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24 septembre 2008 (0086)
amour du prochain

Aimer est utilisé seize fois, mais amour deux fois seulement dans La Révélation d'Arès. Rareté curieuse de prime abord dans un Message venu de l'univers, qui de bout en bout vibre d'Amour pour l'homme. Cette rareté, en fait, veut marquer le sens très fort que la Parole donne à amour:

Au verset 7/5, qui recommande que la Volonté qui sauve et l'anéantissement (l'auto-extinction) des âmes rebelles ne soient jamais rappelées à l'humanité avec menace, mais toujours avec amour, dans une perspective de renaissance du bonheur perpétuel, parce que
Volonté qui sauve
désigne seulement ce qui fut voulu dans la Création: une humanité rendue heureuse et invulnérable par la Vie spirituelle,
anéantissement des âmes rebelles n'a pas de sens tragique, mais signifie que, conformément à l'évolution et déjà depuis des millénaires, une humanité qui a choisi librement la raison du plus fort (Rév d'Arès, Adam, 2/1-5) contre la Vie (Rév d'Arès 24/5) spirituelle et l'intelligence du cœur (32/5) n'accouche plus que d'enfants sans âme (17/3), une âme que chaque individu adulte doit maintenant recréer pour lui-même par la pratique du bien.

Au verset 25/7 pour souligner que l'amour est sagesse, sans laquelle le monde ne trouvera pas le bonheur, mais n'est pas sagesse de prince, n'est pas une ruse (Rév d'Arès 4/3) pour avoir l'air d'aimer le désapprobateur ou l'antipathique afin de mieux le capturer ou l'éliminer ensuite.

Amour du prochainL'amour du prochain n'est pas sélectif.
Il n'est donc pas amour d'instinct, de tendresse ou d'attirance comme l'amour parental, l'amour romantique ou l'amitié.
C'est amour de sagesse, un amour d'immense portée civilisatrice.

Aimer tout humain, proche ou lointain, ami ou ennemi, est sage, parce que la sagesse consiste à changer le monde en bien (Rév d'Arès 28/7), à chercher en tous domaines équité (Rév d'Arès 28/10), consolation et paix (28/15). Pour y parvenir il faut que l'amour et l'intelligence spirituelle (Rév d'Arès 32/5) contrebalancent l'intelligence intellectuelle, dont les pires formes — contrairement aux affirmations rationalistes — ont fait régresser l'humanité, comme l'apriorisme, le légalisme, le juridisme, le scientisme et même la morale, parce que la Parole du Créateur n'est pas faite de morale, mais d'amour. C'est ce sens-là que La Révélation d'Arès donne à l'expression Père trop aimant (12/7).
Le Père, pas plus que l'homme, son image (Genèse 1/27), n'est naturellement attiré vers des créatures malfaisantes. Mais le Père, pour voir renaître le fleuron de sa Création: Éden, doit décider l'homme à changer sa vie (Rév d'Arès 30/11). En toute justice, il ne peut retirer à personne, même au malfaisant, le droit d'entrer en pénitence (Rév d'Arès 8/6, 31/2, 33/13). Question d'absolu! Comme la liberté absolue de l'homme (Rév d'Arès 10/10), l'Amour absolu du Père ne peut qu'être absolument voulu.

"Le Pèlerin d'Arès 1993-1996" parle longuement de l'amour (p.460). Ce blog 0086 souligne seulement l'aspect existentiel (ou existentialiste) de l'amour du prochain, qui résulte nécessairement d'une détermination libre d'échapper à l'égocentrisme aujourd'hui fatal de naissance. Sauf chez certains êtres doués, notamment certaines femmes (j'y reviens), l'amour du prochain n'existe que choisi, voulu, puis graduel, perfectible, sans jamais s'égarer dans la passion réservée à l'amour romantique, parce que la passion frise le dérèglement, que seul l'amour romantique peut atteindre sans dommageL'amour du prochain, lui, est mesuré (Rév d'Arès 7/6, 25/9, etc.), sa mesure est fixée: Aime ton prochain comme toi-même (Lévitique 19/18).
Tout comme la pénitence — l'effort d'être bon — commence par une décision, se développe par la pratique du bien, mais ne devient naturelle qu'avec le temps, l'amour qu'on donne même à l'homme répugnant ou dangereux — celui qui a le pus ou le ver ou l'hameçon à la lèvre (Rév d'Arès xxii/8) — doit être construit et expérimenté de toutes pièces.
Un croyant, quand il n'est pas qu'un mouton, a besoin de l'idée juste de vérité, mais ne l'acquiert qu'avec le temps, parce que la vérité ne se réduit pas à une formulation ou une énumération de principes, mais a besoin d'un vécu. A fortiori dans le domaine de l'amour.
Des femmes — pas toutes, loin de là — développent cette vérité, donc aussi l'amour du prochain, relativement vite, parce qu'elles sont maternelles, ce que les hommes devraient être aussi, mais ont oublié (Rév d'Arès 2/3). De ce fait, l'intelligence spirituelle de la femme est un moins faible lumignon (Rév d'Arès 32/5). La plupart des hommes doivent être beaucoup plus existentiels qu'elles. Ils doivent capter au fond d'eux, avant de pouvoir aimer le prochain, les voix de la sagesse, qui dit que l'humanité ne connaîtra jamais le bonheur sans ombres, ni guerres, ni maladie, ni mort, aussi longtemps qu'elle séparera ses éléments déplaisants ou négatifs de ses éléments plaisants et positifs, qui tous ensemble constituent cet absolu — le Grand Tout — dont fut fait et dont sera fait Éden.
L'amour du prochain
ne se soucie pas du descriptif et des qualifications de l'aimé, puisque l'aimé, c'est tout le monde. N'importe qui vaut n'importe qui dans l'absolu, mais on ne peut s'étonner qu'il faille progresser longtemps avant d'en arriver à ce point de conception du monde, qui confine au point de conception de la Création initiale.

La foule, innombrable, programmée par le battage politique, que relaient sans cesse les media, croit qu'on peut vivre sans amour du prochain, simplement dans la paix des lois, du contrat social, des débats "démocratiques" et du réalisme économique. La masse ne voit pas que, comme manger ne va pas sans boire, vivre ne va pas sans vivre spirituellement. Sinon c'est rêver en s'imaginant que des codes, une police, une administration suffiront à faire le bonheur du monde. Rêver à une société sans amour est même rêver dangereusement. La preuve en est que la guerre entre les peuples n'est jamais très loin. On l'a vu au XXe s. dans deux guerres mondiales épouvantables au cours desquelles il a été incroyablement facile de vêtir d'uniformes et d'envoyer des millions s'entretuer... et même se haïr. Et ça continue hors d'Europe.
Si, tous les jours, on veut nous convaincre que nous ne pouvons pas vivre sans consentir à des lois, des impôts et d'autres contraintes de plus en plus pressantes, c'est de peur que nous nous apercevions, un beau jour, que les lois, les impôts et les autres contraintes ne sont plus nécessaires quand l'amour du prochain est là, et que la politique et la religion n'ont plus qu'à disparaître.
La vie est capable de beaucoup plus que s'efforcer de durer et s'organiser. Avec l'amour elle est capable de se recréer, de s'épanouir et de se développer sans cesse, individuellement comme socialement. Si vous voulez être autre chose et même beaucoup plus que ce qu'il vous est ordonné d'être, faites confiance à l'amour. Choisissez cette voie et, même si elle est ingrate et rocailleuse (Rév d'Arès 25/5) au début, obstinez-vous dans cette voie-là.

De votre amour du prochain naîtra une autre planète.
Non, le christianisme ne sera pas un échec interminable.


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Commentaires:

24Sep08 86C01  
Dieu dit de la Terre l'urne qui pue (Rév d'Arès xix/15) tant elle manque d'amour.
Vivre l'amour du prochain n'est pas actuel du tout et nous met à la merci du matraquage spirituel des sceptiques dominateurs. L'enseigner nous arme au réalisme des choix prophétiques.
Que le temps est lent du changement! Je peux comprendre le choix de Muhamad [Mahomet] de prendre les armes pour se protéger et étendre la foi de l'islam.
l'enseigne (Rév d'Arès xvi/14) de la bonté.

Bruno


25Sep08 86C02
Votre nouvelle entrée, c'est la Beauté (Rév d'Arès 12/3) à l'état pur, comme le Père est Saint (12/4). Vous êtes l'Alliance (Rév d'Arès 23/2) du Père.
Que le monde vous entende, que le monde plie le genou et se lève pour aimer, pour aimer...
pour TOUJOURS AIMER !
Merci du fond du cœur,
Jean-Louis C.


25Sep08 86C03
Merci, Frère Michel, de nous rappeler avec vos mots et tournures de phrases si justes, ces perspectives absolues qui naîtront uniquement de et par l'amour du prochain.
Une forme d'espérance absolue, qui me fait dire, que la foi arésienne, c'est la foi de l'espérance absolue.
Ce n'est pas le christianisme, qui attend d'être accompli,
c'est la foi en l'espérance absolue.
Telle que vous la décrivez si bien, dans ce blog.
Guy P.


Réponse :
"La foi en l'espérance absolue" est en quelque sorte un pléonasme. On pourrait dire plus simplement "la foi absolue," ce que j'appelle aussi souvent la vraie foi.
Mais je devine que vous voulez renforcer l'idée de foi ou d'espérance mise en un homme changé (Rév d'Arès 30/11) et en un monde changé (28/7) par les multiplication des hommes changés, en liant ces deux mots: foi et espérance. De ce fait, votre commentaire a une force intérieure de conviction exceptionnelle.
Ceci dit, je pense que "le christianisme attend encore d'être accompli." Il part d'une foi absolue, qui était celle de Jésus, qui nous en a donné une recette admirable de changement dans le Sermon sur la Montagne (Matthieu ch.5 à 7).


25Sep08 86C04
Une des difficulté que le monde rencontre face à cette conception évangélique de l’amour, c’est de se frayer un passage entre les visions intellectuelles erronées ou partielles de cet amour.
Que l’on regarde du côté de la religion ou que l'on regarde du côté du monde profane, on voit que, d’une façon générale, l’amour évangélique s’est muté en charité ou solidarité. En tout cas, c’est ainsi qu’il s’exprime publiquement du secours catholique au restaurant du cœur.
Dans la perspective évangélique, la charité est un devoir pour chaque homme vis-à-vis de son prochain dans le besoin, mais s’il ne va pas plus loin que cette charité pour la charité, celle-ci entre en conflit avec l’amour évangélique dont elle n’est qu’une forme incomplète, atrophiée et déviée:
Si je subviens à l’urgence d’un besoin sans lutter contre les causes qui ont créé ce besoin, je deviens participant malgré moi de cette injustice.
Ma charité entretient la misère si elle n’entre pas en lutte contre les causes de cette misère (dont le pénitent n’oublie pas qu’il est [en tant que membre de la race humaine] la première cause, et que le premier monde à changer est en lui-même! Ha ! Ha ! Ha !
Bien sûr, mieux vaut la charité que rien. Mais ce que dit le Créateur, c’est que nous pouvons faire mieux. Beaucoup mieux! Accepter cette hypothèse optimiste est un premier pas vers l’amour évangélique parce qu’elle conduit à tourner le dos à ce rêve qui cache la nuit (Rév d’Arès ii/14) pour partir à la recherche de cet amour perdu dont votre entrée parle si bien.
J.P.


25Sep08 86C05
Hier, j’ai posté ce commentaire sur un site Internet qui exposait "un examen des faits, des normes et des responsabilités" concernant l'Afghanistan, c'est-à-dire divers moyens de freiner l’invasion de l’Afghanistan par les puissances occidentales:

En fait ce que j’ai envie de dire aux députés français c’est ceci:
"Monsieur le député, vous votez l’envoi de troupes françaises en Afghanistan. Votre démarche est sans doute sincère, je ne mets pas en doute votre sincérité. Mais vous savez que ces troupes vont provoquer des heurts, des violences, des décès, des vengeances, car tel est la loi effroyable de la guerre.
Donc vous votez pour la mort en lui donnant le nom de liberté. C’est votre affaire.
Mais sachez, Monsieur le député, qu’un jour, vous aurez à répondre de la moindre goutte de sang que vous aurez contribué à répandre. Un jour, vous mourrez, comme chacun d’entre nous, et ce jour quelque soit votre religion, votre secte, votre franc-maçonnerie, votre athéisme, vos croyances, eh bien! vous aurez absolument le destin que vous vous serez construit par votre vie. Alors vous serez envahi par les remords d’avoir un jour voté pour la mort, mais il sera trop tard. Il faut faire le bien quand il en est temps.
Alors, étudiez vraiment l’Afghanistan! Réfléchissez et vous verrez qu’envoyer des troupes ne peut tout simplement pas aller dans le sens du bien du peuple afghan, contrairement à ce que d’aucuns vous expliquent peut-être."
Voilà, à partir d’un certain moment, je pense que les arguments de la rationalité politique ne servent plus à rien, car c’est une impasse morale et idéologique. Seule la réflexion profonde peut porter des fruits et cette réflexion est d’autant plus centrale que les élus sont souvent des hommes assez âgés, aux artères encrassées, et donc ils doivent parfois penser à leur propre mort.

Le soir même, je lisais votre nouvelle entrée freesoulblog 0086 et particulièrement la recommandation suivante: "...que la Volonté qui sauve et l'anéantissement (l'auto-extinction) des âmes rebelles ne soient jamais rappelées à l'humanité avec menace, mais toujours avec amour, dans une perspective de renaissance du bonheur perpétuel.» Je me suis dit, alors, que mon "post" du matin manquait d’amour. Pourtant je veux aimer le député du même amour évangélique que j’aime les enfants qui seront les victimes collatérales de ses décisions. Mais c’est difficile, c’est rocailleux et votre enseignement est formidable. Je sais que mon propre péché provoque aussi des victimes collatérales et que progresser dans l’amour est au cœur de ma pénitence.
Merci et encore merci.
Olivier


25Sep08 86C06  
Ce n'est pas une entrée, c'est une leçon. Que dire! une déculottée prophétique!
Qui peut amander une telle démonstration?
Dieu n'est pas dans la conscience de l'homme. La Révélation d'Arès propose donc à l'homme de sortir des schémas de sa conscience pour comprendre le message de Dieu. Ceux qui refusent de sortir de leur conscience rejetteront La Révélation d'Arès.
L'amour évangélique est ce petit pont de bois qui permet de passer du jardin de notre conscience au jardin de Dieu. Franchir ce pont, c'est un peu faire ses premiers pas sur la lune, c'est surtout se libérer de sa conscience, cette dame patronesse qui s'occupe de tout dans la maison. Ce pont est une aubaine, une opportunité inouïe, et, j'ai beau cherché, je n'en vois pas
d'autres qui puissent ainsi franchir les murs de notre conscience.
Franchissez ce pont, mais ne me demandez pas ce qui se passe ensuite, car là s'arrêtent mes compétences.
Peut-être un guide viendra-t-il nous chercher, comme ce guide qui, exceptionnellement, a franchi le pont en sens inverse et qui est venu réveillé l'homme Michel [le 15 janvier 1974] pour lui dire: "Lève-toi! Aujourd'hui tu vas tout comprendre."
Sur un terrain de football. La conscience voit deux équipes et son amour sélectif prend partie pour l'une des équipes. L'amour évangélique, lui, ne voit qu'une seule équipe, celle des hommes. La conscience réagit: "Une seule équipe? Quel intérêt? Il n'y a plus d'enjeu!" L'amour répond: "Le football est un sport, [mais dans l'amour] il n'y a pas d'enjeu. Là où la conscience voit un footballeur, l'amour voit un miracle de la création, unique dans l'univers. Et que pourrait-on dire d'un chômeur, d'un retraité, d'un boulanger, d'un policier, d'un président de la république? Autant d'états, de titres et de casquettes qui font oublier à l'homme ce qu'est l'homme."
J'ai beaucoup d'affection pour ma sœur psychologue. Son avis compte beaucoup pour moi. Un jour, je lui est remis La Révélation d'Arès. Elle l'a lue et en me la rendant me déclara ceci: "Ce livre ne vaut rien. C'est l'œuvre d'un illuminé. La psychologie s'occupe essentiellement de réparer les consciences embrumées pour en faire des consciences fortes et claires, capables de prendre des responsabilités, d'affronter les difficultés de la vie. Les murs de la conscience deviennent alors des fortifications. Et voilà qu'avec désinvolture on cherche à franchir ces fortifications. Il y a de quoi être révolté, n'est-ce pas?"
Et pourtant, tous ceux que j'ai cités là sont dignes d'intérêt, digne de cet amour à 360° que l'on évoque dans cette entrée.
Jacques P.


25Sep08 86C07
Vous placez ici ce 0086 sur "l'amour du prochain", parce que vous avez bien vu que vos précédentes entrées sur l'embourgeoisement, la triste politique et les flics, tiraient à boulet rouge sur l'amour du prochain.
Vous avez bien compris qu'il fallait rattraper cette dérive vers la polémique et même la méchanceté, disons aussi la discrimination, qui était caractéristique. Vous tapiez fort, vous et vos commentateurs type frèromichoumania, sur les pauvres bourgeois, les politciens, les flics. Quel monceau d'hypocrisie.
Ce que vous disiez aux pauvres poulets [les forces de l'ordre], c'était tout sauf l'amour à propos de l'état, de la politique, de la police. Vous n'êtes qu'un hypocrite de plus au milieu du concert de grands sentiments des religions et des sectes.
Gros Matou Zalème


Réponse :
Aimer le prochain n'est pas se mettre à plat ventre et se taire devant le prochain quand celui-ci incarne à l'évidence une erreur, une défaillance, une importunité, dont les conséquences sont néfastes sur l'humanité et s'opposent au changement du monde en bien, parce que l'humanité a fini par prendre ces erreur, défaillance et importunité pour la normalité, ou parce que l'humanité en a peur, ou les deux en même temps.
Dis-je au policier qui m'interpella dans les premiers jours de Septembre [entrée 0085], quoi que ce fût d'hostile, d'insultant, de malveillant ou seulement d'inamical? Non. Je lui dis simplement ma pensée sans ambages, mais sans agressivité ni mépris. Je m'en tins à ce que le Créateur avait recommandé à Moïse: Aime ton prochain comme toi-même (Lévitique 19/18), et je veillai, comme j'y veille en général, à ce que la police entende ce que j'aurais moi-même entendu comme des remarques de bon aloi, qui ne m'auraient nullement alarmé ni contrarié si elles m'avaient été adressées.
Le policier ne l'entendit pas de cette oreille, c'est vrai, mais c'est un problème toujours éventuel dans un dialogue, quel qu'il soit, qui s'engage entre deux hommes qui partent de racines mentales autant que de positions personnelles différentes, voire même très différentes. Aimer l'autre comme soi-même ne coïncide pas forcément avec plaire à l'autre. C'est la mesure qui est fixée. Au-delà on évitera peut-être un conflit de pensées et d'attitudes sur le moment, mais, tombant dans l'artifice, on ne fera pas avancer les choses.
Aimer son prochain, ce n'est pas se taire, donc. Relisez les Évangiles Palestiniens et vous verrez que Jésus, prophète et modèle mêmes de l'amour du prochain, ne manquait pas une occasion de rappeler aux autorités et aux pharisiens (bourgeois de l'époque) ce qu'ils devaient eux-même pensé de leurs façons d'agir. Mais il ne leur faisait aucun mal. Quel mal fis-je moi-même au policier que je cite dans l'entrée 0085? Aucun. S'il s'émut et s'agita, c'est parce que sa notion du "sacré" la République, l'Ordre, la police et la la loi, ne répondait pas à la ma notion du sacré: La dignité de l'homme comme image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27), le fait que l'homme, quel qu'il soit, n'est pas au-dessous des pouvoirs et des lois qui l'astreignent.
J'admets qu'il y a là un très vieux problème, mais dont l'antiquité n'établit nullement la normalité. Comment le tairais-je, quand c'est la mission même que le Père m'a donnée?


