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21 février 2010 (0105)  
il n'est de vraie foi que sceptique


Ce qu'on lit ci-après, je l'ai noté cette nuit vers 4 h 30.
Je ne l'ai pas noté pour le publier. L'idée de le publier m'a passé par la tête tout à l'heure en m'installant devant mon ordinateur pour rédiger l'entrée 0105 sur un sujet très sérieux. Je me suis ravisé : "Pourquoi toujours enquiquiner mes lecteurs avec un "déballage intellectuel" (commentaire 104C17) ? Ce blog étant personnel, pourquoi ne pas partager avec tous un peu de mes petites pensées brutes, ces nains qui trottinent avec moi sur le sentier de ma petite vie ?"
Donc, aujourd'hui, un peu de mon cogito brut de fonderie : la dernière note de mes carnets.
Des carnet j'en ai eu des tas, des gros, des minces, de formats différents selon les tailles de mes poches, les lieux et les circonstances (au bureau, au lit, en voyage, etc.) J'en ai perdu, j'en ai oublié ici et là et j'en ai retrouvé quelquefois. Le destin de mes carnets ne me tracasse pas. Ceux qui m'ont laissé dans mon coin — vox populi vox Dei (voix du peuple, voix de Dieu), mais est-ce vrai ? —, avec raison ne me considèrent pas comme un penseur. Pour les autres, curieux de ce que je pense malgré tout, voilà ma note de la nuit dernière :

Cette nuit, je priai, écrasé sur moi-même, les cous-de-pied et le front plaqués au sol de mon appartement, à ce béton enfoncé quelques étages au-dessous dans cette terre que le Créateur m’a donnée : « Fais-en ce que tu veux ! » (Genèse ———)* et je me déniaisai une fois de plus. Chez certains la prière est un moment d’illusion mystique, de rêve éveillé. Chez moi c’est le contraire, le moment où je me déniaise, où j’atteins le scepticisme qui depuis 1974-1977 me sauve !
Dieu ? J’ai entendu une Voix s’élevant au milieu d’un carnaval de lumières et de coulées de lave de lumière et d’un concert effrayant de craquements de charpente. J’en suis même resté un peu sourd. Jésus ? Il était de chair, oui, mais s’habillait-il de chair uniquement pour me parler ou bien la gardait-il là où il allait chaque nuit en me quittant ? Comment vit-il ? Respire-t-il ? Mange-t-il ? Je n’en sais rien. J’ai seulement entendu son Message. Autrement dit, je ne sais pas grand-chose des choses auxquelles je crois. Je suis donc un croyant sceptique.
J’ai la foi, mais je ne crois qu’à ce que j’ai vu et entendu. Communiste, je croyais déniaiser la morale bourgeoise autour de moi. Puis la Bible me fit déniaiser mon communisme, puis Jésus et le Père me firent déniaiser ma Bible (interprétée par mon église) et la théologie.
Je suis un sceptique. Pas un incrédule, un sceptique.
Alors, sortant sur mon balcon dans l’intense froid humide de février j’ai vu par un trou dans le voile opaque les étoiles et je me suis émerveillé de ce que je vive au milieu de ces espaces infinis et j’ai vu, constaté, que je ne pouvais être qu’un tabernacle de Dieu, voire même Dieu lui-même, fait Dieu par Dieu…** Je suis un homme, une merveille. Si je n’étais pas sceptique je ne pourrais pas comprendre ce tout petit peu qui fait de moi — un petit homme — tout et Tout.

* Genèse 1/28-30, 9/1-3
** Révélation d’Arès 2/13

carnet page 1

carnet page 2

copyright 2010
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Commentaires:

22fév10 105C1
Je pleure. [...] Cette entrée est de toute merveille. cette simplicté : Amour !
[Amour] Qui nous sauvera un Jour (Rév d'Arès 31/8+).
Tellement nous aimerons Son Retour (i/1).
Cette simplicté qui nous sauve et qui relie tous les soleils, toutes les lunes, les grandes étendues de verdure où les chants d'oiseaux accompagnent nos luttes et nos joies. Sourds, aveugles nous étions étriqués par les incertitudes, les peurs environnantes;
Rafraichis par l'aube naissante, nous nous levons enfin, même endoloris, même en plein froid, en pleine nuit, car Il [le Créateur] est là.
Nos vies parfois obscurcies d'incomprhénsions intraductibles, de questions sans réponse... Je suis atteinte de cette maladie très répendue: Scepticite aiguë même !
Mais il suffit d'ouvrir le Livre... Sa Parole pour constater que nos questions sont bien comme ces oiseaux qui voletigeant , tourbillonnant (Rév d'Arès 13/1), n'ont de cesse qu'ils ne trouvent une branche, un lieu pour se poser... et il y a toujours un lieu, ou une branche !
C'est là où le miracle est grand !
Sa Création — notre humanité — belle, variée, puissante, mais parfois dure, parfois lointaine, parfois mystérieuse, parce que souffrante, isolée par les lois qu'elle s'inflige (je me parle) vit en Lui.
Quel belle fenêtre qu'internet, lorque l'on peut prier et regarder avec vous, frère Michel, les étoiles dans le ciel.
Il vraiment aussi près de nous,que notre veine jugulaire (Le Coran) et Il nous aime encore bien plus que nous pouvons nous l'imaginer. Cela, vous nous le transmettez avec une telle Force !
Cette Force qui entre en nous, même lorsque nous ne nous y attendons pas !!
Quelle Grâce ! Béni soit Le Père Qui vous a mis sur notre chemin.
Danièle G.


22fév10  105C2
Je m'apprêtais à vous poser une question par rapport à votre dernière entrée de blog 104, et voilà que je découvre celle-ci.
Coïncidence, hier je répondais à un article que [texte manquant] en matière de sciences, je ne connais que des théories, c’est à dire des hypothèses. "En matière de sciences, le scepticisme est un devoir".
Vous notez : "La connaissance ne peut être le miroir de la réalité." Cela devrait aller de soi, que ce ne sont que des représentations. C'est à partir du moment où l'on pense ces représentations comme étant miroir du réel, au point de les confondre, qu'ont en fait des vérités. C'est confondre l'objet et son image.
Comment faire coïncider un réel que l'on sait infini dans la pauvre finitude d'une explication ou d'une équation ?
Il est tellement plus accommodant pour l'esprit de prétendre qu'il a tout cerné, tout compris. Et il se repose satisfait de son ouvrage, de son intelligence, et il prophétise, sûr de lui-même :  "Le monde est comme ci et comme ça... Nous l'avons démontré." Pourtant une théorie en chasse une autre.
Aventurez-vous dans ces domaines de connaissances, et ô combien vous constaterez que les controverses y sont très mal accueillies et que les efforts déployés pour les étouffer ou les faire taire sont sournois .Eh oui ! il ne faut pas déranger l'ordre des pensées, troubler nos académies, dérouter nos programmes de recherches, faire dérailler nos investissements.
La science est devenue la nouvelle religion.  À la tyrannie de la Foi a succédé la tyrannie de la Raison, qui s'étale de tout son long, entre l'alpha et l'oméga. Triomphe de l'esprit (?), mais pas triomphe (Victoire) de l'homme, puisqu'il continue d'aller d'un souci à un autre, d'une guerre à une paix puis à une autre guerre et qu'il combat dans tous les domaines. La raison n'est qu'un attribut parmi d'autres, un aspect et un outil de l'intellect.
Foi ou Raison ? Vieux débat philosophique... pas si inextricable. Tant que l'une et l'autre n'auront pas admis leurs propres limites, elles s'opposeront sans fin. Mais le relativisme, bien que de source antique, n'a pas le vent en poupe aujourd'hui.
En vous paraphrasant, "Il n'est de vraie science que sceptique".
Jacques F


Réponse :
"La connaissance ne peut être le miroir de la réalité" ne fait pas partie de ma note citée ici. C'est une pensée que j'avais notée deux ou trois mois plus tôt sur ce carnet, qui est un carnet de voyage qui, étant assez plat, se loge bien dans une poche de veste ou de blouson. Comme j'ai plusieurs vestes ou blousons j'ai comme ça plusieurs carnets plats qui se promènent dans mes poches. Les carnets moins plats se promènent dans mes sacoches, mes sacs, etc.
Je tombai sur ce carnet hier après ma prière de nuit en cherchant un papier pour noter. J'ai grisé cette note qui date déjà, mais bon! ma note d'hier (entrée 105) semble bien se situer dans la foulée de celle plus ancienne que vous citez, parce qu'on y retrouve le mot "sceptique", que j'utilise pour moi-même assez souvent dans mes notes personnelles, mais que j'évite dans mes lettres et autres écrits publics, parce qu'il est très souvent mal compris.
"Sceptique" de nos jours est généralement, et malheureusement, pris dans le sens de "incrédule" ou "incroyant", alors que je l'emploie comme l'employait la philosophie antique qui berça mes années de lycée — On reste tout sa vie marqué par la langue de son éducation.
Je garde ainsi, gravé dans ma culture adolescente, le scepticisme au sens que lui donnaient les Grecs antiques, les élèves de Pyrrhon, à savoir qu'est "sceptique" celui qui sait que peu de vérités générales peuvent être atteintes et qu'il faut avec sagesse suspendre sa réflexion quand les éléments manquent pour la pousser plus loin. Autrement dit, comme vous le dites avec d'autres mots, le sceptique n'est pas un incroyant, mais quelqu'un qui s'en tient à ce qui est connu et certain. Ce sens est rarement utilisé ou rencontré aujourd'hui dans le langage de la rue. De là des méprises pas possibles !
C'est d'ailleurs, si vous vous rappelez le sujet de mon introduction à "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" (Rév d'Arès édition 1995, dite "bilingue", pp.718-724) où j'explique qu'aucune Vérité absolue n'est accessible à l'homme et que nous avons tout au plus "une direction de certitude", ce qui est une attitude proprement "sceptique" au sens étymologique du mot.
De même on peut distinguer entre les différents sens donnés à "science", la vraie science étant naturellement celle en matière de quoi "le scepticisme est un devoir," comme vous dites.


