchez pour la pénitence comme argument de base d'une légère mais sensible politisation de notre mission spirituelle.
La pénitence semble bien l'idée majoritaire des commentateurs.
C'est évidemment le moteur central du changement auquel La Révélation d'Arès demande à chacun de nous de procéder. Pénitence est aussi un mot qui, dans l'idée des partisans de "politiser notre refus de la politique", semble un mot qui opère assez bien un lien entre spirituel et matériel (le lien entre foi et politique). Pénitence, mot assez concret, n'a pas beaucoup de connotations intellectuelles.
Je prends note de votre projet d'affiche, qui peut aussi inspirer un tract. Mais, comme vous le savez, la question est délicate et votre projet ne saurait être repris tel qu'il est. Mais l'idée est là.
Je vous souhaite un bon voyage. Je suis au courant de son objet: la santé de votre épouse M. Je souhaite de tout mon cœur que vous trouviez une solution heureuse.


20nov13  150C120
J’ai l’impression d’être une tortue, je n’ai pas fini d’essayer de comprendre un sujet qu’un autre survient.
J’arrive donc toute essoufflée pour apporter ma réflexion sous forme de tract. 

Recto
Les français sont râleurs c’est bien connu
mais sils râlent c’est qu’ils leur manquent quelque chose.
Ce quelque chose, ils croyaient l’obtenir
de leur président, mais qu’il soit de gauche, de droite,
ils vont de déception en désespoir.
ils ont cru l’obtenir par les syndicats,
beaucoup ont cru à la religion.
Mais ce quelque chose n’est pas venu.
au contraire, ils n’ont récolté que fermeture d’usines, brimades, lois de plus en plus nombreuses et contraignantes.
ils se sentent méprisés, incompris, angoissés.
Ils ne voient pas d’issue possible, leur gouvernants.
non plus ….
 
Verso
Et voilà que tout à coup, soudainement
arrive ce quelque chose qui leur manque tant :
L’appel lointain, à peine audible pour l’instant
de leur Créateur qui les appelle depuis 1974 et 1977 à entrer en pénitence.
Une énorme bouffée de Vérité vient réamorcer l’espoir que ce monde puant peut devenir un monde merveilleux, qu’au fond d’eux il y a tout ce qui leur manque à l’extérieur : amour, justice de juste, paix, bonté.
il faut les réveiller, pour bâtir un monde neuf. sans chef ni pouvoir autre que la pénitence qui donne la joie et la conscience que cette terre est à tous pour le bonheur de tous.

Les pouvoirs se nourrissent de nos nos petites lâchetés,
mesquineries, égoïsmes, cupidité en nous comptant habilement le droit d’obtenir ceci ou cela  pour nous faire marcher dans leur combines et mieux nous engourdir.
Le Créateur , Lui, nous honore et nous responsabilise.

Andréa J. d'Ile de France


Réponse :
Vous aussi pensez que c'est autour de l'idée de pénitence que doit se réaliser une légère politisation de notre mission spirituelle.
Ce tract aurait besoin d'être réécrit et allégé, mais il forme une idée dont je prends note.
Merci, ma sœur Andrés.


20nov13  150C121
Bonjour frère Michel, voici mes idées pour réaliser une affiche:                 

Oui à la responsabilité individuelle
Oui à l'autogestion
Oui à l'action bienveillante
Rejoignez le Parti des sans parti (sans parti pris)
Pour établir un Nouveau contrat social
Basé sur la recherche du Bien pour tous dans tous les domaines de la vie sociale.
Recherchons ensemble des solutions à long terme aux problèmes sociaux, économiques, politiques,
En s'appuyant non sur les instances politiques ou religieuses mais en mettant en marche un processus de changement individuel et collectif, là où nous sommes dans nos entreprises, nos écoles, dans toutes nos rencontres,
En s'appuyant sur la Vie telle qu'elle est et non sur les théories et les idéologies qui, tout au long du 20ème siècle, ont montré leur inutilité et leurs dangers (capitalisme, stalinisme, nazisme et autres)
Face aux grands bouleversements qui s'annoncent, nous voilà face à un choix simple: Se laisser glisser vers le chaos économique et politique avec de nouveaux totalitarismes qui arrivent, ou accepter la voie simple d'installer le Bien actif en nous, sans exclusive ni idéologie, le choix  de nous
Relier les uns aux autres dans notre humanité active et bienveillante pour agir ensemble.

Françoise L. de Bretagne-Sud


Réponse :
Merci, ma sœur Françoise, pour l'affiche dont vous suggérez ici le texte. Je pense qu'elle est un peu verbeuse et demande une réécriture, mais je ne néglige aucune suggestion.
Merci, Françoise, pour votre contribution.


20nov13  150C122
J’apporte ma modeste contribution à ce think tank qui s’est constitué depuis le 9 Novembre sur comment politiser notre refus de la politique. Je remercie tous les commentateurs pour cette riche nourriture spirituelle.
Je me demande comment interpeller ceux qui n’ont plus d’espoir dans les partis politiques, qui souhaitent un changement dans le monde et sont disposés à se changer seux-mêmes, mais, comme le dit avec beaucoup de clarté notre sœur Marie-Odile (150C57), ne savent pas par où commencer car “aujourd’hui tout parait loin, irréalisable parce qu’on a tout globalisé, mondialisé. On a déresponsabilisé l’individu et l’homme a perdu confiance en lui.”
Je partage quelques mots simples, inspirés des échanges dans ce blog, qui pourraient être dits à l’oral ou imprimés sous forme de tracts.

VIVRE SANS LES POUVOIRS
Les politiques se renouvellent, mais les pouvoirs continuent de nous oppresser et nous dominer.
Quelle solution pour nous délivrer des pouvoirs ?
Plus de politiques extérieures à l’homme, mais le CHANGEMENT INDIVIDUEL qui entraînera le changement collectif !
La Révélation d’Arès nous appelle à la VRAIE REVOLUTION, la révolution intérieure.
A cette action révolutionnaire majeure elle donne le nom de pénitence : la ré-création de soi à travers le combat du mal en nous (envie de domination, peurs, préjugés) et la pratique du bien (amour fraternel, bonté, pardon, paix).
Soyons des RESISTANTS !
Résistons à l’idée dominante que l’homme ne peut se CHANGER, devenir BON et vivre LIBRE de toutes formes de pouvoirs ;
Résistons à la docilité à la loi et aux impôts ;
Résistons à l’attente passive de la miséricorde que prêche la religion.
CHANGEONS nous mêmes le monde !
La Révélation d’Arès est un appel libérateur qui vient de Dieu.
Elle invite tous les hommes, croyants ou non croyants, a devenir pénitents pour changer le monde et le délivrer à jamais de l’emprise des pouvoirs.
COMBATTEZ à nos côtés, car ensemble nous sommes plus forts.
On nous appelle Les Pèlerins d’Arès.

Fernanda E. d'Ile de France


Réponse :
Ainsi, ma sœur Fernanda, vous ralliez ceux qui pensent axer la légère politisation de notre mission spirituelle autour de l'idée de pénitence.
Merci, Fernanda, pour votre contribution.


20nov13  150C123  
Merci frère Michel pour cette entrée #150 que je prends plaisir à lire comme les entrées précédentes.
Je ne connais pas grand chose à la politique, mais pour l’idée que vous proposez dans l’intitulé "politisez notre refus de la politique" je suis partant !
Je rejoins les commentateurs qui pensent que c’est sur le terrain de la pénitence qu’il faudrait s’orienter.
Les partis politiques, quelles que soient leurs étiquettes, dans leurs discours proposent toujours plus de justices sociales, moins d’impôts, réduction de la dette de la France,  réduction du chômage etc., maus une fois qu’ils sont au pouvoir nous constatons que :
Ce sont des mensonges, manigances et tromperies : les inégalités s’accroissent, les impôts et les taxes indirectes augmentent sans arrêt, le déficit de la France se creuse en milliards chaque jour,
Le chômage explose, les gens sont de plus en plus désabusés et résignés, ils ne savent plus où se tourner, il y en a certains qui partent dans d’autres pays croyant fuir ces injustices, mais ce n’est que répit, car, quel que soit le pays, ils sont toujours confrontés avec un systhème politique et son pouvoir nuisible qui domine l’homme à travers ses lois et l’empêche de s’élever spirituellement.
Nous devons faire comprendre aux personnes que nous moissonnons que nous ne sommes pas ennemis de ceux qui font de la politique, nous les aimons en tant qu’individu, mais on ne peut rien attendre d’eux.
[Nous pouvons leur dire: ]
"Vous avez le choix entre vos mains :
"Libérez-vous de tous ces systèmes, y compris les systèmes religieux.
"Ne soyez plus des soumis.
"Soyez des hommes et des femmes pénitents.
"Restaurez en vous l’intelligence spirituelle et l’intelligence du cœur.
"Réfléchissons à de nouvelles relations entre les individus sur notre manière de vivre ensembles pour un monde plus généreux, plus ouvert, plus tolérant plus épanoui, basé sur le respect et l’amour."
 Je ne sais pas si j’ai été clair, mais merci encore.
Célestin R. d'Ile de France


Réponse :
Vous êtes très clair, mon frère Célestin.
De la part d'un vieux missionnaire comme vous, frère Célestin, c'est une opinion d'importance.
Je vois que vous vous ralliez à ceux qui pensent que c'est autour de la pénitence qu'il faut politiser notre mission.
Un grand merci pour votre commentaire, mon frère.


20nov13  150C124
Frère Michel, vous dites en 150C107: "Ce que je cherche, c'est simplement à introduire dans notre mission spirituelle, inchangée, quelque chose qui montre aux gens de rencontre que nous ne sommes ni des anges retardés sur terre ni des rêveurs, mais que nous partageons leurs soucis terrestres et que c'est dans cette perspective réaliste que nous sommes devenus pénitents et que nous encourageons le public à nous suivre."
Je croyais que c'était ce que nous faisions déjà, de fait, à la moisson, quand on dit que seule la pénitence peut dépasser la politique et la religion, le système ?
Nous partageons de fait les soucis des gens puisque nous ne sommes pas dans notre bulle (sinon nous n'irions pas moissonner), pour la plupart nous travaillons.
Nous voyons aussi vers quoi se dirige la société, c'est pour ça que l'on moissonne pour dire à l'homme qu'il doit reprendre son destin en main et ne pas l'abandonner aux pouvoirs que l'on croit naturels.
Je pensais donc, de fait, que cette réflexion était en nous, tout simplement parce que vous nous l'enseignez et que La Révélation d'Ares dit de diverses façons que les systèmes disparaitrons avec la pénitence et que c'est cela exprimer notre refus de la politique.
Stéphanie M. d'Ile de France


Réponse :
Bien sûr, c'est exactement ce que nous faisons, mais en restant strictement dans le domaine spirituel.

Et nous continuerons à le faire, mais en introduisant dans notre propos une petite note matérielle, plus facilement identifiée par des gens que la politique commence sérieusement à inquiéter..
Ce que je suggère ici c'est que nous politisions quelque peu notre propos spirituel pour en faire un message qui soit fait de propos moins exclusivement spirituels, un message quelque peu politisé, descendu plus près des habitants de la terre en butte à une politique qui commence à leur peser. Parmi ces habitants de la terre que nous rencontrons il y a des épis mûrs qui seront peut-être plus réceptifs à un message un peu plus terre à terre, un peu moins évocateur des Hauteurs Saintes, qui tout à trac peuvent leur paraître inatteignables et les faire passer leur chemin trop vite..
Je crois l'avoir dit et redit de diverses manières dans mon entrée comme dans mes réponses.


