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10 octobre 2013 (0149)  
la foi sans idéologie

La Révélation d'Arès n'est pas une idéologie.
Elle change l'homme de Mal en Bien.
Enthousiasme de Paul Klee

Les deux semaines passées, j’ai visité trois missions à Paris,Tours et Lorient. J’ai en projet de visiter celles de Lille, Lyon et Marseille. Si je résous certains problèmes de santé, je reprendrai ma mission à Nice, interrompue en juin.
J’ai 84 ans, ma vigueur a fléchi, mais je resterai le Témoin du Père jusqu’à mon dernier souffle.
Vers le début des années 90 les missions oublièrent qu’elles me devaient de connaître La Révélation d’Arès, puisqu’au sortir de l’événement surnaturel qui avait bouleversé ma vie en 1974 j’en avais été le premier et seul apôtre. À peu près vingt ans durant, les missions ne firent plus appel à mes conseils (Rév d’Arès 16/2) )et enseignements (39/1). N’étant le chef de personne (16/1) et les assemblées étant souveraines d’elles-mêmes (8/1), je ne pouvais pas intervenir d’autorité sans contrevenir à la Parole. Alors apparut puis sévit la malheureuse "mission sociale," qui déspiritualisa notre témoignage et faussa notre image. Au Pèlerinage de 2005 je lançai une vive supplique pour une mission totalement respiritualisée, mais c’est seulement en 2010 que, certaines missions disparaissant ou se trouvant en difficultés, on commença vraiment à m’écouter. J’aidai ainsi la mission de Nice, puis celle de Paris, à retrouver le Souffle et la Vie, la pénitence et la vraie piété, leur rappelant tout ce qui donne aux Pèlerins d’Arès une dynamique spirituelle unique, absolument spécifique.

Il s’avère que toutes les missions que je m’efforce d’aider se sont empêtrées dans le même filet. Le filet de l’idéologie. Elles s’en extirpent difficilement, réalisant que ce qu’elles représentent n’est pas une idéologie, mais bien au contraire l’absence d’idéologie, la fin de l’idéologie.
La Gauche politique, la Droite politique, le Judaïsme, le Christianisme d’église, l’Organisation de Jéhovah (les Témoins de Jéhovah), bref, tous les mouvements politiques, religieux, philosophiques professent des idéologies, des dogmes, des doctrines. Nous, Pèlerins d’Arès, nous répandons seulement le Bien, qui conduit à la Vie (Rév d’Arès 24/5).
Ce distinguo capital doit changer le monde (Rév d’Arès 28/7), mais c’est là quelque chose difficile à faire passer dans les esprits.

Dans La Révélation d’Arès on trouve les versets 25/5-6, que j’ai introduits dans ma piété (35/6) et que je récite quatre fois par jour. Ils disent on ne peut plus clairement que les multiples façons dont les croyants expriment leur foi et prient ou expriment leur incroyance sont sans importance, parce que le Père connaît les noms de tous les hommes qui recèlent le Bien au fond d’eux. C’est eux tous sans distinction qu’il nous faut aimer déjà (25/7), c.-à-d. avant même qu’ils changent leurs vies (30/11) en bien.

Changer en Bien, il n’y a rien de plus à faire ! Non ce que tu crois, mais ce que tu fais te sauve. Ce que tu fais pour aimer tous les hommes, pardonner toutes les offenses, faire la paix avec tous, user d’intelligence du cœur et contrebalancer l’intelligence intellectuelle, enfin te rendre libre de tous préjugés et toutes peurs. En bref, sois pénitent pour créer ton âme (Rév d’Arès V.17), te sauver et contribuer à changer le monde !

Nous étions tous autre chose avant de devenir Pèlerins d’Arès, ce qui prit du temps, car si renoncer à ses anciennes idées et adhérer à des idées nouvelles peut être relativement rapide, changer sa vie en Bien, c’est-à-dire changer de comportement est lent.
Une idéologie, quelle qu’elle soit, contient en puissance une condamnation, un anathème, une menace, un reproche envers ceux qui ne la suivent pas. La foi arésienne ne suit pas du tout ce schéma. Elle dit : Voilà le sentier qui mène l’individu au salut et le monde au bonheur, mais nous respectons la liberté de tous et ne condamnons personne, car qui peut savoir qui est sauvé et qui n’est pas sauvé (Rév d’Arès 11/3) ?
"Mais alors," nous disent les personnes de rencontre, "être Pèlerin d’Arès ne sert à rien, puisque je peux rester Catholique, Athée, Musulman, Bouddhiste, etc., et être sauvé, pourvu que je pratique l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence du cœur et que je sois libre de tous préjugés ?" Nous répondons : "Si vous devenez cet homme de Bien actif, un pénitent, vous quitterez insensiblement la planète des idées pour la planète de la Vie (Rév d’Arès 24/5), vous sentirez un autre monde sous vos pieds, Tôt ou tard, vous comprendrez pourquoi Dieu recrute un petit reste d’apôtres, des moissonneurs de pénitents pour appeler le monde au Bien actif. Les Pèlerins d’Arès sont ces apôtres. Le plus bel idéal qui soit. Dieu chantera de joie quand vous gagnerez leurs rangs !"

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Commentaires:

11oct13 149C1
Vos boniments sont grossiers.
Vous dites et vous faites tout le contraire de ce que vous dites.
Au Pèlerinage de 2011 vous distribuiez aux arrivants des petits carnets dont un portait comme titre "Ce Que Je Crois, Ce Que J'Affirme"...
Si ce n'était pas ,une idéologie, ça ! Si ce n'était pas un dogme, une doctrine, alors, qu'est-ce que c'était ?
Vous vous payez la tête des gens !
Alphonse


Réponse :
Le petit carnet dont vous parlez portait comme titre : "Ce que je crois, Ce que j'affirme".
Il ne portait pas comme titre : "Ce que vous devez croire, Ce que vous devez affirmer".
Par là même il ne contient pas une idéologie qui comme toute idéologie cherche à s'imposer à tous..
Ce petit carnet ou opuscule ne parlait que de ma foi et de mes affirmations personnelles, à moi Michel Potay.
Dire à celui ou celle qui arrive au Pèlerinage ce que croit et affirme leur hôte sur ce Saint Lieu d'Arès me paraît une politesse toute hospitalière, qui n'impose rien au visiteur.
De même, je distribuai simultanément au Pèlerinage de 2011 un autre petit carnet ou opuscule portant comme titre "Ma Prière au Pèlerinage".
Il ne s'agissait que de ma prière personnelle, une suggestion faire à celui ou celle qui ne sait pas comment se comporter sur le Saint Lieu, mais non d'une prière imposée à qui que ce soit, car la prière reste libre (10/10) au Pèlerinage, puisque Dieu Lui-même dans sa Révélation d'Arès la laisse libre et ne donne que cette seule indication: Prononcer Ma Parole pour L'accomplir, voilà la vreie piété (35/6).
Accomplir... accomplir quoi ? La pénitence. C'est la Voie du Salut.


11oct13  149C2
Frère Michel, noble homme, noble humanité  dans le corps d’un homme, noble humanité porteuse de cette Dimension  de beauté et de bienveillance, porteur de Dieu ce Tout–Autre Qui nous a élevé au-dessus de notre condition animale en nous aimant, Qui nous a divinisés, que nous en soyons conscients ou non...
Bref, Noble Prophète qui nous rappelle à notre sublime destin !
Je suis un de ces hommes, rabougri par les manquements à la vie, ces trahisons à l’Amour du Vrai et du Vivant, que La Révélation d'Arès a remis debout et rendu vif. Vraiment debout et vif !
Je comprends maintenant ce qu’est la Miséricorde de Dieu. L’Amour Vivant qui nous a fait dieu sur notre part animale tient compte de la misère dans laquelle nous, l’humanité, nous sommes enlisés.
Aujourd’hui moi, un homme lambda, un presque rien, je prends de l’ampleur dans le monde et dans la vie sociale. On vient me chercher de différents horizons pour ce que vous avez su réveiller en moi. Vous m’avez appris la vraie liberté, c’est à la fois beau et terrible ! Beau, parce que cette liberté déclenche en moi des sensations de grande amplitude, d’horizons élevés et lumineux...
Dans ces moments là, effectivement, je sens vibrer un autre monde en moi qui résonne dans ma poitrine et aussi sous mes pieds.la puissance de mes actions est décuplée. Et  les autres humains  mes frères sont demandeurs de ce que je peux leur apporter… sans pour autant toujours valider la Source.
Terrible aussi cette liberté, parce que mes ombres y trouvent aussi leur compte, leur possible déploiement... Sans ces Mots  de Dieu, redonnés par Jésus puis par l’Auteur  de toute création Lui-même , et sans votre enseignement bienveillant pour nous faire comprendre l’incompréhensible, je serai mort depuis longtemps ou  démonisé pour le plus grand malheur du monde.
Aujourd’hui encore je suis un pécheur, c’est comme cela que la Parole dit, et certainement jusqu’à la fin de ma vie, mais un pécheur qui se soigne...Je suis pèlerin d’Arès, difficilement j’avoue même avec un petit p, mais un pécheur qui se soigne quand même. Non la pénitence n’est pas facile pour certains, Frère Michel !
Vous êtes à mes yeux, Noble Prophète, la pointe ultime de l'humanité...l'arbre à la pointe toujours verte ! (Rév d'Arès xvi/13) De façon très égoïste de ma part (et je ne suis pas le seul) malgré vos 84 ans, puissiez-vous vivre très longtemps!
Je prie avec vous et vous embrasse.
Morya de Paris


Réponse :
L'homme qui atteint cette humilité est grand. Pourquoi cacher son nom sous celui de Mattéo ?
Morya, bien aimé frère et vieux frère car nous nous connaissons depuis longtemps, je suis profondément touché par ce très beau et très humble commentaire.
J'ai eu des larmes quand je l'ai lu. Merci de tout mon cœur.
Poursuivez inlassablement votre pénitence !


11oct13  149C3
Merci pour cette entrée vivifiante.
De tout cœur avec vous, vous accompagnant dans ma prière et sur le champ chaque jour, souhaitant que votre santé vous soit rendue.
C’est justement cette absence d’idéologie, le fait de ne pas chercher à convertir mais plutôt convaincre par amour que la seule voie de salut ici bas et post mortem passe non par des dogmes, des lois , des règles mais par l’activation du Bien au fond de soi et ceci à la mesure de chacun, de ne s’attacher a aucune forme, de ne rappeler que le Fond (Pénitence, Vertu, Insurgeance, Liberté ) qui par essence est universel et reconnaissable de tous qui rend à mes yeux notre mission vivante, vraie, transformatrice, belle et sublime.
Notre seul souhait reste que le plus grand nombre s’y active et nous rejoigne.
Bernard C. du Canton de Genève (Suisse)


11oct13  149C4
"Si vous devenez cet homme de Bien actif, un pénitent, vous quitterez insensiblement la planète des idées pour la planète de la Vie (Rév d’Arès 24/5)."
Cette phrase est belle.
Elle me rappelle que le Père dans Sa Création est action et manifestation concrète et non idée.
Nous Le voyons opérer partout autour de nous et même encore en nous malgré notre déchéance pour maintenir la vie et la propulser vers l'évolution des splendeurs par la Vie Ha-nimée et transfigurante. Pour preuve, l'ordre merveilleux qui fait tourner les mondes 
Si le soleil s' arrêtait de briller, la terre de tourner, le Vent de souffler, nul de reconnaîtrait plus sa nourriture et les lois de son espèce (Rév d'Arès 4/10). L'Histoire montre les innombrables erreurs que le don sublime de la liberté a induit dans la vie de l'homme et qui l'ont "désaligné" de ce mouvement originel, créatif éternel et perpétuel du Bien pour le Bien.
Par sentiment de perte et effet, de contraste, l' homme a perdu de vue la Lumière et a compensé en créant un chemin de fer interminable  pour la retrouver :  aiguillage complexe d'idéologies dessinant le but à atteindre tout en lui tournant le dos, oubliant que l' ombre n'est pas la Lumière, et que si la représentation qu'il se fait de la vie peut rassembler les hommes et les pousser à l'action à la lueur d' un horizon artificiel ou les diviser à la clameur de ses multiples oraisons, religieuses ou politiques, elle ne sera jamais le mouvement de  la Vie qui leur donnera le Bonheur.
Celui qui est au delà de toute conception transcendant l'existentiel pour rendre à ce dernier tout son sens. Celui du Créateur de la Vie qui est revenu à Arès pour nous rappeler Son Dessein et le Parfum de Son Bien.
Témoin du Père vous l'avez été et vous continuerez de l'être même après votre dernier souffle.
Guy de l'Hérault


11oct13  149C5  
Voilà du nouveau ! Et c'est complètement dément.
Je suis lecteur de La Révélation d'Arès mais vous n'avez rien compris ou bien c'est la sénilité.
La Révélation d'Arès est une idéologie, rien qu'une idéologie.
Vous trahissez votre fonction de prophète. Dieu ne vous appelle pas pour dire n'importe quoi.
Rien de beau et grand, aucun progrès, ne s'est fait en ce monde sans idéologie.
Soyez donc le prophète raisonnable que tout le monde attend.
La Révélation d'Arès appelle à un progrès, au progrès de ce que les religions ont commencé. Nous sommes bien d'accord là-dessus: Il faut progresser. Il faut faire évoluer les idéologie, mais en vous attaquant aux idéologie vous vous attaquez aux religions, vous égarez la planète.
Vous, vous bouleversez tout... Ça ne va pas.
Hervé A. de Provence


Réponse :
La Révélation d'Arès n'est pas une idéologie, mais une Parole. Une Parole de Dieu.

L'idéologie est la marque des puissants du monde, qui se légitimisent à partir d'une idéologie, quelque nom qu'on la baptise. La Parole, elle, est la marque de Dieu. 
Je suis totalement loyal avec cette Parole que Dieu m'a révélée. Ma loyauté est la plus grande marque de respect que je puis donner à Dieu Là-Haut et aux homme ici bas.
Oh ! j'ai si souvent ressenti ces pressions exercées sur sur mon cœur et mon esprit pour que je me tienne bien tranquille, pour que je fasse de ma vie ce qu'au théâtre un appelle un emploi: la duègne, le jeune premier, le héros, le valet,  le matador, le mari trompé, le policier, le vieux sage, l'abbé, moi c'est le prophète. On voudrait que je sois un prophète de théâtre, bien dans la note culturelle, un idéologue religieux qui ne gêne personne, enfin... pas trop de monde. Un prophète qui ne s'éloigne pas trop des indications du public, un prophète comme un porcelet qui court à la mamelle de la bonne truie du monde.
Si un prophète se laisse diriger par les idées générales, les goûts du public, ce n'est pas un prophète. J'ai compris, depuis bientôt quarante ans que le Père m'a donné cette tâche très difficile, qu'un vrai prophète est un grand dérangeur.
Le prophète doit exprimer sans en rien cacher la Lumière dont le Créateur l'a fait porteur. Il doit tout subordonner, tout sacrifier à son devoir de Lumière et cette Lumière, c'est inévitable, fait mal aux yeux du monde. On trouve alors qu'il est un visionnaire fou ou "dément", comme vous dites.
J'ai toujours dit que nous Pèlerins d'Arès n'avions ni doctrine, ni dogmes, ni idéologie. Peut-être certains m'ont-ils lu ou entendu trop vite, sans bien noter ce que je disais là, quand je le disais ou l'écrivais. Il n'empêche que je l'ai toujours dit. Il n'y a rien de nouveau ici, contrairement à ce que vous dites.
Nous vivons des temps où l'humanité est en grand danger à cause de son péché. Aucune idéologie, religieuse ou autre, ne l'en sortira. Seul l'Appel de Dieu, la Parole de Dieu, indique la voie de guérison: la pénitence, et la pénitence n'est pas une idéologie, elle est un comportement, quelle que soit l'idéologie sous laquelle vit par ailleurs le pénitent ou la pénitente. Ainsi sommes-nous pénitents soumis à la double idéologie de la République et d'un gouvernement socialiste, idéologie contre laquelle nous ne pouvons rien politiquement parlant, mais la pénitence nous donne une autre nature humaine: celle de l'amour, du pardon, de la paix, de l'intelligence et de la liberté intérieure absolue. La pénitence nous permet ainsi de passer sans faire de bruit mais en nous transformant fondamentalement à travers l'idéologie environnante. Un jour, nous surgirons au grand jour et les idéologues s'écrieront: "Mais d'où sortent-ils, ceux-là ?!"
C'est vous, mon frère Hervé, qui n'avez rien compris.


14oct13  149C6
Je pense que vous avez maintenant passé une étape qui vous propulse dans le monde des grands ambitieux, qui sont aussi souvent des grands fous.
Depuis quelques mois vous êtes en inflation de votre idéologe. Je dis "idéologie" parce que vous prétendez avoir une "foi sans idéologie" alors que c'est tout le contraire.
Vous vous gonflez comme la grenouille de La Fontaine. Le bœuf, avouez, vous fait envie: l'église catholique et son énorme train de dogmes, quoique du point de vue de l'idéologie, les autres églises n'aient rien à lui envier.
Alors, vous avez trouvé le truc: "Moi je n'ai pas d'idéologie, c'est mon idéologie..." Ah, ah, ah !
Mais vous n'êtes pas malhabile, parce que vous savez vous gonfler sans que ça se voit.
Dans certains pays le nom de Napoléon est celui d'un tyran. En France c'est le révolutionnaire absolu qui est allé jusqu'à se faire empereur pour sauvegarder les acquis de la République. Pour vos Pèlerins d'Arès vous êtes le puriste absolu, le puriste égal au puriste Jésus qui s'attaquait au judaïsme dogmatique par les mêmes moyens: En promulguant le dogme de la fin des dogmes ! Ah ah ah ! Vous n'êtes que le Jésus-Napoléon boursouflé de rêves de grandeur de Tolstoï dans "Guerre et Paix", le "Napoléon aux mains blanches", disait-il, pour indiquer que cet homme-là ne fichait rien, avait des mains de princesse qui donne des ordres mais ne touche jamais à la lessive et au balai.
Comme Napoléon vous savez vous tenir à l'écart des courants généraux et vous singulariser complètement. D'ailleurs, ça le poursuit encore. Il passe pour un homme unique en son genre. C'est votre ambition.
Vous avez compris qu'un changement massif dans le monde ne peut se réduire à une multitude de petites causes, qui sont la spécialité des politiques, des minables que vous avez raison de rejeter comme la lie de l'humanité, et vous vous attaquez  un énorme problème: Changer le monde ! C'est votre fond de commerce et vous avez trouvé un truc à la fois très simple et génial: Changer le monde en demandant à chaque individude changer sa vie sans s'ocuper des idées, juste en coulant un regard de tendresse vers les hommes.
C'était évidemment l'idée de Jésus (j'ai lu le sermon sur la montagne récemment). Vous savez, parce que vous êtes intelligent, que toute dissidence se répand dans un pays bien avant que le gouvernement envoie sa police et ses autos-mitrailleuses contre... et toujours trop tard. Vous savez (vous avez de la culture) que personne ne prévoit une révolution avant qu'elle n'éclate; tous les pouvoirs haussent les épaules quand on leur dit qu'une révolution (vous, vous dites une insurgeance) couve. Or, vous êtes une révolution en marche — et pas n'importe laquelle; le genre de révolution qui eut raison de l'empire romain du 1er au 4e siècle — et l'inconscience qu'en ont les pouvoirs est d'autant plus flagrante qu'elle a installé la conspiration du silence contre vous au lieu de parler de vous haut et fort pour vous dénoncer.
Je voudrais avoir les moyens d'avertir les hommes de prêter beaucoup plus d'attention à la force que vous représentez, que vous appelez force spirituelle, mais le spirituel n'existe pas. Dieu n'existe pas. L'âme n'existe pas. Nous ne sommes, humains, que les sept milliards de fourmis de la fourmilière Terre, mais vous vous ambitionnez de devenir la reine-mère pondeuse toute fraîche pour remplacer la vieille reine mère de la politique et de la religion, ratannées par l'âge, qui n'en peuvent plus. Qui ne voit que nous sommes à la fin d'un monde ?
Vous avez toutes les facilités de déclarer "le monde doit changer", arce qu'il va de toute façon changer.
Mais j'espère bien que la rationalisme, que vous combattez pernicieusement, sera le règne de demain.
Agathe d'Ile de France (enfin, pas trop loin de là)


Réponse :
Vous vous réclamez du rationalisme. Du coup, des souvenirs me reviennent : Cette phrase forte d'un écrivain islandais dont j'ai oublié le nom, qui fut prix Nobel, je crois, quand j'étais jeune ecclésiastique : "Comme tous les éminents rationalistes, vous croyez en des choses plus incroyables encore que la théologie !" Le livre: "Les chrétiens du glacier", je le lus à Bourges au début de mon mariage avec Christiane. C'était l'histoire d'un prêtre en Islande, qui avait apparemment perdu la foi, qui ne célèbrait plus de messes et ne disait plus de sermons, qui préfèrait ferrer les chevaux et bricoler à gauche et à droite, éloigné de son église dont la porte avait été clouée, dont on ne pouvait plus sonner les cloches, dont l'orgue avait disparu. Mais un cercueil avait été porté au haut d'un glacier... contenant le corps d'un savant, un scientifique, qui voulait tenter sa résurrection. Oui, il y a des choses dites rationnelles, qui sont "plus incroyables encore que" la foi. Vous en êtes l'illustration, Agathe.
Votre commentaire est une fable.
Les choses sont tellement plus simples: Jésus me visita en 1974 et le Créateur en 1977. C'est une "histoire énorme", je sais,on me le dit sans cesse, mais c'est une énormité plus réelle que vos raisonnements qui ne tiennent pas la route.
Moi, un ambitieux ? Voyons ça ! D'un côté, oui, j'ai pour ma mission l'ambition de sa réussite coûte que cûte, même si quatre générations ne suffisent pas (Rév d'Arès 24/2). D'un autre côté, si j'avais voulu briller dans ce monde comme les ambitieux du monde, parmi lesquels vous me classez, je n'aurais pas été inventer La Révélation d'Arès. J'aurais choisi une voie plus sûre de succès rapide, à tout le moins de succès dans le bref espace de ma vie. Je n'aurais pas inventé La Révélation d'Arès qui ne pouvait que se ranger parmi les livres dont la singularité est telle qu'ils ne peuvent être universellement compris que longtemps après leur parution.
Je n'aurais notamment pas inventé une foi sans idéologie, parce que dans ce monde seules les idéologies fonctionnent.
Vous semblez avoir lu La Révélation d'Arès, mais vous l'avez mal lue. Comment dégager une idéologie de cette Sainte et Vraie Parole? Impossible. Cette Parole est vide d'idées. Je parle d'idées au sens conceptuel, au sens où elle puisse inspirer un credo, une doctrine. Elle dit: Soyez bons ! Ce n'est pas une idée, ça. C'est comme si elle nous disait Vivez ! Vivre n'est pas une idée, c'est un fait, comme un rocher est un fait minéral, un arbre un fait végétal, un hanneton un fait entomologique. Être bon est un fait humain au même titre qu'être mauvais. Disons alors que c'est un choix entre le bien et le mal. Un choix, pas une idée.
S'il y a un coup de génie là-dedans, c'est le Génie de Dieu, pas le mien.
L'humanité est hétérogène et c'est ainsi que le Créateur l'a voulue. Il ne vas pas promulguer une idéologie qui, comme toute idéologie tendrait à s'imposer à toute l'humanité et la rendre homogène. Ce serait le déni même de la Création, dont la richesse en diversités non seulement est immense, mais aussi nécessaire. Le Père ne rappelle qu'une chose à cette humanité hétérogène: Qu'elle doit pratiquer le Bien, parce que c'est — comme la Mal — le seul choix commun possible à des milliards d'hommes par ailleurs tellement différents les uns des autres. Dieu n'empêche nullement l'énorme variété des aspirations humaines. Je dirais même qu'en adoptant le Bien le Père donne le moyen maximal de développer le pluralisme dans le Bonheur.
Quant à mes "mains blanches" elles ne se salissent certes pas en tapant sur mon clavier à présent que j'ai 84 ans, mais elles se sont salies à l'imprimerie pendant des années, pour produire La Révélation d'Arès. Je ne suis pas une "princesse qui donne des ordres mais ne touche jamais à la lessive et au balai." Vous dites n'importe quoi.


14oct13  149C7
Une idéologie est un système d'idées imaginées qui peuvent être accompagnées de croyances et d'opinions.
La Révélation d'Arès n'est pas imaginée, ni inventée, puisqu'elle est la transcription d'une Parole pure de toute glose, donnée directement de notre Créateur à frère Michel, le seul témoin et donc le prophète.
La Révélation d'Arès n'est pas un système, puisqu'elle est là pour que l'homme s'insurge contre ses propres systèmes figés qui ne font que réduire l'homme à un animal ingénieux inventant sans cesse des idées et des stratégies pour dominer le faible.
Allez ! On rabâche et on répète ; il faut que nous retrouvions, nous, faibles lumignions ignares et mécréants, les dons que le Père nous a donnés à la Création, il y a un baill... ça fait longtemps. En bref, retrouver paisiblement l'intelligence du cœur, l'amour, l'humilité, le pardon, la remise en question, la paix et la liberté. Pas sorcier !
C'est clair, La Révélation d'Arès n'est pas une idéologie,  encore moins un roman, ni de la science fiction, ni un essai philosophique. Franchement, c'est limpide !  C'est Dieu qui nous réveille, alors acceptons qu'il ait parlé à un homme qui, comme tout frère aîné (Rév d'Arès 16/1), a forcément des choses à nous apprendre. C'est donc à nous de lui faire confiance et de nous laisser guider, comme des petits enfants et, un jour, une fois grands, nous compredrons mieux ce que le grand frère voulait dire. Humilité,  patience, confiance,  courage,  persévérance.
Je suis peinée de lire les écrits de certains comme Hervé (commentaire 149C5) qui ne doivent pas être de grands lecteurs ni de vos écrits, frère Michel, ni de la Parole car il est impossible de vous juger ainsi et de dire tout ce bruit sur vous, notre prophète, quand on vous lit et qu'on a lu La Révélation d'Arès avec son coeur.
Je ne juge pas, je pleure de me dire que nous, les  humains, sommes encore bien loin d'accomplir tout ce que le Père nous exhorte à accomplir et je me rappelle ainsi que moi aussi, je dois rester humble et continuer mon ascension vers les Hauteurs Saintes avec ma pénitence et appeler le monde à faire de même. 
Une leçon à retenir : Au lieu de critiquer ce que frère Michel ou les autres frères font mal ou ne comprennent pas, selon vous, demandez-vous si vous avez bien compris et si vous êtes suffisament bien renseignés. Du temps de la Bible, on disait déjà : Au lieu de regarder la paille dans l'œil de ton frère, occupe-toi donc de retirer la poutre qui est dans ton oeil et après tu verras clair pour aider ton frère (Matthieu 7/3-4). Faisons de même aujourd'hui !!
Regardez-vous et nourrissez-vous du prophète et des autres frères avant de les critiquer ou de les juger. Vous verrez que c'est bien plus léger et on pourra avancer.
Avec tout mon amour,  je prie avec vous, mes frères humains.
Mymy la Guéparde d'Aquitaine


Réponse :
Les lecteurs du blog qui tantôt n'ont pas très bien compris La Révélation d'Arès comme Hervé (149C5) que vous citez, tantôt sont carrément hostiles comme Agathe (149C6), je les trouve plus nombreux que d'ordinaire dans ma boîte à commentaires depuis la parution de mon entrée 149. J'en publie trois seulement, mais ils doivent être une vingtaine depuis le 10 octobre. L'entrée "foi sans idéologie" semble les agacer plus que d'autres sujets ; à moins que mon blog n'ait atteint un point critique à considérer sur tout son ensemle. Je ne sais pas.
Mais, tout en répondant à ces critiques ou à ces rejets,je n'ignore pas que ce monde vit ensablé dans un paradoxe dont il ne sait pas comment se dégager. Les commentaires négatifs ou hostiles que je reçois sont ceux, inévitables, d'une société humaine qui s'abîme maintenant dans une crise sans solution, une crise qui n'a pas pour cause des petits bobos du système, que quelque remède ou pansements bien appliqués suffiraient à guérir. Cette crise ne trouvera de solution que dans un bouleversement radical, ce que La Révélation d'Arès appelle le changement par euphémisme.
C'est pourquoi tout en les remettant leur place, je comprends leur douleur.
Aucune idéologie en vigueur, d'extrême gauche, de gauche, du centre, de droite ou d'extrême droite, politique ou religieuse, ne dispose d'une théorie salvatrice. Il faut aller au-delà de la pensée dont l'homme est actuellement capable.
C'est La Révélation d'Arès cet au-delà de la pensée dont l'homme est actuellement capable.
Même l'idée de révolution a disparu. Elle surgit dans les pays arabes en ce moment, mais c'est une bataille d'arrière-garde humaine.
Le gros danger de cette situation est bien rendu par ces mots fameux de Chigalev des "Possédés" de Dostoïevski: "Parti de la liberté illimitée, j'aboutis au despostisme illimité." On a depuis lors appelé chigalévisme la doctrine ou idéologie qui appelle à l’asservissement du peuple comme seul moyen de faire le bien sur terre. Car face à cette crise sans solution, c'est le genre de résultat auquel peut aboutir l'humanité, ce que par ailleurs George Orwell appela Big Brother.
Il faut absolument réaliser que La Révélation d'Arrès arrive à un moment de l'Histoire où cet énorme risque se dessine.
Nous pourrions, au fond, aller en mission en déclarant: "Vous aurez bientôt le choix entre la pénitence sans idéologie que prescrit la Parole d'Arès ou l'épouvantable condition idéologique que va vous réserver Big Brother "
Par-dessus tous les avertissements lancés depuis quelque soixante dix ans par un certain nombre de penseurs humains La Révélation d'Arès s'élève, sans conteste, comme la plus pertinente, la plus noble, la plus sacrée. Jamais nous n'avons autant senti l'Amour de Dieu pour sa créature humaine.
Mais combien d'humaine en sont actuellement conscients ? Très peu.
Voilà pourquoi ceux qui me sont hostiles ou qui me critiquent, tout en continuant de me lire magré tout (ils souffrent des contradictions qui les déchirent) nous permettent aussi de mieux comprendre l'inquiétude profonde qui monte dans l'homme.

Ceci dit, vous avez raison de les appeler par : "Regardez-vous et nourrissez-vous du prophète et des autres frères avant de les critiquer ou de les juger. Vous verrez que c'est bien plus léger et on pourra avancer.
"Avec tout mon amour,  je prie avec vous, mes frères humains."


14oct13  149C8
— Alors le blog ?
— Oh, rien de nouveau, La Révélation d’Arès n’est pas une idéologie...
Ce que vous exposez simplement et clairement en quelques mots sonne comme une évidence pour moi, après vingt-six ans d’engagement.
Bon ! tu t’es engagé comme pèlerin, certes tu as travaillé, tu t’es donné, t’as réalisé des choses, t’as milité, t’as fait avancé le schmilblick comme dirait l’autre, mais accomplis-tu vraiment la Parole en toi-même ? Dans ta vie et autour de toi ? Avec ton épouse ? ton prophète ? tes frères ? Tes relations ? Es-tu vraiment pénitent ?.. Et c’est la mission sociale elle-même pour laquelle j’éprouve désormais une certaine honte qui vient comme un vaccin remettre mes évidences en place !
Oui, la honte est salutaire et il convenait que vous l’exposiez (27/3).
Attention, me dit-elle (la mission sociale), n’es-tu pas encore en train de te fourvoyer ? Comprendre avec ta tête ? Orgueilleux ! Tu sais où ça te mène.
C’est mettre en pratique, c’est accomplir, c’est faire, c’est agir, c’est vivre qu’il faut !
Et le "qu’il faut" est déjà de trop...
Fais ! Sois ! Point. 
C’est dans ta fibre, dans tes tripes, dans ta poitrine, dans ta gorge  que ça passe à tes actes.
Et le mirage du concept hégémonique, l’illusion de la doctrine, de la "formule de Dieu", s’évanouit comme un rêve dans la nuit me laissant devant ma réalité d’homme imparfait, pécheur, vrai pécheur, mais vrai lutteur, potentiel porteur de Dieu, tu te rends compte ? Porteur de la Vie de Dieu.
Où en est-elle cette Vie à présent en toi ?  Alors, pénitent ? Quel vilain mot et quelle splendeur en même temps quand on réalise quel Secret sublime caché au fond de soi il recouvre. Pé-ni-tent. Il ne suffit pas de dire : pénitence, pénitence, Dieu, amour, pardon... bla bla avec les mots et se contenter d’un "minimum missionnaire et pénitentiel" en quelque sorte comme je l’ai fait, je l’avoue, assez longtemps à une époque.
Ici, chez le Père, chez Mikal, on ne compte pas, monsieur ! On fait ! Pas de minimum, pas de maximum syndical. L’infini est ouvert devant vous. Tu vas ou pas ? (XXXVIII/8) Tu voles ? Ou pas ? Et je reste là, béât, pantois, après ma prière, considérant mes médiocres possibilités, mes bobos, mes objets, mes soucis, mes bricolages, mon compte en banque, mes livres, ma chambre... tout le dérisoire de l’existence des hommes.
"Vas-y, vole coco ! Lâche-toi, ris-toi du vertige !
Et la mesure ? Certes la mesure ! On est humain quand même. Oui, la mesure, mais ça ne veut pas dire la complaisance ni la paresse. Ah ? Oui bien sûr... Mais quelle est ma mesure ? Y’a que toi pour la fixer, mon gars. Et ça repart, le combat reprend.
Une fois éteint le coup de pouce initial de Dieu, son prêt d’âme avec ma première pénitence radicale par rapport à la vie que je menais il y a plus de vingt ans, je me suis laisser aller à une certaine routine du "militantisme arésien." C’est vrai qu’il fallait tout démarrer, mais il n’y a pas de routine avec Dieu. Chaque jour est nouveau. Si quelque chose de neuf ne sort pas de mon b'hêr (puits, Rév d'Arès xxvi/7) , de ma pensée et de mes actes, c’est que je suis en panne d’ascension, voilà tout, c’est que mon nerf s’avachit, que mon tison dans la moelle s’éteint, et il m’aura fallu plus de vingt ans pour à nouveau entrer mon pied dans la terre, m’enraciner et combattre mon péché pied à pied, step by step, comme Jacob dans sa lutte avec l’ange, en arrosant de l’Eau du Père généreusement octroyée par La Révélation d’Arès, un don incroyable (comment ne pas le voir ?), sans remettre au lendemain, pour retrouver l’œil qui pétille et la joie ineffable du "fils prodigue" qui revient penaud et repentant. Se repentir ? Lecteur, oublie toute culture : c’est laisser entrer tout l’Univers et la Vie et l’Amour du monde ! Se repentir c’est reprendre possession de Soi, accoucher du Fils de l’homme.
Ce retour à Dieu c’est à vous que je le dois, frère Michel, à votre vigilance de frère aîné dont je vous remercie de tout mon être. Que ne l’avez-vous fait plus tôt !
Si je vous ai manqué de respect, si j’ai pu rabaisser le prophète, c’était par naïveté, bêtise, ignorance, manque de conscience, bref manque de pénitence, et je vous en demande pardon, mais je ne manque pas de bonne volonté, ni de courage ni de zèle à vouloir accomplir cette Parole et à moissonner.
Merci à Morya pour son très beau commentaire qui souffle sur ma propre braise.
Me voilà à nouveau tout feu, tout flamme.
Claude M. d'Ile de France


Réponse :
Voilà un puissant dynamitage de quelque chose de gris et confus dans votre passé, mon frère Claude.
Cette explosion me laisse tout ému au milieu des fumées.
Si vous êtes toujours parmi nous, frère Claude, c'est parce que je n'ai jamais douté qu'il y avait dans ce qui me parut, un moment, être vos abîmes un courant de fond qui pouvait remonter en surface. Voilà qu'il surgit.
Je vous le redis, je suis ému. Je vous en dis merci et vous serre sur mon cœur
Il y a en vous un mélange de ce que j'appellerais un individualisme de charme, aussi dangereux pour vous-même que pour d'autres, et une foi qui, longtemps sans trop savoir sur quoi elle reposait, pouvait devenir (et est devenue) composante de la dynamique qui actuellement anime les quatre groups de missionnaires de Paris que j'ai appelés les 4 x 9.
Je crois que ce que vous avez mieux compris, bien plus que vous ne m'avez compris moi, c'est la sens réel de La Révélation d'Arès. Rien ne peut plus m'emplir de joie que cela.
Vous m'avez longtemps fait penser à un surréaliste. Mais les surralistes ne posaient pas les bonnes questions. À cause de cela ils ont disparu malgré une inspiration géniale au départ. J'ai pu me tromper, vous n'étiez peut-être pas surréaliste, mais vous aviez au fond de vous quelque chose d'eux, qu'ils n'ont jamais su rendre simplement constructeur, c'est un certain prométhéisme que je reconnais, tout à coup, dans votre présent commentaire. Être prométhéen, c'est (j'emprunte la définition à Béguin, "l'âme romantique et le rêve") avoir le désir de se surpasser, le goût de l'effort et des grandes entreprises, la foi dans la grandeur humaine. La révolte titanique et l'humilité mystique, comme toujours, vont de pair: les ambitions prométhéennes du romantisme et le culte du génie qu'on assimile à Dieu sont plus proches de la soumission religieuse et de l'adoration que l'inertie de l'âme qui caractérise la science expérimentale.
C'est un compliment, mais il faut rester à la hauteur du compliment. Restez-y, mon frère ! Vous avez commencé beaucoup de choses que vous n'avez pas terminées. Maintenant allez jusqu'au bout, sans faillir.
Encore merci ici et aussi merci d'avance.


14oct13  149C9
Je suis lecteur de votre blog depuis plusieurs mois. Vous dites des choses qui sont évidentes pour moi et sans doute pour des millions de gens à travers le monde.                                                                                                          
Si j'ai bien compris vous demandez de renier totalement les religions, toutes sans exceptions.
Pour ma part j'ai accepté de croire et accepté Dieu sans rien attendre en retour, sans renier une religion au détriment d'une autre, surtout que nous avons tous les mêmes ancêtres, Adam et Eve d'abords puis Noé et ces fils et femmes dernièrement. et que les trois parlent du même Dieu, Dieu d'Abraham qui lui n'était ni juif, ni chrétien, ni musulman en son temps, il était simplement ce que Dieu lui demandait d'être, un homme digne, juste et humble, voila le chemin mes frères .
Je suis un croyant en Dieu, mais conscient depuis + de 30 ans et je n'ai choisi ni renié aucune religion.
 Philippe W.


Réponse :
Je ne vous connais pas, frère Philippe, mais avec quelle joie j'apprendrais que vous avez rejoint une de nos missions.
N'hésitez pas à m'écrire: Frère Michel Potay, BP 16, 33740 Arès, si vous désirez des adresses.


14oct13  149C10
Quelle magnifique entrée !
Elles le sont toutes d'ailleurs.
Comme une abeille je viens sur votre blog prélever le nectar pour la fabrication du miel nécessaire à la mission.
Vous êtes un grand prophète, le monde ne s'en doute pas encore, et j'adhère totalement au très beau commentaire de notre frère Morya (entrée 149C2).
Puissions nous grandir aussi à notre tour par la pénitence.
Merci pour votre dévouement.
Daniel C. d'Ile de France


Réponse :
Encore une belle émotion pour moi. Un grand merci, frère Daniel.


14oct13  149C11  
Dans le monde moderne, l’homme recherche son bonheur dans la sécurité et la tranquillité. Pour cela il crée de plus en plus de lois, de règlements, de police qui envahissent tous les domaines de la vie, même les plus insignifiants.
Il croit dans les idéologies qui toutes deviennent des doctrines, d'un esprit contraire à la liberté, car tôt au tard une idéologie fini par vouloir limiter la liberté de son voisin, ce qui revient finalement à réduire sa propre liberté.
Or, de ce contexte de la liberté absolue décrite dans La Révélation d’Arès il est très difficile de se détacher des idées reflexes de ce monde hyper réglementé où l’homme n’a peut-être jamais été aussi peu libre.
La foi Arèsienne s’appuie sur  un axiome (une vérité indémontrable mais qui est admise) : l’homme ne peut être pleinement heureux que dans une Liberté spirituelle et absolue totale.
Cette liberté dans tous les domaines ne peut néanmoins s’envisager que si l’homme devient meilleur, c’est-à-dire un homme bon, généreux, juste, patient et totalement responsable de ses actes. Nous croyons cela possible, Parce que nous croyons aux capacités d’évolution, de changement intérieur en Bien de tout homme en dehors de toutes lois, toute contrainte et règle. Ainsi, vouloir une idéologie c’est finalement désespérer de l’homme..
Comme disait Jean-Jacques Rousseau: "Renoncer à a liberté, c'est renoncer à sa qualité."
Celui qui, désespéré, “renonce à sa qualité d’homme” dit souvent : “Vous laissez entendre qu’il faudrait vivre sans lois et sans systèmes, sans idéologie en favorisant mais cela ne risque-t-il pas de produire anarchie et chaos ?"
Les excès de règles dans tous les domaines préservent-elles l’humanité du chaos ?
Les lois de fer du régime communiste ont-elles empêché ce pays de sombrer dans un désordre que tout homme ne peut regarder qu’avec gravité et profonde tristesse ?
L’effondrement de l’URSS nous montre que la redistribution ne peut se faire par les lois et la répression. [La redistribution ne peut que se faire] librement, par le cœur, la bonté et la responsabilité !
Il faut  conquérir cette liberté qui se substitue à toute idéologie en opérant un changement profond, lent et progressif de nous-mêmes, en nous débarrassant de nos préjugés, de nos petitesses, de nos peurs, de la culture qui enferme.
Il faut la conquérir en modifiant notre attitude, afin de développer plus de Bien et de Bonté en nous et autour de nous, pour changer le monde et le rendre plus heureux pour nos enfants et petits-enfants. Bref par la pénitence, rien à voir avec une idéologie
La liberté dont nous parlons ne peut donc venir de simples discours idéologiques, politiques ou religieux, ni de réformes de systèmes, a fortiori de révolutions, aussi sincères soient-ils .
Le bonheur issu de cette liberté totale se choisira (sans jamais s’imposer aux autres), il sortira de nous-mêmes, avec la ferme volonté de vouloir changer le cours de l’Histoire et pour cela il nous faudra bouleverser notre façon d’exister et d’exercer notre liberté.
“Quel est donc ce Bien qu’il faudrait acquérir pour obtenir plus de liberté ?"
Nous croyons qu’il n’y a ni fatalité ni destin irrémédiables. Nous croyons que chaque homme qui s’efforce de changer dans le sens de l’amour fraternel, de la justice, de la bonté, de l’écoute et du respect des autres, contribue plus sûrement à transformer le monde vers plus de liberté et de bonheur que toutes les lois et toutes les idéologies.
Nous croyons que cette action de se changer en Bien est supérieure à la foi, surtout si celle-ci demeure essentiellement un simple engagement de principe, et à toute idéologie
Le Bien est enfoui dans le cœur de chaque être humain, qu’il soit croyant ou athée. Celui qui croit en lui-même, croit donc en l’homme et en ses formidables capacités. Il devient alors porteur  d’une immense espérance de libération des cœurs et des esprits.
Pour avoir moins de lois, de dogmes, d’idéologie de contraintes et pouvoirs oppressants, il ne faut pas forcément les supprimer, même si leur résister sera parfois nécessaire, mais plutôt se changer en Bien de façon à ne plus en avoir besoin.
C’est aussi simple que cela.
Les Pèlerins d’Arès ne se posent pas en modèle, car changer est long et difficile, ils s’efforcent simplement de vivre la “liberté spirituelle” à laquelle ils croient et se proposent de réveiller cela chez leurs frères humains.
Rien à voir, vraiment rien à voir, avec une idéologie et pourtant c’est comme cela que nous changerons le monde de l’intérieur. Et nous avons commencé il sera difficile d’arrêter désormais ce mouvement.
Rejoignez-nous et participez à l’aventure la plus extraordinaire qui soit donnée à cette société !
Philippe L. d’Aquitaine


15oct13  149C12
L’homme des générations qui viennent se libèrera du comportement animal dans lequel il est. Rien de ce que l’on dénomme  humain ne l’est encore véritablement aujourd’hui. Tous les problèmes de voisinage que je constate dans mes conversations  avec les uns et les autres présentement me le confirment. C’est encore le royaume des animaux qui se manifeste à travers l’humanité et cela  me fait mal.
Heureusement, le spirituel nous libère de nombreux obstacles et de tant de malheurs qui affaiblissent l’humanité. Quand l’homme se manifestera, on verra qu’il est l’image de Dieu (Genèse 1/26). Alors des surprises étonnantes se produiront. Je place Dieu dans tout ce que je fais, je me sens bien plus ferme dans toutes les expériences que je traverse parce que je ne me sépare jamais de Lui, de mon Père de l’Univers, car le monde est visiblement menaçant, inquiétant.
Bienheureux les cœurs purs car ils verront Dieu (Matthieu 5/8). Sans le Créateur il se produit en moi comme une chute, un accablement, un désert sans fond. Sans Dieu il  me manquera toujours quelque chose, si je ne comble pas le vide qui est en moi par sa présence continuelle.
Marchons dans la lumière de La Révélation d’Arès. Ma salive est sur ta langue, si tu la recraches le mauvais emporte ta langue sur l’étal, il la découpe pour son plat (Rév d'Arès viii/11). On ne peut servir deux maîtres, ou on s’attachera à l’un ou on méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu ou Mammon (Matthieu 6/24).
Maryvonne de Bretagne sud.