25Sep08 86C08
Quelle belle entrée ! Car en plus de nous enseigner sur l'amour (on sent une grande largeur de vue dans vos propos), vous nous donnez un bel aperçu de la manière dont on peut creuser le sens de la Parole de Dieu, la travailler pour y découvrir des choses nouvelles chaque jour, sans se départir de son fond.
L'amour coule tellement de source dans la Parole que je ne m'étais pas rendu compte qu'il n'était prononcé que deux fois et en deux moments particulièrement forts de La Révélation d'Arès: la veillée 7, un appel à la mesure, autrement dit au réalisme, où l'on apprend l'existence de sentiers encore accessibles, et la veillée 25, véritable appel à la fraternité universelle qui élargit notre regard au delà de ce que toute philosophie ou pensée humaine a pu produire.
Curieusement, c'est en lisant votre entrée que j'ai trouvé justification au fait que j'éprouve toujours le besoin de lier amour et réalisme quand je présente La Révélation d'Arès et l'espérance qu'elle soulève dans le cœur de l'homme.
L'amour est souvent perçu comme relevant du domaine des sentiments, des émotions, une idée chaude où prévaut une attitude sélective, irrationnelle, sur laquelle on a peu de prise. Quand j'en viens à l'évoquer comme une idée froide, celle d'un "amour-devoir" (l'expression est de vous), une aptitude qui pousse à regarder tout homme comme un frère, et à agir envers lui comme qu'il s'agissait d'un autre soi-même, je sens bien que je mets l'homme a qui je parle devant un "impossible" (impossible pour lui, mais notre mission consiste justement à convaincre du contraire).
Si je pousse mon raisonnement plus loin, en évoquant la possibilité de développer et maîtriser l'amour collectivement, le sol se dérobe généralement sous ses pieds. Je le rattrappe en précisant que cet impossible peut devenir possible progressivement, par un effort mesuré. Un effort laissé à la libre appréciation de chacun, et qui n'est pas, comme à l'école, sanctionné d'une note au regard d'une norme-étalon.
J'aime cette image de sentiers que Dieu nous donne, car elle suggère bien que l'on avance un pas après l'autre à son rythme. L'amour devient alors accessible, presque tangible. Il cesse d'être perçu comme une effusion vague, ou un sommet perdu dans le lointain. Il devient une force, une énergie qui participe de l'ascension, un muscle que l'on peut réveiller, activer.
En écrivant ces lignes je mesure combien amour et réalisme sont liés en fait. Au point que je me demande : l'amour et le réalisme, ne sont ils pas les deux versants de cette Montagne que Dieu nous invite à gravir? Les contreforts de ce Temple que nous devont bâtir en nous-mêmes? Amour-réalisme, l'articulation dialectique de la pénitence?
L'amour fixe un cap sublime, mais seul, il peut conduire à l'illuminisme. Le réalisme lui donne chair, mais seul, à l'inverse, il conduit au cynisme. L'un et l'autre m'apparaissent comme absolument nécessaires et indissociables pour mettre l'homme en mouvement spirituellement.
Eric-Souldigg


25Sep08 86C09
Cette entrée sur l'amour de sagesse pour changer le monde en bien et le rendre à une vie heureuse par le Vie spirituelle, est formidable de Lumière, qui m'inonde sur les sentiers de la pénitence depuis que je me suis mise à appliquer les "Piliers de la Pénitence" en commençant par bâtir le premier, celui du Non-Jugement.
Cela me conduit à des efforts soutenus, pour aimer tout le monde, même celui/celle qui a le pus ou le ver ou l'hameçon à la lèvre, parce que chacun évolue à partir de là où son pied reste et que le changement individuel reste toujours une possibilité quand il y a à leur côté — effet de contagion — une personne qui travaille sur elle-même pour se changer, car l'envie du salut (Rév d'Arès 33/15) est bonne.
Et puis, j'ai bien conscience que je suis aussi tarée (Rév d'Arès 2/12) que les autres hommes, et que ce n'est qu'en voyant et
entendant par Dieu qu'on peut parvenir à aimer l'autre par transparence. L'amourr nous transforme profondément.
"L'amour du prochain est mesuré, sa mesure est fixée: Aime ton prochain comme toi-même (Lévitique 19/18)", nous rappelez-vous. Ma difficulté est de bien mesurer ce "comme toi-même" (se connaître soi-même d'abord), pour qu'il
ne déborde pas par le "trop plein du cœur", de ne pas en faire "trop ou trop peu", quand on vise à engager les hommes sur la route d'une nouvelle civilisation, à communiquer la force de la vie spirituelle par notre propre exemple.
Aimer l'autre comme soi-même n'est pas facile, parce qu'il faut arriver à résoudre en permanence cette contradiction entre l'amour personnel et l'amour universel et ne pas se tromper en suivant l'instinct ou des réflexes forgés par la culture, par les nerfs, l'affectivité. Nécessité de se surveiller, de réfléchir sans hâte avant de poser des actes, écouter patiemment avant de parler, pour donner à tous et à tout un sens et un emploi constructif. Mais est-ce que ce que j'aimerai que l'on me fasse est
nécessairement ce que le prochain aimerait qu'on lui fasse?! Ne pas manger à sa place est aussi important pour qu'il développe son existentialité.
Vous disiez dans votre enseignement sur l'amour (Le Pèlerin d'Arès n°29) qu'il faut "la communion de la tendresse et du Feu ou de l'Eau. La tendresse donne la béatitude et le Feu ou l'Eau réveillent, donnent l'inquiétude; il faut les deux pour avoir l'équilibre." Cependant, même quand je suis pétrie de tendresse et d'inquiétude, je ne suis jamais certaine d'avoir le "bon amour"; c'est une expérimentation où j'apprends, j'observe et rectifie tout le temps, où je me remets en question, où je cherche de nouvelles pistes autant pour me refaire que pour imaginer d'autres manières insurgeantes. Alors oui, cette voie
est "ingrate et rocailleuse" avant d'arriver à cet "amour absolu"!
Danny


25Sep08 86C10  
Partout les pères aiment leurs enfants... où est leur mérite? nous enseigne La Révélation d'Arès (25/2).
Mais elle ajoute: Dis: "Étrangers je vous aime avant de vous connaître!"
Avant!
Dans l'amour romantique, je dis à ma fille: "Apprends à bien connaître l'autre avant de te laisser emporter par le sentiment!" Mais dans l'amour évangélique, je dois enseigner le contraire. Car, comme vous le soulignez dans votre entrée [0086], l'amour évangélique ne sépare pas le déplaisant du plaisant dans celui qu'il aime, ni parmi ceux qu'il aime, tout homme et toute femme.
C'est ce que nous vivons au sens fort dans la mission publique et ce qui crée cette joie profonde que nous y ressentons, quels que soient les aléas des réactions des passants, meilleures certains jours que d'autres. La joie, c'est la rencontre attendue de cet autre que nous aimons déjà avant, puis qui cesse d'être un étranger complet pour quelques instants, celui d'un regard, d'un sourire, de quelques mots. Cette foule innombrable que nous avons croisée et que nous allons croiser, que nous aimons avant que leurs têtes aient affleuré l'horizon (Rév d'Arès 25/4), avant que leur silhouette qui s'approche ne devienne un individu identifiable, avant que nos regards se croisent, si tant est qu'ils prennent la liberté de ne pas éviter notre regard.
Parfois, dans la rencontre de l'étranger, l'amour se teinte de prudence, de ruse, par exemple face à l'uniforme qui cherche à intimider le missionnaire, mais nous aimons l'homme qui porte cet uniforme, il ressent cette sympathie pour lui, ce qui le surprend et le déstabilise.
Face à ceux qui ne sont plus des étrangers depuis longtemps, comme certains de mes frères de sang qui combattent ma mission et répandent l'opprobre sur mes pas (Rév d'Arès 34/4), la sagesse est de les aimer en s'éloignant d'eux: Écarte toi des ignorants, dit le Coran. Tant qu'ils ignorent volontairement la nature de ma vie spirituelle et la dénigrent, j'attends à distance qu'ils changent.
Mais aimer tous les hommes, proches, connus ou étrangers, bienveillants, dénigreurs ou menaçants, avant et après les avoir connus, il n'y a pas d'autre voie droite, pas d'autre recette de bonheur personnel durable. Celle de l'âme aimante qui maîtrise sereinement l'esprit engourdi par la culture et les idées reçues, mesquin, émotif, paresseux, et change les réflexes de la chair égoïste, envieuse, peureuse ("Insurgeance", Le Pèlerin d'Arès 1989).
Milang Gompeng.


26Sep08 86C11
Tant que l'amour absolu n'existera pas dans l'assemblée — ou ailleurs —
tout homme restera potentiellement aux yeux d'un autre une créature malfaisante.
Thierry


Réponse :
Je ne sais pas à quoi vous faites allusion, en ce qui vous concerne personnellement, à propos de l'assemblée des Pèlerins d'Arès. À l'encontre de ce que vous dites je me souviens que, lorsque vous avez souffert d'un problème de santé il y a quelques années, beaucoup de sont souciés de vous et me l'ont dit. Mais je n'étais pas présent, c'est vrai. De même, je ne suis pas présent dans le groupe auquel vous vous rattachez régionalement. J'ignore donc de quoi vous parlez. Peut-être me le direz-vous un jour.
Votre bref commentaire me tourmente, je l'avoue, en ceci:
Vous semblez dire que dans l'assemblée on vous prend pour une "créature malfaisante", ce qui est évidemment très préoccupant et qui provoque ma curiosité inquiète concernant ce que vous reprochez à vos frères.
Votre bref commentaire, par ailleurs, m'intrigue en cela:
Vous utilisez l'expression "amour absolu", que je n'emploie pas pour parler de l'amour du prochain. Dans l''entrée 0086 je parle seulement de "liberté absolue" à propos de l'homme (celle du poulain libre du harnais, Rév d'Arès 10/10, par opposition à la liberté délimitée par des lois) et de Volonté absolue à propos du Créateur (ce que le Créateur voulut = eut l'intention de réaliser par sa Création). Je me demande donc ce que vous entendez par "amour absolu".

Peut-être souhaiteriez-vous davantage de sentiment, d'attitudes chaleureuses, de démonstrations, d'acquiescement à vos pensées ou propos, autrement dit, plus d'amitié, d'écoute, d'attirance vers vous dans l'assemblée, ce qui est évidemmment souhaitable, mais que l'amour du prochain dans sa forme de base ne comporte pas forcément?
L'assemblée n'est pas un club de l'amitié. C'est autre chose.
De peur que ce soit ma façon de m'exprimer qui ne soit pas très claire, j'emprunte ici quelques mots de Tolstoï, qui seront peut-être plus explicites. Tolstoï disait (je ne me souviens plus du mot à mot exact) que l'amour a toujours pour base le renoncement au bien individuel. En gros, j'en suis bien d'accord. Ce renoncement à son bien individuel est, je l'espère, ce que chaque Pèlerin d'Arès pratique dans l'assemblée dans l'exercice d'une mission commune où chacun vient servir La Révélation d'Arès et non ses intérêts ou penchants individuels.
Ceci dit, peut-être qu'au sein de l'assemblée se créera une ou des famille(s) d'affinités qui y formera un club de l'amitié et se distinguera par une chaleur humaine et un intérêt porté vers l'autre bien marqués, psychologiquement bien orienté dans ce sens, tenant compte des sensibilités et susceptibilités, bref, répondant davantage à ce que le commun des mortels appelle "amour": mouvement du cœur bien démontré vers un autre être. Une famille d'affinités plus proche de ce que Platon voyait dans la partie du fameux dialogue du "Banquet" qui porte sur l'amour porté à un individu, alors que, si l'on se réfère à ce "Banquet", l'assemblée est plus proche de sa partie portant sur l'amour d'une idée générale, en l'occurence l'idée que contient La Révélation d'Arès, y compris l'idée de l'amour du prochain comme sagesse ou devoir (ce qui n'est évidemment pas très exaltant), mais non comme amitié et sentiment. Certes, les Pèlerins d'Arès ne sont pas platoniciens. Si je cite ici Platon, c'est uniquement parce que vous le connaissez peut-être et que je serai ainsi plus clair que je ne le suis par mon entrée 0086.
Comme vous voyez, votre bref commentaire tourmente le frère aîné (Rév d'Arès 16/1) que je suis.


26Sep08 86C12  
Merci pour cette entrée très touchante.
Je crois qu'elle pourrait faire pleurer d'émotion l'agent de police de l'entrée précédente [0085].
Vous écrivez: "L'amour du prochain ne se soucie pas du descriptif et des qualifications de l'aimé, puisque l'aimé, c'est tout le monde" et cela me fait penser à ce passage de la prière juive [Écoute Israël, Deutéronome 6/4-9]: "L'Éternel est notre Dieu, l'Éternel est Un."
Lorsqu'on fait l'effort d'imaginer l'humanité (et son Créateur) comme Un, comme une seule entité, il me semble qu'on ressent mieux ce qu'est l'amour du prochain. En tout cas, c'est souvent ce que je m'efforce de faire, en particulier quand je suis face à quelqu'un de très différent de moi (dans son apparence, son comportement, son opinion, etc.) J'essaie de penser à ce que nous avons de commun, au-delà de ces différences, et j'essaie de voir cette personne comme une partie de moi-même, une partie du tout. Cela m'aide souvent à éviter de perdre patience ou d'avoir des réactions non fraternelles.
Caroline


26Sep08 86C13
Vous dites : "Des femmes — pas toutes, loin de là — développent cette vérité, donc aussi l'amour du prochain, relativement vite, parce qu'elles sont maternelles, ce que les hommes devraient être aussi, mais ont oublié (Rév d'Arès 2/3)."
Ce "pas toutes loin de là", nous a interpellés moi et ma mère, ainsi que mon cousin qui nous a rejoint dans l'équipe de pèlerins que je mets en place en banlieue (nous ne voulons pas être solidaire du groupe parisien, et créons un autre groupe se basant sur La Révélation d'Arès).
Vous laissez toujours sous-entendre que seules les femmes converties à La Révélation d'Arès sont "bien", les autres évidemment, particulièrement celles du dehors de vos groupes, des femmes pas intéressantes, inconscientes ou méprisant cet amour d'après vos propos. Ce "loin de là" indique pour vous qu'un nombre peu élevé de femmes développent l'amour du prochain. J'ai souvent remarqué ce peu d'amour (méconnaissance, peur, jalousie que Dieu les aime tant??) que vous avez envers les femmes, particulièrement celles de dehors les assemblées.
Peut-être est-ce cela qui fait que les frères ont tant de mal à trouver épouses hors des assemblées, vu l'image que vous en avez vous-même !!!
Je fréquente beaucoup de femmes travaillant dans des associations ou n'y travaillant pas, donnant beaucoup d'amour à leur prochain et désirant que les hommes les écoute, tout principalement les aident. Mais apparemment vous ne savez pas écouter, ni donner de l'amour. Il ne suffit pas de parler d'amour du prochain, mais de le vivre. Dieu est amour envers tous et particulièrement envers les femmes. Vous devriez prendre exemple sur Lui et enfin établir leur mérite comme Il vous l'a demandé, ce que vous n'avez jamais fait ni par écrit et ni verbalement.
Les frères des assemblées doivent apprendre et surtout ne pas avoir peur d'être solidaires des femmes. Et ne plus avoir peur des femmes, ne plus les voir comme des êtres qui les destitueront de leur pouvoir. Ce n'est pas ce qu'elles désirent mettre en place. Cette peur ils la projettent sur les femmes. Je précise que je suis un homme (heureusement si j'étais une femme vous me saliriez, me mépriseriez), solidaire des femmes et de tout ce qui les touche. Ce que peu de frères osent mettre en avant.
Tant que règne cette culture religio-sexuelle qui divise, l'amour tel que vous l'écrivez ne sera pas mis en place avant longtemps. Tant qu'un petit groupe ne vivra pas et ne mettra pas en place à l'extérieur d'un groupe ou assemblée, une complémentarité hommes-femmes, cet amour que vous développez de façon très belle ici, aura du mal à se mettre en place. Tout viendra du dehors j'en suis persuadé aujourd'hui. Ce dehors que vous méprisez tant et dont vous doutez fortement surtout s'il est féminin. Tout viendra du dehors, grâce à un dehors féminin particulièrement!!
Tony


Réponse:
Je publie intégralement votre commentaire.
Vous savez parfaitement que tout ce que vous dites est faux.
Qui, dans cette entrée 0086 ou dans une autre entrée de ce blog ou dans mes écrits du "Pèlerin d'Arès" de 1978 à 1996, dans mes allocutions ou tout simplement dans ma vie en général, a jamais lu, vu, entendu que je prête à nos seules sœurs de l'assemblée l'espérance que le Créateur place dans les femmes du monde entier? Personne que vous.
Quand j'écris "Des femmes — pas toutes, loin de là — développent cette vérité, donc aussi l'amour du prochain, relativement vite," je parle, et vous le savez bien, de toutes les femmes du monde.
A fortiori, où avez-vous vu, lu, entendu que j'aie jamais méprisé les femmes, comme vous le prétendez?
Je vous demande de me citer un seul écrit de moi où je parle des femmes, nos sœurs du monde entier, de la façon négative que vous prétendez, et de nos sœurs de l'assemblée de Pèlerins d'Arès comme étant les seules à voir de façon positive. Vous ne trouverez pas une seule citation écrite ni personne qui m'ait entendu parler de cette façon et vous le savez.
Tout ce que vous dites ici va tellement à contresens de tout ce que je dis et représente depuis trente-quatre ans de vie que je consacre entièrement à ma mission avec la plus grande honnêteté possible, que je ne peux logiquement trouver à votre commentaire qu'une seule explication possible:

Vous me faites un procès d'intention et en voici la vraisemblable raison, qui ressort de votre commentaire même:
Vous quitter notre groupe de Pèlerins d'Arès pour (je vous cite) "mettre en place en banlieue (nous ne voulons pas être solidaire du groupe parisien) un autre groupe se basant sur La Révélation d'Arès.
Le procès d'intention est l'attitude historiquement classique de l'homme qui cherche un prétexte de rupture pour justifier son départ et sa dissidence qui n'ont aucune raison fondée, aucune raison qui, en tout cas, s'il l'avait cherchée, n'eut trouvé une solution entre lui et les compagnons qu'il quitte.
Je cherchais depuis assez longtemps qui était ce Tony, qui commentait de temps de temps dans ce blog. Vous me fournissez ici deux indices: Votre lieu de résidence, Paris ou la région parisienne et l'appui que vous recevez de votre mère — ce qui est bien normal, une maman appuie son fils — mais il se trouve qu'on m'a parlé tout récemment de la mère d'un des nôtres à Paris...
Je vous ai identifié.
Je ne vous juge pas, encore que je ne cache pas que des questions m'assaillent à propos de ce pseudonyme derrière lequel vous avez cru devoir vous cacher. Pourquoi? Vous êtes aussi libre de partir que vous avez été libre d'entrer. Il n'y a chez nous ni registre, ni fichier, ni enregistrement, ni engagement autre que celui de la conscience. Libre comme vous l'avez toujours été chez nous, il y avait d'autre moyen que celui de ce procès d'intention pour quitter l'assemblée. Il suffisait de dire à vos frères de Paris: "Je pars, parce que (par exemple) je crois pouvoir faire mieux que vous dans cette mission très difficile," et peut-être que tout le monde se serait réjoui que vous fassiez mieux que tout le monde  et vous aurait même peut-être aidé.