20nov13  150C125  
Avec l'entrée précédente sur l'idéologie, vous nous aviez mis sur un sentier étroit vers les Hauteurs.
Avec ce sujet de réflexion, "politiser notre refus de la politique", vous nous menez sur un fil de pêche au dessus de l'abîme qui nous sépare de notre stade actuel à celui qu'on atteindra si cette réflexion se concrètise.
Sous nos pieds, l'abîme de l'idéologie, de la mission sociale, où je ne sais quoi d'autre que nous n'avons pas encore envisagé. En face, droit devant, un autre stade d'évolution de l'Assemblée. Avec le juste équilibre, la finesse de la pensée et des mots, nous avancerons sur ce fil et trouverons la porte étroite.
Je sens venir quelque chose de gros ! Tâche ardue, mais ô combien stimulante !
Je voudrais revenir sur l'étymologie du mot "politique" qui possède au moins quatre sens (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique, (entre autres)
1. Du latin politicus, issu du grec ancien πολῑτικός, politikos, composé de πολίτης (« citoyen ») avec le suffixe -ικός (-ique). Son sens est "qui a trait au citoyen", citoyen désignant l'homme libre (par opposition aux esclaves et aux métèques) de la Grèce Antique. Dans ce sens originel, politique est un adjectif. On dit qu'une chose est ou n'est pas politique, selon qu'elle concerne ou non le citoyen.
2. Par extension, dans son sens le plus large, celui de civilité ou Politikos, le nom commun politique désigne tout ce qui a trait a la gestion de la cité. Il indique le cadre général d'une société organisée et développée. Actuellement on l'utilise dans ce sens, par exemple dans l'expression "la politique d'une entreprise", ou "politique de confidentialité".
3. Dans un sens plus restreint, politique renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social.
4. Enfin, dans son sens le plus étroit, celui dénoncé par la Révélation d'Arès, la politique ou art politique, ou science politique, se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir.

En examinant ces différents sens, on voit apparaître un paradoxe : politique en tant que gestion d'une cité d'hommes libres devient la science du pouvoir sur les Hommes, qui, par définition, va à l'encontre de la liberté. Pas étonnant que nos concitoyens soient schizophrènes, comme le rappelle Christine M. Le quidam de la rue, quel sens a t-il en tête ?
Au fil des âges, le péché gagnant en force par l'impénitence, la politique s'est pervertie : ambition, jalousie, mensonge, trahison, vengeance, individualisme, endoctrinement, La politique actuelle s'est construite sur le péché et continue à susciter ce qu'il y a de pire en nous. Ce n'est donc pas la politique elle même qui est en cause, mais la médiocrité spirituelle. Mais nous avons toujours le choix : il est possible d'inverser la tendance en prenant le chemin inverse, c'est le Créateur de l'Univers qui nous le rappelle à Arès. Contraire de péché = bonté. Contraire d'impénitence = pénitence. Pour réformer la politique, il faut réformer le cœur de l'homme. Un seul moyen : devenir bon. Un seul chemin : la pénitence.
Il faut faire sentir dans notre mission que la pénitence et la somme des vertus individuelles qui en découlera nous permettra de nous libérer du pouvoir de la science politique en la rendant inutile, ou en la ramenant à sa simple fonction de gestion d'une petite unité d'hommes vertueux et libres. Car il n'existe pas de système vertueux, c'est la bonté et la sagesse des hommes qui le constituent, qui en font un système vertueux. Dans ce système, plus besoin de milliers de lois pour contrôler ou sanctionner : une seule loi organique qui mécaniquement régulera le système : la Bonté.
Une idée élémentaire quand on a compris La Révélation d'Arès, mais difficile à faire sentir en une phrase dans la rue.

Je tente néanmoins : "Changeons notre politique de vie. Optons pour la pénitence, pour retrouver la vertu, se libérer des pouvoirs politiques et du besoin de chefs. Alors, le monde changera en Bien. Plus de lois, plus d'oppression, seule la Loi de la Sagesse, pour tous et pour longtemps."
Je partage le point de vue de certains commentateurs, qu'opter pour la création d'un parti politique serait chuter du fil de pêche et manquer notre cible. Trop de compromission et puis le système ne se laissera pas faire.
Pour finir, je rêve d'un temps, peut-être pas si lointain, où les princes du culte religieux et politique conscients de leur débâcle et acculés par leur échec, viendront prendre conseil auprès d'un think-tank de Pèlerins d'Arès, suffisamment connu des médias, pour trouver des solutions spirituelles aux malheurs frappant les hommes.
Florian L. d'Aquitaine.


Réponse :
Une fois de plus je rappelle qu'il ne sert à rien d'aller chercher dans les encyclopédies tous les sens de "politique".
Ainsi que je l'ai rappelé à Denis (150C96) et à d'autres avant lui : "La politique que nous refusons n'a pour moi qu'un sens très simple: C'est toute activité ayant pour intention la quête du pouvoir."
Ceci dit, je vois que vous aussi vous êtes partisan d'axer autour du concept de pénitence la politisation de notre message spirituel.
Merci pour votre contribution, mon frère Florian.


21nov13  150C126
Votre nouvelle entrée est vraiment stimulante [...]
Voici donc une première idée de tract, je travaille sur d'autres approches.

La crise actuelle ne fait que commencer.
Elle est annoncée depuis 1974 et 1977 par La Révélation d'Arès.
Le Créateur nous avertit que cette crise sera profonde et éprouvante mais qu'elle sera également
une opportunité extraordinaire pour changer le monde en bien.

Reprenons nos vies en mains !

La politique n'a pas tenu ses promesses. Les systèmes auxquels nous avons cru sont dans une impasse.
Dès maintenant, commençons à imaginer ensemble des orientations et des solutions nouvelles.
Multiplions les expérimentations alternatives en tous domaines,
explorons d’autres fondements possibles
du bonheur personnel et collectif.
 
Libérons notre créativité!

Le potentiel créateur humain ne peut se révéler pleinement que dans la liberté.
Aucune évolution décisive ne passera par des systèmes de contrainte et de contrôle.
Les pouvoirs et les institutions nous déresponsabilisent, nous rendent dépendants et passifs,
nous font oublier notre véritable nature humaine, capable de dépassement et d’évolution infinie,
créatrice d’elle-même au plus haut point.

Donnons à nos espérances politiques déçues une nouvelle chance
par la pénitence transformatrice et la liberté absolue.

La Révélation d'Arès (Message du Créateur donné en 1974 et 1977 à Arès, Gironde)
rappelle à l'homme qu'il est le co-créateur du monde.
En retrouvant le sens de la vraie pénitence (non punition ou tristesse, mais effort de changer pour devenir bon)
l'homme retrouvera sa véritable nature spirituelle libre et généreuse et, par elle, des solutions nouvelles à la crise.

Thierry de la Drôme des collines


Réponse :
Merci, frère Thierry, pour cette proposition de tract.
Ce tract est trop long. Il ne serait pas lu. Les gens, sauf très rares exceptions, ne lisent vraiment que ce qui est bref.
Un bon tract est celui parcouru et compréhensible d'un coup d'œil de haut en bas
Mais il y a dans ce tracts quelques idées qui peuvent être reprises.


21nov13  150C127
Je suis admirative de la rapidité avec laquelle vous faites paraître chaque jour les nombreux commentaires qui vous arrivent concernant cette entrée 150. Commentaires souvent longs, que vous lisez attentivement et auxquels vous répondez souvent longuement.
Nul doute que la pénitence recule les limites de l’impossible.
Vous écrivez d’ailleurs en réponse au commentaire 150C73 : "J’ai une coronarite carabinée, un rétrécissement aortique très serré, mais je ne sens pas ces maux, je ne suis pas le soufflet de forge que je devrais être dans l’effort... Le médecin qui m’a fait les examens, un crac en la matière, me regardait avec des yeux un peu ahuris. Bref, j'ai endossé la vérité existentielle du monde et maintenant je peux faire davantage de choix.”
Vous êtes le prophète de la pénitence. Vous nous donnez confiance. Votre exemple m’aide à me redresser
Quand vous avez sorti l’entrée 150 le 9/11 et lancé cette réflexion qui peut aboutir à introduire un peu de politique dans le spirituel, pensant à la parabole d’Uzès (article "Existentialisme" dans "Et ce que tu auras écrit" Le Pèlerin d’Arès 1993/1996), j’ai craint que sans vous, frère Michel, et insuffisamment pénitents, nous ne nous fassions récupérer par le système.
Mais en lisant les nombreux commentaires des frères et les réponses que vous apportez où votre enthousiasme est perceptible, après m’être sentie noyée, l’horizon s’éclaire. 
En mission, il m’est arrivé à plusieurs reprises, pour montrer l’importance de la pénitence comme solution aux problèmes de société, en m’appuyant sur cette vérité que l’on peut lire dans le Sermon sur la Montagne (Matthieu 7/18) que le bon arbre ne peut pas donner de mauvais fruits, ni l'arbre malade de bons fruits, de dire à la personne rencontrée que si nous gardons au fond de nous le mensonge, l’égoïsme, le goût du profit, la rancune, etc., ne sortiront alors de nous que des solutions parasitées par ce qui nous habite.
Pas difficile alors de comprendre que si nous installons au fond de nous l’amour du prochain, le goût du vrai, la paix, si nous devenons libres de tout préjugé et si nous recherchons l’intelligence du cœur, seules des choses bonnes pour tous sortiront de nous. Mais ça, ce n’est qu’une explication qui reste dans le spirituel.
Peut-être que, pour politiser notre refus de la politique, nous pourrions dire: "Voilà ce que décident les politiciens pour régler les problèmes de la dette, du chômage etc..., voilà ce que nous, disciples de La Révélation d’Arès, nous vous proposons."
Madeleine de Bretagne-Sud


Réponse :
Merci, ma sœur Madeleine, pour ce commentaire.
Vous aussi donnez la première importance à la pénitence comme élément de politisation.
Comme je l'ai déjà dit, pénitence semble bien être le mot le moins spirituellement marqué de la langue française qu'utilise le Père dans La Révélation d'Arès, si on le compare à des mots comme Dieu, péché, piété, etc. trop marqués spirituellement et inutilisables pour "politiser notre refus de la politique."
Si nous politisions carrément notre propos avec le vocabulaire politique que certains recommandent (plusieurs commentaires non publiés, trop déspiritualisés) sans introduire un terme comme pénitence, même insolite dans le discours politique, nous risquons de nous prêter ou d'avoir l'air de nous prêter au mensonge politicard et à la démagogie classique et à trahir l'amour du prochain et de la vérité qui nous guide.
Mais nous devons passer par une porte argumentaire très étroite, parce que la vie politique et la vie sociale n'ont rien à voir avec notre concept de la liberté et du changement de vie (pénitence) qui ne peut se faire sans cette liberté-là, mais que nous ne pouvons pas développer trop largement ni trop hardiment sous peine de passer encore pour des romanesque ou des rêveurs, du moins pour le moment. Je ne cesse pas de penser au dosage nécessaire, très difficile à formuler.


