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8 septembre 2011 (0121)  
Branle-bas de mission !

Brèves vacances en famille,
fin août-début septembre 2011 :
Prenons des forces pour l'année apostolique qui s'ouvre ! 

photo famille été 2011
J'ai donné à mon corps deux semaines de repos comme je n'en avais pas pris depuis longtemps, très longtemps, mais mon esprit et mon âme ne sont jamais au repos, toujours au service du Père et de la mission que j'acceptai d'assumer en 1974.
Voici quelques notes de mes lectures de cette fin d'été :

Tirée d'une déclaration de matérialistes jusqu'au-boutistes,
triste et irréaliste :

"L'éducation doit être considérée comme un service (avant tout) rendu à l'économie. [Dans cette perspective] les gouvernements devront envisager l'éducation comme un processus s'étendant du berceau au tombeau […] Nous n'avons pas de temps à perdre."
"Education et Compétence en Europe"
(Table ronde européenne des industriels)


Tirées de pensées d'hommes de bien, réalistes :

"Aujourd'hui les gens sont occupés à tuer Dieu.
C'est une occupation à plein temps."
Christian Bobin, "La Présence Pure"

"Pour les hommes et les femmes des civilisations occidentales, la réforme de la vie est le socle sur lequel devraient converger toutes les autres réformes. Et celle qui devrait en même temps les irriguer toutes. Nous nous croyons civilisés, alors que la barbarie s'empare de nous dans l'égoïsme, l'envie, le ressentiment, le mépris, la colère, la haine."
Edgar Morin, "La Voie"


Edgar Morin, sociologue doublé d'un philosophe, n'est pas croyant, je crois, et son plan pour l'humanité ne sied pas en tous points, loin s'en faut, au changement du monde tel que je l'envisage, mais le point de pensée, que je mentionne ci-dessus, répond bien à ce que nous dit La Révélation d'Arès: Il faut "réformer la vie", vaincre "l'égoïsme, l'envie, le ressentiment, le mépris, la colère, la haine", dit-il. Nous préférons dire: Il faut la pénitence, c'est-à-dire faire revivre l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et la liberté spirituelles, mais les deux concepts reposent sur le même Fond.

Le système qui gouverne encore le monde n'est pas seulement mis à rude épreuve, il commence à agoniser lentement.
En fait, il agonise depuis longtemps insensiblement, mais maintenant l’agonie est observable. Même les politiques, qui s'ingénient à nous rassurer, ne peuvent pas ignorer la situation. Citons l’endettement public parmi les multiples causes de l’agonie. Aucune nation dite "riche" n'a plus depuis longtemps les moyens des progrès, subventions, emplois, retraites, etc., que ses politiciens, de gauche ou de droite, promettent pour être élus et réélus. Les promesses qui ont été tenues ont pour la plupart été financées par l'emprunt. D'où un endettement public gigantesque.
Le système capitaliste va se décomposer, tenter de se recomposer, vivre les fluctuations d’une phase terminale très lente — très lente parce que l’approvisionnement des populations reste une permanente nécessité —, mais il disparaîtra. Le système communiste, lui, disparut d’un seul coup, mais curieusement, pour la même raison : Il est impossible de vivre indéfiniment au-dessus de ses moyens, qu'on soit URSS, USA ou Communauté Européenne dans laquelle seule l'Allemagne semble pour le moment s'en sortir. Autrement dit : Tout n’est pas possible matérialistement, même au prix d’un extraordinaire effort.

L'argent ne règle que l'écume de la vie ; il glisse sur l'essentiel. C'est pour cela, même s'il est nécessaire, qu'il est si volatile. La Révélation d'Arès dit en substance que seule une âme forte peut tout régler en profondeur.
Paradoxalement, plus l'argent et les biens matériels ont pris de l'importance, plus s'est approfondie l'ignorance des formidables et gratuites capacités humaines pour le bonheur.
L'amour, le courage, l'enthousiasme, la foi, auraient-ils complètement abandonné l'homme ?
Non, le temps du péché des péchés (Rév d’Arès 38/2) n'est pas venu.
Le Père n’aurait pas dicté La Révélation d’Arès, s’il avait estimé l'homme incapable de retrouver les sentiers qui mènent à Éden. Seulement voilà, c’est à nous que le Père confie la tâche ardue de réveiller l’homme de sa longue marche somnambulique le long des très coûteuses routes matérialistes et rationalistes qui vont devenir impraticables et qui l’amènent inconsciemment à un lointain mais abrupte précipice, s’il ne dévie pas par les sentiers de traverse.
L'homme commence à comprendre qu'en mettant ses pas dans les pas des meneurs politiques et rationalistes il s'est égaré. Mais de là à voir qu’il ferait mieux de mettre ses pas dans les Pas du Créateur (Rév d'Arès 2/12)… C’est là que nous devons aussi nous demander si nous élevons assez nos voix pour sonner le branle-bas aux oreilles de millions de somnanbules.
Le Père dans sa Sagesse a calculé qu'un petit reste de pénitents suffira pour accomplir ce travail colossal.
Encore nous faut-il rassembler et développer ce petit reste !
Alors, courage, frères ! Que cette année spirituelle 2011-2012 soit une grande année de mission ! Nous ne sommes pas seuls. Nos sentiers sont rocailleux, mais le Père y marche avec nous (Rév d'Arès 25/5) et le salut est au bout.


copyright 2011
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Commentaires:

08sep11 121C1
Merci, Frère Michel, pour cette nouvelle entrée, qui nous permet de garder un lien avec la pensée prophètique.
Je me sens tellement bien avec elle.
Cette entrée m’évoque ce que nous dite par ailleurs à savoir que nous nous laissons dominer par les idées de ce monde : idées matérialistes, religieuses, philosophiques, politiques, écologiques, etc. Idées qui, de plus, sont tellement accolées à notre moi que nous croyons qu’elles nous appartiennent et nous font croire que nous sommes des êtres libres.En fait, nous sommes corvéables à merci, si l’on entend bien : "L'éducation doit être considérée comme un service (avant tout) rendu à l'économie. [Dans cette perspective] les gouvernements devront envisager l'éducation comme un processus s'étendant du berceau au tombeau […] Nous n'avons pas de temps à perdre." (Education et Compétence en Europe", Table ronde européenne des Industriels)
En fait, nous nous sommes spirituellement si rétrécis que nous ne nous rendons plus compte que nous avons, de façon générale, enfermé la liberté dans les carcans de l’égoïsme, de la cupidité, de l’envie mais aussi de la soumission au matériel et de ceux qui le manipulent avantageusement pour eux-mêmes (les pouvoirs), mais qui sont assez malins pour en nous faire profiter juste assez pour tenir en mains les esclaves que nous sommes.
Nous sommes donc les esclaves d’un système, un système que  nous rechoisissons tous les jours. Mais nous pouvons choisir un autre monde…. Et Dieu par La Révélation d'Arès nous y invite.
Nous avons un prophète pour revivifier nos neurones et nos cœurs, afin de participer à la reconstruction, tous les frères ensemble, du socle d’une nouvelle vie, d’une nouvelle civilisation, à partir de la pénitence.
J’en remercie le Père et tous les jours je vous remercie d’avoir accepter de "contrat»" du travail prophétique.
Christine M. d'Île de France


08sep11  121C2
Bien aimé frère Michel en l’amour du Père,
merci pour votre nouvelle entrée !
Je signale une phrase en français restée dans la partie anglaise : "L'amour, le courage, l'enthousiasme, la foi, auraient-ils complètement déserté l'homme ?"
Je vais participer au branle-bas de mission, Je vous enverrai bientôt un commentaire en ce sens,
quelle belle photo que celle que vous nous avez postée avec votre épouse !
(un) Bernard de Bretagne-Sud


Réponse :
Merci de me signaler ce glissemnt d'une phrase française dans la version anglaise. Je biffe aussitôt l'intruse.
Merci de trouver belle la photo postée avec l'entrée. C'est une photo de famille: nos trois filles, nos gendres, nos petits enfants et nous deux, bien sûr. Nous nous sommes tous retrouvés pendant quelques jours.
Ces grandes tablées autour de bons produits et vins régionaux, ces baignades ensemble, ces promenades au soleil, il y avait longtemps que cela ne nous était pas arrivé.
Je rends grâce au Père de nous avoir accordé ce grand moment.


08sep11  121C3
Une petite intervention tardive et peut-être inopportune concernant l'entrée 120 pour attirer votre attention sur la proposition de notre sœur Rosie de Nouvelle Zélande (120C46) qui évoque à la fin de son commentaire ce fabuleux logiciel qui permettrait de communiquer avec n'importe qui partout, par la parole et par l'image, sur toute l'étendue du Champ :
"Avez-vous déjà essayé de faire des vidéo-conférences via Skype par exemple ?" demande-t-elle.
L'idée de cette sœur me paraît tout bonnement géniale, mais peut-être l'avez-vous déjà envisagée, puis écartée... À moins que vous ne l'utilisiez déjà.
Vous pouvez être partout en un clin d'œil, parler sur les toits et dans les Assemblées (Rév d'Arès 37/4), apporter la Parole dans les maisons des frères, être vu et entendu en direct par tous ceux qui doivent se convertir à la Parole et se repentir. Quelle merveille ! Multipliée par la technique !

Votre voix atteindra tous ceux qui le voudront, ceux à qui vous donnerez ainsi la Vie, sans plus compter la fatigue, l'espace et le temps.
Et mieux encore vous pourrez concrètement accomplir ce vœu du Père: À ses quatre côtés tu te rendras (Rév d'Arès 35/1).
Je suis convaincue que Skype pourrait aussi avantageusement prendre la place de "La Maison des Faucons."
Oui, bien sûr, l'image et la voix sans le contact direct ne palpitent pas de la même chaleur et de la même humanité que la voix et le visage de l'homme que l'on a en face de soi...
Mais comme nous avons raté l'occasion, le pis-aller peut être aussi un Bien !
Françoise S. de Bretagne-Sud


Réponse :
Je ne connaissais pas Skype et je n'en avais même jamais entendu parler quand Rosie m'en a parlé dans son commentaire 120C46.
Je me suis alors renseigné et j'ai obtenu l'information suivante :

"Skype permet de communiquer avec vos proches, quelle que soit votre situation géographique, au travers du réseau Internet, donc presque gratuitement. Les conversations audio sécurisées, les conférences téléphoniques, l’échange de messages textes, la visioconférence sont les grandes fonctionnalités de ce logiciel.
Skype est très simple à mettre en place, et son utilisation est intuitive."

Il s'agit donc apparemment d'un service téléphonique qui n'a qu'un avantage: être quasiment gratuit.
Et vous considérez que de téléphoner à des centaines de Pèlerins d'Arès et de personnes à évangéliser me permettrait de communiquer "sans plus compter la fatigue, l'espace et le temps" ?
Je suis désolé de vous contredire, mais je ne le crois pas.
Et comment régler des situations de terrain par téléphone ? La mission est avant tout une situation de terrain.
Sans compter que je ne connais pas les numéros de téléphone de mes frères.
Cela viendrait s'ajouter à mon travail de courrier (considérable), d'administration, mon blog, etc.
Mais il y a peut-être là quelque chose que je ne vois pas, que je ne comprends pas. Je ne sais pas ce qu'on appelle conférences téléphoniques et visioconférences... Il faudrait qu'on m'explique tout cela et surtout qu'on m'explique en quoi cela pourrait remplacer "La Maison des Faucons". Il y a là, je l'avoue, quelque chose qui m'échappe.
Surtout, je ne vois pas quoi ce qui me permettrait de toucher des gens que je ne connais pas, car je crois comprendre que Skype me permettrait de "communiquer avec n'importe qui" et surtout, si je vous comprends bien, à quantité de personnes en même temps ?
Il faudrait qu'on m'explique tout cela en détail et que je puisse examiner mes possibilités d'introduire dans mon planning de travail déjà très rempli et même débordant ce que vous semblez considérer comme le remède miracle à mon problème d'isolement et de communication.


08sep11  121C4
Pourquoi frère Michel n'est-il pas aussi convaincant que Ben Laden qui, il y a dix ans lançait un branle-bas de mission contre l'arrogance des États-Unis ?
On a vu alors des isolés-éparpillés bâtir en quelques mois un plan inconcevable, indétectable par les meilleurs services secrets. Pour trois avions sur quatre, ce plan a parfaitement réussi [le 11 septembre 2001]. Que peut-on en déduire ? Qu'un petit nombre de personnes très motivées est plus efficace qu'une majorité démocratique pour faire basculer l'histoire d'un pays et même du monde.
Ici, nous sommes dans le registre de la haine, de la violence, de la vengeance : Nous sommes encore et encore dans la loi du Talion, cette loi qui motive en fait, toutes les armées du monde, y compris l'armée américaine qui s'est rendue en Afghanistan avec un esprit de vengeance que nous avons tous considéré comme légitime.
Au regard de la loi du Talion, nous sommes encore tous juifs, c'est indéniable.
En 1977, le Père a solennellement annoncé le Retour (Rév d'Arès i/1), ce qui signifie à mes yeux la fin de la loi du Talion sur cette Terre. C'est peut-être pour cette raison que les armées coalisées n'obtiennent pas la victoire face à une armée d'éparpillés difficiles à identifier en Afghanistan.
Aujourd'hui, même les militaires se rendent compte qu'il faut changer de stratégie : Le mode d'emploi du temps qui vient sera Le Sermon sur la Montagne, ultra pacifiste, en remplaçement de la loi du Talion, ultra-militariste.
On notera, à cette égard, la réflexion d'Éva Joly sur le défilé militaire du 14 Juillet [?]. C'est une réflexion un peu prématurée, mais qui a de l'avenir.
Et les Pèlerins d'Arès dans tout ça ? Eh bien, c'est clair : Ce sont des terroristes qui emploient les mêmes stratégies que les talibans, sauf qu'ils sont des terroristes du Sermon sur la Montagne et non des terroristes de la vengeance, car il n'y a de "fous de Dieu" que pour le Bien.
Ce qui pose problème aujourd'hui, c'est que les frères du Bien ne sont pas aussi motivés que les frères du Mal.
Jacques P.


Réponse :
On est toujours plus ou moins le "violent" de quelqu'un dès lors qu'on le gêne et contrarie. C'est vieux comme le monde.
Lors de son procès l'assassin de Gandhi dit que ce doux pacifiste de Gandhi lui "faisait violence". Il considérait Gandhi comme une sorte de terroriste lancé contre l'ordre Indien millénaire.

L'assassin de Martin Luther King dit quelque chose de semblable lors de son procès.
Certains ennemis des Pèlerins d'Arès, parmi eux des gens d'église, considèrent ceux-ci comme des activistes, des violents qui sous des attitudes et des discours pacifistes et moraux viennent détruire "ls grandes valeurs du Christianisme" et le terme de "terroristes débonnaires, la pire espèce," a même été utilisée.
On ne peut que déplorer cette façon de voir. Elle n'est pas du tout la nôtre.


08sep11  121C5
Informer les cœurs de cette direction proposée par La Révélation d'Arès,
faire accepter, montrer l'intelligence spirituelle de la non-domination, de l'honnêteté
avec chaleur et enthousiasme, détermination.
Rassembler et développer ce petit reste est un combat de la Lumière, [demande] une belle énergie
Et puis que faire d'autre, que faire de plus beau ?
BonneMission d'Île de France


08sep11  121C6
Je n'arrive pas à croire, sur cette photo clairement pas retravaillée sur Photoshop, que vous avez 82 ans.
Comment voulez-vous que des gens ne vous prennent pas pour un baratineur ?
On vous donnerait facilement 20 ans de moins. Vous paraissez sportif, bronzé, bref, relativement jeune. Votre écart d'âge avec sœur Christiane, qui a 16 ans de moins que vous, je crois, ne se voit absolument pas.
Comment faites-vous pour vous maintenir en pareille fome?
À moins que votre date de naissance ne soit pas le 11 juillet 1929 et que vous ayez falsifié cette date pour vous donner de l'âge et plus de sérieux.
Jean-Marc J.


Réponse :
Ma date de naissance est bien le 11 juillet 1929. J'ai bien 82 ans.
Cette photo m'avantage peut-être. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être ma joie de ma retrouver au milieux des miens pour quelques jours de détente?
Pour le bronzage, je bronze facilement et vite. Quelques heures au soleil et on croirait que j'ai passé un mois sous les tropiques. C'est peut-être parce que dans ma jeunesse j'ai beaucoup fréquenté la mer, j'ai fait de la voile, j'ai une sorte de hâle latent de vieux loup de mer, si je peux dire. Ce n'est pas forcément un signe de jeunesse.
D'ailleurs, sur la photo, vous me voyez me tenir la jambe. C'est parce que, la veille, en nageant (j'aime beaucoup nager et je regrette de ne pouvoir nager souvent, étant réduit à un travail assis de gratte-papier) je me suis fait deux crampes simultanément, une dans chaque jambe, et douloureuses. J'avais encore mal quand la photo a été prise.
Comme vous voyez, j'attrape des crampes comme un vieux. Ne vous fiez pas aux apparences. Je n'ai plus la "pêche" que j'avais il y a vingt ans ou même seulement dix ans.


08sep11  121C7  
Quelques minutes avant d'ouvrir Freesoulblog, où je découvre cette nouvelle entrée 121, je réfléchissais à la mission et je me disais: "Pourquoi ne pas utiliser sur nos tracts un mot d'actualité, le mot réforme ?" en mettant comme accroche, par exemple, "La nécessaire réforme de l'homme !".
J'en étais donc au début de ma réflexion lorsque j'ai lu dans cette entrée 121 que vous faisiez référence à des propos d'Edgar Morin qui parle de "réforme de la vie" selon un concept reposant sur le même Fond que celui de la Parole que nous devons accomplir (Rév d'Arès 24/1, 28/7-16, 30/3, 35/6, 39/8, 40/4, xxxvii/5).
En faisant dans le tract le lien avec la nécessaire pénitence de l'homme et donc la nécessité "de faire revivre l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et la liberté spirituelles", je me dis que je suis peut-être sur une bonne piste pour essayer de faire passer notre message auprès du public, dans la période actuelle, où il est tellement question de "réformes", et pour trouver de nouveaux pénitents.et moissonneurs...
Sylvaine d'Aquitaine


Réponse :
La mission existe depuis plus de trente ans et le terme "réforme" a été utilisé plusieurs fois en divers endroits par les missionnaires.
Ce n'est pas une idée nouvelle. Notamment, il m'est souvent arrivé, pour expliquer rapidement le sens de pénitence dans La Révélation d'Arès, de dire: "Pénitence dans la Parole d'Arès ne signifie pas remords et autopunition, mais réforme."
Ceci dit, dès que les gens nous situent comme croyants, il y a souvent des confusions entre la "réforme" dont parle Edgar Morin et la "Réforme" protestante: Église Réformée de France, etc.
De plus et surtout, réforme n'est pas suffisant pour rendre compte du changement en profondeur que prescrit le Père à Arès, raison probable pour laquelle ce mot n'apparaît pas dans La Révélation d'Arès.
Celle-ci utilise les mots changement et pénitence. Ce sont les mots de Dieu les mieux appropriés à notre mission, il me semble, car réforme est un mot aussi ambigu que pénitence et demande une explication. D'ailleurs, vous le dites, nous vivons des temps où il est beaucoup question de réformes... Réformes au pluriel : On ne sait jamais vraiment de quelle réforme on parle.
Alors, quitte à devoir expliquer le mot, autant dire carrément pénitence !
Mais ce n'est que mon poiint de vue. Je ne me suis jamais mêlé des rédactions de tract que mes frères utilisent. Vous êtes évidemment libre de rédiger votre tract comme vous l'entendez.


09sep11  121C8
Commentaire destiné à l'entrée 120, mais qui n'est pas déplacé ici:

À tous mes Frères et Sœurs, proches et lointains, géographiquement, que je ne connais pas et ne connaitrai peut-être jamais, je vous aime.
Défile devant mes yeux la longues liste de commentaires à l'entrée [120] du Frère Aîné et je suis émerveillée.
Être Pelerin d'Arès n'est-ce pas se retrouver solitaire tout d'un coup ?
Je veux dire, à partir du moment où l'on a lu La Révélation d'Arès et cru en elle — même si je ne suis qu'un piètre pélerin — on n'est tout simplement plus la même ou le même... On est changé(e) à jamais ! Qu'on le veuille ou non.
Cette solitude est donc normale. Nous sommes seuls dans nos corps et nos têtes, mais nous sommes rattachés tous ensemble et nous le savons, nous le ressentons, ce qui éveille ce sentiment de solitude qui nous pèse par moment.
Nous appartenons à cette société mais La Révélation d'Arès nous a "déplacés" du courant de masse.
Je suis un très mauvais pélerin, je ne lis pas assez la Parole, je ne prie pas assez, je ne moissonne pas assez, je ne fais pas suffisamment pénitence et ma solitude se fait encore plus ressentir, car je suis à la fois résiliente avec un certain détachement vis-à-vis de la société et trop éloignée de La Révélation d'Arès.
Solitude qui pèse aussi devant ce travail abyssal qui reste à faire pour moissonner un maximum de nos frères errants devant les vitrines du consumérisme.
Malgré tout, La Révélation d'Arès me fait évoluer et vit en moi chaque seconde, car lorsque je prie, tous mes frères et sœurs sont dans mes pensées ainsi que tous ceux qui ne sont pas encore pélerins et qui nous attendent. 
Un jour viendra où nous n'aurons pas à "zapper" de chaîne pour changer la dynamique, d'un côté la société de plus en plus impitoyable, brutale, rude et incompréhensible, de l'autre, la pénitence.
B. et J.-L. de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur


Réponse :
Merci pour ce commentairte qui m'émeut beaucoup.
Vous êtes deux parmi quelques autres que notre mission dans le Sud a réunis à notre mission là-bas et je sais gré à votre réalisme, qui est aussi de l'humilité lucide, de vous considérer comme n'étant encore que de "piètres Pèlerins d'Arès".
Cette lucidité me paraît garantir chez vous deux une évolution qui, je pense, ne cessera pas. Je vous ai vus presque tous les dimanches matins, depuis octobre 2010, assis au fond du local de mission à l'heure où je parle de la prière et de points particulièrement sensible de la vie spirituelle que nous devons installer en nous et cette fidélité que vous montrez ne cessera de vous aider à évoluer et à devenir des pénitents-moissonneurs complets un de ces jours.
Étre un Pèlerin d'Arès accompli est une gloire, mais n'est pas facile et il faut le temps d'y arriver. Je suis le premier à pouvoir l'attester... d'expérience.
Merci au Saint Nom du Père pour votre patience et votre constance. Vous êtes parmi nos grands espoirs dans cette région qui a beoin d'une base militante solide que j'aide à reconstituer actuellement.
Nous nous reverrons en octobre. Alléluia !


