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13 mai 2010 (0108)  
port-royal, contre-exemple et exemple


Une religiosité aux antipodes de  La Révélation d'Arès,
mais un courage insurrectionnel spirituel à méditer.

Port-Royal

Méditer sur des gens et des idées qu'on aurait plutôt le réflexe de fuir, voilà un bon exercice d'amour, de respect des autres et même d'intelligence.
En ce jour où la chrétienté d'église fête l'Ascension de Jésus, aspiré là-haut où l'homme sauvé ne boit plus l'air (Rév d'Arès vi/1), j'entre en communion avec les Catholiques, non communion de dogmatisme mais d'immanence — des frères et sœurs humains de part et d'autre de ce qui les distingue — en méditant sur un point de leur histoire : Port-Royal.
Oui, Pèlerin d'Arès en effort permanent d'être libre (Rév d'Arès 10/10), libre de tous préjugés et en quête de liberté absolue, puisqu'étant existentiel je refais mon destin (Rév d'Arès 30/11) et le destin du monde (28/7), je trouve matière à réflexion dans Port-Royal comme dans n'importe quelle autre expérience de la foi en quête de liberté à l'image et ressemblance du Créateur : irréductible.
Même disparu depuis trois siècles, Port-Royal n'en finit pas de proclamer de concert avec tous ceux qui en appellent à la conscience universelle, qu'aucune loi des rats (Rév d'Arès xix/24) ne soumettra jamais, la dignité et la liberté absolues de l'homme face aux pouvoirs du monde, religieux, politiques, intellectuels, anciens, présents ou futurs.

J'entends d'ici les habituels protestataires : "Quoi encore ? Vous méditez sur ce couvent catholique, de surcroît janséniste (prédestinationniste), où la foi s'était égarée aux antipodes de La Révélation d'Arès ?"
Ne me jugez pas étourdiment ! Je me désole des excès d'erreur commis par les religieuses de Port-Royal pour fuir les péchés et corruptions de leur siècle et de leur propre église,
ainsi je me prémunis contre les étranges radicalismes qui tentent ceux qui désespèrent de voir le monde changer en bien
et je trouve une occasion nouvelle de louanger le Père qui à Arès a rappelé aux hommes que les plans théologiques ne servent à rien, parce que seuls les actes bons — la pénitence — sauvent,
mais en même temps je médite le superbe courage de Port-Royal dans l'insurrection spirituelle.


Libres d'oublier Port-Royal sont tous ceux et celles que Port-Royal révulse ou n'intéresse pas, mais c'est pour moi, personnellement, aujourd'hui l'occasion d'une méditation personnelle sur deux point :
Port-Royal, le contre-exemple :
Ne nous y trompons pas, le contre-exemple absolu du Pèlerin d'Arès n'est pas la religieuse de Port-Royal ; c'est Adolf Hitler. Mais comme contre-exemple de foi, Port-Royal se posait là ! On y suivait les dogmes catholiques : Dieu-trinité (le dieu à trois têtes, Rév d'Arès 23/7), la rédemption par la mort de Dieu lui-même sur la croix, le magistère incontournable de l'église et du pape, etc., des croyances dont La Révélation d'Arès nous éloigne. Mais l'erreur des nonnes était plus grave encore. À Port-Royal on croyait à l'enseignement de deux ecclésiastiques, Cornélius Jansénius (le cerveau) et l'abbé de st-Cyran (la flamme prêcheuse du précédent), selon lesquels le salut dépendait non seulement du bon vouloir de Dieu, mais aussi d'une une certaine prédestination. C'est tout le contraire de ce qu'enseigne la Parole d'Arès qui rappelle que le salut de l'individu et du monde dépend uniquement du bon vouloir humain et que n'importe quel homme est promis au salut pour la simple peine d'une pénitence qui est une joie pour l'homme pieux (Rév d'Arès 28/25).
Port-Royal, l'exemple :
Port Royal fit preuve d'une résistance pacifique mais résolue aux pouvoirs religieux et politique. Sa force spirituelle insurrectionnelle, tant celle des religieuses que celle de leurs amis, pourtant dépourvus de toute puissance temporelle comme nous, Pèlerins d'Arès, le sommes, est un exemple "d'insurgeance" (Le Pèlerin d'Arès 1989, p.236) et d'extrême courage à méditer.

Port-Royal a fini effacé de la société par les princes, mais pas effacée des mémoires, ne serait-ce que pour avoir donné asile à des caractères d'une trempe exceptionnelle autant qu'à des grands esprits libres comme Blaise Pascal, auteur de "Pensées" qui allaient jusqu'à aujourd'hui nourrir les cœurs croyants libres.
Là où Port-Royal échoua, parce que cette communauté de foi partait d'un rigorisme sec, pas du tout orienté sur le changement du monde (Rév d'Arès 28/7), nous réussirons. La Révélation d'Arès nous fait partir d'une tout autre base spirituelle et sociale, d'assemblées souveraines d'elles-mêmes (Rév d'Arès 8/1), parce que faites de pénitents qui n'attendent pas leur salut et le salut du monde de la Miséricorde et d'une Loi de prédestination, mais d'eux-mêmes en activant dans leurs vies l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur et en se rendant libres de tous préjugés, se rendant ainsi capables de poser sur l'homme et les choses un regard neuf et créateur.

copyright 2006
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Commentaires:

15mai10 108C1
Inattendu!

Mais quand on connaît votre esprit d'ouverture on n'est pas tellement étonné de vous voir citer une expérience religieuse aussi rigoriste que celle de Port-Royal.
Il y a du bon à prendre partout.
Mais pourquoi vous qui étiez orthodoxe faites-vous référence à une expérience catholique ?
N'y a-t-il pas dans l'Eglise Orthodoxe, en Grèce, en Russie, en Roumanie ou ailleurs, des exemples équivalents de galimatias théologique mêlé de courage d'être libre de sa conscience ?
La Buse au-dessus des Bois


Réponse :
Oui, il y a eu des exemples approchants dans l'église orthodoxe, mais c'est en France et à un public essentiellement occidental que s'adresse ce blog.
L'exemple et le contre-exemple de Port-Royal est mieux compris en Occident.


15mai10  108C2  
On dit que Port-Royal, c'est la rébellion de l'intelligence. Il s'agit bien sûr de l'intelligence intellectuelle plutôt que de ce que vous appelez l'intelligence du cœur, qui est votre interprétation du faible lumignon (Rév d'Arès 32/5). Une interprétation admissible.
En tout cas, presque tous les historiens s'accordent pour attribuer au mouvement intellectuel qu'a abrité l'abbaye de Port-Royal au XVIIe siècle un mérite aussi grand que celui des Voltaire, Rousseau, etc., dans les idées qui ont conduit à la Révolution Française. Bien sûr, il faut oublier la théologie janséniste et ne voir que le courage intellectuel, comme vous dites.
Je devine donc, derrière les quelques paragraphes d'une entrée de blog, inévitablement courte, beaucoup de vos arrière-pensées et je les approuve.
Vous avez plusieurs raisons non-dites, en plus de celles dites, d'écrire que Port-Royal n'a pas fini de "rappeller à la conscience universelle, qu'aucune loi des rats (Rév d'Arès xix/24) ne soumettra jamais, la dignité et la liberté absolues de l'homme face aux pouvoirs du monde, religieux, politiques, intellectuels, anciens, présents ou futurs."
J'aime beaucoup cette entrée 108.
Votre horizon spirituel est très large.
Charles


15mai10  108C3
J'ai visité votre site et je tiens à vous féliciter pour la mise en ligne de La Révélation d'Arès, c'est clair et bien fait.
Bravo !
J'en ai profité pour relire un peu La Révélation d'Arès et j'ai noté un ou deux passages qui me chagrinent un peu, au niveau de votre interprétation...
Ce n'est pas une attaque ni une critique contre vous, mais quelques observations..
Je me permets de vous faire part d'une :
Par exemple :
Dans la veillée 25 page 59, Jésus vous dit : ...ton amour sera sagesse de Prince, non le Vent fou levé de Nazareth, la Trombe Qui traverse la terre éperdument..." [Rév d'Arès 25/7] Vous traduisez par l'idée que c'est le manque de cet amour fou qui manque aux princes et aux chefs et qui permettrait de ce passer d'eux..
J'interprète ce passage à l'opposé de vous !
C'est ce Vent fou (passion pour la croix au lieu de compréhension du Message, christianisme superstitieux, religiosité au lieu de spiritualité, etc...) qui est a déploré et qui engendre et a engendré des tas de maux.
Une Trombe éperdue ne peut pas être utile à quoi que ce soit...si ce n'est à souffler pour rien... comme un Vent fou.
Qu'en pensez vous ?
N'ai-je pas raison ?
Votre interprétation sur ce passage m'a toujours quelque peu interpellé....
Mais si j'ai raison sur ce point, je comprends qu'il n'est pas aisé pour vous de reprendre une interprétation sur le Message sans vous mettre un peu en difficulté...certains en profiteraient sûrement pour dénigrer tout ce que vous avez fait.
Pour moi, au contraire, cela prouve que vous êtes un homme (que Le Créateur a choisi pour délivrer Son Message) et que, comme tous les hommes, vous n'êtes pas parfait, (tout le monde pouvant faire des erreurs.., même vous...faire une erreur n'est pas grave en soit, c'est ne pas la reconnaitre qui est dommageable..)
Sans parler de votre état de bouleversement que vous aviez lors de Ces Messages...de votre première interprétation et de la difficulté à se "déculturer", comme vous dites.
En soit, pris seul, ce passage n'est pas très important, car on comprends de toute façon l'idée directrice de la Veillée, mais je pense qu'il est peut-être salutaire d'éclaircir ce point un peu obscur..
Olivier G


Réponse :
Votre commentaire n'a rien à voir avec une entrée de ce blog, mais je ne peux qu'y répondre, tellement je suis touché par votre condescendance à mon égard: "Je comprends qu'il n'est pas aisé pour vous de reprendre une interprétation sur le Message sans vous mettre un peu en difficulté...certains en profiteraient sûrement pour dénigrer tout ce que vous avez fait."
Non seulement vous n'en profitez pas pour me dénigrer, mais vous poussez votre indulgence à des sommets en me demandant, à propos de votre interprétation : "Qu'en pensez-vous ?"
Je réponds que je vous laisse votre interprétation, car vous êtes un homme libre et sûrement un homme de bien, mais que je garde la mienne, qui remonte à la première édition de La Révélation d'Arès avec annotations: 1984, ce qui démontre qu'il m'avait laborieusement fallu dix ans — de 1974 de1984 — pour la formuler.
Pour vous l'interprétation n'a demandé que quelque jour ! Et ça ne vous a pas paru léger.
Je ne suis pas comme vous doué de fulgurante lumière. J'ai toujours besoin de réfléchir, besoin aussi d'un délai pour la prière (Rév d'Arès 39/2) avant de dire quelque chose d'important.
Sans doute une tare chez moi, l'indice d'un esprit lourd ou... fou.
Vous savez ce qu'on disait de Nazareth dans l'antiquité: "De Nazareth que peut-il sortir de bon et sensé ?" On considérait que seule une folie pouvait sortir de ce bourg insignifiant, et cette folie, ce fut Jésus. Le Jésus du Sermon sur la Montagne (Matthieu 5-7) et L'Évangile Donné à Arès.
Je suis mois aussi porteur de ce Vent fou face à la raison froide des princes, des ouvoirs religieux, politiques, intellectuels, scientifiques, etc.
Vous me donnez l'occasion d'affirmer, de confirmer même, que mon interprétation est très probablement la bonne.


15mai10  108C4  
Vous parlez de l'abbé de Saint-Cyran (en fait abbé de l'Abbaye de St-Cyran dans la région de Poitiers), dont le vrai nom était Jean Duvergier de Hauranne. C'était le grand oncle d'un de mes aïeux et mon grand-père maternel lui a consacré un mémoire, que personne n'a lu, je m'enpresse de le dire avec modestie.
Vous parlez de courage à propos des religieuses de Port-Royal, mais ce fut d'abord le courage de cet abbé, qui fit enfermé à la Bastille de 1638 à 1642 et qui n'en sortit que pour mourir.
C'était un parfait réactionnaire. Les religieuses de Port-Royal l'étaient tout autant. Sous cet angle, ils auraient été des adversaires farouches de La Révélation d'Arès avec ce qu'on a appelé leur "calvinisme rebouilli."
Mais, c'est vrai, un homme courageux et "insurrectionnel", puisqu'il fit dire à Richelieu qui aurait voulu se l'attacher, à qui il refusa ses service: "Ces gouvernements ne veulent près d'eux que des esclaves." Sous cet angle-là, ils étaient des consciences tout à fait libres, ce qui sous Louis XIII et sous Louis XIV était très mal vu. Richelieu fit répondre à st-Cyran qu'il était "plus dangereux que six armées."
Je pense qu'en classant les Pèlerins d'Arès parmi les "sectes" en 1996 le gouvernement Jupé les considéra aussi comme "plus dangereux que six armées".
C'est tout à votre honneur. Je vous souhaite d'avoir le même courage qu'eurent les religieuses, le chapelain et les protégés de Port-Royal.
L'époque était différente. Les gens de Port-Royal ne pouvaient qu'échouer et puis leur doctrine ne pouvait pas changer le monde. Dieu avec Sagesse a attendu 1974 pour revenir parler aux hommes à une époque où vous pouvez réussir, mais pas sans peine.
M. M.


16mai10  108C5
Bel exemple de liberte spirituelle, condition pour une belle créativité.
Se libérer pour se re-créer et re-créer un monde d'amour, de pardon, de paix et d'intelligence spirituelle
Replonger en soi pour replonger dans la foule en motivant les âmes altérées d'amour et évoluer vers cette humanité en devenir.
Que la pureté de notre foi dans la voie du changement du monde nous fasse entrevoir ce monde fait de relations humaines, d'organisation des âmes en travail pour retrouver le bonheur.
Éden


16mai10  108C6
J'ignorais l'histoire de Port-Royal. Il n'existe pas d'homme mauvais il n'y a que des victimes de la grave grippe liée au péché.
Cet article est éblouissant comme tous vos précédents articles.
Dans ce témoignage vous rappelez le courage de ces sœurs croyantes qui ont défendu leur univers religieux pacifiquement.
Toutefois, leur courage était idéologiquement embastillé par le système religieux, parce que l'homme qui fait le choix de se changer, se change pour se dévouer à la cause de l'amour libérateur et cela en ayant dans son cœur l'humanité entière.
Nous, Pélerins d'Arès, nous risquons aussi de nous figer dans une croyance avec en plus l'orgueil de nous croire sauvés parce que nous pratiquons ce que beaucoup de nos contemporains oublient de réaliser, la mission prophétique.
La prétention de l'exclusivité peut être source d'illusion.
Certes, la mission prophétique est audacieuse mais elle doit s'articuler avec la pénitence, c'est-à-dire se fondre dans notre vie ; elle doit être visible comme la montagne après la dispersion du brouillard.
Ce qui nous manque probablement c'est l'expression du bonheur à vivre ce fabuleux message de La Révélation d'Arès et cela à travers des actes qui pourront amèner le monde à se rappeler qu'il est bon de vivre à travers le partage sans le compte et sans l'intérêt.
Hakima


16mai10  108C7  
Si des visiteurs de votre blog ne regardent que les images, je ne sais pas ce qu'ils penseront du Pèlerin d'Arès Frère Michel en passant sur l'image publiée ici, l'abbesse de Port-Royal et sa sœur, qui portent sur la poitrine une grande croix rouge.
La croix est un emblème de foi qe les Pèlerins d'Arès ont abandonné, puisque, comme vous l'avez écrit il y a déjà longtemps, ce n'est que "un instrument de torture et non l'instrument de la rédemption."
C'était aussi l'emblème des croisés qui portaient la même croix cousue sur une tunique par-dessus leurs cuirasses.
Bref, c'est la croix de l'église catholique.
Il faut lire l'article 108 pour comprendre que vous n'êtes pas partisan de la religion de ces deux femmes, mais seulement l'admirateur de leur courage face au pouvoir du roi et de l'église (le roi a été, je crois, plus acharné contre elles que l'église) qui voulaient les réduire au "religieusement correct" et à "l'intellectuellement correct".
Je ne me rappelle plus très bien de l'histoire, mais je crois que la communauté de Port-Royal a fini réduite à sa maison de campagne [Port-Royal des Champs], dépouillée de sa maison de Paris, et réduite à deux ou trois bonnes sœurs.
L'abbé de st-Cyran a été jeté dans un cachot de la Bastille comme le dit M.M. [108C4]
Personne ne doute que, si la République Française ne s'était pas empêchée elle-même par sa Constitution de les réduire à rien, elle aurait jeté en prison, vous Frère Michel et quelques autres meneurs des Pèlerins d'Arès, au moment du fameux rapport parlementaires contre les sectes en 1995. Au lieu de ça, elle vous a jetés dans le soupçon de danger moral à défaut d'avoir pu vous jeter dans le soupçon de malhonnêteté financière.
C'est peut-être pire, parce que ça vous enlève le martyre.
Mais je crois que vous avez raison. Port-Royal n'a pu que laisser le souvenir admiratif d'une "religiosité" extrême et d'un grand courage intellectuel, mais les Pèlerins d'Arès de cette génération peuvent laisser le souvenir d'une espérance très différente qui donnera à l'homme et au monde un manteau neuf [Rév d'Arès 1/21].
Lady Gaga


16mai10  108C8
En sautant du "papou enchanté" par la musique de boîtes de nuit [entrée 107] à "port-royal, contre-exemple et exempel" (vous prenez soin de mettre contre-exemple en premier) vous faites preuve, une fois de plus, d'un éclectisme très grand, voire déroutant.
Ce blog navigue sur toutes les mers et s'amarre à tous les ports!
Après tout, Dieu n'est-il pas partout?
L'ennui, cest que le hommes n'arrivent pas à être partout et s'enferment chacun dans sa bulle. Vous risquez d'e^tre mal compris. Votre blog est fait d'un envol de bulles toutes différentes, même si elles se ramènent toutes à la même chose: La Révélation d'Arès.
Un tour de force.

