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5 décembre 2009 (0102)  

je suis un pénitent...
...et même un pénitent joyeux (Rév d'Arès 30/11)

le pénitent joyeuxQuestion rêve, je suis un affreux rationaliste. Je ne m'intéresse pas aux rêves qu'on me raconte et moins encore à mes propres rêves. Mais, la nuit du 28 au 29 novembre, exception ! Je fais un songe amusant.
Me voilà au Vatican, accompagné de gens indéterminés. Dans l’antichambre de l’oratoire privé du pape, une voix : « Sa sainteté va entendre vos confessions et vous donner lui-même l’absolution. »
Le pape — un pape indéterminé — du fond de son oratoire m'aperçoit habillé de blanc comme lui (ma tunique sans doute), m'identifie. Son regard devient méprisant, l'air de dire: "Il ne manque pas de culot, celui-là, en venant ici !"
Un flou. Ensuite, les gens indéterminés qui m’accompagnaient sortent, l'un après l'autre, de l’oratoire papal sans me regarder — pensez, un type aussi dédaigné de sa sainteté! —, les mains jointes, dans une sorte d'hébétement.
Quand il ne reste plus que moi, le pape me reçoit. Il n’est plus le pontife méprisant de tout à l'heure. Respectueux et même ému, il m'ouvre ses bras, me dit : "Pas de chichis, pas de confession entre nous ! Seule la pénitence sauve. À vous Dieu a donné le sublime bonheur de relancer la pénitence dans le monde, la simplicité du salut. Moi, hélas, on m’a placé au sommet d’une organisation si compliquée qu’aucun retour à la simplicité n’y est possible. Mais vous, continuez d'appeler le monde à la pénitence !"
Moi : "C'est ce que nous faisons, moi et mes compagnons, tous les Pèlerins d'Arès, depuis trente-six ans, mais si vous voulez donner un coup de main, vous êtes bienvenu à l'assemblée !"
Lui : "Bigre ! Je peux être pape et Pèlerin d'Arès ?"
Moi : "Vous le pouvez, bien sûr ! Il ne manque déjà pas de coquins parmi nous : quelques banquiers, magistrats, flics, militaires, politiciens et hommes d'affaires... Pourquoi pas des papes ? Nous sommes tous pécheurs."
Je me réveille.

Le 25 décembre, depuis des temps immémoriaux, l'homme fête la renaissance de la lumière ; or la pénitence — c'est comme ça que La Révélation d'Arès appelle la mort intérieure du mal et la renaissance intérieure du bien — en se moissonnant elle-même de pénitent en pénitent rallumera la lumière originelle du monde : le bonheur perpétuel (Rév d'Arès 36/23 xxvi/12) ; Noël fête la pénitence, donc !


La pénitence m'a tout donné. Elle m'a donné tout ce qu'un homme ne peut ni acheter, ni voler, ni hériter : mon âme, mon salut, la force d'aimer, de pardonner, la paix, l'intelligence du cœur et la liberté absolue, en ceci qu'elle m'a rendu libre des préjugés et des peurs qui m’empêchaient de changer ma vie (Rév d'Arès 30/11) et de contribuer à changer ce monde (28/7). La pénitence a été, ce faisant, mon école de volonté, de sagesse, de liberté, d’équilibre et de caractère.

Être pénitent, c’est d'abord aimer. Tout mon changement de vie (Rév d'Arès 30/11) en découle.
J’aime
mon prochain — tout humain — au sens absolu, c.-à-d. je ne l'aime pas par sentiment, mais par raison et devoir, par sagesse en somme. La sagesse seule déligote l'amour, le laisse courir libre, l'universalise, le divinise. Retour à la Source.
Ainsi dois-je même aimer trop comme le Père trop aimant (Rév d’Arès 12/7), donc aimer même mon ennemi et prier pour accomplir (31/6) sans haine et avec mesure (7/6, 25/9, 35/7, 39/3) ma défense contre les persécuteurs (Matthieu 5/44), parce que — ô dilemme du pénitent ! — je dois aussi me défendre, puisque je n’ai pas pouvoir de me ressusciter (Rév d'Arès 29/5) de la mort sociale ou de la mort physique, je dois durer pour accomplir le Bien.
L'amour-sentiment peut m'égarer, mais l'amour-sagesse (ou amour-devoir) me rend lucide.

Mais ma pénitence fait plus encore. Elle résout en moi une insoluble contradiction.
Elle entremêle ma racine humaine et la racine sacrée de l'univers (Rév d'Arès 12/4), fait remonter à mon cœur la sève génésiaque et reverdir en moi l'image du Créateur (Genèse 1/27).
Pénitent, je suis le saint des saints (Exode 26/33), le cœur de l'indestructible Temple au contour duquel je suis moulé (Rév d'Arès 1/11-12).
Le temple de Jérusalem était destructible et fut détruit. Aucune importance ! Nulle autre cage (Rév d'Arès xxxvi/3) que l'Univers ne peut contenir le Père (12/4) — Tu ne feras pas de cet endroit un sanctuaire (40/2).
Dans le temple de Jérusalem le saint des saints représentait la contradiction absence-présence du Créateur. Nos frères juifs savaient qu'on n'enfermait pas le Père dans une cage de pierres et des tuiles plus que Jean-Baptiste n'enfermait le saint esprit dans l'eau de son baptême (Rév d'Arès 20/3-7), mais ce même Jean Baptiste prêchait aussi la solution de la contradiction : "Faites pénitence, car le Royaume des Cieux qui est proche entrera en vous!" (Matthieu 3/3). C'est ce que me rappelle La Révélation d'Arès, qui m'a ainsi amené à la pénitence. Pénitent, j'ai une âme, où le Père n'est pas, parce qu'on n'enferme pas le Père même dans une âme, mais où il est aussi, parce qu'elle est son image.
C'est en priant que je rétablis le plus consciemment, le plus objectivement, ce va et vient entre Créateur et créature en moi. En priant je prononce la Parole que j'oublie sans cesse au quotidien, mais que je choisis d'accomplir (Rév d'Arès 31/6) et que l'ancêtre Adam avait choisi de dénier (Rév d'Arès 2/1-5). Il engendra le malheur et la mort. Je contribue à engendrer le bonheur et la Vie. Tout ce qui me resterait du Dieu vivant qui me parla à Arès, si je n'accomplissais pas ma pénitence — ma renaissance spirituelle — serait un livre de papier, censurable et déguisable, inflammable ou pourrissable.

La pénitence a réveillé en moi l'homme existentiel. Seule escalade praticable vers la Lumière, la pénitence m'a permis de fuir l'obscur tombeau métaphysique de l'homme spirituellement mort.
J'ai découvert alors que je n'étais pas le justiciable d’un juge céleste ou terrestre. La pénitence m'a donné des yeux intérieurs et j'ai vu que je portais en moi mon propre jugement, mon propre tribunal.
Maintenant je sais que je peux, pénitent, me sortir du péché et me justifier par moi seul. Je suis porteur de formidable espoir. En me multipliant je fais la race (Rév d'Arès xii/5) qui changera le monde en bien (28/7).

Plus d'espace vierge, plus le moindre interstice dans le tissu social moderne pour y réinstaller Éden. La loi des rats (Rév d'Arès xix/24) contrôle tout géopolitiquement. La pénitence seule permettra à un peuple rédempteur, dont l'amour et la sagesse seront plus forts que le système, de se constituer sans territoire propre. Parce que la liberté absolue (Rév d'Arès 10/10) qu'exige une telle perspective ne se trouve plus qu'au fond de l'âme. Désormais, c'est toi pénitent, toi seul, toi multiplié, multiplié par la moisson, qui empêchera le péché des péché (38/2) de plonger l'humanité dans les ténèbres.

La pénitence m’a fait prendre conscience du temps. Comme la larve se transforme lentement je dois accomplir mon temps (Rév d'Arès 24/2) — Le Père seul est hors du temps (12/6).
La conscience du temps, que donne la pénitence, n'interdit pas la joie et la fête de la vie (30/6).
Elle les rend au contraire plus délicieuses en les entrecoupant de plages d'exaltante vitalité intérieure: la vie spirituelle. Aucun chef d'œuvre n'est chef d'œuvre sans bon dosage des contrastes.
La religion est en passe d'échouer parce qu’elle fait parler les morts. Elle se réfère toujours à des morts de l'Histoire ou de l'au-delà et prépare les vivants à la mort. La pénitence, elle, fait parler la vie. D’elle réémerge la Vie. Tant que vous n’avez pas ressenti ça, vous n’êtes pas complètement pénitent. Plus hardie votre quête de l’image vivante du Saint, la Vie, plus exacte votre pénitence.

ô l'Amitié exquise du Souffle qui vous caresse, du Regard qui se porte sur votre pénitence et des foisonnantes ressources de l’Intelligence qui les accompagne et se communique à vous !

Copyright2009

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Commentaires:

07dec09 102C01
Quand je finis de lire votre entrée, je sens le Souffle qui nous caresse à chaque instant de nos existences.
Je sens aussi que "l’amitié exquise et le regard" qui se portent sur nos pénitences sont aussi les vôtres et qu’ils sont aussi les nôtres portés au monde pour qu’il entre en pénitence et accompagne les pénitents.
Quand j’ai fini de lire cette entrée pleine de sève, de Vie, d’amour, j’ai ressenti votre souffle comme lové (entremêlé mais j’aime l’image de ce qui se love) au nôtre, et je me suis souvenu de ma première impression en tombant sur cette entrée avec votre photo : quel rayonnement de douceur et de joie de vivre !
Le preneur ou la preneuse de vue a su vous prendre tel que vous êtes et vous êtes tel que l’homme peut s’aimer lui-même à travers vous,
En tout cas, c’est ce que je ressens, je ne peux en dire plus,
Quel bon rêve avez-vous "réalisé" fin novembre en vous réveillant !
Merci une nouvelle fois pour votre présence, et vive la pénitence, vive la Vie plus forte aujourd’hui et demain !
Avec vous chaque jour dans la vraie piété en rappelant sur mes lèvres ce que le Créateur me propose d'accomplir pour que mon âme grandisse et donne du bonheur à l'univers, avec vous, avec tous les hommes qui travaillent à ce que le monde soit meilleur,
bernloub


07dec09 102C02
Pour moi, la plus belle et la plus puissante entrée de ce blog.
Une leçon joyeuse à chaque mot.
De tout cœur avec vous
et avec les vôtres !

Deux passages qui m'ont particulièrement marqué :
"Plus d'espace vierge, plus le moindre interstice dans le tissu social moderne pour y réinstaller Éden. La loi des rats (Rév d'Arès xix/24) contrôle tout géopolitiquement. La pénitence seule permettra à un peuple rédempteur, dont l'amour et la sagesse seront plus forts que le système, de se constituer sans territoire propre...
"Plus hardie votre quête de l’image vivante du Saint, la Vie, plus exacte votre pénitence."
Laurent C.


07dec09 102C03
J’avoue que je ne me suis jamais vraiment intéressé aux photos de vous intégrées à vos entrées, sauf peut-être à celle de l’entrée 0097 "pèlerins d'Arès et Pèlerins d'Arès" prise par votre petite fille Agar et qui  me semble d’ailleurs proche de celle que vous nous proposez pour illustrer ce texte magnifique de vie, d’espérance et de joie.
Je n’ai jamais été fan de qui que ce soit, car je me sens trop indépendant pour cela, mais là, devant cet homme simple et rayonnant, devant ce visage lumineux, plein de douceur et de gravité, devant ces yeux si clairs de Vérité et si présent d’amour universel, devant ce sourire réservé, mais profondément sincère, devant cette jeunesse ! Alors là je suis fan !
Je suis fan parce que cette photo qui semble faite "sur le vif", sans maquillage, sans lumière, sans décor (sauf le fond neutralisé sans doute…) vous révèle si proche de nous, si familier, si existentiellement intime à notre propre pénitence, qu’on ne peut pas ne pas se sentir profondément touché par cette proximité et cette identité d’espérance et de cheminement.
Le prophète Mikal est là ! Vivant, si vivant, si aimant, si solide et persévérant, si spirituellement nourricier !
Car le rayonnement de votre visage (80 ans ! Comment le croire devant tant de verdeur et de disponibilité ?) va de pair, bien sûr, avec le rayonnement de votre texte, limpide et généreux comme l’eau fraîche, souverain d’autorité — car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes (Matthieu 7/29) — et si vibrant, si frissonnant d’existence, de Vie et de joie de la pénitence (Rév d’Arès 28/25).
Devant cette photo et à la lecture de votre pensée, l’idée de vous avoir suivi et la perspective de continuer à vous suivre génèrent cet enthousiasme du cœur qui bondit dans la poitrine parce qu’il sait qu’il va vers le bonheur.
De tout cela et de tout ce que vous avez fait pour tous les humains et de tout ce que vous ferez encore pour eux, tant que vous aurez un souffle de vie (et à vous voir et vous lire, ce n’est pas demain que le souffle cessera),
du fond du cœur merci !

Désidérius Faber et son épouse Y


07dec09 102C04  
Je t'ai mailé trois comment[aire]s pour 0098, 0100 et 0101, mais tu m'as fait la gueule.
J'aurais pas dû persister, mais en voyant ta gueule de con dans l'article 0102 je peux pas m'empêcher de dire que vraiment tu pousses... Tu prends des poses. C'est une photo étudiée... Le sourire commercial. Pour la couverture de "People"? Pour une pube? Il faudrait de la musique pour accompagner, mais ça viendra.
[...]
Anonyme


Réponse :
Ce n'est même pas leur grossièreté — supergoujaterie pas piquée des vers... vous vous dépassiez — qui m'a retenu de publier vos trois derniers commentaires. Ils étaient tout simplement hors sujet.
Ici vous êtes dans la sujet, puisque vous évoquez la photo qui illustre l'entrée de blog.
Mais non! Je ne prends pas de "poses". Je ne pratique pas "le sourire commercial".

Les raisons de mon sourire sont naturelles. Comme je manque justement de "photos étudiées" — je ne pense jamais à me faire faire le portrait —, j'ai découpé cette photo d'un instantané pris par sœur Christiane, chez nous à Bordeaux, pour l'anniversaire de ma petite fille Agar. Voici la photo entière où vous verrez que mon sourire est seulement celui du bonheur d'un grand-père en compagnie de ses petits enfants.

Anniversaire d'Agar


08dec09 102C05
Vous me plongez dans ma réalité, clairement hors du rêve, du songe.
La pénitence créé une telle dynamique évolutive que pas grand de chose de ce que propose le système ne peut en donner le gôut. Rien de comparable... 
La pénitence que chacun peut engendrer à sa mesure est bien un outils de route pour la joie de vivre !
Sentir que l'impossible devient possible est si proche de la nature humaine créatrice, libre, amoureuse...faite pour le bonheur .
Véra Resse


08dec09 102C06
Magnifique description de beauté spirituelle et d'espérance pour parler de la pénitence.
L
'énergie de vie à transformer en bien ! Et cette énergie est la joie et la fête de la vie (30/6).
Lorsque nous prenons la décision de transformer notre vie en bien, cela paraît très difficile au début, nous commençons par changer les gros défauts, le mensonge petit ou grand, la colère non contrôlée ou l'agacement pour des petits riens,  la rancune, ou encore l'impatience dans notre société ou tout va vite.
Alors la conscience nous informe que nous faisons le mal. Nous ne sommes pas clairs avec nous-mêmes, nous sommes éclatés, dispersés. Pensée, parole et acte ne sont pas en accord. Mais si nous écoutons et respectons notre conscience et notre cœur,  alors nous faisons les efforts pour nous transformer en bien. La grâce que nous générons nous éclaire et nous apporte la paix.
Au début, on a du mal à comprendre et à intégrer la pénitence. Mais chaque fois qu'un péché nous fait perdre la paix, la pénitence nous fait avancer en nous faisant vivre l'humilité, la vigilance et la volonté d'être.
Vous avez écrit un article dans "Le Pèlerin d'Arès 93/96", intitulé "Pénitence" à la page 114. Il me parait important de rappeler le passage ci-dessous :

"L'enjeu est tel qu'on ne peut pas être à demi pénitent. Si, par la vigilance, en contrariant sans cesse mes réflexes, je brise en moi la tendance au mensonge, je ne peux pas laisser subsister ma tendance au lucre et à la luxure qui sont d'autres mensonges en moi. Le lucre m'inspirerait de rechercher plus que les moyens de ma dignité, de mon bien-être légitime et de ma tâche. La luxure porterait mon désir au delà des joies données aux époux par le Père; trompant le légitime héros, la luxure m'inspirerait l'image d'une autre femme, ou dévoierait la nature en moi par la pornographie, la pédophilie etc...; elle enlèverait à ma chair sa gloire de matière sensible, temple du Père, appelée à la transfiguration. Le lucre et la luxure vaincus, je dois chasser tout penchant à l'excès — contraire à la mesure — qui me ferait dénaturer joies et fêtes, changer le prochain en objet de compagnie, d'exploitation, etc... Ayant vaincu cela, je ne peux pas laisser la colère monter en moi, car elle aussi me mentirait, m'aveuglerait sous sa violence qui décervelle le coléreux, qui effraie les autres, les rend malheureux. Ayant vaincu la colère, je ne peux pas garder l'égoïsme, l'égoïsme si souvent rusé, difficile à discerner, qui se camoufle sous quantité de raisons dont il n'est pas toujours aisé de distinguer les injustes des justes, puisqu'être généreux n'est pas céder à toute sollicitation, mais céder seulement à ce qui va dans le sens du Bien; le Bien peut être difficilement discernable du futile, de l'inutile, du préjudiciable, pour qui n'est pas pénitent, pas assez vertueux. Et quand j'ai vaincu l'égoïsme, je dois combattre la paresse et ainsi de suite. Toute cette chaîne d'impulsions que me lègue l'atavisme du péché, je dois en détruire les maillons un à un, les remplacer par le Bien actif. Ma pénitence ne peut qu'être entière."

Très belle photo d'un grand-père heureux avec ses petits-enfants, un beau regard lumineux du prophète Mikal.
Simone L.


08dec09 102C07
Cette entrée est Lumière.C'est la Bonté et la Beauté du Père qui se mellant l'une à l'autre,envoie l'Eau qui nourrit , abreuve une fois mieux encore mon âme de Vie et de fraîcheur par la simplicité.
De cette photo prise en compagnie de vos petits enfants par soeur Christiane, votre épouse, à l'occasion de l'anniversaire d'Agar, votre petite fille, émane un Amour total, celui d'un prophète envoyé  aux humains que nous sommes par le Créateur de l'univers,- tout comme jésus l'était à son époque - celui dont on fêta longtemps la naissance au moment de Noël.
Cet Amour est celui d'un époux , - de la même façon qu'Abraham, Moîse , ou Muhammad furent père époux et prophète, et celui d'un grand père qui vit tout simplement comme tous les grands père auprès les siens (veillée 38/6-9) pour monter où est la Volonté du Père. C'est le témoignage d'un Amour total dans la plus profonde humilité qui invite à retrouver la simplicité féconde des petits , de ceux dont parlait le prophète Jésus .
Inlassablement en obéissant à notre Créateur "comme un petit enfant"(33/8°) nous discernerons Ses Merveilles .Je ressens ces  Merveilles et je vous témoigne du bonheur qui touche mon âme profondément à la lecture de ce témoignage fort de Vie et d'Amour .
Merci d'être parmi nous. Merci à notre Créateur.
Danièle G.


08dec09 102C08
Quand le mépris est pris en flagrant délit de bêtise! (toujours trop hative), qui ne se nomme évidemment pas,( comme son auteur) c'est un juste retour des choses. Le Con par excellence, c'est celui qui ne voit plus qu'il est surtout articulé par des réflexes d'auto satisfaction, d'hyper méfiance, de peurs, et autres conditionnements quoi ! qui ont squaté nos cerveaux d'esclaves. Ben oui, c'est con ! et bien pire que çà ...
Aussi, pour toute la grande famille humaine, ''connifiée'' depuis des lustres - dont je fais bien partie - la voie de la pénitence rappelée à Arés, par le Sage Père de l'Univers est la seule qui nous décongestionnera, saura nous donner aussi cette paix, cette bonté-beauté à l'image du frère Michel - le faucon par excellence, libre - s'élevant par l'Intelligence, le courage. Faucon qui a pris son essort et suffisamment de hauteur, de vue, et pas pigeon ! il n'en répond pas moins avec amour vrai à tout homme, son frère humain, même détracteur. J'avoue que j'ai encore des ''heures de vol'' à prendre... 
Un con qui se soigne.
Robert B.


08dec09 102C09
Mais pourquoi perdez-vous votre temps et votre dignité à répondre à un énergumène comme Anonyme [102C04] ?
Cet homme (ou cette femme?) n'est même pas un provocateur (une provocatrice). C'est un de ces individus qui se plaisent dans la fange, l'abjection et même l'ignominie, parce qu'il n'y a rien en vous — qu'on vous approuve ou vous désapprouve — qui peut dire que vous êtes une "gueule de con". Les choses auxquelles vous croyez, à tort ou à raison, sont parfaitement respectables. C'est un outrage tout à fait gratuit de la part d'Anonyme, pour le plaisir d'outrager. Vous ne vous grandissez pas en répondant à cet insulteur ou cette insulteuse;

Radget


Réponse :
J'ai publié très peu de commentaires d'Anonyme, dont certains s'enrubannent de grossièreté obscène ou scatologique, dont vous avez à peine idée.
Anonyme n'est pas le seul dans ce cas, d'ailleurs, mais je ne publie pas ces gens qui se complaisent d'autant plus à l'obscénité et à l'ordure qu'ils s'adressent à quelqu'un qui vit très loin de cette bauge. Ça doit les enivrer.
Mais chez Anonyme il y a autre chose.
C'est pourquoi je réponds de temps en temps à certains de ses propos de goujat ou de maroufle de théâtre (plutôt que de baveux naturel ou pathologique), quand ils entrent dans le sujet de l'entrée de blog, parce qu'il ne m'échappe pas que ses propos sont plus calculés qu'ils ne paraissent. Les propos d'Anonyme enveloppent parfois des menaces, roulées dans la fange pour paraître moins sérieuses, mais derrière lesquelles je devine une hostilité plus active qu'il ne paraît — Une de plus, d'ailleurs ! Je suis loin de plaire à tout le monde.
En répondant à Anonyme, même sur un ton aussi léger et badin que le commentaire paraît gros et insignifiant, je dis à Anonyme et à ceux qu'ils représente que je ne suis pas dupe du vrai sens de leurs messages.