22fév10  105C3
Dénier: Refuser de reconnaitre comme vrai, comme sien (définition Petit Robert).
Ce verbe [dénier] revient souvent dans ce commentaire tout comme mes larmes de femme, mes larmes de foi, mes larmes de vie.
Dans le préface de l'édition de La Révélation d'Arès 1989 vous écrivez ceci:
"Faire et refaire le tour des apparitions -— de Jésus ou de Dieu — comme Moïse fit le tour du buisson ardent (Exode 3/3-4), et le tour de ma vie qu'elles révolutionnaient, voilà qui nous apprendra toujours plus sur l'intention qu'y mit Dieu. Pourquoi, au lieu d'irruptions, n'a-t-il pas emprumté les voies de l'inspiration, ou du mûrissement de ma pensée religieuse ? Il n'a pas pu choisir sans raison précise l'apparition physique subite et totale : visuelle, tangible, sonore, ni la terrible violence faite à ma conscience, à mon émotivité, presque à ma vie — j'ai parfois cru mourir — pour nous adresser son message à la veille du XXIème siècle. Nos esprits doivent cultiver toute la réalité du fait d'Arès, afin qu'il ne dégénère pas en traductions intellectuelles ou idéologies, comme ce fut le cas pour tant d'autres faits, par exemple, la croix d'une horrible mise à mort devenue théologie, et l'effet d'un inquiétant lyrisme, la croix idéale, "qui sauve". Non sens.Si le fait d'Arès vire à l'idéologie, si ma vie passe au romanesque, des constantes aberrantes suivront, à la base de toutes les religions-systèmes.Une vigilance permanente à garder vivant, le fait d'Arès les déniera plus que tout les discours. C'est ainsi que je crois comprendre l'intention mise par le Ciel dans sa manifestation physique à Arès".
fairyhand


Réponse :
Ma petite fille tant aimée, je n'ai — et cela me rajeunit, merci — pas fini de vous éduquer, notamment de vous inviter à toujours bien lire avant de réagir à une lecture.
Je n'ai utilisé nulle part le verbe "dénier" dans ma note et dans cette entrée 105. J'ai utilisé le verbe "déniaiser" qui est un mot qu'on n'entend plus, que je n'emploie que pour moi-même (par exemple dans mes notes ou dans les réflexions) et que je n'utilise pas dans mes lettres ni dans mes écrits publics, parce qu'il est généralement mal compris ou incompris.
Déniaiser ne signifie pas dénier, mais rendre moins maladroit, moins nigaud ou moins bête et, par extension, moins ignorant ou moins incapable.
Ainsi la prière me déniaise, parce qu'elle m'enseigne ce qu'il faut accomplir (35/2-4), elle me rend moins ignorant, moins culturel, la culture étant un ensemble de sottises qui collent à la peau et qu'on a tant de mal à décoller.
Je crois avoir quelquefois utilisé le mot déniaiser en votre présence, mais nous n'habitons plus ensemble depuis longtemps et vous l'avez oublié. Ce n'est pas grave. Nous oublions tous, moi comme vous, et nous tombons dans la niaiserie des habitudes... De là la nécessité de nous déniaiser. Rions un bon coup : Ah, ah, ah !


22fév10  105C4
Minuit, je lis cette entrée 105 et je suis scotchée par ce ton nouveau intense et direct, illustré par le graphisme [l'écriture] si vivant du frère ainé.
Je n’ai pas vécu ce qu’il a vécu, mais j’ai vu, entendu, lu le prophète quinze ans après.
Je me suis insurgée contre certains passages de la Parole, mais ai-je été sceptique ? Non.
Vite le dico ! [Il dit "sceptique"=] "Qui doute de ce qui n’est pas prouvé avec évidence, incrédule".
J’ai ressenti le Vrai tout de suite, mais j'ai compris ce que je [pouvais comprendre] et [que je continue] à comprendre encore,  tout doucement.
Je me suis déniaisée, rendue moins naïve — encore le dico ! — par rapport à mes croyances d’alors.
N’étant pas scientifique, je me fie sans doute à mon ressenti intuitif, mais ce Message est d’une telle évidence, qu’il n’a pas besoin d’être prouvé !
Mais me voilà bien ennuyée de ne pas être "sceptique" ! Ou alors voilà un mot, comme pénitence, que le dictionnaire devra revoir bientôt.
Cher Frère Michel, il est tard et je n’ai peut-être pas tout compris .J’ai pris plaisir à vous parler dans la nuit et prie avec vous.
B. L.


Réponse :
Non, je ne donne pas à "sceptique" un sens nouveau, "que le dictionnaire devra revoir bientôt". Je pense que c'est vous qui devez rafraîchir vos souvenirs. Vous n'êtes "pas scientifique", mais vous étiez professeur. Vous avez donc reçu une éducation générale de valeur. Lisez ma réponse au commentaire 105C2. Elle vous rappellera sûrement quelque chose.
Mais je retrouve ici votre nature si fraîche, si extraordinairement vivante, et qu''est-ce que vous avez à fiche des pyrrhoniens discutaillant du pyrrhonisme (ou scepticisme) sur les trottoirs d'Athène tois siècles avant Jésus Christ !
J'aime beaucoup votre commentaire, primesautier comme vous. Merci.


22fév10  105C5
Notre scepticisme n’est pas de défiance, mais d’objectivité ou de vérité. Garde-fou contre l’illusion, l’imagination, l’intellectualisation, qui risquent d’entraîner l’esprit humain si loin des Réalités auxquelles il participe.
Notre scepticisme n’est pas négation de l’infini intérieur et extérieur, mais souvenir que des fonds et Fonds (Rév d’Arès xxxiv/6), auxquels nous sommes moulés (Rév d'Arès 1/11), nous ne savons rien ou quasiment rien.
Pour autant, ce scepticisme ne nous empêche pas de nous émerveiller. Ces étoiles qui apparaissent "par un trou dans le voile opaque" sont un peu comme les apparitions de Jésus et de Dieu. Elles ne nous apportent pas la Connaissance — À Moi la Connaissance ! dit Dieu (Rév d'Arès 39/3) —, mais elles suffisent à nous rappeler qu’au milieu de ces "espaces infinis" l’homme est un Dieu, fait Dieu par Dieu, pourvu qu’il le décide : Dis-moi : "Entre !" (Rév d'Arès xxxiv/12)
Jeff


22fév10  105C6
Mes petits enfants dorment, je ne veux pas  faire de bruit, pour ne pas les réveiller.
Aussi ai-je allumé l’ordinateur et cliqué sur freesoulblog.net pour voir s’il n’y aurait pas un nouveau commentaire ou une nouvelle entrée, mais j’en doutais un petit peu à cette heure-ci. Or, je découvre la 105 !
Je suis touchée par ce que vous écrivez et qui nous fait plus proche de vous.
Parfois vous semblez avoir tellement avancé, ne serait-ce que lorsque vous parlez de votre prière dans votre réponse au 100C32, que cela me paraît difficile. Lire cette entrée me donne confiance.
Dans l’entrée 102C32 vous avez écrit : “Quand je prie il y a diffusion de l'intention mise dans la Paroles dans l'intention mise dans ma vie pour trouver la Vie, il y a fusion et diffusion de Dieu en moi et de moi en Dieu. Je ne sais plus qui est l'Un et qui est l'autre."
Quand je prie, ça n’est pour moi qu’une question de foi, mais pour ce qui est du ressenti je suis plutôt au pain sec et à l’eau ! 
Mes petits enfants commencent à bouger... Je vous embrasse, frère Michel, et je prie avec vous
Madeleine


22fév10  105C7
La foi aveugle ou imposée à leurs fidèles par les détenteurs des grandes religions, écclésiastiques ou politiques, n'est t'elle pas une des sources des maux qu'elles ont véhiculés dans l'humanité sous couvert du bien universel qu'elles prétendent apporter ?
Cette pensée est un peu un "enfoncement de portes ouvertes", mais nous mêmes, femmes et hommes touchés par cet appel de La Révélation d'Arès, sommes vraiment à l'abri de ce réflexe aveugles, que l'on soit manuel ou intellectuel, de raccourcis simplicateurs et facile qui nous invitent à oublier de réfléchir sur ce en quoi nous croyons et ce que nous voulons en faire au quotidien [fin de phrase pas claire] ?
La prière m'est parfois difficile et pas forcément dans les moments "d'allégresse" de mon existence, mais bien au contraire dans les moment plus "tendus", plus difficiles... La fatigue et un sentiment d'indignité m'envahissent et me font fuir mes livres où coule la Parole. Heureusement les contacts même brefs avec mes frères et sœurs me gardent "éveillé" malgré cette lassitude.
Votre témoignage sur votre vécu personnel de votre prière, et votre regard sur vous même et notre univers sont de ces moteurs qui me réconcilient avec moi même et avec ma prière.
Merci à vous "petit homme" (comme vous vous qualifiez), mais Grand frère ainé pour un p'tit morceau de braise comme moi !
Gaël.


22fév10  105C8
Bien qu'Il semblerait que scepticisme et foi soient contradictoires, les voir ainsi réunis dans un même acte apparait comme  au cœur de la transformation de nos habitudes et du changement. La coexistence dans le même champs du scepticisme et de la foi permet à cette dernière de s'accomplir dans une évolution permanente allant vers plus de liberté et d'émerveillement.
La foi, c'est le cœur qui reçoit toujours le souffle de l'amour du Père depuis Sa descente parmis nous. C'est celle de l'enfant béni et heureux qui croit sans avoir vu, parceque le Père lui a demandé de laisser la science vaniteuse aux sage de ce monde pour essayer de discerner Ses Merveilles (Rév d'Arès 33/8), Merveilles que l'acte même du scepticisme accomplit.
Le sens étymologique de sceptique, c'est observer. L'observation ramène à la réalité du présent. Elle fait quitter instantanément les tyranie de l'autorité du conditionnement passé, de l'orgueil qui tire toujours en arrière : le livre des siècles (Rév d'Arès i/11), pour affronter la réalité du moment.
Vu ainsi, le scepticisme serait une véritable mutation de l'esprit qui, ramenant toujours tout à ce qu'il peut concevoir, s'ouvrirait sur la Vie qui anime toute chose. Ce serait comme un éternel premier pas, l'innocence effective d'un sacrifice (accomplir le sacré ) à cause où grâce à Son Souvenir où l'homme qui reprend le chemin d'Éden pour devenir le frère, puiserait la force moteur de cette transformation à cause de la présence que le Père insuffle en cette ouverture même par synergie.
La synergie Dieu<-->Homme.
Cette idée est en fait un constat. Il fait partie de tous ceux qui viennnent déranger nos assises pour nous aligner dans Ses Pas, à tout instant que cette observation, ce scepticisme s'active pour voir, percevoir, ou entrevoir ce que la Lumière de l'amour peut encore et toujours lui montrer afin qu'il ne s'arrête jamais en chemin quel que soit la forme que l'adversité du conservatisme puisse revétir.
D'ailleurs, pendant des decennies, il a été soutenu le point de vu géocentrique, et malheur à ceux qui le niaient !
Mais n'est ce pas ce scepticisme ouvert qui déniaisait ce point du vue pour découvrir l'éliocentrisme. Et ce qui était vrai du point de vue de la terre ne l'était donc plus de celui du soleil. Et l'on pourrait poursuivre ainsi les déniaiseries en élargissant ce regard à la galaxie et peut être même juqu'à l'univers entier jusqu'à ce que quelqu'un vienne un beau jour contredire le bing-bang pour annoncer que l'immensité de l'univers est sphérique.
Foi et scepticisme ne sont donc pas antagonistes, car c'est ce dernier qui puise sa force en elle [la foi] jusqu'à ce qu'un beau jour il puisse réentendre la pierre et le language des étoiles.
Guy Y.