21nov13  150C128
Pour continuer sur le sujet de ce blog, une réflexion sur la désobéissance et obéissance.
"L’homme qui ne peut qu’obéir est un esclave" (citation d’Erich Fromm "De la désobéissance").
Depuis l’aube des temps l’homme a refusé toute domination qui n’était pas volontairement consentie.
Tous les pouvoirs ont justifié leurs idéologies par ce concept : L’obéissance est une vertu, et la désobéissance un vice.  
Dieu ne nous parle pas de désobéir, mais d’accepter de suivre volontairement et librement sa Parole pour le bonheur de l’homme.
Si les pouvoirs bâillonnent l’homme, tôt ou tard il fera tout pour désobéir, l’Histoire le prouve. L'homme ressent, écoute sa conscience et son cœur.
Quand l’homme obéit aux pouvoirs politiques, religieux ou autres, c’est beaucoup par faiblesse (Rév. d’Arès 27/8 ), il croit se sentir en sécurité et protégé, c’est un leurre.
L’obéissance peut être obtenue par la contrainte ou par la force, mais un jour la majorité peut aussi avoir les moyens de renverser la minorité.
La désobéissance doit évoluer aussi dans le domaine des traditions, cultures, superstitions, idoles, idées reçues, conformismes de toutes natures. Cela est apporté par le savoir, la connaissance. Il faut oser être indépendant, audacieux face à ces pouvoirs de nuisances.
Ceci m’a fait réfléchir à une ébauche de tract que voici :

Cessons d’abandonner notre libre arbitre pour obéir à la politique.
L’homme subit et fait subir à ses semblables par des choix contre nature, plus de souffrance que d’amour.
Les joies et bonheurs des humains sont rares et passagers, surtout dans la tourmente de crises politiques qui se succèdent. Ne soyons pas révoltés mais révolutionnaires au sens pacifique du terme.
Nous n’avons pas d’autre choix que de nous changer en bien et de retrouver notre vraie nature. Elle est divine et n'est soumise aucun système politique. Cela prendra du temps, de la patience, ne désespérons pas,
L’homme ne doit pas oublier qu’il est sacré par les dons que le Créateur lui à donnés. Certes il a un corps animal mais il peut aussi se recréer Dieu. S’il se donne la peine de chercher, s’il réfléchit, s’il agit sur lui, il peut comprendre que sa force métaphysique est supérieure à sa force physique et que la vertu — amour, pardon, liberté, non-jugement, paix intelligence spirituelle — qu’on appelle pénitence est en quelque sorte une politique plus puissante que la politique du système. Parce que la pénitence, la création de son âme, lui ouvre les portes d’un univers sublime dès maintenant.

Simone et Jean Pierre du Limousin


Réponse :
Merci, sœur Simone et frère Jean-Pierre, pour cette proposition de tract.
Il n'est pas à proprement parler politisant. Il reprend, en la soulignant, une argumentation que nous faisons déjà par notre mission spirituelle.
Gardons-le tract cependant pour y puiser peut-être une idée ou deux.
Il faut bien comprendre que politiser, c'est offrir un choix politique. Politiser, c'est s'adresser à l'électeur, même en dehors des périodes d'élection, même sans assommer l'électeur sous un programme comme font les partis politiques. Ce n'est pas seulement s'adresser à l'homme moral, la créature sacrée, comme nous le faisons.
C'est là, comme je le dis à Madeleine (150C127), un problème difficile pour nous, parce que nous devrons formuler le choix que nous offrirons dans son enrobage spirituel, et pour le mental moderne c'est contradictoire. Mais il faut quand même chercher quelque chose que l'homme de la rue puisse politiquement choisir tout en l'orientant vers une changement de vie spirituel. C'est par cette porte argumentaire très étroite que nous devons chercher à passer. Est-ce possible ? Oui, je le crois, mais difficile.
Autrement dit, il nous faut quand même alimenter quelques vérités élémentaires immédiatement perçues pour l'homme de la rue en même temps qu'on lui montre la direction sublime des sentiers vers les Hauteurs Saintes. On est là plus ou moins dans un problème des grandeurs incommensables. C'est quelque chose de très difficile à trouver et mettre au point.


21nov13  150C129
Dans un lointain passé je faisais de la politique, et, ayant eu un mal de chien terrible à me déculturer du mental politique, j’avoue que je suis assez réticent pour remettre ne serait-ce que l’ongle d’un doigt dans ce domaine.
Et pourtant le souci que notre espérance qui se situe hors du temps puisse être relié aux hommes dans le concret et dans le présent, me semble judicieux.
Alors je me mets moi aussi à réfléchir sur ce sujet. Je relis la Parole avec cette préoccupation en tête, et je repère un point très intéressant qui est concomitant entre la Parole et la substance du  mouvement de mécontentement qui se fait jour en France et qui risque de prendre de grande proportion : La possession ou la dépossession.
Il y a peut être là un fil à dérouler.
Cela apparaît dès La Révélation d'Arès (2/1-5), où l’on voit nettement le besoin de possession [qu'éprouve Adam], qui devient un besoin de domination, jalonner l’évolution du péché :
[citation complète de Rév d'Arès 23/1-5]
Dans La Révélation d'Arès (v/1-9) on voit l’aberration, la folie de ce besoin de posséder et a quel point l’homme se détourne de sa destiné, qui est une destiné spirituelle et de bonheur :
[citation complète de Rév d'Arès v/1-9)
Il y a bien d’autres passages traitant de ce sujet. Je ne vais pas les compiler, ce commentaire deviendrait trop long.
On pourrait donc politiser le "besoin de ne pas avoir", le "besoin de ne pas posséder", le "besoin de ne pas consommer pour consommer", le "besoin de ne pas s’enchaîner" à toutes ces acquisitions et train de vie qu’ils impliquent, qui ne sont que des leurres et qui ne participent en rien à l’épanouissement des hommes, et qui même au contraire le contrecarre.
Nous agirions à la fois sur le vécu des hommes, et sur le système lui-même, en nous passant de lui, lui qui a tant besoin que nous ayons le besoin d’acquérir pour perdurer et nous dominer. Nous aborderions le fond et la surface.
Dominique B. de Montreuil (Ile de France)


Réponse :
Merci, frère Dominique, pour ce commentaire.
Je ne crois pas que le souci immédiat des gens que nous rencontrons dans la rue soit "La possession ou la dépossession."
Là vous entrez dans une réflexion plus philosophique, donc plus idéologique, en tout cas plus lointaine, que les problèmes immédiats qui commencent d'inquiéter très sérieusement la population française.
C'est surtout sur ces points de préoccupation de l'instant que je souhaite que nous montrions dans la rue aux personnes de rencontre que nous sommes des citoyens en butte aux mêmes inquiétudes qu'eux et non des anges attardés.
Mais vous avez exprimé votre point de vue et je vous en remercie. Il est certain que nous devons aussi montrer que nous voyons loin... Mais comment voir loin en choisissant des problèmes qui sont aussi immédiats. C'est toute la question.


21nov13  150C130
Il m’arrive presque systématiquement de dire aux personnes que je rencontre dans ma mission que les Pèlerins d’Arès sont une fraternité déstructurée sans hiérarchie ni chefs d’aucune sortes, une "anarchie de pénitents" (les deux termes ayant été définis) et que la seule chose qui cimente notre fraternité est la plateforme mentale et spirituelle que constitue La Révélation d’Arès.
J’ajoute volontiers que nos assemblées libres sont en quelque sorte des laboratoires du monde changé, qu’un jour il n’y aura plus de police, de tribunaux etc. J’aime aussi souligner que nous sommes des hommes et des femmes de tous horizons comme eux, qui partagent leurs quotidiens avec ses peines et ses joies, le travail, la famille, etc. Tout ça me paraît effectivement important.
Un Pèlerin d’Arès, c’est un individu banal, à ce détail près — qui fait toute la différence — qu’il a la volonté farouche de se faire une âme et de changer le monde en Bien par le retour de la vie spirituelle jusque dans ses actes les plus quotidiens. C’est un réaliste qui assume la Création dans sa complexité faite de matérialité et de transcendance.
Cela fait une semaine que je réfléchis et essaie d’apporter une contribution valable à cette réflexion. Je trouve cela terriblement difficile. Difficile mais salutaire. Nous nous devons de trouver un langage qui soit compris par l’homme de la rue. 
 
Toute idéologie n’est au fond qu’une interprétation dégradée et mensongère du grand Idéal de Bonheur Édénique [et Évangélique]. Mais nous devons pouvoir utiliser partiellement notre lexique pour véhiculer notre Espérance. Quelques petits débuts d’idées dans ce sens, tout à trac.
Imaginons une sorte de démocratie idéale, dépouillée de tout arbitraire et pouvoirs mais gorgée de Bonté et d’Intelligence, on ne serait pas loin des assemblées souveraines d’elles-mêmes (Rév d’Arès 8/1).
Le petit reste n’est-il pas la genèse d’un Peuple, un peuple de sacerdoce (Rév d’Arès 36/20) destiné à être un jour universel (la grande Fratrie planétaire enfin réunie sous la bannière du Bien accompli), un Peuple qui se formera lentement au sein des peuples engendrés par l’Histoire et ses violences. Comme vous l’avez écrit quelque part dans ce blog, rejoindre l’assemblée est "un acte de séparation."

Le monde de Bien sortira de ce monde de péché par l’abandon d’un certain concept du progrès (politique, juridique, technique etc.) et l’adoption d’un nouveau concept : celui de progrès des âmes.
Espérer un monde meilleur sur un fond de principes et de valeurs inchangés est illusoire, le système d’Adam [Rév d'Arès 2/1-5] ayant donné tout ce qu’il pouvait.
Réformer, amender le système est insuffisant. Il faut désormais changer de principes et de valeurs. L’intellect doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : Un outils merveilleux au même titre que la main, le prolongement du cœur.
Doivent devenir déterminante l’implication de l’âme dans la vie sociale et la gestion matérielle de la cité. Seuls des pénitents, des hommes qui se dominent peuvent durablement dominer la matière, ses formidables ressources et puissance de même que la complexité de la vie. Le monde politique est un chaos organisé.

Le lien social se délite dit-on. Rien n’est plus solide qu’un tissu social fondé sur la pénitence où l’autre n’est plus perçu comme un citoyen (soumis aux mêmes lois que moi) mais un autre moi-même. On peut envisager en effet de définir les termes d’un nouveau contrat social fondé sur des valeurs autant spirituelles que matérielles.

Les Pèlerins d’Arès sont des citoyens du monde. Un certain Anacharsis Cloots, député à la Convention en 1792 a rédigé un projet de constitution  pour la première république : "La République du Genre Humain" où il entend appliquer à la lettre le principe d’universalité. Je ne l’ai pas encore lu mais le titre est très évocateur…
Quel programme des Pèlerins d’Arès peuvent-ils promouvoir ? L’expérience du Bien. Autrement dit : la pénitence, seule force véritablement civilisatrice.

Les hommes affirment volontiers un besoin d’identité, de racines. Ils se veulent de quelque part. Ils n’ont pas tort : l’homme n’est pas né du hasard  ou de la nécessité : il est le fruit d’une Volonté transcendante, d’une Intention sublime.
Tous les hommes sont l’image et la ressemblance du Tout Autre et, de ce fait, ils sont nantis des mêmes dons en toute égalité ; le Père ne favorise ni ne préfère aucun de ses fils. Ils ne peuvent pas plus se passer de Vie spirituelle et d’âme que d’air et de poumons. Du moins pas durablement et pas sans dommages. L’homme sait qui il est quand son Père lui parle [Rév d'Arès 1/9].

La politique se fait une gloire d’avoir fait avancer le monde. Elle revendique cet  héritage dont elle entend défendre le caractère sacré. En fait, il est urgent de se réapproprier notre véritable Héritage, un héritage que nous choisissons : nous nous inscrivons délibérément dans la très longue chaine prophétique en lutte pour le rétablissement d’Éden jusqu’à nos jours.

Les hommes partagent toujours l’essentiel : ils sont bien liés par une communauté de destin. Tout ce que nous faisons est une grâce ou une malédiction pour quelqu’un dans le monde. Ce qui sort de moi ne connaît aucune frontière : Bien et mal irradient et se répercutent au hasard jusqu’aux confins de la terre. Quelque chose en l’homme n’est pas dimensionné et s’étale (Rév d’Arès II/4) inexorablement. Aujourd’hui, nous partageons le péché et les plaies de Job quel que soit l’aire de civilisation, le pays auquel nous appartenons. Nous pouvons petit à petit partager la vertu et ses bienfaits : Reflux progressif du mal et du malheur jusqu’au triomphe du bonheur et de l’immortalité.