Réponse :
J'ai été heureux de vous voir parmi nos frères et sœurs lorientais l'autre week-end en Bretagne.
Sans nul doute, vous êtes particulière dans ce groupe. Vous nagez un peu à part dans cette belle Eau bretonne et il est possible que nos frères et sœurs ne sachent pas très bien comment associer à leurs missions l'être disons... tout à fait idiosyncratique, que vous êtes, la fée Morgane assise, dans son pull rose, l'air sage et timide mais bouillant en dedans, sur un rocher moussu dans la brume bretonne, sœur Maryvonne.
Justement, vous êtes la manifestation vivante de cette absence d'idéologie, qui nous caractérise, dans le vécu d'une foi que vous ressentez à votre manière, mais qui, si l'on va au fond des choses, est bien la nôtre, est tout à fait la nôtre, et s'avère riche.
Votre façon de dire, de voir, de témoigner est différente de la façon plus généralement rencontrée dans nos missions ; vous êtes dans votre bulle, mais vous savez mieux que personne — ce commentaire en fait peuve — que le mal existe partout, que "c’est encore le royaume des animaux qui se manifeste à travers l’humanité et" que "cela me fait mal." Vous savez que le père fouettard et les méchants dont on nous menaçait quand nous étions des enfants: "Sois sage, sinon les méchants vont venir..." était un avertissement totalement hypocrite parce que les méchants venaient, oui, de toute façon ils venaient qu'on fût sage ou non. Ils sont partout. Pus ou moins méchants, mais partout. Il faut décider les méchants à entrer en pénitence.
Et pour cela il faut du monde. Cela vous pouvez le faire, Marvonne. À votre façon, qui viendra enrichir la nôtre.


15oct13  149C13
Dans le blog 109C61 vous écrivez, cher frère Michel : "La foi est l’énergie créatrice, elle fonctionne avec l’intelligence du cœur. Elle est l’application optimale d’une capacité propre et unique à l’homme de voir et de s’investir au-delà de l’immédiateté animale, alors que la croyance peut être rêve, tromperie, erreur parce qu’elle fonctionne avec l’intelligence intellectuelle et peut être formulée, dogmatisée, réglementée."
La Parole redonnée à Arès réveille l’intelligence du cœur (Rév d'Arès 32/5).
Les illusions qu’on peut avoir sur soi-même et sur les idéologies du monde ne tiennent pas au grand Vent de la Vérité qu’elle souffle par son prophète Mikal. S’exposer vraiment et volontairement à ce Vent c’est courir le risque salutaire de se faire arracher nos oripeaux-menteurs que nous pensions être de belles parures. Cela ne va pas sans douleurs car ces oripeaux crasseux avaient fini par s’incruster dans la peau.
Le Coran prévient sourate 29/1: Les hommes comptent-ils qu’On les laissera tranquilles s’ils disent: "Nous croyons," et qu’ils ne seront pas mis à l’épreuve?».
Au chapitre 41 du Livre nous lisons: Ma Main blesse l’homme, l’homme vit. Rien d’idéologique dans ces mots- là, moment inconfortable que ce dépouillement, ce changement de "l’homme de mal en Bien", mais sa main élargie monte à Mon Bras  Le pénitent avec son énergie créatrice remise en marche, sa foi donc, voit plus loin et vise à "une existence autre, au retour vers son Créateur avec qui il va agir en synergie."
"Des méchants trouvent la bonté, des agités la paix, des athées la foi, des égoïstes la générosité, des peureux un idéal prophétique qui exige du courage" (Le Pélerin d’Arès n°41 de 1988).
Marie-Hélène du Limousin


Réponse :
Je vois, ma sœur Marie-Hélène, que vous lisez beaucoup La Révélation d'Arès et mes écrits.
Nous n'avons pas d'idéologie, mais une manière de comprendre et de vivre la vie pour la changer en Vie (Rév d'Arès 24/5).
Vous semblez avoir cette manière, fortement, et vous devriez faire une missionnaire forte.
Quel que soit notre interlocuteur de rencontre, quelle que soit son idéologie, nous lui parlons d'une façon unique, nous lui donnons la Parole qui au-delà de toute idéologie. Nous exprimons notre liberté d'être au-delà des idées, une expression humaine de l'incommensurable Liberté de Dieu qui aime tous les hommes, quelles que soient leurs idéologies. C'est peut-être pour cela que les hommes ne nous aiment pas trop, ne nous suivent pas trop, parce que notre liberté absolue, les hommes l'envient au fond, mais ne la comprennent pas et ne 'aiment pas. Nous vivons des temps où "l'homme n’a peut-être jamais été aussi peu libre," comme dit Philippe (149C11).
Soyez une missionnaire de la libération !


15oct13  149C14
Cette entrée 149 déstabilise quelques uns, donne du courage et de la force aux autres alors quelle ne fait que nous rappeler ce qu'est vraiment La Révélation d'Arès.
L'unique Témoin de cet événement surnaturel est le frère Michel qui nous a transmis fidèlement la Parole du Père et qui continue  aujourd'hui avec courage la mission que lui a confiée Le Père.
La Révélation d'Arès est un séisme qui vient ébranler les fondations d'édifices savamment construits, qui vient rappeler la vanité des constructions humaines.
Les idéologies sont des constructions humaines qui s'appuient sur des concepts érigés en vérités.
La Révélation d'Arès est venue détruire les idéologies et rétablir la Vie.
Lorsque j'ai lu La Révélation d'Arés pour la première fois, j'ai senti qu'elle n'avait rien de commun avec tout ce que j'avais pu lire auparavant. Elle parlait non pas à mon intellect mais à mon cœur.
Tant que nous ne changeons pas nous restons à la surface du Message, nous ne percevons pas ce qu'il contient de complètement nouveau.
Dans La Révélation d'Arès, il n'y a aucun dogme à respecter, pas de chef à vénérer, la seule exigence: voir en tout homme l'image et ressemblance du Père.
Il ne s'agit pas de changer les autres mais d'abord de se changer soi même. C'est la chose la plus difficile qui soit, les religions l'ont bien compris, puisqu'elles ne demandent aux fidèles que de croire, d'avoir la foi.
Or la foi n'a jamais changé le cœur de l'homme.
Merci, prophète Michel, par cette entrée de nous réveiller, de nous rappeler qu'il faut agir maintenant là où on se trouve.
Sauf le petit reste, la multitude ne te suivra pas (Rev d'Arès 26/1).
Maryse de Martinique


15oct13  149C15  
Être Pèlerin d'Arès, c'est accepter de se refaire, d'imprimer à soi la Vérité. La Vérité du Créateur, la Vérité telle que le prophète l'enseigne.
Le prophète a longtemps été pour moi une entité éloignée, c'était l'Homme qui avait vu Dieu, qui avait transmit La Révélation d'Arès et qui avait écrit un enseignement : "Et ce que tu auras écrit".
En arrivant chez les Pélerins d'Ares, j'étais jeune, je ne me posais pas beaucoup de questions. Je croyais en Dieu apparu à Arès, c'est tout. Et j'essayais d'ascensionner, de moissonner dans l'environnement fraternel qui était le mien. Je ne me disais même pas que je pouvais faire appel au prophète concernant la moisson ; ça ne me venait même pas à l'esprit.
On entendait aussi : "Il ne faut pas déranger le prophète... L'assemblée, les frères n'écoutent pas le prophète."
C'était en fait une sorte d'état insoluble, lourd, de ne pas savoir quoi faire pour sortir de la rupture assemblée/prophète.
Et puis dans vos écrits vous disiez en gros ceci: "Que les frères qui veulent faire quelque chose pour moi commencent déjà à se tourner les uns vers les autres" (article "Conscience collective"). Donc pour moi la réponse était simple : faire quelque chose avec le prophète c'est faire quelque chose avec mes frères et sœurs.
Mais, c'est vrai, ça ne suffisait pas. Il aurait fallu être en lien permanent avec vous pour lancer une vraie moisson spirituelle, ne pas s'égarer sur les friches. Il nous aurait fallu un souci de l'autre pour l'accompagner dans les débuts de son chemin spirituel. Si j'étais passé par l'accueil à l'époque on m'aurait sûrement invitée à maturer ma réflexion sur l'engagement d'un Pèlerin d'Ares, notamment sur l'amour du prochain.
Je suis entrée chez les Pélerins d'Ares par la porte de la foi, non pas par la porte de l'amour du prochain. Mais cet amour je me l'imprime par la moisson qui est une façon pour moi de dire au monde que je l'aime à défaut d'une autre action plus conventionnelle de type humanitaire. Et puis la moisson, c'est le sauvetage humanitaire de l'âme.

Longtemps vous avez été pour moi un guide à travers vos écrits. Je ne pensais pas qu'un jour je pusse être à vos côtés dans l'expérience de moisson 5X6 de Paris.
J'ai historiquement beaucoup de chance.
Plus jeune, je ne pouvais pas à l'époque faire partie des frères et sœurs qui ont le fil à plomb dans la tempe (Rèv.d'Arès xx/10). Je ne sais même pas si j'en suis encore capable aujourd'hui. J'ai conscience, d'une certaine façon, d'être quelque part une éternelle adolescente. Je crois que c'est une nature profonde que je ne peux pas changer. Et quand je n'ai pas cette nature, je passe directement à l'attitude d'une grand-mère aigri. C'est très contrasté.
À moi de choisir l'adolescente ou la grand-mère déjà fatiguée de la vie à 38 ans. Ce n'est pas moi qui ira voir les politiciens ou autre religieux pour leur dirent qu'ils n'ont pas à s'approprier le monde. Pourtant, j'aurais bien envie de le faire parfois, c'est mon côté révolté que je dois dompter. Le Pèlerin d'Ares, lui, est insurgeant.("Et ce que tu auras" 1989)
Mais j'ai la foi et la conscience de l'urgence qu'il faut faire l'ascension vers les Hauteurs, l'urgence qu'il nous faut quitter l'état animal pensant, l'urgence de vivre l'amour de raison.
Oui j'ai ce sens de l'urgence spirituelle. Je ferai ce que je pourrais le temps de ma vie pour changer le monde. Et je sais que ce que je peux faire, que je dois faire et que je veux faire, passe par l'amour du prochain, la bienveillance envers l'autre, même si, trouillarde comme je suis, j'ai souvent peur. Mais je me dépasse, c'est la pénitence, un mouvement en soi, pas une idéologie.
Stéphanie M. d'ile de France


Réponse :
Jamais vous n'aviez avec cette acuité montré dans un commentaire le considérable progrès de votre pénitence qui avance, cela va sans dire, de concert avec votre compréhension des rapports de l'assemblée des frères avec le frère aîné.
Quand commença à se former l'assemblée, au début plutôt une bouillie de croyants, tous sentirent que La Révélation d'Arès les tirait par les Fonds, mais ils ne voyaient pas vraiment lesquels. Ils étaient comme les mineurs de jadis qui plongeaient dans la mine en emportant avec eux un oiseau dans une cage. Si l'air des galeries se chargeait de grisou, l'oiseau mourait et les mineurs prenaient les mesures nécessaires pour leur propre survie. Mais mes mineurs de frères et sœurs n'emportaient pas avec eux le seul oiseau qui respirait l'Air de Dieu (Rév d'Arès xxxii/4) et qui disparaissait si des gaz délétères L'envahissait; Ils n'emportaient pas le prophète, le faucon, avec eux. Ils s'asphyxièrent et ce fut la "mission sociale" et d'autres missions morale ou philosophiques, bref, idéologiques. Ils circulèrent alors dans le monde comme des morts-vivants pendant de longues années.
Par ailleurs, pendant longtemps, on vint à moi ou l'on m'écrivit, plus en recherche de merveilleux, que de Vérité, et j'étais à cette époque envahi par les "Imposez-moi les mains que je guérisse de mes rhumatismes... de mon cancer, etc." et: "Défendez-moi contre les méchants qui veulent ma peau... contre les mages et les devins qui m'ensorcellent," etc. (Rév d'Arès 16/8), mais de demandes de lumières sur la vie spirituelle, sur la moisson, je n'en recevais point.
Ce fut pour me protéger de tous ces chercheurs de miracle que je priai "qu'on ne me dérangeât pas." Ainsi circula la "consigne" qu'on généralisa à toutes mes fonctions : "Il ne faut pas déranger le prophète." Je crois que cette "consigne" arrangea bien les frères qui, sûrement pour la bonne cause mais dans l'erreur, prirent en mains les mission, pensant d'ailleurs que mes "rabâchage d'ex-curé" parlant de Dieu, du péché, en termes quasi religieux devaient être remplacés par des arguments politico- ou éthico-logiques.
Comme j'étais physiquement isolé dans mon trou d'Arès au fin fond de la France, j'étais relativement inconscient de ce qui se passait et en même temps dans l'incapacité d'intervenir avec une autoritaire vigueur, puisque je n'étais le chef de personne (16/1).
Et les années passent vite, croyez-moi. Il fallut la disparition de missions et les difficultés d'autres missions pour me décider à considérer mes interventions comme découlant de mon devoir prophétique et m'imposer.
Voilà pourquoi vous vous trouvez "avoir historiquement beaucoup de chance". En fait, je réponds aujourd'hui aux appels de mes frères qui pendant longtemps ne m'appelèrent pas.
Et je suis heureux de découvrir une sœur de votre grande foi à Paris, Stéphanie.


15oct13  149C16
La Vérité est la Vérité, cette bulle compacte qui se disloque dès qu’on essaie d’en énumérer la quintessence, pouvant vite devenir une idéologie
Le Bien est le Bien, cette Vertu qui, dès qu’on essaie de la décrire, se disloque en principes vides de force, pouvant vite devenir une doctrine vidée de sens, car vidée de sa substance.
L’action, pour seul tuteur, appuyée sur la canne du bon-sens et de la seule Parole, l’effort de se changer
J’essaie de m’améliorer un peu chaque [jour].
Être Pèlerin d’Ares, c’est justement dépasser l’idéalogie, d’où l’énorme difficulté d’enlever de soi le confort moite du rêve.
Mais déjà cet effort est si louable !
Jean de Montreuil (Ile de France)


Réponse :
"Le Bien est le Bien, cette Vertu qui, dès qu’on essaie de la décrire, se disloque en principes vides..." Comment pouvez-vous dire cela, mystérieux Jean de Montreuil que je ne connais pas ?
Si je décris le Bien comme étant la pratique ininterrompue de l'amour de tous les hommes, du pardon de toutes les offenses, de la paix avec tous, de l'intelligence du cœur et de l'effort permanent de se rendre libre de tous préjugés, est-ce que je "disloque en principes vides" le Bien que je décris ? Je ne le crois pas. Ma description est simple et claire.
Si chaque matin à mon réveil et jusqu'au soir à mon endormissement je chasse de moi toute tentation de faire le mal ou d'être médiocre (ce qui est un mal), je fais de mon espace intérieur un lieu où habite le Bien, mais où le Mal essaie sans cesse d'entrer par la peau, les nerfs, le sang, les yeux, les oreilles, parce que je suis matérialité née mauvaise et que cela tente sans cesse de resurgir en moi. Est-ce cette menace permanenet que vous appelez dislocation ?
Chaque fois que je redeviens mauvais, même quelques instants, je ne suis plus qu'un élément du décor du monde. Alors je me souviens que je dois changer le monde et je lutte pour me purifier au-dedans. Peut-être est-ce ce que vous avez tenté de dire.


15oct13  149C17  
L'inintelligence congénitale, telle que vous la nommez quelque part, héritée d'Adam après la chute a jeté sur le monde son voile d'obscurité (Rév d'Arès 38/5) si épais que la Lumière peine à filtrer.
Hommes et femmes du petit reste (Rév d'Arès 26/1) acceptent avec humilité de remettre en question leur propre inintelligence congénitale pour suivre le prophète.
Croire en l'homme, c'est croire au potentiel spirituel qui sommeille en chaque être humain, et que seule la pénitence peut réveiller.

Celui qui n'écoute que son égo, s'embarque fatalement dans un cul de sac, une idéologie. Oui, Dieu a créé l'homme de sorte que, si ce dernier le veut, il puisse voir plus loin que le bout de ses godasses !
Dominique, un moissonneur du Roussillon.


Réponse :
"Celui qui n'écoute que son égo s'embarque-t-il fatalement dans une idéologie" ? Je n'en suis pas sûr. L'égoïsme ne ne paraît pas nécessairement être une idéologie. Mais le Mal est beaucoup plus vaste que l'égoïsme seul. Le Mal dans sa complexité me paraît nécessiter une idéologie pour que toutes ses composantes se coordonnent.
Il m'arrive de penser à un SS employé du camp d'Auschwitz. Il passe sa journée à faire déshabiller les juifs, les polonais, les homosexuels qui arrivent par trains entiers, à les inviter à passer dans la salle de douche, qui n'est en fait qu'un salle d'asphyxie par gaz mortel (le gaz arrive par les pommes de douche), à ensuite faire évacuer les corps et les faire porter aux fours crématoires. C'est sûrement un travail assez pénible pour le personnel du camp et je ne vois pas comment ils pourraient l'exécuter sans avoir le cerveau bourré d'idéologie. Inversement, dans le même camps, un employé qui essaierait de sauver quelques vies n'a pas besoin d'idéologie. Le Bien suffit à son cœur pour l'animer d'un élan salvateur. Je pourrais dire la même chose des féroces inquisiteurs d'autrefois face aux homme, religieux comme eux, qui se voulaient sauveurs.
Quand je réfléchis à ces cas de figure caricaturaux, je me dis que le Mal a peut-être toujours besoin d'idéologie et qu'il a pour cela forcément à voir avec l'intellect, tandis que le Bien non seulement n'a pas besoin d'idéologie, mais il en est l'antithèse.
Alors oui, vous avez raison, "croire en l'homme" bon est délivrer cet homme du fardeau d'une idéologie.
Nous nous opposons complètement au bras de levier idéologique ; nous lui opposons un bras de levier créatif: le Bien.
De la nécessité pour l'homme de se fabriquer un destin salvateur nous faisons par notre mission un impératif exigeant et libérateur, qui réveille les épis mûrs qu'on trouve au milieu de l'immense broussaille humaine.
Voilà pourquoi on nous voit plutôt comme iconoclastes, insoumis, irrespectueux des idées générales. On ne voit pas que nous faisons des hommes qui nous écoutent des icônes du Bien, des soumis au Bien, des respectueux de toute l'humanité, fille aimée du Créateur.
Les scélérats ici deviennent les héros (Rév d'Arès xxxv/4-12) là et le fossé entre les deux est l'idéologie, qui n'est pas nôtre.


16oct13  149C18  
Je me demande si la violence n'a pas quelque chose à voir avec le mal.
Parfois, pour arrêter la violence comme celle des Nazis dont vous parlez dans votre réponse 149C17 il faut de la violence, par exemple il a fallu que les Américains entrent en guerre.
La violence n'est-elle pas aussi un bien alors ?
Je me torture la cervelle autour de cette question.
Un Thierry d'Ile de France


Réponse :
"La violence pour arrêter la violence comme celle des Nazis" a beau être légitime elle reste de la violence. La violence légitime qu'on appelle "défense légitime" arrête les horreurs et souffrances excessives mais elle n'installe pas le Bien. Nous en avons la preuve. Depuis le dernière guerre mondiale le Bien ne règne toujours pas. Depuis 70 ans les gouvernements de la France s'efforcent de fare régner le bien, mais n'y arrivent pas vraiment. Sans cesse le mal menace, sévit ici et là.
Je me remémore quelquefois ces mots de Slavoï Jijek (Zizek) qui furent aussi le titre d'un livre de ce philosophe (qui est aussi psychanalyste, je crois) en français: "La violence n'est pas un accident du système, mais sa fondation même" (dit de mémoire). J'ai lu ce livre en anglais, sous son titre anglais "Violence" au cours d'un voyage il y a quelques années.
Je crois pour ma part assez facilement qu'Adam choisit (Rév d'Arès 2/1-5) son système contre le plan créateur parce qu'il gardait des restes de violence du temps où il n'avait été qu'un animal pensant, qui resurgirent alors qu'il vivait en Éden. Il n'est que de voir la goût que les descendants d'Adam, les hommes, gardent pour la violence (goût des armes, des querelles, des procès, des sports de combat, des films violents, etc.) pour comprendre que le Mal repose essentiellement sur la violence ou plutôt que la iolence fut et reste la base du Mal.
La violence est curieusement exploitée par les media, les journaux en particulier, de façon très filtrée: Par exemple, la mort d'un enfant israëlien tué par des Palestiniens ou l'expulsion violente hors de France vers le Kosovo d'une étudiante albanaise de 15 ans il y a deux jours font un bruit médiatique énorme à côté, par exemple, des quatre millions (oui, oui, 4 millions) de morts qu'a fait la guerre civile en République du Congo et... dont personne ou presque n'a parlé ! Mais la violence, quelle que soit l'écho que lui donne la presse, est la violence partout dans toute son horreur. Il y a quelques années un individu a tué son père et l'a cusiné avec des petits pois et des carottes et mis au réfrigérateur comme réserve alimentaire et on a hurlé: "Mais c'est ignoble..." Et les 4 millions de morts du Congo, découpés vivants à la machette ?
Le Mal est partout. II est terrible. Il commet des quantités incommensurables de meurtres, de mutilations, d'expropriation, de ruines, de chagrins et tristesses, etc., dont nous n'avns qu'une vague idée. Le Mal est tel qu'on se dit que pour nombre d'humains la mort est une délivrance, la mort est un apaisement final de l'insupportable.
Partout le Mal a besoin pour se justifier — car les assassins et les destructeurs ont toujours besoin de justification — d'une idéologie.
Je ne crois pas, je le répète, que le Bien en ait besoin.
J'en conclus que le Bien est plus naturel à l'homme que le Mal.
Combattre la violence c'est combattre le Mal. Mais pour ce combat l'arme qu'est l'attitude libérale tolérante qui est de mode est tout à fait insuffisante. Les cris d'alarme lancés à la société ne suffisent pas. Ils se perdent dans le vide du cosmos. Il faut la pénitence, il faut que ce cri d'alarme entre au fond de soit d'abord et au fond de soi il faut qu'on installe le Bien actif d'abord avant de pouvoir changer quoi que ce soit dans le monde, voire dans l'univers. C'est l'ordre dans lequel le retour du Bien doit se faire. C'est La Révélation d'Arès !
Autrement dit, on peut presque en déduire que les cris poussés pour la paix sont en eux-même un mal.
Ils sont ce que Dieu en 1977 appelle le bruit.


16oct13  149C19  
Je ne vous dis pas qui je suis, parce que je ne suis pas croyants, quoique troublé depuis que j'ai entendu parler de l'étrange aventure qui a changé votre vie en 1974.
Il n'y a pas très longtemps, je vous ai entendu dire avec indignation : "Cette loi sans âme et ultra-imbécile qui force les vivants à jeter les cendres de leurs morts dans un trou d'égout." Il s'agissait des cendres de votre belle-mère. Puis vous avez terminé par, en gros: "Les tristes législateurs qui ont voté la loi imbécile en question ne me font personnellement ni chaud ni froid ; je ne pense pas à moi, mais je pense aux familles sensibles qui donnent plus de prix aux cendre de l'aimé disparu qu'aux cendres de leur chien. Calvin et Mozart ont fini à la fosse commune, sorte de trou d'égout et Dieu dit qu'Il se rappellera des plus petites cendres." Je suis étonné que vous citiez Calvin, parce que je crois avoir compris que vos options s'orientent à l'opposé... Mais bon !
Je crois savoir maintenant que vous dites que vous ne savez pas pourquoi Dieu — si c'est Dieu — vous a appelé.
Je vais vous dire ma première impression: Il vous a appelé parce que vous êtes intelligent et que, s'Il a besoin de gens pour servir la religion, Il prend évidemment des gens intelligents. Aucun prophète de Bouddha à Mahomet n'a été un illuminé pompeux et ronflant subjuguant des foules aveugles.
Oscar Wilde est mort oublié et dans le dénuement le plus total en France où il se réfugia  et c'est un poète hors pair. Mozart est mort ignoré et aujourd'hui sa musique constitue 10% des sons entendus sur toutes les radios du monde, Quand je pense à vous je pense que vous mourrez également ignoré et là je ne pense ni à Calvin, ni à Wilde, ni à Mozart, mais à Pascal. Pascal aussi est mort ignoré, et pourtant quelle intelligence !
Je voulais vous dire cela à propos de cet article de blog "la foi sans idéologie", parce que, par-dessus tout, aucun de hommes morts dans l'oubli, donc ni aimés ni haïs, simplement ignorés, n'a laissé derrière lui d'idéologie. Tous ont été des grands défenseurs et philosophes de la vie et c'est sans doute pour ça qu'ils n'ont pas été reconnus, parce qu'on ne considère comme digne d'intérêt que les philosophes ou les politiciens ou les théologiens.
Je me suis mis à lire votre blog voilà peu de temps. Dans ce monde aussi vaniteux que creux, lire un homme comme vous est réconfortant. Je me mettrais presque à croire...
Un sans nom qui vous aime


Réponse :
Voilà un commentaire flatteur et je ne publie pas les flatteries. Si je le publie, c'est parce que vous m'intriguez: Où m'avez-vous entendu dire ce que vous citez avec autant d'exactitude ? Vous avez une très bonne mémoire. J'avoue que je donne ma langue au chat. Depuis les obsèques de la maman de sœur Christiane et si ce n'est pas ce jour-là que vous m'avez entendu exprimer ma pensée, vous êtes quelqu'un que j'ai rencontré en septembre, mais j'ai beaucoup circulé et j'ai vu beaucoup de monde ce mois-là. Je souhaite que vous vous fassiez connaître. Écrivez-moi B.P. 16, 33740 Arès.
Ceci dit, vous avez raison, je suis "à l'opposé du calvinisme" et, de surcroît, la théologie de Jean Calvin est une idéologie, mais j'ai pour l'homme Calvin, sa vie d'exigence et de travail, une admiration profonde. Il m'arrive de me tourner vers le Créateur, Qui me parla en 1977, pour lui dire: "Pourquoi es-Tu venu chercher le pauvre minable que je suis, quand des hommes aussi brillants que droits auraient été de bien meilleurs choix, comme Jean Calvin ou son équivalent moderne,qui existe sûrement ?"
Pascal ? J'ai lu il y a deux ou trois ans le "Pascal" de Jacques Attali — Oui, Attali a écrit un "Pascal" — que j'ai beaucoup aimé. Jacques Attali est le seul écrivain auquel, de toute ma vie, j'ai écrit pour lui dire ma satisfaction à lire un livre qui m'a beaucoup donné. Sous la plume d'Attali j'ai en effet beaucoup appris sur Blaise Pascal. Attali ne m'a pas répondu. Il doit me prendre pour un faiseur comme tant d'autres me prennent. Passons !
L'homme qui dit: "Nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre, et nous disposant toujours à être heureux il est inévitable que nous ne le soyons jamais," et "On mourra seul" est inévitablement un homme d'une exceptionnelle intelligence et exceptionnellement sincère. Les penseurs ont rarement cette honnêteté directe. Voilà quelqu'un que le Père aurait dû venir chercher à ma place.
Pascal est une sorte de désespéré superintelligent qui se réfugie dans la foi, mais sans avoir vraiment la foi. Il est l'homme en lutte entre la vérité et le doute... le doute qu'on puisse jamais trouver la vérité. Personnellement, je n'ai pas ce désespoir, mais c'est parce que le Père m'a envoyé son Messager Jésus en 1974 et qu'il est venu Lui-même me parler en 1977. Sinon, étais-je entré au service de l'église avec une foi totale et indiscutable ? Non, je ne le crois pas. Je crois que comme Pascal je pensais que derrière la mystère de la vie et de la mort, de la souffrane et de la joie, brillait une grande lumière, mais qu'il n'était pas exclu qu'il n'y eût rien, qu'il n'y eût que le noir et l'oubli à la place.
Si j'avais dû ressembler vaguement à Pascal à un moment de ma vie, c'est plutôt dans l'église que maintenant. Mais de toute façon ma pauvre intelligence, même si elle est meilleure que l'idiotie, n'égale pas la sienne. Merci pour la comparaison, mais elle me flatte — autrement dit elle me ment — plutôt qu'elle n'explique pourquoi je suis aujourd'hui le Mikal que je suis.
Mais, pour finir, vous m'intéressez surtout parce que vous dites que vous êtes "troublé depuis que vous avez entendu parler de l'étrange aventure qui a changé ma vie en 1974". Avez-vous lu La Révélation d'Arès ? Il faut que vous la lisiez. Vous la trouverez chez Adira au site: http://www.adira.net.


17oct13  149C20
J'applaudis. Tous ces commentaires et vos réponses m'apprennent beaucoup et confirment bien mon sentiment depuis que je lis La Révélation d'Arès (dix-huit ans en décembre; j'ai commencé à Noël 1995). Pas l'ombre d'une idéologie dans ce livre et dans vos livres à vous, Frère Michel.
Je ne suis pas Pèlerin d'Arès non plus, parce que je sais le prix énorme de tout engagement, le courage et la patience qu'il demande. Je n'ai ni l'un ni l'autre. Le petit reste {Rév d'Arès 24/1] ne peut être fait que de gens courageux et patients parce que le milieu qu'ils forment ne se consolide que très lentement et il faut la force de.passer les déceptions les uns après les autres.
Autre chose me plait dans votre enseignement: la plaidoyer pour les "petites unités humaines." Vous revenez assez souvent sur ce sujet. Aucun doute, seules les petites unités humaines peuvent fonctionner sans idéologie et avec des gestionnaires, mais pas de politique. Tout s'emboîte logiquement dans votre pensée, Frère Michel. Il est impossible dans ce monde moderne qu'on rencontre un homme qui montre votre harmonie de foi. La foi dans une autre manière de vivre. Une foi sans idéologié, absolument !
Alors à quoi je sers ? Est-ce que je me contente de lire pour moi toute seule ? Oui et c'est triste, je l'admets.
Pourquoi ne créez-vous pas une communauté de sympathisants ? Dans votre entrée 97 de 2009 vous parliez de "pèlerins d'Arès et de Pèlerins d'Arès", des petits "p" et des grands "P". Je suis un petit "p", mais qui comme ls grands "P" croit que la monde en a assez des idéologies, des pouvoirs qui se réclament d'elles, des immenses nations devenues ingérables et qui font la fortune de la politique. Ce que vous ne pouvez pas faire politiquement, vous petit reste de grands "P", qui devez rester dans la ligne de La Révélation d'Arès complètement, nous pourrions le faire nous.
Nous serions des sortes de "Pénitents en maillot rose" à  la Max Jacob. Nous serions "Cet appel ultime à la sainteté poétique qui s’est formulé avec clarté dans les dernières années de la vie du poète [Max Jacob]. Mais n’est-il pas déjà à l’œuvre sur le mode de l’angoisse dans toute l’œuvre de Max Jacob ? Gilles, Pierrot et saltimbanque, clown christique par excellence devenu l’autel, l’officiant et le martyr tout ensemble, Max Jacob a su faire entendre comme par effraction dans la culture de son temps la paix inadmissible du chant qui le hantait : un sourire, des pirouettes et une voix, comme un silence perdu d’avance dans le gémissement des bruits, des soucis et des villes." J'emprunte ces lignes aux "Cahiers Max Jacob."
Nommez un ou une responsable de mouvement parallèle, qu'on pourrait appeler "Les Amis de La Révélation d'Arès".
Mamy Gloss, poétesse à Paris


Réponse :
C'est drôle qu'on cite encore Max Jacob. Superbe poète, sûrement un des plus grands de France, mort tragiquement au camp de Drancy pendant l'occupation, parce qu'il était né juif et quoiqu'il se fût converti au catholicisme et était baptisé. Mais tellement oublié aujourd'hui (En tous cas, je n'en entends jamais parler à la radio ou à la télévision). Quand j'entends les médiocres lyrics des chansons d'aujourd'hui, je regrette qu'on ne mette pas Max Jacob en musique. Je regrette beaucoup qu'on célèbre plus aujourd'hui les Madonna et Michael Jackson que les Max Jacob, les transmetteurs de l'esprit et des délicates magies de nos profondeurs humaines.
Je soupçonne que vous, qui vous souvenez de lui, n'êtes pas si jeune, Mamy Gloss, poétesse de moi totalement inconnue mais je suis mauvais public pour les poêèes, n'atant pas moi-même poète et n'y connaissant rien), pour penser au "Pénitents en maillot rose" qui n'étaient pas les pénitents dont parle La Révélation d'Arès, mais des clowns, je crois, encore que je lus ce recueil de poésie dans mon adolescence et m'en souviens fort peu aujourd'hui.
Ceci dit, Mamy, vous lisez La Révélation d'Arès et lancez l'idée d'une "communauté de sympathisants" qui pourraient se lancer en politique à la place du petit reste, qui ne le peut pas. Une politique pour détruire la politique, j'espère.
Personne ne vous empêche de le faire vous-même. Vous souhaitez sans doute ma caution ? La caution de La Révélation d'Arès ne vous suffit-elle pas ? Moi, je suis envoyé rassembler le petit reste (Rév d'Arès 24/1) et je ne me suis jamais insurgé contre les quelques indépendants qui ont tenté de créer des mouvements parallèles. Je ne les ai certes pas cautionnés, mais je ne les ai pas non plus combattus ; s'ils ont échoué, ce n'est pas ma faute, c'est la leur, parce qu'ils ont tenté de lancer quelque chose de concurrent au petit reste et même de meilleur (dans leur esprit) que le petit reste, ils ont totalement manqué d'une vision de grandeur que l'humilité peut seule couronner, alors que vous, Mamy Gloss, vous pensez à autre chose de plus viable, vous pensez aux "Amis de La Révélation d'Arès". Lancez ce mouvement, vous verrez bien ! Je ne nomme personne.
L'Église de Suède vient de nommer comme chef une femme pasteur luthérien, Antje Jekelen, qui devient ainsi archevêque.
Mais moi je ne suis pas une église, ni même une religion. Je ne suis que le prophète qui appelle au Saint Nom du Père les humains à trouver la foi libre de la pénitence personnelle dans la perspective du changement du monde. Les "Amis de La Révélation d'Arès" ne pourraient que suivre le même Sentier vers la Hauteurs Saintes.
Pourquoi dans ces conditions, bigre, ne feraient-ils, ces amis, l'effort du courage et de la patience dont vous vous prétendez démunie, alors que nous avons un grand besoin de moissonneurs dans ce monde ?
Gloss en anglais désigne le lustre, le brillant, la surface glacée du papier couché. Est-ce à cette brillance que vous avez pensé si c'est un surnom ? Ou est-ce simplement votre nom ? Faites un tour, un de ces jours, au local de notre mission rue Raymond Losserand 32.


17oct13  149C21  
Avec ma femme nous avons toujours constaté (c'est flagrant dans tout le Livre [?]) que Dieu a confiance aux peuples et espère qu'il retrouvera sa totale liberté et se libèrera du joug des puissants (on le voit dans les pays du Maghreg actuellement).
Dieu sait que toute idéologie est amenée par quelqu'un ou quelques un(e)s qui veulent gouverner, gérer les hommes.
On le voit, par exemple, pour la nourriture où seulement neuf puissances mondiales se partagent le gâteau pour décider quoi cultiver et comment, donc comment manger. On n'a jamais autant vu de cancers. Même la médecine en France commence aujourd'hui à mettre en pratique la relation corps/esprit à guérir en ensemble  Mais le plus important et le primordial c'est ce féminin et masculin à rééquilibrer !
Car c'est de là que découle tous les problèmes que l'on vit actuellement, dont beaucoup d'hommes et de femmes n'ont plus conscience ; la Veillée 2 [de La Révélation d'Arès] est très explicite d'ailleurs.
Voici ce que dit un grand homme Pierre Rhabi :  "Quand on réfléchit ou médite on est choqué, blessé par la subordination universelle de la femme, c'est comme si l'humanité avait soumis une partie d'elle-même. Chacun de nous est issu du masculin et du féminin. Le fait que notre féminin soit subordonné a donné à l'histoire un espèce de déséquilibre qu'on a du mal à redresser actuellement.
"Et pire encore, cette situation est comme rentrée dans la norme. La conscience universelle ne se la pose pas comme un énorme problème qu'il faut résoudre, en fait on est dans une forme de consensus mou dans lequel on estime que c'est comme ça que ça doit se passer.
"Cela, bien sûr, ne permet pas au féminin d'être suffisamment présent dans l'Histoire. Nous sommes dans un masculin outrancier, qui a tendance à aller à la fragmentation du monde, à amener de la violence, à militariser en quelque sorte notre système. Ce qui fait que la femme qui a — et ça j'ai pu le vérifier dans différents lieux en particulier au Sahel quand on voit la vaillance des femmes face à la difficulté de la vie, face au désert qui avance, face aux enfants qui ont faim — ces femmes vaillantes qui se regroupent qui essaient de trouver des solutions face aux conditions les plus extrêmes, et qui arrivent quand même à imaginer, comme si l'impératif pour elles étaient de protéger la vie, de la transmettre.
"Sans tomber dans le discours qui met le masculin et le féminin en antagonisme, il est urgent que nous puissions reconnaître, que ce soit dans l'organisation de la société, que ce soit dans la répartition de la pensée, que ce soit dans tous les domaines de la société, il faut quand même que ce féminin soit plus présent. En même temps, ce féminin qu'il faut apprendre à reconnaître, que l'homme doit apprendre à reconnaître en lui-même, de même que la femme doit apprendre à reconnaître son masculin en elle-même. Certains peuples reconnaissent que le masculin et le féminin sont les deux éléments qui donnent l'équilibre. Et si l'un s'en va, l'autre s'effondre.
"Donc, retrouver cet équilibre, cette cohérence et cette cohésion entre le féminin.".
Fin extrait. http://youtu.be/HEDzVLzy9A0  —  Le monde bouge positivement et mêmes s'il lui faut du temps pour changer, tout va tout doucement vers le plus beau.
Voir aussi http://www.youtube.com/watch?v=a3SRw9WDxeM
Voir aussi les clés du paradigme : http://www.youtube.com/watch?v=fmCDX2tkSkI
Christophe M.-J.


Réponse :
Paraphrasant la question-réponse quand on demande à un juif : "Où est Dieu ?" et qu'il répond : "Où n'es-iI pas ?" je demande : "Où est le Mal ?" et je réponds aussitôt : "Où n'est-il pas ?" et j'ajoute en pensant à votre commentaire : "En tout cas, il n'est pas où le situe Pierre Rabhi, qui ici parle d'un mal, mais pas du Mal."
Le Mal est la somme d'une quantité de maux, un tout dans lequel le déséquilibre ou ce que j'appelle parfois la décomplétion entre l'homme et la femme, n'est qu'une partie. Oui, les époux doivent retrouver leur complétion, leur complémentarité, leur union féconde en tous domaines: destin, travail, entreprise, bonheur. famille, mais ces mêmes époux doivent — et c'est ce qui différencie les épousailles (Rév d'Arès 33/21-37) du mariage, — retrouver tous les hommes en dehors d'eux-mêmes, ils doivent retrouver toute l'humanité dans laquelle ils baignent, pratiquer l'amour du prochain, le pardon des offenses, la paix avec tous les hommes, l'intelligence du cœur en société, et se rendre libres de tous préjugés, bref, ils doivent être pénitents. Tel est la message de La Révélation d'Arès.
Ce qui ne va pas entre homme et femme n'est qu'un cas particulier de tout ce qui ne va pas entre tous les hommes en général, tous sexes confondus. Le comportement odieux d'hommes à l'égard des femmes, ils l'ont tout autant à l'égard de leurs semblables masculins.
Pierre Rhabi, humaniste très estimé d'une grande hauteur morale, voit le problème humain à une certaine dimension, mais La Révélation d'Arès voit le problème humain bien au-delà, elle le situe dans le Mal global universel et c'est à vaincre celui-ci que je m'efforce de travailler en lançant l'Appel du Père de 1974 et 1977, sinon l'humanité fera pire que mourir du cancer, car on peut encore mourir du cancer et se sauver dans la Lumière (Rév d'Arès 33/32), elle mourra du péché des péchés (38/2).
Pierre Rhabi voit les maux du monde en humaniste, en écologiste, voire en sage et en philosophe, et certes je ne crois pas qu'il ait écrit une idéologie, c'est bien, mais je les vois en spirituel, en témoin de Dieu sans idéologie non plus, mais c'est peut-être notre seul point commun, même si nous cheminons parmi des similitudes, mais sur des sentiers différents.
J'espère que rien de ce qu'il fait comme rien de ce que je fais ne sera dissous par le travail du temps et des mauvais qui dirigent ce monde.
J'espère que dans un lointain avenir les hommes entendant parler de nous n'aurons pas à se demander si nous fûmes des réalités ou des symboles. Je connais très peu Pierre Rhabi, mais autant que je puisse m'en douter, je pense que nous travaillons, chacun de notre côté, chacun à sa manière, à inciter l'humain à se recréer une âme, à découvrir les merveilleux secrets de cette âme mise au monde par le Bien, à redécouvrir l'histoire naturelle des cœurs, à terminer l'Histoire pour que tous vivent dans une paix heureuse sans Histoire.
Et pour tout ça, point besoin d'idéologie.