Il n'y a qu'un authentique prophète pour s'y livrer.
Quel que soit le sujet, vous gardez une intransigeance pour La Révélation d'Arès comme seule ligne de conduite, ce n'est pas rien. Vous arrivez à montrer que dans la "religiosité" ridicule de Port-Royal (ridicules elles l'étaient, croyez-moi), les nonnes de Port-Royal avaient réellement tenté quelque chose d'héroïque : Rendre la conscience libre...  enfin, une fois de plus.
Les protestants avaient fait la même chose cent ans avant.
Mais les religieuses de Port-Royal n'était pas protestantes, mais ultra-catholiques en interprétant saint-Augusrtin de façon excessive.
C'étaient des cérébrales. Les Pèlerins d'Arès non seulement ne sont pas cérébraux. Ils partent de principes complètement pratiques: l'amour, le pardon, etc. (votre liste des os du squelette pénitence).
On est dans deux univers complètement différents.

Vous le dites d'ailleurs, vous ne retenez que le courage, ce qui montre que pour vous ce n'est pas rien et que vous le dites parce que vos frères en manquent... Supposition.
Une question m'intrigue quand même: Pourquoi vous inquiétez de gens qui ont vécu il y a trois cents ans ?
Qu'est-ce qu'ils peuvent nous apporter et qu'est-ce que vous pouvez leur apporter ?
Vous écrivez un peu comme si vous étiez leur prophète autant que vous êtes le prophète d'aujourd'hui, mais ils sont morts. Leur sort est scellé. Des gens courageux il y en a partout, y compris à notre époque.
André N.


Réponse :
Je peux répondre à votre question : "Pourquoi vous inquiétez de gens qui ont vécu il y a trois cents ans ? Qu'est-ce qu'ils peuvent nous apporter et qu'est-ce que vous pouvez leur apporter ? Vous écrivez un peu comme si vous étiez leur prophète autant que vous êtes le prophète d'aujourd'hui."
Je ne crois pas qu'un messager de Dieu, quel qu'il soit, à n'importe quelle époque, ait été envoyé dans le monde dans un but autre que de rappeler la Vérité éternelle et l'éternelle voie de salut.
Je dis bien éternelle Vérité et éternelle voie de salut.
Ce mot éternel montre que le Message du Père est de toujours pour les gens de toujours et donc, selon moi, les gens du passé comme les gens présents et futurs;
Dans ces conditions, pourquoi pour les morts le "sort serait-il scellé" ?
Il n'est pas "scellé". Si la voie de salut est enseignée aux conscience aujourd'hui et aux consciences à venir, elle l'est également aux conciences des disparus.
La voie de salut ne saurait être fermée pour les disparus. Il y a dans l'au-delà une évidente possibilité d'évolution.
En écrivant mon entrée 108 j'ai pensé aux religieuses de Port-Royal et à leurs amis comme si j'avais quelque chose à leur apprendre, qu'ils pourraient accomplir tout comme mes frères vivants peuvent l'accomplir.
Quand je prie, surtout quand je prie la nuit, je commence en étendant mes bras vers l'espace pour y inviter ceux qui s'y trouvent maintenant: mes frères et sœurs pour lesquels je fais mortification (Rév d'Arès 33/34), bien sûr, mais aussi pour tous les défunts qui peuplent l'espace, et je leur dis: "Vous, tous mes frères et sœurs invisibles mais vivants, rejoignez-moi, je vais vous apprendre à prier comme il faut prier, c'est-à-dire à prononcer la parole pour l'accomplir (Rév d'Arès 31/6)."
Je crois qu'ainsi j'aide à s'élever ceux et celles qui sont dans l'espace, qui ne dorment pas du "repos éternel" qui n'existe que gravé sur les tombes de nos cimetières, mais qui vivent et qui donc suivent une certaine évolution, car il n'existe pas de vie, charnelle ou non, sans apprentissage et évolution,.
Oui, puisqu'il y a une vie au-delà de la mort, il y a une évolution pour cette vie-là, dont je suis aussi le prophète comme avant moi d'autres le furent,

parce que la Parole de Dieu est éternelle.


16mai10  108C9  
Cet article réveille ma foi. Je vois que vous ne faites pas table rase de toute la religion avant vous.
Vous ne pouvez pas agir sans l'inspiration de Dieu et Dieu vous demande d'aimer tous ceux qui ont vécu sur la terre.
Pour moi c'est un grand réconfort.
La simplicité qui est la nature de La Révélation d'Arès n'aurait pas été comprise des bonnes sœurs de Port-Royal, mais elles n'ont quand même pas perdu leur temps, puisque 350 ans après Dieu encoie un homme et lui permet de parler aussi d'elles qui se sont trompé, mais qui l'ont fait avec panache et bravoure comme les chevaliers.
Rien n'a donc jamais été inutile. Comme le dit Hakima [108C6] : "Il n'existe pas d'homme mauvais il n'y a que des victimes de la grave grippe du péché."
Merci.
Jacqueline


17mai10  108C10  
Je suis d'accord,vec les commentaires qui trouvent positif le regard que vous posez sur un phénomène catholique, plutôt ultra-catholique même, en y trouvant à méditer positivement...
Sur le courage de la collectivité religieuse de Port-Royal.face à ses persécuteurs, le roi, l'église et l'intelligentsia de l'époque..
Cela nous sort des vues étroitement limitées aux perspectives de La Révélation d'Arès et des Pèlerins d'Arès.
Bravo et merci.
Renaud


Réponse :
Cette entrée 108 vous "sort des vues étroitement limitées aux perspectives de La Révélation d'Arès et des Pèlerins d'Arès." ?
C'est parce que vous avez mal lu mon blog.
J'ai déjà proposé à la méditation de mes frères et des autres lecteurs des sujets religieux historiques qui n'étaient du tout "limités aux perspectives de La Révélation d'Arès et des Pèlerins d'Arès" : Calvin, les Cathares, Giordano Bruno, etc. et des sujets actuels, religieux ou non: Lévy Strauss, Mark Boyle et le Dalaï Lama, Doris Lessing, l'Abbé Pierre, etc.
J'ai toujours eu conscience que nous étions envoyés au monde et que nous ne ferions rien sans l'humilité de regarder tout ce que le monde nous a donné de positif pour l'intégrer à la mission qui nous est spécifique.
Nous sommes les héritiers d'espérances, de souffrances, d'exemples, dans des domaines variés: religieux, humanistes, philosophiques, etc., et conscients que personne n'invente rien à partir de rien et que tout homme ne peut qu'agir en adaptant les outils intellectuels, spirituels, moraux, etc., hérités, en commençant par la langue dans laquelle j'écris la présente réponse et qui est la langue qu'utilisaient déjà tous les hommes qui m'ont précédés, langue que le Créateur lui-même a utilisée pour La Révélation d'Arès.
Ainsi je partage beaucoup avec Abraham, Moïse, Isaïe, etc. sans être juif, beaucoup avec Muhammad sans être musulman, beaucoup avec Jean-Paul Sartre sans être athée, bref, beaucoup avec beaucoup d'humains sans être ce qu'ils étaient ou ce qu'ils sont. Tous m'ont donné leurs reflets de la roche (Rév d'Arès 27/6) qu'il me faut maintenant défendre.
Je n'arriverai pas mettre mes frères sur la Voie du changement du monde, si je n'ai pas conscience que j'hérite de ce monde autant que j'ai hérité de Dieu à Arès.


18mai10  108C11
Voici, je pense, une « histoire janséniste » édifiante :
Nicolas Pavillon fut durant 40 ans (1637-1677) évêque dans la petite cité d’Alet [Aude], où je suis née.
Il était janséniste, austère et sévère, mais très proche des gens, s’occupant beaucoup des pauvres, etc.
Ordonné par Richelieu à Paris où il avait de grands amis et relations (son père était conseiller du roi), formé par Vincent-de Paul, il accepta cet évêché, étendu et très pauvre, perdu dans les montagnes du sud et ruiné par les guerres de religion.
Il s’installa dans les ruines de la maison épiscopale et se mit au travail, refusant les dépenses qu’aurait demandé la réparation de l’immense église en construction, dévastée des années plus tôt, comme tout le village, par les Huguenots. Il aménagea  sa cathédrale dans une partie modeste non touchée de cet édifice et dépensa sa fortune personnelle, importante, pour le diocèse. Il créa un séminaire pour former des clercs, dans sa propre maison, et choisit de "pieuses femmes du pays" qu’il formait "d’après ses doctrines" pour l’instruction des enfants.
Grand ami d’Arnaud* et de l’abbé de Saint-Cyran, il conçut un livre, "Le Rituel d’Alet", à l’usage de son diocèse, avec instructions en français, que le pape censura aussitôt, mais il passa outre jusqu’à sa mort.
Je ne sais s’il reste des traces de cette œuvre, mais un théologien calviniste, Leydeker, assura dans son "Histoire du Jansénisme" que ce livre "tend à la destruction de l’Église Catholique et de ses sacrements" !
Il se distingua, en outre, en refusant de payer au roi la Régale (droit pour le souverain de percevoir les revenus des évêchés dans certains cas). Louis XIV fut très mécontent de lui, mais comme il l’estimait "à cause de la réputation de ses vertus",il le laissa mourir en paix.
Petite, lors de la visite dominicale du cimetière, je contournais avec respect la dalle de pierre modeste, au ras du sol — "Fais attention, c’est la tombe de Mr. Pavillon !" — qui avait demandé d’être enterré avec les villageois.
Le 28ème évêque d’Alet (sur 35 ) est le seul dont ma famille parlait. Je ne pense pas que ce fût par souvenir du jansénisme, quoique j’entendais parfois ce mot et le nom, admiré de Pascal, mais de la bonté et de la force de caractère de cet homme.
Et puis, n’avait-il pas résisté au pouvoir du roi ? Et à celui du pape ? Méfiance quasi endémique dans cette région, marquée à jamais par l’épopée de la croisade et des massacres des cathares, par "ceux du nord."
Encore un héritage historique avec lequel il faut compter, et qu'il faut intégrer de toute façon.
Ce commentaire, malgré mes efforts pour aller à l’essentiel, est bien long ! Je ne sais pas non plus s’il apporte de l’eau au moulin de cette passionnante entrée.
B. L.

Note du blogger : *Arnaud: Il s'agit ici, je pense, d'Antoine Arnaud, dit le "Grand Arnaud", fils d'un célèbre avocat au Parlement de Paris (Antoine Arnaud, de même prénom) qui avait eu vingt enfants, dont plusieurs seraient également remarqués comme Robert Arnaud (d'Anfilly), traducteurs des "Confessions" de st-Augustin, également hôte de Port-Royal.
Le "Grand Arnaud" dont il s'agit probablement ici, docteur en Sorbonn et prêtre, fut disciple de l'abbé de st-Cyran, dont parle un des commentateurs (M.M. 108C4), et l'un des principaux adversaires théologiques et philosophique des Jésuites, les ennemis jurés des idées vénérées à Port-Royal. "Le "Grand Arnaud" fut d'ailleurs directeur de conscience des religieuses de ce couvent où il s'enferma douze ans. Un des actifs diffuseurs des idées de Cornélius Jansénius, il est l'auteurs de plusieurs ouvrages d'esprit janséniste ou d'érudition générale. C'était un homme qui avait aussi peu de souci de plaire que grand souci d'exprimer librement ses pensées. Rien d'étonnant à ce que le réfractaire évêque d'Alet (Aude), Nicolas Pavillon, dont nous parle ici la commentatrice, ait été lié au "Grand Arnaud".


Réponse :
Mais oui, votre commentaire "apporte de l’eau au moulin de cette entrée."
D'ailleurs, Nicolas Pavillon, évêque d'Alet (Aude) au 17ème siècle n'est pas inconnu des personnes intéressées par le mouvement janséniste de Port-Royal. Voilà ce qu'en dit L'Encyclopedia Universalis :

"Vincent de Paul fait nommer en 1637 Nicolas Pavillon à l'évêché d'Alet. Lorsque celui-ci quitte Paris pour cette région assez ingrate du Languedoc pyrénéen, c'est pour n'en plus revenir. Homme d'action, il s'emploie à la réorganisation religieuse de son diocèse — développant l'instruction, fondant un séminaire — et à la défense de ses diocésains, pour la plupart paysans pauvres, contre les exactions des partisans.
"D'une grande intransigeance morale, Pavillon va jusqu'à renouveler la pratique de la pénitence publique. Son horreur de la morale relâchée est à l'origine de son rapprochement avec Port-Royal. Son prestige et son rayonnement sont considérables : En 1655, il suscite la conversion du prince de Conti. Non moins attaché à ses droits qu'à ses devoirs d'évêque, il ne reconnaît d'autorité suprême dans l'Église que celle des conciles, c'est-à-dire des évêques assemblés, et refuse de s'incliner devant les décisions du roi ou du pape qui empiètent sur ses pouvoirs. Aussi, bien qu'il n'ait pas d'idées précises sur la doctrine de la grâce, refuse-t-il de faire signer purement et simplement le formulaire imposé en 1661 par l'assemblée du clergé et par la cour."

Comme vous voyez, l'homme qui fut le directeur spirituel de votre modeste lieu de naissance et de sa région, fut connu pour sa liberté de foi et d'expression. Il n'échappa à la persécution que parce qu'il était isolé dans un coin de France très pauvre qui n'intéressait personne politiquement, religieusement et... financièrement.
Nous avons toujours de quoi méditer sur les hommes libres, quelles que furent les idées qu'ils dédendirent ou défendent.