09sep11  121C9
Je vous écris un peu en pensant à vous, à votre vie, à votre œuvre et amour pour les hommes, les frères et pour le Père Mère de la Vie qui pulse dans tout l'univers.
Côté moisson, je n' ai pas encore eu beaucoup de retour. J'ai re-croisé la dame du magasin qui m'a adressé le regard oblique d'un bonjour fuyant. L'italienne ma envoyé des photos du d'elle entrain de serrer les mains du Pape actuel...
Les gens ont peur. Peur de changer, peur de ne pas avoir assez de temps, peur du ridicule, peur de se tromper, eur de perdre les intérêts que le Père n'enlève pourtant pas et qui, au contraire, redonne la liberté.
Mais c' est ainsi. Je me vois face à mes propres limites et difficulté pour présenter au monde qui m' entoure une Source d'Eau Vive. Puisse la Vie m'aider à grandir en modestie, mais en efficacité dans l'intelligence du cœur que [je recherche] pour retrouver et faire passer au-delà des mots, mon bien aimé frère et père.
Aujourd'hui encore, une personne à qui j'avais, la semaine dernière, parlé du Message d'Arès, de Jésus et du Père, du Frère Michel et de la douce urgence du Changement qui peut produire le miracle de l' unité en soi, de la paix, de l' amour évangélique dans la liberté de choisir le Plan de Dieu qui appel encore, cette personne qui était revenue me voir après déjeuner pour me remercier de lui avoir fait du bien, m'a dis aujourd'hui, l'air d'être dans ses petits souliers:  L'Internet ne dit pas de bonnes choses à son propos [de Frère Michel].
Je l'ai regardée un moment, j' ai vu qu'elle savait que le Fond du Message était la Vérité. Alors je lui ai répondu ce qu'elle savait sans doute aussi, que ce qui est vraiment bon n'en n'a pas toujours l'apparence et que l'inverse est vrai aussi et que c'est c'est comme ça dans toute l' histoire de l' humanité, parce que la Vérité a toujours marché à contre-courant des idées reçues et générales et à contre-courant des pouvoirs établis. La personne a fait un signe d'approbation de la tête et a souri. Je n'ai pas insisté. Nous dirons que pour l' instant elle a le trac, mais si un jour elle veut sauter le pas je serai là..
J' espère que vous trouvez des temps de repos et que le Ciel et les Anges vous soutiennent comme il se doit,soutiennent celui dont le cœur bat pour L'Œuvre du Créateur.
Guy du Languedoc


Réponse :
Votre mission se fait dans la solitude et elle est inévitablement difficile, mais je loue, ô combien !, l'initiative que vous avez prise en vous lançant dans la mission seul et sans expérience, après être venu m'entendre deux fois dans cette ville du Sud où j'aide la mission. Ne vous décoàuragez surtout pas !
Oui, on me dit régulièrement ici et là que "l'Internet ne dit pas de bonnes choses à mon propos."
Mais qu'y puis-je faire ?
Je suis seul, déjà débordé de travail, je n'ai pas le temps de m'occuper de ce qu'on dit de moi par surcroît. Qu'on ne soit pas d'accord avec ce que dit La Révélation d'Arès et qu'on me voie comme un illuminé, je le comprends, mais je me demande bien ce qu'on peut dire de péjoratif et défavorable à propos de ma personne.
À 82 ans j'ai un casier judiciaire vierge, je n'ai même jamais de ma vie fait l'objet d'une plainte ou même d'une enquête sans suite. J'ai toujours porté témoignage courageusement et toujours dit sans haine ni bassesse ce que je pensais des idées, des institutions et des personnes avec lesquelles je ne suis pas d'accord, mais je l'ai toujours fait poliment, je n'ai fait de tort à personne. Je pardonne. D'un point de vue pratique, j'ai conscience que ces racontars et dénigrements n'aident pas notre mission et j'ai toujours espéré que des frères et des sœurs compétents s'attacheraient de façon suivie, systématique et inlassable, à détecter toutes ces sources de mensonges et fausses informations sur l'Internet et à les démentir avec noblesse, bonté, mais grande fermeté et habileté. À ma connaissance personne ne s'y mis encore. Ça viendra peut-être un jour.
C'est bien de ne pas vous laisser démonter, mon frère! Tous les mouvements prophétiques ont subi ces outrages depuis l'aube des temps. Vous m'avez bien vu et je vous en remercie au Saint Nom du Père.


09sep11  121C10
Je suis heureuse de vous voir sur cette photo moins fatigué que le 15 août, dernier jour du pélerinage de Feu. Comment auriez-vous pu ne pas être fatigué après ces mois de présence quotidienne pour accueillir les nouveaux pélerins, parler aux accueillants, les former ? Outre les trajets, le temps de présence à Arès, en moyenne 3 à 4 heures par jour, il ne faut pas croire qu'une fois l'accueil terminé, c'est fini. Non, l'autre [celui que vous avez rencontré, celui à qui vous avez parlé] vit maintenant en vous, vous portez le soucis de son âme, il vous habite.
Après avoir vécu quelques moments d'accueil, comme après avoir vécu toutes rencontres avec vous — vous nous avez beaucoup parlé durant ces 30 années — je sais que Skype [voir 120C3] ou d'autres technologies ne remplaceront jamais les contacts directs d'homme à homme, de cœur à cœur, d'âme à âme et encore moins les rencontres avec le prophète.
Alors, j'imagine que la multiplication des contacts téléphoniques, via Skype par exemple, entrainerait effectivement une multiplication des gens "qui auraient entendu parlé de La Révélation d'Arès", mais pas forcément et même beaucoup plus difficilement une multiplication de pénitents.
Élever davantage nos voix pour "sonner le branle-bas aux oreilles de millions de somnanbules" va demander des forces effectivement, du temps, de la sueur; il va falloir "se sortir les tripes" , réellement aimer, réellement pardonner, réellement faire la paix, réellement réfléchir intelligemment (Rév d'Arès 32/5) et devenir libre (10/10) spirituellement. Être en bonne forme ne sera pas de trop !
Nicole D. d'Île de France


09sep11  121C11
Branle-bas de mission !
A Sylvaine 121C7: Pénitence dans la Parole d'Arès ne signifie pas remords et autopunition, mais changement en Bien en vivant quotidiennement l'amour du prochain, le pardon, la bonté. Être pénitent, c'est l' humilité, mère de la lucidité de reconnaitre que nous sommes tous des pécheurs, faiseurs de mal, que la solution est en nous-mêmes: la tentation qui souffle dans les poitrines, la tentation venue des esprits ou des hommes (Coran.114), la pénitence, c'est avoir la lucidité, la conscience du mal que nous faisons ou pouvons faire et de décider absolument librement (Rév d'Arès 10/10) de ne pas le faire en le remplaçant par un Bien, nous allons tous mourir en faisant le mal, l'important, c'est tous les jours de notre vie faire le moins de mal possible, créer par l'action existentielle du Bien notre âme, véhicule d'éternité, chercher, rassembler d'autres pénitents. (Rév d'Arès 4,17,18, xxxix).
[...]
Je réponds au post de Françoise S. de Bretagne-Sud 121C3 qui écrit: "Votre voix atteindra tous ceux qui le voudront, ceux à qui vous donnerez ainsi la Vie, sans plus compter la fatigue, l'espace et le temps." Le Frère Michel à raison, c’est sur le terrain de notre vie quotidienne que nous apprenons de nos sœurs et frères humains, autant que [nous apprenons?]  du travail, dans la rue, les magasins, au restaurant, chez les amis, partout où nous allons.
Le Père nous envoie à la Moisson donc au travail, à l’action sur le terrain, la "live street" [rue vivante], du lever au coucher dit la prière Chéma Israël : Les Paroles que Je te donne demeurent dans ton cœur !Tu les enseigneras à tes enfants chez toi ou en voyage en te couchant ou en te levant (Deutéronome 6/7).
Dans la Parole le Père dit: Tu as la voix de fer.(X.1), Le(ur) poumon fait cent voix de fer.(Rév d'Arès xvii/6), L’air, ta voix (en) est le maître ; l’air porte ta voix au(x) frère(s). Le(s) frère(s) pren(nent) ta voix ; le Bon écoute aussi, il dit : "Tu es le juste, la bonne pensée." (Rév d'Arès xxxvii/8-9).
Oui, chacun de nous a la voix de fer en lui-même, l’image et ressemblance de Dieu, que nous ré-hâ-nimons par la pénitence salvatrice.
Mardi, un autre homme rencontré dans la mission me disait: "Vous parlez bien!" Je répondis: "Mon verbe, je le dois à la Parole de Dieu, à la prière, au Frère Michel, ses enseignements, mes sœurs, frères de foi."
Quelle magnifique image vous nous offrez avec la Sœur Christiane !
J’entends encore la Sœur Christiane dire lors de votre enseignement à Paris 1996/1998 quand vous disiez que vous aviez 16 ans de différence, dire: "Non ! 15 ans et demi !" La Sœur Christiane après votre départ physique seras un très grand soutien spirituel et témoin. Vous êtes nos modèles de pénitence dans tous les sens du terme, vous rayonnez d’amour évangélique, vous êtes comme les enfants dont parlait notre frère Jésus, il y a 2000 ans (Matthieu 18/1-4).
La Parole accomplie par la pénitence, l’amour du prochain, nous rajeunit.
Didier.Br d'Île de France


09sep11  121C12
Comme Jean-Marc [120C6] je découvre en voyant votre photo que vous êtes un homme comme les autres et je n'arrive pas vraiment à me mettre ça dans la tête, parce que l'idée qu'on se fait d'un prophète est liée aux illustrations des bibles et des catéchismes. Un prophète est quelqu'un confis en dévotions. Ce n'est pas l'image que vous montrez sur cette entrée, en tricot de corps imprimé et apparemment en short ou en maillot de bain.
C'est vrai qu'il faut bien que le matin en vous habillant vous soyez en slip ou en caleçon (comme la reine d'Angleterre est forcément en soutien-gorge et en culotte) et même tout nu sous la douche, mais ce n'est pas comme ça qu'on vous voit.
Je crois me souvenir d'un article que vous aviez écrit dans "Le Pèlerin d'Arès": "Problème d'attitude", je crois, où vous racontiez que des personnes sonnant à votre porte à Atrès avaient fui en vous voyant ouvrir habillé en bleu de chauffe, avec un tourne-vis ou une perceuse à la main.
C'est sans doute la raison pour laquelle le frère portier d'un couvent est toujours en bure et l'air digne et pieux quand on donne.
On dira ce qu'on voudra, ce monde est plus conformiste qu'il paraît. Il fait faire attention à la façon dont on se présente.
Déjà qu'on a du mal à expliquer que vous êtes un homme tout ce qu'il y a de plus sérieux et pieux.
Je ne dis pas que cette photo va provoquer un gros esclandre au sein de l'auditoire bourgeois de votre blog. Il faut compter avec le mépris social d'un public qui aime les clichés — si Johnny Halliday était prophète, il devrait changer de cliché, passer du cliché de braillard suant et transpirant à celui du pape à la voix douce — parce que les gens apparemment les plus tolérants et désinvoltes rivalisent de mauvaise foi hypocrite. J'en sais quelque chose, puisque je suis flic.
Franchement, vivez-vous réellement comme tout le monde?
Signature manquante


Réponse :
Bien sûr que je vis "réellement comme tout le monde" !
Je ne suis pas un homme "confis en dévotions" du matin au soir et il m'arrive à tous bouts de champ de vivre, de me comporter et de m'exprimer comme tout un chacun ! D'ailleurs, quand je prie, sauf au Pèlerinage ou pour enseigner ma prière, je fais comme Jésus: je me cache de mon entourage.
Je vis comme tout le monde. Tenez, pas plus tard que ce matin, je me trouvais chez mon coiffeur. En attendant mon tour je lus (vu qu'il n'y avait rien d'autre à lire) "Moto-Magazine", notamment un article dithyrambique sur la nouvelle Agusta F4 RR: "La Moto des Dieux" (le titre de l'article, rien que ça!). Quand mon tour vint, assis dans le fauteuil noir, sous la mélodie cliquetante des ciseaux, j'engageai avec le coiffeur une petite conversation sur la moto en question.
Il arrêta net de faire cliqueter ses ciseaux et, les yeux révulsés vers le plafond, il lâcha un "La moto de rêve !" J'ajoutai en affectant l'air connaisseur (hé hé, je venais de le lire): "Et un quatre cylindres en ligne !" Là il détecta que j'étais un tartuffe de la motocyclette, un mécréant flattant le vrai religieux qu'il est, il dit aussitôt: "Mais toutes les bonnes motos aujourd'hui sont des quatre cylindre en lignes," comme le pape s'exclamerait: "Mais la Trinité, c'est évident!" Je me rattrapai tant bien que mal en marmonnant, perfide: "La moto des Dieu, qu'ils disent? Quand même!" Ouf, je l'avais eu. Il convint que c'était "exagéré". Je me hasardai: "Peut-être la moto de Dieu, Dieu au singulier." Il se mit à rire ; son rire fit diversion, m'épargna le ridicule d'une situation que j'avais provoquée à l'aveuglette, pour me rendre intéressant.
Je poursuivis d'un air détaché: "Après tout, Dieu est le Créateur de toutes choses. Il est le Créateur de la motocyclette, donc." Air étonné du coiffeur. "Indirectement, précisai-je, parce que l'homme est la créature qui crée ses propres créatures, dont la moto, surtout quand il s'agit d'une merveille comme l'Agusta F4 RR." Il était coi. Je continuai: "Vous ne croyez pas que nous avons été créés et qu'à notre tour nous pouvons créer, ce qu'aucun animal, ne fût-ce que mon cousin le chimpanzé, ne peut faire?"
S'ensuivit une conversation intéressante sur les fortes probabilités de nos origines divines... ce dont il ne pouvait douter, vu mon admiration pour la merveille — l'Agusta F4 RR — que l'homme peut créer, tchouf ! comme un geyser crée son jet d'eau bouillante. Je concluai: "D'ailleurs, ce n'est pas d'être à califourchon sur un quatre cylindres en ligne de 1.000 centimètres cube qui enlève ses mérites à un homme de foi et d'amour. Vous ne trouvez pas que ce monde, à motocyclette, à cheval ou à pied, manque un peu trop d'hommes qui nous montrent où est le bien et qui refusent le mal ?"
Mon coiffeur ne comprit pas très bien ce que je voulais dire. Il se perdait sans doute en conjectures sur ce que je pouvais bien faire dans la vie. Il finit ma tête et ma barbe silencieusement et très soigneusement, apparemment plongé dans de grandes réflexions. Je crois bien que, sans rien précipiter, nous en reparlerons, lui et moi un de ces jours.
D'ailleurs, de toutes ces conversations avec le monde sur les sujets les plus terre-à-terre — notre pauvre humanité, la mienne comprise, ne vole pas haut en général — , je sors toujours enrichi. Cela me permet de mieux rire de moi-même et de bien me situer au niveau de mes frères humains vers lesquels le Père m'a envoyé, je me demande toujours pourquoi d'ailleurs, vu que je ne vaux pas mieux moi-même. Cela me fait éprouver plus de tendresse pour le monde, qui est aussi mon monde, mon immense famille de la terre. Bien sûr, la mission à laquelle je suis envoyé est beaucoup plus ciblée que ne le sont nos relations avec l'épicier, le boulanger, le postier, le coiffeur, etc. La mission à laquelle Dieu m'envoie consiste, c'est vrai, à moissonner les âmes faites ou les âmes potentielles et non n'importe qui. C'est précis. Mais pour les trouver je dois bien parcourir toute la galerie de portraits de l'humanité qui m'entoure, qui est la galerie rarement enchanteresse, plus souvent mélancolique, mais toujours vivante, de tous les hommes, ancêtres compris, d'Adam à nos jours. J'ai conscience qu'un fil indestructible me lie à tous les hommes de la terre, y compris à ceux qui me détestent et me dénigrent. Je ne peux, de ce fait, mépriser aucune situation terre-à-terre.
D'ailleurs, que vaudrait la pénitence si elle se déroulait dans un ermitage de montagnes inaccesibles? La pénitence n'a de valeur qu'au milieu du monde pour lui apporter un peu de cet amour, de ce pardon, de cette paix, de cette indulgente intelligence et de cette absence de préjugés, dont manque tellement notre pauvre monde. Pourquoi aurais-je des préjugés envers le motocyclisme?


09sep11  121C13  
Tel l’oisillon (Rév d'Arès xLv/14) emplumé de fraiche date, il m’arrive de caqueter dans la basse-cour avec les poules.
Mais voici que le faucon dont l’œil moud la lumière” (Rév.d’Arès vi/2) survole la vague qui bave (xLv/21) et montre dans un éclair fulgurant de lucidité et de précision, la scène qui se déroule sous ses serres, le champ sur lequel les moissonneurs dont les bras seront bleuis, devront agiter leur faux pour chercher et faucher les épis mûrs.
Merci, ô prophète, pour cette clairvoyance et ces encouragements sans pareil.
Dominique du Roussillon


09sep11  121C14  
Je reviens sur le commentaire de Françoise de Bretagne-Sud (120c3) à propos de Skype.
Je corrige d'abord une erreur de votre part: Skype fonctionne surtout en video, avec webcam. Son utilisation téléphonique n'est pas intéressante.
Notre sœur voit la question du haut de son perchoir ou de son poulailler, comme disait une de mes grands-tantes.
Vous pouvez, grâce à Skype, voir et parler avec n'importe qui situé n'importe où dans le monde, c'est vrai, mais ce n'est vraiment d'un emploi léger qu'en convivialité familiale ou amicale, de personne à personne.

D'ailleurs, dans ce cas, vous pouvez utilisez d'autres sites de vidéochat, etc. pour le même usage personnel.
Mais quand il s'agit de communiquer en groupe selon un plan, une discipline, un calendrier et des horaires de sessions stricts et pour des vidéoconférences longues, comme c'est le cas quand vous donnez un cours ou une conférence ou quand vous organisez un débat, alors là, c'est une autre paire de manche !
Mon entreprise a fait un essai d'une année: Le Directeur technique avec les ateliers et les chantiers, le Directeur commercial avec les commerciaux en voyage, etc, et elle a abandonné. En utilisation de groupe, ça devient lourd et surtout les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Et encore! dans une entreprise chacun est censé être équipé en professionnel et suivre la discipline de l'entreprise. Chez les Pèlerins d'Arès, qui sont des croyants libres, vous n'avez pas fini de voir les écrans s'éteindre au mauvais moment, de vous faire répéter les questions quand vous êtes quatre ou plus avec les cacophonies à la clé, etc. Passez-moi les détails.
Il faut d'abord que tous vos correspondants soient équipés en très haut débit et en matériel informatique professionnel, sinon les bugs, les pannes, les disconnections sont continuels et quand vous êtes plusieurs à l'écran, je peux vous dire que ça augmente de beaucoup les temps de session. C'est très pénible par moments, parce qu'il y a des problèmes de bande passante et aussi avec le Wifi, ce n'est pas toujours d'un bon fonctionnement.
N'oubliez pas qu'en version professionnelle, celle qu'il vous faudra obligatoirement, puisque dans votre position de frère aîné, vous aurez au minimum, j'imagine, 200 correspondants réguliers auxquels vous devrez enseigner par paquets (pas plus de quatre à la fois, sinon il y a beaucoup de problèmes, nous l'avons expérimenté), ce n'est pas gratuit, car vous serez l'hôte, c'est vous qui paierez tout. Et si vous donnez des cours où chaque auditeur peut poser des questions que les autres veulent entendre, il faudra qu'ils soient tous équipés en Skype premium professionnel. Non, ce n'est pas gérable dans une assemblée de croyants libres.
De plus, comme vous avez en voyage un boîtier 3G, si ma méoire est bonne, cela va vous coûter très cher, même avec un abonnement 3G dit "illimité". Etc., etc., Je passe sur beaucoup d'inconvénients: psychologique, ergonomiques, et n'oubliez pas que vous serez enregistré et que n'importe qui pourra utiliser, à bon ou mauvais escient, ce que vous aurez dit sans la moindre protection de copyright. Bref, pour la confidentialité, ce n'est pas le top, ah non! Alors, pour la mission...