22fév10  105C9
Merci, frère Michel, de nous offrir ce moment d'intimité avec vous, où vous nous emmenez dans votre prière "écrasé sur le sol" fondu dans cette terre où s'ancre votre immeuble, puis sur votre balcon regardant les étoiles émerveillés de participer conscient de ce grand Tout Divin, et de nous donner à lire vos notes comme si nous lisions au-dessus de votre épaule.
Pour le mot sceptique, je ne comprend pas quel sens vous lui donnez, parlez vous d'un doute, d'une simple ignorance ou autre chose que je ne comprend pas encore ?
Pour ma part, je n'ai rien vu et pourtant je vous crois. Si j'ai des doutes, c'est sur ma capacité de transcendance, mais là encore vous me rassurez en me rappelant simplement que l'homme est "le tabernacle de Dieu" et qu'étant homme je suis moi-même une "merveille" de la création, je me redresse, sans orgueil mais je suis fier. Merci.
Rémy


Réponse :
Vous me dites: "Pour ma part, je n'ai rien vu et pourtant je vous crois." Mais si, vous avez "vu" quelque chose. Vous avez eu sous les yeux La Révélation d'Arès dans sa version "Intégrale" des années 80. Puis vous m'avez vu et vous m'avez même entendu à une époque où nous vous avions invité à notre table à Arès. À cette époque, si ma mémoire est bonne, vous travailliez dans une voilerie en Bretagne. Bref, vous êtes alors passé par une succession de rencontres avec La Révélation d'Arès et avec son témoin et vous avez pu réunir un certain nombre d'éléments de réflexion qui ont pu raisonnablement vous forger une certaine conviction, laquelle ne cessera pas, c'est certain, de s'enrichir jusqu'à votre dernier souffle parce que la vraie foi est inévitablement évolutive, comme je l'enseigne souvent. La foi sceptique est inévitablement évolutive.
Ma propre foi est évolutive. J'ai vu et entendu Jésus en 1974 et le Créateur en 1977, mais après qu'ils eurent disparu de mes yeus et de mes oreilles, je me suis retrouvé seul avec les souvenirs qui me restaient d'eux et leur Message et je n'ai pu, comme vous, qu'évoluer à partir de ces sources. Certes, le Souffle passe invisiblement et muettement par mon cerveau de temps en temps pour enrichir ma conscience et ma foi, mais c'est la même chose pour vous.
Ce qui est important, c'est de pas inventer sur ce qu'on ne connaît pas ou qu'on connaît trop peu.
Par exemple: l'au-delà. Nous savons qu'il y a une vie après le mort charnelle, puisque La Révélation d'Arès en parle, mais elle n'en dit pas grand chose et Dieu ne m'en a pas montré grand chose non plus. Quelle est-elle, cette survie, dans son vécu ? Quel est notamment notre état de conscience active dans l'au-delà ? On n'en sait presque rien. Il nous faut donc rester sceptiques sur tous les détails de l'au-delà que prétendent connaître certaines personne, qui en parlent avec emphase paraissant visiter chaque jour l'au-delà comme elles vont chercher leur pain chez le boulanger. En fait, le mystère de la mort est loin d'être levé pour vous ou pour moi en dépit de La Révélation d'Arès, qui n'en dit pas grand chose ou des expériences que j'ai vécu surnaturellement en 1974 (Rév d'Arès 17/1) et 1977 (Rév d'Arès vi/1-5).


22fév10  105C10
Moi aussi j'ai fait un rêve. J'ai pensé à tout ce que j'ai fait depuis que je connais La Révélation d'Arès.
Je suis sûr que cette Révélation est vraie. Je connais les frères du [département breton]. Je fais le bien autour de moi. J'essaye de vivre La Révélation d'Arès au mieux. Je suis en relation avec les humanistes de ma ville. Mais je me culpabilise parce que je ne missionne pas assez.
Moi aussi je vois la beauté de l'homme et ce qu'il est capable de faire. J'ai rêvé de l'Arbre de bonheur que le jardinier d'Arès a planté. C'est l'Arbre du bien, de la bonté, de la liberté et de la juste mesure. Cet horticuleur à repris les Arbres que ses prédécesseurs ont réalisés. Jésus à planté l'Arbre de l'Amour, Mohamed l'Arbre de la Solidarité et de l'Amour. Ils ont demandé aux hommes de les vivre.
S'il y a des Arbres, il ya aussi des Arbustes et d'autres plantes.
Gandhi à réalisé l'arbre de la non-violence, mais il a été assassiné. Martin Luther King à fait un arbuste de la paix de la fraternité, mais il a été tué. Politkovskaïa voulait faire un arbre de la démocratie en tetchènie et vivre en paix avec les russes, mais elle à été tuée.
Isaac Rabin a voulu faire un gâteau avec les Palestiniens. Il avait presque réussi avec les "accords d'Oslo", mais il a été assassiné. Nelson Mandela a voulu faire un gâteau de l'anti-racisme et de la fraternité avec les blancs et les noirs, mais il a vécu 27 ans en prison. Pourquoi ces cuisiniers et ces jardiniers du bonheur se font tous assassinés et maltraités ? Ils dérangent ? Ils agacent ?
Moi, je suis un petit cuisinier de rien du tout. Mon gâteau est tout simple. Je le vis avec les humanistes de [ville de Bretagne]. Je l'ai fait en lisant La Révélation d'Arès. En priant aussi.
Si je vis des moments pas drôles dans ma vie, je vis [aussi] des moments de bonheur extra. Ah oui ! car ces gâteaux et ces Arbres du bonheur se vivent ; ils ne se voient pas ; ils ne se mangent pas.
Il faut de la volonté, de la patience pour les faire. Sincèrement, je peux vous le dire que ce soit avec des croyants ou des non croyants, ces moments de bonheur j'en ai vécus, ils sont délicieux. Une chose dont je suis certain aussi, c'est que ces ouvrages si difficiles à réaliser on les amène aussi au paradis. Tous les prophètes nous ont enseigné ces actes de construction.
J'ai envie de faire une expositon dans le local de mission le plus proche sur cette solidarité, cette amitié, sur l'amour entre les hommes. Que faut-il faire ? Annoncer La Révélation ou la vivre ?
Mon dernier ouvrage est d'avoir réalisé, avec l'aide de mes voisins, le repas de voisinage de mon quartier, en février. Le bénéfice du repas que j'ai réalisé va aller au grand bouquet du centre de Toul Ar Houat de [ville de Bretagne]. Habitant dans le prolongement de la rue X. X., le bénéfice de mon repas ne pouvait qu'aller au centre pour les parents qui ont du mal à payer des loisirs à leurs enfants (les études et l'internat étant payants).
Qu'allez vous faire de mon courrier ? Le mettre au rebus ?
Alain d'A.I.S.P.A.C.E.


22fév10  105C11
Je suis graphologue. On m'a demandé d'analyser votre écriture.
La taille du carnet semble avoit été réduite pour la publication. Pourriez-vous me dire son format réel afin que je rétablisse le document à son échelle vraie ?
Aviez-vous déjà cette écriture quand vous transcriviez les Paroles de Jésus et de Dieu ?
Pourrais-je avoir un modèle de chacune de ces transcriptions de 1974 et 1977 ?
Dans votre liminaire de 1974 vous parlez de votre difficulté à suivre les Paroles de Jésus "en raison de votre écriture semi-typographique". Je comprends maintenant ce que vous voulez dire et nous avons là un type très rare de cette écriture.
Écrivez-vous habituellement avec un feutre, une plume, une bille, un bambou, autre chose ? Pouvez-vous simplement me donner la marque du crayon ou du stylo utilisé ici ?
Je vous prie d'excuser ces questions. Il n'est pas facile de travailler sur une photographie de manuscrit autographe.
Jean-Jacques G. de F.


Réponse :
Vous ne manquez pas de toupet.
Mais je pourrais simplement ignorer votre commentaire ; je ne le fais pas.
Qui vous a demandé d'analyser mon écriture ?
Le carnet utilisé est en effet plus grand que sur l'image.. C'est un Note Book américain de format 10,5 x 14,8 cm — Je viens de le mesurer spécialement pour vous. Ne suis-je pas gentil ?
J'utilise généralement un Pentel "Stylo" Liquid Fountain JL 30 à réservoir d'encre. Sinon, pour mon courrier, j'utilise le plus souvent un stylo à plume avec réservoir d'encre noire que je remplis moi-même (je n'utilise pas de cartouches dont l'encre est médiocre).
Je ne vous communiquerai pas de spécimens des transcriptions originales de La Révélation d'Arès, mais, oui, mon écriture était à peu près la même que celle qu'on voit sur l'image du carnet, sauf qu'à l'époque j'écrivais couramment à la main, tandis qu'aujourd'hui je n'utilise presque plus le crayon ou la plume. Le clavier est mon outil d'écriture à 95%.

J'ai horreur du crayon à bille, encore que cet instrument d'écriture ait fait de considérables progrès techniques. Notamment, mon épouse, sœur Christiane, en a un dans son sac qui présente une souplesse remarquable... J'ai toujours envie de le lui "emprunter" quand elle me le prête pour noter quelque chose, mais elle me le reprend prestement des mains aussitôt que j'ai fini de m'en servir. Je n'ai donc pu encore trouvé ni le temps ni le bon outil pour me convertir à la bille.
En échange des informations que je vous donne ici avec complaisance, aurez-vous la bonté de me faire parvenir un copie de votre analyse ?


22fév10  105C12
Être sceptique n'est pas douter dans le sens de Celui qui entre en doute, éloigne-le tout de suite ! (La Rév d'Arès 37/9], ce n'est pas douter de la véracité du message délivré par Dieu à Arès.
Une fois écartée cette erreur de foi, la Parole témoigne aussi de Marie qui s'imposa d'arracher de son cœur les doutes, pour renaître pure (Rév d'Arès 12/12), la force nécessaire pour résister aux idées créées par la culture du monde (illusions, idées reçues, préjugés, superstitions, etc.) pour recréer une pensée plus proche du vrai, de la liberté, de l'amour, du pardon, de l'intelligence spirituelle et l'accomplissement que cette pensée engendre.
Et en même temps que la Parole nous incite a nous recréer, il faut aussi s'adresser au monde et trouver des alliés au changement vers le bien, recréation qui ne va pas sans mesure : Ne cherche pas à trop exhorter, tu feras perdre courage, ni à trop convaincre, tu feras douter ! (Rév d'Arès 7/3)
Le doute est proche de la peur et peut bloquer la foi, mais quand il est apprivoisé, il est tellement nécessaire à la dynamique de cette foi recherchant le Vrai (Rév d'Arès ii/9, xxviii/21, xxxiii/9, xxxiv/1).
Alors c'est le départ du monde vers Éden, l'exode spirituel vers le bonheur.
Merci, Mikal, pour cette "petite pensée brute", mais bonne pensée (Rév d'Arès xxxviii/2).
BonneCorne


22fév10  105C13
D’un premier abord, votre entrée m’a laissé "sceptique" !  Et puis je me suis dit qu’avec vous il faut se méfier de sa première impression et faire parfois l’effort d’ouvrir un dictionnaire. C’est ce que j’ai fait.
Le scepticisme (du grec skeptikos, "qui examine") est, au sens strict, une doctrine selon laquelle la pensée humaine ne peut se déterminer sur la possibilité de la découverte d'une vérité. Il ne s'agit pas de rejeter la recherche, mais au contraire de ne jamais l'interrompre en prétendant être parvenu à une vérité absolue. Son principal objectif n'est pas de nous faire éviter l'erreur, mais de nous faire parvenir à la quiétude (ataraxia), loin des conflits de dogmes et de la douleur que l'on peut ressentir lorsqu'on découvre de l'incohérence dans ses certitudes.
Vous êtes donc un croyant qui examine et non pas un croyant qui doute comme j’ai pu l’interprêter au premier abord et ce qui me semblait quand même un comble pour quelqu’un qui a eu la chance de voir Jésus et Dieu.
Patrick R.