18oct13  149C22
Je réfléchis tout haut, peut-être je fais de l’idéologie ou de la théologie ou je me trompe complètement et je m’en excuse d’avance. Si c’est le cas, je maîtrise mal ces notions. Merci de me corriger.
Vos réflexions sur le Bien qui n’a pas besoin d’idéologie opposé au mal qui a besoin d’une idéologie me font rentrer en moi-même et me remette en cause. Je sens que je vais y réfléchir longtemps, parce que je réfléchis souvent au Bien pour me le rappeler, sinon j’ai le cerveau comme paralysé.
Mais comment ne pas commencer par y réfléchir... au Bien... avec des idées au Bien ? Avant même de faire le Bien ?
Là je bloque un peu.
Ce que je comprends c’est que si je m’oblige au Bien, comme je le fais tous les jours aussi, parce que j'ai foi dans le Bien, j’atteins la Vie, pas besoin d’y réfléchir ? C’est ça la foi sans idéologie ? Comme vous voyez je maîtrise mal où se situe la réflexion dans la foi sans idéologie. Ce que vous voulez dire c’est que c’est une réflexion de Vie, de soif de vie, de comparaison de vies en nous ? Pas de réflexion intellectuelle ? Comme vous m’aviez mis dans un vieux courrier : "entendre au fond de soi l’appel de l’Amour et de la Justice comme l’enfant prodigue" (citation de mémoire).
Ceci dit, la principale difficulté me semble dans l’action collective.
Chacun de nous est enfermé dans sa boîte, comme vous nous l’avez répété plusieurs fois, mais si nous ne communiquons pas entre ces boîtes, si nous n’arrivons pas à faire des ponts d’intelligence, d’amour  aucune action collective libre n’est possible. On retombe automatiquement dans l’idéologie même sous couvert d’utiliser la parole de Dieu. Le monde libre sortira des hommes libres pas d’ailleurs, pas d’un bouquin, serait-ce La Révélation d’Arès.
Alors si un jour des Pèlerins d’Arès disent de La Révélation d’Arès on l’accomplit collectivement, la chape idéologique aura déjà frappé: Êtes-vous sûr que chacun de vos membres ait réellement choisit de faire ce qu’il fait ? Si la liberté n’est pas vivante et revivifiée à chaque choix, l’amour donné peut être trompeur. La liberté ne se vit pas, ne se donne pas une fois pour toutes par foi comme dans les idéologies justement ; elle doit se redonner, se retrouver  sans cesse.
Il est étonnant que des chrétiens ayant réussi à construire des cathédrales, œuvre collective remarquable de dévouement, de persévérance, de compétence n’aient  pas pour autant réussit à finir chrétiens. J’en déduis que ce n’est pas la taille de ce qui est construit qui compte mais la manière qualitative en liberté de le faire, parce que je ne pense pas que ces personnes aient manqué d’amour, ni de foi ?
Je suis aussi étonné que les franciscains n’ai pas réussit non plus à propager le vrai christianisme malgré leurs immensités surnaturelles [?]. En ce moment je découvre le livre "Frère François" de Julien Green. Je suis frappé que "le chef ", tout frères qu’ils fussent, n’étaient pas du tout remis en cause. J’ai comme dans l’idée que Dieu, quand il dit : Qui voit la cage ? (Rév d'Arès xxxvi/3), ne parle pas seulement de la cage de l’église mais de la cage de la soumission en général. Il est clair que La Révélation d’Arès ne veut pas notre soumission mais notre liberté permanente.
Toute idéologie décale les priorités réelles des gens, que seul chacun est suceptible de percevoir. Un exemple: Du temps de Mao Tsé Tung qui lança la campagne pour exterminer les rats, les moineaux et d’autres petits animaux "nuisibles"  toute la Chine s’est lancé dans cette entreprise. Les images de l’époque sont hallucinantes ; on a du mal à y croire aujourd’hui. S’ensuivirent 20 millions de morts, par famine, parce que les paysans qui auraient dû cultiver leur champ à temps n’étaient plus disponibles pour ce travail. Je crois qu’à toutes les échelles une idéologie crée ces décalages dévastateurs et éloigne l’individu de lui-même.
Comment redonner confiance dans la liberté ?
J’ai l’impression qu’il aurait été plus pertinent d’opposer liberté à idéologie que foi à idéologie pour votre entrée de blog parce que cela me semble encore plus en amont. Une liberté non idéologique mais qui part de nous-même comme nous sommes à l’instant même où nous vivons ce qui n’empêche pas la foi puisque se projeter en avant peut-être tout a fait libre, accepté par la réflexion. Mais il me semble que si on met la foi avant la liberté automatiquement la foi devient idéologique. Dans cette perspective la foi après la liberté n’est qu’une  sorte d’outil de création, comme l’architecte fait un plan avant de construire l’homme de foi se sert du plan créateur pour se construire lui-même et changer le monde.
Vous n’avez jamais écrit d’article spécifiquement sur le libre-arbitre et cela manque je trouve. Quelques allusions importantes certes ça et là et qui ont été déterminante pour moi. Mais pour l’avenir, pour voir loin, pour être sûr que le mouvement des Pèlerins d’Arès ne retombe pas dans la religion ou dans une idéologie il me semble, il faudrait amplifier la réflexion sur ce sujet.
J’ai commencé tout seul dans mon coin avec mon bon sens motivé par un besoin personnel de me délivrer d’emprise mentale sur moi-même et j’ai été surpris de tout ce que j’y ai découvert. J’en ai écrit un article que je n’ai publié nulle part et un projet de diffusion à large échelle (mais je manque d’assurance en moi sur ce sujet parce que vous-même n’avez pas insisté sur ce thème mais sur la liberté absolue alors  je me dis : "Peut-être que je m’égare ?").
Pourtant seul ce travail sur le libre-arbitre m’a délivré de ces emprises mentales. J’ai proposé une méthode d’action collective dans ce sens et  que nous avons expérimenté un certain temps à 6 et qui génère naturellement les affinités d’actions et qui marche très bien, qui rend actif, épanoui et très heureux. ¨Pour l’instant c’est stoppé mais j’espère bien un jour y revenir.
Ceci dit, je me trompe sans doute, je me dis que vous avez sûrement dû réfléchir à cela et qu’il y a quelque chose que je ne vois pas dans le changement de vie puisque rien dans l’image et ressemblance de Dieu n’est séparé et qui vous a fait choisir ce titre : "la foi sans idéologie."   comme priorité ? En résumé, je me demande si ce n’est pas notre liberté qui nous caractérise plus que notre foi et qui sera plus déterminante pour l’avenir ?
Bernard dlF de Bretagne-Sud


Réponse :
Vous dites: "J’ai l’impression qu’il aurait été plus pertinent d’opposer liberté à idéologie que foi à idéologie pour votre entrée de blog." Je comprends ce que vous voulez dire, car, en effet, un catholique a la foi catholique, un nazi avait la foi nazie, et communiste a la foi communiste, etc., et on peut se demander: De quelle foi s'agit-il ?
Je pensais que chacun comprendrait ici le mot foi comme quelque chose qui va sans dire dans le blog de Michel Potay, la foi comprise comme la foi du Pèlerin d'Arès, notre foi, qui n'est pas idéologique contrairement à la foi catholique, la foi nazie, la foi communiste qui sont idéologiques. Autrement dit, "la foi sans idéologie", c'est la nôtre.
Il en va du mot foi, comme du mot idée, comme du mot liberté. comme du mot pénitence, etc. Ce sont des mots dans leur douloureuse insuffisance, des mots inévitablement compris différemment selon le lecteur ou l'auditeur. Ils forment, ces mots, de grandes difficultés dans notre mission, car nous n'avons pas la possibilité de les remplacer par des néologismes incompréhensibles pour le public.
Il faut faire avec, comme on dit.
La difficulté de comprendre est frappante pour des mots comme idée et idéologie. Le mot idée a des sens et des usages extrêmement divers. Je dis: "J'ai une idée, Toto, et si on allait au cinéma ce soir plutôt que regarder la télé ?!" et ce n'est pas comme si je disais: "L'idée que Platon avait de la République n'est pas l'idée qu'en aurait vingt-et-un siècles plus tard Robespierre." Idée, idée, idée... Idéologie, par contre, a l'avantage d'être un néologisme récent, pondu par un certain Antoine Louis Destutt de Tracy, auteur de "Projet d'éléments d'idéologie", paru en 1801.
Certes, le mot idéologie a pris depuis lors plusieurs sens, mais dans un cadre beaucoup plus restreint que le très vaste dans lequel a évolué le mot idée. De toute façon, notre réflexion ne peut se faire qu'à partir d'un sens que nous donnons aux mots, sinon nous tombons dans les interrogations douloureuses qui tisse votre commentaire, qui à cet égard est pertinent.
J'entends par idéologie ce qu'entendait la terminologie marxiste: Une idéologie est un ensemble des idées: croyances, lois, genre de vie, propres à une époque, à une société, à une classe, à un groupe d'intérêts, à une religion, à un régime politique, qui s'imposent à une population donnée au sein de laquelle les autres idéologies qui courent n'ont aucun pouvoir et sont réduites à des espérances, de simples idées.
Vous dites : "La liberté ne se vit pas, ne se donne pas, une fois pour toutes par foi comme dans les idéologies justement,"  et j'attrape au vol cette phrase de votre commentaire, parce qu'elle est fausse, pour vous montrer quelque chose qui vous aidera  comprendre ce que sont l'idée d'une part et l'idéologie, selon moi, de l'autre.
La liberté est une idée. Nous Pèlerin d'Arès avons cette idée et notre idée de la liberté est absolue, parce que Dieu dans La Révélation d'Arès dit : Ma Parole... courant vers son but, libre du harnais que lui mettent les docteurs, des haies que dressent devant lui les princes du culte, tous ceux qui tirent bénéfice de le dompter et de l'atteler à leur char (10/10). Si la Parole est absolument libre, laissée à tous les hommes telle quelle, elle ne peut pas être une idéologie. La Parole n'est qu'une idée absolue, sacrée. Ainsi, comme vous dites, "il est clair que La Révélation d’Arès ne veut pas notre soumission mais notre liberté permanente," mais nous devons garder conscience, afin d'éviter des comportements qui nous conduiraient en prison, que, soumis à l'idéologie (constitution, lois, décrets, pouvoir élu, etc.) de la République dans laquelle nous vivons, notre liberté absolue ne peut pour le moment qu'être intérieure à chacun de nous. Notre liberté n'est encore qu'une espérance, une foi, mais elle est entière dans notre vécu intérieur, car sans ce vécu intérieur absolu nous ne pouvons pas être pénitents et moissonneurs de pénitents..
Pour l'idéologue l'idée de la liberté est toujours relative, une façon de voir la liberté selon son idéologie, mais ce n'est pas la liberté absolue dont parle Dieu. Toute idéologie dominante, quelle qu'elle soit: Communisme, fascisme, nazisme, constitution républicaine, monarchie, catholicisme, judaïsme, etc., prive de la liberté de poursuivre de leur côté leurs propres idées de la liberté tous ceux qui, sous son autorité, ne partagent pas l'idéologie dominante. Elle les tue, les emprisonne, les exile ou les excommunie. Je crois qu'il n'y a pas d'exception à cela.
Ainsi, l'idée de la liberté que donne une idéologie est toujours relative. L'idée de la liberté pour Dieu est absolue. Nous voyons encore par là que l'idée est une chose et l'idéologie autre chose.
Ceci dit, une idéologie est évidemment faite d'idées, mais d'idées qui veulent s'imposer comme idéales en contraignant ou essayant de contraindre à les suivre tous ceux qui ne les partagent pas. On ne trouve pas de telles idées impérieuses dans La Révélatio d'Arès.
Aucune prière n'y est imposée, aucun mode de vie sociale n'y est imposé, l'amour, le pardon, la paix, etc. donc la pénitence, n'y sont pas imposés. Bref, rien n'y est imposé. Le sentier juste et salvateur qui monte aux Hauteurs Saintes est seulement montré. Ce sont des suggestions. L'homme les suit ou ne les suit pas, choisit ou ne choisit pas de bénéficier de ci ou de ça ou de pâtir de ci ou de ça.
Pas d'idéologie, pas de loi, dans La Révélation d'Arès qui s'oppose ainsi à la Loi mosaïque qui de ce fait ne peut venir de Dieu. Dans La Révélation d'Arès on trouve des idées certes mais qui ne se cristallisent pas en idéologie, qui ne sont qu'idées au sens très large d'exprimer de façon purement intelligible des choses sensibles. Ainsi le Décalogue (Exode 20/1-17) n'est-il pas une idéologie, mais seulement un ensemble d'idées suggérées, qu'on suit ou ne suit pas, parce qu'elles ne se terminent par quelque chose comme "Et tous ceux qui n'obéiront pas à ces idées seront punis," contrairement a la Loi ultérieure, purement idéologique, humaine, qui énumère des sanctions terribles: Mise à mort, lapidation, bannissement, etc.


18oct13  149C23
Curieux d'entendre Pierre Rhabi (149C21).
Je me rendis, il y a quelques années, à une de ses conférences, si chères aux écolos- dont je fus il y a très longtemp.
N'ayant pu ce soir-là le rencontrer pour lui parler, je me rendis à la dédicace qu'il donnait le lendemain sur le même lieu.
Lorsque je me trouvai face à lui, je lui demandai s'il connaissait La Révélation d'Arès, il s'exclama :"Ah non, pas ça !"
J'ai cru alors qu'il en tomberait de sa chaise !
Comprenant qu'il n'en dirait pas plus, je payai son bouquin et je partis.
Je reste persuadé que Pierre Rhabi est un homme bon, mais un grand homme... je ne sais pas.
Dominique F. du Roussillon.


Réponse :
Je n'ai pas dit que Pierre Rhabi était un grand homme. C'est sûrement un humaniste bon, soucieux de l'avenir de l'humanité.
Il n'est pas le seul, loin de là, qui recule comme "tombant de sa chaise", quand on lui parle de La Révélation d'Arès.
Il n'est pas un épis mûr, à moins qu'il n'ait simplement pas lu La Révélation d'Arès. Ce qui est également très fréquent chez ses opposants.


18oct13  149C24  
Nous vivons dans un système qui n'est qu'une idéologie et nous n'en réchappeons pas.
Mais il y a moyen de ne pas se jeter dedans. Bien sûr, le meilleure moyen, c'est d'être clochard, mais tout el monde ne peut pas.
En fait, tout le monde veut être révolutionnaire, mais ce n'est pas facile.
La révoltuion... on risque de se faire tuer et le résultat n'est pas garanti, mais pendant qu'on fait la évolution, en fait, on n'est soumis à aucune idéologié,on n'est qu'un adversaire. C'est un bon moment. L'idéologie commence quand la révolution est finie.
Devenons tous des révolutionnaires pour faire changer le monde. Même s'il ne change que le temps de la révolution, c'est déjà ça.
Pandant les révolutions les hors-la-loi, les laissés-pour-compte, les escrocs, les brigands, tous ceux qui veulent se battre sont les bienvenus et peinards.
Vous, qui avez maintenant 89 ans, vous avez vu beaucoup de révolutions.
Après tout, même la résistance pendant l'occupation, c'était une révolution. Vous avez dû être résistant.
Moi, je sors de temps en temps avec La Révélation d'une main et des petits tracts de l'autre et je dis: Révoltons-nous !
Ce qu'il faut, c'est en même temps: Être révolutionnaire, avoir le pouvoir et se faire du fric. Et La Révélation d'Arès si ce n'est pas une idéologié (possible, puisque vous le dites), c'est unbon truc pour aller dans le sens de se faire valoir.
La croix, la flagellation, tout ça, c'est du cinéma. C'est dominer qu'il faut.
Lucien L.


Réponse :
Ô Lucien, je ne sais pas qui vous êtes, mais vous m'inquiétez. J'aime tous les hommes et je vous aime donc, mais, je l'avoue, vous êtes de ces "amis" dont j'aurais préféré qu'ils n'existent pas. Qu'est-ce qui dans ce blog vous incite à partir en mission sur un thème de révolution comme vous le faites ? Ce n'est pas du tout ça.
D'abord, je n'ai pas 89, mais seulement 84 ans.

Sous le soleil d'espérance qui me permet de traverser la vie du monde sans perdre la foi — J'ai beau avoir vu Jésus et entendu le Père, ce monde est par moments si affreux que j'en perdrais la foi — je me trouve souvent malgré tout sous l'ombre du nuage très gris, très épais, de mon siècle si décevant et inquiétant. La monde depuis Adam a pris un sacré coup de vieux et ce vieillissement n'a fait que s'accélérer. Mais sur le fond ?
En l'espace de ma vie de 84 ans la vie et le monde ont changé du tout ou tout en apparence , mais au fond ?
Né onze ans seulement après la guerre de 1914-1918, le monde avait certes déjà beaucoup changé au cours de ces années terribles, mais enfin, les gens parlaient encore un autre français, vivaient selon des idées encore du XIXe siècle. Je me souviens être tombé sur le gros portefeuille du grand-père de mon grand-père paternel, qui avait été sergent à la Garde Impériale, et qui avait écrit à la plume sur le cuir les batailles auxquelles il avait participé: Austerlitz, Eylau, etc., et ça me paraissait très proche. Tout était pensé autrement et beaucoup plus lent dans mon enfance. La guerre de 1939-45 et l'occupation allemande ont encore changé beaucoup de comportements. J'étais alors adolescent.
La vie s'est alors accélérée. Jeune inégnieur je vis l'irruption de quantité de techniques nouvelles et des changements de comportement qu'elles entraînaient. La langue se modifia.
Aujourd'hui les modes, les arts, les idées, les changements de toutes sortes passent à toute vitesse. Je me rendis parfaitement compte qu'une édition de La Révélation d'Arès faite avec certaines annotations en 1984 devaient déjà être refondue pour l'édition 1995, puis refondue pour l'édition 2009, et devraient déjà être repensée à présent.
La tête vous tourne ! Vous êtes soumis à un système qui vous broie et auquel vous ne pouvez pas échapper par la révolution, parce que la révolution emploierait les moyens mêmes du système et vous ferait retomber dans le système seulement avec d'autres mots et d'autres gens pour vous gouverner. C'est là que je me dis: "La vie et le monde ont changé du tout ou tout en apparence , mais au fond ?" Au fond, je crois qu'on confond accélérations, agitations, modes, avec changements... La révolution détricote l'ancien régime, mais en retricote un nouveau avec la même laine matérialiste. La forme change peut-être un peu, mas pas la matière.
En fait, rien n'a changé. C'est toujours le système, qui s'est seulement donné des modes différents, et on ne peut absolument pas en sortir par la révolution qui ne peut produire qu'un système homologue. Du système nous sommes prisonniers. L'empereur Guillaume fit place à Adof Hitler, le tsar Nicolas II fit place à Staline, la quatrième république à la cinquième républisue, etc. Et ce sera ainsi jusqu'au péché des péchés (Rév d'Arès 38/2).
Mais nous, Pèlerins d'Arès, réveillés par La Révélation d'Arès, savons que cette prison offre des failles qui permettraient une évasion à des hommes assez volontaires et courageux pour mincir jusqu'à pouvoir s'y faufiler et passer de l'autre côté..
Oui, nous savons que, si une révolution politique ne servirait à rien, nous pouvons nous évader par un autre moyen: la pénitence, le changement de vie personnel (Rév d'Arès 30/11), parce que si ce changement de vie personnel finit après plus de quatre générations (24/2) par toucher un nombre non négligeable d'humains quelque chose d'autre, de tout à fait autre, se produira et nous sortirons du système, le monde changera (28/7).
Devenez pénitent, mais pas révolutionnaire. Nous sommes des insurgeants spirituels, pas des révolutionnaires.
Où habitez-vous ? À quelle mission puis-je vous envoyer ?


18oct13  149C25  
Ça a commencé dans le jardin d’Éden,
Adam s’empare du fruit et pense : "Je veux être comme le Père, connaître le bien et le mal." Ce n’était pas une idée à lui, c’était le rusé qui la lui avait soufflée.
Vous avez remarqué ? Les idéologies sont presque toujours les idées des autres.
Ce sont des idées qu’on nous souffle.
Et ça souffle dur depuis le jardin d’Éden, quelle tempête ! L’idée initiale a gonflé, s’est multipliée et surmultipliée ; nous avons mis de l’idéologie partout, dans la politique dans la religion dans la philosophie, dans la science, et même dans le commerce, pour vendre de la poudre de perlinpinpin qui fait maigrir ou des filtres à eau qui rendent l’eau plus propre que propre. Il nous faut maintenant, dans tout les aspects de notre vie (?), l’idéologie qui va bien, le système de pensées vieilles et statufiées, les lois et condamnations définitives,  comme si on ne pouvait plus rien faire sans un système de pensées qui nous justifie ; nous avons inventé tout un tas de mots qui se terminent en “logie” ou en “isme”.
Quel boucan, le vent qui siffle dans les haubans !, dit le navigateur solitaire qu’est l’inlassable chercheur de Vie.
Et tout ça pourquoi ? Nous voulons être comme Dieu, connaître le bien et le mal.
Mais nous ne sommes pas Dieu, nous n’y arrivons pas.
Pourtant nous faisons des efforts, Nous faisons beaucoup de bruit. Nous déplaçons beaucoup d’air.
Et ça noircit des tonnes de papier avec de l’encre, ça en remplit des bibliothèques entières, ça réfléchit dur, ça chauffe sous le chapeau, le pavot bout (Rév d'Arès xvi/16).
Avez-vous idée de l’immensité de la complexité, de la quantité, de l’énormité, de la vanité des idées erronées inventées par la pensée déformée de l’humanité ? Rien que d’y penser, ça donne le vertige. Et tout ça pour quel résultat ?
Ce monde épouvantable, l’abomination haute comme une falaise (Rév d’Arès 28/12) dans laquelle nous vivons.
Terrible constat d’échec de notre intelligence d’homme, faible lumignon (Rév d’Arès 32/5).
Pourtant le Père l’avait dit dans le jardin d’Eden: "Faites ce que Je vous dis et vous vivrez."
Voilà, ça, ça me botte, c’est simple. C’est ça qu'il faut, être un simple d’esprit, redevenir un enfant, écouter mon Papa quand il dit : "Attention où tu marches, tu vas tomber."
Alors j’obéis, je fais attention où je marche pour ne pas tomber. J’ai confiance dans mon Papa parce que je sais qu’il m’aime,
et parce que je l’aime aussi.
La Révélation d’Arès n’est pas une idéologie pour la simple raison que le Père revient pour nous dire simplement ce qu’il a toujours dit depuis le début : Faites Ma Volonté et vous Vivrez !
Le Père ne nous dit pas de réfléchir avec notre intelligence d’homme, il nous dit de faire. Le Père dit : À Moi la Puissance et la Connaissance; à toi la mesure, la patience et la piété [Rév d'Arès 39/3].
Le Père veut nous dire en d’autres termes : C'est Moi qui ait le Pouvoir de Savoir, toi tu mets tes pas dans Mes Pas, tu fais ma Volonté.
La Bible disait déjà: Il n’appartient pas à l'homme qui marche de diriger son pas” (Jérémie 10/23). Le roi Salomon disait: “ …à faire beaucoup de livres il n’y a pas de fin, et se consacrer beaucoup à eux est une fatigue pour la chair.” (Ecclésiaste 12/12)
Ça ne sert à rien de se triturer les méninges pour tenter de cerner la Vérité absolue par nos propres moyens, car nous n'y arrivons pas et ce n'est pas cela que le Père nous demande de faire.
Le Père nous demande de Faire. Il ne nous demande pas de réfléchir à une idéologie.
Que règne sur nous Ta Sainteté
pour que nous fassions Ta Volonté (Rév d'Arès 12/4)!
 
La petite parcelle de Vérité qu'il y a dans la Parole est suffisante, ne cherchons pas midi à quatorze heures. Le vrai problème n'est pas de savoir [pour savoir], mais de savoir quoi faire.
Mais la Parole nous dit-elle quoi faire ? Oui, d'une manière générale, la direction de certitude: être pénitent, moissonner des pénitents, faire le Bien....
Mais dans l'instant présent, face à une situation complexe, imprévue, est-ce que nous savons quoi faire ?
Nous ne savons pas. Seul le Père sait : Toi seul est Saint (Rév d'Arès 12/4).
Dans l'instant présent c'est le Père qui nous guide, mais encore faut-il entendre sa Voix.
Nous ne savons pas quoi faire parce que nous n'entendons pas, les oreilles pleines de sable, et nous ne voyons pas, les yeux remplis d'images immobiles, nous ne voyons pas le Réel, nous voyons nos pensées qui sont vieilles et statufiées, nous vivons de mots. Nous ne savons plus observer le Réel. Comment était la lune hier ?
Nous n’entendons pas la pierre crier. Pourquoi ? Parce que l’homme crie dans son oreille, n’entend pas la pierre... la tête sème les oreilles…trois sourds (Rév d'Arès xxiv/3-6)
Semer les oreilles c’est écouter et se laisser illusionner et séduire par toutes les idéologies du monde.
Écouter les idéologies, c’est devenir sourd à la Voix du Père.
Savoir Quoi Faire c'est Voir et Entendre. C'est être relié au Père, c'est être Un :
Sois Un dans toi!
Ta dent mord Ma Lèvre, elle tient.
ta dent mord ta lèvre, tu es deux. (Rév d'Arès xxiv/1)
                                               
Il ne s’agit pas de découvrir quelque chose de nouveau, un autre échafaudage branlant de vieilles idées poussiéreuses repeintes à neuf, une nouvelle idole de l’esprit ou un moderne veau d’or, tous aussi immobiles et vains les uns que les autres.
“Il n’y a rien de nouveau sous le soleil,” dit le Roi Salomon. (Ecclésiaste 1/9)
En fait, avant de faire, il faut défaire, (mais comme disait ma Maman, faire et défaire, c’est toujours travailler) désemplir le cerveau du trop plein inutile, il n’y a rien à trouver, il y a seulement le “quelque chose” qui est là depuis le début et qui nous attends, patiemment, hors du temps, le mur du Temple auquel nous sommes moulés. (Rév d’Arès 1/11). Le Père nous le dit simplement : Il s’agit de retrouver la Vie (Rév d’Arès 24/5) et Il ajoute : Je suis la Vie (38/5)
Le Père ne donne plus la Vie; Il L’a donnée une fois, l’Oasis (Rév d’Arès 24/3).
Retrouver la Vie c’est redevenir image et ressemblance du Père [Genèse 1/26-27].
C’est retrouver l’état originel de vie physique et Vie spirituelle fondues dans l’Un.
Ce processus est un ensemble d’actions concrètes, vivantes et Vivantes.
Le Royaume du Père n’est pas un but lointain à atteindre, un concept inaccessible, c’est un mouvement vivant qui se met en marche pour changer le monde, maintenant, tout de suite, dans le Réel/action/présent.
Et si certains insistent pour nous dire que c’est quand même une idéologie, nous leur dirons en dernier recours, concession aux mythes séculaires, concession à ceux qui sont encore prisonniers des mots : Si c’est une idéologie, alors c’est l’Idéologie du Père, nous voulons bien la suivre Celle-là, parce que si ça vient du Père, nous avons confiance que c’est Bien et que ça va enfin marcher, que le monde va changer.
Nous sommes comme des petits enfants, nous avons confiance dans notre Père. Mais là nous rentrons dans le domaine de la foi, la foi active. La foi sans idéologie humaine. Ou la foi avec l’Idéologie du Père. Nous n’avons pas d’idéologie humaine,
c’est le Père qui nous dit ce que nous devons faire : Mettre ses pas dans Mes Pas (Rév d’Arès 2/12). C’est simple non ?
C’est pour ça que c’est difficile à comprendre, parce que c’est trop simple pour nos esprits torturés, culturés, conditionnés, compliqués, d’idéologisés.
La preuve, ça m’a pris dix-sept ans pour comprendre.
Didier Roger en Amazonie brésilienne.


Réponse :
Voilà un commentaire très long, mais comment ne pas le publier intégralement ; il vient de si loin.
Merci, frère Didier, d'avoir travaillé avec notre sœur Fernanda pour la traduction portugaise de La Révélation d'Arès.
Je vois que vous connaissez très bien La Révélation d'Arès.


20oct13  149C26
Dans vos récents commentaires [149C17], frère Michel, vous avez pris l'exemple du fossoyeur [?] qui agit à l'intérieur du camp de concentration.
Cet homme a le cœur et le crâne bourrés de propagande et d'idéologie nazie. C'est là très certainement l'élément essentiel qui détermine sa pensée et son comportement, mais cet homme est aussi je le crois, je le crains , un homme ordinaire qui connaît des éclairs, des retours de conscience .
Ce n'est là qu'hypothèse de ma part mais cet homme dans ses moments de lucidité et de souffrance, je l'entends bien dire dans sa tête quelque chose comme :
"Oui, la situation est épouvantable, tragique même, mais si je refuse de faire ce sale boulot ma hiérarchie est capable de m'envoyer sur le front de l'Est et là... les dernières nouvelles ne sont pas bonnes du tout ! On dit que nos armées se seraient enlisées dans un incroyable bourbier, on dit aussi que les combats là-bas sont très très durs ! Si on m'y envoie j'ai toutes les chances de me faire déchiqueter lamentablement quelque part dans cette immensité russe. Tant pis, de toutes façons, ici personne n'a le choix. Alors, tu fermes ta gueule, tu restes à ton poste."
Il y aurait peut-être là un théâtre à recréer; le théâtre de la conscience et du murmure intérieur.
Jacques C. de Pays de Loire


Réponse :
Mon frère Jacques, je ne crois pas une seconde que la peur d'être "envoyé sur le front de l'Est dont les dernières nouvelles ne sont pas bonnes du tout," le nazi employé au camp d'extermination d'Auschwitz eût trouvé une excuse valable pour continuer de gazer des trains entiers de juifs, de polonais, d'homosexuels.
Si ce fonctionnaire de la mort de masse réalisait l'horreur de l'idéologie qu'il servait et était pris de remords, il n'avait qu'une solution: Cesser et partir où qu'on l'envoyât.


20oct13  149C27
À lire ce blog, je constate que le mot idéologie n'est pas clair pour tout le monde.
J'ai ma propre définition : L'idéologie est une utopie qui a réussi... du moins jusqu'à ce que la conscience humaine prenne le dessus et balaie tout ça. Les exemples qui nous sont les plus proches sont les idéologies nazie, communistes et vu sous un autre angle, la religion.
D'après ce que j'en sais, elles sont souvent issues du travail d'un penseur selon trois étapes plus ou moins imbriquées.
L'observation du monde, la mise à jour des constantes, des désordres puis la rédaction des contraintes, lois et dogmes pour remédier à ce que cet homme pense comme nocif. Une origine, donc qui parait louable, crée pour "le bien du monde."
Hélas, ce travail est parfois récupéré par un homme qui recherche le pouvoir et met en pratique ces préconisations. On pense à Marx [comme penseur] et Staline [comme exécuteur]. Ce dernier s'applique à s'attribuer les parties de la doctrine [du premier], qui l'arrangent, de façon à créer la foi du peuple en "la grande valeur" de cet homme. On appelle ça le culte de la personnalité. Et on en connaît les funestes résultats.
L'idéologie est l'addition de constructions intellectuelles totalement rationnelles utilisées pour exploiter la crédulité des hommes afin de mieux les asservir. Le problème, c'est qu'elles sont issues de la réflexion d'un homme sur le monde vu à travers ses propres filtres, avec ses erreurs, ses approximations et ses préjugés. L'idéologie nazie en est une criminelle illustration.
Rien à voir avec la foi telle qu'elle est dépeinte tout au long des [entrées de ce] blog.
Le cas des religions est différent mais avec un résultat identique. Ce n'est pas un penseur qui a mis sur pieds leur idéologie au départ, mais la Parole de Dieu qu'ils ont détourné à leur profit. Pour le reste tout est identique, observation du monde et création de dogmes pour soi-disant remédier aux désordres mais en réalité tirer les ficelles du pouvoir, en s'adaptant à l'époque à grands à-coups de synodes et autres conclaves. L'histoire est pleine de funestes conséquences là aussi.
En résumé, je suis d'accord avec Bernard de Bretagne Sud [149C22], l'opposition foi-idéologie n'est pas la plus évidente. L'idéologie et ses errances justifie à elle-seule la pertinence de ce blog.
Je cite pour finir un passage de votre article "Pénitence" [dans "Le Pélerin d'Arès" 1993/1996], qui montre à quel point les idéologies persistent malgré les désastres engendrés car elles permettent à certains d'exprimer leurs peurs et leurs mal de vivre à travers elles.

"--A l'automne 1995, un vieil historien et philosophe de l'extermination des Juifs, forme particulièrement horrible du péché de masse en ce siècle, enquêtait en Allemagne sur les "skinheads", qui l'invitèrent à une réunion néo-nazie. Cheveux tondus, bottés de cuir, sanglés dans des uniformes SS, lançant des discours et des chants nazis glorifiant "le pur aryen, homme de bien et de justice",appelant à la "solution finale contre le mal" : la destruction des "races inférieures", ces jeunes gens montraient une connaissance saisissante de comportements inusités et interdits depuis 1945.
L'historien demanda : "Vous avez entre 16 et 25 ans, vous êtes des gamins. Où avez-vous appris tout cela ? — Dans des films, répondirent les jeunes. — Mais aucun film n'a fait l'apologie de ces temps sinistres depuis 1945. Quels films ? — "Holocauste", "La Liste de Schindîer," [répondirent-ils]. L'historien béa de stupeur. Dans des films faits pour que le publie vomisse l'idéologie raciste et pleure sur leurs victimes, ces jeunes gens s'étaient identifiés aux bourreaux et pleuraient sur les bourreaux en qui ils avaient vu le bien !
"Cet historien-philosophe, quoique juif, conclut en substance : "Je compris que dénoncer et interdire le mal ne suffira jamais pour supprimer le mal. À ces jeunes gens nous devrions proposer un idéal de bien concret, exemple à l'appui. Mais nous en sommes tout à fait incapables." L'historien — son nom m'échappe, je cite ses propos de mémoire — esquissait sans le savoir le mécanisme de la pénitence. Il voyait qu'il ne suffirait pas que les jeunes néo-nazis fussent empêchés de force ou même s'interdisent de faire le mal ; ceci ne constituerait qu'une mesure d'ordre public, réussie ou non. Il faudrait encore qu'ils acceptent d'accomplir non le "bien" selon leur conception, mais le vrai Bien, et que pour cela la démonstration du Bien leur fût faite. C'est à démontrer le vrai Bien au monde que nous appelle La Révélation d'Ares."

JP du Limousin


Réponse :
L'idéologie n'est pas du tout "une utopie qui a réussi". Quantité d'idéologies sont restées ou resteront les rêves de leurs auteurs.
Je dirais même que rares sont les idéologie qui ont réussi, et encore ! la plupart n'ont réussi que temporairement. Le nazisme ne dura que 12 ans (1933-1945) et le communisme soviétique 73 ans (1917-1990). Le communisme dur subsiste en Corée du Nord, mais en Chine et à Cuba il est très dénaturé.


20oct13  149C28
Une idéologie est toujours une illusion qui adoucit notre détresse (Rév d’Arès 23/3). Nous nous y accrochons comme on amarre un voilier parfois définitivement, oubliant qu’il est fait pour prendre le large avec pour Vent la Parole du Père. Ce sont nos faiblesses qui nous font refuser l’alliance de l’Aigle (23/2). Nous accrochant à des idées figées qui pourrissent (Rév d’Arès xix/11), oubliant que si nous sommes maîtres du bois, nous ne sommes pas Maîtres de l’Eau (Rév d’Arès 18/3).
Aussi tentante soit-elle, toute idéologie nous enferme, alors que la Parole redonnée à Arès nous libère en nous ouvrant les portes du monde (Rév d’Arès L/6).
L’idéologie au mieux fige la Parole, oubliant que seule la Parole libre peut courir vers son but (Rév d’Arès 10/10).
Ce n’est pas notre pauvre tête qui peut comprendre cela, mais l’expérience réellement vécue, accomplie dans notre quotidien de la Parole (Rév d’Arès 24/1), s'emploie sans cesse à comparer, à évaluer, à critiquer, à me mentir, sans fin, sans répit
Il est tentant, lorsque nous sommes en mission ou lorsque nous sommes en assemblée, de transformer la Parole et les enseignements de Mikal en une idéologie figée comme la glace plutôt que d’accepter les mouvements de la houle du large guidé par le Vent de la Parole, d’accepter que cette Parole est là pour fertiliser nos têtes vides, ouvrir nos cœurs et nous conduire vers la Vie. Merci pour cette entrée qui nous rappelle inlassablement la direction.
Ma Sagesse Se suffit à Elle-même ; Mon Souffle rafraîchit les intelligences (Rév d’Arès 10/12).
Louis-Marie de Belgique


Réponse :
"Une idéologie est toujours une illusion qui adoucit notre détresse (Rév d’Arès 23/3)," dites-vous, Louis-Marie.
En parlant d'une détresse, d'une difficulté à vivre la pénitence, à faire l'ascension des Hauteurs Saintes, qui ne trouvera d'adoucissement que dans une idéologie, vous parlez nécessairement d'une détresse collective, parce qu'il n'y a d'idéologie que collective.
Toutefois, vous soulevez là (peut-être sans l'avoir voulu) une question intéressante: Peut-il y avoir une idéologie personnelle, individuelle, vécue dans la solitude ?
Je ne veux pas réponde de but en blanc, sinon je répondai :Non. Je vais y réfléchir.
Pour l'heure, je peux dire seulement que tout vécu de la foi, s'il est personnel — et il doit l'être — est une ipséité. Le mot étant rare, mais étant irremplçable, je rappelle que l'ipséité est le caractère de l'être conscient qui est lui-même, soi-même et nul autre.
L'ipséité du pénitent côtoie d'autres ipséités, autant d'ipséités qu'il y a de pénitents dans l'assemblée, tout autant uniques. Ce qui à la mort entre dans l'au-delà c'est l'ipséité pénitente sous forme d'âme. Il incombe certainement, pour que l'assemblée soit aussi cohérente que le Père la veut, que chacun se réalise individuellement mais en harmonie avec tous les autres. La quête de l'harmonie demandant que chacun se compare discrètement aux autres, il importe que chaque pénitent ou pénitente ait de soi une vision aussi exacte que possible, mais une assemblée de visions individuelles de soi est tout le contraire d'une société idéologique.
Le célèbre conseil aux hommes gravé dans la pierre du temple de Delphe, repris par Socrate: "Gnôti seauton !" = "Connais-toi toi-même !", que rappela Platon, est donc tout indiqué pour chaque Pèlerin d'Arès auquel il dit: "Prends conscience de ce que tu es, parce que personne ne fera ta pénitence à ta place !" C'est tout le contraire de ce que dira une idéologie qui cherche à universaliser le comportement de chacun pour en faire le comportement de tous.
Augustin d'Hippone (le fameux saint-Augustin) s'adressant à Dieu dit: "Tu as ébloui mon regard de myope par la force de Ton Rayonnement." Il dit bien "mon regard de myope" et non notre regard. Il parle pour lui-même. Il ne parle pas pour la masse chrétienne. Il n'écrit pas une idéologie. Aussi l'église a-t-elle eu tort de faire de l'expérience unique, de l'ipséité d'Augustin, une règle générale, donc une idéologie, qu'elle s'est efforcée de faire partager.
Il n'y a de transcendance, de transfiguration, que personnelle. Nulle idéologie ne peut y conduire.


20oct13  149C29
Je réfléchis, tout bas…et je me dis :
Il y a un distinguo à faire entre idée et réflexion : l'idée, dans le sens que je lui donne, envahit mon cerveau, jaillit sans l'intervention de ma liberté alors que ma réflexion "pèse", délibère… et invite l'âme.
La réflexion peut ne produire qu'une idée de plus ;  au mieux, elle envisagera une action — mais je ne suis pas assurée que ce sera pour le bien —  souvent même une action au service de l'égo… Mais elle laisse un peu de place à ma "liberté", me permet d'entendre la Parole.
Car mon cerveau, mon esprit fait de chair, a usurpé la place du maître. Et dans une des phases, un des âges de ma pénitence, je comprends les insuffisances de ce maître fou, et j'essaie de lui imposer le silence, de le rendre immobile et calme afin qu'il laisse sa place au vrai Maître de ma personne, à mon vrai corps : mon âme [Rév d'Arès 17/.3].
L'homme est de chair, d'esprit et d'âme (17/7) — La chair et l'esprit, privés de l'âme, s'associent pour produire quelques "opérations", toujours les mêmes, à seules fins de se perpétuer, de durer, de s'imposer, de dominer, d'accaparer pour soi. L'esprit — pas plus que la chair — n'est libre. Il est essentiellement et matériellement limité — et pas d'absolu pour lui, que du relatif, que du déjà connu, que du vieux : l'esprit, c'est la fin des magnificences infinies ! [Rév d'Arès 4/6]
L'esprit est dans le temps [Rév d'Arès 12/6], dans le compte et dans le bruit [vii/10, xi/3-4, ii/7-13, vii/4-16, etc] : Il s'emploie sans cesse à comparer, à évaluer, à critiquer, à me mentir, sans fin, sans répit : Il m'enferme en moi-même. Il ne peut rien créer, il reproduit seulement et agence entre eux des éléments disparates, parce qu'il n'est que mémoire du passé, la somme de mes expériences, comme une sorte de temple d'un savoir relatif et figé. Ainsi l'esprit ne peut produire l'Amour absolu, pas plus qu'il ne peut évoluer dans la Liberté absolue, dans la Vérité… il ne connaît rien de tout cela, sinon les idées et les mots. Mais nous savons que "le mot n'est pas la chose". Le domaine hors du temps de l'Amour, de la Liberté, de la Parole Créatrice, du Beau, du Bien, de l'intelligence spirituelle, c'est le domaine infini de l'âme.
Si par bonheur l'âme parvient à spiritualiser l'esprit et la chair, alors… nous sommes sauvés !
Françoise S. de Bretagne-Sud


Réponse :
L'homme est de chair, d'esprit et d'âme (Rév d'Arès 17/7) inséparablement. C'est-à-dire qu'aucune des trois parts de l'homme ne peut fonctionner correctement sans les deux autres.
La mort tue la chair et l'esprit, laisse l'âme s'élever, mais celle-ci vit plus ou moins précairement dans l'au-delà, car la mort est une anomalie et nous mourons tous en attente de la résurrection générale au Jour où le Créateur verra assez de Bien sur terre pour renouveler l'Éden, le Jour où le Créateur réunira les trois parts séparées de la créature..
Donc, si vous dites: "L'esprit est dans le temps [Rév d'Arès 12/6], dans le compte et dans le bruit [vii/10, xi/3-4, ii/7-13, vii/4-16, etc], s'emploie sans cesse à comparer, à évaluer, à critiquer, à me mentir, sans fin, sans répit," vous ne pouvez parlez que de l'esprit de quelqu'un qui vit dans la chair, mais sans âme.
Si une personne de chair est personne de bien, elle a une âme, mais son âme ne peut fonctionner sans l'esprit, qui lui est inséparable et indispensable. L'esprit fonctionne alors tout autrement que vous le dites.
L'esprit dont parle votre commentaire, qui "s'emploie sans cesse à comparer, à évaluer, à critiquer, à mentir, sans fin, sans répit" ne peut être que celui de quelqu'un sans âme qui, s'il ou si elle continue sur cette ligne de comportement terrestre, aboutira dans les ténèbres glacées après sa mort. Mais si la personne a une âme, son esprit se comporte autrement... Pardonnez-moi de me répéter. Je voudrais tant que nous nous comprenions..
L'esprit Ui "s'emploie sans cesse à comparer, à évaluer, à critiquer, à me mentir, sans fin, sans répit", ma sœur Françoise, serait-il le vôtre ? Je n'en ai pas l'impression. Je vous ai vue l'autre week-end à Lorient et je vous ai trouvée comme une pénitente parmi des pénitents. Je présume que vous avez une âme. Comment votre esprit, s'il est celui d'une pénitente, pourrait-il "mentir" à celle-ci ?
Il y a quelque chose d'intéressant, mais d'incompréhensible (pour moi du moins, mais je ne suis pas finaud) dans votre commentaire.