Comme je l'ai dit, au-delà de quatre correspondants, vous aurez des problèmes avec ceux qui n'auront pas les équipements top (très haut débit, bande passante suffisante, etc.) et donc, en admettant que vous entrepreniez l'enseignement de 200 frères et sœurs, il vous faudra répéter 200/4=50 fois le même enseignement. C'est ingérable! Un cours d'une heure devient cinquante heures ! La sœur Françoise vous prend pour un surhomme. Vous pensez bien que si Skype pouvait remplacer facilement l'enseignement de 200 sans augmenter de façon inconsidérée le travail du professeur, les universités fermeraient leurs amphis.
Ce que j'en dis... Je ne suis pas un informaticien ni un spécialiste de la communication, je ne parle ici que de l'expérience de mon entreprise, expérience pas concluante.
Si ces informations peuvent vous aider à réfléchir...
(un) Jean-François en Île de France


10sep11  121C15
Je me suis beaucoup amusé en lisant votre réponse à Signature (120C12), votre bavardage avec votre coiffeur au sujet d'une motocyclette, qui vous amène doucement à parler de Dieu et de l'homme créateur à l'image de Dieu [Genèse 1-26-27].
Mais il faut quand même dire qu'en confrontant cette image du frère Michel-Monsieur Toutlemonde bavardant de babioles avec son coiffeur, à l'image qu'on se fait du prophète qui appelle au "branle-bas de mission", toute personne qui ne vous connaît pas peut être déroutée et, comme vous dites parfois, "jetée en doute".
Les leaders d'églises, d'institutions vénérables ou de sectes s'efforcent de laisser d'eux une image légendaire. Quand je vois l'accoutrement "extraterrestre" de Raël (style Star Trek), ou la désuète défroque blanche de Benoît XVI, ou la robe d'un président d'Assises, je me dis que ces hommes prennent soin de leur apparence, parce que les gens, comme dit Signature "rivalisent de mauvaise foi hypocrite" et ont besoin d'une marque, d'un sceau d'authenticité, absolument bidon, mais nécessaire, sur certaines fonctions. Votre fonction est celle d'un prophète, qu'on en rit ou qu'on s'en félicite, et les gens attendent un prophète, pas un quidam en vacances en tenue balnéaire.
Vous êtes à l'origine d'un monde, d'une monde changé (Rév d'Arès 28/7), et vous devez faire attention à votre présentation.
Vous n'êtes pas un homme qu'on imagine partageant les plaisir de la vie, mais seulement partageant les plaisirs de l'âme, comme les curés, les ayatollahs, les moines ou même seulement les gens d'esprit, les écrivains sérieux, qu'on ne voit jamais se baignant à moitié nus.
Je me damnde si vous avez bien fait de poster cette photo ici. Vous l'avez évidemment fait sans malice, simplement pour partager avec vos frères un moment de joie au cours de vacances en famille, mais ce n'est pas comme ça que cette photo circulera un jour.
Benoît de Pays de Loire


Réponse :
Merci de me montrer indirectement que j'ai oublié d'indiquer le nom du commentateur 120C12. J'ai laissé, par distraction, le mot Signature du format de base. En fait ce commentaire n'était pas signé. Je viens donc d'ajouter "manquante": Signature manquante.
Ceci dit, je suis quelque peu décontenancé en trouvant deux commentateurs, 120C12 et vous, Benoît, estimant ma photo de vacances déplacée, susceptible de donner de moi une image peu sérieuse, donc susceptible de nuire à la mission.
Je suis comme ça. C'est à l'homme que je suis, tel que je suis, que le Père a envoyé Jésus et est venu lui-même parler. Vous semblez cependant dire que, dès l'instant où j'acceptais la mission pour laquelle le Père m'élisait, je devais me conformer à une certaine image de prophète.
Mais, franchement, me voyez-vous circuler en cafetan de lin brut, le bâton à la main, comme les prophètes de l'imagerie ou Charlton Heston dans "Les Dix Commandements", et ne me laisser voir publiquement que dans cette seule tenue de théâtre ? Martin Luther King, qui à sa manière était un prophète, n'était-il pas vêtu simplement d'un complet-veston ? Vous allez me dire: Oui, mais c'était au moins un complet-veston, il n'était pas "à moitié nu".
Je ne vois quand même rien dans cette photo qui manque de convenance et nuise à l'image d'homme de Dieu, d'homme pieux, que je suis.
Suis-je trop nature ou espiègle pour les personnes un peu coincées, trop maniéré en langage pour les personnes peu enclines à l'écriture et aux prêches, trop ordinaire pour la bonne société ? N'est-on pas au fond toujours un peu trop quelque chose pour quelqu'un ? Peut-on réellement plaire à tout le monde ? Mes détracteurs auront-ils pour moi plus de considération s'ils me voient en prophète biblique ? Le public sera-t-il plus intéressé par La Révélation d'Arès si je parle exlusivement ex cathedra avec des accents solennels dans des tenues de très stricte dignité ?
En fait, comme dit l'Évangile personne n'est prophète dans son pays (Luc 4/24) et comme je vis au milieu d'un monde qui n'attend plus et ne reconnaît plus de prophètes, quels qu'ils soient, depuis longtemps, je ne crois pas que mon comportement, que je crois digne, même s'il n'est pas assez étudié, soit le déclencheur de la foi mise dans La Révélation d'Arès.
À vrai dire, je ne vois pas du tout ce qu'est le bon usage social en matière de prophétisme, sinon la sincérité de ce que je dis et les scrupules que je mets à respecter la Vérité. Le Père me dit: Vis auprès de ton épouse et de tes enfants devant toutes Mes Assemblées pour montrer où est Ma Volonté (Rév d'Arès 38/9) et je crois qu'il était tout à fait convenable de montrer aux lecteurs de mon blog le fragment d'une photo où l'on me voit avec mon épouse au milieu de mes enfants: filles, gendres et petits enfants, qui sont cachés simplement parce que je respecte la personna et que, faute de temps, je n'ai pas demandé à chacun et chacune s'il ou elle serait ou non contrarié(e) que je le montre ou la montre sur l'Internet, espace public où l'on ne sait jamais ce qu'une image peut devenir entre les mains de gens malintentionnés.


10sep11  121C16
Notre système économique est maintenant clairement dans une impasse.
La seule solution viable consisterait à revenir à des modalités de vie plus réalistes, correspondant à nos moyens véritables, donc à une certaine frugalité consentie.
Mais ce retour au réel est tout bonnement perçu comme quelque chose d’insupportable dans une société qui a développé un tel niveau de besoin (besoin de confort, de sécurité, de jouissance matérielle, d’assistance, de services, de bling-bling, etc.).
Des « mesures d’austérité » radicales seraient absolument nécessaires, mais en même temps, elles finiraient par achever notre modèle économique, lequel ne peut fonctionner que porté par une croissance et une consommation fortes. Bref, le serpent se mord la queue. Il apparaît clairement qu’il n’y a pas de solution dans le cadre du système actuel et qu’il va falloir le dépasser si nous voulons avancer, ce qui implique de nous dépasser nous-même et de re-considérer notre conception du bonheur et de la vie.
Finalement, la crise actuelle offre des arguments sérieux à la mission arèsienne et les solutions proposées par La Révélation d’Arès (bonification personnelle, intelligence spirituelle, liberté absolue….) vont apparaître peu à peu comme étant les seules réalistes et efficaces.
Ceux qui riaient de La Révélation d’Arès  — selon eux simpliste et idéaliste — vont commencer à se rendre compte de sa pertinence….
L’appel de La Révélation d’Arès à la liberté absolue paraissait irréaliste, mais aujourd’hui certains commencent à percevoir que seule la liberté permettra de déployer les ressources de créativité dont nous allons avoir besoin pour inventer et expérimenter des solutions nouvelles. Le dirigisme (politique ou religieux) nous enfoncera toujours plus bas… Seule la libération effective des initiatives et de l'inventivité pratique nous permettra de sortir de l'impasse.
L’appel de La Révélation d’Arès à l’amour semblait naïf, mais aujourd’hui certains commencent à percevoir que c’est, au contraire, d’avoir cru que l’administration, la loi, la fiscalité, etc. pouvaient remplacer l’amour, [le système] qui est finalement la vraie naïveté.
Cette crise nous presse d’apprendre l’amour, seul moteur possible d’une économie intelligente et viable…
Nous ne sommes plus très loin de perdre beaucoup de privilèges et d’acquis que nous pensions éternels. Cette perte était annoncée par La Révélation d’Arès alors que se profilait la fin des "30 Glorieuses." Mais pour nous acheminer peu à peu vers la vraei gloire ((Rév d'Arès 37/9), celle de l’homme re-divinisé par la pénitence !
Thierry de la Drôme des Collines


Réponse :
Vous me la baillez belle, vous me la baillez bonne, mon frère Thierry, parti je ne sais où et que je ne vois revenir qu'ici et là dans des commentaires de ton roboratif, mais si mal assortis à l'abandon, déjà ancien, de leur auteur.
Ayant voulu toucher à tout, vous n'avez plus touché à rien.
Les espérances que vous exprimez ici sont certes réconfortantes, mais ce ne sont pas les premières que vous exprimez qui n'ont pas été suivies d'effets positif, concrets.
Vous avez quitté voilà bien des années la mission des Pèlerins d'Arès. Il reste de l'espérance active que vous avez si longtemps représenté pour moi votre sympathie, que vous continuez de me témoigner ainsi qu'à mes compagnons de moisson.
Je ne vous juge pas. Je respecte vos choix, quels qu'ils soient. Il y a bien des demeures dans la mison du Père. Je vous dis encore toute ma reconnaissance pour avoir montré pendant de belles années une foi arésienne active. Je vous dis seulement que vos propos ici me font un effet bizarre, presque douloureux, parce qu''ils donnent l'impression que vous êtes un apôtre actrif de La Révélation d'Arès, alors que vous êtes ailleurs, je ne sais où.
Où que vous soyez je souhaite que vous œuvriez avec succès pour la respiritualisation de ce monde et, dans ce sens, je vous apporte, à vous, votre épouse, vos enfants, tous mes vœux de réussite, mais de grâce! n'entretenez pas l'ambiguïté. Merci.


10sep11  121C17  
Branle-bas de mission ! C'est facile à dire, mais les quelques vieux canons de La Révélation d'Arès ne font pas le poids devant les puissantes batteries d'artillerie moderne du monde politique, bancaire, industriel.
Les gens, sauf exception, ne veulent plus de Dieu, plus de discours sur le péché et la prière. Si, en plus, on parle de pénitence, nos boulets ne portent pas loin, ils tombent tous à l'eau. Plouf !
J'admets que la mission sociale, telle qu'elle a été pratiquée, n'était pas bonne, parce qu'elle n'était qu'opportuniste.
Il faut de la générosité, une générosité qui se rapproche davantage de celle de La Révélation d'Arès.
C'est l'humanisme.
Il faut une mission d'humanisme.
La Révélation d'Arès apporte des idées, mais qui, telles qu'elle sont présentées, ne peuvent convaincre qu'un nombre infime d'individus. Il faut les présenter autrement.
Il faut tout présenter sous un angle humaniste.
L'humanisme est neutre. Il ne s'intéresse qu'à l'homme et qu'est-ce qui peut intéresser l'homme, sinon l'homme seul ?
Walter de Midi-Pyrénées


Réponse :
Dès qu'un mouvement d'esprit ou une action sociale prend pour fin la personne humaine et son épanouissement, s'attache à mettre en valeur l'homme par les seules forces de ses qualités nobles, il y a humanisme.
Il y a humanisme dans le socratisme, le spinozisme, le kantisme, le communisme, l'existentialisme et beaucoup d'autres idéologies, surtout celles à fins pratiques, il y a donc humanisme dans les Évangiles, dans La Révélation d'Arès.
Mais de même que le communisme et l'existentialisme ne sont quand même pas des humanismes par eux-mêmes, La Révélation d'Arès n'est pas un humanisme par elle-même.
C'est pourquoi les frères ou les sœurs qui, à un moment où à un autre, ont quitté notre mouvement de foi et de pénitence pour fonder un mouvement humaniste, censé être fondé sur les idées de La Révélation d'Arès mais sans jamais parler de celle-ci, se sont égarés. Je ne sais pas ce que sont devenus leurs mouvements, mais je doute qu'ils aient ainsi beaucoup fait progresser les aspirations profondes que l'homme peut puiser à La Révélation d'Arès. Je crains qu'il soient partis d'une sorte d'embarras à présenter les choses sous un jour de pure spiritualité, gênés de parler de Dieu, de foi, de pénitence et de piété, et qu'ils aient cherché un biais, une rationalisation, dans l'humanisme stricto sensu.
Ceci dit, si vous vous sentez absolument incapable de suivre la Parole d'Arès sur son terrain de spritualité pure, incapable d'introduire la foi, la pénitence et la prière dans votre témoignage et si vous cherchez un biais pour rationaliser tout cela, vous avez évidemment la ressource de l'humanisme, mais comment faire un humanisme arésien en cachant qu'il s'inspire directement de La Révélation d'Arès, dans laquelle vos disciples retrouveront inévitablement Dieu, la foi, la pénitence, la prière ? Si vous cacher la source, la Parole divine d'Arès, vous ne faites qu'une sorte de pizza à la manière de sœur Christiane : Je l'entends, ma Christiane, dans la cuisine lire la recette à haute voix: "Farine, eau, tomate, bon! Sel... oh que non ! le sel est mauvais pour sa tension... Mozzarella... oh non, pas de mozzarella, c'est plein de cholestérol, poison pour son cœur... huile d'olive... mmmmm... pas trop, c'est plein de gras, pas bon pour lui... Piments, câpres... oh non! Avec tous les médicaments qu'il prend, son estomac est fragile... etc., etc." Finalement il reste trois rondelles de tomates racornies sur une sorte de très plate, très sèche et très dure chose à l'eau. Quand je trouve dans mon assiette cette chose tomatée, proche du rien, si le rien existe, je bats des mains (il faut toujours encourager la cuisinière, sinon on revient à la pitance de prison: courgettes à l'eau fade, 20 calories à la tonne !) et je dis: "Oh chouette! Une fausse pizza. C'est vous, Christiane, qui faites les meilleures fausses pizzas du monde!"
S'il vous plaît, mon frère Walter, ne nous cuisinez pas de la fausse Révélation d'Arès !
Là où il y a humanisme dans La Révélation d'Arès, c'est dans l'effort du Créateur pour guérir l'homme de sa blessure fondamentale: le mal, appelé aussi péché. Il faut que l'homme enfin se sente mal dans ce monde, ne se sente pas chez lui sur cette planète qu'il a couverte d'absurdités coûteuse, laides et dangereuises.
Il faut que le bonheur, le vrai, pas celui qui se facture très cher, le bonheur naturel reprenne place dans ce monde et on peut présenter cela sous un jour humaniste, mais alors de façon incomplète, parce que l'idée complète de l'homme heureux, c'est l'idée de l'homme fait et refait un Dieu parce qu'il a mis ses pas dans les Pas de Dieu (Rév d'Arès 2/132), et que si vous cachez cet aspect essentiel de l'accomplissement, vous n'aboutissez qu'à une pizza sèche, plate et dure.
L'humanisme, bien que dispiritualisé, peut être aussi l'action de sortir l'homme de la plus tragique illusion qu'il puisse avoir, celle de croire qu'il peut existe des politique et loi qui puissent effacer le mal, si elles sont "bonnes". Chasser cette magie des politique et loi est une œuvre authentiquement humaniste.
L'humanisme, c'est se rebeller contre tout ce qui illusionne l'homme et nous savons que Dieu est de loin celui qui l'illusionne le moins. Prenez le discours politique, économique, légaliste, d'une part, et le Verbe de Dieu, d'autres part ; lequel des deux, une fois appliqué, donnera vraiment des résultats heureux ? Franchement, vous savez bien que c'est le Verbe de Dieu, vous savez bien que si l'homme devient bon, il rendra l'humanité heureuse. Cela tombe sous le sens. Les rationalistes, qui sont les premiers ennemis de l'humanisme, répondent à cela: "Oui, mais la bonté est impossible. Alors, il faut l'illusion et la coercition de la politique, de l'économie et des lois !" Et l'on retombe dans le cycle infernal...
Mais, dans ces conditions, pourquoi sortir de La Révélation d'Arès pure et simple ? Elle seule décrit vraiment notre réalité, un monde rempli de désespérés et malheureux, toutes les victimes du mal, dont on parle peu, auxquels on pnese peu, parce que, tout simplement, ce ne sont pas eux qui écrivent les journaux et qui parlent à la télé.


11sep11  121C18
Branle-bas de mission !
Prendre le Feu au pèlerinage !
Pour missionner une heure par semaine ?
Ratus


Réponse :
Qui êtes-vous Ratus ? N'êtes-vous pas un ou une des nouveaux pèlerins que j'ai accueillis au Pèlerinage d'Arès cet été ?
Qui que vous soyez, si vous avez acquis la connaissance du grand Message (Rév d'Arès 4/11, 15/5) que le Père envoie au monde depuis Arès, acquis la conviction qu'accomplir ce Message non seulement vous sauvera des ténèbres (16/15, 22/2, 33/32-33), mais sauvera le monde du mal, du dépérissement et du temps, en le changeant en bien, si vous avez acquis la force d'une foi créatrice et active, vous devez vous sentir en mission non seulement une fois par semaine, mais à chaque instant de votre vie.
Celui ou celle qui est entré en pénitence sait que sa pénitence est active en lui 24 heures sur 24 et qu'il ou elle est potentiellement à la moisson 24 heures sur 24, car l'exemple de sa vie d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence et liberté spirituelles est déjà en soi un signal apostolique, missionnaire. Il ou elle ne manque, de surcroît, aucune occasion de témoigner... avec intelligenge et paix intérieure... de sa foi directement ou indirectement, et alors les heures consacrées à la mission de rue ne sont plus pour ou pour elle qu'une affaire de possibilités. Si vous pouvez être moissonneur public une fois par jour, c'est bien. Si vous ne pouvez l'être qu'une fois par semaine, c'est bien aussi. La seule règle, c'est la constance de la foi, de la pénitence, de l'esprit moissonneur.
Bien sûr, si vous êtes isolé(e) (voir entrée 120), vous ne pouvez que vivre votre pénitence et votre moisson dans l'isolement, mais si vous pouvez vous joindre à une mission plus nombreuse, je vous le recommande : Jésus ou Mouhammad n'envoyaient-ils pas leurs disciples deux par deux ? Dans votre solitude dites aux gens que vous rencontrez: "Changer en bien, vous n'avez pas idée des bénéfices que vous en retirerez, et vous aiderez ainsi le monde à changer en bien. Je cherche un compagnon ou une compagne de mission pour l'annoncer au monde, voici ma carte, contactez-moi, ça ne vous engage à rien !" Au début, vous serez très gêné pour dire cela, mais peu à peu la sérénité s'installera en vous.
Et n'oubliez pas que vous n'êtes pas seul(e), une légion de saints vous accompagne.
Je m'efforce de rassembler un petit reste (Rév d'Arès 24/1), peut-être y prendrez-vous place.


11sep11  121C19  
Juste cette petite précision suite à votre réponse [120C16].
J’ai cherché dans un dictionnaire la signification de l’expression ancienne: "Vous me la baillez belle, vous me la baillez bonne!" que vous utilisez dans votre réponse à mon commentaire.
Cela veut dire, il me semble: "Vous cherchez à m’entuber."
Non, frère Michel, je ne cherche pas à vous entuber.
Je ne suis plus un pèlerin engagé dans le petit reste, c’est vrai et je ne suis plus le soutien de votre mission que j’ai pu être, mais je reste un défenseur sincère de votre mission et de La Révélation d’Arès. Je reste et resterais un défenseur de votre personne à chaque fois que vous serez calomnié ou défiguré.
Mon espérance dans La Révélation d’Arès n’est pas feinte, même si ma faiblesse personnelle, je le reconnais, limite mon engagement. Mon espérance est réelle, croyez le, y compris mon espérance de re-devenir un jour le pèlerin engagé que j'ai pu être. Car je ne renonce pas....
J'ai régulièrement le désir intense de recontacter le groupe arèsien de Lyon, de renouer avec une mission régulière en compagnie des frères, mais à quoi bon le faire si je ne suis pas certain de tenir la distance cette fois ?
Donc, je chemine comme je le peux dans mon coin... Je témoigne de La Révélation d’Arès, lorsque j’en suis capable, lorsque je parviens à dépasser ma peur ou mon sentiment d'indignité, ce qui m'arrive, heureusement, de temps en temps quand même. Je témoigne de ma foi sans laissez croire que je suis un apôtre vaillant ou un aigle de la pénitence, car j’ai bien conscience de n’être ni l’un ni l’autre.
Je transmets votre affection à [nom de l'épouse] et aux enfants et vous embrasse fraternellement
Thierry de la Drôme des Collines


Réponse :
Non, "Vous me la baillez belle (ou bonne) !" n'a pas le sens grossier que vous évoquez. Comment pouvez-vous penser que je vous dise une pareille vulgarité ? Le sens est : "Mais quel discours me tenez-vous là ?!" Je viens de regarder dans le Grand Robert qui cite Queneau: "Vous ne comprenez pas ! Vous me la baillez bien bonne. Vous ne comprenez pas ! Mais vous devriez comprendre, mon ami" (Le Vol d'Icare).
Je considère comme juste de publier votre humble confession, parce qu'elle est à tout le moins le témoignage rassurant de votre complet retour parmi nous en esprit. Je ne crois pas qu'il y ait parmi nous un seul frère ou une seule sœur qui ait cesé de vous aimer. Mais la foi seule ne sauve pas ! La Révélation d'Arès le dit de multiples façons résumées dans: La Vérité, c'est que le monde doit changer (Révé d'Arès 28/7). Qui le changera, sinon vous, vos frères, vos sœurs, moi ?
Nous sommes tous faibles, nous sommes tous au-dessous de ce que nous devrions faire, mais ici comme ailleurs la mesure que le Père prescrit s'applique: Il ne faut pas dépasser une certaine limite de la faiblesse.
Je n'aime pas faire de peine, j'ai réticence à vous rappeler ces mots fameux: "Dieu vomit les tièdes", et cependant n'êtes-vous pas le type même de l'homme tombé dans la tiédeur ? Que peut faire le Père de tièdes, qu'est-ce que le monde peut attendre de tièdes ? L'humanité tiède ne s'est-il pas perdue dans un système qui génère plus de mal que de bien en se laissant dominer par les culottés, les effrontés ? Cela, vous le savez, bien sûr, mieux que tout le monde.
Ceci dit, merci pour ce commentaire qui complète votre précédent commentaire.