18mai10  108C12  
Tout le monde sait que la recherche de la vérité — même quand elle aboutit à des erreurs comme le jansénisme qui fermentait à Port-Royal — et la politique ou la religion n'ont jamais fait bon ménage.
Tout le monde sait que les chercheurs de vérité, dans l'antiquité, sous Louis XIV ou sous Staline, ont toujours été persécutés (Jésus) ou réduits au silence (les bagnards du Goulag) comme les Pèlerins d'Arès sont aujourd'hui réduits au silence par les media et d'autres institutions, qui pouvaient il fut un temps — de 1974 à 1994 — avoir l'excuse de l'ignorance, mais qui ensuite et jusqu'à maintenant montrent leur volonté d'étouffer par tous les moyens La Révélation d'Arès et le mouvemnt des Pèlerins d'Arès, qui ne peuvent plus être ignorés.
Ce que j'espère pour les Pèlerins d'Arès, dont je suis sympathisant et dont je deviendrai peut-être un frère actif, quand la peur de nuire à ma carrière sera passée, c'est qu'ils seront autre chose pour le monde qu'un souvenir à méditer comme Port-Royal, dont je suis heureux que vous parliez ici, frère Michel.
Je suis heureux que vous en parliez. Comme personne qui a lu La Révélation d'Arès ou simplement ce blog ne peut vous soupçonner de partager les idées de Port-Royal, tout le monde peut voir comme ça que vous ne craignez pas d'évoquer les hautes vertus humaines qui, finalement, comptent beaucoup plus que les idées, en particulier la vertu de conscience libre et brave. Quand je croise dans la rue, sur les boulevards et les avenues, des missionnaires de La Révélation d'Arès, je suis fier en mon for intérieur ; je me dis : "Voilà des braves, qui n'ont pas peur de rappeler le besoin de liberté absolue." Leur présence sur la voie publique m'a, de plus, fait comprendre que la liberté absolue est d'abord spirituelle.
L'existentialisme, qui caractérise la foi des Pèlerins d'Arès, est la philosophie de la liberté absolue. C'est d'ailleurs, je crois sa définition académique officielle.
Dieu a eu le nez fin en choisissant comme témoin un homme qui se demande pourquoi il a été choisi, alors qu'il a eu, à mon avis, le très grand mérite de comprendre très vite que L'Évangile Donné à Arès était une Parole d'esprit existentialiste, ce qui n'est pas évident aux premières lectures, il s'en faut. Je me souviens avoir lu dans un de vos écrits que vous aviez adressé à Martin Heidegger, encore vivant, un exemplaire de l'édition 1974 de L'Évangile Donné à Arès.
Les gens de Port-Royal, religieux ou laïcs (comme Pascal) exprimèrent leur existentialisme, à savoir le choix libre du type de religion (pour eux le catholicisme janséniste) dont ils avaient décidé de faire leur existence, même si ce n'est pas celle des Pèlerins d'Arès.
J'aurais aimé que vous présentiez Port-Royal dans cette veillée 108 sous le jour de la liberté existentielle, mais vous n'avez probablement pas voulu compliquer un sujet qui, déjà comme il est, n'est pas familier ou est difficile pour la plupart de vos lecteurs.
Vous êtes un sage, frère Michel. Il n'existe pas un seul Pèlerin d'Arès digne de ce nom qui ne soit fier d'être votre disciple comme je suis fier d'être l'ami (hélas silencieux, j'avoue ma lâcheté) des hérauts de La Révélation d'Arès que je croise dans la rue. Ils paraissent ignorés du public, mais leur mérite est considérable vu sous l'angle de l'humanité universelle qui se distingue de tout le monde animal, végétal et minéral, par la liberté de choisir son destin.
Cristobal


19mai10  108C13
Je ne connaissais pas Port-Royal.
Votre blog est pour moi source d'instruction.
J'ai donc été sur Wikipédia et j'ai lu, En effet ces femmes et ces hommes étaient courageux face aux pouvoirs qui finirent par tout raser. Cela fait peine.
Ceci dit, cela me rappelle les calomnies et autres méchancetés à l'égard de sœurs et frères croyants comme les Témoins de Jéhovah, avec qui le dialogue reste dificile (ma belle mère et certaines de mes sœurs sont Témoins de Jéhovah), mais dont je me retrouve souvent à défendre le courage et la foi face aux préjugés courants.

Et ceci [mon respect des autres, mon amour fraternel] grâce à La Révélation d'Arès et à l'enseignement du prophète sans lesquels je serai sans doute resté dans une opposition critique et douloureuse.
Aimer son prochain est une voie sûre vers le bonheur.
Philippe (du Dauphiné)


19mai10  108C14  
Tous les politiciens se sont toujours appuyés sur la peur. Le roi Louis XIV et l'église de France étaient des politiciens. Ils se sont donc décarcassé pour que le France ait peur de Port-Royal.
Comme ça, ils ont pu éliminer et détruire cette communauté de foi et de pensée et emprisonner l'abbé de st-Cyran sans qu'il y ait de remous ni même de protestations populaires... On avait dit au peuple qu'il fallait avoir peur de Port-Royal. Le peuple ne pouvait qu'applaudir à la disparition du danger !

C'est toujours aussi simple que ça. C'est le même truc qui est utilisé par les sectes antisectes.
C'est pourquoi le peuple reste aussi ignare de tout ce qu'on ne lit pas dans les journaux. C'est pourquoi on ne lit rien dans les journaux concernant La Révélation d'Arès ni du Frère Michel.
La politique moderne comme celle d'autrefois renouvelle sans arrêt les peurs, parce qu'une peur qui dure ne fait plus peur à la fin. Il existe des agences ministérielles et "républicaines" pour inventer des peurs nouvelles et les faire durer juste ce qu'il faut avant qu'elles ne fassent plus peur. La burqa fait peur, mais ça ne durera pas... Là le danger est quand même très très mince. Ils ont sûrement autre chose dans leurs dossiers à sortir dans un an ou deux. Peut-être les Pèlerins d'Arès ? Ah, ah !
Un petit détour par Port-Royal vous fait prendre un chemin insoupçonné pour rappeler tout ça à nos frères.
Vous ne laissez personne s'enformir. C'est bien.
Anabelle


19mai10  108C15
Je rebondis sur le commentaire d'Anabelle [108C14] qui parle de la burqa comme d'un de ces interdits faits à la conscience dont la France a la spécialité. Port-Royal na été qu'un exemple parmi d'innombrables dans l'Histoire de France.
J'étais à Montreuil mardi soir [?]. Il y a eu échange de gnons, intervention des flics, etc. Je trouve ça lamentable, mais les porteuses de burqa n'étaient pour rien là-dedans. C'étaient les anti-burqa les agressifs. Qu'est-ce que ça peut leur faire que des femmes se voilent le visage ? Est-ce qu'on leur demande de porter le voile ? Elles sont libres d'aller nues si ça leur plaît.
Je suis d'origine irakienne, mais citoyenne française, et je porte non pas la burqa (il n'y a personne, à ma connaissance, qui porte cette sorte de masque de fer en France), mais un voile qui laisse mes yeux visibles.
Mon mari, qui est un homme très pieux comme vous, ne m'y oblige pas, mais il est heureux de voir que je la porte et j'aime mon mari. C'est un bonheur pour moi de la voir heureux.
Sait-on qu'il y a plus de trente fois le nombre de Française, blessées de la face, qui portent des pansements ou des masques qui cachent leurs plaies ou leurs cicatrices? Qui y trouve à redire? Quand on nous dit qu'il ne faut pas cacher son visage pour des raisons d'identité, ça me fait sourire et encore ! Moi je peux soulever mon voile si la police me le demande comme aux frontières, mais elles, elles ne peuvent pas enlever leurs pansements.
Quand je suis chez moi, on ne me voit pas, on ne voit même pas mes yeux derrière mes rideaux. Est-ce que quelqu'un vient sonner à ma porte pour me dire: "Sortez dehors qu'on vous voie le visage ?!" Non. Eh bien, pour moi c'est la même chose derrière mon voile : c'est comme si je sortais avec ma maison. Je vois au-dessus de mon voile comme par ma fenêtre. Il n'y a pas de quoi faire un drame.
Mais j'ai conscience que je suis un étendard pour l'Islam. Les Musulmans qui me croisent me saluent avec respect comme les Français saluaient avec respect les religieuses dans leurs longues robes et voiles il n'y a pas si longtemps.: "Bonjour, ma sœur!" C'est la même chose. Je suis une musulmane de stricte observance, sauf qu'une Musulmane stricte doit être mariée alors qu'une religieuse stricte doit être célibataire, mais dans l'un ou l'autre cas je ne vois pas qui je peux déranger.
Quand je vois l'image des religieuses de Port-Royal que vous avez postée, frère Michel, je ne vois pas une grande différence avec moi, sauf la couleur de la robe et le voile qui cache le nez et la bouche.
Je ne suis pas Pèlerins d'Arès mais j'ai beaucoup de respect pour vous, frère Michel, et mes concitoyens musulmans pareillement, parce que vous avez fait plus que n'importe quel chrétien depuis 36 ans pour imposer le respect qu'on doit au Coran et même pour encourager à la lire. Je crois que pour cette seule raison, en plus d'autres raisons sûrement, l'Islam universel gardera de vous un souvenir et une vénération historiques. Ceux qui vous méprisent dans ce pays, que vous honorez, ne savent pas qui vous êtes et ce que vous représentez déjà dans l'Histoire de la Foi.
Une Musulmane voilée et fière de l'être


19mai10  108C16  
Il est toujours intéressant de prendre appui sur des événements de l’Histoire pour situer le présent, le sien propre et celui dont on n’est nullement séparé, celui de la société dans laquelle on est, on vit, on bouge, on pense et on agit.
Ainsi pourquoi pas Port-Royal ? Même si ce n’est pas un historique qui touche les cerveaux de nos contemporains de plus en plus allergiques à la religion, aux dogmes, dans la confusion la plus profonde, hormis quelques lettrés, gens cultivés ou historiens préoccupés de thèses, de détails dont Monsieur et Madame Nimportequi se fichent éperdument et de toute façon et oublieront le lendemain dans le flot d’informations qui balaie tout sur son passage.
Par contre, il est plus qu’intéressant de comprendre ce qui a motivé ces personnes, leurs forces intérieures, leurs convictions, leurs efforts de recherche de l’inépuisable ou insondable Vérité qui fait que nous sommes là, que la vie est là, en suivant leurs doutes, leur loyauté, leur conscience, leurs actes de résistance face à l’endoctrinement du plus grand nombre.
Pour avoir mis au premier plan leurs croyances dans la grâce [qui donne le salut], la trinité et autres idées, sans véritablement le percevoir ou dans un but plus inavouable de formater dans une même optique de vue. Ces ultras catholiques de Port-Royal ont fait ce qui se passe continuellement maintenant encore, ont fait passer leur livre avant le message qu’il contient, c'est-à-dire leur interprétation propre induite par leur propre culture.
Les livres sont moins dangereux quand ils sont pluriels (De qui est cette phrase ?). Pourquoi parce qu’on peut les superposer et entrevoir comme s’ils étaient en papier calque transparent, ce qui est important, essentiel, incontournable, de ce qui caractérise les cultures, les façons particulières d’appréhender le réel, les vécus, les époques.
Mettre au premier plan le Fond de tous les grands textes de l’humanité, Évangiles, Coran, Bible, voilà l’essentiel, et on distinguera toujours l’appel à évoluer dans le bien, à grandir dans et par l’amour universel. Voilà à quoi La Révélation d’Arès nous appelle.
Sans le travail énorme du Frère Michel, combien de temps l’humanité aurait-elle encore à errer dans les impasses des herméneutiques ? Une porte du chemin nous est ouverte. Mais encore faut-il y entrer dans cet amour universel pour être sauvé dans l’amour et par l’amour et là chacun se trouve face à lui-même, quels ques soient les époques, les lieux , les croyances, les cultures qui l’imprègnent.
C’est un acte plus fort que celui de résister aux pouvoirs du monde, même si c’est déjà un acte de résistance, car celui qui prend la spiritualité à bras le corps, qui en fait le centre de sa vie, est déjà avec les valeurs spirituelles de paix, de pardon, de liberté spirituelle, d’intelligence en dehors des valeurs matérielles de consommation, de l’avoir et il trouve déjà son bonheur ou il le construit autrement qu’avec ce qui est proposé par l’économie, les médias. Mais encore mieux, par et dans l’amour, il est plus fort que les lassitudes et les déconvenues forcément inhérentes à un tel comportement social quand le bulldozer social , culturel écrase tout ce qui lui est différent.
Si on passe dans une démarche beaucoup  plus large que celle de notre conditionnement culturel actuel, encore une fois, n’est vrai que ce qui a été toujours vrai et, encore une fois, seul le message de Fond de fraternité, de justice, d’amour, d’union, est le seul qui convienne. La Révélation d’Arès ajoute un plus (qui est présent dans les textes anciens, mais qui a été oublié, passé sous silence pour plein de raisons), c’est que par la force unique de l’amour, il est possible de devenir un Christ .
Quel merveilleux programme pour ceux qui ont encore envie de vivre vraiment, mais aussi pour ceux qui sont fatigués de tant d’erreurs historiques, de tant de dominations, de tant de drames !
Oui, Port royal est un support de réflexion quand on lit tout dans la loi de l’amour.
Charlie


20mai10  108C17  
Paix ONU 20 Mai 2010 Aujourd'hui 20 Mai à 16 heures :
Méditation mondiale
pour la Jounée de l'Unitude.




Je me réjouis de vous annoncer:
Humanity'steam et l'ONG de l' ONU
organisent:
une méditation le 20 MAI
à l' ONU à New York
à 16 heures (heure de Paris)
pendant 30 minutes
MEDITATION MONDIALE
POUR LA JOURNEE DE L'UNITUDE





Si vous le sentez, venez vous joindre à cette merveilleuse méditation.
Quelques soient les raisons pour lesquelles vous ne pouvez méditer pendant 30 minutes, des pensées

d'Unitude suffisent pendant cette tranche horaire. C'est l'intention qui compte.


Fabienne (de Nouvelle Calédonie)


24mai10  108C18
Ce commentaire destiné à l'entrée 107 fut posté ici par erreur et a été déplacé en 107C101.


24mai10  108C19
C'est une entrée difficile pour moi.
Bien que je ne sache que dire à son propos, je voudrais essayer de participer encore.
Que dire de ceux qui suivaient et suivent encore avec conviction les voies du roi blanc ou du roi noir ? Qu’il s’y trouve peut-être bien encore la plus belle récolte du Père [Rév d'Arès 14/3].
Cette entrée peut aussi inspirer l'idée que les morts comme les vivants ne sont pas jugés par le prophète, mais aimés par le baiser fraternel d’un artisan de paix qu’il leur donne et bien que nous soyons et vivions dans le temps, cela émane de la beauté à l’image [Rév d'Arès 12/3] d’un acte voué à la ressemblance du Père qui le transcende.
C’est de la beauté d‘âme. C’est une perspective d’évolution vivante dans le monde et au-delà du monde venant sans nul doute ni de l‘un et ni de l‘autre où la parole d’un Christ de référence: Tu les enseigneras à prier [Rév d'Arès 35/1],s’accomplit même pour ces esprits dont les os attendent déjà et encore le Jour.
Ces frères et sœurs du passé tout autant que contemporains, à qui il est proclamé librement d’être ou de devenir des hommes [et femmes] du temps qui vient [Rév d'Arès 16/10, 30/13], d’être libres du harnais [10/10] des dogmes comme du reste, où la force même de la sincérité ne saurait suffire et ouvre toujours sur la porte qui suit la porte [Rév d'Arès xiii/1] de l’illusion donnent à voir et à penser que cette moisson souffle toujours, elle souffle et dissout, dans un même temps au-delà comme ici, sur les limites des apparences, redonnant à la Vie pressentie une dimension beaucoup plus vaste que les frontières généralement admises, où la Lumière même d’une toute autre perspective comme celle de la transfiguration du frère en Adam originel est encore plus grandiose.
Je ne connaissais pas l’histoire de Port-Royal, mais j'ai aimé ces deux mots immédiatement. Pourquoi ? Parce que de ces deux mots évoqués même dans un rapport éloigné à mon sens quand au sens qu’ils véhiculaient de l’époque jusqu’à aujourd’hui, voilà ce dont je me suis rappelé d’un autre témoignage merveilleux de réalisation, mais Jésus, plus qu’une apparition au sens traditionnel, une présence en chair, ne révèle pas que son type oriental. "Son port est royal, sublime et impressionnante dignité qu’accentue sa très haute taille. celle-ci peut être évaluée : allant et venant, Jésus se tient souvent prés d’une porte de 2,08m ( je la mesurerai plus tard) ; il parait plus petit de 20cm tout au plus. L’homme Jésus rayonne de noblesse et de force." [Liminaire de L'Évangile Donné à Arès 1974].
Dans le Souvenir des Desseins du Père de l’Univers.
Guy Y.