08dec09 102C10
Je voulais simplement vous faire part de mon émotion. Pour la première fois peut-être, j'ai envie de pleurer en lisant votre entrée (magnifique synthèse, comme toujours et de plus en plus au fur et à mesure des entrées, de votre message) et, surtout, en vous regardant en compagnie de vos petits enfants. Mes yeux se mouillent, non de tristesse, mais de joie intérieure, de reconnaissance, de la joie et de la Beauté que vous montrez, tous les trois, à ce moment où la photo a été prise. Et puis, mes yeux se mouillent de voir, une nouvelle fois, la route : Oui, c'est cela que je veux !
Denis H.


08dec09 102C11  
Magnifique photo, pleine de sens. Les yeux de cette photo ont vu Dieu. Voilà une affirmation que je n'aurais pas imaginé prononcer un jour, comme une banalité. C'est par ces yeux que Dieu est entré dans notre vie de tous les jours.
L'autre jour, je ne rêvais pas, mais je discutais sur un blog avec un raëlien. Il se plaignait que les gens méprisaient ceux qui croyaient aux apparitions surnaturelles. Je me suis lié d'amitié avec ce raëlien .Le sujet de ce blog posait l'énigme qu'il existait entre le libre-arbitre de l'homme et la Toute-Puissance de Dieu. Je me demandais alors si la présence des Raëliens
n'avait pas un lien avec la présence des Arésiens. Souvenons-nous que le mouvement raëlien est né le 13 Décembre 1973, alors que le mouvement arésien est né le 14 Janvier 1974. Alors que Dieu décide d'envoyer un prophète aux hommes. Satan n'exigerait-il pas un anti-prophète au nom précisément de l'équité qu'exige ce libre-arbitre entre le Bien et le Mal, tel que l'a accordé Dieu à Adam ?
Cette question étonnante en rejoint une autre. Dans une entrée précédente, vous écriviez que les bons prophètes se reconnaissaient à leurs fruits. Il est vrai que Moïse, Jésus, Mahomet ont obtrnu une Moisson abondante. Mais qu'ont donc
commis ces valeureux prophètes pour que cette moisson soit totalement impropre au Salut de l'Humanité ? À trop servir Dieu ils ont oublié que Dieu n'était plus le Maitre de cette Terre, selon Sa Volonté. Il a temporairement abdiqué devant le libre-arbitre de l'homme. Satan s'en est souvenu, alors il a exigé, en toute justice, de récupérer la Moisson produite par les prophètes. Ce qui fut fait.
À la suite de Frère Michel, on pourrait craindre le pire, surtout avec les assemblées souveraines d'elles-mêmes (Rév d'Arès 8/1), mais le Coran précise déjà qu'il n'y aura plus d'autres religions à sa suite.
En conclusion, la pénitence qui sauve ne peut hélas s'imposer aux autres à cause de ce malheureux libre-arbitre qui, s'il n'est pas respecté, produira une contre-pénitence. Dans un monde de libre-choix, celui qui prêche le Bien doit rester à égalité avec celui qui prêche le Mal, ça parait bien étrange, mais ça s'appelle la démocratie. Pour ma part, je considère que la neutralité entre le Bien et le Mal n'est plus respectée dans notre société, au grand détriment du Bien. Non seulement Dieu n'est plus respecté, mais le libre-arbitre de l'homme non plus, puisqu'il n'a plus d'informations honnêtes à sa disposition.
Voilà pourquoi je soutiens La Révélation d'Arès, tant sur le plan spirituel que sur le plan de l'humanisme.
À cause du libre-arbitre accordé par la Toute-Puissance de Dieu, chaque individu est devenu, en toute logique, l'artisan du Salut du monde. Devant cette évidence, chacun retiendra son souffle.
Jacques P.


09dec09 102C12  
En lisant cette entrée qu'on peut méditer sans être Pèlerin d'Arès grand P ou pèlerin d'Arès petit p.
On se dit qu'on sait très peu de choses de Michel Potay, plus souvent connu sous le nom de Frère Michel, et le plus souvent on se prend à penser à lui comme un très bon prédicateur, ou un philosophe, ou un professeur, ou un gourou, ou un habile écrivain, et derrière cette idée qu'on se fait de lui nous est caché ce qu'il est en réalité: un prophète.
Quel repère a-t-on pour imaginer un prophète? Aucun.
Mais quand je prends connaissance de cet article de blog avec l'image dont il est orné, je réalise que j'ai affaire à quelqu'un de tout à fait particulier, vraiment unique. Si on me demandait: "À quoi ressemble Michel Potay ?" je répondrais: "À lui-même. C'est quelqu'un qui ne ressemble à personne sur terre, parce que c'est l'homme qui a probablement rencontré Dieu physiquement ou tout du moins quelque chose d'extraordinaire."
Je pense que Moïse, Jésus ou Mahomet avait quelque chose de ce que vous montrez ici, quelque chose de l'homme qui a enjambé l'abîme qui sépare le terrestre du céleste. Quelque chose pour quoi on n'a pas de mots.
Mais il n'y a pas que l'image. Il y a le texte, qui lui aussi ne ressemble à rien de ce qu'on entend de la chaire ou de la tribune.
Rien de plus particulier que cette façon de présenter la pénitence. C'est évidemment du vécu pure peau!
Vos ennemis ou vos dénonciateurs ou vos jaloux, qui vous prennent pour un imposteur qui a réussi, sinon pour un égaré qui aurait vraiment vécu l'expérience surnaturelle qu'il raconte, mais qui en profiterait honteusement, ne savent pas leur chance d'avoir affaire à vous, parce qu'ils jouent sur le velours. Ils n'ont rien à craindre de vous. Vous les aimez comme on aime ses ennemis (Matthieu 5/44), sans les haïr, sans chercher à leur faire du mal.
Je crois qu'il n'a jamais été si facile, gratuit, luxueux, de haïr quelqu'un que de vous haïr, vous, ou de faire du mal gratuitement à quelqu'un que de vous faire du mal à vous. C'est comme faire du mal à Dieu. Il ne réplique pas. Quoique vous n'ayez pas pu vivre ces trente-six dernières années sans avoir dû écarter quelques terribles menaces. Comment ? Vous n'en parlez jamais ou bien vous en parlez si discrètement qu'on n'y fait pas attention. Vous ne retenez des choses de votre vie que ce qui en est beau.
Si cette image [102c04] a été prise chez vous dans votre cuisine, on voit que tout y est simple. La nappe sur la table est simple, le petit gâteau d'anniversaire d'Agar (six bougies: 2006 donc?) est simple, ce n'est pas la manière dont vivent ceux qui s'entourent des profits matériels de la vie. Ce sont les sourires, le vôtre, celui d'Agar et celui de son frère qui semble vouloir souffler les bougies pour sa sœur, qui apportent à cette image son vrai luxe, qui n'est pas donné à tout le monde : une grande netteté intérieure. On a envie de s'asseoir avec vous autour de cette table pour s'y laver le cœur (Rév d'Arès L/1).
Vous êtes tout à coup moins mystérieux.
Merci surtout pour ce texte très beau sur la pénitence, où j'ai appris quelque chose qui n'est pas dans le texte, qui est derrière les mots, derrière l'image.
Le Mousquetaire


Réponse :
Oui, six bougies, mais pas en 2006. Cette photo a été prise le 25 septembre 2007. J'avais 78 ans. J'étais plus jeune qu'aujourd'hui.et ceux qui font des compliments à ma belle mine doivent savoir que j'ai vieilli depuis.
Oui, la photo a bien été prise dans mon appartement à Bordeaux, mais pas dans la cuisine, dans le coin repas du séjour, sur la table où nous déjeunons. Les murs sont nus, en effet. Il n'y a rien d'accroché aux murs chez nous... non par simplicité, mais faute de temps ou parce que nous n'y pensons pas. Nous nous sentons, sœur Christiane et moi, comme des bédouins, des mortels qui quitteront un jour leur tente les pieds devant... Alors, à quoi bon accrocher? Et accrocher quoi? L'essentiel est de vivre, tant qu'on vit, dans le propre et le pratique.
Merci pour votre texte si gentil, si inopinément gentil. Je crois deviner qui vous êtes, quelqu'un qui ne m'a pas toujours été favorable. Si cette entrée de blog et cette image ont pu me rendre plus sympathique à vos yeux, j'en suis très heureux. Encore merci.


09dec09 102C13  
Je viens de lire votre réponse au Mousquetaire [102C12] où vous dites que vous vous "sentez comme des bédouins", vous et votre femme, et cela rappelle qu'Abraham était bédouin, Moïse fut aussi bédouin dans le désert avec les hébreux et Jésus était sans domicile connu, un vagabond en somme. L'homme de Dieu est toujours plus ou moins vagabond.
En regardant votre image, qui rappelle l'image de l'entrée 0097, prise deux ans plus tard, le jour de vos 80 ans (vous n'avez pas tellement "vieilli" contrairement à ce que vous dites), on sent bien un homme détaché des choses du monde ou qui réduit ses possessions à ce qu'il lui faut pour sa mission.
Moi, ce qui me frappe le plus, c'est le bonheur de vos petits enfants (photo à 102C04), vraiment heureux d'être avec leur grand-père et leur mamy qui doit prendre la photo. On sent des enfants à qui on a appris qu'il y a dans la vie des choses plus importantes que ce qui se voit: l'amour, comme vous le dites dans l'entrée de blog.
Après tout, il n'y a rien de neuf dans tout ça. Ce qui est neuf, c'est quelque chose qui ne se voit pas non plus mais qui émane de cet article 0102. Une façon de parler dynamiquement de quelque chose qui est généralement pris plutôt passivement et tristement: la pénitence !
Comme nous vivons dans des temps où plus personne, politiques ou religieux, n'a rien à proposer de neuf, tout le monde cherche à se distinguer en critiquant et démolissant ce qui existe. Ça donne l'air avisé, intelligent. Il y en a qui n'existent que parce qu'ils critiquent et accusent, mais ils ne proposent rien à la place. Dans votre entrée précédente [#0101} vous parlez des écologistes qui accusent tout ce qui "pollue" d'être criminel, mais qu'est-ce qu'ils proposent à la place de l'industrie qui, comme vous le dite dans l'article 101, est l'inévitable expression matérielle de l'activité et de la créativité humaines.
En ce moemnt à Copenhague on essaie de demander à la Chine de se développer en renvoyant leurs paysans des usines polluantes à leurs champs de patates. On rêve ! Autrefois les hommes crevaient asphyxiés par les émanations puantes des tanneries ou des teintureries ou des mines des cuivre ou de sel. Les écolos ont des larmes de poètes quand ils parlent "d'autrefois", mais autrefois c'était la m... partout, la peste, le choléra, le typhus. Aujourd'hui les hommes des fumées des aciéries, de la pétrochimie et de nos chères automobiles... ou de trop bien bouffer.
Comme on est de plus en plus nombreux, ça ne peut qu'empirer. Et encore! Attendez que l'Afrique se mette à l'industrie!
De la même façon, on veut déboulonner l'homme de Dieu qui parle de pénitence, d'amour, de pardon, de liberté spirituelle.
On ne propose rien à la place du frère Michel, mais le déboulonner, ça oui, on le veut.
Vous avez le courage d'être ce que vous êtes et de dire ce que vous avez à dire. Merci, frère Michel.
Gilbert F.


09dec09 102C14  
Dans une réponse à un commentateur de l'article 0101 vous disiez que vous aviez recommandé à un frère qui cherchait une idée de vitrine de représenter Jean-Baptiste disant "Faites pénitence !"
En consultant les Évangiles de la Bible on ne trouve rien expliquant ce que Jean-Baptiste entendait exactement par pénitence ou plutôt repentance, parce qu'il disait plutôt: "Repentez-vous!".
C'est vous, en fait, qui adaptez le mot pénitence dans la bouche de Jean-Baptiste, alors que rien ne prouve qu'il voulait dire la même chose que vous ou que La Révélation d'Arès
Jean-Claude


Réponse :
Mais si, l'Histoire nous a donné des informations plus amples que celles fournies par les Évangiles eux-mêmes à propos de ce que Jean le Baptiste entendait par pénitence.
Flavius Josèphe, de son vrai nom Josef ben Mattatia, historien hébreu qui écrivit en grec, très connu, qui vécut de 37 à 97, donc peu de temps après les Jean le Baptiste et Jésus historiques, écrivit dans les "Antiquités Juives" à propos de Jean le Baptiste ceci: "Jean était un homme de bien, exortant les Juifs à cultiver la vertu et à user d'équité dans les relations entre eux et de piété envers Dieu."

Ce qui en gros correspond bien à ce que La Révélation d'Arès comprend par pénitence.


10dec09 102C15
Je rebondis sur le post 102C13 pour juste dire qu'on ne déboulonne pas l'indéboulonnable.
Malheureusement, pour ce qui est de Copenhague, la démocratie a signé son arrêt de mort avec le traité de Lisbonne, le but étant d'accomplir le plan eugéniste des élites dirigeantes, de ceux qui chapeautent nos politiciens, j'entends.
Moins polluer c'est possible, en commençant par moins consommer.
Les milliards de gaspillage pourraient si facilement erradiquer la faim dans le monde.
Avant la crise on entendait pas parler de milliards, aujourd'hui on ne compte plus qu'en milliards, étonnant non ?
Combien de vies successives faudra t-il à nos milliardaires pour dépenser tout leur pactole ?
"Where is the point ?"
L'industrie s'est lancée dans une orgie de profits où l'humain n'a plus guère sa place.  Nous ne sommes plus, dans cette société, que les esclaves d'un système qui a vendu son âme au diable.
Oui, heureusement, il nous reste La Révélation...
Je prie avec vous.
B.


Réponse :
Que l'on consomme trop, aucun doute là-dessus. Vous avez raison.
Mais c'est tout le problème social d'aujourd'hui. Non pour la consommation, mais pour le travail, l'emploi et, partant, du mode de vie que s'est donné le monde.
J'ai déjà souligné à maintes reprises ce fait: 25% de l'industrie produit ce qui est nécessaire à l'homme. Les autres 75% produisent du non nécessaire et beaucoup de superflu.
Le problème posé saute alors aux yeux :
Si l'on arrête 75% de l'industrie (et donc 75% de la vente de ses produits) sous le prétexte qu'elle pousse l'humanité à consommer afin de permettre à l'emploi de survivre et qu'elle enrichit les industriels, on met au chômage 75% de sa main d'œuvre.
On ne peut même pas imaginer ce q'une telle situation causerait de misère du jour au lendemain.
C'est là que nous, Pèlerins d'Arès, avons un rôle très lent mais indispensable à jouer: Changer la vie, changer l'homme pour qu'il se prépare à voir l'existence autrement.
Quatre générations ne suffiront pas, dit La Révélation d'Arès.


10dec09 102C16
Pour méditation sur Jean le Baptiste.
Évangile de Thomas, logion 46, d'après les manuscrits de Nag-hammadi :
1 Jésus a dit :
2 Depuis Adam jusqu'à Jean le Baptiste,
3 parmi ceux qui sont enfantés des femmes,
4 aucun ne surpasse Jean le Baptiste,
5 si bien que ses yeux ne seront pas détruits ;
6 mais j'ai dit :
7 Celui qui parmi vous sera petit
8 connaîtra le Royaume
9 et surpassera Jean.
Commentaire de ce logion dans l'Édition Métanoia :
Jésus - et les gnostiques à sa suite - distingue l'enfant de la femme ou des femmes, qui appartiennent à la génération charnelle et est donc ainsi condamné à mourir, de l'enfant de la Mère ou du Père appelé aussi Fils de l'homme. Ce dernier vivifié, par l'Esprit, ne meurt pas, il est devenu un pneumatique: "Ma mère m'a enfanté, mais ma Mère véritable m'a donné la Vie" (logion 101)
Jean-Baptiste est un homme intègre. Néanmoins, comme les autres prophètes d'Israël, il annonce un Royaume à venir et comme eux, il appartient à l'ordre psychique. Or les psychiques ont la possibilité d'un certain choix; ils n'arrivent pas au plérôme comme les pneumatiques, mais leur lieu de repos est dans l'Intermédiaire. Ne parvenant pas à la connaissance, ils sont néanmoins sauvés par la foi, car la foi se changera, chez  certains au moins, en vue, et leur lieu de salut sera proche de celui des pneumatiques. (Cf. Héraclion, fragm.5 et 13; Tractatus Tripartitus 110, 33-114, 130, 3-134;, 25).
C'est parce que sa foi se changera en vue, au moins partielle, que Jean le Baptiste n'aura pas les yeux détruits. Cependant, il ne possède pas la gnose, c'est-à-dire la connaissance ou la reconnaissance du lieu d'où il vient, aussi est-il inférieur à celui qui transcende le monde spatio-temporel.
Jacques (Njama)


Réponse :

Je ne suis pas gnostique. La pénitence n'est pas gnostique. La pénitence est une démarche strictement active, non spéculative.
Autrement dit, même un esprit grossier comme je suis peut être pénitent et ainsi créer son âme, trouver son salut et contribuer au salut du monde sipmplement en refusant de pécher et en s'activant au bien.

N'importe quel humain simple peut comprendre cela.
Mais si verser dans la gnose vous est nécessaire pour entrer en pénitence, je ne vois pas très bien en quoi elle peut vous aider, mais pourquoi pas ?


10dec09 102C17
Vous êtes beau, votre parole est de plus en plus claire, simple, légère et lourde à la fois.
Quelle clarté !
Un vrai baume à l'âme.
Tout est si simple.
Je vous aime, prophète.
Philippe G.


10dec09 102C18  
Donc, Jean Baptiste aurait lancé cet appel: "Faites pénitence, car le Royaume des Cieux qui est proche entrera en vous!" (Matthieu 3/3). Je ne comprends pas très bien ce que veut dire cette phrase. J'ai l'impression qu'il manque quelque chose.
Et d'abord, que veut dire "le Royaume de Dieu" et ensuite que veut dire "est proche" ?
Les anciens avaient des façons de parler qui ne sont pas claires pour une femme moderne.
Ariette


Réponse :
L'expression "royaume de Dieu" était utilisée par Jean Baptiste et par Jésus dans le sens de ce que nous Pèlerins d'Arès entendons par "Vie spirituelle", ou simplement "Vie", ou "image et ressemblance de Dieu" ou simplement "âme" ou "ha".

Ainsi quand Jésus disait: Votre Père sait de quoi vous avez besoin ; cherchez d'abord son royaume et sa justice (= ce qui est juste ou vrai) et le reste vous sera donné de surcroît (Matthieu 6/32-33)," il veut dire : "... recherchez d'abord la Vie spirituelle (ou faites-vous une âme ou redevenez l'image et ressemblance du Père) et vous aurez le reste."
J'avais grande envie de libeller l'appel de Jean Baptiste sous la forme plus explicite pour un homme moderne: "Le royaume de Dieu n'est jamais loin de vous. La pénitence le fera entrer en vous !"
C'est pour ne trop dérouter ceux qui ouvrent la Bible pour rechercher (Matthieu 3/3) que je me suis tenu près près du mot à mot original: "Faites pénitence, car le Royaume des Cieux qui est proche entrera en vous!", mais de toute évidence moins clair pour un homme ou une femme moderne.
Peut-être aurais-je été déjà plus clair en disant: "Faites pénitence et alors le Royaume des Cieux, qui n'est jamais loin de vous, entrera en vous!" Mais le qualificatif "proche" figure dans toutes les traductions de la Bible et sa substitution par "jamais loin de vous", qui a le même sens et qui correspond mieux au langage moderne, pouvait rendre perplexe les personnes qui réfléchissent peu, c'est à dire la majorité du public.
On se trouve ici face au même problème que pose le mot pénitence, dont le sens initial s'est perdu, devenu en langage moderne synonyme de "remords et autopunition", alors que La Révélation d'Arès lui redonne à l'évidence le sens grandiose de "mort intérieure du mal et renaissance intérieure du bien," comme je le précise dans mon entrée #0102.
Quand on a la possibilité de s'étendre sur le sens des choses, comme dans un texte aussi long que l'entrée #0102, le problème est soluble dans la clarté, mais quand il s'agit d'une vitrine, d'une citation isolée, on ne sait jamais bien comment présenter les choses sans avoir l'air d'en prendre à son aise avec la citation en question.
C'est pourquoi je comprends très bien votre question et je prends la peine d'y répondre explicitement.


11dec09 102C19
Note du bloggueur: Commentaire destiné à #0101, mais qui n'est pas déplacé dans #0102.