11sep11  121C20
Je ne suis pas Pèlerin d'Arès ou plutôt je suis comme Thierry (120C19) un tiède, comme vous dites dans votre réponse.
Je suis si tiède que j'équivaux à rien. Je me cache dans mon coin.
Je pourrais aller à la mission de Genève (je n'en suis pas très loin) et je ne le fais jamais. Je suis un lâche.
Mais je veux quand même proclamer ici que je n'ai jamais cessé de vous défendre et de défendre vos frères contre les ragots et les rumeurs.
En ce jour du 11 septembre où l'on évoque le terrible attentat contre les tours jumelles du World Trade Center à New York, une catastrophe qui a fait des milliers de victimes pourquoi ?
Parce que, comme vient de le dire haut et fort Jean-Louis Borloo: "Il faut que cessent les ragots et les rumeurs."
Borloo le dit à propos d'autre chose, mais son cri s'applique à toutes les situations de conflit dans le monde.
La catastrophe sanglante de New York est le résultat de longues années de ragots et de rumeurs qui ont échauffé et aveuglé les esprits aussi bien du côté de l'Orient que du côté de l'Occident.
On a diabolisé les Occidentaux en Orient et on a diabolisé les Orientaux en Occident. Résultat: des règlement de compte, ce que La Révélation d'Arès appelle la vengeance sans fin (27/9).
L'horreur arrive quand personne ne voit plus qu'au fond il n'y a pas d'homme réellement mauvais dans le monde, mais qu'il y a seulement des hommes fragiles, qui ont peur, qui se croient dans l'obligation de se défendre ou de s'exprimer par la violence, la violence des mots ou celle des bombes.
Pourquoi des hommes continuent-ils à s'attaquer à La Révélation d'Arès et aux Pèlerins d'Arès par le ragot et la rumeur?
C'est incompréhensible, parce que votre mouvement ne fait que répandre des idées généreuses qui ne peuvent faire que du bien. Si je ne suis pas Pèlerin d'Arès, je suis au moins votre défenseur.
Alain Q. de Franche-Comté


11sep11  121C21  
Que vous êtes beaux tous les deux [sur la photo de l'entrée 121]. Quelle jeunesse !
La Révélation d'Arès est une source de jouvence.
Il me tarde de retourner à la mission et de revoir mes frères rentrés d'Arès où je n'ai malheureusement pas pu me rendre cette année. Oui, il me tarde plus que jamais de retrouver ma mission et donner un sens plus profond à ma présence à [ville du Sud].
Plus je m'abrutis, le nez scotché sur internet à lire des kilomètres de pages sur la situation géopolitique et macroéconomique de notre monde, plus il devient difficile de trouver un sens aux actions entreprises par nos dirigeants qui, eux mêmes, ne savent plus finalement ce qu'il faut faire pour nous tirer d'affaire. D'où peut être cet engouement à surveiller leurs faits et gestes tant ils versent dans le "n'importe quoi" depuis bien avant 2007.
C'est la fin d'un monde. Nous ne nous en sortirons pas sans pertes et fracas.
Je garde espoir que ce "réveil" qui pourrait ressembler à celui de nos aïeuls pendant les années 30 ouvrira une brèche pour l'éveil spirituel de nos frères.
Il est possible que nous soyons à une année charnière de notre mission et plus que jamais nous devons être unis et préparés.
En l'amour du Père Éternel,
Brigitte de la région PACA


Réponse :
Merci de vous offrir à participer à la mission.
Prenez contact avec notre frère Bernard, ou notre sœur Évy, ou notre frère Dominique, quoique celui-ci soit un grand sage, qui n'a ni ordinateur, ni Internet, ni peut-être même de téléphone, mais qui se donne beaucoup à la mission.
Nous allons peu à peu étoffer notre mission là-bas cette année avec les promesses de frères et sœurs que nous avons pu "réveiller", comme vous dites, et dont vous êtes, Brigitte, depuis un an.
Oui, sous tous les angles, nous sommes "à une année charnière de notre mission" dans votre région.
Nous avons des projets à échanger entre nous pour déterminer ceux qui nous paraîtront ou celui qui nous paraîtra le(s) plus propre(s) à être accompli(s) dans le sens d'un changement de vie (Rév d'Arès 30/11) et d'un changement du monde (28/7).
Nous sommes bien petits face aux milliards de vies et face à l'immense monde, mais si nous ne commençons pas maintenant, qui commencera ?
Encore merci.


14sep11  121C22
Je ne suis pas contre le fait d'aller à la mission, de répandre la bonne nouvelle de La Révélation d'Arès et de réveiller la population par un bon secouage spirituel.
C'est sûrement nécessaire, même si je ne suis pas aussi sûr que vous que tout croyant doit être un apôtre. Je ne lis pas dans La Révélation d'Arès. C'est votre interprétation...
Bon! Puisque Dieu dit: Parole de Mikal Ma Parole (Rév d'Arès i/12), allons-y !
Mais avec quel support, quel soutien ?
Quand une société industrielle ou commerciale envoie ses représentants chez les détaillants, elle les soutient par une campagne publicitaire dans les media, des catalogues, des imprimés, des échantillons, etc.
Vous, qu'est-ce que vous faites pour soutenir vos frères apôtres ?
D'accord, vous n'avez pas les moyens de leur fournir un support publicitaire, puisque vous ne vivez que des dons manuels (et moi, je ne vous en fais pas et je suppose que beaucoup sont aussi radins... la vie est chère), vous ne faites pas de bénéfices commerciaux, mais au moins fournissez un soutien sur les supports gratuits comme l'Internet !
Votre blog n'est pas conçu comme support de mission (pas intello, mais trop profond, trop pour initiés) et votre site [michelpotay.info] est un document d'information générale, mais trop ciblé. Vous l'avez conçu, si ma mémoire est bonne, pour informer l'administration, les fonctionnaires dont vous dépendez, de ce qu'est le mouvement des Pèlerins d'Arès et de votre place au milieu d'eux. Il faudrait le refaire dans un but réellement vulgarisateur.

Il faudrait aussi que vous fassiez quelque chose pour faire taire les critiques, dénigreurs et fossoyeurs de Michel Potay, de La Révélation d'Arès, des Pèlerins d'Arès, ou pour leur répondre. Les laisser dire n'importe quoi sans démenti ni réplique, c'est pas possible. Vous faites le dos rond comme ceux qui ont tort et qui reçoivent des coups mérités. Moi, je suis sûr de vos honnêteté et de l'honnêteté des Pèlerins d'Arès, mais ce n'est pas évident pour tout le monde.
Donnez-moi un soutien logistique sur l'Internet et je me mettrai à l'évangélisation.
Georges-Éric T. de Basse Normandie


Réponse :
Des échantillons? Mais "l'échantillon", c'est vous ! Si vous êtes un grand pénitent, un homme d'amour, de pardon, de paix d'intelligence et de liberté spiritulles, vous êtes un tract vivant, le meilleur tract qui existe.
J'ai dit que la moisson était un terme de foi inséparable de la pénitence, et qu'en nous envoyant Jésus comme messager, le Père faisait de chacun de vous l'homme ou la femme que visite Jésus et qui devient à son tour un Jésus, un christ, qui ainsi à son tour est le messager de sa propre foi. J'ai parlé de cela en long et en large, je ne veux pas y revenir ici.
Vous me parlez d'Internet, mais non seulement je suis seul et astreint à un travail considérable, mais je suis un vieil homme de 82 ans. Je ne suis pas de la génération Internet.
Je ne sais pas me servir de cet outil: l'Internet, comme mes jeunes frères savent le faire ou sont censés savoir le faire.
J'ai pris mon premier abonnement Internet en 1999, il y a douze ans, et je n'y connaissais absolument rien. Savez-vous que, comme Gribouille se jetant dans la rivière pour se protéger de la pluie, je fis mon premier site tout en code HTML en m'aidant d'un livre "HTML4" édité par "Micro Application"et que ce fut seulement ensuite que je découvris qu'il existait des logiciels d'édition de pages HTML et de création de pages Web au format HTML ou HTM, une technologie WYSIWYG, c'est à dire un moyen de créer des pages comme on les voit à l'écran ? Étant tout seul dans mon coin, j'ai dû tout apprendre en autodidacte à me servir d'Internet et je reste un amateur.
De plus, je ne connais rien à la bonne manière de concevoir un site de propagande spirituelle et la bonne manière de la diffuser sur la web, si tant est qu'il existe une façon de faire pour ce genre de site. J'ai étudié des sites religieux américains, qui sont assez nombreux, mais qui sont tous faits pour leurs fidèles et adeptes, pour des croyants tout du moins, mais pas du tout dans une perspective missionnaire. Or, nous vivons dans un pays qui n'a plus de religion, sauf l'Islam, et il nous faut parler à des athées. Les Américains n'ont pas ce problème.
Ceci dit, je comprends votre point de vue.
Ce point de vue est d'ailleurs partagé par d'autres dans d'autres domaines de propagation d'information et d'idées en vue de rallier des sympathisants ou des membres.
Par exemple, en politique, je tombai dernièrement sur une sorte de décalogue de la propagande sur l'Internet, qui se présentait comme incontournable en politique électorale:
1. Les réseaux sociaux tu investiras.

2. La E-riposte (riposte par Internet) tu organiseras.

3. Ton site tu alimenteras, etc., etc.
Mais comment voulez-vous que je fasse cela tout seul ?
Je vais citer un seul exemple, d'ailleurs récent. Il s'agit de ma petite expérience d'un réseau social, facebook:
À la prière de quelques correspondants anglophones US, Australiens, etc. à l'Ouest et arabes à l'Est je me suis inscrit sur facebook il y a quelques mois, en février 2011.
Je me suis béatement, innocemment, inscrit sous mon nom: Michel Potay.
Au bout de quelques jours, mon écran et ma boîte de messagarie étaient envahis, littéralement envahis, par des "facebookistes" (je les appelle comme ça) demandant à devenir mes "amis". Avec mon épouse Christiane nous avons essayé de les dénombrer, nous en avons identifié quelques centaines... Il y en avait des milliers, des milliers et nous avons arrêté de laisser défiler ces milliers de photos et de noms bien avant d'en avoir vu le bout. Qui étaient tous ces gens et comment communiquer avec eux ?
Avec prudence, je me suis évidemment dispensé d'accepter tous ces "amis", me rendant bien compte que j'étais absolument incapable de faire face à une une pareille foule, ne sachant même pas de quelle façon m'y prendre pour correspondre, pour reconnaître les bons des mauvais, déjouer les pièges, etc.
Je crois que facebook s'est rendu compte du flot, de l'océan d'humains que mon seul nom avait fait apparaître et défiler sur ma page et ils m'ont adressé un message me proposant un verrouillage particulier de mon compte, que j'ai accepté, qui est assez contraignant, mais qui me protège et je me contente de communiquer avec la vingtaine d'anglophones et arabes anglophones qui m'avaient à l'origine demandé de rester en relation avec eux.
Qu'est-ce que cela m'a appris ? Qu'il y a sûrement — et là vous avez raison — pour des propagsndistes avertis et rompus à l'utilisation de l'Internet et au maniement d'humains en nombre un moyen informatique formidable de communiquer des informations à des foules et d'échanger avec elles, de nouer des contacts nombreux inespérés, etc. Mais comment voulez-vous que je fasse ça tout seul ?
Faire appel à des frères pour constituer un pool de présence 24h/24h sur facebook sous le nom de compte unique de Michel Potay ? Bien sûr, j'y ai pensé. Mais il ne s'agit pas là de donner l'horaire des trains ou les numéros de téléphone puisés dans un annuaire. Il faut engager un énorme colloque spirituel, avec une solide base de foi et de connaissances, en subissant toutes les pressions possibles et imaginables des "détracteurs et fossoyeurs" des Pèlerins d'Arès autant qu'en communiquant avec des sympathisant, amis ou simplement des curieux. Ça ne me paraît pas possible sans ratés et risques, dont je ne peux mesurer la portée négative. Parce que nous sommes des croyants libres et que mes frères et moi, nous ne nous connaissons pas ou nous connaissons mal (voir entrée de blog 121). Mes frères, de ce fait, ont leur façon de présenter leur foi et moi j'ai la mienne et ils n'ont pas l'expérience des âmes que j'ai. En d'autres termes, comme nous n'avons pas vécu ensemble et que je n'ai pas pu les former, nous ne parlons pas d'une seule voix. Toutes les erreurs, bourdes, contradictions, antinomies, inconséquences, sont possibles et décoloreraient la Parole d'Arès plus qu'elles ne la mettraient en relief.
Je crois vraiment, mon frère Georges-Éric, qu'il faut que vous vous fassiez confiance à vous-même et compreniez que vous devez partir à la mission seul ou avec un compagnon.
Courage ! Le Père a besoin de vous. Lancez-vous dans la mission sur vous avez une solide connaissance de La Révélation d'Arès.


14sep11  121C23
Quel bonheur de voir le prophète et son épouse en si bonne forme et en toute simplicité !
Oh oui ! je suis tout à fait d'accord avec vous : Il faut que cette année 2011/2012 soit une grande année de mission.
N'ayons pas peur, progressons chaque jour dans notre pénitence, soyons determinés et confiants pour réaliser une bonne moisson dans la paix, la sérénité, l'amour.
De toutes façons, nous n'avons pas le choix, l'état du monde nous montre qu'il a un besoin urgent de changer en bien.
De beaux épis mûrs nous attendent partout. Dieu l'a dit à Arès.
Didier L. Haute Savoie


14sep11  121C24  
Pour votre réponse 121C15 concernant la photographie que vous avez mis en ligne (121C15) merci de partager avec nous, de nous montrer l'exemple de votre amour du couple, familial, fraternel première cellule de la société (Rév d'Arès16/5).
Lors de ma conversion en 1992, avant de vous voir, j’en avais entendu [sur votre compte]   !

"Sa barbe est lumineuse, de la lumière autour de sa tête, la lumière rayonne du Frère Michel, etc,"
J'imaginais l'imagerie traditionnelle. Quand je vous vis la première fois, je vis un homme, un quidam simple, bien loin de l’image de la représentation d’un prophète.
Nous savons bien qu’être un prophète, un christ, ce n’est pas s’habiller de telle ou telle façon. C’est "prononcer Ma Parole pour L’accomplir, voilà la vraie piété.(Rév d'Arès 35.6)."
De mémoire, dans votre jeunesse, vous avez eu une période portraitiste, je pense : Tu n’aboliras pas Mes Images Que tu feras fidèlement recopier.(Rév d'Arès 11/1).
Qui mieux que vous, qui avez vue, entendu, Jésus pourriez en reproduire son image ?
Ce n’est pas d’aujourd’hui que je pense à vous le demander et ne sais pas si cela a été déjà fait et si le faire serait utile. Ça pourrait même déclencher une vague de contestations !?
La description que vous donnez de notre frère Jésus dans l’Intégrale 1984 est à l’opposé de l’image traditionnelle d’un Jésus blond aux yeux bleue.
Votre image, celle de la sœur Christiane sont celles  d' humains pécheurs parmi les pécheurs en pénitence (Rév d'Arès 30/11). Vous ne faites que ce que le Père vous demande: Parce que Je Me suis fait Image pour Mes Témoins, qui ont senti Mon Haleine, entendu Ma Voix, vu la couleur de Mon Regard, tu n’aboliras pas Mes Images Que tu feras fidèlement recopier (Rév d'Arès 11/1),
Je témoigne que votre image derrière l'intégrale  en ce qui me concerne lors de ma conversion m'a touché ; il y a un rayonnement. Rien à voir avec un visuel de jeux de lumières sortant de vous, c'est une perception intérieure.
D.B. d'île de France.


Réponse :
J'ai dessinaillé et peinturluré dans ma jeunesse comme tout le monde, mais non, je n'ai jamais été portraitiste.
Où avez-vous pêché ça ?
Ça doit être comme ma "barbe lumineuse et la lumière tout autour de ma tête."
Il y a eu mieux.
Un jour, au Pèlerinage, il y a quelque vingt ans — c'était quand on entrait dans la Maison de la Ste-Parole par le rue Jean Lebas — je vois venir vers moi une jeune femme toute rouge de confusion, qui me dit d'un voix bégayante: "C'est mon premier pèlerinage. Avant de partir, j'ai demandé: Comment reconnaîtrai-je le frère Michel? On m'a répondu: C'est simple ! Va là-bas les yeux fermés. Un parfum extraordinaire, un parfum céleste, émane du frère Michel. On le sent à 20 ou 30 mètres. Tu arriveras à lui les yeux fermés, en suivant le parfum... Mais je n'ai rien senti."
Je lui ai répondu: "Ma lotion après-rasage n'odore malheureusement pas aussi loin. Ouvrez bien les yeux, sinon vous allez tomber !"


15sep11  121C25
Depuis ce printemps je me suis ré-imprégné de la Parole ainsi que de beaucoup de vos écrits, au travers de ce blog notamment. J'ai également eu l'occasion de faire connaissance avec M. au local de Lorient.
Accomplir la Parole dans sa vie sociale quotidienne, être pénitent donc, procure joie et force, un sentiment de sérénité et d'amour nous emplit à tel point qu'on frise l'égoisme, si on ne tente pas de partager ces sentiers avec nos semblables. Porter témoignage devant ses proches (famille, amis, ...), bien sûr, mais cela ne suffira pas pour sauver le monde (Rév d'Arès 28/7). Dieu nous dit d'aller au devant de ceux qui le cherchent. Missionner donc !
Je réfléchis à la manière de m'y prendre. Trouver la mesure de ce que je peux faire seul et de concert avec l'assemblée. Trouver les mots avec lesquels je me sens à l'aise pour communiquer ma vie spirituelle, des mots qui trouveront un écho dans le cœur de mes frères humains.
J'ai commencé une ébauche de tract que je compte diffuser de différentes manières. Je voulais vous demander si vous voyez un inconvénient au fait qu'il soit bilingue (français/breton)
Yannig de Bretagne-Sud


Réponse :
La question n'est pas: Est-ce que le frère Michel voir ou ne voit pas "un inconvénient" à ce qu'un tract de mission soit écrit en breton et en français. Il n'y a pas "d'inconvénient" à cela. La Parole de Dieu s'adresse à tous les hommes, quelles que soient leurs langues.
Pour moi votre question est autre. C'est la question de l'utilité et, derrière l'utilité, de l'intention.
Si vous distribuez votre tract à des gens qui ne comprennent et ne parlent que le breton, alors il faut absolument les appeler en breton, sinon ils ne comprendront rien à ce que vous voulez leur dire. Si je vais en mission chez les Eskimos, je rédige mon tract en eskimo.
Mais si les gens à qui vous distribuez le tract comprennent et parlent aussi le français, alors je ne vois pas l'utilité de ce bilinguisme.
Par contre, j'en devine l'intention: Nous Pèlerins d'Arès bretons préférons témoigner de Dieu et de sa Parole dans cette belle langue, langue de lumière et de pureté, tellement supérieure dans l'expression métaphysique et spirituelle, tellement plus propre à exprimer la Pensée Divine, qu'est notre cher breton, quoiqu'avec bonté et souci d'amour entre les hommes nous acceptons aussi d'utiliser la pauvre langue, langue du péché, que Dieu dans sa bonté s'est résigné à parler à Arès, le français, que vous trouverez au dos du tract.

Je me demande pourquoi, bigre! le Père n'est pas venu parler en breton à Landernau à un Breton bretonnant ? Pourquoi s'est-Il égaré chez ces étrangers, là-bas à Arès, dans un idiome de colonisateurs barbares (ils ont colonisé la Bretagne ! Non ? Si !): le français ! Que d'Amour il a fallu au Père pour en venir là, mais après tout, c'est normal: Ne vient-Il  pas appeler les pécheurs d'abord ?
Pardonnez-moi cette plaisanterie bouffonne et moqueuse. Je ne mets pas la moindre méchanceté dans ce lazzi. Je n'ai rien contre le breton. Seulement, votre question m'a mis dans une gaîté folle et le vieux gamin que je suis a eu envie de vous chambrer un peu. Bref, j'ai répondu à votre question avec la sincérité que je vous dois.
Maintenant, c'est à vous de voir. Vous connaissez mieux que moi le terrain culturel sur lequel vous allez vous faire apôtre et l'utilité du breton.