24mai10  108C20
Pour ceux que cela intéresse "Petite histoire de Port Royal : http://www.amisdeportroyal.org/articles.php?lng=fr&pg=64.
Ce qui frappe mon esprit dans l'ensemble de votre entrée, c'est qu'à l'âge de 11 ans Angélique Arnauld devint abbesse "supérieure de l'abbaye" de Port Royal, où son père l'avait mise à l’âge de 7 ans. C’est adolescente qu'elle connut une crise spirituelle profonde dont elle fut transformée : Elle devint une religieuse exemplaire et d'après les historiens une admirable réformatrice de religion, c’est aussi à Port-Royal qu’une expérience d'enseignement transmise par les solitaires fut mise en place, les "Petites Écoles" des  enseignements pédagogiques donnés à un petit nombre d'enfants (5/6), dont sortirent Racine, Molière, Pascal.
Je ne puis m'empêcher de faire le parallèle avec la "Maison des Faucons" dont vous aviez proposé l'idée : la formation des pénitents, moissonneurs, à l’enseignements, à la prière, à la piété, etc.
D’autres faits attirent mon attention: "Cornélius Jansénius (le cerveau) et l'abbé de st-Cyran (la flamme prêcheuse du précédent)", notre cerveau si je puis dire c'est Mikal, sa flamme prêcheuse ce sont tous les pénitents, apôtres en devenir d'être des prophètes, des christs multipliés partout sur terre rétablissant le christianisme simple et vrai en eux en se libérant des dogmes religieux, politique, économique, sociaux.
Dieu ne nous envoie pas abolir les assemblées de cultes mais les nettoyer des princes, de leurs prêtres et de leurs docteurs (Rév d'Arès 7/4-7), c’est à dire que toutes les assemblées existantes sur terre doivent se débarrasser des enseignements trompeurs, illusoires et acquérir une autonomie spirituelle existentielle, avoir des rapports de sœurs et frères, peu importe l’idéologie, avoir une autonomie financière, refuser toutes subventions venant des dirigeants gouvernants, lesquels ont un contrôle sur les actions des associations, celles-ci n’étant pas libres (Rév d'Arès 10/10).
Ce qui fait la force du mouvement des Pèlerins d’Arès, c’est le rassemblement des consciences du Bien (Rév d'Arès 4/3) sans chef et dont les activités sont auto-financées, preuve que cela fonctionne et pas besoin d’avoir de comptes à rendre à des pouvoirs contraires à l’amour du prochain, toutes ses actions sont possibles par le simple fait d'une pénitence (aimer, pardonner toutes les offenses…), comprendre que ce n'est pas ce que nous croyons qui nous sauvera des ténèbres glacées, mais ce que nous faisons de Bien (Rév d'Arès 16/15 à 16).
Dans toutes ces sœurs, tous ces frères de Port Royal, je vois des êtres qui ont reçu des enseignements de leurs pères en religion, politique, ils y croyaient tout comme Mikal avant 1974 croyait aux enseignements des pères de la religion orthodoxe. Je vois la sincérité et je vois surtout, à travers eux, même s’ils n’étaient pas dans l’action spirituelle de changer le monde en Bien (Rév d'Arès28/7), qu'ils avaient du courage, de l’audace, n'avaient pas peur d'affirmer de leurs convictions ; ils avaient l'autonomie et à eux seuls ils ont remué les choses en  leurs temps.
Je vois le ralliement à leurs croyances d'autres hommes, femmes qui y vinrent par leurs actions visibles.
Pour le contre exemple absolu, Hitler à lui tout seul, il a attiré des foules à ses croyances. Les uns comme les autres (ci-dessus cités) avaient leurs disciples, lesquels aussi sincères étaient sous leur autorité, plus en position d'admiration, d’obéissance aveugle, de confiance aux chefs, à la hiérarchie, à leur pouvoir au lieu de réactiver leur existentialisme, ce n'était évidemment pas la dynamique de leurs chefs.
Je vois dans l'entrée de Mikal l'appel aux sœurs, aux frères à un existentialisme pur, à une autonomie totale, absolue, à l'affirmation de notre engagement spirituel de cesser les préjugés, critiques, au dépassement de toutes sortes de peurs, à l'affirmation apostolique, prophétique, à l'audace, le courage, la modestie, l'humilité que tout pénitent doit acquérir, à l'unité avec Mikal le frère aîné (Rév d'Arès 16/1) et les sœurs et frères.
Je vois l'insurgeance qui est toute à la fois intérieure et extérieure, c'est-à-dire triompher du mal en nous-même par nous-même. Depuis quelque temps, inspiré du Sermon du la Montagne (Matthieu 5 à 6) je missionne en disant ceci : "Avez-vous entendu : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ou tu ne tueras point?! La réponse est "Oui". Alors, dis-je: "Où en est toute notre humanité de ces affirmations si simples qui paraissent naïves ?" Les réponses sont : "Oui, mais que pouvons-nous faire ?" Je répond : "Aimer, pardonner, cesser de faire le mal."
J'essaie à mon niveau de conscience de faire comprendre que le Bien et le mal ne sont pas des morales, mais des actes, des actions concrètes que nous faisons, qu'ils agissent immédiatement partout dans le monde visible et invisible, que nous sommes fait d'une nature sacrée et qu'à chaque fois que je fais le mal, celui-ci fait de considérables dégâts dans tout l'univers et je tue le sacré en moi et qu'à chaque fois que je fais le Bien, je fais vivre le sacré en moi, car Dieu c'est chacun(e) de nous.
Mes propos ne laissent pas indifférents, mais je sens un abandon du combat des hommes qui sont complètement soumis aux systèmes qui les rendent aveugles. Je vois la peur du dépassement, je vois le doute, je vois comme Mikal des "lions empaillés". Alors je dis "Rejoignez-nous ! Pas de chef chez nous, seulement des consciences qui se dirigent vers le Bien, le pardon de toutes les offenses,  battez vous pour un monde meilleur, etc."
Jeudi, un jeune homme, professionnel de la communication, me disait : "Avez-vous des actions pour inviter le public à agir avec vous ?" Je lui réponds : "Non, enfin oui, nous avons "Pious-Gens", mais dans l'ensemble, nous n'avons pas d'actions visibles pour que le public à la fois apprenne la présence d'un prophète vivant (Mikal) et des Pèlerins d'Arès, afin de nous rejoindre pour participer activement au changement du monde en Bien par des actions visibles visant à stopper l'histoire du mal et installer l'histoire du Bien par un existentialisme de l'individu au cas par cas, mettre en place des actions portant des fruits positifs de changement du monde en Bien, dans la richesse des génies et des arts les plus divers, tous cela étant possible par la pénitence (Rév d'Arès 30/11) consciente ou inconsciente. Mikal a été envoyé à toute l'humanité, il est là autant pour les Pèlerins d'Arès (le petit reste) que pour tous les autres sœurs et frères humains qui sont prêts à l'écouter, l’inviter. En faisant le choix de répondre oui à l'appel du Créateur à Arès, nous avons pris une responsabilité considérable dans la construction du monde de demain, nous sommes envoyés au monde (Rév d'Arès 4/8-10). N'ayons pas peur, nous avons la promesse de l'assistance du Créateur, des anges, et de tous ceux qui sont dans le monde invisible, "Je serai parmi ceux qui parleront en mon nom", disait [le Père par la bouche de] Jésus.
Alors, à la mission quotidienne, j'appelle Adam, Noé, Abraham, Moïse, Élie, Isaïe, Jésus, Muhamad pour m'assister, car bien qu'invisibles, ils sont vivants. J'appelle mes sœurs, mes frères à l'unité, à des actions visibles. Le simple fait qu'il y ait dans la rue 10, 15, 20, 30 moissonneurs c'est un effet visuel immédiat et forcément attire l'attention, et de plus crée une force entre les pénitents. J'en témoigne : dès que des sœurs et frères moissonnent ensemble, le Souffle du Père passe devant nous, les anges nous assistent. Nous avons un prophète vivant... Qui mieux que lui sait ce dont nous avons besoin et ce qui serait des plus importants à faire pour mettre en place des actions visibles pouvant toucher et faire venir des pénitents, des âmes en attentes qui pullulent comme le gravier des mers (Rév d'Arès 13/7).
Le mal est notre souci permanent, lequel détruit tout et nous tuera tous alors avant que ne tombe le péché des péchés (Rév d'Arès 38/2).
Poussons notre  pénitence (Rév d'Arès 30/11) plus loin !
Soyons de grands pénitents !
Unissons-nous !
Appelons Mikal qui, comme le Père de l'Univers serre, serre comme le clou pour nous parler (ii/21) !
Mikal fait tout pour que nous prenions conscience que nous pouvons être faits Dieu (Rév d'Arès 2/13) et que nous allions aussi loin que lui dans le prophétisme.
Nous sommes une famille, une chaîne prophétique de pénitents et pouvons comme tous les prophètes ré-hânimer Dieu en nous. Aimons-nous les uns les autres, faisons-nous confiance ainsi qu'à Mikal notre père, (xxxiii/14) notre beautifieur.
La crise déclarée en Grèce nous vient droit dessus, laquelle va en déclencher d'autres ; ce sont des signes. Ne laissons pas passer le temps préparons-nous, utilisons Mikal, notre guide spirituel vivant.
Didier.Br.


24mai10  108C21
Le bien de cette entrée, aux yeux des observateurs, des profanes et des tièdes, est de nous faire sortir du cliché de "secte" dans lequel nous avons été placés — par erreur ? par incompétence ? par méchanceté ? par basse politique ? — en montrant au monde que vous n'êtes pas... que nous ne sommes pas... arrêtés à une type d'homme: le Pèlerin d'Arès, et que nous sommes capables de voir chez tous les hommes de la terre des qualité qui ont contribué à faire avancer la vie spirituelle.
C'est vrai que vous avez déjà largement montré par d'autres exemples religieux: "Calvin, les Cathares, Giordano Bruno, etc. et des sujets actuels, religieux ou non: Lévy Strauss, Mark Boyle et le Dalaï Lama, Doris Lessing, l'Abbé Pierre, etc." (votre réponse à 108C10) que nous ne sommes en aucun cas sectaires et que déjà notre fraternité arésienne est assez hétérogène pour montrer qu'elle ne répond pas à ce qu'on appelle un cliché, c'est-àdire une "image que l'homme de la rue utilise sans réfléchir."
J'atteste que, dans tous vos écrits, vous avez manifesté une ouverture d'esprit digne de notre Père au Ciel.
Je sais que ceux qui nous détestent y verront soit une faiblesse, soit une roublardise de votre part, qui leur permettra de ré-attaquer en disant: "Ce type, le soi-disant prophète, et ses adeptes, les pèlerins d'Arès, fait feu de tous bois (encore un cliché, rire) ; nous devons dénoncer sa malhonnêteté", mais peut-on empêcher que certains et certaines nous détestent et veillent à nous nuire, alors que ces pauvres méchants ne trouvent dans la critique qu'une façon de montrer qu'ils existent ?
L'autre jour dans le TGV je lisais La Révélation d'Arès (le gros livre, le bilingue, dont j'aime les annotations et textes annexes) et le voisin d'en face me pose une question:" Excusez le dérangement, mais qu'est-ce que c'est que ce livre dont j'ai déjà entendu parler ?"
Je lui réponds: "C'est un Message du Père de l'Univers qui a fait de nous, terriens, son petit coin familial."
Il me dit: "Vous y croyez ?"
"Lisez-le et vous vous ferez une conviction. Quant à moi, j'y crois, oui, et je crois qu'il faut réveiller chez nos frères du monde la conscience qu'ils sont reliés à l'Univers par son Père et que nous avons un fabuleux destin d'aigles de l'espace à accomplir au lieu de vivre dans notre trou terrestre comme des taupes (Rév d'Arès 23/2) contentes d'elles et même contentes d'en crever."
Il dit, méfiant: "Vous êtes sûr que ce n'est pas une secte ?"
"D'abord, qu'est-ce que c'est qu'une secte ? Un groupe de gens anormaux comparé à des des gens normaux ? Qu'est-ce qui sépare le normal de l'anormal ? Ce qui sépare aujourd'hui de demain ou le présent du futur. Si on appelle une secte "le religieusement et politiquement incorrect", alors oui, c'est une secte. Mais alors, cette secte est la secte de toute la Terre au milieu de tout l'Univers. Vous, Monsieur,vous faites partie de cette secte (Fallait voir sa tête). C'est la secte du vrai Peuple Élu, pas celle d'une poignée de gens sur un lopin de terre: Israël. La Révélation d'Arès s'adresse à toute la population de la Terre. Ce livre relance l'Exode, mais l'Exode de tous les habitants de la terre vers la Vie, la vraie Vie, avec un grand V, la Vie éternelle du bonheur. Nous sommes des dieux, quoi !"
Il était perplexe. Il a fini par dire: "Vous permettez que je prenne la référence".
C'est pour moi l'occasion de vous poser une question, frère Michel: "Pourquoi avez-vous abandonné l'idée d'Exode pour qualifier le mouvement d'Arès ? C'était pourtant une idée d'une grande force et très juste."
Bernard (des Charentes)


Réponse :
Je n'ai pas abandonné "l'idée d'Exode pour qualifier le mouvement d'Arès", mais il est vrai que je cessai de l'utiliser dans les années 90 à la demande pressante d'un certain nombre de mes frères qui disaient que cela nous faisait passer pour Juifs  et qu'en même temps ça nous faisait mal voir des Juifs et nous donnait une allure trop religieuse.
Les promoteurs de la "mission sociale", laquelle a rendu les Pèlerins d'Arès méconnaissables aux yeux du monde et a formé un "cliché" trompeur, ont été, je crois, les premiers à abandonner le thème de l'Exode dans leur mission, alors qu'ils auraient pu continuer de l'utiliser comme métaphore en parlant d'exode d'une société de dominateurs et de spoliés vers une société de frères, de vrais frères... Mais le mot les chiffonnait ou ne leur plaisait pas. Il a donc disparu du discours missionnaire.
Il ne faut pas croire que mes frères m'écoutent et me suivent en toute chose, loin de là.
Escamotage malencontreux, vous avez raison.
Pendant une vingtaine d'années, en gros de 1974 à 1994, j'ai qualifié notre mouvement d'Exode Spirituel sur toute la terre par opposition à Exode géographique d'Égypte en Canaan. Je précisais souvent que les Hébreux — sans doute parce qu'ils avaient à leur époque le besoin urgent de se donner une identité, de passer du statut d'esclaves à celui de peuple qualifié — ne virent que l'exode géographique dans l'Appel à se libérer que leur avait lancé Dieu. Ils négligèrent l'exode spirituel qui concernait tous les hommes appelés à sortir du monde de l'ombre (Rév d'Arès vii/2) et du mal pour un long périple vers un monde de Lumière et de Bien, les deux sources de bonheur et d'éternité." Une notion qui demandait aux Hébreux plus de volonté d'être et de courage qu'ils n'en avaient, mais que nous devons reprendre avec la volonté d'être et le courage qui manquèrent à nos ancêtres bibliques.
Certains Pèlerins d'Arès voyaient même dans l'idée d'Exode un "cliché", comme vous dites, donc quelque chose sans signification vivante. Mais toute La Révélation d'Arès nous renvoie à des mots qui ont perdu leur sens, devenus des clichés, des idées figées et fausses: pénitence, âme, péché, etc., auxquels nous devons redonner leur sens vrai et vivant et ce n'est pas la moindre difficulté de notre mission.


24mai10  108C22  
J'ai été particulièrement heureux de lire cette entrée qui comme d'autres entrées précédentes élargit notre horizon spirituel.
Cela ne veut pas dire — et je pense que personne ne le comprend ainsi — qu'il faille, pour une de vos entrées devenir catholique ou pour celle-ci, imiter Port-Royal, mais vous nous signifiez ainsi que des hommes bien différents de nous ont réussi, avec d'autres moyens, à grandir en spiritualité.
Par association d'idées et parce que, ces jours-ci, j'ai relu quelques pages de "Paroles d'un croyant", votre entrée m'a fait penser à mon concitoyen, le malouin Félicité de Lamennais qui lui aussi a eu le courage d'affronter la papauté par compassion pour cette misérable classe ouvrière du 19ème siècle. Un de ses ouvrages "Essai sur l'indifférence en matière de religion", fut fortement influencé par les idées de Pascal.
Lui, le prêtre héritier d'un catholicisme conservateur et autoritaire, frère du fondateur des Écoles chrétiennes de Ploërmel, fut condamné par deux encycliques qui le pousseront petit à petit à rompre avec l'Église.
Il n'a cessé de dénoncer les compromissions de l'Église avec les pouvoirs temporels
Dans son journal "L'Avenir" dont la devise était "Dieu et la liberté", il défendit toujours cette liberté et surtout se fit l'apôtre des plus humbles en cherchant inlassablement cette pureté évangélique dont l'Église semble avoir perdu la notion à cette époque, tout au moins dans les instances les plus hautes.
Les idées sociales de Lamennais finiront par le détacher complètement d'une Église incapable d'appliquer le message d'amour évangélique à cette période de grands bouleversements.
Pour avoir résister lui aussi à un aussi impitoyable système, il finira pauvre et isolé. Mais il aura marqué le siècle et ses idées seront reprise par l'Église elle-même plus tard, mais avec un temps de retard malheureux.
Ces hommes-là sont les précurseurs du grand bouleversement dont la chrétienté a besoin pour devenir ou redevenir une assemblée de Dieu.
N'est-ce pas ce à quoi nous convie L'Évangile Donné à Arès [Première Partie de La Révélation d'Arès] ?
Merci encore pour ce beau texte d'ouverture sur Port-Royal qui témoigne de la grande fertilité du message évangélique et de son impact sur l'esprit de justice, de fraternité et d'amour.
Pat (de st-Malo)


25mai10  108C23
Mon idée, c'est que ce détour par un épisode de l'histoire catholique peut nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas, des "syncrétistes", parce que nous vivons à une époque où la mise en fiches des populations a réduit leur comprenoire et ils croient maintenant que tout individu ou tout groupe d'individus doit se ranger dans une catégorie simple et claire et forcément étrangère ou même hostile à toutes les autres catégories et classifications.
Ce n'est pas notre cas. Aucune définition simple, je veux dire en un ou deux mots, ne peut définir le mouvement spirituel des Pèlerins d'Arès.