Mais en procédant comme vous faites là, je n'augure pas de votre départ et de votre installation ailleurs sous l'égide de La Révélation d'Arès que le Père m'a confiée un bien grand triomphe de la vie spirituelle "en banlieue."


26Sep08 86C14  
Tous les jours, nous sommes  confronté à des comportements irrespectueux. Je vois des personnes qui en insultes d'autres ou qui, sans insultes, usent de condescendance. Je vois l'attitude des gens qui inconsciemment forcent la liberté de l'autre... Bref dans les grandes villes, on connaît ces comportements, encore plus qu'ailleurs, c'est du concentré d'urne qui pue (Rév d'Arès xix/15)... Je me fait violence pour me rappeler que c'est du fumier que sort le jardin (Rév d'Arès xxii/9). Je dois aussi me rappeler que le pêché de l'autre est aussi le mien. Une sœur Pèlerin d'Arès me le rappelle souvent, ce qui est conforme à un verset du Coran (Sourate 103): ...ceux qui se recommande entre eux la vérité et la constance.
Comme quoi, la Parole du Créateur, nous donne tous les conseils dont nous avons besoins pour aimer. Faut-il encore accepter de la regarder... Je dis ça, mais je ne la regarde pas moi-même assez pour y puiser toute l'intelligence relationnelle [?] que je pourrais y  trouver. C'est à cela que sert la prière, à entendre ce que nous dis le Créateur pour devenir vraiment intelligent (Rév d'Arès 32/5) et accomplir ce qu'il demande.
Donc, tout cela pour dire que: Aimer est une lutte de tous les instants, contre ses préjugés, sa colère, son indifférence...  Cela ne coule pas de source. Mon éducation et mon vécu font que m'épancher sur l'autre, l'aimer évangéliquement n'est pas une évidence. Mais Le Père ne me demande pas d'éprouver des sentiments. Il me demande d'aimer. Si je conçois bien les choses, il me demande d'envisager l'autre sous l'angle divin. L'autre et moi avons un potientiel divin. J'ai conscience de cela, même si je l'oublie, la majorité des gens l'ignorent.
J'ai une responsabilité. C'est à moi de trouver un comportement digne de Dieu et de Sa Sagesse pour donner un peu de
lumière à l'autre? Même quand celui-ci m'insulte, ou dans une situation injuste. Pour ma part, c'est très dur à mettre en pratique, mais je finirais bien par y arriver à force de me le rappeler.
Le problème dans notre société est qu'il faut avoir beaucoup de sang-froid pour maîtriser les émotions que provoque — par exemple — un comportement irrespecteux.
Le gentil, le respectueux, celui qui n'insulte pas, a peur, bafouille, parce qu'il est émotif, ne trouve pas d'argument contre l'injustice que provoque l'autre. L'autre, l'injuste celui qui insulte, se sent fort face à celui qui reste poli et qui ne veux pas s'emballer pour ne pas envenimer la situation. Combien de fois je me suis retrouvé dans cette situation. Dans une sorte de panne entre "ne pas laisser exploser mon pêché d'indignation" et l'amour évangélique. Car j'étais incapable d'aimer suffisamment l'autre pour gérer la situation sereinement, donc je préférais le silence, mais en même temps je ne donnais pas à l'autre l'attitude d'amour pour qu'il se remette en cause. Si j'avais écouté toutes mes révoltes, et si j'étais un homme, je n'aurais pas hésité à sortir les poings. Je sais c'est très animal, je n'en suis pas fière.
Mais le Pélerin d'Arès n'est-il pas justement celui qui prend conscience de ses ombres intérieures pour se changer en bien? Oui, prendre conscience ne suffit pas, le but  de la prise de conscience est de poser des actes significatif et de réaliser le changement. Si je change, c'est une parcelle microscopique de l'humanité qui change. Quel bonheur! Vous êtes, je suis, nous sommes l'humanité.
Alors oui, l'humanité, peux changer. L'humanité ce n'est pas que les autres, c'est nous aussi!
Je m'analyse pour trouver l'amour. Mon indignation est peut-être liée à un manque d'humilité, car je me crois mieux que l'autre au fond. L'émotivité qui empêche l'amour est probablement liée à la peur de l'autre. Pourquoi a-t-on peur des autres? Moi, je sais que les autres me font peur, car je les pense capable de toutes les horreurs. Les individus dans l'Histoire et les faits divers le prouvent. Mais pourtant l'Homme est aussi capable de Beauté (Rév d'Arès 12/3). Alors comment trouver confiance pour envisager l'autre sous l'angle de la Beauté? Il y a aussi un manque de confiance en ce que dit le Créateur. Il nous dit que
l'homme peux changer.
Le drame de l'Histoire est justement que les gens, comme moi, n'y croient pas assez pour s'embraser d'amour pour l'homme notre frère et lui faire confiance. Jésus a fait confiance (Rév d'Ares 2/12). Certains dirons "Oui et il en est mort..." Oui, peut-être un peu, mais pas totalement mort, puisque le Créateur l'a ressuscité pour ne pas que les apôtres se découragent. S'ils s'étaient découragés où en serait notre notion d'amour aujourd'hui ? Nous n'en aurions peut-être même pas une once de morale. Et désormais avec notre conscience et notre notion de l'amour nous pouvons aller plus loin que la morale, nous pouvons nous passionner d'amour évangélique. L'amour qui croit que l'iomme peut se changer en bien, quel qu'il soit. Et pour
ça on est pas obligé d'avoir des sentiments, c'est super!!!
Il faut surtout beaucoup beaucoup de conviction et une grande réflexion sur soi pour se remettre en cause, chercher où se cache en nous tout ce qui nous empêche d'aimer. C'est un travail. Un travail que même un incroyant peut faire s'il est convaincu que l'homme est libre de choisir son comportement et libre de le changer.
Parfois j'aimerais ne pas être croyante, mais plutôt une pugnace pénitente, même sans le savoir.
Avec l'amour nous irons au-delà de la morale et au-delà de la loi humaine terre à terre.
S.M.


27Sep08 86C15
Je ne sais pas qui vous avez identifié dans ce pseudo Tony [86C13], mais vous avez affaire:
Soit à un vilain fourbe qui prend le contrepied systématique de la personnalité du frère Michel dans l'intention délibérée de le faire passer pour ce qu'il n'est pas, exactement comme les anti-secte de style ADFI à une certaine époque (celle de Mme T.) La cloche de ce fourbe sonne quand même autrement. Il est peut-être de la catégorie "ôte-toi-de-là-que-je-m'y-mette" dont la base propagandiste est de s'attribuer toutes les qualités de celui qu'on veut supplanter, d'où ce que vous appelez avec gentilesses un "procès d'intention", mais que j'appelle une belle [très gros mot],

Soit à un [très gros mot] qui n'a rien compris à l'enseignement du frère Michel, ce qui ne serait pas la première fois dans l'assemblée où certains n'écoutent jamais le témoin de Dieu et s'installent avec "leurs paniers-repas d'idées personnelles comme à l'auberge espagnole," comme disait le Frère Michel dans les années 80.
Je suis parti de l'assemblée des Pèlerins d'Arès il y a longtemps et j'ai expliqué pourquoi [84C33 et 84C38], mais je ne l'ai pas fait avec irrespect et provocation comme ce Tony le fait.
Tout le monde n'est pas d'accord avec le frère Michel sur certaines interprétations et certaines pratiques, mais il faut être gonflé pour faire dire le contraire de ce qu'il a toujours dit à un homme de Dieu qui s'exprime au grand jour depuis bientôt trent-cinq ans sans jamais se contredire ou louvoyer entre des idées pas claires. Vous avez toujours proclamé l'universalité du salut comme de l'amour, allant jusqu'à dire: "Même les athées sont sauvés, s'ils sont bons," en citant je ne sais plus quel passage de La Révélation d'Arès [il s'agit de 28/11-12].
Dire que vous n'avez jamais défendu l'universalité de l'amour du prochain est comme dire noir au lieu de dire blanc par pur esprit de contradiction ou avec l'intention de salir, mais après tout ce genre de position à contresens s'est toujours vue au cours des siècles. Tony vous voit considérer les Pèlerins d'Arès comme les seuls sauvés et les Pèlerines d'Arès comme les seules femmes dignes et vertueuses à la façon des Témoins de Jéhovah qui se considèrent comme les seuls sauvés, alors que vous n'avez pas cessé depuis bientôt 35 ans de dire tout le contraire.
Il y a toujours eu des "juges" pour estimer que Jésus n'envisageait la salut que pour les Juifs, ce qui prend le contrepied de tout son enseignement. Je me souviens être tombé sur un livre catho du Père Lagrange qui soutenait que Jésus ne sortait pas de la perspective israëlite. Il faut dire qu'au temps de Lagrange la perspective catholique avait remplacé la perspective israëlite: "Hors de l'église pas de salut!"
Une fois de plus j'admire la mesure et la sagesse avec la lucidité fraternelles et, pour tout dire, l'amour évangélique de votre réponse à Tony. Il ferait bien d'en prendre de la graine, mais je crois que ça part d'une maîtrise de la foi qu'il est bien loin d'avoir, ce pauvre [très gros mot] qui veut installer une mission concurrente, mais il n'en a pas la carrure.
Louis


27Sep08 86C16
Lors de votre cycle d’enseignement à Paris, en 1996, ce qui me frappa le plus c’est cette dimension extraordinaire de l’amour du prochain que vous essayiez de nous faire sentir.
Éduquée dans un milieu catholique, j’avais intégré le sens de cet amour sous un angle  purement charitable. Donner, être aimable, serviable, respecter l’autre, faire des b.a (bonnes actions), devenir une bonne chrétienne. C’est toujours plus agréable de vivre ensemble dans ces dispositions. Je voyais et vivais l’amour du prochain avec encore une distance à autrui. Comme si dans ces comportements, il y avait  malgré tout quelque chose de condescendant envers l’autre.
J’ai un peu de mal à expliquer cette perception, qui m’a définitivement quittée, quand vous nous avez ouvert les cœurs en nous faisant entrevoir l'amour évangélique dans ces magnifiques profondeur et grandeur, ces perspectives immenses pour le changement du monde qui allait bien au-delà de ce que j'avais compris, encore embrumée par les dogmes et les "mystères" de la  foi catholique.
Vous avez parlé de l’identité à l’autre, de l’amour de tous les hommes, dont le non-jugement, le pardon sont les fortes bases pour s’attaquer aux racines du mal et du malheur.
Caroline (86c12) parle de l’unicité avec Dieu pour évoquer l’amour du prochain. Cela rappelle ce que disait Jésus sur les deux plus grands commandements dans l’évangile, en mettant en lumière l’amour envers Dieu indissociable de l’amour du prochain au même niveau.
Votre enseignement est la marque du prophétisme à travers les âges. Quelle joie d’œuvrer dans cette voie!
Fafa Rendol


27Sep08 86C17  
Je suis désolé de la peine que je vous ai faites. Je vous dois donc ainsi qu'à mes frères quelques explications.
L' amour fraternel, je l'ai ressenti dans l'assemblée avec un grand nombre de frères et sœurs avec qui je suis en affinité.
Mais ce que je voulais souligner, c'était que, dépassé l'affinité de ce groupe, chacun de nous peut être ressenti [autrement] — et là j'ai peut-être exagérée l'expression comme une "créature malfaisante."
Je voulais simplement faire sentir que lorsque vous êtes jugé sur votre péché, même silencieusement, vous pouvez ressentir un profond mal-être.
L' assemblée y travaille mais n'a pas encore atteind l'amour évangélique idéal qui ferait d'elle une vraie assemblée et non des groupes reliés par affinité.
Je vous demande pardon de la peine que je vous ai faite. Je vous embrasse fraternellement,
Thierry


Réponse :
Un grand merci pour cette explication. Nous vous aimons tous beaucoup. Nous sommes tous bien conscients des progrès que nous avons à faire encore sur la voie difficile de l'amour du prochain.


28Sep08 86C18
L’amour du prochain tel que La Révélation d’Arès et son témoin Mikal nous l’enseignent est loin de l’amour conçu par la religion, la morale qui est mieux que rien, mais qui n’est que cela.
À travers tous ses écrits, ses paroles, le frère aîné [frère Michel] n’a eu de cesse de nous appeler à aimer toute l’humanité, sans distinction, à l’image de l’amour du Père pour sa créature et retrouver l’intelligence spirituelle qui manque tellement partout. Non seulement il l’a écrit et l'a dit, mais il en est l’exemple même, ne serait-ce que par la patience dont il fait toujours preuve envers quiconque, y compris Tony [86C13] que j’ai également identifié.
Annie J-L


28Sep08 86C19
Avant tout, je veux exprimer mon chagrin devant les propos du commentaire 86C13.
Mikal parle; la poussière (devient) le miel. Le miel fait le fort. Parle, dit Le Livre (Rév d'Arès xii/4).
C'est un chantier gigantesque mais totalement faisable. Sinon Dieu ne se donnerait pas la peine de venir, par Jésus en 1974 [L'Évangile Donné à Arès] puis Lui-même en 1977 [Le Livre].
D'ailleurs, quelle sublime preuve de Son Amour que ceci :
La bouche d'homme J'entre (de)dans. Je serre, Je serre comme le clou (Rév d'Arès ii/21)
Vous qui lirez ces lignes du Père, plongez-y votre cœur et peut-être comprendrez-vous ce que signifie souffrir véritablement par amour pour l'être.
Oui, Dieu nous aime dans la Souffrance de Sa Patience et de Son Attente d'un monde changé mais qui reste sourd à Ses Appels.
L'église — illégitime — ne connaît pas et ne connaîtra jamais cette vraie souffrance de l'amour. Elle qui a conforté les croyants dans le dolorisme, la passivité et le moralisme.
Cette souffrance que vit Dieu doit être constructive dans notre foi arésienne. L'authenticité de notre amour du prochain en dépend.
Parce que, si Dieu nous parle à Arès, c'est aussi pour nous faire comprendre que nous devons nous dépasser [notamment] dans l'amour que nous devons aux étrangers avant même de les connaître" (Rév d'Arès 25.4).
Tout en allant vers mon prochain, vers la sœur ou le frère en possible devenir, je fais [sur moi-même] un travail en profondeur et qui ne peut se faire que dans la lenteur, par étapes.
Savoir attendre qu'une pierre de l'édifice soit bien en place avant de poser la suivante.
Il arrive, parfois, que la pierre ne soit pas bien posée. On ne s'en rend pas toujours compte immédiatement. Mais, à un moment ou à un autre, cela devient une évidence. Alors, il faut revenir à elle jusqu'à ce qu'elle se tienne parfaitement.
Et ainsi va la vraie construction de l'amour qui doit être un édifice extrêmement solide prêt à affronter toutes les tempêtes humaines.
Dans votre entrée 0086, frère Michel, vous nous dites:"Si vous voulez être autre chose et même beaucoup plus que ce qu'il vous est ordonné d'être, faites confiance à l'amour. Choisissez cette voie, et même si elle est ingrate et rocailleuse (Rév. d'Arès 25/5) au début, obstinez-vous dans cette voie-là !"
Et puis, aussi: "Comme la liberté absolue de l'homme (Rév. d'Arès 10/10), l'amour du Père ne peut qu'être absolument voulu (Rév d'Arès 7/5)."
Liliane Y


28Sep08 86C20
Oui, l’amour n’est pas la morale!
L’amour est chaud! Il vient de l 'âme de l’homme qui se libère de tout ses maux (jugements, peurs, faiblesses, lâcheté).
L’amour
n’a pas  de frontière physique ou mentale, il pénètre l’humanité pour comprendre les travers de celle-ci et, comme un médecin au chevet d’un malade, cherche comment redonner la force de recréation.
L’amour cherche la Beauté, le Bien envers chacun, il donne le courage suffisant pour se libérer des prisons de l’ignorance et il montre la Voie que doit choisir toute l’humanité pour la Vie.
Sans votre amour je ne serais pas aussi conscient de la portée de mes actes et du devoir d’avancer toujours et toujours.
Il [l'homme] tête la force dans Ma Force (Rév d'Arès VII/5)
Alain J.


28Sep08 86C21
J’ai vraiment été peinée du commentaire 86C13 fait par Tony à votre adresse, frère Michel.
Tout votre enseignement respire l’amour du prochain.
Vous avez tant d’amour pour vos sœurs et vos frères que sont tous les hommes et femmes, qui vivent sur toute la terre et qui retrouveront, au fil des générations, l'image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27), du Père de l’Univers (Rév d'Arès 12/4), en installant le Bien en eux, en installant l’amour évangélique en eux, [l'amour] que le Créateur porte pour chacun de nous, l’humanité entière.
Qu'est-ce qui a pris à Tony, que je ne connais pas, d’écrire de pareilles pensées concernant notre prophète?!
[Frère Michel] qu’il connaît certainement, puisqu’il était à l’assemblée parisienne.
Des écrits sur l’espoir que représente la femme dans l’avenir et la Création et d’une société s’ouvrant à la Lumière de La Révélation d’Arès existent dans l’enseignement de notre prophète.
Il suffit de voir combien les femmes de nombreux pays se bougent pour construire un société d’amour, de partage, où elles existent et sont entendues.
Des hommes les rejoignent, parce que le langage de ses femmes et les actions courageuses qu’elles mènent ne les laissent pas insensibles.
Frères Michel, tout comme le Créateur qui lui a parlé, ne peut être que profondément touché par l’espoir que le Créateur a mis dans la femme (Rév d'Arès Veillée 9, Chapitre xxvii).
[La femme] comme agent de paix et d’amour pour le retour du monde en Éden.
Alors, merci de ne plus émettre de telles pensées qui doivent blesser Mikal dans ses profondeurs!
Je ne supporte plus que l’on fasse du mal au frère Michel.
Patricia


28Sep08 86C22  
[Vous me répondez (86C13]: "A fortiori, où avez-vous vu, lu, entendu que j'aie jamais méprisé les femmes, comme vous le prétendez?"
Peut-être pas mais cela ne veut pas dire que cela ne soit pas dans l'assemblée et souvent ce que disent les frères est ce que vous dites.
Il faut regarder une réalité en face: Le monde et aussi l'opinion des femmes, leur droit qu'elles défendent, est très mal perçu par certains frères, plus que vous ne le croyez. De cela vous ne vous êtes jamais inquiété. Ces frères ne sont pas prêts à défendre les femmes si jamais leur droit était mis en péril.
Je ne vous ai fait nullement un procès d'intention. Je refuse de reproduire certaines choses c'est tout!
La mère du frère que vous connaissez n'est pas ma mère peut-être. Je ne voudrais pas faire accuser un autre frère à ma place.
Tony


Réponse :
Cette fois, ce n'est pas à moi que vous faites un procès d'intention, mais à toute l'assemblée des Pèlerins d'Arès.
Même s'il est vraisemblable que, comme dans toute société, quelques uns de mes propos sont parfois mal rapportés par mes frères, je suis certain que sur les points de foi fondamentaux, comme l'amour du prochain et l'espérance mise dans la femme en général, la grande famille arésienne dans son immense majorité non seulement ne prête pas au frère aîné les propos négatifs que vous lui prêtez, mais l'assemblée entière se refuse à des pensées aussi négatives. Pour une raison simple et essentielle: Ce serait le déni même de la Vérité que nous apporte La Révélation d'Arès que tous, tant bien que mal mais tous bien d'accord sur l'essentiel, nous nous efforçons d'accomplir..
Je ne sais si vous êtes sincère ou artificieux; je ne porte pas de jugement là-dessus. Je vous crois un homme aveuglé par la colère (mais pourquoi?), ou de nature vindicative, ou une sorte de redresseur de tort donquichottesque parti contre des moulins à vent qu'il prend pour les loups envahisant la bergerie arésienne, qu'il se propose de reconstruire "en banlieue"...
Je ne sais pas ce qui vous motive réellement, mais une chose me paraît sûre: Vous parlez comme quelqu'un qui vit dans le vase clos ou sous la cloche de ses propres visions négatives, quelle qu'en soit l'origine.
Je ne vous juge pas. C'est mon devoir de frère aimant de vous faire part de ma pensée.
À propos de votre dernier paragraphe:
Comme tout le monde a une mère, il est certain que votre mère n'est pas celle d'un autre frère, c'est une lapalissade. Vous êtes identifié, de toute façon, et il aura beau se débattre pour faire croire le contraire, l'homme ici identifié a fait l'aveu (86C13) qu'il se considérait comme le juste qui se retire de l'assemblée des injuste pour montrer au monde ce qu'est un vrai Pèlerin d'Arès: Vous, votre mère et votre cousin. En termes simples, vous vous placez ouvertement en rivaux ou en adversaires. Ce n'est pas, de la part de l'assemblée dont je suis solidaire, manquer d'amour que d'en prendre acte comme vous-même, cet été 2008 je crois, avez demandé dans une réunion de "prendre acte que vous n'étiez pas (ou plus) Pèlerin d'Arès." Votre attitude n'est donc pas vraiment nouvelle.
Tout cela me fait beaucoup de peine, mais vous n'êtes pas, depuis 34 ans, le premier à prendre une telle position et vous ne serez pas le premier que cette position n'aura conduit nulle part, sinon parfois à revenir parmi ses frères qui, j'en suis sûr, l'accueilleront, quitte à le mettre à l'épreuve, comme ils l'ont toujours fait. Oui, je crois que mes frères, aussi imparfaits qu'ils soient, s'efforcent chaque jour de pratiquer l'amour du prochain et partagent l'espérance mise dans toutes les femmes du monde. À tout le moins, vous vous trompez complètement.