22fév10  105C14  
Prophète Mikal,
L'être qui aime se remémorer et qui médite sur la parole prophétique est avec certitude un homme qui est sincère.
En 1974 le Créateur vous a ouvert la poitrine pour y déposer un message bien réel, il est aussi clair que l'eau de la source et nous sommes la preuve, nous vos frères et sœurs, la preuve que nous croyons et que nous sommes travaillés de l'aube naissante jusqu'au coucher du soleil par la parole que vous nous avez courageusement livrée.
L'évidence est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7) et que l'amour soit et puisse l'emporter, pour qu'enfin l'équité puisse rayonner sur cette humanité obscurcie par le charbon du mal.
C'est votre humilité que nous mesurons chaque fois que vous intervenez.
Quel homme et qu'elle femme dans ce monde est resté aussi rigoureux et volontaire et aimant dans sa foi ?
Je suis issue de la lignée du prophète Mouhammad que je ne connaissais pas. Vous avez fait de nous, prophète Mikal, des êtres qui possédons désormais une conscience active, grâce à vous une partie de l'humanité ne disparaîtra pas dans le péché.
Merci infiniment.
Hakima


23fév10  105C15
Cette pensée de vous qui apparaît dans l'entrée 105 avec cette fois, en plus, un fac-similé de votre note manuscrite originale, n'est pas nouvelle;
Elle est seulement dite autrement.
Nous venons, Sam et moi, de relire votre entrée 0065 du 6 août 2007 dont le titre était "dieu ?" — avec un point d'interrogation... vous n'avez jamais manqué de courage — où vous faisiez des prudentes réserves sur l'idée que l'humain peut se faire de Dieu et qu'on peut résumer en gros par : Il existe bien quelque chose ou quelqu'un au-dessus de nous, une sorte de supra-vivant, qui m'a parlé, mais qu'est-ce que c'est ou qui est-ce en réalité ?
Ma mère, qui était votre fidèle depuis le temps où vous étiez ecclésiastique (depuis 1969, je crois), vous a renié le 6 août 2007. Elle a déclaré : "Cet homme n'a jamais vu Jésus et Dieu," et rien n'a pu la faire changer d'idée depuis. Elle ne s'était jamais rendu compte qu'à partir de 1974 et surtout 1977 vous aviez toujours honnêtement déclaré que Dieu ? Vous n'aviez eu que des certitudes religieuses précises sur Lui avant, mais que depuis qu'Il était venu vous parler et que vous aviez laissé la religion pour la vie spirituelle, vous ne pouviez plus affirmer ce qu'il est en réalité et que vous pouviez juste répéter ce qu'Il vous avait dit et l'accomplir.

Au temps où nous venions au Pèlerinage, Sam et moi, nous vous entendions déjà dire la même chose de diverses façons.
Vous avez toujours été, depuis 1974, un témoin de Dieu scrupuleusement honnête, c'est-à-dire un croyant sceptique comme vous l'expliquez très bien dans cette entrée 105 et dans vos réponses aux commentaires qui sont peut-être sur cette page plus importantes que l'entrée de blog elle-même.
Nous nous doutons bien que des entrées de blog comme 0065 et celle-ci 0105 vous aliènent du monde comme elles vous ont aliéné ma mère. Beaucoup d'amoureux de merveilleux religieux, on s'en doute, ne trouvent plus rien d'alléchant dans la parole de Mikal (Rév d'Arès i/12) et le quittent.
Autrement dit, vous ne savez pas grand chose sur Dieu, mais par contre Dieu n'est plus un mystère merveilleux pour vous ; il n'est plus qu'une Réalité dont on sait seulement ce qu'elle vous a dit.
La mission n'a pas assez pensé à ça et c'est pourquoi elle est tombée dans ce que vous appeliez "la mission sociale" pendant trop longtemps ou dans des amalgames intellectuels comme celui présenté par Daniel C. dans les commentaires de l'entrée précédente [104C79], deux types de mission qui font encore plus de tort à la Vérité qu'une mission trop religieuse qui, à tout prendre, est moins trompeuse. En fait, il y a une formulation pour le public qui n'a pas encore été trouvée, parce qu'elle n'a aucune musique culturelle. Nous sommes à l'heure d'une Vérité difficile à représenter et à faire entendre. Peut-être Mathilde [104C95] a-t-elle raison en suggérant de "dire simplement : "Dieu existe. Il n'est ni dans les églises ni dans les mosquées. Il est venu en France parler à tout le monde. C'est passionnant et instructif !" Ou autre chose du même genre ?"
Nous saluons votre honnêteté, frère Michel, et nous voyons qu'il y a encore beaucoup de travail à faire et nous vous souhaitons en même temps bon courage.
Judith et Sam


Réponse :
En publiant mon entrée 0065, qui résumait ce que je savais de Dieu — c'est-à-dire "pas grand chose" ainsi que je dis à nouveau ici — je n'ignorais pas qu'elle allait décevoir quelques uns et quelques unes, qui en effet allaient déserter comme votre mère. Je n'étais pas plus inconscient, hier 21 février 2010, en postant l'entrée 105, de ce qu'elle pouvait en troubler quelques autres à cause du mot "sceptique" et provoquerait peut-être de nouvelles désertions.
Mais que voulez-vous ? J'ai un devoir de témoignage.
Un certain nombre de frères et sœurs m'ont, à plusieurs reprises depuis 1974-1977, instamment recommandé de ne pas faire étalage non de mes doutes — je ne doute pas que Dieu existe — mais de ma révision de l'idée de Dieu ou, si vous préférez, de mon iconoclastie du Dieu traditionnel, de mes incertitudes sur ce qu'Il est et sur qui Il est, hormis qu'Il est le Créateur ou le Père trop aimant (Rév d'Arès 12/7) et qu'il nous demande d'aimer à notre tour tous les hommes et de leur rappeler que la bonté est plus payante que la malignité et la ruse dont on a fait les clés de la survie au prix de... la fosse... au creux de la terre (Rév d'Arès 2/1-5), c.-à-d. de la mort. Ces frères et sœur m'ont toujours dit en gros : "Laissez les hommes croire ce qu'ils veulent sur Dieu, parce qu'après tout ça n'a pas d'importance, l'important étant qu'il faut être pénitent et moissonner des pénitents."
Je vois les choses autrement qu'ils ne les voient.
Je suis convaincu que ne dire qu'une partie de la Vérité et taire l'autre partie sous prétexte qu'elle n'est pas de première nécessité, c'est causer à la Vérité — et à ses chances de Victoire — un dommage considérable et compromettre la mission que le petit reste — les Pèlerins d'Arès — a accepté de remplir.
Concernant la bonne formulation de notre foi, tous les missionnaires sont à sa recherche et ils finiront par la trouver.
Cette recherche est très difficile, parce qu'il faut en même temps se déculturer complètement et rester conscient que ceux à qui nous parlons forment un monde culturé complètement. C'est chercher ou moissonner les végétariens dans la masse des carnassiers, en somme, si vous me permettez cette image amusante. Les prophètes employaient une image proche: C'est faire dormir ensemble le loup (ou le lion) et la brebis.
Nous y arriverons, mais nous n'y arriverons pas en cachant certaines rectifications qui, cachées, cachent aussi une partie de la Vérité, une partie de l'indispensable outil du Bien. Il nous faut expliquer que seuls des idéalistes sceptiques peuvent faire de bons pénitents et changer le monde en bien, autrement dit, seuls des sceptiques peuvent faire des miracles, ce qui, dit comme ça, dans l'état actuel des mentalités, paraît contradictoire et foutraque.
Oui, ce concept, alliage de termes apparemment subcontraires, attend une bonne formulation. Nous y arriverons. je pense que ce blog y aidera.


23fév10  105C16
Je suis seule, ce sont les vacances. Je déjeunai tout à l'heure avec mon père dans un fast-food halal du boulevard Sébastopol [à Paris, France]. Nous parlions justement de cette entrée de blog. Mon père me disait que cette entrée était très bien et je résolus de passer sur le blog dans l'après-midi.
Je rentre chez moi [...] Je surfe sur YouTube, je regarde des films, je résous entre-temps quelques équations du second degré, je discute sur MSN avec mon copain. Ma mère m'appelle. Elle appelle très souvent sur le fixe, en particulier quand je suis seule. Évidemment, [...] cela m'horripile. Mais bon ! Avant c'était pire. Elle m'appelait sur mon portable tous les soirs quand j'étais dans le métro [...]. Mais alors que d'habitude elle prend dix minutes à me dire quelque chose — c'est comme ça les mamans — ce coup-ci, elle me recommande juste d'aller sur le blog.
Ok. J'y vais quelques minutes plus tard. Et je lis. Ma mère me dit lucide. Pourtant je ne suis pas à la hauteur de la lucidité de ce texte [l'entrée de blog 105]. Les auteurs classiques que l'on me fait lire, entre autres Chateaubriand et Goethe, sont beaucoup moins clairvoyants que cela. Pour moi, la lucidité incarnée, c'est Marx et le prophète Michel Potay. [...]
S. P.


23fév10  105C17

Une Entrée

En toute humilité
Il ouvre sa Maison
Pour toute l'humanité
Sur son balcon

En toute intimité
Je me sens nu
Devant l'éternité
Et encore tout ému
D'être son invité
Au voyage étoilé
Pour un aller retour
Rempli d'amour.

En toute simplicité
Il se dit Tout petit
Dans la Botte de Celui
Qui est l'humanité

Pour nous aimer

Jean-Louis Alexandre C.