C'est vous, frère Michel, qui avez raccourci avec le moins d'inexactitude ce que nous sommes: "Une anarchie de pénitents".
Mais là, les populations ne comprennent plus du tout, parce qu'elle retiennent "anarchie" ou "pénitents", mais elles ne peuvent pas faire le lien entre les deux, parce que dans les fiches des R.G. [Renseignements Généraux] ce sont, on s'en doute, deux fiches non seulement différentes mais sûrement immélangeables: une rouge, une bleue. "Alors quoi, Brigadier Dupont, ce sont des anarchistes ou des pénitents? Qu'est-ce que vous avez appris à l'École de Police? Mettez-moi ça en ordre et n'y revenez plus!"

Nous ne sommes pas une combinaison de trucs, nous sommes simplement des Pèlerins d'Arès et ce n'est qu'avec le temps que ce terme deviendra,comme vous dites parfois, "un idéogramme dans le cerveau de l'homme moyen". Nous ne sommes pas la fusion ou le mélange de plusieurs doctrines religieuses et de plusieurs systèmes philosophiques. Nous sommes les disciples directs de La Révélation d'Arès, Parole directement venue de Dieu qui dans cette Parole ne dit pas qu'il faut faire une synthèse de sa Parole d'Arès avec sa Parole de la Bible et Celle du Coran ni avec une idéologie déterminée.
Les R.G. doivent y perdre leur latin quand ils lisent ce blog. Ils doivent se dire: "À quoi croient ces gens-là? Port-Royal ici, Le Coran par là, autre chose là? On n'y comprend rien."
Gègène


25mai10  108C24  
En général, quand on parle de "prophète", c'est pour dire: "Il est mort il y a treize siècles ou vingt-cinq siècles ou quatre mille ans." Vous,vous êtes vivant. Donc vous n'êtes pas crédible, puisqu'on ne peut pas vous interpréter librement sans que vous interveniez. Un prophète vivant, incroyable !
Il y en a qui doivent dire: "Vivement qu'il soit mort, celui-là aussi !"
Gégène (encore !)


26mai10  108C25
Cette entrée me surprend par certains de ses contrastes, de ses paradoxes !
Sombre, a priori, à la vue de cette image de femmes sous leur voile et drapées de leur habit de none  ; sombre également lorsque l'on songe à l'évocation de récits sur la vie de ce siècle :
Époque où l'on crée des lieux d'enfermement pour y mettre tout homme ou femme qui géne, débauchés, vieillards, infirmes, libertins...  ceux qui font obstacle ou qui perturbent.
Cette entrée me rappelle surtout la rigueur et l'austérité, mais j'en ressens un forme de Beauté [Rév d'Arès 12/3].
Malgré la rigueur, le courage, la résistance, la réflexion, l'endurance, la persévérence triomphent sur la difficulté de , l'austérité, de l'enferment, de l'exclusion, le Bien qui féconde l'Amour universel est resté cloîtré.
Il en reste sous le voile de l'austérité et de la solitude, le souvenir d'hommes et de femmes d'un génie intellectuel et spirituel  surprenant, tel que celui de Blaise Pascal évoqué ici et d'autres hommes et femmes, que l'on a préféré éloigner en leur temps.
Ce qui me touche particulièrement, c'est l'isolement de ces femmes (Mère Marie Jacqueline devenue Mère Angélique et sa sœur Jeanne, devenue sœur Agnès, ), reléguées depuis leur plus jeune âge dans des lieux sombres d'un monastère ; elles n'ont jamais eu le choix, ni même le droit de l'exprimer. Mais, par leur courage, elle ont ouvert un espace de lumière et d'espérance. À une vie de rigueur elle répondent  par la rigueur du Bien en s'insurgeant d'abord contre leur désespérance en créant.
Cependant le Père à Arès, s'il nous invite au courage, à l'amour du prochain, au pardon, à n'être rien pour soi [Rév d'Arès 40/6], à quitter les masques que le monde a façonnés (Rév d'Arès 3/4) en étant vrais, le Père ouvre l'humanité au Bien universel, à la mesure (Rév d'Arès Veillée 7). Il nous invite à ascensionner avec femmes, enfants, veillards, pauvres, beaux, moches, mariés, célibataires, scandalisés , etc..
Il nous invite à nous délester des fardeaux inutiles à progresser doucement et librement, en tenant compte de chacun, c'est-à-dire en faisant l'effort de se comprendre, pour abandonner peu à peu ces masques qui nous isolent les uns des autres (Rév d'Arès 28/3) autrement dit en abandonnant nos peurs, nos préjugés.
Cette entrée en nous ouvrant au monde qui nous précède, nous permet de pardonner pour aimer mieux ceux qui nous suivent.
Alors, je sais que plus je me tends vers Sa Vérité, au fond de moi plus je suis avec ces frères ou sœurs des siècles qui nous ont précèdés, et ceux qui nous suivent, lorsque je prie avec eux, avec vous, quelque chose de l'Univers s'ouvre et me donne la Force et le goût de progresser.
Merci  frère Michel de nous donner la possibilité de nous ouvrir au monde par un choix libre (Rév d'Arès 10/10) comme le Père nous l'enseigne :
Je n'élève pas (de force).Mon Bras attend au bout du bras d'homme; (il Le saisit s'il veut) (Rév d'Arès xxx/6).
Danièle


26mai10  108C26
Un grand merci, Frère Michel, de nous rappeler que nous ne savons pas de qui nous allons nous inspirer.
Ce nouvel exemple d'insurrection spirituelle, vous allez le puiser dans le contre-exemple : au-delà de tous préjugés, reconnaître l'Image et Ressemblance (Genèse 1/27) réactivée par le bien, chez nos frères humains et s'en inspirer pour avancer.
Vous confirmez également, par votre belle entrée, que notre pénitence, notre recherche de liberté absolue (libres, 10/10, de tous préjugés), d'amou, de paix, réveilleront notre intelligence spirituelle, que la valeur spirituelle peut apparaître même dans une voie erronée, parce que la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) est dans l'homme et non dans la voie empruntée.
Cet Exode vers l'île Bleue (Rév.d'Arès XIV/13) rentrera dans l'Histoire, puisque vous le dites ! Alleluia !
Claudine F.


26mai10  108C27
Je lis chaque ligne de votre sujet, frère Michel, avec dans le cœur un amour immense pour ces hommes et ces femmes.
Cet amour est à la hauteur de leur courage et de leur combat pacifique.
C'est un très bel exemple pour nous qui vivons la foi arésienne mais, aussi, pour tous ceux que le Père aime et cite par la voix de son messager, Jésus, dans La Révélation d'Arès (25/5-6).
J'aimerais accompagner mon propos de ce que le Père a aussi dit à Arès avec, on ne peut en douter, un profond sentiment de tristesse pour un religieux qui mena un autre combat : François d'Assise.
Le jars fort (et) beau (est) dans la cage. Qui voit la cage ?
L'œil du roi blanc (en)lace le jars ; le roi blanc sait (que) le jars n'a pas l'œuf".(Rév d'Arès xxxvi).
Liliane


26mai10  108C28  
J'ai été très heureux de lire votre dernière entrée sur votre blog comme signe d'amour, d'intelligence et de communion avec des frères humains ayant des convictions différentes des nôtres.
J'espère que tous vos sœurs et frères prendront de la graine de cet esprit d'amour, d'intelligence et de communion, car malheureusement beaucoup de Pèlerins d'Arès ne brillent pas par leur ouverture d'esprit.
Mais bon !  j'ai déjà évoqué cela [dans des échanges] avant votre venue [dans notre ville] pour essayer de nous aider à sortir de notre médiocrité terrible !
Mais je ne peux m'empêcher de repenser à la réaction quasi identique de tous les Pélerins d'Arès à qui je disais que j'allais au village des pruniers (centre spirituel créé par Thich Nhat Hanh) après chaque pèlerinage à Arès et qui me disait tous : "Ah, mais ils ne font rien pour changer le monde !" et moi toujours aussi interpellé ou ébahi par cet carence d'ouverture ou simplement d'intérêt ou encore plus simplement de connaissance de nos frères humains. Et moi de répondre : "Ah bon ! ils ne changent pas le monde ? Mais ils vont tous les ans en Israël-Palestine pour apporter la Voix de l'amour, de la bonté, de la paix et du pardon et ils organisent au village des pruniers même des rencontrent où Israëliens et palestiniens se regardent de loin au début de la semaine pour se prendre toutes et tous dans les bras et s'embrasser à la fin de la semaine, réconciliés.
Ça fait belle lurette que les Pèlerins d'Arès auraient dû répandre l'immense Lumière dont ils sont dépositaires pour marquer ainsi l'histoire sans oublier que des membres de la sangha des pruniers missionnent même dans la rue — surtout aux USA — pour appeller les hommes à retrouver l'amour, la bonté, la paix et l'intelligence du cœur." Et ma sœur où mon frère à me regarder avec des yeux ronds éblouis comme si ell ou il venait de contempler une éclipse...sans lunettes.
P.


Réponse :
C'est la première fois que j'entends parler de ce "village des pruniers" et de Thich Nhat Hanh et si ses disciples vont par le monde "en missionnent même dans la rue — surtout aux USA — pour appeller les hommes à retrouver l'amour, la bonté, la paix et l'intelligence du cœur," c'est très bien et ils sont loin d'être les seuls. Il y a beaucoup d'autres groupes spirituels ou humanistes qui en font de même, dispersés sur la terre.
La Révélation d'Arès ne dit pas que la dispersion cause la perte ou la damnation des dispersés — n'en déduis pas que ces hommes se sont perdus (Rév d'Arès 16/13) —, elle dit dans tout son contexte que la dispersion affaiblit l'intention, qu'elle affaiblit la foi et l'action et que ce n'est pas, loin de là, la meilleure façon de changer le monde (28/7).
Je ne suis pas sûr que les pèlerins à Arès qui, au Pèlerinage d'Arès l'été, se sont étonnés de votre participation à ce "centre spirituel des pruniers" l'aient fait par manque "d'ouverture d'esprit."
Je m'en serais étonné moi-même. Pourquoi ? Simplement parce que la prospective du Pèlerins d'Arès, membre du petit reste, n'est pas de partager l'espérance d'un monde changé en bien avec d'autres croyants ou humanistes, mais simplement de s'engager activement dans la mission prophétique spécifique que nous demande d'assumer La Révélation d'Arès.
Autrement dit, si vous m'aviez parlé à Arès de ce "centre spirituel créé par Thich Nhat Hanh" en soulignant leur quête d'un monde d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence et de liberté spirituelles, je ne me serais pas borné à dire, en résumé, comme nos frères et sœurs d'Arès: "Ah, mais ils ne font rien pour changer le monde !"
J'aurais développé cette idée en vous disant : "Mon frère Philippe, je me réjouis que vous ayez trouvé un groupe d'espérants, un groupe de ces humains semés par la Semeur (Rév d'Arès 5/1-3) qu'il nous faut moissonner, vous avez trouvé ce qui semble être, d'après votre description, un magnifique Champ de Bon Blé et j'imagine que vous leur avez naturellement dit: Le Père de l'Univers a parlé à Arès et il y a parlé particulièrement à des hommes et femmes comme vous. Venez, ralliez-vous à cette Parole que vous envoie le Créateur et devenez avec nous pénitents et moissonneurs !"
C'est cela rassembler le petit reste. Sinon, s'ils refusent de vous suivre pour des raisons telles ou telles que je ne connais pas et que je n'ai pas à juger, ce sont des frères et des sœurs de ce que j'ai appelé le reste dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas." Ils poursuivent une prospective différente de la nôtre dans la même espérance globale. C'est dans ce sens que l'Évangile de Luc dit: Il y a bien des maisons dans la demeure du Père. Ces frères disciples de Thich Nhat Hanh habitent une autre maison que la nôtre, et ce n'est pas notre maison. Dommage, quand même, car on maintient la demeure du Père dans son état de labyrinthe et on facilite la tâche du Mal !
C'est une question de logique à laquelle nous appelle clairement et à chaque ligne, chaque verset, chaque page, La Révélation d'Arès. Ce n'est pas une question de manque "d'ouverture d'esprit". C'est plutôt, si vous êtes vraiment un Pèlerin d'Arès, une question de manque d'à-propos, de manque d'esprit de moisson, de retard inconscient dans la recherche de l'intelligence spirituelle, autrement dit, de manque d'adhésion réfléchie à la logique du petit reste que je suis envoyé rassembler (Rév d'Arès 24/1).
C'est cela "répandre la lumière dont nous sommes dépositaires."


27mai10  108C29
Propos de P. faisant suite a son commentaire et à la réponse 108C28 :

J'ai été tout de même étonné que vous commenciez par dire : "C'est la première fois que j'entends parler de ce village des pruniers et de Thich Nhat Hanh...".
J'ai été étonné parce qu'il y a à peu près 10 ans vous aviez répondu à un de mes courriers en me précisant que : "le bouddhisme pur n'existe plus sauf chez Thich Nhat Hanh et de rares autres" : c'est du mot à mot. Alors soit vous avez évoqué Thich Nhat Hanh sur la base des infos que je vous donnais dans mon courrier de l'époque sur lui, soit vous vous êtes mal exprimé sur votre blog aujourd'hui.
En tout cas je serais tout de même étonné qu'un homme de votre culture - l'encyclopédie comme certain(e)s vous appelle ; pour ma part c'est : "la bibliothèque" l'adjectif utilisé par certains à mon égard - ne connaisse pas Thich Nhat Hanh car ignorer l'existence de Thich Nhat Hanh c'est comme ignorer l'existence du Dalaï Lama, Gandhi ou Martin Luther King.
Thich Hhat Hanh était d'ailleurs un ami proche de Martin Luther King et c'est Martin qui a proposé thay pour le prix nobel de la paix.
Pour information : le village des pruniers est à 140 Kms d'Arès et c'est un centre internationnal [...]
P.


Réponse :
Ayez la bonté, cet été, si vous venez au Pèlerinage d'Arès, de me montrer cette lettre de ma main où j'aurais parlé de Thich Nhat Hanh. Je ne connais ni ce nom : Thich Nhat Hanh, ni le "village des pruniers", ni la localisation de ce lieu: "à 140 Km d'Arès"... Je voudrais quand même savoir si j'ai écrit cette lettre par somnanbulisme, auquel je n'ai jamais été sujet, ou si je faisais une référence polie à votre courrier auquel je répondais.
J'ai, après avoir lu votre message 108C29, tout à l'heure demandé ces noms au moteur de recherche Google et je suis tombé sur un site "village des pruniers" en effet, que j'ai rapidement parcouru et où j'ai appris des choses sur l'endroit et sur son fondateur qui n'ont pas éveillé chez moi même un vague souvenir.
Mais, de toute façon, ça n'a aucune importance dans le contexte de votre commentaire et de ma réponse 108C29 qui pourraient convenir à n'importe à tous les groupements humains où l'on prêche l'amour, le pardon, la paix, groupements d'homms et femmes semés, assez nombreux, comme je l'ai dit, que nous sommes envoyés moissonner.
Comme vous voyez, je ne suis pas du tout une "encyclopédie comme certains m'appellent" (J'ignore cela aussi).
Si
"ignorer l'existence de Thich Nhat Hanh c'est comme ignorer l'existence du Dalaï Lama, Gandhi ou Martin Luther King," alors, je suis nul. Ce qui, de toute façon, ne m'étonne pas. Vous n'avez pas idée de la montagne de choses et d'hommes dont je suis ignorant. Ma mission consiste seulement à répandre La Révélation d'Arès, à l'expliquer au monde et à rassembler le petit reste.
Tout ce que j'écris, même d'apparence éclectique comme cette brève entrée sur Port-Royal, se ramène toujours à ma mission d'une façon ou d'une autre. Le véritable éclectique est l'homme qui n'a pas de goût exclusif, qui ne se limite pas à une catégorie d'objets ou à une tendance, mais ce n'est pas mon cas. Je ne me disperse pas. J'ai un goût exclusif pour La Révélation d'Arès et pour le petit reste de ses disciples, qui constituent mon seul objet d'intérêt. J'ai seulement pour le reste de l'humanité l'amour fraternel et le respect, ce qui ne signifie pas l'adhésion, que je lui dois ; je place en elle mon espérance comme le Père met en elle son Espérance qu'elle voudra bien un jour changer et restaurer Éden. Je n'adhère pas au "village des pruniers" dont vous m'apprenez l'existence et je ne vois pas ce que j'irais y faire. J'ai tout trouvé dans La Révélation d'Arès qui ne me vient pas de Bouddha, mais du Créateur lui-même.