Ce texte [l'entrée de blog 0101] est compliqué.
Il s'agit à mon sens de l'incompréhension entre les personnes qui ont foi en Dieu et les incrédules qui croient tout de même dans un pouvoir: le leur, sinon celui des autres, le pouvoir politique par exemple.
Tout cela me semble partir d'un bon sentiment et permet d'agir concrètement pour le bien, en apparence tout du moins, et puis après il y a les dérives du pouvoir, de l'argent, de la perte des libertés...
On est loin du commandement: Tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour ou tu en mangeras tu mourras (Genèse 2/17).
C'est très difficile à comprendre à notre époque, aussi difficile que de devenir pénitent en réalisant à quelle point ma nature est éloignée de celle du Créateur.
Entre les croyants de grandes religions qui font et disent n'importe quoi depuis longtemps, les politiciens qui ne seront jamais à la hauteur de leurs pouvoirs, il y a la voie de la spiritualité qui n'a cependant pas prouvé grand chose... et s'ajoute même à ma douleur le souvenir de tout ce qu'on m'a fait, de tout ce que j'ai fait.
Mais le sentier de la spiritualité depuis longtemps oublié, comme une porte refermée sur notre condition humaine, me semble pourtant être la seul voie raisonnable à notre époque.
Aminadab 


11dec09 102C20
Votre songe a fait surgir en moi un souvenir ainsi qu’un surcroît d’espoir.
Un souvenir d’abord, parce qu’en vous lisant je me suis souvenu d’un enseignement que vous aviez donné sur le thème de l’Assemblée, sur le lieu des Théophanies à Arès, durant le pèlerinage de Feu.
Lors de cet enseignement, vous évoquiez déjà la pape en considérant qu’il était potentiellement membre de l’Assemblée et vous l’appeliez notre "frère par hypothèse" (si ma mémoire est bonne, j’espère ne pas trahir votre propos). Je vous revois affirmer avec un beau sourire, devant des pèlerins dubitatifs, ne sachant trop si vous plaisantiez (votre humour pince sans rire sème parfois le doute il est vrai…): "Mais oui, le pape fait aussi parti de l’Assemblée !"
Je fais, quant à moi, parti de ces frères en souffrance, qui n’ont pas encore réussi à rompre la corde qui les retient attachés (Rév d'Arès 33/2) à la religion et qui restent bloqués à mis parcours, un pied dans l’espérance et la liberté arèsiennes, un pied dans la culture religieuse et ses pratiques… Un frère qui s’est empêtré dans un œcuménisme XXL (comme dirait mon ado de fille), cherchant peut-être à concilier l’inconciliable… Un frère qui espère de tout cœur trouver le chemin vers l’Assemblée, mais qui peine souvent à en percevoir les contours, qui parfois englobent jusqu’à l’universel absolu, au-delà de toutes frontières, et qui parfois sont plus restrictifs et précis, désignant le petit reste des proches de prophète.
Mais je me dis que si vos bras son grands ouverts au pape, même en songe, j’ai peut-être mes chances de (re)trouver ma place parmi les frères de Mikal et que je ne dois pas désespérer, malgré les contradictions où je me débat encore.
Thierry M.


11dec09 102C21
Vous dites: "Être pénitent, c’est d'abord aimer. Tout mon changement de vie (Rév d'Arès 30/11) en découle.
J’aime mon prochain — tout humain — au sens absolu, c.-à-d. je ne l'aime pas par sentiment, mais par raison et devoir, par sagesse en somme. La sagesse seule déligote l'amour, le laisse courir libre, l'universalise, le divinise. Retour à la Source."
Et voilà ce qu'un Pèlerin d'Arès doit aller dire au monde, ce qu’il ne peut d’ailleurs faire sans commencer à le vivre, à l’incarner lui-même. Cette "évidence" n’a pourtant rien d’évident pour le commun des mortels auquel La Révélation d’Arès s’adresse.
Double difficulté donc pour le Pèlerin, celui qui décide de monter sur le parvis et de sacrifier ainsi son confort social à cet idéal sublime. Car, qu’on ne s’y trompe pas : Si aujourd’hui on compte aussi peu de Pèlerins d’Arès, c’est bien parce que se faire porte-parole du Père, se faire "théo-fort", publiquement, est un sacrifice que tous ceux qui restent dans les aises de leur anonymat, pressentent bien comme un renoncement absolu, un renoncement qui leur paraît insurmontable, un renoncement de héros, celui qui sommeille en soi mais qui fait si mal finalement...
Ô vous, les commentateurs bienveillants, ceux qui n’ont pas sauté le pas, essayez donc d’aller enseigner les nations, à la vue et au su de tous, sans cacher le Nom de Celui qui vous y envoie, et alors, vous sortirez de l’espace-temps ridicule dans lequel le système vous enferme. Une vallée de larmes vous y attend, mais l’Espérance est à ce prix.
Et l’Espérance, c’est de savoir que les larmes du renoncement sont tellement plus douloureuses que celles qui ouvrent les portes de l’Éternité.
Patrick B. Paris.


11dec09 102C22
Je ne suis pas un pénitent. Je suis un observateur, mais je vous observe avec passion.
Je pense que non seulement en France, mais aussi dans le monde, vous êtes des rares personnes vivantes, peut-être même la principale personne vivante, dont on dira dans les encyclopédies et les traités dans cent ans : Michel Potay, fondateur d'un mouvement spirituel universel, aussi influent aujourd'hui qu'il fut ignoré de son vivant.
Il est quand même heureux que ce blog existe. Il est heureux que vous ayez souffert en 2005 d'un infarctus aux conséquences sur le moment assez graves pour réduire votre activité sociale et vous faire chercher des moyens de communication indirects, notamment par Internet et par ce blog. Le genre blog était encore nouveau à ce moment-là (tout va très vite). C'est heureux que vous ayez pu créer celui-ci. Sinon, on vous ignorerait plus encore.

Même quand vous aviez plus de facilités de société (1975-2005), vous restiez pratiquement inconnu, ce qui était inévitable dans un monde où tous les moyens de communication et de publicité sont concentrés dans quelques mains : les media qui ne laissent rien transparaître de ce qui dérange le sérail, le milieu des corps constitués et de leurs supports, dont les interlocuteurs institutionalisés (grandes religions, syndicats, etc.) et naturellement les media font partie.

Alors, vous qui êtes dérangeant au possible ! Éditorialiser à l'envi sur le moindre discours politique ou le moindre mot d'une vedette médiatique en omettant une des lames de fond, sinon peut-être la lame de fond majeure, du XXe-XXIe siècle, est caractéristique de nos temps d'hyperconcentration de l'intellect et de la presse.

Côté presse imprimée, les rares articles que j'ai trouvés vous citant, sur une période d'environ vingt-cinq ans, étaient négatifs, quelquefois outrageants — J'ai été journaliste, je connais le triste aspect "bateleur de foire" (un mot de vous) du métier —. Côté radio et télévision, c'est la censure complète concernant toute personne qui comme vous apporte la contradiction sur la place publique et qui ne joue pas le jeu que veulent lui faire jouer les media.
J'ai lu dans ce blog ou dans un document lié l'affirmation que vous n'auriez rien fait de prophétique, sinon "écrire des livres et encaisser des chèques", écrit par une personne, probablement malveillante, mais typique de l'ignorance qu'a le grand public des critères de la renommée et de la publicité personnelle. Même des artistes, des auteurs, des aventuriers, bien relationnés et qui cabotinent à qui mieux mieux, qui font antichambre partout pour se faire un nom, n'y arrivent pas, dans leur très grande majorité.
Que dire de vous qui n'êtes on ne peut pas moins cabotin ! Si l'on ajoute que votre entourage et le mouvement né de votre pensée spirituelle n'ont apparemment rien fait pour vous "donner un pupitre", comme vous dites dans vos réponses à certains commentaires...
En dehors d'Internet et, d'abord, en dehors de La Révélation d'Arès que vous avez diffusée vous-même dans les librairies dès la fin des années 70, à une époque où la distribution Hachette dominait la distribution et faisait chasser ce livre des rayons, vous êtes quasiment inconnu du grand public. Le prophète Isaïe le disait non sans humeur (je paraphrase): "Quand on parle de moi, les gens demandent: Qui C'est?" Si Jésus avait été en son temps un tant soit peu connu du grand public, son martyre à Jérusalem n'aurait pas été possible sans soulever des protestations bruyantes, alors que sur le chemin du Golgotha la foule ne savait même pas qui il était. Être inconnu semble être le sort de tout prophète, sauf peut-être Mahomet, parce qu'il fit la guerre, qui est un bon moyen de ne pas passer inaperçu. Je connais votre attachement au prophète de l'Islam, mais comprenez ma réserve vis-à-vis de Mahomet
Peut-être auriez-vous percé en édulcorant La Révélation d'Arès et en l'adaptant aux goûts des idées à la mode et des media qui les propagent, parce que vous êtes un homme sympathique et qui a de l'entregent, mais vous ne l'avez pas fait. C'est tout à votre honneur, c'est aussi à cela qu'on reconnaît votre honnêteté, qui a donné un poids exceptionnel à votre pensée. Voilà qu'à présent vous faites du forcing sur la pénitence, ce que vous êtes loin d'ignorer comme impopulaire au possible.
J'admire votre fermeté dans une mission qui, décidément, va d'un bout à l'autre à l'encontre de ce qui plaît. Pour moi, vous rejoignez bien les rangs des grands propagateurs de pensées constructives et civilisatrices (un autre mot de vous).
H.H.


11dec09 102C23
Je soufflerai l'Esprit dans ta tête ; Je rendrai ton regard perçant (Rév d'Arès 33/4)
Liliane Y. (une pénitente joyeuse)


11dec09 102C24
Bravo pour votre victoire même dans ce rêve. Le pape veut devenir pèlerin d'Arès.
Je crois à la pénitence déculturée des camps catho, francs-maçons ou autres.
Le bien gagnera à long terme, l'histoire de l'humanité — guidée par le Père — est une évolution vers la conscience et la liberté. Résister pour créer du bon, du beau, voilà le chemin.
Merci de le rappeler à nouveau par cette anecdote désacralisant le rêve.
Bonhom


11dec09 102C25
J'ai plongé mon regard dans votre regard... longtemps.
De tout cœur merci...

Et la prochaine fois, pour que vous reconnaissiez le Fabian qui vous écrit,  je vous embrasserai sur le bout du nez.
Merci à Dieu et à la pénitence qui ont fait de moi un joyeux propriétaire. Ce matin, je hissai avec Diego (18 ans d'internement inutile) son salon au 2ème étage de cet immeuble que Dieu m'a donné. Mais vite ! Parce que je devais vite porter ma page (concise, frère aimé), rédigée de ma main aux huissiers de Justice de Mouscron puis vite de Nivelles puis vite faxée à l'avocat de la partie requérante. Point
"J'ai cette force au fond de moi qui me porte vers toi" Michel Sardou.
Je suis Fabian [patronyme + rue et n°] Tournai (Belgique).

Désormais, je me fais un devoir sacré de [promesse de participation]. Puissiez vous m'aider aussi.
Fabian


11dec09 102C26
Après le labourage profond, difficile à suivre mais nécessaire de l'entrée #0099 "démythification, existentialisation", ce développement sur la pénitence souffle en moi comme une brise rafraichissante.
À propos de la pénitence et de Jean le Baptiste, vous écriviez déjà dans un trimestriel de1981 (Livre II, Jean-Baptiste 15/7) :
"Jean appelle le peuple à la pénitence. Qu'il s'éloigne des princes et des prêtres, des fausses promesses de ceux qui volent l'héritage de Dieu. Ainsi crie le prophète Isaie (Isaie 40/3): Du désert tracez un chemin pour Dieu. Dans la steppe redressez la voie qui conduit à Dieu !"
Et concernant la vie du bédouin, vous compariez la vie du pénitent qui met ses pas dans les Pas de Dieu (Rév d'Arès 2/12, 32/3) à un passage par le désert, car il s'éloigne de son propre péché et de la société de péché. Le périmètre du Lieu du pèlerinage d'Arès figurant aussi un désert où le Créateur se manifesta, loin du monde et de ses cathédrales. Et vous ajoutiez dans le commentaire (16/5): " le pèlerin à Arès se trouve dans les meilleures conditions pour méditer la vie de Jean-Baptiste."
En fait, partout où je me trouve à combattre mon péché et à inciter d'autres à faire de même, je peux méditer la vie de tous les prophètes, de Noé à Mikal, dont le cœur semblable à celui du prophète Jésus avant lui (Rév. d'Arès 32/3) s'embrase de l'Amour du Père de l'univers  pour l'homme son frère, même pour les hommes aux dents de fer ou à la langue tranchante (Psaume 57).
J'admire votre façon de répondre au mal, à la violence, au péché en général (07dec09 102C04 ) par l'humour et l'amour :
Le Fer fend l'épée comme la noix (Rév. d'Arès xLix/8).
C'est sur le blog de la rue que j'aimerais bien avoir cette intelligence du cœur, ce cocktail relevé d'amour ferme et d'humour non blessant. Il faut en peu de temps en temps avoir le sens de la répartie, sans parler de toutes vos connaissances: Sartre, Heidegger, Socrate... encore ça passe juste, mais l'historien hébreu Josef ben Mattatia [Flavius Joseph].
Faute de pouvoir être relié à ce que vous appeler votre "cinématique cérébrale", j'en resterai à votre réponse 101C40 :
"Contentez-vous de ce que vous êtes et vous acquerrez la sagesse que doit avoir tout pénitent: Être un en soi (Rév d'Arès xxiv/1). La simplicité est comme l'humilité un atout nécessaire."
Votre exemple, par sa force rayonnante, m'incite à vivre à mon tour la pénitence dans la joie et la simplicité.
Merci de nous transmettre la Vie !
Marc V.


11dec09 102C27  
Ce commentaire était en réalité un E-mail.
Son auteur, je sais, me pardonnera de l'avoir publié ici par erreur.


12dec09 102C28
Il me vient une image qui, peut-être, ne vaut pas un clou :
Ma pénitence, je la vois comme les roues d'un véhicule. Les miennes (mes roues) sont taillées dans la pierre, mal dégrossies. Le véhicule qu'elles font avancer, bringuebale sur les chemins de rocailles (Rév d'Arès 25/5), à en faire craquer l'essieu (les cieux) .
L'Histoire, je l'espère, verra la pénitence se perfectionner jusqu'à devenir "matière" souple et increvable, conduisant enfin l'humanité à travers les sentiers de la félicité.
Dominique F.


12dec09 102C29
Vous êtes vraiment un sacré bonhomme, frère Michel !
Je ne sais pas ce qu'il me prend de réagir ainsi, mais c'est vrai que je le pense vraiment.
À l'instant ou j'écris ces lignes, j'ai le profond sentiment que le Ciel se réjouit, que les anges font la fête, que les défunts disparus sans parents et amis pour les pleurer se réjouissent aussi.
Très souvent mes pensées traversent le temps pour aboutir dans un lieu que je ne connais pas, mais peuplé d'âmes, qui étaient il y a peu des hommes et des femmes, amis, familles ou inconnus. Toutes ces âmes attendent et attendent encore, comme j'attendrai et attendront ceux qui partiront.
Mais j'attendrai avec un formidable espoir le jour du Père, quand sa Lumière couvrira tout sans cesse. Je ne doute absolument pas de l'immense gratitude venant du ciel, qui s'amplifie au fur et à mesure que les pénitents se multiplient.
C'est curieux, mais je sens déjà l'univers crier sa liesse et trembler de plaisir. (Rév d'Arès 31/8-9).
La multiplication des pénitents rapproche le Ciel de la terre. Comment en douter ?
Merci frère Michel de rendre la pénitence même si elle est difficile et ardue, tellement plus belle et joyeuse.
Américo


12dec09 102C30
Pour prolonger un des commentaires sur la difficulté de faire passer le mot pénitence, teinté de connotations religieuses, ou de remords, ou de dolorisme, vers un autre sens, le sens arèsien de "changement intérieur, de mort intérieure du mal et de renaissance du bien" (comme vous le dites avec beaucoup de bonheur), ainsi que le mot repentir, son voisin qu’on trouve aussi dans La Révélation d'Arès — que la faim du repentir, qui est la faim de Mon Pain….(36/5).
Je relie le "Repentez–vous !" de Jean le Baptiste à une image qui aujourd’hui est acceptable, celle de remonter la pente, l’homme étant descendu tellement bas dans son comportement extérieur et son attitude intérieure que remonter la pente se comprend facilement: Retrouver la bonté, la paix, l’intelligence spirituelle... qui sont des valeurs hautes par rapport à tout ce qui est en bas, comme l’envie, la jalousie, l’égoïsme, la sexualité à tout vent, les mille démons intérieurs.
Charlie


12dec09 102C31
[...]
Comme nous sommes dans la pénitence, j’ai remarqué que le péché engourdit la conviction qu'il faut cesser de pécher et qu'accomplir la Parole réveille cette conviction.
À nous de montrer l’exemple aux gens en nous libérant. C’est dur, mais possible.
Une image me vient. C’est comme si nous étions des échantillons sous les yeux de tous: "Regardez-nous ! Nous avons récupéré la Lumière de Dieu par nos effort de changement quotidien et notre propre libération. Nous allons vous aider à vous libérer du ma,l si vous le voulez bien !" Ceci dit, ils vont ou ils ne vont pas (Rév d'Arès xxxviii/8).
J’ai remarqué aussi que ce n’est pas cesser de pécher qui est dur — quoique !.. — mais de tenir bon avec constance jusqu'à ne plus pécher du tout. Personnellement je crois que c’est possible car j’ai déjà vécu des états de transcendance, donc des signes de changement. Ça me fait penser à votre article "Le mâché cru" dans "Pèlerins d’Arès" ["Et ce que tu auras écrit 1991-1992", p.276] ou Prosper et Félix concluent : "Ce qui nous manque c’est la sainteté." Je dirais de mon côté : "Ce qui nous manque c’est la constance et l’endurance. Tiens bon !  Arc-boute toi ! Tu tombes ? Non, combats ! Je mets mon bras au bout du bras d’homme (si l’homme fait l’effort)" (Rév d'Arès x/14).
Le fait de cesser de pécher procure de la joie et du bonheur intérieur, car on se sent uni: Sois un dans toi (Rév d'Arès xxiv/1) !

J’ai l’espoir de vaincre mon propre tentateur et je m’y efforce et je gagnerai, car Ma Victoire est déjà ta victoire (Rév d'Arès 29/4) — Clin d’œil, mon prénom est Nasser, qui veut dire le Victorieux ou la Victoire
De me libérer pour libérer mes frères et sœurs par amour, parce qu’ils souffrent, et pour leurs apporter des solutions par mon exemple (ce qui n’est pas le cas encore, mais je sais que c’est possible ; la preuve vous [frère Michel] êtes exemplaire et pourtant vous êtes un homme. J’ai conscience que par mon changement (Rév d'Arès 30/11) je peux aider d’autres à changer.
J’ai aussi remarqué que le piège est dans la tête. C’est là que viennent les idées de bien ou de mal. Exemple : Vous voulez immobiliser un aéroport, vous vous attaquer à la tour de contrôle. Pareillement pour nous : Nous devons nous convaincre (nous auto-convaincre) de cesser de pécher, de réduire le péché et faire le bien en simultanéité.
Pour retrouver et maintenir la Lumière de Dieu en soi et autour de soi, car sans Lumière intérieure pas d’actions significatives dans le monde. Exhortons-nous à la pénitence (Rév d'Arès 33/5-6) entre nous, car c’est toujours le Frère Michel qui nous exhorte à la pénitence. Soutenons-nous quand nous faisons pénitence pour agir efficacement dans des projets missionnaires pleins de Beauté (Rév d'Arès 12/3).
Nous sommes une famille. "Voila ma famille," disait Jésus en désignant ses disciples. La famille de ceux qui ont choisi de se changer par la pénitence, de faire le bien, d’éviter le mal et de moissonner tous ceux capables de faire de même librement (la moisson), guidés par la Parole du Père et l’enseignement du prophète Mikal.
Nasser


12dec09 102C32  
Je suis déjà un vieux pèlerin d'Arès. Il y a 27 ans que je suis venu pour la première fois à Arès et que j'y suis revenu une année sur deux ou sur trois depuis.
Je nai pas été missionnaire, je n'ai pratiquement pas témoigné... par dégonfle... et j'en ai honte aujourd'hui. Je ne vous ai même pas versé ma demi-dîme (ou alors si peu...) pendant tout ce temps.
J'ai été nul et pourtant j'ai gardé ma conviction que vous êtes bien le témoin de Dieu et que La Révélation d'Arès non seulement est vraie, mais est la seule espérance qu'a le monde de se sortir du mal qu'il voit maintenant comme une fatalité liée à la vie humaine, alors que c'est seulement une fatalité liée au péché et au manque de pénitence.
C'est ce que vous dites avec d'autres mots ici. L'évidence est là: Les pouvoirs, religion, politique ou science, veulent s'attribuer la gloire de vaincre le mal par leurs lois et leurs leçons de morale religieuse ou civique, et surtout ne pas laisser aux pécheurs la gloire de s'en délivrer simplement par eux-mêmes. C'est pourquoi la religion, la politique et la science n'arrêtent pas de crier qu'il faut recourir à elles.
C'est contre ça que vous criez depuis trente ans: "Homme, tu as cru que le mal serait vaincu par la religion, la politique, la loi, la science, mais le mal est toujours là, parce qu'il ne sera vaincu que dans ton cœur, il ne sera vaincu que par toi, homme ! Homme, tu as oublié ton pouvoir de faire régner le bien par toi-même."
Vous voyez, j'ai été un mauvais pèlerin d'Arès, mais je n'ai pas oublié vos leçons, même si finalement elles n'ont servi à rien en ce qui me concerne, parce que je suis paresseux et dégonflé.
Mais moi, au moins, je ne me cherche pas d'excuses en vous accusant de ne pas être un prophète digne ou en vous quittant en prétendant que vous êtes un hypocrite, un faux jeton, un escroc ou une ganache, comme le dit de diverses manières un certain mec, que je me rappelle avoir vu au Pèlerinage d'Arès quand il était sous dialyse, bien malade, et qu'il venait là avec foi et auquel vous parliez avec affection fraternelle et qui maintenant gère un site où il essaie de vous traîner dans la boue. Je vous admire, parce que vous n'en voulez à personne et que vous restez ce que vous êtes dans un monde qui vous étouffe complètement, comme le dit H.H. [102C22].
Je me souviens, en 83 ou 84, d'une conversation entre un groupe de pèlerins et vous dans l'exèdre du Pèlerinage où vous disiez à peu près: "Quel malheur que Jésus soit parti trop tôt dans le froid et l'obscurité de la nuit jérusalémoise avant d'avoir pu développer son message d'amour et de pénitence. Il ne faut pas que la même mort expéditive arrive à notre mouvement (Vous anticipiez la campagne "antisecte"). Soyez donc prudents tout en étant des apôtres. Prêcher l'amour et la force intérieure a toujours déplu aux pouvoirs qui ne peuvent bien régner que sur des faibles." Et là, quelque chose que vous avez dit aussi, qui m'a frappé et dont je me souviens bien, quelque chose comme : "Ce monde a oublié ses idéaux les plus sacrés. Il a prétendu réaliser l'Évangile par l'église, mais comme on réalise les biens de famille... en les vendant ! Vous, réalisez réellement, honnêtement, l'idéal que fait renaître La Révélation d'Arès, accomplissez la Parole en vous-même et simultanément dans le monde en moissonnant ceux qui peuvent l'accomplir en eux-mêmes. Soyez des pénitents moissoneurs ! Les pouvoirs dominateurs seront sans prise sur un petit reste de pénitents-moissoneurs qui ne seront pas socialement vulnérables comme le sont les hippies (il y avait alors parmi les pèlerins pas mal de frères et sœurs qui se donnaient ce genre), mais au contraire bien incorporés à la société. Le pénitent ne doit jamais être un marginal et pourtant il doit garder le courage du témoignage."
C'est ce courage que je n'ai jamais eu.
En lisant votre entrée de blog j'ai honte. Je n'ai même pas parlé à mes enfants de ma foi secrète. Ils ne savent même pas ce qu'est La Révélation d'Arès. Il faut vraiment que je trouve le courage d'en sortir.
Un lâche, qui voudrait bien devenir un béni-oui-oui


14dec09 102C33
Merci pour cette bouffée d'oxygène spirituelle.
Il m'arrive de rencontrer une tentation redoutable, qui me dit qu'il faut être pêcheur pour comprendre les pêcheurs...
Du coup, le déchirement entre l'homme du temps qui vient et l'homme du temps qui est devient un dilemme.
Finalement, je réalise que cette tentation est une tentative de déculpabilisation pour ne pas se donner la peine de changer.
Je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année.
Éric J.