20oct13  149C30  
Les idoles de l'esprit (Rév d'Arès, 23/8) créées par le développement du système adamique et que nous vénérons inconsciemment ne sont pas toujours faciles à identifier, masquées par l'endoctrinement insidieux des medias qui massifient la pensée.
Nos contemporains, déshabitués à réfléchir, ont amalgamé des pensées communes dans ces idéologies modernes qu'ils se sont appropriées comme si elles étaient le fruit de leur propre analyse.
On vénère la déesse démocratie ou le titan du Parti communiste, on fait des incantations à la déesse croissance, on invoque la magie des marchés, magie blanche ou noire suivant le point de vue d'idéologies rivales communément appelées de droite ou de gauche, ignorant le juste milieu. Je suis milieu (Rév d'Arès, ii/4) nous dit le Créateur, seule référence sans idéologie pour toute l'humanité.
 
Maxime Kantor, figure de l'underground moscovite des années Brejnev, écrit en fin d'un article publié dans Courrier International : "Afin de stopper la guerre, il faudra renoncer à une foi aveugle dans le progrès et le libéralisme. Il ne suffira pas de vider les bulles spéculatives, il faudra percer une bulle bien plus redoutable : celle de l'idéologie". Belle formulation mais l'analyse qui la sous-tend est biaisée par son contexte intellectuel d'opposition entre l'Occident et le communisme. Il pense que répandre la guerre au nom de la démocratie est la stratégie de survie que celle-ci aurait fabriquée pour survivre : gouverner par le chaos. C'est sa manière d'interpréter les postures et discours des va-t-en guerre américains et européens qui ont initié et soutenu beaucoup de ces dramatiques guerres civiles ou militaires récentes en armant les belligérants ou en envoyant des bombes tuant au hasard et surtout des civils. Mais la démocratie ne pense pas, le renversement d'un tyran au nom des droits de l'homme est le prétexte trouvé par des pilleurs locaux ou internationaux qui tireront profit de la guerre pour accroître leur richesse et leur pouvoir.
Quand on gratte pour percer la bulle de l'idéologie démocratique, on n'y voit qu'une méthode de sélection électorale de "gouvernants", des dominateurs qui s'économisent le recours à la force brute antique grâce à la contrainte juridique des textes qu'ils élaborent, c'est l'idéologie de l'État de droit qui sous-tend celle de la démocratie. Mais elle n'est qu'une modalité de transmission du pouvoir, une alternative aux vieilles méthodes du choix par l'onction, la génétique ou la révolution, la logique de domination et sa barbarie restent. Quand on perce la bulle de l'idéologie de la croissance, on y trouve la course frénétique au compte, au gaspillage qui détruit les hommes et leur planète. Quand on perce la bulle de l'idéologie des marchés libres, on découvre le détournement d'un outil utile à l'échange vers un système de prédation des fruits du travail humain en faveur des plus puissants et des plus malins, orchestrée en connivence avec les gouvernants politiques. Débarrassée des oripeaux des idéologies locales occidentales, chinoises ou autres, la réalité planétaire est bien celle contre laquelle la Parole nous met en garde : J'ai interdit qu'on s'empare de l'héritage de Mon Peuple et de son gouvernement que J'ai donnés à tous (Rév d'Arès, 27/5).
 
La dérive idéologique n'a apparemment pas épargné nos petites assemblées d'apôtres. Peut-être comme d'autres groupes humains le font, en parlant trop et en remuant des idées au lieu d'aller partager la Vie avec nos frères humains dans la mission publique ? Peut-être parce que la difficulté à faire sentir au monde notre différence a conduit certains à lui parler au travers d'une sorte d'idéologie arésienne émergente au lieu de l'aimer inconditionnellement pour lui faire sentir le rayonnement que la pénitence crée ? Peut-être en tenant à distance ceux qui pensent différemment ou qui s'expriment de manière peu conforme à une culture naissante des assemblées locales, se privant ainsi de la richesse créative des nombreux reflets des roches ? Peut-être en cérébralisant l'enseignement prophétique et en le dissociant de son contexte et de son accomplissement ? Quels que soient les pièges actuels que le prophète a identifié en visitant les assemblées, la déculturation, le nettoyage du réflexe idéologique doit commencer par nous mêmes, pour faire de nos assemblées de vrais laboratoires du monde changé, des lieux d'expériences, d'existentialisme spirituel.
La pénitence libère de toutes ces idéologies qui créent dans l'humanité des particularismes artificiels dont se servent les pouvoirs pour diviser et régner. Ces idéologies imposées historiquement par la force aux minorités sont maintenant véhiculées par le "soft power" d'un endoctrinement médiatique mondialisé.
Face au désert spirituel que le système propage, il faut fouiller notre désert pour retrouver la Vie [Rév d'Arès 24/5], restaurer la pénitence comme Fond de la Vie individuelle, restaurer l'Amour comme Fond de la coopération entre les individualités et les petites unités autonomes sur lesquelles il nous faudra reconstruire des assemblées puis le monde. Long travail pour les générations qui viennent, la multitude dont les os ajoutés dresseraient une montagne qui retrouvera la Vie (Rév d'Arès, 24/3).
Antoine B. d'Aquitaine


Réponse :
La troisième partie de votre commentaire, frère Antoine, me frappe ;elle est particulièrement pertinente. Elle est la réduction à  la dimension spécifique de notre propre "assemblée d'apôtres" des deux parties précédentes du commentaire plus générales, universelles.
Si beaucoup des nôtres "idéologisent", si je peux dire, leur propos missionnaire, c'est parce que dès l'école ils sont formés à... comment dire ?.. organiser leurs pensée en introduction + terme 1 + terme 2 + terme 3... + conclusion, faire de leur foi un essai mental, un essai au sens littéraire de production de celui qui s'essaye dans un genre, mais qui répond à une "rigoureuse" (mot de prof) organisation de la pensée. Notre pensée pécheresse s'organise comme une horloge — une idéologie est une horloge impérieuse qui veut imposer son temps aux autres horloges —, mais quand il n'y aura plus ni jour ni nuit (Rév d'Arès 31/8) il n'y aura plus d'horloge...
Or, les nôtres "idéologisent" mais ils "idéologisent" mal — Tant mieux dans un sens ! Ça donne à réfléchir dans un autre sens, voir plus bas.
Ils "idéologisent" mal presque inévitabement, parce qu'il n'y a rien d'organisé à la façon humaine dans La Révélation d'Arès — il y a tout partout, comme je dis parfois —. C'est un trait particulier de la Parole. La Parole accomplie donne la Vie, mais la Vie n'est pas un miracle théorisé, c'est un miracle tout d'un bloc, parce qu'elle est l'image et ressemblance de la Vie du Créateur, Vie hors du temps (Rév d'Arès 24/1, 12/6) où la pensée se fait d'une tout autre façon dès qu'elle s'évade de l'échelonnement, du tic-tac du temps.
Hier j'étais à Toulouse discutant avec l'assemblée du lieu des difficultés de la mission. Mes frères parlaient des missions auxquelles ils s'opposent dans la rue: Témoins de Jéhovah, évangélistes et, récemment, l'apparition d'une jeunesse catholique apparemment réveillée et remontée par son nouveau pape François. Autrement dit, ils sont eux sans idéologie face à des frères humains bardés d'idéologies précises, claires et nettes.
Frère R. évoqua une rencontre avec un catholique qui lui avait dit "Vous êtes bien prétentieux de croire que vous pouvez vous-même vous sauver, alors que la Grâce salvatrice vient du Ciel et uniquement du Ciel. L'homme est un pécheur que seuls les sacrements, pourvoyeurs de Grâce, sauvent: Baptême, confession, communion, etc."
Qu'aurais-je répondu à la place de frère R. ? Ceci: "C'est vous le prétentieux, mon frère, puisque vous partez d'une revendication absolue et sans discussion. Vous parlez de Grâce sacramentelle salvatrice, point final ; c'est l'idéologie de votre église. Les réalités sont tout autres et plus problématiques. Le Créateur m'a créé libre du Bien et du Mal. Si je fais le Bien, je me sauve. Si je fais le Mal je me perds. C'est mon choix. Ce que je fais de bien est donc plus fort que ce que je crois. Ceci dit, tout comme Dieu peut se taire ou parler aux hommes comme Il l'a fait à Arès en 1974-1977, je vous accorde qu'il peut ajouter sa Grâce dans ma direction, mais il peut aussi ne pas l'ajouter. C'est un problème, car ni moi, ni vous, ni votre église, ni personne ne sait si le Père le fera ou non. Qui peut savoir qui est sauvé, qui n'est pas sauvé ? dit la Parole d'Arès. Aussi suis-je reconnaissant au Père de me donner depuis deux mille ans une voie sûre pour me sauver moi-même: la pénitence, la pratique du Sermon sur la Montagne. Vous vous fiez à une idéologie péremptoire ; moi je ne laisse pas l'église remplacer mon cerveau, je pars du bon sens que m'inspire la Parole. Je suis un homme libre face à un Dieu Libre."


21oct13  149C31
Nous avons d'infiniment nobles espérances, un idéal ("apôtre de l'idéal", entrée 142) spirituel raisonnable (de raison) et merveilleux, mais pas d'idéologie.
Rien ne doit rester au stade des idées.
Tout est à accomplir (Rév d'Arès 30/3, 35/6, 39/8, 40/4).
Nous n'avons pas de système d'idées constituant un corps de doctrine conditionnant le comportement individuel ou collectif. Tous est laissé à la conscience et à la liberté de chacun.
J'en témoigne ici avec 28 ans d'engajement arésien.
Les idéologies finalement débouchent sur une imposition, une domination [et des condamnations] si elles ne sont pas partagées. Nous, par contre, nous ne cherchons qu'à aimer.
Notre idéal est sans idéologie, c'est clair.
Alain M. d'Île de France


Réponse :
Exactement. "Tout est à accomplir" et à accomplir avec le souci permanent de toujours mieux comprendre la Parole du Père et les exigences de nos consciences qui Lui répondent et le souci de toujours mieux accomplir.
Toujours mieux... Toujours mieux comprendre et accomplir signifie que nous nous considérons en état permanent d'apprentissage et d'évolution spirituels et qu'aucune doctrine ou idéologie imposée n'arrête nos progrès qui ne finissent jamais.
La doctrine, l'idéologie, le dogme stoppent tout. Nous tout au contraire sommes la pierre de feu (Rév d'Arès L/6) qui coule sans cesse, s'étend, enrichit le monde de roches (aux mille reflets), d'îles, d'étendues nouvelles.
Depuis bientôt 40 ans je le dis et redis: La vraie foi est évolutive.


21oct13  149C32
La prière de groupe peut-être le début d'une idéologie ?
Luigi de je ne sais pas où


Réponse :
C'est une très bonne question, Luigi.
Une prière de groupe impose que le groupe connaisse unanimement, exactement, la même prière ou le même ensemble de prières. La fixation d'un ensemble de prières conçu pour être connu de tout le monde par cœur impose que toutes les idées qu'elle contient soient fixées. Ainsi la pensée cesse-t-elle d'évoluer. La prière devient un rabâchage. C'est une idéologie qui prend forme. Toutes les religions ont de telles prières apprises et récitées par cœur par leurs fidèles et cette piété stéréotypée, piété faite des mêmes clichés invariablement répétés, stoppe toute tentative de foi évolutive.
Oui, la prière de groupe débouche sur une idéologie. C'est pourquoi la pière est chez nous individuelle et libre, comme le recommandait Jésus : Quand tu pries, entre dans ta chambre (ou ta resserre), ferme la porte, et là prie... (Matthieu 6/6). La vraie piété ne reste vivante et donc évolutive que libre.


21oct13  149C33
C'est une des amours rédemptrices (sujet de votre entrée de blog précédente 148) que je ressens dans cette entrée.
Je réfléchis à petit feu aux idéologies, depuis un certain temps, notamment à la mienne, parce-que je suis conscient que je ne suis pas encore tout à fait libéré moi-même de l'idéologie. Je suis seulement en train de me libérer de la culture religieuse — qui est sûrement mère des idéologies — et qui nous dit : "Toi, mon fidèle, tu es sauvé et l'autre est perdu. Toi, tu as raison et l'autre à tort. Toi, tu es bon et l'autre est mauvais." Manichéisme, loi du talion, rédemption par la souffrance : "Tu as péché, donc tu es puni(e) et c'est dans ta punition que se trouve ton rachat."
L'imprégnation de cette culture est flagrante à tous les niveaux de la société : Politique, religion, médias, films, justice, et donc elle imprègne le peuple aussi.
Et voilà cette entrée :
Et c'est une Libération !
Le sang jaillit dans ma tête (Rév d'Arès 23/5) et dans mon cœur, je me sens plus apte à libérer, à aimer.
Je le savais déjà, mais je le comprend mieux. Je ne suis pas là pour semer mais pour moissonner (Rév d'Arès 6/2). Je vais mettre plus de mesure (7/6) dans ma mission infructueuse pour qu'elle devienne moisson. Merci !

Beaucoup de vos contradicteurs, comme Agathe (149C6) et d'autres d'ailleurs, partent du postulat, du préjugé que vous êtes l'inventeur de La Révélation d'Arès, que vos écrits, dont les écrits (33/10) de votre Blog, sortent de votre intelligence et par conséquent, ils vous voient comme un grand penseur, un grand philosophe, atypique certes, mais quelqu'un de très intelligent, très rusé. Or vous n'êtes pas très intelligent, et vous le dites de temps en temps, mais ils croient que c'est une ruse.
Ils partent avec des préjugés, ils partent perdants d'avance, ils se privent de découvrir la Vérité, parce qu'ils verraient tôt où tard, en lisant de manière objective et approfondie La Révélation d'Arès et vos écrits, qu'il y a autre chose qui dépasse le rationnel ; ils verraient que votre parole ne vient pas de votre intelligence, mais si je peux dire ça comme ça, que vous empruntez L'Intelligence du Père dans Sa Parole accomplie avec zèle (Rév d'Arès xxxvii/5), et que si la Lumière que  vous portez rend sombre les lumière de ce monde, c'est parce qu'elle est donnée par en haut et non par en bas
      
Quand j'y pense je me dis :  Quand même, n'y a t-il pas un homme reconnu pour son intelligence, un penseur, un philosophe, un scientifique, et qui serait un homme de notoriété qui voit que Mikal vole (Rév d'Arès xLiv/3-6-10-12) et assez humble pour admettre que votre Savoir (Blog 133) le dépasse, un homme pour parler de vous dans les médias, pour venir vous voir, voir les Pèlerins d'Arès, pour répandre la nouvelle, pour venir nous aider, pourquoi pas ?
Mais peut-être y en a-t-il qui agissent dans ce sens, peut-être certains vous ont-ils contactés.
Vous avez des propositions d'aide de "grands de ce monde"  Frère Michel ?
J'ai une autre question Frère Michel : Le phénomène technologique internet sur téléphone portable, très récent qui s’amplifie et scotchent devant leurs écrans les jeunes et les moins jeunes sans compter les facebook et autres sur PC, sur ordinateurs portables, à la maison, en déplacement, semble bien inquiétant pour le développement spirituel et même le développement intellectuel : Qu'en dites-vous ?
Xavier H de Région PACA


Réponse :
J'eus des contacts dans les années 80 avec M. François Mitterrand, mais ni lui ni aucun autre "grand de ce monde" ne m'a jamais fait de "propositions d'aide".
Les "grands de ce monde", frère Xavier, sont tous visés par La Révélation d'Arès.
Je n'ai encore jamais rencontré de prince sans ruse, qui accepte de se rendre à la Parole, qui me remette sa couronne et son bâton de commandement... et me suive à la Moisson (Rév d'Arès 15/7).
Certes, vous ne parlez que de princes qui me feraient seulement des propositions d'aide, mais, je le répète, même cela je ne l'ai pas encore vu. Jésus non plus ne le vit pas.
Concernant "le phénomène technologique : internet sur téléphone portable, très récent qui s’amplifie et scotche devant leurs écrans les jeunes et les moins jeunes sans compter les facebook et autres sur PC, sur ordinateurs portables, à la maison, en déplacement," je pense comme vous que c'est un phénomène "bien inquiétant pour le développement spirituel." Mais que voulez-vous? Nous devons faire avec. Nous n'avons pas le choix.
À nous de trouver le moyen de faire passer notre Message spirituel par l'obsession de la technologie électronique chez les jeunes. Je ne me sens pas apte à trouver ce bon joint, parce que je suis trop vieux ; quelque chose m'échappe dans le fonctionnement mental des jeunes rivés à leur électronique de poche ou de bureau. Mais vous, Xavier, qui êtes jeune, vous devriez chercher et vous trouveriez peut-être et, si vous ne trouvez pas, un autre de nos jeunes trouvera.


21oct13  149C34  
Je veux partager avec les soeurs et frères de vraie foi et tous les hommes de bien, des morceaux choisis de l’enseignement de Mikal sur la foi. Le prophète Mikal quoiqu’en disent certain nous transmet admirablement et formidablement la Parole du Créateur, pour notre salut et celui du monde. En tout cas, il le fait mieux que je ne saurais le faire... et il y met de la poésie également :

Citations d'écrits du Frère Michel :

L’amour ininterrompu pour Dieu commence par l’amour ininterrompu pour les hommes.
Pour aimer Dieu sans interruption, il faut, sans s’interrompre aimer les hommes. Ne pas oublier les hommes,
c’est ne pas oublier Dieu. Pèlerin d’Arès 1978 éditorial: « Plaisir et Gravité des croyants ».

Tout pèlerin d’Arès engagé, qui a approfondi le sens prophétique du Message d’Arès, connaît qu’à terme aucun ordre politique, religieux ou économique fondé sur la civilisation en cours ne résistera au Vent de la colère de Dieu (Rév d'Arès 24/4). Le Vent le balaiera. Mais le Vent c’est nous!

Par l’assimilation globale de la Parole, les contradictions se fondront dans cette simultanéité qui nous deviendra nature : Le manteau neuf (Rév d'Arès 1/1) comme l’outre est neuf, mais l’homme et le vin qu’ils abritent sont vieux comme la terre.
 
Mais croire n’est pas de fait, c’est de conscience, c’est accepter la Parole de Dieu pour l’accomplir (Rév d'Arès 24/1, 28/16, 30/3, 35/6... etc ) c’est choisir de prier et vivre cette Parole, travailler au retour d'Éden sur terre; cela ne tient pas compte des mœurs ou des acquis intellectuels, mais de la force qui déplace les arbres et les montagnes (Luc 17/6 , Matthieu 17/20). On n’y obéit pas, on est cette force. Rien de commun entre religion-idéologie et vie spirituelle, mais une longue guerre certaine. 
Voilà deux mille ans déjà, ce n’est pas "Discutez !" qu’ordonne Jésus à ses disciples, mais "Proclamez ! Annoncez !" (Marc 16/15). Débattre, c’est ou vouloir trop convaincre et faire plus douter encore (Rév d'Arès 7/3), ou tenter d’emporter le droit n’est que parole d’homme (Rév d'Arès16/12 ), donc arbitraire. On ne débat pas de Dieu comme de sécurité sociale où de paix.

Pour faire triompher Dieu, point de paix, mais l’épée (Rév d'Arès 35/14, Matthieu 10/34). Encore une contradiction apparente, qui sous son coup forge notre mental neuf.
L’appel à la Guerre Sainte est vieux comme la Bible et comme le Coran. Contrairement à une autre idée reçue. Jésus ne la récuse pas; il précise seulement voilà 2000 ans: "Je ne supprime pas, je dépasse" (Matthieu 5/17). Déjà il forge notre mental. À Arès il poursuit ce travail en nous; il répète que la victoire de la vie spirituelle, de la justice et donc de l’amour lui-même, peut passer par la violence (Rév d'Arès 28/21), et souligne cependant: Mais toi, tu ne porteras la main sur personne! (28/27), car tu es l’épée, mais le Bras qui la soulève, c’est Dieu.

Vous vous dîtes: "Je sais ce que je veux, mais si seulement je pouvais..." Je vous répondrai comme Jésus
au père convulsif: Si tu peux ! Tout est possible pour celui qui croit (Mac 9/23) parce qu’on ne peut pas croire dans La Révélation d’Arès sans croire qu’elle puisse réussir. C’est notre premier terme de foi.
(Le Pèlerin d’Arès N° 4 1981 éditorial: «Savoir ce qu’on veut.»)

Tout ce que fait Dieu, et qui vit de toute la splendeur de la Création, explose. Les étoiles, les météores, les nébuleuses sont explosion, et pour l’œil en extase quelle beauté !. La surface du soleil est explosion, et un beau jour d’été, quelle douceur pourtant ! Le centre de la terre qui aboutit aux volcans est explosion, et quelle contemplation, même tremblante et quel engrais de cendre!
Il n’y a que l’explosif inventé par l’homme qui provoque la guerre et l’horreur. L’explosion de la foi comme celle de Dieu conduisent aux magnificences infinies. R/A 4/6
(Le Pèlerin d’Arès N° 20 Décembre 1982 éditorial : "La foi comme explosion")

La vraie foi ne s’enferme pas plus dans un traité que dans une doctrine. elle est par nature aérienne, insaisissable tout en étant active, et en même temps intimement vécue dans les sensations, non dans l’intellect.
La foi : confiance en ce qu’on ne voit pas. La foi est la représentation psychique que l’homme se fait de choses qu’il ne peut voir; elle est donc le moteur de l’avenir, lequel est tout autant caché. Pour cette raison, elle se représente le plus souvent comme un dépassement de la raison.

Comme toute la Révélation qui l’a précédée, la Parole d’Arès demande certes au croyant de mettre en Dieu sa foi, c’est-à-dire sa vénération et et sa confiance intimes, sans chef, sans intermédiaire, mais elle lui demande également de moissonner, de changer le monde. Il en résulte que l’acte de moissonner de changer le monde sont des termes de foi, de même qu’aimer, etc. Cette Parole avertit les croyants de diverses façons
que refuser ou de dispenser de travailler à la mission -— Que je ne vienne pas à MPon Champs sans t’y trouver ! — est une défaillance qui compromet le salut personnel.
C’est d’ailleurs un péché tellement répandu que Dieu doit faire d’un certain nombre d’incroyants, et même de beaucoup qui le haïssent, des prophètes (Rév d'Arès 28/4-7) dés lors qu’ils œuvrent à chasser de l’humanité l’égoïsme, le mensonge, l’injustice, les pouvoirs, les fausses valeurs qui l’enchaînent et empêchent son ascension. Pour autant, à Arès, la foi — la vraie, non celle des égarés (Coran 1/10) — n’est pas relativisée, mais l’action est réhabilitée.

La seule foi solide repose sur le Dieu apparu. La foi du Pèlerin d’Arès, qui ne se fonde sur aucune idée culturelle, ne se fonde pas davantage sur une intuition ou sur une œuvre intellectuelle, aussi originales seraient-elles; d’ailleurs leur principe même ramènerait la foi d’Arès à la famille culturelle évolutive.
La foi du pèlerin d’Arès repose simplement sur le prodige surnaturel vécu par le frère Michel. Base aussi simple que solide, rattachée à ces faits rares qui ne s’inventent pas, où la pensée et les sentiments n’interviennent plus : l’irruption physique de Dieu au lieu et au moment où on ne l’attendait pas — par l’intermédiaire de Jésus en 1974, par les Théophanies en 1977 — et qui détache résolument la foi d’Arès des souches culturelles, lesquelles s’enfoncent dans un passé qui n’est plus qu’intellectuellement perçu, devenu mythe, symbole, parabole, formule.
En effet, l’irruption de Jésus et de Dieu à Arès a pour conséquences capitale de rafraîchir tout à coup, d’actualiser, les faits similaires connus : manifestation de Dieu à Noé, Abraham, Moïse, etc.., que le temps assimilait peu à peu à des légendes ou bien attribuait à des traductions emphatiques. Le Dieu du Pèlerin d’Arès est l’Apparu de toujours, l’Historique, celui qui peut resurgir à tout moment, contrairement à l’affirmation théologique culturelle: "La révélation est close" ou bien "Muhammad est le sceau des prophètes." Des esprits plus savants diraient: Dieu est le Phénoménologique permanent. Bref ! il est le Vivant, tel est le Dieu de la bonne et vraie foi.
("Le Pèlerin d’Arès" N° 31 septembre 1985 : "Quelques réflexions sur la foi")

C’est un vraie bonheur de lire votre enseignement frère Michel, un très grand merci.
Simone L. du Limousin


23oct13  149C35
Je viens de voir en salle un bien beau film soutenu par l'association de parrainage "Aide et Action" (L'école,un cadeau pour la vie). Il est encore à l'affiche dans de nombreuses salles de Cinéma en France.
Il s'intitule "Le Chemin de l’école." C'est un film qui touche petits et grands enfants. Les acteurs sont quatre groupes d'enfants qui vivent dans les pays du Maroc,du Kenya, de Patagonie et de l'Inde. Ils prennent le chemin de leur école située parfois à quatre, huit ou1seize kilomètres de leur habitation.
L'un des enfants est handicapé dans son fauteuil tout rouillé que ses frères vont pousser sur plusieurs kilomètres jusqu'à l'école. Les autres enfants prennent ce chemin qui les mènent à leur école à pied ou à cheval, enfants du Maroc, d'Inde, du Kenya, de Patagonie. Ils ont tellement soif d'apprendre qu'ils mettent des heures à emprunter ces chemins qui traversent l'atlas, la savane peuplée d'éléphants sauvages et dangereux, les plaines de Patagonie ,etc. Ils ont une soif d'apprendre et une foi dure en eux qui leur ouvrira les portes de la connaissance.
Ces enfants pourront ainsi lire un jour le Coran, la Bible, La Révélation d'Arès.
Les sœurs et frères du petit reste [Rév d'Arès 24/1] sont aussi comme ces enfants qui s'engagent sur les sentiers qui conduisent aux Hauteurs Saintes.
Ils ont une foi sans idéologie.
Ils empruntent les sentiers du milieu ; ils montent,mais la pente est supportable, elle passe par des sources et des bosquets fruitiers ; les enfants peuvent y marcher; les femmes peuvent y suivre leurs époux, s'allonger contre eux à l'étape pour réchauffer leurs corps, les emplir de joie pour oublier ensemble jusqu'au matin la fatigue de l'ascension.(Rév d'Arès 7-2).
Ils apprennent à installer en eux la pénitence qui n'est pas une idéologie, une connaissance de leur fond intérieur qui leur donne la conscience de ce qui est bon en eux et de ce qui ne l'est pas, afin d'installer [en eux] l'amour du prochain et de donner l'envie à leurs frères et sœurs de l'humanité d'installer cet amour en eux, à leur tour, au fil des générations qui viennent.
Puisse le péché des péché ne pas s'installer et laisser à la moisson du petit reste le temps de grandir et de couvrir le monde,
guidé par la Parole du Père donnée à Arès et par l'enseignement de notre prophète Mikal, qui n'ont rien d'une idéologie, mais qui sauveront le monde du péché des péchés [Rév d'Arès 38/2] et qui donneront la Vie [à ceux qui les accompliront].
Ils nous conduiront vers la nouvelle Jérusalem, la Terre de Bonheur promise par Son Créateur.
Le Fond que l'on chauffe en soi et qui va permettre à chacun de nous de fabriquer son ha [Rév d'Arès xxxix/5-11] et de trouver un peuple qui se spiritualise en prenant une qualité et une force d’élévation spirituelle, l'âme" collective que Dieu appelle la polone (xxxix/12).
Viendra un nombre conséquent de pénitents et chaque pénitent aura un ha ou une âme.
La polone est en somme un conglomérat des âmes ou has.(annotations xxxix/12-13).
Patricia des Hautes-Alpes


Réponse :
Très beau commentaire, plein d'un très bel idéal.

Nous voudrions tellement que ces quatre écoliers, qui en représentent des millions sur terre, apprennent à lire et à penser afin de lire La Révélation d'Arès et de penser à l'accomplir dans leur vie pour changer ce monde (Rév d'Arès 28/7).
Nous savons que des forces conservatrices énormes, croyant bien faire, empêcheront longtemps les enfants du monde de s'emplir de l'idéal superbe de la Parole d'Arès, mais si nous ne nous décourageons jamais — car c'est le découragement qui est impiété (Rév d'Arès 13/8) — nous permettrons à un petit reste suffisant d'humains d'accomplir la Parole. Ces humains, nul doute, sont déjà quelque part dans le monde des enfants inconnus sur les chemins de leurs écoles.
Le film dont vous parlez s'appelle exactement "Sur le chemin de l'école". Quatre enfants aux quatre coins du globe partagent la même soif d’apprendre. Ils ont compris que seule l’instruction leur permettra d’améliorer leur vie, et c’est pour cela que chaque jour, dans des paysages incroyables, ils se lancent dans un périple à haut risque qui les conduira vers le savoir.
Jackson, 11 ans, vit au Kenya et parcourt matin et soir quinze kilomètres avec sa petite sœur au milieu de la savane et des animaux sauvages…
Zahira, 12 ans, habite dans les montagnes escarpées de l’Atlas marocain, et c’est une journée de marche exténuante qui l’attend pour rejoindre son internat avec ses deux amies...
Samuel, 13 ans, vit en Inde et chaque jour, les quatre kilomètres qu’il doit accomplir sont une épreuve parce qu’il n’a pas l’usage de ses jambes. Ses deux jeunes frères poussent pendant plus d’une heure son fauteuil roulant bricolé jusqu’à l’école...
C’est sur un cheval que Carlos, 11 ans, traverse les plaines de Patagonie sur plus de dix-huit kilomètres. Emmenant sa petite sœur avec lui, il accomplit cet exploit deux fois par jour, quel que soit le temps…
Je n'ai pas vu le film, mais je viens d'en lire le synopsis et puis vous l'avez vu pour moi, sœur Patricia. Vos yeux et vos oreilles peuvent bien remplacer les miens. Nous sommes animés de la même foi. Merci.


23oct13  149C36
On pourrait penser qu'une foi sans dogme n'est pas une foi solide. La foi a besoin d'un socle de référence pour grandir et cette entrée est précisément là pour contester le dogme comme socle de référence.
Un événement d'actualité pousse notre réflexion encore plus loin : L 'autorité catholique vient de modifier son dogme sur le "Notre Père" en s'appuyant sur de nouvelles traductions de la Bible.
Cette anecdote montre que la Bible elle-même n'est pas un socle de référence aussi fiable qu'on le souhaiterait, sans qu'on puisse incriminer qui que ce soit ici.
Il y a quelques jours, le site de RTL a engagé une discussion sur ce sujet. Voici le commentaire que j'y ai déposé :

jacquesp56 le 14/10/2013 à 14h53
Dans La Révélation d'Arès qui, contrairement à la Bible, a été dictée de vive voix par Jésus, on parle plutôt de "résister" aux tentations mais on ne demande pas à Dieu de nous dispenser de cette épreuve. Ceci dit, une prière reste une prière: chacun y met ce qu'il veut.

À travers ce commentaire, je ne cherchais pas spécifiquement à faire de la publicité pour La Révélation d'Arès, mais à montrer que plus on s'appuie sur un socle authentique plus la foi avait des chances d'être performante.
On a du mal à imaginer que, depuis la chute d'Adam, jamais une génération d'hommes n'a disposé d'un "outil spirituel" tel que La Révélation d'Arès, authentiques et sans fausses notes. Et il a fallu que ça tombe sur notre génération (heureux sommes-nous !), grâce à l'exploit personnel de frère Michel, qui a passé des heures de sueurs sur la rédaction de ses notes et sur sa tournette [machine à imprimer, Rév d'Arès xxxvi/9].
La foi arésienne est la plus solide parce qu'à cet instant précis, elle repose sur le socle le plus solide, ni plus ni moins.
Jacques P. de Bretagne-Sud


Réponse :
Le correctif que le Vatican vient d'apporter au "Notre Père" est le premier signe important de l'influence qu'exerce La Révélation d'Arès sur le magistère de l'église catholique.
L'église catholique a trop d'orgueil pour se soumettre à l'événement surnaturel majeur qui se passa à Arès en 1974-1977, car si elle en reconnaissait officiellement l'authenticité, le pape devrait sans doute venir me voir et me dire: "C'est toi, frère Michel, qui détient la Parole de Dieu à l'état pur." Comment saurait-elle descendre des grandeurs cérémoniales et ecclésiastiques de Rome vers la petitesse de l'homme d'Arès ? Je sais qu'il y a des actes d'humilité que l'humain placé trop haut ne peut faire, mais il est déjà bon de voir que la Lumière commence à monter de notre modeste niveau.


23oct13  149C37
Pardonnez moi d'intervenir encore. Je suis lecteur de votre blog depuis plusieurs mois.
Certes, je n'ai pas tout lu, je n'ai pas tout compris, mais je crois m'être fait une idée de La Révélation d'Arès.
Je ne sais pas comment dire ce que je veux dire...
Je vous ai déjà dit que je n'ai pas choisi de religion, mais que je n'en ai renié aucune.
Vous vous semblez vous acharner contre les religions. Vous vous exprimez toujours en termes génériques [?].
Vous dites par exemple: "Les religions," mais "les religions", ça n'existe pas.
Il y a 3 religions monotheistes : le Judaïsme, les églises Chrétiennes et l'Islam. Chacune a une vision differente et occupe une place differente dans cet ensemble. Les Chrétiens croient que le sauvetage de l'humanité ne peut venir que du Ciel et uniquement du Ciel. L'homme est un pécheur que seuls les sacrements, pourvoyeurs de Grâce, sauvent: Baptême, confession, communion, etc. (je vous cite), les Juifs attendent de pied ferme le Messie, pour les Musulmans je ne sais pas .
Pour la politique c'est pareil. Vous faites dans le générique ! [?]
En mettant tout toujours dans le même sac vous risquez de ne pas avancer.
En fait, si nous ne voulons pas, à juste titre, voter pour Le Pen ni pour le UMP-PS (je les mets ensemble), il n'y a plus qu'un homme pour lequel nous pouvons voter et encore ! à la rigueur ! C'est Dupont-Aignan. Qu'en pensez vous ? 
Je me demande aussi pourquoi Dieu est intervenu justement en France à Arès, alors qu'il y a justement deux pays plus religieux que la France: l'Italie et l'Espagne. Moi à sa place je serai intervenu à Rome, voir même carrément au Vatican.
Mais Dieu a ses raisons...
J'espére que vous me pardonnerez mes remarques faussement naïves.
Philippe W.


Réponse :
Je ne veux pas ici relever tous les points que je pourrais montrer sous un autre angle que le vôtre, mais vous n'êtes pas Pèlerins d'Arès et vous êtes libre d'avoir votre opinion, qui me paraît sincère et digne d'intérêt.
Au reste, votre commentaire dit des choses justes: Je ne m'acharne pas contre les religions, non, mais il est vrai que La Révélation d'Arès — que je vous encourage vivement à lire ou à bien lire si vous l'avez déjà lue — déclare que les religions ont raté leurs missions et que je ne peux que mettre mes pas dans Ses Pas et parler comme Elle.
Je suis surtout le prophète de la pénitence (Rév d'Arès 30/10-11) et du changement du monde par la pénitence (28/7). Je suis infiniment plus occupé à répandre cet Appel à la pénitence qu'à m'attaquer aux religions, car je suis un pécheur tout comme les religions sont faites de pécheurs. Les croyants des religions sont mes frères. Je les invite à se désembourber des idées arrêtées de la dogmatique et à se remettre en route.
La foi est évolutive, toujours en marche. Je ne peux, de ce fait, que regretter vivement les religions qui ont toutes: Christianisme, judaïsme, islam, bouddhisme, hindouisme, shintoïsme, etc., pour défaut principal d'avoir stoppé toute évolution de la foi et de la prière. On ne trouvera la Vie qu'en redonnant vie à la spiritualité.


23oct13  149C38
J'apporte le commentaire suivant, avec deux parties bien trop longues mais séparables, puisque indépendantes :

PARTIE 1 :
En mission dans la rue il y a un an, j'ai rencontré un jeune catholique étudiant la théologie. Le dialogue a été réel, mais court et âpre, avec peu de points de rencontre. Il m'a semblé cependant que je lui ai donné à penser lorsque j'ai conclu par ces mots : "Si je vous parle du rôle central de la pénitence, c'est parce que, si la religion catholique est votre foi ferme et confirmée, alors je vous souhaite d'être le meilleur des catholiques en devenant un grand pénitent, au sens de La Révélation d'Arès. Vous serez alors un exemple pour le monde entier. Ce que je vous dis là, je le dis aussi à chaque athée, musulman, agnostique, juif, rationaliste ou autre que je rencontre dans la rue, parce que c'est une vérité universelle."

Le Créateur nous demande à Arès de dire : Écoutez la Parole Que j'ai reçue et sauvez-vous! (Rév d'Arès 36/23), ce qui ne veut pas dire "Devenez tous Pèlerins d'Arès," mais d'abord, "Devenez tous, si vous le pouvez, acteurs du changement du monde par la pénitence." Dans votre réponse en 149C30, au catholique qui affirme : "L'homme est un pécheur que seuls les sacrements, pourvoyeurs de Grâce, sauvent : Baptême, confession, communion, etc." j'aurais envie de répondre : "Ah vous me soulagez ! Je suis content d'apprendre que le difficile chemin suivi par tous les "saints" de l'église depuis 2000 ans était parfaitement inutile. J'avais tendance à admirer bêtement tous ces ambitieux, alors que je comprends grâce à vous qu'il suffit de rester tranquillement dans le confort de sa faiblesse, sans se remettre en question... Vous comprenez mon ironie... Auriez-vous oublié cette Parole de Jésus : À qui on aura donné beaucoup, beaucoup sera demandé (Luc 12/48) ?

Le croyant catholique, tout comme le Pèlerin d'Arès d'ailleurs, est tiraillé par des injonctions contradictoires où réside quand même une part de Vrai. La revendication d'un catholique, qui dit être sauvé par les sacrements, me semble naître d'une option intellectuelle et d'un regard intérieur sur sa propre faiblesse. La revendication d'un pèlerin d'Arès, qui dit être sauvé par la pénitence, est une interrogation intellectuelle et un pari osé de son cœur, de son âme, de tout son être... Je ne sais pas.
La différence est qu'une telle attitude du catholique est stérile s'il oublie qu'à qui sera donné beaucoup, beaucoup sera demandé. L'attitude du Pèlerin d'Arès ouvre la fenêtre d'un changement potentiel, mais sans aucune garantie, tout comme celle d'un catholique qui cherche à imiter l'exemple de ses "saints."
Quelques années après choisi La Révélation d'Arès, bien des Pèlerins d'Arès ont pensé que leur pari personnel était démesuré et ils ont ainsi perdu leur foi. D'autres l'ont gardée sans réussir à devenir assez pénitent et ils risquent ainsi d'inventer peu à peu une nouvelle religion. Je pense être dans cette situation aujourd'hui, puisque je n'applique pas toutes les bases de l'enseignement de Mikal. Cela fait courir de gros risques à mon âme, si elle existe, puisque j'ai librement choisi cette foi.
Mais que mon frère catholique considère l'alternative : J'ai aussi découvert que le pari était certes difficile, avec des difficultés insoupçonnées au départ, mais que la pénitence produisait des forces nouvelles en moi, au-delà de ce que je croyait connaître. Le bilan final de cette pénitence, même incomplète et transitoire, en fait une joie, un honneur et une évidence que je n'échangerais contre rien d'autre dans tout l'univers. Démarche de foi comme option intellectuelle du catholique ou du Pèlerin d'Arès inaccompli, opposée à une démarche expérimentale, donc incertaine, de développement actif du pénitent. Si cette foi arésienne permet à certains de devenir meilleurs, malgré l'absence de la Grâce par les sacrements catholiques, n'est-ce pas finalement le thème central de l’Évangile? L'exemple des efforts spirituels d'un "saint" catholique, tel que François d'Assise, n'est-il pas assez admirable pour décider un catholique à faire de même ?

PARTIE 2 :
Après cette première partie tournée vers le dialogue et l'action, je voudrais terminer ce commentaire trop long, et je m'en excuse, par un exemple montrant comment un petit Pèlerin d'Arès comme moi 'idéologise' en quelques heures, suivant votre commentaire en 149C30 : "Les nôtres 'idéologisent' mais ils 'idéologisent' mal."
Vous vous demandez en 149C28 s'il peut y avoir une idéologie personnelle, ne venant pas de la collectivité. Je pense que c'est à relier à votre réponse en 149C29 : "L'homme est de chair, d'esprit et d'âme (Rév d'Arès 17/7) inséparablement. C'est-à-dire qu'aucune des trois parts de l'homme ne peut fonctionner correctement sans les deux autres.". De même, l'esprit comporte une part d'intellect et d'autres fonctions comme les sentiments, la mémoire, les pulsions, les atavismes, etc. Mon intellect ne peut fonctionner seul correctement sans les autres fonctions de l'esprit, sans ma chair et mon âme, et sans tout l'univers qu'il embrasse par l'amour évangélique, un peu comme la Parole dont vous parlez en 149C30 : "Il y a tout partout."
Je dois faire échanger les différentes parties de mon corps et de mon esprit entre elles, sinon je meurs, ou je deviens fou ou encore plus pécheur (par exemple, si ma pulsion sexuelle commande toute ma vie intérieure). Mon âme est le seul unificateur intérieur qui est efficace, lorsqu'elle est assez forte. Mais avec ou sans âme, l'intellect est dans une situation particulière parmi tous mes forces intérieures. Il est le plus apte à produire des abstractions complexes qui me mettent en relation d'idées avec le monde réel autour de moi. Aidé par le langage et l'éducation reçus de mon milieu social, cela me permet par exemple de concevoir très mal, mais de concevoir quand même les idées de liberté ou d'infini, par exemple.

La liberté absolue que chaque humain reçoit du Créateur fait que, dans mon ipséité, j'ai la force intérieure de construire comme une tour de verre sombre où réside ma foi en tant qu'automatisme, pure option intellectuelle, surplombant et commandant toute ma personne (corps, esprit et âme)... comme une citadelle d'orgueil, ou comme une cage telle une voiture présidentielle aux vitres noires. Cette option intellectuelle est idéologie si elle vient du collectif, ou simple conviction structurante si elle est toute personnelle.
Vous dites en 149C30: "Une idéologie est une horloge impérieuse qui veut imposer son temps aux autres horloges." Cela me semble aussi vrai pour une conviction structurante qui serait une réflexion vraiment personnelle. La frontière entre idéologie et réflexion personnelle me semble floue lorsque, par exemple, un petit groupe de Pèlerins d'Arès échange pendant de nombreuses années leurs expériences, et définissent une manière commune de pensée qui restreint ou dogmatise la Parole de Dieu.
Un malheur de ma condition humaine est que, si une tour de verre sombre entoure mon intellect, elle arrête la Lumière et la Force qui peuvent jaillir des autres parts de moi, isolant mon intellect dans un ressassement de momie dont la permanence me donne une illusion de certitude. Pour être un peu plus Image et Ressemblance du Créateur chaque jour, la pénitence est un ensemble d'actes concrets qui réactivent lentement les flux mystérieux et merveilleux entre mon esprit, mon âme, ma chair, le prophète, les autres humains, tout l'univers physique, les forces invisibles et le Créateur. La pénitence produit l'âme qui éclaircit progressivement cette prison de verre sombre, irrigue l'intellect d'un sang neuf. Cela lui fait comprendre peu à peu la simplicité du Vrai, lui fait accepter de ne pas avoir réponse à tout, jusqu'à lui faire accepter un jour d'être un outil au service de l'âme, parmi d'autres outils.