27mai10  108C30
Port-Royal, un fait historique que j’ignorais. J’ai été lire sur Wikipédia pour avoir quelques informations.
Ce que je retiendrai comme leçon, outre le courage de ces femmes et de ces hommes de l’époque qui résistaient aux pouvoirs religieux et royaux, c’est que Port-Royal a vu naître une forte spiritualité, certes enfermée et limitée, mais néanmoins qui a contribué à influencer des hommes qui s’y rendaient pour trouver l’inspiration. En particulier Blaise Pascal, célèbre mathématicien et philosophe.
Ne devons-nous pas être aussi une force de vie, d’inspiration spirituelle et de libération pour les hommes, un archipel de résistants aux idées toutes faites qui formatent l’opinion.
Certains nous traitent de secte (par réflexe conditionné) sans se rendre compte que c’est eux qui sont prisonniers du système et sont sectaires en refusant les idées différentes des leurs.
Je regrette profondément que nous n’ayons pas pu nous rassembler autour de vous, Mikal, par manque de cohésion entre nous. Même si nous partageons tous le même idéal, cela n’est pas toujours suffisant pour le vivre et être suffisamment changés pour s’entendre et réussir à s’unir autour de vous.
Heureusement que vous avez beaucoup écrit et votre enseignement est une mine pour celui qui l’accomplit. En particulier vos conseils pour la prière sont pour moi la clé de la vie spirituelle. Le croyant qui prie en les suivant ne peut que se recréer et retrouver la vraie Vie.
Mille fois merci frère Michel.
Denis  K.


27mai10  108C31  
Je vous aime, frère Michel. Bienheureux ceux et celles qui peuvent être de vos proches ou de vos amis.
Vous écrivez avec sagesse. Cela ne vous empêche pas d'être mordant, piquant, quand nécessaire, mais quel esprit équilibré et éclatant !
Vous ne repoussez pas les encouragements, parce que se battre seul comme vous le faites est très dur et a besoin d'encouragement, mais je sais que vous n'aimez pas trop les compliments, surtout quand ils rassemblent à des louanges. Soyez quand même assez bon pour lire ce commentaire en entier.
Vous n'êtes pas un écrivain comme vous l'avez dit (je vous cite) : "Je ne suis pas un écrivain, parce qu'un écrivain crée. C'est un artiste. Moi, je ne crée rien. J'ai seulement le souci d'expliquer de toutes les façons possibles Ce Que le Père dit au monde. J'ai seulement le souci de convaincre." Mais j'ai lu dans la bibliothèque de mon frère vos "Pèlerin d'Arès" où vous écrivez de façon réfléchie et même raisonnée et plus que tout, ce qui rare de nos jours, modérée. Sans doute pour appliquer la mesure, dont vous parlait Jésus en 1974. Ce qui est encore plus rare de nos jours: votre mesure ne vous empêche pas d'être convaincant.
Je suis sûr que vos écrits, au moins certains d'entre eux, resteront des références.
Puisque vous connaissez Port-Royal et Pascal, vous connaissez sûrement Montesquieu. Est-il nécesaire que je vous rappelle ses mots : "La plupart des législateurs ont été des hommes bornés, que le hasard a mis à la tête des autres, et qui n'ont presque consulté que leurs préjugés et leurs fantaisies" ("Lettres Persanes") ? Vous, vous êtes tout le contraire de ces "hommes bornés" qui aujourdh'ui encore nous gouvernent. Et Montesquieu nous en donne l'explication en raisonnant a contrario : Vous, ce n'est pas "le hasard qui vous a mis à la tête" des ceux et celles qui ont soif d'un monde changé. C'est Dieu ! Voilà aussi pourquoi vous n'êtes pas un "législateur", mais un libérateur. Voilà aussi pourquoi, bien sûr, on vous maintient sous le boisseau, on vous empêche de vous exprimer.
Cette pauvre femme pas très maline, qui vous quittait parce qu'elle vous jugeait un prophète incrédible, qui n'aurait pas fait assez pour ensemencer ce monde de la Parole d'Arès, et qui notamment n'aurait "écrit que des livres", n'avait pas beaucoup creusé les causes de la chape de plomb dont vous avez été recouvert. Cause à laquelle vos propres frères, dont elle, la pauvre femme pas très maline, ont été des éléments pas négligeables. Elle aurait dû dire, au contraire :
Heureusement que l'homme de Dieu Michel, complètement baillonné et pas assez aidé, a écrit des livres et heureusement qu'il les a imprimés (pas d'éditeur, j''ai vu l'année dernière au Pèlerinage la grosse presse sur laquelle vous avez travaillé). Il restera au moins ça de sa main, ce qui est déjà mieux que Jésus dont il nous reste quatre Évangiles, qui ne sont pas de sa main, et que Mahomet dont il ne reste que quelques dizaines de hâdiths qui ne sont aussi que des propos rapportés.
Je vous aime. Vous me convainquez. Mais aurai-je le courage de vous rejoindre ?
Parce que tout est dans le courage, comme vous le soulignez dans l'exemple de Port-Royal.
Florence


28mai10  108C32
Bonsoir Frère Michel !
- T sûre ke c bien le soir là-bas au moins   ah oui c vré !
- Commence pas tu veux ! C un prophète professionnel ! — et même si son site (internet) est amateur
- Ouais ! Vive l'amateurisme éclairé !
- On a retrouvé cette phrase dans les archives du clan : "Je me souviens d'un livre de Racine sur [l'histoire de] Port Royal ki m'avait ému jusqu'aux larmes — était-ce à cause du style de son auteur ? —- des images (de vérité) qu'il suscitait ? [...]" - lg
- Et puis on voulait vous demander.. Ah oui ! Est-ce ke les humus-humains auront le droit aux textes dans Éden (restauré) ? Et aux musiques ? Elles sont trop bien leurs musiques aussi ! Ou est-ce ke ce sera du Farenheit 451 aka autodafé et tout apprendre par cœur pour ne pas oublier ?
Nan, mé on pose la question pour ceux qu'osent pas demander com(me) d'hab(itude) !.. Ah là là ! Et est-ce qu'ils auront droit au café,  à la radio, à internet ("ni jour ni nuit") ?
- Et puis on se demandait aussi — vu le nombre de morts kill y a eu depuis le début des temps — y'aura-t-il assez de place pour tout ce bo monde sur la seule planète ? Ou sera-ce plusieurs dimensions en même temps ? Est-ce qu'il faut qu'ils parlent à leur Créateur pour lui dire comment ils voient Éden... Ou alors ce sera tellement différent ke c même pas la peine d'en parler maintenant ?
- Nan, mé c vré — il faut kant même motiver les gens — pas forcément prendre pseudo-autoritairement les devants. Y'en a plein k'on pas envie d'attendre 100 000 ans non plus, attends !
- C abusé d'attendre et de ne pas-attendre encore aussi longtemps ! Forces vives et tout.
- Le plus tôt sera le mieux, nan Frère Michel ?
- Bon, bah, moi j'espère pour eux de Oui ! même si.. "on peut pas aller plus vite ke la musik," comme i'disent !
- Bon.. On reviendra de toute façon, hein ?
- Bah oui, hein !
- Et puis on a des tuyaux pour facebook, twitter et tout ça — Y'a déjà le Dalaï-lama ki tweet alors tu vois...
- Elle est super votre vidéo de présentation, bravo !
- Nous on l'aime beaucoup en tout k !! ^^
- C d'la bomb son/ton/ce blog !
- Signé S & C du clan Marvel
- Ô j'm bien aussi kant les deux anges viennent s'entretenir/parler avec le frère Michel sur la plage, c trop class !
Hi, joo2 ▲∆▲ 2ooJ


Réponse :
J'ai déjà rencontré cette singulière écriture, intéressante parce qu'elle permet raccourci et liberté dans l'expression de notre difficile et complexe langue française. De plus, c'est clair, enjoué, pas grossier... Bref, j'aime, parce que ça paraît simple et naturel, sans cette affectation que cachent des écritures fabriquées pour faire, on se demande pourquoi, la nique au français "bourgeois" qui n'est autre que la belle langue de Voltaire, de Proust ou de... L'Évangile Donné à Arès.
En somme, vous me demandez où la mort va pouvoir loger tous ces milliards de défunts depuis l'aube des temps avant et surtout après le Jour de la résurrection générale, quand le monde aura assez changé pour que l'astre s'arrête, pour que disparaissent le jour et la nuit et que la Lumière couvre tout sans cesse (Rév d'Arès 31/8).
Mes frères ou frères et sœurs S & C "du clan Marvel" Hi, joo2 ▲∆▲ 2ooJ (qui êtes-vous et qu'est-ce que "le clan Marvel" ? vous piquez ma curiosité), relisez attentivement La Révélation d'Arès 31/8-12 et vous en saurez autant que moi. C'est peu, mais tout bien réfléchi, on s'aperçoit que c'est déjà beaucoup.
Puisque notre planète cessera de tourner sur elle-même et que la Lumière couvrira tout sans cesse et que les étoiles paraîtront des flammes (des feux aveuglants et brûlants, je suppose), l'atmosphère aura très vraisemblablement disparu, nous ne vivrons plus en respirant de l'air, nous aurons changé de nature physique et je ne pense pas me laisser gagner par l'imagination en supposant que nous serons simplement comme Jésus qui m'apparut en 1974, c.-à-d. des corps physiques transfigurés, capables de supporter les températures et forces inimaginables de l'espace et donc capables d'y circuler, comme j'en fus moi-même capable le 2 octobre 1977 (Première Théophanie), transport dans l'espace que le Créateur lui-même décrit: Révélévation d'Arès vi/1-4. Nous serons alors vraiment l'image et ressemblance (Genèse 1/27) du Père qui se meut sur toute l'étendue de son propre espace infini.
Quel rôle jouera alors pour nous notre planète terre ? Elle restera peut-être le grand point de ralliement de la création humaine, une étape obligée de nos grandes randonnes spatiales, notre lieu de renaissance, comme les Sargasses des anguilles, les lacs de montagne des saumons, le nid des hirondelles ? Mais je n'en sais rien, en fait, et de toute façon mon salut ou ma perte ne découlent pas de ma connaissance ou de mon ignorance de ces choses-là.

Sous des apparences de rusticité, qu'inspire votre écriture, vous ne manquez pas de culture, puisque vous citez un ouvrage peu connu de Racine, dont le titre complet est, je crois, "Histoire Abrégée de Port-Royal" qui, si ma mémoire est bonne, ne fut édité qu'un siècle après sa mort, preuve que tout ce qui toucherait à Port-Royal longtemps encore après la disparition de ce sursaut de la liberté de penser et de croire serait censuré ou considéré comme suspect par les pouvoirs religieux et politiques. Je n'ai jamais lu ce livre.


28mai10  108C33
Juste une petite pensée pour vous Frère Michel et nos frères et sœurs qui luttent tous jours pour aider l'humanité à retrouver un visage DIVIN :
http://www.dailymotion.com/video/x3yjwh_a-chaque-vie-rene-guy-cadou_creation
Hakima.


28mai10  108C34
J'ai moi aussi, pour reprendre vos termes dans votre réponse au commentaire 108C29, "un goût exclusif pour La Révélation d'Arès qui me donne tout." Pour constituer une résistance pacifique face aux pouvoirs, bien plus que Port-Royal, les membres du petit reste rassemblés par le prophète ont l'intelligence et la sagesse de ne pas se disperser.
C'est évident ! La "mission sociale" nous a suffisament fait perdre du temps en brouillant le vrai Message du Père.
Nous sommes collectivement en faute vis-à-vis de Lui.
Tout membre du petit reste comprend cela sans difficulté.
Annie


28mai10  108C35
Si je vous écris aujourd'hui c'est pour vous dire qu'à Quimper nous avons le week-end prochain le Forum des Associations. Pour la première fois j'expose avec A.I.S.P.A.C.E. Chacun milite dans une association et fait en sorte d'avoir le plus d'adhérents possible et de faire transmettre son message le plus possible autour d'elle. La plupart des associations du forum sont des associations humanitaires. Nous nous connaissons tous les uns les autres. Ayant fait parti du CCFD, du Secours Catholique, de France-Palestine, du Cicodes, je connais beaucoup de gens dans ces associations.
Dans toutes les villes de France il y a tout un réseau de personnes qui adhérent aux associations humanitaires. Elles se connaissent bien et ont le même but...
Mais alors quelle relation avec La Révélation d'Arès ?
Ces mouvements et ces associations humanitaires font ce que Dieu nous demande de faire. Beaucoup d'adhérents sont des pénitents sans le savoir et font ce que demande La Révélation d'Arès. Certains se disent athées, mais ne savent pas que leur but, c'est ce que demande le Christ dans La Révélation d'Arès. Quel dommage que certaines associations se "bouffent le nez" pour des bêtises, alors qu'elles font le même travail humain auprès des personnes. Chers frères et sœurs de toute la France, allez chercher ces pénitents en puissance dans ces associations humanitaires. Connaissant le but de La Révélation d'Arès, ils seront plus ouverts. Mais la patience est de règle et il faut y aller pas à pas.
Oui je suis handicapé, je vous l'ai dit mille fois. Mais je suis heureux, j'ai une joie de vivre en moi malgré mon [handicap]. Nous sommes des tas d'handicapés à nous retrouver et nous nous amusons ensemble. Nous tournons nos problèmes de santé en dérision et nous vivons bien avec A.I.P.A.C.E, qui informe, mais qui aide aussi les gens à bien vivre leur handicap.
Je fais parti de plusieurs associations humanitaires, qui m'aident beaucoup.
Mais je sais aussi que ma présence auprès de ces amis est importante. Oui la pénitence sauvera le monde, frère Michel. Je le sais au plus profond de moi. Je ne suis pas un moissonneur très expert, mais je fais de mon mieux pour [gagner des hommes à] la pénitence.
Alain


28mai10  108C36  
Vous n'hésitez pas à chercher dans l'Histoire des exemples à méditer ou même à suivre comme l'exemple de Jésus il y a 2.000 ans, ou l'exemple des Cathares il y a 800 ans, ou pour le courage de défier "l'intellectuellement correct", l'exemple de Port-Royal il y a 350 ans.
Mais l'Histoire ce n'est pas que le passé, c'est aussi l'actualité.
Aujourd'hui 28 Mai apparaît en France un appareil électronique qui va sûrement révolutionner la façon de communiquer entre les hommes, l'iPad d'Apple. Quelle leçon allez-vous tirer de l'iPad ? Quel rôle va-t-il pouvoir jouer dans la mission des Pèlerins d'Arès ?
Robert le Bigourdan


Réponse :
Quelle leçon ? La leçon quon pouvait tirer des apparitions successives du bilboquet au 16ème siècle, du yoyo dans les années 20, du scoubidou ou du hullahoop dans les années 60. Une mode.
Rien d'autre qu'une mode, parce qu'apparemment — vu de ma quasi-ignorance de ces choses — l'iPad n'est ni plus ni moins qu'une application plus nomade de l'ordinateur portable.
Mais surtout c'est, je le crains, un effet plus désastreux encore du naufrage de la pensée.
Dans ma réponse à un commentaire (107C72) j'ai parlé de "lions empaillés" en parlant des gens rencontrés dans la rue au cours de ma mission.
Les "lions empaillés" ont cessé de penser.
C'est bien là la grosse arduité de notre mission.
C'est cette enveloppe sans cerveau pensant que l'apôtre de la rue a en face de lui et c'est un obstacle, parce que La Révélation d'Arès est une plate-forme de pensée, pas une formule magique de salut. Je m'explique :
La religion ou à la secte se borne à dire en résumé : "Ne pensez pas. Croyez en moi sans penser et vous serez sauvé !", ce qui a déjà assez peu de succès de nos jours. Tout différemment, La Révélation d'Arès sous-entend de sa première à sa dernière ligne: "Homme, pense à ce que Je te dis... Recrée-toi, c'est-à-dire repense-toi !" C'est bien pourquoi elle appelle à la réanimation de cette chandelle presque éteinte qu'est l'intelligence spirituelle (Rév d'Arès 32/5).
Pas de pénitence possible sans pénitence pensée. Il n'y aura pas de monde changé qui ne serait pas un monde qui se serait repensé.
Or, la pensée constructive, créatrice, enrichissante, a besoin d'un établi (Rév d'Arès 22/12) dont n'a pas besoin le simple credo : le temps !Toi (homme) qui es dans le temps (Rév d'Arès 12/8) — Mais que se passe-t-il à notre époque de radio, de télévision et, pire que tout d'Internet, une succession variée et rapide d'idées (fort bien présentées) qui passent — l'idée n'est pas la pensée et le mitraillage des idées auquel vous soumet la télé et l'ordinateur l'est moins encore —, succession telle qu'aucune image, aucun film, aucun texte, aucun message, n'a le temps d'enclencher une pensée que déjà une autre idée vient l'arrêter pour enclencher une autre pensée à peine commencée que déjà une autre idée l'arrête... et ainsi de suite.
Alors, c'est le triomphe du vide, ou de ce qu'on appelle la "pensée unique" pour désigner pudiquement l'absence de pensée.
Je crois que la succession de plus en plus rapide de belles images, de beaux textes dans de belles présentations graphiques, de videos qui bougent, chantent et parlent, va être encore accélérée avec cet iPad et que le cerveau humain, dont nous avons tant besoin pour y introduire La Révélation d'Arès, va être de plus en plus un bourrichon de paille dans une boîte crânienne vide, parce que rien de valable n'a plus le temps de s'y installer et d'y mûrir.
Pour moi l'iPad est le contre-exemple des conditions favorables à la pensée, qui est le propre de l'homme.
Notre travail et notre parcours au milieu de ce tourbillon d'images et de messages n'en seront que plus difficiles, même s'il ne sont pas impossibles, puisque si notre mision était impossible, le Père ne nous y aurait pas appelé.