29Sep08 86C23
Par ce que vous écrivez: "Le Père, pas plus que l'homme, son image (Genèse 1/27), n'est naturellement attiré vers des créatures malfaisantes", je découvre le Père beaucoup plus proche et je me découvre pas si anormale que cela à ses Yeux  d'avoir des difficultés dans la relation avec des humains manifestant la haine au quotidien.
Et quand vous dites que "l'humanité ne connaîtra jamais le bonheur sans ombres, ni guerres, ni maladie, ni mort, aussi longtemps qu'elle séparera ses éléments déplaisants ou négatifs de ses éléments plaisants et positifs, qui tous ensemble constituent cet absolu — le Grand Tout — dont fut fait et dont sera fait Éden," je comprends mieux pourquoi le Père nous dit  d'aimer tous les hommes, ce qui n'a rien à voir avec la morale, mais qui est seulement une nécessaire sagesse pour refaire Éden.
J'ai eu envie de dire que ces deux points me permettent de mieux respirer. Merci.
Madeleine


29Sep08 86C24
D'abord, bonne saint-Michel (29 septembre)! Même s'il n'y a pas de "saints" parmi nous, puisque le Père de l'Univers est le seul Saint (Rév d'Arès 12/4) et que les saints (37/7) qui l'entourent sont les anges (31/6). Après tout, faire des vœux pour quelqu'un même en prenant prétexte des "saints" du calendrier n'est pas superstition (21/1).
Ensuite, pour en venir à Tony [86C13 et 86C22], j'ai d'abord pensé en lisant son commentaire que ce frère était peut-être du type coincé, à lorgnette, et qu'il avait pu mal prendre mal, comme certains le prennent mal (je l'ai entendu dire), vos plaisanteries sur les femmes, qui ne sont que des taquineries toujours gentilles ou tendres à propos des "bonnes femmes" et en déduire que vous étiez un vieux misogyne et phallocrate, mais je me suis dit, tout de suite après, que les "bonnes femmes" de vos taquineries étaient en général les sœurs de l'assemblée et que, dans ce cas, Tony ne pouvait pas prétendre que les seules femmes que vous portiez aux nues étaient les femmes Pèlerins d'Arès. Vous appelez aussi les frères "bonshommes" de temps en temps.
D'ailleurs, je me souviens que vous aviez un jour expliqué, que vous habitiez, enfant [dans les années 30], dans un quartier très populaire d'une banlieue de Paris où les samedis et dimanches soirs on entendait par les fenêtres ouvertes les hommes ivres battre leurs femmes en les injuriant: "Femme ceci... Femme cela!" et que depuis "Femme" tout court gardait dans votre esprit une [connotation] injuriante et méchante et que vous tendiez à dire "bonne femme" par réaction. Ça me rappelle que les Cathares entre eux s'appelaient "bonshommes" et "bonnes femmes." C'est sûrement en souvenir de votre enfance, quand le mot "femme" était quelquefois offensant, que vous ne parlez jamais de sœur Christiane en disant "ma femme", mais vous dites "mon épouse" et quand vous demandez des nouvelles des femmes des frères, vous dites: "Comment va votre épouse?"
De toute façon, d'une façon générale, vos propos ne dénotent absolument jamais de mépris pour personne même en dehors de l'assemblée. Personne ne peut dire ça de bonne foi.
Celui qui se cache sous la signature de Tony vous fait un procès d'intention, pas de doute.
D'ailleurs, je devine de qui il s'agit [...]
Izou


29Sep08 86C25

Note du blogger:

Cet Email est tombé ce matin dans la boîte des commentaires de mon blog. Il n'est pas un commentaire, cependant.
L'auteur n'est pas un Pèlerin d'Arès. C'est simplement un croyant sans dévotion particulière, un homme de grande valeur humaine, très attaché à la recherche de la vérité et de l'espérance.
Bien qu'il me prie de ne pas publier cet Email, je ne pense pas tromper la confiance de son auteur en le publiant en partie pour montrer qu'à côté d'un homme qui déclare qu'il se sépare des Pèlerins d'Arès (Tony 86C13 et 86C22) en leur faisant un procès d'intention, ce qui nous peine profondément, il y a un homme qui, bien qu'il n'ait jamais rejoint les Pèlerins d'Arès, les défend, ce qui nous réconforte ô combien!
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Ne publiez pas ce mail, ni n'y répondez, mais j'ai envie de vous communiquer quelques bonnes nouvelles:

[Ici l'auteur explique avec quelques détails ce qu'il fait pour lever l'ignorance générale et combattre les préconceptions négatives qui courent à propos de La Révélation d'Arès et des Pèlerins d'Arès]

J'espère contribuer à ma façon et à mon échelle à améliorer l'image d'Arès, salie par tant de mensonges, délires, préjugés, et/ou à bien disposer [le public et les détracteurs] à son endroit, ce qui revient au même.
Ce faisant, je m'aperçois que je trouve la forme de témoignage qui me permet d'être totalement à l'aise avec Arès.
Je ne me fais surtout pas une gloire de ne pas être des vôtres (je ne suis jamais venu à Arès, je ne prie pas, etc.), mais si je ne me sens pas Pèlerin d'Arès, je n'ai jamais cessé de ressentir la vérité de la révélation.
J'agis en conscience, librement, je me construis responsable.
[...]
Je poursuis.


Réponse :
Merci pour la "bonne nouvelle" que m'apporte votre Email.
Je vous adresse mon salut et mes remerciements fraternels et émus.


29Sep08 86C26  
Commme je l'ai déja dit, je ne suis pas pèlerin d'Arès, mais je remercie vivement les commentateurs d'aborder la question de la femme car la première question qui m'est venue avant même d'avoir terminé l'introduction de La Révélation d'Arès concernait une femme: sœur Christane [l'épouse de frère Michel, témoin de La Révélation d'Arès].
Comment peut-on recevoir chez soi un personnage [peut-être Jésus apparu à Arès en 1974 ?] pendant plusieurs semaines sans jamais être autorisée à le voir? L'homme est choisi, la femme est délaissée. Je vous le dis, frère Michel, cette situation m'a choqué. Sans doute, une explication existe, mais j'aurais aimé connaitre le sentiments de sœur Christiane, avec ses mots à elle, sur ce sujet. En tant qu'observateur attentif de la mission d'Arès, je considère sœur Chistiane comme un témoin privilégié, et donc comme une commentatrice de tout premier ordre.
J'ai une admiration absolue pour les assemblées des Pèlerins d'Arès qui se sont données une mission prodigieuse: se débarrasser des religions, des états, de leur loi des rats (Rév d'Arès xix/24) et de leurs représentants. Rien que ça !!! Et le tout, sans faire de mal à personne, dans l'amour évangélique !
Une telle mission ne s'improvise pas en un jour. Qu'il apparaisse des différents internes sur les méthodes à suivre, c'est inévitable! Que chacun s'exprime dans le pardon réciproque, car la tâche est extrêmement difficile, notamment au niveau de l'engagement personnel.
Si les assemblées d'aujourd'hui ne forment pas le petit reste que ne verra pas frère Michel (Rév d'Arès 24/1), elles constituent cependant une communauté d'hommes et de femmes qui effectue une mission de défrichage indispensable pour que s'accomplisse la Parole au milieu de notre jungle d'impostures et d'hypocrisies.
J'admire celui qui est dans le vrai, mais je pardonne et je comprends celui qui est dans le faux, car tout est fait dans notre société pour que chacun de nous ne sorte pas du faux !
Jacques P.


Réponse :
Le "personnage" que sœur Christiane n'aurait "pas été autorisée à voir" est dans votre esprit, je suppose, Jésus apparu à Arès du 15 janvier au 13 avril 1974. S'il s'agit bien de cela, vous ajoutez un nouvel étonnement "choqué" aux étonnements nombreux qu'ont été les: "Pourquoi, lors de vos entrevues avec Jésus, n'avez-vous pas apporté un appareil photo?" "Pourquoi... n'avez-vous pas apporté une caméra?" "Pourquoi... n'avez-vous pas apporté un magnétophone?"
Vous, vous me demandez en quelque sorte: "Pourquoi n'avez-vous pas amené soeur Christiane avec vous?"
Je me suis déjà maintes fois expliqué, verbalement ou par écrit, sur ces différents points et ma réponse a toujours été la même, en gros: "Apporter une camréa ou un enregistreur? Cela ne vient tout simplement pas l'idée dans de tels moments. Ceux qui parlent de photographier ou d'enregistrer Jésus comme on va photographier l'éléphant et enregistrer ses barrissements au zoo n'ont absolument aucune idée de l'état de bouleversement intense dans lequel un pareil événement surnaturel survient dans la vie d'un homme, qui, dans ces moments-là, ne sait même plus lui-même qui il est et ce qu'il est exactement pour être témoin de l'envoyé du Père."
Sœur Christiane, quant à elle, n'a jamais été "choquée" de ne pas avoir été témoin des apparitions du "personnage." Elle a même vécu, pendant la période des apparitions, dans la peur que cela lui arrive à elle aussi. Je me permets d'ajouter, en son nom, qu'elle fut reconnaissante à Jésus et à Celui qui l'envoyait de ne pas s'être montré à elle, tant la panique la prenait à cette seule idée. La raison, je pense, en était simple: Elle voyait bien chaque jour dans quel bouleversement l'événement mettait son mari.
Ni Christiane ni moi ne sommes friands de surnaturel. Ces choses ne nous attirent pas du tout et nous n'avons jamais cessé de nous demander pourquoi cela m'était arrivé à moi, qui n'ai jamais été et ne serai jamais mystique.
Mais, après tout, vous n'avez qu'à le lui demander vous-même. Écrivez-lui. Je ne sais si elle vous répondra car, comme vous l'imaginez, mon épouse a reçu depuis 1974 une quantité de courriers lui posant des questions sur ce point et sur d'autres et elle peut estimer qu'elle a déjà largement porté témoignage, mais il est possible qu'elle vous réponde.
La liberté et l'indépendance de mon épouse sont totales et je ne me suis jamais permis en quarante ans de mariage de chercher quelque chose dans ses affaires sans lui en demander préalablement la permission.


30Sep08 86C27
Le commentateur 86C15 m’a étonné quand — parlant de Tony — il dit : "Vous avez affaire: Soit à un vilain fourbe qui prend le contrepied systématique de la personnalité du frère Michel dans l'intention délibérée de le faire passer pour ce qu'il n'est pas… Il est peut-être de la catégorie "ôte-toi-de-là-que-je-m'y-mette" dont la base propagandiste est de s'attribuer toutes les qualités de celui qu'on veut supplanter… Soit à un [très gros mot] qui n'a rien compris à l'enseignement du frère Michel, ce qui ne serait pas la première fois dans l'assemblée où certains n'écoutent jamais le témoin de Dieu et s'installent avec "leurs
paniers-repas d'idées personnelles comme à l'auberge espagnole," comme disait le Frère Michel dans les années 80."

J’ai recherché une partie des commentaires que Tony fit au fil des blogs.
Cet homme — à moins que Tony ne soit une femme ! (l’individualité informatique est parfois mensongère) — n’entre peut-être pas dans la catégorie de ceux qui n’aiment pas l’homme Michel. Je suppose plutôt que, comme un certain nombre de personnes, il est dérangé par l’enseignement du prophète.
Il semble qu’il oublie:
(Rév d'Arès i/12) Parole de Mikal, Ma Parole ! […]
(i/14) (À son tour) Mikal lave ses frères ; il donne l'Eau.

Peut-être les versets suivants seraient-ils adaptés à cet homme?
(Rév d'Arès x/8) Mon Chant (est) à ta barbe.
(x/9) Ta parole pèse (comme une) balle de laine sur les reins ; tu n'entres pas dans les reins, (mais) ils sont pleins.
(x/10) Le roi fort vient ; devant lui les reins (sont) fermés.
(x/11) Il étouffe (de colère) ; (il y a du) poison derrière son œil.

Toujours est-il qu’il tourne autour du pot, et du coup, s’emmêle les pieds [quand il dit]:
"(86c13)  J'ai souvent remarqué ce peu d'amour (méconnaissance, peur, jalousie que Dieu les aime tant??) que vous avez envers les femmes, particulièrement celles de dehors les assemblées."
"86C22  [Vous me répondez (86C13]: "A fortiori, où avez-vous vu, lu, entendu que j'aie jamais méprisé les femmes, comme vous le prétendez?" Peut-être pas..."
P’t’être ben qu'oui, p’t’être ben qu’pas!
II dit: "(86C22) Je ne vous ai fait nullement un procès d'intention. Je refuse de reproduire certaines choses c'est tout!"
Mais en 86C13 ce n’était pas un procès d’intentions, c’était — si je comprend encore le Français — une accusation claire et nette: "...les autres évidemment, particulièrement celles du dehors de vos groupes, des femmes pas intéressantes, inconscientes ou méprisant cet amour d'après vos propos," et aussi: "J'ai souvent remarqué ce peu d'amour (méconnaissance, peur, jalousie que Dieu les aime tant ??) que vous avez envers les femmes, particulièrement
celles de dehors les assemblées."

Un dicton recommande: "Tourne sept fois la langue dans ta bouche avant de parler!" Ce dicton est valable aussi quand on s’exprime pour des centaines de lecteurs.
Des broussailles étouffent les pensées de Tony, il comprendra peut-être un jour que le mieux est:
(Rév d'Arès 3/4) Je ne Me suis pas donné de masque,
(Rév d'Arès ii/9) Le vrai (est) un jardin dans la tête.


Berni Zacharie


Réponse :
Vous dites que le commentaire de Tony (86C13) n'était pas un "procès d'intention," mais "une accusation claire et nette."
Je ne vois pas de différence entre les deux, sinon — dans mon esprit du moins — qu'un "procès d'intention" est une "accusation claire et nette" portée devant le public ou l'opinion au lieu d'être portée devant un tribunal ou une juridiction.
C'est une accusation beaucoup plus grave en ceci: Face à un tribunal on peut se défendre rationnellement avec avocat, dossier, témoins et preuves, mais on n'a rien pour se défendre devant l'opinion sinon les media à condition d'en disposer et à condition qu'il s'agisse de media que le public suive.
C'est pourquoi le procès d'intention, qui est le mode d'accusation utilisé par les organisations "anti-secte" comme l'ADFI le CCMM, etc. sous le masque de la liberté d'opinion, peut faire beaucoup plus de mal que le procès classique. Face au droit français, les sectes n'auraient jamais été condamnées par un tribunal parce qu'elles auraient été en mesure de dénoncer les mensonges utilisés contre elles, et c'est pourquoi l'État et ses suppôts "anti-secte" pocèdent par des "Commissions parlementaires" ou "ministérielles", etc., dont les déclarations n'ont pas force de loi et échappent à tout débat contradictoire honnête.
Ceci dit, il est vrai que l'on sent chez Tony quelqu'un qui est, comme on dit en anglais, "in two minds" — mot à mot "en deux inclinations, états d'esprit ou pensées" — que les dictionnares traduisent par "hésitant", mais qui dans l'espit de l'anglophone signifie plus concrètement "partagé entre deux états d'esprit ou penchants ou natures." Tony est tout à fait illogique, se montrant tout à la fois admiratif et accusateur dans 86C13: "...cet amour que vous développez de façon très belle ici (admiration), aura du mal à se mettre en place. Tout viendra du dehors (c'est-à-dire tout viendra par Tony et consorts) j'en suis persuadé aujourd'hui. Ce dehors que vous méprisez (accusation) tant et dont vous doutez fortement surtout s'il est féminin." Tony est à l'évidence quelqu'un saisi tout à la fois de l'envie de me lancer vers les étoiles et de l'envie de me descendre en flamme, avec entre les deux l'idée de se faire une petite gloire en fondant "en banlieue" une mission conforme à ce que la mission aurait dû être depuis 30 ans et qu'elle n'a jamais été, selon lui.
Mais la mission que le Père m'a confiée est simple.
Je ne suis pas psychologue, je n'ai pas à chercher ce qui chez Tony le dispute de telle ou telle tendance.
Ma mission toute simple consiste à défendre la Vérité et la Moisson du Père sur terre et se trouve avec Tony devant une situation également très simple: Tony, de son propre aveu, veut diviser, donc affaiblir, la mission des Pèlerins d'Arès en salissant la mienne et celle des mes compagnons de foi, les Pèlerins d'Arès, et en vantant ou célébrant la sienne "en banlieue". Sa mission n'existe pas encore, je pense, mais il la définit déjà clairement non comme une "famille d'affinités" exprimant son originalité dans le sein de l'assemblée, mais comme une mission rivale hors assemblée, comme autre chose. Même s'il n'emploie pas ce mot, il s'agit clairement de ça. Il dit implicitement mais clairement: Je suis le bon pénitent et moissonneur, tandis que vous et vos Pèlerins d'Arès êtes les mauvais. Ma réaction est tout aussi simple et claire.
C'est pourquoi je n'ai pas à juger Tony ni même à chercher l'origine de ses mensonges, conscients ou inconscients, mais à défendre contre lui l'assemblée dont il va compliquer la tâche sans faciliter la sienne.