15sep11  121C26
En fait, c'est vrai que Skype ne fonctionne pas bien. J'essaye de joindre ma famille depuis une semaine sans résultat !
Ça ne marche pas du tout avec notre wifi et, de toute façon, la qualité de l'image est médiocre.
Je suis bien contente, frère Michel que vous n'ayez pas publié mon précédant message*
Mikal [se montrant et parlant] sur grand écran devant les foules, c'est vraiment trop kitch !
C'est vrai que le sage n'a pas besoin de la technologie pour vivre.
Le prophètisme, c'est un choix qu'on peut faire en permanence. Peut importe son nom, son éducation, son vêtement, son iPhone ou l'heure qu'il est.
La Moisson de pénitents se fait d'homme à homme et de cœur à cœur, dans l'intimité des paroles qu'on échange, dans notre interaction avec le monde.
Il n'y a pas longtemps, dans notre galerie d'art, Peter et moi avons rencontré un couple qui s'intéressent à La Révélation d'Arès. Nous nous sentons déjà très proche et nous sommes vite devenus de bons amis, mais dans deux ou trois semaines nous partirons pour Melbourne... Et nous savons bien qu'avec la distance, il va falloir redoubler d'efforts pour rester en contact. J'espère seulement qu'on se reverra, ainsi que tous les frères que nous avons rencontrés ici: Elisabeth et Patrick, Margot et Michel et leur enfants, Paul...  tous ceux qui ici aussi, ont été touchés par la Parole. Avec eux et avec vous, nous prions pour que le Feu du Créateur augmente nos forces, nous aide à forger notre âme et une conscience collective et aussi pour accomplir le bien.
Rosie de Nouvelle Zélande


Nota du blogueur* : Il s'agit d'un message du 9 septembre, que je n'ai pas publié, par lequel Rosie confirmait son message 120C46 et appuyait le commentaire de Françoise S. du 8 septembre (121C3), en confirmant d'un côté les mérites et avantages de Skype déjà exposés, quoiqu'en s'interrogeant, d'un autre côté, sur la capacité de compenser par Skype l'absence de la "Maison des Faucons".


Réponse :
J'ai pris au sérieux la suggestion que vous m'avez faite d'utiliser Skype pour communiquer par votre commentaire 120C46. Suggestion confirmée et développée par Françoise S. de Bretagne-Sud (121C3), mais modérée par un Jean-François d'Île de France (121C14) qui dresse un tableau moins avantageux de l'utilisation de Skype, mais fondé sur une expérience vécue.
J'ai demandé à quelques frères plus versés en informatique que moi, qui ne suis qu'un amateur, leur avis sur l'utilisation de Skype, de matériels et de logiciels de media par l'Internet. Je les remercie de m'aider à étudier la possibilité d'utiliser Skype.
Voilà en gros où nous en sommes:

1. Techniquement, les points négatifs ou douteux concernant Skype soulevés un Jean-François d'Ile de France (120C14) sont tous "globalement vrais."
2. L'utilisation professionnelle ou très sérieuse (rendez-vous à des heures fixes avec garantie d'une transmission longue, fidèle, image et son, entre plusieurs interlocuteurs) reste aléatoire dans bien des cas.
3. Il faut parler en nombre de "points d'accès" (un points d'accès = une webcam et son ordinateur) et non en nombre d'interlocuteurs. Skype dans sa publicité parle de plusieurs points d'accès possibles, mais c'est tout à fait aléatoire, comme le dit un Jean-François d'Ile de France, et ne peut fonctionner que dans des conditions particulièrement favorable de très haut-débit, bande passante, etc.
4. Il ne faut pas compter sur un fonctionnement satisfaisant au-delà de deux points d'accès, c.-à-d. au-delà d'un échange simple entre un hôte (moi par exemple) avec une webcam et un ordinateur, et un invité avec une wabcam et un ordinateur. Donc, pour finir, seul l'échange entre deux webcams doit être envisagé dans des conditions satisfaisantes. On est évidemment très loin de l'hypothèse suggérée par Françoise d'une communication pouvant "avantageusement prendre la place de La Maison des Faucons," dont le but était l'enseignement de groupe.
5. Si l'enseignement ou la communication de groupe reste celui envisagé, le problème est donc chez l'invité de pouvoir caser devant sa webcam et son ordinateur plusieurs auditeurs. Ce nombre d'auditeurs ne semble pas pouvoir dépasser quatre ou cinq, à la rigueur six en se serrant, compte tenu de la qualité image et son des webcams (caméra + micro) disponibles sur le marché.
5. Même avec du matériel et une connection de qualité maxi, le fonctionnement reste, en conclusion, réservé à un usage personnel ou amateur, au cours duquel des défauts, bugs et autres disconnections peuvent se produire sans gros inconvéninets. Il est difficile d'envisager un travail programmé, très régulier et sérieux avec Skype "n'importe où dans le monde" — D'où l'abandon de ce procédé par l'entreprise où est employé un Jean-François d'Ile de France.
6. La qualité de l'image, par contre, peut être considérablement améliorée par l'utilisation de matériel haut de gamme comme la webcam Logitech B910 HD, mais les problèmes de connection demeurent comme c'est le cas avec vous, Rosie et Peter, qui ne disposez que d'une liaison Wifi.
Voilà où nous en sommes de l'étude. Cetains frères font actuellement des tests.


15sep11  121C27
Nous sommes heureux d’apprendre que vous avez pu vous reposer quelques jours en famille.
Sous l’apparence d’une tenue décontractée, la peau hâlée par le soleil, vous postez une entrée  qui, une fois encore, est porteuse d’idées profondes.
Cette entrée 121 rappelle aux moissonneurs pénitents vigilants, engagés volontairement  dans la voie de La Révélation d’Arès et de l'enseignement de son Témoin, le Frère Michel, et aussi à tous ceux qui suivront — quatre générations ne suffiront pas (Rèv d’Arès 24/2) — que nous sommes condamnés à réussir cette moisson d’âmes pour  provoquer le changement (Rèv d'Arès 28/7).
C’est le transfert d’un monde quasiment tout matérialiste à un monde dans lequel le spirituel régit peu à peu le matériel.
C’est la promesse du Créateur. Le(s) homme(s de) vien(nen)t les frères, (le monde devient) le nuage (d’)or (où) les nations (s’)embrassent, (où) le frère ne vend pas le pain (et) la laine. (Rév d’Arès xix/22)
Nicaise d’Ile de France


15sep11  121C28
Je vous ai entendu.
L'expérience de la mission n'est comparable à nulle autre. Elle est d'autant moins comparable à d'autres que nous vivons dans un monde où le témoignage de foi et la transmission publique d'expérience spirituelle a disparu.
C'est pourquoi notre mission, où qu'elle se fasse, ne rencontre pas de résonance... ou si peu.
Et pourtant les humains encombrent la place publique ; ils sont partout ; le "réservoir humain", comme vous dites Frère Michel, est immense, mais on a beau jouer sur des subtilités et des nuances autour de la pénitence, du salut, du péché, du mal, du bien, etc., ça ne sert pas à grand chose. Il vaut y aller bille en tête. Ceux qui se reconnaissent dans ces mots-là s'y reconnaissent directement et tout de suite. Vous avez raison, Frère Michel, de ne pas tourner autour du pot.
Il n'existe pas de méthode missionnaire bien huilée qui marche toute seule.
Il faut y aller et parler aux homme les yeux dans les yeux, de cœur à cœur, ce n'est que comme ça qu'on voit tout de suite si les yeux et le cœur répondent. "De là à en faire des Pèlerins d'Arès," comme vous dites, il y a quand même du chemin à faire, mais l'épis mûr possible se laisse repérer assez facilement.
Signature oubliée


Réponse :
Voilà une très belle et juste approche de la réalité missionnaire dans la rue.
Je ne sais pas qui vous êtes (vous avez oublié de signer), mais, qui que vous soyez, je vous dis merci de m'avoir bien entendu et d'avoir vérifié tout cela sur le terrain.


15sep11  121C29
Comme je vous l’ai écrit à Arès, je m’étends plus longuement sur ce que j’ai vécu durant ce pèlerinage qui a été pour moi l’occasion de nombreuses prises de conscience.
J’ai notamment ressenti toute l’importance de vous faire confiance et d’être proche de vous car vous avez l’art de nous booster dans notre pénitence. J’ai ressenti près de vous comme si j’étais en présence du Père. Vos mots quand vous parlez sont vraiment porteurs d’une vie que l’on ressent plus fortement en votre présence que quand on vous lit.
Arrivé au pèlerinage, je me sentais bien, presque autosatisfait de ma mission sur les marchés et de l’assemblée de [ville de Bratagne] qui, même si elle n’est pas formidable, garde un certain dynamisme.
Je rentrais peu à peu dans mon pèlerinage jusqu’au jeudi 4 août où je vous ai rencontré en compagnie de M.-O. à l’accueil. Je me faisais une joie comme beaucoup de voir comment vous alliez accueillir des nouveaux et des enseignements que j’allais en tirer.
Mais ce jour là, il n’y a pas eu de nouveaux. Cela ne vous a pas empêché de nous parler pendant tout le temps de l’accueil, deux heures trente sans jamais vous lasser. Vous nous avez parlé de vos soucis des assemblées, de la perte des locaux, à [villes de l'Est] et de votre décision de soutenir la mission de [ville du Sud] qui elle aussi était sur le point de fermer son local, et des raisons qui vous ont poussé à assurer l’accueil des nouveaux au pèlerinage cette année.
Ensuite vous nous avez parlé de l’admiration que vous aviez [non pour la doctrine, mais] pour le courage de Calvin qui avait fait sa théologie à Bourges avant de partir à Genève où il développa l’église réformée.
Vous avez évoqué la mentalité musulmane et la difficulté pour un musulman de concevoir la notion de pénitence, les attitudes possibles de l’église catholique à l’ avenir face à La Révélation d’Arès et à notre mouvement spirituel. Vous regrettiez que la mort aujourd’hui soit cachée, que des frères écrivent sur votre blog sous un pseudonyme, que la "sœur Routine" s’installe dans les assemblées, et vous avez évoqué votre souffrance de ne pas être au milieu de vos frères.
Quand vous parliez de tout cela, je découvrais en moi mes peurs et mes insuffisances. J’avais le sentiment d’être transpercé de l’intérieur, comme vous [aviez été] devant Jésus. Je me sentais mal à l’aise. Je ressentais votre peine, vos efforts et aussi une grande force qui se dégageait de vous.
Vous avoir proche, c’est plus fort que vos écrits, car on ressent toute votre puissance de vie et cela remue.
Après cette épreuve, mon pèlerinage a changé. J’ai vécu comme un combat intérieur en moi, des pensées négatives m’assaillaient, des doutes, des peurs, je pensais à la veillée 26: Le tentateur qui entre à l’heure où les cœurs s’angoissent. J’ai aussi revécu des sensations que j’avais éprouvées aux pèlerinages précédents, tout le chemin que j’avais parcouru, toutes les étapes que j’avais franchies. Auparavant, je pensais que le pèlerinage était un étape de repos, mais là je l’ai vécu comme une étape à franchir dans l’Ascension. Le gîte d’étape, je le voyais comme le repos du grimpeur, mais cette fois je l’ai vécu plus comme une épreuve. Je me retrouvais face à moi-même sous le regard du Père à travers vous, face à mes insuffisances, mes peurs et j’ai pris conscience de ce que je devais dépasser en moi. J’ai senti ce que signifie Ma main blesse l’homme, l’homme vit (Livre xLi/11). Une fois ces peurs dépassées, j’ai pris de nouvelles forces pour poursuivre l’Ascension et entraîner d’autres frères humains avec moi.
Dans ces moments j’ai encore mieux ressenti l’utilité de ma prière quotidienne et l’importance de votre enseignement qui m’ont aidé à dépasser toutes les ruses du tentateur qui s’installe sur nos peurs, nos angoisses. Car cette Parole nous aide à développer l’intelligence spirituelle qui associe à la fois le cœur et la raison.
Ce combat intérieur a bien duré deux jours, avec quelques petites réminiscences par la suite. J’avais déjà vécu dans le passé des états similaires qui m’avaient plongé dans des sortes de délires mystiques. Aussi savais-je les identifier et ne pas m’y accrocher. J’ai compris que la pénitence est avant tout tournée vers les autres et non vers soi, comme font les mystiques. L’importance d’aimer, de pardonner, de se sentir la chair de l’humanité comme vous le dites souvent.
C'est notre peur de l’autre qui nous empêche de l’aimer. Changer en soi c’est aussi aider l’autre à changer.
J’ai ressenti en moi à quel point je vous aimais et vous admirais pour votre courage à tenir malgré toutes les épreuves que vous avez endurées, à quel point votre rôle de prophète est fondamental, car vous incarnez cette Parole, vous lui donnez Vie. J’ai vu aussi le dévouement de sœur Christiane à vos côtés.
J’ai perçu encore plus votre immense responsabilité et la persévérance dont vous avez dû faire preuve face à ce monde rationaliste, comme notre Père Abraham face aux polythéistes.
Je pense à ces passages de la Parole : Combats, entre le pied dans la terre » (Livre x/19), Sois un dans toi, la dent mord ma Lèvre elle tient, si ta dent mord la lèvre tu es deux, si ton ventre creuse sous la peur tu es dix, sois un ! (xxiv)
J’ai aussi pris conscience à quel point vous aimiez vos frères, que vous les portiez en vous et combien leur manque de pénitence et leurs faiblesses vous affectaient.
J’ai compris que les plus belles lumières peuvent s’éteindre, si nous nous laissons influencer ou impressionner par ce monde au lieu de monter sur le parvis et nous adresser à ce monde au Nom de Dieu, afin que le Souffle transporte la pluie qui va féconder ce désert spirituel.
Avec la mission sociale, nous avons affadi notre moisson, nous avons perdu du temps, nous avons perdu le Sel dont parlait Jésus, nous avons rationalisé la Parole pensant qu’elle passerait mieux, mais en fait nous ne faisions qu’ajouter des idées à d’autres idées, mais nous n’apportions pas la Vie.
Concernant votre dernière entrée de blog, je vois que vous nous amenez toujours plus loin, et que vous voyez les choses toujours en avance.
J’ai aussi pris conscience à quel point parfois il est difficile de se défaire de notre culture religieuse.
Notamment, je prends l’exemple de Marie en qui nous avons toujours vu cette image de la mère de Jésus et qui est en fait la part maternelle du Père, Cela nous fait relire et comprendre tous les passages concernant Marie différemment. Cela demande une déculturation. Ce travail devra être fait surtout par nos frères issus du catholicisme. Dans vos annotations concernant Marie je sens aussi votre évolution ou alors vous vous êtes adapté à nos mentalités mais vous aviez compris cela tout de suite ou à vous aussi il a fallu vous déculturer concernant Marie. Ne faut-il pas une majuscule au mot "elle" dans les passages 33/13-14 ?
[...]
À votre contact j’ai perçu ce que vous écrivez dans votre lettre : que votre conscience s’étalait bien au-delà des murs vers vos frères et sœurs un peu comme si vous étiez étalé comme le Créateur tout en étant physiquement au même endroit. Merci du fond du cœur frère Michel, de nous aider dans l’Ascension sans faillir.
Puissions-nous ne plus vous décevoir et comme vous, nous montrer digne de l’Appel et de la confiance du Père. Comme vous dites : Être toujours une source de joie pour le Père Aimant dont nous sommes l’image et ressemblance.
J’espère que toutes ces prises de conscience vont m’aider dans ma pénitence et ma moisson et que cela rejaillira sur notre assemblée de [ville de Bretagne], la Moisson et le monde.
Comme vous, je me sens poussière dans cet univers immense et pourtant je porte en moi l’empreinte: L’image et ressemblance 
Denis de Bretagne-Sud


Réponse :
J'ai été ému par ce témoignage, qui m'est parvenu par lettre postale, non par courrier électronique,ému tellement que je n'ai pas résisté à la tentation de le publier ici.
Il est rare que j'ai des retours ou des échos aussi détaillés, heureux et émouvants de ce que j'ai pu transmettre.
Merci, mon frère Denis. Je suis heureux d'avoir pu réveiller chez vous, en l'espace de "deux heures trente", tant de points de conscience d'une très grande importance pour votre évolution spirituelle qui pourtant, à mes yeux, n'est pas la moindre parmi mes frères et sœurs de l'assemblée.


15sep11  121C30  
Branle-bas de mission !
Évidemment, au départ, on pense à Abraham, à Élie et aux prophètes bibliques qui s'en vont prêcher sur les chemins du Moyen Orient et on va prêcher dans les rues, comme eux. Nous ne prêchons pas vraiment, nous invitons à nous écouter, mais c'est quand même une façon de prêcher.
Je pense qu'il manque quelque chose à notre petit arsenal d'effets missionnaires: un spectacle.
Il y a eu, j'en ai entendu parler, les théâtres de rue et l'ange blanc, mais leur souvenir n'est pas évoqué avec admiration par ceux qui en parlent. C'était des échecs, missionnairement parlant.
Il y a eu le spectacle dont parle votre entrée de blog 107 du 7 avril 2010, mais on ne peut pas envisager de faire jouer dans la rue un groupe musical comme ça.
Il faudrait quand même y penser. Il manque de la couleur, du mouvement, de l'éclat à nous apparitions dans la rue ou ailleurs.
Ce que je veux dire, c'est que nous sommes tristes. Comment faire pour égayer un peu, pour donner un aspect carnaval (toutes proportions gardées) à nos apparitions ?
Clara M.


Réponse :
J'ai songé à plusieurs reprises à ce que vous dites. Je me souviens que nous en parlions, de temps en temps, avec Antoine B. quand il était mon hôte à Arès. Il conçut et organisa d'ailleurs, en effet, un petit théâtre de rue, mais il fut le premier à abandonner les tests quand il constata leur très faible impact sur le public.
Je pense personnellement — mais je peux me tromper — que l'absence de résultats venait tout simplement de ce que nous retardions, nous étions,  disons, archaïques sans nous en douter, quand nous songions à donner à nos apparitions sur la voie publique un tour spectaculaire.
La notion de spectacle de rue à but pédagogique était propres aux gens d'autrefois; elle ne l'est plus aux gens d'aujourd'hui.
Les gens d'aujoud'hui, gâtés par le rationalisme, ne voient plus du spectacle de rue que l'apparence ; ils le voient comme clownerie, "carnaval" comme vous dites, démence d'adulte ou jeu d'enfant. Ils le voient en tous cas comme quelque chose de marqué par l'irréel, le rêve, et vouloir faire passer par là La Révélation d'Arès qui ne tient ni de l'irréel, ni du rêve, mais qui y fait très facilement penser un public athée ou agnostique, était une erreur.
Bref, le regard du public a changé. Il ne réagit plus au spectacle de rue, il n'en comprend plus le message comme le faisaient nos arrière-grands-parents pour lesquels ce genre de spectacle était encore... comment dirais-je ?.. une écriture.
Il y aurait peut-être quelque chose à chercher et à tester dans ce domaine, mais quoi et comment ? Comment le saurais-je, moi qui ne suis pas artiste ?
Vous parlez de "donner un aspect carnaval aux apparitions" de missionnaires...
Je pense qu'un carnaval ou bien a l'énormité des grands carnavals publics et étonne et captive par son gigantisme et son rythme assourdissant, ou bien n'a plus aucun attrait. Le carnaval de Rio — dont tout le monde a d'ailleurs perdu le sens — n'existe plus que par le gigantisme et l'extravagence de ses chars, par le nombre de ses femmes quasi nues qui se trémoussent, sans voile ni cloison entre elles et la foule qu'elles frôlent, et par le tintamarre de ses orchestres de samba. Mais prélevez sur cette énorme armée aguichante une seule danseuse et un seul musicien et produisez ces deux-là dans une rue de Paris, l'effet sera nul. L'effet "carnaval" aura disparu. Ce ne seront plus que deux pauvres dingues qui se distinguent de la foule par des excentricités.
Comment laisser la foule déceler et apprécier en temps réel, sur l'instant, dans un spectacle de rue, l'amour du prochain, le pardon des offenses, l'intelligence spirituelle, la liberté absolue loin de tous les préjugés, bref, la pénitence comme reconstruction de l'humain et du monde ? Toutes ces idées doivent se comprendre dans leur sens littéral, mais comment le faire comprendre dans un spectacle de rue qui doit être vu et compris sur le moment, d'un coup d'œil ?
Je ne vois pas. Peut-être n'est-ce pas possible, mais qui sait si un frère de génie ne se lèvera pas un de ces jours ?