28mai10  108C37  
Votre réponse à 108C36 nous met le nez sur un point de la psychologie publique qui nous échappe. Le public est soumis à un bombardement continuel de messages, d'images, d'informations, de publicités, de musique, de chansons, de discours, l'ensemble de ce que La Révélation d'Arès appelle le bruit. La télé et internet nous y soumettent sans arrêt.
Le matin je regarde mes mails et puis tout de suite après les nouvelles et tout de suite après des sites (votre blog), des moteurs de recherche, et avec ces nouveaux récepteurs d'image, d'info et d'idées: iPhone, iPad, etc., c'est pire, parce que là on n'a même plus besoin de clavier, on fait tout trois plus vite avec le doigt.
Vous avez raison, c'est effrayant, personne n'a le temps de digérer tout ça et le résultat est un cerveau paresseux, "empaillé" comme vous dites.
Pourtant l'homme a l'impression ne jamais avoir été aussi "intelligent" alors qu'en fait il n'a jamais été aussi distrait à jet continu. Le résultat de ce défilé continuel d'image, de sons, de messages, c'est une distraction perpétuelle.
En fait, c'est le but recherché par la publicité ou par la propagande: bombarder d'idées en empêchant de penser, parce que si les gens pensent ils n'achètent pas, que ce soit des marchandises ou des idées, ils "ne se posent pas", comme on dit.
Je ne m'étais pas rendu compte à ce point que notre dificulté dans la rue, c'est qu'on ne fait qu'ajouter une idée en passant aux centaines d'idées qui bombardent l'homme de la rue chaque jour. Ils ne peuvent pas s'arrêter dessus. Ils nous ont oubliés dès qu'ils ont tourné le dos, en supposant qu'ils se sont même arrêtés.
Il y a quand même des différences d'attention de la part de certains, comme les jeunes. Est-ce parce qu'ils sont plus naïfs ?
Et comment faire pour qu'ils nous prêtent un peu d'attention au milieu du bruit ?
Marie-Julie


Réponse :
Les jeunes sont à l'école ou à l'université ou encore proches de leur pédiode scolaire ou universitaire, c'est-à-dire ils vivent encore plongés dans le milieu ou encore peu éloignés du milieu qui leur apprend à penser et qui les oblige à penser et à apprendre. C'est pourquoi ils nous prêtent plus d'attention. Habitués à écouter les professeurs, ils nous prêtent l'oreille.
On retrouve la même attention chez les gens mûrs qui dans la vie se tiennent à distance des media et ont gardé l'habitude de méditer, de réfléchir. Ces "sages" sont hélas de moins en moins nombreux. De plus, ils vivent souvent à la campagne ; les rencontrer en ville est rare.
Ceci dit, comment fixer sur nous l'attention des autres ?
En rechercher les moyens est une grande part de notre travail missionnaire et nous ne nous y sommes pas assez arrêtés.
Ce n'est pas ici le lieu de développer cette question.
Je rappelle que le sujet ici est Port-Royal et le courage de ses religieux face aux pouvoirs des idées imposées du moment.


28mai10  108C38  
Vous dites: "Je rappelle que le sujet ici est Port-Royal et le courage de ses religieux face aux pouvoirs des idées imposées du moment" [108C37] mais on peut parler de Port-Royal à propos des esprits "empaillés" qui négligèrent au XVIIe siècle comme au XXIe siècle de prendre la défense de cette institution religieuse, où brillait l'intelligence intellectuelle — pour l'intelligence spirituelle, c'était autre chose —, quand elle fut accablée par le roi et l'église.
C'est tout à fait similaire à ce qui se passe avec votre mission qui a tellement de difficultés à fixer sur les idées, si salutaires pour l'homme et pour le monde, les esprit de son époque : la nôtre.
Je ne sais pas quel journaliste (oui, un journaliste !) a dit que la télévision est "un théâtre honteux où 24 h sur 24 h la connerie s'éclate à coups de bassesses et de futilités, une usine à humilier ou à laminer ceux qui n'appartiennent pas aux rats dans le gruyère" (Je cite de mémoire ; ce n'est peut-être pas le mot à mot), mais on peu dire la même chose des media en général et on pouvait dire la même chose des démolisseurs de réputation, des lanceurs de faux bruits, des minables comparés aux brillants esprits de Port-Royal au temps de Louis XIV,
On a diabolisé les religieux de Port-Royal et complètement déformé leur pensée comme on vous diabolise et déforme votre pensée en faisant croire que vous n'avez pas de pensée.
La méchanceté (et la bêtise) est une bête que les media s'emploient à gaver comme une oie du matin au soir.
C'est surtout la voix de cette bête qu'il vous faut couvrir, à grands cris si nécessaire. Pour moi, l'exemple de Port-Royal, c'est l'exemple à ne pas suivre d'un mouvement qui s'est retranché dans sa cage (Rév d'Arès xxxvi/3), sa dignité, et n'a pas su ou pas voulu vulgariser son message pour le faire connaître et en même temps le défendre.
C'est dans ce sens-là que vous devez rechercher la bonne mission.
C'est surtout ce qui rend incompréhensible le peu d'usage que votre communauté a fait de vous, frère Michel, qui avez certainement été très longtemps le mieux placé pour faire passer quelque chose de vivant et lumineux vers le public. C'est un peu comme si les apôtres avaient voulu propager l'enseignement de Jésus sans jamais l'appeler à parler au public. Ils lui auraient sans doute épargné la crucifixion, mais le résultat ? Le résultat aurait été une sorte de crucifixion quand même, une mort avant la mort. Quand on parle de vous, il y a des gens qui demandent: "Il est toujours vivant ? Je le croyais mort."
Vous concernant, on a quand même l'impression d'une faute d'inconscience ou même... d'orgueil des Pèlerins d'Arès. Ils vous ont traité comme la communauté de Taizé à traité son fondateur, le frère Roger Schultz, avec respect et vénération mais comme quelqu'un qui n'avait rien d'indispensable dans le mouvement œcuménique (bien qu'il fût un des grands promoteurs de l'idée d'œcuménisme). Mais Frère Roger n'avait rien à voir avec vous; ce n'était qu'un réformé en recherche, alors que vous, vous êtes le témoin direct de Dieu. Je soupçonne les Pèlerins d'Arès d'avoir voulu démontrer comme des bécasses qu'il n'y avait pas de chef chez eux, pas même le témoin de Dieu...
Il n'y a qu'à lire ce blog pour voir votre richesse de pensée et de discours, que vos missionnaires essaient de réutiliser tant bien que mal et plutôt mal que bien. Un Roger Schultz ne vous arrivait pas à la cheville. À présent, l'âge est là. Sans aucun doute, à 81 ans, on n'a plus le même impact sur le public ; tout le monde sait ça. À 81 ans on ne commence pas une carrière de pasionaria, ou de tribun d'un peuple, ou seulement de prophète.
Ce commentaire est déplacé de la part de quelqu'un qui n'est pas témoin d'Arès. Ma faute à moi n'est pas l'inconscience, mais la lâcheté ou la paresse. Je dis quand même ce que je crois devoir dire parce qu'il faut être idiot pour ne pas se rendre compte que La Révélation d'Arès est un véhicule d'espoir sans égal à notre époque.
Non signé


03jun10  108C39
Selon lexpress.fr <webmaster@lexpress.fr>:
> Bonjour,
>
> Votre message a été modéré.
> L'humour noir et les plaisanteries douteuses peuvent être très mal pris dans
> certaines circonstances. Merci de bien vouloir reformuler votre commentaire
> en ce sens.
>
> Bien à vous,
> Eric Mettout
> Rédacteur en chef
> LEXPRESS.fr
> 01 75 55 14 66
> emettout@lexpress.fr   Votre message : Je signale à Mr Juppé qu'il a un
> administré très particulier dans sa ville : un prophète. J'espère qu'il sera
> tolérant à son sujet, car d'habitude les prophètes, on les persécute.
>

J'ai pris bonne note de votre argumentation et je la respecte totalement. Mon
commentaire n'est hélas pas une plaisanterie car le prophète en question
s'appelle Michel Potay dont les coordonnées se trouvent sue michelpotay.info ou
Freesoulblog.net. Il va de soi que la liberté de croire est accordée à chacun.
Merci de votre attention.

Jacques P.


Réponse :
Je suis en voyage et je travaille avec mon portable, ce qui n'est pas toujours très commode.
Je ne vois pas le rapport qu'il y a entre ce commentaire et l'entrée de ce blog "Port-Royal, le contre-exemple et l'exemple", mais j'y verrai peut-être plus clair à mon retour à Bordeaux.


03jun10  108C40
Lorsque je découvris La Révélation d'Arès il y a 20 ans, je venais de retrouver la foi après un long temps d'athéisme et je me demandais alors: "Comment pourrais-je être utile à Dieu ?" Je m'étais donc dit: "Peut-être me faudra-t-il retourner à l'église et la servir pour servir Dieu ?" Ma culture catholique, héritée de naissance, avait donc bien résisté à mes recherches métaphysiques hors de la tradition.
Au cours de mes premières lectures de La Révélation d'Arès (L'Évangile donné à Arès), je me disais: "Si c'est bien Dieu qui a parlé ici, il n'y va pas de main morte avec le clergé ! Quand bien même ont-ils été aussi épouvantables que Dieu en fasse une telle description ?"
Assimiler cette Parole, la comprendre, l'accepter puis l'accomplir, est long, très long, vu le niveau duquel nous partons.
Mais chemin faisant et m'intéressant à l'Histoire de l'Église, j'ai commencé à comprendre que, bien qu'ayant produit d'immenses spirituels, des âmes exceptionnelles, elle fut finalement pour l'essentiel un outil de pouvoir effroyable, d'asservissement de la conscience poussé à son comble, entraînant des siècles d'obscurantisme, d'errements, de violences inouïes, de tragédies, d'injustice, de scandales qui ont été et demeurent l'histoire dramatique de la pure trahison de son socle même, sa matrice, sa raison d'être: l'Évangile de Jésus.
Je ne connaissais pas cette histoire de Port Royal, mais il me semble que ce fut finalement un obscurantisme de plus, celui des docteurs s'enivrant de la Parole (Rév. d'Arès 32/9) et croyant à des enseignements trompeurs (Rév. d'Arès 7/4), mais dont la lumière fut de s'opposer à la force implacable de l'église romaine, celle-là même qui bénirait bien plus tard l'armée Nazie marchant vers Moscou en 1941 et qui choisirait d'ignorer délibérément l'existence des camps de la mort, croyant ainsi se préserver du naufrage qui, aujourd'hui, la submerge et dont, ironie de l'Histoire, nous ne pouvons pas nous réjouir.
La façon dont vous éclairez, frère Michel, le sens d'hommes prestigieux auxquels l'Histoire n'a pas suffisamment rendu justice comme Giordano Bruno ou Michel Servet est une grande source d'enseignement et un hommage à tous ces héros inconnus, hérétiques en puissance, ayant trouvé la force de s'opposer à ce qu'ils percevaient comme la trahison de la Vérité (Rév. d'Arès 28/17) et qui attendent toujours, là où ils sont, que le monde change (Rév. d'Arès 28/7).
Patrick B. (de Paris)


03jun10  108C41  
Il y a quelques années, ayant lu "Port Royal" de Henry de Montherlant, une pièce de théâtre en un acte qui m’avais beaucoup intéressé, j’avais pensé un temps la mettre en scène mais en même temps je me demandais si le sujet intéresserait le public de notre époque.
Comme beaucoup de pièces je l’avais mise de côté en me disant qu’un jour j’allais peut-être la monter.
Avec Port Royal, Montherlant achève ce qu’il appelle dans la préface de son livre la "trilogie catholique" qui comprend avec lui "Le Maître de Santiago" et "La Ville dont le Prince est un Enfant". Montherlant explique que sa pièce cherche moins à être une œuvre de théâtre "qu’à montrer le christianisme sous une des formes particulières qu’il a prise au cours de l’Histoire, discutable peut-être dans sa doctrine,  mais respectable et portant à l’élévation par sa qualité et par son accent".
Montherlant montre comment chacune des religieuses qu’il dépeint vit cette pression qu’exerce l’extérieur représenté par l’archevêque de Beaumont de Péréfixe en voulant obtenir d’elles la signature du formulaire. La résistance tranquille incarnée par Agnès Arnaud, La Mère Catherine de st-Paul, la pugnacité de Madeleine de Ligny, la Mère Madeleine de Saint Agnès qui a l’air d’autant plus déterminée que la pression s’accentue, la Sœur François de l’Eucharistie (personnage inventé) qui dit être faite pour l’adoration et se demande ce qu’elle fait au milieu de ce conflit, la sœur Flavie qui ambitionne de devenir Abbesse et sur le coup va se mettre "sous l’aile du pouvoir" en signant le formulaire, et finalement Angélique Arnaud d’Andilly, la sœur Angélique de st-Jean, le personnage principal de Montherlant, la plus déterminée mais qui redoute en même temps un crise de sa foi.
Il faut dire que l’Archevêque ne les ménage pas, même si Montherlant reconnait dans sa préface avoir adoucit quelque peu son caractère. Le courage de ces religieuses qu’on traitait à l’époque de sottes et de pimbêches m’avait fortement impressionné et je me suis dit que nous pourrions bien  vivre aussi cette pression, douceâtre dans ses débuts, mais brutale dans ses extrêmes.
Mais, comme  Montherlant fait dire à Angélique Arnaud et je trouve que c’est une bonne représentation du courage: "Quand il y a grand vent, l’arbre frémit dans tous ses feuillages mais le tronc ne bronche pas."
Cyril


Réponse :
Montherland est un auteur français qui semble totalement passé de mode, injustement ignoré, que plus personne ne lit. C'est pourtant, qu'on partage ou qu'on ne partage pas ses pensées, un grand écrivain français. J'ai lu Montherland, mais je n'ai ni vu ni lu "Port-Royal", qui fut monté, si ma mmoire est bonne, au théâtre de l'Odéon à Paris avec Madeleine Renaud dans l'un des rôles principaux, mais je peux confondre avec une autre pièce.
Sans avoir lu la pièce, je connais assez de Montherland pour deviner l'idée et le style de dialogue qui traversent son "Port-Royal" et rien que pour cela je mets en doute ses bonnes compréhension et réception par le public moderne. Je me propose toutefois de lire cette pièce avant de vous donner un avis. Cela va demander un peu de temps.
Je rappelle toutefois que Montherland a critiqué les hommes d'église sans nier la nécessité d'existence de l'église. Or, La Révélation d'Arès non seulement nie la nécessité de cette existence, mais elle la déclare nocive à la vie spirituelle. De ce fait, nous Pèlerins d'Arès sommes dans une autre perspective que celle de Montherland.