23fév10  105C18
Ah, que cela fait du bien !
Quel souffle de liberté et de responsabilité votre déclaration de scepticisme apporte au cœur même du prophétisme qui dans la culture judéo-chrétienne est souvent vécu comme une forteresse de certitudes impérieuses et improuvables, scellées dans l’intimité établie entre Dieu et ses prophètes. Cette représentation est fausse. Par vous nous connaissons aujourd’hui quels larges mouvements et perspectives engendrent la parole et la vie des prophètes. Mais cette représentation fausse est l’image tenace que le peuple garde du prophétisme.
Ce scepticisme noble et mesuré que vous professez — "il n’est de vraie foi que sceptique" — et qui est le contrepied radical de l’infaillibilité papale comme de l’arrogance technocratique me touche d’autant plus que c’est exactement de cette manière que j’ai toujours vécu ma foi, même avant de connaître La Révélation d’Arès.
Pour moi, le scepticisme est d’abord un aveu d’humilité — vous dites : "Je ne sais pas grand-chose des choses auxquelles je crois —. C’est l’art de suspendre son jugement (son appréciation et la décision qui s’en suivra), quand on prend conscience de son impuissance à juger (à apprécier et à décider).
En fait, il s’agit simplement de reconnaître les limites de sa connaissance.
Mais le scepticisme, c’est aussi une méthode de raisonnement. Cette suspension du jugement (les sceptiques grecs disaient "l’épochè", j’ai revu mes classiques) n’est pas un temps mort, c’est un temps de réflexion, un temps d’examen du réel qui permettra de se positionner, raisonnablement, "plausiblement". Pour ce faire on s’appuie sur les apparences, sur ce qu’on voit, ce qu’on entend, ce qu’on sent — "J’ai la foi, mais je ne crois qu’à ce que j’ai vu et entendu."
J’ai toujours pensé ainsi mes engagements de foi et mes engagements dans d’autres domaines. Quand je ne l’ai pas fait, quand je me suis laissé emporter par mes enthousiasmes, mon savoir ou les discours d’autrui, j’ai commis de graves erreurs. En fait, le sceptique est un homme qui avance le pied entré dans la terre (Rév d’Arès x/19) et qui s’approprie la réalité pour faire ses choix et prendre ses responsabilités. En cela, il s’approche de l’existentialisme.
Tout ce que je lis dans la Parole, tout ce que vous nous dites, je le repasse par la moulinette de ma réflexion et de mon observation, avec cependant un a priori, et c’est là que je trahis le scepticisme (mais ce n’est pas grave), c’est que je vois en vous un prophète, un homme qui a vu Dieu et qui dit la Vérité ou une part de la Vérité. Là, je ne suis plus sceptique, je suis croyant et je choisis d’être croyant dans un mouvement qui, s’il tient effectivement compte des apparences (vous ne semblez ni fol ni menteur), m’engage là où aucun tenant du scepticisme philosophique n’irait : une voie qui va au rebours de toutes les apparences de ce monde, une voix qui affirme notre divinité et perpétuité heureuses passées et futures, impossibles à sentir, une voie qui nous entraîne dans la pénitence impossible à discerner clairement, sauf à s’y être donné d’abord, une voie qui nous demande de retrouver une intelligence dont nous n’avons aucun exemple, sauf le vôtre, mais à condition de considérer comme vraie la source de cette intelligence qui s’avère totalement inaccessible aux sens, bref à condition de laisser parler son cœur et, non plus l’existence mais l’essence, pour faire le choix du jardin dans la tête et de voir les fleurs avec l’œil du dedans (Rév d’Arès ii/9-10)… contre toute apparence.
C’est là que je rejoins Rémy (commentaire 105C9) et que tous deux nous sommes séparés de vous par ce qui me semble le fossé irréductible de l’expérience. Vous avez vécu la présence charnelle de Jésus, la conflagration surnaturelle des théophanies, votre chair toute entière à reçu le poids, la brûlure, le parfum de l’Existence divine, vous avez voyagé avec Lui, vécu l’enfer et la résurrection, etc. et dans vos souvenir qui se rassemblent devant les espaces infinis, comment ne pourriez vous pas inclure cette part de votre vie dans ce scepticisme existentiel qui vous affirme naturellement que vous êtes "un tabernacle de Dieu, voire même Dieu lui-même, fait Dieu par Dieu" ? Nous, nous ne pouvons pas sentir cela par la vertu de notre expérience remémorée, nous ne pouvons que l’imaginer ou au mieux sentir une vibration d’affinité avec ce Tout-Autre, mais quel impact cela a-t-il dans notre quotidien de taupe (Rév d’Arès 23/2) ? Car nous n’avons rien vécu de tout cela, nous ne faisons juste que vous croire, même si c’est en se fondant sur l’exemple que vous donnez. Pour nous (ou certains d’entre nous) il s’agit d’un plongeon dans l’inconnu, d’un pari comme dirait Pascal. Nous ne croyons pas seulement à ce que nous voyons et entendons, c’est-à-dire vous, nous croyons à ce que vous nous dites, cela fait une énorme différence qui fait que notre foi ne peut pas être que sceptique, donc rassurante. Notre foi en votre parole transcrivant et expliquant la Parole est un risque. Si ce n’était pas le cas, nous serions probablement déjà des millions.
Pardonnez-moi, j’ai la sensation de vous parler trop familièrement, mais je sens tellement fort ce décalage entre vous et nous, cette irrémédiable différence, que je mesure, en sceptique authentique que je demeure, toute la portée du risque que j’ai pris en vous suivant. Je ne le regrette absolument pas, et je n’ai justement à cet endroit aucun doute (un comble pour un sceptique !), au contraire, je me réjouis d’avoir fait, il y a vingt-cinq ans cette grande enjambée qui m’amène aujourd’hui à courir en haletant derrière vous. En vous suivant, je suis passé du scepticisme à l’existentialisme, du confort de la maîtrise des apparences à l’aventure sublime du devenir. Je garde mon scepticisme parce qu’il m’offre un contrepoids de mesure et de sagesse, mais je ne lâcherai pour rien au monde le risque assumé de ma foi en La Révélation d’Arès qui, elle, donne tout son sens à ma vie.
Merci de nous permettre d’entrevoir cet équilibre fin et dynamique formé d’essence et d’expérience, de scepticisme et d’existentialisme et que je trouve bien décrit dans Rév d'Arès xLiv/1-3 :
Le Mont sur le Fond (se re)ferme.
Mikal se jette dehors.
(Des) rémiges (sont) tes mains.
Tu voles, (mais) tu laisses ton pied dans la terre.
Désidérius Faber


23fév10  105C19  
Impossible de se lasser de votre enseignement, cher frère Michel.
Il s'y trouve toujours des surprises, car vous êtes vivant et bien vivant !
Vous dites une chose bien précise et pas une autre, et c'est comme ça, n'en déplaise aux discutailleurs qui ne s'engagent pas à vivre votre enseignement, votre experience intime de Dieu qui est la meilleur à ma connaissance.
Vous dites dans ce carnet écrit d'un trait de votre main, jeté là comme les notes d'un journal banal parmi les dizaines que vous avez sans doute remplis (quel trésor méconnu pour l'humanité mais qui un jour je l'espère le sera) comme ce "puits de pétrole" que vous etes et que l'on aura jamais fini de puiser pour changer le monde, cette Vmer qui coule dans la vessie (Rév d'Arès xxi/12)...
Vous dites en somme : "Priez ! [Priez] pour changer le monde. C'est la voie la plus directe et la plus simple pour retrouver sa divinité, son image et ressemblance (Génèse 1/26-27). Faites comme je fais et comme on fait tous les prophètes ! Les pieds et le front au sol, en contact avec la terre, le béton qui nous porte pour le changer, le diviniser. Faites trembler le béton. Pourquoi? Comment? Ne posez pas de questions, faites le et vous verrez. Les  frères de Muhamad ont trés bien compris cela. C'est alors que vous sortirez du rêve de votre quotidien, du rêve de la culture et du système que vous avez créés à vos dépens. Alors les anges, le Tout Autre vous répondra et vous rappellera ce que vous étiez au commencement : des dieux, des hommes, des merveilles que vous etes toujours potentielement."
Vous dites aussi : "Soyez sceptique comme je le suis. Si les croyants l'avaient été dans le cadre de leur religion, croyance, je ne donne pas cher de ce qu'il resterait des religions et conflits politiques aujourd'hui. Mais les hommes font comme le cheval qui mange là où son pied reste (Rév d'Arès xxiii/12). Ils naissent dans un culture, une religion et ils les suivent sans recul, à la lettre et sans scepticisme et ça donne la burqa, les mollahs, les moines, les prêtres, les partis, la morale du plus fort etc."
Merci pour votre enseignement qui nous déniaise (mot que je n'avais plus rencontré depuis Flaubert et Stendhal).
José


23fév10  105C20
Je suis intrigué par le la note "heuristique: vérifier sens" sur votre carnet juste avant le note qui fait l'objet de cette entrée de blog. Est-ce que ça a quelque chose à voir avec ce que vous dites ici sur le scepticisme ?

Dans le Larousse, je lis: Heuristique, partie de la science historique qui consiste à rechercher des documents.
C'est un mot aussi rare que le verbe déniaiser que vous utilisez dans la note.
Si c'est indiscret, pardonnez ce commentaire.
Adjudant Gerbert


Réponse :
Sur mon carnet la note "Heuristique: vérifier sens" n'a rien à voir avec la note précédente (grisée) ni avec avec la note suivante qui fait l'objet de cette entrée 105 (voir image). J'ai écrit la note "Heuristique: vérifier sens" vers la fin de décembre, je crois, après avoir reçu une lettre de quelqu'un qui me parlait de "notions heuristiques" dans un contexte où ce qualificatif survenait de façon insolite et incompréhensible.
En fait, l'auteur de la lettre voulait, je pense, dire "hérétique", mais pour bien comprendre pourquoi j'en suis arrivé à cette conclusion il faudrait produire et la lettre de la correspondante (une universitaire Canadienne que je croyais plus savante) et ma lettre à laquelle elle répondait, dans laquelle j'avais utilisé le mot heuristique en effet, mot qu'elle n'avait probablement pas compris. J'ai cru pendant un temps qu'elle utilisait heuristique dans un sens que je ne connaissais pas. De là mon "..;vérifier sens". Un peu embrouillé, n'est-ce pas ?
J'ai un courrier encore assez abondant, avec des correspondants d'un peu partout, dans lequel ce genre de malentendu peut encore se produire.

J'emploie heuristique dans un sens un peu différent, dérivé de celui que vous avez pris dans le Larousse.
Par heuristique je qualifie ce qui sert à trouver ou à découvrir comme dans "hypothèse heuristique". On appelle heuristique une idée dont on ne se sait pas encore si elle est vraie ou fausse, mais qu'on prend provisoirement comme hypothèse vraisemblable dans la recherche de la vérité. Je crois que les pédagogues emploient aussi le terme "méthode heuristique" pour désigner une méthode pour faire découvrir indirectement à l'étudiant ce qu'on ne peut que difficilement lui faire comprendre directement.
Un mot rare que je n'utilise jamais dans mes écrits publics, mais qui me sert dans mes réflexions personnelles.
Ma correspondante canadienne me demandait des conseils pour faire mortification (Rév d'Arès 33/32-34). Je lui répondis que La Révélation d'Arès parlait de se mortifier sans préciser comment et que, donc, quiconque se mortifiait pour la première fois partait à la découverte de la mortification par un effort qui ne pouvait être qu'heuristique puisqu'intellectuel (ou cérébral) autant que physique : une privation,un héroïsme (Rév d'Arès xxxv/4-12), etc., tout effort exceptionnel qui, par la peine ou le désagrément qu'il cause, déclenche un tension cérébrale, une pensée puissante vers le défunt et qui fait communier avec lui. On prête quelque chose de ses vie et force corporelles à celui ou celle qui a perdu ses vie et force corporelles, qui n'a pas encore trouvé la force psychique suffisante pour faire le difficile passage des ténèbres. C'est très difficile à décrire ; c'est une découverte qui part inévitablement pour chaque mortifiant d'une hypothèse heuristique, de l'hypothèse qu'il lui faut faire pendant quarante jours tel effort ou emprunter telle voie ou encore telle autre pour réussir une mortification qui, cependant, est la même partout. La mortification est la même partout mais sa connaissance et son expérience varient d'un individu à l'autre ; c'est toujours une découverte et c'est par la voie heuristique que l'un ou l'autre découvre ce qui est chez lui l'efficace mortification, celle qui provoque chez lui un "retour" sensible du défunt. J'arrête...
Satisfait, mon adjudant ?


24fév10  105C21
Si je m’étais posé la question autrefois: "Au nom de quoi crois tu ce que tu crois?", ma  réponse aurait été bien hésitante. J’aurais vaguement parlé de tradition, d’éducation, de référence à l’histoire, de nécessité d’argent, de bonheur. Il en serait de même, je pense pour  la plupart de nos contemporains, parce que trop confrontés à des tas de choses qui encombrent l’esprit plutôt qu’elles ne l’aident à s’organiser, à s’équilibrer: foi vacillante ou alors  indiscutable et figée, donc vouée à disparaître car la foi comme le reste est soumise à la loi de l’évolution.
Je viens d’écouter  une émission sur les indiens Kogis qui vivent sans rupture historique depuis 4000 ans, en Colombie, coincés entre l’armée et la guérilla, entre les narco-trafiquants et la déforestation (Éric Julien "La mémoire des possibles") et qui  nous rappellent les principes fondamentaux de vie en société qu’ils ont mis en culture chez eux, dans leur contexte et qui font émerger une vie collective kogie solidaire, équilibrée, sans pauvres.
Si le sceptique, au-delà du sens courant, est celui qui examine, qui voit ( étymologie grecque, voir un des commentaires précédents), les indiens kogis nous interpellent avec cette question qu’ils nous adressent par l’intermédiaire d’Éric Julien: " Pourquoi ne croyez  vous pas à ce que vous voyez ? "
Vous  voyez que le monde est rempli de haine, de violence, qui produisent du malheur, vous voyez que sur de la haine, sur de la violence, on ne construit pas du bonheur, c’est-à-dire de l’harmonie de soi avec soi, de soi avec les autres, de soi avec le monde. Ils poussent notre foi au-delà des théories, des credos, des idéologies qui immobilisent, qui nous pétrifient comme des pierres.
Pour vivre une vie épanouie, authentique, de bien, en concordance avec ce qu’elle est par nature, de mouvement, il y va donc de cette foi en l’amélioration intérieure nécessaire et vitale, la foi en l’amour universel, la foi de  l’Évangile et le doute du moins, sur les valeurs, sur les comportements à adopter et sur une vie vivable, juste et réussie, ce doute-là disparaît.
Et cette foi-là va travailler notre pensée pour garder la force dans cette direction de certitude, d’amour universel et c’est tout.  Parce que Dieu est insaisissable. Comment pourrait–on dire l’Infini ? Le réduire dans les limites de nos compréhensions, toujours en mouvement ? L’enfermer dans nos esprits culturés, limités. Si un entendement humain pouvait appréhender Dieu, Il ne serait plus Dieu. Savoir ce qui se passe là haut est impossible, n’en déplaise à celui qui aimerait tant savoir.
À la base de toute foi il y a  la réflexion et l’action, sinon elle décline. Soyons pénitents et moissonneurs, changeons-nous, mais invitons aussi les autres à changer, parce que le mal est  global, tout est global, rien n’existe d’une façon indépendante hors contexte, tout est dépendant. Notre  foi grandira, évoluera car la foi est aussi le résultat d’expériences et des signes nous parviendront (ou des anges nous répondront pour reprendre le commentateur précédent ), ne serait–ce que celui  de garder la foi et la joie intérieure au milieu des déconvenues.
Charlie