16sep11  121C31
Bonjour frère Michel, prophète Mikal et tous [ceux attentifs au] "branle-bas de combat"!
Eurêka ! "Libérez-vous ! Entrez en pénitence !" : C'est une forme d'antagonisme aux yeux de la culture du monde, mais c'est aussi et surtout une accroche vraie et directe susceptible d'interroger le quidam.
Merci à tous les pénitents du monde. Je vous souhaite une heureuse année missionnaire, pleine de joie, d'épanouissement et d'enthousiasme, car le pénitent n'est pas le pécheur qui s'assied dans la poussière, qui se couvre d'un sac, mais l'homme qui cesse de pécher, même vêtu pour la fête, parfumé, chantant au son des flûtes et des trompettes, et même la joie et la parure ne conviennent-elles pas à celui qui a changé sa vie ? (Rév d'Arès.30/11).
En changeant, je vous souhaite aussi de pouvoir changer de travail s'il ne sied pas à votre nouvelle existence de conquérants. Pour les mêmes raisons, je vous souhaite de changez d'environnement s'il ne convient pas à votre sensibilité ; la ville aux citadins et la campagne aux ruraux, n'est-ce pas ?
À moins que vous ne soyez pas prêts à vous adapter à la ville ou à la campagne.
Pour votre santé existentielle, indispensable à la bonne santé de l'âme, je vous souhaite de tout mon cœur de cesser toutes spéculations déshumanisantes, comme celles immobilières et boursières. Rien de telle qu'une vie simple sans abus de toutes sortes !
Je suis heureux d'avoir conscience qu'il existe toujours des combattants, croyants ou non, pacifiques et réfléchis pour construire un avenir spirituel. Voilà les précurseurs, les pionniers et les flambeaux de l'espérance !  
Frédéric M. d'Aquitaine


16sep11  121C32
Thank you Brother Michel for your reflections and views which allows me to see clearer through the fog of confusion which hangs over the world and for the english language translation which is a great help also.
"Education has to be regarded as (first of all) serviceable for economy. [In this perspective] governments shall contemplate education as a process extending from man's cradle to his grave […] There's no time to lose."
Report "Education and Expertise in Europe" (European panel of industrialists)
This is another example of the neo-conservative mantra which has dominated and accelerated in much of the western world since the fall of the Berlin wall.
This ideology judges each human worth solely on his ability to contribute to the economic system through his capacity to consume and produce, and as a result devalues our humanity narrowly down to what can be counted in euros and cents.
An example of this brainwashing is in the media in recent years, which has replaced the word "citizen" with "taxpayer" when discussing the pros and cons of whatever political or monetary decision is being advocated at the time.
If only everyman who is averse to joining the rat race and speaks of working on creating his soul (as opposed to improving  his bank balance),.had as large a voice in the world as those who are venerated by the media as economic experts, we could progress towards Eden with gusto.
The Revelation of Arès has opened my eyes to the true nature of what needs to be done to bring us back to the Father and provided a much needed wake up call.
Micheàl from Toulouse

(Traduction):
Merci, Frère Michel, pour vos réflexions et points de vue qui me permettent de voir plus clairement à travers le brouillard de confusion qui flotte sur le monde et pour la traduction en anglais [la version anglaise de l'entrée 121] qui m'est d'un grand secours aussi.

"L'éducation doit être considérée comme un service (avant tout) rendu à l'économie. [Dans cette perspective] les gouvernements devront envisager l'éducation comme un processus s'étendant du berceau au tombeau […] Nous n'avons pas de temps à perdre."
Rapport "Education et Compétence en Europe" (Table ronde européenne des industriels)
C'est un nouvel exemple de ces mantras néoconservateurs qui dominent et se font plus fréquents dans la plus grande partie de l'Occident depuis le chute du mur de Berlin.
Cette idéologie juge tout humain sur sa seule capacité à contribuer au système économique à travers ses possibilités de consommer et produire. Résultats ? On dévalue ainsi l'humanité, on la réduit à ce qui se compte en Euros et en centimes.
On trouve un exemple de ce lavage de cerveau dans les media récents, qui ont remplacé le mot "citoyen" par le mot "contribuable" dans les débats pour ou contre les décisions politiques et monétaires du moment.
Si seulement la voix de chaque homme, que dégoûte cette foire d'empoigne, et qui parle de construire son âme (plutôt que d'améliorer son compte en banque) pouvait avoir une portée aussi étendue que celle de ceux que les media vénèrent comme experts économiques, nous pourrions progresser en direction d'Éden avec enthousiasme.
La Révélarion d'Arès m'a ouvert les yeux sur la vraie nature de ce qu'il fait faire pour nous ramener au Père et provoquer un réveil nécessaire.
Micheal [Michel en irlandais] de Toulouse


16sep11  121C33
Je sais que vous êtes un honnête homme et que vous et votre femme êtes des personnes pudiques, mais je ne peux caché que je regrette cette photo, que je vous encourage à changer, si possible, parce que je vous trouve inconvenant à demi-nu.
Comment faire comprendre aux gens qu'on invite à lire votre blog que vous êtes un authentique prophète.

Je pense que personne n'ose vous le dire, mais moi, je l'ose:
Votre tenue, pas débraillée mais très déshabillée, peut faire faux-prophète ou fakir aux yeux du monde et risque de faire tort au mouvement des Pèlerins d'Arès.
Ce n'est pourtant pas faute d'avoir pour vous tout le respect que vous méritez.
Je trouve que vous n'êtes pas assez prudent concernant votre comportement social.
Voilà, c'est dit.
Marie-Aline


Réponse :
Ne vous imaginez pas que les prophètes bibliques étaient ces êtres immobilisés dans des postures hiératiques sur les vitraux des églises et les images "saintes", des sortes d'anges sur terre !
Vous craignez qu'on me trouve "inconvenant à demi nu", mais Isaïe alla bien tout nu et déchaussé dans les rue (Isaïe 20/2) et que dire d'Osée marié à une prostituée du nom de Gomer (Osée 2/3-7) ? Vous vous faites des idées sur ce qu'étaient les prophètes. Je suis un bonhomme coincé et bourgeois comparé à certains d'entre eux.
Un jour Amos fut traité de voyant extralucide ou de devin par un prêtre du nom d'Amasias, qui le pria d'aller ailleurs prophétiser (sens ici  = dire la bonne aventure, Amos 7/12)  On me traite à peu près de la même façon du côté de l'église et de ses prêtres.
Vous n'allez quand même pas en rajouter en pensant que ma "tenue, pas débraillée mais très déshabillée, peut faire faux-prophète ou fakir aux yeux du monde et risque de faire tort au mouvement des Pèlerins d'Arès". Vous y allez un peu fort.
Amos répondit à Amasias qu'il n'était pas un inspiré ou un extralucide de profession et qu'il était berger et piqueur de sycomore (on incisait ou perçait = piquait les fruits du figuier sauvage ou sycomore pour hâter leur maturation). De même, je ne suis pas un voyant de profession, mais un homme arraché à sa vie du monde pour répandre la Parole de Dieu et rassembler un petit reste d'apôtres). Dans mes rares moments de détente, j'adopte les tenues qui sont celles des homme de mon temps dans leurs périodes de repos.
Tout prophète occupe évidemment dans la société une place à part, unique, et n'appartient pas aux confréries "d'inspirés" que sont les clergés des églises: prêtres, pasteurs, etc. Cette différence vient de ce que le contenu du Message que le prophète a accepté de répandre est d'un ordre spirituel tout autre que celui répandu par la religion et les idées qui courent. C'est le contenu spirituel de son Message qui est "authentique", qui fait le prophète, ce n'est pas le comportement de celui-ci qui peut plaire aux uns, déplaire aux autres, ce contre quoi il ne peut rien, sinon se cacher complètement.


16sep11  121C34  
Nous moissonnons depuis longtemps les passants du centre d'une ville en Bretagne, ainsi que les marchés, mais peu [parmi les personnes contactées] s'arrêtent au local pour une information.
Les bons contacts ne se manifestent pas plus pour poursuivre l'échange.
On a l'impression que le temps joue contre nous quand passent les jours, les mois.
Nous avons l'impression aussi que le centre ville n'est qu'un lieu de passage, garni de têtes et de jambes qui serrent (Rév d'Arès i/15), avides d'images, de regards, d'achats tentants de toutes sortes… têtes vides ou pleine de bruit sauf quand un moissonneur inspiré — parfois pas inspiré du tout et oui ça m'arrive ! — apparaît pour apporter la Parole du Père qui rend libre ou libère (Rév d'Arès 10/10). Alors ceux qui ont les oreilles pour entendre s'arrêtent, un bel échange peut se poursuivre mais généralement il n'y a pas de suite. Désengagement, décrochage, dispersion… Comment lutter contre ça ?
Au détour d'une conversation entre frères sur ce cruel constat, nous avons évoqué l'idée d'aller dans les quartiers alentours. Bonne idée nous sommes-nous dit sur le coup mais le peu de fréquentation pose problème, il nous obligera à nous fixer dans des lieux de passages à des heures précises (petits commerces, boulangeries, arrêts d'autobus…) donc il faudra une bonne organisation.
Aussi, puisque nous sommes là avec les gens dans leur quartier, leur univers au quotidien, pourquoi ne pas aller frapper aux portes ? C'est vrai, nous risquons de créer dans l'esprit de gens l'amalgame avec les témoins de Jéhova ou bien avec un énième courant religieux à la mode.
[Le porte-à-porte est] une démarche est fastidieuse et longue.
Mais il y a quand même quelques avantages dans la démarche, une porte qui s'ouvre et un bel accueil est une réelle chance qu'un jour celui-ci fréquente le local et nous rejoigne.
Peut-être faudrait-il déminer le terrain en glissant dans les boites aux lettres, avant notre venue un texte informatif sur le caractère spirituel et libérateur de La Révélation d'Arès. Cela nous fera gagner du temps.
Pascal de Bretagne-Sud


Réponse :
De votre mission j'ai eu l'occasion de parler cet été, avec des frères et sœurs de la ville de Bretagne que vous évoquez, lesquels assuraient avec moi l'accueil des nouveaux au Pèlerinage d'Arès 2011.
Ils m'ont dit la même chose que vous.
Je leur ai répondu que je n'avais pas de conseils à leur donner sur le point précis qu'évoque votre commentaire, parce que la mission est toujours affaire de terrain, de terrain humain, social, comportemental, culturel, climatique, etc., bien sûr.
Ne connaissant pas le terrain sur lequel vous exercez votre mission, je ne pouvais pas leur donner un avis pertinent.
Dans la ville du Sud où j'aide la mission à ressusciter (cette mission avait presque disparu, ce qui n'est pas votre cas), j'ai passé un certains temps, plusieurs jours par mois pendant quelques mois en 2010, à observer le terrain avant de définir, de concert avec mes frères et sœurs du lieu, les méthodes à tester.
C'est une grosse affaire d'observation, d'écoute, de patience.
J'ai quand même quelques indices concernant la ville bretonne dont vous parlez.
Le principal indice me vient d'une sœur qui n'est pas bretonne, qui habite la région nantaise depuis peu de temps, qui monte vous donner un coup de main. Que m'a-t-elle dit ? Textuellement: "À [ville bretonne] chacun fait sa mission dans son coin à sa façon. Ils n'ont pas de stratégie globale." C'est le point de vue d'une observatrice venue d'ailleurs qui, de ce fait, a peut-être vu mieux que vous ce qui n'allait pas, car la sœur Routine, qui est le membre le plus fidèle et tenace de toute assemblée, semblait bien installée chez vous, avec ses épaisses lunettes noires.
Si vous avez maintenant une stratégie, ce que semble dire votre commentaire, elle doit être très récente et alors il faut beaucoup de patience pour l'affiner, voire même la modifier en profondeur.
Mais peut-être n'est-ce pas la bonne stratégie ? Je ne sais pas.
Ne croyez pas que le porte-à-porte soit une méthode supérieure. Nous l'avons pratiqué un peu partout dans le passé, dans les années 70 et 80 surtout, et si nous l'avons abandonné, c'est parce que les résultats n'étaient pas très bons.
Vous êtes sur les lieux, vous connaissez bien votre pays, je suis sûr que si vous faites table rase de ce que vous avez fait jusqu'à présent et vous mettez patiemment, studieusement, à réfléchir au problème, vous trouverez des solutions.
Évidemment, il ne faut pas trop faire à la manière du "village d'Astérix"... "Comment qu'on fait, Obélix ?" "On fonce !"


17sep11  121C35  
Dans cette entrée, il est parfois question d'apparence, partant de votre photo, mais aussi de spectacle, de rayonnement et de gaîté.
Un frère d'une ville de la Loire me rappelait cet été le manque d'audace missionnaire, ce qui rejoint la présence assidue de notre "sœur Routine" sur le terrain.
Les carnavals que vous évoquez ont gonflé comme la gay pride dans la démesure pour pouvoir rivaliser d'intensité avec les images animées qui envahissent le monde moderne, pour donner l'impression qu'il se passe quelque chose d'extraordinaire tandis qu'on couvre de costumes qui "en jettent" des comédies creuses et vides au fond.
Je rechigne à ces artifices, mais quand je monte parfois sur scène, je suis bien obligé de composer entre ce que je suis et ce que le spectacle doit être.
Mon père, cinéaste qui pensait que les gens se lasseraient d'images, croyait beaucoup au retour du théâtre. Il savait comme Denis 121C29 combien le contact direct était puissant.
Mais tous les arguments que vous avancez sont justes. J'ai pu moi-même expérimenter le fait qu'un de mes frères avec qui nous avons conçu des banderolles individuelles, était considéré par des passants comme un excentrique.
Cependant, le théâtre est par essence narratif. Depuis l'antiquité, il nous compte l'histoire du hiatus (cacophonies, coupures, solutions de continuité) entre les deux mondes, celui d'ici et celui de l'au-dela. C'est le principe réccurent de Shakespeare, Mais si l'on analyse bien, on découvre que toute production fonctionne peu ou prou sur ce système.
Or, quelle histoire la plus importante se passe sur le terrain, si ce n'est celle de la vie intérieure entre protagonistes ?
Il reste peut-être à expérimenter dans ce sens, laisser l'histoire des rencontres prendre le pas sur celle, déjà écrite, d'un projet de spectacle.
Concrêtement, Jésus est revenu et il n'est guère entendu. Moi qui ressemble au jésus caricatural de Zeffirelli, affublé d'improbables yeux bleus (je ne crois pas me souvenir que le christ avait les yeux bleux), j'envisage de vêtir une sobre Djellabah comme en portent fréquemment mes voisins contribuables, surtout musulmans, et de jouer le désœuvrement en compagnie d'autres frères à des heures de mission. Le cadre narratif est posé. Tout le reste sera se qui se passera alors.
Qu'en pensez-vous ?
Il y a un petit problème de vraissemblance que je résoudrai peut-être en assombrissant ma peau. ça fera réagir les types qui pensent encore que Jésus était blanc. À moins qu'un frère comparse de mon coin (qui a le teint beaucoup plus adapté, mais pas les cheveux -il lui faudra une perruque !- ne tienne le rôle comme il en a eu aussi déjà l'idée ?). Ce frère que vous connaissez a des talents de comédiens, mais la "comédie de la vie" (Paolo Conte) existe de toutes façons sans acteurs professionnels. Alors un peu plus ou moins ?
Un Hôte parmi d'autres


Réponse :
Comme je le dis à Clara (121C30), je ne suis pas un artiste. Je ne saurais dire si le déguisement que vous vous proposez de prendre, une djellabah et un fard basanant, quand vous vous missionnez dans la rue, est vraiment bon ou n'est vraiment pas bon.
Je peux me tromper ; je n'ai pas comme vous l'expérience de la scène, de cette projection de l'art représentatif vers le public, mais personnellement je ne ne portererais pas de déguisement, djellabah ou autre.
Mais le terrain missionnaire de Paris n'est pas le mien ; je ne donne ici que mon point de vue personnel, que j'explique :
En tant que moissonneur, je pense que ce n'est pas tant au Champ ou aux épis de me trouver au milieu de la foule qu'à moi de trouver le Champ et les épis dans la foule d'épines et broussailles.
Habillé, grimé et perruqué en bédouin, je suis certes plus ou moins remarquable, saltimbanque, mais me fais-je mieux entendre comme moissonneur de Dieu, comme porteur d'un Message qui sauvera l'homme et le monde, par ceux au fond desquels mon message trouve quelque écho ?
Je crains que non, parce que je ne crois pas que ma mission, qui est spirituelle, mais non artistique, ni commerciale, ni idéologique, puise utilement ses outils dans l'attirail du théâtre, de la publicité et de la propagande..
Même si mon message demeure très difficile à faire passer vers l'homme de la rue, je crois que mon message a quelque chance de passer ici et là, parce que je rayonne légèrement quelque chose de ma foi, de ma pénitence, quelque chose de ce que je crois et de ce que je suis, de la Parole que j'accomplis en moi, mais pas quelque chose d'explicable ou de balisable par des effets visibles.
Je ne dispose que de cette lueur en moi, que me donne la foi et la pénitence, la vraie piété qui m'ont transformé. Elle n'est sensible, et encore !, qu'aux épis. Elle n'est ni lampe ni moins encore phare, que je pourrais contrôler. Elle n'est que ce signe éthéréen qu'est le rayonnement invisible et le petit son de mon changement intérieur. Alors, évidemment, ce n'est pas puissant, je ne suis pas spectaculaire, mais c'est, je crois, tout ce dont je dispose d'efficace.


20sep11  121C36
Votre photo me plaît bien.
Je me rappelle que ma mère me racontait que les curés leur interdisaient de se regarder nus dans le miroir. Elle me racontait aussi que les anciens n’avaient qu’une fente dans leur robe de chambre pour s’étreindre et procréer.
Il nous faut sortir des interdits religieux où toute attitude est suspecte, même l’acte généreux est suspect pour eux.
L’homme n’est pas une image, une statue, mais un être créé pour partager l’immensité de la création avec le Maitre de toutes choses. Ce n’est pas le physique qu’il nous faut idéaliser, c’est l’homme bon.
Le Père ne regarde pas l’aspect physique de l’homme, il le reconnaît par son ha (âme): Par elle Je peux lui parler.
Libre, enfin libre des interdits, de la loi des rats ! 
Dieu nous a donné la Vie, sa Loi qui elle n’est pas d’interdit, mais de bonheur et de beauté, le bien retrouvé grâce à la pénitence. Adam a créé le péché, nous pouvons donc l’effacer de toute la création.
L’homme a dénaturé la Parole, il est devenu pécheur oubliant que c'est sa ressemblance avec le Créateur qui le rendait immortel.
Les atouts d’Adam et Ève n’ont été cachés par une feuille de vigne qu’au moyen-âge, au moment de l’obscurantisme catholique. Le Bien a été détruit par la bêtise qui, elle, transforme les choses simples en compliquées et le langage en outil de mensonge et de domination.
Dans la mission, je me rends compte que le mot pénitence n’est pas si mal vu.
Je suppose que c’est moi qui pensais que le quidam le percevait de façon si négative que je devais transmettre ma crainte.
Les mots Bien et pénitence font ressortir tellement de choses joyeuses que cela nous ramène à l’homme libre, aimant et courageux.
Mes craintes sont parties, je me sens serein avec cela.
Votre enseignement et vos écrits ont fait de moi un homme qui se sent devenir bon, non par la compréhension intellectuelle, mais par une application vivante de la pénitence.
Alain de Région Rhône-Alpes


Réponse :
Je suis heureux que ma photo vous plaise bien.
J'ai reçu beaucoup de commentaires de personnes, pour la plupart des personnes qui ne me connaissent pas, ayant une opinion négative ou dubitative de moi à cause de l'image que j'ai postée avec mon entrée 121. Je n'ai pas publiés ces commentaires. Ils se répètent les uns les autres.
Je suis, je l'avoue, surpris de telles réactions à notre époque. Avant-hier soir mon épouse, sœur Christiane, me disait: "Je vous avais dit qu'il ne fallait pas utiliser cette photo. Vous êtes un innocent. Vous ne voyez pas le mal où il n'y en a pas, mais beaucoup de gens voient le mal où il n'y en a pas."
Je n'imaginais certes pas qu'on rencontre encore cette sorte de hiatus entre l'idée de pénitence et l'idée que le commun mortel se fait du pénitent. Le pénitent devrait-il encore être enveloppé, cacher sa "chair honteuse" dans un vêtement ? Vivons-nous encore dans les années 1930, quand Winston Churchill se scandalisa de la tenue de Gandhi en visite à Londres, Gandhi qu'il traita de "fakir à moitié nu" ?
Non, je ne suis pas là pour concéder quelque chose à l'image historique du pénitent rongé par le remords et s'autopunissant en disparaissant du monde sous un ample vêtement de pudibonderie. Bien au contraire, je suis là pour expliquer au monde que la vraie pénitence est dans la vertu, le bien vécu, mais non dans le vêtement. Il n'y a rien d'impudique dans cette image.
Alors, merci à vous et aux autres frères et sœurs à qui cette photo a plu ou n'a pas déplu.
Je suis heureux que vous découvriez que la mission sur le thème de la pénitence n'est pas plus mal perçue que sur d'autres thèmes estimés moins bigots, bondieusards ou cagots par certains de nos missionnaires. Nous sommes des pénitents. Ayons d'autant moins peur de passer pour tels que la pénitence est justement le moteur même du changement de vie (Rév d'Arès 30/11) et du changement du monde que le Père présente comme l'accomplissement incarné de la Vérité. Cacher ce que nous sommes me fait un effet aussi pénible que celui que font encore aujourd'hui certains Juifs qui s'ingénient à cacher qu'ils sont juifs, comme s'ils en avaient honte.