Les hommes n’ont pas besoin de la loi pour s‘unir. L’humanité bat naturellement d’un seul cœur. Pour retrouver le bonheur, il faut que l’homme soit libre [Rév d'Arès 10/10], libre en plénitude, que rien n’entrave l’exercice des dons sublimes qu’il a reçus, pour qu’ils puissent donner à plein et générer leurs grâce. Il faut que l’homme se rende libre de ne plus pécher. [Il faut qu'il] existe vraiment. La politique ne lime pas opportunément les crocs d’une bête féroce, elle émousse, et c’est une catastrophe, la générosité naturelle d’un Dieu en puissance.

Un dernier mot sur la notion de courage. Parfois des missionnés nous reconnaissent du courage et nous le disent. Je crois que l’homme est encore très sensible à cette vertu (notre société est de peurs et de conformismes). Je doute que les hommes reconnaissent beaucoup de courage à la politique. Il y a peut-être quelque chose à creuser dans ce sens…
 
Je ne suis pas certain qu’il y aura quelque chose à sauver de tout cela… Peut-être y aura t-il néanmoins au détour d’une phrase quelque chose propre à inspirer une idée constructive ?
Pour l’heure, je ne suis malheureusement pas capable de faire mieux. Néanmoins, je continue à réfléchir.
Laurent R. d'Ile de France


Réponse :
Voilà une belle démonstration des perspectives arésienne, mon frère Laurent. Je pense que, dans la mission dont vous êtes membre à Paris, quand c'est votre tour de faire l'exposé public au local, vous brillez et c'est très bien.
Votre foi, d'un sacré réalisme, si j'ose employer cet oxymore, s'exprime ici en quelque cent lignes, ce qui est peu au regard des théologies religieuses surabondantes. Mais ces quelque cent lignes montrent par leur bouleversante simplicité qu'on ne peut s'improviser Pèlerin d'Arès. Il y faut du temps. Et en même temps, notre foi ne saurait être à l'usage exclusif de quelques assemblées. Nous faisons tous nos efforts pour nous ouvrir à la curiosité du monde, pour dire à tous les humains: Cette Parole de Dieu à Arès n'est pas faite pour des initiés, mais pour tous.
Il nous fait voir clairement notre position spirituelle et vous en faites ici une démonstration très claire. Nous avons l'impulsion et la volonté d'un très grand mouvement spirituel... mais nous ne sommes pas un très grand mouvement spirituel. C'est là une de nos difficultés parmi d'autres. Nos moyens de politiser notre mission spirituelle sont dérisoires et pourant le contenu ! Ah ! Oui, quel magnifique contenu, que vous venez d'exposer dans ce commentaire.
Nous avons une autre faiblesse. Contrairement aux religions qui ont toutes, mêmes les petites, une perpétuelle tentation à l'impérialisme — chaque religion est la meilleure, l'unique — , nous n'avons pas du tout cette tentation. Nous sommes les serviteurs de nos frères les hommes. D'où notre élan naturel à proposer à monde sans pouvoir ni chef, donc sans politique, mais nous savons que beaucoup d'hommes ne sont pas prêts à le comprendre ; il sont plutôt prêts à croire cela folie. Ils sont contre la politique, mais n'en sont pas arrivés à admettre que des hommes de bonne volonté n'ont pas besoin de chef.
Mais votre commentaire me dit que nombreux commencent à être parmi nous ceux qui ont un concept très exact de ce que nous croyons et de ce que nous projetons de devenir au sein de la communauté humaine. Alors, encore merci.


21nov13  150C131
Comment politiser notre refus de la politique, montrer à l'homme de la rue vivant dans le concret et l'immédiateté que nous sommes proches de ses préoccupations ?
À mes yeux, certes pas en faisant de la politique au sens commun d'aujourd'hui ou en voulant imiter les partis politiques, car ils sont toujours attachés aux pouvoirs donc à de la domination.
Nous nous sommes attachés à retrouver notre liberté qui est d'abord celle, intérieure, de notre pensée. Ensuite comme le souligne Alain très bien réapprendre à user des dons divins accordés à l'homme.
Réveilleurs de conscience ? Utopistes réalistes ? "Extra-terrestres" ? Ou plutôt, selon le bon mot de notre sœur Nicole des  terrestres extra  Voilà comment on pourrait qualifier les Pèlerins d'Arès.
Notre idéal, notre "direction de certitude" va au delà, bien au delà d'un parti politique pour s'attaquer carrément à la racine des maux et de la souffrance sur terre.
La racine des mayx, c'est l'absence de pénitence de trop de terriens ! C'est-à-dire le manque d''intelligence spirituelle ou d'intelligence du cœur, pour accomplir du Bien et répandre la paix, pardonner, augmenter l'amour au sens universel etc., pour trouver une nouvelle manière d'agir et de se comporter.
La pénitence ou changement en Bien est d'abord individuelle, mais résonne vite positivement sur notre entourage. Encore faut-il la vouloir, la choisir et ne cesser de la faire entrer dans sa vie.
Au désespéré, je dirai que l'on a déjà vu cela bien souvent "frémir" à diverses époques sur notre planète.
Cela se produit à chaque fois que ceux qui n'ont plus rien à perdre trouvent la force de dire non à des pouvoirs souvent totalitaires. Les ouvriers polonais de "Solidarnosc" à Gdansk dans les années 80 n'ont ils pas dépassé les marionnettes de pouvoir qui les tyrannisaient ? Je me souviens d'un souffle extraordinaire, dont on parlait dans la rue et que les médias suivaient.
Mandela, Martin Luther King , Gandhi ont déjà été cités et on pourrait rajouter Aung San Suu Kyi Prix Nobel de la Paix qui a défié le pouvoir birman avec un appel à "une révolution des consciences" non violente.
Mais voilà ! Nous sommes tombés "en servitude volontaire" pour faire écho à Boileau depuis si longtemps !
Depuis la génération d'Adam, les hommes s'asservissent eux-mêmes à leurs désirs immédiats,.
D'ailleurs l'écriture n'est elle pas née d'abord du besoin de compter ses troupeaux, ses récoltes, ses habitants... et les richesses immédiates ont vite rapetissé l'homme, diminué ses jours et sa vie déclenchant un cycle de souffrances ininterrompu depuis. Les Hébreux avaient des juges puis ils ont réclamé un roi, Saül et de nos jours le citoyen trouve normal pour ne pas dire "naturel" d'élire un chef, un représentant, pensant que la démocratie demeure le meilleur des modèles alors qu'elle est à bout de souffle.
C'est notre héritage malgré nous dont il faut enfin nous dépêtrer.
Car enfin c'est étonnant cet acharnement et obstination à toujours reproduire le même mauvais scénario, à ne rien vouloir imaginer d'autre et surtout à étouffer ou éliminer ceux qui font renaître un élan, un enthousiasme, un possible pour ramener vers un monde meilleur.
La Révélation d'Arès redonne à chacun sa dimension sacrée, unique ; elle fait de nous des gens qui osent penser que c'est possible d'améliorer le monde en commençant par s'améliorer eux mêmes.
Et oui... balayons d'abord devant notre porte !
Elle est là la Bonne Nouvelle : on peut évoluer en mieux et changer. Reprenons ce pouvoir là au moins.
Alors, on change ?!
On peut danser aussi, car c'est réjouissant de réaliser que nous avons été créés pour Bien Autre Chose que ce à quoi nous nous sommes réduits.
Les partis politiques avec leurs slogans nous paraphrasent déjà : "Le changement c'est maintenant" comme de gros coucous prêts encore une fois à s'installer dans un nid qu'ils n'ont pas su construire. Ils empruntent des mots mais les rendent vides de sens.
Les idées sont faites pour être vécues disait Malraux. Et bien notre changement vers le Bien, nous, nous le vivons, c'est ça la différence, notre différence profonde et vraie.
"Pourquoi m'y investir ?" peut me répondre le désespéré, "puisque je ne suis pas sûr d'en voir le résultat ?"
Si moi je peux en constater déjà un effet bénéfique sur ma vie personnelle et sociale, pourquoi pas vous ? Et enfin qu'avez-vous à perdre : Rien puisque vous êtes sans espoir, mais à gagner : Tout ! La vie, la survie, le salut et la résurrection)
Mais cela nous est bien dit : Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2).
Et puis la générosité et la bonté ne se mesurent pas qu'à un philtre personnel et temporel .
Mon parti est pris, grâce à vous, Frère Michel,
Je vous respecte infiniment.
Sylvie Paradis d'Ile de France


Réponse :
Comme tout cela est bien dit ! Quel talent, ma sœur Sylvie ! Vous ne proposez pas vraiment de solution, mais vous présentez les choses d'un façon brillante et vivante, que pour ma part j'aime beaucoup.
Je pense qu'il y aura quelque chose à prendre dans ce commentaire, ne serait-ce que dans la façon de dire.
Le Message que nous véhiculons, tantôt le tract à la main dans la rue, tantôt dans nos conversations, nous vaut l'estime de ceux qui nous écoutent, mais ils ne cheminent pas pour autant sur le sentier que nous avons choisi... ou plutôt que nous avons vu la Main du Père nous désigner. Il y a du miracle en chacun de nous.
Miraculés, nous paraissons des inadaptés, des misfits dit-on en anglais. Parce que nous sommes des faucons. La foule, elle, est celle d'un immense poulailler où tout le monde dort sur le même perchoir et autour duquel tout le monde picore sans trop s'éloigner. Malraux disait "Les idées sont faites pour être vécues," mais je dis qu'elles sont surtout faites pour faire de la foule une poulaille. Il est vrai que d'apparence — et pour quiconque (c.-à-d. à peu près tout le monde) ne creuse pas — nous ne sommes pas aisés à définir. Ils sentent, bien sûr, une passion chez nous, mais ils pensent comme la dernière phrase de "L'Être et le Néant": "L'homme est une passion inutile."
Nous avons bien conscience que la mission est difficile et que la politiser ne réduira pas considérablement sa difficulté. Mais comme vous le rappelez: Quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2). Voilà bien pourquoi il nous faut simplicité, bonne humeur et vie, oui, de la vie. C'est exactement ce que vous avez.
Mais bon ! Nous tous avons tout cela.
Merci pour votre commentaire, que j'ai lu avec grand plaisir.


21nov13  150C132
En 1974 puis en 1977, le Créateur choisit la France pour parler au monde et dit :
Il est temps que Je libère les nations. Car Je n’ai établi aucune principauté (politique, religieuse, financière), c’est le monde qui l’a établie ! (Rév d'Arès 3/1).
Ainsi, le Père rappelle qu’il n’a jamais divisé l’humanité en états et préconise le dépassement de la politique par la vie spirituelle, qui n’a rien à voir avec la religion.
Ceci est le texte d’accroche d’une petite vidéo que nous avons sur le site de "L’Eau Forte" à Bordeaux
http://www.revelation-ares-bordeaux.info/index.php/la-france-acceptera-telle-son-destin-spirituel-
Un petit groupe d’affinité — il y a déjà 5 ans (de mémoire) — avait déjà fait une mission sur le thème "La France acceptera-t-elle son destin spirituel ?" en s’inspirant d’un texte paru dans la revue "Frère de l’Aube." Nous avions confectionné un tract, une affiche et une brochure avec le texte suivant :
"La France est plongée dans une grave crise économique et sociale (chômage, dette de l’état, délocalisation, crise du pétrole, spéculation, prix lourd de la protection sociale, pouvoir d’achat en baisse…) La politique, qui s’en tient actuellement à créer toujours plus de lois et à distribuer l’argent des uns vers les autres, se montre incapable de résoudre cette situation et nous sommes de plus en plus nombreux à nous demander quelles sont les raisons de cette inefficacité. Le destin que nous dicte la politique est loin d’être le meilleur et pourrait bien nous mener à la catastrophe tout simplement, parce que la solution aux problèmes de la France et du monde n’est pas d’ordre politique, mais uniquement d’ordre spirituel. Malheureusement, nos dirigeants ne l’avoueront jamais, car ils devraient alors reconnaître leurs cruelles limites."