30Sep08 86C28
Ce n'est qu'hier au soir tard que j'ai pris connaissance des commentaires 86C13 à 86C22.
Toute atteinte au prophète et à son épouse me blessent dans mon cœur, dans ma chair.
Homme frère (Rév d'Arès xLiii/8), que tu sois Tony (identifié) ou un autre, tu sais que les Pèlerins d'Arès défenderont toujours la liberté d'expression, même pour laisser dire ce que nous réprouvons. Tu sais aussi que le Créateur a prévu que tout le monde ne peut pas aimer le témoin de La Révélation d'Arès (Rév d'Arès 16/3) et que l'essentiel est d'accomplir, d'accomplir la Parole donnée à ce témoin, le prophète, sans dénigrer.
Depuis de nombreuses années [trente-quatre ans] que je suis engagée aux côtés de Mikal, avec mes peitis moyens certes, mais avec toute ma foi, je témoigne que le prophète n'a jamais cessé de nous montrer l'exemple de la pénitence à laquelle le Créateur nous a appelés.C'est un homme qui s'est brisé pour se soumettre à l'Appel du Père, soutenu à tout instant par son épouse sœur Christiane, et n'a jamais eu de cesse d'avancer le cou tendu (Rév d'Arès 25/10), à l'écoute patiente et aimante de tous ses frères humains, quels qu'ils soient, d'où qu'ils viennent.
Oui, j'ai vu parfois des "frères" arriver pour expliquer au prophète qu'il se trompait, qu'il n'avait pas bien compris La Révélation d'Arès ou même qu'il n'y avait rien compris, tandis que eux savaient (par songe etc.) ce qu'il fallait comprendre. Et des années plus tard, parfois bien plus tard, j'en ai vu revenir, ayant plié le genou, baissé leur nuque raide, pour demander pardon au messager de Dieu de leur conduite.
On peut ne pas être d'accord avec tous ses frères sur certains points — encore qu'on puisse s'expliquer calmement — et on peut alors, sans dénigrer ce qui se fait à tel endroit, aller ailleurs construire une autre famille d'affinités, dans la paix, la dignité, la cohésion avec toute l'assemblée, et surtout dans le respect de la Parole et du prophète — Ta parole est Ma Parole, lui dit le Créateur (Rév d'Arès i/12).
Mes frères contestataires, je vous aime d'amour-devoir, d'amour évangélique, mais je ne me tairai pas devant des propos malveillants envers le frère aîné. Béni soit le Créateur qui l'a suscité, nous avons bien besoin de sa Lumière, nous qui avons la vue si courte!
Nous avons certes tous beaucoup à faire encore pour faire envie, comme le prophète nous en a montré l'exemple. Encore faut-il que nous ouvrions les yeux et notre cœur pour le reconnaître. Dieu voit ce qui est dans les cœurs (Le Coran). La Révélation d'Arès a surgi dans notre vie et nous a plus ou moins bousculés. Peu importe notre vie passée, l'important est de changer en bien ( Rév d'Arès 28/7, 30/11) pour revêtir un manteau neuf (1/1) et bonifier ce monde qui en tant besoin.
Cela tout homme peut le décider, à n'importe quel instant. Quelle belle espérance !
Chantal C.


30Sep08 86C29
Merci de nous rappeler, dans cette entrée 0086, à l’ amour évangélique.
Depuis tant d’années que je connais La Révélation d’Arès, quel chemin j’ai parcouru dans le but d’acquérir cet amour!
Et pourtant, j’ai relu et relu l’article "Amour" dans "Le Pèlerin d’Arès."
Le catéchisme protestant enseigne aux enfants un faux amour, mou, où l'on n’append pas la fermeté, le sens de l’honneur, etc., ou aussi on interprète mal les mots du Sermon sur la Montagne: Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre (Matthieu 5/38). Comme vous l’avez dit, ceci est bien à prendre au pied de la lettre: Une gifle, ce n’est pas très grave, alors qu’on laisse entendre aux enfants que cette gifle est comme une menace de mort — Je pense que le catéchisme catholique et le catéchisme orthodoxe ne sont pas très différents.
J’ai été un peu étonné que vous n’ayez pas fait allusion dans votre entrée à (Rév d'Arès, Le Livre x/10-12): Le roi fort vient ; devant lui les reins (sont) fermés. Il étouffe (de colère) ; (il y a du) poison derrière son oeil. Le bouc (re) joint le chien. Huit griffes contre tes pieds blancs,. Gare! (si tu fais) la colombe, ainsi qu'à l'annotation: "Les rois enragés par la résistance des frères noueront des alliances avec tous ceux non concernés ou non directement défiés par La Révélation d’Arès qu’ils convaincront du devoir et des avantages de la combattre. Gare au prophète et à ses frères s’ils se laissent vilipender et détruire sous prétexte d’humilité et de douceur." C'est-à-dire s’ils se laissent prendre à un faux amour.
Et puis il y en a certains — dont je suis, (et je vois bien que c’est contradictoire avec l’attitude qu’induit le catéchisme protestant dont je parle plus haut) — qui doivent encore effacer en eux les traces sociales laissées par les déviations du communisme, faisant des gens très riches et détenteurs de moyens de production matériels, des gens sans cœur, irréductibles et remplis de mépris irréversible pour le reste de l’humanité, donc des gens à abattre, alors que ce n’est peut-être le cas que d’un petit nombre.
Jean-Claude C.


Réponse :
Certes, je n'ai pas cité (Rév d'Arès x10-12), mais ma réponse a Tony a clairement montré que je n'ai pas la moindre intention de faire la colombe. Ma réponse 86C27 à Berni Zacharie le confirme.
Par contre, je n'ai pas compris votre allusion aux "traces sociales laissées par les déviations du communisme, faisant des gens très riches et détenteurs de moyens de production matériels, des gens sans cœur." Je ne suis ni "riche" ni "détenteur de moyens de production matériels." J'avoue que quelque chose m'échappe ici, mais vous voulez peut-être simplement dire que lorsque quelqu'un occupe une éminence même simplement spirituelle, l'héritage du communisme primaire le fait passer pour un "profiteur" ou pour quelque chose comme ça et que ce serait là le bas sentiment auquel aurait cédé Tony? Autrement dit, vous voyez Tony comme une sorte de prolétaire de la société spirituelle, bardé de tous les travers primaires du prolétariat qui considère toute influence supérieure comme "exploitant le peuple"? Je n'ai pas d'opinion à-dessus.


30Sep08 86C30  
Aime ton prochain comme toi-même!" (Lévitique 19/18)
S'aimer, c'est se sauver !
Alain M.


30Sep08 86C31
Il arrive souvent que ce blog parte d'une haute pensée générale, philosophique ou spirituelle, et qu'il se focalise ensuite vers le bas, vers un problème ou une adversité internes auquel doit faire face l'assemblée des Pèlerins d'Arès.
C'est le cas dans cette entrée 0086. Depuis le clocher de l'amour du prochain le propos dégringole dans la boue de Tony, que je trouve personnellement sans intérêt. Pour ma part je ne l'identifie pas, mais ça m'est égal parce qu'il se ramassera (si vous me permettez l'expression) comme d'autres qui avant lui ont espéré attiré sur eux l'attention des lecteurs de La Révélation d'Arès et dont on n'entend plus parler.
Ce phénomène de balance entre le Ciel et la boue de la terre est inévitable dans ce blog que Frère Michel est tout seul à animer et même à monitorer pour l'informatique. Il est depuis 34 ans en même temps le très haut guide spirituel et celui qu'on harcèle avec des petits problèmes pratiques. Il est en même temps "le p.d.g. et le balayeur du placard" ou une expression proche, qu'il a employée en riant dans un écrit amusant, "Raminagrobis", je crois. Il fait quand même tout ça avec amour du prochain, ce qui est parfois ardu dans l'adversité. Chapeau!
Beaucoup, en fait, ne se rendent pas compte que le mouvement d'Arès n'a pas été placé sous la fumée saoulante (Rév d'Arès xviii/1) d'un illuminé, mais sous la tutelle d'une personnalité exceptionnelle en qualités humaines, en intelligence et en équilibre, aussi bien intellectuels que spirituels, en bref, une homme d'une carrure et d'une valeur, pour ne pas parler d'originalité, correspondant à ce que le Divin Auteur de La Révélation d'Arès attendait de son témoin.
Pardon pour cette pommade. Elle n'est que juste. Il n'y a que le frère Michel pour s'étonner de ce qui lui est arrivé, mais je sais que l'humilité de frère Michel est authentique, parfois un peu agaçante mais authentique, et c'est pourquoi je suis moi aussi de ceux qui regrettent que nous Pèlerins d'Arès nous n'ayons pas été obsédée par la nécessité de le faire sortir de cette humilité, qui le voile trop, de lui donner un "pupitre public", dit un commentateur de l'entrée 0084. Il faut bien dire les choses comme elles sont: Nous y avons bien pensé, mais ça ne nous a pas empêchés de dormir et la gentillesse de l'intéressé, dont les appels du pieds étaient imperceptibles à une époque de coups de gueule, n'était pas là pour arranger les choses. On a dit: "C'est lui qui ne veut pas," mais deux ou trois conversations privées avec lui m'ont convaincu du contraire.
Nous avons même laissé le frère Michel à découvert face aux attaques ou aux prédations de ceux qui veulent lui faire du mal et/ou profiter de lui comme on voit actuellement avec les Raëlien (la chappelle de Raël en perte de vitesse) ou un autre pauvre type [...] (lui aussi en totale de vitesse) qui cherche à se sortir de sa triste solitude et de l'affreux manque d'intérêt qu'il inspire, qui se raccrochent au site michelpotay.info placé par frère Michel lui-même sur le web cette année. Il suffit que quelqu'un mette dans ses "meta" le terme "Révélation d'Arès" avec quelques pages pour ou contre et zou! il remonte à sa suite dans les moteurs de recherche. C'est une sorte de "phishing" comme on dit en informatique (je crois) ou "impersonation" comme disent les Anglais, mais à l'envers en somme.
C'est l'aspiration du sillage, inévitable quand quelque chose marche bien. Imaginez ce que ça aurait été — et là ça en aurait vraiment valu la peine — si l'assemblée avait su monter avec son frère aîné une magnifique, puissante entreprise médiatique pour la défense de la Vérité. Même chose en politique. Des minables comme Laguillier ou Besancenot seraient à peine connus sans l'affet aspirateur du P.S. [Parti Socialiste] qu'ils critiquent. Je suis long, j'arrête.
Reste l'amour du prochain, heureusement!
Solitaire (et je n'en suis pas fier)


30Sep08 86C31
Je voulais remercier les commentateurs des éclairages que ces échanges apportent sur l'amour du prochain.
Les réactions qui cherchent à déformer ou à restreindre votre éclairage sont très significatives, à mes yeux, des nombreux maux dont souffre aujourd'hui notre monde.
Vous dites que l'amour du prochain est mesuré, que sa mesure est fixée dans la Bible: Lévitique (19/18): Aime-le comme toi-même. Vous avez aussi dit, ailleurs, je crois: "L'autre, c'est moi" (et vous n'êtes pas le seul à l'avoir dit !).
Je sens toute la vérité créatrice et constructrice d'un monde à ré-inventer (réf. à Rimbaud), qui émane de ces propos, mais j'ai aussi été troublé par certains commentaires. Comment appliquer ce que vous dites ici et maintenant dans cette entrée?
J'ai passé une journée à y réfléchir, en lisant toutes les interventions de ce Tony que je n'identifiais pas. ça m'intriguait et me gênait parce que j'habite aussi la banlieue parisienne, je connais de nombreux pélerins d'Arès ou sympathisants, et je me sentais blessé par les propos et l'anonymat de ce "bonhomme".
Je n'ai pas trouvé par moi-même qui c'était. Alors, j'ai cherché dans toutes ses interventions, comme un combattant le fait avec un adversaire, le point faible, la faille à sa cuirasse... J'ai trouvé quelqu'un qui me faisait penser à des hommes et à des
femmes de pouvoirs que j'ai connu: Tous et toutes plus ou moins Don Quichotte, vous avez raison, puisqu'il s'agit de pouvoirs illusoires.
Ces gens-là s'érigent et se définissent contre des adversaires imaginaires : défenseurs des femmes, des mères, des enfants, ou des hommes dès lors qu'il est prouvé artificiellement que les un(e)s sont les "opprimés" des autres... Là aussi, ils ont déjà opéré mentalement une division!
La Révélation d'Arès nous dit bien que nous avons le devoir de défendre l'opprimé contre l'oppresseur. Mais la plupart des gens qui prétendent le faire choisissent en général une catégorie, simplement parce qu'ils s'identifient plus à celle-ci, ou parce qu'elle résonne avec leur vécu perso (comme on dit). Ceci tient à peu de choses finalement: Une couleur de peau, un sexe, une origine sociale, le sang, le sol, un trait de caractère, etc. Au fond, dans l'absolu, tout ça n'est que vent, mais qui fait tourner bien des moulins!
Évidemment, si des prétendus Pèlerins d'Arès tombent aussi dans ce panneau, on ne peut plus les appeler ainsi sans mentir!
Tandis que j'écrivais ces lignes, ma femme m'apprend que je connais ce Tony. J'en suis tombé sur le c..., comme on dit !
Je respecte son anonymat sans y souscrire: Si la dure vie m'a conduit à devoir parfois masquer mon nom, c'était pour survivre ou résister, jamais pour attaquer ni provoquer. Question de noblesse (chevaleresque)!
Cet auteur me reconnaîtra peut-être, mais sans lui donner mon nom, je lui fourni un indice-clé: J'ai un frère jumeau... Je suis aussi le frère jumeau potentiel de tous les Tony(s).  D'ailleurs, je suis comme Lui et eux, un "amant" de la musique...
S'il faut trouver un signe distinctif, cependant, je rebondirai en affirmant qu'un homme peut se méfier des femmes quand elles sont pythie (Rév. d'Arès xxxviii/1), donc mauvaises conseillères... Ève plus que Marie, ainsi que le disait ma sœur Andrée (comprendre : plus "fortes" en séduction qu'en compassion)... Mais la plus grande dangerosité sur ce "terrain conceptuel de la femme", c'est peut-être quand la "fille" s'allie à la "mère" pour ne faire qu'une dans l'expression d'un pouvoir dominateur. C'est ainsi que la femme d'Hérode s'est alliée à sa fille pour obtenir la tête de Jean-Baptiste (Marc 6/22-25).
Frère Tony, pardonne-moi de t'annoncer la triste nouvelle: "Ttu as sans doute "perdu la tête", en voulant "te payer celle des
autres". Ce n'est pas forcément grave, ça arrive à des gens très bien comme Rimbaud, lequel a écris:"L'amour est à ré-inventer", puis s'en est allé trafiquer des armes avant de finir avec une jambe gangrenée sous un soleil de plomb.
Mais pour ceux qui aiment la science plus que la poésie, j'ajoute que la "figure" de la fille-mère est toujours produit ou productrice de monstruosité: Jeune femme abandonnée par un géniteur de passage dans notre monde brutal, elle peut aussi être fantasmatique: sirène angélique ou démoniaque... Mais un trait de caractère semble permettre de la repérer facilement: elle semble toujours insatisfaite, un peu comme la terre que gave la mort (Rév d'Arès xxxi/5) ou comme l'Heure "qui assène
et dévore" (je pense aux descriptions du Jugement dernier dans le Coran) ; ou encore comme les "exploiteurs" et les "exploités" esquissés en 86C29...
Ce serait long à développer, mais, encore une fois, pour moi, ça sent le pouvoir à plein nez!
Donc, "l'urne qui pue" (merci à S.M. [86C14] de nous rappeler notre triste condition humaine!)
Où est le Saint dans cette fosse?
Aucun humain, pas même Jérôme, traducteur et contributeur du message biblique, dont c'est aujourd'hui la fête!
Bonne fête donc à tous ceux qui suent à leur ouvrage!
Attention quand même aux claviers d'ordinateurs," ils" n'aiment pas ça!
Laurent Lh.


30Sep08 86C32  
L'amour du prochain ou Tony [86C13 et 86C22], c'est tout affaire de culture ou de mentalité.
Tony n'a pas reçu la culture ou la mentalité, même chose, qu'il faut pour être Pèlerin d'Arès. Il est contre d'instinct. Pour cette raison il échouera aussi dans sa mission de Révélation d'Arès séparée "en banlieue". C'est un homme plein de contradictions, qui ne se connait pas lui-même. 
Les Pèlerins d'Arès de leur côté peuvent faire l'effort d'avoir l'amour du prochain, parce qu'ils partent tous d'une culture et d'une mentalité chrétiennes reçues par l'éducation.
Tout le reste est de la poésie.
Bernard B.


Réponse :
Pour ma part je ne confonds pas culture et mentalité.
C'est un sujet touffu, mais je vais m'efforcer de la schématiser ici:
J'entend par culture la formation sociale et intellectuelle de l'individu par le milieu dans lequel il est né et a été élevé. Cette culture imprime à l'esprit et au comportement des "règles" ou des "réflexes" automatiques de comportement qui sont en gros les mêmes dans un milieu où les mentalités peuvent être différentes. C'est pourquoi la culture est parfois appelée humanisme: Faire ses humanités — comme on disait des études au lycée dans ma génération — c'est en somme acquérir le haut degré de la culture du lieu et de l'époque — Remarquez bien qu'on ne parle pas de culture barbare, mais qu'on parle de mentalité barbare; on ne parle pas de culture paysanne ou ouvrière mais on parle de mentalité ouvrière ou paysanne —. C'est pourquoi la culture ou l'humanisme est reconnu(e) comme devant suivre un ensemble de critères de bien ou du beau contre un ensemble de critères de mal ou du laid, qui changent d'une culture à l'autre. Cela explique que la culture papoue, donc l'humanisme papou — mais oui, il y en a un! —, sont inévitablement différents de la culture et de l'humanisme chrétien occidental, mais ches les Papous comme chez les Français il y a des mentalités dfférentes.
J'entend par mentalité une disposition d'esprit. Celle-ci est certes marquée par la culture du lieu ou du milieu, mais elle n'a pas la même fixité, elle est plastique, adaptable, mais aussi parfois dérivante, en fonction des vie et problèmes de survie des uns et des autres. On peut trouver chez des gens de même culture des mentalités différentes. C'est par exemple le fond de la dialectique de Karl Marx: Dans une même culture: le judéo-christianisme européen et industriel occidental, des mentalités capitalistes et communistes peuvent s'affronter. La mentalité est la marque des croyances ou des espérances fondamentales d'une individu, d'une collectivité, d'une corporation, etc., au sein d'une même culture. Pour faire image, disons par exemple que les opinions politiques dans notre France du XXIe siècle sont affaire de mentalités, mais non de culture.

Il fut un temps on l'on croyait qu'il existait une "mentalité primitive" insensible aux principes de la raison, mais Lévi-Strauss, dont parle une des entrées de ce blog, a démontré dans "La Pensée Sauvage" que ce n'est qu'une fiction, une errance due à une incompréhension ethnologique. Toute mentalité est marquée par une raison dominante et s'exerce comme force agissante, force agissante que n'est pas — à mes yeux du moins — la culture.
Je pense que Tony n'a pas la mentalité d'un Pèlerin d'Arès.
D'ailleurs, les Pèlerins d'Arès se "déculturent", comme je dis, et en principe se vident de toute attachement à des principes culturels, mais ils développent par contre une forte mentalité arésienne, déjà bien reconnaissable après 34 ans.
Du fait de la plasticité et de l'adaptabilité de la mentalité, si elle ne dérive pas trop, Tony pourrait très bien faire le passage, changer sa mentalité anti-Pèlerins d'Arès actuelle pour une mentalité pro-Pèlerins d'Arès, qui tombe sous la raison même, parce que l'union fait la force et l'amour du prochain est la meilleure soudure de cette force. Mais là il lui faudra accepter d'être mis à l'épreuve.