Je me dis que ce qui a manqué finalement à Augustin d'Hippone (le fameux saint-Augustin), c'est un forum tel que le vôtre où il est possible de proposer, en quelques heures d'écrit, des idées qui tentent d'exprimer une réflexion. En restant dans le format d'un commentaire de forum, je fais quand même de l'idéologie sauvage, qui se voit par ma prétention à décrire des effets intérieurs infiniment complexes et variés, et par le fait que cette soit-disant 'connaissance' ne sert en fait à rien, sinon à risquer de limiter la dynamique du pénitent s'il la prend au sérieux : Tu n'ouvres pas le ventre de l'homme (Rév d'Arès xxi/1). Au moins, la taille limitée (!) de mon commentaire évite que d'autres y voient un ouvrage théologique. Il ne s'agit pas ici de me mesurer à la qualité du travail d'Augustin d'Hippone, mais de penser aux inconvénients du livre, seul moyen de diffusion de l'écrit dont il disposait.

Avec vous dans la prière, je pense avoir bien compris ce que vous m'avez dit lors de notre brêve rencontre au début de l'année, au local de Paris, avec votre insistance en particulier sur les erreurs passées. Je vous en remercie du fond du cœur.
Patrick Jours de Gris en Ile de France


Réponse :
Je ne vais pas vraiment répondre à votre commentaire, mon frère Patrick, parce qu'il parle de lui-même pour qui veut bien le lire attentivement. Répondre demanderait beaucoup de temps, parce que partout vous frôlez la vérité et donc il me faudrait m'exprimer en nuances, ce qui demande de l'espace, et parce que ça ne servirait pas à grand chose.
Ce qui vous manque ce n'est pas la compréhension — vous l'avez au poil près —, c'est l'engagement radical ; c'est être du petit reste, c'est entrer dans la bataille que celui-ci engage contre le monde tel qu'il est et qui ne sera gagnée ni par vous tout seul, en dépit de votre grande foi, ni par l'étudiant en théologie que vous avez rencontré, qui ne fera qu'un théologien de plus. Au passage rappelons ces mots de Diderot (dit de mémoire): "Je marche dans un tunnel très sombre faiblement éclairé par une petite chandelle. Dans l'ombre un homme passe, souffle ma chandelle et me laisse dans le noir total. Cet homme est un théologien."
De toute façon, il y a un problème herméneutique dans la Parole apportée par Jésus il y a deux mille ans ou en 1974. Qu'il dise: À qui aura reçu beaucoup, il sera beaucoup demandé (Luc 12/48), ou qu'il dise : À ceux qui n'ont pas reçu Ma Parole... ou qui ont été scandlisés, il sera pardonné, mais à ceux qui ont reçu Ma Parole, il est demandé de se convertir, de ne plus pécher (Rév d'Arès 30/12). De telles Paroles sont des formules scripturales inapplicables à la lettre ; elles sont à restituer de Parole d'Écriture en parole vivante. C'est pourquoi la Parole ne se suffit pas. Elle a besoin d'un prophète pour le rendre applicable, vivante.
N'êtes-vous pas trop éloigné du prophète ? Ne gagneriez-vous pas à faire partie du petit reste qui est proche du prophète par définition ?
Il faut que la Parole révélée du Ciel et la Parole appliquée, notamment celle de Mikal (Rév d'Arès i/11), se correspondent et, pour ainsi dire, s'ajustent mutuellement. Cet ajustement même imparfait est meilleur qu'une pensée parfaite. Sinon, on tend à se perdre dans des considérations qui certes tournent autour de la Vérité, mais risquent toujours le blocage intellectuel. Je dirais un peu brutalement, pour me faire comprendre, que je préfère la foi du charbonnier à la foi de la pensée trop pensée.
Remarquez, vous n'êtes pas loin du tout du Vrai, que vous invoquez. Rendez-le seulement plus vivant. Le pénitent est vivant, certes, mais l'assemblée aussi est vivante... l'assembée de pénitents. Rapprochez-vous, frère Patrick.


23oct13  149C39  
"Jusqu'à mon dernier souffle", vous dîtes. Oui, je ressens aussi en moi quelque chose de viscéral. L'engagement ici est de nature absolue. Ma volonté est mise au service de ma liberté, celle qu'on découvre quand on met ses pas dans les Pas du Père [Rév d'Arès 2/12].
C’est entendu pour la mission passé,  l'image que l'on a donné a été vite saisi-incompris et il est long de la déconstruire pour adopter un autre champ mental. Mais je remarque que cette problématique est latente à mon niveau, dans ce monde plongé dans le virtuel. C’est la fin des pièges de montagnes de rêves d'illusions, des mirages sur mirages qui font faire confiance à ceux qu'on ne connait pas, mais qui ont une forte présence médiatique et se croit reconnu qui mène l’idéologie. Comme un dogme, une loi ! Ils prennent le droit de décider pour d'autres...Mais du coup plus de guide en paille ! Il faut être empli d’une grand foi pour sortir de toutes ces emprises à notre développement qui empêchent les vraies efforts salutaires, l’image et ressemblance dont nous sommes faits, d’exister. La liberté d'engagement ouvre en soi  la vraie piété, la pénitence, et la guérison des plaies (Rév d’Arès 8/7) par le passage du souffle de vie.
Ce souffle, est ce qui traverse l'être humain, et touche au foyer, au terreau fertile, pour chacun à sa mesure. La foi est cet élan de confiance au mystère. Je crois qu'n l’a tous au fond, sinon notre unité crééé d’une chair, d'un esprit et d’une âme ne nous maintiendrait même pas. La foi n’est-elle pas un lien à la vie ?
La perspective de redresser l'homme devient possible, et pourtant je me sens quelquefois démunie pour donner envie de quitter ce champs mental qui de génération en génération a formaté l'homme aujourd’hui. Car c’est un apprentissage dès l'école, une attraction au virtuel entre autre ensuite…
L’enjeu peut-être serait d'adoucir les cases mentales par les liens des choses entres elles, car il est difficile de toujours se justifier, de se battre, et rentrer en conflit avec ce monde car effectivement il n'y a pas d'idéal à suivre, ni recette. C'est un long chemin à débroussailler ! En plus, sans maintenir ses liens avec son être originel, conséquence de notre péché, c’est désopilant… 
"Mais c’est où la foi ?" Voilà ce que j’entends souvent, car lire la Parole du Père et s'y nourrir n'est pas l'affaire de tous!
La diversité humaine qui aspire au bien crée la richesse de la vie elle même (Rév d'Arès 25/5-6).
J’ai confiance, mais j'ai aussi les bras bleuis, au sens figurés, ce n’est pas la joie que j’ai en lisant la Parole. La vigilance: …l’oreille est un trou de sable, ferme ta voix… (Rév. d’Arès xvii/2) me parait être une étape et je vois bien que vous, prophète de Dieu,  vous ne vous lassez pas de nous parler.
C’est le suivi qui nous incombe !
Vera Resse d'Ile de France


24oct13  149C40  
Vous dites que nous n'avons pas d'idéologie, c'est vrai, mais moi je demande: Pouvons-nous nous passer d'idéologie ?
Je suis un Pèlerin d'Arès récent et je comprends qu'on ne peut croire et trouver le salut sans encourager d'autres personne à croire et à trouver le salut. L'état d'apôtres me paraît, comme vous dites, inséparable de l'état de croyant.
Mais nous sommes des êtres biologiques, physiologiques, et notre cerveau fonctionne d'une façon qui demande une logique, même s'il s'agit de logique répondant à une autre logique. On peut le dire autrement: Comment se passer d'idéologie ? De base de discussion ?
Vous avez encore raison en disant que quand on lit bien le Nouveau Testament, on ne trouve nulle part d'esprit méthodique chez les apôtres. Ils disaient en gros: "Le Royaume de Dieu est là, il faut y entrer." On ne les entend nulle part discuter avec les Juifs, leurs frères, point par point.
Ils étaient dans une sorte d'illumination. Mais pouvons-nous en rester là au XXIe siècle ?
En nos temps, il est indispensable de ne pas douter de sa valeur et de l'exposer en toutes occasions. L'humilité est incomprise. Bref, il faut se vendre. Il faut se faire valoir comme comme système de référence du monde.
Urbain de quelque part en France


Réponse :
Comment émettre des idées sans idéologie ?
Il est bien évident qu'en parlant on émet des sons, ces sons émettent des mots et des phrases, ces mots et ces phrases émettent des idées — Les idées ne forment pas nécessairement une idéologie.
Quelle idées utiliser, demandez-vous ? Vous ête , frère Urbain, un Pèlerin d'Arès nouveau et je comprends que vous vous sentiez un peu perdu.
Vous êtes professeurs, un homme cultivé, et je vais utiliser une comparaison qui, si elle n'est pas claire pour tous les lecteurs du blog, l'est très probablement pour vous:
Disons que nous sommes, missionnaires de La Révélation d'Arès, quelques centaines de Pascal face à des millions de Descartes.
Descartes me paraît avoir une signification remarquable, parce que ce mathématicien et philosophe présente les caractères les plus nets et les plus sensibles de l'esprit français en général, même l'esprit des personnes les moins cultivées que nous rencontrons.
Pascal, par contre, tout en étant lui aussi mathématicien et philosophe, est un tout autre monde de pensée, infiniment plus profonde et concernée par les arcanes métaphysiques qui poursuivent le croyant.
Nous sommes des Pascal, parce que nous avons la foi, mais nous nous posons beaucoup de questions sans réponse à cause de l'absence de théologie, de doctrine, de démonstrations, caractéristique de la Parole de Dieu. La Parole dit ou déclare, point final ; elle ne développe pas, ne philosophe pas, n'explique pas. Elle Vit, étant Vie, c'est tout. Aussi n'avons-nous pour ligne de conduite que le pari que nous faisons que La Révélation d'Arès vient de Dieu et nous donne la seule voie possible de salut pour l'individu comme pour la société humaine: la pénitence. Cette simplicité, qui ressemble en surface à de la naïveté, est la seule certitude dont nous disposions. Étant lumineuse et profonde pour des Pascal, elle paraît simplette et (presque sottement) superficielle à des Descartes, donc pas facile à faire partager par la masse cartésienne de la rue — Oui, c'est une masse cartésienne.
Paul Valéry disait que Pascal avait été jaloux de Descartes. Faux. En fait, ils typifiaient des modes de pensée très différents. Il y a une grande difficulté à opposer deux pensées: D'un côté la nôtre qui a renoncé au fardeau de sa vieille culture et accepté la très simple Lumière de Dieu. D'un autre côté, la pensée de l'humain de la rue compliquée à souhait par des siècles d'Histoire, d'espoirs déçus, de déceptions tuantes, de matraquage médiatique, de complications de toutes sortes qui ont neutralisé les ressorts intérieurs de l'être ; la masse a finalement trouvé moins problématique une vision mécanique et matérielle des choses. Les soifs de comprendre, de créer, de surmonter, d'espérer, appellent des breuvages complètement différents chez les Descartes et chez les Pascal.
Pour Descartes la vie est là: "Je pense, donc je suis". Pour Pascal la vie n'a de sens que s'il y a la Vie (Rév d'Arès 24/5), qui se profile dans ses "Pensées." Or, la Vie n'est encore qu'un soupçon en ce monde et ce soupçon, que nous cultivons par la pénitence, n'est que le prologue d'une Vie indéfinie qui sera, qui n'est encore que notre pari. Voilà quelque chose pas facile à faire comprendre à des gens de rencontre qui, s'ils ne sont pas des épis mûrs de cerveau et de cœur, ont des difficultés à nous suivre.
Voilà bien pourquoi Dieu, L'Intelligence s'il en est, ne nous demande pas de convertir — travail quasi impossible pour des pécheurs — mais de moissonner. Descartes, c'est l'esprit géométrique parfait. Pascale c'est l'inventeur du calcul intégral. Les projections spirituelles de l'un ou de l'autre sont inévitablement divergentes.
Oh ! je ne veux pas réduire Descartes. À lui revient l'honneur insigne d'être le constructeur d'un monde rigoureusement métrique, d'en faire un mécanisme infini. Pascal comprenait que ce dessein allait bloquer l'homme, l'empêcher d'entrer dans les magnificences infinis (Rév d'Arès 4/8). Pascal c'est le dépassement. Nous sommes le dépassement.
Ces choses sont inexprimables par des mots dans les rencontres furtives de la rue. Elles ne sont perceptible que par nos personnes, si la pénitence nous a mis dans un état de dépassement que la personne rencontrée sent.
Voilà pourquoi une idéologie ne nous servirait à rien, à supposer que nous ayons l'idée farfelue de nous en fabriquer une.


24oct13  149C41  
Le pape François imite le frère Michel :

October 23, 2013 - Speaking at daily Mass last Thursday, Pope Francis warned Christians against turning their faith into a rigid ideology :
"The faith passes, so to speak, through a distiller and becomes ideology," he said, according to Radio Vatican. "And ideology does not beckon [people]. In ideologies there is not Jesus: in his tenderness, his love, his meekness. And ideologies are rigid, always. Of every sign: rigid.
"And when a Christian becomes a disciple of the ideology, he has lost the faith: he is no longer a disciple of Jesus, he is a disciple of this attitude of thought... For this reason Jesus said to them: 'You have taken away the key of knowledge.' The knowledge of Jesus is transformed into an ideological and also moralistic knowledge, because these close the door with many requirements."
"The faith becomes ideology and ideology frightens, ideology chases away the people, distances, distances the people and distances of the Church of the people," Francis added. "But it is a serious illness, this of ideological Christians. It is an illness, but it is not new, eh?"

He said Christian ideology was the result of a lack of true prayer.
Watch video, courtesy of Rome Reports, below:
Upload to Disclose.tv
Read more: http://www.disclose.tv/news/Pope_Francis_describes_ideological_Christians_as_a_serious_illness/95043#ixzz2idQMaIpy

http://www.youtube.com/watch?v=PvMpUgSAVcM

Chistian S. d'Alsace


Réponse :
Voici la traduction du texte englais que nous communique frère Christian S. d'Alsace :

23 Octobre, 2013 - Parlant lors de sa messe quotidienne Jeudi [erreur; le 23 octobre était un mercredi], le Pape François prévient les Chrétiens contre la tentation de tourner leur foi en idéologie :
"La foi passe, si je peux dire, par un alambic et se change en idéologie.," dit il, selon Radio Vatican. "Et l'idéologie n'invite pas à entrer. Dans les idéologies on ne trouve nullement Jésus, sa tendresse, son amour, sa docilité [au Père]. Les idéologies sont toujours rigides. Elles sont signes de rigorisme.
Quand un Chrétien devient le disciple d'une idéologie, il perd la foi, il n'est plus disciple de Jésus ; il est disciple de sa propre façon de pensée. C'est pour cela que Jésus disait: 'Vous avez supprimé la clé de la connaissance.' La connaissance qu'enseigne Jésus est changée en une connaissance idéologique et morale, qui ferme la porte par de nombreuses exigences.
"La foi devient idéologie et l'idéologie fait peur, elle fait fuir le monde, [mots manquants... peut-être; elle crée] des distances, elle met des distances entre l'église et son peuple,"  ajouté François. "Mais c'est une sérieuse maladie que celle des Chrétiens idéologiques, mais ce n'est pas nouveau, n'est-ce pas ?"

Il a dit que l'idéologie Chrétienne résultat d'un manque de prière.
Regardez la video, avec la gracieuse permission de Rome , ci-dessous

Enregistrez l'émission de télévision.
http://www.disclose.tv/news/Pope_Francis_describes_ideological_Christians_as_a_serious_illness/95043#ixzz2idQMaIpy

http://www.youtube.com/watch?v=PvMpUgSAVcM

Eh bien, après la modification apportée au Notre Père catholique, inspirée du Père de l'Univers de La Révélation d'Arès (voir 149C36), voilà que le pape François reprend le thème de la présente entrée de blog: "la foi sans idéologie."
Comme je l'ai dit dans ma réponse à Jacques P. (149C36) : "Comment [l'église] saurait-elle descendre des grandeurs cérémoniales et ecclésiastiques de Rome vers la petitesse de l'homme d'Arès ? Je sais qu'il y a des actes d'humilité que l'humain placé trop haut ne peut faire, mais il est déjà bon de voir que la Lumière commence à monter de notre modeste niveau." Réjouissons-nous !


25oct13  149C42  
Le Figaro, votre journal préféré, Michel Potay, titre : "Face à la morosité, les créateurs célèbrent le glam sex, et la sexualité antistress s'impose comme rempart à la toute-puissance du moi."
Vous êtes un vieux satyre, tout porté sur des histoires croustillantes.
D'ailleurs, le femmes, on raconte à gauche et à droite, ne sont que des objets d'agrément et de sexe chez les Pèlerins d'Arès.
Vous avez oublié, vieux chnoque libidineux, que Dieu dit dans La Révélation d'Arès : Quelle pénitence ferait les femmes d'un crime qui n'est pas le leur ?... Établis partout les femmes dans leurs mérites ! Mais mets-les en garde contre l'adultère sacrilège ! [Rév d'Arès 9/1-6].
Autrement dit, en faisant de l'échangisme (c'est ce que me disait un de vos anciens disciples l'été dernier, qui a quitté votre mouvement, dégoûté des mœurs), vos pèlerins mâles font commettre l'adultère à leurs femmes ou copines. C'est dégu...
Vous pouvez toujours prêcher la vertu dans votre soi-disant mission. C'est un piège à fesses !
J'espère que la Justice mettra de l'ordre dans tout ça. La france est encore trop timide face au harcèlement sexuel que ce soit sur l'internet ou par "religion" interposée.
A bon entendeur salut !
Archibald d'Ile de France


Réponse :
Ne vous laissez pas aller à la turpitude, Archibald.
Ramakrishna disait: "Le vrai sage n'éprouve de dédain envers personne." Je partage cette sagesse. Je n'éprouve pas de dédain envers vous, mon frère. Pourtant, selon les mœurs communes, je pourrais, je devrais même, vous dédaigner, puisque vous dédaignez.les Pèlerins d'Arès.
Je pense que vous colportez en toute innocence tous ces bobards. Il faut vous reprendre, mon frère !
Je ne sais pas qui est mon "ancien disciple qui l'été dernier vous disait qu'il a quitté notre mouvement, dégoûté des mœurs," mais cet homme ou cette femme, si il ou elle existe, est un menteur ou une menteuse.
Nous Pèlerins d'Arès sommes certes des êtres imparfaits, mais nous sommes des pénitents et nos mœurs sont saines.
Par ailleurs, les sœurs ayant chez nous autant de droits et d'activité que les frères, il ne nous est nullement nécessaire d'évoquer comme vous le faites la Veillée 9 de La Révélation d'Arès. C'est un point de la Parole de Dieu que nous avons totalement accompli dans l'assemblée. La présidence de notre Association la plus haute, L'Œuvre du Pèlerinage d'Arès, est assumée par une femme, sœur Chantal C. Partout ailleurs dans nos missions les sœurs sont aussi écoutées et aussi actives que les hommes et si, au Pèlerinage, nous, revêtons une tunique blanche sur nos vêtements, n'est-ce pas pour effacer les sexes autant que les bases sociales ?
Votre commentaire, un parmi d'autres du même genre que je reçois régulièrement, vient avec les impedimenta de la légion d'adversaires et de dénigreurs qui nous accompagnent depuis bientôt quarante ans. Vous, vous nous accusez d'être des libidineux, des fauteurs d'adultères, des échangistes, etc., ce qui est pure invention ; d'autres m'ont accusé d'escroquerie, d'abus de pouvoir, ont accusé les Pèlerins d'Arès de communisme déguisé, de pédérastie, d'activités politiques souterraines, etc. Tout cela est mensonge, qu'il vienne de calomniateurs, donc de criminels, ou d'obsédés, donc de malades.
Mais ce que je constate depuis bientôt quarante ans, c'est que le contre-effet de ces calomonies sur les calomniateurs, se fait de plus en plus sentir. Ils se salissent plus qu'ils nous salissent, tellement ce qu'ils disent est invraisemblable.
Je ne sais pas qui vous êtes, Archibald, mais je vous invite à rendre visite à notre mission, 32 rue Raymond Losserand à Paris,  pour parler de tout cela avec nos sœurs et frères. Vous vous ferez une idée sur le tas.
Concernant "Le Figaro", je le lis certes, mais je lis aussi "Libération". Je n'ai pas l'oreille ouverte à une seule musique.


28oct13  149C43
Je suis presque tombé de ma chaise en vous lisant, quand vous écrivez, "Réponse" à Françoise S. 149c29: "La mort tue la chair et l'esprit, laisse l'âme s'élever...,"
La mort tue l'esprit ? Je m'étais fait une image différente de l'esprit qui ne disparaissait pas avec la mort; je pensais que l'esprit, même malgré la pénitence, restait toujours lourd, puisque nous mourons pécheurs, esprit linceul glacé des maudits (Rév d'Arès 17/7), donc sans pénitence il tombait de sa propre lourdeur, plus ou moins profondément dans les ténèbres glacés.
Par contre, avec la pénitence il était emporté vers les Hauteurs par l'âme, véhicule du salut, plus ou moins haut suivant la force de cette âme. Je donnai à l'âme l'image d'un ballon à l'hélium et à la pénitence l'image d'un pompe qui gonfle le ballon pour emporter l'esprit petite enclume... Pas très finaud mais très visuel... l’image de la voile du vaisseau (Rév d'Arès 17/4) est plus belle.
J'en avais donc bien déduit que l'esprit se perpétuait, formant le spectre avec ses remords, ses appels.
Si l'esprit meurt avec la mort, que reste-t-il d'un homme, "animal pensant," dans l'au-del à? Le spectre ?
Mais le spectre au regard creux et blanc (Rév d'Arès 31/12) n’est-il pas l’esprit sans corps qui erre (Ev. 16/16) ?
Le spectre n'a donc pas d'esprit ?
C'est une part de ma conception de l'au-delà que je dois reconsidérer, et je n'ai plus d'image à mettre pour l'instant.
Help ! Au secours frère Michel !
Olivier d'Ile de France


Réponse :
Mon frère Olivier, il n'y a pas de quoi crier : "Help ! Au secours !", car, quoi que nous sachions de l'esprit et de l'âme, ce n'est pas ce savoir qui nous sauvera, mais la pénitence.
Nous n'avons pas d'idéologie — c'est le thème de cette entrée — et donc nous n'avons pas de théorie officielle sur l'esprit et l'âme.
Vous pouvez donc croire ce que vous voulez, frère Olivier. Vous avez peut-être raison. Où que soit la vérité sur l'esprit, ça ne change rien à ce que nous faisons dans cette présente vie pour faire l'ascension des Hauteurs Saintes.
Nous n'avons d'autre connaissance de l'esprit et de l'âme que ce que La Révélation d'Arès en dit, c'est-à-dire pas grand chose.
Le mot esprit, en tant qu'esprit de l'homme, est cité sept fois dans La Révélation d'Arès et une seule fois, je dis bien une seule fois, dans le sens du rapport de l'esprit à l'au-delà.
Les six autres fois esprit est cité dans son état relié à la chair, c.-à-d. à la vie présente sur terre. Ce n'est pas la sujet.
L''unique fois où esprit est cité dans sa relation à la mort, vous la citez dans votre commentaire : Ainsi l'homme est de chair, d'esprit et d'âme, les trois seront réunis en Mon Jour, mais jusque là l'esprit sera le linceul glacé des maudits (17/7).
Il me paraît clair que l'esprit est le linceul glacé (allusion aux ténèbres glacées) des gens sans âme.
De là pour moi l'alternative: Soit l'âme, soit l'esprit ! L'homme avec une âme connaît un sort post-mortem moins pénible que l'homme qui n'a que l'esprit et qui devient un spectre dans les ténèbres. C'est pourquoi je dis: On emporte dans la mort ce qu'on a fait de sa vie sur terre.
Reste la question, que vous débattez ici: L'âme emporte-t-elle ou entraîne-t-elle l'esprit avec elle ? Rien ne l'indique dans La Révélation d'Arès, mais rien ne le nie non plus, je le reconnais.

Ceci dit, vous posez une question intéressante, qui de toute façon ne conditionne pas davantage notre salut, mais qui est légitime, quoique sans réponse : "Si l'esprit meurt avec la mort, que reste-t-il d'un homme, "animal pensant," dans l'au-del à? Le spectre ?"
Je pose pour ma part la question différemment.
Pour mieux montrer ma pensée sur ce sujet, je cite une réflexion qui, depuis quelque trente-cinq ans, m'est régulièrement faite, en gros celle-ci : "Frère Michel, Dieu vous a révélé ce qu'est l'homme une fois mort. Vous avez été d'une part précipité dans les ténèbres où d'effroi vous avez claqué des dents (Rév d'Arès 17/1) et d'autre part transporté dans les mondes sans heure, c.-à-d. dans l'univers (Rév d'Arès vi/1-5). Vous savez donc exactement ce que vous serez, une fois mort, selon que vous serez non sauvé ou sauvé."
À ces propos je réponds ceci : "Non, je n'en sais rien. Plus exactement, je le sais peut-être et je ne le sais peut-être pas. Pourquoi ? Parce que pour moi la question première est: Quelle conscience aurai-je de ma survie une fois que je serai mort ? Quand Dieu m'a fait visiter la ténèbre (17/1) et quand il m'a fait traverser le cosmos (vi/1-5), j'avais ma chair, j'étais un homme complet: chair, esprit et âme (17/7). Ma conscience fonctionnait avec ma chair et mon esprit, particulièrement avec mon cerveau. J'étais donc peut-être plus dans l'état d'un ressuscité — comme Jésus qui me visita en 1974 — que d'une âme seule. Or, si ma conscience actuelle fonctionne avec mon esprit et mon cerveau, quelle sera ma conscience quand je n'aurai plus de cerveau et sans doute plus d'esprit, quand je ne serai plus qu'une âme. Eh bien ! Je n'en sais rien. Cela pourrait expliquer pourquoi le contact avec les défunts est si rare et si difficile, parce qu'ils ne fonctionnent probablement pas comme nous, ils n'ont plus de relation au fonctionnement de l'homme de chair. Bref, il y a là un mystère, qui est le mystère même de la mort."


28oct13  149C44
Il va sans dire que l'acte en lui-même est plus important que le fait de croire.
L'acte est ce qui révèle l'âme, en d'autres termes, nos actions et leur conséquences sont nos propres juges en nous révélant le bien ou le mal que nous faisons.
Ceci est la sage disposition que le Créateur a donnée à l'homme et à la femme, pour acquérir la pleine liberté par le biais de leurs propres expériences, en évaluant constamment les conséquences de leurs actions.
C'est ce que à quoi devrait servir notre intellect, peser et mesurer nos actions.
À celà il faut ajouter qu'il faut distinguer aussi les intentions des actes eux-mêmes, car, le monde ne tournant pas rond, il n'est pas rare qu'actes et intentions ne soient pas cohérents...
Reconnaitre l'intention, c'est faire preuve d'intelligence spirituelle, la pénitence, le refus de juger l'autre et la patience permettant de retrouver cette intelligence.
Le monde actuel, embourbé dans le mensonge, la peur, la haine et la violence, refuse la pénitence, parce qu'il ne reconnait plus les vertus du bien.
Le monde, à de rares exceptions, à oublié qu'il était fait pour le bonheur... C'est pourquoi il se vautre dans le cynisme et l'idéologie mortifère, le dénigrement et la diffamation (le bruit du Livre), histoire de trouver un coupable à ses propres erreurs, à ses propres fantasmes morbides et à ses propres pulsions animales de domination de l'autre et vous êtes tous désignés coupables, car vous clamez le Vrai.
Mais en manquant d'intelligence et de perspicacité ils ne savent pas que le Créateur est avec vous, ils ne peuvent en percevoir les répercussions.
Pourtant, beaucoup se rendent bien compte, sans forçément l'avouer, que leurs croyances, qu'elles soient religieuses, politiques, scientifiques, philosophiques, etc., ne reposent sur rien, ce sont juste des inventions, des chiméres.
Mais peu d'humains ont le courage et l'honnêteté de faire le "grand nettoyage" dans leurs esprits, ce que vous appelé accomplir la pénitence.
La paresse, l'habitude, les préjugés, la peur du regard des autres, [la peur] de ne pas faire comme tout le monde, de ne plus être considéré socialement, de perdre du pouvoir et de la respectabilité, etc., finit de saper le travail nécessaire à tout un chacun, car tous, sans exception, nous somme pécheurs, dans le sens où tous nous faisons des erreurs.
Le péché n'a pas de sens moral au sens strict du terme, comme le disent les religieux, c'est une notion qui symbolise l'erreur commise.
Comme vous le soulignez dans votre commentaire 149C42, la principale victime de l'erreur est celui qui la commet ou la colporte, car, c'est une affaire de la Justice Divine, que chaque être soit responsable de ses actes et des ses paroles. Il en a toujours été ainsi, il ne pourra jamais en être autrement.
Vos ennemis sont plus à plaindre en fait. Ils sont surtout ennemis de leurs âmes, en vous jugeant et calomniant grossièrement, vous et les Pélerins d'Arès, ils se jugent eux-mêmes.
Ceci dit, vous dites que vous lisez "Libération" et "Le Figaro," hum ! Des journaux bien aux ordres des pouvoirs, bien dressés (et bien payés) pour mordre et déverser leur bile quand les intérêts des puissants qu'ils servent sont en jeu, si je puis me permettre. Peut-être sont-ils utiles pour apprendre comment les mensonges, calomnies, diffamations et propagandes sont rapportés, pour informations. Peut-être... à la rigueur, si l'on regarde d'un œil très critique, mais certainement pas pour éclairer honnêtement de manière un peu plus objective et réaliste sur les "affaires " de notre pauvre monde. Il existe une presse dite alternative pour cela, heureusement, faites par des gens plus libres de leurs dires, donc forcément plus honnêtes...
Olivier G


28oct13  149C45
Je voulais simplement partager avec vous cette information.

Tiré du Journal "Le Matin" du 26.Octobre.2013

Le Parti Chrétien Social change de nom
Assemblée — Les délégués du Parti Chrétien Social ont pris une décision historique samedi à Delémont (Jura Suisse): changer le nom du parti. Le PCS s’appellera désormais Centre Gauche PCS Suisse.
Changement de nom :
L’assemblée a en outre pris une décision historique: changer le nom du parti. Le PCS, fondé en 1997, s’appellera désormais Centre Gauche PCS Suisse. Ce choix, "qui reflète une évolution des mœurs, vise à renforcer le positionnement politique du parti tout en maintenant une ligne politique claire et solidement ancrée à des valeurs telles que la justice sociale, la défense de l’environnement et le développement durable."
Le parti suisse, dans le respect de leur autonomie cantonale, recommande aux sections cantonales de suivre ce changement.

Bernard C. du Canton de Genève (Suisse)


Réponse :
La disparition du mot "Chrétien" est caractéristique.
Ce n'est pas forcément un mal, parce que l'adjectif "chétien" dans les noms de partis politiques sous-entendait toujours "chrétien d'église", soit "protestant", soit "catholique" selon les régions ou les pays.
Politiquement, l'adjectif "chrétien" ne sous-entendait jamais chrétien au sens que les Pèlerins d'Arès s'efforcent de retrouver, c'est-à-dire simple disciple des Évangiles de Marc, Matthieu et Luc, particulièrement du Sermon sur la Montagne, autrement dit simple disciple des Évangiles sans idéologie, sans religion, sans dogmes.


28oct13  149C46  
Archibald, mon frère [149C42},
Faites-vous partie des gens qui partagent l'idée que quelqu'un qui encourage au bien est forcément louche et fait sûrement le contraire de ce qu'il enseigne ?
Donc [faites-vous partie des gens qui partagent l'idée] qu'il n'y a aucun espoir d'évolution de l'humanité vers le Bien dont parle La Révélation d'Arès ?
Donc peut-être, que ce n'est pas la peine pour vous de faire des efforts dans cette direction ?
Qu'importe alors de colporter des calomnies, sans chercher qui plus est, à connaître les personnes dont vous parlez ?
Cela fait 25 ans que je connais Frère Michel et les Pèlerins d'Arès, Il paraît même que j'en suis une !
Alors je vous dirai juste que j'ai foi en la  fidélité librement choisie par deux époux, où le doute n'a pas sa place, qui fait de ce couple, - avec tous les autres couples — je cite Frère Michel : "les cellules de base du monde changé".
Tout simplement, parce que ces deux époux, ils s'aiment!
Croyez-moi, Archibald, il vous suffirait de rencontrer Frère Michel et son épouse pour en être convaincu.
A bon entendeur...
Thérèse C. d'Aquitaine


29oct13  149C47
Vous ne pouvez pas faire réussir votre mouvement spirituel sans une base théorique solide, c’est-à-dire, une idéologie, que vous le veuillez ou non.
Je suis allé voir les Pèlerins d’Arès il y a environ douze ans. J’ai trouvé des gens sans gouvernance mentale, une foi de concierges. Je suis peut-être mal tombé, direz-vous ? Ils répétaient tout le temps la même chose.
À cette époque j’ai lu La Révélation d’Arès dans sa version bilingue et cette seule lecture m’a convaincu de son authenticité, parce que l’ancien ecclésiastique que vous étiez avait dû faire de la théologie et n’avait pas la structure cérébrale ou plutôt l’absence de structure mentale nécessaire pour inventer ce livre qui dit n’importe quoi.
Chez vous l’indigence en théologie tient au dehors les gens qui ont soif de connaissance. Comment puis-je avoir la foi sans connaître ce que je crois ?
À l’époque de mes premiers contacts avec les Pèlerins d’Arès, ce qu’ils disaient était comme vous dites "déspiritualisé" et incohérent, une sorte de mélange sans force de bons sentiments et d’idées gauchisantes. En lisant ce blog je pense qu’il s’agissait de ce que avez appelé "mission sociale", sur laquelle vous avez beaucoup pleuré et je le comprends. Ayant rencontré de nouveau une de vos missionnaires dans la rue quelques années plus tard je suis retourné à la même mission et là j’ai rencontré quelqu’un d’autre qui m’a parlé de pénitence, mais ce n’était pas vraiment clair. On ne sait même pas comment faire pénitence, il n’y a aucun ouvrage sur le sujet chez vous.
Vous êtes voués à un échec permanent ou, à la rigueur, au recrutement d’esprits faibles, sans objectif réellement composé. Ce flou forme un voile opaque entre vous et le monde. Qui traverse ce voile, qui s’en couvre ?
Il vous faut une idéologie contrairement à ce que vous croyez. Dans La Révélation d’Arès j’ai lu en annexe "Nous croyons, Nous ne croyons pas" et c’est quand même une amorce de corps de doctrine, mais pourquoi, quand on rend visite à vos mission, on n’entend personne citer cet écrit ? Vous l’avez laissé désordonné sans doute volontairement (on a envie de tout sérier quand on le lit, de faire un remontage logique des principes qu’il expose), mais cette production de votre esprit paraît lettre morte dans votre assemblée.
Vous voulez révolutionner beaucoup de choses, mais vous n’y arriverez pas sans présenter votre plan, une doctrine en somme.
René G. d’Ile de France


Réponse :
Aucun prophète, ni Jésus, ni Muhammad, n’a laissé de doctrine. Ce sont les religions qui ont bâti sur leurs propos des doctrine qui ont même encombré les Écritures (les livres d’homme, Rév d’Arès 35/12). Or, nous Pèlerins d’Arès ne formons pas une religion. Nous nous en tenons aux propos et pas même à eux en tant que mots, mais à la vie qu’ils inspirent à nos consciences. Cette vie est très simple, pas du tout idéologique, et nous croyons qu’elle se changera en Vie (Rév d’Arès 24/5). Comment pensez-vous que vivait la race d’Adam avant son mauvais choix ? En suivant une théologie ? Non. Elle vivait selon la Vie très simple, qu’elle a ensuite accru, accru, accru en cette autre vie que nous vivons aujourd’hui, terriblement alourdie d’intellectualisme et de péché, mais qui peut s’alléger et redevenir Vie. C’est tout le message de La Révélation d’Arès.
Voyons un peu ce que me dit votre commentaire.
Vous n’avez pas tout à fait tort de souligner que "l’indigence en théologie tient au dehors les gens qui ont soif de connaissance," mais vous n’avez pas tout à fait raison non plus, car ce n’est pas "soif de connaissance" que vous devriez dire, mais soif d’intellect. Les intellectuels de plus en plus nombreux en France et en Europe ont soif de ce qui remplit le labyrinthe du cerveau comme les ivrognes ont soif de ce qui remplit leur sang d’alcool.
Il faut s’oublier pour se retrouver.
Trop peu d’intellectuels savent s’oublier pour se retrouver avec les questions très simples que l’homme le plus ignorant peut se poser : Que suis-je en fait ? Où vais-je ? Ai-je autre chose en moi que ma vie d’animal pensant ? La bonheur absolu est-il possible ? Il n’y a pas besoin de philosophie, de psychologie, etc., pour répondre à cela. Il suffit de croire en La Révélation d’Arès et de la lire.
J’ai bien remarqué que quand je fais mon exposé public sur La Révélation d’Arès, ses origines, son sens, ses perspectives vivantes, beaucoup dans le public trouvent cet exposé "indigent" comme vous dites, mais je ne peux pas pour autant construire une idéologie pour convaincre des gens qui ne sont tout simplement pas des épis mûrs.
Georges Siménon, qui avait découvert La Révélation d’Arès en 1986 ou 1987, malheureusement mort à Lausanne en 1989 avant de devenir Pèlerin d’Arès, était un individualiste absolu qui avait tout de suite compris que la Parole d’Arès s’adressait à l’individu, non à une masse à "endogmatiser" et enrégimenter dans une religion nouvelle — Il disait qu’il avait quitté les USA, parce que si là-bas on refusait "d’appartenir à une communauté" on n’existait pour ainsi dire pas —. Il m’écrivit quelque chose comme : "Qu’importe si je me trompe, je respire un air pur en lisant La Révélation d’Arès." Je crois que j’ai perdu son courrier ou je l’ai brûlé par inadvertance en déménageant d’Arès à Bordeaux en 1992, mais qu’importe.
Les Pèlerins d’Arès ne sont pas des individualistes — l’individualisme ne sied pas à l’amour — mais sont des individus. Nous n’employons jamais le mot "fidèles" pour les désigner comme les religions appellent leurs assistances. Nous ne lisons pas la Bible, le Coran avec des yeux extasiés, mais critiques. Comme quoi, notre regard sur le sens des Écritures n’est pas enfantin, même s’il n’est pas intellectuels, si nos cerveaux ne tendent pas à moudre une idéologie.
Entrer dans nos assemblées, c’est se défaire du souci de paraître. Nous somme très imparfaits, salis de la tête au pied par la crasse du monde, mais nos locaux de mission, même moches pour certains, sont quelque chose hors du monde, nous n’y avons plus besoin de penser, nous entrons de plain-pied dans pas grand chose physiquement parlant, quatre murs, quelques placards accrochés ci et là (rien d’intellectuel dans ce qu’ils disent), mais l’espérance prend là tout à coup une épaisseur particulière, que nous traversons dans la joie comme des passe-muraille. Mais, bien sûr, pour ceux qui ont besoin de beaucoup d’intellect avec du clinquant autour pour espérer, tout y paraît "indigent", vide, triste.
Paul Ricœur disait qu’il y avait "un abîme entre lecture savante et lecture confessante" de la Parole — Pour ma part j’entends par Parole le peu qu’on trouve de la Parole dans les Écritures, un énorme fatras — . Comme il était un philosophe protestant, je pense que Ricœur entendait encore lecture confessante théologique, idéologique, mais il suivait la bonne ligne, la ligne au bout de laquelle nous Pèlerins d’Arès, sommes parvenus, ayant découvert en décevant les intellectuels (leur déception : une raison parmi d’autres qui font que les gens importants nous ignorent) que Dieu ne dit rien d’autre que : Soyez bons ! Aimez ! Pardonnez ! Faites la paix ! Soyez libres de tous préjugés, vous trouverez ainsi l’intelligence du cœur.
Notre foi est une foi de balayeurs de rue qui, en plus, balaient leur cœur des inutilités pour y faire naître l’âme. Je me suis réduit à un balayeur de rue et j’en suis heureux. Comment peut-on pratiquement avoir la foi toute simple dans le Bien, qui suffit, si une théologie, une idéologie, fait du bruit tout autour et si des hommes se livrent à une concurrence des produits du cerveau ? On ne peut pas.
Il faut laisser l’intellect à ce pour quoi il est fait : Calculer un pont, un avion, composer un médicament, etc., et le bannir du domaine de la foi. La vraie foi, c'est la pratique du Bien. et la pratique du Bien, ce n'est vraiment pas sorcier.
Vous dites : "On ne sait même pas comment
faire pénitence, il n’y a aucun ouvrage sur le sujet chez vous." Eh bien, je vais vous dire que c’est en errant, en zizaguant, voire en s'égarant, qu’on trouve la voie de la pénitence, pourvu qu’on monte, monte, monte... vers les Hauteurs Saintes, lesquelles ne sont pas plus définies dans la Parole que n'était défini ce Royaume de Dieu dont parlait Jésus autrefois. Que sont-Elles, où sont-Elles, ces Hauteurs Saintes ? On ne cherche pas ; ce n’est pas la question ; la question est de trouver le Bien et, croyez-moi, on le trouve sans savoir au départ ce qu’il est vraiment. La langue anglaise a un mot, qu’ignore la langue française (trop intello), pour désigner cette quête de ce qu’on ne sait où ni comment trouver, la découverte de ce qu’on ne cherchait pas là où on le trouve finalement: serendipity.


29oct13  149C48  
L'homme pense et il aboutit forcément à des idéologies.
Vous ne pouvez pas repousser la notion d'idéologie. C'est idiot. Chacun de nous a son idéologie.
Vous parlez, je l'ai bien compris, d'idéologies sociale, non d'idéologie personnelle, mais l'idéologie sociale n'est que le fait d'une idéologie personnelle qui a réussi. Paul l'apôtre avec ses épîtres ou Karl Marx avec son "Das Kapital" ignorait que son idéologie deviendrait une idéologie sociale à grande échelle, d'église pour le premier et de parti politique pour l'autre ; ce n'était eu départ qu'une idée personnelle. Je dirais qu'une idéologie est une pensée sauvage bien ordonnée.
Vous touchez ici au sommet utopique de votre mission, Michel Potay. Mais là on sent la goutte qui fait déborder le vase. Vous commencez à déraisonner.
Vous seriez mieux dans la position de Socrate qui déclarait ne rien savoir que dans celle d'un chef spirituel qui dirige la fraternité à laquelle il a donné naissance sous l'apparence d'une "foi du charbonnier" mais qui an fait a des notions très précises sur tous les sujets, et qui a donc une idéologie. Il lui suffirait de tout ordonner et une doctrine sûrement nouvelle, mais tout à fait solide, viendrait au jour, parce que cette doctrine existe dans votre tête.
Élisabeth J.