14dec09 102C34
Bonjour,
Ce thème ne doit pas seulement être rappelé, mais [il faut] le vivre.
Vous-même avec la réaction que vous avez eu devant la question sur les stigmates du Christ avez démontré que vous ne le mettez pas toujours en application. Certes, la personne [qui vous a contesté] ne croit plus en vous ni en La Révélation d'Arès, mais cela n'impute pas le fait que vous avez été non-pénitent (odieux) à son égard et à l'égard de tous ceux qui vous questionnent et auxquels vous répondez par un silence méprisant, puisque pour vous ces questionneurs n'ont pas d'intelligence spirituelle.
Votre rêve du pape démontre votre grand besoin de reconnaissance et votre désir profond de vous allier avec les puissants.. De même en politique, où vous avez quasiment ordonné (vos inconditionnels aiment vous obéir vous le savez) pour voter Sarkozy tout simplement pour payer moins d'impôt alors que votre raisonnement public fut de dire "pour ne pas être traité de secte", ce qui n'est pas le cas vous-même avez dit que vous faites partie des gens qui ne sont pas dans cette catégorie.
Cela dénote que vous seriez prêt à vous acoquiner avec les puissants — notamment le pouvoir religieux que vous aimeriez vous mettre dans la poche — avec toutes les injustices que cela comporte particulièrement envers les femmes.
Il y a des gens dont il est important qu'ils restent dans l'ombre et vous faites partie de ceux-là, sinon vous seriez un type injuste entretenant tous les préjugés et méchancetés dont vous êtes capable.
Charlellly


Réponse
Je ne sais toujours pas qui vous êtes ni si vous croyez à ce que vous dites.
Rien de ce que vous dites ici ne répond à la réalité, vraiment rien, mais votre commentaire est justement intéressant en ceci que, si vous l'avez écrit avec sincérité, il démontre qu'on trouve toujours quelqu'un pour croire sincèrement le contraire de ce qu'on croit et de ce qu'on est et pour dire sincèrement le contraire de ce qu'il faudrait dire.
C'est, je pense, le raison pour laquelle la sincérité n'a jamais été retenue comme vertu théologale.
On peut sincèrement croire à n'importe quoi, mais, après tout, je ne suis qu'un pécheur et c'est peut-être moi qui ne vois pas ce que je suis. Dans ce cas, merci de me faire comprendre que ma pénitence n'est pas suffisante.


14dec09 102C35
Merci pour cette belle entrée. Votre rêve m’a fait sourire. Je reconnais bien là votre largeur d’esprit, et votre hauteur de vue — Tu vas haut bonne pensée. Le Bien est dans le creux de ta langue (Rév d’Arès xxxviii/2,3)
À travers ce rêve on voit que le Créateur ne condamne aucun homme, serait-il pape, mais les systèmes qui enferment l’homme et l’empêchent d’évoluer librement et de changer ce monde.
Votre photo est belle. On y sent une joie et une paix intérieures. Une belle lumière émane de votre regard et de votre expression. Rien à voir avec un sourire artificiel.
Vous montrer bien à travers vos propos et cette photo qui l’illustre que le vrai bonheur vient de l’intérieur de l’homme qui change sa vie par la pénitence accomplie.
La pénitence qui est une joie pour les hommes pieux qui n’est pas plus lourde que le souci de l’usurier qui est plus légère que le joug du riche et du puissant. (Rév d’Arès 28/25).
Juste un détail concernant la photo, je compte plutôt 7 bougies sur le gâteau.
La pénitence qui consiste à renoncer au mal et à changer sa vie en activant le bien est possible pour tous. Il suffit de le vouloir. Même si cela demande des efforts, ceux-ci sont vites récompensés par des joies intérieures insoupçonnées.
La Parole que le Créateur nous a donnée à Arès et votre enseignement sont de précieux outils pour se changer.
Puisque nous sommes en période de Noël, offrons nous ce Cadeau: la Parole du Créateur, et activons-la chaque jour pour retrouver la Source enfouie (Rév d’Arès 24/4), la Vie spirituelle.
Denis K.


Réponse
Exact ! Il y a sept bougies et non six sur le gâteau. Une bougie est cachée derrière l'autre sur la gauche du gâteau.
Donc, c'est le 7ème anniversaire d'Agar, donc le 25 septembre 2008. J'avais 79 ans (et non 78).
Il y a juste un peu plus d'un an.


14dec09 102C36
Quel beau dimanche de "famille" (allusion au terme heureux de Nasser [102-C31] pour parler de l’assemblée) sur ce freesoulblog !
En lisant les commentaires adressés hier, je voulais envoyer un message de reconnaissance et de remerciement à des commentateurs dont j’ai l’adresse, mais en poursuivant la lecture, je trouve le tout "trop bon", comme on dit aujourd’hui pour dire "très bon" ou "vraiment bon" — Est-ce encore une influence de La Révélation d'Arès où le Père se dit trop aimant (rév d'Arès 12/7) ?
Je viens ici témoigner auprès de vous du bien que me fait la lecture de nos sœurs et frères proches ou lointains "en bas de pente" ou "remontant la pente" (comme Charlie décrit la pénitence), faire l’effort "d’imager", de donner une illustration concrète de ce que donne la pénitence, la joie de "recoller à la vie", chacun à sa manière.
Chacun surenchérit autour de vous de joie de la découverte de l’ascension, de la grandeur, de l’amour du prochain et de l’amour de la vie.
Pour rejoindre totalement ce que vous disiez à H.H. (102C32) et aux pèlerins des années 83-84: "Le pénitent ne doit jamais être un marginal et pourtant doit garder le courage du témoignage", je renchérirai en disant: "J’assume ma place dans ce monde, ma tâche quotidienne à la construction de la société (française, européenne, mondiale…), comme chacun de nous devrait avoir conscience de participer à cette vie au niveau, non seulement professionnel ou social, mais simplement humain, c’est-à-dire au niveau de la relation humaine, c’est-à-dire encore de la relation spirituelle, quelle que soit sa tâche du monde, du service à rendre, pour le bonheur des personnes et donc de la société où nous vivons.
Que j’aide une personne, que je pilote un avion, que j’abatte un arbre, que je donne conseil dans une banque, que je répare un robinet, que je cherche un emploi, que je réponde à une question dans la rue, j’assume ma part de responsabilité spirituelle à chaque instant pour que le monde revienne au Jour où l’homme cessera de mourir comme un idiot du péché et de toutes les conséquences de la "bêtise" humaine, je vis grâce à la pénitence, je témoigne dans mon travail, que je travaille toujours… pour que le monde change, quel que soit mon poste ou ma tâche.
bernlouby


14dec09 102C37  
Pourquoi être pénitent ?
Faut-il croire tous les témoignages ?
Au nom du libre-arbitre, chacun choisira ses réponses. Mon rôle n'est pas d'approuver ou désapprouver tel ou tel, mais d'essayer de trouver des informations honnêtes pour que le libre-arbitre s'exerce de la meilleure façon possible.
La Révélation d'Arès fait partie de ces informations de bonne foi. Je pense qu'il y a aussi de la bonne foi dans le témoignage qui suit. Ce n'est qu'un aspect de la non-pénitence qui  confirme ce que dit la Parole depuis toujours, y compris La Révélation d'Arès. La description des scènes nous donne cependant une approche plus concrète de ce qui nous attend. Les puissants de ce monde (le pape en particulier) doivent bien réfléchir car ce témoignage, comme
La Révélation d'Arès, leur est certainement destiné, comme un dernier avertissement.
Propos transcrits lors d'une convention à Kansas City,KS, intitulée: " Kansas City pour l'Amérique". Cette expérience en Enfer est survenue le 23 novembre 1998
[... ]

Oui, c'est vraiment la pire des choses en Enfer que de se retrouver absolument sans espoir de quitter cette endroit. Je le comprenais. Je saisissais le sens du mot éternité. Je comprenais ce qu'était l'éternité. Ici, sur la terre, nous ne parvenons pas complètement à bien le saisir. Mais là bas, je le comprenais. Je savais que je serais là pour toujours, sans espoir de partir. Je pensais à ma femme. Je ne pourrais plus jamais être près d'elle ! Je lui ai toujours dit que si un jour nous étions séparés par un tremblement de terre ou quelque chose d'horrible : " J'irai vers toi. Je te trouverai. Je serai près de toi, même si nous sommes séparés." Mais dans cet endroit [l'Enfer], je ne pouvais pas aller vers elle. Je ne pourrais plus jamais la voir. Elle n'aurait aucune idée de l'endroit où je me trouve et je ne pourrais plus jamais jamais lui parler. Cette pensée m'angoissait terriblement. Je n'étais plus en mesure de lui parler à nouveau, d' être près d'elle, et de son côté, elle ne savait pas où je me trouvais, moi qui n'avais aucun espoir de partir ou du moins de mourrir pour me soustraire à ce lieu. Mais ici, sur la terre, nous n'expérimentons jamais complètement une situation totalement vide d'espoir. Dans Ésaie (Isaïe) 38/18, il est écrit: Ceux qui sont descendus dans la fosse n'espèrent plus en ta fidélité.
Pas d'espoir et Jésus est la vérité. Il est la vérité.
Jacques P.


Réponse
J'ai dû couper votre interminable commentaire. Je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte, mais votre commentaire couvre quinze pages de format A4 ! Ceci n'est qu'un blog, qui ne peut supporter un texte d'une pareille longueur.
Je retiens le début  de votre commentaire qui pose cette question: Pourquoi être pénitent? et la fin qui y répond. C'est en effet par la pénitence seule que l'homme fait son salut et évite ce que vous appelez l'Enfer, mot qui n'existe ni dans La Révélation d'Arès qui parle de ténèbres glacées ni dans les Évangiles Palestiniens qui parlent de l'Hadès ou de la Géhenne.
Toutefois, La Révélation d'Arès ne dit pas que que l'esprit qui erre dans les ténèbres ou ténèbres glacées (Rév d'Arès 12/5, 16/15, 33/32, 33/33, etc.), plutôt néant que lieu physiquement déterminé, est "sans espoir de quitter cet endroit."
La Révélation d'Arès dit que le Jour où le monde retrouvera la Vie spirituelle, la paix et le bonheur perpétuel, les spectres seront rejetés des failles de la terre (35/3) et que les regards blancs et creux des spectres imploreront et qu'alors chacun verra ce que le Père fera (31/12). Ce sont des Paroles d'espérance, même si elles gardent un fond d'ambiguïté.

Mais d'ici là il faudra passer par les ténèbres si l'on n'a pas d'âme... Mieux vaut être pénitent, en effet.


15dec09 102C38
J'ai bien relu votre article 102 dix fois. Il m'a fait méditer.
J'ai surtout médité sur notre grand manquement. Longtemps la mission n'a pas parlé de pénitence en public et même dans le cercle de famille et d'amis. J'ai relu La Révélation d'Arès, l'Évangile Donné à Arès surtout puisque c'est là que la pénitence apparaît, et il n'y a pas de doute : C'est bien un appel à changer sa vie par la pénitence.
Je me suis demandé pourquoi j'y croyais [à la pénitence], mais n'en parlais pas, et par voie de conséquence, puisque je n'en parlais pas, je n'y croyais pas suffisamment ou je croyais qu'il était possible d'accomplir ça sans en parler.
En fait, je n'ai pas arrêté de donner des excuses à ma trouille. Est-ce ce qu'on appelle peur sociale ?
Dans les années 90 (et peut-être avant, mais je n'étais pas là), vous avez non pas recommandé, mais reconnu qu'il était difficile d'employer dans la mission directe des mots comme Dieu, péché, pénitence, parce que dans le "clash" de la rue on ne sait pas trop l'impact que ces mots, dont l'usage s'est perdu, a sur les gens. Vous étiez donc favorable à l'utilisation d'ellipses — vous disiez "ellipse" pour dire suggestion ou mot de remplacement — quand l'usage de mots directs qui n'étaient plus compris ou qui passaient pour des "bondieuseries" — "bondieuserie" était votre mot pour les mots classés traditionnalistes périmés, mais vous ne manquiez pas de rappeler qu'en "seconde approche", si la personne engageait un peu la conversation ou si on revoyait cette personne, il ne fallait pas cacher les choses auxquelles on croyait: Dieu, péché, pénitence, amour et pardon. Mais nous, nous avons carrément appliqué les ellipses à toute notre vie.
Finalement, ma vie de pèlerin d'Arès n'a été qu'une grande ellipse et j'ai eu la faiblesse comme tout le monde dans le même cas de me dispenser de faire ce que je ne prêchais pas, c'est-à-dire, pénitence.
Il faut que je change ça dans ma vie, sinon je n'aurai même pas commencé de changer ma vie.
Christian


Réponse
"Peur sociale" est le mot, quoique j'emploie plus volontiers le terme de "respect humain", mais peut-être moins bien compris de nos jours.
C'est évidemment autant, sinon même plus, par peur sociale que par souci de moderniser le langage missionnaire que mes frères se sont mis pendant quelque dix ans à une manière de propagation, que j'ai appelé la "mission sociale", parce qu'axée sur des thèmes socio-poltiques populaires. Cette manière de propagation endommagea gravement notre image et laissa croire aux observateurs et critiques que notre foi et notre action étaient centrées sur le redressement des torts sociaux.
Un discours gauchisant portait plus loin qu'un appel à la pénitence, c'est sûr, mais s'il correspondait partiellement aux incitations faites par La Révélation d'Arès, il n'y correspondait pas sur le Fond. L'abus fait de ce discours d'éthique sociale ouvrit une longue parenthèse stérile dans notre histoire missionnaire et nous éloigna du Champ.
De là mon appel solennel à un retour radical à la mission spirituelle, seulement spirituelle.
Je me rendis également compte que les dégats psychologiques causés par cette "mission sociale" n'étaient pas notables dans le grand public seulement. Ils se firent sentir dans les rangs mêmes de l'assemblée. Pour le démontrer, j'évoque ici le souvenir d'un "atelier" — des frères nommaient "ateliers" des conférences-débats au cours du Pèlerinage — auquel j'étais présent dans les années 90.
Un observateur du dehors, docteur en histoire, spécialiste de l'Histoire des Religions, présent à cet atelier, posa cette question: "Mais en fait, qu'est ce qu'est que les Pèlerins d'Arès ?"
Je pris la Parole: "S'il l'on parle sans détour, la réponse est très simple et tient en quatre mots: Une anarchie de pénitents. Anarchie, parce que sans chef (rév d'Arès 16/1) ni commandement (36/19) terrestres hormis la conscience personnelle, et pénitents, parce que le Fond de La Révélation d'Arès est un appel à la pénitence comprise comme refus personnel du péché et acquisition personnelle du bien." 
Je ne vis pas un seul sourire d'approbation sur les visages face à moi. Il y eut plutôt un silence de désagrément dans l'audience, pourtant faite de pèlerins à 90%, et l'observateur se fit aussi silencieux, mais d'étonnement, lui qui avait pourtant étudié La Révélation d'Arès. Je vis, de mes yeux je vis que personne sur le lieu même du Pèlerinage ne voyait l'assemblée comme une "anarchie de pénitents", ce qu'elle devrait être pourtant.
Face à ce silence, j'ajoutai non pour modifier ou tempérer ce que je venais de dire, mais parce que c'était pratiquement vrai, ceci: "Si j'ai employé très peu la définition "Anarchie de pénitents", bien qu'elle fût exacte, c'est parce que de nos jours ses deux substantifs que sont "anarchie" et "pénitents" sont des mots gâtés par un usage dégénéré et qui entraînent de prime abord des interprétations négatives. Anarchie évoque malheureusement plus une certaine irresponsabilité teintée de terrorisme que la simple affirmation que des pouvoirs dominateurs ne sont pas nécessaires à des hommes devenus bons et intelligents par la pénitence... Pénitence qui n'est plus hélas comprise que comme remords et auto-punition."
Aujourd'hui encore et pour ces raisons j'emploie très peu la définition "Anarchie de Pénitents", mais il serait sans doute temps d'y revenir et de l'utiliser progressivement au grand jour, avec courage.
Cela mériterait certainement une réflexion collective dans nos rangs pour définir la moins maladroite façon de venir peu à peu à cette définition, encore qu'elle ne puisse pas remplacer La Révélation d'Arès et les Pèlerins d'Arès qui introduisent mieux l'origine sacrée, sainte, de notre foi.


15dec09 102C39
Encore un de vos écrits, aux formes de testament philosophique (ainsi que tout ce que vous avez écrit) qui relèvent d'une beauté sublime, tous autant les uns que les autres.
Mais on se laisse prendre à dire que c'est le dernier qui est quand même plus beau que tous les précédents.
Le Bien, n'est-ce pas l'excellence ?
Guy

PS 1 : Je demande une armée de braves, sur terre comme au ciel, pour protéger les deux petits trésors que vous nous montrez sur la photo, et par extension, tous les enfants comme eux.
PS 2 :"Être pénitent, c’est d'abord aimer."
Je veux préciser ici, pour les lecteurs de FreesoulBlog, que Jésus n'a pas "préché" l'amour mais il a aimé,
ce qui fait toute la différence entre la religion et l'amour.


Réponse
Je suis très touché par ce compliment, mais "beauté sublime" mon entrée de blog ?
Je ne crois pas qu'elle mérite ce dithyrambe. Je crois qu'elle a été simplement écrite avec ma foi et mon cœur.
Par ailleurs, pourquoi dites-vous que "Jésus n'a pas prêché l'amour, mais il a aimé" ?
Jésus a aimé, mais il a aussi "prêché l'amour" :

Vous avez entendu dire: Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien! moi je vous dis: Aimez vos ennemis et priez pour vos persécuteurs, afin de devenir fils de votre Père qui est aux Cieux, car il fait lever le soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et les injustes. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense avez-vous ? Les percepteurs d'impôts eux-mêmes n'en font-ils pas autant? Et si vous réservez vos saluts à vos frères, que faites-vous d'exceptionnel ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant?
(Sermon sur la montagne, Matthieu 5/43-47)

Mais bon! l'ensemble me touche beaucoup. J'ai toujours aimé en vous l'homme d'espérance enthousiaste, même s'il est souvent un peu trop subjectif. Merci.