24fév10  105C22
À l'heure où vous rédigiez cette entrée, je m'essayais à faire du pain. Résultat: il me faudra beaucoup me déniaiser avant de me voir boulanger !
Le scepticisme est souvent opposé à la foi et c'est une trouvaille de Frère Michel que d'associer ces antithèses.
Pour autant, je suis persuadé que le scepticisme strict ne conduit pas à adhérer à La Révélation d'Arès, mais au contraire peut être considéré comme une qualité de ses détracteurs. Adhérer à La Révélation d'Arès procède d'une qualité beaucoup plus rare que le scepticisme, ce qui explique la notion de petit reste et surtout la difficulté des missions qui, comble de malchance, créeront plus d'opposants que de sympathisants. Toutes les prophéties ont connues le même sort : plus vous avancez en mission, plus vous voyez grandir les rangs de vos ennemis jusqu'à en regretter le temps où le monde était indifférent.
Le scepticisme est une pratique hautement recommandée. Souvent dirigée contre les idées des autres elle s'avère efficace pour soi-même, ne serait-ce que pour montrer aux autres qu'on est capable de se remettre en cause avant même qu'ils prennent plaisir à le faire. Et, bien sûr, le scepticisme conduit au déniaisement, à combler ses lacunes. Je ne savais pas que la prière conduisait à cela aussi. À voir l'état du monde et le nombre de gens qui prient depuis des siècles, on pouvait en douter.
Mais le déniaisement a peut-être ses limites, c'est ce qui m'a surpris dans La Révélation d'Arès.
Qu'on ne sonde pas Mes Desseins, qu'on ne délire pas sur Ma Parole ! (Rév d'Atès 36/8)
L'important n'est pas de comprendre la Parole (?) mais de La prononcer pour l'accomplir (Rév d'Arès 35/6)
N'est-ce pas un bel hommage rendu aux niais et aux enfants qui vivent heureux dans leur ignorance et une belle claque pour les intellectuels et leur déballage qui en impose.
En affirmant que vous êtes Dieu, vous offrez un joli cadeau à vos adversaires : C'est bien de penser à eux, ils sont méritants. La veillée 32 nous dit que Jésus n'est pas Dieu. Ceux qui regardent les étoiles seraient-ils plus Dieu que Jésus ?
L'homme n'est qu'un amas de chair comme le ver de terre. Il est vrai qu'en regardant le ciel l'homme a la conscience de l'immensité de l'univers. On admettra que cette conscience est certainement plus proche de Dieu que du ver de terre. Les scientifiques nous disent que c'est le hasard de l'évolution. Quand une escalope reconnaitra la lune, il sera toujours temps de les croire.
Jacques P.


24fév10  105C23  
J'aime vos entrées qui nous déculturent, nous dé-religiosent (mot pas trouvé dans le dictionnaire )
Votre enseignement prophétique simplifie notre façon de croire, la mienne en tout cas. Moi aussi j'ai plein de cahiers, de carnets, j'en jette plein me disant que toutes mes réflexions ne mènent a rien... Mais peut être ai-je tors ?
Oui, se dire "je ne sais pas", nous rend réaliste, proche de ce que l'on peut porter, proche de ce que l'on peut comprendre de cette vie et du monde de Dieu, notre monde. Comme vous le dites à un commentateur, je le dis : Je n'ai pas vu Dieu mais je vous ai vu et entendu, Michel Potay, et votre enseignement est le fruit d'une Lumière, celle du Père de tous les Hommes. Vous m'avez appris à penser, à comprendre le monde et chaque fois que je vous lis vous m'apprennez à aimer le monde. Ce message éveille tellement la conscience et le cœur qu'il ne peut être que vrai.
C'est aux fruits qu'on reconnaît l'arbre (Matthieu 5).
Ma pénitence, ma prière, ma moisson sont un travail à remettre en permanence sur l'établi mais j'y retourne, j'y reviens et je recommence à travailler mon âme même si je l'ai délaissée quelque temps.
Je ne veux pas être une incrédule, alors je recommence encore et encore, tant pis si je ne brille jamais plus qu'un lumignon (Rèv.D'Ares 32/5), je n'aurais jamais abandonné la direction de certitude sans cesse accompagnée de ce scepticisme qui me donne le réalisme dont j'ai besoin pour accomplir, en étant vraie, sans hypocrisie, pour être au plus proche des hommes et de ma vraie et simple nature, sans artifices.
Simplifier, être honnête, chercher sans cesse la vérité et l'Amour pour son prochain. L'autre soi-même.
Stéphanie


25fév10  105C24
Atteint depuis plus d'une semaine d'une uvéite — inflammation de l'œil gauche —, j'ai l'impression d'avoir un voile sur l'œil, vision opaque mais pas pour la même raison que vous l'autre nuit au grand frais Bordelais. Cet inflammation m'incommode mais me fait plonger au fond de moi-même. Ma prière prend une autre dimension ; je n'ai qu'un œil pour lire ; la concentration est différente. Je vis [dans ] la prière pendant et après toute la journée, j'ai confiance dans le Créateur : Il n'abandonne aucun pécheur dans sa pénitence (Rév d'Arès 25/6).
Chaque élément du corps a une fonction bien précise et puis d'autres personnes connaissent des souffrances largement supérieures aux miennes. Ma chair est malade, mais mon âme est de plus en plus forte. La prière du matin me porte, j'ai le feu, aux urgence de l'hôpital mon humour, ma joie, mon espérance les questionnent. Je les missionne, au centre de formation CGT ou on me forme au métier d'agent administratif — pas vraiment ma destinée ce métier, en attendant j'apprend beaucoup de choses fort utiles pour notre moisson — ils me voient, malgré mon souci de l'œil, très positif, vivant, joyeux. Ça les interpelle !
Votre expression "je me déniaise" (je pense, je me déculture) me parle beaucoup tant pour la prière que pour la compréhension de La Parole, de vos enseignements, de mes expériences personnelle, de mes bêtises, de mes erreurs apostolique... Je me déniaise, je me métamorphose d'homme du monde en fils du Père de l'Univers, apôtre de l'amour évangélique. Je ne manquerai pas de me souvenir qu'en priant je me déniaise fortement, car la Parole redonne l'intelligence (Rév.d'Arès 23/3-6).
Merci pour vos indications : "Jésus ? Il était de chair, oui, mais s’habillait-il de chair uniquement pour me parler ou bien la gardait-il là où il allait chaque nuit en me quittant ? Comment vit-il ? Respire-t-il ? Mange-t-il ? Je n’en sais rien."
Je travaille en ce moment sur le thème de l'âme, la vie et la mort, la destinée de l'homme, en m'inspirant des veillées 17 et 18, du chapitre vii et du "Pèlerin d'Arès 1993/1996" ("Amour" p.496). J'ai fait une image illustrée avec un squelette Max, [taille] 1,75 mètre, acquis pour une moisson agora, visible sur mon blog.
J'ai testé cette question à la moisson : "Êtes-vous conçu pour aboutir à la mort ou à l'Amour et à la Vie éternelle ?" Les réactions sont positives et cette question existentielle réveille chez les personnes des questionnements. Je continue cette moisson. Les 10 derniers commentaires de l'entrée précédente me stimulent beaucoup concernant l'affirmation de mon engagement d'apôtre de La Révélation d'Arès et de Mikal.
Je n'ai jamais eu peur de témoigner. J'ai mis en application, selon les circonstances, la prudence à présent. J'affirme encore plus ma foi, mon témoignage, au centre, j'ai mis l'image de Max en fond d'écran avec la citation "Homme, femme tu n'as pas été conçu pour aboutir à la mort mais à l'Amour, à la Vie." Mes collègues me posent des questions ; je parle et ne vais pas tarder à révéler la Source de toutes mes inspirations  La Révélation d'Arès, les enseignements de Mikal, ma prière, ma pénitence. Hier mon formateur syndicaliste CGT me confiait que j'avais changer! Je lui ai répondu, je suis un anarchiste pénitent. Je m'adapte par amour.
[...] Nous avons besoin de grandir les rangs de notre peuple d'âmes de pénitents pour l'aventure avec vous vers l'Éternité et l'Infini. Merci pour votre témoignage d'une si grande simplicité, qui me va droit au cœur, vos notes matinale, votre prise d'air en regardant le Ciel, les étoiles. Puisse le Père de l'Univers vous laisser encore avec nous longtemps. Je vous aime de tout mon cœur, de toute ma force, de toute mon âme, ainsi que la sœur Christiane et tous mes sœurs et frères pénitents et du monde entier.
Didier Br.


25fév10  105C25
Foi et scepticisme, deux mots en apparence contradictoires !
"Tiens, se dit-on, cet homme a la foi et il est sceptique ! Donc il doute !" Alors que "la foi sceptique" n’est pas du tout l’image que l’on a de la foi habituellement. La foi est tout d’un bloc, on croit ou on ne croit pas.
Mais une foi sceptique qu’est-ce que c’est que ce nouveau concept ?
En fait, chaque mot que l’on emploie éveille en nous des clichés, des représentations mentales, dues à notre vécu et à la culture environnantes, parfois des approximations.
Nous ne sommes plus habitués aux subtilités et à l’exactitude du langage.
Les mots ne sont pas neutres. Pour chacun de nous ils évoquent des représentations et génèrent des sentiments et des émotions variés : Peurs, angoisses, colères, mépris ou au contraire, approbation, joies, excitations, etc.
Il y a des mots très chargés, comme par exemple le mot Dieu. Si on demande à différentes personnes ce qu’évoque pour eux le mot Dieu, je suis certain que l’on aura de multiples réactions et représentations en fonction du vécu de la personne. C’est bien une difficulté que l’on rencontre dans notre mission, car dès que l’on parle de Dieu les gens répondent tout de suite : "Vous êtes catholiques ?" Si on dit : "Non, nous ne sommes pas une religion," ils disent : "Vous êtes une secte alors ?!" On dit : "Non plus ! Nous ne sommes ni l’un ni l’autre ; nous sommes des croyants libres," mais cela ne représente rien pour eux ; ils n’ont pas de références mentales pour se le représenter. Aussi restent-ils sceptiques !
Croire en Dieu sans être une religion ou une secte (encore un mot bien chargé), c’est comme avoir une foi sceptique, c’est antinomique, ça ne correspond à aucune image traditionnelle. Alors si nous ajoutons : "Nous sommes "une anarchie de pénitents," je ne vous décris pas la tête du passant, car je ne l’ai jamais dit ! Hi, hi, hi….
En prenant le risque d’avouer que vous avez une foi sceptique, vous vous exposez à tous ceux qui vous lisent avec leur filtre mental, bâti sur la culture — non au sens de connaissance, mais de valeurs transmises (sans scepticisme justement) sans preuve, dans le but de conditionner une population pour mieux se la soumettre — qui ne comprendront pas et vous traiteront de charlatan ou vous quitteront tout simplement, découvrant que leur vision de Dieu et de la foi ne correspondait pas à la vôtre.
Mais en écrivant cela vous nous appelez, en fait, à nous déculturernous aussi, à nous débarrasser de fausses idées qui nous encombrent l’esprit et nous éloignent de la vérité toute simple.
Je reconnais là votre souci d’exactitude, en choisissant les mots les plus précis possibles. La plupart des gens en rajoutent pour convaincre, mais vous vous en restez au fait simple et précis.
C’est à cela aussi qu’on peut reconnaître votre authenticité.
Denis K.