Réponse :
Ma pensée est au travail, elle brasse des idées, mais elle ne construit pas d'idéologie.
Je n'ai jamais déclaré ne rien savoir comme Socrate. D'ailleurs Socrate savait au moins une chose, c'est qu'il ne savait rien. L'homme qui ne sait rien n'existe pas.
Mais vous ne semblez pas comprendre qu'entre les idées et l'idéologie il y a un paradoxe qui peut, comme c'est mon cas, rester une brisure perpétuelle. Je n'ai jamais jeté ou tenté de jeter de pont entre idées et idéologie.
Il y a un certain désordre dans ma pensée ou plutôt une certaine liberté de mes pensées que je ne mets pas en ordre.
René, aujourd'hui même (149C47), me rappelle mon écrit "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas' et y trouve "une amorce de corps de doctrine", mais il se trompe. Cet écrit est seulement la mise en magnitude ou en grandeur d'un tremblement provoqué par les milliers de coups à l'esprit que m'a portés La Révélation d'Arès en 1974 en 1977. Ce n'est pas un corps de doctrine. C'est une magistrale volée des coups que m'avaient assenés sur la tête les apparitions de Jésus et du Père. Ces coups ont mis ma conscience en marche comme une bonne fessée met en marche un gosse; une bonne fessée ne fait pas écrire au gosse des réflexions qui deviendraient ensuite une idéologie.
Autrement dit, ici on est dans la vie, pas dans l'intellect. Je ne confonds pas conscience et intellect.
Les Événéments Surnaturels d'Arès m'ont fait sentir les choses de l'existence tout autrement que je ne les avait senties auparavant. Mais ces choses de l'existence ont des noms et ces noms ont pris des virages brusques vers d'autres destins. En parler dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" n'était pas faire d'eux une idéologie.
La mission d'un Pèlerin d'Arès consiste à faire pénitence et à moissonner des hommes qui feront pénitence à leur tour. Il ne leur bourre pas le crâne d'idéologie. Il les aide seulement à devenir eux-mêmes, à aider chacun à réaliser cette ipséité unique qu'il doit être sur terre ou pour l'éternité.
Vous allez me dire: Il y a quand même connaissance chez vos frères et sœurs, connaissance de ce qu'ils croient. Oui, mais ce n'est pas une idéologie apprise par cœur et répétée en toute occasion jusqu'à son dernier souffle. S'il y a connaissance chez nous, le but ultime poursuivi au est-delà de cette connaissance même jusqu'au point où la connaissance laisse place à la Vie par l'expérience et non par l'intellect.
Il y a un moment où la parole cesse de communiquer des idées pour ne faire qu'un avec le Tout Autre là-haut, lequel sur terre est déjà représenté par la vie vécue dans le Bien au point de dépasser l'expression, au point d'être indicible.
"La queue du chat est bien venue sans qu'on la tire," dit un dicton. Notre mission réussira sans qu'on répande une idéologie.


30oct13  149C49  
Je ne connais ni René G. ni Élisabeth J. [149C47 et 48] et je ne sais pas s'ils se connaissent, mais je prends leur relais.
Comme Élisabeth J. je trouve que ce que vous appelez votre enseignement est non seulement très erroné, mais encore que vous commencez à exagérer l'erreur.
Votre spiritualité est de la spiritualité de caniveau !
Vous me faites penser à Sartres, un "balayeur" de caniveaux philosophant, qui parlait et écrivait avec un balai à tort et à travers et qui s'est pratiquement trompé à propos de tout. On peut se demander pour quelle raison cet homme médiocre eut le succès qu'il eut. Sans doute parce qu'il remuait des idées qui étaient de mode à son époque.
Heureusement que vous et vos Pèlerins d'Arès n'avez aucun succès, parce que les idées que vous remuez ou essayez de remuer ne sont pas du tout, oh ! mais pas du tout de mode. Sinon on retrouverait le même schéma qu'avec Sartre.
Je ne suis pas étonné — j'ai lu ça dans le cours du blog — que vous ayez pris l'œuvre ce mauvais penseur et mauvais écrivain comme
axe philosophique de la religion que vous vous acharnez à installer depuis bientôt quarante années (La Révélation d'Arès remonte à 1974). Tout est illogique dans ce que vous dites et, de ce fait, c'est la raison qui vous rend incapable d'écrire une idéologie.
Car je crois que si vous n'avez pas d'idéologie, c'est parce que vous en êtes incapable.
Jean-Claude S. d'Ile de France


Réponse :
En lisant René G. (149C47), Élisabeth J. (149C48) et vous, Jean-Claude, aujourd'hui, je suis plongé dans un grand étonnement: Pourquoi donc continuez-vous de lire ce blog, puisqu'il est d'un bout à l'autre "erroné", comme vous dites ? Je dis que vous "continuez" de lire ce blog, parce que tous les trois me semblez bien le lire depuis assez longtemps, vu les allusions que vous faites à des entrées passées.
Je fais de la "spiritualité de caniveau" ? Vous me faites penser à Oscar Wilde, qui disait: "Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles." Oui, je trempe dans les eaux sales comme tout un chacun y trempe sur cette terre actuellement, mais je regarde les étoiles .
Sartre ne "parlait ni n'écrivait avec un balai à tort et à travers et" il ne s'est pas "trompé à propos de tout."
Sartre avait bien vu la laideur et la médiocrité de l'humanité, particulièrement au sortir de la guerre, à sa grande époque de succès, et à mon sens il n'avait pas seulement raison de montrer les hommes aussi glauques et moches qu'ils étaient, il avait une très grande avance sur notre temps, il exposait ses espérances communistes de façon parabolique et visionnaire.
Je crois que cette humanité s'enfonce dans une situation politico-économique telle qu'elle n'aura au bout du compte que la solution du communisme, mais d'un communisme qui ne sera pas marxiste (Sartre n'était pas d'accord avec Marx), mais idéal : évangélique. Je crois que nous nous y acheminons lentement et que nous, Pèlerins d'Arès, amorçons la préparation spirituelle de ce passage, car un communisme idéal ne peut pas fonctionner sur la loi et la police — on a vu en URSS à quelles horreurs conduisent ces loi et police — mais sur la vertu. Cette vertu, seule la pénitence peut la préparer. Ce monde sera idéalement spirituel, évangélique, ou disparaîtra. C'est une façon parmi d'autres de résumer La Révélation d'Arès.
Vous trois, René, Élisabeth et Jean-Claude, n'avez pas compris que le monde changé (Rév d'Arès 28/7) auquel La Révélation d'Arès fait allusion est loin devant nous — quatre générations ne suffiront pas (24/2) — vous avez beaucoup de retard sur la foi dont le Père a rallumé la mèche à Arès. Vous êtes typiques de ce faible lumignon qu'est devenue l'intelligence (32/5). Réveillez-vous ! Vous traînez de très vieilles idées, que La Révélation d'Arès rejette et dépasse de très loin.
Le temps des idéologies est dépassé. Cela, Sartre l'avait bien vu ; il n'était pas un idéologue.
Vous lisez mon blog, c'est bien même si je ne comprends pas très bien pourquoi, vu votre état d'esprit. Alors, de surcroît, je vous encourage à lire aussi La Révélation d'Arès sous la lumière que je donne aux lecteurs et, si vous comprenez enfin de quoi elle parle, rejoignez-nous, car nous avons besoin de très nombreux apôtres pour changer ce monde !


31oct13  149C50
Je crois que René G. (149C47), Élisabeth J. (149C48) et Jean-Claude S. (149C49) n'ont rien compris.
Comme eux je ne suis pas un Pèlerin d'Arès, comme eux je lis pourtant votre blog, mais contrairement à eux, aux deux premiers en tout cas, je crois que vous n'avez jamais donné à votre foi une forme idéologique camouflée. Je lis votre blog comme le salon de conversation d'un sage qui, comme tous les sages, parle de tout et de rien par sagesse mais jamais par idéologie.
Je crois que vous avez vraiment vu et entendu Jésus et le Père Créateur et je pense que René G., Élisabeth J. et Jean-Claude S. le croient aussi... Sinon, quel sens aurait leur fidélité à ce blog ? Mais je vous vois aussi très tourmenté par l'idée que votre mission (la vôtre et celle de vos disciples) peut échouer, parce que le monde lui oppose un total mépris-silence.
Voilà 39 ans que vous vous démenez, que vous éditez La Révélation d'Arès et que vous essayez d'installer des missions qui, contrairement aux missions religieuses, ne sont pas faites par des professionnels ou des clergés formés. De ce fait, vos frères font ce qu'ils peuvent, mais ce n'est pas fameux, ils trottent sur l'os et clopent, comme dit La Révélation d'Arès [xxii/3-18], parce que justement vous n'avez pas d'idéologie et ils ne savent jamais comment présenter leur foi. J'habite un quartier où je rencontre de temps en temps depuis vingt ans des missionnaires de La Révélation d'Arès près de la station de métro et leurs tracts et ce qu'ils disent n'a jamais été pareil, au point que par moment je me suis demandé s'il s'agissait bien de la même chose. Ils oublient ou ils ne savent pas que c'est la répétition fidèle des même arguments qui finit toujours par frapper les esprits. Bref, amateurisme! C'est peut-être comme ça que vous avez voulu procéder.
Notre époque est d'imposture. Tout est imposture: la politique, les journaux, la télévision, la publicité, l'internet et même la religion. Je suis catholique mais j'admets que le Vatican est une énomre usine à imposture, que justement je trouve idéalement contrecarrée par La Révélation d'Arès.
Tout est imposture, sauf La Révélation d'Arès, que je crois absolument authentique et présentée authentiquement.
Je connais La Révélation d'Arès et il y a une quinzaine d'années je vous avais proposé d'en faire la publicité (c'est ma partie). Vous ne vous en souvenez peut-être pas. Vous m'aviez répondu que vous aviez essayé de publier des annonces dans des magazines qui toutes les avaient refusées ; vous pensiez que je vous coûterais cher sans aller bien loin ou sans rien faire d'efficace, parce que je me heurterais aux mêmes obstacles dressés devant La Révélation d'Arès qui n'est pas un produit ou un livre comme les autres. Je connais donc La Révélation d'Arès et un grand bonheur m'envahit chaque fois que je la lis. Ce livre me paie de mes attentes d'un monde meilleur. Ce livre me fait rêver.
Grâce à La Révélation d'Arès ma vie s'est peu à peu confondue avec un immense rêve. Vous appelez ça espérance, je crois. Je crois en tout cas que ce livre est loin d'être dû à l'invention d'une homme, au hasard de son imagination, et qu'il est par nature réfractaire à toute mise en idéologie, puisqu'il combat l'idéologie à la base.
Mon problème, c'est que je ne crois pas en Dieu. Je crois le livre authentique, mais je ne sais pas d'où il vous est venu. L'invisible est traversé par des forces d'expression qui, à époque fixes, se concentrent sur un homme qu'on appelle prophète.
Franck M. d'Ile de France


Réponse :
Il y a de la place chez les Pèlerins d'Arès pour un homme qui ne croit pas en Dieu, mais qui voit dans La Révélation d'Arès une "force d'expression", porteuse d'une solution au mal: la pénitence ; "force d'expression" qui s'est "concentrée sur un homme qu'on appelle prophète."
La pénitence ne peut pas être mise en idéologie. Merci de l'avoir compris.
Je ne me souviens pas de vous ou plutôt je ne saurais vous distinguer parmi les quelques publicitaires qui m'offrirent leurs services au cours des années 80 et 90. Ce que je vous répondis à propos des supports publicitaires qui refusaient La Révélation d'Arès, que vous me rappelez ici, était exact, mais aussi je manquais d'argent, car j'avais tout à faire: éditer et diffuser La Révélation d'Arès, entretenir et développer le Pèlerinage, aider les missions, essayer d'installer une mission aux USA, etc. J'étais chiche et contraint aux économies par pénurie de fonds. Je ne suis pas plus argenté aujourd'hui, d'ailleurs.
J'ai cependant pu ne jamais casser l'équilibre difficile mais nécessaire entre la nécessité de la mission et les défaillances ou moyens insuffisants de la mission. J'étais conscient que mes frères n'étaient pas des lions apostoliques, avaient une vie professionnelle et privée en dehors de la mission et ne donnaient à celle-ci que ce qu'ils pouvaient, sauf quelques uns qui ont vraiment donné plus soit pendant une période de leur vie, soit toujours. Qu'ils reçoivent une Bénédiction particulière du Père !
Louis Aragon disait que rien n'est jamais acquis aux hommes et aux peuples. Je me disais de même que rien n'était jamais acquis au prophète, à l'assemblée ou à la mission, et que les succès missionnaires comme "L'Œil S'ouvre" (1988-89-90) présageaient inévitablement des échecs missionnaires, parce que les hommes sont inconstants, leurs réflexions et leursd actions défaillent et brillent en alternance, leur foi itou, mais je me dis qu'au bout du compte, au bout d'un nombre indéterminé de générations en plus des quatre qui ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2), la réussite viendra inévitablement un jour, puisque c'est le Père Créateur Lui-même qui en offre l'éventualité.
De ce fait "l'imposture" du monde que vous évoquez n'aura elle-même qu'un temps, au Vatican, à la Maison Blanche, au Kremlin, à l'Élysée, à l'Académie Française, à la télévision, sur le web, etc. Tous les prophètes l'ont dit: Les puissants seront abaissé et les humbles exaltés. Le Coran dit: Ne voyez-vous pas les ruines des empires passés ?! Bref, notre mission repose sur des bases extrêmement solides, celles-là même de la Création.
Job tomba de la dignité à l'extrême indignité pour retrouver plus tard la dignité.
À l'échelle d'une vie humaine et même de quelques générations il n'y a pas de vérité, pas de justice, il n'y a rien de constant. La Vérité, la Justice, la Constance n'apparaîtront qu'about du temps et c'est à cela que nous travaillons déjà, ce qui d'une certaine manière nous situe hors du temps. Ce n'est pas facile à expliquer au public qui ne vit que dans le moment présent, voire même immédiat. C'est pourquoi les religions — sauf peut-être le bouddhisme — commettent toutes cette imposture qui consiste à faire croire à chacun de ses fidèles que tout se joue dans sa seule existence, même très courte.
Si vous me trouvez une formule publicitaire qui puisse expliquer cela en quelques mots et faire s'extasier la foule, parlez m'en et je trouverai peut-être les fonds nécessaires pour lancer une grande campagne.


31oct13  149C51  
Je m'appelle Iphigénie. C'est vraiment mon nom. Mon père était grec.
J'ai rencontré vos missionnaires à Marseille il y a six ans et depuis je lis votre blog une fois par semaine. Parfois il y a beaucoup de commentaires et de longues réponses en une semaine et je ne peux pas tout bien lire, mais c'est toujours très intéressée que je parcours la page.
Il n'y a apparemment pas de contradictions dans La Révélation d'Arès, que je n'ai lue qu'une seule fois complètement, je l'admets, et seulement parcourue depuis, mais les réalités de l'existence sont pleines de contradictions et, quand on suit votre blog, on voit bien que comme Héraclite vous êtes vous-même persuadé que ce monde est fait de forces et de vérités contradictoires et que ces contradictions, si elles sont admises comme vérités, nous protègent de la vision réductrice des problèmes qui se posent à l'homme qui change.
Ce qui me paraît important ici, c'est qu'une idéologie ne peut contenir de contradictions. Donc, pas d'idéologie dans votre vision des réalités que le monde doit affronter pour changer, puisque le changement — changement de l'humain, changement de l'espèce humaine — et cet article de votre blog me semble répondre parfaitement à cette logique.
Iphigénie la Cassidaine (Provence)


Réponse :
Comme je ne reçois pas actuellement de commentaires de mes frères et sœurs je poste depuis quelques jours des commentaires d'autres personnes, sympathisantes comme vous ou non sympathisantes.
Mistral disait : "Qu'a vist Paris, se noun a vist Cassis, n'ai rèn vist" (Qui a vu Paris mais pas Cassis n'a rien vu) et en vous lisant j'ai envie de dire en riant: "Qui a lu La Révélation d'Arès, mais n'habite pas Cassis, n'y a rien compris."
Vous semblez avoir tout du moins compris que si La Révélation d'Arès ne contient pas de contradiction, elle ne contient pas davantage d'idéologie quoiqu'une idéologie ne soit, comme La Révélation d'Arès, qu'affirmations sans contradictions. Merci, ma sœur Iphigénie, la première dame de ce nom que je rencontre dans ma vie depuis que j'eus lu Racine.
Je sais en effet que non seulement ce monde, mais la Création elle-même est faite de contradictions: Pas de lumière sans obscurité, car sans l'obcurité on ne remarquerait pas la lumière, ai-je écrit dans "La Pommeraie", peut-être pas exactement dans ces termes-là.
On retrouve chez Pascal, que j'évoque dans une précédente réponse (149C40 et ailleurs), ce dilemme constant entre contradictions. Chez Pascal le dilemme est constant entre foi et doute, spiritualité et déspiritualisation, bien et mal, ce tissu de contradictions dont souffre l'homme. Le seul qui voit vraiment un dépassement possible des contradictions, c'est Dieu.
Alors, vous doutez, frère Michel, allez-vous me dire ?
Je ne doute pas de l'événement surnaturel qui a bouleversé ma vie en 1974 et 1977, pas plus que je doute que je suis né un 11 juillet de 1929 du ventre de ma mère, mais il m'arrive, bien sûr, de douter de la bonne direction à prendre dans telles ou telles circonstances pour rester conforme à la Parole d'Arès.
En tant qu'humain, je suis confronté sans cesse à des circonstances, les réalités d'êtres humains nouveaux ou présentant des traits de caractère contradictoires que je n'avais pas perçus, pour moi les événemnts surnaturels de 1974 et 1977 sont passés et en tant que tels ne résolvent rien des problèmes auxquels je me heurte chaque jour. Je suis en fait en lutte perpétuelle avec un réel tergiversant et contradictoire.
Héraclite disait que l'univers est un enfant qui joue aux dés, mais Einstein dirait 2.700 ans plus tard que Dieu ne joue pas aux dés, et je crois que les deux avaient raison. Face à cette double vérité profonde des credos affirmatifs et sans nuances comme celui des Chrétiens: "Je crois en Dieu... et en Jésus Christ son Fils Unique, etc." paraissent absolument superficiels, dérisoires. Le monde ne peut pas changer à partir d'idéologies comme celle-là.


02nov13  149C52
Je viens de découvrir l'existence d'un nouveau livre paru en septembre 2013 eu titre évocateur pour nous Pèlerins d'Arès:

"SE CHANGER,
"CHANGER LE MONDE"
écrit par Christophe André, Jon Kabat-Zinn, Pierre Rabhi, Matthieu Ricard
(éditions L"Iconoclast)

Malgré nos difficultés missionnaires, il semble qu'ici et là les prises de conscience s'accélèrent.
C'est merveilleusement encourageant.
Didier L. des Alpes


Réponse :
Oui, c'est "encourageant", mais peut-on dire "merveilleusement" ? Ces gens tirent leurs idées de La Révélation d'Arès qui les a devancés de presque quarante ans, en se gardant bien d'en indiquer l'origine, qu'ils s'approprient.
On retrouve cette appropriation très probable, beaucoup plus élargie encore, chez Frédric Lenoir, par exemple, qui approché il y a peu de temps par un ami qui lui aurait demandé qu'il connaissait La Révélation d'Arès, aurait fait semblant d'en ignorer l'existence ou de ne pas en savoir grand chose.
Je n'ai pas lu le livre dont vous parlez, mais étant donné la position hostile de Pierre Rabhi à l'égard de La Révélation d'Arès (voir commentaire de notre frère Dominique F. du Roussillon 149C23), je serais étonné qu'il cite la Sainte Parole d'Arès.
Tant mieux si je me trompe.
Si leurs consciences évoluent d'un côté, les "prophètes" du changement ne nous aident pas à propager la Parole du Créateur d'un autre côté, parce qu'ils s'en attribuent la paternité.
Il faut dire que notre assemblée a manqué du courage ou de la volonté de multiplier infatigablement les initiatives pour faire passer La Révélation d'Arès dans les grands circuits d'édition, de la grande distribution et de la presse. Nous portons une certaine responsabilité. de l'apparition des imitateurs auxquels nous laissons tout le temps de s'exprimer.
Bien sûr, à terme, les dates de dépôt de copyright (premier copyright 1974) feront foi et montreront aux historiens que c'est la Parole de Dieu parvenue à Arès qui parla la première de changer sa vie (Rév d'Arès 30/11) et de changer le monde (28/7), mais en attendant nous sommes débordés sur nos flancs.
De là la nécessité d'être toujours plus clairs dans nos propos missionnaires pour qu'hommage soit rendu à Dieu manifesté à Arès, le vrai Dieu du changement.


02nov13  149C53
Une nouvelle entrée qui fait suite à votre visite à Lorient.
Ce fut une joie de vous entendre dans notre local refait à neuf. Ce que vous dites vous l'incarnez vraiment : la Vie !
Non, vous n'êtes pas un idéologue, vous êtes bien plus que les idées, vous rayonnez la Vie, nous l'avons ressentie à vos côtés pendant ces deux jours que vous avez passés au milieu de nous à nous enseigner, à nous faire sentir le Fond.
Cette entrée 149 se situe tout à fait dans la ligne de ce que vous nous avez enseigné à Lorient.
En vous écoutant et en lisant cette entrée de blog et les réponses aux différents commentaires, je reconnais que j'ai encore tendance à classer et sérier comme le soulignent certains commentateurs. Je le comprends ; c'est le réflexe venu de l'école.
C'est comme si de classer les choses nous permettait de mieux les cerner, les maîtriser, de la à en faire des lois il n'y a qu'un pas. Comme si cela nous rassurait, nous ne sommes pas habitués à la liberté, à la vie qui est en constante évolution, vous nous l'avez bien fait sentir à Lorient . Vous aviez votre propos mais vous vous adaptiez sans cesse aux différentes interventions, parfois très spontanées de l'auditoire.
J'ai été très heureux du commentaire de mon frère Claude qui enfin a pris conscience de ce que vous vous efforciez de lui faire comprendre. J'ai toujours estimé ce frère, je me sens par certain côtés proche de lui et je sais qu'il a une grande foi et un grand potentiel, qu'il mettra d'autant plus à profit que sa pénitence se fera plus active maintenant qu'il a renoncé à l'intellectualisme pour passer à la Vie spirituelle.
Je pense que les gens confondent idées, idéologies et réflexion. Ce n'est pas parce que nous n'avons pas d'idéologies que nous ne sommes pas des gens réfléchis . Seulement notre pensée est guidée par le souffle de Vie Qui nous anime.
Jésus disait bien "Heureux les réfléchis !" et dans l'intelligence du cœur il y a quand même le mot intelligence, nous ne sommes pas non plus des idiots comme certains commentateurs pourraient le laisser entendre.
Sans toutefois prétendre être toujours des lumières car nous avons aussi nos zones d'ombre et sommes conscients que dans ce monde il y a des gens meilleurs et plus intelligents que nous qui sommes pour la plupart des personnes ordinaires mais [des gens qui font leur] chemin.
L'intelligence que nous nous efforçons d'acquérir n'est pas intellectuelle, elle est d'une autre nature, elle est spirituelle. Elle ne tient pas seulement compte du propos mais aussi et surtout de l'autre, notre frère qui nous parle.
Quoi dire d'autre sur cette magnifique entrée 149, qui nous déculture un peu plus, nous libère un peu plus des schémas mentaux qui nous ont été inculqués et qui nous emprisonnent comme dans une cage, laquelle nous rassure mais nous empêche d'être nous mêmes, de déployer nos ailes.
Les gens que nous rencontrons dans la rue et à qui nous parlons de La Révélation d'Arès ont des préjugés communs et notamment la crainte que ce soit une secte. Mais en fait, à la différence des idéologies, La Révélation d'Arès au lieu de nous enfermer nous libère, il n'y a qu'une fois qu'on l'a lue que l'on en prend conscience.
C'est cette liberté qui peut aussi faire peur car nous sommes habitués à [vivre dans] des cadres. Je me souviens d'avoir reçu des mormons au local et ils sont souvent en accord avec nous sur le Fond mais ne conçoivent pas que nous puissions avoir une foi libre, sans hiérarchie, sans chefs, sans structure comme le poulain agile courant vers son but, libre du harnais des docteurs (Rév d'Arès 10/10).  Ils pensent que c'est inconcevable et non viable à long terme, et pourtant depuis bientôt 40 ans nous avançons certes cahin-caha mais dans la bonne direction et quelle liberté et joie cela procure de ne pas se sentir enfermé.
Chacun peut y épanouir ses talents et y mesure aussi sa responsabilité, chacun, comme vous nous l'avez rappelé à Lorient ,est responsable de ce message autant que vous, c'est entre Dieu et notre conscience que l'avenir se joue. Notre seul chef est notre conscience ; conscience du Bien qu'il faut accomplir.
Quel merveilleux idéal, sans idéologie !
Denis K (Bretagne Sud)


02nov13  149C54
Je n'avais jamais remarqué cela avant, mais les gens sans ideologie sont plus simples à vivre !
Au bout du compte, ce sont ceux qu'on aime naturellement et c'est vrai que comme Blaise Pascal certains ont une belle réflexion.
Guy de Belgique


02nov13  149C55  
Dans l’histoire, après les dictatures d’un seul (le chef, le roi, l’empereur) sont venues les idéologies ou systèmes d’idées de quelques-uns, afin d’organiser au mieux une société d’hommes aux mentalités et intérêts différents.
Les idéologies se sont toujours désignées comme bonnes et les plus adaptées à la situation du moment et du plus grand nombre, elles ont été ou voulues, soutenues ou imposées.
Elles ne se préoccupent pas des dégâts qu’elles provoquent. Elles luttent pour se maintenir contre d’autres qui veulent les remplacer, elles sont entre les mains d’hommes à la volonté de pouvoir, de domination, d’autorité. D’ailleurs les idéologies excluent, repoussent, chassent ou rejettent les imprudents, les insatisfaits qui osent les contester.
Les idéologies politiques de tous bords pratiquent cette mise au ban, d’une façon plus ou moins discrète.
Les idéologies autres que celles qui soutiennent le matérialisme et le rationalisme, ne sont pas moins dangereuses. Au nom de la doctrine religieuse que n’a-t-on pas fait dans le passé ? La décadence des religions et l’évolution de la pensée font contrepoids aujourd’hui. Il n’en reste pas moins que toute idéologie religieuse rejette qui ne se plie pas au credo de l’institutionnalisé, du certifié conforme, ou bien elle le remet au pas.
Pas d’idéologie dans La Révélation d’Arès. Pas un listing d’idées sur lesquelles se conformer et rien d’autre. C’est tout le contraire : pas de doctrines mais un appel à se changer pour que le monde change.
Dit autrement, renoncer au mal et agir dans le bien. Est-ce de l’idéologie que d’appeler à la pénitence et à la moisson, les deux fondamentaux de La Révélation d’Arès ?
C’est du bon sens pour le dire simplement, parce que le mal est inséparable de l’humain (regardez l’histoire de l’humanité ou votre propre histoire). Alors en-deçà des idées de chacun, (parce que "pas d’idéologie" ne veut pas dire ne pas avoir d’idées), commence une lutte qui ne s’arrête jamais. Il y a un effort à faire pour installer le Bien en soi, la patience, la constance, l’humilité, la bienveillance, la paix, la réflexion profonde, il y a un effort à faire pour discerner et lutter contre tout ce qui produit le mal collectif, celui qui sépare et divise les humains en les poussant au conflit, celui qui déshumanise (cynisme, violence, hypocrisie, matérialisme à toute fin), celui qui maintient dans l’indifférence, l’immobilisme et l’impuissance.
La Révélation d’Arès
appelle à une maturité spirituelle : Vivre de façon spirituelle, c’est-à-dire aimer, pardonner, faire la paix, se libérer des préjugés, des peurs, retrouver l’intelligence du cœur qu’on soit croyant ou incroyant... Mais aussi se libérer des systèmes qui enlèvent l’humanité dans le cœur de chacun, qui détournent les intelligences humaines, qui écrasent les faibles, systèmes qui font croire à leur indispensable nécessité, mais qui en réalité empêchent une évolution individuelle et aboutissent à la violence.
Vivre spirituellement c’est aussi se libérer des idéologies qui sous-tendent ces systèmes.
Donc non seulement pas d’idéologie dans la foi arésienne mais il faut, en plus, se libérer de toutes les idoles de l’esprit existantes (Rév d’Arès 23/8).
Mon Peuple ne sait plus où Je suis, où Je ne suis pas. Abats les idoles de l'esprit comme furent abattues les idoles de bois ! Va, Je suis ton Appui ! (Rév d’Arès 23/9)
Charlie du Nord


03nov13  149C56
Je souhaite juste vous saluer d'un salut fraternel
et [vous dire] que vous avez une très grande Sagesse, afin de répondre a tous ces message que vous recevez sur votre blog.
Dans mon cas,  j'évite de vous dérangez car j'ai mon propre blog : mon âme, mon esprit, ma spiritualité , c'est-à-dire qu'il est direct dans la vie de tous les jour, avec mon livre La Révélation d'Arès tout en sachant que d'abord je moissonne ma pauvre âme, ma chair, mon esprit, avant de pouvoir moissonner d'autres.
Car comme vous le dite si bien, la plus grande Victoire c'est sur soi-même..
Par la même je vous envoie avec tout mon amour aimant à vous, à votre épouse, et aussi à vos trois filles meilleures agents de Paix et de bonheur pour L' Étalé.
In Amore del Padre Amante cordial message
Je voulais juste vous faire un petit coucou fraternel (Excusez-moi pour l'italien).
Daniel d'Italie


03nov13 149C57
Je me souviens (j'avais dans les vingt ans, peut-être un peu plus) que vous aviez évoqué le film "Hair" au Pèlerinage, en disant que vous auriez aimé faire un film comme ça, mais que bien sûr vous auriez remplacé l'herbe que fumaient les hippies ans le film par la foi en Dieu et l'amorce d'un monde changé que ces jeunes voulaient représenter.
J'avais été très surpris parce que l'homme à grande barbe, le prophète de la Parole de Dieu et de la prière que vous étiez jusqu'au bout des ongles n'avait vraiment pas de parenté avec les jeunes hippies du film "Hair". J'étais venu par curiosité, pour suivre mes parents (tous les deux morts d'un accident de voiture depuis) et du coup j'ai compris que cette tunique de toile blanche cachait un vrai "insurgeant" et je suis resté un pèlerin d'Arès... avec petit "p". Je ne fais pas de mission, je ne peux pas (gendarme, je ne trouve pas incompatible "l'insurgeance" et la protection de la population), mais  je lis toujours La Révélation d'Arès.
C'est l'entrée "la foi sans idéologie" qui me ramène à ce souvenir, parce que les hippies suivaient une espérance bien déterminée: le rejet du monde de compétition bourgeois, techno et légaliste (ce que vous appeliez "monde de notaires") pour un retour à la douceur et à l'amour, à la vie naturelle, n'avaient pas d'idéologie et rejetaient comme vous tout éventualité de doctrine.
Quand j'étais jeune gendarme je me rappelle que nous contrôlions de temps en temps de ces "beats" de la route, qui faisaient du stop, habillés de fringues faites par eux, des fleurs dans les cheveux des filles, les guitares et des besaces à l'épaule où ils mettaient tous leurs trésors... Ils étaient doux et se foutaient complètement de ce qui pouvait leur arriver. J'étais tout à fait de l'autre côté de la barrière, mais je les trouvais assez fascinants. Je m'étais mis à lire tout un tas de bouquins concernant ces gens et je me souviens d'un jour je parlais à mon capitaine de "la génération foutue des white negroes" et de "On the Road" de Kerouac et il fut surpris que je m'intéresse à la question et il m'a fait entrer dans un bureau où étaient étudiées les "séditions" de toutes sortes. Oui, le mouvement hippy était considéré comme séditieux.
Je me rappelle d'avoir fait un rapport pour bien souligner le fait qu'il était difficile de cerner le caractère séditieux de gens dont le comportement ne reposait sur aucune idéologie. Je pensais plutôt à un mouvement de mode chez des jeunes paresseux pas très dangereux. Ce n'est pas le cas des Pèlerins d'Arès qui ne sont pas paresseux, puisqu'on les trouve dans la rue, missionnaires, mais que certains considèrent comme dangereux comme sont toujours dangereux aux yeux des gens d'ordre ceux qui ne fondent pas leur espérance sur une doctrine liée au système (Besancenot n'est pas considéré comme dangereux, même classé antisémite par le CRIF, parce qu'il est un ultra-gauche qui espère un pouvoir dans le système).
Je ne disais pas que vous êtes sans idéologie — de ça on peut discuter indéfiniment — mais plutôt que vous êtes un mouvement anarchiste. D'ailleurs, votre définition, peut-être seulement une boutade (je ne sais pas), "les Pèlerins d'Arès forment une anarchie de pénitents" se trouve dans le dossier des R.G. [Renseignements Généraux] et a dû atterrir sur les bureaux des conseillers de cabinet ministériel et peut-être même des ministres.
Je ne suis pas loin de la retraite et je pense que je ferai un tour rue Raymond Losserand quand je serai libéré de mes obligations.
Un Jean-François (ce n'est pas mon prénom) en Ile de France


Réponse :
Ah ! la "génération foutue des white negroes", c'est de Norman Mailer, ça !
Je crois vaguement vous remettre, mon frère. Vous parlez d'une époque où j'évoquais "Hair" et c'étaient les années 80. J'avais vu "Hair" à la télévision ; ce film évoquait pour moi certains de nos frères et sœurs qui vivaient d'une façon qui me semblait plus ou moins hippy à l'époque. Mes frères "hippies" ne se drogaient pas — du moins pas à ma connaissnce —, mais pour le hippisme en général, si ce n'avait été la drogue, qui forçait malheureusement l'évasion dans la tête plus que dans les réalités, ce courant était une façon d'envisager de changer le monde charmante et plausible.
Le hippisme m'intéressait en tout cas. Il y avait d'autres façons, bien sûr. comme le situationnisme (j'y reviens), mais le hippisme me paraissait l'un des porteurs possibles d'un espoir de libération par "l'insurgeance" pacifique.
Je ne sais pourquoi le mouvement hippy est aujourd'hui purement et simplement gommé. Totalement disparu. J'imagine qu'il était né d'un après-guerre où la jeunesse ne voulait pas revoir les horreurs (basées sur des idéologies) qui avaient ravagé l'Europe et le Pacifique asiatique de 1939 à 1945, mais que, le temps passant, toutes ces horreurs avaient été oubliées et l'idée de changer de monde — "Faites l'amour, pas la guerre !" — avait disparu. Peut-être aussi que l'évolution psychédélique qu'avaient donnée au hippisme Timothy Leary et son LSD, William Burroughs, Jack Kerouac qui buvait l'éther au goulot, et d'autres que j'ai oubliés avait fini par tuer au sens propre les militants d'un fond initial de "retour en Éden."
Mais vous avez raison, le hippisme n'avait pas d'idéologie.
Il y eut, à côté du hippisme, un autre mouvement: le situationnisme, que vous avez dû étudier puisque vous avez travaillé dans un bureau de gendarmerie s'occupant de courants séditieux. Ce mouvement eut son théoricien en France, Guy Debord. C'était un appel à la lutte révolutionnaire pour l'abolition des États et du capitalisme et l'instauration de l'autogestion généralisée par le pouvoir des conseils ouvriers (démocratie directe) ; une société égalitaire débarrassée des rapports marchands, c'est-à-dire le communisme pur et intégral ; la révolution de la vie quotidienne, projet libertaire et hédoniste que l'on pourrait résumer par ce slogan : "Vivre sans temps mort et jouir sans entrave." Le situationnisme préparait la révolution de la vie quotidienne dans le cadre de l'autogestion généralisée sur des bases égalitaires et refusant tous rapports marchands. Guy Debord écrivait à la peinture sur les quais de Seine à Paris: "Ne travaillez jamais !", etc. Mais Marx en fait se profilait derrière un projet d'activités humaines de forme poétique, prônant la libre création de situations par les individus, mais qui n'était au fond qu'une idéologie et de ce fait je n'ai pas pu m'y arrêter. J'étais plus intéressé par l'élan de cœur qui animait les hippies.
Chez les hippies je sentais une âme, une polone (Rév d'Arès xxxix/12-13), des intentions pures, malheureusement disparues avant d'avoir été orientée vers une foi constructve ne cherchant pas l'oubli de la vie et des sensations dans la drogue. Chez les situationnistes je sentais un système.
Tout cela est passé. Il nous faut résolument nous tourner vers une vie comme tout le monde mais propulsée par une foi sans idéologie mais puissante, qui changera le monde non par la folie d'un moment, qui comme toutes les modes disparaît, mais peu à peu, de génération en génération.par un changement radical et profond, forcément lent, de la façon d'envisager les rapports humains et qui commence par la pénitence.
L'équipe missionnaire de la rue Losserand sera ravie de vous accueillir quand vous serez à la retraite.


04nov13  149C58
Je vous invite à regarder un documentaire qui me semble honnête et qui traite de beaucoup d'éléments dont frère Michel a parlé sur le site. A la fin la conclusion intuitive de Thierry Meyssan est en parfait accord avec notre vision universelle.
Voici le lien- Oligarchie et sionisme- de Béatrice Pinède durée 1h37 :
http://www.youtube.com/watch?v=pD3qgpfOSUs



Guy B. de Belgique


Réponse :
Ce matin j'ai pris une heure et demie de mon temps pour visionner cette video qui m'a beaucoup intéressé.
Je ne suis pas sans réserve vis-à-vis de tout ces que tous les intervenants y disent, mais je trouve dans leurs déclarations beaucoup de vérités qui rejoignent certains points que je cite dans une prochaine entrée de mon blog, laquelle parlera de nos origines communes, à nous Pèlerins d'Arès, réveillés par La Révélation d'Arès, avec le monothéisme abrahamique et mosaïque.
C'est un sujet très vaste qu'il me faut réduire à la dimension d'une brève, ce qui n'est pas facile et demande réflexion. Les entrées de mon blog sont des brèves en vertu d'un principe que je me suis fixé. C'est dans mes réponses aux commentaires que je développe certains points du sujet de l'entrée.
Ce que je trouve intéressant dans cette video, dans le cadre de la présente entrée 149 "la foi sans idéologie", c'est la démonstration que le judaïsme n'est pas une idéologie, mais que le sionisme, dont la manifestation la plus puissance est l'État d'Israël, en est une et malheureusement très impérieuse.
Le judaïsme, lui, n'est pas une idéologie, parce que cette religion n'est pas dogmatique au sens où, par exemple, le catholicisme et le protestantisme sont fortement dogmatiques. Le judaïsme, il faut le savoir, comporte de nombreuses familles de foi qui interprètent et vivent la Torah de façon très différentes allant de l'intégrisme le plus total au libéralisme le plus large..


04nov13  149C59
Depuis quelque mois nous avons un nouveau voisin qui a acheté la maison de la mamie décédée en face.
De temps et temps, ce voisin "pète les plombs" à n' importe qu'elle heure du jour ou de la nuit, même s' il est trois heure du matin. Dimanche dernier, j'entend crier, je sors et je le vois titubant [ivre de] whisky. Il tombe dans un contre-bas de deux mètres de sa terrasse dans les gravats. Je vais à sa rencontre, je l'aide à rentrer chez lui en faisant lentement le tour de la maison. Il campe pour ainsi dire dans une pièce principale, les autre pièces sombres aux cloisons abattues attendent leur aménagements.
Ce voisin vit seul. La veille au soir, je me souvînt alors que Florence m'avait dit qu'elle avait entendu une femme crier : "Tu comprends pas que nous avons besoin d' aide ?!" Mais le son de la voix était difficile à localiser et semblait venir d'ailleurs.
Quand je dis alors à notre voisin que s'il veut que sa vie change il doit changer lui même, il me prend d' abord pour un prêtre, puis me dit que je l'emmerde, mais content d'avoir quelqu'un à qui parler, semble me scruter entre nuages d'effluves d'alcool et cherche à me cerner. Il me teste en me provoquant de différentes manière, me demande si j' en ai pas marre de faire le con, me regarde, puis me serre longuement contre lui en gémissant, cela semble lui faire du bien. Puis il me montre une photo de sa femme et de sa fille, me parle de la mort de son fils, de sa souffrance, me dit avec fierté que son fils était un guerrier. Que lui même ex-mécanicien dans la Marine avait tué cinq hommes de ses mains.
Me sentant accepté dans son intimité, je lui répond alors que sa vie est devant lui et ,'est plus derrière, que ce qui compte c'est ce qu'il fait maintenant pour bâtir son foyer et construire son vrai corps, le vrai foyer de la Vie heureuse. [Il doit] utiliser sa force de combattant non pas pour détruire, se détruire, faire peur et faire fuir ses proches même en criant : "Liberté, égalité, fraternité !"  mais [il doit] utiliser cette force d'authenticité pour d'abord arrêter de boire pour oublier, et que si l' amour qu'il éprouve pour son fils, sa femme et sa fille sont si importants, s' il ne le fait pas pour lui même, qu' il le fasse au nom de cet amour même, pour qu'elles reviennent et restent... et même pour son fils défunt afin qu'il soit en paix. Quand il me propose de boire un coup, je me lève, lui montre ç nouveau la photo de sa femme et de sa fille et je m' en vais en lui disant que je reviendrai le voir.
 
Ce matin, l'annotation 3 de la veillée 18 [La Révélation d'Arès] intitulée: Que personne n' oublie l'Eau de Dieu : "Quiconque se trompe, se trompe toujours de bonne foi, et content de soi. Bien enracinée sont les théories et convictions de toutes sortes qui cachent les leçons simples du vrai Maître. Dieu n' est  pas l'adversaire des sciences humaines, physique, mathématiques, etc. Il dit qu' elle ne peuvent pas changer le monde en bien sans l'amour et l' intelligence spirituelle retrouvés par la pénitence et l 'insurgeance".
 Cette annotation éclairant le passage de la Veillée 18 : J'y ai mis tant d' attention, j'en ai tiré tant d'orgueil (18/3), me ramène aujourd'hui au complément de la pénitence que vous avez formulé brièvement "opposance" ou " insurgeance" (Le Pèlerin d'Arès 1989 p.236 ). Mot que vous aviez créé pour le distinguer de la violence de l' insurrection, ou bien "la faiblesse des protestataires" en ce qui concerne le vrai changement que le Père attend du frère, et qui fera passer de la "planète des idée à celle de la Vie". .. j' y redécouvre qu' il y est aussi fait mention de l'idéologie, j' en recopie un extrait :

"En quoi consiste notre insurgeance ? Nous pouvons répondre : "Elle consiste à restaurer Éden, la Vie abandonnée depuis Adam, dont la Parole rappelle les principes, Par là même, l'insurgeance vise à mettre fin au système qui s'y oppose — de bonne ou de mauvaise foi — , que la Parole du Créateur dénonce." Mais nous avons conscience que cette brève formule n'a vraiment de sens que pour les Pèlerins d'Arès et les quelques hommes d' espérances que croise la Mission, qui attendaient La Révélation d'Arès comme le vieux Syméon attendait la salut d'Israël (Luc 2/25-32). Elle n'a pas de sens pour l'homme commun. Avant d'être converti, il y sentirait même quelque utopie délirante. Notre insurgeance s'exerçant sur le système du monde comme un levier, non comme une révolution, nous devons nous expliquer autrement fasse à celui ci.
"Une révolution est expéditive, sommaire, même fondée sur une idéologie longuement pensée. L'idéologie est un drapeau, une inépuisable mine de slogans, parfois une religion comme l'est encore le marxisme ici et là, mais elle n' est pas applicable, parce qu'aucun laboratoire ne l' a préparée. La révolution américaine semble faire exception ; en fait elle officialisait un mode de vie sociale déjà largement appliqué dans la colonie ; elle avait eu son laboratoire ; c' était la conclusion politique d'une sorte d' insurgeance, très incomplète. D'une façon générale, la révolution n'a pas le temps de changer les hommes, elle doit tout de suite établir des lois et une police pour que règne l'ordre. Elle cause beaucoup de malheur, remplace les anciennes classes par d'autres, favorise les arrivistes, ne change pas le système de monde.
"L'insurgeance, par contre et un lent et profond changement de nature. Elle élabore et développe son propre fait dans le cœur même de la société qu' elle doit transformer. C'est pourquoi l'idée de fécondité, celle d'une immense Moisson, domine l' Appel à l'insurgeance dans La Révélation d'Arès. Idée qui caractérisait déjà l'insurgeance dans l'Évangile Palestinien. La moisson est le fauchage et la cueillette méthodiques, la mise en gerbe et la rentrée des récoltes. La révolution, elle, mettrait le feu au champs ou les saccagerait sous ses galops triomphaux.
"Les versets du chapitre xLv de La Révélation d'Arès , cités au début de ce texte, n'évoque pas la violence ou l'impatience mais la vigueur et la détermination de notre Mission de persuasion. Persuasion par l'amour du prochain, le dialogue, la formation de l'esprit évangélique et l'exemple."