15dec09 102C40
Il y a bien longtemps que je ne suis pas intervenu sur le blog, non par désintérêt, mais bien au contraire parce que je ne trouve rien à rajouter à ce que le prophète et les sœurs et frères ont écrit.
Aujourd'hui, cependant je voudrais témoigner si mes propos ont un intérêt pour cette entrée. Je ne sais si ce sera le cas.
Il y a quelques jours, éprouvant d'énormes difficultés à lire la Parole et donc à réaliser ma pénitence de la meilleure manière possible pour moi, je demandais au Père et à vous même, prophète Mikal, de m'aider à trouver une solution pour me permettre de me replonger intelligemment dans La Révélation d'Arès.
Je ne trouvais aucune organisation au niveau de mon temps pour pouvoir prononcer la Parole régulièrement et dans la sérénité. Je priais donc pour que l'on m'aidât à le faire...
Or, depuis ce jour là et quotidiennement, je me réveille à 5 heures du matin sans que j'ai eu besoin de régler mon réveil pour cela. Je n'ai pas compris tout de suite qu'il s'agissait pour moi d'utiliser ce réveil matinal pour prier et que ma demande avait été exaucée.
J'en conclus donc par l'expérience que j'ai été aidé pour réaliser ce que j'avais demandé avec foi. ...Mais l'hôte et le Pasteur est au dessus de moi, Il conduit les pécheurs qui s'engagent dans les sentiers  chevriers. Il n'abandonne aucun pécheur dans sa pénitence, tous Il les fortifie dans leur ascension (Rév d'Arès 25/5-6).
Merci frère Michel, d'être le prophète que vous êtes.
Thierry B. Bayonne


15dec09 102C41  
Jacques P. [102C37] dit qu'il faut être pénitent pour éviter l'Enfer. Montaigne disait que "philosopher est apprendre à mourir" et Jacques P. va un peu dans le même sens : "Faire pénitence, c'est se préparer à bien mourir."
Moi, je pense que faire pénitence va beaucoup plus loin ou plutôt va ailleurs et qu'au lieu d'évoquer la mort ou "la bonne mort" comme disaient les anciens et l'église, la pénitence prépare à la Vie.
C'est d'ailleurs ce que vous dites dans votre conclusion: " La religion est en passe d'échouer parce qu’elle fait parler les morts. Elle se réfère toujours à des morts de l'Histoire ou de l'au-delà et prépare les vivants à la mort. La pénitence, elle, fait parler la vie. D’elle réémerge la Vie."

Autrement dit, l'homme est la seul être vivant sur terre qui sait qu'il est mortel et c'est ce que souligne sans arrêt la religion, alors que La Révélation d'Arès demande au contraire à l'homme d'être conscient qu'il est vivant, qu'il est la Vie.
Donc, la pénitence ne sert pas qu'à vaincre la peur de la mort, mais elle sert à vaincre les peurs de la vie, qui ne manquent pas, même en temps de paix, parce qu'on a sans arrêt peur d'avoir oublié de payer une facture, de faire sa déclaration d'impôts, de payer ses impôts, d'attraper la grippe A, d'arriver en retard, de perdre son emploi, d'être en fin de chômage, de recevoir une amende et un retrait de points pour excès de vitesse — il ne faut pas grand chose: 8 km/heures en plus suffisent — à tel point que par moment je me demande si mourir n'est pas un soulagement. En tout cas, ça le deviendra, si la pression sur le citoyen ne se relâche pas. Faire pénitence a eu sur ma vie un effet formidable de soulagement. Je prends tout avec plus de philosophie ou plutôt plus d'espérance que cette dictature de la loi et des obligations de toutes sortes finira si nous sommes assez nombreux à la refuser. D'abord intérieurement
La pénitence, c'est aussi la résistance.
Lucien P.


15dec09 102C42  
En lisant votre réponse à Christian [102C38] où vous racontez l'atelier en 1996 ou 1997 au cours dequel vous aviez répondu à J.-F. M., professeur dans une université suisse venu se documenter à Arès, que pour définir en quatre mots les Pèlerins d'Arès il suffisait de dire "une anarchie de pénitents", je me souviens de ce moment. J'y étais. Il y avait trente ou trente-cinq personne présentes ce jour-là.et J.F. M. était assis tout au fond.
J'y étais et je vous avoue que ce "une anarchie de pénitents" fut pour moi comme une révélation négative; Je ne suis plus pas encore retourné au Pèlerinage d'Arès depuis.
Maintenant que je suis votre blog, je vois les choses autrement, parce que les idées sur lesquelles s'appuient La Révélation d'Arès ont été développées d'entrée en entrée jusqu'à celle-ci, la 0102. Vous avez progressé sans hâte, pédagogiquement, je dirais. Vous avez fait par le blog un peu comme vous auriez verbalement fait si la Maison des Faucons avait existé, parce que vous sentez bien ce que votre auditoire est capable et incapable de comprendre sur le moment et vous veillez à ne pas trop loin ni trop vite. Vous adaptez, comme on dit.
En fait, ce "Une anarchie de pénitents" ne fut pas sur le moment compris comme il aurait fallu malgré vos explications, que vous avez résumées dans votre réponse à Christian. Comme dit Qohélet [L'Ecclésiaste] : Il y a un temps pour tout sous le soleil... un temps pour se taire, un temps pour parler [Bible, Qohélet ou Ecclésiaste 3/1-7].

Pour moi est venu le temps de comprendre. Je comprends que la pénitence est la seule dynamique possible du salut personnel et du salut universel.
Je reviendrai au Pèlerinage ; je suis en train de repenser ma place dans l'assemblée, mais entre temps je me suis marié et ma femme n'est pas croyante et pour elle tout ça, c'est du baratin. Ça ne vas pas être facile.

Le problème de l'assemblée, il ne faut pas se voiler la face, c'est son manque de confiance en vous.
J'ai recherché les références à la personne qui vous a quitté à l'automne, citée par un commentateur [H.H. 102C22], en déclarant que vous n'aviez rien fait de prophétique et que vous étiez même coupable de mensonge — le "mensonge Jabboune-Potay", dit-elle —. Elle a en fait réagi par une perte de confiance causée par la manque de réflexion.
Tous renseignements pris, que sait-elle de votre œuvre prophétique ? Elle avait été totalement absente, une gamine ou même peut-être pas née, à l'époque où vous étiez engagé dans la mission fondatrice des années 70-80-90. S'est-elle demandé comment elle aurait trouvé le chemin d'Arès, si vous n'aviez pas, pendant longtemps, assumé seul ou presque la mission prophétique ? Qui d'autre que vous l'aurait fait ? Les anges ?
Cette personne — elle n'est pas la seule ; je suis passé par là — est une rigolote, une écervelée sans expérience de la société en tout cas, qui n'a même pas conjecturé l'origine de l'édifice spirituel et humain qui s'est élevé sur La Révélation d'Arès, évident enchaînement de cause à effet, de Potay à l'Assemblée sur une base de rigueur, sans laquelle rien n'aurait apparu ni n'aurait tenu. La rigueur logique était votre seule garantie de réussite.
Cette rigueur est la vôtre, Frère Michel, sans laquelle — la pauvre femme n'a même pas vu ça — rien de ce qui s'est fait à la suite des apparitions de Jésus n'aurait existé. Pour moi la pénitence n'est qu'une composante de votre rigueur que cache une grande gentillesse.
Même si, comme elle le dit, vous aviez inventé tout cela, il vous aurait fallu procéder au montage laborieux et difficile de la mission, de l'assemblée, de la diffusion de La Révélation d'Arès, bref, à la réussite d'une entreprise ardue dans un monde où tout existe déjà, où la concurrence est impitoyable, et où personne ne vous attendait et où vos frères ont souvent été plus des boulets à traîner que des roulettes pour avancer.
Si vous n'aviez pas été derrière tout ça, cette pauvre femme n'aurait même pas eu le loisir de vous noircir, car on ne noircit que les gens dignes d'intérêt et qui ne sont jamais dignes d'intérêt par hasard après trente-cinq ans d'activité.
Si je m'étends un peu trop là-dessus, ce n'est pas pour accabler cette femme, à laquelle vous avez pardonné comme vous m'avez pardonné, mais pour me décrire moi-même, pour me voir comme son miroir, parce que moi aussi je vous ai quitté, il y a beaucoup beaucoup plus longtemps, moi aussi j'étais un rigolo, qui croyais avoir tout compris et qui vous a rejeté.
Nous sommes nombreux, les dissidents et dissidentes de l'assemblée qui se sont dédouanés ou blanchis à bon compte, sous divers prétextes, à partir d'impressions personnelles que nous avons fait passer pour des "preuves irréfutables" de vos erreurs ou de vos mensonges.
De quoi avons-nous été malades ? De manque d'intelligence et de manque de confiance en vous; Ceux qui aujourd'hui battent le pavé en annonçant La Révélation d'Arès ont toujours gardé confiance en vous, même quand ils comprenaient mal vos dires et vos actes. Ce sont eux et elles les héros et les héroïnes (Rév d'Arès xxxv/4-12).

Je veux ici leur dire toute mon admiration et ma honte de les avoir mal jugés.

Il faudrait maintenant que tout le monde se rassemble autour de vous.
Ce serait pour vous un beau Noël.
Noël


Réponse
Après le commentaire de H.H. (102C22) j'ai reçu quelques commentaires très désobligeants à l'égard de la personne dont vous parlez. Je ne les ai pas publiés. Je ne prends aucun plaisir à ce qu'on accable une personne qui n'a peut-être pas commis plus que la faute d'être une "gamine" ou d'avoir agi en "gamine", comme vous dites. À défaut d'être notre sœur de foi, elle est de toute façon notre sœur humaine et nous lui devons respect. En outre, à cet âge-là, il ne manque pas de jeunes personnes qui jouent, souvent sincèrement, aux redresseurs ou redresseuses de torts et, au même âge, beaucoup d'entre nous ont plus ou moins essayé de refaire le monde en jouant aux quilles avec certaines valeurs de ce monde — Je pense à la valeur qu'est La Révélation d'Arès, je ne pense même pas à ma personne qui, comme dit le psaume, est ici aujourd'hui, mais sera demain jeté au four comme du foin.
Si je publie votre commentaire, c'est parce que vous vous servez de la "gamine" en question — terme que je trouve sympathique — comme "miroir" de vous-même. Vous vous décrivez, en somme, à travers elle. Vous avez en effet procédé vis-à-vis de moi d'une façon similaire, comme un vrai "gamin", aux procédés près, puisqu'à l'époque l'Internet n'était pas ce qu'il est devenu depuis avec ses forums, ses blogs, ses messageries, etc.

Ce jeu du refus ou du rejet, qui fut le vôtre ou qui est celui de la "gamine", agissant par légèreté ou non, renvoie de toute façon à une métaphysique. C'est pourquoi un pénitent, disons un homme simplement bon, ne peut jamais en vouloir à quelqu'un qui le rejette, parce que le rejeteur peut, sans savoir, par ce rejet jouer son propre destin ! C'est assez grave pour que le pénitent rejeté ne cesse jamais de tendre les bras en disant: "Revenez !" C'est pourquoi le pardon est bien plus qu'un acte moral, un acte de sagesse ! Si vous aussi vous rejetez celui ou celle qui vous rejette vous épaississez et renforcez le sceau de son destin. Vous n'avez pas le droit de faire ça. Dieu ne scelle jamais nos destins. Il appelle et il attend. Même s'il n'y a pas de retour, la porte reste ouverte et, tout au moins, l'atmosphère s'allège, un filet d'amour peut passer.
Rejeter, c'est prendre rendez-vous avec soi-même. Il faut être être soit vraiment aveugle, soit vraiment très sûr de soi pour agir ainsi sans réfléchir. Surtout si ce rejet prend chez le rejeteur la dimension d'un projet existentiel, il faut qu'au moins le rejeté laisse au rejeteur assez de souplesse pour un rétablissement éventuel. Surtout vrai quand il s'agit de La Révélation d'Arès, car là il s'agit, selon le tour que prend le rejet, d'une question de destin fondamentale.
Mais un rejet est une affaire sérieuse même pour le rejeté, parce que celui-ci pardonne, mais pas sans rester prudent. Il ne tombe pas dans les jeux détestable de l'ère du soupçon, non, mais il ne reçoit pas non plus en toute candeur celui qui revient. Vous revenez à moi, Noël, puisque c'est le nom que vous donnez le temps d'un commentaire, et je m'en réjouis, mais pour une certaine période je "demande à voir", comme on dit. Je souhaite m'assurer que les causes de votre rejet d'il y a quelque douze ans sont bien éteintes. On ne me prendra pas en flagrant délit de naïveté romanesque. Aimer et pardonner n'est pas fermer les yeux. Je ne pense pas que vous vous formalisiez de cette prudence. La Parole de Dieu elle-même y invite.
Un pénitent en sait un peu plus que les autres en matière de prudence justement parce qu'il est trop aimant comme le Père.
Le rejeteur et le rejeté demeurent quelques temps comme tels même après les retrouvailles, parce que l'Enjeu véritable est la Gloire du Créateur et de la Création et, de ce fait, tout doit redevenir net, ils ne doivent pas être dupes l'un de l'autre. C'est l'expérience qui m'a appris cela. À 80 ans, le rejeté a acquis de l'expérience, il n'attend pas qu'une "gamine" le ménage en "raison de son âge", propos de jeunesse toujours un peu sotte, mais il attend simplement que la rigueur, la vraie dont parle votre commentaire, Noël, s'installe de part et d'autre. En votre temps, vous n'avez pas manqué d'impertinence qui, quand elle prend le pas sur la logique, est aveuglante.
Ceci dit, je vous souhaite un heureux Noël de pénitence, Noël !


16dec09 102C43
Voilà un commentaire sans doute trop long. Si le passage sur les rêves ne vous semble pas très intéressant, n'hésitez pas à l'enlever.
À bien réfléchir à votre entrée je m’aperçois que sans pénitence tout croyant est hypocrite, puisqu’il laisse du mal au fond de lui, sans rien faire, et finit tôt ou tard par provoquer du scandale.
Et cela me semble aussi vrai pour le croyant en Dieu que pour le croyant en l’homme.
D’une manière ou d’une autre les grandes religions devront filtrer leurs enseignements  par la pénitence et par votre enseignement  si elles  ne veulent pas mal finir.
C’est un des problèmes du bien qui s’installe en nous et qui nous rend la vie beaucoup plus agréable. C’est qu’il nous fait oublier qu’il y a toujours du mal par derrière à dénicher et qui est là prêt à nous faire chuter. Aussi la vigilance à maintenir la traque du mal m’apparaît-elle en fait à maintenir en permanence en sourdine, même dans le bonheur.
Je me  permets en suite de parler un peu de mes rêves, parce que je pense je n’en parle pas sous un jour de prémonition, mais sous un aspect créatif, qui m’est propre — jje n’ai pas vérifié si d’autres en parlait de cette façon — et qui trouve un lien non contradictoire avec ma pénitence de jour avec les hommes. En découvrant votre article, je me disais : "Tiens, certains raconteront sans doute leurs rêves." Et puis non. Alors, cela m’incite un peu à en parler, puisque c’est aussi un aspect de cette entrée [#0102].
J’ai pour ma part toujours aimé les rêves, jusqu’à les idéaliser lors des mes18 ans (avant d’être pèlerins d’Arès), car j’étais sidéré par la puissance créative de l’esprit et je me disais : "Si j’arrive, d’une manière ou d’une autre, à les maîtriser, quelle formidable puissance de créativité cela devrait être (J’était étudiant en première année d’architecture et on essayait de nous rendre créatif). Aussi, je m’essayai à cette idée en dormant beaucoup et en essayant le plus possible, au réveil, de me les rappeler et d’en rediriger leur départ jusqu’à obtenir une sorte de flottaison consciente entre éveil et rêve.
J’essayais de créer de l’architecture par ce moyen. Je n’étais arrivé à rien, sauf à une sorte de rêve étrange, qui m’avait fait bien rire aussi et arrêter l’expérience :
J’étais dans une église à l’emplacement du porche et là un escalier géant occupait tout l’espace. Des marches d’au moins 50 ­cm de haut. En fait ,ce n’était pas un escalier mais une sorte de temple aztèque pyramidal qui menait en haut à l’autel (celui normal d’une église). Je grimpe les marches une à une, à un moment je me retourne, je vois que je suis déjà assez haut car en bas je vois, en plongée, la lumière qui rentre sous le porche que je découvre  gothique et tout petit, vision architecturalement très belle (je me dis pas mal l’architecture, faut que je m’en rappelle, cette idée de pyramide chapeautée par une cathédrale) j’arrive au niveau de l’autel où on donne la communion et là à la place de l’hostie, on me tend une rondelle de saucisson ! Je me réveille très rigolant. Ça m’avait délivré d’un coup du drame sérieux religieux que je vivais encore.
J’ai pour ma part depuis expérimenté toute une panoplie de rêves — ou de songe ?... je ne connais pas les définitions officielles —. Du tout noir et blanc, au tout blanc, jusqu’en couleurs. Je ne m’attache pas beaucoup à leur sens mais à la vie qu’ils procurent et ma conclusion personnelle, c’est qu’ils opèrent une sorte de rééquilibrage, soit parce qaue notre vie intérieure en a besoin, soit parce qu’ils nous font vivre une conscience particulière, qui remet en mouvement quelque chose d’important.
Je crois que Dieu personnellement a exaucé un peu mes attentes créatives pour moi-même, car parfois mes rêves sont comme des expériences vivantes, dont la vie a sa réalité, qui m’influence profondément. J’ai été ainsi délivré de peurs très profondes et cela a contribué à ma pénitence. La première fois que j’ai témoigné que je croyais dans l’événement d’Arès à quelqu’un — un gros dépassement pour moi — la nuit qui suivit  je vécus un rêve d’une intensité rare, où il y avait des hommes qui dormaient dans un coin et j’avais sommeil, mais ma peur m’empêchait d’aller dormir à coté d’eux.
Alors, à ce moment-là, pendant qu’un énorme bruit d’hélicoptère, avec un souffle, qui me passe à travers la tête d’une oreille à l’autre, une main invisible me prend par le fond du pantalon et m’envoie sans ménagement me positionner entre les dormeurs.
Alors, à ce moment-là, je me réveille et je vois un lien noir calciné, au niveau de ma poitrine qui part en cendre et s’envole. Je me sens délivré de ma peur. Ce n’est que le lendemain que je m’aperçois qu’effectivement je n’ai plus peur des hommes comme avant  et je comprend alors par quels réflexes je m’étais créé moi-même cette peur, car, tandis que je croisais certains collègues militaires (je faisais mon service militaire), je sentais dans mon cœur la peur se reformer et je comprends comment je me l’étais créé tout seul. C'est pourquoi aussitôt j’ai été très vigilant à gardé mon cœur sans cette peur et à ne pas la recréer par mon comportement avec les autres. Cela m’a lancé dans le changement intérieur de manière directe en quelque sorte.
Je me souviens aussi  de rêves d’ enfant très particuliers. Je devais avoir 5 ou 6 ans. Je créai des animaux qui n’existaient pas en mélangeant des chats et des chiens et peut-être d’autres animaux. Ce rêve créatif ainsi qu’un autre vers le même âge, j'avaus un ou deux ans de plus peut-être, où je créai une petite femme m’ont beaucoup marqué, car ils n’étaient pas comme les autres.
Je reviens à votre article, que j’ai lu quelques jours seulement après qu’il fût posté. J’ai vécu, la veille de lire votre article 102, dans ma prière beaucoup de ce que vous y avez écrit, de sorte que cet article m’a donné comme les explications de mon vécu de la veille. Je me demandais : "Qu’est ce que c’était que cet être sublime et ami qui venait me regarder, et qui m’a transmis des conseils personnels ?" J'ai pris peur toutefois.
Hier soir, en mission, je me disais qu’on martelait un peu le besoin de pénitence, de changement de vie, comme une réaction au mal, omniprésent. Mais, en y réfléchissant, je me disais que cela devrait aussi être le sens de la vie normale, qu’il est normal de faire évoluer sa vie intérieure vers le mieux par la volonté, mais bien accomplie, d’être meilleur.
Ta vie interne ne te plait pas ? Change d’existence ! Ou bien: Existe différemment ! Alors, ce qui vivra en toi changera !
Tu veux acquérir un bonheur que tu ne connais pas ? Fais pareil !
Le monde et l’homme  ne peut changer réellement en profondeur que par cette voie.
Bernard dlF.


Réponse
L'été, au Pèlerinage, où vous revenez à deux ou trois reprises entre le 21 juin et le 15 août, j'ai le bonheur de prier souvent en votre compagnie, parce que vous êtes comme moi parmi les premiers à la prière. Je vois donc très bien que votre prière particulièrement profonde et assidue dénote un priant qui, sans être mystique, est empli d'un riche vécu spirituel intérieur.
Il y a en outre chez vous une sagesse innée, notable dans vos lettres ou dans vos commentaires, qui se développe tout aussi richement dans l'accomplissement de La Révélation d'Arès, que ce soit dans la pénitence ou dans la moisson, la mission.
C'est pourquoi j'ai conservé dans votre commentaire les paragraphes consacrés au rêve, parce que chez vous ceux-ci semblent bien participer à l'édifice, voire même peut-être à l'enrichissement spirituel.
Je ne suis pas dans ce cas. Mes rêves, quand je me souviens d'eux, ne sont pas des signes marquants. C'est simplement l'activité cérébrale nocturne, sauf dans quelques rares cas comme celui que je raconte dans l'entrée de blog, et que je crois simplement dû au hasard.
Toutes mes expériences de communication avec le Tout Autre, tant avec le Père qu'avec la nombreuse vie invisible qui gravite autour de chacun de nous, ont eu lieu à l'état de veille, à l'état de conscience totale.
Il faut de tout pour faire un monde, un petit reste, des hommes, des femmes, des vieux, des vieilles, des rêveurs et de non rêveurs, etc. L'expérience spirituelle se développe à tous les étages de l'être.