20sep11  121C37  
Je suis un grand défenseur des Droits de l'Homme et je respecte le droit de chacun de croire en ce quil veut, mais je ne respecte pas le droit que vous vous donnez d'envoyer en mission vos disciples pour faire croire à l'existence improuvée d'un Dieu et, ce qui me paraît pire, faire croire que l'homme et le monde peuvent trouver le salut éternel en faisant violence à leurs natures pour devenir ce que vous appelez bons.
Libre à vous d'y croire, de rester volontairement dans ces régions obscures et imbéciles de l'esprit, alors que par d'autres côtés vous paraissez intelligent, ce qui est plus que faux, très trompeur, parce qu'il n'y a pas d'intelligence vraie qui aboutisse à ce que vous appelez la foi.
Mais je ne vous crois pas libre d'imbécilliser d'autres hommes.
Je devine que vous ne connaissez pas l'Association Mensa. Le club internationale Mensa, fondé à Oxford en 1946, regroupe aujourd'hui environ 110 000 membres, tous des humains au QI [Quotient Intellectuel] très élevé, dans une centaine de pays à travers la planète. Mensa est ouvert à toute personne à fort potentiel intellectuel (2 premiers centiles sur tout test approuvé et passé dans des conditions appropriées). Mensa publie un Mensa Magazine. Dans ce magazine parut en 2002 un article de Paul Bell qui disait: "Sur 43 études menées depuis 1927 sur la relation entre croyance religieuse et intelligence, toutes (sauf 4) on trouvé que plus le QI [Quotient Intellectuel] et/ou le niveau d'instruction sont élevés, plus minimes sont les chances qu'un individu ait une croyance, quelle qu'elle soit."
Mais je crois aussi que le QI et le niveau d'instruction ont plus de chances de s'élever quand on ne les encombre pas de contes de fée et de superstitions comme ceux que vous et votre mission sont en train de répandre.
Dans une de vos réponses de la présente page 8/121 vous parlez de vos "ennemis". Vous pensez sans doute à vos concurrents et rivaux religieux comme certaines églises, dont la dogmatique est différente de la vôtre, qui ne vous portent pas dans leur cœur et qui vous combattront par tous les moyens quand elles auront trouvé la bonne stratégie, celle qui ne bafoue pas trop ouvertement les Droits Constitutionneles et les Droits de l'Homme. Mais moi, je pense à la confrérie universelle des hommes sensés, simplement intelligents, qui seront mieux apts à vous combattre.
Je sens approcher le moment où votre influence, qui passait pour très marginale il y a peu de temps encore, va s'étendre et devra être contrecarrée et neutralisée.
Edmond T.


Réponse :
Merci pour votre courage de me dire en face, dans ce blog, ce que vous pensez. En général, ces choses me sont communiquées plus discrètement.
Vous "devinez" mal. Je n'ignore pas ce qu'est le Club Mensa.
Je n'ai, par contre, jamais lu le "Mensa Magazine", qui je crois est une publication réservée aux seuls membres du club, et je ne connais ni Paul Bell ni son article de 2002, que vous citez, mais j'ai eu connaissance d'études du même genre concluant que l'athéisme va naturellement de pair avec l'intelligence.
Je crains fort que votre idée de "QI [Quotient Intellectuel] très élevé" soit conditionnée, chez vous et vos amis, au fait que l'individu doive être athée préalablement à la mesure du QI en question. Autrement dit, je crains bien que le Club Mensa soit lui aussi une sorte d'église qui n'accepte dans son magistère que des hommes dévoués sans condition à ses dogmes.
Rien de tout cela ne m'impressionne. Il n'y a rien là de nouveau.
Mais que faites-vous de l'expérience que j'ai physiquement: visuellement et sonorement, vécue en 1974 et 1977 ?
Quelle que soit l'interprétation que vous lui donnez, elle a été pour moi, un humain sain de corps et d'esprit, un vécu concret.
Vous allez me répondre ce que j'ai entendu maintes fois: "Vous êtes un illuminé ou un menteur," mais vous n'aurez émis là qu'une hypothèse pas vraiment idiote, mais vraiment gratuite, aussi improuvée que le surnaturel que j'ai vécu est improuvé.
Le moins que vous puissiez faire d'intelligent — puisque vous mettez en avant l'intelligence, comme opposée à la foi —, c'est de vous réduire avec sagesse au pari de Pascal.
Que pariait Pascal ? En gros, que si Dieu existe, mieux croire en Lui, et que s'il n'existe pas, croire en Lui ne coûte rien de toute façon. Mais vous, vous semblez vous être fait une religion de ne pas croire du tout, de ne pas croire surtout. Vous êtes aussi dogmatique que ceux auxquels vous reprochez d'être dogmatiques.
Quant à moi, si vous avez bien étudié ma pensée, vous savez que je ne suis pas dogmatique.
Je crois simplement mais très fermement, que le Bien sauve l'homme et sauvera l'humanité si elle le veut. Je crois que l'homme n'est pas un animal pensant au QI très élevé, mais quelque chose de tout autre qui apparaît à quiconque le regarde vivre; le seul être vivant qui a la notion de sa fragilité et de sa mortalité, la notion du bien et du mal, ce qui est plus subtil encore, mais qui vous paraît encore raisonnable, autant qu'il a la notion de son extension vivante aux confins de l'univers, puisqu'il y peut penser, et de son éternité, puisqu'il y peut penser, ce qui n'est pas plus du domaine du rêve que les deux notions précédentes, toutes ces notions allant ensemble.
Si vous voulez absolument démontrer la relation directe entre l'intelligence intellectuelle et l'inexistence de Dieu et de l'éternité, vous n'êtes pas au bout de vos peines.
Sans vous faire offense, je me demande franchement où se trouve vraiment l'intelligence dans tout cela ?


22sep11  121C38
Je reprends une citation publiée dans votre entrée :
"Aujourd'hui les gens sont occupés à tuer Dieu. C'est une occupation à plein temps".
(Christian Bobin, "La Présence Pure").
Mon sentiment est que "tuer Dieu" c'est aussi tuer chaque homme qui s'efforce de changer en bien...
Contemporain d'un monde qui serait occupé à tuer Dieu à plein temps, je m'efforce de répondre par la Pénitence/Moisson... Autre occupation à plein temps, 24 heures sur 24: Je pense à la réponse que vous faites, Frère Michel, au commentaire de Ratus (121C18).
"Branle-bas de mission !", sous entendant la pénitence, l'amour, le changement en bien à plein temps, oui à plein temps.
Par exemple, si je réfrène ma colère, que je me garde de répondre aux provocations, à l'esprit de vengeance, etc. mon ventre se contracte, mes nerfs se tendent, mon regard devient mauvais... Ces petites souffrances, aussi insupportables soient-elles sur le moment, produisent quelque chose de positif et bénéfique en moi. Petit à petit je me libère... Mais je ressens et recherche aussi l'envie de rester avec des gens de bien, afin de me hisser spirituellement. Ainsi je m'épargne, je me protège et, peut-être, j'élève mon âme en compagnie de ces gens actifs dans le bien.
Agissant avec constance dans le bien actif, on en arrive à assumer plus facilement les conséquences ou réactions qui en découlent comme par exemple : ces jugements à tort et à travers que l'on subit, les rires gras, l'indifférence ou le mépris (être pris pour un faible ou un "imbécile heureux" n'a rien de particulièrement plaisant...), de ces haussements d'épaules, etc. venant de ceux et celles qui ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre... Mais avec le temps, je me sens devenir, petit à petit, une espèce de héros (Rév d'Arès xxxv/4-12). Pas de ces "héros" que l'on créer de toute pièce au cinéma, bien évidemment.
Néanmoins, relisant mes précédents commentaires publiés dans votre blog, je réalise, malheureusement, que je suis bien loin de refléter tout ce que j'écris dans chacun de mes commentaires.
Ô combien j'aimerais ne plus avoir besoin de lire et relire La Révélation d'Arès ! Parce-que je serais devenu le reflet du Message d'Arès à travers toute ma chair, de façon bien vivante, en ayant intégré la Parole du Père par imprégnation, dans une évolution perpétuelle...
Ô combien j'aimerais voir chez les autres la victoire de leur propre changement par la pénitence, que le Père nous demande, et que j'aspire humblement à réussir de mon côté, parce-que, au final, la victoire du bien par la pénitence rejaillit sur tout le monde !
Votre "Branle-bas de mission !", Frère Michel, est reçu comme un appel à se (re)mobiliser.
Se mobiliser : Rassembler toute son énergie pour l'accomplissement de quelque chose; être motivé et prêt à agir. (Dictionnaire Larousse 2010).
Enfin, permettez moi, Frère Michel, cette citation que j'aime me remémorer afin de pas tomber dans la masse des inactifs face au mal : "Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien." (Edmund Burke 1729-1797, homme politique et philosophe irlandais).
David Patati et Patata du Limousin.


Réponse :
Je ne connais Edmund Burke que pour son opposition farouche à la Révolution Française dans un livre qui fut fameux, dont j'ai oublié le titre, que Tom Paine (objet de mon entrée 0050) réfuta.
Je ne connaissais pas cette citation de Burke, mais j'en connais de similaires.
Burke en disant  "Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien," fait penser à ces personnes qui, quand vous leur parlez de faire leur salut par la pratique du bien et le refus de faire le mal, vous répondent : "Mais je n'ai jamais fait de mal à personne (sous-entendant: Je suis donc un être humain bon et sauvé)." À quoi je réplique : "En vous contentant de ne faire de mal à personne, vous n'êtes pas un homme bon au sens que le Père donne à ce qualificatif. Être bon, c'est être activement et manifestement bon et prêcher la bonté:" À quoi j'ajoute, si la personne m'en laisse le temps et si je la sens prête à en entendre davantage : "C'est aimer votre prochain et le lui montrer chaque fois que l'occasion s'en présente, pardonner les offenses et le dire et vous comporter en vrai miséricordieux, faire la paix de sorte qu'elle soit active et patente, chercher l'intelligence spirituelle et la montrer en toutes occasions avec courage, car cette intelligence-là va souvent contre les idées reçues, et être libre de tous préjugés et ne pas vous contenter d'être sans préjugés en secret au fond de vous, mais le dire avec courage, car être sans préjugés c'est être sans les préjugés qui courent et qui sont bien vus."
Mais bon, il ne faut pas aller trop vite dans la mission, parce que nous sommes dépendant du temps et que le bien est rarement instantanément, immédiatement actif. Moissonner des humains qui admettent déjà par principe la pénitence est le commencement nécessaire, c'est déjà bien. Le développement actif du bien se fait toute la vie.


22sep11  121C39
Je ne sais pas ce que vous espérez avec un discours comme celui de cet article 121 et d'autres comme de nombreuses entrées avant celle-ci, mais si vous espérez recruter des disciples avec ce branle-bas moral et sérieux jusqu'à l'ennui, je crois que vous vous trompez beaucoup.
Rares sont devenus ceux qui aiment ce genre de discours.
Vous ne voyez pas que les églises sont en pleine déliquescence, parce qu'elles parlent une langue devenue incomprise ?
Sauf les évangélistes, mais c'est parce qu'ils sont bêtes et méchants, ne s'embarrasent pas de discours profonds et nuancés, donnent à leurs certitudes simplistes et dangereuses un ton tranchant facile à imiter sans se creuser la cervelle et se poser de questions sur les fondements de leur foi.
Tout ce qui appelle à la religion ou à la morale avec une certaine profondeur est aujourd'hui voué à l'échec.
C'est d'ailleurs pourquoi les évangélistes fonctionnent et progressent encore: Aucune profondeur dans leur catéchisme, très simple et superficiel, dénué de tout souci métaphysique : "Tu renais en Christ (personne ne se demande ce que veulent dire ces mots creux, mais qui sonnent bien) et tu rejettes tout ce qui vient de Satan, c'est-à-dire tout ce qui n'est pas évangéliste et tu es sauvé. De plus, si tu partages notre foi, Dieu te parle tous les jours, balaie les obstacles devant toi, te guérit si tu es malade, etc.." Qu'est-ce qu'on peut espérer de mieux?
Comme elle paraît difficile et studieuse votre rhétorique à côté ! Les évangélistes triomphent dans l'ignorance et ne s'embarrasent pas de circonvolutions comme vous. Ce qu'ils disent et la façon dont ils le disent n'ont rien à voir avec les Évangiles de Jésus, mais personne chez eux ne se pose de question.
Sauf un [évangéliste] rénégat comme moi, qui ai tâté de l'évangélisme, qui me suis posé des questions, et qui en suis sorti.
Alors, je peux mieux vous dire que beaucoup d'autres: Où espérez-vous aller avec votre discours profond, sérieux, nuancé, même s'il tourne autour d'un idée très simple: la pénitence ?
Pour aggraver les choses, la pénitence demande à l'homme de faire son destin, demande des efforts toute sa vie, alors que pour les évangélistes, c'est Dieu qui fait tous les efforts pour vous, si vous vous contentez de croire sans poser de questions.
J'ai lu La Révélation d'Arès. Je suis sûr que la théologie simpliste des évangélistes aura depuis longtemps disparu quand La Révélation d'Arès sera devenue La Révélation tout court. Il est clair que la Vérité est là.
Comment faire pour au moins mettre un peu de gaîté, de joie, d'enthousiasme dans votre discours ?
J'aimerais tant que vous damiez le pion à ces évangélistes qui ont abâtardi le sublime Message du Père et de son Messager Jésus.
Jean-René


Réponse :
J'ai bien conscience que "rares sont ceux qui aiment le genre de discours" qui est le mien.

J'ai bien conscience que mon discours serait plus facile à lire et trouverait une audience plus large, si j'y mettais plus de "gaîté, de joie, d'entousiasme," mais si je ne le fais pas, c'est parce que n'est pas à moi de le faire.
C'est à la mission de mettre dans son discours et son activité plus "de gaîté, de joie, d'entousiasme,"
Si mon discours est aussi "studieux" et difficilement lisible que celui de Platon, d'Aristote, de Descartte, de Spinoza, de Kant, c'est parce que la fonction que le Père m'a destinée, celle du prophétisme fondamental, me contraint à expliquer la Vérité de la façon la plus profonde et complète que possible.
Le prophète n'est pas l'agent de la vulgarisation; ce sont les apôtres les agents de la vulgarisation.
Je suis absolument certain que Jésus s'exprima d'une façon infiniment plus profonde et complète que ce que nous montrent les Évangiles bibliques, qui ne sont qu'une version vulgarisatrice de son enseignement. J'en tiens pour preuve sa crucifixion, parce qu'il n'aurait pas été condamné à mort comme maître à penser dangereux pour les pouvoirs en place sur le seul discours dont font état les Évangiles bibliques.
Je ne me compare pas à Platon, Aristote, Descartte, Spinoza et Kant, des penseurs auprès desquels je ne suis qu'un petit et pâle esprit. Je ne suis rien d'autre qu'un prophète de Dieu. Je veux simplement dire que je suis aussi ennuyeux à lire que ces penseurs le sont à notre époque où ils ont perdu toute audience populaire et que de cela j'ai bien conscience, mais que je ne vois pas comment faire autrement.
On me dit assez que notre mission est un peu tristounette et, de ce fait, peu populaire, mais je ne doute pas qu'elle trouvera peu à peu ce ton "de gaîté, de joie, d'entousiasme," que vous espérez.
C'est dans la persévérance et en chassant sans cesse de nos assemblées la sœur Routine que nous trouverons le discours joyeux.
En attendant, Jean-René (je ne sais pas qui vous êtes, mais que m'importe !), ne restez pas inactif. Si vous croyez dans La Révélation d'Arès, faites-la connaître et comment la faire connaître autrement que par son Appel central: La Vérité, c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7), et en faisant savoir au monde que la pénitence, qui est l'acquisition du bien et le refus du mal par l'individu, est le seul outil possible de ce changement ?
Je ne relève pas ce que vous dites des Évangélistes. Je ne suis pas là pour dire du mal des autres, les autres parmi lesquels on trouve quantité de discours pas plus élévés que celui des Évangélistes. Je vous laisse témoigner de votre expérience de l'Église Évangéliste. De toute façon, nous ne pouvons en aucun cas tomber dans la même rhétorique que ces frères chrétiens, parce que comme vous l'avez noté et dit ici même, La Révélation d'Arès inverse complètement la causalité qui conduit au salut: Ce qui sauve l'homme, c'est l'effort de l'homme acquérant le bien et refusant le mal effectivement, ce n'est pas l'effort de Dieu qui prend tout en charge: la rédemption du péché par la croix, par les sacrements, le destin, etc.
Aider l'individu à faire de lui-même le maître de sa vie intérieure, de son destin spirituel, dont découleront pratiquement sa vie extérieure et le destin du monde, n'est pas une petite affaire.
Au-delà de ce que je viens de dire, j'ajoute quelques notes plus intimes.
Je ne suis pas un homme sombre et maladivement sérieux. Ceux qui me connaissent bien savent que je peux être "gai, joyeux, enthousiaste." Je suis même volontiers blagueur et je n'ai pas toujours la blague très fine.
De plus, je suis souvent sceptique en ce qui me concerne, me demandant encore, après trente-huit ans bientôt, pourquoi le Père est venu en 1974 chercher un bonhomme comme moi pour être son témoin et son prophète.
Je n'écris ni par métier ni par ambition, je ne suis ni écrivain ni penseur. Je fais simplement mon pensum aussi bien que possible, puisque j'ai accepté la mission que le Père est descendu proposer au pauvre homme que je suis.
C'est une profession de foi qui résume toute mon entreprise littéraire et comment s'étonner, dans ces conditions, qu'elle manque "de gaîté, de joie, d'entousiasme," et qu'elle soit difficile à lire ?
Je n'ai d'yeux que pour l'homme tel qu'il est, non riche ou pauvre, puissant ou misérable, mais tel qu'il est vraiment au-delà de sa situation sociale — ce qui vous donne au passage une autre raison à ma désapprobation de la "mission sociale" — et voilà ce qu'il est vraiment: faillible, semi-aveugle, précaire, fragile, peureux. et je m'efforce, comme s'y efforce le Père par La Révélation d'Arès, de donner forme, solidité et bonheur à un monde confus, instable, craintif, un monde de vies minuscules ; même les vies de ceux qu'on appelle grands le sont.
De ce fait, le prophète comme le moissonneur ne peut pas être un simple batteleur avec des arguments massue comme les socialistes ou les évangélistes — Suivez-moi et vous allez voir ce que vous allez voir ! Suivez-moi et vous serez sauvés ! — ni un simple amuseur ou poète qui fait sourire ou rêver. Je sais que ce que je dis est lourd et riche de conséquence, mais est capable d'aider l'homme à se reconstruire, se recréer. Alors je fais attention à ce que je dis.


22sep11  121C40  
[...]
Vouloir faire croire que j'en veux aux Pèlerins d'Arès, que je n'ai rien dépassé, non seulement est mensonger mais m'étonne grandement de la part de quelqu'un qui a reçu un enseignement qui fait grandir, évoluer, sentir les êtres,
Être capable de discerner au moins une petite once d'évolution chez l'autre. Vouloir me voir avec un regard d'hier m'étonne grandement.
Dieu m'a toujours aidé et même lors de mon renvoi, Il m'a été d'un grand conseil !
Pour moi tout est bien et clarifié depuis des années (15 ans déjà). À vous de tourner la page et surtout d'oser pouvoir vous exprimer au sein de l'assemblée parisienne !
Car vous avez dit (sous Anonyme) que vous la fermez et que la religion règne.
C'est terrible !
Car se taire entretient un aveuglement (préférer voir le mal chez les autres et voir difficilement le sien propre) et amène de grandes colères en soi qui s'expriment à l'extérieur — mais pas devant les gens qui vous font taire ; ici vous vous sentez agressé lorsque Pat ou quiconque vous répond et [vous] retournez les choses en leur défaveur ou à votre avantage — et se taire comme vous le faites au sein de l'assemblée peut susciter de chercher à l'extérieur un/une bouc-émissaire ou des ennemis potentiels de La Révélation d'Arès, de MP [Michel Potay?]. Ici vous dites que vous êtes "brut de décoffrage" je vous souhaite de pouvoir l'être aussi au sein de l'assemblée.
Je vous donne mon avis: Un mouvement, quel qu'il soit, où les gens ou une partie de gens ne peuvent s'exprimer est un mouvement autoritariste. C'est ce que j'en conclus en vous lisant puisque c'est vous-même qui le dites ici (sous le pseudo Pascal vous dites que vous vous êtes tu 17 ans).
Je vous souhaite la paix et ne pas toujours vous sentir agressé.
Je crois en La Révélation d'Arès — Dieu m'a donné un signe: voir mon témoignage sur regard positif — et je vis par rapport à l'ontologie que Dieu m'a fait connaître lors de mon renvoi en 1995/1996. Je pratique l'ontologie depuis.
Sur "l'abeille" [un forum de ce nom], c'est la diversité spirituelle qui est exprimée, pas l'uniformité. Et cela ne n'empêche nullement de donner mon opition sur La Révélation d'Arès et de dire aussi si je ne suis pas d'accord sur certaines choses qu'écrit MP [Michel Potay ?] sur son blog. Où serait la liberté d'expression sinon ?
Ne pas être d'accord ne veut pas dire être opposé, être un ennemi.
Ici il n'y a aucun ennemi de MP [Michel Potay ?], ni de ses frères, ni de La Révélation d'Arès.
Maryse d'Île de France


Réponse :
Maryse, je ne vois pas de quoi vous parlez ici avec l'animosité d'une personne blessée, bafouée, ce qui me fait peine et qui explique pourquoi je publie votre commentaire.
Ma réponse, j'espère, vous rassurera.
Jamais, pas une seule seconde, je n'ai pensé à vous, Maryse, comme "ennemie". Quand je fais allusion à des ennemis, je pense à des personnes malveillantes, activement nocives, ou à des organismes et à leurs magistères d'une tout autre dimension que la vôtre qui ont des raisons fondamentales et les moyens importants d'être mes adversaires parce que La Révélation d'Arès et notre mission contrarient leurs idéologies, leurs situations historiques et leurs pouvoirs sur l'opinion.
Je ne fais croire à personne que vous, Maryse, "en voulez aux Pèlerins d'Arès et que vous n'avez rien dépassé".
Je ne sais pas qui vous appelez "Pat".
Je n'ai jamais rien dit ni écrit à votre propos ou à propos d'autre chose "sous le pseudo de Pascal".
Je n'ai jamais dit ni en privé ni en public que je "la fermais (à proposde vous, je suppose) et que la religion règne !"
Je me suis retiré du forum "L'Abeille" il y a longtemps et je ne sais absolument pas ce qui s'y dit depuis.
Bref, je ne parle de vous à personne et personne ne me parle de vous.
Aussi ne puis-je pas m'expliquer votre soudaine explosion.
Je pense qu'il y a confusion de personnes et que vous m'attribuez un ressentiment envers vous qui est celui de quelqu'un d'autre, ou de quelqu'un qui se fait passer pour moi, ou de quelqu'un qui me prête des propos que je n'ai pas tenus, ou de quelqu'un que vous vous imaginez être moi.
Soyez en paix en ce qui me concerne, Maryse.
Il n'est ni de ma nature ni de mes intentions de vous faire du mal, de n'importe quelle façon.
Je suis heureux que vous ayez gardé votre foi en La Révélation d'Arès et que vous la défendiez au nom de la famille d'affinité que vous représentez, que vous appelez l'ontologie. Je crois me souvenir que vous avez créé une association d'ontologie.