Guy I; du Languedoc


Réponse :
Merci, frère Guy, de rappeler que ce n'est pas aujourd'hui que je dis que notre "foi est sans idéologie".
Le passage de l'article "Insurgeance" dans "Le Pèlerin d'Arès, 1989" est un exemple parmi d'autres, plus anciens.


04nov13  149C60
La foi sans idéologie...
Je suis loin d'être le pénitent qu'appelle Dieu à Arès, je suis un pénitent petit "p". J'avance tous les jours de ma vie dans les sentiers qui mènent vers les Hauteurs Saintes (Veillées 7 et 25).
Pas besoin d'idéologies pour faire le Bien ; il suffit simplement d’aimer, pardonner, faire la paix, se libérer de tous préjugés, de tous pouvoirs, changer de regard, avoir un regard qui libère, non un regard qui emprisonne notre prochain, pour entrer en pénitence (Rév Arès 30/11).
Merci Frère Michel pour vos enseignements, vos Lumières.
Dieu pourrait nous détruire, comme au temps de Noé (Genèse 7/6), Il ne le fera pas (Genèse 9/8-17). Dieu respecte la liberté qu’Il a donnée à son fils Adam, un géant des temps anciens (Rév Arès 31/6) créé libre de faire d’Éden ce qu’il voulait. À ce moment-là, pas d’idéologies, pas de religions, pas de systèmes politiques, économiques, judiciaires, sociaux, etc, mais seulement la Vie et uniquement la Vie, l’Oasis (Rév Arès 24/3).
Les Adam, des christs, firent de mauvais choix, librement (Rév Arès 2/1-5). Dieu dont la Sagesse est démesure pour l’homme (Rév Arès 12/7 et 33/6) envoie des prophètes depuiis lors. Dieu ne juge pas, Il aime ses créatures. Il attend que nous cessions de pécher: Dieu est bon au bout de la pénitence (Rév Arès 30/11, 16/17).
Dieu envoie le frère Michel. Mikal un prophète (Rév Arès xxxvii/2, xLv/25) et à sa suite [Il envoie] des apôtres. J’affirme que je suis capable du pire, comme du meilleur, comme tous mes prochains quels qu'ils soient, je suis un pécheur. J'affirme avoir des moments difficiles dans mon ascension. J'affirme que ma foi m'est une puissante énergie, que seule la pénitence, la Parole, la vraie piété, la Moisson accomplies, la recherches d'autres pénitents, la synergie avec Mikal, mes sœurs et frères de foi me régénèrent me transforme, petit à petit.
Je me métamorphose comme tous les pénitents (Rév Arès 35/6, Veillée 24). J'affirme que le péché m'affaiblit, endommage mon âme, lorsque je fais le mal. J'affirme que je suis conscient que je rendrai compte de mes péchés, lorsque je passerai la porte des ténèbres (Rév Arès 4/4 et 33/32). J'affirme que: Père de l’Univers est le Seul Saint (Rév Arès 12/4). J’affirme que je crois en tout homme, conscient, réfléchi, lucide, capable de changer, de passer de l'ombre à la Lumière, cherchant au fond de lui-même par lui-même le Bien et Dieu.
J’affirme que je crois que l'homme le plus abject est capable de devenir un christ, par sa volonté de changer, de revêtir le manteau neuf (Rév Arès 2/13-14, 12/4, 1/1).
J’affirme croire en Dieu, en tous ses prophètes et apôtres, en tous ceux qui sont pénitents, conscients ou pas de l'être, cherchant à installer le Bien autour d'eux et sur toute la terre.
J'affirme qu'à la moisson, comme tous les moissonneurs, je rencontre de très belles âmes, que j'estime bien plus belles que la mienne.
Oui, la Moisson est difficile. Nous savons que beaucoup [d'âmes] sont emmêlées dans les filets des princes du culte (Rév Arès 5/1), par leur culture, leur religion, leur idéologie, etc.
Notre foi est évolutive, créatrice, laquelle, nous transforme en des hommes du temps qui vient, libres comme le poulain agile (Rév Arès 10/10, 30/13).
J'affirme que nous sommes tous des pécheurs, que nous avons besoin les uns des autres pour avancer dans la Lumière, pour sortir des ténèbres, pour nous libérer des systèmes dominateurs.
Devenons de grands pénitents !
L’expérience missionnaire que nous vivons à Paris est un super laboratoire pour nous connaitre spirituellement.
Mikal a le Blanc; voilà le retour! (Rév d'Arès xLv/26), Alléluia !
Ô ceux qui lisent ce blog, faites-nous la joie de vous connaître. Nous avons tellement de belles choses à faire ensemble au service du Bien pour restaurer Éden.
"Si Dieu cessait de pardonner une seconde, notre terre volerait en éclat".(Julien Green).
Frère Didier.Br d'Ile de France.


Réponse :
Merci, frère Didier, pour ce très beau commentaire.
Merci de souligner que "l’expérience missionnaire que" vous vivez "à Paris est un super laboratoire pour vous connaitre spirituellement." Vous parlez sûrement de vous connaître vous-mêmes intérieurement autant que pour vous connaître les uns les autres.


04nov13  149C61  
Avec Danielle, nous nous posions des questions sur votre santé : Allez-vous vous faire opérer ?
Nous avons encore besoin de votre enseignement et plus que jamais.
Suite à votre réponse au commentaire 149C50 en vue de "lancer une grande campagne pour faire extasier les foules", je vous propose les "quelques mots" suivants que j'utilise en mission, et qui parait retenir l'attention de certaines personnes :

Pensez-vous que la société doit changer ?
— Oui, bien sûr !
Vous savez que le changement commence par soi-même !
— Oui !
Par exemple ces deux trains qui ont déraillé cet été. j'aurais pu être dedans, vous aussi. C'est le malheur qui peut frapper n'importe qui au hasard, ce hasard étant dû à la colère des uns, à la haine des autres, à la cupidité, à l'adultère, à la tromperie, à l'égoïsme, à la violence, etc, etc...
Le malheur continue ses ravages, la souffrance continue. La mort continue. Ça veut dire que le cœur de la plupart d'entre nous n'est pas changé comme il le faudrait.
Personne n'est parfait. Tout le monde ne voudra pas faire des efforts pour se bonifier, mais si nous devenons de plus en plus nombreux à renoncer librement au mal et à revenir librement au Bien (amour évangélique de tous les humains, pardon de toutes les offenses, paix, droiture, fidélité, horreur du mensonge, etc ) nous pourrons un jour supprimer ce hasard et construire une nouvelle société sans religion ni politique, car seul le Bien accompli pourra nous libérer du mal !
Je ne sais pas si ces quelques "mots pourraient faire extasier les foules"...mais peut-être avec des images percutantes...

Jean-Luc d'Aquitaine


Réponse :
Vais-je me faire opérer ? Cette question m'est posée vingt fois par semaine.
Et vingt fois par semaine je réponds que si je le savais, on ne me le demnderait plus, on saurait.
Je saurai cela en décembre au plus tôt. Les rendez-vous avec les praticiens de haut niveau sont longs à obtenir. Et encore ! Probablement qu'en décembre de nouveaux examens seront ordonnés avant que le grand chirurgien que je verrai alors ne donne un avis qui ne soit pas seulement "Peut-être que oui, peut-être que non." Les cardiologues, eux, sont partagés: Les risques ne sont pas négligeables et ils se divisent entre "X % de chances de réussite" et "X % de risques opératoires".Vous savez: le verre à moitié plein et le verre à moitié vide.
Moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Je continue de travailler comme si de rien n'était, mais je ne peux pas pour le moment établir de calendrier de travail à long terme. Je me dis qu'à mon âge je suis entre les Mains du Père. Je n'ai pas d'opinion médicale, vu que je n'y connais rien. Faites comme moi. N'y pensez pas ! Un jour je mourrai, de toute façon.

Concernant votre question sur "une formule publicitaire qui puisse... faire s'extasier la foule" je fais remarquer que cette question posée à Franck (149C50) était ironique ; elle sous-entendait que je ne croyais pas du tout qu'il existât une "formule publicitaire" capble de "faire s'extasier les foules". J'ajoute ici que je ne crois pas davantage qu'une formule spirituelle, quelle qu'elle soit, fasse "s'extasier les foules". Les foules sont faites de sceptiques, d'incrédules, d'indifférents, de désabusés et, pour ce qui est des croyants de tièdes ou de prudents, qu'il est impossible de faire "s'extasier" sauf exceptions... Mais les exceptions ne sont pas des foules.
Ceci dit, vous pouvez toujours tester votre formule. Vous verrez bien.
N'oubliez jamais que la mission est un travail de patience infinie, que seuls des vrai pénitents peuvent entreprendre sans se lasser.


04nov13  149C62
La Révélation d'Arès parlant au Verset 35/12 d'at-Tabarî comme un livre d'hommes à écarter, j'ai essayé de savoir quel problème, quel dogme ou quelle fixation idéologique dans les courants musulmans elle rejette précisément, pour mieux savoir comment mieux approcher et aimer nos frères de l'Islam. J'ai demandé à des frères d'origine musulmane ou arabophone et j'ai consulté des sites web et des livres d'islamologues académiques (occidentaux), mais je n'y suis pas parvenu pour l'instant.
Contrairement à Paul dont on peut avoir rapidement une idée de son influence en lisant les textes bibliques dont il est l'auteur et en écoutant les prêtres, l'influence spécifique d'at-Tabarî sur l'Islam ou les musulmans d'aujourd'hui me semble bien plus difficile à discerner (au moins pour un frère d'origine occidentale).
Pour une intro on peut lire wikipedia anglaise http://en.wikipedia.org/wiki/Muhammad_ibn_Jarir_al-Tabari bien fournie, et elle est assez bien complété en informations par http://de.wikipedia.org/wiki/Tabari en allemand. La wikipedia française est pauvre sur son sujet.
At-Tabarî semble vénéré et accepté en Islam. Il est né en 839 à Amol au Tabaristan, au nord de l'Iran à 20 km de la mer caspienne, et mort le 17 février 923 à Bagdad. Il a appris le Coran avant ses 7 ans et était imam à 8 ans. Il a hérité assez pour ne jamais avoir besoin de travailler. À 12 ans il est parti apprendre avec des autorités de l'Islam de l'époque. Il a écrit surtout un tafsir (commentaire au Coran, le premier en fait) et une histoire (ses "annales"), entre autres. Il a écrit très copieusement, méticuleusement il a rassemblée et reproduit des informations qu'il a recherché et appris, prenant soin de donner droit à des versions différentes, ce qui donne plutôt l'impression de quelqu'un de scrupuleux et attaché à la vérité pour la transmettre sans déformations. Un savant hyper-dévoué. Ce que j'ai lu sur son comportement avec les autres semble positif. Il n'était pas marié.
Les islamologues de notre époque ne parlent que très peu de lui. Il est évidemment sur leur radar, mais sans plus. Peu d'informations dans leurs textes que j'ai lu. C'est comme s'ils ont d'autres chats à fouetter, et j'ai aussi l'impression que les islamologues occidentaux n'osent pas vraiment rentrer à l'intérieur de l'Islam pour en faire la part des choses. Ils regardent de trop loin ou avec trop de refus (global), ou bien s'ils en sont proches, avec trop de respect (en bloc).
Or, si Dieu nomme At-Tabarî explicitement, il doit y avoir quelque chose de profondément important mais négligé partout, et je pense qu'il sera utile d'en savoir plus pour nettoyer des assemblées de faux enseignements et ainsi libérer l'Islam (et par ricochet aussi ceux qu'il touche) d'erreurs et d'idéologies, donc de malheurs et de souffrances.
Il n'y aura peut-être que nous qui feront un tel travail de corps-à-corps avec les courants de pensées de nos frères musulmans. Théologiquement (càd. vu par un musulman) les croyants en La Révélation d'Arès sont tous musulmans car la shahada (leur crédo) fait partie de La Révélation d'Arès, dans ce sens nous sommes donc un courant de réforme intérieur de l'Islam.
Pour en savoir plus, il faudrait probablement lire son tafsir et ensuite connaître la réception de ses textes, et ceci comparativement (par rapport aux autres courants/savants qui éxistaient à l'époque). Un travail immense, bien qu'on peut probablement procéder avec des échantillons pour commencer. Pour l'instant je ne sais même pas où trouver ses textes (s'ils existent encore, car il y en a qui ont disparus) -- et en plus dans une traduction que je sache lire.
Qu'est-ce que vous pouvez nous enseigner à son propos et au propos du caractère de son influence dans l'Islam ? De quel type d'idéologie y est-il le protagoniste, si l'on peut l'exprimer ainsi ?
Peer J; d'Allemagne


Réponse :
Tabari ? Prenons un seul petit exemple. Le commentaire par ce théologien de Coran 3/7. Le commentaire d'un seul verset de la Sourate 3.
Voici une traduction de ce verset :

C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre qui contient des versets clairs, qui sont l'essentiel du Livre, et d'autres qui sont ambigus. Quant à ceux qui ont une déviation dans le coeur, mettent l'accent sur les versets ambigus, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation mis à part Dieu. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : "Nous y croyons : tout provient de notre Seigneur ! " Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent.

Voici la traduction par Régis Blachère :

C'est Lui Qui a fait descendre sur toi l'Écriture. Dans celle-ci sont des ayas confirmées (?) qui sont l'essence de l'Écriture, tandis que d'autres sont équivoques. Ceux au cœur de qui est une obliquité suivent ce qui est équivoque (?), dans l'Écriture, par recherche du trouble et recherche de l'interprétation  [de ces ayas]. Mais l'interprétation de ces ayas n'est connue que d'Allah, et ceux enracinés dans la science déclarent: "Nous croyons à cela. Tout émane de notre Seigneur." Ne s'amendent que ceux doués d'esprit.

Les (?) sont du traducteur lui-même.
Il est difficile de trouver un verset de sens aussi amphibologique, à double sens, mais at-Tabarit n'en est guère embarrassé.
Si lire l'énorme texte de Tabari (souvent obscurité, souvent lapalissade), qui suit, vous rebute, mon frère Peer, ce que je peux comprendre, passez tout de suite aux quelques lignes que j'ai écrites à la fin de cette très longue réponse.

Voici maintenant ce que Sayyidunâ Abû Ja'far Muhammad Ibn Jarîr At Tabarî a écrit sur ce verset :
1. Commentaire du début du verset 7 : Argument contre les juifs de Madinah :
"C'est Lui Qui a fait descendre sur toi Le Livre qui contient des versets clairs, qui sont l'essentiel du Livre, et d'autres qui sont ambigus."
1.1. Première explication des termes et interprétation générale :
Ce passage signifie : En vérité, Allâh à Qui rien n'est caché de ce qui est sur la terre ni de ce qui est au ciel est Celui Qui a fait descendre sur toi le Qur'ân.
1.1.1. "Minhuâyâtun muhkamât"- " Qui contient des versets clairs":
Ce sont les versets dont la signification est fermement établie de par leur caractère explicite et détaillé ; les arguments et les preuves qui s'y trouvent sont bien établis pour ce en vue de quoi ils ont été énoncés : chose licite (halâl) ou illicite (harâm), promesse (wa'd) ou menace (wa'îd), récompense (thawâb) ou châtiment ('iqâb), ordre (amr) ou interdit (zajr), donnée traditionnelle (khabar) ou parabole (mathal), exhortation ('iza) et exemples ('ibar) et autres choses semblables. Allâh, que Sa Louange soit exaltée, qualifie ensuite ces versets en disant :
1.1.2. " hunna ummul kitâb "-" qui sont l'essentieldu Livre ":
C'est à dire que ces versets constituent la base (asl) du Livre : ils concernent le pilier ('imâd) de la religion, les obligations, les limites normatives et toutes les autres dispositions dont tous les êtres ont besoin dans leur religion en vue de leur vie immédiate et leur fin ultime. Allâh a qualifié ces versets de " ummul kitâb " - " l'essentiel du Livre " car ils forment la plus grande partie du Livre et constituent un refuge en cas de besoin. C'est ainsi que les Arabes appellent " Umm " d'un chose qui englobe la plus grande partie de cette chose ; " Al Umm " d'une tribu est l'étendard sous lequel elle se rassemble lors des campagnes. Ils disent aussi de celui qui dirige les principales affaires d'un village qu'il en est " Al Umm ". [...] ,Par ailleurs, c'est le terme " umm " au singulier qui est employé et non le pluriel " ummahât " à la différence du pronom " hunna " [Féminin pluriel renvoyant au terme âyât (verset)]. Allâh veut dire que c'est l'ensemble des versets clairs qui forme " Al Umm " (l'essentiel) du Livre et non que chacun [des versets clairs] est " umm ".
1.1.3. " wa ukharu mutashâbihât "-" et d'autres qui sont ambigus ":
C'est à dire : Le Livre contient d'autres versets (les mutashâbihât — ambigus) comparable [aux versets clairs] sous le rapport de leur énoncé (sur leur forme) mais différent quant à leur sens. Rappelons que le terme " ambigus " est à prendre dans le sens : qui offre un même son à l'oreille mais un sens différent à l'esprit. Allâh, que Sa Louange soit exaltée, avait dit de même : " Ils reçoivent une part de fruits " semblables " (mutashâbihan) " [Sourate 2 - Verset 25], pour dire que ces fruits sont semblables d'aspect mais de goût différent. À un autre endroit, Allâh mentionnait les propos des fils d'israel disant à [Sayyidunâ] Mûsâ (ASS) : " ...à nos yeux, les vaches sont se ressemblent (tashâbaha) " [Sourate 2 - Verset 70], voulant dire qu'à leurs yeux les vaches sont d'aspect semblable tout en étant d'espèces différentes.
1.1.4. En vérité, Celui à Qui rien n'est caché sur la terre ni de ce qui est au Ciel, est Celui, ô Muhammad, qui t'a révélé Le Coran qui contient : d'une part des versets clairs de par leur caractère évident et consituant la base (asl) du Livre sur laquelle Toi et Ta Communauté vous vous appuyez pour réaliser la soumission (vous soumettre à Moi) conformément aux règles que Je vous ai imposées ; d'autre part, les versets comparables (aux versets clairs) sous le rapport de leur lecture mais différent du sous celui de leur signification. " (qui sont les versets ambigus - mustashâbihat)
1.2. Divergences sur le sens qu'il convient de donner aux termes " muhkamât " et " mustashâbihât " (traduit respectivement par " clairs " et " ambigus ") :
1.2.1. D'après les uns, les versets muhakamât (clairs) sont les versets devant être mis en pratique, les versets abrogeants ou ceux dont les statuts sont définitivement fixés, quant aux mutashâbihât (ambigus) ce sont les versets dont la mise en pratique a été abandonnée, ceux dont les statuts ont été abrogés. Ceux qui partagent cet avis se réfèrent aux propos suivants : Rabî' dit ceci : " Les versets muhkamât (clairs) sont les versets abrogeants que l'on met en pratique et les mustashâbihât (ambigus) sont les versets abrogés que l'on ne met plus en pratique, mais auxquels on ajoute foi. Ibn 'Abbâs (RAA) précise toutefois en ces termes : "Les versets muhakamât (clairs), formant l'essentiel du Livre, sont constitués par tout ce qui en est abrogeant, par tout ce qui porte sur le licite, l'illicite, les hudûd et les obligations d'institution divine (farâ°id), et par tout ce en quoi on croit, et que l'on met en pratique. Quant aux versets mushâbihât (ambigus), ils sont constitués de tout ce qui, dans Le Livre, est abrogé, de ce qui est mentionné par anticipation ou par retard, des paraboles, des serments et de tout ce en quoi on croit mais que l'on ne met plus en oeuvre."
1.2.2. D'après d'autres, les versets muhkamât (clairs) sont tous les versets dans lesquels Allâh a énoncé de façon parfaitement explicite ce qui est licite et illicite [sans qu'il faille se reporter à un autre verset pour le comprendre] et les mutashâbihât (ambigus) sont les versets comparables sous le rapport de leur signification, mais différents sous celui de leur termes.  Toutes les significations de chacun de ces versets pris isolément ne sont pas pleinement saisissables et il est indispensable d'avoir recours à des versets " synonymes " pour en comprendre toute la portée. Mujâhid a dit : " Les versets muhkamât (clairs) sont ceux qui portent sur n'énonciation des statuts (ahkâm) licites et illicites et les autres sont mutashâbih (ambigus) car ils se conforment mutuellement ; par exemple le passage : " ...Il n'égare que les pervers (fâsiqûn). " [Sourate 2 - Verset 26] et le passage " ...et c'est ainsi qu'Il ne fait tomber Son Courroux que sur ceux qui ne croient point. " [Sourate 6 - Verset 25]. " Le terme muhkamât est envisagé comme qualificatif des versets énonçant des statuts légaux définitifs (inabrogeable) qui, comme tels, ont nécessairement un caractère clair (muhkam). Selon ce point de vue, cet ensemble, formant l'essentiel du Livre, constituent plus spécialement la base de La Loi (Ash Sharî'ah). Quant aux versets mutashâbihât (ambigus), de par leurs ressemblances et leurs différences mêmes, tantôt au niveau de la forme, tantôt au niveau du fond, ils constituent un ensemble doctrinal où l'expression de La Vérité revêt des formes les plus multiples, et où La Parole Divine sans jamais emprisonner l'intelligence dans une expression définitive ou figée, s'addressant successivement ou simultanément, à la réflexion, la raison, l'intelligence discursive et l'intelligence intuitive, élève la foi, accroît la science des réalités spirituelles et divines et affermit la certitude.
1.2.3.  Mais Ibn Ja'far Ibn Zubayr a dit : " C'est dans les versets muhkamât que se trouvent l'argument du Seigneur, la protection de Ses serviteurs, les moyens pour se défendre contre les adversaires et pour se garder de l'erreur ; ces versets n'admettent aucune application (tasrîf) ni aucune interpolation (tahrîf) qui s'éloigneraient du sens selon lequel ils ont été révélés. Les versets mutashâbihât sont ceux qui sont susceptibles de faire l'objet d'applications, d'interpolations et d'interprétations (ta°wîl). Par ces versets Allâh a éprouvé Ses servteurs comme Il les a éprouvés [par les versets muhkamât énonçant] le licite et l'illicite, [versets] dont l'application ne peut être erronée ni vaine et qui n'admettent aucune interpolation éloignant de la vérité.
1.2.4. Selon d'autres, est muhkam (clair) tout verset ou tout récit concernant les communautés traditionnelles et les prophètes (ASS), révélé de façon détaillée, claire et définitive ; est mutashâbih (ambigus) tout ce qui, de ces mêmes versest ou récits, est énoncé plusieurs fois de façon semblable avec des significations différentes ou plusieurs fois de façon différente avec des significations semblables. Les mutashâbihât constituent alors soit un cas d'homonymie ou plus précisemment de diaphore, soit un cas d'expolition, les muhkamât étant les énoncés fondamentaux. Un cas particulièrement frappant dans ce domaine est l'histoire de Sayyidunâ Mûsâ (ASS) dans Ses rapports avec pharaon.
1.2.5. Selon d'autres, est muhkam tout verset dont les savants connaissent l'interprétation (ta°wîl), dont ils comprennent la signification et l'explication (tafsîr) ; est mutashâbih tout verset dont la personne ne peut connaître les réalités qui y sont évoquées et dont Allâh Seul possède la science. Il en est ainsi pour le moment du retour de 'Isâ Ibn Maryam, pour le moment où le lever du soleil aura lieu à l'ouest, pour la venue de L'Heure Dernière et pour l'anéantissement de ce bas-monde, car presonne ne connaît ces choses.
2. (Suite du commentaire du verset 7 de la Sourate 3) : " fa ammâ lladhîna fî qulûbihim zayghun fa yattabi'ûna mâ tashâbaha minhu btighâ'al fitnati wa btighâ'a ta°wîlihi " - " Quant à ceux qui ont une déviation dans le coeur , mettent l'accent sur les versets ambigus, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation " :
(Note de l'éditeur :): L'imprécision et la complexité du commentaire d'At Tabarî pour le terme " ta°wîl " ne nous permet pas d'en donner véritablement une traduction satisfaisante et conforme à son commentaire. Nous en proposerons toutefois une à la fin du point 2.5.4. inshâ Allâh.
2.1." fa ammâ lladhîna fî qulûbihim zayghun " - " Quant à ceux qui ont une déviation dans le coeur " :C'est à dire qui ont un penchant (mayl) ou un détournement (inhirâf) par rapport à la vérité et à la bonne direction. En effet, le verbe " azâgha " [de la même racine que le terme " zaygh "] signifie : détourner, pencher, rendre oblique (amâla) ; ce verbe est d'ailleurs employé dans ce sens dans le verset qui suit : " Seigneur, ne détourne pas nos coeurs. " Les Commentateurs ont donné une interprétation proche de la nôtre :D'après Ibn Zubayr cette déviation (zaygh) dans le coeur est le fait de se détourner de la bonne direction.
D'après Mjâhid, Ibn 'Abbâs et Ibn Mas'ûd, cette déviation dans le coeur est le doute (shakk). D'après Ibn Jurayj, " Quant à ceux qui ont une déviation dans le coeur " sont les hypocrites (al munâfiqûn).
2.2. "fa yattabi'ûna mâ tashâbaha minhu " - "cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation " - Divergences d'interprétations de ce passage :
2.2.1. Sudiyy a dit : " Ils s'attachent à [l'énoncé de] ce qui est abrogé et abrogeant en disant : " Qu'en est-il de ce verset qui vient de modifier tel passage de cet autre verset en sorte que le premier sera délaissé et le seconde mis en pratique ? Or n'était-ce pas ce qui est énoncé dans ce second verset que l'on avait dèjà mis en pratique avant que ne fût révélé le premier verset abrogé par la suite. Qu'en est-il donc de ce Livre où l'on peut lire que celui qui fait une certaine chose tantôt est destiné au châtiment du Feu, tantôt n'y est pas destiné ? ". "
2.2.2. Allâh veut dire ceci : " Ils s'attachent aux passages semblables sous le rapport des termes, mais dont les significations sont susceptibles de recevoir différentes interprétations afin de confirmer, par les interprétations tendancieuses qu'ils en feront, leur égarement et leur déviation (zaygh) par rapport à la grande Voi de La Vérité ; en agissant ainsi, ils cherchent à en faire accroire à ceux qui ont une connaissance trop faible des aspects de l'interprétation (wujûh ut ta°wîl) et des différentes façons d'envisager les significations. C'est dans ce sens que Ibn 'Abbâs a interprété ce passage : "Ils prennent pour ambigus ce qui est clair et pour clair ce qui est ambigus, ils travestissent ains La Vérité et Allâh les embrouillent," et que Ja'far Ibn Zubayr a dit : " Ils suivent ce qui est ambigus c'est à dire ce qui est susceptible d'être détourné [de son sens véritable] et d'être [faussement] appliqué, afin de confirmer ce qu'ils ont inventé et innové en vue de prouver leurs assertions...".
2.3. Divergences au sujet de ceux qui sont concernés par ce passage (commentaire abrégé à l'extrême) :
2.3.1. Selon les uns, il s'agit de la délégation des chrétiens du najrân qui vinrent trouver L'Envoyé - Sur Lui Les Grâces et La Paix - et engagèrent avec Lui une controverse au sujet de 'Isâ (ASS). Rabî' rapporte : " Ces chrétiens dirent au Prophète - Sur Les Grâces et La Paix - : " N'as-Tu pas prétendu qu'Il est le Verbe d'Allâh (Kalimatu Llâh) et L'Esprit venant de Lui (Rûhun minhu) ? " Le Prophète leur répondit : " Si ! " Ils dirent : " C'est bien aussi notre position ! " C'est alors qu'Allâh révéla :" Quant à ceux qui ont une déviation dans le coeur , mettent l'accent sur les versets ambigus, cherchant la dissension. " Allâh révéla ensuite le verset : " Le cas de 'isâ auprès d'Allâh est comparable au cas d'Adam..." [Sourate 3 - Verset 59]." Selon ce point de vue, les passages cités plus haut et mentionnant que Sayyidinâ 'Isâ est Verbe et Esprit d'Allâh auraient servi d'argument aux chrétiens pour affirmer la nature divine de 'Isâ. C'est à cette forme d'association que ferait alors allusion le passage " cherchant la dissenssion. ". Ces appellations données à Sayyidinâ 'Isâ (ASS) sont donc totalement métaphorique et non à prendre dans son sens littéral.
2.3.2. Selon d'autres, ce verset a été révélé à propos [de la réaction] de Abû Yâsir Ibn Akhtab et de son frère Huyyay Ibn Akhtab [au sujet des lettres isolées]. Dans ce cas, le passage " Quant à ceux qui ont une déviation dans le coeur , mettent l'accent sur les versets ambigus, cherchant la dissension. " fait référence à ces juifs qui dévient de la bonne direction et de la vérité et s'attachent à ce qui est ambigus c'est à dire aux significations que ces lettres sont susceptibles de recevoir suivant différents types de commentaires.
2.3.3. D'après d'autres, enfin, Allâh s'adresse ici à tous ceux qui produisent dans leur religion une innovation allant à l'encontre de la mission de L'Envoyé en faisant une interprétation [individuelle] de certains versets susceptibles de recevoir différentes interprétations, et ce, même si Allâh a mis parfaitement en évidence le sens de ces versets, soit dans Son Livre, soir par Son Envoyé. Ceux qui partagent cet avis se réfèrent aux propos suivants : Ibn Abî Malîka rapporte que 'Aisha a dit : " L'Envoyé- Sur Lui Les Grâces et La Paix — récita ce verset [dont le passage] :" Quant à ceux qui ont une déviation dans le cœur , mettent l'accent sur les versets ambigus, cherchant la dissension. "puis Il dit ceci :" Lorsque vous voyez des gens qui engagent des querelles à propos du Livre, sachez que ce sont eux qu'Allâh a en vue dans ce verset et prenez garde à eux ! ". Dans une vesrion légèrement différente Le Prophète (ASS) dit :" Lorsque vous voyez ceux qui s'attachent à ce qui est ambigu [dans Le Livre] et ceux qui engagent des querelles sur ces points, sachez que ce sont eux qu'Allâh évoque ici ; ne leur tenez pas compagnie ! Qatâda dit qu'à l'époque des Compagnons et des Salaf (Epoque de la grande fitna où la ummah subit ses premières divisions encore visibles aujourd'hui), les premiers cas typiques de " ceux qui suivent ce qui est ambigu cherchant la dissension " furent les sabâ'iyyah et les harûriyyah. Sayyidunâ A Tabarî pense que la plus vraisemblable interprétation est celle exprimée en 2.3.1.
2.4. "ibtighâ'al fitnati " - " cherchant la dissension " Les commentateurs divergent sur le sens exact qu'il convient de donner au terme " fitna " traduit ici par " dissension ".
2.4.1. Certains, se référant à des propos de Sudiyy et de Rabî', considèrent que la recherche de la fitna est ici le désir d'associer (shirk) un autre à Allâh, fitna ayant ici le sens de shirk (association).
2.4.2. D'autres, se référant à des propos de Mujâhid et de Ibn Zubayr, considèrent qu'il s'agit ici de la recherche des choses douteuses (shubuhât) qui mènent à la perdition et du désir de provoquer la confusion (labs). C'est le deuxième avis qui est le plus pertinent, car ceux à propos desquels ce verset fut révélé cherchaient à prouver leur position et à provoquer la confusion chez les croyants ; par contre, il serait insensé de considérer qu'ils recherchaient le shirk bi Llâh (associer un autre à Allâh) puisqu'ils étaient déjà associateurs (mushrikûn). Quant à ceux qui ont dans leur cœur une déviation les détournant de la vérité, ils s'attachent aux versets du Livre comportant des ambiguités susceptibles d'interprétations diverses afin de provoquer la confusion pour eux-mêmes et pour les autres et de prouver les erreurs vers lesquelles leurs coeurs sont enclins, au détriment de la vérité qu'Allâh a clairement exposée dans les versets clairs. De plus, même si la révélation concernait en premier lieu ceux que nous avons mentionnés précédemment, ce verset concerne également tous ceux qui [à un moment ou un autre] produisent dans la religion d'Allâh des innovations vers lesquelles penchent leur cœur. Pour ce faire, ils effectuent une interprétation des passages ambigus du Livre afin d'argumenter contre les gens de la vérité, et de semer la confusion chez eux et les croyants en général. Ils procèdent de cette façon en écartant les preuves claires fournies par les versets clairs,
(Note de l'éditeur) : Certains pourraient utiliser ce passage pour contredire l'interprétation des mutashâbihât par les ecoles de tawhîd sunnite, mais il s'agit ici des interprétations tendancieuses ou partisanes, que celles-ci aient été élaborées pour étayer doctrinalement certaines tendances sectaires shismatiques ou sectaires, ou au qu'elles en soient une résultatnte. Ces interprétations tendancieuses dérivent souvent elles-mêmes d'une interprétation authentique, mais limitée et isolée par rapport à l'ensemble du corps doctrinal de l'Islâm, ou bien déviée dans son orientation, ou encore appliquée sans discernement. Nous pouvons aussi appuyer nos propos en citant At Tabarî, que les versets ambigus sont à son sens : "comparable [aux versets clairs] sous le rapport de leur énoncé (sur leur forme) mais différent quant à leur sens. " Nous expliquons donc ce passage où dans l'apparence At Tabarî refuse l'interprétation en disant : ce qu'Il refuse est la mauvaise interprétation dénaturant l'enseignement voulu par le verset.  Il dit : " Pour ce faire, ils effectuent une interprétation des passages ambigus du Livre afin d'argumenter contre les gens de la vérité, et de semer la confusion chez eux et les croyants en général. " ; " les croyants en général " sont les Salaf, aujourd'hui représentés par les écoles de tawhîd Ash'ârî Mâturîdî et Athârî puisant leur savoir chez les Salaf mêmes. At Tabarî ajoute : " Ils procèdent de cette façon en écartant les preuves claires fournies par les versets clairs. " Voici la phrase qui assome tout dénégateur : nous disons : Allâh a dit au verset 11 de la sourate 42 : " Il n'y a rien qui Lui ressemble. " celui donc qui parle de mains, de pieds, de visages, de jambes, de voix ect au sens littéral remet donc ce verset en cause, car rien ne Lui ressemble dans le sens comme dans le comment, il faut donc ici bien mesurer les propos de At Tabarî lorsqu'Il condamne l'interprétation, car Il condamne l'interprétation qui va à l'encontre de la shari'ah et c'est justement ce type d'interprétation hérétique donnant par exemple un corps à Allâh qui est condamnée ici et non les interprétations des Shuyukh du Tawhîd comme Ibn Hanbal, Al Ash'ârî et Al Mâturîdî (RAA). Et cela est d'autant plus clair lorsque l'on lit ce qui suit : quelles que soient d'ailleurs les innovations [qu'ils veulent justifier] : qu'il s'agisse de celles des gens qui pratiquent le christianisme, le judaïsme ou le mazdéisme ou encore de celles que produisirent en Islâm les sabâ'iyyah (shia), les harûriyyah (khawarij), les qadariyyah ou les jahmiyyah, tous ces gens sont comparables à ceux dont parlait Le Prophète - Sur Lui Les Grâces et La Paix - lorsqu'Il disait : " Lorsque vous voyez des gens qui engagent des querelles à propos du Livre, sachez que ce sont eux qu'Allâh a en vue dans ce verset et prenez garde à eux ! "
2.5. " wa btighâ'a ta°wîlihi " - "en essayant de leur trouver une interprétation. " :
2.5.1. Certains commentateurs considèrent que ce passage signifie : " et par recherhce de l'interprétation des versets ambigus lorsque ces versets comportent des aspects et des possibilités d'interprétation conforme à la déviation que ces gens ont dans le coeur et à l'égarement dans lequel ils sont fourvoyés. "
2.5.2. D'autres considèrent que ce passage signifie : " et pour chercher à déterminer [le moment fixé par Allâh pour] un certain terme (ajal) : le terme de la vie de Muhammad - Sur Lui Les Grâces et La Paix -, le terme de l'existence de Sa Communauté ou d'autres échéances semblables que les juifs voulaient connaître au moyen des lettres isolées en tête de sourates en comprenant celles-ci du point de vue [du résultat d'un calcul que l'on trouve en faisant la somme des chiffres correspondants aux lettres d'une phrase] (numérologie). " Ceux qui partagent cet avis se réfèrent au propos suivant : Ibn 'Abbâs a dit [à propos de la suite du verset] : "alors que nul n'en connaît l'interprétation mis à part Dieu "" c'est à dire : et ne connaît le terme qu'Il a fixé pour le Jour de La Résurrection, qu'Allâh Lui-Même. "
2.5.3. Enfin, d'autres considérent que " ta°wîlahu " désignerait ici les versest définitifs du Coran [se basant sur des propos de Sudiyy].
(Note de l'éditeur): At Tabarî penche pour l'interprétation de Ibn 'Abbâs.
3. Suite et Fin du Commentaire du Verset 7 : "wa mâ ya'lamu ta°wîlahu illa Llâhu war râsikhûna fîl 'ilmi yaqûlûna âmannâ bihi kullun min 'indi rabbinâ wa mâ yadhdhakkaru illâ ûlûl albâbi. " - " alors que nul n'en connaît l'interprétation mis à part Dieu ; et ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : "Nous y croyons : tout provient de notre Seigneur !" Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent. " :
3.1. Commentaire de l'ensemble du passage :
3.1.1. Divergences en fonction de deux lectures possibles : Ces divergences portent pricipalement sur le fait de savoir si ce passage comporte une rupture syntaxique après le Nom " Allâh " ou si, au contraire, le terme " râsikhûn " (ceux qui sont fermes en science) est à prendre comme lié par le couple " wa " au Nom de Majesté auquel cas ces gens fermes en science sont considérés comme connaissant l'interpétation (at ta°wîl) en question.
3.1.1.1. Dans le premier cas, la lecture est la suivante :"wa mâ ya'lamu ta°wîlahu illa Llâhu // war râsikhûna fîl 'ilmi yaqûlûna..." Le sens correspond à la traduction écrite ci-dessus (au point 3), l'arrêt dans lecture étant signalé par le point virgule. At Tabarî le précise ainsi :
Et ne connaît l'interprétation des passages ambigus qu'Allâh Seul ; quant à ceux qui sont affermis dans la science et qui disent : " Nous croyons à ce qui est ambigu comme à ce qui est clair, tout cela vient de chez notre Seigneur. " Ceux qui partagent cet avis se réfèrent au propos suivants : Aïsha a dit à propos de ceux qui sont affermis dans la science et qui disent : " Nous y croyons ! " : " Leur fermeté (rusûkh) dans la science correspond au fait qu'ils ont la foi dans Le Livre, en ce qui est clair comme en ce qui est ambigu alors qu'ils n'en connaissent pas l'interprétation. " 'Umar Ibn 'Abd Al 'Azîz a dit : " La limite du savoir de ceux qui sont affermis dans la science de l'interprétation du Coran est de dire : " Nous y croyons ! Tout provient de chez notre Seigneur ! ". "
3.1.1.2. Dans le second cas, la lecture est la suivante :"wa mâ ya'lamu ta°wîlahu illa Llâhu war râsikhûna fîl 'ilmi yaqûlûna..." il n'y a aucun arrêt dans lecture ; ce qui correspond à la traduction suivante : " Et n'en connaissent son interpétation qu'Allâh et ceux qui sont fermes en science [et qui] disent : " Nous y croyons..."." ; ce qui fait que les spécialistes de l'interprétation peuvent connaître certains sens des versets ambigus. At Tabarî commente cette possibilité ainsi : Nul n'en connaît l'interprétaton en dehors d'Allâh et de ceux qui sont fermes en science et qui, malgré leur fermeté en science, disent : " Nous y croyons ! [C'est à dire : " Nous croyons en ce Livre. "] Tout provient de notre Seigneur ! ". Ceux qui partagent cet avis se réfèrent aux propos suivants : Ibn 'Abbâs a dit : " Je fais partie de ceux qui connaissent son interprétation. " Ibn Zubayr a dit : "Nul n'en connaît l'interprétation mis à part Dieu et ceux qui sont bien enracinés dans la science " ; ceux-ci ramènent l'interprétation des versets ambigus à ce qu'ils savent de l'interprétation des versets clairs et qui n'ademettent qu'une seule interprétation. Par leurs explications, Le Livre montre sa cohérence, une partie en confirmant une autre de telle sorte que l'argument fondé sur Le Livre devient efficace (...), que l'erreur est écartée et l'impiété écrasée."
3.1.2. Allâh, que Sa Louange soit magnifiée, veut dire ceci : " et ne connaît les échéances de l'Heure, de la fin de Muhammad et de sa Communauté et de toute autre chose existante, qu'Allâh Seul alors que les êtres qui convoitent l'acquisition de cette science par la numérologie, l'astrologie ou la divination n'en connaissent rien. Quant à ceux qui sont affermis dans la science et qui disent : " Nous y croyons ! Tout vient de chez notre Seigneur ! " Ceux là n'en connaissent pas non plus ces échéances, mais la supériorité de leur science réside dans le fait qu'ils reconnaissent que cette science n'appartient qu'à Allâh Seul. "
3.2. Commentaire des différentes parties de ce passage :
3.2.1. Remarques au sujet de " râsikhûna fîl 'ilmi " - " ceux qui sont fermes en science " :Ce sont les 'Ulama (savants) qui ont parfaitement pénétré leur science, qui la possèdent et la gardent intégralement en mémoire en sorte qu'aucun doute ni aucune confusion s'y mêlent. Ce terme de " râsikhûn " provient de la notion de " rusûkh " signifiant " l'affermissement " (thubût) et la " pénétration " (wulûj) d'une chose dans une autre. On rapporte du Prophète - Sur Lui Les Grâces et La Paix - un propos décrivant leurs caractéristiques :
Anas Ibn Mâlik, Abû Umâma et Abû Dardâ rapportent que L'Envoyé d'Allâh - Sur Lui Les Grâces et La Paix - fut interrogé à propos de ceux qui sont fermes en science et qu'il répondit : "Ce sont ceux dont les serments sont sincères, dont la langue est véridique, dont le coeur est droit et dont les apétits sont sobres ; c'est là celui qui est ferme en science (râsikh fîl 'ilm). "
(Notede l'éditeur) : Il ne peut s'agir ici que de la science sacrée effective des connaissants véritables, science dont la possession même implique une mise en oeuvre correspondante suivant les différentes modalités de l'être, à la différence de la simple connaissance théorique. At Tabarî ajoute : Selon certains commentateurs, Allâh qualifie ici les gens fermes en science car ils disent au sujet du Livre : " Nous y croyons ! Tour vient de chez notre Seigneur. "
3.2.2. "âmannâ bihi " - " Nous y croyons ! " C'est à dire que ces [gens] fermes en science disent en quelque sorte : " Nous reconnaissons la vérité de ce qui est ambigu dans les versets du Livre et nous affirmons que c'est la vérité, même si nous n'en connaissons pas l'interprétation. "
(Note de l'éditeur) : Et tel est le tafwid des Salaf et des Athârî illustré par la parole d'Al Imâm Ahmad (RAA) : " Lâ Kayf wa lâ ma'nâ " - Sans comment et sans sens.
3.2.3. " kullun min 'indi rabbinâ " - "tout provient de notre Seigneur ! " Tout Le Livre, ce qui en est clair comme ce qui en est ambigu vient de chez notre Seigneur ; Il l'a fait descendre progressivement par révélation (wahyi) sur Son Prophète Muhammad - Sur Lui Les Grâces et La Paix. Ibn 'Abbâs a dit à propos de ce passage : "Celui qui est ferme en science croit à ce qui est clair et le met en pratique dans sa religion (yadînu bihi) et il croit aussi à ce qui est ambigu sans le mettre en pratique (lâ yadînu bihi) ; il reconnaît que tout cela provient d'Allâh. "
3.3. Commentaire de la fin du Verset 7 : "wa mâ yadhdhakkaru illâ ûlûl albâbi. " — "Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent." Il n'y a que les êtres doués d'intelligence ('aql) et de raison prudente (nuhâ) qui se souviennent des exhortations, en tirent profit et se gardent d'affirmer des choses qu'ils ignorent au sujet de ce qui est ambigu dans Le Livre d'Allâh. Ja'far Ibn Zubayr a dit à propos de ce passage : " Il n'y a que les êtres doués d'intelligence profonde qui se remémorent. " c'est à dire qui se remémorent la façon dont il convient de ramener l'interprétation (ta°wîl) des versets ambigus à la connaissance qu'ils ont des versets clairs en sorte que les deux [aspects du Livre] s'harmonisent sur une signification unique.
Fin du résumé du commentaire de Sayyidunâ Abû Ja'far At Tabarî (RAA).