16dec09 102C44
Je suis frappé par la qualité des commentaires et de vos réponses, pas uniquement dans cette entrée [#0102] mais depuis quelques mois. J'ai été spécialement frappé par le commentaire de Noël hier [102C41] et par la réponse que vous lui faites.
Noël — je crois deviner de qui il s'agit — vous a quitté il y a une douzaine d'années en tentant de répandre sur vous des bruits désobligeants fondés sur une interprétation maligne de certains de vos faits et gestes où il n'y avait pas de quoi de quoi fouetter un chat.
C'est comme si on vous considérait comme un ange devant agir d'une façon toujours digne de l'archange Michel à moins de devenir Lucifer au moindre écart, alors que vous n'êtes qu'un homme parfaitement digne du prophète que vous êtes.
J'ai entendu parler de vous des frères ou des sœurs qui ne vous aimaient pas ou qui n'approuvaient pas trop ce que vous faisiez et disiez ou la façon dont vous le disiez, mais on voyait vite qu'ils exprimaient plutôt leur déception de ne pas vous voir comme ils voudraient que vous soyez, c.-à-d. en général comme ils s'imaginent qu'ils seraient s'ils étaient à votre place. Mais ils ne sont pas à votre place et vous n'êtes qu'un pécheur, comme vous dites, avec des qualités et des défauts, un pénitent qui transpire sa pénitence comme d'autres leurs poids et haltères (Je ne sais pas dans quel écrit de vous j'ai lu ça).
Même en cherchant bien on ne trouve vraiment rien qui puisse vous disqualifier.
C'est pourquoi je crois que faire pénitence, c'est aussi accepter Mikal comme il est. Un pénitent même non croyant doit aimer son prochain, doit donc aimer Mikal.
J'en ai entendu dire (pas des frère) qu'il est dommage que vous n'ayez pas franchement publié La Révélation d'Arès comme étant votre œuvre personnelle, car alors vous auriez pris place parmi les penseurs grandioses qui ont fait avancer quelque chose dans le monde, alors qu'en attribuant ce livre à Dieu vous avez lui enlevé toute valeur philosophique et vous n'êtes qu'un mystificateur qui, en plus, joue mal le rôle du "saint prophète" ou du "saint apôtre", en bref, vous réduisez à rien ce que tout ça représente.
Il y en a même qui font du oui-ja* ou qui consultent des mediums pour avoir l'opinion des morts sur votre compte et qui disent que les morts affirment que vous êtes un imposteur. C'est peut-être les morts les imposteurs ?! Lol [rires].
Personne parmi ces contestataires ne prend la peine de vous étudier. C'est comme si on demandait aux fantômes leur opinion sur la théorie de la relativité pour s'épargner l'étude d'Einstein et pouvoir déclarer que c'est un mystificateur. En vous étudiant, ils verraient que, pendant trente-six ans le mois prochain, vous n'avez pas varié sur le sens du Message, n'en avez rien changé. On ne décèle ni corruption ni variation de fond qui pouvaient vous attirer les bonnes grâces du monde. Vous avez maintenu le cap avec une rectitude prouvant que votre conscience est guidée par un événement inaugural [Jésus en 1974, les Théophanies en 1977] trop important pour que vous ayez seulement la tentation d'en prendre à votre aise, de vous décourager ou de tergiverser. Vous avez seulement fait mûrir et raffiné votre manière de l'exprimer tout comme vous avez mûri et vous vous êtes raffiné vous-même, puisque vous êtes dans le temps (Rév d'Arès 12/6) et que vous vous vous enrichissez en expérience comme tout un chacun, pour notre plus grande bénéfice, d'ailleurs.
Ce qui manque, ce n'est pas la certitude que vous êtes contesté, c'est une véritable idée de l'importance de cette contestation en nombre et en qualité. Je ne parle pas des anciens frères ou sœurs dont il est quelquefois question dans ce blog — tous les mouvements prophétiques ont eu leurs judas et leurs transfuges — qui sont assez rares, d'ailleurs, parce que les transfuges de l'assemblée sont surtout partis par manque de courage : Être Pèlerin d'Arès n'est ni facile ni gratifiant ; rien que cela montre que vous n'avez jamais flatté le public pour vous l'attirer ; vous seriez un imposteur bien maladroit, ce qu'on ne décèle pas en étudiant votre pensée. Je parle de la contestation dans le monde.
On manque aussi d'une idée à peu près exacte de la souffrance que la contestation vous a causée. Vous l'évoquez rarement et sans vous étendre sur le sujet, malgré tout intéressant car il permettrait d'évaluer mieux leur effet sur votre évolution et votre expérience.

L.G.

Nota * : Le oui-jà est une petite planchette à roulettes sur laquelle le médium ou les spirites posent leurs mains et qui circule sur un alphabet, censée transmettre des messages de l'au-delà.


Réponse
L'évangéliste Luc raconte que Jésus, enfant, fut amené au Temple par Marie et Joseph, qui y rencontrèrent le vieux Syméon, un sage Israëlite qui eut une intuition en prenant l'enfant dans bras. Syméon leur dit: "... (cet enfant) sera un signe en butte à la contradiction (ou à la contestation)'" (Luc 2/34). Je ne me compare pas à Jésus. Autre temps, autre destin. Mon destin est bien différent, son seul point commun avec le destin de Jésus de Nazareth étant que j'ai comme lui accepté une mission prophétique difficile et que, par voie de conséquence, je suis forcément aussi un "signe en butte à la contradiction ou à la contestation." C'est pourquoi je ne me suis jamais vraiment étendu sur cette inévitable pénibilité de ma vie prophétique.
Quelle importance revêt cette contestation dans le monde? Elle est inchiffrable, puisqu'endémique et ne s'exprimant pas, ne pouvant donc pas être statistiquée. Mais il ne faut pas être grand clerc pour deviner que notre monde, dans son état d'esprit actuel, contesterait à 95%, voire même à 99%, que La Révélation d'Arès soit la Parole du Créateur, si nous avions les moyens de la faire connaître plus largement que nous ne le pouvons aujourd'hui.
Le Créateur lui-même en est conscient, puisqu'il parle avec Sagesse d'un petit reste pour sauver l'immense humanité. Jamais peut-être un aussi grand nombre n'aura dû son salut à un aussi petit nombre et cela, par surcroît, au bout d'un temps très long.
D'ailleurs, l'Évangile original lui-même a-t-il jamais encore été accompli, sinon par poches minuscules dans l'Histoire ?
Ce n'est pas dire du mal des églises, catholique, protestantes et autres, que de constater qu'elles ne sont au mieux que des caricatures de l'Évangile original ou "inaugural" pour employer votre qualificatif.
Tout reste à faire dans ce domaine et c'est bien pourquoi les Pèlerins d'Arès ne constituent qu'une équipe de rappeleurs de la Vérité qui est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7), parce qu'il n'a pas encore beaucoup changé depuis les prophète, notamment depuis Jésus.
De ce fait, comme vous le dites avec justesse, "être un Pèlerin d'Arès n'est ni facile ni gratifiant", mais la pénitence permet déjà à un tout petit nombre de créer leurs âmes et de se ménager une mort, dont on ne sait pas grand chose, sinon qu'elle est moins pénible pour ceux qui ont une âme que pour d'autres, et qu'elle peut même réserver aux moissonneurs une certaine gloire (Rév d'Arès 37/9), dont on ne sait pas grand chose non plus.

C'est tout ce qu'on peut dire.


16dec09 102C45
L'adaptation du mot pénitence à l'esprit moderne est une problème pour la mission.
Quand on parle de pénitence, c'est malheureusement toujours dans le sens ancien que le mot est compris.
Le dictionnaire donne à pénitence la définition de "profond regret, remords d'avoir offensé Dieu, accompagné de l'intention de réparer ses fautes et de ne plus y retomber, dans la religion chrétienne." C'est à peu près comme ça, dans le sens ancien, que même les athées comprennent le mot.
Vous avez raison dire que "nous sommes les éducateurs du peuple ; ce n'est pas le peuple qui est notre éducateur," mais avons-nous les moyens de masse nous permettant de faire comprendre tout de suite que pénitence signifie "la mort intérieure du mal et la renaissance intérieure du bien" ? Non, nous n'avons pas le moyen.
Comment donner à quelque chose d'ancien la modernité ?

Raymond


Réponse
Nous avons quelque chose à enseigner au public, cela demandera inévitablement du temps. Mais rien ne se fera si l'on ne commence pas.
Toute mouvement prophétique a été paradoxal. Le nôtre ne déroge pas à cette répétition du paradoxe dans l'Histoire.
Les notions d'ancienneté et de modernité sont relatives. L'ancienneté peut (re)devenir modernité et vice versa.
Il ne faut pas se sentir impuissant à expliquer la pénitence sous prétexte que ce mot inspire aujourd'hui plus de chagrin que de joie. Le basculement d'un à l'autre est possible, même s'il n'est pas instantané.
Je ne me suis jamais mêlé des manières, idées et moyens que mes frères et sœurs missionnaires décident d'utiliser dans leurs missions publiques et, jusqu'à une époque toute récente, peu nombreux ont été ceux ou celles qui m'ont mis au courant de ce qu'ils faisaient; Je ne m'en suis jamais formalisé. Parmi les idées et moyens qu'utilisent aujourd'hui mes frères et sœurs j'ai vu par exemple des petits livrets, souvent très bien faits, chacun d'eux consacré à une sujet déterminé: "L'Amour", "La Femme", etc., mais je n'en ai vu aucun consacré à "La Pénitence" et, je l'avoue, ça m'a toujours intrigué, parce que la pénitence constitue la dynamique centrale de notre foi.
Mes sœurs et frères ont probablement de bonnes raisons pour différer l'édition d'un livret "Pénitence" et c'est pourquoi j'ai intitulé cette entrée de blog #0102 "Je suis un pénitent" et non "Nous sommes des pénitents" pour ne pas engager d'un bloc toutes les consciences, dont je ne suis pas le chef (Rév d'Arès 16/1). Nous sommes dans le temps (Rév d'Arès 12/6); il y a inévitablement une progressivité dans l'évolution spirituelle de chacun dans la pénitence, qu'il faut respecter, parce que l'erreur et la difficulté d'évolution ne sont jamais aussi préjudiciables que l'hypocrisie.
Je me dis qu'un petit livret qui s'intitulerait "Pénitence" pourrait dire par exemple (ce qui suit n'est qu'un jet spontané):

La pénitence pour la religion et, à sa sa suite, pour la tradition populaire a pris un sens rétroactif et expiatoire, celui de "profond regret ou de remords d'avoir offensé Dieu, accompagné de l'intention de réparer ses fautes et de ne plus y retomber, dans la religion chrétienne."
La pénitence pour La Révélation d'Arès est tout autre chose, une dynamique constructive, le changement de vie personnel qui, dans la joie et dans la fête,  consiste à rendre heureux son entourage humain en renonçant à tout ce qui peut lui faire du mal (mensonge, égoïsme, autoritarisme, etc.) pour n'agir que de façon généreuse, aimante et franche, en se rendant libre de tous préjugés envers les autres, en pardonnant les fautes et en recherchant l'intelligence du cœur pour compenser l'intelligence intellectuelle, outil merveilleux, mais devenu calamiteux en devenant exclusif.
C'est par la multiplication des pénitents individuels ainsi définis que le monde changera en bien dans des proportions à peine imaginables (Éden restauré), et non par  la religion, la politique et les lois qui existent depuis des millénaires, mais qui n'ont jamais vaincu le mal.
Autrement dit, l'Évangile idéal de Jésus n'a jamais été accompli, mais reste accomplissable. La pénitence, que n'importe qui peut pratiquer, le peut.

C'est en rappelant que la pénitence est la clé du salut, tant celui de l'individu que celui du monde, que La Révélation d'Arès est tout simplement la continuation d'une Parole encore inaccomplie.

Les Pèlerins d'Arès s'efforcent d'être un petit reste de pénitents promis à un lent et difficile, mais très haut existentialisme rédempteur. Rejoignez-les!

Etc., etc.

Le livret "Pénitence" pourrait aussi dire deux ou trois choses sur le passage d'ancienneté à modernité qu'il faut permettre à la notion de pénitence de faire, si l'on considère, par exemple, que toute modernité n'est jamais qu'une ancienneté domptée, réutilisable, car tout dans ce monde n'est que recommencement.
Pénitence vue dans une perspective dynamique, contructive, civilisatrice, et non expiatoire. D'ailleurs, quel homme n'a pas en lui, de façon inavouée, des antagonismes à résoudre ? En conséquence, quelle pénitence au sens moderne que lui donne La Révélation d'Arès n'est pas alors nécessaire pour sortir une fois pour toutes des hésitations entre ce qu'il faut faire et ne pas faire, entre bien et mal ?
Comment ne pas comprendre que la pénitence est la meilleure voie vers la liberté absolue ? La seule voie, notamment, qu'a l'homme d'échapper un jour à la morale arbitraire, changeante selon la politique, selon la religion, selon la loi, dont souffre l'humanité depuis des millénaires ?
Chaque loi qui change se retourne vers les justiciables de la loi précédente, alors que la pénitence ne peut changer, parce qu'il n'y a qu'une seule façon d'être bon. C'est pourquoi la pénitence échappe même à toute actualité pour n'être plus que d'éternité.

C'est parce que la pénitence est au cœur de leur vie spirituelle que les Pèlerins d'Arès se placent dans une universalisme qui se partage entre une attention très vive aux problèmes des hommes face aux dominations et aux normes sociales et à leurs institutions et le souci constant d'échapper à ces dominations et normes en accédant à une transmutation de la condition humaine par la pénitence, par l'intérieur, par quelque chose qu'aucun pouvoir extérieur ne contrôle.
La pénitence reste une incitation permanente de s'interroger sur soi, donc d'évoluer, d'être toujours plus fort.
Celui qui sait au fond de lui-même où est le bien et où est le mal est beaucoup moins sensible aux effrois qu'imposent les pouvoirs et leurs lois. Il n'y a pas d'autre voie vers le bonheur universel que la liberté spirituelle que donne la pénitence.
Bon ! Je m'arrête. Si j'ai dit tout cela, c'est seulement pour vous montrer qu'il y a moyen de redonner à la pénitence la plus brilliante modernité.


16dec09 102C46  
Je suis sensible à votre réponse au commentaire15dec09 102C42, un bel enseignement où l'on voit très bien que Mikal est à l'image et ressemblance du Père de l'Univers, le pardon, l'espérance du retour de l'enfant prodigue que chacun de nous est en puissance : le Père laisse la porte ouverte, le Père dont la sagesse est démesure pour nous faibles lumignon (Rév d'Arès 12/7, 33/6, 32/5).
Le Père appelle des hommes vrais. Je ne suis pas conscient de tout, tous les jours j'apprends, je sais que ce que nous devons le plus craindre, ce n'est pas la mort de la chair, mais celle de l' âme, véhicule d' éternité (Veillées 4, 17 et 18 ).
Votre songe avec le pape fait penser aux faux semblants, aux apparences, le paraître. Lorsque j'étais enfant et que mes parents se disputaient à la maison, une fois qu'ils étaient en public c'était tout le contraire, je ne comprenais pas. La vie s'est chargé de me le faire comprendre plus tard.
Si nous sommes conscient, réfléchis, humbles, sages, à un moment donné nous savons au fond de nous si nous sommes vrais ou pas, car Le Créateur est dans tous les humains. Je regrette vraiment que la Maison des Faucons ne soit pas encore existante, j'ai soif de vie spirituelle, de fraternité, d'amour fraternel, de pénitence, d'unité, d'accomplissement.
Lorsque vous parlez de la difficulté d'employer certains mots comme péché, pénitence, anarchie de pénitent, etc., je vous entends encore lors de l'enseignement que  Paris à reçu de vous pendant 2 ans |Espace des Peupliers, Paris, 1996]: "Pourquoi un dada alors que c'est un cheval ou un toutou alors que c'est un chien, etc." Je suis d'accord avec vous pour l'emploi et l'adaptation des mots au grand public et la nécessité de les faire connaître. Des frères et sœurs réfléchissent à un langage, travail qui avait été entrepris il y a quelques années.
En relisant L'Epître de Jacques (Pèlerin d'Arès N°42 juin 1988), ce passage a retenu mon attention, je le trouve tellement vraie: Mes frères, si certains d'entre vous s'égaraient loin de la Vérité et de la mission, s'ils erraient dans les ténèbres, et si d'autres les ramenaient, vous pourriez être sûrs de ceci: Des croyants qui détournent des pécheurs de leurs mauvaises voies leur sauvent la vie et effacent beaucoup depéchés sur la terre. Ils participent à la construction du Royaume à venir.
Bien sûr, c'est Éden, c'est précisément ce que vous faites et je témoigne que vous répandez tout le temps l'amour évangélique, que la porte reste ouverte, vous nous montrez l'exemple et nous enseignez la vie spirituelle.
Merci.
Didier Br.


17dec09 102C47
La plupart des religions sont des religions d'antithèses: la Loi de Dieu contre la liberté humaine, la Bible ou le Coran contre la foi vague qui voit Dieu en tout, etc., mais La Révélation d'Arès introduit une autre façon de faire son salut.
La Révélation d'Arès n'est pas une loi. Elle n'est en somme qu'une sublime recommandation qu'on peut suivre ou ne pas suivre à la lettre, même sans être croyant, pourvu qu'on soit un humain de bonté, d'amour, de pardon, de paix, libre de tous préjugés... pourvu qu'on soit pénitent, comme vous dites.
C'est une quête non seulement inattendue et inorthodoxe, mais récusable et sûrement récusée par toutes les religions d'antithèses. Vous ne pouvez que soulevez des durs antagonismes contre vous — Je parle d'antagonisme de valeur, mais pas de vos petits judas ; j'y reviens.
Vous avez accepté une mission ingrate, demandant beaucoup de courage et d'abnégation, parce que vous ne pouviez pas ignorer en 1974 que vous alliez rencontrer les oppositions de toutes les institutions traditionnelles — Vous étiez un théologien averti. Vous lire attentivement suffit pour le comprendre.
Quand vous vous êtes trouvé au lendemain du 13 avril 1974, dernière apparition de Jésus, devant la question — question pour vous de vie ou de mort spirituelle, mais aussi de vie et de mort sociale — dont la réponse allait décider de toute votre existence (vous aviez aussi une jeune épouse et deux très jeunes enfants... quel problème!) : "Vais-je ou ne vais-je pas me soumettre à la requête de Dieu ?", vous affrontiez une alternative disjonctive, que ne peuvent pas mesurer à sa valeur et à sa difficulté ceux qui aujourd'hui font profession de vous discréditer, de très pâles figures d'opposants qui ne valent pas une minute d'attention.
Pas un seul de leurs insignifiants arguments contre vous ne pèse et ne sera l'objet du moindre souvenir dans la nouvelle histoire spirituelle qui s'écrit depuis 1974, parce que tous ceux, les experts, les savants en Écriture, en métaphysique, en théologie, ou simplement en sciences humaines, qui sont à la hauteur de comprendre vraiment à quel niveau votre conscience dut comprendre, peser et décider, peuvent évaluer le renoncement (ou l'engagement, selon qu'on est contre ou avec vous) qui a été le vôtre et qui est vraiment la seule chose à considérer dans l'extraordinaire aventure de La Révélation d'Arès et du mouvemnt de foi auquel elle a donné naissance sous votre impulsion.
Vos petits judas ont interprété la pauvreté des moyens dont vous disposiez comme résultant de votre pauvreté morale, quand tout montre au contraire votre richesse morale... et de cœur. Il y en a comme ça qui ne lisent jamais Chénier, immense mais poète totalement méconnu, sous prétexte qu'il eut une mort ignominieuse sous la guillotine. Les Romains ne s'intéressèrent pas au Christ et aux Évangiles pour la même raison: la mort d'un criminel sur la croix d'infamie. Chez vous c'est l'échec apparent qui vous vaut le mépris de certains.
Mais comment le grand pionnier que vous êtes pourrait réussir vite ? Vous avez renoncé à l'idée sacrée, et même respectée par les athées comme il faut, qui auparavant avait été pour vous fondamentale, de la victoire du Christ sur la Croix. Vous avez renoncé à la vision de la rédemption qu'ont plus de deux milliards de Chrétiens... Je comprends que face à la montagne que vous osez affronter, vous ne soyez pas troublé par les quelques cailloux qu'on vous jette, les momeries de quelques contestataires en manque total de psychologie des profondeurs, auxquelles vous faites semblant de prêter attention par amour fraternel pour des petits qui croient décider de votre sort et qui, les malheureux, ont plutôt opté pour leur propre et réelle pauvreté d'esprit face à une situation qui les dépassait.
Raison de plus pour leur laisser la porte ouverte.
Votre réponse à Raymond {102C45], dans ses derniers paragraphes surtout, montre que vous avez non seulement compris l'enjeu que représente la pénitence dans l'économie [la bonne conduite] du salut présentée par La Révélation d'Arès, mais encore que vous pourriez en dire beaucoup plus.
Je ne peux que suivre ce blog avec fascination. Je ne suis sûrement pas le seul dans ce cas.
R. M.