25fév10  105C26
Le contenu de La Révélation d’Arès et l’enseignement de son Témoin continuent de me déniaiser peu à peu de la foi religieuse et de ses dogmes qui disent que tout a déjà été dit, sans oublier la foi politique qui  laisse penser qu’elle peut tout résoudre, et  de la foi de la culture qui entraîne des croyances et des préjugés.
Dans "Nous croyons, Nous ne croyons pas",  (p.722, Appendice à La Révélation d’Arès Bilingue édition 1995), le prophète de Dieu écrit :
" La vérité totale n’a jamais été donnée à personne. Qu’en ferions-nous du reste ? En discuter sans fin et sans comprendre, la langue cousue (Rév d'Arès xiii/3) ? Du pécheur l’intelligence est très limitée, mais la prétention considérable.
À notre salut suffit le miel, la petite part de Vérité que certains saisissent, par la foi conscite (Rév d'Arès xxii/14) et d’autres par intuition, même si ceux-ci taisent le Nom de Dieu ou le haïssent (Rév d'Arès 28/10-14) […]
[…] N’ajoutons rien d’artificiel ou d’inventé à ce que Dieu dit, n’allons pas au-delà de ce que nous en comprenons et gardons la direction de certitude." Etc.
J’accepte avec  mesure, réflexion, humilité, d’être une croyante sceptique.
Merci pour cette entrée.
Nicaise


25fév10  105C27  
Sauf peut-être Jacques P. [105C22], qui me paraît plus sympathisant qu'engagé, car il vous écornifle un peu, tout le monde semble comprendre ce que vous entendez par "foi sceptique".
Denis K [105C25] a raison de souligner que "les mots ne sont pas neutres" et que le sens que le mot sceptique prend automatiquement dans le cerveau du quidam moyen n'est pas celui que vous utilisez et qui est le vrai sens.
Mais nous vivons dans une société qui n'a pas de culture au bon sens du mot et qui est empoignée à pleines mains par la culture au mauvais sens du mot, celle de la télévision et de la presse populaire entre autres. Des émission comme "Apostrophes" qui aidaient la population à garder une assez bonne connaissance de sa langue à des heures de grande écoute ont disparu. La télévision est maintenant faite pour les ignorants et faite de telle sorte qu'ils restent bien ignorants et bien bêtes aux heures de grande écoute.
C'est, je pense, le résultat d'une complot combiné politique/publicité. La publicité (même chose pour la propagande politique) n'a que très peu d'influence sur les gens qui réfléchissent. Elle en a sur les gens incultes qui réagissent à des automatismes créés par l'abrutissement. Donc on met les émission abrutissantes aux grandes heures de publicité et les émissions éveillantes aux heures nocturnes quand personne n'écoute.
Un mot comme sceptique, au vrai sens du mot que vous utilisez, qui avait toutes les chances d'être compris il y a trente ans par 50% de la population n'est plus compris que par 10% ou même 5% aujourd'hui. À moins d'expliquer comme vous le faites dans cette entrée de blog pour rééduquer vos frères.
Je me souviens d'une émission — "Apostrophes"? Je ne suis pas sûr, mais c'est possible — à laquelle avait été invité Michel Foucault [philosophe français] qui disait : "Je suis un penseur sceptique," tout comme vous dites que vous êtes un "croyant sceptique", mais qui éprouvait déjà le besoin d'expliquer un peu ce qu'il entendait par là, quoiqu'étant compris par beaucoup de téléspectateurs. Aujourd'hui les gens réagiraient à 90% bêtement en disant: "C'est un philosophe qui ne croit à rien," comme ils doivent penser que vous êtes un croyant pour la forme mais que vous ne croyez à rien au fond, alors que c'est tout le contraire: Vous croyez, en fait, à ce qui vaut la peine d'être cru et non aux "fariboles" (comme vous dites) comme les dogmes, la trinité, la croix sauveuse, etc.
Vous montrez le très beau courage d'un homme qui dit ce qu'il a à dire sans tromper son monde, mais en même temps sans dire du mal de personne, ce qui de même n'est plus du tout courant de nos jours. Bravo.

Jean-Paul T.


Réponse :
Je suis heureux qu'un commentateur cite Michel Foucault, dont je ne parle jamais, d'une part parce que je ne connais pas très bien son œuvre et d'autre part parce que, tout différemment de Jean-Paul Sartre, philosophe existentialiste affiché, qui diversifia sa pensée sous plusieurs formes littéraires : philosophie, théâtre, roman, journalisme, et qui la fit ainsi mieux connaître, Michel Foucault se cantonna dans l'expression philosophique est resta dans l'obscurité côté public. Je me souviens de controverses sur la classification de Foucault qui, pour finir, était un penseur inclassable, parce que justement sceptique et s'en tenant aux faits et ne se lançant jamais dans une idéologie.
Je ne compare pas ma piètre pensée à celle, remarquable, d'un Foucault, mais je pense qu'on dit la même chose de moi : un croyant inclassable, parce que je m'en tiens aux faits et que je ne me lance pas dans une doctrine religieuse, que je serais, du reste, incapable de concevoir et c'est peut-être en raison de cette incapacité que le Père a choisi un individu moyen comme moi pour être témoin de son Message au monde en 1974 et 1977, en se disant : "Ce type passable s'en tiendra à la diffusion de Ma Pensée pour la simple raison qu'il est incapable d'y ajouter la sienne."
Depuis 1974 on m'a rapporté un bon nombre de fois des propos de personnages doctes, souvent connus, disant à mon sujet : "Ce Michel Potay est un fou..." à quoi ils ajoutaient parfois "...et un ignorant." Mes détracteurs n'ont pas attendu un fac-similé de mes carnets de notes — cette entrée de blog 105 — pour trouver que je leur fais là "un joli cadeau" renforçant leur dénigrement, et il y a belle lurette que moi et mes frères et sœurs savons que notre mission peut-être "crée plus d'opposants que de sympathisants", comme dit Jacques P. (105C22) que vous citez. Je pense qu'elle a surtout des difficultés à créer des sympathisants.
C'est pour tenter de rationaliser nos arguments — lisez : pour tenter de plaire au tout-venant — que des frères procédèrent pendant une dizaine d'années— en gros les années 90 et les premières années 2000 — à ce que j'appellais avec chagrin la "mission sociale." Ils sont malheureusement tombés dans la banalité et surtout le sophisme, parce que nous avons à spiritualiser l'humanité, non à la socialiser davantage.
Je ne suis personnellement jamais tombé dans ce travers.
Je ne peux pas cacher ma foi en termes explicatifs, comme c'est le cas dans cette entrée 105, mais l'important est de ne jamais la séparer de l'émerveillement.
Dans les années 70, quand j'étais à peu près le seul à la mission de rue, peu à peu rejoint par quelques sœurs et frères, surtout au début des années 80, j'avais déjà parfaitement réalisé la contradiction dont j'avais accepté d'être le colporteur. Je concluai alors ainsi : "Mon pauvre Michel, tu es envoyé à l'encontre de toutes les idées reçues. Tu es trop faible pour t'engager dans un débat d'idées. Que feras-tu tout seul face à des générations de théologiens, des religions savamment établies par les siècles (Rév d'Arès 1/2) ? Le mieux est de toujours te rappeler ce qui provoqua d'abord ton acceptation du Message reçu du Ciel avant de provoquer ta réflexion. Ce qui emporta ton acceptation en 1974-77 fut d'abord ton émotion. Dis-toi que ce sera la même chose, l'émotion, qui emportera l'acceptation de l'homme de la rue. Sa réflexion viendra ensuite, mais ne compte pas que l'inverse puisse se produire."
Pour cette raison ma mission des années 1975-1987 et la mission des sœurs et frères qui m'emboîtèrent le pas dans ces années-là cherchèrent toujours à susciter l'émotion : "Oui, Jésus et Dieu sont revenus parler... Non, le chritianisme n'a pas commencé, etc.," émotion inséparable des idées, certes, mais jamais les idées seules, car sur ce terrain-là, sans nul doute, quatre générations ne suffiront pas (Réf d'Arès 24/2) pour changer le mental profond.


25fév10  105C28  
C'est mon scepticisme d'antan qui, de bouquin en bouquin, m'a conduit jusqu'à vous.
"Croire c'est chercher", comme vous dites.
Contrairement à "votre" graphologue (105C11) qui, lui, apparemment, a besoin de voir votre écriture pour savoir s'il doit ou non croire en vous, c'est dès la première lecture des liminaires de La Révélation d'Arès que j'ai senti votre honneteté absolue.
C'était en 1989.
Depuis votre existence me prouve que j'avais vu juste, prophète bien-aimé.

Dominique F.
  
PS: Cette nuit je vous ai révé torse nu, en caleçon bleu ; vous faisiez des vocalises en imitant le chant du loup !
Bien sûr, ce n'était qu'un rève.


26fév10  105C29
Tout en prêchant par la foi et pour la foi vous venez toujours avec des propos inattendus, qui font réfléchir.
Les religions qui ne font jamais réfléchir, ne pourront pas vous accuser d'empiéter sur leurs domaines, parce que vous vous efforcez au contraire de sortir les croyants des mentalités religieuses. Les finalités sont à peu près les mêmes : le salut, la résurrection, mais la voie arésienne se résume à la bonté (pas nécessairement à la foi) et la forme du salut au bonheur matériel et charnel dans l'apothéose spirituelle. Bref, vous voyez l'homme sauvé comme vivant sur la terre, dont il s'envole de temps en temps, mais pour y revenir — évident dans le chapitre vi de La Révélation d'Arès — et comme ressentant différemment mais restant dans les limites du ressenti et non changé en ange ou en quelque rêve fabuleux. On est loin des paradis chrétiens ou musulmans auquels conduisent des règles formalistes qu'on enseigne dans les églises et les mosquées:
Des propos inattendus et étonnants de vous, c'est le cas des propos sur le scepticisme dans cette entrée de blog #105.
Vous allez contre les "vérités" du temps concernant la religion ou même la foi du charbonnier.
En fait ce que vous essayez de partager avec nous dans ce blog, c'est un concept mental qui mettra du temps à se répandre et je ne peux que faire un parallèle avec le concept mental que Jésus, que La Révélation d'Arès décrit comme un christ, un prophète et non comme Dieu incarné, fut chargé d'installer et qui — il faut bien l'admettre — ne s'est pas encore établi dans l'humanité. Vous vous situez donc bien dans cette lignée.
En écrivant sur votre tract de "L'Œil S'Ouvre" [grande mission publique] 1988 : "Si le christianisme existait, on le saurait..." vous montriez que vous aviez très bien compris la ligne de conduite et d'enseignement que le Père vous avait demandé de suivre, bien que les mots "chrétien" et "christianisme" ne figurent pas dans La Révélation d'Arès. Les frères de Paris en supprimant du tract cette phrase fondamentale "Si le christianisme existait, on le saurait..." pour "L'Œil S'Ouvre" de l'année suivante, 1989, montrèrent — et c'est bien regrettable — qu'ils n'avaient pas compris l'essentiel et que, de plus, ils ne respectaient pas beaucoup ce que vous faisiez et recommandiez. Je ne sais pas si c'est la même chose aujourd'hui. En tout cas, c'est pour cette raison que je me suis depuis longtemps éloigné de la mission.
Dans un numéro du "Pèlerin d'Arès" trimestriel vous avez d'ailleurs publié un article où vous disiez que le paganisme était toujours là et que le christianisme — le vrai, celui de Jésus, pas celui de l'église — était encore loin d'être une vérité universelle. Vous avez toujours bien montré votre scepticisme par rapport aux conceptions indémontrables et purement imaginaires que les églises avaient installées à la place et qui étaient restées fondées sur le mental païen.
Si on lit attentivement les Évangiles Palestiniens [la Bible : Matthieu, Marc et Luc], on s'aperçoit d'ailleurs que Jésus était lui-même un sceptique par rapport aux idées générales juives. Ses invitations aux disciples pour qu'ils observent bien les signes plutôt que les théories religieuses sont nombreuses.
Vous êtes comme l'était Jésus un sceptique au vrai sens du mot, donc pas un incrédule, mais un homme qui ne croit qu'à ce qu'il voit et entend et qui n'y ajoute rien: Les marges de la Parole seront pures de toute glose — de tout ajout (Rév d'Arès 10/10).
Richard


