
Source : U.S. Army photo (Wikimedia)
Le mur tombe ; ils relève(ro)nt le maj’ji (= la mosquée, Signe XV/7). Oui, mais à quoi cela servira-t-il ?
Ce verset concernait, avec tout le ch. XV du Signe, la guerre qu’allait mener l’URSS contre l’Afghanistan traditionnel. En 1977, quand me parvint ce message du Créateur, c’était une prophétie absolue, puisque personne alors ne se doutait que cette guerre allait éclater. Depuis, bien des choses se sont passées dans ces régions. La victoire en Afghanistan des frères de Muhammad (XV/3), dont une majorité qu’on appellerait les talibans allaient imposer au pays un règne d’intolérance, qui d’ailleurs avait toujours plus ou moins existé dans le pays. Ensuite, l’invasion par l’US Army de l’Afghanistan et de l’Irak et le chaos consécutif, parce que les gouvernements mis en place par l’envahisseur n’ont pas d’autorité naturelle, ce charisme si important aux yeux des musulmans.
Le 22 février, des sunnites font sauter le dôme de la mosquée sacrée shiite de Samara, Irak. Dérisoire, comme tout geste de colère ! On peut prier ailleurs, n’importe où. Hélas, la vengeance va se poursuivre sans fin (Signe 27/9) et de plus belle entre shiites et sunnites et d’autres. Des croyants vont s’entretuer comme ils font depuis des millénaires. La guerre civile cause chaque jour souffrances et deuils en Irak. Du coup, on ne parle plus beaucoup du procès de Saddam Hussein qui, d’une main impitoyable certes, avait quand même fait régner la paix et la sécurité en Irak, à défaut de la liberté, et qui pendant vingt-cinq années de dictature fit moins de victimes que n’en a fait la situation créée par George W. Bush en trois ans.
Oh ! Je ne préfère pas l’un à l’autre. Chaque jour j’ai une pensée triste, parfois les yeux mouillés, pour mes frères humains toujours en souffrance, toujours égarés, partout sur terre. Qui ne comprendrait mieux que jamais l’extrême urgence qu’il y a à écouter Le Signe et même tout simplement le Sermon sur la Montagne, qui n’est pas encore appliqué.
© Michel Potay 2006 — Tous droits réservés


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