Réponse
Je ne sais pas comment interpréter ces mots : "Je ne peux que suivre ce blog avec fascination." Envisageriez-vous de vous ralliez aux idées de La Révélation d'Arès que vous avez, il y a quelques années, durement contestées.
Vous montrez en tout cas une évolution, que je qualifie de très positive, quoiqu'avec prudence, comparée à vos dispositions passées. Je me souviens à la fin des années 90 d'une conversation où vous défendiez avec âpreté votre Thomas d'Aquin.
Votre christianisme traditionnel traverse des remises en question, pour le moins. Vous me dites de choses très courtoises à propos des contestataires qui se sont manifesté au sein de la communauté arésienne comme il s'en manifeste partout. Mais je ne sais pas si vous m'appellez "grand pionnier" avec sincérité ou ironie.
Cette entrée de blog #0102 m'apporte décidément des réactions plutôt agréables d'un certain nombre. Je ne m'y attendais pas. Je préfère les recevoir avec espérance qu'avec doute. Si ce que je dis là vous choque, pardonnez-moi, mais j'ai en mémoire quelques contacts avec vous qui ne peuvent, pour l'heure du moins, que m'inviter à la prudence.
Comme je le dis dans une de mes réponses précédentes "tout mouvement prophétique a été paradoxal." Vous êtes vous-même un grand paradoxe.
Le paradoxe, après tout, est l'emballage de notre destinée divine. Chacun de nous est enclin à rechercher Dieu immédiat et le bonheur postmortem comme à refuser même l'idée de Dieu et la perspective d'une survie. Je n'ai jamais cessé de le dire à mes frères, Pèlerins d'Arès, le doute est l'axe sur qui pivote sans cesse la foi. Le paradoxe, quoi !
Paradoxe aussi le fait que le salut est gratuit d'un côté, mais d'un autre ne l'est pas puisque, malgré tout, il faut faire pénitence, être bon, consciemment ou non. Même si le salut par la pénitence est un résultat logique de la bonté active et non une récompense pour celle-ci, l'idée d'une rétribution, d'un donnnant-donnant demeure sourdement. Paradoxe.
Ce que le Père appelle Vérité ou le Vrai nous dépayse. Pascal disait: "La foi embrasse plusieurs vérités qui se contredisent," et aussi : "Il y a un grand nombre de vérités et de foi et de morales... qui subsistent toutes dans un ordre admirable."
Notre actuel état de péché nous empêche de voir très clair dans tout ça. Le Créateur le sait bien, qui nous fait dire par les prophètes: "Revenez à Moi et Je reviendrai vers vous," autrement dit : Ne Cherchez pas à comprendre. Si vous êtes pénitents vous montez vers les Hauteurs sans le savoir et moi Je descends, Je vais au devant de vous. Cela suffit.
C'est pourquoi je vous disais et vous redis: "Thomas d'Aquin ne sert pas à grand chose. Ses démonstrations sont discutables comme l'est toute foi intellectuelle. On ne va pas à la Lumière par l'intellect, mais par le cœur."
S'i votre commentaire est un mouvement de votre cœut et non une de ces ruses intellectuelles que je vous ai connues par le passé, alors quelle joie !


18dec09 102C48
La langue française n’est pas ma langue maternelle, mais je l’aime, je me débrouille bien et surtout, je suis sensible à toutes ses subtilités. Aussi, concernant le mot pénitence, dis-je souvent à mon époux en plaisantant: "Si un jour je rencontre mon frère Jésus dans ce monde ou dans l’autre, je lui demanderai — à moins que je me dégonfle — pourquoi il n’a pas créé carrément un autre mot à la place de pénitence, car la réhabilitation de ce mot a demandé à notre prophète et, par ricochet, nous demandera à nous [Pèlerins d'Arès], beaucoup d’explications.
Après la lecture de cette dernière entrée de Freesoulblog, j’ai voulu savoir si ce mot est vraiment incompréhensible dans la rue ou si c’est plutôt moi qui n'ai pas le courage de l’utiliser, car je le trouve
1) lourd,
2) j’ai peur de faire fuir les hommes et les femmes que j’arrête dans la rue avant même de pouvoir expliquer.
Alors, pour éviter ce risque, je donne directement le sens : Renoncer consciemment au mal et pratiquer consciemment le bien.
Bref, me voila partie dans les rues de Nantes ce mercredi,16 décembre, pour tenter l’expérience. Je demandais à des homme et des femmes, jeunes, adultes et âgés, ce qu’ils comprenaient si une personne leur disait : "Je suis pénitente."
Voila quelques réponses :
1) Un jeune (peut être étudiant) : "Pénitence ? C’est religieux ! Je crois que cela veux dire regret !" Je lui donne l'explication du mot. Très bon contact. Il prend volontiers ma carte de visite où il y a les références de La Révélation d’Arès.
2) Un homme adulte, assez méfiant, me donne une définition qui m’a semblé plus dynamique que la précédente, mais je ne peux pas la restituer ici. Il se sauve.
3) Une femme, assez chic, dans les 70 ans. Elle ouvre des grands yeux : "Quoi ? Pénitence ? Je ne connais pas ce mot." Je lui demande : "Vous êtes chrétienne ?" Elle : "Bien entendu, je suis chrétienne, mais je ne connais pas la signification de ce mot." Je lui explique la dynamique de la pénitence dans La Révélation d’Arès. Elle écoute. En partant, elle me dit qu’elle admire mon courage. Mais je sens que cette admiration s’arrête là.
4) Un homme, peut être un jeune retraité. Fort surpris, il me dit qu’il ne connait pas ce que cela veut dire et file comme s’il avait vu le diable à travers ce mot.
5) Deux femmes âgées de confession chrétienne. L’une d’elle me dit que, justement, elle est en train de lire les passages sur Jean Baptiste dans les Évangiles. Pour elle, faire pénitence c’est se priver de quelques chose qu’on aime. Je lui parle de la pénitence arésienne. Elle me dit que, justement, il y a des choses qui la gênent dans l’Église : "Pourquoi Dieu a-t-il tué son Fils ?" L’autre acquiesce, mais dit : "C’est trop compliqué !"
6) Un jeune adulte incroyant me dit que c’est religieux, mais qu'il ne sait pas ce que cela veut dire. Un contact bref mais intéressant.
7) Une étudiante. Pour elle un pénitent, c’est celui qui se retire de la vie. Elle est pressée.
Bref, tout cela pour vous dire, mes frères et sœurs,

que ce petit exercice m’a d’abord décoincée par rapport à ce mot,
ensuite, et cela n’est pas un scoop,
que nous avons du boulot pour réhabiliter ce mot dans sa grandiose dynamique arésienne.
Ce mot pénitence qui, accompli, restaurera Éden.
Algia


18dec09 102C49
La Révélation d'Arès 28/05 : L’abusé devient prudent ; pourquoi enverrais-Je des prophètes à ceux qui furent visités par les faux prophètes ? C’est deux-mêmes que Je fais des prophètes.
Il est important que par rapport à ceux qui reviennent vers vous, surtout s'ils furent durs à votre égard, vous soyez prudent. Mais la réciproque est vraie et valable pour vous aussi. Vous avez vous-même eu des attitudes ou vous avez laissé d'autres avoir des attitudes pas du tout spirituelles, qui ont fait que certains sont devenus prudents à votre égard et à l'égard des Pèlerins d'Arès.
Il est temps de démontrer à ceux que vous avez salis (ou laissé salir) et/ou scandalisés, démontrez quelque chose de grand. Il est temps. Durant plus de 20 ans vous n'avez pas toujours été un parangon de vertu, parfois même très méchant et cassant, ni même vos inconditionnels.
Dieu parle surtout des personnes abusées par le pouvoir religieux et donc devenues prudentes vis-à-vis d'eux, et longtemps, trop longtemps, un pouvoir religieux a régné dans vos rangs. Depuis l'enseignement que vous avez donné, vous avez voulu ôter cet esprit religieux. Mais vous avez fait perdre beaucoup de temps et avez fait salir beaucoup trop de gens.
Changez. Vous commencez je le sens !!

Charly Charly


Réponse
Je ne suis pas un "parangon de vertu" et ma vie ne sera pas assez longue pour que je le devienne. Je ne suis qu'un pécheur qui ahane à la pénitence qu'il fait tant bien que mal tous les jours, mais qui la fait. En disant "Je suis un pénitent" j'ajoute implicitement : "Parce que je suis un pécheur," comme celui qui dit : "Je nage," ajoute implicitement : "Parce que je suis lourd et si je ne nage pas, je coule et je me noie."
Non seulement vous ne m'apprenez rien sur mon insuffisance dans le bien, mais il est bon que vous me le rappeliez. On n'est jamais trop conscient de son état de pécheur. Accomplir précède être accompli.
Mais enfin c'est dans cet état lamentable que le Père est venu me chercher et je devine, en filigrane dans votre commentaire, que vous vous demandez vous aussi ce qu'il a bien pu trouver à un type comme moi, un type qui n'a rien dont il puisse être fier (Rév d'Arès 16/10).
Par contre, je ne me souviens pas avoir, dans ma turpitude, sali ou laissé salir qui que ce soit, mais puisque vous le dites, c'est que cela a pu se faire. Je ne peux pas le vérifier, ne sachant ni qui vous êtes, ni de quel salissement et de quel salisseur (ou quelle salisseuse) vous parlez exactement.

Ce que je ne comprends pas, c'est que vous ayez pensé que l'alternative était: Ou bien subir les salisseurs, les "pouvoirs religieux qui ont trop longtemps régné dans mes rangs," ou bien fuir, comme vous l'avez peut-être fait, ce dont je ne suis pas certain, parce que vous avez pu créer ailleurs un groupe de Pèlerins d'Arès où règne le bonheur.
L'alternative est en effet tout autre et vous la connaissez, je présume: Ou bien vous participez à un groupe ou une assemblée locale qui, d'ailleurs, s'est formé spontanément, qui fait son expérience collective à sa façon et qui peut aussi bien disparaître demain spontanément, ou bien vous fondez un autre groupe où règnera sous votre heureuse influence un bonheur fraternel sans salisseurs (ou salisseuses) et que s'empresseront certainement de rejoindre ceux et celles qui comme vous en ont assez d'être "salis et/ou scandalisés" par moi et par "les pouvoirs qui règnent dans mes rangs."
Le Père nous laisse cette merveilleuse liberté. Nous ne sommes pas une église hiérarchique et légaliste, mais un émiettement du pain de la pénitence, un émiettement d'expériences.
Si vous revenez vers moi, parce que vous me "sentez commencer à changer", je m'en réjouirai, car qui que vous soyez je vous aime comme j'aime tout le monde, mais pour moi aimer n'est pas oublier ma mission et je ne peux absolument pas vous garantir que je cesserai d'être "méchant et même cassant" — C'est drôle que vous considériez être cassant comme pire qu'être méchant —. Il y a malheureusement, en l'état actuel de notre humanité, des recommandations qui ne sont pas comprises (ni même seulement entendues) si elles ne sont pas péremptoires et que ceux et celles qui ne les acceptent ou ne les comprennent pas prennent parfois pour "méchantes."
Au fait, êtes-vous pénitent(e) vous-même ou bien attendez-vous pour le devenir que les autres commencent ? Ce n'est pas ce que suggère La Révélation d'Arès, qui fait de chacun de nous une expérience à part entière du salut.


18dec09 102C50
Je voulais {écrire plus tôt] pour vous raconter mon riche pèlerinage 2009, mais je n'en ai même pas pris le temps.
Je me sens larve, fainéant spirituellement, pauvre en action bonne... enfin bon, mais un faible pénitent... quoique pénitent tout de meme. Même la magnifique prière que vous m'avez enseignée [cet été], je ne trouve pas le temps au quotidien pour la proclamer trois fois le jour (Rév d'Arès 12/5), mais je me force à en prendre l'habitude avant de dormir. C'est ainsi que, un soir sur deux environ, je consacre à peu près trois quarts d'heure à la prière dite courte et je ressens alors par à-coups l'oubli du temps, l'écrasement de toutes mes peurs et cette adorable sensation d'être à ma place là ou je dois être à faire ce que je dois faire. C'est-à-dire mettre mes pas dans les pas du Créateur et cela me nourritvraiment en profondeur.
Toujours est-il que j'ai la chance de connaitre la solution et aussi de l'accepter. Il me reste à l'accomplir : Pénitence !
Ce qui me rassure, c' est que je grimpe avec un rythme irrégulier mais je grimpe.
Depuis septembre sur Paris pour mes etudes. Je prépare un BTS Systèmes Constructifs Bois et Habitat, afin de travailler plus tard dans le domaine porteur des maisons ossatures bois. J'ai donc rencontré les autres jeunes frères du mouvement [des Pèlerins d'Arès], que se soit chez eux ou au Mac Donald, pour tenter de monter ensemble un projet de mission. J'ai aussi rencontré à plusieurs reprise nos frères et sœurs de Paris pour répéter dans la mesure du possible l'enseignement hautement prophétique auquel j'ai eu l'honneur d'assister cet été. C'est ainsi qu'aux cotés de notre frère A. — entre lui et moi s'est installée une superbe complicité — nous tenions en haleine la douzaine de pénitents et cela sans note avec pour seul plan l'ordre [chronologique] des prières que vous nous avez prescrit (Rév d'Arès 12/1). Prenant la parole l'un après l'autre, , nous nous nous complétions mutuellement et avons tout deux ressenti un grand plaisir. J'ai aussi retransmis cet enseignement aux cotés de sœur C. à deux reprises, une fois avec A. — c'était ma première à Paris —, l'autre fois avec notre frère J. Nous fûmes à chaque fois remerciés et bien traités ; certains auditeurs nous ont même dit qu'ils sentaient à travers nous, par instants, le souffle du prophète. Je leur ai répondu : "Non, pas le souffle du prophete, le Souffle de Dieu."
Voila une petite anecdote parmi d'autres. Une fois, de retour en Bretagne pour un week-end, j'ai proposé à ma famille de leur faire aussi la retransmission [de votre enseignement] dans les règles de l'art. Je réalisai que nous étions l'assemblée de [ville des Côtes d'Armor]. Ils écoutent et se taisent. Une chose, je vous assure, plutot dure à imaginer. Je me suis donc retrouvé seul dans mon rôle d'apôtre face à cette drole d'assemblée composé de [ma famille], dont mon grand frère T., qui lui a peu lu la Parole, n'en ayant ressenti ni le besoin ni le devoir. Il croit en Dieu, en son message, en son messager. Il n'est pas plus scandalisé que ça, mais il n'en est pas préoccupé tout simplement. Cela ne l'empêche pourtant pas d'être beaucoup plus doux, plus gentil, plus sage, plus mesuré, plus calme, plus patient, que moi. À chacun sa nature ! Toujours est-il que mon frère ma impressionné par la qualité de son écoute et surtout par sa compréhension. À la fin, il m'aidait même à expliquer à nos parents auxquels cet enseignement a fait comprendre des choses essentielles qu'ils n'avaient pas encore saisies et que je ne me lasserai pas de leur rabâcher. Mon frère est une preuve que la prière au sens arésien est plus accessible à quelqu'un dépourvu de culture religieuse, car il n'a pas de difficultés. Il est même rassuré de savoir que tout est en nous et que la prière est pour l'homme et pas pour Dieu. La logique Créateur-créature, co-créateur, ne lui a posé que peu de problèmes à la différence de mes parents. Il est bien de la seconde génération spirituelle.
Je vous le dis en aparté mais cette retransmission fut pour moi et pour eux une expérience extraordinnaire, car, comme vous l'avez peut-être un peu ressenti, nous revenons de loin. Ce jour là nous avons eu le sentiment d'être parvenus à une étape cruciale de notre ascension spirituelle. Nous nous somme tous enlacés et embrassés avec intensité et larmes de joie, larmes qui me reviennent d'ailleurs en l'écrivant.
J'ai pu, grâce à vous et à Dieu à travers vous, remettre mes parents en marche en leur réexpliquant et redéfinissant la Voie droite, parce qu'ils avaient soit rebroussé chemin, soit pris un détour. Le témoignage agissant d'abord sur celui qui témoigne, toutes ces retransmissions [de votre enseignement] m'ont permis de réentendre, de réapprendre, d'intégrer et réintégrer, de revivre (entre deux métros, parfois à dix mille lieues de la douceur des lieux d'Arès) ces merveilleux moments existentiels passés en votre présence.
De ce fait, j'ai de plus en plus conscience de mes insuffisances pénitencielles du moment, mais j'ai, comme vous le dites "la volonté d'aboutir" — C'est mon père qui m'a dit que vous disiez souvent cela —, la volonté de changer, si possible dans la joie, au jour d'aujourd'hui. J'ai tout pour être heureux et je le suis pleinement. La plupart du temps je suis joyeux, tout va de mieux en mieux dans ma vie. Je change petit à petit, mais l'habitude sociale de critique et de moquerie est encore en moi trop ancrée et je n'arrive pas à arrêter radicalement [de critiquer et de me moquer] pour me démarquer de mes collègues de classe dont je suis le délégué. Je me sens d'ailleurs souvent plus mauvais que la plupart d'entre eux et alors j'ai honte de ne pas être encore ce digne representant du Créateur qu'il faudra absolument devenir. Je n'assume pas encore au yeux de mes jeunes amis ma bouillonnante vie spirituelle par peur, tout simplement, des moqueries et des brimades susceptible de me priver de ma joie, mais cela ne me fera plus peur trop longtemps. Je sens en moi que le bourgeon va éclater. Je ne sais pas quand, mais il éclatera de lui-même, quand la peur du gel cessera.
C'est aussi tout simplement le manque de foi, de courage, de confiance en moi face aux réactions des autres, face au surnaturel aussi. Le confort, l'embourgeoisement de ma douillette situation de [...] ne pourra plus durer.
Si je vous dit tout cela, c'est nullement pour me confesser, mais pour vous exposer mes faiblesses face à la mesure que vous m'avez prescrite : Prière courte, prière longue, lecture une fois par mois de La Révélation d'Arès, une fois par an de la Bible etdu Coran. En plus de cela, la lecture du "Pélerin d'Arès" occasionnellement ainsi que d'autres livres qui, à la lumière de La Révélation d'Arès, retrouvent tout leur sens. Tout cela me semble pour l'instant démesure, de mon point de vue personnel, car je n'arrive pas a trouver le temps, dans cette société chronophage, de nourrir mon âme de la nourriture que prescrit le nutritonniste de l'âme que vous êtes. Mais j'y travaille, j'ai la volonté d'aboutir.
C. G.


Réponse
Je n'ai pas de mots pour décrire la joie que j'ai eue en lisant le long commentaire du jeune homme que vous êtes.
Puisse la volonté d'aboutir vous poursuivre toute votre vie ! Volonté d'aboutir tant dans la Voie spirituelle : pénitence et moisson, que dans la vie professionnelle et familiale, puisque, comme je le dis toujours à nos jeunes: Le Créateur a besoin d'apôtres qui réussisent aussi leur vie professionnelle et donc qui travaillent, parce que le savoir que nous héritons des générations qui nous ont précédées est aussi sacré que le Savoir que nous transmet le Père de l'Universe. Nous sommes co-créateurs de ce monde. Tout de Dieu ou de l'homme est à considérer.
Vous vivrez longtemps après que j'aurai disparu de cette terre et vous devrez œuvrer pour que les générations qui viendront après vous finissent enfin à changer le monde (Rév d'Arès 28/7)
Une petite remarque pratique: "Trois quarts d'heure'" de prière, ce n'est pas une "prière courte", mais une prière longue. La prière courte, ma prière personnelle courte, puisque c'est ma prière personnelle que je vous enseignée (il n'existe pas dans La Révélation d'Arès de prescription détaillée et précise de la vraie piété, qui reste donc libre) dure dix minutes.
C'est ma prière longue, avec la lecture des trois sources: Bible, Coran, Révélation d'Arès, qui dure de trois-quarts d'heure à un heure.


18dec09 102C51
Ce sujet nous mène au cœur de notre démarche et de notre foi. D’où son importance !
Personnellement, même si j’en approuve totalement l’intention et la direction qu’il donne, j’ai un peu de mal avec ce mot pénitence, tellement rattaché à la religion que le Père nous demande de dépasser.
Je trouve que cela ajoute à nos difficultés pour être compris d’une partie du public qui perçoit se terme comme "grandguignolesque". Une autre partie du public le perçoit comme typiquement religieux. Une autre encore ne voit absolument pas de quoi il s’agit.
Ceci dit, si Le Créateur l’a utilisé (comme d’autres termes), c’est sans doute qu’il tient à le réhabiliter et qu’il est finalement indispensable, spécifique, incontournable. Peut-être cela tient-il aussi au fait que nous devions retrouver et accomplir la Parole du Créateur et donc utiliser les termes même que Le Créateur utilise ?
Mais dans Le Livre Dieu utilise un tout autre langage. Sur ce point peut-être pourriez-vous apporter quelques précisions ?
Peut-être que cela tient aussi au fait qu’il faut que nous partagions un langage commun, comme des valeurs communes ?
Il me semble que vous avez déjà donné une partie de la réponse dans quelques numéros du "Pèlerin d’Arès", mais je n’ai plus en mémoire les références et votre explication sur ce point.
Autre chose encore : Sii vous deviez utiliser des synonymes du terme pénitence ou des des qualificatifs pour en préciser le sens et les contours, lesquels utiliseriez-vous ?
Je pense à spiritualisation, changement spirituel, évolution spirituelle, transformation spirituelle...
La pénitence recouvre une dynamique de vie intérieure, complexe, aux multiples facettes ou dimensions qu’il n’est pas aisé de simplifier sans déformer. En fait il me semble que la pénitence englobe toutes les dimensions de notre démarche. Une démarche simple et élémentaire en apparence : arrêter de faire le mal et retrouver la force d’aimer au sens absolu. Mais en réalité c'est une démarche d’une très grande subtilité, aussi subtile et complexe que peut l’être le mal qu’il nous faut combattre.
Il est clair que plus nous avancerons sur le chemin du changement, de la pénitence donc, plus nous verrons clair et plus vigilants nous serons contre le mal.

Daniel C.