08jun10  108C42
Psychodrame et drame de Port-Royal et de la population de Gaza. Je ne peux m'empêcher de faire le lien entre ces religieuses de Port-Royal qui ont résisté jusqu'au bout et pacifiquement et une population d'un million et demi d'habitants embastillée depuis plusieurs années dans un ghetto et cela sous nos yeux.
J'ai été très attristée par l'attaque du commando Israëlien sur un des bateaux de la "Flottille de la Liberté" pleine d'hommes et de femmes engagés pour aller soutenir une population victime du plus grand scandale après le ghetto de Varsovie et l'Apartheid en Afrique du Sud. Nous sommes au 21ème siècle et la prison à ciel ouvert existe toujours.
Nous devrions tous nous dire qu'une part de nous était sur un des bateaux pour la liberté : Tu aideras le spolié contre le spoliateur (Rév d'Arès 28/10).
Vouloir soutenir le faible contre le dominateur, n'est ce pas le premier mouvement qui nous a poussé un jour et qui poussera d'autres hommes à prendre conscience que tout être humain à le droit à la liberté et au bonheur ? Dans la Bible il est écrit que Dieu a créé l'homme à son image et ressemblance (Genèse 1/26-27) et qu'Il a réservé à Adam la liberté d'être propriétaire du jardin (la terre et toutes ses créatures).
Aujourd'hui des murs de béton et des murs de lois se succèdent. Les puissants et les riches restent assis sur leur mains (Rév d'Arès xv/4)... Qu'ils entrent en pénitence ou bien le dernier sera tiré de son lit à l'aube !
Tant que Jérusalem n'aura pas regagné l'Aire Céleste, ne te lasse pas de dire aux riches, aux puissants, aux impudiques et aux prêtres et autres qu'ils tirent maintenant abondance de la terre, de l'or, du fer et du feu, du salaire de l'ouvrier, de l'humilité des petits, des faiblesses de pécheurs, et qu'ils ont mis en lois leurs rapines, leur injustice et toutes leurs abominations en alliances qu'ils font habilement sceller par ceux qu'ils dominent pour les corrompre, les tromper, les voler, mais qu'ils connaîtront le châtiment de ceux qui scandalisent, parce qu'ils ont inspiré aux faibles qu'ils dominent, et dont ils tirent profit, de devenir comme leurs dominateurs et leurs spoliateurs ; ils ont engendré une vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/8-9)
Missionner dans la rue pour rappeler aux hommes qu'il faut libérer la vérité pour construire un monde de paix et d'amour devient chaque jour plus essentiel.
Merci, prophète Mikal et à tous les prophètes de Dieu de m'avoir donné cette force indicible d'aimer mon prochain comme moi même (Lévitique 19/15).
Hakima


Réponse :
Je comprends très bien votre indignation face à l'attaque des la "Flotille de la Liberté" et au meurtre de neuf de ses passagers et/ou marins par un commando de marine israëlien et, ce qui aggrave cet acte, dans les eaux internationales.
Toutefois, notre sympathie totale pour les armateurs de cette "Flotille de la Liberté" ne peut pas effacer en nous le sens de la justice qui, en l'occurence, devra résoudre une situation très compliquée.
Compliquée, parce que nous sommes tous, citoyens du monde, surtout ceux des grands pays du monde, impliqués dans la création, effectuée à la légère, de l'État d'Israël et de l'infortune des Palestiniens sans en peser les conséquences pour tant prévisibles, même à l'époque.
C'est l'Assemblée Générale de l'O.N.U. qui en novembre 1947 déclara l'institution sur la terre de Palestine de deux états: un État Arabe de 11.500 km2  et un État Juif de 14.100 km2. À la suite de quoi l'indépendance d'Israël fut proclamée le 14 mai 1948 (j'avais 19 ans, je m'en souviens très bien) par David Ben Gourion, installant définitivement, avec l'approbation et la reconnaissance de toutes les grandes puissances du moment, l'État d'Israël sur une terre qui était arabe et musulmane depuis 13 siècles. Il ne fut absolument pas tenu compte des refus et des protestations des pays arabes de l'époque, parce qu'ils étaient, d'une part, très minoritaires à l'ONU, et d'autre part presque tous colonisés ou dominés de diverses manières par ces mêmes grandes puissances. De là, les guerres isarëlo-arabes qui surviendraient et qui... continuent, de façon larvée ou moins larvée.
De plus, les espoirs de paix et d'arrangement survenus avec Yasser Arafat et son parti le Fatah d'effondrèrent quand le Hamas, autre parti palestinien, devint majoritaire, lui qui refuse toute entente avec Israël, dont il refuse jusqu'à l'existence, déclara son hostilité ouverte et inextinguible.
Le résultat, c'est ce que nous voyons. Vous dites avec raison que les Palestiniens vivent comme des assiégés, mais les Israëliens vivent avec les mêmes sentiments et réflexes d'assiégés. Ils sont continuellement sur la défensive. C'est une situation extrêmement douloureuse, explosive et quasiment ubuesque par moments, dont tous les pays du monde ou presque sont responsables en raison de leur légèreté originale qui montre bien que, malgré ses grands airs intelligents, la politique se trompe sans cesse et est, comme le souligne Dieu de diverses façons dans La Révélation d'Arès, une source de maux plus qu'une source de bien.
C'est de même la politique qui détruisit Port-Royal à l'orée du XVIIIe siècle, incapable de comprendre tout le bien que la France pouvait tirer de certaines expériences et des audaces libertaires menées dans les murs de cette institution. D'ailleurs, les historiens presque à l'unanimité conviennent que Port-Royal jeta le germe intellectuel de la Révolution qui devrait éclater un siècle plus tard.
Nous pouvons au moins espérer que le situation au Proche Orient qui aujourd'hui nous angoisse est en train de jeter, sans que personne s'en doute, le germe de grands progrès d'entente entre les nations en les portant à revenir à Dieu (Rév d'Arès 28/21) tout ensemble.


08jun10  108C43
Ah !
Port-Royal était un truc catho ?
Zut, le seul Port-Royal que je connaisse, c'est la station de RER [chemin de fer] à Paris.
Cela montre ma complète ignorance de l'Histoire, qui pour moi n'avait d'intérêt que celle qui restait à faire.
Et c'est un tort, car l'Histoire, vue à la lumière de La Révélation d'Arès, nous permet une meilleure connaissance des hommes qui l'ont faite, d'analyser les erreurs à ne pas faire mais aussi les exemple à suivre.
Si l'on considère que l'Histoire est une suite d'événements plus ou moins tragiques, faite par des hommes et des femmes, qui bien souvent étaient convaincus de bien faire, ou poussés par des motivations plus ou moins honorable, tout ces hommes et femmes connnaissaient-ils les conséquences de leurs choix ?
Rien n'est moins sûr.
En tout cas, nous, nous le savons, et si nous perpétuons les même erreurs, c'est que nous sommes de vrais ânes et des irréfléchis, c'est en tout les cas ce que l'Histoire retiendra de nous.
Le Père nous demande de jeter un regard en arrière (Rév d'Arès 5/2). L'Histoire, quand elle raconte la religion et la politique, nous donne d'innombrables occasions de critiquer ou de montrer du doigt les fautes et ceux qui les ont commises; mais La Révélation d'Arès nous dit aussi que [critiquer le passé pour le critiquer] ne sert à rien, que nous avons plus à gagner à chercher chez l'autre ce qui nous rapproche de lui et peut nous servir d'exemple et de méditation, c'est une constante chez vous, frère Michel, merci.
Américo


08jun10  108C44
Je suis revenue sur ce blog après vous avoir aperçu et reconnu en missionnaire de rue il y a quelques jours à Nice.
Vous étiez en compagnie d'une dame, qui était peut-être votre épouse, si je me souviens d'elle voilà maintenant plus de vingt (peut-être vingt-cinq) ans, quand vous avez organisé une réunion à Nice déjà, un dimanche, dans la belle maison d'un de vos adeptes. Mon mari, dont vous vous souvenez peut-être, est mort depuis.
J'ai été stupéfaite de vous voir (je crois que vous avez plus de 80 ans) dans les rues du vieux Nice, les tracts à la main, parlant à un passant de rencontre. J'étais à la terrasse d'un café, je n'ai pas osé vous aborder, j'étais avec une amie, mais en rentrant chez moi je suis allée sur votre blog que j'avais repéré puis abandonné vers 2007. Je découvre que ce blog s'est spirituellement enrichi depuis.
Il y a en vous quelque chose d'unique dans votre amour universel. Vous parlez de Port-Royal, où pourtant on brassait des idées tout à fait différentes de celles que professe La Révélation d'Arès, mais cela ne choque pas, parce que vous le faites avec intelligence et paix. On n'imagine vraiment pas les Témoins de Jéhovah et d'autres sectes vantant le courage des religieuses de Port-Royal et de leurs hôtes... Ils sont enfermés dans un système doctrinaire qui les empêche de voir les autres valeurs du monde, mais vous, tout au contraire, vous ouvrez les yeux de vos frères sur ces valeurs.
C'est très touchant.
Je sais où se trouve votre mission de Nice, rue Biscarra. J'irai peut-être y faire un tour. Avez-vous l'intention de revenir à Nice pour y prêcher La Révélation d'Arès dans la rue où dans d'autres endroits ?
Claire


Réponse :
Oui, en effet, la semaine dernière nous arpentions, mon épouse Christiane et moi, les rues du vieux Nice en missionnaires. C'était le Sommet Franco-Africain dans cette ville. Il était très difficile de faire de la mission dans le reste de la ville quadrillée par des forces de police en nombre incroyable, postées à tous les carrefours sauf dans le Vieux Nice.
J'étais à Nice (pour la troisième ou quatrième fois depuis février) pour aider notre mission de la ville à retrouver sa dynamique apostolique après quelques tribulations difficiles et, oui, mon planning prévoit quelques retours dans cette grande ville pour continuer d'y chercher et d'y tester certaines actions dans le cadre de la Moisson à laquelle le Père nous envoie (voir l'Email privé que je vous adresse parallèlement).
Il y avait longtemps que j'avais dû me priver, par prudence et esprit de paix, de la mission de rue, que j'aimais beaucoup faire, depuis le temps où des contradicteurs parfois hargneux, notamment des missionnaires ou des provocateurs évangélistes, moins souvent des catholiques intégristes, me prenaient à partie malgré mon pacifique respect des idées et croyances de tous. Ils me prenaient parfois même au colback et me secouaient en me criant bien haut "Satan !", ou "Imposteur !", ou "Menteur !" pour être bien entendus par les passants.
Par bonheur, j'ai été la seule victime de ces agressions. Les contradicteurs ne s'en sont jamais pris de cette façon violente à mes frères et sœurs missionnaires. J'ai donc longtemps avec regret, mais raison, abandonné le terrain de rue à nos missions de ville et je pense aujourd'hui que, le temps ayant passé, mon âge et mon allure chenue et moins assurée m'ayant peut-être rendu moins reconnaissable et moins attaquable, je peux de nouveau tester le monde les yeux dans les yeux et toutes oreilles dressées, car c'est des gens de rencontre que les missionnaires apprennent ce que pense le monde du moment et comment ils doivent répondre au monde du moment. Le monde varie très vite.
La mission de rue est une expérience difficile, éprouvante pour le croyant timide, mais c'est une expérience de contact direct irremplaçable pour les Pèlerins d'Arès tenus à l'écart de tous les grands moyens médiatiques, victimes d'un ostracisme dont le but évident est qu'ils demeurent ignorés de la population.


08jun10  108C45  
Il me restait quelques souvenirs de mes études secondaires sur Port-Royal que mes professeurs n’avaient présenté que comme un contexte brillant aux œuvres de Racines et de Pascal.
À la suite de votre entrée 108, je me suis replongé dans quelques lectures et j’ai découvert toute la richesse et la noblesse de cette aventure spirituelle et existentielle que fut "l’âge d’or de Port-Royal", qui aboutit à sa disparition physique, mais qui fit de cette communauté de pensée et de vie une sorte de martyr institutionnel dont le rayonnement inspire encore aujourd’hui des œuvres philosophiques et artistiques.
Sur le siècle que dura cet "âge d’or", entre 1609 et 1711, année de la démolition des bâtiments de Port-Royal-des-Champs, plus de cinquante ans furent le théâtre de la résistance opiniâtre, mais pacifique, des religieuses et des "solitaires" de Port-Royal aux injonctions et aux persécutions du roi de France et du pape.
Dans cette aventure admirable et tragique, ce qui m’a touché, c’est que ces hommes et ces femmes étaient avant tout des chercheurs ou plutôt des praticiens de la vertu, des spirituels engagés dans la construction d’un art de grandir, de vivre ensemble (ou plutôt de se côtoyer) et d’éduquer les enfants et les jeunes gens. À Port-Royal, on ne fait pas que penser et prier, on vit, on travaille (construction, aménagement de bâtiments, culture des terres, assainissement des marais…) et on éduque d’une manière très en avance sur l’époque.
Les élèves en internat par petits groupes de 5, 6 enfants ou adolescents sont éduqués selon une pédagogie "moderne (livres scolaires en français, suppression du châtiment corporel), universelle (culture classique, langues vivantes, histoire et géographie, mathématiques, instruction religieuse), exigeante (application, ordre, persévérance, précision), vivante (explication des grandes œuvres pour la maîtrise de la langue et la formation du jugement)…" Une participation aux travaux agricoles et arboricoles faisait partie du programme d'une journée scolaire et aux heures de loisir, les enfants partagent la vie de la ferme.
Port-Royal est enfin une école de caractère : on y enseigne et on y fait pratiquer la modestie, l'honnêteté, la pudeur, l'exigence envers soi-même, le souci de l'autre. "Il n'y eut jamais d'asile où l'innocence et la pureté fussent plus à couvert de l'air contagieux du siècle, où les vérités du christianisme fussent plus solidement enseignées (Racine, Abrégé de l’histoire de Port-Royal)." (D’après Véronique Alémany, Directeur du Musée National des Granges de Port-Royal)
http://www.cg78.fr/racine/biographie/
Ce qui m’apparaît aussi, c’est que les gens de Port-Royal placés au carrefour d’enjeux et de courants politiques et religieux multiples et contradictoires, entre réforme et contre-réforme, gallicanisme et ultramontanisme, se sont conduits avec une fidélité exemplaire aux conceptions spirituelles qui étaient les leurs et qu’ils ont préféré disparaître plutôt que de renier leurs convictions.
Concernant le cœur de leur foi, ils ne font de concession à personne et se positionnent conformément à leur idéal plutôt qu’en fonction des intérêts politiques ou religieux du moment. Ils soutiennent ou critiquent les puissants (le roi, le pape, le Cardinal de Richelieu, les jésuites) selon ce que leur dit leur vérité et pas selon ce que leur souffle la stratégie ou les rapports de force. Par là, ils finissent par perdre leurs alliés et par se mettre à dos de plus en plus d’ennemis (le roi, le pape, la Sorbonne, les jésuites). Leur condamnation était inévitable, mais leur courage et leur honnêteté leur ont finalement permis de survivre à leur mise à mort symbolique.
C’est le propre de la grandeur !
En fait les gens de Port-Royal se sont montrés plus riches que la conception théologique qu’ils défendaient. Certes ils s’appuient sur la thèse de Jansénius qui est une interprétation radicalisante de l’augustinisme, doctrine officielle de l’église, mais ils visent à travers cela une réforme de la foi plus mesurée que celle des protestants. Et, bien que prédestinationistes, leur comportement est celui de pénitents plus exigeants envers eux-mêmes qu’envers les autres, même si leur fidélité à leur idéal les rendent sévères (par exemple à l’égard de Racine, lorsqu’il s’oriente vers le théâtre). Cette grandeur a rayonné sur ceux qu’ils ont formés (Racine) et sur ceux qu’ils ont inspirés (Pascal) et qui les ont défendus en risquant eux-mêmes leur carrière, leurs biens, leur liberté. "Je ne me soucierais pas d'être disgracié et de faire la culbute pourvu que Port-Royal fût remis sur pied et fleurît de nouveau" (Racine).
Mais je crois que la source de leur grandeur ce fut, au-delà de leur doctrine, l’intuition d’une dynamique humaniste qui se serait peut-être développée et qui aurait peut-être contribué à changer le monde, s’ils n’avaient pas été éliminés. C’est ce que dit Racine encore lorsqu’il loue "les grands exemples de piété et de pénitence qu’il a vus dans cette maison, et dont il n’a été qu'un stérile admirateur.".
Nous [Pèlerins d'Arès], qui ne sommes pas enfermés dans une théologie aliénante, nous devons au moins avoir autant de bravoure et de détermination qu’eux.
Désidérius Faber


XXxxxXX  108C46
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