Ouf ! Comprenne qui pourra !

Si je me suis donné la peine de vous poster ici l'interprétation faite par Tabari d'un seul verset du Coran, c'est pour que vous imaginiez l'énorme et confus assemblage d'écrits que représente son interprétation de tout le Coran... Plusieurs volumes ! Je crois que même chez les musulmans plus personne ne lit ça.
Je crois que si le Père met en garde contre at-Tabari et les rabbins (Rév d'Arès 35/12) c'est parce que tout comme le Talmud, un livre énorme écrit par les rabbins, où l'on trouve tout et le contraire de tout, l'œuvre d'at-Tabari est une montagne d'interprétations très difficiles à lire, parfois même obscures ou contradicoires, qui finalement égare les esprit autant ou même plus qu'elle les éclaire et, pour finir, n'est qu'un monceau de mots aussi flous qu'ils sont d'une utilité très discutable.
On n'est pas dans l'idéologie ici, parce qu'une idéologie est certes fausse, mais généralement claire. Ici, chez Tabarit, on est dans un embrouillamini rebutant, propre à créer la confusion ou, en tout cas, une grande difficulté de compréhension.
Dieu aime les choses claires, parce que son Verbe est simple et clair.


05nov13  149C63
Il n'y a pas, selon moi, de différence entre une réalité idéologique et ce que vous appelez une réalité spirituelle. Le passage entre les deux me paraît évident.
Tout cela n'est qu'idéologie.
St-Paul dan ses épîtres a parfaitement démontré qu'il y a unité entre la pédication de Jésus Christ et le salut: Vous serez sauvés par votre foi, dit-il. Et c'est tout.
Mais c'est idéologique, car impératif. Pas de foi, pas de salut. J'entends bien sûr la foi dans le Christ-Dieu.
Ce que vous dites par "la foi sans idéologie" est un mythe.
L'indépendance de ce que vous croyez être votre foi arésienne par rapport à la religion que vous voyez comme idéologique est purement arbitraire. Vous ne vous imposez pas, parce que l'époque n'est plus à l'inquisition, mais il ne faut pas confondre inquisition et religion. L'inquisition n'est qu'une accident temporaire de la religion.
Tout cela me paraît très simple.
Constantin K.-T.


Réponse :
Mon frère Constantin, il en va de l'idéologie comme de certaines maladies dont il est impossible de dresser une description ou une interprétation unifiante. Les symptomes idéologiques apparaissent et disparaissent, de typiques ils passent à atypiques, etc. De plus, il y a parfois une difficulté à établir un lien constant entre la théorie idéologique et l'état social de tel ou tel milieu où elle se développe.
Prenons un exemple simple et évident: D'un côté, le catholicisme a un magistère unique et assertif: Rome, qui impose ses dogmes — une idéologie au total — et qui a clamé des siècles durant : "Hors de l'église (et de ses dogmes) pas de salut !" D'un autre côté, l'Islam n'a pas de magistère central qui a fixé et déclaré des dogmes. Toutefois, si vous approchez l'Islam n'importe où, au Maghreb, en Egypte, en Irak, en Indonésie, et vous y comportez différemment de l'ensemble des individus du lieu vous passez immédiatement pour suspect d'hérésie et soit on vous met au pas, soit on vous égorge comme blasphémateur. Conclusion: Catholicisme et Islam sont deux idéologies péremptoires sous deux formes apparemment étrangères.
Voilà pourquoi je considère comme étant une idéologie tout ensemble d'idées qui s'impose aux hommes comme étant le seule possible, autorisé, voire obligatoire, hors duquel aucune vie idéale n'est considrée comme attendue et admise, que l'idéologie soit écrite ou non et que ses applicateurs aient ou n'aient pas, selon les régions et les époques, la possibilité de l'imposer à tous par la force.
Voilà également pourquoi la foi arésienne est tout le contraire d'une idéologie.
La foi arésienne dit à l'homme ceci:

Le Créateur appelle Mal tout ce qui n'est pas le Bien.
Le Mal n'a jamais été et ne sera jamais vaincu par une religion, une politique, une loi, la science, etc.
Le Mal sera seulement vaincu par le Bien.

Le Bien, c'est pratiquer l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle et se rendre libre de tous préjugés.
Mais toi homme tu es totalement libre du Bien et de toutes autres choses que le Bien .
Si tu choisis le Bien, tu te sauveras et contribueras à sauver le monde !
Si tu choisis autre chose que le Bien, c'est ta liberté avec pour conséquence naturelle la continuation du Mal pour toi ici ou ailleurs et pour le monde aujourd'hui ou demain.
Tu crois ou tu ne crois pas que c'est vrai.
Tu fais ce que tu veux.
Il ne s'agit ni de loi ni de religion, mais d'une alternative naturelle offerte à ton intelligence et à sa liberté..

Toute voie terrestre qui conduit à la Vie spirituelle impose une solidarité de nature entre la créature, le Créateur et les réalités de la vie terrestre. De ce point de vue global et éloigné, une religion idéologique et la vie spirituelle arésienne paraissent semblables. On peut comprendre alors que le commun des mortels, qui n'y regarde pas de trop près, qualifie notre foi de religieuse. Mais c'est dans le domaine de la contrainte morale, de la liberté de la créature de se recréer que tout éclate et que la religion part dans une direction où cette liberté est déniée et la créature vue comme l'esclave de la Providence et que nous Pèlerins d'Arès partons dans une autre direction où cette liberté est au contraire soulignée et offerte en faisant ainsi rejaillir cette Vérité oubliée: L'Éternel crée l'homme à son image et ressemblance (Genèse 1/26-27). Cette image et ressemblance est celle de la liberté de choix.


05nov13 149C64  
Tout comme notre frère Dominique du Roussillon (149C23),je suis allée écouter Pierre Rabhi voilà quelques années dans la salle d'un petit village des Alpes de Haute Provence.
À l'entendre, j'ai bien cru qu'il connaissait très bien La Révélation d'Arès, car sa conférence semblait proche du Message que le Père vous avait donné de retranscrire à Arès.
En fin de conférence, je me suis approché de ce petit homme,qui grâce  à son vécu,ses livres et ses conférences attire bien des foules. Persuadée qu'il serait heureux de rencontrer un Pèlerin d'Arès qui porte une foi sans idéologie et qui œuvre avec la Parole du Créateur et aux cotés du prophète de Dieu, je lui ai demandé s'il connaissait La Révélation d'Arès.
Alors, comme pour notre frère Dominique, Pierre Rabhi a eu comme un rictus de dégoût et me tourna le dos en me disant : "Surtout pas ça !" alors que son discours semblait provenir, dans son fond, du Message que le Créateur vous a confié de diffuser.
Je suis sortie de cette conférence quelques peu triste et dans une sensation de trahison et de détournement à des fins personnelles.
Depuis lors, nous avons rencontré d'autres femmes et hommes qui se coiffent du même langage
Les rois épient ta langue,ils se disent:
Mikal,sa langue ferait sur la tête le diadème.
La flute se lave le dos,
la robe de Mikal la revêt.
La reine est à neuf" (Rév d'Arès xix/14)
Ce sont les nouveaux princes, car ils attirent le monde de leurs nouveaux fidèles en utilisant le Message que le Créateur vous a donné en le déguisant et ils s'en font une gloriole.
Ils ne cherchent même pas a entrer en contact avec le prophète de Dieu, ni avec les assemblées de Pèlerins d'Arès, mais ils utilisent le Message à leur fins propres.
Comment notre assemblée peut-elle retrouver ce courage et la volonté de multiplier infatigablement les initiatives pour faire passer La Révélation d'Arès dans les circuits d'édition de la grande distribution et de la presse, afin de limiter l'apparition des imitateurs auxquels nous avons laissé tout le temps de s'exprimer ?
Patricia des Hautes Alpes


Réponse :
Depuis le 18 octobre, date du commentaire de frère Dominique du Roussillon et de la réponse que je lui fis (149C23), j'ai reçu un certain nombre de commentaires de personnes qui protestaient que ni Pierre Rabhi, ni Frédéric Lenoir, ni personne ne connaît La Révélation d'Arès et ne la copie. En gros, ces protestataires disent que les idées qu'apporte La Révélation d'Arès sont simplement les idées du temps et certains disent même que ce livre s'est inspiré d'elles.
Heureusement que le dépôt légal de L'Évangile Donné à Arès en 1974 fait foi de son antériorité à toutes ces idées que des auteurs et conférenciers se sont appropriées ou ont imitées consciemment ou inconsciemment depuis.
Ayons à l'esprit que nous n'avons jamais cessé de faire connaître La Révélation d'Arès et les points de Vérité qu'elle apporte depuis 1975 — depuis 1977 (soit depuis 36 ans) de façon plus générale et systématique —. En 1974 et 1977 aucune des idées issues de la Parole d'Arès ne circulaient en France et hors de France, mais après des décennies de mission ininterrompue, il me paraît tout à fait probable que ces points de Vérité circulent maintenant sans que beaucoup de personnes n'en connaissent l'origine.
Mais ce n'est pas le cas de Pierre Rhabi, puisqu'il vous a dit : "Surtout pas ça !" faisant ainsi l'aveu qu'il connaissait La Révélation d'Arès. On peut dire la même chose de Frédéric Lenoir qui, journaliste religieux, a pour occupation constante d'être à l'affut de toute nouveauté religieuse ou spirituelle.
L'imitation ou même la copie pure et simple de textes tirés de La Révélation d'Arès ou de mes écrits est déjà ancienne.
Je crois que la première fois que j'entendis parler d'utilisation de La Révélation d'Arès ou de mes écrits par des gens qui n'étaient pas Pèlerins d'Arès, c'était en 1982 ou 1983. À cette époque, un couple de retraités, qui étaient de Grenoble, mais qui venaient chaque été en vacances à Andernos les Bains et fréquentaient le Pèlerinage à Arès, nous racontèrent à sœur Christiane et à moi ceci, que je cite de mémoire: "Nous sommes des catholiques, fidèles de la paroisse Jean-Baptiste à Grenoble, l'église ultra-moderne en forme de cirque. Un dimanche, le curé a fait son sermon et nous y avons reconnu, pratiquement mot pour mot, un de vos écrits, frère Michel. À l'issue de la messe, nous avons dit au curé que nous connaissions bien tel passage de son sermon: un article de Frère Michel Potay dans"Le Pèlerin d'Arès". Le curé n'a pas du tout nié. Il nous a dit: Cet homme-là fait des articles spirituels formidables où il y a peu à modifier pour catholiciser le texte. Oui, je ne cache pas que je l'utilise."
Un autre fois, en début des années 90, quand nous avons commencé d'habiter Bordeaux, mon épouse et moi sommes entrés dans l'église Notre Dame à Bordeaux pour jeter un coup d'œil à l'intérieur et là, sur le tableau d'affichage, à côté d'une photo de Jean-Paul II nous avons lu un texte qui était le décalque intégral d'un de mes écrits. avec seulement deux ou trois mots changés pour le catholiciser.
Depuis lors, les cas d'imitations ou de copies pures se sont sont multipliés.
La Révélation d'Arès en français circule à quelques 330.000 exemplaires actuellement. Il a bien fallu que tout ces livres se trouvassent quelque part dans des bibliothèques et soient lus.
Ceci dit, vous me demandez "comment l'assemblée peut-elle retrouver... la volonté de... faire passer La Révélation d'Arès dans les circuits d'édition de la grande distribution et de la presse, afin de limiter l'apparition des imitateurs auxquels nous avons laissé tout le temps de s'exprimer ?"
Ma sœur Patricia, c'est le problème de l'utilisation des media. Les media semblent suivre une consigne de conspiration du silence nous concernant. Toutefois, j'ai pu prouver le contraire aux frères qui affirmaient que toute approche des media par nous était repoussée, en obtenant (après des mois de tractations) d'être interviewé par Jacques Chancel. Mais cet exemple n'a pas changé grand chose à l'apparente inertie parisienne. À Paris — tout en France se passe à Paris et nous, nous vivons impuissants dans nos trous de province — mes frères ne se remuent pas davantage pour trouver des passages dans les media. C'est du moins mon impression. Il faudrait que vous leur posiez la question directement. Moi, j'en ai tellement parlé avec eux par le passé sans résultat que je n'en parle plus. Peut-être s'agit-il seulement d'un manque de constance et de patience.


05nov13  149C65
Je suis un lecteur assidu de votre blog,sur cette entrée 149 "la Foi sans idéologie."
J'ai vu cette vidéo et j'en suis complement retourné.
Je ne peux pas ne pas réagir.
Sous l'influence de la propagande palestinienne, le monde confond le sionisme et la politique actuelle regrettable de l'État d'Israël.
Mais c'est comme un peu partout, ça va mal partout du fait de la politique comme vous dite idéologique.
Tout cela est dans la Bible si vous êtes impregné de l'esprit de la Bible, comme je crois c'est le cas, si vous connaissez l'histoire de ce peuple vous comprenez le sionisme.
Maintenant sur le terrain il y a de la place en se serrant un peu pour deux états séparés et vivant côte à côte. C'est la seule solution.
Je ne comprends pas la nouvelle mode à vouloir séparer le judaïsme et le sionisme, car effectivement 95% ou disons 90% des juifs sont attachés viscéralement à Israël et donc pro-sionistes ! Il y a effectivement des juifs anti-sionistes et des juifs peu interessés par Israël.
On ne naît pas sioniste, on le devient. Un juif de la diaspora n'est pas sioniste naturellement. Moi même à 15 ans je n'étais pas sioniste, et mon pére emettait des reserves.
Quand vous dites "Le judaïsme, lui, n'est pas une idéologie, parce que cette religion n'est pas dogmatique au sens où, par exemple, le catholicisme et le protestantisme sont fortement dogmatiques. Le judaïsme, il faut le savoir, comporte de nombreuses familles de foi qui interprètent et vivent la Torah de façon très différentes allant de l'intégrisme le plus total au libéralisme le plus large.." Je ne comprends pas.
Il me semble que le judaïsme est unifié au contraire, à part quelques courants intégristes très minoritaires. En gros il y a le judaïsme orthodoxe (c'est à dire integriste) et le Judaïsme traditionnel. Je pense qu'il aurait fallu preciser que vous êtes pour le droit à l'existence d'Israel. Si c'est le cas.
Georges d'Israël


Réponse :
Mon frère Georges, vous ne comprenez pas ce que j'entends par "nombreuses familles de foi juive qui interprètent et vivent la Torah de façon très différentes," parce que vous pensez aux fondements de foi communs à toutes les familles de la judéité.
Vous avez raison, les points communs sont ce qui fait le peuple juif.
Les textes fondateurs sont les mêmes pour tous les juifs, en particulier le Tanakh, la foi des anciens Israélites et de leurs descendants, les Juifs, basée sur une alliance contractée entre Dieu et Abraham, ensuite renouvelée entre Dieu et Moïse. Sans nul doute tous les juifs fondent le judaïsme sur la religion abrahamique qui fleurira ensuite dans la Loi mosaïque (la Torah, les Nevi'im et les Ketouvim), collectivement désignés par l'acronyme Tanakh, dont le texte constitue la Miqra ou Bible hébraïque.
La religion juive, quelle que soit sa famille, se fonde sur le culte du Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, au Nom ineffable, qu'elle conçoit comme une Essence éternelle (YHWH), qui détient tous les pouvoirs (Elohim), le transcendant Seigneur des seigneurs (Adonaï) qu'elle considère Un et Unique et qu'elle qualifie ainsi : Omnipotent, omniscient, juste et miséricordieux. La foi commune juive professe que le rassemblement de toutes les puissances (Elohim) manifesta le créateur du monde qui continue de s'impliquer dans sa destinée en faisant irruption dans l'Histoire dont il révèle la dimension d'Histoire Sainte, comme lorsqu'il fit sortir d'Égypte les enfants d'Israël. Les cohanim, ou prêtres, du Temple de Jérusalem, par deux fois détruit, assuraient Son culte.
Mais la diversité des familles juives est ancienne: Déjà, par exemple, les Esséniens s'opposaient à la centralité du culte à Jérusalem. La seconde destruction du Temple de Jérusalem et la dispersion des juifs dans le monde donna naissance à plusieurs traditions religieuses juives. Si la majorité des juifs se regroupèrent autour de l'élaboration du Talmud par les rabbanim, un mouvement strictement scripturaliste, dit Karaïsme, s'opposa à la codification de la tradition orale, tandis que d'autres groupes éloignés, comme les Beta Israël en Éthiopie, ignorèrent cette évolution et se développèrent en vase clos. Aujourd'hui on peut distinguer, et je résume, le judaïsme rabbinique, lui même divisé en trois tendances: judaïsme réformé, judaïsme conservateur et judaïsme orthodoxe. Le judaïsme karaïte forme aussi une famille à part, qui rejette l'autorité des déclrations rabbiniques, et le judaïsme libéral, lui-même réparti en pmusieurs tendances. Oui, il existe diverses familles de judaïsme autour d'un tronc de foi commun, qui fait, bien sûr, que tout malgré tout sont juifs. Et je ne parle pas des Samaritaine.
Nous Pèlerins d'Arès vivons un christianisme qui, en nous éloignant complètement des dogmes du christianisme d'église, nous rapproche considérablement du tronc juif, auquel appartint Jésus (reconnu par une autre famille du judaïsme: le judaïsme messianique) et nous vivons notamment selon le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch 5 à 7).
Ceci dit, mon frère Georges, je crois que si tous les peuples dispersés devaient revendiquer, comme font les sionistes, le droit au retour sur la terre ancestrale, il y aurait dans le monde entier des mouvements que la terre elle-même ne pourrait supporter. Bien sûr, Dieu donne à Israël la terre de Canaan, mais les juifs en ont été chassés. L'Histoire et la vie de générations de générations sont passées là-dessus et je ne crois pas que la Bible doive être prirvilégiée, simplement parce qu'elle est mieux connue que d'autres traditions, car je crois que tous les peuples persécutés et dispersés ont eu eux aussi leurs fondements spirituels qui n'avaient pas moins de valeur. Mais oublions les dispersions et comprenons que le monde que nous souhaitons n'est pas un sol, un territoire, mais une réalité dans le cœur.
Je crois qu'en donnant au peuple de Moïse la Terre Promise, le Créateur l'a donnée à tous les hommes et n'a fait que confier aux Hébreux le rôle éminemment sacré d'assurer la réalisation de la possession de la Terre entière par tous les hommes dans le Bien pour que le Mal achève sa domination sur terre. En se croyant un peuple privilégié, au lieu d'être un peuple d'amour universel, les sionistes israëliens actuels commettent, à mes yeux, une grave faute.
Israël devrait au contraire être un lieu de rayonnement d'espérance unique, un grand lieu de Lumière pour tous les peuples du monde.
Ce n'est pas, me semble-t-il, l'objectif du gouvernement israëlien actuel et je le regrette du fond de mon âme.
Je suis très heureux de vous connaître, frère Georges, et de vous savoir un fidèle lecteur de mon blog en Israël.


05nov13  149C66  
Un immense merci pour cette nouvelle entrée qui, comme les précédentes, éclaire le long et fastidieux sentier de notre libération par la pénitence, notre recréation qui mène vers le Tout-Autre, l'Ile bleue au loin (Rév d’Arès XIV/13).
Vous expliquez et reformulez encore et sans cesse (Rév d’Arès 26/15). Ce faisant, vous faites découvrir des nuances et une profondeur qui apaisent et rendent plus forts ceux et celles qui ont soif (Rév. d’Arès 23/5).
En vous lisant, je discerne mieux pourquoi l'idéologie est si intrinsèquement antinomique du Bien. D'autant, il me semble, qu'elle enfante, entre autres funestes rejetons, la culture.
Il ne s’agit pas du savoir, mais de cet esprit qui "contient en puissance une condamnation, un anathème, une menace, un reproche envers ceux qui ne le suivent pas", comme vous l'écrivez dans cette entrée à propos de l'idéologie.
La culture est certes moins tonitruante mais tellement pernicieuse. On comprend d'autant mieux pourquoi vous avez tant appelé à la "déculturation" sans laquelle la pénitence ne peut que piétiner et s'engluer dans un autre mal typique dans nos générations : le conformisme. La peur d'être différent — si difficile à surmonter — et le désir de plaire au monde étriquent le cerveau et à son insu, l'assoiffent de la médiocrité ambiante, voulue, encouragée, organisée.
Des commentateurs de votre blogs, souvent anonymes, considèrent que vous ne pouvez être suivi que par des "esprits faibles". Oui c'est vrai, nous n'avons pas encore été bien loin, mais ce peu est déjà immense; ce peu immense, c'est à vous Mikal qu'on le doit car sans vous, La Révélation d'Arès demeure impuissante, vaine.
Le petit reste est indiscutablement en marche et rien ne pourra plus l'arrêter aujourd'hui.
Patrick B. d'Île de France


Réponse :
Rencenser, nommer, reconstruire morceau par morceau la totalité de notre foi, pour la rendre enfin ardente, aiguë, efficace, à partir des pensées dispersées que La Révélation d'Arès a fait naître dans nos cœurs d'hommes nouveaux, tel est le but de ce blog, même s'il tient encore plus ou moins du bricolage. Je crois qu'il commence à former une somme qui sera bientôt une somme puissante.
Vous y avez contribué de votre côté, à Paris, mon frère Patrick, car vous êtes historiquement le premier qui a pris conscience que j'existais et que l'assemblée n'existerait pas sans moi. Vous êtes le premier a avoir fait appel à moi de façon claire et précise.
Oh, certes, nous disposions déjà de beaucoup de matériaux spirituels et métaphysiques que notre foi, toute brouillonne qu'elle fût, nous avait permis de dégager, mais il fallait enfin en faire l'inventaire et engager un dialogue entre prophète et assemblée. Bref, il fallait rechercher les réponses que le prophète pouvait donner aux nombreuses questions qui se posaient à vous. Tout cela a commencé quand vous m'avez invité pour la première fois aux débats de l'assemblée générale de votre association. Je ne l'ai jamais oublié.
Dans ce commentaire aujourd'hui je retrouve votre esprit clair et je crois que nous ferons, votre comité de gestion, les missionnaires, les moins missionnaires, les jeunes, etc., tous ensemble, du bon travail à Paris.
Un grand merci, à vous frère Patrick, ainsi qu'à Nicole D. et Vincent L. qui travaillent avec vous à la gestion de la mission parisienne.


06nov13  149C67
Je suis comme tous les Français très inquiet. Je trouve parfaitement appropriée votre entrée "foi sans idéologie".
Je vomis l'idéologie, car si c'est l'idéologie qui nous met dans la situation où nous sommes... merci !
L'entreprise où je travaille est en grandes idfficultés et je risque de me retrouver sans emploi.
M. Hollande pour qui j'ai voté n'assume rien de ce qu'il avait promis pendant sa campagne électorale. Il montre qu'il n'est qu'un politicard de plus qui a pris avantage de la situation d'un Sarkozy devenu très impopulaire, mais était probablement tout à fait conscient de l'impossibilité où il serait de redonner à la France prospérité et bien-être en "faisant payer les riches", qu'il disait, alors qu'en réalité ce sont les pauvres et les salariés modestes comme moi qui font les frais de sa folie fiscale.
J'admets qu'il y a une situation économique mondiale mauvaise et que les choses sont sûrement difficiles et peut-être même impossibles à redresser, mais alors pourquoi Hollande a promis tant, sinon ce n'était que pour s'installer à l'Élysée. "Redresser la France dans la justice," il disait. Où est la justice dans ce qu'il fait ?
Je vous propose d'écouter, même si c'est un peu long — 50 minutes — ce que dit Philippe Murer, un professeur d'économie modéré mais très compétent et très réaliste, dans la vidéo que voici. Vous aurez une idée de la situation réelle dans laquelle nous nous trouvons :



Ce qui m'intéresse dans la mission que vous présidez, basée sur les principes édictés par La Révélation d'Arès, c'est qu'elle est carrément orientée remplacement du matériel par le spirituel. Je ne vois pas d'autres solution, mais la population est-elle prête à renoncer à ce matérialisme qui lui a été gravé par le système dans le cerveau et dans le cœur pour considérer l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre comme supérieurs à la maison, à la voiture, aux vacances, à la télévision, au téléphone, à la carrière ? Je ne le crois pas, mais c'est quand même dans cette direction qu'il faut s'orienter.
À mon avis votre mission n'est pas assez orientée pratique. Vous ne parlez pas assez des réalités économiques. Votre mission n'est pas religieuse au sens idéologique, mais pour l'homme de la rue ell a une tonalité religieuse, alors qu'en réalité, si on y réfléchit, on voit bien qu'elle aboutirait par la vie spirituelle à une vie économique et sociale acceptable.
Jean-Christophe H. de région Rhône-Alpes


Réponse :
J'ai déjà visionné cette vidéo Philippe Murer, qui semble faire beaucoup de bruit.
Ce professeur (pas d'économie mais de finance, je crois) de la Sorbonne est connu et apprécié partout. Je trouve son exposé intéressants et mesuré, plus mesuré que le discours d'autres grands spécialistes de l'économie, comme Pierre Hillard, plus catastrophistes. Même s'il ne fait aucun doute que la France s'achemine vers une crise de type insurrectionnel, on ignore comment va se faire cette insurrection. Elle va peut-être en rester aux actions des bonnets rouges bretons, mais qui sait si elle ne vas pas devenir plus violente ?
Je suis d'accord avec vous, Jean-Christophe, il serait très profitable à nos frères et sœurs d'écouter attentivement ce que dit Philippe Murer pour se faire une idée précise de la situation où nous nous trouvons. La vidéo, certes, dure 50 minutes, ce qui est long pour des contemporains devenus tous impatients, et elle est très technique par endroits, mais dans sa totalité, même si certains de nos frères ne comprennent pas tout, elle frappe l'esprit d'une empreinte générale de la réalité du moment assez décisive.
J'ai plusieurs entrées en réflexion et/ou en préparation et j'hésite pour l'immédiat entre plusieurs sujets, dont un sujet récurrent chez nous Pèlerins d'Arès: Comment politiser un peu plus notre mission sans tomber dans les travers de la politique politicarde qu'est devenue à tous les niveaux la gestion de la cité comme du pays, cette politique que rejette Dieu.
Croyez bien, Jean-Christophe, que j'ai conscience que notre mission devrait entrer davantage dans les réalités quotidiennes des Français, qui sont pour partie matérielles, parce que nous sommes des êtres de chair et d'esprit et pas seulement d'âme, mais il y a là un dosage difficile à faire et un ton à prendre parmi plusieurs tons possibles et je n'ai pas grand monde pour y réfléchir avec moi.


06nov13  149C68  
La Parole révélée à Arès par le Père, notre Créateur dit: Je lave ton cœur et toi tu laves le cœur du frère (L/1-2);
Par cette Parole clamée (Rév d'Arès 12/4 et xlviii/2-3) chaque jour, trois fois le jour et une fois la nuit, j'avance libre (10/10), simplement avec amour;
Vous êtes, — qu'on le veuille ou non — le prophète choisi par notre Créateur envoyé à notre humanité, aux hommes et aux femmes imparfait(e)s que nous sommes : parole de Mikal Ma Parole (Rév d'Arès i/12), pour avancer vers la Vie et restaurer le jardin d'Adam, qui ne fane pas (ii/9.11, xlix).
Vous dire merci me paraît tout petit, mais je n'ai pas d'autre mot.
Danièle du Nord


Réponse :
Dites plutôt merci au Père d'avoir adressé à l'humanité La Révélation d'Arès.
Moi, je ne suis comme vous qu'un agent — disons le premier agent — de sa Parole sur Terre.
Le Créateur m'a-t-il "choisi" ou a-t-Il tiré mon nom d'un chapeau où il avait mis 6 milliards de petits papiers portant chacun le nom d'un homme vivant ? Il allait bien un homme vivant, de toute façon, pour recevoir le Message.
Maintenant nous sommes à la tâche et nous faisons tout ce que nous pouvons.


07nov13  149C69
Pour poursuivre la réflexion de Philippe Murer voici une vidéo d'Etienne Chouard qui nous donne une piste pour "instituer une vraie démocratie par une constitution d'origine citoyenne". Elle dure moins d'un quart d'heure. Cela me semble très intéressant à faire connaître et à approfondir, pour éventuellement relayer et soutenir ce type de "mouvemen politique"



Françoise L. de Bretagne-Sud


Réponse :
Je ne connaissais pas Etienne Chouard. J'en avais juste entendu parler.
Le thème de son exposé est: L'élection n'est pas la démocratie. Il a raison et c'est un point bien connus de nous.
Il préconise la vote des lois par tous les citoyens et cite l'exelple des petits cantons de Suisse qui procèdent, ou qui procédaient récemment encore, de cette façon. L'adoption des dispositions générales de la gestion communautaire par tous les citoyens n'est possible que dans les petits unités humaines. Tout lecteur de ce blog sait que je préconise l'éclatement des trop grandes sociétés humaine, à plus forte raison des immenses sociétés humaine (Chine, Inde, etc.), en petites unités humaines indépendantes.
Etienne Chouard dit encore qu'il n'est pas en possession d'une vérité révélée, mais de son simple bon sens, et dit que chaque citoyen peut se changer en "virus" ou "globule blanc" capable de rendre malade et considérablement affaiblir l'oligarchie qui nous domine. C'est un bon sens qui rejoint la Vérité révélée dont les Pèlerins d'Arès sont les hérauts: Ce qu'il appelle les "virus" qui affaibliront les les princes, les prêtres (du système), les puissants et les riches (Rév d'Arès 33/11), c'est pour nous le petit reste de pénitents que je suis envoyé rassembler (24/1).
Ce que j'apprécie dans cet exposé d'Etienne Chouard, c'est qu'il ne semble dresser aucune idéologie. Il parle par le bon sens.


07nov13  149C70
Vous écrivez [149C67]:  "J'ai conscience que notre mission devrait entrer davantage dans les réalités quotidiennes des Français, qui sont pour partie matérielles, parce que nous sommes des êtres de chair et d'esprit et pas seulement d'âme, mais il y a là un dosage difficile à faire et un ton à prendre parmi plusieurs tons possibles et je n'ai pas grand monde pour y réfléchir avec moi."
Spontanément, je vous répond: je veux bien réfléchir avec vous sur ce sujet qui m’intéresse beaucoup et qui me questionne sans cesse.
Oh, je ne suis pas un frère de grande réflexion, mais je suis un apôtre du Père assez pugnace, et alors je peux expérimenter diverses choses que vous suggérez, ou ce que nous sortirons ensemble avec d’autres frères et sœurs de notre réflexion commune.
Certes, il nous manque un organe de liaison, il y avait bien ce think-thank "Vie Spirituelle" et j’ai regretté de vous voir fermér [faute d'un nombre suffisant de participants] surtout pour l’échange entre nous à propos de la Moisson.
Je verrai bien un think-thank sur la Moisson spécifiquement ou nous partagerions nos expériences, nos difficultés, nos réussites et où nous réfléchirions sur la Moisson, son suivi,  autour de vous frère ainé.
Je sais que vous être très pris. Aussi si vous êtes d'accord, je m'engage à mettre en place — grâce à l’aide de frère compétents -— un think thank qui rassemble tous les apôtres les plus engagés.
J’attend votre réponse.
À vos côtés au service du Très Haut
Daniel R. de Bretagne-Sud


Réponse :
Dans le passage que vous citez de ma réponse à Jean-Christophe (149C67) je ne parlais pas de la Moisson par elle-même, mais je parlais d'une réflexion sur la bonne façon d'introduire dans notre mission une part de politique, qui ne trahisse pas la Pensée très négative que le Créateur en a.
Il n'est pas facile d'introduire dans nos propos missionnaires un peu du contraire de ce que nous prêchons au monde. Cela demande beaucoup de doigté, parce que notre vision politique de la société, c'est la disparition de la politique. Une question très disjonctive, pas facile à présenter de façon convaincante.
Bien sûr, je suis heureux de rencontrer en votre personne quelqu'un que cette question "questionne sans cesse", mon frère Daniel, que j'ai eu la grande joie de rencontrer à Lorient avec votre épouse Guermia voilà un mois.
Si le problème de notre place face à la politique, donc à l'idéologie (toutes les politiques actuelles sont idéologiques) vous "questionne sans cesse", vous avez sûrement déjà quelques idées bien conçues sur le sujet. Vous pourrez y répondre dans une prochaine entrée qui, parmi quelques entrées de blog que j'ai en tête, pourrait bien être la prochaine.
Encore merci pour votre commentaire, frère DanieL.


07nov13  149C71
Je viens de visionner la vidéo de Mr Murer.
Je suis en grande partie en accord avec lui, bien que ce qu'il dise ne soit vraiment nouveau pour moi, car d'autres ont exposés depuis assez longtemps les mêmes idées, sans être relayés par les médias, bien évidemment.
Preuve qu'en France aussi bien qu'aux États-Unis, une certaine oligarchie a verrouillé les systèmes d'informations.
Il y a quand même un point où je suis perplexe, c'est sûr la banalisation, qui légitimerait presque l'existence et l'utilité d'un parti comme le FN [Front National, Marine Le Pen].
Sans rentrer dans le débat politique purement politicien, il me semble que ce parti véhicule des idées extrêmement dangereuses et il faut s'interroger quand même sur l'utilité de son existence et comme on dit : "À qui cela profite-t-il ?"
Est-ce le fameux "diviser pour mieux régner..." ?
Enfin, d'après de récentes lectures, c'est en 1981, que le parti socialiste sous le président Mitterand, qui encouragea cette formation à émerger pour diviser la droite d'alors, ce qui assurait au PS une victoire plus façile.
Mais la boîte de Pandore était ouverte....
En récupérant le mécontentement des citoyens, ce parti légitima un repli communautaire, la division et la vindicte populaire, vindicte qui stigmatisa et stigmatisera toujours les plus faibles et les plus vulnérables (on trouve toujours plus faible que soi) pour finalement détruire toute forme de cohésion sociale.
De plus, d'un point de vue seulement économique, les idées prônées sont absurdes.
Avec l'abolition des distances et des frontières, un repli national au niveau économique ou purement monétaire signifie un suicide économique à long terme, les autres pays pouvant très bien en faire de même avec nous.
S'il est évident qu'il faut favoriser l'indépendance énergétique et alimentaire pour tous les pays, sans exceptions, aucun pays maintenant ne peut être auto-suffisant pour subvenir à tous ses besoins, ne serait-ce parce qu'aucun pays au monde ne possède toutes les ressources nécessaires pour cela.
Et pour la France seule des restes d'un vieil empire colonial lui assure encore une certaine auto-suffisance pour subvenir à son indépendance sur le nucléaire, notamment par le biais de certains pays d'Afrique.
C'était le but des aventures maliennes pour le nucléaire et aussi lybiennes pour le pétrole et non pas, vous l'avez compris, pour apporter la démocratie ou la paix dans ces pays.
Mais auto-suffisance pour combien de temps encore ? Là est la question. Pas pour longtemps à mon avis, les pays concernés voudront légitimement s'approprier leurs propres richessses sans les brader aux étrangers, et c'est une des raisons pour laquelle il est urgent de sortir du nucléaire et de la dépendance au pétrole.
Seule une compétitivité saine, qui mettrait en valeur les qualités, compétences et savoir faire de chacune des nations, peut faire émerger une économie de marché équitable et profitable à tous.
Si en France nous avons perdu un certain savoir faire, comme par exemple dans la part d'électronique grand public par rapport aux pays d'Asie, il ne faut s'en prendre qu'à nous mêmes de n'avoir pas réagi à temps en ayant laissé faire les politiques et dirigeants d'entreprises incompétents.
Peu importe, maintenant il faut essayer de redresser la barre en développant nos savoirs faire et non pas en taxant ceux des autres....
C'est ce que j'appelle le mérite aux compétences et à l'investissement fourni, ce qui est une chose saine.
Chacun suivant ces compétences, sans tricherie.
C'est à mon avis, le seul chemin pour une économie assainie et pour restaurer la confiance des relations économiques entre les peuples et entre les entreprises des différentes nations.
Mais de toute manière, le fond du problème n'est pas là bien sûr et le reportage l'indique aussi.
Le fond du problème est que l'on a éduqué des générations entières, qui sont aujourd'hui devenues les fameux banquiers et oligarques sans scrupules, à leur faire croire que le matériel était la finalité de la vie, les possessions matérielles le but ultime.
Bien sûr, rien n'est plus faux.
La matière, le matériel n'est qu'un moyen et non un but.
C'est ce renversement de valeurs qui à engendré et continue à engendrer tant de malheurs.
Le but, et vous le dîtes, est la libération et l'ennoblissement de l'esprit et des valeurs spirituelles, ce que vous appelez la création de son âme, quand elle veut faire le bien.
Je pense qu'un des moyens d'accorder cette libération avec la matière est de rechercher tout ce qui peut, dans nos actions, ennoblir cette dernière, tout ce qui peux harmoniser nos possessions matérielles avec notre environnement, ce qui va dans le sens d'un respect de la nature et dans le sens d'une logique de croissance mesurée.
Car je n'aime pas non plus le terme de décroissance,  il n'a rien de naturel, car si l'on observe bien, rien dans la nature ne décroit.
Et pourquoi aller contre les lois naturelles ?
De plus, je pense que cette recherche d'une certaine harmonie peut élever l'âme, peu importe l'activité que nous faisons, que l'on soit riche au pauvre, peu importe notre culture, nos parents, notre éducation, il y a toujours une possibilité pour cette recherche, il faut simplement le vouloir.
Comme on dit, il n'y a pas de sots métiers ni de métiers dévalorisants en fait, c'est pourquoi je suis aussi contre les différences astronomiques entre certains salaires, différences que rien ne justifie, si ce n'est des conventions arbitraires, décrétées par qui et par quoi au fait ?
Pourquoi un pompier ou une infirmière seraient-ils bien moins payés qu'un banquier ?
Qu'il y ait des différences, certes..mais à ce point !
Le banquier est-il plus utile à la société ?..
Des questions simples, qu'il faudra bien un jour se poser de manière honnête pourtant.
Et de nos jours, c'est surtout l'indécence de certains, plus dommageable pour l'âme que la pornographie elle-même à mon avis, c'est l'indécence de certains banquiers, dirigeants fortunés, hommes sans scrupules, l'indécence à posséder qui a aussi détruit cette harmonie sociale.
Comment certains hommes, possédant richesses à outrance, comment ces hommes-là  peuvent-ils encore se regarder dans une glace sans éprouver de la honte, alors que nombres de leurs concitoyens ne peuvent subvenir à leurs besoins vitaux ?
Ceci est un mystère entier pour moi !
À croire qu'ils n'ont aucune conscience...
Pour autant,  je ne verse pas ni dans l'extrêmisme, ni la violence .
Dieu sera seul Juge.
Olivier G.


Réponse :
Dommage que vous ne parliez pas d'amour et de pénitence, car seul l'amour, que la pénitence met en pratique, permet de voir les autres hommes comme ses frères, donne l'envie de partager avec eux. Seul l'amour et la pénitence, qui sont aujourd'hui indissociables, La Révélation d'Arès le dit, permettront de sortir d'une vision compétitive de la société où il est encore et toujours jugé normal que le plus capable ou le plus chanceux gagne plus que le moins capable et le moins chanceux.
Nous naissons très inégaux et, quand nous ne naissons pas inégaux, la vie, les circonstances, les opportunités, le hasard se chargent de créer des inégalités qui sont fondamentales dans le plan qu'Adam opposa au Plan Créateur (Rév d'Arès 2/1-5).
Pourquoi ne rejoignez-vous pas la mission des Pèlerins d'Arès pour vous y impliquer ? C'est idéal magnifique.


07nov13  149C72  
En réponse à 149C67, [je rappelle que] les formes que peuvent prendre une action sont innombrables, mais que les principes desquelles elle dépend sont limités.
Il est donc important de trouver ce principe pour avoir une réaction juste.
Quelle chose cachée génère un évènement, comment évolue cet évènement, comment entraver ce qui conduit à affaiblir ?
Comment régenérer ?
Guy B. de Belgique


Réponse :
Je pense, frère Guy, que vous faites allusion à ce paasage du commentaire de Jean-Christophe : "Votre mission n'est pas assez orientée pratique. Vous ne parlez pas assez des réalités économiques. Votre mission n'est pas religieuse au sens idéologique, mais pour l'homme de la rue elle a une tonalité religieuse, alors qu'en réalité, si on y réfléchit, on voit bien qu'elle aboutirait par la vie spirituelle à une vie économique et sociale acceptable."
Oui, il nous est difficile, propageant un Appel au renouveau de la vie spirituelle pour éliminer la religion, de ne pas avoir "une tonalité religieuse" aux oreilles des milliers de pékins de la rue. C'est un "principe" auquel nous ne pouvons pas échapper.
Jean-Christophe donne vraisemblablement à "pas assez orientée pratque" le sens de "pas assez orientée politique." Il n'a pas tout à fait tort. Il serait souhaitable que nous réfléchissions à introduire dans notre mission un part de politique, mais c'est délicat, puisque contraire à ce que nous prêchons. Voyez ma réponse à Daniel R. de Bretagne-Sud (149C70). Oui, il faudrait "trouver ce principe", comme vous dites.


XXxxxXX  149C73
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