Si nos gouvernants nous laissaient librement aller les uns vers les autres, notre capacité spontanée et générale de bien, de générosité et d’entraide fraternelles nous surprendrait. Nous verrions que le risque de la liberté absolue est moindre que celui du système. Hélas, les pouvoirs n’accepteront jamais cette évidence. Au contraire, en affirmant que la solution à tous les problèmes actuels se trouve dans la loi, la force, l’impôt, ils justifient leur place et étouffent dans l’homme le courage, l’amour, la créativité. Les pouvoirs ont, à toutes époques, rejeté tous ceux qui pourraient faire mieux qu’eux.
La plupart d’entre nous acceptent cette situation par habitude, lâcheté ou paresse. La multitude est convaincu qu’elle est incapable de prendre son destin en main et de se gérer elle-même en se bonifiant, tout simplement parce que les pouvoirs ont toujours affirmé que l’homme, qu’ils considèrent irrémédiablement faible et mauvais, a absolument besoin d’une autorité pour le guider et qu’il n’y aura jamais aucune autre alternative que la politique.
Pourtant, il existe une autre voie, celle du bien, de l’amour, du pardon, du respect d’autrui...
Épuisée et souffrant silencieusement de la lente disparition de ses qualités humaines comme politiques, la France reçoit à Arès en Gironde, en 1974 et en 1977, la visite de son Créateur. Celui-ci rappelle à l’homme sa véritable nature qui n’est autre que spirituelle. La France est donc choisie pour faire prendre conscience aux hommes que la voie des pouvoirs et des systèmes n’est pas la bonne et que la seule voie intelligente est celle de la recréation d’un monde sur des bases spirituelles, mais non religieuses, faites de bon sens et d’efficacité pratiques. Encore faudrait-il qu’elle le sache et qu’elle l’accepte.
Si la France prend résolument son destin spirituel en main, elle jouera pour le monde un rôle fondamental et novateur. En se recréant bonne, l’humanité résoudra ses problèmes. Les lois, les structures et les chefs n’éveillent pas la conscience des hommes. Aucune loi n’a supprimé le racisme, la haine, les préjugés, le mépris, l’égoïsme. Aucune loi n’a rendu l’homme meilleur. D’abord méfiants et sceptiques, les Français finiront par ne pas trouver si stupide cette voie de la bonification intérieure qui sera la grande chance de notre pays et du monde, si nous le voulons.
Tôt ou tard, deux options s’offriront à nous :
La première est la solution facile de l’état super autoritaire vers lequel on s’achemine.
La seconde serait un pouvoir intelligent, qui déréglementerait, désengagerait l’état progressivement et redonnerait confiance et dynamisme à la société. L’homme développerait l’amour, la justice et la droiture et briserait ses envies de colère, d’impatience, de recours aux lois et, pire, à la guerre. Cette seconde voie serait une transition vers la spiritualisation générale sans pouvoir, sans structure, sans dogme, sans chef.
Oui, ensemble, nous pouvons bâtir une société heureuse et harmonieuse faite d’hommes vertueux, réfléchis et courageux, divers mais complémentaires, une société libre et souveraine d’elle-même, dotée d’un service public minimum de forts et sages au service des petits.
Les échecs des idéologies et les déceptions causées par la démocratie n’arrivent pas par hasard quelques années après le retour du Père. Celui-ci les avait envisagés. Il ne tient qu’à nous maintenant de prendre notre destin spirituel en main et d’admettre que nous pouvons très bien nous gouverner nous-mêmes ! »
À la relecture [de ce commentaire], je vois que le mot pénitence n’est pas prononcé. Mais c’est peut-être une base pour y réfléchir. Nous ne l’avons fait qu’une seule fois sous cet angle à Bordeaux.
Reprendre une mission sous cette accroche ?
Ou bien « Le destin de la France ne se fera pas par la politique mais par la Vie spirituelle ? »
Philippe d’ Aquitaine


Réponse :
Vous faites l'état des lieux et je vous en remercie, frère Philippe. Je crois qu'à peu près tous les Pèlerins d'Arès engagés sont ici d'accord avec vous.

D'autres missions ont été faites en France sur le thème de "La France acceptera-t-elle son destin spirituel ?", un article de notre frère Claude M. dans "Frère de l'Aube", mais je n'ai jamais eu d'échos des résultats de cette mission. Je pense qu'il n'y eut pas de résultats. Peut-être était-elle faite dans un esprit encore trop proche de la "mission sociale" ? Le texte que vous citez dans le présent commentaire me paraît en effet déspiritualisé.
Je note que vous êtes partisan d'une argumentation politisante tournant autour du concept de pénitence. Merci, frère Philippe, pour votre participation.


21nov13  150C133
Je comprends que dans votre question "politiser notre refus de la politique ?" le terme "politiser" est à prendre au sens d'organiser la gestion de la collectivité pour répondre aux graves problèmes du moment, alors que dans "refus de la politique' le mot "politique" est à prendre au sens "d'activité ayant pour intention la quête du pouvoir", selon votre définition.
Cette ambiguïté a peut-être gêné certains commentateurs.
Plus généralement, les enjeux d'une légère politisation (au sens vu plus haut) me semblent trop mal compris par une bonne part du petit reste.
Il me semble que la pénitence ne peut pas être la réponse à votre appel : "Pour être [plus] clairs il nous faut montrer le fil tendu entre le présent et un futur très lointain". Proposer un message tentant de mêler pénitence et politique au sens "activité ayant pour intention la quête du pouvoir", comme le font beaucoup de commentateurs, cela me semble être une façon polie de vous répondre qu'une légère politisation n'est pas possible, au sens "gestion de la collectivité."
Une autre approche plus conforme à l'esprit de votre question, comme celle basée sur la générosité et la liberté, comporterait dans ce contexte trop de risques de dérive idéologique ou de récupération politicienne que les Pèlerins d'Arès ne seraient pas prêts à assumer. Je pense ainsi que la mission de rue devrait continuer comme elle le fait actuellement sous votre impulsion, avec un contenu tout spirituel qui, bien sûr, met la pénitence au centre et parle de notre refus de la politique.
[Comme je suis] trop loin du petit reste, je n'aurais pas pu me faire une telle opinion sans votre blog. Je suis désolé de ma conclusion. Je sens bien que vous, prophète Mikal, voudriez de toute votre âme accélérer la rencontre des blés mûrs par une approche plus efficace.
Ce billet de votre blog fait dès maintenant parti de l'Histoire. Il pourra servir dans 20 ans à reconsidérer la question. De toute façon, je ferai tout pour comprendre votre avis, lorsque vous serez arrivé au bout de votre réflexion. Dans le cas peu probable où vous décideriez d'en faire un enseignement prophétique, et non un simple conseil de premier missionnaire, je le suivrai avec confiance malgré toutes mes insuffisances.
Patrick JoursDeGris d'Ile de France


Réponse :
Il n'est pas exclu que, pour finir, nous ne trouvions pas de solution satisfaisante à la question que pose cette entrée de blog "poltiser notre refus de la politique ?"
Ceci n'est qu'une réflexion à laquelle j'invite tous ceux qui veulent bien y participer, mais il y a des réflexions qui n'aboutissent pas ou qui n'aboutissent pas tout de suite.
Il demeure que la France, ne l'oublions pas, vient d'entrer dans une période de grandes inquiétudes, où le public place la politique sur la sellette et commence à se poser des questions la concernant, et je souhaiterais quand même montrer au public que nous ne sommes pas des rêveurs mais leurs frères citoyens en butte aux mêmes inquiétudes. Il n'est quand même pas impossible que nous trouvions à dire aux gens que notre mission rencontre deux ou trois choses d'ordre réaliste sans pour autant affaiblir notre message spirituel.
La pénitence, qui jusqu'à présent n'était pas un concept politique, pourrait bien le devenir si nous trouvons pour cela une bonne formule, parce qu'elle reste le moteur central du changement de vie et du changement du monde que Dieu nous demande d'effectuer. Vous semblez l'oublier.
Je ne suis pas d'accord avec vous. La pénitence peut "être la réponse à notre appel." Je crains qu'en vous éloignant du petit restre, vous vous soyez déspiritualisé, vous priiez moins, vous perdiez le réalisme qu'est la pénitence, votre âme est peut-être en souffrance ? Pourquoi ne pas reprendre contact plus souvent avec notre mission de Paris ? Je souffre de voir le vieux compagnon que vous êtes s'isoler ou s'éloigner ainsi. Je vous dis toute mon affection fraternelle.


21nov13  150C134
Je vous remercie de nous avoir prévenu qu'un e-mail "phishing" était envoyé, car je l'ai reçu à trois adresses différentes et nul doute que je l'aurais ouvert.
Après une mission que nous commençons le mercredi, nous poursuivons samedi après samedi l'exposé sur la pénitence. Nous avons eu [des visiteurs chaque] samedi, dont trois que nous suivons régulièrement depuis un moment.
Le blog "politiser notre refus de la politique ?" amène une avalanche de commentaires (plus de 600 dîtes-vous). D'ici quelques jours je pense envoyer un commentaire. Je penche pour un "think tank" par intranet, permettant aux missionnaires de préparer et de développer leurs arguments pour missionner sur un thème qui serait choisi en commun, en fonction du changement de la société.
Bernard R. de Provence-Côte d'Azur


Réponse :
Je suis sûr que vous poursuivez avec foi et constance à Nice la mission, à laquelle je ne peux vous aider en ce moment.
Merci de m'en donner de bonnes nouvelles.


21nov13  150C135  
Dieu seul est hors du temps et Étalé [Rév d'Arès ii/4], hors des contraintes temporelles et spatiales.

Notre mission se situe dans le temps, le XXIème siècle, et dans l'espace. Son centre de gravité est en France qui a du mal à accepter son destin spirituel (cf. "Frères de l'Aube"), notre Champ de mission directe est cadré par la veillée 5.
Dans la lutte asymétrique que nous menons contre les systèmes de pouvoir, nous pouvons retourner contre les pouvoirs les armes qu'ils utilisent, et en France, l'arme politique fondamentale est juridique et écrite.
Le droit anglo-saxon est jurisprudentiel, ce sont les décisions de juges qui interprètent à leur manière les textes et en particulier aux USA les intentions des "pères fondateurs" de la démocratie américaine. La Constitution Américaine de 1787 ne comprenait pas, contrairement à celle de l'État de Virginie en 1776 de déclaration de droits, les amendements bien connus de 1791 (dont le deuxième qui consacre le droit du citoyen à porter des armes) datent de 1791 et ont été ajoutés pour obtenir la ratification de certains États réticents. Mais c'est bien la Cour Suprême américaine par ses arrêts de 1803 et 1833 qui a décidé pendant 150 ans d'en limiter la portée en déléguant à tout juge le pouvoir d'apprécier la constitutionnalité des lois et qui restreignit leur portée aux lois fédérales. Les choses ont progressivement changé, le droit de toute personne arrêtée de garder le silence, obtenir un avocat et être avertie de ses droits date de 1966, mais la culture politique anglo-saxonne reste très différente.
Donc la question de trouver un pont pour passer des préoccupations politiques de nos missionnés à notre Message doit être réfléchie au niveau local de l'État nation et de ses textes fondamentaux qui sont les textes "sacrés" des juristes.
Dans la lente évolution de la libération des nations, la proclamation de droits pour lutter contre les abus des monarchies et des colonisateurs a été la première marche (Grande Charte anglaise de 1205, habeas corpus de 1679, déclarations de droits anglaise de 1689, de Virginie de 1776, de France de 1789, déclaration d'indépendance des États Unis de 1776 - qui proclame comme droit fondamental la recherche du bonheur-, déclaration universelle de 1948...). C'est à partir de ces déclaration de droits qu'a commencé à s'établir ce qui est maintenant appelé "État de droit" avec sa hiérarchie de normes juridiques, sa Constitution, puis ses lois et règlements.
Dans l'espace, près de chez nous, il est évident que la question des petites unités se pose différemment de la France en Suisse et en Belgique ou dans un état fédéral.
Le préambule de la loi fondamentale allemande de 1949 commence par "consciente de sa responsabilité devant Dieu" (mais c'est le Dieu des religions officielles qui ont droit à des impôts prélevés par l'État), et la Constitution espagnole de 1978 établit une monarchie parlementaire, comme au Royaume Uni.
Beaucoup de différences donc et s'il est utile de réfléchir en se renseignant sur les autres pays — nous aimons Dieu donc nous aimons toute l'humanité, ses enfants —, au niveau de notre mission opérationnelle qui est la question posée ici, les stratégies doivent être nationales. Je me concentre donc sur la France.
 