03Oct08 86C33
Mon chère Tony, que t'es t-il passé par la tête?!
Là, franchement, tu me mes grave en colère, (je parle banlieue..!), t'as pas idée dans quel état tu me (nous) mets. Une sœur serait prête à te botter les fesses [...]!
Ta réaction monopolise la plus part des commentaires, oui! Tony par ci, Tony par là!
On n'arrête pas de parler de toi, et cela ne m'enchante pas des masses, à tel point que je me sens obligé de poster un commentaire à mon tour!
Voilà ce que j'ai à te dire:
Des connerie nous en faisons tous, des bourdes bien plus grandes on été faites. Peut importe, il n'y-a rien d'irrémédiable.
Tant que la vie souffle en toi, tout est encore possible, nous ne sommes pas au tribunal, ou des sanctions pourraient tomber, non!
Nous sommes des hommes et des femmes du temps qui vient (Rév d'Arès 16/10, 30/13), des hommes et des femmes qui triment chaque jour pour changer, changer notre stupide façon de voir, de comprendre, notre stupide façon d'aimer!
Le frère Michel, que j'aimerais serrer fort dans mes bras — c'est permis ça, dans l'amour évangélique? je ne suis sans doute pas le seul — te tend une perche aussi grosse quela poutre (Matthieu 7/3) qui t'aveugle (j'espère ne pas te juger là!).
Je cite le frère aîné (Rév d'Arès 16/1): "Mais là il lui faudra accepter d'être mis à l'épreuve"
Tu vois, Mikal t'as déjà pardonné!
Alors, réfléchis, entre en toi-même, trouve en toi la force de combattre ce qui te ronge de colère, ce qui te fait dire des âneries sans réfléchir.
Tu tombes? Non! Combats! (Rév d'Arès x/14), combats, mon frère, combats, trouve la force de l'humilité, et surtout celle de l'amour citée plus haut.
C'est vrais que de voir des hommes ou des femmes arriver dans l'assemblée après qu'on leur a parlé dans la rue nous remplit de joie, car peu à peu les chemins vers les Hauteurs nous semblent un peu plus faciles, car nous nous sentons de moins en moins seuls!
Mais voir arriver un frère avec des larmes de repentir (Rév d'Arès 36/4), c'est autre chose, quelque chose de plus profond, car on aura éveillé en lui la pénitence, et là franchement il y à de quoi faire la fête (un passage de la bible en fait référence, c'est peut-être l'histoire du fils prodigue).
De toute les façon, c'est sûr que le plus difficile sera pour toi, et là je compatis complètement, combien de frères et sœurs ne seraient pas prêts à t'accueillir de nouveau, à t'aider s'il le faut, à créer une nouvelle assemblée en banlieue (j'en suis), pour peu que tu accepte d'être mis à l'épreuve!
Franchement, je ne sais pas si je fais preuve de sentimentalisme, j'essaie seulement de me mettre à ta place, de ressentir cette colère ou cette rancune — cet égo peut-être — que je devrais combattre.
Je me demande si ce que je ressens pour toi (je ne te connais pas) est de l'amour évangélique ou pas, j'ai seulement en tête la parole du Père : Tu aimeras Mon Peuple, tu aideras l’opprimé contre l’oppresseur, le spolié contre le spoliateur ; avec tes frères des steppes, ceux qui ne prononcent pas Mon Nom, tu établiras l’équité (Rév d'Arès 28/10)
Sache que nous ne te jugeons pas, nous avons seulement besoin que tu changes, comme nous essayons tous de changer.
Bien à toi, un frère qui comme toi à ses difficultés pour changer, qui tous les jours s'efforce d'aimer, comme le Père nous l'enseigne.
Américo


03Oct08 86C34
J’ai. Je suis. (Révélation d'Arès ii/1).
Nous pourrions méditer longuement ce verset qui résume tout, mais ce serait nous éloigner de son enseignement.
Ce n’est pas un hasard si le Père ne dit pas: « Je suis. J’ai ». C’est parce que notre intelligence humaine purement intellectuelle aurait ordonné ainsi l’expression (il faut d’abord être pour avoir), que le Père nous montre comment il conçoit la Vie. Ce J’ai qui exprime toute aa Création, et donc aon Amour pour elle (avoir qui n’est pas amasser mais donner), passe avant son identité. Certes, J’ai, Je suis sont confondus, mais si le Père nous parle ainsi, c’est pour nous indiquer la voie à suivre. Il nous invite à reconsidérer notre logique et à retourner notre regard.
De nombreux chercheurs de vérité sont attirés par des philosophies monistes (comme l’Advaita: littéralement "non deux") qui justement tournent le regard vers le moi: Qui suis-je ? Leurs enseignements visent l’amenuisement de l’ego (ou du moi) jusqu’à son extinction pour laisser libre cours à l’expression divine. Cette démarche confine à un retrait du monde et en quelque sorte à le priver d’une lumière.
Avec la formulation de ce verset, Dieu rappelle à ces chercheurs-là de ne pas négliger la dimension primordiale et hautement civilisatrice de l’amour. La voie de l’amour, de l’intelligence spirituelle, n’est pas méditation ou cogitation centrée sur soi mais acte de création, de recréation, de sublimation. C’est la force centrifuge qui chasse les ténèbres du monde. Ces chercheurs isolés oublient qu’ils ne sont pas maîtres de l’Eau (Rév d'Arès 18/3) ou de la Vie, comme ils oublient la volonté de Dieu: que sa Lumière couvre tout sans cesse (Rév d'Arès 31/8). Que des lumières brillent ici où là dans ce monde, ne le fera pas changer fondamentalement.
La Révélation d’Arès se caractérise par l’accent mis (non absent des précédents Messages Divins) sur ce coté civilisateur ; c’est pour cela qu’elle est virulente (au sens salvateur, comme le maître réveille énergiquement son élève endormi ou dissipé) à l’égard des systèmes politiques et des religions qui étouffent l’amour du prochain.  
Nous, hommes, êtres spirituels créés à l’image et ressemblance du Père, (Genèse 1/27) créés pour magnifier la création avec le Père, ne sommes rien sans l’amour: amour-sagesse, dépourvue de science, mais démesure pour l’homme (Rév d'Arès 33/6).
Nous pouvons débattre inlassablement de l’existence ou de la non-existence de Dieu, mais pouvons-nous débattre du sublime de l’amour du prochain?
Eh bien, j’ai entendu au cours de mes missions des hommes contester l’amour. Ils disaient: "Ça n’existe pas," ou: "C'est pure invention humaine pour avoir la paix sociale." Ce n’était pas toujours de la provocation ou du dépit, mais un discours qu’ils tenaient pour vérité. Ils se fondaient sur les lois de l’évolution, de la domination du plus fort sur le plus faible, de l’intelligence (du cynisme dans ce cas-là), sur la bêtise. Ils disaient encore: "La science se base sur la vérité ; la foi dans l’amour est invérifiable ».
Je n’ai pas toujours su quoi répondre sur le moment à ces affirmations que je trouvais tellement tristes et qui finalement ferment les portes à tout avenir heureux, mais si un jour quelqu’un me tenait à nouveau de tels propos, voilà ce que je lui dirais: Je lui demanderais alors s’il apprécie qu’on lui témoigne de l’amour?
C’est donc que l’amour existe puisqu’il a une action sur nous.
Maintenant, peut-on inventer quelque chose qui n’existe pas? Si nous sommes le fruit d’une évolution (et nous le sommes), c’est que nous contenons en nous, sous une forme ou une autre, tout ce qui nous précède et tout ce qui adviendra. Donc si l’homme a créé l’amour, c’est qu’il existait bien avant lui.
D’autre part, si la science était basée sur la vérité, cela éclairerait grandement ce monde, mais hélas, la science se base sur la perception d’une vérité ; ce qui est très différent. Percevoir, ce n’est pas être. Le percevoir implique la dualité.
Mais je terminerais mon propos par: Tout ce qui peut être dit, pour ou contre Dieu, pour ou contre l’amour, n’est fait que d'arguments qui flattent ou rassurent momentanément notre ego, mais en aucun cas ne le satisferont, toujours pour des raisons de dualité ; c'est-à-dire du sentiment d’être séparé de la Vérité. Les arguments encombrent les rayons des bibliothèques depuis des millénaires ; la Vie n’a pas besoin d’argument. Elle est ici, maintenant depuis toujours. Vie et Amour sont indissociables comme J’ai. Je suis. (Rév d'Arès ii/1).
Le frère Michel dit dans son entrée 84: "Nos âmes sont les télescopes infaillibles de la vie infinie (Rév d'Arès 17/3, 32/3)." Elles sont nos seuls outils de perception qui nous rapprochent du Père, forgés au feu de la pénitence.
Pour la grande majorité des hommes, la Voie annoncée par La Révélation d’Arès semble encore utopique et déconnectée des préoccupations quotidiennes, tellement elle est habituée à patauger en eau saumâtre. Elle appelle de son vœu toujours plus de lois et de régulations sans voir qu’il y aura toujours des politiciens ou des affairistes pour contourner ces nouvelles lois ou en créer d’autres qui les arrangent.
Les lois de l'homme sont des impasses évolutives parce qu’elles sont extérieures à lui.
Des hommes qui rejettent le mensonge et la cupidité, qui développent l’amour, la bonté, le bien en eux n’ont plus besoin de lois. Ceux-là représentent l’avenir. L’Eau Bleue ou l’Eau forte, l’Eau matricielle, la Vie ensemence l’univers. Quel orgueilleux peut imaginer se L’approprier ?
Francis N. 


03Oct08 86C35  
M.-R. ayant des problèmes actuellement avec freesoulblog, elle me charge de vous faire parvenir le commentaire qu'elle a rédigé.
Madeleine

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Béni soit le Père de l'Univers (Rév d'Arès 12/4) trop aimant (12/7) qui le 2 Octobre 1977 [premier jour des Théaophanies à Arès] est venu vers Mikal (Rév d'Arès i/15) pour redonner à sa créature l'espèrance d'un monde changé et heureux.
L'amour qu'Il nous porte l'a obligé, Lui, l'étalé (Rév d'Arès ii/4) à se réduire, dans un état d'humilité totale, à notre dimension terrestre.
Changeons, changeons! Le Père a besoin de nous. Nous avons besoin de Lui.
À travers l'amour du prochain retrouvons le sublime Père en nous!
M.-R. J.


Réponse :
Je suis inquiet en apprenant que M.-R. a "des problèmes actuellement avec freesoulblog."
De quel genre de problème s'agit-il? Est-ce le site freesoulblog.net lui-même qui lui cause des problèmes ou est-ce qu'elle utilise un navigateur soit trop ancien, soit d'un type que je ne connais pas, qui ne peut pas lire les CSS?
En effet, à partir des pages 5 et 6 j'ai converti freesoulblog en XHTML (transitionnel) et CSS, ce qui facilite ma tâche, mais je sais que les navigateurs trop anciens ne les lisent pas très bien. Il est aisé, de toute façon, de charger une version plus récente de navigateur: Explorer, Firefox, Safari, Opera, etc.


03Oct08 86C36  
J'ai posté un commentaire le 29 septembre et je ne le vois pas apparaître, alors que vous publiez des commentaires du 2 et du 3 octobre. L'avez-vous reçu? Si vous ne l'avez pas reçu, voilà ce que j'y disais en gros (j'ai effacé l'original par erreur, une fausse manœuvre de clavier):
La rébellion ou simplement le mécontentement est la quotidien de toute société, que ce soit une nation, un club sportif ou une assemblée de Pèlerins d'Arès. Je suis sûr que des Tony [86C13] l'assemblée des Pèlerins d'Arès en compte une légion. Leur différence avec Tony est qu'ils ne s'expriment pas. C'est tout. Tony lui a ouvert sa gu...
Vous allez me dire: À quoi ça lui sert et à quoi nous sert à nous, Pèlerins d'Arès? À rien, c'est sûr. Il n'a qu'à partir s'il n'est pas content. Chez nous il n'y a pas d'excommunication, chacun s'arrange avec sa conscience. Vous, vous êtes seulement chargé de rassembler le petit reste (Rév d'Arès 24/1) et ce n'est pas une travail facile: Comment pourrais-je changer un peuple aussi orgueilleux? (Rév d'Arès 6/1).
Vous n'avez pas à vous embêter avec quelqu'un qui ne vous aime pas, un hurluberlu qui vous considère en rupture avec La Révélation d'Arès, sur le cas des femmes que vous "méprisez" d'après lui, par exemple [86C13], mais où est-il allé chercher ça?!! C'est tellement idiot que votre déduction est la bonne: Il vous cherche, il cherche un prétexte pour excuser son départ alors que personne ne lui demande rien. Il n'a qu'à partir comme il est venu. Bon vent!
À votre place, je n'aurais même pas publié son commentaire. J'aurais haussé les épaules. Mais vous aviez peut-être une raison pour le faire... Il est sûr que l'assemblée poursuit, comme vous dite, un "idéal supérieur, pas celui d'un club de pêcheurs à la ligne ou des bonnes dames de la paroisse" (je vous ai entendu dire ça en 1995 ou 96 à Arès) et que l'idéal recherché n'est pas qu'un frère se conduise mieux dans sa famille ou dans son travail et ajoute à ses distractions habituelles un peu de distribution de tracts ou de mime de rue initiatique en se prenant pour l'apôtre Pierre ou même carrément pour Jésus Christ (il y en a comme ça), mais il faut qu'il contribue à l'existence "organique et pas seulement organisée" (c'est de vous aussi, dans "Le Pèlerin d'Arès", je crois) du petit reste.
En résumé il faut "redonner un cœur à l'humanité. Ce cœur, c'est le petit reste". C'est encore de vous, entendu dans une allocution au Pèlerinage quand vous faisiez des allocutions, qui me manquent beaucoup maintenant. N'importe qui comprend que ce cœur ne peut pas battre s'il n'est pas plus ou moins fait d'une pièce. La viande inutile doit être éliminée, si vous me permettez l'expression. C'est sûrement pour ça que vous avez publié ce commentaire, même si par ce commentaire le Tony en question s'élimine de lui-même. Vous avez voulu montrer quelque chose.
R.E.R. de la Défense


Réponse :
Oui, j'ai bien reçu votre commentaire précédent, mais si je devais publier tous les commentaires de cette entrée 86 j'en serais à quelque 138 à la date d'aujourd'hui, ce qui rendrait cette page illisible, parce que beaucoup de ces commentaires étaient répétitifs, hors sujet ou trop longs ou se répandaient en appréciations négatives ou positives diverses à propos de Tony, dont il a été déjà beaucoup et suffisamment question, il me semble.
Pas la peine d'en rajouter, ni d'accabler. Autant lire les quelques commentaires publiés que de renoncer à lire une pléthore de commentaires parce qu'ajoutés les uns aux autres ils sont aussi longs à lire qu'un livre, ce que n'est pas un blog.
Si je publie votre commentaire du 3 octobre, c'est parce qu'il n'est pas polémique contrairement à votre précédent, qui était du vitriol. Votre emportement contre Tony s'est apaisé et le ton de ce commentaire-ci est juste et agréable. En outre, il me rappelle une image que j'utilisais en effet dans les années 90, quand je désignais parfois le petit reste par "un cœur pour l'humanité qui a perdu son cœur." Mes allocutions étaient en général spontanées et j'avais comme ça des expressions spontanées heureuses. Vous me rappelez le bon temps où je ne me privais pas de parler en public avant que les cardiologues me le déconseillent fortement en 2005.


04Oct08 86C37  
01h30. Je n’arrive pas à dormir. Parfois l’angoisse m’étreint. Je pense à la réussite de notre mission, à notre frère ainé (Rév d'Arès 16/1)…  Je relis certains passages des récits, notes et réflexions du témoin. Il y a 31 ans, le 2 octobre, vous viviez frère Michel la terrible épreuve des Théophanies. Je relis ce passage éprouvant où le Maître fait défiler sous vos yeux les prophètes portés par des bras invisibles. Morts, endormis? La Voix du Très-Haut vous dit: "Redoutable le sort des prophètes !" (Rév. d’Arès Edition bilingue, éd 1995, déroulement de la deuxième Théophanie, p. 378)
Le manque d’amour évangélique, d’amour sagesse pour son prochain même pour celui qui nous répulse, et l’inconscience et indifférence face à ce péché — le péché, c'est dénaturer notre origine divine — génère le mal, le nourrit, l’opacifie, empêche le bien de naître.
Ainsi l’injustice des hommes résonne dans notre monde comme dans celui des Cieux, de l’au-delà. Nous sommes tous liés. Celui qui a le pus à la lèvre (Rév. d’Arès xxii/8) comme celui qui mord la braise (xxvii/12), car notre monde découle de notre co-création à tous. Dieu nous a crée à Son Image et Ressemblance (Genèse 1/27) et donc absolument libres (Rév d'Arès 10/10).
Tous ces êtres humains qui attendent dans l’au-delà, le Jour de Dieu (Rév. d’Arès 33/9-29), affaiblis sans leur chair… Ils sont tributaires de leurs frères sur terre qui ont encore leur corps… Et nous, un jour, spectre également, nous serons nous aussi tributaires de ceux qui nous suivront. Je pense particulièrement à ces frères humains spectres que je ne connais pas mais qui souffrent  l’attente de la réussite de notre mission.
Je pense également à Père tributaire de Son rejeton, de Sa progéniture, de chacun de nous. Lui L’Etalé (Rév d'Arès ii/4), se réduire à notre étroitesse d’esprit et de cœur pour nous parler, pour qu’on L’entende et qu'on accomplisse enfin ce qui en va de notre vrai bonheur. Je parle le bruit d’homme. (Pourtant) Je suis l’Eau Forte ; pas de poumon dans Moi. Le(s) mondes tourne(nt) dans Moi. La bouche d’homme J’entre (de)dans. Je serre, Je serre comme le clou (sous le marteau) (Rév. d’Arès II/20-21).
Comme le Père doit souffrir de nous attendre et de nous voir nous détruire ! Comme Il nous aime pour nous rappeler sans cesse à Lui en dépit du calice (Rév. d’Arès 25/8) devenu par le choix de l’homme l’urne qui pue (Rév. d’Arès xix/15). Si je porte mon regard sur cette infinie dimension d’Amour que Dieu nous prodigue et sur ce qu’Elle signifie et contient: patience, sacrifice, justice, attention, écoute, prévenance, soucie, grâce, adaptation, non-jugement…  Alors je me vois dans ce Grand Tout infiniment petite et j’acquiers plus d’humilité, je perçois avec plus d’acuité mon manque de pénitence, je vois aussi combien les innombrables choses que je vis au quotidien et qui m’agacent, voire même m’indignent, sont petites et désuètes comparées à ce que Dieu peut Vivre et combien je gagnerais à porter mon regard loin, vers les Hauteurs tout en restant ancrée à la réalité du monde, répondant avec amour-sagesse et mesure.
Ainsi je parviens à aimer mieux mes frères dont la lèvre a le pus, le ver ou l’hameçon, car je comprends mieux ces mots: C’est du femier que sort le jardin (Rév. d’Arès xxii/8-9). Le monde est dans notre matrice et nous sommes dans la Matrice du Père. Dans le monde d’ici bas ou dans l’au-delà, la réalité est de notre ressort à nous vivants.
Chers frères spectres, Je vous envois tout mon amour et demain c’est en pensant particulièrement à vous que je partirai à la mission.
Yaël


04Oct08 86C38  
Je m'excuse de revenir sur Tony après votre réponse à R.E.R. de la Défense [86C36] où vous dites qu'il ne faut trop en dire sur Tony, qui n'est pas le sujet de cette entrée 0086, et qu'il ne faut pas non plus "l'accabler". Je comprends très bien ça.  J'ai déjà aussi beaucoup apprécié vos réponses à d'autres commentaires à propos du même Tony.
Je voudrais seulement ici (mais vous ne me publierez pas, j'imagine) souligner un aspect possible du personnage, qui n'est peut-être pas aussi contradictoire qu'il paraît, comme vous le faites remarquer dans une réponse: admiration/accusation [86C27].
Je pense que chez tous les humains il y a une double personnalité, mais que chez certains humains cet aspect double est spécialement prononcé, comme chez Tony. Il est peut-être aussi sincère dans son admiration que dans son accusation. Même si, en vous accusant de "mépriser les femmes", il verse carrément dans la calomnie autant que dans la bêtise ou l'ignorance, il n'est peut-être pas si facile de savoir où commence son péché de mensonge et où il finit.
Je sais, vous l'avez souligné, que vous ne faites pas de "casuistique ni de psychologie". Je sais que vous êtes condamné à voir, comme vous dites, votre mission comme "très simple". Il faut que tout y soit clair et clairement orienté, c'est normal, sinon on ne sait plus où va l'assemblée, qui déjà a bien du mal à fonctionner sans dogmes, sans lois, sans chef, sans autre règle que celle de la conscience... mais après tout elle ne s'en sort pas si mal, si on n'y réfléchit bien. Je voudrais seulement ici manifester non ma sympathie, non mon appui, mais mon amour du prochain à Tony en essayant de comprendre pourquoi cet homme tombe dans le mal sans peut-être l'avoir voulu, seulement par orgueil, autosatisfaction, impossibilité de sortir de son individualisme.
L'assemblée ne peut être faite que d'individualités, mais pas d'individualismes. Je ne sais plus où vous avez fait remarquer ça, peut-être dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas."
Gégé