Réponse :
Il est inexact que les termes "chrétien" et "christianisme" n'apparaissent pas dans La Révélation d'Arès. Ces termes apparaissent sous la forme christane en xxxii/8-9: Le bruit d'homme: yhoudi, mousselmi, christane. Bruit de la chair lourde, la chair qui a le sang. Vide est le sang !
Par ces deux versets le Créateur indique qu'il n'entend que du bruit et ne reconnaît pas sa Parole dans les religions, formes lourdes, c.-à-d. grossières, chargées de vide, c.-à-d. de chimère, de la vie spirituelle.
Oui, Jésus invitait à se limiter au signes évidents : Quand vous voyez un nuage venir à l'Ouest, vous dites que la pluie vient et la pluie tombe. Et quand le vent du Sud souffle, vous dites qu'il va faire chaud et la chaleur arrive. Hypocrites, vous savez lire ce qui se passe sur la terre et dans le ciel, mais ce qui se passe actuellement parmi les hommes, pourquoi ne voulez-vous pas le discerner ? (Luc 12/54-56). Autrement dit : "Vous voyez bien que l'humanité vit dans l'erreur et dans le mal, mais vous fermez les yeux, vous refusez de voir l'évidence, à savoir que seuls la vérité et le bien peuvent résoudre le problème du mal. Vous préférez le mauvais scepticisme, celui qui fait dire: "Impossible ! L'homme ne sera jamais bon !" au bon et vrai scepticisme qui fait dire: "Que le Bien seul puisse vaincre le mal, c'est évident ! Ce sera difficile, mais essayons !"
La Révélation d'Arès
n'ordonne rien, mais elle nous prie instamment d'essayer.
Nous avons bien conscience que Dieu ne nous promet pas monts et merveilles en échange d'une simple et fidèle vénération religieuse, comme fait le christianisme qui dit: "Contentez-vous de récitez mon credo et de prendre mes sacrements et le bonheur éternel vous sera donné !"  ou l'islam qui dit : "Contentez-vous de vous conformer aux cinq piliers de la religion (acte de foi, prière, pèlerinage, aumône) et le bonheur éternel vous sera donné !" Dieu à Arès nous dit en gros : "Le salut, ce n'est pas moi qui vous le donne, c'est vous qui vous le donnez, à vous-mêmes par vous-mêmes, si vous faites l'effort d'être bons, d'être pénitents et de moissonner d'autres pénitents !"
D'un côté une foi de conformité. De l'autre une foi d'effort.
Quel sceptique n'admet pas que l'effort de bien ne pourra à terme qu'engendrer le bien, quoique demeure l'incertitude raisonnable concernant l'expérience concrète de la pénitence et de la moisson ? L'incertitude consiste à savoir qu'on doit, dans l'exercice de l'expérience de la pénitence, partager du vrai et du faux, de l'efficace et de l'inefficace, apprendre avec le temps. C'est inévitable. C'est en cela aussi que nous sommes sceptiques au bon sens du mot, mais il nous paraît logique que dans l'au-delà, dont nous ne savons pas grand chose comme je l'ai rappelé dans une réponse précédente, nous n'emporterons jamais, de toute façon, que ce que nous sommes, c.-à-d. ce que nous avons fait de nous-mêmes.
Donc, nous avons tout à gagner à être bons, ou pénitents, de toute façon, parce qu'ainsi nous n'y emporterons que du bon.
Il ne fait pas de doute que, dans cette perspective que nous enseignons ou rappelons au monde par notre mission, notre discours missionnaire n'est pas du tout conforme au discours général du moment et que cela rend notre mission difficile.
Le discours du système va de soi dans le cerveau de l'homme de la rue. C'est cela qu'on appelle une civilisation. C'est pourquoi j'ai parlé, à propos de notre mission, de mission civilisatrice dès les années 1978 et 1979 (voyez mes tracts de l'époque), c.-à-d. de mission pour changer la civilisation.
Ceci dit, pourquoi pour des sceptiques comme nous n'est-il pas déraisonnable de penser que nous pouvons changer le monde (Rév d'Arès 28/7) ? Grande question, à laquelle je ne peux donner dans un blog une réponse exhaustive, mais puisque Jean-Paul T. (105C27) a évoqué Michel Foucault*, il me vient à l'idée de répondre en résumé à cette grande question en me fondant sur une pensée caractéristique de ce philosophe.
Je suis en déplacement en Languedoc avec mes petits enfants, auxquels j'avais promis une sortie pour leurs vacances de février, je n'ai pas sous la main de livres de Foucault — et en aurais-je, il me faudrait les exhumer des cartons et retrouver dans quel livre la pensée en question se trouve — et je me contente de mon souvenir d'un point caractéristique de sa philosophie.
Foucault, qui n'avait pas peur de déranger, disait que la politique et la religion n'existaient pas. Ni plus ni moins. Selon lui, la politique et la religion n'étaient même pas des erreurs, des idées ou des théories, elles n'existaient simplement pas ; elles étaient seulement présentes dans le quotidien et à ce titre elles faisaient seulement partie du vrai et du faux du moment, faisaient certes le bien et le mal, mais tels qu'ils sont conçus par l'humanité du moment, et qu'elles pouvaient disparaître demain puisqu'elles n'avaient pas toujours été là contrairement à la terre, à l'oxygène, au carbonne, à la vie, qui existeraient toujours sous une forme ou sous une autre. Voilà une idée rationaliste qui rejoint l'idée de La Révélation d'Arès selon laquelle le monde peut changer (Rév d'Arès 28/7). Ainsi, dans la philosophie de Foucault (non croyant), solidement fondée sur une étude sérieuse de l'Histoire, on peut trouver confirmation que la politique et la religion et autres institutions ne sont que des fabrications d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5) et peuvent être défabriquées, si je peux dire. Le bien qui, lui, est concret, existant, même caché, car partie intégrante de la nature créée, peut vaincre le mal qui n'est présent que par aberration ou folie d'Adam, le mal qui n'est donc que provisoire.
Un blog n'est pas fait pour un pareil développement. Disons simplement que quelque part la pensée rationaliste d'un Michel Foucault rejoint la Pensée qui préside depuis l'éternité à la Création continue. Nous, Pèlerins d'Arès, croyons nous inscrire dans cette continuité, parce que nous ne sommes pas des croyants inconditionnels au sens de croyants aveugles, mais croyants inconditionnels au sens de croyants sceptiques, ainsi capables d'avancer avec réalisme dans la conquête du Bien.

* Michel Foucault: Philosophe française, professeur au Collège de France, mort en 1984.


26fév10  105C30  
Vous ne faites, Frère Michel, que dire tout haut ce que chaque croyant pense tout bas.
Tous nous sommes sceptiques. Je veux dire tous nous nous posons des questions.
Étant d'origine juive, je me pose peut-être plus de questions que d'autres, parce que le judaïsme n'impose pas de doctrine et que les rabbins ne se sont pas privés de commenter la Bible de toutes lles manières possibles et imaginables [Talmud], mais les frères et sœurs d'origine chrétienne ou musulmanes se posent plus de questions qu'on croit.
Si l'on veut être sincère, on doit dire en principe qu'on est un croyant sceptique, mais comment les missionnaires peuvent-ils écrire ça sur leurs tracts ou sur leurs panneaux ?
Comment le public va-t-il comprendre ?
Comment pouvez-vous, Frère Michel, écrire un blog comme celui-ci sans provoquer des troubles chez vos lecteurs ?
Patrick G.


Réponse :
Ce blog n'a qu'une audience limitée et cette audience est faite d'hommes et de femmes, pas tous Pèlerins d'Arès, conscients qu'ils lisent ici le journal personnel d'un croyant non conformiste qui s'efforce d'ouvrir une Voie nouvelle, un journal que, de ce fait, ils ne peuvent pas se contenter de survoler. Un tract, lui, on le survole.
On se trouve dans des conditions d'expression et de compréhension tout à fait différentes.
La mission publique s'adresse au tout-venant, à une très large variété d'états d'esprit. Elle doit, de ce fait, d'une part trouver des formes généralisantes ou vulgarisantes... et très brèves... de la Vérité qu'elle est chargée de rappeler, d'autre part garder à l'esprit que la sincérité personnelle du missionnaire ne fait pas la mission plus que la sincérité personnelle de l'artiste ne fait l'art, si vous me permettez cette image.
Un missionnaire peut rédiger son tract avec les sentiments sincères qu'il éprouve dans l'exercice de sa foi, mais la mission ne transmet pas de la sincérité personnelle, elle s'efforce de provoquer une sensation, un effet. Je rappelle ces paroles qu'on attribue à Rodin, je crois, le fameux sculpteur : "Une sculpture sincère, ça n'a aucun sens ! Une sculpture doit provoquer une sensation, un effet." Même chose pour la mission. En mission comme en art c'est l'effet immédiat produit qui compte.
En quoi votre sincérité personnelle, notamment l'aveu de votre scepticisme, rendrait-il le Message d'Arès plus clair pour l'homme de la rue ? Vous ne pourrez éventuellement que parler de votre scepticisme que plus tard, si l'homme de la rue revient vers vous et cherche à mieux vous connaître, et encore ! vous ne ferez cet aveu qu'avec prudence en vous assurant que l'interlocuteur comprenne bien ce que vous entendez par "sceptique".


26fév10  105C31  
Croyant sceptique, votre entrée me renvoie à La Révélation d'Arès verset 32/8 et à son annotation simplement lumineuse (comme l'ensemble de La Révélation d'Arès, édition 2009).
Votre pénitence, votre vérité, votre clairvoyance sont et seront aussi visibles par votre merveilleuse longévité prophétique qui laissera votre enseignement enraciné profondément comme une vigne (Rév d'Arès 30/6, 31/1, xxxv/8).
On en reparlera dans 20 ans !
Plaise à Dieu !
Merlain


00Xxx00  105C32
Text
Signature


Réponse :
Xxxx xx xxxx xxx xx x xxxxxx xx xxx xxxxx xx xxx xxx.