1 Contexte juridique français
La France est un pays de droit écrit, le juge est "la bouche de la loi" et la loi est une hiérarchie de normes dont le sommet est la Constitution à laquelle doivent se soumettre toutes les lois dont ces règlements municipaux qui veulent restreindre notre liberté d'expression dans la rue.
La Constitution de 1958 en vigueur en France ne comporte pas de déclaration de droits, mais établit clairement dans son préambule l'autorité de la Déclaration des droits de 1789 et du préambule de la Constitution de 1946. Son titre 7 établit le Conseil Constitutionnel (composé surtout de juristes) comme garant de la Constitution et même si sa saisine reste très limitée, son influence s'étend.
C'est quand le ministre de l'intérieur Marcellin a voulu interdire en 1968 un groupuscule gauchiste que cette Cour a cassé son arrêt au nom de la déclaration de 1789 et de la liberté d'expression. Ce texte est donc bien juridiquement applicable en France comme norme suprême et nous devons nous en servir pour défendre notre mission mais aussi pour politiser notre refus de la politique à laide de ses propres textes.
Au niveau de la défense de notre mission de rue, l'article 10 de la déclaration est très timoré et prête à des abus ("nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi"), mais celui de l'article 11 est explicite ("la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme...sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi"). Or il a été bien établi que le trouble à l'ordre public doit être manifeste et constaté de manière précise (gêne à la circulation par attroupements ou matériel fixe, incitation à la haine, voire amoncellement de tracts par terre...). Nous devons donc défendre calmement nos droits en opposant aux uniformes, qui font excès de zèle pour nous empêcher de missionner, ces textes qu'ils doivent respecter.

2. L'introduction d'un peu de politique dans notre mission
Pour revenir au sujet de l'entrée, je pense qu'il faut établir ce pont que nous cherchons en trois étapes successives :

Récuser à l'aide de ses propres textes sacrés les fausses promesses (Rév d'Arès 31/4) de la politique que Dieu récuse (Rév d'Arès xxxvi/5)
Proposer une direction de changement en nous aidant des intentions et de la terminologie de ces textes
Affirmer clairement notre Source, le Plan Créateur expliqué et réexpliqué par les prophètes qu'Il nous envoie et notre solution: la pénitence joyeuse.

Pour la première étape, il faut bien distinguer les trois remparts successifs du système qu'il nous faudra vaincre l'un après l'autre :

L'État de droit, celui de la loi des rats (Rév d'Arès xix/24) concoctée par des juristes, mais dont nos concitoyens n'ont pas encore compris la perversité
La démocratie dont ils commencent à comprendre la destinée très fragile.
Sa version française qui est une pseudo-démocratie confiée à des soi-disant représentants qui sont déjà largement décrédibilisés, des envahisseurs (Rév d'Arès 3/2), la première muraille à abattre

Pour récuser la politique à l'aide de ses textes, utilisons le préambule de la Déclaration de 1789 qui parle des "réclamations des citoyens... qui tournent au bonheur de tous". Ou la Déclaration de 1793, malheureusement balayée par Napoléon et l'Empire, qui commençait dans son article 1 par "le but de la société est le bonheur de tous". Je pense que réclamer pour tous le droit au bonheur et demander si la politique actuelle a tenu sa promesse de procurer le bonheur à la société est une très bonne première entrée pour récuser la politique.
Comme nous le faisons pour l'univers de pensée religieuse avec le mot pénitence que nous remettons au centre en lui redonnant son vrai sens, nous pouvons dans l'univers de pensée politique remettre le bonheur [Rév d'Arès 36/23, xxvi/12] au centre, constater les carences et proposer un vrai bonheur durable. Le bonheur est un thème de votre entrée et de nombreux commentateurs et un terme de la Parole.

Sur les points suivants, la Constitution de 1958 établit comme "principe" le "gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple" (article 2). Il nous est donc très facile de montrer que les gouvernements français sont constitués par des hommes politiques de "talents et vertus" (1789 article 6) souvent discutables et qui ne peuvent pas représenter un peuple aussi vaste et divers sur des sujets de société aussi complexes.
Nous pouvons également invoquer l'ensemble de l'article 6 : "La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit à concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation". Cet article envisage deux méthodes, il nous est facile de nous réclamer de la première et surtout d'affirmer haut et fort ce que la plupart de français pensent : "Non, les politiciens élus ne sont pas nos représentants". Il m'est arrivé à plusieurs reprises de parler ainsi à divers élus et de leur expliquer pourquoi, j'ai senti à quel point ils étaient déstabilisés et sans réplique. Ce sont des hommes peu réfléchis sur le fond mais très habiles pour se faire désigner et élire.
Et nous pouvons réclamer notre statut de citoyen conscient de ses droits et devoirs (la pénitence) et notre refus d'être uniquement l'électeur d'un jour et le gouverné de toujours.
Nous savons que Dieu interdit qu'on s'empare du gouvernement de son peuple qu'Il a donné à tous [Rév d'Arès 27/5], mais nous serons probablement plus écoutés dans un premier temps si nous le disons avec les textes politiques français pour ensuite conduire nos néophytes à la lecture du Livre.
Notons également le thème de la résistance aux lois injustes et inutiles avec l'article 5, "La loi n'a le doit de défendre que les actions nuisibles à la société". Le mot choisi est bien société et non État, l'envahissement abusif des règlements concerne donc tous les citoyens.

3. L'idée d'un parti politique
Dans la Constitution de 1958, le rôle des "partis et groupements politiques" est établi dans l'article 4 pour "concourir à l'expression du suffrage, ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie".
On voit donc dans les textes le peu d'intérêt pour nous de constituer un parti, même s'il y a quelques avantages fiscaux comme pour les associations cultuelles car nous allons nous heurter très vite aux limites juridiques qui correspondent d'ailleurs à leur perception par l'opinion publique : ce sont des outils liés aux élections. Or si nous contestons le principe de représentants du peuple, comment solliciter des suffrages comme représentant ?
J'ai commencé un peu à m'impliquer dans les travaux de réflexion du Modem qui tenait un discours intéressant du point de vue citoyen. J'ai pu constater que contrairement aux discours, la réalité interne était celle de tous les partis, la rivalité aigue entre membres pour être désigné comme candidat ou obtenir des appuis, et le blocage par les professionnels de la politique à commencer par le président inamovible qui veillent scrupuleusement à ce que les jeux politiques habituels ne soient pas dérangés par des idées novatrices. Constituer et faire un parti nous ferait perdre beaucoup de temps et créerait la confusion voire une contresens par rapport à nos espérances dans l'esprit du public.
 
Dans notre mission publique, nous voulons attirer l'attention des personnes que nous croisons, placer le kérygme et être à leur écoute pour entamer un dialogue bien cadré.
Pour introduire un peu de politique, il nous faut donc établir un calendrier de mission adapté aux échéances électorales françaises — la première venant très rapidement en 2014 avec les municipales et européennes — et des thèmes d'accroche forts et vite compris. J'ai quelques idées pour cette échéance et les prochaines, mais ce blog n'est pas le lieu adéquat pour les évoquer.
 C'est bien long, mais il n'est pas simple de faire un pont entre les préoccupations politiques du public et l'enseignement que nous avons à leur retransmettre, celui du Père et de l'homme de Son Dessein, le prophète. Il nous faudra expérimenter diverses méthodes et observer et analyser les résultats.
Antoine B. d'Aquitaine


Réponse :
Je crois, mon frère Antoine, que tout le monde comprendra qu'il "n'est pas simple de faire un pont entre les préoccupations politiques du public et l'enseignement que nous avons à leur retransmettre."
Ipso facto, tout le monde comprendra que ce commentaire ne pouvait qu'être long. Je devine, de plus, que vous l'avez réduit à son minimum indispensable. Un grand merci pour ce travail.
Bien que je n'aie pas creusé les questions sous l'angle juridique comme vous venez de le faire, j'en étais arrivé à peu au même niveau de conclusion après les années au cours desquelles j'ai glané ici et là des informations et des avis autorisés.
Par exemple, non seulement, comme vous dites, un parti rejetant le principe de la représentativité élue ne peut sans se contredire présenter des candiats à l'élection des représentants, mais comme me l'a déjà fait comprendre un professeur de Droit Constitutionnel et Public il y a quelque vingt-cinq ans déjà, on ne peut présenter un parti qui veut diviser "la République une et indivisible" en petites unités humaines pour en faire un Confédération, ni même, pensait-il, un parti qui récuse la politique et veut la remplacer par une organisation de gestion — même de gestion élue, mais révocable —, car cela, quoique sujet à discussion, pourrait être lu comme un éclatement de la République elle-même. Il y avait aussi d'autres points résultant de la Parole d'Arès qui s'opposaient de surcroît à l'idée d'un parti autorisé.
Cependant, l'idée de parti n'est pas, dans mon esprit, complètement exclue, mais vue sous un autre angle, dont je ne veux pas parler ici dans ce blog public.
Votre commentaire est à relire à tête reposée et à méditer.


21nov13  150C136
Réfléchissant toujours à votre dernière entrée de blog, avec d’autant plus de réalisme que cette semaine est la semaine de service de mon groupe de mission à Losserand [Paris]. Ma mission de rue est intensifiée.
Je me demandais si le mot "servilisme" en première approche était un mot utilisable.
Il m’avait frappé dans votre opuscule sur la prière proposé aux nouveaux venus lors du pèlerinage 2011.
J’ai aussi pensé à l’introduction possible du mot "gestionnaire".
Voici une formulation, certainement encore lourde et un peu longue :

Les Pèlerins d’Arès sont des pénitents : ils ont décidé de mêler activement à leur vie l’amour de l’autre, le pardon,  la paix, de réfléchir de manière spirituelle aux choix qu’ils ont à faire, de se libérer de leurs peurs et de tout servilisme envers le pouvoir.
Réalistes devant les difficultés actuelles et activés dans leur foi par La Révélation d’Arès, ils ont compris que rien de bon ne sortira des systèmes, politiques notamment.
Ils attendent plus que jamais tout d’eux-mêmes, aussi bien du coté spirituel que du coté matériel, ils invitent l’homme à ne plus avoir peur d’être responsable et à les rejoindre dans leur insurgeance. 
Ce n’est plus de politique dont le pays a besoin mais de bons gestionnaires et de pénitents.