Réponse :
Je publie quand même votre commentaire, parce qu'il sort des conclusions simplistes d'autres commentaires, que je n'ai pas publiés, et parce qu'il souligne, de façon dépassionnée, un aspect intéressant du problème que ce Tony soulève pour l'assemblée à laquelle il appartient ou appartenait, puisqu'il déclare s'en séparer pour monter une mission en banlieue de Paris.
C'est cet "aspect double" des choses, dont vous parlez, sur lequel j'ai souvent médité.
Il y a, certes et d'abord, l'aspect pratique: Je dois et l'assemblée doit éloigner tout de suite une source de problèmes, complications ou  confusions imprévisibles et insolubles, de danger d'être perçu par le monde plus mal encore qu'on ne l'est déjà, etc., quand cette source se présente et se montre évidente.
Mais il y a aussi, en dehors de l'aspect pratique — qu'il faut malheureusement régler très vite pour le moment, parce que comme tout mouvement prophétique nouveau, nous sommes encore fragiles —, un aspect interne des choses qui doit alimenter une méditation, difficile et patiente, qui sera longue. La seconde face de "l'aspect double" des comportements internes.
Pour moi, cet "aspect double" des comportements et des points de vue a pour origine le décalage que nous percevons encore mal — et même parfois pas du tout —, mais qui ne peut qu'exister, entre notre pénitence et notre moisson, qui n'a pu démarrer et qui ne peut pour le moment se poursuivre qu'en s'inspirant de modèles existants, et la pénitence et la moisson dont parle réellement le Père dans La Révélation d'Arès, celles qui se profilent sur l'avenir... mais un avenir que nous ne connaissons pas encore, que nous espérons sans encore pouvoir le distinguer sinon par quelques clichés.
De là le côté douloureux qu'il peut y avoir dans la situation de ce Tony, qui prend les devants en s'expulsant lui-même, devinant qu'expulsé il le sera un jour ou l'autre par l'assemblée, mais nous n'avons aucune certitude que cette expulsion soit justice. La seule certitude que nous ayons, c'est que ce probème n'est pas pour le moment soluble.
Je cite ici un dieu romain pour faire image: Janus, le dieu à deux visages. De ce Janus, qu'est pour le moment chacun de nous, coincé entre le passé-présent — sur lequel nous réglons nos pénitence et moisson — et l'avenir, nous ne voyons bien que la face passée ou présente, mais de la face cachée, la face future, quelques uns parlent quelquefois et encore! Ils n'en parlent que d'instint, sans pouvoir vraiment la décrire et l'expliquer, etc. d'où des malentendus, des méprises, d'inévitables incompréhensions, des colères, des trépignements vains, et la nécessité d'évacuer le problème dans l'attente que l'assemblée y voie plus clair. C'est pourquoi nous avons besoin de frères patients et humbles, puisqu'ils sont disparates, nous ne pouvons pas pour l'heure nous encombrer de frères comme Tony qui refusent de comprendre ça.
Je vais plus loin et vous allez mieux comprendre, en utilisant une autre image:
Il se pose entre la façon dont nous gérons nos pénitence et moisson actuellement et la façon dont nous devrons les gérer dans l'avenir le problème qui se posa dans les années 50 à 80 entre l'art, au sens classique du mot, et le pop art. L'immense majorité de l'humanité alors refusait que le pop art — par exemple les boîtes de conserve d'Andy Warhol — fût de l'art à la manière de Raphaël, Michael Ange ou Monet, et les partisans du pop art ne savaient même pas eux-même pourquoi leur pop-art était vraiment de l'art.
Autrement dit, il y aura un jour un mode populaire de Vie spirituelle, une pop-spirituality, qui se détachera résolument du mode classique d'apparence encore religieuse que nous utilisons encore, faute d'autres repères encore discernables et sûrs — même si notre foi est tout autre — comme il y a un pop-art qui s'est détaché de l'art classique tout court et qui, sans supplanter celui-ci, se donne une tout autre destinée. Peut-être que le Tony du commentaire 86C13 et d'autres Tony qui ne commentent pas, mais qui n'en pensent pas moins, sentent cela, mais incapables pour moment d'expliquer ce qu'ils ressentent, ils s'agacent de ne pas être reconnus, se mettent en colère, s'agitent, disent n'importe quoi de calomnieux simplement pour exprimer un décalage dont eux-même ne peuvent pas se faire les avocats explicites et rationnels, parce qu'ils ne font que sentir les choses.

L'homme est nerveux. Aussi le décalage entre notre mode spriituel actuel et la pop-spirituality à venir ne peut-il pour l'heure qu'être le théâtre périodique de tensions. D'où, je le répète, la nécessité pour les frères d'être patients et humbles, et réfléchis, ce que n'est probablement Tony et nous sommes les premiers à le regretter. Les deux voix, la deuxièle ligne de musique, le contrechant, qui dit: "Ce que vous faites n'est pas la Vie," et la première ligne, le chant, qui le couvre en disant: "Nous n'avons encore aucune preuve convaincante que ce que vous nous opposez soit la Vie," sont esthétiquement appréciées chez Bach ou Mozart, mais ne mènent nulle part en matière spirituelle
Il ne fait pas de doute que La Révélation d'Arès vient dire que tout doit bouger, avancer, évoluer, changer, et donc vient dire que la religion doit être détruite et, si elle se reforme, redétruite. Mais le dire sous les formes utilisées par Tony et les autres protestataires qui s'expriment avec animosité ou colère, sous prétexte de bousculer les préjugés, ne fait rien avancer et cette façon de faire doit être écartée. Cela n'est peut-être pas forcément justice, mais cela est sagesse, tout comme l'amour du prochain est sagesse.
Merci de m'avoir donné l'occasion de m'exprimer de façon réfléchie et dépassionnée, qui aidera peut-être mes frères, qui me liront ici, à se souvenir de l'enseignement que je leur ai donné à maintes reprises et dans maintes circonstances pendant trente-quatre ans.


04Oct08 86C39
La Liberté, c'est (entre autre) d'avoir choisi sa propre contrainte. Ce que je fuis en l'autre c'est en moi-même que je le fuis.
Rév d'Arès 25/2: Où est ton mérite d'aimer tes amis d'affinités et d'ignorer les autres...?!
Aimer, c'est — aussi — choisir au premier stade, puis orienter son être à l'écoute active de l'autre — cela demande de l'effort — afin de mieux le connaître et, par voie de conséquence, se connaître.
Il n'y a pas de recette toute prête pour la pénitence, pas même pour l'amour, mais en toute circonstance soyons clairs, vrais, car les "bons et les méchant", vus comme tels par la lorgnette de la culture de l'époque, ont en commun l'image et ressemblance du Père Aimant.
Je cite frère Michel de mémoire: "Construire la paix c'est bien,mais le bien suprême, c'est l'Amour."
Luigi


04Oct08 86C40  
Je viens de lire tous les commentaires (ça prend du temps, boudiou!) et je suis étonné que personne n'ait vu que le premier amour du prochain auquel nous avons manqué, c'est l'amour de Mikal, l'amour pour celui que Dieu nous a donné comme le premier prochain, celui à écouter et à suivre pour ne pas se perdre.
Nous avons donné à Mikal l'amour sentimental qu'on donne à un ami ou l'amour [filial] à un père (Rév d'Arès xxxiii/14), nous l'aimons avec une tendresse profonde, mais nous ne lui avons pas donné l'amour-sagesse, l'amour évangélique qui aurait dû nous faire placer Mikal au milieu de nous au lieu de le laisser dans une solitude inutile comme une chaudière ou un cœur nucléaire qu'on construirait en dehors de la centrale, qui ne chaufferait que de loin.
B.D.


Réponse :
On va dire que je ne publie que les commentaires qui me flattent ou qui m'agréent, mais ce n'est pas pour cela que je publie votre commentaire.
Je souffre en effet de ma "solitude inutile," comme vous dites, je souffre d'être comme une vache laitière qu'on voit de temps en temps paturer de loin, dans les alpages, mais qu'on ne va jamais traire, comme si on attendait qu'elle soit bonne pour l'abattoir, après quoi on empaillera sa tête qu'on fixera comme un massacre au-dessus de la cheminée du salon. Je me demande bien à quoi je servirais, si je n'avais pas l'Internet et mon blog. Je serais à peu près complètement occulté, plus qu'inutile, presque mort, ne disposant que du courrier ou de l'édition de livres, qui ne permettent pas d'intervenir à tout moment comme l'Internet me le permet... Du moins l'internet me permet-il de rester une voix, une pensée, une présence, pour ceux qui ont un ordinateurs et un abonnement à l'Internet, ce qui est très loin d'être le cas de tout le monde. De toute façon, ni le courrier ni l'internet ne remplace une voix, une pensée présente et disponible à tout moment les yeux dans les yeux. Cela mes frères, c'est vrai, ne l'ont pas cherché. Chaque jour, nous voyons bien combien il est difficile, voire quasiment impossible, de discuter ou de travailler ensemble sur des choses difficiles, complexes, demandant réflexion, par Emails, ou "messager", ou téléphone, interposé.
Oui, de cette solitude je souffre pour sa stupidité, mais je ne souffre pas de manque d'amour du prochain de la part de mes frères. En tout cas, je n'avais jamais pensé à eux sous cet angle-là. J'ai toujours pensé que le besoin qu'ils auraient de moi viendrait d'une irrésistible impulsion de foi et de raison pratiques, qui ne s'est jamais produite. J'ignore pourquoi.

Toutefois, la façon dont vous voyez les choses, nouvelle pour moi, est peut-être la bonne. Merci


05Oct08 86C41
Peut-on parler d’hérésie lorsque des "frères" sont en contradiction avec Mikal?
Peut-être le mot hérésie est-il trop fort. Il m’est venu lorsque je lisais avec émoi et des yeux exorbités, tels ceux de l’auroch, les propos infondés quand au manque d’amour du prophète pour chacun, femmes ou hommes. Ce qui n’empêche pas d’avoir une sage opinion, pour se protéger, guider ou comprendre ce qu’un interlocuteur entend laisser, faire passer lorsqu’il s’exprime.
Ah! Qu’on se sent bien dans la contradiction! Ah oui! Tout y aide, les media, l’ironie, le mensonge, la paresse, l’égoïsme, les fausses certitudes, les a-priori, la peur et pour finir, l'attente que tout vienne d’ailleurs que de son propre effort!
Pas besoin de se dépasser, de voir ce qui ne va pas... [On rejette] d’un revers de main tous les maux qui nous affligent en montrant du doigt qui? Mais l’AUTRE. Tout ce qui va mal ne peut venir que de l’autre, ben voyons!
J’avais ce comportement, oui, j’aimai, mais c’était parfois même intéressé. Lorsque que j’ai compris qu’il me fallait choisir ─ parce que cela nous est toujours suggéré dans la Révélation ─ et appliquer l’amour évangélique à TOUS, alors là, ce fut une autre affaire, un dépassement qui n’est pas encore acquis, comme de respirer par exemple, mais à force gravir les chemins rocailleux avec l’aide de ma pénitence, j’améliore mon état et j’aide d’autres à y parvenir.
Car, comme mes frères — et, je l’espère bien, comme tous ceux qui lisent ce blog par curiosité ou par découverte aussi bien que ceux qui portent une grande admiration au webmaster — j'ai envie, à force de lire ses articles, les réponses qu’il apporte, j'ai envie de dépassement, j’ai envie de sentir les prémisses d’Éden en moi. Pas vous?
Nous savons comment y parvenir. J’ai une petite idée qui vous paraîtra bien naïve pour l’exprimer: Puisque le temple de notre Père de l’Univers est matérialisé par notre corps, fait de chair et d’esprit (Rév d'Arès 17/7), [notre personne qui est] Son image et Sa ressemblance (Genèse 1/27), lorsque l’âme naît en nous [et s'ajoute à la chair et à l'esprit] par l’effort tendu vers le Bien, la seule Voie de renouveau est l’amour, pour que Sa Lumière couvre tout sans cesse!
Pourquoi ne pas habituer notre esprit au philtre incessant que lui prodigue son cœur, par un pèlerinage perpétuel en soi? Allons-nous encore attendre une nouvelle Révélation, dans l’état lamentable spectral que nous nous serons infligés? Comme le dit Yaël, il y en a assez, assez de mourir, assez de souffrir vivant ou mort, car la mort n’est pas le repos, même si une âme nous réchauffe dans l’attente du Jour.
Chaque jour je remercie Dieu, je demande pardon pour mes manquements contre l’amour, la paix, chaque jour j’ai une tendre pensée pour les archanges, les anges, les élus, les défunts, que je rejoindrais contre mon gré — Parce que la mort, ce n’est pas chouette, la mort n’est pas le néant, sauf exceptionnel et abominable comportement humain qui anéantissent sans choix de repentance l’esprit en même temps que la chair.
Je profite de mon commentaire pour recevoir un enseignement sur un point de la Genèse qui m’interpelle — Ne publiez pas  ce paragraphe frère Michel, si vous l’estimez hors de propos ou si vous ne voyez pas la nécessité d’y répondre —. Lorsqu’il est écrit que la femme est née de la côte d’Adam? J’espère que c’est une parabole, parce que c’est faux dans le sens de l’évolution des espèces et c’est aussi à partir de la chute d’Éden, que la femme à tellement subi, souffert des violences des hommes et qu’en se rebellant par autodéfense, elle devient aujourd’hui dans le monde plus indépendante, se donnant une liberté, un épanouissement, une reconnaissance qui durant des siècles lui furent refusés?
J’ai bien une réponse dans la Veillée 1 de l’Évangile donné à Arès [Première partie de La Révélation d'Arès], mais ce n’est pas clair dans mon esprit lorsque je suis dans ce passage de la Bible. Sans que cela me taraude chaque jour, j’en suis interpellé et je tiens leur rendre hommage chaque jour, comme vous me l’avez toujours montré frère Michel.
Michel J.


Réponse :
Dans la Veillée 1 de La Révélation d'Arés je ne vois pas de réponse à votre question sur Ève conçue de la côte d'Adam (Genèse 2/21-23). Il n'est question d'Ève ou Haouah que dans (Rév d'Arès 2/3), dans (37/6) et dans (v/3) et pas du tout sous l'angle de la création de la compagne d'Adam. Autrement dit, La Révélation d'Arés n'évoque nulle part les conditions dans lesquelles Ève fut créée.
Dans la Bible, la création d'Ève est évoquées deux fois.
La première fois dans (Genèse 1/27)Ève n'est pas nommée et est simplement appelée femelle. À cet endroit il est simplement dit que Dieu créa l'homme à son image, à sa ressemblance il le créa, mâle et femelle il les créa.
La dexième fois dans (Genèse 2/21-23)  Ève n'est pas nommée non plus et est simplement appelée femme, et où il est en effet question d'une côte prélevée sur Adam, comme un greffon est prélevé d'un arbre, pour en former une femme.
Cela signifie simplement que l'homme et la femme ne font qu'une seule chair (Genèse 2/24) tant dans l'union charnelle que dans leur constitution physique, c.-à-d. ils sont de la même espèce, dont la capacité spirituelle (image du Créateur, Genèse 1/27), en plus de la capacité biologique (image de l'animal), est unique sur terre et sans doute dans l'univers.


05Oct08 86C42  
Je sais que vous ne voulez plus qu'on parle de Tony, de crainte qu'on "l'accable" et parce qu'il n'est pas le sujet de l'entrée 0086, mais que pour ma part je l'ai identifié aussi.
L'occasion est quand même bonne pour faire remarquer qu'on doit pratiquer l'amour du prochain comme amour-sagesse, mais pas sans prévoyance, je veux dire un amour inconditionnel mais pas complètement idiot. Il faut s'interdire de faire du mal à un homme et de le juger, mais il y a des hommes qu'on aime évangéliquement, à qui on ne souhaite pas faire de mal, mais avec qui on ne peut rien faire dans la vie, c'est le cas de Tony qui, de son côté, ne fréquente que les frères qui ont une tête qui lui revient. Comme vous dites dans une réponse, "aimer n'est pas se mettre à plat ventre" [86C07]. Surtout pas à plat ventre devant Tony qui ne se met à plat ventre devant personne. Voilà un exemple de la prudence (Rév d'Arès 35/10) avec laquelle il faut aimer le prochain comme il faut agir en toutes circonstances. On est triste, mais obligé, de dire que de plus loin on aimera Tony, mieux on se portera
Dans l'assemblée, agitée par le commentaire de Tony [86C13] écrit sur le même ton provocateur et arrogant qu'au Pèlerinage il a eu dans des conversations entre Pèlerins, on commence à entendre parler de lui sous son vrai nom [...]. Ce qui est drôle, parce que vous n'avez pas fait allusion à son identité citoyenne. Ce qui s'est passé, c'est que le signalement que le commentateur 86C13 donne de lui-même a été reconnu par beaucoup.
Vous savez, c'est le Chinois qui dit à la police: "Vous recherchez un Chinois qui à minuit place de la Bastille jouait "Si Tu M'Aimes" à l'accordéon. Je suis bien Chinois et j'étais bien à minuit place de la Bastille en train de jouer "Si Tu M'Aimes" à l'accordéon, mais ce n'est pas moi le type que vous recherchez. Je suis victime des apparences." Bien sûr, on ne peut pas écarter complètement la possibilité que deux Chinois jouaient au même moment "Si Tu M'Aimes" à l'accordéon place de la Bastille, mais il ne faut pas non plus prendre les gens pour des c...
Mais que peut-on faire par amour du prochain pour cet homme qui, à ce que disent ses défenseurs, se défend avec sincérité d'être Tony tout en reconnaissant qu'il correspond bien au signalement? Vos réponses survolent ce méli-mêlo avec sagesse. Vous tendez la perche à Tony. Vous lui dites en résumé: Tirons un trait la-dessus, si vous souhaitez qu'on recommence à zéro ensemble!
J'espère qu'il est capable de faire amende honorable et qu'il le fera, mais j'ai un doute, parce que cet homme — je ne sais pas si vous le savez — aime jouer la comédie, faire du théâtre, et il est à l'aise entre la réalité et la fiction, entre la vérité et son mensonge, entre l'œil du dedans et l'œil du dehors (Rév d'Arès ii/10). Je dirais — j'ai pu l'observer — que [Tony] est toujours plus ou moins sur scène, en train de se produire. Il a trouvé sa pièce à jouer, c'est La Révélation d'Arès, mais il l'adapte, je dirais qu'il la fait mentir à sa manière. Il en fait son spectacle à lui. Bref, c'est un artiste provocateur qui vit à moitié sur les planches ou dans les pages d'un roman et à moitié dans la vie parce qu'il faut bien un public. Il aime faire des effets. Comme il n'est pas bête, il les réussit assez bien... enfin, jusqu'à un certain point [...].
Mais comment aimer [Tony] sans le mettre à l'écart, parce qu'il n'a pas sa place chez nous?
M.M.