25sep11  121C41
Dear brother Michel, when I first saw the photo at the beginning of your blog article 121 I said to Rosie that you and sister Christiane looked both younger than your ages and in good form, for me it was a pleasure to see you both happy and enjoying life on a warm summers afternoon.
I find it strange that people have criticized your choice of photograph, even sister Christiane's belated doubts I find strange. Aren't your critics aware that Adam and Eve (men and women) lived their happy lives cavorting naked in the garden of Eden until the day they decided they knew better than the Creator himself. Didn't Francis of Assisi give all his clothes away to the poor and walk through the town naked and for his efforts Rome made a Saint of him.
Reality can be a strange place at times, which brings me to Edmund T's reference of The Mensa club. He should be told the reason why they are claiming intellectuals don't believe in God is because the club was actually created by the Janus headed "powers that be", it's there to attract as many intellectuals as possible into their fold so they can bring them under their control, as is their style.
I'd like to say that I agree totally with the commentary 121 C1 by our sister Christine, concerning the thievery and control of the above mentioned Janus'.
If the people knew that it's only been for the last hundred or so years that Governments actually "borrow" money from the European bankers, when before this deception (I should say con trick) was put in place there was no such thing as Gross National Debt.  As Geothe said " There are none more disillusioned than those who believe they are free".
The truth is there if one has the desire to look for it.
I feel we should use the technology that is for the moment available, perhaps its been suggested before but have you thought about reading your blog on youtube, or doing a monthly diary talking about how things are going and sharing your feelings about whats happening around us in these tumultuous times. I personally believe it would really help the brothers and sisters, it would give us all even yourself lots more confidence, with each of us giving our own feedback a bit like the blog does now, you know brother Michel we all look forward to reading your comments and we could pass the links on to our friends and family and you would reach a much larger audience.
Rosie and I have discussed using youtube ourselves, for example filming her doing a street painting along with comments from the public etc. We haven't done so yet because I wanted to ask you how you felt, so now I have the chance, what do you think about my idea.
I send you my Love and Admiration, your task is enormous. We want to help you carry your load and spread the word, that the world has to change.
I sometimes wonder why the Creator didn't make His Revelation to more than just one man, more people would believe and follow the Word. I feel if there were others with you at the time or perhaps even someone who just happened to be passing when Jesus went through the roof so they could say "It's true I saw him too" that would have made the front page.
Ah well, I'm sure God knows best.
Bye 4 now,
Peter in Australia

(Traduction) :
Cher frère Michel,
Quand je vis la photo en tête de votre article 121, je dis à Rosie que vous et sœur Christiane paraissiez tous les deux plus jeunes que vos âges et en bonne forme. Ce fut pour moi une joie de vous voir tous les deux heureux et passant un bon moment par un chaud après-midi d'été.
Je trouve bizarre que certains vous reprochent d'avoir choisi cette photographie, je trouve même étrange que sœur Christine ait après coup elle-même douté que ce fût un bon choix.
Vos critiques ne savent-ils pas qu'Adam et Ève (les hommes et les femmes) vivaient heureux batifolant tout nus dans le jardon d'Éden avant ce [fatidique] jour où ils décidèrent qu'ils feraient mieux que Dieu lui-même n'avait fait ? François d'Assise ayant donné tous ses vêtements aux pauvres ne circula-t-il pas tout nu dans la ville et pour cela Rome ne fit-elle de lui un saint ?
La réalité peut parfois touner à la bizarrerie et cela m'amène à Edmond [121C37] qui fait référence au Club Mensa. Il aurait dû dire que si ce club déclare que les intellectuels ne croient pas en Dieu, c'est parce qu'il fut en fait créé par ces Janus à deux visages que sont les "pouvoirs établis", qui, et c'est bien là leur manière de faire, cherchent à attirer et à placer sous leur contrôle le plus possible d'intellectuels.

Je voudrai dire que je suis tout à fait d'accord avec la sœur Christine (121C1) concernant le vol et le contrôle [des finances] par ce Janus [à double visage].
Si les gens savaient qu'il n'y a guère plus de cent et quelques années que les gouvernements [se déclarent contraints] d'emprunter de l'argent aux banquiers européens, alors qu'avant que cette mystification (je devrais dire escroquerie) ne devint pratique courante, il n'existait pas de Dettes Publiques  Comme disait Goethe: "Personne ne peut perdre plus d'illusions que ceux qui se croient libres."
À vrai dire, si l'on veut bien chercher, il y a moyen [de s'en sortir] (la phrase est incomplète).
Je sens que nous devrions utiliser pour cela la technologie actuellement disponible, mais peut-être cela -t-il été déjà suggéré. Avez-vous pensé à faire lire votre blog sur youtube ou à faire une chronique mensuelle de ce qui se passe et des sentiments que vous pourriez faire partager au sujet de tout ce qui se déroule autour de nous en nos temps troublés? Je crois personnellement que vous aideriez réellement les frères et les sœurs et vous leur donneriez plus de confiance en eux-mêmes. Chacun de nous pourrait y apporter ses remarques comme cela se fait pour ce blog. Vous savez, frère Michel, que nous attendons tous avec impatience de pouvoir lire vos propres commentaires et nous pourrions en communiquer les liens à nos amis et familles et vous touchiez une audience beaucoup plus large.
Rosie et moi avons déjà discuté de l'utilisation de youtube pour nous, par exemple, pour présenter en vidéo Rosie exécutant un tableau sur la rue et le public le commentant. Nous ne l'avons pas encore fait, parce que nous voulions vous demander votre avis auparavant, mais aujourd'hui que j'en ai l'occasion, j vous demande ce que vous en pensez.
Je vous dis mon Admiration et mon Amour; votre tâche est énorme. Nous voulons vous aider à porter ce lourd fardeau qu'est répandre à travers le monde l'idée qu'il doit changer.
Je me demande parfois pourquoi le Créateur n'a envoyé sa Révélation qu'à un seul homme, [alors que dans le cas contraire] davantage de gens croiraient et suivraient la Parole. Je ressens bien que s'il y avait eu d'autres personne avec vous [au moment du Surnaturel] ou des personnes passant par là quand Jésus partait par le toit , ils pourraient dire: "C'est vrai, Je l'ai vu aussi." Cela aurait fait la une des journaux.
Mais bon! Je suis sûr que Dieu sait mieux ce qu'il fallait faire.
Au revoir.
Peter en Australie


Réponse :
Dear Peter, beloved in the Father's Love,
You are unaware, I'm afraid, that I'm a lone man without the least team of helpers apart from my daughter Nina, who deals with the administrative nitty gritty. I go through as much work as possible. I cannot do further.
I don't know youtube, as it were. I've visited it twice or thrice at some brother's invitation to listen to a song or watch a video, but I don't even know how to use that website. I didn't even know that visitors were allowed to comment on the videos they had watched.
I don't have the least idea of what I could get out of youtube.
But why don't you Peter and Rosie use this medium yourselves, as you think that street paintings and talks with passers-by can really awaken people to pay attention to the Father's Appeal to men to change their lives and turn into penitents capable of changing the world generation by generation?
Apostolate is a matter of socioenvironement. You know well, but I don't know beans about the socioenvironment that you live in. My opinion can't be of any value.

(Traduction) :
Cher Peter, bien aimé en l'Amour du Père,
J'ai bien peur que vous ne sachiez pas que je suis un homme isolé sans la moindre équipe d'aides, sinon ma fille Nina qui s'occupe de toute la pénible paperasserie administrative. J'abats autant de travail que possible. Je ne peux pas faire plus.
Je ne connais pour ainsi dire pas youtube. Je suis allé deux ou trois fois sur ce site à l'invitation de certains frères pour écouter une chanson ou voir  un clip, mais je ne sais même pas comment utiliser ce site. Je ne savais même pas que des visiteurs pouvaient commenter les clips qu'ils avaient visionnés.
Je n'ai pas la moindre idée de ce que je pourrais tirer de youtube.
Mais pourquoi n'utilisez-vous pas youtube vous-mêmes, Peter et Rosie, puisque vous pensez que les dessins de rue et les discussions avec les passants peuvent vraiment réveiller l'attention des gens à la Parole du Père qui les appelle à changer leurs vies et à devenir des pénitents capables de changer le monde génération après génération ?
L'aspostolat est affaire de terrain. Vous connaissez bien le terrain humain sur lequel vous vivez, mais je ne connais vraiment rien à ce qui le concerne. Mon avis ne peut être d'aucune valeur.


25sep11  121C42
Il n'y a pas une semaine sans que je réfléchisse à un projet de film sur vous, sur le mouvement arésien et sur l'état de déspiritualisation du peuple français.
J'avais écris un commentaire que vous aviez publié à ce sujet 21aou10: 110C44.
Hier, en regardant un reportage sur le "Dialogue avec l'Ange"*, ma sœur Stéphanie s'est écriée "Et pourquoi on (le petit reste) n'a même pas de document comparable à proposer. Je ne comprend pas. Il y a assez de frères compétents, etc, etc,"
Je lui ai répondu que la compétence devait surtout se situer dans un "état" spirituel des concepteurs de ce reportage, et qu'il n'y a peut-être pas tant de compétence à ce niveau.
Elle m'a dit qu'il fallait constituer un petit noyau de frères sur ce projet.
Évidemment, j'y avais déjà pensé, et j'ai mon idée là-dessus.
Puis je me suis rappelé aussi que j'avais fait un peu de reportage dans ma jeunesse, et que malgré mon inexpérience, je pouvais quand même apporter quelques contributions.
J'hésite à vous écrire ici les idées qui me semblent nécessaires à l'élaboration de ce projet, mais je me demande si je ne pourrais pas profiter d'une de vos venues envisagées à Paris pour vous rencontrer et en parler de vive voix avec vous ?

L. LH d'Île de France
Note du bloggueur *:
Pour ceux, surtout les jeunes générations, qui ne connaissant pas ce livre, qui commance à dater, voilà quelques informations:
"Dialogue avec l'Ange" est la transcription d'une expérience spirituelle vécue pendant la Seconde Guerre mondiale par quatre amis hongrois. Pendant dix-sept mois, de juin 1943 à novembre 1944, alors que les nazis envahissent leur pays et déportent les juifs en masse à partir d'avril 1944, Hanna Dallos transmet au cours de 88 entretiens des paroles qu'elle dit ne pas émaner d'elle. Ces paroles sont retranscrites par Gitta Mallasz et Lili Strausz. Trois d'entre eux, juifs, périront en déportation. Seule survivante, Gitta Mallasz, réfugiée en France en 1960, traduira ces entretiens en français.
Le Frère Michel n'a pas d'opinion particulière concernant cet événement et ce livre.


Réponse :
Je ne connais pas et je n'ai jamais entendu parler du documentaire dont vous parlez.
Mais je ne vois pas où peut être la comparaison entre un documentaire sur "Dialogue avec l'Ange," dont tous les témoins sont morts, je crois, et qui n'est plus qu'un livre, et un autre documentaire que vous feriez sur Michel Potay, qui est un missionnaire vivant et qui n'est pas par lui-même, loin de là, une œuvre achevée, mais seulement une œuvre en chantier.
Si vous pensez à un film sur un livre, il faut faire un film sur un autre livre: "La Révélation d'Arès."
Or, "La Révélation d'Arès", vous la connaissez aussi bien que moi.
Si vous ne la connaissez pas assez pour faire un film, alors pourquoi faire un film ?
Je ne suis pas un artiste, ce qui demande un certain exhibitionnisme, pour lequel je ne suis absolument pas doué, que par nature je fuirais même, sauf en cas d'absolue nécessité, et je ne connais fichtrement rien au cinéma. Un film, œuvre artistique, est-il une absolue nécessité ? Impossible de répondre à ça a prori, car la valeur apostolique, prophétique, missionniaire, de l'œuvre en question n'est mesurable par quelqu'un qui n'y cronnaît rien qu'une fois le film fait et projeté à un public dont il pourra mesurer l'intérêt et l'émotion. Quel avis pourrais-je vous donner là-dessus a priori ? Aucun.
Lorsque je me suis fabriqué un document mi-diaporame et mi-film en 2010, un document nul et maladroit pour m'aider dans ma mission dans une ville du Sud, m'économiser de la salive et de la fatigue vocale (les cardiologues me supplient de me ménager), imaginez-vous que j'ai passé quatre mois pour fabriquer une vidéo minable de 32 minutes ! C'est assez vous dire la nullité que je suis. Mais bon ! Je croyais qu'il existait depuis longtemps dans nos missions des outils vidéotypés de ce genre et j'appris avec surprise qu'il n'en existait pas. Je ne suis donc pas aussi sûr que vous qu'il y ait dans nos rangs des frères aussi compétents que vous dites pour faire un film. Il a bien fallu que je m'y mettre donc, mais je n'y connais absolument rien.
Si vraiment il existe des frères compétents, faites le documentaire avec eux et je vous dirai ensuite ce que j'en pense.


25sep11  121C43  
Bon, bien sûr ! vous n'avez plus vingt ans, et le poids des années fait son œuvre comme sur chacun de nous, vous n'êtes pas un surhomme.
Mais, par la Grâce et la Force que vous insuffle le Créateur, on peut constaté visuellement que la pénitence a aussi un effet sur la chair, bien même avant le Jour de Dieu et Sa Victoire..
Ce que les religions ont oublié ou occulté et que le matérialiste borné ne peut encore admettre.
Il y a quand même des signes qui montrent que le matérialiste n'est plus aussi sûr de lui, certains scientifiques envisagent des possibiltés inconcevables il y a seulement quelques années.
Ils ne sont plus aussi sûrs que 1 + 1 = 2..
Au commencement, il se pourrait fort bien, même pour la science, que 1 + 1 = toujours 1 !
Olivier G


27sep11  121C44  
Si tu te fais une vie pour Dieu, un renom de bonté, de pénitence et de piété (Rév d’Arès 36/19).
« Alors, fais-toi une vie pour Dieu !" C’est ce que j’entends pour moi-même derrière le "branle-bas de mission !" que vous lancez, parce que ce branle-bas n’est pas un branle-bas de guerre ou de discipline enfermé dans la violence ou des procédures de stricte obéissance, mais un branle-bas de salut et de liberté, un branle-bas conscient de l’urgence qu’il y a de sauver les âmes et de faire renaître la vie spirituelle avant que ne pleuve le péché des péchés (Rév d’Arès 38/2).
Lorsque j’ai compris dernièrement l’horreur absolue que représentait la perte définitive de la vie spirituelle, quelque chose dans ma chair et dans le sens de ma vie a changé ; la mission est passée d’un terme de foi par devoir ou par cohérence à une nécessité essentielle de mon existence.
Merci, à ce sujet, de cette petite phrase : "Non, le temps du péché des péchés (Rév d’Arès 38/2) n'est pas venu," qui nous donne du champ et apaise nos peurs, mais l’urgence reste là.
Ce n’est pas l’urgence à court terme des accidents et des conflits, mais l’urgence perpétuelle de la recherche de la Vie que le Père a donnée une fois, l’Oasis (Rév d’Arès 24/3).
Une urgence lente, si l’on peut dire, une urgence de tous les instants qui nécessite qu’on ne se hâte pas, mais que l’on soit résolu, constant et économe du temps qui passe.
Ce type d’urgence nous impose d’organiser notre vie pour que la mission y tienne une place centrale.
Or, nous sommes tous des bénévoles et, pour une grande majorité d’entre nous, nous ne pouvons donner à la mission que notre temps de loisir. Dans ce contexte, si l’on manque de vigilance, il y aura toujours quelque chose d’urgent, d’indispensable, de "non-négociable", qui viendra manger le temps résiduel que nous pouvons lui consacrer.
C’est pour cela que je sens pour moi-même la nécessité d’organiser du plus loin possible la place de la mission dans ma vie, d’en faire un point d’ancrage, un axe d’existence qu’il faut protéger de façon très réfléchie de tous les aléas possibles.
Il me faut reconstruire ma mission en partant de là où je suis et en lui donnant la place d’équilibre qui lui revient dans la situation qui est la mienne, mais que je peux faire évoluer, même lentement mais résolument, pour protéger et développer ma participation à la moisson.
Vous citez Edgar Morin, dont l’œuvre qui traite particulièrement de la complexité est (parmi d’autres) à l’origine du constructivisme (avec Jean Piaget pour la dimension pédagogique). Ces épistémologie et sociologie disent en gros qu’aucune "réalité" ni connaissance de la "réalité" n’est donnée de manière "objective" et définitive, mais que l’homme construit les connaissances et donc les phénomènes sociaux en fonction des situations personnelles et sociales qui le conduisent vers ces connaissances. Les faits comme les sociétés ne sont pas "inévitables" ni intraitables, ils sont "construits" par l’esprit humain.
On peut lire cette interprétation de la "réalité" humaine comme une version du pouvoir co-créateur de l’homme et de sa capacité à choisir son destin individuel et collectif. Vous suivre relève à la fois de la croyance et du choix volontaire, particulièrement dans l’acte de pénitence et de moisson.
Se faire une vie pour Dieu en devenant bon et en cherchant d’autres hommes bons construit le monde, le change et nous change, rendant possible l’Éden futur.
Que celui-ci ait déjà existé ou non n’est pas le plus important.
Ce qui est important c’est que notre projet d’amour et de bonté nous rende capables d’amour et de bonté au point de construire un monde fondé sur l’amour et la bonté. Et ce qui est curieux, mais logique, c’est que cette action sur nous-mêmes et notre prochain nous rend aptes à sentir Dieu en nous, aptes à construire Dieu en nous.
Votre "branle-bas de mission" est fondamentalement constructif comme la pénitence, mais il ne pourra être efficace que par notre volonté et nos actions missionnaires aimantes, patientes, persévérantes, insistantes et, si possible, coordonnées, donc organisées dans des vies de pénitents qui leur auront fait une telle place que le nombre d’heures de mission finira par devenir socialement "visible" et La Révélation d’Arès socialement "audible".
Même bénévoles, nous pouvons devenir très présents sur la voie publique. Il faut pour cela être des pénitents-moissonneurs  "24 heures sur 24" (comme vous dites dans votre réponse au commentaire 121C18), et donc nous organiser dans nos existences propres et dans nos groupes missionnaires : il faut nous faire une vie pour Dieu (Rév d'Arès 36/19) !
Desiderius Faber


Réponse :
Très beau commentaire, mais une petite erreur qui montre que les idées culturelles peuvent encore traîner dans nos pensées:
Il n'y a pas "urgence... de sauver les âmes", parce que dans La Révélation d'Arès avoir une âme est synonyme d'être sauvé. C'est l'âme la force ascensionnelle du salut.
Il faut dire: "il y a urgence de pousser l'humain à se faire une âme (par la pénitence), c'est-à-dire à se sauver."
C'est précisément une des révélations fondamentales de La Révélation d'Arès, qui vient sur ce point comme sur d'autres points dénier la théologie religieuse en vigueur.
Je vois, par ailleurs, que vous connaissez Edgar Morin, un des grands penseurs de ma génération (il doit avoir quelques années, je ne sais pas combien, de plus que moi quand même) qui, s'il avait été un vrai philosophe avec toute la liberté, donc tous les risques intellectuels et/ou spirituels, que la philosophie demande au lieu de rester un universitaire, un homme de débat académique, rationalisant, aurait pu être un existentialiste.
C'est peut-être, mais ce n'est que mon opinion, ses origines juives et la traversée de la tragique Seconde Guerre Mondiale qui poussèrent Edgar Morin à chercher la sécurité, à préférer celle-ci à la plus grande aventure humaine qui soit: repenser et refaire le destin humain en profondeur. Il n'a jamais fait ce passage, ce saut hors du rationalisme qui a assuré sa situation sociale, et c'est dommage, parce que, quand je le lis, je sens avec regret qu'il reste en-deçà de ce qu'il espère peut-être intimement.
C'est ce genre d'homme, dont le monde est farci, que d'un côté j'estime pour ses pensées et travaux — à preuve, je l'ai lu pendant mes courtes vacances —, mais que d'un autre côté je déplore, parce que je le sens s'exprimer en cachant ses espérances profondes. Notre mission est là face à cette citadelle énorme, de millions et mllions d'hommes, dans la muraille desquels nous passons par quelques rares failles en attendant de trouver la porte. C'est ce genre d'homme plein de valeur, mais qui a peur, qui freine notre avance apostolique. La voix de ce genre d'homme, qui est millions, parvient rare et étouffée jusqu'à nos rivages. C'est ainsi que d'une lecture d'Edgar Morin pendant mes brèves vacances j'ai tiré la citation qui figure dans mon entrée 121. Quand le passage se fera-t-il carrément ?
Mais ce n'est ici que mon sentiment, qui ferait peut-être dire à Edgar Morin que je divague.


00Xxx00  121C45
Text
Signature


Réponse :
Xxxx xxx xxx.