Réponse
Pendant une dizaine d'années nos frères missionnaires, pour absolument et complètement éviter d'utiliser des mots "religieux" gênants, comme vous souhaitez éviter pénitence, ont fait ce que j'ai appelé une "mission sociale" n'utilisant qu'un vocabulaire de bonnes intentions tout à fait à la mode et clair. Le résultat a été ce qu'on sait: Nul !
Nous n'allons pas recommencer la même erreur !
Nous avons une mission sacrée, qui consiste à resacraliser ce monde et non à le rationaliser. Comme je l'ai expliqué à Raymond (102C45) il ne faut pas se tromper sur le sens de modernité.
Qui ne sait que beaucoup de mots de La Révélation d'Arès sont d'usage difficile dans la mission ?
Mais nous ne sommes pas là pour convertir. Nous sommes là pour moissonner. Le bon grain (Rév d'Arès 5/4, 31/7), qui est rare, et qu'il vaut mieux ne pas rater de ce fait, reconnaîtra la faux qui vient le récolter et le mettre en gerbe, quels que soient les bruits de la faux : les mots.
Il faut se donner la peine d'expliquer et cela nous oblige à recourir à une pédagogie populaire, mais il ne faut rien changer;
S'il fallait changer le terme de pénitence pour un équivalent, que je ne vois d'ailleurs pas, il nous faudrait aussi changer les termes de prière, piété, rite, péché, pécheur, baptême, âme, pardon, fils, etc., qui diffèrent, pour certains énormément, des mêmes termes utilisés par la religion traditionnelle. Nous en arriverions à une sorte de succédané de la Parole du Père à Arès, qui équivaudrait aux substituts de la Vérité, qu'on appelle doctrines, dogmes ou théologies, que les religions et leurs docteurs ont fait des Écritures.
Le Père a utilisé un registre de mots et nous en a donné les sens. Cela nous pose problème parce que, finalement, nous nous trouvons comme parlant une sorte de patois pas clair de prime audition, certes, mais nous devons nous y tenir. Sinon, nous nous égarons. À nous de faire de ce langage du passé le langage de demain.
Tertullien, antique auteur chrétien, disait: "Fiant, non nascuntur christiani," c.-à-d. "On ne naît pas chrétien, on le devient." Nous faisons évoluer l'idée et nous disons, sachant que seul un reste revient (Rév d'Arès xxx/10) : "On ne naît pas Pèlerin d'Arès, mais on ne le devient pas non plus. On revient (ou on renaît) à la Vérité et à la Vie."

Pas plus tard que ce matin, une sœur parlait de la vitrine de son local de mission et se demandait à propos du panneau "Père de l'Univers" s'il ne faudrait pas préciser "Prière extraite de La Révélation d'Arès". Voilà ce que je lui ai répondu:

Oui, on peut préciser: "Prière extraite de La Révélation d'Arès (12/4)", mais...
cela ne me paraît quand même pas indispensable, parce qu'il faudrait aussi préciser ce qu'on entend par prière, c'est-à-dire qu'il ne s'agit ni d'une supplication, ni d'une glorification, ni d'une parole de soumission, ni d'une récitation qui apporte des bénéfices surnaturels, etc. mais d'un moment d'identification avec le Tout Autre... On tombe là dans le même problème que pour pénitence.
Peut-être faudra-t-il faire une vitrine spécifique sur la prière, la vraie piété (Rév d'Arès 31/6), comme il faudra en faire une sur la pénitence.
C'est à vous de voir.

Autrement dit, il est temps que nous procédions avec patience à une campagne explicative du sens des mots et de la restauration de la Vérité par La Révélation d'Arès.
Je vous dis de même: C'est à vous de voir. je ne suis le chef de personne (Rév d'Arès 16/1). J'essaie seulement de faire partager mon enseignement prophétique.


18dec09 102C52
Je trouve dommage que vous ne vous intéressiez pas au rêve. C’est pourtant quelque chose d’extraordinaire que le rêve !
Le rêve a cette puissance (quand on s’en souvient) de pouvoir nous plonger à notre réveil soit dans un bien-être, soit dans un mal-être, soit dans un état interrogatif.
Visiblement ce rêve [raconté dans l'entrée #0102] vient confirmer quelque chose de profond chez vous : Le problème de la pénitence, et d’autant plus que ce rêve vous unit en quelque sorte au roi blanc (ici le pape) qui vous dit la chance que vous avez de relancer la pénitence sur terre. Vous lui rappelez à juste titre que le premier des pénitents à convertir est nous-mêmes avant de vouloir l’imposer aux autres.
Je rappelle au passage que dans les apparitions de la vierge Marie, entrer en pénitence est rappelé très souvent.
Bien sûr, à chaque époque le mot pénitent est ré-interprêté d’une certaine manière avec les excès que l’on peut voir par exemple en ce qui concerne la flagellation du corps !
Vous résumez très bien ce que signifie pour vous la pénitence : aimer.
C’est, bien sûr, l’acte le plus difficile à faire et c’est pourtant la chose la plus importante dont nous avons besoin : être aimé, être aimé malgré nos erreurs, nos colères, nos refus, être aimé malgré la gueule que l’on a, les diplômes que l’on a pas ou ceux qu’on a. C’est là où La Révélation d’Arès nous soutient mais pas seulement La Révélation d’Arès.
Je voudrais vous parler d’un livre écrit par le docteur Jean-Pierre Jourdan qui s’appelle Deadline. C’est une enquête sur les témoignages de gens qui ont subit un état de mort, et qui se sont décorporé et ont le souvenir d’avoir été accueilli et plongé dans l’amour infini, inconditionnel, absolu.
Pour moi ces témoignages sont aussi important que votre témoignage de prophète qui a vu et entendu Jésus et le Créateur.
Pour en revenir au rêve, puisque le départ de votre entrée est un rêve, j’ai fait il y a quelque années un rêve magnifique où j’étais assis avec mon grand-père et ma grand-mère (décédés depuis longtemps) et je rigolais avec eux. Curieusement ils m’apparraissaient beaucoup plus jeune dans ce rêve que lorsque je les ai connus. Ce rêve s’est gravé en moi de manière indélébile.
À cause de sa réalité vécu dans une autre dimension.
Je voudrais juste rajouter un mot en ce qui concerne les pauvres âmes qui vous envoient des commentaires agressifs et leur dire, si elles me lisent que la haîne est souvent la réaction à un manque d’amour que l’on a pas reçu, et qu’elles doivent faire un effort sur elle-même pour accepter cette Vérité éternelle.
Patrick R.


19dec09 102C53
Le mot pénitence contient le mot peine. Il faut se donner de la peine et du courage pour sortir de la raison raisonnante d'Adam qui est folie au yeux de Dieu.
Se donner de la peine pour entrer dans la folie de la Foi qui est Sagesse au yeux du Créateur.
Une sagesse où l'Œil moudra la lumière qui brûlera la pierre de l'édifiant abri des mortels. Où le fer bouilliera dans la main qui connaitra la totalité de la création.
Se donner de la peine pour apprendre à marcher dans les Pas du Père, chaque jour, marcher dans la liberté du harnais qui chevauchera les mondes sans heures où le frère recréera, pour retrouve sa filiation divine, l'image et la ressemblance du Père.
Se donner de la peine pour changer sa vie et l'exposer heureusement à la moisson de l'amour. De la peine pour que la folie de la foi recrée la joie de vivre, par une synergie d'émerveillement, dans le flot du sillage sacré de la Parole où les lueurs de l'aube du Dessein, annoncent le Jour proche et prochain de Dieu qui Souffle déjà dans la poitrine des pénitents joyeux.
Guy Y.


19dec09 102C54
À propos du livret "La Pénitence" [102C45], il a été commencé il y a au moins 3 ans...
Mais à vouloir trop en dire, il y a eu blocage, et chaque fois que j’ai voulu reprendre ce livret, juste en lisant les premières lignes, impossibilité à la pensée de trouver les bons rails.
Du coup, il repassait dans le tiroir attendant je ne sais quoi.
Merci pour ce déblocage, parce que vous dites les choses avec une telle simplicité ! Je vais donc m'y remettre.
Merci aussi pour cette belle photo de vous et vos petits enfants. Vous êtes bien le Conseiller merveilleux, pour reprendre les mots d'Isaie ; l'Esprit du Très-Haut vous imprègne parce que vous êtes l'exemple de l'homme qui a mis ses pas dans les Pas du Père.
J'veux faire pareil !
A.J.


19dec09 102C55
Belle photo de vous rayonnant de cette beauté intérieure que donne la pénitence, l'œil clair, souriant, vibrant d'amour spirituel et de bienveillance hors de tous préjugés, accueillant tous ceux qui cherchent le "figue" prophétique que vous nous donnez avec haute conscience du Bien absolu.
Je ressens cette entrée — d'ailleurs [je ressens la même chose] depuis l'édition de La Révélation d'Arès 2009 (sublime Force phénoménale, cette édition !!) — comme préfigurant le temps qui vient d'un petit reste de frères transfigurés œuvrant librement, volontairement, co-créativemment avec originalité — grâce à la pénitence — à la moisson d'autres pénitents pour construire le bonheur planétaire au bout des générations. Encore une magnifique entrée !
Les mots doivent effectivement être patiemment expliqués aux diverses mentalités, mais c'est par notre vie spirituelle, un enseignement par notre exemplarité d'accompli, plus que par des mots que le Fond est ressenti. Le courant passe d'abord par les cœurs. Je laisse comme trace après échange essentiel une carte de visite (un texte de synthèse écrit avec mon cœur qui dit pourquoi j'ai changé, ce qui m'inspire) et l'effet est surprenant : Elle devient pain de moisson utilisé par la gerbe à son tour !
La prière est essentielle, car sans elle pas de moisson, qui de mon point de vue consiste à trouver ceux encore capables de sensibilité spirituelle, d'esprit de conquête d'une nouvelle civilisation, de bonté voulue... c.-à-d. ceux qui ont soif de s'existentialiser.
Depuis mon pèlerinage [2009], je me lève à l'aube quasi chaque jour, pour la prière longue et c'est fou comme cela m'ouvre l'espace spirituel dans la poitrine qui résonne de la Parole prononcée pour L'accomplir, un Souffle de détermination me pousse au besoin de transfiguration. Quel puits incroyable de réflexions, quel puissant regard neuf sur le monde, combien je me sens proche du Créateur !
Primordial est le prophète pour nous conduire à acquérir toutes les qualités confondues qui forme un état de vertu.
Nous parlant sans se lasser, Mikal nous invite sur toutes les latitudes à nous engager dans des actions qui changeront ce monde.
Avec/par/grâce à la pénitence, de plus en plus je suis passée à un nature sensible à la spiritualité. J'ai changé progressivement, mais un tournant s'est marqué et beaucoup de ce que j'entreprends porte des résultats inattendus — vu de l'extérieur — quand ils sont en fait les fruits de ce que l'on est, de ce que l'on a — J'ai, Je suis —, de ce que l'on agit, de ce que l'on fait. Nous sommes générateurs de la grâce en synergie avec le Père de l'Univers.
Merci pour tous ce que vous mâchez de poussière des visions étroites, des cultures... pour nous fortifier avec le miel qui fait la race de frères forts !
Votre blog est un pont jeté avec tous les debouts [ceux debout] pour un monde changé et une merveilleuse source de déculturation pointée sur l'Ile Bleue.
Judith


19dec09 102C56
J'ai fait ce rêve :
Une personne caractérisée par la persuasion me demande de donner mon cœur !
Ce n'est pas un choix facile, car cela équivaux à tout donner ou rien. Et puis je me réveille en me disant "Ouf !"
Plusieurs nuit passe avec le même rêve, la même angoisse, avant que je comprenne qu'il ne s'agit pas d'un dont d'organe, mais tout simplement d'un peu de don de ma vie et d'amour.
Alors je pense à l'arbre de la Vie planté par l'Éternel Dieu en Éden et je pense que la vie, l'amour, le pardon, le don... devraient être notre priorité à tous, plus encore en cette période de Noël.
Vous en parlez mieux que moi, mais je souhaite à tous d'avoir un peu de cœur à donner et qu' Éden soit dans chacun de nous ! Bonne fête de fin d'année à tous.
Aminadab.


20dec09 102C57
Mon propos tient en un seul mot "identifier". Je vis avec, mais ne suis pas un pèlerin d'Arès.
Mon passé de technicien m'a amené à comprendre le sens, l'intérêt de la pénitence dans des formes mécanistes qui me conviennent bien, que mon cerveau arrive à appréhender. Mais avant la prise de conscience de la nécessité de changer, j'étais incapable de m'opposer à un destin apparemment inéluctable.
Le mensonge, le mal, le bien étaient des mots génériques dans lesquels je mettais pêle-mêle tout ce qui me semblait tenir de l'un ou de l'autre, sans vraiment ressentir le besoin de pondérer l'un par rapport à l'autre dans ma vie.
Jusqu'au jour où un Pèlerin d'Arès m'a fait voir que mon humour parfois à la limite du malhonnète, pouvait blesser autrui dans certains cas. En fait, j'étais le seul à m'amuser sans avoir conscience de cette non réciprocité. Du coup, j'ai compris qu'il me fallait changer certains côtés de ma personne mais d'abord identifier les aberrations de ma conduite.
En moi je réalise que la pénitence ne peut atteindre son objectif qu'après avoir identifié les erreurs, les manies etc... Les mots mensonges, mal, bien, possession, don de soi, acquièrent ainsi un sens pour moi. Je peux ensuite tenter de mettre un peu de bien dans ma vie.
Mon cas est à rapprocher de celui de Salvator qui a écrit sur le blog 0039c2 le 25 août 2006
Cybernétic


20dec09 102C58  
Les commentaires ayant trait à la mission sur le thème de la pénitence et vos réponses, notamment celle à Daniel C. (102C51), sont riches d'enseignement et à méditer.
Cela me renvoie à une réflexion en cours chez moi comme chez quelques frères et sœurs que je rencontre de temps en temps et qui concerne ce que j'appelle, faute de mieux, la "dynamique progressive de la mission".
Voici quelques éléments de cette réflexion qui me semblent pouvoir être partagés sur votre blog, Ceci, en toute humilité et en espérant ne pas être trop discursif et ne pas partir de trop loin.
Chercher la vie spirituelle suppose qu’on veuille donner un sens à sa vie, un sens qui dépasse les limites et les contingences de l'existence terrestre et donne à notre individualité (mais c’est plus souvent de notre ego qu’il s’agit) une dimension transcendante et à l'humanité un projet eschatologique. La Révélation d’Arès apporte tout à la fois le sens, la transcendance et la promesse de fins dernières heureuses, mais elle axe toute la dynamique spirituelle qu’elle propose sur la pénitence que vous résumez si bien dans cette phrase : "La pénitence — c'est comme ça que La Révélation d'Arès appelle la mort intérieure du mal et la renaissance intérieure du bien — en se moissonnant elle-même de pénitent en pénitent rallumera la lumière originelle du monde: le bonheur perpétuel (Rév d'Arès 36/23 xxvi/12)".
On le voit, la pénitence consiste d’abord en un retour sur soi-même et un travail intérieur. Or, ce travail intérieur, les hommes dans leur grande majorité n’en ont pas conscience ou ne le pensent pas possible ou n’en veulent pas. Toute notre culture le montre : quand les hommes cherchent des solutions à leurs souffrances ou cherchent simplement à vivre mieux, ils se tournent vers l’extérieur et confient leur salut à la science, la politique, la religion, des extra-terrestres, voire des super-héros doués de pouvoirs plus ou moins surnaturels qui, pour avoir leur source à l’intérieur, ne doivent pour autant rien à un quelconque travail sur soi. Ces solutions qui n'envisagent jamais de faire progresser la nature humaine ne visent qu'à faire disparaître comme par magie (celle-ci a un regain de faveur dans le public), c.-à-d. sans effort et de manière irresponsable, des problèmes abordés dans leurs causes superficielles, égotiques et matérielles. C'est peut-être un souvenir lointain et dénaturé du temps où "Adam était occupé, simplement occupé à être heureux" (de mémoire, votre article "La Pommeraie" dans "Le Pèlerin d'Arès"). Quant à la minorité qui cherche des solutions à l'intérieur de soi, sa démarche s'égare souvent dans le mysticisme ou les dérives des yogas ou des pratiques martiales extrême-orientales.
Parler de la pénitence, c'est donc amener d'abord des hommes et des femmes du champ à tourner leur regard et leur réflexion de l'extérieur vers l'intérieur et à envisager une approche radicalement différente de celle qu'ils pratiquent habituellement, puisque cela ne consiste plus à obéir à des contraintes et à des lois, à acquérir ou à accéder à des produits ou des services nouveaux, mais à construire volontairement et librement en soi des moyens nouveaux, à être autrement, bref, à "devenir" et plus précisément à devenir meilleur.
Cette approche, la pénitence, est plus que liée intrinsèquement au changement. Elle est LE changement par excellence. Or, le changement fait peur et provoque chez tous les peuples du monde, et plus particulièrement chez les Français, des contre-mesures quasi-instinctives (incompréhension, inertie, fuite, violence). Ce rapport, disons, névrotique au changement fait que, dans ce domaine, les hommes se montrent plus tenants de la théorie des catastrophes que d’une approche progressiste et responsable. Apparemment, ils préfèrent ignorer les signaux indiquant la nécessité de changer et assumer la crise brutale, lorsqu’elle devient inévitable.
Ce contexte me semble important à considérer dans la mission de rue qui est en elle-même signal de changement, à plus forte raison quand elle aborde le thème de la pénitence. Le contact avec le missionné mériterait beaucoup de douceur, en quelque sorte d'amortisseurs, pour donner à la pénitence toutes ses chances d'être perçue à sa juste valeur ; et je suis bien d'accord avec Daniel (102C51) quand il dit que "la pénitence englobe toutes les dimensions de notre démarche, une démarche simple et élémentaire en apparence... mais en réalité d’une très grande subtilité, recouvrant une dynamique de vie intérieure complexe, aux multiples facettes ou dimensions qu’il n’est pas aisé de simplifier sans déformer".
Or, du point de vue des amortisseurs, la mission de rue cumule les handicaps : Pas de temps, pas de préparation des personnes accostées, des conditions d’écoute et de partage difficiles (ambiance parasitée par les bruits, les odeurs, les présences extérieures, les inconvénients météo). Ces circonstances sont peu propices à des explications et à une compréhension ne serait-ce que suffisantes, mais je crois comme vous qu'il faut garder à la Parole révélée à Arès ses spécificités et ses couleurs lexicales et sémantiques et se donner les moyens de les éclairer ou de les traduire, sans les masquer ni les trahir.
Pour ce faire, il faudrait pouvoir construire avec le passant surpris, interrompu dans ses pensées et ses démarches (et pour qui le missionnaire est souvent un intrus) une bulle de spiritualité dans le désordre et le brouhaha du monde où il accepte de surseoir à ses occupations et de nous écouter, rendant alors la rencontre spirituelle réalisable. C’est une tâche possible, mais très difficile et qui suffit rarement à donner une idée exacte des perspectives de La Révélation d'Arès et notamment du rôle de la pénitence dans la dynamique spirituelle qu'elle suscite. Celles et ceux pour qui cela suffit sont des épis (très) blanchis (Rév d'Arès 14/1), c'est à dire des personnes qui feront seules le début du chemin qui les conduira à acheter La Révélation d’Arès, à la lire et à revenir d'eux-mêmes vers la sœur ou le frère d’accueil.
J'en conclus que pour la majorité des moissonnés, il serait bon de créer un espace de rencontre et d'accompagnement spirituels, intermédiaire entre le contact de rue et l'accueil à l'assemblée, ce qui n'enlève rien au caractère indispensable de la mission de rue qui, en l'absence d'un moyen de contact de masse, reste notre premier outil d'information du public.
[...]
Il existe certainement d'autres aspects de cet « espace » de rencontre et d'accompagnement spirituels que je ne connais pas ou auxquels je ne pense pas, mais sans réduire la liberté d'initiative et de créativité des individus et des groupes, il pourrait être profitable de lancer à ce sujet une réflexion collective qui permettrait d'harmoniser, d'enrichir réciproquement les idées et les expériences des uns et des autres et peut-être, à terme, de construire un réseau « d'espaces » disponibles sur l'ensemble du territoire ou sur certaines parties du territoire. Les isolés aussi auraient peut-être là une opportunité de réduire leur isolement, pour peu qu'ils le souhaitent. Cette harmonisation pourrait se faire sous vos conseils, évidemment.
Certaines de mes expériences de formateur m'ont convaincu de ceci : les hommes et les femmes de notre pays (je n’ai que peu d’expérience du comportement des ressortissants d’autres nationalités, mais ceux des pays occidentaux réagissent peut-être de façon semblable) n’expriment pas spontanément leurs soucis et leurs aspirations existentiels et spirituels, mais lorsque l’opportunité leur est donnée de réfléchir ou simplement d’écouter un message à teneur spirituelle, ils manifestent pour un bon nombre, et toutes générations confondues, un réel intérêt pour le sujet, assorti d'une réceptivité et d'un questionnement de qualité, lorsque les conditions qui leur sont offertes sont propices, à savoir : du temps, un lieu suffisamment confortable et une information préalable. Dans ces circonstances, utiliser et expliquer des termes comme péché et pénitence ne posent pas d'autres problèmes que de bien connaître la Parole et de montrer que l'on vit ce que l'on dit.
Désidérius Faber


Réponse
J'ai non escamoté, car c'est très intéressant, mais j'ai discrètement mis entre crochets [...] le long passage de votre commentaire qui n'est plus d'ordre du commentaire public, mais d'ordre du débat pratique, je dirais même stratégique, intérieur entre missionnaires. Vous devriez faire part de vos idées dans ce domaine à nos groupes missionnaires.


XXxxxXX 102C59
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