Réponse :
J'ai dit, c'est vrai, "aimer n'est pas se mettre à plat ventre" (86C07), mais je peux ajouter pour répondre à votre question précise: Aimer au sens évangélique n'est pas nécessairement vivre et agir en association avec l'être aimé, et c'est même totalement impossible si lui ne vous aime pas et n'a pas envie de s'associer à vous.
Or, le refus de s'associer est ce qu'exprime clairement le commentaire de Tony (86C13): "Nous ne voulons pas être solidaires du groupe parisien, et créons un autre groupe se basant sur La Révélation d'Arès"  — Je passe sur le procès d'intention qu'il me fait personnellement, sinon pour souligner qu'il ne veut pas non plus être "solidaire" de moi, qu'il accuse, sans égard pour l'estime que je porte à toutes les femmes du monde depuis toujours, de "salir et de mépriser les femmes."
Comment peut-on "se baser sur La Révélation d'Arès," si on ne veut pas être "solidaire" de tous ceux qui se basent sur elle? Vous donnez peut-être l'explication de cette apparente contradiction: Tony se comporterait en artiste de théâtre, flottant entre rêve et réalité, qui imprime à l'œuvre qu'il interprète ses propres sentiments au détriment de son sens. Il pourrait ne pas en être complètement conscient comme certains artistes qui "planent," comme on dit.
Comme je l'ai dit, je ne juge pas Tony. Je constate seulement qui s'exclut lui-même de notre mission et qu'il n'a pas sa place logique parmi nous, qui souhaitons qu'une logique minimum soude le petit reste pour éviter des contradictions, voire même des oppositions, très dommageables au plan de la mission publique. Les Pèlerins d'Arès forment déjà un peuple très diversifié, par là difficile à faire cohérer, la rencontre de caractères et d'expériences pas toujours compatibles, et dont tous les membres doivent être pour la moins solidaires, à défaut d'être identiques, dans la pénitence comme dans la moisson.
C'est ainsi que le Créateur a voulu le petit reste. Nous devons en tirer les conclusions de prudence, que vous citez avec justesse.


06Oct08 86C43  
J’ai assisté à une pièce de théâtre il y a environ un an au Théâtre National  de Chaillot, à Paris.
Celle-ci était jouée par un frère et nous étions quelques uns invités à assister à son spectacle.
La pièce, dont j’ai oublié le nom, m’a vite parut imprégnée d’un grand courant de nihilisme, mais par égard pour ceux avec qui j’étais venu, je n’ai pas quitté la salle. L’auteur du texte de cette pièce, si mon souvenir est bon, était un jeune de 25-30 ans, d’origine germanique, qui avait écrit ce texte en 1870.
Je n’avais jamais vu une pièce s'appuyant sur un texte aussi noir. Noir de complaisance dans le cynisme, la désespérance et même le goût du morbide, de la la mort que je voyais parfois transparaitre au travers de certains comédiens!
Après la pièce, je me suis écrié que si nous devions écrire quelque chose de spirituel, ce serait pratiquement l’inverse ou à l’opposé d’une aussi navrante histoire.
Je ne comprends pas pourquoi l’art a besoin d’en passer par là? Pourquoi de tels textes sont médiatiquement autant considérés comme "dignes" que comme "exemplaires"?  Et ça m’a fait réfléchir au temps, à l’énergie, à la tension de l’esprit et de la chair que l’homme met à répéter et jouer un texte ou une histoire [de cette sorte].
Jusqu’à quel point cela vous laisse-t-il indemne ?
Nous avons des réponses depuis longtemps: L’homme n’est que ce qu’il s’est efforcé d’être. Il y avait dans ce type de jeu quelque chose d’une étreinte qui me fit penser au péché des péchés (Rév d'Arès 38/2). L’amour à l’envers, la création en inversion.
Savoir qu’un de nos frères était sur scène m’a mis dans une certaine angoisse. J’aurai dû aller lui parler, et puis je me suis dis: "Il est assez grand pour discerner tout ça. Il faut bien qu’il se trouve un boulot pour vivre."
On ne délie pas du jour au lendemain les attaches à la mort. Mais notre mission est d’attache à la vie, de recherche de la vie et du sublime. L’amour pour mon épouse comme l’amour pour mon prochain me le rappellent sans cesse. L’homme mérite mieux que cette torture qu’il s’inflige. Quitter l’argoule (Rév d'Arès xxxvii/3) ou "l’inchangement", c’est partir pour l’aventure, c’est juste difficile comme d’enlever une croute (Rév d'Arès xxii/19) d’habitudes enracinées. C’est forcément très long.
J’écris cela en pensant à ce frère qui jouait cette pièce, parce qu’au fond l’amour est la seule porte étroite pour en sortir.
Jean-Claude


Réponse :
Il ne fait pas de doute que nous vivons dans un monde qui, dans une large mesure, baigne dans cette noiceur, cette négation de l'amour et tout le pessimisme qui s'en trouve inspiré. Oui, "jusqu’à quel point cela laisse-t-il indemnes" certains?
Quand nous avons travaillé tout le jour, il nous arrive d'allumer la télévision et de chercher quelque chose de distrayant. Il nous arrive ainsi de zapper de chaîne en chaîne, de film noir, généralement violent, en film noir, avant de trouver quelque chose de plus gai ou de plus intéressant. Souvent nous ne trouvons rien de gai ou d'intéressant. Alors, nous éteignons la télévision et nous échangeons, mon épouse et moi, des pensées du genre de celle qui anime votre commentaire.
Nous ne croyons pas au complot de la noirceur pour jeter le monde dans le pessimisme et le cynisme, pour le faire douter de la possibilité de l'amour du prochain, que beaucoup prennent pour du réalisme. Nous croyons simplement qu'il est beaucoup plus facile de mettre un révolver ou un couteau dans la main d'un acteur et des paroles de haine ou d'amertume dans sa bouche que de d'y mettre des paroles optimistes, drôles ou tendres. Nous croyons qu'il y a une grande crise de création, d'inventivité, et que faute de trouver des idées heureuses, les auteurs utilisent du sang, des cris, du bruit.
Mais nous n'ignorons pas que c'est là la raison pour laquelle le Créateur nous envoie re-créer ce monde. Rien de tout cela ne nous étonne. Cela ne fait que nous confirmer que la tâche sera, comme le prévoit La Révélation d'Arès, longue et difficile.


08Oct08 86C44
Merci bien, cher frére Michel, pour tout cet enseignement spirituel.
Merci aussi à tous ceux et celles qui nous font partager dans ce blog leur foi et leur humanité, leur espérance, et leurs efforts pour changer le monde, faisant ainsi preuve concrète d'amour du prochain.   
Voici,  pour ma part, un texte que j'avais écrit pour traduire en actions quotidiennes l'amour évangélique.

TOI L’AUTRE, mon sosie de vie,
Image si semblable à  moi,
TOI le français, le marocain, la chinoise, la noire,
Quand tu me parles, tu m’éclaires,
Si je t’écoute , on se rapproche,
Quand tu m’entends, on se comprend.

TOI L’AUTRE, mon coeur dans un autre corps,
Lié à moi par une vraie solidarité,
TOI  l’enfant, le robuste, la malade,
Quand tu me nourris, je grandis,
Si je te vois, tu embellis,
Quand on se touche, on s’épanouit.

TOI  L’AUTRE, mon jumeau, ma jumelle,
  Ensemble pour batir un monde meilleur,
TOI le cinéaste, le soldat, la journaliste, le savant,
Quand tu me blesses on s’affaiblit,
Si je te mens, je m’égare aussi,
Quand tu me soignes, on se réchauffe.

TOI  L’ AUTRE, source et récepteur d’énergie,
Je vis par toi, et tu vis par moi.
TOI  le puissant, le pauvre, le directeur, le prisonnier,
Quand tu m’exploites, tu nous abaisses,
Si j’accapare, tu dépéris,
Quand on partage, on s’entraide.

TOI  L’AUTRE, mon égal, mon miroir,
Relation indispensable, respiration de l’àme,
TOI le brun, le blond, la rousse, le voisin, l’artiste,
Quand tu m’aides, je me relève,
Si je te menace, je nous attriste,
Quand on se donne , on s’enrichit.

TOI  L’AUTRE, tu es aussi moi,
Cellule comme moi de l’humanité,
TOI   le musulman,  le chrétien, la juive, l’athée,
Quand tu souffres, je suis aussi en peine,
Si tu me souris, tu m’apportes la joie,
Quand je t’ignore, je nous appauvris .

La VIE avec un grand  « V » n’est que DON du CŒUR,
Elle est   GRATITUDE  généreuse envers la CREATION,
Elle est  RECOLTE  de L’AMOUR  PARTAGE
Avec TOI  L’AUTRE,  FRERE  ou SŒUR , en TOUT.

Dominique C.


08Oct08 86C45
Vous exprimez la nature et la dynamique de l'amour du prochain avec une sobriété, une vie et une force démonstrative que je ne crois pas avoir trouvées ailleurs, même dans vos articles précédents (cités dans plusieurs commentaires). Le cadre restreint des entrées du blog vous amène sans doute à une "condensation" qui donne à votre écrit une densité et une qualité évocatrice qui frisent le charnel ou l'objectal dans ce domaine si subtil de la vie spirituelle et que j'aimerais bien pouvoir atteindre en tant que poète et écrivain (mineur, tout à fait mineur).
On est assez loin de la l'épître de Paul (1ère lettre aux Corinthiens 12, 4-8) et de la liste non exhaustive et juste des qualités et des actes qui manifestent l'amour du prochain. Le souffle et les nombreux liens que vous mettez dans votre texte entre l'amour du prochain et l'Éden, la volonté et la sagesse, l'âme, les femmes, l'existentialisme et les conséquences catastrophiques de son absence m'éclairent infiniment plus.
Ils m'éclairent notamment sur un point de prise de conscience qui m'est personnelle et que je souhaite partager avec vous mais qui peut éventuellement résonner dans le cœur et la vie d'autres frères et sœurs. Voici de quoi il s'agit:
L'amour fraternel, l'amour évangélique n'est pas sentimental, c'est dit et redit, et je suis tout à fait convaincu de cela, mais je viens de me rendre compte que si, intellectuellement, j'étais capable de cette compréhension, si même je peux mettre ma volonté au service de l'amour du prochain, du pardon, du non-jugement, de l'intérêt que je dois lui porter, j'avais beaucoup de mal à faire la différence entre l'amour sentimental et l'amour fraternel. Je n'arrive pas à isoler l'amour fraternel pur de l'amour sentiment (faut-il le faire d'ailleurs?).
C'est un peu comme si mon amour fraternel était un enfant déguisé en bonhomme Michelin et devait s'exprimer à travers le costume boudiné du bibendum. Cette couche épaisse de sentiment (sentiments de toutes sortes, d'ailleurs, positifs comme négatifs) enveloppe tout et fait écran de manière quasi constante à l'amour fraternel pourtant bien présent, mais handicapé par le sentimentalisme qui lui impose sa masse et sa texture.
Cela fait 24 ans que je suis les sentiers que vous montrez (Rév d'Arès 36/19) et pour la première fois j'éprouve existentiellement, presque physiquement, la sensation d'un peu de clarté dans ce domaine !
Bénis sont ceux qui en ont une expérience naturelle. Reste à travailler au dégonflement de la baudruche en même temps qu'à la libération et à la respiration de l'adulte fraternel. Mais peut-être le plus dur est-il fait, le reste n'est que du travail et de la persévérance…
Merci de m'avoir touché et mis en mouvement par votre pensée.
D. Faber


08Oct08 86C46
Tout ce que nous créons est à l'image de ce que nous avons à l'intérieur de nous-même. De l'industrie au projets sociaux. De l'art à nos relations aux autres. Le jour où nous aurons un beau jardin dans la tête (Rév d'Arès ii/9) et dans le cœur, nous aurons l'art de laisser transparaître dans notre façon de vivre la joie et la fête (Rév d'Arès 30/11).
[Si] tous nos actes, toutes nos créations seront inspirées par et pour l'amour du prochain, nous ne dépenserons plus nos efforts et notre argent pour des créations vaines, pleines de bruit qui n'apporte rien à l'évolution du monde (films, romans, arts, etc...). Dieu aura sa part dans tous nos projets (Rév d'Arès xxvi/7), donc tout ce que nous créerons sera au service de l'autre pour être au service de Dieu.
Peut-être certains d'entre nous sont-ils déjà dans cette dynamique de création positive, mais cela ne va jamais assez vite pour contrebalancer le négatif qui nous entoure.
Unissons nous pour mieux créer!
Stéphanie


08Oct08 86C47  
À plusieurs reprises j'ai voulu faire un commentaire sur cette entrée. Oui, l'amour du prochain est "à tous les coins de rue" ou de chemin! Mais le commentaire (86C43 par Jean-Claude) et votre réponse, frère Michel, entr'ouvre une porte qui m'intéresse
et me donne à réfléchir, et à écrire des scénarios dans ce sens.
Hier j'ai regardé un film, "Révélations", de Michael Man, 1999, avec Al Pacino qui fait partie des acteurs qui incarnent à la fois cette douceur et droiture, si difficile à combiner, et qui arrivent toujours à s'en sortir avec héroïsme, à dénoncer le mensonge. Mais ce que l'on constate c'est que leurs actions ne changent finalement pas grand-chose et surtout ne peuvent se réaliser que dans des situations rares, complexes et inaccessibles au premier venu.
La faiblesse spirituelle de notre génération est très grande, aveugles nous sommes...  Et dans le cas de ce film, on constate tristement (mais avec plein de réalisme) à la fin qu'il (Al Pacino) ne peut pas lui-même pardonner et se pardonner pour continuer dans cette voie, pour que (et quel dommage !) les autres, traîtres, menteurs, avides d'argent ou de pouvoir, par effet de contagion puissent  s'investir dans l'effort de changement, que lui-même pourrait alors entamer sur lui-même du coup!
Ce qui m'a plu, c'est de me dire au fond, comme je le pense à chaque fois que je vois un film qui donne un espace et un espoir qu'apporte l'amour du prochain, que c'est possible si plusieurs personnes le décident, en font l'expérience de toute façon évolutive, sans relâche, peu importe d'où ils viennent, ce qu'ils sont.
Comme vous le dîtes dans l'article [0086], quand cette conscience naît (la vie revient, l'homme renaît), pourvu qu'il entame ce changement, cette volonté de retrouver sagesse et intelligence spirituelle du Créateur, qu'Il a prévu, naturelles pour sa créature: Il nous conduit (Rév d'Arès, veillée 25).
La dimension spirituelle qui nourrit est indispensable (comme on peut d'ailleurs le constater dans ce film), mais ce que je vois en écrivant ici ou dans les dialogues d'histoires vécues dans les prémices de confiance absolue, de l'amour du prochain que j'essaie de rendre, c'est que notre lien avec vous, vos conseils, votre regard est essentiel aussi.
Véra  Rès

P.S.: Je souhaitais avoir votre avis pour demander à un traducteur (vous me direz ce que vous en penser) de traduire le commentaire français 86C43 avec votre réponse, et mon commentaire peut-être? pour la partie US de votre blog.
Seriez -vous d'accord?
Parce que je pense que ce sujet d'expression de l'amour du prochain dans le domaine artistique peut concerner, inspirer des gens de langue anglaise.


Réponse :
Je me souviens, assez vaguement, de ce film "Révélations". Je l'ai vu il y a assez longtemps. Ce que vous omettez de dire, et qui est déterminant, c'est que dans ce film Al Pacino est un journaliste. Si, comme vous dites, les "actions" courageuses de certains, en l'occurence le journaliste joué par Al Pacino (remarquable si ma mémoire est bonne!), qui risquent leur situation pour faire faire éclater la vérité, "ne changent finalement pas grand-chose et surtout ne peuvent se réaliser," c'est simplement parce qu'un journaliste n'est jamais que l'employé de son journal. Le journaliste ne décide rien ultimement. C'est le journal, sa direction, sa rédaction en chef, qui décide en dernier ressort si l'éclatement de telle ou telle vérité est opportun pour ses intérêts, et quand cette vérité menace les intérêts que le journal défend, eh bien, fi de la vérité et de l'amour du prochain! En l'occurence, je crois me souvenir que ces intérêts, dans le film, sont ceux de grosses compagnies de tabac et cigarettes qui avaient connaissance de la nocivité meurtrière de ce qu'ils vendaient, d'où les "révélations" de l'ancien savant chimiste qu'ils employaient. C'est cela, je crois?
Un journal est une entreprise qui doit vendre sa camelote et qui décide tout en fonction de ça. Ceux qui s'imaginent qu'un journal est une sorte de héros de la vérité qui proclame celle-ci parce que ce serait son devoir n'ont rien compris à la presse, qui n'est qu'une sorte de marchand de soupe ou d'épicier dont le souci n°1 est de faire vivre matériellement le journal et de défendre les intérêts et les amis de ses propriétaires et de tourner ses opinions en fonction de ce qui plaît ou déplaît en général à sa clientèle, mais pas en fonction de la vérité, sauf quand celle-ci est devenue notoirement publique, impossible à cacher.
Un gendarme qui n'arrêterait pas un présumé coupable parce qu'il a la conviction, voire même la preuve, que celui-ci est innocent, alors que sa hiérarchie et le parquet, pour satisfaire l'opinion publique ou des intérêts supérieurs, exigent de lui cette arrestation n'a d'autre alternative que de démissionner ou de se suicider, s'il refuse de se soumettre. C'est déjà arrrivé.
Le commandant de gendarmerie suisse qui, pendant la deuxième guerre mondiale, laissa passer en Suisse des juifs fuyant les camps nazis de la mort et qui, pour cela, fut dégradé et révoqué sans pension est un cas rare mais admirable d'homme de vérité et d'amour du prochain. Il ne se suicida pas, mais peu avant de mourir, vieux, il y a quelques années, il déclara qu'il ne regrettait rien et aurait agi de la même façon si ç'avait été à refaire.
Le journaliste qui a découvert la vérité, mais que son rédacteur en chef désavoue pour d'autres raisons, n'a d'autre solution que de démissionner, ce que fait, je crois, Al Pacino à la fin du film.
C'est un échec indiscutable, maos on est là dans une situation particulière: la presse, où faire connaître la vérité est impossible quand celle-ci dérange trop de monde. Il y a des tas de métiers comme cela: Fonctionnaire, juge, banquier, militaire, etc., des métiers qu'il ne faut pas faire quand on n'est pas assez soumis pour accepter de cacher la vérité ou de commettre des actes contraires à l'amour du prochain. Mais ce sont des situations particulières, dont il ne faut pas conclure que, dans d'autres circonstances, majoritaires, et chez des gens qui ont choisi des métiers plus libres les actions courageuses où peuvent éclater à la fois l'amour du prochain et la vérité sont impossible ou" rarement" possibles.

La plupart du temps, c'est sans raison professionnelle que la vérité et l'amour du prochain ne sont pas défendus. Cette sécheresse de cœur gratuite est encore plus affreuse. C'est contre elle que le Père nous envoie évangéliser ce monde.

Concernant votre P.S. Faire traduire le commentaire et la réponse 86C43? Pourquoi pas?
Mais vous savez que je ne publie pas les commentaires anglais, sauf quelques uns, rares, faute de temps pour m'occuper d'eux. Je suis obligé de tout faire seul et ça me prend déjà énormément de temps. Je reçois beaucoup de commentaires anglais et je ne m'en sortirais pas si je devais m'occuper de ça aussi. Je publie juste mon entrée en anglais, afin de porter un témoignage de base dans cette langue que parlent ou lisent près de 500 millions d'humains. Je ne peux rien faire de plus et croyez bien que je le regrette.


XXXxx08 86C48
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