Nicole D. d'Ile de France


Réponse :
Cette formulation n'est pas mauvaise. On peut l'alléger, mais je n'en ai pas le temps aujourd'hui.
Le mot servilisme n'est pratiquement plus utilisé. Dommage, car il n'a pas de synonyme. Servilité n'a pas exactement le même sens, mais serait préférable quand même dans une mission destinée au tout-venant de la rue.


21nov13  150C137  
Je me situe à l'opposé de tous ceux qui vont dans le sens de la politisation de votre si beau Message.
Vous passez déjà pour des utopistes, des chimériques, mais là vous allez passer pour complètement fous.
Le Ciel descend jusqu'à vous à Arès, frère Michel. Il vous bénit et vous élève à des hauteurs sublimes et vous demande d'entraîner derrière vous le plus possible de frères.
Tant que vous parlez d'espace infini où le feu est bleu [Rév d'Arès vi/1], de Hauteurs Saintes, de transfiguration, de sanctification, on hausse les épaules, mais on ne vous prend pas pour fou ; vous êtes à votre place.
Mais plongez dans les abîmes et pataugez dans la boue de la politique, vous êtes aussitôt insensé.
Non, frère Michel, vous êtes un homme de si vénérable grandeur, ne passez pas pour un fou !
Pardonnez mon outrecuidance. Je ne peux pas m'empêcher de vous avertir. Je vous aime de toute mon âme et je vous respecte au plus haut point.
Gaston Q. de Provence


Réponse :
Frère Gaston, quelle joie de vous lire ici après vos années de silence !

Je vous croyais définitivement parti vers d'autres horizons. Je vous savais tenté par le bouddhisme. Peut-être êtes-vous bouddhiste, du reste ; cela n'empêche pas de lire mon blog.
Allons-nous paser pour "complètement fous" si nous politisons un peu notre "beau Message" ?
C'est qu'alors La Révélation d'Arès est complètement folle de même. Ce "beau Message" n'oublie pas les aléas terre-à-terre de l'Histoire et admoneste sévèrement les princes du culte (politiques) — de tous les cultes religieux, politique, financier, etc —, le roi blanc et le roi noir (politique), les béliers de la politique et leurs pillards et satrapes (Rév d'Arès 23/2-8). La Révélation d'Arès n'est pas une Parole d'un doux angélisme, qui nous demanderait de mépriser et d'oublier le monde. Elle nous place face à la citadelle du monde et nous demande à nous, Pèlerins d'Arès insignifiants et faiblichons, de briser cette citadelle... C'est folie ! Oui, au fond, c'est folie, vous avez raison, mais la nécessaire folie.
Dans son "Éloge de la Folie" Érasme lui-même prend Jésus pour un fou, mais fou de cette folie que nous assumons déjà nous-mêmes. J'ai passé quelques minutes dans ma bibliothèque pour retrouver le livre et chercher ce que je voudrais citer. Érasme dit : "Que penser de tout cela, sinon que tout est folie, même la piété ? Le Christ lui-même, pour maintenir cette folie, a consenti à en assumer sa part, se faisant péché pour remédier au péché. À ses apôtres ignorants et grossiers il conseille la folie, leur parlant de choses inintelligentes et sans raison: d'enfants, de grain de sénévé, de passereaux."
Malgré ce que disent les scientifiques, le monde moderne ne peut pas être pensé comme un tout structuré et cohérent. Le monde porte en son sein une dualité qu'il ne peut surmonter: les réalités matérialistes et l'homme figurent les deux pôles d'une réalité qui régulièrement se montre fragile: On le voit dans la crise de la France actuellement. MM Hollande et Ayrault sont, en dépit des apparences qu'ils se donnent, stupéfaits de la soudaine opposition des Français à leur politique. Quand le pouvoir devient très faible et que la pression monte dans la marmite de la population, attention ! Danger !
Je ne pense pas que sur ce contexte-là nous passions pour fous... fous au mauvais sens du mot. C'est même, je pense, le bon moment pour politiser un peu.
Merci quand même pour votre avertissement, émouvant de sincérité. Merci, mon frère Gaston.
Je vous rappelle que nous avons une mission à Marseille...


22nov13  150C138
Cette entrée m'a d'abord surpris. Je voyais la mission sociale revenir par la fenêtre.
Au fur et à mesure de la discussion j'ai mieux perçu votre intention, Frère Michel, et voici donc ma contribution aux débats:
1. Je pense que nous devons "faire de la politique" comme Monsieur Jourdain fait de la prose. C'est-à-dire nous exprimer sur le terrain des idées, des propositions sociales et économiques mais sans entrer sur le terrain politique (en créant un parti, un programme ouvert de refus du politique...). Nous perdrions notre spécificité et nous nous ferions exploser comme Coluche.
2. La politique promet aujourd'hui un bénéfice immédiat qui plus est atteignable sans effort. Un peu comme un slogan publicitaire: Maigrissez en mangeant de la purée ! C'est la première barrière à franchir: concrètement quel est le bénéfice que moi passant dans la rue je vais retirer de cette Révélation d'Arès ? S'expose ici non seulement le problème d'immédiateté mais aussi de proposition tangible qui pourra faire dire à notre interlocuteur: "Ah tiens ! ça peut m'intéresser."
3. En général c'est en désignant un bouc émissaire qu'il suffit d'éliminer que la politique propose d'atteindre ses résultats sans effort. Supprimer le communiste, le juif, taxer le riche, chasser l'étranger, abandonner l'euro, remplacer le sortant etc... Choisir "Moi Président" c'est plus simple que choisir "moi pénitent."
Mais il est possible que, abusés, les Français ne croient plus beaucoup aux résultats sans effort. Alors le challenge pour nous serait d'exprimer notre spécificité arésienne en termes concrets. La pénitence mais pour quoi faire? Et qu'est ce que cela va m'apporter de different, de nouveau au quotidien?
4. Le plus grand reproche fait au politique aujourd'hui, c'est d'être réactif à l'actualité de n'avoir aucune vision et de ne proposer aucune espérance . Alors sur ce terrain là, nous avons quelque chose à proposer, encore faut-il que nous sachions nous faire entendre et comprendre.
Concrètement   je propose de créer une dynamique qui donnera les moyens aux Pèlerins d'Ares de réfléchir et de communiquer sur ce que vous appelez dans le blog "les espérances politiques des gens de la rue". Je propose que nous organisions autour de vous, Frère Michel, en 2014, quarante ans après les premières apparitions de Jésus à Arès, Les Premières Assises des Pèlerins d'Ares (ou du Monde Changé).
L'objectif serait d'apporter une perspective Arésienne à ces espérances des gens de la rue.
Il s'agirait de rappeler notre spécificité arésienne et de traiter sous le prisme Arésien  les thèmes prioritaires qui émanent de la rue. Il faudrait réfléchir à l'organisation, mais j'imagine qu'elle se rapprocherait de celle des universités d'été des partis politiques, mais aussi des universités ou états généraux  des entreprises, des associations professionnelles et civiles. Sur chaque sujet on pourrait constituer des tables rondes de frères et sœurs réfléchis qui auraient travaillé sur le sujet et qui organiseraient un dialogue avec le public. Seraient invités tous les Pèlerins d'Ares qui le souhaitent. Peut être des non pèlerins ? À réfléchir. Vous interviendriez régulièrement pour nous guider, peut être en introduction et conclusion de chaque atelier, tout cela serait à étudier avec vous. Les conclusions de ces Assises seraient rédigées et publiées et pourquoi pas remise à certains journalistes sous forme d'un dossier de presse.
L'avantage de cet événement serait
1) De créer un événement justement
2) De permettre aux pèlerins d'Ares d'ancrer dans le concret leur espérance et de développer une réflexion et un langage pour la mission.
3) D'utiliser un formalisme et un code de la société civile, politique et économique qui pourrait nous amener dans le débat d'idées. Faire de la politique sans en faire.
Bruno D. d'Ile de France


Réponse :
Un grand merci, frère Bruno, pour cette contribution très positive avec des mots — "Moi Président" c'est plus simple que choisir "moi pénitent.", très bon —, des arguments, un projet.
Je reconnais bien là le professionnel formé à étudier des idées et des situations à faire passer dans le public et à établir des plans de campagne.
Tout cela sera relu et médité.
Concernant "les Assises du Monde Changé" , j'ai déjà pensé, et depuis longtemps, à quelque chose de semblable: un chapitre, ou meeting, ou comice, ou congrès, ou jamboree (terme qui avait ma préférence) général des Pèlerins d'Arès, mais le principe sacré de liberté et d'absence de règles autres que le minimum prévus par La Révélation d'Arès qui est celui qui prévaut, par exemple, au Pèlerinage, où chacun vient quand il veut ou peut pour le temps qui lui convient et prie comme il le souhaite, ne permet pas facilement à tout le monde d'être en même temps au même endroit.
Il faut aussi pour une réunion de cette importance des moyens financiers et organisationels et une certaine similarité d'état d'esprit que nous n'avons pas (il y a de familles d'affinités) et, de plus, nous aurions avant le sujet politique des sujet spirituels et apostoliques plus brûlants à aborder.
Ne pensez-vous pas que l'Internet puisse, comme par le moyen de mon blog, pallier à la très grande difficulté que la liberté d'une Assemblée de croyants libres — qui d'ailleurs par là est déjà prémice du Monde Changé — ne peut surmonter dans l'état actuel d'une vie sociale qui enlève aux individus le temps et les moyens de se retrouver librement sur une période donnée dans un relatif désordre ou une relative désagrégation ?
Mais votre commentaire offre beaucoup à méditer. Un grand merci, frère Bruno.


22nov13  150C139
Vous écrivez : " Nous traversons des moments où la politique alourdit l'air et inhibe gravement les hommes qui le respirent."
Comment expliquer, avec des taux de satisfaction aussi bas concernant l'approbation du gouvernement actuel, qu'il y ait un tel attachement au sujet politique ?
Derniers sursauts avant la chute ? Matière moribonde de rassemblement ? Un cadre pour y loger révoltes et désespérance ? Ou représente-t-elle encore pour quelques-uns une réelle solution d'issue à la crise  ?
C'est souvent dans ce magma où nous naviguons lorsque nous tentons de ramener à la Vie nos frères et nos sœurs humains que nous rencontrons dans la rue en ce moment. Comment les aider à sortir de cette matière gluante qui les empêchent de voir la Lumière ?
Je vous remercie pour toujours nous la montrer cette lumière et je remercie également notre frère Antoine qui a fait un travail considérable sur lequel je pense que l'on pourrait s'appuyer.
Je m'explique : Plutôt que de nier la politique en bloc, si nous étions en mesure, nous, pélerins d'Arès, de reprendre ces discours entendus dans la rue, en les replaçant dans une cohérence implacable car nous serions remontés à l'origine de la question politique posée, si nous étions capables de connaître ce sujet et d'y répondre de manière factuelle et non partisane jusqu'à la démonstration de l'incohérence, jusqu'à la prise de conscience du spirituel, n'aurions-nous pas politisé notre refus de la politique ?
Au niveau collectif, nous pourrions organiser des tables rondes, relayées par les médias, qui pourraient s'appelées " le cercle des pénitents retrouvés", Vous invitant avec quelques frères et sœurs et des personnalités  à réfléchir sur les grandes problématiques politiques actuelles, la dette, la sécurité, le chômage, la place des "étrangers" en France etc... Et y répondre: les Pélerins d'Arès en pensent... Les pélerins d'Arès proposent... Questions politiques, réponses spirituelles.
Pour proposition : Traduire ou expliquer plus circonstanciellement le Sermon sur la Montagne serait, d'après moi, un très beau programme "politique".
Nathalie D. d'Ile de France


Réponse :
Grand merci, ma sœur Nathalie. Voilà un commentaire qui va être relu et sur lequel nous allons réfléchir. Évidemment, comme le dit Bruno (150C138), il est intéressant d'envisager de créer ce qu'il appelle un "événement", que vous envisagez de votre côté de façon plus modeste: "tables ronde" mais "relayées par les médias".
Je pense que ce blog est aussi, à sa manière, une très grande "table ronde", ne trouvez-vous pas ? Bien sûr, il y a des choses qu'on hésite à dire sur un blog lu par tout le monde:  nos ennemis, des curieux, autant que par nos amis, mais il ne faut pas s'imaginer qu'une réunion entre quatre murs garantisse la discrétion. Nous sommes infiltrés et pratiquement les observateurs du dehors: les églises notamment, sont informés de ce qui se dit et ce qui se passe chez nous. J'en ai eu plusieurs fois la preuve. On n'y peut rien. C'est le tribut que nous payons inévitablement à la liberté. Mais qu'avons-nous à cacher ? Peu et rien qui nuise à qui que ce soit. Sur les idées délicates ou que nous préférons ne pas voir copiées avant que nous les réalisions, nous nous taisons et nous arrangeons pour faire savoir notre pensée autrement. Nous ne sommes pas des comploteurs, de toute façon.
Un grand merci, ma sœur Nathalie.


22nov13  150C140
Expliquer simplement à l'épi mûr que notre changement temporel à une portée intemporelle et renversera la politique. Voilà ma contribution pour ce blog mais je ne fais que reprendre La Révélation d'Ares et vos annotations. Ce n'est qu'un texte de plus parmi tous ceux des commentateurs. Trop long mais peut-être avec des idées :
Avec une vie moins industrialisée, moins mécanisée, moins commercialisée, en utilisant davantage les ressources naturelles de la Création l'homme retrouvera plus facilement sa nature spirituelle qui est sa vocation profonde. Cette nature est son héritage qui le relie intimement au Créateur.
Les dons d'amour, de parole, de liberté, de créativité, d'individualité utilisées droitement donnerons à l'homme le pouvoir de dépasser la politique.
Aujourd'hui le seul moyen de commencer à nous rendre libres des maîtres est de cultiver le besoin de moins avoir matériellement pour découvrir une certaine liberté et légèreté et nous réapproprier des savoirs-faire, populariser la solidarité de l'homme envers l'homme et non plus de l'état envers l'individu qui est souvent seul avec lui-même. Ainsi nous aurons moins besoin de la charité politique.
La politique n'est pas obligatoire pour vivre ensemble. Ce qu'il nous faut pour vivre ensemble c'est l'Amour. Et l'Amour commence de proche en proche, de famille en famille. Unissons-nous autour d'un grand projet humain : Nous encourager les uns les autres à changer le monde en Bien.
Commencez par pardonner, tourner le dos à la violence, retrouvez le sens de l'engagement envers vos proches pour qu'il y ait moins de gens seuls, abandonnés. Les unités de familles, de voisins se créeront et peuvent donner moins d'importance au matérialisme, plus d'importance à l'harmonie humaine et ainsi toutes formes de systèmes de pouvoirs disparaîtront. Il y a un lien entre notre égoïsme et l'existence du pouvoir politique.
Une Stéphanie M. d'ile de France


Réponse :
Merci, ma sœur Stéphanie. Mais ne pensez-vous que la partie spirituelle de votre blog, nous la transmettons déjà par notre mission de tous les jours ?
Vous parlez "d'une vie moins industrialisée, moins mécanisée, moins commercialisée." C'est bien sûr notre objectif à très long terme — quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2) —, mais dans l'état actuel des soucis et inquiétudes qui alourdissent la vie des gens que nous rencontrons dans la rue, c'est inenvisageable.
Au contraire, nous déplorons la fermeture des industries et des commerces, qui provoquent du chômage. Pour rejoindre les tracas immédiats de la population que nous rencontrons dans la rue, lui montrer que nous partageons le poids des sottises politiques qui précisément nuisent à l'industrie et au commerce, nous ne pouvons pas parler de désindustrialiser et de décommercialiser le monde actuellement.
Ceci dit, vous n'avez pas tort en pensant à très long terme. Nous savons qu'entre notre idéal spirituel et les soucis du monde actuel il y a contradiction et que nous ne trouverons pas forcément, pas facilement en tout cas, le moyen de lier les deux dans notre mission. C'est cependant ce que nous cherchons ici. Comprenez-vous ?


22nov13  150C141
Il y a très peu de temps, j'ai pu lire l'article "Terrorisme et répression" de Camus, publié en 1955 dans l'Express, qui renvoie au désespoir, terreau de bien des maux de notre société, et on ne peut plus d'actualité. Je le trouve en résonance avec votre nouvelle entrée.
J'en choisis ici un très court extrait : "[...] Il faut, avant toute chose, ramener la paix en Algérie. Non par les moyens de la guerre, mais par une politique qui tienne compte des causes profondes de la tragédie actuelle. Le terrorisme, en effet, n'a pas mûri tout seul; il n'est pas le fruit du hasard et de l'ingratitude malignement conjugués. On parle beaucoup à son propos d'influences étrangères et sans doute, elles existent. Mais elle ne seraient rien sans le terrain où elles s'exercent, qui est celui du désespoir. En Algérie, comme ailleurs, le terrorisme s'explique par l'absence d'espoir. Il naît toujours et partout, en effet, de la solitude, de l'idée qu'il n'y a plus de recours ni d'avenir, que les murs sans fenêtres sont trop épais et que, pour respirer seulement, pour avancer un peu, il faut les faire sauter. [...]."
Vous même [Frère Michel] faisiez récemment ce même constat sur le terrain du sacré : "Nous sommes entrés, tous autant que nous sommes, dans une période de non-réactivité du public au fait sacré, une période où, en quelque vingt ans, plus personnes ne croit à rien ou ne veut s'engager dans rien de nouveau, parce que nous vivons une énorme déception générale, une énorme crise de scepticisme ou d'indifférence à propos de tout, dont les hommes qui ne pensent plus, parce qu'on (radio, télé, presse, politique) a trop voulu penser pour eux, n'arrivent plus à sortir sauf rares exceptions."
Désespoir, donc !
Alors, il me semble, il faut partir de l'individu lui-même et j'en arrive à la première phrase de La Révélation d'Arès: Redresse-toi, homme, debout ! (1/1)
Faire sentir à l'homme de la rue qu'il peut croire en lui[-même], en ses capacités, en son potentiel, parce qu'il est Image et Ressemblance [du Créateur], parce qu'il a été créé libre, parce qu'il a la possibilité, la capacité, s'il le choisit, de dire non à ce qui lui est proposé (par les politiques ou toutes autres formes de systèmes).
La réponse viendra de lui et de lui seul... C'est possible !
Tenter de faire prendre conscience à l'homme de la rue que la plus grande crise n'est certainement pas économique, mais qu'elle se situe au cœur de l'homme, là, imperceptible (d'ailleurs, une des grandes préoccupations actuelles des politiques est, entre autres, de pouvoir agir sur le "mieux vivre ensembles").
Dire à l'homme de la rue que le Créateur, Lui, croit en l'homme.
Qu'Il est revenu lui parler pour lui donner La Direction de certitude pour qu'il puisse changer le monde et Il nous a donné également un prophète, toujours vivant.
Renvoyer donc l'individu à son existentialisme. Mais pas n'importe comment !
Car, nous savons qu'il n'y a qu'une seule Direction, celle de la pénitence, source de créativité et de Beauté.
Toute autre voie serait un nouvel échec.
Le dire tout simplement...
C'est une bien modeste contribution, un tout petit caillou de plus que je pose là.
Une Stéphanie C. d'Ile de France


Réponse :
Vous êtes donc partisane, sœur Stépahnie, de ne rien changer à notre mission actuelle, car ce que vous suggérez là est déjà ce que la mission transmet au monde. Peut-être songez-vous à l'accentuer, quand même.
Vous prenez évidemment comme pivot du changement la pénitence, mais sans la politiser le moins du monde. Vous gardez à la pénitence sa nature strictement spirituelle.
Vous rejoignez là, avec seulement quelques nuances d'écart, le point de vue d'une autre Stéphanie (150C140).
Merci pour ce commentaire. Il faut que toutes les espérances s'expriment.


22nov13  150C142
Les charges étouffent les entrepreneurs français, près de 65% de prélèvements sur le résultat commercial des entreprises (dont 51,7 % de charges sociales). Le système prend aux actifs créateurs d'emploi, pour donner aux inactifs qui revendiquent un pouvoir d'achat. Le serpent se mort la queue, et la tendance démographique ne fera qu'accentuer le phénomène dans les années à venir.
Que propose le pouvoir politique, actuellement dépositaire de la gestion de la France, pour trouver une issue face à cette descente aux abîmes ? Rien.
À cet homme du système qui a une main (qui) mange, une main (qui) donne, le Créateur de l'univers répond : Mes (deux) Mains donnent." (Rév d'Arès xxviii/18). Le Père appelle l'homme à développer une totale générosité.
Dans une réponses précédente (150C38) sur cette entrée, vous écrivez frère Michel : "Je pense parfois à un parti politique qu'on appellerait "Générosité"."
Je voudrais revenir sur ce mot "Générosité."
Tout ce à quoi appelle La Révélation d'Arès est un appel à la générosité.
Même la pénitence (Rév d'Arès 8/6) est générosité. Ne s'agit-il pas de se donner à soi-même le bien tout en rejetant hors de soi tout mal ? Et la Moisson (31/6), n'est-elle pas pure générosité ?
Aller dans les rues, par tous les temps, pour aborder les passants et leur proposer de changer leur vie (Rév d'Arès 30/11), uniquement parce que nous avons le souci de leur salut et que nous souhaitons faire entrer du sang neuf dans notre assemblée (36/20) pour nous aider à préparer le Jour de Dieu (33/9).
Qui parle aujourd'hui de la générosité comme solution aux problèmes apparemment insolubles de notre société ?
Je ne sais pas si ce mot peut nous aider à politiser le refus de la politique, mais il a l'avantage d'être simple et clair, et donc il peut être immédiatement compris par nos interlocuteurs. Ce qui nous demanderait plus de travail, c'est d'expliquer comment la générosité peut être une alternative salutaire à la politique. Mais au moins, ce mot met en lumière l'absence de générosité du système, même si celui-ci s'en défendra, disant : "Mais notre système de redistribution des richesses est généreux !" "Non, lui répondrons-nous, car il est imposé. Cette générosité là est vouée à l'échec. La vrai générosité ne peut exister que libre."
Notre réflexion ne fait que commencer, mais il nous faut des pistes. Merci frère Michel de solliciter nos avis.
Vincent L. d'Île-de-France


Réponse :
Merci, mon frère Vincent, de reprendfre mon idée d'un Parti Générosité.
Le mot, c'est vrai correspondant à l'esprit général de La Révélation d'Arès en même temps qu'il n'est pas politique, car inutilisé dans ce domaine, à ma connaissance du moins.
Comme le dit Bruno (150C138): "C'est en désignant un bouc émissaire qu'il suffit d'éliminer que la politique propose d'atteindre ses résultats sans effort. Supprimer le communiste, le juif, taxer le riche, chasser l'étranger, abandonner l'euro, remplacer le sortant etc." De ce fait, tous les noms que se donent les partis s'opposent implicitement à un autre ou à d'autres parti(s).
En se donannt pour nom "Générosité" on ne s'attaque plus à personne, bien au contraire, et en même temps on peut parallèlement démontrer que "Tout ce à quoi appelle La Révélation d'Arès est un appel à la générosité,' comme vous dites, frère Vincent.
Oui, même la pénitence est fondée non sur l'idée de remords et d'autopunition, mais sur l'idée de générosité.


22nov13  150C143
Je vous fais part de mon expérience et de quelques réflexions, après avoir continué sans férir en tant que scandalisé par la politique et la religion [lien ou mots manquan